dossierronaackfield - La Loge

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dossierronaackfield - La Loge

Création du 10 au 14 septembre 2012 - La Loge

Rona

ackfield

mise en scène Noémie Fargier

une création de la No panic compagnie

nopanic.compagnie@gmail.com - http://www.nopaniccompagnie.wordpress.com - http://www.ronaackfield.tumblr.com


Avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD

Rona Ackfield, une femme

Que disent être quatre femmes.

Rona Ackfield, une enfant disparue.

Quatre récits s’emparent d’une identité,

Autant de possibles redonnant chair à l’absente.

et de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense

La No panic compagnie est née de la rencontre en 2004 entre

cinq auteures : Élise Boch, Noémie Fargier, Axelle Grégoire,

Lara Khattabi, Lucie Pannetrat, et d’un musicien : Vincent

Levesque. En 2008, leur recherche aboutit à une première

création collective (écriture, interprétation, mise en scène), En

pièces, qui met en question les représentations de la femme.

Conçu pour être joué dans des espaces habités ou habitables, le

spectacle a voyagé dans une quinzaine de lieux à Paris, en Îlede-France,

en Bourgogne et dans la région Centre. Avec Rona

Ackfield, la compagnie s’engage dans une nouvelle écriture,

qui travaille à la jonction entre mensonge et identité, les

explorant et les questionnant tous deux. La création réunit les

quatre auteures du texte (Élise Boch et Lara Khattabi comme

comédiennes, Lucie Pannetrat à la scénographie, et Noémie

Fargier à la mise en scène), le musicien Vincent Levesque,

et quatre nouvelles figures, venant agrandir l’équipe ; deux

comédiennes : Natalie Beder et Camille Champagne, une

vidéaste : Margaux Parillaud, et un créateur lumière : Florent

Pénide.


Il y a des petits mensonges. Des petits arrangements avec nousmêmes.

Sans conséquence, pense-t-on. Si innocents, dit-on. Il y a des

mensonges qui n’ont l’air de rien ; qui accommodent tout le monde, permettent

de garder la face. Il y en a d’autres qui au contraire sapent tout

fondement, rongent le lien social, mettent en danger la confiance, assise

de la communauté. Rona Ackfield traite de ceux-là, de ces mensonges

qui introduisent un doute tel qu’il enraye toute possibilité de certitude,

de ces mensonges qui font tanguer, et mettent en branle toute une société.

Le mensonge à l’œuvre dans la pièce ne se contente pas de dissimuler

la vérité. Il consiste en une usurpation d’identité, celle d’une

enfant disparue. C’est un mensonge qui se substitue à un manque, à

une absence. Il répond, à sa façon, sans y être convié, à une vacuité difficilement

supportable. À l’ignorance la plus totale quant au pourquoi,

au comment ; à notre désir, à notre soif, toujours accrus, de savoir. Mais

de même que commencer à mentir, c’est souvent franchir un point de

non retour, un mensonge semblant devoir en appeler un autre, ici une

menteuse semble en appeler une autre. Le mensonge se démultiplie, se

quadruple, s’incarne dans quatre femmes. La première ouvre la brèche

où les autres s’engouffrent, au risque de s’y perdre. Chacune s’empare

de cette figure, de ce corps, se glisse dans sa peau,

s’immisce dans son passé et lui invente une destinée.

Cette incarnation, d’autant qu’elle est multiple, participe

paradoxalement du double processus engendré

par l’absence, celui d’irréalisation et d’idéalisation de

la petite Rona. Par leurs mensonges et les différentes

versions qu’elles offrent à entendre, les menteuses

renforcent encore la dimension mythique, presque

hagiographique, de Rona Ackfield.

SOCIÉTÉ

“Rona Ackfield traite de ceuxlà,

de ces mensonges qui introduisent

un doute tel qu’il

enraye toute possibilité de

certitude, de ces mensonges

qui font tanguer, et mettent

en branle toute une société.”


Rona ackfield

femme

21 févRieR 1985

88233 vanseefeR

J’ai dispaRu le 8 avRil 1992. J’avais 7 ans.

R. a.

f

21/02/85

88 2 33 vanseefeR

J’ai dispaRu le 08/04/92.

