(dir.), Rapport de diagnostic, 2010 (PDF - 12.21Mo) - Le patrimoine ...

patrimoines.midipyrenees.fr

(dir.), Rapport de diagnostic, 2010 (PDF - 12.21Mo) - Le patrimoine ...

Rapport de diagnostic

Figeac, Lot

24 rue Caviale

sous la direction de

Catherine Viers

Inrap Midi Pyrénées

janvier 2010


Rapport de diagnostic

Code INSEE

46 102

Arrêté de prescription

SRA 2009/021

Code Inrap

EA 14 0342 01

Figeac, Lot

24 rue Caviale

sous la direction de

Catherine Viers

Inrap Grand Sud Ouest

BP 161, 33 130 Bègles

Tél. 05 57 59 20 90, gso@inrap.fr

janvier 2010

avec la collaboration de

Fabien Callède

Olivier Dayrens

Priscilla Malagutti

Gilles Séraphin


4 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

8 Fiche signalétique

Données administratives,

techniques et scientifiques

9 Mots-clefs des thesaurus

10 Intervenants

11 Notice scientifique

13 État du site

14 Localisation de l’opération : carte 1/250 000e

15 Localisation de l’opération : carte 1/25 000e

16 Cadastre 1/500e

17 Arrêté de prescription contenant le cahier des charges

22 Projet d’intervention approuvé ou autorisé par le préfet de la région

23 Arrêté de désignation du responsable scientifique

Résultats

28 1. état des connaissances avant l’intervention

- 1.1 Contexte géologique et géomorphologique

- 1.2 Contexte environnemental

- 1.3 Contexte archéologique

- 1.4 Historique du site et intérêt scientifique du site

30 2. Stratégies, méthodes et techniques mises en oeuvre

- 2.1 Problématique scientifique

- 2.2 étude documentaire et archivistique

- 2.3 L’opération archéologique

- 2.3.1 Présentation du projet

- 2.3.2 Méthode de décapage et fouille

- 2.3.3 Degré de reconnaissance sédimentaire

31 2.3.4 Protocole d’enregistrement

- 2.3.5 Traitement des données

- 2.3.6 Traitement des vestiges archéologiques

- 2.3.7 Prélèvement et étude environnementale

32 2.3.8 Organisation des moyens humains et techniques

- 2.3.9 Calendrier de réalisation

- 2.3.10 Coordination administrative et scientifique

- 2.3.11 Contraintes

Sommaire

- 2.3.12 Études et analyses en cours

33 3. Résultats archéologiques

- 3.1 Les sondages stratigraphiques

35 3.1.1 Le sondage 1

- 3.1.2 Les sondages 2 et 3


35 3.1.3 Le sondage 4

36 3.1.4 Le sondage 5

- 3.1.5 Synthèse

37 3.2 Description des piquages

- 3.2.1 Piquages sur le mur de refend MR 4

- 3.2.2 Piquages sur le mur mitoyen sud MR 3

- 3.2.3 Piquages sur le mur mitoyen nord MR 7

38 3.3 Le bâti

39 3.3.1 La maison médiévale

51 3.3.2 Des ouvertures renaissance

54 3.3.3 Des ouvertures XVIIe siècle

55 3.3.4 D’importants remaniements au milieu du XVIIIème

56 4. Conclusion

- 4.1 évolution d’une maison du XIIème siècle à nos jours

56 4.2 bibliographie

58 4.3 Table des illustrations

Inventaires techniques

62 1. Inventaire stratigraphique

- 1.1 Sondage 1

- 1.2 Sondage 2/3

- 1.3 Sondage 4

63 2. Inventaire des murs

- 3. Inventaire des ouvertures

- 3.1 Fenêtres

64 3.2 Portes

- 3.3 Placards

- 4. Inventaire du mobilier

- 5. Inventaire des documents graphiques

65 6. Inventaire des documents numériques

- 6.1 photos numériques

66 6.2 relevés

67 7. Inventaire de la documentation écrite

Annexes

70 1. Plan d’intervention de l’étude des sols

71 2. Plan du rez-de-chaussée avec n° des ouvertures

72 3. Plan du 1er étage avec n° des ouvertures

73 4. Plan du 2eme étage avec n° des ouvertures

5


I.

Données

administratives,

techniques

et scientifiques


8 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fiche signalétique

Localisation

Région

Midi-Pyrénées

Département

Lot (46)

Commune

Figeac

Adresse ou lieu-dit

24 rue Caviale

Codes

code INSEE

46 102

Numéro de dossier Patriarche

-

Numéro de l’entité archéologique

-

Coordonnées géographiques et

altimétriques selon le système

national de référence

x: 575,869 km

y: 3256,3577 km

z: 195 m NGF

Références cadastrales

Commune

Figeac

Année

-

section(s)

AB

parcelle(s)

93

Statut du terrain au regard des

législations sur le patrimoine et

l’environnement

Secteur Sauvegardé

Proprietaire du terrain

Société Aful

33 Avenue de l’Opéra

75 002 Paris

Références de l’opération

Numéro de l’arrêté de prescription

2009/021

Numéro de l’opération

Patriarche n° -

Numéro de l’arrêté de désignation

du responsable

2009/294

Maître d’ouvrage des travaux

d’aménagement

Société Aful

33 Avenue de l’Opéra

75 002 Paris

Nature de l’aménagement

Aménagement en logements du bâti

existant

Opérateur d’archéologie

Inrap Grand Sud Ouest

Responsable scientifique de

l’opération

Catherine Viers, Inrap

Organisme de rattachement

Inrap Grand Sud Ouest

BP 161

33130 Bègles

et Centre archéologique Inrap

Champs Pinsons

13 rue du Négoce

31 650 Saint-Orens-De-Gameville

Dates d’intervention sur le terrain

préparation

du 01/10 au 02/10/2009

et du 13/ au 15/10/2009

fouille

du 19/10 au 23/10/2009

post-fouille

janvier 2010


I. Données administratives, techniques et scientifiques

Mots-clefs des thesaurus

Chronologie

Paleolithique

Inferieur

Moyen

Superieur

Mesolithique et Epipaleolithique

Neolithique

Ancien

Moyen

Récent

Âge du Fer

Chalcolithique

Protohistoire

Âge du bronze

Ancien

Moyen

Recent

Age du Fer

Hallstatt (premier Âge du Fer)

La Tene (second Âge du Fer)

Antiquite romaine (gallo-romain)

Republique romaine

Empire romain

Haut-Empire

Bas-Empire

Epoque medievale

haut Moyen Age

Moyen Age

bas Moyen Age

Temps modemes

Epoque contemporaine

Ere industrielle

Sujets et thèmes

Edifice public

Edifice religieux

Edifice militaire

Bâtiment

Structure funéraire

Voirie

Hydraulique

Habitat rural

Villa

Batiment agricole

Structure agraire

Urbanisme

Maison

Structure urbaine

Foyer

Fosse

Sépulture

Grotte

Abri

Megalithe

Artisanat

Argile : atelier

Atelier


Mobilier

Industrie lithique

Industrie osseuse

Céramique

Restes

Végétaux

Faune

Flore

Objet métallique

Arme

Outil

Parure

Habillement

Trésor

Monnaie

Verre

Mosaïque

Peinture

Sculpture

Inscription


Etudes annexes

Géologie

Datation

Anthropologie

Paléontologie

Zoologie

Botanique

Palynologie

Macrorestes

An. de céramique

An. de métaux

Aca. des données

Numismatique

Conservation

Restauration


9


10 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Intervenants

Intervenants scientifiques

Prénom Nom, organisme d’appartenance Tâches génériques Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Laurent Sévègnes, SRA Ingénieur en charge du dossier Prescription et contrôle scientifique

Jean-Charles Arramond, Inrap AST Mise en place et suivi de l’opération

Catherine Viers, Inrap Technicienne Responsable de l’opération

Collaborations

Gilles Séraphin Architecte du patrimoine

Priscilla Malagutti Service du patrimoine de la mairie de Figeac

Intervenants administratifs

Prénom Nom, organisme d’appartenance Tâches génériques Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Michel Vaginay, SRA Conservateur régional Prescription et contrôle scientifique

Odet Vincenti, INRAP Directeur Interrégional Mise en place et suivi de l’opération

équipe de terrain

Prénom Nom, organisme d’appartenance Fonction Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Catherine Viers, Inrap Technicienne Responsable scientifique

Olivier Dayrens, Inrap Technicien Photographe, technicien

Ange Spinoza, Bâtifrance Service - Chauffeur de pelle

équipe de post-fouille

Prénom Nom, organisme d’appartenance Fonction Tâches affectées dans le cadre de l’opération

Catherine Viers, Inrap — Rédaction des textes

Catherine Viers, Inrap — Infographie

Mise en page du RFO

Olivier Dayrens, Inrap — Gestion des photographies


I. Données administratives, techniques et scientifiques

Notice scientifique

L’opération du 24 rue Caviale, s’inscrit dans le cadre d’un diagnostic

archéologique. L’opération comprenait des sondages stratigraphiques et une étude

du bâti en élévation. L’objectif était de retracer la distribution originelle de la

maison, sa relation avec le corps de bâtiment en retour d’équerre et son évolution

au cours du temps.

La maison médiévale est une riche demeure à un étage probablement érigée au

début du XIIIe siècle sur l’une des rues principales de la ville. En effet celle-ci relie

la porte de Caviala à la place basse (actuelle place Carnot), qui avec la place haute

(actuelle place Champollion) constituent la croisée des axes commerciaux de la

ville de cette époque.

La façade sur la rue Caviale est la plus riche. Le rez-de-chaussée à vocation

commerciale s’ouvre de six portes à arc brisé. Celles-ci sont ornées d’un tore

en quart de rond. Bien que les bases ne soient pas visibles, il est probable que

ceux-ci s’amortissent sur un tore plus mince comme le montrent de nombreux

exemples observables dans la ville. Des bannes ou des auvents dont les mortaises

sont visibles sur les écoinçons des portes devaient agrémenter les boutiques.

Quatre jours au-dessus des écoinçons apportent un surplus de lumière à ce rez-dechaussée.

L’étage en claire-voie gothique illustre la présence de la salle d’apparat. Elle

est constituée de quatre fenêtres ternées, la dernière géminée ; chaque forme est

séparée par des colonnettes. Les piédroits sont décorés d’une moulure de deux

tores séparés par une gorge et dont l’amortissement se fait par un décor sculpté.

Ce type de décor est l’une des caractéristiques des maisons figeacoises de cette

époque. Chaque fenêtre ternée s’inscrit dans un arc de décharge fermé par un

tympan percé de deux oculus quadrilobés. La salle était ornée d’un décor de faux

appareil peint. Le revers de l’une des fenêtres ternées conserve un décor armorié

au sommet de son embrasure. Cette salle était dotée d’une cheminée jouxtée d’un

placard. Des lices de bois contreventaient les murs sur rue et sur cour. Une poutre

du plancher médiéval est conservée, et prend appui sur ces lices. Elle témoigne de

la division du rez-de-chaussée par un pan de bois, en deux espaces symétriques.

Le retour en équerre du bâtiment ne semble pas, à l’époque médiévale, fonctionner

avec la maison du n° 24. On peut penser que ce corps de bâtiment, plutôt de la fin

du XIIIe ou au XIVe siècle, fonctionnait avec un bâtiment orienté sur la rue de

la République. Une porte ogivale dont le sommet de l’arc comporte un second

rouleau et une fenêtre comprenant un linteau monolithe trilobé caractérisent ce

corps de bâtiment. Ces deux ouvertures donnent accès sur une cour secondaire

ouvrant à l’est.

Au bas Moyen âge, les fenêtres médiévales sont transformées au goût de l’époque.

L’ouverture et le décor de colonnettes est directement sculpté dans la pierre des

fenêtres précédentes puis recouvert d’un badigeon à la chaux. On distingue trois

fenêtres de forme quasi carrée vraisemblablement à croisée et une quatrième en

demi-croisée. Le rez-de-chaussée conserve ses ouvertures d’origine. Le bâtiment

ne comporte toujours que deux niveaux. La grande salle de l’étage semble

cependant fractionnée en deux ou trois espaces déterminés par le rythme des

fenêtres.

11


12 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

C’est à cette époque que le corps de bâtiment en équerre se raccorde au n° 26 de la

rue Caviale voisin par une porte à linteau en accolade. Le même corps de bâtiment

se dote d’un placard au rez-de-chaussée en aménageant l’angle aigu que font la

maison du n° 26 et le retour en L.

La fin de l’époque moderne se traduit par de très importants remaniements. Deux

ouvertures condamnent et remplacent les portes des boutiques septentrionales.

Le corps de bâtiment sur cour s’ouvre d’une porte de ce coté dans le courant du

XVIIe ou au XVIIIe siècle. Cette ouverture traduit un changement de destination

et l’attribution au n°24 de cette aile, alors que la porte donnant sur le n° 26 est

bouchée.

Dans quel état se trouve la maison du n° 24 au XVIIIe siècle ? Toujours est-il que

lorsque la sous-préfecture est construite, tout le pan de mur occidental de la maison

est refait. Le niveau de remblai de démolition que l’on retrouve dans tous les

sondages stratigraphiques traduit ces importants travaux. C’est probablement à ce

moment que la maison est redistribuée. Elle est subdivisée horizontalement. Les

deux niveaux originels sont divisés en quatre étages auquel viendra s’ajouter le

« soleillo » de la partie septentrionale. Elle est aussi divisée verticalement en deux

corps indépendants avec chacun son escalier. De nombreuses ouvertures percent

la façade répondant à ces nouveaux besoins. Au fil du temps les encadrements et

les huisseries sont remplacés jusqu’à ceux encore en place aujourd’hui. Le sol

d’une boutique ou d’un atelier d’artisanat est aménagé d’une « calade » qui apparaît

immédiatement sous la chape de béton du sol actuel.

