Dynamisme 223 - Union Wallonne des Entreprises

uwe.be

Dynamisme 223 - Union Wallonne des Entreprises

PÉRIODIQUE BIMESTRIEL DE L’UWE Janvier-Février 2010 | Numéro 223

L’entreprise par ceux qui la font

SPÉCIAL ECONOMIE

L’invité | Geert Noels (Econopolis)

Dossier | Budget wallon et financement des entreprises


Francoise Bellefroid

Ets E. Ronveaux SA-NV

Les entrepreneurs

sont le moteur de

la prospérité.

Pourquoi les freiner ?

Laissez-nous

entreprendre !

“Pourquoi prendre des risques ?

Pourquoi entreprendre ? Rien ne nous

y encourage sur le plan administratif!”








Les organisations d’employeurs suivantes et leurs membres unissent leurs forces


Signez notre pétition sur

www.laisseznousentreprendre.be


Avec la collaboration de

VKW et VKW Limburg


Vincent REUTER,

Administrateur Délégué de

l’Union Wallonne des

Entreprises

"Que demandent

les entreprises ?

De la cohérence,

tout simplement !"

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Tél: 010 47 19 40

Fax: 010 45 33 43

info@uwe.be

www.uwe.be

Editorial

Laissez-nous entreprendre !

Ce cri, lancé le 25 janvier 2010 par onze organisations d’employeurs de

Belgique, a trouvé large écho dans la presse, auprès des pouvoirs politiques

et des organisations syndicales. Le Premier Ministre a d’ailleurs reçu les

représentants de ces organisations signataires. Il faut souligner que ces

11 organisations représentaient tous les secteurs économiques du pays,

marchands et non marchands, industriels, agricoles, grandes et petites

entreprises, indépendants, commerçants, professions libérales,...

Mais, en défi nitive, peu de réactions se sont attardées sur la raison

de cette opération. Elle est pourtant simple : l’inquiétude.

S’il fallait en isoler une seule cause, ce serait l’incertitude

quant aux orientations prises par les pouvoirs publics.

Il ne fait aucun doute que les gouvernements de ce pays sont intervenus

à point et assez effi cacement pour sauver le système fi nancier,

ensuite pour combattre la crise dans les limites de leur pouvoir.

Et puis, en même temps, on rend encore plus diffi ciles les licenciements,

y compris individuels, comme si l’on voulait inciter à l’embauche, mais

empêcher l’entreprise de se restructurer. On aggrave aussi la charge fi scale

sur les entreprises et on remet en question les intérêts notionnels, qui ne sont

pourtant qu’un palliatif à un taux d’impôt des sociétés très élevé, en même

temps qu’un stimulant au renforcement des fonds propres de l’entreprise.

On met encore en place des systèmes de préfi nancement des sommes

dues aux entreprises par les pouvoirs publics, mais sans se préoccuper le

moins du monde de corriger le système en vue de payer les débiteurs selon

les termes convenus (seule exception : les efforts réels du côté fédéral).

Bref, la version belge de la procession d’Echternach inquiète et énerve ; il faut

vraiment méconnaître la manière dont raisonnent les entreprises pour penser

que cela peut rester sans effet sur leur confi ance et donc sur leur ambition.

Alors, que demandent-elles, les entreprises ? De la cohérence, tout simplement !

Est-ce trop demander aux gouvernements que d’élaborer une sorte d’agenda

de la compétitivité des entreprises, qui prenne en compte tous les facteurs

déterminants, fédéraux ou régionaux, afi n de déterminer l’impact de chaque

mesure avant qu’elle ne soit décidée ? Cela permettrait peut-être – à

condition de se hisser au-dessus des préoccupations électorales – d’éviter

toutes ces contradictions, ces allers-retours, ces changements de cap

qui exaspèrent, découragent et fi nalement incitent à aller voir ailleurs.

Aller voir ailleurs, ce n’est pas ce que nous voulons, ce n’est pas

ce que veulent les onze organisations signataires de l’appel. Mais,

elles veulent être écoutées et surtout entendues, parce qu’il y

va aussi de l’intérêt de tout un pays et de sa population.

Vincent Reuter

Dynamisme Janvier-Février 2010 .3


Vincent REUTER,

Administrateur Délégué de

l’Union Wallonne des

Entreprises

"Que demandent

les entreprises ?

De la cohérence,

tout simplement !"

Chemin du Stockoy 3

B-1300 Wavre

Tél: 010 47 19 40

Fax: 010 45 33 43

info@uwe.be

www.uwe.be

Editorial

Laissez-nous entreprendre !

Ce cri, lancé le 25 janvier 2010 par onze organisations d’employeurs de

Belgique, a trouvé large écho dans la presse, auprès des pouvoirs politiques

et des organisations syndicales. Le Premier Ministre a d’ailleurs reçu les

représentants de ces organisations signataires. Il faut souligner que ces

11 organisations représentaient tous les secteurs économiques du pays,

marchands et non marchands, industriels, agricoles, grandes et petites

entreprises, indépendants, commerçants, professions libérales,...

Mais, en défi nitive, peu de réactions se sont attardées sur la raison

de cette opération. Elle est pourtant simple : l’inquiétude.

S’il fallait en isoler une seule cause, ce serait l’incertitude

quant aux orientations prises par les pouvoirs publics.

Il ne fait aucun doute que les gouvernements de ce pays sont intervenus

à point et assez effi cacement pour sauver le système fi nancier,

ensuite pour combattre la crise dans les limites de leur pouvoir.

Et puis, en même temps, on rend encore plus diffi ciles les licenciements,

y compris individuels, comme si l’on voulait inciter à l’embauche, mais

empêcher l’entreprise de se restructurer. On aggrave aussi la charge fi scale

sur les entreprises et on remet en question les intérêts notionnels, qui ne sont

pourtant qu’un palliatif à un taux d’impôt des sociétés très élevé, en même

temps qu’un stimulant au renforcement des fonds propres de l’entreprise.

On met encore en place des systèmes de préfi nancement des sommes

dues aux entreprises par les pouvoirs publics, mais sans se préoccuper le

moins du monde de corriger le système en vue de payer les débiteurs selon

les termes convenus (seule exception : les efforts réels du côté fédéral).

Bref, la version belge de la procession d’Echternach inquiète et énerve ; il faut

vraiment méconnaître la manière dont raisonnent les entreprises pour penser

que cela peut rester sans effet sur leur confi ance et donc sur leur ambition.

Alors, que demandent-elles, les entreprises ? De la cohérence, tout simplement !

Est-ce trop demander aux gouvernements que d’élaborer une sorte d’agenda

de la compétitivité des entreprises, qui prenne en compte tous les facteurs

déterminants, fédéraux ou régionaux, afi n de déterminer l’impact de chaque

mesure avant qu’elle ne soit décidée ? Cela permettrait peut-être – à

condition de se hisser au-dessus des préoccupations électorales – d’éviter

toutes ces contradictions, ces allers-retours, ces changements de cap

qui exaspèrent, découragent et fi nalement incitent à aller voir ailleurs.

Aller voir ailleurs, ce n’est pas ce que nous voulons, ce n’est pas

ce que veulent les onze organisations signataires de l’appel. Mais,

elles veulent être écoutées et surtout entendues, parce qu’il y

va aussi de l’intérêt de tout un pays et de sa population.

Vincent Reuter

Dynamisme Janvier-Février 2010 .3


06

19

43

44

PROCHAIN NUMÉRO

Dynamisme

Sommaire

Dynamisme Janvier-février 2010

L’INVITÉ

06 Geert Noels à la tribune de l’UWE

12 Il n’y aura plus d’économie lundi !

ENTREPRISES

16 essenscia et le développement durable

19 Réduire sa facture énergétique

20 Projet «RailBusVélo» sur les Hauts-Sarts

ACTIONS

22 Budget 2010 : un défi cit maîtrisé

26 Une stratégie cohérente à mettre en oeuvre

29 ERA-NETS : un opportunité à saisir

30 La SRIW est reconnue mais méconnue

35 Laissez-nous entreprendre !

37 Quel programme de fi nancement pour votre projet ?

38 Toutes les routes mènent à Bruxelles !

40 Succès de foule pour l’UWE !

43 Réussir le mariage entre recherche et industrie

RÉSEAUX

44 Le chef d’entreprise inspiré

45 Le très-haut débit : moteur d’une relance numérique

46 Dynathèque

Spécial Environnement. Nos spécialistes reviendront sur les dossiers cruciaux pour le développement,

l’attractivité et la pérennité des entreprises : énergie, environnement, mobilité, logistique, aménagement

du territoire, gestion des déchets…

RÉSERVEZ

Le périodique bimestriel édité en commun par

l’Union Wallonne des Entreprises ASBL et la Maison des Entreprises wallonnes ASBL

dès à présent vos espaces publicitaires

auprès de notre régie : 081/40.91.59 ou

carole.mawet@expansion.be

UWE, Chemin du Stockoy 3, B-1300 Wavre, Tél. : +32 (0)10.47.19.40, Fax : +32 (0)10.45.33.43, dynamisme@uwe.be, www.dynamismewallon.be

• Rédaction : Yves-Etienne Massart (rédacteur en chef), Thierry Decloux • e-Mail : prenom.nom@uwe.be

• Conseil de Rédaction : Jean de Lame, Thierry Devillez, André Lebrun, Didier Paquot, Vincent Reuter, Jean-Jacques Westhof

• Mise en page : Thierry Decloux • Impression : Imprimerie Vase Frères (Waterloo) • Routage : Barbier (Isnes)

• Régie publicitaire : Expansion Partners SA, +32(0)81.40.91.59, +32(0)497.22.44.45, carole.mawet@expansion.be

• Editeur Responsable : Jean de Lame, Chemin du Stockoy 3, B-1300 Wavre

• Abonnement annuel (6 numéros) : 30 EUR à verser sur le compte de la Maison des Entreprises wallonnes 360-1149184-31

• Tirage : 7.942 exemplaires (contrôle CIM)

Toute reproduction, même partielle, des textes et des documents de ce numéro est soumise à l’approbation préalable de la rédaction.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .5


Oublié son ancien métier ?

Rangée au placard son

expertise pointue ? Pas le

moins du monde : un an et demi

après le déclenchement de la crise,

Geert Noels n’est pas étonné des

enseignements que l’on en tire. "Il

est assez vite apparu que la crise

avait mis le doigt sur nombre de

déséquilibres, qu’elle avait mis en

évidence le fait que certains systèmes

n’étaient pas ou plus tenables.

C’était et c’est toujours vrai au

niveau fi nancier, mais Copenhague,

notamment, nous a aussi montré

que cette analyse vaut pour tout ce

qui touche à l’environnement ou à

l’énergie". Il en est persuadé et en fait

son credo : la sortie de crise passe

par le changement.

Le jeune patron d’Econopolis ne voit

pas d’autre choix que de s’adapter.

Pour lui, c’est clair, les sociétés

qui s’adapteront le mieux et le plus

rapidement sortiront gagnantes de

la crise. "On croit toujours que lors

d’une crise, il n’y a que des perdants,

ce n’est pas vrai : après la crise, on

se rendra vite compte que certaines

sociétés ou certaines personnes

auront changé plus vite que d’autres,

qu’elles se seront mieux adaptées et

qu’elles auront donc gagné des parts

de marché".

Triple loyauté

En tant qu’économiste, il se

devrait d’observer la crise et ses

développements à l’échelle macroéconomique,

en scrutant les aspects

quantitatifs. Uniquement.

Or, il s’intéresse au qualitatif : les

sociétés qui lui semblent sur la bonne

voie développent ce qu’il appelle "une

triple loyauté : du côté des employés,

du côté des actionnaires et enfi n du

côté de leurs clients". D’ailleurs, pour

Geert Noels, celles qui incarnaient

cette triple loyauté dès avant la crise

l’ont mieux traversée que les autres.

"Certaines entreprises ne pouvaient

parfois s’appuyer sur aucune de ces

trois dimensions. Qu’a-t-on constaté

dans ces sociétés à «zéro loyauté»?

Qu’elles avaient beau être plus

grandes, plus puissantes, avoir des

bilans plus forts, cela ne les a pas

empêché de basculer du côté des

perdants, car il n’y avait pas d’esprit

de loyauté, pas de combattivité. Ce

qui est indispensable dans une crise

pareille !"

C’est une évidence, un employé qui

n’a pas de loyauté ne va pas se battre

pour l’entreprise qui l’emploie. "C’est

un peu comme au Moyen Âge, où de

petites armées en battaient parfois

de plus grandes, mais composées en

partie de mercenaires. La clé de leur

succès : tout le monde se battait pour

tout le monde".

Pour Geert Noels, chaque

comparaison a ses limites, mais le

parallèle vaut pour cette crise : "il

faut se battre, créer de l’émulation

mais aussi de la collaboration

entre départements d’une même

entreprise. Et absolument recréer

cet esprit de loyauté et d’adhésion

à des objectifs collectifs". Les

dernières années avaient couronné

la suprématie de l’individualisme, du

chacun pour soi : "chacun pour son

bonus, pour son augmentation". D’une

approche où l’individu se demandait

ce qu’il pouvait apporter à l’entreprise,

on était passé à un schéma où il se

demandait, uniquement

ou presque, ce que l’entreprise

pouvait faire pour lui.

Geert Noels regrette que les

économistes ne s’intéressent pas de

plus près à cette donne qualitative.

Regret d’autant plus amer que cette

dimension lui semble de la plus haute

importance pour toute société.

Personne n’a échappé à cette crise :

"une crise globale, avec des

problèmes globaux, des déséquilibres

sur le plan mondial. Ici, pas de

frontière, ni linguistique, ni étatique

ni continentale. Personne n’a été

épargné". Mais certains l’ont été

plus que d’autres, tout dépend aussi

de la manière dont chaque société

envisage son business : "Quand je

parle de loyauté, il y a des indicateurs

quantitatifs qui permettent de

mesurer ce que j’entends par là :

notamment mesurer la rotation des

actionnaires, car certaines entreprises

ont constaté qu’elles avaient un

actionnariat très instable, sans

aucune loyauté ou avec une vision à

court terme, pour ne pas dire à très

court terme. Des actionnaires qui ne

voyaient l’entreprise qu’à travers des

spreadsheets, en oubliant que

derrière ces feuilles de calcul, il y

avait des êtres humains qui devaient

apporter leur plus-value. Une telle

vision des actionnaires ne crée rien,

c’est de la vision à très court terme".

Econopolis

Trois pôles d’activité :

• ECONOWEALTH: conseil fi nancier et – à terme –

gestion de patrimoines (dossier en cours à la CBFA)

• ECONOSTRATEGY: conseil économique et stratégique

aux entreprises, organisations et pouvoirs publics

• ECONOMEDIA: développement d’un site web sécurisé

rassemblant contenu et connaissance dans les

domaines de l’économie, des marchés fi nanciers et

de l’énergie verte (accessible uniquement pour des

abonnés), organisation des séminaires de haut niveau,

édition des livres économiques et fi nanciers écrits par

des capitaines d’industrie.

Originalité de l’approche : Econopolis privilégie les

clients qui se concentrent sur la prochaine génération.

La relation avec le client n’est dès lors établie que si elle

peut, en principe, durer au moins trois ans.

Métiers et expertises: planifi cation fi nancière, protection

de patrimoine, comparaison des prestations et suivi,

assistance des fonds de pension, allocation d’actifs,

gestion de patrimoine, conseils en assurance, immobilier.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .7


L’invité / A la tribune de l’UWE

Geert Noels

Né en 1967, il a occupé pendant de

longues années le poste d’économiste en

chef de la banque d’affaires Petercam.

Auteur du best-seller “Econochoc”,

Geert Noels est également le conseiller

privilégié de plusieurs organisations et

du gouvernement. Il dispose d’une large

expérience dans l’économie, les marchés

fi nanciers et la gestion des patrimoines.

Administrateur chez Monnikenheide et à la

Donation Royale, il est aussi membre de la

High Level Commission for a new Financial

Architecture (comité Lamfalussy).

8. Dynamisme Janvier-Février 2010

Vision à long terme

Le patron d’Econopolis en est

persuadé : les collaborateurs de ces

entreprises ne sont pas longtemps

dupes, il ne faut pas les sous-estimer.

Ils comprennent généralement très

vite quel est le rôle et quels sont les

objectifs des actionnaires, s’il y a une

vision sur plusieurs années. "Lorsque

vous travaillez dans une entreprise

qui enregistre restructuration sur

restructuration, il devient diffi cile

voire illusoire de créer de la loyauté.

Lorsqu’un CEO se préoccupe plus

de son propre portefeuille que de

partager le sort de ses équipes, il ne

devra pas s’étonner de cette perte de

loyauté et de la perte de batailles.

C’est comme ces généraux qui

envoyaient leurs troupes au front en

se camoufl ant à l’arrière plutôt que

de montrer l’exemple…" Comparaison

n’est pas toujours raison, mais Geert

Noels y voit des preuves que l’on peut

survivre à toutes les crises.

Tout en serait donc que langage

guerrier ? Non, "en économie, c’est

le comportement des gens tels

qu’ils interagissent ensemble qui est

intéressant à observer en période de

crise. Et une guerre est une période

de crise. Beaucoup de choses ont

changé au cours des siècles, mais le

comportement des gens ne change

pas fondamentalement. Ce qui est à

la mode aujourd’hui ne le sera plus

dans dix ans. Mais l’esprit humain, lui

ne change pas. Beaucoup d’individus,

dans des moments de crise, dans

des moments de stress, quand ils

ont le sentiment qu’ils vont être

abandonnés, partent à la recherche

de leadership, à la recherche de

solidarité. Et cela, ça n’a pas changé".

Dans une crise comme celle-ci, Geert

Noels voudrait voir ravivée cette

fl amme qui motivera les gens à se

battre l’un pour l’autre, parce qu’il y a

encore un projet commun. "Trop d’entreprises

avaient dans leurs rangs des

mercenaires, qui faisaient leur shopping,

qui allaient prendre à droite et à

gauche ce qui les arrangeait, à travers

des bonus ou des plans opportunistes

à très court terme". Et qui, surtout,

ne cherchaient pas à s’impliquer dans

une stratégie à long terme.

Il trace un parallèle avec la loyauté

entreprises-clients. Des études ont

prouvé que, sur une période de 5 ans,

chaque entreprise perd la moitié de

ses clients.

"Or, gagner de nouveaux clients

représente de gros investissements,

cela coûte très cher. Le client qui

coûte le moins, c’est celui qui est déjà

là depuis très longtemps. Les clients

loyaux sont les meilleurs, alors il faut

les soigner ! J’irais même jusqu’à

dire que pour les actionnaires, c’est la

même chose ! En période de crise, un

actionnaire fi dèle va vous aider, vous

donner de l’argent parce qu’il voit

le projet à long terme». Il maintient

sa confi ance, là où les actionnaires

focalisés sur le court terme vont être

effrayés, vont paniquer et risquent de

vous abandonner. «Et tout le monde

a sa part de responsabilité pour

entretenir cette loyauté : l’ensemble

des collaborateurs, du management,

car ce n’est pas l’affaire que du CEO".

