Santé mentale: - Médecins Sans Frontières Suisse

msf.ch

Santé mentale: - Médecins Sans Frontières Suisse

No 96

ÉTÉ 2010

Le journal des actions que vous rendez possibles

Un match

contre le sida

Tchad:

Sensibiliser

pour vaincre

les préjugés

Santé mentale:

Soigner les blessures de l’âme


EN DIRECT DU TERRAIN

2

Haïti: Les secours continuent

Q Les équipes MSF continuent à offrir

des soins post-opératoires ainsi qu’un

suivi psychologique aux victimes du

tremblement de terre qui a frappé l’île le

12 janvier 2010. Dans les trois sites gérés

par la section suisse de MSF à Léogane,

Lycée et Mickey, 36 000 consultations

médicales ont été réalisées en trois mois.

1

HAÏTI

W KIRGHIZSTAN:

Violences à Bichkek

Des centaines de blessés sont arrivés dans

les hôpitaux de la capitale kirghize le

7 avril, à la suite des violents affrontements

entre les forces de l’ordre et des

manifestants. L’équipe de MSF au Kirghizstan

a immédiatement apporté un soutien

aux structures de santé locales prenant

en charge ces blessés, notamment en leur

fournissant du matériel médical d’urgence

ainsi que des médicaments.

E TCHAD: Vaccination rougeole

Une campagne de vaccination de masse

a démarré le vendredi 26 mars, suite à

l'augmentation rapide du nombre de cas

de rougeole touchant les jeunes enfants

et les adolescents. MSF a vacciné au total

135 000 enfants dans la capitale N’Djamena.

Jérémie

Port-de-Paix

PORT-AU-PRINCE

Les Cayes

Cap-Haïtien

Gonaïves

Jacmel

CARIBBEAN SEA

Fort-Liberté

Hinche

ATLANTIC OCEAN

5

3

© Tristan Pfund

R RDC: Déplacés à Gety

A Gety, dans la province de l’Ituri, plus

de 2 000 déplacés sont sortis de la jungle

où ils se cachaient depuis plusieurs mois

pour fuir les combats entre miliciens

et armée gouvernementale. MSF leur a

apporté assistance médicale, soutien

psychologique, nourriture et biens de

première nécessité.

T NIGER: Vaccination méningite

Les équipes MSF participent à la campagne

nationale de vaccination contre la

méningite dans la ville de Zinder. Cette

année, c’est une méningite de type W135

qui affecte la région. Les personnes vaccinées

l’année dernière contre la méningite

de type A ne sont malheureusement

pas protégées contre cette affection et

doivent être à nouveau vaccinés.

4

7

6

19 structures

médicales et trois cliniques

mobiles gérées par MSF.

4 961 interventions

chirurgicales effectuées

en trois mois.

2

Z KENYA: Test-diagnostic

MSF lance une étude sur l’effi cacité

d’un test rapide pour diagnostiquer le

kala-azar afi n que celui-ci puisse être

adopté dans le protocole national de

prise en charge de la maladie. En effet,

son utilisation facile permettrait une

décentralisation des soins dans des

régions très reculées.

U SOUDAN:

Combats à l'est d'Abyei

De nombreux blessés sont arrivés aux

structures médicales MSF, suite aux

affrontements entre tribus nomades à l’est

d’Abyei. De plus, près de 5 000 personnes

ont été déplacées par les combats. MSF a

organisé des cliniques mobiles pour leur

venir en aide ainsi que des distributions

de matériel de première nécessité.


IMPRESSUM

Editeur responsable:

Laurent Sauveur

Responsable

des publications:

Roland Thomann

Rédactrice en chef:

Natacha Buhler

natacha.buhler@geneva.msf.org

Ont collaboré à ce numéro:

Emma Amadò, Frédéric Baldini,

Valérie Captier, Magali Deppen,

Thanh Vi Latour, David di Lorenzo,

Andreas Müntzer, Julien Rey,

Elodie Schindler.

Traductions:

Xplanation.com

Graphisme:

Latitudesign.com

Tirage:

250 000 exemplaires –

quatre fois par année, sur papier recyclé.

Le journal est adressé à tous les membres et

donateurs de Médecins Sans Frontières Suisse.

Médecins Sans Frontières

Bureau Genève:

Rue de Lausanne 78

CP 116

1211 Genève 21

Tél. 022/849 84 84

Fax 022/849 84 88

Bureau Zurich:

Streulistrasse 28

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CCP: 12-100-2

Compte bancaire:

UBS SA, 1211 Genève 2

IBAN CH 180024024037606600Q

ABIY

TAMRAT

Directeur

médical

de MSF Suisse

Couverture: © Javier Arcenillas

Grâce à vous, Médecins Sans Frontières

Suisse agit actuellement dans plus

de 20 pays.

Ne sous-estimez

pas les problèmes

de santé mentale!

Chaque année, plus de 800 000 personnes se suicident et la dépression est l’une des

principales causes d’invalidité dans le monde. Ce constat est d’autant plus effrayant

dans les pays où les équipes de Médecins Sans Frontières interviennent, car les contextes

de violences, de crise et de maladie exacerbent la détresse morale des individus.

