Dossier de presse - Cirque du Soleil

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Dossier de presse - Cirque du Soleil

Dossier de presse


Introduction au spectacle

Conçu et mis en scène par Daniele Finzi Pasca

Corteo, (qui signifie « cortège » en italien) est une joyeuse

procession, une parade festive imaginée par un clown.

Alliant prouesses acrobatiques, comédie et jeu d’acteurs,

le spectacle Corteo plonge le spectateur dans un univers

théâtral empreint de ludisme et de spontanéité, situé dans

un espace étrange entre ciel et terre.

Dans une ambiance de fête foraine, le clown évoque ses

propres funérailles, sous le regard attentionné d’une volée

d’anges bienveillants. Opposant le grand et le petit, le

ridicule et le tragique, la magie de la perfection et le charme

de l’imperfection, le spectacle fait appel à la force et à la

fragilité du clown, mais aussi à sa sagesse et à sa tendresse,

pour illustrer la part d’humanité en chacun de nous. Porté

par des sonorités tantôt lyriques, tantôt cocasses, Corteo est

une fête intemporelle où l’illusion chatouille la réalité.


Les numéros (par ordre alphabétique)

Duo acrobatique

Dans cette splendide chorégraphie, un couple

enchaîne gracieusement une série d’acrobaties

et de poses qui mettent en évidence leur force

supérieure, leur équilibre et leur rythme.

Trampo-lits

Six artistes, à la manière d’une bande de jeunes

enfants s’amusant dans la chambre de leurs

grands-parents, sautent sur deux grands lits qui

bougent sur des plateaux tournants et y exécutent

des figures acrobatiques de plus en plus

périlleuses dans un climat ludique.

Duo adagio

Un pas de deux d’une grande tendresse exécuté

de main de maître par un duode petites personnes

à l’aide d’un anneau fixé à la verticale sur une

plateforme pivotante.

Lustres

On retrouve dans ce numéro quatre femmes,

les anciennes amours du Clown mort. Réunies

joyeusement, comme en rêve, elles exécutent

des acrobaties aériennes sur trois gigantesques

lustres qui se balancent et qui tournoient

au-dessus du lit du Clown mort.

Artiste marionnette

Tel un pantin vivant, une artiste marionnette

fait soudainement son apparition et interagit

avec le Clown mort dans un tableau qui évoque

une scène à la plage.

Verres de cristal

et bols tibétains

Supplié par le Clown mort et le Géant prêts à faire

chanter les verres de cristal, le Loyal siffleur, véritable

virtuose du sifflement, offre une prestation à couper

le souffle de son savoir-faire. Accompagnés de

plusieurs artistes aux bols tibétains, tout l’orchestre

se met à jouer.


Roue Cyr

Quatre artistes présentent tour à tour des solos

et des figures de groupe sur des roues Cyr. La

simplicité de la ligne de ces appareils—un cercle

pur —rehausse la complexité et la frénésie des

figures qui sont exécutées.

Golf

Au son d’une cornemuse, apparaît un carré de

lumière verte évoquant un terrain de golf. Le

Géant fait alors son entrée et tentera de frapper

son meilleur coup !

Duo sangles

Dans ce numéro époustouflant, un duo d’artistes

a recours à des sangles aériennes pour évoquer

le lien magique qui les unit tendrement. Leurs

splendides mouvements démontrent une agilité,

un équilibre et une force qui séduisent les

spectateurs.

Danse hélium

Tout endimanché, le Clown Mort porte délicatement

dans ses mains la Clownesse attachée à six

énormes ballons. Telle un ange, la Clownesse

s’envolera tout à coup dans la foule et « atterrira »

sur l’un ou l’autre des spectateurs. Un périple

sans heurt et tout en douceur.

Antipodiste

L’élégance, la dextérité et la coordination

s’unissent dans ce personnage qui nous

transporte dans le monde du cirque traditionnel,

où Mauro et ses amis ont déjà joué.

Jonglerie

Quatre jeunes artistes exécutent des prouesses

dynamiques dans un mélange surprenant de

jonglerie et de figures acrobatiques. C’est avec

grand art qu’ils défient la loi de la gravité et

jonglent tour à tour avec des anneaux, des

cerceaux et des quilles.


Échelle

Un spécialiste de l’échelle acrobatique fait preuve

d’un déroutant équilibre et d’une adresse

incomparable à l’aide de diverses échelles, tentant

de rejoindre à tout prix un ange qui l’observe.

Teatro Intimo

Huit personnages s’entassent dans un théâtre de

petit format pour présenter, dans la plus grande

confusion, un « Roméo et Juliette » farfelu et

rempli d’inattendu.

Petits chevaux

Deux chevaux, habités chacun par deux artistes,

donneront du fil à retorde au Petit Clown. Le Petit

Cheval et la Petite Jument se déchaîneront tour

à tour pour échapper au contrôle de leur dresseur.

Planche sautoir

Entourés de deux chœurs d’artistes rythmant le

numéro avec leurs voix et des percussions, trois

acrobates redéfinissent la technique de la

planche sautoir dans un numéro où la rapidité

d’exécution n’a d’égale que la complexité des

figures présentées.

Paradis

Ce numéro combine deux techniques jamais

réunies auparavant : le cadre coréen et le filet de

performance. Dans ce numéro où se mêlent voltige

et rebonds, les artistes sont projetés dans les airs

entre trois stations de cadre coréen, placées à une

distance l’une de l’autre jusqu’à présent inégalée,

et un filet de performance aux propriétés

rebondissantes (un croisement entre un filet de

réception et un trampoline).

Fil de fer

Une jeune femme déambule sur un fil à six

mètres du sol, entourée d’anges qui

accompagnent son évolution. Tantôt sur

pointes, tantôt sur monocycle et tantôt pieds

nus, l’artiste effectue des figures à l’aide de

multiples cerceaux avant de s’attaquer à la

montée d’un fil tendu en diagonale et de

disparaître une fois son ascension terminée.


Tournik

Huit artistes s’entrecroisent dans ce numéro

alliant les techniques de barre fixe et l’univers

circassien. Les artistes évoluent sur une structure

centrale en forme de cube complétée par deux

barres indépendantes disposées de part et

d’autre de celle-ci. Les éléments de la structure

peuvent également se mettre à tourner, soit tous

dans le même sens, soit en sens opposé les uns

aux autres.

Les personnages

Mauro, le Clown rêveur

Mauro le Clown est le personnage central

du spectacle, celui pour qui se déroulent ces

fantasques funérailles… mais est-ce plutôt

un rêve? Ancien membre de la troupe de

saltimbanques qui l’entourent désormais,

il retrouve ses habits de scène pour y monter

une toute dernière fois.

Le Clown blanc

Le Clown blanc est celui pour qui les apparences

priment sur tout le reste. Comme le Loyal siffleur,

il est une figure d’autorité. Du moins, c’est ce

qu’il aime croire. Parmi tous ces personnages

colorés, il admire les vedettes et méprise tous les

autres. Compagnon de longue date de Mauro le

Clown rêveur, il est celui qui lui a ouvert la porte

à la magie du cirque.

