TEST DE COMPORTEMENT DE HUIT VARIETES ... - cyber-these fsa
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UNIVERSITE D’ABOMEY –CALAVI (BENIN)<br />
-----------------<br />
FACULTE <strong>DE</strong>S SCIENCES AGRONOMIQUES<br />
------------------<br />
<strong>DE</strong>PARTEMENT <strong>DE</strong> PRODUCTION VEGETALE<br />
Thème :<br />
<strong>TEST</strong> <strong>DE</strong> <strong>COMPORTEMENT</strong> <strong>DE</strong> <strong>HUIT</strong> <strong>VARIETES</strong> AMELIOREES <strong>DE</strong><br />
MAIS (Zea mays L.) PAR RAPPORT A L’INFECTION PAR Fusarium<br />
verticillioides Sacc. (Nirenberg) (synonyme F. moniliforme Sheld).<br />
THESE<br />
Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur Agronome<br />
OPTION : Sciences et Techniques de Production Végétale<br />
Présentée et soutenue par :<br />
KANMADOZO Towanou Conrad<br />
Le 15 décembre 2003<br />
Superviseur : Dr.Ir. AHOHUENDO Bonaventure C.<br />
Co-superviseur : Dr. Hell Kerstin<br />
Composition du jury :<br />
Président : Dr. ADDO-QUAYE A.<br />
Rapporteur : Dr. AHOHUENDO B.C.<br />
1 er examinateur : Dr. HELL K.<br />
2 ème examinateur : Dr. SOSSOU A.
UNIVERSITE D’ABOMEY –CALAVI (BENIN)<br />
-----------------<br />
FACULTE <strong>DE</strong>S SCIENCES AGRONOMIQUES<br />
------------------<br />
<strong>DE</strong>PARTEMENT <strong>DE</strong> PRODUCTION VEGETALE<br />
Thème :<br />
<strong>TEST</strong> <strong>DE</strong> <strong>COMPORTEMENT</strong> <strong>DE</strong> <strong>HUIT</strong> <strong>VARIETES</strong> AMELIOREES <strong>DE</strong><br />
MAIS (Zea mays L.) PAR RAPPORT A L’INFECTION PAR Fusarium<br />
verticillioides Sacc. (Nirenberg) (synonyme F. moniliforme Sheld).<br />
THESE<br />
Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur Agronome<br />
OPTION : Sciences et Techniques de Production Végétale<br />
Présentée et soutenue par :<br />
KANMADOZO Towanou Conrad<br />
Le 15 décembre 2003<br />
Superviseur : Dr.Ir. AHOHUENDO Bonaventure C.<br />
Co-superviseur : Dr. Hell Kerstin<br />
Composition du jury :<br />
Président : Dr. ADDO-QUAYE A.<br />
Rapporteur : Dr. AHOHUENDO B.C.<br />
1 er examinateur : Dr. HELL K.<br />
2 ème examinateur : Dr. SOSSOU A.
UNIVERSITY OF ABOMEY-CALAVI (BENIN)<br />
-----------------<br />
FACULTY OF AGRONOMIC SCIENCES<br />
------------------<br />
<strong>DE</strong>PARTMENT OF CROPS PRODUCTION<br />
Topic :<br />
<strong>TEST</strong> OF EIGHT IMPROVED MAIZE (Zea mays L.) VARIETIES IN<br />
RELATION TO THE INFECTION BY Fusarium verticillioides<br />
Sacc. (Nirenberg) (synonym: F . moniliforme Sheld ).<br />
THESIS<br />
For acquirement of “ Ingénieur Agronome “ degree<br />
OPTION : SCIENCES AND TECHNIQUES OF CROPS PRODUCTION<br />
(Crops Protection)<br />
Presented and submitted by:<br />
KANMADOZO Towanou Conrad<br />
The 15 th Of december 2003<br />
Supervisor Co-supervisor<br />
Dr. Ir. AHOHUENDO Dr. HELL<br />
Bonaventure C. Kerstin
CERTIFICATION<br />
Revue de littérature<br />
Je certifie que le présent travail a été conduit par<br />
Monsieur KANMADOZO Towanou Conrad, au<br />
Département de Production Végétale (DPV) à la Faculté des<br />
Sciences Agronomiques (FSA) de l’Université d’Abomey-<br />
Calavi (UAC).<br />
Le superviseur :<br />
Dr. Ir . AHOHUENDO<br />
Bonaventure C.<br />
Maître Assistant des Universités<br />
FSA/UAC<br />
5
RESUME<br />
Revue de littérature<br />
Une expérimentation a été conduite de juin à octobre 2003 à la station de l’ lnstitut<br />
International d’Agriculture Tropicale (IITA-Bénin) dans le but de tester le comportement de<br />
différentes variétés de maïs (Zea mays L.) par rapport à l’infection par Fusarium verticillioides. A cet<br />
effet, les variétés DMR-ESRW, DMR-ESRY, Kamboinsé, Keb-EMY, N’gakoutou, QPM, TZE-SRW<br />
et TZPB-SR ont été semées suivant un dispositif en Split-plot après que leurs semences aient subi<br />
un traitement à l’eau chaude ( 55 o C) et à l’eau de javel (10%). 35 jours après la levée, les premiers<br />
entrenœuds au-dessus du collet de 2040 plants ont été inoculés au F. verticillioides à l’aide des<br />
cure-dents préalablement préparés avec des spores de ce champignon. La détermination de<br />
l’incidence de la microflore est faite suite à des échantillonnages et à la mise en culture des tiges<br />
aux 54, 68, 82, 96 et 110 eme jours après semis et des grains à la récolte.<br />
Fusarium spp, Aspergillus spp et Penicillium spp sont les principaux genres de<br />
champignons rencontrés sur les variétés de maïs avec une forte incidence de l’espèce F.<br />
verticillioides. De la culture des tiges, il ressort que la vitesse d’infection des variétés de maïs par<br />
cette moisissure tend à accroître avec le temps. De plus, cette infection ne se manifeste pas de la<br />
même manière d’une variété à une autre. C’est ainsi que les tiges de DMR-ESRW avec<br />
27,60%±2,07 d’infection sont moins attaquées contrairement à celles de TZE-SRW (46,67%±2,07)<br />
qui sont plus infectées. Quant aux épis, la culture des grains a révélé qu’ils sont moins attaqués que<br />
les tiges. Aussi les variétés de maïs réagissent-elles différemment face à l’infection des grains par<br />
F. verticillioides. En effet, la variété Keb-EMY (44,67%±5,57) est plus vulnérable à cette infection<br />
tandis qu’à l’instar de l’infection des tiges, DMR-ESRW est apparue comme la variété la moins<br />
sensible avec 23,3%±4,71. Par ailleurs, la couleur des grains n’a pas une influence significative<br />
(P=0,057) sur la sensibilité des diverses variétés par rapport à l’infection par F. verticillioides bien<br />
que les variétés jaunes (44,00%±3,21) apparaissent plus infectées que les variétés blanches<br />
(35,8%±2,99).<br />
Mots clés : Zea mays, Fusarium verticillioides, variétés, infection.<br />
6
ABSTRACT<br />
Revue de littérature<br />
An experiment was conducted from June to October 2003 on station at International<br />
Institute of Tropical Agriculture (IITA-Benin) in order to evaluate different improved varieties of maize<br />
(Zea mays L.) related to the infection by Fusarium verticillioides. Maize varieties DMR-ESRW, DMR-<br />
ESRY, Kamboinsé, Keb-EMY, N’gakoutou, QPM, TZE-SRW and TZPB-SR were sowed in a split-<br />
plot design. The seeds had been treated with hot water at 55°C and sodium hypochlorite (10%).<br />
Thirty five days after emergence, the first internodes above soil level of 2040 plants were artificially<br />
inoculated with F. verticillioides by using toothpicks previously treated with a conidial suspension of<br />
the fungus. Fungal incidence was determinated after sampling and plating of stems at 54, 68, 82, 96<br />
and 110 th days after planting and of kernels at harvest.<br />
Fusarium spp, Aspergillus spp et Penicillium spp were the main fungi seen on the maize<br />
varieties with a high incidence of F. verticillioides specie. From the stem plating, it was noticed that<br />
the infection rate of the varieties by this fungus tend to increase with time and there were differences<br />
between varieties. Stems of DMR-ESRW were less attacked (27.60%±2.07) whereas those of TZE-<br />
SRW (46.67±2.07) were significantly more infected. As for ears, the plating of kernels showed that<br />
they were less attacked than the stems. Therefore, varietal differences in incidence of asymptomatic<br />
infection of kernels by F. verticillioides were obtained. Keb-EMY (44.67%±5.57) was more sensitive<br />
in relation to this infection whereas, similar to the stem infection, DMR-ESRW appears as the less<br />
susceptible variety with 23.3%±4.71. Kernels color has no influence (P=0.057) on the sensibility of<br />
maize varieties regarding the infection by F. verticillioides although the yellow varieties<br />
(44.00%±3.21) were more infected than the white ones (35.8%±2.99).<br />
Key words : Zea mays, Fusarium verticillioides, varieties, infection.<br />
7
<strong>DE</strong>DICACE<br />
Revue de littérature<br />
A Dieu le Père Tout Puissant, merci pour la bénédiction, l’amour et la<br />
protection dont vous m’avez comblé tout au long de ma vie. Je vous<br />
confie le reste de ma vie et vous prie de bien vouloir faire de moi un bon<br />
Ingénieur Agronome.<br />
A ma mère CAPO-CHICHI Afiavi Rosalie, toi qui m’as aidé à compter<br />
mes tous premiers bâtonnets, tu as toujours été à mes côtés pour me<br />
donner espoir dans les moments les plus difficiles et m’as entouré de<br />
tous les soins et de toutes les attentions dignes d’une mère poule.<br />
A mon père KANMADOZO Richard Samuel, tu as su assumer ta<br />
responsabilité à mon égard par les divers investissements moral,<br />
éducationnel, financier etc… dont tu as fait preuve depuis ma<br />
naissance.<br />
A ma sœur KANMADOZO Rolande, toi qui m’as entouré d’amour<br />
depuis notre enfance, tu as été pour moi comme une seconde mère eu<br />
égard à ce soutien indéfectible dont tu as fait preuve tout au long de<br />
mon cursus universitaire.<br />
A la mémoire de mes frères aînés Evrard et Odilon KANMADOZO.<br />
Vous n’êtes plus là hélas pour vous réjouir du couronnement des efforts<br />
abattus par nos parents.<br />
Je vous dédie ce modeste travail en signe d’amour et de gratitude<br />
8
REMERCIEMENTS<br />
Revue de littérature<br />
Ce travail a été co-financé par l’Institut International d’Agriculture Tropicale<br />
(IITA-Bénin) et le Programme Technologies Agricoles et Alimentaires (PTAA/INRAB).<br />
Au terme de cette étude, nous avons une grande dette envers certaines personnes<br />
physiques et morales auxquelles il convient de réserver cette page.<br />
Je veux citer:<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
Le docteur AHOHUENDO Bonaventure C., qui a accepté de superviser ce<br />
travail. Grâce à la qualité de son encadrement, son assistance et ses conseils<br />
scientifiques, cette étude a pu être conduite dans les normes scientifiques. Je lui<br />
témoigne ici toute ma gratitude.<br />
Le docteur HELL Kertin, coordonnatrice de “Aspergillus project” qui a co-<br />
supervisé ce travail. Nonobstant ses multiples occupations, sa sollicitude, sa<br />
disponibilité et sa rigueur scientifique ne nous ont pas fait défaut.<br />
Le Directeur du PTAA en la personne du Dr.Ir. FANDOHAN Pascal qui a bien<br />
voulu être un autre parrain de ce travail. Son immense expérience promptement<br />
mise à notre disposition et ses pertinentes observations nous ont été d’une grande<br />
utilité.<br />
Les ingénieurs agronomes SAKA Gounou, chef de la section Maize IPM qui a su<br />
mettre à notre disposition son expérience et ses multiples conseils scientifiques sur<br />
le plan pratique et AGBOKA Komi dont l’aide nous a été d’une grande utilité.<br />
Le personnel de “Aspergillus project” en particulier GAN<strong>DE</strong> Claude pour son<br />
aide et soutien dans tous mes travaux, de laboratoire et de terrain,<br />
DAHOUNDO Léandre, HOUN<strong>DE</strong>KON Thomas et LAMBONI Léo pour leurs<br />
multiples conseils.<br />
9
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
♦<br />
Revue de littérature<br />
Le personnel du PTAA en particulier GNONLONFIN Benoît pour ses conseils<br />
scientifiques et ADIMOU Claudine pour son aide dans les travaux de<br />
laboratoire.<br />
Je ne saurais passer sous silence:<br />
Tous les enseignants de la FSA en particulier ceux du département de Production<br />
Végétale pour tout le travail considérable abattu dans le cadre de ma formation et<br />
de l’ambiance très détendue qu’ils ont toujours su entretenir.<br />
Tout le personnel de l’administration de la FSA et les agents de la bibliothèque<br />
documentaire (BIDOC/FSA).<br />
Mes frères KANMADOZO Lucien, NANTONDJI Franck et AGOSSOU Hervé<br />
pour avoir partagé avec moi les durs moments de la vie estudiantine.<br />
Tous mes frères et sœurs en particulier Fiacre, Lucette et Jean KANMADOZO<br />
pour leur soutien à un moment donné de ma formation.<br />
Mon beau-frère AIHOU Charbel pour son soutien financier tout au long de mon<br />
cursus universitaire.<br />
Tous mes oncles et tantes.<br />
Tous mes cousins et cousines en particulier ADJOVI Chimène Sessito pour son<br />
soutien tout au long de mon cursus universitaire et CAPO-CHICHI Christine qui<br />
m’a été d’une grande aide depuis ma naissance.<br />
Mon ami GNANGASSI Charles Dègnidé, qui a été pour moi plus qu’un frère en<br />
raison de ses divers soutiens dans les moments les plus difficiles de ma vie<br />
estudiantine.<br />
Tous mes collègues de la 27 eme promotion pour l’ambiance cordiale qui a prévalu<br />
entre nous.<br />
Tous mes ami(e)s en particulier Charlemagne L., Fernand A., Yves S., Paterne S.,<br />
Evelyne A., Nanette Z., Mariétou S., Francine T., Princesse D. et Corine O.<br />
pour les bons moments passés ensemble.<br />
10
Revue de littérature<br />
♦ Les sœurs jumelles Baptista et Baptistine BRUN pour leur tendresse et<br />
affection.<br />
A vous tous j’exprime mes sincères remerciements et aussi à tous ceux qui de près<br />
ou de loin ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation de ce travail et que<br />
je n’ai pas cités nommément.<br />
TABLE <strong>DE</strong>S MATIERES<br />
Titres Pages<br />
Certification .......................................................................................................................... i<br />
Résumé ................................................................................................................................ ii<br />
Abstract ................................................................................................................................ iii<br />
Dédicace .............................................................................................................................. iv<br />
Remerciements .................................................................................................................... v<br />
Table des matières .............................................................................................................. vii<br />
Liste des tableaux ................................................................................................................ xi<br />
Liste des figures ................................................................................................................... xii<br />
Liste des photos ................................................................................................................... xiii<br />
Liste des annexes ................................................................................................................ xiv<br />
Liste des sigles et abréviations ............................................................................................ xv<br />
Introduction ............................................................................................................ 1<br />
Chapitre 1 : Revue de littérature ............................................................. 5<br />
1.1. Généralités sur la culture du maïs .......................................................…. 6<br />
1.1.1. Production et importance du maïs ..................................................................... 6<br />
1.1.2. Variétés de maïs cultivées au Bénin .....................................................……….. 7<br />
1.1.3. Les nuisibles à la culture du maïs .................................................................... 13<br />
1.1.3.1. Le complexe parasitaire .................................................................................................. 13<br />
11
Revue de littérature<br />
1.1.3.2. Les microorganismes pathogènes du maïs ..................................................................... 15<br />
1.2. Fusarium verticillioides (Sacc.) Nirenberg .............................................. 17<br />
1.2.1. Généralités et description .................................................................................. 17<br />
1.2.1.1. Le genre Fusarium spp..................................................................................................... 17<br />
1.2.1.2. L’espèce F. verticillioides ................................................................................................ 17<br />
1.2.2. Source d’inoculum et mode d’infection ........................................................... 20<br />
1.2.2.1. Source d’inoculum ........................................................................................................... 20<br />
1.2.2.2. Mode d’infection .............................................................................................................. 20<br />
1.2.3. Les facteurs influençant la croissance de F. verticillioides et<br />
la production des fumonisines .......................................................................... 21<br />
1.2.3.1. Les facteurs biotiques ...................................................................................................... 21<br />
1.2.3.2. Les facteurs abiotiques .................................................................................................... 21<br />
1.2.4. Les dégâts au champ ......................................................................................... 22<br />
1.2.4.1. Les types de dégâts de F. verticillioides sur le maïs au champ ...................................... 22<br />
1.2.4.2. Les moyens à mettre en oeuvre pour limiter les dégâts au champ ................................. 23<br />
1.2.5. Les fumonisines ................................................................................................. 23<br />
1.2.5.1. Généralités ...................................................................................................................... 23<br />
1.2.5.2. Toxicité des fumonisines ................................................................................................. 24<br />
1.3. Comportement du maïs par rapport au Fusarium spp .................................... 25<br />
1.3.1. Relation entre les facteurs physico-chimiques des variétés de<br />
maïs et Fusarium spp ..................................................................................................... 25<br />
