RappoRt enviRonnemental 2009

svgroup

RappoRt enviRonnemental 2009

«Responsabilité, continuité et engagement»

RappoRt enviRonnemental 2009


2 C O N T E N U

3 P r é f a C E D U C E O S v S U i S S E

4 G E S T i O N D E l ’ E N v i r O N N E m E N T C h E z S v S U i S S E

8 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N T a l S v S U i S S E

13 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

34 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

49 r a P P E l E T P E r S P E C T i v E S

52 G l O S S a i r E

P r O f i l E N v i r O N N E m E N Ta l

• Dans tous les domaines, SV Suisse agit dans le cadre d’une

démarche écologique en assumant ses responsabilités.

• La durabilité et le respect des cycles de vie sont des facteurs

importants, qui influent sur les activités et les décisions de

chaque collaborateur.

• SV Suisse connaît les lois pour la protection de l’environne-

ment qui la concernent et les respecte scrupuleusement.

• SV Suisse contrôle sa performance environnementale tous

les ans par des audits internes.


3

P r é faC E D U C E O S v S U i S S E

Patrick Camele, CEO SV Suisse

la protection de l’environnement comme objectif d’entreprise | Sv Suisse s’est

engagée pour un développement durable sur le plan écologique, économique

et social. la gestion rationnelle et parcimonieuse des ressources et de l’environnement

est un objectif déclaré de l’entreprise. Ce chemin est pavé de défis nombreux.

Sv Suisse a conscience qu’il sera de plus en plus difficile de poursuivre la rentabilité

économique tout en réduisant l’impact sur l’environnement. l’attention se

focalisera sur la qualité et la durabilité. Sv Suisse réalise précisément des investissements

dans des infrastructures, des technologies de mesure et dans les énergies

renouvelables pour préparer l’avenir. Une recette dont elle n’a pas à rougir.

arrêt sur les procédures amont | les fournisseurs jouent un rôle considérable dans

la performance environnementale de Sv Suisse. le choix judicieux des produits,

des méthodes de production et des solutions logistiques adaptés recèle un énorme

potentiel. la durabilité n’est pas non plus en reste en dehors du cœur de métier,

par exemple lors des procédures de nettoyage, de lavage et de gestion administrative.

Sv Suisse mise de ce fait sur une collaboration étroite avec les fournisseurs,

analyse les procédures et réalise des améliorations en continu des achats, de la

logistique et de l’administration.

mesurer l’énergie et les déchets pour plus de transparence | la consommation

d’énergie et la quantité de déchets sont des classiques en ce sens. les relevés des

données en continu permettent ici de mieux estimer le potentiel des mesures

prises ou à venir. les mesures introduites s’avèrent de plus en plus efficaces. Seuls

quelques échecs sont à signaler.

Prêts pour l’année de la biodiversité | l’ONU a déclaré 2010 année internationale

de la biodiversité. Sv Suisse aussi participe activement à la gestion de l’environnement

depuis des années et continuera à l’avenir encore. Ce troisième rapport

environnemental vous présente nos performances passées ainsi que les objectifs

que nous nous sommes fixés pour l’avenir. il s’inscrit dans la continuité des rapports

réguliers sur les questions d’environnement. Nous vous en souhaitons une bonne

lecture.

Patrick Camele

CEO Sv Suisse


4 G E S T i O N D E l’ E N v i r O N N E m E N T C h E z S v S U i S S E

Environnement et groupes cibles || améliorer en continu

notre propre performance environnementale et consolider la

collaboration avec nos fournisseurs et nos partenaires: tout au

long de la chaîne de création de richesses, Sv Suisse optimise en

permanence son empreinte sur l’environnement.

Arrêt sur la performance environnementale de l’ensemble de la chaîne de

création de richesses. les premiers restaurants d’entreprise ont reçu leur

certification environnementale il y a onze ans. l’obtention de la certification de

groupe iSO 14001 en 2006 apportait la preuve que Sv Suisse avait bien en main

les procédures environnementales dans ses propres restaurants du personnel.

les bilans écologiques réalisés depuis 2004 confortent la dimension stratégique et

fournissent une vision environnementale globale. Parallèlement à cela, ils constituent

la base d’un suivi de notre performance environnementale et apportent la

preuve que cette dernière évolue. De nombreuses mesures ont déjà été prises et

réalisées suite à ces conclusions, par exemple les mesures d’efficacité énergétique

et l’introduction du courant écologique. Des modules de formation ainsi que

des campagnes d’information ont vu le jour pour garantir la mise en place de ces

mesures. les mesures internes à l’entreprise ont déjà largement été prises en

compte. Désireux d’optimiser encore davantage nos procédures, au cours des

deux dernières années, notre attention s’est concentrée sur l’ensemble de la chaîne

de création de richesses, et en particulier les procédures fournisseurs amont.

Les parties prenantes chez SV Suisse

Denrées

alimentaires

boissons

Non-food

appareils

hommes

véhicules

a U TO r i T é S / Pa r T E N a i r E S / O N G / O P i N i O N P U b l i q U E

f O U r N i S S E U r S C l i E N T S rESPONSablES

DE l’élimiNaTiON

DES DéChETS

Energie

Eau Déchets

Eau

Prestations

de service

Entreprise

Siège central

C O l l a b O r aT E U r S

h ôT E S

C O N S O m -

m aT E U r S

inputs/Outputs

Sv Suisse

Parties prenantes


5 G E S T i O N D E l’ E N v i r O N N E m E N T C h E z S v S U i S S E

Les fournisseurs. S’agissant des incidences sur l’environnement résultant des

achats, Sv Suisse collabore déjà avec divers fournisseurs pour optimiser les

procédures amont. au cours des deux années écoulées, les procédures ont été

analysées et les premières mesures d’amélioration ont vu le jour pour la logistique

et la sélection des produits achetés.

Les clients. les améliorations importantes et de long terme ne sont possibles qu’avec

l’étroite coopération des clients. Etant donné que la majorité des restaurants

d’entreprise ne sont pas la propriété de Sv Suisse, la collaboration partenariale

représente un élément important pour l’amélioration de la performance environnementale

des restaurants. a titre représentatif, citons le rapport semestriel environnemental

de Credit Suisse, qui est devenu une institution ces deux dernières années.

Sv Suisse a défini les données clés à relever dans les restaurants, ce qui permet

aujourd’hui de bénéficier d’un suivi continu de la performance environnementale.

Les partenaires. les organisations et les institutions qui se consacrent à une ou

plusieurs spécialités liées à la durabilité constituent des partenaires fiables

pour Sv Suisse. Grâce à eux, des priorités importantes sont définies dans divers

domaines: par exemple, la collaboration avec max havelaar a été encore consolidée

et le fournisseur de poissons adhère aujourd’hui au WWf Seafood Group.

Les hôtes et les consommateurs. l’offre de menus écologiques gagne de plus en

plus de terrain. l’opinion publique est de plus en plus consciente des sujets de

nutrition et du choix des menus en fonction de l’origine, de l’empreinte écologique

et du changement climatique résultant des plats proposés. les informations

environnementales sur le contenu de l’assiette sont un instrument important de la

sensibilisation des consommateurs.

Les collaborateurs. Pour améliorer le système Sv Suisse dans sa globalité, il est

important de prendre également des mesures concernant le personnel. Des

systèmes d’incitation et des mesures d’encouragement qui ne représentent qu’une

infime fraction du budget nécessaire au financement de mesures internes ont un

effet démultiplicateur en termes de bénéfice pour l’environnement. les incitations

en faveur de trajets domicile-travail écologiques ou des réductions accordées sur

des appareils à économie d’énergie ou à moindre consommation d’eau ont un effet

non négligeable.


6 G E S T i O N D E l’ E N v i r O N N E m E N T C h E z S v S U i S S E

l E S G r a N D E S é T a P E S D E S m E S U r E S E N

f a v E U r D E l ’ E N v i r O N N E m E N T

E n 2 0 0 9 , le système de gestion de l’environnement de l’hôtel Courtyard by

marriott zurich Nord obtient la certification iSO 14001. le premier bilan écologique

d’une exploitation hôtelière est réalisé. Sv Suisse envoie tous ses courriers

depuis le siège avec un bilan neutre sur le climat, les suppléments pro clima sont

des investissements dans des projets de lutte contre le réchauffement climatique.

les bananes sont issues à 100 % du commerce équitable max havelaar.

E n 2 0 0 8 , le site du siège central de Sv est certifié Parc naturel par la

fondation Nature & Economie. Sv Suisse publie son deuxième rapport environnemental

et son bulletin sur l’environnement «Ecofocus» par voie électronique, sur

internet et dans les salles de restauration à destination des hôtes. Pour la protection

des mers, une offre de poissons durable est lancée.

E n 2 0 0 7 , les 230 interlocuteurs internes pour les questions d’environnement

reçoivent une formation continue sur le recyclage du plastique. Sv Suisse

élabore des plans de mesure pour améliorer la performance environnementale

du siège central et des restaurants. quelque 1800 collaborateurs participent

à la campagne itinérante sur la sécurité au travail et l’environnement. Sv Suisse

prévoit de mettre en place le respect des directives de la liste rouge de poissons.

E n 2 0 0 6 , toute l’entreprise dispose d’une gestion de l’environnement certifiée

iSO 14001. Sv Suisse publie son premier rapport environnemental. Des bilans

écologiques sont réalisés dans les bâtiments de bureau et le restaurant d’entreprise

du siège central.

E n 2 0 0 5 , 200 autres restaurants d’entreprise obtiennent le certificat de

gestion de l’environnement iSO 14001. les restaurants introduisent le nouveau

concept de gestion des déchets. quelque 1700 collaborateurs participent à la

campagne et son volet environnement. En collaboration avec les clients, des bilans

écologiques sont réalisés dans des restaurants.

E n 2 0 0 4 , 100 restaurants d’entreprise obtiennent le certificat de gestion

de l’environnement iSO 14001. Sv Suisse forme les interlocuteurs internes aux

restaurants pour les questions d’environnement. Six restaurants d’entreprise

réalisent un bilan écologique. Sv emménage dans le siège central de Dübendorf,

zurich, conçu selon les normes minergie.

E N 2 0 0 3 , la direction de Sv Suisse décide de mettre en place la gestion de

l’environnement dans tous les établissements de Sv Suisse et de les faire certifier.

E N 2 0 0 0 , le bilan écologique est réalisé pour la première fois dans un restaurant

d’entreprise.

E N 1 9 9 9 , sept restaurants d’entreprise obtiennent le certificat de gestion

de l’environnement. les établissements pilotes obtiennent le certificat iSO 14001.


7 G E S T i O N D E l’ E N v i r O N N E m E N T C h E z S v S U i S S E

Tiraillements entre écologie et économie ||Sv Suisse aspire

chaque jour à acheter des produits respectueux de l’environnement,

à consommer l’énergie de façon parcimonieuse et à

optimiser ses procédures. Patience, persévérance et tolérance

sont les maîtres mots pour cette mission.

«Le quotidien pour un

responsable de gestion

de l’environnement,

c’est réaliser un exploit à

l’aide de petites choses»:

alfredo lehmann,

consultant environnement

qualifié, encadre le

domaine depuis six ans

chez Sv Suisse.

Des succès qui font la fierté. voici deux succès que

j’aimerais souligner parmi les nombreux réalisés

ces deux dernières années. On constate après longue

observation que la consommation de courant par

les appareils thermiques a pu encore baisser grâce à

l’optimisation des horaires d’allumage et d’extinction

des appareils. Une meilleure planification a permis de

réduire les quantités de déchets humides optimisables

(restes de nourriture et surproduction); réduisant ainsi l’impact sur l’environnement

tout au long de la chaîne de création de richesses: moins de nourriture produite,

de transport, de réfrigération, de traitement et de recyclage. malgré un élargissement

de la gamme équitable, nous sommes encore en train d’augmenter la part

de café issu de la production certifiée max havelaar. Je me réjouis particulièrement

que Sv Suisse ait réussi à généraliser son offre de poisson durable.

Collaborateurs et fournisseurs ont les cartes en main. Je ressens une grande

implication des collaborateurs sur les questions environnementales. ils sont de plus

en plus nombreux à s’y intéresser même à titre personnel. Je reçois souvent des

demandes relatives à l’environnement qui débouchent sur de nouvelles améliorations.

