n° 49 juillet 2009 - Inffolor

inffolor.org

n° 49 juillet 2009 - Inffolor

PROJECTEUR

La Méthode de

recrutement par

simulation (MRS)

RÉGION

1 000 permis pour

l'emploi !

49 - JUILLET 2009

VAE EN LORRAINE :

UNE PLATE-FORME

ENTREPRISE

TRIBUNE

Création d'un BAIP

dans les universités

lorraines


www.inffolor.org

inffolor@inffolor.org

Réponse sur internet : www.inffolor.org

Portail d’information sur les métiers, la formation et l’emploi

> Toute l’offre de formation en Lorraine et dans toute la France.

> L’information sur la VAE, la FOAD, les Métiers d’art, le sanitaire & social, l’illettrisme, les

dispositifs d’accès à la formation professionnelle continue et d’aide à l’insertion des jeunes

et des adultes, ...

> Près de 200 sites «métiers».

> Principaux sites institutionnels dédiés à l’emploi et à la création d’entreprise.

Réponse en direct via :

Avec la Région Lorraine

> L’espace mobile «À la rencontre des Lorrains»

Véritable outil d’information pour les Lorrains, ce semi-remorque qui traversera les dix-sept

bassins d’emploi, permettra à chacun d’accéder à l’ensemble des informations sur la

formation en Lorraine.

> Le Village de la Formation, des Métiers et de l’Emploi, les 17 et 18 octobre 2009 -

Parc des Expositions de Metz Métropole (Hall B).

Renseignement : www.reussirenlorraine.com


C

hères lectrices, chers lecteurs,

En mars 2010, se tiendront les élections régionales et par respect de la réglementation

régissant ces futures échéances électorales, je ne signerai plus d’édito

pour le magazine «Objectif Formation».

Paola ZANETTI

Présidente d'INFFOLOR ) Conseiller Régional de Lorraine )

ÉDITO )

Dès lors, permettez-moi de profiter de ce dernier papier que j’écris

en tant que Présidente d’INFFOLOR, pour remercier l’ensemble des

acteurs de l’emploi et de la formation tout au long de la vie qui

s’engagent chaque jour aux côtés d’INFFOLOR et de ses partenaires

financiers que sont l’État et la Région Lorraine pour faire de

la formation le 1er pas vers l’emploi.

INFFOLOR, dans le cadre de ses missions, ne cesse de souligner

d’ailleurs l’importance d’une formation réussie dans la construction

du parcours professionnel de chaque individu. Un parcours professionnel

que nous devons réussir à sécuriser, un parcours qui doit

déboucher sur de l’emploi.

Cet objectif que porte INFFOLOR est partagé aujourd’hui par

l’ensemble des acteurs de l’emploi et de la formation, et je

voudrais saluer l’ensemble des initiatives qui sont prises par chaque

structure pour atteindre cet objectif commun.

Innover, inventer, croiser nos savoirs et nos expériences, mutualiser

nos moyens, se fédérer pour rendre le meilleur service possible,

n’est pas toujours aisé quand nous sommes des centaines

d’acteurs à intervenir.

Néanmoins, même si la tâche peut paraître difficile, je crois

profondément qu’en Lorraine, nous sommes sur la bonne voie, en

atteste l’élaboration du Plan Lorrain pour l’Accès aux Compétences

vers l’Emploi en Région (PLACER) ou encore les éditions du Village

de la Formation, des Métiers et de l’Emploi.

Je formule le vœu que ces actions fédératrices se maintiennent et

traversent les années avec autant de succès que celui de l’AFPA,

qui fête aujourd’hui ses 60 ans au service de la formation et de

l’orientation.

Pleine réussite donc à vous tous, sous un été lorrain des plus

profitables à chacun !


49

JUILLET 2009

DIRECTRICE DE PUBLICATION

Paola ZANETTI

RÉDACTEUR EN CHEF

Émile REYTER

Ont collaboré à la rédaction de ce

numéro :

Philippe ALIBERT

Jean BRUN-BELLUT

Grégory BOYER

Francis CLAUSSE

Geneviève COUSINOU

Véronique CHLOUP

Marie-Reine CORNELIS

Stéphane CREUSOT

Christine ETIENNE

Marianne GROSJEAN

Sylvie JACQUEMET

Olivier JACQUOT

Murielle JEANTO

Fabien LOPINTO

Vanessa MAZOYER

Brigitte NAVIER

Karla PERRIN

Catherine RISSER

Maud SAGET

Catherine TOULY-MICHEL

Philippe VATEL

Marie-Odile VAUTRIN

Claire WAGNER-LITZELMANN

Objectif Formation en Lorraine

est une publication éditée

par l’Association INFFOLOR,

INFFOLOR - CARIF Lorraine

(Siège social) - 6, Place du Roi George

57000 METZ

Tél. : 03 87 68 10 10

Fax : 03 87 68 10 11

INFFOLOR - Antenne

Place de Paris

54500 VANDŒUVRE-LÈS-NANCY

Tél. : 03 83 54 20 00

Fax : 03 83 54 13 13

Réalisation technique INFFOLOR :

Estelle MARKOVIC

Marie-Christine SINDT

N° de dépôt légal deuxième trimestre

1994

ISSN 1254 - 8502

Trimestriel

Retrouvez le magazine en ligne sur

http://www.inffolor.org,

Rubrique Ressources

-> Choisir publications INFFOLOR

rubriques

actua 5,8,19,23,31

SOMMAIRE )

Point d'étape 6/7

Les écoles de la deuxième chance en Lorraine

Droit 9

Le Revenu de solidarité active (RSA)

Tendance 10/11

Hello, Allô, Dígame ?...

L'enseignement des langues par téléphone

Zoom 12/13

Une plate-forme de services VAE aux entreprises

pour faciliter les actions collectives

Projecteur 14/15

La méthode de recrutement par simulation (MRS) :

une méthode pas ordinaire

Région 16/17

1 000 permis pour l'emploi !

Formation de 22 demandeurs d'emploi dans le secteur du nucléaire

1 er plan 18/19

Le PLACER : Plan Lorrain d'Accès aux Compétences pour

l'Emploi en Région

Rencontre 20/21

Métiers d'art à l'honneur

Des métiers qui comptent 22/23

Ne quittez pas, un conseiller va prendre votre appel !

Animation 24/25

Actions d'information INFFOLOR : une nouvelle programmation

en 2009

Regard 26

Secteur agricole : vers une plate-forme de professionnalisation

À découvrir 27

La formation ouverte de tuteurs ou comment former un référent

RH en PME

À l'honneur 28

60 ans que l'AFPA forme pour l'emploi

Tribune 29

Création d'un BAIP dans les universités lorraines

Kiosque 30


FACILITER L'ACCÈS DES DEMANDEURS D'EMPLOI AUX FORMATIONS UNIVERSITAIRES

(De gauche à droite) : François LAURENT – Pdt de l’EPCS Nancy-Université, Laurence

DEMONET – V-Pdte de la Région Lorraine, Luc JOHANN – Pdt de l’Université Paul Verlaine

de Metz et Jean-Pierre MOINEAU - V-Pdt de la Région Lorraine.

En 2006, les Universités Lorraines (Nancy, Metz et INPL) et la Région

Lorraine ont expérimenté un dispositif destiné à répondre à une

«nouvelle approche de la formation des demandeurs d’emploi en s’intéressant

à leur projet et favoriser ainsi durablement leur insertion

professionnelle».

Ce dispositif, pérennisé en 2007 et 2008 avec l’adoption par la

Région Lorraine de règlements d’intervention spécifiques, reposait

sur trois volets favorisant ainsi le partage de l’offre de formation

universitaire entre une logique de formation par projets en groupes

de formation spécifiques, et une logique de besoins et de projets individuels au plus près de la réalité économique.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

A CTUA )

Toutefois, face à l'évolution et au développement permanent du partenariat entre la Région Lorraine et les établis-

sements universitaires lorrains, des besoins recensés en matière de formations supérieures pour les publics lorrains,

et en particulier pour les demandeurs d'emploi, et d’évolution de l’espace universitaire lorrain, la Région Lorraine et

les établissements universitaires ont souhaité passer à une «phase de développement» de leur coopération par la

signature d’un Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens pour la période 2009-2012.

Ce contrat, qui s’appuie sur les orientations définies dans le Plan régional de développement des formations professionnelles

(PRDFP) voté en 2005 et dans le Plan lorrain d’accès aux compétences pour l’emploi en région (PLACER), a

pour objet de définir les objectifs, les principes et les modalités de coopération, dans le champ de la formation professionnelle

continue, entre la Région Lorraine et les établissements universitaires lorrains.

Ils s'engagent ainsi à développer l'accès aux formations professionnelles supérieures, en privilégiant cet accès pour les

publics prioritaires de la Région Lorraine, et notamment les demandeurs d'emploi.

Ce développement se fera à travers :

- la promotion des dispositifs mis en œuvre par les établissements universitaires : accès - accompagnement - offre

professionnalisée,

- le développement d’un espace de formation tout au long de la vie favorisant la construction de parcours de

formation individualisés, par l’utilisation de modalités pédagogiques adaptées et la prise en compte de la Validation

des Acquis de l’Expérience,

- la constitution d’une offre de formation diplômante ou qualifiante adaptée aux besoins du marché et au tissu

économique régional, au nouveau contexte économique et social, aux évolutions des métiers et à l’émergence de

nouveaux métiers,

- le renforcement d’une stratégie partenariale avec tous les partenaires de l’emploi et de la formation professionnelle

continue,

- l’accompagnement des stagiaires vers l’insertion professionnelle grâce à la mise en place d’actions spécifiques,

- une meilleure connaissance mutuelle de leurs engagements respectifs, en particulier le contrat quadriennal pour

les établissements universitaires et le PRDFP pour la Région Lorraine,

- la mutualisation des compétences des services communs de formation continue universitaire et la mise en place

d’un système d’information et de gestion unique.

Au terme du présent contrat, la Région Lorraine s’engage à apporter, sur la période 2009/2012 (soit trois années

universitaires) une aide prévisionnelle plafonnée à 7 millions d’euros.

Contacts :

Université Paul Verlaine - Metz

Service Commun de Formation Continue

03 87 31 59 62

Nancy-Université Formation Continue

03 83 68 28 00

5


P OINT D ' ÉTAPE )

LES ÉCOLES DE LA DEUXIÈME CHANCE

EN LORRAINE

Présent sur notre région depuis 2006, le réseau des Écoles de la deuxième chance (E2C) de Lorraine anime

6 écoles, par ordre d’ouverture : Meurthe-et-Moselle Sud (Nancy), Moselle-Ouest (Woippy), Meuse (Bar-le-

Duc), Transfrontalière (Longwy), Vosges-Ouest (Épinal) et tout dernièrement Moselle-Est (Forbach).

D’ici la fin de l’année, une septième école ouvrira ses portes à Thionville (Lorraine-Nord).

Contacts :

Réseau E2C Lorraine

Fabien LOPINTO

Groupe CCI Formation

03 83 95 36 08

E2C Moselle-Est

Dalila GHOUILA

03 87 84 79 40

Première promotion de l'E2C Moselle-Est.

DISPOSITIF MULTIPARTENARIAL

À la demande de la Région Lorraine, le groupe CCI FORMATION 54 pilote le

réseau E2C Lorraine. Il est le garant de la mise en œuvre de la formation.

L’ensemble du dispositif bénéficie d’un pluri-financements :

- Région Lorraine,

- Fonds Social Européen,

- État (DIV, DDTEFP),

- conseils généraux de Meurthe-et-Moselle et de Meuse, pour des parcours

destinés à des bénéficiaires du RMI âgés de 26 à 30 ans,

- communautés de communes ou d'agglomération de Nancy, Woippy, Barle-Duc,

Longwy, Épinal, et Forbach, mettant à disposition les locaux à titre

gracieux.

DISPOSITIF INNOVANT

Dans ce dispositif, les personnes sont stagiaires de la formation professionnelle

et rémunérées. Elles bénéficient d’un accompagnement constant tout au

long de leur parcours, réapprennent à apprendre de manière individualisée,

découvrent l’entreprise et les métiers au travers de stages pratiques (45% du

temps de formation).

Une réelle deuxième chance de s’insérer professionnellement que 970

stagiaires ont saisi en 2008 au sein des E2C lorraines, très majoritairement

orientés par les missions locales et Permanences d'accueil, d'information et

d'orientation (PAIO).