Le Loyal siffleur

Le Loyal siffleur prend ses racines dans le rôle

classique de « M. Loyal », chef de piste des cirques

traditionnels. Le Loyal siffleur évoque l’image

d’un ancien militaire reconverti aux arts du cirque,

sans toutefois s’être départi de ses anciennes

habitudes. C’est lorsqu’il se met à siffler que toute

sa passion artistique se découvre enfin.


La Clownesse

La Clownesse est une actrice, une véritable

grande dame de la scène, échouée on ne sait trop

comment au sein de cette troupe déjantée. Son

professionnalisme et sa force de caractère lui

permettent de supporter les pitreries de ses

partenaires, qu’elle envoûte indubitablement

chaque fois.

Le Petit Ange

La douceur et la lumière personnifiées, le Petit

Ange veille au chevet du Clown rêveur et lui sert

de guide, telle Béatrice faisant passer Dante

au paradis. C’est le Petit Ange qui apprend au

Clown rêveur à voler.

Le Petit Clown

Véritable pitre de petit format et amoureux de la

Clownesse, le Petit Clown est toujours prêt à

jouer des tours à ses comparses. Son espièglerie

et sa vivacité en font un compagnon aussi

attachant que redoutable.

L’Auguste

L’Auguste est l’opposé du Clown blanc. Alors que

ce dernier représente l’ordre et les apparences,

l’Auguste sème le désordre autour de lui et finit

toujours par se retrouver dans des situations

improbables. Il s’agit d’un personnage physique :

il tombe à la renverse plus souvent qu’à son tour

et ses comparses ne l’épargnent pas, surtout le

Clown blanc.

Le Clown géant

Chanteur d’opéra amateur, le Clown géant

se prend pour un grand artiste de renommée

internationale. C’est sans doute celui avec

qui le Clown mort entretient la relation

la plus fraternelle.


Scénographie

La scénographie et les décors de Corteo, créé par Jean Rabasse,

plongent le spectateur dans un univers lyrique, un espace

étrange entre ciel et terre.

La scène

La salle et l’espace scénique rotatif du Grand Chapiteau

sont scindés en deux, de sorte que la moitié du public est

assise directement en face de l’autre. C’est la première scène

« bi-frontale » au Cirque du Soleil.

• La scène est d’une longueur de 31,5 mètres.

• La piste mesure environ 32 mètres de long et est munie de

deux plateaux tournants, d’un diamètre d’environ

12,5 mètres chacun.

• Plus de 9 000 images ont servi d’inspiration pour créer

les ambiances du spectacle; du baroque au moderne.

La Patience

La Patience est un téléphérique en acier qui surplombe

la scène. C’est un des éléments parmi les plus compliqués

à réaliser. La patience sert au déplacement des artistes et

des éléments scéniques et acrobatiques d’un bout à l’autre

de la scène.

• La Patience est munie de deux rails qui traversent le Grand

Chapiteau de bord en bord.

• Chaque rail est équipé de quatre chariots (qui ressemblent

à des plateformes) servant au déplacement des éléments

acrobatiques et des artistes.

• Les chariots ont une force de levage d’environ 450 kg et

peuvent atteindre une vitesse de 1,2 mètre/seconde.

• En son point le plus élevé, la Patience est à 12,5 m de la

scène. C’est une structure autoportante ; elle pourrait être

montée n’importe où.

Les rideaux

C’est en visitant l’exposition La Grande Parade : Portrait

de l’artiste en clown, au Musée des Beaux-Arts du Canada

à Ottawa, que Jean Rabasse a eu l’envie de peindre la

Procession de Corteo sur les rideaux. Il a été influencé

par de grands peintres tels Willette, Picasso, Tiepolo, Pelez

ou Knight.

• Les deux énormes rideaux à la polichinelle de style baroque

(17,5 m de large et 11 m de haut) et les quatre rideaux

s’ouvrant à l’italienne, cousus au Canada et peints en

France au moyen d’une technique aquarelle, sont parmi

les éléments scéniques les plus saisissants du spectacle.

• Il a fallu plus de deux semaines pour peindre chacun des

rideaux centraux au moyen de la technique aquarelle.

• Les rideaux centraux sont suspendus à d’énormes

supports, dans lesquels se trouvent les moteurs servant

à les enrouler.

Le labyrinthe

Au milieu de l’espace scénique circulaire se trouve

le labyrinthe. Il a exactement les mêmes proportions que

le motif incorporé au dallage à l’intérieur de la cathédrale

de Chartres.

• Le labyrinthe comprend un ruban de Möbius de 20 cm, peint

en son centre, qui symbolise l’infini et la continuité.


Costumes et accessoires

Pour créer les 260 costumes ou plus des personnages de

Corteo, la conceptrice Dominique Lemieux a voulu accentuer

la beauté naturelle des artistes.

• Elle a utilisé 900 tissus différents, notamment des fibres

naturelles comme la soie, le lin, le coton et la dentelle,

décorés de pierres et de paillettes. Sa palette de couleurs

va du bleu, au rose et au fuchsia, en passant par les teintes

dorées et cuivrées.

• De nombreux tissus ont été teints et colorés à l’aérographe

afin de leur donner une patine de vieillissement.

• Tous les jours de spectacle, de 12 à 16 heures de repassage

sont nécessaires pour préparer les costumes.

• Il y a 40 anges dans Corteo. Ils se divisent en quatre

types : les archanges, les petits anges, les grands anges

et les anges augustes.

• Les chaussures vont de la pointure 3 pour enfants

à la pointure 18 EEE pour adultes.

Équipement et gréements acrobatiques

Les artisans et les techniciens du Cirque du Soleil ont inventé

une panoplie d’équipements acrobatiques innovateurs afin

de répondre aux exigences artistiques du spectacle.

• Le numéro du « Paradis » combine deux techniques

jamais réunies auparavant : le cadre coréen et le filet de

performance. Dans ce numéro où se mêlent voltige et

rebonds, les artistes sont projetés dans les airs entre

trois stations de cadre coréen, placées à une distance

l’une de l’autre jusqu’à présent inégalée, et un filet de

performance aux propriétés rebondissantes d’une longueur

de 30 m (un croisement entre un filet de réception et

un trampoline).

• Le « Tournik » est un cadre de 2,5 m3 jumelé à deux barres

indépendantes, le tout monté sur des plateaux tournants.

• Les « Lustres » sont trois gigantesques appareils acrobatiques

suspendus au-dessus de la scène. Ils comptent quelque 4 000

pièces décoratives nommées « pampilles » et des colliers de

boules en acrylique.

• Un spécialiste de l’échelle réalise des prouesses au moyen

de trois échelles faites sur mesure, dont une échelle

haute (4,5 m) et une échelle bungee.


Biographies des créateurs

Guy LaLIBertÉ

GUIDE ET FOnDATEUR

« Le Cirque du Soleil est né autour

du rêve tout simple d’une bande

de jeunes amuseurs publics : nous

voulions divertir le public, voyager

et nous amuser. »

Guy Laliberté est né à Québec, en 1959. Accordéoniste, échassier et cracheur de feu, il fonde,

avec le soutien d’un noyau de complices, le premier cirque d’origine québécoise de réputation

internationale. Visionnaire audacieux, M. Laliberté sait reconnaître et cultiver le talent des

amuseurs publics de la Fête foraine de Baie-Saint-Paul pour créer, en 1984, le Cirque du Soleil.

