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La Compagnie<br />

des Nouveaux Nez<br />

Dès <strong>le</strong>ur sortie du Centre National des Arts du Cirque en 1990, <strong>le</strong>s Nouveaux Nez<br />

créent <strong>le</strong>ur compagnie et s’instal<strong>le</strong>nt à Bourg Saint Andéol, dans une ancienne<br />

menuiserie.<br />

Renouvelant l’image traditionnel<strong>le</strong> du clown, ils créeront six spectac<strong>le</strong>s au<br />

cours des quinze dernières années et plus de 900 représentations jouées<br />

dans <strong>le</strong> monde entier <strong>le</strong>ur ont valu de nombreux prix et une reconnaissance<br />

internationa<strong>le</strong>. Après avoir longtemps exploré l’espace scénique du théâtre,<br />

ils reviennent au cœur de la piste, avec <strong>le</strong>ur dernière création sous<br />

chapiteau, Le Cirque des Nouveaux Nez, et s’associent avec d’autres artistes<br />

circassiens.<br />

Convaincus que <strong>le</strong>ur carrière ne se résume pas aux seuls spectac<strong>le</strong>s,<br />

<strong>le</strong>s Nouveaux Nez ont, dès 1994, posé <strong>le</strong>s bases de <strong>le</strong>ur future<br />

Maison des Arts du Clown et du Cirque, au cœur du quartier de<br />

Tourne à Bourg saint Andéol. Les cabarets champêtres, célèbres<br />

rendez vous estivals, réuniront ici artistes professionnels du<br />

monde entier et bénévo<strong>le</strong>s bourguésans. Avides de transmettre<br />

et partager <strong>le</strong>urs expériences, <strong>le</strong>s Nouveaux Nez organisent<br />

de nombreuses formations autour du clown, de la musique,<br />

du cirque et de la rencontre entre <strong>le</strong>s arts en général.<br />

Ils continuent, depuis lors, à partager <strong>le</strong>ur temps entre la<br />

tournée de <strong>le</strong>urs spectac<strong>le</strong>s et la conduite de <strong>le</strong>urs activités<br />

et projets à Bourg Saint Andéol.<br />

Conseil général<br />

de l’<strong>Ardèche</strong><br />

Hôtel du Département<br />

Quartier La Chaumette<br />

BP 737 - 07007 Privas cedex<br />

Tél. 04 75 66 77 07<br />

www.ardeche.fr<br />

APIAC<br />

Quartier de Tourne<br />

BP 55 - 07700 Bourg Saint Andéol<br />

Tél. 04 75 54 40 46<br />

apiac@club-internet.fr<br />

www.apiac.fr<br />

Les Colporteurs<br />

En 1993, un coup<strong>le</strong> de funambu<strong>le</strong>s, Agathe et Antoine,<br />

reçoit <strong>le</strong> grand prix national du cirque.<br />

Trois ans après, ils fondent la compagnie des colporteurs<br />

(ne faudrait il pas préciser, en quelques phrases, <strong>le</strong>ur<br />

parcours : fratellini, roncalli, cirque du so<strong>le</strong>il…)<br />

Leur travail s’oriente vers <strong>le</strong> croisement des disciplines du<br />

cirque, du théatre et de la musique.<br />

Ils créent <strong>le</strong> spectac<strong>le</strong> “FILAO”, sous chapiteau, qui part<br />

aussitôt en tournée, pour quatre ans, en France et à l’étranger,<br />

rencontrant partout un très grand succès.<br />

En 2000, la compagnie s’instal<strong>le</strong> en <strong>Ardèche</strong>, où el<strong>le</strong> se rapproche<br />

de la compagnie des Nouveaux Nez, et s’associe avec eux,<br />

au projet de la ”Maison des Arts du Cirque” à Bourg Saint Andéol.<br />

Les colporteurs rencontrent en 2001, la compagnie italienne Fattore K<br />

et <strong>le</strong> metteur en scène Barberio Corsetti, ils créent ensemb<strong>le</strong> <strong>le</strong><br />

spectac<strong>le</strong> “METAMORFOSI” d’après <strong>le</strong>s métamorphoses d’Ovide, qui<br />

sera créé à Venise puis à Rome, avant de partir en tournée pour 2 ans.<br />

Antoine Rigot mettra en scène “DIABOLUS IN MUSICA”, inspiré des<br />

diab<strong>le</strong>ries de Bougakov, qui sera créé au théatre de Privas en 2003, et<br />

tournera jusqu’en 2005, en alternance avec <strong>le</strong> spectac<strong>le</strong> italien, et une<br />

forme de spectac<strong>le</strong> de tréteaux : ”l’apéro cirque” (ce spectac<strong>le</strong> a été proposé<br />

en tournée dans <strong>le</strong>s villages de l’<strong>Ardèche</strong> et de la Drôme, soutenu par<br />

l’APIAC).<br />

Enfin, la compagnie créera fin 2006 : “LE FIL SOUS LA NEIGE”, mis en scène<br />

par Antoine Rigot, pour 7 funambu<strong>le</strong>s et 3 musiciens ; ce spectac<strong>le</strong> partira en<br />

tournée pour 2 saisons.<br />

Territoires du cirque<br />

L’association “territoires de cirque”, créée en 2004, rassemb<strong>le</strong> <strong>le</strong>s 11 pô<strong>le</strong>s arts du cirque, répartis sur<br />

<strong>le</strong> territoire.<br />

El<strong>le</strong> a pour objectifs de créer un espace de concertation et d’action professionnel<strong>le</strong>,d’être un partenaire<br />

actif, et force de proposition auprès des pouvoirs publics et des partenaires institutionnels, de prendre<br />

part au débat national et international concernant <strong>le</strong> développement des arts du cirque.<br />

Création : 0475359172 - Photos : Alain Chambaretaud / Yann Bernard / Hervé SCHMELZLE<br />

Maison des Arts du Clown et du Cirque<br />

<strong>le</strong> <strong>fil</strong><br />

R uge<br />

JOURNAL D’INFORMATION DU PROJET<br />

DE LA MAISON DES ARTS DU CLOWN ET DU CIRQUE<br />

Août<br />

2006<br />

N°01<br />

Édito<br />

Lorsque des saltimbanques nous ont<br />

expliqué, enthousiastes, qu'ils avaient<br />

trouvé à Bourg Saint Andéol, l'espace<br />

idéal pour planter <strong>le</strong>ur chapiteau -<br />

définitivement-, nous avons souri.<br />

Poliment.<br />

Sédentariser <strong>le</strong>s nomades du<br />

cirque en <strong>Ardèche</strong> et faire de la<br />

région de Bourg Saint Andéol <strong>le</strong><br />

pô<strong>le</strong> de référence des arts du<br />

clown et du cirque, l’idée était<br />

cocasse !<br />

Mais il était déjà trop tard !<br />

Subrepticement, <strong>le</strong> concept venait<br />

d'être lancé. Il ne restait plus qu'à<br />

<strong>le</strong> faire cheminer..<br />

Le projet de Maison des Arts du<br />

Clown et du Cirque était né.<br />

Tout comme <strong>le</strong> cinéma, art populaire<br />

et rassemb<strong>le</strong>ur par excel<strong>le</strong>nce <strong>le</strong> cirque<br />

trouve en <strong>Ardèche</strong> un terreau ferti<strong>le</strong>.<br />

Quel<strong>le</strong> opportunité pour notre<br />

Département qui fait des Arts vivants une<br />

priorité de sa politique culturel<strong>le</strong> tournée<br />

vers <strong>le</strong> plus grand nombre !<br />

Or, art traditionnel ou contemporain, multip<strong>le</strong><br />

et singulier, <strong>le</strong> cirque est authentiquement<br />

populaire.<br />

Cette popularité a d’ail<strong>le</strong>urs été reconnue au niveau<br />

national en décrétant l’année 2001, année du<br />

cirque.<br />

Il ne restait plus au Département de l’<strong>Ardèche</strong> qu’à<br />

s’inscrire, avec détermination, dans la dynamique<br />

de promotion de cet art.<br />

Dès lors, <strong>le</strong> Conseil Général pouvait concrétiser son<br />

projet de construire une maison pour <strong>le</strong>s faiseurs de<br />

rêves et permettre l'accès, à l’ensemb<strong>le</strong> de nos<br />

concitoyens, à cet univers du cirque, qui est celui de<br />

l'émerveil<strong>le</strong>ment.<br />

Rapidement identifié comme l'un des 11 pô<strong>le</strong>s régionaux<br />

de création et de diffusion des compagnies, <strong>le</strong> projet<br />

ardéchois a unanimement été plébiscité par la population,<br />

<strong>le</strong>s professionnels et <strong>le</strong>s pouvoirs publics.<br />