MSF a accumulé 19 ans d’expérience dans le domaine de la santé mentale et a été une des

premières organisations à démontrer que les différences culturelles, le manque de ressources

et même la violence ne sont pas des barrières pour offrir des soins psychologiques ou

psychiatriques aux populations vulnérables. En effet, les recherches médicales menées

par nos équipes ont montré que même de brèves formes de psychothérapies de groupe ou

individuelles pouvaient améliorer la vie des gens, y compris dans des régions en guerre et

lorsque les moyens sont limités.

Jour après jour, les volontaires MSF luttent contre les souffrances physiques et psychiques

d’individus que la vie a malmené. Ils tentent, par leurs soins, de leur donner la force d’aller

de l’avant. Dans ce combat, notre force à nous, nous la tenons de la confi ance que vous manifestez

année après année vis-à-vis de notre action, du soutien fi nancier qui nous permet

encore et encore d’améliorer la qualité de nos programmes médicaux. Et j’espère qu’ensemble,

nous continuerons à secourir, tant que cela sera nécessaire, ceux qui en ont besoin. ■

4-7

FOCUS: SOIGNER LES BLESSURES DE L’ÂME

2

EN DIRECT DU

TERRAIN BRÈVES

DE NOS MISSIONS

8

UN JOUR DANS LA VIE DE

PABLO MELGAR GOMEZ,

PSYCHIATRE DANS LE CAMP

DE RÉFUGIÉS DE DADAAB

9

DIAPORAMA

UN MATCH

CONTRE LE SIDA

10-11

CARNET DE ROUTE

SENSIBILISER POUR

VAINCRE LES PRÉJUGÉS

Abiy Tamrat

Directeur médical

12

MSF VU DE L’INTÉRIEUR

ATPE: DES PRODUITS

RÉVOLUTIONNAIRES

13-14

DE VOUS À NOUS

EDITORIAL

3


FOCUS

4

Soigner les blessures

Dans les contextes de violence, de destruction, de misère, de morts et de souffrances où MSF intervient,

les problèmes de santé mentale prédominent souvent sur tous les autres. © Brendan Bannon

20% des patients se présentant

Frontières souffrent de douleurs

santé mentale. Lors de confl its

soignent aussi les souffrances


de l’âme

aux centres de santé de Médecins Sans

non spécifi ques liées à des troubles de

ou de catastrophes naturelles, nos équipes

psychologiques.

«

Tout s’est passé si rapidement…

C’était terrifi ant!» Ramon est un

jeune homme timide originaire

de Mindanao, aux Philippines. Comme

des centaines de milliers de personnes,

il a fui les combats entre les rebelles

Moro et l’armée gouvernementale qui

déchirent cette île située au sud du pays.

«J’étais à la maison avec mon enfant de

cinq ans lorsque j’ai entendu une bombe

exploser juste à côté de chez moi. Je n’ai

pas eu le temps de réaliser ce qui se passait.

Je me souviens avoir pratiquement

jeté mon enfant au-dehors avant de

sortir. Tout le monde courait. Certaines

personnes me regardaient bizarrement.

Je me sentais très fatigué et tout mon

corps me faisait mal. J’ai dû m’allonger

par terre. Après, je ne me souviens plus

de rien. On m’a dit plus tard que j’étais

couvert de sang et qu’on m’avait cru

mort. J’avais reçu deux éclats d’obus

dans le ventre. J’ai eu de la chance, car

quelqu’un m’a conduit au poste de santé

et j’ai pu être soigné.»

Mais pour Ramon, le soin de ses plaies

au ventre n’a pas été suffi sant. Guéri

de ses blessures physiques, il ressentait

encore des douleurs contre lesquelles

les analgésiques n’avaient aucun effet.

Ayant entendu parler des cliniques mobiles

de Médecins Sans Frontières et n’ayant

plus de médicaments, il s’y rendit pour

une consultation. Là, on lui prescrivit

une nouvelle boîte de paracétamol, mais

également une consultation avec un

psychologue. Le bombardement de sa

maison avait profondément traumatisé

Ramon et engendré des souffrances psychologiques

qu’un simple traitement

médicamenteux ne pouvait soigner.

Ramon fait partie des 20% de patients

qui se présentent aux centres de santé

MSF avec des douleurs non spécifi ques.

Que ce soit aux Philippines ou dans

d’autres pays, le personnel médical de

l’organisation a appris à reconnaître

l’expression corporelle des souffrances

psychologiques. En effet, les palpitations

cardiaques, les insomnies ou les douleurs

non liées à un problème physique

sont très souvent symptomatiques de

troubles mentaux comme le stress posttraumatique,

l’anxiété ou la dépression.

Dans les contextes de violence, de destruction,

de misère, de morts et de souffrances

où MSF intervient, les problèmes

de santé mentale prédominent souvent

sur tous les autres et provoquent chez

des milliers de personnes l’incapacité de

fonctionner normalement au quotidien

avec leur famille ou dans leur travail.

