ValdeMarne n°285 / Décembre 2011 - Conseil général du Val-de ...

cg94.fr

ValdeMarne n°285 / Décembre 2011 - Conseil général du Val-de ...

© A. Bachellier

© A. Bachellier

Le magazine du Conseil général n° 285 / Décembre 2011

le val-de-marne, plus qu’ un département, un service public.

DOSSIER / PAGES 24 À 29

Un Département

solidaire

Le Conseil général développe au quotidien des

actions solidaires pour tous les Val-de-Marnais.

Avec le guide 2012 des Solidarités, quelques

exemples.

ZOOM

À Mondor,

victoire

et vigilance.

Pages 18-19

© O. Colas

CULTURE

Les Aventuriers,

festival rock-électropop.

Pages 36-37


SOMMAIRE DU N°285 – DÉCEMBRE 2011

2

VAL DE

VIVRE LE VAL-DE-MARNE

L’ÉVÉNEMENT pages 4-5

Fête des Solidarités

Réservez votre samedi 10 décembre pour

participer à l’une des multiples rencontres

qui auront lieu dans 31 villes du département.

L’ACTUALITÉ pages 6 à 17

• Santé

• Petite enfance

• Environnement

• Collèges

• Les chantiers près de chez vous

LE MAGAZINE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

MARNE

© J. Melin

© D. Rullier

CONSTRUIRE

LE VAL-DE-MARNE

ZOOM pages 18-19

La victoire du cœur et

de la raison

Suite au rapport de l’Inspection générale des

affaires sociales, Xavier Bertrand, ministre de

la Santé, a annoncé le maintien du service de

chirurgie cardiaque à Henri-Mondor.

ENTRETIEN pages 20-21

Avec Dominique Saint-Macary, responsable

du département enquêtes et analyses

statistiques du Secours Catholique.

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

pages 22-23

● Monique Guénot, vice-présidente

des Restos du Cœur, Ivry-sur-Seine.

● Fabien Martin, Secours populaire,

Champigny-sur-Marne.

● Francis Roubaud, Secours Catholique,

Créteil.

DOSSIER pages 24 à 30

Le choix de l’entraide

tout au long de la vie

Le Conseil général consacre les deux tiers

de son budget aux politiques de solidarité.

Son objectif est clairement affiché :

construire une société pour tous.

DÉBATTRE

EN VAL-DE-MARNE

C’EST VOUS QUI LE DITES

page 30

Courrier des lecteurs.

TRIBUNES pages 31 à 35

Les groupes politiques du Conseil général

donnent leurs points de vue.

BOUGER EN

VAL-DE-MARNE

CONNAISSANCE DU VAL-DE-MARNE, LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-MARNE, n°285, Décembre 2011. Hôtel du département, 94011 Créteil Cedex.

Tél. : 39 94. Courriel : cvm@cg94.fr • Internet : www.cg94.fr. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Frédéric Houx. DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION :

Alain Germain. RÉDACTEUR EN CHEF : Alain Jégou. RÉDACTION : Jean-Pierre Delahaye, Francine Déverines, Ali Aït-Salah, Laura Podoroski. Avec la collaboration de

Claude Bardavid, Stéphane Le Puill, Didier Berneau, Arnaud Balvay. SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Anthony Larchet. SECRÉTARIAT : Joëlle Béroule.

RESPONSABLE PÔLE PHOTO : Alain Bachellier. PHOTOTHÈQUE : Joëlle Javiot. INTERNET : Marie Dujardin et web@cg94.fr VAL-INFO 94 : val-info94@cg94.fr

CRÉATION-RÉALISATION : Pellicam Productions (01 49 08 01 61). IMPRESSION : Grenier (01 46 15 83 00). DISTRIBUTION : Adrexo.

TIRAGE : 581 000 exemplaires. ISSN : 1963 - 2614.

© A. Deschamps

À L’AFFICHE pages 36 à 41

Osez les Aventuriers !

Les Aventuriers de la planète rock-électropop

débarquent le 6 décembre, à Fontenay.

© J. Paisley

SPORTS pages 42-43

Comité départemental

handisport : faire le lien

Lorsque l’on souffre d’un handicap,

pratiquer un sport n’est pas toujours facile.

Heureusement, il existe plusieurs structures

adaptées dans le département.

DÉCOUVERTE pages 44-45

Des oiseaux de passage

Le parc départemental de la Plage bleue,

à Valenton, constitue une halte pour les

oiseaux migrateurs. Suivez le guide.

MÉMOIRE page 46

Retour sur l’histoire de l’usine des eaux de

Choisy-le-Roi, sujet d’une publication récente

de Marc Blachère, ancien journaliste.

VU PAR… page 47

Plusieurs centaines de Val-de-Marnais ont

participé aux inaugurations symboliques

et festives des futures gares d’Orbival.

Vu par Alex Bonnemaison.

© D.R.

Journal imprimé sur

Rendez-vous le 10 décembre

pour la fête des Solidarités

Le samedi 10 décembre, le Conseil général organise, en partenariat avec de nombreuses

communes et associations, la fête des Solidarités dans 31 lieux du Val-de-Marne.

Moment convivial en cette période de fêtes de fin d’année, ce sera également pour

chacune et chacun l’occasion de pouvoir disposer d’informations sur les droits sociaux

auprès des bénévoles associatifs et des personnels des communes et du Département.

La solidarité, les solidarités, c’est pour nous plus qu’une priorité, une façon de concevoir

l’action publique.

En Val-de-Marne, la solidarité fait partie des racines sur

lesquelles, de très longue date, nous avons bâti

l’intervention du Conseil général.

Aujourd’hui, au moment où la crise frappe durement les

populations et leurs droits, la solidarité, qu’elle s’adresse

aux personnes fragilisées par l’âge, le handicap, la solitude

ou le chômage, constitue un moyen indispensable pour

lutter efficacement contre l’exclusion.

Mais pour garantir à toutes et à tous un soutien, une

aide ou un accompagnement utile pour surmonter les

difficultés de la vie, la solidarité doit s’accompagner

d’une autre répartition des richesses produites dans

notre pays, afin que celles-ci ne soient pas gâchées dans

la spéculation financière mais servent réellement au

développement social et humain.

La fête des Solidarités sera l’occasion d’exprimer cela dans une ambiance que nous

voulons très chaleureuse.

Je vous donne donc rendez-vous le 10 décembre, en souhaitant que vous puissiez y

assister nombreux.

CHRISTIAN FAVIER

Sénateur

Président du conseil général du Val-de-Marne

Secrétaire général adjoint de l’Assemblée des départements de France

AGENDA

10

déc.

FÊTE DES SOLIDARITÉS

Dans 31 villes du Val-de-Marne

12

déc.

SÉANCE

DU CONSEIL GÉNÉRAL

15 h

Hôtel du département

Créteil

14

et

15

déc.

INITIATIVE ENTRE-NOUS

à Saint-Mandé

Rencontre avec les élus

municipaux, associations et

personnels départementaux

Le 13 octobre, 20 h :

débat avec les Saint-Mandéens

ÉDITORIAL

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 3

© Joël Lumien


VIVRE LE VAL-DE-MARNE

4

© J. Melin

La fête des Solidarités aura lieu le

samedi 10 décembre dans 31 villes

du Val-de-Marne.

Solidarité. Un si joli mot mérite bien

qu’on lui fasse fête. Réservez donc votre

samedi 10 décembre pour participer à

l’une des multiples rencontres qui auront

lieu un peu partout dans le département,

dans le cadre de la fête des Solidarités.

Placée sous le signe de la convivialité, du

partage et de l’échange, la fête est le point

d’orgue de la campagne du Conseil général

contre toutes les formes d’exclusion

avec, notamment, l’attribution d’un

chèque de solidarité aux ménages non

imposables. Mais la solidarité passe aussi

par ce moment de rencontre et de détente

qui compte beaucoup pour les familles

qui traversent des situations difficiles.

La fête se décline en 31 lieux : théâtre,

jeux, musique, danses, concerts,

démonstrations sportives, animations

pour les enfants sont au programme.

De quoi satisfaire tous les publics car,

bien entendu, tout le monde est bienvenu

à la fête des Solidarités. Dans le

cadre de l’année du bénévolat, la matinée

sera plus particulièrement consacrée

à un temps d’échange avec les

militants des nombreuses structures qui

participent à l’organisation de l’événement.

Dès 13 h, place à la fête. Le programme

des réjouissances s’élabore ville

par ville. Associations locales, groupes

culturels, ligues sportives sont de la

partie. La fête des Solidarités, c’est avant

tout un mariage d’énergies et de bonnes

volontés qui permet de faire de cette

journée un beau moment.

À La Queue-en-Brie, c’est le club Ados

de la ville qui se mobilise pour organiser

des séances photos et permettre

aux participants de repartir avec un

souvenir. C’est l’Entente sportive qui

fera de multiples démonstrations pour

encourager la pratique d’un sport.

À Nogent-sur-Marne, plusieurs groupes

de danse - Afrique en couleurs, Crazy

Feet (country), Parfum Tribal, As Gaivotas

(folklore portugais), l’atelier hip-hop de

L’ÉVÉNEMENT

FÊTE DES SOLIDARITÉS

Noël avant

l’heure

la MJC - occuperont la scène une bonne

partie de l’après-midi. À Villeneuve-

Saint-Georges, la municipalité profite

de la fête pour remettre officiellement le

montant des dons recueillis lors du

Téléthon (qui a lieu le week-end précédent)

à l’Association française contre les

myopathies (AFM). Ici, des travailleurs

sociaux animeront des jeux pour les

enfants ; là, des stands de gastronomie

offriront plats des régions de France ou

du monde.

La tenue de la fête passe aussi par la

participation active des agents du

Conseil général. 650 d’entre eux ont

répondu présent à l’appel aux volontaires

lancé par le Conseil général et

consacrent une partie de leur temps à

la réussite de la journée. Exemple avec

Julie Tiberti-Mallegol, chargée de projets

européens à la direction des Services

aux personnes âgées et personnes

handicapées. En plus de cette fonction,

pour la deuxième année consécutive,

elle pilote le déroulement des festivités

de La Queue-en-Brie. « C’est l’occasion de

participer à un projet politique et social fort,

d’être au contact de la population. C’est assez

prenant mais très riche », note-t-elle.

Il y aura sans doute un peu de fatigue

le soir du 10 décembre, mais aussi

beaucoup de satisfaction. Celle d’avoir

contribué à un moment de bonheur collectif.

« Cette fête est une chaîne de solidarité

qui aide les gens à sortir de leur isolement et leur

permet d’accéder aux loisirs et à la culture »,

constate Valérie Priam, animatrice, à

La Queue-en-Brie, de l’association

Culture du cœur.

Pour plus d’informations

Didier Berneau

Les lieux de la fête des Solidarités et les

programmes sont publiés sur le site :

www.cg94.fr/fete-des-solidarites

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 5


L’ACTUALITÉ

© D. Rullier

6

AMÉNAGEMENT

Nouveaux équipements

aux Mordacs

La cité des Mordacs à Champigny-sur-

Marne se transforme. Ce 26 novembre,

le Conseil général y a inauguré une rue

du Bois-l’Abbé totalement rénovée. Ce

même jour, un square, un nouveau gymnase,

une salle de boxe, ainsi qu’un point

rencontre information jeunesse (PRIJ)

étaient mis en service - en partenariat

avec la Ville, l’ANRU (1) , la Région et l’État.

L’ensemble de ces investissements s’inscrit

dans le cadre de l’opération de rénovation

urbaine et des actions complémentaires

engagées par l’ANRU, la Ville,

le Conseil général et l’État depuis 2006.

Dès le départ, le Département a décidé

d’être totalement partie prenante, comme

pour 15 autres sites prioritaires du Valde-Marne

(2) . L’opération vise à désenclaver

le quartier et à améliorer la vie quotidienne

des habitants. Dans le quartier

des Mordacs, 75 % des travaux sont

réalisés. La tour M a été démolie et sur

les 1 584 logements sociaux concernés,

143 nouvelles constructions ou reconstructions

sont en cours, 553 logements

sont réhabilités et 903 résidentialisés sur

un objectif de 1 031. Le Conseil général

participe financièrement à ce volet habitat,

qui comprend également les aménagements

extérieurs et des parties communes

pour un montant de 2,25 millions d’euros.

Au-delà, il s’est engagé à accompagner la

rénovation urbaine du quartier par des

actions complémentaires d’aménagement

de la voirie et de soutien aux

actions de proximité. Ainsi, après la

requalification de la rue du 11-Novembre

en 2007, la collectivité a totalement

réaménagé la rue du Bois-l’Abbé. Mise en

double sens, la voie permet aujourd’hui

une desserte du quartier par le bus 208.

Pistes cyclables, élargissement des trottoirs,

sécurisation des passages piétons,

accessibilité des personnes à mobilité

Le parc de jeux et le gymnase font partie des équipements

cofinancés par le Conseil général.

Le 26 novembre, le Conseil général et différents partenaires ont invité les habitants de

Champigny-sur-Marne à l’inauguration de la rue du Bois-l’Abbé et de plusieurs équipements.

Des avancées importantes dans le renouvellement urbain de la cité des Mordacs, engagé

depuis 2006.

duite… les aménagements réalisés facilitent

les déplacements de l’ensemble

des usagers. Quatre-vingt-huit arbres nouvellement

plantés, l’enfouissement des

réseaux aériens, la rénovation de l’éclairage

et du mobilier urbain contribuent,

par ailleurs, à améliorer le cadre de vie

des habitants. La rénovation de la rue

du 8-Mai-1945 est à l’étude. Au final, en

englobant le soutien aux équipements

sportifs et de proximité (centre socioculturel,

points de rencontre information

jeunesse, gymnase et terrain multisports),

le Conseil général a investi 7,8 millions

dans le projet de rénovation du quartier

des Mordacs, soit près de 12 % du coût

global.

Ali Aït-Salah

(1) Agence nationale de renouvellement urbain qui conventionne

les opérations rénovation des quartiers prioritaires.

(2) Le Conseil général investit 120 millions d’euros directs

et 206 millions indirects dans le cadre des opérations

de renouvellement urbain.

VITE DIT…

À partir de décembre, la demande de

remboursement de 50 % de la carte Imagine R

et le suivi du dossier pourront se faire directement

via votre smartphone. 97 % des demandes

de remboursement s’effectuant en ligne, le

Département souhaite innover en élargissant les

possibilités de le faire (www.cg94.fr/imaginer).

Danielle Mitterrand s’était investie pour la

reconnaissance de l’accès de tous à

l’eau potable comme un droit humain.

À ce titre, elle est venue plusieurs fois

témoigner au festival de l’Oh! en Val-de-

Marne. « Malgré la fatigue, elle avait tenu

à participer à l’édition 2011 pour préparer

le Forum mondial de l’eau, qui se tiendra

l’an prochain », rappelle Christian Favier.

« Le Val-de-Marne vient de perdre une

amie très chère, souligne le président du

Conseil général. Nous avons beaucoup

appris de son engagement et de son

enthousiasme. Je garde le souvenir

d’une femme chaleureuse, engagée et

sincère. » D.B.

LIEU DE VIE / CROISIÈRES PÉDAGOGIQUES SUR LA SEINE ET LA MARNE

© D. Merle

DISPARITION

Danielle Mitterrand, une femme d’engagement

Décédée le 22 novembre à l’âge de

87 ans, Danielle Mitterrand a, tout au

long de sa vie, défendu des valeurs de

liberté, de justice et de solidarité. Son

engagement date de la Seconde Guerre

mondiale. À 17 ans, elle rejoint le maquis

et devient l’une des plus jeunes médaillées

de la Résistance. Elle épouse François

Mitterrand en 1944 et l’accompagne

dans sa vie politique. À l’Élysée, elle

refuse de se laisser enfermer dans le

protocole et parvient à utiliser la tribune

que lui offre sa place d’épouse du chef

de l’État pour se consacrer à la défense

des droits de l’Homme. En 1986, elle

crée la fondation France-Libertés.

L’ACTUALITÉ

Les croisières pédagogiques d’automne larguent les amarres, jusqu’au 9 décembre, sur la Seine et la Marne. Dans le cadre du festival de

l’Oh!, 41 classes de collégiens vont découvrir leur territoire au fil de l’eau, durant une ballade ponctuée d’ateliers, de jeux et de débats.

Le CDT change de président. Gilles Saint-Gal,

vice-président du Conseil général en charge du

Tourisme, remplace Guy Dassonneville à la tête du

Comité départemental du tourisme du Val-de-

Marne. Un départ à la retraite bien mérité pour celui

qui fut le fondateur du CDT en 2000.

Page web sur la Bièvre. Carte des lieux de

réouverture, dates des cafés-citoyens, documentaires

sur les acteurs… si vous cherchez des informations

sur le projet de réouverture de cette rivière qui traverse

Fresnes, L’Haÿ-les-Roses,Arcueil, Cachan et Gentilly,

rendez-vous sur le site du Conseil général

(www.cg94.fr/bièvre).

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 7

© J. Moulin


L’ACTUALITÉ

8

DÉCÈS

Michel Giraud nous a quittés

L’ancien maire du Perreux-sur-Marne

(de 1971 à 1992) et président du

conseil régional d’Île-de-France

(de 1976 à 1988 et de 1992 à 1998)

est décédé le 27 octobre. Cet homme

de conviction devint conseiller général

en 1967 dans le canton du Perreux,

fonction qu’il occupa jusqu’en 1985.

Sénateur de 1977 à 1988, député de

1988 à 1993 puis de 1997 à 2002,

il fut ministre du Travail dans le

gouvernement d’Édouard Balladur de

1993 à 1995. Christian Favier, président

du Conseil général, lui a rendu

hommage, saluant « un élu val-demarnais

qui contribua à l’émergence

du fait décentralisateur dans la gestion

des collectivités territoriales ». A.J.

ASSEMBLÉE

DÉPARTEMENTALE

Nouvelle vice-présidente

du Conseil général

Isabelle Santiago, conseillère générale

d’Alfortville Sud, a été élue, lors de la

séance du Conseil général, 5 e viceprésidente

en charge de la Protection

de l’enfance et de l’adolescence, et de

la Prévention spécialisée. Elle remplace

Luc Carvounas, nouvellement élu

sénateur. Par ailleurs, Mohamed

Chikouche devient conseiller général

d’Alfortville en charge de la Politique

de la ville. A.J.

VITE DIT…

Pour Noël, faisons le choix du sac à sapin,

100 % biodégradable. Il permet de faire une bonne action

en faveur de l’environnement et des personnes

vulnérables. Chaque année, 650 000 euros sont reversés

à Handicap international. À acheter en ligne sur

www.handicap-international.fr, et bien sûr en grande

surface, jardinerie, chez les fleuristes, pépiniéristes…

© D.R.

INSERTION

Un hameau pour familles

marginalisées

C’est un projet tout à fait original que le Conseil général et

la Ville d’Orly ont imaginé pour réaliser un lieu d’accueil et

d’insertion dédié aux familles marginalisées.

Le Département et la Ville d’Orly ont

décidé d’agir ensemble afin de trouver

un lieu d’accueil et d’insertion pour

familles marginalisées. Ce projet repose

sur l’engagement de 17 familles à

construire elles-mêmes les maisons qui les

abriteront et où elles pourront vivre pendant

trois ans. C’est une société coopérative

d’intérêt collectif, Habitats solidaires,

qui a mis au point un procédé de préfabrication

de ces maisons. Livrées sous

forme de panneaux manuportables, montables

et démontables, elles sont assemblées

sur site par vissage et boulonnage,

en suivant un guide de montage. Autoconstruites

collectivement, ces maisons

relèvent également de l’éco-construction,

permettant ainsi d’économiser 30 %

d’énergie. Ces familles Roms, 78 personnes

au total, se sont engagées pleinement

Dans le cadre de la coopération entre le Conseil

général et trois villes de Cisjordanie, le Département a

reçu, du 12 au 19 novembre, une délégation

palestinienne.Ainsi, cinq ingénieurs et techniciens ont

travaillé avec le personnel du Laboratoire départemental

des eaux sur l’analyse de la qualité des eaux et la

prévention de la pollution.

dans la réalisation du projet - quatre mois

de montage - en édifiant les maisons mais

également en acceptant les objectifs du

projet, notamment la scolarisation des

enfants, et l’inscription des adultes dans

un projet d’insertion sociale et professionnelle.

