dimanche 20 juillet

collections.citebd.org

dimanche 20 juillet

muni HUITIÈME ANNÉE : N° 386 iHHiKiiiinnuiiiiiiiininmniiiniiiunjiiiiiiiiiiiimiiiitiii iuiiiiiiiniii.jii LE 20 JUILLET 1930 mmn»

(illn iiimiiuisiimiiiitmliiniiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiimtiiiiiimiiiimiiiMiiiiiiiiiuiiiiiiiiiimiiiiimiiiiiimniimimi^^

VAVION... QUI A MAI, SAUTÉ L'OBSTACLE LES PAVEURS EN CHAPEAU HAUT DE FORME

jLe hasard étant parfois plein d'humour, cet avion est venu atterrir brusquement Le chapeau haut de forme est généralement arboré dans des circonstances

|ùr la piste d'un champ de courses, en Amérique, et il a capoté près d'une haie. protocolaires. Mais ces paveurs ont bénéficié de la libéralité d'un chapelier devant

fTe semble-t-il pas avoir fait une chute à l'obstacle, comme un vulgaire «toquard»? le magasin duquel ils repavaient la rue et il? portent le "huit reflets ".

DANS L'ILE DE BEAUTÉ : NOCE CORSE A DOS DE MULETS UN JEUNE HOMME FAIT 13.000 KILOMÈTRES EN CANOË

feien que les autocars sillonnent aujourd'hui l'île de Beauté, certains villages Un de nos lecteurs, âgé de dix-neuf ans, M. Marcel Bardiaux, a entrepris' une

fie la montagne sont encore forcés de demeurer fidèles aux traditions du passé. randonnée de 13.000 kilomètres en canoë. Il a quitté Paris et espère y revenir après

jAinsi cette noce où la mariée, en robe blanche, se rend à l'église sur un mulet. avoir parcouru l'Europe centrale, la mer Noire, Constantinople,Nice, Marseille, etc.

Congénère en chair et en os de notre amusant «Alfred», ce pingouin s'est trouvé Le sympathique « as » américain Charles Lindbergh, dont nous avons tous gardé

brusquement nez à nez avec deux chiens de traîneau d'une expédition polaire jie souvenir amical, vient d'avoir un fils. A l'occasion de cette naissance, on a

ït ces animaux si dissemblables se considèrent avec une plaisante curiosité. èffert à l'enfant des souliers où, bien entendu, figure... l'avion de son papa.


miiiiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ ""«UHIUI niiiiimiiuiiu iiiimiiiiiimiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiiiuii'uiii 2 iiiiiiHiiiuiiiiiiiiiiiiii"«"u""Mii""»"" "«" iiiiiiiiiiiiiiiiniHiiiiiiiii LE 20 JUILLET 1930 'mmn

VENTE AU

NUMERO

France, Colonies... .......... 0.50

Belgique i. .. i. .. 0.75 belge».

Etranger

lfr.

La migraine

provient m$$\

delà...

LA1HUTUALITÉ6ÉNÉRALE

S frs

/ Siège lt)i, rue J .-Uarc, Huuen, A iftidéq ÎUUO. IJ1 lUi^s llxes.^

Ri'sel'ved placées et prime!* unnuelleâ llinillinnj

Agents Acceptés tians localités «il pas représentée |

DIMANCHESLLUS T R É

Tfl. : Provence 15-22,23 ou 24 - Administration, abonnements : 20, nie d'Enghien, Paris (X e ) - C te chèque post. n°5970

EST EN VENTE PARTOUT DÈS LE SAMEDI

Services de Publicité : 118, Avenue des Champs-Elysées. — Téléphone : Elysées 65-94 à 65-98

CONSTIPATION, les Hémorroïdes,

l'Embarras gastriquoet

Intestinal, la Bile et la Congestion

cérébrale. Bonbon chocolatâ

très agréable au goût, 11 n'irrite

jamais l'Intestin et, contrairement

aux purgatifs drastiques et minéraux,

son emploi journalier n'en

diminue pas l'efficacité. Se prend

sans rien changer à ses habitudes.

Un bonbon le soir en se couchant. I

AMAR INDIEN

GRILLON m

TOUTES PHARMACIES

GROS : TAMAR INDIEN GRILLON

13.Rue Pavée PARIS 4»

■BB Seule, l'ELECTROLYSE BB

détruit la racine des duvets durcis par l'épilatoire.

M"» CHAPON (diplômée) garantit les résultats.

11, rue de l'Etoile, Paris

. dans une petite bot le

cfeactane d'elles vous apportant sa fraîcheur...

Des réclamations nous étant parvenues, nous croyons devoir préciser que la

présence de l'éliquette dorée GUÉNEAUX sous nos boîtes est la seule

garantie de l'acheteur, du fait qu'il existera bientôt, si cela continue,

autant d'imifations de nos parfums compacts que d'étoiles dans le ciel I...

En vente partout : 12fr.et 7fr.50. Modèle extra plat à 18 fr. ou franco:

Service D.I.43 , 40 M», Av. de la Marne, Asnières (Seine). C. P. Paris 1.435.77

COMPACTS DE LUXE

NEAUX

Pilules Gallon

contre l'OBÉSITÉ, à base d'Extraits végétaux

Réduction des Hanches, du Ventre, des Bajoues, etc. sans danger pour la santé.

Le flacon avec notice, 18 fr.60 (contre remb' 20 Ir. 55). J. RATIÉ. Ph", 45, rue de l'Échiquier, PARIS.

CECI INTERESSE

Tous les Jeunes Gens et Jeunes Filles, tous les Pères et Mères de Famille

PW " L'ÉCOLE UNIVERSELLE, la plus importante du monde, vous adressera gratuitement, par

retour du courrier, celles de ses brochures qui se rapportent aux études ou carrières qui vous intéressent.

L'enseignement par correspondance de L'ÉCOLE UNIVERSELLE permet de faire, à peu de

frais, toutes les études chez soi, sans dérangement et avec le maximum de chances de succès.

Pour être renseigné, découpez le BULLETIN CI-DESSOUS, marquez d'une croix chacune des

brochures qui vous intéressent, écrivez au bas votre nom et votre adresse, et expédiez ce bulletin,

sous pli fermé, à MM. les Directeurs de l'ËCOLE UNIVERSELLE, 59, Bd Exelmans, Paris (16 e ).

Broch. 7000

Broch. 7012

Broch. 7018

Broch. 7023

Broch. 7032

Broch. 7038

Broch. 7045

Broch. 7049

Broch. 7057

Broch. 7005

Broch. 70G8

Broch. 7076

Broch. 7C8-1

Broch. 7089

Broch. 7098

Iïtte.

à

: Classes primaires complètes; Certificat d'études, Brevets,C. A. P., Professorats,

Inspection primaire.

: Classes secondaires complètes ; Baccalauréats, Licences (Lettres, Sciences,

Droit).

: Grandes Écoles spéciales (Agriculture, Industrie, Travaux publics, Mines,

Commerce, Armée et Marine, Enseignement, Beaux-Arts, Colonies)

: Toutes les carrières administratives (France et Colonies).

: Carrières d'Ingénieur, Sous-Ingénieur, Conducteur, Dessinateur, Contremaître

dans les diverses spécialités : Electricité, Radiotélégraphie, Mécanique,

Automobile, Aviation, Métallurgie, Forge, Mines, Travaux publics,

Béton armé, Chauffage central, Architecture, Topographie, Froid, Chimie.

: Carrières de l'Agriculture métropolitaine et coloniale.

: Carrières du Commerce (Administrateur, Secrétaire, Correspondancier,

Sténo-Dactylo, Contentieux, Représentant, Publicité, Ingénieur commercial,

Expert-Comptable, Teneur de livres). Carrières de la Banque, de

la Bourse, des Assurances et de l'Industrie hôtelière.

: Langues étrangères (Anglais, Espagnol, Italien, Allemand, Portugais, Arabe,

Espéranto). —Tourisme.

: Orthographe, Rédaction, Rédaction de lettres, Versification, Calcul,

Dessin, Écriture, Calligraphie.

: Carrières de la. Marine marchande.

: Solfège, Piano, Violon, Flûte, Accordéon, Saxophone, Transposition,

Harmonie, Contrepoint, Fugue, Composition, Orchestration, Professorats.

: Arts du dessin (Dessin d'illustration, Caricature, Composition décorative,

Dessin de figurines de mode, Aquarelle, Peinture, Pastel, Fusain, Gravure,

Décoration publicitaire, Travaux d'agrément, Anatomie artistique, Histoire

de l'art, Préparation aux métiers d'art et aux Professorats de dessin).

: Métiers de la Coupe, de la Couture et de la Mode (Petite main, Seconde

main, Première main, Couturière, Vendeuse, Vendeuse-retoucheuse, Représentante,

Modéliste, Coupeur, Coupeuse, Modiste, Professorats libres et

officiels).

: Journalisme (Rédaction, Fabrication, Administration) ; Secrétariats.

: Cinéma : Scénario, décors, dessin de costume, photographie, technique

générale.

A expédier gratuitement à M .....

. N°„„

.par.... ..Départ..

Si vous souhaitez dés renseignements ou des conseils spéciaux à votre cas, ils vous seront fournis

très complets à titre gracieux et sans engagement de votre part. Il vous suffira de nous les demander

BUI une feuille quelconque que vous joindrez àu bulletin ci-dessus.

f 1

LES ÉCOLES PIGIER

sont ouvertes pendant les

TARIF DES ABONNEMENTS

3 mois 6 mois Un an

France, Colonies. 6fr. 12 fr. 24 fr.

Belgique 9 fr. 18 fr. 35 fr.

Étranger 15 fr. 28 fr. 55 fr.

UN TEINT

MERVEILLEUX

Pour Quelques Francs

Seulement

Plus de Nez Brillants ou de

teints jaunes et graisseux!

La Mousse de Crème rend la Poudre très adhérente.

Elle la fait tenir tout le long du jour

en dépit des rafales de vent, d'un temps pluvieux

ou de la transpiration provoquée par la danse.

"La Mousse de Crème agît aussi comme un tontf

que sur la peau qu'elle aide ainsi à se débarrasser

des pores dilatés et autres imperfections du teint. "

Les Compactes Tokalon contiennent maintenant

de la Mousse de Crème. La Poudre et le Rouge

sont tous deux très adhérents. Quelque chose de

nouveau, de différent, de meilleur.

POUDRE

TOKALON

Lia Pondre de Riz Stylée

VACANCES

I

COMMERCE - COMPTABILITÉ

STÉNO-DACTYLO - SECRÉTARIAT

LANGUES - DESSIN - COUPE, ETC.

sur place ou par correspondance

27 PROGRAMMES GRATUITS

ÉCO^SPK3IER||PARISJ|J

LessiègesBEAUMARCHAIS

FABRIQUE de

FAUTEUILS CUIR PATINÉ

Depuis 180 francs

DEMANDEZ LE CATALOGUE FRANCO

113, Boulev. Beaumarchais

PARIS

(Coin rue du Pont-aur-Choux.

au fond de la cour)

Ouvert le samedi toute la journée.

aiimenlp\recoi

c

(


• ^R'iAClES.HEftBOP 151

"^3 EPICERIES

CHRÔMÉ INALTÉRABLE

Réveils, Pendules tt Pendulettes "Boyard"

à loua prix tont fabriqués avec le même ïofn.

farine spécialement préparée

pour les enfants en bas âge,

est aussi

un aliment reconstituant

favorable à la croissance des adolescena

stimulant pour les affaiblis,

réparateur pour tes swirmenés,

et si léger

que (es malades eux-mêmes l'acceptera

toujours bien.. C'est le premier aliment

prescrit aux opérés, aux convalescents,"

Demandez échantillon gratuit aux

ÉTABL" JACQUEMAIRE

Villefranche (Rhône)


MUIIIII LE 20 JUILLET 1930 mrouiinuimuniiniurnininnrniininiiiinnuiuaiuniiinnimnHniuiiiniii 3 miiiiiuiimuuiiiiuHfUfmiiwiiMiiiiimunmimrTiurainnnaiiieiiiii HUITIÈME ANNÉE ! N°

ENTRE NOUS

['ÉTANT aventuré dans la poussière de

la fête de Montmartre — laquelle

s'allonge sur les boulevards de Clicky

et Rochecbouart — j'ai été plus que jamais

frappé par le caractère brutal des jeux et

réjouissances offerts au public populaire.

Les anciens manèges de chevaux de bois

— victimes, eux aussi, de la décadence de

la cavalerie — sont remplacés par des pistes

8ur lesquelles évoluent et se heurtent, tout

crépitants d'étincelles bleuâtres, des tanks

ceinturés de bandes d'acier. Ces « attractions »,


mmn DIMANCHE-ILLUSTRÉ iimiiitniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin 4 iiiimimiirrimiiiuimiiiiiiiiiinmi iiininmiiiiiiiiiiiinHiHnimiinrtuimi LE 20 JUILLET 1930

LA SEMAINE QUI VIENT DE S'ÉCOULER

29 3 Semaine de l'Année — Reste à courir : 23 semaines

A MONTBRISON, M. TARDIEU

A FAIT UN NOUVEL APPEL

AUX ANCIENS COMBATTANTS

Un appareil

dans la Lune

Collectionnez les images qui se

trouvent dans chaque paquet

des bonnes pâtes La Lune. Ces

collections valent un superbe

appareil photo. Demandez lanotice

spéciale à votre fournisseur

ou s'il ne l'a pas à

. 67, rue Rerre-Ciarron, PARIS (8 e )

PÂTES LA LUNE

L'ALLEMAGNE REPOND AU PROJET

D'UNION FÉDÉRALE EUROPÉENNE

Un peu inquiétante sur certains points, elle reste

néanmoins, dans son ensemble, plutôt satisfaisante.

LE président du Conseil s'est rendu dimanche,

accompagné de MM. Pernot et

Champetier de Ribes, à Montbrison, où

Grèce, Pologne, Roumanie, Autriche, Suède, E sthonie approuvent le mémorandum Briand.

il a présidé le banquet des anciens combattants.

A

Il a prononcé, à cette occasion, un important

réponse allemande au mémorandum de En ce qui concerne les rapports entre l'union

discours, dans lequel il a fait appel à l'esprit

M. Briand concernant l'organisation d'un fédérale européenne projetée et l'organisme de

L

de solidarité de ses auditeurs pour le bien du

régime d'union fédérale européenne, a Genève, il y a identité complète entre les vues

été remise au Quai d'Orsay par M. von Hœsch.

pays.

françaises et allemandes. « Aucune atteinte ne

Il a d'abord parlé des récents débats du Par-

Prise en soi, cette note est plus satisfaisante doit être portée à la S. D. N. Il ne doit pas

lement et de la lecture du décret de clôture que

que ne l'avaient fait prévoir certaines dépêches être question d'un commencement d'isolement

ses adversaires lui reprochent.

de Berlin. On y trouve non seulement la recon- de l'Europe qui pourrait avoir comme consé-

o Après trois mois de vacances, le calme sera

naissance que l'initiative française vient à quence la formation, d'autres groupes au sein

revenu dans les esprits. Du moins, le président

son heure et de nombreux points d'accord avec de la S. D. N. Il sera nécessaire de prendre en

du Conseil l'espère. Le contact des élus avec les

les observations formulées par M. Briand dans considération les répercussions sur la S. D. N.

électeurs, dit-il, sera salutaire. Car le pays

sa note du 17 mai dernier, mais une promesse de toute entente européenne et de soumettre,

est, dans son immense majorité, avec le gou-

de collaboration positive à l'œuvre qui sera au besoin, ces répercussions à l'appréciation de

vernement.

entreprise à Genève en septembre prochain. toute la Société... »

« Et cela pour deux raisons : le pays s'est Cependant, pourquoi faut-il que l'effet en La conclusion constitue mie véritable pro-

rendu compte de l'effort accompli depuis huit

soit gâté par la manifestation a laquelle le messe de collaboration positive. Le gouverne-

mois et il se demande à quoi peut conduire

président Hindenburg a cru devoir se livrer en ment allemand y exprime, en effet, l'espoir que

l'association, pour une guérilla destructive, de

refusant d'assister aux fêtes organisées dans « des suggestions précieuses seront apportées

trois partis à qui tout interdit de s'unir cons-

certaines villes de Rhénanie pour célébrer à la réunion de Genève, en septembre prochain »

tructivement, soit sur le terrain de la doctrine, l'évacuation, parce que le gouvernement et il annonce « qu'il se réserve d'y expliquer et

soit sur celui de l'action. La force du cabinet a,

prussien a interdit aux « Casques d'acier », d'y compléter ses propres observations », afin

d'ailleurs, été reconnue par ses adversaires

c'est-à-dire à la plus nationaliste des sociétés que soient clairement définis les différents

eux-mêmes. »

d'anciens combattants, de participer à ces aspects du problème et qu'on puisse alors

fêtes.

prendre une décision « sur la route à suivre ulté-

La politique nationale

La réponse se divise en six parties. Dans la rieurement ».