Ce projet d’ambition internationa<strong>le</strong> est garant du<br />

renforcement de l'attractivité et du dynamisme de notre<br />

département. Il va stimu<strong>le</strong>r la création et l'échange, au<br />

travers de ses activités de production, de diffusion et de<br />

transmission du métier. Ce nouveau carrefour actif des arts<br />

de la piste, lieu de brassage multidisciplinaire du spectac<strong>le</strong><br />

vivant inscrira l’<strong>Ardèche</strong> et sa Maison des Arts du Clown et<br />

du Cirque sur la carte de France des centres de ressources<br />

dédiés à cet art.<br />

Cette “Maison” deviendra un des pô<strong>le</strong>s culturels forts et<br />

identitaires, et ce, dans une <strong>Ardèche</strong> où rapprocher la culture<br />

de tous <strong>le</strong>s habitants relève d’une volonté politique affirmée.<br />

Pascal TERRASSE<br />

Président du Conseil Général de l’<strong>Ardèche</strong>


Historique du projet<br />

Au sortir du CNAC, en 1990, l’équipe des Nouveaux Nez s’instal<strong>le</strong> à Bourg Saint Andéol,<br />

dans une menuiserie privée, réhabilitée succinctement par <strong>le</strong>ur compagnie : la compagnie VIA.<br />

Ce lieu accueillant et ouvert aux artistes, va vite devenir un lieu de passage et de rencontres,<br />

pour <strong>le</strong>s équipes de cirque, <strong>le</strong>s clowns, <strong>le</strong>s musiciens…qui trouveront là, la possibilité de se<br />

croiser, de se former, de créer, de rechercher des pistes nouvel<strong>le</strong>s.<br />

Ce lieu habité par cette compagnie, qui y assure son travail d’entrainements quotidiens, ses<br />

créations, ses projets de formations, répondra ainsi (très partiel<strong>le</strong>ment) aux besoins de plus<br />

en plus forts et évidents de lieux de travail et de rencontres pour cette nouvel<strong>le</strong> génération<br />

d’artistes du cirque de création, issue pour une bonne part des éco<strong>le</strong>s nationa<strong>le</strong>s (Chalons,<br />

Fratellini….)<br />

Port d’attache et centre de gravité des artistes depuis <strong>le</strong>urs débuts, Bourg Saint Andéol<br />

s’est imposé pour implanter et faire rayonner un projet ambitieux . La compagnie des<br />

Colporteurs s’est jointe à cette ambition dès 2000, du fait de son désir de s’implanter<br />

en <strong>Ardèche</strong>, ce qui permet d’envisager dans <strong>le</strong> développement du projet des<br />

correspondances dans l’approche de la transmission et des synergies artistiques.<br />

L’année des arts du cirque permettra la création d’une dizaine de “pô<strong>le</strong>s arts du<br />

cirque”, dont Bourg Saint Andéol était l’un des précurseurs, et <strong>le</strong> seul imaginé et<br />

porté par deux compagnies professionnel<strong>le</strong>s<br />

Après quatre ans de préfiguration, <strong>le</strong> nouveau lieu va enfin se matérialiser par<br />

la réalisation du projet architectural, en réhabilitation de l’éco<strong>le</strong> st Joseph ;<br />

<strong>le</strong> chantier a débuté au printemps 2006, pour une durée de travaux prévue<br />

à 18 mois.<br />

C’est donc, nous l’espérons, à l’automne 2007 que pourra s’ouvrir officiel<strong>le</strong>ment<br />

la “Maison des Arts du Clown et du Cirque”.<br />

© Hervé SCHMELZLE<br />

Un projet partenarial<br />

La création de la Maison des Arts du Clown et du Cirque est née de la<br />

volonté commune de l’Etat, de la Région Rhône-Alpes, du Département<br />

de l’<strong>Ardèche</strong> et de la Commune de Bourg Saint Andéol, concrétisée<br />

par un protoco<strong>le</strong> d’accord et de coopération signé en juin 2001.<br />

Lieu de fabrique, de création, de diffusion, d’éducation artistique,<br />

ainsi que de recherche et de formation professionnel<strong>le</strong>, il est reconnu<br />

en France, comme un des onze pô<strong>le</strong>s de référence sur <strong>le</strong>s arts du<br />

cirque en France.<br />

Seul équipement de ce type en région Rhône-Alpes, il est appelé à<br />

jouer un rô<strong>le</strong> d’animation du réseau professionnel des arts du cirque.<br />

Lieu de formation professionnel<strong>le</strong> il participera activement<br />

à la dynamique artistique et culturel<strong>le</strong> du territoire de l’<strong>Ardèche</strong>,<br />

tout en contribuant au développement local.<br />

La force<br />

d’un rêve<br />

Alain Reynaud, <strong>fil</strong>s du menuisier bien connu<br />

à Bourg Saint Andéol : André Reynaud, s’ennuyait<br />

ferme sur <strong>le</strong>s bancs de l’éco<strong>le</strong>…il rêvait de devenir<br />

clown, et de mettre sa vie en musique….<br />

Trente ans plus tard, voici que ce rêve est devenu<br />

réalité .<br />

Une rencontre inattendue avec Annie Fratellini à<br />

Bollène, la création du “Poppy Circus” avec <strong>le</strong>s gamins<br />

du quartier de Tourne, <strong>le</strong> conservatoire à Lyon, pour<br />

perfectionner son instrument : l’accordéon, enfin, l’entrée<br />

au tout nouveau “Centre National des Arts du Cirque” de<br />

Châlons en Champagne, d’où il sortira “CLOWN DIPLOME<br />

D’ETAT”, en compagnie de ses complices clowns, pour créer<br />

la troupe des “Nouveaux Nez”, et <strong>le</strong> rêve est venu<br />

s’ancrer à son point de départ : <strong>le</strong> quartier de Tourne à<br />

Bourg Saint Andéol, dans la menuiserie du père, transformée<br />

en atelier pour <strong>le</strong>s clowns !...<br />

Ce fut, depuis 1990, <strong>le</strong> point de départ des aventures de Félix<br />

Tampon, Madame Françoise, Georges Pétard et jésus, escortés<br />

de <strong>le</strong>ur metteur en scène, André Riot Sarcey, qui <strong>le</strong>s conduiront<br />

à travers <strong>le</strong> monde, avec <strong>le</strong>urs spectac<strong>le</strong>s… C’est là que naîtra<br />

<strong>le</strong> projet de la “Maison des Arts du Clown et du Cirque”.<br />

Le chantier<br />

architectural<br />

Le projet est inscrit au Contrat de plan Etat-Région, élément privilégié<br />

des politiques d’aménagement du territoire ; Il a aussi été pris en<br />

compte dans <strong>le</strong> dispositif de la Communauté Européenne en faveur<br />

de la culture.<br />

Le coût de l’opération s’élève à 4.590.602 € TTC comprenant<br />

l’achat du terrain, <strong>le</strong>s fouil<strong>le</strong>s archéologiques, la démolition et la<br />

restauration de certaines parties du bâtiment, la construction de<br />

nouveaux espaces, l’équipement mobilier et scénique.<br />

Il est financé par l’Europe (817.730 €), l’Etat (457.350 €), <strong>le</strong> Fonds<br />

National d’Aménagement et de Développement du Territoire<br />

(500.000 €), la Région Rhône-Alpes (630.530 €), la Commune de<br />

Bourg Saint Andéol (228.675 €) et <strong>le</strong> Département de l’<strong>Ardèche</strong><br />

(1.956.317 €).<br />

L’opération menée sous la maîtrise d’ouvrage du Département de<br />

l’<strong>Ardèche</strong> a débuté à l’automne 2005 et <strong>le</strong>s travaux devraient<br />

s’achever à l’automne 2007.<br />

La maîtrise d’œuvre est assurée par <strong>le</strong> bureau d’architectes urbanistes<br />

associés Fabre Spel<strong>le</strong>r.<br />

Les espaces<br />

Un terrain de jeux pour <strong>le</strong>s disciplines plus spécifiquement<br />

circassiennes (Fil, trapèze, mât chinois, acrobatie, jonglage),<br />

Une sal<strong>le</strong> de représentation pour <strong>le</strong> travail de création et de mise<br />

en place des spectac<strong>le</strong>s, ainsi que la diffusion au public des<br />

formes créées (capacité d’accueil de 160 places),<br />

Une sal<strong>le</strong> de danse pour <strong>le</strong> travail corporel,<br />

