L'ABÉCÉDAIRE DU SMOG - Pollution Probe

pollutionprobe.org

L'ABÉCÉDAIRE DU SMOG - Pollution Probe

625 Church Street

Suite 402

Toronto, Ontario

Canada M4Y 2G1

tel. 416-926-1907

fax 416-926-1601

www.pollutionprobe.org

L’ABÉCÉDAIRE DU SMOG


POLLUTION PROBE EST UN ORGANISME DE BIENFAISANCE SANS BUT LUCRATIF

qui travaille en partenariat avec tous les secteurs de la société dans le but de protéger la santé en

faisant la promotion de l’air pur et de l’eau propre. Pollution Probe a été créé en 1969 à la suite d’un

rassemblement de 240 étudiants et professeurs, réunis sur le campus de l’Université de Toronto pour

discuter d’une série de reportages préoccupants diffusés par les médias concernant les pesticides.

Pollution Probe s’est d’abord consacré à faire pression sur le gouvernement du Canada pour qu’il

interdise presque toutes les utilisations du DDT et à faire campagne en faveur de la dépollution de

la rivière Don, à Toronto. Nous avons encouragé la récupération à la source dans 140 collectivités de

l’Ontario et appuyé l’élaboration du Programme des boîtes bleues. Pollution Probe a publié plusieurs

livres, dont Profit from Pollution Prevention, The Green Consumer Guide (dont plus de 225 000 exemplaires

ont été vendus partout au Canada) et Additive Alert.

Depuis les années 1990, Pollution Probe a orienté ses programmes vers des questions liées à la pollution

de l’air et à la santé humaine, y compris un important programme visant à éliminer les sources anthropiques

de mercure dans l’environnement. Pollution Probe a récemment élargi son champ d’intérêts pour englober

d’autres préoccupations, dont les risques tout particuliers que font courir aux enfants les contaminants

de l’environnement, les risques pour la santé liés à des expositions dans des environnements intérieurs

et la conception d’outils innovateurs pour promouvoir un comportement responsable envers l’environnement.

Nous avons également commencé à élaborer un vaste programme qui porte sur l’eau,

de façon à mettre à jour notre compréhension des questions relatives à la gestion de l’eau, et à définir

un ensemble de buts et de mesures à cet effet. Depuis 1993, dans le cadre de son engagement permanent

envers l’amélioration de la qualité de l’air, Pollution Probe a mené une campagne air pur

annuelle, durant le mois de juin, afin d’augmenter la sensibilisation aux liens entre les émissions des

véhicules, le smog, les changements climatiques et les problèmes respiratoires afférents chez les

humains. La Clean Air Campaign a aidé le ministère de l’Environnement de l’Ontario à concevoir un

programme de vérification obligatoire des émissions des véhicules.

Pollution Probe présente des solutions innovatrices et pratiques aux problèmes

environnementaux causés par la pollution de l’air et de l’eau. En définissant

les problèmes de l’environnement et en préconisant des solutions pratiques,

nous nous appuyons sur de solides connaissances scientifiques et technologiques,

nous mobilisons les scientifiques et autres experts, et nous établissons des

partenariats avec l’industrie, les gouvernements et les collectivités.

Juin 2002

Pollution Probe est heureux de présenter cet abécédaire du smog. Nous recevons davantage d’appels

téléphoniques, de courriels, de lettres et de demandes de la part des médias concernant le smog que

sur tout autre sujet. L’Abécédaire du smog a été conçu pour approfondir la compréhension qu’a le public

des sources de polluants composant le smog, de leurs effets sur la santé humaine et des mesures que

nous pouvons prendre pour réduire la pollution par le smog et pour nous protéger et protéger nos enfants

contre ses effets nocifs.

Il nous fait particulièrement plaisir de publier L’Abécédaire du smog en ce dixième anniversaire de

la Clean Air Campaign and Commute MC de Pollution Probe. Cet événement annuel engage des milliers

d’employés, dans un effort concerté, à laisser leur véhicule à la maison ou à emprunter des moyens

de transport moins polluants pour se déplacer entre le travail et la maison. L’Abécédaire du smog est

aussi un complément de notre nouveau programme de réduction des trajets reliés au travail, appelé

« D.É.P.A.R.T. » (Diminution des émissions et profits accrus par la réduction des trajets). On trouvera le

manuel de D.É.P.A.R.T. sur notre site web à www.pollutionprobe.org/Reports/Smartfr.pdf.