Après avoir apporté aux « poilus » de la

première, toute d'exposition, le gouvernement Quelques jours avant le document du Reich,

de Berlin se déclare « disposé à collaborer à la

Loire le salut du gouvernement et décrit

les réponses de la Grèce, de la Pologne, de la

solution du problème posé par le mémoran-

l'effort réalisé au cours de ces derniers mois

Rpumanie, de l'Autriche, de la Suède et de

dum, et à prendre part à une discussion

en faveur des combattants, le président du

l'Esthonie, toutes favorables à une étroite

approfondie, aucun pays ne sentant plus que

Conseil a précisé les buts de notre politique

coopération des Etats européens, avaient été

l'Allemagne les défauts de la structure de

nationale : préparer un avenir de paix en

reçues au Quai d'Orsay. C'est M. Mironesco,

maintenant les gains durement acquis.

l'Europe », en raison de sa situation au milieu ministre des Affaires étrangères roumains qui

a Indépendance et sécurité : c'est un pro-

du continent. A son avis, « le but final devrait remit lui-même à M. Briand, le texte élaboré

blème d'effectifs, de couverture, de matériel

être d'envisager, dans un esprit de conciliation, par le gouvernement de Bucarest.

et de mobilisation. En promulguant la loi

une réforme hardie des conditions reconnues

d'un an, qui repose sur des réserves encadrées

intenables et d'amener ainsi une véritable

et instruites, nous avons fait un acte de foi

pacification de l'Europe, qui ne saurait être AU MAROC : NOS TROUPES CHATIENT

dans les vertus de la race.

basée que sur les principes de la justice et de

l'égalité. »

DEUX DJ1CHS D'INSOUMIS

L'appel aux combattants

Ceci dit, le gouvernement allemand procède Le 13 juillet, dans la matinée, un djich composé

à la détermination du cadre de la future fédé- d'Aït Moghad a exécuté un coup de main sur le ksar

« Et je n'ai plus, poursuivit M. Tardieu, ration. « Toute pointe contre d'autres pays ou rallié de Tihidrin, situé entre nos postes d'Amouguer

qu'à vous parler de l'essentiel, — je veux dire

et de Taguendoust, dans la haute vallée du Ziz. Ce

continents, déclare-t-il, devra être évitée ».

de l'esprit public, de l'équipement moral de la

djich, qui avait réussi, aU cours de son agression sau-

De même « il ne faut pas que certains pays

nation, trésorerie d'impondérables aussi prévage,

à enlever des otages et des troupeaux, a été

européens deviennent étrangers à la collabo- contre-attaqué par les forces de police des postes voisins

cieuse que l'autre.

ration européenne ». Ces pays — Russie sovié- et notre aviation alertées immédiatement. Notre vigou-

« Secouez le poids des idées mortes qui tique et Turquie — le ministre français se borreuse riposte a fait subir aux agresseurs de très lourdes

pèsent sur les vivants. Gardez-vous de l'épinait à les tenir au courant en attendant qu'ils pertes et les a obligés à abandonner toutes leurs prises.

démie de hargne qui semble frapper en ce acceptent de.faire partie de la S. D. N. Berlin Nos pertes, au cours de ce combat, ont été d'un

moment les individus, les classes et les peu-

officier, d'un sous-offieier et d'un soldat européens tués

voudrait qu'ils ne fussent pas exclus de la fédéples.

Soyez fidèles à la joie de l'ouvrage bien

et de onze soldats indigènes tués ou blessés. Un autre

ration.

tait qu'exprime en France la chanson des

djich, évalué à plus de quatre cents fusils, Ait Hamou

Dans la partie III, le gouvernement alle- et Ait Kerbach-Xl, qui était sorti du Tafilalet avec

siècles. Notre nation a tout donné : jeumand se déclare « persuadé, comme le gouver- l'intention d'opérer sur la frontière algérienne, a été

nesse, bonheur du foyer, affections, sécurité de nement français, que la situation difficile de accroché le 12 juillet sur le rebord occidental de la

carrière, sang, vie. Tout pour sauver tout. Car l'Europe provient, pour une large mesure, de Hamada par un détachement important de forces de

il lui eût semblé impossible de vivre dans une l'organisation politique actuelle de notre conti- police lancé à la poursuite d'Erfoud. Après un violent

France amoindrie, humiliée, meurtrie, mutilée.

engagement, le djich a été rejeté avec des pertes sévères

nent». «Il ne faut donc pas, ajoute-t-il, négliger

a Tout cela, vous le comprenez, vous le

dms le Tafilalet.

les causes politiques : problèmes de sécurité,

sentez, vous le vivez. Et c'est pourquoi on du désarmement, des minorités nationales

trouve parmi vous une leçon et un réconfort. et du développement de certains articles du

« La leçon, notre gouvernement, composé pacte de la S. D. N. ». Pour lui, « le sort de COMBAT DE RUES EN ËGYPTE

des vôtres en majorité, la comprend, soyez- toutes les tentatives d'amélioration de la situaen

sûrs. Le réconfort que j'éprouve et que tion politique en Europe dépendra de l'appli-

tous éprouveraient parmi vous, sans phrases cation des principes de l'égalité intégrale des

et du fond du cœur, je vous en remercie. » droits, de la sécurité égale pour tous et de l'harmonisation

pacifique des nécessités d'existence

naturelles des peuples. Là où les conditions

existantes sont en contradiction avec ces

principes, il faudra trouver des moyens efficaces

pour les modifier. Il serait vain de vouloir

construire une Europe nouvelle sur une

base qui ne saurait résister à l'évolution

vivante ».

EU de temps après minuit, dans la nuit du n au

P 12 juillet, un formidable incendie s'est déclaré en

plein centre de Paris, sur les Grands Boulevards, dans

le]magasin des Nouvelles Galeries. Le feu se propageant

avec une rapidité inouïe, a pris de telles proportions

que les secours ont été rendus extrêmement difficiles.

En peu de temps, l'immeuble a été complètement

embrasé et l'on a pu craindre que les maisons voisines

ne soient atteintes. Tous les pompiers de Paris étaient

réunis sur les lieux du sinistre.

La façade donnant sur le boulevard Bonne-Nouvelle

n'était qu'un immense brasier. Toute la superstructure

avait disparu comme si le faîte avait été littéralement

rasé. Dans les ouvertures béantes des baies, on apercevait

les plafonds, principalement celui de l'étage le

plus élevé, flambant, sans que les grosses lances qui

déversaient leur flot parviennent à atténuer les flammes.

Du côté de la rue d'Hauteville, un foyer particulièrement

intense défiait, lui aussi, les efforts conjugués

des pompiers.

D'atelier en atelier, de pièce en pièce, les flammes

avançaient. On fit évacuer les maisons les plus menacées.

Beaucoup de gens, effrayés par la lueur qui entrait

—————— -W\/\/»

UN AVION LANCE SUR MILAN

DES TRACTS ANTIFASCISTES

Un avion privé parti du Bourget et piloté par l'Ital'ea

Giovanni Bassanesi, après avoir atterri successivement

a Genève, Eeliinzona et Lodrino, a survolé Milan et

lancé des tracts antifascistes et antimilitaristes sur tout

un quartier. Son vol a duré une quinzaine de minutes.

Revenant vers la Suisse, l'avion a fait une chute

au Saint-Gothard. Le pilote Bassanesi a été blessé et

transporté à l'hôpital d'Andcrmatt,

De graves désordres se Sont produits à Alexandrie,

au cours d'une démonstration politique organisée par

le waf d. Des attaques organisées ont été faites contre la

police, et la situation a pris une tournure si menaçante

qu'on a dû faire appel aux troupes égyptiennes pour

maîtriser la foule.

Quinze civils et un agent, tous Egyptiens, ont été

tués ; 60 personnes ont été blessées par de9 coups de feu,

et 160 autres, dont 50 agents de police, atteints par

divers projectiles, n étrangers, parmi lesquels une

jeune fille européenne, se trouvent dans un état critique.

Un jeune garçon italien, qui, en dépit des avertissements

de la police, était resté sur le théâtre des désordres,

a été tué par un coup de pierre.

UN FORMIDABLE INCENDIE DETRUIT, EN PLEINE NUIT, D'IMPORTANTS MAGASINS A PARIS

dans leur appartement, se crurent directement menacés.

Ils firent de rapides bagages et dévalèrent dans

les escaliers. Ils ne purent rentrer chez eux que

lorsque le sinistre parut circonscrit. Mais personne

ne dormit.

Toute la journée du lendemain, les pompiers continuèrent

à noyer les. décombres de l'immense immeuble

aux murs branlants.

Les dégâts sont évalues à 50 millions.

ROME ACCEPTE D'OBSERVER

JUSQU'A LA FIN DÉCEMBRE

DES VACANCES NAVALES

U

NE dépêche de Rome annonçait, ces

jours-ci, que le gouvernement italien

avait fait « une contre-proposition a

en réponse à la note française du 7 juillet...

Renseignements pris, il n'est nullement question

d'une contre-proposition, mais de l'adoption,

par M. Mussolini et ses collègues, d'une

attitude identique à celle prise, dans un but

d'apaisement, par le gouvernement français.

On se rappelle qu'à Londres M. Grandi

s'était déclare favorable à l'arrêt de toutes

constructions navales pendant mie période

d'un an. Au moment où cette déclaration

avait été faite, il était impossible au gouvernement

français de s'y associer. La dernière

tranche du programme naval — soumise en

décembre, comme chaque année, au Parlement

— venait à peine d'être votée.

Au début de juillet, la situation était différente.

L'année financière italienne commençant

et les constructions françaises indispensables

étant en cours, M. Briand pouvait,

sans compromettre l'équilibre des forces entre

les deux pays — faire un geste de bonne volonté

et déclarer à Rome que la France était prête

à surseoir, jusqu'à la fin de l'année, à la mise

sur cale de toute unité nouvelle.

• C'est à ce geste, dont on espère qu'il permettra

aux pourparlers franco-italiens de se

poursuivre dans une atmosphère favorable

à leur succès, que l'Italie vient de répondre.

Le comte Manzoni a, en effet, infonné le Quai

d'Orsay que le gouvernement de Rome a pris

connaissance avec satisfaction de la décision

française et qu'il accepte de conformer son

attitude à celle du gouvernement français en

matière de constructions nouvelles.

Les deux pays s'engagent donc mutuellement

à observer, pendant une durée de six

mois, de complètes vacances navales. Ces six

mois devraient être plus que suffisants pour en

finir, au point de vue politique, avec les négociations

engagées.

MEMENTO

CÉRÉMONIES

14 juillet. — La foule parisienne acclame le défilé

pittoresque de l'ancienne année d'Afrique et des soldats

d'aujourd'hui défilant à travers la capitale pour la Fête

nationale.

j.5 juillet. — M. Doumergue pose la première pierre

de la Cité du Combattant.

POLITIQUE

13 juillet. — M. Niel, démocrate populaire, est élu

député d'Espalion par 6.103 voix contre 465 à M. Pons,

U. R. D., 117 à M. Archer, du parti agraire, et 30 X

M. Greslan, S. F. I. O.

ÉTRANGER

15 juillet. — Cari Jensen, l'homme le plus leurd du

monde, — il pesait 220 kilogrammes, — meurt à

Holback, près de Copenhague.

FAITS DIVERS

15 juillet. — A Saleillcs, près de Perpignan, un jeune

cambrioleur, Léon Goujon, cerné dans une villa, tient

pendant toute une nuit la gendarmerie en respect.

Il tire plus de cinquante coups de feu, puis se rend à

l'appel de son père.

SPORTS

xi juillet. — La terrible étape des cols pyrénéens

du Tour de France, disputée sur le parcours Pau-

Luchon, revient à l'Italien Brada. Leducq prend la tête

du classement général.

12 juillet. — Charles Péllssier gagne, au sprint, l'étape

Luchon-Perpignan du Tour de France.

12 juillet. — Le nageur hongrois Barany gagne la

Grand Prix de Paris, parcourant 100 mètres en 59*1/5"}

M ne Godard gagne le 100 mètres dames en I' IJ .

— A Montevideo, dans la Coupe du monde de football,

la France bat le Mexique par 4 buts à 1.

14 juillet.—Charles Pélissier gagne l'étape Perpignan .

Montpellier du Tour de France.

15 juillet. — L'étape Montpellier-Marseille du Tour

de France revient à Antonin Magne.

— A Montevideo, après un match splendide,

l'équipe de France de football n'est battue que de justesse

(1 but à o) par l'Argentine, finaliste olympique.

Des légumes,— =gggg

des fruits, des fleurs

à peu de frais, pour tous les vôtres Nouveauté:

Le Parfait

Jardinier

par L. LANEUVILLE, professeur d'Agriculture. Le guide vraiment

pratique qui permettra à tous ceux qui ont un jardin, d'en

tirer le plus grand profit. Un volume (11X18), 160 gravures.

Cartonnage artistique en coul. -13 fr. 50

Chez tous les Libraires et 13-21, rue Montparnasse, Paris (6»)

- \ " "' ^ LAROUSSE


«innm LE 20 JUILLET 1930 ■nuimiiliiiiiiiiiiiiHiiintiiiimiiiiii iiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ur | HiiiiiiiiiniiiiiiiiiimiiiuiinuiiniiiiiiiuiHiiniiiiiininniintninininiiiimiH DIMANCHE-ILLUSTRÉ

LES ROMANS DE LA VIE

UN FRANÇAIS FAISEUR DE MIRACLES : M. GEORGES CLAUDE

ar A. LORBERT

ÏL, y a de cela quelque cinquante ans.^ un

jeune Français lisait avec passion, dévorait...

les écrits d'un certain Jules Verne,

inégalé depuis... Cinquante ans : 1880,

les plus audacieuses anticipations scientifiques

du grand romancier étaient déjà

réalisées...

A travers l'œuvre puissante, il était possible

d'imaginer quel parti le vingtième, siècle allait 1 «

tirer des découvertes que lui léguerait, en I

héritage, le dix-neuvième. Il s'en dégageait,

aussi et surtout, une notion de recul de

l'impossible qui était éminemment favorable

à l'éveil de vocations scientifiques. Voici

comment Georges Claude, encore enfant, se

sentit attiré vers la science, irrésistiblement,

comme par une force électromagnétique. Mais

où apprendre ? Laissons-lui la parole, cette

parole simple et familière qui est, à notre

sens, un de ses grands charmes et que nous

nous ferons un devoir de citer textuellement

le plus souvent possible, tant elle le dépeint

parfaitement :

« La vie avait, nous dit-il, été très dure à

mou père ; il n'avait pu consacrer à mon éducation

scientifique et morale que des efforts

personnels, dont je lui garde la plus profonde

reconnaissance. Et si je suis devenu

ingénieur, si je ne suis pas quelque part chiffonnier

ou marchand de cacahuètes, c'est

qu'il s'est trouvé que l'Ecole de physique

et de chimie de Paris allouait, à cette époque,

à ses élèves une royale indemnité de 50 francs

par mois. »

1886-1889. Trois années de cours qui coûtèrent

l'une dans l'autre, à la Ville de Paris,

1.800 francs. Ouvrons le grand livre des

dettes réciproques des Français et de la France,

où chacun de nous a sa page, au compte :

Georges Claude. Inscrivons-y dans la colonne :

Doit, ces 1.800 francs. Rien de pécuniaire

n'étant plus à ajouter à cette première mise,

passons immédiatement à la colonne Avoir

pour y inscrire les dettes de la France et de la

science mondiale envers ce grand savant

français.

NÉ en 1870, il avait dix-neuf ans lorsqu'il

sortit de l'école. Il commença tout d'abord

par s'occuper d'électricité. C'était précisément

le moment où on allait commencer à distribuer

aux particuliers du courant. Paris et sa périphérie

étaient divisés en six secteurs, sans

compter les réseaux qu'alimentaient deux

usines municipales créées aux Halles et aux

Buttes-Chaumont. M. Georges Claude entra

dans la première de celles-ci, en 1890, comme

chef de laboratoire : il était évidemment assez

éloigné des rêves selon Jules Verne, mais ne

fallait-il pas demander tout d'abord à un

travail régulier le pain de chaque jour ? Ainsi

put-il entreprendre, en 1895, ses premières

recherches. Moissan venait de donner à l'éclairage

l'acétylène, mais la beauté de la lumière

domiée par le gaz brûlant était chèrement

payée par les. multiples inconvénients de sa

préparation sur place, à l'aide du carbure de

calcium, et par des accidents, trop fréquents,

qui eu résultaient. On avait bien tenté de les

supprimer en emmagasinant l'acétylène sous

la forme liquide, dans des bouteilles d'acier ;

mais les terribles propriétés explosives du

liquide avaient dû faire écarter cette solution.

En collaboration avec M. Hess, M. Georges

Claude imagina de dissoudre, sous pression,

l'acétylène dans un liquide inerte : d'abord

alcool qui en absorbait, pour chaque atmosphère,

cinq fois son volume, puis acétone

qui eu dissolut vingt-cinq fois son volume.

Le gaz ayant pu se dégager de cette dissolution

par la simple ouverture d'un robinet, tandis

qu'un fil métallique pouvait être porté au

rouge au sein même du liquide, sans provoquer

la moindre explosion, le problème du

transport se trouva pratiquement résolu :

l'acétylène put faire son entrée dans le monde

-industriel, il y prit un très grand développement

dès que M. Georges Claude y envoya

le rejoindre l'oxygène industriel.

Il s'était vu confier, en 1896, le service des

recherches scientifiques à la « Thomson ».

L'observation des hautes températures nécessaires

à la préparation du carbure de calcium,

lui avait donné cette idée que, produit d'une

réaction purement thermique, ce corps pourrait

avantageusement être obtenu au moyen de

l'oxygène.

Pour se procurer ce gaz par grandes quantités,

il n'y avait qu'à l'aller chercher là où

il était avec abondance : dans l'air atmosphérique.

M. Georges Claude essaya de l'avoir

d'abord par centrifugation, puis par dissolution,

pour en venir enfin à chercher la solution

du problème dans la détente avec travail

extérieur, telle qu'elle était résultée des grands

travaux de Siémens et de Cailletet.

Pour transformer l'air atmosphérique en un

liquide, il fallait être à même de l'amener à la

température, inimaginable et peu courante, de

, 1900 au-dessous de zéro. C'est ce que le savant

parvint à réiliser.

