Fr-19-03-2013

djazairnews.info

Fr-19-03-2013

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Des séquences du film sur

Krim Belkacem tournées

à la hâte

Un navet

en chantier !

Produit par le ministère des

Moudjahidine, le film « D Argaz »

(c'est un homme) sur Krim

Belkacem n'a pas bénéficié de

toute l'attention qu'il faut, à

l'image du héros auquel on veut

rendre hommage. > Page 4

Le D r Salah Mouhoubi

«Lagarde aurait dû prendre

son chèque et se taire»

Dans cet entretien, l'économiste décrypte les

messages de la directrice générale du Fonds

monétaire international (FMI), transmis lors de son

séjour à Alger, la semaine dernière. Il considère que

les satisfecit de M me Lagarde sont contre-productifs

pour l'Algérie. > Pages 2 et 3

Eloge de son passé

djihadiste en Afghanistan

Soltani nie tout

en bloc

L’ex-ministre d’Etat et président

sortant du Mouvement de la

société pour la paix (MSP),

Aboudjerra Soltani, a nié en bloc

les déclarations qui lui auraient

été attribuées par un quotidien

arabophone, la semaine dernière,

où il vantait ses aptitudes en

matière de maniement d’armes

pendant sa période «afghane».

> Pages 5 et 11

Le commandant Azzedine au

Forum de Liberté

Depuis 1962, ce sont

les usurpateurs

qui détiennent

le pouvoir

Lors de son passage hier au Forum de

notre confrère Liberté, Rabah Zerari, dit

commandant Azzedine, figure de proue

de la guerre de Libération nationale, a

dressé un tableau noir sur la situation

politique du pays. Il a tiré à boulets

rouges sur les détenteurs du pouvoir,

qu'il a qualifiés d'usurpateurs.

> Page 6

Quotidien national - Mardi 19 mars 2013 - N°1465 - Prix : 10 DZD - 1 EURO - ISSN 1112-7406


2 > A L A U N E

Le D r Salah Mouhoubi

«Lagarde aurait dû prendre

son chèque et se taire»

Salah Mouhoubi est connu dans le monde de l’économie

et de la finance. Il est diplômé de l'Institut d'études

politiques de Paris (spécialité monnaie et finances

publiques), titulaire d’un doctorat de 3 e cycle de l'Ecole

des hautes études en sciences sociales de l'université de

Paris et diplômé de l'Institut des hautes études

internationales de l'université Panthéon-Sorbonne à

Paris 2. Dans cet entretien accordé à Algérie News,

le D r Mouhoubi décrypte les messages de la directrice

générale du Fonds monétaire international (FMI), livrés

lors de son séjour à Alger, la semaine dernière. Il

considère que les satisfecit de M me Lagarde sont contreproductifs

pour l'Algérie et plaide pour une nouvelle

politique économique, financière et monétaire du pays

pour éviter que l'Algérie devienne un pays sans avenir.

Algérie News : La directrice générale du Fonds

monétaire international (FMI), Christine

Lagarde, a loué la robustesse de l’économie algérienne

et a même prédit le plein emploi et la

réduction du taux de chômage à 5% de la population

active. Qu’en pensez-vous ?

D r Salah Mouhoubi : D’abord, il faut souligner

un fait qui n’a échappé à personne. La visite

de la première responsable du Fonds monétaire

international en Algérie a été dictée par le fait que

l’Algérie et cette institution monétaire ont signé

un accord de prêt de 5 milliards de dollars. C’est,

en quelque sorte, pour concrétiser cette opération

par ce geste – parce que ce n’est pas tous les

jours que le premier responsable du FMI

séjourne en Algérie – même pour des raisons très

importantes. Donc cette visite est tout à fait symbolique.

Moi en ce qui me concerne, je demeure

circonspect concernant les déclarations de

M me Lagarde. Elle a prononcé des paroles de circonstance

lors de sa venue. Et puis, elle ne va pas

quand même se permettre de critiquer l’Algérie

qui vient de lui accorder un chèque, et peut-être

aussi d’autres chèques à l’avenir, puisque

l’Algérie est un pays excédentaire et il y a des

besoins croissants du Fonds monétaire international

pour intervenir dans les pays en crise,

notamment dans la zone euro. Donc, il faut

ménager un pays qui a des disponibilités très

importantes. M me Lagarde a brossé un tableau

complaisant de la situation économique du pays.

Ce qui m’a étonné, c’est qu’elle a parlé comme un

économiste du Fonds et non comme un responsable.

Elle aurait pu se taire et ne pas aborder certains

sujets. En réalité, elle a évité d’aborder les

sujets qui fâchent et que l’on retrouve d’ailleurs

dans tous les rapports du FMI concernant

l’Algérie. Ce qui est surprenant, c’est qu’elle n’a

pas dit un mot sur les faiblesses et les vulnérabilités

en Algérie. Tout va bien en Algérie. Or, c’est

complètement faux, tout ne va pas bien en

Algérie.

«M me Lagarde

a brossé un

tableau

complaisant

de la situation

économique

du pays. Ce qui

m’a étonné, c’est

qu’elle a parlé

comme un

économiste du

Fonds et non

comme un

responsable.

Elle aurait pu se

taire et ne pas

aborder certains

sujets. »

Mais elle a critiqué la règle 49/51 pour l’investissement

étranger en Algérie et plaidé pour le rétablissement

du crédit à la consommation. Vousmême

avez publié en 2012 un livre sur les vulnérabilités

de l’économie algérienne et sur les

mesures de protection contre la crise financière

internationale. Comment avez-vous accueilli ces

critiques ?

Tout à fait. La règle 49/51 pour les investissements

directs étrangers (IDE) a été critiquée par

les Algériens eux-mêmes, d’abord. Moi-même,

j’ai écrit un livre dans lequel j’ai défendu une certaine

thèse, notamment en ce qui concerne cette

politique d’encouragement de la consommation

qui a porté pratiquement un préjudice à nos

finances extérieures parce qu’à ce rythme, nous

allons consacrer pratiquement tous nos revenus

en devises tirés de la vente des hydrocarbures à

acheter des biens qui ne correspondent pas à des

objectifs économiques. Donc, je ne vois pas pourquoi

l’Algérie ouvre son marché aux économies

étrangères qui sont en difficulté. Je vous cite, par

exemple, le crédit à la consommation. Comment

cela se fait-il que dans un pays qui ne produit

rien et qui importe tout, on encourage le crédit à

la consommation. Cela s’appelle décourager pratiquement

tout investissement productif et toute

tentative de construction d’une économie horshydrocarbures.

Donc, les conseils de M me Lagarde

sont contraires à l’intérêt national parce que je ne

vois pas pourquoi l’Algérie subventionne l’industrie

automobile à l’étranger en encoura-geant le

crédit automobile ? D’autant que nous avons un

problème de savoir-faire de par cette infrastructure

ainsi que des problèmes avec certains

constructeurs automobiles, notamment Renault

qui installe une usine de montage automobile au

Maroc et non pas en Algérie alors que c’est le

marché le plus important.

Le FMI n’est pas là pour défendre les intérêts

de l’Algérie mais pour les intérêts des économies

occidentales et on le sait à travers certaines déclarations.

M me Lagarde est donc venue récupérer le chèque

et vous prévoyez qu’il y a encore d’autres prêts

qui seront accordés au FMI par l’Algérie à l’avenir.

La question est de savoir ce que gagne

l’Algérie en retour. La nouvelle posture de

l’Algérie au sein de l’institution de Bretton-

Woods lui permettra-t-elle par exemple de

contribuer à infléchir l’orientation de l’aide du

FMI dans le sens d’en faire bénéficier davantage

les pays pauvres de l’hémisphère sud ?

Je ne pense pas car le FMI est une institution

qui est entre les mains de l’Occident. D’ailleurs, le

groupe du G-20 qui s’est penché au début de la

crise financière mondiale sur la réforme du FMI,

notamment sur la redistribution des pouvoirs à

l’intérieur du Fonds, sa réforme n’a pas abouti

jusqu’à présent. Même un pays comme la Chine,

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

qui est très excédentaire et qui prête au reste du

monde, n’a pas vu sa situation s’améliorer et ne

peut s’imposer dans les décisions du Fonds puisque

ce sont toujours les mêmes qui orientent les

décisions. D’ailleurs, c’est très simple, le DG du

Fonds est toujours soit un Français, un Européen

ou un Américain.

Par ailleurs, il n’est pas impossible que le FMI

puisse revenir en Algérie dans l’avenir pour solliciter

d’autres prêts. Mais ce n’est pas cela qui est

gênant car, après tout, on place bien notre argent

dans les banques étrangères et on achète bien des

bons du Trésor américain. Prêter au FMI n’est

pas risqué, encore faut-il connaître quelles sont

les conditions du prêt. Ce dont je me plains, c’est

de la complaisance du Fonds monétaire international

qui omet de tirer la sonnette d’alarme en

Algérie parce que la situation économique est

bonne. Ceci est complètement faux. D’une part,

quand on regarde la réalité du pays, et d’autre

part, quand on lit les rapports du Fonds sur l’économie

algérienne. A titre d’exemple, l’Algérie est

un pays très vulnérable et dépend d’une seule ressource

financière et son développement est tiré

par la dépense publique. Donc M me Lagarde ne

peut pas dire que tout se passe bien en Algérie et

que vous allez avoir un taux de croissance de

3,5%. Il y a des pays qui n’ont pas les mêmes ressources

que l’Algérie mais qui se portent mieux.

Or, la croissance chez nous est malsaine, elle est

tirée uniquement par la dépense publique. Ce ne

sont pas les secteurs productifs, créateurs de

richesses, l’industrie et l’agriculture par exemple,

qui créent la croissance et des emplois durables et

permanents, mais c’est la dépense publique, ce

sont tous les grands travaux qui sont lancés,

etc… Donc on ne peut pas dire que la situation

économique est bonne car, à très long terme, si

rien n’est fait pour diversifier notre économie,

bien au contraire, nous aurons un pays encore

plus vulnérable et peut-être aussi, mais je ne le

souhaite pas, un pays sans avenir économique.

Je suis également étonné que M me Lagarde n’ait

pas attiré l’attention des responsables algériens

sur la politique budgétaire débridée, cette politique

de subventions tous azimuts sans aucune

contrepartie économique alors que dans les précédents

rapports, le Fonds se plaignait de cette

politique budgétaire. Aussi, la politique du taux

de change actuelle ne nous permet pas de savoir

si le dinar est sous-évalué ou surévalué.

Actuellement, la valeur du dinar algérien ne

reflète pas l’état de l’économie algérienne, la

preuve est que nous avons un marché parallèle de

la devise qui se développe et qui constitue un

danger pour le pays, de même que le marché

informel. Donc, moi je ne comprends pas le satisfecit

de M me Lagarde adressé aux autorités financières

et monétaires en Algérie. C’est plutôt un

encouragement à perpétuer une situation qui

constitue un danger pour l’avenir du pays.

Amine B./D. News


De quoi l’Algérie a besoin en ce moment,

d’après-vous, puisque vous ne considérez pas

que les satisfecit de M me Lagarde soient de nature

constructive pour son avenir ?

L’Algérie, actuellement, a besoin d’une autre

politique économique et financière, d’une autre

politique monétaire. Nous voulons construire

une politique hors-hydrocarbures, cela suppose

des investissements. Or, comment peut-on relancer

l’investissement productif si, par ailleurs,

nous avons une politique monétaire restrictive. Il

y a actuellement des disponibilités financières au

niveau des banques qui ne sont pas utilisées parce

qu’on nous dit : Attention, vous allez détériorer

la balance commerciale et le dinar, vous allez

relancer l’inflation !!! Mais tous ces aléas dont on

veut se prémunir existent. L’inflation existe. La

balance commerciale est certes excédentaire,

mais on importe n’importe quoi. Donc, je pense

qu’il faut une autre politique économique, financière

et monétaire pour tirer le pays vers le haut

et le relancer sur le sentier d’une croissance saine

et forte, basée sur les secteurs productifs. Il faut

arrêter une politique budgétaire complètement

rénovée. La paix sociale ne s’achète pas, elle se

construit. Pour ce faire, il faut une économie

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

> A L A U N E

Amine B./D. News

« Je suis également étonné

que M me Lagarde n’ait pas

attiré l’attention des

responsables algériens sur la

politique budgétaire

débridée, cette politique de

subventions tous azimuts

sans aucune contrepartie

économique alors que dans

les précédents rapports, le

Fonds se plaignait de cette

politique budgétaire. »

3

créatrice d’emplois. La responsable du FMI peut

toujours dire qu’on peut baisser le taux de chômage

à 5%. Bien sûr que c’est possible, comme il

est possible d’avoir une croissance à 3,5%.

Comment expliquez-vous que l’Algérie, qui est

passée sous les fourches caudines du FMI dans

les années 1990, se retrouve, aujourd’hui, destinataire

de ce genre de satisfecit du FMI ? Est-ce

une façon de se montrer redevable envers

l’Algérie car la crise financière persiste ou bien

parce que le FMI lui-même a changé de vocation

?

Le FMI ne peut plus faire pression sur

l’Algérie puisque nous n’avons pas de problème

de balance des paiements ni de problèmes de

dette extérieure. Par contre, la structure de l’économie

algérienne n’a pas changé. Nous sommes

toujours un pays vulnérable. Le FMI, à travers les

propos tenus par M me Lagarde, semble avoir

occulté ces aspects. Ce qui est un peu dommage

car il aurait pu continuer à attirer l’attention des

autorités algériennes sur ces vulnérabilités. C’est

la raison pour laquelle je ne comprends pas les

satisfecit adressés à des personnes, responsables

des finances ou de la politique monétaire.

Par ailleurs, il faudra quand même souligner

un aspect qui me parait très important : je ne

comprends pas les interférences du FMI concernant

la souveraineté de l’Algérie, notamment ses

rapports avec le Maroc en particulier. Ce n’est pas

la première fois que le Fonds nous presse à faire

quelque chose pour aider les pays du Maghreb

pour aller vers plus d’intégration. Mais sur quelle

base ? Nous avons un lourd contentieux avec le

Maroc, par exemple. Nous allons faire fi de nos

intérêts pour faire plaisir à l’Occident et au

Maroc ? Comment voulez-vous que l’Algérie

puisse aider à l’intégration des pays du Maghreb

alors que le Maroc mène une guerre de colonisation

au Sahara occidental ? Est-ce qu’on a dit au

Maroc de cesser sa guerre coloniale qui absorbe

toutes ses ressources et d’accepter le droit du

Sahara occidental à l’autodétermination ? Ce

n’est pas à l’Algérie de financer le développement

ni du Maroc ni du Maghreb parce que nous avons

nos propres problèmes.

Ce qui est dommage, c’est que le Fonds monétaire

international prenne le relais des revendications

marocaines en occultant les intérêts de

l’Algérie.

On fait comme si c’est l’Algérie qui empêche

de tourner en rond. Pourtant l’Algérie aide les

pays du Maghreb d’une manière indirecte. Nous

avons des millions de touristes algériens qui vont

au Maroc et en Tunisie et cela rapporte de l’argent

à ces deux pays. Nous n’avons jamais fermé

nos frontières. Il ne faut pas omettre de signaler

qu’en dépit d’une frontière fermée avec le Maroc,

il y a une circulation des produits et surtout que

le marché algérien est inondé par la drogue qui

provient du Maroc. Donc que chacun balaie

devant sa porte.

Entretien réalisé par Kamel Aït Bessaï


4 > A L A U N E

Des séquences du film Krim Belkacem tournées à la hâte

Un navet en chantier !

Produit par le ministère des Moudjahidine, le film «Darguez» (C'est un homme, ndlr) sur Krim Belkacem n'a pas

bénéficié de toute l'attention qu'il faut, à l'image du héros à qui on veut rendre hommage.

Et pour cause, le tournage

dont le tour de manivelle

a été donné au

mois de septembre 2012

est «déjà» fini, d'après les déclarations

du réalisateur Ahmed

Rachedi. En plus du scénario qui

ne retracera pas le combat du

«Lion des djebels» de l'après-

1962, d'autres faits graves ont

émaillé la réalisation de cette

œuvre cinématographique sensée,

notamment en ce qui concerne

quelques scènes qui ont été

«bâclées» à la hâte, au niveau du

village Iaâllalen et à Draâ El

Mizan dans la wilaya de Tizi

Ouzou. Les citoyens de cette

région, qui a enfanté le signataire

des accords d'Evian, n'ont pas

caché leur « consternation » quant

à la façon avec laquelle le réalisateur

et son équipe ont débarqué et

ont filmé des scènes avant de

replier bagages au bout de 4 jours

seulement.

Tenez-vous. On tourne

avec des fous !

Boussaâd Sadani, président du

comité de village Iaâllalen, nous

raconte comment des scènes du

scénario se déroulant à Draâ El-

Mizan en 1947 ont été tournées

dans «l'improvisation et sans préparation

aucune». Dans l'objectif

de montrer le truquage des élections

par l'administration coloniale,

«Sur place, on a fait appel

aux gens qui voudraient participer

à une séquence qui montre le

caïd battre des Algériens qui n'allaient

pas voter.

Il n'y a eu aucun casting, ni

choix des figurants», explique

notre interlocuteur, ajoutant que

«des fous ont pu s'introduire sans

que l'équipe du tournage se rende

27 milliards de centimes accordés par le ministère

des Moudjahidine

Un budget et des interrogations

Pour les besoins de la réalisation

de son film, Ahmed

Rachedi a bénéficié d'une

cagnotte de 27 milliards de centimes,

alloués par le département

de Mohamed Chérif Abbas. C'est

ce que nous a confirmé une

source proche du dossier au

niveau du même ministère.

Une somme quand même

assez consistante pour réaliser

une œuvre à la hauteur du personnage

de Krim Belkacem. La

même source indique que le

ministère de la Culture aurait

refusé de contribuer à la réalisation

de cette œuvre cinématographique

au même titre que l'ENTV.

Après plusieurs années de blocage,

justifiées par le scénario qui

serait « trop long » et « l'espace »

qui aurait été réservé au personnage

de Abane Ramdane, les pouvoirs

publics finiront par donner

le quitus et le feu vert à Rachedi.

Les événements du film, dont le

scénario est co-écrit par le journaliste

Boukhalfa Amazit et le com-

compte ». Il a fallu plusieurs essais

où les figurants «riaient aux

éclats» pour qu'on arrive à réaliser

une séquence, relate M. Sadani

estimant que «lorsque je me suis

rendu compte à quel point le bricolage

était visible, j'ai préféré me

retirer pour ne pas cautionner

une telle atteinte à l'histoire».

Pour l'occasion, les figurants ont

été «invités» à choisir leurs tenues

parmi un lot de vêtements de friperie

se trouvant dans un fourgon,

alors qu'il aurait été plus

professionnel au directeur artistique

de diriger cette opération

mandant Azzedine, commencent

après la fin de la Seconde Guerre

mondiale et se terminent en 1962

après la signature des accords

d'Evian. Le réalisateur n'a pas

tardé pour entamer le tournage

du film. Chose qui sera concrétisée

à la mi-septembre 2012, en

présence même de Mohamed

Chérif Abbas, au niveau du parc

zoologique de Ben Aknoun.

