Guerre larvée au FLN

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Guerre larvée au FLN

El Watan

Arts & lettres

RÉFLEXION

CULTURE,TOPONYMIE

ET SÉCURITE NATIONALE

In Amenas, origines

Lire votre supplément en pages 11, 12, 13, 14, 15 et 16

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Samedi 16 février 2013

ÉDITION DU CENTRE

N°6793 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

PHOTO : AFP

L

LES DIVISIONS S’EXACERBENT ENTRE LES TENDANCES DU PARTI

Guerre larvée au FLN

LIRE L’ARTICLE DE HACEN OUALI EN PAGE 3

UN CITOYEN ET UN POLICIER

TUÉS LORS D’UNE MANIFESTATION

LE BAHREÏN

SUR UN BRASIER

’opposition bahreinie a organisé, hier, une

nouvelle manifestation près de la capitale

du royaume, Manama, rapporte l’AFP.

Manifestation qui intervient au lendemain

d’affrontements ayant fait deux morts lors

des commémorations du deuxième anniversaire

du soulèvement populaire réclamant des

réformes démocratiques, dont l’instauration

d’une monarchie constitutionnelle, la formation

d’un gouvernement issu d’élections et la fi n de la

discrimination confessionnelle.

(Suite page 10) Amnay Idir

PILLAGE DU CORAIL À EL KALA

■ Le futur chef du

commandement militaire

américain pour l’Afrique

a fait une déclaration au

Congrès jeudi dernier

REPORTAGE

COMMENT LUTTER CONTRE

LES RÉSEAUX TRANSNATIONAUX ?

e trafi c du corail atteint des

L proportions qui appellent

une réaction plus énergique des

pouvoirs publics. La nouvelle

et jeune équipe, fraîchement

installée à la tête des services

de sûreté de wilaya d’El Tarf,

semble déterminée à contrer

les réseaux de plus en plus

organisés et voraces. Elle est

animée d’une grande volonté de

s’attaquer au vrai mal, celui de

la contrebande à grande échelle,

et projette de mobiliser de gros

moyens humains, logistiques et

techniques pour la traduire

sur le terrain.

(Suite page 5) Naïma Benouaret

SITUATION SÉCURITAIRE AU SAHEL

LE CHEF DE L’AFRICOM

COURTISE L’ALGÉRIE

■ Le général David Rodriguez

a estimé que l’Algérie avait des

capacités de «leader régional»

susceptibles de lui faire jouer

un rôle majeur au Sahel.

LIRE L’ARTICLE DE MOURAD SLIMANI EN PAGE 3

TUNISIE. NOUVEAU GOUVERNEMENT

ULTIMES CONSULTATIONS

SUR FOND DE TENSION

LIRE L’ARTICLE EN PAGE 9

PHOTO : DR

PUBLICITÉ


RÉUNIS DURANT DEUX JOURS À ALGER

DES EXPERTS APPELLENT L’ALGÉRIE À RATIFIER

LE PROTOCOLE DE LUTTE CONTRE LA TORTURE

D

es experts onusiens et algériens des droits de l’homme

ont appelé, jeudi dernier, l’Algérie à «engager une

réflexion» sur la ratification du protocole facultatif

contre la torture, sans toutefois, précisent-ils, «vouloir interférer

dans les affaires internes» du pays. A l’issue d’une rencontre

de deux jours organisée par la Commission nationale

consultative de défense et de promotion des droits de l’homme

Professeur à l’université de Genève,

Christian Nils Robert est expert

européen auprès du comité de lutte

contre la torture et aussi du conseil

de l’Association de prévention contre

la torture (APT). Dans l’entretien

qu’il nous a accordé, il parle de la

croisade que mène son organisation

pour interdire cette pratique hideuse

partout dans le monde, y compris en

Algérie.

Entretien réalisé par

Salima Tlemçani

Traiter le sujet de la torture dans un pays où

cette pratique est toujours considérée comme

un tabou…

Je fais une lecture particulière parce que je

suis en Algérie, un pays que je connais. J’ai essayé

d’utiliser dans mon exposé introductif le moins

possible le terme torture parce que je sais que

celle-ci renvoie à des souffrances terribles sur

plusieurs générations. D’abord celle vécue par la

génération de la période coloniale et de la guerre

de libération. Puis celle vécue plus récemment,

durant les années 1990, où le pays a été confronté

au terrorisme. Je me suis dit qu’il ne fallait pas

utiliser le mot torture, qui doit réveiller des douleurs

dans l’esprit des Algériens. Evidemment, la

convention onusienne parle de torture, mais moi

je préfère parler de traitement inhumain et dégradant.

Cela répond plus à l’attitude de croisade que

l’APT mène pour une bonne gouvernance dans

les établissements où se trouvent les personnes en

situation de vulnérabilité.

Directeur régional pour l’Afrique du Nord auprès

du Haut-Commissariat des Nations unies pour les

droits de l’homme, Andrea Ori affirme, dans cet

entretien, avoir constaté une amélioration

importante en matière de droits de l’homme par

rapport à la situation des années 1990 durant

lesquelles, dit-il, la torture était utilisée à une

grande échelle. Pour lui, il n’y a pas de pays pire ou

meilleur et aucun ne peut monter sur le podium et

donner des leçons.

Comment l’Algérie est-elle perçue aujourd’hui, après une

décennie durant laquelle elle était pointée du doigt en matière de

torture ?

Nous avons remarqué, lors de la visite de la commissaire onusien

des droits de l’homme, M me Pillay, en septembre dernier, qu’il y a eu

une amélioration très importante en matière de droits de l’homme

par rapport à la situation des années 1990, durant lesquelles l’Algérie

a eu à affronter le terrorisme et a eu recours à la torture à grande

échelle. Comme je disais, il y a une amélioration pas uniquement

dans votre pays, mais aussi dans plusieurs autres. Nous n’avons

jamais achevé le parcours, qui est long et qu’il faut continuer. Il y

aura certainement d’autres améliorations. Celle enregistrée en Algé-

Est-ce que l’Algérie est un pays où la torture

est une pratique courante ?

L’APT est une association préventive, donc

elle promeut la prévention au lieu de la réaction.

Elle n’est pas habilitée à traiter les plaintes individuelles.

C’est la commission africaine qui devrait

d’abord recevoir les plaintes individuelles. Elle

n’est pas bien fonctionnelle, mais cela finira par

arriver. C’est elle qui devrait agir de façon réactive

et, de notre côté, nous intervenons en amont pour

prévenir contre les actes de mauvais traitement.

Je suis expert auprès du Comité Europe. Pour

la commission contre la torture, lorsque nous

intervenons, en tant que comité, au niveau d’une

prison ou d’un asile psychiatrique, nous analysons

l’ensemble de l’institution pour voir où sont les

points faibles ou les mauvaises gouvernances qui

pourraient laisser échapper aux surveillants ou

membres du personnel de santé, des comportements

inadéquats ou inadaptés à la situation du

détenu ou de la personne en cure de soins.

Certains experts estiment que les meilleurs

des textes en matière de lutte contre la torture

ne servent à rien s’ils ne sont pas suivis d’une

volonté politique de les appliquer. Qu’en ditesvous

?

Le mécanisme que nous essayons de promouvoir

dans le monde est un mécanisme national,

donc interne, mais qui doit être fortement

indépendant, très solide financièrement, donc

sans dépendance directe du gouvernement ou du

Parlement, composé de gens compétents auxquels

les détenus et les malades psychiatriques peuvent

faire confiance, pour ensuite que ce conseil essaye

de promouvoir des actions correctives dans les établissements

analysés. Le mécanisme national de

prévention est aussi un moyen préventif. Il ne sera

pas chargé uniquement de recevoir des plaintes.

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 2

L’ACTUALITÉ

consacrée au protocole facultatif à la convention de l’ONU de

lutte contre la torture, les experts internationaux et algériens

ont souligné les «efforts» consentis par l’Algérie en matière de

droits de l’homme, notamment en ce qui concerne la torture à

travers la criminalisation de cet acte et la mise en place d’une

batterie de textes relatifs à la prise en charge des détenus. Dans

leurs recommandations, ils ont exhorté l’Algérie à accorder un

Il peut utiliser celles-ci comme moyens d’alerte.

Mais le premier et le plus important de ses objectifs

est l’analyse systémique des institutions et des

systèmes de protection contre la torture…

Comment pouvons-nous instaurer ces systèmes

de protection lorsque l’on sait que dans

beaucoup de pays, l’accès aux lieux de détention

est interdit aux ONG ?

C’est le grand défi de ce Suisse qui a eu l’idée

de créer une convention européenne, puis un protocole

facultatif. C’est effectivement une confrontation

avec la puissance institutionnelle répressive

de n’importe quel Etat, qui est une puissance

régalienne. C’est extraordinaire de contraindre

les Etats à la signature et la ratification de ce

protocole facultatif et d’instaurer une institution

à l’intérieur de l’Etat pour lutter contre cet Etat,

puisque la torture est pratiquée par l’Etat. Je pense

que certaines institutions sont plus exposées que

d’autres à exploiter ces situations de vulnérabilité,

notamment durant les premières heures d’arrestation.

Cela peut être le cas en matière de lutte contre

le terrorisme et il est évident qu’il faille prendre en

considération des situations réelles pour obtenir

des informations. Mais il est de notoriété publique

que nous obtenons plus d’informations lorsque

nous ne torturons pas. Les convictions d’un torturé

sont exceptionnelles au point que l’on considère

que pratiquement dans l’histoire, à part quelques

exceptions que la CIA a évoquées récemment, on

n’a jamais pu obtenir des renseignements valables.

Soit ce sont des aveux faux, soit ce sont des personnes

qui résistent dans des situations des plus

extrêmes. Dans ces conditions, il est exceptionnel

que les tortionnaires obtiennent des résultats et les

chances d’obtenir des renseignements en créant

ces situations, appelées «la bombe à retardement»,

sont infimes.

rie, perceptible avec la réforme du système judiciaire (lois et système

législatif élaboré en 2004), sont de bons pas en avant. Maintenant,

qu’est-ce que nous souhaitons ? Combler ce processus de signature

du protocole facultatif, qui est un mécanisme additionnel qui va complémenter

ce qui existe en Algérie et achever ce processus important.

Pensez-vous qu’une législation préventive soit suffisante pour

éradiquer la torture ?

Nous remarquons qu’en général, lorsqu’il y a des mécanismes

nationaux et internationaux, cela permet d’améliorer la situation des

droits de l’homme, en particulier sur la torture. C’est quelque chose

qui va aider l’Etat à remplir ses obligations nationales et internationales

et répondre aux droits de ses citoyens.

Au niveau de Genève, recevez-vous toujours des plaintes pour

torture contre l’Algérie ?

Comme j’ai déjà expliqué, le comité chargé de la mise en œuvre

de la convention contre la torture reçoit toujours des plaintes, et pas

seulement de la part de l’Algérie, mais de nombreux autres Etats

parties de la commission.

Depuis l’avènement de la lutte antiterroriste au niveau international,

la torture ne semble plus l’apanage des pays sous-développés

ou répressifs ; elle est pratiquée y compris par les Etats où

les droits de l’homme sont en général consacrés. Selon vous, la

sécurité peut-elle justifier une telle violation ?

En fait, il faut savoir qu’il n’y a pas d’Etat meilleur ou pire, aucun

Etat n’est en mesure de monter sur le podium et de donner des leçons.

Cela est très clair pour tous. Je pense qu’il faut apprendre des uns et

intérêt particulier et plus d’espace aux droits de l’homme dans

les prisons et les lieux de détention comme les commissariats,

les postes de gendarmerie et de l’armée, à travers la promulgation

«d’un arsenal législatif préventif et répressif» et la mise en

place d’une «série de mesures» visant à atteindre les standards

et les normes internationaux en matière de protection des personnes

privées de liberté. Salima Tlemçani

CHRISTIAN NILS ROBERT. Expert onusien de lutte contre la torture

«Contre le terrorisme, des pays européens ont eu recours à la torture»

Pourtant, ce moyen inhumain est de plus

en plus utilisé par les pays confrontés à la lutte

contre le terrorisme, y compris par les Etats

souvent présentés comme étant des défenseurs

des droits de l’homme…

Dans ces situations, les tortionnaires vous

disent soit qu’ils n’ont rien obtenu, soit qu’ils ont

arraché de faux aveux, soit qu’ils ont été confrontés

à des personnes très fortes de personnalité, qui

résistent. Dans cette guerre contre le terrorisme,

il y a effectivement les Etats-Unis, mais aussi une

brochette de pays européens qui ont contribué les

yeux fermés, consciemment ou non, à des actes de

torture, de pressions psychologiques, physiques,

sur des personnes qui ont transité par des pays européens.

Cela est totalement inadmissible et s’est

fait en violation de la convention contre la torture.

Selon vous, l’Algérie est-elle disposée à

signer le protocole facultatif à la convention

onusienne de lutte contre la torture ?

Je pense que cette journée consacrée au protocole

facultatif, que la Commission nationale

consultative de protection et de promotion des

droits de l’homme a organisée à Alger, est très

révélatrice et les déclarations du président de

cette commission me rendent très optimiste. Il

est important de multiplier ce genre de rencontres

pour réunir la société civile avec les institutions

de l’Etat pour des actions de ce genre, dans le

but de promouvoir la signature de ce protocole et

d’inciter à la création d’un mécanisme national de

protection – peut-être la Commission, peut-être

une autre qui réponde à des critères connus que

l’APT a publiés –qui sera à même de veiller de

manière très indépendante, au respect des engagements

internationaux de l’Algérie, notamment en

matière de lutte contre la torture et les traitements

inhumains des personnes vulnérables. S. T.

ANDREA ORI. Directeur régional auprès du Haut-Commissariat des droits de l’homme

«La situation en Algérie s’est améliorée par rapport aux années 1990»

des autres. L’histoire nous a appris que la torture n’a jamais été la

solution à un problème. Il faut dépasser les moyens barbares et trouver

des mécanismes adéquats, qui soient conformes aux obligations

des uns et des autres. Ces moyens existent.

Est-il possible d’interdire la torture ou le mauvais traitement

contre des personnes vulnérables lorsque les lieux de détention

sont toujours interdits d’accès, y compris pour les ONG de

défense des droits de l’homme ?

La commission s’attelle à y arriver petit à petit, en donnant des

conseils techniques aux Etats membres pour remplir leurs obligations

en matière de droits de l’homme. Nous travaillons en étroite

collaboration avec la société civile, qui a un rôle très important pour

appuyer et soutenir le rôle de l’Etat, pour promouvoir et protéger les

droits de l’homme de tous les citoyens.

Quelles sont les relations entre le Haut-commissariat et

l’Algérie ?

Nous n’avons pas un bureau national basé en Algérie, mais nous

travaillons en étroite collaboration à travers nos partenaires internationaux

et les agences onusiennes. Nous avons remarqué que lors de

la dernière visite du commissaire des droits de l’homme, M me Pillay,

en septembre dernier, il y a eu un très bon soutien des autorités pour

renforcer et multiplier ce partenariat avec l’Algérie dans le futur.

Peut-on s’attendre à une visite en Algérie du commissaire

chargé de la lutte contre la torture ?

Il faut d’abord qu’il soit invité. Il faut savoir que toute visite se fait

sur invitation du pays membre. S. T.


PHOTO : H. LYÈS

L

’Algérie continue d’être courtisée

pour le rôle qu’elle doit

jouer pour la sécurisation du

Sahel et la lutte antiterroriste dans

la région. Le futur chef du Commandement

militaire américain pour

l’Afrique (Africom), le général David

Rodriguez, a estimé devant le Congrès,

jeudi dernier, que «l’Algérie est le

leader régional qui dispose des capacités

permettant de coordonner les

efforts des pays du Sahel face aux

menaces de sécurité transnationales».

Le général proposé par le président

Obama à la succession du général

Carter Ham répondait aux questions

des membres de la commission des

forces armées du Sénat américain lors

d’une audition devant confirmer sa

nomination comme chef de l’Africom.

L’Algérie se confirme donc aux yeux

des Américains comme un partenaire

sur lequel il faudra compter, maintenant

que l’évolution sur le terrain, avec

notamment l’intervention française

au Mali et ses possibles conséquences

sur le mouvement et les mutations

de la nébuleuse terroristes sont des

moins prévisibles. Et sur cette capacité

qu’aurait le pays à coordonner la lutte

antiterroriste au niveau du Sahel que

le prochain patron de l’Africom, fort

de son expérience en tant que chef du

Commandement conjoint de la force

internationale de sécurité en Afgha-

es tentatives d’arrangement

L entre les différentes factions

du FLN qui se jouent en coulisses

peinent à trouver un accord

politique. Plus de deux semaines

après la destitution du désormais

ex-secrétaire général, Abdelaziz

Belkhadem, l’ex-parti unique

est bloqué dans une impasse.

La «guerre civile» que se sont

livrée les antagonistes composant

l’hétéroclite comité central

rend difficile le rapprochement

des positions. Au contraire, elle

aggrave davantage la crise. Les

tractations en vue d’un accord sur

le futur secrétaire général du FLN

exacerbent les divisions. «Ça va

s’accentuer dans les jours à venir.

Beaucoup de cadres s’enferment

dans des logiques suicidaires»,

nous confie un hiérarque du parti.

Abderahmane Belayat, qui est à

la manœuvre pour la réconciliation,

admet que «jusqu’à présent,

nistan, dit vouloir miser durant son

mandat, assurant de surcroît que «la

connaissance dont dispose l’Algérie

quant à la situation sur le terrain dans

le nord du Mali est inestimable pour

les Etats-Unis». Rien de moins. Le

propos s’inscrit donc au-delà de ce que

peut produire comme résultats dans

l’immédiat l’intervention militaire

française au Mali.

UNE CEINTURE DE MAILLONS

FAIBLES

Intervention qui, vue de Washington,

ne peut être qu’une séquence dans un

long effort à déployer pour sécuriser

la région. Sur ce sujet, le général

Rodriguez reconnaît que l’intervention

française sert, certes, à bloquer

l’avancée des groupes terroristes vers

Bamako et à ébranler ses fiefs du Nord,

mais dit en substance ne pas être sûr

que l’opération pourra faire assez mal

à AQMI pour l’empêcher d’opérer une

retraite tactique, recomposer ses rangs

et concevoir des attentats en dehors de

la région du Sahel.

De même que l’organisation terroriste,

chassée éventuellement du Mali, a les

capacités, estiment les Américains,

d’étendre sa présence aux pays voisins,

d’autant que ces derniers, maillons

faibles, sont soit rongés par l’instabilité

politique (Libye) ou complètement

exsangues (Mali) pour être d’un apport

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 3

L’ACTUALITÉ

SITUATION SÉCURITAIRE AU SAHEL

L’Africom courtise l’Algérie

● Le général David Rodriguez a loué le potentiel de l’armée algérienne et estimé que son intervention à In Amenas a été un succès.

aucun consensus ne s’est dégagé

autour d’une personnalité. L’idée

d’une direction collégiale n’est

pas du tout à l’ordre du jour».

Lui qui a présidé, jeudi dernier,

une réunion du bureau politique

s’est suffi à dire qu’il «continue

les contacts en vue de détendre

l’atmosphère au sein du parti.

Nous travaillons à réunir les

conditions nécessaires pour la

tenue de la prochaine session

du comité central, pour élire le

secrétaire général du parti». S’il

estime qu’«il ne faut pas faire les

choses dans la précipitation», il

avoue toutefois qu’«il ne faut pas

que cette situation s’éternise».

Cependant, de nombreux

membres du comité central, dont

des plus influents, contestent la

légitimité du bureau politique.

«Dès lors que Belkhadem est

destitué, le bureau politique

qu’il a lui-même composé après

quelconque dans une stratégie antiterroriste

globale et inscrite dans la durée.

Restent donc l’Algérie et son armée

avec lesquelles le général Rodriguez

préconise «la tenue de dialogues bilatéraux

de haut niveau et des exercices

militaires régionaux». Le rapport du

général Rodriguez s’inscrit en droite

ligne dans la vision de son prédécesseur,

le général Carter Ham. Celui-ci

déclarait ainsi à partir de Niamey

(Niger), le 11 janvier dernier – soit le

jour même où l’armée française lançait

son opération au Mali – qu’«il n’y

aura pas de solution satisfaisante à la

crise du Mali sans la participation de

l’Algérie».

De l’autre côté, les responsables français

ne tarissent pas d’éloges à l’égard

de l’Algérie. Le 5 février, le président

François Hollande redisait sa conviction

que l’Algérie, qui – plus qu’aucun

autre pays – a souffert de la «barbarie

terroriste», avait un rôle «central»

à jouer dans la résorption de la crise

malienne et au-delà dans le Sahel. Les

appels se multiplient en somme pour

faire assumer au pays une vocation

autrement moins défensive que la fermeture

de ses frontières pour endiguer

le repli des terroristes pourchassés au

Sud. Sauf que les enjeux des uns et

des autres, du moins les visions, ne

semblent pas tout à fait s’accorder.

M. Slimani

LES DIVISIONS S’EXACERBENT ENTRE LES TENDANCES DU PARTI

Le FLN n’es t pas un parti, mais plutôt un appareil politique du régime

Guerre larvée au FLN

approbation du comité central

est dissous de facto», pestentils.

Une bataille statutaire sur

fond de divergences politiques et

clientélistes est rudement menée,

enfonçant davantage un parti

complètement phagocyté. «Les

ruptures menant à l’éclatement

du FLN ne sont pas à exclure si

cette crise perdure», tance un des

animateurs du mouvement de

redressement qui a renversé Belkhadem.

L’obstination de ce dernier

à revenir aux commandes du

parti, que beaucoup lui contestent

au nom d’une «morale politique»,

laisse présager le pire.

«LE FLN, UNE SPA OÙ

CHACUN MET SES ACTIONS»

En l’absence d’une autorité qui

ait la haute main sur le comité

central, des voix s’élèvent pour

solliciter l’«arbitrage» de Abdelaziz

Bouteflika, en sa qualité

de président d’honneur du FLN,

tant l’enjeu dépasse les querelles

internes au parti. «A ce stade

d’impasse, seule la légitimité

du président du parti, Abdelaziz

Bouteflika, pourrait débloquer

la situation. Les textes du parti

lui permettent, par délégation,

de convoquer un congrès ou de

présider les travaux d’une session

du comité central», soutient

Boudjemaâ Haïchour. Pourrait-il

le faire et, surtout, en a-t-il les

capacités ? Jusque-là, il a officiellement

observé de la distance. «Il

n’est ni contre ni pour Belkhadem

dans cette bataille», assure l’exministre.

Il est évident qu’à quelques

semaines de la révision de la

Constitution et à une année de

l’élection présidentielle, le FLN

est obligé, de gré ou de force, de

sortir du bourbier. D’autant que

de nombreux observateurs de la

scène politique, tout comme les

«dirigeants» du FLN, considèrent

que la crise du parti est annonciatrice

d’une secousse au sommet

du pouvoir. «Rien n’est innocent.

Il ne faut pas perdre de vue les

conditions dans lesquelles s’est

déroulé le dernier congrès du

parti. La composante hétéroclite

du comité central est savamment

orchestrée. Au sein de ce comité

central, il existe beaucoup de

chapelles. Le FLN est une SPA

(société par actions) où chacun

a mis ses actions dans l’attente

d’engranger les dividendes le

moment venu. Il est dans la projection

de l’élection présidentielle

de 2014, si élection il y aura»,

dissèque Boudjemaâ Haïchour.

Des acteurs «externes» agissent

sur les instances du parti. Le FLN

n’étant pas un parti «indépendant»,

mais plutôt un appareil

politique du régime, ne peut se

permettre de délibérer en toute

autonomie.

L’avenir du FLN ne se décide

finalement pas au FLN ; c’est

une arène où s’affrontent clans et

sous-clans du régime. Le parti a

beau être une machine à «gagner»

des élections, la crise chronique

dans laquelle il s’est enferré depuis

pratiquement la tentative

avortée du défunt Abdelhamid

Mehri de le libérer de la tutelle

du régime, est symptomatique de

l’instabilité tectonique au sein du

sérail. Hacen Ouali

Le général David Rodriguez

APC DE BARBACHA

Le dialogue après une

crise de 3 mois

Le siège de la daïra de Barbacha rouvre ses portes

après pratiquement trois mois de sa fermeture

par une partie de la population locale. C’est du

moins la «concession» que viennent de faire les

représentants des contestataires assurés que le

chef de la daïra, dont ils demandent le départ, n’y

a pas accès.

Cet épilogue a été signifié au wali qui s’est

engagé à saisir le ministère de l’Intérieur sur la

situation du blocage de l’APC de Barbacha et de

demander sa dissolution en vertu de l’article 46

du code communal. Mais pour rester dans

l’application «aveugle» de la loi, le wali, Hamou

Ahmed Touhami, pose un préalable : «Que

l’assemblée se réunisse d’abord à l’intérieur du

siège de l’APC» qui, lui, demeure fermé à ce jour.

«Réunissez-vous une fois à l’intérieur de l’APC et

laissez-moi faire mon travail. Je ferai mon rapport

séance tenante», a promis le wali lors d’une

réunion à laquelle ont été conviés, jeudi, des élus

du PST et des représentants de la population

mécontente de la «spoliation du choix populaire»

au lendemain des dernières élections locales. Les

élus du PST posent, eux aussi, une condition :

«Que cette réunion ne soit pas présidée par

Mahmoud Benmeddour (le P/APC issu de

l’alliance RCD/FLN/FFS).» Pour eux, cette

hypothétique réunion doit matérialiser la

démission collective que réclament les

protestataires après la remise du mandat par les

six élus du PST et celui du RND. «Promettez de

démissionner si le siège de l’APC viendrait à être

rouvert, pour l’intérêt de Barbacha», interpelle

Sadek Akrour du PST Mahmoud Benmeddour.

Pour celui-ci, «le PST est le seul parti qui n’a pas

respecté les règles du jeu». Sans manifester le

moindre signe de son éventuelle démission, il

estime que «tout se fait dans le cadre de

l’assemblée», confirmant ainsi tout l’intérêt que

revêt cette rencontre attendue pour désamorcer

une crise inédite où a présidé, jusque-là, un

dialogue de sourds. K. Medjdoub

PHOTO : D. R.


J

Oran

De notre envoyée spéciale

e suis pressée de rentrer, je

n’ai pas envie de craquer

dans la rue», lâche Fatima-

tou dans un soupir. Haï Khemisti,

cette Malienne de

28 ans, donne le dos au tribunal

d’Oran et hèle des taxis qui passent

à toute vitesse. Son mari vient d’être

inculpé pour trafic de faux billets. Il

n’a pas eu droit à un avocat commis

d’office comme le prévoit la loi,

mais la sentence est quand même

tombée. 6 mois de prison ferme. Un

taxi finit par s’arrêter, Fatimatou

monte et se permet enfin de craquer.

Aucune larme ne tombe mais une

colère sourde s’empare de cette Malienne

installée en Algérie depuis

presque un an. «Ils l’ont condamné

sans preuve sous prétexte qu’il

y avait un pot de colle suspect

dans notre chambre !», lâche-t-elle

encore. Elle a du mal à contenir

sa rage, le chauffeur l’invite au

calme. Fatimatou fait partie des

320 réfugiés entrés en Algérie en

mars 2012, portant le nombre de

Maliens réfugiés en Algérie à plus

de 30 000. «Je ne travaille pas, j’ai

un enfant de 4 ans, je ne sais plus

quoi faire sans mon mari, il me faut

un cachet sur mon passeport avant

le 15 février sinon je serai en séjour

irrégulier», confie-t-elle en sortant

son passeport de sa poche et en exhibant

la date de sa dernière entrée

en Algérie. Le 15 novembre 2012, il

y a exactement trois mois. Comme

le veut l’usage pour des milliers

de Maliens établis régulièrement

en Algérie, Fatimatou doit quitter

l’Algérie chaque trois mois pour

quelques heures et y revenir pour

avoir le fameux cachet de la police

ntervenant au Crasc d’Oran avec une confé-

I rence intitulée «Passé et présent de la société

targuie», Nadir Maârouf, professeur émérite

à l’université de Picardie (France), sollicité en

aparté, considère, pour le cas particulier du

Mali, qu’«il n’y a pas de solution miracle, il

faudrait réinventer un mode de cohabitation et

mettre en place un nouveau mode de gouvernance

qui tienne compte du rétablissement de la

démocratie locale, d’une meilleure répartition

des richesses et d’une concertation globale sur

le traitement de la question territoriale». Les

vastes étendues du Nord-Mali représentent les

3/5 du pays, mais ne concentrent que 10% de la

population. Au cœur de la crise s’imbriquent,

selon lui, les facteurs de la prédation (richesses

minières), les rancœurs liées aux épisodes esclavagistes

(Bambara, Haoussa, etc.) pratiqués dans

le passé, mais aussi la nature du pouvoir malien

et ses tendances mafieuses dont les victimes ne

sont, par ailleurs, pas uniquement les Touareg. Sa

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 4

sentence est qu’il faudra beaucoup de temps

pour arriver à mettre en place un gouvernement

malien transparent et respectueux des règles de

bonne gouvernance. «Le problème touareg ne

peut pas se régler à la hussarde», indique-t-il,

faisant référence à l’intervention militaire.

C’est en même temps pour marquer la différence

avec la guerre contre «l’islamisme radical» ou le

«djihadisme», des notions privilégiées et mises

en avant par les dirigeants français qui ont pris

l’initiative (soutenus par la communauté internationale)

d’intervenir militairement au Mali.

Pour le sociologue, le rapport des Touareg avec

l’islamisme est artificiel. Les tensions entre cette

population du Nord et le pouvoir central malien

ne datent pas d’aujourd’hui et c’est en tenant

compte de cette réalité, conjuguée à son analyse

des structures sociales, qu’il écarte tout lien

sérieux avec cette doctrine politique extrémiste.

«C’est un islamisme de fortune» car, pour lui,

les Touareg seraient prêts à s’allier avec le diable

L’ACTUALITÉ

DEPUIS LA FERMETURE DE LA FRONTIÈRE ENTRE LES DEUX PAYS

Des réfugiés maliens

pris au piège en Algérie

● Depuis que l’Algérie a décidé la fermeture de sa frontière avec le Mali, le 14 janvier dernier, les postes-frontières sont fermés et la situation

de centaines de Maliens en séjour régulier dans le pays se corse.

Fuyant les combats au Mali, des centaines de réfugiés affluent à la frontière frontière sud de l’Algérie

des frontières qui rend son séjour

régulier pour une durée 90 jours.

Mais depuis que l’Algérie a décidé

la fermeture de sa frontière avec

le Mali, le 14 janvier dernier, les

postes frontières sont fermés et la

situation de centaines de Maliens en

séjour régulier dans le pays se corse.

DES MALIENS POUSSÉS

À L’IRRÉGULARITÉ

«On nous dit d’aller à la wilaya

pour régulariser notre situation.

J’y suis allée, on exige de moi un

bail de location ou un certificat

d’hébergement ! Je n’ai aucun

moyen d’en avoir ! L’Algérie ne veut

pas de nous, mais on ne peut même

pas la quitter. C’est une situation

chaotique !», tranche-t-elle dépitée.

Fatimatou est loin d’être une exception.

Ils sont nombreux à être dans

la même situation. Pris au piège,

poussés à l’irrégularité malgré eux.

A Oran où les migrants maliens,

entre autres Subsahariens, sont de

plus en plus nombreux à chercher du

travail pour vivre avant de continuer

leur traversée vers le Maroc puis

l’Europe, la situation se complique.

Tahtaha, placette mythique du

centre-ville. Mamadou, 35 ans,

Malien établi en Algérie depuis 6

ans, est installé sur un banc où il

attend ses compatriotes, histoire de

se tenir au courant des chantiers où

ils peuvent travailler en ce moment.

«Je suis actuellement en situation

irrégulière parce que la frontière est

fermée et que je n’ai pas pu avoir le

fameux tampon auquel j’ai recours

chaque trois mois», raconte-t-il d’un

ton calme et résigné. Mamadou

s’est présenté plusieurs fois à la

wilaya d’Oran pour régulariser sa

situation, on lui aurait demandé à

chaque fois un acte de location pour

régulariser sa situation. «Je ne peux

pas quitter l’Algérie (la frontière

étant fermée) et je ne peux pas avoir

de bail de location parce que les

Algériens refusent de nous en faire,

sans compter que c’est beaucoup

trop cher pour nous», raconte-t-il en

montrant du doigt l’enseigne d’un

immeuble blanc, à quelques mètres

de là. Hôtel Africa. «C’est dans

ce dortoir que je vis à 250 DA la

nuit. Alors, me demander un acte de

location est totalement absurde !»,

ajoute-t-il. «On nous demande de

prendre l’avion pour le Maroc ou

un autre pays voisin, mais on n’a

pas d’argent !», raconte pour sa

part Tièba, qui vient de rejoindre la

conversation. Cet autre Malien, la

trentaine, est lui aussi en passe d’être

en situation irrégulière malgré lui,

justement à cause de la fermeture de

la frontière. «On risque de se faire

arrêter, emprisonner ou refouler à

n’importe quel moment, c’est une

LE PROFESSEUR NADIR MAÂROUF AU CRASC D’ORAN

La société targuie et son rapport

à la crise malienne analysée

s’il le fallait en citant le cas des trafiquants, mais

aussi de Mouammar El Gueddafi, lorsque ce dernier,

aussi biscornu que cela ait pu paraître, avait

proclamé l’idée d’une République sahraouie unifiée.

L’ancien dirigeant libyen a pu ainsi enrôler

nombre d’habitants du Grand Sud.

Les Touareg occupent un territoire transfrontalier,

mais les évolutions n’ont pas suivi le même

rythme selon qu’on soit en Algérie, au Niger

ou au Mali et des développements positifs ou

négatifs ont jalonné l’histoire récente. Pour Nadir

Maarouf, en Algérie le bouleversement remonte

à la période de Ahmed Ben Bella qui avait proclamé,

au lendemain de l’indépendance, «la

terre à ceux qui la travaillent». Il en est résulté la

destruction du mode de vie traditionnel remplacé

par des modèles certes modernes (mécanisation,

etc.) mais qui se sont avérés inefficaces à cause

des problèmes bureaucratiques qu’on n’a pas

pu résoudre. «Nous avons, dit-il, assisté à une

conversion des populations locales qui se sont en

PHOTO : D. R.

situation insoutenable sachant

qu’on ne peut même pas retourner

au pays», a-t-il encore affirmé.

