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MAGAZINE S P . 0 2

james luckett Rhiannon Adam Mikael Kennedy Grant Hamilton

Susanne Willuhn William Miller Thomas Krauss Andrea Tonellotto April gertler&Elise gardella


2

James Luckett 4

Rhiannon adam 16

mikaeL kennedy 28

GRant hamiLton 40

susanne wiLLuhn 54

wiLLiam miLLeR 66

thomas kRauss 78

andRea toneLLotto 90

GeRtLeR & GaRdeLLa 102


SP02

Polaroid love

on February 8th, 2008 Polaroid announced

it would cease production of instant film.

Polaroid film was not stopped because of

lack of use. it wasn’t stopped because the technology

was obsolete (in fact, it still can’t be replicated accurately

today), or because something better had been

invented (it didn’t compete with digital media, but

stood alongside it).it was stopped because it didn’t

bring in enough money.

the death of the Polaroid film is due to economic

pressures. it is 21st century capitalism silencing a language.

what makes this even more poignant is the

fact that we have lost something that is irreplaceable.

take away Polaroid film and it is a whole field of photographic

aesthetics that disappears. it’s as if painters

had to make do without a particular shade of blue.

i came to Polaroid too late. i literally shot a couple of

packs before it disappeared. i regret this, as i can see

now that it issomething i would have enjoyed doing

more.

christophe dillinger, april 2012.

Le 8 Février, 2008 la société Polaroid annonça

qu’elle cessait la production de film instantané.

Le Polaroid n’a pas été arrêté en raison

du manque d’utilisation. il n’a pas été arrêté parce

que la technologie était obsolète (en fait, elle ne

peut toujours pas être reproduites avec exactitude

aujourd’hui), ou parce que quelque chose de mieux a

été inventé (il ne rivalisait pas avec les médias numériques,

mais se tenait à côté). il était arrêté parce qu’il

ne rapportait plus assez financièrement.

La mort du Polaroid est due à des pressions économiques.

c’est le capitalisme du 21ème siècle qui

silence une langue. ce qui est encore plus poignant,

c’est le fait que nous avons perdu quelque chose

d’irremplaçable. arrêtez le Polaroid, et c’est tout un

champ de l’esthétique photographique qui disparaît.

c’est comme si les peintres devaient dorénavant se

débrouiller sans une nuance particulière de bleu.

Je suis venu au Polaroid trop tard. J’ai littéralement

tiré une paire de paquets avant qu’il ne disparaisse. Je

le regrette, car je réalise maintenant que c’est un art

que j’aurais voulu essayer.

3


4

James Luckett

Like a man

our days, our nights are replete with per-

formances enacted for friends and family,

coworkers and colleagues, strangers and

passersby, never mind those private rehearsals for

missed opportunities, alternate realities or future

possibilities.

in 2003 i completed a series of Polaroid sX-70 selfportrayals

titled Like a man, as a man. the series

poses and reposes the outlines of masculine stature.

aided by the merged and shifting structure imparted

by wearing a clear plastic mask molded to the shape

of a man, i embodied the modeled guise of the dayto-day

modern male. taken as a whole, the series

revels in and reveals the thin, nearly invisible line of

transmogrification inherent in form fitted identity.

nos jours et nos nuits sont remplies d’interprétations

que nous jouons, pour nos amis,

nos familles, nos collègues, des étrangers ou

des passants, sans tenir compte de ces répétitions privées

reservées aux occasions manquées, aux réalités

alternatives ou aux futurs potentiels.

en 2003, j’ai réalisé une série d’auto-portraits au Polaroid

sX-70 intitulée “Like a man, as a man”. La série

pose et repose les contours de l’envergure masculine.

aidé par la structure à la fois fusionnée et changeante

que permet le port d’un masque en plastique transparent

moulé à la forme d’ un homme, j’ai incarné

l’apparence de l’homme moderne au quotidien. Pris

dans son ensemble, la série à la fois se délecte et révèle

la ligne mince, presque invisible, de la métamorphose

inhérente à un certain moule identitaire.

