POLITIQUE ET LITTÉRAIRE. - Bibliothèque de Toulouse

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POLITIQUE ET LITTÉRAIRE. - Bibliothèque de Toulouse

'14 JUIN 1 849 5e A NEE : 13 ---JEUDI

PRIN

PE L'A II51TE:JENT.

Toulouse. Dt p. E1r.

Cu an 3t; fr: 43 tr. ns k.

6 moi: 19 fr. 22 fr. 3 fr.

3 me4s tc fr. t2 ïr. it fr.

Les abon11emeots ne

sont reçus que pour tr ts

mois. Sic tROiS OU UU an,

et ne coutmencent que

du toi eu du 16 de ettaque

mois.

pr. de BONN;IL et GIBRIC

SUR SAINT-ROMB , 46.

Les Lettres

non affranchies ne sont pas

reçues.

SOMMAIRE.

TOULOUSE, 14 juin : Dépêche télégraphique. - Agitation

è Toulouse. -Proclamation du maire. - Nouvelles locales.-

ÉVÉNEMENTS DE ROME : Armistice accordé par le général

Oudinot. - Cour d'assises de Tarn-et-Garonne: Affaire Boussan.

- FARTS, 10 et 11 juin : Faits divers. -- ASSEMBLÉE

LÉGISLATIVE. - CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE : NOu

veltes diverses.

MM. les abonnés de l'extérieur, dont l'abonnement

expire le 15 de ce mois, sont priés de le renouveler,

s'ils ne veulent pas éprouver d'interruption dans l'envoi

du journal. Toute demande d'abonnement, non accompagnée

du prix, sera considérée comme non avenue.

MM. les libraires et les messageries, veulent bien se

charger de nous transmettre le prix des abonnements.

TORL®IISE, 14 Juin 1849.

DEPÉCHE TÉLÉGRAPHIQUE.

Paris, le 12 juin 1849.

Le ministre de l'intérieur aux préfets des départemints.

7 heures et demie du soir. - Paris jouit de, la plus parfaite

tranquillité.

10 heures du soir. - La demande de mise en accusation du

président de la République et des ministres vient d'être rejetée

par 377 voix contre 8.

Paris continue à être tranquille.

Pour copie

Le directeur du télégraphe, DE NozÂN, signé.

Certifié conforme

Pour le préfet de la Haate-Garonne, ea tournée de révision,

Le secrétaire-général délégué,

E. PUuoL.

Nous donnons, par correspondance particulière, le compterendu

de la discussion sur les affaires d'Italie, dont la dépêche

télégraphique du 11, insérée dans notre numéro de mercredi, a

donné le résultat. M. Ledru-Rollin a adressé de vives interpellations

au gouvernement sur l'attaque de Rome par l'armée française.

Il a prétendu que le gouvernement avait désobéi aux votes

de l'Assemblée nationale, et que la Constitution avait été violée

par l'agression contre la République romaine. M. Ledru-Rollin a

terminé en déposant un acte d'accusation contre le président de

la République et contre les ministres.

M. Odilon Barrot , président du conseil, a relevé en quelques

mots cette dernière proposition. Puis il a fait rapidement l'historiquc

de ta question romaine et a repoussé avec énergie les attatlues

du chef de la montagne.

M. Ledru-Rollin est remonté à la tribune pour faire entendre

un langage extrêmement violent. Ses paroles ont été une véritable

excitation à l'insurrection. Il a déclaré, en terminant , que ses

amis défendraient la constitution violée par tous les moyens, même

par la voie des armes.

M. le président Dupin et M. le général Bedeau ont relevé

avec force les paroles de M. Ledru Rollin qui néanmoins les a

répétées.

M. Segur-d'Aguesseau a ensuite proposé l'ordre du jour pur

et simple.

Au départ du courrier, on procédait au scrutin de division ,

dont ta dépêche télégraphique a donné le résultat.

Dans la soirée de mardi, des groupes assez nombreux se sont

encore forméssur la place du Capitole. Conformément à l'avis

publié dans la journée, la municipalité avait pris les mesures

nécessaires pour dissiper ces rassemblements. De nombreuses

troupes se trouvaient sur pied. A dix heures , les groupes continuant

à stationner et à faire entendre des chants et des cris , les

roulements du tambour annoncèrent files trois sommations prescrites

parla loi pour ta dispersion des rassemblements ; au bruit

du tambour, la plupart des personnes qui se trouvaient sur la

place se hâtèrent de fuir. Cependant quelques groupes voulurent

résister aux injonctions de l'autorité, et on dut employer la force

pour les faire retirer. Dix-huit arrestations ont été opérées. A

onze heures tout était rentré dans le calme.

Les magasins et les cafés situes sur la place du Capitole ont été

fermés pendant cette soirée ; les nombreux étalagistes qui s'établissent

sur cette même place avaient été obligés de garder leurs

marchandises chez eux. Enfin , dans toutes les rues adjacentes on

voyait les boutiques fermées. Cette soirée a donc oceasioné des

pertes réelles au petit commerce.

Il est bien entendu que nous ne faisons pas ces observations

pour ramener les tapageurs à une conduite moins funeste aux

intérêts d'une portion de citoyens. Que font aux tapageurs et surtout

à ceux qui les poussent , et le commerce et l'industrie et

tous les intérêts de la cité?

Mais nous disons ceci pour les personnes qu'un vain sentiment

r 'u

POLITIQUE ET LITTÉRAIRE.

Ce Journal parait tous les jours.

de curiosité attire sur les lieux de désordre; il est certain que,

mardi, dans la soirée, les groupes qui stationnaient sur la place

du Capitole se composaient aux deux tiers au moins de curieux

qui étaient là sans intentions mauvaises, mais dont la présence

faisait croire aux gens de désordre qu'As se trouvaient plus Dombreux

qu'il ne l'étaient réellement. Si ces derniers se voyaient

isolés sur les points où ils se réunissent, nous sommes sûrs qu'ils

perdraient beaucoup de leur force et de leur audace.

Nous supplions donc les personnes paisibles de s'abstenir de paraître

dans les lieux où éclatent quelques troubles.

Une dernière observation.. Mardi soir, messieurs les tapageurs

ne cessaient de crier, lorsque la troupe s'avançait vers eux : rive la

ligne ! rive l'artillerie ! vive les chasseurs ! Certes nos soldats doivent

être fort reconnaissants du tendre intérêt que montrent les

émeutiers pour l'armée; mais nous sommes persuadés qu'ils seraient

bien plus reconnaissants encore, si on voulait leur permettre de

rester tranquilles dans leur lit au lieu de les harasser de fatigue

en les forçant à parcourir nos rues pendant une bonne partie de la

nuit, le fusil à l'épaule ou le sabre au poing.

Le maire de Toulouse d ses concitoyens.

Les désordres ont continué dans la soirée d'hier, au mépris de

la loi et des avertissements paternels de l'autorité. Des arrestations

ont été faites après les sommations légales : la justice pronon

cera.

Des mesures sont prises pour prévenir le retour de toutes manifestations

coupables , ou pour les réprimer avec énergie , les

ennemis de l'ordre ne pouvant être considérés que comme les

ennemis de la République.

Les citoyens paisibles, si les mêmes tentatives se reproduisent,

sont invités à s'étoigner des groupes et à rentrer chez eux , afin

que ceux qui persisteraient à vouloir troubler la paix de la cité,

restent isolés et soient seuls exposés à subir les conséquences de

leur obstination onde leur égarement.

Fait au Capitale, à Toulouse, le 13 juin 1849.

Le maire, F. SANS.

Suit un extrait de la loi sur les attroupements.

Une portion de l'aqueduc en construction dans la rue Saint-

Antoine-du-T, s'est récemment écroulée sur une longueur de

4 mètres , les ouvriers avant , sans ordre et sans attendre le

temps nécessaire , enlevé les cintrages en bois.

Cet accident ne peut, en aucune manière , étrc attribué aux

maçonneries en béton , qui offrent, telles qu'elles sont établies

dans les aqueducs de la ville, toutes les garanties de durée et de

solidité désirables.

Il est heureux que celte imprudence des ouvriers ne leur ait

pas été funeste ; ils comprendront sûrement, par le danger qu'ils

ont couru , qu'à l'avenir ils doivent , dans l'intérêt de leur sécurité,

ne plus méconnaître les ordres des directeurs des travaux.

(Communiqué.)

A caisse du mauvais temps, la procession de la paroisse Saint.

Jérôme est renvoyée à vendredi soir.

Le tribunal de police correctionnelle, jugeant dans l'affaire de

M. Delbreil, rédacteur du Midi, contre M. Lucet, a condamné,

par défaut, ce dernier à trois mois de prison, 50 fr. d'amende et

1,000 fr, de dommages et intérêts. La durée de la contrainte par

corps a été fixée à un an.