UNE SITUATION

QUI RISQUE DE PERDURER

«Je me suis personnellement penché

sur la question, j’ai pris attache

avec la police nationale, la gendarmerie

et des représentants de

la wilaya. Et la situation est floue»

confie maître Wadie Meraghni,

avocat membre de la Ligue algérienne

de défense des droits de

l’homme (LADDH). «Les autorités

se sont longtemps renvoyé la balle,

mais ils semblent être tombés sur un

consensus. C’est la wilaya qui doit

régulariser la situation des Maliens

établis en Algérie au vu de la fermeture

de la frontière, sauf qu’ils

exigent une attestation d’hébergement

ou un bail de location pour

délivrer le fameux cachet dont ils

ont besoin tous les trois mois pour

ne pas être inquiétés par la police»,

explique-t-il encore.

Un véritable déni de la réalité sachant

que ces centaines de Maliens

survivent dans la plus grande précarité.

Ils vivent dans des dortoirs,

des garages loués clandestinement

en groupe. L’Algérie, pays de transit

pour des milliers de Subsahariens

en partance pour l’Europe

via le Maroc, devient par la force

des choses un pays de destination.

Fatimatou, Mamdou, Tièba et bien

d’autres ne devaient rester que

quelques jours, voire quelques semaines

à Oran avant de rejoindre le

Maroc. Le temps de «se refaire…»,

mais la vie chère éternise leur transit.

Avec la fermeture de la frontière,

la situation se complique plus que

jamais pour eux. Fella Bouredji

partie sédentarisées et qui ont bénéficié, comme

partout ailleurs en Algérie, de la politique

d’assistanat (rente pétrolière).» Toujours pour le

cas de l’Algérie, il considère que la scolarisation

et les débouchés dans l’administration ont été à

l’origine d’une mobilité sociale inédite en faveur

des descendants des anciens esclaves, au grand

dam des couches aristocratiques traditionnellement

peu enclines au changement.

A contrario, au Mali, les ressources sont

moindres et, à l’ingérence – grâce à un pouvoir

inféodé – des multinationales soucieuses de

leurs propres intérêts s’ajoutent les grandes

sécheresses. Dans la conférence qu’il a animée,

Nadir Marouf a tenté de décortiquer les structures

sociales des habitants de cette région et

leur évolution. Une société hiérarchisée comme

partout ailleurs dans le monde, mais il met en

garde contre l’importation de modèles d’analyse

préétablis qui pourraient s’avérer inopérants.

Djamel Benachour


L

Suite de la page 1

a pêche illicite et la contrebande

du corail sont au cœur

des priorités. Des instruc-

tions fermes ont été données par

notre hiérarchie pour mener une

lutte sans merci contre ce phénomène

qui, faut-il le reconnaître,

a pris ces derniers temps une

ampleur sérieuse», a indiqué le

commissaire, Karim Labidi, chef

de la cellule de communication.

Pour lui, c’est contre de véritables

groupes criminels organisés transnationaux,

composés d’Algériens,

Tunisiens et Italiens, qu’il est

question de lutter. En se frottant à

leurs pairs de la mafi a du corail de

Naples, l’une des plus puissantes

au monde, les trafi quants locaux

se sont, en effet, initiés aux pratiques

mafi euses les plus modernes

et sophistiquées, explique-t-il,

ajoutant : «Ils ont fait de la paisible

ville touristique d’El Kala le

carrefour du grand trafi c, la nouvelle

route du crime, où se mêlent,

désormais, trafi c de drogue, prostitution

et grande délinquance et

nous ferons tout pour les identifi er

et mettre un terme à leurs agissements.»

Les revenus drainés par le

commerce illicite du corail sont, en

effet, si importants et les tentations

telles que même des médecins, des

avocats, des commerçants et des

jeunes promoteurs ayant bénéfi cié

des dispositifs d’emploi (CNAC,

Ansej) ont décidé de mettre la

main à la pâte, déplore le responsable.

Selon lui, les 92 kg de corail

saisis, les 17 personnes interpellées

et la vingtaine d’affaires traitées

en 2012 ne sont que le début

L

es groupes criminels activant dans le braconnage,

le commerce illicite et la contrebande

de corail sont très réactifs et inventifs.

Leur structure organisationnelle n’a rien à envier

à celle d’une entreprise qui ne lésine pas

sur les moyens lorsqu’il s’agit de mettre ses

employés à l’abri des risques d’accident de travail,

rentabilité oblige ! Ils viennent d’introduire

en Algérie la technique américaine de plongée

sous-marine, à savoir la plongée aux mélanges

suroxygénés ou à l’air enrichi Nitrox. Peu répandue

dans le monde, car très onéreuse, ses

avantages combinés signifi ent un gain supplémentaire

de sécurité ainsi qu’une augmentation

du temps de plongée sans décompression.

Quelle est la particularité de la plongée au

Nitrox ? «L’air est composé essentiellement

d’azote (80%), d’oxygène (20%) et d’autres

gaz, ce qui est peu avantageux et représente des

risques lors des plongées avec des bouteilles

gonfl ées à un mélange d’air et d’oxygène pour

des profondeurs allant de 40 à 50 m, ou encore

la plongée avec l’oxygène et l’hélium pour 50 à

70 m de profondeur. Le Nitrox est suroxygéné et

contient moins d’azote. En revanche, lorsqu’on

plonge avec du Nitrox, le pourcentage d’azote

de la vaste campagne lancée par

ses services ainsi que ceux de la

Gendarmerie nationale qui, pour sa

part, a saisi près de 120 kg, pour

combattre avec effi cacité le phénomène.

«Outre la répression, nous

avons été instruits par le DGSN et

le chef de sûreté de wilaya de multiplier

les actions de sensibilisation

auprès des populations, notamment

la jeunesse, sur les méfaits au

triple plan économique, environnemental

et sociétal induits, par le

phénomène. Dans un contexte où

la criminalité ignore les frontières,

il est indispensable d’avoir une approche

globale de la lutte contre la

criminalité et de renforcer la coopération,

en particulier entre les

instances judiciaires répressives,

sans oublier la société civile qui

a un important rôle à jouer. Pour

nous, la lutte contre la criminalité

organisée, sous toutes ses formes,

est un des défi s majeurs à relever.»

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 5

L’ACTUALITÉ

PILLAGE DU CORAIL À EL KALA

Comment lutter contre

les réseaux transnationaux ?

Le commerce illicite du corail génère des revenus importants

Du côté des gardes-côtes, les plus

concernés, c’est le black-out. Le

chef de la station maritime principale

de Annaba s’est refusé à toute

déclaration : «Nous ne sommes pas

autorisés à faire des déclarations

à la presse. Faites-nous un écrit

offi ciel que nous allons adresser

à nos supérieurs de la région qui

vont, à leur tour, saisir leurs chefs

hiérarchiques à Alger. Et ça risque

de prendre beaucoup de temps.»

C’est à croire que la pêche illicite

du corail relève du… secret d’Etat.

Pour un ex-haut responsable des

Douanes, actuellement à la retraite,

«le trafi c du corail est un domaine

très complexe et sensible. Son

interconnexion avec le trafi c de

drogue est aujourd’hui établie, il

est sous le contrôle de personnes

très puissantes que nul n’arrive à

identifi er ni à toucher», et de s’interroger

: «Que représentent 200

kg saisis en 2012 par les policiers

BRACONNAGE EN PLONGÉE

À L’AIR ENRICHI NITROX

La technique américaine

se popularise à El Kala

est diminué, tandis que le pourcentage d’oxygène

est augmenté. De ce fait, le plongeur

absorbera nettement moins d’azote pendant sa

plongée», explique R. Merouche, diplômé en

biologie marine de l’université Badji Mokhtar

et ancien membre du club de plongée sousmarine

de Annaba. En d’autres termes, ajoutet-il,

«le plongeur se sent généralement mieux

pendant et après la plongée et peut rester plus

longtemps en profondeur». C’est-à-dire suffi -

samment de temps pour faire une bonne récolte

de branches de corail.

Et en termes de prix, où se situe l’avantage ?

«Un compresseur à bouteilles P18 (6, 8, et

12 m 3 ) coûte environ 700 000 à 1,6 million

de dinars, tandis que le prix d’une petite bouteille

rechargeable à l’air enrichi Nitrox peut

dépasser les 200 000 DA. Pour le moment, les

compresseurs Nitrox n’ont pas encore été introduits

en Algérie, les bouteilles sont gonfl ées à

partir de grands blocs introduits par on ne sait

quelle manière et dont le prix se négocie entre

les barons du corail en millions de dinars»,

explique Gatta, un braconnier de la commune

d’Echatt. Selon lui, ses «collègues» d’El Kala

et de Annaba qui, comme lui, exercent en plon-

PHOTO : D. R.

et les gendarmes d’El Tarf, sachant

que des milliers d’embarcations

sont déployées chaque jour par les

groupes criminels dans la pêche

illicite, si ce n’est des miettes. Nos

ressources sont inestimables, à ma

connaissance, les plus grandes au

monde ?» Formel, notre interlocuteur,

qui a eu à gérer les postes-frontières

sensibles, points de passage

privilégiés des réseaux contrebandiers

– Bouchebka (Tébessa),

El Hdada (Souk Ahras), Oum

T’boul et El Ayoun (El Tarf) – lâchera

: «En Algérie, tout le monde sait

que si une affaire éclate au grand

jour, ce sont les petits trafi quants

qui servent de boucs émissaires.

Au-delà, les protections jouent,

infl uant sur le fonctionnement des

services de répression, tous corps

confondus. En observant la stratégie

du grand trafi c et de la grande

fraude, durant ma longue carrière,

j’avais l’impression qu’un certain

état d’esprit était entretenu à la

base pour mieux justifi er les excès

du sommet. En d’autres termes, le

système mis en place dans notre

pays permet de faire rendre gorge

aux petits trafi quants et de transiger

avec doigté lorsqu’il s’agit des

grands.» Et c’est justement aux

infranchissables remparts dressés

pour protéger ces derniers, que

risquent de se heurter les jeunes

policiers, gendarmes ou douaniers

dans leur lutte contre le trafi

c et la contrebande du corail en

Algérie. Car l’enjeu n’est pas des

moindres : les profi ts engrangés

s’élèvent à plus de 5 milliards de

dinars pour les trafi quants nationaux

et à des dizaines de millions

d’euros pour leurs partenaires en

Tunisie et en Europe. N. B.

gée sous-marine, sont souvent assistés par des

plongeurs professionnels tunisiens formés par

des Italiens. Ces derniers sont basés dans les

villes côtières tunisiennes de Bizerte, Djerba

et Tabarka. Durant leurs «missions», à 59 m

des fonds de la plage d’échouage d’El Battah

surtout, ils sont pris en charge par leurs «employeurs»

et hébergés dans des habitations de

fortune implantées dans les bidonvilles de

Sidi Salem, cité Seybouse, Boukhadra et Sidi

Amar, c’est-à-dire mêlés aux populations et

évitant ainsi tout souci éventuel avec les services

de sécurité. En outre, la ruée vers l’or

rouge algérien, notre interlocuteur l’explique en

affi rmant : «Les vertus du corail rouge sont

innombrables. Elles ne se limitent pas au domaine

de la joaillerie ; en médecine, il est utilisé

comme supplément et intervient notamment

dans la chirurgie réparatrice, des protéines et

des minéraux. De par sa qualité, l’une des meilleures

au monde, notre corail rouge serait également

utilisé dans l’industrie aérospatiale. Sa

poudre, l’une des rares à pouvoir résister à la

pression atmosphérique en très haute altitude,

entre dans le processus de fabrication de la

coque d’orbiteur des satellites.» N. B.

D

CLASSEMENT

DES BANQUES

L’Algérie

toujours out

ans le «Top 500 Banking Brands»,

l’Algérie continue de briller par son ab-

sence, laissant le privilège à l’Afrique

du Sud, le Maroc, le Togo et le Nigeria de

représenter le continent africain. Au total, 15

institutions bancaires de ces quatre pays ont

réussi à s’adjuger une place dans la cour des

grands, fait ressortir le rapport mondial 2013

du cabinet d’évaluation et de gestion d’actifs

BrandFinance, leader britannique en matière

d’évaluation des marques et des entreprises.

Pour la troisième année consécutive, la plus

haute marche du podium africain est revenue

au groupe sud-africain Standard Bank, consolidant

ainsi sa position en tant que première

marque bancaire sur le continent avec une

valeur de plus de 1,7 milliard de dollars, une

notation AA+ et une capitalisation boursière

de 12,250 milliards de dollars, précise ce rapport

rendu public hier matin. Ainsi, l’Afrique

du Sud se hisse à la 103 e place du Top 500.

Toujours dans le classement des 15 marques

bancaires en Afrique, où elle tient la tête avec

huit banques aux premières loges, l’Afrique

du Sud est talonnée par le Maroc. Forte d’une

valeur de 221 millions de dollars, une notation

A+ et une capitalisation boursière de près de

7 milliards de dollars, la AttijariWafa Bank

est classée 9 e banque africaine, 383 e dans

le Top 500 Banking Brands. Viennent ensuite

la togolaise Ecobank (10 e ) et trois

nigérianes : First Bank of Nigeria (12 e ), Guaranty

Trust Bank (13 e ) et Zenith Bank (15 e ).

Deux autres banques sud-africaines sont classées

11 e et 14 e , est-il encore indiqué.

Au niveau international, ce sont les banques

russes qui ont enregistré les meilleures évolutions

avec une hausse de 453%, suivies

de l’Indonésie (+443%), les Philippines

(+412%), la Colombie (+377%) et la Chine

(+335%). Aussi, la présence et la puissance

des banques chinoises ont été sans cesse croissantes.

En 2013, elles ont totalisé une valeur

de l’ordre de plus de 95,7 millions de dollars.

Naïma Benouaret

GHARDAÏA

6 commerçants

meurent dans

un incendie

as moins de six personnes, âgées entre

P 20 et 50 ans, ont rendu l’âme à l’intérieur

d’un magasin de vente de meubles et ustensiles

ménagers, sis au vieux quartier de Theniet

El Makhzen, au centre-ville de Ghardaïa,

et ce, après que l’incendie qui s’est déclaré à

l’intérieur ne leur ait laissé aucune chance,

tombant l’un après l’autre, sous l’effet toxique

de la fumée, a-t-on appris auprès de la Protection

civile. Pour venir à bout de l’incendie qui

s’est déclaré, mercredi vers 2h, il a fallu un

travail de longue haleine de plus de 3 heures,

à cause de la superficie du local, a expliqué

notre source.

Et d’ajouter que parmi les victimes (5 originaires

de Bordj Bou Arréridj et 1 de Sétif)

figurent un père de 52 ans et son fils de 24

ans, qui ont été surpris en plein sommeil par la

fumée asphyxiante.

Les avis, par ailleurs, divergent sur la cause

principale de cet incident douloureux ; certains

misent sur un court-circuit provoqué

par une batterie de téléphone et d’autres

l’incombent au chauffage. Mais le dernier mot

va revenir assurément aux services de sécurité

qui ont ouvert une enquête en vue de déterminer

les circonstances exactes de ce drame.

Ce qui a, faut-il le signaler, obligé le wali de

Ghardaïa et d’autres officiels à se déplacer

sur les lieux afin de constater l’ampleur des

dégâts. Farid Azzoug


El Watan - Samedi 16 février 2013 - 6

L’ACTUALITÉ

NOUVELLES MESURES DE CONTRÔLE DU TRANSPORT ROUTIER

Des inspecteurs pour

faire respecter les tarifs

L

e transport routier de personnes

et de marchan-

dises sera dorénavant

contrôlé constamment. Le

contrôle portera sur les tarifs

appliqués, la prestation et les

normes de sécurité (contrôle

technique des véhicules). Un

nouveau dispositif de contrôle

vient d’entrer en vigueur. Cette

mesure a été annoncée hier par

Amar Tou, ministre des Transports,

lors d’une rencontre réunissant

les directeurs concernés

des 48 wilayas. Cette réunion a

permis de fixer les modalités de

contrôle de l’activité de transport

urbain, suburbain et interwilayas.

Cette mesure concernera

à la fois le transport des

voyageurs par bus et par taxi, le

transport de marchandises et de

produits dangereux.

Pour la mise en application de

la circulaire, récemment publiée

par le ministère des Transports,

portant sur la conformité

des conditions de l’exercice des

activités des transports routiers,

214 inspecteurs relevant des

directions de wilayas seront

mobilisés. Ce nombre est appelé

à augmenter. «Si, au cours de

l’application de ces nouvelles

mesures, on juge nécessaire

d’augmenter le nombre des

Un nouveau dispositif de contrôle vient d’entrer en vigueur

inspecteurs assermentés, on le

fera», a souligné M. Tou. Il

convient de rappeler que les

citoyens ne cessent de dénoncer

les comportements parfois

choquants de certains transporteurs,

notamment concernant

les tarifs qui n’obéissent à

aucune loi. Ainsi par la mise en

application de cette circulaire,

les opérateurs dans le secteur

des transports sont appelés à

améliorer le service tant déploré

par les usagers.

Ce dispositif permet «d’améliorer

le service offert aux usagers

des différents modes de

transport routier et de vérifier

les conditions de sécurité des

véhicules en Algérie», a expli

qué le ministre. Le contrôle

des véhicules s’effectuera au

niveau des gares routières, des

arrêts, des points de chargement

et de déchargement ainsi

que sur les routes. Les sanctions

qui seront appliquées sur les

contrevenants sont bien définies

dans le texte d’application

de cette circulaire. La vérification

des équipements à même

d’assurer le confort des voyageurs

et la qualité du service

est également prévue dans ce

PHOTO : H. LYÈS

texte. Le nouveau dispositif de

contrôle porte ainsi sur la continuité

du service, les horaires,

les itinéraires et les arrêts, la

délivrance des titres de transport

et la conformité du prix

payé par le voyageur.

Pour les taxis, les contrôleurs

assermentés vérifieront l’existence

du compteur (taximètre),

l’affichage à bord du véhicule

des tarifs en vigueur, le service

offert à la clientèle et les équipements

de soins d’urgence.

Le ministre des Transports

a annoncé également que le

contrôle technique des véhicules

sera élargi dès le mois

d’avril. Un nouveau système

automatisé sera mis en place

prochainement par l’Agence

nationale de contrôle technique

automobile (Enacta) pour

rendre impossible toute manipulation

ou falsification des

résultats liés au contrôle des véhicules

au niveau des agences

de contrôle. Les citoyens pourront-ils

voyager désormais dignement

? D’après ce nouveau

dispositif, tout porte à croire

que les conditions de déplacement

vont s’améliorer, en attendant

l’application effective et

sans distinction de ces mesures.

Djedjiga Rahmani

NON PAYÉS

DEPUIS DEUX MOIS

Les employés de Sogis

protestent à Rouiba

P

lusieurs dizaines d’employés de la Société étatique de gardiennage

industriel et de surveillance Sogis ont observé,

avant-hier, un sit-in dans la zone industrielle de Rouiba pour

réclamer le versement de leurs salaires des deux derniers mois et la

satisfaction des revendications socioprofessionnelles soumises aux

responsables de l’entreprise. Les protestataires se sont regroupés

devant la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) dès le

début de matinée. Ils affirment n’avoir pas été payés depuis deux

mois, accusant les dirigeants de Sogis de faire fi de la réglementation

en vigueur régissant les relations de travail. Nous percevons

des salaires de misère. En plus de cela, on ne nous a jamais payés à

temps, déplorent certains d’eux. Les protestataires soulignent que

leurs droits les plus élémentaires sont bafoués. On n’a toujours pas

signé la convention de travail. Nous sommes privés de plusieurs

indemnités, telles que celles de la femme au foyer, du rendement individuel

et collectif et de l’expérience professionnelle, etc., se plaint

Saïd, avant de dénoncer les contraintes créées par l’administration

pour les empêcher d’installer une section syndicale devant défendre

leurs droits. «Les responsables de l’entreprise n’ont aucune volonté

de résoudre nos problèmes. Ils refusent d’ouvrir les négociations

avec nous sous-prétexte que nous n’avons pas de représentants

légaux, alors que ce sont eux qui nous empêchent de faire une

assemblée générale pour les désigner», dénoncent-ils.

Contacté par nos soins, le secrétaire général de l’union locale de

l’UGTA, M. Messaoudi, qualifie les revendications des employés

de légitimes. Notre interlocuteur estime qu’il est anormal que les

responsables de la société n’aient pas signé la convention collective

qui représente pourtant une sorte de charte qui régit les relations

entre l’employeur et l’employé. Notons enfin que ce n’est pas

la première que fois que les travailleurs de Sogis recourent à des

actions de protestation pour exiger la prise en charge de leurs

doléances. En décembre 2011, pas moins de 1600 agents de gardiennage

de ladite société avaient observé une grève qui avait duré

alors plus de 15 jours pour demander la revalorisation de leurs salaires

et autres revendications qui tardent à être satisfaites à ce jour.

Avant-hier, la plupart des manifestants nous ont déclaré que si leurs

salaires ne sont pas versés au cours de cette semaine, ils n’hésiteront

pas à recourir à d’autres actions. R. Koubabi


S

ur un total de près de 3 200

déclarations de soupçon

adressées depuis 2007 par

les banques à la Cellule de traitement

du renseignement financier

(CTRF), dans le cadre de la lutte

contre le blanchiment d’argent,

seuls 7 dossiers ont été transférés

effectivement à la justice.

Interrogé sur ce décalage entre le

nombre de déclarations de soupçon

formulées et les procédures

de justice lancées en conséquence,

le président de la CTRF, Abdenour

Hibouche, a laissé entendre,

avant-hier, lors d’un point de

presse à Alger, que cet écart est

dû surtout à la promptitude des

banques à émettre des déclarations

au moindre de soupçon de blanchiment.

«Les banques déclarent

tous les dépôts ou transactions

qu’elles jugent douteux, alors que

la CTRF se prononce uniquement

sur les affaires de blanchiment»,

a ainsi expliqué le président de la

CTRF, repris avant-hier par l’APS.

Et d’expliquer en ce sens que les

montants déposés interpellent souvent

les banques qui envoient systématiquement

des déclarations

de soupçon dès que la transaction

dépasse un certain seuil, alors que

la CTRF, elle, s’assure qu’il s’agit

bien d’une affaire de blanchiment

avant de la transmettre à la justice.

Ceci étant, a assuré le même responsable,

de récentes actions de

renforcement des mesures de vigilance,

conjuguées à la sensibilisation

des entités déclarantes pour

un traitement sélectif des dossiers,

a permis d’évacuer toutes les opérations

sans lien avec le blanchiment.

Aussi, a-t-il avancé, l’année

dernière, il a été enregistré un

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 7

ÉCONOMIE

LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT

Seuls 7 dossiers transmis

elon l’agence chinoise Xin-

S hua, une nouvelle découverte

de pétrole et de gaz a été réalisée

en Libye par la compagnie nationale

des hydrocarbures, Sonatrach.

L’agence, qui a rapporté la nouvelle

hier en début d’après-midi,

a indiqué que «le groupe pétrolier

algérien Sonatrach Consortium a

découvert le nouveau champ de

pétrole et de gaz dans le bassin de

Ghadamès, à environ 650 km au

sud-ouest de Tripoli, a annoncé

le ministre du Pétrole et du Gaz

Abdulbar Al Arusi dans un communiqué».

Selon ce communiqué

du ministre libyen, «les premières

études sur le terrain ont révélé

a campagne de la pêche au thon rouge

L débutera le 26 mai et durera jusqu’au 24

juin, selon Yasmine Khazem, chargée de la

communication au ministère de la Pêche et des

Ressources halieutiques. Pour cette année, le

quota algérien est fixé à 243 tonnes, a indiqué

cette responsable citée par l’APS.

Ce quota représente 1,073% du total mondial

des prises (13 400 t) autorisées par la 18e réunion extraordinaire de la Commission internationale

pour la conservation des thonidés de

l’Atlantique, qui s’est tenue à Agadir, au sud

du Maroc. Elle a souligné, par ailleurs, que la

période de dépôt des dossiers est ouverte pour

l’obtention des permis de pêche au profit des

armateurs de bateau de pêche battant pavillon

à la justice

Les déclarations de soupçon sont triées par la CTRF

recul du nombre de déclarations

de soupçon transmises à la CTRF,

tandis que cette même cellule a

transféré à la justice 3 dossiers

liés à des affaires de blanchiment

durant le même exercice. Du reste,

a précisé M. Hibouche, la Cellule

a procédé en 2012 au «blocage»

de l’exécution de trois opérations

bancaires pour une durée de

72 heures. Des affaires dont il n’a

pas jugé utile de préciser la nature

exacte ou de quelconques détails

quant aux personnes physiques ou

morales impliquées. Regrettant

au demeurant que les déclarations

de soupçon traitées par la

Cellule de lutte contre le blanchiment

émanent exclusivement des

banques, Abdenour Hibouche n’a

pas manqué d’interpeller, à cet

effet, les professions non financières

pour qu’elles s’impliquent

pleinement dans ce dispositif de

renseignement financier. Agents

immobiliers, concessionnaires

automobiles, notaires, avocats,

experts comptables, commissaires

aux comptes, commissaires en

douanes et intermédiaires en opérations

de Bourse sont ainsi appelés

à faire part à la CTRF de toute

transaction douteuse, a insisté le

président de cette structure affiliée

au ministère des Finances.

La participation des professions

non financières au dispositif en

question s’avère nulle alors que la

loi leur donne ce droit, a déploré le

premier responsable de la Cellule

de lutte contre le blanchiment,

indiquant que «les notaires, par

exemple, sont tenus par la loi de

2005, de présenter des déclarations

de soupçon, mais ils ne le

font pas». Akli R.

PÉTROLE ET GAZ

Une nouvelle découverte de Sonatrach en Libye

que le champ pouvait produire

8200 barils de pétrole brut et

1700 m3 de gaz naturel par jour».

Après une interruption suite à

la guerre qui a eu lieu en 2011,

le groupe Sonatrach avait repris

ses activités en Libye en juin

2012 avec une relance des travaux

d’exploration dans la région de

Zentane, près de la frontière avec

l’Algérie.

Sonatrach avait rapatrié, en mars

2011, 80 employés algériens travaillant

en Libye pour le compte

de Sipex (Sonatrach International

Petroleum Exploration & Production),

présent dans le bassin

de Ghadamès, près de la frontière

algérienne où elle a fait deux dé-

couvertes. Ce retrait momentané

s’expliquait par les problèmes de

sécurité et la nécessité de protéger

les travailleurs. Sonatrach est

présente en Libye dans deux gisements,

l’un à Ghadamès, l’autre à

Zentane, deux périmètres qu’elle

avait obtenus dans le cadre des appels

d’offres lancés par la compagnie

nationale libyenne de pétrole.

Le premier périmètre, obtenu en

2005, est celui de Ghadamès (bloc

65).

Deux découvertes ont été faites

sur le périmètre de Ghadamès,

l’une en 2009 et la deuxième en

2010. En 2010, la compagnie

nationale annonçait que «dans le

cadre du développement de ses

THON ROUGE

La campagne de pêche débutera

le 26 mai prochain

national. La réception des dossiers durera,

selon un avis du ministère paru dans la presse

nationale, jusqu’au 26 février. Les thoniers

intéressés doivent mentionner, dans leurs

demandes, la nature de la pêche ciblée (thon

mort ou vivant), les caractéristiques techniques

des navires et des engins de pêche ainsi que les

procès-verbaux de visites d’inspection supplémentaires

certifiant l’aptitude à la navigation

des embarcations et la conformité des moyens

utilisés.

Les armateurs sont priés de mettre à niveau

leurs équipements aux spécifications techniques

«minimales» établies et définies par la

réglementation, d’après M me Khazem.

L’Algérie participe à la réunion de la Com-

PHOTO : D. R.

activités à l’international une

découverte de pétrole brut a été

réalisée par l’association Sonatrach

à travers sa filiale Sipex et

la National Oil Company (NOC)

libyenne, dans le bassin de Ghadamès.

Il s’agit de la deuxième

découverte réalisée dans le bloc

65 attribué à Sonatrach par la

NOC libyenne en mars 2005».

Il y a quelques mois, le PDG

de Sonatrach avait indiqué que

la région de Zentane disposait

d’une réserve avoisinant les 45

millions de barils. Toutefois, le

niveau d’exploitation ne pouvait

être défini avant la finalisation

des travaux d’exploration, avait-il

précisé. Lies Sahar

mission internationale pour la conservation

des thonidés de l’Atlantique qui se tiendra du

18 au 21 février à Séville, en Espagne. A cette

occasion, les pays membres présenteront leurs

plans de pêche afin de vérifier leur conformité

aux dispositions de l’organisation. Le quota

de pêche au thon rouge alloué à l’Algérie a

augmenté en novembre 2012, passant de 138 à

243 t. Ce quota sera exploité exclusivement par

des opérateurs algériens sans faire appel aux

armateurs étrangers. Lors de la campagne précédente,

uniquement 69 t de thon rouge avaient

été pêchées, soit 50% de la part accordée à

l’Algérie (138 t). Officiellement, les conditions

n’étaient pas réunies, notamment au plan

réglementaire. H. L.

DES ÉQUIPEMENTS TOUT

NEUFS RAVAGÉS PAR LE FEU

La raffi nerie de Skikda

encore à l’arrêt

La raffinerie de Skikda est de nouveau à l’arrêt. C’est la

seconde fois en moins de six mois que la plus grande

raffinerie du pays cesse toute production suite à de

successifs incidents ou accidents. Et même si l’incendie

qui s’est déclaré dans une sous-station électrique, jeudi

dernier, est de moindre envergure comparativement à

d’autres incendies et explosions ayant jalonné le projet

de réhabilitation et d’extension mené par Samsung, il

n’empêche qu’il a concerné des équipements tout neufs

qui devaient alimenter, en énergie électrique, les unités

de production. L’incendie de jeudi a donc conduit à

l’arrêt des unités fonctionnelles et surtout au

retardement du redémarrage de l’unité 11 pour la

production de l’essence sans plomb qui devrait

reprendre dans les quelques jours à venir. Les

conséquences peuvent donc avoir de grandes

répercussions sur l’approvisionnement du marché local

en carburant. Des cadres de Sonatrach avancent même

l’hypothèse de la révisons à la hausse des importations

de l’essence sans plomb. Pour revenir à cet incendie, des

travailleurs de la raffinerie de Skikda rapportent qu’il a

concerné un composant-clé dans la production. «C’est la

nouvelle sous-station électrique qui a été touchée par le

sinistre. C’est une station de trois étages nouvellement

installée par les Sud-Coréens pour approvisionner en

énergie électrique l’ensemble des unités de production

de la raffinerie», explique un des employés en précisant

que l’incendie «a ravagé un poste transformateur, la

câblerie électrique aérienne et souterraine ainsi que les

armoires de commande». Pour la reprise de la

production de la raffinerie, les avis divergent. Pour

certains cadres, l’incendie de jeudi reste assez minime.

«On change plus facilement un équipement électrique

qu’un équipement de production. Les travaux de

réparation ont été engagés le jour même de l’incident et

les installations ne devraient pas tarder à reprendre leur

production. Dans moins d’une semaine, la raffinerie

reprendra service», avance-t-on sous le couvert de

l’anonymat. D’autres restent plus pessimistes et

affirment que dans le meilleur des cas, la raffinerie ne

peut être fonctionnelle que dans plusieurs semaines.

Khider Ouahab

WEST EXPO

Le carrefour économique

de l’Ouest

La capitale de l’Ouest s’apprête à accueillir un nouveau

rendez-vous économique dédié au partenariat et à

l’investissement : le carrefour économique West Expo,

qui se tiendra du 26 au 30 mars 2013 au Centre de

conventions d’Oran (CCO). Parrainée par le wali d’Oran,

la première édition de cette manifestation, organisée par

l’agence Axed Event, est ouverte aux acteurs

économiques nationaux et étrangers. West Expo

regroupera l’ensemble des secteurs d’activité :

l’industrie, l’agroalimentaire, les télécommunications,

les multimédias, les services, les cosmétiques, le

mobilier, l’électroménager, l’artisanat, l’hôtellerie... En

marge du salon d’exposition ouvert au grand public ainsi

qu’aux professionnels, des matinées thématiques seront

dédiées aux professionnels des différents secteurs

économiques. Les organisateurs précisent que le Forum

des chefs d’entreprise (FCE) partenaire de West Expo,

organisera une journée d’étude en marge du salon sous

la thématique : «Oranie, nouveaux dynamismes,

nouvelles perspectives». R. E.

Entreprise

agroalimentaire

RECRUTE

pour son réseau de distribution

Vendeurs

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El Watan - Samedi 16 février 2013 - 8

KABYLIE INFO

JOURNÉES DE PNEUMO-PHTISIOLOGIE À TIZI OUZOU

Sensibilisation contre

les dangers de l’amiante

● Entre 200 et 300 personnes sont atteintes chaque année en Algérie de mésothéliome

pleural, un cancer professionnel provoqué par cette substance très nocive.

L

’amiante peut provoquer

des cancers du poumon

plusieurs décennies après

avoir été exposé, ont alerté

des spécialistes présents aux

journées nationales de pneumo-phtisiologie

organisées le

week- end dernier au CHU de

Tizi Ouzou.

Selon des chiffres communiqués

lors de cette rencontre

scientifique, entre 200 et

300 personnes sont atteintes

chaque année en Algérie de

mésothéliome pleural, un cancer

professionnel provoqué

par l’amiante. Cette substance

utilisée dans la construction

et certaines industries est présente

également chez nous en

de nombreux endroits, notamment

les établissements scolaires,

universitaires, et même

hospitaliers. «L’amiante représente

un problème de santé

publique de part sa fréquence

et sa gravité. Un tiers des

cancers professionnels dans

le monde est lié à l’amiante.

Dans les pays industrialisés,

l’utilisation de la fibre

d’amiante est réglementée voir

interdite comme c’est le cas

de la France depuis janvier

1997», a indiqué D r Dib du

Service de médecine du travail

du CHU de Tizi Ouzou. Même

si la fabrication, l´importation

et la commercialisation de tout

type de fibre d´amiante et des

produits qui en dérivent ou

en contiennent sont interdites

dans notre pays, selon un

décret exécutif datant de 2009,

l’amiante affecte de plus en

plus de personnes en contact

direct avec cette matière.

n acte abjet commis par des mal-

Ufaiteurs a perturbé la sérénité, la

quiétude et l’ambiance de travail des

apprenants et des enseignants de l’école

du village d’Azouza dans la commune de

Larbaâ Nath Irathen durant les intempéries

de la semaine dernière.

En effet, un vol par effraction a été

perpétré par des malfrats dans l’espace

socio-éducatif du restaurant scolaire de

cette institution éducative, dont le forfait

s’élève à 450 kg de denrées alimentaires

’éclairage public au niveau

L d’Agouni-Moussi, cheflieu

communal d’Iflissen,

à une quarantaine de kilomètres

au nord de Tizi Ouzou,

ne cesse de se dégrader.