Grâce à une pédagogie adaptée au public accueilli (jeunes en difficulté sortis

du système scolaire depuis plus de 6 mois, sans diplôme ni qualification ou

toute personne âgée de 26 à moins de 30 ans, bénéficiaire de minima sociaux

pour la Meurthe-et-Moselle et la Meuse), le taux de sorties positives (alternance,

formation, emploi) s’élève en moyenne à 56% et dépasse les 62% sur

certains sites.

6 Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


FOCUS SUR... L'E2C MOSELLE-EST À FORBACH

L’École de la deuxième chance Moselle-Est a ouvert ses portes en janvier 2009, et

a accueilli sa première promotion de 38 jeunes le 23 février dernier. La deuxième

promotion vient d’intégrer le dispositif, portant l’effectif à 80 stagiaires répartis en

huit groupes.

Tous les jeunes sont orientés par les missions locales du Bassin Houiller, de Moselle

Centre, de Sarreguemines et par le Pôle emploi. Cette nouvelle structure bénéficie

de locaux spacieux mis à disposition par la communauté de communes "Porte de

France" de Forbach.

Construite sur un partenariat entre le Groupe CCI Formation 54 et le GRETA du

Bassin Houiller Lorrain, l’E2C Moselle-Est se compose d'une équipe de 6 permanents

et de 12 formateurs vacataires et honoraires, qui transmettent leurs motivations et

savoirs aux stagiaires.

Une psychologue du travail intervient également pour conforter le travail sur le projet

personnel et professionnel des jeunes et renforcer le travail d’accompagnement

individuel.

Très rapidement, l’équipe pédagogique a su nouer des relations partenariales indispensables

à l’atteinte d’un objectif d’insertion professionnelle durable. Ces partenaires

interviennent régulièrement sur les groupes.

C’est ainsi, que les stagiaires ont pu bénéficier d’intervention de professionnels du

bâtiment, du commerce/grande distribution, de l’environnement (Véolia Eau), de la

société RHI, pour la connaissance du monde de l’entreprise.

Des visites d’entreprises, CFA, organismes de formations qualifiantes sont également

organisées.

Les acteurs du champ social et paramédical sont également impliqués : CEDIFF,

en amont (prévention des addictions). D’autres suivront, en fonction des besoins

repérés et demandes des jeunes. De plus, dans un souci d’ouverture d’esprit, les

stagiaires sont invités à se mobiliser sur des projets collectifs à caractère culturel,

sportif, citoyen, ...

À ce jour, deux ateliers remportent un vif succès : l’atelier photo et l’atelier Slam.

La prévention routière est aussi à l’honneur, dans le cadre d’un travail sur l’accès

au permis de conduire qui s’inscrit dans l’opération «1000 permis pour l’emploi»,

financée par la Région Lorraine.

Comme ses aînées, l’École de la deuxième chance Moselle-Est propose une approche

globale des jeunes en difficulté d’insertion, afin de leur assurer l’égalité des chances.

Ce dispositif bénéficie d'un financement de la Région Lorraine et du Fonds Social

Européen.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

FL

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A CTUA )

FORMATION ET HANDICAP, C'EST POSSIBLE !

Malgré de réels progrès dans l’intégration des travailleurs en situation de handicap au sein de l’entreprise,

il reste encore de nombreux efforts à consentir, notamment pour développer leur accès

à la formation.

Afin de lutter contre la méconnaissance et l’incompréhension du handicap à l’origine de la plupart des difficultés

rencontrées dans le quotidien professionnel, l’Agefiph, organisme de référence pour l’aide à l’emploi des personnes

handicapées, a décidé de redoubler d’efforts pour favoriser encore plus de prestations de formation. Depuis quelques

années déjà, un partenariat est mené avec les GRETA de Lorraine, pour élargir les dispositifs de formation à un plus

grand nombre de bénéficiaires, en développant une culture de l’accueil et de l’accompagnement vis-à-vis du handicap.

Cela se concrétise par plusieurs actions :

- Des formations courtes spécifiques à destination des travailleurs handicapés, réalisées en lien avec les CAP Emploi

et dont l’objectif est l’élaboration, la validation de projet et l’accompagnement dans la démarche d’insertion professionnelle.

- Un accueil individualisé et spécifique dans les centres d’accueil permanents de l’Education nationale (CAPEN)* de

Lorraine. Ici, un référent est nommé pour chaque stagiaire intégré à une session de groupe. Une évaluation des capa-

cités ergomotrices complète le travail réalisé au sein du groupe conduisant ainsi à l’identification d’un métier envisageable.

- Enfin, des formations qualifiantes et pré-qualifiantes sont proposées lorsque la personne a un projet bien défini.

La gestion et la sécurisation des parcours, la pérennisation de l’emploi doivent aussi s’appliquer aux personnes en

situation de handicap. Tout est ainsi mis en œuvre pour prendre en compte les besoins de chaque personne en situation

de handicap et éviter ainsi les ruptures dans leur chemin vers l’emploi. Le réseau des GRETA poursuit ses efforts

pour prendre en compte le handicap dans les parcours de formation et proposer de véritables solutions «formation».

1 L’action a une durée totale de 175 h, comprenant un bilan-évaluation des acquis professionnels et non professionnels, une définition ou redéfinition

du projet professionnel, une découverte de l’environnement socio-économique, une proposition de parcours personnalisé d’insertion, un accompagnement

des stagiaires pendant trois mois.

Contact :

Laurent BURG

Chargé de mission égalité professionnelle : handicap - genre - origine

laurent.burg@ac-nancy-metz.fr

L'UNAPL CONFIE AU RÉSEAU DES GRETA L'ANIMATION DE LA FORMATION DE SECRÉTAIRE TECHNIQUE

DES PROFESSIONS LIBÉRALES

En 2005, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), avec l’aide de l’OPCA professions libérales, a créé la

certification de Secrétaire technique des professions libérales (STPL), niveau IV, avec deux options proposées : «santé»

ou «cadre de vie». Après une expérimentation réussie en Ile-de-France, elle en confie aujourd’hui l’animation au réseau

des GRETA pour déployer ce dispositif sur l’ensemble du territoire.

Par ce choix, l’UNAPL se donne les moyens de réussir l’objectif qu’elle s’est fixée : permettre aux entreprises libérales

de recruter des jeunes qualifiés et pallier, dans les années à venir, les départs en retraite de leurs salariés.

Il réunit ainsi trois conditions essentielles :

- une offre de formation de proximité (le réseau des GRETA dispose de 6 500 lieux de formation, répartis sur

l’ensemble du territoire),

- un accès à l’emploi au niveau du territoire, au plus près de l’entreprise,

- un accompagnement renforcé des salariés, par une équipe de formateurs qualifiés, depuis le diagnostic de besoins

de qualification jusqu’à l’évaluation finale.

La certification STPL permet à son titulaire d’exercer au sein d’une entreprise libérale dans deux grands secteurs

d’activité : la santé (cabinet médical, cabinet dentaire, laboratoire d’analyses de biologie médicale…) et le cadre de vie

(entreprise d’architecture, cabinet d’économistes de la construction, cabinet de géomètres-experts…).

La formation se fait par la voie de l’alternance, dans le cadre d’un contrat de professionnalisation pour les jeunes

bacheliers ou d’une période de professionnalisation pour les salariés déjà en activité.

Contact :

Académie Nancy-Metz

Ghislaine MATHIS-GÉRARD - 03 87 67 91 10

www.secretairetechnique.fr / www.greta-lorraine.fr

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


LE REVENU DE SOLIDARITÉ

ACTIVE (RSA)

D ROIT )

Le Revenu de solidarité active (RSA) est entré en vigueur le 1er juin 2009. Il vise à lutter contre l’exclusion en

assurant un minimum garanti, à compléter les revenus du travail (lorsque le salaire est inférieur à un niveau

de ressource garanti), à encourager l’activité professionnelle, et à simplifier les minima sociaux. Il remplace

le Revenu minimum d’insertion (RMI), l’Allocation de parent isolé (API) et certaines aides forfaitaires temporaires

comme la Prime de Retour à l’Emploi.

BÉNÉFICIAIRES

Peuvent bénéficier du RSA, les personnes de plus de 25 ans

(ou de moins de 25 ans ayant un enfant né ou à naître) :

- résidant en France de manière stable et effective,

- sans ressources,

- ou exerçant ou reprenant une activité salariée ou indépendante

avec de faibles ressources.

Remarque : les personnes percevant le RMI ou l’API au 30

mai 2009 sont automatiquement bénéficiaires du RSA.

MONTANT DU RSA

Le RSA est calculé et accordé selon la situation du demandeur.

Il n'a pas un montant fixe. Lorsque la personne ne

dispose d’aucune ressource, le montant forfaitaire est égal à

454,63 euros pour un foyer composé d'une seule personne.

Ce montant est augmenté de 50% quand le foyer est composé

de deux personnes.

Il est ensuite majoré de 30% pour chaque personne supplémentaire.

Les parents isolés et foyers monoparentaux bénéficient

d'une majoration.

Le montant du RSA varie donc en fonction de la situation familiale

mais également en fonction des ressources perçues au

sein du foyer. Lors d’une reprise d’emploi, le RSA garantit une

augmentation effective des revenus.

DROITS ET DEVOIRS DU BÉNÉFICIAIRE DU RSA

Un droit à l’accompagnement est inscrit dans le dispositif du

RSA. Il s'agit d’un accompagnement social et professionnel

adapté aux besoins du bénéficiaire par un organisme désigné

par le Conseil Général : Pôle emploi , un autre organisme

participant au service public de l'emploi ou un organisme

d'insertion. Le suivi de cet accompagnement est organisé

par un référent unique.

Accompagnement professionnel

Dans le cadre d’un accompagnement professionnel par Pôle

emploi, le bénéficiaire du RSA qui s’engage à rechercher

activement un emploi, élaborera, conjointement avec le référent

désigné, un Projet personnalisé d'accès à l'emploi

(PPAE).

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

L'accompagnement proposé visera principalement à remobiliser

la personne, à faciliter la recherche d'emploi et à

consolider ses capacités professionnelles. Dans ce cadre,

Pôle emploi peut mobiliser l’Aide personnalisée de retour à

l’emploi (APRE) qui est financée par l’État via le Fonds national

des solidarités actives (FNSA).

Cette mesure permet de prendre en charge tout ou partie

des coûts exposés par la personne lorsqu’elle débute ou

reprend une activité professionnelle : emploi, formation ou

création d’une entreprise.

Les dépenses exposées peuvent porter sur le transport,

l’habillement, le logement, l’accueil des jeunes enfants,

l’obtention d’un diplôme ou d’une certification…

Accompagnement social

Si des difficultés liées notamment aux conditions de logement,

à l'absence de tout logement ou à l’état de santé font temporairement

obstacle à l’engagement dans une démarche de

recherche d’emploi, un accompagnement social sera proposé

avec des organismes d’insertion sociale conventionnés par

le Conseil Général.

Contacts :

Caisse d'allocations familiales (CAF)

Mutualité sociale agricole (MSA)

MJ

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10

T ENDANCE )

HELLO, ALLÔ, DÍGAME ?...

L'ENSEIGNEMENT DES LANGUES PAR

TÉLÉPHONE

Septembre 1993 – la CCI d'Épinal1 , propose pour la première fois des formations en langues par téléphone.

À cette époque où la Formation Ouverte A Distance et l'e-learning faisaient leur début dans la formation

professionnelle continue en promettant d'importants gains de temps et d'argent, cet organisme a préféré de

son côté utiliser un autre moyen de communication plus traditionnel qui avait déjà fait ses preuves : le

téléphone.

Contact :

CCI des Vosges

03 29 35 79 07

Après des échanges riches en enseignements avec le centre de langues de la

CCI de Lille (CPLE) déjà expérimenté en formations par téléphone, la CCI des

Vosges a organisé une session de formation à l'intention de ses formateurs

en langues étrangères afin de leur donner la méthodologie nécessaire pour

adapter les techniques d'enseignement en face-à-face à un public que l'on

ne voit pas. Au téléphone, pas de gestuel, pas d'aide visuelle pour faciliter la

communication.

Ce qui en fait d'ailleurs un de ses points forts : le salarié qui échange avec

aisance en langue étrangère au téléphone est celui qui est capable de s'en

sortir dans toutes les situations linguistiques même complexes.

Un mois après la formation de formateurs, la CCI lance le premier stage au

téléphone. Aujourd'hui, près de 16 années plus tard, c'est une formule qui

remporte toujours beaucoup de succès auprès des entreprises vosgiennes.

LE SECRET DE CETTE RÉUSSITE ?