Dans un souci d’autonomisation

et de responsabilisation, une participation

financière sera demandée aux

familles.

Outre les 17 maisons, deux bureaux et un

espace collectif complètent le hameau.

Afin de préserver le lieu, les familles sont

invitées à participer à la conception et à

la rédaction d’un règlement de fonctionnement,

remis en cause chaque année et

retravaillé collectivement. Le dispositif

est géré par une association spécialisée

dans l’hébergement et l’insertion.

Claude Bardavid

Le LISA (Laboratoire interuniversitaire des systèmes

atmosphériques) de l’université Paris-Est Créteil est l’un

des partenaires scientifiques du lancement de la sonde

russe Phobos-Grunt, qui a eu lieu le 8 novembre. Le but

de cette sonde est d’élucider l’origine de Phobos, une des

deux lunes de Mars.

© J. Paisley

ENVIRONNEMENT

Les enjeux de

l’eau en débat

En décembre et en janvier, les

conférences de l’Université populaire de

l’eau et du développement durable

(UPEDD) se penchent sur des sujets

d’actualité liés à l’eau et qui ont généré

des mobilisations citoyennes.

Le 13 décembre sera consacré à la

prolifération des algues vertes, en

particulier sur le littoral breton. Outre les

impacts désastreux sur le paysage, ce

scandale sanitaire est à l’origine de la

mort de nombreux animaux. André

Ollivro, porte-parole de l’association

« Haltes aux marées vertes » et auteur

d’un ouvrage sur ce thème, participera à

ce débat. Le 10 janvier mettra en lumière

un mouvement de grande ampleur en

Italie en faveur de l’eau comme bien

commun. Le résultat : un référendum qui

a constitué une victoire sans précédent

contre les lois de privatisation. Pour

expliquer ce phénomène, Chiara Carrozza,

doctorante qui étudie les politiques et

les mobilisations autour de l’eau depuis

2005 en Italie, sera l’invitée de cette

conférence. L.P.

Pour en savoir plus

Conférences le 13 décembre et le

10 janvier de 19 h à 21 h à l’espace

Robespierre, à Ivry.

http://festival-oh.cg94.fr ou 01 49 56 86 24.

EAU

Pacte d’Istanbul, un engagement

des collectivités locales

Le 6 e Forum mondial de l’eau,

organisé tous les trois ans par le Conseil

mondial de l’eau, se tiendra à Marseille,

du 12 au 17 mars 2012. Afin de s’engager

dans ce rassemblement international de

débat et de contributions d’experts sur les

questions de l’eau, le Département se

mobilisera en adhérant, en décembre,

au pacte d’Istanbul. Rédigé à l’occasion

du 5 e Forum mondial de l’eau en 2009,

ce pacte représente un engagement

politique des autorités locales du monde

entier en faveur de la prise de mesures

pour que l’eau reste un bien commun.

Il a déjà été signé par 700 collectivités

de 47 pays. Le moment aussi de faire

entendre sa voix puisque « lors de la

rédaction du pacte, le Conseil général a

pesé de tout son poids pour affirmer le

caractère public de l’eau », souligne

Après « L’Abeille des Bordes » et

« Les Jardins des Bordes », la Ferme des

Bordes à Chennevières-sur-Marne

accueille, depuis octobre, une troisième

association : « Relocalisons ». À côté des

ruches et des parcelles collectives, ce

projet naissant s’articule autour de la

promotion de la culture de la terre, des

échanges et du lien social. « C’est une

démarche qui rapproche le

consommateur de l’agriculture tout en

faisant de l’insertion, explique Stéphanie

Darmon-Rigail, coordinatrice territoriale

au Conseil général. Par exemple, en

organisant des ateliers cuisine avec des

associations du quartier du Bois-l’Abbé,

à Champigny ». Une première pierre à

Joseph Rossignol, vice-président du

Conseil général chargé de la Politique de

l’eau. Adopté par le Département en

2009, le plan bleu fixe le cadre et les

priorités à travers 94 actions et rassemble

80 acteurs du territoire, signataires de la

charte de l’eau. « Réalisations et

perspectives, agir dès aujourd’hui pour

mieux préparer demain, voilà la seule

philosophie qui vaille quand l’écosystème

lui-même est menacé », affirme l’élu.

Avec son programme d’actions, le plan

bleu s’inscrit dans les objectifs du pacte

d’Istanbul et constitue une réponse aux

défis identifiés par le Forum mondial de

l’eau. Ce forum sera l’occasion de mettre

en partage des projets val-de-marnais,

tels que la réouverture de la Bièvre et

la gestion des eaux pluviales à

Zinder (Niger). Laura Podoroski

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une nouvelle association à la ferme des Bordes

© D.R.

La réouverture de la Bièvre sera l’un des

thèmes portés par le Conseil général lors du

prochain Forum mondial de l’eau.

l’édifice qui se concrétise par la mise en

place « d’un jardin collectif, puis un

verger, un poulailler et une mare suivront

au printemps. Nous participerons à la

création d’une épicerie solidaire sur la

Plaine des Bordes en 2012 », dévoile

Martine Tiravy, coprésidente de

Relocalisons. Lors de la fête

d’inauguration, le 1 er octobre, concerts,

promenade, pique-nique et initiation à

différentes méthodes de jardinage ont

animé cette journée. L.P.

Pour en savoir plus

Parc départemental de la Plaine des

Bordes, à Chennevières-sur-Marne.

Tel. : 01 43 99 82 80.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 9

© A. Bachellier


L’ACTUALITÉ / AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

10

Les chantiers près de chez vous

De nombreux chantiers concernent la rénovation et la sécurisation des voiries, tandis que la création de

pistes cyclables et les aménagements transports et paysagers se poursuivent.

THIAIS

Voirie

Avenue du Général-de-Gaulle (RD 160) entre l’avenue de Fontainebleau

(RD 7) et le pont de l’A 86.

D’importants travaux, engagés depuis le 2 novembre pour une durée

de 9 mois, visent à créer un boulevard urbain favorisant les

circulations douces (piétons et cyclistes).

Sont prévus notamment : le réaménagement des voies et

l’élargissement des trottoirs, la création de nouvelles places de

stationnement et de pistes cyclables sécurisées, la réalisation

d’un passage piéton surélevé devant l’école Charles-Péguy,

le renouvellement des alignements d’arbres.

Cette opération facilitera les déplacements et améliorera le cadre

de vie.

Des travaux de reprise de l’étanchéité du pont de l’A 86 sont menés

parallèlement pour une durée de trois mois.

Le coût des travaux est de 1,9 million d’euros pour le

réaménagement de l’avenue du Général-de-Gaulle, financé par le

Conseil général et la Région, et de 300 000 euros pour l’étanchéité

du pont, financé par le Conseil général.

Espaces verts

Avenue Georges-Halgoult (RD 86).

Dans le cadre de sa politique de gestion de l’arbre urbain, le

Département procède : au renouvellement des arbres dépérissant

sur les terre-pleins centraux, à des abattages ponctuels sur les

trottoirs, à la restauration des alignements d’arbres, et à la création

de places de parking (notamment pour les personnes handicapées).

Démarrés en novembre, ces travaux s’achèveront au printemps

2012, avec la replantation de 47 robiniers sur les terre-pleins

centraux et de 25 tilleuls.

Le coût des travaux est de 300 000 euros, financé par le Conseil

général.

Reportage photo : Jean Moulin

RUNGIS / CHEVILLY-LARUE

Pistes cyclables

Avenues Guynemer et Charles-Lindbergh (RD 165).

Fin des travaux de réalisation d’un nouvel itinéraire

cyclable. Celui-ci prolongera la piste existante de

l’avenue Guynemer et permettra de relier Chevilly-

Larue et Rungis.

Cet aménagement s’inscrit dans le cadre de la politique

départementale de promotion de la pratique du vélo.

Le coût des travaux est de 1,1 million d’euros, financé

par le Conseil général avec une participation de la

Région.

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

Voirie

Rue de Musselburgh (RD 219), aux abords

du collège Willy-Ronis.

Sont prévus : des aménagements pour réduire la

vitesse des véhicules, le réaménagement des trottoirs.

Ces travaux, réalisés en octobre et novembre, doivent

permettre de sécuriser les déplacements des piétons.

Le coût des travaux est de 150 000 euros, financé par

le Conseil général.

FONTENAY-SOUS-BOIS

Voirie

Rue de Neuilly (RD 244).

Au cours du mois de novembre, le Conseil

général a procédé à la rénovation du

revêtement de la chaussée et du marquage

au sol.

Ces travaux ont permis de faciliter et de

sécuriser la circulation mais aussi de

diminuer les nuisances sonores.

Le coût des travaux est de 200 000 euros,

financé par le Conseil général.

VILLENEUVE-SAINT-GEORGES /

VALENTON

Voirie-Transports

Avenues Winston-Churchill et Salvador-Allende (RD 110).

D’importants travaux sont en cours depuis le 10 octobre

pour une durée de huit mois.

Ils concernent : la création d’une piste cyclable

continue sur la RD 110 sur plus de 1 km (prolongée

d’une voie verte partagée entre piétons et cyclistes), la

rénovation des trottoirs et l’aménagement du carrefour

à feux Saint-Exupéry.

Ils visent à sécuriser les déplacements des piétons et

des cyclistes mais aussi à faciliter la circulation des bus

J1 et J2 de la STRAV.

Le coût des travaux est de 1,3 million d’euros, financé

par l’État, la Région, le Conseil général et le Syndicat

des transports d’Île-de-France.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 11


L’ACTUALITÉ

© phovoir

12

Le Conseil général lance l’étude de faisabilité pour la création

d’un réseau, regroupant des entreprises socialement

responsables, labellisé « FACE », pour favoriser l’emploi durable.

Fin 2010, le Conseil général réaffirmait

des priorités fortes en matière d’emploi

au travers de son plan départemental

pour l’emploi (ValdeMarne n°275,

janvier 2011). Ces orientations sont

aujourd’hui en passe de se concrétiser.

Fin juin, une convention a été signée

par le Département visant la faisabilité

d’un réseau Fondation agir contre l’exclusion

(FACE) en Val-de-Marne. Le principe,

né au début des années 1990, est de

concilier développement économique et

enjeu social. Il s’agit pour les petites,

moyennes ou grandes entreprises de s’engager

à initier des actions concrètes de

prévention et de lutte contre l’exclusion

et les discriminations, et de promouvoir

l’égalité dans l’accès à l’emploi et la

VITE DIT…

INSERTION/EMPLOI

La première édition de la Journée des

éco-entreprises se déroulera le 15 décembre.

Organisée par le réseau des éco-acteurs du Val-de-Marne,

cette initiative traitera des rapprochements interfilières et

entre éco-entreprises et éco-laboratoires. Un forum

permanent sur le Matériaupôle et une exposition sur le

plan climat-énergie sont programmés (www.cg94.fr).

mixité sociale. Cela doit se traduire, dans

leur stratégie de développement, par une

prise en compte de la diversité de leur

environnement local, mais aussi de l’individu

dans sa globalité : accès à l’emploi,

à la santé, au logement, à l’éducation

et à la formation tout au long de la vie.

La collectivité participe financièrement

au montage du projet à hauteur de

27 500 euros et s’engage à mobiliser les

entreprises locales en facilitant les liens

avec les acteurs locaux de l’insertion et de

l’emploi (missions locales, espaces insertion,

pôle emploi…). « Cette action avec des

acteurs privés s’appuie sur une expérience menée

déjà depuis 2006 en matière d’insertion,

notamment dans le secteur du bâtiment et des

travaux publics » explique Gilles Valet,

Une zone d’aménagement concerté « Cancer

Campus » a été officiellement créée fin septembre par

la communauté d’agglomération de Val de Bièvre.

Elle s’inscrit dans le cadre de la réalisation des projets

du parc de recherche, de soins et d’innovation autour

de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy de Villejuif.

La phase opérationnelle démarrera dès la désignation

ce mois-ci d’un aménageur.

Avec le lancement d’un club FACE en

Val-de-Marne, le Conseil général montre

son engagement en faveur de l’insertion

et de l’emploi durable.

Relever les défis de l’emploi

durable

chef de projet à la délégation générale à

l’Emploi et à l’Insertion du Conseil général.

Avec ce projet, le Conseil général souhaite

à la fois répondre au plus près des

attentes formulées par les acteurs du territoire

qui ont participé à l’élaboration du

nouveau PDE, mais également construire

ces actions avec les partenaires du PDE.

Ainsi, pour l’étude de faisabilité du réseau

FACE, la réflexion est menée avec les

chambres consulaires, les fédérations

professionnelles, les clubs et réseaux du

Val-de-Marne, les membres fondateurs de

FACE. Ils apportent leurs pratiques autour

d’actions concrètes dans le domaine de

la lutte contre les exclusions, comme par

exemple l’opération « Permis Sport

Emploi », déjà menée dans le département.

Ali Aït-Salah

Pour en savoir plus

www.cg94.fr

(rubrique emploi/formation).

Un cycle de rencontres sur l’économie sociale

et solidaire, proposé par le Conseil général, aura lieu

le 7 décembre de 16 h à 20 h autour du thème

« la consommation responsable : des clés pour

consommer autrement en Val-de-Marne ».

Rendez-vous à l’espace Léo-Lagrange de Chevilly-Larue

au 196, avenue de Stalingrad (infos sur

www.cg94.fr/acteurs-sociaux-solidaires).

VOIRIE

Fin des travaux au carrefour

de la Résistance

L’aménagement du carrefour de

la Résistance à Thiais est finalisé.

Réalisés par le Conseil général, les

travaux ont été engagés en mars afin de

le transformer en rond-point sécurisé

pour l’ensemble des usagers. Création

de pistes cyclables, sécurisation des

traversées piétonnes, accessibilité

des arrêts de bus pour les personnes

à mobilité réduite… les différents

aménagements ont concerné aussi

le cadre de vie, avec la plantation

de nouveaux arbres. Le coût de cette

opération s’élève à 4 millions d’euros,

financé par le Conseil général, la Région

et le Syndicat des transports d’Île-de-

DEMAIN EN VAL-DE-MARNE

Alors que les travaux de couverture

de l’A 6b prennent fin, les

aménagements urbains en surface

se poursuivent. D’ici l’automne

2012, les traversées piétonnes

sécurisées, les pistes nouvelles

cyclables, l’éclairage rénové et les

aménagements paysagers (dont

la plantation de 288 arbres d’alignement)

amélioreront les déplacements

et le cadre de vie.

Le coût du projet est de 120 millions

d’euros (dont 15 millions

pour l’insertion urbaine et paysagère),

financé par l’État (36 %), la

Région (32 %), le Conseil général

(25 %) et la communauté d’agglomération

de Val-de-Bièvre (7 %).

France. Rappelons que le carrefour

de la Résistance constitue le terminus

ouest de la ligne de bus en site propre

393, inaugurée en septembre

(voir ValdeMarne n° 282), qui relie la gare

RER A Sucy-Bonneuil à Thiais en

30 minutes. Depuis sa mise en service,

le 10 septembre, la fréquentation n’a

cessé d’augmenter, passant de 10 000 à

13 000 voyageurs par jour durant les trois

premières semaines.

Avec l’inauguration, le 10 octobre,

du nouveau terminus de la ligne 8

du métro « Pointe-du-Lac » à Créteil,

ces chiffres ont encore augmenté,

selon la RATP. A.A.-S.

© J. Paisley

TRANSPORTS

Orly aura

sa gare TGV

Le choix d’un site pour la construction

d’une nouvelle interconnexion de TGV sud,

comprenant le deuxième aéroport francilien,

a été arrêté par Réseau ferré de France,

fin septembre. Il fait suite au débat public

organisé en janvier et février dans le

département. Ce projet s’inscrit dans le

cadre de la réalisation, d’ici 2025, d’une

nouvelle interconnexion des lignes TGV

dans le sud francilien, qui intégrera

également une gare à Sénart-Lieusaint

(Seine-et-Marne), pour faire face à

l’augmentation importante du trafic de

voyageurs. Pour plus de 1,3 million

d’habitants de cette partie sud de

l’Île-de-France, il ne sera ainsi plus

nécessaire de passer par Paris.

L’opération, dont les travaux pourraient

démarrer en 2018, permettra également

d’améliorer les correspondances train-avion,

alors qu’aujourd’hui près de 80 % des accès

à l’aéroport se font par la route.

À terme, cela concernerait deux millions

de voyageurs par an à l’horizon 2020.

C’est aussi un atout considérable pour le

développement de l’activité économique

et de l’aménagement urbain autour d’Orly

et du Min de Rungis. A.A.-S.

Toute l’info du Conseil général sur :

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 13

© Pellicam


L’ACTUALITÉ

14

MÉDIAS

le 17 octobre

Aide alimentaire : le Val-de-Marne se

mobilise pour la dignité

Les représentants départementaux des

Restaurants du Cœur, du Secours Catholique,

du Secours populaire et le président du

Conseil général, sénateur du Val-de-Marne,

Christian Favier, se sont retrouvés lundi à

l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre

la misère sur la plateforme de distribution des

Restaurants du Cœur, à Vitry. Objectif : exiger du

gouvernement français et de l’Union européenne

le maintien du programme européen d’aide aux

plus démunis (PEAD).

le 9 novembre

Des fêtes sur toute la ligne du

supermétro

Station après station, le long de 33 km de ligne

souterraine, tous les habitants ont été invités à

assister à un grand spectacle de rue à quelques

mètres de l’emplacement de leur future gare de

métro. Aux manettes : l’association Orbival

(entre autre) mobilisée depuis cinq ans autour

du projet de métro.

du 10 au 16 novembre

Après un an de lutte, Mondor garde

sa chirurgie cardiaque

La forte mobilisation des personnels, d’élus,

d’usagers, de responsables universitaires a

permis de sauver le service de chirurgie

cardiaque du CHU Henri-Mondor (Créteil).

le 14 novembre

Thiais-Orly : futur grand stade de la FFR

Thiais-Orly Rugby est candidat à l’accueil, à

l’échéance 2017, du grand stade de la Fédération

française de rugby, enceinte ultramoderne de

82 000 places aux portes de Paris. Thiais-Orly

Rugby s’appuie sur un solide soutien du conseil

général du Val-de-Marne. Choisir Thiais-Orly

Rugby serait, pour la FFR, la certitude de

posséder une enceinte accessible, conviviale et

vivante tout au long de l’année.

le 17 novembre

La matinale

Christian Favier, invité de l’émission, répond aux

questions de la rédaction. Il commente l’actualité

politique de la semaine et s’exprime sur le

Grand Paris Arc Express Orbival, la candidature

du futur grand stade de rugby et plus largement

sur les transports.

le 18 novembre

C’est le grand stade de rugby version 94

Le Département a dévoilé hier ses atouts pour

accueillir le futur grand stade. Pour Christian

Favier, le premier atout de Thiais Orly, « c’est sa

situation : à moins de 6 km de la capitale, dans

un environnement urbain (...) formidablement bien

connecté aux réseaux de transport ».

GRAND STADE DE RUGBY

Le Val-de-Marne veut gagner

À quelques jours de la date où la Fédération française de rugby

(FFR) fera connaître les sites finalistes pour l’accueil de son

futur grand stade, le Val-de-Marne a dévoilé son projet.

C’est une équipe val-de-marnaise

dynamique qui a présenté, le 17 novembre

à Orly, les atouts de sa candidature

pour l’accueil du futur grand stade de la

FFR. Autour de Christian Favier, président

du Conseil général, Richard Dell’Agnola,

député-maire de Thiais, Yannick Le Meur,

directeur général adjoint de l’établissement

public d’aménagement Orly - Rungis

- Seine-Amont (EPA-ORSA) et Philippe

Cipriano, président du Comité départemental

du rugby, des élus, des sportifs et

des personnalités du monde économique*.

Tous entendent participer, dès

le 10 décembre, à la 2 e mi-temps de ce

match. C’est à cette date que la FFR dévoilera

sa liste des deux ou trois sites finalistes

susceptibles d’accueillir en 2017 ce

stade de 82 000 places. Comme l’a souligné

Christian Favier, « il y a un très beau

challenge à relever ». Il est vrai que le projet

« Thiais-Orly-Rugby », soutenu par les

villes de Chevilly, Thiais, Orly et Rungis,

le Conseil général et l’EPA-ORSA, possède

de sérieux atouts.