Plus cinglant encore : "Si vous avez

des actionnaires qui ne vous regardent

qu’à travers des spreadsheets, il faut

se poser la question de savoir si vous

voulez vraiment ces actionnaires, si

vous voulez vous battre pour avoir

des actionnaires qui vont alors vous

pousser aussi vers le court terme".

Miser sur le qualitatif

Coté quantitatif, la crise n’a plus

beaucoup de mystères : "on sait ce

qui s’est passé avec la crise, l’effet

de levier, la situation aux Etats-Unis,

etc. Mais, côté qualitatif, je crois

qu’il y a des sociétés qui doivent

tirer des leçons aussi. Et réaliser

un benchmarking intelligent : les

entreprises familiales, qui ont une

très grande fi délité et une très grande

loyauté, survivent plus facilement aux

crises, y compris cette fois-ci. Des

banques coopératives, où le client est

aussi actionnaire, surmontent plus

facilement de tels trous d’air".

Pour Geert Noels, ce n’est pas

un hasard, c’est même on ne peut

plus logique. Parce qu’il y a déjà,

dès l’origine, une double loyauté :

actionnaire et collaborateur.

"La triple loyauté est encore plus

puissante et, parfois, les clients

deviennent aussi actionnaires parce

qu’ils y croient. Prenez l’exemple

du FC Malines, qui a survécu parce

que les supporters sont devenus

actionnaires. Certains journaux ont

aussi survécu sur base de ce modèle,

qui est très fort. Et récemment,

Delhaize a réussi un tour de force

en la matière avec ses cartes Pixar".

C’est un message qu’on n’attend pas

nécessairement d’un économiste.

Mais, paradoxalement, aux yeux de

Geert Noels, c’est un message-clé.

Encore plus au début d’une année

qui sera à nouveau très diffi cile à ses

yeux. "Il ne faudra pas avoir les yeux

rivés que sur le résultat opérationnel

(l’EBIT), le cash-fl ow et le bilan, mais

il faudra aussi avoir à l’oeil cette

relation particulière qui fédère clients,

actionnaires et collaborateurs".


2010 sera une année très diffi cile, le

créateur d’Econopolis ne s’en cache

pas. L’explication ? "On reste dans

une phase de grands rééquilibrages,

avec le problème bancaire qui n’est

pas résolu, le problème de la dette

et de l’assainissement des fi nances

publiques des états dont on ne voit

pas la fi n". Dans un environnement

pareil où tout le monde doit penser à

rembourser ses dettes et à diminuer

l’effet de levier, "ce ne sera pas un

environnement très facile pour essayer

de croître. Et là, j’ai un message : cela

semble très noir, très mauvais, mais il

faut aussi apprendre que moins peut

être plus, le fameux «less is more»".

Et de tenter une nouvelle comparaison

entre un grand café d’une chaîne

style Starbucks et un espresso ou

un double espresso italien. "La taille

du premier ne l’empêche pas d’avoir

moins de goût que les petits serrés

transalpins. Et si on compare les prix,

on constate aussi que le grand café

américain coûte moins cher qu’un

petit espresso. C’est la preuve que les

gens sont prêts à payer pour la qualité,

pour du bonheur, pour les effets

qualitatifs. Un Hummer ne donne pas

plus de bonheur qu’une Fiat 500".

Et, là aussi, il y a matière à réfl exion

pour les entreprises : sont-elles sur

la bonne voie ? Ne peuvent-elles

pas devenir plus rentables en étant

plus sélectives, en assainissant et en

misant sur l’effi cience énergétique,

environnementale,... "La défl ation

ne doit pas signifi er perte de qualité,

c’est pour moi un message à faire

passer pour 2010".

L’économie blanche

Dans son étude «The New Normal»,

Geert Noels balise clairement

son fi l rouge : il repose sur deux

grands messages. Le premier,

c’est le rééquilibrage. "Avec des

éléments importants, comme le

fait que la Chine s’est ajoutée à

l’économie mondiale et que cela crée

énormément de déséquilibres. Le

fait que l’on consomme de l’énergie

comme s’il n’y avait pas de lendemain,

comme si le pétrole était sans fi n :

cela crée des déséquilibres. Et avec

les émissions de CO , il faudra un jour

2

rééquilibrer, sinon on va dérailler !"

Le deuxième, c’est qu’il faut chercher

un nouvel équilibre ; "entre le rouge

(tout ce qui relève de la solidarité) et

le bleu (tout ce qui est de la sphère

de l’économie)". (Et il le rappelle aux

«distraits» : sans économie, pas de

solidarité…) "Je veux y ajouter le vert

(la durabilité). Si on met les 3 couleurs

ensemble, on a le blanc. Il faut donc

chercher notre avenir dans l’économie

blanche…"

Le livre fait une série de constats

qui sont loin d’être le fruit de

coïncidences, comme le fait qu’on

recense de l’obésité là où on a des

consommations d’énergie énormes.

"Les deux ont des points communs :

les pays qui avaient un défi cit

d’épargne, un défi cit de leur balance

courante sont les mêmes que ceux qui

ont des problèmes d’obésité. Bizarre ?

Non, logique ! Tout est dans le

comportement". Il en est convaincu :

le grand rééquilibrage ne doit donc

pas être que fi nancier : trop de dettes,

mais aussi trop de calories, trop de

consommations, c’était trop pour

certains pays. "Mon livre est donc

un livre économique, mais avec une

touche philosophique et la volonté de

dire que tout n’est pas désespéré : si

on change, si on s’adapte, la qualité

de notre vie peut s’améliorer".

L’homme change son comportement

quand il est stimulé pour le faire. "S’il

est étranglé par des dettes qu’il ne peut

rembourser, il va essayer de vendre

des actifs, diminuer ses dépenses ou

obtenir une baisse des taux d’intérêts".

L’économie peut, là aussi, jouer un

rôle pour changer et faire changer les

choses. "Un baril de pétrole à 130$

a fait plus pour l’environnement que

Kyoto ! Cela a accéléré la recherche de

l’effi cience énergétique".

Geert Noels n’est ni pessimiste ni

désespéré, mais il constate que

l’anticipation ne fait pas partie des

caractéristiques les plus marquantes

de l’être humain. Pas uniquement au

niveau des hommes politiques, mais

aussi au niveau de l’économie ou de

l’être humain lui-même. "Anticiper

est extrêmement diffi cile, il faut bien

le reconnaître". Ce qui a poussé

Geert Noels à passer du rôle de

spectateur à celui d’acteur ? Avant

tout le fruit d’une longue réfl exion,

d’un mûrissement : "C’est vrai que

de temps en temps, j’entendais l’une

ou l’autre critique, évoquant le fait

qu’il m’était facile de jouer au grand

philosophe ou au grand économiste".

Sa réponse ? Se mouiller, enfi ler les

habits de l’entrepreneur et créer son

propre job.

"LORSQUE VOUS

TRAVAILLEZ DANS UNE

ENTREPRISE QUI

ENREGISTRE RES-

TRUCTURATION SUR

RESTRUCTURATION,

IL DEVIENT DIFFICILE

VOIRE ILLUSOIRE

DE CRÉER DE LA

LOYAUTÉ"

Dynamisme Janvier-Février 2010 .9


L’invité / A la tribune de l’UWE

Puis, essayer de monter une équipe

et prendre la responsabilité de devoir

les payer.

Tout cela pour acquérir des clients,

mais des clients qui y croient. "C’est un

défi . Ce qui tient Econopolis ensemble,

c’est cette expertise fi nancière, économique

et stratégique. Mais, et il y a un

mais, et de taille : avec cette touche,

indispensable et fondatrice, de durabi-

lité lité et et de de long long terme. terme. J’ai J’ai pu pu constater constater

que, que, pour pour pas pas mal mal de de gens, gens,

c’était c’était rafraichissant rafraichissant de de voir voir

un un expert expert qui qui ose ose contrecontredire,dire, qui qui ne ne va va pas pas nécesnécessairementsairement dire dire ce ce que que les les

gens gens aiment aiment bien bien entendre, entendre,

et et qui, qui, grâce grâce à à la la connaisconnaissancesance du du passé, passé, peuvent peuvent

apporter apporter un un plus, plus, en en tirant tirant

les les leçons leçons pour pour l’avenir. l’avenir.

Dans Dans une une période période

comme comme cellecelleci,ci, on on constate constate

que que c’est c’est un un

marché marché en en

forte forte croiscroissance". 10. Dynamisme Janvier-Février 2010

Un nouveau départ

Econopolis aujourd’hui, c’est une

dizaine de personnes, un chiffre

qui sera amené à évoluer selon ses

fondateurs, "mais il faut savoir qu’on

sous-traite déjà tout ce qui n’est pas

«core business» (compta, IT, administration,…)

ce qui veut dire qu’on donne

déjà du travail à 20-25 personnes".

Mais ce n’est pas cela que Geert Noels

souhaite souhait gérer : son dada, c’est de

gérer le savoir-faire, les contacts avec

les clients clien et aussi les équipes. "Mon

ambitio ambition est qu’on arrive à former une

belle belle pe petite équipe, très dédiée, très

motivée motivée, avec des gens qui aiment

faire faire ce ce qu’ils font. Mais, pas avec

une une me mentalité de mercenaire ! Il nous

faut faut aus aussi développer notre activité de

niche, niche, ssans

copier ce que les autres

font, font, en en renforçant notre spécifi cité, en

trouvan trouvant toujours un angle qui nous fait

aller aller da dans la bonne direction".

Aujourd’hui, Aujourd il considère que son

offre est es suffi samment large et

que les activités sont relativement

bien réparties rép : "notre pilier conseil

fi fi nancie nancier est important. On essaye

de de nous nous mettre dans des cases, mais

ce ce n’est n’est pas facile : on ne fait pas

dans dans le le family offi ce, on n’est pas une

banque banque, on n’est pas gestionnaire, on

conseille". conseill Econopolis délivre aussi

des conseils con économiques, "mais on

n’est n’est ni ni Mac Kinsey ou Bain : on n’est

pas pas une une grande structure, on veut

pouvoir pouvoir choisir nos clients, mais on est

conscie conscient que les gens cherchent chez

nous nous un une expertise ou des conseils

très très différents". diff Et puis il y a un volet

communication commu : essayer de convaincre

les gens que le monde bouge, que des

choses se passent. A travers des livres,

des séminaires, sém des conférences, des

programmes program télévisés, des visites dans

les écoles. écol "Notre spectre est donc

très très larg large ; nous sommes d’ailleurs

occupés occupés à créer un «Econochoc» for

kids, kids, c’e c’est typiquement le genre de

projets projets que nous adorons monter".

Sa clientèle clien : des entreprises de

toutes tailles, t "On n’a pas de profi l

idéal idéal de de clientèle, ce n’est d’ailleurs

pas pas la la bonne b question à se poser. Je

cherche cherche un profi l de client qui est un

client client lo loyal et qui apprécie de travailler

avec avec no nous, qui a envie de nous rendre

meilleu meilleurs qu’avant et que nous

puission puissions ainsi rendre nos clients

plus plus for forts. Je parle de partenariat, de

motivat

motivation positive".

La motivation profonde de Geert

Noels ? Il n’a manifestement pas

décidé de tout plaquer du jour au

lendemain, il évoque un processus

de plusieurs années. Pas question de

parler de crise de la quarantaine dans

son cas : "on ne vit qu’une fois, on veut

bien faire et parfois, tout recommencer.

Mon choix, c’est une formidable

aventure. J’ai de nouveau de la tension,

mais de la tension positive et je me

redécouvre dans mes forces mais aussi

et surtout dans mes faiblesses.

Parce qu’en tant qu’entrepreneur on

est amené à se rendre compte qu’on

a beaucoup de faiblesses : on ne peut

pas tout faire et on a besoin des autres.

C’est une envie profonde qui m’a

poussé à faire ce choix".

Des réactions, il en a eues : entre

«au fou» et encouragements, il y a eu

les deux ! "Mais surtout, il y a eu des

encouragements parce que j’avais osé.

Ceci dit, je me suis moi-même rendu

compte qu’il fallait être un peu fou pour

entreprendre en Belgique. Législation,

coûts salariaux, charge administrative :

cela freine… Cela aurait probablement

été plus facile de tout développer dans

un pays comme les Etats-Unis plutôt

qu’en Belgique, mais c’est mon pays et

c’est ici que je voulais concrétiser mon

projet !" Son travail aujourd’hui est

différent : "je fais surtout ce que je veux

faire. Et je ne cherche pas le stress que

je ne veux pas avoir. Je ne veux pas être

un esclave de mon travail et il m’arrive

de couper ma journée pendant 2-3

heures pour aller faire du vélo. Mais

j’aime bien travailler et d’ailleurs j’ai

toujours aimé travailler… En heures, je

travaille autant qu’avant, mais j’ai une

plus grande liberté intellectuelle pour

me consacrer à ce que j’aime bien".

On l’avait annoncé en politique.

Sera-ce pour une troisième vie ?

Geert Noels est catégorique : "Non,

jamais. Il faut connaitre ses limites.

Il faut aussi reconnaître qu’on a plus

de puissance quand on ne fait pas

partie d’un parti politique. Et puis, sur

une liste, vous n’avez que maximum

30% de gens «pour» et 70% «contre».

En Flandre, c’est encore pire avec la

fragmentation. Alors que si on n’a

pas de couleur politique, on peut

espérer atteindre, toucher, plus de

50 % de la population". Une situation

qu’il juge tout de suite beaucoup plus

confortable.

_________

Retrouvez cet interview au format audio

ainsi que la présentation complète de

Geert Noels sur www.uwe.be


www.randstad.be

Catherine,

sélectionnée

par

Randstad

Quel regard portez-vous sur le travail?

La taille de l’infrastructure, la technologie et les machines, c’est une chose.

Mais pour une entreprise, des collaborateurs bien formés, engagés au bon

moment et au bon endroit représentent une valeur d’une autre catégorie.

Ce facteur humain n’est pas seulement l’un de ces indices de performance

qui font la différence. Pour Randstad, il est la clé.

Valoriser l’homme, c’est valoriser l’entreprise.

Randstad est un partenaire éprouvé en GRH. Vous recherchez de nouveaux

collaborateurs (temporaires)? Vous souhaitez lancer une campagne de

recrutement et de sélection? Vos collaborateurs ont besoin d’une

formation complémentaire? Vous cherchez un avis juridique? Vous envisagez

de sous-traiter la gestion des salaires? A moins que vous ne cherchiez un

renfort pour une opération d’outplacement? Pour nous, toutes vos questions

sont importantes.

Appelez le 02 474 60 00 ou consultez notre site www.randstad.be

.

RB,W.INT.017/W.RS.17, B-AA04.053 - RC, W.INTC.001/W.RSC.1, B-AA04.054 - RS, B-AA04.057, W.RS.207 -

RP, W.RS.332, B-AA05.096 - BE 465 925 246/04.28.01 - Galilei, W.SO.196, B-AA04.030 - RSS asbl ESS600


L’invité / Grand angle

JOHAN VAN OVERTVELDT (FED)

Il n’y aura plus

d’économie lundi !

Débâcles boursières,

crises financières et

erreurs humaines :

toutes les crises

ont leurs causes

spécifiques. Et celle

de 2008 a eu ses

propres rouages.

Johan Van Overtveldt

a confronté sa fine

connaissance de la

Grande Dépression

des années ’30

à cette phrase

devenue célèbre de

Ben Bernanke. A la

question du Congrès

américain de savoir

ce qu’il adviendrait

de l’économie

si les autorités

n’intervenaient pas,

le président de la FED

avait alors déclaré

qu’il n’y aurait plus

d’économie à la fin

du week-end…

par Yves-Etienne MASSART

12. Dynamisme Janvier-Février 2010

Cet aveu sonnait alors comme une

oraison funèbre, révélatrice de la gravité

exceptionnelle de la situation. L’économie

serait-elle devenue un gros mot depuis la crise ?

Pour le directeur du VKW, la seule manière

de réconcilier la population avec l’économie

est de faire un travail de pédagogie : expliquer

et réexpliquer comment on a pu en arriver là,

comment cette dérive a été rendue possible,

comment on a réussi à se sortir d’autres crises.

Bref, prouver qu’il y aura une sortie de crise et

qu’il y a toujours moyen d’en tirer des leçons pour

ne pas retomber dans les mêmes travers.

Tout le monde se souvient des enchaînements

catastrophiques de septembre 2008. En moins

d’une semaine, c’est la faillite de Lehman

Brothers et l’annonce de pertes abyssales

chez AIG, qui oblige alors l’Etat américain à

nationaliser la compagnie d’assurances pour la

sauver. Puis, à chaque jour, voire même à chaque

heure, son lot de communiqués de banques

annonçant des trous qui se chiffrent en millions,

dizaines ou centaines de millions ou encore

milliards de dollars ou d’euros. Du jamais vu !

"Pour moi, Bernanke ne l’a pas dit expressément,

mais l’idée qu’il avait derrière la tête en plaidant

sans relâche pour une intervention massive de

l’Etat, c’était d’éviter de reproduire le schéma

qui avait conduit à la Grande Dépression". Il

fallait éviter une véritable chute libre, avec des

conséquences économiques, sociales et même

politiques énormes.

Les leçons du passé

Sur les causes du déraillement de 2008, Johan

Van Overtveldt voit des parallèles évidents avec

la crise d’il y a 80 ans : une crise bancaire, un

endettement énorme dans certains secteurs de

l’économie et, comme toujours lorsqu’il y a des

bulles spéculatives, elles fi nissent par éclater !

"La grande différence entre les deux périodes,

cela restera la réaction des autorités. A l’époque,

elles étaient restées les bras croisés, en tout cas

au début, laissant tomber les banques autant

aux Etats-Unis qu’en Europe. Et elles ont alors

eu massivement recours au protectionnisme pour

essayer de sauver leur économie, avec pour effet

de détruire les autres économies". Pour la crise de

2008, c’était différent : "les autorités budgétaires

ont laissé se développer des défi cits budgétaires

énormes pour soutenir la demande globale dans

l’économie. Les autorités monétaires sont aussi

intervenues, à part pour Lehman, ce qui me laisse

toujours perplexe". L’objectif était clair : maintenir

à fl ot les institutions fi nancières dont le rôle est

capital pour le bon fonctionnement des marchés

du crédit et du fi nancement. "En matière de

protectionnisme, on n’a pas pu éviter la prise de

certaines mesures, entre autres par les Américains

vis-à-vis de la Chine". Mais, manifestement sans

aucune commune mesure avec ce qui avait été

mis en place quelques décennies plus tôt. Le

terrain est donc le même à la base : endettement

et crise bancaire, mais avec une réaction

fondamentalement différente des autorités.