Des studios de répétition pour <strong>le</strong> travail du clown, la musique,<br />

l’accueil des stagiaires et des artistes en résidence,<br />

Des bureaux pour l’administration de la “Maison” et des compagnies,<br />

Un foyer pour l’accueil des utilisateurs du lieu, la convivialité,<br />

l’échange,<br />

Tous ces espaces s’articu<strong>le</strong>ront autour du cloître,<br />

point stratégique de circulation et de rencontre,<br />

Un espace chapiteau avec une capacité d’accueil<br />

de 300 places,<br />

Un espace caravanes associé à l’espace chapiteau,<br />

Quelques logements permettant d’accueillir<br />

<strong>le</strong>s résidents ou <strong>le</strong>s artistes invités.<br />

Dans cette “Maison”,on pourra trouver, dans un même<br />

lieu, <strong>le</strong> rond du chapiteau, l’espace frontal de la sal<strong>le</strong><br />

de représentation, l’espace aérien du terrain de jeu,<br />

tout cela se rejoignant dans l’espace du cloître, et<br />

donnant une cohérence, une originalité uniques à<br />

ce lieu dédié au personnage du clown.<br />

<strong>le</strong> mot<br />

des architectes,<br />

Fabre Spel<strong>le</strong>r<br />

La future “Maison des Arts du Clown et du Cirque “ est avant<br />

tout un lieu de travail, de formation et de création, mais éga<strong>le</strong>ment<br />

un lieu ouvert à la visite et aux représentations publiques.<br />

Trois enjeux culturels apparaissent comme fondamentaux :<br />

Utiliser <strong>le</strong> cloître , <strong>le</strong>s cours, <strong>le</strong>s terrasses, comme des espaces<br />

potentiels de rencontres et de représentation autonomes, multipliant<br />

<strong>le</strong>s capacités d’accueil du site,<br />

Distinguer clairement <strong>le</strong>s deux sal<strong>le</strong>s de travail et de jeu, tout en ménageant<br />

entre el<strong>le</strong>s, une relation forte à travers <strong>le</strong> cloître,<br />

dégager <strong>le</strong> plus grand espace extérieur praticab<strong>le</strong> pour des chapiteaux et<br />

des caravanes, intégrant la réalité nomade de l’activité circassienne.<br />

Ainsi, <strong>le</strong> cloître, figure première du projet architectural, perd sa connotation<br />

d’origine, pour être appropriée par la tradition du cirque.<br />

Le projet suggère de dégager, au centre du cloître, une piste circulaire en terre<br />

battue, de tail<strong>le</strong> réduite, maintenant la végétation à sa périphérie ; un simp<strong>le</strong> banc<br />

en bois pourrait marquer cette limite traditionnel<strong>le</strong> du cirque.<br />

Le regroupement de l’ensemb<strong>le</strong> des lieux de création autour du cloître, fait de cet<br />

espace central, à la fois un lieu de rencontre, d’accueil et de débat ; il peut aussi<br />

devenir un lieu supplémentaire de spectac<strong>le</strong>.<br />

L’édifice autour du cloître est conservé pour ses va<strong>le</strong>urs usuel<strong>le</strong>s et architectura<strong>le</strong>s.<br />

Il constitue <strong>le</strong> complément évident de la chapel<strong>le</strong>. Une synergie d’accès et de<br />

fonctionnement pourra s’établir entre la future “Maison des Arts du Clown et du Cirque“<br />

et <strong>le</strong> projet éventuel de restauration de la chapel<strong>le</strong>.<br />

© Hervé SCHMELZLE


Maison des Arts du Clown et du Cirque<br />

<strong>le</strong> <strong>fil</strong><br />

R uge<br />

JOURNAL D’INFORMATION DU PROJET<br />

DE LA MAISON DES ARTS DU CLOWN ET DU CIRQUE<br />

Février<br />

2007<br />

N°02<br />

Édito<br />

Située en <strong>Ardèche</strong> rhodanienne<br />

méridiona<strong>le</strong>, Bourg Saint Andéol<br />

est une petite vil<strong>le</strong> riche de son<br />

histoire, de sa tradition artisana<strong>le</strong><br />

et culturel<strong>le</strong>, de sa situation<br />

privilégiée à forte vocation<br />

touristique.<br />

Mais – élément décisif dont<br />

l'importance se révè<strong>le</strong> aujour -<br />

d'hui – Bourg Saint Andéol est<br />

aussi la terre nata<strong>le</strong> ou terre<br />

d'é<strong>le</strong>ction de deux compagnies<br />

professionnel<strong>le</strong>s en résidence,<br />

<strong>le</strong>s Nouveaux Nez, clowns issus<br />

du Centre national des arts du<br />

cirque de Châlons en Champagne,<br />

et <strong>le</strong>s Colporteurs, compagnie de<br />

funambu<strong>le</strong>s, trapézistes, acrobates<br />

et musiciens venus <strong>le</strong>s rejoindre.<br />

L'histoire des Nouveaux Nez se confond<br />

quelque peu avec cel<strong>le</strong> de Bourg Saint<br />

Andéol. Il y a d'abord <strong>le</strong>s artistes, dont<br />

l'un d'entre eux a grandi ici et qui ont eu<br />

la possibilité de s'instal<strong>le</strong>r durab<strong>le</strong>ment dans<br />

<strong>le</strong>ur vil<strong>le</strong>. Il y a aussi une population motivée<br />

qui s'est rassemblée au sein d'une association,<br />

<strong>le</strong> Nez au centre, pour réfléchir et porter ce rêve,<br />

puis une autre association, l'APIAC (Association<br />

de préfiguration de l'institut des arts du clown),<br />

qui pendant six années a fondé <strong>le</strong>s bases<br />

artistiques et matériel<strong>le</strong>s du projet. Il y a enfin et<br />

surtout, <strong>le</strong> Conseil général de l’<strong>Ardèche</strong> qui en<br />

prenant la maîtrise d’œuvre du projet, lui a permis<br />

de se concrétiser en réunissant tous <strong>le</strong>s partenaires.<br />

Tous se sont mobilisés pour ce projet, un peu fou à<br />

l'époque, mais qui servait si bien <strong>le</strong>ur attachement<br />

à la culture ardéchoise.<br />

Il fallait trouver un lieu. Après bien des recherches,<br />

l'éco<strong>le</strong> Saint Joseph, perchée au-dessus du pittoresque<br />

Vallon de Tourne, haut lieu du patrimoine bourguésan,<br />

s'imposa comme une évidence. A la suite des générations<br />

d'élèves, ce seront des artistes qui poursuivront la vocation<br />

de transmission du savoir et de rayonnement culturel de<br />

ce lieu.<br />

Grâce à ce projet d'envergure qui a été rendu possib<strong>le</strong> par<br />

la volonté et la collaboration de l'Europe, l'Etat, la Région,<br />

la Commune réunis autour du Département, c'est toute<br />

une dynamique de développement territorial durab<strong>le</strong> qui<br />

se met en mouvement aujourd'hui.<br />

Espace de formation, de création et de diffusion, seul pô<strong>le</strong><br />

des arts du cirque en Rhône-Alpes, la Maison des Arts du<br />

Clown et du Cirque sera aussi un espace culturel ouvert sur<br />

la vil<strong>le</strong> qui attirera et retiendra chez nous nombre d'artistes<br />

et de publics qui n'auraient jamais connu Bourg Saint Andéol<br />

et l’<strong>Ardèche</strong> méridiona<strong>le</strong>. L’équipe municipa<strong>le</strong> consciente<br />

de cette opportunité culturel<strong>le</strong> et économique se félicite de<br />

cette réalisation qu’el<strong>le</strong> accompagnera activement.<br />

Serge MARTINEZ<br />

Maire de Bourg Saint Andéol


Le Vallon de Tourne :<br />

entre réalité et imaginaire<br />

L’histoire du Val ou Vallon de Tourne, classé site pittoresque en 1934, remonte jusqu’à l’antiquité. Curiosité naturel<strong>le</strong><br />

unique avec ses deux résurgences de type vauclusien encadrant un bas relief mithriaque et un lavoir d’inspiration<br />

antique, <strong>le</strong> vallon est un havre de sérénité, lieu de vie et de convivialité.<br />

