dimanche 18 août

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dimanche 18 août

TREIZIEME ANNÉE. - N° ©SI

ÉTRANGE PHYSIQUE

Ce sympathique animal, dont les traits rappellent ceux de l'amusant

« Monsieur Poche », héros d'une de nos pages comiques, est un éléphant

de mer que vient d'accueillir le Jardin Zoologique de Zurich.

SO CENT. — 18 AOUT 1935

ÉVOCATION DU PASSÉ

Ce joli bateau, entièrement fait de métal, et qui décore un des bassins

des splendides jardins de la Cité du Vatican, est la reproduction fidèle

d'une des anciennes galères mises au service des papes, au moyen âge.

UN CURIEUX DOCUMENT PHOTOGRAPHIQUE

De nombreux typhons ont ravagé, cette année, les côtes de Californie.

ses débuts jusqu'à l'écroulement de l'énorme colonne d'eau, cause de

Notre illustration montre les phases successives du phénomène, depuis

terribles dévastations. Et il semble que sa puissance soit sans limite.

INITIATIVE COMMERCIALE...

Afin d'attirer la clientèle, un ingénieux débitant de boissons fraîches

a fait construire cet étrange kiosque, qui est la copie exacte d'une habitation

esquimau, et dont l'aspect est une adroite invite aux altérés.

GRACIEUX CADEAUX

Ces cinq chatons ont été offerts par un docteur de Québec aux cinq

sœurs jumelles de la famille Dionne, de Callander (Canada), où ils

ont été accueillis avec joie et douceur par les jeunes destinataires.

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iiiitiitiiMiii iiiiiiiiiiii in - LE 18 AOUT 1935 '■»•»"»

DIMANCHE-ILLUSTRÉ •■•■■'•■■■■■■■•tiiiniiiiiiiiiiir i liniMimMiimiuiiiliiiiiiii iiiiïunina J iinraiisiimiiiiii iiiiiiiiiuiiiiiiiiiimiiiiiuiiiliii

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Il était...

...constipé !

Une mère de famille nous écrit comment,

en trois jours, elle a guéri de la constipation

son enfant qui n'allait pas régulièrement à la

sedle. Or, la constipation est un danger redoutable

chez les enfants parce qu'elle facilite

l'éclosion des Vers. Il faut à la fois chasser les

Vers et nettoyer l'intestin. Le Vermifuge Lune,

connu comme le plus puissant des Vermifuges,

est également le plus doux des laxatifs. Un

grand médecin a même pu dire: « Le Vermifuge

Lune est le laxatif idéal de l'enfance ». Si

votre enfant est constipé, n'attendez paa un

jour de plus pour lui donner la fameuse cure

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d'autre, il en a tiré un large profit.

A partir de 6 mois sa maman a

remplacé un biberon par une bonne

bouillie de Farine Lactée Nestlé,

qui contient une forte proportion de

lait concentré sucré; maintenant elle

va donner 2 bouillies par jour, plus

tard elle en donnera 3. Ainsi Bébé

deviendra, comme son aîné, un beau

petit bonhomme robuste et dru, les

chairs fermes, heureux de vivre, un

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m"TREIZIÈME ANNÉE: N* 651 »»'

DIMANCHE ILLUSTR

ENTRE NOUS

I I, n'est question que de la « chaîne

de prospérité »: tout le monde en

parle et chacun est invité — ou lé

sera — à devenir un des ses chaîniers.

Vous savez, en quoi consiste ce

moyen de récolter beaucoup d'arpent

après n'en avoir semé que

fort peu. En tout cas, voici l'essentiel

du système :

Vous recevez, un beau jour, la

lettre d'un inconnu qui vous prie

dans les termes les plus pressants,

d'envoyer un mandat-poste d'un

franc cinquante — 1 parfois, il doit

être de cinq, de dix ou de vingt

francs — au premier inscrit sur

une liste que contient cette lettre et

qui porte cinq noms. Ce n'est pas

tout : il vous faut recopier ladite

lettre à cinq exemplaires et les envoyer

à autant de personnes différentes.

Ainsi, la « chaîne » continue,

s'allonae à l'infini... C'est l'histoire

du damier sur la première

case duquel on devait poser un

grain de blé ; sur la deuxième, deux

grains de blé ; sur la troisième, quatre

grains de blé et ainsi toujours

en doublant ; mais bien avant d'atteindre

la dernière case, on y renonçait

: tous les grains de blé de

l'empire du sultan — c'est une histoire

orientale — n'eussent pas été

assez nombreux pour suivre le

train infernal de cette progression.

Donc, vous envoyez votre mandat,

vos cinq copies de la lettre et

vous attendez... Trente ou quarante

jours après, vous devez recevoir —

si personne n'a rompu la chaîne —

quelque chose comme 15 000 mandats,

c'est-à-dire 15.000 fois votre

mise. Quel courrier! Quel bénéfice!

Vraiment, comme on dit, c'est une

affaire !

Peut-être vous êtes-vous engagé

dans une de ces combinaisons « à

la chaîne » et attendez-vous avec

confiance les 15.000 mandats, ce

qui produira sans doute quelque

effet chez votre concierge. Pour ma

part, je l'avoue, j'ai brisé net, chaque

fois, cette chaîne de prospérité

et il n'est pas de jour où je ne reçoive

la lettre fatidique... Il m'en

arrive même plusieurs à certains

courriers. Te n'envoie aucun mandat

et bien loin de recopier cinq

fois la lettre, je la déchire et la jette

au panier.

Car je n'ai pas la foi, pas du

tout... le ne crois pas que cette

« chaîne » puisse être autre chose

qu'une illusion — ne parlons même

r pas d'escroquerie — qu'une seule

• mise puisse faire ainsi 15.000 petits

et, surtout, que tout le monde finisse,

par encaisser une telle différence...

.D'où viendrait l'argent? Ce serait

un miracle plus stupéfiant encore

que celui de la multiplication des

pains !

Au fait, où est-il, l'« enchaîné»

qui a reçu les 15.000 mandats ?

Les croyants vont blâmer sévèrement

mon manque de foi, me reprocher

d'être un briseur de chaînes,

et en série, s'il vous plaît! Cela

m'est éqal... le m'obstinerai dans ce

vandalisme et je crois que je ferai

bien II n est d'ailleurs pas étonnant

que des masses de contemporains

attendent la fortune — petite ou

grande — d'une pareille combinaison...

Toutes ces loteries, tous ces

sweepstakes, toutes ces invocations

au dieu Hasard ont tourneboulé

d'innombrables cervelles : une sorte

de mystique — oh ! fort peu idéaliste

— s'est ainsi créée dans les

« couches profondes » et cela me

paraît à la fois immoral et dangereux.

, ' .

Oui. i! est immoral et dangereux

que tant-de gens attendent ainsi,

béatement, qu'une grosse somme

leur tombe du ciel... Les déceptions

sont trop nombreuses et, parfois,

elles font du mal.

CLÉMENT VAUTEL.

u a tous ics cenos...

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4. Que l'on peut atteindre.

5. Adverbe de lieu; n'avoue

pas ; donne le ton.

6. Ville de l'Afrique équatoriale

; dénué de douceur.

7. Musicien du grand siècle

; consacré.

8. Conjonction ; Certains

explorateurs polaires furent

ses prisonniers pendant de

longs mois.

9. Individu dépourvu de

toute délicatesse ; insecte piqueur.

10. Réduire en parties menues

; entre deux lisières ;

anciens habitants des forêts

d'Europe.

11. Au monde ; charge d'un

animal domestique ; mouvement

Instinctif et rapide.

12. La plus stable des fortunes

; chaînes.

VERTICALEMENT

I. Grave accidènt survenu

à un mode de transport..

II. Qui n'est pas habituelle.

III. Qui a la forme d'un

instrument de supplice ; exprime'

le mépris.

IV. Possessif ; abréviation

astronomique ; roi de théitro.

tassa an amas

LBKM DUKSIH

Solution du précèdent

REFLEXIONS

LES Italiens, qui font beaucoup

parler d'eux depuis un certain

temps, possèdent, il ne faut pas

l'oublier, une des plus vieilles

sagesses du monde. Comme la plupart

des peuples latins, ils aiment

les choses dites d'une façon subtile,

qui insinue plutôt qu'elle n affirme.

Leurs proverbes, leurs dictons, leurs

épigrammes, ne sont pas d'un gros

humour qui dilate la rate, mais bien

d'un esprit délicat dont les pointes

chatouillent astucieusement les

molécules du cerveau.

LE CROIRIEZ-VOUS ?

à M. Jacques Rueff, puisque ses théories font l'objet

L 'EXISTENCE des oiseaux^qui pèchent les poissons

de cours officiels outre-Manche.

est un- phénomène naturel parfaitement connu. Et ses théories sont reconnues tellement exactes

C'est même un fait qui prend une telle ampleur que quelles portent le nom de « loi de Rueff »... Ce qui

certains biologistes se sont demandé s'il n'y a pas là fait dire au collaborateur de M. Laval :

une cause de dépeuplement des mers... Mais, vous savez — Je suis décidément un... législateur privé 1

sans doute beaucoup moins qu'il y a aussi des poissons

qui pèchent les oiseaux. Un jour, on a apporté,

nous dit un savant spécialiste, M. R. Legendre, une

magnifique baudroie de ï mètre de long au marché de SOUCI D'OUTRE-TOMBE

Concarneau. Selon l'usage, on l'a coupée transversale-

CET ment, afin de n'en expédier que la partie postérieure. acteur célèbre qui connut autant de succès à la

Et cette opération a eu pour résultat de faire apparaî- scène qu'a l'écran dans ses créations... marseiltre,

dans l'estomac sectionné du poisson, deux oiseaux laises, a décidé de se retirer sur la Côte d'Azur.


de mer en parfait état de fraîcheur : un jeune macareux Il y a conquis une somptueuse villa, et il a corn--

Il n'est pas de meilleur moyen,

moine de 27 centimètres de longueur, et un guillemot mandé à un sculpteur... son tombeau !

pour les faire connaître et appré,-

à capuchon adulte de 44 centimètres. En passant, — Je veux, disait-il à ce propos à ses amis, que ma cier, que d'en citer un certain

jugez, d'après cela, de l'appétit de la baudroie et de sa dernière « représentation » ait le cadre de mon talent ! nombre.

capacité stomacale ! Il n'est pas douteux que les deux Alors, l'un d'eux, en souriant :

oiseaux sont venus, attirés peut-être par le filament

Dis du bien de ton ami, mais de

— Le cadre de ton talent ?... mais il faudrait le 'on ennemi, ni bien ni mal.

pêcheur de la baudroie, se faire absorber par celle-ci,

tapie sur un fond, à quelque 80 ou 100 mètres de pro- Panthéon !

Les morts ouvrent les yeux des

fondeur.

On exagère toujours un peu, à Marseille ! vivants.

Un mauvais arrangement vaut

mieux qu'un bon procès.

SAISONS DIPLOMATIQUES

Celui qui voudrait n'avoir pas

L

UNE COLLECTION ORIGINALE

d'ennuis en ce bas monde n'aurait

A conférence franco-anglo-italienne, pour les affai-

L

pas dû y naître.

res éthiopiennes, qui s'est -tenue cette semaine à ES championnats du monde cycdste viennent Une fois tous les dix ans, il n'est

Paris, devait être primitivement convoquée dans une d'avoir lieu à Bruxelles — petite apothéose pour personne qui n'ait besoin de son

« localité proche la capitale », comme l'avait laissé les as internationaux de la pédale.

voisin.

entendre un communiqué officieux. Mais les Anglais On sait que les coureurs, de vitesse ou de demi- Si vous vou'ez tourner la tête

ne voulaient pas entendre parler de Versailles et de fond, sont tenus de porter un casque protecteur, indis- d'une, femme, dites-lui seulement

Saint-Germain — les fameuses villes des traités de pensable pour éviter de graves accidents. Au Heyssel. quVl'e est belle.

paix. Il était délicat, dans ces conditions, de choisir l'autre dimanche, une plie spectatrice faisait collec- Tenir son chapeau à la main n'a

une « localité » sans créer de jalousie... et M. Pierre tion de tous les casques des vainqueurs.

jamais fait de mal à un homme.

Laval a finalement et sagement opté pour la capitale — C'est, affirmait-elle, pour le musée de la pédale

C'est une triste maison que celle

où on ne trouve pas un vieillard.

même.

que j'ai l'intention de créer.

Une femme qui aime à rester à sa

Après celte saison diplomatique, Paris sera favo- Voilà une idée originale, mais la belle collection- fenêtre, c'est comme une grappe de

risé, la semaine qui vient, d'une autre cérémonie plus neuse du Heyssel ne songeait-elle pas, avant tout, à sa raisin sur la grande route'.

intime, plus familiale à laquelle M. Pierre Laval est collection privée ?

Celui qui file a une chemise, celui

également intéressé, puisque c'est le 20 août que la

qui ne file pas en a deux.

charmante Mlle /osé Laval épouse le comte de

Mange à ta nropre façon, habille-

Chambrun.

QUAND CHARLOT S'AMUSE

toi à celle des autres.

Et ce sera, là aussi, une réunion internationale, car

O

Une fois que le navire a coulé,

N vient de publier un livre fort divertissant sur

dans le cortège nuptial, on verra les principaux négo-

chacun sait comment on aurait pu

ciateurs des affaires en cours.

Charlie Chaplin — le « génial Chariot » — s'y prendre pour le sauver.

intime. Maintes anecdotes charmantes y sont contées. C'est la marque_ d'une grande per-

En voici une inédite :

fection que de s'arranger de l'im-

On demandait un jour au fameux créateur de Les oerfection des autres.

