Le «magazine - La Poste Suisse

poste.ch

Le «magazine - La Poste Suisse

06 Adieux d’Ulrich Gygi Le Directeur général dresse un bilan. 10 Diplômés des grandes écoles Au moins cinq

r aisons de faire carrière à la Poste. 12 Des colis sans impact sur l’environnement La Poste invente le label «pro clima»

qui garantit l’acheminement écologique des colis et des lettres. 22 Crise financière PostFinance fait face.

24 Réussite sociale Les valeurs remises à l’honneur. 30 Gagnez Des billets pour le championnat du monde de

hockey sur glace, pour le Musée Suisse des Transports, et bien d’autres prix.

L a Suisse saisie par la fièvre du hockey

26 Le hockeyeur suisse Mark Streit croit aux chances de la Suisse

m agazine

P our les clients et clientes de La Poste Suisse

E dition février 2009


Avançons ensemble.

Nous faisons plus que transporter des lettres, des colis

et des marchandises.

Avec plus de 58 000 collaborateurs, nous avançons

ensemble pour faire la différence. Tous les jours, en

Suisse et dans le monde entier.


Photos: Cédric Widmer, Marc Wetli, Mathias Hofstetter, Cover: John Abbott

Une vie de nomade

Nous autres Suisses sommes un peuple de

navetteurs. La faible superfi cie de notre

territoire et la qualité de ses infrastructures

nous permettent d’e ectuer les migrations

pendulaires vers notre lieu de travail.

D’autres travailleurs sont contraints de

parcourir de très longues distances pour

trouver de l’embauche. Ainsi José, ouvrier

portugais, voyage chaque semaine entre

la Suisse et le Portugal. Il participe à la

construction du second tube du tunnel de

base du Gothard, un chantier historique.

Une foule cosmopolite, composée d’ouvriers

de quinze nationalités, y opère dans les

profondeurs de la terre afi n que les navetteurs

de demain puissent franchir les Alpes

plus rapidement. Découvrez leur univers

en lisant notre reportage à la page 18.

Le cas de José n’est pas unique; l’Organisation

internationale pour les migrations

chi re à 200 millions le nombre des personnes

qui, dans le monde entier, sont

contraintes à l’exil pour trouver du travail.

Des études indiquent que ce phénomène

migratoire s’amplifi era, non seulement

d’un pays à l’autre, mais aussi au niveau

national. Ce pronostic me console quelque

peu du ressentiment que j’éprouve à l’égard

de la petitesse de la Suisse. Après tout,

celle-ci me permet de rentrer chez moi

chaque soir. Dorénavant, au lieu de me

plaindre de mon sort, je penserai à ceux

qui patientent pendant une ou deux semaines

avant de revoir leur famille et leurs

amis. C’est rassérénée que j’embarquerai

dans l’intercity Zurich – Berne en vue d’y

livrer ma lutte quotidienne pour une place

assise.

Daria Lederrey, rédactrice en chef

magazine février 2009

1 .09

U lrich Gygi Le Directeur général

passe le témoin. Il jette sur la Poste

un regard rétrospectif et prospectif.

06

1 8

T unnel de base du Gothard

Un reportage chez les travailleurs

de l’ombre.

En outre

Mark Streit, hockeyeur suisse de

l’équipe des New York Islanders,

croit aux chances de la Suisse.

Au championnat du monde 2009,

l’équipe nationale pourra compter

sur le soutien de son public.

Climat Envoyer lettres et colis sans

nuire à l’environnement? Un petit

geste qui a de grands effets.

1 2

24

Dans la société Le goût du luxe

reste présent, mais les valeurs sont

remises à l‘honneur.

1 0 Diplômés des grandes écoles Cinq raisons de faire carrière à la Poste

1 4 Prix des produits Les hausses, les baisses et les raisons des ajustements

22 Crise fi nancière Interview de Jürg Bucher, directeur de PostFinance

30 Le Musée Suisse des Transports a 50 ans La tête dans les étoiles

31 Pour nos lecteurs Le charme sauvage de l’Ecosse

Gagnez

26 Championnat du monde de hockey sur glace 42 billets pour les meilleurs matchs

30 Musée Suisse des Transports Des billets d’entrée VIP pour familles

30 Vue d’ensemble Toutes nos prestations et leur prix

3


4

Action Poste

L es 55 000 collaborateurs de la Poste veillent à ce que la desserte de base soit assurée dans les

d omaines du courrier, de la logistique, du transport de voyageurs et des services fi nanciers.

L e magazine présente des exemples qui illustrent le quotidien postal aux quatre coins du pays.

Emplois régionaux – Les deux derniers centres logistiques

(sur six) seront mis en service en février à Bâle et en mars

à Ostermundigen. Chargés du tri secondaire régional, ces

centres dépendent des centres courrier de Zurich-Mülligen,

de Härkingen et d‘Eclépens.

Le Silvesterlauf de Zurich a à peine clos

la saison 2008 de la course à pied que déjà

les athlètes sont dans les starting-blocks pour

la 31 e édition de la Kerzerslauf, organisée

le 21 mars 2009. La Poste s‘engage en faveur

du premier sport populaire de Suisse et soutient les

coureurs d‘élite à travers la Post-Cup.

Kerzers

Ittigen

Berne

Bâle

Au centre de calcul de la Engehalde, à Berne,

Post Finance recourt aux eaux fl uviales pour

la climatisation, puisant pour cela dans le cours

de l‘Aar. L‘eau est directement utilisée l‘hiver

et refroidie l‘été, ce qui permet d‘économiser

jusqu‘à deux millions de kilowatts-heures.

Brigue

Depuis décembre 2008, les cyclistes munis d‘un billet courte

distance, d‘une carte journalière pour vélo ou d‘un passeport

vélo des CFF peuvent transporter leur vélo sur tout le réseau

des cars postaux, sans supplément. Dans les Grisons, à Berne

et en Valais, il leur est recommandé de réserver.


Comment réduire sensiblement la consommation

d‘énergie au quotidien? Riche de son expérience dans

la mobilité durable et économe en énergie, la Poste réalise

avec les partenaires BKW (électricité) et IBM (informatique)

des projets dans la commune pilote d‘Ittigen.

magazine février 2009

A l‘occasion de la journée internationale des enfants

malades du cancer, le 15 février, l‘artiste Ted Scapa

a conçu un nounours. Le «Trio Ted» sera en vente en

février dans près de 2000 offi ces de poste. Sur chaque

peluche achetée, dix francs seront remis à la Ligue contre

le cancer pour le fi nancement de la recherche sur les

cancers infantiles.

Bellinzone

Giubiasco

Coire

La nouvelle fi liale PostFinance ouverte à Bellinzone

apporte deux nouveautés au Tessin: elle est la première

fi liale au nouveau look PostFinance et dispose d‘un

appareil à compter les pièces et les billets.

Une douzaine d‘employés y sont au service des clients.

La Poste et l‘organisation de handicapés «Federazione

Ticinese Integrazione Andicap» proposent le modèle

miniature de la légendaire Alfa Romeo 1900.

Le produit de la vente fi nancera des projets

d‘intégration des personnes handicapées.

Photos: La Poste Suisse, altrendo images/Getty Images, PhotoDisc

Actualité 5


On ne se sent pas vraiment seul,

m ais exposé, certainement.

E n huit ans, Ulrich Gygi a fait de l’ancienne régie un groupe compétitif, présent à l’international.

Q uels moments restent gravés dans son esprit? Quel est le bilan à son actif? Portrait du premier

p ostier de Suisse au moment où il s’apprête à quitter ses fonctions.

Interview par Daria Lederrey

Vous souvenez-vous de vos premiers

jours à la Poste?

Oui, très bien. Le 1 er juillet, j’ai commencé

par réclamer un programme d’amélioration

des résultats. Dans les semaines qui ont suivi,

nous avons mis sur pied un plan global.

De lourdes tâches vous attendaient.

Qu’est-ce qui vous a convaincu

d’accepter cette mission?

Lorsque j’étais directeur de l’Administration

fédérale des finances, j’ai participé à la

supervision et à la restructuration des PTT,

des CFF et de RUAG, ce qui m’a permis de

comprendre les rouages de l’administration.

J’y ai également gagné en opiniâtreté et me

suis forgé un réseau politique. J’ai étudié

l’économie, plus précisément l’économie

d’entreprise, et me suis penché en particulier

sur les questions de management à

l’époque où j’étais assistant à l’université

de Berne. On propose sa candidature à la

direction de la Poste lorsqu’on est sûr que

l’on saura assumer la fonction.

Vous aviez une idée précise de la

manière dont la Poste devait se

développer. Etes-vous un visionnaire?

Non, je ne me considère pas comme un

Les faits marquants de l’ère Gygi

visionnaire, mais j’ai une idée précise de ce

qui nous attend à court et à moyen terme.

Lorsque j’ai débuté, il était clair que le marché

serait libéralisé. Il y avait beaucoup à

faire pour rendre la Poste compétitive.

Vous avez réorganisé le réseau

postal et lancé la modernisation du

traitement du courrier. En ces deux

occasions, les critiques ont fusé.

Vous y attendiez-vous?

Nous savions que le réseau postal serait un

sujet brûlant. Nous avons reçu peu de félicitations

de l’opinion publique mais nous

avons tout de même trouvé des solutions de

substitution pour 1000 offices de poste. Il en

est allé autrement avec REMA. L’idée de

remplacer 18 centres de tri du courrier par

trois nouveaux centres a fait scandale. Mais,

là aussi, nous avons trouvé des solutions durables.

C’était délicat.

Pourquoi l’opinion publique est-elle

si sensible aux changements entrepris

par la Poste?

La Poste est une institution. Les Suisses

s’identifient à leur pays notamment à travers

leur Poste et leurs chemins de fer. A cela

s’ajoute une revendication qui découle de

Le 1 er juillet 2000, U. Gygi prend les rênes de la Poste et ouvre rapidement deux gros

chantiers: en 2001, il réorganise le réseau postal. Un an plus tard, il démarre REMA:

d’ici à mars 2009, le traitement du courrier sera modernisé et réparti sur trois centres

principaux et six centres logistiques. Il poursuit le développement du réseau postal avec

l’ouverture de quelque 200 agences. U. Gygi amène le groupe sur la voie de la libéralisation:

la Poste demeure leader sur le marché du colis et compense la perte de parts

de marché sur les lettres de plus de 100 g. L’activité courrier est en recul depuis 2003.

Pour y faire face, U. Gygi regroupe les nouvelles activités au sein d’une nouvelle unité en

2007. Au cours de son mandat, le bénéfice net est passé de 100 millions à plus de 900

millions de francs en 2007. On s’attend à un fléchissement du bénéfice pour 2008. DL

l’absence de grandes restrictions budgétaires

dans la politique postale depuis 150 ans,

à savoir un office de poste à chaque coin de

rue, ouvert non-stop bien entendu. Nous

avons encore du pain sur la planche dans ce

domaine.

Votre travail consistait à marcher sur

la corde raide entre revendications

politiques et pensée entrepreneuriale.

Pourtant, il est impossible de contenter

tout le monde.

Si tout le monde est un peu mécontent, c’est

le signe que l’on n’est pas sur la mauvaise

voie. Comme souvent en politique, le plus sûr

est de ne choisir aucune solution extrême.

Qui dit réorganisation dit suppression

d’emplois. Comment le directeur

général Gygi a-t-il pu concilier cela

avec ses convictions socialistes?