consumptive.org


16

Rhiannon Adam

Margate

margate is a place that most of us have

heard of. we’ve heard of it because of tracy

emin and martin Parr, and because our

parents went there when they were kids. we’ve heard

of it because it was once one of Britain’s most popular

holiday resorts, with one of the oldest theme parks in

the world.

we are dimly aware that it has fallen from favour, that

the once-vibrant seafront has slipped and now looks

a little tatty around the edges. some of us even knew

that the town had become so desperate that it invited

contestants on the apprentice to try and rebrand it.

we all feel as though we know margate in one way or

another, in the same was as we know what a “99” is, or

how we instinctively know the texture of jellied eels

even though we’ve never tried them.

margate’s story is a sad story peppered with momentary

successes and catastrophic lows. But things in

margate are about to change. with the opening of

the turner contemporary Gallery, property prices

have started to improve and residents have started to

notice a new, younger, more creative crop of visitors

who see through the tired exterior.

this photographic project explores what is beautiful

about margate. shot entirely with expired Polaroid

film like those family snapshots of yesteryear, these

pictures show what a good old-fashioned British holiday

resort looks like on the cusp of a resurgence.

they photographs capture what turner loved about

the town, an element that no recession could ever

change - the spectacular sunsets - meanwhile each

shot is tinged with a nostalgia for all of the collective

childhood moments spent there.

even after a recession, a change in taste, and the

advent of cheap flights for everyone, margate is still

beautiful when the sun shines.

www.rhiannonadam.com


Rhiannon Adam

Margate

nous avons presque tous entendu parler de

margate. nous en avons entendu parler à

cause de tracy emin et de martin Parr, et

parce que nos parents y allaient quand ils étaient enfants.

nous en avons entendu parler car c’était l’une

des stations balnéaires les plus populaires de Grande-

Bretagne, et l’un des plus anciens parcs d’amusement

au monde.

nous avons vaguement conscience que margate est

tombée en disgrâce, que le front de mer jadis florissant

s’est érodé, et qu’il a l’air un peu fatigué. certains

d’entre nous savaient même que la ville est devenue

si désespérée qu’elle a invité les candidats de l’émission

the apprentice à essayer de lui donner un peu de

sang neuf. nous avons tous l’impression de connaitre

margate, d’une manière ou d’une autre, de la même

manière que nous savons ce qu’est un «99», ou que

nous pouvons connaissons instinctivement la texture

de l’anguille en gelée, même si nous n’y avons jamais

gouté.

L’histoire de margate est une histoire triste, parsemée

de hauts de courtes durées et de bas catastrophiques.

mais les choses sont sur le point de changer pour margate.

Grace à l’ouverture de la galerie turner contem-

porary, le prix de l’immobilier a commencé à s’améliorer

et les résidents commencent à remarquer une

nouvelle variété de touristes, plus jeunes, plus créatif,

qui voient plus loin que l’extérieur fatigué de la ville.

ce projet photographique explore ce que margate a

de beau à montrer. créées entièrement avec du film

Polaroid périmé, comme ces photos de famille d’antan,

ces images montrent ce à quoi ressemble un lieu

de villégiature britannique de la vieille école à l’aube

d’une résurgence.

ces photos capturent ce que turner aimait à propos

de margate, quelque chose qu’aucune récession ne

pourra changer : les couchers de soleil spectaculaires.

chaque cliché est aussi teinté d’une certaine nostalgie

pour la mémoire collective de tous les moments

d’enfance passés là-bas.

même après la récession, les fluctuations de la mode,

et l’avènement des vols bon marchés, margate est

toujours aussi belle quand le soleil brille.

www.rhiannonadam.com

23


28

Mikael Kennedy

Passport to Trespass

Passport to trespass is the decade long Pola-

roid wandering of photographer mikael

kennedy. Beginning in 1999 kennedy began

carrying a Polaroid sX-70 at all times, documenting

the people and places he found as he travelled. the

resulting images, now numbering in the thousands,

are small specimen-like paintings created in the long

exposures and rich colors, captured in the little white

border of the Polaroid film. in this epic body of work,

kennedy creates a vision of america from the road: a

documentation of a life of roaming and restlessness.

kennedy’s Polaroid work is currently represented by

Peter hay halpert Fine art, ny.