Premier artisan du métissage des cultures et des disciplines artistiques et acrobatiques qui

caractérisent le Cirque du Soleil, Guy Laliberté a été, depuis 1984, le guide de l’équipe des

concepteurs de tous les spectacles. Il a ainsi contribué à élever les arts du cirque au rang

des grandes disciplines artistiques.

Le Cirque du Soleil est aujourd’hui une entreprise internationale par la composition de son

organisation, par ses influences et par l’étendue de ses activités. Guy Laliberté se retrouve à la

tête d’une entreprise qui déploie ses projets et ses réalisations sur cinq continents.

En octobre 2007, Guy Laliberté réalise un deuxième grand rêve : il crée ONE DROP, un

organisme visant à contrer la pauvreté en favorisant l’accès durable à l’eau potable. Ce

projet, qui s’inscrit au cœur même de la survie des êtres humains et des sociétés partout sur

la planète, est né des mêmes valeurs qui animent le Cirque du Soleil depuis ses débuts : la

conviction que ce que nous donnons à la vie nous revient, et que chaque geste individuel peut

faire toute la différence.

En septembre 2009, Guy Laliberté est devenu le premier explorateur privé canadien de

l’espace. Sa mission avait pour but de sensibiliser l’humanité aux questions liées à l’eau sur

la planète. Sous le thème L’eau pour tous, tous pour l’eau, cette première mission sociale et

poétique dans l’espace visait à sensibiliser le public au moyen d’une approche artistique, i.e.

une émission spéciale de 120 minutes, diffusée sur le Web et regroupant diverses prestations

artistiques dans 14 villes sur cinq continents, en plus de la Station spatiale internationale.

Prix et distinctions

En 2008, Guy Laliberté reçoit un doctorat honoris causa de l’Université Laval, à Québec.

L’année précédente, Guy Laliberté est triple lauréat du Grand Prix de l’Entrepreneur

d’Ernst & Young en remportant les honneurs des volets régional, national et international

de ce prestigieux programme de reconnaissance. En 2004, la Gouverneure générale du

Canada remet à Guy Laliberté l’insigne de l’Ordre du Canada, la plus haute distinction du

pays. La même année, son nom figure au palmarès des cent personnes les plus influentes

de Time Magazine. Guy Laliberté est également honoré par le groupe Condé Nast, en 2003,

dans le cadre du Never Follow Program, un hommage aux créateurs et aux innovateurs.

En 2001, il est nommé Grand Montréalais par l’Académie du même nom. En 1997, Guy

Laliberté reçoit l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le

gouvernement du Québec.


DanIeLe FInzI PaSCa

COnCEPTEUR

ET METTEUR En SCènE

« J’ai grandi dans un monde d’images.

J’ai entrepris de mettre ces images

en mouvement. »

Avec Corteo, Daniele Finzi Pasca réussit avec bonheur le maillage des trois univers auxquels il

appartient : la mise en scène, le cirque et l’art du clown. Issu d’une famille influencée par les

arts (son arrière-grand-père, son grand-père et son père sont photographes; sa mère, peintre),

ce créateur polyvalent semblait voué dès l’enfance à une carrière artistique. « J’ai grandi dans

un monde d’images immobilisées dans le temps, un univers inventé par mes ancêtres. J’ai

entrepris, dans ma démarche artistique, de mettre ces images en mouvement. »

Daniele Finzi Pasca entreprend sa carrière comme gymnaste et devient artiste de cirque avant

de s’immiscer dans le monde du théâtre. Il part pour l’Inde en 1983 où il travaille comme

bénévole pour soigner des malades en phase terminale dans les rues de Calcutta. Rentré en

Suisse, il fonde la compagnie Sunil’s Clowns, qui deviendra le Teatro Sunil, en 1986. Son

impressionnante feuille de route comprend Icaro (monologue pour un seul spectateur),

présenté en six langues dans plus de quinze pays et déclaré meilleur spectacle étranger par

l’Association des critiques de théâtre de Montevideo. Il publie un recueil de nouvelles, Come

acqua allo specchio, puis écrit et interprète Aitestás, reconnu meilleur spectacle étranger par

l’Association nationale des critiques mexicains. Au début des années 2000, il renoue avec le

Québec en mettant en scène Visitatio, une coproduction du Teatro Sunil et de Carbone 14 ainsi

que deux spectacles pour le Cirque Éloize, Nomade – La nuit le ciel est plus grand et Rain

– Comme une pluie dans tes yeux, qui ont remporté un immense succès.

La fascination qu’exercent sur lui le clown et l’art du clown, Daniele Finzi Pasca la connaît

depuis qu’il a présenté un numéro clownesque au célèbre cirque Nock. Depuis, il a mis au point

une approche toute personnelle de cette discipline, qu’il présente et enseigne à des troupes et

à des entreprises aux quatre coins du monde, notamment à l’École nationale de cirque de

Montréal et au Cirque du Soleil.

La mise en scène de Corteo est sa première collaboration avec le Cirque du Soleil. « Le spectacle

se situe dans un espace étrange entre ciel et terre où les dieux et les hommes interagissent au

moyen des arts du cirque, raconte Daniele Finzi Pasca. Les artistes de cirque, par leur courage

inébranlable et leurs prouesses inouïes, sont la réponse à l’angélisme des dieux. »

Soucieux de redonner ses lettres de noblesse à l’art du clown, aujourd’hui tombé dans une

« grande décadence », Daniele Finzi Pasca explore le personnage du clown, non pas comme

le stéréotype qu’il est devenu, mais comme le personnage fort complexe qu’il était avant

même l’existence du cirque. « J’essaie de trouver un langage pour les artistes de cirque qui

les rapproche des grandes questions du théâtre », confie-t-il.

C’est avec ce souci du détail que Daniele Finzi Pasca a aussi imaginé la scène du spectacle

Corteo. Le metteur en scène s’est inspiré notamment de l’intérieur de la cathédrale de

Chartres et de son labyrinthe. Pour Daniele Finzi Pasca, « le labyrinthe représente un grand

voyage intérieur. Pour se trouver, il faut se perdre ».

Daniele Finzi Pasca est né à Lugano, en Suisse.


LIne tremBLay

DIRECTRICE DE CRéATIOn

Line Tremblay côtoie l’univers du Cirque du Soleil depuis la création de l’entreprise, en 1984.

Avant de s’enrôler au Cirque du Soleil, elle cultive une passion pour l’univers du cinéma et

de la télévision, notamment à titre d’assistante à la réalisation (aux autopromotions) à

Radio-Canada, où elle travaille auprès de concepteurs et de créateurs. En 1992, elle se joint

à Franco Dragone comme assistante du metteur en scène et participe à la création des

spectacles Mystère, Alegría, Quidam, «O» et La Nouba. Ses talents sont également mis à

contribution en tant que directrice artistique du spectacle Quidam. Son riche parcours avec

Franco Dragone lui permet d’aiguiser son regard sur les rouages de la mise en scène et du

spectacle et de faire ses armes.

Écuyère novice, Line Tremblay se lance, en 2000, dans une nouvelle aventure aux côtés de

Gilles Ste-Croix à titre d’assistante à la conception de Cheval Théâtre. Elle redevient le bras

droit de Franco Dragone à la mise en scène du spectacle A New Day de Céline Dion avant

de rentrer au Cirque du Soleil, en 2003, comme directrice de création du spectacle Corteo.