«Et voilà, devait conclure. M. Georges

Claude, en exposant plus tard ce miracle à de3

■ auditoires, ce n'est pas plus malin que cela. »

Mais il avait soin d'ajouter : « En théorie du

r

On a pu dire de M. Georges Claude, qu'il était notre « Edison ». Ce ns

sont pas seulement ses connaissances scientifiques universelles, cest la

personnalité si « française » du savant que s'est attaché à mettre en

lumière notre collaborateur A. Lorbert.

moins. » En effet, jamais ni Siémens, ni Solvay,

ni Cailletet, ni Linde n'étaient arrivés à

faire passer le procédé de la théorie dans la

pratique. Pourquoi ? D'abord parce qu'une

machine ne marche pas sans être graissée et

qu'aucun lubrifiant ne pouvait résister aux

températures basses sans se congeler. M. Georges

Claude s'attaqua donc, tout d'abord, au problème

de la lubrification : il découvrit qu'à

l'opposé des autres lubrifiants, l'éther de

pétrole prenait de la viscosité à mesure qu'il

refroidissait. Il parvint à atteindre — 190 0

sans que sa machine qu'il avait construite et

qui, maintenant, marchait parfaitement, lui

fournît une seule goutte d'air liquide. Il en

trouva la raison dans son mauvais rendement

théorique au delà de — 140 0 , la température

critique de l'air : le travail d'expansion d'un

élément qui n'était presque plus un fluide et

pas encore un liquide, était détestable. Ayant

découvert la cause, il ne pouvait tarder à

J

épaisses « avec la désinvolture d'un fil à couper

le beurre », transforme le sable en pierres

précieuses. Maintenu à l'état liquide, sa jolie

couleur bleu de ciel ne l'empêche pas de transformer,

par simple imbibition, du coton, de la

sciure de bois, de la farine, etc.. en explosifs

terribles, bien moins coûteux que la dynamite.

Principe de base de tous les engrais, l'azote

liquide est une source de vie inépuisable, à

laquelle l'agriculture peut venir puiser sans

restriction. Passant sur le carbure de calcium

chauffé au rouge, l'azote en fait la cyanamide

calcique qui, introduite dans le sol, y donne

rapidement de 1'ammoniacme bientôt nitrifiée.

Trouvant dans les radiations qui émanent

des vapeurs du mercure, le bleu qui lui manquait,

le néon a pu servir au chargement des

tubes luminescents qui; sur les boulevards, dessinent

en traits de feu, surabondamment, les mots

qu'il s'agit d'imposer à l'attention du public.

Croyez-vous que, pendant ce temps, l'électri-

M. GEORGES CLAUDE

découvrir la solution ; il imagina un liquéf acteur

au sein duquel il fut a même de soumettre

à l'action refroidissante de l'air

détendu, de .l'air ayant encore une certaine

pression. La conséquence en fut que la liquéfaction

eut lieu au voisinage de la température

critique, vers — 140 0 C.

Le 26 mai 1902, les premiers litres d'air

liquide coulèrent de la machine d'expériences

que M. Georges Claude avait construite à La

Villette. Un mois plus tard, M. d'Arsonval, qui

avait attentivement suivi les travaux du

jeune savant, dont il devait devenir l'ami, et

fait à leur sujet une communication à l'Académie

des Sciences, menait un grand nombre

de ses collègues visiter son installation et résumait,

en quelques paroles définitives, l'hommage

du monde scientifique, disant notamment

que « si le premier pas dans la liquéfaction

de l'air a été fait par un Français (Cailletet),

le dernier aussi l'avait été par un Français

».

MAIS, miracles pour le monde savant, qui

voit en tous ces changements d'états, en

toutes ces dissociations, d'étonnantes réalisations,

toutes ces choses admirables ne diraient

rien au vulgaire si on ne lui en révélait les

merveilleuses applications.

Parmi toutes les combustions, l'oxygène,

rendu à l'état gazeux, fond le fer et l'acier

avec une surprenante facilité — et c'est la

soudure autogène au chalumeau oxyacétylénique

dans ses multiples applications •

transperce les plaques de blindage les. plus

cien demeurait inactif ? Point: il avait continué

à mettre sa claire intelligence au service de ce

qui avait été sa branche nourricière, avant

qu'il ne devînt l'administrateur de puissantes

sociétés — et avait pu planter de nombreux

jalons de repère dans son champ d'investigation,

si vaste. Il avait aussi tenu à

contribuer à la diffusion de ce qu'il connaissait

si bien, par un livre intitulé l'Electricité à la

portée de tous, couronné, en 1904, du Prix

Hébert.

Dans ce livre, qui connut de gros tirages,

qu'on n'a pas coutume de voir atteindre à

des ouvrages scientifiques (il en était, en

1914, à son trente-sixième mille), il s'était

révélé un vulgarisateur de tout premier ordre.

Rapportant tout à l'hydraulique pour le

mieux expliquer, ne craignant pas de faire

souvent appel à l'humour, il avait su faire

accepter par lelecteur le moins initié, les sujets

les plus arides. Ainsi disait-il de Volta : « Ce

célèbre inventeur Italien que son empilement

de petites rondelles devait conduire à l'immortalité

» ; ainsi présentait-il, dans la bobine

de Ruhmkorff « l'un des instruments qui ont

le plus fait pour vulgariser l'électricité », ajoutant

sur elle : « A bien tout ce qu'il faut, en

effet, pour attirer les badauds comme les lampions,

le soir, attirënt les papillons » ; ainsi

définissait-il la machine humaine t « Une

machine merveilleuse, mais détestable au

point de vue économique par la cherté du

combustible qu'est l'aliment. » Il prévoyait,

dès 1904, le jour où «les chevaux d.« fiacre

auront définitivement relayé, où la' vapeur

devenue trop paresseuse, aura disparu des

locomotives de nos chemins de fer, où, sous

la poussée de l'électro-chimie, les méthodes de

la grande industrie chimique, si laborieusement

élaborées, auront été submergées ».

Vision prophétique, dans la description de

laquelle on croit retrouver la plume du maître

de sa jeunesse, de Jules Verne. Dans ce traité,

c'est toute la science de M. Georges Claude qui

s'étale, une science qu'il ne veut « ni assommante,

ni gourmée », une science qu'il aime et

dont il aime faire partager l'amour à qui l'approche.

Il faut, pour le savoir, l'avoir entendu

s'écrier : « Rendre la science assommante,

est-il possible, quand c'est si passionnant ! »

Très foncièrement bon, comme le sont la plupart

des humoristes à froid, il sait devenir

féroce quand on ne le comprend pas ou ne veut

pas le comprendre. « Je suis, dit-il volontiers,

un inventeur arrivé à force d'entêtement et de

mauvais caractère. »

LE 2 août 1914, le réserviste Georges Claude,

membre du Conseil supérieur de l'Aéronautique

et de la Commission supérieure des Inventions,

voit fermer toutes ses usines, toutes, y

compris celle de Boulogne, qui fabrique chaque

mois 400.000 mètres cubes d'oxygène, et est

sur le point d'être, comme sous-lieutenaut,

envoyé présider à des convois de chevaux

entre deux villes... The right man in the right

place... « Heureusement pour les chevaux »,

nous dit-il... On ne lui évita cette besogne que

pour l'envoyer, dans le 4e secteur du camp

retranché de Paris, tracer «ur le terrain des

voies Dccauville. Cependant, il manque par

jour, à la défense nationale, 180 tonnes d'explosifs.

MM. Georges Claude, d'Arsonval et Violet

savent que le mélange oxygène liquide + charbon,

ferait merveille dans les bombes d'aéronautique

et qu'il serait aisé de le fabriquer

dans une usine abandonnée par la Compagnie

des Omnibus, à Billancourt, non loin des ateliers

de l'Air liquide, auxquels une simple conduite

permettrait de la relier. Un ordre arrive,

qui prescrit de mettre le lieutenant Georges

Claude à l'état-major du camp retranché en

surnombre. Mais son chef direct, le commandant

M..., tient à ses effectifs; il laisse l'ordre

dans un tiroir où le savant ne le trouvera que

le 9 septembre. Fureur !... Mais, enfin, il est

libre.

En apparence seulement, car ce sera eu vain

que ses premières bombes (25 litres de noir

de fumée plongé dans l'oxygène liquide), lancées

par lui-même à bord d'appareils Voisin

au moyen d'instruments de fortune ingénieux

mais rudimentaires, émerveilleront, à Boisd'Arey,

M. Painlevé, sur le front, le commandant

Girod : leur emploi rencontre une forte

opposition parmi certains chefs directs de

l'intérieur. Les uns les estiment trop « dangereuses

» ; d'autres veulent faire de la théorie

à mie heure où seule la pratique importe.

Mais J offre écrit :

« J'ai demandé au lieutenant Claude de

m'envoyer des bombes. Quand je commande,

j'entends qu'on m'obéisse. »

De Boulogne partent alors deux récipients

de 500 litres d'oxygène liquide et vingt-cinq

bombes. Le 4 octobre, le sous-lieutenant

Georges Claude en place six chez l'ennemi,

dont une sur un convoi, qui est entièrement

détruit.

Pour le coup, la Commission des Inventions

se passionne. Joffre donne au lieutenant

(M. G. Claude a été promu au grade supérieur,

ce qui, à quarante-cinq ans, n'a rien

d'un avancement exagéré) trois appareils à

contrôler. Le savant, qui n'aura jamais à sa

disposition qu'un seul avion va se prodiguer,

portant à quatre-vingt-treize le nombre de

ses ascensions et à dix-huit le nombre

de bombardements effectués par lui-même,

en persoime. Ainsi veut-il, par son exemple,

démontrer que ses bombes ne sont

dangereuses que pour l'ennemi. Une fois, à

Serres, il intervint pour libérer une compagnie

française serrée de près par l'ennemi ; une

autre fois, à Thielt, il manquera de dix minutes

le kaiser et ne se consolera jamais de ce retard

qui, dit-il modestement, eût « bien simplifié la

guerre ».

Quand il ne vole pas, il se livre à tous les

genres.de recherches qui intéressent la défense

nationale. En novembre 1914, il construit un

appareil de repérage par le son des batteries

ennemies qui fonctionnera sur le front, dès le

début de 1915, à l'entière satisfaction des

artilleurs. En 1916, ce sera un canon de tranchée,

basé sur la viscosité du brai, conception

entièrement nouvelle.

Mais il s'agit de démolir des inventions qu'on

ne veut pas employer, malgré leurs excellents

effets que nul témoin oculaire ne peut mettre

en doute. On fait tirer au mauser à 200 mètres

sur ses bombes pour montrer qu'elles explosent.

« Oui, répond-il, mais les autres aussi. Ï

Enfin, le 10 octobre 1915, on tire parti d'un

accident dramatique qu'il déplore tout le premier,

mais qui est toujours possible avec des

substances explosives, surtout quand ceux

qui les ont reçues en dépôt ont commis l'imprudence

de les laisser voisiner avec des fléchettes

incendiaires — l'explosion d'un dépôt,

'(Lire la suite page 14, ^'cotonn».)'


mutin DIMANCHE-ILLUSTRÉ niiiitiiiniiiiiiiiiiitiiiiiiilltliiniiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiuiiMiiiiiiiiiiiiitiiiiuii 6 iiiiriiiiii.iiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniramiiiniHiiiHiiiiiiinmiiiiiiinnni m LE 20 JUILLET 1930 "1111111

1 OTJS partez. Monsieur? dit, d'une

voix nuancée d'un respectueux

reproche, Jean à son maître,

Pierre Bruzon.

■— Il le faut, vois-tu, mon bon

Jean. Je n'ai pas renoncé à décou

vrir le meurtrier de mon père. Depuis dix ans

l'affaire est classée et cet événement, simple

fait divers oublié de tous, occupe constamment

ma pensée.

» Malgré les démarches de l'ambassade de

France auprès du gouvernement des États

Unis et l'activité des polices américaine et

française, on n'est pas parvenu à arrêter ni

même identifier l'assassin. I.e rapport, très

laconique, de la police américaine, parlait

d'une rixe dans le quartier de Jackson-Street

à San-Francisco.

« Mon père n'était pas homme à se commettre

avec quelque matelot aviné ; je suis

persuadé qu'il a été attiré dans le quartier

chinois sous un fallacieux prétexte et traîtreu

sèment assassiné.

— Mon Dieu ! fit le domestique.

— J'en ai la conviction, mon bon Jean

niais... assez parlé, le Paris est arrivé tantôt

et je veux continuer mon enquête.

Tout en conversant, le jeune homme achevait

sa toilette, je devrais dire son déguisement

car il revêtait un costume de pêcheur du plus

répugnant aspect, dans un cabinet de toilette

du dernier modernisme.

Ainsi accoutré, il eût été très difficile d'assi

gner un caractère déterminé à la physionomie

de Pierre Bruzon. Certains plis de son front

révélaient l'homme méditatif et, pourtant, la

fermeté des contours de sa bouche, son port

de tête hardi décelaient l'homme d'action.

— Prenez garde, monsieur Pierre, dit encore

le vieux domestique en ouvrant la grille de la

magnifique propriété dont le parc s'étendait

au bord de la mer, derrière des rochers abrupts,

sur une distance de près de trois kilomètres.

De jeune homme haussa les épaules et

s'éloigna dans la nuit.

U

SE demi-heure après, Pierre Bruzon s'enfonçait

dans un dédale de rues obscures,

étroites et tortueuses, qui s'enchevê-

traient du débarcadère aux bassins de radoub.

Ce quartier était le rendez-vous des matelots

des deux continents qui s'y réunissaient

dans des cabarets, sortes de tavernes hantées

habituellement par des individus dont le casier

judiciaire était souvent lourdement chargé.

Pierre Bruzon circulait sans hésitation entre

les maisons noires éclairées parfois, comme à

regret, par les lueurs blafardes et vacillantes

des réverbères.

Par endroits, des fenêtres garnies de rideaux

jetaient des reflets rouges sur les pavés fangeux.

Le jeune homme s'arrêta devant un cabaret

de bas étage d'où partaient des exclamations

et des rires. Il écouta quelques secondes et

poussa la porte du repaire.

Dans une vaste salle basse, mal éclairée, une

vingtaine de matelots, d'individus en veston

et de femmes, debout près du comptoir ou

attablés, jouaient aux cartes et buvaient.

L'entrée du jeune homme passa inaperçue,

sauf du patron de rétablissement, sorte de

brute de haute taille et de constitution athlétique,

qui le dévisagea, cligna imperceptiblement

l'œil gauche et, sans un mot, plaça

devant le jeune homme un verre qu'il remplit

vivement d'un liquide verdâtre.

Dans le fond de la salle, deux hommes à

figure sinistre, par-dessus leur consommation,

parlaient à voix basse d'un air inquiet.

Le regard du faux matelot les effleura sans

s'arrêter.

Lentement, méthodiquement, il passait en

revue tous ces visages hâlés ou blafards ; son

regard aigu semblait inventorier les cerveaux,

pendant que, l'oreille tendue, il guettait les

moindres propos susceptibles de retenir son

attention.

Près de lui, accoudé au' comptoir, un marin

se faisait remarquer par son exubérance due

aux nombreux verres d'alcool qu'il partageait

avec un pâle voyou qui profitait de la prodigalité

du matelot en bordée.

— Patron, remettez-nous ça ! commanda

bruyamment le marin, en jetant sur le comptoir

quelques pièces de monnaie.

Instantanément, les gobelets furent remplis,

— Fh ben! bois, bois donc, «bleusaille »)

A cet instant, la porte s'ouvrit sous lft

ftoussée d'un inconnu qui s'avança vers te

Comptoir. Prompt comme l'éclair, la »bleu*j

L E SJLÇ ONT E S D'ACTION

BAGUE CISELÉE

t

par HENRY PICARD

Une bague, rien qu'une bague ciselée, peut être un indice redoutable.

C'est ce qu'avait bien Vu le héros de cette aventure qui cherchait, de

par le monde, le meurtrier de son père. Mais pourra-t-il Venger la

mort de ce dernier et les circonstances ne feront-elles pas que?...

saille » écarta rudement son compagnon et

s'élança dans la ruelle, poursuivi aussitôt par

le nouvel arrivant.

— J'l'avais bien dit qu' c'était un « bleu »

S'il n'échappe pas au « mouchard », son compte

est bon... C'est novice, ça ne sait pas ; l'autre

n'aurait jamais osé l'arrêter ici, assura le

marin en s'adressant à Pierre Bruzon qui

écoutait son soliloque.

— Sûr, approuva le jeune homme.

Après avoir vidé son verre, le matelot prit

celui de son compagnon en fuite. Ce geste

attira le regard de Pierre Bruzon. A l'annulaire

droit du marin, une bague ciselée brillait.

Le jeune homme tressaillit.

Le matelot, le coude levé, ne s'était pas

aperçu de l'émotion de son interlocuteur ;

d'ailleurs, ses nombreuses libations lui ôtaient

toute faculté.

— Je paie une tournée, proposa Pierre

Bruzon, ta tête me revient ; c'est drôle, j'ai

idée que nous nous sommes déjà rencontrés

quelque part.

— Possible, dit le matelot, qui vida son

verre d'un trait.

Une demi-heure après, bras dessus, bras

dessous, les nouveaux amis quittaient en titubant

le cabaret borgne.

Près des quais, la taille de Pierre Bruzon se

redressa. Le jeune homme fit entendre plusieurs

coups de sifflet qu'il modula d'une façon

particulière.

Un bruit de moteur... une limousine s'arrêta.

Pierre Bruzon ouvrit la portière, poussa brutalement

l'ivrogne dans la voiture et prit place

à ses côtés.