Cette maison est un bel exemple de demeure médiévale dont le décor s’inscrit

dans le corpus des maisons figeacoises de la même époque.

Le corps de bâtiment sur cour ne se raccorde à la maison du n° 24 que

tardivement. Il serait intéressant d’approfondir les recherches sur ce bâtiment

en coeur d’îlot pour retracer son histoire et ses affectations successives.


I. Données administratives, techniques et scientifiques

état du site

Malgré de très nombreux remaniements depuis le XVIIIème siècle la maison du

24 rue Caviale conserve suffisamment de vestiges médiévaux et modernes pour

qu’on puisse proposer une restitution des façades aux différentes époques.

On distingue un rez-de-chaussée ouvert d’arcades de boutiques et au-dessus des

écoinçons de jours rectangulaires. Un étage à claire voie constituée de baies

ternées et géminées localisait la salle d’apparat. L’une des ces baies est quasi intégralement

conservée y compris les deux oculus quadrilobés qui s’ouvrent dans

le tympan. Les autres peuvent être restituées à partir de celle ci. Le contre-coeur

de la cheminée et l’ouverture d’un placard permettent de préciser l’équipement

domestique de cette salle. Les murs sur rue et sur cour étaient consolidés par des

lices partiellement conservées, comme l’une des poutres du plancher originel.

Quatre fenêtres « Renaissance » ont succédé aux baies de la claire-voie. Seules

sont apparentes deux des colonnettes qui décoraient les piédroits. Le reste de

l’embrasure est masqué par un bouchage. Au XVIIIème siècle la maison subit

d’importantes transformations : multiplication des étages et division verticale de

la maison en deux corps indépendants. Il s’ensuit de nouveaux percements de

fenêtres qui correspondent à la façade d’aujourd’hui.

Les sondages, menés jusqu’au substrat (194,45 m NGF) ont montré des niveaux

d’occupation antérieurs aux importants remaniements du XVIIIème siècle. Un

mur, un niveau de sol en terre battue et sa réfection en briques cuites sont associés

à un mur parallèle aux façades.

Le corps de bâtiment sur cour n’est rattaché au 24 rue Caviale que tardivement.

Son origine est médiévale comme en atteste la présence d’une porte ogivale et

d’un jour à linteau trilobé. Tous deux appartiennent à la fin du XIIIème siècle

ou au début du XIVème. Cependant à cette époque cette aile fonctionne plus

vraisemblablement avec un bâtiment sur la rue de la République. Du XVème

siècle nous est parvenue une porte à linteau en accolade sur le mur mitoyen avec

le 26 rue Caviale, ainsi probablement qu’un placard aménagé dans l’angle aigu

que font les deux bâtiments. à la fin de l’époque moderne, la façade sur la cour

s’ouvre d’une porte dont le linteau surbaissé la place au mieux dans le XVIIème

siècle. D’autres ouvertures réorganisent cette façade à partir du XVIIIème siècle.

13


14 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Localisation de l’opération : 1/250000 e

Fig. 1 DAO F. Callède, Inrap 2009


I. Données administratives, techniques et scientifiques

Fig. 2 DAO F. Callède, Inrap 2009

3259 -

3258 -

3257 -

3256 -

3255 -

3254 -

Lot

24

DORDOGNE

Dordogne

Cahors

Région Midi-Pyrénées : département du Lot Département du Lot : commune de Figeac

574 -

575 -

DEPARTEMENT DU LOT

Commune de Figeac, 24 rue Caviale

OPERATION DE DIAGNOSTIC ARCHEOLOGIQUE

Localisation de l’opération : 1/25000 e

Figure n°2 : localisation du diagnostic sur le fond IGN

D'après carte IGN série bleue 2238 Est , édition 1985 -1/25000-

Coordonnées du chantier, système Lambert III

x= 575.869 km, y= 32563577 km, z=195 m

576 -

INRAP Novembre 2009

Souillac

19

CORREZE

82

TARN-ET-GARONNE

Figeac

12

AVEYRON

577 -

0 m 1000 m

15

CANTAL

Célé

15

Echelle : 1/25000

578 -


2

e

t

s

78

77

76

r

e

o

67

d

e

u

R

P

550

39

57

117

596

66

118

79

635

636

16 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

80

64

58

65

e

116

115

Fontaine

81

u

R

36

82

35

83

551

114

34

33

112

60

85

59

Rue

Puits

32

61

475

63

84

e

113

86

u

111

R

110

e

r

o

87

h

Impasse

n

o

B

88

62

108

107

454

109

501

90

89

Fontaine

Place

Louis

Lacombe

502

104

e

91

694

Louis

105

u

R

94

134

631

103

Caviale

695

102

632

Sous- Préfecture

0 10

50 m

Echelle : 1/500

DEPARTEMENT DU LOT

Commune de Figeac, 24 rue Caviale

Localisation de l’opération : cadastre

Fig. 3 DAO F. Callède, Inrap 2009

OPERATION DE DIAGNOSTIC ARCHEOLOGIQUE

Figure n°3 : localisation du diagnostic sur le cadastre

Coordonnées du chantier, système Lambert III

x= 575.869 km, y= 32563577 km, z=195 m

INRAP Novembre 2009

97

Lacombe

607

630

696

du

658

137

98

657

95

101

99

138

476

u

q

i

l

b

u

p


e

Rue de

la

600

604

Ecole

100

566

139

330

576

530

491

524

141

327

329

328

565

326

584

601


I. Données administratives, techniques et scientifiques

Arrêté de prescription

17


18 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale


I. Données administratives, techniques et scientifiques

19


20 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale


I. Données administratives, techniques et scientifiques

21


22 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Projet de diagnostic

IDENTIFICATION DU SITE

DELAIS DE REALISATION

Rendu du rapport :

Projet édité le : 10/02/2009

PROJET de DIAGNOSTIC N° 2009-14-0012

Date de prescription : 27/01/2009

3 mois après la fin de la phase de terrain

de l'arrêté préfectoral : 09-021

Site : 24 rue Caviale - 3 rue de la République

Commune : Figeac

Département : Lot 46

Références Section AB, n°93

Dossier suivi par : Laurent Sevègnes

Surface à diagnostiquer : 493,00 m²

cadastrales :

Type d'opération : Urbain

Date du projet : 10/02/2009

Aménageur : AFUL de la Bastide Contact :

Tel. / Fax :

PRObLEMATIQUES SCIENTIFIQUES ET METHODOLOGIES

Ce diagnostic permettra d'évaluer la nature, la chronologie et le degré de conservation des vestiges archéologiques enfouis et en

élévation. Notamment il s'attachera à analyser la nature du substrat, à révéler l'existence d'une occupation antérieure aux

constructions actuelles, et à préciser si possible les distributions, ouvertures et circulations originales des deux corps de logis

existants.

L'ensemble de l'emprise sera évalué de façon ciblée :

- à l'aide de sondages stratigraphiques mécaniques et/ou manuels dont l'emplacement sera défini en fonction des contraintes,

avec le Sra.

- lecture et relevé des élévations complétées le cas échéant par des sondages dans les maçonneries ou les enduits en fonction

de leur intérêt et de leur accessibilité.

Profil du responsable d'opération :

Spécialiste du bâti

VOLUMES DES MOYENS PREVUS (en Jours / Hommes) : 30

Nb

Préparation

Durée Tot. Nb

Terrain

Durée Tot. Nb

Etude

Durée Tot.

1 RO Responsable d'opération 5 5 1 RO Responsable d'opération 5 5 1 RO Responsable d'opération 5 5

1 SP Archiviste-Etude document. 2 2 1 TO Topographe 2 2

1 TF Technicien de fouille 5 5 1 TS Dessinateur 2 2

1 TO Topographe 2 2

1 TO Photographe 2 2

5

Moyens

particuliers :

Terrain

Etude

EQUIPEMENTS (en jours) Désignation Durée

1 mini-pelle

5

Terrain : 5 jours Etude : 5 jours

Date de convention :

16 9

INRAP - Direction interrégionale Grand Sud-Ouest - Centre d'activités Les Echoppes - 156 av. Jean Jaurès - 33600 PESSAC

Téléphone : 05 57 01 00 10 - Télécopie : 05 57 01 00 19


I. Données administratives, techniques et scientifiques

Arrêté de désignation

23


24 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale


II. Résultats


28 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

1. Etat des connaissances avant l’intervention

1.1 Contexte géologique et géomorphologique

Une étude des sols réalisée par le cabinet BBC Aménagement et Infrastructures

rend compte du contexte géologique : le site se trouve sur les alluvions du Célé

(argiles et galets) recouvrant les marnes et les calcaires du secondaire. Des

sondages effectués dans le voisinage auraient révélé des terrains constitués

d’argile avec des galets sur 4 m de profondeur, suivis de marnes et de calcaires.

1.2 Contexte environnemental

Sans objet

1.3 Contexte archéologique

La maison du 24 rue Caviale présente une façade sur rue très remaniée qui

conserve des vestiges de fenêtres gothiques à l’étage et d’arcades de boutiques

de la même époque au rez-de-chaussée. La présence d’un décor peint armorié au

revers de l’une des baies ternées gothiques, d’une poutre appartenant peut être

au plancher médiéval ont incité le Service Régional de l’Archéologie à prescrire

une opération de diagnostic archéologique. Les divers éléments sus-cités ont été

repérés et décrits par Gilles Séraphin qui était intervenu en tant qu’expert sur la

maison en décembre 2006. Ses observations ont été consignées sous la forme

d’une note de visite dans la demande de permis de construire qui était jointe au

dossier d’opération de l’INRAP.

1.4 Historique du site et intérêt scientifique du site

Cette rue se trouve dans le second noyau de développement de la ville, au cours

du XIIème siècle. Elle relie la Porte de Caviala à la place basse, actuelle place

Carnot. La maison concernée par le diagnostic, du fait de son origine médiévale

et de ses nombreux remaniements, enrichit la connaissance sur la ville de Figeac.

L’association de fenêtres géminées et de fenêtres ternées sur la même claire-voie

situe stylistiquement cette maison à une période charnière dans l’évolution de

l’architecture domestique (Séraphin 2006).

La totalité de l’emprise du projet d’aménagement se trouve en secteur

sauvegardé. Les immeubles concernés sont assujettis à une mesure conservatoire

interdisant «la démolition, l’enlèvement, la modification ou l’altération»

conformément à l’art. L 313-1 du Code de l’urbanisme (fig. 4 plan du secteur

sauvegardé), à l’exception des escaliers des dessertes actuellement situés dans la

cour.


II. Résultats 1. état des connaissances avant l’intervention

Fig.4 Plan du secteur sauvegardé de la ville

de Figeac

29


30 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

2. Stratégie, méthodes et techniques d’investigation

2.1 Problématique scientifique

Le bâtiment prescrit correspond à une maison d’origine médiévale. Il se compose

aujourd’hui de deux corps de bâtiment en équerre articulés autour d’une courette.

L’objectif de l’opération a consisté à déterminer l’organisation de la maison

d’origine et le phasage des différentes époques de remaniement. Les sondages

stratigraphiques devaient permettre l’identification du substrat et d’éventuelles

occupations antérieures au bâtiment actuel, et leur degré de conservation.

2.2 Etude documentaire et archivistique

Les divers plans qui ont pu être consultés au Service Patrimonial de la ville ne

remontent pas au delà du XVIIIème siècle et concernent la construction de la

sous-préfecture voisine. Rien ne concerne la maison du n° 24. A cette occasion

j’adresse mes plus vifs remerciements à Priscilla Malagutti et Didier Buffarot du

Service Patrimoine de la ville

2.3 L’opération archéologique

2.3.1 Présentation du projet

Il s’agit d’un projet immobilier de logements de standing situé dans le secteur

sauvegardé. Le projet d’aménagement propose une restitution de la maison dans

son premier état. Celui ci comprend le corps de bâtiment sur rue et un retour en L

sur cour. Le projet prévoit la réouverture des fenêtres médiévales ou supposées

telles, la réorganisation des planchers actuels, la démolition des escaliers d’accès

(non protégés par la mesure conservatoire), et l’aménagement d’un escalier

intérieur au niveau de l’articulation entre les deux corps de bâtiments. Le corps

de bâtiment sur rue est aujourd’hui divisé en deux lots desservis chacun par un

escalier dans la cour. La partie septentrionale est la plus élevée, d’autant qu’elle

comporte au dernier niveau un « soleillo ». Le projet prévoit de surélever la totalité

du bâtiment sur rue au niveau haut de l’actuel « soleillo ».

2.3.2 Méthode de décapage, fouille

La prescription prévoyait à la fois une étude de bâti avec piquages des maçonneries

et des sondages stratigraphiques mécaniques et/ou manuels. Pour les premiers,

un perforateur électrique alimenté par un groupe électrogène a été utilisé en

complément des piquages manuels au ciseau à pierre et maillet. Les sondages

stratigraphiques ont été réalisés à l’aide d’une mini pelle de 900 kg équipée d’un

godet à dents de 0,45 m de large et de chenilles en caoutchouc. Le sol intérieur de

la maison était constitué d’une à deux épaisseurs de carrelage implantées sur une

épaisse couche de béton que la pelle n’était pas assez puissante pour perforer. Un

marteau piqueur a permi de casser cette chape pour poursuivre les investigations.

2.3.3. Degré de reconnaissance sédimentaire

Comme précisé dans la prescription, les sondages stratigraphiques ont été menés

jusqu’au substrat.