Première femme à occuper ce poste clé, elle insuffle à l’équipe de concepteurs son énergie et

sa sensibilité.

« Mon rôle est un peu celui d’un chef d’orchestre », dit Line Tremblay. C’est en effet au

directeur de création que revient la tâche de créer un sentiment d’unité au sein de l’équipe

de création, de produire un effet de synergie. Elle a aussi participé au recrutement des

concepteurs de Corteo (dont plusieurs collaborent pour la première fois avec le Cirque du

Soleil) et à l’exercice de casting des artistes.

Une fois l’équipe en place, Line Tremblay doit veiller à harmoniser la démarche artistique de

chaque concepteur et l’approche créative du Cirque du Soleil. « Le défi pour Corteo : fusionner

la sensibilité et le lyrisme du langage clownesque de Daniele à la haute performance

acrobatique du Cirque ainsi que réunir le meilleur de Daniele et le meilleur du Cirque du

Soleil en un tout homogène. Le Cirque doit se renouveler sans cesse, se réinventer à chaque

spectacle. Je crois que nous avons gagné notre pari une fois de plus. »

Dès 1984, Line Tremblay a été séduite par le côté saltimbanque du Cirque du Soleil et la liberté

qui y règne toujours. « Lorsque j’étais jeune, confie-t-elle, le cirque ne m’attirait pas. J’ai

découvert le côté bon enfant des arts du cirque en 1984. Pour moi, le cirque est la forme d’art la

plus complète; il interpelle le spectateur sur les plans visuel, émotif et physique à la fois. »

« Je suis devenue une enfant du cirque, avoue Line Tremblay. J’étais destinée à une vie dans

ce milieu. »

Line Tremblay est née à Hull, au Canada.


Jean raBaSSe

SCénOGRAPhE

ET COnCEPTEUR

DU ThéâTRE

DomInIque LemIeux

COnCEPTRICE

DES COSTUMES

Après Corteo, la scénographie de LOVE marque la deuxième collaboration de Jean Rabasse à

un spectacle du Cirque du Soleil.

Jean Rabasse s’est taillé une réputation enviable dans le monde du cinéma, du théâtre et de

la danse comme scénographe et chef décorateur. Pendant une dizaine d’années, il a signé la

scénographie des spectacles de DCA, la compagnie de danse du chorégraphe Philippe Decouflé.

Finaliste aux Oscars en 2001 pour ses somptueux décors dans le film Vatel de Roland Joffé,

Jean Rabasse remporte le César du meilleur chef décorateur pour ce même film et pour

sa collaboration aux longs métrages Delicatessen et La Cité des enfants perdus de Caro et

Jeunet. Son nom apparaît au générique d’autres films tels qu’Astérix, de Claude Zidi, The

Dreamers, de Bernardo Bertolucci, Vidocq, de Pitof et The Statement, du réalisateur canadien

Norman Jewison.

Artiste polyvalent, Jean Rabasse réinvente le métissage des formes. « Je ne fais pas de

distinction entre les disciplines dans lesquelles je travaille. Au cinéma, je ramène toujours

des effets théâtraux, qui donnent de l’âme au film. Au théâtre, j’utilise des éléments

cinématographiques. »

« Ce qui me définit comme scénographe, c’est le souci constant du détail : couleurs, patine,

textures… Je suis très méticuleux, avoue Jean Rabasse. Puis j’aime brouiller les pistes, ne

jamais faire deux fois la même chose. »

Le travail de scénographie de LOVE a commencé avec la conception du théâtre de l’hôtel

The Mirage, à Las Vegas. De l’ancien théâtre à l’italienne qui abritait le spectacle de

Sigfried & Roy, il ne reste plus que les quatre murs, une nouvelle scène en forme d’étoile

ayant été placée au beau milieu du public dans une configuration à 360 degrés. L’objectif

du scénographe était de permettre aux spectateurs de vivre une expérience intime,

profonde et immersive en rapprochant le plus possible le public des artistes, recréant ainsi

l’intimité d’un spectacle sous chapiteau.

Le concept du théâtre et la scénographie sont conçus pour émouvoir le public. « Ce spectacle

est une grande évocation de l’univers des Beatles, affirme Jean Rabasse. Je me suis donné pour

objectif de permettre aux spectateurs de retrouver une émotion d’enfant, enrichie par des

techniques de scénographies simples et efficaces et une musique sublime. »

Jean Rabasse est né à Tlemcen, en Algérie.

Dominique Lemieux a donné au Cirque du Soleil son identité visuelle distinctive en signant les

costumes de tous les spectacles de l’entreprise entre 1989 et 1998. Sa griffe est associée aux

créations Le Cirque réinventé (1989), Nouvelle Expérience (1990), Saltimbanco (1992), Mystère

(1993), Alegría, (1994), Quidam (1996), «O» et La Nouba (1998). Elle récidive avec Corteo en

2005, ZAIA en 2008 et Banana Shpeel en 2009.

En tant que conceptrice des costumes, Dominique Lemieux fait beaucoup plus qu’habiller

les artistes. Ses œuvres jouent un rôle déterminant dans la création des personnages

fantastiques qui peuplent l’univers du Cirque du Soleil.

Dominique Lemieux dessine depuis sa plus tendre enfance. Sa passion l’amène à étudier en

beaux-arts à l’Université Concordia. Après l’obtention de son diplôme, elle devient graphiste

et illustre des livres pour enfants. Elle entre ensuite en scénographie à l’École nationale de

théâtre du Canada (ÉNT). Ses cours de dessin et de création de costumes confirment sa

passion pour son futur métier.

Dominique Lemieux se joint au Cirque du Soleil en 1988 et ses créations ne cessent, depuis,

de susciter l’émerveillement des spectateurs du monde entier. Rompue à l’art de fusionner

forme et fonction, elle se démarque par son esprit du détail et son souci de l’artiste,

notamment en analysant la façon dont les fibres réagissent au contact de la peau et des

mouvements de l’acrobate.

Pour les costumes de Corteo, Dominique Lemieux souhaitait rehausser la beauté naturelle des

artistes. « La dramaturgie du spectacle le distingue de toutes les productions précédentes du

Cirque du Soleil, explique-t-elle. Nous sommes plus près du cirque traditionnel, qui laisse voir

le côté humain de l’artiste. Le résultat : des costumes qui ressemblent à des vêtements de tous

les jours. »

Dominique Lemieux est née à Montréal au Canada.


DeBra Brown

ChORéGRAPhE

Jean-FrançoIS CôtÉ

COMPOSITEUR

Véritable gymnaste de l’émotion, la danseuse et chorégraphe Debra Brown est reconnue

mondialement pour ses créations uniques qui allient l’acrobatie et la danse.

En 1986, à la suggestion d’un ami, Debra Brown se glisse sous la toile du grand chapiteau du

Cirque du Soleil à l’entracte pour assister à la représentation. Subjuguée par le travail des artistes,

elle découvre des parallèles entre la démarche artistique du Cirque du Soleil et la sienne. Dès

l’année suivante, elle se joint à la troupe à titre de chorégraphe pour le spectacle Le Cirque

réinventé. Elle signera par la suite les chorégraphies des spectacles Nouvelle Expérience,

Saltimbanco, Alegría, Mystère, Quidam, «O», La Nouba, Corteo et la chorégraphie d’un

numéro de Zumanity.