Il y a en a sans doute plusieurs : le gain de temps et de déplacement, la

souplesse de la prise de rendez-vous, l'individualisation de la formation en

termes de contenu et de niveau, la mise en pratique immédiate des connaissances

sont souvent cités pour expliquer pourquoi cette formule continue à

plaire.

Mais là où les cours par téléphone font vraiment la différence, c'est par le

contact qu'a le stagiaire avec son formateur, le même tout au long de la

formation. Il est à son écoute pour adapter le contenu de la formation à ses

besoins spécifiques. Après tout, une langue, est faite pour être parlée – une

dimension qui manque parfois aux autres formations à distance qui ont trop

souvent tendance à faire la part belle aux technologies en oubliant la dimension

humaine. Le suivi personnalisé du cours par téléphone permet de tisser des

liens qui mettent rapidement le stagiaire en confiance et le rendent donc plus

réceptif à l'acquisition de nouvelles compétences et connaissances linguistiques.

Et le fait de ne connaître son formateur que par téléphone interposé,

fait sauter cet obstacle qu'est la crainte du ridicule. Il renforce par conséquent

la confiance en soi.

La géographie du département des Vosges a également son rôle à jouer.

Les pôles industriels étant disséminés sur tout le territoire, nombreux sont

ceux qui se trouvent relativement éloignés des lieux de formation traditionnels.

1 devenue suite à la fusion avec Saint-Dié en 2004, la CCI des Vosges.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


QUELQUES CHIFFRES

Depuis 1994, quelques 700 person-

nes ont opté pour la formation par

téléphone, et ce essentiellement en

anglais qui reste la langue la plus

demandée loin devant l'allemand et

l'espagnol.

Autrement dit, dans le contexte de

l'activité du département langues de

la CCI des Vosges, un peu plus de

30% des actions réalisées tous les

ans sont depuis 16 ans des cours

par téléphone.

Et ce chiffre reste sensiblement le

même, année après année – l'intérêt

ne faiblit pas en dépit des innovations

technologiques.

«Pour le chef d'entreprise pressé ou le cadre à l'export souvent en déplacement,

perdre jusqu'à deux heures pour se rendre en formation est simplement "inenvisageable"»

souligne Karla PERRIN, responsable Formations Langues à la CCI des

Vosges. Et faire venir le formateur lorsqu'il n'y a qu'un ou deux salariés à former dans

l'entreprise coûte trop cher. Le téléphone devient donc l'outil idéal alliant économie de

temps avec une efficacité pédagogique qui n'est plus à démontrer.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Quelle que soit la langue - anglais, allemand, espagnol - l'offre reste la même. Un module

de cours par téléphone se compose de 20 appels de 20 minutes. Il s'adresse à toute

personne ayant au moins un niveau élémentaire dans la langue choisie – quelques

bases suffisent. Le formateur appelle le stagiaire sur son lieu de travail à une heure

convenue au préalable avec l'intéressé. La formule offre une grande flexibilité dans la

prise des rendez-vous, ce qui permet même au salarié le plus occupé de trouver au

moins un créneau chaque semaine pour faire son cours. Les supports de cours sont

envoyés par mail et demandent une préparation de la part du stagiaire pour que le

temps passé au téléphone soit le plus efficace possible.

L'investissement de l'apprenant est un facteur clé de la réussite de ce type de formation.

Le contenu du cours varie selon le niveau et les besoins de l'apprenant – la mise

en pratique d'un point de grammaire, l'utilisation en situation de vocabulaire spécifique

par le biais d'un jeu de rôle, la discussion sur un thème professionnel… tout est

possible et le formateur s'adapte aux exigences de chacun.

À l'issue d'un module de cours par téléphone, le stagiaire est plus à l'aise à l'oral,

comprend avec plus de facilité et a gagné nettement en confiance. Les "récidivistes"

sont nombreux – il n'est pas rare que la même personne suive plusieurs modules

consécutifs sur plusieurs années tant la formule plaît et fait réellement progresser.

KP - CE

ILS TÉMOIGNENT ...

Fabrice COLIN - Responsable maintenance électricité-instrumentation

Norske Skog à Golbey

Dans le cadre de mes fonctions, je suis obligé de pratiquer l’anglais car j’ai

régulièrement des échanges avec le fournisseur finlandais de la machine dont je

m’occupe. J’ai utilisé plusieurs méthodes : apprentissage en groupe, stage intensif

en Angleterre, le face-à-face. Enfin, j’ai opté pour une formation par téléphone.

Celle-ci me permet de maintenir mon niveau d’anglais tant au niveau grammatical

qu’au niveau du vocabulaire. De plus, elle me prend peu de temps.

Caroline AMET – DRH chez Bragard (confection de vêtements professionnels)

Actuellement, quatre salariés bénéficient de cette formation. L’objectif pour eux

est de maintenir un bon niveau d’anglais. Cette formule est très confortable.

Le salarié l’utilise selon ses besoins et son emploi du temps. La durée d’une

séquence étant d’environ 20 minutes, certains, pour des raisons de concentration,

se forment même hors temps de travail.

Francis FOLTZER – DRH chez Rapid SAS – (Collage et agrafage)

Six salariés de la branche commerciale suivent cette formation afin d’élever leurs

compétences en langue anglaise et ainsi répondre aux besoins de notre maison

mère située en Suède. Plusieurs raisons nous ont fait choisir cette formule par

téléphone : sa souplesse tout d’abord car le salarié accède à la formation à partir

de son poste de travail, sa durée qui ne le mobilise même pas une demi-journée.

Enfin, s’exprimer en langue étrangère par téléphone suscite moins de crainte et

de gêne que le face-à-face.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

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Z OOM )

UNE PLATE-FORME DE SERVICES VAE

AUX ENTREPRISES POUR FACILITER

LES ACTIONS COLLECTIVES

Inscrite dans le plan d’action régional pour la Validation des acquis de l’expérience (VAE), une «plate-forme

de services VAE aux entreprises» est constituée en Lorraine depuis fin 2008. L’objectif, pour l’État et la Région

Lorraine, en concertation avec les partenaires sociaux dans le cadre de la Commission VAE du CCREFP1 , est

faire de la VAE une démarche intégrée dans les politiques de gestion des ressources humaines et de qualification

d’un plus grand nombre d’entreprises, mais aussi de branches professionnelles et de territoires.

Contact :

DRTEFP

Catherine TOULY-MICHEL

03 83 30 89 71

catherine.touly@dr-lorrai.travail.gouv.fr

Les actions développées à travers la plate-forme de services doivent permettre

de mieux faire connaître la VAE aux entreprises et surtout de leur simplifier

et de leur faciliter l’accès, en leur proposant un point d’entrée unique et une

réponse «sur mesure», adaptée à leur problématique.

LA PLATE-FORME REPOSE SUR

un réseau de conseillers en ressources humaines, relais de la plate-forme

(conseillers d’OPCA, de branches professionnelles, d’organisations consulaires…)

auprès des entreprises. Dans le cadre de leurs conseils RH aux

entreprises, ces conseillers informent l’entreprise sur la VAE et l’aident à

analyser l’opportunité d’une démarche collective de VAE.

Afin de constituer un réseau de conseillers porteurs du projet, deux sessions

de formation «VAE et gestion des compétences» réunissant 24 conseillers

ont été mises en place, animées par l’ARACT Lorraine, les certificateurs, et

le centre régional de ressources VAE. Une nouvelle session est prévue en

octobre 2009.

une organisation inter-certificateurs à même de faire une analyse et un

traitement collégial de la demande, pour apporter à l’entreprise une réponse

adaptée en termes de choix et de parcours de certification.

des supports de communication et un outillage spécifique. Une lettre

d’information, basée sur des témoignages d’actions collectives en Lorraine,

donnant la parole à des employeurs et des salariés, a été diffusée à plus

de 12 000 entreprises en Lorraine. D'autres outils (site internet...) seront

disponibles au cours du second semestre.

LE RÔLE DE LA PLATE-FORME

Elle simplifie et facilite le recours à la VAE par les entreprises en leur apportant

un appui aux démarches collectives de VAE. Elle peut accompagner des

actions à l’initiative d’une entreprise, menée en intra, en lien avec ses objectifs

Ressources Humaines ou des actions menées en inter-entreprises, à l’initiative

de structures professionnelles (OPCA, branches…), dans une logique de

Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Sont également concernées les actions collectives territoriales à l’initiative

d’acteurs des politiques de l’emploi.

1 Comité de Coordination Régional de l'Emploi et la Formation Professionnelle.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


C. MARCHAL, C. KEDZIA, A. DUMOULIN, lauréats de

la VAE à Nestlé Waters Supply Est, site de Vittel.

ENTREPRISE ET SALARIÉS :

DES BÉNÉFICES PARTAGÉS

Démarche individuelle, la Validation

des Acquis de l’Expérience permet au

candidat de valoriser et certifier ses

compétences, favoriser sa mobilité,

son employabilité et sécuriser son

parcours professionnel.

La VAE peut également être initiée

par l’entreprise, pour :

- reconnaître, motiver, valoriser, responsabiliser

les salariés,

- revaloriser un métier, une fonction,

fidéliser,

- accompagner les mobilités internes

ou externes,

- adapter l’organisation au dévelop-

pement de l’entreprise,

- valoriser l’image de professionnalis-

me de l’entreprise,

- pérenniser les savoir-faire,

- développer l’appétence formation,

- rationaliser les parcours de formation,

- mettre en adéquation postes et niveaux

de qualification,

- renforcer une démarche de manage-

ment par les compétences.

POUR L'ENTREPRISE, 5 BONNES RAISONS DE FAIRE APPEL À LA PLATE-

FORME

Être conseillé sur l’opportunité d’une action VAE, et sur son articulation avec ses

pratiques RH.

Éviter les contacts multiples : point d’entrée unique, orientation vers le bon certificateur.

Préparer l’action avec les partenaires (financeurs, certificateur, …) : sécuriser le

projet en réunissant les conditions de réussite pour chaque candidat.

Être accompagné tout au long du projet.

Bénéficier de services et prestations adaptés.

LA PLATE-FORME : UNE GAMME DE SERVICES POSSIBLES, À CHAQUE

ÉTAPE 1

Les services de la plate-forme seront déterminés selon la nature et les besoins de

l’action.

Aider l'entreprise à clarifier les objectifs, au regard de sa stratégie : quoi en

attendre, pour quels salariés ? ... Informer des points clé de la démarche.

Identifier avec l'entreprise les certifications adaptées au projet et métiers de l’entreprise.

Si besoin, mener sur site une analyse de postes.

Assister l'entreprise dans la phase d’information (salariés ciblés, partenaires

sociaux, encadrement intermédiaire) : animation de réunions sur site, remise de

documents, … basés sur un argumentaire et des messages adaptés au contexte.

Indiquer à l'entreprise les écarts à prendre en compte dans les moyens d’accompagnement,

voire de formation post-VAE. Aider à la recherche de financements.

Tenir des permanences dans les locaux de l’entreprise pour des entretiens avec

chaque candidat, afin de déterminer la certification adaptée à son projet et à son

expérience.

Mettre en place un accompagnement renforcé adapté aux besoins, incluant des

séances collectives et individuelles, sur site. Suivre l’action avec le référent interne.

En cas de validation partielle : conseiller chaque candidat dans la poursuite de

son parcours et aider l'entreprise à prévoir les moyens (éventuellement formation

complémentaire en interne ou en externe).

Conseiller l'entreprise dans la gestion de l’après VAE, pour mettre à profit la dynamique

professionnelle nouvelle.

QUI CONTACTER ?

Pour informer – orienter un salarié

(VAE individuelle)

Orientez-le vers

un Point Relais Conseil :

Entretiens gratuits

d’aide au choix du diplôme

25 antennes en Lorraine

N° Vert : 0 800 800 814

Pour proposer une VAE

à quelques salariés (VAE collective)

Sollicitez l’aide de la plate-forme

de services VAE aux entreprises

Contactez :


ou


03 87 68 10 21 (30) - vae@inffolor.org

www.inffolor.org/vae > grand public www.inffolor.org/vae > entreprises

1 Cette liste n'est qu'indicative.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

CT - PV

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P ROJECTEUR )

LA MÉTHODE DE RECRUTEMENT PAR

SIMULATION (MRS) : UNE MÉTHODE PAS

ORDINAIRE

Écrite par Georges LEMOINE et Pierre LIÈGE1 , cette technique de recrutement a été qualifiée de révolutionnaire.