Pollution Probe s’efforce de faire des progrès tangibles en ce qui concerne l’assainissement de l’air

que nous respirons. Voilà qui est essentiel pour notre santé et notre bien-être, et c’est un but qu’il nous

est possible d’atteindre. Nous vous prions de vous joindre à nous pour la défense d’un environnement

propre et de faire des choix personnels susceptibles de démontrer votre engagement envers cette

louable entreprise.

Le directeur exécutif,

Ken Ogilvie

l’abécédaire du smog i


Remerciements

Pollution Probe remercie les organismes suivants, qui ont participé à la réalisation de L’Abécédaire

du smog, que ce soit financièrement et/ou en nature, ou encore par un examen technique :

ENVIRONNEMENT CANADA

SANTÉ CANADA

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ONTARIO

JANEY S. MILLS P. ENG. MEMORIAL FUND

Pollution Probe assume l’entière et unique responsabilité du contenu de ce rapport.

La recherche nécessaire à cette publication et sa rédaction ont été effectuées pour Pollution

Probe par OLIVIA NUGENT. Le travail de collecte des renseignements et de rédaction pour la mise

à jour du texte sur les indices de qualité de l’air ainsi que sur les avis sur la qualité de l’air (pages

34 à 41) a été fait par JOHN HEWINGS.

Nous saluons le travail des membres suivants du personnel : ELIZABETH EVERHARDUS, pour la

gestion du projet; KEN OGILVIE, QUENTIN CHIOTTI et SANDRA SCHWARTZ, pour avoir fourni renseignements

et conseils; et KRISTA FRIESEN, pour son aide à la production et à la logistique.

Nous remercions particulièrement JOHN HEWINGS et WAYNE DRAPER pour leurs commentaires

techniques sur l’abécédaire.

Pollution Probe remercie SHAUNA RAE, pour la conception graphique et la mise en page, et

RANDEE HOLMES, pour la révision de cette publication.

Nous tenons également à remercier tout particulièrement la LAIDLAW FOUNDATION pour le

généreux soutien qu’elle accorde au Air Programme de Pollution Probe.

Préparé pour Pollution Probe par OLIVIA NUGENT.

Table des matières de l’Abécédaire du smog

Avant-propos ............................................i

Remerciements .......................................ii

CHAPITRE UN – Qu’est-ce que le smog?....... 2

Introduction ...............................................2

Qu’est-ce que le smog et comment

est-il constitué? .........................................3

Les polluants du smog et leurs sources...... ..4

Le transport : Un élément contributif

important du smog.................................. ...7

CHAPITRE DEUX – Pourquoi le smog est-il

préoccupant?......................................... 12

Le smog et la santé humaine....................12

Les effets sur la santé des polluants

du smog...................................................14

Le dangereux trajet du smog dans

le corps....................................................16

Le smog et la mortalité ......................... ..18

Qui est atteint par le smog? .................. ..18

Une perspective mondiale de la santé.......21

Les répercussions du smog sur

l’environnement........................................21

Les répercussions économiques

du smog...................................................23

Les changements climatiques et

le smog....................................................24

CHAPITRE TROIS – Les facteurs reliés

au smog.................................................26

Facteurs saisonniers/quotidiens ...............27

Les conditions climatiques locales............27

Topographie..............................................28

Facteurs urbains et ruraux........................29

Pollution atmosphérique transfrontière......30

CHAPITRE QUATRE – Obtenir de

l’information sur la qualité de l’air et

les polluants ...........................................32

Stations de surveillance de la

pollution atmosphérique............................33

Indices de la qualité de l’air......................34

Avis sur la qualité de l’air .........................38

Inventaire des émissions des principaux

contaminants atmosphériques (PCA) ........42

Inventaire national des rejets de

polluants (INRP).......................................42

PollutionWatch.........................................43

CHAPITRE CINQ – Que fait-on pour contrer

le smog? ................................................46

Que font conjointement les gouvernements

fédéral et provinciaux?...................47

Que fait le gouvernement du Canada?.......48

Que font les gouvernements

provinciaux?.............................................49

Que font les administrations

municipales?......................................... ...52

Que fait l’industrie?............................... ...53

CHAPITRE SIX – Ce que vous pouvez faire

pour réduire le smog ................................56

Se déplacer..............................................57

À la maison..............................................59

At Work ...................................................61

Références............................................61

Sites web utiles ....................................63

ii l’abécédaire du smog iii


chapitre un

Qu’est-ce que

le smog?