La grande leçon ? "C’est qu’il n’y a pas de

solution simple ! Il ne faut pas rêver : on ne peut

pas rejeter toute la faute sur un seul groupe

de personnes, sur un seul secteur. La faute

est collective… Mais, on a tiré les leçons, car

les autorités ont accepté de se pencher sur les

analyses qui avaient été faites après la crise des

années ’30. Aujourd’hui, on a laissé déraper la

situation budgétaire, les autorités monétaires

ont créé de l’argent de manière assez folle mais

néanmoins nécessaire, pour empêcher une chute

vertigineuse de la demande et un effondrement

total de l’économie". Pour Johan Van Overtveldt,

il est néanmoins déjà grand temps de réfl échir

et pourquoi pas agir pour revenir en arrière, en

termes de budgets et de masse monétaire.

Le danger est clair : si le pouvoir politique décide

trop tard de se retirer, "il y aura un phénomène

d’infl ation et/ou de nouvelles bulles. A contrario,

si les Etats se désengagent trop tôt, la relance de

l’économie, qui est déjà assez faible comme cela,

va être torpillée dès le début". La situation est

donc extrêmement délicate et il est malaisé de

choisir la bonne «exit strategy».


L’instabilité des marchés et le contexte économique influencent votre situation financière. Le moment

est donc parfaitement choisi pour optimiser votre bilan en rencontrant vos besoins à court terme tout

en préservant vos objectifs à long terme. Nous appelons cela “Balance Sheet Optimisation”.

Qu’il s’agisse de problèmes de fonds de roulement, de diminution des risques ou du financement

de votre croissance future, nous souhaitons vous aider grâce à une approche se basant sur vos

besoins stratégiques. Nous analyserons votre société avec attention et vous proposerons des

solutions concrètes répondant à vos besoins financiers d’aujourd’hui et de demain.


Bottom line:

Equilibrez vos besoins à court terme avec

vos objectifs à long terme

Vous voulez en savoir plus ? Contactez votre relationship manager ou Arnaud Laviolette,

Head of Wholesale Banking Clients Belgium: a.laviolette@ing.com.

www.ingwholesalebanking.com/bso

ING Belgique SA – Avenue Marnix 24, B-1000 Bruxelles – RPM Bruxelles – TVA BE 0403.200.393 – BIC (SWIFT): BBRUBEBB – Compte: 310-9156027-89

(IBAN: BE45 3109 1560 2789). Copyright (c) ING Belgique - novembre 2009. Éditeur responsable: Philippe Wallez – Avenue Marnix 24, 1000 Bruxelles.


Entreprises / Portrait

Plus d’ouverture,

plus de transparence,

c’est le but poursuivi

par l’industrie

chimique, des

matières plastiques

et des sciences de

la vie en présentant

ses indicateurs de

développement. Une

manière d’apporter

publiquement une

réponse aux attentes

de la société civile.

par Yves-Etienne

MASSART

16. Dynamisme Janvier-Février 2010

ESSENSCIA

Développement durable :

notre mission statement !

Des indicateurs, c’est également un levier

pour générer un effet d’entraînement,

voire d’émulation, entre entreprises

du secteur. C’est en tout cas le sentiment qui

guide Bernard Broze, administrateur délégué

d’essenscia Wallonie. "Nous avons voulu mesurer

l’évolution des prestations de l’industrie chimique

et de sciences de la vie sur base d’indicateurs

économiques, sociaux et environnementaux ainsi

que l’impact de ses produits dans la société.

Certains pourraient être tentés de commencer

une bataille de chiffres, mais je peux vous garantir

que toutes les données sont issues de sources

offi cielles". Ce n’est d’ailleurs pas une première

pour la fédération, qui a initié cette approche

il y a déjà plus de vingt ans : on parlait alors

d’indicateurs «Responsible Care», un programme

qui a été un tournant. Cerise sur le gâteau,

aujourd’hui, l’étude porte aussi sur les autres

piliers du développement durable.

Pour anticiper les éventuelles critiques sur

le développement et le choix d’indicateurs de

développement durable, essenscia a tout d’abord

misé sur des chiffres offi ciels, "en clair, cela

signifi e que nous n’avons aucunement participé à

leur récolte. Les données viennent d’institutions

comme le Bureau Fédéral du Plan, l’Europe, la

Région wallonne, etc… Nous les avons mises en

perspective avec la méthodologie reconnue par le

«Global Reporting Initiative» (GRI), développée par

les Nations Unies".

Des indicateurs considérés comme pertinents

et qui sont évolutifs, ce qui permettra un suivi

dans le temps. "Nous sortirons ce même type de

rapport en 2010, 2011, 2012,… : nous ne pouvons

plus revenir en arrière… Et peu importe que les

résultats nous plaisent ou pas : ces données sont

offi cielles, elles s’imposent à nous et nous ne les

sélectionnerons pas en fonction du fait qu’elles

nous plaisent ou pas". Il est vrai qu’essenscia a

collaboré avec les entreprises, les syndicats, le

Bureau Fédéral du Plan, Inter-Environnement

Wallonie et d’autres stakeholders. Une garantie.

People-Profi t-Planet

Au total : 30 indicateurs quantitatifs, répartis sur

trois des quatre piliers du développement durable,

le quatrième pilier étant traité séparément. Sept

pour les aspects économiques, neuf pour la

dimension sociale et quatorze pour les matières

environnementales. "essenscia aurait souhaité

en ajouter 4 autres : la contribution du secteur au

budget de l’Etat belge, la mobilité des travailleurs,

la sécurité des installations (à partir des

accidents du travail, et non à partir des accidents

industriels et de leurs conséquences et l’état des

sols). Mais, il n’existait pas de chiffres offi ciels

disponibles !"

Les dimensions PPP sont dans les trois premiers

piliers, le quatrième concerne, pour nous, les

produits. "Alors que les autres mesurent des

indices dans la partie production, ce dernier

indice est à ranger du côté consommation. Mais,

là aussi, nous nous sommes heurtés à la diffi culté

d’avoir des chiffres. Ce qui ne nous empêche

pas de vouloir insister sur cette dimension

qualitative".

Le secteur crée de la richesse pour le pays,

diffi cile de le nier, il est leader à l’exportation et

contribue donc à la balance commerciale et il est

aussi le secteur le plus innovant, en pointe en

matière de R&D. Voilà pour le volet économique.


Pour le social, c’est un secteur générateur d’emplois : "100.000

emplois directs, ce qui fait environ 250.000 en incluant les

indirects. Et les personnes que nous employons sont des

personnes à haut niveau de qualifi cation, souvent issues du

supérieur". Satisfaits pour autant ? "Non, pas totalement car

nous rencontrons un réel problème de recrutement : trop peu

de jeunes s’orientent vers nos métiers, alors qu’en plus la

pyramide des âges n’est pas en notre faveur : nous devrons

remplacer des personnes partant à la retraite et nous ne

trouverons peut-être pas les remplaçants…"

Essenscia est grand consommateur d’énergie, "normal vu

que nous sommes tournées vers la production. Mais cela

ne signifi e pas que nous nous autorisons à gaspiller, que du

contraire. Notre taux d’effi cacité en matière énergétique est

très très performant et continue de s’améliorer : il est de plus

de 50% sur les 20 dernières années !"

En matière d’environnement, il y a les aspects air, eau et

déchets. Le secteur considère, chiffres à l’appui que les deux

premiers sont sous contrôle en matière de rejets, avec une

tendance continue à la réduction. "Quant à l’utilisation de

l’eau, elle est de plus en plus rationnelle".

Les déchets ? La plus grande partie est réutilisée, valorisée,

"avec toujours moins de déchets ultimes !" Quant au

transport, "quand c’est possible, nous privilégions les

pipelines, les oléoducs. Et quand cela n’est pas possible,

priorité au transport multimodal".

Un quatrième pilier

La sécurité du consommateur doit être assurée, les produits

doivent être développés pour offrir une garantie totale. Mais

le secteur tient aussi à contribuer de manière positive à la

résolution de la problématique du CO dans l’atmosphère, tout

2

au long du cycle de vie du produit : de l’approvisionnement en

matière première à l’utilisation par le consommateur fi nal.

Ambitieux et précurseur ! Il développe ainsi des produits

phares dans l’isolation des bâtiments, dans l’éclairage, les

peintures spéciales, voire les engrais. Notamment…

Ce qui permet à essenscia de dire que ses produits

contribuent aux grands défi s du développement durable. Des

exemples ? les peintures respectueuses de l’environnement,

les produits lessiviels (qui incitent à une meilleure utilisation),

la collecte de médicaments périmés,…

Pour essenscia, son industrie est indispensable pour ouvrir

la voie d’un futur durable. Elle est loin d’avoir atteint le

maximum de son potentiel et l’idéal serait de trouver les

talents que le secteur recherche activement.

"NOTRE TAUX

D’EFFICACITÉ

EN MATIÈRE

ÉNERGÉTIQUE

EST TRÈS TRÈS

PERFORMANT

ET CONTINUE DE

S’AMÉLIORER"

Bernard Broze,

essenscia Wallonie

A la recherche de bureaux

en Brabant wallon ?

Le Centre d’entreprises

Champagne Landas vient d’ouvrir

ses portes dans le parc d’activité

économique de Saintes (Tubize)

>> VOS AVANTAGES

Bureaux équipés et ateliers.

Services partagés (parking, accueil, salles

de réunion, cafétéria, service courrier, ...).

Conditions très avantageuses.

Situation idéale à 20 min de Bruxelles et le

long de grands axes autoroutiers.

Contacts directs avec des partenaires

potentiels dans le parc d’activité de

Saintes.

INTERCOMMUNALE DU BRABANT WALLON

Service économique Françoise Duplat

Rue de la Religion 10 1400 Nivelles

Tél.: 067 21 71 11 Fax : 067 21 69 28

fduplat@ibw.be www.ibw.be

Dynamisme Janvier-Février 2010 .17


PUBLI-REPORTAGE

Le 19 novembre

2009, Interface

Qualité fêtait ses

15 ans d’existence,

en compagnie

d’entreprises

et institutions

impliquées dans

sa vie passée,

présente et déjà

future. Leur point

commun : l’envie

de contribuer à

la diffusion de

l’esprit qualité

vers l’ensemble

des acteurs socioéconomiques

wallons.

INTERFACE

QUALITÉ

Passage des Déportés 2

5030 GEMBLOUX

081/62.22.62

qualite@fsagx.ac.be

Personne de contact :

Véronique Rossignol

POUR SES 15 ANS, L’ASBL LANCE KALI-KOU ®

Interface Qualité innove !

par l’identifi cation et la

hiérarchisation des dysfonctionnements :

S’auto-évaluer

Interface Qualité asbl innove pour son

quinzième anniversaire. Interface Qualité a profi té de

l’occasion pour présenter offi ciellement sa dernière

réalisation : Kali-Kou®, outil pratique de gestion de la

qualité, à destination des PME. La démarche qualité

reste primordiale pour la progression des PME/TPE

et donc, inévitablement, pour le développement du

dynamisme économique en Wallonie.

Kali-Kou® permet de répondre à

3 questions-clés : Où m’améliorer ?

Par où commencer ? Ai-je progressé ?

Parmi des listes de dysfonctionnements potentiellement

présents dans une entreprise (listes élaborées sur base

d’expériences de terrains), l’utilisateur identifi e ceux

qui, dans son propre cas, sont sujets à amélioration.

Chacun d’eux est alors objectivé au moyen des

critères FILM : Fréquence d’apparition, Importance,

Localisation et Moyens disponibles pour le résoudre.

Cette auto-évaluation permet une hiérarchisation des

dysfonctionnements réels tenant compte de l’urgence

à mettre en œuvre une solution et du coût de celle-ci.

Un rapport est généré ; l’utilisateur le confi rme ou le

nuance pour défi nir son plan d’actions, en cohérence

avec les objectifs défi nis par son entreprise. Il peut ainsi

disposer d’une véritable feuille de route, aide précieuse

pour l’exécution des actions et leur suivi.

Kali-Kou® permet, par des auto-évaluations récurrentes,

de vérifi er l’effi cacité des actions mises en

œuvre et de mesurer les progrès réalisés.

Avantages offerts par Kali-Kou®

• À la portée des PME : facilité d’utilisation

(logiciel MS Excel);

• Source d’amélioration et de motivation :

reconnaissance des progrès;

• Résultats instantanés : «photographie» de

l’entreprise à un moment donné en soulignant

les dysfonctionnements prioritaires;

• Stimulation de l’esprit d’analyse de l’utilisateur pour

effectuer un diagnostic objectif de son entreprise,

basé sur des faits concrets;

• Réfl exion sur des aspects devenus peut-être trop

routiniers dans l’entreprise et invitation à rester

ouvert à d’autres approches;

• Incitation au dialogue : Kali-Kou® est un outil

fédérateur.

Conditions de vente

L’ÉQUIPE

D’INTERFACE

QUALITÉ FÊTE

SES 15 ANS !

De gauche à droite :

S. Chopcian (Interface

Qualité), M. Daoust (UCM),

B. Dargent (Kraft Foods

Namur Production),

A. Castiaux (FUNDP),

Ph. Mathey (ORES),

M. Sindic (Gembloux

Agro-Bio Tech),

F. Doumont (BEP),

J.-F. Rossignol (Sodiplan),

M. Josse (Vinçotte),

V. Rossignol (Interface

Qualité).

Une formule «Kali-Kou® package» au prix de 1.200€

HTVA comprend le logiciel Kali-Kou® personnalisé pour

chaque utilisateur (paramétrage) et ½ jour d’accompagnement

pour la présentation de l’outil, la formation et

la mise en route pour une utilisation optimale.

L’accompagnement d’un facilitateur externe pour

l’auto-évaluation et l’interprétation des résultats est

possible en option. Avantages : garantir une plus grande

objectivité des résultats et soutenir la régularité de la

démarche continue.

Kali-Kou® est un outil d’auto-évaluation conçu pour

les entreprises; il aide à combattre la non-qualité,

source de coûts inutiles et réductibles.

________________

Kali-Kou® a été fi nalisé grâce au soutien du Ministre de l’Economie,

des PME, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles.


Entreprises / Energie

L’énergie est un

sujet à la mode

et les raisons

environnementales,

économiques

ou marketing

se multiplient

pour pousser

les entreprises

à améliorer leur

gestion énergétique.

Malheureusement,

les actions les plus

intéressantes, tant

pour l’entreprise

elle-même que pour

la collectivité, ne

sont pas forcément

celles qui font le plus

parler d’elles. Afin d’y

voir plus clair, nous

vous proposons de

parcourir ces actions

et de les considérer

par ordre de priorité.

par David LE FORT

RÉDUIRE SA FACTURE ÉNERGÉTIQUE

Oui, mais comment ?

Analyser sa situation énergétique

Il est impossible de gérer convenablement

ce que l’on ne connaît pas. S’il est vrai que

des petites économies d’énergie peuvent être

réalisées par des mesures simples telles que le

remplacement d’une ampoule à incandescence

par une ampoule économique, les décisions qui

permettent de réduire de manière significative

les consommations d’une entreprise ne

sont possibles que par le biais d’une bonne

connaissance de sa situation énergétique. Or

cette connaissance s’acquiert notamment par

un suivi des consommations et par un (auto)

diagnostic énergétique de son entreprise. De la

même manière que le diagnostic d’un médecin ne

permet pas de guérir un patient, cette analyse ne

permet pas à elle seule de faire des économies

d’énergie. Mais elle permet de dresser un

état des lieux et de définir les actions les plus

intéressantes à entreprendre.

Réduire ses consommations

Cette deuxième action est la plus évidente et

découle directement de la précédente. Il est

fréquent que l’étude précédemment citée révèle

des surconsommations dues à une mauvaise

utilisation du matériel présent dans l’entreprise

(chauffage mal programmé, équipements

laissés allumés…). Une information et une

sensibilisation du personnel permet dès lors

de faire des économies d’énergie sans réaliser

d’investissement important. Il arrive également

que les équipements dont dispose l’entreprise

se montrent inadaptés. Leur remplacement ou

modification peut alors devenir intéressant.

Souscrire un contrat de fourniture

adapté à son profil de consommation

Cette troisième démarche est moins triviale et

encore trop souvent oubliée par les PME.

TROP DE PME SONT

ENCORE LIÉES À

UN «CONTRAT DE

FOURNITURE PAR

DÉFAUT», QUI N’EST

CERTAINEMENT

PAS LE PLUS

INTÉRESSANT DU

MARCHÉ.

Il s’agit de mettre les différents fournisseurs en

concurrence et de choisir l’offre du marché la

mieux adaptée à son profil de consommation.

Suite à la libéralisation des marchés de l’énergie,

les consommateurs qui n’ont pas souscrit de

contrat chez le fournisseur de leur choix se

sont vus attribuer un «contrat de fourniture par

défaut». A ce jour, trop de PME sont encore liées

à ce contrat qui n’est certainement pas le plus

intéressant du marché.

Autoproduire de l’énergie verte

Finalement, il est encore possible de réduire sa

facture énergétique en produisant soi-même de

l’énergie à partir de sources plus propres (vent,

soleil…). Mais ces installations nécessitent des

investissements importants pour l’entreprise ainsi

que pour la collectivité au travers des nombreux

incitants financiers encore nécessaires pour

garantir la rentabilité de ces technologies.

L’exploitation des sources renouvelables est incontournable

pour garantir notre approvisionnement

futur en énergie. Mais il faut éviter qu’elle serve à

alimenter des gaspillages qui peuvent bien souvent

être évités à des coûts beaucoup plus faibles !

Le fait d’enlever le dispositif d’éclairage de la

porte d’un distributeur de boissons permet

d’économiser annuellement plus de 700 kWh

(ce qui correspond à un coût d’environ 100€). C’est

la quantité d’énergie que produit annuellement

6 m² de panneaux photovoltaïques ! Il ne faut pas

en retenir que la production des panneaux est faible,

mais plutôt que nous gaspillons tous les jours une

quantité d’énergie insoupçonnée.

Ces considérations permettent de constater qu’une

bonne gestion de l’énergie requiert du temps et des

compétences qui ne sont malheureusement pas

toujours disponibles dans une PME. Pour les aider

dans cette démarche, les conseillers en énergie de

l’UWE (conseillers@uwe.be) sont mis gratuitement

à leur disposition.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .19


Entreprises / Mobilité

La mobilité fait

partie intégrante

du concept de

développement

durable. Entre

autres, les aspects

liés au confort des

déplacements, à

leur souplesse…

et, pourquoi pas,

au plaisir, aux

économies, à une

meilleure forme

physique…

par Colette Debeche, SPI+

20. Dynamisme Janvier-Février 2010

UN PROJET DE MOBILITÉ SUR LES HAUTS-SARTS

RailBusVélo : ça roule !