En effet, elle ne tient pas compte du diplôme, des qualifications, des connaissances, de l’âge des personnes

recrutées. Ce qui a été étudié, c’est la transférabilité de compétences personnelles en habiletés professionnelles.

Exemple : la mère de famille qui s’est arrêtée de travailler pendant 15 ans pour élever ses 3 enfants a développé

des compétences pour gérer un planning ou bien un maquettiste qui sera en mesure d’effectuer des travaux

minutieux...

BON À SAVOIR

Au départ, les métiers les plus représentés

dans les commandes des entreprises

étaient ceux de l'industrie (opérateur de

production) alors qu'aujourd'hui, ce sont les

métiers de services (opérateurs de centre

d'appel, organismes bancaires et services

à la personne) qui connaissent les faveurs

de la MRS.

1 cadres de l'ANPE, auteur et co-auteur, qui intervenaient

à l'Université de Poitiers et de Toronto au Québec.

MISE EN ŒUVRE

Quand une entreprise a des besoins en recrutement, la première chose qui

est faite par les référents MRS de Pôle emploi, c’est l’analyse des postes à

pourvoir et le recensement des habiletés qui sont exigées. Se présentent

alors deux possibilités : soient les habiletés sont nécessaires et suffisantes

soit, il y une part de connaissance technique plus ou moins importante.

Dans le premier cas, la stricte application de la MRS pour le recrutement suffit

et dans le deuxième cas, la méthode peut amener à des entrées en formation

et à la réalisation de contrats de professionnalisation ou d’apprentissage.

Les exercices qui découlent des observations en entreprise permettent

d’apprécier la façon dont les candidats abordent et résolvent les difficultés

du poste. Chaque candidat réalise seul ou en groupe, un ensemble d’actions

concrètes. Il doit respecter une organisation de travail, réaliser des tâches

en respectant des normes et des consignes et obtenir un résultat précis.

Le recrutement se déroule donc en plusieurs étapes :

- analyse sur site du poste proposé pour définir avec l’entreprise les habiletés

requises,

- création ou adaptation d’exercices permettant de mesurer les habiletés des

candidats au regard du poste proposé,

- validation de cette analyse de poste par l’entreprise,

- étalonnage des exercices MRS avec des salariés de l’entreprise afin d’obtenir

la note plancher de validation des candidats,

- évaluation des candidats avec les exercices créés sur mesure,

- présentation des candidats qui ont réussi leur évaluation en atteignant la

note d’étalonnage,

- entretien d’embauche et de validation de motivation par l’entreprise.

LA MRS EN LORRAINE

C’est en Lorraine qu’a été inaugurée la première Plate-forme de vocation

(PFV) ANPE, plus précisément à Metz. Cette structure permet d’accueillir

les candidats postulant sur des offres d’emploi et donc de les évaluer avec

des exercices spécifiques. La PFV met en place la méthode pour évaluer les

jeunes et les adultes par rapport à un métier identifié, en réponse à une entreprise

qui recrute. 17 conseillers spécialisés en Lorraine travaillent avec cette

méthode avec l’appui de Patrice CORBIER de Pôle emploi Lorraine qui est le

correspondant régional MRS depuis 10 ans.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


LA MRS ET LES ENTREPRISES

LORRAINES

En Lorraine, de grandes enseignes et

entreprises ont fait appel aux services

des conseillers experts :

- Auchan,

- les restaurants Flunch,

- Mc Donalds et Quick,

- PSA,

- le CHU de Brabois (assistants de

services hospitaliers),

- la Société Nationale Immobilière

pour des gardiens d’immeubles,

ARVATTO ou BOSCH pour des opérateurs

de centres d’appel,

- France Transfo pour des monteurs

haute et basse tension,

- EVOBUS ou PSA pour des opérateurs

de montage.

Actuellement un recrutement est en

cours pour :

- la société Acticall qui ouvre deux

centres d’appel téléphonique (200

postes à Nancy et à Toul),

- Center Parcs (612 recrutements en

2009 et 200 autres d’avril 2010

à avril 2011 (pour faire face à

l’agrandissement du parc de loisirs

et au turn-over éventuel).

UN EXEMPLE DE COLLABORATION EXEMPLAIRE : LES RECRUTEMENTS

POUR CENTER PARCS

Plan d'actions

La campagne bruissait de la rumeur depuis de nombreuses années : Center Parcs

allait s’implanter en Moselle près de Sarrebourg. Lentement, la rumeur a fait place à

une réalité tangible et en 2008, les premiers coups de bulldozer ont été donnés sur

le site du Domaine des Trois Forêts, l’ouverture étant prévue en avril 2010.

C’est un projet piloté par le Groupe Pierre & Vacances et sa filiale Center Parcs, qui

réalise ainsi la plus grande structure touristique de la Région Lorraine.

À la clé, 612 emplois aux profils variés et répartis en trois secteurs :




Pour répondre à ces besoins conséquents, le pôle emploi de Sarrebourg, les PFV de

Forbach, d’Épinal, de Nancy et Patrice CORBIER ont préparé un plan d’actions en lien

avec la Région Lorraine et INFFOLOR en organisant notamment des réunions d’informations

collectives en direction des Lorrains.

Très tôt, les conseillers spécialisés ont rencontré les responsables des ressources

humaines de Center Parcs afin de préparer les recrutements sur trois niveaux.

Les recrutements les plus importants concernent les (250) ouvriers nettoyeurs de

locaux avec la création d’exercices spécifiques auprès d’un public qui ne sait ni lire ni

écrire le français.

Ensuite, ce sont les postes de service en salle pour la restauration (100 postes) qui

ont été passés au crible en utilisant les exercices de serveurs. À la suite de la MRS,

les candidats suivront une formation au métier. Enfin un exercice a été spécifiquement

crée pour Center Parcs pour déterminer parmi les 600 candidats quelle était

leur aptitude à l’accueil des clients.

Étalonnage

Avant de commencer les recrutements proprement dit, deux conseillers du Pôle

emploi de Sarrebourg et 2 conseillers de la PFV de Forbach se sont rendus sur le

Center Parcs de Verneuil-sur-Avre (Normandie) accompagné de P. CORBIER.

Cette opération a permis de tester les évaluations avec le personnel déjà en poste

et cela sur les trois métiers. L’étalonnage s’est déroulé dans d’excellentes conditions

et l’encadrement de Center Parcs a été très satisfait du travail accompli par Pôle

emploi.

Les salariés évalués ont affirmé que les exercices correspondaient parfaitement à

leurs métiers et aux situations rencontrées dans leurs pratiques professionnelles

quotidiennes. Les exercices sont donc calibrés et prêts pour la vague de recrutements

qui vient de démarrer.

La validité de la méthode permet de sécuriser les recrutements et surtout de recruter

efficacement en se passant des filtres et critères de sélection traditionnels, tout

en affichant une fiabilité excellente. Toutes les entreprises ayant eu recours à la MRS

peuvent témoigner de l’excellence du concept (voir encadré).

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

FC

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R ÉGION )

La situation des jeunes lorrains âgés de moins de 25 ans s’aggrave depuis ces derniers mois. Ceux-ci sont de nouveau

les premières victimes de l’envolée du chômage. Même si aucune tranche d’âge ne passe à travers les mailles du filet,

les jeunes, une fois encore, paient le plus lourd tribut : en métropole, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de

25 ans croit de 4,6% en avril et de 39,9% en un an.

LISTE DES MISSIONS LOCALES

ET DES PAIO* DE LORRAINE

Département M.& Moselle

- Terres de Lorraine/Toul 03 83 64 57 57

- Grand Nancy/Nancy 03 83 22 24 00

- Bassin de Longwy 03 82 25 99 77

- Lunévillois 03 83 74 04 53

- Val de Lorraine et Laxou

Pont-à-Mousson 03 83 81 47 32

- Pays de Briey 03 82 46 26 61

Département de la Meuse

- Nord meusien/Verdun 03 29 86 25 26

- Sud Meusien/Bar-le-Duc 03 29 79 01 13

Département de la Moselle

- Vallée de la Moselle

et de l'Orne/Woippy 03 87 33 27 77

- Nord Mosellan/Thionville 03 82 82 85 15

- Ville de Metz 03 87 74 56 40

- Bassin Houiller/

Freyming-Merlebach 03 87 00 24 90

- Bassin de Sarreguemines 03 87 95 72 74

- Moselle Centre/Valmont 03 87 93 97 27

- Sarrebourg/

Château-Salins* 03 87 23 63 36

- Metz Campagne/

Montigny-lès-Metz* 03 87 20 02 20

Département des Vosges

- Saint-Dié 03 29 51 65 55

- Bassin d'Épinal 03 29 82 23 05

- Plaine des Vosges/

Neufchâteau 03 29 94 07 60

- Vosges du Sud

Remiremont* 03 29 62 39 15

* PAIO

UN COUP DE POUCE POUR LES

JEUNES LORRAINS EN DÉMARCHE

PROFESSIONNELLE : ROULER POUR L'EMPLOI,

C'EST PERMIS

Ce constat national reflète malheureusement la situation des jeunes lorrains

âgés de moins de 25 ans qui s’aggrave depuis ces derniers mois. Pour

exemple, la Région Lorraine compte 25% des jeunes de moins de 25 ans

sans emploi en juin 2009.

En effet, la jeunesse lorraine est surexposée : + 42,8% de chômage chez les

moins de 25 ans en un an (et même + 64,5% pour les jeunes hommes), la

dégradation est beaucoup plus forte qu’au plan national (les jeunes lorrains

représentent 5,6% de la hausse annuelle du chômage des jeunes en France,

près de 7% de la hausse mensuelle).

Par voie de conséquence, le nombre de jeunes inscrits dans les Missions

Locales et les Permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO)

de Lorraine connait une croissance sans précédent. En effet, ces structures

d’accueil doivent faire face à un flux grandissant des accueils et à une recrudescence

des réinscriptions de jeunes ayant vu leur mission intérimaire ou

leur CDD s’arrêter.

Afin d’accompagner ces jeunes demandeurs d’emploi, la Région Lorraine, a

lancé l’opération «1 000 permis pour l’emploi».

En effet, la Région vient de voter une enveloppe de 500 000 €, lors de

la commission permanente du 30 avril dernier, pour permettre aux jeunes

inscrits dans une dynamique d’insertion professionnelle de passer leur permis

de conduire. Ce précieux papier rose est souvent le sésame pour satisfaire

aux conditions d’un emploi ou pour suivre une formation.

Ce coup de pouce de la Région Lorraine doit permettre à 1 000 Lorrains,

engagés sur la voie de l’insertion et sélectionnés sur des critères sociaux, de

passer leur permis cette année en bénéficiant d’une aide forfaitaire de 500 €.

Pour cibler au mieux les futurs bénéficiaires, la Région Lorraine s’appuie sur

les partenariats privilégiés noués avec les Écoles de la deuxième chance et les

Missions locales et PAIO de Lorraine

Les demandes se font uniquement auprès des Missions Locales et des

PAIO de Lorraine.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


LA RÉGION LORRAINE AIDE À FORMER

22 DEMANDEURS D'EMPLOI DANS LE

SECTEUR DU NUCLÉAIRE

Laurence DEMONET, entourée du groupement

d'employeurs GIM'Est.

Si aucune mesure n’est prise, le

nucléaire risque d’être confronté à

une pénurie de main d’œuvre qualifiée,

tant pour assurer le contrôle

et le fonctionnement des centrales

existantes que pour en construire

de nouvelles

dixit l’Agence Française Nucléaire.

Le secteur du nucléaire est actuellement confronté à une pénurie de main d’œuvre.

Selon l’Agence Française du Nucléaire, si aucune mesure n’est prise rapidement,

le nucléaire risque d’être confronté à un manque de personnel qualifié, pour

assurer le fonctionnement et le contrôle des centrales existantes mais aussi pour

la construction de nouvelles centrales.

En effet, d’ici à 2015, 40% des salariés d’EDF travaillant dans la production d’électricité

partiront en retraite, soit 25 000 personnes à remplacer. Les sous-traitants

(800 à 1 000 salariés sur le site de Cattenom) sont également confrontés à cette

tension sur la main d’œuvre pour des activités qui nécessitent des compétences très

spécifiques.

Fort de ce constat, le groupement d’employeurs GIM’Est (sous-traitants du Centre de

Production Nucléaire d’Électricité - CPNE - de Cattenom), a sollicité la Région Lorraine

afin de mettre en place une action territoriale d’insertion qui permettra à 22 demandeurs

d’emploi de décrocher un CDI de robinetier ou tuyauteur dans le nucléaire,

à l’issue de la formation.

