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23 novembre 1927 - Bibliothèque de Toulouse

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jg&cii Liott de loulous© LEXPROrgane Régional de ReJresietnent National, Je Défense Religieuse et Je Progrès Social « ANNÉE - N° 12.676 36 ABONNEMENTS 3 mois • mois i an France et Colonies 22 t. 43 i. 82 f. Etranger 35 i. 70 1. 140 f. Autrefois proscrit comme factieux Maintenant glorifié comme patriote DIRECTION: 25, Rue Roquelaine, TOULOUSE -Téléphone: 2-1 2, Chèque Postal: 4.936 Bureaux de Publicité à PARIS, 13, Boulevard des Italiens La Crise Belge Le Socialisme et la Défense nationale Aux Etats-Unis La Grève ses Heurs s'apjms 2S centimes MERCREDI 23 NOVEMBRE 1927 Ah t certes, on l'eût bien étonné, et grand Déroulède, si on le cher lui de 1U1 les plus haineuses attaques et une longue proscription. eût prédit, en 1918, que, moins La politique a de ces retours nM ans après sa mort, son imprévus. On déplore soudain de Àfftéie se dresserait sur une de nos n'avoir pas écouté Cassandre ! Et Saces publiques, au cœur même les pierres qui avaient servi à lapi- A Paris qu'il chérissait, et dont der l'annonciateur de mauvais pré- avait plus d'une fois, au cours sages sont employées à édifier un fi son étonnante carrière de tribun, monument à sa gloire!.... de ncarne l'âme enthousiaste, vi- jrante et cocardière ! ci ' Depuis la guerre, on s'est aperçu, Sans tes milieux officiels et dans le monde politique, que Déroulède, jadis poursuivi, emprisonné, condamné, proscrit, était, en réalité, ÛD très grand Français et que l'on avait le devoir d'exalter ses mérites et d'honorer sa mémoire. Déjà, quand une plaque fut apposée, il y a cinq ans, sur la façade de sa maison natale, place Saint-Germain-l'Auxerrois, on avait vu, sans étonnement, un ministre Représenter le gouvernement à.cette cérémonie, et le président du Conseil municipal, M. Georges Guillaurain, prononcer, au nom de la ville de Paris, l'éloge de celui dont les qualités sont reconnues et les vertus célébrées depuis qu'il est mort. Le Conseil municipal de Paris fit mieux encore : il décida d'accorder une subvention de vingt mille francs au Comité qui avait pris l'initiative d'élever un monument à la mémoire de Paul Déroulède ; il a donc contribué effectivement à l'érection de la statue inaugurée dimanche dernier. Il ne faudrait tien connaître à la politique pour être surpris ou choqué de ces événements!... Tatitné en dérision, traité d'énergumène, dénoncé comme factieux, traduit en Cour d'assises, mais acquitté par le jury de la Seine, puis condamné au bannissement par la Haute-Cour, Déroulède a connu et remâché toutes les amertumes, toutes les tristesses, toutes ' les déceptions, toutes les souffrances morales que peut endurer un honnête homme. Ce clairvoyant patriote était seulement coupable de prévoir l'avenir menaçant, de prédire la guerre imminente et d'avoir raison, dans ses pessimistes et sombres prophéties, contre la foule innombrable de ceux qui, de tout temps, veulent absolument endormir leurs inquiétudes dans un chimérique optimisme! Méconnu, il souffrait cruellement et intensément d'être méconnu : il en souffrait, non pour lui, qui savait bien que les événements quelque jour, et un jour . trop prochain, réhabiliteraient sa mémoire, mais pour son pays sur lequel il voyait s'amonceler de 1 'lourdes nuées chargées d'orage,! Que des illuminés s'imaginaient Pouvoir dissiper à l'aide de phrases creuses avant que se déchaînât la tourmente! . Quelques mois après sa mort, le Prophète si longtemps et si mé- . chamr.;ef.i bafoué avait sa revanche : le souffle terrible de la soudaine tempête dissipait les vaines $ irumpeuses chimères; pendant Quatre années de plus, un oura- 1 -? a'i de mitraille et de feu, s'abat-' fent sur notre pays, fournissait ] a démonstration que Déroulède, meide et perspicace, avait eu rai- •°n de dénoncer la menace du pé- ^1 Pangermanique et, plus encore, " e vouloir entretenir la noble '«mime des généreux enthousias- ^H˧ au cœur de la