En premier lieu, sa proximité avec la capitale

(6 km) et une desserte de transports

VITE DIT…

Le Conseil général lance « Le défi du

bénévolat ». Trois formations nouvelles,

puis un accompagnement technique…

La première session « Communiquer en

direction des bénévoles » se déroulera le

13 décembre (infos sur http://projaide.cg94.fr).

inégalée (réseau autoroutier, aéroport,

TGV, métro, RER, tramway, bus). En 2020,

70 % des spectateurs pourront accéder à

cet équipement en utilisant les transports

collectifs. Pour Richard Dell’Agnola « les

conditions seront réunies pour assurer le rayonnement

[…] du futur stade du Grand Paris »

tout au long de l’année, comme le souhaite

la FFR. Autres atouts : le dynamisme

de ce territoire, 3 e bassin d’emploi

de la région, et le renouveau urbain

proposé avec un stade au cœur de la ville,

comprenant un parc urbain de 15 hectares,

des logements, des bodegas et une

Cité de la gastronomie à proximité du

marché de Rungis. L’endroit rêvé pour

d’inoubliables 3 es mi-temps. Le 10 décembre,

tous sauront si le rêve peut devenir

réalité.

Une convention entre la Ville de Créteil et

l’Agence de rénovation urbaine (ANRU)

a été signée début octobre pour le quartier

Petit-Pré - Sablières. Le programme de

rénovation porte sur l’habitat, la voirie, une

résidence étudiante… Le Conseil général

engagera 8,3 millions d’euros.

A.J.

* C. Hervy, maire de Chevilly, R. Charresson, maire

de Rungis, L. Cathala, député-maire de Créteil,

R. Charbonnier, maire de Boissy, président de l’Association

des maires du 94, L. Garnier, vice-président

du Conseil général, B. Sanson, champion olympique

de sabre, C. Guyot, champion moto, G. Delmas, président

de la Chambre de commerce et de l’industrie de

Paris-Val-de-Marne.

© EPA-ORSA / Atelier Élisabeth et Christian de Portzamparc

© D. Adam

Que sont les cartes Améthyste et Rubis ?

Cumulables, les cartes de transport Améthyste et Rubis

sont valables un an à partir de leur date d’émission et

renouvelables chaque année.

La première permet la gratuité des déplacements sur les

réseaux RATP et SNCF de la région Île-de-France.

La seconde la gratuité des déplacements sur les réseaux

de transport de bus Optile (organisation professionnelle

des transports d’Île-de-France).

À qui sont-elles destinées ?

Elles sont accordées aux personnes domiciliées depuis

au moins un an dans le Val-de-Marne, selon les critères

suivants :

• sous conditions de ressources pour les personnes

âgées de 60 ans et plus dont le montant de l’impôt

sur le revenu net avant correction est inférieur ou

égal à 61 euros et n’exerçant aucune activité

professionnelle ; les titulaires d’une pension

d’invalidité n’exerçant aucune activité professionnelle

et non imposables sur le revenu ;

• sans conditions de ressources pour les titulaires de

l’allocation adulte handicapé, les anciens

combattants de 60 ans et plus ; les veuves d’anciens

combattants de 60 ans et plus ; les veuves de guerre

de 60 ans et plus ; les mères médaillées de la famille

française de 60 ans et plus n’exerçant aucune activité

professionnelle ; les pupilles de la nation et orphelins

de guerre de 60 ans et plus.

Pour en savoir plus

COMMENT ÇA MARCHE

CARTES AMÉTHYSTE ET RUBIS

Des aides à la mobilité

Le Conseil général prend en charge le financement des cartes

Améthyste et Rubis qui permettent aux personnes âgées et / ou

handicapées aux revenus modestes de se déplacer gratuitement

sur les réseaux de transport public de Paris et de l’Île-de-France.

Explications.

Service Mobilité et Villages vacances. Secteur des cartes Améthyste et Rubis. Immeuble Échat.

121, avenue du Général-de-Gaulle, 94054 Créteil cedex. Tél. : 39 94.

L’usager doit demander un formulaire au service Mobilité

et Villages vacances et le renvoyer accompagné des

pièces suivantes :

• un justificatif de domicile dans le Val-de-Marne depuis

au moins un an (facture EDF, quittance de loyer…) ;

• un justificatif de sa situation (carte d’invalidité, titre de

pension, carte d’ancien combattant, avis d’imposition,

diplôme de mère médaillée, etc.) ;

• une photo d’identité récente avec son nom au dos ;

• pour les pupilles et orphelins, la carte de

ressortissant(e), délivrée par l’Office national des

anciens combattants et victimes de guerre (ONAC)

est nécessaire.

Une participation financière est demandée :

• 16 euros pour la carte Améthyste ;

• 8 euros pour la carte Rubis ;

• 24 euros pour les deux.

Une garantie facultative est proposée aux usagers

(10 euros pour la carte Améthyste, 2 euros pour la carte

Rubis). En cas de perte ou de vol, elle permettra à

l’usager d’obtenir le renouvellement gratuit de sa carte

(dans la limite d’un renouvellement par an). En cas de

seconde perte ou de non-souscription de la garantie,

l’usager devra s’acquitter du prix coûtant de chaque

carte, soit 391,05 euros pour une carte Améthyste et

70,24 euros pour une Rubis. Prix arrêtés au 1er Quelles sont les démarches ?

juillet

2011 et revus chaque année par le Syndicat des

transports d’Île-de-France (STIF).

Une fois la demande acceptée, le service départemental

se charge de l’émission de la carte et l’expédie au

bénéficiaire.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 15


RETOUR EN IMAGES

16

© M. Aumercier

21 et 22 octobre / Créteil

Dans le cadre de l’Année européenne du bénévolat, le Conseil général a organisé

un colloque européen afin de mettre en évidence le rôle majeur joué par les

bénévoles et l’action du Département en faveur de la vie associative. Plusieurs

centaines de personnes ont pu, avec Didier Guillaume, vice-président du Conseil

général chargé de la Vie associative, et Simonne Abraham-Thisse, conseillère

générale déléguée chargée des Projets et des Financements européens, échanger

leurs expériences et mettre en perspective le bénévolat, non seulement à l’échelle

du département, mais aussi au niveau de l’Europe.

8 novembre / Nogent-sur-Marne

La 7 e édition de Meet Innov, rendez-vous en Île-de-France des professionnels

de l’innovation, s’est tenue au Pavillon Baltard en présence notamment de Pascal

Savoldelli, vice-président du Conseil général en charge du Développement

économique et président du conseil d’orientation et de surveillance de l’Agence

de développement du Val-de-Marne.Avec plus de 500 participants, 50 exposants,

plus de 1 500 rendez-vous d’affaires et de nombreux pays représentés (Allemagne,

Belgique, Canada, Chine, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Italie, Israël,

Portugal, Suède, Suisse), Meet Innov est aujourd’hui la première manifestation

d’Île-de-France entièrement consacrée à l’innovation.

© S. Chambert

© A. Bachellier

3 Novembre / Créteil

La Journée de santé publique dentaire, organisée par le Conseil général en partenariat

avec la Société française des acteurs de la santé publique bucco-dentaire, a réuni beaucoup

de professionnels de ce domaine autour du thème « Santé bucco-dentaire : quelles

protections pour quelle santé ? ». Cette 11 e journée a été l’occasion de mettre un coup de

projecteur sur l'efficacité de vingt ans de prévention menée par le Département auprès des

petits Val-de-Marnais. Rappelons qu’en Val-de-Marne, 79 % des enfants de 6 ans n’ont pas

de carie.

12 novembre / Créteil

Soirée d’ouverture d’Un Notre monde, la semaine

de la Solidarité internationale organisée par le

Conseil général. Plusieurs centaines de jeunes

val-de-marnais ont mis en avant leurs projets

en faveur des pays défavorisés. À leurs côtés,

un parrain surprise en la personne du footballeur

international William Gallas et des jeunes venus

des quatre coins de la planète témoigner

de l’utilité de cette démarche originale et solidaire.

Pour Gilles Saint-Gal, vice-président du

Conseil général en charge de la Jeunesse :

« Avec cette initiative, nous souhaitons instaurer

le dialogue entre les représentants de pays

défavorisés et les jeunes de notre département

à travers des débats et des rencontres festives. »

© C. Petit

© A. Bachellier

8 novembre / Créteil

Soirée de présentation de Quand ils ont su,

le nouvel album de naissance de Malika Doray.

Ce livre à lire et à jouer, qui raconte qu’une

naissance est une fête, sera offert à tous les bébés

de 2012. « Dans une période de contraintes

budgétaires, je me réjouis que nous ayons pu

préserver cette dimension de notre politique :

notre soutien à la création artistique et son accès

au plus grand nombre, notamment aux plus petits »,

relevait Évelyne Rabardel, vice-présidente

du Conseil général chargée de la Culture.

Cette rencontre s’est poursuivie autour de

l’exposition qui accompagne la sortie de l’album.

L’occasion pour le public, grand et petit, de

s’immerger physiquement dans l’univers joueur

et coloré de l’artiste.

24 novembre / Paris

Dernier hommage populaire à Danielle Mitterrand,

sur le Pont-des-Arts, à Paris. Un lieu emblématique.

C’est en effet de ce pont qu’elle avait lancé la

campagne des porteurs d’eau pour l’accès

universel à ce bien commun. De nombreux

anonymes et personnalités, dont Christian Favier,

se sont recueillis en mémoire de cette femme

engagée, résistante à l’injustice.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 17

© D. Merle


ZOOM

18

© Jules Bernard

CHIRURGIE CARDIAQUE

La victoire du cœur et de la raison !

À la suite du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), Xavier

Bertrand, ministre de la Santé, a annoncé le 2 novembre le maintien du service de

chirurgie cardiaque à Henri-Mondor. Un succès, après plus d’un an de luttes.

Depuis plus d’un an et l’annonce de la

fermeture du service de chirurgie cardiaque

du CHU Mondor, le professeur

Jean-Paul Couetil, chef du service de

chirurgie thoracique et cardiovasculaire,

ainsi que son équipe, vivaient dans

l’incertitude. Aussi, lorsque le ministre

de la Santé a décidé de sursoir à la fermeture

du service, ce médecin a accueilli

la nouvelle avec soulagement. « Cette

annonce était celle du bon sens, confie-t-il.

Un résultat dû, en grande partie, au soutien de

la population, des élus, des universitaires et des

salariés, ainsi qu’à l’augmentation de l’activité

de notre service de plus de 20 % cette année. »

Fabien Cohen, de la Coordination pour

la défense de la chirurgie cardiaque, ne

cache pas sa satisfaction. « C’est une

victoire. Nous avons empêché un immense

gâchis décidé par l’Agence régionale de santé

(ARS) et l’Assistance publique - Hôpitaux de

Paris (AP-HP). Nous avons également imposé

une réelle démocratie sanitaire en associant les

populations, les élus et les professionnels. »

Même sentiment chez Jean-Marc

Devauchelle (Sud-Santé) pour qui « cela

fait du bien, au bout de ce long combat,

d’entendre le ministre suspendre une décision

injuste et aberrante. Je suis impressionné

par la mobilisation qui est allée au-dede nos

espérances ». Il souligne l’apport de « tous

les élus départementaux de toutes sensibilités »

dans cette lutte. Partie prenante de ce

mouvement, Simone Bonnafous, présidente

de l’université Paris-Est Créteil,

apprécie cette « leçon de solidarité pour tous

ceux qui défendaient une politique ambitieuse

d’enseignement, de recherche et de soins dans le

domaine de la cardiologie. Nos arguments étaient

justes, en particulier ceux de la périphérie, de

22 février 2011. Des centaines de salariés et de Val-de-Marnais

manifestent à Créteil.

la cohérence de la politique d’enseignement et

de recherche en Île-de-France et de l’impact de

cette décision sur les activités de cardiologie

interventionnelle à Mondor. »

Dès la nouvelle connue,Christian Favier,

président du Conseil général, a salué

cette « belle victoire ». Il la met au crédit des

« 100 000 Val-de-Marnais mobilisés contre une

décision injuste et technocratique. » Pour l’élu,

« les arguments validés par l’IGAS sont ceux mis

en avant depuis le départ par le comité de

défense. Fermer la chirurgie cardiaque, c’était

bien remettre en cause les activités de recherche

en Île-de-France et la qualité des soins développée

à Mondor ». Député-maire de Créteil,

Laurent Cathala partage le même avis.

Il déclare que « la raison l’a emportée, mais

le ministère et l’AP-HP doivent donner à ce

service les moyens de fonctionner. » Son homologue

de Maisons-Alfort, Michel Herbillon,

© Jules Bernard

10 février. Christian Favier, lors d’une conférence de presse de la

Coordination de défense de la chirurgie cardiaque du CHU Mondor.

se félicite aussi de cette « issue positive ».

« Le ministre m’a répondu à l’Assemblée nationale

que ce service va rester ouvert et qu’il a

bel et bien vocation à rester ouvert. » L’élu

maisonnais précise que, le 9 novembre,

lors d’une rencontre à Mondor avec des

decins et des personnalités, le ministre

a « acté » le recrutement de deux

postes manquants et que c’est « volontairement

» qu’il n’a pas évoqué l’échéance

de septembre 2012, pourtant inscrite

dans le rapport de l’IGAS (voir encadré

ci-contre).

Une échéance qui inquiète cependant.

Comme nous l’indique Fabien Cohen,

« la Coordination de défense va se transformer

en Coordination de vigilance pour le CHU

Mondor, car c’est tout le groupe hospitalier -

Mondor et Chennevier - qui mérite notre attention.

» Dans cet état d’esprit, Christian

Favier a annoncé son intention d’interpeller,

le 13 décembre au Sénat, Xavier

Bertrand pour lui demander « de préciser

les moyens qu’il compte octroyer au CHU

Mondor pour mener à bien ses missions. »

Alain Jégou

© C. Petit © C. Petit

22 mars. Nouvelle conférence de presse. À la tribune (de g. à dr.) : Rose-Marie Rousseau,

secrétaire de l’union syndicale CGT AP-HP, Simone Bonnafous, présidente de l’université

Paris-Est Créteil, Michel Herbillon, député-maire de Maisons-Alfort, Laurent Cathala,

député-maire de Créteil, Joseph Rossignol, vice-président du Conseil général.

15 juin. Rassemblement devant le siège de l’AP-HP, à Paris. Au micro, Patrick Douet,

conseiller général délégué en charge de la Santé. À ses côtés, Jean-Marc Devauchelle,

responsable de Sud-Santé à Mondor.

EXTRAITS DU RAPPORT DE L’IGAS

Université / Recherche (p34) :

« La suppression de la chirurgie cardiaque

sur le site de Henri-Mondor serait de nature

à remettre en question des activités

d’enseignement et de recherche dont la

qualité exceptionnelle est reconnue.

Cette situation illustre un manque de

concertation entre les autorités sanitaires

(ARS, AP-HP) et les autorités universitaires. »

Métropole (p35) : « L’AP-HP devrait se garder

de défaire un des principaux sites hospitalouniversitaires

hors les murs […] l’équilibre

territorial de l’Île-de-France suppose qu’au

moins un, et sans doute plusieurs des grands

centres hospitalo-universitaires de l’AP-HP,

soient hors les murs… »

© D.R.

© J. Moulin

4 octobre. Rassemblement devant le CHU Mondor.

Au micro, Simone Bonnafous, avec Jean-Luc Dubois-Randé,

chef du service de cardiologie, Fabien Cohen, animateur

de la Coordination, et Patrick Douet.

Avril 2011. Numéro spécial de ValdeMarne

avec la carte pétition « La chirurgie cardiaque

à Henri-Mondor, j’y tiens ! ».

Investissements (p36) : « La rénovation du

plateau technique de Henri-Mondor fait partie

des priorités du plan stratégique de l’AP-HP. »

Activité (p42) : « Cependant, l’aptitude de

l’hôpital Henri-Mondor à faire fonctionner en

moyenne période une unité de chirurgie

cardiaque de manière optimale, sans césure

ou baisse aléatoire, n’est pas encore

entièrement établie. »

Délai (p40) : « Recommandation n°5 : laisser

un délai jusqu’à septembre 2012 au service

de chirurgie cardiaque de Henri-Mondor pour

redresser et stabiliser son activité. »

À consulter en intégralité sur www.igas.gouv.fr/

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 19


CONSTRUIRE LE VAL-DE-MARNE

20

ValdeMarne : Le Secours Catholique

vient de publier son rapport annuel sur

la pauvreté. Quels en sont les

enseignements ?

Dominique Saint-Macary : Il n’y a pas eu,

en 2010, d’augmentation très significative

du nombre de gens rencontrés dans

nos centres d’accueil (+2,3 % en un an),

mais ce sont de plus en plus des personnes

avec enfants. Nous avons toujours

reçu des familles mais, alors qu’elles

représentaient à peu de chose près la

moitié de nos publics il y a trois ou quatre

ans, elles en constituent désormais 52,7 %.

À côté des familles monoparentales

que nous secourons depuis longtemps,

s’ajoutent de plus en plus des couples

avec enfants. Autre fait : la proportion de

situations de pauvreté déjà connues passe

de 33,5 % en 2009 à 35 % en 2010 ; cette

augmentation est un signe de la persistance

des difficultés rencontrées par

une partie des ménages secourus par le

Secours Catholique.

Sur quels éléments tirez-vous ces

conclusions ?

D.S.-M. : Le rapport est établi à partir des

enquêtes réalisées par les équipes du

Secours Catholique dans nos permanences

d’accueil en 2010. Nous avons

comptabilisé 630 000 situations de pauvreté,

ce qui représente 1,5 million de

personnes, adultes et enfants. Ce n’est

pas du tout un nombre anecdotique

si on le met en rapport avec celui de

7 à 8 millions de pauvres officiellement

comptabilisés en France.

Dominique Saint-Macary,responsable du département Enquêtes etAnalyses statistiques

du Secours Catholique

« Les jeunes subissent

de plein fouet la crise

économique et sociale »

Pour la seizième année consécutive, le Secours Catholique publie une analyse

sur l’évolution de la pauvreté en France. Rencontre avec l’auteur

du rapport 2011 intitulé « Jeunes, une génération précaire ».

Dominique Saint-Macary

Titulaire d’une maîtrise d’économétrie de

l’université Paris-1

Diplômée de l’École nationale de statistiques

et d’administration économique (ENSAE)

Responsable des études et analyses

statistiques du Secours Catholique depuis 1997

Parmi les signes d’aggravation de

la pauvreté, vous constatez une

demande plus forte de l’aide

alimentaire…

D.S.-M. : Le Secours Catholique ne fait

pas que de l’aide alimentaire mais on

enregistre effectivement une progression

de cette demande. Les charges fixes des

ménages - loyer, énergie, eau, assurances

-, qui représentent les deux tiers

du budget, ont tendance à augmenter

fortement. Les dépenses alimentaires

vont donc servir de soupape ; en les restreignant,

on tente d’équilibrer le budget

familial.

© D.R.

Autre sujet d’inquiétude :

la situation des jeunes. Vous en

dressez un constat accablant...

D.S.-M. : Les jeunes subissent de plein

fouet la crise économique et sociale. Ils

sont plus diplômés, plus qualifiés que les

générations précédentes mais, paradoxalement,

plus précaires. L’allongement de

la durée des études, qui est une bonne

chose en soi, entraîne un recul de l’âge

où l’on trouve un premier travail, où l’on

dispose de ressources pour vivre, où l’on

peut fonder une famille. Nous avons établi

une typologie de ces jeunes en difficulté.

Ce sont autant des jeunes en

extrême pauvreté qui n’ont rien, ni

argent, ni emploi, ni logement, que des

jeunes étudiants ou en recherche d’emploi,

des jeunes travailleurs, des jeunes

mères seules dont la situation est souvent

très difficile, des jeunes couples avec

enfants. Les membres de ce dernier

groupe ont souvent un emploi, ils parviennent

à s’en sortir seuls mais leur situation

est si fragile qu’il faut peu de chose

pour les faire basculer dans la pauvreté.