II. Résultats 2. Stratégie, méthodes et techniques d’investigation

2.3.4. Protocole d’enregistrement

Aujourd’hui, le bâtiment sur rue est divisé en deux. Chaque partie est desservie par

un escalier indépendant et les hauteurs de planchers ne se correspondent pas de part

et d’autre de la séparation. Une lettre a été attribuée à chaque partie et une troisième

pour distinguer le corps de bâtiment en retour d’équerre.

Les parties de murs ont de fait été numérotées comme suit :

1 : n° du mur

A, B ,C : pour le corps de bâtiment dans lequel il se trouve

0, 1, 2, 3,... : pour l’étage

On pourra ainsi distinguer le mur 1 B 3 qui désigne la partie du mur 1 située dans le

bâtiment B au 3ème étage.

Les fenêtres ont été numérotées en suivant de 1 à x précédé du préfixe fen

Les portes de la même manière de 1 à x précédées du préfixe por

2.3.5. Traitement des données

Terrain

L’enregistrement des unités stratigraphiques et leur description a été faite sur un

cahier de fouille au fur et à mesure de leur découverte et de leur interprétation.

La façade sur rue de la maison, étant donné sa complexité, a été relevée par un

topographe de l’Inrap, recalée en Lambert III et en NGF.

Chaque sondage a fait l’objet d’un log représentant la superposition des Unités

Stratigraphiques exprimé en mètres depuis la surface. Lorsque la complexité des

structures l’a exigé, un relevé de détail au 1/10e a été réalisé.

Tous les sondages et les structures qu’ils recèlent ont été relevés par un topographe

de l’Inrap et recalés en coordonnées Lambert III. Les altitudes ont été

raccordées au NGF.

Les piquages ont été réalisés au rez-de-chaussée, numérotés de 1 à x et positionnés

sur le plan.

Des clichés photographiques ont été réalisés, comprenant des vues générales et de

détails des élévations, des sondages et des structures mises au jour.

Post-fouille

Les Unités stratigraphiques ont été inventoriées sous forme de tableau (section

III-1)

Le relevé de façade, les plans et les logs ont été redessinées à l’aide du logiciel

Illustrator.

Les photographies ont fait l’objet d’un inventaire (section III-6).

2.3.6. Traitements des vestiges archéologiques.

Terrain

Aucun mobilier céramique n’a été prélevé dans les sondages stratigraphiques.

Une base de colonnette appartenant vraisemblablement aux fenêtres médiévales,

remisée au dernier étage du bâtiment dans l’embrasure d’une fenêtre, a été

recueillie.

Post-fouille

La base de colonnette a été lavée et photographiée.

2.3.7. Prélèvements et étude environnementale

Sans objet

31


32 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig.5 Utilisation de la mini pelle à l’intérieur du

bâtiment (O. Dayrens, Inrap 2009)

2.3.8. Organisation des moyens humains et techniques

Terrain

L’opération a été réalisée par deux agents de l’Inrap sur le terrain, le responsable

d’opération, un technicien/photographe et un chauffeur de pelle (Bâtifrance Service).

L’étroitesse des accès dans le bâtiment a imposé le choix d’une mini pelle

de 900 kg et l’utilisation d’un marteau piqueur pour traverser la chape de béton

de surface (fig. 5). Au terme de cette phase, une réunion sur site a été organisée en

présence de Gilles Séraphin (architecte du patrimoine), Anaïs Charrier, Priscilla

Malagutti (service du patrimoine), et Aimé Roux (architecte en charge du dossier)

afin de valider les premiers résultats.

Post-fouille

Le rapport a été réalisé par le responsable d’opération : texte, DAO/PAO.

Gilles Séraphin a été consulté en tant que spécialiste de l’architecture médiévale

figeacoise.

Olivier Dayrens (Inrap) a effectué les clichés de terrain.

Fabien Callède a, en sa qualité de topographe à l’Inrap, réalisé les relevés topographiques

de terrain, façade le plan de situation des sondages et le fond de plan

de l’opération archéologique.

Les conditions de travail et de sécurité

Comme souvent lors de vestiges bâtis en élévation, l’attention a surtout porté sur

les cheminements : vétusté des planchers et des escaliers de bois, effondrement

possible des parties supérieures des murs. Les bâtiments, abandonnés depuis

longtemps ont souvent été l’objet de « squats » de diverses natures posant des problèmes

d’hygiène. Dans le cas présent, la maison ayant été vidée et partiellement

nettoyée, c’est surtout la présence de pigeons et de leurs déjections abondantes

dans les parties supérieures du bâtiment qui ont suscité notre vigilance. Cet inconvénient

a été pallié par le port de gants.

L’obscurité dans le bâtiment liée à l’étroitesse de la rue et l’exiguïté de la cour

a imposé l’utilisation de lumières artificielles. Celles-ci ont été alimentées par

un groupe électrogène à moteur thermique situé dans la courette. Le travail s’est

déroulé dans un environnement bruyant et dont l’atmosphère était parfois saturée

de gaz d’échappement venant de la mini pelle et du marteau piqueur.

2.3.9. Calendrier de réalisation

L’opération s’est déroulée du 19 au 23 octobre 2009.

2.3.10. Coordination administrative et scientifique

La coordination administrative a été effectuée par MM. Michel Vaginay, Conservateur

Régional de l’archéologie et Odet Vincenti Directeur interrégional INRAP

GSO

La coordination scientifique a été suivie par Jean-Charles Arramond et Jean-Luc

Boudartchouk Adjoints Scientifiques et Tehniques Midi-Pyrénées pour l’INRAP,

et Laurent Sévègnes, Ingénieur au Service Régional de l’Archéologie.

2.3.11. Contraintes

La principale contrainte a été liée au temps d’intervention et à la gestion parallèle

des sondages stratigraphiques et de l’étude des élévations.

Techniquement, c’est l’obscurité et l’utilisation quasi constante de lumière

artificielle qui constitue une difficulté pour la lisibilité tant des stratigraphies que

des maçonneries.

2.3.12. Etudes et analyses en cours

Sans objet


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

3. Résultats archéologiques

Fig.6 Plan de localisation des sondages,

des piquages et numérotation des corps de

bâtiment et des murs (F. Callède, C. Viers, Inrap 2009)

Y=256600

Y=256580

MR 3

(No 94)

A

Piq.2

Sd.1

RUE

CAVIALE

Piq.3

MR 1

Piq.1

Sd.2/3

Piq.5

3.1 Les sondages stratigraphiques

4 sondages ont été réalisés dans la maison pour essayer de retrouver des murs de

refends et des sols afin d’en comprendre la distribution originelle.

(fig. 6 plan de répartition des sondages, piquages et numérotation des corps de bâtiment et

des murs).

MR 4

Piq.4

X=

575880

MR 6

MR 5

accès

1er

étage

Piq.7

Sd.4

Sd.5

MR 2

COUR PRINCIPALE

B

MR 7

accès

1er

étage

No 631

Piq.6

MR 8

No 94

Sous-Préfecture

MR 9

Piq.8

C

Réserve

hsp 2.90

COUR SECONDAIRE

accès

1er

étage

0 2

10 m

Echelle : 1/200

MR 10

wc

hsp 2.25

Réserve

hsp 3.20

FOURNIL

ZONE NON CONCERNÉE

Ancien

Four

Chambre réfrigérée

Local

hsp 2.35

Rez de chaussée

X=

575900

33

No 93p

Bâtiment 1


34 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig.7 Log du sondage 1

(O. Dayrens, C. Viers, Inrap 2009)

0

18

23

34

53

63

82

84

88

130

1000

1001

1002

1003

1004

1005

1006

1007

1008

1009

1010

Fig.8 Sondage 1, la calade

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.9 Sondage 1 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.10 Sondage 2/3, le mur 3011

(O. Dayrens, Inrap 2009)

8

195,27m NGF

195,09

195,04

194,33

194,74

194,64

194,45

194,43

194,39

193,97

3.1.1 Le sondage 1

Il a été réalisé dans la boutique du Bât.A, perpendiculairement à la rue (fig. 6

plan). Une « calade » de petits galets soigneusement agencés y a été découverte au

nord (fig. 8). Celle ci se trouvait à 0,20 m de profondeur sous le carrelage. Dans

la partie sud du sondage, elle était détruite. Ce sol s’implante sur des niveaux de

remblais successifs (annexe III-1 inventaire stratigraphique, fig. 9 photo et fig. 7 log), dont

les US 1002 à 1005 constituent un remblai de démolition hétérogène constitué de

morceaux de brique et de blocs dans une matrice très sableuse riche en mortier.

Le substrat (US 1010) apparaît autour de 1,20 m, constitué d’une argile sableuse

contenant des dalettes calcaires. Sa partie supérieure est faiblement anthropisée

(nodules de brique roulée dans 1009). 1007 et 1008 sont des niveaux naturels

colorés par la stagnation de la nappe phréatique.

3.1.2 Les sondages 2 et 3 (SM1 et SM1bis)

L’étude de sols mentionnait en SM1 et SM1bis la présence d’un mur dont la nature

et les niveaux associés ont été vérifiés par la réouverture et l’extension de ces

sondages en Sond 2 et 3 (fig. 6 plan des sondages et annexe 1 plan de l’étude des sols).

Ce sondage a permis la mise au jour d’un mur (US 3011) constitué de moellons

de calcaire liés au mortier de 0,50 m de large. Un fragment de tuile participe de la

maçonnerie. Le mortier de chaux utilise un dégraissant sableux grossier (Ø 0,3 à

0,5 cm) et du gravier (Ø 2 cm).

à ce mur, parallèle à la façade de la rue Caviale, sont associés deux niveaux de

sol. Le premier (US 3008) est en terre battue et fonctionne avec un premier état

du mur caractérisé par un enduit mural à la chaux très blanc de 1 cm d’épaisseur.

Ni ce niveau ni les suivants n’ayant livré de mobilier archéologique, ce sol ne

peut être attribué à une période avec certitude. Cependant l’opération « Cave Béteille

» dans l’îlot Séguier menée par la société Hadès en 2006 indique la découverte

de deux niveaux de terre battue successifs, le premier antérieur au XIIIème

siècle et le second de cette époque.

9

10


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig.11 Relevé du sondage 2

(C. Viers, Inrap 2009)

Fig.12 Vue générale du sondage 2/3

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.13 Log du sondage 4

(O. Dayrens, C. Viers, Inrap 2009)

0

12

24

50

62

85

4000

4001

4003

4004

4002

195,25m NGF

195,13

194,75

194,63

194,40

Sur ce niveau (us 3008) est implanté un sol constitué de briques jointoyées à la

terre. Le mur est alors rafraîchi d’une nouvelle couche d’enduit constitué d’un

mortier sableux de 2 à 3 cm d’épaisseur (fig. 11 plan et coupe du sondage 2/3, fig. 10 et

fig. 11 photos).

Ce mur est ensuite démoli, et cette destruction est scellée par un niveau de démolition

hétérogène constitué d’une alternance de couches de mortier désagrégé et

de minces niveaux de terre noire (US 3003 à 3006). L’horizontalité des niveaux

de terre noire témoigne d’un nivellement successif des remblais de démolition.

3.1.3 Le sondage 4

ouest est

3003

3004

3006

3009

3010

195.27

195.27

3005

3007

3008

SM1bis

3008

194.96

3007

3000

3011

3011

SM1

0 0,50 1 m

1/20ème

3009

3010

Il a été réalisé dans la boutique du bâtiment B, perpendiculairement à la façade

sur rue. Il visait à vérifier la présence d’éventuelles maçonneries parallèles à la

façade sur rue.

Ce sondage montre deux grandes phases séparées par un niveau horizontal de

terre indurée que l’on peut interpréter comme un niveau de circulation de type sol

en terre battue (US 4002). Celui ci s’implante sur un remblai sablo-argileux brun

foncé qui a livré de la faune, des fragments de briques et quelques dalettes de

calcaire (US 4003, non ramassé). Au-dessus, on retrouve le remblai de démolition

constitué de mortier désagrégé et de briques, qu’on a déjà observé dans les

sondages 1 et 2/3 (fig. 13 log).

195.04

194.95

195.03

195.00

195.28

195.28

195.00

195.00

195.28

35


36 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig.14 Le sondage 5 (SM2 et SM2bis de

l’étude des sols (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.15 à gauche, SM2

extrait de l’étude des sols

Fig.16 à droite, SM2bis

extrait de l’étude des sols

3.1.4 Le sondage 5

Il s’agit de la réouverture du sondage SM 2 & SM 2 bis réalisé lors de l’étude des

sols (fig. 6 plan des sondages et annexe 1 plan de l’étude des sols et fig. 14). Les observations

n’ont pu être faites que dans les bermes, ce sondage n’ayant pas été étendu

du fait de la présence d’un étai à sa proximité immédiate.

L’étude des sols mentionnait en SM 2 (fig. 15) la présence d’un mur perpendiculaire

à la façade sur rue (mur 13) et profondément fondé. Ce mur est construit en

moellons de calcaire liés au mortier dans sa partie supérieure et avec de l’argile

pour sa fondation. La semelle de fondation possède deux ressauts successifs de

0,15 m à 0,95 m de profondeur puis de 0,10 m à 0,75 m. Le prolongement de

ce mur correspond à l’ouverture de la porte 2 médiévale, puis des fenêtres 2 et

25. La fenêtre 25 est aujourd’hui traversée par le niveau du plancher du premier

étage, elle est donc antérieure à cette redistribution des niveaux. En revanche la

fenêtre 2 fonctionne avec le plancher en place ce qui signifie que sa position est

indépendante de celle du mur 13 du niveau inférieur. De ces multiples remarques

on peut déduire que le mur 13 appartient à une phase récente de réaménagement

de la maison, au moment où elle est partitionnée en deux corps A et B avec redistribution

verticale des étages.

