Patrimoine legendes et traditions - Office de Tourisme de La ...

ot.lacanourgue.com

Patrimoine legendes et traditions - Office de Tourisme de La ...

Transhumance

Aligot

PETITES

&

GRANDES

HISTOIRES

D’ICI

La Canourgue - Banassac

Auxillac - Montjézieu

Saint-Germain du Teil - Les Salces

Les Hermaux - Trélans

Saint-Pierre de Nogaret - Canilhac

Saint-Saturnin - La Tieule

La Capelle - Laval du Tarn

Four à pain et Ferradou

PATRIMOINE

LEGENDES

ET TRADITIONS

Photo : Jacques Soulier (Illustre Confrérie de la Pouteille et du Manouls)

Office de Tourisme Intercommunal **

Aubrac - Lot - Causse

24 Rue de la Ville

48500 LA CANOURGUE

Tél./Fax : 04 66 32 83 67

ot.lacanourgue@orange.fr

www.la-canourgue.com


Vallée du Lot, Causse de Sauveterre et Aubrac p 4 et 5

A la découverte de nos villages p 6 et 7

Histoire de la petite Venise lozérienne p 8 et 9

LES COMMUNES

La Canourgue p 10 et 11

Banassac p 12 et 13

Auxillac p 14

Montjézieu p 15

Saint­Germain du Teil p 16

Les Salces p 17

Les Hermaux p 18

Trélans p 19

Saint­Pierre de Nogaret p 20

Saint­Saturnin p 21

Canilhac p 22

La Tieule p 23

La Capelle p 24

Laval du Tarn p 25

GUIDE PRATIQUE

Comment venir nous voir ? p 26

Foire aux questions p 27

Pour satisfaire gourmets et gourmands p 28

Vocabulaire lozérien p 29

Préparez votre futur séjour p 30

En Lozère, je

m’aère !

C’est le département

français le plus élevé

en moyenne.

Et les espaces sont infinis.

Avec 4 habitants au km²,

on a de quoi se dégourdir

les pattes !

Normal,

la qualité de l’air y

est excellente !

Celui qui compte

le moins de feux rouges !

3


Brebis sur le Causse - Mas de Gleize

Le Lot, rivière tortueuse, prend sa source sur le Mont Lozère et traverse le département d’est en ouest.

Son parcours est jalonné de châteaux, d’églises et de forteresses qui sont autant de vestiges historiques.

Sa vallée fertile est communément appelée la terre nourricière de la Lozère.

En surplomb du Lot, s’élève le Causse de Sauveterre. Royaume des brebis, ce vaste plateau désertique

possède un riche patrimoine mégalithique. Dolmens, menhirs et tumulus sont les témoins de l’occupation

humaine depuis la préhistoire.

4


Terre de basalte, l’Aubrac est un immense plateau d’altitude couvert de pâturages et de prairies. Ses

paysages découpés par des murets de pierre sont ponctués de burons, de croix typiques, de lacs et

de blocs rocailleux. Ses monts arrondis se couvrent dès le printemps d’une flore exceptionnelle et

multicolore, riche d’environ 2000 espèces. Ses sentiers autrefois empruntés par les pèlerins de Saint

Jacques de Compostelle font aujourd’hui encore le bonheur des randonneurs. A plus de 1000m d’altitude,

l’Aubrac, sous le blanc manteau hivernal, se parcourt également à skis ou en raquettes. Terre de

tradition pastorale, l’Aubrac est aussi connu pour ses belles vaches et ses tomes dont le fromage entre

dans la fabrication du fameux aligot.

Transhumance en Aubrac

L’Aubrac sous la neige

Croix des 3 Evêques

L ’

aligot de l’Aubrac

2 origines pour un seul nom :

I

En 590, les évêques d’Auvergne,

du Rouergue et du Gévaudan se

réunirent sur l’Aubrac pour démêler

une querelle conjugale

entre le roi Eulalius et son

épouse Tétradia. La rencontre

eut lieu au carrefour de leurs diocèses où se dresse aujourd’hui la

croix dite des 3 évêques. Chacun avait apporté ses provisions, respectivement

des pommes de terre ; du fromage, du beurre et du

lait ; de l’ail et du sel de Camargue. Mis en appétit par leur joute

verbale et l’altitude, les 3 prélats confièrent leurs denrées au buronnier

voisin en lui demandant de confectionner un plat. N’étant

pas cuisinier, le buronnier opta pour la recette la plus simple : mélanger

tous les ingrédients dans un grand chaudron. Le plat plut

beaucoup aux évêques. Chacun voulut rapporter la dernière bouchée

aux cuisiniers de leur région afin qu’ils puissent reproduire la

recette. Ils plantèrent leur cuillère dans le chaudron mais la purée,

à force d’être remuée, se mit à filer et il fut impossible de la séparer.

Les évêques comprirent qu’il fallait la confectionner ici, sur l’Aubrac.

Restait à lui donner un nom. En référence à l’ail, on décida de

l’appeler « ailligot » qui devint « aligot ».

II

Fondée au 12 ème siècle, la Dômerie* d’Aubrac accueillait les pèlerins

en route pour Saint Jacques de Compostelle. Arrivant bien souvent

affamés, ces pèlerins réclamaient aux moines du monastère « aliquod

» (« quelque chose », sous­entendu à manger). Les moines

leurs offraient un plat composé de fromage et de pain qui sera remplacé

aux 18 ème siècle par des pommes de terre. Ce plat appelé alicot

n’était autre que l’aligot d’aujourd’hui.

*Dômerie : nom donné aux monastères dont l’abbé avait le titre de dom.

5


Circuit n°1 60 km

Entre Lot et boraldes*

* Rivières torrentueuses et souvent violentes

descendant des Monts d’Aubrac jusqu’au

Lot, 1000 m plus bas.

Circuit n°2 55 km

Sur les traces

de nos ancêtres

6


Circuit n°3 60 km

En traversant

le Sauveterre

7


Autrefois, les eaux de l’Urugne empruntaient l’actuel tour de ville et ne manquaient

pas d’inonder la cité à chaque crue.

Il fallut percer un tunnel pour détourner son cours principal, aménager des digues et

des canaux pour utiliser l’eau et sa force motrice. Meuniers, tisserands et tanneurs se

succédèrent au cours des siècles aménageant les ramifications du canal, bâtissant ainsi

la petite Venise lozérienne.

Actuellement, les canourguais possèdent toujours le droit d’eau pour l’irrigation de

leurs jardins.

MOYEN AGE

Il existait déjà plusieurs moulins à roues

verticales mais surtout horizontales

assurant 3 productions :

­ la farine panifiable et la farine destinée

à l’alimentation des animaux.