Introduction

Chaque jour, l’adulte moyen respire environ de 15 000 à 20 000 litres d’air.

L’air est un mélange de gaz qdont est constituée notre atmosphère et

est essentiel à la vie sur terre. Il est largement composé d’oxygène (21 %)

et d’azote (78 %). Cependant, en conséquence à la fois de processus

anthropiques et naturels, l’atmosphère contient aussi un certain nombre

de gaz qui, à des concentrations élevées, peuvent menacer la santé

des personnes et des animaux, et causer des dommages aux plantes.

Parmi ces gaz, on trouve l’ozone troposphérique (O3), les oxydes d’azote

(NOx), l’anhydride sulfureux (SO2) et le monoxyde de carbone (CO), ainsi

l’abécédaire du smog 2


qu’un éventail de gaz et de vapeurs organiques appelés composés organiques volatils (COV). L’atmosphère

contient aussi de minuscules particules, connues sous le nom de « matières particulaires » (MP), qui peuvent

aussi bien être solides que liquides.Tous ces gaz et toutes ces substances potentiellement toxiques sont appelés

dans leur ensemble « polluants atmosphériques ». Ensemble, ils constituent les principaux ingrédients du smog.

Qu’est-ce que le smog et comment est-il constitué?

Le mot « smog » a d’abord été utilisé il y a plus

de 50 ans pour décrire un mélange de fumée

(smoke) et de brume (fog) dans l’air.Aujourd’hui,

le mot sert à décrire un mélange nuisible de

vapeurs, de gaz et de particules, apparaissant

souvent comme une brume d’un brun jaunâtre

dans l’air.

Le smog se forme dans la basse atmosphère, juste

au-dessus de la surface terrestre, lorsque diverses

sources émettent dans l’air des polluants constituants

du smog. Ces polluants sont habituellement

plus chauds que l’air ambiant et ont tendance à

s’élever. Lorsque le vent les disperse, la chaleur

et la lumière du soleil provoquent des réactions

chimiques entre les polluants, ce qui forme

l’ozone troposphérique. Des MP sont aussi

libérées dans l’air ou formées plus tard dans

l’atmosphère par des réactions chimiques. Ces

particules, de concert avec l’O3 troposphérique,

sont les deux principaux constituants du smog.

Le smog demeurera dans un secteur jusqu’à ce

qu’un système climatique, comme une forte

averse de pluie, balaye la plupart des polluants

hors de l’atmosphère locale. Les vents forts peuvent

augmenter la dispersion des polluants, abaissant

par le fait même les niveaux de concentration

des polluants dans ce secteur.

Les polluants du smog peuvent être générés

autant par des processus naturels que par des

activités humaines. Parmi les sources naturelles

de polluants, mentionnons les feux de forêt et

les volcans, qui ajoutent des particules et des gaz

à l’air ambiant; les arbres, qui émettent des COV;

l’érosion du sol, qui produit de la poussière; et

certains processus biologiques du sol qui créent

des NOx. La plus grande source de pollution de

l’air affectant la santé humaine et l’environnement,

cependant, est l’activité humaine, principalement

la combustion de combustibles fossiles (c.-à-d. le

pétrole, le gaz naturel et le charbon) pour transporter

les personnes et les marchandises, chauffer

et climatiser les édifices, produire de l’électricité

et faire fonctionner les industries.