Passeport to trespass est l’errance « Polaroique

», longue d’une décennie, du photographe mikael

kennedy. en 1999, kennedy a commencé

à se balader constamment avec un Polaroid sX-70, et

à documenter les gens et les lieux qu’il rencontrait au

cours de ses voyages. Les images qui en résultent, et

qui se comptent aujourd’hui par milliers, sont comme

des mini peintures, prises en exposition longues,

figées dans le cadre blanc de l’image Polaroid. a travers

ce corpus aux dimensions épiques, kennedy crée

une vision de l’amérique de la route: le documentaire

d’une certaine vie d’itinérance et d’impatience.

www.mikaelkennedy.com


www.eleonoracalvelli.com

29


40

Grant Hamilton

Spirit of ‘76

«Je préfère le terme « extrait » plutôt que

« abstrait », car je ne peux pas changer

les réalités optiques, mais seulement les

gérer par rapport à elles-mêmes et par rapport

au format. «

ansel adams dans: examples-the making of 40

Photographs

au travers de mes photos, je m’efforce de trou-

ver la beauté dans la banalité. il m’est difficile

d’expliquer aux passants exactement pourquoi

je prends en photo le côté d’un autobus, ou

pourquoi je me tiens debout sur une échelle au

bord de la route, à essayer d’atteindre un panneau.

La plupart du temps, cependant, les gens

apprécient la beauté que moi-même je vois et ils

se mettent à sourire. souvent ils me disent qu’ils

ne s’en étaient jamais aperçu.

Je n’ai jamais utilisé de trépied. Je positionne

mon corps et j’utilise des techniques de respiration

afin de réaliser une image nette et correc-

tement alignée. il me faut parfois plusieurs minutes

de préparation pour une seule exposition.

cartier-Bresson était peut-être à la recherche de

l’instant décisif, mais moi je serais plutôt à la

recherche de la mise au point décisive. Lorsque

je compose une image, je cherche à inclure uniquement

ce qui est nécessaire et rien d’autre.

J’utilise le film Polaroid intégral pour plusieurs

raisons. en plus d’être une image singulière,

chacune des photos que je prends est un objet

unique et le processus mécanique de la diffusion

des produits chimiques sur l’image exposée

lui confère une qualité picturale qui ne peut pas

être simulée. en outre, puisque chaque photo

est autonome, je ne peux contrôler que composition

et exposition pour chaque cliché.

sxseventy.com


46

Grant Hamilton

Spirit of ‘76

«i prefer the term extract over abstract,

since i cannot change the optical realities,

but only manage them in relation to themselves

and the format.»

ansel adams from «examples-the making of 40

Photographs»

through my photos, i strive to find beauty in

the mundane. it is hard to describe to passersby

why, exactly, i am photographing the side of

a bus or standing on a ladder on the side of a

road, trying to reach a sign. most of the time,

however, people will see the beauty that i am

seeing and will smile. often they will remark

that they never noticed that before.

i never use a tripod. instead, i will use body positioning

and breathing techniques to ensure a

sharp, properly aligned image. sometimes this

requires several minutes of preparation for just

one exposure. cartier-Bresson may have been

in search of the decisive moment but i am looking

for the decisive focus. when composing an

image, i try to include only what is

necessary and edit out everything else.

i use Polaroid integral film for several reasons.

Besides being a singular image, each is a

unique object and the mechanical process

of spreading the chemicals over the exposed

image imparts a painterly quality that can’t be

simulated. also, since each photo is self-contained,

i can only control composition and exposure

in the camera.

sxseventy.com


54

Susanne Willuhn

Notes

my photography is motivated by my inner

world, and my approach is mostly

intuitive. i want to capture the potential

meanings and secrets of everyday settings that lie

beyond the obvious. there are no arrangements

made for the pictures nor are they planned. the

photos emerge spontaneously in everyday life situations

or while i travel.

my polaroids are like little notes which i take for myself.

shooting with my polaroid 600 camera is the

most instantaneous way of picturing my surroundings

because it is just point and shoot immediately.

so, it captures my unconscious perception in

the most natural way and reflects the volatile and

sometimes ambiguous character reality can have.

