CHEFS D'ŒUVRE DU THÉATRE ESPAGNOL - World eBook Library

worldlibrary.sg

CHEFS D'ŒUVRE DU THÉATRE ESPAGNOL - World eBook Library

CHEFS D'ŒUVRE DU

THÉATRE ESPAGNOL

by M. DAMAS-HINARD

Classic Literature Collection

World Public Library.org


Title: CHEFS D'ŒUVRE DU THÉATRE ESPAGNOL

Author: M. DAMAS-HINARD

Language: English

Subject: Fiction, Literature

Publisher: World Public Library Association

Copyright © 20, All Rights Reserved Worldwide by World Public Library, www.WorldLibrary.net


World Public Library

The World Public Library, www.WorldLibrary.net is an effort to preserve and

disseminate classic works of literature, serials, bibliographies, dictionaries,

encyclopedias, and other reference works in a number of languages and countries

around the world. Our mission is to serve the public, aid students and educators by

providing public access to the world's most complete collection of electronic books on-line

as well as offer a variety of services and resources that support and strengthen the

instructional programs of education, elementary through post baccalaureate studies.

This file was produced as part of the "eBook Campaign" to promote literacy,

accessibility, and enhanced reading. Authors, publishers, librari and technologists

unite to expand reading with eBooks.

Support online literacy by becoming a member of the World Public Library,

http://www.WorldLibrary.net/Join.htm.

Copyright © 20, All Rights Reserved Worldwide by World Public Library, www.WorldLibrary.net


www.worldlibrary.net

*This eBook has certain copyright implications you should read.*

This book is copyrighted by the World Public Library. With permission copies

may be distributed so long as such copies (1) are for your or others personal use only,

and (2) are not distributed or used commercially. Prohibited distribution includes any

service that offers this file for download or commercial distribution in any form, (See

complete disclaimer http://WorldLibrary.net/Copyrights.html).

World Public Library Association

P.O. Box 22687

Honolulu, Hawaii 96823

info@WorldLibrary.net

Copyright © 20, All Rights Reserved Worldwide by World Public Library, www.WorldLibrary.net


CHEFS-D'(EUVRE

DO

THEATRE ESPAGNOL

Tradaction .000yelle. aYec uoe lDlrodoc:UoD " d • !'iotec •

• A&

M. DAMAS-DINARD.

CALDERON.

... .. . .

• ,t· •

.. ... .

PARIS.

LlBILUIUB DB CHARLES GOSSELIN,

tdlteor de la lIihlirtliaeque dOElitP,

9 taU B • A I !C T - G B II • A I ft - D It • - pat I.

18"'5 , .

-


NOTICE SUR CALDERON. iij

qui lui confia la direction de ses fetes, et il passa pillsieurs

annees it la cour comme intendant des plaisirs dramatiques

du roi. Celui-ci, pour prix de ses nouveaux servires, lui

donna l'babit militaire de Saint-Jacques. Calderon prouva qu'il

etail digne de cette haute distinction. En 1640, les chevaliers

des qualre ordres ayant ele appeles a I'armee de Catalogne,

commandee par Ie comte-duc Olivarez, Ie roi , qui desirait

nne comedie de son poete favori, voulut Ie dispenser de 12

campagne; mais Calderon eut it cmur de satisCaire a louter

ses obligations: it composa rapidement sa eomedie, et se hAll

d'aller rejoindre l'armee en Catalogne (5).

A la paix i1 revient it la cour, on Ie roi lui donne, sur Ie

fonds de l'artillerie, une pension de trente ecus par mois

somme qui ne laissait pas que d'etre nssel considerable pour

Ie temps, surtout si I'on songe it I'etat de delresse ou devaient

se trouver en ce moment les finances d'Espagoe. Cette faveur,

Calderon la recoonatl en travaillant a de nouveaux ouvrages.

Quelques annees apres, Ion du mariage du roi avec Alarie­

Anne d'Aulriche sa niece, on voil Ie grand poete composer

les devises des arcs de lriomphe dresses en l'honneur de la

princesse.

En t 66 t ,Calderon entra dans les ordres sacres. II avail

commence et finissait comme Lope. Les motifs qui Ie deter­

JOinerent peuvent aisement s'apprecier. Ce fut d'abord, on

u'en saurait douter, la devotion la plus sincere et la plus

ardente. Mais, si je ne m'abuse, 18 situation ou se trouvait

alors l'Espagne ne dut pas elre tout-a-fait etrangere it cetle

resolution. L'Espagne, si puissanle sous Charles-Quint, et

meme encore sous Philippe II, un demi-siecle auparavant,

e:spiait sa grandeur passee ; elle pcrdait ses plus riches provinces,

subissait des revers inouis (6). On comprend des Ion

qu'une ame fiere et sensible ait renonce a servir sous un drapeau

humilie, et se Soil refugiee dans la religion et la poesie,

qui toules deux lui montraient la gloire.