jeunesse française. |. pu moins, voulut-on honorer la Mémoire de ce vigilant patriote : a municipalité baptisa de son nom I • ^es rues nui longent le Palais u _ Louvre ; puis une plaque com- . e .morative fut apposée sur la maipi où naquit celui qui devait être * Poète inspiré des Chants du So!hi «nâîem >Y: "°" uu taux ue la a VJtt en . ' rteux propositions dotrr ,ri .'sonci\ l'uno do M. Seîjgtea rtv, tlant 1P classement par 'S.'ett, rÀni bllssom " n! : l'autre do Kl LClan iant lo retour à la loi ^*s°sv« on,ro 2 Pt 2 abstentions :*«si(ient ralUé Le débit était d'une étonnante rapidité, sans qu'un seul mot, cependant, fût perdu pour l'auditeur Les sténographes avaient peine à L'Union nationale, qui, existait LE BILAN aussi au ministère belge, ne va plus le suivre et devaient fatalement New-York, 22 novembre. chez nos voisins. Il est vrai qu'elle Le nombre des victimes parmi les commettre des omissions ; mais ce grévistes qe la mine Columbine, à Déri- tomprenail les socialistes. Il est vrai détail n'importait guère, car Déver, atteint maintenant 5 tués et aussi que c'est sur une affaire d'in- soixante blessés. Du côté de la pcJice, roulède pouvait ensuite rétablir le térêt vraiment national, sur la loi on. compte 23 blessés, dont dix griè- texte avec exactitude dans son in- militaire et l'organisa, n de l'armée, vement.tégralité. qu'elle se rompt. La participation IMPORTANTES MESURES des socialistes au pouvo'- a été es- Que de fois, en effet, ne l'avons- DE PRÉCAUTION sayée en Belgique dans les condU Nos. désastres de 1870 avaient dénous pas vu, ayant remis les feuil- En vue d'éviter des incidente . gra- tions les plus favorables. Elle n'a ves, cinq compagnies d'infanterie, cidé de la carrière de Déroulède. lets de son discours à la Patrie, le pas bien tourné. deux pelotons do cavalerie et deux Il avait pris part à cette guerre matin même du jour où il devait tanks gardent la mine. contre la Prusse, et il voyait venir le prononcer à l'anniversaire de Dans la crainte que l'on ne tente d'assassiner le gouverneur du Colora- la guerre future, car il avait appris Champigny ou à celui de Buzendo, cinq cents soldats gardent sa rési- à connaîlre le caractère allemand et val. revenir en hâte au journal, dence. Tous les mineurs du Colorado sent la cupide ambition de nos enne- après la cérémonie, pour corriger en effervescence et menacent de se rémis séculaires, qui, nous ayant ar- une phrase ou substituer un mot volter.raché l'Alsace et une partie de la qu'il avait été amené à modifier ! QUARANTE-TROIS VICTIMES Lorraine rêvaient de nous ravir la Or. ce discours, qui tenait par- New-York, 22 novembre. Champagne. fois cinq ou six colonnes du jour- On annonce en dernière heure que les victimes de la rencontre sanglante à la Nos revers, en exaltant en lui la nal, il l'avait littéralement débité mine Columbino sont, du côté des mi- douleur patriotique, avaient fait de avec une fougue extraordinaire, neurs, au nombre dé guarante-trois, cet homme d'acti on un poète . Toutes qui donnait l'illusion d'un jaillis- dont trois tués. Quatorze grévistes ont été arrêtés. les générations qui ont grandi sement spontané et ne laissait après 1^70 et jusqu'aux premières j soupçonner à personne que pas années de ce siècle, ont su par une de ces phrases ardentes n'était es Eléments de Coin cœur les Chants du Soldat, dont improvisée, mais que toutes avaient les principales pièces figuraient été soigneusement composées. dans les anthologies mises entre Quand on écoutait autrefois Paul les mains des collégiens. Deschanel, on avait bien l'impres- Si le poète fut discuté, si LES ATHOCÎTÉS COHTINUÎ sion que les discours de cet homme d'acharnés détracteurs s'obstinè- Pékin. 