Sans qu'une seule parole ait été échangée

avec le conducteur, l'auto s'éloigna dans la

nuit.

Pierre Bruzon, les coudes sur son bureau,

la tête entre ses paumes, réfléchissait.

Dans ce fumoir luxueux, où l'austé-

J

rité des meubles foncés s'estompait dans une

demi-obscurité et rendait cette pièce propice

aux profondes méditations, le faux matelot

était redevenu lui-même.

Dépouillé de son costume de marin, ainsi

que des manières et du langage qu'il affectait

la veille avec une incroyable aisance, au milieu

des figures féroces ou abruties qui constituaient

la clientèle des bouges du port, il

était si complètement transformé que Jean,

son vieux serviteur, ne parvenait pas à expliquer

ces subites métamorphoses.

Le jeune homme étendit la main, pressa

un bouton dissimulé dans la boiserie et

attendit.

L'épaisse tapisserie remua. Jean parut,

s'avança de quelques pas, puis demeura

debout, immobile, silencieux.

L

E jeune homme leva la tête, remua les

lèvres, hésitant à parler, puis, lentement,

comme si chaque mot semblait pour lui la

victoire d'un patient effort, ou l'expression

d'une pensée mûrement réfléchie, il dit :

— Mes ordres ont bien été exécutés ?

— Oui, Monsieur,

— Ne répondez pas trop vite; réfléchissez,

une négligence, une maladresse et tout est à

recommencer ; voyons, vos hommes sont

postés, ils savent ce qu'ils doivent faire ?

— Oui, Monsieur.

— Bien, l'auto et le canot automobiles sont

prêts ?

— Oui, Monsieur.

— C'est bien, Jean, je crois que mon père

sera content.

Le vieux domestique pâlit et s'inclina; il

écarta la draperie qui se referma sur lui.

Demeuré seul, Pierre Bruzon arpenta le

fumoir en prononçant des paroles incohé-

A l'annulaire droit du marin, une bague ciselée brillait. Le jeune homme tressaillit.

g.4 matelot, le coude levé, ne s'était pas aperçu de l'émotion de son interlocuteur.

..s

rentes. Dans son cerveau se livrait un formidable

travail.

— Ai-je ce droit ? dit-il, tout haut.

A cet instant, son visage trahissait les

cruelles souffrances d'une âme tourmentée,

mais cette faiblesse fut passagère. L'épigraphe

du manuscrit de l'abbé Faria lui revenait en

mémoire : «Tu arracheras les dents du dragon

et tu fouleras aux pieds les lions »,. a dit

le Seigneur.

Alors, Pierre Bruzon releva la tête : ses

traits retrouvaient leur énergie et leur

noblesse. Il avait terrassé le doute !

Il sortit du fumoir et monta au premier

étage où Jean, assis sur une chaise, un fusil

entre les jambes, veillait.

Le jeune homme tira une clef de sa poche,

ouvrit une porte et pénétra seul dans une

chambre où, étendu sur un lit, un homme

dormait.

Pierre Bruzon secoua le donneur.

— Allons, debout, nous avons à causer,

Joseph Muller ?

— Hein 1 quoi ! fit le matelot qui s'étira,

bâilla et, soudaui, se dressa au comble de la

stupéfaction.

Ce réveil brutal, l'appel de son nom, le

luxe de la pièce où il se trouvait, il ne savait

comment, et la présence de cet homme élégant

qu'il ne connaissait pas, jetaient quelques

troubles dans son esprit.

— Mais où suis-je ?

— Chez moi. Ne reconnais-tu pas celui qui

t'a payé à boire, hier, chez la mère Finasse.

— Non, sans blague...

— Si, mais peu importe, nous avons à

parler, Joseph Muller. eg

— Qui vous a dit mon nom ? s'écria

l'homme en colère. Joseph Muller est mort,

c'est Marcel Lapou que je m'appelle.

— Oui, en France, et John Sweet à Londres.

— Vous savez ? demanda-t-il naïvement.

— Quoi, oublierais-tu les amis à ce point!

Voyons, rappelle-toi San-Francisco... Jackson

Street... la nuit du 24 novembre.

— Tais-toi! hurla le matelot qui chercha

dans sa poche une arme absente, et de rage

voulut s'élancer sur Pierre Bruzon ; mais le

jeune homme avait démasqué son revolver

qu'il tenait dissimulé dans sa manche et le

braquait sur la poitrine du misérable qui

recula.

— Là, un peu de calme, je t'ai dit que nous

avions à causer.

— Qui êtes-vous ? que me voulez-vous ?

— Comme tu es impatient, fit le jeune

homme qui se plaça entre la porte et la fenêtre

de manière à empêcher toute tentative de

fuite. J'évoque des souvenirs, c'est permis,

je pense; d'abord, que risques-tu, puisqu'il y a

prescription et que la justice des hommes ne

peut rien contre toi.

Cette judicieuse réflexion rendit au bandit

son assurance.

— Alors, que me voulez-vous ?

— J'étais de l'affaire du 24 novembre,

reprit Pierre Bruzon, j'ai bien le droit de te

demander des comptes.

— Menteur 1 hurla le matelot, j'ai fait le

coup tout seul, tu es une abominable...

Joseph Muller s'arrêta net.

L'éclair qui venait de passer dans les yeux

de Pierre Bruzon, l'expression de son visage,

lui révélaient trop tard la faute qu'il avait

commise.

— J'enregistre ton aveu ; maintenant,

donne-moi cette bague, dit le jeune homme

en désignant la chevalière ciselée qui brillait

à la main droite du bandit.

— Et si je refuse ?...

— Je coupe le doigt avec une balle.

La bague tomba sur le tapis, mais Pierre

Bruzon ne commit pas l'imprudence de la

ramasser.

— J'aurais dû la « laver », c'est elle qui m'a

« donné ».

— H était dangereux, en effet, de conserver

la bague de l'homme que tu as assassiné.

— Vous allez me livrer ? questionna le misérable.

— Non, mais sous conditions.

— Lesquelles ?

— D'abord reconnaître ton crime par

écrit.

— Et si je refuse.

— C'est une balle dans la tête, et, si tu

acceptes, tu es libre, mais encore sous conditions.

Voyons 1 fit le bandit, l'espérance au

cœur.

— Tu es ici dans ma propriété où je suis le

maître absolu. Elle s'étend sur trois kilo*

mètres de longueur, bordée, d'un côté, par de


niiiuin L£ 20 JUILLET 1930 ■iMiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiini 7 ■■■■■■■■iiiniiii iniiiiiiiin iiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii VIIIIIIIIIIIII DIMANCHE-ILLUSTRÉ 1II,in *

hauts murs derrière lesquels, dès maintenant,

ie féroces danois et des hommes armés de

fusils font bonne garde. De l'autre côté, par

des falaises et des rochers abrupts.

' « Il faut qu'avant le coucher du soleil ta

silhouette disparaisse de mon domaine. Je te

préviens que la fuite par les terres, c'est la

mort certaine ; par les rochers, il existe un

moyen de sauver ta vie, trouve-le.

« Je te laisserai un couteau pour te défendre

et un quart d'heure d'avance; ensuite, accompagné

seulement d'un vieux serviteur, je

commencerai la chasse et, si je te rencontre, je

te tue.

— Grâce ! gémit le misérable.

— As-tu eu pitié de mon père, bandit ? Tu

as dix minutes pour écrire le récit de ton

crime et un quart d'heure pour fuir, acceptestu

?

— J'accepte, fit l'homme.

Il prit en tremblant la plume que lui désigna

le jeune homme et écrivit, sous la dictée de

Pierre Bruzon, le court billet que voici :

« Je soussigné Joseph Muller, né à Strasbourg

le 6 mai 1875, reconnais avoir attiré

dans un guet-apens et assassiné à Jack-Street

(San-Francisco), le 24 novembre 19.. M. Victor

Bruzon, dans le but de m""approprier l'or,

les titres et les bijoux dont je le savais porteur.

• « Accablé de remords, je me donne volontairement

la mort. »

— Hein ! s'exclama le bandit qui lâcha la

plume et voulut se lever.

La menace du revolver le fit se rasseoir.

— Ecris, dit froidement Pierre Bruzon; je

fais ajouter ce paragraphe dans le cas où

tu ne serais, pas assez habile pour t'enfuir;

je ne tiens pas à avoir des ennuis !...

La sueur au front, les yeux hagards, le

matelot reprit la plume et, mot par mot, traça

la terrible phrase...

— Date et signe, ajouta l'implacable justicier.

Bien, dit-il, quand le misérable eut

terminé ; lève-toi, sors et ne cherche pas à te

soustraire au châtiment que je t'inflige. Tu

trouveras un couteau planté dans le tronc du

premier arbre à gauche ; je ne veux pas que

ma conscience me reproche d'avoir tué un

homme désarmé.

La rage au cœur, le bandit s'élança dans la

direction indiquée.

Du haut de son perron, Pierre Bruzon le

suivait du regard, un indéfinissable sourire

aux lèvres.

■— Il te reste quatorze minutes ! cria-t-il

encore, quand le matelot eut arraché au tronc

de l'arbre, un redoutable couteau à cran

d'arrêt.

U

NE arme en main. Instantanément, Joseph

Muller retrouva son calme. Quelle aber-

ration était celle de son ennemi !

Un couteau ! Mais, à vingt pas, il plantait

une lame dans un cercle tracé avec un dé à

coudre. Pierre Bruzon pouvait venir : il verrait

si Joseph Muller était un manchot !

Il serra violemment le manche de son arme

dans son poing fermé et murmura :

— Allons, la partie n'est pas perdue.

. Il devait, avant tout, augmenter la distance

qui le séparait du chasseur d'homme, embrouiller

sa piste, gagner du temps et ensuite...

ensuite !... Il ne savait, au juste, mais il avait

confiance en sa force prodigieuse, en son

agilité et fouillait sa pensée pour retrouver

un des mille tours appris au bagne, en la

compggais des représentants les plus qualifiés

de la pègre internationale.

De toute la force de ses jambes, il s'élança

dans le parc, évitant les allées, bondissant au

travers des pelouses verdoyantes, gagna les

limites du parc que fermait une barrière en

bois, qu'il franchit d'un bond.

Devant lui, s'étendaient des pâturages

bordés, d'un côté, par l'immensité aux horizons

perdus ; de l'autre, par un petit bois

d'arbres rabougris et de buissons épineux.

Dans les herbages, des troupeaux paissaient

en liberté, sans se soucier du fugitif.

Joseph Muller s'arrêta quelques secondes

pour écouter. Seuls, les grelots des ruminants

troublaient la quiétude de cette fin de journée.

Au loin, la fumée d'un steamer apparaissait,

des bateaux de pêche se dandinaient

sur les flots.

De l'Océan immense, troublant de mystère,

attirant comme un gouffre, montait le bruit

sourd, continu, des vagues qui déferlaient.

Joseph Muller s'avança, se pencha. La

falaise tombait à pic ; au bas, les rochers

tendaient vers lui leurs pointes inégales.

H recula, s'assit quelques secondes, mais il

se releva d'un bond et tourna la tête en tous

gens. Etait-il fou, pour oublier la menace,

qui, de minute en minute, de seconde en

seconde, se faisait plus pressante ?

Depuis combien de temps courait-il ? Quel

était le chemin parcouru ? Où était sou ennemi.

Ne s'était-il pas trompé dans sa course folle ?

N'allait-il pas à sa rencontre ?

Autant d'angoissantes questions qui demeu

raient sans réponse.

L A nouveau, il s'élança, droit devant lui,

Le meurtrier s'élançait sur la planche libératrice quand... soudain, celle-ci

bascula dans le vide, entraînant avec elle le corps du misérable.

dans un pré coupé de canaux d'irrigations.

Il se souvint du récit d'un compagnon de

chaîne et il se mit à courir dans uti des canaux,

dans le but de dépister les chiens qui déjà,

peut-être, suivaient sa trace; puis il marcha

ensuite à reculons dans un espace de terrain

fortement détrempé, bondit à nouveau dans

un canal, arriva à la lisière d'tm bois où il

s'arrêta, haletant et indécis de la direction à

prendre.

L'oreille collée à terre pour mieux percevoir

les sons, il écouta.

Rien ! On n'avait pas encore relevé sa piste.

Courbé en deux, le regard inquiet, aux

aguets, la main crispée sur le manche de son

couteau, il s'enfonça dans le bois.

A mesure que le temps s'écoulait, les nerfs

de Joseph Muller, déjà soumis à tme pénible

épreuve, s'exacerbaient davantage.

Par instant, devant le danger qu'il pressentait

immédiat, il aurait voulu voir se dresser

son ennemi et lutter jusqu'à la mort, le couteau

à la main.

Cette exaltation passagère faisait place,

aussitôt, au désespoir le plus violent, à la

frayeur la plus intense.

Un craquement de branche sèche, la fuite

d'un oiseau effarouché le faisaient sursauter,

avec le désir insensé de voir la terre s'entr'ouvrir,

le soustraire à son implacable destin.

Soudain, il s'aplatit, moulant la terre de son

corps. Devant lui, se dressait un chalet en

bois, rustique maison de garde, station de

repos, où il eût fait bon, en d'autres circonstances,

de s'arrêter pour y jouir de la solitude.

La maison habitée constituait ùn nouveau

danger ; dans le cas contraire, c'était peut-être

la possibilité de découvrir un fusil ou un revolver

qui le mettrait'sur pied d'égalité avec son

adversaire et lui permettrait de défendre

chèrement sa vie.

Mourir pour mourir, à quoi bon hésiter, et

il s'avança à découvert.

La porte qu'il s'apprêtait à enfoncer d'un

coup d'épaule, se trouvait simplement poussée.

Prêt au crime, il pénétra dans la première

pièce, vaste salle garnie d'une table massive,

entourée de tabourets en chêne sculpté.

Cette pièce était vide d'occupants, comme,

d'ailleurs, toutes les pièces de cette maison

déserte.

Malgré un examen attentif des lieux, il ne

put découvrir aucune des armes recherchées.

Sans hésitation, en homme à qui ce genre

de travail est familier, il attaqua, à l'aide de

son couteau dont il se servait comme d'un

levier, un secrétaire, qu'il supposait contenir

de l'argent. Il espérait encore, qu'une fois

tiré de ce mauvais pas, il pourrait plus facilement

mettre quelque distance entre lui et

l'inhospitalier propriétaire de ce domaine,

sans songer que cette effraction justifiait son

trépas aux yeux d'enquêteurs éventuels.

Le meuble fracturé ne contenait qu'un carré

de papier sur lequel Joseph Muller lut cesmots :

« Même sous la menace de la mort, tu

restes un voleur.

« Joseph Muller, ta dernière heure est

proche. »

— Imbécile ! ricana le bandit, imbécile !

Vlà qu'il se-figure que je lirai le journal pendant

qu'il essaiera de me descendre.

Un moment, il resta là, les yeux grands

ouverts, fixant le papier qu'il tenait à la main.

Son visage marquait le trouble de sa pensée

et comme une inquiétude angoissée ; il fronça

les sourcils, branla la tête et murmura :

— Mauvais, il savait donc que je viendrais

ici.

Et, de nouveau, dans les replis tortueux

de son cerveau, il s'efforçait de dégager l'idée

lumineuse, le plan d'action décisif qui lui

permettrait de fuir ; mais l'alcool, lentement,

avait accompli son œuvre néfaste et aucune

solution ne se présentait à son esprit.

Un craquement de meuble se produisit

derrière lui : il se retourna brusquement et le

léger bruit perçu souleva, en son âme, comme

une vague de terreur ; alors, sans se soucier

"que son ennemi attendait, peut-être sa venue

pour l'abattre comme un lièvre au sortir de son

gîte, il s'élança hors la maison et se mit à

courir de toutes ses forces décuplées par la

peur, dans la direction des terres, vers ce mur

infranchissable gardé par de redoutables

danois et des hommes armés de fusil.

Un aboiement étouffé, un bond, un cri de

terreur, suivi d'une 'thute, une lutté féroce

d'homme contre bête, des enlacements, des

sursauts, puis Joseph Muller se redressa,

déchiré, sanglant. Le danois gisait mort le

couteau dans la gorge.

Le bandit respira à grands coups.

— Si je n'avais pas eu ma lame à la main,

je serais à sa place, dit-il, en retirant du corps

du cliien son arme qu'il essuya sur ses vêtements.

Quelques secondes s'écoulèrent ; Joseph

Muller demeurait immobile, regardant le

cadavre du chien ; un éclat sombre brillait

dans ses yeux, mais un jappement lointain le

fit à nouveau sursauter ; les bruits qui lui parvenaient

maintenant, étaient bien de vrais

bruits, non plus des fantaisies de son' imagination

; alors, faisant demi-tour, il s'enfuit

vers la mer.

Au bout de quelques centaines de mètres,

il atteignit le bois, évita la maison forestière

par un brusque crochet, traversa de nouvelles

prairies, s'aplatissant parfois quand il lui

semblait entendre des murmures insolites, se

relevait, courait, butait, tombait pour se

relever et courir encore.

Couvert de boue, de sang et de sueur, en

loques, les cheveux- en broussaille, les yeux

hagards, haletant, il avançait à grands pas

vers l'océan.

Au loin, les bateaux de pêche se dandinaient

toujours sur les flots, des goélands continuaient

leur infatigable ronde, et la mer, en se retirant,

{"couvrait le chaos des rochers présentant

toutes les gammes de brun et de vert parmi

lesquels de petits lacs miroitaient.

Joseph Muller gravissait maintenant un

sentier escarpé de la falaise. .