Je n’ai pas été engagé pour défendre tous les

emplois à tout prix mais pour préparer l’entreprise

à l’avenir. A notre époque, où les

choses évoluent très rapidement, il faut aider

les gens à s’adapter à leur nouvel environnement.

Nous avons mis au point, dans nos

plans sociaux, des solutions très équitables,

susceptibles de s’imposer comme une norme

en Suisse. En ce sens, je n’ai aucun problème

avec ma conscience de social-démocrate.

Votre quotidien professionnel n’a pas

seulement été riche en conflits;

il a été trépidant. Comment jugulezvous

le stress?

J’essaie de me ménager des périodes de détente

en tâchant de ne pas meubler tous les

week-ends et de ne lire aucun dossier après

vingt heures. Malheureusement, ce soir sera

une exception! Je fais aussi un peu de sport

et je vis sainement. J’adore le football, le

tennis et le volley-ball mais j’y ai renoncé

car, à un certain âge, cela devient dangereux.

Les claquages et autres problèmes,

vous savez… Je pratique un peu le jogging

et beaucoup le ski.

Le magazine économique Cash vous a

élu manager de l’année en 2006 >


Photo: Marc Wetli

Ulrich Gygi sait que la fonction de responsable de la Poste est un exercice d’équilibriste: «Si tout le monde est un peu mécontent, c’est le signe que l’on n’est pas sur

la mauvaise voie. Comme souvent en politique, le plus sûr est de ne choisir aucune solution extrême.»

magazine février 2009 Actualité


A saisir sans tarder: la carte de crédit

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pour votre capacité

à gérer les problèmes

avec circonspection.

Etes-vous plutôt un patron

ou un manager?

Je suis soucieux d’équilibre;

je gère non suivant des schémas

préétablis, mais en menant

une réflexion, en donnant

des signaux, en accompagnant

mes subordonnés

et en exerçant une pression

modérée. Si on ne le comprend

pas, on a la vie dure

avec moi.

Avec votre manière de

procéder, à la fois ferme

et posée, vous avez

accompli beaucoup

pour la Poste. De quels

succès êtes-vous particulièrement

fier?

Supprimer 1000 offices de

poste au sein du réseau postal

sans soulever de protestation

excessive n’était pas

une mince affaire. Je suis

satisfait également que le

projet REMA se soit bien déroulé

malgré des problèmes

décisionnels au départ. Par

ailleurs, l’unité Clients stratégiques

et solutions connaît

une belle évolution. C’est

moi qui ai décidé de regrouper

dans une seule unité les

différentes énergies qui sont

chargées de mettre au point

des produits et des processus

de travail informatisés.

Avez-vous également

connu des déceptions?

Naturellement, on ne réussit

pas tout, mais je n’éprouve pas de véritable

déception. Ce fut une belle époque. En termes

d’innovation, nous ne sommes pas allés

aussi loin que souhaité; l’esprit d’innovation

pourrait être encore plus solidement ancré

dans l’entreprise. J’ai hâte de voir comment

les choses évoluent.

Vous avez exigé de nombreux

changements de vos 55 000

collaborateurs. Connaissez-vous

leurs besoins, leurs soucis?

Dans le milieu dont je viens, on connaît les

besoins et les soucis des petites gens. J’ai

grandi avec cela. Je sais comment aborder

ces gens, je peux discuter avec eux et comprendre

parfaitement ce qu’ils vivent. Mais

il faudrait moins les plaindre, et leur offrir

davantage de chances et de perspectives.

Vous êtes-vous parfois senti seul?

Par exemple, lorsqu’en 2004,

le PS a demandé votre démission

du parti?

Il s’agit d’intrigues politiques qu’il faut savoir

endurer. Seul? Non. Exposé? Oui. L’heure est

à la personnalisation. Cela fausse totalement

magazine février 2009

Cher Monsieur Gygi, …

… pourquoi changezvous

les boîtes aux

lettres partout?

Nous remplaçons les boîtes

aux lettres par de nouveaux

modèles plus sûrs. Lorsque

nous retirons une boîte

aux lettres, nous vérifions

également si l’emplacement

est toujours adéquat.

… pourquoi vendez-vous

sans cesse plus d’articles

sans rapport avec la Poste

dans les offices de poste?

Plutôt que de laisser en friche

des surfaces inexploitées

et de nous contenter de les

nettoyer chaque jour, ce qui

a un coût,nous choisissons d’y

exposer des produits en

vente. Cela nous rapporte

environ 20 millions par an, au

profit de la desserte de base.

… pourquoi faut-il

prendre un ticket au guichet

des offices de poste?

Les clients attendent ainsi

chacun leur tour, sans avoir à

défendre leur place. De toute

façon, on se trouve toujours

dans la mauvaise file...

DL

les choses: une entreprise

ne fonctionne pas uniquement

parce que son directeur

agit comme ceci ou

comme cela. Je suis à la fois

pilote et coach et suis tenu

de veiller à ce que les diverses

activités prennent une

orientation claire et à ce

que l’on franchisse certaines

étapes en temps voulu.

Tel est mon rôle. Mais je ne

suis pas celui qui conçoit

tout et qui est à l’origine de

tout.

Avez-vous toujours pu

agir de manière aussi

circonspecte? Même

lorsque vous étiez

injustement critiqué?

C’est difficile mais faisable

lorsqu’on est convaincu

d’avoir fait son possible

et d’avoir pris les bonnes

décisions pour l’avenir de

l’entreprise.

Si l’on a le

Conseil d’administration et

la

Direction du groupe der­

rière

soi, la presse peut bien

écrire ce qu’elle veut, on

surmonte généralement

l’épreuve.

A quoi ressemblera la

Poste dans dix ans?

J’imagine

que les rapports

vont changer: la logistique

va se maintenir, voire gagner

en importance. L’activité

du courrier va s’amoindrir

mais restera l’un des

piliers du groupe. Post­

Finance demeurera l’unité

la plus rentable et obtiendra

peut­être la licence bancaire. Les activités

internationales contribueront davantage au

résultat global et constitueront ainsi l’un des

nouveaux moteurs de la croissance. Le réseau

postal devrait comporter davantage

d’agences mais la desserte de base continuera

d’être assurée sans faille. A court

terme, La Poste Suisse, comme toutes les entreprises

postales, sentira les effets de la

mauvaise conjoncture.

Que souhaitez-vous à la Poste?

Je souhaite que la Poste passe avec brio le

cap de la libéralisation et demeure le leader

incontesté de la logistique en Suisse. J’espère

en outre que le groupe va rester une entité

homogène.

A compter du 1er avril, vous

disposerez de beaucoup de temps.

Avez-vous déjà des projets?

J’espère moi aussi avoir plus de temps, mais

je n’en suis pas certain. L’été prochain, peutêtre,

pour des randonnées ici ou là et en

hiver, pour des séjours de ski. Je pourrai

skier dans la neige fraîche, lorsque les pistes

seront vierges, et je m’en réjouis.

Photos: La Poste Suisse

Un nouveau

tandem

Le 1 er avril 2009, Michel Kunz

succédera à Ulrich Gygi et Claude

Béglé deviendra le nouveau président

du Conseil d’administration.

Claude Béglé ne veut perdre de vue ni les

chiffres ni sa responsabilité sociale: «Je veux

faire quelque chose pour mon pays.»

A 59 ans, Claude Béglé succède à

Anton Menth à la présidence du

Conseil d’administration. Fort d’une

expérience internationale et politique,

le Vaudois siège au CA depuis le

1 er octobre 2008. Il a exercé des fonctions

au sein de la poste néerlandaise,

de la poste française et de la

poste allemande, dont il a développé

les réseaux. Il a travaillé auparavant

au Département fédéral des affaires

étrangères, au CICR, chez Nestlé et

Philip Morris. Marié, père de six enfants,

il réside à Pully. MW

Michel Kunz souhaite s’engager en faveur

d’une Poste qui enthousiasme les clients

et travaille de manière rentable: «Je me sens

étroitement lié à cette entreprise

exceptionnelle.»

Agé de 49 ans, Michel Kunz, futur

directeur général, connaît bien l’entreprise.

Il travaille à la Poste depuis

14 ans et fait partie de la Direction

du groupe depuis 1999. Nommé à la

tête de PosteColis en 1999, il fait sortir

l’unité de la crise pour la conduire

sur le marché libéralisé. Ingénieur

de formation, il est titulaire

d’un master en économie d’entreprise.

Marié et père de deux filles,

M. Kunz réside dans l’agglomération

bernoise. MW

Actualité


U n tremplin entre

l’amphithéâtre et le travail

Les stages de la Poste préparent les jeunes diplômés des hautes écoles à une carrière riche et variée.

Rahel Arnold, 27 ans, y a participé. Aujourd‘hui, elle est responsable de projet au sein de l‘unité Développement

du groupe. Elle nous explique pourquoi la Poste est une bonne adresse pour les jeunes diplômés.

Texte de Susanne Wagner

L’avenir professionnel de Rahel Arnold s’est

joué le 8 décembre 2005. Ce jour-là, elle s’est

rendue au salon de Zurich pour jeunes diplômés

et s’est arrêtée au stand de La Poste

Suisse. Le programme de stages réservé aux

diplômés des hautes écoles a attiré l’attention

de la jeune économiste d’entreprise, qui y a

postulé sans attendre. Un an plus tard, elle

débutait son travail en qualité de stagiaire.

Le programme, d’une durée de 18 mois, a

été fructueux pour Rahel Arnold, qui s’est familiarisée

avec di érents domaines, a acquis

de l’expérience dans les a aires courantes et

a noué de précieux contacts. Ceux-ci lui ont

permis de franchir une nouvelle étape: depuis

le printemps 2008, elle est responsable

de projet junior au sein de l’unité Développement

du groupe. Rahel Arnold nous a expliqué

en cinq points en quoi le programme de stages

de La Poste Suisse lui a permis de lancer sa

carrière.

1 «Variété et richesse: les stagiaires se

familiarisent avec di érents domaines. Ce

programme est idéal pour faire son entrée

dans le monde du travail. J’ai pu réaliser des

expériences pratiques au sein de Développement

du groupe, du service du personnel de

PostFinance et du service de communication

de Swiss Post International.

Erratum

Heureux les journalistes lus par des

lecteurs attentifs! Ils ne persisteront

pas dans l’erreur. Ainsi, la rédaction

de votre magazine a reçu des avis

signalant un oubli dans l’article consacré

à l’histoire du logo de la Poste.

Il s’agit du logotype reproduit ici, muni du

cor postal, du drapeau suisse et du sigle PTT,

qui a servi de signe distinctif à la régie de

1936 à 1939. Nos excuses à nos lecteurs pour

cette omission et nos remerciements à ceux

qui nous ont permis d’y remédier. CP

10

2 Prendre des responsabilités: j’ai

pu collaborer au sein de projets intéressants

et y mettre mon grain de sel!

J’ai ainsi géré un petit projet dans le

domaine du marketing du personnel:nel:

j’étais responsable de la redéfi

nition du site Intranet du service

du du personnel personnel de PostFinance.

3 De vastes possibilités de

perfectionnement: elles font

partie des bonnes conditions

d’embauche. J’ai notamment

suivi des cours de français et

de gestion de projet.

4 Un parcours

individuel: chaque

programme est

di di érent et adapté

aux intérêts et aux

compétences de

chacun. Au bout

du premier semestre,

le stagiaire dé-

cide lui-même de la suite

du programme et du lieu.

A lui donc de se renseigner

sur les possibilités existan-

L es colis suisses à bas prix

tes et de nouer des contacts avec

les services qui l’intéressent.

Cela favorise l’esprit d’initiative

et la capacité de s’imposer.