22 novembre. politique, d'une forme académique Le R P. Hermengiki attaché à la rent, à nier sa valeur — qu'a pro- et froide, étaient récités de l'exorde mission catholique allemande tiuClianclamé;', dimanche, M. Barthou parsi. a été assassiné par sept soldats chi- à la péroraison. Il en est de même nois, qu'on oroit appartenir à l'armée lant à la fois au nom du gouverne- en ce qui concerne les interven- du Chansi. ment et au nom de l'Académie Rencontrant dans la rue le Révérend tions de M. Poincaré à la tribune Française — personne ne s'avisa Père les soldats lui demandèrent des du Parlement ou dans les cérémo- vêtements et, sur son refus, l'abattirent jamais de contester le talent du nies officielles. froidement à coups de fusil. tribun. M. JASPAR. Déroulède, en effet, fut bien l'ora- Cette impression on ne l'avait (CllcHé CELLON PARIS.) teur le plus fougueux, le plus véhé- jamais epsand on voyait et quand ment, le plus entraînant qu'il nous on écoutait Déroulède. On peut dire ait personnellement été donné de que ceux qui ne l'ont pas entendu Connaître. Il possédait tous les dons ignorent à quel degré d'émouvante qui concourent à établir le renom beauté s'élève l'éloquence, par la de l'orateur et de maintenir son voix d'un véritable orateur, en prestige.: non seulement une voix pleine possession de son art et de sonore et un puissant organe, mais ses moyens et dont la force persua- encore une stature imposante et un sive est décuplée par une poignante masque expressif; un geste sûr sincérité... Paul MATH1EX soulignait toujours ses paroles Au Jour le Jour AUTOGRAPHES L'ancien curé de Capiau, le village girondin où Anatole France venait passer les vacances chez sa vieille amie, Mme de Caillavet, raconte suivant Aux Ecou- f tes : « Beaucoup de ceux qui se vantaient d'avoir des autographes du maître, ne possèdent, en réalité, que les miens, c'est-àdire ceux d'un modeste desservant de campagne. J'étais un ami du maître. « Il connaissait mon écriture et prétendait qu'elle ressemblait beaucoup à la sienne. Paresseux comme « dix loirs », selon l'expression de sa vieille amie, il profitait de cette similitude d'écriture pour me prier de répondre aux nombreuses lettres qu'il recevait chaque jour. J'en ai écrit plus de cent et j'en connais cinquante au moins qui ont été vendues très cher, comme étant des autographes du maître. D LA CONSOMMATION DU SUCRE EN EUROPE Un Européen consomme en moyenne 19 kit. 900 de sucre. C'est le Danois qui vient en tête, avec 53 kilos. Sans doute les peuples du Nord ont-ils besoin du réconfortant contenu dans le sucre plus largement que les peuples méridionaux, car nous voyons les HHHiHHHRUflHMlii premières places occupées par l'Angleterre (2), la Suède (4), la Finlande (5), Le Minaret de la Mosquée de Paris, alors que l'Italie vient sur vingt-huit na- d'où s'élancent vers Allah des priètions au 22 res pour le repos de l'âme du sultan défunt à la 10 ï'roï ^ 110 " e rang, la Turquie au 27 e . La France se place au 11". Le Désarmement naval l'Hydravion Allemand MVv'ûn „ ,y.?5ta- r; novembre. i £ nt cum^ Grace, Terre-Neuve, SL^U ****** Mino Dil x pPor-P t,?. Dns Presque en même temps, nos deux 1° Sur le rapprochement franco- voisines d'au-delà les Alpes et les allemand, symbolisé par l'accolade Pyrénées, ont triomphé d'un redou- que se sont donnée le T.'. IU.V table péril, l'anarchie bolcheviste. V.\ Groussier et le F." D h a fallu deux rois et deux hommes. Les premiers étaient nécessaires pour appuyer et protéger la longue et décisive action des seconds. Ceuxci étaient indispensables pour constituer l'élément actif de la lutte et débarrasser les deux pays du virus de la corruption parlementaire. Mussolini et Primo de Rivera ont accompli une série de réformes remarq îables, dont se garde de rien dire la grande presse 'rançaise. Ils ont même fait de la décentralisation et du bon socialisme corporatif, que les politiciens, corrompus par les puissances d'argent, n'auraient certainement pu réaliser. 