«Nous tenons à ce qu'ils relatent

objectivement les faits historiques

et les parcours militants

des grands hommes qui ont marqué

l'histoire et se sont sacrifiés

pour le recouvrement de la liberté

et de l'indépendance», avait

déclaré le ministre des

Moudjahidine. Mais force est de

constater qu'un film dont les événements

s'arrêtent en 1962 ne

peut raconter avec objectivité le

parcours de Krim Belkacem qui,

après l'indépendance mènera un

autre combat pour la liberté et la

démocratie, face au régimes mis

en place. Le commandant

pour éviter tout habit qui pourrait

ne pas correspondre à cette

époque. Toujours dans la ville de

Draâ El-Mizan, à environ 40 km

au sud du chef-lieu de wilaya de

Tizi Ouzou, deux importantes et

symboliques avenues (rues de la

Paix et Amirouche) qui gardent

toujours les maisons coloniales

dont l'ancien siège de la gendarmerie,

ont été choisies pour quatre

séquences différentes.

«Dans l'une, on voit Sami

Allam dans le rôle de Krim

Belkacem et deux autres de ses

compagnons qui prirent la rue

Azzedine l'a si bien déclaré hier,

estimant que «si on aurait voulu

aller au-delà de 1962, il faut s'attendre

à ce qu'il n'y ait pas de

financement».

Le tournage des séquences du

film s'est déroulé en Tunisie, au

Caire et en Suisse. Mais, faut-il le

préciser, à aucun moment le réalisateur

n'a voulu se déplacer en

Kabylie, plus précisément dans le

village de Krim Belkacem, pour

les repérages. Ce n'est qu'après la

campagne médiatique menée par

l'Association culturelle «Les amis

de Krim Belkacem» de la commune

d'Aït Yahia Moussa qui a

dénoncé le fait que le réalisateur

n’a pris attache ni avec la famille

du héros, ni avec les deux associations

qui pourraient détenir des

archives, sans se donner la peine

de visiter la maison natale du Lion

des djebeld, que Rachedi a rectifié

le tir. Une visite «surprise» est

alors organisée en décembre dernier

dans la région.

Aïssa Moussi

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

jouxtant la gendarmerie sans être

inquiétés par une patrouille militaire

qui passait par là. Alors que

dans une autre, deux jeeps avec

des écussons de l'armée française,

plus loin un camion était stationné

et des figurants portant

des tenues de harkis Krim

Belkacem apparut avant d'être

abordé par un homme d'un âge

avancé qui sortait d'une boutique

tenant deux paniers. Les deux

hommes continuèrent ensemble

leur chemin avant de se quitter »,

racontent des témoins présents

lors du tournage.

Improvisation !

Arrivée au petit village Tizra

Aïssa, relevant d'Iaâllalen, le 2

décembre de l'année dernière,

l'équipe d'Ahmed Rachedi ne s'est

pas donné la peine de se préparer

et prendre le temps nécessaire

pour effectuer le repérage des

lieux et/ou choisir les personnes

capables de répondre aux besoins

de certaines séquences. Un paysan,

répondant aux initiales de

B.T., a été choisi sur les lieux le

jour même pour une séquence où

on voit Krim Belkacem arrive près

de chez-lui, le paysan en train de

Abordé en marge

du forum

hebdomadaire

du quotidien

Liberté, tenu à

l'occasion de la

célébration du

51 e anniversaire

des accords

d'Évian, l'une des

grandes figures

de la guerre de

Libération et

coscénariste du

film a bien voulu

répondre à nos

questions.

cultiver sa terre le salua en l'appelant

de son nom. L'épouse de B.T.,

figurante dans la scène au même

titre qu'une petite fille, ont été

aussi choisies à «l'aveuglette»,

regrettent des villageois présents.

On crois savoir, d'après les

témoignages, que les figurants ont

été «attirés» par de misérables primes

de 1 v000 DA afin que

Ahmed Rachedi accomplisse son

«bâclage». Ce n'est pas tout !

Même pour une autre séquence

tournée à la maison natale de

Krim Belkacem, on a dû faire

appel en urgence à une famille

pour emprunter un foulard traditionnel

que devait mettre la

grande actrice Bahia Rachedi.

«Des bijoux berbères lui auraient

été aussi empruntés», ajoutent

nos sources. À la région de Draâ

El Mizan, l'ex-commune mixte

qui a donné cinq colonels (Krim

Belkacem, Mohamed Zaâmoum,

Amar Ouamrane, Ali Mellah et

Slimane Dehilès) pour la glorieuse

révolution de 1954, on

craint que le film ne soit pas à la

hauteur du signataire des accords

d'Evian et s'il ne nuira pas à son

image historique.

Aïssa Moussi

Le commandant Azzedine à propos

du film Krim Belkacem

«Si nous étions allés

au-delà de 1962, il n'y

aurait eu jamais de film»

Algérie News : Des citoyens du village natal de Krim Belkacem

Iaâllalan (daïra de Draa El-Mizan, dans la wilaya de Tizi-Ouzou), ont

dénoncé récemment, le bâclage dans le tournage du film consacré à ce

héros. Votre commentaire ...

Rabah Zerari, dit commandant Azzedine : Je pense que cette question,

vous devez la poser au réalisateur, et non pas à moi. Car c'est lui qui a

été sur le terrain lors de la réalisation de ce film historique.

Pourquoi le film s'arrête en 1962 évitant d'évoquer le reste de la vie de

Krim Belkacem ?

Je ne voulais pas aborder le sujet et les circonstances de sa mort. Si

je racontais comment Krim Belkacem a été assassiné, il n'y aurait jamais

eu de film sur lui. Le scénario s'arrête à l'indépendance, plus précisément

aux accords d'Évian. Je vous le redis une seconde fois, si nous

étions allés au-delà de 1962, le projet ne serait pas passé, donc pas

financer. Cela dit, je souhaite vivement qu'il y ait une suite, tant que je

suis vivant.

Propos recueillis par : Yahia Maouchi


Eloge de son passé djihadiste en Afghanistan

Soltani nie tout en bloc

L’ex-ministre d’Etat et président sortant du Mouvement de la société pour la paix (MSP),

Boudjerra Soltani, a nié en bloc les déclarations qui lui auraient été attribuées par un

quotidien arabophone, la semaine dernière, où il vantait ses aptitudes en matière de

maniement d’armes pendant sa période «afghane».

« Tout ce qui a été rapporté par ce

journal est faux. Je n’ai jamais

fait de pareilles déclarations ni

à ce quotidien ni à sa télévision»,

nous a-t-il affirmé en marge d’une

manifestation politique, organisée par

l’Alliance de l’Algérie verte à l’hôtel Essafir.

Ce dernier s’est contenté de nous dire :

«Attendez mon passage demain (mardi

ndlr), sur la chaîne «Ennahar TV» et vous

allez voir que je n’ai jamais parlé

d’Afghanistan.» Et d’ajouter : «Je n’ai jamais

fait de déclarations aux journalistes de

Ennahar. J’ai discuté avec ceux de la télévision.»

Toujours selon M. Soltani, il aurait

décidé de ne pas poursuivre une série d’enregistrements

pour la chaîne TV en question.

En effet, notre confrère de la presse arabophone

avait fait sa Une mercredi dernier,

en annonçant des extraits de l’émission

enregistrée par l’ex-ministre d’Etat, où il

aurait exprmé sa fierté d’avoir été un «combattant

féroce et bien distingué en

Afghanistan, au point de susciter l’admiration

de ses frères d’armes», précisant qu’il

était un spécialiste du maniement du RPG.

Nos confrères n’ont pas pour habitude

Le Syndicat algérien des paramédicaux

(SAP) a entamé, hier, sa grève de trois

jours pour dénoncer le retard dans l'application

concrète du statut particulier, promulgué

en 2008 et l'installation d'une commission

pour élaborer le plan de carrière des

paramédicaux. Hier, aux environs de 10 heures

du matin, pas moins d'une centaine de

paramédicaux du Centre hospitalo-universitaire

Nafissa-Hamoud (ex : Parnet) à Alger,

ont investi l'enceinte de cet établissement

hospitalier. «Nous avons décidé, aujourd'hui

(hier, ndlr) de revenir à la charge pour dénoncer

le silence de Ziari quant à l'application de

nos doléances légitimes», a affirmé, le président

du Syndicat algérien des paramédicaux

(SAP), Gachi Lounès, rencontré sur place. Les

grévistes ont brandi des slogans hostiles au

ministère de la Santé, de la Population et de la

Réforme hospitalière et sur lesquels nous

d’annoncer un événement sans pour autant

être sûrs de leur coup. Samedi dernier, le

quotiden en question s’est dit être étonné de

la réaction de Soltani qui leur a adressé un

courrier attestant n’avoir jamais fait de

pareilles déclarations. Et pour cause, ces

mêmes déclarations pourraient éventuellement

tomber sous le coup de la loi,

puisqu’elles sont ni plus ni moins une «apologie

du terrorisme». Nous avons entrepris

d’interroger des avocats et même d’autres

responsables du MSP sur cette question.

Leurs réponses ou plutôt leur silence nous a

intrigués. Joint par téléphone, M. Merouane

Azzi, président de la cellule d’assistance judiciaire

de la Charte pour la Réconciliation

nationale a refusé de commenter une déclaration

publique. «Je ne peux commenter une

déclaration d’un chef de parti, parue dans un

journal», a déclaré M. Azzi.

La même réponse a été donnée par l’un

des dirigeants de l’Alliance de l’Algérie verte

et une figure qui pourrait succéder à Soltani.

Abderzak Mokri, qui s’est refusé à tout commentaire

avant d’avoir rencontré Soltani.

Il nous confie : «Je ne peux faire aucune

déclaration pour l’instant. Il faut attendre

Grève des paramédicaux

Le taux de suivi estimé à 90%

au premier jour

pouvons lire : «La tutelle ne tient pas à ses

engagements», ou encore «halte à la hogra des

paramédicaux» ou bien «honte ! honte !

honte ! Un ministère sans pouvoirs de décision».

Selon le président du SAP, une grande

majorité du personnel paramédical a

répondu à l'appel de la grève. «Notre grève a

provoqué la paralysie de tous les établissements

de santé, et ce, à travers toutes les

wilayas du pays. Nous estimons le taux de

suivi à 90% au premier jour», a-t-il insisté.

«L'objectif de notre débrayage est d'exiger

l'application immédiate du statut particulier

des paramédicaux décrété en 2011. Il faut

savoir qu’ un décret présidentiel portant sut le

statut particulier du paramédical existe

depuis 2008. Abrogé en 2011, les pouvoirs

publics n’ont pas à ce jour prévu des solutions

alternatives. « Ce qui nous a poussés, d’ailleurs»,

fait-il remarquer «à hausser le ton.

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

que je rencontre le concerné et discuter avec

lui pour voir pourquoi il a fait ces déclarations»,

nous a-t-il précisé, avant d’ajouter :

«Tout le monde sait que Soltani s’est rendu

en Afghanistan au début des années 1980,

mais sa visite dans ce pays, n’a rien à voir

avec le poste qu’il a déjà occupé, notamment,

ministre d’Etat et président de notre formation

politique.» Le président de la

Commission nationale consultative de promotion

et de protection des droits de

l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini,

quant à lui, s’est dit étonné. «Je ne comprends

pas. Les déclarations de Soltani sont

en totale contradiction avec la ligne prônée

par le défunt cheikh Mahfoud Nahnah, à

savoir la non-violence», a affirmé M. Farouk

Ksentini. Et d’ajouter : «Je suis dans une institution

des droits de l’Homme et j’ai rien à

dire d’autre à ce sujet.»

Le fait que nous ayons entrepris des

démarches pour comprendre et analyser la

portée politique de telles déclarations, le

jour de leur publication par nos confrères, a

peut être incité cheikh Soltani à nier les faits.

Le public pourra le vérifier aujourd’hui.

Mohammed Zerrouki

«Nous demandons à Ziari son application

concrète, et ce, dans les plus meilleurs délais»,

a-t-il soutenu, notant que le ministre veut

gagner du temps pour rien». Une quarantaine

d'interventions reportées La discussion

s'anime. Le membre du SAP, chargé de l'organique,

Semrati Abdenour, a affirmé que plusieurs

interventions chirurgicales ont été

annulées, et ce, suite à la grève . « Nous regrettons

que le citoyen soit victime de cette situation.

Rien que pour aujourd'hui, quarante

interventions ont été annulées. Il faut juste

préciser qu'il ne s'agit pas d'urgences médicales.

Cela n'est rien comparé à la situation de

certains malades qui attendent d'être programmé

depuis deux ans». Devant une foule

de paramédicaux, M. Seba, chef d'équipe du

service de pédiatrie du CHU, a affirmé que le

statut particulier des paramédicaux est appliqué

à 40%. Zohra Chender

> A C T U

5

Adjudication de

quatre titres miniers

Plus de vingt

offres techniques

en lice

22 offres ont été présentées hier à

Alger par des opérateurs privés

nationaux et étrangers lors d'une

séance publique d'ouverture des

plis techniques relatifs à

l'adjudication de quatre sites

miniers pour exploration,

organisée par l'Agence nationale

du patrimoine minier (ANPM).

Cette nouvelle mise en

adjudication de substances

minérales industrielles, la

deuxième en 2013, porte sur

quatre sites d'argile et calcaire (les

deux substances étant présentes

au niveau de chaque site) répartis

sur les wilayas de Ghardaïa,

Naâma, Souk Ahras et Laghouat.

Par contre, 3 offres ont été rejetées

par la commission pour non

conformité aux dispositions

prévues dans le cahier des

charges, dont deux pour manque

de documents, alors que la

troisième d'un opérateur étranger

a été également écartée car ne

respectant pas la règle des 51/49%

régissant l'investissement direct

étranger. Seuls les

soumissionnaires sélectionnés à

l'issue de cette première étape

pourront présenter leur offre

financière, dont l'ouverture

publique des plis s'effectuera le 11

avril prochain, selon le président

du conseil d'administration de

l'ANPM, Hocine Anane. Une fois la

séance de ce lundi achevée, la

commission d'ouverture des plis

entamera dès mardi l'étude des

offres techniques retenues pour

sélectionner celles recevables pour

participer à la séance d'ouverture

des plis financiers, a-t-on précisé.

Mohamed B.

Confection du pain

L’UNB appelle

au renforcement

du contrôle

Le président de l'Union nationale

des boulangers (UNB), Youcef

Kalfat, a appelé, lundi à Alger, à la

nécessité de renforcer le contrôle

sur la matière première qui entre

dans la composition du pain,

notamment le sel non iodé utilisé

par certains boulangers. «Environ

10% des boulangers utilisent du

sel non iodé, car mois coûteux que

le sel traité, négligeant le risque

d'une telle démarche sur la santé

du consommateur", a précisé M.

Kalfat lors d'une conférence de

presse. Insistant sur le

renforcement du contrôle du sel

utilisé, l'intervenant a indiqué

qu'environ 72 millions de

baguettes sont consommées au

quotidien. Il a, par ailleurs,

démenti le recours de l'UNB à une

grève nationale pour soutenir ses

revendications relatives

notamment à « la marge de

bénéfice qui ne devrait pas être

inférieure à 20% afin de couvrir les

charges liées à la confection du

pain. L'UNB ne demande pas

l'augmentation du prix du pain

mais de revoir la subvention des

matières premières, en tenant

compte des dépenses liées à

l'énergie, du prix de la levure et du

sel et du coût de la main d'oeuvre,

a-t-il insisté.

R. A.


6 > A C T U

Application de

l’instruction Sellal

Louh élabore une

feuille de route

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la

Sécurité sociale, a annoncé hier à Alger

qu’une "feuille de route" a été élaborée au

profit de tous les secteurs et instances

concernés par l’instruction du Premier

ministre relative à la gestion du dossier de

l’emploi dans les wilayas du Sud. Louh a

affirmé, lors d’une rencontre régionale

organisée pour l’évaluation des activités de

l’inspection du travail pour l’année 2012, que

le ministère avait élaboré une feuille de

route, en forme de « document de travail »,

au profit de tous les secteurs et instances

concernés par la mise en œuvre de

l’instruction N1 11 mars 2013 du Premier

ministre relatif à la gestion du dossier de

l’emploi dans les wilayas du Sud. Ce

document a été proposé au Premier ministre

puis a été distribué aux instances de contrôle

et aux différents secteurs concernés par la

mise en œuvre et le suivi de l’instruction

relative à la gestion du dossier de l’emploi

dans les wilayas du sud du pays, a-t-il dit. Il

comprend les différentes problématiques qui

se posent dans le domaine de l’emploi dans

les wilayas du Sud ainsi que les décisions

contenues dans l’instruction du Premier

ministre.

Gràce à des prisonniers

algériens en Irak

La décision revient

à Nouri el-Maliki

La décision de gracier les onze ressortissants

algériens détenus en Irak relève

«uniquement» des prérogatives du président

irakien, a indiqué hier à Alger le porte-parole

du ministère des Affaires étrangères, Amar

Belani. Cette grâce « nécessite certaines

procédures officielles de la part des autorités

algériennes », a précisé Belani dans une

déclaration à la presse en marge d’une

manifestation sur les 50 ans de la diplomatie

algérienne. Le porte-parole a ajouté qu’une

demande officielle des autorités algériennes

« doit être formulée, en ce sens, à l’adresse

de leurs homologues irakiennes ». Une

délégation algérienne s’est rendue

récemment en Irak pour s’enquérir de l’état

des Algériens détenus dans ce pays. Cette

délégation a eu des entretiens "constructifs"

avec les autorités irakiennes et a pu rendre

visite aux ressortissants détenus dans les

prisons de Baghdad, Nassirya et Suleimanya,

avait précisé Belani. Concernant l’enfant

algérien détenu au centre de protection de

l’enfance à Agadir depuis le 11 février dernier

et accusé d’«agression sexuelle », Belani a

indiqué que «nous restons raisonnablement

optimistes» quant à une « issue heureuse»

Le commandant Azzedine invité du Forum de Liberté

Depuis 1962, ce sont les

usurpateurs qui détiennent

le pouvoir

Invité à évoquer les

accords d'Evian, le conférencier

n'a pas manqué

de faire un lien direct

entre l'Histoire et le présent de

l'Algérie. «Les gens qui étaient

à l'extérieur lors de la guerre

de Libération sont

aujourd'hui au pouvoir, ce

sont des usurpateurs. Le pays

est géré aujourd'hui par une

seule légitimité, celle des

armes. Et je dirais que la crise

de l'été 1962 est à l'origine de

tous nos maux d'aujourd'hui»

lâche-t-il sous les applaudissements

d'une assistance

conquise. La prise du pouvoir

après 1962, selon lui, est «une

affaire algéro-algérienne».

Abondant dans le même sens,

le conférencier a tenu également

à souligner que les premiers

«pouvoirs» qui ont eu à

gérer le pays, ont pu le faire

grâce à l'aura de la révolution.

«Les Algériens jouissaient

dans les années 1960 d'une

bonne réputation et d'une

notoriété que beaucoup nous

en-viaient, ce n'est pas le cas

aujourd'hui. Aujourd'hui,

nous sommes assimilés à des

terroristes, considérés comme

des égorgeurs d'enfants et de

f e mmes» r e grette-t-il.

Revenant sur la crise de 1962,

le conférencier a focalisé son

intervention sur les événements

qui avaient secoué la

zone autonome et les agissements

de la wilaya IV.