Des légendes nous sont parvenues de la nuit des temps, renforçant <strong>le</strong> côté mystérieux, voire magique de ce lieu,<br />

lui conférant une dimension exceptionnel<strong>le</strong> dans l’histoire de l’antique cité, alors dénommée Bergoïata. L’ère romaine<br />

lui légua ce vestige inestimab<strong>le</strong>, <strong>le</strong> bas relief du Dieu Mithra, l’un des cinq subsistant à travers <strong>le</strong> monde dans son<br />

écrin naturel, gravé à même la roche, vestige du temp<strong>le</strong> dédié à ce Dieu perse.<br />

Les écrits du Moyen Age quant à l’eau de Tourne, font aujourd’hui sourire ! Les eaux des fontaines auraient possédé<br />

des pouvoirs magiques… dont celui, très uti<strong>le</strong> en ces temps d’épidémies, de reconnaître <strong>le</strong>s visiteurs infectés de<br />

la peste et interdits d’accès dans l’enceinte de la cité.<br />

Puis <strong>le</strong> Vallon de Tourne est devenu un lieu de vie et de travail lorsque la cité, trop à l’étroit dans ses murs, s’est<br />

développée. Moulins et tanneries se sont multipliés <strong>le</strong> long de ce cours d’eau. Les lavandières, nombreuses, ont<br />

passé de longues heures courbées sur <strong>le</strong>s rives de la Tourne. Des lavoirs y ont été établis laissant place en 1833<br />

au lavoir d’inspiration antique, aujourd’hui classé, que <strong>le</strong>s visiteurs du Vallon connaissent bien. Les XIX e et<br />

XX e sièc<strong>le</strong>s verront l’apogée de ce quartier, qui se développe, se construit autour des artisans. Toutes <strong>le</strong>s<br />

activités se restructurent, se modernisent avant de décroître progressivement, puis <strong>le</strong> Vallon retourne à<br />

son état naturel. Surplombant ce Vallon, se dresse l’éco<strong>le</strong> Saint Joseph qui accueillit pendant plus de 100<br />

ans de jeunes garçons venus étudier de tout <strong>le</strong> sud de la France.<br />

Avec <strong>le</strong> XXI e sièc<strong>le</strong> s’esquisse un nouveau visage pour <strong>le</strong> Vallon de Tourne qui s’était assoupi. Objet de<br />

beaucoup de soins, il se métamorphose et revêt un habit de lumière. Les habitants du quartier, <strong>le</strong>s artistes<br />

du cirque ou d’ail<strong>le</strong>urs, <strong>le</strong>s noctambu<strong>le</strong>s prennent possession de ce lieu remis en va<strong>le</strong>ur par la commune<br />

pour faire ressurgir bel<strong>le</strong>s histoires, légendes, mémoire du lieu, prouesses circassiennes…Tout à côté, l’éco<strong>le</strong><br />

Saint Joseph, lieu de transmission du savoir, laissé à l’abandon, recherchait un nouveau souff<strong>le</strong>…<br />

Et c’est ainsi, que grâce à un enfant du pays, attaché à son quartier natal et à son métier de clown, est<br />

née l’idée d’une Maison des Arts du Clown et du Cirque tout au bord de ce vallon. L’ancienne éco<strong>le</strong>,<br />

idéa<strong>le</strong>ment intégrée dans ce lieu, retrouvera ainsi sa vocation première. Une nouvel<strong>le</strong> page de l’histoire<br />

du Vallon de Tourne va s’ouvrir et nous allons nombreux participer à son écriture…<br />

Interview<br />

Jean-Claude Tournayre, vice-président du Conseil général,<br />

né à Bourg Saint Andéol<br />

Fil Rouge : Que pensez-vous de la mutation de l'éco<strong>le</strong> Saint Joseph ?<br />

Jean-Claude Tournayre : Les travaux qui s’engagent à “Saint Joseph”<br />

bou<strong>le</strong>versent <strong>le</strong> paysage. Ils peuvent inquiéter, mais aussi créer de l’espoir<br />

dans <strong>le</strong> cœur des Bourguésans.<br />

Ce bâtiment abritait une institution qui participait à la vie loca<strong>le</strong>. El<strong>le</strong> a disparu<br />

et ne reste que la nostalgie d’un temps passé. C’est aujourd’hui l’espoir qui<br />

se réalise d’y développer <strong>le</strong> travail d’artistes locaux reconnus par <strong>le</strong>urs pairs<br />

et un nombreux public, d’accueillir de nouvel<strong>le</strong>s activités.<br />

FR : Quel impact pour la commune ?<br />

JCT : Ce n’est pas n’importe où dans Bourg. C’est au quartier de Tourne. Un<br />

quartier c’est une partie homogène et vivante d’une vil<strong>le</strong>. Depuis longtemps,<br />

celui-là se mourait <strong>le</strong>ntement. Le lavoir reste un bâtiment magnifique de<br />

proportion et de lumière, mais vide d’activité. Les tanneries Amblard ont<br />

cessé de fonctionner il y a quarante ans. Les militaires ont quitté <strong>le</strong> Château<br />

Pradel<strong>le</strong>. Et l’éco<strong>le</strong> des Frères n’accueil<strong>le</strong> plus personne.<br />

La Maison des Arts du Clown et du Cirque redonnera vie à cette partie<br />

de la vil<strong>le</strong>.<br />

FR : Quel<strong>le</strong> pertinence y a-t-il à réhabiliter ce lieu patrimonial ?<br />

JCT : On peut imaginer ce qui conduisit <strong>le</strong>s Romains à édifier un Temp<strong>le</strong> au<br />

milieu des sources d’eau claire, à quelques pas de la vallée du Rhône,<br />

ce lieu de passage de toutes nos civilisations. Le bas-relief du Dieu Mythra<br />

témoigne de cette histoire. L’eau du grand Goul rafraîchit ce vallon et <strong>le</strong>s<br />

jardins aménagés en promenade pour <strong>le</strong>s famil<strong>le</strong>s redeviennent un lieu<br />

de rencontre et de jeux.<br />

Au XIXe sièc<strong>le</strong>, en installant, sans souci de conservation, <strong>le</strong> viaduc du chemin<br />

de fer et en construisant un “château “ baroque, nos anciens ont fait preuve<br />

de plus d’audace que ne s’autoriseraient aujourd’hui <strong>le</strong>s commissions des<br />

sites et <strong>le</strong>s paysages. L’habitude et la nécessité de l’usage ont intégré ces<br />

ouvrages dans ce paysage.<br />

FR : Votre point de vue d'architecte et de Bourguésan sur ce projet<br />

architectural ?<br />

JCT : Le projet architectural retenu par <strong>le</strong> jury a su réinvestir <strong>le</strong> cloître, espace<br />

de réf<strong>le</strong>xion, et <strong>le</strong>s bâtisses qui l’entourent.<br />

Le travail des architectes, tout en conservant la qualité intrinsèque du site,<br />

affiche la modernité des nouveaux usages.<br />

Il appartient à la Maison des Arts du Clown et du Cirque, aux Bourguésans,<br />

de réinvestir ces lieux exceptionnels, réinventés pour eux.<br />

Saint Joseph<br />

“Bruissement de mémoire :<br />

histoires sensib<strong>le</strong>s<br />

de l’éco<strong>le</strong> Saint Joseph”<br />

Le propos est de pénétrer dans “l’esprit d’un lieu”, marqué par l’histoire de la société, par la place<br />

qu’y tenaient l’éco<strong>le</strong> et l’éducation religieuse ; l’envie de faire lien avec <strong>le</strong> passé en interrogeant<br />

des personnes ayant été <strong>le</strong>s témoins actifs de la vie dans ce lieu, de cette histoire col<strong>le</strong>ctive du<br />

pensionnat Saint Joseph.<br />

Le passé est toujours revisité dans nos mémoires comme mythique, il est toujours porteur de<br />

nostalgie…. C’est cette nostalgie qui sert de pont entre <strong>le</strong>s générations, et c’est ce pont qui va<br />