La troupe équestre de M. Louis Soullier , qui vient de donner

à Agen quelques représentations, doit arriver aujourd'hui dans

notre ville , se dirigeant vers Constantinople. Le congé que le

sultan a accordé à M. Soullier étant expiré, il ne fera donc parmi

nous qu'une petite halte ; mais le court séjour qu'il fera à 'foubuse

, nous savons que, cédant à de nombreuses et puissantes

sollicitations , notre honorable compatriote le mettra dignement

à profit , en donnant deux magnifiques repré entations, l'une ,

demain jeudi , au bénéfice des pauvres, et l'autre, samedi ou

dimanche prochain , au bénéfice de la société des travailleurs.

Nous rte doutons pas qu'il n'y ait, au cirque, la même affluence

que par le passé; il y aura pour tes nombreux admirateurs de la

troupe de M. Soullier le double attrait du plaisir des yeux et la

satisfaction de faire une bonne oeuvre.

EVENEMENTS DE

On lit dans la Gazette du Midi, du 14

Aucun bàtiment de l'Etat n'est arrivé à Toulon dans les journées

des 8. 9 et tO juin.

A Marseille, le paquebot le Castor, que l'on attendait dans la

matinée de ce dernier four, est arrivé trop lard pour que l'on ait

pu distribuer immédiatement les lettres.

L'une d'elles, écrite par un Italien, a été mise sous nos yeux

leloor suivant. Elle porte la date de Civita-Vecchia le 7 et dit

que la population de cette ville est, comme d'habitude, hors

d'état de se faire une idée des événements militaires qui ont lieu

à Rome, parce que les bruits les plus contradictoires circulent

incessamment à ce sujet. Il paraissait seulement que la résistance

était très vive et que, dans la journée même, ale général

Oudinot allait enfin faire jouer sa grosse artillerie dont il n'avait

pas voulu se servir jusque-là.

D'autres lettres portent que les Français s'étant emparés du

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés

ON S'ABOi' Nis

AU

BUREAU da JOURNAL

rue SI-Borne , 46.

A TOULOUSE.

Chez les Libr. , Bureaux

des messageries

et Directeurs de Peste

PRIX DES INSERTIONS,

Les Annonces t Avis 40 e. la ligne d'Annonce

doivent être remis la veille 70 c. la ligne de Réclame

et se paient d'avance. S'adresser à l'Olllce centrai

d'Annonces , rue

St-Rome , U.

Monte-Pincio et dominant ainsi toute la ville, le général Oudinot

avait donné à celle-ci vingt-quatre heures pour se soumettre,

annonçant qu'après ce délai il se servirait de tous tes moyens

d'attaque qui se trouvent à sa disposition.

Un officier, qui écrit à sa famille, parle en effet de cette suspension

d'armes et ajoute qu'il en profite pourdonner de ses nouveltes

à ceux qui s'intéressent à lui.

On doit s'étonner que le général en chef, connaissant le vif

intérêt que la France entière porte à sa brave armée, n'ait pas

pris des mesures pour que des nouvelles pussent arriver à Toulon

régulièrement ou plutôt jour par jour. Quelques bateaux à

vapeur de faible portée auraient subi pour le service et l'on eût

épargné aux bons habitants, à la garnison de Marseille et probablement

à toute la France la pénible sensation produite, il

y a trois jours . par les lettres mensongères adressées à la feuille

démagogique de notre ville. Heureusement nous avons déjà vu

par la date même de ces fausses nouvelles, écrites de Livourne

le 6, qu'elles n'attaient pas plus loin qua nos dernières informations

qui les ont complètement démenties.

On lit dans le Nouvelliste , à la même date

Le paquebot le Castor, mouillé hier au soir dans notre port ,

a quitté Civita-Vecchia le 7, après y avoir touché quelques heures

seulement. Ce navire n'apporte que bien peu de détails sur les

opérations de notre aimée ; l'autorité militaire elle-même n'a

reçu aucune communication du général Oudinot. La lettre suivante

de cotre correspondant de Civita-Vecchia , calmera cependant

la juste impatience de nos lecteurs

Civita-Vecchia , 7luin 1849.

e J'arrive à l'instant même du camp sous les murs de Rome ;

un armistice de 24 heures a rendu les chemins plus sûrs ; cet

armistice finit aujourd'hui à une heure, et immédiatement après,

les pièces de siège qui sont enfin placées , malgré le feu conlij

nuel des assiégés, se feront entendre. Depuis le 3, à 3 heures

du matin jusques à hier 2 heures du malin , le feu n'a pas cessé.

Les assiégés ont fait des sorties qui ont été repoussées avec de

grandes pertes; ils se battent aec tenacité; un grand nombre

d'entr'eux injurient nos soldats en très-bon français et poussent

leurs cris de guerre dans la même langue. e

Notre correspondant, revenant sur tes faits antérieurs que

nous avons déjà fait connaître et qu'il confirme du reste pleinement

, ainsi que les récits de ta Gazette du Midi ; rapporte l'épisode

de la prise de 1a Villa-Pamphili , dans laquelle le 25' léger

s'est conduit admirablement. On sait que nos feuilles rouges affirmaient

patriotiquement que la Villa-Pamphili avait résisté avec

succès à plusieurs attaques de nos soldats , et que ses défenseurs

étaient restés maîtres définitivement de cette position, après nous

avoir tué un nombre d'hommes incalculable. Nous rappellerons,

en passant , que la dernière lettre de notre correspondant de

l'armée, datée du 4, c'est-à-dire du lendemain de cette affaire,

était datée de la Villa-Pamphili. Nous laissons parler maintenant

notre correspondant de Civita-Vecchia :

e La Villa-Pamphili a été le théâtre d'une lutte acharnée.

Un fort parti romain occupait cette villa qui était fortifiée. Cette

position gênant beaucoup le général , ordre a été donné au 25

léger de l'enlever. Aussitôt ce brave régiment, à la voix de ses

chefs supérieurs qui payaient de leurs personnes , s'est élancé

avec une ardeur difficile à décrire; il était soutenu par un bataillon

de chasseurs à pied.

e Les Romains, à la vue des Français, ont commencé un feu

des plus nourris; le 25e marchait toujours; arrivé à la portée

de fusil, il commence à son tour un feu de deux rangs qui décime

cruellement l'ennemi. Les Romains, je veux dire les insurgés

de tous les pays , car les Romains, proprement dits, se mélent

fort peu de tout ceci , répondent avec furie. Le 25 a déjà

brûlé 60,000 cartouches , le colonel commande la charge; nos

soldats s'élancent à la baïonnette, et après une lutte sanglante

corps à corps, la victoire est restée aux nôtres qui ont fait plusieurs

centaines de prisonniers. n

u Depuis lors nos troupes ont occupé la Villa-Pamphili , le

Monte-Mario et plusieurs autres positions importantes. s

Quant à nos pertes, dont les Romains de la localité font encore

aujourd'hui des récits prodigieux ; quant à ce grand carnage, ces

régiments anéantis, ces brigades décimées , ces escadrons de

dragons écrasés, les chiffres de notre correspondant corroborent

les premiers que nousavons donnés: -

u N'écoutez-point, nous dit-il, les bulletins desjournaux écarlates

tic Rome, les seuls dont la publication soit autorisée. Ils

exagèrent nos pertes d'une façon plus que ridicule , et exaltent

les prouesses de leurs combattants avec une bouffonnerie incrovable.

Le 25 léger, qui est le seul de nos régiments qui ait fait des

pertes sensibles compte un officier mort de ses blessures , trois

officiers blessés, 22 sous-officiers ou soldats tués et cent soixante

blessés.

» Malgré tous les efforts des républicains rouges, alliés de Mazzini,

et les émissaires des clubs, l'esprit de l'armée est excellent;

sa conduite en est une preuve évidente.

s Maintenant, il est bon que je vous mette aussi en garde

contre les versions intéressées ou défavorables, que l'impatience

et l'inquiétude peuvent accréditer en France. On s'imaginerait

à tort que Rome peut être enlevée dans un jour, dans l'état de

défense où l'ont mise les étrangers qui l'occupent; et la possibilité

du succès fût-elle démontrée dans une attaque de vive

force et par tous les moyens que ta guerre autorise, d'autres

considérations devraient prescrire la plus grande circonspection

à notre général en chef. En effet, l'ordre d'attaquer envoyé au

général Oudinot, porte la recommandation expresse d'employer

les mesures les plus complètes pour éviter la dégradation des

monuments de la ville, qui sont dès aujourd'hui placés sous la

sauvegardede la France. Les considérations d'humanité ne sont

pas étrangères, non plus, aux plans de nos généraux, qui, dans


JOUKNAL D TOULOUSE

aucun cas, ne confondront la population romaine avec les (bandes lards , votre bienfaiteur et votre tante fut résolu et comme

d aventuriers qui la ruinent et 1?oppriment, les autres '

, vous souscrivîtes à cette oeuvre de sang.