Penché sur l'abîme, il s'efforçait de découvrir

un passage ou des anfractuosités suscep

tibles de servir de point d'appui pour une

descente, même dangereuse, même mortelle i...

Rien ! Il ne découvrait rien !

Le soleil descendait à l'horizon, s'enfonçait

lentement dans la mer ; l'heure fatidique approchait

et Joseph Muller marchait toujours, suivant

ce sentier de douanier dont la largeur

suffisait à peine à y mettre les deux pieds.

Soudain, il poussa un cri. de joie : il venait

d'atteindre l'extrême limite de la propriété;

le mur transversal s'arrêtait au sentier qui

lui-même, aboutissait à une crevasse profonde

coupée dans les rochers abrupts ; seulement, .

au-dessus de cette crevasse reliant les deux

rebords de la falaise, «ne longue et large

planche assurait la continuité de ce chemin

de ronde. Encore 10 mètres et c'était la liberté,

la vie sauve ! Joseph Muller poussa un nouveau

cri de joie e£ franchit, en quelques

secondes, la distance qui le séparait de cette

planche de salut, quand...

m

TJAND Pierre Bruzon eut prononcé ces

mots : «Il te reste quatorze minutes !...»

ean, le vieux domestique, qui se tenait

respectueusement derrière son maître,

s'approcha et murmura craintivement :

— Excusez-moi, Monsieur Pierre, si je

n'étais pas au service de votre famille depuis

bientôt trente-cinq ans, je ne me permettrais

pas... mais je vous ai vu naître...

— Au fait, fit le jeune homme impatient.

— Vous lui avez laissé une arme, et ces

bandits savent merveilleusement s'en servir...

— Alors !

— Alors, il cherchera à vous tuer ; si vous

le permettiez, c'est moi qui irai à sa recherche;

vous connaissez mon adresse au fusil, j'étais

le meilleur tireur de la région...

— Merci, mon bon Jean, s'écria le jeune

homme ému, je ne permettrai pas un tel sacrifice

; d'ailleurs, il est absolument inutile de nous

exposer aux coups de ce misérable.

— Comment cela, ne partez-vous pas bientôt

en chasse ?

— Nous avons le temps ; viens, dit-il, en

l'entraînant dans le fumoir et en l'obligeant à

prendre place sur un siège près de lui.

Le jeune homme tira d'un étui deux « campeones

», en offrit un à son vieux serviteur,

étonné ; puis, consultant son chronomètre,

s'écria :

— Si mes prévisions sont exactes, nous

n'allons pas tarder à avoir des nouvelles de

notre gibier.

Jean leva vers Pierre Bruzon un visage où se

lisait la plus vive stupéfaction.

A l'instant même, une sonnerie se fit

entendre.

— Notre homme est au chalet, dit simplement

Pierre Bruzon, il vient de pousser la

porte; dans dix minutes, nous saurons s'il

mérite notre pitié ; s'il est intelligent, il prendra

le rouleau de cordes qui se trouve dans la

cuisine et pourra encore sauver sa vie; si,

comme je le suppose, il est resté la brute sanguinaire

qui tua mon père voici dix ans, c'est

un homme mort.

Une nouvelle sonnerie retentit.

— Il vient de fracturer le secrétaire, dit

encore le jeune homme. Actuellement, il prend

connaissance de sa condamnation.

— Comment le savez-vous ?

— Grâce au dispositif, oh ! un simple branchement,

un contact que j'ai eu soin d'établir

cematin ; décidément, il est moins-fort que

je ne le supposais.

Dix minutes après, on frappait à la porte,

un homme se présenta.

— Que se passe-t-il, Georges ?

— Monsieur, je viens vous rendre compte

qu'il a égorgé l'un des chiens, puis s'est enfui

dans la direction de la mer ; Louis et Alfred

font bonne grade. Rien de changé à vos ordres?

— Rien ; s'il cherche à fuir par les terres,

abattez-le.

Puis, se tournant vers le vieux Jean,

Pierre Bruzon ordonna :

•— Prends ton fusil et suis-moi, c'est l'hallali!

■ En promeneurs, mais en promeneurs attentifs,

les deux hommes gagnèrent la falaise et

s'engagèrent dans le sentier des douaniers, où

Joseph Muller les précédait. Redoublant de

précautions, ils aperçurent le bandit à l'instant

où, penché, il scrutait l'abîme.

Devant l'état du misérable, la pitié s'infiltra

dans le cœur du justicier, mais la pensée

de son père assassiné l'empêcha d'accomplir

le geste de pardon ; déjà, le meurtrier s'élançait

sur la planche libératrice quand... soudain,

celle-ci bascula dans le vide, entraînant avec

elle le corps du misérable.

— Justice est faite, dit Pierre Bruzon.

— Justice est faite, répéta le vieux Jean

qui se signa. HENRY PICARD.


-niiiiiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ iirmiiiiiinfii iiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiniiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiniiii 'g lllllllllIlllllIllllllllllll!lllllllllllllll>JlllllUlllI||H^||l''■|" I »»''" ,,, " II,IIII """ POUR LE»

PENDANT QUE. LE-

DE-bblNATEUR E-VT AG>

t>ENT NOUS> ALLOHb

CHIPER U-Eb LÏÇNEb.QlM

6ERVEHT DE CADRE. ASJ\

DEt>b 1N b, HAB1TUEELEMENT.

E-T FORME-R DEUX MOTJ^E.

TlE-N'b DÉJÀ EE L.VOiC\

L-' Eï!

.Copyright par Ci7nancft.e-/itas(n\^ Chicago TrÇbyrtgf

■■ "V"

,5 'OCCUPE DES

eclu

TOUJOURS BIEN TOLÉRÉE

PAR L'ESTOMAC ^ l'ASPIRlN


ENFANTS ■inuiiiHiiimiiiiiiniiiiitniiiiiiiiiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiti 9 «"1111111111 "■itiimimiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiimiiiiiimiiiiiiiiiiiiimiiimiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ '"«m

...Si vous vqu-]

LEZ BiEN UUÎ

OÎ RE DEUX

cHipFRES AM-

PLES,

I L VOUS*

DONNERA

iMMéOlATE^"

MENT LE RÉ-

SULTAT...

AYE

0\

*. i

I

ASPIRE LE MAL,

SUPPRIME LA DOULEUR

[ SÇNORAS Y $ENO-

;RES , MESDAMES

[ET MESSIEURS,

fJEVAÎS AVOIR

(L'HONNEUR OEVO«5

PRÉSENTER LE

^P'NGOUÎN CALCULA

\TEUR

' Copyright DOS ptmanche-lllustre\.


nimir DIMANCHE-ILLUSTRÉ ■■■■■■iHiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiMMiiiiiiiiiiiiiii 10 la combustion de soufre. On place, dans les locaux

à désinfecter, un pot de fer plein de poudre de soufre,

Qu'on allume à l'aide de charbons ardents ou d'un peu

d'alcool, dont on a imbibé un petit trou creusé dans

le soufre. Il faut 80 grammes de soufre par mètre cube

pour tuer, en une heure, toutes les punaises.

! Naturellement, le local à désinsectiser doit être

i

p GRAND MAGASIN DANS UNE GRANDE USINE

j Les Filatures de la Redoute sont spécialisées dans

Ja fabrication et la vente directe des laines à tricoter,

ba?, chaussettes, sous-vêtements-, couvertures.

pL» catalogue Illustré N" 10 et les échantillons de laine

ni envoyés franco sur demande à Roubaix (Nord)

ORÎA

ÉLÉGANCE.

QUALJTf

I1JÎÏÏ

^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiijiiiiiijiiiiiiuiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiijiiiiisiiiiiiiisiiiiiiiiiiiiiiiiijiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinQ

I Cette rubrique est ouverte à tous nos lecteurs. Elle leur permettra de se 1

| tenir en contact constant avec leur journal, qui les renseignera Volontiers §

| sur tous les faits d'un intérêt général et d'ordre documentaire ou |

| pratique ; mais un délai assez long peut s'écouler avant l'insertion des |

| réponses, et nous restons naturellement juges de leur opportunité. s

CiiiiiiiiiiiiiiiiiiiKiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuuiiimuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniii iiiiiiiniiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiuiiiuuiiS

Si un officier ministériel est redevable des

intérêts échus, sur le produit d'une somme

encaissée, du jour du paiement jusqu'au jour

de la liquidation du compte ?

L n'est pas d'usage que les officiers ministériels soient

I redevables d'intérêts sur les sommes qu'ils détiennent

pour le compte d'un client, étant donné qu'en principe

ils ne peuvent pas disposer de ces sommes qui doivent

être à l'abri de toutes spéculations et constamment à la

disposition du client.

Par contre, s'il ne s'agit pas de valeurs « espèces »,

mais de valeurs « mobilières », comme des titres, créances,

etc., il n'est pas douteux qu'un officier ministériel

est redevable, à l'égard de son client, des intérêts ou

revenus qui sont venus à échéance pendant la période

où il était dépositaire de ces valeurs.


Vmni! LE 20 JUILLET 1930 iHiuraiinuraniiiiiiiniiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiii m iiiiiiniii iiiiiiini H iiiiiiiiiiiiiiiiiiiu IIIIIIIIIIIIIHIIIHIIIII ■■ iiiuiiiniiiiiuiin DIMANCHE-ILLUSTRÉ nmtm

L

PROFITONS DE NOS LOISIRS DU DIMANCHE

POUR NOUS INSTRUIRE UN PEU

SERVANDONI

'AUTEUR de la façade de Saint-Sulpice,

de l'exécution de laquelle il avait été

chargé à la suite d'un concours, était

fils d'un voiturier de Lyon : Jean-Louis-

Clàude Servan, dit Servando. Né à Florence,

le. 2 mai 1695, Jean-Nicolas Servan, ou Servando,

fut dit Servandoni, pour éviter toute

confusion avec son père Servando.

Ce fut en Italie que Servandoni, jeune

homme, alla apprendre les beaux-arts. Il y

eut Panini comme professeur de peinture,

J. J. de Rossi comme professeur d'architecture.

En 1724, il vint à Paris, où il fut nommé

directeur des décorations de l'Opéra (alors

installé, comme nous l'avons déjà rappelé ici,

dans l'aile droite du Palais-Royal).

Il conserva cette fonction jusqu'en 1742,

donnant à l'Opéra soixante décors, ainsi que

la décoration de la salle de spectacle, transformée

en salle de bal. De 1736 à 1760, il

composa des décorations de reposoirs, de

pantomines, de feux d'artifice et de fêtes

donnéesenl'honneurde mariages de souverains

SERVANDONI

ou de traités de paix, tant en France qu'à

Londres et à Vienne. Cependant, il ne négligeait

pas la peinture, donnant, de 1737 à 1765,

à plusieurs Salons, des tableaux d'architecture,

de paysages, de ruines antiques, d'allégories,

etc.

De 1733 à 1745, ainsi qu'il a été indiqué

ci-dessus, Servandoni fit élever les deux

ordonnances, dorique et ionique, de Saint-Sulpice

(tandis que ses successeurs : Maclaurin

et Chalgrin, dessinèrent les deux tours disparates

au sud et au nord de cette façade). Il

composa encore pour Saint-Sulpice la décoration

de la chapelle de la Vierge, et la tribune

des orgues.

De nombreux édifices en Portugal, en

Espagne, en Angleterre, en Wurtemberg,

furent demandés au célèbre architecte ;

beaucoup sont aujourd'hui détruits. (Il

n'en est pas de même de la cathédrale

de Sens, qui lui doit son maître-autel avec

baldaquin.)

Le portrait de Servandoni — qui mourut

le 14 janvier 1766 et fut enterré à Saint-Sulpice

— est au Louvre et a été gravé par

Miger.

Un de ses fils fut Servandoni d'Hannetaire

(1718-1780), comédien et littérateur, qui fut,

de 1752 à 1780, entrepreneur de comédie à

Bruxelles. Hannetaire avait été son nom de

théâtre.

^> ^y-

O

L'ALFA

N désigne sous le nom à'alfa, qui est,

d'ailleurs, d'origine arabe, une graminée

agrostidée, appelée, d'autre part,

par les botanistes, Stipa tenacissima; très

répandue en Afrique du Nord, où elle pousse

avec une vigueur surprenante dans des lieux

où l'aridité du sol et l'élévation de la température

rendraient toute autre végétation impossible.

« Mer d'alfa », dit-ôn volontiers pour

désigner les prairies d'alfa qui s'étendent à

perte de vùë sur certaines parties du Sahara

et du Tell ; ce terme est parfaitement justifié

par l'importance des superficies occupées" par

la graminée : 3.198.537 hectares pour toute

l'Algérie, dont 1.773.000 hectares dans les territoires

du Sud, 826.361 hectares dans le

département d'Oran (tous les hauts plateaux),

306.490 hectares dans celui d'Alger (régions

de Djelfa, Laghouat et Bou-Saada), 292.686

hectares dans celui de Constantine (environs

de Sétif, Bibano, Aurès). L'alfa est aussi

abondant en Espagne.

L'alfa est une herbe vivace, qui se présente

en touffes de tiges droites d'environ 1 mètre

de long, portant des feuilles longues de o m. 30

à o m. 80, terminées par une inflorescence en

épi de cyines de o m. 20. La planté a une

teneur en cellulose de 40 à 50 % ; elle est à

peu près inépuisable et présente, à ce titre,

le plus haut intérêt au point de vue industriel.

Longtemps, son emploi se limita à la fabrication

des ouvrages de sparterie.

La fibre d'alfa fut aussi employée en corderie

et en fabrication de nattes. Mais les plus belles

feuilles ont un autre emploi : depuis 1855,

XLI. — COMMENT CHOISIR

UNE PROFESSION OU UN MÉTIER ?

L

LES CARRIÈRES DE L'ENSEIGNEMENT EN ALGÉRIE ET EN TUNISIE

'ALGÉRIE est soumise, pour l'instruction

publique des Européens, au même régime

que la métropole. L'enseignement eu-

ropéen comprend : l'Université d'Alger, avec

ses facultés de droit, de médecine, de pharmacie,

des sciences et des lettres.

La Faculté de droit, en plus des diplômes

habituels, confère les certificats d'études de

législation algérienne, de droit musulman, et

de coutumes indigènes-et le certificat d'études

administratives algérien.

La Faculté mixte de médecine et de pharmacie

donne, en plus de l'enseignement ordinaire,

un enseignement spécial pour les auxiliaires

médicaux indigènes.

La Faculté des lettres confère, en plus des

diplômes ordinaires, le diplôme supérieur de

langue et littérature arabes, le brevet de langue

arabe et kabyle, le diplôme de dialecte

berbère.

A la Faculté des sciences sont annexés

la station zoologique et l'Observatoire astronomique

de Bouzaréa.

Il existe, en outre, en Algérie, trois établissements

spéciaux d'enseignement supérieur

réservés aux indigènes : les Médersas d'Alger,

Tlemcen et Constantine. Ces établissements

reçoivent des élèves réguliers recrutés au

concours et des étudiants bénévoles. La

Médersa d'Alger possède une division supérieure

où l'enseignement est donné par des

professeurs français et musulmans. Ils peuvent

ainsi préparer les examens d'admission à

certaines fonctions administratives (interprète

judiciaire, secrétaire adjoint de commune

mixte, khodja — interprète de souspréfecture

et khodja de commune mixte).

Il existe des lycées de garçons et de jeunes

filles à Alger, Constantine, Oran ; des collèges

de garçons à Blidah, Bône, Mostaganem,

Philippe-ville, Sétif, Sidi-bel-Abbès, Tlemcen ;

des collèges de jeunes filles à Bône ; une école

normale à Alger (Bouzaréa) ; des écoles normales

d'instituteurs à Constantine, Oran ;

d'institutrices à Constantine, Milianah, Oran.

Il existe, en outre, une école supérieure de

commerce à Alger, une école nationale des

Beaux-Arts, une école d'hydrographie ; à

Maison-Carrée, l'école coloniale d'agriculture

ainsi qu'à Philippeville. Une école coloniale

d'apprentissage existe à Dellys.

Les enfants indigènes sont admis, en Algérie,

aux mêmes conditions que les autres dans

les lycées et collèges, dans les écoles primaires

supérieures et dans les écoles primaires élémentaires

ordinaires. En outre, il existe, pour

les indigènes, des classes spéciales annexées

à des écoles primaires d'Européens.

Toutes les affaires concernant l'enseignement

en Tunisie sont confiées à une direction

générale de l'Instruction publique et des

Beaux-Arts.

L'école supérieure de langue et de littérature

arabes de Tunis est ouverte, sans distinction

de nationalité et sans condition de

grade universitaire, à tout auditeur et à

toute auditrice âgé de dix-sept ans. Elle

délivre un certificat d'arabe parlé, un brevet

élémentaire d'arabe régulier et un diplôme

supérieur d'arabe.

Des cours de législation tunisienne conduisent

à un diplôme de fin d'études. Ils

permettent de recruter la magistrature tunisienne

et d'améliorer la valeur professionnelle

des fonctionnaires indigènes. L'enseignement

secondaire est donné, suivant les programmes

français, par le lycée Carnot, à

Tunis, ou par le collège Stephen-Pichon, à

Bizerte. Le lycée Armand-FaÛières, à Tunis,

donne également l'enseignement secondaire

aux jeunes filles. Il existe, en outre, à

Tunis, le Collège Sadiki, réservé aux indigènes

musulmans qui reçoivent un enseignement

du français, de l'histoire, de la géographie,

des sciences physiques et naturelles,

donné par des maîtres français, et un enseignement

de la grammaire, de la rhétorique

et du droit musidman, donné par des maîtres

tunisiens.