IL Y A CURE ET CURE

Lumières de la ville, où il s'amusait, personnellement, Ce qu'on aime bien est à moitié

fait.

INSI donc, et en dépit des charges écrasantes de son

le plus.

A — A l'Opéra, répondit sans hésiter Chariot... Quand vous serez tous d'accord

emploi, M. Stanley Baldwin est venu faire sa cure

Et comme on insistait :

sur le moment où vous la voulez,

annuelle, à Aix-les-Bains :

dit le curé, je vous ferai tomber la

— Non pas en regardant la scène... mais la salle !...

— Monsieur le président, quel genre de cure sui-

pluie.

vez-vous exactement ? lui demandait l'autre matin un

La pauvreté est une bénédiction

grand journaliste français.

que tout le monde déteste.

— Mais, mon ami, fit M. Baldwin en souriant, ÉTOILE EN HERBE

Pour un gouvernement injuste,

une cure... d'amitié!

un martyr est plus dangereux qu'un

NORMANDIE a eu, à l'occasion de son dernier voyage rebelle.

New-York-Le Havre, une voyageuse clandestine Le seul mal que fasse la mort est

L'HOMME DE LOI

— une petite fille de New-York, Joan Bailey, âgée causé par la pensée de mourir.

de douze ans. Découverte, elle fut vertement ser- Celui qui en parle ne le fait pas.

D ES trois conseillers techniques du gouvernement, monée.

Qui ne trouve pas d'argent dans

c'est M. Jacques Rueff le moins connu du grand — Mais pourquoi avoir fait ça, lui dit le comman- sa bourse a encore moins de chance

public. Il est vrai qu'à l'encontre de ses deux dant Pugnet, puisqu'on va t'enfermer dans une ca-

d'en trouver dans celle des autres.

collègues, MM. Dautry et C.-J. Gignoux, M. Jac bine... Tu n'auras pas un voyage bien agréable...

Celui qui a le courage de rire est

ques Rueff est un moins de quarante ans. Mais il y a

'e maître du monde presque à l'égal

— Oui, mais avec mon nom partout dans les jour- de celui qui est prêt à mourir.

longtemps que ce spécialiste des grandes questions naux... je vais pouvoir faire du cinéma et devenir star ! Si tu es heureux en amour, tu ne

économiques est apprécié non seulement en France, La répartie dérida le brave commandant et la petite devrais jamais jouer aux cartes.

mais en Angleterre, par les milieux compétents. Joan ne fut pas enfermée dans une cabine.

Le carquois de l'Amour est rem-

Une flatteuse consécration a été récemment offerte Mais deviendra-t-elle star ?

pli de flèches, et non point d arguments,

s

Un plan est toujours mauvais, s'il

ne comprend pas de possibilité de

LE PROBLÈME DES MOTS CROISÉS changement.

Le meilleur moyen d'être loué,

c'est d'être mort.

HORIZONTALEMENT 2. Absolument furieux

V. Vieux ; tout soldat y

1 pour prendre congé.

porte un précieux bâton. Le pays d'un homme saqe. c'est

1. Qui émane d'un pouvoir 3. Orientaliste allemand

VX Semblables ; en ma- celui où il se trouve le plus heureux.

absolu. préparés.

tière de.

VII. Département ; amas C'est un sage que le jeune homme

de poils collés et durcis.

1 imivvviwMKXxi'xir

qui pense toujours à prendre femme

VIII Qui concerne les mi- et n arrête jamais son choix.

nistres d'une religion.

T., j.

IX. Faux dieu ; sans voi- Celui qui est trop bon à tout n'est

les ; adverbe.

propre à rien.

£ ■

X. Surface ; énonce une

condition.

La timidité au pouvoir est tou-

XI. Général américain ; jours tyrannique.

au bord d'un cours d'eau ;

naif.

Les célibataires les plus galants

XII. Couteau grossier ; font les maris les plus jaloux.

ville d'Autriche.

Nul ne peut laisser à ses héritiers

sa sagesse ou son expérience.

0?

Dans tous ces proverbes, on

admirera la finesse de la pensée, les

plus profondes leçons s y trouvent

présentées avpc cet assaisonnement

qu'on a toujours appelé « le sel

attique ». Du fond des âges, ils

nous apportent, transmis par la

Grèce ancienne, le trésor de la

réflexion et de 1 expérience humaine,

FRANK CRANB,


iiiiiiiiiiiiitiiciiitiinitiiiiiiitt T_T£ 13 AOUT 1035 MMUIMH

"■ DIKANCKE-LUXISTRÉ niiitimmuititniiitiuiiiiiiiniiiiimiiiiiiiiiiiitittiiiiu ?

— Non. Ne vous inquiétez pas. Je cherche

seulement une occasion de le voir de

près. Je suis petit... il faut que l'on soit

petit, n'est-ce pas 1

— Oui, il vaut mieux être de petite taille.

Il n'est jamais mauvais de corser une exhibition.

Je savais que le théâtre était vide

à cette heure-là ; je répondis donc :

— Si vous parlez sérieusement, nous

allons répéter. Je veux bien essayer, mais je

vous préviens qu'il vous faudra travailler

gratuitement ; je ne peux pas vous payer.

Il secoua la tête, et je m'aperçus qu'il

avait une idée fixe.

— Je ne vous demande pas d'argent, dit-il.

C'est un caprice que je veux satisfaire.

Allons répéter tout de suite. Ce ne sera

sans doute pas long.

Bref, je l'emmenai, sortis la caisse et lui

en expliquai le mécanisme. Il n'aurait qu'à

presser un bouton, et glisser sous la scène,

par une trappe ; puis il lui faudrait revenir,

et ouvrir la fausse porte de l'armoire, dans le

fond de celle-ci. C était simple, et il comprit

d'ailleurs rapidement.

— Tout va bien, dit-i! après la seconde

fois. Je serai ici mardi, car j'ai promis d'amener

ma femme. Je choisirai un siège à l'extrémité

d'une rangée. Vous demanderez si

quelqu'un veut monter sur la scène, et vous

vous tournerez vers moi, voulez-vous ? Rendez-moi

la chose facile.

Je ne savais pas encore où il voulait en

venir, mais j'acquiesçai, car, après tout, je

ne voyais pas grand mal à ce changement

dans mon programme.

Le petit homme me quitta et partit à toutes

jambes.

Le mardi soir, cependant, il était là, au

premier rang, à côté d'une femme corpulente,

au visage rubicond. Quand à lui, bien

qu'il eût rencontré mon regard, il demeura

impassible. Le moment arriva de. présenter

mon numéro de disparition, et j'eus un instant

la pensée de procéder comme j'en avais

coutume, mais j'avais promis, et m avançant

vers le bord de la scène, je fis au public un

petit discours, demandant d'un ton enjoué

si personne n'avait envie de se désintégrer,

etc., qtc, et je regardai le petit homme. li

quitta immédiatement son fauteuil. La femme

qui l'accompagnait — la sienne sans doute

— parut passablement surprise, mais elle ne

dit rien. Peut-être sa surprise était-elle trop

grande ; devenue cramoisie, elle se conten-

tait de regarder.

Cependant, je pouvais constater que plu-

sieurs personnes, parmi l'auditoire, connaissaient

mon assistant bénévole. Cette circonstance

était heureuse pour moi, car mon « numéro

» allait paraître plus naturel. Je mis

l'homme dans la caisse, agitai la main, rouvris

la caisse... il avait ponctuellement diSr

paru. Les spectateurs applaudirent, à l'exception

de la femme au visage rouge. Mais

elle pinça fortement les lèvres, et je pensai à

la scène qu'elle ferait à son mari lorsqu'ils

seraient rentrés chez eux. Mais cela n'était

pas mon affaire.

Au bout de quelques instants, j'allai ouvrir

l'armoire : elle était vide. Le public

commença de rire ; il fallait au plus tôt

trouver une solution. Heureusement, j'ai appris

à garder mon sang-froid : il le faut pour

exercer mon métier. Je refermai l'armoire et,

tourné vers la salle, je me mis à parler de la

dématérialisation et j'expliquai que mon

assistant, obligé de s'annihiler dans la

caisse, devait se reformer dans l'armoire,

opération qui demandait un certain temps.

On allait le revoir dans quelques minutes

Quant à moi, je n'y croyais pas, car je pensais

que le petit homme avait perdu la tète.

11 me fallut quand même rouvrir l'armoire:

elle était touiours vide. J'allais derechef

donner au public une explication, et le faire

patienter, si possible, en plaisantant sur les

disparitions trop complètes, quand du coin

de l'œil, je vis se lever la grosse femme

rouge. Elle m'apostropha d'une voix enrouée

et déplaisante, et me demanda ce que j'avais

fait de son mari, et où il était.

Je lui répondis que j'aurais bien voulu le

savoir, et naturellement, le public se mit à

rire, puis, lorsque la commère me menaça de

son parapluie par-dessus la rampe, les rires

redoublèrent. Une voix cria : « HéMa mère !

II est parti avec Elsie. »

Mais îa femme était imperturbable, et n'en

voulait qu'à moi. Le régisseur, à ce moment,

me fit quitter la scène, et j'allais me mettre

à la recherche du petit homme, quand je

retrouvai dans les coulisses la mégère qui me

lançait des regards furibonds. Le régisseur,

qui l'accompagnait, me demanda d'un ton

pointu :

— Où pourrait-il bien être ? Sous la

scène ?

Nous fouillâmes partout, sous la scène,

dans les loges, la femme, de plus en plus

rouge, soufflait bruyamment, frappait ça et

là du bout de son parapluie. Heureusement,

la représentation avait recommencé et la fin,

d'ailleurs, approchait.

Nous allâmes sur la plage ; la nuit était

noire et le vent soufflait ; aucun indice du

petit homme. Il avait réellement et totalement

disparu...

Le lendemain, la police se mêla de l'affaire.

Deux journalistes vinrent aussi, ce qui nous

fît, en fin de compte, une merveilleuse publicité,

et la salle était toujours comble. Les

journaux avaient raconté l'histoire, ils

avaient publié la photographie du petit

homme et la mienne.

Mais le disparu demeura . introuvable.

Quelques personnes pensaient que, pendant

une crise subite de folie, il s'était jeté à. la

mer, mais dans ce «cas, les vagues auraient

rejeté son cadavre à Ta côte, ce qui ne se

produisit pas.

Et maintenant, tandis que je déjeunais

j'étais sûr d'avoir retrouvé l'homme que nom

avions tant cherché ; c'était le garçon. Il

avait coupé sa moustache, mais je le reconnus

néanmoins, surtout lorsque je le surpris

à me regarder une ou deux fois d un air

étrange et apeuré.

l'attendis que mon repas fût presque

achevé, et que- les autres clients fussent partis

pour faire signe à l'homme et lui demander :

— Dites-moi, avez-vous disparu souvent,

ces temps-ci ?

II n'essaya pas de nier. Il lança un coup

d'œîl par-dessus son épaule, et me dit

anxieusement ;

:— Ne me vendez pas, je vous en prie.

— Non, pourquoi vous dénoncerais-je,

d'ailleurs ? Et que faites-vous ici ?

— Je me trouve très bien ici, si j'y puis

rester. le veux seulement qu'on me laisse

tranquille.

— Que vous est-il arrivé, ce fameux soir ?

Vous aviez sans doute prémédité votre fuite,

n'est-ce pas ?

— Oui, je suis parti, et j'en suis bien

content. C'est ce que je voulais.

■— Mais pourquoi toute cette mise en

scène ? dis-je. Pourquoi disparaître dans un

numéro de prestigiditation ?

11 tira .une chaise près de nia table et me

répondit :

— Il m'était impossible de rester plus

longtemps avec ma femme. Comprenezvous

? Votre numéro m'a donné une idée.

— Je ne vois pas de quelle utilité cela

pouvait vous être. Pourquoi n êtes-vous pas

tout simplement parti ?

— Ah ! répondit-il en me regardant d'un

air attristé, vous n'êtes peut-être pas marié ?

J avouai que j'étais célibataire.

— Alors, vous ne pouvez pas comprendre.

Ma femme, ajouta-t-il, ne me laissait

que bien peu de liberté. Nous tenions un petit

commerce d articles de Paris et de confiserie.

Il me fallait donc garder la boutique,

et le soir, je ne sortais qu'avec ma femme.

Autoritaire, elle m'obligeait à lui obéir. Au

bout de quelque temps, on ne peut plus

s échapper. Il m'était impossible de m'en

suer de jour : tout le monde me connaît dans

la viLe, et le soir, je vous l'ai déjà dit, je

ne sortais jamais seul. Or, ce que je voulais,

c était disparaître, et quand je vous ai vu

opérer, j'ai pensé que j'aurais là un excellent

moyen de m en aller sans subir d'interrogatoire.

Personne ne me poserait de questions,

voilà.

~~ Oui. niais vous m'avez mis dans de

beaux draps, en disparaissant de la sorte.

H ne parut pas m entendre : il n'avait sans

doute pas réfléchi à ce côté de sa fugue.

(Lire h suite, page 15.)

Le Petit (Médecin

La mèdaclne a fait beaucoup, ces derniers temps

surtout, pour te iter la guérison de l'asthme. Les

remeaes proposes sont nombreux, pas touloura

efncaces et non plus inoffensifs.

mi^L "^"A-" 1 i 9 ., témoignage Important d'un

mâdocln : 'Débarrasse il y a plus de 30 ans de violantes

cr.ses d asthme par la poudre ESCOUFLAIRE. /« nal

'pvï'AJntmV " h ? "• Nous ai°"tons que la poud,4

f.no- 7 en fu m;gations est totalement Inof-.