Plus de six vingts

» Pour toute ces raisons, les efforts des assiégeants se bornequand

j'étais en prison, je n'ai jamais parlé

' '

L'accusé , d'un ton qu'il vo drait rendre athéti ue

que de mon innocence.

t ont à l ,attaque des ouvrages extérieurs et des positions d'où la u p q ren

velte ses serments. M.

ou- D. L'accusation

vitlcetlesmonumentsnepeuvent recevoiraucuneatteinte fâcheuse. le président le rappelle à la pudeur.

prétend que vous avez fait entrer les assassins

M. le président

D'ailleurs le général Vaillant a fait ouvrir la tranchée depuis : Lcs époux Lajous , à la suite des révélations

dans la maison. - R. Ce n'est pas moi.

le de Dar bon

3, et il se dit en mesure d'ouvrir la brèche à nos bataill ons ,l'ont i déclaré devant la cour d'assises de la Haute-

D. Qui soupçonnez-vous? - R Personne.

dans G a ronne

4,v

q uatre oa cinq jours,exp sià

l' i ration de l

'

D. Comment pensez-vous que le crime ait été commis ? - R.

armistice te irium%irat

ne fait pas sa soumission. »

L'accusé cherche Je [/'Cnsais -

encore à équivoquer.

rien.

D. Vous niez avoir bu avec tes Darbon et les Garés?

D. Les portes n'ont p as été enfoncées , et celle de l'écuri e

D. Un témoin - R. Oui.

s.

vous a v dont vous aviez la

u tenant un verre

La ville de Foix a le précieux

q ue Dar

bon

rem clé , était ouverte. Expliquez-nous celte circonstance

avantage de désigner, tous les ans, plissait. Il n'y a rien -

qui puisse mieux préciser une déclaration si terrible pour vous? - R. Si le bon Dieu..... ( Mur

une rosière qu'elle dote d'une somme de 500 fr.

qui consiste à dire.u'pn vous a vus boire ensuite. = R.

mures dans l'auditoire).

Deux jeunes filles également

Il est

méritantes, se sont présentées vrai (Mouvement) Que je mé suis rencontré avec les Darbon et les M. le président. - Que tout le monde garde le plus religieut

celte année pour disputer le prix qui a été silence.

accordé à Catherine Gares dans l'auberge de Villemur Accusé, asseyez-vous.

, mais c'était seulement à la

Ruffré, âgée de 25 ans.

cuisine ; nous n'étions pas à la même table.

M. Raymond Caussade, juge de paix à Aurignac , dit que l'ac-

La commission aurait vivement désiré le partager entre les

D. Ce jour-là

, n'êtes-vous pas de=rendu au nez-de chaussée de cusé avait une réputation d'honnête homme, mais que ses

deux concurrentes, mais les m oeurs é ta i

recommandations écrites du donateur

l'auberge ? - R. Je ne m'en souviens pas.

ent mauvi ases.

M. Amardeilh, s'opposent formellement à ce que cette honora- D. Vous vous en souvenez fort bien. Vous vous êtes rencontré Il résulte de la déposition de M. le juge de paix des faits graves

ble récompense, accordée au travail et à la bonne conduite, soit

là avec Darbon et Garés l'aîné. C'était le 30 mai. Comme on contre l'accusé, entre autres sa réunion clandestine avec les Garès

divisée.

vonlait

que Garès cadet fût du nombre'dcs assassins dans une cabane de la

, on voulut ren-

montagne de Portets, réunion dans lavoyer

au 31 pour arrêter une détermination suprême. Vous quelle ils fouillaient dans un tas de papiers. En outre, Boube

vous y opposâtes, vous fondant sur ce que vos occupations de après l'arrestation de Garès cadet , allait , à chaque instant, chez.

garde-champètre ne vous permettraient pas de revenir E

sa soeur pour s'assurer que

ff

son frère n'avait rien à craindre, à

le lendemain il .,et n e

y eut une nouvelte réunion et vous n'y parûtes ce point qu'elle fut importunée de

ses_visites, et qu'elle pria son

mari d'intervenir pour les faire cesser.

Interrogé sur tons ces

un air de dépit. points, l'accusé se contente de nier avec

L'audience est levée à trois heures.

Périgueux, 12 juin 1849.

La mort du maréchal Bugeaud a jeté la consternation dans

notre ville. On peut dire avec vérité que sa perte y a causé un

deuil général.

Mme la maréchale avait traversé Périgueux vendredi dernier,

`se rendant à la Durantie avec sa fille, Mme Ferrey.

- M. l'évêque de Périgueux est parti ce matin pour la Duranlie,

où il va porter la fatale nouvelle et les consolations de la

religion à la famille du maréchal Bugeaud.

- On lit dans l'Echo de Vésone :

La mort du maréchal Bugeand est une des plus grandes calamités

qui pût frapper le pays. Il était l'une de nos gloires militaires

, et , dans ces temps de troubles civils et d'éventualité de

guerre à l'extérieur, il pouvait rendre encore de bien grands

services à son pays.

Son concours allait devenir d'autant plus utile, qu'il avait compris

toutes les exigences de la situation et que déjà , dans une

circonstance récente, il avait porté à la tribune cet esprit de conciliation

qui révèle l'homme d'état et le sincère ami de son pays.

Quelques jours avant sa mort, un rapprochement avait eu lieu

entre lui et le général Cavaignac. On augurait bien de cette

entrevue qui réalisait un des voeux que nous avons manifestés,

une-de nos prévisions les plus rassurantes pour la République.

Malheureusement ils ne devaient plusse revoir qu'au lit de

mort, d'où l'illustre maréchal a pu du moins faire connaître ses

sentiments et ses vues à ses deux frères d'armes, à ses deux anciens

lieutenants, Cavaignac et Changarnier , réunis l'un et l'autre à

son chevet, en présence du président de la République.

pas. - R. Non , non, c'est faux ; jamais t jamais ! je suis innocent.

M. le président : Si vous n'avez pas d'autre système de défense

que ces perpétuelles dénégations , je vous avertis que vous avez

choisi le plusdéplorrbble et je vous le dis, dans votre intérêt,

le plus dangereux de tous.

D. Le 6 janvier, trois jours avant le crime , ne vous êtes-vous

pas rencontré sur le seuil d'un café avec Darbon à Aurignac,

et n'avez-vous pas pris un verre de brou de noix avec lui. - R.

Nous n'avons pas bu ensemble.

D. Dans cette circonstance, Darbon ne vous aurait-il pas dit

que l'on avait é. rit à Garès cadet pour que le crime fût consommé

le 9. - L'accusé nie.

Boube nie également ses relations avec les frères Garés.

Après des demandes relatives à la topographie du presbytère ,

M. le président demande à l'accusé , à quelle heure il est rentré

dans cette maison. - R. A six heures un quart.

D. Avez-vous frappé ? - R. Oui.

D. Qui vous a ouvert ? - R. M. le curé.

D. A peine entré qu'avez-vous fait ? - R. J'ai été faire boire

le cheval , puis j'ai fermé la maison.

D. Quelles étaient les habitudes du presbytère ? - R Chaque

,arreeer servantarc boutant, sans

soir , et de bonne heure , on fermait la porte à la clef , au verrou

e t l'on

ajoutait la b d f d'

oublier une grosse pièce de bois qui servait de contre-fort.

D. Après avoir fermé la porte qu'avez-vous fait ? - R. Je

suis venu m'asseoir à la cuisine et ma tante m'a invité à souper.

J'ai refusé parce que j'avais à recevoir le fagot; alors M. le curé

a dit : ce sera pour demain.

I30DVEI.I.ES D'ESPAGNE.

La Gazelle du 8 rapporte le décret suivant, contresigné par

tous les ministres :

Art. 1er. Une amnistie complète, générale et sans exception ,

est accordée potin tous les actes politiques commis avant la publication

de ce décret.

Art. 2. Pour jouir du bénéfice de l'amnistie , on devra se présenter

aux autorités compétentes dans le délai d'un mois, à

compter de la publication de ce décret.

m personne royale et â la Constitution l

l'Etat, de dontaeffec-

tuer au moment où elles se présenteront aux autorités ou ault

représentants d'Espagne dans l'étranger.

A rt. 4. Cette amnistie n'embrasse point les délits communs ,

et ne porte aucune atteinte aux droits des tiers.

Art. 5. Le ministre est chargé de faire exécuter' le présent

décret.

PAILIS , 10 juin.

Deux propositions nouvelles ont élé encore distribuées

d'hui à l'Assemblée, aujour-

COUR D'ASSISES DE TARNrET-GÂRONNE.