Les récents vents violents ont

endommagé plusieurs lampa-

D’anciens locaux contenant de l’amiante continuent à servir dans certaines localités

«L’Algérie utilisait l’amiante

depuis 1948. Elle a attendu

1999 pour appliquer le décret

exécutif n° 99-95 du 19 avril

1999 relatif à la prévention

des risques liés à l’amiante

et prendre les premières mesures

réglementaires très limitées

dans la prévention des

risques liées à l’exposition

aux poussières d’amiante pour

les travailleurs et la population.

Ces mesures concernent

l’interdiction de mettre sur le

marché et d’employer toutes

fibres d’amiante à l’exception

du chrysolite (amiante blanc),

l’interdiction de la projection

d’amiante par flocage, le retrait

ou confinement de tous

ouvrages ou éléments d’ouvrages

contenant de l’amiante

et ceci après confirmation de

la présence de flocage et calorifugeage»,

a expliqué l’intervenante.

Et d’ajouter : «La

législation algérienne a fixé

les mesures de protection des

travailleurs contre les risques

liés à l’inhalation de poussières

d’amiante que doivent

respecter les organismes employeurs

par l’ arrêté interministériel

du 1 octobre 2003. Ce

texte stipule : ‘’L’employeur

concerné doit procéder à une

évaluation des risques afin

de déterminer notamment, la

nature des fibres en présence,

la durée et le niveau d’exposition

des travailleurs à l’inhalation

de poussières provenant

de l’amiante ou de matériaux

contenant de l’amiante. Ou

encore : ‘’L’employeur est

tenu d’assurer les moyens de

protection collectif et individuel

ainsi qu’une surveillance

médicale de ses employés.

L’article 20 et 21 exigent à

l’employeur de remettre une

attestation d’exposition pour

les travailleurs qui quittent

l’entreprise ainsi qu’une surveillance

médicale postérieure

à l’exposition à l’amiante tous

les deux ans». D’autre part,

elle a soutenu : «Aucun suivi de

LARBAÂ NATH IRATHEN

Cambriolage à l’école d’Azouza

(haricots, lentilles, riz) et de 8 bouteilles

de gaz butane. Un état de fait qui a

provoqué la fermeture de cette cantine

scolaire en pénalisant ainsi les 363 élèves

de cette établissement scolaire en les

privant du repas de midi qui comble

souvent un déficit du repas familial et qui

les a contraint au calvaire de la distance

par aller déjeuner chez eux en ces dures

journées d’intempéries. A ce sujet, le

président du comité de village d’Azouza

nous dira : «Je lance un appel à tous

IFLISSEN

traçabilité n’a été effectué sur

tout ce qui est entré en Algérie

avant l’interdiction en 2009 de

l’importation de cette matière.

On ne connaît pas tous les

endroits où cette matière est

encore présente».

Le manque de prise en charge

des personnes exposées à

l’amiante a été également soulevé

par des spécialistes. «Le

mésothéliome est une tumeur

très rare en l’absence d’exposition

à l’amiante. La période de

latence d’apparition des mésothéliomes

liés à l’exposition à

l’amiante est très longue, en

moyenne de 40 ans, et est supérieure

à 15 ans dans la quasitotalité

des cas. L’Organisation

internationale du travail

a constaté en 2004 que 100

000 personnes dans le monde

mouraient chaque année d’un

cancer causé par l’amiante

sans tenir compte de ceux décédés

pour d’autres maladies

de l’amiante», conclut D r Dib.

Ahcène Tahraoui

les citoyens de notre village pour une

concertation afin de trouver les voies et

moyens pour mettre fin à de tels actes

criminels». Notons qu’une plainte a été

déposée à la brigade de la gendarmerie de

la commune d’Irdjen afin de déterminer

les acteurs de ce grave délit. A ce titre,

un parent d’élève nous dira : «Plusieurs

plaintes ont été déposées auparavant au

sujet de ces récurrents vols commis mais

qui restent malheureusement à ce jour

sans lendemain». Hamid Meradji

Eclairage public défaillant

daires sur la route de Arvi.

D’autres se trouvant au niveau

de la cité des 52 logements

LSP connaissent le même sort.

Ceux de la rue principale ne

s’allument que partiellement.

Quant à la ligne qui alimente

le CEM du chef-lieu, cela fait

des années qu’elle n’alimente

plus l’éclairage public. Cette

absence de lumière au niveau

d’Agouni-Moussi pénalise

fortement les résidents de ces

quartiers. Des vols ou des

tentatives de vol sur les biens

des certains citoyens ne sont

que la parfaite illustration des

conséquences désastreuses qui

pèsent sur eux.

Les autorités locales sont appelées

à se pencher sur ce problème

qui entrave les déplacements

en soirée au chef-lieu.

Smaïl Ouguerroudj

PHOTO : D. R.

AÏN EL HAMMAM

LE MARCHÉ INFORMEL

DÉMANTELÉ

L

es baraques implantées de part et d’autre de la rue Colonel

Amirouche, au chef-lieu de la commune de Aïn El Hammam,

ont été démantelées la semaine dernière par les pouvoirs

publics et leurs occupants ont été sommés de prendre

place au marché hebdomadaire, le seul endroit réservé aux

marchands ambulants. Cette décision est intervenue à la suite

d’un arrêté pris par l’APC interdisant l’étalage de marchandises

sur la voie publique.

Une réunion avec les concernés a été initiée le même jour par

le président d’APC qui leur a expliqué cette démarche entrant

dans le cadre de l’application de la circulaire interministérielle

n° 22/33 concernant le marché informel et l’organisation des

étalages commerciaux. Cette initiative vient à point nommé,

car elle était attendue depuis longtemps par la population. Les

étalages installés le long de la principale artère de la ville de

Aïn El Hammam, sont souvent décriés par les habitants et les

automobilistes. Débordant des trottoirs qu’ils occupaient, les

commerçants exposent en effet carrément leurs marchandises

sur l’asphalte, gênant ainsi la circulation automobile et le

mouvement des piétons.

L’atmosphère y est aussi sérieusement polluée par les mauvaises

odeurs émanant de produits avariés dont se débarrassent,

sans gêne aucune, certains marchands à travers les

recoins du centre urbain. Les marchands ambulants sont

priés de prendre les places qui leur sont attribuées au marché

hebdomadaire, très spacieux et se prêtant aisément à cette

activité. De leur côté, les commerçants sédentaires ont vite

fait de rentrer leurs divers objets qui encombraient leurs

devantures, pour libérer les trottoirs. «A Aïn El Hammam, le

commerce informel était ancré dans notre paysage ; il a quasiment

supplanté les magasins légaux, au point que personne

ne croyait qu’il allait être démantelé un jour», commente un

sexagénaire, habitant au centre-ville. Le marché de la grande

rue a tenu bon depuis plus de deux décennies malgré plusieurs

tentatives de son démantèlement par les APC qui ont présidé

successivement aux destinées de la commune. Cette fois, les

nouveaux élus de la commune semblent déterminés à ne pas

faire de concessions sur cette question. Nacer Benzekri

TIMIZART LOGHBAR

LA STATION DE BUS

SE DÉGRADE

L

a nouvelle station de bus de Timizart Loghbar, située

sur la route dite du «Pont de Bougie», point de chute

des transporteurs de voyageurs assurant la desserte pour les

localités d’Aït Aïssa Mimoun, Ouaguenoun et Boudjima, est

dans un état de dégradation très avancé. Cette station, conçue

dans le cadre du nouveau plan de circulation mis en place

par les autorités de wilaya au milieu de l’année 2011 en vue

de désengorger le chef-lieu de Tizi-Ouzou, a été réalisée et

livrée en un temps record pour compenser les retards dus à un

problème lié à l’assiette du terrain d’accueil du projet.

De l’avis de beaucoup de personnes rencontrées sur les lieux,

la cause de cette dégradation est due essentiellement à la

mauvaise qualité du travail effectué lors de la réalisation de

la station.

Les incessantes rotations des bus de l’Entreprise de transport

urbain de Tizi-Ouzou (ETUTO) entre cette aire de stationnement

et le chef-lieu de wilaya, ont précipité l’usure de la station,

nous dira un chauffeur de bus. «Nous avons signalé ce

problème auprès des responsables, qui, à leur tour, ont alerté

les services concernés du transport», ajoute notre interlocuteur.

En tout cas, cet état de fait cause des désagréments aux

usagers, en plus des retards et des embouteillages que cela

engendre. Farid Guellil

TIZI GHENIFF

LA VILLE SUBMERGÉE

DE BOUE

L

e centre ville de la commune Tizi Gheniff est submergé

par la boue après les dernières pluies. Ainsi, les habitants

du chef-lieu communal ne savent plus quelle rue emprunter

ni quel accès prendre pour se rendre à la station des fourguons

assurant le transport de voyageurs entre Tizi Gheniff

et M’kira. Il faut dire que les travaux des différents chantiers

sont à l’origine de la dégradation du réseau routier, ceci en

plus de l’absence de caniveaux à travers le chef-lieu communal.

D’où la quasi impossibilité pour les piétons d’entrer dans

la ville de Tizi Ghennif. «Dès le début de la saison hivernale,

la ville se transforme en un véritable marécage», déplore un

habitant de cette localité. M. Chaouchi


L

es djihadistes tunisiens, profitant de

D la crise politique après le meurtre de

l’opposant Chokri Belaïd, ont décuplé leurs

activités cette semaine, organisant notamment

des patrouilles de «maintien de l’ordre» dans

plusieurs villes. Portant des gilets orange,

armés de gourdins et circulant à pied, à moto

ou en voiture, des dizaines de djihadistes se

sont répandus de nuit, leur bannière noir et

blanc déployée, pour «protéger les gens et

les biens», clame la page officielle facebook

d’Ançar Al Charia (partisans de la charia),

leur groupe. Ces patrouilles ont été signalées à

Sfax, deuxième ville du pays (sud-est), au Kef

et à Mateur, dans le nord, à Sidi Bouzid, dans

le centre-ouest, et dans une demi-douzaine de

quartiers du Grand-Tunis. Mercredi, l’ordre

est venu de leurs chefs «de procéder à un

retrait» en raison des menaces du soi-disant

ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh, membre

du parti islamiste Ennahda au pouvoir, devenu

la bête noire des djihadistes. L’ordre, mis en

ligne sur facebook, demande toutefois aux

militants de «continuer à protéger leurs demeures

et à rester vigilants». Le groupe accuse

aussi, depuis vendredi, la police de pourchasser

ses membres.

Le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche,

a cependant dû rappeler cette semaine

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 9

INTERNATIONALE

NOUVEAU GOUVERNEMENT EN TUNISIE

Ultimes consultations

sur fond de tension

e Premier ministre tunisien,

Hamadi Jebali, se livrait hier

à d’ultimes consultations

pour former un gouvernement apolitique,

contre l’avis de son parti

islamiste, alors que le pays connaît

sa plus grave crise depuis la révolution.

Il a d’ores et déjà assuré qu’il

démissionnerait en cas d’échec à

faire accepter son nouveau cabinet,

dont il compte présenter la composition

aujourd’hui, quatorze mois

après son arrivée au pouvoir. Les

discussions réunissent les principaux

chefs politiques, dont ceux de

la coalition au pouvoir, l’islamiste

Rached Ghannouchi pour Ennahda,

Mustapha Ben Jaafar pour

Ettakatol, et Mohamed Abbou

du Congrès pour la République

(CPR), parti du président Moncef

Marzouki. L’opposition y est notamment

représentée par Béji Caïd

Essebsi, chef de Nida Tounès, un

parti centriste en plein essor, Néjib

Chebbi, pour le Parti républicain

et Kamel Morjane, ex-ministre du

président déchu Ben Ali et chef du

parti Moubadara (Initiative). La

rencontre se déroulant à huis clos

dans un palais de Carthage, en banlieue

de Tunis, est entourée d’un

imposant dispositif de sécurité qui

tient les journalistes à distance. M.

LES DJIHADISTES ESTIMÉS À 10 000 INDIVIDUS

e premier tour de l’élection présidentielle

L au Mali aura lieu le 7 juillet prochain, a annoncé,

jeudi, le ministre malien de l’Administration

territoriale, Moussa Sinko Coulibaly. Le

premier tour de l’élection présidentielle aura

lieu le premier dimanche de juillet et le second

le 21, en même temps que les législatives, a annoncé

le ministre malien au cours d’une conférence

de presse, ajoutant que les prochaines

échéances électorales se dérouleront sur la base

Hamadi Jebali, premier ministre tunisien

Jebali travaille à la composition

d’un gouvernement sans personnalité

politique depuis le 6 février,

jour de l’assassinat retentissant

de l’opposant Chokri Belaïd. Son

propre parti Ennahda, le CPR et

deux autres petites formations ont

promis de s’y opposer, demandant

un cabinet alliant politiques et

technocrates. Si les députés de ces

mouvements restent solidaires de

leurs directions, ils disposent d’une

que «seules les forces de sûreté intérieure sont

habilitées à maintenir l’ordre et à protéger les

citoyens et leurs biens en coordination avec

l’armée». «Autant le ministère salue l’initiative

de certains citoyens de protéger leurs

agglomérations des actes de violences, autant

il rappelle que nul ne peut remplacer l’appareil

sécuritaire», a-t-il insisté. M. Laarayedh

est allé sur le plateau de la télévision publique

pour démentir l’existence d’un appareil de

sécurité parallèle et prévenir qu’il ne saurait

tolérer les patrouilles des djihadistes.

LE CHEF DU MOUVEMENT EST EN CAVALE

Les salafistes djihadistes, qui seraient entre

3000 et 10 000 en Tunisie, ont mené plusieurs

attaques violentes, selon les autorités, notamment

celle du 14 septembre contre l’ambassade

des Etats-Unis. Des combats les ont aussi

opposés aux forces tunisiennes à la frontière

algéro-tunisienne, en décembre.

A Sidi Bouzid, berceau de la révolution

tunisienne, les premières patrouilles djihadistes

sont apparues dans la nuit de samedi à

dimanche, soit 36 heures après les funérailles

de l’opposant Chokri Belaïd, assassiné le 6 février

à Tunis, selon un correspondant de l’AFP.

Le jour des funérailles, la ville avait connu des

heurts entre manifestants et policiers, et les

d’un fichier électoral biométrique pour garantir

davantage de transparence.

Le gouvernement malien avait adopté récemment

une feuille de route censée aider le pays

à sortir de la situation de transition entamée

depuis le renversement de l’ancien président

Amadou Toumané Touré. Salué unanimement

par la communauté internationale, la feuille

de route du gouvernement s’articule autour

de deux points se rapportant notamment au

forces de l’ordre s’en étaient retirées en partie.

Les djihadistes en ont profité pour organiser

leurs patrouilles avec un grand renfort de

militants venus des environs de cette ville

frondeuse du Centre-Ouest.

Leur deuxième nuit de patrouille a été marquée

par des incidents avec les habitants du quartier

Nour, d’où étaient parties les manifestations

de décembre 2010 qui ont conduit à la chute du

régime de Zine El Abidine Ben Ali. Ançar Al

Charia a fait état d’une seule arrestation parmi

ses membres ayant participé à des patrouilles à

Sijoumi, banlieue pauvre de Tunis, et a affirmé

jeudi que la police recherchait plusieurs de ses

militants à la suite des patrouilles.

Par ailleurs, le groupe a multiplié les communiqués

cette semaine, condamnant l’enterrement

dans un cimetière musulman d’un

«mécréant» comme Chokri Belaïd et appelant

les courants islamistes à l’unité. Ce groupe fait

partie de la mouvance salafiste qui a surgi dans

le paysage politique tunisien après avoir été

durement réprimé sous le régime de Ben Ali.

Le chef du mouvement, Abou Iyadh, est en

cavale et nargue les services de sécurité qui le

soupçonnent d’avoir orchestré l’attaque contre

l’ambassade américaine, au point de rencontrer

en janvier un journaliste et de lui accorder

une interview.

PRÉMICES DE SOLUTION À LA CRISE AU MALI

Le premier tour de la présidentielle pour le 7 juillet

PHOTO : D. R.

majorité suffisante pour censurer

M. Jebali à l’Assemblée nationale

constituante (ANC), composée de

217 sièges. Il leur suffit de réunir

109 votes hostiles pour le faire.

JEBALI SOUTENU PAR

L’OPPOSITION LAÏQUE

Mais M. Jebali a assuré qu’il ne

voulait pas passer par l’ANC, estimant

ne pas avoir besoin d’un vote

de confiance en s’appuyant sur «la

petite Constitution», la loi du 16

décembre 2011 sur l’organisation

provisoire des pouvoirs. Bizarrement,

le texte ne prévoit pas de

démission du chef de gouvernement,

uniquement son «incapacité

ou décès» ou son limogeage par

l’ANC sans évoquer de vote de

confiance. En cas de démission, le

président Marzouki doit charger,

selon ce même texte, un représentant

du parti ayant le grand nombre

de sièges à l’ANC pour former un

nouveau gouvernement. Il s’agit

en l’occurrence d’Ennahda qui a

89 élus.

Ce dernier doit ensuite obtenir

la confiance de l’ANC par une

majorité simple. M. Jebali peut se

targuer du soutien de l’opposition

laïque, des organisations syndicale

et patronale ainsi que d’une large

part de la société civile pour qui

ce gouvernement apolitique est

la seule solution pour stabiliser le

pays, deux ans après la révolution

qui a renversé Ben Ali. Outre cette

crise, la rédaction de la Constitution

est dans l’impasse, faute de

compromis sur la nature du futur

régime. M. Jebali a souligné que sa

démarche visait aussi à accélérer

ce travail pour organiser des élections

au plus vite. R. I.

rétablissement de l’intégrité territoriale du

pays par la reconquête du nord et l’organisation

d’élections générales transparentes et

crédibles, devant contribuer au retour à l’ordre

constitutionnel.

Ce document doit baliser la voie pour le bon

fonctionnement des institutions sur l’ensemble

du territoire, l’établissement d’un climat de

paix et de sécurité dans la zone sous contrôle

gouvernemental et la sécurisation des institu-

BESMA KHALFAOUI

La veuve courage

de l’opposition

de gauche

tunisienne

esma Khalfaoui, veuve de l’opposant tunisien

B Chokri Belaïd, s’est muée en symbole de

l’opposition laïque et bête noire des islamistes, se

présentant devant les caméras du monde les doigts

levés en signe de victoire, quelques heures après

l’assassinat de son mari. Le 6 février, la Tunisie

découvrait le visage déformée par la douleur de cette

femme aux cheveux gris qui, le pantalon encore

imbibé de sang, appelait à réagir à la mort de son

époux «par l’esprit et non par la violence». Ces

images et celles la montrant les doigts en forme de

V remontant l’avenue Habib Bourguiba de Tunis

ont fait une icône de cette avocate discrète, mère de

deux filles de 4 et 8 ans. Emue par la présence de

dizaines de milliers de personnes lors des funérailles

de son mari, elle s’était écriée : «Qu’elle est belle la

Tunisie !» avant de reprendre avec la foule l’hymne

national tunisien. Elle participera, aujourd’hui à Jendouba

(nord-ouest), la ville natale de Belaïd, à une

nouvelle cérémonie en la mémoire de son époux,

le secrétaire général du Mouvement des patriotes

démocrates, parti de gauche viscéralement anti-islamiste,

assassiné devant son domicile tunisois de trois

balles tirées à bout portant. Et Besma semble déterminée

à reprendre le flambeau. «C’est en Chokri que

je puise mon courage. Je poursuivrai son combat»,

dit-elle, accusant sans hésitation le parti islamiste

Ennahda, au pouvoir depuis 14 mois, d’être responsable

de l’assassinat de son époux. Lundi, épuisée et

chancelante mais se tournant inlassablement vers les

photographes qui l’interpellaient, elle manifestait

devant l’Assemblée nationale constituante pour

réclamer la démission immédiate du cabinet.

MENACÉE

Mais Besma Khalfaoui se veut aussi un symbole de

la lutte contre la violence. C’est ainsi qu’elle s’est

rendue chez la veuve de Lotfi Ezzar, un policier tué

le jour de la mort de Chokri Belaïd, lors des violentes

manifestations qui ont suivi l’assassinat. «C’est une

femme forte, courageuse et persévérante», souligne

Radhia Nasraoui, célèbre avocate militante contre la

torture, qui côtoie Besma depuis des années. «Elle

représente la femme tunisienne», dit-elle à l’AFP. En

1995, pendant la dictature de Zine El Abidine Ben

Ali, que la révolution de janvier 2011 a chassé du

pouvoir, Besma Khalfaoui s’était engagée au sein

de l’Association tunisienne des femmes démocrates.

Avocate spécialisée dans les droits de l’homme, cette

femme, qui a grandi dans un quartier populaire de

Tunis, défend avec verve la laïcité et l’égalité des

sexes. Si elle force aujourd’hui le respect et l’admiration

de nombreux Tunisiens, elle agace également

les sympathisants islamistes. Une photo d’elle, le visage

barré d’une croix rouge, circule sur les réseaux

sociaux pour proclamer : «Ne sois pas orgueilleuse

car tu ne représentes pas la femme tunisienne, nous

en avons assez de toi et de ton visage.» Menacée,

Besma Khalfaoui a demandé au ministère de l’Intérieur

de garantir sa sécurité et celle de ses filles. Une

demande restée sans réponse, affirme-t-elle à l’AFP.

Certains espèrent qu’elle prendra la tête du parti

de son mari, alors que le pays est plongé dans une

profonde crise politique dans l’attente du succès ou

de l’échec du cabinet apolitique proposé par le Premier

ministre islamiste, Hamadi Jebali. Mais «pour

l’instant, Besma est très fatiguée, elle est suivie par

un médecin et se repose», a confié à l’AFP son frère,

Karim Khalfaoui.

tions de la transition, la restauration de l’Etat

de droit par la lutte contre les exactions et

autres arrestations extrajudiciaires et le traitement

judiciaire diligent de toutes les violations

de la loi. Il concerne également la lutte contre

la corruption, le népotisme, l’exclusion et

l’impunité, la préparation de l’après-guerre et

du retour des déplacés et réfugiés, le rétablissement

de la cohésion sociale et de la concorde

entre les communautés.


S

De notre corespondant

Farès Chahine

amer El Aïssaoui, le martyr vivant comme

aiment à l’appeler les Palestiniens, est

en train de devenir une véritable légende

en Palestine et ailleurs. Refusant la détention

administrative, qui permet aux autorités israéliennes

de détenir n’importe quelle personne sans

inculpation et sans jugement, ce jeune de 33 ans

n’a pas trouvé d’autre moyen que d’arrêter de

s’alimenter pour forcer ses geôliers à le libérer.

Il a commencé le combat du ventre vide le 1 er

août 2012, et ne semble pas près de l’arrêter,

malgré les souffrances physiques qu’il endure.

Après près de 7 mois de grève de la faim, il

souffre d’une grosse perte de poids, puisqu’il ne

pèse actuellement que 46 kg seulement, de fonte

musculaire, de problèmes au niveau du cœur et

des reins ainsi que de douleurs à la colonne vertébrale

qui l’empêchent de dormir. Fadi Abeidat,

l’avocat du ministère palestinien des Prisonniers,

qui a pu lui rendre visite récemment, à l’hôpital

Ramleh, a dit que l’état du prisonnier Samer était

critique et qu’il ressemblait à «un squelette emballé».

Abeidet a dit qu’il souffre d’une fatigue

extrême ainsi que de douleurs dans les jambes, la

tête, la poitrine et ne peut pas dormir sans analgésiques.

Convaincu de l’injustice que lui inflige

l’occupant israélien, et malgré toutes ces difficultés,

il montre une volonté extraordinaire d’aller

jusqu’au bout. Il a déclaré a maintes reprises qu’il

poursuivra sa grève de la faim jusqu’à la libération

ou la tombée en martyr. Ce jeune militant

palestinien, arrêté une première fois en 2003 et

condamné à 30 ans de prison pour son appartenance

au Front démocratique de libération de la

Palestine, FDLP, avant d’être libéré dans le cadre

de l’opération d’échange de prisonniers qui a vu

la libération de plus de 1000 détenus palestiniens

contre celle du soldat israélien Gilaad Shalit,

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 10

INTERNATIONALE

PRISONNIERS PALESTINIENS EN GRÈVE DE LA FAIM

Israël fait la sourde

oreille à la communau

réalisée depuis plus d’une année, a été arrêté une

nouvelle fois le 7 juillet 2012, sans inculpation

sérieuse. Samer El Aïssaoui n’est pas le seul prisonnier

en grève de la faim. Tarek Qaadan et Jafar

Azzedine sont aussi en grève de la faim depuis 80

jours. Cette situation et les lettres adressées par le

président Mahmoud Abbas au secrétaire général

des Nations unies, Ban Ki-moon, ainsi que les

sollicitations d’organismes humanitaires, ont

conduit à la discussion de ce dossier au niveau

du Haut-Commissariat des Nations unies aux

droits de l’homme. «Je suis préoccupée par l’état

de santé de ces trois détenus palestiniens», a

déclaré, mercredi, la haut-commissaire aux droits

de l’homme, Navi Pillay, qui critique le recours

par Israël à la détention administrative.

L’ONU APPELLE ISRAËL À LIBÉRER

TOUS LES DÉTENUS «ADMINISTRATIFS»

A ce propos, elle a soutenu que «les personnes

détenues doivent être soit inculpées et présentées

devant un juge avec des garanties de procédures

régulières, soit libérées dans les meilleurs délais».

Le coordonnateur humanitaire des Nations

unies pour les Territoires palestiniens occupés,

James Rawley, ainsi que le rapporteur spécial

sur la situation des droits de l’homme dans les

Territoires palestiniens occupés, Richard Falk,

ont aussi appelé à la libération des prisonniers en

détention administrative et particulièrement ceux

en grève de la faim.

Plus de 4743 Palestiniens sont actuellement détenus

par Israël, 10 d’entre eux sont des femmes,

193 sont des enfants et 178 sont incarcérés sous

le régime de la détention administrative, une

vieille mesure à laquelle Israël recourt pour

détenir indéfiniment des Palestiniens sur des

informations secrètes, sans les inculper ni leur

permettre d’être jugés. Les manifestations et les

rassemblements populaires soutenant la lutte des

prisonniers palestiniens dans leur combat contre

leurs geôliers israéliens ne cessent pratiquement

pas dans les territoires palestiniens. Hier, juste

après la prière, au cours d’un rassemblement

populaire, organisé en soutien aux prisonniers

en grève de la faim et particulièrement Samer El

Aïssaoui, près de la prison militaire israélienne

Aaofar, dans la région de Ramallah, des affrontements

ont opposé les manifestants aux soldats

israéliens qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et

des balles en caoutchouc pour les disperser. Les

services de santé palestiniens ont déclaré que 200

manifestants ont été blessés au cours des affrontements

où les jeunes Palestiniens ont fait usage

de jets de pierres contre les soldats israéliens.

Briser le silence était le slogan de cette activité

populaire à laquelle ont participé Moustapha El

Barghouti, membre du conseil législatif palestinien

et Ahmad Al Tibi, membre de la Knesset

(Parlement israélien) qui a déclaré : «Dans le

combat qui oppose le prisonnier à son geôlier, la

victoire est toujours celle du prisonnier.» De son

côté, hier aussi, le président palestinien, Mahmoud

Abbas, qui a participé à un rassemblement

populaire à Ramallah, a juré devant la foule présente

que les prisonniers seront libérés. «Comme

nous avons réussi à faire adhérer la Palestine à

l’ONU, nous réussirons à faire libérer les prisonniers»,

a affirmé le président palestinien. Dans le

même contexte, plus de 360 prisonniers palestiniens

détenus dans les geôles israéliennes sont

entrés jeudi dans une grève de la faim collective.

Des factions palestiniennes armées comme le

Djihad islamique à Ghaza ont menacé de mettre

un terme à la trêve conclue avec Israël suite à

l’agression du mois de novembre 2012 contre

l’enclave palestinienne, si l’un des prisonniers

tombait en martyr. La colère est très grande en

Palestine et si un malheur arrivait à l’un des grévistes,

la situation pourrait s’embraser et elle sera

difficile à éteindre. Une troisième Intifadha n’est

pas à écarter. F. C.

UN CITOYEN ET UN POLICIER TUÉS LORS D’UNE MANIFESTATION

Suite de la page 1

pposition et gouvernement ont engagé, le 10

O février, un dialogue en vue d’une sortie de

crise. La prochaine séance est prévue mercredi,

alors que le pouvoir n’a fait aucune concession

politique de fond jusque-là.

La contestation, déclenchée en 2011, s’est soldée

par 80 morts, selon la Fédération internationale

des droits de l’homme. Plusieurs dirigeants

de l’opposition ont été emprisonnés depuis.

Les monarchies du Golfe ont contribué, en

2011, à étouffer la révolte bahreinie en usant

d’une répression féroce tout en accusant l’Iran

chiite d’être à l’origine de ces mouvements de

contestation. D’autant que la majorité de la population

bahreinie est chiite et que la dynastie

dirigeant ce royaume est issue de la minorité

sunnite. Téhéran est accusé aussi de s’ingérer

dans les affaires intérieures de ces royaumes.

Pour réprimer les manifestants au Bahreïn,

l’Arabie Saoudite avait envoyé, en mars 2011,

plus de 1000 soldats à Manama ; les Emirats

arabes unis y avaient dépêché 500 policiers et le

Koweït a mobilisé une unité maritime. Cet arsenal

fait partie des forces communes d’intervention

du Bouclier de la péninsule regroupant les

monarchies du Conseil de coopération du Golfe

(CCG), à savoir l’Arabie Saoudite, le Bahreïn,

les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le

Qatar. Le CCG a été créé en 1981 suite à l’invasion

de l’Afghanistan par l’Union soviétique

internationale

Le Bahreïn sur un brasier

et à la révolution iranienne en 1979. Il vise la

coordination, l’intégration et la coopération des

Etats membres dans les domaines économique,

social, culturel et militaire. Concernant ce dernier

volet, en 1984, les six pays membres ont

créé une force commune d’intervention appelée

Bouclier de la péninsule. Avec l’Occident, à

leur tête les Etats-Unis, ils ont soutenu l’Irak de

Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran.

Et cela, par souci d’affaiblir Téhéran qui constituait

un danger pour ces monarchies.

LES MONARCHIES AVANT LES PEUPLES

Le peuple bahreini n’a pas attendu les révoltes

arabes de 2011 pour revendiquer son droit à la

liberté et à la justice sociale. L’émirat vit dans

la contestation populaire depuis son indépendance,

en 1971. Ces révoltes sont réprimées

par la dynastie Al Khalifa, soutenue par les

forces répressives des autres monarchies du

Golfe pour laminer toute velléité contagieuse

de la révolte au sein de leur propre société. Ces

monarchies bénéfi cient entre-temps du silence

complice et protecteur de l’Occident, à commencer

par les Etats-Unis, dont les intérêts économiques

et géopolitiques sont importants dans

cette région convulsive.

En février 1945, le président américain Franklin

Roosevelt rencontrait le roi Abdel Aziz et

signaient l’accord de Quincy, du nom du navire

de guerre américain où ils s’étaient rencontrés.

En vertu de cet accord, Washington obtient le

monopole de l’exploitation du pétrole en Arabie

Saoudite. En échange, Washington garantit la

sécurité du royaume wahhabite, autoproclamé

gardien des Lieux Saints de l’islam.

Le royaume wahhabite est relié au Bahreïn par

un pont-digue. Achevé au milieu des années

1980, il permet à l’Arabie Saoudite d’acheminer

ses forces vers Manama le plus vite possible

en cas de troubles, pour prêter main-forte à la

monarchie bahreïnie. Le 29 décembre 1994, le

ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Nayef

Ben Abdel Aziz, avait déclaré à Manama que

«les intérêts de sécurité des deux pays sont indivisibles».

L’opposition affi rme que cette visite

avait été précédée par deux brigades de la Garde

nationale saoudienne, soit 4000 hommes, qui

ont franchi ce pont-digue pour prêter main-forte

aux forces répressives du royaume voisin. Ce

même prince déclarait en 2002 que «les Frères

musulmans sont la cause de la plupart des

problèmes dans le Monde arabe et ont provoqué

de vastes dégâts en Arabie Saoudite. Nous

avons trop soutenu ce groupe et ils ont détruit

le Monde arabe». Mais ce que ne disait pas ce

prince, c’est que Riyad reproche aux Frères

musulmans qui sont implantés dans les émirats

du Golfe d’être à l’origine des mouvements de

contestation qui secouent ces sociétés. En revanche,

les monarchies du Golfe et l’Occident

tentent de donner une dimension confessionnelle

au mouvement contestataire du Bahrein

en l’interprétant comme une confrontation in-

PROCÈS DE 24

SAHRAOUIS

Un parti français

dénonce

L

e Parti communiste français (PCF) a dénoncé

hier le procès «consternant» et «injuste»

de 24 Sahraouis du groupe Gdeim Izik

devant le tribunal militaire de Rabat, fustigeant

la comparution de militants politiques civils

devant une juridiction d’exception. «Le consternant

procès qui se tient actuellement à Rabat est

doublement injuste. Il concerne des militants sahraouis

venant du Sahara occidental. Il s’agit d’un

territoire sous occupation marocaine», a indiqué

le PCF dans un communiqué rendu public. Pour

le PCF, la question posée est celle du «droit d’un

peuple à disposer de lui-même conformément

à la Charte des Nations unies» ; «la répression

marocaine est donc illégale». «Ce procès est

mené par un tribunal militaire à l’encontre de

militants politiques civils détenus depuis 27 mois

sans jugement, ce qui constitue un déni de droit

choquant», écrit encore le PCF, qui a dénoncé

un procès qui «vise en fait directement la résistance

à l’occupation marocaine», un «procès

politique». Aux yeux du parti politique français,

«sans le respect du droit à l’autodétermination

des Sahraouis, il n’y aura pas de solution durable

et juste». «C’est le principe de l’autodétermination

qui doit prévaloir et non pas la politique de

force», a-t-il indiqué. «Le soutien des autorités

françaises à l’occupation, le non-respect des

résolutions de l’ONU et le silence sur le procès

en cours ne sont pas acceptables», a soutenu le

PCF, qui «demande la libération des 24 prisonniers

politiques, celle de tous les prisonniers

politiques sahraouis et la tenue d’un référendum

d’autodétermination». Les 24 prisonniers, dont

le procès a été rouvert le 1 er février après deux

reports en 2012, ont été auditionnés durant quatre

jours (9 au 12 février). Ils ont rejeté en bloc tous

les chefs d’accusation les désignant comme une

«bande de criminels», dénonçant un «procès

politique» en rapport avec la question du Sahara

occidental. Les prévenus, interpellés dans le

sillage du démantèlement manu militari du camp

de Gdeim Izik (ville proche d’El Ayoun occupée)

en novembre 2010, sont notamment accusés

d’«atteinte à la sécurité intérieure et extérieure

de l’Etat, formation d’une bande criminelle et

atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre

de l’exercice de leur fonction».

terconfessionnelle opposant chiites et sunnites

.Une vision biaisée, motivée par le souci des

monarques de la région de rester éternellement

au pouvoir car toute revendication démocratique

remet leur légitimité en cause. Am. I.