Des exactions ont été perpétrées,

selon l'orateur, contre

la population, juste un mois

après l'indépendance, suite à

l'attaque de la wilaya IV

contre la zone autonome. «Ils

nous ont vaincus et éliminés.

Ils ont braqué contre nous

Ahmed Ben Bella et la wilaya

IV. Après l'indépendance, toutes

les wilayas ont eu des privilèges,

sauf la zone autonome.

Elle a été gommée du

programme. Nous, nous ne

sommes même pas représentés

à l'ONM. Au contraire, j'ai

connu la prison à Ouargla,

«grâce» à la «générosité» de

Boumédiène qui m'a fait

connaître cette région. Certes,

nous étions des baroudeurs

contre le colon, mais jamais à

l'encontre de notre peuple.

Nous ne voulions verser

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

aucune goutte de sang

d'Algériens. Nous étions des

loyalistes et non des comploteurs»

a-t-il expliqué.

A une question sur les clivages

et luttes intestines

d urant la guerre de

Libération, le conférencier

préfère évoquer la solidarité

entre Mmoudjahidine et dira

que c'était l'entente entre les

six wilayas, il y avait même des

échanges de rations alimentaires

entre les différentes

régions. «Tout acte à caractère

racial ou régionaliste était

passible de la peine de mort

durant la guerre» précise-t-il.

Par ailleurs, l'invité du

Forum Liberté, a déploré que

le peuple algérien, qui a réussi

de cette affaire. Présenté au Salon international de l’automobile

Condoléances

Le collectif de la rédaction

d'Algérie News ainsi que

M me Boussouf Malika,

journaliste et grand reporter,

présentent leurs sincères

condoléances à la famille

Ghozali suite au décès

de Ghozali Djamal, frère

de l'ancien chef du

gouvernement Sid Ahmed

Ghozali. Le défunt sera

inhumé mercredi à Tiais

en France.

A Dieu nous appartenons

et à Lui nous retournons

Lors de son passage hier au Forum de notre confrères du quotidien Liberté, Rabah

Zerari, alias Commandant Azzedine, figure de proue de la guerre de Libération

nationale, a dressé un tableau noir sur la situation politique du pays. Il a tiré à

boulets rouges sur les détenteurs du pouvoir, qu'il a qualifiés d'usurpateurs.

à vaincre l'une des grandes

puissances coloniales, soit

traité aujourd'hui comme un

peuple profane et immature,

ne méritant pas la démocratie.

Rabah Zerari a révélé par la

même occasion qu'il projetait

d'écrire un livre sur les derniers

événements sanglants de

Tiguentourine. Abordant un

autre sujet d'actualité, il a

estimé que la situation

actuelle du FLN n'appelle

qu'une seule solution, la dissolution

du parti.

«Le FLN est fini depuis

1962, on doit le remettre au

musée, sa mission étant achevée

au lendemain de l'indépendance.»

Yahia Maouchi

Toyota lance le premier véhicule

hybride en Algérie

A

la veille de l’ouverture du Salon

international de l’automobile

d’Alger (SIAA), Toyota a procédé

hier au lancement officiel sur le marché

algérien du premier véhicule hybride.

Bien que deux modèles aient été exposés

lors du Salon de l’automobile de 2011,

seulement un seul modèle sera commercialisé

en Algérie. Il s’agit de la Prius

hybride. Au cours d’une conférence de

presse organisée hier au niveau de l’hôtel

Grand Mercure à Alger, Noureddine

Hassaim, directeur général de Toyota

Algérie, a indiqué que «l’objectif à travers

ce lancement est d’être pionnier dans l’hybride

en Algérie ». Il a reconnu par la

même occasion que «Ce secteur n’est pas

encore porteur en Algérie, mais Toyota

Algérie veut contribuer tant bien que de

mal dans la protection de l’environne-

ment en lançant des véhicules propres».

Selon le patron de Toyota, la Prius, dans

ses deux versions, a été écoulée à plus de

3 millions d’unités dans le monde.

Concernant le prix affiché de ce nouveau

modèle, M. Hassaim dira que la nouvelle

Prius est cédée à partir de 2 731 000 DA.

«D’ici 2015, Toyota va introduire 21

modèles dotés de la motorisation

hybride», a souligné Hassaim. En plus de

la Prius, d’autres nouveautés seront également

exposées par la marque nippone au

16e SIAA, il s’agit notamment du RAV4, la

Corolla Verso et la GT86. Par ailleurs,

Toyota Algérie fête ses 20 ans d’existence

en Algérie. «Nous avons commencé en

1993 depuis, nous avons fait du chemin.

Aujourd’hui, Toyota Algérie dispose de 7

succursales propres à elle et 43 agents

agréés. Aussi, en 2012, nous avons réussi à

écouler quelque 37 000 unités », a fait

savoir M. Hassaim. Quant à la structure

du marché automobile algérien, le conférencier

dira que 79% des véhicules commercialisés

sont des voitures de tourisme,

contre 29% de véhicules utilitaires, alors

que Toyota n’est pas très performante

dans les voitures de tourisme. « D’ailleurs,

nous comptons accroître nos ventes de

véhicules particuliers. C’est notre challenge

pour cette année», a-t-il précisé. Sur

un autre registre, le DG de Toyota Algérie

a annoncé que sa marque introduira

bientôt et pour la première fois le

«Chariot élévateur Toyota ». «Sur ce segment,

nous sommes parmi les leaders

mondiaux, sauf que le chariot élévateur

made «in Toyota» n’existe pas pour l’instant

en Algérie», a-t-il dit.

Hasna Zobiri


Recherche universitaire

Un programme de promotion

lancé en 2012

Afin d’encourager la recherche universitaire et de rendre visibles les travaux de jeunes

chercheurs qui n’ont pas un accès facile à l’édition, la Fondation Friedrich Ebert a lancé

en 2012, un programme de promotion de la recherche appliquée aux sciences

humaines, sociales et économiques.

Avec la collaboration d’universitaires

algériens constitués en jury, un

concours a été ouvert aux étudiants

en magistère, aux doctorants

et post-doctorants ; il a récompensé

des travaux portant sur diverses problématiques

et les a publiés dans un ouvrage collectif

intitulé : «Actes de la jeune recherche

en économie, société et culture». La présentation

de cet ouvrage est prévue le 6 avril

prochain au siège de la Fondation.

La remise des prix se fera en présence de

la direction de la fondation, des jeunes

chercheurs sélectionnés, de membres du

jury et des différentes personnes ayant

contribué au projet. Pour le développement

de la recherche universitaire en Algérie qui

peine à réaliser des progrès, d’autres initiatives

ont été lancées pour la cause avec d’autres

partenaires.

Les universitaires et chercheurs algériens

ont pris part, faut-il le rappeler, en 2010, au

Programme de coopération interuniversitaire

«PCI Méditerranée», signé entre

l’Algérie et l’Espagne. Ils seront aussi partie

prenante du Programme Tassili 2013,

conclu entre l’Algérie et la France. Les universitaires

auront à proposer des projets

dans le domaine de la recherche scientifique

et contribueront, avec leurs partenaires

étrangers, au transfert de connaissance et de

technologie. Concernant le programme

algéro-espagnol, lancé en 2010, il a été question

de faire des recherches dans le domaine

social notamment, sur la lutte contre la

pauvreté, la promotion des droits de

l’Homme et de la gouvernance démocratique

ainsi que sur le développement durable.

L’Agence nationale pour le développement

de la recherche universitaire (Andru),

lance également pour sa part, et ce, chaque

année, le prix de la meilleure publication de

la recherche scientifique. L’attribution du

prix intéresse différents types de publica-

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

tions, article, revue de recherche scientifique

ou l’ensemble de publications d’un

organisme de recherche ou d’un laboratoire.

Notons également qu’un budget est

alloué annuellement, à la valorisation de la

recherche scientifique. Ce dernier, regrettent

les chercheurs, représente à peine

0,63% du Produit intérieur brut (PIB).

L'objectif sera d'atteindre 1% du PIB, qui

«restera encore loin» de la moyenne de certains

pays émergents, qui tourne autour de

1,5%. Le financement de la recherche scientifique

pour 2011 avoisinait les 30 milliards

de dinars. Une enveloppe qui permettra de

mener à terme les projets de construction

de 846 laboratoires que nécessite le plan de

développement jusqu'à 2014. Et pour

pérenniser cette dynamique, il faudra

«garantir la durabilité des financements par

une loi, ce qui permettra de fournir au pays

la matière grise nécessaire à son essor.

F.A.A.

Climat des affaires

L’indice de confiance recule de 4 points

de confiance global

(toutes activités éco-

L’indice

nomiques confondues)

du mois de février affiche un renversement

de tendance par rapport

à celles qu’il avait affichées

les cinq derniers mois, selon le

FCE. En effet, alors qu’il était sur

une tendance haussière de septembre

à novembre 2012, et qu’il

s’est stabilisé en décembre 2012

et en janvier 2013 à +5, il a chuté

en février à +1, soit un recul de 4

points par rapport aux deux précédents

mois. La succession de

ces trois tendances dans l’évolution

de l’indice de confiance de

septembre 2012 à février 2013,

traduisent pour la période septembre-novembre

2012, l’optimisme

des chefs d’entreprises de

voir leurs activités se développer

dans les mois à venir, pour

décembre 2012 et janvier 2013,

une situation d’attente avec un

indice stabilisé à + 5 points et

enfin pour le mois de février, un

dépit par rapport à leurs attentes

des précédents mois. Par secteurs

d’activité, seul le secteur du

BTPH enregistre une reprise des

activités se traduisant, en termes

d’indice, par un gain de 4 points

en un mois. Pour les autres secteurs

par contre, on note d’une

part, une relative stabilité dans

les industries manufacturières

avec un indice qui n’a progressé

que d’un point par rapport à janvier

et d’autre part, un ralentisse-

ment des activités des industries

agroalimentaires et de services

dont les indices ont régressé respectivement

de 9 et de 13 points

par rapport à janvier.

Par régions géographiques, la

région Ouest a été plus affectée

que la région Centre. En effet,

pour l’Ouest, l’indice de

confiance redevient négatif pour

la première fois depuis le mois

d’octobre 2012 et chute de +3 en

janvier à -10 en février alors que

pour le Centre, l’indice de

confiance est toujours positif +4

contre +6 en janvier. Dans

l’Union européenne, la tendance

à l’amélioration se précise avec

une progression certes lente mais

régulière depuis le mois d’octobre,

C’est ainsi que l’indice de

confiance est passé de -16 à -11

pour l’UE et de -23 à -13 pour la

France.

> C A P I T A L

BOOM

7

Turkish Airlines a annoncé qu'elle allait

acquérir 117 monocouloirs auprès

d'Airbus, filiale d'EADS, dans le cadre de

sa stratégie de croissance. La compagnie

nationale turque a annoncé 82

commandes fermes et placé une option

sur 35 autres appareils pour les années

2015-2020. Dans le détail, la commande

porte sur 25 : A321-200, 4 : A320neo, 53

: A321neo et une option sur 35 autres

A321neo. «Turkish Airlines continue

d'accroître sa part de marché sur le

marché mondial de l'aviation et, comme

le conseil d'administration de la

compagnie aérienne l'a annoncé, 117

appareils rejoindront la flotte existante»,

a indiqué la compagnie dans un

communiqué. Avec cette commande,

mais aussi avec d'autres déjà passées,

la flotte de Turkish Airlines va passer à

375 avions. L'âge moyen de ses avions

va reculer à 5 ans contre 6,6 d'ici la fin

2020.

CRASH

Le numéro un mondial du travail

temporaire Adecco a fait état d'une

baisse de 5% de son chiffre d'affaires au

cours des deux premiers mois de 2013,

en particulier à cause de la faiblesse du

marché français. Le groupe a vu son

chiffre d'affaires diminuer de 18% en

France, son plus gros marché, au cours

des trois derniers mois de 2012, par

rapport à la même période de l'an

dernier. Le chiffre d'affaires nordaméricain

a en revanche progressé de

8%. Adecco a publié au titre du

quatrième trimestre un bénéfice net en

baisse, à 35 millions d'euros, alors que

le consensus était à 88,6 millions, sur un

chiffre d'affaires de 5,027 milliards,

conforme aux attentes.

Le groupe suisse, concurrent du

néerlandais Randstad et de l'américain

Manpower, a notamment dû assumer 46

millions d'euros de frais de

restructuration, dus à des suppressions

d'emplois et à l'intégration sous la

même marque des activités Adecco et

Adia sur le marché français.

CHIFFRE

1,8

La production de semences de pomme

de terre ne cesse d’augmenter

puisqu’elle est passée de 500 000

quintaux en 1992, à 1,8 million en 2012.


8 > P U B L I C I T E

Algérie News 19-03-2013 Anep 512 769 Algérie News 19-03-2013

Anep 512 764

Anep 512 892

Algérie News 19-03-2013 Anep 512 936

Algérie News 19-03-2013

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013


Mustapha Benbada

«Le ministère du Commerce a pris une

batterie de mesures et directives dans le

but de moderniser son système législatif et

organisationnel en l’adaptant aux normes

internationales telles que la création et

l’installation d’un conseil de la concurrence

en application du décret 11-241 de juillet

2011, définissant l’organisation et la gestion

du conseil de la concurrence.»

Les bibelots à

l'effigie du pape

François font déjà

un tabac

Moins de 48 heures après son élection

surprise, le visage bonhomme et

souriant du pape François orne déjà les

pendentifs et les images pieuses

vendues en kit avec des chapelets dans

les boutiques proches de la place Saint-

Pierre. Des petits sacs plastiques

renfermant une photo du pape François

et un chapelet se vendent sept euros à

la boutique d'Antonio Cardone, contre

50 centimes d'euros pour les cartes

postales à son effigie. « Nous

attendons de nouveaux articles dans

les jours à venir. En particulier quand il

sera officiellement intronisé mardi», dit

le commerçant. Près d'une librairie, des

touristes se précipitent sur des affiches

qui représentent d'un côté le nouveau

pape argentin, de l'autre des extraits de

ses premières paroles à la communauté

des croyants. Stefano Di Segni, qui tient

une boutique de souvenirs depuis 30

ans au Vatican, constate pour sa part

que les fournisseurs se dépêchent de

répondre à la demande, maintenant

que l'incertitude sur le successeur de

Benoît XVI est levée. Pour lui, l'article le

plus populaire reste cependant le

chapelet vendu avec la photo du

264ème pape, Jean Paul II, décédé en

2005. Ce qui ne l'empêche pas de croire

dans la capacité du pape François à être

aussi révéré que son prédécesseur

polonais, qui a régné pendant 27 ans.

> C O U P S D E P R O J E C T E U R

ILS ONT OSÉ LE DIRE

Amara Benyounès

«Le site est une catastrophe écologique.

C’est inadmissible. Nous refusons

catégoriquement de faire fonctionner le

CET de Hamici tant que le gestionnaire

adéquat n’est pas encore retenu. Un appel

d’offres a été lancé. Nous choisirons un

gestionnaire professionnel. La fermeture

de la décharge d’Ouled Fayet, confiée à un

groupement algéro-espagnol, se fera de

manière progressive et s’étalera sur 20

mois pour un coût global de 190 milliards

de centimes.»

Le monde de l’insolite

Leonardo se prend

pour Domenech

Leonardo, directeur sportif du PSG,

s'est pris pour Raymond Domenech en

marge du tirage au sort des quarts de

finale de la Ligue des champions en

demandant en direct la main de sa

compagne, une journaliste de la

télévision italienne. Cette requête, qui

n'est pas sans rappeler celle de l'ancien

sélectionneur de l'équipe de France

faite à la journaliste Estelle Denis sur

M6 le soir d'une élimination à l'Euro

2008, s'est produite alors qu'Anna Billo

présentait sur Sky Italia la cérémonie

du tirage des quarts de C1. Et c'est

lorsqu'elle lui a demandé s'il avait une

question à poser pour les personnalités

présentes sur son plateau que

Leonardo a sauté sur l'occasion.

« Veux-tu m'épouser ? Il faut que tu me

répondes maintenant. J'attends ta

réponse. Ce n'est pas si difficile », lui at-il

lancé avant que n'éclate un fou rire

général dans le studio. « Ok... On verra

», lui a répondu sa compagne,

visiblement estomaquée par cette

demande inattendue. Pendant la

diffusion d'une publicité sur la chaîne

et alors que son micro était encore

ouvert, Anna Billo, qui a déjà eu un

enfant avec Leonardo, a prononcé ces

mots : « Il est devenu complètement

fou.»

Mustapha Berraf

« Je suis content et heureux à la fois. Je

peux vous dire que je ferai tout pour être à

la hauteur de la confiance placée en moi. Je

vous promets que je vais assurer la

stabilité et la redynamisation de l'activité

du Comité olympique algérien. Il faut éviter

de tomber dans les mêmes erreurs du

passé.»

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Les apprentisastronautes

sont

revenus sur terre

Quarante personnes soucieuses de

réaliser leur rêve d'imiter les

astronautes sont revenues sur terre

vendredi après avoir participé au

premier vol en apesanteur ouvert au

public en Europe, le sourire aux lèvres

et la tête dans les étoiles. Ils avaient

décollé deux heures plus tôt de

l'aéroport de Bordeaux-Mérignac dans

un Airbus A 300 « Air Zero G». Le Centre

national d'études spatiales (CNES), sa

filiale Novespace et la société Avico ont

inauguré ce vol qui a coûté à chacun

des 34 hommes et six femmes présents

à bord 5 980 euros. Neuf d'entre eux

sont les lauréats d'un concours

organisé en janvier dernier par le CNES

à l'attention des étudiants, enseignants

et représentants des musées et CCSTI

(centres de culture scientifique,

technique et industrielle) partenaires. «

J'ai souvent imaginé partir dans

l'espace, là c'est donc un peu mon rêve

qui devient réalité. On pouvait imaginer

ce que c'était mais tant qu'on ne l'a pas

expérimenté, on n'a pas idée de ce que

c'est », a indiqué Aurore, l'une des

lauréates. Liliane, une retraitée suisse

venue de Genève, tout sourire, a confié

que « c'était magique». « C'est un

sentiment magnifique d'être comme ça

entre le sol et le plafond de l'avion.

C'était hyper doux, on est en harmonie

avec notre corps.» Jean-François Soleil,

62 ans, raconte que, jeune ingénieur, il

avait travaillé à la Direction générale de

l'armement (DGA) et qu'en 1976 l'idée

de partir dans l'espace lui était venue.

>

>

>

Christopher Ross

Abdelaziz Ziari

9

En hausse

Christopher Ross, l'envoyé personnel du

secrétaire général de l'ONU au Sahara

occidental, est déterminé à relancer la

solution onusienne dans le conflit

maroco-sahraoui. L’ancien diplomate

américain se rend dans la région du 20

mars au 3 avril 2013 pour finaliser le

rapport annuel de la situation dans le

territoire sahraoui, à remettre au Conseil

de sécurité qui devra statuer sur la

reconduction de la Minurso.

Ryad Boudebouz

Non convoqué pour le match Algérie-

Bénin du 26 mars prochain, Ryad

Boudebouz, auteur de l'ouverture du

score à la 8 e minute, a sorti une

prestation impeccable ce soir contre

Valenciennes (1-1) pour le compte de la

29e journée de Ligue 1. A l'affut au

second poteau, l'international algérien a

ouvert le score en marquant son second

but de la saison en L1. L'Algérien reprend

de la tête un ballon dévié par le gardien

Penneteau suite à une frappe de Roudet

à la 8’. Il a failli doubler la mise à la 18’

d'une volée mais le ballon passe juste

au-dessus du but.