Actuellement, les travailleurs du parc

d’activités économiques des Hauts-Sarts,

dans la périphérie liégeoise, peuvent

rejoindre le parc en train jusqu’aux gares

de Milmort ou Liers, voire en bus jusqu’en

bordure de zone. La desserte fi ne du parc n’est

malheureusement pas optimale ce qui décourage

certains usagers qui ne travaillent pas à proximité

immédiate des arrêts de transport en commun.

Une piste de solution serait de développer une offre

combinée train-vélo ou bus-vélo avec des abris

aménagés à la sortie de la gare et sur le terrain de

l’entreprise. Les voies de circulation devraient alors

être aménagées pour sécuriser les usagers.

Un réel partenariat entre plusieurs acteurs s’est

mis en place afi n d’évaluer la pertinence du projet

et de le mener à bien :

• le public : gestionnaire de zone (SPI+), commune,

SNCB et le TEC pour l’aménagement des abris,

le SPW (DGO2) pour les voies de circulation ;

• l’association d’entreprises des Hauts-Sarts

et la cellule mobilité de l’UWE pour les

aspects d’information, de sensibilisation et de

promotion (ainsi que les cellules syndicales);

• les entreprises privées par la promotion de ce

mode de transport complémentaire (mise à disposition

de vélos, primes au km, avantages divers…).

Une zone idéale

Le parc des Hauts-Sarts a été pris comme «zone

test» en raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord,

il s’agit du plus grand parc de Wallonie puisqu’il

concentre sur 450ha quelque 280 entreprises

et 8.000 emplois. La topologie des lieux et la

proximité des gares font aussi de ce parc d’activité

un terrain idéal. Enfi n, l’existence d’une association

d’entreprises structurée et active constitue un

atout important en terme de relais pour l’opération.

Les premières réunions relatives à ce projet de

mobilité dénommé «RAILBUSVELO» se sont révélées

positives, chacun des partenaires souhaitant

contribuer activement à la réussite du projet.

LE PROJET

PRÉVOIT UNE

RÉAMÉNAGEMENT

DES VOIES DE

CIRCULATION

POUR SÉCURISER

LES USAGERS DES

«MODES DOUX».

Une enquête prometteuse

La première étape a consisté en l’envoi d’un

questionnaire aux entreprises du site pour

recueillir l’avis et les desideratas des travailleurs.

Le taux de réactivité s’est avéré important avec

plus de 1.000 réponses (12,7%).

A la question "Supposons que des vélos soient

mis à votre disposition à la sortie de la gare de

Milmort ou de la gare de Liers dans des abris

sécurisés et que des cheminements pour les

modes doux soient aménagés sur la zone, seriezvous

prêts à utiliser l’offre des transports en

commun + vélo pour vos déplacements domicile

travail ?", quelque 73 travailleurs se montrent

"sûrement intéressés" alors que 122 se disent

"probablement intéressés".

Et maintenant ?

Les résultats de l’enquête démontrent donc la

pertinence du projet et l’intérêt des travailleurs

pour la formule. Les partenaires du projet

réfl échissent maintenant à la mise en œuvre.

A cet égard, plusieurs actions sont déjà

programmées :

• La SNCB a inscrit la construction d’un abri

sécurisé de 100 places (estimation de 40.000€

sur son budget 2010 (accès par cartes

magnétiques, vidéosurveillance …).

• Une demande de subvention a été introduite

auprès du Ministre wallon Philippe Henry,

notamment en charge de la mobilité, pour

réaliser une étude d’implantation des

itinéraires cyclables qui permettra de cibler les

interventions nécessaires sur le site.

• Enfi n, la SPI+, le Club d’entreprises des Hauts-

Sarts et les partenaires sociaux se chargent de

la coordination des actions entre les différents

partenaires et des aspects de sensibilisation.

Cette initiative originale montre à nouveau

l’intérêt d’améliorer l’accessibilité des zones

d’activité économique et, principalement celle qui

concentrent de nombreux d’emplois.


C’est grâce à VAL-I-PAC. »


Nos spécialistes font le point sur les matières

économiques et fi nancières : le budget régional,

les politiques à défi nir dans la perspective de la

sortie de crise, le fi nancement des entreprises...

22 BUDGET 2010

Un défi cit maîtrisé

26 POLITIQUE ÉCONOMIQUE

Une stratégie cohérente à mettre en oeuvre

29 FINANCEMENT

ERA-NETS : un opportunité à saisir

La SRIW est reconnue mais méconnue

22. Dynamisme Janvier-Février 2010

SPÉCIAL ÉCONOMIE

ANALYSE

Budget 2010 :

Le budget régional 2010 a été

élaboré dans une certaine confusion.

Et pourtant c’est un budget important :

le premier de la nouvelle coalition, et

sous la pression de la crise économique.

Côté face : le défi cit a été contenu,

le Plan Marshall 2.vert est fi nancé.

Côté pile : la crise retarde une

réelle évaluation de la pertinence,

de l’effi cacité et de l’effi cience de

toutes les dépenses publiques.

par Didier Paquot


SPÉCIAL ÉCONOMIE

24. Dynamisme Janvier-Février 2010

Un dérapage important du défi cit

en 2009, mieux contrôlé en 2010

Comme l’indique le tableau 2, les recettes ont

été dramatiquement réduites sous l’effet de la

récession économique entre le budget initial et

le budget ajusté de 2009, de l’ordre de 6%. Par

contre, les dépenses publiques ont augmenté

de plus de 3%. Clairement, le précédent

gouvernement, il est vrai arrivé en fi n de

législature, s’est bien gardé de tenter de contenir

les dépenses, compte tenu de la chute des

recettes, tandis que le nouveau gouvernement n’a

pas non plus voulu serrer la vis dans les derniers

mois de 2009.

Résultat, le solde budgétaire brut devrait

présenter un défi cit d’1,1 milliard d’euros, ramené

à 400 millions si on procède aux différents

ajustements voulus par le Système Européen de

Comptabilité (SEC 95) et évalués par la Région.

Ces ajustements contiennent essentiellement

les prises de participation de la Région dans des

actifs (comme dans des entreprises) ainsi qu’une

évaluation des dépenses budgétées qui ne seront

pas dépensées.

TABLEAU 2 - GRANDS ÉQUILIBRES BUDGÉTAIRES (moyens de paiement - millions EUR)

2009 i 2009 a 2010 i

Variation

09a-09i

Variation

10i-09i

Recettes 6.796 6.371 6.341 -6,2% -6,7%

Dépenses 7.240 7.476 7.122 3,2% -1,6%

Dont dépenses primaires 6.975 7.217 6.830 3,5% -2,1%

Solde budgétaire brut -444 -1.105 -781

Consolidation et corrections SEC 95 584 705 416

Solde de fi nancement SEC 95 141 -400 -365

Sources : Documents budgétaires et calculs UWE

Note : i = budget initial, a=budget ajusté

Pour 2010, grâce à un meilleur contrôle des

dépenses primaires (c’est-à-dire hors charges

de la dette), qui diminueront de 2,1% par rapport

au budget initial de 2009 (mais de près de 5%

par rapport au budget ajusté de 2009), le défi cit

budgétaire brut et celui selon les normes du SEC

95 seront moindres que celui du budget 2009

ajusté, cela témoigne d’une certaine maîtrise de

la situation.

On ne pouvait sans doute pas espérer mieux.

Les fi nances publiques ont en effet un rôle

contra-cyclique à jouer. Dans la période de grave

récession que nous connaissons, les dépenses

publiques doivent soutenir une demande globale

fortement amoindrie par la baisse de la demande

privée (consommation, investissement). Un défi cit

est donc inévitable et celui présenté dans le

budget 2010 nous paraît maîtrisé.

Peu de marges de manœuvre

pour les dépenses

Quelques constats à la lecture du tableau

ci-contre, qui reprend l’évolution des dépenses

publiques wallonnes :

• Le plan Marshall n’est, en euros, pas un

des postes budgétaires les plus importants

puisqu’il n’arrive qu’en 11ème position et

qu’il ne représente que 3% du total des

dépenses primaires (dépenses moins les

charges d’intérêt). Sans minimiser l’effort qu’a

représenté le dégagement de cette somme,

il ne révolutionne cependant pas la structure

budgétaire de la région.

• Le poste de dépenses le plus important est le

transfert aux pouvoirs locaux. Il représente 20%

du budget wallon. Les rapports ne sont pas sains

entre le pouvoir régional et les pouvoirs locaux.

Le Gouvernement régional n’a que très peu

de moyens d’intervention dans la gestion des

pouvoirs locaux mais, en revanche, est souvent

forcé d’augmenter sa contribution, sous peine de

«faillite» virtuelle de certaines communes. Il est

tout de même étonnant de constater que, selon

une étude publiée par l’IWEPS, seul le personnel

des pouvoirs locaux, parmi les différents niveaux

de pouvoir, a augmenté de manière substantielle

dans les dernières années.

• Le poste «Administration» va connaître une

diminution de 5%. C’est l’effet mécanique

du remplacement d’une génération de

fonctionnaires par une autre, plus jeune et

donc moins chère. Des économies sont aussi

effectuées au sein des Cabinets.

• Le poste «Travaux publics» reste stable. On

aurait pu espérer qu’il augmente afi n de jouer

un rôle contra-cyclique durant cette année de

faible reprise de l’activité.

• Le poste «Economie» (composé essentiellement

des aides à l’investissement et des prises de

participation) connait une forte diminution.

D’abord parce que les prises de participation

dans les entreprises en diffi culté devraient être

moins importantes en 2010 qu’en 2009. Ensuite,

parce que le gouvernement wallon s’attend à

de moindres investissements des entreprises

et donc à des montants de soutien plus faibles.

Mais le gouvernement devra veiller, lors du

contrôle budgétaire, à ce que ce poste soit

suffi samment doté si la reprise s’avérait plus

rapide que prévue.

• Le poste «Recherche», qui ne représente

déjà que 2% du budget total, a été réduit de

6,5% entre le budget initial 2009 et le budget

initial 2010. C’est extrêmement regrettable. Le

Gouvernement souligne dans ses différents

documents que la R&D et l’innovation sont une

des seules chances pour l’économie wallonne

de gagner des marchés intérieurs et extérieurs

et ainsi de créer des emplois et réduire le

chômage. C’est donc un poste prioritaire. Le

Gouvernement n’a pas mis ses actes en accord

avec ses paroles.


TABLEAU 3 - BUDGET DES DÉPENSES (moyens de paiement - milliers EUR)

(PLAN MARSHALL À PART POUR 2009i ET 2010i, INCLUS POUR 2009a)

DÉPENSES PRIMAIRES

Au total, la marge de manœuvre du gouvernement

était étroite. Une période de récession

profonde comme celle que nous vivons n’est pas

propice à des modifi cations marquées de la structure

des dépenses publiques. D’avoir pu réduire

quelque peu ces dernières est déjà méritoire. Il

n’empêche, qu’à la marge, quelques arbitrages

auraient pu être faits pour mieux doter des postes

immédiatement contra-cycliques comme les

travaux publics, ou ceux, comme la recherche, qui

sont d’un intérêt vital pour l’avenir de la région.

Le gouvernement s’en sort

honorablement

Au vu du grand désordre et des tensions qui

ont présidé à la confection du budget 2010, le

Gouvernement s’en sort plutôt bien : les dépenses

sont quelque peu réduites pour contenir un défi cit

qui a explosé en 2009. En exiger plus n’aurait

pas été raisonnable en période de récession :

les dépenses publiques doivent, dans ces

2009 i 2009 a 2010 i

Variation 10 i - 09 i

absolue %

Pouvoirs locaux 1.366.491 1.426.040 1.385.140 18.649 1,4%

Action sociale et santé 857.817 851.788 878.806 20.989 2,4%

Administration - Parlement -

Cabinet - Dépenses fonctionnelles

783.383 804.850 739.906 -43.477 -5,5%

Emploi 731.467 775.077 727.551 -3.916 -0,5%

Mobilité et transports 537.060 538.351 527.538 -9.522 -1,8%

Travaux publics 463.186 480.487 466.275 3.089 0,7%

Economie 458.595 629.542 376.995 -81.600 -17,8%

Aménagement du territoire et logement 378.767 511.243 364.906 -13.861 -3,7%

Environnement et agriculture 358.603 348.081 361.089 2.486 0,7%

Formation 251.174 344.810 250.290 -884 -0,4%

Plan Marshall 288.391 226.000 -62.391 -21,6%

Recherche 163.234 231.328 152.556 -10.678 -6,5%

Energie 64.198 103.508 93.651 29.453 45,9%

Relations et commerce extérieurs 86.349 92.834 90.644 4.295 5,0%

Tourisme 54.910 66.344 55.472 562 1,0%

Simplifi cation administrative (Easi-Wal) 3.959 3.559 3.613 -346 -8,7%

Cofi nancements européens 127.970 9.196 130.000 2.030 1,6%

Total dépenses primaires 6.974.758 7.217.038 6.830.432 -144.326 -2,1%

Charge de la dette 265.592 259.292 291.592 26.000 9,8%

TOTAL DEPENSES

Sources : Documents budgétaires et calculs UWE

Note : i = budget initial, a=budget ajusté

7.240.350 7.476.330 7.122.024 -118.326 -1,6%

moments

diffi ciles,

supporter

l’activité et

empêcher une

crise sociale.

De même, le

fi nancement du

plan Marshall 2.vert

est assuré.

Bien qu’il ne représente

que 3% du total du budget,

la continuation du plan

Marshall 1.0 est un signe

politique important, qui devrait

nourrir la confi ance des acteurs

économiques dans la volonté du

Gouvernement de poursuivre les politiques

novatrices initiées durant la précédente

législature.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .25


SPÉCIAL ÉCONOMIE

POLITIQUE ÉCONOMIQUE

Une stratégie cohérente à mettre

par Didier PAQUOT

26. Dynamisme Janvier-Février 2010

Que peuvent attendre les entreprises de la politique économique que le nouveau

Gouvernement wallon entend mener durant la législature 2009- 2014 ? Rien que du positif si

on en croit les documents offi ciels – DPR, plan Marshall 2.vert. Reste la mise en œuvre de ces

excellentes intentions. Les entreprises y auront leur part de responsabilité.

a précédente législature régionale (2004-

2009) avait vu se dessiner et se concrétiser

une politique économique nouvelle et

volontaire, notamment par la création des pôles

de compétitivité, l’accélération de la politique de

clustering, la création de l’Agence de Stimulation

Economique (ASE), l’encouragement à l’esprit d’entreprendre

et à l’innovation, ou encore la réduction

de la fi scalité régionale sur l’investissement.

Des attentes importantes

Les attentes pour la législature qui s’ouvre (2009-

20014) étaient donc fortes et anxieuses: le nouveau

gouvernement tripartite allait-il poursuivre la

même politique et avec la même intensité ?

Sachant que de telles politiques doivent rester

soutenues pendant au moins 10 ans pour assurer

des effets macroéconomiques tangibles.

Un programme p g solide, en dépit

d’une présentation confuse

Il n’a pas été aisé de se faire une idée claire

des réelles intentions du Gouvernement wallon,

en raison de la dispersion de son programme

économique entre plusieurs documents : la

Déclaration de Politique Régionale (DPR) et le

plan Marshall 2.vert. A ces documents s’ajoute la

poursuite (ou non) du plan anti-crise décidée et

mis en œuvre en 2009 2009.

Selon l’entourage du Ministre de l’économie,

Jean-Claude Marcourt, certaines actions

contenues dans la DPR seront tout aussi

prioritaires que celles proposées dans le plan

Marshall. De même, certaines mesures anticrise

(comme les prêts à court terme octroyés

par les Invests, la mise en place d’un système de

garantie publique à des prêts bancaires octroyés

aux grandes entreprises) seront maintenues,

voire amplifi ées. D’autre part, les interventions

d’urgence de la SOGEPA dans des entreprises

en diffi cultés trouveront un prolongement plus

structurel dans une politique spécifi que pour les

bassins industriels en reconversion.

Pour ce qui concerne le programme à plus long

terme, c’est à une synthèse de la DPR et du Plan

Marshall 2.vert à laquelle il faut s’employer pour

dessiner au mieux la politique économique des

prochaines années, et que l’on peut articuler

autour de 4 thèmes : politique industrielle,

création d’entreprises, croissance des PME,

internationalisation de l’économie wallonne.

La poursuite d’une politique

industrielle ambitieuse

La politique des pôles de compétitivité va être

pérennisée à travers le vote et la mise en

œuvre d’un décret qui organisera la politique

de clustering en Wallonie Wallonie.


en oeuvre

En outre, le plan Marshall 2.vert prévoit des

budgets publics encore importants pour les

projets issus des pôles (après sélection par un

jury international), d’abord des 5 pôles existants,

par la suite aussi du 6e pôle qui devrait voir le jour

au courant de l’année 2010.

Ce 6e pôle sera axé sur les technologies vertes

qui ne sont pas encore couvertes par les cinq

pôles existants. Il sera sélectionné selon les

mêmes critères que ceux qui avaient servis à la

désignation des cinq premiers pôles.

A côté des pôles de compétitivité, les clusters

actifs dans de nombreux domaines continueront

d’être soutenus et encouragés. Cette politique

des clusters sera aussi pérennisée et mieux

défi nie dans le nouveau décret.

La politique industrielle du gouvernement ne

s’arrêtera pas à la politique des pôles et des

clusters. Trois autres axes seront privilégiés. Tout

d’abord, comme déjà indiqué plus haut, une politique

spécifi que pour les bassins industriels en

reconversion (notamment par la mise en place

d’une veille sectorielle). Ensuite le gouvernement

s’attachera à soutenir et encourager le développement

de certaines niches TIC (e-santé, télémédecine,

animation 3D…). Et enfi n une attention

particulière sera portée aux industries utilisant des

ressources naturelles régionales (bois, pierre, eau…).

Les soutiens à la

création d’entreprises

Un «Pacte de soutien à l’initiative» va être

lancé, sans qu’il soit précisé sous quelle forme.

Il comprendra des actions pour promouvoir

l’esprit d’entreprendre, la création d’un portail

entreprises, l’évaluation et le renforcement des

services de soutien aux entreprises («animation

économique»), la mise en place d’une culture de

la deuxième chance pour les faillis, des mesures

pour faciliter l’accès au fi nancement, et enfi n la

poursuite des efforts en matière de transmission

d’entreprises.

Aider les entreprises à croître :

un «Small business act» wallon

C’est une des préoccupations premières de l’UWE :

la croissance des entreprises. La Wallonie manque

certes d’entreprises, mais surtout d’entreprises en

croissance, même en forte croissance.

Au sortir de la guerre, les Etats-Unis avaient

mis en œuvre, avec succès, une loi appelée

«Small Business Act» dont l’objectif était de

favoriser le développement des PME. Le concept

a été repris par la Commission Européenne

il y a environ deux ans. Ne pouvant imposer

des lois dans ce domaine, l’Europe n’a pu que

faire des recommandations aux Etats Membres

pour favoriser la croissance de leurs PME. Le

Gouvernement belge a suivi en élaborant un plan

PME en 40 propositions.

