JEAN-MARIE GHEERARDIJN - Espace 251 Nord

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JEAN-MARIE GHEERARDIJN - Espace 251 Nord

JEAN-MARIE GHEERARDIJN

E S P A C E 2 5 1 N O R D

1 9 8 4 - 2 0 0 9

A r c h i v e s a c t i v e s


Ce dossier produit par Espace 251 Nord était destiné à renseigner les visiteurs d’Art Brussels sur les relations durables entre Espace

Nord et Jean-Marie Gheerardjin. Les images et textes ont fait l’objet d’une demande de reproduction auprès de leurs auteurs.

Aucune reproduction ou diffusion des images et textes n’est autorisée sans accord des auteurs.


Jean-Marie GHEERARDIJN

Né à Arlon en 1958

Débute sa carrière artistique en 1978

Vit et travaille à Liège


Jean-Marie Gheerardijn, Espace 251 Nord

1984-2009, une relation durable

1984

Mythologies

individuelles

Texte de

Jean-Marie

Gheerardijn

P 6

1986

Portraits

de scènes

1987

Art en

situation,

B e l g i c a

1989

Jean-Marie

Gheerardijn.

Dictateur

artistique

1992

Q u a r t i e r

d’hiver, La

Norme et

le caprice

1993

Le Jardin

de la Vierge

1996

Art et

n a t u r e ,

Elément feu

P 5 P 8 P 10 P 12 P 14 P 17 P 20 P 23

Dictateur artistique, c’est ainsi que se

présente Jean-Marie Gheerardijn !

Après avoir travaillé la photographie, la

mouche devient le matériau de prédilection

de l’artiste. Apparu au début des

années 80, l’insecte devient rapidement

envahissant. Jean-Marie Gheerardijn

l’élève intensivement, l’exécute et nourrit

Texte de

Jean-Marie

Gheerardijn

P 16

1997

Jean-Marie

Gheerardijn.

Dictateur

artistique

Texte de

Jean-Marie

Gheerardijn

P 32

ses œuvres au moyen de leurs dépouilles.

Dans les années 90/2000, il privilégie un

travail de sculpture regroupant des objets

de récupération. La photographie reste

toujours présente dans son œuvre.

L’Espace 251 Nord est un accompagnateur

actif de ce travail artistique.


2000

Pièces à

conviction

2001

La Trahison

des images

2004

Les Afriques

2006

After Cage,

T r é s o r s

c a c h é s

2007

L’Ane et

Gheerardijn

(E2N)

P 34 P 36 P 39 P 41 P 43 P 59

En 1984, année de sa création,

l’Espace 251 Nord produit

une première exposition de

Jean-Marie Gheerardijn. De

cette rencontre naîtront

de nombreuses expositions,

personnelles ou collectives.

EN 2007, plusieurs expositions

de l’artiste sont réalisées à

Texte de

Marc

R e n w a r t

P 53

2007

L’Ane et

Gheerardijn

(Des arts)

Textes de

Marc

R e n w a r t

P 61

Liège et Bruxelles sous le titre

L’Ane et Gheerardijn.

Aujourd’hui, le processus

d’Archives Actives © permet de

transmettre la mémoire de ces

25 ans de collaboration. Une

monographie de l’artiste sera

prochainement publiée.

V u e s

d’atelier

P 62

Textes de

Marc

R e n w a r t

P 63

Notice des

expositions

et oeuvres

P 66


1984

Mythologies individuelles

Exposition collective

P 5


“Reprise d’un élevage plus intensif durant six mois.

Besoin d’une expression plus brute.

Fin du tableau commencé en 1982 par une accumulation de mouches mortes dans le bas de la

pièce.

Matière, pourriture, champ de bataille, charnier, génocide.

Suite de l’élevage et projets de volumes en verre remplis de mouches. Oeuvres d’art ou objets

utilitaires (tables, ...)”

Texte de Jean-Marie Gheerardijn, 1984

Flyer

Carton d’invitation

P 6


Installation avec mouches, 1984

P 7


1986

Portraits de scènes

Exposition collective

P 8


Génocide médiatique, 1986

P 9


1987

Art en situation, Belgica

Exposition collective


Distributeur de cadavres, 1986 Le Dieu des mouches, 1986

P 11


1989

Jean-Marie Gheerardijn. Dicteur artistique

Exposition personnelle

P 12


Bombardier, 1987

P 13


1992

Quartier d’hiver, la norme et le caprice

Exposition collective

P 14


Le Gardien de musée, 1992 Le Gheerardijn extraordinnaire, 1990-1992

P 15


Liège, le 1/04/92.

Cela faisait trois jours que j’avais délaissé mon appartement

du centre-ville ; je décidai d’y retourner.

rouvris la porte d’entrée, elle donnait sur un couloir

qui donnait accès aux différents étages, et qui juxtaposait

le magasin de chaussures dont le propriétaire

était également le mien, lorsque je remarquai une

présence de mouches anormale malgré la chaleur qu’il

faisait ce jour-là. D’où pouvaient-elles bien venir ? Je

pensais surtout à certains locataires de l’immeuble.