Il s’agit d’anticiper les besoins en main d’œuvre qualifiée de la centrale de Cattenom,

pour l’été 2009, évitant ainsi une pénurie annoncée.

La Région a souhaité accompagner l’entreprise dans sa démarche de formation «La

Région Lorraine répond à la fois aux besoins de l’entreprise en formant du personnel

sur mesure, et permet également à 22 demandeurs d’emploi de s’insérer durablement

dans un métier» déclare Laurence DEMONET, Vice-présidente de la Région,

déléguée à la formation des salariés et des demandeurs d’emploi.

D’une durée de 5 mois (700h), la formation a démarré en mars dernier et se terminera

fin juillet. Les 22 stagiaires seront formés aux métiers de robinetier (15 places)

ou de tuyauteur (7 places), avec une spécialisation au travail en milieu industriel et

nucléaire. Le dispositif conçu par l’organisme de formation IRIS, associe également

le lycée de la Malgrange pour les formations professionnelles qualifiantes et SOE

(Société d’Organisation Européenne) pour les diverses habilitations liées à la sécurité

en milieu nucléaire et en milieu industriel ordinaire.

Le coût de l’opération qui s’élève à 165 369 € voit un engagement financier de la

Région d’un montant de 121 369 €, sans compter les rémunérations des stagiaires

et une participation des entreprises partenaires au nombre de 7 (BOCCARD S.A.,

CMI Maintenance Est, COTUMER, ENDEL, INDUSTEAM, T.E.T. Industrie et SVFM) de

44 000 €.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

SJ

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1 ER PLAN )

LE PLACER : PLAN LORRAIN D'ACCÈS

AUX COMPÉTENCES POUR L'EMPLOI EN RÉGION

Au moment où le gouvernement a entrepris de renforcer l’accompagnement des chômeurs avec la création de Pôle

emploi et de recentrer la formation professionnelle sur les publics les plus fragiles avec la réforme de la formation

professionnelle, il est apparu indispensable que la Région Lorraine engage parallèlement une réflexion sur ses propres

compétences afin d’en repenser les finalités, les modalités d’intervention ainsi que son organisation, à la lumière

du nouveau contexte institutionnel et économique. Le travail de «réappropriation» de la compétence formation

professionnelle continue a commencé au début de l’année 2008 pour prendre la forme d’un projet de Plan Lorrain

pour l’Accès aux Compétences pour l’Emploi en Région (PLACER).

Contact :

MAFITE

Région Lorraine

PLACER : TROIS IDÉES FONDATRICES

À travers son projet de Plan Lorrain d’Accès

aux Compétences pour l’Emploi en Région, la

Région Lorraine souhaite donc affirmer son

positionnement dans le pilotage de l’offre

de formation.

La qualité et la réactivité de l’appareil lorrain

de formation, tant initiale que continue, doivent

en effet être améliorées. La Région en

fait un engagement fort, en s’appuyant sur

trois idées fondatrices inscrites au cœur du

PLACER :

- l’affirmation par la Région d’une compétence

générale en matière de formation,

afin de lutter contre les effets contreproductifs

générés par la segmentation

selon des types de publics,

- la volonté de travailler au sein d’un réseau

coopératif renforcé, animé par une

vision stratégique commune, grâce à une

refondation de ses partenariats avec les

OPCA, les organismes de formation et

Pôle emploi,

- la nécessité de développer en Lorraine

une approche davantage stratégique des

politiques de formation, en centrant les

compétences de la Région Lorraine sur

une véritable animation de l’appareil de

formation existant et à venir.

En prenant appui sur les axes décrits dans le Plan régional pour le développement

de la formation (PRDF) approuvé en 2005, la réflexion menée avait

pour but final de dégager les grands objectifs stratégiques qui doivent fonder la

politique de formation professionnelle continue de la Région Lorraine tout en

intégrant la problématique nouvelle de la crise.

Sur la base des orientations arrêtées par Jean-Pierre MASSERET, Président

de la Région Lorraine, à l’occasion des rencontres de l’industrie qui se sont

tenues au printemps 2008, Laurence DEMONET, Vice-présidente déléguée à

la formation des salariés et des demandeurs d’emploi, a piloté cette réflexion

selon une démarche participative.

En effet, l’ensemble des acteurs publics et privés qui concourent à la formation

professionnelle ont été associés, le plus étroitement possible, à travers

des groupes de travail thématiques, des réunions plénières, pour se conclure

enfin par un séminaire.

Le PLACER fournit ainsi le cadre des travaux du PRDF 2009-2013 qui sera

un document plus technique et plus prescriptif.

La démarche qui a précédé à l’élaboration du PLACER a été l’occasion de faire

émerger des principes et des valeurs nouvelles.

LA COOPÉRATION ENTRE LES ACTEURS

Alors que la règlementation induit une logique commerciale et concurrentielle,

le PLACER cherche au contraire à développer l’esprit de partenariat, de mise

en réseau et de coopération entre les acteurs. Il vise en réalité à organiser

et à animer l’appareil de formation dans un esprit de service public autour de

valeurs communes au service des Lorrains, des entreprises et des territoires.

L'ADAPTATION PERMANENTE AUX BESOINS

Le PLACER s'efforce dans la mesure du possible d’être à l’écoute et de répondre

aux besoins nouveaux, aux besoins de réactivité des entreprises, aux

nouveaux besoins en formation du marché du travail ou aux nouveaux besoins

des publics... Loin de figer la politique dans une logique d’offre rigide, il cherche

la mise en place de dispositifs innovants et souples permettant à l’ensemble

du système de s’adapter en temps réels aux évolutions socio-économiques.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


L'EFFICIENCE DES DISPOSITIFS

UNE NOUVELLE OFFRE DE FORMATION DE L'UPV-METZ

Le PLACER veut se tenir à égale distance de la tentation de l’inflation continue des

moyens comme celle de l’obsession à la réduction aveugle des coûts. Si des moyens

supplémentaires doivent être mobilisés pour accompagner les besoins nouveaux, des

efforts seront systématiquement entrepris pour réduire les coûts d’administration des

dispositifs et pour renforcer l’efficacité des formations au regard de leurs objectifs.

LA FORMATION : UNE VALEUR AJOUTÉE

Dans le passé, la formation professionnelle a parfois pris la forme de traitement

social du chômage ou de mécanismes d’adaptation purement adéquationniste de la

main d’œuvre aux postes vacants.

La conception de la formation que le PLACER entend promouvoir est une conception

exigeante recherchant la plus grande valeur ajoutée, pour l’individu comme à terme

pour l’entreprise qui l’emploiera.

L’accent est mis sur la notion de compétences et de qualification de l’ensemble de

la main d’œuvre, salariée ou demandeuse d’emploi, à la fois dans une logique défensive

(consolider le tissu économique pendant la crise) et dans une logique offensive

(permettre le développement de nouveaux métiers).

Le PLACER repose sur l’idée qu’il n’est de richesses que d’hommes. C’est en investissant

aujourd’hui sur la qualité de la main d’œuvre en Lorraine que nous construirons

le développement économique futur de la Région.

Ainsi, le PLACER se décline en 32 propositions qui doivent concourir à la mise en

œuvre de la politique de formation continue en Lorraine.

A CTUA )

La nouvelle offre de formation 2009-2012 de l’Université Paul Verlaine - Metz vient d’être validée pour les quatre

années à venir. Elle se veut complète en couvrant les quatre grands domaines d’études désormais communs à toutes

les universités : Sciences, technologie, santé/Droit, économie, gestion/Arts, lettres et langues/Sciences humaines

et sociales.

En plus d’être claire, cette offre s’inscrit dans la continuité de la précédente avec la totalité de ses formations reconduites.

Elle reste pluridisciplinaire avec un accent plus prononcé sur la professionnalisation.

Sur ce dernier point, l’offre s’enrichit de 9 nouvelles licences professionnelles : Gestion de ressources énergétiques

et énergies nouvelles ; Robotique ; Maîtrise des risques industriels et environnementaux ; Maîtrise des matériaux

pour la santé ; Distribution ; Assistant de production et d’administration - musiques actuelles ; Journalisme et médias

numériques.

Une offre qui propose une large palette de choix et qui répond de plus en plus finement aux besoins du monde

professionnel.

Contact :

www.univ-metz.fr

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

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CR


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R ENCONTRE )

MÉTIERS D'ART À L'HONNEUR

Du 30 mars au 03 avril dernier, le Groupement d’intérêt public (GIP) Formation tout au long de la vie, a

organisé, en étroite collaboration avec la Mission Métiers d’Art d’INFFOLOR, un séminaire dans les locaux de

la Délégation Académique à la Formation Continue. L’occasion pour les 17 stagiaires métiers d’art en Lorraine,

ébénistes, tapissiers, menuisiers en sièges, sculpteurs, tailleurs de pierre, brodeuses ou créatrices de mode

d’agrandir leurs réseaux de relations professionnelles, de bénéficier des conseils avisés et de l’expérience des

professionnels présents tout au long de la semaine.

Contact :

GIP Formation

Olivier JACQUOT

olivier.jacquot@ac-nancy-metz.fr

SÉMINAIRE

À l’initiative du dispositif Métiers d’art, la Région Lorraine a souhaité mettre

en œuvre une politique originale et novatrice en faveur de la valorisation et du

développement du secteur.

Un des principaux enjeux est de réfléchir sur l’adaptation des outils de formation

pour offrir des réponses individualisées à la problématique spécifique de

la transmission des savoir-faire rares.

C’est dans ce cadre que le GIP Formation apporte aujourd’hui sa contribution

avec l’appui de la Région Lorraine et de la Mission Métiers d’art d’INFFOLOR

en travaillant sur le suivi de ce dispositif quasi unique en France.

Durant ces cinq jours de séminaire, plusieurs facettes des Métiers d’art ont

été évoquées de manière très réaliste. En effet, l’aspect pédagogique du séminaire

a été renforcé par la présence et les interventions de professionnels.

Les stagiaires ont pu alors mieux appréhender les exigences des métiers avec

lesquelles ils devront composer.

Quant à l’aspect créatif, une approche du design les a sensibilisés à une

démarche de travail et une réflexion différentes. Grâce au positionnement

innovant de quatre artisans d’art1 , les stagiaires ont découvert des outils et

des méthodes de conception, mais aussi un fonctionnement fort en réseau.

De même, les associations Alexis et CAP Entreprendre ont abordé avec les

participants l’aspect économique et pratique, de la création d’activité

d’artisanat d’art à la commercialisation des œuvres. Enfin, la démarche

menée par Alain BERTAUD, tailleur de pierre et chef d'entreprise (PIERRE ET

HABITAT) depuis onze ans, a permis de souligner l’importance de la communication

au quotidien dans les activités de l’artisan d’art.

PAROLES DE STAGIAIRES

Les stagiaires Métiers d’art ont souvent, pour ne pas dire toujours, un

parcours atypique. Virage à 180°, nouveau départ, reconversion… autant

d’expressions qui résument leurs projets professionnels. Entre choix raisonné

et passion du métier, rencontre avec deux futurs artisans d’art qui savent ce

qu’ils veulent…

1 Yannick NUE, Laurent WEISS, Émilie GÉRARD, Mélina SZATKOWSKI

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


François GOFFREDI > tailleur de pierre

François GOFFREDI n’a aujourd’hui plus qu’une seule idée en tête, celle de concrétiser

son rêve de toujours : devenir tailleur de pierre. Pourtant, adolescent, il voyait son avenir

ailleurs et a choisi de s’orienter dans la mécanique. Il a ainsi occupé plusieurs postes

en usine durant près de 20 ans en tant que mécanicien d’entretien. Mais voilà, celui

qui s’est toujours considéré comme un «manuel» n’est pas complètement heureux.

Alors, un beau jour, vous prenez votre courage à deux mains et vous décidez de changer

de vie. L’attente a assez duré, le projet est mûr et réfléchi. Retour en formation pour

obtenir le précieux sésame qui fera de François un futur tailleur de pierre : le CAP

tailleur de pierre – marbrier du bâtiment et de la décoration. Le diplôme, il en a d’autant

plus besoin qu’il projette, dans le futur, de se mettre à son compte. Mais pas pour l’instant,

l’apprenti tailleur a encore ses classes à faire. Une question se pose : comment

se lancer ? Rendez-vous pris avec le Fongecif qui lui indique alors de prendre contact

avec la mission Métiers d’art d’INFFOLOR. Puis la rencontre avec le GIP Formation

qui lui parle d’un cursus possible au lycée Camille Claudel de Remiremont. En une

année de formation intensive, les stagiaires peuvent prétendre à l’obtention du diplôme.