La santé est un tout

La santé n’est pas défi nie par l’absence

de maladie, mais par un état de bien-être

physique et moral. Des traitements effi -

caces existent pour la plupart des troubles

mentaux et les malades qui en souffrent

ont le droit d’être soignés. C’est pourquoi,

depuis 19 ans, Médecins Sans

Frontières s’efforce d’introduire un volet

>

L’art-thérapie est parfois utilisé dans les consultations

de santé mentale. © Elisa Finocchiaro/MSF

Dans les décombres du tremblement de terre

en Haïti un panneau dit: «Nous sommes fâchés.»

© Tristan Pfund

Santé mentale, faits et chiffres:

– La santé est un état de complet

bien-être physique, mental et social,

qui ne consiste pas seulement en une

absence de maladie ou d’infi rmité.

– 450 millions de personnes dans le

monde souffrent de troubles mentaux,

neurologiques ou du comportement.

Ces problèmes sont communs à

tous les pays et la cause d’immenses

souffrances.

– Près de 875 000 personnes se suicident

chaque année, dont 86% dans les pays à

faible revenu et à revenu intermédiaire.

– A la suite d’une situation d’urgence,

d’une guerre ou d’une autre catastrophe

majeure, on relève souvent deux fois

plus de cas de troubles mentaux.

– Les pays à faible revenu et à revenu

intermédiaire consacrent moins

d’1% de leur budget santé à la

santé mentale.

– La dépression est considérée comme

la principale cause d’incapacité au

niveau mondial.

– Des traitements existent pour la

plupart des troubles mentaux qui

permettent aux personnes qui en

souffrent de réinvestir leur place

dans la société.

Source: OMS

5


6

MSF a ouvert son premier

projet de santé mentale

en 1991.

Aujourd’hui, la section

suisse de MSF offre des

consultations de santé

mentale dans 13 pays,

sur 19.

Près de 12 000 consultations

de santé mentale individuelles

et plus de 700 consultations

de groupe ont été effectuées

en 2009 par les équipes de

MSF Suisse.

de santé mentale dans ses programmes

médicaux, qu’il s’agisse par exemple de

soutien psychosocial pour les personnes

vivant avec le VIH/sida au Mozambique ou

au Swaziland, de consultations en santé mentale

pour les victimes de violences sexuelles

en République démocratique du Congo ou

au Guatemala ou encore d’un soutien psychologique

d’urgence pour calmer et réduire les

souffrances psychiques des patients suite à

une catastrophe naturelle.

Arianna est psychologue. Elle a rejoint les

équipes MSF en Haïti dix jours après le tremblement

de terre du 12 janvier. «Le séisme

a vraiment traumatisé la population!» dit-elle.

«Les gens continuaient à ressentir des secousses

même quand il n’y en avait pas. En plus ils

devaient faire face au deuil d’un ou plusieurs

de leurs proches et penser en même temps à

trouver de la nourriture, un abri pour la nuit où

ils ne risqueraient pas de se faire agresser, à la

saison des pluies qui arrivait… C’était vraiment

trop. Alors, tous les matins, notre petite équipe

de santé mentale faisait le tour des hôpitaux de

fortune établis par la section suisse de MSF

dans le jardin d’enfant Mickey et dans un lycée

à Port-au-Prince. Nous essayions d’avoir un

entretien avec chaque patient, pour qu’il ou

elle puisse raconter ce qui lui était arrivé, dans

quelle situation il ou elle se trouvait maintenant.

Pendant ces séances, nous essayions de

normaliser leurs réactions anxieuses. Nous leur

expliquions que leur réaction était tout à fait

normale face à cet événement, qui lui était

anormal. Nous leur expliquions aussi qu’ils

pourraient souffrir de cauchemars, de manque

d’appétit, d’angoisse ou de douleurs physiques

dans les semaines à venir et que dans ce cas,

ils devraient revenir nous voir.»

Les consultations psychologiques individuelles

qu’Arianna et son équipe ont effectuées quelques

jours après le séisme seront suivies par

Le soutien psychologique est un des éléments principaux des programmes MSF en Haïti. En trois mois,

40 246 patients ont été reçus en consultations de santé mentale par MSF, toutes sections confondues.

© Julie Rémy/MSF

des groupes de paroles un peu plus tard,

lorsque la première phase d’urgence sera

passée et que les gens commenceront à

reconstruire leur vie. En partageant leurs

émotions, leurs diffi cultés et leurs espoirs

avec d’autres personnes ayant un vécu similaire,

les participants du groupe pourront

plus facilement prendre du recul par rapport

à l’expérience traumatisante du tremblement

de terre. Ils reprendront aussi plus facilement

leur fonction au sein de leur communauté

grâce aux échanges et au soutien mutuel

généré durant les rencontres.

Adapter notre approche

à la culture locale

MSF est très attentif à la présentation et à la

perception culturelle des problèmes de santé

mentale. C’est pourquoi les équipes sont

toujours composées de personnel expatrié et

de personnel local ayant déjà une expérience

du soutien psychologique. Ceux-ci jouent un

rôle primordial dans la prise en charge

des patients, non seulement en tant que

traducteurs, mais aussi pour la compréhension

culturelle des troubles mentaux. En effet,

ce qui est anormal dans une société ne

l’est pas forcément dans une autre. Avant

toute intervention, il faut donc appréhender

la question de la santé mentale au sein de

la communauté concernée et adapter le traitement

utilisé à la culture locale.