Plus je grimpais les étages et plus je croisais de ces

mêmes insectes. J’atteignis le troisième, celui de

mon appartement. rouvris la porte et la refermai, et

me retrouvai face à celle de la pièce-atelier. Et là il

faut vraiment se l’imaginer, il faisait très calme et

cela me rassura un moment, je me dis que ces mouches

croisées au rez-de-chaussée et dans les escaliers

ne provenaient peut-être pas de chez moi. Je poussai

la porte. Un bruit assourdissant m’envahit, j’étais

terrifié, des milliers de mouches me fonçaient dessus.

J’avançai en me protégeant les yeux et la bouche

tout en marchant sur un amoncellement de mouches

répandues sur le plancher. J’avais évidemment compris

que cela venait de mes élevages et je repérai

tout de suite l’origine de la fuite ; je m’empressai

d’y remédier si ce n’était pas déjà trop tard. Jimi la

grosse mouche était pris au piège, et il n’avait pas

de quoi les gazer. Il ne voulait pas ouvrir les fenêtres

de l’atelier car il ne pouvait se permettre de laisser

s’échapper toutes ces mouches et les perdre, elles lui

étaient trop précieuses. Je m’imaginais déjà qu’on

allait me mettre la camisole de force pour avoir lâché

quatre mille Calliphora un dimanche après-midi rempli

de touristes, et avoir perturbé l’équilibre biologique

de la rue Pont-d’île. Je devais continuer l’exploration

de l’appartement qui était devenu un immense caisson

d’élevage. J’avais laissé deux seaux remplis d’eau

savonneuse qui contenaient des draps. Ils étaient recouverts

de centaines de mouches agonisant dans le

savon. Comment faire pour rincer ces draps dans ces

conditions cauchemardesques ? Je devais absolument

essayer de toutes mes forces de faire abstraction

de toutes ces mouches qui me fonçaient sur la tête

et qui voulaient pénétrer dans mes oreilles ou dans

ma bouche. Il fallut que j’enlève le plus possible de

mouches pour pouvoir rincer les draps tout en évitant

qu’elles ne s’écrasent dessus. Je réussis à les essorer

puis à les faire sécher au grenier. Ensuite je quittai

l’appartement. J’étais en nage; cela avait duré

presqu’une demi-heure. Je re- montai lentement la

rue Pont-d’île et lorsque je croisai une famille avec

un gosse en train de hurler, je ne l’entendais plus,

tellement ma tête était remplie de ces mouches

hurlantes. J’étais soulagé en pensant que lundi soir

je dormirais dans un lit propre après avoir nettoyé

tout le rez-de-chaussée, les escaliers, mon appartement,

et récupéré toutes ces précieuses mouches.

J’estimais que j’avais eu un dimanche bien servi et

je me suis dirigé tout naturellement vers la Batte

pour déguster quelques consommations fraîchement

méritées. Je racontai à Juju l’accordéoniste que je

venais d’être victime d’une des plus belles fuites de

mouches en appartement, ce premier avril mil neuf

cent nonante-deux. On ne devait plus revoir Juju...

Le lundi vers 8 heures, je pénétrais à peine dans la

maison que j’entendis la gérante du magasin me rattraper

et me dire:

“- Dites monsieur, ça vient de chez vous, toutes ces

mouches? “

“- Oui, j’ai eu un petit problème ! “,

“- Je vous demande cela car il yen a partout dans le

magasin, en plus elles sont bizarres, elles ont l’air

bêtes car on les attrape facilement.”

“- Ah oui. Mais si vous les capturez, vous pourriez me

les mettre de côté, s’il vous plaît ? “

“- Ah ça non, je les tape directement à la poubelle!


Dommage, on pouvait essayer...

En allant vers le deuxième étage je devais croiser

Mlle Feron, ma voisine du dessous âgée de septante-six

ans, qui me dit qu’elle avait plein de

mouches chez elle et qu’elle avait regardé par la

fenêtre de son espèce de terrasse, et qu’elle s’était

dit que cela ne devait pas venir de très loin...Et

toi, t’en as aussi ? Oui, oui, un petit peu, madame.

Bon, je vous souhaite une bonne soirée, madame...

Texte de Jean-Marie Gheerardijn, 1992

P 16


1993

Le jardin de la Vierge

Exposition collective

P 17


Piano, 1991

P 18


Ci-dessus : Buste en cire sur pied, 1991

A gauche : Brancard, 1993

P 19


1996

Art et nature, élément feu

Exposition collective

P 20


Icare, 1996

P 21


Extrait du catalogue

P 22


1997-98

Jean-Marie Gheerardijn, Dictateur artistique

Exposition personnelle

P 23


Verso de l’affiche

P 24


Bonbonne, 1997


Les jeux du cirque, 1985

P 26


Cathédrale série, 1984

P 27


Forêt série, 1984

P 28


Porte-manteaux (specimen avec accents graves), 1997 Colonne de cire, 1997

P 29


Bateau (d’un certain naufrage), 1987

P 30


Vue d’exposition


Début et essais de modestes élevages de mouches

en 1982 dans des récipients de chimie ainsi que

dans un aquarium sphérique.

Je fis deux tirages noir et blanc des photos

d’élevages que je fixai sur une feuille Steinbach.