L’emploi reste la préoccupation

majeure. Craignez-vous, compte tenu

de la crise, une détérioration de la

situation des publics que vous recevez ?

D.S.-M. : Je ne suis pas en mesure de

faire un pronostic sur ce qui va se passer.

L’emploi des jeunes est très flexible. Dès

qu’il y a crise, les jeunes en subissent

tout de suite les effets, ils peuvent aussi

rebondir très vite. Mais les conditions

dans lesquelles ils travaillent nous inter-

LE SECOURS CATHOLIQUE PROPOSE

Refusant d’en rester au constat, le Secours

Catholique conclut son enquête annuelle sur

l’évolution de la pauvreté par une série de

propositions.

L’organisation caritative avance ainsi l’idée de

créer une allocation de soutien à l’autonomie des

jeunes et de maintenir les prestations familiales

jusqu’à l’âge de 20 ans pour le dernier enfant

rattaché au foyer.

Pour favoriser l’accès à l’emploi, elle suggère de

créer des emplois aidés pour les jeunes, dans le

secteur non lucratif, ce qui permettrait aussi de

répondre à des besoins sociaux non couverts.

Le logement est l’une des revendications fortes

L’ENTRETIEN

La première des demandes présentées dans les centres d’accueil du Secours Catholique concerne l’alimentation. Après avoir payé les factures

incompressibles (loyer, électricité,…), de nombreuses personnes – parmi elles, de plus en plus de jeunes – n’ont même plus de quoi se nourrir.

rogent. Avoir un travail est une chose,

mais quel travail ? Enchaîner des stages,

des missions courtes, des contrats précaires

? Il y a un manque de confiance

des employeurs à l’égard des jeunes. On

demande parfois de l’expérience, un CV,

une lettre de motivation pour un poste

de manutentionnaire. C’est délirant. Il

est important qu’il y ait une prise de

conscience à ce niveau-là. Dans ses propositions

d’action, le Secours catholique

demande la création d’emplois aidés

pour les jeunes, dans le secteur non

lucratif, comme tremplin vers un

emploi pérenne.

Propos recueillis par Didier Berneau

des jeunes. Le Secours Catholique demande la

construction de plus de logements sociaux,

financièrement accessibles, et le développement

d’une offre de logement de transition (type foyer

de jeunes travailleurs) pour permettre une prise

d’autonomie progressive.

Tenant compte de l’apparition de jeunes parents

dans ses centres d’accueil, le Secours Catholique

souhaite le renforcement des dispositifs

d’accompagnement, l’affirmation du devoir

d’assistance et de protection à tout enfant,

français ou étranger (rapport complet sur

le site du Secours Catholique

www.secours-catholique.org).

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 21

© A. Bachellier


© C. Petit

ILS FONT LE VAL-DE-MARNE

22

MONIQUE GUÉNOT, VICE-PRÉSIDENTE DES RESTOS DU CŒUR, IVRY-SUR-SEINE

Bénévole du cœur

Des milliers de personnes viennent, chaque année, frapper à la porte des Restos du Cœur du

Val-de-Marne. L’organisation ne procure pas que de la nourriture, mais aussi de la fraternité.

À l’image de son ancienne présidente.

Lorsque j’ai pris ma retraite,

en 1993, je me suis dit : je ne

peux pas rester là à ne rien

faire. Je suis allée faire un tour

au centre des Restos du Cœur

près de chez moi, à Ivry. J’y suis toujours. » En

près de vingt ans de bénévolat,

Monique Guénot a occupé presque

toutes les fonctions que l’association

offre, de l’accueil du public au poste

de présidente des Restaurants du Cœur

du Val-de-Marne, de 2007 à 2010. Des

soucis de santé l’ont contrainte à abandonner

cette responsabilité, mais elle

n’a pas pour autant lâché les Restos

dont elle demeure vice-présidente

départementale. Régulièrement aussi,

elle reprend place parmi le millier de

bénévoles qui viennent en aide aux

plus démunis.

De fin novembre à fin mars, les Restos

vont secourir quelque 23 000 personnes.

La saison dernière, ils ont distribué

2,3 millions de repas dans le

département. Plus des aides exceptionnelles,

l’été, pour les familles en grande

détresse. Et ce n’est pas sans une certaine

colère que Monique Guénot a redouté

la réduction de l’aide alimentaire

venant de l’Union européenne, comme

cela fut un temps envisagé : « 23 % des

produits que nous distribuons proviennent

de l’Europe », rappelle-t-elle.

Mais les Restos, s’empresse de préciser

Monique Guénot, ce n’est pas que de

la nourriture, même si c’est l’essentiel

de leur activité. L’association propose

aussi des cours d’informatique, de

l’aide aux devoirs, de l’alphabétisation,

des conseils sur l’alimentation avec une

diététicienne. Chaque centre dispose

d’une bibliothèque. À Noël, les Restos

du Cœur offrent des jouets aux gosses.

Mais le souvenir le plus fort de

Monique Guénot, c’est la virée de fin

d’année, à Paris, pour découvrir les

illuminations et toutes les lumières de

joie que cette visite allume dans les

regards des enfants.

« Tout le monde peut être bénévole aux

Restos, nous avons besoin de bras, répète

l’ancienne présidente de l’association.

Il faut simplement accueillir avec le sourire

les gens qui viennent demander de l’aide.

Ces personnes ont une vie très dure, il faut

faire preuve de bienveillance, de compréhension

et de respect envers elles. En retour,

nous recevons beaucoup de reconnaissance

et d’amitié. »

Didier Berneau

FABIEN MARTIN, SECOURS POPULAIRE,

CHAMPIGNY-SUR-MARNE

« S’adapter au style

d’engagement des jeunes »

À 37 ans, fraîchement

réélu secrétaire général

de la fédération du Valde-Marne

du Secours

populaire français (SPF), Fabien

Martin travaille au sein de cette

association depuis maintenant

seize ans. Un engagement dans

l’action locale précoce et peu

fréquent, les jeunes intéressés

par la solidarité étant

généralement plus attirés par

l’action internationale. « J’étais

objecteur de conscience et j’ai

échangé le service militaire

classique contre un engagement

de vingt mois au service des

familles les plus démunies du

Val-de-Marne. Ma tâche consistait

à développer nos ressources en

trouvant de nouveaux partenaires

publics et privés. Et je suis resté

car j’avais trouvé ma voie. »

Présent dans quinze villes

du département avec

ses comités locaux,

le Secours

populaire du

Val-de-Marne

s’appuie sur

huit cents

bénévoles

actifs et moins

de quatre salariés

permanents.

« Les formes

d’engagement

ont évolué mais

© S. Chambert

le bénévolat reste crucial et nous

pensons qu’il existe un potentiel

énorme et sous-exploité auprès

des jeunes », affirme Fabien Martin

pour qui le SPF doit inventer de

nouvelles manières de s’impliquer

au service des autres qui seraient

susceptibles d’intéresser la

jeunesse. « Nos comités locaux

ont une grande autonomie dans le

choix des actions à mener. On peut

imaginer des initiatives ponctuelles

ouvertes à des non-adhérents et

plus adaptées au style

d’engagement des jeunes ».

Traditionnellement tourné vers

l’enfance - la « Journée des

oubliés des vacances » organisée

sur le territoire national concerne

des dizaines de milliers d’enfants -

le Secours populaire du

Val-de-Marne développe aussi des

propositions pour toute la famille.

« Nous nous sommes aperçus que

de nombreux parents auraient aimé

accompagner leurs enfants de

6-11 ans, souligne Fabien Martin.

Nous avons donc créé deux

sorties familiales, l’une en été au

parc Astérix, et l’autre en hiver

pour un spectacle de cirque.

De même, nous aidons des

familles à partir en vacances

l’été. Mais cela implique de

trouver de nouveaux partenaires

car les budgets sont lourds.

Toute notre activité repose

sur les bénévoles et

les donateurs. »

Stéphane

Le Puill

© S. Chambert

FRANCIS ROUBAUD, SECOURS

CATHOLIQUE, CRÉTEIL

« Oser aller

dans les cités »

Ancien chef d’une entreprise de

25 salariés installée au marché de

Rungis et spécialisée dans le froid

industriel, Francis Roubaud aurait

pu profiter tranquillement d’une retraite

confortable. « Ne s’occuper que de soi,

faire des loisirs… ce n’est pas désagréable.

Mais j’avais envie d’être utile. » À 66 ans,

ce père de famille de trois enfants et

grand-père de quatre petits-enfants débute

son second mandat de président de la

délégation du Val-de-Marne du Secours

Catholique, avec la volonté de renforcer le

travail d’accompagnement des personnes

en difficulté, l’un des grands principes de

l’association. « Nous ne sommes pas là pour

nous substituer à l’État ou nous installer dans

une logique exclusive de distribution d’aides

diverses. Ce qui nous anime, c’est la volonté

d’accompagner les personnes en situation

précaire pour qu’elles puissent s’en sortir et

retrouver une vie normale. »

D’où l’importance accordée au respect des

droits sociaux des personnes accueillies.

« Nous avons besoin de bénévoles ayant de

bonnes compétences juridiques car les lois

sont complexes, souligne Francis Roubaud

qui s’inquiète également des conséquences

du recul de l’âge du départ en retraite sur le

recrutement. « En majorité, nos 550 bénévoles

sont de jeunes retraités et l’essentiel repose

sur eux puisque nous n’avons que neuf

salariés. » Critique sur l’action de l’État

en matière de logement social et hostile « au

logement saisonnier qui n’offre pas une vraie

stabilité », Francis Roubaud souhaite multiplier

les possibilités de rencontres entre le Secours

Catholique et les personnes en difficulté.

« Nous devons oser aller dans les grandes

cités pour aller au-devant des gens qui vivent

la précarité. »

S.L.P.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 23


DOSSIER / UN DÉPARTEMENT SOLIDAIRE

24

choix de l’en traide tout au

long de la vie

© Philippe Leroyer Le

© D. Adam

La petite Zoé vient de naître.

Comme tous les bébés, elle a

reçu un livre de naissance

offert par le Conseil général et,

surtout, elle bénéficie des

services de l’un des 82 centres de Protection

maternelle et infantile (PMI) du

Val-de-Marne.

Zoé a grandi. Après avoir assidûment

fréquenté la crèche, elle va à l’école.

Depuis qu’elle est au collège, elle mange

tous les midis à la cantine ; à ce titre, ses

parents perçoivent l’aide départementale

à la demi-pension. Plus tard, pour

aller au lycée, elle emprunte les transports

en commun, le Conseil général

rembourse 50 % de sa carte Imagine R.

Elle en profite encore du temps de ses

études universitaires.

Zoé est désormais une jeune femme. Elle

est maman de trois enfants qui ont, à

leur tour, reçu un livre à leur naissance…

Hé oui, « on ne voit pas le temps passer »,

chantait Jean Ferrat. Aujourd’hui, Zoé

est une vieille dame. Elle a toute sa tête

mais ses jambes la trahissent. Elle apprécie

les multiples aides du département

pour faciliter son maintien à domicile.

Deux tiers du budget départemental

pour les solidarités

Ce rapide survol d’une vie et les exemples

qui sont développés dans les pages

suivantes illustrent le choix d’une

politique solidaire fait par le Conseil

© S. Reboul

Favoriser l’intégration des personnes handicapées, aider les jeunes dans leurs déplacements et leurs projets d’avenir, soutenir les personnes isolées…

le Conseil général va bien souvent au-dede ses compétences en matière de solidarité.

général. Son but est d’accompagner de

la façon la plus personnelle et la plus

généreuse toutes celles et tous ceux qui

en ont besoin, quel que soit leur âge.

Les deux tiers du budget départemental

sont consacrés aux politiques de solidarité,

soit 1,2 milliard d’euros en 2011.

Ainsi, 80 millions sont réservés au

développement des modes d’accueil de

la petite enfance.

À l’autre bout de la vie, les personnes

âgées bénéficient elles aussi de cette

solidarité avec, en premier lieu, le versement

de l’allocation personnalisée

d’autonomie (APA), soit 71 millions

d’euros (page 26).

Tous concernés

Dossier réalisé par Didier Berneau, Claude Bardavid, Laura Podoroski et Alain Jégou

Le Conseil général consacre les deux tiers de son budget aux politiques de solidarité. Son

objectif est clairement affiché : construire un Département pour tous. Mais, il doit aussi faire

face au désengagement de l’État.

Favoriser l’intégration des personnes

handicapées (infographie, page 29)

accompagner les personnes privées

d’emploi, affirmer son soutien aux

familles en situation de précarité, soutenir

les personnes isolées, aider les

jeunes à se construire un projet d’avenir

(page 28)… Les orientations du Conseil

général vont bien souvent au-dedes

dispositifs spécifiques de solidarité

dévolus aux départements. Il s’agit non

seulement de rendre les politiques

sociales plus humaines et plus efficaces,

mais de s’engager davantage,

d’innover et de répondre mieux aux

besoins de la population, d’aider les

personnes en difficulté à s’en sortir.

© A. Deschamps

Des aides nécessaires en temps

de crise

Toutes ces actions, rappelle Christian

Favier, président du Conseil général,

contribuent à « tisser des liens de solidarité

quotidiens ». Tous les Val-de-Marnais

en bénéficient, à un titre ou un autre,

mais il est bien naturel que les

citoyens les plus vulnérables en soient

les premiers destinataires. La crise

accentue une demande déjà forte et le

Département doit, de plus en plus,

assumer seul l’explosion des dépenses

sociales. Depuis 2002, l’État lui a en

effet transféré la gestion des allocations

universelles de solidarité nationale

- allocation personnalisée d’autonomie,

revenu de solidarité active (RSA), prestation

de compensation du handicap

(PCH) -, mais sans lui en donner les

moyens.

Pour la seule APA, la participation de

l’État ne représente plus que 23 % des

montants versés, alors qu’il s’était

engagé, en 2002, à en prendre la moitié

en charge. Le résultat, c’est une

grosse dette de l’État vis-à-vis du

Département : 365 millions d’euros en

cumulé depuis 2002, dont 80 millions

pour la seule année 2011. « Ces moyens

nous manquent pour répondre encore mieux

aux défis de l’urgence sociale et du développement

du département », déplore

Christian Favier.

Didier Berneau

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 25


DOSSIER / UN DÉPARTEMENT SOLIDAIRE

26

ALLOCATION PERSONNALISÉE D’AUTONOMIE

L’APA, une aide au quotidien

Avec l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), le Département agit quotidiennement

pour accompagner la vie des personnes les plus âgées.

« La plupart des personnes âgées souffrent

et supportent mal le fait de vieillir, mais surtout

de devenir dépendantes car elles considèrent

cela comme un véritable handicap », explique

Nathalie Goutte, référente au sein de

l’équipe médico-sociale de l’APA du

Conseil général. Aujourd’hui, comme

tous les pays européens, la France vieillit.

Les plus de 75 ans seront 8 millions

en 2030, contre 5 millions aujourd’hui.

Le vieillissement ne signifie pas pour

autant perte d’autonomie. Tous les mois,

300 nouvelles demandes d’APA sont

effectuées auprès du Conseil général via

les centres communaux d’action sociale

(CCAS) ou les centres locaux d’information

et de coordination gérontologique

(CLIC) et viennent s’ajouter aux 11 000

bénéficiaires à domicile pour un budget

de 43 millions d’euros. « Cette prestation,

attribuée et gérée par le Département, est

destinée aux personnes âgées de plus de 60 ans,

en situation de perte d’autonomie, ayant

besoin d’une aide pour les actes essentiels de la

vie ou d’une surveillance régulière », rappelle

Christine Helbert, responsable de l’équipe

Outre les aides aux actes essentiels de la

vie, la mise en place de l’APA permet de

rompre l’isolement.

médico-sociale. Le choix de la majorité

des personnes âgées et de leur entourage,

des aidants, se porte largement sur le

maintien à domicile. Celui-ci est possible

grâce à l’APA, qui permet de mettre

en place et de financer des interventions

à domicile et des aides techniques.

Destiné aux Val-de-Marnais bénéficiaires

d’une carte d’invalidité de 80 %, Filival est

un service de transport adapté à la demande

fonctionnant toute l’année, de 6 h à minuit,

sauf le 1 er mai. Afin de favoriser l’insertion

des personnes handicapées dans le monde

du travail, la priorité a été donnée, dès la mise

en place du service en 2005, aux trajets

domicile-travail. Aujourd’hui, près de

2 500 abonnés sont inscrits à ce service et

600 personnes l’utilisent régulièrement pour

se rendre sur leur lieu de travail. D’autres

l’utilisent de manière occasionnelle pour se

rendre à un rendez-vous médical ou de loisir.

Une fois que la demande a été faite et

le dossier rempli, il est transmis à l’équipe

médico-sociale composée d’assistantes

sociales, d’éducateurs spécialisés, d’infirmières

et de trois médecins gérontologues.

« Un travailleur social se rend au

domicile de la personne âgée, évalue le cadre

de vie, la perte d’autonomie et propose un

plan d’aide personnalisé », précise Christine

Helbert. Après l’acceptation de ce plan

par la personne âgée, l’APA peut se

mettre en place.

De nombreuses personnes âgées sont

isolées et la mise en place de l’APA

permet, outre l’aide apportée à la toilette,

aux soins ou aux repas, de rompre

cet isolement et de soulager les proches.

« Il est important de prendre le relais des aidants

familiaux, épuisés par cette prise en charge,

insiste la responsable. Ce sont, bien souvent,

des personnes qui travaillent, qui ont des enfants

et une vie sociale. Il leur est difficile de répondre

présent 24 heures sur 24. L’APA constitue une

véritable bulle d’oxygène. » De son côté,

Nathalie Goutte souligne l’importance

à respecter la dignité de la personne

âgée : « Laisser la personne âgée se laver seule

si elle en est capable, et de toute façon lui laisser

faire ce qu’elle peut faire. La perte d’autonomie

ne doit pas entraîner la perte d’intimité

et de dignité de la personne. »

FILIVAL, UN SERVICE DE TRANSPORT

POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES

© A. Deschamps

En 2010, 61 044 voyages ont été effectués.

Souhaitant rendre le service plus accessible

aux usagers, le Conseil général a aligné le tarif

décidé par le Syndicat des transports

d’Île-de-France (STIF) sur le ticket T de métro.

Ainsi, il prend à sa charge cette compensation

d’un montant de 300 000 euros par an

qui viennent s’ajouter à la subvention de

1 million d’euros.

Filival, réseau PAM Île-de-France.

10, allée Jean-Baptiste-Preux, à Alfortville.

Tél. : 01 41 79 71 85 ou 0810 0810 94

(www.pam94.info).

Nathalie Goutte / Référente au sein de l’équipe médico-sociale

de l’APA du Conseil général

« Faire avec et non à la place

de la personne »

« Faire avec et non à la place

de la personne » est une toute

petite phrase que j’ai toujours

en tête. Il ne faut pas se

plaquer aux exigences

demandées mais adapter

sa pratique à l’usager

dans sa singularité.

J’essaye, lorsque j’arrive

dans une famille, de me

débarrasser de mes préjugés.

J’écoute, j’observe et je fais

le vide de ce que je sais de la

personne âgée : il n’y a qu’elle

qui peut dire ce qu’elle vit et comment elle le vit.

© C. Bardavid

Sylvie Melnikoff / Chef de projet à la délégation générale à l’Emploi

et à l’Insertion (DGEI)

« Aider à la rencontre de deux mondes »

À la DGEI, nous animons la mise

en œuvre du plan départemental

pour l’emploi, adopté en

décembre dernier. Je travaille

avec les entreprises qui

prennent contact avec nous

pour recruter des Val-de-

Marnais en grande difficulté

dans leur recherche d’emploi.

Cette mission est vraiment

partie prenante des politiques

de solidarités que mène

le Département. Nous en sommes

un « petit maillon » car nous créons

un lien entre les personnes exclues du monde de l’emploi

et les acteurs économiques du territoire. Nous permettons ainsi

à deux mondes de se rencontrer, de se comprendre

et d’agir ensemble contre l’exclusion.

© A. Jégou

© A. Jégou

Brigitte Jeanvoine / Vice-présidente du

Conseil général chargée des Solidarités en faveur

des personnes âgées et des personnes handicapées

« Une attention particulière

envers les plus démunis »

Une politique

de solidarité

doit permettre à

tous les citoyens

de bénéficier

pleinement de

leurs droits,

en apportant

des réponses

spécifiques

aux besoins

de chacun.