J’ai 25 ans. Je suis en bonne santé.

J’ai dispaRu le 8 avRil 1992.

J’avais 7 ans. J’en ai 25.


FAITS DIVERS

Juin 2010. Quatre jeunes femmes revendiquent une même identité, celle de Rona Ackfield, une petite fille disparue dix-huit ans

auparavant, à l’âge de sept ans, et dont on est resté sans nouvelle. Toutes les quatre font le récit de cette période d’absence, et chacune

de leurs versions incarne un possible. Dans l’absolu, cela pourrait être vrai. Mais tout est inventé. Aussi, au fur et à mesure que leurs

voix, d’abord unies, s’éloignent, se singularisent, chacune se fissure jusqu’à se briser tout à fait sous le coup de leur propre aveu. À

la trame du récit se mêle peu à peu la fabrique du mensonge qui donne accès à une autre vérité et à une autre réalité : le dessein

de chaque menteuse, que celui-ci soit lié à des troubles identitaires, une analyse sociologique, ou encore un défi lancé à soi-même.

Mais si, au fil de la pièce, les temporalités se décousent, dans la fiction, les temps, eux, s’enchevêtrent pour poursuivre une logique

implacable. Car en puisant ainsi dans le passé, les menteuses ignorent qu’elles ne font pas qu’investir, de leur imaginaire, un terrain

que les battues organisées afin de retrouver la trace de l’enfant, laissèrent vierge. Miné, glissant, ce sol, d’abord terrain de fouille et

de projection, se meut très vite en zone de conflit, en espace de confrontation. À proprement parler pourtant, aucun face-à-face ne

les oppose. Le conflit se situe essentiellement dans la juxtaposition des voix. Chaque prétendue Rona semble percevoir ce que disent

les autres, mais prétend toujours être la seule. En ignorant la présence de l’autre, chacune affirme sa légitimité. Mais si le conflit reste

indirect, la poursuite, elle, l’est bien moins. L’aire de jeu verse rapidement en espace de traque. De cette enfant recherchée, dont elles

endossent l’identité, les menteuses sont violemment renvoyées à leur situation actuelle, rappelées à leur présent de jeunes femmes,

peu à peu prises dans un engrenage qui les dépasse - secousses présentes, réelles, les ébranlant et affectant leur devenir au moment

où elles croyaient s’en tenir au passé, au possible. Car, dans ce climat de suspicion, l’aveu peut lui-même finir par être mis en doute,

et l’identité dissimulée pour les besoins du mensonge, volontairement abandonnée, difficile à recouvrir, voire définitivement perdue.


POInT DE VuE

Rona Ackfield part d’un fait divers. Fictif. Là tient toute l’ambivalence du projet. Inspirée des disparitions

qui ont marqué notre enfance, la pièce puise dans les fantasmes qu’elles ont suscités. Elle ajoute un nouveau

ressort au fait divers des années 90, qui l’inscrit résolument dans la fiction. Extraordinaires, ces quatre jeunes

femmes qui prétendent successivement être Rona Ackfield. Et pourtant, il y a tant de raisons de vouloir être

ou parler pour Rona. Paradoxalement, ces quatre « Rona » suscitent la sympathie, voire l’adhésion. Elles nous

racontent des histoires qui finissent bien, projettent nos peurs mais les détournent, et à partir de l’imaginaire

collectif, de clichés savamment détournés, elles nous offrent un visage tout à fait acceptable de cette disparition.

Cela aurait pu être tellement pire… Les menteuses ne suivent pas la piste pédophile, et nous proposent

quatre Rona vivantes et en bonne santé. On aurait d’ailleurs pu se contenter de leurs mensonges si leur pluralité

ne faisait pas obstacle. Or ce sont les menteuses qui viennent briser l’illusion et investir le refoulé. Projettent

leurs angoisses, leur culpabilité. Elles le pressentent, ce qu’elles ont fait, quelles que soient les raisons,

est comparable à une prise d’otage, à l’inceste ou au viol.

Le spectacle met en jeu une violence que le discours cherche à atténuer mais qui hante les imaginaires. Elle

reviendra sous forme de sons, de chocs, d’images. Le cheminement n’est pas logique, mais sensible et pulsionnel.