Selon I'esprit et les habitudes de ce temps, Calderon, en

entrant dans les ordres , o'en eut que plus de loisirs it donner

au lheatre. Mais, it present, ce ful I'Eglise qui recompenS8

ses travaux. Nommc d'abord chdpelain des Rois nouveaux de

Tolede (7) , il ne lard a pas it etre rappele par Ie roi, qui Ie

Domma son cbapelain honoraire , en lui laissant les emolu-

,.


NOTICE sun CALDERON. III

la tete desquels il faut nommer Goethe et. Schlegel, l'onltraduit

ou imite (24). Quel homme, quel poete que celui doni

les inventions ont pu amuser des peuples d'un caractere et

d'un geDie si differeDS !

Pour completer ceUe notice, il nous resterait it parler de

nolre traduction, des principes qui nous ont dirige, du systerne

que nous avons sui vi, etc., etc. Mais it quoi bon? quand

on aura IiI quelques scenes des pieces lradui tes, ne sera -t"OIl

pas mieus instruit it eet egard qu'on ne pourrait l'etre par

loutes nos explications! Seulemenl nous avons un aveu it

faire ; c'est que pour ces jeux de mots doubles ou triples que

Calderon met parfois dans )a boucbe de ses gracio303 comme

autant d'enigmes que Ie poele preparait, je crois, it ses futurs

traducleurs, nous avons eu souvent recours aux lumiercs

superieures de M. Louis Dubeux, de la Bibliotbeque royale,

run de nos premiers pbilologues, et qui possede tous Ies divers

dialectes de l' Espagne el du Portugal aussi parfailement

qu'il possede, dit-on, les langues de l'antiquite classique el

de l'Orient. Graces it I'erudition et it l'obligeance loujours

pre\es de M. Dubeux, les difficultes ont ele, ce no us semble,

convellablement resolues.

Et, apres ceUe declaration, je tinis comme Calderon finit

ses comedies, - en reclamant pour mon travail ('indulgence

des lecteurs et en les priant d'en pardonner tOUI les deCauts.


8 liAISON .l DEUX PORTES.

SCtNEll

U .. CIaUlDre.

IE.areM 80ft FiLII, qui aclaiwe de .'babiller, e& BBIlRERA. ; pull WARDO

e& CALABAZAS.

USAllDO.

Je '081 baIIe .. __ don F6lis.

DON PELIX.

Que Ie del 'OUI larcie, Lillrdo I

USAI\DO.

Comment! 'OUI 6tea babille si matin'

DON PELIX.

Oul, j'li des eDnuis qui De me permetteo& guere de rester au lit,

ou je ne lrouve aueun repol. Mail vous, qui vous tUonoez que je soil

• It.vf i celle beure, De m'lvez-vous pas dit hier au soir que VOUI deyiez

porter un pllClt i Aranjutl' CommeDt etea-voUi .i&c)t de retour

a Ocana'

WARDO.

Nous jouonl au jeu des questions et des repoDses, et je reponds

it \'otre question par la rime parfaite. VOUl, oo"qui vous a fait lel'er

Ii malin, c' est - VOl soucia; et moi, ce qui me ramene sit6t i

Ot-.ia, c'ea& - mel louci ••

DON FELIX.

Quoit Irriv6 d'bier, et deja des loucis aujourd'hui!

LISARDO.

lIe1ul oui.

DON FELIX.

Eh bien! pour vous forter i me cootier lea votres, jc" yais vous

coa6er les mieol. Ecoutez.

CALABAUS, d H ltTera.

Pendlnt qu'ils Tont se defiler l'uo a i'autre un long recit, auriez­

,ous, Herrera, quelque chose qui p6t me servir a dejeuner'

BERRERA.

All ODS danl ml ehambre, Calabazas. J'y ai toujoun par precautiOD

quelques morceaux de nandes froides. Soyoos discrets.

Berrera el CalabaDs IOrlen t.

DON FELIX.

Vou D'IV8I pal oubll' eet beureux temps de notre vie, a)ors que

DOUI 6tiODs tout deus 'tudians a Salamaoque; et vous vous rappelei

laDI doute aUlSi avee quel dt§dain, que} mepris j'insultais l'Amour,

et aes Beches, et Ion carquois. Ah I moo cher, je DC prevoyais

pal alon que raurais i luUer un jour avec ce petit dieu terrible,

qu'il leraU moo lainqueur et qu'i1 se vengerait cruellement. 11 a

Ijus" UDe Becbe sur son are, m'a'ise! au emur et m'a blesse; car

l' amour a' UDuae • blesser et De tue pal. Cell 80 passa par une belle


TABLE.

Notice sur Calderon. j

Maison l deux portes. maison dimcile. garcler. 1

Le Medecin de son honneur. 13

La DtSvotion a la croix. .35

L'Alcade de Zalamea. 1St

De mal en pis. 2tl

La vie est un songe. S' 8

p·,ris.-Jmpnmerie de TellYc DONlJEY-DopaE: rllc Saint.-Louis, t6, au Marai ••


The End.

World Public Library Association

More magazines by this user
Similar magazines