­ l’orge perlé.

­ l’huile de noix.

Comment repérer un ancien moulin ?

En retrouvant les rainures profondes

laissées par les meuniers aiguisant leurs

outils sur les linteaux en grès rouge de

certaines maisons.

14 ème – 18 ème siècle

LES MOULINS L’ACTIVITE LAINIERE

Les canaux permettaient de laver la

laine en provenance des moutons du

causse et d’Espagne. Les moulins foulaient

les draps pour en resserrer la

trame.

Chaque foyer possédait son propre métier

à tisser.

Particularité canourguaise :

Fabrication de cadis refoulés ou abioux

(pièces d’étoffe grossières tissées très

serrées pour les rendre imperméables,

servant de doublures aux habits militaires).

Concurrencée par le Rouergue et Albi,

affaiblie par l’apparition du coton, cette

industrie décline sur fond de peste noire.

8


Fin 19

INDUSTRIE DU CUIR PISCICULTURE

ème

début 20ème siècle

ACTUELLEMENT

Les « peaux vertes » des animaux séjournaient

40 jours dans les eaux de

l’Urugne avant d’être tannées. Les

hommes sont alors mégissiers,

tanneurs, gantiers, négociants …

Cette industrie s’éteint vers la moitié du

20 ème siècle.

Les moulins sont désaffectés et remplacés

par des minoteries sauf un qui

servira à la création d’une centrale

micro hydraulique fournissant l’électricité

au village de 1900 aux années 30.

Implantation de 2

piscicultures et

d’un lycée piscicole

spécialisé

dans l’élevage du

saumon, de la

truite et des écrevisses.

MINOTERIE : meunerie.

Industrie de transformation des grains

en farine.

MEGISSERIE :

Industrie de transformation des petites

peaux par tannage.

9


Population : 2204 hab.

Altitude : 563 m

Economie : Agriculture,

commerce, formation,

secteur médico­social,

tourisme et industrie.

Traduction de

l’inscription figurant sur le

cadran solaire : « C’est à

une heure que vous ignorez,

que le fils de l’homme

viendra, soyez prêts ».

Définition de collégiale :

Eglise qui sans être une

cathédrale, possède un

chapitre de chanoines.

Origine du nom :

canonica en latin devenu

« canoungès » en occitan

ne veut pas dire canaux

mais chanoines ! C’est autour

de leur monastère

que le village s’est développé.

Fleur de

Lys de

France

Collégiale Saint-Martin



Lévrier des

Canilhac

(voir légende

p22)

LA CANOURGUE

Développée autour d’un monastère en bordure du Causse de Sauveterre,

La Canourgue s’ouvre sur la Vallée du Lot. Une multitude de canaux

alimentés par les eaux limpides de l’Urugne traversent cette cité,

justifiant son surnom de « petite Venise lozérienne ».

ATTRAITS TOURISTIQUES

Idéalement située à deux pas des Gorges du Tarn et des immenses plateaux

de l’Aubrac, La Canourgue offre aux visiteurs un panel de circuits

de découverte et d’activités.

Parcours découverte de la ville disponible à l’Office de Tourisme :

ne manquez pas la tour de l’horloge, la place au Blé, la maison à

pans de bois, la collégiale Saint Martin et son orgue monumen­

tal, les maisons Renaissance, la chapelle Saint Frézal, les canaux, le

Sabot de Malepeyre…

Aire de pique­nique à la Chapelle Saint Frézal (voir légende p.11).

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Marché tous les mardis matin.

Visite guidée gratuite de la Canourgue le mardi après­midi en juillet­août.

Foire aux célibataires le week­end de Pâques.

Festival du roman policier le 1er week­end d’août.

Foire à la brocante et à l’artisanat le 2 ème dimanche d’août.

Chapitre de la Confrérie de La Pouteille et du Manouls le 3 ème ou

4 ème dimanche d’août.

Fête votive le dernier week­end d’août.

RANDONNÉES

Commune située sur le GR6, le GR60, le Tour du Sauveterre et le Chemin

de Saint Guilhem.

Chemin de Billière – 30 min (Départ de Callongue)

La Vierge – 15 min

Rome – 30 min

Sentier du Plo de la Can

D’autres randonnées sont réunies dans le topoguide « Le pays de La

Canourgue… à pied » disponible à l’Office de Tourisme.

Circuit n°1

10


Sabot de Malepeyre

LES LÉGENDES

Le Sabot de Malepeyre

Trois interprétations courent

sur l’origine du Sabot :

I

Le Drac, animal fabuleux, cracheur

de flammes, hantait

les lieux du Malpas* et terrorisait

les passants du haut de

sa Malpeyre**. L’évêque

Frézal le terrassa en l’aspergeant

d’eau bénite. Le dragon

ainsi pétrifié cessa de

semer la terreur !

Vous qui passez au pied du

Sabot, regardez bien ! Certains

y voient une chaussure

mais cette étrange pierre

n’est autre que le Drac figé à

jamais !

* mauvais passage

** mauvaise pierre

II

Gargantua, de passage à la

Canourgue, oublia sa chaussure

ou plutôt son sabot !

III

Margot était jeune bergère

sur le Causse. Les soirs d’été,

quand les lavognes* manquaient

d’eau, la mignonne

descendait dans la vallée de

l’Urugne pour faire boire son

troupeau. Pendant que les

bêtes se désaltéraient, elle

barbotait nue dans les eaux

claires de la rivière. Surprise

par un jeune canourguais,

elle prit peur et s’enfuit. Dans

la panique, elle perdit l’un de

ses sabots qui se solidifia sur

place. Recouvert au fil des

ans par des couches de calcaire,

le sabot devint une

sculpture monumentale.

* abreuvoir naturel établi sur

une couche d’argile imperméable.

Saint Frézal

Chapelle Saint-Frézal

A l’emplacement de la chapelle

se tenait un fanum,

petit temple dédié au culte

celtique. Le druide Galline y

officiait, sacrifiant sur l’autel

« gals et gallines », autrement

dit coqs et poules qui lui valurent

son nom. Mais en 820,

l’évêque Frézal arriva, chargé

d’éradiquer cette «fausse religion».

Abandonné par ses

disciples, Galline mourut et

fut enterré à moindre frais

sur le territoire de Banassac,

au dolmen qui prit son nom.

Frézal connut bientôt le

même sort. Son neveu Bucilinus,

pressé de lui succéder et

manipulé par le Malin assassina

le saint vieillard en le décapitant.

Mais miracle !

L’évêque Frézal se releva et

porta sa propre tête jusque

dans son tombeau. Le meurtrier

quant à lui subit les foudres

du démon. Aujourd’hui,

la chapelle abrite le sarcophage

du Saint et vous pouvez

voir à l’entrée une pierre

sculptée représentant la

scène du meurtre.