5 Mettre sur pied un

réseau: pour cela, il faut

aller vers les autres. Cela

m’aidera énormément

pour la suite de ma carrière.»


Informations

Pour en savoir plus sur le

programme de stages réservé aux

diplômés diplômés des hautes écoles:

Œ www.poste.ch/Travailler à la Poste

La réputation d’îlot de cherté de la Suisse n’est pas toujours justifi

ée. A preuve le prix des colis, qui stagne depuis 2003 bien que

les coûts aient augmenté. La Suisse est vice-championne d’Europe,

seul le Portugal achemine les colis à des prix encore plus avantageux,

les Scandinaves appliquant les tarifs les plus élevés. C’est ce

qui ressort de l’indice du prix des colis, établi sur mandat de la Poste

par le centre de recherche en statistique économique CEStat.ch

de l’Université de Fribourg. Tout comme l’indice du prix des lettres,

utilisé dès 2006, ce nouvel indice permet d’intéressantes comparaisons

internationales. RH Πwww.poste.ch/news


E picerie et réservation

de chambres

Les formules mixtes marchent bien, dans le tourisme aussi. A Susch,

en Engadine, la même adresse propose aux touristes services touristiques

et produits alimentaires. Une formule appelée à faire école.

L’accueil des touristes à Susch montre l’exemple: la fourniture de services touristiques et de denrées de première

nécessité simplifi e la vie des touristes et fait de l’épicerie un lieu de rencontre dans le village.

Texte de Marcel Marti

Enfi n arrivés! Quoi de plus agréable que d’arriver

sur un lieu de villégiature après un long

voyage? Ceux qui y viennent pour la première

fois ont toujours quantité de questions et de

souhaits. Par exemple, fêter l’arrivée par un

bon petit repas et écrire les premières cartes

postales pour que ceux qui sont restés à la

maison envient vraiment les vacanciers.

Un lieu de rencontre

Il faut donc commencer par faire des courses,

mais quoi, où et comment? «Il faut éviter

au touriste de se casser la tête», explique

Roland Ledergeber, responsable du projet

InnoV-Net. Sa vision a d’ores et déjà pris

forme dans le petit village de montagne de

Susch, où l’épicerie de la famille Müller propose

un service d’informations touristiques.

L’inauguration, en mars 2008, a été largement

relayée par la presse régionale et le

magasin est devenu un lieu de rencontre important

dans ce village de 200 âmes. On peut

désormais y acheter des bananes et du pain

mais aussi des cartes de randonnée et des

prestations de bien-être.

«Notre idée est simple: fournir aux touristes

tous les renseignements avec rapidité

et compétence tout en leur proposant les

denrées de consommation courante disponibles

au village. Un concept baptisé ‹Ac-

cueil touristique›», explique R. Ledergerber,

qui, avec une autre personne, a été rémunéré

pendant deux ans par la Poste pour

rechercher des idées innovantes dans les

régions périphériques et aider à leur mise en

œuvre. L’idée d’un accueil des touristes est

soutenue par Urs Wohler, directeur du tourisme

d’Engadine, qui précise: «Les o ces

du tourisme grisons sont en phase de réorientation.

Nous souhaitons optimiser nos

structures en les simplifi ant et ne serons

plus présents dans chaque petit village.» Il

va sans dire que l’idée d’un accueil touristique

tombe à pic.

Satisfecit du canton

Hansjörg Trachsel, directeur de l’économie

du canton des Grisons, se félicite du résultat:

«Le projet montre comment de petits lieux

de villégiature peuvent informer les touristes

sur place.» Il est convaincu que cette

solution novatrice fera école. Le responsable

de projet R. Ledergerber tire un bilan positif:

«Ce partenariat entre tourisme et commerces

est un exemple type de la façon dont les

régions périphériques peuvent être stimulées.

Il a été rendu possible grâce au Groupement

suisse pour les régions de montagne et

à Engadin Scuol Tourisme ainsi qu’au soutien

de La Poste Suisse

magazine février 2009 Actualité 11

Photos: La Poste Suisse, PAG, Cédric Widmer, Beat Märki

De l‘or pour les meilleures gares

Le périmètre de la gare fait partie des principales

zones de développement du canton d’Argovie

et de la ville de Baden, dont les efforts

viennent d’être récompensés: la gare de Baden

a remporté le prix FLUX 2008, dont le slogan

était «Développement des gares multimodales

et potentiel de croissance économique».

Doté de 5000 francs, ce prix est décerné depuis

deux ans par CarPostal Suisse SA et l’Union

des transports publics (UTP). En 2007, il a été

attribué à la nouvelle gare de Viège. DL

Recensement 2010

Pour le prochain recensement, en 2010, les

données ne seront plus collectées dans chaque

foyer au moyen d’un questionnaire mais par

le biais des registres des personnes, des bâtiments

et des logements, lesquels vont être harmonisés.

Pour cela, il faut vérifier les données

sur place, car elles ne reflètent pas toujours

la situation réelle. En vue de décharger les

communes et de procéder de manière uniforme,

la Poste et l’Office fédéral de la statistique ont

conclu un accord de coopération. RH

Πwww.poste.ch/ewid

Recherche interactive

Les jeunes intéressés par l’un des 14 métiers

proposés par la Poste le découvriront dans un

nouvel espace du guichet postal virtuel.

En quelques clics de souris, ils peuvent passer

d’un lien à l’autre et se renseigner sur des stages,

trouver des conseils sur la manière de déposer

une candidature et sur l’entretien de candidature

ainsi que consulter la liste des places d’apprentissage

libres et prendre contact avec les

quatre centres de formation professionnelle

de la Poste. RH

Œ ww.poste.ch/places d’apprentissage


V otre mission: protéger

l ’environnement

L a Poste prend ses responsabilités en matière de protection de l’environnement. Après avoir beaucoup

r éduit son empreinte environnementale ces dernières années, elle va encore plus loin en proposant à

ses clients des envois de lettres et de colis sans impact sur le climat. Un petit geste pour un grand effet!

Texte de Christian Pfi ster

En matière de protection de l’environnement,

la Poste se montre ambitieuse. Elle ne

cherche pourtant pas à produire un e et

d’annonce mais laisse les faits parler pour

elle. Depuis 1996, l’entreprise a investi quelque

135 millions de francs dans la protection

de l’environnement et du climat. Elle s’acquitte,

ce faisant, du mandat de développement

durable que lui a confi é le Conseil fédéral.

En prenant une centaine de mesures

transversales, la Poste est devenue une entreprise

leader en matière de développement

durable. Depuis début 2008, elle tire toute

son électricité de l’énergie hydraulique. La

construction des nouveaux locaux et les projets

de rénovation répondent, depuis 1998,

aux normes Minergie et des capteurs solaires

équipent tous les centres courrier. En ce

qui concerne le parc automobile, la barre est

placée tout aussi haut: la Poste possède la

plus grande fl otte de scooters électriques

d’Europe et la majeure partie des véhicules

à propulsion au gaz en circulation en Suisse.

Des e orts qui paient puisque, entre 1998

et 2007, la Poste a réduit sa charge environnementale

de près de 10%. Ayant déjà atteint

les objectifs fi xés pour 2010, elle a tout lieu

de se réjouir. Si la direction de la Poste peut

s’en féliciter, il n’est pas question pour autant

« pro clima»: nature et équilibre

A travers ses produits sans impact sur le

climat, la Poste lance «pro clima», un label

destiné aux lettres, colis et marchandises

permettant une compensation climatique,

affranchis via Webstamp, déposés au guichet

ou remis par des entreprises. L’arbre du logo

symbolise le retour à la

nature. Le person nage,

qui cherche l’équilibre,

incarne la compensation

des émissions de CO 2 .

12

de se reposer sur ses lauriers. L’entreprise

entend en e et continuer à réduire fortement

ses émissions de CO 2 dans les années à

venir.

La Poste poursuit en toute logique dans

cette voie, pour des raisons qui sont aussi

économiques. «Etant donné le prix de l’énergie

et des matières premières ainsi que la

taxe sur le CO 2 , la gestion prudente des ressources

est l’un des moyens d’assurer une

croissance rentable de la Poste», souligne le

directeur général Ulrich Gygi. La stratégie

environnementale suit trois axes: un emploi

plus e cace des ressources existantes, une

utilisation accrue des énergies renouvelables

et le remplacement des procédés traditionnels

par des solutions innovantes et écologiques.

Il s’agit maintenant de compenser les

émissions de CO 2 .

La Poste montre l’exemple

Elle entend compenser à l’avenir les émissions

résultant de l’utilisation de son infrastructure,

mais aussi du traitement des envois

postaux. Elle lance également sur le marché

un nouveau PostPac écologique: de quoi

améliorer encore son bilan. Particuliers et

entreprises peuvent à leur tour contribuer à

la protection du climat en expédiant désor-

mais leurs lettres, colis et marchandises sans

impact sur le climat, en Suisse mais aussi à

l’étranger. Une possibilité particulièrement

intéressante pour les entreprises, qui peuvent

intégrer ces e orts dans leur propre

écobilan. La Poste leur adresse en fi n d’année

une attestation indiquant le volume de

CO 2 compensé.

Les particuliers et les entreprises se mettent

aux envois postaux écologiques. Désormais,

il est en e et possible de choisir au

guichet ou via WebStamp, sur Internet, l’envoi

«pro clima». La Poste appose sur les colis,

lettres et envois de détail le nouveau label

«pro clima», bien visible pour les destinataires.

Pour les lettres, p. ex., les clients paient

un à dix centimes de plus selon le poids. «Un

montant certes modeste mais qui représente

en fi n de compte des sommes considérables,

étant donné les volumes acheminés chaque

jour», explique Roland Keller, responsable

de projet et membre de l’unité Développement

du groupe. «On peut donc dire que quelques

centimes produisent beaucoup d’e et.»

La Poste consacre la totalité du supplément

que lui rapporte l’opération à la compensation

des émissions de CO 2 occasionnées par

les produits. Il existe deux types de compensation:

investir dans des projets de protection

Q ualité et transparence élevées sont garantes du succès

La Poste aimerait développer durablement son modèle de compensation des émissions de

CO 2 : elle mise donc sur des critères de qualité rigoureux, tant pour les investissements directs

que pour l’achat de certifi cats. m Priorité Suisse: en tant qu’entreprise suisse, la Poste

investit si possible dans des projets nationaux. m Actualité: la Poste ne soutient que

les projets pour lesquels les économies d’émissions de CO 2 ont été réellement constatées.

m Exigence: la Poste n’acquiert que des certifi cats d’émissions de la catégorie «Gold Standard»,

niveau de certifi cation garantissant une compensation exemplaire des émissions de

CO 2 . m Collaboration: les projets sont présélectionnés suivant les recommandations d’un

comité indépendant. Pour la certifi cation, la Poste mandate de nouveau des partenaires

externes. m Transparence: plusieurs étapes jalonnent le choix des projets, que les clients de

la Poste peuvent suivre à tout moment. Œ www.poste.ch/climat


Le petit supplément pour l’envoi sans impact sur le climat a un double effet: d’une part, les clients se signalent aux destinataires de leurs lettres et colis grâce au label

«pro clima» et au nouveau PostPac écologique. D’autre part, les recettes supplémentaires ainsi dégagées sont investies dans des certifi cats de grande qualité et des projets de

protection climatique: participations à des parcs éoliens, à des installations solaires ou au biogaz et à des projets de recherche, que la Poste sélectionne avec un jury d’experts.

de l’environnement et acquérir des certifi -

cats d’émission de grande qualité. En matière

d’investissement, les parcs éoliens, les

installations solaires ou au biogaz, mais aussi

d’autres projets de réduction des émissions

de CO 2 sont susceptibles d’être sélectionnés.