1.3.2. Sensibilité des variétés de maïs par rapport au Fusarium spp……………………………. 26<br />
Chapitre 2 : Matériels et méthodes ........................................................ 28<br />
2.1. Cadre expérimental ................................................................................... 29<br />
2.2. Matériel ....................................................................................................... 29<br />
2.2.1. Matériel végétal ................................................................................................... 29<br />
2.2.2. Souche de F. verticillioides utilisée .................................................................. 30<br />
2.2.3. Matériel technique .............................................................................................. 30<br />
12
Revue de littérature<br />
2.2.3.1. Matériel de laboratoire ..................................................................................................... 30<br />
2.2.3.2. Matériel de champ ........................................................................................................... 32<br />
2.3. Méthodes .................................................................................................... 32<br />
2.3.1. Dispositif expérimental ...................................................................................... 32<br />
2.3.2. Travail au laboratoire ......................................................................................... 34<br />
2.3.2.1. Traitement des semences et analyse microbiologique des grains .................................. 34<br />
2.3.2.2. Production en masse de F. verticillioides ........................................................................ 34<br />
2.3.2.3. Préparation des cure-dents ............................................................................................. 35<br />
2.3.2.4. Détermination de la teneur en eau des grains ................................................................. 37<br />
2.3.3. Travail sur le terrain ………………………………………………………………….. 37<br />
2.3.3.1. Traitement du sol ………………………………………………………………………………. 37<br />
2.3.3.2. Entretien et suivi ……………………………………………………………………………….. 38<br />
2.3.3.3. Inoculation artificielle des plants de maïs par la technique<br />
des cure-dents …………………………………………………………………………………. 38<br />
2.3.4. Echantillonnage et mise en culture .................................................................. 40<br />
2.3.4.1. Echantillonnage et culture des tiges de maïs au laboratoire ........................................... 40<br />
2.3.4.2. Echantillonnage et culture des grains au laboratoire ...................................................... 43<br />
2.4. Analyse statistique ……………………………………………………………. 43<br />
Chapitre 3 : Résultats et discussion ……………………………………... 45<br />
3.1. Résultats ………………………………………………………………….......… 46<br />
3.1.1. Niveau d’infection et teneur en eau des différentes variétés<br />
de maïs ................................................................................................................ 46<br />
3.1.1.1. Niveau d’infection des variétés de maïs avant le semis .................................................. 46<br />
3.1.1.2. Teneur en eau des variétés de maïs à la récolte ............................................................ 49<br />
3.1.2. Infection des différentes variétés de maïs au champ ..................................... 50<br />
3.1.2.1. Principaux champignons rencontrés sur les tiges de maïs ............................................. 50<br />
3.1.2.2. Infection des tiges par l’espèce Fusarium verticillioides .................................................. 52<br />
3.1.2.3. Sensibilité des variétés de maïs par rapport à l’infection des tiges par<br />
F. verticillioides ................................................................................................................ 57<br />
3.1.3. Infection des différentes variétés de maïs à la récolte ............................….... 60<br />
13
Revue de littérature<br />
3.1.3.1. Incidence de la microflore rencontrée sur les grains de maïs ....................................... 60<br />
3.1.3.2. Cas particulier de l’espèce F. verticillioides ..................................................................... 62<br />
3.1.3.3. Sensibilité des variétés de maïs par rapport à l’infection des grains par<br />
F. verticillioides ................................................................................................................ 64<br />
3.1.3.4. Influence de la couleur des variétés sur l’infection des grains par F. verticillioides ........ 67<br />
3.2. Discussion .................................................................................................. 69<br />
3.2.1. Relation entre la germination et l’infection des variétés de maïs .................. 69<br />
3.2.2. Infection des variétés de maïs par les champignons ...................................... 69<br />
3.2.3. Relation entre l’infection des tiges et des grains par F. verticillioides ......... 70<br />
3.2.4. Comportement des différentes variétés par rapport à l’infection par<br />
F. verticillioides ................................................................................................... 71<br />
3.2.5. Influence de la couleur des variétés sur l’infection par F. verticillioides ...... 73<br />
Conclusion et suggestions .................................................................... 74<br />
Références bibliographiques ................................................................. 77<br />
Annexes<br />
14
LISTE <strong>DE</strong>S TABLEAUX<br />
Revue de littérature<br />
Titres Pages<br />
Tableau 1 : Superficie, rendement et production du maïs au Bénin .......................................... 6<br />
Tableau 2 : Caractéristiques agronomiques des principaux écotypes locaux de maïs<br />
cultivés au Bénin ..................................................................................................... 9<br />
Tableau 3 : Caractéristiques agronomiques de quelques variétés améliorées de maïs<br />
en usage au Bénin .................................................................................................. 11<br />
Tableau 4 : Liste des ravageurs importants du maïs classés selon la partie attaquée .............. 14<br />
Tableau 5 : Quelques champignons rencontrés sur la culture du maïs ..................................... 16<br />
Tableau 6 : Mycotoxines produites par certains champignons dans le maïs ............................. 16<br />
Tableau 7 : Doses de fumonisines tolérées dans les aliments .................................................. 25<br />
Tableau 8 : Caractéristiques des huit variétés de maïs utilisées ............................................... 29<br />
Tableau 9 : Taux de germination et incidence de la microflore sur chaque variété<br />
de maïs avant le semis ........................................................................................... 46<br />
Tableau 10 : Teneur en eau des grains selon la variété et l’inoculation....................................... 49<br />
Tableau 11 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des tiges<br />
par F. verticillioides ................................................................................................. 54<br />
Tableau 12a : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides au 54 jas ........ 55<br />
Tableau 12b : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides au 68 jas ........ 55<br />
Tableau 12c : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides au 82 jas ........ 55<br />
Tableau 12d : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides au 96 jas ........ 56<br />
Tableau 12e : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides au 110 jas ...... 56<br />
Tableau 13 : Test de comparaison des différentes variétés de maïs suivant<br />
l’infection des tiges par F. verticillioides…………………………………………......... 59<br />
Tableau 14 : Pourcentage d’infection des grains par les divers genres<br />
de champignons selon la variété et l’inoculation..................................................... 61<br />
Tableau15a : Analyse de variance pour l’infection des grains par F. verticillioides ....................... 62<br />
Tableau15b : Analyse de variance pour les interactions F. verticillioides x<br />
inoculation et F. verticillioides x variétés .................................................................. 62<br />
Tableau 16 : Test de comparaison des différentes variétés de maïs suivant<br />
l’infection des grains par F. verticillioides................................................................. 66<br />
15
LISTE <strong>DE</strong>S FIGURES<br />
Revue de littérature<br />
Titres Pages<br />
Figure 1 : Structure chimique de la fumonisine B1 ....................................................................... 24<br />
Figure 2 : Schéma du dispositif expérimental ............................................................................... 33<br />
Figure 3 : Taux de germination et incidence de la microflore avant le semis .............................. 48<br />
Figure 4 : Evolution dans le temps de l’infection de chaque catégorie de champignons ............ 51<br />
Figure 5 : Importance de l’infection des tiges par l’espèce F. verticillioides .................................. 53<br />
Figure 6 : Pourcentage d’infection des tiges par F. verticillioides selon la variété et<br />
L’inoculation.................................................................................................................. 53<br />
Figure 7 : Pourcentage d’infection des tiges par F. verticillioides selon la variété ........................ 58<br />
Figure 8 : Importance de l’infection des grains par l’espèce F. verticillioides .............................. 63<br />
Figure 9 : Pourcentage d’infection des grains par F. verticillioides selon la variété et<br />
l’inoculation................................................................................................................... 63<br />
Figure 10 : Pourcentage d’infection des grains par F. verticillioides selon la variété ...................... 65<br />
Figure 11 : Importance de l’infection des grains par F. verticillioides selon la couleur<br />
des variétés .................................................................................................................. 68<br />
16
LISTE <strong>DE</strong>S PHOTOS<br />
Revue de littérature<br />
Titres Pages<br />
Photo 1 : Mycélium de F. verticillioides sur PDA .......................................................................... 19<br />
Photo 2 : Macro et microconidies de F. verticillioides ................................................................... 19<br />
Photo 3 : Le milieu de culture PDA dans une boîte de Petri ......................................................... 31<br />
Photo 4 : Les cure-dents décolorés et autoclavés ........................................................................ 36<br />
Photo 5 : Le système d’irrigation par aspersion ............................................................................ 39<br />
Photo 6 : L’inoculation artificielle par la technique des cure-dents ............................................... 39<br />
Photo 7 : Deux tiges de maïs avec les cinq premiers entrenœuds............................................... 41<br />
Photo 8 : Les fragments des cinq premiers entrenœuds d’une tige de la variété<br />
Kamboinsé sur PDA …………………………………………………………………………..41<br />
Photo 9 : Le milieu CLA dans une boîte de Petri .......................................................................... 42<br />
Photo 10 : Grains de maïs sur PDA ................................................................................................ 44<br />
17
LISTE <strong>DE</strong>S ANNEXES<br />
Annexe 1 : Evolution des précipitations durant la période d’essai<br />
Annexe 2 : Fiche d’évaluation microbiologique des champignons sur tiges<br />
Annexe 3 : Fiche d’évaluation microbiologique des champignons sur grains<br />
Revue de littérature<br />
Annexe 4 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des tiges par Fusarium<br />
spp<br />
Annexe 5 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des tiges par Aspergillus<br />
spp<br />
Annexe 6 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des tiges par Penicillium<br />
spp<br />
Annexe 7 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des tiges par les autres<br />
genres de champignons<br />
Annexe 8 : Analyse de variance pour l’infection des grains par les différents champignons<br />
18
Revue de littérature<br />
LISTE <strong>DE</strong>S SIGLES ET ABREVIATIONS<br />
ANOVA : Analysis Of Variance<br />
CAST : Center for Applied Special Technology<br />
CIMMYT : Centro Internacional para Majoramiento de Maiz Y Trigo<br />
(Centre International d’Amélioration du Maïs et du Blé )<br />
DMR-ESR-W : Downy Mildew Resistant- Early maturing Streak Resistant-White<br />
DMR-ESR-Y : Downy Mildew Resistant-Early maturing Streak Resistant- Yellow<br />
FAO : Food and Agriculture Organisation<br />
FDA : Foog and Drug Administration<br />
FMS : Forest Mosaic Savana<br />
FSA : Faculté des Sciences Agronomiques<br />
GASGA : Groups for Assistance on Systems relating to Grain After harvest<br />
IITA : International Institute of Tropical Agriculture<br />
INRAB : Institut National de la Recherche Agricole du Bénin<br />
IPCS : International Programme on Chemical Safety<br />
IPM : Integrated Pest Management<br />
ISO : International Organisation for Standardisation<br />
J A L : Jours Après Levée<br />
J A S : Jours Après Semis<br />
DT : Drought tolerant<br />
MSV : Virus de la Striure du Maïs<br />
ONASA : Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire<br />
PDA : Potato Dextrose Agar<br />
PI : Plants Inoculés<br />
PNI : Plants Non Inoculés<br />
QPM : Quality Protein Maize<br />
SAS : Statistical Analysis System<br />
STPV : Sciences et Techniques de la Production Végétale<br />
TZE-ESRW : Tropical Zea Extra- Early maturing Streak Resistant- White<br />
TZPB-SR : Tropical Zea Population Borer-Streak resistant<br />
UAC : Université d’Abomey- Calavi<br />
19
VB : Variétés Blanches<br />
VJ : Variétés Jaunes<br />
Revue de littérature<br />
20
INTRODUCTION<br />
Revue de littérature<br />
21
Revue de littérature<br />
Au Bénin, le maïs (Zea mays L.) est l’un des produits moteurs de l’agriculture eu égard à<br />
l’importance de sa production (784850 tonnes/an) (ONASA, 2003) et de sa consommation<br />
spécifique (246 grammes par habitant et par jour) (Hounhouigan et al., 1999). Il fait l’objet de<br />
diverses transactions commerciales et représente de ce fait une source de revenus non négligeable<br />
pour les producteurs et les commerçants (Soglohoun, 2000). Nonobstant les nombreux efforts faits<br />
en vue d’une augmentation de sa production, les rendements sont assez bas. En 2002 par<br />
exemple, il était de 882Kg/ha (FAO, 2003). Ce faible rendement résulte d’une combinaison de<br />
facteurs notamment les attaques causées aussi bien par les insectes que par les champignons<br />
(Baba-Moussa, 1998). Certains de ces champignons peuvent élaborer dans le maïs infecté des<br />
métabolites secondaires appelés mycotoxines (Katiyar et al., 2000). De toutes ces mycotoxines, les<br />
aflatoxines et les fumonisines apparaissent comme les plus importantes pour la santé humaine<br />
dans les zones tropicales (GASGA, 1997 ; GASGA, 1998). Selon Chelkwoski (1998), les experts de<br />
la FAO ont estimé que 25% des céréales produites dans le monde sont affectées chaque année par<br />
les mycotoxines avec un impact non négligeable des fumonisines.<br />
Les fumonisines sont des composés chimiques toxiques secrétées par certaines espèces<br />
de moisissures du genre Fusarium spp dans les denrées alimentaires (CAST, 2003). Elles ont été<br />
découvertes pour la première fois en 1988 (Gelberblom et al., 1988). Les recherches ont montré<br />
qu’elles sont dangereuses pour la santé animale et humaine (IARC, 1993 ; Bondy et al., 1995 ;<br />
Marasas, 1995). En effet, elles sont la cause de la maladie leucoencéphale chez les chevaux<br />
(Thibault et al, 1997 ; Oswald and Comera, 1998), de l’œdème pulmonaire chez les porcs (Pestka<br />
and Bondy, 1994 ; Riley and Norred, 1999) et du cancer de foie chez les rats (Landi, 1997). Aussi<br />
ont-elles été associées au cancer de l’œsophage chez l’homme (IPCS, 2000).<br />
Le maïs est le produit agricole sur lequel les fumonisines ont été le plus isolées (Ellin, 1999)<br />
suite à l’infection par Fusarium spp dont les espèces les plus souvent retrouvées dans la zone<br />
tropicale sont F. verticillioides et F. proliferatum (CAST, 2003). Les fumonisines ont été retrouvées<br />
dans le maïs et dans de nombreux produits dérivés du maïs destinés à la consommation humaine<br />
(Thibault et al., 1997). L’infection du maïs par Fusarium spp ainsi que la production de toxines<br />
commencent depuis le champ lorsque les conditions environnementales (température, humidité<br />
relative) et de teneur en eau le permettent (Omniski et al., 1994). Leur développement dans ce<br />
produit diminue la qualité et le prix de celui-ci, causant ainsi de sérieux préjudices sanitaires et<br />
économiques à la fois aux producteurs et aux consommateurs. Des enquêtes récentes sur les<br />
fumonisines ont montré qu’il existe une forte fréquence de contamination des grains de maïs par les<br />
22
Revue de littérature<br />
fumonisines B1(FB1), B2(FB2) et B3(FB3) dans certaines régions du monde (Chelkowski, 1998).<br />
Visconti et al. (1995) ont prouvé que le niveau de contamination du maïs varie d’une région<br />
géographique à une autre. Ainsi, ce produit dans un certain nombre de pays comme l’Italie, le<br />
Portugal, la Zambie et le Bénin est fortement atteint avec une incidence de 82% à 100% de niveau<br />
de contamination. Au Bénin, des taux excédant la limite de 4 µg/g recommandée par l’Organisation<br />