Les eaux de la source Saint

Frézal, intarissables depuis

l’assassinat, guériraient les

affections cutanées.

Circuit n°1

11


Population : 892 hab.

Altitude : 539 m

Economie : Agriculture,

artisanat, commerce et

tourisme.

Dolmen de la Galline

LE PAYS

GABALE

A l’époque romaine,

l’actuelle Lozère était le

PAGUS GABALICUS : le

pays Gabale. De ce

terme, dérive le nom de

Gévaudan. A la création

du département en 1791,

son territoire sera amputé

du canton de

Saugues et englobera

ceux de Meyrueis et de

Villefort.

Son nom sera ensuite

modifié pour devenir la

Lozère.

BANASSAC

Le village de Banassac est bâti sur un vicus, petite agglomération

gallo­romaine. La commune compte aujourd’hui une vingtaine de

hameaux. S’étendant de part et d’autre du Lot, son territoire est

une terre de contraste où se mêlent le calcaire du causse, le grès

rouge de la vallée et le basalte des contreforts de l’Aubrac.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Musée archéologique dans la salle de la mairie.

Eglise en grès rouge mêlé de calcaire, mentionnée dès 1123.

Remarque : Banassac fut la 1ère paroisse rurale du Gévaudan.

Eglise du Viala construite dans la première moitié du 19 ème siècle.

Le village de Lescure aux habitations de grès rouge.

Le pont de Montferrand construit en 1365 sur ordre du pape

URBAIN V et classé monument historique.

Le château de Salelles actuellement privé : grand domaine rural

converti en château puis remanié du 16 au 19 ème siècle.

Le dolmen de la Galline (dans un terrain privé).

Le clapas de Toutes Aures dit le clapio (cap barré : enclos fortifié

préhistorique).

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le 3 ème week­end de juillet.

Marchés nocturnes en juillet et août.

RANDONNEES

Commune située sur le GR60, le GR6 et le Chemin de Saint Guilhem.

Les chemins des falaises : 8,5 km – 2h45

Le rocher de Roqueprins : 7,5 km – 2h40

Les grès rouges (départ du Ségala) : 12 km – 3h

Circuit n°1

12


Poteries gallo-romaines

HISTORIQUE

L’époque Gallo­romaine

Les 3 premiers siècles de

notre ère, Banassac est la 2 ème

ville gabale la plus importante

après Javols. Elle doit

sa prospérité aux ateliers de

céramiques. Environ 80 potiers

fabriquent vases, soupières,

écuelles, coupes, plats,

bols… à usage souvent domestique.

Ces poteries sont

en terre rouge, lisse ou en relief,

recouvertes d’un beau

vernis. Les décors sont variés :

feuillages, guirlandes, scènes

de chasse, animaux, chars attelés


Ces céramiques ont la particularité

d’être sigillées, c'està­dire

qu’elles portent le

sceau du fabriquant.

Les potiers eurent également

l’idée d’apposer d’autres inscriptions

:

• GABABULUS FELICITER

(bonne chance aux Gabales)

sur les poteries qui restent

en Gévaudan.

• une marque personnalisée

au nom de la ville de destination

sur les poteries exportées.

Voici quelques exemples

REMIS FELICITER (Reims)

LINGONIS FELICITER (Langres)

CERCOESARIIS FELICITER

(peut­être un toast aux buveurs

de vin d’outre Rhin)…

Ces céramiques ont voyagé

dans tout l’empire romain,

l’une d’elle fut même retrouvée

à Pompéi.

Si vous vous interrogez sur le

choix de Banassac pour l’implantation

de cette industrie,

voici quelques réponses :

• présence d’une argile particulière.

• abondance du bois pour alimenter

les fours.

• nettoyage des poteries faci­

lité par les eaux de l’Urugne.

• proximité des ateliers de la

Graufesenque près de Millau.

Plusieurs potiers travaillaient

sur les 2 sites.

Quelques exemplaires de ces

sigillées sont exposés dans le

musée de Banassac mais la

plus grande partie de la production

est aujourd’hui dispersée.

L’époque mérovingienne

Sous le règne de CARIBERT II

(606­632), frère de DAGO­

BERT, Banassac devient cité

monétaire. Ses ateliers ont

frappé un dixième de la totalité

des pièces mérovingiennes.

Il existe 143 types

monétaires classés en 6

groupes. Sur certaines pièces

du 3 ème groupe, on peut lire le

nom d’Elafius qui fut l’un des

plus célèbres monétaires.

Le 6 ème groupe comprend les

pièces d’argent, fabriquées à

partir du 7 ème siècle pour pallier

la pénurie d’or.

L’activité monétaire se poursuivra

en déclinant jusqu’au

9 ème siècle. Le rayonnement

et la prospérité de Banassac

faibliront alors que dans le

même temps, La Canourgue

prendra son essor autour

d’un monastère royal implanté

dès le 7 ème siècle.

Pièce portant l'inscription

"Bannassacio fiit" : faite à Banassac

Circuit n°1

13


Population : 312 hab.

Altitude : 650 m

Economie : Agriculture,

secteur médico­social

et tourisme.

CELESTE

ALBARET

Née à Auxillac en 1891,

Céleste épouse en 1913,

Odilon Albaret, le chauffeur

de Proust. Elle

entre au service de l’auteur

et devient sa confidente.

Après la mort de

Proust en 1922, Céleste

restera en région parisienne

et s’éteindra en

1984 à l’âge de 93 ans.

De ses 8 années passées

avec Proust, il reste les

souvenirs recueillis par

Georges Belmont dans

le livre intitulé « Monsieur

Proust ».

En littérature, le prix Céleste

récompense une

œuvre liée à un travail

sur la mémoire.

AUXILLAC

Au pied du Causse de Sauveterre, le village d’Auxillac s’élève sur un coteau

dominant le ruisseau de Jarnelle. Les maisons en pierre s’étagent

sur plusieurs niveaux et dominent l’Auberge du Moulin qui fut la maison

natale de Céleste Albaret.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Église bâtie en 1809 sur l’emplacement de la chapelle de Salmon

alors démolie. La voûte a été reconstruite en 1922 et les murs ornés

de belles peintures récemment restaurées.

2 fours à pain à Corréjac et à Chardonnet.

Dolmen de Chardonnet.

Tombeaux mérovingiens à La Tieule.

Château du 16 ème siècle (propriété privée).

RANDONNEES

La Tieule : 5 km – 1h15

Malbosc : 8 km – 4h (Variante : 6,8 km – 2h30)

Les sentiers d’Auxillac : 13km ­ 3h15

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le 1 er week­end de septembre.