D’autre part ce sondage a révélé la présence de la fondation d’un poteau (mentionné

en SM 2 bis de l’étude des sols, fig. 16) en moellons de calcaire liés à

la chaux. La proximité géographique de ce poteau et du mur 13 exclut qu’ils

aient pu fonctionner ensemble. On peut émettre en hypothèse que ce poteau est

antérieur à l’édification du mur 13 et qu’il reposait -étant donné son niveau de

fondation- sur le sol 4002 du sondage 4.

3.1.5 Synthèse

La grande constante que révèlent ces sondages est la présence d’un niveau de démolition

sur toute l’emprise de bâtiment. Ce niveau indique des réaménagements

importants. Le mur 3011 et les deux niveaux de sol associés sont antérieurs à ces

travaux alors que la « calade » du sondage 1 est postérieure.


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig.17 Piquages 4 et 5 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.18 Piquage 4 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.19 Piquage 2 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.20 Piquage 3 (O. Dayrens, Inrap 2009)

3.2 Description des piquages

3.2.1 Piquages sur le mur de refend MR 4

Trois piquages ont été réalisés sur ce mur pour déterminer s’il appartient à la

première phase de la maison (fig. 6 plan de répartition des piquages).

Piquage 1 : le mur est recouvert de plus de 7 cm de béton banché. à cette

profondeur, le piquage a été interrompu.

Piquage 4 : il a été réalisé à cheval sur l’épaisseur du mur 2 pour vérifier le phasage

entre les deux maçonneries. Il apparaît que le mur 4 est postérieur au mur 2 contre

lequel il s’appuie (fig. 17 et 18).

Piquage 5 : on voit que le mur est constitué de moellons peu réguliers de grès et de

calcaire aux dimensions variables, trahissant de probables remplois. Les hauteurs

d’assises sont comprises entre 8 et 20 cm. La maçonnerie est liée avec un mortier

de chaux beige, pulvérulent et contenant du sable grossier en faible quantité (fig.17).

3.2.2 Piquages sur le mur mitoyen sud MR 3

Deux piquages ont été réalisés sur ce mur pour chercher d’éventuelles arraches de

refend ou de voûtes et vérifier le chaînage avec le mur 2 (fig. 6 plan de répartition des

piquages).

Piquage 2 : Le mur est constitué de moellons de grès et de calcaire liés au mortier.

Le piquage révèle la présence d’une conduite bûchée dans le mur aux parois

noircies de suie : conduite pour un poêle. Le mur est recouvert de 2 à 3 cm de béton

projeté, puis d’une paroi de 4 cm en briquettes et enfin de 1 cm de plâtre (fig. 19).

Piquage 3 : on constate que le mur 3 est collé au mur 2 auquel il est donc postérieur.

Le mur 2 est constitué de moellons de grès à tête dressée en majorité, liés au

mortier sur 2 cm en profondeur. Le coeur de la maçonnerie est lié avec une terre

argileuse ocre. Les assises sont régulières, comprises entre 12 et 27 cm. De petites

plaquettes de calcaire garnissent ponctuellement les joints.

Le mur 3 est constitué de moellons de grès et de calcaire et comprend quelques

inclusions de fragments de briques. Il est jointoyé avec un mortier résistant de

couleur crème contenant du sable grossier et du gravier (fig. 20).

3.2.3 Piquages sur le mur mitoyen nord MR 7

Deux piquages ont été pratiqués dans les angles avec les murs 1 et 2 (fig.6 plan de

répartition des piquages).

On constate que le mur 7 est très mutilé. Il comporte de grosses fissures avec des

parties déjointées. Toute une partie du mur est recouverte de suie attestant de

la présence d’une cheminée. De cette dernière cependant, aucune information

supplémentaire ne nous est parvenue. Au vu du parement il semble que des plages

du mur ont fait l’objet de réfections.

On retrouve cependant le module de moyen appareil de la façade sur la rue Caviale.

Le mur est constitué de moellons à tête dressée majoritairement allongés (hauteurs

d’assise 22 à 25 cm, longueur des blocs 22 à 45 cm). Les joints sont fins, de 1 à

2 cm. Le liant est un mortier crème sableux avec du petit gravier en surface. En

profondeur, le mur est lié avec une terre argileuse ocre. On remarque quelques

calages de dalettes de calcaire. Cette mise en oeuvre est tout à fait similaire de celle

du mur 2 précédemment décrit.

Piquage 7 : malgré le délabrement du mur ce piquage situé à l’angle des murs 1 et 7

montre leur chaînage. Cette partie pourrait cependant avoir été refaite.

Piquage 8 : à cet emplacement, la maçonnerie est très perturbée et détériorée,

la lecture difficile. Il semble que le mur ait subi des réfections en partie liées à

l’ouverture de la porte 15.

37


38 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig. 21 Relevé de la façade sur la rue Caviale.

En hachuré, les parties reconstruites.

(F. Callède, C. Viers, Inrap 2009)


fen

20

fen 19

fen 21

fen 17

fen 18

fen 1

fen 15

3.3 Le bâti

Le bâtiment actuel s’articule en L autour d’une courette. Le corps de bâtiment sur

rue est découpé en deux verticalement, chaque côté étant desservi par un escalier.

Les hauteurs de plancher ne correspondent pas entre les deux parties. Si la façade

sur rue montre des vestiges médiévaux et modernes, la façade sur cour est très

mutilée de même que l’intérieur du bâtiment, maintes fois remanié. Lors de notre

intervention, la totalité des cloisons avaient été abattues sauf au rez-de-chaussée

où tous les murs avaient été conservés. La façade sur rue avait été dégarnie de son

crépi (fig. 21 relevé de la façade du 24 rue Caviale), et des piquages avaient été réalisés

sur les murs de la cour, permettant de voir les parement de pierre. Le mur mitoyen

nord du bâtiment sur la rue était dégarni tout ou partiellement sur toute la hauteur.

fen 22

fen 16

fen 15

fen 13

fen 11

fen 7

fen 2

fen 8

fen 3 fen 4

fen 5

fen 24 fen 25

por 1 por 2

fen 12

por 3 por 4

fen 14

fen 10

fen 9

por 11 por 5

por 13 por 14 por 15

0 1 5 m

poutre

fen 23

fen 6


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

22

Fig. 22 La porte 3. On voit le tore, et dans les

écoinçons les encoches pour l’encastrement

d’auvents (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 23 La porte 1 (O. Dayrens, Inrap 2009)

23

Fig. 24 La fenêtre 7. On distingue le linteau

similaire à celui de la fenêtre 3

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 25 La fenêtre 3 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 26 La fenêtre 8 (O. Dayrens, Inrap 2009)

24

3.3.1 La maison médiévale

C’est surtout à partir de la façade sur le rue Caviale que le plus d’informations

ont été récoltées. La maison comporte deux niveaux : un rez-de-chaussée où

s’ouvrent des boutiques dont le sommet des arcades est encore apparent et un

étage éclairé par une claire-voie gothique. L’articulation entre les deux étages,

comme c’est très souvent le cas dans les maisons de cette époque, est soulignée

par un cordon mouluré.

Le mur est réalisé avec un moyen appareil de grès à la facture soignée. Les

assises sont comprises entre 20 et 25 cm de haut avec des moellons à tête dressée

de 20 à 45 cm de long. Les joints sont fins, entre 1 et 2 cm.

Du rez-de-chaussée, 4 arcades de boutiques nous sont parvenues (Por 1, 2, 3 et 4).

L’arc, brisé, est souligné par un tore en quart de rond (Ø 9 cm). Il est conservé

sur les arcades 1 et 3 (por1 et 3). De l’arcade 2 (por2), seule une petite partie de

l’extrados du coté sud est conservée, ce qui, grâce au levé topographique, nous

informe sur l’orientation de l’ouverture. L’arcade 4 (por4) ne conserve plus

que deux claveau de l’arc, comme l’arcade 1 (fig. 23) dans une moindre mesure.

C’est l’arcade 3 (por3, fig. 22) qui est la plus complète puisque la quasi totalité de

la partie supérieure est visible nous informant sur la largeur de l’ouverture. Les

écoinçons situés de part et d’autre de cette ouverture comportent des mortaises

dans lesquelles devaient se ficher des auvents ou des bannes protégeant les

devantures des boutiques. Aucune des bases des arcades n’est aujourd’hui visible.

Les percements des boutiques dans le courant du 20e siècle les ont définitivement

détruites. Seul le piédroit nord de la porte 1 pourrait encore subsister. On peut

supposer que le tore des arcs retombait en s’amincissant comme on le voit sur

d’autres maisons de Figeac (A.L. Napoléone 1993). Un piquage complémentaire

sur la porte 1 permettrait de confirmer cette hypothèse. Il n’a pas été réalisé en

raison de la présence d’une descente d’eau pluviale à cet emplacement.

Un second niveau d’ouvertures éclairait ce rez-de-chaussée (Fen 3, 7 et 8). Les

fenêtres 3 et 7 devaient être identiques (fig. 24 et 25). La fenêtre 3 se trouve entre

les portes 2 et 3. Il s’agit d’une petite ouverture de 0,85 m de haut sur 0,50 m

de large comportant un petit chanfrein. De la fenêtre 7, située entre les portes 1

et 2, ne subsiste que le linteau avec son petit chanfrein. Le reste de la fenêtre a

été détruit lors de l’ouverture des fenêtres 1 et 24. Il n’y a pas d’ouverture entre

les portes 3 et 4. La fenêtre 8 (fig. 26) s’ouvre au-dessus au sud de la porte 4.

On distingue plusieurs indices. Deux pierres apparemment en place pourraient

correspondre à un piédroit et une partie d’appui. Sur cette pierre d’appui, un

linteau avec un petit chanfrein est posé, mais ne semble pas en place (le chanfrein

ne correspond pas à l’ouverture). Enfin depuis la pierre d’appui, un coup de sabre

pourrait s’apparenter aux fenêtres 3 et 7. Plusieurs hypothèses s’offrent à nous :

25 26

39


40 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig. 27 La façade sur cour, mur 2

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 28 L’ouverture d’une fenêtre médiévale sur

cour (C. Viers, Inrap 2009)

Fig. 29 Embrasure d’une fenêtre médiévale

conservée au 3e étage contre la porte 6

(C. Viers, Inrap 2009)

28 29

- La fenêtre 8 avait une forme allongée de 0,75 m de large sur 0,35 m de haut

et son linteau a simplement été déplacé.

- La fenêtre 8 était du même type que les fenêtres 3 et 7, le coup de sabre

correspond à son ouverture et le linteau vient d’ailleurs.

- Une troisième hypothèse consisterait à dire qu’il y a eu deux fenêtres 8

consécutives, peut-être une première verticale et une seconde horizontale.

Du cloisonnement et de l’organisation de ce rez-de-chaussée nous ne savons

que peu de choses. Les sondages réalisés dans le sol (cf. infra) ont bien mis au

jour des portions de murs et des niveaux de sol, mais rien ne nous permet de les

mettre en relation avec le premier état de la maison. Les sondages 2/3 et 4 ont

notamment livré des sols en terre battue. Or l’hypothèse de sols en terre battue

pour cette période n’est pas à écarter. Une opération archéologique réalisée en

2006 par la société Hadès a mis en évidence deux niveaux de sol de ce type des

XIIIème et XIVème siècles, « Cave Béteille » dans « l’Ilot Séguier ».

La position du mur 4 comme refend entre les murs 1 et 2 s’est aussi posée. Des

piquages dans cette maçonnerie (piquages 1, 4 et 5) ont montré que ce mur était

postérieur à l’époque médiévale. En revanche la présence d’une poutre très

certainement médiévale entre les portes 3 et 4, et comportant des vestiges de pans

de bois suggère une division du rez-de-chaussée en deux espaces (cf infra p. 38).

Le mur 2 de la façade sur cour est très mutilé (fig. 27). Il n’en reste que de petites

plages, qui avaient été partiellement dégarnies. Elles montrent l’appareil du

mur mais on n’y voit pas d’anciennes ouvertures et ne nous renseignent donc

pas quant à la distribution du bâtiment. Le mur 2A2 est entièrement refait en

parpaings de béton. Les murs 2B2 et 2B3 ont été rebâtis en pierre, rien n’est

d’origine.

Seul le troisième étage, au niveau du bâtiment A, conserve un pan de mur

plus important seulement repercé par la porte 6 et une petite lucarne. Le

dégarnissage du mur et l’enlèvement d’un conduit de cheminée par « les Ateliers

de Chanteloube » ont permis de révéler la présence d’une fenêtre dont seuls un

piédroit et une partie de l’arc sont conservés contre la porte 6 (fig. 28 et 29). La

dimension de cette fenêtre permet de la rapprocher de celles que l’on trouve sur la

rue. Sa position en plan ne permet pas de proposer des façades sur rue et sur cour

symétriques (fig. 55 propositon en plan).