Dans la plupart des pays du Sud, il n’existe

pas de structures pour diagnostiquer et soigner

les troubles mentaux. Ainsi, lorsque

MSF ouvre une consultation psychologique,

l’équipe de santé mentale est vite débordée

par le nombre de patients se présentant. Les

premiers arrivés souffrent généralement de

troubles mentaux sévères comme des psychoses

ou des dépressions. Ils souffrent aussi d’épilepsie,

une maladie qui est particulièrement

Petit lexique

des troubles mentaux

Stress post-traumatique: Il s’agit d’un trouble

psychologique se manifestant suite à un événement

traumatique, comme un acte de violence au

cours duquel l’individu a senti sa vie menacée.

Les personnes souffrent alors de cauchemars,

de fl ash-back, d’anxiété et peuvent sombrer dans

l’isolement en s’efforçant d’éviter toute situation

qui pourrait réveiller le traumatisme.


Bassan est une petite réfugiée somalienne. Elle est épileptique et reçoit aujourd’hui un traitement pour sa maladie dans la clinique MSF. © Frédéric Baldini/MSF

visible pour la communauté et qui

engendre souvent rejet et stigmatisation

pour les malades.

Comme pour Bassan, cette petite réfugiée

somalienne de six ans. «La première

fois que je l’ai vue, Bassan était attachée

à une corde,» explique Pablo, le psychiatre

MSF. «Elle était intenable et partait

en courant dès qu’elle le pouvait.

Comme personne ne voulait s’occuper

d’elle, son père n’avait pas trouvé

d’autre solution lorsqu’il devait s’absenter.

Il ne voulait pas qu’elle se blesse

en mettant sa main dans le feu ou que

les enfants des voisins lui lancent des

Dépression: La dépression se caractérise

par un état de tristesse, une morosité et

un désintérêt durables qui perturbent

la vie de l’individu dans son quotidien.

Elle est considérée comme la principale

cause d’incapacité au niveau mondial.

Epilepsie: L’épilepsie est un trouble

neurologique qui a un impact majeur sur la vie

sociale du malade du fait de la stigmatisation

et de la discrimination qui ont lieu à son égard.

pierres.» Sur les radiographies, on voit

clairement la partie endommagée de

son cerveau. Les causes sont incertaines,

peut-être un accouchement mal pris en

charge ou un virus non traité. Dans un

pays où le système de santé fonctionne,

l’épilepsie de Bassan aurait certainement

pu être évitée. Mais la Somalie est

en guerre depuis 19 ans et ni Bassan ni

sa mère n’ont pu bénéfi cier des soins

médicaux dont elles auraient eu alors

besoin. La fi llette reçoit aujourd’hui un

traitement pour sa maladie et elle n’a

plus de crise. Son père n’a plus besoin

de l’attacher.

Elle est souvent prise en charge dans le cadre de

programmes de santé mentale. L’épilepsie touche

près de 50 millions de personnes dans le monde

dont 80% dans les pays en développement.

Anxiété: L’anxiété se caractérise par un

état d’alerte et de tension psychologique

qui peuvent être accompagnés de

manifestations physiques telles que vertiges,

nausées, palpitations, diffi cultés à respirer,

contrition de la poitrine, transpiration.

Ramon aussi va mieux, même si ce n’est

pas facile tous les jours. Il vit sans emploi,

réfugié dans une ville qui n’est pas la

sienne. Alors, il essaie de rester occupé,

de prendre soin de son enfant ou de voir

des amis pour tenir le coup. Il s’accroche

de toutes ses forces à la perspective

d’une vie heureuse avec sa famille.

Les psychologues MSF aident chaque

jour des centaines de personnes à vivre

leur vie et à fonctionner au quotidien.

Dans les contextes où l’organisation

intervient, leur travail sera de plus en

plus important. ■

natacha.buhler@geneva.msf.org

Psychose: La psychose est une pathologie

rare qui touche 1 à 2% de la population. Les

troubles psychotiques, comme la schizophrénie,

sont chroniques et extrêmement invalidants.

Les symptômes les plus caractéristiques sont:

une pensée et un discours désorganisés, des

idées fi xes de persécution, un comportement

étrange, effrayant ou particulièrement impulsif,

des sautes d’humeur ou un manque de

réponse émotionnelle appropriée.

www.msf.ch/sante-mentale

FOCUS

7


UN JOUR DANS LA VIE DE

8

«Ici les troubles mentaux

sont liés à la guerre»

Pablo Melgar Gomez, psychiatre dans le camp de réfugiés

de Dadaab.

Le psychiatre Pablo Melgar Gomez en discussion avec une collègue dans une des cliniques du camp de réfugiés de Dadaab. © Frédéric Baldini/MSF

«

Je me souviendrai toujours de

mon premier jour à Dadaab. Ce

fut une journée très spéciale.

Tout était nouveau et bizarre: la chaleur

était insupportable, il y avait du sable

partout, le volant de la voiture était du

mauvais côté et je dois admettre que

je n’avais jamais vu de camp de réfugiés.