11 y a encore peu de jours, sans recourir à. une promulgation de loi, Primo a fait lotir et vendre les terres, possédées par les propriétaires, au dede trois cents hectares, dont la constitution datait des latifundia, après l'expulsion des Maures. Mais celui des deux qui provoque les haines les plus ardentes de la Judéo-Maçonnerie, est le grand Italien, qui est en train d'accomplir une régénération des syndicats professionnels, e'inspirant de principes contrerévolutionnaires, tout à fait au rebours de la lutte des classes. Aussi n'est-il connu m France que pour son impérialisme, son prétendu désir de recouvrer la Corse et la Tunisie. L n'est guère possible à un journal français de dévoiler l'origine de certains incidents de frontière qui ont .ailli tourner au tragique. Nous nous contenterons de citer un fait, que la grande presse d'information n'a pas la permission de dévoiler à ses lecteurs : Les socialistes belges ont contre- La Santé des Cardinaux Bonzano Du 11 au 16 septembre 1926, un signé des deux mains le plan de sta- Convent international de la Francbilisation, bien que ce plan répondît et di Lai Maçonnerie s'est tenu à Lelgrade où exactement .çfcj&ç,idées de ce qu'on étaient réunis les délégués de dix. nomme dans les conrrès démagogi- Rome, 22 novem'ore. sept nations". La' France' était repréques les puissances d'argent. Mais, L'état de santé du cardinal Bonzano sentée par sept personnages, dirigés sur la défense nationale et sur la reste inchangé. Les médecins réservent par M. Arthur Gro.ussier, ancien dé- toujours leur diagnostic. patrie, les socialistes se sont retrouputé de la Seine, président du con- D'autre part, le cardinal di Lai a eu vés tels qu'ils sont. S'ils ont avalé le ces jour s derniers, une attaque carseil de l'Ordre du G/. O.*. plan de stabilisation de M. Jaspar, diaque. Les décisions de cet aérop-age ont Son état donne quelques préoccupa- le plan militaire de M. de Broque- porté : tions à son entourage. ville leur est resté dans la gorge. De sorte qu'ils ont donné l'impression de tenir à l'Internationale beaucoup plus qu'au socialisme proprement dit. Le plus siwulier, c'est que leur chef, 'M. Vanazrvelde, n'est pas complètement aveugle. Il lui est arrivé de dire des choses nettes et même courageuses sur la possibilité d'un nouveau péril allemand. Mais le dogme est là. Et l'on a vu M. Vandervelde, ministre des affaires étrangères d'une Belgique qui, instruite par l'invasion, a renoncé à son illusoire neutralité, se promené dans les rues avec des manifestants qui réclamaient le service de six mois. C'est-à-dire que M. Vandervelde opposerait froidement un troupeau de moutons aux soldats entraînés et aguerris de la Beichsurehr. Ce n'est pas tout. Le système militaire auquel les socialistes en reviennent toujours, celui des milices, n'offr pas seulement les malheureux pays qui l'adopteraient à l'égorgement par des armées ennemies qui seraient de véritables armées. Ce système organise encore la révolution. Une vieille expérience enseigne qu'au début de toutes les Communes il y a une « garde nationale », qui devient très vite internationale , et qui s'empare des canons, comme à Paris le 18 mars 1871, et qui pille ou bien qui laisse piller les arsenaux. Mais comment veut-on que les socialistes n'aient pas de la tendresse pour l'émeute alors qu'ils célèbrent tous les ans l'anniversaire de la Commune ? Ce parti, qui est international, est en outre révolutionnaire. Aucune hypocrisie de participation à des gouvernements bourgeois ne saurait effacer celte tache origi- La Chaire de Notre-Dame nelle. Et les flots de l'invasion allemande ont passé sur le socialisme belge sans que cette tache ait dispa- Washington, 22 novembre. Paris, 22 novembre. On mande que la décision prise ,pav ru. Nous lisons dans le Gaulois : le gouvernement britannique de ne Quelque effort que Von tente pour pas mettre en construction certains m Nous croyons pouvoir annoncer la croiseurs dont la construcUon était nouvelle comme certaine : le R. P. empêcher la dislocation, le gouver- Sanson ne prêchera pas -\ Notré-iiaim nement d'union avec les socialistes inscrite sur le programme naval de lo prochain Carômo. C'est, assure-t-on, l'année en cours et la nouvelle que la n'en a plus pour longtemp à Bruxel- Grande-Bretagne serait disposée â librement et de son propre mouvement les. Une illiision s'en va : les socia- que le célèbre