J’avais inscrit et comptabilisé chaque jour toutes

les mouches des élevages successifs dans les pages

d’un carnet que je joignis au collage. J’en étais

arrivé à dénombrer près de seize mille mouches

(des “Calliphora” essentiellement).

J’ai rempli de mouches vingt fioles qui avaient

contenu des vitamines, puis je les ai refermées

par de petits bouchons en liège confectionnés

par ma compagne, numérotés de un à vingt et sur

lesquels elle a inscrit mon nom. C’est tout ce que

je pouvais faire.

Installation réalisée lors de l’exposition “Nord Investigation”

(1984 org. : Espace 251 Nord). Trois

aquariums superposés remplis d’asticots et de

mouches commençant à éclore. A l’arrière, accroché

au mur, il y avait le “Tableau expérimental”.

Lors du vernissage, j’entendis dire :

“Cela aurait été plus drôle s’il leur avait mis des

patins à roulettes!! “ (rires) je rétorquai, et les

Juifs, et tes Gitans, et les homosexuels, en patins

à roulettes, vous trouveriez cela drôle ? (moins

de rires)…

Première expo d’un aquarium rempli de mouches

vivantes, 1984 “qu’en est-il de nos mythologies

individuelles ? “

En 1989, je présentai pour la première fois, et

de façon définitive, les trois aquariums vides, en

ayant simplement gardé les traces du dernier élevage.

(Galerie Métropole / Galerie de Belgique

-Gheerardijn, dictateur artistique). Par la suite,

les trois aquariums seraient présentés tels quels

en tant que sculpture, et ne serviraient plus aux

élevages.

J’ai conservé une petite plume rouge du perroquet

d’Hélènetje, qui tenait un bistrot magique

à St-Idesbald - j’ai habité deux années à la Mer

du Nord (Koksijde), de 1978 à 1980. On y retrouvait

le plus souvent possible à “l’Edelweiss”, Hélènetje,

une jeune fille de septante-six années,

sa petite chienne Fifilizette qui jonglait avec les

nic- nac qu’on lui déposait sur le bord du museau,

son compagnon Wilfried, la cinquantaine, jouant

inlassablement au tiercé tout en dégustant la

spécialité locale, la pils “Léopold”. “Wilfried,

dat stinkt, tu pues”, lui lançait régulièrement

Hélènetje. Il y avait un juke-box, on pouvait y

voir à travers la vitre deux perruches côte à côte

qui se déplaçaient ensemble, rapidement, de

gauche à droite et de droite à gauche comme si

elles avaient été programmées pour sélectionner

un disque; et dans le bas du juke-box, dormaient

paisiblement deux chats.

Le perroquet d’Hélènetje n’aimait pas les

femmes, j’ai eu l’occasion de le vérifier. Etrange,

j’ai pu continuer à le caresser...

J’utilisai deux bocaux à stériliser que je remplis

en partie d’eau et de mouches mortes. Dans l’un,

j’ajoutai une bille de métal et la plume du perroquet

de “l’Edelweiss”, et je le retournai pour les

coller de couvercle à couvercle avec du silicone.

Je reliai entre elles les parties métalliques des

couvercles à l’aide d’une cordelette dorée.

Au bout d’un certain temps, la plume s’est

complètement dissoute dans l’eau ainsi que les

mouches, ne laissant apparaître à la surface

qu’une centaine de têtes sans corps.

Comme j’exposais à Verviers en 1985 pour

l’ouverture de la galerie “Arte Coppo”, et que

je ne voulais pas transposer la même installation

qui avait été spécialement conçue pour le 340

en 1986 (“Découverte d’un charnier à l’Atelier

340”), j’y apportai une variante en y incluant un

mannequin d’anatomie que je possédais et qui

était dans notre appartement depuis 1980, et

qui nous était familier. Puis j’ajoutai à même le

sol de la galerie des mouches qui me restaient

du charnier de 1986, en les laissant tomber d’un

sac-poubelle et en les répartissant tout autour

de l’écorché, en prenant soin de lui recouvrir entièrement

les pieds.

“Wolfgang Amadeus Stravinski” existait pour la

première fois ailleurs que dans notre chambre à

coucher.

P 32


En 1978, une jeune fille du nom de Mira se coupa

les cheveux et m’offrit sa longue tresse parce

qu’elle savait que je quittais Liège pour aller

vivre à la Mer du Nord. Je conservai son présent

soigneusement.

En 1990, j’ai eu l’idée de réaliser une pièce où il

y avait un martinet, objet que notre mère utilisait

de manière dissuasive, pour nous faire peur

lorsque nous étions petits et que nous avions

fait des bêtises. Ainsi, mes frères âgés de neuf

et dix ans de plus que moi, s’acharnaient toujours

à essayer de trouver où notre mère l’avait

caché, pour pouvoir en arracher les lanières de

cuir, avec des cris et des hurlements comme dans

un moment de grande victoire, et qui devait finalement

nous valoir le sourire de notre maman,

qui s’avoua vaincue et rangea définitivement cet

objet ancestral.