Mondiale de la Santé (OMS) ont été détectés dans des échantillons prélevés dans certains villages<br />
du sud Bénin comme Yé (12 µg/g), Lainta (7 µg/g), Adjohoun (6,7 µg/g) et kpomé (4,7 µg/g)<br />
(Fandohan and Hell, 2001). Le risque est alors grand dans notre pays puisque le maïs est le<br />
principal aliment de base des populations (Anonyme, 1994) et constitue la matière première d’une<br />
multitude d’activités de transformations alimentaires (Nago, 1997).<br />
Pour toutes ces raisons, un défi à relever s’impose aux scientifiques afin qu’ils développent<br />
des méthodes de prévention pour la réduction de l’infection des céréales et de la contamination par<br />
les fumonisines (Chelkowski, 1998). Plusieurs moyens ont été préconisés pour prévenir ou limiter<br />
l’infection du maïs par Fusarium spp. Selon Reid (2002), la mise au point de lignées pures de maïs<br />
et l’obtention d’hybrides au moyen de ces lignées constituent l’une des façons les plus simples et<br />
les plus économiques de réduire le taux des fumonisines dans les grains. L’utilisation de variétés de<br />
maïs montrant une certaine tolérance vis à vis du champignon pourrait être une bonne perspective<br />
de lutte (Chandelier et Kestemont, 2003). Un peu partout dans le monde, divers résultats ont été<br />
obtenus en ce qui concerne le comportement des variétés de maïs par rapport à l’infection par F.<br />
verticillioides (Headrick and Pataky, 1989 ; Cardwell et al., 2000 ; Reid, 2002 ; Clements et al.,<br />
2003) et à la contamination par les fumonisines (Cardwell et al., 2000 ; Clements et al., 2003) . Les<br />
variétés de maïs ne réagissent pas de la même manière face à l’attaque par F. verticillioides (Scott<br />
and King, 1984) et plusieurs facteurs expliquent cette différence de tolérance observée dont<br />
certaines caractéristiques physico-chimiques du maïs telles que la couleur (Rheeder et al., 1990 ;<br />
Rheeder et al., 1993 ; Shephard et al., 1996 ; Affognon, 2002), la texture (Doko et al., 1995 ;<br />
Hennigen et al., 2000 ; Affognon, 2002), l’épaisseur du péricarpe, la couche d’aleurone (Hoenisch<br />
and Davis, 1994) et les teneurs en amidon (Shelby et al., 1994) , en protéines (Shelby et al., 1994 ;<br />
Shephard et al., 1996 ; Affognon, 2002), en lipides (Shelby et al., 1994 ; Affognon, 2002) et en fibres<br />
(Shelby et al., 1994 ; Affognon, 2002).<br />
Les variétés de maïs produites au Bénin varient d’une région à une autre. De plus en plus<br />
dans les zones de grande production, la tendance est à l’utilisation de variétés améliorées. Il est<br />
alors impérieux de tester depuis le champ jusqu’à la récolte le comportement de ces variétés du<br />
point de vue de l’infection par Fusarium verticillioides et la présente étude entre dans ce cadre.<br />
23
Revue de littérature<br />
L’étude a pour but d’évaluer au champ le comportement de huit variétés améliorées de<br />
maïs cultivées au Bénin par rapport à l’infection par F. verticillioides.<br />
De façon spécifique il s’agira de :<br />
Déterminer l’incidence de la microflore présente sur les différentes variétés de maïs avant le<br />
semis ;<br />
Déterminer l’incidence de la microflore présente sur les tiges des différentes variétés de maïs<br />
au cours de la phase végétative ;<br />
Déterminer l’incidence de la microflore présente sur les grains de ces différentes variétés de<br />
maïs à la récolte et<br />
Evaluer à la récolte l’influence de la couleur des grains sur l’infection de ces variétés de maïs<br />
par F. verticillioides .<br />
24
CHAPITRE 1<br />
REVUE <strong>DE</strong> LITTERATURE<br />
Revue de littérature<br />
25
1.1. GENERALITES SUR LA CULTURE DU MAÏS<br />
1.1.1. Production et importance du maïs<br />
Revue de littérature<br />
Avec une production de 602.589.189 tonnes dans le monde et de 42.561.027 tonnes sur le<br />
continent africain, le maïs a occupé une superficie de 26.936.344 ha en 2002 sur ce continent<br />
(FAO, 2003). Au Bénin, le maïs représente 75% de la production céréalière totale et se place au<br />
troisième rang des produits vivriers après le manioc (2.452.050 tonnes) et l’igname (1.875.010<br />
tonnes) (ONASA, 2001 ; FAO, 2003 ). Le maïs est cultivé sur toute l’étendue du territoire national où<br />
il occupe une superficie de 704.672 ha avec une production de 622136 tonnes (FAO, 2003). Le<br />
tableau 1 montre l’évolution de la superficie, du rendement moyen et de la production de maïs au<br />
Bénin de 1992 à 2002.<br />
Au Bénin comme c’est le cas en Afrique, les rendements sont d’autant plus<br />
faibles que la production est extensive. Le rendement moyen est de 1,71 t / ha contre<br />
une moyenne mondiale de 4,18 t / ha (FAO, 1997). En Afrique de l’Ouest par exemple,<br />
les rendements sont en dessous de 1t/ha (CIMMYT, 1992). D’après FAO (2003), le<br />
rendement moyen est de 1,08 t / ha au Bénin pour les onze dernières années.<br />
Années<br />
Tableau 1<br />
: Superficie, rendement et production du maïs au Bénin<br />
Superficie (ha)<br />
Rendement (Kg/ha)<br />
Production<br />
(Tonnes)<br />
1992 470297 977 459546<br />
1993 494372 977 483400<br />
1994 480586 1022 491546<br />
1995 491098 1173 576425<br />
1996 513753 1081 555755<br />
1997 583254 1202 701046<br />
1998 594277 1114 662227<br />
1999 625482 1251 782974<br />
2000 653630 1148 750442<br />
2001 623412 1100 685902<br />
26
Revue de littérature<br />
2002 704672 882 622136<br />
Source : FAO (2003)<br />
Sur le plan mondial, près de 66% de l’ensemble du maïs sont utilisés pour nourrir le bétail,<br />
25% destinés à la consommation humaine et 9% produits à des fins industielles et comme<br />
semences (Raemaekers, 2001). En Afrique par contre, à l’exception d’une petite quantité réservée<br />
au bétail (moins de 10%), la majeure partie est réservée à la consommation humaine<br />
(Raemaekers, 2001).<br />
La position dominante du maïs en Afrique est due à ses capacités d’adaptation aux<br />
conditions agro-écologiques (Cownie, 1993) et il y fait l’objet de grandes transactions<br />
commerciales. A cet effet, le maïs génère à lui seul près de 40 milliards de F CFA de recette<br />
chaque année au Bénin (Nago, 1997). Il fournit des éléments nutritifs aux humains et aux animaux<br />
et est utilisé comme matière première dans l’industrie (IITA, 1995). Les recherches ont montré que<br />
le péricarpe est riche en vitamines et en fer, le germe a une grande teneur en protéines, lipides,<br />
sels minéraux et vitamines. L’albumen quant à lui contient beaucoup d’amidon et également de<br />
protéines, de sels minéraux et de vitamines sauf la vitamine B12. Au Bénin les utilisations du maïs<br />
sont très diversifiées et il a été dénombré une quarantaine de produits dérivant des activités de<br />
transformation (Nago 1997). Le maïs apparait de ce fait comme la principale céréale utilisée dans<br />
l’alimentation de plus de 70% de la population (Yallou, 1994) et son niveau de consommation est<br />
estimé à près de 246 grammes par habitant et par jour (Hounhouigan et al., 1999).<br />
1.1.2. Variétés de maïs cultivées au Bénin<br />
Au Bénin, des progrès ont été effectués en amélioration variétale (Yallou, 1994). Cependant, plus de 95% des agriculteurs<br />
continuent de cultiver les variétés traditionnelles (Agbo, Massa, Hané, Gnonli, Gbogboué, SCAR III, Niaouli 7, Jaune d’INA)<br />
parce que soit les variétés améliorées ne sont pas disponibles ou les variétés traditionnelles souffrent moins pendant le stockage et<br />
sont plus appropriées aux plats locaux (Raemaekers, 2001). Selon Nago (1997), les variétés en usage au Bénin (locales et<br />
améliorées) appartiennent à trois catégories :<br />
Le type indurata : maïs vitreux, corné de forme ronde et à albumen épais et dur ;<br />
Le type indentata : maïs denté avec une combinaison d’albumen farineux et tendre puis<br />
d’albumen vitreux et<br />
Le type amylacea : maïs farineux et tendre avec très peu d’albumen vitreux.<br />
Les écotypes locaux sont souvent nommés et classés en se référant d’une part à la<br />
couleur, la forme et la taille des grains et d’autre part à la durée de leur cycle végétatif. Parmi ces<br />
derniers, les variétés à grains blancs et à cycle court (70 – 90 jours) ou intermédiaire (90 à 100<br />
jours) sont prédominantes (Dokoui, 1993). On y rencontre également quelques variétés à grains<br />
jaunes et plus rarement des variétés bigarrées. Les variétés améliorées sont également de couleur<br />
blanche ou jaune mais elles comprennent principalement des cultivars à cycle long ou<br />
27
Revue de littérature<br />
intermédiaire (Nago, 1997). Les tableaux 2 et 3 montrent les caractéristiques agronomiques<br />
respectivement des principaux écotypes locaux et de quelques variétés améliorées en usage au<br />
Bénin.<br />
28
Revue de littérature<br />
Tableau 2 : Caractéristiques agronomiques des principaux écotypes locaux de maïs cultivés au Bénin<br />
N° Ecotypes locaux<br />
(noms locaux)<br />
Durée du cycle<br />
végétatif (jours)<br />
Saison de culture Rendement moyen<br />
(tonnes/ha)<br />
1 Baffo 95 – 100 1 et 2 0,8 Blanche<br />
2 Baffogbahoué 90 1 et 2 0,8 Jaune<br />
3 Baffogbohoui 95 1 et 2 - Blanche<br />
4 Baffokoui 85 1 et 2 0,7 Blanche<br />
5 Coudjangavi 90 1 et 2 0,8 Blanche<br />
6 Cykouwa 85 – 90 1 et 2 - Bigarrée<br />
7 Djakpê 90 1 et 2 0,7 Blanche<br />
8 Gbadolo - 1 et 2 - Bigarrée<br />
Couleur des grains Autres caractéristiques<br />
9 Gbaévé 70 1 et 2 0,7 Jaune RS – FC<br />
10 Gbaéwé 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – FC<br />
11 Gbogan 85 – 90 1 et 2 0,9 Blanche RS – FC<br />
12 Gbogboué 90 1 et 2 0,8 Blanche RS<br />
13 Gboo 85 1 et 2 0,9 Bigarrée<br />
14 Gnonli 90 1 et 2 0,8 Blanche RS<br />
15 Gonvê 85 - 90 1 et 2 0,8 Blanche<br />
9
Revue de littérature<br />
16 Gougba 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – FC<br />
17 Gounvê 90 – 95 1 et 2 0,8 Bigarrée<br />
18 Holikouin 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – FC<br />
19 Jaune de Za 80 – 90 1 et 2 0,8 Jaune RS<br />
20 Kouyi 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – DC<br />
21 Kpakoun 120 1 et 2 1,2 Blanche RS – FC<br />
22 Lègbonoukoun 80 – 90 1 et 2 1,0 Jaune RS – FC<br />
23 Massahoué 80 – 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – FC<br />
24 Soun aton kouin 90 1 et 2 0,8 Blanche RS – FC<br />
25 Soun énin kouin 120 1 1,2 Blanche RS<br />
26 Tala 95 1 et 2 - Bigarrée RS – DC<br />
27 Agbo (toga) 95 – 100 1 et 2 1,0 Bigarrée<br />
28 Siensien 100 – 115 1 0,8 Blanche<br />
1 : Première saison de culture (Mars – Juillet) 2 : Deuxième saison de culture (Septembre – Décembre)<br />
RS = Résistance à la sécheresse FC = Facile à conserver<br />
DC = Difficile à conserver - : données non disponbles<br />
Source : Shams (1991) ; Dokoui (1993) ; Massénon (1994) ; Nago (1997) .<br />
10
Revue de littérature<br />
Tableau 3 : Caractéristiques agronomiques de quelques variétés améliorées de maïs en usage au Bénin<br />
N° Nom des variétés Types de<br />
variétés<br />
Saison de<br />
culture<br />
Durée du Cycle<br />
végétatif (jours)<br />
Rendement moyen<br />
(tonnes / ha)<br />
En Station En milieu paysan<br />
Recouvrement épi Autres<br />
caractéristiques<br />
1 DMR – ESR –W Composite 1 et 2 90 – 95 4,5 2,0 Passable RS - RC - FC<br />
2 Poza – Rica 7843 SR Composite 1 120 5,5 2,6 Passable SS - DC<br />
3 Pir Saback 7930 SR Composite 1 et 2 90 – 100 4,0 2,4 Bien SS - SR - FC<br />
4 Sekou 85 Composite 1 120 4,5 2,5 Assez-bien RC - RS<br />
5 DMR – ESR – W x 28<br />
Synthétic 1<br />
6 Gbogboué x TZ<br />
SR -W<br />
Composite 1 110 – 120 3,5 - Assez-bien DC<br />
Composite 1 120 5,0 2,8 Bien RC - FC<br />
7 A B 11 Composite 1 et 2 90 4,5 1,5 Bien RS - RR - FC<br />
8 A B 12 Composite 1 120 5,0 2,0 Bien RS - RR - RC - FC<br />
9 A B 13 Composite 1 120 5,0 1,6 Bien RS - RR - RC - FC<br />
10 NH2 - SR Hydride 1 et 2 105 4,0 1,5 Très-Bien RC - RR - OC<br />
11 TZ SR –<br />
W<br />
Composite 1 100 – 110 4,0 2,3 Bien SS - RC - RR - DC<br />
12 TZ B – SE – SR Composite 1 120 5,5 2,3 Médiocre SS - RR - DC<br />
13 Sekou 85 x TZSR - W Composite 1 120 5,0 2,5 Bien SS - RR<br />
11
Revue de littérature<br />
14 TZ PB – SR Composite 1 120 5,5 2,3 Bien SS - RC - RR - FC<br />
15 NH1<br />
16 NH2<br />
Hybride in-<br />
tervariétale<br />
Hybride in-<br />
tervariétale<br />
1 et 2 105 4,5 2,0 - -<br />
1 et 2 105 4,5 2,0 - -<br />
17 NCP 80 Composite 1 et 2 80 – 90 3,0 1,5 - SS<br />
18 EV 8730 SR Composite 1 90 4,5 1,5 Passable RS - RC - FC<br />
19 Sekou 81 x TZ<br />
SR - W<br />
Composite 1 120 3,0 2,5 Passable SS - DC<br />
20 TZ ESR – W Composite 1 75-80 4,0 2,0 Bien SS - RC - RR<br />
21 QPM Composite 1 100-110 3,0 - Bien RS<br />
1 : Première saison de culture (Mars – Juillet) 2 : Deuxième saison de culture (Septembre – Décembre)<br />
RS = Résistance à la sécheresse SS = Sensible à la Sécheresse<br />
RR = Résistance à la Rouille SR = Sensible à la Rouille<br />
RC = Résistance aux Charançons SC = Sensible aux charançons<br />
FC = Facile à conserver DC = Difficile à conserver<br />
- : données non disponbles<br />
12
Revue de littérature<br />
Source : Massénon(1994)<br />
13
1.1.3. Les nuisibles à la culture du maïs<br />
Revue de littérature<br />
Les principaux ravageurs du maïs au Bénin sont les insectes, les rongeurs et les moisissures<br />
(Hell, 1997). Mais les attaques sur le maïs sont surtout causées par les insectes nuisibles qui<br />
perturbent la croissance et le développement de la plante durant tout son cycle et les microorganismes<br />
pathogènes.<br />
1.1.3.1. Le complexe parasitaire<br />
Tout un complexe de nuisibles mine les efforts des paysans par les pertes qu’il occasionne<br />
aux cultures. Il s’agit surtout des adventices et des insectes nuisibles. Parmi les espèces d’adventices<br />
qui envahissent les champs de maïs en Afrique tropicale, Striga hermontica reste la préoccupation des<br />
producteurs ainsi que des chercheurs. Lorsque ces adventices sont éliminés avant ou durant la<br />
période critique, elles n’entravent pas la croissance de la plante. Au contraire un désherbage tardif<br />
peut entraîner des pertes de rendement de 40 à 60% (Akobundu, 1987). Quant aux insectes, ils<br />
attaquent le maïs durant tout son cycle de développement et en stockage. Ces ravageurs sont donc<br />
classés en déprédateurs de champ et en ravageurs de stock. En fonction de la partie attaquée en<br />
cours de végétation, Walker (1983) distingue quatre catégories de déprédateurs du maïs comme le<br />
montre le tableau 4. Il s’agit des:<br />
Ravageurs du collet et de la zone racinaire ;<br />
Foreurs des tiges ;<br />
Phyllophages et<br />
Ravageurs d’épi et de panicule.<br />
Au sud Bénin où la pression parasitaire est forte, Fiagan (1994) a estimé le taux de perte en<br />
moyenne à 25 – 30% puis à 10 – 15% respectivement pour le maïs de la première et de la seconde<br />
saison. Dans le département du zou par exemple, 20% du maïs grain sont rongés par des larves de<br />
Mussidia nigrivenella tandis que Sesamia calamistis serait responsable de 40% des dégâts sur épis.<br />
Les déprédateurs de stock causent des pertes de l’ordre de 50% et plus au maïs (CIMMYT, 1990).<br />
Selon Ezueh (1983), le principal ravageur des stocks était Sitophilus zeamais, mais une espèce<br />
exotique peut être ajoutée. Il s’agit de Prostephanus truncatus découvert pour la première fois en 1981<br />
sur le continent africain et en 1985 au Bénin. Selon une enquête réalisée par Agbaka (1996) dans le<br />
mono et le zou, cet insecte serait respectivement responsable de 5,4% et 7,4% des pertes sur les épis<br />
de maïs en stock.<br />
13
Revue de littérature<br />
En plus des dégâts physiques et des pertes de rendement que ces ravageurs infligent au maïs, ils créent<br />
aussi un milieu favorable à l’installation d’une microflore à l’intérieur des organes attaqués (Baba–<br />
Moussa, 1998).<br />
TABLEAU 4 : LISTE <strong>DE</strong>S RAVAGEURS IMPORTANTS DU MAÏS CLASSES SELON LA PARTIE<br />
ATTAQUEE<br />
1 - Ravageurs du collet et du système racinaire<br />
Coléoptères : Heteronychus, Sehizonyca, Animala, Ganocephalum, Diabrotica, Tanymecus.<br />
Orthoptères : Grillus, Gryllotalpa<br />
Isoptères : Hodothermes, Microthermes, Odonthermes<br />
Rongeurs : Rattus, Mus<br />
2 - Ravageurs de tiges<br />
Lepidoptères : Busseola, Chilo, Sesamia, Eldana, Elasmolpus, Ostrinia<br />
Rongeurs : Rattus, Mus<br />
3 – Défoliateurs<br />
Orthoptères : Locusta, Schistocera, Zonocerus, Melanaplus, Hieroglyphus<br />
Lepidoptères : Spodoptera, Mythimna, Marasmia<br />
Coléoptères : Epilachna<br />
Aphides : Rhopalasiphum<br />
Thrips : Frankliniella<br />
Acariens : Tetranychus<br />
Homoptères : Cicadulina, Peregrinus, Blissus, Dalbusus, Pyrilla<br />
4 – Ravageurs d’épis et de panicules<br />
Coléoptères : Carpophilus, Sitophilus<br />
Lepidoptères : Même ravageurs que ceux des tiges<br />
Aphides : Rhopalosiphum<br />
Heteroptères : Nezara<br />
Rongeurs<br />
Oiseaux<br />
:<br />
:<br />
Rattus, Mus<br />
Quelea, Ploceus.<br />
Source : Walker (1983)<br />
14
1.1.3.2 . Les microorganismes pathogènes du maïs<br />
Revue de littérature<br />
Le maïs est sujet à de nombreuses maladies cryptogamiques, bactériennes et virales dont les<br />
plus importantes sont les pourritures de tiges et d’épis, les mildious, la brûlure bactérienne des feuilles,<br />
l’helminsthosporiose, la rouille américaine, le charbon et les viroses comme la striure du maïs causée<br />
par le Virus de la Striure du Maïs (MSV) (Raemaekers, 2001). Ces maladies sont provoquées par des<br />
microorganismes qui peuvent être saprophytes ou pathogènes. Ils sont capables de détérioration<br />
aussi bien physique que nutritionnelle et de modification des qualités organoleptiques des denrées<br />
infectées. Parmi ces microorganismes, les champignons sont responsables de graves contaminations<br />
et dommages aux grains. Il a été rapporté dans les pays industrialisés où les insectes et les rats sont<br />
facilement contrôlés, qu’une microflore caractéristique se développe sur les grains de maïs avant la<br />
récolte et au cours du stockage même dans les conditions particulières d’humidité et de température<br />