Les élus ont la

responsabilité

de se préoccuper

de tous les publics, et en particulier des plus

démunis. En ce qui concerne ma délégation,

notre objectif est de respecter au mieux le choix

de vie des personnes, sans se limiter à des

questions de ressources. La majorité des personnes

en situation de perte d’autonomie choisissent

le maintien à domicile. Cela impose une réflexion

transversale sur toutes nos politiques publiques :

aménagement, logement, transports, loisirs.

Cela implique également de développer les emplois

d’aide à domicile, la formation des salariés,

le maintien des petites associations gestionnaires

de cette activité, mais aussi le soutien aux aidants,

qui sont bien souvent des membres de la famille

de la personne âgée. Il nous faut aussi créer

de nouvelles places en institution, en lien avec

l’Agence régionale de santé (ARS) pour les

personnes âgées dépendantes pour des raisons

de santé ou de handicap.

Le Conseil général a un champ d’intervention très

important dans le domaine de la solidarité. Il doit être

catalyseur et coordonnateur de cette politique,

mais il ne peut pas agir seul. La solidarité nationale

doit continuer à s’exercer pour maintenir l’équité

face à la perte d’autonomie.

© A. Bachellier

Yasmina Nabti et Isabelle Fourat / Responsables des espaces insertion

de Fontenay et de Champigny

« Retisser ensemble du lien social »

Nous ressentons une dégradation des conditions de vie. Aux situations

sociales, s’ajoutent des difficultés d’ordre psychologique. Les personnes qui

poussent la porte de nos structures le font parce qu’elles savent que nous

allons, ensemble, retisser du lien social. Ici, elles regagnent, peu à peu,

la confiance qu’elles ont perdue. Nos deux espaces sont aussi indispensables

car nous essayons en permanence de créer du lien auprès des employeurs et

d’autres services, afin que nos usagers puissent faire valoir leurs droits et

essayer de se reconstruire.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 27


DOSSIER / UN DÉPARTEMENT SOLIDAIRE

28

JEUNESSE

Soutenir les citoyens de demain

© A. Bachellier

À chaque âge de la vie, le Conseil général

apporte un soutien aux Val-de-Marnais.

Et notamment les jeunes. Des aides

importantes, qui ne sont pas inscrites dans

les compétences obligatoires du Conseil

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

« Agir en pensant aux autres »

Depuis dix ans, le Conseil général

accompagne les jeunes val-de-marnais

dans leurs projets de solidarité internationale.

Chaque année, en novembre,

l’initiative Un « Notre » monde marque

un temps fort pour 80 associations du

territoire qui présentent leurs actions

au public. « L’association Smiles for the

Orphans in the World (SOW) a pour objectif

d’aider les orphelins dans le monde. Une trentaine

de jeunes de 18 à 33 ans participent à

nos projets, qu’il s’agisse de la construction

d’une école au Caire en Égypte en 2009 ou de

l’acquisition d’un terrain à Bamako au Mali

pour y construire un orphelinat en 2012 »,

explique avec détermination Sokouana

Gary, présidente de l’association de

Villeneuve Saint-Georges. Présente à la

soirée d’inauguration, la jeune femme

général. Quelques exemples de ces « coups

de pouce » bien utiles au quotidien.

En matière de transport, le remboursement

de 50 % de la carte Imagine R pour

70 000 collégiens, lycéens et étudiants de

de 26 ans a exprimé son sentiment de

devoir : « L’avenir nous appartient et il faut

agir en pensant aux autres. La solidarité, c’est

comme une roue qui tourne. Aider quelqu’un

parce que demain, nous aussi pourrions avoir

moins de 26 ans. Cette subvention

représente un budget de 12,5 millions

d’euros.

L’aide à la formation, à travers le

financement du brevet d’aptitude aux

fonctions d’animateur (BAFA) et du brevet

d’aptitude aux fonctions de directeur

(BAFD). Ces diplômes permettent l’encadrement

des enfants et adolescents en

centres de loisirs ou de vacances.

S’agissant des études supérieures, le

Département est partenaire de l’université

Paris-Est Créteil depuis maintenant

dix ans, et récompense chaque année des

travaux élaborés par des étudiants ayant

soutenu un mémoire de master ou une

thèse de doctorat. Les lauréats se répartissent

ainsi la somme de 17 500 euros.

Enfin, dans le domaine humanitaire, le

dispositif des bourses de la solidarité

encourage les jeunes à partir à l’étranger

pour mener des projets de solidarité

internationale. L’année passée, 754 jeunes

se sont engagés autour de 93 projets mobilisant

71 associations val-de-marnaises.

Rendez-vous sur www.cg94.fr/jeunesse

besoin d’aide. » En 2010, l’engagement du

Département dans le cadre d’Un « Notre »

monde représentait 208 000 euros.

Sites à voir :

www.cg94.fr et www.sow-asso.fr

© service jeunesse

Des actions

en faveur des personnes handicapées

Accompagner des parcours de vie et vivre mieux ensemble sont deux des grandes orientations qui fondent

la politique du Conseil général en faveur des personnes handicapées. Quelques exemples en 2010…

Éducation/Collèges publics

1500 enfants handicapés en établissement

spécialisé et enfants malades hospitalisés

ont reçu un objet éducatif adapté

à leur handicap. 76 946 € d’aides

aux collèges publics pour les 26 UPI

(unités pédagogiques d’intégration).

Emploi

442 agents handicapés au Conseil

général, soit 7,7% des effectifs,

une des premières collectivités

à remplir les obligations légales.

Logement

Participation au financement

des travaux d'adaptation dans

le parc privé et dans le parc

social au titre des aides à la pierre.

Hébergement

En 2010 le Conseil général a

consacré 74 millions € pour l’accueil

en structure des adultes handicapés.

Services aux personnes

handicapées

Aide pour la création de : 47 places au foyer d’accueil

médicalisé de Villeneuve-St-Georges, 20 au service

d’accompagnement médico-social à Saint-Maur,

6 au Kremlin-Bicêtre (accueil de jour) et 4 dans un foyer

d’hébergement de cette ville. 5,9 millions € consacrés

en 2010 à cette action.

Associations

Soutien aux associations

œuvrant dans le secteur

du handicap :

221 470 € de subventions

pour 32 associations.

Notamment 30 000 € pour

la structure «Handirépit 94»,

10 000 € pour «l'espace

paroles familles».

Sports/Jeunesse

44 837€ d’aide pour les 25 projets

de 6 associations et 6 comités

sportifs.

Séjours en villages vacances :

85 jeunes bénéficiaires dont

64 élèves relevant des UPI, ainsi

que 19 adultes et 26 personnes

en situation de handicap .

Mobilité

Pour 16 € par an : accès à tous les transports en Île-de-France

avec les cartes Améthyste (8 728 bénéficiaires) et la carte

Rubis (1 554 bénéficiaires). Le Conseil général agit, avec les

villes, pour la mise en accessibilité des transports collectifs :

aménagement des points d'arrêt de bus, cheminement

des personnes sur les trottoirs jusqu'à la première traversée

de la chaussée (bande d'éveil à la vigilance, potelets…).

Prestation de compensation

du handicap (PCH)

Aide financière inscrite dans un plan personnalisé défini

par l'équipe de la MDPH (Maison départementale des personnes

handicapées), sur la base d'un projet de vie exprimé

par la personne handicapée. 2427 bénéficiaires de la PCH.

2940 bénéficiaires de l’allocation compensatrice tierce

personne (ACTP), versée par le Conseil général.

Ces deux allocations représentent plus de 33 millions €.

Petite Enfance

40 enfants en situation

de handicap accueillis dans

les crèches départementales.

Dérogation d'âge pour

une dizaine d'enfants

maintenus en crèche après

3 ans pour permettre

une orientation ultérieure.

La Maison départementale

des personnes

handicapées (MDPH)

du Val-de-Marne

7- 9, voie Félix-Éboué,

94046 Créteil cedex

Tél. : 01 43 99 79 00

Fax : 01 43 99 79 95

Courriel : mdph94@cg94.fr

www.cg94.fr/mdph

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 29


DÉBATTRE EN VAL-DE-MARNE

30

Vous ne recevez pas

ValdeMarne ?

Participez

à notre

enquête

pour l’amélioration de la distribution

du magazine du Département

Vos réponses au questionnaire disponible sur

le site internet du Conseil général www.cg94.fr

permettront la plus large couverture possible

de notre magazine dans le Val-de-Marne.

Si vous ne recevez pas le magazine

du Conseil général, vous pouvez nous l’indiquer

en remplissant le formulaire sur

www.cg94.fr/valdemarne, ou en contactant

Jean-Jacques Suzanne : 01 43 99 71 48.

jean-jacques.suzanne@cg94.fr

Réception de ValdeMarne

Habitant depuis 29 ans dans le département,

je ne comprends pas pourquoi je ne reçois pas

régulièrement le journal gratuit ValdeMarne. J’ai déjà écrit

à vos services à ce sujet. Que se passe-t-il ? Y a-t-il une

mauvaise communication dans les services (au sujet de

l’envoi (…) J’habite Villejuif et je devrais donc recevoir

votre magazine chaque mois. J’espère que je me suis

bien fait comprendre et que, maintenant, je recevrai

régulièrement ce journal chaque mois.

C’EST VOUS QUI LE DITES

Création : www.pellicam.fr - Photo : Alain Bachellier

Anne M. / @ Villejuif

Saint-Charles d’Alfortville

J’ai lu avec plaisir dans le n°282 de

septembre 2011, dans la rubrique Sport (page 42),

votre article Alfortville, terre de basket. C’est bien

vrai. Cependant, je remarque un oubli majeur de

votre part. Vous ne dites rien sur le club de la

Saint-Charles d’Alfortville dans les années

1940-1950. C’était pourtant un adversaire redouté

des meilleures formations de l’époque (U.S. Métro,

Championnet, Racing C.F. Stade-Français…).

Louis M, ancien joueur de l’U.S. Métro /

Bonneuil-sur-Marne

Nous vous remercions de cette précision.

Cependant, le but de cet article n’était pas

de rappeler le glorieux passé sportif d’Alfortville

dans le domaine du basket, mais d’annoncer

le prestigieux challenge Jacky-Schoeffler qui,

tous les ans, régale les amateurs

val-de-marnais de ce sport. Merci encore.

Liberté de se déplacer

Juste un petit message afin de remercier le Conseil général du remboursement

à 50 % de la carte Imagine R de mon fils. Bien cordialement.

Nathalie J. S. / @

J’habite Saint-Maur-des-Fossés. Hier, j’avais trois

exemplaires du bulletin du ValdeMarne n°283.

Vos journaux sont bien intéressants, et je vous suis

reconnaissante de les imprimer sur du papier recyclé,

mais vos distributeurs sont-ils obligés d’en mettre autant

par boîte aux lettres ? Bravo la nature ! Pouvez-vous

vérifier la distribution ? De plus, je suppose que leur coût

est compris dans nos impôts !

Chantal S.L. / @ Saint-Maur-des-Fossés

Nous comprenons votre agacement concernant la mauvaise distribution de notre magazine.

C’est un problème récurrent qui mobilise également beaucoup d’énergie de notre part. Les causes de

non-distribution sont multiples. Laxisme du distributeur (Adrexo), « stop pub » sur les boîtes aux lettres,

impossibilité d’accès dans certaines copropriétés… Nous essayons d’y remédier, mais ce n’est pas simple.

Grâce à vos « alertes », nous adressons chaque mois la liste des adresses non distribuées à Adrexo.

Si cette procédure permet d’apporter des améliorations pendant un certain temps et dans certains lieux

du département, peu à peu, les problèmes refont surface. Nous savons que pour vous, lecteur, ce n’est pas

satisfaisant, mais sachez que nous poursuivons notre effort pour que vous puissiez recevoir chaque mois

ValdeMarne chez vous.

Groupe Centristes et Indépendants

Les élus locaux, des militants

du service public de proximité.

Jean Eroukhmanoff

Président du groupe

Conseiller général

Canton de Saint-Mandé

En cette fin d’année, l’évocation

de la Solidarité est courante et

peut donner à certains bonne

conscience. Aujourd’hui, d’autres

réalités aux effets dramatiques

peuplent abondamment médias

et discours et envahissent nos

esprits : crise, tension, dette,

faillite, exclusion, précarité,

indignation, chômage…

La Solidarité ne doit pas être un

vain mot « politiquement correct »

justifiant des comportements antitout...

On ne progresse jamais avec

les professionnels du « non » permanent

ni avec ceux qui assènent

avec conviction « demain, on rase

gratis ».

La Solidarité s’apprécie au quotidien

car nos concitoyens sont

confrontés à des difficultés qui

ouvrent la porte au pessimisme

et au désespoir : elle doit donc

s’accompagner d’actes concrets

qui permettent de préserver et

de renforcer le lien social. La

© A. Bachellier

Dominique Le Bideau

Conseillère générale

Canton Vincennes Est

Solidarité, c’est être aux côtés de

ceux qui connaissent des difficultés

afin de ne laisser personne

au bord du chemin ; c’est garantir

un meilleur accompagnement

social et professionnel favorisant

leur insertion ou leur réinsertion.

La Solidarité, c’est respecter une

qualité de vie dans une écologie

urbaine exigeante et raisonnée,

soucieuse de sauvegarder avec

pragmatisme notre environnement

et préserver celui des générations

futures.

La Solidarité, c’est le soutien aux

bénévoles associatifs qui se

dévouent avec passion. Leur rôle

éminent mérite d’être souligné

surtout en ces temps de crise.

Cet engagement militant nous

apprend le sens du service et permet

de développer l’indispensable

qualité d’écoute et de respect

de l’autre.

À cet égard, les élus locaux sont

des militants du service public

de proximité. Ils partagent un

© A. Bachellier

Jean-Pierre Barnaud

Conseiller général

Canton de

Chennevières-sur-Marne

TRIBUNES

socle commun de valeurs. Ils se

doivent d’être actifs et inventifs,

sans esprit polémique opposant

les uns aux autres, ni beaux discours

surfant sur des opportunismes

de circonstance, au risque

de lasser la démocratie citoyenne

et d’encourager l’abstention ou les

extrémismes.

Il leur revient d’assurer une qualité

quotidienne des services publics

et d’avoir une vision stratégique

de l’avenir. Leur engagement doit

se doubler d’une culture responsable

et assumée de la dépense

publique car l’argent public, c’est

celui du contribuable et chaque

euro dépensé doit être un euro

utile pour le bien commun.

En ce début décembre, je souhaite

à chacun d’entre vous de belles

fêtes de fin d’année, en pensant

tout particulièrement à ceux

qui, isolés, n’auront pas la proximité

de personnes qui leur sont

chères.

Les élus du groupe Centristes

et Indépendants

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 31

© A. Bachellier


TRIBUNES TRIBUNES

32

Groupe Gauche citoyenne

Europe Écologie Les Verts

Solidarités face à la crise !

C’est avec une ironie certaine que le

gouvernement avait fait de 2011

l’année officielle de la solidarité.

Car c’est sur les plus fragiles qu’il

fait peser le poids de la crise :

hausse de la TVA, blocage des

retraites et des prestations sociales,

tutelle accrue sur les collectivités.

Tout ceci n’est pourtant pas

inéluctable : la preuve !

Santé :

l’hôpital Henri-Mondor sauvé

La mobilisation générale a finalement

permis de sauver le service

de chirurgie cardiaque de l’hôpital

Mondor, un temps menacé. Un

encouragement pour tous ceux qui

pensent que la santé des Val-de-

Marnais passe par le développement

d’une médecine de proximité,

accessible à l’ensemble des

citoyens !

Un outil pour lutter contre

la précarité énergétique

Appartement mal isolé, chauffage

défaillant, factures d’énergie exorbitantes

: on estime que près de 10 %

des ménages sont concernés par la

précarité énergétique. Dans le

département, 27 800 aides aux

impayés d’énergie ont été versées

en 2010.

Il est indispensable d’aider les personnes

en difficulté. Mais plutôt

que de subventionner les fuites, il

est urgent de mieux isoler les logements

!

C’est pour cela que la Région

Île-de-France a créé une société

d’économie mixte (SEM) spécialisée

sur l’énergie. Énergies

POSIT'IF financera notamment

la rénovation thermique des bâtiments

et se rémunèrera sur les

économies d’énergies. Un outil

efficace pour la planète… et pour

le porte-monnaie !

Les allocations sociales en berne

C’est sur les plus fragiles que le

gouvernement entend faire peser

le poids de sa politique d’austérité.

Les allocations sociales (allocations

familiales, aide au logement, etc.)

ne seront cette année augmentées

que de 1 %. En somme, pour le

gouvernement, il est urgent de

sauver les banques mais les pauvres,

eux, doivent bien pouvoir se

débrouiller seuls !

École : 20 % des enfants en 6 e

ne savent pas lire

Le constat est grave : un cinquième

des élèves entament leur scolarité

au collège sans savoir lire. La seule

réponse du gouvernement consiste

à fermer des classes et supprimer

des postes d’enseignants. Nous

plaidons au contraire pour le

renforcement des effectifs enseignants,

pour le soutien à la création

de classes et d’ateliers-relais,

pour des contenus adaptés aux

élèves d’aujourd’hui et pour de

véritables états généraux de

l’éducation. L’école ne doit pas

évaluer pour sélectionner, mais

valoriser et stimuler les compétences

de chaque élève.

Le mois de la fête et

des Solidarités

Malgré la crise et la politique

gouvernementale, les initiatives

locales et solidaires se multiplient.

Le 10 décembre, à travers 31 lieux

du département, le Conseil général

vous invite à rencontrer les

acteurs associatifs du territoire

(www.cg94.fr/fete-des-solidarites).

Vous pourrez y retrouver Christine

Janodet à Orly, Daniel Breuiller

à Arcueil et Gentilly, et Jacques

Perreux à Vitry.

Une bonne occasion de préparer les

fêtes de fin d’année que nous vous

souhaitons tout aussi solidaires !

© A. Bachellier

Les élus du groupe Gauche citoyenne –

Europe Écologie les Verts

Jacques Perreux,

Christine Janodet,

Daniel Breuiller

Fcse94@gmail.com

Groupe Majorité présidentielle et apparenté

Réforme des collectivités

territoriales : le département

doit rester un repère social,

géographique et identitaire

facteur d’actions de proximité

Pour le sénateur Christian Favier, président du conseil général

du Val-de-Marne : Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !

En tant que nouveau sénateur, notre

président du conseil général du Val-de-

Marne est intervenu le 16 novembre au

Sénat pour demander la suppression

du conseiller territorial créé par la loi

sur la réforme des collectivités territoriales.

Il a notamment dénoncé la création

d’un « élu professionnel » qui siégera

au Département et à la Région.

Quelques jours avant, il a fait élire à la

vice-présidence du conseil général du

Val-de-Marne une élue du conseil général,

par ailleurs conseillère régionale…

créant de fait le conseiller territorial

dont il demande la suppression.

Les communistes ne sont pas à court

de contradiction.

Une réforme soutenue

par les Français

L’architecture de notre organisation territoriale

avait été conçue initialement

pour satisfaire aux nécessités d’une

gouvernance centralisée. Cette architecture

est aujourd’hui dépassée. L’objectif

de la réforme est de rendre plus

lisible et plus efficace notre organisation

territoriale, d’en finir avec l’empilement

des structures, de renforcer l’intercommunalité

et de clarifier les

compétences.

Favorable à une réforme territoriale et

à la modernisation de notre paysage

administratif, notre position s’est attachée,

tout au long du processus d’élaboration

de cette réforme, à préserver

l’avenir de l’action de proximité menée

par le conseiller général et l’institution

départementale en réaffirmant notamment

l’utilité et la légitimité des départements

dans la vie démocratique de

notre pays.

Certes, la révision de la carte des cantons

ou encore la création d’un conseiller

territorial semblent aller dans le sens

d’une simplification administrative et

d’une plus grande rationalisation.