En 1991, j’utilisai la tresse de Mira, pour enfin réaliser

ce martinet d’amour que j’entourai de cuir

et que j’ornai de quelques précieuses mouches

dans son écrin de velours noir.

J’ai réalisé cette sculpture en 1992, après le

décès de ma grand-mère survenu en 1991. Un de

ses rêves lorsque j’étais enfant était de me voir

porter un “loden vert”, que je sois “propre et

net” comme des gens normaux et fiers; ,en bref,

des gens comme il faut, disait-elle. J’ai toujours

refusé que l’on m’accoutre de la sorte, je m’en

serais trouvé ridicule !

Je reçus un jour un loden vert que je bourrai de

cheveux, ensuite je l’entourai d’une corde très

serrée, tel un corps ficelé. Je le déposai dans un

aquarium d’élevage qui allait me servir de moule.

Il ne restait plus qu’à rajouter la cire fondue et

les mouches...

En 1993, lors d’une exposition collective à

l’Espace 251 Nord, je pus utiliser un socle surmonté

d’un parallélépipède en verre qui pouvait

juste contenir en longueur le loden ficelé, plus

une autre petite sculpture en largeur. On choisit

cet ancien téléphone mural à cadran, aspergé de

cire mêlée de traces de résidus de carcasses de

mouches, une tenaille surmontant l’appareil. Les

manches écartées à fond faisaient office de bras

tendus qui avaient l’air d’implorer le ciel. Juste

dans l’angle de l’écartement, je plaçai la tête du

personnage qui ressemblait à une mouche en cire

d’abeilles brute ; la pince de la tenaille écartée

était ses jambes, petites et arquées.

Le téléphone de 1991 était un appel au secours et

ma bobonne ne passa pas l’hiver...

Par la suite je devais garder l’idée de l’association

de ces deux sculptures qui m’avait été proposée

par Laurent Jacob.

En 1996, à l’Atelier 340, je montrai à nouveau

cette sculpture. Et Nicolas Kozakis me raconta qu’il

avait visité l’exposition un lundi matin; lorsqu’il

pénétra dans la pièce où se trouvait ce travail, il

vit qu’une fine couche de neige recouvrait tout

le dessus de la vitrine qui le protégeait... Durant

la nuit de dimanche à lundi, la neige s’était engloutie

par une fissure qu’il y avait dans le toit,

se répandant juste sur la vitrine.

Le loden vert représentait l’enterrement de ma

grand-mère, par une belle matinée ensoleillée,

dans un très bel endroit ayant comme décor, derrière

le mur du cimetière, un merveilleux bois

de sapins; et surtout, je pus constater que notre

nom ne s’écrit correctement que sur les pierres

tombales...

Texte de Jean-Marie Gheerardijn, 1999

P 33


2000

Pièces à conviction

Exposition collective

P 34


Dans un sens ça ne peut pas faire du tord !! 1999

P 35


2001

La Trahison des images

Exposition collective

P 36


Détail du poster / dépliant

P 37


Mariage de Foxy et d’Hélène, Brux. 1972, 2001

P 38


2004

Black Box, Les Afriques

Exposition collective

P 39


Né en 1958 à Arlon, dans le sud de la Belgique, vivant aujourd’hui à

Liège, Jean-Marie GHEERARDIJN a développé son travail autour de

la mouche. Les élevant, les capturant, il les utilise dans ses petites

installations. Regroupées par milliers, elles prennent place dans

des assemblages divers regroupant objets de récupération, vieux

cadres, etc. Il s'est auto-proclamé Dictateur artistique.

Pour Lille 2004, l’artiste liégeois présente une série inédite de

travaux. Axés autour du thème de la récupération, il revisite nos

idées concernant l’Afrique et ses traditions. A des petits tableaux

abandonnés, il donne une vie nouvelle, qui plus est magique,

puisqu’en référence aux fétiches, il y plante des clous, des punaises

(Traits péniblement, 2002-2003) ; à un ensemble de sparadraps,

il prête une consonance religieuse et magique en le présentant

tel un suaire (Suaire, 2000) ; à une chambre à air accrochée à un

morceau de bois tel un trophée de chasse, il attribue une trompe

(La dernière planche de salut, 2002). Le mannequin flanqué de sacoches

d’appareil photo est une évocation des chasseurs d’images

qui arpentent la savane et plus encore, la couleur noire du mannequin

fait référence directe aux porteurs (L’art me ment comptant

po rin, 2000 et Le Maquis de Sade, 2003-04), etcetera dans cet

enveloppant désordre.