mon travail photographique trouve sa motivation

dans mon monde intérieur, et

mon approche est la plupart du temps

intuitive. Je veux capturer les significations potentielles

de fragments de vie ordinaires ainsi que leurs

secrets, ce qui se trouvent au-delà de l’évidence. Les

photos ne sont ni mises en scène, ni programmées.

elles apparaissent spontanément, lors de situations

quotidiennes, ou lors de mes voyages.

mes polaroids sont comme des petites notes que je

prends pour moi-même. une prise de vue avec mon

appareil photo Polaroid 600 est le moyen le plus immédiat

pour moi de représenter ce qui m’entoure,

car tout ce que j’ai à faire, c’est de viser et appuyer

sur le déclencheur. mon appareil capture mes perceptions

inconscientes de la manière la plus naturelle

qui soit, et reflète le caractère fugace et parfois

ambigu de la réalité.

susanne-willuhn.de


66

William Miller

Ruined Polaroids

these are Polaroid pictures run through a par-

tially broken sX-70 camera that i purchased

from a yard sale. the camera sometimes spills

out 2 pictures at a time and the film often gets stuck

in the gears, exposing and mangling the images in

unpredictable ways.

over time i’ve figured out how to control and accentuate

aspects of the camera’s flaws but the images

themselves are always a surprise. each one is determined

by the idiosyncrasies of the film and the camera.

ces Polaroids ont été pris avec un appareil sX-

70 à moitié déglingué, que j’ai acheté dans

une brocante. L’appareil a tendance à sortir

deux images à la fois, ou à les coincer dans les engrenages,

exposant les clichés et les mutilant de façon

imprévisible.

avec le temps, j’ai apris à contrôler et accentuer certains

des défauts de l’appareil, mais les images ellesmêmes

sont toujours une surprise. chacune d’entre

elle se détermine par particularité combinée de l’appareil

et du film.

www.williammillerphoto.com


78

Thomas Krauss

1+√5/2

des trucs.

suspendus. du bricolage, du fil de pèche.

de la lumière.

des trucs.

Que j’aimerais simples.

mes trucs.

ces trucs, je les veux basiques.

Basiques mais consistants.

Pour essayer de leur donner de cette matière,

j’utilise du film instantané.

Pour essayer de leur donner de ce relief, j’utilise de la

lumière indirecte. de la lumière réfléchie aussi.

ces trucs me sont venus en ayant un nombre en tête.

un nombre d’or.

un nombre que je voyais comme un lien entre

homme et nature.

entre portrait et nature morte.

Finalement, ce lien s’est estompé.

Finalement, ces images se sont rapprochées de moi.

Finalement, ce ne sont que

mes trucs.

stuff.

hung. diy, fishing line.

Light.

stuff.

stuff i’d rather keep simple.

my stuff.

stuff i’d rather keep basic. Basic yet substantial.

in order to give them consistency i use instant film.

in order to give them depth i use indirect light. Reflected

light too.

this stuff came to me with a number in mind. a golden

number.

a number i imagined could link man and nature.

somewhere between a portrait and a still life.

in the end i lost the link.

in the end, those pictures got closer to me.

in the end it’s only just

my stuff.

www.hurluber.lu


Andrea Tonellotto

Nobody Impossible

“in this search for essentiality , showing structures

dedicated to man, the absence of man as actor is evi-

dent. man as designer, his presence as a designer, as a

user. you can capture light, often shadows, geometric

and abstract shapes, as contrapositions.

andrea lead us by the hand through an unreal and

abstract world, where the border between reality and

vision is very fleeting. he uses solid walls to lead us to

empty space.

his Polaroid shot, are the basis of his enquiry. snaps-

hot-type films are not limiting, they allow a rigorous

approach to work. there’s no fiction, no manipulation,

maybe not even interpretation.

on the contrary, the choice of Polaroid film defines

the interpretation of his art. the camera doesn’t allow

any revisions. it is pure. it presents reality as andrea

saw it. he wants us see it that way too.

the research, almost spasmodic, for the purity of lines,

the composition, the balance between levels and

shapes, puts forward us a world that seems unreal. Le

film Polaroid, by nature not modifiable, nonetheless

shows us a reality that only a practiced and sensitive

eye can capture”.