D. Avant de sortir du concernant l'indemnité des

presbytère, vous avez a représentants.

b

M. Cuverville demande

j - R. Oui.

reuvé le cheval?

que cette indemnité soit

fr. par an réduite à 6,000

.,-s.

U. Avait-il son licol ?

, au lieu de 9,000 fr. M Noblet propose de la

- R. Il l'avait toujours.

Audience du t 0 juin.

61,480 fr. par an fixer à

, soit 540 fr, par mois ou

D. L'abreuvoir est il éloigné ? - R. Non.

18 fr par jour.

Affaire Boussan (1).

D. Pendant le temps --- M. l'archevêque de Paris

que vous l'abreuviez, la porte de l'écurie

vient d'adresser est-elle restée ouverte? une cili

M. le président procède à l'interrogatoire - R. Oui.

aux curés de son diocèse;. rcuare

nous y remarquons les

de Boube.

D. A ce moment vants :

passages sui-

D. Vous aviez des habitudes , les assassins ont-ils pu

suivies au presbytère de Boussan ? R. Ce n'était pas pénétrer par là ? -

R Ou i d epu i s dixhuit an

possible. Tenez ,

cheval pendant que j'abreuvais le

dont je tenais le licol

u Paris, le 1 juin.

D. Saviez-vous que votre tante, , je reardais sur la

la malheureuse Catherine

route, n Monsieur le curé ,

j'avais en mème temps la

et

Darbon, si épouvantablement porte de l'écurie sous les yeux.

n Le fléau que nous nous

efforçons de conjurer

assassinée, eût fait un testament à D. Et pas un instant vous par nos prières

la date du mois de juin 1841. Dans n'avez détourné la vue ? continue ses ravages. Ilumilions.nous

ce testament,. il

dispositious en votre faveur, les

y avait des une seconde.

- R. Pas main sévère qui nous frappe. de plus en

La justice de Dieu

plussous la

vier 1846, date du crime ?

connaissiez-vous avant le 9 jan- D. Ainsi, selon vous, les bte à celle deshommes; n'est pas sembla-

assassins n'ont pas pu entrer à etle a des trésors de

- R. Non ; seulement on disait que moment ? -R. Impossible.

ce dans son sein. Ah miséricorde cachés

!

ma tante donnait à ma fille une somme de si , avertis par les

2,000 fr.

D. Alors malheurs publics

, D. Comment se t'ait-il que,

il résulte de tout ccci

un des héritiers de Catherine

que, si les assassins étaient

cette voix du Seigneur que nous entendons et par

neveu, vivant avec.elle, vous et son entrés à ce moment, ils n'auraient retentir sur nos têtes,

ne sussiez pas qu'elle avait fait des

pu le faire que de votre con-

nous levions nos regards vers le ciel; si

sentement ?

du sentier des vices;

nous Jétournions

dispositions en votre faveur ? si nous apaisions dans nos pas

- R. M. le curé m'avait dit que L'accusé ne répond nos ceeurs les

ma ante avait fait, un testament en faveur pas. Pour la première fois, depuis le

sions mauvaises; si, à la vue du danger pas-

de Bertrand Darbon menccom- commun

et que, quant à moi, il se chargerait lui-mème de me

, ement des d ébats rapprochaient , les ames se;

,ou..e il paraît prsident trblé M lé le fait

, les haines s'apaisaient

,

penser de mes longs services.

récom- convenir en même temps que, si les nous entrerions alors véritablement les frères s'embrassaient,

dans le presbytère,

assassins s'étaient cachés

dans les vues de

D. Les deux Darbon, père il n'aurait pas manqué de les

dence la provi-

et fils, venaient-ils

apercevoir. ; comme elle , nous tirerions le bien

presbytère ? - R. Oui, très-souvent.

souvent au D. A queute heure vous êtes-vous du mal , et notre

retiré du presbytère ? tristesse serait changée en joie

R. La pendule marquait -

, selon la promesse du divin

D. N'aviez-vous pas entendu dire sept heures moins le quart.

tre : Et tristitia vestra verletur in mal-

gaudium.

que votre tante eût révoqué D. Eti sortant du presbytère

le testament fait en leur faveur ? parliez-vous avec quelqu'un

- R. Oui, ma tante ne voulait

?- Ce divin maître sera plus particulièrement

R. Oui, avec M. le

plus les voir.

curé qui m'accompagna jusqu'au milieu au milieu de nous durant en quelque sorte

cette octave du très-saint

corridor.

du dressera sa tente au

D. Est-ce que votre tante n'avait milieu de nos tentes

sacrement. II

pas souvent manifesté des

: Ponam tabernaculum

D. En sortant, avez-vous fermé la

craintes fort sérieuses à l'endroit des Darbon, porte ? - R. Oui. meurn in medio vestri. Allons tous à ce tabernacle,

R. Je n'en ai jamaisentendu

surtout du fils?-

prosternons-

L'accusé raconte que se trouvant

parler.

chez sa fille, il entendit crier nous sur le seuil de cette divine demeure : là

au feu. Il se rendit au presbytère, mais est le foyer de

D. Depuis combien de temps étiez-vous on ne trouva pas de suite l'amour, là est la source toujours jaillissante des

brouillé avec Dartion2

- R. Depuis six ans.

les corps du curé et de la servante.

toutes les indulgences grâces et de

célestes. C'est du coeur de

D. Quand on était en Jésus qu'elles

D. A quel propos vous étiez-vous brouillé proie à de si vives alarmes sur le sort des découlent. Versons dans ce cour nos larmes,

? - R. A propos

d'un sac de blé que je lui avais

victimes, n'avez-vous pas dit

nos voeux, nos

prêté et dont il ne voulut pas : Ne cherchez pas; le curé et ma prières. Jamais dans les nécessités publiques il

rendre la valeur.

me tante sont assassinés. sourd à la voix de la pénitence ne s'est montré

- R. C'est une idée qui m'est venue.

et aux maternelles

de l'Eglise.

supplications

M. le président, après s'être

D. Comment se peut-il

recueilli quelques secondes, dit

que vous, l'enfant de la maison, l'objet

Après avoir conseillé d'adresser

à l'accusé d'une voix solennelle constant des bontés de votre tante.et du

: Ecoutez Boube, nous voici curé, il ne vous soit pas

des prières à la

sainte Vi

le point d'entrer dans un ordre de faits

sur venu une lueur d'espoir et aux saints patrons de Paris, blgr l'archevêque

erge

que peut-être ils avaient é h

accablants pour vous é à ordonne qu'une

votre première et terrible condamnation est ;

neuvaine ait lieu dans tout le diocèse

sortie de là. Rentrez

juin jusqu'au 18.

à partir du dimanche fo

en vous-mème et voyez si vous voulez profiter

ui v

de la seule chance

e Tous les jours de cette neuvaine,

q ous reste d'adoucir

les rigueurs de la justice, une messe sera

vérité.

eu disant la

neuf heures à la chapelle du tombeau célébrée à

de sainte Geneviève,

dans

L'accusé avec vivacité

l'église de Saint-Etienae-du.Mont.

: Je suis innocent', aussi innocent Nous nous

qui que ce soit dans cette salle. Je le jure que

célébrer cetteinesse, assisté de proposons de

devant Dieu.

notre chapitre, lundi prochain,

M. le président : Je second jour de la neuvaine.

vous interdis'tout à fait de

à témoin de la sincérité de prendre Dieu

s Le lundi 18juin, dernier jour de

nier jusqu'à l'évidence vos dénégations, vous êtes libre la neuvaine, à dix

de

précises, nous célébrerons pontrficalement, heures

; mais vous ne l'êtes pas d'outrager dans notre église

Majesté divine en vous parjurant. Depuis votre la

tropo;itaine, une messe votive de mé-

sainte Geneviève, qui

Darbon, vous êtes-vous jamais rupture avec

sera pré-

rencontré avec lui?

cédée de la procession des reliques de la

D. En septembre 1845, - R. Non.

(Les reliques resteront sainte patronne de Paris.

ne vous êtes-vous pas redcontré exposées à l'entrée du cheeur

lui dans l'auberge de Caze, à Boussan, avec

salut).

jusqu'au

et ne vous a-t-on

entendu, vous, qui disiez à Darbon : Cela pas

- Les journaux socialistes publient ce

ne pouvait pas manquer .

de lui arriver?-R. Non.

suivante:

matin la déclaration.