Sv Suisse investit beaucoup dans la formation ciblée des collaborateurs sur

ces questions. la réussite des mesures écologiques nécessite l’appui de collaborateurs

bien formés, sensibilisés et motivés. les fournisseurs de Sv Suisse jouent un

grand rôle dans la réduction des impacts sur l’environnement. Certains sont déjà

très actifs, d’autres peuvent mieux faire. mais les jalons de la collaboration avec les

fournisseurs sont posés.

Les souhaits des parties prenantes nous font avancer. Nous avons pu consolider

notre collaboration avec nos parties prenantes. Connaître les besoins, les

exigences et les possibilités liés à l’environnement est un impératif qui débouche

souvent sur des mesures et des projets très intéressants. Je souhaiterais aller

encore plus loin dans la collaboration avec nos clients avec de nouvelles mesures

liées à l’environnement.

De la vision à la réalité. bon nombre des défis de l’avenir sont encore inconnus.

mais aujourd’hui une chose est claire: les ressources naturelles devront être

utilisées à l’avenir encore plus parcimonieusement et efficacement. la vision de

Sv Suisse consiste à produire le courant nécessaire à la cuisson à partir de ses

propres déchets. Cette vision pourrait devenir réalité dès le prochain rapport

environnemental.


8 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N Ta l S v S U i S S E 2 0 0 9

Cinq années de bilan écologique au siège central ||la gestion

de l’environnement est vécue par Sv Suisse comme une activité

centrale. l’impact sur l’environnement et les émissions de gaz

à effet de serre sont consolidés. la mobilité d’entreprise est le

champ d’action numéro un.

Retour sur les mesures appliquées. le siège central investi à l’automne 2004

a été construit selon les normes minergie. la consommation d’eau a été optimisée

dès le début, grâce à des réducteurs de flux aquaClic et des urinoirs sans eau

d’Urimat. Conformément à la philosophie de Sv Suisse, les critères environnementaux

et de prévention de la santé publique ont été pris en compte dans l’agencement

intérieur. Depuis le premier bilan écologique, il était clair que la consommation

de courant et le transport constitueraient les deux thèmes clés d’environnement.

Nous utilisons depuis trois ans du courant certifié écologique à 100 % et le

renouvellement de la flotte de véhicules se fait dans le respect de critères écologiques.

S’agissant du matériel de bureau, Sv Suisse utilise diverses impressions

neutres pour le climat qui ne sont pas prises en compte dans le bilan. l’intégralité

du papier utilisé pour les photocopieurs et les imprimantes est du papier recyclé.

Evolution au cours des cinq dernières années. Entre le premier et le deuxième

rapport environnemental (2005–2007), Sv Suisse a considérablement réduit

son impact sur l’environnement et ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette

tendance est portée majoritairement par le passage au courant vert. les effets de

cette mesure ainsi que le changement pour des véhicules diesel à faible consommation

et munis de filtres à particules sont visibles sur le graphique page 9. Depuis

2007, l’impact sur l’environnement et les émissions de gaz à effet de serre ont de

nouveau légèrement augmenté. la hausse de 10 % de l’impact sur l’environnement

est due proportionnellement au courant 8 %, à la mobilité d’entreprise 9 %, au

matériel 21 % et aux déchets 62 %. la mobilité d’entreprise est désormais la première

charge pour l’environnement avec près de deux tiers (dont 99 % liés à la consommation

de diesel de la flotte interne). les GES ont augmenté de 25 tonnes depuis

2007, s’établissant ainsi à plus de 350 tonnes équivalent CO 2 . Cette hausse s’explique

à 90 % par le matériel et les déchets. les 10 % restant sont le fait du courant

et de la mobilité d’entreprise. Dans l’ensemble, 84 % des gaz à effet de serre sont

générés par la mobilité d’entreprise.


9 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N Ta l S v S U i S S E 2 0 0 9

Bilan écologique du siège central: impact sur l’environnement en 1000 points

d’impact environnementaux

500 000

450 000

400 000

350 000

300 000

250 000

200 000

150 000

100 000

50 000

0

500

450

400

350

300

250

200

150

100

50

0

2005 2006 2007 2008 2009

Emissions de gaz à effet de serre en tonnes équivalent CO 2

2005 2006 2007 2008 2009

Remarques sur les résultats. voici les éléments marquants: les matières recyclables

telles que papier et carton sont désormais mesurées en nombre de conteneurs et

non plus pesées. les bennes à ordures sont donc équipées de puces électroniques

pesant les conteneurs. ainsi la quantité d’ordures a été multipliée par quatre. Cette

nouvelle saisie des ordures est le premier élément d’explication de la hausse de

l’impact sur l’environnement et des émissions des gaz à effet de serre. la présence

de nouveaux locataires dans le bâtiment central Sud, générant un surplus de déchets

et matières recyclables, en est un autre. Ce phénomène est bien plus visible pour

l’impact sur l’environnement que pour l’impact en termes d’émissions de CO 2 . Pour le

matériel, la quantité de papier consommé a augmenté de 26% et la consommation

de toner de 84%. S’agissant des véhicules d’entreprise, depuis 2007, la distance

parcourue par poste à temps plein a augmenté avec près de 10 000 kilomètres, ainsi

que l’impact sur l’environnement des véhicules d’entreprise. la consommation de

carburant et les émissions de CO 2 par km parcouru ont légèrement baissé (4%).

la moyenne des émissions de CO 2 (en 2009: 174g/km) est légèrement inférieure

à la consommation moyenne normalement enregistrée pour un véhicule suisse en

2008 (175g/km).

Déplacements professionnels

véhicules privés

mobility

Ordures

matériaux d’exploitation

fourniture de bureau

(papier, toner, etc.)

Eau/eaux usées

Diesel

Essence

Courant d’exploitation écologique

Courant d’exploitation


10 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N Ta l S v S U i S S E 2 0 0 9

Bilan écologique du siège central: données clés 2005–2009

absolu par collaborateur 1

2005 2006 2007 2008 2009 2005 2006 2007 2008 2009

Energie

Courant total kWh 599 074 603 464 591 058 618 386 628 440 3 840 3 550 3 694 4 514 4 246

dont courant écologique 0% 0% 100% 100% 100%

Relations commerciales

Total relations commerciales km 1 252 771 1 193 311 1 379 120 1 407 578 1 450 267 8 031 7 019 8 620 10 274 9 799

Matériels

Eau m3 1 080 1 095 932 1 015 959 7,2 6,4 5,8 7,4 6,5

Papier kg 17 779 12 782 12 973 16 045 16 404 114 75 81 117 111

Elimination

Ordures kg 8 098 5 756 5 826 21 700 22 200 48 34 36 158 150

matières recyclables kg 7 786 13 800 4 23 000 4 néant 5 néant 5 46 81 135

Dioxyde de carbone

(éq. CO 2) = équivalent t 448 372 333 348 357 2,6 2,2 2,1 2,5 2,4

Impact sur

l’environnement kPiE3 486 495 422 342 263 919 286 793 293 594 3 119 2 484 1 649 2 093 1 984

Equivalent temps plein ETP 156 170 160 137 14

1 par collaborateur: quantité par temps plein. 2 CO2 : quantité tenant compte des facteurs de conversion selon le Groupe

d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GiEC), calculée en 2001. 3 kPIE: 1000 points d’impact écologique.

4 Matières recyclées: quantités 2006 et 2007 siège y c. Casaroma. 5 Matières recyclées: pas d’informations sur

le poids pour 2008 et 2009.

Fondements de l’écobilan. le calcul de la charge sur l’environnement se base sur

les standards de la méthode suisse reconnue scientifiquement «saturation écologique

2006» (Öbu Sr 28/2008) ainsi que sur les données du Centre suisse pour les

inventaires écologiques (ecoinvent 1 ). la «saturation écologique 2006» tient compte

de l’état de l’environnement de la Suisse et des objectifs de la politique suisse

dans ce domaine. ainsi, la consommation des différents matériaux et énergies de

même que les émissions peuvent être comparées de manière standardisée avec

les points d’impact écologiques. Ces derniers traitent les processus amont et aval tels

que la production des matières premières, la production, le transport et l’élimination.

Ce qui permet d’avoir des déclarations claires sur les contributions susceptibles

d’être apportées au niveau de la diminution des flux de matériaux et d’énergies pour

la réalisation d’une Suisse écologiquement durable.

1 Ecoinvent, le Centre suisse d’inventaires écologiques sous la conduite de l’EmPa, a durant ces dernières années

créé une base pour l’harmonisation et la mise à jour des données de l’écobilan dans les domaines de l’énergie,

du transport, des matériaux, de l’élimination et du bâtiment, disponible pour la Suisse et ses partenaires d’Europe

occidentale: www.ecoinvent.ch


11 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N Ta l S v S U i S S E 2 0 0 9

Certifié parc naturel parmi 1000 autres || il y a de cela trois

ans, Sv Suisse a décidé de faire certifier l’environnement naturel

de son siège central de Dübendorf dans le cadre du projet

«1000 parcs naturels en Suisse» selon les normes de la fondation

Nature & Economie.

L’environnement propre a été certifié en été 2008. En s’installant à Dübendorf,

Sv Suisse souhaitait se doter d’un siège central proche de la nature et le préserver

comme tel. a l’été 2008, la fondation Nature & Economie a primé le cadre du

siège central. les sites d’entreprise proches de la nature offrent une meilleure

qualité de vie aux animaux, aux plantes et aux hommes et encouragent la diversité.

Des oasis naturelles sont autant de sources de repos, de détente et d’inspiration.

au cœur du site s’entremêlent l’intervention de l’homme et le règne de la nature.

2010, Année internationale de la biodiversité. 2010 a été proclamée année

internationale de la biodiversité. En Suisse également, un large éventail d’organisations

issues du monde de l’économie, des sciences, de l’éducation, de l’administration

et de la protection de la nature participent à cette année internationale

de la biodiversité. Sv Suisse a déjà apporté une contribution importante en ce sens

par la certification de son parc naturel il y a trois ans. l’année internationale de la

biodiversité souligne la nécessité d’agir dans ce domaine et incite à s’engager dans

d’autres projets promouvant la biodiversité.


12 r a P P O r T E N v i r O N N E m E N Ta l S v S U i S S E 2 0 0 9

Parc naturel certifié, siège central de SV à Dübendorf.


13 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Le panier d’achat devient plus vert ||les étapes amont jouent

un rôle de plus en plus important dans la performance environnementale

de Sv Suisse. le choix judicieux des produits, des méthodes

de production et des solutions logistiques adaptés recèle

un énorme potentiel.

Le nouveau directeur

des achats, Christian

Keller-Hœhl, mise sur la

durabilité et l’équité

dès les procédures

amont des fournisseurs.

Au cours de votre précédente fonction chez

SV Suisse, vous étiez notamment responsable de

la protection de l’environnement dans l’entreprise

et des produits écologiques. Continuerez-vous

à mettre l’accent sur les approvisionnements verts

dans les achats?

Chez Sv Suisse, les achats et le service chargés de

l’environnement ont toujours collaboré étroitement et

défini des objectifs communs pour l’environnement. l’amélioration de la performance

environnementale par l’approvisionnement en produits écologiques offre un

grand potentiel pour Sv Suisse. Pour un volume d’achat d’environ 180 millions de

francs, choisir le bon produit peut avoir son effet.

Il est évident chez SV Suisse de diriger l’entreprise de façon durable. Cela

confronte les achats à des défis particuliers. Quelles caractéristiques doit

remplir un fournisseur exemplaire pour répondre aux exigences environnementales

de SV Suisse?

les entreprises exemplaires ont des experts en environnement bien formés,

travaillent sur la base de données environnementales telles que les écobilans et

disposent d’une direction qui fait avancer le sujet sérieusement. les belles

brochures brillantes comptent moins en ce sens que les faits visibles par tous les

collaborateurs et clients. la collaboration active avec des ONG pertinentes, telles

que le WWf, est un autre signe d’excellence des entreprises.

Chez vos fournisseurs, où voyez-vous le plus grand potentiel d’amélioration

de la performance environnementale sur la chaîne de création de richesses

de SV Suisse?

Dans l’origine et les méthodes de production des aliments (animaux et plantes).

C’est là que la performance énergétique de toute la chaîne se joue le plus. Dans

quelle mesure la méthode de production est-elle respectueuse de l’environnement?