À l’enseigne de la diversité et du renouvellement continuel, le parcours tant impressionnant

qu’inusité de Debra Brown la conduira à exercer son métier auprès d’artistes et de groupes

de disciplines fort variées. Au Festival mondial du cirque de demain à Paris, en 1990, son

travail avec un groupe de contorsionnistes – mettant en vedette sa réputée « chorégraphie

quadrupède » où les quatre membres sont employés comme moyen de locomotion – lui a valu

le tout premier prix d’excellence en chorégraphie décerné par la presse soviétique. Elle conçoit

également la chorégraphie de la première mondiale de l’opéra de John Corigliano, The Ghosts

of Versailles, présentée au Metropolitan Opera de New York, et celle du Cycle de L’Anneau de

Wagner pour le Lyric Opera of Chicago. En 1995, elle travaille auprès de Luciano Pavarotti à la

production de La Fille du régiment, présentée également au Metropolitan Opera de New York.

Forte d’une renommée internationale, Debra Brown s’immisce dans le monde du rock,

signant en 2001 la chorégraphie du spectacle et du vidéo-clip « Jaded » d’Aerosmith et, l’année

suivante, celle de la tournée mondiale « Drowned » de Madonna. Elle collaborera aussi à

d’importants spectacles de musique, dont ceux de Shakira et Wyclef Jean (finale de la Coupe

du monde de soccer en 2006) et de Céline Dion.

Au cinéma, Debra Brown chorégraphie certaines séquences des films Catwoman de Pitof,

Van Helsing de Stephen Sommers ainsi que Barney’s Great Adventures. Elle revient à la

gymnastique acrobatique, en 2007, signant la chorégraphie de numéros présentés dans le

cadre des cérémonies d’ouverture des Championnats mondiaux de trampoline, à Québec.

En cours de route, Debra Brown accumule les honneurs et les prix. Au 14e gala des prix Bob Fosse

à Los Angeles, en 1997, elle reçoit notamment le Prix de l’innovation soulignant sa contribution

exceptionnelle à la chorégraphie et à la danse. En 2002, elle remporte un prix Emmy pour sa

chorégraphie du numéro présenté par le Cirque du Soleil à la cérémonie de remise des Oscars.

Debra Brown est née à Brantford, Canada.

Claviériste, compositeur et musicien électronique depuis les années 1980, Jean-François Côté

est très actif sur la scène musicale de Los Angeles. Musicien autodidacte, il a enchaîné les

collaborations avec de nombreux chanteurs et groupes québécois innovateurs. Ce prolifique

musicien intègre avec maestria la musique électronique aux autres styles pour inventer de

nouvelles formes.

Joueur de hockey prometteur durant son adolescence, Jean-François Côté a découvert sa

véritable vocation à l’âge de 16 ans aux commandes de son clavier, dans des groupes rock et

soul de la scène montréalaise qui lui permettent de développer un son et un style uniques.

À la même époque, il a décroché un emploi au Cirque du Soleil comme gardien de sécurité

dans le tout premier spectacle de l’entreprise. « La nuit, se rappelle-t-il, je me glissais

discrètement derrière le clavier du compositeur René Dupéré pour faire de la musique et

parfaire ma technique. »

Plusieurs années plus tard, alors qu’il accompagne l’interprète Julie Masse, il attire l’attention

du compositeur Benoît Jutras, qui a signé la musique de nombreux spectacles du Cirque du

Soleil. Cette rencontre mènera à la première collaboration de Jean-François Côté avec le Cirque

en tant que directeur musical et chef d’orchestre de Mystère et de «O». Dans la foulée de cette

association, il conçoit l’environnement sonore de la séquence de tambours taïko du film Imax

Passages du Cirque du Soleil.

Selon Jean-François Côté, le Cirque est un lieu de création des plus stimulants pour un

compositeur. « Malgré sa grande taille, dit-il, le Cirque a conservé sa vocation première : la création

de spectacles de grande qualité. Le degré de liberté dont jouissent les créateurs est inégalé. »

Jean-François Côté est né à Montréal, au Canada.


L

PhILIPPe LeDuC

COMPOSITEUR

ET DIRECTEUR MUSICAL

marIa BonzanIGo

COMPOSITRICE

ET DIRECTRICE MUSICALE

Compositeur, orchestrateur et chef d’orchestre, Philippe Leduc se décrit comme un travailleur

acharné. Ses agencements sonores – notamment ses thèmes et indicatifs musicaux – font

partie du quotidien des téléspectateurs québécois depuis le début des années 80.

Corteo marque ainsi sa deuxième collaboration avec le Cirque du Soleil. Selon Philippe Leduc,

il y a un lien étroit entre la musique et les prouesses physiques des artistes. « Les artistes

de cirque risquent leur vie à tous les jours. C’est dans cette émotion, vive et viscérale, que

j’ai puisé mon inspiration. » La dimension physique du spectacle, qui fait naître un climat

de tension soutenu, s’intègre à une dimension éthérée, poétique. « À plusieurs moments, la

musique de Corteo est hautement lyrique. Nous avons tenté d’élargir la palette musicale du

Cirque du Soleil. »

Cet heureux mariage du physique et du poétique contribue à la création d’ambiances

alanguies qui interpellent le spectateur. « Corteo est un spectacle haut en contraste sur le plan

musical, dit Philippe Leduc. On passe d’une guitare solo à des masses orchestrales imposantes,

les numéros s’imbriquant les uns dans les autres de façon limpide et harmonieuse, mais

l’inattendu guette le spectateur à tout moment. Le spectacle, dont l’esthétique est recherchée,

réserve des moments très cocasses et riches en surprises. »

En collaboration avec Maria Bonzanigo, la co-compositrice de Corteo, Philippe Leduc a puisé

dans l’univers musical des années 1930 et a exploré des sonorités médiévales. « C’est une

fusion d’anciens instruments et de musique actuelle », affirme-t-il.

Durant le spectacle, les musiciens se livreront à une improvisation déchaînée, une première au

Cirque du Soleil. « Il y aura plusieurs duels entre un violoniste et un accordéoniste, entrecoupés

de scènes chantées. Ces séquences seront différentes à chaque représentation. »

Philippe Leduc est né à Montréal, au Canada.

Maria Bonzanigo collabore avec Daniele Finzi Pasca depuis 1984, année où elle se joint au

Teatro Sunil, la compagnie de théâtre fondée par le metteur en scène de Corteo. Artiste

polyvalente, elle compose la musique de la plupart des spectacles du Teatro Sunil, tout en y

collaborant comme actrice, danseuse, metteure en scène et chorégraphe.

Maria Bonzanigo connaît bien l’univers du metteur en scène de Corteo. « Daniele et moi

avons créé un langage qui nous permet d’établir un rapport intime avec le spectateur. La

musique fait partie intégrante de ce langage. »

Avec Corteo, sa première collaboration à un spectacle du Cirque du Soleil, Maria Bonzanigo

explore ce langage en guidant les artistes et les acrobates – qui ne sont pas tous des

musiciens – dans une démarche théâtrale à laquelle vient s’intégrer la musique et le chant.