Il y a une école professionnelle à Tunis,

l'école professionnelle Emile-Loubet pour

les garçons. L'école Paul-Cambon, à Tunis,

est également école primaire supérieure et

école pratique de commerce et d'industrie

pour les filles.

A noter, l'école coloniale d'agriculture

de Tunis, analogue aux écoles nationales

d'agriculture de la métropole.

L'enseignement musulman primaire est

l'Angleterre les traite comme matière première

de papeterie.

Elle en vint, avant-guerre, jusqu'à absorber

97 % de la production algérienne (les

exportations totales étaient fréquemment,

avant guerre, supérieures à un million de

quintaux : 1.176.321 quintaux en 1912).

Depuis la guerre, la situation s'est sérieusement

modifiée. La France a compris que

son intérêt était de faire elle-même sa pâte

de papier d'alfa ; en 1928, elle a absorbé

226.414 quintaux de la production algérienne

donné dans les écoles coraniques. Le personnel

enseignant des écoles primaires élémentaires

est formé, en partie, par l'école normale

d'instituteurs et par l'école normale d'institutrices

de Tunis.

PERSONNEL ET TRAITEMENTS

Le personnel secondaire est choisi, en

général, en France ; le personnel primaire,

autant que possible, en Tunisie, parmi les

élèves français et tunisiens des écoles normales.

Le personnel perçoit le même traitement

qu'en France, plus la majoration coloniale

et des indemnités de logement et de séjour.

Indemnité spéciale perçue par le personnel

des écoles primaires supérieures et des écoles

normales d'Algérie :

Directeur et directrice d'école normale

d'Oran : 1.200 francs après deux ans de séjour ;

I. 500 francs après quatre ans ; 2.000 francs

à partir de la cinquième année.

Ecoles primaires supérieures : 900, 1.000

et 1.200 francs.

Le traitement des instituteurs et institutrices

des écoles d'Européens et des écoles

d'mdigènes était, au 27 septembre 1928,

de 11.250 francs pour les stagiaires à 20.000 fr.

pour les instituteurs de première classe.

En outre, les instituteurs et institutrices

d'origine européenne, qui exercent dans les

écoles d'Européens ou d'indigènes de l'Algérie,

ont droit, s'ils possèdent le certificat

d'aptitude à l'enseignement de la langue

arabe parlée ou le brevet de langue arabe et

de langue kabyle ou le diplôme de langue arabe

ou de dialectes berbères, aux primes annuelles

afférentes à ces divers titres.

Ces primes sont de 100, 500 ou 800 francs.

Les instituteurs ou institutrices français

ou indigènes des écoles publiques d'indigènes

de l'Algérie sont soumis aux mêmes condi-

tions de titre et d'âge pour l'admissibilité aux

fonctions d'enseignement que les instituteurs

ou institutrices des écoles publiques de

France.

Les traitements des moniteurs et monitrices

de l'enseignement primaire de l'Algérie

actuellement en fonctions sont fixés

comme suit : 7 e classe, 8.000 francs; i re classe,

II. 500 francs.

Depuis le I ER janvier 1929, il n'est plus fait

de nomination de moniteurs dans les écoles

d'Algérie.

Les inspecteurs de l'enseignement primaire

des indigènes sont répartis en un même nombre

de classes que les inspecteurs de l'enseignement

primaire des Européens. Dans chaque

classe, leur traitement est supérieur d'une

somme uniforme de 1.200 francs à celui des

inspecteurs de l'enseignement primaire des

Européens.

ÉCOLE NORMALE D'INSTITUTEURS

D'ALGER- BOUZARÉA

L'école normale d'institeurs d'Alger-Bouzaréa

comprend :

i° l'école normale d'instituteurs d'enseignement

des Européens ; 2 0 l'école normale

d'instituteurs d'enseignement des indigènes.

Cette dernière comporte deux subdivisions

qui sont : i° la section française ; 2 0 la section

indigène.

Les professeurs sont nommés ou délégués

)ar le ministre de l'Instruction publique sur

Î a proposition du recteur de l'Académie

d'Alger et après avis du gouverneur général

de l'Algérie.

Tous les fonctionnaires de l'école normale

d'Alger-Bouzaréa reçoivent, dans les mêmes

conditions que les autres membres de l'enseignement

primaire, des primes afférentes au

brevet de langue arabe et de langue kabyle,

au diplôme de langue arabe et de dialecte

berbère délivrés par la Faculté des lettres

d'Alger.

Certificat d'aptitude

à l'enseignement élémentaire de l'arabe parlé

dans les écoles primaires d'Algérie

Sont admis à s'inscrire, en vue de l'obtention

de ce certificat, les élèves sortant des

écoles normales d'Algérie, y compris la section

spéciale et les instituteurs ou institutrices

publics pourvus du certificat d'aptitude

pédagogique.

ELIE MOSSÊ,

Directeur de l'École supérieure Colbert.

(sur 2.131.818 exportés en cette même

année).

Avant 1914, elle n'en avait jamais reçu

plus de 43.138 quintaux.

On obtient la pâte de papier d'alfa en

faisant rouir les feuilles dans une dissolution

étendue de soude caustique. Au bout d'une

semaine, on triture et on broie ces feuilles,

afin de recueillir la partie fibreuse, qu'on blan

chit au chlore. Par déchiquetage en présence

de l'eau, on réduit ensuite ces fibres en pâte

à papier.

U

VIDAL DE LA BLACHE

N grand géographe français, dont les travauxmodi

fièrent profondément la géographie

et dans son fond et dans sa forme

didactique, tel fut Paul Vidal de La Blache.

Né à Pézenas en 1843, il parut tout d'abord

devoir se vouer à l'enseignement des lettres

pures. Entré, en 1863, àl'Ecole Normale supérieure,

il s'y spécialisa dans l'enseignement de

l'histoire, et fut reçu premier agrégé

d'histoire et de géographie au concours de

1866. Son séjour, de 1867 à 1870, à l'Ecole

d'Athènes lui permit de se pencher longuement

sur l'Orient mystérieux, où il fit de nombreux

voyages. Ainsi s'orienta-t-il insensiblement

vers l'enseignement de la géographie ; la lecture

des grands ouvrages géographiques

d'Alexandre de Humboldt et de Karl Ritter

le confirma dans cette voie.

Aussi lorsque, docteur ès lettres, il fut

nommé charge de cours d'histoire et de géographie

à la Faculté de Nancy, se spéciàlisa r t-il

dans l'enseignement de la géographie. Ses

méthodes l'imposèrent à l'admiration du

VIDAL DE LA BLACHE

monde de l'enseignement, et lui valurent, en

1877, la chaire de maître de conférences de

géographie à l'Ecole Normale supérieure,

dont il devait devenir, en 1881, sous-directeur

pour la section des lettres.

De 1898 à 1909, Vidal de La Blache, qui

avait donné des livres classiques à grand

succès : La Terre (1883), Etats et Nations de

l'Europe, Autour de la France (1889) et son

très réputé Atlas général (1890), qui présidait

la section de géographie au ministère des

Travaux publics, professa en Sorbonne. En

1908, il ajouta à cet enseignement un cours

à l'Ecole libre des Sciences politiques. Nommé,

en 1906, membre de l'Académie des Sciences

morales et politiques dans la section d'histoire,

ilreçut, en 1915, la grande médaille d'or de la

Sociétéaméricaine de Géographie de New-York.

Paul Vidal de La Blache mourut à Tamarissur-Mer

(Var), le 5 avril 1918. Il laissait une

œuvre importante, dont le monument le plus

fameux est ce Tableau de la Géographie de la

France, qui sert d'introduction à la célèbre

Histoire de France d'Ernest Lavisse et dont la

préface contient toute sa doctrine : » L'histoire

d'un peuple est inséparable de la contrée qu'il

habite... L'homme a été, en France, le disciple

longtemps fidèle du sol. L'étude de ce sol doit

être raisonnée... mettre en rapport l'aspect

que présente le sol actuel avec sa composition

et son passé géologique. » Dans le livre, comme

dans tout son enseignement, l'historien reparaît,

mais pour asseoir l'histoire sur les bases

objectives d'un déterminisme inévitable...

Vidal de La Blache fit école, et c'est dans son

œuvre impérissable que tous les professeurs

de géographie de l'heureprésentevont chercher

l'assiette scientifique de leur enseignement.

o

A

SERVIEN

BEL SERVIEN, marquis de Sablé, qui fut

un des signataires du traité de Cherasco,

était né à Grenoble en 1593. D'abord

procureur général dans sa ville natale (1616),

puis maître des requêtes (1624), intendant de

justice, police et finances en Guyenne (1627),

il fut, en 1629, envoyé en mission à Turin.

En 1630, il devint premier président à

Bordeaux, d'où il partit comme ambassadeur

en Italie. Il y fut, comme dit ci-dessus, un :

des auteurs du traité de Cherasco, par quoi

fut terminée l'affaire de la succession de Mantoue

au profit du duc Charles de Nevers, et des

traités de 1631 et 1632, avec le duc de Savoie.

Eloigné des affaires de 1632 à 1643, il fut

nomme plénipotentiaire avec le comte d'Avaux

et Longueville, et signa, en 1648, les traités,

de Westphalie, qui mirent fin à la guerre de

Trente ans, après avoir été, dans une dialectique

serrée, le bon défenseur au congrès du

point de vue français. Rappelons que ce fut

le traité de Munster qui donna l'Alsace à la

France.

Chancelier de l'ordre du Saint-Esprit (1661)

et surintendant des finances (1663), il conserva

ce poste jusqu'à sa mort (1669). Il avait

l .été nommé, en 1634, membre de l'Académie

l française.


DTMÂN CHE-ILL OSTRÉ vamsxnsanaaaxFmjumDBii rainants 11 12 BniniiinuuunniiinniniiinniiiuiiiiiuuiHtiuiuiiuiuiiiiuiiuiiiHiiiiiiiiiiiii LE 20 JUILLET 1930 nmuu

LA SEMAINE COMIQUE

UN MALENTENDU OU LE CLIENT DÉCAVÉ

— Il a l'air triste ce client ; va donc lui demander ■— Monsieur désire-t-il qu'on lui joue quelque chose? — Oui... les consommations!

s'il veut qu'on lui interprète un morceau. (Dessin inédit de MADELEINE B.UDRY.)

LA MANIÈRE DOUCE

— ... Et ma femme, m'a dit de ne pas

rentrer sans lui apporter du poisson...

— Pauvre ami! C'est une façon comme

une autre de vous mettre à la porte...

(Dessin inédit de R. SoupAULT.)

PHÉNOMÈNES

■— Tenez, mon père, à soixante-dix ans,

avait encore tous ses cheveux.

— Et le mien donc, à quatre-vingt-cinq,

il avait encore toute sa barbe!

(Dessin inédit de VARÉ.)

UN PEU DE FANTAISIE

JVff&DELEiNE regarde attentivement une personne

i»* dont les cheveux ont blanchi prématurément.

— Tu me trouves vieille, n'est-ce pas ! lui dit-on.

— Non, ce n'est pas toi qui es vieille, ce sont tes

cheveux qui sont vieux 1

JV/IAUAME. — Je te disque notre fils ne se mariera pas.

Il est beaucoup trop bête...

MON-UECK. — C'est précisément pour ce motif qu'il

se mariera i

E jeune Calino, entré depuis peu au collège, s'est mis

L à bonrrer de coton une de ses or"i Ik'S.

Comme un de ses condisciples lui demandait le pourquoi

de son action :

— Parbleu ! répond-il, c'est afin que ce qui m'entre

par une oreille ne puisse pas sortir Vautre I

D

CONNAIS-TOI TOI-MÊME '

EPUIS dix jours, au théâtre des Galants-

Plaisirs, on répétait une nouvelle pièce :

La Petite Femme aux cheveux courts.

Tous le rôles étaient distribués, sauf un.

Plusieurs comédiennes avaient été sollicitées.

Mais aucune n'avait su donner l'impression

savoureuse et pittoresque que désirait l'auteur.

Il s'agissait de représenter une blanchisseuse,

aux hanches agitées par un perpétuel roulis,

au teint coloré, au geste décisif, au verbe

imprévu.

Le directeur commençait à se désoler d'avoir

reçu cette comédie. La blanchisseuse n'avait

que deux scènes, mais d'importance. Si cellesci

étaient jouées avec une verve populacière

insuffisante, le sujet devenait terne et sans

intérêt.

Les autres interprètes, qui s'en rendaient

compte, répétaient sans enthousiasme. L'auteur

se désolait, quand, un soir, en sortant du

théâtre, il aperçut, boulevard de Clichy, un

attroupement.

Que se passait-il ? Il s'approcha.

Une marchande de fruits houspillait une

cliente. Cinquante personnes entouraient sa

petite voiture en bordure du trottoir. Elle les

prenait l'une après l'autre à témoin, jetant

ces mots avec une rudesse qui manquait

peut-être de distinction, mais dont l'allure

forçait la sympathie :

" — Non, mais chez qui ? En voilà une

râleuse ! Je lui vends les poires à i fr. 50 la

livre, un prix d'ami, que je ne ferais même pas

au président de la République si, des fois, il

venait lui : même acheter à ma petite voiture.

Et elle prétend choisir ? Très peu pour moi !

— Je vous répète que vos poires sont

pourries, essayait de répliquer la cliente, une

petite bourgeoise maigre, un peu rageuse.

— Et votre mari, croyez-vous qu'il soit

frais ? C'est un principe bien établi chez les

marchandes des petites voitures. Les poires

du dessus sont toujours belles. Les poires du

dessous sont toujours pourries... Or, on ne

vend que les poires du dessous I

. — C'est un vol...

— Si vous n'êtes pas contente, je m'en

bats l'œil... Et allez donc, c'est pas mon

père !...

La foule riait aux éclats. Comme dans ces

sortes de discussions, la supériorité n'est

qu'une question de répertoire, la pauvre

cliente, qui ne connaissait aucune injure, était

vaincue d'avance.

Elle s'enfuit sous les huées.

. L'auteur dramatique examinait la marchande.

Physiquement et moralement, c'était

tout à fait le type qu'il recherchait. Celle-ci

avait même sur le nez, à droite, une verrue

irrésistible. Jamais il n'aurait osé espérer

cela. Dès son entrée en scène, ce serait un

succès.

Dix minutes plus tard, il n'y avait plus

personne autour de la petite voiture. Il

s'approcha :

— Dites-moi, madame ?

— Vous désirez des poires ?... Une livre

ou un kilo ?

— Non... Je vous ai écouté tantôt pendant

votre dispute avec une cliente...

— Une teigne ! cette cliente !... Si je ne

m'étais pas retenue, je lui aurais tambouriné

le museau...

Elle allait recommencer. Il l'arrêta :

— Vous lui en avez dit suffisamment...

— A c'te cachalot !

—■ Pour me permettre de constater que

vous aevz beaucoup de talent I

— Eh I là, vous charriez... Faudrait pas,

parce que je vends des poires, vous payer la

mienne !

— Je ne me moque pas de vous. Au

contraire I N'avez-vous jamais songé à faire

du théâtre ?

— Comme ouvreuse ?

— Non. Comme artiste I

— Si ! Un vieux rêve I II fut un temps où

ça m'aurait plus de me trémousser sur une

scène élégante. Avec du jus de carotte sur les

lèvres et de la sécotine sur les joues, j'aurais

pu dégoter. Mais je n'ai jamais trouvé d'engagement

qu'au Mont-de-Piété...

— Si vous voulez, je vous fais débuter...

— Vous allez fort!

■— Non... Combien gagnez-vous dans votre

commerce !

■— Une pièce de 17 à 18 francs par

jour...

■—■ Vous gagnerez 50 francs... Remisez

votre voiture quelques semaines. J'ai un rôle

pour vous...

— Après tout, je ne risque rien. Allons-y !...

L'auteur était enchante. Avec une pareille

interprète, le rôle prendrait une ampleur

immense.

Quand la marchande entra dans le bureau

du directeur, celui-ci ne put dissimuler son

enthousiasme :

— Ça, c'est extraordinaire I Jamais je

n'aurais cru qu'on puisse trouver le personnage

d'une pièce aussi exactement reproduit

dans la vie. Je vous ai, ma petite, je ne vous

quitte plus...

— Tant mieux I Tant mieux ! Je suis

confuse...

Sans doute parce qu'elle était intimidée,

elle parlait avec une certaine cérémonie. Pour

s'asseoir dans le fauteuil qu'on lui tendait, elle

s'efforçait d'être gracieuse. En dressant son

petit doigt, elle mettait en ordre les cheveux

de son front. Ses façons de jouer à la femme

du monde était inénarrables.

— Madame ou Mademoiselle ? demanda

le directeur

— Mademoiselle, sauf votre respect I J'ai

vingt-huit ans...

On lui en aurait donné au moins quarante.

Sans doute d'ailleurs les avait-elle.

— Mademoiselle, nous allons vous donner

lecture de la pièce. Vous vous rendrez compte

par vous-même que vous avez un rôle fait sur

mesure...

— Bien...

L'auteur, s'étant installé au bureau, commença

la lecture des trois actes. Pour flatter

la nouvelle artiste, il cita la blanchisseuse la

première dans rénumération des personnages

et lui attribua comme âge : vingt-sept ans.

Le premier acte de la comédie montrait chez

elle une jeune danseuse de l'Opéra, Lucienne de

Bolieu, en butte aux poursuites de ses créanciers

et notamment de sa blanchisseuse. Cette

dernière, ne recevant pas d'argent, gardait le

linge fin de la jeune femme et, pour la narguer,

le revêtait sur la scène en se Livrant à mille

facéties :

— Etes-vous contente ? demanda le directeur

après la grande scène de la blanchisseuse.

— Oui. Le rôle me plaît.

— Vous y aurez un gros succès.