En baisse

Le secteur de la santé est, une fois

encore, en ébullition, avec la grève lancée

par le Syndicat algérien des

paramédicaux (SAP). Mais cela n’a pas

inquiété outre mesure le département de

Ziari. Et pour preuve, le mutisme total

affiché par le ministère de la Santé face à

cette nouvelle montée de fièvre du

personnel paramédical.

Abdelmadjid

Sidi Saïd

>

Après les journalistes, c’est au tour des

imams. Le chef de la Centrale syndicale

cherche à gagner les faveurs des imams

en mettant en place la Coordination des

imams et des fonctionnaires des affaires

religieuses,qui, a officiellement vu le jour.

avant-hier.


10 > P U B L I C I T E

Anniversaire

Pour toi

Yahi Farhat Aghiles

Déjà 1 an...et quelques dents!..

Il y a 12 mois naissait un petit rayon de soleil.

Que de merveilles as-tu accompli en si peu de temps!

Petit trésor à qui on a envie de souhaiter le plus beau des

anniversaires et de lui faire, en ce 18 mars, plein de bisous et

de câlins tellement on l'aime. Une bougie sur ton gâteau, une

surprise en cadeau, bon anniversaire !

Algérie News 19-03-2013

Pensée

Anep 512 953

Triste fut le 18 mars 2006 ou nous a quittes

à jamais notre fille et sœur

KHABER HASSIBA

e douleur

ni apaiser nos larmes et notre tristesse tu

nous as quittés mais tu es toujours présente, chacun de nos

garde un peu de toi, un regard, un sourire, une parole, un

geste.

En se douloureux souvenir, ses parent ses sœurs et frères et

belles sœurs demandent à tous ceux l'ont connu et aimée

d'avoir une pieuse pensée en sa mémoire, repose en paix.

Ta sœur Leila

Algérie News 19-03-2013

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Anep 512 946


dclg

é

a a e

Analyses & Décryptages

Le tiers

présidentiel… ?!

Par Slemnia Bendaoud

Lorsque l’espace d’un battement de cils,

naquit par l’effet de la magie ou le miracle

cette «organisation pseudo-politique de

l’administration», laquelle non encore

complètement dégagée de ses hardes,

pour être totalement délivrée à

l’existence, prit ainsi les commandes du

pays pour jouir toute seule du pouvoir et

de ses nombreux avoirs, le fleuve aussitôt

annoncé de l’opportunisme ne pouvait

attendre une seule seconde pour charrier

à toute vitesse toutes ces eaux troubles,

nous troublant à présent la vue et surtout

la bonne voie à suivre jusque-là

empruntée par tout un peuple très jaloux

de sa dignité et de sa liberté.

Lire > pages 12 - 13

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

La rédaction d'Algérie News propose une

nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au

décryptage de l'actualité qui nous concerne

et qui nous entoure.

Nous lançons un appel à tous ceux et toutes

celles qui veulent y contribuer à travers des

articles ou des propositions. Vos contributions

seront les bienvenues.

Contact : ayachinews@yahoo.fr

Ça va se savoir

Un Rambo

au turban dans

le maquis afghan

Par Massinissa

Boudaoud

Les lampions du

HMS sont éteints

depuis que la formation

islamiste ait

surfé sur une vague

verte, mais

Aboudjerra tente de nous faire croire

que les vessies peuvent être des lanternes.

Depuis des semaines, il n’a pas

cessé de multiplier des déclarations et

des inepties. La dernière sortie médiatique

a même pris une tournure sarcastique.

La nouvelle a fait du bruit

dans Landerneau. Le jeune Soltani a

été bel et bien un instructeur militaire

pour des nouvelles recrues des contingents

afghans constamment prêts à

battre le fer. L’information a été rapportée

à la «Une» d’un confrère arabophone,

qui dispose aussi d’un enregistrement

vidéo de l’intégralité des

confessions. Il aurait été un combattant

féroce et un instructeur hors pair

apprécié et vénéré par les petits rejetons

du Chah Messaoud. Rien que

cela ! Imaginons la séquence et le

décor : un Soltani, moins 25 ans, sans

son costume et sa cravate étouffante :

un vrai Rambo coiffé d'un turban au

visage rébarbatif, crapahutant les

montagnes de Tora Bora.

A moins que l’actuel chef de file du

MSP passe un été à la Saint-Martin, la

déclaration ne devrait pas passer sous

silence puisque nous sommes toujours

en guerre contre le terrorisme.

Juridiquement, elle tombe sous le

coup de la loi criminalisant l’apologie

du terrorisme. En attendant la confirmation

de l’authenticité de l’enregistrement

vidéo par la cellule antiterroriste

de la NSA américaine, puisque

Soltani nie le passage relatif à son

passé militaire aux côtés de

Hikmetyar, l’on s’interroge sérieusement

sur les tenants et aboutissants

des nombreuses et différentes sorties

du leader des Verts religieux. Nous restons

tous sur notre faim car nous

ignorons, qui, du confesseur ou du

reporter, la révélation est arrivée.

Cependant, il faut reconnaître que

Abderezak Mokri est le seul à confirmer

partiellement l’information, en

indiquant que «tout le monde sait que

Soltani s’est rendu en Afghanistan au

début des années 1980». Fidèle à sa

rhétorique et réputé pour la finesse de

son verbe, le ciseleur du MSP, croyant

bien faire, en soulignant que cela n’a

rien à voir avec les différents postes de

responsabilité au sommet de l’Etat

qu’avaient occupés Soltani. Mokri,

c’est cet autre chef islamiste, qui proposait

lors des dernières législatives de

supprimer le paiement des impôts au

profit du Trésor public et de la remplacer

par la Zakat pour Beït El-Mal El-

11

Muslimins (Des cotisations pour une

retraite dorée au paradis). Il ne faut

pas en revanche sous-estimer les facultés

du leader du Mouvement pour la

société de la paix. Exorciste-né,

l’homme excelle en tours pleins de

matoiserie. Il a aussi plusieurs tours

dans son sac. Ayant perdu en crédit,

Soltani a tari récemment d’éloges ces

frères d’armes qui l’ont trahi. Vous

excuserez votre humble serviteur pour

cet impardonnable pléonasme politique,

car, de prime abord, les frères ne

se trahissent pas, et ensuite, on ne va

pas tarir d’éloges des «traîtres». Il a

même tenté de bouder contre son ventre,

en déclarant qu’il est prêt à tout

abandonner pour les beaux yeux des

anciens transfuges, notamment Ghoul

et Menacera. Ce que par ailleurs,

En attendant la

confirmation de

l’authenticité de

l’enregistrement vidéo

par la cellule

antiterroriste de la NSA

américaine, puisque

Soltani nie le passage

relatif à son passé

militaire aux côtés de

Hikmetyar

Soltani feint d’ignorer, que la mouvance

des Frères musulmans en

Algérie a perdu de son aura, quand

bien même s’il ameuterait tous ses élèves

afghans pour lui donner un coup

de pouce dans la finalité de redresser la

barre. Bougerra, qui a changé son nom

pour se ressembler à un compagnon

du Prophète, a été hué de nombreuses

fois, même en dehors des échéances

électorales et dans son propre fief. Le

24 avril de l’année écoulée dans la ville

de Ksar El Boukhari, dans la wilaya de

Médéa, l’ancien ministre a été bombardé

d’objets en plastique de toutes

sortes sous les huées des habitants

reprenant en chœur : «Irhal». Il n’a eu

la planche de salut que grâce à une

intervention musclée des forces de

l’ordre. A l’intérieur des Verts idéologiques,

on tente de devancer le temps

et l’espace, comme si l’on pouvait

encore vivre dans une crise sans se

projeter dans un avenir sans crise.

Mais cela s’inscrit dans les secrets des

exorcistes. Il y a une saison qui approche

et qui porte le même nom que des

troubles islamistes dans les pays arabes.

Et la conviction chez un ex-

Hamas agonisant, c’est de saisir toutes

les opportunités. Et ça… ça va se

savoir.

M. B.


12 dclg

é

a a e Décryptage

Analyses & Décryptages

Le tiers présidentiel…

Nous délivrant au grand jour corruption,

clientélisme et combines de

haut rang prenant à la gorge cette

haute sphère du pouvoir, cet oued,

autrefois presque toujours à sec

sinon ruisselant par occasion, est subitement

devenu coulant à flots, atteignant par endroits et

par moment le haut niveau de ses rives.

La digue de l’humilité et de la retenue que s’est

imposée le peuple à soi-même, venait de céder

sous le poids insupportable et faramineux de la

tentation d’un cercle tout indiqué, décidé à tout

pervertir pour rester longtemps au pouvoir.

L’épidémie de l’opportunisme et de la corruption

était déjà bien diagnostiquée parmi ce peuple

longtemps exclu et fortement marginalisé. La

quête de l’argent sale ne pouvait, devant tout ce

ménage que logiquement lui succéder.

Ainsi, en un tournemain, le tour était déjà

joué ! La course derrière les sous venait d’être

bien lancée, et plus personne parmi ces nouveaux

opportunistes ne s’en privait, dissimulant à loisir

en public et en privé ses nombreux dessous.

La recette magique était assez simple : se

départir de son humilité, de sa retenue, de son

statut de «fils de bonne famille» pour verser dans

celui de «l’affairiste» et de l’homme à tout tenter

parfois sans jamais rien connaître de quoique ce

soit !

Trouvant la bonne parade, ces opportunistes à

souhait ne pouvaient être que réglés à l’heure de

la cupidité, de l’usure, de la ruse et du mensonge

pour bluffer leur monde et partir allègrement

vers la conquête de leurs fortunes et palais, se servant

uniquement de leurs nombreux et très dociles

valets !

Ainsi, à la vitesse de la lumière, la donne, jusque-là

encore immatérielle dans son essence et

consistance, venait de complètement changer de

camp. A vrai dire de totalement basculer dans

«l’immoralité» ! En miroitant à dessein ce patriotisme

exagéré et exhibé à souhait, ces nouveaux

chefs voulaient faire accroire à leur monde civilisé

et intelligent qu’ils se sont engagés de la sorte

pour sauver la République des griffes et tentacules

d’un «intégrisme religieux».

Et au nom de cette noble mission, tout était

alors permis, à l’occasion ! Mais dans la réalité

des faits, le labyrinthe de la corruption et ses

nombreux corolaires venait tout simplement de

prendre forme et bonne place parmi ces «nouvelles

mœurs» de la société, faisant décaler d’un

rang ce «terrorisme religieux», objet de leur combat.

Depuis, tout était devenu sujet à être dénaturé

! Et tous les moyens étaient bons pour y parvenir

et bien évidemment longtemps ou beaucoup

s’enrichir ! Des gens véreux, des énergumènes

suspicieux et soupçonneux ainsi que des

individus sans réel impact sur la société, flairant

le gain substantiel à tirer ou à en soutirer, se rallièrent

rapidement au groupe et prirent part à

cette longue caravane faisant très mal au pays,

laquelle fait encore son chemin.

Dans la foulée de barrer la route à un «parti

intégriste», virtuel champion d’une course au

pouvoir, au départ très mal lancée, le frère cadet

des gens au pouvoir, prenant bon appui dans la

haute sphère d’une administration docile et «àplat-ventriste»

suppléa pour un bon moment

celui aîné, écarté de la politique juste pour un

temps pour lui permettre de revenir plus tard, en

force et au galop aux affaires du pays, une fois

l’orage passé et la tempête complètement tue.

Depuis, tout s’est accéléré pour mener le pays

vers l’autre chaos et son économie vers la ruine.

Ainsi, la culture de l’oubli céda la place et le pas à

celle de «l’inculture». Une nouvelle meute de

gens assoiffés de pouvoir, venus initialement tout

juste se remplir les poches, sont longtemps restés

à se remplir le ventre et se construire leurs somptueux

palais et empires contre toute logique et

bon sens et surtout au détriment de tout service

public ou vertu accordée à la profession !

Le vice remplaça alors la noble vertu, l’opportunisme

la toute nécessaire retenue, l’humilia-

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Quel nom pour quels candidats ! E

suffit juste de tout tenter sans la moindre re

tout de même… ! Mais très difficile à pouvoi

tard, même pour les plus lointaines générat

tion, la sagesse, et l’indispensable humilité, le

gain cupide, celui juste et bien mérité ! Tout ce

désordre était né une nuit d’un scrutin dirigé

mais jamais digéré par un peuple encore aux

aguets !

Même pas par le frère aîné, alors largement

recalé pour faire passer au peuple une pilule difficile

à avaler, poussant tout naturellement le

délit de détourner les voix des électeurs à servir

de paravent à un régime chancelant, lequel tentait

par tous les moyens de se repositionner sur

l’échiquier politique du pays, brouillant pour

l’occasion toutes les pistes de sa dérobade et

sacrifiant dans sa fuite en avant plusieurs lampistes.

La recette était donc connue. Le repas tout à

fait reconnu ! Le menu n’intéressait personne

donc ! Et pas même le cuistot ne voulait y goutter

! Mais… c’était décidé ainsi ! En haut lieu,

bien entendu ! Au nez et à la barbe de la démocratie

! Celle enseignée ou celle prônée ! Bref, un

autre terrorisme venait de succéder à celui descendu

tout droit du maquis (?!). Le monde des

gens déprimés et opprimés, ne pensant qu’à sauver

sa peau, s’est laissé aller à cette gymnastique

qui lui était imposée.

A tout simplement se laisser faire ! Et grâce ou

à cause de la peur, le régime s’est depuis replacé !

S’est complètement repositionné !

Définitivement réinstallé !

Plus tard, le frère cadet, tout heureux de l’aubaine,

devait se laisser faire pour partager le

gâteau et le pouvoir avec celui de l’aîné. Tout

naturellement, des années plus tard, on inversa

sciemment les rôles pour changer complètement

le fusil d’épaule et faire revenir au pays ceux, un

moment plus tôt, mis au placard, à l’écart et en

hibernation, j

yeux à un pe

drame et de m

Et pour d

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t pour tout gagner, il

tenue ! Facile à faire

r bien digérer plus

ions !

etant au passage de la poudre aux

uple pris de frousse par tant de

alheur qui s’abat sur le pays.

onner l’illusion d’une animation

ommet de l’Etat, on fit venir un

se» de la vingt-cinquième heure

cler et complètement fermer avec

es à une vraie démocratie, en réel

ction !

ur était joué ! Sans le moindre

neur ni encore un quelconque tir

adversaire ou l’ennemi ! Des tireurs

s par des tireurs au flanc, postés

du temple du pouvoir ont, pour ce

grammé, et comme déjà initiale-

, ils ont tout réalisé sans faire la

e, hormis ce peuple blessé dans sa

rté !

de est la blessure de tout un peuple

des décennies encore est la plaie

lement cicatrisable malgré souvent

able de l’oubli et du temps qui partout

détruit !

le plus incurable et concret est dû à

passive d’être souvent enclin de

s dans la facilité de «l’opportuit»,

et… par extension de tenter ce

corruption» dans nos habitudes

acquises et bien entretenues.

cela est, depuis cette mémorable

de la seconde moitié des années

ix du siècle dernier, ouverte à…

its, devenus par miracle licites et

tous les rêves impossibles… hier

sibles et irréalisables par la faute à

de tout un peuple, érigée comme

e toutes ces populations restées

encore accrochées à leur grande histoire et culture

ancestrale !

Sur tous les risques, même les plus improbables,

eu égard aux virages très dangereux que

nous prenons par inadvertance dans notre nouvelle

«logique de pensée», laquelle courtise à souhait

l’intérêt subordonné au poste occupé et le

substrat de la matière à acquérir dans nos relations

quotidiennes, sujettes à toutes les convoitises

soutenues par nos nombreuses bêtises et

innombrables sottises à vouloir tout le temps privilégier

le hâtif sur le naturel ou le tardif, l’excessif

sur l’utile ou le sélectif, le suspensif sur celui

ordinaire ou permissif, le pratique sur celui relevant

plutôt de l’éthique, l’administratif sur celui

démonstratif, et surtout… le diminutif sur celui

distinctif et de caractère cumulatif.

Ainsi, au besoin, ce sont plutôt nos yeux qui

ont exagérément grandi et tellement grossi, happés

par ce désir de tout prendre à la fois et ne rien

laisser aux autres souvent démunis de tout !

Tout prendre comme pouvoir et ses nombreux

avoirs ! Comme supposés mérites et ses qualités

émérites ! Comme ascendants sur les êtres et les

choses dus à notre caractère condescendant visà-vis

des autres et de la valeur à leur légitimement

accorder… nous poussant à l’outrecuidance

de nous considérer toujours comme le plus

fort de tous, le plus futé du groupe et le plus

intelligent de la tribu ou de la contrée, pour être

le seul à être élu sur cette liste toute désignée

pour être celle de la victoire appelée par euphémisme

ou réellement «errabha», la gagnante !

Quel nom pour quels candidats ! Et pour tout

gagner, il suffit juste de tout tenter sans la moindre

retenue ! Facile à faire tout de même… ! Mais

très difficile à pouvoir bien digérer plus tard,

même pour les plus lointaines générations !

Ainsi, beaucoup de candidats jusque-là inconnus

du public se sont faits, l’espace d’une liste

épousée, imposée à tout un peuple ! Une vraie

surprise, d’abord pour les candidats eux-mêmes !

Et ils sont nombreux à l’admettre aujourd’hui

que l’orage est bel et bien passé une fois le statut

de rentier ou de député définitivement acquis.

Leur aveu se fait seulement en intimité !

N’allez surtout pas le leur demander de le dévoiler

en public ! Voilà comment ces nouvelles

valeurs se sont emparées de tout un peuple, miné

depuis par cette course à «l’enrichissement

rapide et sans cause» de ces nouveaux venus à la

politique, nés tout juste la veille de cette mascarade

électorale qui devait tout emporter ou

chambarder sur son chemin.

Et comme la nouvelle constitution introduit

ce tiers-présidentiel de ces opportunistes très privilégiés,

ce sont tous les Algériens opportunistes

qui se sentent désormais concernés ! Les plus

opportunistes se voient déjà arriver, siéger au

Sénat, nantis de tous ces appoints, bons points

privilèges qui les éloignent des nombreux sacrilèges

de la basse société.

Ils espèrent eux aussi, arriver par effraction ou

de force au sein d’une gouvernance dilettante et

corrompue. Ils veulent y figurer pour certains,

distribuant à profusion argent contre cet autre

argent à plus tard récupérer des tiroirs-caisses

d’un Etat rentier et très solvable ! C’est le comble

des combles, pourrait-on y penser ?

Ainsi, les Rois des opportunistes rêvent de

prendre leur monde de haut. De la toute haute

tribune de ce Sénat, pour jouir eux aussi des larges

avantages et non prérogatives de ces gens

haut placés ! Le reste des opportunistes, opportunistes

à différents niveaux et degrés, cultiveront

toujours ce désir de pouvoir, un jour, épouser la

fille de l’un des premiers cités, et convoler en justes

noces avec la progéniture féminine de ces

potentiels potentats du pouvoir, dans l’espoir

d’emprunter le même escalier par lequel est déjà

passé ce rusé opportuniste, plus vieux d’une

génération de plus que ce jeune prétentieux.