L’UWE demandait qu’une telle initiative soit prise

au niveau régional. Nous avons été entendus

puisque l’élaboration d’un small business act

wallon est à l’agenda du Ministre wallon de

l’économie. Son contenu reste cependant vague.

L’UWE ne manquera pas de nourrir les décideurs

politiques avec ses réfl exions et suggestions.

Une mesure qui pourrait très bien rentrer dans

un SBA wallon est l’organisation de tables rondes

afi n de mobiliser du capital à risque privé.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .27


Imprimez 16 factures à la minute grâce

à la super rapide Brother HL-3040CN.

En imprimant 16 pages à la minute, vos affaires iront

de l’avant. Car c’est ça le plus important pour votre

entreprise. Que ce soit en couleur ou en noir et blanc, non

seulement vous gagnez du temps, mais vous imprimez

de manière plus économique et plus respectueuse de

l’environnement. Et ce à partir de € 299. Plus d’infos sur

www.brother.be ou appelez le 02/467 42 11.

SPÉCIAL ÉCONOMIE

Le fi nancement des PME par capital-risque privé, et

notamment des PME innovantes, est en effet un facteur

essentiel de croissance. Et il est vrai que la Wallonie est

quelque peu sortie des radars des Venture Capitalists

privés et que toutes les actions pour susciter leur intérêt

seront les bienvenues.

Positionnement de la

Wallonie à l’international

Plusieurs mesures sont prévues pour aider les

entreprises wallonnes à être plus visibles à l’étranger

et donc à exporter plus, notamment au travers des

pôles de compétitivité et des campagnes de notoriété

dans les pays à forte croissance.

D’autres mesures, fi nancières et de soutien logistique,

sont aussi prévues pour aider les PME à exporter ou à

exporter plus.

Les alliances

emploi-environnement

Un autre vaste programme gouvernemental qui aura

des répercussions positives sur les entreprises wallonnes

est celui des «alliances emploi-environnement».

La première d’entre elles se concrétisera par un plan

pluri-annuel d’économies d’énergie et de construction

durable.

Les moyens publics insuffl és dans ce plan n’auront

un effet important sur l’économie que si il existe une

main-d’œuvre inactive susceptible de répondre aux offres

d’emploi émises par les entreprises, et si les fuites dues

aux importations ne sont pas trop importantes.

En clair, il faut que l’offre wallonne tant en termes de

produits que de main-d’œuvre soit suffi sante pour

répondre à l’augmentation de la demande provoquée par

le plan lancé par le Gouvernement.

L’extrême importance p

d’une mise en œuvre effi cace

Sur papier, le programme de politique écono-mique

proposé par le Gouvernement wallon ne peut que séduire

les entreprises. La seule volonté politique ne suffi t

cependant pas. Chaque rouage de la mise en œuvre

– cabinet ministériel, Parlement, administrations,

agences publiques, entreprises elles-mêmes – peut soit

accélérer soit menacer le succès des mesures contenues

dans ce programme.

Pour ne prendre qu’un exemple, la réussite des pôles de

compétitivité a été – et l’est encore dans une certaine

mesure – fragilisée par des rigidités et des retards

administratifs. Les mesures en faveur de la croissance

des PME ne seront effi caces que si elles sont mises en

œuvre par les différentes agences ou opérateurs avec

compétence, rigueur et professionnalisme.

Les entreprises aussi auront une grande responsabilité :

elles devront saisir les occasions qui leur seront offertes

pour grandir, innover, exporter. Elles devront donc faire

preuve de plus d’audace et de dynamisme que par le

passé.

28. Dynamisme Janvier-Février 2010


FINANCER VOS PROJETS DE RECHERCHE

ET D’INNOVATION AU NIVEAU INTERNATIONAL

Era-nets: une opportunité à saisir!

par Isabelle TREUTTENS

Jusqu’à présent, seul le Programme-cadre européen de Recherche et Développement (PCRD)

était évoqué comme possibilité de fi nancement pour vos projets de recherche et d’innovation.

Mais la Région wallonne s’est impliquée dans de nouveaux programmes de fi nancements

internationaux. Le panel s’est donc élargi avec, entre autres, les programmes Era-nets.

Ces programmes permettent aux régions/

pays de lancer des appels à propositions

conjoints en vue de fi nancer des projets

de recherche en collaboration internationale.

Contrairement au PCRD, chaque région y fi nance

ses propres acteurs selon ses modalités.

Les Era-nets consistent en des projets d’une

taille restreinte (2 à 4 partenaires en moyenne)

et courts (d’une durée maximale de deux ans).

Ils se focalisent vers des applications proches

du marché, et une forte participation des

entreprises. En effet, la Région wallonne impose

que 40% du budget qu’elle octroie soient destinés

aux entreprises wallonnes impliquées dans le

projet fi nancé.

Il y a donc de la place pour vos projets. En 2009,

40 projets ont été déposés en réponse aux appels

à projets Era-nets. Plus de la moitié de ces projets

sont coordonnés par des acteurs wallons de la

recherche. En 2010, le fi nancement octroyé par la

Région wallonne s’élèvera à 10 millions d’euros.

La Région wallonne participe aux Era-nets

suivants : CORNET (Recherche collective),

EUROTRANS-BIO (Biotechnologies), MANUNET

(Technologies manufacturières), MATERA+

(Matériaux), MNT (Micro et nanotechnologies),

Euronanomed (Nanomédecine), EraSME (PME)

et Lead-Era (Lead markets). Pour en connaître

les détails et dates de lancement et de clôture,

consultez la page des appels en cours sur le site

du NCP-Wallonie (www.ncpwallonie.be).

Attention, toutes les régions européennes ne

participent pas à ces programmes. Il convient

donc de vérifi er si les partenaires avec lesquels

vous souhaitez travailler sont situés dans une

région qui prend part à l’appel que vous visez.

A noter encore que les modalités d’évaluation

des projets varient d’un Era-Net à l’autre. Dans

tous les cas, il faut contacter la Région wallonne

(DGO6) afi n de vérifi er la recevabilité d’un projet

avec un partenaire wallon. L’équipe du NCP-

Wallonie se tient à votre disposition pour vous

aider à préparer ce rendez-vous et à en assurer

le suivi.

________________

Pour tout complément d’information, contactez

le NCP-Wallonie (0800 1 6279, www.ncpwallonie.be)

ou la Région wallonne (DGO6 : http://recherchetechnologie.wallonie.be).

EN 2009, UNE

QUARANTAINE

DE PROJETS ONT

ÉTÉ DÉPOSÉS EN

RÉPONSE AUX

APPELS ERA-NETS.

PLUS DE LA MOITIÉ

D’ENTRE EUX SONT

COORDONNÉS

PAR DES ACTEURS

WALLONS DE LA

RECHERCHE.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .29


SPÉCIAL ÉCONOMIE

OLIVIER VANDERIJST

“La SRIW est reconnue, mais mécon

par Yves-Etienne MASSART

La SRIW est une

société anonyme

d’intérêt public. Sa constitution

remonte à 1979. Son

modèle était alors la Société

nationale d’investissement,

outil d’intervention du

gouvernement fédéral belge.

C’est à la faveur de l’évolution

institutionnelle que la

SRIW va se voir confi er le rôle

d’instrument public

de politique économique

wallonne. Une date clé : 1989

et une réforme qui assure

alors aux régions une très

large autonomie en matière

de politique économique

dans le cadre de l’union

économique et monétaire

belge.

"NOUS N’AVONS PAS

DE PARTENAIRES

PRIVILÉGIÉS : NOUS

INTERVENONS

AUX CÔTÉS D’UN

GRAND NOMBRE

D’ACTEURS"

Olivier Vanderijst, SRIW

30. Dynamisme Janvier-Février 2010

Depuis quelques mois, Olivier Vanderijst est le nouveau Président du Comité de Direction de

la SRIW. Une institution qui ne lui était pas totalement étrangère, tant ses responsabilités

dans différents cabinets ministériels l’avaient amené à la côtoyer. Dynamisme l’a rencontré.

Sans tabous…

Premier constat dressé par le nouveau

président, celui de la qualité du travail

depuis les débuts de la SRIW : "Si la SRIW

dispose de moyens conséquents pour aider

l’économie wallonne et investir dans certaines

entreprises, ce n’est pas parce qu’ils lui sont

tombés du ciel.

Il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie

de ces moyens provient des bénéfi ces retirés de

l’activité de la SRIW depuis 30 ans. Au départ, elle

a été dotée d’un capital équivalent à 150 millions

d’euros, elle a bénéfi cié ensuite d’apports en

nature de la part d’entreprises dans lesquelles la

région wallonne était actionnaire pour environ 200

millions d’euros.

Pour le reste de ses moyens, ils proviennent des

bénéfi ces dégagés au cours des trois décennies et

qui, pour partie, ont été ristournés sous forme de

dividende à l’actionnaire ou qui, pour partie, ont

été réinvestis. Ce qui revient à dire que les moyens

actuels de la SRIW proviennent essentiellement

de la qualité de sa gestion antérieure".

Dynamisme : Selon vous, la SRIW est

devenue incontournable dans le paysage

économique wallon ?

Olivier Vanderijst : J’ai été frappé par le fait

que les gestionnaires successifs aient réussi à

crédibiliser l’idée même d’une société régionale

publique d’investissement, qui avait des

objectifs en termes de création d’activité, en

termes de création d’emplois, de maintien de

l’emploi, de maintien de centres de décision, de

développement de spin-offs, de développement

d’entreprises wallonnes dans des nouvelles

fi lières, … Mais qui, aussi, étaient attentifs à

la rentabilité des investissements effectués.

Résultat, on a bien réussi à positionner

l’institution comme étant là pour faire de

l’investissement et pas de l’aide.

Tout est donc parfait….

Figurez vous qu’un troisième point a retenu

mon attention, c’est la qualité des équipes, qui

semble être reconnue aussi par les entreprises

pour la qualité des analyses, pour l’approche

des dossiers. C’est à mettre au crédit du

management. Un seul regret : que cela ne se

sache pas davantage à l’extérieur. J’en étais un

bon exemple…

L’ordre de cette hiérarchie est voulu ?

Ce n’est pas très politiquement correct…

Sans chercher à être politiquement correct, je

mettrais alors la qualité des équipes en premier.

Ce sentiment semble d’ailleurs partagé par

l’ensemble des entreprises dans lesquelles la

SRIW détient une participation. Demandez à vos

présidents : tant à l’ancien qu’au nouveau…


nue”

La palette de métiers de la SRIW est mal

connue. Parce qu’elle ne communique

pas assez ou parce que les entreprises ne

pensent pas assez «SRIW» ?

Une des caractéristiques, qui rend une communication

plus malaisée, c’est que la SRIW intervient

essentiellement avec du «sur-mesure».Très peu

d’interventions rentrent dans un cadre standardisé,

que du contraire : on couvre une palette d’interventions

et d’entreprises très large : de 500.000 à

30 millions d’euros, dans l’ensemble des secteurs

sauf la sidérurgie, en capital, en prêt subordonné,

en prêt subordonné convertible, en prêt subordonné

avec warrant, parfois en prêt simple, parfois aussi

en prêt dont le taux d’intérêt dépend de l’EBITDA

dégagé par l’entreprise,… Du sur-mesure que nous

espérons le plus adapté possible aux besoins des

entreprises et à leur situation.

Il n’y a donc pas de dossier-type ?

Non, même si en fonction des périodes, il y a une

série de dossiers qui se ressemblent. Avec la crise,

nous avons par exemple vu arriver des dossiers

déposés par des entreprises actives dans la fi lière

du bois, des scieries notamment, qui veulent

mettre en place des systèmes de cogénération

biomasse. Parfois la puissance n’est pas identique,

le choix des intrants non plus, mais le business

model se ressemble : part de fonds propres,

part de prêt subordonné, part de fi nancements

bancaires et une utilisation de la chaleur, la revente

d’électricité, des certifi cats verts. De même, dans

un autre registre, la SRIW est actionnaire des trois

spin-offs actives dans la thérapie cellulaire. Parce

que c’est un secteur d’avenir… Les dossiers s‘y

ressemblent parce que les développements se

prolongent pendant des périodes de 5-7 ans avant

un passage à la commercialisation.

Justement, à propos des spin-offs, elles se

sont fait épingler dans une étude récente :

manque de capital-risque et donc manque

de moyens pour se développer…

Cette étude classifi ait les spin-offs en quatre

catégories : les stars (avec un potentiel de

croissance supérieur à celui des entreprises

moyennes), les spin-offs avec un potentiel

de croissance un peu identique à celui des

entreprises moyennes, les spin-offs qui posaient

question et celles qui étaient qualifi ées peut-être

un peu dédaigneusement de «boutiques».

Je me suis donc renseigné pour connaitre la liste

des spin-offs dites «stars». Il y en avait 18 et,

à ma grande satisfaction, j’ai constaté que dans

11 de ces 18 stars, la SRIW intervenait ! Pour

moi, c’est la meilleure preuve qu’on n’est

pas absent sur ce segment…

La SRIW : indissociable de l’économie

wallonne depuis 30 ans !

Au fi l des années, la SRIW est devenue un acteur essentiel du

développement économique wallon. Normal, diront certains : elle fête

cette année ses 30 ans. Mais sa légitimité, elle la tire de ses interventions

dans des dizaines d’entreprises wallonnes.

Aujourd’hui, la SRIW dispose de fonds propres de plus de 600 millions d’euros.

Et pendant l’année 2009, elle avait déjà pris des décisions d’intervention dans

environ 25 dossiers, pour un montant de plus de 130 millions d’euros.

Autre chiffre-clé : les 300 sociétés dans lesquelles l’ensemble du groupe

SRIW (la SRIW et ses fi liales) détient des participations. C’est par le biais

de ces participations que cette société anonyme d’intérêt public est la plus

connue du monde entrepreneurial : participations minoritaires au capital,

cofi nancements de prêts bancaires ou d’interventions d’actionnaires, prêts

subordonnés (convertibles ou non en capital), interventions spécifi ques

pour les secteurs de l’économie sociale et de la transformation agricole,

l’offre doit permettre à la SRIW de soutenir le développement de l’activité

économique et de l’emploi en Wallonie.

Avec le temps et au vu de l’accélération des cycles économiques, la SRIW

a dû s’adapter. Résultat, aujourd’hui la SRIW revendique des modalités

d’intervention adaptées à chaque demande. Avec un fi l rouge comme grille

de lecture : le souci de rentabilité globale doit toujours être bien présent. Le

soutien aux entreprises doit donc s’envisager à moyen et long terme, avec

toutefois une possibilité de sortie au-delà d’une période à défi nir de commun

accord. Les fi liales de la SRIW ne fonctionnent d’ailleurs pas autrement.

De plus, le Groupe SRIW a développé des liens avec des professionnels du

capital à risque et peut, le cas échéant, co-investir avec ces professionnels.

Moins connue du grand public, la dimension «partenaire fi nancier», avec

pour vocation de s’allier à des opérateurs tant industriels que prestataires

de services et dont l’organisation administrative et fi nancière est ou

sera à court terme suffi samment fi able. Mais attention : dans ce cas, les

participations en capital ne visent pas à prendre le contrôle des entreprises

et ne dépassent donc pas en principe le niveau de 50% des participations

au capital. Autre métier moins connu : l’intervention en phase de

restructuration ou en cas de réaménagement de l’actionnariat de sociétés.

Intervenir pour soutenir le développement d’entreprises et d’activités

en Wallonie, c’est aussi intervenir sous forme de prêt, voire de

participations dans des fi liales d’entreprises étrangères. Une intervention

souvent conditionnée à des engagements de l’entreprise en termes

d’investissements ou d’emplois sur le territoire wallon. Mais c’est aussi,

évidemment, pouvoir accompagner les entreprises wallonnes dans leur

croissance à l’étranger.

En fonction de la taille de l’entreprise et de la nature des besoins, les montants

peuvent varier fortement : l’intervention peut être de 500.000 euros, comme

de plusieurs dizaines de millions d’euros. Industrie classique (fabrications

métalliques, chimie, verre…) ou spinoff

(sciences de la vie, ICT,…)

ou technologies environnementales

(énergie éolienne, co-génération,

énergie hydraulique…) la SRIW

intervient donc aujourd’hui dans une

quantité de secteurs qui n’existaient

même pas lors de son lancement.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .31


SPÉCIAL ÉCONOMIE

JE PENSE QU’IL N’Y

A EN TOUT CAS PAS

TROP DE CAPITAL À

RISQUE EN WALLONIE

AUJOURD’HUI…

Quelques exemples

d’interventions en

cours, en capital ou en prêt,

du «Groupe SRIX» :

• Prayon,

• Magotteaux,

• Floridienne,

• C-Power,

• Revatech,

• Parc Paradisio,

• Kytozyme,

• IBV,

• Cissoid,

• Promethera,

• Bone Therapeutic,

• Ter Beke,

• IBT,

• Energie Fleuve,

• Ekowatt,

• Selligent,

• Cosucra Groupe Warcoing,

• Carmeuse,

• Upignac

• Etc.

32. Dynamisme Janvier-Février 2010

Quant au fait que les spin-offs sortent trop

rapidement du giron des universités, cela nous

concerne moins, mais nous sommes disponibles

pour une réfl exion plus large. Pour ce qui est

du passage de la gestion par le chercheur à une

gestion par un manager, certaines mesures du

Plan Marshall vont dans cette voie.

Et la diffi culté à trouver du capital privé

et, plus spécifi quement du capital privé

d’origine internationale ?

Effectivement, cela nous a amené à prendre

la décision de participer à un fonds initié par

le Fonds Européen d’Investissement, qui se

destine à intervenir dans la Grande Région. On a

beaucoup d’espoir de mieux nous positionner en

termes de réseaux à l’international.

Cette critique n’est pas neuve.

L’UWE l’avait déjà formulée…

On peut dire qu’à travers les entreprises

participées, la SRIW était déjà présente à

l’international, que certaines de ces entreprises

sont aussi participées par des fonds étrangers.

Mais bon, il y a toujours moyen de mieux faire !

Nous n’avons pas de partenaires privilégiés et

nous intervenons aux côtés d’un grand nombre

d’acteurs. L’important pour nous est d’avoir

des partenaires et des managers qui gèrent la

dimension industrielle.

La SRIW avait eu du mal à digérer ces

critiques de l’UWE. Vous avez dû recoller

les morceaux ?

Il m’a surtout paru essentiel de rencontrer les

principaux ‘stakeholders’ de la SRIW. J’ai donc vu

tout le monde, y compris ceux avec qui il avait pu

y avoir des mécompréhensions. Quand la critique

est constructive, c’est intéressant et quand le

dialogue est constructif c’est aussi intéressant.

Il faut arriver à marier les deux, même si

parfois c’est… franc, pour employer le langage

diplomatique.

Peuvent-elles ou doivent-elles travailler

davantage ensemble ?