(Ueno et al., 1985 cité par Lamboni, 2001). Ainsi, on peut aussi diviser les champignons en deux<br />
catégories à savoir les champignons des champs et les champignons des entrepôts ou de stockage<br />
(GASGA, 1998). Les moisissures tels que Alternaria spp, Fusarium spp, Clamidosporium spp<br />
envahissent les grains avant la récolte et ne se développent que sur ceux ayant une forte teneur en<br />
eau (22 à 25%). Selon GASGA (1998), il existe trois types de champignons de champ toxiques à<br />
savoir:<br />
Les pathogènes des plantes tels que F. graminearum ;<br />
Les champignons se développant sur des plantes sénescentes ou soumises à un stress tels<br />
que F. verticillioides et quelquefois Aspergillus flavus et<br />
Les champignons qui colonisent la plante avant la récolte et favorisent la contamination par les<br />
mycotoxines après la récolte tels que Penicillium verrucosum et Aspergillus flavus.<br />
Le tableau 5 montre quelques champignons rencontrés au champ.<br />
Les champignons d’entrepôt, principalement les genres Aspergillus spp et Penicillium spp se<br />
développent sur des grains ayant une teneur en eau comprise entre 12 et 18%. La croissance de ces<br />
différentes moisissures exige une humidité relative minimale de 65% avec un optimum situé entre 85 et<br />
100% (Gwinner et al., 1996). Selon ce même auteur, certaines espèces de champignons telles que<br />
Aspergillus flavus, A. pariasiticus, Fusarium graminerarum, F. verticillioides et Penicillium citrinum<br />
produisent des mycotoxines responsables de plusieurs maladies pulmonaires et cancérigènes chez<br />
l’homme et les animaux. Le tableau 6 montre quelques mycotoxines produites par certains champignons<br />
sur le maïs. A. flavus et F. verticillioides demeurent les champignons les plus prévalents sur le maïs et<br />
ceux qui y produisent le plus de mycotoxines (aflatoxines et fumonisines) dans les pays tropicaux en<br />
15
Revue de littérature<br />
développement (Cardwell et al., 1997 ; GASGA, 1998). D’après Chelkowski (1998), les fumonisines<br />
constituent probablement la mycotoxine la plus largement distribuée dans les grains de maïs et la plus<br />
étudiée ces dernières années.<br />
Tableau 5<br />
: Quelques champignons rencontrés sur la culture du maïs<br />
Au stade floraison Dans les épis de maïs<br />
Penicillium spp Penicillium spp<br />
Aspergillus spp Aspergillus spp<br />
Mucor sp Mucor sp<br />
Curvularia sp Curvularia sp<br />
Trichoderma sp Candida sp<br />
Acremonium sp Acremonium sp<br />
Botrydiplodia sp Botrydiplodia sp<br />
Macrophomina sp Macrophomina sp<br />
Phoma sp, Rhizopus sp Rhizopus sp<br />
Bipolaris sp, Fusarium spp Chaetonum sp, Fusarium spp<br />
Source : Baba-Moussa (1998)<br />
Tableau 6 : Mycotoxines produites par certains champignons dans le maïs<br />
Mycotoxines Champignons producteurs<br />
Aflatoxine A. Flavus, A. parasiticus<br />
Fumonisine F. verticillioides<br />
Fusarine F. verticillioides<br />
Moniliformine F. verticillioides<br />
Nivalinol F. culmorum, F. graminearum, F. rockwellense<br />
Zéaralénone F. Crookwellense, F. culmorum, F graminerum<br />
16
Source: Cardwell (1995) ; GASGA (1998) ; Pittet (1998)<br />
1.2. Fusarium verticillioides (SACC.) NIRENBERG<br />
1.2.1. Généralités et description<br />
1.2.1.1. Le genre Fusarium spp<br />
Revue de littérature<br />
Les espèces du genre Fusarium sont des moisissures filamenteuses rencontrées dans toutes<br />
les régions du monde (Klich and Pitt, 1992 ; Parry et al., 1995 ; Summerell et al., 2001). Ce sont des<br />
champignons qui peuvent être saprophytes ou parasites pour les insectes, les plantes et les animaux<br />
(Klich and Pitt, 1992 ; Wong et al., 1992 ; CAST, 2003). Leur identification pratique a été basée en<br />
majorité sur la structure des colonies, la taille des spores et la forme des souches. Mais, puisque<br />
certaines espèces sont morphologiquement identiques, des erreurs d’identification se font<br />
spécialement par ceux ayant une expérience très limitée en classification mycologique (Burgess et al.,<br />
1994). Selon O’Donnell et al. (1997), les récentes avancées dans l’identification et la classification des<br />
espèces du genre Fusarium spp inclusent non seulement les marqueurs biochimiques mais également<br />
la compatibilité végétative et sexuelle entre les souches. Ainsi, il est important de préciser que la<br />
détermination d’une espèce se base sur de très nombreux critères et non simplement sur la<br />
morphologie des macro et microconidies (Anonyme, 2002).<br />
Plus de 24 espèces de Fusarium spp ont été associées aux problèmes de santé animale et<br />
humaine (Apsimon, 1994) et une centaine de métabolites secondaires produits par Fusarium spp sont<br />
connus ( Wilson and Abramson, 1992 ; Thrane, 2001). Selon Lacey et Magan (1991), les espèces<br />
pouvant être trouvées sur les grains sont : F. verticillioides, F. graminearum, F. culmorum, F. tricinctum,<br />
F. poae, F. sporotrichioides, F. avenaceum, F. acuminatum, F. sambucinum, F. subglutinans et F.<br />
proliferatum. Chacune de ces espèces a ses propres conditions optimales de croissance. Ainsi F.<br />
graminearum et F. subglutinans préfèrent généralement un climat plus frais que F. verticillioides. Par<br />
ailleurs, des interactions importantes ont été signalées entre les différentes espèces. Par exemple, F.<br />
verticillioides est capable de l’emporter sur F. graminearum lorsque les deux espèces sont inoculées<br />
simultanément dans le canal des soies d’un épi et il peut même empêcher la croissance des autres<br />
champignons pouvant causer une pourriture de l’épi. On a également observé une corrélation négative<br />
entre la présence de F. verticillioides et celle de F. graminearum ou du F. subglutinans (Reid, 2002).<br />
Selon Gnonlonfin (2000), F. proliferatum et F. verticillioides sont parmi les espèces de Fusarium spp,<br />
les plus rencontrées sur le maïs au Bénin.<br />
1.2.1.2. L’espèce F. verticillioides<br />
17
Résultats et discussion<br />
F. moniliforme (Sheldon) (téléomorphe Gibberella fujikuroi) a été décrit pour la première fois en<br />
1881 par Saccardo qui le nomma Oospora verticillioides ; agent causal présumé de la pélagrose en<br />
Italie. Quelques années plus tard, le même champignon est mis en cause aux Etats-Unis d’Amérique<br />
dans la “toxicose du maïs moisi” des animaux en 1904 (Landi, 1997). C’est au cours du 8 eme atelier<br />
international sur le Fusarium tenu au « CABI Bioscience, Egham United Kingdom » du 17 au 20 août<br />
1998 que F. moniliforme est renommé F. verticillioides (Sacc) Nirenberg (Marasas et al. 2001).<br />
Sur le Potato Dextrose Agar (PDA) qui est un milieu de culture, le mycélium aérien est blanc rose<br />
comme le montre la photo 1. Les conidiophores sont hyalins, linéaires, monophialides ou branchus<br />
portant à leur extrémité des conidies en chaine et/ou une masse de spores. De forme fuselée non<br />
équilatérale et mesurant 26,4µm-38,9µm sur 2,4µm-3,7µm, les macroconidies portent des cellules<br />
apicales allongées et légèrement incurvées avec une cellule basale pédonculée et recourbée<br />
comportant 3 à 7 septa. Les microconidies quant à elles sont héliptiques, hyalines et disposées en<br />
chaine ou en fausse tête. Elles peuvent être unicellulaires parfois bicellulaires de forme fuselée ou<br />
claviforme avec une base tronquée et mesurant 7,2µm-12µm sur 2,4µm-3,22µm (Tsueno, 1994 ; Pitt<br />
and Hocking, 1999). Selon Lidell et Burgess (1985) cité par Lamboni (2001), ces microconidies peuvent<br />
survivre au-delà de 900 jours sous diverses conditions de température et d’humidité contrôlées. La<br />
photo 2 montre ces macro et microconidies sur le maïs. L’espèce F. verticillioides ne produit pas de<br />
chlamydospores (Tsueno, 1994). Selon Burgess et al. (1994), F. verticillioides appartient à :<br />
Embranchement : Deuteromycotina<br />
Classe : Hyphomycètes<br />
Ordre : Hypocreaceae<br />
Genre : Fusarium<br />
Section : Liseola<br />
Espèce : Fusarium verticillioides<br />
46
Photo 1 : Mycélium de F. verticillioides sur PDA<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Macroconidies Microconidies<br />
Résultats et discussion<br />
Photo 2 : Macro et microconidies de F. verticillioides<br />
Source : Anonyme (2002)<br />
1.2.2. Source d’ inoculum et mode d’infection<br />
1.2.2.1. Source d’ inoculum<br />
47
Résultats et discussion<br />
L’espèce F. verticillioides est capable de vivre sur la matière végétale en décomposition et<br />
dans le sol (Summerell et al., 2001). Au cours de cette vie saprophytique, elle produit des spores<br />
qui sont véhiculées par l’air. Les débris végétaux constituent de ce fait la source prédominante<br />
d’inoculum. Selon Kirshna et Ajoyk (1998), les véritables sources d’inoculum sont les conidies et<br />
les fragments d’hyphes qui survivent sur ces débris constitués principalement des résidus de maïs<br />
laissés sur le sol. Par ailleurs, les hôtes alternatifs que sont principalement les graminées et<br />
certaines adventices constituent également une source d’inoculum non moins importante. Par<br />
exemple au cours d’une enquête menée au Canada sur l’incidence du Fusarium spp sur les<br />
insectes et les plantes, ce champignon a été retrouvé sur 19 espèces de graminées et sur 24<br />
espèces de mauvaises herbes (Parry et al., 1995).<br />
1.2.2.2. Mode d’infection<br />
Le mode de dispersion de l’inoculum vers les épis de maïs se fait de différentes manières.<br />
La contamination se fait par le vent, la pluie et les arthropodes notamment les insectes (Chaudhary<br />
et al., 1990). L’infection fusarienne peut être systémique et demeurer asymptomatique au niveau<br />
des organes attaqués (Munkvold and Carlton, 1997). Selon Reid (2002), cette infection se fait de<br />
deux façons ; soit le mycélium peut croître à partir des spores germant sur les soies et ainsi<br />
descendre jusqu’au rachis et aux grains, soit le champignon peut infecter directement les grains à la<br />
faveur des blessures causées par les insectes et/ou les oiseaux.<br />
Par ailleurs, la transmission peut se faire également à travers les pratiques culturales. En<br />
effet, la propagation du matériel végétal infecté ainsi que la contamination à travers les blessures ou<br />
lésions dues aux outils et/ou aux insectes et nématodes ou à travers les craquelues des<br />
entrenœuds constituent des voies de transmission du germe. Pour que les grains soient réellement<br />
infectés, il faut que les conidies germent et que les hyphes progressent vers la base des soies et<br />
aillent ainsi infecter les grains en développement. La vitesse de cette progression dépend de la<br />
résistance inhérente des soies, de l’âge des soies ainsi que de l’environnement. Une fois que le<br />
champignon a atteint les grains, la gravité de l’infection dépend du degré de maturité du grain, des<br />
conditions environnementales et de la résistance inhérente au grain (Reid et al., 2001).<br />
1.2.3. Les facteurs influençant la croissance de F. verticillioides et la<br />
production des fumonisines<br />
1.2.3.1. Les facteurs biotiques<br />
48
Résultats et discussion<br />
Une corrélation positive existe entre l’infection systémique des plants de maïs par Fusarium<br />
spp et l’attaque des insectes de l’ordre des coléoptères et des lépidoptères (Schulthess et al., 2002)<br />
dans la mesure où l’incidence de Fusarium spp peut s’accroître avec les dégâts des insectes (Ako,<br />
2000). De façon spécifique, Sétamou (1996) a trouvé une telle relation entre les dégâts de Mussidia<br />
nigrivenella et l’incidence de F. verticillioides au Bénin. Les insectes peuvent donc intervenir dans<br />
l’activité des champignons d’une part en inoculant la plante de spores et d’autre part en accélérant<br />
le métabolisme des champignons par l’augmentation de la température du milieu ambiant sous<br />
l’effet de leur respiration (Yétondji, 2001). D’après Kirshna et Ajoyk (1998), les dégâts physiques<br />
causés par les insectes et/ou les oiseaux sur les épis augmentent la susceptibilité à l’infection<br />
fusarienne.<br />
Les insectes tels que les scarabées et les foreurs agissent souvent comme des vecteurs<br />
de spores et peuvent ainsi faciliter l’infection par l’endommagement des plants (Chelkowski, 1998).<br />
En effet, une expérience a prouvé que les spores apportées par le scarabée Glischrochlis<br />
quadrisignatus aux épis physiquement endommagés causent l’infection. De plus l’attaque des<br />
plants de maïs par les foreurs entraine l’infection par F. verticillioides et la contamination des grains<br />
par les fumonisines (Lew et al., 1991). Il est alors conseillé de rompre le cycle de vie des insectes<br />
pour un contrôle efficace de l’infection par Fusarium spp car l’application par exemple des<br />
insecticides a réduit la population de Frankliniella occidentalis (Thrips) et l’infection du maïs par F.<br />
verticillioides (Kirshna and Ajoyk, 1998). Par ailleurs, Schaafsma et al. (1993) ont montré que les<br />
dégâts sur plants résultant de l’infection par F. graminearum pourraient aussi être propices au<br />
développlement de F. verticillioides et à la production des fumonisines.<br />
1.2.3.2. Les facteurs abiotiques<br />
Les espèces de Fusarium spp qui se développent sur les grains dépendent de la<br />
température, de l’humidité, de la teneur de l’air en oxygène et en gaz carbonique, de la<br />
concentration des spores sur le substrat et de l’interaction entre les divers microorganismes qui y<br />
sont présents (Omniski et al., 1994). La susceptibilité du maïs à l’infection par F. verticillioides<br />
augmente en fonction des facteurs environnementaux et culturaux tels que la température, la teneur<br />
en eau, l’humidité relative, la sécheresse et la déficience en nutriments. Mais la teneur en eau est le<br />
facteur le plus déterminant dans l’évolution de ce champignon. En effet, son développement est<br />
surtout fonction de l’activité de l’eau (aw) dans le grain infecté. Cette dernière équivaut en fait à<br />
l’humidité relative d’équilibre du milieu (Pitt and Hocking, 1999). F. verticillioides se développe<br />
lorsque l’aw est égale à 0,65 à des températures variant entre 10°C et 40°C (Gwinner et al., 1996).<br />
49
Résultats et discussion<br />
De plus, sa croissance est rapide au-dessus de 35% d’humidité relative et lorsque la teneur en eau<br />
du grain varie entre 18 et 20% (Munkvold and Desjardin, 1997; Kirshna and Ajoyk, 1998). Par<br />
ailleurs, les pratiques culturales, la présence des mauvaises herbes et le vent sont aussi des<br />
facteurs facilitant l’infection par F. verticillioides. Par exemple, la succession maïs/soja est moins<br />
propice à l’infection fusarienne que celle maïs/maïs. Aussi le contrôle des mauvaises herbes est-il<br />
important pour éliminer les hôtes alternatifs de ce champignon car ces dernières constituent des<br />
sources d’inoculum (Kirshna and Ajoyk, 1998).<br />
L’incidence de F. verticillioides est affectée par l’humidité durant l’appariton des soies et sa<br />
prévalence est considérablement élevée par temps froid. De plus, les pluies modérées à l’apparition<br />
des soies en alternance avec des périodes de temps chauds et secs favorisent l’infection du maïs<br />
par ce champignon (Becon and Williamson, 1992). Les produits à maturité lente dans lesquels<br />
l’humidité des grains diminue en dessous de 30% sont plus susceptibles à l’infection fusarienne.<br />
Pour certains chercheurs, cette infection serait favorisée par la position droite des épis, les spathes<br />
très serrées, la forte teneur en lysine, les péricarpes minces et les amandes trop molles (Kirshna<br />
and Ajoyk, 1998). Le stress thermique des plantes en phase de croissance joue également un rôle<br />
important. En effet, les études réalisées dans les régions de culture intensive aux Etats-Unis, en<br />
Europe et en Afrique sur le développement de la fumonisine dans le maïs cultivé, ont montré que<br />
les plantes présentent des concentations en fumonisine plus importantes lorsqu’elles sont soumises<br />
à des écarts de température supérieurs à leurs températures optimales de croissance (GASGA<br />
1998).<br />
1.2.4. Les dégâts au champ<br />
1.2.4.1. Les types de dégâts de F. verticillioides sur le maïs au champ<br />
L’espèce F. verticillioides est considérée comme un champignon de champ car elle<br />
débute ses activités depuis la période de semis et les poursuit jusqu’au début du stockage<br />
(Robledo, 1991 ; Gnonlonfin, 2000). La colonisation de la plante par cette moisissure peut entrainer<br />
suivant les conditions de culture et du milieu divers types de dégâts. Il s’agit de la diminution du<br />
pouvoir germinatif, de la réduction de la valeur nutritive et de la décoloration des grains, les rendant<br />
ainsi impropres à la consommation (Gwinner et al., 1996). Ces altérations ont de lourdes<br />
conséquences sur les plans économique, nutritionnel et sanitaire. Par ailleurs, les dégâts causés<br />
par F. verticillioides sont observables à tous les stades de développement du maïs (Schulthess et<br />
al, 2002). Elle envahit toutes les parties de la plante puis provoque la fonte de semis, les pourritures<br />
de racines, de tiges, d’épis et de grains, de même que le flétrissement de la plante et la verse<br />
50
Résultats et discussion<br />
(Cardwell et al., 2000 ; Summerell et al., 2001). Pour GASGA (1998), la pourriture des épis est l’une<br />
des maladies les plus importantes dans les régions chaudes car elle est favorisée par la chaleur, la<br />
sécheresse et/ou les attaques d’insectes. Hormis ces dégâts physiques causés au maïs, F.<br />
verticillioides est en mesure de produire des toxines (CAST, 2003).<br />
1.2.4.2. Les moyens à mettre en œuvre pour limiter les dégâts au champ<br />
Pour limiter les dégâts au champ, il faut :<br />
Utiliser pour le semis des grains non parasités par F. verticillioides ;<br />
Réduire en cours de culture les conditions de stress hydrique par l’irrigation ;<br />