La barre est cependant placée haut: seuls les

projets de choix qui sont d’actualité et si possible

en Suisse sont fi nancés. Un jury indépendant,

composé d’experts du WWF, de

l’association suisse de protection des

consommateurs, du «Center for sustainability»

de l’EPF de Zurich, du Conseil suisse

des activités de jeunesse (CSAJ) et d’Oikos,

organisation estudiantine en faveur d’une

gestion et d’un management durables, réalisera

une présélection pour la Poste. «Dans

un petit pays comme la Suisse, identifi er de

bons projets est une tâche ambitieuse mais

nous allons tout mettre en œuvre pour soutenir

les initiatives prometteuses», déclare

magazine février 2009

Andreas Furler, chargé de mission environnemental

de la Poste. Et d’ajouter: «La Poste

donne ici un signal fort.»

Concernant les certifi cats, la Poste s’en

tient aux certifi cats d’émission de CO 2 qui

doivent satisfaire aux exigences les plus élevées,

les «Gold Standard». Les certifi cats attestent

que les entreprises qui les reçoivent

contribuent, par des e orts particuliers, à la

protection de l’environnement.

Du client au partenaire

Grâce aux envois sans impact sur le climat,

la Poste fait des consommateurs des partenaires

dans la lutte contre le réchau ement

climatique. Ce faisant, elle mise sur la transparence.

Elle informe régulièrement de manière

circonstanciée sur son engagement

environnemental et sur les projets de compensation

«pro clima». La communication

n’est cependant pas à sens unique: elle se

fonde sur l’interactivité. Sur le site Internet

www.poste.ch/climat, chacun peut se faire,

tout au long de l’année, une idée des projets

de protection de l’environnement proposés,

accompagner le jury dans sa présélection et

participer à la sélection fi nale des projets.

Des actions plutôt que des paroles: désormais,

la remarque vaut également pour les

clients de la Poste désireux de faire un geste

pour l’environnement en expédiant leurs

lettres et leurs colis.

Πwww.poste.ch/climat

Service 13

Illustration: Arnold. Inhalt und Form


Impressum

Editeur

La Poste Suisse

Communication d’entreprise

Viktoriastrasse 21

Case postale

3030 Berne

www.poste.ch/magazine

magazine@poste.ch

Concept

lemongrass communications ag

Arnold. Inhalt und Form AG

Rédactrice en chef

Daria Lederrey (DL)

Communication d’entreprise Poste

Auteurs

Manuel Ackermann (MA)

Olivier Aebischer (OA)

Karin Egger (KE)

Roman Elsener (RE)

Ruth Hafen (RH)

Marcel Marti

Mariano Masserini (MM)

Christian Pfister (CP)

Susanne Wagner (SW)

Michael Wiget (MW)

Production

Christian Pfister (CP)

www.lemongrass-communications.com

Conception et mise en page

Michael Suter, Selina Bütler,

Petra Feusi (gestion de projet)

www.arnold.inhaltundform.com

Traduction et révision

Service linguistique de La Poste Suisse

Lithographie

Marti Media AG

www.marti-media.ch

Annonces

Creative Media GmbH, Manuel Loureiro

www.c-media.ch, téléphone 043 322 60 30

Impression

Tamedia AG Druckzentrum

www.tamedia-druckzentrum.ch

Langues/tirage

Français: 635 466

Allemand: 1 451 096

Italien: 119 814

©

La Poste Suisse. Reproduction sur

autorisation expresse de Communication

d’entreprise Poste.

Service à la clientèle de

La Poste Suisse

Du lundi au vendredi: 7h00 – 19h00

Le samedi: 8h00 – 13h00

Tél.: 0848 888 888

Fax: 0844 888 888

serviceclientele@poste.ch

14

C ompenser l’augmentation

d es coûts

P our la première fois depuis six ans, la Poste a l’intention d’ajuster le prix

des colis le 1 er avril prochain. En Suisse, les plus lourds devraient être meilleur

marché et les plus légers plus chers. Une réduction est prévue pour

les colis affranchis en ligne. Quant aux lettres et aux colis à l’international,

ils devraient renchérir légèrement.

La Poste souhaite modifier, à partir du 1 er avril

2009, le tarif des colis déposés au guichet à destination

de la Suisse. Les envois pesant entre 5

et 30 kilos seraient 1 franc meilleur marché, tandis

que les envois d’un poids maximal de 5 kg

coûteraient 1 franc de plus qu’actuellement. Une

réduction est prévue pour les colis affranchis en

ligne grâce à WebStamp.

Les recettes ne couvrent plus les coûts

L’ajustement du prix des colis déposés au guichet

est nécessaire: les recettes n’en couvrent

plus les coûts. En effet, le renchérissement enregistré

depuis la dernière modification tarifaire

en 2003, la hausse, à deux reprises, de la taxe

poids lourds (RPLP), ainsi que l’augmentation

des salaires ont alourdi les charges de l’entreprise.

De plus, le prix du carburant diesel est

nettement plus élevé qu’en 2003. Cette situation

a des répercussions directes sur les comptes de

la Poste: les bénéfices de l’unité PostLogistics

accusent un recul sensible en 2008.

Coûts en hausse à l’international

Les modifications tarifaires à l’international,

telles qu’elles sont prévues, sont les suivantes:

les prix (lettre, colis et envois de messageries),

devraient subir une augmentation de quelque 7

pourcent en moyenne. Les lettres Economy pour

l’Europe, d’un poids maximal de 20 grammes,

devraient coûter 10 centimes de plus (soit CHF

1.30), et 20 centimes de plus (soit CHF 1.60) pour

le reste du monde. Quant aux lettres Priority du

même poids, elles devraient renchérir de 10 centimes

(soit CHF 1.40 et 1.90). Le dernier ajustement

avait eu lieu en l’an 2000. Le prix des colis

pour l’étranger devrait augmenter aussi, mais il

devrait être possible d’économiser 3 francs en

remplissant en ligne les documents nécessaires

aux formalités douanières. Dans le domaine des

colis également, les recettes sont devenues insuffisantes.

C’est pourquoi il faudrait adapter les

prix au renchérissement, à la hausse des prix du

transport et aux augmentations intervenues

dans les pays où a lieu la distribution. La Poste

attend la décision de l’autorité de surveillance

des prix, qui doit approuver ces modifications

tarifaires.

Vous trouverez toutes les catégories de prix

et tous les tarifs, en Suisse comme à l’international,

sur le site Internet de la Poste ou dans votre

office de poste. KE

Vous trouverez également un tableau synoptique

des changements apportés aux tarifs à l’adresse

Πwww.poste.ch/offre09

Colis Suisse PostPac Economy PostPac Priority

Ancien Nouveau Ancien Nouveau

2 kg max. 6.00 7.00 8.00 9.00

5 kg max. 8.00 9.00 10.00 11.00

10 kg max. 11.00 10.00 13.00 12.00

20 kg max. 16.00 15.00 19.00 18.00

30 kg max. 23.00 22.00 24.00 25.00

Courrier international Europe Autres pays

Ancien Nouveau Ancien Nouveau

Lettre standard PRIORITY 20 g max. 1.30 1.40 1.80 1.90

Lettre standard PRIORITY 50 g max. 2.40 2.60 3.50 3.80

Lettre standard PRIORITY 100 g max. 3.50 3.70 4.70 5.00

Lettre standard ECONOMY 20 g max. 1.20 1.30 1.40 1.60

Lettre standard ECONOMY 50 g max. 2.00 2.20 2.60 2.80

Lettre standard ECONOMY 100 g max. 2.70 2.90 3.30 3.60

Touts les prix s’entendent en CHF

La Poste ne souhaite pas répercuter la TVA sur ses clients

L’abaissement de 100 à 50 grammes de la limite du monopole postal sur le courrier, décidé par le

Conseil fédéral, à compter du 1 er juillet 2009 aura pour effet d’inclure le courrier dans les services

soumis à la TVA. En effet, les lettres hors monopole (de 50 à 100 g) sont soumises à la taxe sur la

valeur ajoutée. En d’autres termes, l’expéditeur d’une telle lettre payera la TVA. Normalement,

cette taxe est reportée sur le consommateur. Cependant, la Poste étudie la possibilité de renoncer

dans une large mesure à ce report en soumettant toutes les catégories de lettres à la TVA. L’opération

représenterait un manque à gagner d’une centaine de millions de francs. En fin de compte, le Conseil

d’administration de la Poste et le Conseil fédéral décideront.

Photo:

PhotoDisc


Remboursé en cas de retard

0800 888 888 est le numéro des exprès de la Poste. Courrier-Express

prend en charge les envois et les livre en un temps record. Les

heures de dépôt: du lundi au vendredi entre 7h00 et 20h00; les

envois (jusqu’à 30 kg) sont distribués au fur et à mesure (jusqu’à

22h00). Une responsabilité existe à concurrence de 5000 francs. Si

l’envoi est livré avec du retard, l’expéditeur est remboursé. Le

montant (à partir de 20 francs) dépend de la distance. Ce qu’il vous

en coûtera? Calculez-le vous-même à l’adresse:

Πwww.poste.ch/guichet

Facture réglée en trois clics

Recevoir ses factures par voie électronique dans E-fi nance et les

payer en trois clics de souris, tel est le système de l’e-facture. Finie

la saisie des données du destinataire, du montant et du numéro de

référence et fi nies les fautes de frappe! C’est toujours le client qui

décide ou non de régler la facture et à quel moment. Le service de

l’e-facture est gratuit, et 180 émetteurs de facture y adhèrent déjà.

Cet envoi électronique fait gagner du temps et préserve l’environnement:

sans les factures papier, les économies annuelles s’élèveraient

à 1,8 milliard de feuilles de papier en Suisse. KE

Πwww.e-facture.ch Πwww.postfi nance.ch/e-facture

Livraisons de fournitures de bureau

Depuis novembre 2008, le fournisseur d’articles de bureau

Offi ce Depot fait livrer ses colis par La Poste Suisse.

Chaque mois, la Poste distribue près de 40 000 colis aux

clients de l’entreprise américaine, dont la gamme va du

crayon gris à tous les articles de bureau en passant par

les imprimantes. Chaque soir, PostLogistics prend en

charge les colis au siège d’Offi ce Depot, à Lenzburg, et

les achemine à Härkingen, d’où ils sont répartis dans

toute la Suisse. Les clients peuvent opter pour un service

spécial: la distribution à l’étage. Les facteurs déposent

les colis à l’endroit précis où les clients le souhaitent. Ces

derniers n’ont plus à déplacer de lourds cartons d’articles

de bureautique, le facteur s’en charge. Sur demande, ce

dernier reprend les appareils usagés. RH

magazine février 2009

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D e la fantaisie

V ous souhaitez des photos originales? Le nouveau service-photo de

l a Poste vous propose mille et une idées de cadeaux.

L’ère numérique a beau déplaire

à certains, elle fait gagner

de la place – au moins en ce

qui concerne les photos numériques.

De plus en plus

de personnes photographient,

elles ont toujours

leur appareil sur elles. Mais

que faire de tous ces clichés,

portraits et photos de paysages?

Les laisser sur le disque

dur est certes une façon de gagner

de la place, mais la solution manque

d’originalité. Les photos ne sont-elles pas

faites pour être montrées et regardées? Diffi

cile de se décider! Faut-il faire des tirages

sur papier et les coller comme d’habitude

dans un album pour ensuite s’énerver car les

coins collent toujours là où ils ne devraient

pas? Le moment est peut-être venu de se

faire confectionner un livre photos!