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig. 30 La partie méridionale du mur sur la

rue Caviale : on voit la réfection et les assises

continues avec la maison voisine

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 31 Le mur 7 au rez-de-chaussée vue

générale (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 32 Le mur 7 au 4ème étage, vestiges du

pignon (O. Dayrens, Inrap 2009)

31 32

Des observations ont été menées sur les deux murs mitoyens. Elles montrent

que le mur 3, mitoyen au sud n’est pas d’époque médiévale. La façade sur rue

révèle en effet que tout le pan de mur de ce côté est reconstruit depuis le rez-dechaussée

(fig. 28). La partie septentrionale de la fenêtre 10 est épargnée, ainsi au

rez-de-chaussée qu’une petite partie de l’arcade de la por4. On remarque que les

assises filent depuis le bouchage de ces ouvertures vers les bâtiments de l’hôtel de

Salgues (actuelle sous-préfecture). La construction de l’hôtel de Salgues a été

réalisée au milieu du XVIIIème siècle. En 1766, celle-ci est achevée. La maison

du 24 était-elle déjà ruinée à cette époque, ou sont-ce les travaux de l’hôtel de

Salgues qui l’ont mise à mal ? En tous cas, à l’occasion de ce chantier, toute sa

partie méridionale a été refaite. Le piquage mené au rez-de-chaussée à l’angle

opposé entre les murs 2 et 3 montre que ceux-ci ne sont pas contemporains. Au

dernier niveau, la même constatation a été faite. La réfection du n° 24 s’étend

donc jusqu’à la cour, et sur toute la hauteur de l’édifice.

Le mur 7 en revanche est contemporain de la façade. Le rez-de-chaussée est

relativement détérioré (cf infra les piquages sur le mur mitoyen nord p. 32 et fig. 31). On

distingue des réfections mais aucun aménagement sinon la présence de suie côté

rue.

Au dernier niveau est conservé le pignon à redents de la maison médiévale

(fig. 32).

41


42 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig. 33 Le contre-coeur de la cheminée et les

corbeaux associés (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 34 Poutre du plancher médiéval

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 35 Fragment de lice et poutre du plancher

médiéval sur le mur 2 (C. Viers, Inrap 2009)

Fig. 36 Lice et poutre du plancher médiéval sur

le mur sur rue (P. Malagutti, 2009)

Fig. 37 Lice sur le mur sur rue, angle

nord ouest. On distingue sur le mur 7 les

corbeaux bûchés et le contre-coeur

(C. Viers, Inrap 2009)

34

35

36 37

33

Au premier étage, seule la partie ouest est dégarnie. Quelques aménagements ont

attiré notre attention : la présence d’une ouverture basse bouchée tout d’abord.

Elle possède un couvrement en plein cintre, ses dimensions (0,70 de haut pour

une largeur de 0,95 m) permettent de la raccorder à un contre-coeur de cheminée

(fig. 33). Des aménagements, encastrés dans le mur et constitués de deux pierres

chacun, ont été interprétés comme des corbeaux. Ces derniers supportaient-ils,

participaient-ils de la cheminée du premier étage, en tous cas les altimétries

concordent pour les placer dans des aménagements médiévaux, au niveau du

plancher du premier étage. La présence de deux pierres superposées pour leur

mise en oeuvre suppose des corbeaux en console. Les deux plus gros se trouvent

de part et d’autre de la cheminée alors qu’un troisième est intermédiaire. Un

dernier corbeau doit être supposé en symétrique (Fig. relevé du mur 7).

Ce niveau, après dégarnissage de ses maçonneries par les Ateliers de Canteloube

a révélé la présence de lices sur les murs sur rue et sur cour. Celles-ci ont été

découpées à l’occasion des percements d’ouvertures successifs. Sur le mur 2

notamment n’en subsiste que des tronçons (Fig. 35 à 37).

Une poutre dont la position permettait déjà de suspecter son ancienneté s’appuie

sur ces pièces de bois. Elle est intégralement conservée et possède encore des

vestiges d’un pan de bois divisant le rez-de-chaussée. Elle se trouve entre les

portes 3 et 4 (Fig. 34 à 36).

Le mur 7 au deuxième étage révèle la présence d’une ouverture bouchée. Elle

est couverte en plein cintre et possède une feuillure (hauteur 1,20 m visibles,


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig. 38 Vue générale du mur 7 au 2e étage

(P. Malagutti, 2009)

Fig. 39 Placard médiéval et niche contigus dans

l’épaisseur du mur de façade

(C. Viers, Inrap 2009)

Fig. 40 Traces d’enduit peint contre le placard

(O. Dayrens, Inrap 2009)

39

largeur 1,05 m). Sa forme, sa position dans le mur supposent de la placer comme

placard malgré ses dimensions imposantes (fig. 33 et 34). Sa base devait se situer

au niveau du plancher actuel. Elle n’a pas été retrouvée au premier étage mais

ce pan de mur est peu lisible en l’état. L’enduit d’origine est conservé sur tout le

pourtour de ce rangement (fig. 35). On y distingue encore un faux appareil peint.

La partie est du mur conserve une autre plage d’enduit peint orné du même faux

appareil (fig. 36). A droite de ce placard, un autre placard d’ouverture rectangulaire

prend place. Celui-ci appartient à une seconde phase, probablement au cours de

la Renaissance. Il est divisé verticalement par un meneau de pierre. Les deux

ouvertures possèdent une feuillure pour l’encastrement d’une porte. Sa position

dans le mur suppose l’abandon de la cheminée d’origine. L’encastrement de ce

rangement est délimité par la destruction de l’enduit peint en faux appareil.

Dans l’angle du mur, coté rue, une niche est ménagée dans l’épaisseur de la

maçonnerie. On distingue l’arrachement de la maçonnerie qui la constituait à

l’intérieur en sur-épaisseur par rapport au mur, que suit l’enduit peint de faux

appareil. Cette niche appartient donc au premier état de la maison. Sa fonction

reste en suspens pour le moment. Un exutoire situé à ce niveau sous la gouttière

pluviale actuelle pourrait suggérer une évacuation d’eau, sans qu’il soit possible

d’être affirmatif.

40

43


44 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig. 41 Relevé du mur7 (C. Viers, Inrap 2009)

ouest est

N.1

arrachement

vestiges du pignon

suie

Pl. 1 Pl.3 Pl.3

projection du plancher

bouchage

enduit peint médiéval

contre coeur

lice lice

corbeaux cheminée

rue cour

0 1 5 m

Ces divers aménagements ont fait l’objet d’un relevé pour permettre de situer

la totalité des aménagements découverts sur le mur 7 aux niveaux 1 et 2 et de

proposer une restitution de la façade médiévale.

La présence des lices et d’une poutre d’origine permet de situer très précisément

l’altitude du plancher médiéval, et nous informe sur un procédé constructif.


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

42

Fig. 42 Base de colonnette (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 43 La fenêtre 11 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 44 Fleur traitée en motif cubique à la

naissance des corps de moulure des arcs

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 45 Feuillage stylisé et fleur de lys à la base

des arcs (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 46 Personnage masculin

(O. Dayrens, Inrap 2009)

L’étage du corps de bâtiment principal est éclairé par une claire voie gothique.

C’est l’ouverture ostentatoire par excellence qui localise depuis la rue la « salle ».

Quatre fenêtres sont visibles : fenêtres 10, 11, 13, et 17. Les formes de fenêtre

s’inscrivent dans un arc de décharge constitué par le couvrement traversant de

l’embrasure intérieure. Deux oculi quadrilobés ornent le tympan. Leur moulure

est constituée de deux tores séparés d’une gorge. Une feuillure indique qu’ils

étaient fermés par un vitrage.

La fenêtre 11 est la plus complète. C’est une fenêtre ternée dont l’arc de

décharge, les deux oculus et l’extrados des trois formes sont conservés (fig. 43). La

forme sud et la centrale sont intégralement conservées. Seul l’appui intermédiaire

est un bouchage réalisé avec des blocs moulurés provenant probablement

du démontage d’une ou plusieurs fenêtres médiévales voisines. Il parait

vraisemblable de penser que l’appui se faisait sur une colonnette comme c’est

le cas des autres fenêtres de ce type à Figeac d’autant qu’une base de colonnette

(Fig. 42) a été récoltée sur le site. Elle était remisée dans la fenêtre 23 et provenait

probablement du débouchage du tympan de la fenêtre 11. Elle a été remise au

Service du Patrimoine de la ville.

Le piédroit méridional est orné de feuillages stylisés, et à la base d’une tête de

personnage masculin, moustachu (fig. 45 et 46) . Gilles Séraphin mentionne que

43

44 45 46

45


46 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

47

49

Fig. 47 Revers de la fenêtre 11

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 48 Détail de l’écu

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 49 Vue élargie du piédroit nord

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 50 Détail de motifs

(O. Dayrens, Inrap 2009)

48

50

« son port de chevelure évoque la mode du second tiers du XIIIème siècle et

notamment les représentations connues du comte de Toulouse Raimond VII ou

d’Alphonse de Poitiers ». La base de l’arc est décorée d’une fleur de lys d’un côté

et de fleurs s’inscrivant dans un motif cubique de l’autre (fig. 44 et 45). La forme

septentrionale a été agrandie par l’ouverture de la fenêtre 12.

Cette fenêtre conserve aux 2ème et 3ème étages des plages d’enduits médiévaux

à l’intérieur. Si celui du 2ème étage n’a pas révélé de décors visibles, au 3ème

étage, le sommet de l’embrasure est décoré d’un blason. D’autres motifs figurent

à cet emplacement (fig. 47 à 50).

Une poutre (entrai) à ce niveau attire l’attention. Elle comporte des moulures

sculptées et est en remploi dans la charpente, mais son origine pourrait être

médiévale.

La fenêtre 13 est aussi une fenêtre ternée (fig. 51 et 54). Elle conserve une forme,

du côté méridional, les deux autres ayant été détruite par l’ouverture successive

des fenêtres 15 et 16.


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

51 52

53 54

Fig. 51 Fenêtre 13 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 52 Fenêtre 10 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 53 Fenêtre 17 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 54 Fenêtres 13 et 17 (O. Dayrens, Inrap 2009)

La fenêtre 10, la plus méridionale est, on l’a vu, très mutilée (fig. 52). Le levé

topographique montre qu’il s’agit d’une fenêtre ternée (l’arc est le même que sur

la fenêtre 11).

La fenêtre 17 en revanche est une fenêtre jumelée. Son arc de décharge est

assez complètement visible pour s’en assurer. Les deux formes en revanche sont

détruites, on distingue quelques claveaux des arcs. Le piédroit nord a été bûché.

(fig. 48 et 49)

47


48 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig. 55 Proposition de restitution de la façade

sur la rue Caviale au XIIIème siècle

(F. Callède, C. Viers, Inrap 2009)


Ces diverses observations permettent de proposer une restitution de la façade du

XIIIème siècle (fig. 55).

La claire voie est constituée de trois fenêtres ternées (fen 10, 11, et 13) et

d’une fenêtre géminée dont les vestiges nous sont parvenus. L’observation des

chaînages des murs montre que le mur 2 se poursuivait au-delà. Compte tenu que

les façades de ce type sont généralement symétriques, et si on suppose que la

position de la poutre médiévale en place pourrait être un indicateur de cet axe, on

peut proposer une restitution de la façade. Elle comporterait donc deux fenêtres

jumelées encadrant trois fenêtres ternées.

La façade sur cour est beaucoup plus incomplète. On sait cependant grâce à la

découverte des vestiges d’une fenêtre que celle-ci devait être largement ouverte.

Le rez-de-chaussée comporterait 6 portes de dimensions inégales, alternant deux

portes larges centrales (5,10 à 5,20 m) jouxtées de deux plus étroites (2,20 m).

Ces dernières seraient enfin encadrées par deux nouvelles portes larges. Cette

alternance des portes a été déterminée par la position des jours. L’absence de jour

au centre de la composition confirme l’hypothèse d’un cloisonnement du rezde-chaussée

suspecté par la présence de vestiges d’un pan de bois sur la poutre

médiévale.

fen 17 fen 13 fen 11

fen 7 fen 3

fen 8

por 1 por 2 por 3 por 4

0 1 5 m

placard

contre-coeur

poutre

position de la poutre RDC

fen 10


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

56

Fig. 56 Arrière voussure de la fenêtre 32

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 57 Façade sur la cour secondaire, on

distingue la porte 10 en bas et le linteau trilobé

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 58 Appareil de la façade sur la cour

secondaire (O. Dayrens, Inrap 2009)

57

Il semble que le corps de bâtiment C soit lui aussi d’origine médiévale. La liaison

stratigraphique entre les deux corps de bâtiment n’a pu être vérifiée à aucun

endroit, les deux angles dont la liaison devait être confirmée ont fait l’objet de

réfections (percement de la porte 15, comblement de l’angle aigu du mur par la

construction d’un placard au rez-de-chaussée, et ainsi de suite à tous les niveaux).

Seul au troisième étage on constate un collage dans le prolongement du mur 2,

mais on est déjà au niveau du pignon... A ce niveau, le bâtiment C est construit en

briques mécaniques.

Le mur 10 du Bâtiment C possède au moins deux ouvertures caractéristiques

de l’époque médiévale : la porte 10 en arc brisé au rez-de-chaussée et la fenêtre

32 qui comporte un linteau trilobé du courant du XIVème siècle au 2ème étage

(fig. 56 et 57). L’appareil du mur, visible depuis le « soleillo », révèle la partie

conservée d’origine médiévale (fig 57 et 58 et fig 59 façade sur la cour secondaire) et le

phasage complexe du mur. Trois phases semblent émerger : la première comprend

la porte ogivale, la seconde la fenêtre trilobée et la troisième tout ce qui se trouve

au-dessus.

La question s’est posée de savoir si le linteau trilobé était en remploi. Le

dégarnissage du mur à l’intérieur a révélé l’arrière-voussure de cette fenêtre. Il

semble cependant que le trilobe ne soit pas en place et que l’on soit en présence

d’une fenêtre jumelée étant donné les dimensions de l’ouverture. Le suivi du

débouchage permettrait de s’en assurer (fig. 56).