On vient déjà de se mettre d’accord pour réaliser

ensemble une étude destinée à identifi er la ou les

raisons pour lesquelles les entreprises wallonnes

ont des diffi cultés à grandir alors que le taux de

création d’entreprises est relativement important.

Peu grandissent au point d’acquérir un niveau

international.

Quelle vision, quels objectifs avez-vous

pour votre mandat ?

La crise nous impose déjà un premier défi , mais

c’est aussi l’occasion de se réinventer et de

réaffi rmer la légitimité des outils publics. Mon

premier défi sera de renforcer cette légitimité : la

SRIW est reconnue mais encore trop méconnue.

Ce qui freine peut-être certaines approches et

l’introduction de certains, alors que l’approche,

chez nous, me semble claire et transparente. Le

premier screening est réalisé par un conseiller,

nous en avons une dizaine et la plupart sont

issus du milieu bancaire. Ensuite, il y a un

passage en comité de direction puis en conseil

d’administration. Au total, les décisions sont

prises en maximum deux mois, à condition que

nous disposions de tous les éléments et que

les conditions soient remplies, ce qui n’est pas

toujours le cas.

Un autre défi ?

Les prochaines années devraient être marquées

par les premiers résultats concrets, industriels,

des pôles de compétitivité. La SRIW aura

un rôle à jouer pour soutenir les différents

projets qui en émergeront. Et puis, il y a tout

l’avenir qui se dessine pour les technologies

environnementales…

A propos de rôle, quel est celui de la SRIW

dans un paysage où on retrouve des invests,

des fonds privés, grands ou petits ?

La SRIW n’a pas vocation à être actionnaire

majoritaire et donc forcément, quand on entre

dans une société, une de nos exigences est que

cela se passe dans le cadre d’un tour de table

auquel participent d’autres partenaires, publics

ou privés. Et, généralement, on essaye que le

privé ait une majorité du capital. On est parfois en

cheville avec les invests, parce que les pouvoirs

publics cherchent aussi une certaine répartition

du risque. On a également d’excellentes

expériences avec des fonds de capital à risque

privés. Je pense qu’il n’y a en tout cas pas trop de

capital à risque en Wallonie aujourd’hui…


Soyez de ceux

qui comptent.

L’Echo vous fait découvrir ce qui bouge

au sein de l’économie, des entreprises

et des marchés financiers. Du mardi

au samedi, des nouvelles fraîches

au petit déjeuner ainsi que 24h sur 24

sur www.lecho.be.

Le samedi, L’Echo week-end :

une édition étoffée avec en supplément,

Mon Argent et Sabato, pour prendre soin

de votre argent et prendre le temps

de vous baigner dans le luxe.

L’Echo vous aide à prendre

les bonnes décisions, tant pour

vos affaires qu’au niveau privé.

Soyez aussi de ceux qui

comptent. Dès maintenant.

Découvrez nos formules

d’abonnement sur

www.lecho.be/abonnement.


Les entrepreneurs

sont le moteur de

la prospérité.

Pourquoi les freiner ?

Laissez-nous

entreprendre !

“L’année passée, par manque

de main-d’oeuvre en Belgique,

j’ai dû sous-traiter 5 à 6000

heures en France.”

Christian Cayphas

Electric Fair








34. Dynamisme Janvier-Février 2010

Les organisations d’employeurs suivantes et leurs membres unissent leurs forces


Signez notre pétition sur

www.laisseznousentreprendre.be


Avec la collaboration de

VKW et VKW Limburg


Actions / Mobilisation

25.000 SIGNATURES

Laissez-nous entreprendre !

par Yves-Etienne MASSART

Une opération d’envergure, une mobilisation exceptionnelle, une réussite totale. La pétition

«Laissez-nous entreprendre !», initiée par un front commun des organisations d’employeurs,

aura marqué les esprits : 25.000 signatures alors que le décompte fi nal n’est pas encore

arrêté. Un succès inédit, parce qu’il était temps de réagir. Avec ses consoeurs, l’UWE l’a

répété au Premier ministre ce vendredi 5 janvier.

Rue de la Loi, un vendredi, jour de

conseil des Ministres. Nous sommes en

milieu de matinée. La meute habituelle

de journalistes face au «Seize» voit arriver

une délégation importante des plus hauts

représentants des mouvements d’employeurs du

pays. Des chefs d’entreprise les accompagnent,

ils sont venus témoigner de leur vécu de

terrain. Premier et Vice-Premiers les recevront.

L’occasion pour Thomas Leysen de leur remettre

la pétition et sa très longue liste de signataires.

Pour Vincent Reuter, "il était temps de réagir,

face au feu d’artifi ces d’initiatives voulant de plus

en plus resserrer l’étau autour des entreprises".

Tous pointent le manque de sens de l’urgence

du gouvernement. L’opération «Laissez nous

entreprendre» a eu un très large écho dans

l’ensemble de la presse, écrite ou radio-télévisée.

L’UWE a été un des moteurs de cette opération et

la conférence de presse tenue à la FEB a permis

à Jean-Pierre Delwart de relayer, au nom de

l’Union Wallonne des Entreprises, les messages

de Thomas Leysen sur "la nécessité de fi xer

d’urgence un agenda pour sauver ou restaurer

notre compétitivité, d’enfi n avancer sur le statut

unique, de clôturer rapidement la Conférence sur

les pensions et d’accorder la priorité à l’innovation

et au «verdissement» de notre économie".

Le succès de la pétition ayant été impressionnant,

le Premier ministre n’a pas manqué de signaler

que le message avait été entendu et, surtout,

compris par le gouvernement. Une pétition dont

voici le texte intégral.

Du respect !

Les chefs d’entreprise dans notre pays sont

confrontés, comme tous les autres acteurs de la

société, aux conséquences de la profonde crise

économique. Ils ont pour vocation d’investir pour

créer des emplois et de la prospérité, mais aussi

pour être compétitifs dans un environnement

international et global. Ils prennent des risques,

des risques personnels, y compris celui d’échouer.

Et en ces temps diffi ciles, c’est trop souvent le cas.

Mais chaque licenciement, chaque réduction

du personnel est une perte et une défaite

pour le chef d’entreprise. "Nous nous sentons

injustement maltraités lorsque nous sommes

accusés d’être la cause de tous les maux :

chômage, fraude, manque de formation et

d’innovation, … C’est le contraire qui est vrai :

nous ne sommes pas la source des problèmes,

mais un maillon essentiel de la solution.

Stop à la culpabilisation. Trop, c’est trop !"

DOPER

L’AMBITION !

Le fatalisme n’est pas de

mise : ni pour l’Europe, ni

pour notre pays, ni pour nos

Régions !

Au contraire, permettez à nos

employeurs d’entreprendre

de manière ambitieuse ! Nous

voulons bâtir un pays qui,

demain, attirera à nouveau les

investisseurs et les talents.

Nous voulons participer à

l’avenir de notre pays, en

misant sur nos forces, en

effaçant nos points faibles.

Plus que jamais, nous voulons

réaliser des percées au

niveau international. Si nous

souhaitons détenir les atouts

nécessaires pour y arriver, il

est urgent de passer à l’action

dès à présent !

"NOUS NE SOMMES

PAS LA SOURCE

DES PROBLÈMES,

MAIS UN MAILLON

ESSENTIEL DE LA

SOLUTION"

Les organisations

d’entreprises et

d’employeurs belges

Dynamisme Janvier-Février 2010 .35


Notre économie doit se préparer à l’avenir. "Nous

devons avoir le courage de regarder au-delà de

la crise et de nous préparer à participer dans

les meilleures conditions à la reprise lorsqu’elle

se produira. Nous souhaitons investir dans

l’innovation, la formation des travailleurs, la création

d’emplois. De cette manière, nous générerons de la

prospérité". Cela n’est toutefois possible que dans

un environnement favorable pour les entrepreneurs.

C’est pourquoi les chefs d’entreprise lancent, par

la voix des organisations qui les représentent, un

signal fort aux autorités et aux syndicats : "si nous

voulons sauvegarder notre prospérité, et aussi le

fi nancement de la sécurité sociale, laissez-nous de

l’espace pour entreprendre !"

Des conditions nécessaires

D’urgence un agenda pour la compétitivité,

d’urgence de profondes réformes structurelles !

La sauvegarde de la compétitivité de nos

entreprises revêt une importance vitale. Ce doit être

une priorité absolue en 2010. Aujourd’hui plus que

jamais, nos entreprises font face, dès le départ, à de

lourds handicaps dans la lutte concurrentielle qui

les oppose à d’autres pays. Si nous ne parvenons

pas à éliminer ces handicaps, elles seront de plus

en plus souvent perdantes dans cette lutte et ne

seront pas en mesure de créer des emplois lorsque

l’économie reprendra. Et sans création d’emplois

– et donc de revenus – pour les citoyens, notre

prospérité est gravement en péril.

Les emplois – et donc les revenus des travailleurs

– ne peuvent être créés que si nos entreprises

font mieux que leurs concurrents étrangers.

Qu’on le veuille ou non, un aspect très important

de la compétitivité des entreprises consiste à

réduire ou à éviter les coûts, directs ou indirects.

Dans notre pays, les coûts salariaux sont en

moyenne 11% plus élevés que ceux de nos pays

voisins (Pays-Bas, France et Allemagne). Le

mécanisme structurel d’indexation automatique

des salaires n’est pas étranger à cette situation.

La Belgique supporte les charges les plus

élevées sur les salaires moyens et supérieurs.

Les suppléments sans cesse plus importants

appliqués à notre facture énergétique alourdissent

encore ce handicap. Des mécanismes de dépenses

automatiques qui vont au-delà de la croissance

économique poussent en outre la pression fi scale

et parafi scale à la hausse.

Mais la compétitivité de nos PME et grandes

entreprises est également mise sous pression

de façon indirecte. "En dépit de la crise, il

existe toujours 60.000 emplois vacants, notre

système de chômage pêchant par son manque

d’activation. De plus, la croissance effrénée des

régimes de congé complique l’organisation du

travail dans nos entreprises". Enfi n, la politique

menée actuellement en matière d’autorisation

sape la dynamique économique.

La nécessité d’un réajustement structurel se

fait de plus en plus sentir. Le dernier rapport du

Conseil central de l’économie sur la compétitivité

de notre économie a mis plusieurs fois le doigt

sur la plaie. Il faut établir un agenda, une feuille

de route pour éliminer les handicaps susvisés et

nos points faibles, tout en renforçant les points

forts de notre système.

36. Dynamisme Janvier-Février 2010

Fin 2010, les partenaires s so soci ci ciau au a x de d not ot o re r

pays doivent conclure un nou ouve ve v l ac acco co cord rd r

interprofessionnel. Cet acco co cord rd r ddev

evra ra êêtr

ê tr t e to tour ur u né

vers l’avenir et contribuer r à so sort rtir ir n ot o re r pays s

de la crise. "Toute augmmeen enntta t ttiii ti t oon onnnn dddddd ir ir iirrr irreec ec eecctte teeee oooooou u u u u u

indirecte des charges, toouuutee fffooor or orrmmmmmeeeeeee dddddee e ee e fffo foooorrm rmmmmmmaaaaallll a iiit itt ittéés és éss éé

administrratives supplémmeenntaaai ai aireeeee r sss, s ttooou ouuuuu ooo tte teee teeeee eeexxtttt xxtteeeennnn ee ssssiii s oooonnnnn

de droits existants ou touuttee innnt nt n rro rooddduuuct ct cct ctt ct cct ct ct ct ct cccctiiio iooo ii nnnnn nnnnnnnnnnnnn ddeeeeeeeeeeeeeeeee

nouveauxx droits en matiè ièère ree re d’aabbbsssen dddd en en ennnnccccce cee cc sssssssssssssser errrrrrrooonnnn on oooon oooooooooooo t ttt

préjudiciaables à notre com ommpé pé pééé pétiti ti tii ti ti ti ti tivvvii vvv té té té téééééééé eeeeee ee

ee eee eet t dddoonc nnc nc nc nccc ncc nc nc nc ncc nnc ncc n àààà

l’emploi. Nous ne l’acceptter errrooon o s ss pa pa paaaa paaaaaaasss. s. s. ss. s LLL LLLLLLLLL LLLLLee e mmmoo mo mo mo mo mo mo mo moo moo mm in innnnnn in innn inn ii dr dr drr drrrr ddr dr dr dr dr drrr ddrrrr dr dr ddree

pas danss cette direction vouueeer er ee aaaa aaa in inn in inn innnééév év év év év év év év év év éviiit it iiit it it ii ab ab aab ab aab ab ab abbbb ab abb ab aab abble le le leeeeee le le lemmmme me mee me mme mmmmmmme mme me me ment nt nt ntttttttttttttt nt nntttt lll ll aaaa

concertattion interprofessionnne neell ll lll lleee ààà ààà l’ l’ l’ l’éc éc éc éc éc ééc éc écc éc éc ééé he hhhee he he hee hee he heec !!!!!!!!!!!!!" "

D’autres urgences

D’urgence de profondes réformes structurelles : innover, c’est aussi

réformer. Réformer avec vision, pas sur le court terme, mais dans le but de

préparer notre société à la période de post-crise.

Ouvriers-employés

Les conditions de départ sont claires et nettes : aucune aggravation du

handicap de nos entreprises en matière de compétitivité, un marché du travail

fonctionnant avec plus de souplesse et adapté aux besoins du 21 e siècle, une

évolution en plusieurs phases vers un statut unique, …

La volonté d’arriver à une solution négociée est toujours présente. Les

événements de ces derniers mois montrent toutefois qu’il faut trouver d’abord

une solution au droit de licenciement. Pour les employeurs, le nouveau droit de

licenciement doit devenir identique pour tous les travailleurs de ce pays et se

composer de trois éléments : (1) un délai de préavis d’un nombre de semaines

par tranche de cinq années d’ancienneté, (2) une prime de licenciement nette

exonérée de charges fi scales et parafi scales, et (3) un régime de chômage

à forte activation dans lequel les travailleurs licenciés bénéfi cient le plus

rapidement possible d’un accompagnement conduisant à un nouvel emploi.

Conférence nationale sur les pensions

Nous avons eu le temps de la réfl exion, celui de l’action est maintenant venu.

Avec un taux d’emploi de seulement 62% (!), notre système social est en

danger. Une profonde réforme du système des pensions, tenant compte de

l’augmentation de l’espérance de vie, est indispensable. Mais il convient aussi

de revoir en profondeur la période précédant la pension. En raison de multiples

régimes de pension anticipée à temps complet ou partiel, il est souvent plus

intéressant, à partir de l’âge de 55 ans, de ne plus travailler que de continuer

à travailler. Il faut renverser la vapeur.

Les employeurs demandent au Premier ministre, en collaboration avec le

ministre des Pensions, de clôturer rapidement la Conférence nationale sur

les pensions afi n de pouvoir conclure à temps avec les partenaires sociaux un

Pacte sur la fi n de carrière et la pension.

Innovation et «verdissement» de l’économie

Avec les pouvoirs régionaux, il convient de tout miser sur un renouvellement

de nos systèmes de production, de consommation, d’investissement et

de mobilité. Les investissements dans la construction, les processus de

production, les modes de transport, … doivent être encouragés. Une Green

Bank, prévoyant le fi nancement nécessaire aux projets écologiques, pourra

remplir un rôle central en la matière.

Les employeurs sont disposés à mettre tout leur savoir-faire à disposition dans

le cadre de cette concertation avec les pouvoirs publics, de sorte à accroître,

notamment, l’effi cacité énergétique de la construction et de la production

dans les années à venir.

Les visions et projets nécessaires à la transformation et au verdissement de

l’économie existent. Il convient maintenant de les mettre en oeuvre, en veillant

surtout à ce qu’ils se refl ètent de façon visible dans les choix budgétaires.

Les approches présentées ci-dessus permettront aux chefs d’entreprise belges

de regagner des parts de marché dans les années à venir. Ces dernières années,

notre économie a en effet perdu des parts de marché à l’étranger à un rythme

de 2% par an. L’économie allemande, par contre, a gagné des parts de marché.


Actions / Recherche

RECHERCHE EUROPÉENNE

Quel programme de fi nancement

pour votre projet ?

par Isabelle TREUTTENS

Le NCP-Wallonie organisait, le 2 février dernier, en collaboration avec la DGO6, une séance

d’information visant à présenter les différents programmes européens de fi nancement de la

recherche. L’objectif était également de favoriser les contacts et échanges d’idées entre les

acteurs wallons de la recherche. Cette séance a rencontré un franc succès puisque près de 100

personnes y ont assisté et 18 sociétés y ont présenté leurs compétences et/ou idées de projet.

2002 et 2006, plus de 300 projets

fi nancés dans le 6

"Entre e programmecadre

européen de recherche et

développement (6e PCRD) comportaient au moins

un acteur wallon, a d’emblée précisé Stéphane

Waha, responsable du NCP-Wallonie. La Wallonie

a repris pied dans les programmes de recherche

européens. Ces excellents résultats se confi rment

dans le 7e PCRD et de nouvelles opportunités de

fi nancement se présentent aux entreprises avec

les Era-Nets (NDLR: dans ces programmes, qui

visent à renforcer la coordination et la coopération

entre les acteurs régionaux ou nationaux de la

recherche, les projets soumis sont fi nancés par la

Région wallonne et non par la Commission)".

A son lancement, en 2002, le NCP-Wallonie avait

essentiellement pour mission d’accompagner les

entreprises et centres de recherche wallons dans

le 6e PCRD. Depuis novembre 2008, cette mission

a été élargie à l’ensemble des programmes

européens de recherche collaborative.

Sur un an, 53 projets ont été déposés dans

ces nouveaux programmes et 11 retenus

pour fi nancement. Stéphane Waha a souligné

l’importance de faire appel aux services du

NCP-Wallonie suffi samment tôt pour renforcer la

qualité des projets et augmenter leurs chances

de se voir fi nancer. "Trop souvent, les partenaires

wallons s’adressent au NCP juste avant la

deadline de soumission. Or, plus on s’y prend tôt,

mieux on peut vous aider à améliorer votre projet !

Notre objectif est d’avoir des projets qui portent.

Nous sommes donc particulièrement attentifs

au plan d’exploitation. Pour nous, l’idée n’est

pas d’avoir des Wallons dans les projets, mais

que les Wallons qui y participent en retirent un

maximum".

________________

Vous retrouverez les présentations réalisées au cours de

cette séance d’information sur le site du NCP-Wallonie

(www.ncpwallonie.be). Contact : 0800 1 6279

ILS EN PARLENT

• Joël Demarteau

(Cenaero): "Ces projets

sont importants pour

nous et nos ingénieurs

car on est au top de la

technologie".

• Bertrand Herry (Cenaero):

"Notre implication dans

le FP7 et Cleansky

nous permet d’avoir

une vision industrielle

et de développer des

compétences".