D. Ne vous êtes-vous pas trouvé, fin LA MONTAGNE A LA D^MOCRATIE

née , dans une certaine auberge

octobre de !a même an-

ALLE3IAND$,

, avec Darbon a Frères

deux frères Garès?- R. Jamais.

père et lits et les

Au signai donné par notre révolution social e

D. Ceci est capital d e févri

, car il paraîtrait que c'est à cette époque

magne 's'est ébranlée. Mûre pour les idées er,ile- l'A

que le crime, fut préparé. - B. Je ne me nouvelles, elle

suis jamais rencontré

levée contre les despotes ; elle a revendiqué les droits ,s'est.

avec ces gens-là à cette époque.

méconnus de la souveraineté populaire. si longtemps .

D Darbon vous dira que c'est à cette Dans leur épouvante I

résolu. - R. Nous verrons.

réunion que le crime fut

, les rois s'effacèrent hypocritement

la résurrection de l'Allemagne

; vainement ils

devant'

D. Le premier projet qui fut mis en avant l'étouffer sous un suprême s'unissent pour

par les assassins, ce

effort. Vienne

fut l'empoisonnement dont Garès aisé fit la héroïques , , Berlin , Dresde, cités

proposition. Quel-

frémissent sous lejong

; cen'est que pour

qu'un s'y opposa ; ce fui vous (Mouvement). Vous et déjà sur le Rhin un jour,

prétendîtes

, au nom de la Constitution

que , vivant dans le presbytère

et de l'unité, vous

, vous ne manqueriez pas d'être

relevez le drapeau de l'émancipation.

Le suffrage universel a con-

soupçonné, et nous reconnaissons. que vous raisonniez sacré votre droit. C'est la cause

assez

A vous

des peuples. Elle triomphera I

lt>ble. Ce projet;arté, l'assassinat de .ces , frères l

.deux malheureux vieilnos

sympathies les

plus ardents Ces viceux sero

plus vives , nos voeux les

p

n t. il

'

c

cendie ? app l in

Comment votre première

-

étaient assassinés?

pensée a-t-elle été qu'ils

L'accusé s'épuise en une série degrimaces, d'où il ne peut pas

parvenir à extraire la moindre larme.

D. Après le

crime, on vous a vu chercher à faire des

tions, cependant acquisi-

vous n'étiez pas riche, tandis

avait beaucoup d'argent? que AI. le curé

- R. Quand il

ce n'était pas une fortune.

aurait eu 10,000 fr.,

D. Comment ! Voilà

la justice pour déjà trois condamnés à mort, frappés par

avoir cédé à l'appât de l'argent

avoir chez le curé, qu'il pouvait

et vous en parlez avec cette indifférence? y

L'accusé se tait.

D. Après le premier

jugement de

vous pas dit à S

' cette horrible affaire, n'avez-

arrans J

mais, pour me donner:avasen i bii enveere d diquelque

chose,

R. Non.

mal de tête, j'y suis toujours à temps ? -

D. Le premier juillet

mort par la Cour de'roulouse, 1848, jour de votre condamnation à

cachot, en proie à vous passâtes la nuit dans votre

tin, Davalle s'approcha

un désespoir, du reste, bien naturel. Au ma-

de vous

consolations. Ne lui

et voulut vous donner quelques

avez-vous

j'ai eu, c'est d'evoir pas répondu: I.e seul tort que

laissé ouverte

su qu'il s'agissait d'autre la porte de l'écurie: si l'avais

gardé. chose que d'un vol, je m'en serais bien

.

L'accusé nie obstinéme

loir la perdre, nt ce propos, il

et il frappe sa accuseavaee Dll d vounocence.

poitrine en témoignage de son in-

D. Davalle n'est pas le seul

avez dit autant a Huc qui rapporte ce propos; vous en

qui en déposera

rien dit de areil

comme lui. - R. Je n'ai

p as l

p us t

s longtemps stériles Y Un pou-

3 P+,rt


JOU RIVAL DE TOULOUSE.

longtemps l'essor généreux de la France ? Non !

faillir à ses elle ne peut

nobles instincts, et, pour la cause commune, Donc, les organes de l'opposition attaquent

elle est avec une exce

depuis deux jours

p rête à verser son sang dont elle ne fut jamais avare, ss ive v i o lence le messa ge d

en faveur u péid rsent.

des nations o il est bien entendu qu'ils ne disent

s, pp rimées . '

pas un -.

uw IlN11L G

Le pris itége et le droit , le despotisme et la liberté énumérées dans le manifeste. Pas un mot des

présence. Républicains ou esclaves.-. Ieile est sont en la bienfaisance publique, sur les subventions

lois promi+es sur

pour vous l'alterna-

des associations outive.

Pas d'hésitation ! pas de moyen terme vrières ; pas un mot de la loi sur la suppression

! Votre salut

'nôtre sont à ce prix.

et le

de la p restation

en nature; pas un mot de la loi sur les pensions des sous-ofTciers

L'Allemagne et la France ont revu du i ciel une mission sacrée;

CO leurs mains sont les destinées du monde. Sous

la démocratie elles forment, entre l'Orient

la bannière de

et l'Occident, lerempart

de la civilisation contre la barbarie. Unies

l'idée, elles édifieront la société nouvelle.

par le bras et par

Frères! espoir et per évérancc !

étreinte, sur les ruines des trônes

et bientôt, dans une fraternelle

et des priviléges, deux grands

peuples pourront s'écrier ,

victoire

pleins du saint enthousiasme de la

Allemagne et France!

nité!

pour la paix et le bonheur de l'huma-

Paris, 9 juin 1849. »

(Suivent les signatures de

Montagne

cent vingt-deux représentants de la

, parmi lesquelles nous remarquons celles de _MM.

Pilhes, Pons-Tandes, Rouaix et Vignes, de l'Ariège, Duputz

du Gers ; ,

Deville , des Hautes-Pyrénées; lavergne

Detours , du Tarn ;

, du Tarn et-Garonne. )

Cette déclaration présage sans doute quelque nouvelle expédition

des socialistes français au delà du Rhin.

Déjà, dit à ce sujet l'Alsacien de Strasbaurg, on nous avait

signalé la présence dans notre département de racoleurs qui embauchent

des recrues pour le compte du gouvernement de Bade.

M. le préfet vient d'adresser aux maires du, département la

circu l a ire

suivantel , pour rappeeressposts l diiiondu

Code civil,

qui prise de leur qualité de citoyens Français ceux qui se laissent

ainsi détourner de leurs devoirs. Les ordres les plias sévères auraient

été donnés aux chefs militaires, à l'égard de tous les étrangers

qui seraient pris les aimes à la main.

Voici'la circulaire du préfet

cependant , voilà bien longtemps que ces mesures ou des mesures

équivalentes sont réclamées par la presse d'opposition. Comment

donc se fait-il qu'on ne les mentionne

même pas après les

avoir obtenues ? Ces réformes n'étaient_elles donc

que des armes

de guerre aux mains de l'opposition ? En les mettant dans son

programme n'avait-elle voulu que susciter des

embarras au gouvernement?

Serait-elle par hasard désolée de les avoir obtenues ?

Il est certain que ce programme d'une politique à la fois conservatrice

et progressive , a dit déconcerter singulièrement l'opposition

socialiste. Que deviendra-t-elle , bon Dieu , si le gouvernement

se fait lui-même réformateur , s'il prend l'initiative

des réformes utiles? Que deviendront les défenseurs ordinaires

du peuple, si le gouvernement prend en main plus activement

qu'eux-mêmes les intérêts du peuple? Vraiment , l'opposition

sera bien à plaindre ! Nous concevons donc parfaitement son

humeur. Un message rétrograde aurait si bien {fait son affaire

Pourrait-elle pardonner au président d'avoir écrit un message

progressiste et, qui pis est, républicain, (Patrie.)

tCorrespondanee particulière.)

ASSEJIBLEE LÉGISLATIVE.

CRI SIDENCE DE M.: Dupas AINÛ.

Séance du 11 juin 1849.

A une heure et demie la séance est ouverte.

Le procès-verbal est lu et adopté .

Une foule nombreuse encombre les tribunes .

« Strasbourg, 6 juin 1849.

Les abords de l'Assemblée,

comme les couloirs, sont remplis

de militaires et sergents de m n Aux maires. ville en grande tenue. Tout annonce

.

» Citoyens,

une séance des plus graves et des lus solennelles. Cependant

bancs de !a salle les

ne se arnissent p

n L'article 21 du Code civil, dispose : g que peu à peu.

Y Le Français qui, sans autorisation spéciale du gouvernement, per le président - J'ai la douleur d'annoncer à

t e- faire

M. le

l'Assemblée

prendrait du service militaire chez l'étranger, ou s'allierait à une B geanduCelte

corporation militaire étrangère, perdra sa qualité de Français.- perte sera viCament sen ie,Icarle maréchal Bu.