"organisme Sa " S répercu3sion d'aucune sorte su»!

i"»h? 9 tb-°" 9 rleSsal nratulta est envoyée par Isa

tTNori SCOUFLAIRE

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*»•»"■ LE 18 AOUT 1935 ii"ïinn(fl ........ .„,,„.„ mmmuiuiniii miunniiuniiiiuùimn iininsui* 5 un • iiiiiiuiiiiminiiiiimuii 111 mm mu imiitiiuiiiiin inuinn DIMANCHE-ILLUSTRÉ •■■•■■in»

LES ROMANS DE LA VIE... UNE ENTREPRISE TEMERAIRE ET HEROÏQUE

UN PORTRAIT DE MAGELLAN

ON sait qu'au cours de son troisième voyage, en 1498,

Christophe Colomb, qui jusque-là n'avait découvert

que Bahamas et quelques-unes des îles des Antilles,

atteignit la côte américaine, à l'embouchure de l'Orénoque. Il

crut qu'il s'agissait de la pointe extrême du continent asiatique

et mourut sans avoir pu revenir sur une erreur, somme

toute des plus explicables. Mais le grand exemple donné

par l'illustre navigateur avait suscité dans le monde un

Vaste mouvement d'émulation, qui, avec l'aide du temps,

permit à de hardis capitaines de s'aventurer sur les mers.

Et c'est de cette époque que date l'effort des autres grands

navigateurs, partis à la recherche de l'inconnu.

Au xv' siècle, sous Don Henrique, l'un des fils du ro^

Jean de Portugal, le développement de la puissance maritime

portugaise atteint un degré très élevé, qui marque

Je début d'une ère de prospérité et de zèle colonisateur. Les

Initiatives hardies se succèdent. C'est la prise de Ceuta,

mis la découverte des Açores et des îles Madère, et enfin,

'exploration des côtes d'Afrique, des îles San-Thome et

Principe, du Cap Vert et du fameux et difficile passage du

Zap des Tempêtes, appelé plus tard Cap de Bonne-Espérance.

Fébrilement, les Portugais construisent la flotte que

commandera Vasco de Gama, qui atteindra les Indes. Cabrai

découvre le Brésil, de Almeida et de Albuquerque vont

en Orient, jusqu'à Malacca, atteignent l'Océanie, passent

au Siam, occupent Macao et établissent les bases sur quoi

s'appuieront plus tard la puissance et la richesse coloniales

.lusitaniennes. Et pendant ce temps, Magellan, le grand Magellan,

entreprend autour du monde le premier voyage de

circumnavigation, et cela avec un courage et une persévérance

qui feront l'admiration de tous. Le globe terrestre,

encore presque inconnu, commence à révéler aux hommes

son poignant mystère...

Peu de pays ont une histoire aussi belle et un passé

aussi glorieux que le Portugal, de qui on peut dire qu il fut

bien souvent jzn tête des nations dans la voie du progrès

spirituel, social, scientifique ou maritime. C'est dans le cadre

de ce pays que naquit, en 1470, celui qui devait devenir

l'illustre navigateur Magellan ou Magalhaens.

Il fera ses débuts de grand voyageur à l'âge de vingt ans,

au cours d'une assez longue randonnée aux Indes, qui lui

permettra de faire s'échouer une conspiration tramée à

Malacca contre la puissance portugaise. Passé ensuite en

Afrique, vers 1512, il n'y demeurera point longtemps, car le

domaine élevé des choses de la mer l'attire invinciblement.

Mais, hélas ! ses premiers succès ont fait des jaloux et

comme cela se produit souvent dans l'histoire des grands

naviqateurs — Christophe Colomb, Balboa, dont l'un fut

chargé de chaînes et l'autre décapité — il aura à subir bien

des assauts, qui aboutiront à une complète disgrâce.

Déçu et ulcéré, il passe alors au service de l'Espagne,

qrand'e rivale du Portugal, et en compagnie de son fidèle

ami Ruy Faleiro, il met tout son savoir et son expérience à|

la disposition de Charles-Quint, auquel il expose son pro- r

jet de chercher, au sud de l'Amérique, un passage vers fes

rivages orientaux de l'Asie et vers les Moluques, qu'avoisinent

d'immenses terres dont l'existence est insoupçonnée :

Java. Sumatra, Timor, Bornéo et, enfin, l'archipel des Philippines,

que l'avenir révélera comme le p'us extraordinaire

qroupement d'îles qu'on puisse imaginer et dont le nombre

des îlots qui le composent n'est pas inférieur à sept mille !...

Le souverain hésite, mais devant l'insistance et ( assurance

de Magellan, il accepte d'organiser l'entreprise projetée,

et le grand navigateur s'embarquera, en 1519, à bord

d'un des cinq vaisseaux où il commandera en chef...

A ce propos, le grand savant ouest Mme Flammarion

a publié, il y a quelque temps déjà, une remarquable étude

sur les nuées de Magellan et l'histoire du ciel à cette époque,

et l'éminent écrivain y rappelle l'intervention de Charles-

Quint en faveur des navigateurs, désireux d'atteindre les Moluques

et de conquérir les terres qu'on était alors convenu

d'appeler « les îles aux épices » — poivre, gingembre,

cannelle, clous de girofle, etc. — dont le monopole de

l'exportation vers l'Europe appartenait alors aux navigateurs

génois ou vénitiens.

AGELLAN quitte donc Séville pour se diriger vers les îles

M Canaries, le Cap Vert et la Guinée. Entreprise téméraire;

pleine d'héroïsme, et qui peut conduire au trépas tous

les membres de cette expédition...

Au début, tout va bien à bord des cinq bâtiments, et du

pont de la caravelle « capitane ». Magellan préside aux

destinées de ses équipages, alors enthousiastes et animés

envers leur chef d'une confiance qui semble être à l'abri de

toute atteinte. Sur les « châteaux », constructions surélevées

situées à l'arrière des vaisseaux, des groupes se forment, où

l'on ne parle que du succès certain de l'expédition...

Cependant, en avançant dans les tropiques, la petite

flotte s'écarte insensiblement de sa route, puis perd sa direction.

Elle ne représente plus alors que cinq petits vaisseaux

sur l'immensité liquide. Des jours, des semaines s'écoulent

sans que rien révèle à Magellan et à ses hommes la proximité

de la terre. L'inquiétude et l'angoisse régnent à bord et

font naître un sourd mécontentement, mais le grand navigateur,

qui n'a point perdu espoir, parvient à ranimer la

confiance des marins et il atteindra les côtes du Brésil à

l'endroit où, dans le cadre d'une baie magnifique, s'épanouira

plus tard Rio de Janeiro, capitale de cette vaste contrée.

Le grand voyage autour du monde

du Portugais

MAGELLAN

par DIDIER DARTEYRE

nu m

II y a plus de quatre cents ans que le célèbre navigateur portugais

Magellan, passé au service de l'Espagne, accomplit le premier

grand voyage de circumnavigation autour du globe. Sous l'impulsion

de Don Henrique, fils du roi Jean de Portugal et amateur

passionné de tout ce qui donne un attrait au domaine élevé des

choses de la mer, chacun s'efforçait alors de suivre l'exemple

donné au monde, quelques années plus tôt, par l'illustre Christophe

Colomb et ses lieutenants, les frères Pinzon. Et tous espéraient

révéler aux hommes le poignant mystère du globe terrestre,

encore presque inconnu. C'est dans cette ambiance d'émulation et

de courage que Magellan, dont le nom se situe au premier plan de

l'histoire des grandes découvertes maritimes, conçut son premier

voyage d'exploration à travers les océans. Mais, hélas ! si cette

entreprise, qui dura plusieurs années, fut fertile en résultats, son

hardi animateur n'eut point la satisfaction de voir son effort aboutir.

Il périt, en effet, tus d'un coup de lance par un indigène d'une

des terres découvertes par lui. Tragique destinée d'un des plus

fameux navigateurs de tous les temps et dont la grande aventure

est retracée ici par notre collaborateur Didier Darteyre, qui s'est

surtout attaché à mettre en relief le courage et la persévérance

de Magellan et de ses équipages...

raison des vols nombreux dont les équipages furent victimes

de la part des indigènes — et aborde aux Philippines le

16 mars 1521, c'est-à-dire trois mois et vingt et un jouis

après avoir perdu de vue les côtes du continent américain !

L'expédition s'établit à l'île Zébu, où les Espagnols sont

accueillis avec bienveillance et où ils s'efforcent à convertir

au catholicisme le roi de Zébu, qui sera reconnu plus tard

vassal du roi d'Espagne et que Magellan soutiendra dans

une guerre contre plusieurs peuplades voisines.

Dans ces contrées lointaines, la chaleur accable et décime

les équipages. La flore tropicale déploie sans relâcha

sa magnificence inépuisable et les forêts ne connaissent pas

les teintes jaunes et flétries de l'automne. A tout instant

monte vers le ciel l'éternel murmure d'une végétation exubérante,

le sein fécond de la terre est perpétuellement gonflé

d'une ardeur désordonnée qui ne tarde pas à devenir funeste

si l'effort de l'homme ne la contient et ne la dirige. Livrée

à elle-même, elle n'offre en effet qu'un inextricable dédale et,

pour reprendre la belle expression de l'amiral Jurien de La

Gravière, qui explorera plus tard ces régions, le rivage est

couvert de palétuviers qui s'avancent vers la mer comme

une troupe de dryades prête à s'élancer dans les flots...

C'est sous ce climat que la lutte se poursuit entre les

hommes de Magellan et les tribus hostiles. L'issue de cette

guerre d'escarmouches n'est point douteuse, les indigènes

triomphent des Espagnols et, le 27 avril 1521 — ainsi que

l'indique le journal du bord, rédigé par Pigafetta — Magellan

est tué d'un coup de lance par un sauvage...

I JN des lieutenants du grand navigateur, Sébastien


IIIMIIIIMIIIIIItlIIIIIIIIII

mu» DIMANCHp-ILLUSTRÉ HIMIIIIMH iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiimimiiiHiiimiiimiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiinmiiia j| LE 18 AOUT 1935 »»mmm

BmiiiMiiiiiHiiiniiiiiiiMiiiiiiinfiimiiiiiMiiiiitiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiK

LA SUITE AU PROCHAIN NUMÉRO tu me diras ce qu'il y avait sur la

lettre.

Je m'éloignai à toutes jambes de

ce lieu maudit. Il me fallait du feu.

Une commère faisait bouillir sa lessive

devant sa porte. Je m approchai

de son feu comme pour me

chauffer et je tendis ma feuille de

papier devant la flamme en prenant

bien soin de ne pas la brûler.

A ma grande surprise, je vis

l'écriture apparaître et mon admiration

pour Virmoutiers ne connut

plus de bornes.

Je pus lire enfin ces mots :

« Viens ce soir à minuit. Il t]

aurait sept morts pour le prochain

départ de « La Grâce de Marie ».

Le bossman est au courant. »

Je refermai soigneusement l'enveloppe,

remis les cachets en place

et je courus chez Pain-Noir. J'eus

le bonheur de l'attendre plus d'une

demi-heure. Quand il fit son apparition

au coin de la rue, j'étais innocemment

assis, jambes ballantes,

sur une borne devant sa porte.

— Voici pour vous, Pain Noir,

une lettre pressée. Il y a près de

deux heures que je vous attends.

Pain Noir, qui paraissait de fort

méchante humeur, prit la lettre et

rentra dans sa demeure sans même

me dire merci.

Il ne me restait plus qu'à rentrer

au « Bon Chien Jaune » et à préparer

mon plan pour assister sans

être vu à l'arrivée de ces « morts »

qui me donnaient la fièvre. Il était

nécessaire d'être prudent, car je

sentais que les choses se gâteraient

si l'oncle parvenait à découvrir que

je l'espionnais depuis deux ans. Je

craignais encore plus Pain Noir qua

l'oncle Benic.

JE connaissais les moindres recoins

de la grande salle. Elle

était traversée dans sa largeur

par une énorme poutre qui donnait

dans mon grenier. A l'endroit où

elle pénétrait dans ma soupente, le

mur était écroulé. Il ne restait

qu'une grosse pierre branlante que

je pouvais déplacer facilement. De

cette manière il m'était aisé de

suivre la poutre en me glissant entre

elle et le plafond de la grande

salle.

Te m'exerçai à ce jeu un peu

avant le repas du soir. " En cas

d'alerte, c'est-à-dire en cas qu'il

prît fantaisie à l'oncle de monter

dans ma soupente, j'avais le temps

de regagner ma paillasse avant

Ce n'est pas tout ça, interrompit l'oncle Bénie, vous êtes recrutés pour être inscrits au rôle du Hollandais-Volant.

qu'il eût grimpé'l'escalier. Je replaçais

derrière moi la pierre et le

tour était joué.

Après le souper, je montai me

coucher, vers huit heures du soir;

El \.LICfl 11 VU DUM VJMEfl «JAUNE Il y avait peu de clients dans, la

grande salle : quelques soldats du

régiment de Beauce et un certain

La Tulipe qui portait l'uniforme

ROMAN D'AVENTUREE PAB PIERRE MAC ORLAN blanc des tambours de la communauté.