Je suis psychiatre et je me demandais:

«Est-ce que les troubles mentaux

sont les mêmes ici qu’ailleurs dans le

monde?» A Dadaab, beaucoup des troubles

sont directement liés à la longue

guerre civile qui ravage la Somalie et au

fait d’être réfugié depuis si longtemps.

Certains habitent le camp depuis le

début des années 90. Comment imaginer

ce que cela signifi e de perdre sa

famille, ses biens personnels, même son

pays et dans un certain sens sa liberté?

Et ceci peut-être pour toute la vie?

Ce jour-là, je n’ai pas tellement eu le temps

d’y réfl échir car j’ai dû prendre en charge

mon premier patient presque immédiatement.

L’équipe médicale m’avait dit qu’il

y avait un «causeur de troubles», on me

l’a décrit comme un «patient gigantesque,

violent et dangereux qui se baladait avec

une machette…» J’étais anxieux, je devais

faire ma première consultation en tant

que psychiatre pour MSF. J’ai rencontré

le patient dans l’après-midi et j’ai réalisé

avec soulagement que tout était exagéré.

Nous pouvions parler et j’ai effectué une

consultation normale. Je lui ai dit que

nous devions nous voir plus souvent. Le

patient souffrait de schizophrénie paranoïde,

un état psychotique chronique

qui lui faisait croire que tout le monde

complotait contre lui et essayait d’empoisonner

ses cigarettes.

Avec le temps et beaucoup d’efforts,

j’ai commencé à gagner sa confi ance.

Nous avons fi nalement réussi à l’envoyer

à l’hôpital psychiatrique de Matare

à Nairobi. Il en est revenu deux mois

plus tard avec une nette amélioration

dans sa maladie. Nous sommes même

devenus amis. C’est remarquable quand

je pense qu’au début il m’accusait d’être

un espion et son ennemi.

Ce soir-là, j’ai réalisé que j’avais eu la

réponse à ma question, et que les troubles

mentaux que je rencontrais ici à

Dadaab, n’étaient pas différents de ceux

que j’avais vus ailleurs.» ■

www.msf.ch/un-jour-a-dadaab


Un match contre le sida

En Afrique australe où la pandémie de VIH/sida fait des ravages, le foot

est un excellent moyen de communiquer sur la maladie. Au Swaziland

comme au Zimbabwe, des équipes se sont formées dans le cadre d’activités

de prévention. Mais dans le match à jouer contre le sida, nous n'en

sommes qu’à la mi-temps.

Zimbabwe © MSF

www.thepositiveladiessoccerclub.com

Zimbabwe © MSF Zimbabwe © MSF Swaziland © Lungile Dlamini/MSF

Swaziland © Lungile Dlamini/MSF

Zimbabwe © MSF

Swaziland © Lungile Dlamini/MSF

DIAPORAMA

9


CARNET DE ROUTE

10

Médecins Sans Frontières

est présente au Tchad depuis

le milieu des années 80.

A Abéché, depuis le début

de l’année 2008, la section

suisse de MSF a entrepris

de développer, dans l’hôpital

régional de la ville, un service

de prise en charge chirurgicale

des femmes atteintes

de fi stules obstétricales.

Pendant l’année 2009,

150 opérations réparatrices

ont été effectuées par les

équipes MSF.

NIGÉRIA

Tchad

NIGER

CAMEROUN

LIBYE

Abéché

N’Djamena

Sensibiliser pour

SOUDAN

RÉPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE

Dans l’est du Tchad, les équipes MSF tentent de

briser le tabou des fi stules obstétricales pour que

ces femmes, blessées de l’accouchement, soient

soignées et réintégrées à leur communauté.

Tu sais, ces femmes peuvent être

un peu capricieuses…», me dit en

souriant Haroun, notre sensibilisateur.

Il fait 47°C et nous sommes entourés d’un

groupe de femmes et d’enfants avec qui nous

discutons et rions depuis plus de 20 minutes

dans le Village des femmes, à côté de l’Hôpital

régional d’Abéché.

Haroun réexplique patiemment à Fatime1 «

,

une fi lle de vingt ans et à sa mère qui l’accompagne,

que le temps de quitter le Village pour

rejoindre leur communauté est venu. Fatime

y a passé presque deux mois après avoir subi

une intervention chirurgicale pour réparer

une fi stule obstétricale provoquée par un

accouchement long et compliqué. Après une

période de convalescence, elle a retrouvé le

sourire et d’une manière polie mais ferme,

elle essaie de nous convaincre qu’elle devrait

rester encore un peu, le temps de mettre en

ordre ses affaires et de dire au revoir à ses

nouvelles amies.

C’est un moment somme toute agréable: une

des femmes se moque gentiment d’Haroun

en lui disant que la fi lle va lui donner des

cheveux blancs. Même moi, après traduction,

je me joins à l’hilarité générale. Mais ce rire

cache une réalité très dure à vivre au quotidien.

Une patiente avec le chirurgien expert de MSF.