— Je voudrais seulement savoir qui jouera

le rôle de la blanchisseuse ?...

— Comment ?

— Croyez-vous que ça existe dans la vie,

des femmes aussi grossières et grotesques que

cette blanchisseuse ?... Moi, je me vois très

bien en Lucienne de Bolieu,.. Mais...

PRÉCISION

— Vous avez vu cette dame maquillée

chez les Dupont... Quel âge lui donnez-vous f

— Oh! ma foi, je n'en sais rien... mais

elle en paraît bien le double l

(Dessin Inédit de M. W. JULHES.)

AU RAPPORT

— Ordre de l'amiral : huit jours de prison

au matelot La gomme pour avoir refusé de

réparer le mât du grand perroquet, prétextant

qu'il ne voulait pas attraper la psittacose !

(Dessin inédit de GASTON RIT.)

Le directeur et l'auteur étaient interloqués.

Ils essayèrent d'expliquer :

— Peut-être, avec un effort, vous-même,

pourriez-vous essayer de jouer cette blanchisseuse

?...

— Vous vous moquez de moi.

— Avec votre silhouette...

— Qu'est-ce qu'elle a, ma silhouette. Elle

est comme toutes les silhouettes !

— Il nous avait semblé...

— Que je devais remplir ce rôle-là ! Je vous

apprendrai que je ne suis ni vulgaire ni grossière.

J'aime mieux reprendre ma petite voiture

que de faire la « zigotote » sur vos planches.

J'ai peut-être plus d'éducation que vous, tas

de citrons pressés 1 tas de... tas de ... etc., etc.

ALBERT ACREMANX.


•■mmn LE 20 JUILLET 1930 »"iii"iii"iinnmmiiiimiiiiiiiiiimimimiiiiiiiiimi iisiiiiiiiimiiiiiiimn 13 iiiuiiihi iiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiinii iiiiiiiiiiiiiiniiiiiiis / ,„ DIMAïlCHE-ILLUSTRË "»"«*

HONNETETE

— J'ai porté au commissariat un billet

de mille francs que je venais de trouver...

— Très bien, ça/

— Oui. Ailes donc le réclamer : on par-

VUE SUR LA MER

(Dessin inédit de LuC-CVL.)

— Voyons, c'est un traquenard t Vous

dites qu'on voit très bien la mer?

—r Et c'est vrai : il y a l'horloger du village

qui loue de bonnes lunettes d'approche l

CRITIQUES MUSICAUX

(Dessin inédit de LA Noi.)

— Elle abuse de la pédale...

— Oui... dommage que ce ne soit pas ht

pédale de freinI... (Dessin inédit de MARS-TRICK.)

t)eisin inédit d'ARSÈNE BRIVOTJ

—- Quand viendra te mois d'août, si tu

n'as pas les moyens de t'offrir des vacances,

il est indispensable que tu restes au moins

vingt-cinq jours cloîtré chez toi, persiennes

fermées, afin de laisser croire que tu es

en villégiature.

Où que tu ailles, tu es obligé

d'écrire chaque jour une centaine

de cartes postales pour affirmer à

tes amis et connaissances que tu es

favorisé par un temps splendide et

que la chère est remarquable...

— Inutile de te rappeler que si tu

t'es vanté d'être un grandchasseur.il

est ridicule de prendre tes vacances

en août même, si tu ne peux supporter

les p remiers froids de septembre...

... Au contraire, si tu es très riche, tu es tenu de

passer la grande semaine à Ville-sur-Mer, et,

condamné à ne pas voir la mer, de tenir des

banco jours et nuits dans l'atmosphère étouffante

du casino, pour bien montrer que tu peux perdre

mille francs par minute.

— Tu rencontreras fatalement,

pendant ton séjour, une

vieille dame, ■ qui se prendra

d'affection pour toi. Bien qu'elle

t'oblige à transporter son fauteuil,

le soir, dans le jardin et

t'assomme avec ses propos désobligeants

pour les autres, tu

seras tenu d'être à ses petits

soins, de supporter tous ses ca-

' priées et de lui promettre

de la revoir à la rentrée...

Ê

) ^MU^ftdftl CSii - DEROTER

œNSETL t

/ ^fe^d&w _ 51 conseils

mes

te dégoûtent des vacances,

rien ne t'empêche,

de même que

A.(** tu as songé tout l'hiver

aux plaisirs de

l'été, de rêver tout

— Rnûn si tu possèdes une automobile, jette-la contre un arbre au l'été aux charmes que

reZur Poùr couronner ton heureuse villégiature. Cet accident te ren- te réserve l'hiver,

dra intéressant et alimentera agréablement la conversation de tes amis.

TERREUR

Sauve qui peutl Voilà Mariusl

(Dessin inédit de CLEM.)

NOCTURNE

— Vlâ le moment où que les pauv' gens qui

sont obligés de rentrer chez eux pour dormir

SOnt bien à plaindre I (Dessin inédit de DHABM.)

LA PRÉDICTION INCOM PLÈTE

i il

nf- m

— ...Je vois, mademoiselle, de fort belles choses dans voire existence...

Je vois pour vous un avenir superbe et rapproché i dans moins de trois

tnois, vous habiterez un beau château/

MARCHÉ NORMAND

■— Huit francs là douzaine d'œufs, ave*

un treizième par-dessus le marché.

— Donnez-moi toujours celui-là, j'achèterai

les autres la prochaine fois l

(Dessin inédit de CH. DE BUSSY.)

UN MOYE^

— Tu ne connaîtrais pas un truc pour

faire lever mes pois?

— Si tu téléphonais à Ri goulot?

(Dessin inédit de PAUL MÉLIDE.)

CONCERT DE BIENFAISANCE

— Quoi! mademoiselle, vous allez quêter

dans un panier à salade?

-— Mais oui; comme les pièces ne pourraient

rester, c'est pour que l'on n'y mette

que des billets I

(Dessin inédit de CH. DE BUSSY.)

— La, voyante a eu raison : j'habite bien un

château, mais elle a oublié de fje dire que ce

serait comme domestique l ~~


îiiiuiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ miiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiumuunuumimmmujuiiuiuuuiiiiiii 14 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiuiiiHiiiuuiiiiiiMiuiiiuuiiiiiiiHiiuiuimiiiiiiiiiii LE 20 JUILLET 1930 «iimin

BRIC-A-BRAC

CHOS ET NOUVELLES DE PARTOUT

BOUTEILLES DE PAPIER

œnxE de plusieurs siècles, l'invention du papier

V nous réserve-t-elle aujourd'hui de nouvelles

surprises ?

Voici qu'après avoir servi à faire des serviettes de

table, de3 bas de soie et des explosifs, le papier est

Utilisé en Amérique pour faire des... parapluies !

Cette nouvelle, récemment arrivée en Europe,

a plougé les foules dans l'étonnement. Pourtant, voici

plus fort :

Il paraît que nos amis de Grande-Bretagne viennent

de lancer, sur le marché mondial, une machine automatique

brevetée, qui fabrique des bouteilles en

papier, parfaitement imperméables et permettant

une fermeture hermétique.

Au train dont nous allons, toutes les suppositions

sont permises : à quand les meubles en papier ?...

Candide.

CONSEILS AUX HOTELIERS

OICI de bons conseils de M. Gaston Gérard, l'actif

V haut commissaire du tourisme, à l'adresse de nos

Jlôteliers :

« Affichez vos prix. Affichez aussi les taxes fiscales,

^ous éviterez les contestations.

« Que le voyageur trouve dans la maison la plus

fhodêste une chambre, un appartement de réserve

imeublé par votre goût.

« Menez la guerre au bruit 1 L'hôtel où l'on dort

inal ne retient pas ses hôtes...

o Veillez scrupuleusement à la tenue de votre personnel

: mains nettes, tablier blanc, linge propre,

yêtements sans taches.

o Soignez les mets. « La bonne chère fait la belle

k humeur, t

« Rétablissez le menu » vin compris », fortune de

^os pères. Soyez les bons fourriers de nos vignerons.

C'est en France qu'il faut « boire a et « faire boire » le

gang de nos vignes.

i t Faites-vous gloire de servir nos produits nationaux.

Que revive:* les bonnes vieilles recettes de

î?rance. On a toujours su « bien vivre » chez nous.

« A votre prospérité est liée intimement celle du

(Commerce, de l'industrie, de la vie de la France... »

Mais, hélas ! ces avis seront-ils suivis? N'importe!

JËn cette période de vacances, avouons qu'ils ne manquent

pas d'actualité.

La Presse.

LES ILLETTRES DANS LE MONDE

ELON une statistique élaborée à La Haye, après

3 Berlin, Prague est, dans le monde entier, la capitale

ijjui compte le moins d'illettrés. A Berlin, leur pourcentage

est, en effet, de 0,43 o/o, et à Prague de 0,69 0/0.

Ce chiffre, remarque la revue « L'Europe Centrale »,

jparaîtra dérisoire, comparé aux chiffres de Paris

(3,36 0/0), de Budapest (4,76 0/0), de Rome (10,9 0/0),

IJt enfin Moscou (13,81). La capitale la moins « lettrée »

pu monde entier est Téhéran, où les analphabètes

pont dans la proportion de 82,17 0/0.

L'Intransigeant.

JLE FACTEUR RURAL

r. circule régulièrement sur les routes blanches,

Ï dans les chemins creux, en traversant les bourgs et

les cours des fermes, le sympathique facteur rural.

Jp y a un siècle qu'il fut inventé et, depuis la création

de son emploi, les mois, les semaines, les jours

pnt passé sans qu'aucune modification soit intervenue

dans son type initial.

Son képi n'a pas changé, sa vareuse accuse les

mêmes plis et sa chaussure, le même poids. Son sac

fie cuir gonflé, au départ, de lettres, de journaux,

fie prospectus et, au retour, de provisions chamjpêtres,

bat sa hanche d'un rythme pareil toujours.

Ici, la soupe chaude l'attend ; plus loin, une tranche

de lard, partout le verre de vin qu'il vide en contant

les nouvelles aux anciens, lorsqu'il est d'âge,

oyez économes et

S: oucicux de votre santé

Faites usage de la BOISSOSI sans alcool

Tonique, digestive, ra}raichissantet îecommar.dêe par tous les hygiénistes.

LA ROSÉE NORMANDE

Supérieure à toutes les boissons

3 frs pour 40 tigres

En rentes toutes Pharmac, Drog., Herbor., Epicer., à défaut

écrire Etablissements RESTIAUX, 35, rue Nationale, Paris,

qui enverront à domicile contre remboursement de a fr. 75.

ACTE DE PROBITÉ

£T Quand vous demandez « Le Diable » à votre pharmacien,

sa probité professionnelle exige qu'il vous

délivre « Le Diable • sans chercher à vous coller un

autre coricide qui serait sûrement moins efficace,

t Le Diabte » enlève les cors en six jours pour toujours.

8 ir. 95. Pharmacie Weinmann et toutes pharmacies.

éi.

UN BATAILLON DE PUNAISES

Ile résiste pas à un simple badigeormage au lïozoZ.qui

ie tache ni ne détériore le linge ou la literie. 4 fr. 95

e flacon. Toutes pharmacies, drogueries, etc. A Paris :

Pharmacie Principale Canonne et Pharmacie de Rome

îailly.

LA FLEUR DE BALCON :

r Cotrvtruz. je plcumA,rna. iji&A

cbèsiA • D W. papier peint à. janvcùA

pWrotinièrva., uauh ctcA la

'-momie!...

et fleurette aux jeunes filles quand il n'est pas depuis

très longtemps revenu du régiment. Porteur d'espoirs

et de déceptions, annonciateur des naissances et des

morts, transmetteur des actes de la vie publique

du pays, on l'accueille et on le salue avec une souriante

sympathie.

La façon d'écrire les lettres a peu changé, leur

nombre s'est accru depuis l'invention de la machine

à écrire : le facteur rural, lui, n'a pas changé.

La Revue du Bureau.

UNE ACADÉMICIENNE

N a fait quelque bruit de la candidature éventuelle

O de Mme Moll-Weiss à l'Académie des Sciences

morales et politiques, et l'on a rappelé à ce propos

celle de Mme Curie, qui, en 1911, ne manqua que

d'une voix son élection à l'Académie des Sciences.

Mais personne ne s'est avisé que la France possédait,

il y a peu de temps, une académicienne régulièrement

élue et dont l'élection avait été approuvée par un

décret.

Cette femme était Mme A. Muray Dike, présidente

du Comité américain des régions dévastées, qui vient

de mourir.

L'Académie d'Agriculture de France la comptait

dans la section hors cadre de ses membres étrangers,

seule, avec deux rois : S. M. George V et S. M. Albert Ier. L'Opinion.

LES TRÉSORS DANS LA POUBELLE

I ES calculs officiels montrent que, chaque année, en

Angleterre et au Pays de Galles, il est jeté dans

les boîtes à ordures pour plus de 135 millions de francs

de matières ayant une valeur commerciale. Des ordures,

on retirerait le maximum si elles étaient triées dans les

maisons ; elles perdent beaucoup à n'être examinées

qu'après un regrettable mélange.

Pendant la guerre, les municipalités anglaises surent

tirer des déchets ménagers un revenu de 6 millions de

francs par an ; mais, sitôt la fin des hostilités, cette

source de profits se vit brusquement tarir. Récemment,

grâce à de nouvelles méthodes, elle a repris son

débit du temps de guerre. La valeur des déchets vendables

est de 15 francs environ par tonne brute de

matériaux triés.

Le ministre britannique de l'Hygiène a signalé que,

pour le moment, il est perdu 32.000 tonnes d'os par an ;

pourtant, les os sont absolument nécessaires à l'industrie

de la colle, si importante en Angleterre, et qui

n'arrive pas à se procurer en quantité suffisante cote

matière première irremplaçable. Malgré les demandes

des services compétents, on n'est pas encore parvenu

à supprimer cette dilapidation de déchets, qui deviennent

précieux par leur masse. Daily Telegraph.

L'IMPÉRATRICE MARIE-THÉRÉSE

IWIARIE-THÉRÈSK, dont on célébrera à la fin de l'année

f ' * le cent cinquantième anniversaire de la mort,

est à la fois la grande impératrice, la Viennoise exquise,

à la fois majestueuse et gracieuse, la souveraine

aimable qui voulait servir tous ses Etats comme une

mère sert ses enfants. L'histoire et la légende sont

également favorables à cette femme d'élite qui sut

toute sa vie développer les dons exceptionnels qu'elle

avait reçus. « Elle a fait honneur au trône et à tout

son sexe », a dit d'elle son grand adversaire, Frédéric

II, et il ajoutait : « Je lui ai fait la guerre, mais je

n'ai jamais été son ennemi ». Si ces deux êtres représentatifs

de leur temps avaient pu conférer ensemble,

il n'est pas dit que Marie-Thérèse n'aurait pas su

gagner l'amitié du roi de Prusse. La sagesse de l'impératrice,

son intelligence droite, son caractère foncièrement

national, sa beauté, son humour auraient été,

en tout cas, appréciés par le spirituel souverain. Mais

elle ne voulait rien savoir de la Prusse.

Marie-Thérèse était la fille de Charles VT, « roi plus

latin que germain 5, et de l'impératrice Elizabeth-

Christine. Elle tenait à la fois des deux: possédait

quelque chose du romanesque de l'un et de la forte

volonté de l'autre. Le catholicisme du roi Charles

était devenu foi profonde en elle et sa confiance

en Dieu la faisait se conformer humblement aux

desseins de la Providence. Marie-Thérèse épousa, en

1736, François de Lorraine, et au cours d'un mariage

exemplairement heureux qui dura vingt ans, elle

n'eut pas moins de seize enfants dont dix parvinrent

à l'âge mur.

IllustHrte ZeiUmg.

LES BELLES ANNONCES

ARIS et ses publications spéciales n'ont pas le

P monopole des annonces curieuses...

Voici ce qu'on peut lire à la quatrième page d'un

journal de Tokio :

« Je suis une belle femme. Ma chevelure ondulante

m'enveloppe comme un nuage. Ma taille est souple

comme le saule. Mon visage est doux et brillant comme

le satin des fleurs.

« Je suis assez fortunée pour me promener à travers

la vie, la main dans celle de mon bien-aimé. Si je

rencontre un gracieux seigneur, doux, intelligent,

bien élevé, je m'unirai à lui pour la vie et ensuite

j'aurai le plaisir de partager avec lui le repos éternel

dans un tombeau de marbre rose. »

Le plus tard possible, n'est-ce pas ?

Le Journal des Débats.

LA FLEUR DE PAPIER PEINT: LA FLEUR DE BALCON :

-Jeu/oc puzwrmfJtû&iiAe ! LcSofeil —5a*» vofee. /jupWje. peuvievt

de. mai. vouh


■muni LE 20 JUILLET 1930 iiiiiiiiniiiuniiuiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 15 (itiiiiiiiiiiiiriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiuirniiiiininiiniiiiiiiiii» DIMANCHE-ILLUSTRÉ imnafc

■imulmlllllllnmllllllllllllllllllllllllllllllltl

FAITES COMME MOI,

TAKVSEZ-VOUS

conseille Miss PeaW Vif hit e

« Pour supprimer les poils et duvets superflus,

partout où vous le désirez, appliquez

un peu de crème parfumée Taky, telle qu'elle

tort du tube; attendez 5 minutes, passez un

peu d'eau froide — c'est tout — vous serez

émerveillée du résultat et direz adieu pour

toujours au rasoir dangereux qui occasionne

des boutons, laisse des vilains points noirs

et fait repousser le poil si dur et si vite,

ainsi qu'aux dépilatoires compliqués et malodorants.