Dans un monde où la culture et la valeur du

travail ne constituent nullement une quelconque

référence, l’opportunisme reste la seule voie à

suivre pour parfaire cette gymnastique, laquelle

se pratique sur ce vrai tremplin de la vie en

société. La règle en la matière dit : «Par où est

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Décryptage

13

passé le chef passera nécessairement le reste des

soldats du régiment». A présent, la voie semble

toute tracée ! Il est question alors d’être tout le

temps en tenue de sport pour bondir sur sa proie

dès le moindre mouvement annonçant la manifestation

de sa présence sur les lieux. Elle constitue

ce préalable pour gravir un jour «ces marches

de la fausse gloire».

Mais, face à cet opportunisme à souhait, que

fait l’autre monde déprimé ou opprimé ? Croit-il

encore et toujours au Croissant ou a-t-il définitivement

alors opté pour la Croix ?

Telle une nuée de volatiles fuyant le danger

dans un battement d’ailes affolé, les jeunes populations

quittent aujourd’hui précipitamment leur

territoire et patrie dans cette continue et infinie

caravane de carrousel de «felouques» vers l’autre

continent, leur nouvelle terre bénie, très

conscients qu’elle leur sera d’un précieux secours

après avoir été humiliés sur cette terre où ils ont

pourtant été nés et surtout trahis par ces mêmes

gens qui leur promettaient autrefois «une vie

meilleure*».

Ils pensent qu’ils ont tout simplement été trahis

par ceux-là mêmes qui leur avaient pourtant

tant promis ! Rendons-nous tout de même à

l’évidence : un monde miné par l’opportunisme

ne créera jamais de richesse ni cette valeur-ajoutée

nécessaire au progrès social. Cela est une donnée

fondamentale dans l’analyse.

C’est sûr et même certain. A contrario, il s’investira

tout le temps dans la ruse et dans le mensonge

dans tous ses aspects.

Par conséquent, il aura tout le temps peur de

l’émeute et de la grogne d’une jeune population

tenue à distance du progrès. Une gouvernance

par défaut ne peut verser ou souffler que dans le

faux débat, plutôt que d’insuffler ou de s’inspirer

de l’éclat de la lumière des idées géniales de ses

érudits prodiges et purs produits.

Ce monde des usurpateurs se plait et se complait

dans ces règles occultes, distillant à longueur

de temps toutes ces sombres alternatives, lesquelles

ne remettront jamais en cause la philosophie

de la nature de la gouvernance du pays. Ils sont

–ne l’oublions pas- les chefs tout désignés ou

autoproclamés d’une gouvernance qui chavire au

moindre éternuement de sa jeune progéniture. Ils

l’ont d’ailleurs toujours été ainsi. Pourquoi alors

ces jeunes populations cherchent-elles à changer

l’ordre des choses ?

Au fait, que dire encore de ces hauts responsables

politiques qui rient au nez et à la face de nos

journalistes à leur moindre questionnement au

sujet de l’actualité nationale ou de leur apport

personnel à notre gouvernance ?

Croient-ils toujours à cette impunité totale

dont ils font l’objet pour narguer de telle façon

leurs administrés ? Leur opportunisme exagéré et

complètement déplacé leur aura en fin de compte

joué un bien mauvais tour pour les amener à carrément

refuser de communiquer !

Ils n’ont probablement rien à dire, même pour

se déculpabiliser parce qu’ils savent qu’ils ne

seront jamais que de simples justiciables d’une

justice de l’homme.

De cette justice positive dont ils doutent tout

simplement de son positivisme ! De sa justesse et

justice ! Oui, ils ne seront jamais que de quelconques

justiciables de ce monde si bas. Pourtant, en

toute intimité, ils passent de longs moments à

peaufiner les moyens et autres documents de leur

défense relatifs à cette justice certaine de l’autre

monde. Celui de l’au-delà !

Ils oublient cependant que leur ruse sera certainement

insuffisante pour les innocenter du

chef d’inculpation d’une vraie cabale montée

contre le pauvre peuple algérien. L’entrée à ce tribunal

divin est très difficile d’accès ! Et seuls les

inculpés y ouvrent vraiment droit ! Sans la présence

de leurs avocats… ! Là-haut, le verdict est

très sévère et surtout sans appel… ! Jamais

ajourné ! Jamais complaisant …!

(*) Fameux slogan du FLN, parti unique de

l’époque.


14 dclg

é

a a e Kiosque international

Analyses & Décryptages

PORTRAIT

Moshé Yaalon, un spécialiste

des coups d'éclat à la Défense

Jean-Luc Renaudie, AFP

Le nouveau

ministre israélien

de la Défense

Moshé Yaalon fait

figure de faucon,

pour son

opposition

publique au retrait

israélien de Gaza

en 2005, ou à tout

gel de la

colonisation, mais

se montre plus

circonspect sur le

programme

nucléaire iranien.

Agé de 62 ans, cet ancien

chef d'état-major au

physique massif, à l'élocution

lente et au visage

austère ambitionnait d'obtenir la

Défense depuis son entrée en

politique en 2008 au Likoud, le

parti de droite de Benjamin

Netanyahu qui l'avait à l'époque

présenté comme le "premier soldat

d'Israël". Il lui a fallu toutefois

patienter pour réaliser son rêve,

se contentant dans le précédent

gouvernement d'un titre de vice-

Premier ministre chargé des

Affaires stratégiques.

Fils d'un ouvrier d'origine

REPORTAGE

A Deir Ezzor, les jardins publics

sont devenus des cimetières

José Rodriguez

ukrainienne, Moshé Yaalon a vécu

dans un kibboutz et milité au

Parti travailliste dans sa jeunesse,

avant d'adopter des positions plus

à droite.

Officier parachutiste, il dirige

en 1988 les commandos de l'étatmajor,

l'unité la plus prestigieuse

de l'armée, participant directe-

" Dieu punira Bachar et les siens pour avoir transformé

nos jardins publics en cimetières" lance

Mohammad Assad. Il se recueille, un exemplaire

du Coran entre les mains, sur la tombe de son fils aîné près

d'une balançoire dans un parc de Deir Ezzor, dans l'est

syrien.

Hommes, femmes, enfants, combattants parfois tout

juste sortis de l'adolescence: le Parc El-Machtal accueille

chaque jour de nouvelles victimes du conflit qui déchire la

Syrie depuis qu'un soulèvement contre le régime du président

Bachar al-Assad lancé il y a deux ans s'est transformé

en lutte armée. Oum Mohammad, elle, pleure son fils de

11 ans, tué par un bombardement. "Je viens tous les jours

du lever du soleil jusque vers 16h pour être avec mon petit.

C'est une façon de rester à ses côtés... Je l'accompagne, je

lui dépose des versets du Coran et je parle avec lui". Le garçonnet

a été tué par des éclats d'artillerie alors qu'il jouait

devant le domicile familial avec un de ses meilleurs amis,

tué lui aussi. "Il était mon sourire, ma motivation pour

sourire chaque jour au milieu de cette guerre et maintenant

il est mort", se lamente cette mère, se griffant le visage

avec les ongles, avant d'insulter le régime Assad. "Depuis

neuf mois, tout ce qu'on a reçu de la part du gouvernement

de Syrie, ce sont des bombes et encore des bombes",

ironise le fossoyeur, Abdelrazzak. "Mes enfants ne peuvent

sortir car c'est trop dangereux. Cela fait neuf mois qu'ils

sont cloîtrés à la maison car j'ai dû enterrer tellement d'enfants

de mes propres mains, que je ne veux pas avoir à le

ment à l'assassinat du numéro

deux de l'Organisation de libération

de la Palestine (OLP), Abou

Jihad, en 1988 à Tunis. Nommé

général en 1995, il a dirigé les services

de renseignements puis les

commandements Nord et Centre

avant de devenir chef d'étatmajor

en 2002. Pendant la

faire avec les miens", soupire-t-il. "Je n'aurais jamais pensé

que le jardin où jouaient mes enfants finirait par etre

transformé en cimetière", dit-il, désignant une multitude

de monticules de terre, certains ornés de quelques fleurs en

plastique.

"est-ce bien la peine"

Deir Ezzor, ancien fleuron de l'industrie pétrolière

syrienne, a été entraîné dans le conflit en juin 2012, et plus

de 3.000 personnes y ont péri depuis selon Abdelrazzak,

ancien employé des puits de pétrole devenu fossoyeur. Le

cimetière municipal ayant rapidement été débordé, les

parcs municipaux ont été réquisitionnés. Dans le seul parc

El-Machtal gisent 160 "martyrs" -- certains ne sont pas

identifiés, et la tombe ne contient parfois qu'un membre,

seul reste d'un corps pulvérisé par les bombes. Abdelrazzak

a noté dans un carnet la disposition des tombes et ce qu'on

sait de leur occupant. "Si jamais un obus ou une roquette

explose et détruit les tombes, je saurai où va chaque corps

grâce à ce dessin. Nous ne pouvons permettre que les

familles prient pour des défunts qui ne sont pas les leurs".

De l'autre côté du parc, une femme agenouillée caresse la

terre fraîchement retournée et lance: "Saad, pourquoi?

Pourquoi fallait-il que tu t'en ailles?"

Son frère, Saad Haj Chehab, est mort le 16 février dernier

à seulement 17 ans, pendant qu'il combattait contre le

régime. "Mon frère est mort en combattant un dictateur.

Nous sommes fiers de lui", explique un de ses frères,

Ahmad Taj Haj Chebab, qui combat lui même, comme ses

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

deuxième Intifada (2000-2005), il

se forge une image de "dur", au

premier rang de la répression

contre les Palestiniens. En 2002, il

n'hésite pas à traiter les

Palestiniens de "cancer". Sa carrière

militaire se termine brutalement

en 2005 quand il s'oppose

au retrait unilatéral de la bande

de Gaza décidé par le premier

ministre Ariel Sharon. Il se voit

sèchement refuser par Shaul

Mofaz, alors ministre de la

Défense, une prolongation d'un

an de son mandat, qu'il est coutume

d'accorder à un chef d'étatmajor.

"Bombe ou

bombardement" de

l'Iran

Elu député sur la liste du

Likoud en 2009, il se range dans le

camp des faucons du parti, au

point que le chef du gouvernement

Benjamin Netanyahu est

contraint très rapidement de le

rappeler à l'ordre. "Je n'ai pas

peur des Américains, mais dans le

gouvernement il y en a qui ont

peur d'Obama. Il faut dire: +Ca

suffit+!", lance-t-il pour dénoncer

les pressions du président américain

en faveur d'un gel de la colonisation.

Pour éviter une crise

avec Barack Obama, le bureau de

M. Netanyahu le désavoue. Sur la

question des colonies sauvages

également, Moshé Yaalon a fait

entendre sa différence en s'opposant

à leur démantèlement. Pour

lui, les "juifs peuvent et doivent

s'installer dans tout Eretz Israël

(Israël dans ses frontières bibliques)

pour l'éternité". Il avait

joint le geste à la parole en rendant

une visite de solidarité à des

colonies non autorisées par le

gouvernement.

En 2009, il s'en prend au mouvement

anti-colonisation La Paix

Maintenant, en le qualifiant de

"virus". Il s'était également

opposé en 2011 à l'accord

d'échange avec le Hamas, qui a

permis la libération du soldat

israélien Gilad Shalit, détenu à

Gaza par le mouvement islamiste,

contre 1.027 Palestiniens. Plus

modéré sur la question du programme

nucléaire de Téhéran, il

recommande d'"exercer des sanctions

aggravées, économiques,

politiques ou autres contre l'Iran,

et se réserver l'option militaire".

"Mais le fait est que la diplomatie

ne fonctionne pas, et que

les sanctions n'ont pas l'effet

escompté puisque l'Iran poursuit

son programme nucléaire",

déplore-t-il en 2012, après avoir

indiqué qu'entre "la bombe (iranienne)

et le bombardement

(israélien)", il préférait la seconde

option. A l'approche des élections

du 22 janvier, Moshé Yaalon avait

adopté un profil bas en se rapprochant

de Benjamin Netanyahu, au

moment où son grand rival Ehud

Barak, ministre de la Défense

depuis plus de cinq ans, annonçait

en novembre son retrait de la

vie politique.

trois autres frères, aux côtés de l'Armée syrienne libre

(ASL). Un groupe de combattants entre dans le parc, arme

à l'épaule. Ils déambulent parmi les tombes avant de s'arrêter

devant l'une d'elles, sur laquelle un jeune homme

s'effondre en pleurant. "C'est mon père... Il est mort dans

un bombardement du régime. J'étais au front quand il a

été enterré et je n'ai pas pu lui faire mes adieux", sangloteil,

avant de crier "père, pardonnes-moi". "Chaque jour je

vois des scènes comme celles-ci. Des jeunes pleurant leurs

parents. Les parents pleurant leurs enfants", soupire le fossoyeur.

"Tant de sang, est-ce bien la peine? Sincèrement, je

me demande cela chaque jour quand ils arrivent ici pour

que je les enterre dans ce cimetière. Et je n'ai toujours pas

trouvé la réponse," reconnaît Abdelrazzak.


Kiosque international dclg

é

a a

Analyses & Décryptages

ANALYSE

Barack Obama commence à polir

son bilan de politique étrangère

Stephen Collinson, AFP

La tournée du président

Barack Obama au

Proche-Orient lui

permettra de

commencer à polir le

bilan de politique

étrangère de ses deux

mandats, qui malgré de

grandes aspirations et

de réelles réussites, reste

à la merci de dossiers

brûlants.

présidentielle américaine

montre que le temps s'accélère

pour les dirigeants au

L'histoire

cours de leur second mandat. M.

Obama, qui a entamé le sien il y a deux

mois, devra agir rapidement s'il veut lancer

de nouvelles initiatives de politique étrangère

avant d'avoir à lâcher les rênes du

pouvoir début 2017.

M. Obama n'a pas fait mystère de sa

volonté de rester dans l'Histoire comme le

président qui aura mis fin aux guerres

d'Irak et d'Afghanistan, rétabli l'image des

Etats-Unis, tourné davantage son pays vers

l'Asie-Pacifique, démantelé Al-Qaïda et

jeté les bases d'une lutte contre la prolifération

nucléaire.

Le président, lors de sa campagne de

réélection de 2012, ne manquait jamais de

mentionner le succès du raid contre

Oussama ben Laden auquel il avait donné

son feu vert l'année précédente. Mais d'autres

chausse-trapes sont apparus, dont la

guerre civile en Syrie,

les menaces nucléaires nord-coréennes,

le refroidissement des relations avec la

Russie et les nouvelles tensions avec la

Chine sur la cybersécurité. En l'absence de

toute perspective immédiate de relance du

processus de paix israélo-palestinien, M.

Imad.H, Blog25

Deux Égyptiens accusés de

vol ont été battus à mort

et leurs corps pendus en

public par des habitants dans un

village du delta du Nil, a-t-on

appris dimanche auprès des services

de sécurité. Les deux hommes

ont été capturés alors qu'ils

venaient de voler un «touk-touk»,

un petit véhicule à trois roues

importé d'Inde, très populaire

dans les campagnes égyptiennes.

Accusés également d'avoir cherché

à kidnapper une fillette de

quatre ans et d'appartenir à un

gang pratiquant les enlèvements,

ils ont été battus à mort avant que

leurs corps ensanglantés et dénudés

soient pendus et exposés en

Obama devrait se concentrer lors de sa

visite en Israël la semaine prochaine sur le

dossier iranien, où il veut contrer les ambitions

nucléaires de Téhéran tout en dissuadant

les Israéliens de lancer une frappe

préventive.

ÉGYPTE

Deux hommes meurent,

pendus par les pieds

public dans le village de Mahallat

el-Ziad, dans le gouvernorat de

Gharbeya. Les dépouilles sont

ensuite été transportées à la morgue

de la ville de Samanoud,

selon ces sources.

Ce lynchage survient à un

moment où la police traverse une

grave crise, avec de nombreux

commissariats en grève à travers

toute l'Égypte. Cette situation

aggrave le sentiment d'insécurité

et alimente les craintes de voir

apparaître des milices et augmenter

les actes d'auto-défense ou les

règlements de comptes.

Très critiquée par la population

pour sa brutalité et sa servilité

à l'égard du régime de l'ancien

dictateur Hosni Moubarak, la

police se plaint aujourd'hui d'être

instrumentalisée par le nouveau

pouvoir dominé par les islamistes,

et dénonce le manque de

moyens pour remplir ses missions

dans un pays instable.

Le pays connaît également une

polémique sur une volonté supposée

des islamistes, en particulier

les fondamentalistes salafistes,

d'encourager la mise en place

de milices pour suppléer des forces

de l'ordre défaillantes.

Le président Mohamed Morsi,

issu des Frères musulmans, a luimême

réaffirmé ces derniers jours

que le maintien de l'ordre public

revenait aux policiers, et la puissante

armée égyptienne a fait

savoir qu'elle ne tolèrerait pas

l'apparition de milices.

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Relations épineuses avec

la Chine

"L'Iran sera un dossier de politique

étrangère crucial pour le président lors de

son second mandat. Nous nous sommes

e

15

engagés à empêcher l'Iran d'obtenir une

arme nucléaire", explique Ben Rhodes,

conseiller de sécurité nationale adjoint de

M. Obama.

Toutefois, le dirigeant, qui a tenté de se

dégager de l'héritage de son prédécesseur

George W. Bush en Irak et en Afghanistan,

"ne va pas faire à dessein du Moyen-Orient

le centre de ses préoccupations lors de son

second mandat", avance Haïm Malka, du

groupe de réflexion CSIS de Washington.

Depuis Richard Nixon, les présidents américains

ont aussi été jugés sur leur capacité

à gérer les relations épineuses avec la

Chine.

Les contentieux commerciaux, les

concurrences territoriales avec des alliés de

Washington et les accusations contre Pékin

d'avoir tenté d'infiltrer des réseaux informatiques

privés et gouvernementaux américains

risquent de compliquer les relations

entre M. Obama et son tout nouvel homologue

Xi Jinping. L'Asie reste toutefois la

région du monde où la politique de M.

Obama semble avoir commencé à porter

ses fruits, argumente l'ancien Premier

ministre australien Kevin Rudd, selon qui

même les Chinois reconnaissent son aspect

positif.

Avec la Russie en revanche, les relations

qui s'étaient améliorées en 2009 et 2010, la

"remise à zéro" vantée par la diplomatie

américaine, ont à nouveau tourné à l'aigre

après le retour de Vladimir Poutine au

Kremlin. A l'heure d'écrire le bilan de M.

Obama, la légalité et l'éthique des attaques

de drones contre des extrémistes présumés

risquent d'être débattues, de même que sa

répugnance à s'engager directement sur

des théâtres d'opération comme en Libye et

au Mali, une "direction depuis l'arrièregarde"

moquée par les républicains.Quant

à l'Afghanistan, la fin prévue de la mission

de combat des forces américaines en 2014,

si elle honore une promesse électorale de

M. Obama, devrait être jugée à l'aune du

destin d'un régime, voire d'un pays dont la

viabilité sans aide militaire extérieure est

en doute.