Extrait du guide du visiteur

P 40


Exposition en mouvement

Cabinet de curiosités After Cage

Musée d’Ansembourg, Liège

du 24.06 au 17.09.2006

2006

After Cage, Trésors cachés

Exposition collective

P 41


Les copains d’Abordeline, 2006

P 42


2007

L’Ane et Gheerardijn ( à E2N)

Exposition personnelle

P 43


L’Assistante et l’enfant et le représentant de

commerce, 2005

Paysage suisse ou Jaws toujours, 2000

Elephant et Cheveux sur la trompe

Insecticide lunaire, 2002

Qui s’y frotte Képi, 2004

P 44


Le Lem culinaire, 2000-2005

Cactus, 2007

Les quatre vierges négatives ou les enrouleuses

professionnelles, 1999

Pizza Zappa, 1992

Sans titre, 2003

Le Steack, névrite, salade, 1999

Chaussures de bébé, 2004

P 45


Eléphant et cheveu sur la trompe

Théâtre,1997

Nid d’oreilles. 1998

P 46


Al quaïdi, al quaïda, d’après Hop la di, Hop la da des Beatles, 2001/2003

P 47


Le Gardien de la ruche, 2006/2007 Manteau de l’armé siliconé noir et

képi et brassards D.A., s.d

Panoplie (détail), 2003 L’art me ment comptant po rin, 2000

P 48


La Panamareine-Claude, 2005

La Parano-reine-Claude, 2005

La Bonbonnière et l’interdiction de séjour au

parc Gaspar de 1969, 2005

P 49


Ceinture de champion du monde de la

douleur, 2007

Pat’ d’Eph Incognito, 2005

Art déchetteries – recherches actives ou

Fabrique d’artistes ou L’Assassin habite au

251, 2007

P 50


Le Tapis volant voilé, 2007

Circonstances exténuantes ou D’athées nuances,

2002 (à droite)

P 51


Mondo Candido, 1999

P 52


Violence et art : Jean-Marie Gheerardijn

Préambule

Pour d’aucuns c’est de la violence que tout advint.

Inhérente à l’univers : big bang.

Inhérente au monde : déchaînements des forces

naturelles.

Inhérente à l’être : enfantement dans la douleur.

Si telle est vérité

Elle devient l’en-soi artistique..

Préexistante, constitutive, structurelle.

Constante, récurrente, déclinée à l’infini.

Rituelle, cultuelle, culturelle

Et dès lors comment se formule la question ?

Dans la nécessité artistique ou dans l’œuvre ?

Dans la pratique elle-même ou dans la représentation

?

Dans l’intention ou dans le résultat ?

P 53


Violences

- Violence du faire au cœur de la néance.

- Violence de l’étant au centre de l’être.

- Violence du cri au sein du silence.

- Violence de l’impuissance.

- Violence de l’inadéquation au désir.

- Violence de l’indéfinissable.

- Violence des pouvoirs.

- Violence des certitudes.

- Violence des solitudes.

- Violence de l’emprise du passé sur le présent.

- Violence du sociétal sur l’individu.

- Violence de l’imagé sur le réel.

- Violence de l’incommunication.

- Violence de l’incommunicable.

- Violence de l’incommuniqué.

- Violence de la superficialité du regard.

- Violence de l’indifférence.

- Violence de la rémission.

- Violence du dire à propos de l’œuvre, …de

l’énonciation.

- Violence de l’écrire à propos de l’autre, …de la

formulation.

- Violence du savoir à propos du sens, …de la

définition.

Rapport à l’art

La condition existentielle particulière de

l’artiste ? (violenté par la maladie)

Mais en quel point particulier, biographie et œuvre

se recouvrent-elles ?

Le contexte ? (époque “punk”).

Mais est-on nécessairement solidaire du discours

alentour ?

L’imaginaire ? (symbolique des supports, des

recouvrements -cire, des assemblements, …)

Mais l’histoire se suffit-t-elle d’une seule interprétation

?

L’engagement personnel ? (idéologie)

Mais l’idée peut-elle se fixer en un objet ?

La désespérance ? (psychologie)

Mais où trouver connexion entre œuvre et sentiment

?

“Rendre visible l’invisible”, certes… mais dans la

multiplicité des possibles.

Spécificités de l’œuvre par rapport

à la thématique

Les mouches ?

Mais, depuis longtemps déjà, toutes matières

sont devenues éléments de l’expression artistique.

Elles sont tout aussi bien souvenirs d’enfance

que matériau coloré.

Et de plus ne sont pas seules caractéristiques

d’une œuvre qui s’avère à la fois plus complexe

et plus cohérente. (cf.”Textes” écrits entre le

17 avril 1998 et le 9 février 1999.)

P 54


Foin de mièvrerie ou d’hypocrisie, de pensée

positive ou de réflexions lénifiantes, l’œuvre ne

peut avoir à faire qu’avec la brutalité du réel.

La vérité de Jean-Marie Gheerardijn n’est pas

de considérer le propos de l’extérieur, d’en faire

objet de discussions de salon, de la percevoir

selon le mode bobo.

Chaos et confusion sont signes du temps

Les faire chair,… sa chair.

Pas un autoportrait mais une vivance (l’irruption

du percept et sa conceptualisation inévitable).

Hurler les fragilités de l’actant.

Compenser la perte du sens en le rendant à sa

virginité.

Le génocide n’est pas pour lui spectacle télévisuel

mais expérimentation existentielle.

Se tester jusqu’à la nausée.

Se vivre jusqu’à n’en plus pouvoir.

Plus encore, ne pouvoir que le survivre.

Tout repos aboli, la vérité des limites.

Sa sincérité le conduit dans les territoires interdits,

ceux de la lucidité et de l’inconfort,

ceux de l’interpellation inéluctable, ceux d’une

réalité que d’aucuns ne veulent voir.