Améliorer les conditons nutritionnelles de la plante par l’apport de la fumure minérale ;<br />
Lutter contre les insectes parasites ;<br />
Eliminer les résidus de récolte pouvant servir de source d’inoculum ;<br />
Infester si possible le champ de souches atoxinogènes des champignons dans le cadre de la<br />
lutte biologique et<br />
Semer les variétés provenant des pools génétiques améliorés de population locale de maïs<br />
qui résistent à l’attaque des insectes et des champignons (Parry et al., 1995 ; Scott, 1998 ;<br />
IPCS, 2000 ; Chandelier et kestemont, 2003)<br />
1.2.5. Les fumonisines<br />
1.2.5.1. Généralités<br />
La conséquence la plus redoutable de l’invasion des espèces de Fusarium spp est la<br />
sécrétion des toxines nocives à la santé humaine et animale dont les plus importantes sont la<br />
fumonisine, la moniliforme et la fusarine (Munkvold and Carlton, 1997 ; Baba-Moussa, 1998 ; Ellin,<br />
1999). Les fumonisines sont produites par F. proliferatum Matsush et F. verticillioides Nirenberg qui<br />
se développent sur les denrées au champ et en stockage (GASGA, 1997 ; Shephard, 1998 ;<br />
Bradley, 2000). Des neuf fumonisines qui ont été isolées et caractérisées (Plattner ,1995),<br />
seulement les fumonisines B1, B2 et B3 sont les composés majeurs rencontés dans la contamination<br />
naturelle du maïs et des produits dérivés (Visconti, 1996). Cependant la fumonisine B1 est la plus<br />
virulente mais aussi la plus étudiée (Savard and Blackwell, 1994 ; Thibault et al., 1997). De formule<br />
brute C34H59N15, la FB1 est un diester de l’acide propane 1,2,3-tricarboxilique et du 2-amino-12,16-<br />
diméthyl-3,5,10,14,15-pentahydroxyeicosane (masse moléculaire relative= 721) (Landi, 1997 ;<br />
IPCS, 2000). A l’état pur, ce composé se présente sous la forme d’une poudre hygroscopique de<br />
couleur blanche, soluble dans l’eau, le mélange eau-acétonitrile et le méthanol. La fumonisine B1<br />
51
Résultats et discussion<br />
est stable à la lumière, aux températures utilisées pour la transformation des denrées ainsi que<br />
dans le mélange eau-acétonitrile (1:1), et instable dans le méthanol. Lors de la mouture à sec du<br />
maïs, la fumonisine se répartit dans le son, le germe et la farine tandis qu’au cours de la mouture<br />
par voie humide, il a été mis en évidence la toxine dans l’eau de macération, le gluten, les fibres et<br />
les germes à l’exclusion de l’amidon (IPCS, 2000). La figure N°1 montre la stucture chimique de la<br />
fumonisine B1.<br />
Figure 1: Structure chimique de la fumonisine B1.<br />
1.2.5.2. Toxicité des fumonisines<br />
SOURCE: YIANNIKOURIS AND JOUANY (2002)<br />
Les fumonisines provoquent chez les animaux des affections variées (Thibault et al., 1997).<br />
Elles sont néphrotoxiques chez le porc, le rat, le mouton, la souris et le lapin. Chez le rat et le lapin,<br />
la néphrotoxicité se manifeste à de faibles doses de fumonisines que dans le cas de l’hépatotoxicité<br />
(IPCS, 2000). On sait que la leucoencéphalomalcie équine et l’œdème pulmonaire porcin observés<br />
après la consommation de provende à base de maïs sont dus à la présence de fumonisines<br />
(Anonyme, 1997 ; Landi, 1997 ; Thibault et al., 1997 ; IPCS, 2000 ; Yiannikouris and Jouany, 2002).<br />
IPCS (2000) a monté que la FB1 inhibe la croissance cellulaire et modifie le métabolisme des lipides<br />
chez les animaux, les plantes et certaines levures. Des études effectuées en Afrique du sud et en<br />
Chine ont révélé qu’il existe une corrélation entre le cancer de l’œsophage chez l’homme et la<br />
consommation des aliments contaminés par les fumonisines (Landi, 1997 ; IPCS, 2000).<br />
Les fumonisines de par leurs effets, sont également responsables de véritables pertes<br />
économiques par la diminution des revenus (Lubulwa et al., 1994). Ces pertes peuvent être<br />
estimées chaque année à près de 1.000.000 de dollars US (Charmley et al., 1994). Dans le but de<br />
52
Résultats et discussion<br />
réguler l’ingestion des fumonisines, il est toléré dans l’alimentation humaine et animale de faibles<br />
doses des fumonisines B1, B2 et B3 (Tableau 7 ; FDA, 2001).<br />
TABLEAU 7: DOSES <strong>DE</strong> FUMONISINES TOLEREES DANS<br />
Types<br />
d’aliments<br />
LES ALIMENTS<br />
Doses de FB1+FB2+FB3 tolérées<br />
Alimentation humaine 4ppm<br />
Alimentation animale<br />
Rats et chevaux 5ppm<br />
Volailles 10ppm<br />
Chats 20ppm<br />
Vaches 30ppm<br />
Ruminants 60ppm<br />
Source: FDA (2001)<br />
1.3. <strong>COMPORTEMENT</strong> DU MAÏS PAR RAPPORT AU Fusarium spp<br />
1.3.1. Relation entre les caractéristques physico-chimiques des variétés<br />
de maïs<br />
et Fusarium spp<br />
L’infection par Fusarium spp et la production des fumonisines ne se manifestent pas<br />
de la même manière d’une variété de maïs à une autre. Elles sont fonction de certaines<br />
caractéristiques physico-chimiques des variétés de maïs.<br />
Sur le plan physique, Rheeder et al. (1990) en travaillant sur dix variétés de maïs<br />
sud-africaines, ont montré que la couleur des grains constitue un facteur de résistance par<br />
rapport à l’infection par F. graminearum dans la mesure où les variétés blanches seraient<br />
plus sensibles aux attaques de ce champignon que les variétés jaunes. Six ans plus tard,<br />
des études menées dans le même pays par Shephard et al. (1996) sur certaines variétés, ont<br />
révélé que le taux de fumonisines dans les grains jaunes représente environ 50% de ceux<br />
53
Résultats et discussion<br />
des grains blancs. Doko et al. (1995) ont montré l’influence de la texture des grains sur la<br />
contamination par les fumonisines, en affirmant que les variétés à texture vitreuse sont plus<br />
résistantes que les variétés farineuses. Ces résultats contrastent d’une part avec ceux de<br />
Hennigen et al. (2000) qui en travaillant sur quelques variétés en Argentine ont trouvé que la<br />
texture ne présente aucune relation avec la production des fumonisines; et d’autre part avec<br />
ceux obtenus par Affognon (2002) au Bénin et selon lesquels la texture n’a aucune influence<br />
sur l’infection des grains par F. verticillioides. Aussi l’épaisseur du péricarpe et la couche<br />
d’aleurone constituent-elles des facteurs de résistance à la pourriture des grains due au F.<br />
verticillioides. En effet, Hoenisch et Davis (1994) en travaillant sur douze variétés de maïs<br />
cultivées en Californie, ont montré que les variétés dont le péricarpe est mince sont plus<br />
sensibles aux attaques de F. verticillioides que celles possédant un péricarpe plus épais. Par<br />
contre, les variétés à couche d'aleurone mince sont moins favorables aux attaques de ce<br />
champignon que celles à couche d’aleurone plus épaisse.<br />
Outre ces caractéristiques physiques, certaines caractéristiques chimiques des<br />
grains de maïs constituent également des sources de résistance. En effet, les teneurs en<br />
amidon, en lipides, en proteïnes et en fibres ont été déterminées dans quinze variétés aux<br />
Etats-Unis et n’ont aucun effet sur la production des fumonisines sécrétées par F.<br />
verticillioides (Shelby et al., 1994). Les travaux de Shephard et al. (1996) ont également<br />
montré que la teneur en proteïnes du maïs n’a aucune influence sur la contamination par les<br />
fumonisines. Par rapport à l’infection par F. verticillioides, Affognon (2002) a montré que les<br />
teneurs en proteïnes, en lipides et en fibres de neuf variétés du Bénin, n’ont pas de relation<br />
significative avec les attaques de cette moisissure.<br />
1.3.2. Sensibilité des variétés de maïs par rapport au Fusarium spp<br />
Les variétés de maïs ne réagissent pas de la même manière face à l’infection par<br />
Fusarium spp et à la contamination par les fumonisines. En effet, Schulthess et al. (2002) en<br />
menant des études sur deux variétés (DMR-ESRW et Gbogboé) ont montré que DMR-ESRW<br />
est moins sensible aux attaques de F. vertcillioides. Affognon (2002) en étudiant neuf<br />
variétés produites au Bénin y compris les deux précédentes, a prouvé que c’est la DMR-<br />
ESRW qui est la moins sensible à la moisissure alors que QPM s’est comportée comme la<br />
plus sensible. Au Nigéria, une étude menée sur quatre variétés par Cardwell et al. (2000) a<br />
montré que la variété Pool 16 a le niveau de fumonisines le plus bas (5,5ppm) alors que<br />
Gbogboé est plus contaminé par ces mycotoxines. En 2002, Reid a prouvé au Canada que la<br />
54
Résultats et discussion<br />
lignée pure C0272 a seulement une résistance à l’infection des soies et non à celle des<br />
grains. Par contre, la lignée pure C0325 et les hybrides Pride K127 et funks G4106<br />
constituent des sources de résistance aux infections des soies et des grains par Fusarium<br />
spp. Par ailleurs, sur quartorze variétés produites dans l’Etat d’Illinois aux Etats-Unis, il a été<br />
determiné leur comportement par rapport à l’infection des grains par Fusarium spp et à la<br />
contamination par les fumonisines. A cet effet, la concentration en fumonisines est moindre<br />
au niveau de Mosanto hybrid DK635 et forte chez Pioneer Band hybrid 33T90 tandis que les<br />
variétés Pioneer Brand hybrid 33K81 et Pioneer Brand hybrid 30K61 sont moins sensibles à<br />
l’infection des grains par Fusarium spp (Clements et al., 2003).<br />
Il ressort de tout ce qui précède que peu de travaux ont été effectués au Bénin sur le<br />
test de comportement des variétiés de maïs par rapport au Fusarium spp. Sur le plan<br />
national, seulement Doko et al. (1995), Schulthess et al. (2002) et Affognon (2002) ont<br />
respectivement mené leurs études sur huit, deux et neuf variétés produites au Bénin. Ces<br />
différentes investigations menées sur certaines variétés sont loin d’être suffisantes pour<br />
avoir une idée claire et nette sur la tolérance des variétés produites au Bénin par rapport à<br />
l’infection par F. verticillioides et à la contamination par les fumonisines. Bien que certains<br />
facteurs aient été pris en compte par rapport à quelques variétés béninoises déjà étudiées, le<br />
comportement des variétés de maïs par rapport à l’infection par F. verticillioides depuis le<br />
champ jusqu’à la récolte reste encore à être élucidé. C’est dans ce cadre que s’inscrit la<br />
présente recherche qui s’est portée sur huit variétés améliorées de maïs utilisées au Bénin.<br />
55
CHAPITRE 2<br />
2.1. CADRE EXPERIMENTAL<br />
MATERIELS ET METHO<strong>DE</strong>S<br />
Résultats et discussion<br />
Les expériences sont conduites à l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) sis à<br />
Abomey-Calavi, une commune située à douze (12) kilomètres au Nord de Cotonou, capitale<br />
56
Résultats et discussion<br />
économique de la République du Bénin. La station est située dans la zone agroécologique “Forest<br />
Mosaic Savanna ” (FMS) caractérisée par une distribution bimodale des précipitations, avec des<br />
piques en juin et en octobre, soit respectivement 157,1 mm et 156,9 mm de pluie pour l’année 2003,<br />
une humidité relative au-dessus de 80% et une précipitation annuelle de l’ordre de 1200 mm. La<br />
température moyenne mensuelle est comprise entre 24 et 29°C avec un minimum en août et un<br />
maximum en mars. Au cours de la présente expérimentation, une pluviométrie totale de 328,3 mm<br />
et une humidité relative comprise entre 51 et 100% ont été enregistrées. L’annexe 1 montre<br />
l’évolution des précipitations durant cette période.<br />
2.2. MATERIEL<br />
2.2.1. Matériel Végétal<br />
Huit variétés de maïs sont utilisées pour l’essai. Il s’agit de : DMR-ESR-W, DMR ESR-Y,<br />
Kamboinsé 88 Pool 16 DT, Keb-EMY, N’gakoutou, QPM, TZE-SRW et TZPB-SR. Les semences de<br />
ces différentes variétés nous ont été fournies par le Centre de Recherche Agricole Nord de l’Institut<br />
National de la Recherche Agricole du Bénin (INRAB) et l’Institut International d’Agriculture Tropicale<br />
(IITA). Le tableau 8 présente certaines caractéristiques de ces variétés.<br />
TABLEAU 8 : CARACTERISTIQUES <strong>DE</strong>S <strong>HUIT</strong><br />
<strong>VARIETES</strong> <strong>DE</strong> MAÏS UTILISEES<br />
Variétés Durée du cycle<br />
végétatif(jours)<br />
Texture Couleur<br />
DMR-ESRW 90-95 Vitreux Blanche<br />
DMR-ESRY 90-95 Vitreux Jaune<br />
Kamboinsé 90-95 Vitreux Blanche<br />
Keb-EMY 75-80 Vitreux Jaune<br />
N’gakoutou 120 Vitreux Jaune<br />
QPM 110 Vitreux Blanche<br />
TZE-SRW 75-80 Vitreux Blanche<br />
TZPB-SR 120 Semi-vitreux Blanche<br />
2.2.2. Souche de F. verticillioides utilisée<br />
57
Résultats et discussion<br />
La souche de F. verticillioides qui est utilisée pour ces essais a été identifiée et<br />
sélectionnée puis mise en culture sur le milieu Potato Dextrose Agar (PDA, photo 3) au laboratoire<br />
du Programme Technologies Agricoles et Alimentaires (PTAA/INRAB) sis à Porto-Novo.<br />
L’identification a été faite à l’aide du milieu KCl à 8% où la souche présente de longues chaînes de<br />
microconidies.<br />
2.2.3. Matériel technique<br />
2.2.3.1. Matériel de laboratoire<br />
Le matériel technique de laboratoire comprend :<br />
Une hotte à flux laminaire de marque Fisher Scientific de type PSM 950 NF pour l’isolement<br />
et la purification du milieu de travail ;<br />
Une balance de type Sartorius de portée 120g et de sensibilité 0,0001g pour les pesées ;<br />
Un autoclave de marque Varioklav, model H + P pour la stérilisation à vapeur du matériel de<br />
travail utilisé ;<br />
Une étuve de type Memmert pour la stérilisation à sec du matériel de travail utilisé ;<br />
Un microscope Leica de type ATC 2000 pour l’identification des champignons ;<br />
Un incubateur (Percival BOONE IOWA 50036) ;<br />
Un microscope (Leitz LABORLUX S) et une loupe (Leica WILD M8)<br />
La verrerie, des pinces et pincettes ;<br />
L’alcool, l’eau de Javel (NaOcl) et l’acide lactique.<br />
58
Résultats et discussion<br />
PHOTO 3<br />
: LE MILIEU <strong>DE</strong> CULTURE PDA DANS UNE BOITE <strong>DE</strong> PETRI<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
2.2.3.2. Matériel de champ<br />
Le matériel technique utilisé au champ comprend :<br />
Un tracteur pour le labour ;<br />
Des houes pour les sarclages ;<br />
Des tuyaux et des tourniquets pour l’irrigation ;<br />
59
Le bénomyl 80% pour le traitement du sol et<br />
Le super-homaï 70% pour le traitement des semences.<br />
2.3. METHO<strong>DE</strong>S<br />
2.3.1. Dispositif expérimental<br />
Résultats et discussion<br />
L’essai couvre une superficie de 2808m 2 (72m de long sur 39m de large) et le labour a été<br />
effectué à l’aide d’un tracteur. La parcelle expérimentale est subdivisée en 48 unités parcellaires<br />
mesurant chacune 10m x 4m. La densité de semis est de 0,5m x0,5m ; soit un total de 189 plants<br />
par unité parcellaire de 40m 2 . Le dispositif expérimental est le split-plot, le facteur principal est<br />
l’inoculation artificielle des plants (T) et le facteur secondaire est constitué des variétés de maïs (V).<br />
Le dispositif comprend trois blocs (3 répétitions) subdivisés chacun en deux sous-blocs sur lesquels<br />
on affecte les variantes du facteur principal. Chacun des sous-blocs est subdivisé en unités<br />
parcellaires sur lesquelles ont été randomisées les variantes du facteur secondaire. Les huit<br />
variantes de (V) sont randomisées au niveau des deux variantes de (T). Ainsi, un premier sous-bloc<br />
comprend les variétés de maïs traitées au Fusarium verticillioides et arrangées sur la moitié des<br />
parcelles élémentaires randomisées et un second sous-bloc comporte les mêmes variétés mais<br />
non traitées au F. verticillioides et randomisées sur la seconde moitié des parcelles élémentaires.<br />
La figure 2 montre le dispositif expérimental utilisé<br />
5+ 6- 5- 4+ 8+ 6-<br />
2+ 1- 3- 6+ 1+ 3-<br />
3+ 4- 1- 5+ 6+ 7-<br />
4+ 8- 4- 8+ 3+ 8-<br />
60
Résultats et discussion<br />
8+ 5- 7- 2+ 5+ 1-<br />
7+ 2- 2- 1+ 2+ 2-<br />
6+ 7- 6- 3+ 7+ 5-<br />
1+ 3- 8- 7+ 4+ 4-<br />
Légende :<br />
Bloc 1 Bloc 2 Bloc3<br />
1- DMR-ESRW 5- N’gakoutou<br />
2- DMR-ESRY 6- QPM<br />
3- Kamboinsé 7- TZE-SRW<br />
4- Keb-EMY 8- TZPB-SR<br />
+ : Tiges infectées - : Tiges non infectées<br />
2.3.2. Travail au laboratoire<br />
Figure 2 : Schéma du dispositif expérimental<br />
2.3.2.1. Traitement des semences et analyse microbiologique des grains<br />
Les grains retenus par variété sont trempés pendant 4 heures dans l’eau distillée<br />
stérilisée à la température ambiante et ils sont ensuite transférés dans l’eau chaude à 55°C<br />
pendant 5 minutes puis dans l’eau froide pendant quelques minutes. Ces grains sont ensuite<br />
séchés pendant une nuit. La surface de ces grains est désinfectée par immersion dans l’eau<br />
de Javel à 10% pendant une minute puis ils sont rincés à l’eau distillée stérilisée.<br />
100 de ces grains sont prélevés par variété de maïs et cinq sont déposés dans une boîte de<br />
Petri contenant du papier filtre mouillé avec un mélange d’eau distillée stérilisée et d’acide lactique<br />
dans une proportion de 1,5ml d’acide pour 250ml d’eau distillée. Vingt (20) boîtes sont donc<br />
61
Résultats et discussion<br />
utilisées par variété. Ce mélange permet non seulement d’humidifier le papier, condition propice<br />
pour le développement des champignons mais aussi d’empêcher la prolifération des bactéries. Les<br />
boîtes sont hermétiquement fermées avec du parafilm et sont incubées à 25°C avec une photo-<br />
périodicité de 12:12 heures (jour:nuit) pendant 7 jours. Après cette période, les cultures sont<br />
évaluées et les genres prédominants de moisissures (Fusarium spp, Aspergillus spp et Penicillium<br />
spp) présents identifiés. Hormis ces trois principaux genres de champignons, les autres genres sont<br />
regroupés dans la catégorie « autres ». Par ailleurs, cette culture a permis de déterminer la faculté<br />
germinative des différentes variétés de maïs.<br />
Le jour du semis, les grains ayant subi le traitement précédent sont mouillés avec un peu<br />