• Sébastien Rousseaux

(Cetic): "Grâce à ce type de

projets, il y a un transfert

de compétences et de

connaissances vers les

entreprises wallonnes".

"POUR NOUS, L’IDÉE

N’EST PAS D’AVOIR

DES WALLONS DANS

LES PROJETS, MAIS

QUE LES WALLONS

QUI Y PARTICIPENT

EN RETIRENT UN

MAXIMUM"

Stéphane Waha, NCP-Wallonie

Dynamisme Janvier-Février 2010 .37


Actions / Mobilité

BMR 2018

Toutes les routes mènent à Bruxell

par Yves-Etienne MASSART

38. Dynamisme Janvier-Février 2010

Il ne faut pas s’y tromper : la Wallonie est concernée par l’ensemble des dispositifs de

communication qui mènent à Bruxelles. Encore plus si on pense en terme de Brussels

Metropolitan Region, puisque l’hinterland bruxellois déborde largement sur la quasi-totalité

du Brabant Wallon. Plus que jamais, les entreprises demandent aux pouvoirs publics de

placer la mobilité en tête des priorités pour la Brussels Metropolitan Region.

LES SOLUTIONS

LOGISTIQUES

ET DE MOBILITÉ

POUR BRUXELLES

EXIGENT LE

DÉVELOPPEMENT

D’INFRASTRUCTURES

ROUTIÈRES,

FERROVIAIRES ET

FLUVIALES DANS

LES DEUX BRABANT.

À

l’instar du réseau ferroviaire, le réseau

routier belge est une véritable toile, dont le

centre est Bruxelles. Dans cet échangeur

européen, l’économie englobe Bruxelles et

quasiment l’ensemble du Brabant wallon et du

Brabant fl amand : elle est donc métropolitaine et

son interdépendance est grande.

Résultat, la pression est forte sur la mobilité,

cette dernière représentant une menace pour

le développement de l’ensemble de la zone. Les

défi s à relever ne sont pas minces et ne rien faire

n’est assurément pas une option. Une meilleure

mobilité dans et autour Bruxelles répond à

l’intérêt des trois régions.

Les organisations patronales réfl échissent

ensemble à des solutions, dans le cadre de la

Brussels Metropolitan Region (BMR). Au sein de

cette «région économique», les entreprises tant de

Bruxelles, de Wallonie que de Flandre demandent

aux pouvoirs publics de placer la mobilité en

tête des priorités pour l’ensemble de cette zone

métropolitaine. La demande porte sur une approche

intégrée, incluant l’adaptation du Ring Ouest.

Un goulet d’étranglement

Pour plusieurs raisons, BMR est particulièrement

exposée à la congestion du trafi c.

Tout d’abord en raison de la forte concentration

d’opportunités d’emplois tant dans le secteur

public que privé. Elle attire une masse de

navetteurs, dont la majorité utilise la voiture. Le

trafi c international de poids lourds en Belgique

transite fréquemment par le ring de Bruxelles,

tout comme les navetteurs. Les transports en

commun ou les liaisons routières alternatives

permettraient donc une meilleure distribution

régionale et urbaine du trafi c ainsi qu’un

désenclavement plus effi cace de l’aéroport.

Le trafi c de type loisirs s’ajoute lui aussi de

plus en plus aux navetteurs et poids lourds.

Les sites en question ne proposent souvent pas

d’itinéraires alternatifs et pas suffi samment

d’alternatives de qualité à la voiture. Et ce, sans

travaux au réseau ferroviaire en périphérie ou

sans liaisons tangentielles par tramway autour

du ring. Les liaisons transversales font défaut

dans les réseaux ferroviaire et routier. Au sud de

Bruxelles, aucune liaison transversale n’existe.

Quant au ring, il a été construit dans les années

septante. Depuis lors, le trafi c a doublé, tout

comme l’activité économique. Le ring est à

présent obsolète, insuffi sant et dangereux,

avec ses nombreuses entrées et sorties, sans

distinction entre le trafi c de transit et celui de

destination, et sans gestion dynamique du trafi c.


es !

Prospérité et bien-être

Dans ce schéma, nous payons tous le prix d’une

diminution de notre prospérité et notre bien-être.

Quelque 110 km de fi les (en moyenne chaque

jour) en Belgique engendrent, rien qu’en heures

de pointe, un préjudice économique s’élevant à

un demi-milliard d’euros par an. Pour la zone

entourant Bruxelles, le ring et tous les itinéraires

de délestage aux alentours, cela représente une

somme avoisinant les 207 millions d’euros par

an. Soit l’équivalent de 4.500 emplois ou de la

construction de 4 km de métro.

La fl uidité sur le ring est plus que jamais cruciale

pour l’emploi dans l’ensemble de la zone métropolitaine.

D’autres pays consentent d’ailleurs de

lourds investissements dans une infrastructure

routière performante, dans l’optique de soutenir

leur économie et d’être compétitifs par rapport à

d’autres villes européennes. Après tout, les routes

constituent toujours les artères de l’économie. La

préservation des emplois existants et la création

de nouveaux emplois sont vitales pour l’Étatprovidence.

Et l’absence d’une bonne mobilité le

met en péril.

Le trafi c de délestage visant à éviter les

embouteillages a fortement augmenté. Un

exemple parlant : chaque heure passée dans les

fi les sur l’autoroute correspond à 4 heures de

fi les sur les axes secondaires. Cela représente

une véritable atteinte à la qualité de vie, tant dans

la ville que dans sa périphérie, en raison de tout

le trafi c transitant par le centre des villages et par

certains quartiers. Endroits où il n’est clairement

pas à sa place.

L’environnement paie, lui aussi, un lourd tribut

à tout ce trafi c à l’arrêt sur le ring. Entre un

camion bloqué dans les fi les et un autre qui

circule à vitesse constante, le rejet de particules

fi nes et d’azote varie du simple au double ! Quant

aux efforts déployés par les constructeurs pour

améliorer le volet écologique de leurs véhicules,

ils sont réduits à néant par les démarrages et

freinages incessants dans les embouteillages…

Win-win

Les solutions logistiques et de mobilité pour

Bruxelles exigent donc le développement

d’infrastructures routières, ferroviaires et fl uviales

dans les deux Brabant. Et ne rien faire n’est

assurément pas une option. Qui dit coopération

doit inévitablement penser mobilité : les deux

sont liés et interdépendants. Les organisations

patronales continueront donc à applaudir des deux

mains à tout effort entrepris dans ce sens : les

accords de coopération sont absolument vitaux.

Pour arriver à une situation de «win-win», il sera

nécessaire d’analyser la mobilité dans la zone

métropolitaine entière, qui inclut Bruxelles, le

Brabant Wallon et le Brabant Flamand.

Les interventions prises dans une région

bénéfi cieront aussi aux autres. Le Ring est

une infrastructure imparfaite avec plusieurs

points noirs – au Nord tout comme au Sud, avec

l’absence de clôture au Sud ou le carrefour

Léonard. Améliorer la mobilité dans le BMR

dans son entièreté exige une coopération et une

coordination commune.

Elargir le ring n’est pas une fi n en soi :

l’adaptation du ring doit s’accompagner d’un

effort mûrement réfl échi en matière de transports

en commun, de gestion du trafi c, de télétravail,

d’horaires fl exibles, de pistes cyclables, de

carpooling, mais aussi d’harmonisation en

termes d’aménagement du territoire et de

transports de marchandises.

Aucune solution ne peut être recherchée sans

appréhender la problématique du transport de

marchandises. La congestion du Ring est en

effet également engendrée par la circulation

des poids lourds, qui desservent Bruxelles ou

d’autres pôles économiques de la périphérie

proche (zone métropolitaine). Et par les camions

et convois internationaux, dont le passage

alourdit la pression routière autour de Bruxelles.

Des solutions durables existent, tel que le rail

ou la voie d’eau, capables de transporter de

grandes quantités de produits sur des grandes

distances. Pour réussir ce transfert modal, une

concertation au niveau Européen est nécessaire

pour permettre la prise de mesures qui

encouragent l’usage du canal et du train pour

le transport de conteneurs.

La réalisation de l’ensemble de toutes ces pistes

ne suffi t toutefois pas pour avoir un impact

signifi catif sur les fi les structurelles. Il faut

d’une part achever l’infrastructure routière

du Ring Ouest. Et d’autre part, la capacité du

ring de Bruxelles doit être accrue de manière

substantielle, en réduisant la quantité de

véhicules qui entrent ou sortent à vitesse élevée,

au moyen d’une répartition intelligente du

trafi c de transit et de destination sur des voies

parallèles.

La solution permettant de résoudre les

problèmes d’embouteillages doit passer par une

approche holistique, nécessitant impérativement

une coopération interrégionale. Chacun des

maillons de cette approche s’avère important

pour arriver à une solution intégrale.

Et l’adaptation du Ring de Bruxelles est la pièce

maîtresse de cette solution intégrale. Un Ring

performant est une condition sine qua non pour

la prospérité économique de nos trois régions.

Bruxelles et la périphérie sont devenues une

véritable ville-réseau, incluant de nombreuses

fonctions et de nombreux pôles économiques.

L’optimalisation de l’accessibilité doit constituer

un objectif prioritaire. Il y a urgence.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .39


Actions / Evénement

RÉCEPTION DE NOUVEL AN

Succès de foule pour l’UWE !

Une fois encore, la réception de Nouvel An de l’UWE a connu une affl uence record. En présence de

très nombreuses personnalités (Ambassadeurs, ministres et secrétaires d’Etat, sénateurs et députés,

gouverneurs, bourgmestres,…), près de 900 entrepreneurs wallons se sont donné rendez-vous à Genval

pour entendre l’analyse percutante de Geert Noels et un discours tout en optimisme du président de

l’UWE, Jean-Pierre Delwart.

2010 : l’année de la vérité ! Geert Noels développe quelques idées

pour changer les choses au mieux...

40. Dynamisme Janvier-Février 2010

Un discours tout en optimisme du président de l’UWE

Jean-Pierre Delwart


Le co-président Ecolo Jean-Michel Javaux

accueilli par Vincent Reuter (UWE)

Jean-Paul Philippot (RTBF) avec l’équipe

de Cap48

Les lauréats du «Prix Cap48 de l’Entreprise

citoyenne», remis en fi n de séance

Luc Sterckx (SPE), l’orateur Geert Noels et

Luc De Bruyckere (Ter Beke)

Laurence Chistians (Cabinet de Charles

Picqué), Grégory Christians (UBS) et Julien

Compère (Cabinet de Jean-Claude Marcourt)

Pieter Timmermans (FEB), la ministre Sabine

Laruelle et Jean-Louis Bremer (Gondrexon)

Le président de l’UWE Jean-Pierre Delwart

et le ministre André Antoine

Thomas Spitaels (TPF), Hadja Lahbib (RTBF)

et Laurent Levaux (Avia Partner Holding)

Le Secrétaire d’Etat Philippe Courard en

grande conversation avec l’un de nos invités

Michel Eeckhout (Delhaize) et Jacques

van Ypersele, Chef de Cabinet du Roi

Didier Malherbe (UCB), Eric de Lamotte (Bayrime), la

ministre Marie-Dominique Simonet et Eric Noël (NMC)

Le ministre Jean-Marc Nollet et la Présidente

du Parlement wallon Emily Hoyos

Marie-Anne Belfroid-Ronveaux, Présidente

de l’UCM, et le ministre Charles Michel

Le Directeur Général de l’AWEX

Philippe Suinen et Laurent Brihay (IMG)

André Lebrun (UWE) et Coralie Vial,

du Cabinet de Philippe Henry

Dynamisme Janvier-Février 2010 .41


Actions / Recherche

ZENTECH

Des diagnostics plus fi ables

et plus précoces

Créée en 2000, Zentech s’est spécialisée dans les tests diagnostics pour les premiers âges de la vie de

l’être humain, de la conception à l’adolescence. En 2007, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 4,6 millions

d’euros. Elle occupe 44 personnes. Dans le cadre du 6 e programme européen de R&D, l’entreprise

d’Angleur a participé à un projet pour un total de 110.000 euros de subsides.

par Carine VASSART

Au début, la participation de Zentech au projet

EURO-THYMAIDE démarre mal car ses

chercheurs ne peuvent mettre en évidence la

présence d’un certain type d’auto-anticorps chez

les personnes atteintes de diabète. Une seconde

piste suivie ensuite se révélera être la bonne.

Un an après le début du projet, Zentech entre en

contact avec le laboratoire lillois du Professeur

Hober qui travaille dans ce domaine depuis un

certain temps. Démarrent alors une collaboration

et des échanges entre les entités qui mèneront

au transfert des technologies du laboratoire lillois

vers Zentech. "Nous avons repris la technique de

dosage développée chez lui et nous avons acquis

une licence exclusive sur le brevet déposé en

Europe et aux Etats-Unis, raconte Alain Bosseloir,

Directeur Technique de Zentech et l’un des cinq

co-fondateurs de Zentech. C’est le premier

«deposable» du fi nancement européen".

Prédire le déclenchement de la maladie

La concrétisation de la recherche débouchera

sur une trousse de diagnostic. Elle n’en est pas

encore au stade de la commercialisation car le

transfert en industrialisation nécessite d’affi ner

les dosages. Cependant, le fi nancement européen

arrivé à terme, l’entreprise liégeoise a décidé

de continuer le développement de la trousse en

collaboration avec le laboratoire du Prof. Hober.

"Nous éprouvons en effet un intérêt grandissant

pour ce domaine car le Pr Hober poursuit ses

travaux et ceux-ci montrent des corrélations de

plus en plus étroites entre le diabète et le virus

coxackie", explique Alain Bosseloir.

Le diagnostic mis au point par Zentech sera utilisé

pour prédire le déclenchement de la maladie.

A l’avenir, le praticien pourra donc signaler aux

patients leur degré de risque de déclarer le

diabète et les aider à prendre les mesures qui

s’imposent pour éviter la maladie ou en réduire

les conséquences. La confi ance d’Alain Bosseloir

dans son produit est d’ailleurs renforcée par

l’évolution du «marché» potentiel de celui-ci. Le

diabète de type 1 prend, selon les estimations de

l’Organisation Mondiale de la Santé, la proportion

d’une épidémie. Le nombre de personnes atteintes

de cette maladie est passé, en 20 ans, de 30

millions à plus de 200 millions dans le monde.

Zentech a également bénéfi cié d’un effet plus

indirect de sa participation au projet européen.

Sa collaboration avec le laboratoire lillois du

Professeur Hober et les convergences de travaux

qui en ont résulté ont persuadé l’entreprise

42. Dynamisme Janvier-Février 2010

liégeoise de renforcer ses recherches dans

le domaine des tests adaptés aux nouveaunés

et à la petite enfance. "C’est un domaine

très prometteur car il est encore peu exploité,

remarque le Directeur technique. Or, certaines

pathologies comme les allergies sont en

augmentation chez les enfants qui sont d’ailleurs

atteints de plus en plus tôt. Et les diagnostics

actuels ne sont pas adaptés aux enfants".

Le marché de la petite enfance

La recherche de Zentech porte notamment sur le

développement des prélèvements par la technique

du «buvard». Celle-ci permet de contourner les

problèmes liés à la prise de sang en tant que source

d’échantillons. Cette dernière technique est en effet

diffi cilement applicable aux bébés et elle suppose

une logistique (réfrigération et transfert rapide) qui

ne peut pas toujours être garantie. Le «buvard»,

absorbant particulier à base de fi bres de coton, offre

la garantie d’échantillons plus faciles à prélever

et plus stables dans le temps. La société liégeoise

s’est donc lancée dans la production de trousses de

diagnostic compatibles avec cette technique d’avenir.

Enfi n, Alain Bosseloir estime que la participation

au projet EURO-THYMAIDE a également eu des

retombées technologiques positives sur les

méthodologies utilisées par l’entreprise: "Par le

passé, nous travaillions essentiellement avec des

grosses molécules. Grâce à cette participation,

nous avons pu expérimenter des développements

sur des peptides, séquences courtes des

protéines. Cette technique, bien que très diffi cile

à mettre en œuvre, est maintenant utilisée chez

nous pour certaines trousses de diagnostic".

LA CONFIANCE

D’ALAIN

BOSSELOIR DANS

SON PRODUIT

EST ENCORE

RENFORCÉE PAR

L’ÉVOLUTION

DU «MARCHÉ»

POTENTIEL DE

CELUI-CI.

"Le domaine des tests

adaptés aux nouveaunés

et à la petite enfance est

très prometteur car il est

encore peu exploité"

Alain Bosseloir, Directeur

Technique Zentech


Actions / Nouvelles technologies

CONFÉRENCE EUROPÉENNE SUR LES NANOFILMS

Réussir le mariage en

recherche et industri

par Yves-Etienne MASSART

Liège sera la capitale des nanocouches au printemps 20 2010 10 1 . Du D 222

2 2 au a 2

2 225

5 ma m rs rs, , la l C CCit

C it ité é ar arde de d nt n e

accueille la première Conférence Européenne sur les Nano no n Fi F lm lms. s. s Une U ne n o

o oopp

pp p or ortu tu t ni nité té rar r ar a e

pour les entreprises wallonnes, qui pourront trouver des exp xp x er e ti tise se ses s tr très ès è poi p oi o nt ntue ue ues s su s r un u e

technologie de pointe.

Les nanofi lms nous font plonger dans

l’infi niment petit, car ces fi lms ont une

épaisseur de l’ordre du millionième de

millimètre. Infi niment petits et c’est justement

cette épaisseur qui est leur principal atout.

Infi niment petits, mais infi niment utiles tant leurs

applications sont multiples, une fois associés à une

large palette de matières. Quelques exemples ?

Les nanofi lms permettent d’accroître la durée de

vie de pièces mécaniques, ils dopent l’effi cacité

de certaines technologies vertes comme les

panneaux solaires, ils renforcent aussi l’effi cacité

de certains lubrifi ants, ils sont intégrés dans

certains emballages comme les briques de lait

ou les paquets de chips et on en retrouve même

dans certains implants médicaux.

Les nanofi lms sont donc entrés dans les

processus industriels de fabrication il y a une

dizaine d’années maintenant et on en retrouve

de plus en plus dans notre vie quotidienne, sans

pour autant nécessairement le savoir. Et selon

les spécialistes, les nanofi lms ont tout leur avenir

devant eux, on est loin d’en avoir découvert toutes

les applications : leur potentiel est énorme.

C’est là tout l’enjeu de cette Conférence

Européenne sur les nanofi lms (www.ecnf.eu)

imaginée par l’asbl VINF (Virtual Institute of

NanoFilms). Une asbl créée avec le soutien

d’ArcelorMittal et d’un consortium de laboratoires

universitaires européens. Cette première

conférence du genre en Europe a pour ambition

d’être un lieu d’échange entre les scientifi ques

et les industries. Les technologies des nanofi lms

(ou nano-couches) concernent en effet de

très nombreux secteurs et les entreprises de

notre région pourraient ainsi bénéfi cier de ces

expertises pointues.