Loin des superficialités de rigueur, l’évidence de

l’insupportable.

S’il force le destin des mouches, c’est en lui que

s’inscrit la douleur. Il n’écoute pas les cris de

souffrance, il les entend.

Dans la lecture de l’objet, le pire serait sentimentalisme

: pitié, condescendance, désespérance.

Pour qui regarde, il choque ; pour qui voit, il

mature.

Il ne s’agit pas de violenter les consciences

mais de révéler la part occultée de l’en soi : le

tragique fait partie de l’inconscience collective.

Avant que d’être, comme tout possible, spectacularisée,

vidée de tout sens puis commercialisée,

la violence - comme le reste - devait se

muter en profit. L’époque le voulait, il lui conserve

réel, réalité, vérité. Le je ne saurait être

jeu.

C’est ainsi, paradoxalement, dans cette aporie

triomphante que la violence retrouve sa position

centrale, impose son inévitable présence, se

révèle comme composante de la quintessence.

Constitutive des fondements, elle s’inscrit - sous

formes et sentiments divers - dans toute expérience

esthétique.

Structurellement justifiée, la violence s’avère

matériau artistique ; la lucidité de l’artiste lui

confère son statut d’œuvre. A regarder comme

telle et ne pas se laisser détourner par le discours

qu’on pourrait vouloir lui attacher en

guise de désengagement.

Etre et n’être que ce qui se peut.

P 55


Lexique

(Larousse) violence nom féminin (latin violentia)

1. Caractère de ce qui se manifeste, se produit ou

produit ses effets avec une force intense, extrême,

brutale.

2. Caractère de qqn qui est emporté, agressif ; brutalité.

3. Extrême véhémence, outrance dans les propos, le

comportement.

La violence a coutume d’engendrer la violence. (Eschyle,

Agamemnon, 764, traduction R. Bailly).

Ce qu’on appelle violence, ce n’est rien. La séduction

est la véritable violence.(Lessing Gotthold

Ephraim, Emilia Galotti).

C’est par la violence qu’on doit établir la liberté.

(Marat Jean-Paul, L’Ami du peuple, 1792).

Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé,

construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer.

(Antonin Artaud, Van Gogh, Le suicidé de la société)

Malheureusement, il y a des moments où la violence

est la seule façon dont on puisse assurer la justice

sociale. (T.S. Eliot, Meurtre dans la cathédrale)

Je reconnais que la violence, sous quelque forme

qu’elle se manifeste, est un échec. Mais c’est un

échec inévitable parce que nous sommes dans un

univers de violence; et s’il est vrai que le recours à

la violence contre la violence risque de la perpétuer,

il est vrai que c’est l’unique moyen de la faire cesser.

(Sartre, Situations II, p. 309.)

La violence est ce qui ne parle pas (Deleuze, Présentation

de Sacher Masoch )

Texte de Marc Renwart

P 56


P 57


Page précédente:

En haut

Ne regardez pas le renard qui passe car il se souvient

très bien, 2005

En bas

Masque mortuaire ou Autoportrait, 2007

Petite colonne, 1995

Le Charnier Gheerardijn, 1999

L’Auto dafé station était bien noir, s.d

P 58


2008

L’Ane et Gheerardijn (Des arts)

Exposition collective

P 59


Le Rêve d’Icare-Wash, 2006

P 60


De la punkitude à la sérénité créative.

Le retour de la rédemption.

Le post-moderne dans son excellence.

L’ «occident» dissout, le monde se reconstitue dans la solitude.

La déchetterie et la brocante comme source de matériaux.

Reconstruire l’intériorité à partir du n’importe quoi.

Avec de l’obsolète, présencer [sic] l’adéquation aux choses.

L’ « être » malgré tout.

Désamorcer le malheur, le vider de toute substance, annihiler ses potentialités.

Démontrer le meilleur dans le pire.

Où rien n’apparaissait souhaitable, redécouvrir la grandeur du nécessaire.

Dissipation de la fatalité.

Renouvellement de la métaphysique.

A l’instar de l’objet, l’âme se reconstitue de facto : évidence de la vitalité.

La monstration de l’indispensable.

Devenir l’inespérable.

Texte de Marc Renwart, 2009

P 61


Vues d’atelier

P 62


Une singulière pensée, un jour, s’installa, sans que l’on ait jamais pu

déterminer si elle y était conviée, à la table des sachants.

Sans coup de force, ni attitude prétentieuse, peu à peu, à force de

constance et de passion, elle s’installa en notre univers comme un avatar

du

questionnement métaphysique.

Elle devint indispensable de par son inutilité même.

Ainsi, désormais, quand l’inimaginé se combinera à l’inexprimable, l’

indicible se percevra gheerardijnement.

Texte de Marc Renwart, 24 août 2007

P 63


P 64


P 65


Notice des

expositions

et oeuvres

P 5 à 7

Mythologies individuelles

Du 14 avril au 22 avril 1984, aux Caves

de Bourgogne (Liège)

p 7

Installation avec mouches, 1984

P 8 à 9

Portraits de scènes

Du 19 octobre1986 au 17 novembre

1986, au Musée D’Ansembourg (Liège)

P 9

Génocide médiatique, 1986

Dim. 136 x 75 x 47 cm, téléviseur,

mouches, verre, plexi.