être franchi pour renouer <strong>le</strong> lien avec un passé encore vivant dans <strong>le</strong>s mémoires.<br />

Quelques anciens élèves, dont certains ont fréquenté cette éco<strong>le</strong> au tout début du sièc<strong>le</strong><br />

dernier, par<strong>le</strong>nt de l’austérité et de la sévérité de ce lieu, tota<strong>le</strong>ment coupé de l’extérieur…<br />

Les enfants y étaient tous internes, à partir de 6 ans, ne quittant l’établissement qu’une<br />

fois par trimestre… C’est donc l’essentiel de <strong>le</strong>ur vie d’enfant qui se déroulait là, entre <strong>le</strong>s<br />

murs de l’éco<strong>le</strong>, loin de <strong>le</strong>ur famil<strong>le</strong> !<br />

On y poursuivait un doub<strong>le</strong> objectif :<br />

un enseignement religieux très prégnant (certains élèves ayant vocation<br />

à devenir eux-mêmes prêtres) ;<br />

une éducation stricte et sévère.<br />

Les rituels quotidiens y étaient rudes : <strong>le</strong>ver très tôt (6 heures), dans des dortoirs<br />

non chauffés, on se lavait col<strong>le</strong>ctivement, au gant et à l’eau froide… L’enseignement<br />

commençait à la chapel<strong>le</strong>, et <strong>le</strong> rituel de la prière précédait chacune des<br />

activités.<br />

Tous <strong>le</strong>s élèves portaient la même blouse grise, traversant en si<strong>le</strong>nce <strong>le</strong>s longs<br />

couloirs pour se rendre de sal<strong>le</strong> de classe en sal<strong>le</strong> d’études… Des ateliers<br />

(un atelier fer et un atelier bois) permettaient un apprentissage pratique,<br />

à ceux qui n’étaient pas destinés à de longues études.<br />

Les élèves portaient <strong>le</strong> costume de ratine b<strong>le</strong>ue avec l’écusson doré, pour<br />

<strong>le</strong>s rares sorties, à l’occasion des promenades du dimanche, sur la route<br />

de Bidon, où l’on avait parfois la chance de croiser <strong>le</strong>s rangs des <strong>fil</strong><strong>le</strong>s,<br />

el<strong>le</strong>s aussi en uniforme, escortées des religieuses de l’éco<strong>le</strong> St Michel…<br />

Les élèves venaient de tout <strong>le</strong> sud-est, pour recevoir à Bourg Saint Andéol,<br />

un enseignement réputé de qualité.<br />

Certains témoignages nous montrent que ce fut un lieu accueillant<br />

et protecteur pendant la dernière guerre.<br />

1855 1863 1881 1891 1968 1993<br />

Arrivée<br />

à Bourg<br />

Saint Andéol<br />

des moines<br />

Récol<strong>le</strong>ts<br />

installation<br />

à Bel<strong>le</strong>vue<br />

Le bas-relief du Dieu Mithra<br />

Historique du bâtiment<br />

Dans <strong>le</strong> vallon de Tourne, entre<br />

deux sources (<strong>le</strong>s Gouls) et à<br />

même <strong>le</strong> rocher, <strong>le</strong> bas-relief<br />

du Dieu Mithra constitue <strong>le</strong><br />

fond d’un ancien temp<strong>le</strong><br />

romain. Le Dieu Mithra<br />

apparaît sous la silhouette d’un<br />

jeune homme égorgeant <strong>le</strong> taureau qu’il chevauche. Par ce sacrifice,<br />

il assure <strong>le</strong> salut du monde menacé par <strong>le</strong>s forces du mal, représentées<br />

par <strong>le</strong> serpent et <strong>le</strong> scorpion. De l’animal jaillit une vie nouvel<strong>le</strong><br />

illustrée par l’épi de blé que l’on distingue à l’extrémité de la queue<br />

du taureau. Le so<strong>le</strong>il et la lune, à l’extérieur de la scène, donnent une<br />

dimension cosmique au sacrifice. Réservé aux hommes, <strong>le</strong> culte de<br />

Mithra, d’origine iranienne, est très répandu dans <strong>le</strong> monde romain<br />

aux II e et III e sièc<strong>le</strong>s.<br />

Description extraite de la plaquette “2000 ans, pas à pas” disponib<strong>le</strong> en mairie et à l’office<br />

de tourisme de Bourg Saint Andéol.<br />

Les Gouls de Tourne<br />

La fontaine de Tourne se compose de deux sources<br />

de type vauclusien, <strong>le</strong> Grand Goul et <strong>le</strong> Petit Goul,<br />

qui jaillissent d’un rocher calcaire et encadrent <strong>le</strong><br />

bas-relief du Dieu Mithra. Les eaux de Tourne qui<br />

ont alimenté une partie de la vieil<strong>le</strong> vil<strong>le</strong> pendant<br />

près de trois sièc<strong>le</strong>s, assurent encore aujourd’hui <strong>le</strong>s<br />

besoins du canton.<br />

Réputés au niveau mondial dans l’univers de la<br />

plongée spéléo, <strong>le</strong>s Gouls ont permis à Sylvain<br />

Redoutey de battre <strong>le</strong> record d’Europe de plongée<br />

spéléo en 2004 (-209 mètres). Leurs mystères ne sont pas encore tous dévoilés.<br />

Revente<br />

Loi sur<br />

de Bel<strong>le</strong>vue la laïcité de<br />

et achat Ju<strong>le</strong>s Ferry<br />

des terrains et expulsion<br />

de Saint Joseph des moines<br />

pour construire<br />

<strong>le</strong> couvent Achat<br />

du couvent<br />

par <strong>le</strong> député<br />

Broët<br />

Mise à<br />

disposition<br />

et installation<br />

des frères<br />

des Eco<strong>le</strong>s<br />

Chrétiennes<br />

dans <strong>le</strong> lieu<br />

Rachat<br />

par <strong>le</strong>s frères et<br />

agrandissement<br />

du bâtiment<br />

pour développer<br />

l’éco<strong>le</strong><br />

et <strong>le</strong> pensionnat<br />

Direction<br />

de Saint Joseph<br />

cédée<br />

aux c<strong>le</strong>rcs<br />

de Saint Viateur<br />

Fin<br />

du<br />

pensionnat<br />

Le témoignage du frère Savel, qui fut enseignant puis directeur de l’éco<strong>le</strong> entre<br />

1968 et 1993, nous donne une image plus “moderne” de l’établissement :<br />

A cette époque-là, la vocation de ce lieu était doub<strong>le</strong> :<br />

un pensionnat qui accueillait une centaine de pensionnaires de 6 à 17 ans ;<br />

une éco<strong>le</strong> primaire comprenant une centaine d’élèves<br />

(externes et internes).<br />

L’éco<strong>le</strong> était renommée dans la région, on y venait d’assez loin ; pour <strong>le</strong>s plus<br />

jeunes, <strong>le</strong>s pensionnaires étaient en général issus de famil<strong>le</strong>s en difficultés<br />

(divorces, décès…).<br />

C’est durant cette période que l’éco<strong>le</strong> privée s’ouvre largement sur la vil<strong>le</strong> ;<br />

l’enseignement religieux y tient une place moins grande, on s’attache plus au<br />

développement de l’homme et des règ<strong>le</strong>s de la vie en société, c’est l’humain<br />

qui prend <strong>le</strong> pas sur <strong>le</strong> religieux.<br />

Après 1968, l’évolution de l’éco<strong>le</strong> a suivi l’évolution de la société, et sous l’influence<br />

du frère Savel qui était un humaniste éclairé, l’éco<strong>le</strong> s’est ouverte aux idées<br />

modernes et à la culture.<br />

On y organise, au mois de juin, des “kermesses “ très populaires, qui sont l’occasion<br />

de fêtes associant tous <strong>le</strong>s Bourguésans (c’est lors d’une de ces kermesses, en 1978,<br />

qu’Alain Reynaud fera ses premiers pas de clown sur scène, avec son accordéon)<br />