Il ne pourra rentrer en France qu'avec la permission du gouvergeaud

était tout à la fois un grand capitaine et un grand citoyen.

nement, et recouvrer la qualité de Francais qu'en (Marques nombreuses d'assentiment). Je

remplissant les vais tirer au sort la

III

conditions imposées à l'étranger pour devenir Français; députation qui sera chargée de représenter l'Assemblée aux

le tout + quel.

obsè-

sans préjudice des peines prononcées par la loi criminelle contre

les Français qui ont porté ou porteraient Une voix.

les armes contre leur

- Tout le inonde! tout le monde !

patrie. n

N. le président. -- Je dois roc conformer aux précédents ;ceux

» J'ai cru de mon devoir de rappeler ces di>posilions, qui voudront. se joindre à la députation

et e

pourront le faire.

vous prie de donner la plus grande publicité à ma circulaire.,, l stil. le président lire au sort , conformément à l 'art. sil de

loi sur le conseil d Etat

la

- Les journaux socialistes publient une autre déclaration ainsi ,pour déterminer la moitilé des membres es

conçue :

du conseil d'Elat devant sortir lors du renouvellement à faire par

rEn face de la dépêche qui prouve jusqu'à l'évidence la l'Assemblée législative.

viola.

lion audacieuse de la Constitution par M. Louis Bona

Voici

arte et ses

les noms sortis de l'urne : ce sont iroy,Ada Coamenin,

muet

ministres et leur désobéissance à la délibération de i Assemblée Jules lard

' , Canant, Maillera , Vuilf, m ,

SimLrgonnier

T

,

constituante en date du 7 mai dernier , la Montagne ne peut ,

Gauthier de tumig

, Lany

, El-d'Ois Laferrière, rnouër Langer,

que protester énergiquement ;que le peuple reste calme. Il peut ny EIyOisel, Macarelaricaull, D Vivieo,

compter que la Montagne se montrera digne dont Jean n Reynaud, Ve rninac.

il l'honore.

Elle fera son devoir. »

M. le président, après avoir consulté l'Assemblée , annonce

(Suivent les signatures).

pour demain dans les bureaux la nomination de la commission

chargée de préparer la "liste des conseillers d'Etat à remplacer.

Pour qu'on ne doute pas de leurs intentions immédiates M. Antony Thouret.

les

- J'ai l'honneur de déposer une pétitiou

socialistes ajoutent des commentaires significatifs à cette déclara. renfermant les éléments d'une bonne loi sur l'assistance pu_

lion Le onrnal d M Ledr u-nul; o in et d e blique

la

Montagne I explique , ,

en ces termes : I orJre du jour appelle les interpellations sur les affaires

cr Voici les rè les osées ar l

I etrarigeres.

g p p a Cons t it uti on : si elles ot n été

violées, la déchéance du président doit être prononcée Les repré,entants restés sans doute dans la salle des conféren.

par l'As-' ces arrivent

-semblée législative; si la majorité royaliste s'y refuse, elle se rend

en foule au milieu d'un murmure sourd et profond

complice de la haute trahison commise par le président,

qui annonce l'agitation des orages.

et la majorité

et le président doivent être mis hors la loi. Le M. Ledru-Rollin arrive des premiers.

pouvoir sou- Il ne nous parait qu'à

verain passe au peuple insurgé. Au-dessus il est de moitié remis dè sa fluxion

plus grands , car sa joue gauche conserve en partie

coupables : ce sont les ministres de M. Bonaparte

son enflure.

, c'est M Bonaparte

lui-même Rl. Ledru-Rollin a la partte.

; M. Bonaparte a violé la Constitution, ii a

déshonoré la France ; par lui, M. le prési(lent.

le sang de nos soldats a coulé pour ' - J'invite l'Asscmblée au plus profond si-

la cause du despotisme; lente ; il faut qu'il soit décrété d'accusation, il ne faut pas que la gravité de ce débat soit augmentée

ou la Constitution n'est plus qu'un par la pétulance des formes.

vain mot.

» I1 compte, nous le savons, sur la majorité de l'Assemblée

M. Ledru-Rollin.

le- t

- Il est des moments suprêmes où les phraislattve

; tous les verdets, ses sont parfaitement inutiles. Je

tous les chouans qui garnissent les crois que nous sommes dans un

bancs de la droite et des centres, de ces moments. I)es interpellations ! et qui tous sont les agents du a quai bon' a quoi ont-

comité de l'étranger, les esclaves des elles servi jusqu'à présent

prêtres, tous ceux enfin qui , sinon à recouvrir sous la pompe des

ne sont venus siéger à l'Assemblée législative mots la honte des choses. Des interpellations

que pour assassiner

sur l'Italie, pour-

la République, ne voleront quoi faire. Il n'est pas un de nous

pas ladéchéance de M. Bonaparte, et qui ne sache que Rome a été

loin de le mettre avec attaquée avec courage, avec

ses ministres en accusation ils lui décerne- acharnement ; elle a été défendue

,

Tout les plus magnifiques éloges,

av ec fureur

en guise de bitl d'indemnité. Pre- ,ranças le sang cou,e fi sang alé roan lmi aétésé ver.

nez-y_garde, messieurs les royalistes, Ce qui est vrai,

s'il en est ainsi ,

c'est que notre cavalerie abeaucoup soutlert.

le-peuple

eonnait l'art. 3 de la Constitution; IV:1. de Tocquevitte.

il vous mettra hors la loi avec - Nous n'avons aucune connaissance de ce

les Bonaparte et tes Barrot, fait.

et quand il rend. des décrets de cette

sorte, il sait les exécuter. Souvenea.vous dn 111. Ledru.Fiollin. - Je, ne prod:uirai..pas à la. tribune de

iO août !

cor-

» I.a décbéance, tel doit ètre respondances particulières, ou pourrait Iescontester.Je:Citerai

le cri de tous les bons citoyens. des

Nous avons à venger les vaillants textes imprirnes ,

soldats qui sont tombés devant

les nouvelles "reçues de Marseille et apportées

Rome, à réparer tane de ces hontes par les paquehots. Il résulte de ces documents que

qui restent comme un styg- nos soldats remate

au front des nalions; l'hésitation n'est donc plus poussés des murs de Rome ont souffert considérablement

permise. et que

leurs pertes surit de beaucoup

» Donc la déchéance du président, la déchéance sans tarder,

supérieures r celles des Itiomains-

Voilà lés faits sur lesquels je

+ou le peuple rentrera dans la plénitude de ses droits, ci contre le

me bornerai à présenter mes conclusions.

I:o but`de'I expédition

président, et contre la mojoritc qui s'associerait à ses , rarpelcz-vous-le', le président

crimes : du conseil vous l'a déclaré

Guerre aux traîtres ! vive la République démocratique , ne pouvait jamais être de rentierser

et sociale I

Nous n'hésitons pas à dire

la République romaine et d'iniposer au peuple aucune forme de

que la France est arrivée é la

dernière limite qui

gouvernement.

sépare la prudence, de la,lâçhete , et si, dans

cette occasion solennelle, alors I.e pacte fondamental vous I iuterdisait d';une.manrere

que nos enfants et nos frères meu- formelle,

rent à Rome par la trahison de le vote de l'Assemblée constituante n'était pas'

M, Louis Bonaparte, le

moins explicite,

prend pas une de ces parti ne tout le monde t'a compris. Et cependant qu'avez-votis

resulutions énergïques qut sauvent les fait ?

pires, qui ont sauvé la I em- Vous avez envoyé a Rome 111. Lesseps chargé d'une

rance_en 1792, en- 1830 et mission spe

nous n'aurons qu'à nous en 1848, ciale; mais en même temps, vous d(innCZ des, instructions

epvélopper la lote de notre particu-

comme faisait Cesar,

manteau libres a votre genéralet votas rappelez volre'agént diplomatique,

» Pourquoi le peuple attendrait-il lors que

vous reconnaissez qu'ilse conforme trop fidèlement

pour aviser? Mais il,esj prel

au

Et il se letera a l'appel de la Montagne de q talc

te

, si les droits arantrs par eo ac usnon pre.ésidenden e u

atuonè hu

la Rêpurlgtiiebttparque ét


crovais certaines protestations

, certaines excitations , la mise en

accusation ne se bornerait pas aux ministres et au président, elle

s'attaquerait au pouvoir suprême. Voudrait-on cumulerlesavantages

de la lutte légaleel ceux dela sédition? (Rumeurs àgauche)

M. le ministre, après quelques considérations sur la ' proposition

de mise en accusation risquée si légèrement , revient à l'expédilion.

Le gouvernement a assumé une grave responsabilité,

non pas seulement vis-à-vis de l'assemblée qui lui avait voté des

subsides, mais vis-à-vis du pays tout entier. Voilà la question

nettement posée. Je ne cherche

pas de prendre le pays tout

aucune équivoque et ne crains

entier pour jury. le rappellerai très

rapidement les incidents de cette question romaine.