d’eau distillée stérilisée puis mélangés avec le super-homaï 70% W.P. (35%de méthylthiophanate,<br />
20% de thirame et 15% de diazinon) à raison de 4g de produit pour 1kg de semences et pendant 30<br />
à 60 mn avant le semis.<br />
2.3.2.2. Production en masse de F. verticillioides<br />
Cette production est faite à partir d’une souche préexistante de F. verticillioides sur milieu<br />
PDA. L’eau distillée est d’abord stérilisée à l’autoclave pendant 15 mn à 125°C sous une pression<br />
de 1,4 bar. Ensuite le mycélium de la souche de champignon est soigneusement prélevé puis<br />
disposé dans des tubes à essai contenant chacun 1ml d’eau distillée stérilisée. A l’aide d’un<br />
agitateur électrique (Fisher Vortex Cat N O 12 – 812 Génie 2 TM ), le mélange est fait jusqu’à ce que la<br />
suspension vire au violet, ce qui dénote d’un état parfait de la suspension de spores. 1 ml de la<br />
suspension ainsi obtenue est prélevé à l’aide d’une micropipette de précision (Eppendorf), puis à<br />
l’aide d’une manche pasteur, est étalé sur le milieu de culture PDA dans une boîte de Petri. Cette<br />
dernière est hermétiquement scellée à l’aide du parafilm. La préparation a séjourné pendant une<br />
semaine dans l’incubateur à 25°C avec une photo-périodicité journalière de 12 heures afin que se<br />
forment les spores nécessaires à l’infection artificielle des cure-dents.<br />
2.3.2.3. Préparation des cure-dents<br />
La méthode de préparation des cure-dents est décrite par Drepper et Renfro (1990).<br />
Les cure-dents sont bouillis dans de l’eau distillée pendant plusieurs heures jusqu’à perdre<br />
leur couleur. Dès qu’ils ont la teinte "couleur de bois", ils sont séchés en conditions<br />
aseptiques sous une hotte à flux laminaire puis autoclavés pendant 15 minutes (photo 4).<br />
Une semaine avant la préparation des cure-dents, une production en masse de la souche<br />
de F. verticillioides est faite. Cette dernière a servi à la préparation de la suspension nécessaire à<br />
62
Résultats et discussion<br />
l’infection artificielle des cure-dents. Les boîtes de Petri contenant une culture pure de F.<br />
verticillioides sont sorties de l’incubateur et placées sous la hotte. A l’aide d’une boucle, le mycélium<br />
est raclé et mis dans les tubes à essai stérilisés contenant 10ml d’eau distillée. La suspension de<br />
spores ainsi obtenue dans chaque tube à essai est transvasée dans un erlenmeyer de 500ml. Ce<br />
dernier est agité à l’aide d’un agitateur électrique pendant environ 20 secondes. Cette opération a<br />
permis d’obtenir une suspension homogène de spores. Cette dernière est répartie dans des<br />
erlenmeyers de 25ml, à raison de 18ml par erlenmeyer. Soixante cure-dents y sont introduits par<br />
leurs bouts effilés. Ces erlenmeyers sont hermétiquement scellés à l’aide du papier aluminium<br />
doublé de parafilm et ont séjourné pendant deux semaines dans l’incubateur à 25°C sous lumière<br />
fluorescente (2700 lux) avec une photo-périodicité journalière de 12 heures.<br />
Au bout de cette période, cinq cure-dents sont prélevés au hasard de chaque erlenmeyer à<br />
l’aide d’une pince stérile. Le bout pointu de chaque cure-dent est plongé pendant 3 secondes<br />
environ dans une goutte d ‘eau distillée déposée sur la lame. Cette dernière est couverte d’une<br />
lamelle et observée au microscope photonique en vue de déterminer la présence des spores. Les<br />
cure-dents ainsi préparés sont utilisés pour l’inoculation artificielle des plants avec F. verticillioides.<br />
63
Photo 4 : Les cure-dents décolorés et autoclavés<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Résultats et discussion<br />
64
2.3.2.4. Détermination de la teneur en eau des grains<br />
Résultats et discussion<br />
La teneur en eau des grains issus aussi bien des parcelles inoculées que non inoculées est<br />
déterminée par la méthode ISO (International Organisation for Standardisation). Une poignée de<br />
grains est moulue à l’aide d’un moulin électrique de séparation. La farine obtenue est prélevée dans<br />
des boîtes métalliques en trois (03) répétitions par échantillon. Le poids initial (frais) est déterminé<br />
et les boîtes, étiquetées sont placées à l’étuve pendant 2h15mn à une température de 130 o C.<br />
Ensuite, le poids sec de la farine est déterminé. Ces deux données nous ont permis de calculer la<br />
teneur en eau des grains par la formule suivante :<br />
Pf - Ps<br />
TH (%) = x100<br />
Pf<br />
TH (%) = Taux d’humidité en %<br />
Pf = Poids frais de l’échantillon en g<br />
Ps = Poids sec de l’échantillon en g<br />
2.3.3. Travail sur le terrain<br />
2.3.3.1. Traitement du sol<br />
L’objectif de ce traitement est d’éliminer au préalable la majeure partie des<br />
champignons présents dans le sol afin de s’assurer que l’infection future des variétés de<br />
maïs serait en grande partie artificielle. Pour cela, cinq jours avant la date de semis, le sol a<br />
subi un traitement fongicide au bénomyl 80%. Le calcul de la quantité de produit utilisé est<br />
fait à partir de la dose prescrite à l’hectare. Ainsi 3 grammes environ de produit ont été<br />
dissous dans 2 litres d’eau; ce qui correspond à 600 litres d’eau pour 900 grammes de<br />
produit à l’hectare. De façon pratique la dose utilisée est de 190,08 litres d’eau pour 285,12<br />
grammes de produit sur une superficie de 3168m 2 . Le traitement est fait à l’aide d’un<br />
pulvérisateur manuel.<br />
2.3.3.2. Entretien et suivi<br />
65
Résultats et discussion<br />
L’entretien et le suivi de la parcelle expérimentale ont été permanents durant toute la<br />
période de l’essai, soit de juin à octobre 2003. Les principaux travaux d’entretien sont les<br />
suivants :<br />
L’application d’engrais N-P-K-S-B (14-23-14-5-1) sur toutes les unités parcellaires à raison de<br />
3g/plant le 24 eme jour après semis (j a s) ;<br />
Le sarclage de la parcelle les 21, 51, 81 et 101 eme jas et<br />
L’irrigation de la parcelle du 12 juillet 2003 jusqu’ au début de la petite saison pluvieuse<br />
(photo5).<br />
2.3.3.3. Inoculation artificielle des plants de maïs par la technique des<br />
cure-dents<br />
Les tiges ont été perforées à l’aide des cure-dents préalablement infectés. Les tiges de<br />
maïs sont forées à l’aide d’un poinçon de bois stérilisé, cylindrique d’environ 15 cm de long et 0,5<br />
cm de diamètre. A l’aide des pincettes stérilisées, un cure-dent est introduit par son bout effilé dans<br />
le trou ainsi fait sur la tige de maïs. Le cure-dent séjourne dans la tige jusqu’à la récolte. Sur chaque<br />
unité parcellaire, l’infection a eu lieu le trente cinquième jour après levée (j.a.l) et est effectuée sur le<br />
premier entrenœud au-dessus du collet de 85 plants (photo 6), à l’exception des plants se trouvant<br />
sur les deux lignes de bordure de la longueur et de la largeur.<br />
66
Photo 5 : Le système d’irrigation par aspersion<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Résultats et discussion<br />
Photo 6 : L’inoculation artificielle par la technique des cure-dents<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
2.3.4. Echantillonnage et mise en culture<br />
2.3.4.1. Echantillonnage et culture des tiges de maïs au laboratoire<br />
L’échantillonnage pour la culture des tiges a eu lieu aux 54-68-82-96 et 110 eme jours après<br />
semis (j.a.s) ; soit une fréquence de deux semaines. Il s’agit de vérifier le succès de l’inoculation<br />
67
Résultats et discussion<br />
des plants avec F. verticillioides ainsi que l’efficacité du traitement fongicide. Pour chaque<br />
échantillonnage, cinq plants par unité parcellaire (soit un total de 240 plants) ont été prélevés de<br />
façon aléatoire en évitant les lignes de bordure. A l’aide d’un sécateur stérilisé, les cinq premiers<br />
entrenœuds sont prélevés (photo 7). Les échantillons prélevés sont traités à l’eau de javel (NaOCl)<br />
à 10% pendant 15 min, puis ont séjourné pendant 5 min dans l’alcool (éthanol) à 97%. Ces derniers<br />
sont placés sur du papier filtre non stérilisé sous la hotte aseptisée à l’alcool où l’épiderme des<br />
échantillons est prélevé à l’aide d’un scapel et d’une pince. Les fragments de tiges ainsi obtenus<br />
sont placés sur du PDA dans des boîtes de Petri (photo 8). Les boîtes de Pétri sont placées dans<br />
l’incubateur à 25 o C avec une photo-périodicité de 12 :12 heures (jour : nuit).<br />
Sept jours plus tard, les boîtes de Petri sont sorties de l’incubateur pour l’évaluation au<br />
binoculaire avec le grossissement x16. Les genres prédominants de moisissures (Fusarium spp,<br />
Aspergillus spp et Penicillium spp) et les autres genres regroupés dans la catégorie « autres »<br />
présents sont identifiés et cette identification est faite sur la base du mycélium aérien. Le mycélium<br />
de Fusarium spp est repiqué sur le milieu "Carnation Leaf Agar" (CLA) dans des boîtes de Petri qui<br />
sont incubées dans les mêmes conditions que précédemment décrites en vue de l’identification de<br />
l’espèce F. verticillioides. Après sept jours d’incubation, l’identification est faite par observation au<br />
microscope photonique et est basée sur la présence et la nature des microconidies de F.<br />
verticillioides observées sur le milieu CLA. Ce milieu est obtenu en déposant trois (03) morceaux de<br />
jeunes feuilles d’œillet dans de l’eau gélosée (1L d’eau distillée+20g d’Agar poudre) en train de se<br />
solidifier (photo 9). Le pourcentage d’infection des tiges par les divers genres de champignons est<br />
calculé par la formule suivante :<br />
% =<br />
N x100<br />
25<br />
N = nombre d’entrenœuds infectés<br />
25 = nombre d’entrenœuds mis en boîte<br />
La fiche utilisée pour l’évaluation est en annexe 2.<br />
EN1 EN2 EN3 EN4 EN5<br />
68
Résultats et discussion<br />
EN= entenoeud Photo 7 : Deux tiges de maïs avec les cinq premiers entrenœuds<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Photo 8 : Les fragments des cinq premiers entrenœuds d’une tige<br />
de la variété Kamboinsé sur PDA<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Agar Feuilles d’oeillet<br />
69
Photo 9 : Le milieu CLA dans une boîte de Petri<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
2.3.4.2. Echantillonnage et culture des grains au laboratoire<br />
Résultats et discussion<br />
L’échantillonnage pour la culture des grains est fait à la récolte sur les épis provenant de<br />
cinq plants par unité parcellaire. Ces épis prélevés par traitement et par variété avec trois (03)<br />
70
Résultats et discussion<br />
répétitions sont égrenés pour les analyses mycologiques. Ainsi par unité parcellaire, un échantillon<br />
de 25 grains réparti dans 5 boîtes de Petri a été pris au hasard et la culture est faite dans les<br />
mêmes conditions que précédemment décrites dans la partie 2.3.4.1 (photo 10). A l’instar de la<br />
mise en culture des tiges, les trois principaux genres de champignons et la catégorie « autres » sont<br />
identifiés sur la base du mycélium aérien et le repiquage de Fusarium spp est fait sur le milieu de<br />
culture CLA en vue de l’identification de F. verticillioides. Le pourcentage d’infection des grains par<br />
les divers genres de champignons est calculé par la formule suivante :<br />
% =<br />
N x100<br />
25<br />
N = nombre de grains infectés<br />
25 = nombre de grains mis en boîte<br />
La fiche utilisée pour l’évaluation est en annexe 3.<br />
2.4. ANALYSE STATISTIQUE<br />
Les données ont été analysées avec le logiciel Statistical Analysis System (SAS Institute,<br />
Cary, NC). En vue de respecter les règles nécessaires pour l’analyse de variance, notamment<br />
celles relatives à l’égalité de la variance et à la normalité de la distribution de l’erreur expérimentale<br />
(Gomez and Gomez, 1984), les pourcentages d’infection ont été transformés en Arcsinus de la<br />
racine carrée des proportions, soit x ´= 57,32 arcsin √p avec p=x/100 et x= pourcentage.<br />
Les moyennes d’infection non transformées ont été séparées quand il y a une différence<br />
significative par le test de Student-Newman-Keuls (SNK) au seuil de 5%. En vue de voir l’évolution<br />
de l’infection dans le temps, les contrastes orthogonaux sont utilisés pour calculer la probabilité des<br />
réponses linéaire et quadratique de toutes les dates d’échantillonnage. De plus, le coefficient de<br />
corrélation de Pearson a été calculé dans le but de voir la relation entre la faculté germinative des<br />
semences et le niveau d'infection des variétés de maïs. Les courbes ont été réalisées à l’aide du<br />
logiciel Excel.<br />
71
Légende :<br />
D-W = DMR-ESRW<br />
+ = Grains provenant de plants inoculés<br />
Photo 10 : Grains de maïs sur PDA<br />
Source : Kanmadozo (2003)<br />
Résultats et discussion<br />
72
CHAPITRE 3<br />
RESULTATS ET DISCUSSION<br />
Résultats et discussion<br />
73
3.1. RESULTATS<br />
Résultats et discussion<br />
3.1.1. Niveau d’infection et teneur en eau des différentes variétés de maïs<br />
3.1.1.1. Niveau d’infection des variétés de maïs avant le semis<br />
L’analyse microbiologique des grains de maïs avant leur mise en terre a permis non<br />
seulement de déterminer la faculté germinative mais aussi et surtout de connaître le spectre<br />
fongique des variétés de maïs utilisées dans le cadre de l’essai au début de la phase végétative<br />
comme le montre le tableau 9.<br />
Variétés<br />
Tableau 9 : Taux de germination et incidence de la microflore pour chaque<br />
Faculté<br />
germinative<br />
(%)<br />
variété de maïs avant le semis<br />
Fusarium<br />
spp<br />
Incidence en (%)<br />
Aspergillus Penicilium Autres<br />
spp<br />
spp<br />
genres<br />
Moyenne<br />
DMR-ESRW 95±5 67,00±11,49 0,00±0,00 0,00±0,00 9,00±12,81 19,00±32,28<br />
DMR-ESRY 91±4 92,00±3,27 4,00±3,27 5,00±3,83 26,00±6,93 31,75±41,43<br />
kamboinsé 92±6 78,00±9,52 7,00±3,83 0,00±0,00 15,00±15,10 25,00±35,86<br />
Keb-EMY 74±5 72,00±5,67 28,00±6,53 30,00±10,07 5,00±2,00 33,75±27,91<br />
N’gakoutou 83±5 60,00±7,30 51,00±11,94 0,00±0,00 5,00±5,03 24,5±35,89<br />
QPM 82±8 71,00±6,83 17,00±6,00 10,00±7,12 5,00±2,00 25,75±30,57<br />
TZE-SRW 77±7 93,00±3,83 33,00±6,83 0,00±0,00 4,00±3,27 32,5±42,93<br />
TZPB-SR 96±6 69,00±10 9,00±3,83 3,00±2,00 3,00±3,83 21,00±32,12<br />
Moyenne 86±8 75,25±11,78 18,63±17,46 6,00±10,32 9,00±7,87 26,66±5,48<br />
La viabilité des semences utilisées pour le semis est variable d’une variété de maïs à une<br />
autre. En effet, la faculté germinative des huit variétés est comprise entre 74%±5 et 96%±6<br />
respectivement pour la variété jaune Keb-EMY et la variété blanche TZPB-SR (Tableau 9). Bien que<br />
quatre (04) des huit (08) variétés présentent une viabilité élevée avec une faculté germinative<br />
supérieure à 90%, les semences de façon générale ne sont pas très fortement viables dans la<br />
mesure où la faculté germinative toute variété confondue est égale à 86%±8.<br />
Quant à la microflore, elle est constituée d’un grand nombre de champignons répartis en<br />
quatre (04) catégories selon l’importance de l’incidence des divers genres rencontrés. Les genres<br />
74
Résultats et discussion<br />
couramment rencontrés sont Fusarium spp, Aspergillus spp et Penicillium spp. D’autres genres de<br />
champignons sont également rencontrés dont les plus importants sont Rhizopus sp, Trichoderma<br />
sp, Curvularia spp, Syncephalastrum spp et Pestalotia spp. Généralement, les semences sont plus<br />
attaquées par Fusarium spp (75,25%±11,78) suivi d’Aspergillus spp (18,63%±17,46), de Penicillium<br />
spp (6,00%±10,32) et des autres genres de champignons (9,00%±7,87 avec une prédominance<br />
des genres Rhizopus et de Trichoderma).<br />
L’infection de chaque genre de champignon est inégalement répartie d’une variété de maïs<br />
à une autre et ces variétés ne réagissent pas de la même manière face à l’infection de leurs<br />
semences par les moisissures. En effet, les variétés N’gakoutou et DMR-ESRW sont les moins<br />
attaquées par Fusarium spp avec respectivement pour incidence 60,00%±7,30 et 67,00%± 11,49<br />
contrairement aux variétés DMR-ESRY (92,00%±3,27) et TZE-SRW (93,00%±3,83) qui<br />
apparaissent comme les plus infectées. Les semences de la variété DMR-ESRW ne sont pas<br />
attaquées par le genre Aspergillus spp tandis que N’gakoutou est la plus infectée par ce<br />
champignon (51,00%±11,94). Aussi, faut-il remarquer que N’gakoutou, la variété la moins attaquée<br />
par Fusarium spp ressort comme la plus infectée par Aspergillus spp tandis que DMR-ESRY est<br />
moins attaquée par Aspergillus spp et plus attaquée par Fusarium spp. Le genre Penicillium spp est<br />
beaucoup plus remarqué sur la variété Keb-EMY avec une incidence de 30,00%±10,07. Hormis<br />
ces trois principaux genres, l’infection des autres est non négligeable. Ainsi, ils infectent plus DMR-<br />
ESRY (26,00%±6,93) alors que TZPB-SR avec 3,00%±3,83 d’infection est moins attaquée par ces<br />
derniers.<br />
Il ressort du tableau 9 que les semences de toutes les variétés de maïs utilisées sont<br />
attaquées par les moisissures mais à des degrés divers. C’est ainsi que les semences de DMR-<br />
ESRW et TZPB-SR sont moins infectées avec respectivement pour incidence 19,00%±32,28 et<br />
21,00%±32,12 contrairement à celles de Keb-EMY (33,75%±27,91) et TZE-SRW (32,5%±42,93).<br />
Par ailleurs, il existe une corrélation négative significative à 5% entre la faculté germinative des<br />
semences et le niveau d’infection des variétés de maïs (r=-0,741). Ainsi, les variétés présentant<br />
une forte viabilité sont faiblement attaquées tandis que celles à faible viabilité sont plus infectées<br />
par les moisissures (figure 3).<br />
75
Pourcentages (%)<br />
Légende :<br />
120<br />
100<br />
80<br />
60<br />
40<br />
20<br />
0<br />
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8<br />
V 1 : DMR-ESR-W V5 : N’gakoutou<br />
V2 : DMR-ESR-Y V6 : QPM<br />
V3 : Kamboinsé V7 : TZE-SRW<br />
V4 : Keb-EMY V8 : TZPB-SR<br />
TG = Taux de germination<br />
Variétés<br />
Résultats et discussion<br />
TG<br />
Infection<br />
Figure 3 : Taux de germination et incidence de la microflore avant le semis<br />