HISTORIQUE

Naissance d’Auxillac

La commune de Salmon a été démembrée le 6 mai 1836, donnant

naissance à Montjézieu et à Auxillac. En 1972, Auxillac est associée à

La Canourgue.

La peste à Corréjac

Ce hameau déclaré « village historique » doit cette appellation

à l’arrivée de la peste en 1721. Les maisons des pestiférés furent

brûlées. Vous les reconnaîtrez en repérant ce symbole représentant

les médecins de l’époque.

Circuit n°1

14


Population : 140 hab.

Altitude : 670 m

Economie : Agriculture

et tourisme.

Le village de Montjézieu

Chapelle St-Jean du Bedel

TOITURE

A LA

PHILIBERT

DELORME

Toiture dite en « carène

de bateau retournée »

permettant une très

grande capacité de

stockage.

Philibert DELORME :

Architecte français de la

Renaissance, le 1 er à porter

le titre « d’architecte

du Roi » sous Henri II.

MONTJEZIEU

Le village est perché au dessus de la rive droite du Lot.

Le nom « MONTJEZIEU » semble venir de « Monte Judeo » : « Mont

des juifs » dont la présence sur le site est attestée depuis 1121.

ATTRAITS TOURISTIQUES

La chapelle Saint Jean du Bedel.

Elle existait déjà en 1324 et fut reconstruite en 1877.

Admirez sa jolie toiture à la Phillibert Delorme.

Eglise.

Le château (monument privé aujourd’hui habité) : imposant don­

jon rectangulaire en moellons calcaires à 3 étages, avec mâchicoulis

couverts.

Montjézieu : 8,5 km – 2h45

RANDONNEES

LES LEGENDES

Le sacrifice du veau

Pour la Saint Jean­Baptiste, les habitants se rendaient en pèlerinage à

la chapelle. Ils offraient de la laine pour confectionner des habits aux

pauvres.

La légende conte que ce jour­là, un veau sortait du bois voisin. Il portait

un couteau attaché à son cou pour être sacrifié.

del signifiant veau en occitan, voilà pourquoi la chapelle est ainsi

nommée !

L’huile miraculeuse

Une source d’huile coulait près de la chapelle. Elle servait à alimenter

la lampe du saint sacrement. Un jour, quelqu’un prit de cette huile pour

la vendre. Une bien mauvaise idée ! La source se tarit à jamais.

Circuit n°1

15


Population : 844 hab.

Altitude : 810 m

Economie : Accueil médico­social,

élevage,

agriculture, artisanat,

commerce et tourisme.

Clocher à peigne.

ORIGINE

DU NOM

La commune doit son

nom à Saint Germain,

évêque d’Auxerre de

418 à 448, qui assura le

patronage de la paroisse.

Le suffixe «Teil »

signifiant « tilleuls » fait

référence aux arbres qui

se trouvent à proximité

du bourg et permet de

distinguer la commune

de celle de Saint Germain

de Calberte dans

les Cévennes.

ST GERMAIN DU TEIL

Chef lieu de canton, la commune de Saint Germain du Teil domine

le Lot et s’ouvre sur l’Aubrac, vaste plateau d’altitude parsemé de

blocs rocailleux et de lacs.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Église remaniée au 19 ème siècle : abside pentagonale percée de 5

fenêtres romanes, clocher à 4 arcades.

Table d’orientation et beau panorama au Puech Debon.

Nombreuses croix.

A signaler la croix de Saint Roch et la croix de la peste délimitant

une zone franche durant la peste de 1721.

Les tombes dites «juives» : ancienne nécropole regroupant une

vingtaine de tombes creusées à même la roche près de Malbousquet.

Site en partie détruit par les travaux de l’A75.

Eglise de Combret avec un toit à la Philibert Delorme (voir p 15).

Moulin de Bartassou.

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Marché tous les vendredis matin.

Fête de l’élevage le 1 er dimanche d’août.

RANDONNEES

Commune située sur le GR60.

Le pays du milieu : 11,5 km­3h30

Le petit patrimoine : 12km ­ 3h15 (Variante : 8 km­ 2h30)

Les tombes juives : 14km ­ 3h30

HISTORIQUE

La tour des brigands

La tour de Saint Germain, évoquée pour la 1 ère fois en 1615, fut d’abord

une tour de garde offrant un point de surveillance dominant. Mais sa

position stratégique en cas de repli, en fit au 17 ème siècle un repaire de

brigands. Organisés en bandes, ils étaient à la solde de gentilshommes

ou de seigneurs. Leurs exactions semaient terreur et désolation dans

un Gévaudan en proie au pillage et au saccage. De nombreux procès

seront menés dès 1641 pour ramener paix et sécurité. En 1653, les Etats

Généraux du Languedoc interviennent et demandent la collaboration

du parlement de Toulouse. La cour condamne 37 prévenus par contumace

et ordonne le « razement » de la tour. Vendue en 1655, la tour

sera évacuée puis démantelée. Quant aux brigands privés de leur retraite,

ils continuèrent néanmoins à sévir encore quelques temps.

Circuit n°1

16


Population : 94 hab.

Altitude : 1100 m

Economie : Agriculture,

élevage bovin et tourisme.

Lac de Bonnecombe

LA

GENTIANE

La gentiane est une

grande plante à fleurs

jaunes. Sur l’Aubrac, elle

fleurit pour la première

fois à l’âge de 9 ou 10

ans. La floraison se répètera

ensuite tous les 4 à

8 ans. La gentiane atteint

plus d’un mètre de

haut. Ses racines particulièrement

profondes

s’enfoncent d’environ

50 cm dans le sol formant

un réseau complexe

de ramifications.

Récoltée à

l’aide d’un

outil appelé

« la fourche

du diable », la

gentiane

entre dans la

fabrication

d’apéritifs.

LES SALCES

Petit village situé sur les contreforts de l’Aubrac dont chaque habitant

avait auparavant un surnom : arrache­genêts du Ginestoux,

lèche­brebis des Ressenades...

ATTRAITS TOURISTIQUES

Eglise Saint Privat, édifice roman en schiste, intérieur superbement

restauré.

Ferradou.

2 bacs fontaines :

•à Ginestoux

•aux Ressenades

Croix remarquable en calcaire blanc orné d’un Christ naïf en bas

relief à Pierrefiche.

Pont ancien sur le Doulounet (ancienne route des Hermaux).

Fontaine adossée au four à pain au Fromental.

Pêche à la truite au lac de Bonnecombe.

Départ de la route des lacs appelée aussi route d’argent, une des

plus jolies de Lozère. Elle mène à la cascade du Déroc.

Cueillette de champignons (cèpes, girolles…).

A NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le 3 ème dimanche d’août.

Fête de l’Epine le 2 ème dimanche de juillet.

Fête de la transhumance le dimanche le plus proche du 25 mai.

RANDONNEES

Commune située sur le GR60 et le chemin de Saint Guilhem.

La boucle du loup : 9,5 km – 3 h (Variante : 4,5 km – 1h30)

Les drailles de la transhumance : 17 km – 4h25

HISTORIQUE

Querelles de clochers

Les démêlées du curé des Salces et du facétieux pâtre des Ressenades

ont alimenté les « Contes et légendes du Gévaudan (tome II) ». Cet ouvrage

s’inspire des tours pendables imaginés par le pâtre envers

l’homme d’église qui avait souvent le dernier mot.

Circuit n°1

17


Population : 118 hab.

Altitude : 1100 m

Economie : Agriculture,

élevage et tourisme.

Transhumance au

col de Bonnecombe

TRANSHUMANCE

Le dimanche le plus

proche du 25 mai, les

vaches quittent l’étable de

plaine dans laquelle elles

ont passé l’hiver. Elles

vont alors grimper pour

gagner les hauts et gras

pâturages de l’estive sur le

plateau de l’Aubrac. Décorées

de fleurs, de pompons,

de feuillages et de

lourdes cloches, elles forment

un cortège splendidement

coloré et sonore.

Perpétuant une pratique

ancestrale, la fête de la

transhumance donne lieu

à de nombreuses animations

: musiques et danses

folkloriques, dégustation

de produits du terroir …

LA RACE AUBRAC

De couleur froment, les

vaches Aubrac sont reconnaissables

à leurs grands

yeux noirs entourés de

longs cils qui semblent

maquillés.

Idéale pour la production

de viande, la race Aubrac

est réputée pour ses

grandes qualités d’élevage

et de rusticité.

LES HERMAUX

Village très ancien bâti sur les contreforts sud de l’Aubrac, les Hermaux

dominent la vallée de Saint Germain du Teil.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Village très ancien avec porches.

Plaques signalétiques en ardoise.

Eglise du 12 ème siècle.

Four banal.

Fontaine abreuvoir.

Séchoir à châtaignes.

Cascade du Saltou et orgues basaltiques.

Accueil Aubrac Sud : Randonnées à pied ou en VTT / Espace nor­

dique l’hiver.

Cueillette de champignons (cèpes, girolles…).

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le 15 août.

Fête de la transhumance le dimanche de plus proche du 25 mai.

Lou Saltou : 15 km – 3h45

Puech Anis : 9 km – 3h

RANDONNEES

HISTORIQUE

Le maquis de Bonnecombe

Mars 1943 : 5 ouvriers allemands de l’usine de Saint Chély risquent des

représailles pour leur opposition au régime nazi. La résistance les

cache dans un abri de bûcheron à Bonnecombe. Ces maquisards y resteront

d’avril à novembre 43 avant de se réfugier dans les Cévennes.

Depuis 2003, une stèle célèbre le souvenir de ces hommes qui se sont

battus pour la liberté.

Circuit n°1

18


Population : 107 hab.

Altitude : 1000 m

Economie : Agriculture,

élevage et tourisme.

Pont de Mesclon

Buron de Galabert

(Plagnes)

BURON

Petite maisonnette de

granit bâtie sur l’Aubrac.

Le buron se compose

d’une pièce principale :

la pièce à vivre du buronnier

chargé pendant

l’estive, de traire le troupeau

et de fabriquer le

fromage. Une seconde

pièce sert à entreposer

les fourmes et les

tomes. Parfois s’ajoute

une petite porcherie.

La tome fraîche sert

d’ingrédient de base à

l’aligot et à la truffade.

Arrosée par les eaux du Doulou et du Caldayrac, la commune de Trélans

s’étire jusqu’au point culminant de l’Aubrac : le signal de Malhebiau

à 1469m d’altitude.

Eglise reconstruite au 19 ème siècle.

Nombreuses croix en bois, en pierre et en fer.

Signal de Malhebiau : point culminant marqué par une borne cir­

culaire en granit ­ table d’orientation.

Le Pont de Mesclon : vieux pont en schiste enjambant

le Doulou.

TRELANS

ATTRAITS TOURISTIQUES

Moulins sur le Doulou (patrimoine privé).

Anciens burons (patrimoine privé).

Cascade et orgues basaltiques à Plagnes.

Cueillette de champignons (cèpes, girolles…).

A NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le dernier week­ end de juillet.

RANDONNEES

Commune située sur le GR6 et le Chemin de Saint Guilhem.

La croix de Bioulac : 17 km – 5h30

Les croix : 12 km – 3h

Le moulin de Piquemole (départ de Montfalgoux) : 9 km ­ 3h

Le Pont de Mesclon (départ du Cun) : 5km – 1h30

LES LEGENDES

La châtelaine de Trélans

Hélène du Besset était une femme perfide et cruelle. Elle assassina son

époux, le seigneur de Trélans, pour régner sans partage et transforma

son château en véritable auberge rouge. Mais sa malveillance finit par

se retourner contre elle. Alors qu’elle voulait se venger d’une jeune

bergère, dont le mari bûcheron avait refusé ses avances, elle invita ses

victimes au château pour accomplir sa mortelle machination : une

trappe devait se dérober sous les pieds de la malheureuse et la précipiter

dans les oubliettes. Mais le bûcheron arracha in extremis sa dulcinée

à ce cruel destin et dans l’action bouscula la châtelaine qui

trébuchant, périt dans son propre piège.

Circuit n°1

19


Population : 154 hab.

Altitude : 950 m

Economie : Agriculture,

élevage, productions laitières

et tourisme.

Linteau remarquable

de 1805

Détail de lʼéglise

LES FEUDA GABALORUM

LES FIEFS DU GEVAUDAN

Procès verbal d’une

grande enquête menée

en 1307 suite au nouvel

acte de paréage établi

entre le roi de France et

l’évêque de Mende,

consignant avec précision

les possessions de

chacun. Cet écrit livre

des renseignements historiques

précieux sur le

Gévaudan.

SAINT­PIERRE

de NOGARET

Le territoire de Saint Pierre de Nogaret s’étend de la Vallée du Lot

aux Monts d’Aubrac, offrant un paysage contrasté.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Eglise romane en pierre de taille rénovée en 1995 : clocher carré

avec flèches et clochetons, colonnettes à chapiteaux, moellons de

grès rose sculptés.

Chapelle mariale.

Nombreuses croix.

A signaler, la croix du pont des moulins dont le socle est une

ancienne meule.

Linteau remarquable de 1805 avec les initiales du maçon et ses ou­

tils : équerre, ciseaux, fil à plomb et marteau.