C étaient des clients relativement

tranquilles. Ils burent une ou deux

RÉSUMÉ DU CHAPITRE PRÉCÉDENT

bolées de cidre et s'en allèrent sans

tapage. Derrière eux, l'oncle ferma

ses volets. Et je n'entendis plus

OUS sommes en 1756... Au d'aspect engageant, Louis - ordonne à son neveu de rester familiarisera avec le langage aucun bruit dans la demeure quand

N lendemain de la mort de Marie est conduit dans sa pour aider la servante Anna, argotique des clients de son Anne eut fermé pour la nuit la

son père, marin breton, mort chambre par son nouveau jeune orpheline, originaire de oncle. Des matelots durs et re-

porte du taudis où elle reposait.

en mer, le petit Louis-Marie patron qui, après lui avoir Plougastel, qui lui rendra ses cuits par le feu du diable fré-

T'étais rompu de fatigue et il me

Bénie, âgé de quatorze ans, remis un pistolet, lui dit de débuts moins pénibles et fera quentent làuberge. buvant et

fallut faire des efforts inouïs pour

quitte Kerninon, modeste vil- rester là bien sagement jus- de lui un parfait garçon d'au- discutant à mots couverts.

ne pas choir dans le sommeil."

lage de pêcheurs, pour se qu'à ce qu'il l'appelle. L'enberge. Séparé du bagne par Aussi la curiosité de Louisrendre

à Brest, où, dans le fant surprend alors une con- une étroite et sordide ve-

Marie s'éveillera et il s'effor-

L'oncle monta trois fois à pas de

faubourg de Keravel, son versation entre son oncle et

cera de percer le mystère des

loup pour voir si jè dormais. Je

nelle, le cabaret du « Bon

encie tient une auberge assez, un autre homme surnommé

sus lui inspirer confiance en ron-

fréquentations de l'oncle Bénie,

tuai fréquentée et dont l'ensei- Pain Noir. Les deux interlocu- Chien Jaune » reçoit souvent qui lui apparaît de plus en flant comme une sonneur de clogne

porte ces mots : « Au teurs s'entretiennent de quel- des visiteurs peu recomnian- plus comme un personnage aux ches. 1 entendis une à une les

Bon Chien Jaune ».

que louche marché et Louis- dables, et c'est dans ce- milieu sinistres desseins. (Voir le dé- heures criées par le veilleur de nuit.

Assez bien accueilli par Marie, pris de peur, veut^fuir. des plus troubles que Louis- but de ce roman dans Uiman- Et quand il annonça : « Il est mi-

l'oncle Bénie, gros homme Mais l'on «le survient et Marie fera ses débuts et se che-lllustié des 4 et 11 août.) nuit. Il fait beau temps ! » je m'assis

sur ma paillasse, merveilleusement

éveillé, attentif au plus léger

bruit.

■ H E venais d'avoir de cette affaire. Je pris une déci- eux je reconnus mon amis Virmou- semblant de chercher des grosses T'entendis mon oncle ouvrir tout

quinze ans, mais sion énergique. Je savais que Virtiers, maigre et voûté, avec sa tête pierres, pour ne pas éveiller doucement la porte de la rue. Te

j'étais déjà un moutiers devait se trouver en cor- de vieille tortue cruelle.

1 attention des gardiens.

profitai de ce moment pour dépla-

jeune renard. vée dans les petites ruelles du Pont- Lui-même me vit de loin. 11 me fit — Qu'y a-t-il, petit ?

cer ma pierre et me glisser le long

Cette feuille dé de-Terre. où l'épidémie faisait rage. signe de m'arrêter et de me cacher — Voici une lettre de l'oncle à

de la poutre. T'étais à peine ins-

papier blanc ne me Malgré ma* peur — car la seule derrière un pan de mur. J'avais Pain Noir. Je l'ai décachetée

tallé que deux hommes pénétrèrent

■8l^_JB f» disait rien qui évocation de cette maladie épou- 1 entendement vif et |e lui obéis, comme tu me l'as enseigné. Mais

dans la qrande salle. A cause du

^B^tkmWJSf vaille. L'oncle

vantable me faisait frissonner des l'attendis sans impatience, car je il n'y a rien sur le papier.

peu de clarté ^répandue par une

^^ns*J^^ avait-il voulu m'é- pieds à la tête — je n'hésitai pas. savais que Virmoutiers saurait bien — Fais voir, dit Virmoutiers.

petite lanterne sourde, je ne pou-

^^tWWw^ prouver ? Il ne La pluie avait détrempé le sol et trouver un moyen de déjouer l'at- [e lui tendis la feuille de papier,

vais guère apercevoir leurs visages.

pouvait pas savoir que je savais la boue assiégeait les maisons, une tention des qarde-chiourme qui, qu'il examina avec soin. Puis il

Trois autres vinrent rejoindre les

décacheter une lettre scellée. boue liquide qui pénétrait sous les au nombre de trois, nous tournaient me la rendit.

deux premiers. Il se passa encore

Non, en réfléchissant bien, il portes. Ce quartier, le plus famé de le dos pour respirer dans la direc-,

quelques minutes et deux individus

— Tu vas t'éloigner r"ici, petit

V avait autre chose, et si le- père Brest, semblait mort. Et en effet la ti< n du vent pur qui venait de la

apparurent suivis de près par un

gars, puis tu allumeras du feu et

Benic se méfiait de quelqu'un, en mort y avait installé ses quartiers cumpagne.

huitième personnage que je recon-

tu feras chauffer doucement sans nus pour Pain Noir, grâce à son

l'occurrence ce n'était pas de son J'aperçus quelques maigres silhouet- J'attendis peut-être cinq minutes, la brûler ta feuille de papier. Alors

neveu.

chapeau luisant.

tes d'hommes coiffés du maudit et Virmoutiers apparut à l'angle du l'écrituré apparaîtra. Sauve-toi. Ils étaient donc sept dans la

Un seul homme pouvait me tirer] bonnet des fagots (forçats). Parmi l'mur. Tout en me parlant, il faisait Je te verrai ce soir au cabaret et salle, sept hommes bien vivants.


LE 13 AOUT 1935 lIllltllltlIlllllltllllMiiiiiiiffiHuiIttllllllllliiiiiiiiiiiif 111111111111111111111111111111

que l'oncle et Pain Noir appelaient

des « morts ». Mes yeux s'habituaient

à l'obscurité. Ces pseudomorts

étaient habillés à la mode, des

matelots. Leurs visages étaient

marqués par le diable. Cela ne me

surprit guère, car la clientèle du

* Bon Chien ]aune » ne m'avait

jamais révélé l'image consolante

de la vertu.

Mais ce qui me laissa perplexe

ce fut de voir, en place des cadavres

que je m'imaginais, des hommes

bien vivants. îe me torturais

1 esprit à me demander quelle pouvait

être la cause de ce macabre

surnom, quand Pain Noir éleva la

voix.

— Sors-nous tes pistoles, tes

écus et tes livres. Benic, et verse

du rhum à tous ces bons garçons.

Je reconnais Tom Cow, qui a dû

naviguer, si ma mémoire est bonne,

avec le capitaine Charly Vane.

Cela ne te rajeunit pas, matelot.

Et cette fois, encore, tu vas embarquer

sur le Hollandais-Volant, le

navire des morts... Ah! ah! Les

morts du Hollandais-Volant! De

fameux coquins, s ils te ressemblent

tous.

— Merci pour le coquin, fit

Tommy Cow. Et à ta santé, camarade.

L'enfer nous réunira un jour

ou une nuit.

'— Ce n'est pas tout ça, interrompit

l'oncle Benic. Vous êtes

recrutés par Pain Noir pour être

inscrits au rôle d'équipage du Hollandais

- Volant. Vous partirez

après-demain matin au petit jour

«ur la chaloupe La Grâce -de Marie,

où vous trouverez un homme qui

Vous conduira chez un estimable

commerçant de Londres. Là vous

retrouverez d'autres matelots, qui

ne demandent pas mieux que de

faire des morts..., des morts de

combat, ricana l'oncle. le vais vous

verser votre prime et c'est à Londres

que mon ami Watson vous

dirigera vers votre futur bâtiment.

Soyez braves, joyeux et discrets,

et n'oubliez pas que les bavards

dans ces sortes d'entreprises sont

souvent promus au titre d'évêque

de campagne qui bénit la foule

avec ses pieds (1 ).

Ceci dit, l'oncle Benic prit un

6ac de toile assez lourd. D en sortit

des pièces d'or et compta à chacun

sa part.

Ou but ferme le restant de la

nuit dans la salle du « Bon Chien

Jaune »■ Pour moi, je ne cessais

de me tourner et de me retourner

Sur ma paillasse. L'aventure me

tourmentait. l'avais vu les fameux

(1) Allusion aux pendus.

morts. Ces morts, quoique vivants,

étaient d'incontestables bandits. Ils

partaient cependant pour une expédition

mystérieuse qui me tentait

fort. J'avais entendu parler du

fameux Hollandais-Volant, ce navire

fantôme qui sème la désolation

sur toutes les mers. La Grâcede-Marie,

petit brick ancré dans le

port de Brest m'offrait les clefs

d'une aventure qui faisait bouillir

mon sang dans mes veines. Quand

je m'endormis, je savais déjà ce

que j'allais faire.

A

RATCLIFF HIGHWAY

PRÈS avoir enfermé dans une

gibecière de chasse, que

j'avais trouvée dans le gre-

nier, du pain, du fromage, du sucre

et une fiole d'eau-de-vie, je complétai

mon équipement en y adjoignant

mon solide couteau de matelot,

un petit pistolet de poche avec

sa poire à poudre encore pleine

et une douzaine de balles. Cette

petite aime en fort bon état me

donna une confiance extraordinaire

en mes propres forces. Je venais

d'atteindre mes seize ans. J'étais

solide comme un jeune chêne et

souple comme une couleuvre. Je

savais me battre également et je

ne craignais rien si ce n'est les

apparences humaines qui errent la

nuit dans certains endroits prédestinés.

Dans la journée -— le prétexte

d'une course me fut facile à invoquer

—■ j'allai reconnaître la position

du brick La Grâce-de-Marie.

Il était embossé à quelques encâblures

de l'Elorn. Je le voyais se

balancer mollement au gré de la

brise. C'était un' petit navire

d'apparence honnête. Sur la rive

devant le village de Portsein des

tonneaux étaient rangés, prêts,

sans doute, à être embarqués.

Un vieux matelot les contemplait

d'un air approbateur en fumant

du tabac dans une longue pipe en

terre blanche.

— C'est à vous, ces tonneaux,

monsieur le Capitaine ? lui demandai-je.

Le matelot, visiblement flatté, me

répondit avec bonhomie. Ces tonneaux

n'étaient pas à lui. Il se contentait

d'admirer ces solides tonneaux,

parce qu'à son avis, un tonneau

était une des plus belles créations

du génie de l'homme. On devait,

d'ailleurs, embarquer dans la

nuit ces tonneaux sur le petit bâtiment

que l'on apercevait à l'entrée

de l'Elorn, c'est-à-dire sur celui

iiiiiiiiiiiiiiiiiiin HMW \^ MiiiiitiiiMtitiniiiiiiiiiiiiiiiHiiiHiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiniiiiiiiiiiiiniiiiniiiiinjimw DIMANCHE-ILLUSTRÉ •


Jiniiiiiin DIMANCHE-ILLUSTRÉ miiiiiiiiiwiiinniuiiiliiiiiiiiiiiiiiiiilli ilinuiiiiiu i iniiini iiiiiiimiiiniia g uni iiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim iniiiiiiiniiniimiiiiiimniiimiiiiiuii' ]P 1LJ R I_i J£ J§

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Quel était le costume d'une femme

en 1785-1786 ?

HAPEAU en feutre à bords garnis de castor

C et, autour de la forme, d'un ruban noué

en un large nœud.

Deux boucles de cheveux tombent par devant.

Ceux de derrière, tombant dans le dos,

dits à la conseillère, sont retenus en leur

milieu par une agrafe à la Cagliostro-

Le vêtement est une redingote à deux

collets à manches à la marinière. Les parements,

les poches et les devants sont garnis

de boutons dorés. Canne ornée d'un cordon

de soie.


Quelle est la marche à suivre pour obtenir

l'annulation d'un mariage religieux catholique

entaché de nullité ?

L faut bien entendu qu'il existe une cause

I de nullité reconnue par le droit de l'église

catholique : lien de parenté ou d'alliance à

un degré prohibé, parenté spirituelle (parrainage),

adoption, vice de consentement, non

consommation du mariage, etc. La demande

d'annulation doit être présentée au tribunal

ecclésiastique de l'évêque (offlcialité diocésaine)

du lieu du mariage ou du domicile des

époux.

Si ce premier tribunal déclare le mariage

nul, appel doit néanmoins être obligatoirement

fait de cette décision au tribunal ecclésiastique

de l'archevêque.

Si ce deuxième tribunal déclare le mariage

nul, la sentence est acquise, à moins que le

défendeur du lien matrimonial qui existe

auprès de cette juridiction, ne veuille en appeler

à Rome. .

Si les sentences des deux tribunaux sont

contradictoires, c'est-à-dire différentes, la

cause est portée à Rome ; si elles sont négatives,

l'époux ou l'épouse qui voient leur demande

rejetée ont encore la possibilité d'en

appeler à Rome, mais avec fort peu de

chances de succès.

Sont toujours jugés à Rome les procès

d'annulation des mariages des chefs d'Etat

et de leurs enfants, ainsi que les procès en

annulation de mariage non consommé.