3.1.1.2. Teneur en eau des variétés de maïs à la récolte<br />
76
Résultats et discussion<br />
La détermination du taux d’humidité des grains à la récolte a révélé que la teneur en eau<br />
varie en fonction aussi bien des variétés que de l’inoculation. En effet, à partir du tableau 10, il<br />
ressort que la teneur en eau est plus élevée au niveau les plants inoculés (PI) qu’au niveau des<br />
plants non inoculés(PNI). Dans le cas des PNI, ce sont les variétés DMR-ESRW et N’gakoutou qui<br />
ont montré avec respectivement 11,67%±0,12 et 12,34%±0,14 les teneurs en eau les plus faibles<br />
tandis que ces teneurs en eau sont plus fortes au niveau des variétés Keb-EMY et QPM avec<br />
respectivement 14,38%±0,10 et 16,25%±0,08. Aussi ces deux variétés ont-elles les fortes teneurs<br />
au niveau des plants inoculés avec 16,19%±0,11 et 16,43%±0,06, contrairement aux variétés<br />
DMR-ESRW et TZPB-SR qui ont respectivement 13,82%±0,28 et 14,00%± 0,19 comme teneurs en<br />
eau.<br />
Tableau 10 : Teneur en eau des grains selon la variété et l’inoculation<br />
Variétés Inoculation Teneur en eau (%)<br />
DMR-ESRW Plants inoculés 13,82±0,28<br />
DMR-ESRY<br />
Plants non inoculés 11,67±0,12<br />
Plants inoculés 14,35±0,15<br />
Plants non inoculés 13,22±0,16<br />
Kamboinsé Plants inoculés 14,51±0,15<br />
Keb-EMY<br />
N’gakoutou<br />
QPM<br />
TZE-SRW<br />
TZPB-SR<br />
Plants non inoculés 12,45±0,16<br />
Plants inoculés 16,19±0,11<br />
Plants non inoculés 14,38±0,10<br />
Plants inoculés 14,87±0,22<br />
Plants non inoculés 12,34±0,14<br />
Plants inoculés 16,43±0,06<br />
Plants non inoculés 16,25±0,08<br />
Plants inoculés 15,79±0,73<br />
Plants non inoculés 12,99±0,11<br />
Plants inoculés 14,00±0,19<br />
Plants non inoculés 12,87±0,14<br />
3.1.2. Infection des différentes variétés de maïs au champ<br />
77
Résultats et discussion<br />
3.1.2.1. Principaux champignons rencontrés sur les tiges de maïs<br />
A l’instar de l’infection des grains avant le semis, la culture des tiges à différentes dates a<br />
révélé une variabilité dans l’infection des huit variétés de maïs par les principaux genres de champignon.<br />
Les tableaux mentionnés en annexes 4, 5, 6 et 7 montrent l’analyse de variance et les divers contrastes<br />
orthogonaux sur l’infection des tiges respectivement par Fusarium spp, Aspergillus spp, Penicillium spp<br />
et les autres genres de champignons. De l’annexe 4, il ressort que la date d’échantillonnage, la variété,<br />
l’inoculation et l’interaction inoculation x date d’échantillonnage ont des effets hautement significatifs<br />
(P
Pourcentage d'infection (%)<br />
60<br />
50<br />
40<br />
30<br />
20<br />
10<br />
0<br />
54 68 82 96 110<br />
Jours après semis<br />
Résultats et discussion<br />
Fusarium spp<br />
Aspergillus spp<br />
Penicillium spp<br />
Autres<br />
Figure 4 : Evolution dans le temps de l’infection de chaque catégorie de<br />
champignons<br />
79
3.1.2.2. Infection des tiges par l’espèce Fusarium<br />
verticillioides<br />
Résultats et discussion<br />
L’état d’infection des tiges des différentes variétés de maïs est causé par plusieurs genres<br />
de champignons mais plus par les espèces du genre Fusarium spp. Cette infection est surtout<br />
causée par F. verticillioides comme le montrent les résultats de la présente étude, soit 92,60% de<br />
l’infection (figure 5).<br />
Tout au long de l’échantillonnage, le pourcentage d’infection diffère d’une variété de maïs à<br />
une autre. La figure 6 montre l’infection des tiges par F. verticillioides selon la variété et l’inoculation.<br />
Il en ressort que pour les plants inoculés, elle est maximale pour DMR-ESRY (73,06%±2,92) et<br />
TZE-SRW (73,86%±2,92) et minimale pour DMR-ESRW et TZPB-SR avec respectivement<br />
45,87%±2,92 et 54,40%±2,92. En ce qui concerne les plants non inoculés, les variétés DMR-<br />
ESRW (9,3%±2,92) et DMR-ESRY (14,8%±2,92) sont les moins infectées tandis que Keb-EMY<br />
(20%±2,92) et TZE-SRW (19,47%±2,92) apparaissent plus attaquées. L’infection des tiges par F.<br />
verticillioides diffère selon qu’il s’agit de parcelles inoculées ou non. Ainsi en nous référant au<br />
tableau 11, nous constatons que cette différence est hautement significative (P
Résultats et discussion<br />
F.verticillioides<br />
Autres Fusarium<br />
Figure 5 : Importance de l’infection des tiges par l’espèce F. verticillioides<br />
%<br />
80<br />
60<br />
40<br />
20<br />
0<br />
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8<br />
Légende :<br />
Plants inoculés<br />
Plants non<br />
inoculés<br />
V 1 : DMR-ESR-W V2 : DMR-ESR-Y V3 : Kamboinsé V4 : Keb-<br />
EMY V5 : N’gakoutou V6 : QPM V7 : TZE-<br />
SRW V8 : TZPB-SR<br />
Figure 6 : Pourcentage d’infection des tiges par F. verticillioides selon la variété et<br />
l’inoculation<br />
81
Résultats et discussion<br />
Tableau 11 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection<br />
des tiges par F. verticillioides<br />
Sources ddl F Pr<br />
JAS 4 24,97*
Résultats et discussion<br />
Tableau 12 : Analyse de variance pour l’infection des tiges par F. verticillioides<br />
Sources ddl<br />
7<br />
VAR<br />
INOC 1<br />
INOC x VAR<br />
Sources<br />
à différentes dates après semis<br />
7<br />
ddl<br />
7<br />
VAR<br />
INOC 1<br />
INOC x VAR<br />
Sources<br />
7<br />
ddl<br />
7<br />
VAR<br />
INOC 1<br />
INOC x VAR<br />
7<br />
a-54 jas<br />
b-68 jas<br />
c-82 jas<br />
F Pr<br />
0,40ns 0,9011<br />
372,71*
Sources<br />
Légende :<br />
Sources ddl<br />
d-96 jas<br />
Résultats et discussion<br />
F Pr<br />
7 7,40*
Résultats et discussion<br />
3.1.2.3. Sensibilité des variétés de maïs par rapport à l’infection des tiges par F.<br />
verticillioides<br />
Les différentes variétés de maïs réagissent différemment par rapport à l’infection des tiges<br />
par F. verticillioides et l’incidence d’infection des tiges par cette moisissure varie d’une variété à<br />
l’autre (Figure 8). En effet, les variétés DMR-ESRW (27,60%±2,07) et TZPB-SR (35,20%±2,07)<br />
sont moins attaquées tandis que QPM (44,67%±2,07) et TZE-SRW (46,67%±2,07) sont les plus<br />
infectées. De plus, l’analyse de variance fait ressortir une différence hautement significative entre<br />
les variétés pour ce qui est de l’infection des tiges par F. verticillioides (tableau 11). Par ailleurs, il<br />
ressort du tableau 13 que la différence entre l’infection de DMR-ESRW et celle de TZPB-SR est<br />
significative à 5% (P=0,0357) tandis que cette différence est hautement significative entre DMR-<br />
ESRW et les six autres variétés (P
%<br />
50<br />
45<br />
40<br />
35<br />
30<br />
25<br />
20<br />
15<br />
10<br />
5<br />
0<br />
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8<br />
Légende :<br />
V 1 : DMR-ESR-W V5 : N’gakoutou<br />
V2 : DMR-ESR-Y V6 : QPM<br />
V3 : Kamboinsé V7 : TZE-SRW<br />
V4 : Keb-EMY V8 : TZPB-SR<br />
Résultats et discussion<br />
Figure 7 : Pourcentage d’infection des tiges par F. verticillioides selon la variété<br />
Tableau 13 : Test de comparaison des différentes variétés de maïs<br />
Variétés<br />
suivant l’infection des tiges par F. verticillioides<br />
Infection<br />
ddl t Pr >I tI<br />
86
DMR-ESRW et DMR-<br />
ESRY<br />
DMR-ESRW et Keb-EMY<br />
DMR-ESRW et<br />
N’gakoutou<br />
DMR-ESRW et QPM<br />
DMR-ESRW et<br />
kamboinsé<br />
DMR-ESRW et TZE-<br />
SRW<br />
DMR-ESRW et TZPB-<br />
SR<br />
Légende :<br />
* = Significatif à 1‰<br />
*** = significatif à 5%<br />
Résultats et discussion<br />
1118 -5,18*
Résultats et discussion<br />
Du tableau 14, nous remarquons que seule l’infection des grains par Fusarium spp au<br />
niveau des plants inoculés présente une différence d’une variété à une autre. En effet, l’infection de<br />
DMR-ESRW (32%±6,41) n’est pas la même que celle de Kamboinsé (69,33%±8,90) et de Keb-<br />
EMY (66,66%±7,21). Ces deux variétés à leur tour, présentent une infection différente de celle des<br />
cinq autres variétés. De plus, c’est la variété la moins infectée par Fusarium spp qui est plus<br />
attaquée par Aspergillus spp.<br />
Tableau 14 : Pourcentage d’infection des grains par les divers genres<br />
de<br />
Variétés Inoculation Fusarium<br />
DMR-ESRW<br />
champignons selon la variété et l’inoculation<br />
spp<br />
Aspergillus<br />
spp<br />
Penicillium<br />
spp<br />
Autres Total<br />
PI 32,00±6,41a 36,00±8,55a 1,34±1,33a 32,00±9,72a 86,66±8,20a<br />
PNI 18,67±6,89A 20,01±8,51A 8,00±6,70A 21,34±8,83A 78,66±8,16A<br />
88
Résultats et discussion<br />
DMR-ESRY PI 62,67±8,48b 20,01±8,05a 2,68±1,82a 24,00±10,36a 98,66±1,33a<br />
Kamboinsé<br />
PNI 32,00±6,70A 20,00±8,94A 2,68±1,82A 33,34±11,32A 95,99±2,89A<br />
PI 69,33±8,90c 18,67±7,67a 10,67±3,84a 6,68±6,67a 91,99±6,70a<br />
PNI 29,34±10,48A 24,01±6,20A 5,34±3,06A 36,00±12,37A 82,66±9,53A<br />
Keb-EMY PI 66,66±7,21c 32,00±11,35a 5,34±2,36a 25,34±10,77a 99,99±0,00a<br />
PNI 25,34±4,96A 24,01±8,77A 0,01±0,00A 33,34±10,45A 82,66±6,72A<br />
N’gakoutou PI 56,00±4,45b 16,01±6,53a 9,34±4,30a 0,01±0,00a 90,66±5,47a<br />
PNI 34,67±8,16A 20,01±7,30A 0,01±0,00A 14,67±9,04A 73,33±10,63A<br />
QPM PI 53,33±9,08b 12,01±6,70a 5,34±2,36a 13,34±9,08a 91,99±6,70a<br />
TZE-SRW<br />
PNI 37,34±12,17A 12,01±5,79A 5,34±3,06A 8,01±6,70A 58,66±11,78A<br />
PI 64,00±7,86b 34,67±7,67a 0,01±0,00a 16,01±9,19a 99,99±0,00a<br />
PNI 16,01±7,09A 24,00±10,54A 1,34±1,33A 45,33±12,41A 89,33±5,81A<br />
TZPB-SR PI 44,00±9,40b 13,34±7,21a 6,68±3,74a 6,68±6,67a 78,66±10,59a<br />
Légende :<br />
PNI 21,34±5,68A 24,00±8,99A 4,01±2,14A 6,68±6,67A 65,33±9,65A<br />
PI = Plants inoculés<br />
PNI =Plants non inoculés<br />
Lettres minuscules pour les plants inoculés<br />
Lettres majuscules pour les plants non inoculés<br />
La comparaison est faite par colonne<br />
3.1.3.2. Cas particulier de l’espèce Fusarium verticillioides<br />
Les grains des différentes variétés sont beaucoup plus attaqués par F. verticillioides avec une<br />
incidence de 32,92%±2,23 de l’infection totale qui est de 41,42%±2,24 comme l’indique sur la figure 9.<br />
Cette importance d’infection se manifeste différemment sur les variétés de maïs. C’est ce qui apparaît sur<br />
la figure 10 où l’infection est maximale pour Keb-EMY (64%±7,09) et minimale pour DMR-ESRW<br />
(29,34%±6,13) au niveau de plants inoculés. Quant aux plants non inoculés, c’est TZE-SRW<br />
(14,67%±6,61) qui est la moins sensible tandis que QPM avec 37,33%±12,17 apparaît comme la plus<br />
vulnérable. De façon générale, l’infection par F. verticillioides des plants inoculés est de 53,17%±2,9 et<br />
de 24,67%±2,82 pour les plants non inoculés. Il ressort de ces pourcentages que l’infection diffère donc<br />
89
Résultats et discussion<br />
selon qu’il s’agit des plants inoculés ou non. En effet, le tableau 15a montre que cette différence est<br />
hautement significative (P
%<br />
70<br />
60<br />
50<br />
40<br />
30<br />
20<br />
10<br />
0<br />
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8<br />
Résultats et discussion<br />
Plants inoculés<br />
Plants non<br />
inoculés<br />
Légende :<br />
V 1 : DMR-ESR-W V5 : N’gakoutou<br />
V2 : DMR-ESR-Y V6 : QPM<br />
V3 : Kamboinsé V7 : TZE-SRW<br />
V4 : Keb-EMY V8 : TZPB-SR<br />
Figure 9 : Pourcentage d’infection des grains par F. verticillioides selon la variété et<br />
l’inoculation<br />
3.1.3.3. Sensibilité des variétés de maïs par rapport à l’infection des<br />
grains par F. verticillioides<br />
L’attaque de grains par F. verticillioides ne se manifeste pas de la même manière d’une variété<br />
à une autre. En effet, d’après la figure 11, les variétés DMR-ESRW (23,33%±4,71) et TZPB-SR<br />
(30,67%±5,89) sont les moins sensibles contrairement aux variétés N’gakoutou (44,00%±5,20) et Keb-<br />
EMY (44,67%±5,57) qui apparaissent plus infectées. Cette différence de tolérance observée entre les<br />
variétés n’est pas statistiquement élevée dans la mesure où la variété n’a pas un effet significatif sur<br />
l’infection des grains (tableau15a). C’est ainsi que le test de Student-Newman-Keuls (SNK) n’a pas<br />
montré une différence significative entre les moyennes d’infection des diverses variétés de maïs. De plus,<br />
il ressort du tableau 15b que l’interaction F. verticillioides x variété n’est pas significative (P=0,205)<br />
sur l’infection des grains. Néanmoins par une comparaison des variétés de maïs entre elles, nous<br />
déduisons que les différences entre l’infection de DMR-ESRW et celle des variétés DMR-ESRY<br />
(P=0,0210), Keb-EMY (0,0107), N’gakoutou (P=0,0257), QPM (0,0296) et kamboinsé (0,0296) sont<br />
significatives au seuil de 5% et c’est ce qui est mentionné dans le tableau 16.<br />
91
%<br />
45<br />
40<br />
35<br />
30<br />
25<br />
20<br />
15<br />
10<br />
Légende :<br />
5<br />
0<br />
V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8<br />
V 1 : DMR-ESR-W V5 : N’gakoutou<br />
V2 : DMR-ESR-Y V6 : QPM<br />
V3 : Kamboinsé V7 : TZE-SRW<br />
V4 : Keb-EMY V8 : TZPB-SR<br />
Résultats et discussion<br />
Figure 10 : Pourcentage d’infection des grains par F. verticillioides selon la variété<br />
Infection<br />
92
Résultats et discussion<br />
Tableau 16 : Test de comparaison des différentes variétés de maïs<br />
Variétés<br />
DMR-ESRW et DMR-<br />
ESRY<br />
DMR-ESRW et Keb-EMY<br />
DMR-ESRW et<br />
N’gakoutou<br />
DMR-ESRW et QPM<br />
DMR-ESRW et<br />
kamboinsé<br />
DMR-ESRW et TZPB-<br />
SR<br />
DMR-ESRW et TZE-<br />
SRW<br />
Légende :<br />
*** = Significatif à 5%<br />
ns = Non significatif<br />
suivant l’infection des grains par F. verticillioides<br />
ddl t Pr >I tI<br />
222 -2,23*** 0,0210<br />
222 -2,57*** 0,0107<br />
222 -2,25*** 0,0257<br />
222 -2,19*** 0,0296<br />
222 -2, 9*** 0,0296<br />
222 -0,72ns 0,4738<br />
222 -1,43ns 0,1536<br />
3.1.3.4. Influence de la couleur des variétés sur l’infection des grains par<br />
F. verticillioides<br />
Les huit variétés de maïs sont réparties en deux catégories selon la couleur des grains. Il<br />
s’agit des Variétés Blanches (VB) qui comprennent DMR-ESRW, Kamboinsé, QPM, TZE-SRW et<br />
TZPB-SR et des Variétés Jaunes (VJ) regroupant DMR-ESRY, Keb-EMY et N’gakoutou. L’infection<br />
des grains par F. verticillioides diffère en fonction de la couleur des variétés, mais cette différence<br />
93
Résultats et discussion<br />
n’est pas significative (P=0,057). Cependant, les VJ (44%±3,21) apparaissent plus infectées que les<br />
VB (35,87%±2,99). Cette différenciation est schématisée sur la figure 12 où les VB représentent<br />
44,91% alors que les VJ font 55,09% de l’infection totale. De plus, DMR-ESRW qui est la variété la<br />
moins infectée par la moisissure est de couleur blanche tandis que Keb-EMY la plus sensible est de<br />
couleur jaune.<br />
Variétés jaunes<br />
Variétés blanches<br />
94
3.2. DISCUSSION<br />
Résultats et discussion<br />
Figure 11 : Importance de l’infection des grains par F. verticillioides<br />
selon la couleur des variétés<br />
3.2.1. Relation entre la germination et l’infection des variétés de maïs<br />
Les variétés de maïs étudiées présentent une variabilité dans la viabilité des semences<br />
d’une part et dans l’infection de leurs grains par les divers champignons d’autre part.<br />
Hormis Keb-EMY et TZE-SRW, toutes les autres variétés ont des semences de bonne<br />
qualité dans la mesure où le taux de germination en dessous duquel la semence est<br />
considérée comme étant de qualité insuffisante est de 80% pour le maïs (Aho et<br />
Kossou, 1997). L’infection des grains avant le semis et à la récolte a révélé que ce sont<br />
les variétés à faible et à fort taux de germination qui apparaissent respectivement<br />
comme les plus et les moins infectées par les champignons et par F. verticillioides en<br />
particulier, ce qui pourrait dire que les moisissures altèrent la qualité des semences. Il<br />
existerait donc une relation entre la germination et l’infection des grains par F.<br />
verticillioides. En effet, selon Headrick et Pataky (1989), les sources d’une partielle<br />
95
Résultats et discussion<br />
résistance à l’infection par F. verticillioides sont identifiées parmi les variétés de maïs<br />
montrant une bonne germination car l’infection des grains par ce champignon réduit la<br />
germination. De plus, la transmission de F. verticillioides au niveau des semences par<br />
le biais de l’infection asymptomatique des grains est fréquente et peut affecter le semis<br />
et la germination (Schulthess et al., 2002). Cette relation entre la germination et<br />
l’infection des grains peut s’expliquer par l’infection systémique. C’est ainsi que F.<br />
verticillioides a l’habileté de mouvoir des semences aux tiges et aux épis des plants de<br />
maïs cultivés au champ (Munkvold and Carlton, 1997).<br />
3.2.2. Infection des variétés de maïs par les champignons<br />
L’infection des tiges et des grains a révélé que l’inoculation artificielle des plants a un effet<br />
significatif. Ceci confirme les résultats obtenus en 1997, 2002 et 2003 respectivement par Munkvold<br />
et Carlton, Schulthess et al. et Clements et al.. Selon Chandelier et Kestemont (2003), cette<br />
technique permet de résoudre en partie le problème du test de comportement des variétés de maïs<br />
par rapport à la fusariose car assurant un taux suffisant d’infection même lorsque les conditions<br />
d’infection ne sont pas rencontrées. Par ailleurs, l’infection par F. verticillioides croit dans le temps<br />
de façon linéaire et cela corrobore l’affirmation de Schulthess et al. (2002) selon laquelle la vitesse<br />
d’infection par ce champignon tend à s’accroître avec le temps.<br />
Au moment où l’infection par F. verticillioides tend à atteindre son maximum, celle de tous<br />
les autres champignons chute jusqu’à leur taux d’infection le plus bas. Cela pourrait s’expliquer<br />
d’une part par la grande capacité d’infection de F. verticillioides et d’autre part par l’existence d’une<br />
relation négative entre ce dernier et les autres champignons. En effet, l’espèce F. verticillioides<br />