2 fours à pain :

•au Besset.

•à Nogaret, sur l’emplacement de l’ancien château.

À NOTER DANS VOS AGENDAS

Méchoui dansant en soirée le dimanche de Pâques.

Pèlerinage à la chapelle mariale au début des mois de mai et de

septembre.

RANDONNEES

Commune située sur le GR6 (Nogardel) et le Chemin de Saint

Guilhem.

Le tour des Calmettes : 4 km – 1h20 (départ de Nogardel)

HISTORIQUE

Le mandement de Nogaret

Jusqu’en 1789, Saint Pierre de Nogaret, Saint Germain du Teil et Trélans

étaient regroupés au sein du mandement de Nogaret. Le village du

même nom, un peu au sud de Saint Pierre, en était le siège. Structure

défensive bénéficiant d’un statut particulier, ce mandement était représenté

aux Etats Généraux du Gévaudan. Les noms de quelques seigneurs

vivants au 14 ème siècle sont consignés dans les « Feuda

Gabalorum ».

Circuit n°1

20


Population : 68 hab.

Altitude : 612 m

Economie : Agriculture,

élevage et tourisme.

Saint-Saturnin et son château

Ferradou

LE

FERRADOU

Ce nom occitan signifie

« métier à ferrer ».

Cet instrument utilisé

jusqu’aux années 60,

servait à ferrer les bêtes :

bœufs et vaches principalement.

SAINT SATURNIN

Ce village, caractérisé par son château aux 4 tourelles, est niché au fond

d’un vallon creusé par le ruisseau de Saint Saturnin. Les falaises érodées

qui le surplombent s’ouvrent sur le Causse de Sauveterre où

s’étend le territoire de la commune.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Cirque de Saint Saturnin.

Château (privé) en plan carré mentionné à partir du 13 ème siècle.

Au 15 ème siècle, les trois tours rondes s’ajoutent à la grande tour

carrée primitive. Le logis rectangulaire serait du 17 ème siècle. Suite

à l’abandon du château au 19 ème siècle, le linteau de la porte d’entrée

fut vendu au château de La Caze (voir p 25). Actuellement, le

château est en cours de restauration.

Eglise paroissiale : une des plus anciennes du Gévaudan.

Des peintures murales décorent la voûte du cœur.

Four à pain.

Ferradou.

Nombreuses fontaines.

Belle architecture caussenarde au Mas de Donat.

Fête votive en Juillet.

Fête du pain en août.

Feu de la Saint Jean.

A NOTER DANS VOS AGENDAS

LES LEGENDES

La capelade

De cruels seigneurs régnaient sur Saint Saturnin. Leurs sujets devaient

faire le geste de la « capelado » (lever leurs chapeaux) en passant devant

le château. Des manants oublièrent cette obligation. Arrêtés et

jetés au cachot, ils furent ensuite libérés mais durent danser pieds nus,

les yeux bandés, sur des dalles brûlantes pour gagner la sortie.

Le sac de pierre

Casimir, le dernier comte de Freissinet, convoitait une belle jeune fille

dont il fit le portrait. Il la représenta portant autour du cou, un collier

fait d’ossements humains. La fiancée en mourut d’effroi. Pour expier

cette horrible faute, Casimir s’infligea une punition digne de Sisyphe :

vêtu de deuil, il traînait un sac de pierre sur la montagne, recommençant

indéfiniment son labeur. Il passa le reste de sa vie en véritable gueux.

Circuit n°2

21


Population : 136 hab.

Altitude : 700 m

Economie : Agriculture

et tourisme.

Vestiges du château

Fontaine

BLASON DES

CANILHAC

Le lévrier figure également

sur le blason de La

Canourgue où les Canilhac

avaient un château

(voir p 10).

CANILHAC

Située en bordure du Causse de Sauveterre, la commune s’étend de

part et d’autre de la Vallée du Lot. Canilhac fut le siège de l’une des 8

baronnies du Gévaudan.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Château de Canilhac.

Eglise Saint Vincent du 12 ème siècle : ancienne chapelle castrale, elle

renferme les tombeaux des barons de Canilhac.

Canilhac : 10,5 km – 3h

RANDONNEES

HISTORIQUE

Au moyen âge, Canilhac était le siège d’une baronnie très puissante

qui s’étendait du Rouergue au Gévaudan.

Au 13 ème siècle, le roi de France confisqua ce fief.

Un siècle plus tard, les terres et le nom des Canilhac passeront par mariage

à la famille de Beaufort.

Ayant subi de nombreuses attaques, le château déjà en ruine au 17 ème

siècle, connaîtra encore de lourds dommages durant l’hiver 1938. Il a

récemment fait l’objet d’une restauration.

LES LEGENDES

La douce Ermangarde avait épousé Geoffroy de Montaigut. Cet

homme cruel et avare partit à l’aventure pendant que sa femme, protégée

par 2 lévriers fidèles, faisait prospérer les biens du château. A

son retour, il voulut s’emparer de cette nouvelle fortune. Un soir, il

surgit dague au poing dans la chambre d’Ermangarde qui en tomba

d’effroi. La croyant morte, Geoffroy transporta son corps dans les

sous­sols du château. Aidé des chiens, un serviteur retrouva Ermangarde

qui n’était qu’évanouie et la ramena dans sa chambre. Le soir

venu, accompagnée de ses chiens, elle se présenta dans l’appartement

de son époux qui s’élança aussitôt vers elle. Mais les chiens plus rapides

le mirent en pièces. Son corps déchiqueté fut abandonné aux

vautours sur la terrasse du château. Ermangarde abandonna le nom

de Montaigut pour celui de Canilhac qui signifie « 2 chiens liés ensemble

» (duo canes ligati) et le lévrier devint l’emblème des Canilhac.

Circuit n°2

22


Population : 101 hab.

Altitude : 900 m

Economie : Agriculture,

extraction de la pierre

et tourisme.

ARCHITECTURE

CAUSSENARDE

L’habitat caussenard

possède plusieurs caractéristiques

:

•Construction en pierre

calcaire élevée sur plusieurs

niveaux.

•Murs épais.

•Escalier et terrasse en

façade.

•Peu d’ouverture car

chaque pierre est main­

tenue en force par ses

voisines.

•Cheminée maçonnée

recouverte d’une plaque

posée sur 4 ou 6 plots.

•Utilisation de la voûte

pour pallier l’absence

de bois sur le plateau.

•Toiture de lauzes (pierres

plates de calcaire)

pouvant peser plusieurs

tonnes.

Quelques bâtiments annexes

viennent s’ajouter

à l’habitation principale :

grange, four à pain, pigeonnier,

étable et aire

à battre (grande cour

dallée où l’on foulait les

céréales).