-1-Lire Alain Gresh : Les islamistes à l’épreuve

du pouvoir (Le Monde diplomatique, novembre

2012, n°704, Pp 1, 20 et 21)

décès

Les familles Issad, Kessal, Benissad, Ouali, Ider,

parents et alliés, ont la douleur de faire part du décès, à

l’âge de 93 ans, de

AMAR ISSAD BEN HAMOU, ancien

directeur de collège à Bordj Menaïel.

L’enterrement aura lieu aujourd’hui à partir de 12h à

M’douha (Tizi Ouzou).

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous

retournons.»

décès

La famille Agadir a l’immense douleur d’annoncer le

décès, à l’âge de 88 ans, de

AGADIR BELKA CEM

dit MOH SAÏD,

survenu hier 15 février 2013. L’enterrement aura lieu

aujourd’hui au village Ighil Bessoual, commune des

Ifl issen, Tigzirt sur mer (Tizi Ouzou).


«Petit Saïd a été devant le cinéma Bijou. Il

a vendu trois illustrés. Puis, devant le

cinéma Nedjma, il a vendu trois autres

illustrés. Puis, devant l’Odéon, il a vendu

deux illustrés. Il a fait une bonne recette.

Et, pour fêter cela, il s’est permis un film

au cinéma le Lux (qui n’a rien de luxueux),

intitulé Zorro, l’homme araignée.»

Laâdi Flici

L’Envers des tribunes

Samedi 16 février 2013 - 11

ARTS LETTRES &RÉFLEXION CULTURE,TOPONYMIE ET SÉCURITE NATIONALE

FRONTON

Sur un air de printemps

ZESTE D'ÉCRITURE

PAR AMEZIANE FERHANI

Entendons-nous, l’art contemporain est quelque chose de

réellement formidable. Il a initié de nouvelles voies

d’expression en s’ouvrant aux changements du monde et

à l’évolution des techniques, tout cela en défendant la

liberté de création des artistes et en rejetant les carcans

du classicisme. Mais s’il est une chose détestable chez

certains tenants de cet art, c’est bien de vouloir créer de

nouveaux carcans, notamment en voulant mordicus

scotcher la création à l’actualité médiatique. C’est ce que

l’on constate chez de nombreuses institutions et

manifestations culturelles, galeries et centres d’art en

Europe et dans d’autres parties du monde à l’égard de

l’expression artistique du monde arabe.

Entendons-nous encore, les événements qui, depuis la fin

2010, ont animé celui-ci portaient indubitablement en

eux un besoin vital et légitime de changement et

d’ouverture, une soif de justice, un désir de liberté. Mais

la réalité est plus complexe et tortueuse que les

fantasmes de ceux qui s’enthousiasment de loin sur un

clavier et ont fait la fortune de cette grande formule

mythologique des «Printemps arabes» qui, pour l’instant,

semblent plus tournés vers la glaciation antédiluvienne

que la germination ensoleillée de belles idées.

Depuis, dans le monde de l’art, c’est à qui aura, le

premier, son ou ses artistes arabes branchés sur la

mouvance. Les expositions sur ce thème se sont

multipliées avec une désolante banalité et une

remarquable faiblesse artistique, à quelques rares

exceptions. Les résidences de création permettant à des

artistes de préparer des projets se sont trouvées

quasiment réservées à cette thématique. Sans compter

les aides, concours, bourses et autres mécanismes de

soutien aux artistes. Si l’on n’est pas labellisé «Printemps

arabes», on peut peindre comme Picasso, Chagall ou

Klee, les chances sont faibles d’envisager une quelconque

activité ou promotion.

Cette façon indirecte d’imposer un sujet et une démarche

va à l’encontre de tout ce que l’art contemporain

représente encore. Elle s’accompagne, de plus, d’un

jeunisme à la limite de la sénilité. S’il faut promouvoir les

jeunes talents, comment négliger la jeunesse d’œuvres

produites par de plus anciens artistes arabes (pas

forcément vieux d’ailleurs) qui n’ont cessé de lutter pour

le printemps de leurs sociétés et de leurs pays ? Elle se

traduit parfois aussi par une sorte de prime à

l’opportunisme, négligeant le caractère essentiel de la

sincérité artistique. Elle consacre enfin le primat de

l’actualité sur toutes les valeurs éthiques et esthétiques

de l’art.

Entendons-nous enfin, il existe des artistes, jeunes ou

moins jeunes, qui, dans la continuité de leur démarche,

ont produit sur ces événements. Nous ne parlons pas de

ceux-là, cela s’entend, n’est-ce pas ? Mais, bientôt, je vais

proposer à une grande biennale d’art en Europe les

reportages de mes collègues d’El Watan sur la Tunisie ou

l’Egypte. Quelque chose me dit que ça sera «tendance»…

In Amenas, origines

PAR FARID BENRAMDANE* Boussahel, Slimani…) ont montré les sont deux unités linguistiques de lan-

origines et la nature de ces dysfoncgues et de sens totalement différents :

L’attaque du complexe gazier

de Tinguentourine nous rappelle

que l’Algérie est le

plus vaste pays d’Afrique et

que la gestion et la maîtrise

de la vastitude de son espace

par le biais de sa dénomination

est une affaire sérieuse

et qu’elle relève, le moins qu’on

puisse dire, de l’intérêt supérieur de la

nation.

In, Aïn, Aîn, Aine, Aïne, Aîne et

Amenas, Aménas, Oum Menas…

tionnements ainsi que leurs préjudices

à l’échelle de l’individu comme

de la collectivité nationale.

La normalisation de l’écriture des

noms de lieux est soumise à de fortes

tensions économiques, commerciales,

En targui, «Amenas»

signifie en fait

«lieu de repos»…

«source d’eau, fontaine, point d’eau»

en arabe, pour le premier ; «celui

de…» (la forme féminine est Tin,

exemple : Tin Hinan) en amazigh

pour le deuxième. Amenas est ainsi

un vocable targui qui veut dire «lieu

de repos». Il faut comprendre que des

considérations techniques linguistiques

font l’objet, depuis 1970 dans

le Monde arabe, de débats non encore

tranchés, de décisions prises mais

différemment appliquées, entre les

pays du Maghreb plus le Liban et les

C’est également le cas de Tiaret :

pays du Machreq, sur le système de

Tihert, Tahart, Tehert, Tâhert, Tîhert,

translittération, appelé d’abord

Tiyarât... Ou encore de Tamanrasset : sécuritaires, géopolitiques et géostra- Système de Beyrouth (1970), remanié

Tamenrassat, Tamanresset, tégiques, de plus en plus soutenues en 1971 et repris en 2007, puis 2008,

Tamenghasset, Tamenghaset. Cette par un arsenal technologique de sous le nom de Système de translitté-

multiplicité des écritures pour un pointe : Google Earth, Euronames, ration arabe. Deux tendances, en

même nom de lieu, y compris dans les GPS, etc. Une remarque générale : matière de toponymie, signent la

documents officiels (Journal Officiel, pourquoi et comment les moyens démarcation entre les pays du monde

Code postal, cadastre, documents car- d’information, nationaux et interna- arabe sous la base de l’influence géotographiques,

signalisation routionaux, se sont-ils répartis, pendant linguistique : le Machreq anglophone

tière…) est une pratique malheureu- deux semaines et certainement pour et le Maghreb francophone auquel il

sement généralisée dans notre pays. longtemps, les dénominations sui- faut ajouter un élément déterminant :

De nombreux travaux de chercheurs vantes : In Amenas pour la sphère le substrat linguistique par l’ancrage

algériens (Atoui, Cheriguen, d’écriture latine et Ain Amenas pour de la toponymie berbère.

Benramdane, Benkada, Toudji, la sphère à alphabet arabe ? Ain et In

Suite en page 12

MAIS ENCORE...

■ À L'AFFICHE Suite Réflexion : Culture, toponymie et sécurité nationale 12

■ À LA VOLÉE «Le Menteur» / Constantine/ Kateb Yacine/Agadir/ Photo/ Marseille 13

■ À VRAI DIRE Nadjib Kateb, musicien : «Nous vivons un tournant décisif» 14

■ À LA PAGE Chronique africaine : les crampons de l’apartheid / En vers : Messaour Boulenouar 15

■ À SUIVRE Théâtre : la nouvelle pièce de Haïder Benhassine 16

Pour écrire à Arts & Lettres, bienvenue sur notre adresse email : arts-lettres@elwatan.com

PHOTO : D. R.


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L a

maison de la culture

Moubarek El Mili étren-

ne, du 13 au 17 février,

les 1eres journées nationales

«Milum» (l’un des noms antiques

de Mila) de la prestidigitation.

Le décor est admirablement

planté pour permettre

à une pléiade d’illusionnistes

et de magiciens de renom

d’égayer, quatre jours durant,

le quotidien des spectateurs,

plongeant au passage puristes

et novices dans les fins fonds

du monde fantastique de la

magie et de l’illusion. Organisée

par la coopérative culturelle

El Yamama (la colombe),

cette manifestation artistique

d’envergure est placée sous le

patronage du wali. Elle est la

première du genre à avoir lieu

dans l’antique Milev.

L’ouverture a été tout bonnement

époustouflante. Le prestigieux

Mourad Djad, (venu

directement de Paris), orfèvre

en matière du close-up (tours

de magie effectués à l’aide de

petits bidules) et l’excellente

Kheira Lounici (Tata Lynda),

ont, sur fond d’une musique

thématique accentuant le suspense,

exécuté avec brio la séquence

de la cigarette flottante

dans l’air et la séance d’hypnotisme.

Il ne fallait pas plus

pour conquérir une assistance

émerveillée.

Notons qu’une vingtaine d’acteurs

au total représentant 15

wilayas, se relayent sur les

planches pour gratifier le public

de numéros d’illusions visuelles

hallucinants. «Au-delà

de notre reconnaissance aux

stars algériennes de l’illusion

et notre devoir de les honorer,

nous voulons à travers cette

manifestation démontrer au

public que la prestidigitation

est un art, voire une science

qui requiert savoir-faire et ingéniosité,

contrairement aux

pratiques occultes de la magie

noire et du charlatanisme», indique

Imed Cherrier, président

de la coopérative El Yamama

et non moins émérite illusionniste.

Et d’ajouter : «La plupart

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 11

RÉGIONS

JOURNÉES NATIONALES DE LA PRESTIDIGITATION À MILA

Les magiciens

font un tabac

● L’entame de cette édition, unique dans les annales de la wilaya, a connu un franc succès

et ça ne fait que commencer.

Des noms très connus dans cet art ont pris part à cette manifestation

des magiciens participant à

ces joutes inédites, pour ne

citer que Mourad Djad, Haddad

Boudria, Brahim Seddiki,

Amar Boussouf, Hamid Zenati

et Tata Lynda, ont, pour la

plupart, brillé lors de compétitions

internationales». Fous

rires et détente ne sont pas en

reste.

Et pour preuve, les talentueux

humoristes Hamza Feghouli,

très connu sous le sobriquet

de Mama Messaouada, son

fils Malik, qui s’affirme de

jour en jour, et leur compère

et invité d’honneur Souilah

(Salah Ougrout), se chargent

de meubler les intermèdes de

sketchs divertissants provoquant

l’hilarité et la joie des

présents. «Les trois meilleurs

magiciens et prestidigitateurs

locaux se verront décernés les

trois premiers prix sous forme

de colombes d’or, d’argent et

de bronze», souligne Mohamed

Bouabida, l’un des cinq

membres du jury.

M. Boumelih

40 E JOUR

Il y a 40 jours disparaissait

notre chère

et regretté

KHELLAF

MERIAMA

En cette occasion

du souvenir, les

familles Khellaf et

Bencharif de Jijel,

parents et alliés

tiennent à remercier l’ensemble des

familles, amis et personnes qui ont compati

à leur douleur et les informent que la

veillée du 40 e jour aura lieu le mardi 19

février 2013 à Jijel et les prient d’avoir

une pieuse pensée à la mémoire de la

défunte.

« A Dieu nous appartenons et à Lui nous

retournons. »

PHOTO: D.R.

UN JEUNE EN

POSSESSION

DE BALLES

D’ARME

AUTOMATIQUE À

OUED ATHMANIA

Un homme de 34 ans, accusé

de commerce de psychotropes,

a été arrêté, mardi dernier, à

Oued Athmania, indique un

communiqué de la sûreté de

wilaya. En perquisitionnant le

domicile du mis en cause, les

enquêteurs ont mis la main sur

une plaquette de kif traité, et des

psychotropes. Pis encore, ils ont

découvert un lot de balles réelles

d’armes automatiques et des

effets militaires. Ces derniers

auraient été conservés par son

frère, âgé de 35 ans, après avoir

effectué le service national.

Poursuivis pour recel et trafic

de stupéfiants, pour le premier,

et détention de balles et

d’articles vestimentaires

militaires prohibés, pour le

second, les deux prévenus ont

été présentés, mercredi passé,

devant le parquet de Chelghoum

Laïd, qui les a écroués. M. B.

PAS DE RETARD

POUR LES

PROJETS À

OUED SEGUÈNE

Accompagné de quelques

directeurs de l’exécutif,

Abderrahmane Kadid, wali de

Mila, était au contact, mercredi

dernier, des habitants de la

commune de Oued Seguène,

dans la daïra de Téleghma.

Cette sortie a été marquée

par une visite des chantiers

d’aménagement urbain

de la partie est et du centre

de la localité, ainsi que le projet

de réalisation d’une bibliothèque

communale et d’un marché

de proximité. Aucun retard

ne sera toléré, selon le wali,

qui a ordonné que la réception

de la bibliothèque se fasse à

l’occasion de la fête du 1 er mai

prochain. Les opérations

d’achèvement des travaux relatifs

à l’aménagement urbain et le

marché de proximité ne devront

pas dépasser la date limite

de fin avril. Plusieurs autres

préoccupations d’ordre

socioéconomique ont été portées

à la connaissance du premier

magistrat de la wilaya.

Ce dernier a promis que bon

nombre des demandes soulevées

seront prises en charge à la

faveur du lancement des projets

à venir. M. B.

A

GUELMA

Démantèlement

d’une bande

de faussaires

près leur comparution le 12 février dernier devant le

tribunal de Guelma, quatre personnes, âgées entre 22

et 35 ans, ont été écrouées pour impression et diffu-

sion de faux billets de banque tunisiens. Selon un communique

de la sûreté de la wilaya, les inculpés activaient entre

les wilayas de Guelma et Souk Ahras frontalière avec la Tunisie.

Ce coup de filet opéré le 9 février par les éléments de

la police judicaire de la sûreté de daïra d’Héliopolis, indique

le communiqué, a permis la saisie, en flagrant délit, d’une

somme globale, en faux billets, de 7 520 dinars tunisiens,

composée de 376 billets de 20 dinars tunisiens d’une valeur

de plus 50 millions de dinars algériens. Karim Dadci

CONSTANTINE

Un homme retrouvé égorgé

à Ouled Rahmoune

n homme, âgé de 58 ans, a été retrouvé, jeudi dernier à

U 3 h, égorgé à la gare ferroviaire de Ouled Rahmoune,

dans la commune d’El Khroub, selon le témoignage de l’un

de ses voisins. La victime, un cheminot à la retraite, habitait

à la cité 260 Logements à Ouled Rahmoune. Les circonstances

de ce drame demeurent encore inconnues. La gendarmerie

a ouvert une enquête. O. -S. M.

BORDJ BOU ARRÉRIDJ

Une fi llette défi gurée

par un chien errant

ne fillette de 6 ans, répondant aux initiales de A.M.,

U a été grièvement blessée au visage après avoir été

mordue par un chien errant. L’incident est survenu jeudi

aux alentours de 10h dans la localité de Ouled Dahmane,

située à 28 km de Bordj Bou Arréridj, lorsque la fillette,

sortie de l’école, se dirigeait vers le domicile familial. Sur

son chemin, elle a été attaquée par un chien errant qui rôdait

dans les parages. Grièvement blessée au visage et à l’oeil,

la fillette a été prise en charge par les urgences de l’hôpital

Bouzidi Lakhdar de Bordj Bou Arréridj, avant d’être évacuée

vers le CHU Mustapha Bacha à Alger. Une véritable

psychose s’est emparée de la population de cette localité

qui s’est mobilisée pour neutraliser la bête et la mettre hors

d’état de nuire. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie

nationale. A. B.

KHENCHELA

Un enfant mort

dans l’explosion

d’une bonbonne de gaz

n enfant, âgé de 4 ans, répondant aux initiales A.H.,

U est décédé jeudi dernier suite à l’explosion d’une

bonbonne de gaz butane au domicile familial, situé dans

la commune de Taouzient, selon une source digne de foi.

Grièvement blessé, l’enfant a été évacué en urgence par

les agents de la Protection civile à l’hôpital de Kaïs, où il

rendra l’âme. Les causes de ce drame demeurent encore

inconnues. K. R.

BISKRA

Arrestation

d’un universitaire

ccusé de falsification de documents officiels émanant

A d’une institution publique, un universitaire postulant à

un concours d’obtention d’un doctorat à l’université Mohamed

Khider de Biskra, âgé de 24 ans et originaire d’une wilaya

limitrophe, a été interpellé, jeudi dernier, par les agents

de la brigade économique et financière de la PJ de Biskra,

indique un communiqué de la cellule de communication

de la sureté de la wilaya. Suite à une plainte déposée par le

rectorat de l’UMK, les enquêteurs ont procédé à l’audition

de cet étudiant qui a présenté de faux relevés de notes du

Master 1 et 2 pour accéder au grade de doctorant. Il a été

placé en détention préventive sur ordre du procureur de la

république. H. M.


BÉCHAR

Une association

au chevet

des orphelins

Les actions de l’Association

caritative «Rakif El Yatim»,

créée en 2012 pour venir

exclusivement en aide aux

orphelins de la wilaya, se

poursuivent et le champ

d’intervention de l’association

s’élargit cette fois au

domaine de la Santé. Ainsi,

la prise en charge totale des

frais médicaux résultant

des consultations ou interventions

chirurgicales des

enfants orphelins seront

dorénavant à la charge de

l’association. C’est ce qu’ont

indiqué récemment les initiateurs

de la fondation caritative.

A la maison de la culture

de Béchar, c’est devant un

parterre d’invités officiels,

de donateurs, de simples

citoyens et des proches

d’enfants orphelins, que les

fondateurs de l’association

ont annoncé cette mesure.

les autorités locales envisageraient

d’aider l’association

à construire un complexe dit

«Dar El Yatim» mais le projet

buterait sur la pénurie d’assiette

foncière sévissant en

milieu urbain. M. N.

TISSEMSILT

2 000 nouvelles

places dans

la résidence

universitaire

2 000 nouveaux lits ont été

accordés au centre universitaire

de Tissemsilt dans le

cadre de l’amélioration des

conditions d’hébergement

en milieu universitaire. La

réalisation d’un restaurant

principal doté de toutes les

commodités et celle d’un

siège au profit des œuvres

sociales du centre sont autant

de projets qui viennent

d’être réalisés pour donner

à l’université la dimension

voulue. Ali Ben.

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 11

RÉGION OUEST

OUED TLÉLAT (ORAN)

6 500 logements

sont dédiés au social

●Avec la nouvelle ville et les milliers de logements en cours de réalisation,

la localité rurale de Oued Tlélat accueillera plus de 500 000 habitants.

L

ADRAR B

11 dealers

arrêtés

Les éléments de la Police

judiciaire de sûreté de wilaya

d’Adrar ont mis la main,

la semaine passée, sur un

groupe de 11 dealers, dont

l’un d’eux réside au Mali.

Agissant sur informations,

la Police a pu stopper les

activités de ces contrebandiers

de la drogue au niveau

du barrage fixe implanté sur

la RN 6, à la sortie sud de la

ville de Réggane.

Au cours de cette opération,

14 760 comprimés de psychotropes

de marque Rivotril

ainsi que 250 g de cannabis

ont été saisis. Les inculpés

ont été présentés devant

le procureur de République

près le tribunal de Réggane

qui les a tous placés sous

mandat de dépôt. A. A.

Vue sur une cité nouvellement réalisée

a localité rurale de Oued

Tlélat vit une métamor-

phose spectaculaire qui

dépasse toutes les prévisions de

ses habitants.

Avec ses 10 000 habitants, il y

a une vingtaine d’années, elle

est passée à 20 000 habitants

et bientôt elle accueillera plus

de 500 000 habitants avec la

nouvelle ville et les milliers

de logements en cours de réalisation.

Après la distribution

des 138 logements sociaux, il

y a quelques mois, 1 500 logements

sociaux sont en cours de

réalisation à Oued Tlélat, dont

la distribution est prévue pour

la fin de l’année 2013.

Une visite aux différents chantiers

a permis de constater

l’important taux d’avancement

des travaux. Quant aux Oranais

bénéficiaires de logements

sociaux, ceux de Medioni et

autres quartiers populaires

d’Oran, 1 200 (800 + 400)

logements seront distribués incessamment,

et un autre quota

de 700 logements LSL vient

d’être lancé.

D’autre part, un nouveau projet

sera lancé : «Oui ! Nous venons

de choisir l’assiette du nouveau

projet de 3 100 logements

LSL (logement socio-locatif).

Bientôt les travaux seront lancés

car le dossier est ficelé», a

affirmé le chef de daïra d’Oued

Tlélat. Côté infrastructures, la

commune est passée de deux

CEM à 3 collèges, 3 lycées,

plusieurs nouveaux groupes

scolaires et écoles, une piscine,

une salle polyvalente de

sports, un hôpital 120 lits (les

travaux ont repris) et, selon nos

sources, un nouveau siège de la

daïra, l’extension du siège de

la mairie, un nouveau terrain

SOCIÉTÉ CIVILE

La LADDH et le SNAPAP

ont un nouveau siège

aptisé «La maison des libertés», le nouveau

local, conjoint au Snapap et à la Laddh, se

trouve au 53 de la rue Larbi Ben M’hidi, en

plein centre-ville. Mercredi dernier, à 17 h, une

petite cérémonie a été organisée pour la circonstance,

où ont pris part de nombreux sympathisants,

des militants syndicaux, ainsi que des

représentants d’associations et de formations

politiques. Kaddour Chouicha, représentant de

la LADDH à Oran, est longuement revenu, lors

de son allocution, sur les embûches rencontrées

par la Ligue des doits de l’Homme à Oran, tout

de football, un centre culturel

multifonctionnel. Les citoyens

interviewés semblent satisfaits

de ces grands chantiers de

logements sociaux bien que

certains soient inquiets à cause

du risque d’un bouleversement

sociologique.

Ils sont allergiques au développement

actuel qu’ils jugent

trop rapide : «De 20 000 habitants

à 500 000 habitants,

c’est un vrai «tremblement de

terre» sociologique pour la

localité», martèlent les récalcitrants.

«D’autre part, les communes

de Boufatis, Tafraoui et

El Braya ont bénéficié respectivement

de 250 logts sociaux

et 400 pour les deux derniers.

Concernant l’habitat rural, les

4 communes ont bénéficié de

320 aides à la construction»,

conclut notre interlocuteur.

Noureddine B.

PLANTES MÉDICINALES

Portes ouvertes sur le métier

a maison de jeunes

L «Maoued Ahmed» a

abrité récemment des portes

ouvertes sur les métiers des

herboristes (guérison à l’aide

de plantes médicinales). Cette

manifestation a été organisée

sous l’égide du Bureau de

d’herboriste

wilaya de l’UGCAA avec la

participation du Dr Hamidi

Mohamed, un herboriste et

préparateur. Ont été présentés

à cette occasion des stands

sur l’historique de l’utilisation

de la médecine traditionnelle

par le biais des plantes

au long de ces dernières années. Embûches qui

ont même poussé les autorités, à fermer le tout

premier bureau local de la LADDH. Aussi,

l’obtention de ce nouveau local n’a pas été de

tout repos, mais au contraire, cela a été un combat

de longue haleine.

Quant à Salim Mechri, représentant du Snapap,

il dira lors de son discours que le combat syndical

et celui pour les droits de l’homme vont

de pair. Ils sont tout autant impératifs l’un que

l’autre pour la construction d’un Etat de Droit

en Algérie. Akram El Kébir

PHOTO : ABDELKRIM B.

médicinales, les instruments

et autres ustensiles qui sont

utilisés dans la préparation des

différents médicaments et produits

pour les traitements des

maladies ainsi qu’une gamme

d’une exposition-vente variée

de produits. T. K.

L

MASCARA

Des chauff ages

dangereux

dans les écoles !

ancée le 27 janvier dernier, l’opération de contrôle des

chauffages dans les établissements d’enseignement pri-

maire de la wilaya de Mascara, a mis à nu les dangers poten-

tiels auxquels les écoliers sont exposés. Selon le responsable de la

cellule de communication de la Protection civile que nous avons

contacté ce mardi 12 février, les pompiers ayant pris part à cette

opération ont enregistré plusieurs cas de fuite de monoxyde de

carbone dégagé par des chauffages vétustes et mal entretenus.

La majorité des cas de fuite du gaz toxique et mortel ont été

découverts dans les établissements scolaires des zones rurales

et éloignées où des chauffages et autre système d’évacuation

de fumées enregistrent des lacunes. Sur les 433 établissements

d’enseignement primaires que compte le secteur de l’Éducation

de la wilaya de Mascara, l’opération de contrôle a touché, selon la

même source, près de 300 écoles, soit un taux de 60 %.

L’opération se poursuit jusqu’au contrôle de l’ensemble des

écoles de la wilaya, nous dit-on. Les responsables du secteur de

l’Éducation et les chefs de daïras ont été alerté des cas de fuite

enregistrés. La réparation ou le renouvellement des appareils de

chauffage vétustes est nécessaire pour épargner les écoliers des

risques toxiques liés à des émissions de gaz toxiques. A. Souag

MOSTAGANEM

Les écoliers grelottent de froid

algré les moyens engagés par les pouvoirs publics afin de

M doter tous les établissements scolaires en chauffage central,

nombreux sont ceux, parmi la population scolaire, à endurer les

affres du froid hivernal. En effet, dans les établissements scolaires

implantés dans les petites localités d’Aïn Tedlès, Sidi Lakhdar, le

chauffage central ne fonctionne que par à-coups. Une situation qui

est due, selon des sources bien introduites, au manque d’approvisionnement

régulier en mazout. Ce qui fait que la plupart des

chauffages sont à l’arrêt. D’ailleurs, dans les CEM et lycées de la

wilaya, les chauffages ne fonctionnent pas, bien que les travaux

d’installation sont déjà achevés. A. Taoui

NAAMA

Les locaux destinés

aux chômeurs à l’abandon

P

lusieurs jeunes ayant acquis des locaux professionnels du

programme initié par le président de la République sont peu

enclins à les utiliser.

Les uns, livrés aux quatre vents, subissant d’inimaginables

dégradations, sont quotidiennement squattés durant la nuit par

de jeunes délinquants. D’autres locaux font office de logements

occupés par de jeunes couples souvent avec enfants ou par des

célibataires. Alors que plusieurs jeunes pourtant diplômés des

centres de formation professionnelle, soucieux de leur avenir,

souhaitent désespérément l’attribution d’un local pour travailler

et gagner honorablement leur vie. Dans certains quartiers, d’aucuns,

notamment les riverains, nous déclarent qu’aucun contrôle

des pouvoirs publics n’a été effectué à ce jour pour traiter, un tant

soit peu, cette déplorable situation qui, au point de vue sécuritaire,

va de mal en pis. D. Smaili

TINDOUF

Festival du «Diwane»

P our sa 2e édition, le «Festival des jeunes amateurs de la musique

Diwane», qui a débuté ce jeudi en fin d’après-midi, s’est

hissé du niveau local à un niveau plus élargi que ses initiateurs ont

voulu national. L’Association des activités de jeunes de la maison

de jeunes Bastami Redouane, qui est derrière cette manifestation

placée sous l’égide de la wilaya et chapeautée par la DJS, est parvenue

à y faire participer 6 troupes venant de différentes wilayas.

Mazouzi, de la troupe «Noujoum Eddiwane» de Sidi Bel Abbès

qui s’est produite en ouverture, a salué cette initiative en souhaitant

qu’elle se maintienne dans la durée.

En plus des autres troupes invitées dont «Sidna Lahcène» de

Adrar, «Nesmate El Janoub» et «Diwane El Waha» de Béchar,

«Diwane» de Aïn Sefra, «Boulali» de Mohammadia, quatre

troupes de Tindouf, «Ouled Sidna Blel», «Diwane Sabarni», «Ahl

Srab» et «El Mlaheb» animeront ce festival qui s’étalera jusqu’au

lundi. Avec pour slogan «La musique pour développer l’esprit

patriotique», le festival, organisé avec la collaboration des directions

de la Culture, du Tourisme, de l’Action sociale ainsi que de

l’APW et l’APC, se déroule sous une grande «khaïma» dressée

dans l’enceinte de la maison de jeunes. M. Milagh


PHOTO : B. SOUHIL

RÉFLEXION

●●●

Plus de la moitié

de la

nomenclature

toponymique en

Algérie

a plus

de deux formes

orthographiques

pour un même

lieu

Ce fonds de toile historico-linguistique,

reconnu comme tel ou nié pour des raisons

souvent idéologiques, est à l’origine de

représentations que nous pouvons observer

à travers une série d’indicateurs tels que

les réactions des gestionnaires de la toponymie des

pays arabes présents aux différentes conférences

des Nations unies sur la normalisation des noms

géographiques. Résumons ces réactions. La première

est l’incohérence de la démarche sur l’état de l'écriture

des toponymes locaux. La seconde réside dans les

hésitations devant l’ampleur du problème relatif à la

translittération des toponymes. La troisième, enfin,

porte sur l’impuissance à intégrer les particularités

nationales et sous-régionales, linguistiques et

politiques, dans une stratégie globale, à l’échelle du

Maghreb et du monde arabe. Il faudrait y ajouter

désormais dans notre représentation nationale et

régionale les pays du Sahel et la communauté des

populations et des langues qui la composent, dont

tamazight.

Des données historiques objectives peuvent justifier

la position des uns et des autres, à savoir : la langue

d’usage dans le fonds cartographique, généralement

unique (français ou anglais) pour rendre compte des

patrimoines toponymiques différents avec, dans le

cas du Maghreb, une toponymie de souche berbère et

de souche arabe. La tradition graphique dans la

langue de l’ancienne puissance coloniale est encore

prégnante dans les usages cartographiques, avec les

mêmes présupposés historiques et idéologiques de

départ, auxquels il faut ajouter les expériences

nationales, réussies ou avortées, de tentatives

d’application, à des échelles différentes, des systèmes

de normalisation, comme celui de l’Algérie en 1980.

Le premier est le système mis au point conjointement

par le PCGN (Grande-Bretagne) et le BGN (USA) en

1956, revu et adopté par le Groupe des Experts des

Nations unies (Genung, résolution N°II/8 en 1972).

Le second, celui de l’Institut national géographique

(ING) de France, a été mis en place en 1967. Donc, il

ne faut pas s’étonner de relever deux usages : Oued/

Wed ; Sharm Sheikh, Charm Cheikh… Pire, la

toponymie d’un sous-continent (le nord de l’Afrique)

de souche berbère est confondue avec l’arabe, voire

niée par une démarche institutionnelle de type

jacobin. Cette négation, fruit d’un refoulé historique,

nous rappelle à l’ordre, de quelle manière et à quel

prix ! La confusion, par un phénomène d’attraction

linguistique (In/Ain), de manière consciente et/ou

inconsciente, peut faire déplacer des troupes militaires

à des milliers de kilomètres du point indiqué.

C’est pourquoi le recensement, l’attribution, le

changement, l’identification d’un lieu, de manière

rapide et sûre, est une démarche nationale intégrée :

El Watan - Arts El Watan & Lettres - Arts - Samedi & Lettres 16 février - 1 2013 - 12

CULTURE, TOPONYMIE ET SÉCURITE NATIONALE

cartographie, commerce, recensement et statistiques

nationales, opérations de recherche-sauvetage, droits

de propriété et cadastre, production de cartes et

d’Atlas, planification urbaine et régionale, navigation

automatique, conservation environnementale,

tourisme, techniques spatiales, catastrophes naturelles

et Protection civile, sécurité nationale (militaire et

civile), la police, la gendarmerie, les douanes,

l’aviation, les postes et télécommunications, les

collectivités locales, la justice, les transports, la

culture, les Affaires étrangères… Des instances

régionales et internationales sont également

impliquées par les choix toponymiques d’un pays :

UMA, Ligue arabe, OUA, ONU, CE, etc. Dans

certains pays (USA, Canada, Israël…), la gestion de

la toponymie relève de la sécurité nationale. Le

premier rôle de la toponymie est de permettre

l’identification, le repérage rapide et sécurisé d’un

lieu donné. Des règles bien établies consacrent

l’attribution de noms de lieux. L’existence et le

fonctionnement du Groupe des Experts des Nations

unies sur la normalisation des noms géographiques

depuis 1957, de la commission permanente des

Nations unies sur la normalisation des noms

géographiques depuis une quarantaine d’années en

sont la parfaite illustration. En outre, au plan

institutionnel, le système d’écriture, en l’occurrence

la translittération, souverainement adopté par les

Etats peut nous renseigner sur l’adhésion ou le degré

d’adhésion à des formes de normalisation, formalisée

par un certain nombre de divisions géolinguistiques

dans l’enceinte onusienne : francophone, arabophone,

lusophone… activant soit à travers les conférences

quinquennales sur la normalisation des noms

géographiques, soit dans leur groupe d’experts

(Genung).

Deux systèmes d’écriture dominent en Algérie : la

transcription et la translittération. Ainsi, «source»

s’écrit soit Ain, soit ayn. On parlera de transcription

pour le premier et de translittération pour le deuxième.

C’est le cas du village Ammi Moussa/ammî Musa.

Un système de translittération est un procédé

consistant à enregistrer les signes graphiques d’un

système d’écriture en signes graphiques dans un

autre système d’écriture. C’est pour cette raison que

les experts de l’ONU parlent de «conversion» : il

s’agit de la «transposition d'un nom de lieu d'une

langue vers une autre langue en l'adaptant aux règles

phonologiques, morphologiques ou graphiques de

celle-ci. La conversion s'effectue soit par

transcription, soit par translittération» (Genung).