Le souverain pontife Pie IX, dont nous mêlions

nom à nos hymnes de naguère le

reconnaissance, ce pontife qui avait

l'initiative du progrès pris

en replaçant le peuple romain

rang des peuples libres au premier

, après avoir vu son

siné sur le seuil de son palais,

fer ministre assas-

aux applaudissemenls d'une foule

stupide, a dd se retirer devant une sédition sauvage et implacable,

qui méconnaissait le caractère sacré qu'il représentait.

C'est alors que l'expédition fut résolue et consentis par l'Assemblée,

ayant pour but, de sauvegarder à Rome, le principe

religieux et la personne du Pape. Tel était le sens des Instruclions

données à nos agens envoyés à Gaéte pour négocier.

En présence de l'Autriche et des puissances napolitaine et

espagnole qui préparaient une expédition sans condition, nous

avons compris que de grands devoirs nous étaient imposés. La

France ne pouvait, comme les Napolitains, s'associer aux

tentions de l'Autriche pr&

et se borner à fournir un cont i `

été s'amoindrir, se dégrader. ngent . Ç eût

La France pouvait'.elle s'abstenirt

quitte à reproduire la phrase banale sur les faits accomplis; mais

si l'on eût laissé faire en se bornant à de simples remontrances,

les mêmes hommes qui nous accusent sur ces bancs

raient accusé non moins énergiquement, nons au-

et ils auraient raison:

Cette question de l'abstention; elle a été posée par moi dans l'Assemblée

constituante, et pas une voix ne s'est élevée pour

poser l'inaction.

pro-

La question a été très nettement posée, très vivement

Je n'ai trompé débattue.

personne; j'ai déclaré à plusieurs

nous n'allions pas en Italie, reprises que

pour protégerla constituante

et établir avec elle aucune romaine,

solidarité, et ces explications ont

d'une fois provoqué les plus

murmures. J'ai même fait

en demeure l'honorable M. Ledru-Rollin plus; j'ai mis

de formuler une

position dans le sens de ses idées, pro-

mais personne n'a voulu

dre cette initiative et demander pren-

la reconnaissance de la République

romaine. Eh bien, cette proposition écartée, que restaitil Y

l'intervention. Seulement, il importait que cette intervention ne

perdît pas son caractère propre , qu'elle restât toute française;

c'est là ce que nous avons voulu, et de là peut-être sont nées

toutes les difficultés de la situation.

La pensée de l'intervention n'était pas une pensée de cortquéte,

tant s'en faut. La République romaine ne peut pas vivre

chute est immin, rite, et la France va au-devant, Nous , sa

sions pas rencontrer des populations ne peu-

assez aveuglées pour

reconnaître qu'elles couraient à leur ne pas

ruine ,

dions pas à une résistance aussi

nous ne nous atten-

désespérée. Quand

gouvernement des subsides et des

on accorde à un

On le sentait si bien

soldats , c'est pour s'en servir.

que toute la question a roulé

L'orateur rappelle ensuite

sur cet emploi,

que l'occupation de Civita-Veccbia

entrainait la marche sur Rome,

trichiens.

où l'on voulait devancer les Au-

Dès le premier moment, du reste, le général Oudinot

le caractère de son précisa

expédition, en ne permettant

rât tel ou tel drapeau pas qu'on arbo-

, telle ou telle couleur. Il se met en rapport

avec le gouvernement de Rome, puis il s'avance vers

ville, non pas en conquérant cette

, à Dieu ne plaise !

mettre eu communication plus directe mais pour se

avec l'Assemblée romaine.

If se présentait ainsi , et cependant qu'a-t-il

guerre rencon tr é

la guerre ! C'est à coups de fusil ? la

que nous avons été reçus

; un piége a été tendu à nos soldats. Cep-endant

l'Assemblée

constituante avait été saisie de la question, et, j'ai regret à le

peler, avant la connaissance officielle des rap-

faits,

rendu.

un vole était

Toutefois je dois rappeler qu'il fut bien entendu par

que le gouvernement conservait toute ce vote

sa liberté d'action, et

sonne n'osa proposer de battre en retraite. Qu'a per=

fait alors le gouvernement?

Pour se conformer au voeu de

l'échec reçu, les négociations

l'Assemhlée malgré

ont été reprises, un armistice

conclu. Pendant ce temps les hostilités furent a été

suspendues. Les

négociations aboutirent ua traité dont voici le texte. l

M. Odilon Barrot donne lecture de

ce traité qui ne tenait

compte des instructions qu'il avait

pas

reçues. Mais ce traité déjà

peu réservé dans ses conclusions, l'Assemblée si

maine les repoussa avec dédain.

constituante ro-

M. de Lesseps alors consentit un. autre traité,

encore, et que M. le généra! Oudinot, plus libéral

fidèle à ses instructions,

eut le droit de repousser; car, par ce traité, il

la république françaisé

était déslaré que

s'engageait à défendre le territoire

main. En un mot, le traité entraînait ro-

une- solidarité entre la

République romaine et la République française, qui

être qu un mensonge ou

ne pouvait

une-dérision. Le gouvernement'ne

vait sanctionner ces propositions insolentes, pou-

(Adhésion à droite.)

et c'est avec douleur qu'il se voit dans la nécessité, pour sauvegarder

son honneur, de tirer !'épée contre une population égarée.

C'est une chose triste , mais nous avons vu cela pour la Sicile,

nous avons vu cela pour la Lombardie, Quelques

hommes téméraires

prennent sur les masses nn ascendant dont ils

abusent ensuite

pour le malhour de leur pays. C'est ce qui arrive à Rome

plus encore qu'ailleurs où les hommes exaltés de la dé i

sont rassemblés

magog e se

, se sont condensés Ces féommes, si la France se

retirait , verraient Rome tomber comme la Lombardie,

7a Sicile. C'est pour

comme

cela que j'appelle saars crainte sur nos actes

le jugement de l'Assemblée et du pays. (Très-bien !

ct de l-

dro it

très-bien à

e .

Laséance est suspendue.

Après-une demi-,heure ale suspension, la séance est reprise et

b-I. Ledru-Rollin monte à la tribune.

qem detres (rmise M. Ledru-Rollin. - Citoyens, c'est une chose profondément

l ConsfUuhon ne sont pas .

pleinement sauvegardés. des minis iris douloureuse de voir , à' quel point, sous les artifices

n tions et ces appels à l'insurrection !sont Ces de langage,

déclara. meurs â droite) , et; il d mande que 1'Assembiec e retire irnme les souvenirs les plus récents s'effacent. M. Barrot

.par tous les organes de la Montagne. unanimement réproduils a cherché à dé

diatement dans ses bureaux peur examiner la proposition

sation.

d'accu-

placer la question, je l'y ramène par des citations qui seront aussi

courtes que possible, et eousverrons si, oui ou non, la constitution

M. O. Barrot. - Nous n'avons aucune connaissance

des dét a a été violée. -

il s

que l'honorable M. Ledru Rollin vient d'apporter à la tribune, Le tec texte offaciel que je rencontre est l'ordre du jour de

Les feuilles de l'opposition socialiste

ne pouvaient manquer

et il me semble que ja dignité de l'assemblée auraitdûempêcher

-I Assemblce nationale, Dans cet ordre du jour, l'Assemblée na-

d'attaquer quand même le message du de hasarder ainsi à cette tribune des faits

une opposition qui ne fiât point (systématique

président. Otù a-t-on vu

qui n'ont de garant tionale se préoccupant de l'invasion du Piémont par l'Autriche,

que des correspondances privées, au risque de jeter

? une opposition

la perturba- autorise le gouvernement à occuper une position quelconque du

qui louât chez ses adversaires ce qui est louable lion dans la capitale déja inquretev Riais

jamais vu et ne se verra probablement jamais.

Cela ne. s'est

n'aurais-je pas le droit, territoire de l'Italie.

moi, de retourner 1 accusation et de `demander à taos adversaires

s?4 obsçryent Un autre vote a lieu gnalques jours après; l'Assemblée accorde

eu,aussi , loyaleme#tt la ennstittttion ? Si j'en pour l'expédition un s,ubside.au gouveruea t;nt; .(Hais je doi$,. ous

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JOURNAL DE TOULOUSF.

On disait ue le ment avait reçu. depuis samedi '1er-

Favre; ell

es sont '

q go u ve

rne

dire les paroles mêmes du rapporteur, M. tout entière voudra y assister et ne tiendra pas sa séance

nier, la nouvelle que le général Oudinot avait occupé le château

J.précises,

e D'après ce que M. Favre nous dit, le président du conseil Saint-Ange, et que les Romains avaient capitulé.