Où les terres, l’eau et l’air sont-ils le plus affectés? il ne faut pas non plus négliger

l’élimination des déchets. le traitement écologique raisonnable des matières offre


14 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

un champ d’action supplémentaire. Un autre élément réside dans les atteintes à

l’environnement par la logistique (bateau, avion, camion).

Offrez-vous un soutien à vos fournisseurs?

Nous collaborons dans le cadre de partenariats de long terme et définissons des

objectifs communs avec les fournisseurs dans le domaine de l’environnement.

Par exemple, nous travaillons sur la réduction des retours à vide, l’achat de poissons

selon les critères WWf et la réduction des emballages jetables. Nous échangeons

également des données de nos écobilans et motivons les fournisseurs pour

les amener à réaliser des bilans de leur propre performance environnementale.

A quels changements les fournisseurs de SV Suisse doivent-ils s’attendre à

l’avenir?

Nos clients exigent de plus en plus de chiffres pour mesurer et contrôler la performance

énergétique et les comparer. Certains clients ont déjà lancé des projets de

benchmarking entre les différents traiteurs. De plus amples informations sur

l’origine, la culture et le transport des aliments sont autant de critères qui auront

leur importance à l’avenir.

Quels sont les principaux standards environnementaux pour SV Suisse

que vos fournisseurs doivent déjà respecter aujourd’hui? Et d’autres normes

plus strictes sont-elles prévues à l’avenir?

actuellement nous exigeons un système environnemental opérationnel comme

critère de sélection d’un nouveau fournisseur. Pour l’approvisionnement de

produits d’origine animale, nous avons différentes normes telles que les œufs

d’élevage de plein air, l’huile de colza et l’eau minérale suisses. D’autres durcissements

pourraient venir s’ajouter tels des obligations déclaratives, par exemple le

fret aérien ou le type d’élevage pour les animaux.

2010 est l’année internationale de la biodiversité. Des espèces piscicoles

menacées ont été retirées de l’offre de SV Suisse. Certains produits

cesseront-ils d’être achetés à l’avenir pour promouvoir la biodiversité?

Comme vous avez pu le remarquer, nous avons accompli un grand pas en direction

de la protection de la biodiversité avec le poisson. Nous appliquons déjà les critères

du WWf à 100 % avec nos fournisseurs de poisson. Nous avons ainsi pris un rôle de

leader dans la branche. D’autres recommandations sont l’interdiction d’espèces

animales protégées telles que le requin et l’espadon. avec notre partenaire WWf,

nous allons fixer de nouveaux objectifs pour l’avenir. il est également envisageable

de promouvoir des plantes comestibles devenues rares lors d’opérations promotionnelles

auprès de nos 130 000 hôtes quotidiens.


15

P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Détermination, même en dehors du cœur de métier||Tenues

vestimentaires, courrier ou matériel de bureau, on trouve (presque)

toujours un potentiel de réduction de la charge environne mentale.

Collaboration avec les fournisseurs. le cœur de métier, la préparation et le

service de repas, fait appel en plus des ingrédients à un grand nombre de prestations

et de produits. que ce soit par l’origine, la logistique et l’élimination des

déchets, ces domaines également sont source de pollution pour l’environnement

que Sv Suisse traite selon les mêmes principes. avec les fournisseurs, Sv Suisse

a mis en œuvre de nombreuses mesures environnementales au cours des deux

dernières années.

Impressions et courriers postaux neutres sur le climat. les fournisseurs sont

de plus en plus nombreux à offrir des prestations neutres pour le climat. les

émissions de CO 2 impossibles à réduire sont compensées par ailleurs par exemple

par des investissements dans des installations de production d’énergie à partir

de ressources renouvelables. les produits d’impression jouent un rôle précurseur

en ce sens. Par exemple, Sv Suisse a fait publier la brochure environnementale

2007 et deux éditions du magazine destiné aux clients sans impact sur le climat et

a ainsi pu compenser sept tonnes de CO 2 . la Poste aussi propose des prestations

de service neutres pour le climat: depuis 2009, les courriers et les paquets sont

envoyés avec un bilan de CO 2 neutre. Sv Suisse bénéficie de cette offre au siège

central et a pu déjà compenser bien 35 tonnes de CO 2 depuis le 1 er octobre 2009.

Informatique verte 1 . Entre l’automne 2008 et le printemps 2009, Sv Suisse a

équipé tous les postes de travail de nouveaux appareils plus économes en énergie.

lors de ce renouvellement complet du parc informatique, l’approvisionnement

s’est effectué selon des critères principalement écologiques: réduire la consommation

d’énergie et éviter les substances toxiques. au total, 650 stations de travail

et 100 ordinateurs portables avec écrans ont été renouvelés.

Articles de bureau écologiques. Dans le cadre d’un atelier de stratégie-durabilité,

le fournisseur d’articles de bureau a remis un produit recyclable, le crayon bottleto-Pen,

dans le cadre d’un jeu concours. il en a résulté un partenariat répondant

à des exigences écologiques.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 17.

Approvisionnement et entretien textile respectueux de l’environnement.

la tenue de travail doit toujours être propre, mais les vêtements de cuisine en

particulier se salissent rapidement. l’impact sur l’environnement dû aux lavages

est considérable, Sv Suisse mise par conséquent sur un partenaire qui encourage

les procédures respectueuses de l’environnement.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 21.

1 Informatique verte On entend par informatique verte le fait d’utiliser la technologie informatique ou ies technologies de l’information

et de la communication en respectant l’environnement et en économisant les ressources tout au long du cycle de vie. C’est-à-dire du

design des systèmes et de la production des composants jusqu’à l’élimination ou le recyclage des appareils en passant par leur utilisation.


16

P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Diagramme en réseau, toile d’araignée

Suite à l’écobilan, Sv Suisse constate que le plus grand potentiel environnemental

réside toujours dans les procédures amont et aval. Une enquête pragmatique

sur les questions pertinentes d’environnement menée rigoureusement auprès

des fournisseurs permettra à l’avenir de mieux contrôler et d’optimiser ces sujets

chers à Sv Suisse.

Pour la première fois, Sv Suisse a mené une enquête auprès d’un panel de

fournisseurs importants au sujet de leurs activités environnementales. quatre

groupes principaux présentaient un intérêt:

• Système de gestion de l’environnement (SGE)

Disposez-vous d’un SGE et si oui est-il certifié?

• Mesure de la performance énergétique

réalisez-vous des bilans écologiques et de CO 2 , des contrôles de la

consommation de carburant, comptabilisez-vous l’énergie?

• Mesures environnementales

Utilisez-vous du courant écologique, avez-vous un système de gestion de

la mobilité et réalisez-vous des projets de lutte contre le réchauffement

climatique?

• Communication sur l’environnement

Communiquez-vous sur les activités environnementales à l’aide de faits?

Chaque catégorie a été évaluée séparément pour chaque partie du

questionnaire et le taux de réalisation de chaque réponse

en pourcent a été reporté sur un axe en toile d’araignée.

les diagrammes en toile d’araignée montrent

d’un seul coup d’œil où se positionnent les partenaires

de manière générale et quelle est l’ampleur de

l’action à entreprendre.


17 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Vague verte au bureau ||respect de l’environnement au

quotidien professionnel: en volume près de 50 pour cent des fournitures

de bureau présentent des caractéristiques écologiques.

Stephan Nüesch,

gestionnaire qSE,

lyreco Sa, Dietikon

www.lyreco.ch

«Nous livrons les fournitures de bureau dans nos boîtes en

carton réutilisables. Les boîtes vides peuvent être restituées

au chauffeur. Ensuite, nous réutilisons les boîtes qui présentent

une qualité suffisante. Cette démarche nous permet

d’économiser chaque année plus de 100 tonnes de matériau

d’emballage. Comme nous disposons de diverses tailles

de boîtes et de notre propre distribution, nous n’avons pas

besoin de matériel de compensation la plupart du temps.»

Portrait Lyreco SA. l’entreprise lyreco Sa Suisse fait partie de l’entreprise

lyreco SaS, dont le siège central se situe en france, présente dans le monde entier.

En Suisse, lyreco est le premier fournisseur de fournitures de bureau. Son assortiment

englobe plus de 6000 produits, le réseau de distribution couvre plus de

99,5 % du territoire. lyreco emploie 370 collaborateurs en Suisse et plus de 10 000

dans le monde. Chaque jour, lyreco traite 2500 commandes et plus d’un million

de colis quittent chaque année le centre logistique de Dintikon pour être distribués

dans toute la Suisse.

Performances environnementales. le système de gestion intégrée de la qualité

et de l’environnement est présent à l’échelon du groupe presque entier. lyreco

offre un vaste portefeuille de produits verts. l’assortiment est conçu de telle

manière que pour presque toutes les familles de produits, une alternative écologique

au moins soit disponible. la part des produits verts dans le catalogue de

produits s’élevait à 18 % en 2009. Grâce à son réseau international et à de gros

volumes de chiffres d’affaires, lyreco jouit d’une position forte qui lui permet de

motiver ses producteurs et ses fournisseurs à s’orienter vers des nouveautés

écologiques. le gros de la distribution des marchandises se fait par rail, la distribution

spécialisée s’effectue grâce à une flotte de véhicules de livraison modernes.


18 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

la consommation de carburant est mesurée régulièrement pour vérifier les

bienfaits des formations de conduite EcoDrive.

Collaboration avec SV Suisse. l’an dernier, Sv Suisse a acheté pour près de

21 tonnes de matériel (y compris le catering) (papier 56 %, catering 13 %) et figure

en bonne place pour dépasser la barre des 50 % de produits verts l’an prochain.

Sv Suisse et lyreco ont conclu un accord définissant une valeur minimale moyenne

par commande. Si cette valeur est atteinte, Sv Suisse obtient une prime. l’objectif

de cette prime est de regrouper le plus de commandes isolées possibles pour

réduire le nombre des livraisons. Début 2009, Sv Suisse est passé d’un papier pour

photocopieur classique à un papier écologique. En outre, Sv Suisse a basculé son

papier à lettres sur du 100 % recyclé et pour les enveloppes, elle a opté pour du fSC

(forest Stewardship Council).

Evaluation environnementale Lyreco SA

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

lyreco


19 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Pour que ce soit une réussite pour l’environnement aussi ||les

principaux fournisseurs de Sv Suisse respectent des exigences

environnementales et lancent leurs propres projets de protection

de l’environnement pour le bien de tous.

Daniel meier, membre

de la direction,

Distrimondo aG,

bremgarten

www.distrimondo.ch

«DISTRIMONDO – EN BONNES MAINS: telle est notre devise.

Depuis la création de notre société, notre objectif premier

est de satisfaire les besoins de nos clients. Au cours des

prochaines années, nous serons à même de répondre à la

demande de bon nombre de nos clients d’organiser nos

procédures dans le respect de l’environnement et de leur

fournir les informations environnementales correspondantes.

Nous serions heureux de pouvoir évoquer les mesures de

protection de l’environnement mises en place dans le prochain

rapport environnemental de SV Suisse.»

Portrait Distrimondo AG. l’entreprise familiale Distrimondo aG de bremgarten,

exerce déjà depuis deux générations, sous la direction de markus meier, responsable

de l’administration et de la logistique, et de Daniel meier, responsable de la vente et

du marketing. Cette entreprise forte de ses 30 collaborateurs s’est spécialisée dans

les articles jetables et les produits d’hygiène pour la restauration, l’industrie et les

services publics. Outre ces produits, son offre englobe également des prestations

de service telles que l’emballage, l’étiquetage, le compactage et le décomptage. Dans

le centre logistique doté de 5500 adresses en entrepôt, Distrimondo aG traite en

moyenne 100 commandes par jour.

Performances environnementales. En 2010, pour la première fois, un écobilan

sera réalisé à partir duquel seront définis des champs d’action. En guise de

préparation de ce bilan, les données pertinentes en termes d’énergie, de transport,

de matière et d’élimination des déchets ont déjà été relevées. D’ici l’été, nous

disposerons des bases pour mettre en place une planification de mesures améliorant

le rendement écologique.