Si nous faisons un rapide état des lieux de l’écriture

des noms de lieux en Algérie et/ou au Maghreb, on se

heurtera d’emblée à une absence de transcription ou

de translittération uniforme des caractères arabes en

caractères latins, et, tôt ou tard, pour le tamazight. La

variation dans l’écriture d’un même nom a atteint des

niveaux insoupçonnés dans notre région. Sur un

corpus de plus de 20 012 toponymes, nous avons

obtenu les résultats suivants : le nombre d’écritures

pour un même nom de lieu est le suivant : plus de la

moitié de la nomenclature toponymique en Algérie a

plus de deux formes orthographiques pour un même

lieu, exactement 52,53%. Les autres pratiques se

À L'AFFICHE

PHOTO : D. R.

déclinent ainsi : 3 orthographes, 18,4% ; 4 écritures,

10,78% ; 5 écritures, 6,37% ; 6 écritures, 3,75% ; 7

écritures, 2,38% ; 8 écritures, 2,03% ; 9 écritures,

1,07% ; 10 écritures, 0,71% ; 11 écritures, 0,48% ; 12

écritures, 0,77% ; 13 orthographes, 0,24% ; 14

orthographes, 0,42% ; 17 orthographes, 0,06%.

Prenons des exemples concrets en commençant par

justement «ayn/Ain» et ses dérivés. Onze formes ont

été relevées sur des documents officiels algériens :

Ain/ Aine/ Aîn/ Aïen/ Aioun/ Aïoun/ Layoune/

Aouïnet/ Aien/ Aouinettes/ Aouinet. On relèvera dix

formes pour Cheikh/ Cheik/ Echikh/ Cheïkh/

Chioukh/ Echikh/ Chioukr/ El Cheikr/ Chikr/ Chieikh.

La multiplicité des écritures concerne aussi bien les

toponymes de souche arabe que de souche berbère.

Tefoun/ Tefoune ; Telrhem/ Lirem ; Gherara/ Rherara/

Rorara ; Cherrak/ ech-cherrak/ el-cherrak ; Oulhassa/

Oulassa/ ou-lhassa/ Oulhaca ; El-Merhesla/

el-Meghsel/ el-Merhassel/ Marhsel/ Merhassel/

Merhesla/ Rhoussel.

Nous voyons bien à travers ces listes que la

transcription graphique des toponymes algériens est

loin d’être résolue. Il faut retenir qu’aucun système de

transcription ou de translittération n’est parvenu à

imposer ses règles. On ne peut faire abstraction d’un

tel degré de généralisation «fautive» sans s’interroger

et interroger les probables et possibles explications

d’un mode d’intervention n’établissant finalement

aucune règle dans la procédure de mise en place d’un

usage normalisé d’écriture des noms propres algériens

(c’est aussi le cas de l’état civil). La numérisation de

ce fonds onomastique (ou noms propres) donne une

dimension exponentielle à ce déficit structurel. Ce

dernier rappelle une réalité intangible, celle, entre

autres, de la dimension stratégique de la matrice

ethnolinguistique dans la pérennité des faits de

culture et de société dans notre pays.

Des entreprises, sous l’apparence de normalisation,

ont été lancées dans les pays du Maghreb. En Algérie,

avec le fameux décret 81-26 du 7 mars 1980, on a

voulu changer l’usage consacré depuis des siècles et

des milliers d’années (Skikda/Soukaykida) d’une

société «dont la filiation est établie depuis la plus

haute antiquité» (Lacheraf, Des noms et des lieux,

1999). En réalité, ces entreprises s’apparentent à une

action d’uniformisation ; une entreprise de

standardisation et une tentative de dérèglement

politique des faits de culture et de langue, culture et

identité n’ayant rien à voir avec la normalisation, au

sens moderne et rationnel du terme.

Ce champ des pratiques dénominatives est perçu

comme stratégique et relève désormais de la

négociation entre Etats. Les textes les plus aboutis en

la matière sont produits par le Groupe des experts des

Nations unies sur la normalisation des noms

géographiques (GENUNG). Rappelons que ce groupe

a eu pendant une dizaine d’années un vice-président

algérien : Atoui Brahim, docteur en géographie,

colonel de l’ANP en retraite, auteur de Espace et

toponymie en Algérie. Ce groupe réunissant les

experts les plus compétents au monde définissait la

normalisation comme étant l’établissement de règles,

des critères appliqués à des noms ou ensembles de

noms donnés. Cette normalisation peut s’opérer à

différents niveaux : local, régional et international,

selon les autorités et les régions concernées. Nous

pouvons considérer que la normalisation se déclinerait

en deux volets à l’intérieur de la juridiction territoriale,

à savoir : l’établissement d’un ensemble de règles et

l’écriture de chacun des noms en conformité avec ces

règles. Le tout serait adossé à l’existence d’organismes

dotés d’un certain pouvoir de supervision, sinon

d’imposition. Alors, à ce moment, c’est nous qui

dirons au monde que ce nom propre (de lieu ou de

personne) est de chez nous et qu’il est normalisé car

«l’existence et la forme ont été sanctionnées par une

autorité qui a un pouvoir légal en matière

d’officialisation des noms de lieux. Mais là encore,

c’est une autre histoire… F. B.

*Docteur en sciences du langage, Ancien doyen de Faculté, Université de

Mostaganem, chef de projet PNR /CRASC.


BRÈVES… …ET AUTRES NOUVELLES

CINÉMA

Le Menteur arrive

Ali Mouzaoui a achevé son long

métrage de fiction intitulé Le

Menteur, tourné en 35 mm dans une

version originale en amazigh soustitrée

en arabe. Coproduit par la

société Citel Images et l’AARC

(Agence algérienne pour le

rayonnement culturel), il sera

présenté en avant-première cette

semaine aux professionnels et aux

médias, en présence du réalisateur et

de l’équipe artistique et technique.

Ali Mouzaoui, qui est également

auteur de romans, met en scène le

personnage attachant d’un ancien

moudjahid, Si Ahcène, invalide de

guerre, qui vit entre l’histoire et le

présent. Le réalisateur prépare

également un film sur le cinéaste

récemment décédé, Abderrahmane

Bouguermouh, qui devrait sortir cette

année.

CONSTANTINE

2015 en vue

Plusieurs projets d’envergure sont

«en cours ou en phase de lancement»,

en prévision de la manifestation

«Constantine, capitale 2015 de la

culture arabe», a indiqué mercredi à

l’APS le directeur de la culture,

Djamel Foughali. Le programme

retenu par le ministère de la Culture

s’articule autour de trois volets ayant

trait à la réhabilitation des structures

existantes et leur renforcement par de

nouvelles, la mise en valeur du

patrimoine culturel et la relance de

l’activité culturelle. M. Foughali a

fait état des projets déjà en cours

portant sur la réalisation de 10

nouvelles annexes de la bibliothèque

du chef-lieu, ainsi que le futur musée

national des arts et expressions

culturelles traditionnelles de

Constantine, au palais du Bey. Le

programme prévoit également la

réalisation d’une grande salle

polyvalente de spectacles ainsi que de

nouveaux établissements muséaux

dont un dédié aux arts modernes. Ces

projets seront accompagnés

d’opérations de mise en valeur du

patrimoine culturel et cultuel. Enfin,

le ministère de la Culture va

récupérer la Cinémathèque dont les

travaux d’aménagement sont en

phase de finition, la salle de spectacle

Cirta et le cinéma Massinissa d’El

Khroub.

OSCARS

Le petit prodige

Les pronostics vont bon train pour les

Oscars dont la cérémonie est prévue

pour le 24 février prochain avec déjà

une présence massive du film Lincoln

de Steven Spielberg, nominé dans 12

catégories de prix ! Mais,

emblématique dans un univers de

fantasmes, l’Oscar de la Meilleure

actrice capte toutes les attentions. La

liste des nominées a été publiée. Il

s’agit de Jennifer Lawrence dans

Silver Lining Playbook, de Jessica

Chastain dans Zero Dark Thirty,

d’Emmanuelle Riva dans Amour, de

Naomi Watts dans The Impossible et

de Quvenzhané Wallis (photo cidessus)

dans Beasts of the Southern

Wild (Les bêtes du sud sauvage) qui

fête cette année ces dix ans et

s’impose déjà dans la cour des

grandes. Ce serait amusant que ce

petit prodige emporte le trophée si

convoité !

GUELMA

Kateb Yacine

El Watan - Arts &Lettres - Samedi 16 février 2013 - 13

«Kateb Yacine et le mouvement

national», tel est le thème du 4 e forum

international sur la vie et l’œuvre de

cet écrivain, qui se tiendra entre le 24

et le 27 février à Guelma. Une

douzaine de communications seront

présentées à la salle polyvalente «El

Intissar». Plusieurs invités

d’universités de France et de Tunisie

participeront à ce colloque aux côtés

des universitaires d’Oran, de Tiaret,

de Guelma et d’Alger et d’écrivains.

Le professeur Charles Bonn, de

l’université de Lyon (France),

donnera une communication intitulée

«Mythes et légendes dans Nedjma de

Kateb Yacine», tandis que

Mahieddine Kadi, de l’université

d’Oran, traitera de «La contribution

des Béni Keblout (tribu de Kateb

Yacine) dans la résistance nationale».

Les organisateurs ont souligné que

les participants mettront l’accent sur

«la dimension patriotique» dans

l’œuvre et le parcours intellectuel de

Kateb Yacine.

AGADIR

Festival harrag

Le 10 e Festival Cinéma et migrations

d’Agadir (sud du Maroc), prévu du 4

au 9 mars 2013 avec, pour la

première fois, l’organisation d’une

compétition officielle pour les

meilleurs films et meilleurs acteurs et

actrices, a été reporté à une date

ultérieure «faute de moyens

financiers», ont annoncé lundi les

organisateurs. La volonté d’inscrire le

festival dans une nouvelle dynamique

et d’organiser une compétition

internationale «ne pourrait se faire

faute d’un sponsoring adapté», ontils

précisé. Bien dommage.

Institut français : conférence de Sylvie Thénault

Longtemps, l’histoire des relations historiques

entre l’Algérie et la France n’a été perçue qu’à

travers l’épisode de la guerre d'indépendance,

au détriment de plus d’un siècle de

colonisation. L’historienne Sylvie Thénault,

chargée de recherche au CNRS et spécialiste du

droit et de la répression coloniale en Algérie, se

propose de montrer que désormais, et de plus

en plus, la période coloniale dans son ensemble

«rencontre de larges échos en France» et

suscite un intérêt grandissant, à la fois des

chercheurs et des lectorats. Cette réorientation

pose un certain nombre de questions : comment

travailler sur cette histoire depuis la France ?

Quelles archives utiliser ? De quel point de vue

travaille-t-on, alors ?

Cette vision plus large permet déjà de mieux

appréhender la guerre d’indépendance et ses

différents aspects en mettant en valeur leurs

causes profondes et lointaines. Auteur d’essais

remarquables sur la guerre d’indépendance

algérienne, Sylvie Thénault sera à l’I.F.

d’Alger, demain, 17 février, à partir de 17

heures. Entrée libre.

À LA VOLÉE

ARTISSIMO

Atelier photo avec Kays Djillali

L’espace Artissimo propose un

workshop en photographie, du 26 au

28 février, sous la conduite de Kays

Djillali, figure incontournable de la

photographie algérienne. L’atelier

sera consacré aux aspects suivants :

comment concevoir une exposition

de photographie (choix du thème

par rapport aux photos prises, ou

choix des photos par rapport à un

thème prédéfini) ? Quels outils pour

qu'une exposition soit cohérente et

harmonieuse ?

ANECDOTE CINÉMA

Du tac au trac !

Lors du tournage du film Le Parrain, Francis Ford Coppola rencontra les

pires difficultés à faire jouer un acteur. Il s’agissait de l’ancien catcheur

Lenny Montana qui jouait le rôle de Luca Brasi. Dès que la caméra se

mettait à tourner, l’acteur se trouvait quasiment paralysé et muet. Il devait

de plus donner la réplique à Marlon Brando. Alors, le réalisateur lui

demanda de répéter la scène avec le monstre sacré du cinéma et, de

connivence avec l’équipe, fit semblant de s’occuper d’autre chose. Mais la

caméra tournait et c’est cette scène de répétition que l’on voit dans le film.

MARSEILLE-PROVENCE 2013

Le cirque en ouverture

Comment traiter son image avant

l'impression en vue d'un résultat

préalablement défini (ou comment

amener le photographe à préparer

un rendu correspondant à

sa vision) ? Les travaux réalisés

seront exposés après le workshop

qui est destiné à des personnes

initiées aux bases de la

photographie. Informations et

inscriptions : prendre contact avec

l’Ecole Artissimo au 28, rue

Didouche Mourad, Alger.

Parmi les manifestations populaires du programme Marseille-Provence 2013,

capitale de la culture européenne, les organisateurs ont choisi l’univers du

cirque pour mettre en train la ville phocéenne soumise aux rigueurs de l’hiver et

au souffle du mistral. Le 24 février s’achèvera ainsi «Cirque en Capitales» qui

s’est proposé, pendant un mois, de réunir plus de 60 spectacles avec 250

représentations sur l’ensemble du territoire, soit Marseille et tout l’arrière-pays.

Le programme a été concocté à l’échelle internationale en intégrant des artistes

français. Présenté comme «un grand rassemblement de créativité et de folie

créatrice», ce programme fait partie de ceux destinés à contrebalancer les

événements plus élitistes. Ce programme est considéré par de nombreux

observateurs comme un test de popularité de l’événement. A suivre…

IL A DIT

Signes extérieurs

«Il n’y a pas de crise de lecture en Algérie», a

déclaré mardi à Oran le directeur de la

Bibliothèque nationale, Azzedine Mihoubi, cité

par l’APS. «Dire que les Algériens boudent le livre

est incorrect, il y a plutôt une absence des signes

extérieurs de lecture», a-t-il estimé au forum du

journal El-Djoumhouria. Il a rappelé que pas

moins de 120 journaux sont édités et «forcément

lus» (?). «En l’absence d’études, il est difficile

d’obtenir des statistiques sur le niveau réel de la

lecture en Algérie», a ajouté M. Mihoubi.

PHOTOS : D. R.


PHOTOS : D. R.

El Watan - Arts El Watan & Lettres - Arts - Samedi & Lettres 16 février - 1 2013 - 14

NADJIB KATEB MUSICIEN ET CHEF D’ORCHESTRE DE LA CORDOBA D’ALGER

«Nous vivons un tournant décisif»

A propos de la belle aventure de l’ensemble maghrébin

de musique andalouse.

La rencontre

entre les

associations

entretient une

émulation qui les

pousse à se

surpasser

REPÈRES

PAR FAZILET DIFF

Que représente le FIMAMA (Festival international

de musique andalouse et des musiques anciennes)

pour vous ?

C’est un magnifique carrefour où se retrouvent des

musiciens de plusieurs pays comme l’Iran, l’Italie,

l’Inde, l’Allemagne, l’Espagne et l’occasion pour nos

jeunes musiciens d’approcher des artistes de talents.

A l’origine du FIMAMA, un homme, Rachid Guerbas,

qui a voulu en faire le rendez-vous incontournable

des adeptes des musiques anciennes et il a réussi

son pari. Pendant le festival, les gens se côtoient, se

A la fin du mois de décembre 2012, la soirée de clôture du FIMAMA

(Festival international de musique andalouse et des musiques

anciennes) a permis au public présent à la salle Ibn Zeydoun

d’Alger de faire un voyage musical unique en son genre à travers le

Maghreb avec un orchestre fort de 69 musiciens. De Constantine à

Tlemcen, en passant par Alger puis en traversant la frontière pour

apprécier les sonorités du malouf de la Tunisie, ce périple ne

pouvait se faire sans une étape incontournable au Maroc, pays

d’al-âla. Nadjib Kateb était au cœur de cette belle aventure.

Né en 1960, ce musicien multi-instrumentiste, avec un instrument

de prédilection, le r’bab, est chef d’orchestre et secrétaire général

de l’association La Cordoba d’Alger. Il a été membre d’El Fekhardjia,

de 1982 à 1985, membre fondateur de l’association Es Soundoussia

(1986) et son chef d’orchestre jusqu’en 2000. Il fait partie de

l’Ensemble régional d’Alger, de l’Ensemble national et de

l’Ensemble maghrébin. Il est producteur d’émissions sur la

musique andalouse aux Chaînes I et III de la Radio algérienne. On

lui doit deux livres sur Cheikh Abdelkrim Dali (un 3 e en cours

d’impression). Il a composé la Nouba du XXI e siècle (Un pont sur la

mer) avec Michel Montanaro.

parlent et échangent. Ce qui se passe dans les coulisses

et que le public ne peut pas voir est probablement

un des aspects les plus positifs de cette manifestation.

Les artistes s’interrogent les uns les autres sur

les instruments peu courants présentés ou encore sur

des techniques instrumentales. C’est très enrichissant.

Le maître du luth, le musicien syrien Muhammad Qadri

Dalâl, a été particulièrement sollicité et il a volontiers

expliqué les techniques et donné des conseils. Ce

festival est bénéfique aussi dans ce sens qu’il permet

des comparatifs entre musiques. On sent la réelle

proximité entre les musiques indienne et persane et

leur rapport à l’andalou. Les frontières s’estompent et

les cultures se rapprochent. Les musiciens étrangers

viennent parfois pour la première fois. Souvent, ils

découvrent notre musique et c’est là que le festival

prend toute sa dimension de réel point d’orgue. Cette

image peut sembler idyllique, mais pendant dix jours

nous sommes dans une autre dimension.

Comment en est-on arrivé à l’Ensemble maghrébin?

Une belle expérience, très particulière, qui est un

des aboutissements de la nouvelle politique culturelle

que nous vivons depuis l’arrivée de M me Khalida

Toumi la tête du ministère de la Culture. Dès son accession

à ce poste, elle a montré un intérêt marqué

pour tout ce qui est sauvegarde du patrimoine national.

L’ensemble Maghrébin est la suite logique de la

création des ensembles régionaux et de l’ensemble

national. Il faut reconnaître que si la ministre de la

Culture n’avait pas décidé d’institutionnaliser les festivals,

nous n’en serions pas là aujourd’hui. En plus,

elle a subtilement choisi Rachid Guerbas pour lui

donner la responsabilité d’organiser le tout : à Alger le

festival sanaa, à Constantine celui du malouf. Il ne

reste plus qu’à faire revivre et institutionnaliser le festival

gharnati à Tlemcen. Il y a le festival du haouzi,

mais ce n’est pas la même chose, il s’agit de deux répertoires

différents.

Parfois, on se demande quel est l’intérêt d’autant

de festivals. Qu’en pensez-vous ?

L’intérêt et le but des festivals est la promotion des

jeunes associations, et par là-même celle des jeunes

talents. Au cours des festivals sanaa et malouf, il y a

des concours qui encouragent les associations à la recherche

du programme inédit le plus original, le plus

stylé, le plus respectueux de la tradition, de la rythmique.

Les festivals permettent de faire la promotion

de cet art auprès des jeunes générations et, en même

temps, cela participe à sa conservation. La rencontre

entre les associations provoque et entretient une émulation

qui les pousse à se concurrencer et se surpasser.

Quand les associations viennent régulièrement

concourir, elles sont dans l’obligation de présenter un

programme nouveau à chaque fois. Le public le sait et

les attend. Des habitudes sont prises, on entend des

commentaires très précis faits par le public dans la

salle de spectacle. Au final, l’association lauréate participe

au Festival international de la Musique Andalouse

et des Musiques Anciennes en invitée spéciale.

A côté des festivals, il y a eu l’idée géniale de la création

des ensembles régionaux. Il est vrai que quelques

tentatives ont été faites par le passé, mais sans réelle

implication des autorités compétentes, elles n’ont pas

abouti. De plus, l’union des trois ensembles a donné

l’Ensemble national de musique andalouse.

Les Ensembles régionaux sont de fait différents.

Et, en même temps, il y a un Ensemble national.

Comment cela est-il possible ?

L’art musical andalou algérien est exprimé de trois

manières différentes. Les uns parlent de trois styles, et

d’autres de trois écoles (Tlemcen, Alger et Constantine).

On pourrait même parler de trois pôles musicaux.

Toujours est-il que nous avons un répertoire

poétique quasi-identique, à quelques pièces près.

Nous interprétons différemment les mélodies, et les

rythmes sont particuliers d’une région à une autre.

Ceci augmente la richesse du patrimoine. La maîtrise

À VRAI DIRE

des répertoires dont fait preuve Rachid Guerbas lui a

permis de concevoir des programmes qui lient les

trois. Interpréter une nouba dans un même mode avec

des musiciens venant de trois écoles différentes était

complexe au départ. Il fallait en particulier gérer les

différents rythmes. Le tout était de trouver la bonne

passerelle, d’une pièce à une autre, et réussir à les unir

de façon cohérente pour que le public ne soit pas brusqué

par la rupture qui aurait pu exister entre une mélodie

tlemcénienne et une autre constantinoise par

exemple, et aussi en maintenant un équilibre dans les

progressions rythmiques. L’Ensemble national s’est

ainsi produit et a rencontré un franc succès. Lors des

premiers essais, les mélanges étaient bizarres et parfois

choquants. En les travaillant, ils ont recueilli l’adhésion

générale des musiciens. Comme je l’ai précédemment

dit, c’est une expérience particulière et enrichissante.

Est-ce sur ce modèle que s’est créé l’Ensemble

maghrébin ?

Oui, en grande partie, mais avec une difficulté supplémentaire

: unir l’andalou d’Algérie, la ala du Maroc

et le malouf de Tunisie ! Les musiciens maghrébins

disposent des mêmes diwans (répertoires). Ils ont

un grand fond commun et quelques particularités. Des

musicologues attribuent le mode achaq et le mode

isthlal aux Marocains, le mezmoum à Sousse, en Tunisie

; le mouvement inciraf n’existe qu’en Algérie,

ainsi que d’autres aspects qui augmentent la richesse

du patrimoine maghrébin. Pour la clôture du FIMA-

MA 2012, en plus des musiciens venus de Constantine,

de Tlemcen et d’Alger, il y a avait l’ensemble

Abdallah El-Makhtoubi du Maroc et l'ensemble malouf

maghrébin de Sousse, dirigé par Fethi Bousnina.

Nous étions 69 ! Les programmes avaient été envoyés

au préalable pour que chacun travaille de son côté et,

une fois à Alger, les répétitions de mise au point ont eu

lieu. Il y avait beaucoup de complicité et d’harmonie

malgré la différence d’exécution instrumentale. Pour

ce programme, Rachid Guerbas, disons-le, est un des

rares chefs d’orchestre à avoir cette capacité à maîtriser

les répertoires des pays du Maghreb et rassembler

tout le monde dans une nouba où se sont mêlés le

mode isbihane de Tunis, le mode zidane d’Alger,

Tlemcen et Constantine, et le mode hidjaz el kabir

marocain. Il s’avère que tous s’imbriquent parfaitement

et, dans cette nouba maghrébine, on a ressenti

une réelle progression rythmique accompagnée des

chants. C’était un bonheur unique.

On vous sent vraiment très enthousiaste…

Oui, parce que je crois sincèrement que nous vivons

actuellement un tournant décisif dans la manière

d’appréhender l’art musical andalou. Les échanges

que permettent les festivals et les programmes travaillés

dans ces différents ensembles ouvrent de belles

perspectives d’avenir. L’andalou reste un art unique

qui s’ouvre un peu plus au public national et international

grâce à d’autres initiatives du ministère. Aujourd’hui,

et grâce à Dieu, nous avons un ministère

actif, à l’écoute des gens de culture et une ministre qui

fait confiance aux artistes, qu’ils soient écrivains,

plasticiens, musiciens. Il y a enfin de la promotion, de

l’innovation et de la création. J’espère que cet élan

continuera. F. D.


PHOTO : D. R.

LA CHRONIQUE AFRICAINE DE BENAOUDA LEBDAÏ

Dennis Brutus est un

poète sud-africain,

ami de l’Algérie qui

l’a reçu souvent dès

1969, lors du Premier

Festival Panafricain. Le critique

Bernth Lindfors, de l’université

du Texas, publie des fragments

autobiographiques du poète sous

le titre The Dennis Brutus Tapes,

Essays at Autobiography. L’ouvrage

est une transcription d’enregistrements

au magnétophone

entrepris lors du séjour du poète

sud-africain à l’université du

Texas où il fut professeur invité

en 1974-1975. Après le décès de

Dennis Brutus en 2009, Bernth

Lindfors a décidé de publier ces

confidences enregistrées.

A l’époque, Dennis Brutus était

plus connu en tant qu’activiste

que poète malgré la publication

de deux recueils, Sirens Knuckles

Boots, Letters to Martha and

Other Poems from a South African

Prison. Ce n’est qu’après la

publication de Poems from Algiers,

écrit justement pendant le

premier Panaf’ d’Alger, que

Dennis Brutus fut confirmé en

tant que poète. Bernth Lindfors et

Dennis Brutus se sont liés d’amitié

à Alger, d’où l’invitation à

l’université du Texas plus tard.

Cette amitié est à l’origine des

enregistrements qui se sont déroulés

au gré des humeurs. Le travail

de réorganisation de ces enregistrements

fut long et l’ouvrage

«autobiographique» est divisé

en deux grandes parties : la

vie et la poésie. A l’intérieur de

chacune, divers sujets sont abordés

comme la famille, les tentatives

d’évasion d’Afrique du

Sud, le récit de l’emprisonnement

à Robben Island avec

Nelson Mandela, l’exil politique,

les activités militantes anti-apartheid.

Dans la partie Poésie,

Dennis Brutus s’exprime sur la

production littéraire sud-africaine,

sur l’utilité de la poésie en

temps de crise, sur la question de

l’engagement dans la littérature.

Le poète émet des analyses perti-

El Watan - Arts El Watan & Lettres - Arts - Samedi & Lettres 16 février - 1 2013 - 15

Les crampons de l’apartheid

Après la

publication de

Poems from

Algiers, écrit

pendant le

premier Panaf’

d’Alger, il est

confirmé en tant

que poète

nentes, une vision du monde en

tant que Sud-Africain, la vision

d’un homme qui a souffert dans

sa chair des injustices de l’apartheid.

Les réflexions fragmentées

sont d’autant plus significatives

qu’elles sont exprimées à l’âge

de cinquante ans, l’âge de raison.

Ses paroles ont du sens et même

si à l’origine le texte est oral, la

qualité de l’expression et la qualité

littéraire de l’ouvrage sont

remarquables.

Dennis Brutus rappelle qu’il est

métis et cette autobiographie «au

magnétophone» révèle de manière

persistante son combat, revendiquant

avec fierté sa part

noire, rejetant avec force toute

possibilité d’intégration de la

«race blanche», même si sa

grand-mère maternelle était

blanche. Il démontre sa volonté

de ne jamais abdiquer face au racisme,

de toujours aller au bout

de ses idées et convictions. La

force de cet ouvrage est que le

lecteur a la forte impression qu’il

ne s’adresse qu’à lui, un soir au

coin du feu. Il apprend comment

Dennis Brutus a débuté sa révolte

anti-apartheid, par le sport et son

refus d’être écarté des compétitions

à cause de la couleur de sa

peau. Dans le détail, il révèle son

combat en Afrique du Sud contre

les lois racistes dans le monde du

sport. En 1963, il fut arrêté dans

les locaux du Comité olympique

sud-africain, alors qu’il s’apprêtait

à défendre la position des

Noirs toujours exclus du mouvement

olympique, malgré leurs

performances.

Cette autobiographie révèle de

l’intérieur le monde du sport sudafricain

durant l’apartheid. L’engagement

du militant, qui a lutté

pour l’exclusion de l’Afrique du

Sud des Jeux olympiques et des

compétitions internationales, est

clairement exposé et défendu.

Cette action pour disqualifier le

régime de Pretoria dans le sport

international est impressionnante.

Sa mémoire revisite aussi

l’enfance : les conséquences ma-

térielles du divorce de ses parents,

l’adolescence et la découverte

des «choses de la vie», révélant

un Dennis Brutus sans

complexes, parlant avec vérité de

sa prise de conscience. Il ne pouvait

pas vivre sans agir contre

l’apartheid depuis son enfance.

Dennis Brutus ne flatte jamais

son ego et d’ailleurs ce récit de sa

vie est une immense source d’informations

pour les historiens et

les littéraires dans le sens où

Dennis Brutus ne laisse rien dans

le vague, n’oubliant aucun nom,

y compris ceux des agents de la

police sud-africaine qui infiltrent

le parti de l’ANC de Nelson

Mandela. Il révèle de nombreux

détails comme le fait de ne pas

dire à son épouse vers quel pays il

s’exilait dans le cas où elle devrait

subir un interrogatoire. Il raconte

sa fuite vers le Mozambique

en passant par le Swaziland,

les arrestations, les prisons

aux conditions sanitaires déplorables.

Il parle des tortures, des

interrogatoires humiliants et du

temps de douze heures que les

militants ont calculé avant que les

prisonniers ne craquent sous la

torture pour donner le temps aux

militants de fuir. Dennis Brutus

montre de l’intérieur comment le

régime encourageait les différences

de traitement entre Métis

et Noirs pour qu’il n’y ait pas

d’alliance entre les deux communautés,

une politique qu’il a toujours

combattue.

Il révèle avec humour ses débuts

d’écriture en prison, un poème

écrit sur la paume de sa main,

avec des références à Gabriel

Garcia Marquès. Il narre ses

exils, ses problèmes de visas, ses

rapports avec les autorités politiques

dans le monde en tant

qu’activiste opposé à la participation

de l’Afrique du Sud aux

compétitions internationales. Sa

vie familiale fut totalement déstructurée,

absente. Son épouse

Martha et ses quatre enfants, restés

en Afrique du Sud, en ont

souffert. Ses faiblesses et ses terreurs

ne sont pas tues car elles

l’ont souvent mené vers des tentatives

de suicide. La poésie le

sauve, la littérature lui permet de

survivre. Mettre des mots sur ses

douleurs fait de l’écriture un engagement.

Dennis Brutus ne

voyait pas de cohésion dans sa

vie, convaincu de l’inutilité de

ces enregistrements. Mais force

est de constater qu’un véritable

fil rouge parcourt sa vie : l’amour

de son pays et de son épouse. Cet

ouvrage est un hymne dans la

lutte contre la stupidité humaine,

la brutalité, le racisme et toute

forme d’apartheid. B. L.

Dennis Brutus, «The Dennis Brutus Tapes,

Essays at Autobiography», Edited by

Bernth Lindfors, Suffolk : James Currey,

2011.

À LA PAGE

EN VERS…

Messaour Boulenouar

Je reste en mon burnous*

ce monde impossible où l’on traque l’humain

où l’on pense pour nous

où l’on parle pour nous dans les cages de haine

où l’on mange pour nous cendre étrange et caviar

on vit

en notre lieu et place au plus haut de la fête

où nous sommes témoins du crime et de l’ordure

des cris de la bassesse et des hommes de proie

ah ce monde impossible

le rêve est une faute où pleure un homme libre

l’espoir est un supplice

hiver de glace

l’amour un subterfuge où la joie reste étrange

rancœur contre soi même

et soi même en autrui

ma bonne argile humaine

errant

sur les chemins de l’exil et de rouge épouvante

quelle âme est à l’encan au bazar du vieux monde

où l’enfance est un crime au signe sans valeur

angoisse et sable au vent en mon âge de plomb

je ne suis rien encore

mais pour ne pas mourir dans leur labyrinthe

je reste en mon burnous un chant de nuit nomade

pâtre au cœur musicien

errant

de soif en soif

pleurant dans le secret de ma vieille transhumance

la joie future

où l’on m’empêche d’être

dans ce déluge d’ombre et de poussières

où mon regard s’arrête

au seuil de mes vergers brûlés

au faîte de leur joie

Celui que l’on peut considérer comme l’un des plus grands poètes

contemporains algériens est né le 11 février 1933 à Sour El

Ghozlane où il a toujours vécu. Elevé dans une famille modeste,

Messaour Boulenouar s’est abreuvé, tout petit, aux sources de la

poésie populaire, à travers sa grand-mère, elle-même poétesse. Il

fréquente la médersa et l’école coloniale, mais doit arrêter ses

études pour raisons de santé. Il n’abandonne pas pour autant le

savoir et devient un «autodidacte érudit». Combattant pour

l’indépendance, il est arrêté et incarcéré en 1956 à la prison de

Barberousse à Alger durant plus d’une année. Soucieux de sa

liberté, il a exercé divers métiers : cafetier, enseignant, assureur,

fonctionnaire à l’enregistrement et au timbre et, parallèlement,

animateur culturel bénévole.

La semaine dernière, il a fêté son 80e anniversaire. El Watan associe

tous ses lecteurs et lectrices à la considération et la reconnaissance

que ce grand poète mérite tant.

Arts & Lettres.

*Les vers ci-dessus sont tirés de l’anthologie en trois volumes parue en

2007 aux éditions Dalimen. Le titre est de la rédaction.

ŒUVRE DE MONCEF GUITTA


THÉÂTRE

Ce spectacle

de théâtre

expérimental

happe le

spectateur, tant

au plan de la

raison que des

tripes

Dès son intraduisible titre, Asfar ennar el barda

(littéralement «Les volutes de la flamme

froide»), étale sa démesure. La mise en

scène de ce foisonnant poème dramatique

de Saïd Mahmoudi par Haïder Benhassine

en démultiplie la charge. Elle a cependant l’élégance

de ne pas basculer dans l’emphase qu’il charrie. Avec

elle, Haïder s’est engagé sur un nouveau sentier dans

sa quête d’un théâtre de l’exigence. Il est dans la suite

logique de ses précédentes créations, s’appuyant sur

des textes forts à l’exemple d’Oubliez Hérostrate, de

Grigori Gorine, sa première grande mise en scène et

Hallaj el kheïr, Hallaj el fouqara, sa dernière, toutes

d’une veine élitiste qui ne largue pas le grand public

au cours de la représentation. Bien au contraire. Avec

Asfar, le risque d’un surcroît d’hermétisme n’a pas fait

reculer Haïder. Il en joue même avec bonheur.

Les puristes qui abhorrent les nouvelles écritures dramatiques

et scéniques n’ont pas aimé lors du dernier

festival national de théâtre professionnel. Ils ont eu tort

ne serait-ce que parce que ce spectacle de théâtre expérimental

fonctionne. Il happe le spectateur tant au plan de

la raison que des tripes, l’entraînant entre émotion toute

intellectuelle et affectivité lorsqu’il monte en cadence.

Le rythme est démentiel par moment. Il est question de

chaos, de nos mythes fondateurs et des figures qui ont

forgé notre imaginaire collectif. On passe parfois de

l’arabe littéraire au dialectal dans une sorte de mise en

abîme, comme si on passait de la fiction à la réalité. Le

spectacle prend alors de la fraîcheur, versant dans un

corrosif humour, celui du tragi-comique.