Alors, soutenu par sa famille, il décide de se lancer. Pas évident d’abandonner

le confort du quotidien, tout est ici remis en question. Mais qu’importe, celui dont

la devise est «quand on veut, on peut» n’est pas décidé à baisser les bras, bien au

contraire. «C’est difficile, je ne peux pas dire le contraire. Je suis séparé de ma famille

la semaine, la formation est intense, il m’arrive de douter. Mais enfin, je me sens libre

et ça vaut tous les sacrifices. Dans quelques mois, je serai (en principe) diplômé. Moi

à qui on affirmait enfant que je n’étais pas fait pour les études, je tiens là ma revanche.

J’ai d’ailleurs déjà trouvé un patron prêt à m’embaucher dès le mois de juillet».

Thierry APTEL > tapissier d'ameublement

S’il avait à résumer en deux mots sa formation en tapisserie d’ameublement, Thierry

APTEL dirait «exigence et rigueur». En tout cas, c’est bel et bien l’état d’esprit qu’il

a développé tout au long de son parcours au Lycée Professionnel Régional Haut de

Bellieu de Neufchâteau.

Ebéniste de formation, il a travaillé dans différentes entreprises de l’ameublement,

tant industrielles qu’artisanales. Après une période d’interruption professionnelle pour

raisons familiales et une rencontre déterminante avec un artisan tapissier décorateur,

il a choisi cette orientation en vue de créer sa propre activité. En effet, son projet

est axé sur la restauration et la rénovation de sièges pour particuliers. Il souhaite

clairement apporter une valeur ajoutée à ses productions avec le souci de la qualité

et du travail «bien fait».

La formation qu’il a reçue à Neufchâteau lui a donné, à son sens, de bonnes bases

qu’il conviendra de travailler et d’approfondir sans cesse dans son quotidien. Lors du

séminaire «Métiers d’art», Thierry a pu prendre un peu de recul par rapport à son

choix. Il explore actuellement toutes les pistes susceptibles de l’aider à monter son

atelier. Aussi le principe de la «couveuse d’entreprise», tout comme la formule

«coopérative d’activité» et le statut de «l’auto-entrepreneur» sont des données qu’il

étudie à la loupe.

Son installation, il la prévoit dès 2010 dans son atelier, déjà opérationnel, dans les

Hautes-Vosges. De par les différents métiers qu’il a déjà exercé dans l’ameublement

(ébénisterie, agencement), il pourra proposer des prestations complètes tant dans

l’agencement d’intérieurs que dans la tapisserie décoration.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

OJ

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D ES MÉTIERS QUI COMPTENT )

NE QUITTEZ PAS, UN CONSEILLER VA

PRENDRE VOTRE APPEL !

Pour passer une commande, tapez 1. Pour connaître nos points de livraison, tapez 2. Pour obtenir un renseignement,

tapez 3. Disponible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, ce répondeur téléphonique met en

relation les clients avec un centre d’appels. Celui-ci regroupe des téléconseillers chargés d’effectuer des réservations,

de répondre aux questions, de donner une information d’ordre bancaire, de vendre des produits

d’assurance, ou encore de réaliser un dépannage informatique à distance… Mise en relation avec le métier de

téléconseiller.

Contacts :

Formation continue

Numéro vert

Formation initiale

www.onisep.fr

Aujourd’hui, 200 000 personnes travaillent déjà dans les centres d’appels en

France. En dépit de la crise, c’est une filière qui continue à recruter. En effet,

les entreprises se battent de plus en plus sur le service. Pour survivre, elles

doivent soigner leurs relations avec le client : banque, assurance, assistance

technique, télécommunications… tous les secteurs sont concernés.

LE MÉTIER

Renseigner, guider, aider et fidéliser le client font partie des principales missions

qui incombent au téléconseiller. Pour cela, une capacité d’écoute, un sens

du service, une fibre commerciale et une bonne élocution sont des qualités

indispensables. À cela s’ajoutent des capacités argumentaires et des connaissances

en informatique.

Dynamique, doté d’une bonne résistance nerveuse, le téléconseiller peut

traiter jusqu’à une centaine d’appels entrant par jour.

LA FORMATION

Le secteur recrute des profils très diversifiés : sans le BAC à BAC+4.

Recrutement avant tout de personnalité ! Cependant, les entreprises choisissent

davantage les personnes ayant un diplôme commercial de niveau BAC

minimum, avec une préférence pour les BAC+2 (en formation initiale ou continue).

Parfois des connaissances spécifiques au secteur sont exigées. Aussi,

des formations sur mesure sont également proposées.

À souligner, le secteur ouvre aussi la porte à des profils généralement délaissés,

comme les personnes handicapées ou les quadragénaires en difficulté

de reconversion.

TÉLÉCONSEILLER, ET APRÈS ?

Non, les centres d’appels ne se réduisent pas à des emplois mal définis, voire

précaires. Certes, les conditions de travail sont souvent exigeantes et les

salaires pas toujours attrayants, mais la filière reste l’une des rares à offrir

des opportunités d’évolution aux moins diplômés.

Le processus de recrutement se base souvent sur les capacités du candidat :

élocution, évaluation cognitive qui permet d’évaluer la concentration, le langage,

la mémoire, la représentation dans l’espace et la gestion du stress.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


La vente fait le larron

Il y a trois ans encore, les centres d’appels faisaient la distinction entre les profils

«appels entrants», spécialisés dans le service à la clientèle, et ceux «appels sortants»,

compétents en vente.

Mais la frontière a fait son temps car ces deux types de postes impliquent, à présent,

une activité commerciale. Le conseiller «appels entrants» ne se contente plus de

prendre les commandes, il propose des achats supplémentaires, suggère des

promotions. Bref, il vend ! Les recruteurs plébiscitent donc les compétences

commerciales dont les critères principaux sont la motivation et l’envie de vendre.

De rares élus en interne

Les possibilités d’évolution internes sont restreintes. Seule progression hiérarchique

possible : la fonction de superviseur.

Responsable d’une équipe de 10 à 20 téléconseillers, le superviseur répartit les

tâches et les horaires, motive ses troupes, surveille les résultats.

Mais avec un ratio d’un sur quinze, seuls les téléconseillers les plus motivés et doués

de capacités managériales pourront accéder à ces postes d’encadrement.

Un superviseur peut ensuite décrocher un poste de chef de plateau, responsable de

plusieurs superviseurs, ou de chef de projet, en charge de la coordination des opérations

et du suivi des clients. Mais ces fonctions sont de plus en plus réservées à des

BAC+4/5 ou à des managers en provenance d’autres secteurs.

Conscients de ces blocages internes, les centres d’appels instaurent, peu à peu, des

métiers intermédiaires de type formateurs, coachs ou téléconseillers experts pour

fluidifier les progressions.

Rebondir vers d'autres horizons

ERRATUM «DES MÉTIERS QUI COMPTENT» OBJECTIF N° 48

Si les opportunités internes tardent à se développer, les évolutions transversales se

sont multipliées ces dernières années. Très formateur, le métier de téléconseiller allie

qualités de communication, techniques de vente et maîtrise de la bureautique, des

compétences en demande croissante sur le marché !

Un téléconseiller bon vendeur aura un attrait fort et devrait pouvoir décrocher un

emploi de commercial après un ou deux ans d’expérience en centre d’appels. Les

postes de représentant terrain, commercial sédentaire ou conseiller bancaire lui

seront accessibles.

Ainsi, des portes s’ouvrent pour les vendeurs motivés et compétents.

Concernant l’article sur les métiers de l’agroalimentaire, il est à noter que le Lycée Professionnel

et Technique Claude DAUNOT (Nancy) propose également le BAC PRO Bio Industrie

de Transformation.

Par ailleurs, cette formation s’effectue sur une durée de 3 ans et non de 2 ans.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

CE

A CTUA )

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A NIMATION )

ACTIONS D'INFORMATION INFFOLOR :

UNE NOUVELLE PROGRAMMATION EN 2009

Dans la perspective de redynamiser ses actions d’information, INFFOLOR a souhaité mettre en place un comité

de programmation afin de consulter les acteurs de terrain et de recueillir leurs besoins. Ce comité de programmation

composé à la fois de représentants des structures AIO (Accueil Information Orientation), du Service

Public de l'Emploi, des Chambres Consulaires, des organismes de formation et des Organismes collecteurs

agréés, s'est réuni à trois reprises entre juin et décembre 2008.

Contact :

INFFOLOR

Claire WAGNER-LITZELMANN

03 87 68 10 16

Cette concertation a débouché sur la mise en place d'une nouvelle program-

mation semestrielle s'articulant autour de trois grandes thématiques.

Pour les illustrer, trois actions d'information ont déjà eu lieu au premier

semestre 2009.

1. ORIENTATION, ACCOMPAGNEMENT, PROJET PROFESSIONNEL

«Les dynamiques du projet professionnel : unité des méthodes, unité

des métiers de l'accompagnement»

23 avril 2009 - CCI Metz Technopôle

Cette matinée était animée par François MICHAU, Directeur de l’Institut

Orientation Projet à Montpellier et auteur de l’ouvrage «les dynamiques du

projet professionnel».

Il a présenté sa méthode en s’appuyant sur trois cas très différents de personnes

accompagnées dans la construction d’un projet professionnel, cas réels

empruntés au livre :

- un jeune professionnel qui se réoriente : l’investigation est principalement axée

sur les centres d’intérêt et le cheminement pour passer des intérêts aux

métiers.

- une étudiante qui cherche sa voie : les interrogations se concentrent sur le

volet compétences, relié aux motivations.

Les tests d’aptitudes sont sollicités.

- une senior qui pense créer son entreprise : l’approche par la personnalité se

révèle particulièrement opérante.

Quels sont les éléments communs chez ces trois personnes ?

À quelle vision de l’orientation peut-on les rattacher ?

S’agit-il de l’ADVP 1 ?

Que peut-on en déduire sur le métier de conseiller bilan (en orientation, insertion),

ses difficultés, l’apport des méthodes et outils ?

Beaucoup d’échanges autour de ces questions ont ponctué cette matinée.

1 Activation du Développement Vocationnel et Personnel, démarche originaire du Québec permettant

d'aider à analyser et résoudre un problème.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


2. CONNAISSANCE DES MÉTIERS ET DE L'ENVIRONNEMENT SOCIO-

ÉCONOMIQUE

«À la découverte de l'industrie agro-alimentaire»

12 mai 2009 - Chambre d'Agriculture Laxou

75 personnes ont participé à cette demi-journée d’information organisée par

INFFOLOR en collaboration avec l’Association des industries agro-alimentaires de

Lorraine (AIAL).

L’assistance était composée de professionnels lorrains de l’AIO ainsi que d’ex-salariés

de la Société Kléber actuellement en reconversion.

Au cours de la matinée, se sont succédés :

- une présentation du secteur agro-alimentaire en Lorraine par M. J-Michel BARBIER,

Directeur de l’AIAL,

- un point sur les cursus de formation offerts pour cette filière par M. Éric ELBISSER,

Délégué régional DRAF-SRFD,

- ainsi que des témoignages de professionnels avec M. HOUOT, chef d’équipe dans une

entreprise de produits laitiers à Château-Salins et M. DORR, chef d’une entreprise

de charcuterie implantée à Creutzwald.

Les participants ont ainsi pu découvrir que l’industrie agro-alimentaire offre une

gamme de métiers très large et que ce secteur recrute notamment dans des

emplois liés à la production.

3. DISPOSITIFS ET ENVIRONNEMENT DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

«Regards croisés sur la mise en œuvre des congés de formation des salariés :

CIF-CDI, CIF CDD, CIF TT, congé bilan et congé VAE»

11 juin 2009 - UNIFAF Nancy

Après un rappel de la réglementation juridique applicable, les interventions de dif-

férents organismes paritaires agréés au titre du CIF se sont succédées :

- Fabien GÉROME, coordonnateur du «pôle conseil» pour le FONGECIF Lorraine,

OPACIF inter-professionnel,

- Pascale HAYES, secrétaire générale d’UNIFAF, OPACIF de la branche sanitaire,

sociale et médico-social, privée à but non lucratif,

- Sandrine DAUCHY, responsable de centre de gestion au FAF TT, OPACIF du secteur

des entreprises de travail temporaire.