16 > N O T R E V I S I O N D U M O N D E

Les gens

"

La question du Sud est

la clé pour le règlement

de tous les problèmes"

du Yémen, a

déclaré le président Abd Rabbo

Mansour Hadi à l'adresse des

participants au dialogue, réunis

au palais présidentiel à Sanaa. Il

a averti que "quiconque cherche

à imposer son approche par la

force armée sera voué à un

échec cuisant", en référence à la

tendance dure du Mouvement

sudiste, conduit par l'ancien

syrienne

s'est retrouvée hier à

L'opposition

Istanbul pour se choisir

un Premier ministre et un gouvernement

provisoires chargés

de gérer les territoires de Syrie

conquis par les rebelles hostiles

au président Bachar al-Assad,

deux ans après le début d'une

guerre qui a déjà fait 70.000

morts. Cette réunion, organisée

dans un hôtel de la mégalopole

turque, rassemble pour deux

président Ali Salem al-Baïd, en

exil au Liban, et qui réclame la

sécession du Sud, un Etat indépendant

jusqu'en 1990.

Alors que le président s'exprimait

à Sanaa, un militant

autonomiste sudiste a été tué

par des tirs de la police à Tarim,

une ville du Hadramout (sudest),

où se tenait un rassemblement

de protestation contre le

dialogue national, selon un responsable

séparatiste. Des groupes

radicaux du mouvement

jours les responsables de la

Coalition nationale syrienne,

reconnue par des dizaines de

pays comme le seul représentant

légitime du peuple syrien. Signe

des divergences qui parcourent

la nébuleuse de l'opposition

syrienne, elle a déjà été reportée

à plusieurs reprises. Douze personnalités

sont candidates au

poste de chef du gouvernement,

a indiqué lundi un membre de

la Coalition, Khaled al-Saleh,

Mohamed Morsi

Le président égyptien est arrivé hier à Islamabad pour la première visite bilatérale d'un

chef d'Etat égyptien au Pakistan depuis Gamal Abdel Nasser dans les années 60, selon

la télévision d'Etat pakistanaise. Le président Morsi, à la tête d'une délégation "de

haut niveau", a été accueilli par des responsables politiques pakistanais et des

diplomates sur le tarmac d'un aéroport militaire, selon les images de la télévision

d'Etat. "Cette visite représente un tournant dans les relations traditionnelles et

amicales entre les deux grands pays musulmans", selon le ministère pakistanais des

Affaires étrangères, précisant qu'il s'agissait de la première visite bilatérale d'un

président égyptien depuis Nasser. Depuis, le président Sadate avait séjourné au

Pakistan en 1974 dans le cadre d'un sommet multilatéral.

Yémen

Dialogue national

pour dessiner l’avenir

Le Yémen, seul pays arabe où un soulèvement a abouti à une solution négociée, a

entamé hier un dialogue national crucial pour son avenir mais boudé par les

autonomistes sudistes les plus radicaux, dont un militant a été tué par la police.

autonomiste, qui boycottent le

dialogue national, avaient

appelé leurs partisans à observer

une journée de "désobéissance

civile" suivie dans la plupart des

villes du Sud.

A Aden, principale ville du

sud, des centaines de personnes

ont passé la nuit sur la place des

parades, où un millier de manifestants

étaient rassemblés lundi

matin, brandissant des drapeaux

de l'ex-Yémen du sud.

"Non au dialogue, oui à l'indé-

Opposition syrienne

Douze candidats pour un

gouvernement provisoir

précisant que l'élection aurait

lieu sous la forme d'un scrutin

majoritaire à deux tours.

Trois d'entre elles font figure

de favoris: un ancien ministre

de l'Agriculture de l'ancien président

Hafez al-Assad, Assaad

Moustapha, l'économiste

Oussama al-Kadi et un cadre

supérieur dans les télécoms,

Ghassan Hitto. Avec un avantage

pour les deux derniers

cités, estimait lundi Samir

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

pendance", répétaient les manifestants,

qui brandissaient des

portraits de M. Al-Baïd et du

dirigeant sudiste Hassan

Baoum.

M. Hadi a plaidé pour "un

Etat moderne, fondé sur la

bonne gouvernance", et exhorté

les différentes forces politiques à

faire des "concessions pour

assurer la réussite du dialogue

national, "un tournant" dans

l'histoire du pays.

R. I.

Nashar, un des membres de la

Coalition. M. al-Kadi est né en

1968 à Alep et dirige à

Washington le Centre syrien

pour les études politiques et

stratégiques. M. Hitto est né en

1963 à Damas et a passé près de

vingt-cinq ans aux Etats-Unis,

où il a été un cadre dirigeant

d'entreprises de haute technologie

avant de rejoindre la Turquie

et les rangs de la révolution fin

2012. R.I

Sur le fil

Centrafrique

Cinq ministres centrafricains,

membres d'une délégation

gouvernementale en mission

auprès de la coalition rebelle

Séléka dans le centre du pays,

sont "retenus" depuis dimanche

par des combattants de ce

groupe, qui ont menacé "de

reprendre les hostilités". Une

mission gouvernementale s'est

rendue à Sibut auprès du Séléka

"pour des questions de paix et

de désarmement", a déclaré à

l'AFP le ministre de la Sécurité

Josué Binoua. Le Séléka a

empêché cinq des membres de la

mission, ministres issus de la

rébellion au sein du

gouvernement d'union, de

regagner Bangui, exigeant

"l'application" des accords de

paix de Libreville, a précisé M.

Binoua. Parmi les ministres

retenus figurent les plus

importantes personnalités du

Séléka: son président et actuel

vice-Premier ministre, Michel

Djotodia, le ministre des Forêts

Mohamed Dhaffane, ou encore le

ministre de la Communication

Christophe Ghazam Betty.

Pakistan

Au moins quatre personnes ont

été tuées hier dans un attentat

suicide suivi d'échanges de tirs

dans un palais de justice de

Peshawar, grande ville du nordouest

du Pakistan à la frontière

de l'Afghanistan, a annoncé la

police. Des hommes armés ont

attaqué en fin de matinée le

palais de justice situé à proximité

d'un grand hôtel dans le coeur de

la capitale de la province du

Khyber Pakhtunkhwa, minée par

une vague d'attentats perpétrés

par les talibans. "Un homme

s'est fait exploser, un autre a

lancé une grenade", puis il y a eu

un échange de tirs entre des

assaillants et les forces de

l'ordre, a dit à l'AFP Mohammad

Faisal Murad, un haut

responsable de la police locale.

Un premier bilan gouvernemental

faisait état de deux morts et de

23 blessés, mais des sources

hospitalières ont revu ce bilan à

la hausse. "Nous avons reçu

quatre morts et 25 blessés", a dit

à l'AFP Sayed Jameel Shah, porteparole

de l'hôpital Lady Reading,

le plus important de Peshawar.

Inde

Six Indiens ont comparus hier

devant la justice après le viol

collectif d'une campeuse suisse

dans le centre du pays, a

annoncé la police, une agression

qui pose la question de la

sécurité pour les touristes en

Inde, où les violences sexuelles

sont fréquentes. "Nous avons

arrêté les six personnes et elles

seront présentées à un magistrat

cet après-midi (lundi). Nous

allons demander à ce qu'elles

soient placées en détention

préventive pour cinq jours", a

déclaré à l'AFP un responsable de

la police du Madhya Pradesh,

M.L. Dhody. La victime, 39 ans, a

indiqué à la police avoir été violée

par quatre hommes tandis que

deux autres étaient présents lors

de l'agression vendredi soir, dans

une zone boisée reculée de cet

Etat du centre du pays. Cette

touriste et son mari, qui

circulaient à vélo à travers l'Inde,

étaient en train d'installer leur

tente quand plusieurs hommes

ont attaqué le couple, attaché

l'homme et violé sa femme en sa

présence. Ils ont aussi volé des

effets personnels.


Esclavage

Nouveau scandale

en Mauritanie

Les militants du mouvement

antiesclavagiste IRA-Mauritanie ont

tenu un sit-in hier après-midi devant le

commissariat de Tevragh Zeina 1 à

Nouakchott pour dénoncer un nouveau

cas de présumé esclavage en

Mauritanie. Ce nouveau cas concerne

un jeune du nom de Sah Ould Moussa

qui serait asservi, depuis sa naissance,

par la famille Mohamed Salem Ould

Mohamden dans une maison près de la

mosquée saoudienne au centre-ville de

Nouakchott. Selon les militants d’IRA,

les maîtres de Sah l’interdisaient de

sortir le jour. Et pour le président

d’IRA, Biram Ould Abeid qui, à

l’occasion, a tenu une conférence de

presse devant le même commissariat,

la famille présumée esclavagiste

demandait à Sah de se méfier de Biram

en et faisait au jeune que Biram prenait

les esclavages pour les vendre à

l’Occident. Malgré tout, ont raconté les

militants d'IRA, le jeune, âgé entre 17

et 20 ans selon des militants d’IRA et

de 23 ans selon la Police, a rencontré,

dans une de ses sorties nocturnes, des

gens auxquels il a parlé de son statut

d’esclave et sa peur de dénoncer ses

maîtres. Des gens qui ont par la suite

informé le mouvement IRA lequel s’est

rendu vendredi dernier chez les

maîtres de Sah en compagnie de la

Police.

Ambassade libyenne

en Egypte

Gel des activités

L'ambassadeur de Libye en Egypte M.

Achour Hamed Ben Rached a annoncé

dimanche "le gel des activités de

l'ambassade libyenne au Caire en

guise de mesure préventive en faveur

de la sécurité de ses concitoyens".

Dans une déclaration à la presse à

l'issue d'un entretien avec le chef de

l'église copte d'Egypte le Pape

Théodore II au sujet des chrétien

égyptiens détenus en Libye, le

diplomate libyen a souligné le souci de

son pays d'assurer la sécurité de tous

les égyptiens se trouvant en Libye, et

de poursuivre l'enquête devant

déterminer les auteurs de l'incendie

qui a affecté une église copte en Libye.

Cette mesure fait suite aux

rassemblements organisés la semaine

dernière par des égyptiens coptes

devant l'ambassade libyenne après la

mort d'un copte égyptien accusé de

propager la religion chrétienne dans

une prison libyenne, lesquels se sont

renouvelés après l'agression d'une

autre église copte en Libye.

Sécurité

La Turquie équipe

la police tunisienne

Le vice-premier ministre turc, Bakar

Bozdag, est arrivé hier à Tunis pour

une visite officielle de deux jours au

cours de laquelle il remettra un don en

nature. Ce don, sous forme

d’équipements, s’aligne sur les

démarches de l'Agence de Coopération

et de Coordination turque qui a ouvert

un bureau en Tunisie et dont l’objectif

est de lancer de nouveaux projets. Le

don turc qui sera remis demain à la

Tunisie concerne surtout des

équipements sécuritaires comme la

livraison de 30 véhicules 4x4, 60

minibus, 5 bus pour le transport des

unités, 100 motos de police, 2000

casques, 2000 boucliers, 2000

combinaisons de protection corporelle,

5000 menottes et 2000 matraques. En

outre, 451 policiers tunisiens

bénéficieront d’une formation.

> N O T R E V I S I O N D U M A G H R E B

Maroc

Les partis de «droite»

s’organisent

Cinq partis de la mouvance populaire tentent un «rapprochement» pour faire front

contre les islamistes.

Une union du mouvement

populaire

(UMP) pourrait voir

le jour d ici la fin du

mois d avril prochain. Selon certains

journaux marocains, le projet

est actuellement dans sa phase

finale. Une cellule de réflexion

planche sur le projet depuis un

peu plus de trois mois et plusieurs

réunions ont déja été

tenues avec les chefs des différents

partis de la mouvance dite

«harakie». Une plateforme politique

devant recevoir l ensemble

des composantes est mÍme déja

préte. Pour le moment, le MDS d

Abdessamad Archane, est le premier

à avoir adhéhré à ce projet.

Ses partenaires de l alliance du

centre (six siéges), Al Ahd de

Najib Ouazzani et le PRE de

Blanchiment d'argent

La Tunisie devenue

une plaque

tournante

La Tunisie est devenue un pays de

blanchiment d'argent par excellence

et la corruption a atteint

des degrés inimaginables. C'est ce qu'a

laissé entendre, hier, Ridha Belhaj,

porte-parole de Hizb Ettahrir sur les

ondes de la radio Express FM en

annonçant en outre que 4000 milliards

de nos millimes ont été blanchis vers

l’Italie par ces réseaux de corruption.

Ridha Belhaj pense que les dossiers de

corruption importants

n'ont pas encore

été traités et que cette

situation génère le

retour en force de

personnalités de l'ancien

régime qui tentent

de se refaire une

virginité. Ils sont

aidés en cela par l'immobilisme

qui prévaut

dans les coulisses

de l'administration.

Mais, le porteparole

de Hizb

Ettahrir rejette surtout

la faute sur les

modèles politiques suivis par les

grands partis tels que Nidaa Tounes de

Beji Caid Essebsi et Ennahdha de

Rached Ghannouchi. Ridha Belhaj a

particulièrement visé le chef de Nidaa

Tounes qui fait tout pour mettre des

bâtons dans les roues mais estime toutefois

que le pouvoir actuel n'est pas

exempt de reproches. Une manière de

dire que Hizb Ettahrir est la meilleure

voie.

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

Chakir Achahbar se disent également

trés intéressés par l initiative.

Méme le parti à conotation

islamiste, le PRV de Mohamed

Khalidi (né d’une scission du

PJD, en 2005), est lui aussi séduit

par cette expérience. Aprés tout,

explique les comptes rendus

médiatiques, avant de faire partie

du PJD, les militants du PRV

avaient appartenu au MPDC, qui

Les gens

Ali Zeidan

17

est lui-mÍme issu de la mouvance

populaireª. Au total, la nouvelle

union comptera cinq partis.

Cependant, les auteurs du projet

ne souhaitent plus parler d une

fusion, comme ce fut le cas en

mars 2006 avec l intégration du

MNP et de l UD dans l’actuel MP.

Fusion qui avait laissé, rappelonsle,

des séquelles dont souffre

encore aujourd huile le MP.

Une vidéo circulant sur internet montrant des

islamistes se relayant pour fouetter des jeunes a

provoqué l'indignation en Libye, le premier ministre

ayant menacé dimanche de «punir sévèrement» les

coupables. La vidéo de plus de cinq minutes, titrée

«des Libyens fouettés à Syrte selon la charia»,

montre des hommes barbus en train de se relayer

pour fouetter cinq jeunes attachés tour à tour à un

tronc d'arbre. La scène se déroule dans une cour

centrale entourée de bâtiments, où l'on peut voir des

pick-up souvent utilisés par les milices armées en

Libye, ainsi qu'une vingtaine d'hommes, la plupart

barbus et habillés à l'afghane. À la fin de chaque

séance de flagellation, un autre jeune enlève son tshirt

et se dirige volontairement vers l'arbre pour

recevoir au moins une trentaine de coups de fouet,

hurlant de douleur et criant «Allah Akbar». On ignore

les raisons et les motivations de ces punitions, mais

le premier ministre libyen Ali Zeidan a condamné des

«actes inacceptables» qui devraient être

«sévèrement punis».


18

> S P O R T S

Championnat d ’Afrique

U20 à Aït Témouchent

Précieuse victoire du

Mali devant le

Nigéria (1- 0)

La sélection malienne a réalisé une bonne

opération en battant son homologue

nigériane sur le score d’un but à zéro,

dimanche au stade Ahmed-Zabana d’Oran

pour le compte de la première journée du

groupe «B» de la CAN U20. La rencontre a

pris sa tournure dès la 2e minute de jeu,

lorsqu’un mal renvoyé par la défense

nigériane a permis à l’avant-centre malien

Niane Adama d’inscrire le premier but. Dès

lors, on a assisté à un pressing des

Nigérians partant à l’assaut des bois

maliens, mais toutes leurs tentatives se

sont heurtées à une défense coriace. Avant

la pause, les Nigérians ont raté deux belles

occasions de scorer. Au retour des

vestiaires, le même scénario s’est

reproduit. Les Nigérians ont multiplié les

attaques pour réduire le score, mais en

vain. Plusieurs actions des Nigérians ont

été ratées notamment celle de Kayode qui

a voulu refaire la talonnade de Majer à la

67’. Il s’agit de la 6e confrontation en

phase finale de la CAN juniors entre les

deux pays. Le Nigeria a remporté 3 parties

contre deux nuls et une victoire pour le

Mali. Avec cette victoire sur l’un des favoris

du groupe, la sélection du Mali semble

prendre une bonne option pour la

qualification aux demi-finales. A l’issue de

la rencontre les entraineurs des deux

sélections ont livré leurs

impressions.L’entraîneur du Mali, Moussa

Keita, a déclaré que ses éléments ont réussi

à appliquer une bonne tactique. « Nous

avons joué tactiquement contre le Nigeria.

Les éléments de notre formation ont réussi

à appliquer cette tactique. Après avoir

marqué, nous avons fermé le jeu pour

conserver ce résultat.» Il a souligné que

l’’essentiel a été pour son équipe, c’est de

revenir avec les trois points. « Cette

victoire stimule davantage nos joueurs

pour le reste de la compétition. Nous allons

bien nous préparer pour la prochaine

rencontre, car nous connaissons très bien

les sélections de notre groupe», a-t-il

conclu.Le coach nigérian, de son côté, se

dit satisfait de la prestation de ses

poulains. John Obuh a indiqué : «

Aujourd’hui, nous n’avons pas eu de

chance. Mon équipe a fait une bonne

prestation sans pouvoir gagner. Le score ne

reflète pas la physionomie du match où

nous avons raté plusieurs occasions de

scorer. Toutefois, je suis convaincu que

notre formation fera mieux au prochain

match.»

R. S.

Bundesliga

Une fin de série et

une défaite pour

Francfort

L'Eintracht Francfort a mis fin dimanche à

près de neuf heures sans marquer le

moindre but mais celui de Stefan Aigner n'a

pas suffi pour éviter une défaite à domicile

face au Vfb Stuttgart (2-1). Le quatrième de

Bundesliga n'avait plus trouvé le chemin

des filets depuis cinq matches et lorsque

Aigner a ouvert le score à la 17 e minute, un

certain air de soulagement flottait dans les

tribunes de Francfort. Mais la joie fut de

courte durée puisque l'ancien attaquant du

PSG Vedad Ibisevic a d'abord réduit la

marque en transformant un penalty au

retour des vestiaires, à la 49’ et Georg

Niedermeier a doublé la mise à vingt

minutes de la fin du temps réglementaire

(71e). Après un excellent début de saison,

Francfort est à la peine. Depuis la trêve

hivernale, l'Eintracht n'a pris que neuf

points en neuf matches. Dans l'autre

rencontre de l'après-midi de cette 26e

journée, le Borussia Mönchengladbach

s'est imposé par le plus petit des écarts

face à Hanovre 96 grâce à but signé Luuk

de Jong (36e). Mönchengladbach est

septième avec 38 points et Hanovre pointe

à la dixième place avec 34 unités.

Premier League

Chelsea chasse

Tottenham du

podium

Frank Lampard a inscrit avant-hier soir son 200 e but sous les couleurs de Chelsea qui,

grâce à sa nette victoire sur West Ham (2-0), a repris la troisième place de la Premier

League aux dépens de Tottenham, surpris à domicile par Fulham (1-0).

Dans les autres

rencontres de

cette 30e journée,

Wigan a

signé une belle performance,

s'imposant sur sa

pelouse face à Newcastle

(2-1) mais ce succès ne

permet pas au club du

nord de l'Angleterre de

quitter la zone de relégation.