Oratorien a décidé de reprendre les négociations au sujet de quitter la chaire de l'église métropolistes ne se sont pas assagis. Et sur- la limitation des armements^ navals ont causé quelque sensation dans litaine.tout Us ne sont pas sortis de l'équi- is ..des I vqgue. On ne sait vas. ils ne savent Le Pape a reçu Mgr Dedurfort, êvê- préalablement que s'ils tentaient de pé- 11 est impossible de déterminer le qjue do Poitiers. nétrer dans la mine, ils seraient reçus iio-mibre des victimes. par des coups de feu. BULLETIN DE SANTÉ Les nouvelles données sur l'état de santé des cardinaux Bonzana et de Lai sont meilleures. ARRESTATION Marseille, 23 novembre Lenquête ouverte sur l'assassinat de la petite Angelard a permis d'établir qu'un ancien soldat colonial, exc-ant Paris, 23 novembre. la profession de gardien de nuit dans Au cours de la réunion de boxe qui une usine située près du terrain vague a eu lieu hier soir au Cirque de Paris, avait offert 5 francs a l'enfant pour le' Soilliô a battu Al Brown aux points, conduire au Bâchas. en 13 rounds Interrogé, le gardien de nuit a nié à ln remorque. Bouquillon a battu le champion belge toute participation à cette affaire, mais * n'a Lia en raison du froid, des mi lourds. Fernand Delarge, aux de troublantes constatations ont été PU continuer §cn raid. points, en 19 reprises. laites sur son lit. r Muffel" n.ann, Ven/. de la L." Blunschli, de Berlin ; 2° Sur l'union des peuples slaves balkaniouee contre l'Italie. Aujourd'hui, ce n'est plus un secret. La Maçonnerie e. son cham. pion, l'Allemagne, fournissent à la Yougoslavie subsides et munitions contre notre sœur latine, qui a osé je détacher du giron d l'Eglise judéo-sataaique. Prétexte- fourni aux profanes et aux buses de la Veuve bleue : La tyrannie et l'impérialismt du fascisme et de Mussolini. La fameuse évolution vers la démocratie universelle. Bien entendu, la Russie, l'Autriche, la Turquie, presqu tout l'Orient est en train d'être groupé pour renverser 1P Ré uîtion occidentale dont les nations types sont les deux grandes péninsules. Les comédiens de Genève, aidés des hommes d'Etat français, rassurent l'opinion, tout an profitant de traitements scandaleux qui les font se livrer à une crapuleuse orgie. Les puissance les pluù intéressées à conjurer le mal s'associent souvent aux provocations et aux goujateries commises envers des souverains catholiques. Et ceux mêmes, dont la Foi n'est pas aveugle, se prennent à penser que plusieurs grandes saintes italiennes ont prédit pour un temps prochain une affreuse guerre entra leur pays et les nations slaves et turques appuyées par les nations germaines. Espérons qu'elles ont dit vrai, en arnonçant que la Rome des Pnpes serait miraculeusement épargnée. Quant aux malheureux Français, il; se débarrasseront enfin du rêve païen et démocratique dans lequel le. auront plongés, pendant de longues années, d " institutions serviles. Ils comprendront que l'Ignorance est le plus grand châtiment à l'usage de Dieu quand il veut exercer ses sanctions sur une Humanité coupable. L. F. Paris, 22 novembre. L'Académie des Sciences vient de décerner les piix et subventions suivants : Trois mille francs, à M. Marcel Petit, professeur à l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse, pour l'étude' des lymphatiques du pied du cheval, notamment cet-x de la membrane keratogen , Trois mille francs à M Norbert Casteret. pour poursuivre ses recherches Paris, 22 novembre. et ses travaux spélèologiques dans la région des Pyrénées-Orientales : Dix mille francs, à M. l'abbé' Pierre Treilhard de Chardin, professeur à l'Inetitut Catholique, peur l'aider à pou 'suivre ses recherches géologiques et paléontologiques dans la Chine septentrionale. Au cours de la séance ô'hier, l'Académie des Sciences a élu correspondant, pour la section de mécanique, M. Louis Boy, de Toulouse. -vvw- Le Paris, 22 novembre. Hier matin s'est ouvert, aux Sociétés Savantes, le Congrès des corporations françaises, sous la présidence de M. Pierre Chaboche. Sur l'estrade avaient