apparaît comme capable d’infecter la plante à tous les stades de développement indépendamment<br />
de l’infection initiale des semences (Schulthess et al., 2002). De plus, elle est en mesure de réduire<br />
l’infection des grains par Aspergillus flavus et de ce fait diminue le niveau de contamination de ces<br />
grains par l’aflatoxine (Zummo and Scott, 1992) dans la mesure où sa présence dans les épis est<br />
négativement corrélée avec les autres champigons ( Cardwell et al., 2000).<br />
La supériorité de l’infection par F. verticillioides sur toutes les catégories de champignons<br />
se manifeste également sur les autres espèces de Fusarium spp eu égard à la forte proportion de<br />
l’infection totale de ce genre qui revient à F. verticillioides. C’est à cet effet que des interactions<br />
importantes ont été signalées entre les différentes espèces de Fusarium spp. L’espèce F.<br />
96
Résultats et discussion<br />
verticillioides est capable selon Reid (2002) de l’emporter sur F. graminearum lorsque les deux<br />
espèces sont inoculées dans le canal des soies d’un épi et elle peut même empêcher la croissance<br />
des autres espèces pouvant causer une pourriture de l’épi. En général, le pourcentage d’infection<br />
des plants par F. verticillioides obtenu dans la présente étude est supérieur à celui obtenu par<br />
Munkvold et Carlton (1997), similaire à celui de Ako (2000), mais inférieur à ceux de Zummo et<br />
Scott (1992) et de Schulthess et al. (2002). Ces différences pourraient s’expliquer par une variation<br />
variétale au niveau de la réponse à l’inoculation et à l’infection naturelle. Les sources de cette<br />
variation inclusent la distribution dans le temps et dans l’espace de l’inoculum naturel, les conditions<br />
environnementales favorables ou non à l’infection et le stade de maturité de la plante (Headrick and<br />
Pataky, 1989). Le faible pourcentage d’infection par rapport à certains auteurs pourrait s’expliquer<br />
par la faible teneur en eau retrouvée à la récolte dans les variétés de maïs. En effet, la croissance<br />
des champignons se développant au champ comme Fusarium spp est rapide lorsque la teneur en<br />
eau des grains est comprise entre 18 et 20% (Munkvold and Desjardin, 1997 ; Kirshna and Ajoyk,<br />
1998) ; mais tel n’est pas le cas au cours de la présente étude.<br />
3.2.3. Relation entre l’infection des tiges et des grains par F. verticillioides<br />
L’infection des variétés de maïs par F. verticillioides diffère selon qu’il s’agit de l’infection<br />
des tiges ou des grains et l’infection des grains est faible par rapport à celle des tiges. Cela pourrait<br />
s’expliquer par le fait que la période d’épiaison et d’accumulation des substances au niveau des<br />
grains a coïncidé avec la petite saison sèche qui implique la rupture des pluies et une faible<br />
humidité relative ; conditions défavorables au développement de la moisissure. Ceci confirme les<br />
résultats obtenus par Schulthess et al. (2002). Par ailleurs, les variétés les moins et les plus<br />
sensibles à F. verticillioides sont pratiquement les mêmes dans les deux cas. Ainsi une corrélation<br />
existe entre l’infection des tiges et des grains. A cet effet, Shulthess et al. (2002) ont déjà montré<br />
que l’infection des épis est fortement corrélée avec le pourcentage d’infection des entrenœuds, ce<br />
qui prouve que la présence de F. verticillioides dans les tiges prédispose à l’infection des grains.<br />
L’infection des tiges étant une source d’infection des épis, cela pourrait se manifester à travers le<br />
mouvement des champignons ou par le biais de l’accroissement de l’activité des insectes. Ces<br />
derniers en occurrence Sesamia calasmistis et Eldana saccharina, tous deux foreurs des tiges,<br />
évoluent des entrenœuds inférieurs aux entrenœuds supérieurs avec la croissance de la plante<br />
pour pénétrer dans les épis en transportant les champignons (Schulthess and Cardwell, 1999 ;<br />
Ndemah et al., 2001).<br />
Nonobstant le fait que la tolérance des variétés de maïs est pratiquement la même du point<br />
de vue statistique pour les infections des tiges et des grains, la variété la plus sensible à l’infection<br />
97
Résultats et discussion<br />
des tiges n’est pas rigoureusement la même dans le cas de l’infection des grains. En général,<br />
l’infection des épis est issue de l’inoculum externe sur les soies et des insectes se nourrissant à<br />
travers le canal de ces dernières. En effet, selon Odvody et al. (1997) et Wicklow (1994), Fusarium<br />
spp peut envahir directement les grains à travers les fentes au niveau des soies et les dégâts dus<br />
aux insectes se nourrissant parfois avant la récolte. De plus, les spores de Fusarium spp qui se<br />
trouvent sur les soies germent et entrent dans les épis après la pollinisation. Aussi, importe-t-il de<br />
remarquer que l’infection à travers les soies est plus importante que l’infection systémique car les<br />
souches qui infectent ces soies dominent celles infectant les épis via l’infection systémique (King,<br />
1981 ; Munkvold and Carlton, 1997).<br />
3.2.4. Comportement des différentes variétés de maïs par rapport à l’infection<br />
par F. verticillioides<br />
Les infections des tiges et des grains par F. verticillioides ont révélé toutes deux que DMR-<br />
ESRW est la variété la moins sensible. Quant à la variété la plus vulnérable, il s’agit dans le premier<br />
cas de TZE-SRW et de Keb-EMY dans le second. Etant donné que l’infection des grains doit<br />
préoccuper beaucoup plus, on peut déduire que DMR-ESRW est la variété la plus tolérante<br />
contrairement à Keb-EMY qui est apparue comme la plus vulnérable à l’infection par F.<br />
verticillioides. Cette différence de tolérance à l’infection par F. verticillioides pourrait en partie<br />
s’expliquer par la variation de la teneur en eau d’une variété à une autre. En effet, DMR-ESRW, la<br />
variété la moins sensible a la plus faible teneur en eau tandis que, même si keb-EMY n’a pas la plus<br />
forte teneur en eau, vient en deuxième position après le QPM qui se retrouve aussi parmi les<br />
variétés les plus sensibles.<br />
Ce résultat confirme ceux de Schulthess et al. (2002) et de Affognon (2002) qui en testant<br />
diverses variétés de maïs utilisées au Bénin, ont trouvé que DMR-ESRW est la variété la moins<br />
sensible à l’infection par F. verticillioides. Par ailleurs, la sensibilité des variétés de maïs par rapport<br />
à l’infection par cette espèce de champignon a été testée dans d’autres pays. En effet, au Nigéria,<br />
Cardwell et al. (2000) ont démontré que sur quatre variétés testées, c’est TZBR qui est la plus<br />
attaquée par F. verticillioides. Rheeder et al. (1990 ; 1993) après avoir testé en Afrique du sud<br />
différentes variétés par rapport à l’infection par F. verticillioides, ont prouvé que PNR6528 et<br />
A1305W étaient plus sensibles au champignon tandis que A1600 et SNK2147 s’étaient montrées<br />
comme les moins attaquées. Aux Etats-Unis (Mississippi), King et Scott (1981) ont trouvé une<br />
différence signicative au niveau de la sensibilité des variétés de maïs dans la mesure où les<br />
variétés Coker77 et Delkalb XL395 étaient les moins sensibles contrairement aux Trojan TXS114 et<br />
Northrup King PX675. Quelques années plus tard dans l’Etat d’Illinois, il s’est révélé que l’infection<br />
98
Résultats et discussion<br />
aussi bien asymptomatique que symptomatique varie d’une variété à une autre. Ainsi les variétés<br />
IL781a, IL125b et IL773a apparaissent comme les moins sensibles à l’infection des grains par F.<br />
verticillioides (Headrick and Pataky, 1989). Dans l’Etat d’Iowa par contre, l’incidence et la sévérité<br />
de l’infection des grains par F. verticillioides sont plus réduites chez l’hybride Cry1A que chez<br />
l’hybride non transgénique (Munkvold and Carlton, 1997). En Colombie, sur six variétés étudiées<br />
par Calvert et al. (1985), seulement US13 (DX) est plus vulnérable aux attaques de F. verticillioides<br />
alors que les variétés Pionner Brand 3183 et Zimmerman Z254W (3X) se sont révélées comme les<br />
moins sensibles. Quatre années plus tard, une étude menée sur quelques variétés tropicales a<br />
montré que B73XMo17 est plus attaquée par F. verticillioides contrairement à X105AXT qui est plus<br />
tolérante (Holley et al., 1989).<br />
De façon générale, la différence de tolérance pourrait être due à une variabilité dans la<br />
croissance et le mouvement des champignons à l’intérieur des plantes et à l’importance de<br />
développement des insectes agissant comme vecteurs de ces moisissures (Shulthess et al., 2002).<br />
Selon King et Scott (1981), ces différences sont sous le contrôle génétique et c’est ce qui les a<br />
amené trois ans plus tard à prouver qu’elles sont conditionnées par les caractéristiques du<br />
péricarpe et de l’endosperme ; l’embryon et le cytoplasme ayant un faible effet sur le pourcentage<br />
d’infection des grains par F. verticillioides. C’est ainsi que les caractéristiques comme la dureté du<br />
péricarpe (Farrar and Davis, 1991 ; Warfield and Davis, 1996) et la longueur des soies (Headrick<br />
and Pataky, 1991) contribuent à la tolérance des variétés de maïs à l’infection par F. verticillioides<br />
par imposition d’une barrière entre les sources d’inoculum et les grains (Clements et al., 2003). A<br />
cet effet, il importe de nuancer car plusieurs insectes sont impliqués dans le transport de F.<br />
verticillioides au niveau de la plante du maïs (Dowd, 2000 et 2001). Ainsi l’efficacité de ces types de<br />
résistance (dureté péricarpe et longueur de la soie) peut être réduite dans l’environnement si le<br />
champignon accède aux grains à travers les dégâts des insectes (Clements et al., 2003).<br />
Cependant, d’après trois différentes études menées en 1994 par Hoenish and Davis, Snijders et<br />
Wicklow, il existe quatre caractéristiques qui expliquent la tolérance des variétés de maïs à<br />
l’infection par les espèces F. verticillioides et Aspergillus flavus et à la production de leurs toxines. Il<br />
s’agit de :<br />
La résistance au processus d’infection par des barrières physiques ;<br />
La résistance à la croissance et à la production de toxines après l’infection ;<br />
La résistance aux dégâts des insectes et<br />
La tolérance au stress de l’environnement.<br />
3.2.5. Influence de la couleur des variétés sur l’infection par F.verticillioides<br />
99
Résultats et discussion<br />
La couleur des grains n’a pas un effet significatif sur la sensibilité des variétés de maïs<br />
à l’infection par F. verticillioides. Cependant les variétés jaunes apparaissent plus<br />
infectées que les variétés blanches. Le même résultat a été trouvé au Bénin par<br />
Affognon (2002) qui, après une étude sur neuf variétés, a affirmé que la couleur des<br />
grains n’a aucun effet sur la sensibilité des variétés à l’infection par F. verticillioides.<br />
Aussi nos résultats confirment-ils ceux obtenus en Afrique du sud par différents<br />
chercheurs. En effet, Rheeder et al. (1990) en travaillant sur dix variétés sud-africaines,<br />
ont montré que la couleur n’a aucun effet sur l’infection par F. verticillioides. Trois ans<br />
plus tard, Rheeder et al. (1993) en reprenant leurs études sur les mêmes variétés, ont<br />
confirmé qu’il n’y a pas de différence significative entre les variétés blanches et jaunes<br />
vis-à-vis de la pourriture des épis de maïs causée par F. verticillioides. Malgré le fait<br />
qu’il n’y ait pas de différence significative entre les variétés blanches et jaunes, ces<br />
dernières apparaissent plus attaquées par F. verticillioides (Gevers et al., 1992 ;<br />
Nowell, 1992). Par ailleurs, des études menées par Shephard et al. (1996) sur certaines<br />
variétés sud-africaines ont révélé que, bien que le taux de fumonisines dans les grains<br />
jaunes représente environ 50% de ceux des grains blancs, les variétés jaunes sont<br />
apparemment plus contaminées par F. verticillioides que les blanches.<br />
100
CONCLUSION ET<br />
SUGGESTIONS<br />
Résultats et discussion<br />
Les résultats du présent travail montrent que certaines variétés de maïs utilisées au Bénin<br />
manifestent une différence de tolérance par rapport à l’infection par F. verticillioides. Aussi, les<br />
variétés de maïs cultivées au champ sont-elles attaquées par plusieurs genres de champignons<br />
parmi lesquels Fusarium spp, Aspergillus spp et Penicillium spp sont les plus dangeureux.<br />
101
Résultats et discussion<br />
Fusarium spp, avec plus de 50% de l’infection est en grande partie responsable de l’attaque<br />
fongique des variétés de maïs et plus spécifiquement Fusarium verticillioides. Cette dernière,<br />
infectant le maïs depuis le champ se retrouve aussi bien dans les tiges que sur les épis mais<br />
l’infection des tiges est plus importante que celle des grains.<br />
L’infection des tiges des différentes variétés de maïs tend à accroître de façon linéaire<br />
tout au long de leur cycle végétatif. Par rapport à cette infection, divers degrés<br />
d’attaque des variétés par F. verticillioides sont obtenus. C’est ainsi que les tiges des<br />
variétés DMR-ESRW et TZPB-SR sont significativement moins infectées par cette<br />
moisissure contrairement à celles de TZE-SRW et de QPM qui sont plus susceptibles.<br />
Par ailleurs, les variétés étudiées ne réagissent pas de la même manière face à l’infection<br />
de leurs grains par F. verticillioides. En effet, DMR-ESRW et TZPB-SR sont apparues comme les<br />
variétés les plus tolérantes tandis que Keb-EMY et N’gakoutou sont les plus sensibles. Bien que les<br />
deux variétés les moins sensibles soient de couleur blanche et les deux plus sensibles de couleur<br />
jaune, la couleur des grains n’a pas une influence significative sur la sensibilité des variétés de maïs<br />
à l’infection par F. verticillioides.<br />
Les huit variétés de maïs peuvent être classées en deux groupes selon leur degré de<br />
tolérance à l’infection par F. verticillioides. Il s’agit des :<br />
Variétés les moins sensibles regroupant DMR-ESRW et TZPB-SR.<br />
Variétés les plus sensibles comprenant TZE-SRW, DMR-ESRY, Kamboisé, QPM,<br />
N’gakoutou et Keb-EMY.<br />
Eu égard à tout ce qui précède nous pouvons formuler comme principale<br />
recommandation la poursuite de l’utilisation de la variété DMR-ESRW. Cependant,<br />
certains aspects de la sensibilité d’une ou de l’autre variété de maïs restent encore à être<br />
élucidés. Ainsi nous suggérons pour les futurs travaux de :<br />
Doser la quantité de fumonisines dans les variétés de maïs testées afin d’évaluer<br />
leur comportement par rapport à la contamination par ces toxines pendant le<br />
stockage ;<br />
102
Résultats et discussion<br />
Déterminer dans chaque variété de maïs les teneurs en protéines brutes, en fibres<br />
brutes et en lipide dans le but de connaître leur influence par rapport à l’infection<br />
par Fusarium verticillioides et à la contamination par les fumonisines et<br />
Déterminer les facteurs génotypiques pouvant être responsables de la sensibilité<br />
des variétés de maïs par rapport aux attaques de Fusarium verticillioides.<br />
103
REFERENCES<br />
BIBLIOGRAPHIQUES<br />
Résultats et discussion<br />
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116
ANN<br />
EXES<br />
Résultats et discussion<br />
117
mm<br />
Résultats et discussion<br />
ANNEXE 1 : EVOLUTION <strong>DE</strong>S PRECIPITATIONS DURANT<br />
180<br />
160<br />
140<br />
120<br />
100<br />
80<br />
60<br />
40<br />
20<br />
0<br />
Juin<br />
Juillet<br />
LA PERIO<strong>DE</strong> D’ESSAI<br />
Aout<br />
Septembre<br />
Octobre<br />
Précipitation<br />
(mm)<br />
Annexe 2 : Fiche d’évaluation microbiologique des champignons sur tiges<br />
118
-Echantillonnage N° : …………………………….<br />
-Variété :………………………………………………………..<br />
-Répétition : ……………………………………………….<br />
-Traitement : ……………………………………………..<br />
-Date d’échantillonnage : …………………….<br />
- Date d’évaluation : ………………………………<br />
1<br />
2<br />
Entre<br />
nœuds<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3 3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
4<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3<br />
5 4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
Fusarium<br />
spp<br />
F. verticillioides Aspergillus<br />
spp<br />
Résultats et discussion<br />
Penicillium<br />
spp<br />
Autres<br />
119
Résultats et discussion<br />
ANNEXE 3 : FICHE D’EVALUATION MICROBIOLOGIQUE<br />
<strong>DE</strong>S CHAMPIGNONS SUR GRAINS<br />
-Variété :………………………………………………………..<br />
-Répétition : ……………………………………………….<br />
-Traitement : ……………………………………………..<br />
-Date d’échantillonnage : …………………….<br />
-Date d’évaluation : ………………………………<br />
1<br />
2<br />
Grains Fusarium<br />
spp<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3 3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
4<br />
3<br />
4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
1<br />
2<br />
3<br />
F. verticillioides Aspergillus<br />
spp<br />
Penicillium<br />
spp<br />
Autres<br />
120
5 4<br />
5<br />
Incidenc<br />
e<br />
Résultats et discussion<br />
ANNEXE 4 : ANALYSE <strong>DE</strong> VARIANCE ET CONTRASTES<br />
ORTHOGONAUX POUR L’INFECTION <strong>DE</strong>S TIGES PAR<br />
FUSARIUM SPP<br />
Sources ddl F Pr<br />
JAS 4 14,94*
*** = Significatif à 5%<br />
ns = Non significatif<br />
Résultats et discussion<br />
Annexe 5 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des<br />
tiges par Aspergillus spp<br />
Sources ddl F Pr<br />
JAS 4 22,26*
Résultats et discussion<br />
Annexe 6 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des<br />
tiges par Penicillium spp<br />
Sources ddl F Pr<br />
JAS 4 12,29*
Résultats et discussion<br />
Annexe 7 : Analyse de variance et contrastes orthogonaux pour l’infection des<br />
tiges par les autres genres de champignons<br />
Sources ddl F Pr<br />
JAS 4 31,80*
Résultats et discussion<br />
Fusarium spp<br />
Sources ddl F Pr<br />
Variétés 7 1,91 ns 0,0696<br />
Inoculation 1 45,08*