La trame musicale de Corteo témoigne aussi de la diversité des influences et des intérêts

de Maria Bonzanigo. Dans un style médiéval modernisé, les pièces allient modernité et

tradition, tout en explorant des rythmes africains, asiatiques et latino-américains.

Maria Bonzanigo compose la musique du spectacle en collaboration avec Philippe Leduc.

Elle réalise les pièces reliées au jeu des artistes (chant et jeu corporel), tandis que Philippe

Leduc conçoit la partie orchestrale de la musique.

Maria Bonzanigo est née à Lausanne, en Suisse.


martIn LaBreCque

LIGhTInG DESIGnER

Jonathan DeanS

COnCEPTEUR SOnORE

La feuille de route de Martin Labrecque comprend une centaine de productions théâtrales.

Il a fait son entrée au Cirque du Soleil avec Corteo, en 2005, puis il a poursuivi avec KOOZA,

en 2007, et récemment avec Viva ELVIS.

Un habitué des arts du cirque, Martin Labrecque a collaboré aux spectacles Rain et Nomade

du Cirque Éloize auprès du metteur en scène Daniele Finzi Pasca, qui a aussi signé le

spectacle Corteo du Cirque du Soleil.

Son univers humaniste et poétique lui étant très familier, il cherche à faire ressortir

la dimension émotionnelle de Corteo par ses éclairages. « Mon intention première est

d’éclairer l’émotion – le sous-texte – du spectacle. », explique-t-il.

En 2009, Martin Labrecque remporte un prix Félix (Québec) pour la conception des

éclairages du spectacle MUTANTES du chanteur québécois Pierre Lapointe. La même année,

il signe les éclairages d’un spectacle de onze heures de l’auteur, metteur en scène et

acteur canadien Wajdi Mouawad présenté dans la cour du Palais des Papes, à Avignon. Il a

également collaboré au spectacle Paradis perdu, mis en scène par Dominic Champagne.

En jonglant subtilement avec des techniques conventionnelles et modernes, il parvient à

évoquer l’ambiance du cirque traditionnel dans un esprit contemporain ludique.

« Je me sers de lustres, de rampes et de lampes torches pour concevoir une panoplie d’effets

d’éclairage isolés, créant une atmosphère intime, explique-t-il. L’éclairage latéral est à la

base du concept. Il faut dire que la scène divisée en deux, une première au Cirque du Soleil,

impose en quelque sorte cette façon de faire. »

Martin Labrecque est né à Montréal, au Canada.

Jonathan Deans, l’un des concepteurs de son les plus sollicités dans le monde du théâtre

musical, signe, avec Viva ELVIS, la conception sonore de son treizième spectacle du Cirque

du Soleil. Celui qui a façonné les ambiances sonores de Saltimbanco, «O», Mystère, La Nouba,

Zumanity, KÀ, Corteo, LOVE, KOOZA, Wintuk, CRISS ANGEL Believe et OVO est stimulé par

la démarche de création évolutive « work-in-progress » du Cirque du Soleil et par l’étroite

collaboration qui se noue au sein de l’équipe de créateurs.

C’est à l’âge de 15 ans, foulant déjà les planches avec la Royal Shakespeare Company, qu’il

mettra son intérêt pour le son au service du théâtre. Après un périple comme ingénieur

du son dans le milieu de la musique, notamment chez Morgan Studios où il frayera avec

des artistes de renom tels que Cat Stevens, Paul Simon et Rick Wakeman, il renoue avec le

théâtre par l’entremise du Royal Opera House (Covent Garden) et se voit confier le mixage

sonore de la comédie musicale A Chorus Line. Un succès n’attendant pas l’autre, il devient

opérateur sonore pour une douzaine de productions, y compris Evita, Cats, Bugsy Malone et

The Sound of Music.

Le succès de Jonathan Deans venant aux oreilles des producteurs du « West End », il devient

concepteur de son pour la comédie musicale Marilyn; s’ensuivront, entre autres, Time, Les

Misérables et Mutiny, Jean Seberg, puis Ragtime, Fosse, King David, Damn Yankees, Taboo,

Brooklyn, Lestat, Pirate Queen et Young Frankenstein sur Broadway.

Ses diverses réalisations comme concepteur de son lui ont valu de nombreux prix. En

1998 notamment, au moment où il mettait au point l’environnement sonore de La Nouba,

Jonathan Deans a reçu le Entertainment Design Award de la production de l’année pour

sa contribution au spectacle «O».

Pour Jonathan Deans, les spectacles permanents et les spectacles de tournée sont deux

mondes distincts au plan sonore. « Les aspects techniques sont différents, explique-t-il,

mais l’expérience sonore, les idées, le jeu de textures et la superposition de sons et de

musique sont identiques. »

Jonathan Deans est né en Angleterre et vit actuellement aux États-Unis.


huGo GarGIuLo

& antonIo VerGamIn

COnCEPTEURS

DU JEU D’ACTEUR

TEATRO SUnIL

DoLoreS hereDIa

AnALySTE DRAMATURGIqUE

TEATRO SUnIL

Hugo Gargiulo et Antonio Vergamini sont membres du Teatro Sunil, la compagnie de

théâtre et de danse fondée en 1983 (en Suisse) par Daniele Finzi Pasca.

Acteurs, metteurs en scène et fidèles collaborateurs de Daniele Finzi Pasca depuis plusieurs

années, Hugo Gargiulo et Antonio Vergamini ont travaillé étroitement avec tous les artistes

de Corteo, y compris les musiciens, pour perfectionner leur jeu d’acteur et les initier à

l’univers clownesque. « Notre défi a été de faire ressortir le côté fragile des acrobates, plutôt

habitués à mettre de l’avant leur force physique », explique Hugo Gargiulo.

La possibilité de travailler avec une distribution imposante (une cinquantaine d’artistes) a

permis aux concepteurs de réaliser certains rêves sur le plan artistique. Toutefois, bon nombre

des artistes de Corteo n’avaient jamais joué auparavant. « Leur manque d’expérience a posé

un défi à certains égards, avoue Antonio Vergamini, mais cela fait aussi qu’ils se donnent avec

plus de générosité et s’ouvrent plus rapidement. On cherche avant tout à faire ressortir leur

individualité ; notre objectif est que chaque artiste apporte quelque chose d’unique. »

Pour Hugo Gargiulo, Corteo est un spectacle rayonnant d’humanisme et bourré d’images

oniriques. « Les artistes ne se cachent pas derrière leur maquillage ou leurs costumes, dit-il.

On voudrait que le public puisse voir dans leur regard les enfants qu’ils ont été, mais aussi

les vieillards qu’ils deviendront. »

Hugo Gargiulo est né en Uruguay.

Antonio Vergamini est né en Italie.

Dolores Heredia est née au Mexique.