En collaboration avec son nouveau partenaire

CEWE Color Fotoservice SA, la Poste

magazine février 2009

propose à ses clients un servicephoto

complet. Des sacs pour

appareils sont vendus dans

les quelque 2000 o ces de

poste et, sur Internet, le Post-

Shop donne accès à la gamme de

prestations de CEWE Color.

Les idées de cadeau affl

uent: pour les copains du

club de quilles, des chopes de

bière décorées des meilleurs clichés du dernier

tournoi; pour le petit-fi ls une tirelire

avec, en impression, le petit cochon photographié

lors d’une visite à la ferme. Ou encore

un tapis de souris, un porte-plume et un

calendrier pour que le parrain travailleur

n’oublie pas le prochain anniversaire de son

fi lleul. Ou pourquoi pas une boule de neige

avec votre photo en arrière-plan, histoire de

savoir ce que cela fait d’être enfermé? RH

Πwww.postshop.ch/service-photo

S outien scolaire pour la Suisse

La prochaine étude PISA débute en février 2009: en Suisse, les connaissances

des élèves de 15 ans en maths, en sciences naturelles et en lecture seront

évaluées puis comparées à celles d’élèves de plus de 60 pays. La Suisse n’a

pas encore digéré certains résultats de la dernière étude. En matière de lecture,

les élèves se sont certes améliorés pour atteindre le milieu du peloton en

2006. Mais, si la génération SMS veut encore progresser, elle doit lire davantage,

par exemple de distrayants magazines scientifi ques pour enfants et

adolescents, choisis parmi les quelque 500 titres disponibles dans le Press

Shop sur le portail de la Poste, auxquels elle peut s’abonner en ligne. DL

Πwww.poste.ch/press-shop

F ini l’attente dans 50 domaines skiables

Les titulaires de la PostFinance Card faisant o ce de carte billettique

n’ont plus besoin de faire la queue à la caisse pour le téléski: dans

plus de 50 domaines skiables de Suisse et d’Autriche,

leur carte fait o ce de billet. Ils doivent juste télécharger

à l’avance le billet sur leur carte, via Internet.

Le lecteur installé au téléski identifi e ensuite le billet.

A vous les pistes! DL Πwww.postfinance.ch/tickets

Photos: La Poste Suisse, James Mathis, PhotoDisc

Lecture à gogo dans le TGV vers Paris

Pourquoi se rendre à Paris en avion alors que

le TGV vous conduit en 1 re classe au cœur de la

cité? Confort, repas servi à table, prises électriques

pour ceux qui souhaitent travailler. Désormais,

les principaux journaux régionaux y sont

pro posés du lundi au samedi: «Le Temps» et

«Der Bund» sont du voyage à partir de Berne,

le «Basler Zeitung» et le «Tages-Anzeiger»

depuis Bâle et «Le Temps» depuis Lausanne.

Ce service est assuré par EDS, une société du

groupe Poste sise à Meilen. RH

Vous l’avez, votre cadeau!

Etes-vous de ces personnes toujours organisées à

la perfection qui n’oublient jamais un anniversaire

et achètent toujours à temps le cadeau le

plus sensationnel? Cet article ne vous concerne

pas! Quant aux autres, sachez que, dans plus

de 600 offices de poste, vous pouvez acheter des

cartes cadeaux de Bata, Beldona, Fleurop,

Globus, Mövenpick, Pfister, Schild et d’autres

marques encore. Optez pour une carte au

montant fixe ou chargez sur la carte le montant

souhaité, entre 20 et 500 francs, et votre cadeau

fera à coup sûr un tabac! RH

Retraits d’argent pour navetteurs

Le téléphone sonne alors que vous vouliez

quitter le bureau à l’heure et, sur le chemin de

la gare, vous n’aurez pas le temps de faire un

détour pour retirer de l’argent. A moins que la

gare ne soit aussi une banque. Dans quelque

360 gares, les clients titulaires de la PostFinance

Card peuvent désormais retirer de l’argent aux

1400 guichets des CFF et de sociétés privées.

Un service utile pour les navetteurs, car tous les

chemins ne mènent pas forcément aux 760

Postomat, 2500 offices de poste et 600 filiales

Migros, où, depuis longtemps déjà, le retrait d’argent

avec la PostFinance Card est gratuit. DL

Service 17


G othard Avec les acteurs du

C haque jour, c’est une plongée de 400 mètres dans les entrailles du Gothard. Après 10 minutes de car

p ostal et 3 kilomètres de galerie d’accès, les ouvriers du chantier Alptransit, à Faido, sont dans le tunnel de

b ase. Suivront 8 heures au cœur de la montagne, à creuser le tunnel ferroviaire le plus long du monde.

18


chantier du siècle

U n dur labeur, qui parfois laisse des traces, et pas seulement sur le bleu de travail. Contraints de vivre dans

u n environnement hostile, de cohabiter avec une nature parfois impitoyable, les ouvriers sont néanmoins

c onscients de participer à la réalisation d’une œuvre historique dont bénéficieront les générations futures.

magazine février 2009

Des cathédrales. Travées immenses, trains de chantier en marche,

machineries et outils gigantesques, auprès desquels l’homme est une

fourmi, bruit de fond, humidité. On se croirait dans un temple dédié

à une mystérieuse et exigeante divinité de la technique. Un lieu qui reliera

les deux tubes du futur tunnel de base, d’une longueur de 57 km.

Reportage 19


Texte Mariano Masserini/Photos Pia Zanetti

«Comment voulez-vous que je me sente

quand j’arrive ici?», me répond Giovanni

Battista, un mineur italien rencontré au moment

où il remonte à la lumière du jour.

«Vous avez vu comment c’est au fond. Essayez

d’imaginer.» Alors on imagine ce que

cela signifie de se rendre tous les matins

dans cette galerie de béton, avec ses dizaines

de néons, ses canalisations et ses machineries

gigantesques, puis de descendre quasiment

à pic vers le petit train du tunnel, qui

nous conduira au tunnelier, ce colosse qui

mange la montagne mètre après mètre. On

imagine la chaleur et l’humidité tropicale,

les températures voisines des 30 degrés et les

particules de poussière en suspension qui

s‘infiltrent dans les poumons. Huit heures

d’affilée à la lumière artificielle, dans le vacarme

incessant des véhicules et des machines,

et dans le hurlement des sirènes assour-

Le voyage continue. Après le car postal, le voyage se poursuit à bord du petit train

qui en 20 minutes amènera les ouvriers au tunnelier. L’énorme machine grignote la montagne

et, mètre après mètre, avance lentement, mais sûrement, vers le Nord. Les ouvriers

travailleront 8 heures sur place, par une température d’une trentaine de degrés.

Tatouage. Un petit sourire avant de descendre sous terre. Ce jeune Autrichien fait partie

d’une équipe de Carinthie. Leur rythme est de dix jours de travail pour cinq jours de

congé. «En Autriche aussi, nous avons le car postal. A bord de ce bus, nous nous sentons

presque chez nous!»

20

dissantes des petits trains qui acheminent,

infatigables, hommes et matériel. On imagine,

suspendues au-dessus de nous, comme

une épée de Damoclès, des milliers de tonnes

de roches, et le danger omniprésent. Giovanni

Battista n’y pense probablement plus.

Sinon, comment pourrait-il descendre chaque

jour au cœur de la montagne?

Tout le monde n’en serait pas capable. Et

pourtant, à les entendre, on sent les mineurs

attachés à leur travail. Beaucoup d’entre eux

creusent des tunnels dans le monde entier

depuis des dizaines d’années. Giancarlo, un

autre Italien, qui a aussi travaillé sur le chantier

LHC du CERN à Genève, constate que le

travail a bien changé: «Regardez, je n’ai même

plus les mains calleuses!» Aujourd’hui, tout

est très mécanisé. On passe beaucoup de

temps à programmer et à surveiller des machines

complexes. Franz, un Allemand qui

a connu les mines de charbon de son pays,

dit en se tapotant la tête du doigt: «Il faut en

avoir là-dedans».

Italiens, Autrichiens, Portugais, Allemands,

ex-Yougoslaves, Suisses ou Polonais:

c’est une foule cosmopolite qui est à l’œuvre

et dont le travail s’inscrit parfaitement dans

l’histoire du massif du Saint-Gothard, depuis

toujours lieu de passage et d’échanges.

Mais avant que le tunnel le plus long du

monde ne resserre encore les liens entre le

Nord et le Sud de l’Europe, pour ces mineurs,

les distances géographiques sont déjà toutes

relatives. Les Autrichiens et les Italiens ne

sont plus les seuls à rentrer à chaque congé.

Ce vendredi, José le Portugais est lui aussi

pressé: il prend l’avion pour Lisbonne. Au

moins, pendant les quelques heures du weekend,

sa ville blanche lui fera oublier l’obscurité

du tunnel.

Sainte Barbe? Non, cette jeune fille n’est pas la sainte protectrice des mineurs, mais Irene,

future ingénieure de l’EPFZ. Elle s’est exilée à Faido pour un stage de quatre mois sur le

chantier. Aujourd’hui, c’est elle qui est notre ange gardien.

A la maison! C’est vendredi après-midi. Dans quelques heures, José, qui vient de devenir

père de jumeaux, s’envolera pour un week-end à Lisbonne. Giovanni Battista, lui, partira

en voiture pour la Valteline, où il était champion de ski à son jeune âge. Tous deux seront

de retour à l’heure, lundi, sur le chantier.


Une pause méritée.

L’indispensable. Elle recoud un bouton, un accroc, répare une fermeture éclair, repasse,

fait disparaître les taches de graisse des machinistes: Dafina rassemble, trie et lave 5000

bleus de travail tous les mois. Pas un ne disparaît. Originaire de l’ex-Yougoslavie, Dafina

voit un destin dans chacun des vêtements suspendus dans la petite armoire.

magazine février 2009

La cantine universelle. Comment répondre aux exigences et habitudes alimentaires

d’une quinzaine de nationalités? Des recettes basiques, des ingrédients simples, des

portions abondantes, un service rapide et des prix abordables. Malgré tout, c’est peutêtre

autour d’une table que le mal du pays se fait le plus sentir.

Reportage 21


« L‘argent vite gagné

n e m‘intéresse pas»

L es marchés financiers du monde entier sont dans la tourmente. Jusqu‘à présent, PostFinance a bravé

l a tempête grâce à une politique de placement prudente. Avec ses équipes, le responsable de PostFinance

Jürg Bucher mise sur trois atouts: la qualité des produits, des conditions attrayantes et la sécurité.

Photo: Cédric Widmer

Pour Jürg Bucher, la stratégie prudente de PostFinance est payante: «L‘avenir est à nouveau aux produits

simples et fiables.»

22

Interview d’Olivier Aebischer

De grands établissements financiers

se sont mis à vaciller; l’Etat est intervenu

à hauteur de plusieurs milliards.

Aujourd’hui, le mot «sécurité» est sur

toutes les lèvres. Vos clients peuvent-ils

se sentir en sécurité?

Oui. PostFinance a prouvé, en plein marasme

financier, qu’elle était un établissement

très sûr. En 2008, de nombreux nouveaux

clients nous ont rejoints et nous avons

enregistré un afflux important de nouveaux

capitaux. Nous sommes dotés d’une réserve

de liquidités suffisante et sommes capitalisés

en conséquence. Par ailleurs, PostFinance

appartenant à La Poste Suisse et partant,

à la Confédération, l’Etat garantit les fonds.