pris place les membres du Comité directeur : MM, Bernard de Vesias, Wasier, Senichon, M. Georges LEYCUES. etc., etc. M. Fernand Bacconnier exposa une SÉANCE DU MATIN étude sur la renaissance de l'idée corporative et sur le fait corpoiratif • M. La séance est ouverte à 9 h. 30, sous Senichon a fait un rapport sur l'idée la présidence de M. Fernand Bouisson. corporative dans les milieux ouvriers. MM. Pbincaré et Leygues sont assis L'après-midi, M. Wasier a parlé des au banc des ministres. organes corporatifs de l'U. C F., la Quarante députés environ sont dis- production française, le louis d'Or, l'aspersés dans les travées. Les communissurance, le bâtiment français, etc. tes sont au nombre de dix-sept. Le rapport général a été lu par M. Pierre Chaboche. LE BUDGET Le soir, un banquet a réuni les con- DE LA MARINE DE GUERRE gressistes, sous la présidence de 1>1. Charles Maurras. On aborde le chapitre 17, qui concerne la nourriture des équipages. Le Kouvernenient demandait pour 1928 un crédit de 1O0.994.S22 fr., soit 3.259 179 francs de moins que pour 1927. M. Botta! à Madrid Le crédit voté s'élevait à. 104 254 000 francs. La commission ues finance^ a encore réduit le chiffre du gouverne- Madrid, 22 novembre. ment et propose seulement 98.000.000 de M. Rnttaï. sous-secrétaire d'Etat d'Ita- , DANS L'INDUSTRIE L Union des Chambres de commerce maritimes et des grands ports français a estimé, dans sa dernière réunion «ue des modifleutipris devaient être apportées L'Aviafeur Caïîizo à ta loi du 9 avril 189? (accidents du travail). L'Union a proposé Paris, 22 novembre. deux amendements Cette après-midi la commission d'en, f>e premier, sur l'article 3, a pour quêto s'est réunie à la grande chancel- but de préciser que. pour les industries lerie de la Légion d'honneur pour con- à travail discontinu, dans le cas d'in tinuer l'examen de l'affaire Callizo. on capacité temporaire, le salaite devant a entendu de nouveaux témoins : MM servir de base' au calcul ch? l'indemnité Blérlot, Herbemont et Latiga journalière devait être fixé à la moitié du salaire a la tournée prévu dans les M« Oekerland a pris ensuite la parole contrats rècrlciiient-, d atelier ou usa- pour défendre la validité du premier ges locaux pour les tours ouvrables record de Callizo qui date du 0 octo- et pour la catégorie d'ouvriers on d'embre 1984 et pour lequel Callizo, assure ployée à. laquelle appartient la vic- i avocat, aurait été décoré. Cette valitime.allé semble établie par un rapport d'ex- t.e second, sur l'article 4. concerne le ';ort de M. Bonnet, ingénieur en r-lief droi; de contre-visltê, U a pour but do rta l'aoronai:tiqu«. On pensi. que la dé- faciliter le contrôle efxércé par le médecision sera connue à huitaine cin, désigné par le îhel d'entreprise. ' f »--u^f s naudel a provoqué une série d'exclamations. On y reconnut notamment que M Dubois-Fresney traitait -le député du Var d' « orgueilleux bouffi ». A midi 15, M. Bouisson. d'un geste découragé, renvoya la suite du débat à cet après-midi. SEANCE DE L'APRES-MIDI La séance est ouverte à 15 h. 15, sou* Il présidence de M. F"ernand Bouisson, devant une centaine de parlementaires et des tribunes publiques désertes. MM. Poincaré et Leygues sont au banc du gouvernement. La Chambre adopte, entre divers projets de loi. le projet tendant à proroger le délai prévu pour la réunion (les justices de paix, sous la juridiction d'un seul magistrat, et l'Assemblée poursuit l'interminable discussion' du budget de la marine. L'OBSTRUCTION COMMUNISTE Elle aborde le chapitre 41, relatif aux dépenses secrètes, dépenses qui offensent les sensibilités moscouiaires et S. F. I. O. Automatiquement, André Martv se dresse et demande la suppression du chapitre. L'orateur lit une circulaire ministérielle incliquant eue si des gràd - :« la marine sont diffamés, à l'occasion de leurs fonctions et veulent pptirsuivre leurs diffamateurs, le ministre appréciera s'il y a viieu de leur avancer les frais do procédure. 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