Les fonctions diverses des juridictions ecclésiastiques

sont confiées à des prêtres et

un avocat-prêtre également est chargé de défendre

les intérêts de la partie qui met en

action le tribunal.

Les frais de procédure sont établis d'après

un tarif approuvé par l'évêque. mais celui-ci

peut accorder le bénéfice de l'assistance judiciaire

— totale ou partielle — aux parties

qui ne pourraient les supporter.


Comment les Français passèrent le Rhin

en 1672 ?

L

E passage du Rhin, tant célébré par les

poètes et les peintres, se fit, sous le feu

de patrouilles ennemies, presque à gué, la

sécheresse ayant diminué de beaucoup le

fleuve. Conde passa en bateau. Louis XIV

sur un pont que l'on construisit le lendemain.

SI le privilège garantissant aux employés

d'un faillite paiement de leur salaire

existe également en cas de liquidation

judiciaire ?

ui, l'article 549 du code de commerce

O établit le privilège en cas de faillite,

liquidation judiciaire ou déconfiture.

Çe qu'est la médaile de Sainte-Hélène ?

ÉCORATION créée le 12 août 1857 et donnée

D à tous les survivants des armées françaises

ayant combattu entre 1792 et 1315.

Comment préparer soi-même te yaourt ?

CHETEZ un petit pot de yaourt et réservez-

A en une cuillerée à soupe. Puis faites

bouillir un demi-litre de lait et laissez refroidir

à 40 degrés. Délayer ensuite votre cuillerée

de yaourt, que vous incorporerez à votre

lait bouilli. Couvrez hermétiquemnet et enveloppez

de lainage, afin de conserver la chaleur.

Au bout de douze heures, le yaourt peut

être servi. Gardez une cuillerée à soupe de

votre yaourt pour recommencer l'opération,

et consommez très frais. -

AROME PATRELLE

Donne au bouillon août exaul$.

je voudrais

bien savoir...

SI les militaires ont te droit de publier des

écrits et de taire des conférences publiques

?

ES officiers de l'armée active peuvent, sous

L leur responsabilité, publier des écrits signes

par eux avec mention de leur grade.

En ce qui concerne les écrits pouvant intéresser

la défense nationale, où il est fait

état de documents dont l'auteur n'aurait pu

avoir connaissance qu'à raison des fonctions

qu'il a occupées dans les armées de terre, de

mer ou de l'air, les militaires ont l'obligation

d'obtenir l'assentiment préalable du ministre

de la Guerre. Les sous-officiers et hommes

de troupe sous les drapeaux ne peuvent

publier des écrits qu'après autorisation de

leur chef de corps. Les militaires ne peuvent

être autorisés à faire des conférences publiques

que si la conférence est organisée dans

un but scientifique, d'enseignement ou d'assistance

mutuelle.

Le règlement du 31 mars 1933 du service

dans l'armée — discipline générale — donne

toutes indications utiles en la matière.

Sl f jadis, nos navires de guerre n'étaient

pas employés quelquefois au commerce

maritime ?

- n'était pas rare, au commencement du rè-

I gne de Louis XIV, de voir les amiraux

louer leurs navires de guerre à de simples

particuliers, pour le commerce maritime. C'est

ainsi qu'en 1653, la plupart des bateaux de

l'amiral Vendôme se livraient à un trafic

mercantile, équipés et armés aux dépens de,la

flotte nationale.

■$>

Comment enlever du vernis à la gommelaque

?

TILISEZ la propriété de la gomme-laque,

U qui est essentiellement formée par une

résine acide, de se dissoudre promptement

dans les alcalis même faibles, comme le carbonate

de sodium (cristaux), le carbonate de

potassium, le borax... et surtout les alcalis

caustiques, comme la soude caustique, la

potasse caustique... d'où le procédé suivant :

badigeonnez la surface des objets à dévernir

avec une solution tiède de soude caustique

à 5° Baumé (eau seconde des peintres). Le

vernis étant enlevé, rincez à grande eau et

laissez sécher.

Depuis quand la Normandie porte-t-elle ce

nom ?

EPUIS le traité de Saint-Clalr-sur-Epte. par ,

D lequel, en 911, Charles le Simple donna '

cette partie de la Neustrie à Rollon, chef des

Normands.


De quand date la fondation de la République

de Libéria ?

PRÈS avoir triomphé de ceux qui voulaient

A maintenir l'esclavage dans le Nouveau-

Monde, les anti-esclavagistes des Etats-Unis

fondèrent ï'American Colonie Society, dont

le but était de racheter en masse les esclaves

noirs d'Amérique et de les ramener comme

colons en Afrique, leur pays d'origine.

Les premiers esclaves affranchis furent

alors conduits, en 1822, vers le continent

noir et installés sur la Côte des Graines, en

Guinée. Le premier gouverneur, Ashmun, v

fonda la ville de Mourovia, qui devait devenir

plus tard la capitale de la République

et donna au pays, qui fut solennellement

proclamé indépendant en 1847, le nom de

Libéria.

Les conditions d'accès à l'emploi de sousdirecteur

d'agence du service des en-

fants assistés de la Seine ?

OUR prendre part au concours d'admission

P à l'emploi de sous-directeur d'agence du

service des enfants assistés de la Seine, qui

aura lieu le 17 octobre et dont l'inscription

sera close le 5 octobre, il faut avoir vingtcinq

ans au moins et trente-cinq ans au plus,

au I" janvier 1935. Les diplômes exigés sont :

le brevet élémentaire ou le baccalauréat. Le

concours comporte une composition française,

une composition d'arithmétique, de

droit administratif, de législation de l'Assistance

publique, de l'hygiène, du droit civil,

du droit pénal, de. l'organisation judiciaire. En

outre, des notions générales de démographie

et des maladies infectieuses-


Comment on peut trouver une place d'institutrice

dans une famille ?

OUR trouver une "lace d'institutrice dans

P une famille, on peut s'adresser à l'Office

de l'enseignement libre,

Michel.

15, boulevard Saint-

«>

Quel procédé peut être utilisé pour faire

disparaître les tatouages ?

OICI une technique vraiment efficace pour

V faire disparaître les tatouages :

1° Lavez à l'éther, au savon, au sublimé au

millième la région tatouée ; 2° Anesthésiez

au moyen d'injections de cocaïne: enveloppez

la partie tatouée avec des bandes de diachylon

et appliquez, pendant un quart

d'heure, un fragment d'ouate imprégnée

d'ammoniaque • 4° Enlevez avec une pince

stérilisée l'epiderme soulevé et frottez énergiquement

le dessin avec un crayon de

nitrate d'argent ; appliquez avec un tampon

de l'eau salée, destinée à éliminer l'excès de

nitrate d'argent. Au bout de quelques heures,

il se forme une esohare noirâtre qui s'élimine

en produisant une plaie que l'on panse

avec de l'iodoforme.

A qui l'on doit l'Union postale ?

'EST un modeste employé des postes du Da-

C nemark, nommé Joseph Michaelsen. qui

conçut le projet d'où devait sortir l'Union

postale et soumit, pour la première fois, une

proposition dans ce sens aux gouvernements

des diverses puissances.


SI l'on peut appeler Hindous tous tes habitants

des Indes Orientales ?

'EST une erreur très commune de nommer

C tous les habitants des Indes orientales

Hindous. Ce sont des Indiens. Un anglais né

aux Indes est un Anglo-Indien.

Les habitants des Indes orientales comprennent

une cinquantaine de races, langues et

religions, et les Hindous forment une de ces

races.

•$>

Quel fut le plus grand exploit du corsaire

Duguay-Tiouln ?

La prise de Rio de Janeiro, en 1711. (

Qui a dit : « Quel artiste va perdre té

monde ? i>

NTÉRON, au moment où il se fit donner la mort

iVpar l'affranchi Epaphrodite, en l'an 68.

ï ♦

De quand datent les premières cartes géographiques

où l'Amérique est appelée

ainsi ?

'ES deux cartes de l'Amérique où pour la

L première fois, ce continent est appelé de

son nom actuel, figurent dans un vieil atlas

du seizième siècle. Elles sont datées de 1507 et

de 1516. Cette dernière fut dessinée par mata

re - ^ m Walcléseem uller, géographe d*.

Où s'élevait la Tour de Nesle ?

A

peu près où se trouve aujourd'hui l'Ins.

. titut de France, à Paris.

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LE 18 AOUT 1935 itjiiMiiiHitiuiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiitiiiiiiinii iiiitiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiiiiitM JWwmiimminniiHHHiinwiiiiiHiMUHHiimunn DIMANCHE-ILLUSTRÉ

A travers le monde

L'ISLANDE

L semble que l'Islande ait été d'abord terre

I d'asile des paparis (moines) irlandais, qui

auraient disparu dès le vin' siècle. Toujours

est-il qu'il n'en existait plus quand Nadold,

Viking norvégien, en 861, y aborda. Et

comme l'île était couverte" de neige et de

glace, il l'appela Island, terre di3 glace.

Treize ans plus tard. Ingolfr Arnarson, Norvégien

banni de sa patrie, en commença la

colonisation. \

Il y fut rejoint par beaucoup d'immigrants

qui refusèrent de se soumettre aux chefs

LE PARLEMENT ISLANDAIS À REIKIAVIK

puissants qui allaient fonder le royaume de

Norvège. Ainsi l'île se peupla-t-elle en

eoixante ans, Candis qu'Harald Harfarger faisait

l'unité norvégienne.

Il en est résulté que l'Islande possède de

très vieilles traditions et une civilisation très

assise. Son Althing ou assemblée du peuple

remonte à 930, année où l'on créa la loi territoriale

d'Ulfljot, celle-là même qui fractionnait

l'île en 4 provinces, 6 things (districts)

et 29 godord ou paroisses.

Puis cette race qui savait être active colonisa

à son tour le Groenland.

- En 1264, l'Islande fut conquise par Hakon,

roi de Norvège, avec l'aide de l'Eglise de

l'île et le concours de jeunes Islandais qui

avaient été élevés en Norvège. Cela lui valut

de passer en 13S1, avec sa métropole,

Bous l'influence danoise.

Tandis que la Norvège passait sous la domination

suédoise, étape nécessaire sur le

chemin de sa liberté, l'Islande . n'a jamais

cessé depuis, à quelques années près, de

cuivre le sort du Danemark, auquel elle

est maintenant unie par un acte du 30 novembre

1918 (Sambandslodg) qui proclame

c l'union personnelle ». Un ministre siégeant

à Reikiavik et responsable devant T Althing,

exerce le pouvoir au nom du roi de Danemark.

Son drapeau est bleu et blanc. L'Islande

a une population de 101.760 habitants,

à raison, à peu près, de un habitant au kilomètre

carré. De cette population, Reikiavik,

sur la baie de Faxa Fjord, groupe environ

le quart, en un lieu où il n'y avait

encore, au xvnr siècle, qu'une ferme isolée.

La pêche et la production de l'huile de foie

de morue, l'extraction du soufre sont les

principales industries exportatrices de l'île

qui doit, en revanche, beaucoup importer.

Musique

BAG-PIPE ET CORNEMUSE

A

ce splendide paquebot, qui va quitter

le port de Melbourne pour le délicieux

archipel océanien des Fidji (ou Viti), un épais

entremêlement de serpentins et la chanson

L'ENTREMÊLEMENT DES SERPENTINS

ET LA CHANSON DU BAG-PIPE

d'un bag-pipe, font le moins nostalgique des

départs.

Le traditionnel kilt que porte le bag-plper

prof itons de nos

loisirs pour nous

instruire un peu

vient à point nous rappeler que le bag-pipe

est l'instrument de musique national de

l'Ecosse. Il figure en grand nombre dans les

musiques militaires de tous les régiments

écossais.

■ Le bag-pipe est, comme la cornemuse,

un descendant éloigné de ce que les Romains

appelaient tibia utricularis : la flûte à outre.

On a, en effet, trouvé, en Angleterre, parmi

les vestiges du camp prétorien de -Richborough,

un bronze représentant un soldat romain

en train de jouer de cet instrument.

Copié en Angleterre, Calédonie et Irlande, le

tibia utricularis, ou utricularium des légions

romaines, est devenu le bag-pipe, cher notamment

aux Highlanders, montagnards

écossais.

Un sac fait de peau de chèvre ou de mouton

qu'on emplit d'air et qu'on tient sous le

bras gauche, trois ou quatre chalumeaux suivant

que le sac est gonflé au moyen d'un

soufflet (musette française) ou à la bouche

( cornemuse et bag-pipe écossais) : le portevent,

la flûte elle-même à trous que parcourent

le doigté de l'exécutant, les bourdons

qui résonnent constamment à l'octave ou à

la quinte inférieure du son le plus grave,

tel est le principe de ces Instruments mélodieux

et doucement nostalgiques.

Ce fut au xm e siècle que la cornemuse

conquit l'Europe, constituant aussitôt un précieux

élément des corps de musique des princes.

Aussi est-il question, dans la chronique

du siège de Valenciennes de « muses qui

menaient grand, bruit et grand titin ».

Biniou breton, sackpeife ou dudelsack

allemand, zampogna italienne qui vibre

de sons si doux aux lèvres des pifferari,

musette, enfin, du xvn" siècle, qui dut à

Lulii son entrée dans les opéras, exhalent,

chacun pour leur compte, le charme dé l'âme

populaire dont ils sont très près.

Sciences naturelles

LE KOALA D'AUSTRALIE

ON pourrait croire, d'après la photo, que

les deux animaux qu'elle représente,

l'un portant l'autre, sont de petits ours. On

Histoire du progrès scientifique

serait encore plus porté à le croire si l'on

voyait en légende leur dénomination australienne

koala bear ou native bear (ours

koala ou ours indigène).