Les paroles s’entremêlent de sons qui nous emmènent ailleurs, bien plus loin, dans un autre temps.

L’espace lui-même suggère un après, une ruine de ce qui aurait pu être une reconstruction. Ce terrain vague

est le lieu de tous les possibles, mais évoque plus les limbes que la terre ferme. Les Rona jouent avec leurs

propres limites au risque de s’y perdre, mais c’est ce danger-là, aussi, qui les fait vibrer et les pousse à se jeter,

à corps perdu, dans le mensonge. Jusqu’à ce qu’elles se prennent à leur propre jeu.

Si les textes construisent de façon intelligible une réponse à nos angoisses, les fantasmes qui parcourent la

pièce nous font partager des visions troubles, amalgamées, des projections multiples. Il n’y a plus d’ordre de

discours – l’identifiable est brouillé, le sens circule, se fragmente.

Vouloir être une autre, disparue mais aussi tellement médiatisée et attendue. Se faire passer pour. L’opération

est difficile. Mais lorsqu’elle est menée simultanément par d’autres, le désir mimétique en fait presque oublier

la démence. Comme si la réalité de la personne – la courte existence qu’elle a pu vivre – n’avait plus aucune

importance au regard de la médiatisation dont son absence a fait l’objet. Réifié le visage de la petite Rona. Sa

photo ? Une icône. Diffusée à grande échelle. De nouveaux visages s’exposent à sa place, mouvants, figés déjà

par les objectifs, sondés. Comme ceux des grands criminels qu’on voudrait voir de plus près pour essayer

de comprendre, un peu mieux, pourquoi. Ils semblent pouvoir apporter des réponses, mais laissent la voie

ouverte à toutes sortes de suppositions.

Noémie Fargier


Les quatre menteuses évoluent au sein d’un paysage de

désolation, ruines d’une maison, évoquant ce foyer brisé

vingt ans plus tôt, saccage d’une histoire personnelle et

collective et d’un deuil malmené par autant de mensonges

que d’usurpatrices. Terrain vague, aussi, et terrain de jeu.

Dans les tréfonds de l’inconscient collectif, dans ce lieu

de confusion et de reflux que sont les décharges, loin, très

loin, comme à l’écart de la ville et de la société, dans ces

lieux de l’oubli où l’on entrepose et évacue les déchets et les

traces, les Rona vont s’emparer des morceaux du passé et

réécrire l’histoire, innocemment, sans penser à mal. Mais

les blessures dans lesquelles elles s’enfoncent sont béantes

et douloureuses et le sol sur lequel les menteuses posent

leurs pieds s’avère bientôt instable et mouvant.

EnVIROnnEmEnT

Lucie Pannetrat


THÉRÉSA CRESPIN

J’ai pas bougé

CLAIRE JALI

Très exceptionnellement il avait

sa journée ce mercredi-là et des

envies de bricoler.

LOUISON CHAVEL.

Le 8 avril 1992, c’était un mercredi.

ESTHER OLGACH

Mon père regardait les différents pots de

peinture à l’hypermarché.

THÉRÉSA CRESPIN

J’ai pas bougé. J’ai pas bougé ce mercredi. Je devais pas

bouger jusqu’au retour de papa. Des courses, je sais plus,

des photos, trois ampoules. J’ai pas bougé comme convenu.

J’ai pas bougé ce jour-là. J’ai dévalé, envoyé, sautillé, provoqué,

balancé, humilié, resquillé, attaqué, hurlé, pourtant

j’ai pas bougé d’là.

ESTHER OLGACH

Tout à coup, un homme me prend par la

main.Un homme vêtu de gris, il me prend

par la main, pressé, m’appelle Émilie, où

étais-tu, je t’ai cherchée partout. Je ne

réagis pas. Me laisse traîner. Cet homme

aurait pu être mon père.

CLAIRE JALI

Mon père me traîne dans le centre

commercial. On venait juste

de faire les photos d’identité dont

j’avais besoin pour m’inscrire en

colonie de vacances – celles qui

ont fait la une des journaux, le tour

de la France.

LOUISON CHAVEL

Cette fois-ci, il était juste question de

s’arrêter deux minutes au centre commercial.