20 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Collaboration avec SV Suisse. Distrimondo aG gère 224 emplacements pour

palettes pour Sv Suisse. les livraisons annuelles s’élèvent à environ 300 tonnes

réparties sur près de 3000 expéditions. Pour les fournisseurs de marchandises

ayant une grande incidence sur l’environnement et un fort taux de mobilité,

Sv Suisse accorde une importance toute particulière à la réduction des nuisances

potentielles à l’environnement. Distrimondo aG s’oriente à l’avenir sur les normes

environnementales définies par Sv. Cela montre qu’avec ce partenaire aussi,

Sv Suisse est en bonne voie pour réduire en continu l’impact sur l’environnement.

Evaluation environnementale Distrimondo AG

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

Distrimondo


21 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Tenue professionnelle et nettoyage ||approvisionnement,

location et lavage de linge, tout en un. au poste de lavage, l’ecologie

joue désormais un rôle central.

andreas holzer, CEO,

bardusch aG, bâle

www.bardusch.ch

«En fait, nous ne lavons que du linge, plus de 50 tonnes par

jour. Cela nécessite de l’énergie, de l’eau et de la lessive

et nous libérons des eaux usées, de l’air et de la chaleur.

Nous ne pouvons pas changer cet état de faits. Mais nous

sommes fiers de pouvoir le faire de façon beaucoup plus

efficiente que n’importe quel appareil électroménager.

Très tôt, nous nous sommes fixé l’objectif de réduire les

émissions de CO 2 . Grâce à de l’innovation et des investissements

ciblés, nous avons pu parvenir à d’importantes

économies tout en respectant les normes d’hygiène strictes

des différents secteurs d’activité.»

Portrait Bardusch AG. Cette entreprise traditionnelle a été fondée en 1871

comme entreprise familiale à Ettlingen, côté allemand. bardusch emploie

aujourd’hui 4200 collaborateurs répartis sur 24 filiales allemandes et 52 laveries

dans neuf autres pays, dont cinq laveries en Suisse. Sur la base d’un contrat de

location, l’entreprise équipe ses clients de tenues de travail et de textiles. Elle gère

l’approvisionnement, la location et le nettoyage du matériel et veille à son stockage

nécessaire.

Performances environnementales. la filiale de bâle est certifiée iSO 14001,

brugg et Yverdon aspirent à obtenir leur certification environnementale cette

année. bardusch entreprend de gros efforts pour réduire les émissions de CO 2 .

Pour 2010, l’objectif de baisse par rapport à l’année de base s’établit à 775 tonnes.

les postes de lavage des trois filiales sont équipés d’un système intégré de

récupération de la chaleur et d’un séchoir à gaz moderne. En deux ans, la consommation

de courant a pu être réduite de 19 %, la consommation de vapeur de 20 %

et la consommation d’eau de 21 %, soit une consommation de 13,5 litres d’eau

par kilogramme de linge lavé. En 2010, la consommation d’eau doit encore baisser

de 5 %.


22 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Collaboration avec SV Suisse. bardusch lave 130 tonnes de linge par an pour

le compte de Sv Suisse. Cette procédure recèle un énorme potentiel pour

l’en-vironnement, car pour chaque kilo de linge 230 g de CO 2 sont émis. Cela

correspond aux émissions de dioxyde de carbone d’une grande voiture de classe

moyenne pour un kilomètre. bardusch est un partenaire idéal pour Sv Suisse, et

ce depuis des années. a ce titre, l’entreprise applique rigoureusement et en

continu les exigences environnementales pertinentes pour le lavage et la logistique.

Evaluation environnementale Bardusch AG

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

bardusch


23 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Du champ à la cuisine || le secteur alimentaire est confronté à

des défis innombrables. Sv Suisse est soucieuse d’améliorer

continuellement les priorités du commerce équitable et la consommation

de poisson durable.

Manger et boire ont des effets non négligeables sur l’environnement. actuellement

l’agriculture et la consommation alimentaire représentent un enjeu pour

le changement climatique, ce qui est source d’effervescence. la consommation de

poissons joue notamment un rôle central. D’autres sujets occupent régulièrement

la page de titres: les aliments génétiquement modifiés, la surexploitation des mers

et océans, le traitement des denrées alimentaires de base telles que le maïs ou

les biocarburants. Ce ne sont là que quelques-uns des défis auxquels Sv Suisse est

confrontée au quotidien et sur lesquels des améliorations sont souhaitables. au

cours des deux dernières années, Sv Suisse s’est concentrée sur les deux volets

prioritaires, les produits équitables et l’achat de poisson durable.

Produits issus du commerce équitable. les bananes, produits exotiques les plus

appréciés, ne font pas non plus défaut dans l’offre de Sv Suisse. mais aujourd’hui,

elles sont 100 % max havelaar. l’histoire a commencé avec du café équitable

introduit à la demande de clients. Ces derniers jouent encore un rôle décisif dans le

lancement de nouveaux produits équitables.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 24.

Achat de poisson durable. au départ, il n’était question que de renoncer à l’achat

d’espèces protégées telles que le requin ou l’espadon. Puis, ce fut la déclaration

d’origine des poissons et fruits de mer et, dans un troisième temps, Sv Suisse sélectionnait

elle-même ses produits sur la base des critères du WWf. aujourd’hui, avec

l’aide d’un partenaire compétent, la gamme est sans cesse contrôlée et adaptée.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 26.


24 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Le commerce équitable, une évidence || Sv Suisse aussi est

convaincue que le commerce équitable est une stratégie de lutte

contre la pauvreté. la sélection des produits et des fournisseurs

adaptés est une mission permanente.

Portrait Max Havelaar. la fondation max havelaar (Suisse) délivre un label pour

des produits issus du commerce équitable. Elle améliore par le commerce équitable

les conditions de vie et de travail de petits agriculteurs et ouvriers dans les

plantations des régions défavorisées. la fondation max havelaar est membre de

l’organisation internationale fairtrade labelling Organizations (flO) et s’inspire

de ses normes internationales en matière de commerce équitable. Créée en 1992

par les œuvres caritatives suisses Pain pour le prochain, Caritas, action de carême,

EPEr, helvetas et Swissaid. C’est une association à but non lucratif qui s’autofinance

depuis 2001 et dont le siège commercial se situe à bâle.

voici les garanties offertes par le label de la fondation max havelaar:

• Prix minimums garantis

• Relations commerciales de long terme

• Conditions de travail dignes

• Projets de commerce équitable

• Production épargnant l’environnement

Les LOHAS font bouger le marché. Selon max havelaar, la tendance la

plus forte est portée par le groupe de consommateurs lOhaS (lifestyle of health

and Sustainability). Ce groupe souhaite consommer de façon responsable sur

le plan social et environnemental tout en posant des normes de qualité élevées.

Ce groupe de consommateurs représente déjà près d’un tiers de la population. Dans

le domaine de la restauration hors foyer, l’évolution n’avance pas aussi rapidement

que le souhaiterait la fondation max havelaar. l’appel à l’engagement social résonne

de plus en plus fort.


25 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Sandra frieden,

gestionnaire marketing

beverages & Out of home,

fondation max havelaar

(Suisse), bâle

www.max-havelaar.ch

Café

Jus de fruits

bananes

Produits Max Havelaar chez SV Suisse. Depuis 2007 des progrès considérables

ont pu être accomplis sur les bananes, si bien que leur proportion est passée

aujourd’hui à 100 %. Pour les jus de fruits, la part des produits issus du commerce

équitable a augmenté, pour le café, on est resté au même niveau. la Suva continue

à montrer l’exemple: ses trois restaurants d’entreprise offrent systématiquement

des produits certifiés max havelaar pour le café, les jus de fruits, le riz, le sucre,

le miel, le chocolat en poudre, les fruits ou légumes tropicaux. Grâce au soutien

financier de la Suva, cela s’est fait sans hausse de prix pour les hôtes.

«La décision de lancer un label de commerce équitable

pour certaines catégories de produits doit se

prendre sur le plan stratégique. Le commerce

équitable n’a de succès que s’il est pleinement

soutenu par la direction de l’entreprise. Des partenaires

tels que SV Suisse qui se sont eux-mêmes

fixé des objectifs en termes de durabilité nous

aident énormément dans notre travail de sensibilisation.

Aujourd’hui, une société qui confie

la gestion de son restaurant d’entreprise à SV passe

beaucoup plus facilement et plus rapidement

aux produits issus du commerce équitable qu’il

y a quelques années. Cela nous réjouit vivement!»

Commerce équitable: part de marché Suisse, proportion et potentiel

9%

9%

10%

5%

8%

26%

40%

38%

38%

35%

45%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Part chez Sv Suisse (2009)

Part chez Sv Suisse (2008)

Potentiel/planification chez Sv Suisse (2008)

Part chez Sv Suisse (2007)

Part de marché commerce équitable Ch (2008)

51%

65%

100%

100%


26 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

L’approvisionnement écologique au cœur de notre métier

||avec son approvisionnement en poissons, Sv Suisse contribue

à protéger les mers et les océans, de façon à ce que trois

petites truites crues puissent devenir trois petites truites cuites

mais après avoir donné naissance à trois petites truites crues

qui deviendront...

Surpêche et alternatives. la menace accrue qui pèse sur les stocks de poissons

et les espèces est une raison suffisante pour agir. les trois quarts des stocks

mondiaux sont déjà surexploités et menacés. a cela s’ajoutent les prises accidentelles

qui peuvent atteindre jusqu’à 90 % d’une pêche. l’exploitation abusive se

pratique essentiellement en haute mer. Une bonne alternative est offerte par le

label mSC (marine Stewardship Council). Ce dernier garantit que la pêche

ne nuit pas à la structure, à la diversité et à la productivité de l’écosystème

et de toutes les espèces impliquées. l’alternative à la pêche

sauvage est l’élevage de poissons. Sa part est en constante augmentation;

en Suisse, il représente un bon tiers des poissons commercialisés

sur les étals. Si ces élevages ne sont pas exploités de façon durable, ils

deviennent eux-mêmes une partie du problème. Dans ce domaine aussi, il existe

aujourd’hui déjà d’excellentes offres car l’avenir réside dans les produits issus

d’élevage de poissons bio.

Des normes claires. renoncer au requin et à l’espadon et la déclaration de l’origine

ainsi que de la zone de prise font partie des normes chez Sv Suisse. Depuis le

1 er janvier 2008, Sv Suisse a systématiquement retiré de son offre les poissons et

les fruits de mer issus de stocks menacés ou de méthodes de pêche ou d’élevage

nocives pour l’environnement. le sujet est ardu, car la situation sur les océans

mondiaux change constamment. Pour venir à bout de cette situation, il convient de

répondre à cette question essentielle: quel poisson, de quelle région subit quel

degré de menace? C’est pourquoi Sv Suisse s’oriente sur la liste rouge et les direc tives

du guide d’achat «Poissons & fruits de mer» du WWf.


27 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

2009

2008

2007

Conseils pour apprécier le poisson:

• Consommer du poisson comme un met gourmet sortant du quotidien

• Privilégier les espèces locales (production nationale marginale)

• Produits bio pour les poissons d’élevage

• Produits MSC pour le poisson issu de la pêche sauvage

Pour garantir ces normes, Sv Suisse se fie dans ses achats à l’entreprise familiale

riche en traditions bianchi, fournisseur exclusif de Sv Suisse et membre du WWf

Seafood Group.

Consommation de poisson SV Suisse selon les catégories du WWF

0% 20% 40% 60% 80% 100%

respectant ou dépassant les critères WWf

Préoccupant

Non recommandé par le WWf

Pas d’affectation possible

N’apparaît pas dans le guide WWf


28 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Le grossiste poisson connu || la durabilité pour l’entreprise

familiale bianchi n’est pas qu’un slogan, c’est aussi une valeur.

la protection des mers et océans est un gage de pérennité pour

l’entreprise.

Jürg Grob, membre

de la Direction,

G. bianchi aG, zufikon

www.bianchi.ch

«J’ai confiance en l’avenir du poisson. Il est de notre devoir,

de notre conviction, mais c’est aussi une cause juste,

de ne pas laisser à nos enfants des mers vides de poissons.»

Portrait G. Bianchi AG. Depuis quatre générations et plus de 125 ans, bianchi est

synonyme de tradition et de qualité pour l’import, le traitement et la vente de

denrées alimentaires fraîches. bianchi est le plus gros négociant de poissons en

Suisse. avec ses 250 collaborateurs et une flotte propre de plus de 100 véhicules,

quelque 1500 clients sont approvisionnés chaque jour. Ce sont 4429 tonnes de

poissons et fruits de mer que le distributeur livre chaque année. la part des produits

d’élevage atteint aujourd’hui déjà 80 % du volume global.