En définitive, les événements

dramatiques qu’ont vécus les marchés

financiers ont eu des répercussions

bénéfiques pour PostFinance?

Cette crise est mauvaise pour tout le monde,

pour le secteur bancaire comme pour l’ensemble

de l’économie. Dans notre pays, elle a

entraîné de grands mouvements au sein de la

branche. PostFinance était et demeure l’un

des établissements qui a enregistré une croissance.

Nous avons dû cependant procéder,

sur nos placements financiers, à des correctifs

de valeur qui ont amoindri notre bénéfice.

Que faites-vous de tous ces nouveaux

capitaux?

Nous conservons une politique de placement

prudente. Nous continuons à placer principalement

dans des obligations, en Suisse et

à l’étranger. Pour les placements à court

terme, nous évoluons sur le marché des pensions

de la Banque nationale suisse, sécurisé.

Si placer de l’argent est une chose, le faire de

manière sûre et dans de bonnes conditions

en est une autre. Nous avons donc investi

encore davantage ces derniers mois dans

des emprunts d’Etat et des lettres de gage.

La situation serait-elle différente avec

une licence bancaire?

Avec la licence, nous pourrions investir une

partie de cet argent dans des crédits hypothécaires

et des crédits aux PME suisses et

réduire le volume des placements à l’étranger.


Un portefeuille d’hypothèques bien géré est

plus sûr qu’un placement, même prudent,

sur le marché financier et le marché des capitaux

international. C’est la règle en temps

normal; c’est encore plus vrai en temps de

crise.

Quels sont les enseignements à tirer

de la crise financière?

La crise nous a confirmé que la prudence

paie en matière de placements. Nous n’avons

jamais pris de gros risques pour gagner vite

de l’argent et n’en prendrons jamais. Je pense

de toute façon que c’en est fini des produits

financiers complexes. L’avenir est aux

produits simples et fiables.

Quels sont les avantages dont je dispose

chez PostFinance en tant que petit client

ou petit investisseur ou si je souhaite

investir dans l’immobilier?

La sécurité mais aussi les produits et les

conditions, qui, chez nous, sont très attractifs:

nous figurons parmi les établissements

proposant les meilleurs taux d’épargne en

Suisse et c’est chez PostFinance que la majeure

partie de la clientèle trouve les frais de

gestion de compte les plus intéressants. Nous

nous distinguons également en termes de service

puisque nos 2,5 millions de clients peu-

vent nous joindre 7 jours sur 7 et 24h sur 24.

Quels sont vos objectifs à moyen terme

et par quelle stratégie souhaitez-vous

les atteindre?

Annonce

PostFinance est ultraperformante dans le

domaine des paiements, à tel point qu’elle

constitue une véritable plaque tournante

pour l’économie suisse. En effet, 60% des

paiements au niveau national transitent par

nos systèmes. Nous entendons à l’avenir

nous concentrer encore davantage sur les

PME, dont 50% possèdent un compte chez

nous. Si les responsables politiques nous

autorisaient à leur accorder des crédits, cela

dynamiserait la concurrence dans ce sec-

teur, ce qui est dans l’intérêt de l’économie.

Beaucoup s’insurgent contre les salaires

exorbitants des cadres dirigeants des

banques qui, même en cas de fortes

P ostFinance prospère et crée des emplois

PostFinance, classée 5e plus grand établissement financier de Suisse, est leader sur le

marché national du trafic des paiements. La somme des fonds appartenant aux 2,5 millions

de clients qui font confiance à PostFinance se monte à 50 milliards de francs. Les prestations

de PostFinance s‘adressent avant tout aux clients dont le revenu et le patrimoine sont

modestes ou moyens. Ils y bénéficient de produits simples et financièrement avantageux

dans les domaines du paiement, de l‘épargne, du placement, de la prévoyance et du finan­

cement. L‘établissement financier de La Poste Suisse, qui compte près de 1 million d‘utilisateurs,

est numéro un des services bancaires en ligne en Suisse. Au cours des 11 dernières

années, il a créé en Suisse 1200 nouveaux emplois à plein temps.

Petit effort. Grands résultats.

Compensez l‘impact sur le climat de vos envois de lettres et de colis.

pertes, ont encore trouvé le moyen de

s’octroyer des bonus. En va-t-il ainsi

chez vous également?

Le rapport entre les plus bas salaires et les

salaires de la direction chez PostFinance est

convenable. En 2008, la rémunération de

l’ensemble des huit membres de la direction

représentait une somme d’environ 2,4 millions

de francs. Le salaire ne doit pas être le

seul moteur d’une bonne prestation. Travailler

dans une excellente équipe et avoir

une clientèle majoritairement satisfaite, voilà

des choses inestimables qui, en ce qui me

concerne en tout cas, me motivent et me donnent

chaque jour du cœur à l’ouvrage.

magazine février 2009 Stratégie 23


« Ma maison,

m a voiture, mon cheval»

E tre spécial: le rêve de tout un chacun que les symboles de réussite sociale permettent de concrétiser.

C ela coûte parfois cher mais pas forcément: santé et bonheur personnel sont désormais en tête de liste

d es choses les plus convoitées. Naissance d’une nouvelle conception du statut social.

Texte de Ruth Hafen

«Ma maison! Ma voiture! Mon cheval!» L’homme,

condescendant, jette sur la table des

photos de choses qui lui sont chères pour les

montrer à un ami. Celui-ci dégaine tranquillement

les siennes qui représentent des choses

encore plus luxueuses, plus spéciales,

plus chères. Et il ajoute une photo avec un

sourire sournois: «ma femme», qui, bien entendu,

est terriblement belle. Cette scène a

servi de support il y a quelques années à une

publicité pour les prestations d’une caisse

d’épargne allemande, censées permettre au

consommateur lambda de s’offrir les signes

extérieurs de richesse convoités.

Impossible de concevoir la vie sans ces

symboles. Nous aimons nous comparer aux

autres. D’un côté, nous voulons nous distinguer

du voisin, de l’autre, nous souhaitons

appartenir à un groupe. Le cultivateur qui

produit les plus grosses pommes de terre est

jalousé. S’il se met à conduire une grosse

BMW pour montrer son appartenance à

l’élite de la profession, il devient la risée de

tout le monde. Même en déboursant de fortes

sommes pour une voiture de prestige, il ne

s’élèvera pas dans la hiérarchie sociale de

cette manière (voir ci-dessous).

L’exclusivité est un must

«Le statut doit être visible mais le véhicule le

plus cher ou la plus grosse maison ne constituent

pas le signe distinctif du sommet de

l’échelle sociale», écrivent Karin Frick et

Mirjam Hauser, du Gottlieb Duttweiler Institut

(GDI), dans leur étude intitulée «Status-

E tre et paraître

24

faction: que ferons-nous demain pour paraître?».

Et d’ajouter: «Le nec plus ultra, c’est

l’exclusivité». Il ne suffit plus de posséder une

prestigieuse Jaguar, il faut aussi avoir son

chauffeur ou son mécanicien attitré. Pour

afficher son statut, pour le signifier habilement

sans passer pour un frimeur, il faut un

certain raffinement. Dire par exemple au

voisin en le saluant: «Vous avez une poignée

de main aussi ferme que celle du mécanicien

de ma Jaguar!»

«Les signes extérieurs de richesse sont

les insignes des civils», déclarait un jour le

publicitaire américain Vance Packard. Des

valeurs immatérielles telles que l’amitié, la

santé et une bonne qualité de vie gagnent du

terrain sur les éléments matériels prestigieux.

C’est également ce que révèle l’étude

du GDI. A la question: «Quels sont pour vous

les signes d’une vie réussie?», 70,6% des hommes

et 70% des femmes ont répondu: «être

heureux en couple». Viennent ensuite «la

santé et la forme» (65,2/65), «un métier intéressant»

(40,5/31,5) et «un bon revenu»

(33,3/39).

Nombre d’adolescents et de jeunes adultes

convoitent les symboles de réussite sociale

habituels de leur classe d’âge. A un âge

où l’on commence à se définir à travers ce

que l’on possède, il faut avoir le téléphone

portable ou les chaussures dernier cri. Mais,

outre la possession des marques incontournables,

il importe de plus en plus de savoir

combien on a d’amis, combien on compte de

connexions sur des réseaux sociaux virtuels

L es signes extérieurs de richesse caractérisent le statut social: au roi la couronne,

au professeur d’université le titre de docteur. Le langage employé, châtié ou populaire,

est également un indicateur de l’origine sociale. Les objets de prestige sont l’expression

d’un désir d’ascension sociale; on les assimile souvent l’un à l’autre dans le langage

courant. Une Rolex et une Rolls-Royce peuvent être les deux à la fois. Signe extérieur de

richesse: le possesseur fait partie du gotha; objet de prestige: le possesseur aimerait

faire partie de ce gotha.

tels que Facebook, MySpace, StudiVZ. Le futurologue

allemand Matthias Horx identifie

lui aussi un retour à la sphère privée. Dans

son rapport 2007 sur les tendances, il prévoyait

déjà le repli casanier et érigeait les

enfants en nouveau symbole de réussite sociale:

«Les enfants et la cuisine sont une folle

aventure dans laquelle l’homme et la femme

aiment se lancer, au moins par moments»,

écrit-il.

Le luxe est mort. Vive l’écologie!

Il est bien possible que la résurgence de valeurs

telles que la famille et les amis fasse du

comportement écologique un symbole de

réussite sociale: «Selon de récentes études,

les fortunés de ce monde, fatigués du luxe,

se tournent vers les bonnes actions et la philanthropie»,

écrivent K. Frick et M. Hauser.

Les «Lohas» (Lifestyles of Health and Sustainability),

nouveau groupe cible privilégié

des stratèges en marketing, sont soucieux

d’un mode de vie reposant sur la santé et le

développement durable. Ils consomment

mais cherchent, ce faisant, à ne pas nuire à

l’environnement et sont prêts, pour cela, à

mettre la main à la poche. La vague écologiste

atteint déjà, en Suisse, de larges couches

de la population. De plus en plus de

grands distributeurs marquent des points

avec leurs lignes écologiques; les consommateurs

veulent des produits du commerce

équitable, les illustrés publient des éditions

spéciales «vertes» avec la devise «100% vert,

100% mode de vie». Si le mode de vie «durable»

était érigé en symbole de réussite sociale,

cela ferait du bien à l’environnement;

si seulement on réussissait un jour à épater

les autres en exhibant fièrement sa maison

Minergie, sa voiture électrique, son violon

d’Ingres bio!»

Vous trouverez des informations sur l’étude du GDI

« Statusfaction» sur Œ www.gdi.ch/publikationen


Photos: Mathias Hofstetter, Confiserie Paolo Caredda

Le mariage plutôt que les signes extérieurs de richesse? Des études montrent qu’aujourd’hui, l’amitié, les relations sociales, mais aussi la famille et les enfants sont

sur le point de détrôner les valeurs matérielles dans la recherche d’un certain ascendant social.

magazine février 2009

Dossier 25


« La joie de la victoire

est libératrice»

L e Suisse Mark Streit, défenseur du club de hockey sur glace des New York Islanders, a réalisé son rêve:

jouer dans la ligue la plus forte du monde. Concernant les chances des Helvètes au championnat du

m onde organisé en Suisse, il dit, laconique: «Quand on participe à un tournoi, on a envie de le gagner.»