Les polluants du smog et leurs sources

POLLUANTS DU SMOG QU’EST-CE QUE C’EST? SOURCE

Matières

Particulaires (MP)

(Taille relative des

matières particulaires)

Les MP contiennent des gouttelettes liquides et des particules

microspcopiques de suie, de cendre, de saleté,

de poussière, de métal et de pollen. Ces matières se

trouvent partout autour de nous – dans nos maisons,

dans nos lieux de travail et à l’extérieur. La composition

chimique et la taille des MP varient. La taille des particules

est très importante puisqu’elle détermine à quel

point elles peuvent pénétrer dans nos poumons lorsque

nous respirons. On mesure les particules d’après leur

diamètre, et leur taille se situe entre 0,005 à 100

microns (µm). Un micron équivaut à un millionième de

mètre ou à 1/50 de la largeur d’un cheveu humain

moyen. Les particules plus grosses (comme les grains de

sable) sont assez lourdes pour être rapidement évacuées

de l’air et tomber au sol. Les particules plus petites ne

forment pas de dépôt mais demeurent en suspension

dans l’air. Ces « particules en suspension » peuvent

atteindre la taille de 40 microns. Dans le cas du smog,

deux tailles de particules sont particulièrement préoccupantes

: celles qui ont 10 microns ou moins (MP10 ou

particules « grossières ») et celles qui ont moins de 2,5

microns (MP2,5 ou particules « fines »). Les particules qui

sont émises directement dans l’air à partir d’une source

(p. ex. la fumée d’une cheminée industrielle ou la poussière

d’un chantier de construction) sont appelées

« primaires ». Les particules « secondaires » sont formées

dans l’atmosphère par des réactions chimiques impliquant

des gaz (le plus souvent NOx,SO2, COV et ammoniac

[NH3]) et d’autres particules. Ces particules sont la

plupart du temps de très petite taille (MP2,5). Des particules

secondaires peuvent aussi être formées lorsque

des métaux lourds volatils, émis dans l’air sous forme de

vapeur, se condensent pour former des particules fines

ou s’attachent à la surface de particules fines existantes.

Les MP proviennent autant

de sources anthropiques

que naturelles. Les sources

anthropiques de MP comprennent

la combustion de

combustibles fossiles et de

la biomasse, la poussière

des processus mécaniques

tels que l’exploitation des

mines et le broyage, ainsi

que la poussière des routes

soufflée par le vent. Le

brûlage résidentiel de bois

de chauffage (p. ex. dans

les foyers et les poêles à

bois) rejette aussi dans l’air

des quantités considérables

de MP. Les sources

naturelles comprennent le

brouillard, la poussière ainsi

que la fumée des feux de

forêt et des volcans. Les MP

secondaires ne sont pas

émises directement d’une

source puisqu’elles sont formées

dans l’atmosphère par

des réactions chimiques.

3 chapitre un : qu’est-ce que le smog? l’abécédaire du smog 4


Les polluants du smog et leurs sources …

POLLUANTS DU SMOG QU’EST-CE QUE C’EST? SOURCE

Ozone troposphérique

(O3)

Oxydes d’azote

(NOx)

Composés organiques

volatils (COV)

Le O3 est un gaz inodore, incolore et

très irritant qui se forme dans l’atmosphère

lorsque trois atomes d’oxygène

s’assemblent. Il importe de ne pas

confondre le O3 troposphérique et le

O3 stratosphérique (voir l’encadré 1-2).

(Dans ce document, le terme O3 est

utilisé pour désigner l’ozone troposphérique.)

Ce groupe de composés azote-oxygène

comprend les gaz suivants : le monoxyde

d'azote, le dioxyde d'azote (NO2) et

l’oxyde nitreux. Les NOx entrent en

réaction avec des composés organiques

volatils en présence de la lumière du

soleil pour former le O3. Les NOx jouent

un rôle dans la formation de particules

secondaires lorsqu’ils sont associés au

NH3. Le NO2 s’associe à des molécules

d’eau dans l’air pour former l’acide

nitrique, qui contribue aux pluies, à la

neige et au brouillard acides.

Aussi appelés hydrocarbures, les

COV sont des gaz et des vapeurs

organiques. On les définit comme

« volatils » parce qu’ils s’évaporent

facilement et rapidement dans l’air.

Les COV entre en interaction avec les

NOx dans l’atmosphère sous l’effet

de la lumière du soleil et forment du

O3. Ils contribuent aussi à la formation

de MP secondaires.

Le O3 troposphérique n’est pas émis directement

dans l’air à partir d’une source mais est

créé par une réaction chimique entre les polluants

NOx et COV en présence de la

lumière du soleil.