La porte 10 est ogivale et son arc est dédoublé par un arc de décharge en

partie haute. Ce type de mise en oeuvre est relativement courant sur Figeac.

En témoignent, les ouvertures de la maison des Templiers. Aucune moulure ou

chanfrein n’habille l’arc. A.L. Napoléone signale que ce type de mise en oeuvre à

second rouleau ne peut être antérieur au XIIIème siècle.

Si on essaie de transposer les hauteurs de plancher du corps de bâtiment sur la rue

Caviale aux ouvertures médiévales du mur 10, on se rend compte que celles-ci

ne peuvent pas correspondre à ce corps de bâtiment. Le corps de bâtiment C

ne fonctionnait pas avec des planchers situés à la même hauteur que ceux du

bâtiment sur rue (fig. 59, façade sur cour secondaire).

58

49


50 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

La question, qui découle de cette remarque, pose la relation du bâtiment C avec

le corps de bâtiment de la rue Caviale. Ne faudrait il pas le rattacher à l’origine

à une autre maison ? Son orientation générale est plus proche de celle de la rue

de la République. Peut-être s’agit-il d’un corps de bâtiment sur cour, en fond

de parcelle, dont le corps sur rue s’ouvrait rue de la République. Lors de la

densification de l’îlot, la parcelle 695 (fig 3, cadastre) se construit, mais laisse

libre le passage de la porte 10 (servitude ?) d’où la forme surprenante du bâti de

cette parcelle. Le bâtiment auquel il appartenait est peut-être à rechercher dans

cette direction. Ceci coïnciderait d’autre part avec la différence stylistique que

l’on remarque entre les ouvertures de la rue Caviale (modénature des fenêtres

et des portes) et celles de ce corps de bâtiment. Il semble que le décor associé à

ce bâtiment place sa construction postérieurement à celle de la maison sur la rue

Caviale.

L’accès à la courette, débarrassée de ce qui l’encombre, permettrait d’effectuer

un relevé des élévations et de comprendre les différentes relations des bâtiments

entre eux et leur fonctionnement.

plancher soleillo:108.90

plancher:106.07

plancher:103.58

plancher:100.50

plancher:108.61

plancher:105.22

plancher:102.43

niveau sol:100.18

Fig. 59 Façade sur la cour secondaire (d’après P. Guerrand et A. Richard, C. Viers, Inrap 2009)

position de

l'arrière voussure

couverture appenti en éverite

hauteur projetée du plancher du 1er étage médiéval de la rue Caviale

premier appareil médiéval

deuxième phase

Avertissement:

Ce plan de facade a été dressé à partir de l'interieur de l'immeuble

en raison de l'impossibilité d'accèder au pied de la facade

(appenti adossé sur la parcelle AB 631)

fen 32

por 10

0 1 5 m


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig. 60 Proposition de restitution de la façade

sur la rue Caviale au XVème siècle

(F. Callède, C. Viers, Inrap 2009)


fen 19 fen

fen 17 fen 15 fen 12

fen 14

13 fen 10

por 1 por 2 por 3 por 4

0 1 5 m

3.3.2 Des ouvertures renaissance

Les fenêtres de la claire voie gothique sont agrandies et transformées par

des ouvertures de style renaissance (fig. 55 proposition de restitution de la façade

renaissance). Bien qu’il n’en reste que peu d’indices on distingue encore les

colonnettes qui ornaient les piédroits. La colonette est jouxtée d’un cavet que l’on

voit distinctement sur les fenêtres 15 et 19.

Ainsi les fenêtres 14, 15 et 19 modifient les emplacements d’origine des fenêtres

10, 13 et 17 (Fig 63, 62 et 61). L’emplacement de ces ouvertures ne doit son choix

qu’à celui des baies précédentes. L’aménagement des embrasures s’est fait par

simple bûchage des piédroits. Le décor mouluré a été sculpté sur les pierres

d’origine, sur place. Il est recouvert d’un badigeon à la chaux, très blanc. La

dimension de ces ouvertures suggère des fenêtres à croisée avec meneau et

croisillon.

Sur les fenêtres 19 et 15, la colonnette est apparente et sans équivoque. La fenêtre

14 en revanche n’a été identifiée que par une observation rapprochée et l’attention

attirée par la présence de traces du badigeon.

La fenêtre 11 a été moins endommagée (Fig. 64). Seule la fenêtre 12 modifie son

aspect originel. Ses dimensions peuvent correspondre à une fenêtre simple sans

meneau. Cette dernière parait appartenir à cette campagne d’ouverture de fenêtres

Renaissance par la mise en oeuvre de son ouverture : percement dans une fenêtre

existante avec agrandissement de l’ouverture par bûchage des piédroits. La

présence de traces du badigeon conforte cette hypothèse. Puis lors d’une époque

plus récente le décor de colonnettes a lui-même été bûché.

Les fines colonnettes apparaissent dès le XIVème siècle à Figeac, avec

l’apparition des croisées (A.L. Napoléone 1995). Les premières fenêtres à

croisées sont d’abord combinées avec un remplage. Celui ci est progressivement

abandonné préfigurant les ouvertures du XVème siècle. Les fenêtres de la rue

Caviale appartiennent probablement à cette période.

La distribution de l’époque précédente ne parait pas avoir été modifiée. Les

hauteurs d’étage restent les mêmes.


51


52 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

61 62

63 64

Fig. 61 en haut à gauche : fenêtre 19

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 62 en haut à droite : fenêtre 15

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 63 en bas à gauche : fenêtre 14

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 64 en bas à droite : fenêtre 12

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Dans le corps de bâtiment C en revanche des aménagements semblent indiquer

des remaniements plus profonds (Fig. 65 plan du bâtiment C). Le dégarnissage

du mur 9 a en effet mis en évidence la présence d’une porte avec un linteau à

accolade (por 7, fig. 66). Ce type de décor est généralement attribué au XVème

siècle. Le mur dans lequel s’ouvre cette porte paraît homogène avec celle-ci. Il est

réalisé avec des moellons de grès en majorité et quelques moellons de calcaire.

Les joints, garnis de mortier, sont épais, avec quelques petits calages de dalettes

de calcaire ou de briques. à sa jonction avec le mur 2, le percement tardif d’une

porte (por 15 dont le linteau la place au plus tôt dans le XVIIIème siècle) ne

permet plus de comprendre la relation entre les deux bâtiments.

L’angle qui lie les murs 9 et 10 est agrémenté d’un placard dont la construction

vient en sur-épaisseur du mur d’origine. Celui-ci a un linteau droit, les piédroits et

ce linteau possèdent une feuillure pour l’encastrement d’une porte (Fig. 67 et plan

fig. 65).

Au premier étage, au-dessus de la porte 9, la façade sur cour s’ouvre d’une

demi-croisée (fen 33, mur 8C1, Fig. 68). Son encadrement ainsi que la traverse

possèdent un chanfrein de 7 cm. Celui-ci se termine à la base de la fenêtre par un

congé en triangle à 11 cm de l’appui.

La présence de la porte 7 indique que le corps de bâtiment C se rattache à cette

époque à la maison du 26 rue Caviale. Elle s’ouvre au moins à l’étage sur la cour

principale du n° 24.


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

Fig. 65 Plan du bâtiment C au rez-de-chaussée

(F. Callède, C. Viers, Inrap 2009 d’après P. Guerrand et

A. Richard)

Fig. 66 La porte 7 à accolade

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 67 Le placard 2

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig. 68 Fenêtre 33 au premier étage de

bâtiment C, sur la cour (C. Viers, Inrap 2009)

a

c

c

è

s

1

e

r

é

t

a

g

e

COUR PRINCIPALE

MR 7

Piq.6



MR 8



MR 9

Piq.8




Réserve

hsp 2.90

66 67 68


No 94

Sous-Préfecture

MR 10



COUR SECONDAIRE

accès

1er

étage

53


54 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Fig.69 La porte 9 depuis la cour

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.70 Les fenêtres 24 et 25

(O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.71 La fenêtre 24 (O. Dayrens, Inrap 2009)

Fig.72 La fenêtre 25 (O. Dayrens, Inrap 2009)

70

3.3.3 Des ouvertures XVIIème siècle

71 72

Le corps de bâtiment C s’ouvre sur la cour du 24 rue Caviale par une porte à arc

segmentaire au rez-de-chaussée du mur 8 (por 9). Elle possède un chanfrein de

8 cm avec congé en triangle à 42 cm du seuil (Fig. 63 et 64). Le bouchage de la

partie haute de la fenêtre 33 correspond peut-être à cette époque.

69

Les fenêtres 24 et 25 s’ouvrent au rez-de-chaussée avant que celui-ci ait été divisé

en deux niveaux. Elles condamnent les portes 1 et 2 médiévales, et détruisent

la fenêtre 7 de la même époque (Fig. 21 relevé de la façade sur la rue Caviale, p.33,

la partie hachurée autour de ces fenêtres montre la partie refaite du mur et fig. 69). Leur

ouverture a conduit au démontage de toute la partie du mur où elles s’implantent

(contrairement aux fenêtres Renaissance qui se sont installées dans l’existant

sans démontage). La construction des piédroits réutilise les pierres issues du

démontage. Leur forme est rectangulaire, sans mouluration excepté une petite

feuillure qui borde le pourtour (piédroits et linteau). Leur mise en place doit se

situer dans le XVIIème siècle, en tous cas avant la restructuration de la maison au

milieu du XVIIIème siècle. La fenêtre 25 contient dans son bouchage une pierre

qui doit être le linteau renversé de la fenêtre 24.


II. Résultats 3. Résultats archéologiques

73

74

75

76

Fig. 73 Revers de la fenêtre 23

Fig. 74 La fenêtre 23

Fig. 75 La porte 6

Fig. 76 La porte 15

Fig. 77 Le plancher «à la française»

(O. Dayrens, Inrap 2009)

3.3.4 D’importants remaniements au milieu du XVIIIème siècle

On a vu que la maison avait subi une importante destruction de sa partie

méridionale (cf infra 3.3.1 la maison médiévale). La reconstruction de cette

partie est contemporaine de celle de la sous-préfecture. En effet les assises sont

continues de ce bâtiment vers la partie reconstruite du n° 24. Cette construction

est achevée en 1766. Il semble que ce soit à cette époque que le bâtiment est

redistribué horizontalement et verticalement. Toutes les ouvertures à partir de

cette époque montrent une division verticale du bâtiment, avec deux logiques de

percement indépendantes qui illustrent la partition entre bâtiment A et bâtiment

B (fig. 21, façade sur la rue Caviale) desservi par deux escaliers. Le bâtiment B est

surélevé (fen 21 et 22) de deux niveaux dont le «soleillo».

La présence d’un plafond « à la française » nous avait été signalée au second étage

du bâtiment A (fig. 73). Sa position à mi-hauteur des fenêtres médiévales et son

implantation partielle dans la reconstruction du XVIIIème siècle permettent de

placer sa mise en oeuvre au mieux à cette époque. Deux ouvertures semblent

pouvoir fonctionner avec ce plancher : ce sont la fenêtre 23 et la porte 6. Toutes

deux ont des encadrements en pierre. La fenêtre 23 est une petite ouverture

de forme quasi carrée et dotée de coussièges (Fig. 66 et 67). Son encadrement

comporte un petit chanfrein. L’appui est doté d’un léger larmier. La porte 6 a un

linteau droit. Elle aussi comporte un chanfrein de 6 cm qui se termine en triangle

à 25 cm du seuil qui se rapporte plutot au XVIIème siècle (Fig. 68). On note

que la porte 6 est montée « à l’envers » par rapport au bâtiment (la feuillure se

trouve vers l’extérieur). Cela signifie-t-il qu’elle aurait été démontée et replacée

ultérieurement dans ce mur, ce qui expliquerait le diachronisme entre le style de

l’encadrement et la chronologie relative qui ne peut la placer avant le milieu du

XVIIIème siècle ?

77

C’est aussi à cette période que le corps de bâtiment C change de propriétaire

et se trouve lié au bâtiment B. Le percement de la porte 15 au rez-de-chaussée

permet la communication entre les deux ailes. Cette porte possède un linteau en

arc segmentaire qui rappelle ceux de la façade de la sous-préfecture (fig. 70 et fig.

65, plan). On peut donc l’attribuer à la deuxième moitié du XVIIIème siècle. La

majorité des percements de la façade sur cour doivent certainement leur origine à

cette période.

Les autres ouvertures de la façade sur la rue Caviale offrent peu d’intérêt pour

l’archéologue. Leurs encadrements ont été refaits maintes fois et par exemple

celui des fenêtres 5 et 6 est en béton. La chronologie relative de ces différents

percements n’entre plus dans le cadre de cette étude.

55


56 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

4. Conclusion

4.1 L’évolution d’une maison du XIIIe siècle à nos jours

La maison médiévale est une riche demeure à un étage probablement érigée au

début du XIIIème sur l’une des rues principales de la ville. En effet celle-ci relie

la porte de Caviala à la place basse (actuelle place Carnot), qui avec la place haute

(actuelle place Champollion) constituent la croisée des axes commerciaux de la

ville de cette époque.

La façade sur la rue Caviale est la plus riche. Le rez-de-chaussée à vocation

commerciale s’ouvre de six portes à arc brisé. Celles-ci sont ornées d’un tore en

quart de rond. Bien que les bases ne soient pas visibles, il est probable que celui-ci

s’amortisse sur un tore plus mince comme le montrent de nombreux exemples de la

ville. Des bannes ou des auvents dont les mortaises sont visibles sur les écoinçons

des portes devaient agrémenter les boutiques. Quatre jours au-dessus des écoinçons

apportaient un surplus de lumière au rez-de-chaussée. Ce niveau était divisé en

deux espaces symétriques par un pan de bois dont quelques vestiges semblent

conservés.