Interview de Roman Elsener

Il fait froid en cette matinée de novembre à

Syosset; sur Long Island, on voit voltiger les

premiers fl ocons de neige de l’année. A la

patinoire, Mark Streit nous accueille en

t-shirt et en short d’entraînement. La vedette

bernoise vient de la salle de musculation;

dans une demi-heure, il sera sur la glace.

Pendant qu’il nous parle en toute franchise

du sport et de la vie aux Etats-Unis, ses coéquipiers

passent en plaisantant, lui tapent

sur l’épaule. Nul doute: Mark Streit, qui a

quitté cette saison les Canadiens de Montréal

pour les New York Islanders, se sent

bien ici.

Comment expliqueriez-vous à un profane

votre passion pour le hockey sur glace?

L’intérêt de cette discipline réside dans

la rapidité. Le hockey est l’un des sports collectifs

les plus rapides. Il requiert souplesse

et adresse et il faut bien sûr être à l’aise sur

des patins à glace. Ce sont du reste tous ces

aspects qui attirent les spectateurs. On sent

de l’énergie chez eux, cela me fascine.

Quelles pensées traversent votre

esprit durant un match?

A-t-on même le temps de penser?

Le sentiment de se battre pour un palet devant

20 000 spectateurs est unique. J’aime

jouer à domicile mais j’apprécie également les

rencontres à l’extérieur. Vous savez que le

public est contre vous et cela vous motive encore

plus. Cela dit, sur la glace, on capte peu

l’ambiance, il faut être concentré à 100%. On

est comme dans une bulle.

Comment les New York Islanders

fêtent-ils une victoire?

La joie de la victoire est libératrice. En début

de saison, nous avons bien joué, certes, mais

nous perdions toujours dans le dernier tiers

en encaissant un but. Puis nous avons gagné

plusieurs fois d’a lée, cela nous a requinqués.

On apprécie l’atmosphère, mais on n’a

26

pas le temps de fêter une victoire car le

match suivant a lieu deux jours plus tard.

On ne peut pas se reposer longtemps sur ses

lauriers!

Comment vous relevez-vous

d’une défaite?

Une défaite est toujours douloureuse. Il faut

vite l’oublier et tourner la page. Avec 82

matchs dans une saison, il est impossible de

gagner à chaque fois. Nous sommes des

hommes, pas des machines. Il arrive que

l’équipe ne joue pas très bien. Il faut tenter

de voir le côté positif des choses; après tout,

on fait aussi des erreurs dans les matchs

dont on sort victorieux.

Quelle est l’importance de l’esprit

d’équipe?

Chacun a son rôle au sein de l’équipe et en

est fi er. Nous n’avons pas de joueurs au caractère

et aux allures de star, tous sont sur

un pied d’égalité. Il faut empêcher la formation

de petits groupes et éviter que les mêmes

ne soient pas toujours ensemble. L’équipe

est une unité composée de 25 joueurs et

non de trois groupes comprenant chacun

huit joueurs. J’ai été très bien accepté par les

New York Islanders et, au bout d’une semaine,

je m’y sentais déjà comme chez moi.

C’était la preuve pour moi qu’il y règne un

bon esprit d’équipe.

Vous avez réussi à intégrer la meilleure

ligue. Comment avez-vous fait?

Il faut oser franchir le pas et croire en soi.

Il faut persévérer et aussi avoir de la chance.

J’en rêvais déjà enfant. Le chemin est souvent

semé d’embûches, mais il ne faut pas

baisser les bras. Même si tout marche bien, il

faut avoir la volonté de s’améliorer encore

chaque jour.

Quelle est la part de talent et quelle

est la part de volonté?

Il existe des talents d’exception, pour lesquels

tout est un peu plus facile. Mais, dans

cette ligue, quasiment aucun joueur ne peut

se reposer uniquement sur son talent. Notre

calendrier est très serré, la discipline est

indispensable. Il faut 60% de volonté contre

40% de talent.

Combien de temps peut-on tenir à

un tel niveau?

Tant que l’on a du plaisir et que l’on est en

forme, sachant qu’un défenseur tient généralement

plus longtemps qu’un attaquant.

Nombre de défenseurs sont encore au sommet

de leur art à 36 ou 37 ans. Nicklas Lidstrom

des Detroit Red Wings, par exemple, est

né en 1970 et a été élu meilleur défenseur de

la ligue en 2007. La carrière d’un joueur de

hockey est un peu plus longue que celle d’un

footballeur, par exemple.

L a fi èvre du hockey s’empare de la Suisse

A l’occasion du championnat du monde de hockey sur glace, organisé en Suisse en 2009,

la Poste émet un timbre spécial. La prévente débutera le 21 février 2009. Sponsor

principal de la Ligue suisse de hockey sur glace et de la ligue nationale,

PostFinance est partenaire offi ciel du championnat du monde IIHF 2009.

L’événement devrait attirer 500 000 supporters du monde entier entre

le 24 avril et le 10 mai 2009. Πwww.postfi nance.ch


Photo: John Abott

Mark Streit est un battant. Une mentalité qui lui a valu de devenir une valeur sûre du hockey sur glace nord-américain. Après les New York Islanders, c’est au tour

des piccolos de s’entraîner dans la patinoire de Syosset à Long Island. Trois d’entre eux ont choisi de bavarder un moment avec la star suisse.

Quels conseils donneriez-vous à des

joueurs suisses plus jeunes comme

Luca Sbisa, qui vient lui aussi d’arriver

aux Etats-Unis?

J’ai vu brièvement Luca, lors d’une rencontre

entre les New York Islanders et les Philadelphia

Flyers. Il a déjà franchi le pas. J’espère

qu’il réussit à apprécier. Lorsque l’on est

jeune et que l’on rejoint cette ligue, on se met

souvent sous pression. Cela peut être une

entrave, c’est en tous les cas ce qui m’est arrivé.

On s’y prépare durant des années et on

sacrifie beaucoup pour en arriver là. Il faut

ensuite pouvoir apprécier pleinement les

choses.

Pour cela, on trouve certainement

son compte à New York. Comment est

la vie ici par rapport à la Suisse?

A Long Island, elle est semblable à la vie en

Suisse: le niveau de vie est élevé et c’est très

calme. J’aime le contraste entre le calme et

propret Garden City, où j’habite, et Manhattan,

situé à une demi-heure de train. Il se

dégage de cette métropole une immense

énergie qui m’attire. Ainsi, j’ai les deux: je me

détends à Long Island et je vais à New York

pour profiter de la ville, sans doute l’une des

plus intéressantes du monde.

Reviendrez-vous un jour en Suisse?

Oui, certainement. J’y passe la plupart de

mes étés. Durant ces deux ou trois mois,

j’apprécie de revoir ma famille et mes amis

et de recharger mes batteries. Le repos, l’alimentation

et le temps que l’on consacre à

soi-même sont tout aussi importants que

l’entraînement. J’aime la Suisse, je peux déconnecter

lorsque j’y suis.

La Suisse, pays organisateur, a-t-elle

une chance de remporter le titre de

champion du monde 2009?

Il est encore trop tôt pour en parler. La Suisse

fait partie des huit meilleures équipes, dont

certaines sont plus favorites qu’elle. Mais le

pays possède une bonne équipe. Si l’euphorie

s’empare du public helvète, l’équipe peut

être emportée par une dynamique qui lui

fera soulever des montagnes. Elle a été capable,

notamment lors des JO, de battre de

grandes nations du hockey telles que le Canada

et la République tchèque. La Suisse se

fait davantage respecter et on la prend au

sérieux. L’équipe fonctionne tellement bien

qu’elle peut parfois enregistrer des résultats

dont elle n’aurait pas osé rêver. Enfin, quand

on participe à un tournoi, on a envie de le

gagner!

Gagnez des billets au championnat du monde!

Bonne chance!

Un stade plein, une ambiance surchauffée dans les gradins,

un défilé de stars sur le terrain – spectacle garanti avec

les 16 meilleures équipes du monde qui tenteront de

décrocher le titre de champion du monde 2009 à Berne et

Zurich-Kloten. 42 billets à gagner par tirage au sort pour

les rencontres suivantes:

5 x 2 billets pour le match Suisse – Allemagne

5 x 2 billets pour le match Russie – France

5 x 2 billets pour le match 49 de quart de finale

5 x 2 billets pour le match 51 de quart de finale

1 x 2 billets de 1 ère cat. pour la finale

Veuillez utiliser le coupon en page 30.

magazine février 2009 Dialogue 27


SalonLivre_FR_vect.indd 1 27.01.2009 09:08:07


Photos: Beat Märki

C ôté fenêtre

R oberto Maissen, conducteur du car postal Palm Express, connaît

chaque virage entre St-Moritz et Lugano. Son conseil: se munir de

son passeport et d’euros pour prendre un café à Chiavenna.

Roberto Maissen, de St-Moritz,

conducteur de cars postaux depuis 1986.

Roberto Maissen est un conducteur

passionné: il aime le paysage et le

contact avec les passagers. Après avoir

quitté les forêts de mélèzes de la Haute-

Engadine, il passe la frontière italienne

puis rejoint les forêts de châtaigniers

tessinoises et les palmiers des rives du

lac de Lugano. Qui d’autre peut se targuer

de travailler dans de tels décors?

L’été, le Palm Express roule tous

les jours et même si, l’hiver, il ne circule

que le week-end (du vendredi au dimanche),

le conducteur conseille de réserver.

Et le stress? Il le subit au pire

en août, lorsque la route est envahie par

les Italiens saisis de l’euphorie des

vacances estivales et les Néerlandais en

camping-car. Croiser un véhicule sur la

route étroite devient alors difficile voire

impossible. L’hiver, sans les touristes,

R. Maissen réussit à parcourir le trajet

en quatre heures. RH

Πwww.carpostal.ch

12h47 Lac de Champfèr, Silvaplana. L’hiver, idéal pour le hockey: patins, gants

et crosse. Attention aux tibias! Ciel bleu et bleus aux genoux!

13h05 15 virages sur la route du col

de la Maloja à Casaccia. Estomacs

fragiles s’abstenir!

1 3h15 Vicosoprano, lieu historique:

demeures patriciennes, tribunal avec

pilori et chambre de torture.

16h30 Lugano. Cappuccino sur la piazza, vue sur le lac. Plus de 2200 heures

d’ensoleillement par an: coups de soleil assurés!

D es foires à foison partout en Suisse

Les foires régionales sont les précurseurs des centres commerciaux. Autrefois, où pouvait-on

acheter du fromage, des caleçons et des détergents puis bavarder avec son voisin devant un

verre de vin sinon à la foire? Le marketing événementiel ne date pas d’hier! La tradition des

foires revit dans toutes les régions de Suisse. La Poste est présente aux 20 foires principales

ouvertes au public. Ceux qui souhaitent recourir aux nombreuses prestations en ligne peuvent

les tester à son stand ou obtenir des conseils financiers. Ils peuvent en outre participer à un

concours doté de lots attrayants. DL

300 entrées gratuites à des foires Visitez gratuitement l’AMA, la LUGA, la RhEMA et la BEA.

150 x 2 billets à gagner par tirage au sort. Le coupon de participation en page 25.

magazine février 2009

L e monde

s ans fard

D es œuvres venues du monde entier

seront présentées en avril à la 15 e

édition du festival Visions du Réel de

N yon. Plus de 150 films seront projetés,

d ont plusieurs en première mondiale.

Des œuvres venues du monde entier

seront présentées en avril à la 15 e édition

du festival Visions du Réel de Nyon.

Plus de 150 films seront projetés, dont

plusieurs en première mondiale.