Wigan pointe au 18e

rang avec 27 points, à

trois unités du premier

club non-relégable Aston

Villa. A Stamford Bridge,

Lampard a ouvert le score

contre son ancien club à

la 19e minute sur un centre

de l'ancien Lillois

Eden Hazard, qui a doublé

la mise en début de

deuxième période (50e).

Avec ce 200e but, le

milieu de terrain anglais

de 34 ans n'est plus qu'à

Lionel Messi a inscrit

dimanche un nouveau

doublé qui a largement

contribué à la nette victoire du

FC Barcelone contre le Rayo

Vallecano (3-1), un succès qui

permet aux Catalans de compter

à nouveau treize points

d'avance sur le Real Madrid. Le

quadruple Ballon d'or était

dans une forme radieuse. Car

avant de convertir deux passes

décisives de David Villa (40e et

57e), lui aussi revenu à son

meilleur niveau, l'international

argentin avait déjà fait

marquer son compère d'attaque

à la demi-heure de jeu

deux réalisations du

record du meilleur marqueur

de tous les temps

de Chelsea, Bobby

Tambling, qui évoluait

dans les années 1960 et

1970. Revigoré depuis

quelques semaines,

Chelsea vient d'enchaîner

un quart de finale de FA

Cup plein de promesses

face à Manchester United

(2-2) et une qualification

en quarts de finale de la

Ligue Europa pleine de

brio face au Steaua

Bucarest (3-1), après un

match aller complètement

raté en Roumanie.

Il ne s’agit d’une longue

course. Pour autant, son

manager Rafael Benitez,

sous le feu des critiques

depuis sa nomination fin

novembre, entend rester

prudent R. S.

Liga

Le Barça et Lionel Messi

confirment en

championnat

(25e). Lionel Messi, qui a

trouvé le chemin des filets au

cours des 18 derniers matches

du Barça en championnat,

totalise désormais 42 réalisations

en Liga cette saison, loin

devant le Madrilène Cristiano

Ronaldo, qui n'en compte que

27. Cinq jours après sa prestation

de haute volée en huitième

de finale retour de la

Ligue des champions face au

Milan AC (4-0), le Barça a

confirmé qu'il était désormais

revenu à son meilleur niveau

après une mauvaise passe. Son

futur adversaire en C1, le Paris

Saint-Germain, est donc pré-

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

venu. « Nous avons retrouvé

de l'intensité. Nous sommes en

quarts de finale de la Ligue des

champions et nous sommes

très heureux que commence

dès maintenant cette trêve

internationale de mars », a

déclaré au micro de la télévision

espagnole le directeur

sportif du Barça, Andoni

Zubizarreta. « Villa se sent de

mieux en mieux et il s'est battu

vraiment dur pour être capable

de connaître ces beaux

moments », a ajouté le dirigeant

catalan en faisant allusion

à la longue période d'indisponibilité

de l'attaquant

espagnol, handicapé par des

blessures ces derniers mois.

Dans les autres rencontres de

cette 28e journée, l'Atletico

Madrid s'est imposé 2-0 sur la

pelouse d'Osasuna grâce un

doublé de Diego Costa (35e et

48e), un succès qui permet aux

Colchoneros de consolider

leur troisième place avec 60

points, à une unité du Real.

Tout juste qualifié pour les

quarts de la Ligue des champions,

Malaga a chuté de son

côté à domicile contre

l'Espanyol Barcelone (2-0).

Les gens

Mohammed

Tahmi,

Le ministre de la Jeunesse et des

Sports, Mohammed Tahmi, a

insisté à Relizane sur la

nécessaire disponibilité

d’infrastructures sportives et

d’espaces de proximité pour

jeunes. Dans une déclaration à la

presse, en marge de sa visite de

travail et d’inspection dans la

wilaya, le ministre a estimé «

indispensable de permettre à tous

les jeunes de pratiquer un sport

au niveau de la base. Ceci

nécessite la disponibilité

d’infrastructures de haut niveau ».

Inspectant certaines

infrastructures sportives dans la

wilaya, Tahmi a exprimé sa

satisfaction quant à leur

réalisation, avant d’annoncer la «

mise à niveau du complexe sportif

Zougari Tahar pour être plus

performant ». Le ministre a

inspecté la salle omnisports,

d’une capacité de 3 000 places,

réalisée à la nouvelle ville « Adda

Benaouda » pour un coût de 258

millions de dinars et dont les

travaux tirent à leur fin.


Syrian Electronic Army

Internet, l'autre guerre

civile syrienne

Le bras armé du régime syrien a frappé fort, loin des rues de Homs et d'Alep, coeur de

l'insurrection débuté il y a deux ans. Sans faire de morts cette fois.

Des pirates informatiques

pro-Assad ont

réussi plusieurs coups

d'éclat à quelques

semaines d'intervalles. Le 26

février, ils prennent le contrôle du

compte Twitter dédié à la photo

de l'Agence France Presse. Les

messages hostiles s'enchaînent,

raillant «une insurrection soutenues

par l'étranger» et le rôle du

«chef sioniste Bernard Henri

Levy». Début mars, le compte de

France 24 en arabe est à son tour

piraté. Puis celui des

Observateurs, le site de la chaîne

Presse écrite américaine

Hausse

des revenus

Après plusieurs années difficiles,

quelques lueurs

d'espoirs pointent pour

la presse écrite aux Etats-Unis,

notamment de nouvelles sources

de revenus sur internet, selon

une étude publiée hier. "Pour la

première fois depuis la profonde

récession qui a commencé en

2007, les journaux ont des raisons

d'avoir un minimum d'optimisme",

estiment les auteurs

du rapport annuel sur l'état des

médias réalisé par le centre de

recherche Pew. Ils "ont commencé

à beaucoup expérimenter

avec une série de nouveaux flux

de revenus et des changements

majeurs dans leur organisation",

disent-ils.

Même si certaines pratiques,

comme l'utilisation des médias

sociaux pour la publicité, sont

trop nouvelles pour en mesurer

l'impact exact, les chercheurs

discernent une tendance à la stabilisation

des revenus. Les offres

numériques créent notamment

de nouvelles sources de recettes,

et réduisent la dépendance des

journaux à la publicité. Le rap-

qui documente le conflit à travers

des vidéos et témoignages trouvés

sur les réseaux. Les pirates vont

jusqu'à modifier («défigurer») le

site lui-même. Les attaques ne

sont pas très sophistiquées, ne

durent pas longtemps, mais sont

largement relayées.

«C'est de la désinformation»,

dit Gérard Chaliand, expert en

stratégie militaire. «Le spectre de

la cybermenace va du niveau le

plus mesquin, au niveau le plus

sophistiqué, d'État à État». La

Syrian Electronic Army s'est spécialisée

dans ce genre de mesqui-

port relève que 450 des 1.380

quotidiens américains ont opté

pour des offres payantes sur

internet et qu'elles "semblent

fonctionner, pas seulement au

New York Times mais aussi chez

des journaux de petite ou

moyenne taille". Le NYT, qui

propose des abonnements

numériques payants depuis

2011, avait pour la première fois

l'an dernier gagné plus d'argent

avec les abonnements et achats

au numéro payés par ses lecteurs

qu'avec ses recettes publicitaires.

Une modeste amélioration de

l'environnement économique a

aussi permis, au moins dans certaines

régions, une reprise des

publicités automobiles ou des

petites annonces.

neries. Elle a ses cibles favorites:

les puissances occidentales, mais

aussi et surtout les pays du Golfe.

En avril 2012, la chaine saoudienne

Al-Arabiya se met subitement

à diffuser d'étonnantes

informations sur les réseaux

sociaux: «La fille du premier

ministre qatari a été arrêtée à

Londres», «Le chef de l'armée a

organisé un coup d'État contre

l'émir». Un piratage signé une

nouvelle fois par la Syrian

Electronic Army.Les accusations

récurrentes d'ingérence portée

par Bachar Al-Assad à l'encontre

YouTube Capture

Disponible

pour l’iPad

Déjà disponible sur iPhone,

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Apple iPad. Le géant américain vient

d’en faire l’annonce, précisant que

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plus. Pour rappel, YouTube Capture

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surtout la mise en ligne sur la célèbre

plateforme et ce, même lorsque

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Sport

Reebok lance sa

Fitness App

Reebok vient d’annoncer le

lancement de son application fitness

pour iOS et Android : la Fitness App.

Cette dernière permet de gérer

plusieurs activités sportives et de les

planifier afin de pousser la motivation

à son comble. Marche, jogging, danse

ou yoga : l’application permet de

combiner de nombreuses activités

pour des programmes d’entraînement

variés.

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

> M E D I A N E T

du Qatar sont cyber-traduites par

le collectif de pirates. Quelle que

soit leur intensité, «les conflits se

transposent toujours sur

Internet», observait Patrick

Pailloux, le directeur de l'Agence

nationale de la sécurité des systèmes

d'information, lors d'une

conférence à l'École militaire. La

guerre en Syrie en est une nouvelle

illustration. La Syrian

Electronic Army n'utilise pas de

méthodes nouvelles. Beaucoup

ont été éprouvées par les hacktivistes

de tous bords pendant les

révoltes arabes de 2011. Que fontils?

Ils bloquent l'accès aux sites

en les saturant de requêtes (attaques

par déni de services), piratent

comptes et sites pour en

modifier les contenus (defacement

ou défiguration), diffusent

des données confidentielles (les

leaks ou dox). En la matière, le

dernier fait d'arme revendiqué

par la Syrian Electronic Army

n'est pas des moindres: sur le site

qatar-leaks.com –opportunément

traduit en arabe, anglais et turque–

sont publiés des centaines de

documents présentés comme des

échanges diplomatiques de l'Émirat.La

Syrian Electronic Army se

défend d'être le cyberbras armé

du régime de Bachar Al-Assad,

prétendant agir pour rétablir la

vérité. A.Alonso

Une étude révéle

Un Français

navigue 28h

par moi

d’étude marketing

américaine

L’agence

comScore vient de révéler

de très intéressants chiffres

relatifs aux habitudes des

Français sur Internet. De leur

dernière étude menée en

décembre dernier, il ressort que

le Français passent en moyenne

27,7 heures par mois sur

Internet. Un chiffre qui place la

France légèrement au-dessus de

la moyenne européenne (26,9

h/mois) mais bien loin derrière

Les gens

19

Sheryl Sandberg

Cette semaine, la première page

du magazine TIME était consacrée

à Sheryl Sandberg, la COO (Chief

Operating Officer) de Facebook

qui a également participé au

développement de Google. Celle

qu'on surnomme parfois madame

Facebook vient de publier un livre

qui fait beaucoup de bruit aux

États-Unis et dont tous les médias

ont parlé depuis une semaine.

Mme Sandberg aurait pu écrire un

livre sur les entreprises techno,

mais elle a choisi un sujet plus

difficile et moins «sexy», du

moins aux yeux des médias

traditionnels: l'égalité hommefemme.

les addicts Britanniques (37,3

h/mois) ! ComScore en profite

pour rappeler que la France

compte actuellement 48 millions

d’internautes.

Concernant les actions menées

par les Français sur la Toile,

l’étude note que plus de 40 millions

d’internautes ont regardé

au mois une vidéo au cours du

mois. Mais la la plus grande

part du temps alloué sur le Web

reste consacrée à la gestion des

mails et des réseaux sociaux.


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S E L E C T I O N

La guerre invisible

Ce soir sur Canal+

Kori Cioca a dû quitter la

garde côtière après avoir

été battue et violée par

son supérieur

hiérarchique, qui lui a

cassé la mâchoire. Le

lieutenant Ariana Klay a

été menacée de mort

après un viol collectif

perpétré sur la base

même des Marines à

Washington par un

officier haut-gradé et un

de ses proches amis.

Trina McDonald, quant à

elle, a été droguée et

violée à plusieurs reprises sur sa base navale en Alaska. Des

anciens combattants, victimes de la loi du silence, témoignent de

ces violences, commises alors qu'ils étaient en train de servir leur

pays. Quelques cas parmi les milliers de viols recensés chaque

année au sein de l'armée américaine, pour la plupart impunis,

relégués aux oubliettes par l'administration militaire.

Tolérance zéro

Ce soir sur D8

Chris Vaughn a fait

une carrière

brillante au sein

des Forces

spéciales. Après

des années de bons

et loyaux services,

il choisit de

retourner dans sa

ville natale, dans le

Nord-Ouest des

Etats-Unis. Il pense

trouver un travail

dans la scierie

locale, qui emploie

la majorité de la

population. Mais

l'entreprise a fermé, et les lieux, autrefois paisibles, n'offrent

aujourd'hui qu'un spectacle désolant : ils sont désormais sous la

coupe de Jay Hamilton, un homme d'affaires véreux, propriétaire

d'un casino et ennemi d'enfance de Vaughn. Révolté, Vaughn décide

de rétablir la situation. Il doit pour cela affronter Jay Hamilton.

Vaughn trouve de l'aide en la personne de Ray Templeton, un agent

de sécurité simplet...

Esclaves modernes

Ce soir sur France 2

28, rue Ahmed Boualem Khalfi

ex-Burdeau, Alger centre

Quotidien d'informations générales

Edité par EURL Express News au

capital de 100.000 DA

RC : 0962805B03

Siège social : Maison de la Presse

Tahar Djaout, 1 rue Bachir Attar, Place

Sans doute estil

difficile

d'imaginer qu'à

l'heure

actuelle, il

existe encore

des esclaves

partout dans le

monde. Ce

trafic humain

connaît une

recrudescence

depuis cinq

ans. C'est

pourquoi

l'Organisation

des Nations

Unies relance

l'alerte auprès

des Etats, car

161 pays sont

directement

touchés par

l'esclavage.

du Premier Mai, Alger…

MANAGER GENERAL

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Hamida Ayachi

DIRECTEUR DE LA RÉDACTION

Chabi Yacine

SECRETAIRE GÉNÉRAL DE LA

RÉDACTION

Massinissa Boudaoud

Up in the Air

Ce soir sur MBC2

MAIL

redactionews@yahoo.fr

REDACTION

Tél : 021 637 018

SITE

www.algerienews.info

REDACTION EN CHEF

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

> T É L É V I S I O N

Spécialiste du licenciement appelé par les patrons d'entreprise

pour faire le sale boulot, Ryan Bingham n'a aucune vie privée et

passe la plupart de son temps en avion. Il adore cette vie faite

d'aéroports et de chambres d'hôtel, ses besoins tenant en une

seule valise, et espère réaliser son objectif : atteindre les 10

millions de miles du programme AAdvantage d'American

Airlines. Tandis qu'il fréquente une séduisante jeune femme,

Alex, rencontrée au cours d'un de ses voyages, il apprend, de

retour à Omaha au siège de sa société, par son patron, que ses

méthodes de travail vont évoluer. Natalie Keener, jeune

collaboratrice très ambitieuse, a trouvé une solution rentable

pour annoncer les licenciements d'employés par vidéoconférence.

Cette solution risque de limiter les voyages que Ryan

affectionne tant. Ce dernier affirme que la jeune femme ne

connaît rien au processus de licenciement, son patron décide

d'adjoindre Natalie à ce dernier, afin d'apprendre les choses du

métier…

Argentine, les 500 bébés

volés de la dictature

Ce soir sur France 5

Retour sur un épisode

noir de l'histoire

argentine. Pendant la

période de dictature,

des milliers de

militaires ont

séquestré de 1976 à

1983 des femmes

enceintes pour les faire

accoucher dans des

maternités

clandestines. Ces

personnes ont assassiné les mères pour leur voler leurs

bébés. Trente-cinq ans après ce drame, un procès

exceptionnel s'ouvre, à Buenos Aires, à l'encontre de

deux anciens présidents de la République et neuf

autres dignitaires de la dictature pour «vol de bébés,

plan systématique d'Etat et crime contre l'humanité».

Ce procès se tient grâce à la volonté d'un groupe de

femmes surnommées les «Grands-mères de la place de

Mai». Celles-ci ont réussi à retrouver 107 des «500

bébés volés de la dictature».

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LES

GENS

Patrick Cohen

IMPRESSION

Centre SIA

DIFFUSION

Express News

Tél/Fax : 021 298 300

21

Dans le clash Cohen/Taddéï la semaine

dernière sur le plateau de " C à vous ", qui

l'a remporté ? Frédéric Taddéï à en croire

Daniel Schneidermann qui y consacre ce

matin un billet dans Libération , "La liste

de Patrick Cohen ". Il revient sur cet

échange où l'animateur de la matinale

dévoilait sa politique éditoriale d'invités au

micro de la radio publique. Vous invitez

des gens qu'on n'entend pas ailleurs mais

vous invitez aussi des gens que les autres

médias n'ont pas forcément envie

d'entendre ! En passant sur France 2, est-

Lénine, la fin du mythe

Ce soir sur Arte

De son vrai nom

Vladimir Illitch

Oulianov, Lénine

parvient à se saisir des

rênes de la révolution

dans une Russie en

plein bouleversement

après l'abdication du

tsar Nicolas II, pour

fonder l'Union

soviétique en octobre

1917. Mais que sait-on

vraiment du célèbre

chef bolchevique ? Les

réalisateurs s'attachent à dévoiler la face cachée de

Lénine pour mieux démonter le mythe du personnage

messianique, dont les autorités soviétiques ont

organisé le culte pendant près de 70 ans. Au fil des

images d'archives se dessine le portrait d'un homme

ombrageux et autoritaire, à la soif de pouvoir

inextinguible, qui s'isole dans l'idéologie et les livres.

Lénine, idolâtre Marx, se borne à attendre une

révolution utopique, et fait subir ses sautes d'humeur

à son épouse, Nadejda Kroupskaïa.

Les manuscrits, photos et tous autres documents

transmis à la rédaction, non publiés ne sont pas

rendus et ne peuvent faire l'objet de quelque

réclamation.

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interdite sans l'accord de l'Administration.


22

> C U L T U R E

AGENDA

CULTUREL

Cinémathèque

d’Alger

Aujourd'hui à 17h30 : Ouverture

des Journées du cinéma italien,

avec le film "Signorina Effe" de

Wilma labate, suivi d'un débat avec

la réa-lisatrice.(L'événement dure

jusqu'au 23 mars)

Institut culturel

italien

Jusqu’au 11 avril: exposition

«L’artisan de la couleur» par Samir

Mounir Bennikous

Théâtre régional

de Béjaïa

Jusqu’au 22 mars : exposition-vente

du photographe Nadjib Rahmani.

El-Mouggar

Jusqu'au 23 mars : Projection

quotidienne du film «Rachida» de

Mina Chouikh.

Espace Plasti

Lundi 25 mars à 15h: Réplique du

Festival national du film amazigh à

Alger; Rencontre-débat avec les

invités d'honneur du festival, les

Amazighs de Siwa (Egypte).

Bastion 23

Jusqu'au 30 mars : Exposition

"N'Gaoussiette" de Djahida

Houadef.

«Elles, des voix algériennes» de Abdelkrim Tazaroute

Hommage aux déesses !