L’étage illustre la présence de la salle d’apparat. Il s’éclaire et se distingue par

une claire-voie gothique constituée de cinq fenêtres. Trois fenêtres ternées sont

encadrées de fenêtres jumelées ; chaque forme est séparée par des colonnettes.

Les piédroits sont décorés d’une moulure de deux tores séparés par une gorge et

dont l’amortissement se fait par un décor sculpté. Ce type de décor est l’une des

caractéristiques des maisons figeacoises de cette époque. Chaque fenêtre s’inscrit

dans un arc de décharge qui n’est autre que la structure traversante du couvrement

de l’embrasure. Le tympan fermant cette couverture est percé de deux oculus

quadrilobés pour les fenêtres à trois formes. La salle était ornée d’un décor de faux

appareil peint. La fenêtre ternée la plus complète conserve un décor armorié au

sommet de son embrasure. Cette salle était dotée d’une cheminée jouxtée d’un

grand placard.

Les murs sur rue et sur cour sont contreventés et consolidés par la présence de lices

de bois. Le plancher médiéval s’appuyait dessus comme en témoigne la présence

d’une poutre encore en place.

La distribution originelle de la maison reste énigmatique. La façade sur cour,

très mutilée ne conserve quasiment rien de médiéval et on s’interroge toujours

sur la position de l’escalier. Une fenêtre faisant le pendant avec celles de la rue a

cependant été mise en évidence sur la cour, témoignant du faste de la salle.

Le retour en équerre du bâtiment ne semble pas, à l’époque médiévale, fonctionner

avec la maison du n° 24. Les hauteurs de plancher ne concordent pas et le style

des ouvertures trahit une construction légèrement postérieure, plutôt à la fin

du XIIIème ou au XIVème siècle. On peut penser que ce corps de bâtiment

fonctionnait avec un bâtiment orienté sur la rue de la République. Une porte

ogivale dont le sommet de l’arc comporte un second rouleau et un jour à linteau

monolithe trilobé caractérisent ce corps de bâtiment. Ces deux ouvertures ouvrent

sur une cour secondaire, ouvrant à l’est.


II. Résultats 4. Conclusion

Au bas Moyen âge, les fenêtres médiévales sont transformées au goût de l’époque.

L’ouverture et le décor de colonnettes sont réalisés directement dans la pierre des

fenêtres précédentes puis recouverts d’un badigeon à la chaux. On distingue trois

fenêtres de forme quasi carrée vraisemblablement à croisée et une quatrième en

demi-croisée. Le rez-de-chaussée conserve ses ouvertures d’origine. Le bâtiment

ne comporte toujours que deux niveaux, le rez-de-chaussée et un étage. La grande

salle de l’étage semble cependant fractionnée en deux ou trois espaces déterminés

par le rythme des fenêtres.

C’est à cette époque que le corps de bâtiment en équerre se raccorde au n° 26 de la

rue Caviale qui la jouxte. En effet une porte à linteau en accolade permet la relation

entre les deux. Le même corps de bâtiment se dote d’un placard au rez-de-chaussée

en aménageant l’angle aigu que font la maison du n° 26 et le retour en L . Il s’ouvre

sur la cour principale par une demi-croisée.

Deux niveaux de sol mis au jour dans le corps de bâtiment sur la rue Caviale

pourraient correspondre à ces époques, sans qu’il soit possible d’être plus précis.

Le premier est en terre battue et fonctionne avec un mur parallèle aux façades. à ce

premier niveau de circulation se superpose un sol en briques cuites.

La fin de l’époque moderne se traduit par de très importants remaniements. Deux

ouvertures condamnent et remplacent les portes des boutiques septentrionales.

Le corps de bâtiment sur cour s’ouvre d’une porte de ce côté dans le courant du

XVIIème siècle ou au XVIIIème siècle. Cette ouverture traduit un changement de

destination et l’attribution au n° 24 de cette aile, alors que la porte donnant sur le

n° 26 est bouchée.

Dans quel état se trouve la maison du n° 24 au XVIIIème siècle ? Toujours est-il

que lorsque l’hotel de Salgues (actuelle sous-préfecture) se construit, tout le pan de

mur occidental de la maison est refait. Le niveau de remblai de démolition que l’on

retrouve dans tous les sondages stratigraphiques traduit ces importants travaux.

C’est probablement à ce moment que la maison est redistribuée. Elle est subdivisée

horizontalement. Les deux niveaux originels sont divisés en quatre étages auquel

viendra s’ajouter une surélévation et le « soleillo » de la partie septentrionale.

Elle est aussi divisée verticalement en deux corps indépendants avec chacun son

escalier. De nombreuses ouvertures percent la façade, répondant à ces nouveaux

besoins. Au fil du temps les encadrements et les huisseries sont remplacés jusqu’à

ceux encore en place aujourd’hui. Le sol d’une boutique ou d’un atelier d’artisanat

est aménagé d’une « calade » qui apparaît immédiatement sous la chape de béton du

sol actuel.

Cette maison est un bel exemple de demeure médiévale dont le décor s’inscrit

dans le corpus des maisons figeacoises de la même époque. Le dégarnissage

quasi complet de la façade sur rue a permis de proposer un phasage des

ouvetures et des restitutions des différents états. Il semble que la façade

sur cour soit si mutilée que même un dégarnissage total n’apporterait pas

d’informations supplémentaires. En revanche les enduits intérieurs peuvent

encore protéger des plages de l’enduit peint médiéval.

La distribution du bâtiment pourrait éventuellement être enrichie par des

investigations stratigraphiques plus étendues puisque des niveaux antérieurs

aux grandes transformations du XVIIIème siècle ont été découverts.

Le corps de bâtiment sur cour ne se raccorde à la maison du n° 24 que

tardivement. Il serait intéressant d’approfondir les recherches sur ce bâtiment

en coeur d’îlot pour retracer son histoire et ses affectations successives.

L’étude des façades de la cour secondaire compléterait utilement ce travail et

permettrait de comprendre leur relation au bâti environnant.

Ce travail a pu être mené grâce à la collaboration de Priscilla Malagutti qu’il

convient de remercier pour son aide.

57


58 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

4.2 bibliographie

PRADALIER-SCHLUMBERGER Michèle, GARRIGOU-GRANDCHAMP

Pierre 2003. La maison au Moyen Age dans le midi de la France. Actes des journées

d’étude de Toulouse, 19-20 mai 2001, Toulouse, 2003.

ESQUIEU Yves, PESEZ Jean-Marie 1998. Cent maisons médiévales (du XIIe au

milieu du XIVe siècle) Un corpus et une esquisse. CNRS éditions, Paris, 1998.

MURAT Laurence 2006. Cave Béteille, Midi-Pyrénées, Lot, Figeac, îlot Séguier.

Hadès, Toulouse, 2006.

NAPOLéONE Anne Laure 1993. Figeac au Moyen Age : les maisons du XIIème

au XIV ème siècle. UFR d’histoire, d’histoire de l’art et d’archéologie. Université

de Toulouse le Mirail, 1993.

SéRAPHIN Gilles 2006. Réhabilitation d’un immeuble en Secteur Sauvegardé.

Dossier de Permis de Construire, 24 rue Caviale, 3 rue de la République. SCP P.

Guerrand et A. Richard, Villefranche de Rouergue, 2006.

4.3 Table des illustrations

abréviation des noms des auteurs :

F. C. : Fabien Callède, Inrap

O. D. : Olivier Dayrens, Inrap

P.M. : Priscilla Malagutti, Service Patrimoine de la ville de Figeac

C. V. : Catherine Viers, Inrap

n° figure type sujet auteur

- photo décor sculpté d’une fenêtre médiévale du 24 rue Caviale O.D.

- dessin relevé de la claire voie médiévale du 24 rue Caviale F.C., C.V.

1 carte 1/250 000e F.C.

2 carte IGN 1/25 000e F.C.

3 cadastre 1/500e F.C.

4 plan plan du secteur sauvegardé de la ville de Figeac -

5 photo utilisation de la mini pelle dans le bâtiment O.D.

6 plan localisation des sondages, des piquages et numérotation des bâtiments et des murs F.C., C.V.

7 log sondage 1 O.D., C.V.

8 photo calade sondage 1 O.D.

9 photo sondage 1 O.D.

10 photo sondage 2/3 O.D.

11 plan et coupe sondage 1 C.V.

12 photo sondage 2/3 O.D.

13 log sondage 4 O.D., C.V.

14 photo sondage 5 O.D.

15 coupe sondage 5 BBC

16 coupe sondage 5

Aménagement

et Infrastucture

17 photo piquages 4 et 5 O.D.

18 photo piquage 4 O.D.

19 photo piquage 5 O.D.

20 photo piquage 3 O.D.

21 relevé topo façade rue Caviale F.C., C.V.

22 photo porte 3 O.D.

23 photo porte 1 O.D.

24 photo fen 7 O.D.

25 photo fen 3 O.D.


II. Résultats 4. Conclusion

26 photo fen 8 O.D.

27 photo mur 2 O.D.

28 photo L’ouverture d’une fenêtre médiévale sur cour O.D.

29 photo Embrasure d’une fenêtre médiévale conservée au 3e étage contre la porte 6 O.D.

30 photo réfection façade rue Caviale O.D.

31 photo mur 7 B 0 O.D.

32 photo mur 7 B 4 O.D.

33 photo mur 7 B 1 Le contre-coeur de la cheminée et les corbeaux associés O.D.

34 photo Poutre médiévale O.D.

35 photo mur 2 A 1 lice O.D.

36 photo mur 1 A 1 lice P.M.

37 photo mur 1 A 1lice O.D.

38 photo mur 7 A 2 générale P.M.

39 photo mur 7 A 2, placard 1 O.D.

40 photo mur 7 A 2 enduit peint contre placard 1 O.D.

41 relevé relevé du mur 7 C.V.

42 photo base de colonnette O.D.

43 photo fen. 11, façade O.D.

44 photo fen. 11, décor sculpté O.D.

45 photo fen. 11, décor sculpté O.D.

46 photo fen. 11, décor sculpté O.D.

47 photo fen. 11, enduits peints, mur 1 A 3 O.D.

48 photo fen. 11, enduits peints, mur 1 A 3 O.D.

49 photo fen. 11, enduits peints, mur 1 A 3 O.D.

50 photo fen. 11, enduits peints, mur 1 A 3 O.D.

51 photo fen. 13 O.D.

52 photo fen. 10 O.D.

53 photo fen. 17 O.D.

54 photo fen. 13 et 17 O.D.

55 relevé topo restitution de la façade XII-XIIIe F.C., C.V.

56 photo fen. 32, revers O.D.

57 photo por. 10, mur 10 O.D.

58 photo mur 10 O.D.

59 relevé mur 10 C.V. d’après

P. Guerrand et

A. Richard

60 relevé topo restitution de la façade XVe F.C., C.V.

61 photo fen. 19 O.D.

62 photo fen. 15 O.D.

63 photo fen. 14 O.D.

64 photo fen. 12 O.D.

65 plan bâtiment C C.V. d’après

P. Guerrand et

A. Richard

66 photo porte 7 O.D.

67 photo placard 2 O.D.

68 photo fen. 33 O.D.

69 photo mur 8, por 9 O.D.

70 photo mur 1 A 0, fenêtres 24 et 25 O.D.

71 photo fen. 24 O.D.

72 photo fen. 25 O.D.

73 photo fen. 23, revers O.D.

74 photo fen. 23 O.D.

75 photo porte 6 O.D.

76 photo porte 15 O.D.

77 photo plafond «à la française» O.D.

59


III. Inventaires

techniques


62 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

1 Inventaire stratigraphique

1.1 sondage 1

n° d’US nature description

1000 sol carrelage

1001 sol chape de béton

1002 remblai mortier désagrégé

1003 remblai argileux brun foncé hétérogène

1004 remblai démolition : briques, blocs de grès dans une matrice sableuse de mortier désagrégé

1005 remblai blocs de grès et calcaire, matrice terre brune

1006 remblai terre brune sans blocs

1007 colluvions argile bleue : battement de la nappe phréatique

1008 colluvions argile ocre et graviers : battement de la nappe phréatique

1009 colluvions limon argileux brun avec rares inclusions anthropiques : fragments de briques roulés

1010 substrat argiles sableuses brunes

1.2 sondage 2/3

n° d’US nature description

3000 sol carrelage sur chape de béton

3001 remblai démolition : mortier désagrégé

3002 remblai terre ocre brun avec petits galets

3003 remblai démolition : fin niveau de mortier désagrégé

3004 remblai niveau horizontal de terre noire : nivellement démolition

3005 remblai démolition : mortier désagrégé meuble

3006 remblai niveau horizontal de terre noire : nivellement démolition

3007 sol niveau de circulation en briques cuites, jointoyées à l’argile

3008 sol terre battue : niveau de terre indurée

3009 enduit mural chaux (très blanc) en parement du mur 3011, antérieur à 3007

3010 enduit mural mortier sableux en parement du mur 3011, repose sur 3007

3011 mur blocs de grès et calcaire

1.3 sondage 4

n° d’US nature description

4000 sol carrelage sur chape de béton

4001 remblai démolition : briques dans une matrice sableuse de mortier désagrégé

4001 bis remblai démolition : mortier désagrégé

4002 sol niveau de terre indurée : sol en terre battue

4003 occupation niveau sablo argileux brun foncé contenant de la faune en partie supérieure

4004 colluvions niveau sablo argileux brun faiblement anthropisé


III. Inventaires techniques

2 Inventaire des murs

n° localisation bâtiment nature

MR1 rue Caviale A et B moyen appareil de grès

MR2 cour A et b moyen appareil de grès, parpaing, ...