J’avais besoin de photos d’identité

correctes pour m’inscrire en colonie de

vacances. Ces photos ont fait la une des

journaux, le tour de la France…

TÉmOIgnAgES


THÉRÉSA CRESPIN : Je m’appelle Thérésa Crespin. Un nom sans trouble et sans tumulte, un nom sans mythe. Un

nom de l’ombre, celui de ma mère, qui m’a élevée seule, menant de front deux batailles pour deux fillettes, l’une

à qui elle avait donné la vie et l’autre dont elle devait élucider la disparition. Ma mère travaillait à la criminelle.

ESTHER OLGACH : Je voulais faire une thèse originale, initier une méthode. J’ai construit une histoire assez énorme pour attirer

l’attention, mais assez détaillée pour tenir. Elle devait réunir plusieurs fantasmes. D’abord l’enfant disparue, c’est mon point de départ.

Puis la secte, l’hôpital. J’écartai le sujet de la pédophilie dans un souci éthique. Je ne voulais pas effrayer les parents.

CLAIRE JALI : Pourquoi, pourquoi… peut-être parce que je ne me sens pas plus étrangère à elle qu’à moi quand je regarde ses photos et les

miennes. Les miennes : parfois je pleure − je pleure parce que je connais la suite de l’histoire −, je pleure sur elle, la petite fille qui heureusement

n’en savait rien. D’autant plus que, heureusement, elle n’en savait rien. Je pleure, oubliant que c’est moi.

Propos recueillis par Élise Boch, Noémie Fargier, Lara Khattabi et Lucie Pannetrat


PARCOURS

NATALIE BEDER - COMÉDIENNE

Membre d’une compagnie théâtrale dès l’âge de 13 ans, elle étudie le théâtre

au lycée Claude Monet (Paris 13ème), où elle a l’occasion de travailler

avec Emmanuel Demarcy-Mota, Fabrice Melquiot, Brigitte Jaques-Wajeman

(et sa Compagnie Pandora) ainsi que François Regnault. Après l’obtention

de son baccalauréat, elle poursuit sa formation au Théâtre National de

Chaillot, puis au conservatoire du 10ème arrondissement de Paris (avec

Michèle Garay), au conservatoire du 16ème (avec Stéphane Auvray-

Nauroy) et à l’Atelier Théâtral de Création (avec Françoise Roche). Elle entre

ensuite au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (TnBA), sous

la direction de Dominique Pitoiset. Après avoir travaillé avec différents

metteurs en scène tels que Dominique Pitoiset, Éric Louis, Catherine

Marnas, Jean-Michel Rabeux, Jacques Vincey, Brigitte Jaques-

Wajeman, Emmanuel Demarcy-Mota, elle rentre à Paris et monte sa propre

compagnie : La Compagnie Désordres. Elle travaille aujourd’hui en tant que

comédienne pour des jeunes compagnies (Le Club de la Vie Inimitable, La Cie

Entre les Lignes), tourne des courts et moyens métrages pour le cinéma et a travaillé

entre autres avec Jonathan Désoindres, Frédéric Baillehaiche, Bertrand

Touchard, Elie Wajeman, Eric Toledano et Olivier Nakache. Elle a

présenté une installation vidéo pour la Nuit Blanche 2009 et prépare

actuellement son premier long-métrage, Fortune Cookies, dont elle est

l’auteure.

ÉLISE BOCH - CO-AUTEURE et COMÉDIENNE

C’est en classe d’hypokhâgne théâtre qu’Élise Boch se lie d’amitié

avec les futurs membres de la No panic compagnie. Cette expérience

riche (stages, rencontres) la conduit à poursuivre des études

théâtrales à l’université de Nanterre où elle commence en parallèle

un cursus en sociologie. Ces choix orientent son travail de recherche

en Master 1. Son mémoire ainsi que le stage à la Direction de la

musique, de la danse et du spectacle vivant qu’elle effectue la

même année, touchent à la question du genre, et font ainsi écho au

premier projet de la No panic, En pièces, questionnant la féminité.