Dans la représentation qu’il nous a été donné d’assister

à la maison de la Culture de Témouchent, le spectacle se

décline hors des sentiers battus des successifs tableaux

et scènes. Il est donné d’un trait. Avec toutes les caractéristiques

d’un monologue, son délire verbal se décline

entre plusieurs voix, celles de sept personnages (trois

femmes et quatre hommes) qui pourtant, bien que distincts

ne sont que les diverses facettes d’un seul locuteur.

Haïder les fait se déchirer et s’entredéchirer, donnant

ainsi à suivre une pièce dialogique, insufflant l’action

là où il n’y en avait pas dans le texte. On passe de

El Watan - Arts El Watan & Lettres - Arts - Samedi & Lettres 16 février - 1 2013 - 16

LA NOUVELLE PIÈCE DE HAÏDER BENHASSINE

Les volutes de l’innovation

Un texte fort, une mise en scène exigeante, une bonne

interprétation… What else ?

HAÏDER BENHASSINE

Comédien dans dix spectacles, traducteur de sept

pièces et adaptateur de quatre autres, Haïder

Benhassine, un artiste multiple, est surtout connu

comme metteur en scène. Il a à son actif six mises en

scène dont sa première, Oubliez Hérostrate de Grigori

Gorine, a décroché le Prix de la mise en scène lors du

festival national de théâtre en 2008. Pour une plus fine

appréciation de la grosse pointure qu’il est, il n’est que

de citer les pièces qu’il a traduites à partir du répertoire

universel : En attendant Godot, de Samuel Beckett, Zoo

Story d’Edward Albee, La maison frontière de Slamowir

Mrozek, Le professeur Kleanow de Karen Bramson,

L’Oncle Vania, d’Anton Tchekhov, Les Justes d’Albert

Camus et Le prix d’Arthur Miller.

Par ailleurs, il a adapté Le chant du cygne et L’ours

d’Anton Tchekhov, L’art de la comédie d’Edouardo de

Filippo et La grotte éclatée d’après le roman de Yamina

Mechakra.

Haïdar Benhassine, batnéen, né en 1970, est issu en

2002 de l’ex-INAD (Institut national des arts

dramatiques), l’actuel ISMAS, où il fait des études en

tant que comédien. Il se sent particulièrement

redevable envers deux de ses professeurs, Noual

Brahim et Haddi Boukerche. Pour ce qui est de sa

mutation vers la mise en scène, il se sent une dette

envers Ahmed Benaïssa dont il a été assistant-metteur

en scène sur La grotte éclatée. De même, sa gratitude

va au regretté Kacem Mohamed, l’immense homme de

théâtre irakien qui l’a encadré lors d’un stage de

formation en 2007. Enfin, ceux qui sont au courant de

l’intimité de Haïder, savent la contribution affectueuse

de la comédienne Amal Menghad, son assistante et sa

compagne dans la vie.

tourments intérieurs à un conflit entre protagonistes. Cet

exercice rappelle par certains aspects le théâtre halqa de

Kaki et Alloula où plusieurs personnages, individuellement

ou collectivement, prennent en charge un récit. Si

chez Alloula et Kaki il est question de théâtre épique et

de goual se démultipliant en plusieurs autres, passant du

statut de coryphée à celui de chœur, chez Haïder, c’est

du théâtre dramatique. Mais encore, dans son cas, les

personnages ne sont pas les clones des uns des autres

lors du dédoublement du goual. Ils sont des personnages

distincts. La direction d’acteurs et leur puissance de jeu

sont remarquables. La scénographie, due au metteur en

scène, ne joue d’ailleurs pas d’un dispositif scénique

mais de la plasticité des corps des comédiens et de leur

répartition sur scène. Par moments, leurs déplacements

collectifs ou en solo et les contrepoints que leur opposent

l’un ou l’autre dans leur évolution, sont de l’ordre

de la chorégraphie. Youcef Meftah a stylisé les mouvements

sur scène. La lumière vient en appoint mais sans

À SUIVRE

trop se faire voyante. La musique d’Hassan Lamamra

est également en forte complicité avec les séquences

monologiques, les habillant du lamento d’un taqassim

ou de la fureur d’une haletante rythmique.

Dans la distribution, il y a Amal Menghad, l’assistante

du metteur en scène, dans un ingrat rôle qui n’est secondaire

qu’en apparence. Samia Meziane, depuis sa distribution

dans Oubliez Hérostrate, a gagné en métier dans

l’art des tréteaux, elle qui a d’abord percé au cinéma.

Hafida Benrazi est tout aussi convaincante en personnage

moins contrasté, plus fragile. Ahmed Deham, sortant

de l’ISMAS depuis deux années, est la grande révélation

du spectacle. Il est impressionnant de présence,

étalant une formidable palette de jeu. Quant à Brahim

Djaballah, Mohamed Amine Boussaïd, Salim Aït El

Hadj, ils n’ont pas démérité. Allez les voir, Asfar ennar

el barda est actuellement en tournée nationale. Il la

ponctuera à Alger dans un espace non conventionnel : le

musée de la calligraphie. Mohamed Kali

PHOTOS : D. R.


ls étaient plus de 38 participants et plus de

500 invités à venir découvrir les dernières

tendances en matière de haute coiffure et

d’esthétique à la salle Dar El Mabrouk de

Staouéli. Nombreux ont été ceux qui ont

pu savourer, tout au long de cet après-midi

pluvieux, un programme des plus variés.

L’initiatrice de cet événement grandiose,

M me Selma Bouyacoub en l’occurrence,

aidée par son époux Abdelhakim, a offert

un podium des plus diversifiés. En

quatre heures, les 38 participants, venus

d’Alger, de Djelfa et de Laghouat, ont

démontré, en live, leur savoir-faire en

coiffure, maquillage, onglerie ainsi qu’en

haute couture. Bref, un délicieux cocktail

à la hauteur des attentes. M me Selma

Bouyacoub, directrice générale de Mag

Look, a rappelé à l’assistance que «Zine

made in bladi» donnait la chance à des

coiffeurs algériens, formés en Algérie

ou ailleurs, de montrer leur talent. «Il

est temps de valoriser le savoir-faire

algérien. Sans prétention aucune, cette

manifestation, qui a lieu trois fois par

an, a acquis beaucoup de maturité et

de professionnalisme. La jeunesse est

plus confiante. ‘‘Zine made in bladi’’ est

l’occasion unique pour les participants

de communiquer et d’échanger leurs avis

et leurs expériences. Notre objectif est

également de relever le défi en matière de

compétence et de savoir-faire», dira cette

spécialiste. Cet après-midi convivial a été

étrenné par un défilé de mode baptisé «Les

Mille et Une Nuits», signé par la boutique

de haute couture Lalla Khadidja de Aïn

Benian et de Blida. Une dizaine de mannequins

ont défilé dans des tenues oscillant

entre des karakous et des bedrounes. Le

danseur et chorégraphe syrien, Chady, a

accompagné tous ces mannequins pour

ensuite donner une belle prestation de

danse. Suivra un autre défilé spécifiquement

de bedrounes de la couturière

Nabila. Place ensuite aux démonstrations

et aux ateliers pluriels de travail. Armés

de leurs matériels et de leurs modèles, certains

salons et instituts de beauté se sont

fait une joie de proposer une séance de

coloration, de coupe et d’esthétique. Les

dernières tendances et nouveautés ont été,

de ce fait, révélées. Preuve en est cet appareil

à ongles qui imprime par projection

d’encre n’importe quel motif directement

sur les ongles en quelques secondes seulement.

Cette imprimante possède un ordinateur

intégré ainsi qu’un écran LCD tactile,

afin de sélectionner les motifs. Ces derniers

sont réalisables sur des ongles

aussi bien naturels ou en gel UV. Autres

nouveautés, le fameux appareil multifonctionnel

de beauté personnalisable du

visage «Catio-Vital», l’appareil d’épilation

au fil à lumière pulsée ou encore

l’épilation à la résine froide. Il est à noter,

par ailleurs, que Mag Look se décline

sous la forme d’une revue bimensuelle,

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 18

MODE

14 e ÉDITION DU SHOW

«ZINE MADE IN BLADI» À ALGER

A la découverte

de nouvelles tendances

U

● Devenu un rendez-vous incontournable pour les professionnels de haute coiffure

et d’esthétique, «Zine made in bladi» a réussi à se positionner sur le marché national

par son sérieux et son professionnalisme.

UNE CINQUANTAINE D’EXPOSANTS

AU SALON DU MARIAGE D’ORAN

spécialisée dans la coiffure et l’esthétique

et d’un club. Ce dernier, qui existe depuis

cinq ans, a pour mission principale de (re)

dynamiser la création artistique, découvrir

les talents de demain et assurer un élan

commercial aux salons adhérents.

Le club Mag Look s’assigne également

comme but de représenter la coiffure à

l’étranger. Au-delà de la connaissance

de l’actualité de la mode coiffure, Mag

Look offre à ses adhérents chaque saison

des prestations de formations professionnelles,

des ateliers techniques, des

formations réservées aux collaborateurs

des salons des adhérents, des vidéos

techniques, des magazines de haute coiffure

algérienne et des réductions sur les

produits.

Nacima Chabani

Diverses prestations proposées

ne cinquantaine d’exposants participent au Salon du

mariage intitulé «Mabrouk», organisé par la boîte YB

communication, jusqu’au 16 février au Centre des conventions.

Vidéos, démonstrations sur site rehaussent un décor tout

en couleurs agrémenté par des senteurs diffusées à l’occasion.

Représentants de salles de fêtes, traiteurs, décorateurs, habilleurs,

bijoutiers participent à cet événement inédit à cette échelle, selon

les organisateurs. Des prestations diverses sont proposées sur

place à l’exemple de Marineuma Viana Andrade, technicienne supérieure

chez Ybera (représentée en Algérie par Brasillisse), qui

vient directement du Brésil pour effectuer des démonstrations,

mais aussi former les coiffeuses désireuses d’améliorer leurs

prestations. Le hammam spa Marakech devait également faire

appel à une spécialiste des soins de la peau, Patricia Laurens de

France. Les bijoux de fantaisie, Infinity, viennent exclusivement

de Turquie. C’est dire que les prestations entourant la cérémonie

du mariage s’internationalisent. Cela a déjà été le cas, proximité

oblige, avec le kaftan marocain, commandé par Djawhar

Au centre, M me Selma Bouyacoub, organisatrice de «Zine made in bladi»

El Andalous. De petits objets de cérémonie (décorations florales,

etc.) et des produits, tels les dragées viennent directement

d’Europe et sont proposés à pas moins de 100 DA la pièce par

Marjolaine. Certains exposants, comme Sweet home, proposent

des accessoires en location, dont des couverts et des nappes pour

minimiser les coûts du mariage. En revanche, à condition de payer

le prix, des salles des fêtes comme le Zénith pouvant accueillir

350 convives proposent des prestations presque complètes à

300 000 DA. Seule condition, «ici les chanteurs de raï, excepté

cheb Réda, ne sont pas admis», précisent les représentants du

stand. «Nous assurons la prestation du DJ, mais si le client a

une préférence pour un groupe, un chanteur ou une troupe de

musique, un lieu est aménagé pour cela», ajoutent-ils. Hormis les

gâteaux traditionnels incontournables, comme ceux de Naïma,

d’autres services annexes sont également proposés dans ce salon,

comme la prestation photo et vidéo (studio Lukas par exemple) et

pour 30 000 DA on peut s’offrir un film en HD et des photographies

immortalisant la soirée. D. B.

La chbika à l’honneur au

Musée des arts et traditions

populaires d’Alger

Le Musée des arts

et traditions à La

Basse Casbah, à

Alger, organise, du

17 au 21 février, une

exposition

consacrée à la

«chbika», signée

par l’artisane, Mme Boustia Zahira.

Pour rappel, la

«chbika» est pratiquée depuis des lustres en Algérie. Cette

dentelle, faite de nœuds d’aiguilles et dont les fils sont tirés

peut prendre la forme de vagues, de chevrons, ou de

papillons. Son extrême délicatesse en fait une broderie très

convoitée. Cette broderie reste un élément indispensable

dans tout trousseau de mariée.

Le polo Lacoste :

une icône de 80 ans

Célébrant son 80e anniversaire en 2013, la marque, symbole

de l’élégance décontractée depuis 1933, s’appuie sur ses

authentiques racines sportives. Lacoste rend hommage à

l’esprit visionnaire de son fondateur, en projetant sa plus

mythique invention, le polo L.12.12, dans le futur. Né à

Troyes, berceau d’alors de la bonneterie, le polo y est

toujours fabriqué, même si, mondialisation oblige, il est fait

aussi au Maghreb, en Europe de l’Est ou dans le Sud-Est

asiatique et en Amérique latine. En 2013, la marque propose

un polo kit pour chaque mois. Chaque kit est disponible en 12

exemplaires. Inspirés du logo créé par Peter Saville, ces kits

imaginés par June Twenty First sont comme des objets de

collection. Avec le numéro 1 «Tribute to René», personnalisez

le polo L.12.12 blanc en utilisant différentes techniques :

coloriage, couture, broderie, flocage ou graffiti.

PHOTOS : D. R. LES DERNIÈRES NEWS

Destinée, nouveau solitaire

de Cartier

La maison Cartier

présente son

nouveau

solitaire. Son

nom est

Destinée.

Rehaussé d’un

diamant

d’exception,

dans la grande

tradition du

fameux solitaire,

cette nouvelle

bague est à elle

seule une

promesse de

lumière.

Entièrement

illuminée, portée

par un anneau,

tel un feston de lumière, cette bague donne l’impression

d’une pierre éclose. Auréolée d’une corolle délicate et

offerte, cette pierre illustre l’éclat des sentiments. Placée sur

une couronne de diamants, la pierre de centre se reflète ainsi

à l’infini. Empreinte d’un beau classicisme, plein

d’intemporalité, ce solitaire puise son style dans l’esprit du

modèle Cartier de 1895. La maison en a admirablement

rajeuni l’esthétique. Un luxe intensément glamour, tel que le

joaillier sait si bien le concevoir.


HORIZONTALEMENT : 1.Petit appartement d'un célibataire.

Agence de presse 2.Ravagea. Objet de cuisine 3.

Exciteront. Equipe 4.Cobalt. Points opposés. Facilité 5.

Baigner. Ville de France 6.Grande école. Méprisable. Egare

7.Affluent de l'Oubangui. Jeu chinois. Ile des Cyclades 8.

Irréparables 9.Fleuve d'Irlande. Possessif. Félin d'Asie. Zone

d'activité 10.Avion de combat russe. Danger. Blonde de pub

11.Battions le pavé. Pare. Fin de verbe 12.Apparues.

Chaussure de plage. Situation 13.Possessif. Traditions.

Transport 14.Epargne. Offre 15.Blabla. Fiable. Avant les

autres.

Biffe Tout N° 3433

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Définition

du mot encadré

Peu soigné, en désordre.

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Tout Codé N° 3433

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19

SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :

FASCICULE - ADAM SCOTT

SOLUTION FLÉCHÉES EXPRESS PRÉCÉDENTS:

HORIZONTALEMENT : INFECTION / DECALAGE / TITI / ASE / SAM / SI / APRES / IN /

EDREDON / ANS / CORPS / TRUQUE / DA / REBUTS / BA / TLE / ALITEE / AM / ELUS / PRE.

VERTICALEMENT : INDISPENSABLE / FETARDS / AIL / DECIMER / TR / TU / CA /

SECRETES / ATLAS / DOUBLE / IASI / ORQUE / LOGE / INPUT / AR / NE / ON / SESAME.

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El Watan - Samedi 16 février 2013 - 19

JEUX - DÉTENTE

RÈGLE DU JEU

Biffer tous les mots de la

liste que vous retrouverez

dans la grille, en utilisant

tous les sens possibles. Les

lettres qui n'auront pas été

cochées serviront à former

le mot défini ci dessous.

DÉFINITION

Conclusion d'un

discours (10 lettres)

Solution Biffe Tout

précédent :

ENRICHISSEMENT

En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez

la grille, puis reportez les lettres correspondant

aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous

découvrirez le nom d’un personnage célèbre.

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V

Quinze sur 15 N° 3433

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7

VERTICALEMENT : 1.Gratuitement 2.Saison. Le propre 8

de l'homme. Accord russe 3.Se dilate la rate. Fragiles 4.

9

Ancienne ville de Carie. Longue période. Mit à l'écart 5.

Organisation criminelle. Rubidium. Fleuve d'Europe. Clair 10

6.Combat. Note 7.Gouvernantes. Militaire de l'infanterie 11

8.Marque l'égalité. Mère nourricière 9.Cracheur ardent.

12

Spécialistes du pied 10.Membrane sensible de l'œil. Dans le

vent 11.Parfois pronom. Arme d'aborigène. Titre abrégé 12. 13

Espace dans une foire. Petit mammifère carnivore 13.D'avoir. 14

Phase lunaire. Laborieux 14.Caseriez. Métal 15.Répands.

15

Espèce de saule. Possessif.

SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENT : HORIZONTALEMENT : VERTICALEMENT : 1.PULVERISATION 2.REIS. AREC. OMEGA 3.

1.PRODIGIEUSE. NAO 2.UELE. RECLUSIONS 3.LIESSE. AMASSEE OLE. AUTO. ER 4.DESTABILISATION 5.SENAT. VA. CE 6.GRENER.

4.VS. TENOR. IOS. RE 5.CANETTE. RUPIN 6.RA. BARI. TRESSER 7. REINETTE 7.IE. OTITE. TES. ES 8.ECART. ONT. ET 9.ULM.

IRAIT. TOUER. ASE 8.SEUL. RENDU. NU 9.ACTIVE. TINT. MAI 10. ETUDIERAS 10.SUAI. REUNION. EU 11.ESSORER. SOUPE 12.ISSUS.

OSAIT. EI. NESS 11.IO. NECROSE. ST 12.OMETTES. ANONNER NENNI 13.NOE. PSAUME. NI 14.ANERIES. ASSETTE 15.OS.

13.NERI. ES. UNITE 14.OCTET. EPI. TE 15.TANNEES. RUE. NES. ENREGISTREES.

ALLIANCE - AUSTRAL - BEDONNANT -

BOURDON - CLERICAL - COBRA -

DEBORDANT - DEVINETTE - ECHO -

ELEGANCE - ETAT - FAMILIER - FIDELE -

FRERE - GANGLION - GLANER - HANDBALL

- HELICE - IDIOME - IRIS - LANCEE - LIRE -

OCTROI - OMBRELLE - PALUDISME - PION -

REDACTION - SONORISER - TABAC -

TENTATEUR - VIADUC - VIRTUEL - VITE.

fabricant

périlleux

inédite

envoyée

ailleurs

bouddha

chinois

égalité

parfaite

lustra

infertile

employés

cargaison

dru

île

aven

renom

barre de

fermeture

note

cigarillo

énerver

prend

petite

prairie

gamme

cercle pour

gradés

rejet gazeux

Mots Croisés N°3432

Par M. IRATNI

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

I

II

III

IV

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VI

VII

VIII

IX

X

HORIZONTALEMENT

I- Qui ronge la pierre. II- Bourdonnement d’oreille. III- Oeuvre

de fiction pleine de scènes sanglantes - Perd. IV- Ecueil - Un

caractère d’autrefois - Monstre émouvant du ciné. V- Peinture

murale - Tous les chemin y mènent. VI- Ramenons à la vie.

VII- C’est idem - Tracas. VIII- Le dernier est in - Chrétien

réconcilié. IX- Reçue par voie de succession. X- Avant la

matière - Article - Réponse de sentinelle.

VERTICALEMENT

1- Singe laineux. 2- Polyèdres à vingt faces. 3- Dieu du

Tonnerre - Symbole chimique - Fin de verbe. 4- Conspuer - Tel

un ver - Personnel. 5- Pour classer le numéro musical - Canton

suisse - Fumeur de calumet. 6- Individus excentriques.

7- Suprématie. 8- Recueil de perles - Ville d’Italie.

9- Administre - Texte brahmanique. 10- Pour abréger - Soit.

SOLUTION N° 3431

HORIZONTALEMENT

I- MALSEANTES. II- ILIAQUE - NA. III- SON -

POT. IV- TE - AIDERAS. V- OVERDOSES. VI- UE -

RES - EST. VII- FRAISES - ER. VIII- LAME - RAIRE.

IX. ERE - IL. X- SURETE - EVE.

VERTICALEMENT

1- MISTOUFLES. 2- ALOEVERA. 3- LIN - AMER.

4- SA - ARRIERE. 5- EQUIDES - ET. 6- AU - DOSER.

7- NEPES - SAI. 8- OREE - ILE. 9- ENTASSER.

X- SA - TREVE.

Fléchés Express

berge

c’est-à-dire

vaut dix

points

capitale

nuance

lieu planté

d’aulnes

recul utile

item

vide

préposition

sujet

imprécis

N° 3433

xénon

angoissant

Jeux proposés par gym C Magazine


T

Par Mourad Goumiri

Professeur associé

erme militaire, le concept

de fenêtre de tir peut-il

expliquer le phénomène

sociopolitique que vit actuellement

l’Algérie ? Cette notion peut apporter

un éclairage, sans obligation de

résultat, car enfin, les dernières

élections présidentielles (1 er , 2 e , 3 e

mandats), législatives et communales,

nous ont clairement et définitivement

démontré une seule et unique

vérité contenue entièrement dans le

niveau d’abstention de ces scrutins.

Le triomphe absolu de l’abstention à

chaque rendez-vous de «désignation

élective», organisé par le pouvoir

et la large désaffection électorale

vis-à-vis de ces désignations, nous

fondent à affirmer que le gouffre

qui sépare la société du pouvoir

s’agrandit irrémédiablement, lui

ôtant toute crédibilité, tant au niveau

national qu’international, quelle

que soit, par ailleurs, la cuisine

distributive concoctée, en termes

de pouvoir, en sièges, afin de

préparer à l’abri de la société réelle,

la prochaine élection présidentielle

(première fenêtre de tir). Le gap

entre le pouvoir et le citoyen

s’approfondissant durablement, la

rupture de la paix sociale prend

forme et risque de remettre en

cause toutes les manipulations

préparées dans les laboratoires

nationaux et étrangers. Dès lors,

un certain nombre de manœuvres

de diversion apparaissent pour

brouiller les pistes, tout en amusant

la galerie, comme l’agrément d’une

cinquantaine de partis politiques,

après une interdiction de plus de dix

ans, un «lifting» gouvernemental

et un redressement de la coalition

du pouvoir virtuel. Toute cette

agitation révèle, à n’en pas douter,

que le pouvoir actuel n’a pas du

tout l’intention de se réformer «de

l’intérieur» pour ceux qui auraient

Par Didouche Hamou

Député FFS

a principale richesse de l’Algérie, son

L pétrole et son gaz, n’est plus source de

bonheur pour son peuple. La volonté d’accaparement

de la rente pétrolière par ses dirigeants

plonge des pans entiers de la société dans la

misère, tandis que les jeunes n’ont qu’une

envie : quitter le pays. Les événements qui

ont marqué l’année 2011-2012 vont modifier

en profondeur la scène énergétique. Le risque

géopolitique accru redonne corps au thème

de la sécurité des approvisionnements, Fukushirna

pose la question de l’avenir du nucléaire,

l’essor des gaz de schiste modifie la donne du

marché gazier, etc.

Nous avons été par ailleurs confrontés à un

troisième choc pétrolier rampant : le prix

moyen du pétrole a dépassé largement le maximum

atteint, en 1980, lors du deuxième choc.

La facture énergétique s’alourdit, mais le poids

du pétrole dans l’économie est plus faible, d’où

un moindre impact sur l’économie.

La diversification géographique de nos approvisionnements

en hydrocarbures et le développement

de nouvelles formes d’énergie restent

plus que jamais un impératif.

Le pouvoir, plus soucieux que jamais de sa

encore quelques illusions naïves ou

sentimentales. Seuls sont à l’ordre

du jour les voies et les moyens

qui lui garantissent sa propre

protection (intérieure et extérieure)

et celle de son clan qui détient

l’essentiel du pouvoir, dans un

espace-temps très particulier, de

passation obligée de pouvoir pour des

raisons... biologiques et gériatriques

(deuxième fenêtre de tir !).

La mondialisation judiciaire

peut, à tout moment, engager la

responsabilité pénale d’un élément du

pouvoir, pour toutes décisions prises,

qui seraient jugées allant à l’encontre

des droits de l’homme «bien

compris» et pour fait de corruption,

à travers des organisations officielles

et non officielles (ONG). Cette

situation nouvelle a fermé au pouvoir

toutes possibilités de fuir le pays pour

aller s’abriter «sous les cocotiers».

Cette équation oblige les acteurs du

pouvoir à résider en Algérie, mais

uniquement à condition de conserver

la totalité du pouvoir, envers et contre

tous, pour lui survivre ou organiser

une alternance fictive, avec son lot

de bonus et de malus, à toutes celles

et ceux qui l’ont servi avec une

obséquiosité rampante. A ceux des

analystes et autres politologues, qui

crient de leur plume, tous les jours,

leurs angoisses sur le danger de la

vacance de la gouvernance actuelle et

future, je tiens tout particulièrement à

les rassurer : l’Algérie «utile» est très

précisément gérée, elle se situe entre

la Banque centrale et Sonatrach !

Pour le reste, c’est-à-dire la «gestion

des indigènes», c’est aux institutions

de l’Etat centralisées, décentralisées

et aux appareils subséquents qu’il

échoit la charge d’organiser la

répartition des miettes, dans une paix

sociale supportable.

Ainsi patentés, les appareils viennent

d’attirer l’attention du pouvoir sur

leur devenir, si la paix sociale venait

à se détériorer davantage et proposent

un partage plus équitable des restes,

dans leur dernière livraison, talonné

de près par un autre appareil, déguisé

en association patronale dont les

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 20

IDÉES-DÉBATS

Fenêtres de tir

survie, va-t-il faire, à la lumière de tous les

bouleversements qui secouent l’univers et qui

posent de nouvelles exigences, le bon choix en

misant sur l’essor des gaz de schiste ? L’Etat

algérien va-t-il courir le risque d’une horreur

écologique pour demeurer dans son merveilleux

confort personnel ? Selon le scénario le

plus favorable, le gaz de schiste permettrait de

compenser le déclin de la production conventionnelle

du gaz naturel.

La seule technique connue à ce jour pour

extraire le gaz naturel contenu à faible concentration

dans la roche est l’injection à très haute

pression d’eau et de composés chimiques

suivant des forages horizontaux situés entre

un et trois kilomètres de profondeur, cette

action ayant pour effet de briser la roche et de

créer des micro-canaux par lesquels remonte

le gaz. Les risques potentiels de la fracturation

hydraulique pour l’environnement et la santé

humaine sont bien réels. Une étude réalisée par

des experts européens a balayé l’ensemble de

la littérature nord-américaine produite sur le

sujet. Elle détaille toutes les sources possibles

de perturbation de l’environnement et propose

une série de recommandations. Elle bat

en brèche l’un des arguments principaux des

industriels, qui prétendent que les contaminations

de l’eau constatées en Amérique du Nord

résultent de défaillances dans la cimentation

adhérents ont, pour la plupart, des

sociétés de trading (import-import)

et des représentations de firmes

étrangères, en parallèle à leur activité

originelle, ce qui leur a valu le dernier

redressement. En effet, en cas de

débordement majeur, le dispositif

sécuritaire, mis à contribution, peut

se révéler incapable de contenir un

tsunami protestataire. Dans ce cas,

le recours à l’institution militaire

devient incontournable. «Or, l’armée,

vraisemblablement, refusera de tirer

sur la foule. De facto, le président de

la République sera mis en demeure

de se démettre», avertit C. Mesbah

! Cette troisième «fenêtre de tir» est

très clairement la pire, en termes de

capacités d’anticipation, puisque le

contrôle du processus est totalement

L’Algérie «utile» est

très précisément gérée,

elle se situe entre la

Banque centrale et la

Sonatrach ! Pour le

reste, c’est-à-dire la

«gestion des indigènes»,

c’est aux institutions

de l’Etat centralisées,

décentralisées et aux

appareils subséquents,

qu’il échoit la charge

d’organiser la répartition

des miettes, dans une

paix sociale supportable.

incertain. Le consensus qui sortira de

la «boîte noire», émanera directement

du cœur du volcan de la société réelle,

celle-là même qui est totalement

ignorée par la société virtuelle et

donc du pouvoir, ce qui rendra le

choc frontal inévitable et la violence

bestiale prévisible. L’émiettement

et l’atomisation de la société, par

les différents «redressements»

successifs, dans les différents

domaines idéologique, politique,

économique, culturel, cultuel...,

instruments privilégiés de la gestion

du pouvoir, de manière à contrôler

la sédimentation sociologique de

notre nation, à son seul profit, ont

créé un vide sidéral dans la société

(partis, élites, associations, syndicats,

organisations...), ce qui aura pour

conséquence une gouvernance

élémentaire désastreuse à tous les

niveaux, avec comme corollaire

la ploutocratie et la corruption

généralisée. Cette situation de

vacance voulue va être comblée

par l’émergence et le règne de la

médiocrité obséquieuse et se traduira

par des contreperformances dans tous

les compartiments de notre société

(entreprises, écoles, universités,

hôpitaux, sports, recherche, arts,

culture, diplomatie, construction,

urbanisme, culte, écologie ...).

L’Algérie véhicule ainsi l’image

contradictoire d’un pays riche, aux

immenses potentialités, à la tête

duquel un pouvoir et ses courtisans

maintiennent leur peuple dans la

pauvreté, voire la misère et leur

jeunesse dans le désespoir, dont

l’une des manifestations la plus

emblématique est la «harga».

Pris donc en tenailles entre une

passation de pouvoir forcée, aux

conséquences tragiques et un

compromis clanique en la forme

d’une «côte mal taillée», le pouvoir

vient de trancher dans le vif

(quatrième fenêtre de tir), en optant

pour le sacrifice d’un de ses clans

pour la sauvegarde du système tout

entier. Les deux décrets présidentiels,

signés en catimini ces derniers temps,

rendant au Premier ministre une

partie des prérogatives de l’ex-chef

du gouvernement, illustre assez

bien l’atmosphère de suspicion

généralisée des clans du pouvoir à

l’approche de la seule échéance qui

les intéresse, à savoir la présidentielle

de 2014. Ce début de mise en œuvre

du scénario retenu ne doit souffrir

d’aucun handicap ni d’aucune

contrariété d’où qu’elle vienne, fûtelle

du Président lui-même, il y va

de la survie du pouvoir. Un intérim

qui ne dit pas son nom, voilà à

quoi nous assistons actuellement, en

Gaz de schiste, un risque potentiel *

des puits, mais pas de la technique de fracturation

hydraulique elle-même. Or, la fracture de

la roche peut intervenir sur des caractéristiques

géologiques (ou modifiées par l’homme) susceptibles

de créer des passages pour les fluides

chimiques ou les gaz qui iraient contaminer les

ressources en eau potable, pose le rapport. De

ce fait, la contamination des eaux souterraines

«demeure un risque potentiel». Pour y remédier,

il conviendrait de maintenir une distance

minimale de 600 m entre la zone de production

et la ressource en eau potable. Sur un million

de fracturations hydrauliques, il n’y a pas eu

de pollution. Les ennuis rencontrés, réels mais

peu nombreux, venaient non pas de la fracturation

horizontale, mais du forage vertical qui

recueille le gaz. Pourquoi l’Etat algérien agit-il

dans le plus grand secret dans cette question de

l’exploitation des gaz et huiles de schiste ? Que

craint-il au juste ? Est-ce que cette exploitation,

non conventionnelle, est une nécessité pour

l’essor de l’économie nationale ? Est-ce donc

que les catastrophes écologiques et sanitaires,

provoquées par ces ressources fossiles à travers

le monde, n’ont pas été assez convaincantes

pour opposer le principe de précaution à cette

tentation qui, tout compte fait, n’est rien d’autre

qu’une perte de temps et d’argent bien navrante

pour le peuple algérien ? Un peuple qui n’a pas

profité du pétrole peut-il connaître le bonheur

attendant que les éléments du puzzle

soient réunis et qu’apparaissent

les véritables décisions prises. La

diplomatie ayant été privatisée,

sa gestion est instrumentalisée de

manière à toujours servir la pérennité

du pouvoir et ses intérêts avant

ceux de l’Algérie. Deux pays sont

concernés par le cautionnement du

pouvoir, les USA et la France, dans

le premier cercle concentrique du

rapport de force du moment, puis

viennent après, au titre des capacités

de nuisance, les pays du Golfe, avec

à leur tête le couple supplétif saoudoqatari,

essentiellement utilisé pour le

financement des actions subversives

et un éventuel exil protégé. Le

bain de foule que s’est offert le

président Bouteflika, via F. Hollande

interposé, n’est qu’un avant-goût

de ce qu’il prépare à l’occasion

d’une prochaine visite de J. Kerry.

L’obtention de la «bénédiction»

de la variable extérieure pour

l’intronisation du prochain Président

passe par la satisfaction de leurs

conditionnalités objectives et

subjectives hiérarchisées. Dès lors,

dans un scénario de court terme,

un changement présidentiel avec

une consolidation du pouvoir actuel

sera privilégié (peu importe que ce

soit ce Président ou un autre), par

la variable extérieure, ses intérêts

étant très largement préservés. Dans

une approche globale à moyen et

long termes, (la feuille de route est

contenue dans la stratégie dite du

Grand Moyen-Orient), qui intègre

notre pays dans une stratégie de

transformation structurelle du monde

arabe (le «printemps arabe», en est

une des manifestations), alors le

changement systémique devient

une obligation et l’agenda fixé à

l’élection présidentielle de 2014.

Notre pays ne fera pas exception,

contrairement aux déclarations

officielles!

M. G.

dans une aventure dont on ne connaît, à ce jour,

ni la technologie pour la maîtriser ni les risques

et encore moins les coûts de sa réalisation ?

Pour toutes ces raisons, nous refusons la fatalité

que l’on souhaite nous faire accepter par

des textes ultra secrets. La mascarade continue

alors que les masques sont pourtant tombés au

cours du printemps arabe. On nous avance que

nous avons des ressources énergétiques potentielles

sous nos pieds et qu’il serait stupide de

ne pas en profiter. Ce à quoi nous rétorquons

que nous avons des ressources infinies audessus

de nos têtes (le vent et le soleil), sous

nos yeux (biomasse), dans nos océans (énergie

marémotrice) et sous nos pieds aussi (géothermie).

Mais le lobby industriel et la finance

internationale cupides qui dictent leurs choix à

l’Algérie, n’ont que faire de ces enjeux d’avenir.