Un beau-livre sur les chanteuses algériennes vient de paraître en coédition entre la maison

«Rafar» et le ministère de la Culture. Son auteur, Abdelkrim Tazaroute, propose une

anthologie des plus belles voix d'Algérie, du raï à la chanson kabyle en passant par l'Algérois

et les Aurès.

préfacé par la ministre

de la Culture, Khalida Toumi,

consacre 124 pages à vingt-trois

L’ouvrage

artistes qui ont marqué la chanson

algérienne. Warda El Djazaïria, présentée

comme « la diva à la voix lumineuse »,

Abdelkrim Tazaroute dresse un portrait plus

qu'élogieux en rappelant que la chanteuse,

installée en Egypte, a toujours porté

l'Algérie dans le cœur et dans la voix. Il

revient également, et en détails, sur son parcours

musical et ses collaborations avec les

plus grands musiciens arabes. Ensuite, cap

sur le Hawzi, et spécifiquement le « Hawfi »

(chant féminin de Tlemcen) avec Cheikha

Tetma qui enregistre son premier disque en

1919 ! L'auteur revient brièvement sur les

innombrables embûches auxquelles elle a

fait face durant son parcours. En effet, la

misogynie et le conservatisme, prévalant

dans la société tlemcénienne de l'époque,

foncièrement phallocrate, ont favorisé une

cabale contre l'artiste qui l'a poussé à s'exiler

au Maroc pendant six ans. Les portraits

s'enchainent avec Fadila Dziria, « la Citadine

au raffinement avéré », qui séduit le public

algérois de l'après-indépendance lors de son

inoubliable prestation à la salle Majestic en

1967. Mais c'est bien avant que la diva du

hawzi s'impose sur la scène musicale,

notamment avec son succès commercial

« Mal hbibi Malou » sorti en 1949.

Pourvoyeuse de fonds du FLN, elle sera

emprisonnée en 1957. Elle décède le 5 octobre

1970.

Evoquer le répertoire algérien, passe iné-

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

vitablement par un des noms les plus luisants

de son histoire : Seloua. Comme ses

devancières, elle a eu à souffrir du diktat

d'une famille et d'un milieu social conservateurs.

Elle deviendra néanmoins l'ambassadrice

de la chanson algéroise moderne et

marquera de son empreinte la scène de la

postindépendance. On retrouve la même

élégance et le même acharnement à s'imposer

dans le paysage musical algérien, chez

Nora, actuellement très malade, elle a formé

avec Kamel Hamadi l'un des couples artistiques

les plus glamours et surtout les plus

prolixes de la chanson algérienne et kabyle.

Aussi connue dans son pays que dans le

monde arabe et en France, Nora sera celle

qui aura le mieux représenté la modernité et

la richesse musicale des années 1960-1970.

Quant à Nouara, la voix d'ange de la chanson

kabyle, elle est indéniablement le symbole

de l'émancipation de la femme-artiste

en Kabylie. Majestueuse sur scène, voix

incomparable et musiques subli-mes que lui

a offertes Cherif Kheddam, Nouara reste

jusqu'à ce jour l'un des noms les plus lumineux

du répertoire algérien.

On va vers l'ouest avec celle qui demeurera

pour toujours l'impératrice du raï,

Cheikha Rimitti. Cette dernière, qui n'est

plus à présenter, est, selon Tazaroute « une et

multiple à la fois. Elle est fille des origines de

la musique raï. Pour les spécialistes de ce

genre musical, le répertoire des cheikhate et

des chioukhs est double. Il y a le registre

officiel qui célèbre la religion, l'amour et les

valeurs morales lors des fêtes des saints des

tribus, les mariages et les circoncisions et le

registre sulfureux, irrévérencieux qui se

décline dans les souks et les tavernes, avec

des textes qui évoquent le plaisir de la chair

et l'amour où tout est dit et rien n'est suggéré.

Rimitti s'inscrit dans cette sphère paradoxale

du raï, et c'est ainsi que dans son

répertoire, nous pouvons trouver « Sallou

aanbi » (Louanges au Prophète) et

« Charrak gattaâ » (Déchire, lacère!).

Plagiée par les « chebs » et « chebbate » du

raï contemporain, elle aura sa revanche en

enregistrant avec les plus grands musiciens

et arrangeurs des Etats-Unis puis arrache

une consécration mondiale avec notamment

« Nouar » et « Nta gueddami wana

mourak» . Abdelkrim Tazaroute qui s'attarde

un peu trop longuement sur les hommages

rendus par le ministère de la Culture

aux artistes évoquées dans son livre, passe

cette fois-ci sous silence l'ingratitude, voire

le mépris affiché par son pays à l'égard de la

plus grande cheikha du raï!

D'autres chanteuses et musiciennes

seront citées dans ce beau-livre, à l'instar de

Beggar Hadda « la voix voilée », « Houria

Aïchi", la cantatrice à la voix pénétrante qui

a placé la chanson chaouie dans les scènes

les plus prestigieuses du monde, Nadia

Benyoucef, Hassiba Amrouche « la bête de

scène »,Fella Ababsa « la gracieuse interprète»,

Nassima Chaâbane et Beihdja Rahal

pour la chanson andalouse, Zehouania «

l'insolente aisance sur scène », Souad Massi,

etc.

S. H.


Abdelkader Lalmi nous quitte

Un artiste de la méditation

Le destin a décidé qu’en l’espace de deux

semaines, deux peintres nous quittent à

jamais, deux artistes unis par l'amour

de l'art et une longue amitié. Après le départ

de Nory Draâ, voilà que son compagnon de

toujours Abdelkader Lalmi le suit, chacun

rejoignant sa dernière demeure.

Sidi Bel-Abbès est orpheline de deux

artistes qui marqueront pour longtemps de

leurs empreintes le monde des formes et des

couleurs. Abdelkader Lalmi est né à Msirda

(Tlemcen) en 1951, il s’installe avec sa

famille à Bel-Abbès en 1964, et y poursuit ses

études. Il est enseignant de 1972 à 1975 puis

travaille comme animateur au centre culturel

Fénelon où il dirige un atelier de dessin et

de peinture. En 1977, il est à la tête de la sec-

tion UNAC (Union nationale des arts et de

la culture) de la ville, année durant laquelle

il organise des expositions collectives. Par la

suite, il est nommé professeur d’éducation

artistique entre 1981 et 1991. Libéré des

fonctions officielles, il se consacre entièrement

à son art en créant avec frénésie coup

sur coup, notamment des bas-reliefs, des

décorations extérieures... Citons à titre

d’exemple : la restauration du Jardin d’essais

d'El-Hamma, la décoration de la Faculté des

sciences d’ingéniorat de l’université Djillali-

Lyabès et une multitude d'expositions dans

les galeries d’art...

Lalmi s’est particulièrement, illustré dans

l’embellissement de la cité, lui qui disait souvent

: « Un cadre de vie où l’art est au cœur

ALGERIE NEWS Mardi 19 mars 2013

produit une joie de vivre...» Ses dernières

œuvres montrent qu’il considérait une toile

comme un lieu de méditation ; il n’y a qu’à

lire les titres de ses tableaux pour s’en rendre

compte : « Solitude », « Ecole coranique»,

«Fenêtre», «Le Voyeur», «Voisinage»,

«Afrique», «Désolation», «Flamme», et d’autres

encore pour souligner qu’il savait allier

la matière à l’esprit. Lalmi nous quitte à

jamais mais son regard lumineux demeure

en nous et nous aide à comprendre…

Avant-hier au cimetière Moulay

Abdelkader, les artistes ont rendu un vibrant

et sobre hommage à l’un des plus dignes

représentants du paysage culturel de Bel-

Abbès.

Ahmed Mehaoudi

> C U L T U R E 23

Journées du cinéma italien

Etat des lieux ?

Du 19 au 23 mars 2013, projection de films italiens (datant entre 2007 et 2011) dans l’enceinte de la Cinémathèque

algérienne, en partenariat avec l’ambassade et l’institut italiens

que porte le public algérien pour la cinématographie

italienne est sans limite et en parallèle,

assez mystérieux. Ce « couple épatant qui

L’amour

cavale après la vie », a le mérite de vouloir travailler

autant que se peut, le côté « charybde » du son pour le

« Scylla » de l’image. Fuir un danger pour tomber sur un

autre, plus conséquent et en parallèle, plus séduisant. Deux

monstres sacrés (le son et l’image) qui donnèrent à cette

géographie en forme de botte de sept lieux, une particularité

unique dans l’histoire du cinéma. Celle d’enregistrer le son,

de le placer sur une image, tout en conservant un beau

témoignage sur le réel. Dans le jargon, cela s’appelle de la

postsynchronisation. Entre les années 1930 et la fin des

années 1960, des gens tels que Federico Fellini, Mario

Monicelli, Luchino Visconti, Ettore Scola, Roberto

Rossellini, Mario Soldati, Michelangelo Antonioni,

Alessandro Blasseti, réussirent, par le biais d’une osmose

entre pensée macabre et quotidienne comico-tragique, à

réévaluer le réel, lui faisant dans le sur-mesure. Chez les poè-

Mardi 19 mars

17h30 : « Signorina Effe » de

Wilma Labate (Séance-débat

avec la réalisatrice, Wilma

Labate)

Mercredi 20 mars

13h30 : « I Viceré » de Roberto

Faenza

17h30 : « L’Industriale » de

Giuliano Montaldo (Séancedébat

avec André PURGATOR,

scénariste)

tes, on se résume ce procédé par le terme de «surréalisme».

Et de ce point de vue, l’Algérien est passé «maître» en la

matière, d’où certainement, son empathie pour cette cinématographie,

qui le renvoie, par le biais du geste et du verbe,

à une proximité qu’il savoure quotidiennement. Mais cet âge

d’or est malheureusement révolu. Et le cinéma italien n’est

plus que l’ombre d’un doute, traversé par un florilège de

«produits de consommation», et de très rares propositions

filmiques. Nanni Moretti, l’un des chefs de file de cette résistance

italienne et cinéaste reconnu, n’a fait que rouspéter

son indignation, depuis plus de trente ans, mais rien n’a

changé. Pire, ça empire et ce ne sont pas les dernières élections

législatives où Beppe Grillo avait tiré tous les dividendes,

qui changeront la donne. Le cinéma en Italie, a toujours

été une sérieuse affaire d’Etat. C’est dans ce climat de forte

instabilité, que la cinémathèque algérienne ainsi que l’ambassade

d’Italie en Algérie et l’Institut culturel italien

d’Alger, ont mis en ces journées consacrées au cinéma

Italien. Qui de la programmation ? Huit longs-métrages de

Programme

Jeudi 21 mars

13h30 : « Caravaggio » de

Angelo Longoni

17h30 : « Gli amici del Bar

Margherita » de Pupi Avati

fiction et un documentaire (consacré à Michelangelo

Antonioni ? !), naviguant entre 2007 et 2011, et présentant

une Italie plurielle. Entre sujets historiques, «I. Viceré» de

Giuliano Montaldo (naissance du pays sur 50 années de

changements politiques) et « Caravaggio » d’Angelo

Longoni ; sujets politiques « L'Industriale » de Giuliano

Montaldo (comment un chef d’entreprise doit réagir face à

la crise économique de son pays ?) et «Signorina Efe» de

Wilma Labate ; comédies douces-amères, « GI amici del Bar

Margherita » de Pupi Avati, « la passionne » de Carlo

Mazzacurati et « Gianni e le donne » de Gianni Di Gregorio

; et même un film d’anticipation intitulé «Malavoglia», réalisé

par Pasquale Scimeca et dont le sujet sera axé autour du

troisième millénaire et de désagrégation de la cellule familiale.

On ira découvrir ses films, majoritairement inconnus.

Mais sont-ce réellement un état des lieux du cinéma italien

contemporain ? Réponse et conclusion dans cinq jours.

Samir Ardjoum

Vendredi 22 mars

13h30 : « Gianni e le donne» de

Gianni Di Gregorio

17h30 : « Malavoglia » de

Pasquale Scimeca

Samedi 23 mars

13h30 : «La Passione» de Carlo

Mazzacurati

17h30 : «Antonioni sur

Antonioni»


Cinélatino, 25 es Rencontres de Toulouse Cinéma et politique

Les connexions de l’histoire

De notre correspondant

particulier : Abdelmadjid

Kaouah

Il y a 25 ans, après les années de

plomb et de dictature,

l’Amérique latine reprenait

laborieusement, son chemin

vers la démocratie. C’est le

moment où les cinéastes latino-américains

reprennent leur souffle mais

avec peu de moyens, les gouvernements

de l’époque, n’ayant pas fait

du cinéma une priorité. La meilleure

réplique était de sortir de l’anonymat,

de faire connaître les nouvelles

productions à travers le monde pour

espérer que le cinéma latino-américain

dispose enfin de moyens et d’aides

adéquats.

C’est à cette époque, à Toulouse,

où une expérience courageuse voit le

jour à l’initiative d’Esther et de

Francis Saint-Dizier qui président

Cinélatino a été inauguré le 15 mars

par la projection simultanée en ouverture

de deux longs métrages :

«Infancia clandestina» de Benjamin

Avila, qui traite du regard de l’enfance

en période de dictature et «La Playa

D.C.» de Juan Andrès Arango

l’Association Rencontres cinémas

d’Amérique latine, (ARCALT). Un

mini-festival est organisé, l’espace

d’un week-end où sont projetés une

dizaine de films devant au moins

1 500 personnes. Cette initiative réalisée

par quelques bénévoles avec des

moyens artisanaux allait faire son

chemin et devenir aujourd’hui, un

rendez-vous incontournable du

cinéma latino-américain en France et

en Europe ! Pour Francis Saint-

Dizier : «Le cinéma est un bon vecteur

entre l’imaginaire et le réel.»

D’une certaine manière, depuis son

épopée héroïque, le festival

«Cinélatino» de Toulouse est un vrai

film, entre rêve et réalité. C’est le

mérite de ses fondateurs qui y avaient

cru en leur rôle de passeurs.

Aujourd’hui Cinélatino, c’est pas

moins de 10 jours de projections, une

programmation non stop du meilleur

de la production cinématographique

latino-américaine récente,

des films à découvrir, ou à redécouvrir,

des films pour tous, petits et

grands. Et pour couronner le tout,

des sections de compétition pour

longs, courts-métrages, fictions et

documentaires... Sans oublier la

dimension festive de ces rencontres

qui se déroulent comme un avantgoût

du printemps à Toulouse. La

cour de la cinémathèque de Toulouse

devient durant une dizaine de jours,

le lieu d’une véritable fiesta dont les

Latinos, seuls, ont le secret. Entre

apéros-concerts, tango et rumba,

débats, rencontres, expositions, rassemblant

les professionnels du

cinéma d’Amérique latine et

d’Europe et les cinéphiles ainsi qu’un

public curieux et nombreux. Des

temps forts sont ainsi aménagés.

L’édition 2013 revêt une dimension

commémorative mais aussi hautement

emblématique puisqu’elle se

déroule sous le thème générique

«Cinéma et politique», décliné en

quatre sous-sections consacrées à

«Dictatures et violence d’Etat»,

«Migrations», «Globalisation» et

enfin «Média et politique», un thème

hautement sensible dans la mesure

où il détermine en Europe souvent la

perception biaisée d’une Amérique

latine en pleine mutation. A cet

égard, le grand Chris Marker, familier

dans les années 1960 de la

Cinémathèque algérienne, et auquel

Cinélatino rend hommage (en particulier

dans la revue de l’Arcalt,

Cinémas d’Amérique latine disait :

«Nous, Européens, nous aimons bien

les peuples en lutte, à condition qu’ils

soient ou tout à fait martyrs ou tout

à fait victorieux...»

La Mostra de Cinélatino est

consacrée cette année exclusivement,

au rapport entre politique et cinéma

avec 35 films réalisés durant le quart

de siècle écoulé. Faut-il citer quelques

réalisateurs ? On y retrouve

naturellement les Chilien Patricio

Guzman (avec «Salvador Allende»),

Carmen Castillo, compagne de

Miguel Enriquez dirigeant du MIR

tombé sous les balles de Pinochet

tandis qu’elle fut contrainte à l’exil.

Devenue cinéaste, Carmen Castillo

s’interroge dans l’émouvant «Rue

Santa Fe» sur l’engagement et le sens

de la résistance. Dans la nouvelle

génération, Pablo Larrain avec

«Santiogo 73, Post Morte». Pouvait-il

en être autrement que de choisir le

thème de «Cinema et politique» pour

un vingt-cinquième anniversaire ?

Francis Saint-Dizier rappelle que dès

ses premiers pas, le cinéma a été politique.

Pour preuves, l’entrée des

ouvrières filmées par les frères

Lumière, métaphore des classes

sociales, «Naissance d’une nation» de

D. W. Griffith, embellissement de

l’histoire…

Cinélatino a été inauguré le 15

mars par la projection simultanée en

ouverture de deux longs métrages :

«Infancia clandestina» de Benjamin

Avila, qui traite du regard de l’enfance

en période de dictature et «La

Playa D.C.» de Juan Andrès Arango,

qui restitue le drame des populations

soumises aux déplacements forcés.

Le film a été tourné avec les vrais

habitants du quartier La Playa de

Bogota.

C’est dire la place que l’enfance

occupe dans les œuvres des nouveaux

réalisateurs latino-américains.

Dans la section compétition longsmétrages,

c’est le cas de «Princesas

rojas», (Princesses rouges) de la réalisatrice

Laura Astorga Carrera, qui

fait un retour sur les années 1980

quand la révolution sandiniste au

pouvoir au Nicaragua fut harcelée

par la Contra puissamment appuyé

par Reagan, qui entendait faire comprendre

que «L’Amérique est de

retour». Un film pathétique : un couple

doit évacuer ses deux filles au

Costa Rica proche. Les deux filles élevées

dans le cule révolutionnaire

continuent innocemment à jouer

leur rôle de pionnières dans un Etat

conservateur mais contrebalancé pat

la chaleur humaine de ses gens. Sous

le coup des évènements, le couple

parental implose. La mère prend

attache avec les Américains et se

sauve à Miami. Les lendemains de la

révolution sont parfois tristes et ne

chantent pas toujours ? Révolution

trahie ? A cette interrogation, Laura

Astorga Carrera nous répondra qu’il

fallait situer la trahison évoquée à un

niveau personnel. Elle sait de quoi

elle parle puisque son film est fortement

autobiographique.

Finissons cette correspondance

sur une note plus réjouissante avec

«Tango, no todo es rock» (Tango, il

n’y a pas que le rock) de Jacques

Goldstein et le photographe Pedro

Lombardi qui revisitent sur les rives

du Rio de la Plata, un genre qui est

depuis la fin du XIXe siècle tout à la

fois musique, danse et poésie. Une

expression entre mélancolie et passion

amoureuse dont les origines

populaires l’ont au départ, vouée à la

marge. Aujourd’hui, la bourgeoisie

argentine danse le tango lequel

connaît un engouement universel.

Une vraie magie qui résume le couple

et ses figures métaphoriques. Plus

qu’un documentaire adroitement

structuré, c’est un plaidoyer pour le

renouveau d’un genre qui fonctionne

sur des figures obligées et de jeunes

danseurs photographiés dix ans

auparavant ont emmenées vers d’autres

rivages. Pour la petite histoire,

rappelons que Toulouse et Buenos

Aires se disputent la naissance de

Carlos Gardel, figure de proue légendaire

du Tango. En tous cas,

l’Argentine ne passe pas inaperçue,

elle vient de donner un pape dont le

passé durant la dictature n’échappe

pas au murmure des questions…

D’ici le 24 mars, date de la clôture

de Cinélatino, les cinéphiles pourront

faire ample moisson de films.

A. K.

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