Presque tous les NOx proviennent de la

combustion de combustibles fossiles. Les

sources les plus importantes sont la combustion

de combustibles fossiles par les

véhicules à moteur et les centrales électriques.

La combustion de combustibles

fossiles par les installations industrielles,

telles que les usines de pâtes et papiers,

les raffineries de pétrole et les installations

de traitement de gaz naturel, est au nombre

des autres sources de NOx, ainsi que l’incinération

des déchets, le brûlage de bois et

d’autres processus de combustion.

Les COV proviennent autant de sources

anthropiques que naturelles. Une grande

partie des COV au Canada sont émis naturellement

par les plantes et les arbres. En fait, la

végétation produit plus de cinq fois plus de

COV dans l’environnement au Canada que

ne le font les sources anthropiques. Ces

dernières comprennent l’utilisation des

véhicules à essence et au diesel, les émissions

causées par l’évaporation dans les postes

d’essence, les émissions provenant des

procédés industriels ainsi que les émanations

qui s’échappent d’une variété de solvants,

dont la peinture à base d’huile, les liquides

allume-feu et les produits d’entretien ménager.

Les polluants du smog et leurs sources …

POLLUANTS DU SMOG QU’EST-CE QUE C’EST? SOURCE

Anhydride sulfureux

(SO2)

Monoxyde de carbone

(CO)

Le SO2 est un polluant gazeux incolore,

comme les NOx, qui contribue à la

formation de particules secondaires

en s’associant au NH3 dans l’atmosphère.

L’odeur produite par le frottement

d’une allumette est celle du

SO2. En plus d’être un polluant constituant

du smog, le SO2 est l’un des

polluants les plus persistants, se

combinant à des molécules d’eau

pour former de l’acide sulfurique, qui

contribue à la formation des pluies,

de la neige et du brouillard acides.

Le CO est un gaz incolore, inodore, sans

saveur et poison.

La principale source de SO2 est l’activité

humaine, principalement la transformation

des minerais métalliques dans les

fonderies, le traitement du gaz naturel et

l’utilisation industrielle de combustibles

fossiles dans les raffineries de pétrole, les

usines de pâtes et papiers et les centrales

électriques. Le SO2 émis par la combustion

d’essence et de diesel suscite une préoccupation

particulière (quoique cette source ne

représente pas une large part du total des

émissions) en raison de sa concentration

dans les milieux urbains et de sa contribution

à la formation de MP2,5.

Le CO est produit surtout par la combustion

incomplète de combustibles fossiles. La

principale source anthropique de CO au

Canada est la combustion de carburant par

les véhicules et les moteurs stationnaires.

D’autres sources sont industrielles, associées

à la combustion de pétrole pour la

production d’électricité ou de chaleur. Le

CO est également produit par des sources

naturelles telles que les volcans, les gaz de

marais et les gaz naturels, et les incendies.

5 chapitre un : qu’est-ce que le smog? l’abécédaire du smog 6


Le transport : Un élément contributif important du smog

Le transport est la plus grande source de pollution

de l’air extérieur au Canada qui soit produite par

la seule activité humaine. En moyenne, chacun

des 16,8 millions de véhicules enregistrés au pays

émet annuellement environ cinq tonnes de polluants

atmosphériques et de gaz, principalement

du CO, des NOx, des COV et du dioxyde de

carbone (CO2) (figure 1-1). L’apparition des

convertisseurs catalytiques (encadré 1-3) dans les

automobiles il y a plus de 25 ans, conjuguée à

un meilleur rendement du combustible, a donné

lieu à une chute remarquable des émissions liées

au smog par les voitures. Cependant, bien que

les véhicules soient de plus en plus économiques

en combustible et de moins en moins polluants

sur une base individuelle, leur nombre croissant

sur les routes neutralise certains des avantages

qu’offrent les technologies automobiles

améliorées. De plus, davantage de personnes

achètent aujourd’hui des véhicules loisir travail

(VLT), qui sont beaucoup moins économiques

en carburant que les voitures automobiles

puisqu’ils consomment entre 50 et 66 % plus

d’essence. Le véhicule à occupant unique

(VOU) est au cœur de l’actuel problème de pollution

de l’air. Les VOU constituent le mode

d’utilisation de l’énergie pour le transport le

moins efficace. Si un plus grand nombre de personnes

faisaient du covoiturage ou empruntaient

les transports en commun, surtout pour les

7

chapitre un : qu’est-ce que le smog?

déplacements reliés au travail, les émissions

causées par le transport diminueraient de façon

remarquable.