Néanmoins, il est essentiel de préserver

ce qui fait la légitimité et l’efficacité

des conseillers généraux depuis

toujours : l’ancrage territorial et la

proximité avec les citoyens. En effet, les

conseillers généraux sont les vecteurs

d’une proximité vivante, notamment

en matière de solidarité et de cohésion

sociale, qu’il apparaît essentiel de préserver,

voire de développer.

Ainsi, si la réforme des collectivités territoriales

répond à un souci légitime de

duction des dépenses publiques et

d’optimisation de l’action publique, le

Département dont les compétences

peuvent être revisitées doit demeurer

ce repère social, géographique et identitaire

indispensable aux Français.

J’ajoute à ce propos que la plupart des

associations, des administrations d’État

et des grandes entreprises sont organisées

avec des structurations départementales,

preuve que cet échelon

répond bien à une pertinence territoriale.

Sur l’ensemble de ces points, le

texte de loi adopté par le Parlement le

17 novembre 2010 nous apparaît donc

aller là encore dans le bon sens.

Le non-sens absolu

du parti communiste !

C’est un non-sens absolu que de vouloir

supprimer le conseiller territorial.

L’innovation que représente la création

d’un tel élu siégeant à la fois à la Région

et au Département est comprise par

l’opinion publique, qui l’approuve. Plus

simple, plus clair, plus efficace, cette

mesure correspond à une meilleure utilisation

de l’argent public de ces deux

collectivités.

Le conseiller territorial favorisera une

meilleure articulation entre l’action des

Jacques J. P. Martin

Maire et conseiller général

de Nogent-sur-Marne

départements et celle des régions, respectant

leurs compétences, leurs spécificités

et leurs atouts : la proximité pour

le département, la vision stratégique

d’avenir pour la région. Le conseiller

territorial sera l’interlocuteur unique

des différents acteurs territoriaux, et

notamment des maires. Le même élu

s’occupera des collèges et des lycées ; le

même élu s’occupera de formation et

d’insertion. Il donnera de la cohérence

dans les choix de financement et permettra

d’accélérer le montage des projets.

Cet élu incarnera la convergence

nécessaire entre deux niveaux institutionnels

qui doivent rechercher la complémentarité.

De même, c’est une vraie simplification

pour les maires, les entreprises et les

associations que d’avoir un seul interlocuteur

à l’écoute de leur demande et

en capacité de porter leur dossier à la

fois au Conseil général et au Conseil

régional.

Ce conseiller territorial sera donc

un conseiller général de la

2e génération.

Il s’agit d’une mesure phare de la

réforme qui me semble aller dans le

sens d’une modernisation et d’une simplification

indispensables de notre paysage

démocratique ! Si une autre majorité

parlementaire devait remettre en

cause le conseiller territorial nous veillerons

à ce que soit maintenue l’élection

uninominale à deux tours des

conseillers généraux sur des cantons

élargis notamment en milieu urbain.

La mutualisation des moyens doit être

une source deduction des dépenses

des collectivités territoriales : dépenser

mieux pour dépenser moins ! C’est ce à

quoi les élus de tous bords doivent s’attacher

plus que jamais.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 33

© D.R.


34

Groupe Front de gauche - Parti communiste français

Parti de gauche - Citoyen

Il est l’heure

de faire le bilan de

cette année 2011,

une année riche en

bouleversements

en France et dans

le monde

Des peuples se sont dressés contre leurs

dictatures et ont obtenu le droit de reprendre

leur destin en main ; d’autres se sont levés pour

affirmer leur rejet d’un système, le capitalisme,

qui favorise les marchés financiers au détriment

de l’être humain, qui aggrave les injustices et les

inégalités pour mieux répondre aux impératifs

de la bourse et de la spéculation.

En France, les citoyens s’engagent

pour une démocratie réelle,

des luttes se succèdent pour

l’emploi, des mobilisations se

dessinent sur le terrain de la

défense des droits et des services

publics… le mouvement est

lancé et suscite un réel espoir de

changement.

Pour notre département, les

batailles engagées autour du

financement des allocations de

solidarité universelle, contre la

réforme du financement de la

dépendance ou de l’hébergement

d’urgence, celle victorieuse pour

le maintien de la chirurgie cardiaque

à l’hôpital Henri-Mondor…

montrent la nécessité d’associer

au mieux l’action des

collectivités publiques à la mobilisation

des habitants, des acteurs

économiques, sociaux et institutionnels.

Nombre de luttes restent à poursuivre

dans le domaine de l’éducation,

pour le logement, l’emploi,

les retraites, le service public… et

nous en serons.

En particulier notre action nous

mobilisera contre les mauvais

coups portés par le gouvernement

dans la défense des services

publics départementaux et dans

le développement des politiques

publiques utiles pour les Val-de-

Marnais.

Considérant que la démocratie

n’est pas un problème mais la

solution pour transformer la

société, du local au national, nous

voulons ouvrir des espaces de

débat permettant de construire

avec vous des politiques diffé-

rentes répondant à vos aspirations,

vos besoins, votre exigence

d’intérêt général.

Le premier d’entre eux se déroulera

le mardi 13 décembre à

18h30, salle Jacques-Brel à

Fontenay-sous-Bois… dans le but

de donner un nouvel élan au

service public départemental et

à la démocratie locale.

Les élus du Groupe Front de gauche

– Parti communiste français –

Parti de gauche – Citoyen

du conseil général du Val-de-Marne :

Pierre Bell-Lloch, Chantal Bourvic,

Gilles Delbos, Alain Desmarest,

Nathalie Dinner, Patrick Douet,

Christian Favier, Laurent Garnier,

Didier Guillaume, Christian Hervy,

Marie Kennedy, Maurice Ouzoulias,

Liliane Pierre, Évelyne Rabardel,

Joseph Rossignol, Gilles Saint-Gal,

Pascal Savoldelli, Marc Thiberville.

Groupe des élus socialistes et républicains

Aéroport d’Orly :

le gouvernement doit

respecter les droits

des riverains

L’assemblée départementale vient d’adopter, à l’unanimité, des

propositions de nouvelles mesures pour l’amélioration des conditions

de vie des riverains de l’aéroport d’Orly. Le gouvernement doit les

mettre en œuvre.

Plusieurs dizaines de milliers de Valde-Marnais

subissent des nuisances

importantes liées à l’activité de

l’aéroport d’Orly. À l’unanimité, lors

de sa dernière séance, le Conseil

général, a proposé de nouvelles avancées

pour améliorer leur cadre de vie.

Améliorer le dispositif d’aide à

l’insonorisation :

• porter à 100 % du montant des travaux

d’insonorisation tels qu’ils

seront définis par un acousticien

dûment mandaté par Aéroports de

Paris (cette aide est aujourd’hui

limitée à un montant fixé forfaitairement

et très insuffisant),

• supprimer la date de construction

au-dede laquelle aucune aide

n’est versée (actuellement, l’aide,

dans le périmètre le plus soumis

aux nuisances, n’est accordée que

lorsque les habitations ont été

construites avant 1975, ce qui créé

de nombreuses injustices),

• élargir et rendre cohérent le périmètre

dans lequel le droit à insonorisation

est ouvert : il faut a

minima respecter les limites communales

et tenir compte de la réalité

du bruit plutôt que d’évaluations

théoriques sans rapport avec

la réalité.

duire les nuisances :

• respecter enfin le plafonnement à

200 000 mouvements aériens par

an (contre près de 240 000 actuellement)

sur Orly comme le prévoit

la réglementation : le dépassement

actuel représente plus de 100 survols

supplémentaires par jour !

• accroître le couvre-feu sur l’aéroport

qui interdit aujourd’hui tout

décollage ou atterrissage seulement

entre 23h30 et 6h30. Le

couvre-feu actuel doit être étendu.

C’est une condition essentielle

pour garantir la tranquillité des

riverains et notamment des

enfants la nuit,

• faire respecter les trajectoires définies,

ce qui n’est plus le cas

aujourd’hui et accentue encore les

nuisances subies par les riverains,

• mettre en place la descente continue

en configuration lisse, préconisée

par des associations de riverains

et qui réduirait fortement le

bruit en phase d’atterrissage.

Au-delà, je me bats aussi pour plus

d’équité dans la répartition entre les

communes des effets fiscaux, économiques

et en termes d’emplois de

l’aéroport. De façon à ce que ceux

qui subissent les nuisances bénéficient

aussi, enfin, des retombées de

la présence des entreprises aéroportuaires.

Prétendant améliorer les conditions

de vie des riverains des aéroports, le

gouvernement vient, lui, d’annoncer

des mesures en demi-teinte, qui ne

sont, hélas, pas du tout à la hauteur

des attentes et des besoins de

citoyens qui, jour après jour, subissent

des nuisances considérables.

Les riverains de l’aéroport d’Orly et

TRIBUNES

Daniel Guérin

Conseiller général de

Villeneuve-le-Roi / Ablon-sur-Seine

Conseiller régional d’Île-de-France

leurs élus ne peuvent donc qu’exprimer

leur grande déception : malgré

la revalorisation du taux d’aide,

rien sur la suppression du plafond

d’aide (qui ne continuera donc à

couvrir que 50 % du coût réel des

travaux d’insonorisation) ; rien sur

la suppression de la date de référence

qui agit pourtant comme un

couperet et prive la moitié des

familles concernées de toute aide ;

rien non plus sur le respect du plafond

de mouvements ou l’extension

du couvre-feu, seules mesures véritablement

de nature à réduire les

nuisances aériennes ; rien encore

sur une plus grande équité territoriale

entre les nuisances subies et

les retombées économiques et

fiscales de l’activité aéroportuaire.

Puisque le gouvernement a écarté

le projet fantaisiste et électoraliste

de délocaliser l’aéroport d’Orly, il

faut qu’il en tire les conclusions et

mette en œuvre les propositions,

sérieuses elles, faites, à l’unanimité,

par le conseil général du Val-de-

Marne.

Ce sont ces propositions que les

conseillers généraux défendront fermement

dans le cadre de la commission

sur la place de l’aéroport d’Orly

dans le Grand Paris qui vient d’être

installée et qui doit, enfin, déboucher

sur de véritables améliorations

des conditions de vie des dizaines

de milliers de Val-de-Marnais riverains

de l’aéroport.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 35

© D.R.


BOUGER EN VAL-DE-MARNE

36

LÉGENDES

1 2

Festival

Osez les Aventuriers !

Le Prince Miiaou, Yo Majesty, Josh T. Pearson, Inga Liljeström, les Bellrays, Little

Bob, The Legendary Tiger man, Corleone, Mustang, Toxic Avenger… Les

Aventuriers de la planète rock-électro-pop débarquent le 6 décembre, à Fontenay.

1- Inga Liljeström : entre rock poisseux et cabaret

gothique, une voix unique débarquée d’Australie.

2- Corleone : dans la tradition des trios garage-pop,

un groupe issu des plus illustres familles du rock français,

Sloy et Dyonisos.

3- Le Prince Miiaou : l’Indie rock brutal et mélancolique

d’une mystérieuse Maud-Élisa, la surprise de l’année.

4- Little Bob : une des plus belles voix du rock depuis

près de 40 ans, définitivement à contre-courant des modes

et du show-biz, la légende du rock français.

5- Fumuj : rageur et solidaire, un groupe de rock innovant

qui brise le silence entre entendants et mal-entendants.

6- Yo ! Majesty : deux filles issues des quartiers pauvres

de Floride, qui prennent une revanche sur le machisme

du hip-hop américain.

3

4

6

5

Voilà un festival qui porte bien son

nom. L’aventure commence à la fin des

années 1980, en plein boom de la scène

rock parisienne. De l’autre côté du

périph, pas tout à fait dans la confidentialité,

mais quand même, une petite

salle sur les hauts de Fontenay se risque

à inviter des quasi inconnus, les Wampas,

la Souris déglinguée, Diabologum…

Le bouche à oreille fonctionnant, Marc

Sapolin, alors à la barre, rêve d’un festival.

« On avait un réseau d’amitiés avec les musiciens,

les producteurs et les labels, se souvient

Assia Bouchebita, actuelle programmatrice

des Aventuriers. On avait le soutien

de la Ville et du Conseil général. Et on avait

un lieu. On s’est dit qu’entre Sons d’hiver branché

jazz et le Festi’Val-de-Marne dédié à la chanson

française, il y avait la place pour le rock’n roll ».

Sous la forme qu’on leur connaît, les

Aventuriers verront le jour en 2003-2004.

Depuis, le festival a pris du volume. Pas

trop, pour garder une échelle humaine,

mais assez pour s’installer à la rentrée

juste après les Transmusicales de Rennes.

La petite salle, devenue après travaux

l’espace Gérard-Philipe, en reste le cœur

© D.R.

battant. Six des huit soirées concerts de

l’édition 2011 s’y déroulent.

Passionnée par les avant-gardes, Assia

Bouchebita ne cesse depuis trois ans de

repousser les frontières du festival. Avec

l’envie de l’inscrire dans l’espace européen.

Mais si elle rêve d’avoir à son

affiche des Suédois, des Danois, des

Estoniens, des Sardes… elle guette aussi

ce qui se passe ailleurs dans le monde.

Trop heureuse d’accueillir cette année,

Yo ! Majesty, les deux pétroleuses du rap

américain (une exclusivité du festival !),

les Californiens Bellrays, « l’objet le

plus groove et le plus brutal » depuis le

mythique MC5, ou encore le Texan Josh

T. Pearson. L’ex-leader de Lift To Experience,

groupe qu’il a volontairement

sabordé (marre du starisme et de la

pression commerciale !) pour revenir

aux sources, nous jouera sa belle

musique de cow-boy, folk épuré, mélancolique,

grande barbe et airs de vieux sage.

« Pearson, c’est l’Amérique dont on rêve », dit

Assia Bouchebita. Programmer est de

toute évidence pour elle « une affaire de

coup de cœur ». Ses choix sont tous des

artistes inspirés, « portés par une certaine

idée de la contre-culture. Chacun d’eux revendique

sa place dans l’underground musical

et multiplie les expérimentations ». Par ordre

d’apparition à l’affiche : les Normands

Gablé vous scotchent avec une musique

disharmonique au possible (contemporaine,

punk, rock). Le Prince Miiaou,

nom de scène incroyable d’une jeune

Charentaise, est la révélation indé-rock

de l’année : « son furieux, aride, tribal et

voix bouleversante ». Mustang, un trio

rock clermontois, recycle en beauté les

années 1950 (en exclusivité

au festival). Sous leur

capuche terroriste, le

duo anglais South

Central enflamme à

l’électro rock tous

les dance-floors. Petit

prodige de la scène

électronique et

passionné de cinéma,

le Toulousain

Mondkopf hallucine

avec des musiques et des

© D.R.

Pour en savoir plus

images planantes. La Finno-Australienne

Inga Liljeström, inconnue issue de la

scène jazz expérimentale mais rockeuse

avant tout, alterne un surprenant chaud

et froid dans le gothique Black Crow

Jane. Le Portugais Paulo Furtado, alias

Legendary Tiger Man, vous assène « un

vrai rock heavy où il est question de sexe et de

désir ». Et puis, la vraie légende : Little

Bob, le pionnier sans concession du rock

français, nous revient, fougueux, rageur

et bourré d’espoir. « Last but not least »,

le festival rend hommage à DJ Medhi,

disparu en septembre dernier avec

une expo « DJs internationaux »

signée Olivier Degorce et en

clôture une Nuit blanche

électro emmenée par le

parisien Toxic Avenger

et le trio marseillais

Nasser pour danser

jusqu’à l’aube.

Francine Déverines

Du 6 au 16 décembre : à l’espace Gérard-Philipe et à la salle Jacques-Brel à Fontenay.

11 décembre : Écoute ta mère et mange ton short, concert jeune public.

12 décembre : table ronde sur l’enseignement des musiques actuelles.

Facile et convivial : tarifs étudiés et réduction (la Clef des Aventuriers), accueil organisé

des personnes handicapées, covoiturage et navettes gratuites à partir de Châtelet, bar et

restauration légère avant et après les concerts.

www.festival-les-aventuriers.fr - Tél. : 01 71 33 53 35.

© D.R.

© D.R. © D.R.

Les Aventuriers / Festival solidaire

La bonne vibration

La musique qui s’entend, qui se voit et qui

se touche. C’est la bonne idée des Tourangeaux

de Fumuj, un quatuor électro hip-hop qui

propose un concert multisensoriel. La musique

étant d’abord affaire de vibrations, le groupe a

imaginé tout un dispositif de transmission

sensible du son et du rythme : récepteurs

individuels et collectifs sous forme de colonne

ou de ballon, batterie lumineuse, vidéo

interactive… et traduction simultanée en langue

des signes. Ce concept original permet non

seulement aux sourds et malentendants de

profiter du festival, mais à tous de découvrir une

autre façon de vivre la musique. Une expérience

de partage que l’on retrouve dans tout le

festival. Moins de stars, plus de liens, telle

pourrait d’ailleurs être la devise des Aventuriers,

qui cultivent leur dimension humaine, dans tous

les sens du terme : proximité avec les artistes,

accueil de tous les publics, dans leurs diversités

et singularités, défenses des valeurs de

solidarité et de développement durable, et

mobilisation spontanée de bénévoles dans leur

mise en œuvre.

7 décembre : Fumuj, concert Solidarok adapté

aux personnes sourdes et malentendantes.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 37

© Olivier Colas


À L’AFFICHE

38

AGENDA

EN FAMILLE

Royaumes

La virtuosité des jeunes circassiens

de Phare Ponleu Selpak,

organisation non gouvernementale

(ONG) pour les enfants

cambodgiens des camps de

réfugiés.

Le 9 décembre au centre

Aragon-Triolet à Orly.

Tél. : 01 48 52 40 85.

Contes d’hiver

Des contes emplis de vengeance

et d’adversité mais aussi de

courage et d’amour par la

conteuse Béatrice Vincent et le

percussionniste Stefano Cavazzini.

Le 14 décembre au NECC

à Maisons-Alfort.

Tél. : 01 58 73 43 03.

Arsène et Coquelicot

Deux enfants, à la recherche

de leurs origines, une histoire de

famille et d’amour. Compagnie

L’Yonne en scène.

Le 17 décembre à la salle des

fêtes de la mairie de Gentilly.

Tél. : 01 41 24 27 10.

© Francis Vernhet

Spectacle

« Et pourtant, je vous dis

que le bonheur existe »

Plongez dans l’univers d’Aragon à travers des textes lus, chantés et

joués par trois artistes qui se partagent la scène.

Êtes-vous bien sûr(e) de connaître

Aragon ? Les facettes sont si nombreuses

pour aborder l’écrivain-poète et l’œuvre

si considérable que l’on est loin d’avoir

exploré le continent. Vie, textes, chansons,

tout se mêle dans ce spectacle pour vous

faire partager « le vertige d’un chant majeur

et d’une vie épousant son siècle, avec ses rêves

et ses drames ». Aragon, le fou d’Elsa, le

surréaliste, le poète de la Résistance et de

la Guerre froide. Aragon, une écriture

magnifique, des romans inoubliables et

des poèmes mis en musique par Ferrat

et Ferré, qui ne vous lâchent plus, une

fois écoutés. Sur la scène partagée, la

comédienne Magali Herbinger vous

fera partager textes et poèmes extraits

du Paysan de Paris, du Roman inachevé, de

la Diane française tandis que la chanteuse

et compositrice Véronique Pestel interprétera,

sur des musiques à elle et

d’autres, des poèmes inoubliables tels

Eby et le mangeur

de contes

2 e épisode des aventures d’Eby et

de son papy Georges. Compagnie

du théâtre Mordoré.

Le 17 décembre au Forum de

Boissy. Tél. : 01 45 10 26 99.

L’intrépide soldat de plomb

Merveilleux spectacle d’ombres et

de lumières, d’après un conte

d’Andersen. Compagnie Stefan Wey.

Le 17 décembre au théâtre

Paul-Éluard à Choisy.

Tél. : 01 48 90 89 79.

La Fiancée du magicien

Un magicien peu commun et une

drôle de demoiselle. Spectacle de

Sébastien Mossière.

Le 17 décembre au Sud-Est

théâtre à Villeneuve-Saint-

Georges. Tél. : 01 43 89 54 39.

Pierre Lozère

Le magicien de la chanson enfantine.

Le 18 décembre au centre

culturel d’Ormesson.

Tél. : 01 45 76 07 08.

