&JU]{|0R KtttY - Stingray Records

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58 . RAGGA MAGMINE

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e label des frdres Mc Leod Peut s'enorgueillir

d'une r6putation pas du

tout usurp6e: celle de pouvoir tenir

la route face d ses colldgues de

Jamarque, au niveau de I'authenticit6

de son son et de trouver PIus

qu'un 6cho chez les aficionados.

CARL Mc [E00: On me donne le surnom de

Dillie. A la base, je suis ing6nieur du son et

un producteur depuis sept ans pour Stingray'

C'est grice h des connaissances comme

Bobby Digital que j'ai mis un pied dans Ie

business. Je travaillais pour le label Blue

Moon (n dr. : rien d voir avec la c6l6brissime

boutique) qui distribuait en Angleterre les

produits de Bobby b ses d6buts. Une grosse

partie de monboulot consistait d aller enJA

pour collecter des bandes. Je squattais pas

mal au studio de BobbY.

OU'EST CE OUI T'A DECIDE A CREER TA PROPRE

STRUCTURE ?

C M. L : En fait, j'ai commenc6 comme batteur

de concert. Puis petit dpetit je me suis aussi

investi dans des sound system. Je suis surtout

un gros amateur de musique.

Finalement, c'est la production qui me va le

mieux.

A oun erruRr oE MUsIouE Esr DEDIEToN TABEL ?

G Mc L: Beaucoup de gens nous classent dans

diverses cat6gories, mais Ie wai d6nominateur

du label est la musique vocale'

N6anmoins au d6but il y avait 6norrn6ment

t de DJ's. C'6tait surtout des Jamarcains' II n'y

avait pas tant de DJ's anglais qui m'int6ressaient.

Qa m'emp6chait pas de travailler avec

Saxon (ndr. : un des plus gros sound systems

en Angleter"re). Des gens comme Tipa lrie,

Lelry', Sandy.

ruffiffi&Y

MUSICMAN

0n oublie un peu vite, forts de nos Succds locaux en reggae

(comme en rugby), l'irnpgftance de la perfide Albion pour les

labels d6di6s au roots m6lodigue-

Etan ce oue l'oN APPELAIT LE uK Mc ?

C Mc L : Exactement. Juste avant Ia p6riode

qu'on appelait aussi celle du Fast Sffle.

OUI SONT LES ARNSTES OE TON CATALOGUE ?

C M, L : il y Peter Hunnigale, Lloyd Brown,

Sylvia Tella, Richie Davis, qa c'est pour le

Royaume Uni. En JA il y a Spice' Tlrrone

Taylor, Frankie Paul, Al Campbell, Freddie

Mac Gragor, Glen Washington.

AVEC OUELS MUSICIENS TRAVAILLES-TU ?

C M' L: Il y en a une grande vari6t6. Mais il y a

des constantes comme Mafia & Fluxy, le Ruff

Cutt Band. Je connais bien ces demiers carje

suis all6 b l'6cole avec eux, surtout Bubblers

et Don Campbell.

OUE PENSES-TU DE SON CUT DE USHER ?

C M, L : Le You reminiL me ? C'esl wicked. En

tout cas ces gens ont beaucoup travaill6 pour

moi. J'emploie Jazzwad et le Firehouse Crew

aussi.

TU ES OUAND MEME OFIENTE PAS MAL VERS LE

LOVERS REGGAE ?

C M, L : Peut-€tre est-ce dfi au succds plus grand

des morceaux de ce style. Et puis ga fait par-

tie de l'image $obal que les gens se font du reggae

britannique parrapport ce qui se fait enJA

T,INFLUENCE DE tA METROPOLE EST REELLE NEAN-

MOINS ?

C M' L : C'est ind6niable. N6anmoins, je pense

qu'on est plus " conscious " que " lovers ". Je

pense d'abord que cela peut toucher plus de

gens.

CA DEPEND DE LA DEFINMON OUE TU DONNES AU

MfiAMOUR ?

C Mc L: C'est tout d fait c.a- Je n'ai rien contre

le sentimental. Mais lesteltes "cottsciot;s" sont

tout simplement plus matures.

OU'EST CE OUI MABCHE LE MIEUX ?

C M. L: Tout ce qui touche aux roots. Mes

meillewesventes sont FreddyMac Gregor et

Glen Washington. Mais chez lesAn$ais Sylvia

Tella et Peter Hrurnigale d6collent rur peu aussi.

ILYAUN RFMUR DEREGGAEANGWSDEPUTS UNAN ?

C Mc L: En quelque sorte. Mais c'est wai qu'en

Allemagne ou en Flance Ea n'a rien iL voir. Les

gers sont blas6s en Angleterre. . . Et ouais c'est

un peu de Ia musique de vieux (rires)' Mes

enfants sont waiment du c6t6 du hip-hop. C'est

ce qui passe ) Ia t6l6 et ) la radio. '. Destiny

Child, R. Kelly. PIus s6rieusement, ilyaeuun

cl6coruagement chez les interprdtes lovers qui

n'ont pas r'rr les succbs. C'est rn cercle vicieux.

En fait je pense qu'on a les artistes mais un

manque de producteurs. C'est le truc.

OUE PENSES-TU D'UN GROUPE COMME BAS ITES ?

C M, L:Je trouve ga g6nial. Ca me rappelle Ie

temps des teenage bands de ma jeunesse. Il y

avait plein de groupes. Mais maintenant, la

tendance n'est plus aux groupes. Les artistes

trouvent qatrop dur de r6ussir en groupe alors

ils essayent plut6t seuls. C'est un ph6nomdne

bien de cette 6poque. I.iautre problbme est que

tout le monde veut tout faire. Production, composition

etc. Il y a du boulot mais il ne faut

pas trop cumuler.

SUR OUOI TBAVAILLES-TU EN CE MOMENT ?

Je pr6pare un album avec Mickey Spice. Un

autre avec Prince Malachi. Et Peter Hutnigale.

Jai des trucs en \1le avec FYeddie Macgregor.

AVEC JMTWAD ?

Entre autre. Laventure conthue.

RAGGA MAGMINE . 59

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