Les émissions produites par les moteurs « non

routiers » ou « hors route » tels que ceux qu’on

utilise dans les bateaux à moteur, les équipements

pour la pelouse et le jardin, et les véhicules de

plaisance, tels que les motoneiges et les « tout

terrain », sont responsables d’environ 20 % de

tout le smog produit par des sources mobiles au

Canada. Contrairement aux automobiles, les

sources non routières ne sont pas soumises aux

règlements sur les émissions et, conséquemment,

sont beaucoup plus polluantes et moins

économiques en carburant. Par exemple, les

moteurs à deux temps qui alimentent la grande

FIGURE 1-1

Au cours de l’année 2000, le véhicule léger à

essence moyen au Canada émettait en environ :

• 4 480 kg de CO2;

• 200 kg de CO;

• 20 kg de COV;

• 22 kg de NOx;

• 0,89 kg de SOx;

• 0,14 kg de MP10;

• 0,13 kg de MP2,5.m

majorité des trois millions de véhicules aquatiques

au Canada sont d’importants pollueurs de

l’environnement; ils empoisonnent à la fois

les milieux marins et l’atmosphère. Selon les

estimations, un hors-bord deux temps de 70

chevaux vapeur produit en une heure la même

pollution par les hydrocarbures que le moteur

d’une nouvelle automobile parcourant 8 000

kilomètres. En février 2001, Environnement

Canada a déclaré vouloir procéder à la mise en

œuvre de programmes de contrôle des émissions

des moteurs hors route afin de les harmoniser

avec les programmes fédéraux de contrôle des

émissions des États-Unis.

ENCADRÉ 1-1

Épisodes historiques de smog

La pollution de l’air est devenue un problème

d’importance à la fin du XIX e siècle. Tout au

long de la première moitié du XX e siècle, une

grave pollution de l’air a causé la mort de

centaines, et parfois même de milliers de personnes

dans de nombreuses villes. Les trois

épisodes suivants sont au nombre des pires :

• En 1930, dans la vallée de la Meuse, en Belgique,

région industrielle aux nombreuses aciéries et

industries alimentées au charbon, un épisode de

pollution a causé la mort de 63 personnes; des

centaines d’autres ont éprouvé des problèmes

respiratoires.

• En 1948, à Donora, en Pennsylvanie (É.-U.) –

une autre vallée industrielle – 20 des 14 000

habitants sont morts, et plus de 40 % sont

tombés malades, dont 10 % gravement, en raison

d’un épisode de pollution de l’air.

• L’épisode de pollution de l’air le plus dramatique

s’est produit à Londres, en Angleterre, en

décembre 1952, lorsqu’on a associé 4 000

décès à une masse d’air stagnante combinée à

une combustion de charbon plus élevée que la

normale durant une période de froid.

l’abécédaire du smog 8


ENCADRÉ 1-2

L’ozone est à la fois bon et

mauvais

L’ozone (O3) est présent dans deux couches de

l’atmosphère – la troposphère (qui s’étend du

niveau du sol à environ 15 km au-dessus de la

surface terrestre) et la stratosphère (la couche

située entre 20 et 30 km au-dessus de la surface

terrestre). Le O3 a la même composition

chimique dans les deux couches, quoiqu’il ait

des effets différents sur la vie selon sa situation.

Dans la basse troposphère, près du sol, le O3

nuit à la santé humaine et végétale, et constitue

l’un des composants clés du smog. Ce « mauvais

» O3 est créé dans cette couche par une

réaction chimique entre les NOx et les COV, sous

l’effet de la lumière du soleil, dans une masse

d’air stagnante. Dans la stratosphère, cependant,

le O3 produit naturellement protège la vie sur

terre en filtrant les rayons ultraviolets du soleil,

qui sont nocifs; on l’appelle le « bon » O3.

L’amincissement de la couche stratosphérique

de O3 est très préoccupant. Pour plus de renseignements

sur l’appauvrissement du O3

stratosphérique, rendez-vous au site web

d’Environnement Canada à www.ec.gc.ca.