Dans la pratique, l’événement de dimension

européenne s’articulera autour de discours

techniques, de présentations sur affi ches et de

tables rondes thématiques. Il offrira par ailleurs

de nombreuses opportunités de mise en réseau.

Les participants auront enfi n la possibilité de

sélectionner et de rencontrer des scientifi ques

et/ou des partenaires professionnels dans le

cadre de rendez-vous individuels.

> En savoir plus ? www.vinf.eu et www.ecnf.eu

Jacques Pelerin : "La Wallonie invente l’avenir de l’acier"

LES GRANDES

THÉMATIQUES

• les nano revêtements

avancés pour des

applications mécaniques et

tribologiques.

• les derniers progrès en

revêtements biomédicaux.

• les stimuli réactifs

et les revêtements

multifonctionnels pour un

monde plus intelligent.

• les nano systèmes :

approches fondamentales

pour mieux les comprendre

des nanoparticules aux

nanofi lms : méthodes et

processus de fabrication

• de la science à la société :

la production de masse et

l’intégration des nanofi lms.

Entreprises et universités en tête, c’est tout le tissu wallon qui est à la pointe en matière de nanomatériaux.

Dans le cadre du pôle MecaTech du Plan Marshall, un projet comme «MIRAGE» fédère 24 partenaires et

voit graviter autour de lui quantités de petites entreprises. Une plateforme technologique qui a de belles

perspectives devant elle pour la MIse au point de Revêtements de surface Actifs pour une meilleure Gestion

de l’Environnement. Parmi les partenaires, ArcelorMittal.

Expertise oblige, ArcelorMittal est aussi impliqué dans le Virtual Institute of Nano Films depuis une demidouzaine

d’années environ. "En tant que leader européen (et même au-delà), nous sommes le moteur

industriel de ce projet qui réunit au départ essentiellement des universités. L’Europe voulait créer une

dynamique afi n de constituer un réseau virtuel international consacré à cette technologie. Le réseau a

démarré par du networking et a fi ni par prendre corps". Et aujourd’hui, le VINF donne de la visibilité à son

action avec l’organisation de cette première conférence européenne sur les nanofi lms (www.ecnf.eu).

Le géant sidérurgique a porté l’idée de cette plateforme d’expertises entre différents mondes, il a fait en

sorte que la problématique soit à l’agenda de toute une série d’acteurs et de décideurs. Objectif : élargir la plateforme à d’autres

entreprises, à d’autres centres de recherche et universités. "Les nanos bougent beaucoup pour le moment et nous sommes passés

de la phase de recherche en labos à l’introduction des nanos dans la réalité quotidienne".

Si l’ECNF se déroule à Liège, elle le doit aussi au rôle de pionnier des services R&D liégeois d’ArcelorMittal : "nous sommes très

actifs dans les nanofi bres, nous sommes une sorte de pôle d’excellence dans le groupe et nous sommes passés dans la phase

d’industrialisation. Même si les nanomatériaux ne sont pas encore très utilisés, cela commence et on calcule encore en m² plutôt

qu’en tonnes. Mais ce n’est qu’un début !" On parle ici de production de fi lms nanométriques pour des technologies de revêtement

sous vide, sous plasma. Après la galvanisation et le dépôt de zinc, l’approche technologique se traduit en nanomètres. "La magie de

cette technologie, c’est qu’en en utilisant peu, mais de manière choisie, ses applications et propriétés sont multiples : esthétiques

(permet d’obtenir certaines colorations), autonettoyantes (ce qui est très utile et écologique pour les bardages métalliques, l’entretien

des bâtiments), énergétiques (réfl échit la lumière ou absorbe la chaleur), etc.". La conférence de mars prochain doit permettre

d’attirer l’attention de toute l’industrie sur l’avenir des nano-couches.

Dynamisme Janvier-Février 2010 .43


Réseaux / Manager positif

LE CHEF D’ENTREPRISE INSPIRÉ

Quand les livres fondateurs aident

le dirigeant dans son métier

"UN TEXTE FONDATEUR,

PARCE QU’IL TRAITE DE

TOUTES LES QUESTIONS

EXISTENTIELLES DE

L’HUMAIN, CONCERNE

ET PEUT DONC AIDER

UN LEADER TEL UN

CHEF D’ENTREPRISE"

Oded Eldad, expert APM

44. Dynamisme Janvier-Février 2010

La Bible (ancien et nouveau Testaments) est le texte fondateur de toutes les

religions monothéistes. Ce texte révélé est le constitutif de toute approche

théologique de notre civilisation et de notre culture. Peut-il contribuer à

l’enrichissement du chef d’entreprise, cet homme d’action portant de lourdes

responsabilités économiques, logistiques mais aussi relationnelles ?

par Oded ELDAD, expert APM

est un être de devenir. Il peut

prendre des distances d’avec la nature

L’homme

et d’avec lui même, s’observer, observer

le monde, le penser et concevoir dans

une certaine mesure sa vie et son devenir.

Il en est de même du leader responsable

devant son équipe : il apprend tous les jours

à se regarder, s’observer et à développer sa

sensibilité dans son contact et ses relations

avec les hommes qu’il a la responsabilité

d’encadrer et de conduire. Le texte biblique

est là pour l’inciter, sans moralisation, à la

réfl exion sur sa vie privée et professionnelle.

En «scrutant» ce texte en compagnie de dirigeants

d’entreprises dans le cadre de séminaires

APM, j’ai entendu de nombreux questionnements

et constaté l’apport d’un éclairage sur

la condition humaine et la gestion des relations.

Dans l’histoire des personnages bibliques en

particulier, les chefs d’entreprise lisent un refl et

de leurs propres sentiments et préoccupations.

Grâce à ce nouveau regard, nous découvrons

en effet non seulement la riche et profonde

humanité de l’être dans toute sa complexité

mais aussi les résonances de l’analyse de son

comportement sur nous, femmes et hommes

du 21e siècle. Grâce à leur style dépouillé de

tout particularisme de temps et d’espace,

ces textes fondateurs véhiculent depuis plus

de 2.000 ans des valeurs humaines universelles

et nous interpellent : ils nous demandent

de penser une certaine philosophie de

l’Homme et de la Société, permettent une

prise de conscience, une claire élaboration

de notre système de valeurs et une compréhension

sensible des mécanismes humains.

Expérience

APM Belgique Luxembourg - Rue Bois Saint-Jean 29 - 4102 OUGREE

04/232.10.36 - apm.belux@skynet.be

Par exemple, nous y abordons des concepts

tels que le manque comme source de désir et

donc moteur d’action, mais aussi le manque de

l’Autre et le besoin de la rencontre avec lui. Cet

Autre, est-il miroir, rivalité, limite, différence

et frustration et/ou source de complémentarité,

de socialisation et d’enrichissement ?

La confrontation avec un tel texte nous aide à

penser l’essence de l’amour et de l’altérité :

la possessivité ou bien au contraire la relation

qui nous libère et libère l’Autre, nous invitant

à devenir sujets de notre vie ? Le livre de la

Genèse pose la question sur l’essence de la vie

humaine et de son devenir : déterminisme ou

liberté, aliénation ou responsabilité ? L’homme

est-il l’homme-objet, le Moi-Objet subissant ou

le Je-Sujet agissant ? Quels sont le(s) sens du

travail, le pouvoir et ses limites, les pulsions et

leur gestion, la loi et la nécessaire structuration

de notre monde ? Le récit du déluge quant à

lui nous conte que les hommes et les animaux

sont restés enfermés dans la promiscuité de

l’arche pendant un an. Noé, l’architecte, l’entrepreneur,

se devait de gérer ce petit monde,

d’en penser les besoins pour la survie physique

et sociale et d’imaginer l’organisation de la vie

dans cet espace restreint entouré au dehors

d’un monde en échec d’humanité emporté

dans une tempête qui souffl ait furieusement.

De même, chaque structure humaine est

une arche : la famille et l’entreprise sont une

arche qu’il faut apprendre à penser et à gérer.

Les textes anciens sont une riche contribution

pour nous penser comme humains et

comme leaders, un outil pour réfl échir sur la

dimension humaine du chef d’entreprise.

BENOÎT VAN AERDEN, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ DE CERCLINDUS

(PACKAGING INDUSTRIEL) EST MEMBRE DU CLUB APM BRUXELLES-

HERGÉ. Pour lui, le dirigeant dispose d’une puissance qu’il peut utiliser à

bon ou à mauvais escient. «Le monde de l’entreprise est régi par des impératifs

de performance ; il a des contraintes dures, parfois cyniques. Mais

ce monde est habité par des hommes. Et je constate que l’homme épanoui,

fi dèle à son entreprise et porteur d’une véritable qualité d’engagement est

celui qui peut faire confi ance à son environnement de travail. Les textes

fondateurs sont porteurs de valeurs universelles, intemporelles, dont le dirigeant

doit nourrir son entreprise. Défi nir très clairement la philosophie, l’exprimer

ensuite, la vivre et la faire vivre enfi n. Mon rôle de dirigeant consiste,

de plus en plus, à être le garant de ces comportements fondamentaux».


Réseaux / E-Wallonie

L’ENTREPRISE

EN LIGNE

Développez votre entreprise

grâce aux Technologies

de l’Information et de la

Communication.

Une rubrique proposée

par l’Agence Wallonne des

Télécommunications.

LE CHIFFRE

97%

Selon l’enquête «Usages

TIC 2007 des entreprises

wallonnes» de l’AWT, 97%

des entreprises wallonnes

disposent d’une connexion

à Internet. L’ADSL reste le

moyen de connexion privilégié

par les entreprises régionales.

Pour les entreprises

wallonnes, l’évolution vers

le très haut débit n’est pas

encore à l’ordre du jour sauf

pour les grandes entreprises.

Cela tient principalement

au fait que 94,5% des

entreprises qui emploient

5 à 50 travailleurs, n’ont

pas la masse critique pour

rentabiliser cette technologie.

ON THE WEB

www.jesuisfantasTIC.be

Afi n d’informer les

indépendants et chefs

d’entreprises sur les atouts

des TIC, l’ASE, l’AWT et

l’UCM, en collaboration

avec Microsoft et Belgacom,

mènent une campagne de

sensibilisation à l’usage des

TIC. Lancée à l’initiative du

gouvernement wallon et dans

le cadre du plan Marshall,

cette campagne, intitulée

jesuisfantastic.be, vise à

encourager les TPE et PME

à intégrer davantage les

outils informatiques et de

télécommunication dans leur

stratégie.

LE TRÈS-HAUT DÉBIT

Moteur d’une

relance numérique

A l’heure où nos sociétés vont devoir affronter des mu m tations s

structurelles majeures au cours des prochaines années, com om omme m nt

le très haut débit peut-il contribuer à faciliter ces transf sf sforma ma mati ti t on ons s ?

Tandis que nos économies sont

fortement malmenées par la crise, les

plans de relance adoptés par les Etats

ont tendance à privilégier des secteurs et des

activités qui ne seront pas nécessairement

les moteurs d’une croissance durable.

Or, la plupart de ces mesures de relance

économique adoptées par les gouvernements

européens font peu de cas de l’économie

numérique. Dès lors quel pourrait être le rôle

du très haut débit dans le cadre des mesures

de sortie de crise ?

Pour une relance numérique ?

Chacun s’accorde pourtant à reconnaître que

cette crise, de par son ampleur et sa gravité,

marque un tournant historique dans le

fonctionnement de nos sociétés. Parmi ces

transformations, on retrouve, bien entendu,

la révolution numérique qui a largement

contribué à rendre, comme l’a écrit Thomas

Friedman, le «monde plus plat». Autour de

cette économie numérique s’est progressivement

construit un écosystème de PME qui

ne cessent d’innover et de se renouveler.

Des atouts à développer

La Belgique fi gure en seconde position,

derrière la Suède, au palmarès des

vitesses de «surf Internet» les plus rapides.

L’opérateur Belgacom revendique ainsi

99,85% du territoire couvert en ADSL, 70%

en VDSL. Durant les 5 dernières années,

13.000 kilomètres de fi bres ont été installés

par Belgacom et 500 millions d’euros ont été

investis dans l’infrastructure de réseau.

Malgré ces efforts, notre pays recule depuis

plusieurs années dans la plupart des autres

classements internationaux des économies

TIC du fait notamment de son absence dans le

peloton des pays déployant le très haut débit.

Fait plus inquiétant, l’intensité des usages

TIC, par les citoyens et les entreprises

reste anormalement faible dans plusieurs

domaines essentiels, dont celui, par

exemple, de l’accès Internet mobile.

Le très-haut débit au service

d’une croissance durable ?

Depuis les débuts de la révolution industrielle,

les infrastructures de communication ont

toujours constitué le socle du développement

de l’économie. A la différence de ces facteurs

historiques de développement, le très haut

débit constitue, non seulement, un nouveau

gisement de croissance économique pour

nos entreprises, mais également un véritable

enjeu de société notamment via l’émergence

d’un nouveau modèle de croissance durable.

Plusieurs pays ont déjà lancé des initiatives

spécifi ques pour favoriser le développement

du très-haut débit. En Belgique, nous

sommes actuellement dans une phase plus

en amont caractérisée par le déploiement

de plusieurs projets-pilotes dans le domaine

des déploiements FTTH.

Quelles pistes pour un déploiement

rapide et harmonieux du

très-haut débit ?

Une action spécifi que en matière

d’infrastructures très haut débit passera

donc par la mise en place d’une stratégie

d’aménagement numérique du territoire.

La régulation sectorielle et le droit de la

concurrence auront un rôle clé car ils

devront être en mesure de garantir à la fois

un niveau d’investissement suffi sant dans

les réseaux mais également le développement

de la concurrence sur les services.

Considérant l’ampleur des coûts liés au déploiement

d’une infrastructure FO jusque chez

l’abonné, il serait alors indispensable d’encourager

des partenariats public-privé. D’autres

mesures simples tenant aux règles d’urbanisme

devraient également être envisagées.

Enfi n, des mesures fi scales ciblées pourraient

venir utilement compléter un tel dispositif.

En conclusion, il apparaît clairement que le

très haut débit constitue, non seulement,

une des réponses pour une sortie de crise

plus rapide, mais représente également

une opportunité pour faire face aux défi s

économiques et sociétaux des vingt ou

trente prochaines années.

Retrouvez l’article complet sur le portail des Technologies

de l’Information et de la Communication: www.awt.be

Dynamisme Janvier-Février 2010 .45


Réseaux / Dynathèque

LA CHIMIE ET LES SCIENCES DE LA VIE

Le Service d’information sur les études et les professions (SIEP), en collaboration étroite avec la

Fédération des industries chimiques et des sciences de la vie, ESSENSCIA, a rédigé un ouvrage afi n de

nous familiariser avec le secteur de la chimie et des sciences de la vie.

Ce recueil d’informations est divisé en trois parties, aussi importantes les unes que les autres :

le secteur, les métiers et les formations ! On y découvrira ainsi tant les métiers du secteur de la chimie

et des sciences que les formations qui y donnent accès.

Par ailleurs, cet ouvrage explicite les perspectives multiples des études scientifi ques et techniques

menant aux métiers du secteur.

Piet DHAENENS et Bernard NOTE, Editions UGA 2009, 255 pages

46. Dynamisme Janvier-Février 2010

David BRUSSELMAN et Vanessa DELLA PIANA, SIEP 2009, 320 pages, 12 EUR

INTÉGRATION SOCIALE - Commentaire de la Loi du 26 mai 2002

En un peu plus de 200 pages, cet ouvrage a pour objectif de vous initier au droit à l’intégration sociale.

A cette fi n, il aborde un ensemble de points importants en passant par les conditions générales liées au

droit, les bénéfi ciaires, ou encore les sanctions.

Après avoir connu de grandes évolutions législatives, le droit à l’intégration sociale vous est présenté

par deux experts : Piet Dhaenens et Bernard Note, respectivement licencié en sciences administratives

et e juriste. Leur ouvrage attire particulièrement notre attention sur l’ensemble de la jurisprudence qui y

est e relatée, par exemple la disposition à travailler. Un ouvrage essentiel à lire !

GUIDE PRATIQUE DU RECOUVREMENT DE CRÉANCES

Les pays les plus touchés par les retards de paiement sont le Royaume Uni, l’Europe du Sud et

la Belgique. Quant aux pouvoirs publics et administration, Marianne Dickstein constate que plus

de 60% retardent le paiement des fournisseurs.

Cet ouvrage fourmille de conseils à destination des directeurs fi nanciers et comptables, notamment

toutes les mesures à adopter en cas de retard de paiement.

Il est non seulement très complet pour la Belgique mais en plus il examine les meilleures manières de

récupérer les créances dans 16 pays dont tous les pays limitrophes de la Belgique.

Une enquête menée par le Centre Liégeois de l’étude de l’opinion conclut en 2002 que 57% des sondés

n’ont pas confi ance en la justice et 97% fustigent la lenteur du traitement des différends.

L’ouvrage vise à rendre la médiation – formidable instrument de règlement des confl its permettant

d’éviter les aléas, le coût et la durée d’un procès – accessible tant aux praticiens qu’aux justiciables.

Les différents aspects de la médiation sont analysés par des réponses fournies à 23 questions. L’auteur

n’a pas hésité à aborder également des questions plus techniques, notamment celles qui concernent la

publicité et l’opposabilité des solutions juridiques dégagées lors d’une médiation.

Pierre Paul RENSON, Editions Anthemis (www.anthemis.be)

LE PAIEMENT

LA MÉDIATION CIVILE ET COMMERCIALE

Cet ouvrage collectif, fruit d’un recyclage récent en droit, a pour objectifs :

• de présenter l’état de la doctrine et de la jurisprudence à propos des règles relatives au paiement, en

ce compris les particularités liées au paiement électronique ;

• d’examiner les sanctions applicables en cas d’inexécution ponctuelle par le débiteur de son obligation

de payer, qu’il s’agisse d’un défaut ou d’un retard ;

• de faire le point à propos de questions plus ciblées : faillite, règlement collectif de dettes….

Marianne DICKSTEIN, Editions Anthemis (www.anthemis.be)

Ouvrage collectif, Editions Anthemis (www.anthemis.be)


E.R. : Elodie Dufrane, Fortis Banque s.a., Montagne du Parc 3, 1000 Bruxelles

Corporate & Public Bank

Des experts au service de vos ambitions

En s’appuyant sur le savoir-faire et le réseau international de BNP Paribas,

Corporate & Public Bank Belgium propose un éventail complet de services fi nanciers

aux entreprises et aux institutions des secteurs publics et non marchand.

Chez BNP Paribas Fortis, vous bénéfi ciez en permanence de l’accompagnement et de

l’expertise d’un chargé de relation dédié, toujours prêt à vous épauler dans la mise

en œuvre de votre stratégie.

BNP Paribas Fortis,

le partenaire incontournable des entreprises belges.

More magazines by this user
Similar magazines