© Emma Amadò/MSF

Il n’est pas facile pour notre sensibilisateur de

convaincre ces femmes que plus personne ne

les pointera du doigt au marché du village

parce que leur pagne est humide et sent l’urine.

Fini les regards inquisiteurs et réprobateurs.

Fatime se tait et regarde par terre. Sa mère

s’assied près d’elle et une autre jeune patiente

lui prend les mains. Comme tant des jeunes

femmes venant à notre projet, elle se sent

à l’aise avec les autres patientes qui ont eu

(ou ont encore) une fi stule. La discrimination

n’existe pas dans l’enceinte du projet, et elle se

sent protégée : au-delà de l’enceinte, c’est un

monde qui lui fait peur.

Je me suis rendue au Tchad afi n d’aider aux activités

de sensibilisation du projet pour les femmes

atteintes de fi stules obstétricales. Dans ce pays

aux populations si différentes les unes des autres,

faire une campagne de sensibilisation prend

vite les allures d’entreprise à la Don Quichotte.

Pourtant, il est essentiel que nos messages soient

entendus par le plus de monde possible. Notre

objectif est d’atteindre les deux millions d’habitants

des régions Ennedi, Wadi Fira, Ouaddai,

Sila et Salamat. En expliquant ce qu’est une

fi stule, en informant les gens sur les soins

existants, nous voulons aussi tenter de diminuer

la discrimination à l’égard de ces femmes.

Des patientes dans le patio ombragé du Village

des femmes. © Emma Amadò/MSF


Nous devons tout d’abord identifi er et

collaborer avec les acteurs qui peuvent

nous aider dans ce travail comme le

ministère de la Santé, des organisations

internationales ou des associations

locales. Il faut ensuite regrouper les

personnes médicales et paramédicales

pour les former à identifi er et soigner

une patiente souffrant de fi stule, pour

leur expliquer que le plus souvent, une

fi stule ne peut être traitée que par la

chirurgie et qu’il est essentiel de référer

les malades à l’Hôpital régional d’Abéché.

Qu’est-ce qu’une fi stule

obstétricale?

Une fi stule obstétricale est une ouverture

non naturelle entre le vagin et la vessie

(et/ou le rectum), par lequel s'écoulent

continuellement les urines (et/ou les selles).

Bien que touchant beaucoup de femmes,

surtout dans les pays en développement,

Nous simplifi ons ensuite ces informations

pour les transmettre dans les villages. Nos

sensibilisateurs, comme Haroun, distribuent

des tracts, des affi ches, projettent

un fi lm issu d’une pièce de théâtre locale,

discutent et même rient avec les gens.

Les sensibilisateurs peuvent beaucoup,

mais les anciennes patientes encore plus.

C’est pourquoi nous essayons toujours

de les convaincre qu’elles sont des exemples,

des «ambassadrices» pour nommer

ce qui est caché dans leur communauté

et pour y apporter une solution.

il s’agit d’une infi rmité peu connue et

donc «négligée».

Une fi stule obstétricale est la conséquence

d'un accouchement long et diffi cile. Dans la

majorité des cas, l'enfant meurt in utero et

la femme, si elle survit, est alors rejetée de

sa communauté et se retrouve seule et sans

revenus. Vivant cachées et n'osant pas parler

de leur mal, plus de deux millions de femmes

www.msf.ch/tchad

vaincre les préjugés

Haroun, notre sensibilisateur essaie de convaincre Fatime que le temps est venu de quitter le Village des femmes. © Emma Amadò/MSF

Ses affaires sont dans le mini-bus MSF,

Fatime, sa mère, Haroun et moi, nous

asseyons. Fatime a triste mine et Haroun,

à côté de moi me dit, rassurant: «Le chef

de village a été contacté par un de nos

relais locaux: il va parler avec la communauté

pour qu’ils l’accueillent comme

il se doit.» ■

emma.amado@geneva.msf.org

1 Nom fi ctif

souffrent de fi stules dans le monde et

on estime chaque année entre 50 000 et

100 000 nouveaux cas.

La plupart des fi stules peuvent être traitées,

moyennant une intervention chirurgicale

de une à trois heures. 90% des fi stules sont

guéries, mais dans 5 à 10% des cas il faut

opérer une deuxième ou troisième fois

avant fermeture totale.

11


MSF VU DE L’INTÉ RIEUR

12

ATPE: des produits

révolutionnaires

Plus de 5 millions d'enfants meurent chaque année de

malnutrition et pourtant une nouvelle gamme d’aliments enrichis

prêts à l’emploi permettrait d’en sauver le plus grand nombre.

Dans les pays en

développement,

60 millions

d'enfants de moins de

cinq ans souffrent de

malnutrition aiguë, soit

près d'un enfant sur dix.

En 2009, la section suisse

de MSF a soigné plus de

50 000 enfants

de malnutrition aiguë.

Les enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ne pèsent parfois que 50 à 70% du poids idéal pour leur taille.

© Philippe Chamussy/Sipa Press

Aliments thérapeutiques prêts à l’emploi

(ATPE)? Une appellation bien compliquée

pour un produit qui a sauvé la

vie de milliers de jeunes enfants malnutris.