Performances environnementales. bianchi est membre du WWf Seafood Group

et s’est fixé pour objectif d’offrir un assortiment complet de poissons et fruits de

mer. Pour ce faire, le logo bianchi Sea Wealth a été lancé. les produits portant ce

logo correspondent aux normes du marine Stewardship Council (mSC) reconnues

mondialement, ils sont certifiés bio Suisse ou Naturland et remplissent les recommandations

du guide d’achat de poissons du WWf Suisse. l’offre de produits

certifiés mSC sera augmentée en fonction des objectifs annuels définis. bianchi

encourage en outre les certifications mSC et considère qu’il est également de son

rôle de faire du travail de sensibilisation au niveau de la restauration. bianchi a

également des participations dans divers élevages de poissons et d’animaux marins

durables. Par exemple, à Ca mau (vietnam) des crevettes tigrées black Tiger sont

produites dans des conditions d’élevage durables dans la mangrove. au bout de


29 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

trois années de formation et d’échange intense avec les éleveurs locaux et les

autres parties prenantes, les conditions permettant de contrôler la qualité des

crevettes à 100 % ont été réunies. aujourd’hui l’enjeu en termes de confiance

réside dans le fait que les éleveurs signalent les ruptures de livraison naturelles et

qu’ils interrompent temporairement les livraisons pour protéger le stock.

S’agissant de l’entreprise bianchi en elle-même, elle dispose d’une infrastructure

très moderne, de plus de 100 véhicules en propre et de procédures de travail

optimisées qui facilitent un déroulement efficient des livraisons. l’entreprise est

certifiée iSO 9001:2000.

Evaluation environnementale G. Bianchi AG

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

bianchi


30 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Livraison optimisée || le regroupement géographique des exploitations

Sv a permis de parcourir environ 30 000 kilomètres

en camion de moins par an. Un grand exploit logistique qui s’avère

payant et qui épargne l’environnement.

armin Knüsel, directeur

de la distribution,

Pistor Sa, rothenburg

www.pistor.ch

«Le grand défi pour Pistor a consisté à classer les zones de

livraison de telle manière que l’on puisse livrer les mêmes

quantités aux exploitations SV en optimisant l’ordre des tournées,

tout en tenant compte des horaires de livraison, des

autres zones de livraison Pistor et des autres clients. Ces

résultats satisfaisants conduisent Pistor à planifier l’extension

de ce système de livraison à l’ensemble de ses clients.»

Portrait Pistor SA. Pistor a été fondée en 1916 en tant que coopérative d’achat

des pâtissiers et boulangers de Suisse et demeure aujourd’hui encore une

coopérative. Pistor emploie près de 400 collaborateurs et offre un assortiment de

marchandises complet que ce soit pour les arrière-salles de boulangerie, les

cuisines, les cafés, les restaurants et les magasins. les près de 300 000 livraisons

de clients par an correspondent à un volume de marchandises de près de 90 000

tonnes, elles sont assurées entre autres par une flotte interne de 68 camions.

Performances environnementales. la gestion de la durabilité est en cours de

construction et la communication en cours de planification actuellement. S’agissant

de la mobilité, des mesures ont déjà été mises en place, par exemple, le transport

sur rail entre rothenburg et Chavornay pour la livraison de clients en Suisse occi -

dentale. Cette mesure lancée dès l’été 2007 permet d’économiser environ 650 000

kilomètres par camion chaque année. Pistor prévoit une action également dans

le domaine de l’énergie renouvelable, qui démarrera par la construction d’une

installation photovoltaïque en 2010. Un nouveau système est en cours de test pour

les camions réfrigérés.


31 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Collaboration avec SV Suisse. Dans le rapport environnemental 2007, Sv Suisse

annonçait une optimisation du système de livraison de Pistor. Une baisse du

rythme de livraison, la réduction des livraisons à une ou deux par semaine, le

regroupement géographique des exploitations et un plan de route taillé sur mesure

pour Sv Suisse devrait rationaliser la logistique et la rendre plus écologique.

Deux années d’expérience avec ce nouveau système donnent un bilan positif:

• Meilleure exploitation du parc de véhicules et renonciation à l’achat de

camions supplémentaires

• Réduction de la pollution de l’air et sonore par les camions

• Moins de temps pour la réception de marchandises

• Economie au niveau des coûts

Evaluation environnementale Pistor SA

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

Pistor


32 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

De l’engraissement des porcs au parc énergétique|| a partir

de la mi-2011, les restes alimentaires ne seront plus autorisés

pour nourrir les porcs. le durcissement législatif génère un mal

pour un bien: les restes alimentaires seront désormais transformés

en gaz et en courant.

Werner humbel,

propriétaire et

directeur général,

humbel lebensmittelrecycling,

Stetten

www.humbel-stetten.ch «Face à un durcissement législatif, soit on se plaint, soit on

tente de voir le changement comme une opportunité et

d’en retirer quelque chose de nouveau. Ces défis m’amusent.»

Portrait Humbel Lebensmittelrecycling. Depuis près de 30 ans, humbel élimine

les restes alimentaires et l’huile alimentaire usagée pour la restauration ainsi

que les restes de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2003, l’entreprise avec ses

1500 porcs engraissés produit également du biodiesel à partir d’huile alimentaire

usagée en plus d’animaux d’élevage. Une vingtaine de collaborateurs collecte et

traite les déchets de plus de 2000 restaurants. Dix camions alimentés totalement

en biodiesel transportent la totalité des restes collectés.

Performances environnementales. le recyclage intelligent de restes et déchets

précieux gagne du terrain. humbel lebensmittelrecycling a su percevoir cette

évolution et a pris les mesures nécessaires. ainsi, la construction d’une installation

de production de biodiesel il y a sept ans a créé une première alternative de

recyclage pour les huiles alimentaires usagées. la quantité annuelle produite est

passée d’un million de litres de biodiesel à deux millions aujourd’hui.10 % de la

production sont consommés par la flotte interne de camions pour la collecte des

déchets alimentaires. le durcissement des lois sur la valorisation des restes alimentaires

ouvre de nouveaux débouchés pour humbel: la production d’énergie.

a partir de la mi-2011, les restes alimentaires ne seront plus autorisés comme

nourriture pour les porcs. les restes alimentaires seront donc fermentés pour produire

bientôt du biogaz. biogaz qui sera à son tour transformé comme énergie

de départ pour produire du courant. la chaleur émise lors de ce procédé est

également récupérée.


33 P r O C é D U r E S f O U r N i S S E U r S

Collaboration avec SV Suisse. Pour l’élimination des restes alimentaires et de

l’huile alimentaire usagée, Sv Suisse mise depuis 25 ans sur des systèmes

novateurs de humbel lebensmittelrecycling. Werner humbel est le coordinateur

exclusif pour toute la Suisse. Pour clore le cycle chez Sv Suisse le plus judicieusement

possible, la production d’énergie à partir de restes alimentaires doit couvrir

la majeure partie des besoins propres en courant.

Evaluation environnementale Humbel Lebensmittelrecycling

Communication

environnementale

Système de gestion de l’environnement

1

0,5

0

Mesures environnementales

Mesure de la performance

environnementale

Théorique

humbel


34 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Continuité dans les restaurants || C’est avec ses propres outils

conçus sur mesure et qui ont fait leurs preuves que Sv Suisse

assure la gestion de l’environnement dans ses restaurants du personnel

depuis cinq ans.

Justification de la performance environnementale à l’aide d’instruments

adaptés. Pour Sv Suisse et ses quelque 300 restaurants du personnel, saisir la

performance environnementale est un grand défi. bon nombre de restaurants

sont intégrés dans les entreprises des clients et n’ont pas la possibilité d’effectuer

leurs propres relevés de données. ainsi, rares sont les restaurants d’entreprise

à posséder leurs propres compteurs d’énergie et d’eau, l’élimination des déchets

s’effectue également la plupart du temps dans les bennes du client. Pour garantir

que la base de données est correcte, il faut des outils simples et systématisés et

fiables de surcroît.

Les écobilans permettent d’identifier les champs d’action. Des champs d’action

importants ont été reconnus il y a cinq ans grâce aux écobilans réalisés dans les

restaurants de référence. Dans les restaurants d’entreprise, des écobilans sont

réalisés ponctuellement, par exemple auprès de Postfinance Engehalde à berne.

Dans les nouveaux domaines d’activité, des analyses sont systématiquement mises

en place, comme c’est le cas à l’hôtel Courtyard by marriott (CYbm) zurich Nord.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 35.

Un système conçu par nos soins puis institutionnalisé. Dans le restaurant test

Casaroma au siège central de Sv Suisse, on vérifie les effets des mesures prises

dans le domaine du courant. ainsi, divers groupes de consommateurs d’energie ont

reçu des compteurs électriques qui mesurent leur consommation depuis quatre ans

en continu. les établissements de référence du projet pilote Ecobilans dans les

restaurants d’entreprise constituent la base pour le relevé des données électriques.

Depuis 2006, des relevés des déchets humides sont réalisés chaque année en

mars dans les restaurants. Ces derniers témoignent de la réussite dans la gestion

raisonnée des ressources et des matières.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 39.

Formation des collaborateurs à l’aide de modules thématiques pertinents.

En 2009, la campagne qS qui a fait ses preuves s’est renouvelée selon son rythme

bisannuel et fut l’occasion de lancer la nouvelle formation journalière let’s go.

le thème de l’environnement fait partie intégrante des modules de formation de

Sv Suisse.

Pour en savoir plus, voir à partir de la page 45.


35 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Ecobilan pour PostFinance Engehalde ||avec le client,

Sv Suisse a contrôlé l’évolution du restaurant d’entreprise

de Postfinance Engehalde. l’introduction du courant vert et

le changement de détergents portent leurs fruits.

Ecobilan – mesures – écobilan. le restaurant d’entreprise de Postfinance

Engehalde berne faisait partie il y a cinq ans du projet pilote Ecobilans dans

les restaurants Sv. En conséquence, les horaires d’allumage et d’extinction des

appareils thermiques ont été régulés dans ce restaurant aussi et les nouveaux

détergents y ont été introduits. En outre, depuis 2008, Postfinance achète

du courant écologique pour le restaurant d’entreprise. Pour l’exercice 2008 un

deuxième écobilan a été réalisé et les résultats ont été comparés.

Les efforts sont couronnés d’effets et entraînent des changements de priorités.

la réduction de l’impact environnemental résulte essentiellement du courant

écologique et de l’adoption du nouveau détergent. Parallèlement à cela, des

hausses de la production de déchets, dans les trajets domicile-travail des collaborateurs

et dans les déplacements professionnels ont été enregistrés. Pour les

émissions de gaz à effet de serre, les résultats restent comparables à un faible

niveau, la perte de réfrigérant a un effet négatif. au global, les priorités ont été

légèrement redéfinies: ainsi, la consommation de courant était la priorité absolue il

y a encore cinq ans, aujourd’hui, elle n’occupe que la troisième place.

Données par repas – des exemples parlants. la préparation d’un repas consomme

autant de courant qu’une lampe à économie d’énergie de 15 watts qui resterait

allumée sans discontinuer pendant cinq jours. Et avec l’eau nécessaire (20 litres),

une personne pourrait se doucher pendant une minute, voire trois minutes avec un

pommeau de douche à économie d’eau. les émissions de CO 2 correspondent à un

trajet d’environ cinq kilomètres avec un véhicule neuf moyen 2 .

2 Source OfEN: moyenne de 175 grammes de CO2 par kilomètre en 2008


36 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

1 600

1 400

1 200

1000

800

600

400

200

0

Restaurant d’entreprise PostFinance Engehalde

Charge environnementale par repas Equivalent de CO 2 3 par repas

–44%

2005 2008 2005 2008

Source: Sv Suisse, Profil d’efficacité écologique du restaurant

du personnel de Postfinance Engehalde, Comparatif 2005 et 2008.