Danny zen

COnCEPTEUR

DES éqUIPEMEnTS

ET DES GRéEMEnTS

ACROBATIqUES

nathaLIe GaGnÉ

COnCEPTRICE

DES MAqUILLAGES

En 1990, Danny Zen s’enrôle au Cirque du Soleil comme soudeur et assembleur aux ateliers

de Longueuil. Au cours de la même année, il participe à la toute première tournée

européenne avec Cirque Réinventé, puis avec Nouvelle Expérience où il cumule les fonctions

de soudeur, assembleur, mécanicien et chef placier. Il participe à la tournée de Saltimbanco,

en 1992, comme technicien de tente. Tout en étant responsable technique du studio de

création, Danny Zen a aussi mis ses connaissances techniques à contribution lors de la

création des spectacles Alegría, Mystère, Quidam, Dralion, Varekai, «O», La Nouba et KÀ. De

plus, il a été chef gréeur pour Quidam en 1996.

À partir de 1993, Danny Zen travaille au développement du studio de création tel qu’il

est aujourd’hui. À titre de chef gréeur et de responsable technique, c’est en grande partie

grâce à son travail innovateur qu’ont été créées et établies les normes existantes du

Cirque du Soleil en matière de formation des gréeurs et de sécurité des artistes et des

techniciens. Ayant également travaillé à l’École nationale de cirque, Danny Zen a, au fil des

ans et des productions, participé à la conception de la plupart des éléments acrobatiques

aériens de l’univers du Cirque du Soleil.

Corteo marque la première collaboration de Danny Zen à un spectacle du Cirque du Soleil

comme concepteur des gréements acrobatiques.

Danny Zen est né à Saint-Luc, Québec, au Canada.

Depuis son adolescence, Nathalie Gagné est fascinée par le maquillage et par son influence

sur le travail de l’acteur. « C’est le reflet de l’âme des personnages », dit-elle en notant

également que les maquillages sont « la baguette magique qui enlève les inhibitions ». Après

ses études en production théâtrale au Cégep de Saint-Hyacinthe, au Québec, elle a été une des

premières diplômées de la filiale montréalaise de la célèbre école de maquillage parisienne

Christian Chauveau.

Avant de se joindre au Cirque du Soleil, Nathalie Gagné a travaillé dans les domaines du

théâtre, du cinéma et de la télévision.

De plus en plus, Nathalie Gagné cherche à associer les artistes à la création de leur

physionomie scénique. « Les acrobates, contrairement aux acteurs, sont peu habitués à

observer leur visage. Une de mes préoccupations est de les amener à le faire et à trouver,

en eux et avec eux, des lignes de force qui leur serviront à construire leur personnage », dit

celle qui a créé, depuis 1995, plus de mille concepts de maquillage au Cirque du Soleil. Ses

concepts définitifs ont été choisis parmi plus de 5 000 esquisses.

Nathalie Gagné a réalisé les nouveaux concepts de maquillage des spectacles Mystère, Alegría

et Saltimbanco, qui l’ont amenée à travailler avec le metteur en scène Franco Dragone et

la conceptrice des costumes Dominique Lemieux. Après Quidam, «O», La Nouba, Varekai,

Zumanity, KÀ, Corteo, DELIRIUM, LOVE, ZAIA et CRISS ANGEL Believe, elle participe pour la

quinzième fois à la conception d’un spectacle du Cirque du Soleil.

Nathalie Gagné est également responsable du respect des concepts de maquillage qui portent

sa signature. Comme ces concepts sont réalisés par les artistes eux-mêmes, des ateliers

de maquillage sont maintenant intégrés à la formation générale offerte à tous les artistes

du Cirque du Soleil. En plus d’apprendre à chaque artiste à réaliser son propre maquillage,

Nathalie Gagné rédige à leur intention un guide d’application « étape par étape ».

Nathalie Gagné a choisi une nouvelle approche pour créer les personnages à la fois urbains et

romantiques de Corteo. « J’ai dû puiser dans les émotions des artistes pour trouver leur vraie

nature, explique-t-elle. Nous ne sommes pas partis de personnages inventés comme dans les

spectacles précédents. Dans Corteo, les personnages sont nés du visage même des artistes

grâce à la magie du maquillage. »

Cette méthode s’inscrit dans l’approche humaniste du metteur en scène du spectacle, Daniele

Finzi Pasca, surtout en ce qui concerne les clowns. « Selon Daniele, les enfants ont presque tous

peur des clowns, confie Nathalie. Mais dans Corteo, ils vont vouloir leur sauter dans les bras. »

Nathalie Gagné est née à Trois-Pistoles, au Canada.


Faits saillants

Le spectacle

• Corteo a fait ses débuts à Montréal en 2005 ; depuis ce

temps, le spectacle a visité plus de 41 villes dans 7 pays

différents partout dans le monde.

• Corteo a passé le cap des 1 000 représentations en janvier

2008, à San Diego, aux états-Unis; des 1 500 représentations

en juin 2009 à nagoya, au Japon; des 2000 représentations

à Kazan, en Russie, en septembre 2010; et des 2500

représentations à Barcelone, en Espagne en 2012.

• Aucun animal ne se produit dans Corteo, pas plus que

dans les autres spectacles du Cirque du Soleil.

• Plus de 6,5 millions de personnes dans le monde

ont applaudi Corteo.

L’équipe de tournée

Les employés et les artistes de la tournée sont des

ressortissants de 28 pays différents (20 pour la distribution

artistique) : Allemagne, Argentine, Arménie, Australie,

Bélarus, Belgique, Brésil, Canada, Chine, états-Unis,

Espagne, France, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Japon,

Kazakhstan, Ouzbékistan, Pays-Bas, Pologne, Portugal,

Roumanie, Singapour, Russie et Ukraine.

• Généralement sur le site, le français et l’anglais sont

les langues les plus parlées. Toutefois, il n’est pas rare

d’entendre aussi le mandarin, l’italien, le portugais,

le russe, et plus encore.

• Environ 160 personnes voyagent avec la tournée, incluant

les 62 artistes.

• La tournée s’approvisionne auprès de fournisseurs locaux

en produits et en services essentiels : denrées alimentaires,

carburant diésel, glace sèche, nourriture et boissons pour

les spectateurs, banque, enlèvement des ordures et du

recyclage, traiteur pour la tente Tapis Rouge et plus encore

– participant ainsi activement à l’économie locale.

• Dans chaque ville où le cirque se produit, 150 personnes

supplémentaires sont recrutées pour divers emplois à

exécuter durant le séjour, notamment ceux de placeur,

de gardien de sécurité, de réceptionniste et autres.

• La cuisine emploie 1 chef de la cuisine et 3 cuisiniers

permanents.

• Deux membres de l’équipe de la médecine de la

performance (un physiothérapeute et un thérapeute)

font partie de la tournée.


Village en mouvement

Le village ambulant du Cirque du Soleil comprend le Grand Chapiteau, la tente artistique, la billetterie, la cuisine, l’école, les

bureaux, les entrepôts et bien plus encore. Le site, entièrement autonome sur le plan de l’alimentation électrique, compte

uniquement sur un approvisionnement local en eau et à des installations de télécommunications pour subvenir à ses besoins.

De vraies merveilles, les quatre autres villages sur roues du Cirque du Soleil accompagne les spectacles KOOzA, OVO, TOTEM and Varekai.

Le site

• Il faut 8 jours pour monter et 3 jours pour démonter

les installations.

• Un total de 65 remorques sont nécessaires pour

transporter les 1200 tonnes de matériel que Corteo

porte autour. quelque s-uns de ces remorques sont

utilisés pendant la saison comme des espaces de

rangement, de cuisine ou d’atelier.