ENCADRÉ 1-3

Qu’est-ce qu’un convertisseur

catalytique?

Les convertisseurs catalytiques sont des

appareils de contrôle de la pollution installés

directement dans le système d’échappement

des véhicules afin d’en réduire les émissions

nocives. Utilisés pour la première fois en 1975,

les convertisseurs catalytiques d’oxydation

captent les hydrocarbures (HC) et le CO, et les

convertissent en CO2 et en vapeur d’eau, qui

sont ensuite rejetés dans l’air. Les convertisseurs

catalytiques à trois voies, apparus sur le marché

au milieu des années 1980, convertissent les

émissions de CO, de HC et de NOx en azote, en

CO2 et en vapeur d’eau.

9 chapitre un : qu’est-ce que le smog? l’abécédaire du smog 4


chapitre deux

Pourquoi le smog

est-il préoccupant?

Le smog et la santé humaine

Le smog est un mélange de polluants. Il peut être nocif pour l’être humain

qui l’inhale. Les conséquences exactes varient selon le type et la quantité

de polluants atmosphériques qui sont présents dans l’air, la durée de

l’exposition des personnes à ces polluants ainsi que selon des facteurs

liés aux personnes elles-mêmes tels que l’âge, le poids, le niveau d’activité

et l’état de santé. Les études récentes sur la santé donnent à croire qu’il

n’y a pas de degré sécuritaire d’exposition de l’être humain au O3 et aux

MP, et l’on associe de très bas niveaux d’exposition, même chez des

personnes en santé, à des conséquences négatives pour la santé.

l’abécédaire du smog 12


De plus, les études médicales ont montré que

l’exposition à long terme à des niveaux peu élevés

de ces polluants pourrait contribuer, de façon

cumulative, à causer des torts plus importants dans

l’ensemble qu’une exposition à court terme à des

niveaux élevés de pollution, dont on connaît

déjà les effets significatifs sur la santé humaine.

Les conséquences nocives pour la santé d’une

exposition au smog à court terme peuvent varier

d’une irritation des yeux, du nez ou de la gorge

à un fonctionnement pulmonaire réduit (une

diminution de la capacité de faire passer l’air à

l’intérieur et à l’extérieur des poumons). Le smog

peut aussi aggraver certaines maladies respiratoires

ou cardiaques et, dans certains cas, causer

une mort prématurée. On peut illustrer les effets

de la pollution de l’air sur la santé en utilisant une

pyramide (voir la figure 2-1) où les effets les plus

graves et les plus rares (p. ex. la mort) sont présentés

au sommet, la gravité et la rareté des effets diminuant

à mesure qu’on descend la pyramide jusqu’aux

effets les moins graves et les plus fréquents (p. ex.

les symptômes respiratoires et l’irritation des yeux,

du nez et de la gorge), à la base. La pyramide

montre qu’à mesure qu’augmente la gravité des

effets sur la santé, le nombre de personnes affectées

diminue.

Des études ont révélé que lorsque les niveaux de

smog augmentent, les visites chez le médecin de

personnes souffrant de problèmes respiratoires

augmentent, tout comme les admissions quoti-

Admissions quotidiennes

diennes dans les hôpitaux pour les mêmes

raisons (voir la figure 2-2).

FIGURE 2-1

Effets sur la santé de la pollution de l’air

Source : Stieb, DM; Pengelly LD,Arron N,Taylor SM, Raizenne M. Health effects of air

pollution in Canada: Expert findings for the Canadian Smog Advisory Program. Can

Respir J 1995;2(3):155-60.

FIGURE 2-2

Rapport entre les admissions à l’urgence

des hôpitaux pour des problèmes respiratoires

et les niveaux de O3

114

112

110

108

106

104

Source : Santé Canada

Mortalité

Admissions à l’hôpital

Visites à l’urgence

Visites chez le médecin

Consommation de médicaments

Symptômes

Fonction pulmonaire altérée

Effets subcliniques (subtils)

PROPORTION DE LA POPULATION À RISQUE

GRAVITÉ

DE

L’EFFET

102

10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

Niveau quotidien maximum de O3 sur une heure (parties par milliard)

Les effets sur la santé des polluants du smog

Les MP sont faites de particules atmosphériques

solides et liquides, dont la taille et la composition

varient largement. La plupart des particules plus

grosses que 10 microns resteront prises dans le

nez et la gorge, et n’atteindront jamais les

poumons. Les particules plus petites, qui mesurent

moins de 10 microns (MP10), peuvent atteindre

les poumons; on les appelle « MP inhalables ».