Ce que nous appelons ATPE est tout simplement

une pâte à base d’arachides, de lait et d’huile,

enrichie en vitamines et en minéraux dont l’emballage

permet un stockage facile et à long terme,

même dans des climats chauds et humides.

Médecins Sans Frontières a généralisé l’emploi

de ce «médicament» dans le traitement de la

malnutrition aiguë sévère chez les enfants de

moins de 5 ans depuis quelques années, car il

permet une couverture optimale. En effet, il ne

nécessite aucune préparation et les mères peuvent

aisément le donner à leur enfant tout en

restant à la maison. Dans certaines régions où

MSF intervient, près de 80% des enfants malnutris

sont ainsi pris en charge de façon ambulatoire.

Le traitement dure 35 jours et les familles

reviennent au centre de santé une fois par

semaine, pour contrôler la prise de poids du

petit. Elles n’y resteront que si celle-ci n’est pas

satisfaisante ou si l’enfant souffre de complications

médicales sévères comme des diffi cultés

respiratoires, des diarrhées ou du paludisme.

La malnutrition aiguë est une pathologie causée

par l'absence ou une diminution importante et

récente des éléments nutritifs essentiels pour

l’enfant. Elle nécessite un traitement particulier

et ne peut pas être uniquement résolue par

l’aide alimentaire. En effet, donner de la nourriture

à ces enfants n’est pas suffi sant car ils ont

besoin d’aliments denses enrichis en vitamines

et minéraux. Les aliments thérapeutiques prêts

à l’emploi contiennent de quoi combler ces

carences et sont mangés facilement par les

enfants. Ils représentent aujourd’hui le traitement

le plus effi cace pour soigner la malnutrition

aiguë sévère. ■

valerie.captier@geneva.msf.org

www.msf.ch/malnutrition


Ethique et fundraising:

principes

Honnêteté

Nous présentons nos activités et nos résultats

en nous basant sur ce que voient et font

nos collaborateurs sur le terrain et au siège.

Sans diminuer ou exagérer les situations et

diffi cultés rencontrées.

Transparence

Chaque année, dans notre rapport annuel,

nous publions les comptes audités de MSF

Suisse: provenance des fonds, répartition des

dépenses, budget alloué par pays, etc. Nos

publications et le site Internet www.msf.ch

présentent les activités sur le terrain de

manière détaillée.

Volontariat

Pour vous convaincre de nous soutenir, nous

vous présentons honnêtement et simplement

nos activités et ce que signifi e votre générosité

pour nos patients. Chaque personne peut

www.msf.ch/nous-soutenir

Comme nos opérations sur le terrain, les activités de recherche

de fonds à MSF sont guidées par des principes éthiques.

En tant qu’organisation

humanitaire fi nancée en

majorité par des donateurs

privés*, nous avons une

immense responsabilité.

En effet, chaque don reçu

témoigne de votre confi ance

dans l’effi cacité de notre action

et dans la bonne utilisation

de votre argent en faveur des

plus démunis. Pour mériter

votre confi ance, nous prenons

nos décisions et basons nos

activités de recherche de fonds

sur un certain nombre de

principes.

* à hauteur de 80% en 2008

** chiffre 2008

© Frédéric Baldini/MSF

ensuite choisir librement de nous faire un don

et de rester en contact avec notre organisation.

Indépendance

Nous refusons les dons qui menacent notre

indépendance. De plus, nous n’acceptons pas

les fonds provenant de secteurs d’activités

en contradiction avec notre charte. C’est par

exemple le cas de l’industrie du tabac ou de

l’armement.

Effi cacité et rentabilité

En travaillant de manière professionnelle et

non bureaucratique, nous faisons en sorte que

vos dons soient utilisés le plus effi cacement

possible. Ainsi, 89% ** de notre budget est

directement utile à nos projets sur le terrain

et soulage les souffrances des populations en

détresse. Votre don a un réel impact!

laurent.sauveur@geneva.msf.org

DE VOUS À NOUS

13


DE VOUS À NOUS

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MSF Suisse lance son

nouveau site internet

MSF Suisse a complètement revisité sa

présence sur le web. L’organisation mise

sur un design effi cace, un maximum de

contenu informationnel, une utilisation

plus aisée ainsi qu’une plus grande

transparence pour ses donateurs. Avec

ce nouveau site web, MSF veut développer

son deuxième principe d’action

de manière plus ciblée, soit la mise en

lumière des crises humanitaires négligées

avec pour objectif l’amélioration du

destin des populations dans le besoin.

En tant qu’organisation non gouvernementale,

neutre, indépendante et

apolitique, MSF offre une source d’information

alternative et fi able pour tous

ceux qui ne se satisfont pas des nouvelles

quotidiennes et qui souhaitent

s’informer davantage sur les populations

dont les besoins essentiels sont oubliés.

MSF communique uniquement sur des

événements dont elle peut elle-même

témoigner et qu’elle est en mesure de

documenter.

De plus, le site web fait offi ce de référence

dans le domaine de l’aide humanitaire

d’urgence: on trouve sur

www.msf.ch des publications

spécifi ques aux thèmes médicaux

et humanitaires ainsi

qu’un agenda des manifestations

en rapport avec ces

problématiques.