En 2008, elle part un an à Berlin pour terminer sa licence de sociologie et

s’initier aux arts du spectacle outre-Rhin. De retour en France, elle intègre

la section art dramatique du conservatoire régional de Bobigny qui lui offre

l’occasion de rencontrer des metteurs en scène tels que Michel Deutsch,

Patrick Pineau ou Anton Kousnetzov. Dernièrement, elle a été assistante sur

Pionniers à Ingolstadt et Badine, mis en scène par Yves Beaunesne, et a

participé à l’adaptation théâtrale du roman de James Ellroy, American tabloid

par le metteur en scène Nicolas Bigards, représentée en mars 2012 à

la MC93.

CAMILLE CHAMPAGNE - COMÉDIENNE

À partir de 2002, Camille Champagne suit des cours d’art dramatique

dans des cours privés et au conservatoire du 20ème arrondissement

de Paris avant d’intégrer l’école internationale de théâtre de

Jacques Lecoq dont elle est sortie récemment. Elle y a reçu une formation

extrêmement dense, que des stages de clown et de théâtre en anglais dispensés

à New York sont venus compléter. En 2007 elle est l’une des Huit Femmes

de Robert Thomas dans une mise en scène de Rebecca Chaillon. Elle participe

ensuite à plusieurs créations (Les Gaillardes, Mamita ou la Nuit de la Reine,

L’Université du Bazart, Les Crimes exemplaires, On va tous mourir et autres

saynètes désopilantes, Le Projet H, Les histoires de mère poule).

LARA KHATTABI - CO-AUTEURE et COMÉDIENNE

Très tôt passionnée par le théâtre, Lara Khattabi suit des cours d’art

dramatique avant de continuer sa formation théâtrale et ses études supérieures

en intégrant une classe préparatoire aux grandes écoles. Après

un parcours riche qui a su mêler jeu, danse-théâtre, théâtre de marionnettes,

théâtre d’objets, mise en scène et dramaturgie grâce au concours

de nombreux artistes (Alain Françon, François Verret, Caroline

Marcadé notamment), elle suit le cursus d’art dramatique des conservatoires

de la ville de Paris dans le 12ème puis dans le 13ème arrondissement,

et poursuit ses études à l’université de Nanterre où elle obtient un

Master de philosophie. En 2012, elle intègre La Manufacture – Haute école

de théâtre suisse romande. Outre son travail d’écriture, d’interprétation et

de mise en scène au sein de la No panic compagnie (En pièces en 2008,

Rona Ackfield en 2010-2011, soutenue par l’association Beaumarchais-

SACD), elle connaît d’autres expériences artistiques, notamment auprès

de Michel Deutsch (L’Invention du monde en 2010 à la MC93 Bobigny).

Elle est également membre du collectif d’artistes Ditiq, de la compagnie

Plum’Art (Quartett de Heiner Müller, mis en scène par Jason Barrio

en mai 2012) et de la compagnie Ascorbic pour laquelle elle crée le rôle de

Miriam dans Une recrue, pièce écrite et mise en scène par Noémie Fargier.


NOÉMIE FARGIER - CO-AUTEURE et METTEUR EN SCÈNE

Noémie Fargier commence la mise en scène en 2004, et monte L’école

des veuves, de Jean Cocteau. Cette année-là, elle signe aussi une première

pièce, Ailleurs (ici j’ai tout oublié). Elle mène ensuite des études littéraires

en hypokhâgne et khâgne, puis rejoint la faculté de Nanterre en arts du

spectacle et en philosophie, et commence une formation de comédienne

au conservatoire du 9ème arrondissement de Paris. En 2006, elle fonde,

avec plusieurs complices, la No panic cie, qui réalise en 2008 une première

création collective, En pièces. En dehors de la compagnie, elle accomplit

d’autres projets d’écriture et de mise en scène, notamment Business as usual,

d’Amel Benaïssa, représenté en mai 2008, au Théâtre du Rond-Point, et un

premier court-métrage, Lie down, tourné à New-York et sélectionné au River

Film Festival de Padoue. En 2009, elle achève ses études de philosophie et

cherche du travail. Elle écrit Une recrue, inspirée de ces démarches et reçoit

pour cette pièce l’aide à la création du Centre national du Théâtre. Elle fonde

en 2010 la compagnie Ascorbic, avec laquelle elle monte le projet.