1,2

1,0

0,8

0,6

0,4

0,2

0

–12%

3 Equivalent CO2 : chiffre mesurant le potentiel de gaz à effet de serre de matières présentes dans l’atmosphère, telles que le méthane

(Ch 4 ), le gaz hilarant (N 2 O), les CfC/hCfC ou l’hexafluorure de soufre (Sf 6 ). On utilise comme valeur référence l’effet de serre du dioxyde

de carbone. Calcul selon les facteurs fournis par le GiEC 2001.

relations commerciales

Trajet domicile-travail TP

Trajet domicile-travail individuel

huile usagée

Ordures

Eau/eaux usées

matériau d’emballage

Détergent

réfrigérant

Propane/combustible

Gaz naturel

Courant


37 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Hôtel Courtyard by Marriott certifié ISO 14001 || les aspects

environnementaux ont toute leur raison d’être pour le secteur

d’activité de l’hôtellerie et les procédures ont été optimisées.

l’établissement jouit désormais d’un écobilan pertinent.

Un début plein de mesures. Depuis l’ouverture à l’automne 2006, Sv Suisse gère

l’hôtel Courtyard by marriott zurich Nord en tant que preneuse de franchise.

l’hôtel est exploité selon les mêmes principes que le reste des activités de Sv.

l’introduction d’un système de gestion de l’environnement selon iSO 14001 était

une conséquence logique après la réussite de la certification iSO 9001. les

activités environnementales de Courtyard by marriott ont joué un rôle important

dès la construction: ainsi l’hôtel est chauffé par le réseau de chaleur urbaine issue

de la centrale d’incinération de déchets toute proche et il a adhéré au Groupe

Energie hotel de l’aEnEc dès sa première année d’exploitation. l’achat de courant

hydraulique est un autre engagement pour une exploitation hôtelière respectueuse

de l’environnement. Etape importante de la mise en place du système de gestion

de l’environnement, un écobilan a été réalisé. les aspects environnementaux

pertinents ont pu ainsi être relevés et un outil permettant de vérifier l’amélioration

continue de la performance environnementale instauré.

Ecobilan Courtyard by Marriott Zurich Nord. l’énergie et le transport restent

responsables de 40 % de la charge environnementale et de plus de la moitié des

émissions de gaz à effet de serre, malgré le courant hydraulique et l’alimentation

par le réseau de chaleur urbaine. après une considération plus approfondie des

résultats, on observe que les options d’action sont très variées tant en interne avec

par exemple la consommation d’eau et les ordures, qu’en externe avec par exemple

l’achat et l’entretien de textile ou les trajets domicile-travail des collaborateurs.

au global, l’hôtel Courtyard by marriott zurich Nord a généré en 2008 quelque

280 tonnes d’équivalent CO 2 , ce qui correspond à près de 30 tours du monde avec

un véhicule moyen classique autorisé en Suisse.

Perspectives. Etant donné qu’il s’agit d’un champ d’activité nouveau, les objectifs

concrets ont d’abord été définis sur la base des résultats de l’écobilan ainsi que

les mesures et les programmes qui en découlent. il est crucial de sélectionner des

données écologiques clés pour suivre les effets des mesures sur la performance

énergétique. l’expérience de Sv Suisse et la disponibilité des outils qui ont fait

leurs preuves garantissent une mise en œuvre rapide d’une gestion hôtelière durable.


38 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

13%

3%

1%

2%

12%

11%

Hôtel Courtyard by Marriott Zurich Nord

Charge environnementale

3%

2%

1%

2%

18%

Source: Sv Suisse, profil écoefficience hôtel Courtyard by marriott zurich Nord, 2008

8%

11%

13%

13% 2%

4% 3%

Ecobilan Courtyard by Marriott Zurich Nord: données 2008

2%

7%

8%

2%

14%

Données par prestation de service* Unité donnée clé

Courant total kWh 13,6

Réseau chaleur urbaine total kWh 6,8

Eau/eaux usées litre 126

Ordures kg 0,5

Lavage externe du linge kg 2,1

Trajets collaborateurs km 5,4

Equivalent CO2 (bilan ciblé) kg 1,5

Equivalent CO2 (bilan global) kg 3,3

Charge environnementale bilan ciblé kUbP 2,5

Charge environnementale globale kUbP 4,7

Equivalent de CO 2

* prestation de service (PS): 1 nuitée = 1 PS, 1 repas = 1 / 3 PS, 1 repas/nuitée du personnel = 1 / 6 PS.

2%

3%

11%

25%

2%

Courant

réseau de chaleur urbaine

Eau/eaux usées

lavage externe du linge

Détergent

Papier toilette

matériaux d’emballage

remplacement serviettes et linge

matériel de bureau

Ordures

boues résiduelles des huiles

Transport/transfert hôtes

Trajets des collaborateurs

reste


39 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Restaurant test CasAroma || le restaurant d’entreprise du siège

central dispose depuis quatre ans d’une batterie de mesures fiables

des différents approvisionnements en courant. les change ments

organisationnels et techniques ont des effets positifs.

CasAroma. Casaroma est le restaurant d’entreprise du siège central de Sv Suisse de

Dübendorf. En 2005, Sv Suisse a installé ses propres compteurs électriques dans

le restaurant pour repérer les différents consommateurs. En 2007, le restaurant du

personnel a été totalement rénové et un nouveau concept pour la préparation des

repas a été lancé: l’achat de composants prêts à chauffer. les mesures de la consommation

de courant pendant quatre années permettront de contrôler l’incidence de

ces nouveautés sur la consommation de courant en général et les consommateurs

individuels en particulier.

La consommation de courant globale a baissé. la consommation globale a baissé

de 6 % depuis 2006 alors que le nombre de repas a augmenté de bien 20 %. le

chiffre d’affaires a augmenté d’un tiers sur la même période. Cela représente une

réduction de la consommation de courant par repas de 22 % depuis 2006 et de

3 % pour chaque franc de chiffre d’affaires. le bilan est divergent selon les groupes

de consommateurs: on enregistre une hausse absolue par repas pour le refroidissement,

pour le reste des consommateurs la tendance est indéniablement à la

baisse. il est actuellement difficile d’évaluer quelle part revient à la rénovation

(p. ex. appareils à économie d’énergie), aux mesures organisationnelles (p. ex.

contrôle des horaires d’allumage et d’extinction des appareils thermiques) ou

encore au nouveau concept de préparation culinaire. Chacune de ces mesures doit

avoir sa part, sachant que le nouveau concept de préparation culinaire reporte la

consommation d’électricité en dehors du restaurant pour les mêmes procédures.

Evolution de la consommation de courant: restaurant test CasAroma

kWh kWh par repas ou pour Chf 10 de chiffre d’affaires

250 000

5,0

4,5

200 000

4,0

3,5

150 000

3,0

2,5

100 000

2,0

1,5

50 000

1,0

0,5

0

0

2006 2007 2008 2009

Source: mesures restaurant d’entreprise Sv Suisse Casaroma

kWh par repas

kWh pour Chf 10 de chiffre d’affaires

restaurant (éclairage,

autres appareils)

appareil vapeur

fourneau

bar café

machine à laver la vaisselle

refroidissement

aération


40 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Cinq années de relevé de courant ||la mise en œuvre des mesures

se déroule de façon positive dans les restaurants test

dans l’ensemble. On a notamment réussi à baisser considérablement

la consommation de courant.

Etablissements de référence. Dans les dix restaurants du groupe pilote Ecobilans

restaurants d’entreprise, la consommation de courant est relevée depuis 2005.

Pour ces établissements de référence, nous disposons d’une série de mesures sur

cinq ans. Dans l’intervalle, cinq autres restaurants d’entreprise ont rejoint le groupe

de surveillance. C’est-à-dire qu’actuellement, la consommation de courant est

mesurée chaque année dans 15 restaurants de tailles et de niveaux d’équipements

différents. ainsi, Sv Suisse dispose pour 2009 des données de la consommation

d’électricité pour 12 % de tous les repas et 9 % du chiffre d’affaires global.

La consommation d’électricité baisse. Dans l’ensemble, les dix restaurants de

référence consomment environ trois millions de kilowattheures, ce qui correspond

à la consommation de 600 ménages. En valeur absolue, la consommation de

courant a baissé de 7 % dans ces restaurants d’entreprise. mais les baisses par

repas ou par rapport au chiffre d’affaires sont plus importantes, car le nombre de

repas et le chiffre d’affaires ont considérablement augmenté, notamment de

14 % et de12 %. il est à noter que seuls trois restaurants d’entreprise présentent

une hausse de leur consommation de courant, un seul enregistre une hausse pour

le chiffre d’affaires et aucun restaurant n’enregistre de hausse de la consommation

de courant par repas. quelle est la raison de ces baisses? Sont-elles le seul fait

d’une gestion plus consciente suite à l’introduction de mesures et à la sensibilisation

des collaborateurs? Ou bien d’autres facteurs comme les rénovations, de

nouveaux appareils à économie d’énergie ou le report de la consommation de

courant sur des procédures amont sont-ils impliqués? Tous les facteurs cités apportent

leur contribution, mais la plus belle réussite est la transparence et la continuité

acquises grâce aux mesures.

Extrapolation pour tous les restaurants d’entreprise. la consommation de

courant de tous les restaurants d’entreprise de Sv Suisse obtenue par extrapolation

correspond à la consommation d’une petite ville comptant environ 7000 foyers.

Par rapport au siège central de Sv Suisse, la charge environnementale de la

consommation de courant extrapolée est cinquante fois supérieure. On voit là

combien la consommation de courant est importante en tant que champ d’action.


41 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

110

100

90

80

70

60

50

40

4,0

3,5

3,0

2,5

2,0

1,5

1,0

0,5

0

Evolution de la consommation de courant: dix restaurants de SV Suisse

comme référence (2005 = indice 100)

2005 2006 2007 2008 2009

courant kWh (–7%)

courant kWh par chiffre d’affaires Chf (–16 %)

courant kWh par repas (–18 %)

Restaurant d’entreprise ABB Turgi: consommation de courant

par repas en kilowattheures (kWh)

–7%

–16%

–18%

3,3 3,1 2,6 2,2 2,0 2,0

2004 2005 2006 2007 2008 2009


42 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

4,0

3,5

3,0

2,5

2,0

1,5

1,0

0,5

0

Restaurant d’entreprise ABB Turgi: coût de l’électricité pour 1 franc

de chiffre d’affaires, en centimes

3,8 3,3 3,0 2,6 2,6 2,6

2004 2005 2006 2007 2008 2009

les mesures prises et appliquées principalement en 2005 et 2006 produisent leurs

effets aujourd’hui encore. la consommation de courant et le coût de l’électricité

se sont stabilisés à un niveau comparativement bas. Cet exemple montre que

l’amélioration continue de la performance environnementale peut être bien maîtrisée

et mesurée avec des données clés.


43 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Plus de détergents ||la consommation globale de détergents

a augmenté. la baisse des volumes, la diversité des produits

et la proportion d’ingrédients problématiques constituent les défis

des prochaines années.

400 000

350 000

300 000

250 000

200 000

150 000

100 000

Nettoyer: procédure centrale, pas uniquement en cuisine. Chacun le sait:

avant, pendant et après le repas, diverses matières et zones doivent être nettoyées.

Pour ce faire, Sv Suisse fait appel aux détergents les plus divers, et dans

la mesure du possible munis d’un système de dosage. Pour les restaurants, cela

implique qu’il faut respecter certaines règles et mesures pour protéger l’environnement

et les collaborateurs. l’introduction du nouveau concept de nettoyage en

2006 et le passage à un nouveau détergent ont créé plus de transparence dans le

même temps.

Volumes et diversité de produits. Chez Sv Suisse, environ 150 détergents

différents sont utilisés. la consommation globale annuelle s’élève à environ

400 tonnes, dont plus de 70 % reviennent au nettoyage de la vaisselle et à peine

20 % à l’hygiène en cuisine. Pour les deux domaines, les volumes consommés

ont augmenté depuis 2006, de 4 % pour le nettoyage de la vaisselle et de 10 %

pour l’hygiène de cuisine. les volumes absolus ont augmenté entre 2007 et 2008

et légèrement baissé entre 2008 et 2009. Depuis 2007 les volumes par repas

et chiffre d’affaires ont augmenté. mais les volumes seuls ne sont pas décisifs de

l’impact environnemental des détergents, ce sont avant tout les ingrédients contenus

dans ces produits (voir l’exemple de Suma maxi).