Si des échanges fructueux ont permis aux participants de mieux appréhender les

circuits et règles de financement des différents congés, il a été constaté que la situation

économique a un fort impact sur la mobilisation du dispositif CIF par les salariés

du secteur privé : les dossiers de demande de prise en charge sont en très forte

augmentation, alors que dans le même temps, on peut s’attendre à une baisse dans

la collecte des fonds des entreprises.

Conséquence inévitable : le taux effectif de prise en charge des dossiers CIF- CDI va

certainement être révisé à la baisse…

Édition INFFOLOR INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009 2009

GC - MJ - CWL

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R EGARD )

SECTEUR AGRICOLE : VERS UNE PLATE-FORME

DE PROFESSIONNALISATION

Aujourd’hui, la part du travail salarié tend à s’accroître dans les exploitations agricoles, les besoins évoluent vers

une demande d’ouvriers qualifiés et les employeurs ont du mal à satisfaire leurs offres d’emploi.

Ils souhaitent de plus en plus que leurs salariés soient autonomes, tant dans l’accomplissement des tâches que

dans leur préparation et leur organisation. Les nouveaux salariés doivent donc renforcer leurs compétences.

C’est pourquoi, l’ALPA et la Chambre d’Agriculture de

Meurthe-et-Moselle, en partenariat avec le Pôle emploi ont

mis en place une plate-forme de professionnalisation en

agriculture soutenue par la Région Lorraine.

Elle a pour objectif de former des demandeurs d’emploi, des

personnes en insertion ou en reconversion professionnelle

au métier de salarié agricole mais également d’accueillir des

salariés qui souhaitent renforcer certaines de leurs compétences

et ainsi pérenniser les emplois.

UN ITINÉRAIRE DE FORMATION INDIVIDUALISÉ

Partant des besoins identifiés de main d’œuvre sur les

exploitations agricoles, le principe de la plate-forme s’appuie

sur un dispositif de formation individualisé, à géométrie

variable. Il est organisé sur la base d’un bilan professionnel,

de modules de formation théorique en centre et d’une

immersion en entreprise apprenante.

La durée de la formation varie selon chaque candidat. Elle

est comprise entre 40 et 55O heures. Chaque stagiaire

peut choisir les modules en fonction de son expérience, de

ses acquis et de ses attentes.

Au programme : conduite de tracteur, conduite de chariot

télescopique, traite, alimentation du troupeau de bovins,

porcins, … pour les formations pratiques.

Ils abordent également la technique de recherche d’emploi,

le droit et devoir des salariés, la communication, la prévention

des risques, la sécurité et la micro-informatique pour les

bases plus théoriques.

L’acquisition pratique se fait en entreprise, encadrée par des

agri-formateurs préalablement formés pour la transmission

des savoir-faire. Les financements mobilisés permettent la

sécurisation des parcours et la poursuite de la formation

est possible même si l’apprenant change de statut. À l’issue

de la formation, chaque stagiaire valide les compétences

acquises pour les faire valoir auprès de chaque employeur.

Table-ronde animée par Ph. MORIN avec les témoignages des

APP de Schoeneck, Saint-Dié, Verdun et Neufchâteau.

15 PARCOURS RÉALISÉS

Depuis sa mise en place en janvier 2009, une quinzaine

de personnes a pu expérimenter ce dispositif innovant leur

permettant ainsi de poursuivre vers un parcours de formation

diplômant ou bien encore d’occuper des postes de salarié

agricole proposés par la Chambre d’Agriculture.

Le bilan réalisé a permis de faire des ajustements dans les

parcours en proposant une alternance plus régulière entre

le centre de formation et l’entreprise. Pour les stagiaires

découvrant le milieu agricole, la durée de la formation a été

allongée.

La plate-forme de professionnalisation de l’ALPA fera partie

de l'expérimentation de Lorfolio : portefeuille de compétences

numérique (e-portfolio) accompagnant les apprenants dans

leur parcours professionnel financé par la Région Lorraine.

Contacts :

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

MRC

Chambre d'Agriculture

Marie-Reine CORNELIS - 03 83 93 34 99

Marie-reine.cornelis@meurthe-et-moselle.chambagri.fr

ALPA

Nadège CHERRIER - 03 83 52 53 00

Centre-alpa@wanadoo.fr


À DÉCOUVRIR )

LA FORMATION OUVERTE DE TUTEURS

OU COMMENT FORMER UN RÉFÉRENT

RH EN PME

Un dispositif global jumelant une Formation Ouverte de Tuteurs et la certification des compétences a été

mis en place grâce à un partenariat entre le Siège National d’AGEFOS PME et l’Assemblée des Chambres

Françaises de Commerce et d’Industrie.

OBJECTIF

Ce dispositif permet au tuteur :

- d’acquérir les compétences et les supports nécessaires

pour accueillir, intégrer et réussir le transfert et l’accompagnement

des savoirs à un salarié en formation en alternance,

- de se présenter et valoriser son parcours grâce au Certificat

de compétences en entreprises (CCE) «Exercer le

rôle de tuteur en entreprise» délivré par l’AFAQ AFNOR qui

s’appuie sur un processus créé et mis en œuvre par les

CCI.

Il valorise et reconnaît également la fonction tutorale dans

les entreprises en tant qu’outil de gestion des emplois et des

compétences.

ILLUSTRATIONS

Dans ce cadre, AGEFOS PME Lorraine a mis en place fin

2008, deux Formations Ouvertes de Tuteurs suivies du

passage du certificat CCE.

Une action en intra pour une association vosgienne

L’entreprise souhaitait, sur l’ensemble de ses établissements,

uniformiser l’accueil et l’intégration des stagiaires, vivier

important de recrutement.

La mise en place de la Formation Ouverte de Tuteurs,

accompagnée du Certificat de Compétences en Entreprise

pour six salariés a permis de répondre aux besoins de

l’entreprise. Parallèlement, grâce à ce dispositif, l’association

a pu valoriser ses salariés en poste en leur confiant une

nouvelle mission. Six salariés ont obtenu le CCE.

Par ailleurs, cette action a aussi eu comme effet de dégager

des pistes pour de prochaines actions de formation individuelles

au bénéfice des salariés nouvellement certifiés.

Une action inter-professionnelle pour 4 entreprises

mosellanes

Quatre salariés issus d’entreprises différentes ont pu bénéficier

de ce dispositif.

À ce jour, ils sont tous certifiés.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

PLUS-VALUES

- Un réel engagement partenarial entre AGEFOS PME

Lorraine, les formateurs et les certificateurs qui assure la

réussite de chaque stagiaire en vue de la certification.

- Une réponse formation-action individualisée qui allie les

missions quotidiennes de chaque tuteur, le développement

des compétences et l’investissement des stagiaires,

permettant la certification, garantie de la sécurisation des

parcours professionnels de chaque bénéficiaire.

- Une satisfaction et une valorisation exprimées par chaque

stagiaire : AGEFOS PME va organiser en septembre une

remise officielle des certificats.

ÊTRE TUTEUR, CELA S'APPREND !

La formation ouverte de tuteur est un dispositif spécifique

proposé par AGEFOS PME en partenariat avec des professionnels

de la formation. Depuis 10 ans, cette formation/action

a fait ses preuves auprès des employeurs.

- Un temps d’absence limité du tuteur hors de l’entreprise

: 40 h maximum de formation alternant regroupement

en centre et visites en entreprise avec d’autres

tuteurs.

- Un accompagnement personnalisé du tuteur en entreprise

par un formateur et d’un suivi à distance (téléphone

ou internet).

- La mise à disposition d'un tableau de bord du tuteur à

la fois support pédagogique et véritable guide de mise

en pratique de la fonction tutorale. Ce tableau de bord

permet également d'apporter les preuves nécessaires

à la délivrance du CCE.

Contact :

AGEFOS PME Lorraine

03 87 32 03 90

www.agefos-pme-lorraine.com

BN

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À L ' HONNEUR )

60 ANS QUE L'AFPA FORME POUR

L'EMPLOI

Depuis 60 ans, l’AFPA1 Lorraine forme pour l’emploi ; elle agit pour favoriser l’accès à un premier emploi,

faciliter les reconversions vers un nouveau métier, ou assurer le développement des compétences. Elle a

fait de ses ateliers de formation un terrain propice aux reconversions, changements de cap, réalisations de soi…

Au départ, demandeur d’emploi, intérimaire, mère au foyer, ou encore licencié économique… Ils sont nombreux

(l’AFPA Lorraine a formé 13 000 stagiaires en 2008) a avoir activé le levier de la formation professionnelle

pour rebondir, se réinventer… Ce sont eux qui illustrent le plus largement la mission de l’AFPA : trois d’entre

eux témoignent aujourd’hui.

15 ANS À LA MAISON, 9 MOIS DE FORMATION : UN

POSTE À LA CLÉ !

Sylvia MOHR, 32 ans, mariée, 3 enfants

Avant : Mère au foyer -> Aujourd'hui : Assistante de projets

chez FORCLUM Numérique – Champigneulles (54)

«J’ai arrêté mes études à 17 ans car j’étais enceinte de

mon premier garçon… J’en ai maintenant 3 et pendant 15

ans, je me suis consacrée à leur bien-être et leur éducation.

Sans qualification, sans connaissance aucune de l’entreprise,

j’ai décidé à 32 ans de m’ouvrir au monde, de me

réaliser…

C’est alors que je me suis tournée vers l’AFPA de Laxou

pour une formation d’assistante de direction bilingue. J’ai

obtenu mon titre professionnel le 5/12/2008 et dès le

9 décembre, j’étais recrutée pour une création de poste au

sein de FORCLUM Numérique».

UN HANDICAP SURMONTÉ, UNE ENTREPRISE CRÉÉE,

UN CHIFFRE D'AFFAIRES DÉPASSÉ !

Patrice FATKIC, 38 ans, marié, 2 enfants

Avant : Pâtissier -> Aujourd'hui : PDG NEOLABO – Pompey

(54)

«Ancien pâtissier-chocolatier-glacier, j’ai cumulé les petits

boulots en Suisse et au Luxembourg. Quatre accidents de

moto ont fait basculer ma vie. Avec un genou fragilisé, je suis

aujourd’hui reconnu travailleur handicapé.

Travailler debout toute une journée est dorénavant impossible

pour moi. J’ai dû modifier mon parcours.

De 2005 à 2007, j’ai repris des études de Technicien

Supérieur Commercial dans le cadre d’un contrat de professionnalisation

à l’AFPA de Laxou.

J’ai créé en 2008 avec un associé la SARL NEOLABO dont

l’activité consiste en la vente de matériels et de solutions

pour les métiers de bouche. Mon entreprise a réalisé en six

mois mon CA prévisionnel d’une année».

1 Association nationale pour la formation professionnelle des adultes.

FINI L'INTÉRIM. AUJOURD'HUI, IL EST CHEF DE PARTIE !

Ammar KISSI, 23 ans

Avant : Plusieurs CDD en restauration -> Aujourd'hui : Chef

de partie - Brasserie FLO EXCELSIOR - Nancy (54)

«J’aime la restauration, mais n’ayant obtenu aucun diplôme

dans ce secteur, je n’arrivais pas à décrocher un CDI…

Il m’était impossible de faire des prévisions à long terme, ni

même d’exercer pleinement mon art !

Sur Internet, j’ai découvert que l’AFPA de Golbey proposait

une formation de cuisinier en 9 mois et que, de surcroît,

elle était rémunérée ! Il ne m’en fallut pas plus

pour prendre ma décision… À l’issue de la formation,

j’ai obtenu un poste de chef de partie à la Brasserie Flo

Excelsior de Nancy en contrat à durée indéterminée…

Je suis désormais capable de tout faire en cuisine ; de

l’entrée au dessert ! Mon avenir est tout tracé : développer

mes compétences culinaires et ainsi évoluer dans ma profession».

MS

Contact :

AFPA Lorraine

www.lorraine.afpa.fr

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


MISSIONS

L'objectif de ce BAIP est l'aide à la construction du projet

professionnel des étudiants et l'appui à la recherche

d'emplois des sortants.

Véritable trait d'union entre les universités et les entreprises,

il a pour objectif de faciliter l'accès au monde du travail des

étudiants de ces quatre universités. Concrètement, le BAIP

doit être identifié comme l'interface entre les étudiants, les

partenaires pédagogiques et les milieux professionnels.

Le BAIP lorrain s'appuie sur les structures déjà existantes

afin de créer un véritable réseau interne et externe, regroupant

ainsi tous les acteurs de l'insertion professionnelle.