MR3 mitoyen A appareil irrégulier de moellons de grès et calcaire

MR4 refend A 0 appareil irrégulier de moellons de grès et de calcaire

MR5 refend A/B parpaing de béton

MR6 refend B cloison à ossature de bois sous béton projetté

MR7 pignon mitoyen B moyen appareil de grès

MR8 cour C appareil irrégulier de moellons de grès et de calcaire

MR9 mitoyen C, 26 rue Caviale appareil assez régulier de moellons de grès et de calcaire

MR 10 cour secondaire C moyen appareil de grès en partie basse, brique creuse au 3e étage

3 Inventaire des ouvertures

Abréviations :

fen. : fenêtre

por. : porte

pl. : placard

MAC : Moyen âge classique : XIe – XIIIe siècles

BMA : bas Moyen âge : XIVe – XVe siècles

Mod. : moderne : XVIe – XVIIIe siècles

Contemp. : contemporain : XIXe – XXe siècles.

3.1 fenêtres

n° localisation datation

fen. 1 MR 1B1 Contemp

fen. 2 MR 1B1 Contemp

fen. 3 MR 1B1 MAC

fen. 4 MR 1A1 Contemp

fen. 5 MR 1A1 Contemp

fen. 6 MR 1A1 Contemp

fen. 7 MR 1B1 MAC

fen. 8 MR 1A1 MAC

fen. 9 MR 1A2 Contemp

fen. 10 MR 1A2et3 MAC

fen. 11 MR 1A2et3 MAC

fen. 12 MR 1A2 BMA

fen. 13 MR 1B2et3 MAC

fen. 14 MR 1A2 BMA

fen. 15 MR 1A2 BMA

fen. 16 MR 1B2 Contemp

fen. 17 MR 1B2et3 MAC

fen. 18 MR 1A Contemp

fen. 19 MR 1B BMA

fen. 20 MR 1A ?

fen. 21 MR 1A3 Contemp

fen. 22 MR 1A3 Contemp

fen. 23 MR 1A3 Mod

63


64 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

fen. 24 MR 2A3 ?

fen. 25 MR 10C0 Mod

fen. 26 MR 10C0 Mod

fen. 27 MR 8C0 Mod

fen. 28 MR10C0 MCA

fen. 29 MR 10C1 Mod

fen. 30 MR 10C1 Mod

fen. 31 MR 10C1 Mod

fen. 32 MR 10C2 MCA

fen. 33 MR 8C2 Mod

fen. 34 MR 8C2 Contemp

fen. 35 MR 8C2 Contemp

3.2 portes

n° localisation datation

por. 1 MR 1B0 MCA

por. 2 MR 1B0 MCA

por. 3 MR 1A0 MCA

por. 4 MR 1A0 MCA

por. 5 MR 1A0 Contemp

por. 6 MR 2A3 Mod

por. 7 MR 9C0 BMA

por. 8 annulé

por. 9 MR 8C0 Mod

por. 10 MR 10C0 MAC

por. 11 MR 1B0 Contemp

por. 12 MR 1A0 Contemp

por. 13 MR 1A0 Contemp

por. 14 MR 1A0 Contemp

por. 15 MR 9C0 Mod

por. 16 MR 9C2 Mod

3.3 placards

n° localisation datation

pl. 1 MR 7B2 MCA

pl. 2 MR 10C0 BMA

pl. 3 MR7B2 BMA

4 Inventaire du mobilier archéologique

Une base de colonnette appartenant vraisemblablement à l’une des fenêtres à formes médiévales conservée au Service

Patrimoine de la ville.

Les sondages n’ont pas livré de mobilier céramique et les fragments de briques, ou de pierre (peu représentatifs d’une période)

n’ont pas été ramassés.

5 Inventaire des documents graphiques

Les relevés de terrain, log des sondages ont été dessinés sur le cahier de fouille (cf. inventaire de la documentation écrite)

La façade de la rue Caviale a été étudiée par l’intermédiaire de croquis réalisés à partir des relevés du cabinet P. Guerrand et

A. Richard. Ces dessins ont été utilisés comme trame pour le levé topographique de la façade :


III. Inventaires techniques

- croquis «tous états existant» (C1)

- croquis «état 1» (C2)

- croquis «état 2» (C3)

Des notes ont été consignées sur les plan photocopiés fournis par l’aménageur :

- rez-de-chaussée (C4)

- étage 1 (C5)

- étage 2 (C6)

- étage 3 (C7)

6 Inventaire des documents numériques fournis sur le CD

6.1 inventaire des photos numériques

tous les clichés sont d’Olivier Dayrens © inrap

titre sujet vers

couverture détail de la base sculptée du piédroit sud de la fenêtre 11 S

escalier A vue de l’escalier desservant le bât. A dans la cour SW

fen 10,11,13 fenêtres 10, 11, 13 depuis le rez-de-chaussée SE

fen 10 fenêtre 10 depuis la maison d’en face SE

fen 11 gén fenêtre 11 depuis la maison d’en face SE

fen 11 revers au 1er revers de la fenêtre 11 au 1er étage NW

fen 11 sculpt 1 détail de la base des arcs de la fenêtre 11 : décor de fleurs traitées en motif cubique SW

fen 11 sculpt 2 détail de la base sculptée du piédroit sud de la fenêtre 11 SW

fen 11 sculpt 3 détail du sommet sculpté du piédroit sud de la fenêtre 11 SW

fen 12 vue générale de la fenêtre 12 depuis la maison d’en face SE

fen 13 et 17 fenêtres 13 et 17 depuis la maison d’en face E

fen 13 fenêtre 13 depuis la maison d’en face SE

fen 15 fenêtre 15 depuis la maison d’en face SE

fen 23 coussièges fenêtre 23 vue depuis l’intérieur NW

fen 23 façade fenêtre 23 depuis la maison d’en face SE

fen 24 et 25 fenêtres 24 et 25 depuis la rue SE

fen 24 fenêtre 24 depuis la rue SE

fen 25 fenêtre 25 depuis la rue SE

fen 3 fenêtre 3 depuis la maison d’en face SE

fen 32 arrière voussure de la fenêtre 32 E

fen 7 vue du linteau de la fenêtre 7 depuis la rue SE

fen 8 vue des vestiges de la fenêtre 8 depuis la maison d’en face SE

fen11 enduit peint blason vue de l’écu peint au revers de la fenêtre 11 NW

fen11 enduit peint gén 2 vue d’ensemble de la plage d’enduit peint médiéval au revers de la fenêtre 11 NW

fen11 enduit peint gén vue d’ensemble de la plage d’enduit peint médiéval au revers de la fenêtre 11 NW

fen11 enduit peint motifs vue de détail de la plage d’enduit peint médiéval au revers de la fenêtre 11 NW

mini pelle vue de l’activité de la mini pelle dans le bâtiment B SE

mur 10 angle vue de la façade de la cour secondaire depuis le «soleillo» W

mur 10 gén vue de la façade de la cour secondaire depuis le «soleillo» W

mur 2 vue de la cour principale (mur 2) depuis le dernier étage du bâtiment C NW

mur 7 1er détail vue du mur 7 au 1er étage NE

mur 7 1er ensemble vue du mur 7 au 1er étage NE

mur 7 2e enduit vue d’une plage d’enduit médiéval sur le mur 7 au 2ème étage NE

mur 7 2e générale vue générale du mur 7 au 2ème étage NE

65


66 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

mur 7 2e placard enduit vue d’une plage d’enduit médiéval autour de l’encadrement du placard 1 NE

mur 7 2e placard vue du placard 1 sur le mur 7 au 2ème étage NE

mur 7 pignon vue des vestiges du pignon médiéval (mur 7) NE

mur 7 RDC vue du mur 7 au rez-de-chaussée NE

mur 8 vue générale du mur 8, avec la porte 9 et le jour 27 W

piq 2 vue du piquage 2 sur le mur 3 SW

piq 3 vue du piquage 3 à l’angle des murs 2 et 3 SW

piq 4 et 5 vue des piquages 4 et 5 sur les murs 2 et 4 NE

piq 4 vue rapprochée du piquage 4 et de la liaison des murs 2 et 4 NE

pl 2 vue du placard 2 au rez-de-chaussée du bâtiment C NE

plancher à la Fse vue du plafond du 2ème étage du bâtiment A NW

por 1 vue détaillée de la porte 1 depuis la rue SE

por 15 vue de la porte 15 bouchée qui communique entre les bâtiments B et C depuis B E

por 3 vue de la porte 3 depuis la rue SE

por 6 vue de la porte 6 depuis l’intérieur du bâtiment A au 3ème étage SW

por 7 et pl 2 porte 7 et placard 2 au rez-de-chaussée du bâtiment C NE

por 9 la porte 9 depuis la cour principale E

sd 1 calade calade du sondage 1 NW

sd 1 sondage 1 E

sd 2 enduits vue rapprochée du mur 3011 dans le sondage 2 SE

sd 2 et 3 vue générale des sondages 2 et 3 SW

sd 5 sondage 5 dans le bâtiment B NW

sond 5 et 4 sondages 4 et 5 dans bâtiment B NW

sous-pref façade de la sous-préfecture depuis la cour principale S

6.2 relevés

abréviation des noms des auteurs :

F. C. : Fabien Callède, Inrap

O. D. : Olivier Dayrens, Inrap

C. V. : Catherine Viers, Inrap

titre nature échelle sujet auteur

façade état des

lieux

façade état XII-

XIII

relevé topo 1/100e façade sur la rue Caviale F.C., C.V.

dessin 1/100e restitution de la façade médiévale F.C., C.V.

façade état XV dessin 1/100e restitution de la façade bas moyen age F.C., C.V.

façade sur cour

secondaire

dessin 1/100e relevé de la façade sur la cour secondaire C.V. d’après levé

P. Guerrand et A. Richard

log sond 1 dessin 1/10e relevé du log du sondage 1 O.D., C.V.

log sond 4 dessin 1/10e relevé du log du sondage 1 O.D., C.V.

plan bat C plan 1/100e plan du bâtiment C C.V. d’après levé

P. Guerrand et A. Richard

plan plan 1/200e plan de répartition des sondages, des piquages, numérotation

des bâtiments et des murs

sond 2/3 plan et

coupe

1/20e plan et coupe des sondages 2/3 C.V.

F.C., C.V. d’après

levé P. Guerrand et

A. Richard


III. Inventaires techniques

7 Inventaire de la documentation écrite

La documentation écrite a été consignée dans un cahier où ont été également relevés les logs, plans et coupes des sondages.

67


IV. Annexes


70 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

Annexe 1 : plan de répartition des sondages de l’étude des sols


IV. Annexes

0 2

10 m

Echelle : 1/200

71


72 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

corbeaux et contre coeur

poutre supposée médiévale

0 2

10 m

Echelle : 1/200


IV. Annexes

0 2

10 m

Echelle : 1/200

73


74 Inrap · RFO de diagnostic Figeac, Lot, 24 rue Caviale

poutre supposée médiévale

0 2

10 m

Echelle : 1/200


Chronologie

médiéval

moderne

Sujets et thèmes

Maison

Inrap

Grand Sud-Ouest

210 cours Victor Hugo, 33130 Bègles

Tél. 05 57 59 20 90 gso@inrap.fr

www.inrap.fr

24 rue Caviale

La maison médiévale est une riche demeure à un étage probablement érigée

au début du XIIIème siècle sur l’une des rues principales de la ville. Le rez-dechaussée

à vocation commerciale s’ouvre de six portes en arc brisé ornées d’un

tore. Quatre jours au dessus des écoinçons apportaient un surplus de lumière au

rez-de-chaussée. Une claire voie gothique éclairait la salle d’apparat de l’étage au

riche décor sculpté. Elle était dotée d’une cheminée jouxtée d’un grand placard et

ses murs peints. L’une des fenêtres conserve encore un décor armorié. Des lices

ont été mises au jour le long des murs sur rue et sur cour. Le plancher médiéval

s’appuyait dessus comme en témoigne la présence d’une poutre encore en place.

La façade sur cour, très mutilée, ne conserve qu’une fenêtre témoignant du faste de

la salle.

Le retour en équerre du bâtiment ne semble pas, à l’époque médiévale, fonctionner

avec la maison. Les hauteurs de plancher ne concordent pas et le style des

ouvertures trahit une construction légèrement postérieure, plutôt à la fin du

XIIIème ou au XIVème siècle. Une porte ogivale dont le sommet de l’arc comporte

un second rouleau et un jour à linteau monolithe trilobé caractérisent ce corps de

bâtiment.

Au bas Moyen âge, les ouvertures médiévales sont transformées par trois fenêtres

à croisée et une quatrième en demi-croisée alors que le rez-de-chaussée conserve

ses ouvertures d’origine. C’est à cette époque que le corps de bâtiment en équerre

se raccorde au n° 26 de la rue Caviale voisin. En effet une porte à linteau en

accolade permet la relation entre les deux.

La fin de l’époque moderne se traduit par de très importants remaniements. Le

corps de bâtiment sur cour s’ouvre d’une porte de ce côté et se relie au n° 24. Tout

le pan de mur occidental de la maison est refait à l’occasion de la construction de

l’actuelle sous-préfecture au milieu du XVIIIème siècle. C’est à ce moment que

la maison est redistribuée : elle est subdivisée horizontalement et verticalement

en deux corps indépendants avec chacun son escalier. De nombreuses ouvertures

percent la façade répondant à ces nouveaux besoins.

Cette maison est un très bel exemple de demeure médiévale dont le décor

s’inscrit dans le corpus des maisons figeacoises de la même époque.

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