Evolution de la consommation de détergent

kg

g par repas ou pour Chf 10 de chiffre d’affaires

2007 2008 2009

Source: JohnsonDiversey, Consommation de détergents Sv Suisse

25

20

15

10

5

g par repas

g pour Chf 10 de chiffre d’affaires

hygiène aliments/boissons

Nettoyage des bâtiments

Nettoyage du textile

hygiène corporelle

hygiène cuisine

Nettoyage de la vaisselle


44 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Charge environnementale mesurée sur l’exemple de Suma Maxi. Dans l’ensemble,

Sv Suisse consomme chaque année 93 tonnes de ce détergent. Cela

correspond à peu près à un quart de la quantité globale de détergents. Ce détergent

contient 15 à 30 % de phosphate. avec les eaux usées, le phosphate aboutit

dans une station d’épuration puis la partie non dégradée s’écoule dans les rivières

et les lacs. les émissions de phosphates dans l’eau produisent entre une fois

et demie et treize fois plus de charge environnementale que le siège central, selon

le niveau d’équipement de la station d’épuration. les phosphates sont interdits

dans les lessives depuis 1986, mais pas dans les détergents comme les liquides

vaisselle.

Perspectives. le concept de nettoyage 2006 n’a pas produit les effets escomptés.

Des mesures s’imposent toujours, elles s’appuient désormais sur des statistiques

sur trois ans. l’objectif doit être de réduire la diversité des produits et de vérifier

s’il existe des alternatives écologiques, telles que des détergents sans phosphate.


45 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Formation et audits internes ||Sv Suisse a sensibilisé plus de

2000 collaborateurs dans le cadre de sa campagne qS à divers

thèmes liés à l’environnement et la sécurité sur le lieu de travail.

le concept de formation comprend un module fixe let’s go sur

une journée.

Eléments clés du système de gestion de l’environnement. les audits et les

formations internes sont des éléments importants de la gestion de l’environnement

de Sv Suisse. les audits veillent au bon fonctionnement des procédures. les

collaborateurs sont à la fois les porteurs et les ambassadeurs de la démarche. ils

garantissent l’interaction au sein du système global.

Campagne QS 2009. Tous les deux ans, Sv Suisse organise une campagne qS à

grande échelle, à laquelle participent plus de 2000 collaborateurs. Cela correspond

à environ 3000 heures de formation. les participants suivent des formations

intéressantes sur des sujets pertinents pour chacun d’eux, tels que la sécurité au

travail, la santé, l’hygiène et l’environnement. au cours de la campagne de l’an

dernier, les collaborateurs de Sv ont pu passer au crible leur propre consommation

d’énergie au quotidien sur un parcours énergétique. En différents lieux symbolisant

la consommation, le chauffage, la mobilité, l’alimentation et les appareils électroménagers,

ils devaient répondre à des questions sur leur propre mode de consommation.

au bout du parcours, chacun recevait une étiquette énergétique avec

sa propre consommation d’énergie et des conseils pour économiser les ressources.

Cette démarche s’inscrit dans un rapprochement vers la société à 2000 watts 4.

Avance par la connaissance: Let’s go. On ne peut maîtriser une chose que si l’on

y est confrontée et que l’on est ensuite sollicité chaque jour sur la question. Dans

son domaine d’activité business, Sv Suisse organise chaque jour avec les collaborateurs

des formations sur le tas qui durent cinq à dix minutes. Cela garantit que

le niveau de connaissances est uniforme au sein de l’équipe du restaurant. les sujets

sont prescrits de façon centrale en fonction des domaines d’action pertinents et

leur réalisation est contrôlée. l’offre de formation 2009 incluait notamment des

formations sur la consommation d’énergie, l’achat de poisson durable, max havelaar,

les déchets humides, l’économie des ressources et l’huile alimentaire usagée.

Rester à la page grâce à des audits internes. Chaque année, des audits internes

sont réalisés dans environ deux tiers des restaurants. il s’agit d’audits intégrés,

qui couvrent les sujets de la qualité, de l’environnement et de la sécurité sur le lieu

de travail. les consignes environnementales sont appliquées correctement à 90 %

en moyenne.

4 la société à 2000 watts est un concept créé par l’école polytechnique fédérale de zurich (EPfz). Cette vision prévoit que le besoin en

énergie de chaque habitant de la planète s’élève en moyenne à 2000 watts.


46 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Communication environnementale régulière ||«Ecofocus»

permet de communiquer sur l’environnement à grande échelle de

façon actuelle et continue. le concept Eaternity met à jour

de nouvelles modes et de nouveaux goûts: grâce à lui, les assiettes

sont moins remplies en CO 2.

Bulletin environnemental. l’édition régulière du bulletin environnemental

«Ecofocus» fait partie intégrante de la communication de Sv Suisse sur

l’environnement. il vise de la même manière l’information aux collaborateurs,

aux clients et aux hôtes. Dans les restaurants, le «flash environnement» veille à

l’information sous forme d’extrait affiché sur le pilier d’information. l’intranet

garantit que les collaborateurs ont accès à l’information. les autres personnes

intéressées peuvent télécharger la newsletter sur notre page d’accueil. Depuis le

lancement en 2008, sept éditions sont parues. Sv Suisse a pu ainsi communiquer

en permanence sur des sujets d’actualité liés à l’environnement.170 personnes

sont abonnées au bulletin, dont un tiers sont des collaborateurs de Sv Suisse.

Projet pilote: manger en respectant le climat. Eaternity est une association qui

veille à ce que le contenu des assiettes tienne compte de la lutte contre le réchauffement

climatique. Dans le cadre d’un partenariat entre Eaternity, Sv Suisse

et l’EPfz, un projet pilote a été lancé du 23 novembre au 11 décembre 2009 pour

une alimentation plus respectueuse de l’environnement à la cantine de physiques

de Science City. Pour chaque menu vendu, une moyenne de 670 grammes

d’équivalent CO 2 est économisée (menu moyen: 1240 grammes d’équivalent CO 2 ).

la première semaine, Sv Suisse a apporté son soutien au menu pauvre en CO 2 en

offrant une réduction sur le prix. ainsi, environ 1 à 2 % d’hôtes supplémentaires

ont opté pour le menu végétarien. au total, cela représentait 250 à 500 personnes.

Pour chaque pourcent de menu optimisé en CO 2 choisi, le bilan climatique de la

cantine de physiques s’améliore d’environ 160 kilogrammes de CO 2 par semaine;

1 % correspond à environ 80 menus par semaine. voici les menus Eaternity les

plus appréciés: Spaghetti pesto genovese et légumes grillés, Pizokel des Grisons

aux légumes, Penne rigate aux bolets, Poireaux sauce béchamel.


47 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

Institutionnalisation du relevé des déchets humides || les

déchets humides sont un leitmotiv actuel chez Sv Suisse. les

réduire fait baisser l’ensemble des frais d’élimination et garantit

une utilisation efficiente des ressources.

70

60

50

40

30

20

10

0

La comptabilisation des déchets humides comme pierre angulaire. Depuis

l’introduction de la gestion de l’environnement, Sv Suisse accorde la plus haute

importance à la comptabilisation des déchets humides. Ce type de déchets génère

– outre le prix de leur charge environnementale – une pollution à l’environnement

bien avant l’étape de leur élimination. ils englobent, en effet, les frais induits par

leur achat, leur préparation, leur dressage. il vaut la peine d’y regarder de plus

près. a cette fin, Sv Suisse a lancé des mois de mesures en 2006 et poursuivi cette

démarche jusqu’à ce jour. Pendant un mois de l’année, les différentes catégories

de déchets humides optimisables, c’est-à-dire la surproduction et les restes de

repas, sont pesées quotidiennement et relevées dans un compte-rendu. Sv Suisse

dispose ainsi d’une liste détaillée du niveau de déchets humides optimisables pour

environ 200 restaurants d’entreprise.

Tendance à la baisse depuis quatre ans. les statistiques mettent en parallèle les

déchets humides pesés avec le nombre de repas. lors de la dernière opération de

mars 2009, il a été fait état d’un volume de déchets humides d’environ 80 tonnes

pour 1,5 million de repas. Depuis 2006, le volume des déchets humides optimisables

est passé de 65 grammes à 50 grammes par repas, ce qui correspond à un

quart environ de la quantité saisie. a l’exception de la catégorie Surproduction

freechoice 4, toutes les autres catégories ont enregistré des baisses notables. Cette

réussite est due à la formation et à la sensibilisation permanente des collaborateurs.

avec une évaluation des quantités, les collaborateurs contribuent non seulement

à réduire les coûts tout au long du cycle de vie du produit, mais garantissent

aussi que les ressources sont utilisées de façon efficiente.

Evolution des déchets humides optimisables en grammes par repas

mars 2006 mars 2007 mars 2008 mars 2009

Source: Sv Suisse, résultats sur les mois de mesure déchets humides optimisables

4 buffet chaud au choix avec une garniture de féculents, des légumes, de la viande, du poisson, etc.

–23%

Surproduction freechoice

Surproduction buffet chaud

Surproduction buffet de salade

Surproduction buffet froid

Surproduction cuisine

restes assiettes des hôtes


48 P r O C é D U r E S i N T E r N E S

La boucle est bouclée || Et l’huile alimentaire usagée devient

biodiesel. Dans le parc énergétique de notre partenaire en charge

de l’élimination, du courant écologique sera désormais produit

à partir de biomasse, que Sv Suisse entend utiliser pour alimenter

le siège central.

150

100

50

0

Les déchets organiques sont des ressources précieuses. a l’heure de la sensibilisation

du public pour les énergies renouvelables, les déchets se transforment

en matières premières précieuses. au cours des deux dernières années, la demande

de restes alimentaires à faire fermenter dans les centrales de biogaz a fortement

augmenté. Parfois, une véritable lutte pour ces déchets s’instaure, comme le montre

l’augmentation des distances parcourues pour les importer. a la mi-2011, un

durcissement législatif sur la valorisation des résidus alimentaires entre en vigueur:

ces résidus ne pourront plus servir à alimenter les porcs. C’est une nouvelle donne

tant pour ceux qui éliminent les déchets que pour ceux qui les valorisent. la solution:

la fermentation dans des centrales de biogaz.

Notre principal partenaire prévoit un parc énergétique. actuellement, seuls 20 %

des 2200 tonnes de déchets humides produits par Sv Suisse sont fermentés dans

des centrales de biogaz, les 80 % restants sont recyclés sous forme d’aliments pour

les porcs. face au changement législatif, le plus ancien partenaire de Sv Suisse,

chargé du recyclage des résidus alimentaires, prévoit lui aussi de réorganiser sa

filière de valorisation et lance un projet de construction d’une centrale de biogaz

conçue avec d’autres partenaires. le biogaz produit servira à fabriquer du courant.

la production de biodiesel, où se retrouvent les quelque 60 tonnes d’huile alimentaire

usagée de Sv Suisse, et l’installation de compostage seront maintenues. Toutes

les matières premières organiques seront valorisées sur un seul lieu, donnant ainsi

naissance à un parc énergétique. Sv Suisse se réjouit de ces projets et de pouvoir

consommer prochainement un courant écologique, généré par ses propres déchets.

Potentiel pour SV Suisse. Chaque repas produit deux fois plus de déchets humides

que la quantité optimisable. les 2200 tonnes de déchets humides recèlent un

potentiel d’environ 700 000 kilowattheures de courant écologique fourni par une

centrale de biogaz. Cela suffirait largement à couvrir les besoins de consommation de

courant du siège central de Dübendorf. l’huile alimentaire usagée représente quant

à elle un potentiel de 45 000 litres de biodiesel, soit la moitié de la consommation de

diesel des véhicules commerciaux de Sv Suisse.

Evolution de la quantité totale de déchets humides en grammes par repas

120 118 119 115

2006 2007 2008 2009

Source: Sv Suisse, quantité de déchets humides éliminés


49 r a P P E l E T P E r S P E C T i v E S

Onze années de gestion de l’environnement produisent

leurs effets ||l’intégration de toutes les parties prenantes dans

l’application des mesures aura encore plus de poids à l’avenir.

le changement climatique, les nouvelles hausses d’efficacité

énergétique, les critères environnementaux pour les produits et la

biodiversité sont des défis essentiels pour Sv Suisse.