Ce sont pourtant des marsupiaux, ordre

dans lequel le koala constitue, à lui seul, la

famille des phalangéridès. Cette forme ar-

UNE FEMELLE KOALA ET SON PETIT

boricole a, aux extrémités des quatre

membres, cinq doigts à peu près d'égale longueur,

le deuxième et le troisième doigt des

membres postérieurs étant toutefois réunis

comme ceux des manopodidés (kangourous)

et le pouce étant opposable.

Herbivore, nocturne, inoffensif, le koala

cendré (phas colaretus cinerens), ressemble

véritablement à un gros ourson. Trapu, sans

queue, obtus de museau, d'oreilles poilues,

ce gros phalanger gris est très répandu de

l'ouest du Queensland à la Nouvelle-Galles

du Sud. Assez lent, il justifie pleinement le

surnom à lui parfois donné de « paresseux

australien ».

JOHN TYNDALL ET LES GLACIERS

L'EXPÉRIENCE DE TYNDALL

TANT sont grands la diversité des objets

qui sollicitent notre attention et le nombre

des curieux esprits qui ont apporté leur

contribution à l'édifice scientifique actuel

qu'on a tendance à publier, de nos jours,

John Tyndall, grand physicien irlandais, qui

naquit à Leighlin Bridge, le 21 août 1820,

et qui a cependant à son actif d'importants

travaux.

Partir de l'emploi de commis au cadastre,

pour se trouver dix ans plus tard professeur

de physique à l'Institut royal de Londres,

en passant par le poste d'ingénieur au

chemin de fer de Manchester, cette ascension

dit assez les exceptionnelles qualités

du savant.

Tyndall qui ne bornait d'aillèurs pas son

activité à son laboratoire, savait être de

plus conférencier étonnant.

Ses travaux sur le diamagnétisme, sur les

propriétés électro-optiques des cristaux, sur

les microbes, firent sensation. Cherchant

dans la même voie que notre grand Pasteur,

il eut l'intuition de ce que serait la stérilisation

totale, et sa tyndallisation du lait est

à peu près l'équivalente de la pasteurisation

ou demi-stérilisation actuelle.

En 1887, Tyndall fut Irrésistiblement attiré

par l'étude des transformations de l'eau,

de la formation et du mouvtment des glaciers.

Etant à la retraite, il fit construire

sur lé glacier suisse (TAlestsch, 23 kilomètres

de longueur de la Jungfrau au Valais, par

2.500 mètres d'altitude, un petit chalet où

il devait passer les six dernières années de

son existenoè. Ses observations apportèrent

une précieuse contribution à la physique et

à la géologie.

Il démontra, notamment, la formation des

glaciers et le regel par deux expériences demeurées

célèbres sous le nom d'expériences

de Tyndall.

Entassant de petits morceaux de glace entre

les deux pièces d'un solide moule de bois

qu'il comprima ensuite fortement à la presse

hydraulique, il trouva, lorsqu'il ouvrit le

moule après la détente, un bloc transparent

et parfaitement homogène. Il en conclut que

la glace acquérait donc sous des pressions

énergiques comme celles que lui impriment

les flancs d'une vallée, une plasticité apparente

qui lui permet de se mouler exactement

sur le fond, de couler, lentement, il est

vrai, mais à la manière d'un fluide. En même

tèmps la preuve était faite de la manière

dont la neige.se transformait elle-même, par

compression en masses transparentes comme

les glaciers.

s "L'expérience sur le regel est demeurée

classique. Sur un bloc de glace, soutenu par

deux supports, on-place un fil de fer tendu

par deux points. La pression fait fondre la

glace sous le fil : elle se retourne derrière

lui, et, au bout de quelque temps, le fil a

traversé complètement le bloc de glace, sacs

y laisser de discontinuité.

Sports et sportits

LES BALLONS

MOYEN D'ENTRAINEMENT

IL n'est pas question de ballons de football,

ni de rugby, ballons légers qui sont, non

un moyen mais une fin, puisqu'on se bat

pour leur possession et pour leur faire atteindre,

en les lançant, un objectif plus ou

moins éloigné.

Mais il est des ballons qui servent admirablement

la cause du sport en aidant à

l'entraînement des pratiquants. Leur usage

ne date pas d'hier ; déjà, dans les collèges

d'athlètes grecs, on se servait de sacs qui

ressemblaient étonnamment au medicineball

et' au punching-ball. Ceux-ci sont lourds,

remplis de déchets de filature dans une enveloppe

en cuir souple, et servent « . à se

faire les muscles ».

Le punching-bàll et le punching-bag (bag

signifie sac) servent à frapper (punch), et

sont le complément obligé de toute salle de

culture physique ou de boxe. Le sac en particulier

pèse environ 4 kilos et mesure environ

70 à 80 centimètres de haut sur 40 ds diamètre.

Le m'edicine-baïl est également tout particulièrement

recommandé pour tous les entraînements,

mais en particulier pour celui

des athlètes et des lutteurs. C'est un ballon

rond et assez lourd pour faire payer d'un

rappel. brutal à la réalité toute maladresse

ou inattention.

Quant au push-baïl (push : pousser), il a

6 pieds de diamètre (environ 1 m. 80) «t

pèse 50 livres anglaises ( près de 25 kilos).

C'est le ballon à pousser. On s'en sert non

seulement au cours de la leçon de culture

physique, mais aussi en sport d'équipe, surtout

dans les pays anglo-saxons. Dans ce

cas, le terrain a pour dimensions 40 et 50

JOUEUR DE PUSH-BALL

EN ÉQUILIBRE SUR UN GROS BALLON

mètres, les deux buts opposés 6 m. de larg»,

et il s'agit de le pousser dans le camp adverse.

Héros de roman

PANURGE

A VEC Gargantua et son fils Pantagruel,

Panurge est le personnage le plus important

de l'œuvre de Rabelais. C'est un

joyeux compagnon, besogneux, sans scrupule,

mais ingénieux, l'esprit toujours en éveil,

prompt à la critique et aux observations

savoureuses, disposé constamment à plaisanter,

et trouvant, en toutes circonstances, le

stratagème utile. Panurge plus dur et plus

fruste est un lointain ancêtre de Figaro.

Quand Pantagruel, désireux de s'instruire,

rencontre Panurge, celui-ci a cent procédés

pour trouver sa subsistance dont le plus

honnête, nous dit Rabelais, est « par manière

de larcin ». D ailleurs, la présentation

de ce joyeux aventurier et l'énumération

des divers actes de sa vie, haute en couleurs,

comptent parmi les pages les plus savoureuses

du grand Rabelais.

Panurge, malgré toute son habileté, n'est

pas parvenu à savoir s'il serait bon pour

lui de se marier. Il a consulté diverses autorités,

niais il n'est pas satisfait de leurs

réponses. Il a interrogé aussi sans plus de

succès Pantagruel avec qui il décide d'aller

trouver l'oracle de la Dive Bouteille.

La Dive Bouteille se trouve au-delà des

mers. H faut donc s'embarquer. C'est au

cours de ce voyage que Panurge démontre

qu'en jetant à l'eau un mouton, tout le

troupeau suit le plus vivement du monde

celui qui se noie.

On relâche en toutes sortes de payrs, à l'île

des Chicanous ou gens de justice, à celle

des Papefigues, où protestants et des Papi^

mânes ou catholiques. On arrive à l'île sonnante,

c'est-à-dire . Rome, puis dans le

royaume de l'Entéléchie où vivent les gens

de Sorbonne. Enfin, l'on atteint à l'oracle,

dont le conseil est le suivant : « Trincb,

buvez. »


*—■»» DIMANCHE-ILLUSTRÉ

L'ART

iiiifiiHKiiHiiiiiiintiiiuiiiiiiiiitiiiHiiniiiiiiiii «inniiiiiijtiiiiiiiirruiiiiiinniiriiiiiiiiiiiiiiitiiiuuiiuiiiiiiiiiiiHMiiriiniiiiiifiutiiut mtnmiMnin J R 18 AOUT 1935 l'iu

D'UTILISER LES CARTES

LoTeriÎr"* ' ^ M d' Un ' •■ tU 88 gagné à lm ~ Q ue non 1 • J« ^ fortune aux gens avec le*

cartes, et...

â

..toujours avec les cartes, après je la leur prends !...

(Dessin Inédit ae R. BLACK.)

Alerte ET SURTOUT, PAS DE GASPILLAGE Distraction

"y A)

x

Qu'y a-t-il ?... un requin ?...

Non ! .. La femme torpille !...

(Dessin inédit de HAKS.)

C a n d e n r

— Un porteur pour madame ?...

_~ Ben !... Vous n'avez pas peur : je sortifrat

bien sans me faire porter !

(Dessin inédit de GASTON MAS.)

(Dessin inédit de MANON IESSEL.).

— Je tiens à prévenir madame qu'il n'y a plus d'huile pour l'automobile 1

6*Z uSJïïgf a ^ CUiS ^ ère 16 fCStant du flacon *£ ■ «- S» se trouve

(Dessin inédit de RAFFRAY.)

COLIN-MAILLAR D

— Ne faites pas attention à ce qu'elle dis,

cher ami, elle répète sans savoir...

— ...Ce que vous lui avez dit, en sachant L«

(Dessin inédit de LANGALEBIK.)

*— Ah I ça... c'est papa l„ Et te voilà prise, hein, tante Guite l. K


LE 18 AOUT 1935 ""»» """'""""""""«""■"n.imiiinnmmnim,^^ JJ wuuuiuini iwmu>u,ii M mm,iuiii immmmmi.awwiiiiimimiiimimmniniii DIMANCHE-ILLUSTRÉ

Le docteur sans-£Oste UN E IV R A G Ê Un coin de tout repos

— C'est curieux, mon cher client... mais

je n'entends absolument rien !... Vous

devez certain err.ent avoir une lampe

grillée !...

(Dessin inédit de Jut.Hfcs.)

y ^

— Ah ! zut !... Juste au moment où ça commençait à mordre !...

(Dessin inédit de RAFFBAY.)

— Et dire qu'on nous a annoncé un pays

tranquille t...

(Dessin Inédit de M. SAUVAYRBJ

LOGIQUE LA* B ON NE RAISON LE JABPINET

Pour lors que si on vous fait boire avec une paille,

on pourrait peut-être vous faire manger avec du foin !...

UN FANTAISISTE

.' m- Vous êtes tombé dans un trou ?.n

Oh I non... Je suis cul-de-jatte L,

(Dessin inédit de DHAKM.)

— Malheureuse ! Vous avez cassé mon vieux

Rouen t...

— C'est la crise, madame, faut faire de la place aux

jeunes !... (Dessin inédit de KABS.)

E A U . . . EAU

CHACUN SON ELEMENT

i-Hein I quel as L Ça, c'est de la nage I

Oui, eh ma | je nage aussi bien... mais dans les

fMzkeafan „ flJeasJa laedtt d« SABVATS»!

— Si vous étiez venu huit jours plus tôt, vous auriea

eu des roses... Enfin, on va vous donner tout de même

un petit bouquet de persil !... (Dessin inédit de Varé-)

LE MAITRE BAIGNEUR HUMORISTE !

t— Maître baigneur ! ma femme ne reparaît plus 1^,

'êm Eh bien I de quoi vous plaignez-*ous !...


Q 2 TtlA-NCIIE-ILLUSTRÉ MIIIIIIIIItt.HMIIIHIIlllllHHMMIIIIlIMMIIIIIlllllllHHIIIIUIIIllllIlHIUllIlHlIlllllllUIIHIIIMIMHIII J4 III111III11111111111111111111111111IIH1111111111111 II I 11111111111MI i 11111111111111 II 111111 f M11111 II 1111111M111111M1111III LE 13 AOUT 1935 "**)■■***

BRIC-A-BRAC

INFORMATIONS DU MONDE ENTIER

LA CARTE DU GULF-STREAM

O

N est parvenu (en employant les méthodes

d .nvestigation des grandes profon-

deurs sous^marines par la réflexion du son)

à suivie sur tout son parcours le Gulf-

Stream et à en tracer sur la carte le parcours

entier avec indication des vitesses et

de ia profondeur qui est en moyenne de

400 mètres- La même méthode a permis de

découvrir dans la "Méditerranée l'existence

d'un énorme fleuve sous-marin partant du

Continent africain à environ 2 kilomètres de

profondeur. L'existence de ce fleuve rendrait

impossible la mise en exécution du fameux

projet Soergel (dit projet pan-européen) poui

l'asstchement partiel de la Méditerranée.

Le Petit Journal.

VITAMINES ET SAUMONS

UAND nous essayons d'évoquer les lointains

souvenirs des hivers de notre enfance, ils

soiit, Q avouons-le, tout imprégnés de 1 odeur et

de la rancœur de l'huile de-foie de morue. Et

nous envions les jeunes générations qui n'ont

pas connu ce petit supplice familial et thérapeutique.

Mais voici que l'huile de foie de saumon les

menace. Des recherches chimiques, faites sui

les saumons du Canada, prouvent que les vitamines

A et B, qui enrichissaient l'huile de foie

de morue, sont plus nombreuses et plus actives

encore dans l'huile de foie de saumon.

Souhaitons qu'un autre chimiste, ami de

l'enfance, trouve plutôt ces fameuses vitamines

dans une substance agréable à absorber.

Le Quotidien.