Jean Perret, directeur du festival

de longue date, explique sa démarche:

«Montrer le monde tel qu’il est vécu,

personnellement, sans fard, et s’émanciper

autant que possible du courant

commercial.» Et d’ajouter que le festival

pourrait aussi s’intituler «Zoom sur

la réalité».

Le festival du film documentaire,

qui dure une semaine, suscite un intérêt

croissant: en 2008, le nombre de

visiteurs a augmenté de 20%. Gageons

qu’un nouveau record sera battu en

cette année anniversaire. Les nombreux

visiteurs sont attirés par la diversité

des films projetés mais aussi

par le charme de la petite ville médiévale

sur les rives du lac Léman et son

temps quasi estival à la fin avril.

Du 23 au 29 avril 2009, plus de 150

films seront projetés sur les cinq écrans,

dont plusieurs en première mondiale.

La Poste Suisse est sponsor principal

de Visions du Réel pour la 2 e fois. Qu’ont

en commun l’entreprise et le festival?

Le dynamisme de leurs réseaux de

communication. Ainsi, le festival de

Nyon crée une passerelle entre, d’un

côté, les réalisateurs et les distributeurs

et, de l’autre côté, la presse et le

public cinéphile. Cette année encore,

le «Grand Prix La Poste Suisse», doté

de 20 000 francs, sera décerné. Une

vingtaine de films seront en lice. MW

A gagner: 5 x 2 cartes à la journée pour la 15e édition de Visions du Réel; coupon de participation

en page 30. Le festival du film documentaire aura

lieu à Nyon du 23 au 29 avril 2009.

Πwww.visionsdureel.ch

Dialogue 29


Salon du livre (page 30)

Du 22 au 26 avril, Palexpo Genève

30

Entrée gratuite pour le Salon du livre

Ce bon vous permet de bénéficier d’une entrée gratuite.

Veuillez découper le coupon et le présenter à la caisse.

Je participe au tirage au sort suivant:

Championnat du monde de hockey sur glace (p.26)

Du 24 avril au 10 mai 2009, Berne et Kloten

Tour préliminaire: 10 x 2 billets 2 e cat.

(cartes journalières) pour le match 9 SUI–GER et

le match 11 RUS–FRA

Quart de finale 10 x 2 billets

2 e cat. match 49 et match 51

Finale: 1 x 2 billets 1 ère cat. match 56 de finale

Nom

Prénom

Rue

NPA/localité

Tirage au sort pour le 50e anniversaire du Musée

des transports

Du 1er au 3e prix: une journée VIP en famille

comprenant l’entrée au Musée des transports, à l’IMAX

et au planétarium, dîner pour 4 personnes inclus

Du 4e au 10e prix: 2 entrées au Musée suisse

des transports, y compris entrée à l’IMAX

Du 11e au 15e Musée des transports de Lucerne (page 30)

prix: «La Suisse en mouvement»,

ouvrage publié à l’occasion des 50 ans du musée

Nom

Prénom

Rue

NPA/localité

Salons ouverts au public (page 29)

25 x 2 entrées à l’AMA,

Aarau, du 1er au 5 avril 2009

50 x 2 entrées à la LUGA,

Lucerne, du 24 avril au 3 mai 2009

25 x 2 entrées à la RhEMA,

Altstätten, du 25 avril au 3 mai 2009

50 x 2 entrées à la BEA,

Berne, du 15 au 24 mai 2009

Nom

Prénom

Rue

NPA/localité

Visions du réel (page 29)

Du 23 au 29 avril 2009, Nyon

5 x 2 cartes journalières

Nom

Prénom

Rue

NPA/localité

Veuillez découper le coupon, le coller sur une carte postale

et l’envoyer à La Poste Suisse, mot-clé «magazine», 3024

Berne. Date limite de remise des envois: le 6 mars 2009.

Conditions de participation: les gagnants seront informés par écrit.

Les prix ne seront pas versés en espèces. Aucune correspondance ne sera

échangée au sujet du concours. Tout recours juridique est exclu.

G enève, haut-lieu des afi cionados du livre

Quels chi res pour l’industrie du livre? Le foyer suisse moyen s’o re

8,3 livres par an, tendance à la baisse. Au Salon international du livre

et de la presse de Genève, c’est en revanche une toute autre tendance

qui se dessine: près de 100 000 visiteurs viennent y découvrir

des œuvres du monde entier. La Turquie, invité d’honneur cette année,

a en réserve des auteurs de choix et l’exposition consacrée à la famille

d’artistes suisse Giacometti ne manquera pas de faire du bruit. DL

Πwww.salondulivre.ch

V oyage vers les étoiles

1 3,5 millions d’années en arrière, sur la trace des étoiles: Stella Nova,

n ouveau programme du planétarium du Musée suisse des transports de

L ucerne, nous fait découvrir les origines de l’univers.

De tout temps, l’homme a été fasciné par les

astres. Le lien est étroit entre la naissance, la

mort des étoiles et l’origine, la destinée

de l’humanité. Mais, qu’estce

qu’une étoile? D’où venons-nous?

Sommes-nous seuls dans l’univers?

Comment meurt une

étoile?

Depuis novembre 2008,

le Musée des transports de

Lucerne explore toutes ces

questions à travers le nouveau programme

du planétarium spécialement

mis au point pour lui. Stella Nova propose

aux visiteurs de partir à la découverte

de l’espace. Le planétarium

les emmène 13,5 millions

d’années en arrière. Ils découvrent

comment de nouvelles étoiles naissent dans

la nébuleuse d’Orion, comment s’e ondre

un nuage cosmique et comment la vie prend

naissance sur la Terre.

Le Musée des transports de Lucerne fête

ses 50 ans d’existence en 2009. Le planétarium,

très prisé, a quant à lui déjà 40 ans

d’existence. Stella Nova est la production la

plus professionnelle jamais réalisée par le

Musée des transports: des spécialistes étaient

de la partie depuis l’idée d’origine jusqu’à la

mise en images et en texte en passant par le

scénario. Des experts du département de

Recherches spatiales et planétologie de l’Université

de Berne et du planétarium de Fribourg-en-Brisgau

(D) cautionnent la qualité

scientifi que du projet. L’unique planétarium

que compte la Suisse o re aux 230 visiteurs

qu’il peut accueillir une vue extraordinaire

sur un ciel étoilé. Grâce aux technologies les

plus modernes, les corps célestes et leurs

mouvements sont mis en scène sur la coupole

de 18 m qui o re une surface de projection

de 508 m²: de quoi vivre une expérience

inoubliable! SW

Hommage au musée le plus populaire de Suisse

A l’occasion des 50 ans du Musée des transports de

Lucerne, La Poste Suisse émet trois timbres spéciaux sur

l’histoire des moyens de transport, dont un à l’effigie

de la voiture de course Dufaux.

Gagnez 3 x 1 entrée VIP en famille au Musée des transports de Lucerne, planétarium et IMAX, dîner compris,

5 x 1 exemplaire de «La Suisse en mouvement», publié à l’occasion du 50 e anniversaire du Musée des transports,

7 x 2 entrées combinées au Musée des transports et à l’IMAX.


Photos: La Poste Suisse, Medioimages/Photodisc/Getty Images, Dorling Kindersley/Getty Images

Voyage des lecteurs du 5 au 12.08.09

A la découverte de

l ’Ecosse intemporelle

Voyagez en car à travers l‘Ecosse et découvrez

des lacs aux secrets gardés, des châteaux légendaires,

les Highlands et leur romantisme sauvage

ainsi que la vibrante métropole Edimbourg et sa

parade militaire Tattoo, le clou du voyage.

1 er jour Suisse – Bruxelles

Voyage à Bruxelles. Souper et nuit à l’hôtel.

2 e jour Bruxelles – Rotterdam

Une visite de Bruxelles en car vous est proposée.

Saviez-vous que la ville renferme le plus riche

patrimoine architectural Art nouveau d’Europe?

500 immeubles et façades en témoignent. Avant

de reprendre la route pour Rotterdam, l’aprèsmidi,

vous pourrez vous promener en ville.

Attribution des cabines et souper sur le ferry.

3 e jour Hull – York – Edimbourg

Au petit matin, le voyage se poursuit en car.

Visite de York, célèbre pour ses bâtiments historiques.

Traversée du Nord de l’Angleterre puis

arrivée à Edimbourg. Souper et nuit à l’hôtel.

4 e jour Edimbourg et la Military Tattoo

L’impressionnant château domine la ville. Durant

une visite d’une demi-journée, vous découvrirez

d’imposants palais et églises. L’après-midi, vous

pourrez vous rendre dans Princess Street, très

animée, ou à la résidence royale. Après le souper

à l’hôtel, vous assisterez à la célèbre Military

Tattoo d’Edimbourg.

5 e jour Excursion dans les Highlands

Journée dans les Highlands. De Luss, au Loch

Lomond, vous rejoignez Killin, connu pour les

«Falls of Dochart», en passant par Crianlarich.

magazine février 2009

A la Military Tattoo d’Edimbourg, les coups de timbale donnent

lieu à un spectacle alliant discipline et magie. Ne craignez

rien: le port du kilt n’est pas obligatoire pour les spectateurs!

Vous longez ensuite le Loch Tay, traversez

Kenmore-Aberfeldy pour gagner Pitlochry et y

dîner. Visite d’une distillerie de whisky. Retour à

Edimbourg via Dunkeld et Stirling. Souper et

nuit à l’hôtel.

6 e jour Edimbourg – Hull

Retour à Hull. Souper et nuit à bord du ferry.

7 e jour Rotterdam – Cologne – Darmstadt

Petit-déjeuner à bord du ferry. En car jusqu’à

Cologne. Découvrez la joie de vivre rhénane lors

d’un dîner dans une brasserie de Cologne, suivi

d’une visite guidée de la ville. Poursuite du

voyage vers Darmstadt, souper et nuit à l’hôtel.

8 e jour Darmstadt – Suisse

Petit-déjeuner à l’hôtel et retour.

Prix par personne

m Chambre/cabine double intérieure

CHF 2278.–

m Supplément cabine double extérieure

CHF 50.–

m Supplément chambre/cabine simple

intérieure CHF 878.–

m Supplément chambre/cabine simple

extérieure CHF 1048.–

Inclus dans le prix

m Voyage à bord d’un car postal moderne

avec toilettes (non fumeur)

m 5 nuitées en demi-pension dans

des hôtels 4* en plein centre ville

m 2 nuitées en cabine double

intérieure en demi-pension

m Visite guidée d’Edimbourg de 1/2 journée

m Entrée à la Military Tattoo

m Excursion d’une journée dans les

Highlands, dont visite d’une distillerie

de whisky

m Visite guidée de 2h dans Bruxelles et

Cologne

m Dîner dans une brasserie

m Guides francophones sur place

m Chauffeur de car expérimenté

m Documents de voyage, dont guide

touristique

Ne sont pas compris

m Boissons

m Ass. frais d’annulation à partir de CHF 72.–

Voyage du 5 au 12.08.09

Départ de Genève, Lausanne, Fribourg,

Berne, Bâle

Informations et réservation

Π032/421 44 04

Πwww.carpostal.ch/ideesvoyages

Πccpag@carpostal.ch

Dialogue 31


Vaste choix –

étonnamment avantageux!

Meuble TV




Crédence



Studio

Table de chevet


Étagère


Armoire


79.-

398.-

Lit


Commode

86 x 92 x 58 cm

Bureau


198.-

129.-

289.-

119.-

289.-

289.-

Table



598.-

Salon

tissu gris, 262/217 x 93 x 98 cm

Paroi murale


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