La Tieule et ses hameaux s’étendent sur un territoire largement boisé

de 2400 ha. Située sur le Causse de Sauveterre, la commune compte

plusieurs bâtiments typiques de l’habitat caussenard : maisons en

pierre avec toiture de lauzes sur voûte.

Eglise datant de 1818

abritant une PIETA.

1 dolmen remarquable

au Lebous.

2 fours à pains à Longviala

et à Pertuzades.

Visite de ferme : élevage de

canards et d’autruches.

Poney­club.

Commune située sur le Tour

du Sauveterre.

La Pertuzades : 6 km – 1h30

La Tieule : 12 km – 3h

LA TIEULE

ATTRAITS TOURISTIQUES

RANDONNEES

HISTORIQUE

Four à pain de Pertuzades

Photo : Francine Naels Brisson

Le développement démographique et économique de La Tieule est récent.

Une petite chapelle rurale a été fondée tardivement en 1654. Ses

vestiges subsistent à côté de l’église actuelle.

Autrefois rattachée à Banassac, La Tieule a acquis son indépendance

paroissiale en 1807 et la commune n’est devenue autonome qu’en 1843.

Après un exode rural important dans les années 70­80, le village s’est

repeuplé et a été restauré.

Circuit n°2

23


Population : 120 hab.

Altitude : 850 m

Economie : Agriculture,

élevage et tourisme.

Eglise de La Capelle

Fleur du causse sans

tige, proche de la famille

des chardons. Accrochée

pour porter bonheur

aux seuils des

maisons, c’est aussi le

baromètre des bergers.

Ouverte, elle annonce le

beau temps et se ferme

à l’approche de la pluie.

.

CARLINE,

CARDOULE ou

CARDABELLE

Ne me cueillez pas,

je suis une

espèce protégée !

LA CAPELLE

Rattachée à la commune de La Canourgue, La Capelle regroupe une dizaine

de hameaux éparpillés sur le Causse de Sauveterre. Située sur

une voie de passage très fréquentée au moyen âge, cette commune

fut le chef lieu d’une paroisse et comptait plus de 500 habitants au 19 ème

siècle.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Eglise du 12­13 ème siècle classée monument historique. Les chapelles

latérales ont été ajoutées au 17 ème siècle et le clocher date du

19 ème . L’intérieur est orné de peintures murales réalisées du moyen

âge au 18 ème siècle.

Le Clapas Castel à Recoulettes : vestige d’une enceinte protohistorique.

Le Mas de Gleize : ferme isolée datant du 15­16 ème siècle, bien

conservée et représentative de l’habitat caussenard (domaine privé).

Croix en fer forgé de Fontjulien.

La Capelle : 11 km ­ 3h

A NOTER DANS VOS AGENDAS

Fête votive le 3 ème dimanche de Septembre.

RANDONNEES

HISTORIQUE

Sur les chemins de Saint Jacques

Plus de 250 croix ont été inventoriées sur le canton canourguais. Celles

de La Capelle figurent parmi les plus anciennes. Ici, les croix témoignent

de l’importance chrétienne de ce lieu situé sur le passage des

pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. Ailleurs, elles sont aussi le

symbole de la christianisation, de la protection, des commémorations,

du bornage…

Circuit n°3

24


Population : 111 hab.

Altitude : 850 m

Economie : Agriculture,

élevage, artisanat et

tourisme.

Panorama de Cabrunas

Château de la Caze

Cazelle sur le causse

ABRIS

DE BERGERS

OU CAZELLES

Petites cabanes de pierres

sèches, le plus souvent

arrondies et voûtées,

sans charpente.

LAVAL du TARN

Village caussenard en surplomb des Gorges du Tarn dont le territoire

riche de dolmens s’étend jusqu’au château de la Caze.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Remarquable point de vue sur le Tarn au panorama de Cabrunas.

Le château de La Caze du 15 ème Siècle.

Le château de Grandlac du 16 ème siècle devenu ferme puis remanié

(domaine privé).

Eglise romane du 12 ème siècle, une des rares de Lozère à être bâtie

en plan tréflé puis agrandie selon une forme rectangulaire. Le clocher

a été construit en 1884 en remplacement d’un petit campanile.

Four à pain.

Chemins des dolmens. A signaler les 2 plus remarquables : dolmens

de la Cham et du Devez.

Le puits des fées : 6 km­2h

Caumazelle : 7 km ­ 2h15

Le Mont Rose : 15 km – 3h45

RANDONNEES

HISTORIQUE

Le château de La Caze

Construit au 15 ème siècle, le château de La Caze fut offert à Soubeyrane

Alamand par son oncle, pour célébrer ses noces avec Guillaume de

Montclar. Les dames qui l’habitèrent étaient d’une grande beauté et

furent surnommées les « nymphes du Tarn ». Vous pouvez admirer

leurs portraits, peints en 1624 par Prunier, sur le plafond du petit salon.

Vendu comme prison à la révolution, le château fut en grande partie

reconstruit fin 19 ème ­début 20 ème siècle. Aujourd’hui, cet écrin de pierre

est aménagé en hôtel**** restaurant.

Un bien curieux mariage

En 1721, la peste faisait des ravages dans le canton. Pour éviter la propagation

du fléau au sud de la région, il était interdit de franchir le Tarn.

Un curieux mariage eut donc lieu le 25 juin 1722 : les futurs époux résidant

dans deux villages séparés par le Tarn échangèrent leurs consentements

d’une rive à l’autre. Ils durent attendre cinq à six mois, la levée

de l’interdit, pour enfin goûter au bonheur d’être ensemble !

Circuit n°3

25


EN VOITURE

Sortie 40 de

l’autoroute A75

ou

Axe Lyon ­ Toulouse

EN TRAIN

Gare la plus proche :

Banassac Tél. : 04 66 32 81 68

3 autres gares possibles :

Marvejols (à 21 km)

Tél. : 04 66 32 00 10

Mende (à 39 km) – Tél. : 36 35

Séverac le Château ( à 23 km)

Tél. : 05 65 71 61 19

EN AVION

Aéroport le plus

proche : Rodez

Tél. : 05 65 42 20 30

Autres possibilités :

Clermont­Ferrand

Tél. : 04 73 62 71 00

Montpellier

Tél. : 04 67 20 85 00

26


OU RANDONNER ?

Des topoguides sont disponibles à l’accueil de l’Office de Tourisme de La Canourgue et de Saint

Germain du Teil. N’hésitez pas à les demander lors de votre séjour.

OU SE BAIGNER ?

A la piscine municipale de La Canourgue ouverte en juillet­août.