LES LENTEURS DE LA PROCÉDURE

'EST un singulier procès qui va venir pro-

C chainement devant la Haute Cour de Varsovie,

puisqu'il a débuté au seizième siècle.

En 1532, tn effet, un baron polonais nommé

Lenkowo était tué au cours d'un combat contre

les Moscovites. Avant de partir en guerre, il

avait laissé ses possessions de la Pologne

orientale, composées de quatorze villages, de

deux villes et de plusieurs milliers d'acres de

forêts, aux bons soins de moines carmes. Le

baron, ayant été tué sans laisser d'enfants, ses

parents réclamèrent en 1535 l'héritage.

Le roi de Pologne Sobieski ordonna aux

moines de rendre les biens du baron à ses

parents. Ils refusèrent. La Pologne fut démembrée

et les propriétés des Carmes passèrent

aux mains du tsar. Une pétition à l'empereur

de toutes, les Russies échoua.

Aujourd'hui, la famille de Lenkowo, comptant

plusieurs.centaines de membres,.a soumis

de nouveau le litige à la cour.

Espérons que le procès ne durera pas encore

quatre siècles.

Courrier des Etats-Unis.

LE PRIX D'UNE FEMME

S ELON

M. A.-S. Kenyon, numismate de la

National Galléry de Melbourne, dans les

îles du Pacifique les cochons payés en monnaie

de coquillages coûtent quatre fois plus

cher que les femmes,

D'après M. Kenyon, la monnaie de coquillages

est très populaire dans le Pacifique.

Les coquillages sont travaillés en forme de

rondelles plates, percés d'un trou et enfilés

dans un cordon, comme le3 grains d'un cha-

• pelet. Il faut plusieurs mètres de cpquillages

pour acheter une femme, dans la plupart

des îles. Par ailleurs, le coquillage rosé

de la Nouvelle-Guinée a une grande puissance

d'achat, ainsi que les plumes d'oiseaux

rares.

L'Ere Nouvelle.

L'OISEAU BLESSÉ

ERNIÈREMENT, un chasseur des environs de

D Vesoul, M. J. Long, cassa la patte d'une

bécasse. La bécasse se dissimula dans un

fourré où on ne put la retrouver.

< Or, quand tout danger immédiat fut écarté,

la bécasse sortit de sa retraite et vola jusqu'à

un ruisseau voisin où, à l'aide de son bec, elle

se fit un premier pansement de tejrre argileuse

qu'elle consolida avec des herbes liées autour

du membre blessé. Puis elle resta un moment

immobile pour permettre sans doute à la terre

de sécher, et ensuite elle enduisit sa patte

d'une seconde couche d'argile. Après' quoi

— ayant encore gardé une immobilité complète

pendant près d'une heure — elle s'envola.

Nous avons sous les yeux les photographies

de cette bécasse, qui fut tuée quelques jours

plus tard, et le pansement sur la patte cassée

est très apparent. .

Cunisset Carnot — si nos souvenirs sont

exacts — a écrit que la bécasse est le plu?

intelligent des oiseaux. Cet exemple tendrait, à

le prouver d'une manière éclatante.

L'Ami du Peuple.

GALÉJADES

E chef nazi Hermann Gœring est célèbre

L pour la variété et la flamboyance de ses

uniformes. Une anecdote apocryphe veut que,

lorsqu'il prend un bain, il revête un uniforme

d'amiral. Une autre affirme que, s'il fait de la

natation, il ne manque pas de porter au complet

sa brochette de décorations. Mais, pour

la circonstance, elles sont en caoutchouc.

On raconte avec un amusement dissimulé

Conseil Hebdomadaire

A toutes les personnes atteintes d'asthme, de

catarrhe, d'oppression, de toux grasse et opiirâtre

(suite de bronchites), nous conseillons la Poudre

Louis Legras. Elle calme toujours instantanément

l'oppression, les crises d'asthme, la suffocation et

l'essoufflement des emphysémateux. Le soulagement

est obtenu en moins d'une minute et la gué-

. rison vient progressivement. Prix de la boite :

5 fr. 25 (impôt compris), toutes pharmacies.

PAS DE SOMMEIL AVEC DES PUNAISES

Vous ne dormirez pas, vous" serez à la torture

tant que vous n'aurez pas employé le Rozol pour

détruire vos punaises. Mais, alors, quel soulagement

! Un seui badigeonnage et vous n'en verre?

plus une. 6 fr. 95 le flacon.- Toutes Pharmacies,

Drogueries et Marchands de couleurs, etc.

DU BONHEUR POUR LES AFFLIGÉS

Martyrs des cors, voulez-vous enfin être heureux

? Allez au « Diable »! « Le Diable » enlève

les cors en six jours pour toujours Mais, attention

!... exigez « Le Diable », 3 fr. 95, toutes phar

macies et à Epernay, pharmacie Weinmann.

que, visitant un jour une usine de métallurgie,

il se trouva tout d'un coup suspendu en l'air,

les pieds ballants, la tête au plafond. Un aimant,

suspendu au plus haut de la pièce, où il

se trouvait, avait immédiatement aspiré le

général, revêtu d'une armature métallique.

Vanity Fair.

LE DENTISTE DES ÉTOILES

e docteur Taylor, un des plus fameux den-

L tistes américains, vient d'arriver en Europe

pour y passer ses vacances. C'est lui qui a

« reconstruit », comme il dit, la bouche de la

plupart des étoiles d'Hollywood. Le jeune premier

célèbre Clark Gable, par exemple, a, par

ses soins, revêtu une personnalité nouvelle.

Le docteur Taylor redresse l'alignement des

dents mal plantées ; il allonge les courtes et

raccourcit les longues. Il donne un revêtement

de porcelaine à celles qui commencent à ternir

et assure vraiment à ses clients un sourire de

perles. Greta Garbo lui demanda un jour rendez-vous.

« Je ne veux, par exemple, rencontrer

personne dans votre salon d'attente », dit

la star. « Vous ferez comme les autres », répondit

le docteur Taylor. Greta Garbo ne vint

jamais.

Journal de Genève.

LE DERNIER ADIEU

>T-IL dépêche plus dramatique que celle qui,

E récemment, signalait l'angoissant appel

lancé, dans les parages de l'Islande, par le

chalutier anglais Peria f

« Nous coulons, disait le S. O. S. du bateau

en perdition. Il est probable qu'on ne nous

retrouvera plus en vie. Nous disons adieu à

nos familles et à la vieille Angleterre. »

Imagine-t-on le radiotélégraphiste du bord,

casque aux oreilles, lançant en pleine tempête

cet ultime message, tandis que le navire, démoli

par les lames, s'enfonce peu à peu dans

l'abîme et que l'équipage, impuissant et résigné,

attend stoïquement la mort avec, dans les

yeux, la dernière vision des êtres chers et du

pays ?

La Chronique de la Manche.

»

Cette peau veloutée, cette fraîcheur

du teint que les hommes

admirent, le Savon Cadum vous permet

de l'acquérir. Sa mousse crémeuse

nettoie l'épiderme jusqu'au fond des

pores, obligeant la Nature à vivifier

la peau, à la rendre claire, fraîche !

Votre teint s'anime... Votre visage,

embelli, appelle la caresse...

Cadum est le savon de beauté le plus

économique : 1 fr, 50 le pain ! Et,

vendu très sec, il dure très longtemps !

Savon Gulum

PROBLEMES DE MOTS CROISES

Dotés de

R ÈG LE M ENT

prix

1° Chaque SAMEDI paraîtra dans ce

journal un problème de mots croisés deté

proportionnellement au nombre de participants

de nombreux prix en espèces :

2° Le montant total des prix sera partagé

entre les concurrents ayant envoyé une réponse

conforme à la solutton type. La somme

revenant aux intéressés leur sera réglée, par

mandat - carte, dans la semaine suivant la

publication de ia solution type ;

3° Les seules solutions admises seront ccU

les identiques à la solution type déposée a

la direction de Dimanche-Illustré sous pli

cacheté avant la publication du concours. La

solution type sera publiée dans Dimanche-

Illustré la quinzaine suivante. Tous les mots

utilisés figurent dans le Petit Larousse illustré,

dernière édition. Les lettres isolées des mots

définis : articles, notes de musique participes,

symboles, abréviations et quelques lettres

d'un mot. ne donnent pat lieu à des

variantes ;

4° Les lecteurs pourront adresser autant

de solutions qu'ils te désireront sous le même

pli en se conformant au règlement ci-dessous.

Indiquer les noms et adresses au verso de

l'enveloppe ;

5° Chaque solution doit être accompagnée

d'un droit de participation de 5 francs (mandat,

chèque ou chèque postal C.C. Parts

1685-08). et exceptionnellement timbres-poste,

ainsi que d'une feuille portant les .nom.

prénom, adresse et le mode de règlement

utilisé pour l'envoi des 5 francs.

Les pseudonymes sont interdits. On peut employer

les grilles du tournai ou toute autre

grille et obligatoirement une grille par

solution (1). On doit écrire les solutions à l'encre,

sans rature, et en lettres majuscules. Le

récépissé des chèques-postaux doit être joint

à Ja solution.

La participation de 5 francs pour chaque

solution adressée permet de tépartir entre tes

solutions exactes des sommes plus importantes

:

6" Adresser les envois à Paris Mots-Croisés.

Service D. Il, 46. avenue Bosquet, Paris

(T) Les envois peuvent être postés jusqu'au

vendredi soir. Lés résultats sont publiés

dans la quinzaine :

7° Tout envoi non conforme aux règles

indiquées est considéré comme nul. Le seul

fait de participer au concours comporte l acceptation

du présent règlement:

(1) Paris-Mots Croisés peut fournir sur demande

de3 grilles au prix de 3 fr. la. pochette

de 50.

Les gagnants du concours n" 11

recevront, cette semaine, par mandat-carte

à domicile, la somme

de 102 francs.

>¥t>+JW

en espèces

PROELÈME N° 13

HORIZONTALEMENT

ï. Moulure (architecture).

2. Préfixe. — Ornement sacerdotal.

3. Cour intérieure romaine. — Plate-forme

dans les voiliers.

4. Premier dignitaire de certains chapitres.

5. Songe. — Vase demi-3phérique.

6. Jailiit d'un corps électrisé.

7. Montagne qui vit bnûler Hercule. —

Ouest Est.

8. Trois consonnes. —- Ville de Pologne.

9. Crucifère répandue dans les Jardins. —

Montagne de Crète.

10. Organe à forme spéciale. — Ile de l'Atlantique.,

. . ...

11. Parade en escrime.

12. Gros nuages épais. — Se rapporte

blason. -

VERTICALEMENT

1. Avide. — Quadrupède.

2. Mémoires de Chateaubriand.

3. Petite rivière.

4. Lès héros marchent ainsi à la mort.

Souci des chauves.

5. Boîte. — Coupes.

6. Initiales de Carré.

7. Deuxième note de la

du Togo. — Cab sans A.

8. Boisson dlgestive.

E ffi HH1E

mm Basons

SB) HSBLlîtl

EH-H KtSHHH

ME m KMMI

Solution du N" II

au

Fleuve d'Allemagne,

gamme. — Capitale

Près de.

Partie d'une poulie.

9. Se forme au

fond des eaux. —

Exprime une douleur

physique.

10. Le Nil.

11. Véritable. -

Arme.

Le résultat du

Concours N° 12

sera publié

dans le numéro

du 25 août

Tous les concurrents gagnants à partir du N" 11 ainsi que ceux n'ayant

qu'une seule faute recevront gratuitement, contre envoi d'une enveloppe

timbrée à leur adresse, un bon de participation leur permettant

de gagner jusqu'à TRENTE MILLE FRANCS au Sweepstake français

devant se courir au début d'octobre.

LES FAITS DIVERS

COMIQUES

Q

UAND un individu peu scrupuleux éprouve

le besoin d'aller se promener dans une

automobile qui ne lui appartient pas, il choisit

parmi les voitures en station la plus

agréable à, conduire. Ce n'est pas le cas do

■:e jeune habitant d'un village aux pieds des

Vosges.

En sortant du cabaret ou il avait fêté un

peu trop la dive bouteille, il aperçut une

énorme goudronneuse,

du poids respectable

de dix-sept tonnes.

si

Mû par une idée saugrenue,

il sauta sur le

siège, mit la lourde

machine en route et

partit, n ne partit pas

pour un facile 'parcours,

mais vers la

montagne qu'il gravit

jusqu'au sommet. Il

descendit de l'autre côté les lacets dangereux

à l'allure la plus rapide.

Plus il allait vite, plus sa joie augmentait.

EUe était si grande, au bas de la descente,

qu'arrêtant la goudronneuse, devant

la gendarmerie, il se précipita vers le maréchal

des logis qui prenait le frais à la

porte.

— Ce n'est pas épatant ? s'êcrià-t-ïl orgueilleusement.

Je n'ai jamais. conduit de

voiture, je n'ai pas de permis et j'ai traversé

les Vosges avec cela, sans causer le moindre

accident et sans écraser personne.

Le gendarme récompensa immédiatement

ce magnifique exploit en saisissant au collet

l'ivrogne qui aura à répondre de vol

d'huile et d'essence, d'infraction au code de

la route, etc., etc.

EUX jeunes Américains, l'un de dix-sept,

D l'autre de dix-huit ans, s'étaient embarqués

à New-York, clandestinement, sans

argent et sans bagages, sur un navire anglais,

se rendant à Cherbourg. Bien entendu,

ils furent découverts en cours de

route. Priés de dire ce qu'ils faisaient à

bord, ils répondirent d'une seule voix :

— Nous voulons voir Paris.