• 2 à 3 génératrices de 500 kva fourni de l’électricité

au Grand Chapiteau et l’ensemble du site.

• Le Grand Chapiteau, la tente artistique et la tente

Tapis Rouge sont tous des environnements contrôlés.

Le Grand Chapiteau

• Le Grand Chapiteau peut accueillir un peu plus de

2 600 spectateurs.

• Conçu par une équipe d’ingénieurs canadiens, le

Grand Chapiteau a été fabriqué par la société Voileries

du Sud-Ouest, réputée dans le monde entier pour ses

grands chapiteaux.

• La toile de la tente et de ses 11 tunnels pèsent

environ 5227,3 kg.

• La hauteur du Grand Chapiteau est de 20,12 mètres

et possède un diamètre de 50,5 mètres.

• Le Grand Chapiteau est soutenu par quatre mâts

d’acier d’une hauteur d’environ 24 mètres.

La tente d’entrée

• Il y a une seule grande tente d’entrée où l’on

retrouve comptoirs à souvenir ainsi que des points

de restauration.

La tente Tapis Rouge

• La suite Tapis Rouge VIP qui peut accueillir jusqu’à

250 invités et être réservée à titre privé.

La tente artistique

• La tente artistique abrite un espace pour les costumes,

les loges des artistes, une aire d’entraînement tout

équipée ainsi qu’une salle de physiothérapie.

La cuisine

• La cuisine est la plaque tournante du village. non

seulement y sert-on plus de 200 à 250 repas par jour,

six jours sur sept, mais elle est aussi un lieu de rencontre

à la fois pour les artistes et les membres de l’équipe.


Cirque du Soleil en bref

De la vingtaine de saltimbanques qui le constituaient à

ses débuts en 1984, le Cirque du Soleil est une entreprise

québécoise de divertissement artistique de haute qualité

qui compte 5 000 employés, dont plus de 1 300 artistes,

provenant de plus d’une cinquantaine de pays différents.

Le Cirque du Soleil a entraîné dans son rêve plus de

100 millions de spectateurs, dans plus de trois cents villes

dans plus d’une quarantaine de pays sur six continents.

L’entreprise a établi son Siège social international à Montréal.

Pour plus d’information sur le Cirque du Soleil visitez

www.cirquedusoleil.com.

La mission

La mission du Cirque du Soleil est d’invoquer l’imaginaire,

provoquer les sens et évoquer l’émotion des gens autour

du monde.

Création du Cirque du Soleil

Tout a commencé à Baie-Saint-Paul, une petite municipalité

située près de la ville de québec, au Canada, au début

des années 80. Les membres d’une troupe de théâtre de

rue fondée par Gilles Ste-Croix (Les échassiers de Baie-

Saint-Paul) déambulent sur des échasses, jonglent, dansent,

crachent le feu et jouent de la musique. Ces jeunes amuseurs

publics, dont Guy Laliberté (le fondateur du Cirque du

Soleil), impressionnent déjà et intriguent les résidents

de Baie-Saint-Paul.

La troupe fonde ensuite Le Club des talons hauts puis,

en 1982, organise La Fête foraine de Baie-Saint-Paul, un

événement culturel où des amuseurs publics de partout

se donnent rendez-vous pour échanger et animer pendant

quelques jours les rues de la petite municipalité. La Fête

foraine est reprise en 1983 et en 1984. Le Club des talons

hauts se fait remarquer. Guy Laliberté, Gilles Ste-Croix et

leurs complices nourrissent dès lors un rêve fou : créer un

cirque québécois et amener cette troupe à voyager autour

du monde.

En 1984, le québec célèbre le 450e anniversaire de la découverte

du Canada par Jacques Cartier, et on cherche un spectacle

pour faire rayonner les festivités dans toute la province.

Guy Laliberté présente alors un projet de spectacle, nommé

Cirque du Soleil, et réussit à convaincre les organisateurs.

Le tout premier spectacle du Cirque parcourt donc le québec.

L’entreprise n’a jamais cessé ses activités depuis !

StatIStIqueS GÉnÉraLeS

• En 1984, 73 personnes travaillaient pour le Cirque du

Soleil. L’entreprise compte aujourd’hui 5 000 employés

dans le monde entier, dont plus de 1 300 artistes.

• Le Siège social international, établi à Montréal,

compte à lui seul près de 2 000 employés.

• On retrouve plus de 100 corps de métier au Cirque

du Soleil.

• Plus de 50 nationalités sont représentées au sein

de l’entreprise et 25 langues différentes sont parlées

parmi les employés et les artistes.

• Plus de 100 millions de spectateurs ont vu un

spectacle du Cirque du Soleil depuis 1984.

• Près de 15 millions de personnes verront un spectacle

du Cirque du Soleil en 2012.

• Depuis 1992, le Cirque du Soleil ne reçoit plus

aucune subvention gouvernementale ou privée

pour ses opérations.


En 2012, Le Cirque du Soleil

présentera simultanément

21 spectacles différents :

Amérique du nord

Amérique du nord

Europe Europe

Amérique du nord/Europe

Europe Japon/Amérique du nord

Amérique du nord/Australie

SPECTACLES EN TOURNÉE DANS LES ARÉNAS

SPECTACLES EN TOURNÉE

SOUS LE GRAND CHAPITEAU

Amérique du Sud

Amérique du nord


Amerique du nord

Walt Disney World ® Resort

à Orlando, en Floride

ARIA Resort & Casino

CityCenter,

à Las Vegas

SPECTACLES FIXES

Treasure Island

à Las Vegas

MGM Grand

à Las Vegas

Russie/Amerique du nord

Bellagio

à Las Vegas

The Mirage

à Las Vegas

Kodak Theatre

à Los Angeles

new york-new york

hotel & Casino

à Las Vegas

TM Luxor

à Las Vegas

Cirque du Soleil, Logo Soleil, Saltimbanco, Alegría, Dralion, Quidam, Varekai, Corteo, KOOZA, OVO, TOTEM, Amaluna, Mystère, «O», Zumanity – the Sensual Side of Cirque du Soleil, La Nouba, KÀ, Zarkana, IRIS – A Journey Through the World of Cinema sont des marques

de commerce détenues par Cirque du Soleil et utilisées sous licence. LOVE est une marque de commerce détenue par The Cirque Apple Creation Partnership et utilisée sous licence. The Beatles est une marque de commerce détenue par Apple Corps Limited. CRISS

ANGEL et Believe sont des marques de commerce détenues par Criss Angel et utilisées sous licence. Viva ELVIS est une marque de commerce détenue par Elvis Presley Enterprises, Inc. et utilisée sous licence. © The Cirque EPE Partnership. Le nom Elvis et toute

ressemblance sont utilisés sous licence. Michael Jackson THE IMMORTAL World Tour est une marque détenue par Cirque Jackson I.P., LLC. Marques employées sous licence. Le nom et l’image de Michael Jackson ainsi que toutes les marques de commerce, logos

et autres reproductions y afférents sont détenus par Triumph International, Inc. et employés sous licence. © 2010 Cirque Jackson I.P., LLC.


SUR SCÈNE OU

DANS LES COULISSES

À VOTRE TOUR DE VOUS JOINDRE AU SPECTACLE

/EMPLOIS

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