Beppe Bolchi

www.andreatonellotto.com

90 90


Andrea Tonellotto

Nobody Impossible

«dans cette recherche de l’essentiel, des struc-

tures dédiées à l’homme, l’absence de l’homme

en tant qu’acteur est évidente. L’homme en tant

que designer, sa présence en tant que designer, en

tant qu’utilisateur. on peut capturer la lumière, sou-

vent même des ombres, des formes géométriques et

abstraites, comme des oppositions.

andrea nous conduit par la main à travers un monde

irréel et abstrait, où la frontière entre la réalité et la

vision est très fugace. il utilise les murs solides afin de

nous emmener vers l’espace vide.

son travail au Polaroid est la base de son enquête. Le

film instantané n’est pas une contrainte, il lui permet

une approche rigoureuse de son travail. il n’y a pas

de fiction, pas de manipulation, peut-être même pas

d’interprétation.

au contraire, le choix du format Polaroid définit son

interprétation artistique. L’appareil ne permet pas de

révisions. il est pur. il représente la réalité telle qu’an-

drea la vue. il veut que nous la voyons à sa manière.

La recherche, presque spasmodique, de la pureté des

lignes, la composition, l’équilibre entre les niveaux et

les formes, nous montre un monde qui semble irréel.

Les films instantanés, par définition non modifiables

nous placent néanmoins dos au mur, face à une réa-

lité tangible, que seul un œil averti et sensible nous

permet de saisir ».

Beppe Bolchi

www.andreatonellotto.com

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April Gertler & Elise Gardella

The Polaroid project

the Polaroid Project started in august 2001,

when elise Gardella asked me to exchange

Polaroids by mail. each new image was to be

shot in response to the polaroid just received. we

both took a polaroid, the first picture to reach the

other became the first piece in the series. over time

«g2g» has taken on an unexpected dimension. this

single image project is also a visual correspondence

between two friends, who live on different continents.

with the location, time, and date written on the

polaroid, a timeline was established chronicling

our movements in various cities and countries.

moreover, certain photographs depict specific moments,

events, or circumstances. a birth, the new

boyfriend, another apartment or the pitch of an

emotion have all been documented. even in photographs

of a street scene, still-life, portrait or abstract

image, our lives are just under surface. in this work

the classic tradition of letter writing is transformed

into a pictorial dialogue. at far distances from one

another we speak to each other in polaroids.

the images are labeled : (for example) 200e_

Feb2012.jpg. the number signifies the number in

the polaroid exchange - and the letter after the

number signifies who sent the polaroid: e=elise,

a=april.

www.aprilgertler.com


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April Gertler & Elise Gardella

The Polaroid project

Le projet Polaroid a démarré en août 2001,

quand elise Gardella m’a demandé d’échanger

des Polaroids par courrier. chaque nouvelle

image devait être réalisée en réponse au dernier

Polaroid reçu. nous avons toutes deux pris un

premier Polaroid et l’avons envoyé, et la première

photo à atteindre son destinataire devint notre

Polaroid de départ. au fil du temps «G2G» prit une

dimension inattendue. ce projet comprenant des

images uniques est devenu une correspondance

visuelle entre deux amis, qui vivent sur des continents

différents.

L’emplacement, l’heure et la date de la prise de vue

étants écrits sur le Polaroid, une ligne du temps a

été établie, reprenant nos déplacements dans différentes

villes et pays. certaines photos représentent

des instants, des événements ou circonstances pré-

cis. une naissance, un nouveau petit ami, un nouvel

appartement ou une émotion, tout a été documentés.

même dans les clichés d’une scène de rue,

d’une nature morte, d’un portrait ou d’une image

abstraite, on peut distinguer nos vies juste sousjacentes.

dans ce travail, le traditionel échange

épistolaire s’est transformée en dialogue illustré.

nous nous parlons, malgré la distance qui nous

sépare, en polaroids.

Les images ont une légende: par exemple, pour

l’image 200e_Feb2012.jpg, le numéro indique la

place dans l’échange et la lettre après ce numéro

renvoit à la personne qui a pris le cliché : e pour

elise, a pour avril.

www.aprilgertler.com


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