Vous trouverez en ligne des

mises à jour régulières de

nos activités. La palette des

services offerts sera également

élargie: les donateurs

pourront, par exemple, effectuer

en ligne leur modifi cation

d’adresse et imprimer

leur attestation de dons de

manière simple et effi cace au

moment qui leur convient.

Enfi n, les personnes souhaitant

s’engager avec MSF

trouveront des informations

mieux structurées et plus

claires. Elles pourront aussi

postuler directement en ligne.

La vie en héritage

Lancée par dix organisations suisses,

dont Médecins Sans Frontières, la campagne

nationale «My Happy End» a

débuté le lundi 22 mars 2010 par le

lancement d’un site web et la diffusion

d’un spot télévisé.

L’association souhaite informer et encourager

la population suisse à léguer une

Nous attendons vos réactions

avec impatience! roland.thomann@geneva.msf.org

Des organisations d’utilité publique fondent l’association

«My Happy End» pour promouvoir les legs et héritages.

partie de son héritage à des institutions

d’utilité publique basées en Suisse.

De nombreuses informations relatives

aux successions et aux organisations

participantes se trouvent sur le site

www.myhappyend.org

Pour de plus amples renseignements,

n’hésitez pas à commander notre

brochure d’information. Vous pouvez

également contacter Thérèse Rasmussen

les mardis au 022 849 89 35 ou par email:

therese.rasmussen@geneva.msf.org

Avec un legs ou un testament, votre

solidarité s’inscrit dans la durée. La plus

grande valeur que vous pouvez offrir

en héritage à nos patients, c’est la vie!


ROGER PFUND HAS MSF

UNE BD CONTRE L’OUBLI

Retrouvez l’exposition MSF sur les crises humanitaires oubliées dans un livre de photos original

présenté sous la forme d’une bande dessinée lors du festival Fumetto à Lucerne. Le livre sera

publié par FUJIFILM (Suisse) en allemand et en anglais. A l’achat de chaque ouvrage, une somme

sera reversée à MSF pour soutenir ses activités médicales.

Les commandes se feront directement sur le site

www.fujifi lm.ch

PARTENAIRE DU ST.GALLEN OPENAIR

MSF sera le premier partenaire caritatif d’un des plus vieux festivals de Suisse. Du 24 au

27 juin, l’organisation sera présente sur le site du St.Gallen Openair. Les festivaliers pourront

soutenir nos activités en faisant un don au moment de l’achat de leur billet, mais diverses activités

de soutien seront également proposées à notre stand. Vous pourrez notamment y personnaliser vos

vêtements aux couleurs de MSF.

Plus d’infos sur www.ihavemsf.ch ou sur www.openairsg.ch

L’artiste Roger Pfund s'engage auprès de MSF en participant à la création d'une exposition sur le thème de l'engagement,

un élément essentiel de la citoyenneté. Une série d’affi ches présentera de manière artistique le lien entre l'engagement pour une

cause humanitaire en Suisse et l'engagement de MSF dans les contextes de crises. Inspirée de notre campagne I Have MSF –

L'engagement c'est contagieux, l’exposition prendra place cet été sur le quai Wilson à Genève.

Plus d’infos sur www.ihavemsf.ch

A LA RENCONTRE DE MSF DANS LES RUES DE SUISSE ROMANDE

Venez à la rencontre de MSF dans les rues et centres commerciaux de la région. Notre équipe de Face to Face se fera un plaisir

de partager avec vous les enjeux de l’aide médicale d’urgence.

Programme des emplacements:

Lausanne: le 22 juin et le 08 juillet à la rue Haldimant/

le 23 juin et le 7 juillet à St-Laurent

Genève: le 25 juin et le 6 juillet à la rue du Mt-Blanc/

le 29 juin et le 9 juillet à la rue du Marché

Sion: le 18 juin à la Place de la Planta

Sierre: le 18 juin au Centre commercial Manor

Bienne: le 24 juin à la rue Nidau

Yverdon-les-Bains: le 30 juin à la rue de l’Ancienne-Poste

Neuchâtel: le 1 juillet à la rue de l’Hôpital

La Chaux-de-Fonds: les 2 et 3 juillet à Espacité ainsi

qu’à la Migros Métropole

EDITION LIMITÉE DE T-SHIRT MSF

En ce début d’été, MSF vous propose une édition spéciale de t-shirts réalisés par

des artistes d’horizons multiples. Cette édition limitée est imprimée sur des t-shirt

issus du commerce équitable.

A découvrir et commander sur notre site www.ihavemsf.ch

BLOC NOTES

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VOTRE HÉRITAGE,

C’EST L’AVENIR

DE NOS PATIENTS

MSF, RUE DE LAUSANNE 78, CP 116, 1211 GENÈVE 21 | WWW.MSF.CH | CCP 12-100-2

OUI, je souhaite recevoir la brochure « La vie en héritage ».

NOM: PRÉNOM:

RUE: CODE POSTAL, LIEU:

N° DE TÉLÉPHONE: E-MAIL:

Pour toute information complémentaire, contactez notre service donateurs au 0848 88 80 80.

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