Protéger l’environnement, un objectif d’entreprise payant à tous les niveaux.

il y a onze ans, la certification environnementale des sept premiers restaurants

d’entreprise concentrait l’attention sur l’exploitation. Depuis lors, Sv Suisse a

beaucoup appris. repoussant ses limites, elle a gagné chaque année en connaissances

et mis en œuvre des mesures. a présent, Sv Suisse valorise des potentiels

d’efficience écologique tout au long de la chaîne de richesses. a l’avenir, Sv ciblera

et intensifiera encore son action. Grâce à une amélioration constante de la performance

environnementale, Sv Suisse a su établir une valeur de référence dans la

restauration collective au prix d’une endurance, d’une persévérance et d’une patience

sans faille dans le travail de conception ainsi que pour l’application au quotidien.

le chemin parcouru par Sv Suisse est déjà long, mais il est loin d’être terminé.

Focus fournisseurs. Objectifs pour l’environnement – fourniture de données clés

pour mesurer et piloter la performance énergétique – informations sur l’origine,

la culture et le transport des aliments – système environnemental certifié comme

condition d’admission de nouveaux fournisseurs: telles sont les exigences que

Sv Suisse posera à l’avenir à ses fournisseurs. Cela permettra de transposer bientôt

les normes environnementales de Sv Suisse au niveau des nombreuses procédures

amont et aval.

De l’élimination à la production d’énergie. l’énergie sera indispensable aux

procédures des restaurants et du siège central à l’avenir aussi. Sv Suisse va

encourager la production d’énergie à partir des déchets inévitables ces prochaines

années. les résultats déjà obtenus dans ce sens incitent à poursuivre les efforts.

Promotion de la biodiversité. l’ONU a déclaré 2010 année internationale de la

biodiversité. l’objectif est de maintenir la diversité naturelle. la Suisse s’y est

engagée sur la base des conventions internationales. Pour Sv Suisse, la biodiversité

était un sujet déjà très important au cours des années précédentes. l’accent

a été mis sur l’achat de poisson issu de méthodes de pêche durables. En tant

qu’entreprise qui peut par son action apporter une contribution importante à la

biodiversité, il est de notre devoir de poursuivre notre action bien au-delà de 2010.

la biodiversité c’est la vie.

Let’s reduce! Perspective 2010. l’un des objectifs de la protection de l’environnement

vise à réduire les émissions de CO 2 . Ce programme invite les collaborateurs

à participer à titre privé à la réduction des émissions de CO 2 en échange d’une

subvention et renforce la sensibilisation sur la problématique du CO 2 . l’introduction

est prévue pour mi-2010.


50 r a P P E l E T P E r S P E C T i v E S

Atteinte de l’objectif jusqu’en 2009 ||

Objectif Commentaire

Exploitation

réduction de la consommation ✔ Etablissements de référence, page 40

de courant

réduction des détergents � Détergents en données absolues, page 43

� Détergents par repas et chiffre d’affaires, page 43

réduction des déchets humides ✔ Saisie des déchets humides, page 47

réduction des ordures ✔ formation des collaborateurs, page 45

� Observation de l’évolution et perspectives, page 49

réduction de la charge � Ecobilan siège central (véhicules écologiques), page 8

environnementale transport � Ecobilan siège central (déplacements professionnels), page 8

Fournisseurs

réduction Charge

environnementale

✔ Portraits de fournisseurs, à partir de la page 13

✔ logistique, page 30

hausse de la part d’aliments ✔ Commerce équitable, page 24

durables ✔ Offre de poisson, page 26

� Contrôle des familles de produits, perspective page 49

Collaborateurs

réduction de la charge

environnementale

� let’s reduce, perspectives page 49

✔ formation, page 45

Hôtes

Sensibilisation et information � informations aux parties prenantes, page 46

Gestion environnementale

amélioration de l’écoefficience ✔ rappel et perspectives, pages 49–51

Elaboration de la stratégie ✔ réalisée au printemps 2008

de durabilité ✔ Nouveau champ d’action

� Parc naturel siège central, page 11

Optimiser les modes d’élimination

des déchets

✔ Elimination, page 32

Communication environne- ✔ information aux parties prenantes, page 46

mentale en continu ✔ rapports environnementaux jusqu’en 2009,

Newsletter «Ecofocus

Champ

Producteur

Transport

Restaurants

Les hôtes et les clients

Elimination

✔ atteint, réalisé

� initialisé, en bonne voie

� non atteint, non réalisé

Siège central

En dehors de la chaîne de création

de richesses


51 r a P P E l E T P E r S P E C T i v E S

Les champs d’action de SV Suisse ||

Objectif Commentaire

Exploitation

réduction de la consommation maintien des relevés de consommation dans les restaurants

de courant de référence

réduction des détergents Optimisation continue avec les fournisseurs

réduction des déchets humides maintien de la campagne de mesure

réduction des ordures Promotion du tri

Déchets plastiques souillés d’huile

réduction de la charge approvisionnement véhicules écologiques

environnementale transport baisse du CO2/compensation CO 2 déplacements professionnels

Fournisseurs

réduction de la charge approvisionnement en informations environnementales

environnementale servant de base décisionnelle

Optimisation de la logistique (livraison et élimination)

hausse de la part d’aliments Extension de l’offre équitable

durables Contrôle et actualisation continue de l’offre de poisson

analyse des potentiels pour d’autres familles de produits

Collaborateurs

réduction de la charge Opérations dans le domaine de la mobilité et du ménage

environnementale (Projet let’s reduce)

formation continue permanente dans la gestion

économe des ressources

Hôtes

Sensibilisation et information mise en place de déclarations environnementales

Gestion environnementale

amélioration de l’écoefficience approfondissement du SGE et mesure de la performance

environnementale

Elaboration de la stratégie ateliers cadres

de durabilité Données clés et objectifs dans le domaine de la durabilité

Promotion de la biodiversité

Optimiser les modes d’élimi- Prise en compte des innovations et des changements législatifs

nation des déchets

Communication environne- bulletin «Ecofocus» trimestriel, rapport environnemental

mentale en continu

Champ

Producteur

Transport

Restaurants

Les hôtes et les clients

Elimination

Siège central

En dehors de la chaîne de création

de richesses


52

G lO S S a i r E

Les principales notions en bref ||

Bilan écologique. instrument pour le recensement, l’analyse et l’évaluation systématique

des flux de matières et d’énergie.

Biodiversité. la biodiversité est la diversité de la vie que l’on peut décrire en trois

niveaux: diversité des écosystèmes (espaces vitaux tels que l’eau, la forêt, l’espace

alpin), la diversité des espèces (faune, flore, micro-organismes) et diversité des

gènes (races ou sortes d’espèces vivantes à l’état sauvage ou domestique).

Campagne QS. l’abréviation qS est le sigle du département spécialisé quality

Systems, qui encadre le système de gestion de la qualité, les domaines de l’hygiène,

de la sécurité au travail et de l’environnement.

Commerce équitable. le commerce équitable est une forme de commerce

contrôlée au cours duquel le prix versé aux producteurs pour leurs produits est

supérieur à la valeur du marché mondial. Grâce au commerce équitable, les

producteurs perçoivent un revenu plus élevé et plus fiable.

Courant écologique. Par ce concept, on décrit l’énergie électrique produite par

des sources d’énergie renouvelables de façon respectueuse de l’environnement.

Déchets humides. Somme de tous les déchets organiques en provenance de la

cuisine, à l’exception des huiles comestibles usagées, susceptibles d’être revalorisés.

ils regroupent les restes des repas en provenance de l’assiette des hôtes,

toute la surproduction en cuisine ainsi que les épluchures et le marc de café.

Dioxyde de carbone (CO 2) et effet de serre. le dioxyde de carbone est un gaz

incolore, non combustible, non toxique, à l’odeur légèrement acide, qui se forme

comme produit final lors de la combustion en même temps que le dégagement

d’eau. le dioxyde de carbone est également présent à l’état naturel dans l’atmosphère

depuis des millions d’années. la combustion de combustibles fossiles (charbon,

pétrole) perturbe l’équilibre naturel du dioxyde de carbone sur Terre. D’après

l’état des connaissances actuel de la science, le CO 2 influe sur la température

de l’atmosphère dans la mesure où il laisse passer les rayonnements du soleil à

ondes courtes sur la Terre en empêchant les rayonnements à ondes longues (infrarouge).

On appelle ce phénomène l’effet de serre naturel.

Ecoinvent. Centre suisse pour l’inventaire écologique réalisé sous la direction de

l’EmPa, qui a créé au cours des dernières années la base pour des données de

bilan écologique harmonisées et actuelles pour les domaines de l’énergie, du

transport, des matériaux, de l’élimination des déchets et du secteur du bâtiment.


53

G lO S S a i r E

Emission. Désigne tout ce qui est rejeté dans l’environnement. Peuvent être émis

de la fumée, des gaz, de la poussière, des eaux usées, des odeurs, mais également

des bruits, de la lumière, de la chaleur et des rayons.

Equivalent CO 2. Chiffre mesurant le potentiel de gaz à effet de serre de matières

présentes dans l’atmosphère telles que le méthane (Ch 4 ), le gaz hilarant (N 2 O), les

CfC/hCfC ou l’hexafluorure de soufre (Sf 6 ). On utilise comme valeur référence l’effet

de serre du dioxyde de carbone. Calcul selon les facteurs fournis par le GiEC 2001.

FSC. le forest Stewardship Council est une organisation non gouvernementale

internationale à but non lucratif qui s’engage pour la certification de l’exploitation

durable des forêts.

FTE. l’abréviation fTE signifie full Time Equivalent (équivalent temps plein un

terme technique tiré du jargon des ressources humaines pour un emploi à taux plein.

GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’evolution du climat.

Cette association internationale sur le changement climatique a été créé par l’Omm

(Office météorologique mondial) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour

l’environnement) afin de coordonner les informations scientifiques, techniques et

socioéconomiques, pertinentes pour une meilleure compréhension des changements

climatiques.

Impact sur l’environnement. Toutes les actions causées par l’homme et considérées

comme problématiques pour l’environnement.

Informatique verte. On entend par informatique verte le fait d’utiliser la technologie

informatique ou les technologies de l’information et de la communication en

respectant l’environnement et en économisant les ressources tout au long du cycle

de vie. C’est-à-dire du design des systèmes et de la production des composants

jusqu’à l’élimination ou au recyclage des appareils en passant par leur utilisation.

ISO 14001. Normes internationales reconnues qui permettent de mettre en place,

contrôler et certifier les systèmes de gestion de l’environnement.

LOHAS. Cette abréviation signifie lifestyle of health and Sustainability (mode de

vie sain et durable) et désigne un groupe de consommateurs qui consomment

de façon responsable sur le plan social et environnemental tout en se montrant

exigeant sur le plan qualitatif.


54

G lO S S a i r E

Max Havelaar. la fondation max havelaar délivre un label pour des produits issus

du commerce équitable. Elle améliore par le commerce équitable les conditions

de vie et de travail de petits agriculteurs et ouvriers et ouvrières en plantations des

régions défavorisées. la fondation max havelaar est membre de l’organisation

internationale fairtrade labelling Organizations (flO) et s’inspire de ses normes

internationales en matière de commerce équitable. la fondation max havelaar a

été créée en 1992 par les œuvres d’entraide suisses Pain pour le prochain, Caritas,

action de carême, EPEr, helvetas et Swissaid.

ONG. les organisations non gouvernementales, ONG, s’engagent sur le plan social

et environnemental.

Point d’impact écologique (PIE). Charge quantitative sur l’environnement sous la

forme d’un indice chiffré selon le principe de la saturation écologique. les points

d’impact écologiques sont déterminés sur la base du degré d’accomplissement des

objectifs de la qualité conformément à la politique sur l’environnement au niveau

de l’air, de l’eau, du sol ainsi que des ressources. 1 kPiE = 1000 points d’impact écologique.

Société à 2000 watts. la société à 2000 watts est un concept créé par l’école

polytechnique fédérale de zurich (EPfz). Cette vision prévoit que le besoin

en énergie de chaque habitant de la planète s’élève en moyenne à 2000 watts.

WWF Seafood Group. le WWf Seafood Group réunit des entreprises désireuses

de contribuer à la protection des mers et des océans. l’objectif est d’intégrer

graduellement, dans l’assortiment, des poissons issus de stocks gérés selon des

méthodes durables, et d’opter pour des méthodes d’élevage et de pêche respectueuses

de l’environnement.

© 2010 Sv (Suisse) Sa | Suivi du contenu: sinum aG, St-Gall | Production: panta rhei pr gmbh, amriswil/zurich


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