Et pour ceux qui préfèrent les sites naturels :

Au lac du Moulinet situé entre Marvejols et Aumont Aubrac.

Accès : autoroute A75 (sortie 37) ou la route du Gévaudan (N9).

Dans les Gorges du Tarn.

Depuis La Canourgue, vous pouvez vous rendre aux Vignes, à La Malène ou à Sainte Enimie.

OU FAIRE DU CANÖE ?

Plusieurs loueurs vous proposent des descentes en canoë ou en kayak des Gorges du Tarn.

N’hésitez pas à vous adresser à eux pour connaître les différentes formules proposées.

OU FAIRE DU VELO ?

Des circuits VTT et vélo de route sont disponibles à l’accueil des Offices de Tourisme de La Canourgue

et Saint­Germain du Teil.

OU PROFITER DE LA NEIGE ?

Sur l’Aubrac : Accueil Aubrac Sud au col de Bonnecombe (04 66 32 39 53) : site agréé NORDIQUE

FRANCE.

35 km de pistes tracées et balisées ­ location de matériel (skis de fond, luges, raquettes).

OU PECHER ?

La réglementation sur la pêche en Lozère figure sur la brochure « Pêche » éditée par le Comité

Départemental du Tourisme et disponible à l’accueil de l’Office de Tourisme.

Vous pouvez vous procurer la carte halieutique :

A La Canourgue : chez M. Merle – Place au Blé (04 66 32 82 16).

Au Moulin d’Olt : N88 direction Chanac­Marvejols (04 66 32 61 44).

Sur l’Aubrac : Au lac de Bonnecombe.

OU FAIRE SON MARCHE ?

Demandez la liste des marchés à l’accueil de l’Office de Tourisme.

27


POUTEILLE :

Daube de bœuf mariné, additionnée de pieds de porc et de

pommes de terre.

MANOULS :

Spécialité proche des tripoux à base de mouton.

CHARCUTERIE ET VIANDES DE LOZERE :

Jambon de pays, saucisses, pâtés, fricandeaux …

ALIGOT (SPECIALITE DE L’AUBRAC) :

Purée de pommes de terre additionnée de tome fraîche, de crème,

de beurre et d’ail.

TRUFFADE :

Pommes de terre rissolées couvertes de tome fraîche fondue,

additionnées d’ail et de persil.

FROMAGES :

Tomes, bleus … à base de lait de vache, de chèvre ou de brebis.

(5 A.O.C sur le territoire lozérien)

MIEL ET CONFITURE :

Nombreuses variétés de miel provenant de châtaigniers, bruyère,

pissenlits, framboisiers, sapins …

Retrouvez aussi le goût des confitures cuites au chaudron !

FOUACE :

Ancien gâteau traditionnel du Rouergue servi les jours de fêtes.

COUPETADE : Dessert à base de pain rassis qui tire son nom du

coupet : plat dans lequel on le faisait cuire autrefois.

CHAMPIGNONS :

Cèpes, oreillettes, girolles, pieds de mouton,lactaires, rosés des

prés, morilles…

FRUITS :

Châtaignes, noix, mûres, framboises, coings, myrtilles,pommes,

poires, noisettes …

BAIES :

Baies de genièvre.

28


BORALDES : 1) Rivières torrentueuses et souvent violentes descendant des monts d'Aubrac

jusqu'au Lot, 1000 m plus bas.

2) Vallées étroites aux pentes raides creusées par les ruisseaux du même nom.

BUFFADOU : Longue tige de bois percée dans laquelle on souffle pour attiser le feu.

BURON : Petite maisonnette sur l'Aubrac servant à loger les vachers responsables des troupeaux

et de la fabrication des fromages pendant l'estive.

CARDABELLE, CARLINE OU CARDOULE : Plante de la famille des Astéracées servant de baromètre,

elle s'ouvre ou se referme en fonction de l'hygrométrie ambiante.

CAUSSE : Plateau calcaire.

CLAPAS : Nom patois donné au tas de pierres sèches calcaires érigé autrefois au bord des champs.

DEVEZE : Pâturage communal relevant de droits sous l’ancien régime.

DOLINE : Dépression de terrain dont le fond plat et fertile favorise le développement d’une riche

végétation et contraste avec l’environnement désertique des causses.

DRAILLE : Ancien chemin de transhumance en général marqué par des murets de pierre.

Certaines drailles utilisaient le tracé d’anciennes voies romaines. D’autres sont aujourd’hui

reconverties en sentier de randonnée. (ex : le GR 60 sur le plateau de l’Aubrac).

ESTIVE : Pâturages permanents d'altitude dont la surface est supérieure à 10 ha.

FENDU : Nom donné au pain de forme allongée fendu en son milieu sur la longueur.

FERRADOU : Métier qui servait à ferrer les bœufs et les vaches principalement, appelé aussi"travail".

FÊTE VOTIVE : Fête de commémoration du Saint Patron d'un village.

FOUR BANAL : Sous l'ancien régime, four seigneurial dont l'usage obligatoire relevait du droit de

ban (taxe). Après l'abolition de ce privilège en 1793, la pratique collective de la cuisson du pain

perdura pour des raisons économiques.

LAUZE : Pierre schisteuse relativement dure utilisée pour les toitures.

LAVOGNE : Abreuvoir naturel établi sur une couche d'argile imperméable, souvent empierré

pour faciliter la circulation des brebis.

PUECH : Colline.

QUINE : Jeu de loto : alignez quelques pions sur un carton de numéros pour remporter les lots.

SECADOU : Ancien séchoir à châtaignes.

TENDELLE : Piège rudimentaire constitué d'une pierre placée en équilibre sur des bâtonnets,

sous laquelle sont placées des baies de genièvre pour attirer les oiseaux.

TRUC : Enorme butte ou sommet qui s'élève au dessus des vallées.

29


Par téléphone :

04 66 32 83 67

Par mail :

ot.lacanourgue@orange.fr

Par courrier :

Office de Tourisme Intercommunal**

Aubrac ­ Lot ­ Causse

24 Rue de la Ville

48500 LA CANOURGUE

(Lozère)

30


..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................

31


Vostra destinacion que ven lesers

en LOSERA :

LA CANORGA è los alentorns*

Photo : Charles Dauban

Aubrac

Cazelle

Le Lot

Office de Tourisme Intercommunal**

Aubrac - Lot - Causse

24 Rue de la Ville - 48500 LA CANOURGUE

Tél./Fax : 04 66 32 83 67

ot.lacanourgue@orange.fr - www.la-canourgue.com

* Votre prochaine

destination loisirs

en LOZÈRE :

La CANOURGUE

et ses environs

Aubrac

Aubrac

Aubrac

Lot

Lot Lot

Causse

Causse

Similar magazines