Semianyki

Folie poétique, rage inventive,

humour corrosif… Le portrait acide

d’une famille frappadingue par les

clowns du légendaire Teatr Licedei

Le 23 décembre au théâtre

Gérard-Philipe à Champigny.

Tél. : 01 48 80 96 28

High dolls

Entre humour et impertinence,

un vrai concert de rock et de

marionnettes. Par Opéra Pagaï.

Le 7 janvier au théâtre

Paul-Éluard à Choisy.

Tél. : 01 48 90 89 79.

L’Île en l’eau

Jacques Haurogné chante

Les Fabulettes d’Anne Sylvestre.

Les 6 et 7 janvier au centre

Aragon-Triolet à Orly.

Tél. : 01 48 52 40 85.

THÉÂTRE/

DANSE

Fouad Boussouf

À condition, point de vue sur notre

époque où « le paraître demeure

plus visible que l’être », et Déviation

pour quatre danseurs autour d’une

voiture, créée après les émeutes

de 2005. Avec le soutien du

CDC/La Briqueterie.

que Est-ce ainsi que les hommes vivent ? ou

Il n’aurait fallu. Quant à Bernard Vasseur,

directeur de la maison d’Elsa Triolet et

Louis Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines,

il se découvre, pour l’occasion, d’autres

estrades pour exprimer son talent de

conteur. Il endosse, à travers les écrits

d’Aragon, les habits du poète pour

nous raconter sa vie. C’est au Moulin

de Saint-Arnoult que ce spectacle fut

donné pour la première fois. Alors, si

vous souhaitez donner une suite à

cette soirée, accordez-vous une visite

au Moulin, dans ce lieu extraordinaire

où vécurent Elsa et Aragon.

Claude Bardavid

Le 9 décembre à 21 h, au Sud-Est théâtre.

21, avenue Carnot, à Villeneuve-Saint-

Georges.

Réservations : 01 43 89 54 39.

www.maison-triolet-aragon.com

Le 17 décembre au pôle

culturel d’Alfortville.

Tél. : 01 58 73 29 18.

Hôtel Palestine

Avril 2003, Bagdad. Conférence de

presse de deux représentants du

pouvoir américain dans un hôtel

abritant les journalistes

internationaux. Jean-Claude Fall

met en scène cette pièce au vitriol

de Falk Richter, dénonçant les

mensonges d’état et la complicité

de certains médias.

Du 7 au 17 décembre au

studio Casanova à Ivry.

Tél. : 01 43 90 11 11.

On paie pas,

on ne paie pas

D’après Faut pas payer, une satire

pittoresque de Dario Fo, toujours

d’actualité. Par Les Affamés.

Le 10 décembre à la salle

Gérard-Philipe à Bonneuil.

Tél. : 01 45 13 88 24.

Petiteshistoires.com

Le chorégraphe Kader Attou en

quête de sa mémoire et d’une

histoire de la France populaire et

prolétaire.

Jeune Public

Faim de loup, soif de vie

© Magali Hirn

Il en a suscité des interprétations,

Le Petit Chaperon rouge. L’histoire qu’on se

passe de génération en génération,

autour d’un lit où rode l’ombre du loup,

soulève toujours autant de fantasmes.

Ilka Schönbein, la reine des

métamorphoses, « la Pina Bausch de

la marionnette », revisite à sa manière

ce conte initiatique imaginé par les

Les 10 et 11 décembre au

théâtre Paul-Éluard à Choisy.

Tél. : 01 48 90 89 79.

Le Misanthrope et

l’Auvergnat

Un Misanthrope vaudevillesque et

en chansons, signé Labiche.

Compagnie La Boîte du Souffleur.

Jusqu’au 11 décembre

au Théâtre de Saint-Maur.

Tél. : 01 48 89 99 10.

Éclats de vie

Jacques Weber mêle avec plaisir

Artaud, Boulgakov, Claudel…

classiques et contemporains,

célèbres ou inédits.

Le 14 décembre au centre

Pompidou à Vincennes.

Tél. : 01 53 66 16 70.

Révolution

La création vue par Olivier Dubois

comme le dernier lieu de résistance,

de dialogue et d’insurrection.

Les 14 et 15 décembre

à la Maison des arts à Créteil.

Tél. : 01 45 13 19 19.

Les Femmes savantes

Visages blancs, gestuelle

chorégraphique, déclamation

frères Grimm. Première transgression,

son Chaperon est blanc. C’est une petite

fille moderne, livrée à elle-même dans

une maison elle aussi toute blanche, et

bombardée de conseils via le téléphone

par une mère possessive, occupée

par son travail. Pour échapper à ce

conformisme étouffant, l’enfant va

plonger avidement dans l’histoire du

Chaperon rouge, et ressentir bien vite

l’envie furieuse de désobéir, de sortir

de sa couette pour se confronter au

« dehors ». En s’écartant du chemin

tracé pour vivre son propre destin,

elle découvrira surtout sa propre faim,

faim de vie, faim de loup, faim

d’indépendance, faim de rouge, rouge

comme la révolte, le danger ou l’amour.

À chacun, petit ou grand, d’investir

avec son imaginaire la fable. Dans le rôle

du Chaperon et de tous les autres

personnages, Laurie Cannac, jeune

comédienne-clown-marionnettiste,

seule en scène, est formidable.

À partir de 8 ans. Francine Déverines

Le 16 décembre au centre Jean-Vilar

à Champigny. Tél. : 01 48 85 41 20.

classique… Molière par la Fabrique

à théâtre.

Le 15 décembre au théâtre

Debussy à Maisons-Alfort.

Tél : 01 41 79 17 20.

Résistances, paroles

de femmes creusoises

Valérie Chatain interroge

le mot résistance avec des femmes

de quartiers HLM de Guéret.

2 e volet.

Les 15 et 16 décembre

au Plateau 31 à Gentilly.

Tél. : 01 45 46 92 02.

Fuente Ovejuna

L’histoire du soulèvement d’un

peuple, un récit de Lope de Vega

adapté par Anahita Gohari et

Sabine Zovighian.

Du 15 au 17 décembre

à Musiques au comptoir

à Fontenay.

Tél. : 01 48 75 76 52.

Obstacle

Le hip-hop plein d’humour

poétique de Sébastien Lefrançois.

Le 16 décembre au théâtre

Jean-Vilar à Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

Héritages

Julien, sourd de naissance, revient

dans la maison familiale. Première

mise en scène d’Emmanuel

Laborit, en français et en langue

des signes.

Le 4 janvier au théâtre de

l’Arc-en-ciel à Rungis.

Tél. : 01 45 60 79 05.

Le Dindon

Mise en scène alerte, douze

acteurs excellents, quatre

Molières ! Philippe Adrien enchante

Feydeau.

Le 5 janvier au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Le Lac des cygnes

Un chef-d’œuvre classique par le

ballet de l’Opéra national

Tchaïkovski de Perm (Russie).

Le 5 janvier au Centre des

bords de Marne au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Fabrice Luchini

Lafontaine, Baudelaire, Nietzsche,

Péguy, Céline… par un fou de

littérature.

Spectacle musical

Et vogue le bateau

de Nino

« Les enfants seront comme des poissons dans l’eau »

promet Gilles Avisse, le capitaine des Refrains des

gamins au Festi’Val-de-Marne. Le Bateau de Nino,

créé au festival en 2008, refait escale en ce mois

de fête en Val-de-Marne. À bord, deux agitateurs

des P’tits Loups du jazz et d’Enfance et musiques,

l’enchanteuse Hélène Bohy et le chanteur-pianiste

Olivier Caillard, et le contrebassiste Zacharie

Abraham. Un trio plein de fantaisie qui joue, chante

et raconte comment Nino construisit un bateau

pour emmener Nina loin, très loin. Le bateau

navigue entre jazz et tango, poésie et vidéo, entre

tendresse et humour. Et chaque chanson se savoure

comme une bouteille pêchée en pleine mer d’où

s’échappent des gazouillis aquatiques et d’infinis

espoirs. Bon voyage. F.D.

Les 11 et 12 décembre au théâtre de Saint-Maur.

Tél. : 01 48 89 99 10.

© D.R.

Le 6 janvier au théâtre

Romain-Rolland à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

Donka, une lettre à

Tchekhov

Huit circassiens époustouflants.

Un rêve autour de Tchekhov mis

en scène par Daniele Finzi Pasca.

Le 7 janvier au pôle culturel

d’Alfortville. Tél. : 01 58 73 29 18.

MUSIQUE/

CHANSON

Hommage à Allain Leprest

Le groupe Entre deux caisses

chante Leprest en lever de rideau

de Sanseverino, Anne Sylvestre,

Thomas Fersen.

Les 2, 3, 9 et 15 décembre

au théâtre Antoine-Vitez à Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

Maria Ana Bobone

L’une des grandes chanteuses

de fado.

Le 7 décembre à la Scène

Watteau à Nogent.

Tél. : 01 48 72 94 94.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 39


À L’AFFICHE

40

MAC/VAL

Comme au cinéma

Profitant de la présence dans ses murs de Jesper Just,

avec six films dont The Nameless Spectacle, le MAC/VAL

nous offre une fin d’année très cinéma. L’artiste Léa

Kohane propose ce mois-ci aux enfants un atelier pour

explorer le 7 e Art via le romantisme, cher au vidéaste

danois. Tandis que le vidéo-club présente une série

de vidéos et films d’artistes tout public, sélectionnés

par Bertille Bak, autre artiste actuellement à l’honneur

au musée. Quelques-uns des films de cette petite-fille

de mineur (notre photo) sont également à voir dans

l’exposition « Nevermore » à côté d’installations, de

dessins et d’autres œuvres. F.D.

Les 7 et 14 décembre : vidéo-club (tout public).

Du 20 au 23 décembre : atelier enfant (à partir de 8 ans).

Tout le programme sur : www.macval.fr, musée d’art

contemporain du Val-de-Marne à Vitry.

Tél. : 01 43 91 64 20.

AGENDA

Buenos Aires

Les musiciens d’Ars Nova

voyagent dans l’histoire musicale

de l’Argentine.

Le 9 décembre à l’espace

Malraux au Kremlin-Bicêtre.

Tél. : 01 49 60 62 16.

Têtes Raides

Ciels rouillés, rages bitumeuses,

fraternités : le retour des Têtes

Raides.

Le 10 décembre au pôle

culturel d’Alfortville.

Tél. : 01 58 73 29 18.

Reggae de légende

Alpha Blondy et son groupe Solar

System. Et Tiken Jah Fakoly.

Les 10 et 11 décembre au

théâtre Jean-Vilar à Vitry.

Tél. : 01 55 53 10 60.

Le piano

dans tous ses états

Récital à quatre mains : Wandrille

Decaëns et Gérald Budzinski/

Geneviève Beyon et Jean Bernard

Hupmann

Les 11 décembre et 8 janvier

à l’auditorium du château à

Sucy. Tél. : 01 45 90 25 12.

© Bertille Bak

Création

Le Petit Chaperon en sweat rouge

Le petit pot de beurre,

la forêt, le loup, la

mère-grand, et « tire

la chevillette », et « c’est

pour mieux te manger

mon enfant »… Si

souvent entendus,

ces mots sont déjà

les sésames de tout

un imaginaire. D’ de

Kabal en relance l’histoire

sur la scène du

théâtre Antoine-Vitez,

dont il est un familier

depuis Écorces de peine

(2006) et Femmes de paroles

(2009). Ce mois-ci, entouré

de quatre complices, une

chanteuse, un musicienchanteur,

deux « human

beat box », il a choisi de

camper son chaperon sous

la fameuse capuche des enfants

de nos villes. Voix parlées,

« rappées », chantées, bruitages,

beat box, les ambiances

sonores et les boucles musicales

inventent un parcours

initiatique dans la jungle et

la bande-son du monde d’aujourd’hui.

Son Petit Chaperon

Solo et Quartet jazz

Antoine Hervé, l’ancien directeur

de l’Orchestre national de jazz en

piano solo. Et le Rituali Quartet.

Le 13 décembre auditorium

Marcel-Ravel au Perreux.

Tél. : 01 43 24 54 28.

Joyeux Noël

Les fêtes en musique avec le

Conservatoire national de région.

Le 13 décembre :

La pastorale des Santons de

Provence et Noëls pour orgue

Le 18 décembre : concert de

Noël de l’Ensemble Allegro

Église Saint-Hilaire à Saint

Maur, entrée libre.

Tél. : 01 48 83 14 67.

Chant

Le chœur de garçons et

d’hommes de Plovdiv (Bulgarie).

Le 16 décembre,

église de Villecresnes.

Tél. : 01 45 10 39 49

Bazarazik

Roger Cactus, Laurent Puig et

Philippe Thivet, nous transporte

dans un voyage musical nourri de

textes citoyens détonants.

© Lazoo

Le 17 décembre au théâtre

André-Malraux de Chevilly-

Larue. Tél. : 01 41 80 69 69.

Hip-Op’session

Un collectif fresnois, rap et danse.

Le 17 décembre à la MJC de

Fresnes. Tél. : 01 46 68 71 62.

Tzigane imaginaire

L’irrésistible esprit de fête tzigane,

signé Jean-Marc Zelwer.

Le 18 décembre au théâtre de

Cachan. Tél. : 01 45 47 72 41.

Offenbach

Le baron de Gondremarck,

personnage principal de

La Vie parisienne, débarque chez

Marie-Françoise de Beauharnais

réfugiée à… Champigny.

Compagnie Lyric Armor.

Le 8 janvier au centre

Olivier-Messiaen à Champigny.

Tél. : 01 45 16 91 07.

Concert du nouvel an

Cordes et vents de Haydn à

Stravinski. La Camarata Schœnberg

dirigée par Eduardo Valenzuela.

Le 8 janvier à l’église Saint-

Denys à Arcueil.

Tél. : 01 46 15 09 93.

rouge est irrévérencieux

à souhait. Il bouscule

les rapports de

défiance, de respect

et d’autorité

attendus. Il est

aussi beaucoup

moins naïf. Gouailleur

et débrouillard,

c’est un explorateur des

possibles, donc de la

vie. « Si l’on pouvait rire

de l’inquiétude des parents,

si le prédateur n’était

pas celui qu’on croit,

s’il n’y avait pas de victime…

», se plaît à

rêver le slameur.

Le spectacle, donné

dans le cadre des

Scènes de voisinage,

a reçu une aide à la

création du Conseil

général. F.D.

Jusqu’au 18 décembre

au théâtre Antoine-Vitez

à Ivry.

Tél. : 01 46 70 21 55.

Le 4 février

à la Grange-Dîmière

à Fresnes.

Tél. : 01 49 84 56 91.

BONNE IDÉE

Poésie israélienne

et jeux d’oiseaux

Rencontres-lectures avec trois

poètes israéliens (Dorit Weisman,

Gilad Meiri, Noa Shakargy) et une

poète française (Fabienne Raphoz).

Organisées par la Biennale

internationale des poètes en

Val-de-Marne à l’occasion de

l’inauguration de ses nouveaux

locaux, et dans le cadre de

« Les Poètes n’hibernent pas ! »,

événement proposé par la

Fédération européenne des

maisons de la poésie.

Les 9 et 10 décembre à

Vincennes, Ivry et Paris.

Tél. : 01 49 59 88 00.

www.biennaledespoetes.fr

et www.cg94.fr

L’économie mondiale

a-t-elle un avenir ?

Carte blanche à Henri Sterdyniak,

co-auteur du Manifeste

d’économistes atterrés.

Le 12 décembre à l’université

populaire d’Arcueil à Anis Gras.

Tél : 01 46 15 09 84.

Théâtre

El viento en un violin

© Magali Hirn

Un jeune homme mal dans sa peau, ballotté entre son

psy et sa bourgeoise de mère, un couple d’homosexuelles

prêtes à tout pour avoir un enfant, la mère de l’une d’elles

faisant le ménage chez la mère du jeune homme…

Ils n’ont rien en commun, chacun mène sa barque comme

il peut : une belle collection de solitudes ! Et malgré tout ce

qui les sépare, ils vont quand même former une famille.

Une étrange famille bien sûr, réunie par les aléas de la vie,

pas mal de malentendus, et finalement par l’amour.

En passant cette petite communauté humaine à la moulinette

de son humour et de son autodérision, Claudio Tolcachir,

le Woody Allen argentin, donne une belle suite au Cas de

la famille Coleman, qui a fait un tabac l’an dernier au

Festival d’automne et à Nogent. Très excitant. F.D.

Le 13 décembre à la scène Watteau à Nogent. Tél. : 01 48 72 94 94.

Le 15 décembre au théâtre Romain-Rolland à Villejuif.

Tél. : 01 49 58 17 00.

EXPOSITION

Jacques Faujour

L’œil d’un photographe, tendre et

nostalgique, sur ses contemporains :

jardins ouvriers, scènes familiales…

À partir du 17 décembre

(ateliers enfants le 20 décembre)

à la Villa Médicis à Saint-Maur.

Tél. : 01 48 86 33 28.

La Peau de l’ours

Un collectif de sculpteurs et de

peintres à découvrir : expos,

conférences, danse, poésie…

Jusqu’au 18 décembre à la

galerie Toutes latitudes à

Vincennes. Tél. : 01 58 64 09 73.

Mircea Cantor, l’événement

Première exposition en Île-de-

France de l’artiste Mircea Cantor,

lauréat du prix Marcel Duchamp

2011, avec des œuvres ancrées

dans l’actualité en forme de

messages de paix ou de

dénonciations de la violence : More

Cheeks than Slaps » (Plus de

joues, moins de claques).

Jusqu’au 18 décembre au

Crédac à la Manufacture à Ivry.

Tél. : 01 49 60 25 06.

Vases et démons

en pantoufles

Pièces en verre et céramiques

de Marie Ducaté.

Jusqu’au 7 janvier

à la Maison d’art contemporain

Chailloux à Fresnes.

Tél. : 01 46 68 58 31.

Nous qui sommes encore

vivants

Dans les camps nazis, résister

c’est d’abord lutter pour demeurer

un être humain. Du plus simple

(un geste, un mot, un regard) à

l’organisation de la solidarité, cette

nouvelle exposition, proposée dans

le cadre du Concours national de la

Résistance et de la Déportation,

montre la diversité des formes

individuelles et collectives de

résistances dans les camps.

Jusqu’au 31 août au musée

de la Résistance nationale

à Champigny.

Tél. : 01 48 81 53 78

Pour plus d’infos sur

www.cg94.fr

Carte blanche À GUY KRIVOPISKO

Conservateur du musée de la Résistance nationale

àChampigny-sur-Marne

« Un lieu vivant

aux vertus pédagogiques,

scientifiques et artistiques »

Il y a 46 ans autour de Georges

Maranne, résistant, ancien

ministre et maire d’Ivry-sur-Seine,

se rassemblaient quelques anciens

dans le but de collecter, conserver

et transmettre aux jeunes

générations, dans un musée,

l’histoire et les valeurs de la

Résistance française (intérieure et

extérieure). L’appel est entendu

par des milliers d’adhérents et de

bénévoles, de donateurs. André

Tollet et André Carrel, président et

vice-président du Comité parisien

de la Libération, animent avec

ardeur ce mouvement.

L’établissement ouvre ses portes en

1985, à Champigny-sur-Marne.

Comme l’ont voulu les fondateurs,

c’est un lieu « vivant aux vertus

pédagogiques, scientifiques et artistiques ».

Les collections, dévolues aux

Archives nationales en 2000,

croissent : plus de 600 000 pièces

aujourd’hui.

Un nouveau métro, une nouvelle

gare en centre-ville, un nouvel

aménagement urbain seront peutêtre

l’occasion d’offrir tous ces

trésors au public en un musée

rénové.

Depuis 1985, le musée œuvre au

plan national auprès de la

communauté scolaire dans le

cadre d’une convention avec le

ministère de l’Éducation nationale

et le centre régional de

documentation pédagogique de

l’académie de Créteil à l’occasion

du concours national (annuel) de

la Résistance et de la Déportation :

expositions temporaires,

itinérantes, publications,

ressources en ligne, etc.

Comme chaque année, le 30

novembre - un temps fort -, près de

300 collégiens et lycéens du

département ont rencontré (sous la

présidence du président du Conseil

général et du préfet) des acteurs

majeurs de la Résistance et de la

Déportation : un de ces moments

rares où l’histoire devient vivante,

emplie d’humanité.