Bientôt seront organisés <strong>le</strong>s<br />

“salons de peinture”, aux<br />

vacances de Pâques, donnant là<br />

encore l’occasion d’ouvrir l’éco<strong>le</strong><br />

aux artistes et à la population loca<strong>le</strong>.<br />

Les élèves et <strong>le</strong>urs éducateurs<br />

participent aux carnavals… En été,<br />

des camps de vacances sont organisés,<br />

favorisant la mixité socia<strong>le</strong>.<br />

L’enseignement et la discipline sont<br />

moins sévères, malgré quelques frères<br />

qui restent partisans d’une éducation<br />

stricte “à l’ancienne”…<br />

Le pensionnat restait assez vétuste et<br />

spartiate, mais <strong>le</strong>s élèves sortant tous <strong>le</strong>s<br />

week-ends étaient moins coupés de <strong>le</strong>ur<br />

famil<strong>le</strong>.<br />

Le frère Savel se réjouit de l’orientation prise pour la réhabilitation de ce lieu,<br />

il y voit une continuité, porteuse de sens, de la transmission et de la formation des jeunes, qui sont<br />

fondamenta<strong>le</strong>s pour l’évolution de notre monde.<br />

L’éco<strong>le</strong> Saint Joseph, lieu de vie et de transmission, lieu encore bien vivant dans <strong>le</strong>s souvenirs,<br />

sera bientôt à nouveau vivant dans la vil<strong>le</strong>… témoin des mutations socioculturel<strong>le</strong>s de ces<br />

dernières décennies.<br />

L’évocation du passé permet de rendre compte de l’histoire et de l’esprit du lieu, qui se propage,<br />

aujourd’hui encore, malgré son abandon, puis sa transformation actuel<strong>le</strong> en un lieu dédié à la<br />

transmission et à la création artistique.<br />

Un lieu pour transmettre la vision d’une société où l’art, au cœur de la vie, donne du sens à<br />

l’existence humaine et de l’espoir aux générations qui nous suivront.<br />

Un <strong>fil</strong>s de menuisier va rentrer à Saint Joseph, faisant vibrer <strong>le</strong>s souvenirs de toutes <strong>le</strong>s petites<br />

âmes qui dorment en ces murs, pour <strong>le</strong>s faire danser.<br />

© Hervé SCHMELZLE


La transmission<br />

des arts du clown<br />

Créer un lieu de transmission et de formation aux arts du clown et aux disciplines artistiques qui y sont associées<br />

est l’un des axes forts du projet élaboré par l’équipe des Nouveaux Nez depuis plus de dix ans.<br />

Longtemps, <strong>le</strong> clown fut indissociab<strong>le</strong> des arts du cirque, au même titre que <strong>le</strong>s acrobates ou <strong>le</strong>s animaux.<br />

Force est de constater aujourd’hui, que la figure du clown, tout en restant liée à cel<strong>le</strong> du cirque, s’en est par ail<strong>le</strong>urs<br />

émancipée, en devenant un art autonome. L’émergence d’une génération de “nouveaux clowns“, se produisant<br />

au théâtre, au cabaret et dans la rue, s’est accompagnée d’une nouvel<strong>le</strong> pédagogie de l’art clownesque, initiée<br />

par Jacques Lecoq, dans <strong>le</strong>s années 60.<br />

Le métier de clown consiste à maîtriser un ensemb<strong>le</strong> de techniques, permettant à un personnage créé de faire<br />

rire <strong>le</strong> public, à partir de son caractère et de sa maladresse, avec <strong>le</strong> plus d’évidence et d’émotion possib<strong>le</strong>s.<br />

C’est l’un des arts de la scène <strong>le</strong>s plus exigeants, en matière de technique, de présence, d’écriture, de relation<br />

au public.<br />

Ce métier exige en effet, d’être un bon mime, un bon acteur, un bon acrobate, un bon musicien, un bon<br />

auteur et un bon metteur en scène !<br />

Forts de <strong>le</strong>ur longue expérience professionnel<strong>le</strong> et entourés d’une équipe artistique et pédagogique aux<br />

ta<strong>le</strong>nts reconnus (en particulier André Riot-Sarcey, Alain Gautré et Alain Reynaud), c’est donc ce vaste<br />

programme de transmission et de formation aux arts clownesques que proposeront <strong>le</strong>s Nouveaux Nez,<br />

dans la”Maison des Arts du Clown et du Cirque”.<br />

“Devenir clown, ce n’est pas mettre un nez rouge, ce n’est pas être caricatural ou excentrique, mettre des habits<br />

colorés et des cheveux rouges, ce n’est pas rire ou p<strong>le</strong>urer fort, devenir clown, c’est devenir poème… On dit en<br />

Afrique qu’un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît ; je pense qu’un clown qui apparaît, c’est un<br />

poème qui nous est donné, et qu’un clown qui disparaît, c’est un poème que l’on ne pourra plus lire. “<br />

François Cervantes<br />

“Il faut donner <strong>le</strong>s moyens de construire son personnage et en même temps de garder une liberté tota<strong>le</strong>. Au<br />

niveau des exercices, c’est un travail fou entre la rigueur technique et la liberté d’improvisation… Ce qui est<br />

symptomatique dans l’histoire du clown, c’est qu’on ne cesse de l’enfermer dans des cadres et il ne fait qu’en<br />

sortir… Il a traversé la piste, <strong>le</strong> cinéma, <strong>le</strong> théâtre… Il y a une nécessité de survie. “<br />

André Riot-Sarcey<br />

Conseil général<br />

de l’<strong>Ardèche</strong><br />

Hôtel du Département<br />

Quartier La Chaumette<br />

BP 737 - 07007 Privas cedex<br />

Tél. 04 75 66 77 07<br />

www.ardeche.fr<br />

Territoires du cirque<br />

APIAC<br />

Quartier de Tourne<br />

BP 55 - 07700 Bourg Saint Andéol<br />

Tél. 04 75 54 40 46<br />

apiac@club-internet.fr<br />

www.apiac.fr<br />

La mémoire<br />

inconsciente,<br />

ou l’art<br />

des coïncidences…<br />

Dans <strong>le</strong>s années 35 – 36, une famil<strong>le</strong> de réfugiés espagnols<br />

fuyant <strong>le</strong> franquisme, pose – par quels hasards ?...<br />

– ses valises à Bourg St Andéol ; <strong>le</strong>s enfants sont recueillis<br />

à l’éco<strong>le</strong> St Joseph, et apprendront la musique avec des<br />

musiciens bourguésans (Messieurs Pierre Tournayre,<br />

Platons, Pommier…).<br />

Quelques années plus tard, devenus des clowns très<br />

célèbres : “<strong>le</strong>s frères Barracetas “, de renommée<br />

mondia<strong>le</strong>, ils n’oublient pas Bourg St Andéol, et l’accueil<br />

cha<strong>le</strong>ureux qu’ils y reçurent :<br />

“…un comique est toujours un sentimental, j’aime Bourg<br />

St Andéol plus que n’importe quel<strong>le</strong> grande vil<strong>le</strong> (à part ma<br />

vil<strong>le</strong> chérie qui est Barcelona), je la préfère à Paris, Londres,<br />

Berlin, Copenhague, Léningrad, Moscou, New york...<br />

Une promenade jusqu’à la ferme des Platons, a pour moi, un plus<br />

grand attrait qu’une randonnée dans <strong>le</strong>s fjords de Norvège, et pourtant<br />

ils sont si fantastiques !... “<br />

(extrait d’une <strong>le</strong>ttre adressée à Pierre Tournayre par Barracetas, en 1956)<br />

L’association “territoires de cirque”, créée en 2004, rassemb<strong>le</strong> <strong>le</strong>s 11 pô<strong>le</strong>s arts du cirque, répartis sur<br />

<strong>le</strong> territoire.<br />

El<strong>le</strong> a pour objectifs de créer un espace de concertation et d’action professionnel<strong>le</strong>,d’être un partenaire<br />

actif, et force de proposition auprès des pouvoirs publics et des partenaires institutionnels, de prendre<br />

part au débat national et international concernant <strong>le</strong> développement des arts du cirque.<br />

Création : 0475359172 - Photos : Philippe Cibil<strong>le</strong> et Nicholas Minns


Comment<br />

ça fonctionne ?<br />

La Cascade, maison des arts du clown<br />

et du cirque, est gérée sous forme associative par :<br />

l’AGC : association de gestion de La Cascade<br />

Cette association, dont l’activité revêt un caractère de service public, conduit un projet artistique et<br />

culturel validé par <strong>le</strong>s partenaires publics.<br />

El<strong>le</strong> est présidée par André Barcet, professeur d’économie à l’Université Lumière-Lyon 2.<br />