Pour les étudiants entrants, le BAIP apportera un accompagnement

accru pour mieux s'orienter dans les études et

définir leur projet professionnel. Pour les étudiants sortants, il

visera à les informer sur le monde de l'entreprise et les familiarisera

aux techniques de recherche d'emploi et de stage.

PLATE-FORME D'INSERTION

L'un des outils du BAIP lorrain est une plate-forme virtuelle

d'insertion professionnelle lorraine. Mise en ligne à la

rentrée prochaine, celle-ci est développée conjointement

par les services informatiques des universités de Metz et de

Nancy. Elle comportera quatre espaces dédiés :

- aux étudiants avec des informations sur les formations, le

milieu professionnel et des outils d'auto-formation ;

- aux diplômés, qui permettra de constituer un annuaire des

anciens et de maintenir un lien fort avec les promotions

passées ;

- aux doctorants et aux spécificités de leur fonction et de

leurs débouchés ;

- aux entreprises où celles-ci pourront déposer en ligne leurs

offres de stages et d'emplois.

Les services d’information, d’orientation et d’aide à l’insertion

des universités (AIDE, DEMAIN et SIOU) sont les principaux

opérateurs de ce bureau. Ils interviennent en synergie avec

les responsables de formations.

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

T RIBUNE )

CRÉATION D'UN BUREAU D'AIDE À

L'INSERTION PROFESSIONNELLE DANS

LES UNIVERSITÉS LORRAINES

Les quatre universités lorraines : l'Institut National Polytechnique de Lorraine, Nancy 2, l'Université Henri

Poincaré et l'Université Paul Verlaine – Metz ont mis en place le Bureau d'aide à l'insertion professionnelle

lorrain (BAIP). Celui-ci offre aux étudiants de nouveaux outils pour forger leur avenir.

Les premières actions réalisées dans le cadre du BAIP

lorrain ont permis de mieux connaître tout ce qui est fait

dans les différentes universités et ainsi de créer des synergies

entre formations.

VC - JBB

BON À SAVOIR

Dans le cadre de la loi relative aux libertés et responsabilités

des universités (loi du 10 août 2007), ces dernières

sont ainsi désormais appelées à prendre en compte les

préoccupations des étudiants en matière d'emploi, en

leur fournissant notamment un environnement propice à

l'accession à un premier emploi, c'est-à-dire en leur

apportant «leur connaissance du marché du travail et des

systèmes d’emploi, leurs savoir-faire et leur expertise».

Cette loi précise notamment les modalités de création

du BAIP :

- il est créé dans chaque université par délibération du

conseil d’administration et après avis du conseil des

études et de la vie universitaire,

- son rôle est de diffuser aux étudiants une offre de

stages et d’emplois variée et en lien avec les formations

proposées par l’université et d’assister les étudiants

dans leur recherche de stage et d’un premier emploi,

- il a également pour charge de conseiller les étudiants

sur leurs problématiques liées à l’emploi et à l’insertion

professionnelle,

- chaque année, il doit présenter un rapport au conseil

des études et de la vie universitaire sur le nombre et

la qualité des stages effectués par les étudiants, ainsi

que sur l’insertion professionnelle de ceux-ci dans leur

premier emploi.

Contact :

Université Paul Verlaine - Metz

Véronique CHLOUP - chloup@poncelet.univ-metz.fr

Nancy Université

Jean BRUN-BELLUT - jean.brun-bellut@uhp-nancy.fr

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K IOSQUE )

DERNIÈRES ACQUISITIONS

Tous ces ouvrages peuvent être empruntés au centre de ressources INFFOLOR.

Contact : Claire WAGNER - 03 87 68 10 16 - Cwagner@inffolor.org

Des diplômes aux certifications professionnelles

Depuis une vingtaine d’années, sous l’effet d’une politique très volontariste, le nombre de diplômés

sortant chaque année du système éducatif français a considérablement augmenté. Très rapide-

ment au regard de notre histoire, le diplôme s’est mis à prendre une place considérable, au point

de devenir un attribut nécessaire pour accéder au marché du travail et y conserver une place.

Au nom de la fluidité du marché du travail et de la sécurisation des parcours individuels,

d’importantes évolutions ont vu le jour dans la conception des diplômes comme dans leurs modes

de délivrance. De nouvelles normes ont été créées.

Cette politique, aussi bien nationale qu’européenne, s’inscrit dans un grand projet de réforme

des systèmes d’éducation, de formation et d’emploi. Cet ouvrage pluridisciplinaire s’attache à

décrire le processus de réforme en cours et à lui donner un sens. L’emprise progressive de la

certification sur la formation, l’appel généralisé à la professionnalisation de tous les diplômes de

tous les niveaux, les changements en cours dans les modes de régulation de la relation salariale

et le rôle accordé à «l’individu» dans cette relation : toutes ces questions sont abordées dans cet ouvrage, ce qui en

fait un jalon dans un champ de recherches particulièrement vaste.

Fabienne MAILLARD, Éditions Presses Universitaires de Rennes - 2008

Les nouveaux outils de l'évaluation des compétences

L’évaluation des compétences est devenue un axe stratégique de la gestion des ressources humai-

nes et du management. C’est également un moyen extrêmement efficace pour faire le point sur

ses propres performances. Fort de l’adage «connais toi toi-même !» avant de tenter de connaître

les autres… Ce livre s’articule en deux temps forts : la première partie met à votre disposition

une série d’outils simples et efficaces qui permettent de découvrir votre personnalité, vos atouts,

votre potentiel de progression grâce à de nombreux tests et grilles d’auto-évaluation ; la seconde

partie vous livre les solutions pour : construire des référentiels métiers, mettre en place et réussir

des entretiens professionnels, fournir des modèles de référentiels, évaluer les ressources

humaines, évaluer un collaborateur aux divers moments clés de sa carrière, et tout simplement,

mieux se vendre pour une embauche ou une promotion ! Véritable guide pour l’action, ce livre permettra aux

professionnels des ressources humaines, aux consultants, aux formateurs et même tout simplement à toute personne

désireuse de se connaître, de faire le tour des nouveaux outils à sa disposition.

Alain LABRUFFE - Éditions Afnor - 2009

La formation individualisée - Conférence de consensus

La notion d’individualisation renvoie depuis de nombreuses années à des pratiques, à des

pédagogies et à des approches théoriques diverses, avec en filigrane des enjeux éducatifs,

économiques, politiques et humains forts. La méthode de la conférence de consensus a été

choisie pour favoriser la rencontre entre des experts de «terrain» et de «la recherche» dans

l’objectif de produire des références communes sur une question vive : la formation individualisée.

Cet ouvrage présente la méthode, le projet et les écrits résultant de cette conférence de

consensus. Il reprend l’intégralité de textes que chaque expert participant a produit pour

l’occasion. Il livre également la définition consensuelle, assortie de textes explicatifs qu’ils ont

écrits collectivement. Cet ouvrage est une ressource qui propose différents éclairages de la

notion de formation individualisée. Il a pour ambition d’être utilisé pour faciliter les échanges et

pour travailler à la construction de représentations communes au sein des équipes pédagogiques.

Anne-Françoise TROLLAT, Claire MASSON - Éditions Educagri - 2009

Se former pour évaluer

Se donner une problématique et élaborer des concepts

Cet ouvrage, qui est issu d’une recherche, vise à comprendre la pratique de ceux qui assurent

une fonction d’évaluation, notamment les formateurs d’adultes, les enseignants, les cadres de

la fonction publique ou de l’entreprise, les agents, ainsi que les décideurs.

Michel VIAL - Éditions De Boeck - 2009

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009


ACTUALITÉS DE LA LUTTE CONTRE

L'ILLETTRISME EN LORRAINE

BILAN DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

MENÉE PAR LE C2Ri

La campagne de sensibilisation illettrisme lancée en janvier

2009 par le Centre régional de ressources illettrisme (C2Ri)

s’est achevée en avril dernier sur un bilan plutôt satisfaisant.

En effet, près de 500 professionnels de l’accueil et de l’insertion

ont participé aux 37 demi-journées proposées pendant

trois mois sur tous les bassins d’emploi de Lorraine. Ces

rencontres étaient axées sur le repérage des personnes

en situation d’illettrisme. Elles visaient notamment à faciliter

l’orientation des «illettrés» par les prescripteurs vers les

plates-formes départementales d’évaluation mises en place

par la DRTEFP dès mars 2009 dans le cadre du «Dispositif

d’accès aux compétences clés en vue d’une insertion durable

dans l’emploi». L’équipe du C2Ri continuera à intervenir sur

demande : n’hésitez pas à la contacter pour mettre en place

une action «en interne».

PARUTION D'UN GUIDE DESTINÉ AUX PRESCRIPTEURS

LORRAINS

Poursuivant ce travail de sensibilisation, le C2Ri vient de

publier un guide intitulé "Fiches pratiques d’aide au repérage

du public en situation d’illettrisme" (juin 2009).

Ce guide souligne les enjeux de la lutte

contre l’illettrisme et indique les raisons

d’acquérir ou de réactiver ses

compétences de base en se formant.

D’ailleurs, des témoignages de personnes

«illettrées» qui ont suivi une

formation de base montrent clairement

ce que cette formation leur a

apporté tant sur le plan professionnel

que dans leur vie quotidienne.

Ce guide met aussi l’accent sur les caractéristiques des

«illettrés» (sentiments communs, attitudes fréquentes,

stratégies mises en œuvre, …), donne des exemples de productions

écrites et propose un outil de repérage. Enfin, le

cadre législatif sur lequel s’appuie la lutte contre l’illettrisme et

le dispositif lorrain «Compétences clés» y sont présentés. Ce

nouvel outil sera envoyé à tous les participants aux récentes

actions de sensibilisation et sera diffusé lors de présentations

spécifiques (pendant une réunion de service, par exemple)

ou dans le cadre des actions de sensibilisation à venir.

Pour une action de sensibilisation

ou une présentation du guide en interne :

Marianne GROSJEAN

03 87 68 11 26 - Mgrosjean@inffolor.org

Édition INFFOLOR - OF 49 - JUILLET 2009

A CTUA )

UTILISATION DU NOUVEAU RÉFÉRENTIEL RCCSP EN

LIEN AVEC LE DISPOSITIF «COMPÉTENCES CLÉS»

Sous l’impulsion de la DRTEFP, la

Lorraine a mis en place dès mars

2009 le dispositif «Compétences clés»

prévu dans la circulaire du 3 janvier

2008. Ce nouveau dispositif national

s’adresse aux personnes de faible

niveau de qualification (infra V) ayant

un projet d’insertion dans l’emploi qui,

pour être mis en œuvre, nécessite

une acquisition ou une remise à niveau

dans les domaines des compétences clés. La Lorraine a fait

le choix de mettre en place 4 plates-formes départementales

d’évaluation vers lesquelles les prescripteurs orientent

les personnes – ayant été scolarisées en langue française -

en difficulté avec les savoirs de base. Ainsi, les professionnels

de l’accueil et de l’insertion (conseillers Pôle emploi/Missions

locales/PAIO, travailleurs sociaux…) ont un seul interlocuteur

par département : la plate-forme, qu’ils doivent appeler

pour obtenir un rendez-vous pour la personne «repérée».

Cette plate-forme se déplace sur tous les bassins d’emploi

de son département pour réaliser les évaluations.

Ensuite, une formation adaptée sur l’atelier permanent

d’acquisition ou de remise à niveau des compétences clés du

bassin d’emploi peut être préconisée.

Ces ateliers, d’une durée de 250 heures maximum, sont à

entrées et sorties permanentes.

Afin d’harmoniser les pratiques d’orientation des personnes

en situation d’illettrisme et d’axer le travail de remédiation

sur l’insertion professionnelle, la DRTEFP a choisi d’utiliser,

sur les 4 plates-formes départementales d’évaluation, le

nouveau Référentiel des compétences clés en situation

professionnelles (RCCSP) de l’Agence nationale de lutte

contre l’illettrisme (ANLCI).

Afin de permettre aux plates-formes - les premières en

France à utiliser ce nouveau référentiel - de réaliser des

évaluations et de préconiser une remédiation en lien avec le

projet professionnel de la personne, le C2Ri a compilé toute

une série d’exercices servant de tests. Lors d’une récente

réunion de suivi du dispositif à la DRTEFP, les formateurs des

ateliers ont d’ailleurs souligné la qualité du travail réalisé.

Pour connaître les coordonnées des

plates-formes d'évaluation :

03 87 68 11 23 ou c2ri@inffolor.org

www.inffolor.org/c2ri

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