Ils recherchent la rentabilité immédiate et

des terrains dociles sans le moindre risque pour

leurs investissements. Les sources d’énergie

sont substituables les unes aux autres. L’eau,

non ! Nous ne pouvons nous aventurer dans

une telle impasse. Notre mix énergétique est un

choix politique auquel doivent être associés les

citoyens et, en aucun cas, le lobby des énergies

fossiles et nucléaires ne doit nous imposer ses

stratégies économiques. Nous sommes jaloux

de notre souveraineté.

*Titre proposé par la rédaction. D. H.


L

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 21

IDÉES-DÉBATS

Pour une renaissance du centre

historique de Skikda

Par Karima Messaoudi

Maître de conférences HDR

à l’université de Skikda

a politique de requalification

urbaine s’inscrit dans un mou-

vement urbanistique de régéné-

ration à l’échelle nationale. C’est, en

effet, à partir des années 1980 que les

villes algériennes se sont lancées dans

l’élaboration de politiques publiques

dites de modernisation urbaine s’appuyant

sur de grands projets urbains et

architecturaux visant à consolider leurs

bases économique et sociale. La ville

de Skikda illustre par son extension le

développement urbain considérable

qu’à connu l’Algérie depuis l’indépendance.

En effet, pris par l’urgence, les

pouvoirs publics n’ont eu de cesse de

promouvoir des réponses rapides, partielles

et ponctuelles à la forte demande

sociale. La frénésie de l’industrialisation

et les grands programmes de

logements, d’équipements, d’infrastructures

et, depuis peu, de «villes

nouvelles», sont les illustrations de

ces interventions étatiques. Ces politiques

publiques de développement

urbain, ont répondu à des besoins

urgents, mais elles ont été, longtemps,

contraintes de délaisser les questions,

pourtant essentielles, de préservation

de l’existant. Le regain de conscience

des pouvoirs publics de l’essouffl ement

de la croissance des villes s’illustre par

les initiatives de prise de décision et par

la nécessité de réinvestir des centres

urbains en diffi culté, mais à fort potentiel

de développement. Ainsi, la question

majeure posée aux responsables

de la gestion des villes contemporaines

n’est plus véritablement d’encadrer la

croissance urbaine ou la consommation

d’espaces en périphérie, mais de

repenser et recomposer la ville sur ellemême

par la régénération des espaces

dévalorisés. Le centre historique de

Skikda occupe une position centrale

à trois points de vue. Sur le plan géométrique,

il constitue le pivot de la

ville. Tout l’espace urbain s’organise

autour du centre historique, comme

en témoigne le mouvement de convergence

des principales voies de communication.

Sur le plan social, il s’impose

comme le centre de gravité de la vie

skikdie. Il concentre les sièges des

trois pouvoirs (communal, wilayal et

juridique), le siège de l’APC (Assemblée

populaire communale, le centre de

commandement policier, la plupart des

services administratifs, une part importante

des commerces de détail ainsi que

les marchés traditionnels et couverts.

Sur le plan de la mémoire collective,

les habitants de Skikda éprouvent un

vif attachement pour cette partie de

la ville, surtout celle dite «houmett

ettalyène», «le quartier napolitain». Par

ailleurs, le centre historique de Skikda

symbolise, ces dernières années, l’incurie

et l’abandon de la ville aux spéculateurs

et aux intérêts privés. Aussi,

il est primordial de le concevoir comme

le lieu, au moyen duquel la ville de

Skikda peut se refonder : en renouant

avec son histoire et son patrimoine dont

elle a cherché à s’affranchir, engagée

au lendemain de l’indépendance dans

un processus d’urbanisation dévastateur

sous l’effet de l’industrialisation,

de la spéculation et de la pratique de

Le centre-ville, un espace urbain et social

l’habitat illégal, se refonder en effaçant

l’angle mort qu’est devenu le centre

historique du fait de son abandon de

la part des administrations communales

successives et d’une partie de

sa population, se refonder, enfi n, en

manifestant la capacité de toute une

ville à se mobiliser dans un projet.

UNE NOUVELLE DONNE POLITIQUE :

LA REQUALIFICATION URBAINE

La requalifi cation du centre historique,

engagée à l’initiative des politiques

urbaines et du regain de conscience des

autorités locales et des habitants de la

ville de Skikda, a commencé au milieu

des années 1990. En cette période,

les autorités de la ville ont adopté,

sans trop de résultat, la classique mais

éprouvée boîte à outils urbanistique,

associant remise en état du bâti et mise

en valeur du patrimoine architectural

(réfection de peinture, remodelage

des trottoirs…). Si la réhabilitation

des immeubles et des espaces publics

constituait le cœur de cette politique

de requalification urbaine, celle-ci

poursuivait également un objectif de

requalifi cation en voulant contribuer à

la refondation d’une ville marquée par

la clochardisation et par la présence de

la plateforme pétrochimique. En effet,

aux yeux des habitants de la ville et de

quelques élites locales, la plateforme

constitue un trou noir aspirant toute les

potentialités de la région et engendre

un creuset qui défi gure l’image d’une

ville saine et durable. Cependant, suite

à la promulgation des textes législatifs

relatifs à la patrimonialisation et

à la parution de la loi : 98-04, loi sur

le patrimoine, le regain de sensibilisation

à la préservation et la protection

du patrimoine bâti commençait

à marquer les décisions et les volontés

politiques. Parmi ces nouvelles

exigences : la réhabilitation et la

conservation deviennent essentielles.

Les tissus existants historiques représentent

un patrimoine important et

un pan d’histoire et de mémoire des

peuples, ce qui exige, de ce fait une

prise en charge en rapport avec les

enjeux consistant à restaurer les monu-

ments et réhabiliter le vieux bâti. Cette

loi a donné aux élus locaux une capacité

d’action qui leur a permis de s’affranchir

des conditionnements politiques et

d’engager une politique locale urbaine

volontariste. En outre, les enjeux de la

requalifi cation du centre historique de

Skikda et les contraintes qu’il impose

exigent la nécessité d’une intervention

pluridisciplinaire de grande ampleur.

Ainsi, le renouvellement de la forme

politique doit également s’accompagner

d’un renouvellement de la forme

d’action. Toutefois, deux obstacles

freinent la requalifi cation du centre

historique de Skikda. Les autorités

locales se heurtent tout d’abord à une

propriété immobilière particulièrement

fragmentée. 55% du parc immobilier

du centre historique sont entre les

mains de propriétaires privés. Le reste

est de propriété publique. A cela vient

s’ajouter l’émiettement de la propriété

privée, puisque plus des deux tiers des

logements appartiennent à de petits

et moyens propriétaires (indivision,

copropriété). Or, les travaux de restauration

ne doivent pas se limiter à une

seule habitation, mais bien porter sur

l’ensemble d’un immeuble, de même

pour les opérations de réhabilitation

qui ne sont profi tables et rentables que

si elles sont menées à l’échelle d’un îlot

ou d’un quartier. Un immeuble restau

au milieu d’un bloc complètement

dégradé perd une grande part de la

valeur qu’il a ainsi acquise. Plus il y

a de propriétaires dans un immeuble,

plus il est long et laborieux de mettre

en place un projet de réhabilitation à

cause des divergences d’intérêts et des

différents niveaux de solvabilité. A cet

effet, la gouvernance locale chercherait

à maintenir la mixité sociale du centre

historique qu’un processus de «gentrifi

cation» risquerait inévitablement

de compromettre. Le second obstacle

au processus de requalifi cation du

centre historique tient à l’ampleur de la

tâche à accomplir et, simultanément, la

capacité d’investissement de la wilaya.

Il faudrait de 25 à 30 ans pour la requalifi

cation complète du centre historique

de Skikda. Il est diffi cile d’en chiffrer

le montant. Aussi, à Skikda, la haute

instance wilayale demeure l’acteur

principal de cette politique de régénération

urbaine tant comme incitateur et

porteur de projets que comme source

de fi nancement. Néanmoins, préserver

et conserver sont les maîtres mots de

cette volonté de requalifi cation pour

laquelle l’ensemble du centre historique

de Skikda constituerait de fait un

«monument».

LA REQUALIFICATION DU CENTRE

HISTORIQUE : UNE EXPÉRIENCE

COLLECTIVE

L’idée de réappropriation du territoire

constitue l’axe directeur du programme

de requalifi cation du centre-ville de

Skikda. Elle se décline sous son volet

classique de restauration du bâti, mais

aussi sous la forme d’une réappropriation

symbolique par la mise en scène

du patrimoine. Pour les citoyens de

Skikda, la renaissance du centre-ville

passe autant par sa réhabilitation physique

que par le changement du rapport

que ses habitants entretiennent avec

lui. Par ailleurs, la découverte du patrimoine

et la transmission de sa mémoire

doivent faire prendre conscience aux

habitants qu’ils partagent un même

territoire et qu’ils sont liés les uns aux

autres par une histoire commune et,

implicitement, par un devenir commun.

Une ville n’est pas uniquement un

ensemble d’édifi ces, de maisons, de

places, d’écoles, de routes, c’est surtout

un ensemble de relations humaines

qui relient tous ceux qui vivent en

ville, soit par choix soit par hasard. Ce

rappel possède une résonance toute

particulière dans le cas de Skikda dans

la mesure, où la ville a précisément

été pensée et construite comme une

juxtaposition de constructions. Cette

initiative politique nous rappelle que

l’éducation est l’un des moyens privilégiés,

sinon le seul, pour transformer

la société. C’est en donnant des repères

communs que l’on fait vivre le sentiment

d’appartenance, notamment au

moyen de «l’enseignement de l’histoire»,

qui organise la mémoire collective,

et de la géographie, qui fournit un

répertoire territorial commun. Cette

politique de requalifi cation urbaine

s’inscrit dans une politique de marketing

urbain. Skikda possède une image

«disqualifiante». Dans l’imaginaire

collectif, la ville est intimement associée

à la décrépitude et à la violence.

Elle est davantage connue comme une

place de brigands portant le glaive, que

comme une ville au riche patrimoine

architectural et artistique, un haut lieu

du tourisme culturel et estival en Méditerranée.

A une époque où les perceptions

et les représentations jouent un

rôle déterminant dans le comportement

des acteurs économiques, l’enjeu est

de parvenir à modifi er cette image.

L’attractivité de la ville auprès des

touristes et des investisseurs dépendra

en effet de la capacité des pouvoirs

publics à rendre attractif le territoire

de Skikda. La gouvernance actuelle

semble avoir compris la portée de cet

enjeu, elle fait du changement d’image

l’un des axes directeurs de sa politique

urbaine. Enfi n, la ville doit projeter une

image de confi ance et de respectabilité.

Dans cette course à l’image aux effets

mimétiques, seules les villes qui se

démarqueront des autres auront une

chance de capter les fl ux économiques.

L’expérience montre que le volontarisme

politique ne suffi t pas. Il faut du

temps. Cette stratégie de marketing urbain,

permettra sans nul doute à Skikda

de présenter une image renouvelée,

l’image d’une ville combative et en

pleine renaissance. Il est, de ce fait, indispensable

de développer un discours

qui mette en avant des qualités à la fois

plus neutres et plus en phase avec les

attentes des acteurs économiques que

sont les touristes et les investisseurs (la

spécifi cité du patrimoine artistique et

architectural, la gastronomie, la qualité

de vie…). La réussite d’une politique

de marketing urbain dépend enfi n du

contexte dans lequel elle s’inscrit.

Skikda n’est pas une entité isolée, elle

appartient à un territoire (une région

et un pays) dont l’image (positive ou

négative) rejaillit sur elle.

K. M.

PHOTO : D. R.


14:55 Adoption à risques

16:00 Ghost Whisperer

Le petit démon

16:55 Tous ensemble

18:45 50mn Inside

20:00 Journal

20:50 Divertissement

Voice, la plus belle voix

Les auditions à l’aveugle se

poursuivent : dos tourné aux

chanteurs et musiciens, les quatre

coaches doivent choisir les candidats

qu’ils ont envie de soutenir…

23:55 Les experts - Une dent

contre elle.

00:40 Les experts - Petit poucet.

01:30 Human Target : la cible

15:40 Preuve à l’appui

l’amour à la haine.

16:25 Preuve à l’appui

Vivre enfin.

17:15 Les mystères de l’amour

19:00 Eternel Coluche

20:50 Série

New York, section

criminelle,- Le justicier de

l’ombre

Un médecin, qui pratique des interruptions

volontaires de grossesse dans l’Etat de

New York, est retrouvé assassiné…

22:30 New York, section

criminelle - Disparition sur

ordonnance.

00:10 Suspect n°1

13:55 Envoyé spécial : la suite

14:45 Grand public

15:40 Boulevard du palais

17:20 La parenthèse inattendue

19:00 Mot de passe

20:00 Journal

20:45 Variétés

Champs-Elysées

Chanteurs, comédiens, humoristes

font leur arrivée en voiture sur le

générique traditionnel de «Champs-

Elysées» pour une grande soirée de

gala…

23:00 On n’est pas couché

02:05Le journal d’Anne Frank

03:45 Dans le secret du grand

bazar européen

16:07 Planète insolite

16:59 Empreintes

17:04 L’éléphanteau qui voulait

être adopté

18:00 C à vous,

19:01 19 H Paul Amar

20:40 Magazine

Echappées belles

Cette semaine, Jérôme Pitorin

s’aventure sur les reliefs escarpés

du Vercors, écrin de verdure en

été, paradis blanc quand vient

l’hiver.

22:09 Vu sur Terre

23:02 L’oeil et la main

23:29 Dr CAC

23:55 Tignes, tous en piste

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 24

TÉLÉVISION

17:00 Les carnets de Julie

17:55 Questions pour un

champion

19:00 19/20

20:00 Tout le sport

20:15 Zorro

20:45 Film

Berthe Morisot

Fille de préfet, Berthe Morisot

ne songe qu’à sa passion :

la peinture. Sa rencontre avec

l’artiste Edouard Manet va

bouleverser son existence…

22:20 Cigarettes et bas nylon

00:25 Romeo et Juliette

02:10 L’ombre d’un doute

03:50 Un mort à l’Elysée

15:05 Lie to Me - La vie

comme elle est

15:50 Lie to Me - Noces de cire.

16:35 Lie to Me - Alter ego

17:25 Lie to Me Femmes sous

influence.

19:40 Humour

Un gars, une fille

Dans la vie de couple, on constate

facilement que les hommes et les

femmes ne se ressemblent pas,

ce qui ne facilite pas toujours le

quotidien !

21:40 Sport de force

22:30 17e sans ascenseur

23:20Zemmour et Naulleau

00:20 Paris dernière

14:50 Rugby

16:50 Football

18:55 Samedi sport

19:00 Le JT

19:10 Salut les Terriens

20:25 Made in Groland

20:55 Film

Dans la tourmente

Quand il apprend que son patron, qui

a détourné de l’argent, délocalise son

usine à l’insu de ses salariés, un

ouvrier désespéré décide de passer à

l’action…

22:40 Jour de rugby

23:20 Jour de foot

00:10 Samedi sport

00:25 Intruders

15:20 Glee La reine de la

promo.

17:00 Glee - Les lumières de

Broadway.

17:50 Soda

19:45 Talent tout neuf

20:50 Série

Les Simpson - Marge

piégée par le net

Pendant que Marge essaie de se

familiariser avec le monde virtuel

d’Internet, Lisa rejoint une équipe

de football féminine et Homer…

21:10 Les Simpson - L’équipe

des nuls.

21:35 Les Simpson - La

vengeance

15:25 L’énigme du dinosaure

17:40 Mystères d’archives

18:10 Bienvenue à...

18:35 Arte reportage

19:30 Le dessous des cartes

19:45 Arte journa`

20:50 Film

Crimes à la cour des Médicis

Grâce aux techniques de la médecine

légale, historiens et bioarchéologues

tentent de résoudre des affaires qui ont

secoué la Florence des Médicis, au XVIe

siècle…

20:50 Crimes à la cour des

Médicis

22:40 Tracks

23:40 Documentaire

18:00 Stargate SG-1

Vaisseau fantôme.

18:50 Stargate SG-1

Les envahisseurs

19:40 Stargate SG-1

La grande épreuve.

20:35 Film

Florence Larrieu, le juge

est une femme

Adepte des rencontres via le réseau

Internet, une jeune femme tire le

mauvais numéro et paie de sa vie son

imprudence …

22:40 Florence Larrieu, le juge

est une femme

00:15 X-Files - Schizogonie.

03:25 Poker

16:05 C’est ma vie

17:35 Accès privé

18:40 Un trésor dans votre

maison

19:45 Le 19.45

20:05 Scènes de ménages

20:50 Série

The Glades - Au-dessus

des lois

Deux biologistes découvrent le corps

d’un homme sur une île privée. La

victime, un millionnaire, avait lancé une

procédure pour déshériter son frère…

21:40 The Glades

Fontaine de jouvence.

01:50 Supernatural

02:45 M6 Music

STAR TREK SYFY - 20H50 PETER PAN CANAL+ FAMILY - 20H45 SURPRISE SUR PRISE COMÉDIE+ - 20H45

Aux confins de la galaxie, George Kirk, devenu capitaine de l’USS

Kelvin, se sacrifie pour sauver son équipage et son fils qui vient de

naître, quand son vaisseau est attaqué par Nero, un Romulien. Vingt

ans plus tard, James T. Kirk est un cadet de Starfleet prometteur mais

au tempérament imprévisible. Il fait la connaissance du médecin

Leonard McCoy et attend de décrocher un poste d’officier...

THIEF FRANCE Ô - 20H45

Nick Atwater est un braqueur activement recherché par la police.

Pour s’assurer une protection maximale, il a toujours séparé ses

activités illégales de sa vie familiale. Malheureusement pour lui, un

hold-up, pourtant bien préparé, dans une banque de Chinatown,

à San Francisco, tourne mal. Nick découvre que l’argent dérobé

appartient à la mafia chinoise et qu’il doit le rendre au plus vite…

Tous les soirs, la jeune Wendy Darling divertit ses petits frères en leur

racontant de belles histoires. Mais un beau jour, son père décrète, au

grand désespoir de l’enfant, qu’elle est désormais trop grande pour

dormir dans la même chambre qu’eux. Mais ce que les adultes ignorent,

c’est qu’un autre garçon, Peter Pan, se passionne lui aussi pour les

histoires de la jeune fille. Et il en fait du chemin pour les écouter…

LE RETOUR D’ARSÈNE LUPIN CINÉ POLAR - 21H00 CATCH AMÉRICAIN : SMACKDOWN AB 1 - 20H40

Le baron et la baronne de Watrin, de richissimes philanthropes,

ont décidé d’offrir un célèbre diamant provenant de leur collection,

le diamant rose, à la Ville de Bruxelles. Le professeur Einstein doit

assister à cette cérémonie très surveillée. Le jour venu, Arsène

Lupin, qui a l’intention de s’emparer du bijou, se déguise et prend

l’apparence d’Einstein…

Piégée et piégeuse par le passé, Christine Bravo revient sur les plus

célèbres canulars de «Surprise sur prise», fameuse émission des

années 80, durant laquelle une bande de Canadiens menés par Marcel

Béliveau piégeaient les stars du monde entier. Christine Bravo propose

de redécouvrir un concentré des pièges et canulars les plus incongrus,

en les ponctuant de révélations croustillantes…

Au sein de la WWE, le show SmackDown reste l’un des plus

spectaculaires et l’un des plus populaires.

Des catcheurs et des catcheuses s’affrontent dans des duels

où presque tous les coups sont permis.

13:40 Le doute en plein coeur

15:20 Innocence à vendre

16:10 Sport

17:00 Air Panic

18:50 Direct Auto

20:30 D8 le JT

20:50 Film

Femmes de loi

La mort d’un surveillant de prison

serait le fait d’un acte de vengeance.

Les soupçons se portent sur un

détenu placé sous surveillance

électronique.

22:45 Femmes de loi - Crime

passionnel

00:30 Touche pas à mon poste !

02:00 Programmes de la nuit


ON VOUS LE DIT

Plus de 136 millions de centimes

s’évaporent du CCP

Il faut le vivre pour le croire... Le

vieux Sadek Tounkob, âgé de 70

ans, vivant à Ouzidane dans la

commune de Tlemcen, l’a bien

appris à ses dépens, et pour

cause, son compte CCP a été

délesté de plus de 136 millions

de centimes. Les opérations de

retrait ont été effectuées six fois

le 10 octobre 2010 et à deux

reprises le jour suivant dans les

postes à Alger : à Boussad

Ferhat, Aïn Taya, Dar El Beïda, El

Harrach, Oued Smar, Bordj El

Kiffan et la Grande-Poste. Le

comble de l’histoire, c’est que sa réclamation du 27 octobre 2010

n’a eu écho que le 19 mars dernier, lui annonçant que la direction

de l’unité postale d’Alger zone-est l’a reçue sans aucune autre

mention. Question bien simple : qui est responsable de l’argent

des contribuables déposé au CCP ? Quant à Sadek, il demande à

ce que son bien financier lui soit restitué rapidement afin qu’il

puisse terminer ses jours heureux. Il ajoutera : «Dites-leur que

dans l’au-delà il me sera inutile».

Démantèlement d’un lieu

de débauche à Tamanrasset

Trois personnes ont été récemment écrouées par le procureur de

la République, près le tribunal de Tamanrasset, sous les chefs

d’inculpation de création de lieu de débauche et de prostitution.

Suite à des informations parvenues au service de la sûreté de

wilaya faisant état de commerce de la chair dans un domicile, sis

au quartier Guettaâ El Oued, les éléments de la police judiciaire

ont effectué une descente sur les lieux, où 3 personnes, dont 2

femmes, ont été surprises en flagrant délit de prostitution. Les

trois ont été arrêtées et conduites au commissariat. Au cours de

l’enquête, il s’est avéré que les 2 prostituées travaillaient sous la

coupe d’un proxénète, de nationalité algérienne, qui n’est autre

que le tenancier de cette maison close.

Les prix contestés au CEM

de Chlef

Si la récompense des meilleurs élèves est une bonne chose, il

n’en reste pas moins qu’elle est parfois source de

mécontentement des lauréats eux-mêmes. Il en est ainsi de la

cérémonie organisée dernièrement par la direction du CEM de

Chorfa El Jadida, dans la commune de Chlef. Certains parents

d’élèves déplorent surtout la «grande différence entre la valeur

des cadeaux remis aux deux premiers lauréats», ajoutant que «le

même scénario s’est produit l’année passée au sein du même

CEM». D’après eux, cette situation engendre un sentiment de

frustration chez les élèves, d’autant plus que ces derniers

entament le deuxième trimestre de l’année scolaire. Nos

interlocuteurs demandent à ce que le sujet soit traité à l’avenir

avec beaucoup «d’attention et en concertation avec l’association

des parents d’élèves».

Décès accidentel de l’artiste

Bourahli Ouramtane

L’artiste, Bourahli Ouramtane, est décédé, ce lundi, dans un

accident de circulation sur la RN 12, à la sortie d’El Kseur.

Surnommé «Ettir Lemgheni» (L’oiseau-lyre) par ses intimes, il

est connu pour être un chanteur chaâbi talentueux. Il a, à son

actif, deux albums, le premier édité en France en 1981 chez

Numédia Music, et le second en Algérie dans les années quatrevingt-dix.

Né en 1954 à Kebbouche (Adekar), Bourahli a vécu la

moitié des années quatre-vingts en France, où il s’est frotté aux

grands artistes de l’époque (Akli Yahiaten, Rachid Mesbahi…). Il

a joué dernièrement dans un feuilleton télévisé diffusé sur la

Chaîne Algérie 4.

SAMEDI 16 FÉVRIER 2013

HORAIRES DES

PRIÈRES

Alger et ses

environs

Dohr………… 13:02

Asser……….. 16:04

Maghreb….. 18:29

Îcha……....... 19:53

DIMANCHE 17 FÉVRIER 2013

Fadjr……..05:59 Chorouk......07:33

El Watan - Le Quotidien Indépendant

Édité par la SPA “El Watan Presse”

au capital social de 61 008 000 DA. Directeur de la

publication : Omar Belhouchet

Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse

- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1 er

Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 -

Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 25

Site web : http://www.elwatan.com E-mail :

admin@elwatan.com PAO/Photogravure : El Watan

Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir Attar -

Place du 1 er Mai - Alger.

Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62 - Fax : 021 67 19 88.

R.C : N° 02B18857 Alger.

Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 -

Compte devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084

L’ÉPOQUE

SCANDALE DE LA VIANDE DE CHEVAL

L’Europe se tient le… ventre

● Le scandale européen de la viande de cheval utilisée à la place du bœuf dans

des plats préparés, s’est étendu à l’Allemagne, avec un premier cas avéré dans

des lasagnes surgelées et a pris une dimension sanitaire.

T

rois carcasses de cheval

provenant d’abattoirs bri-

tanniques et contenant des

traces de phenylbutazone, un antidouleur

potentiellement nocif

pour la santé humaine, ont été

envoyées en France, a indiqué,

jeudi, le ministre britannique de

l’Agriculture, David Heath. Le

ministre a précisé que des traces

de ce produit avaient été détectées

dans huit carcasses testées au

Royaume-Uni, dont trois pourraient

être entrées dans la chaîne

alimentaire en France.

L’agence de sécurité alimentaire

(FSA) «travaille avec les autorités

françaises pour tenter de sortir la

viande de la chaîne alimentaire»,

a-t-il ajouté. Auparavant, la chaîne

de supermarchés Real, qui compte

316 magasins en Allemagne, avait

reconnu que des tests effectués à sa

demande sur des lots de lasagnes

surgelées, de sa marque «Tip» à

bas prix, avaient révélé la présence

de viande de cheval, moins chère

que le bœuf, non signalée sur l’étiquette.

Il s’agissait de barquettes

retirées, dès vendredi dernier, des

rayons, à la suite d’informations

données par son fournisseur. Cette

mesure avait été prise «purement

par précaution, car à aucun mo-

CABINETS MÉDICAUX ALGÉRIENS

Une PME off re des solutions

économiques

omparé au coût d’un nouveau mobilier, la

C réfection de la sellerie des équipements des

cabinets médicaux est une solution très économique

par les temps qui courent. Auto Cuir

Design Algérie (ACDA) est une nouvelle PME

algérienne spécialisée dans la sellerie professionnelle

en général et la sellerie médicale en

particulier. L’équipe est composée de couturiers

expérimentés, de modélistes et de techniciens

qualifiés. ACDA propose les revêtements adaptés

à la pratique médicale, résistants au frottement,

à la déchirure et aux fluides corporels. L’entreprise

travaille avec tout le corps médical et para-

ment un risque pour la santé des

consommateurs n’a été détecté»,

a encore insisté le groupe. Dénonçant

«une sale affaire», «un cas

de tromperie claire des consommateurs»,

la ministre allemande

de la Consommation, Ilse Aigner,

a souligné, jeudi matin, l’action

rapide de nombreux groupes de

distribution qui ont «déjà retiré

les produits suspects du marché».

La chaîne de supermarchés Edeka,

plus gros distributeur allemand de

produits alimentaires, a, elle aussi,

lancé une série de tests sur ses

produits, de même que le vendeur

de produits surgelés à domicile,

Eismann, ou la chaîne de magasins

Kaiser’s-Tengelmann. L’Union

européenne a annoncé, mercredi

soir, une campagne de tests ADN

dans tous les Etats membres et

une coordination des enquêtes

par Europol, à l’issue d’une réunion

de crise à Bruxelles. Outre

2500 tests ADN à travers toute

l’Europe sur les plats au bœuf,

l’UE demande aux Etats de procéder

à quelque 4000 contrôles pour

détecter la présence éventuelle

de phénylbutazone, un anti-inflammatoire

pour les chevaux,

qui rendrait la viande impropre à

la consommation. L’Office euro-

médical (médecins généralistes et spécialistes,

kinés, dentistes, ostéopathes, podologues). En

forme de drap-housse ou en housse intégrale,

ACDA fabrique à vos dimensions des housses

de literie avec petits et grands rabats et dans tous

types de matières. Pour toute information utile,

contacter : acda.contact@gmail.com (pour les

RDV et les devis rapides). Le déplacement se fait à

même le cabinet du client, au moment qui convient

à ce dernier pour mieux étudier les besoins. L’entreprise

assure le démontage et le remontage des

équipements (lit d’examen, fauteuil dentaire, baquettes

des salles d’attente, protège-matelas, etc.).

ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi

Yahia, Hydra. Tél :023573258/59

Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPREC-

Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.

Diff usion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 30 89 09 - Est :

Société de distribution El Khabar.

Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan

Diff usion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran)

péen de police, Europol, coordonnera,

pour sa part, les enquêtes

judiciaires dans plusieurs pays

de l’UE, afin de déterminer comment

de la viande de cheval a pu

être utilisée à la place du bœuf.

L’affaire, cantonnée dans un premier

temps à la Grande-Bretagne

et à l’Irlande du Nord, a pris une

dimension européenne la semaine

dernière, avec la découverte de

lasagnes de la marque française,

Findus, contenant de la viande de

cheval estampillée bœuf. Elles

avaient été fabriquées par un soustraitant

français, Comigel. Outre

le Royaume-Uni, la France et

l’Allemagne, des traces de viande

chevaline ont également été retrouvées

en Norvège et en Suisse.

Les révélations sur cette affaire,

qui pourrait relever de pratiques

délictueuses à l’échelle européenne,

se poursuivent. En France,

la société Spanghero, l’un des

fournisseurs de Findus, a été accusée

par le quotidien Le Parisien

d’avoir acheté 42 tonnes de viande

de cheval en janvier, alors qu’elle

a toujours affirmé ne pas avoir

«d’activité à base de produit d’origine

équidée».

PHOTOS : D. R.

Poutine félicite

l’ex-KGB

Tél : 041 41 23 62 - Fax : 041 40 91 66

Les manuscrits, photographies ou tout

autre document et illustration adressés

ou remis à la rédaction ne seront pas

rendus et ne feront l’objet

d’aucune réclamation.

Reproduction interdite de tous articles

sauf accord de la rédaction.

Le

président

russe,

Vladimir

Poutine, a

félicité

jeudi le

FSB

(Service

fédéral de

sécurité) pour son travail en

2012, qui a donné lieu au

dévoilement de plus de 200

agents étrangers, lors d’une

réunion avec la hiérarchie de

l’ex-KGB. «L’année dernière,

grâce aux opérations de nos

unités de contre-espionnage,

34 officiers de métier et 181

agents de services secrets

étrangers ont été démasqués,

dont 12 ont été pris en

flagrant délit», s’est félicité

M. Poutine. «L’espionnage

vise nos technologies de

pointe, les plans de

développement de nos forces

armées et de notre industrie

militaire, tout comme des

informations cruciales

d’ordre politique et

économique», a poursuivi le

président russe devant

l’assemblée de gradés du

FSB.

Un maire pour la

marij uana et contre

les gobelets

e maire de New York a

L promis quelques initiatives

marquantes pour ses derniers

temps à la tête de la ville, dont

un adoucissement dans la

répression pour possession

de marijuana et l’interdiction

des gobelets en polystyrène.

Le maire a profité de son

discours sur l’état de la ville au

Barclays Center, pour évoquer

son bilan. Pour le milliardaire,

Big Apple (La Grosse Pomme,

surnom de New York) «se

porte mieux que jamais», mais

«nous avons encore du pain

sur la planche et 320 jours

pour finir le travail. Tous les

jours vont compter à l’horloge

de la mairie», a-t-il lancé.

Parmi les initiatives

annoncées, un adoucissement

des mesures à l’encontre des

détenteurs de marijuana.

«Maintenant, les personnes

arrêtées pour détention de

petites quantités de marijuana

passaient souvent une nuit au

poste. On va changer ça», a-til

dit, «à partir du mois

prochain, toute personne

présentant une pièce

d’identité et un chèque de

garantie sera relâchée

immédiatement». Le maire,

très attentif aux questions de

l’environnement, a, par

ailleurs indiqué que les

gobelets en polystyrène,

omniprésents dans les bars,

restaurants et chez les

vendeurs ambulants de la

ville, étaient dans son

collimateur. «Un produit qui

est quasiment impossible de

recycler et qui ne se dégrade

jamais est le styrofoam

(polystyrène extrudé). Ce n’est

pas seulement horrible pour

l’environnement, ça l’est aussi

pour le contribuable.»


CYCLISME

La petite reine

s’invite à l’est du pays

L’édition 2013 du Tour d’Algérie de cyclisme

qui est inscrit par l’Africa Tour et l’Union de

cyclisme internationale en catégorie 2.2

aura lieu du 11 au 23 mars prochain en 4

épreuves (12 étapes), où les coureurs devront

pédaler à l’est du pays en traversant onze

wilayas, à savoir Alger, Médéa, Bouira, M’sila,

Biskra, Batna, Souk Ahras, Annaba, Skikda,

Constantine et Sétif, en plus des spéciales

de Blida et Tipasa. Avec plus de 100 cyclistes

issus de 41 équipes de 27 nations, dont

plusieurs algériennes, elle constitue sans

doute la nouveauté de cette édition. «Les

autorités ont répondu favorablement à notre

demande de parrainage et cette édition aura

à promouvoir plusieurs volets, dont le sport,

la culture, l’environnement et le tourisme.

Les responsables de la Fédération algérienne

de cyclisme (FAC) ont choisi la ville de

Constantine comme point de rassemblement

de la caravane. Le choix de cette ville est dû

à la compréhension et l’aide des autorités

de la ville, à leur tête le wali, qui n’ont pas

lésiné sur les moyens. Pour notre part, nous

avons mis de gros moyens pour la réussite

de l’événement en faisant appel à de grands

partenaires tels que le MJS, Sonatrach,

Sonelgaz, Nedjma avec une large contribution,

ce qui va donner un plus à ce tour», dira

Rachid Fezioune, président de la FAC. Les

organisateurs de ce tour, la FAC et le NSO, «ont

choisi le tracé du tour, nord-sud, pour donner

un plus à la compétition sportive, un cachet

culturel, touristique et environnemental

aux sites féeriques à travers les wilayas

où l’ambiance sera festive au passage de

la caravane et à son arrivée», conclut le

président de la Fédération. Y. T.

Pensée

Il y a un an était ravi à

nos yeux notre cher et

regrett é

SMAÏN KHELIF

dit «TOTOYE»

Sa famille et ses amis de

Kouba n’ont pas oublié

l’admirable compagnon qu’il a été et que

Dieu à doté d’une immense générosité et d’une

disponibilité de tous les instants.