P10 à 11

Arte en situation, Belgica

Du 2 avril au 2 mai 1987, à l’Academia

Belgica (Rome)

P11

Distributeur de cadavres, 1986

Dim. 36 x 24 cm, mouches, distributeur

de bonbons (verre, métal).

Le dieu des mouches, 1986,

Dim. 35 x 29,5 x 5,5 cm, bois, velours,

mouches, verre

P12 à 13

Jean-Marie Geerardjin.

Dictateur artistique

Du 28 septembre au 12 novembre

1989, aux galeries Métropoles et de

Belgique (Bruxelles)

P 13

Bombardier, 1987

Dim. 12 x 40 x 30cm, bois, mouche,

verre.

P 14 à 16

Quartier d’hiver,

la norme et le caprice

Janvier 1992, à E2N (Liège)

P 15

Le Gardien de musée, 1992

Dim. 85 x 50 x 43 cm, Cuir, cire

d’abeille, mouches, cheveux, plâtre,

seringues, bois

Le Gheerardijn extraordinnaire,

1990-1992

Dim. 121 x 79 x 60 cm, téléviseur, cire

d’abeille, mouches, fonte

P 17 à 19

Le jardin de la vierge

Du 11 septembre au 17 octobre 1993,

aux anciens établissements Old England

(Bruxelles)

P 18

Piano, 1991

Dim. 144 x 65 x 133 cm, bois, cire

P 19

Buste en cire sur pied, 1991

Dim. 97 x 97 x 200 cm, acier, marbre

et cire

Brancard, 1993

Dim. 210 x 140 cm, bois, métal, toile,

cire

P 20 à 22

Art et nature, élément feu

Du 25 mai au 22 juin 1996, à l’E2N

(Liège)

P 21

Icare, 1996

Photographie, cire

P 23 à 31

Jean-Marie Gheerardin.

Dictateur artistique

Du 8 novembre 1997 au 10 janvier

1998, à l’EN2 (Liège)

P25

Bonbonne, 1997

Dim 130 x Ø 28

P 26

Les Jeux du cirque, 1985

Dim. 188 x 189 cm, 6 éléments, tableau

photographique, crayon

P 27

Cathédrale série, 1984

Dim 315 x 282 cm, 15 éléments, tableau

photographique, crayon

P 28

Forêt série, 1985

Dim. 315 x 282 cm, 15 éléments, tableau

photographique, crayon

P 29

Porte-manteaux (specimen avec

accents graves), 1997

Dim. 106 x 18,5 x 30 cm, cornes, bois,

cire

Colonne de cire, 1997

Dim 94 x Ø 11 cm, 8 blocs de cire

p 30

Bateau (d’un certain naufrage),

1987

Dim. 165 x 116 cm, mouches, papier,

cadre doré

P 34 à 35

Pièces à conviction

Du 17avril au 15 mai, à l’E2N (liège)

P 35

Dans un sens ça ne peut pas faire

du tord !! 1999

Bouteilles en verre, mouches, cadenas,

cire

P 36 à 38

La Trahison des images,

Biennale de Venise off

Du 7 juin au 9 septembre 2001, à

L’Institut des arts, sciences et lettres

P 38

Mariage de Foxy et d’Hélène,

Brux.1972, 2001

Dim 40 x 40 cm, 12 photographies

P 39 à 40

Les Afriques,

Lille 2004

Du 31 mars au 8 août 2004, au Tripostal

P 39

Vue d’exposition

P 41 à 42

After Cage, Trésors cachés

Du 24 juin au 24 septembre 2006, au

Musée d’Ansembourg (Liège)

P 42

Les Copains d’Abordeline, 2006

comprenant:

P 66


L’Aéro Nasal ou Voir Jonfosse et

mourir, 2006

Avion et faisan, cheveux et tubes

Je silicone donc je suis, 2006

Christ, cartouches, ceinture, tube de

silicone, appareil photo

Le prédateur artistique, 2006

Echassier, cheveux, avion de plastique,

Zoro-tolérance, 2006

Flacon, métal, poils

Les copains d’Aborderline, 2006

Buste de christ masqué, renard en

écharpe, boule quies

P 43 à 58

L’Ane et Gheerardijn

Du 6 octobre au 17 novembre 2007, à

l’E2N (Liège)