— Très bien, vous verrez donc Paris, leur

dit le capitaine en riant.

Quand le navire arriva à Cherbourg, ce

même capitaine remit les jeunes gens à la

police chargée, selon l'usage en pareil cas,

de les rapatrier par les voies les plus rapides.

— Justement, dit le policier qui les reçut,

un bateau part ce soir qui les ramènera à

New-York. Ils n'auront donc pas longtemps

à rester au poste.

— Pardon, répartit le capitaine anglais,

un humoriste, j'ai promis à ces petits ' gars

qu'on leur montrerait Paris. Pendant le séjour

qu'ils feront au poste, tâchez donc de

'eur procurer des cartes postales de la Tour

Eiffel, de Montmartre ou des Champs-Elysées.

Vous me ferez plaisir.

L'histoire ne dit pas si le désir du capitaine

fut exaucé. En tout cas, ces jeunes

Américains firent le voyage de New-York-

.herbourg et retour, uniquement pour pas-

:er une demi-journée dans un poste de poice

; ce qui ne peut pas s'appeler un voyage

l agrément, même si on leur a permis do

euilleter un album de cartes postales.

H. DE FEL* ,


WHIIIII' LE 18 AOUT 1935 """ iiimuraiiimiiiiiiÉii ■"■■■■iiiimm::iiiiiiiiHiiiimiiiimiiiiimii ■iiiiimiunmn* 10 ■■•■■niMMiiiuiiHniuniiiiiiiiiiiitiniiiiiiiiiimniiuiiiniuuniumnniuinninii mm DIMANCHE-ILLUSTRÉ

Suite de la page 4

^RESTlDiGITÂTION

— J'ai marché toute ha nuit, jusqu'à Yar-'

mouth, puis je suis venu à Londres, où personne

ne me connaissait, et j'ai trouvé une

place, de garçon de café. (J'exerçais ce métier

avant de me marier.) J'aurais dû rester à

Londres, car je m'y trouvais bien.

— Y a-t-il longtemps que vous êtes ici ?

demandai-je.

— Il y a un mois. On y est bien tranquille.

Seulement, je crains — ici, il baissa la voix

-— je crains d'être pris. L'autre jour, j'ai rencontré

une de mes anciennes relations.

Je l'interrompis et le priai d'aller chercher

l'addition, car la représentation commençait

dans une demi-heure. Mais j'eus regret de le

laisser ainsi, me . suivant des yeux, dans la

' crainte que je ne découvrisse son incognito.

Je pensai qu'il reviendrait à Biziing. Dans

nos contrées, il est impossible de rester caché

toute une vie, et en tout cas pareille persévérance

exige une force -de caractère que

le malheureux était loin d'avoir.

Puis, je revins à Londres ; ce fut un mercredi

que l'incident se produisit. Comme de

coutume, c'était une jeune fille qui travaillait

Bvec moi, et qui « disparaissait » de la

caisse. Ce soir-là, elle n était pas là, mais

dans les coulisses, j'aperçus le petit homme,

vêtu en garçon de café ; il me regardait fixement,

sans bouger.

Je demeurai abasourdi, car je me demandais

ce qu'il pouvait faire là, surtout habillé

de la sorte. En même temps, je cherchais à

savoir ce qui avait bien pu arriver à ma partenaire.

Sans douté un événement anormal

venait de se passer.

Mais avant que j'eusse pu faire un geste,

le petit homme s'avançait sur la scène, marchant

d'un pas saccadé, et je pensai qu'il

voulait de nouveau entrer dans la caisse pour

en disparaître, et qu'il serait difficile de l'en

empêcher. Je le présentai donc aux spectateurs

tout en expliquant ce que j'allais faire,

comme de coutume ; mais pendant que je

parlais, je remarquai, dans un silence subit,

une sorte de murmure, qui passait sur la

salle. Le petit homme ne me regardait plus

maintenant : il regardait la caisse, dans

laquelle il entra de son propre chef. Je

n'avais plus le temps de m'occuper des spectateurs

; il me fallait penser à la caisse, et

je voulais m'assUrer que mon étrange assistant

y était bien entré. Il me sembla qu'il y

tombait, mais malgré mon étonnement, j'étais

obligé de fermer la caisse.

Le public chuchotait toujours ; aussitôt

que, la caisse étant close, je me retournai

vers la salie, un silence absolu remplaça le

bruit des conversations.

i

Je vis, dans les coulisses, la jeune fille qui

d'drdinaire me secondait elle me regardait,

toute pâle. Effrayé, je rouvris la caisse : le

petit homme y était encore, mais replié sur

lui-même, écrasé, la tête fendue. ; son sang

s'écoulait hors de la Caisse.

Je me souviens à peine de ce qui arriva

ensuite, sauf que j'essayais de refermer la

caisse, dé façon à cacher cet horrible spectacle

au public. Puis, je vis le rideau descendre

; le régisseur était sur la scène et deux

manœuvres emportaient la caisse. Je commençais

à demander des explications ; mais

personne n'y prit garde, et je me retrouvai

dans les coulisses, où le régisseur nie disait

que j'étais ivre. C'était une sottise que de

me faire ce reproche, car un prestigiditateur

ne peut pas travailler s'il a bu plus que de

raison ; mais je ne m'attardai pas à écouter

des remontrances : je voulais rouvrir la

caisse et en retirer son contenu. Eh bien î

me croirez-vous ! la caisse était vide, absolument

vide sans une tache de sang.

Je m'assis, le régisseur me secoua l'épaule

en me disant de sortir : j'étais congédié. 11

me le répéta plusieurs fois sans que je parusse

m'en soucier. Cependant, au bout de

quelques instants, je m'aperçus que j'étais

entouré d'une foule qui me dévisageait. Je regardai

la caisse : elle était toujours vide.

Comment expliquer ce mystère 7

Je me dirigeai vers ma loge, où le régisseur

me suivit ; il continuait de me dire:

^— Qu'est-ce qui vous a pris ? Etes-vous

fou ? Vous vouliez troubler la représentation

? Quelle idée vous est venue ?

Alors je compris ce qu'il voulait dire et

je lui demandai s'il avait vu quelqu'un avec

moi, sur la scène. Il m'affirma que j'étais

resté absolument seul. Eh bien ! si le régisseur

n'avait vu personne, c'est que moi,

j'avais vu un esprit, le ne le lui dis oas ; je

continuai de m'habiller. En entendant la

porte se fermer, je compris que le régisseur

me croyait fou, et préférait s'en aller.

Quand je sortis, je demandai à mon assistante

habituelle ce qui lui était arrivé. Elle

mé répondit qu'en quittant sa loge, elle avait

déchiré sa robe sur un clou : elle me montra

l'accroc Je dis au régisseur que j'enverrais

prendre mes accessoires le lendemain matin,

et "je m'en allai.

La nuit était belle ; j'entrai dans un café

et v pris deux brandiès, puis, errant au long

des rues, je commençai de me sentir en meilleur

état. Seulement, je ne rentrai pas chez

moi, car je ne voulais pas être seul ; je louai

donc une chambre dans un hôtel et je me

couchai, en laissant la lumière allumée.

Je dus dormir, car lorsque le jour revint, la

lampe brûlait encore. Je me demandai si je

n'avais pas rêvé. On est moins porté, pendant

le jour, à croire aux choses extravagantes.

Q

uand on est anémie, affaibli par la

maladie, il est sage de ne pas compter

uniquement sur la Nature pour retrouver

la santé. Mieux vaut commencer

une bonne cure de Quintonine dont

les effets ne se font pas longtemps

attendre. Voyez cette lettre :


, ,, ,, ,,

B^iniiii DIMANCHE^ILLUSTRÉ ■■■■!■■■^Mllllll■■■■■■■'"■■'■»■'■'■' ■ «.'■ .'

0

"imiliniiiliiiiilliiiiiiiii uiiiii i 1Q ■ iiiiuiitiiii min iiiiiiiiiiiiiiiiMininniiini iiiHimimuMiiiiiiiiiimimlii LE 18 AOUT 1935 '""""«

UN AMUSA N T CONCOURS: |

A LA RECHERCHE DES VEDETTES

Chaque Illustration publiée dans ce concours

comporte des paroles prononcées par des personnages

qui y sont dessinés ou des inscriptions.

C'est a l'aide de ces paroles ou de ces

inscriptions que le lecteur devra composer le

nom qu'il s'agit de deviner en le choisissant

dans la liste figurant sous chaque illustration.

Ainsi, dans une image précédente, on pouvait

former le nom de « Chautemps » avec les

mots « Chaud » et c Tant ».

REGLEMENT

La cinquième série de ce concours a paru

ou paraîtra dans les numéros des 4, 11, 18 et

25 août. Elle comportera un classement par

G. CARPENTIER

CECILE SOREL.

ARLETTY

Illustration N° 7

RAIMU

CHIAPPE

MISTINGUETT

DIMANCHE ILLUSTRÉ

points, chaque solution Juste bénéficiant d'un

point.

Les'lecteurs seront classés par nombre de

points obtenus dans la totalisation de toutes

les illustrations de la série. Les solutions de

la série entière du mois devront être mises à

la poste, en bloc et sous la même enveloppe,

seulement à partir du dimanche 25 août et

jusqu'au 3 septembre au plus tard, pour Paris et

les départements; jusqu'au 10 septembre pour

les pays éloignés et la Corse, l'Algérie, la Tunisie

et le Maroc. A chaque envoi devront être

joints trois des bons de concours publiés à

Cet effet dans Dimanche-Illustré. Les réponses

qui seront déposées à la main dans nos bu-

SIGNOREJT

CHARLES MAURRAS

SUZANNE LENGLEN

( 5 me série)

CHARLES PELiSSIER

LAVEDAN

HITLER

lllllllllllllllllltlllllllllllllllllllltllllllllllllllllllllllflllllllllllllltlllllllllllllll

I NOS CONSULTATIONS

II

VERBALES GRATUITES

I i

\ î

= Ces consultations sont réservées à nos lec- E

teurs ou abonnés qui se présentent 1

dans nos bureaux, 13, rue d'Enghien, E

: Paris (10'), avec leur bande d'abonné- :

§

1

ment ou un bon de consultation découpé

dans un de nos numéros.

E

| Questions militaires. — Nos consultations :

Ë

I

ont lieu tous les samedis, de 14 heures :

à 15 heures. Ë

1 Questions juridiques. — Nos consultations §

E sont- suspendues pendant le mois d'août.-1

| Questions d'enseignement et orientation Ë

Ë professionnelle. — Nos consultations E

Ë . sont suspendues du 8 au 31 août inclus. E

I

| Prévoyance, hygiène sociale et assistance. Ë

E — Par consultations écrites exclusive- \

ment 1

Ë Les consultations n'ont pas lieu les veilles Ë

f de fêtes légales et jours fériés, - -E

■-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiitiiiiiiiiiitiitiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiir

reaux seront annulées, et les envois par lettres

recommandées seront refusés.

EX-iEQUO

Afin de départager les ex-œquo, chaque

concurrent est tenu de répondre à une question

accessoire qui, pour cette quatrième série

est la suivante :

Combien sera-t-il célébré de mariages dans

la seconde décade de septembre,, dans lés

vingt arrondissements de Paris ?

A titre d'indication, il a été eélébré dans la

même décade en 1934, dans les vingt arrondissements

de Paris 663 mariages. .

ED. HERRIOT

ROMAIN MAES

PIERRE LAVAL

GEORGES CLAUDE

PAUL BOURGET

CAILLAUX

inilHIlIllIlllllllllIltlIIIMII llllllIllIlIlllllllMlItlllllllimilllllllllll lllllllllML'

I Nos consultations I

I CAMPS ÛOACANCES |

| Voyages à prix réduits |

Ë Nous rappelons à nos abonnés et \

l a nos lecteurs que nos consulta- \

i fions verbales et écrites concer- \

] nant lés camps et colonies de ]

Ë vacances, ainsi que les voyages f

{ à tarifs réduits sont suspendues \

depuis le 30 juillet.

PRIX

Pour cette série, 11 sera décerné les prix

suivants :

1er prix : 1.000 fr.'en espèces

2*

3'

— 600 fr.

400 fr.

6 prix de 400 fr. en marchandises

10

300 fr.

15

20 —

200 f r.

100 fr.

[ Soit, au total. 2.000 francs de prix en espèces

et 10.000 francs de prix valeur en marchandises.

' -j

MARG. DEVAL

RIGOULOT

ANDRE LEDUCQ

Illustration N" 10

LANGERON

PAUL REBOUX

CHARLES PELISSIER

DIMANCHE ILLUSTRÉ

18 AOUT 1935

BON

à joindre à toute demande

pour une consultation gratuite

ou une réponse

dans la page

Je voudrais bien savoir

Toute demande de changement d'adresse

doit être accompagnée de la dernière banda

4t. de 1 franc en tirnbtes-poste.

Le Gérant ': G. ETIENNB.

tiiiiiiiiiiMiiiitiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiuiiiiiiiiifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiittiiiiifiii 1 MAURICE BERNARD, imp., 18, rué d

Enghie en. Paria.

21 AOUT 182?: LA COMTESSE ÏERTRAND INAUGURE

LA "PREMIERE LIGNE TiAMAISE 5E CHEMIN DE TER

DE SAÏWT ETIENNE Â ANMZIEUX, EN ACCOMPLIS-

SANT LE PREMIER PARCOURS 3>ANS UN ELE6ANT

CHAR, LA TRACTiOM SE TAISANT PAR CHEVAUX

* 1

9 "3

1

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