Puisse Allah accueillir Smaïn

en Son Vaste Paradis

LA VIE DES CLUBS DE LIGUE 1

◗ CRB : PAS DE CHANGEMENT

DANS LE ONZE ENTRANT

Pour aff ronter le CS Constantine, l’entraîneur

du CR Belouizdad, Foued Bouali, sera dans

l’obligation de reconduire, à un joueur près,

le même onze qui a pris part à la rencontre

des quarts de fi nale de la Coupe de l’UAFA,

avec Dahar en attaque qui manque toujours

de temps de jeu. La débauche d’énergie

fournie par les joueurs face à Al Ismaïly a

contraint le coach à accorder une journée

de repos à ses poulains, mercredi dernier,

et de leur éviter toute charge pour préparer

le match de ce soir. Une rencontre qui

s’annonce très diffi cile, notamment face à un

adversaire qui voyage bien et qui poussera

le driver belouizdadi à mettre en place une

nouvelle stratégie à l’approche des buts, avec

l’attaque qui reste le gros handicap de son

équipe. Y. Temani

◗ USMH : L’ÉQUIPE AU GRAND COMPLET

Pour sa seconde sortie de suite, la bande

à Charef veut refaire le coup de samedi

dernier face au CA Batna, à l’occasion de son

déplacement à Chlef où elle aff rontera ce soir

l’ASO. Un match délicat face à un adversaire

qui n’a pas le droit à l’erreur, puisque menacé

de relégation. Pour ce match, le coach

harrachi compte reconduire le même onze

que face au CAB, même s’il aura l’embarras

du choix, pour une fois, pour composer son

équipe, avec une infi rmerie qui s’est vidée de

ses pensionnaires que sont Mekkioui, Demou

et Azzi, désormais aptes pour le service. Y. T.

◗ MCA : LE DOYEN À SIDI BEL ABBÈS

EN CONQUÉRANT

C’est un match-test décisif qui attend le MCA à

Sidi Bel Abbès dans une rencontre aux objectifs

opposés avec, d’une part, le Doyen qui aspire à

réduire l’écart avec le leader et son dauphin, et,

d’autre part, une équipe de l’USMBA menacée

de relégation.

Un match important pour des Algérois qui

visent une victoire avec une prime conséquente

promise par le coordinateur de la section

football, Omar Ghrib, dans le but de motiver

ses poulains. Les Mouloudéens se sont

envolés, hier à 18h30, à destination d’Oran

où ils passeront la nuit avant de rejoindre,

aujourd’hui, par route la ville de Sidi Bel Abbès.

Le staff technique, pour sa part, ne compte pas

chambouler le onze qui a battu la JSM Béjaïa

samedi dernier ; cependant, si Aksas (bléssé)

et Djeghbala (suspendu) n’ont pas été du

voyage, Bessegheir et Zeddam devraient être

alignés d’entrée de jeu. Abdelmadjid Riad

◗ CSC : SANS NAÏT YAHIA ET NAHARI

Si le CRB souff re de l’aspect physique après

son match face à Al Ismaïly, mardi dernier, la

troupe à Lemerre, qui affi che la grande forme

à tous les niveaux, tentera aujourd’hui de

poursuivre sa série d’invincibilité et d’aligner

un neuvième match sans défaite. Un objectif

qui reste dans les cordes des Constantinois.

Côté eff ectif, deux joueurs manqueront à

l’appel cet après-midi. Naït Yahia et Nahari

El Watan - Samedi 16 février 2013 - 26

SPORTS

JSMB 3 - OLYMPIC FC DE NIAMEY 0

Large victoire

des Béjaouis

Stade de l’Unité maghrébine

(Béjaïa).

Arbitres : Keita Yakouba,

Sidibe Sidiki, Sylla

Abdoulaye (Guinée)

Buts : Megateli (9’),

Mebarki (48’), Derrag (77’)

JSMB

Averts : Mebarki, Derrag,

Boussaha (JSMB). Oumarou

Abdoul Samed, Chaibou

Oumarou Osmane, Della

Sakou Souleymane (FCO

Niamey)

JSMB : Si Mohamed,

Megateli, Zeghli,

Mebarakou, Laribi,

Boukemacha, Niati, Aït

Fergane (Hadji 86’), Zerrara,

Mebarki (Aourès 82’),

Derrag (Boussaha 77’)

Entr. : Gianni Solinas

Olympic FC Niamey :

Abdoulaziz Moumouhi,

Abdoulaye Garka, Amadou

Kader, Chaïbou Oumarou

Ousmane, Feychal Sani

Dermane, Bouhari Bassirou,

Ismael Inoussa (Mclekee

Chijioke Sonday 68’),

Oumarou Abdoul Samed,

Modibou Fane Moussa

(Ganiyu El Hadj Tijani 61’),

Dela Sakou Soulymane,

Yakouba Moctar (Moussa

Issa Adamou 27’)

Entr. : Ide Hassan

Pour leur première sortie

en Ligue des champions

africaine, les Vert et Rouge

de la JSM Béjaïa ont fait

une bonne opération en disposant

de leur adversaire

du jour, l’Olympic FC de

Niamey, sur le score de

(3-0). L’équipe était déjà

dans l’obligation de réagir

à l’occasion de cette compétition

africaine après la

La JSMB a remporté une large victoire face au FC Niamey

situation difficile qu’elle

traverse en championnat.

Les poulains du technicien

italien Solinas ont entamé

la partie en force. D’ailleurs,

ils parviendront à

trouver les chemins des

filets à la (9’) par le défenseur

Megateli qui transforme

un coup franc bien

botté de son camarade Zerrara.

Un but qui va libérer

les Béjaouis puisqu’ils vont

procurer d’autres occasions,

notamment par Zerrara

qui a manqué une belle

occasion de doubler la mise

après que son coup franc

ait frôlé la transversale, et

ce, au moment où les visiteurs

tentent de réagir par

des contres qui n’ont, au

demeurant, rien changé au

tableau d’affichage et c’est

ainsi que se termine la première

période. Au retour

des vestiaires, les locaux

maintiennent la pression

afin de se mettre à l’abri

avant la manche retour prévue

dans deux semaines

au Niger. C’est ainsi que

l’attaquant Mebarki parvient

à doubler le score

en exploitant de fort belle

manière une passe de son

coéquipier Zerrara. Devant

la faible réaction des visiteurs

qui ne se sont procurés

aucune occasion à signaler,

ce sont les Béjaouis

qui parviendront à corser

l’addition en ajoutant une

troisième réalisation signée

Derrag, seul face au gardien,

qui n’a pas trouvé

de difficulté pour mettre

son équipe à l’abri d’une

mauvaise surprise (77’).

Les Béjaouis auraient pu

ajouter d’autres buts n’était

le manque de concentration

à l’approche des bois. La

rencontre se termine sur

cette belle victoire des Vert

et Rouge de la JSMB qui

leur permettra d’amorcer le

déclic tant attendu et aborder

la phase retour dans

de bonnes conditions après

cette large victoire acquise

sur leur terrain. L. Hama

PHOTO : D. R.

n’ont pas fait le déplacement à la capitale.

Deux absences qui ne causeront pas de soucis

au technicien français pour les combler, vu la

qualité de l’eff ectif dont il dispose. Enfi n, avant

de rallier Alger, les joueurs ont assisté à la fête

de mariage de leur directeur sportif, Boulahbib.

Une victoire sera le cadeau parfait à Soussou.

Henine A.

◗ ASO : LE COMITÉ DES SUPPORTERS

À LA RESCOUSSE

Le comité des supporters de l’ASO Chlef

tente de mobiliser ses troupes en prévision

du match décisif contre l’USM Harrach. Il

demande au public de venir en masse pour

«encourager et soutenir» leur équipe dans ces

moments diffi cile. L’appel a été placardé dans

tous les lieux publics. C’est dire l’importance

qu’accorde l’équipe dirigeante du club à l’appui

des supporters, à l’occasion de ce match

qualifi é de «tournant décisif» dans la lutte que

se livrent les Chélifi ens pour leur maintien en

Ligue1. De même, elle a promis à ses joueurs

une forte récompense en cas de victoire. Côté

eff ectif, le coach Mohamed Benchouia peut

compter sur tous ses éléments avec le retour du

pivot de la défense, Samir Zaoui, qui a purgé sa

suspension. A. Yechkour

◗ MCO : BERRADJA, AOUED, SANDAOGO

ET LAYATI OUT

Quatre éléments-clés dans l’échiquier des

Hamraoua seront out pour le match de cet

après-midi face au CA Bordj Bou Arréridj pour

TUNISIE

Nabil Maâloul nouveau

sélectionneur

L’ex-entraîneur de l’ES Tunis, Nabil Maâloul, est le nouveau

sélectionneur de l’équipe nationale de Tunisie, a indiqué,

hier, la Fédération tunisienne de football (FTF). Celle-ci

a opté pour Maâloul pour prendre les destinées des Aigles

de Carthage en remplacement de Samy Trabelsi qui avait

démissionné après la sortie de l’équipe tunisienne au premier

tour de la CAN-2013 en Afrique du Sud. Cette nomination

a été décidée à l’issue de la réunion du bureau fédéral de

la FTF. Le contrat sera d’une durée de deux ans, précise la

même source. Le bureau fédéral de la FTF avait sélectionné

les candidatures de Nabil Maâloul et Khaled Benyahia pour

le poste du sélectionneur national. Les deux postulants

avaient été auditionnés séparément par la direction technique

nationale de la FTF. Le nouveau sélectionneur de l’équipe

tunisienne était entraîneur adjoint de Roger Lemerre lors de

la CAN-2004 remportée par la Tunisie face au Maroc (2-1).

MCA - CRB

Vendredi 22 février

à 17h45

Le derby algérois entre le MC Alger et le CR Belouizdad

comptant pour la 22 e journée du championnat d’Algérie de

Ligue 1 se jouera le vendredi 22 février à 17h45 au stade du 5

Juillet (Alger), a indiqué hier la Ligue de football professionnel

(LFP). Les autres rencontres de cette journée se dérouleront

le samedi 23 février avec notamment le «big match» entre

la JS Kabylie et l’USM Alger. Quant au leader, l’ES Sétif,

il accueillera le MC Oran au stade 8 Mai 45 à partir de 18h,

tandis que son poursuivant direct, l’USM El Harrach, jouera à

domicile contre le WA Tlemcen, à 15h.

JUDO

Quand l’AGE dérape…

L’assemblée générale élective (AGE) de la Fédération algérienne

de judo, qui devait se dérouler hier matin au niveau de

l’INFS/STS, s’est soldée par une totale pagaille. Constatant

l’incurie, les trois représentants du MJS ont été contraints de

lever la séance en présence du huissier de justice. Cette triste

situation est survenue lorsqu’une dizaine de personnes ont

investi la salle sans être accréditées. Suite à cela, l’AGE a été

reportée à une date ultérieure. Deux candidats sont en lice

pour le poste du président de la FAJ, à savoir Karim Debiene

et El Hayene Hazoumoune. Selon des sources, les membres

de l’AG, écœurés par cette agitation, ont transmis un rapport

au MJS. Pour rappel, les anciens membres du bureau que

préside Ali Bendjamaâ ont fait l’objet d’inéligibilité par le

ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) à la suite du

verdict de l’inspection générale. C. B.

diff érentes raisons. Il s’agit du capitaine de

l’équipe, Seddik Berradja, qui a déclaré forfait

à la veille de l’entrée de l’équipe à la mise au

vert. Le joueur, qui souff rait, tout au long de

la semaine, des adducteurs, s’est heurté à

l’interdiction de son médecin traitant après

avoir consulté son échographie. Aoued qui

a manqué à l’appel en début de préparation

pour des raisons personnelles a dû passer

à la trappe, tout comme Layati et Sandaogo

pour baisse de forme lors du dernier match

contre le CR Belouizdad. En revanche, Cherif

El Ouazzani semble posséder des solutions

en comptant sur les quatre nouvelles recrues

d’entrée avec ce changement dans les bois,

où Ferradji est pressenti à jouer titulaire à la

place de Dahmane. A. M.

◗ MCEE : BOUREGBA À LA PLACE DE

DERRARDJA

Le MCEE s’est déplacé, hier, par avion à

Béchar pour y aff ronter la JS Saoura avec

l’intention de mettre fi n à la série de mauvais

résultats depuis le début de la phase retour.

L’équipe a eff ectué un stage à Alger de

quatre jours, car les conditions climatiques

à El Eulma n’étaient pas favorables à cause

des chutes de neige durant la semaine. Le

coach Belhout, qui a exigé de ses joueurs

de redoubler d’eff orts face à la JSS pour

renouer avec les victoires, compte reconduire

la même équipe qui avait aff ronté l’USM

El Harrach lors de la dernière rencontre, à

l’exception de l’attaquant Derrardja qui sera

sur le banc et remplacé par Bouregba. K. G.


El Watan - Samedi 16 février 2013 - 27

SPORTS

21 e JOURNÉE DU CHAMPIONNAT NATIONAL DE LIGUE 2

Le Nasria et l’ASMO se rebiff ent

● RCA 1 - MSPB 0

L’Arbaâ diffi cilement

Stade Omar Hamadi (Bologhine)

Arbitres : Chenane, Meknous et Charchar

But : Noubli (86’) RCA

Averts : Bourenane, Amiri, Toual et Noubli

(RCA). Benhabrou, Zouaoui, Ragdi et Benaïfa

(MSPB)

RCA : Toual, Chaoui (Saâdaoui 75’), Belaïd,

Cherfaoui, Maddour (Rabta 50’), Amiri,

Bourenane, Nouara, Bougueroua, Noubli,

Korchi (Nezouani 78’)

Entr. : Boudjaârane

MSPB : Laïtim, Benmansour, Haddad, Ragdi,

Benhabrou, Benchaïra, Bacha (Benaïfa 78’),

Bekhtatou, Lamri (Lemouadaâ 90’), Zouaoui,

Sayeh

Entr. : Zemmouri

Privé de deux de ses principaux animateurs

de jeu au milieu de terrain, à savoir Harouche

(choix tactique) et Raït (suspendu), le leader

du championnat, le RC Arbaâ, a trouvé toutes

les peines de monde pour asseoir son jeu et

venir à bout de cette équipe du MSP Batna.

Les attaquants du RCA se sont distingués par

leur mutisme, avec une unique occasion dans

le premier half, l’œuvre de Nouara à la 20’,

qui n’a pas mis à profit une gaffe du portier

batnéen. En seconde période, la défense du

MSPB sera mise à rude épreuve avec le réveil

des attaquants de l’Arbaâ qui ratent l’occasion

d’ouvrir la marque sur un penalty mal exécuté

par Bourenane (75’).

La délivrance ne viendra qu’à quatre minutes

de la fin de la rencontre, avec Noubli qui réussit

à trouver la faille (86’), offrant ainsi une

victoire difficile, mais ô combien précieuse à

cette équipe du RCA qui conserve toujours son

fauteuil de leader. A. Azeb

● ASK 2 - USMB 0

Les Rouge confi rment

Stade Abed Hamdani (Khroub)

Arbiters : Sahraoui, Bechirene et Naceri

Buts : Hafid (21’) et Ouhadda (57’) ASK

Averts : Abbas et Ouhadda (ASK). Mehia et

Benayad (USMB)

ASK : Ouaddah, Boudemagh, Kitouni, Lahcen,

Zaâlani, Abbas, Ouhadda, Djamôuni (Karida

86’), Herbache, Douadi (Bouaâfia 65’), Hafid

(Khandak 91’)

Entr. : Terraï

USMB : Kheladi, Aliouane, Bennacer, Mehia,

Harida, Ben Houcine, Ouznadji, Boudina,

Cheikh Hamidi(Benayad 60’), Melika, Hamia

(Belkhiter 46’)

Entr. : Bouhelal

Un autre bon coup réussi par les Askistes, hier,

qui ont gonflé leur compte de points avec trois

unités supplémentaires qui confortent l’ASK au

milieu du tableau, très loin des calculs du maintien.

Pour revenir au match, le buteur maison,

Hafid, a trompé le portier blidéen d’un tir à ras de

terre avant la demi-heure du jeu.

Après la pause, le petit lutin, Douadi, provoque

un penalty, joliment transformé en but par l’autre

buteur de l’équipe local, Ouhadda, qui met KO

l’équipe de la ville des Roses qui n’a rien fait

pour gagner hier soir devant une ASK plus volontaire

et efficace. Abderrahmane H.

● OM 0 - NAHD 2

Le Nasria renoue

avec la victoire

Stade Imama Lyes (Médéa)

Arbitres : S. Aouina, F. Aouina et Benaïssa

Buts : Guebli (24’), Amroune (82’) NAHD

Averts. : Zahzouh (15’), Benaïssa (66’) OM.

Zemmouri (43’) NAHD

Le RCA s’impose difficilement et poursuit son bonhomme de chemin

Expuls. : Saïdane (10’) OM. Madi (10’) NAHD

OM : Berguiga, Saïdane, Slimani, Djaïder,

Zahzouh, Benaïssa, Moundji, Selmi (Tlemçani

46’), Drici, Ali Bendebka, Ziouari (Messaoudi 64’)

Entr. : Boumaâchouk

NAHD : Belhani, Boussaïd, Khellaf, Zemmouri,

Guebli, Ousmaïl (Amroune 60’), Zerrouki,

Benayache, Henider (Bendebka 82’), Benyahia

(Abdeslam 54’), Madi

Entr. : Gassi

Le Nasria a renoué avec la victoire, hier, après

une longue série de mauvais résultats. Les camarades

de Zemmouri sont allés battre l’O Médéa

chez lui sur le score de 2 à 0. Une victoire qui leur

redonnera confiance pour la course à l’accession.

Le Nasria a ouvert la marque sur une contre-attaque,

signée le défenseur Guebli, concluant d’un

tir qui passera entre les mains de Berguiga. Les

capés du revenant Gassi ont doublé la mise sur un

coup franc bien botté par Amroune aux ultimes

minutes du match (82’). A noter que les deux

équipes ont, rappelons-le, presque durant tout le

match à 10 après l’expulsion à la 10 e minute de

Saïdane (OM) et Madi (NAHD). K. G.

● ASMO 3 - MOB 1

Benchaâbane crucifi e

ses ex !

Stade Ahmed Zabana (Oran)

Arbitres : Boussaâdia, Seghili, Boughrara

Buts : Balegh (36’), Benchaâbane (54’) et

Bouaâmria (81’) ASMO. Nemdil (13’) MOB

Averts : Benaoumeur, Berramla,

Benchaâbane (ASMO). Berrami, Chibana,

Madi (MOB)

Expul : Madi (78’) MOB

ASMO : Mezaïr, Benaoumeur (Youcef Yacine

62’), Saâdaoui, Benayada, Bouaâmria, Tahar,

Boudoumi, Berramla, Lemhane (Khelloufi 56’),

Benchaâbane (Youcef Zakaria 80’) Balegh.

Entr. Mouassa

MOB : Toual, Berrami (Rahal, 58’), Benhocine,

Chibana (Madi, 57’), Baouali, Dehouche,

Hamlaoui, Ferhat, Nemdil (Selloum, 76’)

Amrane, Akrour.

Entr. Rahmouni

Les Asémistes ont réussi à enchaîner un autre

succès à domicile en s’imposant face à l’un des

favoris à l’accession, le MO Béjaïa. Pourtant, ce

sont les visiteurs qui ont réussi à ouvrir le score

peu avant le quart d’heure de jeu par l’entremise

de Nemdil avant que les gars de M’dina J’dida

ne prennent les choses en main et renversent la

vapeur à leur avantage. C’est Balegh qui a remis

les pendules à l’heure avant la fin de la première

période avant que les Asémistes ne remettent ça

en seconde période en prenant l’avantage à la

54’ sur un but de Benchaâbane, ancien joueur du

MOB. Bouaâmria a ponctué le festival offensif

de l’ASMO à la 81’, trois minutes après que Berramla

ait raté un penalty. Aymen M.

● USMAn 0 - SAM 1

Annaba piégée

Stade du 19 Mai 1956 (Annaba)

Arbitres : Achouri, Zid et Amri

But : Allali 15’ (SAM)

Averts : Saci, Allal, Abed, Deghiche et Kebla

(SAM)

USMAn : Benhamou, Derrahi, Toubal,

Zemmouchi, Massali, Loucif (Tiboutine 46’),

Moues, Bouharbit, Ouanes, Abed (Bakhti 67’),

Sedik (Athmani 60’)

Entr. Bougherara

SAM : Gueriche, Kaci, Kechaïria, Allali,

Kahoul, Belhadi, Ferradji (Lakhal 54’), Abed,

Bendiaf (Khabala 43’), Khalfallah, Deghiche

(Abka 83’)

Entr. : Bouta

Annaba n’a pas saisi l’occasion que lui offrait

cette rencontre face au SAM. Il a suffi de 15’

pour que les locaux soient ramenés à la dure

réalité du terrain. Une balle arrêtée à quelques

dizaines de mètres des bois gardés par le portier

usmiste et Allali qui, profitant d’une bien molle

intervention du même portier, ouvre la marque

pour le SAM. Menés au score dès l’entame du

match, les locaux avaient encore le temps d’égaliser.

Il n’en sera rien. Aussitôt ce but inscrit, le

SAM se recroquevilla en défense. Il aurait même

pu aggraver la marque à la 43’ n’était le tir trop

croisé de Abed. La seconde mi-temps sera identique

à la première avec une équipe visiteuse qui

ne laissant rien passer et des locaux se mêlant les

crampons à l’approche des buts. Pas une seule

occasion d’égaliser ne s’offrira aux protégés de

Bougherara qui durent s’avouer vaincus au coup

de sifflet final de l’arbitre. A. Djabali

● MOC 1 - ESM 0

Brahmia maintient

l’espoir

Stade Chahid Hamlaoui (Constantine)

Arbitres : Brahimi, Chebalah et Idir

Buts : Brahmia (39’) MOC

Averts : Zemit, Hamadou (MOC)

MOC : Kial, Ayache, Klahenmar, Mokrane,

Lemaïci, Zemit, Si Amar, Brahmia, Belaïli

(Darbel 80’), Souakir, Hamadou (Barazzane70’)

Entr. : Machehoud

ESM : Belaârbi, Belahoual, Djahel, Ben Ali,

Fournal, Barbarri, Belgharbi (Medahi 46’),

Yazid (Aït Ali 65’), Fouaz, Gariche, Bouziane

(Gherrab 65’)

PHOTO : D. R.

Entr. : Osmane

Défaits le week-end dernier à Marouana face à

l’ABM, les Bleus ont eu la réaction qu’il fallait

hier face à un prétendant à l’accession, l’ESM.

L’équipe locale a réussi l’essentiel grâce au

but du jeune Brahmia qui, d’un bon coup tête,

place le cuir dans la cage de Belaârbi avant la

pause citron.

Une sixième réalisation du buteur du MOC qui

maintient encore l’espoir du maintien, alors

que l’ESM peut se mordre les doigts en laissant

filer une occasion en or de s’approcher du

podium. K. G.

● CRT 1 - CRBAF 2

Encore une défaite

Stade Embarek Boucif (Témouchent)

Arbitres : El Merid, Chamby et Bouzaghou

Buts : Asnoun (7’) CRT. Kara (5’), Sayah (31’)

CRBAF.

Averts. : Khellaf, Dahmani (CRT).

CRT : Mehadji, Makhlouf, Khellaf, Dahmani

(Benmoulay 74’), Benaziza, Asnoun,

Bekkouche (Bekkar 55’), Merakchi, Makroum,

Bensaid, Hachem (Ouanane 55’).

Entr. : Merakchi

CRBAF : Boutlif, Soualah, Bendridi, Tayebi,

Oukrif, Chouieb, Brahim, Kara (Manser 61’),

Sayah (Bendris 75’), Sohbi (Amrane 90’),

Mesbah

Entr. : Neghiz

La série des défaites à domicile continue. Cette

fois, c’est la modeste équipe de Aïn Fekroun

qui a battu les Témouchentois qui ont résisté

tant bien que mal. Dès l’entame, Brahimi pénètre

dans les 18 m et un défenseur le déséquilibre.

Alors l’arbitre siffle le penalty à la 5’ qui

a été transformé en but par Kara. En réplique

immédiate, Asnoun lance un bolide des 25 m

bien ajusté, le ballon s’incruste à la 7’au fond

des filets. Les locaux intensifient les offensives

à partir du milieu du terrain. A leur surprise,

Sayah, profitant de l’erreur d’appréciation de

la défense, va tout droit vers les bois et glisse

le ballon malgré la présence du portier et ce à

la 31’. En seconde mi-temps, les locaux, sans

entraîneur, ont déployé toute leur énergie, en

vain. A la 86’ de jeu, Sohbi efface deux défenseurs

et tire des 6 m, mais le gardien dévie de

la trajectoire le ballon en corner. A la fin de la

rencontre, les locaux ont accusé l’arbitre d’être

derrière cette défaite. Aucun incident n’a été

enregistré. O. Salem

Résultats et classements

■ Ligue 2

MCS - ABM 2-1

MOC - ESM 1-0

RCA - MSPB 1-0

CRT - CRBAF 1-2

OM - NAHD 0-2

USMAn - SAM 0-1

ASK - USMB 2-0

ASMO - MOB 3-1

■ Classement Pts J

1. RC Arbaâ 44 21

2. CRB Aïn Fekroun 41 21

3. MO Béjaïa 37 21

4. ES Mostaganem 36 21

5. USM Blida 32 21

6. ASM Oran 30 21

--. NA Husseïn-Dey 30 21

8. USM Annaba 29 21

9. MSP Batna 28 21

10. AS Khroub 27 21

11. MC Saïda 26 21

-- . O. Médéa 26 21

13. AB Merouana 24 21

14. SA Mohammadia 22 21

15. MO Constantine 19 21

16. CR Témouchent 5 21


El Watan

ELLE EXPLOSE AU-DESSUS DE L'OURAL EN RUSSIE

U

Le pas cher et les vauriens

L

Une météorite

fait un millier de blessés

ne météorite a explosé,

hier matin, au-dessus de

l'Oural, et la chute de ses

fragments a blessé au total près

d'un millier de personnes,

accompagnée d'éclairs

incandescents et de violentes

explosions, soufflant des murs et

des fenêtres, et semant la

panique. Ce phénomène sans

précédent par l'ampleur de son

bilan humain est survenu alors

que tous les services

d'astronomie du monde

guettaient le passage de

l'astéroïde 2012 DA14 qui devrait

frôler la Terre hier soir, mais

plusieurs experts interrogés par

l'AFP ont assuré que les deux

événements ne pouvaient être

liés. «Le nombre de blessés est

d'environ 950», a déclaré le

gouverneur de la région de

Tcheliabinsk, Mikhaïl

Iourevitch, cité par Ria Novosti.

Un précédent bilan faisait état de

POINT ZÉRO

plus de 500 victimes. Selon

l'administration de cette ville d'un

million d'habitants, le bilan pour

cette seule cité industrielle serait

de 725 blessés, dont 159 enfants.

L'Académie des sciences russe a

estimé que la météorite initiale,

qui se serait désintégrée à une

altitude de 30 à 50 km, faisait

quelques mètres de diamètre et

e soleil est revenu sur Alger et, en prime, une bonne nouvelle

est tombée du ciel. Selon un récent classement, l'Algérie est

l'un des 10 pays où la vie est la moins chère. Du coup, on dort

mieux la nuit et nos maigres salaires gagnent subitement de la

valeur. Personne ne s'en était aperçu, en réalité, la vie n'est pas si

chère, 2 milliards pour un appartement et 100 millions pour la plus

simple des voitures, ce n'est rien comparé à Oslo ou New York.

Dans un classement de 131 villes mondiales, Alger figure au 126 e

rang, ce qui, pour un bas de tableau, est cette fois-ci une bonne

place, contrairement aux classements précédents. Bien sûr, le

pouvoir d'achat n'est pas indexé dans ce tableau, la vie peut être

chère ou pas, tout dépend de ce que l'on gagne, tout comme il

n'est pas expliqué que c'est la faible valeur du dinar sur le marché

international des devises qui a fait glisser l'Algérie vers le bas.

Mais finalement, c'est une bonne nouvelle, il fait bon vivre en

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Samedi 16 février 2013

pesait environ 10 tonnes.

L'agence Ria Novosti a cité de

son côté une source militaire

indiquant qu'il s'était désintégré à

5000 m d'altitude seulement. Un

porte-parole de la région

militaire de l'Oural a indiqué

qu'un groupe de reconnaissance

avait retrouvé le lieu d'impact

d'un fragment, au bord du lac de

CONSTANTINE, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE 2015

PRÉSENTATION DE L’AVANT-PROJET À SELLAL

■ Le prestigieux Palais du bey de la ville

de Constantine sera au rendez-vous

aujourd’hui à l’occasion de la visite du

Premier ministre, Abdelmalek Sellal, où

il abritera l’exposé de l’avant-projet de

l’événement «Constantine, capitale de

la culture arabe 2015». Une

manifestation pour laquelle le

gouvernement et les autorités de la

wilaya de Constantine accordent la plus

grande importance. L’avant-projet, qui

sera dévoilé en présence des

personnalités culturelles de la ville,

compte plusieurs volets dans les

différents arts où la ville sera, durant

une année, un pôle culturel national

d’excellence. Rappelons que lors de sa

visite effectuée le 15 janvier à

Constantine, la ministre de la Culture,

Khalida Toumi, tout en insistant sur «les

conséquences heureuses de cette

occasion en or pour toute la région est»,

avait exigé des autorités de la wilaya la

mise en place d’un programme

Tchebarkoul. «Il y a un cratère

de 6 m», a indiqué ce

responsable, le colonel Iaroslav

Poschioupkine, cité par Ria

Novosti. Des images diffusées

par la télévision publique ont

montré en fait un large trou dans

la surface gelée d'un lac.

Le ministère des Situations

d'urgence a indiqué avoir

mobilisé 20 000 hommes. Le

président russe, Vladimir

Poutine, a demandé de faire le

maximum pour venir en aide à la

population, alors que les autorités

locales appelaient la population à

ne pas céder à la panique.

Un précédent célèbre, la

«météorite de Tougounska» avait

frappé la Sibérie en 1908 : plus

probablement un astéroïde ou un

noyau de comète dont l'impact

avait été ressenti à des centaines

de kilomètres et avait soufflé

les arbres dans un rayon d'au

moins 20 km.

préliminaire pour pouvoir estimer le

budget relatif à la manifestation et à

l’équipement. La wilaya, qui a connu le

renforcement de son parc hôtelier par

l’ouverture des hôtels Ibis et Novotel, en

plein centre-ville, en plus des

équipements déjà existants, bénéficiera

d’ici 2015 d’autres infrastructures, dont

un hôtel classé 5 étoiles de la chaîne

internationale Mariott, dont le projet

sera également lancé aujourd’hui

par M. Sellal. S. Arslan

Par Chawki Amari

Algérie, du moins pour manger. Car l'étude précise qu'un kilo de

pain coûte moins de 2 dollars à Alger, alors qu'il est à 9 dollars à

Tokyo, ce qui va certainement encourager les spécialistes du cabas

à aller revendre de la galette au Japon et les boulangers algériens

à accélérer leur mouvement de redressement des prix. Mais du

coup, on comprend mieux les scandales à Sonatrach. Le Bedjaoui

qui, comme son nom l'indique, est de Tlemcen, sait ce qu'il fait. Il

vient chercher son pain à Hassi Messaoud pour le manger ailleurs,

entre le Golfe persique et le Canada. Lui et ses compères ont ainsi

dérobé 200 millions de dollars, soit 100 000 tonnes de pain, sans

qu'un ministre de l'Energie, un Premier ministre ou un directeur de

Sonatrach ne vienne l'expliquer aux contribuables algériens.

Pourquoi ? Parce que la vie et la justice ne sont pas chères en

Algérie. Et que, surtout, les dirigeants sont occupés à manger

des croissants.

COMMENTAIRE

L’incertitude

Par Mohammed Larbi

Aussi bien pour la Tunisie que pour la

Libye, on se rend compte, depuis le

changement de régime, que le plus dur

reste à faire : rassurer les populations et

surmonter des obstacles que personne ni aucun

parti, à vrai dire, n’avaient envisagés. Et pour

cause, se disait-on il y a deux années, tout le monde

était rassemblé et même uni en vue d’un seul et

unique objectif, chasser les régimes en place.

Objectif atteint, place alors au changement, et ce

n’est sûrement pas ce que ni les Libyens ni les

Tunisiens attendaient. Les uns et les autres vivent

actuellement très certainement la période la plus

dure de leur histoire, avec ces armes que leurs

détenteurs n’hésitent pas à utiliser pour faire

basculer un rapport de forces et imposer leurs

opinions.

Il en est ainsi de la Libye où la célébration, demain,

du deuxième anniversaire du début de la révolte

pourrait être marquée par une autre révolte, cette

fois contre les nouvelles autorités qui semblent

avoir fait l’unanimité contre elles. Les

revendications sont en effet claires : «Bannissement

des responsables de l’ancien régime», «chute du

nouveau régime» et «dissolution des milices

armées». Ou encore, et cela est fondamentalement

nouveau dans le paysage politique et institutionnel,

même pas à l’état de projet, «la revendication du

fédéralisme». Un peu trop, peut-être, pour un

régime en proie à des difficultés, mais suffisant

pour le rappeler à ses obligations et aux attentes des

Libyens, excédés par toutes ces batailles pour le

pouvoir. Et ensuite, par rapport à ses voisins, la

situation en Libye posant problème à la suite du

pillage de ses arsenaux, alimentant la prolifération

des armes et la création de foyers de tension. Les

urgences deviennent autres, empêchant le nouveau

Parlement d’ouvrir des dossiers aussi sensibles que

l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

La Tunisie n’a peut-être pas les problèmes de son

voisin ; elle en est toutefois affectée, ne manque-ton

pas de relever, mais cet effet libyen ne saurait

expliquer à lui seul les problèmes qu’elle vit

depuis, à vrai dire, deux années, la crise politique

actuelle n’en étant que la conséquence. Et si celleci

venait à être résorbée, estime-t-on dans ce pays,

la Tunisie pourrait alors faire face à ses maux

sociaux comme le chômage, l’enfermant dans une

espèce de cercle vicieux. Depuis quelques mois, la

contestation sociale se durcit et pourrait même

menacer les autorités tunisiennes si elle venait à

persister. Ce contexte est aussi marqué par la

violence politique, fracturant le pouvoir, ou du

moins laissant apparaître de sérieux désaccords

jusque et y compris au sein d’Ennahda, le parti du

Premier ministre Hamadi Jebali, qui ne dispose

plus que de quelques heures pour présenter un

nouveau cabinet. Le pourra-t-il, surtout que son

propre parti s’y oppose, alors même que

l’assassinat de Chokri Belaïd a plongé la Tunisie

dans l’incertitude ? Autant d’incertitudes qu’il

faut vaincre.


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20°

-1°

13°


23°

ALGER

ORAN

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