P 44

L’Assistante et l’enfant et le

représentant de commerce, 2005

Vierge et enfant en plâtre, cheveux

de l’artiste, pins, posomètre, étui en

cuir pour pied d’appareil photo, castagnette,

christ en plâtre

Paysage suisse ou Jaws toujours,

2000

Requin en plastique, piano à queue,

terre rouge d’Afrique

Elephant et Cheveux sur la trompe,

s.d

Insecticide lunaire, 2002

Bombe d’insecticide, petite mitraillette

en plastique, cheveux

Qui s’y frotte Képi, 2004

Képi de l’armée, cire, insigne, sigle

Pentax

P 45

Le Lem culinaire, 2000-2005

Presse purée, cosmonaute en métal,

bois, plastique, aluminium

Cactus, 2007

Vierge de Lourdes en plastique, silicone,

épingles

Les quatre vierges négatives ou les

enrouleuses professionnelles, 1999

Vierges de Lourdes en plastique,

mouches, enrouleuses de films, négatifs

Pizza Zappa, 1992

Disque vinyle couvert de cire d’abeille,

mouches

Sans titre, 2003

Masque de cire, cheveux

Le Steack, névrite, salade, 1999

Deux petits bocaux, cheveux, pipettes

de verre, mouches, loupe

Chaussures de bébé, 2004

Paire de chaussure couverte de chiures

de mouches

P 46

Eléphant et cheveu sur la trompe,

s.d

Théâtre,1997

Tissus, plâtre, cire

Nid d’oreilles. 1998

Nid d’oiseau, plâtre, boule quiès

P 47

Al quaïdi, al quaïda, d’après Hop

la di, Hop la da des Beatles,

2001/2003

Danseurs espagnols, branche de bois,

écureuil, cheveux de l’artiste, globe

de verre

P 48

Le Gardien de la ruche, 2006/2007

Salopette, cire

Manteau de l’armé siliconé noir et

képi et brassards D.A., s.d

Echarpe en fourrure, manteau, képi,

silicone noir, pigment

Panoplie (détail), 2003

Veste de l’armée, silicone, képi

L’art me ment comptant po rin,

2000

Cuir, plastique, cire, paraffine, appareils

photos, polaroïds, sacs photos

P 49

La Panamareine-Claude, 2005

Chicon en tissu, panier en osier, boules

en silicone, plastique, métal

La Parano-reine-Claude, 2005

Navette spatiale, moules, toile

d’araignée, bougie, pigments, oiseau,

cheveux de l’artiste, mouches, objectif

photo

La Bonbonnière et l’interdiction

de séjour au parc Gaspar de 1969,

2005

Avion, bonbonnière, machines à musique,

collages

P 50

Ceinture de champion du monde

de la douleur, 2007

2 tapis, chien en peluche, corde, pneu,

fouet, agenda, plan de Liège, pied

photo, pantalon de l’armée, t=shirt,

20 pin’s histoire la photographie, sac

plastique, poussière, ceinture, sac de

pêcheur

Pat’ d’Eph Incognito, s.d

Caisse en carton, sangle en cuir, jouets

en plastique, peluche d’éléphant,

veste en cuir, pantalon, pull, siège de

pêcheur bois africains, mouches

Art déchetteries – recherches actives

ou Fabrique d’artistes ou

L’Assassin habite au 251, 2007

Ouate, plastique, bois, plâtre, pierres,

croix en bois, aluminium, thermos,

ventilateur, tgv en plastique, silicone

P 51

Le Tapis volant voilé, 2007

Armature de sac à dos, tapis, pompe à

vélo, bombes de fixatif, tubes de silicone,

fils électriques, fouet

Circonstances exténuantes ou

D’athées nuances, 2002

Dim. 29 x 35 x cm, tableau sous verre

d’un paysage suisse, ouate

P 52

Mondo Candido, 1999

Globe de verre, bois, mouches

P 57

Ne regardez pas le renard qui passe

car il se souvient très bien, 2005

Renard, bateau, bois, silicone, rapace,

petits avions en plastique

Masque mortuaire ou Autoportrait,

2007

Crâne, poils, élastique

Petite colonne, 1995

Verre, mouches, silicone

Le Charnier Gheerardijn, 1999

Verre, mouches

L’Auto dafé station était bien noir,

s.d

Thermos, panier en osier

P 59 à 60

Des arts

Du 7 juin au 30 septembre 2007 (Bruxelles)

P 60

Le rêve d’Icare-Wash, 2006

Rapace, avion couvert de cire et 1

poids de 9kg couvert de cire

P 67


Le texte de Marc Renwart P 53 a été publié dans la revue Dits (Grand-Hornu, Mac’s, hiver-printemps 2005, p.51-53)

Le texte de Marc Renwart P 63 a été publié à l’occasion de Parcours d’artites à Lige en 2007.

1984 Mythologies individuelles - Liège Photographe : Pierre Houcmant

1986 Portraits de scènes - Venise Photo E2N

1987 Art en situation, Belgica - Rome Photo E2N

1989 Jean-marie Gheerardijn. Dictateur artistique - Bruxelles

1992 Quartier d’hiver, La Norme et le Caprice - Liège Photographe: Caroline Jacob

1993 Le jardin de la Vierge - Bruxelles Photographe : Manfred Jade

1996 Art et nature, élément feu - Liège Photographe : Alain Janssens

1997 Jean-Marie Gheerardijn. Dictateur artistique - Liège Photographe : Alain Janssens

2000 Pièces à conviction - Liège

2001 La Trahison des images - Venise Photographe : Serge Rovenne

2004 Les Afriques - Lille Photographe : Serge Rovenne

2006 After Cage, Trésors Cachés - Liège Photographe: Aline Inglese

2007 L’Ane et Gheerardijn - Bruxelles, Des Arts Photographe : Laurent Jacob

2007 L’Ane et Gheerardijn - Liège Photographe : Alain Janssens

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