ésul t

s'est rendu dans la commission, et de ces explication il est r é

.que la pensée du gouvernement n'était pas de faire concourir la j

France au renversement de la République romaine. La commission,

ajouté le rapporteur, a pris acte de ces paroles et vous demande

d'en prendre acte aussi. Voilà le point de départ arrêté,

vous ne pouviez pas concourir au rer versement de la République

romaine, votre mission était de vous opposer à l'invasion autrichienne.

Rappellerai-je ces paroles non moins significatives de M. Senard

, le 7 mai. Il disait : e Nous ne vous demandor pas de

vous retirer sous les murs de Civita-Vccchia , nous vous demandone

seulement de respecter la nationalité romaine ; rions ne

vous demandons pas de. proclamer la scüdarilé de la République

ce

jour-là.

A ussitôt après la mort du maréchal Bugeand, ledocteur Su-

1

quet a procédé à l'embaumement du corps. L'opération a parfaitement

réussi. Le cadavre a été revètu de l'uniforme de maréchal

de France. Le chapeau est placé sur le bras gauche et l'épée

sur la poitrine. La figure du maréchal est très calme , les

yeux et la boucha sont fermés. Le corps est exposé sur le lit mène

où le maréchal a rendu te dernier soupir. Un prêtre prie

jour et nuit au chevet du lit. Personne n'est admis à visiter les

(Correspondance particulière.)

-- Une grande agitation se manifeste autour du palaisde l'As-

-semblée législative. Un certain nombre de meneurs socialistes y

forment des groupes. Ils sembleut attendre des ordres dépouilles mortelles du maréchal. Les amis intimes ou les membres

de sa :amille sont seuls admis à pénétrer dans la chambre

mortuaire.

- La maréchale, appelée par le télégraphe , n'est pas encore

arrivée à Paris. M. le colonel Troschu, premier aide-de-camp du

maréchal, est parti à sa rencontre. Il l'a probablement rejointe à

Châteauroux ou à Limoges.

- M. le général Rapatel ,colonel de la'2a légion et représentant

du département de la Seine, a succombé ce matin à une attaque

de choléra.

de.l'iriierieur.

Des mescrc:; de précaution sont prises dans le palais même.

Des troupes-y sont réunies. IJne force considérable, composée de

gardiens de ville, obstrue une partie des dépendances du palais.

On semble s'attendre à quelque événement grave.

Le double commandement de la garde nationale et de l'armée

française avec la République romaine , mats seulement que vous I vient

d'être rendu, à ce qu'on assure, au général Changarnier,

ne l'attaquiez pas. » Voilà ce que M. Senard vous disait , et ce- vu la gravité des circonstances. L'ensemble de la capitale es.

pendant vous avez attaqué.

néanmoins tranquille.

Ainsi un ordre du jour de l'Assemblée nationale intervint pour - Malgré toutes les agitations factices que le parti socialiste

ramener l'expédition française à son but ; c'est clair , c'est positif. cherche à soulever au sein de la population parisienne, la capitale

Il y a vraiment des moments où le découragement s'empare de est tranquille sur tous leripoints et rien n'annonce que cette tranmoi,

alors que je vois qu'on équivoque sur les textes les plus for- -.quillite matérielle puisse être prochainement troublée. Des désor-

-omets, les plus décisifs. Je ne sais quel sentiment s'empare de moi cires ne seraient possibles que dans-le cas où te parti Iontagnard

des organisées

alors qu'en présence de résolutions aussi nettes , aussi formelles , ferait appel à l'insurrection -et lancerait ses ban

s

vous vous croyez le droit de mêler à Rome le sang français au dans les rues.

sang italien.

Dans ce cas même, l'autorité qui tient tous les fils de cette

M. Ledru-Rollin termine son discours -en ces termes

conspiration permanente, de cette organisation du socialisme

s La Constitution est violée , nous la défendrons par tous les militant, ne serait -pas prise au dépourvu. Nous savonsgo'au-

moyens possibles , même par les armes. » (Applaudissements jourd'hui des mesures de précaution sont prises et qu'au premier

frénétiques à gauche. - Violent tumulte à droite).

mouvement, les meneurs du parti seraient mis dans l'impossi-

M. le président. - Je dis que la Constitution ne peut pas être bilité d'agir.

violée plus audacieusement que quand , devant une Assemblée Quant aux manifestations publiques et armées dans la rue, elles

!lui a mission de la défemire par ses votes, on parle de la défendre seraient sures de se trouver en face d'une répression terrible.

par les armes. (Applaudissements à droite )

M. Ledru-Rollin. - L'art. 110 de la Constitution déclare que - Les membres de la gauche se sont réunis dans le 14e bureau

la défense de la Constitution est confiée au patriotisme de tous

avant ta séance publique. Le motif de cette réunion était la si-

les Français. J'ai dit et je répète que la Constitution violée sera

gnature d'un acte de mise en accusation du président de la République.

Cent trente-cinq signatures sont déjà apposées au bas de

défendue par nous, les armes à la main. (Bruit... cris... applau-

-

etissements.)

cette pièce.

Le général Bedeau se précipite à la tribune; il déclare que si la - M. Maigne , ancien chef du cabinet du ministre de la jus-

Constitution était violée, il serait le premier à la défendre ; mais tice , s'est rendu à l'Elysée pour annoncer au président de la

.qu'à la majorité seule appartient le droit de le décider, et que République la mort du maréchal. Le président a accueilli celte

qu.tnd cette majorité a prononcé, chacun doit s'incliner. nouvelle avec une douloureuse émotion, et a remis à M. Maigne,

M. Ségur d'Aguesseau prend la parole et propose l'ordre du pour M. le colonel Féray ,

jour pur et simple. Ii entre, maigre la fatigue de l'assemblée dans

la discussion de la question.

On procède an scrutin de division demandé par la montagne.

Il est ô heures.

PARS, 11 yuan 1849.

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.actions de la Banque, 2175. -

La Bourse était dans l'attente de ce qui allait se passer à

`Assemblée nationale à l'occasion des interpellations sur tes affaires

d'ltalie. La rente a fléchi de un franc, mais sans donner lieu

à aucune affaire.

Les cours se sont ensuite raffermis.

gendre du maréchal , une lettre que

nous sommes heureux de pouvoir publier , parce qu'elle honore

celui qui l'a écrite et la mémoire de celui que nous pleurons

tous :

« Mon cher colonel ,

A Je n'ai pas besoin de vous dire combien je suis désolé d'ap-

» prendre la nouvelle de ta mort du maréchal Bugeaud. C'est

e une perte immense pour la France et pour moi.

I » Quant à sa famille , il est naturel qu'elle soit inconsolable ;

. aussi ne puis-je tenter de soulag r votre douleur qu'en vous

a exprimant la mienne.

a Croyez à tous mes sentiments affectueux.

» LOUIs-NAPOLÉON.

e Elysée , le 10 mai..

-.Le corps du maréchal Bugeaud, déjà méconnaissable après

la longue lutte que cette vigoureuse organisation a soutenue con-

BULLETIN DU CHOLÉRA.

Paris. - Journée du 8 juin 1849.

Décès à domicile.. . . . .. . . . 445

Décès dans les hôpitaux et hospices . . 178

Total. . . . . . . . . 623

illouvenwnt des hdptlaux et des hospices czvds.

Existant le malin, 1,360

Admis pendant la journée, 410

Total, 1,770

Sortis,

50)

Décédés,

178

Restant le soir,

DÉCFS DES 12 ET 13 JCtN 1849.

Valéry (Raymond), 2 ans, né à Escalquens (Hte-Gne), quartier

Croix-Daurade.

Pélefigues (Marguerite), 15 mois, :née à Toulouse, quartier

de Lalande.

Lay (François), célibataire, officier de santé, 27 ans, né à Uches

(Utes-Pyrénées).

Tuquet (Jean-Pierre), fusilierau 65° dedigne, né à- Lasseuba

(Basses-Pyrénées).

Dussel (Jean), 50 ans, scieur de bois, -né à Fronton (Haute.

Garonne), rue Valade.

Escrozades (Alexandre), né à Montauhan (Tarn-et-Garonne),

rue Projetée.

Lacaussade (Auguste-Vincent), 8 mois,-né à Toulouse, rus

des Sept-Troubadours.

Dupperrin (Marie-Louise), 3 ans. née à Toulouse, petite rue

Matabiau.

Labarbe (Pierre), dit Caderote, 2° canonnier servant au 4 régiment

d'artillerie, né à Orthez (Landes).

tre le mal, va être pourtant embaumé. Ses obsèques auront lieu

mardi ou mercredi au plus tar d . Il est probable

que

l'Assemblée

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à la requête du sieur Emile Sans , propriétaire

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du sieur Dardignac , cafetier et marchand

tailleur, à Toulouse, suivant procèsverbal

de Lézat, huissier, en date des 26

avril et 7 juin 1849.

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de revente sur folle-enchère.

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