La direction artistique est assurée par Alain Reynaud, artiste clown.<br />

La direction administrative par Claire Vacheret-Peysson, secrétaire généra<strong>le</strong>, et Bernard Duflau,<br />

administrateur.<br />

La direction technique, par Jean Louis Uliana.<br />

Une équipe de permanents assure la mise en place et <strong>le</strong> dérou<strong>le</strong>ment des activités :<br />

> Sophie Constantinidis, chargée du développement des activités<br />

> Luci<strong>le</strong> Reuillard, assistante aux activités et à la communication<br />

> Valérie Dauriac, secrétaire d’accueil<br />

> Une secrétaire comptab<strong>le</strong><br />

> Un technicien de maintenance<br />

Cette équipe permanente s’adjoint, en fonction des besoins, des salariés intermittents :<br />

artistes, régisseurs, formateurs, scénographes, costumiers…(entre 70 et 80 contrats<br />

par an).<br />

L’association de gestion est signataire d’une convention pluriannuel<strong>le</strong> d’objectifs avec<br />

l’ensemb<strong>le</strong> des partenaires publics : l’Etat, la Région Rhône-Alpes, <strong>le</strong> Conseil général<br />

de l’<strong>Ardèche</strong>, la commune de Bourg-Saint-Andéol, qui s‘engagent éga<strong>le</strong>ment à la soutenir<br />

financièrement.<br />

Conseil général de l’<strong>Ardèche</strong><br />

Hôtel du Département<br />

Quartier La Chaumette<br />

BP 737 - 07007 Privas cedex<br />

Tél. 04 75 66 77 07<br />

www.ardeche.fr<br />

Territoire de cirque<br />

La Cascade<br />

Av de Tourne<br />

07700 Bourg Saint Andéol<br />

Tél. 04 75 54 40 46<br />

contact@lacascadeclownetcirque.fr<br />

www.lacascadeclownetcirque.fr<br />

Le bâtiment qui abrite <strong>le</strong>s activités de l’AGC et des<br />

deux compagnies est propriété du Conseil général de<br />

l’<strong>Ardèche</strong>, maître d'ouvrage de l'opération. Il est mis<br />

à disposition par voie de convention.<br />

La Maison des arts du clown et du cirque bénéficie des<br />

ressources et contributions artistiques régulières des<br />

deux compagnies de création : Les Nouveaux Nez et <strong>le</strong>s<br />

Colporteurs, co-fondatrices du projet et résidentes<br />

permanentes à la Cascade.<br />

La compagnie VIA est présidée par Daniel Vaucher,<br />

ingénieur acousticien. El<strong>le</strong> est dirigée artistiquement par <strong>le</strong> col<strong>le</strong>ctif<br />

d’artistes des Nouveaux Nez : Alain Reynaud, Nicolas Bernard,<br />

Roseline Guinet, André Riot-Sarcey. L’administratrice est Noël<strong>le</strong><br />

Vachon, assistée de Valérie Jobard et Caro<strong>le</strong> Bourberbouche, comptab<strong>le</strong>.<br />

La compagnie des Colporteurs est présidée par<br />

Christophe Charbonnel, DRH à La Friche Bel<strong>le</strong> de Mai à Marseil<strong>le</strong>.<br />

El<strong>le</strong> est dirigée par Antoine Rigot ; Céci<strong>le</strong> Cohen est assistante au projet<br />

artistique, l’administratrice est Fanny Dupasquier, la chargée de production<br />

et de diffusion est Valérie Mustel, et <strong>le</strong> directeur technique de la compagnie<br />

est Eric Hennaut.<br />

L'association "territoires de cirque" créée en 2004, rassemb<strong>le</strong> actuel<strong>le</strong>ment 20 structures des production et<br />

de diffusion (scène nationa<strong>le</strong>, scènes conventionnées, lieux patrimoniaux, lieux de création et de production)<br />

dont 11 pô<strong>le</strong>s arts du cirque membres fondateurs.<br />

El<strong>le</strong> a pour objectifs de créer un espace de concertation et d’action professionnel<strong>le</strong>, d’être un partenaire actif,<br />

et force de proposition auprès des pouvoirs publics et des partenaires institutionnels, de prendre part au<br />

débat national et international concernant <strong>le</strong> développement des arts du cirque.<br />

www.territoiresdecirque.com<br />

Création : 0475359172 - Photos : Yann Guénard, Philippe Cibil<strong>le</strong>, Alain Simon, Jean-Pierre Estournet<br />

La Cascade Maison des arts du clown et du cirque<br />

<strong>le</strong> <strong>fil</strong><br />

R uge<br />

JOURNAL D’INFORMATION DE LA CASCADE<br />

MAISON DES ARTS DU CLOWN ET DU CIRQUE<br />

Avril<br />

2008<br />

N°03<br />

Édito<br />

Comment dire autrement que...<br />

" je suis fier ! "<br />

Fier d'avoir cru en ce projet.<br />

Fier de l'avoir porté et soutenu contre<br />

vents et marées, partout et<br />

toujours lorsqu'il était décrié.<br />

Fier de <strong>le</strong> voir aujourd'hui terminé,<br />

prêt à s'animer.<br />

Fier, enfin, que nous ayons eu<br />

raison avant tout <strong>le</strong> monde de<br />

croire possib<strong>le</strong> l'implantation de<br />

clowns, ici à Bourg-Saint-Andéol,<br />

base naturel<strong>le</strong> de <strong>le</strong>urs envolées<br />

mondia<strong>le</strong>s, base naturel<strong>le</strong> d'un lieu<br />

ressource, base naturel<strong>le</strong> de <strong>le</strong>ur<br />

inspiration !<br />

Car cette réussite est col<strong>le</strong>ctive.<br />

El<strong>le</strong> est la somme de volontés venues<br />

d'horizons différents et animées par la<br />

même détermination.<br />

Pour créer l'alchimie, il faut un public, une<br />

population, un territoire, des partenaires<br />

financiers publics mais aussi la chance d'habiter<br />

un département qui féconde des artistes.<br />

Formidab<strong>le</strong> vecteur pour faire se rencontrer des<br />

univers, voire des cultures différentes, pour tisser<br />

des liens et des collaborations, <strong>le</strong> spectac<strong>le</strong> vivant<br />

apporte ce regard, chaque fois renouvelé, sur <strong>le</strong><br />

monde, <strong>le</strong>s êtres et <strong>le</strong>ur environnement.<br />

Alors que <strong>le</strong>s Arts de la rue et de la piste opèrent<br />

une entrée remarquée dans <strong>le</strong>s politiques publiques<br />

du spectac<strong>le</strong> vivant, <strong>le</strong> Département de l'<strong>Ardèche</strong> joue<br />

<strong>le</strong>s précurseurs. Il a très tôt pris en compte <strong>le</strong> potentiel<br />

fédérateur de ces disciplines portées par une nouvel<strong>le</strong><br />

génération d'artistes soucieux d'instaurer d'autres formes<br />

de relation au public.<br />

Il a porté ce projet comme maître d'ouvrage. Maître<br />

d'ouvrage dans tous <strong>le</strong>s sens du terme : bâtisseur et<br />

financeur, accompagnateur et animateur, soutien des<br />

artistes et porte-paro<strong>le</strong> de <strong>le</strong>urs désirs, de <strong>le</strong>ur conviction,<br />

de <strong>le</strong>ur enthousiasme, de <strong>le</strong>ur ta<strong>le</strong>nt.<br />

Aujourd'hui, <strong>le</strong> Département de l'<strong>Ardèche</strong> se fait plus discret,<br />

cédant aux artistes <strong>le</strong> lieu, <strong>le</strong>ur remettant <strong>le</strong>s clés d'une<br />

"maison" qui va devenir la <strong>le</strong>ur, cel<strong>le</strong> de compagnonnages<br />

artistiques et humains, d'aventures partagées, de complicités<br />

avec <strong>le</strong>s publics. Centre de ressource, lieu de création, lieu<br />

de formation et de transmission, la Cascade vo<strong>le</strong> de ses<br />

propres ai<strong>le</strong>s, accompagnée par une nuée de nez rouges...<br />

de <strong>fil</strong>-de-féristes audacieux, d'acrobates généreux, de créateurs<br />

innovants... L'<strong>Ardèche</strong> n'en bril<strong>le</strong>ra que plus ici et ail<strong>le</strong>urs.<br />