Economique, Inoffensif, le Taky

dissout le poil qui finit souvent par disparaître.

C'est une découverte merveilleuse ;

j'en suis enchantée. » 0

IVofa-^Le Taky, breveté S.G.D.G., est en

vente partout au prix de 7 fr. 50. Satisfaction

garantie ou argent remboursé. Concessionnaire

exclusif pour la France : Jean de Parys,

85, Bd. Haussmann, Paris.

Avantages du Taky: Parfum délicieux-

Effet rapide - Ne sèche pas dans le tube.

f IBS Apprenez rapidement mmm vous /a\

STENO-DAGTYIO

Demandez le Programme gratuit ê

' des Etablissements JAHIET-BUFFEREAU

1 S8, Sue de Rivoli, PARIS

Pourquoi supporteriez-vous la douleur cuisante

et lancinante que provoquent les cors,

quand un simple bain de pieds suffit pour vous

soulager immédiatement et pour vous délivrer

des cors, avec Ta racine? Un simple lavage et

les voilà ©disparus pour toujours. Procurezvous

quelques grammes de Saltrates Rodell

chez le premier pharmacien venu et versez-en

un peu dans de l'eau chaude, jusqu'à ce que

l'oxygène libéré donne au mélange l'aspect

d'un lait crémeux.

Quand vous trempez les pieds dans un bain

ainsi préparé, vous éprouvez un soulagement

immédiat. Cette eau médicamenteuse hyperoxygenée

amollit la surface durcie du cor, pénétre

profondément dans les pores et atteint la racine

même ; l'adhérence du cor est ainsi tellement

diminuée, qu'on peut Isgjdétacher en

entier, avec sa racine. Ce tonique laiteux et

reconstituant ealme et guérit les pieds endoloris

et fatigués et diminue leur enflure. .11

remet en parfait état les pieds les plus abîmés.

Les Saltrates Rodell sont en vente dans toutes

les pharmacie».

COINS DE FER DE PARIS A LYON El A LA MÉDITERRANÉE

Quel est le voyageur qui ne maugrée pas au sujet

de ses bagages ?

Vous dites : «Le rêve serait de voyager les mains

dans les poches. • Eh bien ! il vous est parfaitement

loisible de voyager ainsi. Vos bagages voyageront sans

vous et vous sans eux, du domicile que vous quittez

au domicile où vous vous rendez. Vous les y retrouverez

en arrivant. Il vous aura seulement suffi, pour

vous épargner tous tracas, d'écrire ou de téléphoner

a une gare P.-L.-M., à un bureau de ville P.-L.-M.

ou à une agence des Wagons-Lits, si vous partez de

Paris, Lyon, Marseille, Cannes, Nice, Monte-Carlo,

Menton, ou si vous devez vous y rendre. Un nouveau

service d'enlèvement et de livraison des bagages à

domicile fonctionne dans ces villes, comme il fonction-,

nera, d'ici peu, dans d'autres grands centres du réseau.

VIENT DE PARAITRE

BSBL Ç H E DIMANCHE ILLUSTRE

JACQUES CREVE LIER

L'OISEAU

DE PARADIS

DERNIERS VOLUMES PARUS

LE MÉDAILLON

SOUS LES GRIFFES DU MANDARIN

LE CADRAN MAGIQUE

LE CHEVALIER DE LA MER

ce BSUSSA.

p. AL

15

SIX BEAUX DRAPS toile d'Armenlierei

l'out échelle. 220 X 325 :

SIX TAIES D'OREILLER, tissa renforce,

jour échelle. 70 X 70:

UNE PIÈCE DE DIX MÈTRES, belle

percale. 0 m. 80 î,

UN MAGNIFIQUE SERVICE DE

TABLE. 6 couvert!, nappe 160 X 160;

DOUZE BEAUX TORCHONS DE

CUISINE, qualité forte. 60 x 65 :

SIX SERVIETTES DE TOILETTE en

tissu éponge, grande taille:

SIX SERVIETTES NID D'ABEILLE

belle qualité ; .

SfX MAINS DE TOILETTE éponaei

UNE PIÈCE DE DIX MÈTRES, shirting:

SIX ESSUIE-VERRES, Armeotiéies.

qualité supérieure, 75 X 80 :

DOUZE GRANDS MOUCHOIRS pour

hommes blancs ou couleur, au choix :

DOUZE MOUCHOIRS, ourlés iour.

pour clames t

UNE SUPERBE COUVERTURE, pure

laine, pour grand lit, 200 X 235 :

UN MERVEILLEUX COUVRE. LIT

guipure, beau motif.

CRBDII

POUR

IOO

FRAIS Ci

PAR MOIS

PENDANT 15 MOIS

AUCUN VERSEMENT

D'AVANCE

NORD TROUSSEAUX

PRIME

42, rue Basse, LILLE (Nord)

II est offert gracieusement

un superbe sac à main

en box-calf doublé peau.

SAC A MAIN

Toutes les livraisons pour la France sont faites franco de port et d'emballage.

Tout envoi ne convenant pas est repris dans les 4 jours qui suivent la livraison.

Versement de la première mensualité un mois après la livraison.

Pourquoi les Femmes

ne doivent jamais

se servir d'un Rasoir

C'est le rasoir qui transforme le duvet d'un

jeune visage en duvets durs et épais. C'est lui qui

fait pousser ces duvets plus vite et plus drus —

et c'est pourquoi les hommes sont obligés de

se faire la barbe tous les jours dès qu'ils ont

commencé à se servir du rasoir. De savants

chimistes viennent d'élaborer une crème veloutée

et parfumée qui enlève les duvets superflus

et résout ainsi ce problème difficile qui intéresse

toute femme moderne. Il suffit d'étendre

cette crème telle qu'elle sort du tube sur l'épiderme

et bien rincer au bout de quelques minutes.

Vous trouverez alors la peau merveilleusement

lisse, douce et blanche, sans la moindre

trace de duvets. Aucune de ces traces que laisse

le passage du rasoir — surtout dans le cas d'un

duvet brun —ne vient altérer la blancheur parfaite

de la peau. Cette crème appelée Vyzo, a été

employée par des milliers de femmes. Chaque

jour le nombre d'adeptes augmente. Toutes

accueillent la Crème Vyzo pour échapper définitivement

à une pousse de duvets durs et tenaces

telle qu'en donne l'usage du rasoir. Vyzo se

trouve en vente dans toutes les bonnes maisons

au prix de 5fr.50 et 7fr. 50 le tube (grand modèle).

Un tube d'essai sera envoyé contre 1 fr. 50,

adressés à la Pharmacie Normale (Dépt. 74 Iv)

"S, rue Drouot, Paris.

T CONCOURS DE 1930-1931

INSPECTEUR

du CONTROLE de L'ÉTAT sur les CHEMINS de FER

Carrière honorable, active. Cartel classe circulation.

Rnnfliiinil& * avoir de 21 à 30 ans ouplus (serv. mil.)

WUIIlilllull* ,2>satisfaire concours. Rens. grat. par

l'Ecole Spéciale d'Administration, 4, rue Férou, 4, Paris (6->

DE PRÉCISION, GARANTIES,

Marque : SPORT-AVIATION

Six lentilles achromatiques, objectifs,

43 %. Hauteur ouverte, 140 %. Etui

cuir, boussole, deux courroies :

120 francs

PAYABLES 12 fr. par

MOIS

Contre rembows. du 1" versem., les

autres chaque mots suivant sans frais.

FRANCO port et emballage

AU COMPTANT : 10 % D'ESCOMPTE

onde

oc

Brune?

Comment vous pouvez maintenant avoir

une peau éblouissante de blancheur...

et sans la moindre tache ! '4

Voici un moyen facile et sûr pour une brune

d'avoir une jolie peau blanche et claire et pouf

une blonde de préserver sa peau délicate des

taches de rousseur, des rugosités et autres imerfections.

Quand le jasmin et la rose ont

E

vré au parfumeur l'essence de leur parfum, il

reste un,e jolie cire onctueuse que longtemps

on acruesans valeur. En visitant un lnbora*

toire de distillation de parfums, un spécialiste

de beauté parisien, bien connu, fut

frappé de l'extraordinaire blancheur laiteuse

du visage et des mains des femmes qui manipulaient

cette cire résiduelle. ^On découvrit

alors que cette cire ne blanchit "pas seulement

la peau, mais qu'elle supprime aussi l'excès de

pigmentation, faisant ainsi disparaître l'aspect

terreux du teint, les taches de rousseur et les

imperfections qui se manifestent sur le visage.

Combinée avec d'autres ingrédients précieux

qui embellissent le teint, on peut se la procurer

maintenant dans tous les magasins, sous le

nom de Cire Aseptine. Achetez-en un tube au4

jourd'hui et permettez-lui de rendre votre peau

claire, fraîche et rosée. Le succès vous est garanti,

sinon votre argent vous sera remboursé.

FABRICATION FRANÇAISE

■ .Marque : LONQ-COURS î>;

Six lentilles achromatiques, objectifs,

54 X- 21 lignes. Parasoleils. Etui cuir.

Boussole, deux courroies :

| 80 francs

PAYABLES 18 fr- par mois

JUMELLES à PRISMES

Grossissement huit fois. Instrument

scientifique de haute précision. Grand

champ. Relief stéréoscopique. Etui

eu/r jaune, deux courroies :

450 francs

PAYABLES 45 fr. p. mois

Adresser les commandes à la Maison R. CHARRIER Fils, JUMELLES

Rue des Teintureries, Les SABLES-D'OWNNE (Vendée)


I

i ii DIMANCHE-ILLUSTRÉ mini»"" iiiNiraiimuHttàiiurtmiMiiiiii Hiiiimiiiiminaniiiiii 16 »' '»» iiimniimiiimniii HIHHIIIIIDIIIIUIIUIHIHIIIIIMIIIIIIIII LE 20 JUILLET 1930 «mu»

PIERRE DeGIUALLULY-RADIO

BUREAUX & MAGASINS ouverts de 8 h. è 20 h. 4 .... Hnlnn

MÉTEO : EOUB Otj VILUEE3 I ; TUC k^UlUII

UNSEUL RÉGLAGE!

f SYNCHR0MAT1C 6

LAMPES

g, PAR1S-17 6

POSTE SYNCHROMATIC

5 LAMPES

(appareil nu)

A CRÉjDIT;

800 FR.

Payable 1/4 comptant,

le solde en 6 mensualités, soit

200fr. à la commande, le resto

en 6 versements de 100 fr.

AU COMPTANT

Escompte 15% net:

680 FR.

POSTE SYNCHROMATIC

COMPLET

1 poste SYNGHR0M ATICI 800

5 lampes sélectionnées 240

1 diffuseur radio 200

1 accu Tudor 4/20 ah.. 80

1 pile 00 v .. 50

devis N° 1. 1-370

A CRÉDIT

I.370 FR.

Payable 170 fr. à la commande.

et 12 versements de 100 fr.

AU COMPTANT

Escompte 15% net:

I.I65 FR.

Nota : La composition des devis peut

Stre modifiée au gré de l'acheteur.

AUTOMATIQUE. — Aveo le SYNCHROMATIC, pour capter une station, Il

suffit de placer l'Index du réglage en face du nom de la station que l'on désire

auditionner. Ohaque appareil est livré avec repérage des principales stations.

PORTÉE. — La portée du SYNCHROMATIC est supérieure aux anciens

montages super à 7 et 8 lampes : elle dépasse 3.000 kilomètres. Dans n'Importe

quelle région, la réception des radio-concerts d'Europe est assurée sur cadre ou

petite antenne Intérieure. Sans brouillage ni difficulté, on peut capter Paris, Londres,

Berlin, Madrid, Bruxelles, Oslo, Milan, Rome, Toulouse, Alger, Vienne, Budapest,

Hilversum, Berne, Bucarest, etc.

GARANTIE. — Chaque poste SYNCHROMATIO est livré avec un certificat de

garantie de g ans assurant l'amateur contre tout défaut ou vice de fabrication.

PRIX. — Le prix du SYNCHROMATIO (800 fr. à crédit, 680 fr, au comptant),

qui représente & peine la valeur Intrinsèque de l'appareil, n'est obtenu que par

une fabrication en grande série ; ce prix de lancement ne sera maintenu qu'en

cas de vente de 60 postes par Jour.

DESCRIPTION TECHNIQUE.— Poste supermodulateur h S lampes : 1 bigrille, 2 MF, 2 BF à

grande amplification. Accord rapide par condensateurs de précision. Bloc hétérodyne couvrant 1S0

à 2.000 m., permettant un accord sur toutes ondes. Coffret ébénisterie grand luxe.

TOUTE VEUROPE

AVEC LE

SYNCHROMATIC

BON DE COMMANDE A CRÉDIT

Nom et prénoms

Adresse. -

commande un poste SYNCHROMATIO

complet comme ci-dessus SIGNATURE I

et garanti 2 ans au prix

de fr. 1.370 payable

fr. 170 à la commando

(cHoimV un mandat), le

solde en 12 mensualités

defr. 100. ,

AMATEURS. DE T. S. F. Nous vendons les appareils et accessoires de toutes

marques à crédit, sans aucune majoration ni intérêts, ou au comptant aveo

un escompte de 15 %. — DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE

EN RECLAME AVEC PRIME

Pour le prix

extraordinaire

de

898

FR. ou de 250 francs

avec I O mois de crédit.

Élégant PHONO PORTATIF, garanti contre tous vices de construction, gainé

pémagoïd 1" (jualité. , teintes mode garnitures nickelées, mécanisme robuste,

Diaphragme sonore pouvant Jouer tous les disques aiguille et saphir

aveo 10 MORCEAUX DE MUSIQUE et de OHANT

sur grands disques au choix et en

PRIME : une jolie MALLETTE porte-disques

Offre faite par une Maison de confiance existant depuis 28 années

ayant obtenu les plus hautes récompenses.

Écrire en Joignant cette annonce pour recevoir catalogues gratuits

où venez vous rendre compte de la valeur de notre offre.

Pour 34 fr. par mois, UN SUPERBE PHONO aveo 30 morceaux au choix.

Etablissements SOLEA, 33, rue des Marais - PARIS (ÎO»)

Ouverts de 9 heures à midi et de 14 à 19 heures ; le samedi également.

le aérant : H. LE PAGE. Pans.— HÉMERY, nnprimeurLi|Lrji# d'EatfbiMl.

JUMELLE MILITAIRE

perfectionnée d'État-Major

Marque " STREMBEL"

N°3.- Notre JUMELLEMILI-

TAIRE perfectionnée d'État-

Major est une excellente jumelle

à tous points de vue. Sa monture

rigide et résistante est de construction

éprouvée; on ne peut

faire mieux comme solidité» Quant

à Eon élégance, il suffit de l'examiner

avec son gainage en cuir

épais et son émail de luxe, pour

apprécier combien cette jumelle

est fine et gracieuse. Peu encombrante

une l'ois fermée,elle s'allonge

doucement par la mollette centrale

pour donner toute sa puissance.

Son optique est a six lentilles

de précision, ses objectifs

achromatiques ont 43 millimètres

de diamètre et sa portée £st de

32 kilomètres. Elle est munie

de bonnettes creuses très pratiques

pour les yeux, de parasoleils

à glissièrespermettantd'obseiver

les objets durant Ja pluie

ou le plein soleil, d'une boussole

indéréglable de précision, d'un

étui cuir cousu, avec courroie

bandoulière et une petite courroie

pour porter la jumelle . en

sautoir. Son prix extrêmement

réduit et les conditions avantageuses

que nous offrons, permettent

à tout le monde d'en faire

l'acquisition.

Prix : -180 Francs

PAYABLES

15 francs par Mois

•n au comptant avec 10 % d'escompte

N°4. Mêmemodèle de qualité supérieure, optique de tout 1 ER choix, 220fr., 20 fr. par Mois.

JUMELLES A PRISMES

Marque " STREMBEL "

donnant le maximum de clarté

GROSSISSEMENT : 8 fois,

tacc tui cuir Havane, avec courroie bandoulière et courroie sautoir;

H°10. MODÈLE RÉCLAME - PRIX : 360 FR.

Poids, sans étui : 520 gr. Avec étui i 850 grammes.

N° 11. Bonne qualité Prix 400. »

N»12. Très bonne qualité — 450. »

N° 13. Qualité supér., choix extra ... — 600. »

Payables : 30, 40 ou QO fr. par MOIS

MODÈLES SUPÉRIEURS AVEC GRANDS OBJECTIFS

N° 14. Bonne qualité Prix 560. »

N°15. Qualité supér., choix extra... . — 600. »

N° 16. Grossissement, 12 l'ois ■— 800. »

N°17. Grossissement, 16 lois — 1000. »

Payables : 40, 50, 80 ou lOO francs par

MOIS,suivant le modèle choisi

ENVOI FRANCO DU CATALOGUE

— BULLETIN DE COMMANDE _

A remplir età adresserais Maison Pierre STREMBEL,

Les Sables-d'OIonne (Vendée)

Veuillez m'adresservotre Jumelle n° du

prix de francs que Je paierai à raison

francs par mois (au gré du souscripteur).

a) Le premier versement à la réception, et ensuite je verserai

'chaque mois au compte devtiéQUespostaux. NANTJUSJX* 5321.

bj Ou au comptant avec 10 % d'escompte.

Nom ___________

Prénoms ___________

Prolession ou qualité.

Adresse de l'emploi __.

Domicile

Ville .....

Le.. 19-

Raver les mentions inutiles.

GÉNÉRAL DE TOUS NOS ARTICLES

Plus delOOOOO àcbereuW oar-an - 2000 '-'-'-'—S instruments ^-^^^

%m>ndaimme

More magazines by this user
Similar magazines