La rencontre cette année a évoqué

les différentes formes de

résistances - individuelles et

collectives - dans les camps nazis

de concentration et

d’extermination. Les témoins

(Annette Chalut, Pierre Daix,

Gaston Viens, Denise Vernay, Léon

Zyguel) ont rappelé que, même

dans les pires conditions, des

femmes et des hommes ordinaires,

de toutes conditions, ont su faire

vivre les valeurs de dignité, de

solidarité, de fraternité. Sœurs et

frères en humanité d’Antigone et

de Prométhée, ils ont opposé un

NON irréductible car seul l’esclave

dit toujours oui. Guy Krivopisko

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 41

© J. Melin


SPORT

42

Comité départemental handisport du Val-de-Marne

Faire le lien

Lorsque l’on souffre d’un handicap, pratiquer un sport n’est pas toujours facile.

Heureusement, il existe plusieurs structures dans le département afin de venir en aide

aux personnes handicapées. Parmi celles-ci, le comité départemental handisport.

Créé à la fin des années 1950 par

Pierre Cochard, le Comité départemental

handisport du Val-de-Marne est une

association Loi 1901, qui dépend de la

Fédération française handisport. Comme

l’explique Régine Macé-Quinzin, sa

directrice depuis 2009, le rôle du comité,

est « surtout de faire passer des informations

quand les gens recherchent

un sport ou un club près de

chez eux ». Disposant

des coordonnées des

différents présidents

de club, Régine

Macé-Quinzin est à

même de diriger

les demandeurs

vers les bonnes

personnes ou

les bonnes

structures. En

© J. Moulin

outre, le comité essaie de trouver des

subventions pour payer les frais de

déplacement des clubs. « Aujourd’hui, le

handisport peut être pratiqué dans une vingtaine

de clubs dans le Val-de-Marne. Il est possible

de faire du tennis, du cyclisme, de la natation,

du judo, du tir à l’arc, du tennis de table,

de l’athlétisme, du cécifoot*, etc.

Le choix est vaste ! » Néanmoins,

les

membres

du comité

militent en

faveur du handisport

et pour

son intégration

dans les clubs

qui existent au

sein des différentes communes.

Ainsi, ils participent à diverses

manifestations sportives - dont les Jeux

Aujourd’hui, le handisport peut être pratiqué dans une

vingtaine de clubs du Val-de-Marne.

du Val-de-Marne - au cours desquelles

ils distribuent de petites fiches pour

expliquer où et comment pratiquer le

handisport et se rendre régulièrement

à des manifestations en faveur de l’intégration

du handisport.

De son côté, le Conseil général apporte

chaque année une aide financière

et matérielle au Comité afin que les

404 licenciés (chiffres 2010-2011) puissent

participer à des rencontres sportives un

peu partout en France.

Arnaud Balvay

* Discipline handisport qui permet aux non-voyants et

malvoyants de pratiquer le football.

Pour en savoir plus

regine.mace.quinzin@free.fr

www.handisport-iledefrance.org

© J. Paisley

Pêche à la mouche

Jean-Luc Gaulon :

« Tout le monde peut

pêcher »

Le Club mouche de Choisy-le-Roi et environs

(CMRE) réunit de vrais passionnés qui cherchent

en permanence à attirer de nouveaux adeptes.

Rencontre avec Jean-Luc Gaulon, son président.

Pouvez-vous présenter votre club

et ses activités ?

Jean-Luc Gaulon : Depuis 2000, je suis président

du Club mouche de Choisy-le-Roi et environs, qui

a fêté ses vingt ans cette année. L’objectif du club,

c’est de regrouper les pêcheurs à la mouche pour

pouvoir transmettre notre savoir. Par exemple, on

organise des cours d’apprentissage de lancer et

de montage de mouches. On participe à diverses

rencontres au niveau national et on organise

également plusieurs manifestations afin d’intéresser

le plus de monde possible à notre sport : jeunes,

femmes, personnes handicapées.

Justement, pour les personnes

handicapées, que proposez-vous ?

J.-L.G. : Chaque année, début avril, on organise

une initiation à la pêche à la mouche pour les

personnes handicapées. Cela se déroule à Santeny,

sur un plan d’eau que nous empoissonnons

en truites, et qui dispose d’un ponton permettant

au public handicapé de pratiquer. À chaque fois,

on réintroduit 100 kilos de truites. Lors de ces

journées, deux membres du club, eux-mêmes handicapés,

sont là pour montrer que tout le monde

peut pêcher à la mouche. Même en fauteuil

roulant, une personne handicapée peut pêcher. Le

fait qu’elle reste toujours au même endroit ne pose

pas de problème. Les truites tournent… En fait, le

plus gros souci reste de trouver un plan d’eau avec

un parking à proximité et un ponton. Heureusement,

il y en a quelques-uns dans la région.

Comment le Conseil général vous aide-t-il

dans votre activité ?

J.-L.G. : Le Département est un partenaire privilégié.

Il nous soutient financièrement en subventionnant

l’empoissonnement en partie et

l’achat de matériel.

Pour en savoir plus : www.cmcre.fr

et 06 08 18 77 14.

© D.R.

Propos recueillis par Arnaud Balvay

Moto

Belle fin de saison

pour le team GMT 94

David Checa,Kenny Foray et Matthieu Lagrive,les pilotes de l’écurie de moto

val-de-marnaise GMT 94 ont remporté les 8 heures de Doha, le 13 novembre.

Après dix tours de course, la YAMAHA 94 s’est installée en pôle position et ne l’a

plus quittée. Une très belle victoire qui vient effacer quelques déconvenues,

comme récemment aux 24 heures du Mans, et qui place l’équipe de Christophe

Guyot à la troisième place des championnats du monde d’endurance (toute l’actu

du GMT 94 sur www.gmt.fr).

EN BREF

COURSE

Le 18 décembre se déroulera la 13 e corrida

de Thiais. Au programme : deux courses.

La mini corrida de 1,630 km pour les

enfants (départ 11 h 30) et la corrida de

10 km (départ 10 h). L’épreuve est ouverte

aux coureurs licenciés et non licenciés

nés en 1995 ou avant. Le tout dans une

ambiance festive. À pratiquer en famille,

entre amis et surtout dans la bonne humeur.

Attention, s’inscrire avant le 18 décembre.

Renseignements : 01 48 92 42 58

(ou www.thiaisac.com).

GYMNASTIQUE RYTHMIQUE

L’Union sportive de Créteil accueillera et

organisera la demi-finale du championnat de

France individuel de gymnastique rythmique

(zone Île-de-France) qui se déroulera les

10 et 11 décembre au palais des Sports de

Créteil. Renseignements : www.uscgr.fr

ou www.ffgym.fr.

CYCLISME

Sandie Clair, la « pistarde » de l’US Créteil,

a empoché la médaille de bronze en

keirin lors des championnats d’Europe de

cyclisme sur piste, organisés fin octobre

à Apeldoom, aux Pays-Bas. Beau résultat

pour cette sportive déjà double championne

d’Europe 2010 en vitesse individuelle et

par équipe.

JUDO

Les jeunes femmes du Red Star club de

Champigny-sur-Marne ont magnifiquement

décroché la médaille d’argent lors des

championnats d’Europe des clubs qui

ont eu lieu fin octobre, à Antalya en Turquie.

L’équipe composée d’Émilie Andéol, Audrey

La Rizza, Delphine Delsalle, Emmanuelle

Payet et Marie Pasquet s’est inclinée en

finale face aux judokates de Levallois.

JUDO (BIS)

Lors des championnats de France qui

se sont déroulés les 12 et 13 novembre

à Livien (62), de nombreux judokas

val-de-marnais se sont distingués.

Ainsi, Marie Pasquet (moins de 70 kg) et

Émilie Andéol (plus de 78 kg), toutes deux

du RSC Champigny, ont décroché le titre

national. Mehdi Tobrouki du Sucy Judo a

obtenu l’argent en moins de 81 kg chez

les hommes, tout comme la Campinoise

Audrey La Rizza en moins de 57 kg chez

les femmes. Enfin, signalons la belle

troisième place d’une autre Campinoise,

Delphine Delsalle, en moins de 52 kg et

le bronze obtenu par l’équipe féminine

du RSC Champigny.

SPORTS EN VAL-DE-MARNE SUR CG94.FR

Si vous souhaitez vous renseigner sur

les lieux de pratiques sportives en

Val-de-Marne, sur les actions du

Conseil général en ce domaine, connaître

l’actualité sportive val-de-marnaise ou

bien encore consulter le guide des aides

du Conseil général, une seule adresse :

www.cg94.fr, rubrique Sport. Une mine

de renseignements à votre disposition.

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 43

BOUGER EN VAL-DE-MARNE

© Stan Perec


DÉCOUVERTE

44

Le parc départemental de la Plage bleue à Valenton constitue une halte pour les oiseaux

migrateurs. Suivez le guide.

Au petit matin d’automne, le soleil

flamboyant se reflète sur le lac. Le bruit

d’un battement d’ailes claquant au vent

fait écho aux piaillements des oiseaux.

Bergeronnette grise, grive litorne, canard

siffleur… au cœur d’un environnement

urbain, le parc départemental de la

Plage bleue à Valenton attire, de septembre

à mars, plusieurs dizaines d’espèces

d’oiseaux migrateurs. Ancienne exploitation

sablière, ce parc de 40 hectares

possède un plan d’eau ponctué d’îles,

refuge idéal pour ces animaux à plumes.

« L’aménagement du site et sa gestion représentent

les deux facteurs d’une halte migratoire »

souligne Franz Barth, chargé d’études à

la direction des Espaces verts et du Paysage

(DEVP) et ancien permanent du

Centre ornithologique d’Île-de-France

(CORIF). Roselières, berges naturelles,

LAC DE CRÉTEIL

Avec une surface de 40 hectares, ce lac

artificiel accueille d’autres espèces pour une

halte, en plus grand nombre et pour plus de

temps. On peut apercevoir plusieurs types

de canards, ainsi qu’un volatile rare en

Île-de-France : le blongios nain, petit héron

qui utilise les roselières au bord de l’eau.

© A. Bachellier

arbres fruitiers… tous ces aménagements

terrestres et aquatiques simplifient

le passage des migrations. « On

remarque deux groupes d’oiseaux. Les terrestres,

qui nichent dans les buissons, talus et

arbres tels que le merle noir, le pouillot véloce,

la grive musicienne, l’étourneau sansonnet, la

fauvette grisette et, avec un peu de chance, le

faucon crécerelle. Et les espèces qui utilisent le

plan d’eau, les berges et les îles comme le

canard colvert, la mouette rieuse, le goéland

leucophée, la gallinule poule d’eau, le foulque

macroule, ainsi que le grèbe huppé qui plonge

pour chasser les poissons » explique à voix

basse l’écologue.

De quelques heures à quelques jours

Une fréquentation régulière de ce parc

reflète la santé du milieu naturel et le

travail des concepteurs qui ont pris soin

ÎLES DE LA MARNE

Localisé à Champigny, Saint-Maur et

Chennevières, ce chapelet d’îles fluviales

(île de l’Abreuvoir, île Pissevinaigre et

îles des Gords) constitue la réserve

naturelle départementale des îles de la

Marne. Boisées, avec des berges naturelles

et des zones humides, elles accueillent

© D.R.

Bergeronnette grise.

Parc de la Plage bleue

Des oiseaux de pas sage

AUTRES LIEUX OÙ OBSERVER LES OISEAUX MIGRATEURS

© A. Bachellier

Gallinule poule d’eau.

de créer un espace sauvage. Les roselières,

qui bordent le plan d’eau, y sont

en abondance. « À plusieurs reprises, j’ai

sauvé des cygnes qui avaient avalé l’hameçon

d’un pêcheur par une technique apprise d’un

vétérinaire » se remémore Daniel Deruet,

agent d’accueil des parcs départementaux

et passionné des volatiles. De

quelques heures à quelques jours, la

Plage bleue leur sert de halte de repos

et de ravitaillement au cours de leur

long trajet. En général, ces oiseaux

viennent des pays du Nord et se dirigent

vers l’Afrique, afin d’y trouver davantage

de nourriture pour passer l’hiver.

« Chaque espèce migre de manière différente,

souligne l’expert. Par exemple, le rougegorge

familier migre seul de nuit et passe

sa journée dans les buissons pour se nourrir.

L’hirondelle de fenêtre, elle, voyage de jour en

des espèces de rivière : martin-pêcheur,

bergeronnette des ruisseaux, bergeronnette

grise, grand cormoran.

ARC BOISÉ

Le territoire de l’Arc boisé étire ses fondations

de la forêt domaniale Notre-Dame (La Queueen-Brie,

Noiseau, Sucy-en-Brie, Marolles-en-

groupe et reste seulement une trentaine de

minutes au bord de l’étang pour les insectes.

Quant au canard colvert, il peut très bien y

passer les trois mois d’hivernage. » Quelques

astuces pour les observer : une approche

silencieuse, calme, avec des jumelles et

s’armer de patience. « Le meilleur moment

pour les apercevoir, c’est le matin, dès le lever

du jour, ou en fin de journée au coucher du

soleil », conclut le guide. On fait quoi le

week-end prochain ?

Laura

Podoroski

© Serge Ninanne

Rouge-gorge familier.

Mouettes rieuses et foulque macroule.

Brie et Santeny) à celle de la Grange

(Villecresnes, Limeil-Brévannes) en passant

par la forêt régionale de Grosbois (Boissy-

Saint-Léger). Espace naturel beaucoup plus

vaste avec des lisières agricoles, il est le

refuge des oiseaux forestiers : pouillot fitis,

pipit des arbres, tarier pâtre, et la bondrée

apivore, rapace qui se nourrit d’abeilles.

© A. Bachellier

© Mick deacon

Grive Litorne.

© Patrick Subotkiewiez

À LIRE

Le Guide ornitho, aux éditions Delachaux et

Niestlé, est le livre de référence pour observer

les oiseaux.

Près de 800 espèces y sont dessinées ou

décrites de façon simple.

www.cg94.fr rubrique Environnement.

Grèbe Huppé.

Parc de la Plage bleue

Rue du 11-Novembre

Tél. : 01 43 99 82 80

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 45

© A. Bachellier

BOUGER EN VAL-DE-MARNE


MÉMOIRE

46

1861-2011 : l’usine des eaux

de Choisy-le-Roi a 150 ans

© SEDIF

Vue générale de l’usine des eaux. Années 1930.

Depuis la fin du XVIII e siècle, le mode d’approvisionnement en eau des

Français a été constamment amélioré. Retour sur l’histoire de l’usine des eaux

de Choisy, sujet d’une publication récente de Marc Blachère, ancien journaliste.

Jusqu’à la Révolution, les habitants de

Choisy-le-Roi, tout comme la plupart des

Français, s’approvisionnaient en eau grâce

à des puits ou en puisant directement

dans les rivières se trouvant à proximité.

Sous l’Ancien Régime, quelques rares

machines hydrauliques - notamment la

célèbre machine de Marly, qui approvisionnait

Versailles en eau - avaient été installées

mais elles étaient encore rares.

Quant aux « pompes à feu », mues par

une machine à vapeur, les premières

font leur apparition en France à la fin du

XVIII e siècle. À Choisy, il faut attendre

1861 pour qu’une telle machine équipe la

ville, qui n’est alors qu’un bourg industriel,

perdu au milieu de la campagne.

Cette première pompe à feu se contente

alors de puiser l’eau de la Seine et de l’envoyer

dans des tuyaux approvisionnant

les multiples fontaines de la ville et, surtout,

les manufactures. Au XIX e siècle,

plusieurs épidémies de choléra frappent

durement la France, mais ce n’est qu’à

partir des travaux de Pasteur que l’on

commence à comprendre que l’eau est un

milieu microbien. Cette découverte incite

les élus à s’intéresser au traitement de

l’eau. De son côté, la Compagnie générale

des eaux (CGE), qui a racheté l’exploitation

de la pompe à feu en 1867, commence

également à travailler sur le sujet.

Sous l’impulsion des pouvoirs publics, la

CGE transforme finalement la pompe à

feu de Choisy en une usine « épuratoire ».

Au cours des années qui suivent, la commune

engage un bras de fer avec la CGE,

prédécesseur de Veolia Environnement,

pour s’emparer du contrôle du service

des eaux. Cette lutte, qui durera quinze

ans, aboutit en 1922 à la création du

Syndicat des communes de la banlieue

de Paris pour les eaux, l’ancêtre de

l’actuel Syndicat des eaux d’Île-de-

France (SEDIF).

Arnaud Balvay

Hall des chaudières. 1949.

Usine des eaux de Choisy-le-Roi. 2011.

Pour en savoir plus

150 ans d’histoire de l’eau

à Choisy-le-Roi, de Marc Blachère.

Publié par l’Association Louis-Luc pour

l’histoire et la mémoire de Choisy-le-Roi.

Consultable aux Archives départementales

et aux Archives communales de Choisy.

En vente à l’office du tourisme de Choisy.

© Archives communales de Choisy-le-Roi

© Marc Blachère

La commande : plusieurs centaines de Val-de-Marnais ont participé aux inaugurations symboliques et

festives des futures gares d’Orbival, autour d’un spectacle de la compagnie La Constellation, depuis le

8 novembre. Deux nouvelles inaugurations sont programmées : le 12 décembre à Nogent-Le-Perreux et le

13 décembre à Val-de-Fontenay (plus d’informations sur www.orbival.fr).

PAR ALEX BONNEMAISON

VU PAR…

Le magazine du Conseil général / Numéro 285 / Décembre 2011 47


Utile, solidaire et innovant,

le Conseil général investit dans

les transports collectifs pour

faciliter la vie quotidienne

Ouvert le

8 octobre 2011

Le prolongement de la ligne 8 du métro, jusqu’à Créteil Pointe

du Lac, permet de desservir une zone d’emploi et d’habitation

en plein développement. Il facilite les déplacements grâce à la

correspondance avec la nouvelle ligne de bus 393 Thiais-Sucy.

Ouverture

n 2013

La création d’une nouvelle gare sur le RER D est

en cours, dans le cadre de l’aménagement du pôle

multimodal Pompadour. Ce futur grand pôle de

transports offrira notamment des correspondances

avec le TVM et la nouvelle ligne 393 Thiais-Sucy.

illejuif llejuif

Louis is s Aragon

-sur-SEINE

THIAIS

TVM

Le futur métro Grand Paris Express comptera

trois lignes dans le Val-de-Marne : deux reprenant

l’intégralité du tracé d’Orbival, et une correspondant

au prolongement de la ligne 14 du métro jusqu’à Orly.

La mise en service de la ligne entre Arcueil-Cachan et

Champigny-Bry-Villiers est prévue en 2018.

Vitry Centre

Pont de Rungis

C TON-le-PONT

ORLY

Les Ardoines

VILLENEUVE-LE-ROI

SAINT-MAURICE

CHOISY-le-ROI

Mise en service

à partir de 2018

ABLON-sur-SEINE

Le Vert de

Maisons

Créteil

L'Echat

VALENTON

VILLENEUVE-

ST-GEORGES

Parc

du Tremblay

TVM

St Maur

Créteil

La nouvelle ligne de bus 393 permet désormais de relier

Thiais à Sucy en 30 minutes, grâce au site propre aménagé

entre le carrefour Pompadour et la gare de Sucy-Bonneuil.

La ligne offre des correspondances avec le RER A et C, la ligne

8 et le TVM.

BONNEUILsur-MARNE

LIMEIL-

BREVANNES

Inauguré

en mai 2011

Mise en service

le 10 septembre

2011

Champig

Centre

Le pôle intermodal de Choisy-le-Roi est un lieu

de transport et de correspondance majeur dans

le département. Entièrement réaménagé, il offre

aujourd’hui aux voyageurs plus d’effi cacité et de

sécurité dans leurs déplacements.

Mise en service

n 2013

SUCY-en-BRIE

BOISS

Le tramway T7, dont les travaux sont en

cours, sera la première ligne de tramway en

Val-de-Marne. Il reliera Villejuif à Athis-

Mons, desservira l’aéroport d’Orly et sera en

correspondance avec la ligne 14 du métro qui

sera prolongée en 2017.

More magazines by this user
Similar magazines