Soyons-en fiers !<br />

Pascal Terrasse<br />

Député de l'<strong>Ardèche</strong>,<br />

Président du Conseil général


Qu’est ce qui s’y passe ?<br />

“Mon envie d’être clown est née en même temps que cel<strong>le</strong> de dédier<br />

un lieu à ce personnage dont j’ignorais tout… comme <strong>le</strong><br />

pressentiment que cet acteur comp<strong>le</strong>t avait besoin d’un toit<br />

sous <strong>le</strong>quel cohabitent <strong>le</strong>s différents maillons d’une vie artistique,<br />

depuis <strong>le</strong>s balbutiements de l’apprentissage jusqu’aux soirs de<br />

représentations.<br />

Un espace où il y aurait de la lumière, où on serait accueilli avant<br />

de se présenter au public ; où <strong>le</strong> quotidien de l’artiste, son entraînement,<br />

seraient considérés comme un acte créatif…<br />

Un lieu où la création contemporaine n’efface pas la mémoire, <strong>le</strong> cirque et <strong>le</strong><br />

clown étant des domaines d’invention, mais aussi des arts de répertoire.<br />

Une oasis, car l’humain qui porte l’artiste a besoin de s’abreuver.<br />

Une maison qui permette la permanence artistique, car <strong>le</strong>s métiers du cirque<br />

et de la scène sont avant tout des engagements de vie…”<br />

Les espaces<br />

05<br />

Les petites sal<strong>le</strong>s<br />

de travail<br />

Alain Reynaud - clown<br />

La sal<strong>le</strong> de<br />

représentation<br />

Toutes <strong>le</strong>s formes de représentations (cirque<br />

en frontal, théâtre, chorégraphie, musique…)<br />

y trouvent <strong>le</strong>ur place. Avec un plateau<br />

professionnel et une jauge en gradins<br />

de 160 à 180 places, el<strong>le</strong> offre un très bon<br />

rapport de proximité au public. C’est<br />

éga<strong>le</strong>ment un lieu pouvant accueillir des artistes<br />

en création. Associée à des espaces de<br />

fabrication de costumes et de décor, el<strong>le</strong> permet<br />

la finalisation d’un spectac<strong>le</strong> ou d’un numéro,<br />

avant sa présentation au public.<br />

Le terrain de jeu<br />

Espace par excel<strong>le</strong>nce dédié aux disciplines<br />

circassiennes, il bénéficie d’un équipement<br />

très performant, qui en fait un véritab<strong>le</strong> studio<br />

de création et d’entraînement pour <strong>le</strong>s<br />

arts du cirque : <strong>fil</strong>, trapèze, jonglage, acrobatie,<br />

trampoline, mât chinois, barre russe, bascu<strong>le</strong>...<br />

Il est <strong>le</strong> lieu d’entraînement quotidien<br />

des artistes de cirque, <strong>le</strong> lieu du travail de<br />

recherche et de création, du croisement des<br />

disciplines artistiques, de l’apprentissage des<br />

arts du cirque pour <strong>le</strong>s jeunes et <strong>le</strong>s amateurs<br />

et des formations spécifiques pour <strong>le</strong>s<br />

professionnels.<br />

Pour la musique, <strong>le</strong> travail en solo ou en duo, el<strong>le</strong>s conviennent tout<br />

particulièrement aux résidences d’artistes ou au travail d’écriture<br />

et de recherche.<br />

Lieux “d’intimité”, el<strong>le</strong>s permettent <strong>le</strong> travail et la recherche artistique,<br />

avant l’accès au plateau.<br />

06<br />

Le projet artistique<br />

C’est un lieu d’entraînement quotidien pour <strong>le</strong>s artistes de<br />

cirque, <strong>le</strong>s clowns et aussi <strong>le</strong>s musiciens, <strong>le</strong>s danseurs, <strong>le</strong>s acteurs…permettant<br />

<strong>le</strong> croisement des disciplines artistiques (terrain de jeu, sal<strong>le</strong> de danse, sal<strong>le</strong>s<br />

de travail, sal<strong>le</strong> de représentation).<br />

C’est un lieu de création, par la présence des deux compagnies<br />

associées : Les Nouveaux Nez et <strong>le</strong>s Colporteurs, et l’invitation faite à d’autres<br />

artistes, d’autres compagnies, de venir à “La Cascade” pour des résidences de<br />

création (sal<strong>le</strong> de représentation, terrain de jeu, espace chapiteau, sal<strong>le</strong> de<br />

costumes, sal<strong>le</strong> de création de décors, logements).<br />

C’est un lieu de formation et de transmission : de l’initiation<br />

des enfants et des amateurs, à la recherche très approfondie, avec des artistes<br />

reconnus comme <strong>le</strong>s meil<strong>le</strong>urs dans <strong>le</strong>ur discipline, en passant par la formation<br />

continue des artistes professionnels.<br />

“La Cascade” sera <strong>le</strong> berceau de la première “Licence professionnel<strong>le</strong> art du clown”,<br />

en partenariat avec l’Université Lyon 2.<br />

C’est un lieu de rayonnement artistique et culturel,<br />

permettant la rencontre avec <strong>le</strong> public (sal<strong>le</strong> de représentation, espace chapiteau,<br />

cloître, foyer).<br />

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L’espace chapiteau<br />

L’esplanade, devant <strong>le</strong> bâtiment, permet l’implantation de chapiteaux.<br />

Le cirque est indissociab<strong>le</strong> de cet espace circulaire qui en fait la<br />

spécificité. En France, très peu de lieux offrent aux artistes une tel<strong>le</strong><br />

possibilité de travail<strong>le</strong>r en circulaire.<br />

Cet espace est associé à une aire de stationnement pour <strong>le</strong>s caravanes<br />

où logent des artistes itinérants.<br />

L’esplanade est éga<strong>le</strong>ment un lieu de p<strong>le</strong>in air, pour y monter, à la<br />

bel<strong>le</strong> saison, en surplomb du quartier historique du Dieu Mithra, des<br />

structures éphémères (portiques, kiosque…) permettant la<br />

préparation de spectac<strong>le</strong>s destinés à l’espace public.<br />

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Le foyer<br />

Baptisé “<strong>le</strong> Barracetas” en hommage aux célèbres clowns espagnols<br />

qui ont fréquenté l’éco<strong>le</strong> Saint-Joseph dans <strong>le</strong>s années 1930. Lieu<br />

d’accueil, de rencontres et d’échanges, il est <strong>le</strong> lien indispensab<strong>le</strong><br />

entre tous <strong>le</strong>s acteurs de la maison et <strong>le</strong> public et un espace de<br />

convivialité autour de découvertes artistiques et gustatives.<br />

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Les bureaux<br />

Au 1 er étage, un espace administratif pour l’équipe de l’AGC et <strong>le</strong>s<br />

compagnies.<br />

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Les logements<br />

4 chambres avec une cuisine et une sal<strong>le</strong> de séjour offrent de grandes<br />

facilités aux artistes accueillis en résidences de longue durée.<br />

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La sal<strong>le</strong> de danse<br />

La sal<strong>le</strong> de danse est dédiée au travail corporel ;<br />

ses dimensions et son parquet sont<br />

particulièrement adaptés à la danse, l’acrobatie,<br />

l’équilibre…El<strong>le</strong> est aussi un espace d’entraînement,<br />

de répétitions, d’ateliers<br />

d’initiation pour <strong>le</strong>s jeunes et <strong>le</strong>s amateurs.<br />

Les stages de formation continue dédiés au<br />

clown associés aux disciplines corporel<strong>le</strong>s s’y<br />

dérou<strong>le</strong>nt.<br />

Le cloître<br />

C’est <strong>le</strong> cœur du bâtiment, <strong>le</strong> lien <strong>le</strong> plus<br />

évident avec son histoire mais aussi un espace<br />

de circulation et de rencontres avec<br />

ses arcades et son ouverture sur <strong>le</strong> b<strong>le</strong>u du<br />

ciel.<br />

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L’espace ressources<br />

Il a une fonction centra<strong>le</strong> pour l’accueil des groupes scolaires ou<br />

amateurs, pour se documenter, s’informer, voir des <strong>fil</strong>ms, etc.<br />

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Les lieux de stockage<br />

Pour <strong>le</strong>s décors, <strong>le</strong>s costumes, l’envers du décor en somme.

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