LUCIE PANNETRAT - CO-AUTEURE, SCÉNOGRAPHE et COSTUMIÈRE

Lucie Pannetrat est une jeune plasticienne dont la pratique

tente de lier les arts de la scène, la littérature et les arts visuels.

À cet égard, elle participe à de nombreux projets pluridisciplinaires

tels que ceux de la No panic compagnie depuis 2006 ou du

collectif Ditiq depuis 2010. Son travail notamment tourné vers le matériau

textile lui ouvre les voies du vêtement unique et du costume.

En 2011, elle collabore au projet d’une jeune marque montante, Léon

Rose Magma, qui allie le spectaculaire au quotidien et crée les costumes

pour Une recrue de Noémie Fargier. Depuis septembre, elle poursuit

sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon.

MARGAUX PARILLAUD - CRÉATION VIDÉO

Après une formation audiovisuelle au lycée, Margaux Parillaud s’est formée

aux arts graphiques à l’École Estienne. Curieuse de découvrir de manière

approfondie ce que peuvent apporter les nouveaux supports numériques à la

création, elle s’est spécialisée en design graphique multimédia. En mars 2011,

elle a produit des visuels pour le projet Raoul Pèques et la vaisselle de sept

ans, un spectacle immersif pour enfants initié par Maël Le Mée et présenté

à la Gaîté Lyrique. Elle a aussi participé à la promotion vidéo d’un concert

de L’Orchestre de Paris. La perméabilité et le dialogue entre les différents

domaines de la création sont, selon elle, primordiaux. En 2012 elle intègre

la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam.

FLORENT PÉNIDE - CRÉATION LUMIÈRE

Né en 1988 à Lyon, Florent est un concepteur et régisseur lumière, passionné

de musique et de sciences. Après des études d’audiovisuel dans l’exploitation

des supports où il apprend les techniques liées à la vidéo-captation et la

vidéo-diffusion, il entre à l’ENSATT en régie lumière. Il travaille régulièrement

pour une compagnie de théâtre de tréteaux et pour Les Chants de la

Dore, un festival de musique baroque près d’Ambert en tant que concepteur

et régisseur lumière. Avec la compagnie du Ring-Théâtre, il présente en ce

moment son premier travail en tant que concepteur vidéo pour PASSWORD

S.O.S. En juillet 2012, il rejoint la No panic compagnie pour Rona Ackfield en

tant que concepteur lumière.

VINCENT LEVESQUE - MUSICIEN et CRÉATEUR SONORE

Après une formation classique en violoncelle, Vincent Levesque s’est

lancé dans des études d’audiovisuel et de création sonore, combinant

ainsi ses connaissances musicales à des savoirs plus techniques tels

que la programmation ou le traitement du son. Tout en continuant son parcours

en Master de musicologie à l’université de Paris 8, il exerce la profession d’ingénieur

du son, tant dans le spectacle vivant que dans la postproduction cinématographique

(plusieurs travaux sur des courts-métrages, documentaires et films

expérimentaux). La création reste une priorité. Dans ce sens, Vincent participe à

diverses expériences musicales : apparitions au sein du groupe de

rock français La Mathilde, travail sonore pour la No panic compagnie,

participation au Crash de Krikor à la Maison des Arts de Créteil

(festival EXIT 2009), partition sonore de Banc’cale, chorégraphie de la Compagnie

Anamong incluant musique acoustique et électronique avec captation de

mouvement. En 2011, il part à Helsinski dans le cadre de son Master musicologie,

et y continue ses travaux d’enregistrement et d’arrangement avec des artistes

finlandais. À son retour, il reprend ses travaux de composition pour le spectacle

vivant : Une recrue écrit et mis en scène par Noémie Fargier puis Rona Ackfield.


COnTACT

No panic compagnie

3 rue Carnot 93100 Montreuil

artistique Noémie Fargier

noemie.fargier@wanadoo.fr

06 70 27 82 47

diffusion Maud Sander

nopanic.cie@gmail.com

régie générale Vincent Levesque

vincentlevesque@orange.fr

crédits photographiques : Noémie Fargier et Lucie Pannetrat

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