Les particules qui mesurent moins de 2,5 microns

(MP2,5) peuvent pénétrer profondément dans les

poumons; on les appelle « MP respirables ». Plus

les particules sont petites, plus elles entrent

profondément dans les poumons et plus elles

causent de tort.

Les MP10 peuvent demeurer dans l’air durant des

minutes ou des heures, et se déplacer d’aussi peu

qu’une centaine de mètres ou jusqu’à 50 km avant

de tomber au sol. Entre-temps, les MP2,5 peuvent

demeurer dans l’air durant des jours ou des

semaines, et se déplacer jusqu’à des centaines de

kilomètres et même aussi loin que 800 km. À

mesure que les particules sont dispersées par le

vent, d’autres polluants atmosphériques dangereux

peuvent s’y attacher, les rendant encore plus

toxiques.

Les « aérosols acides », gouttelettes d’eau minuscules

contenant de l’acide dissous, constituent l’un

des types de matières particulaires. Les aérosols

acides sont formés par la combustion de combustibles

fossiles dans lesquels se trouve du soufre.

Par le biais de la combustion, du SO2 et d’autres

oxydes de soufre sont formés, de même que des

particules. En suspension dans l’air, le SO2 s’oxyde

et forme de l’acide sulfurique en se dissolvant

dans des liquides (p. ex. des particules d’eau) ou il

adhère à la surface de particules dans l’air. Ce

mélange de SO2,d’acide sulfurique et de particules

crée des aérosols acides constitués en grande

partie de particules fines. En raison de leur petite

taille, les aérosols acides peuvent pénétrer profondément

dans les poumons lorsqu’on les respire

et ils représentent le type de particules le plus

nocif pour les poumons.

Les effets nocifs sur la santé résultant d’une exposition

aux matières particulaires sont spécifiques

au système cardio-respiratoire (cœur-poumons).

On est encore à étudier les effets des petites

particules sur le cœur, mais il est évident que le

cœur et les poumons sont étroitement liés. Cela

veut dire qu’une cause de stress dans un organe

pourrait nuire au fonctionnement de l’autre.

Parmi les problèmes cardio-respiratoires observés

durant les études sur les effets des MP sur la

santé humaine, mentionnons l’altération de la

fonction pulmonaire, les infections des poumons,

l’asthme, les bronchites chroniques, l’emphysème

et diverses formes de maladies cardiaques.

13 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 14


Le 03 est un puissant irritant et une sérieuse

menace pour la santé.Même de faibles niveaux de

O3 peuvent irriter les yeux et le nez, et causer

une sensation de brûlure dans la gorge. Le O3

est responsable de problèmes respiratoires tels

que la toux et le sifflement, et il peut réduire la

fonction pulmonaire, rendant ainsi difficile une

respiration profonde et vigoureuse. De tels effets

peuvent persister jusqu’à 18 heures après la

dernière exposition. Le O3 peut causer une

inflammation des cellules qui tapissent les

alvéoles des poumons et les endommager.

Quelques jours après la fin d’une exposition au

O3, les cellules affectées dans les voies respiratoires

et les poumons sont remplacées et les

vieilles cellules tombent, à peu près de la même

façon que la peau pèle après une insolation. Ce

processus de remplacement des cellules, cependant,

n’est pas parfait, et le cycle constant de la détérioration

et de la réparation peut engendrer un

vieillissement prématuré des poumons et avoir

des effets sur la santé à long terme. Par exemple,

les enfants qui sont exposés au O3 à répétition

durant leurs années de croissance pourraient

souffrir d’une réduction de la fonction pulmonaire

à l’âge adulte.

Les NOx sont à la fois directement et indirectement

responsables d’effets défavorables. De façon directe,

le dioxyde d’azote (NO2), le composant principal

des NOx inhalés, irrite les poumons, nuit au

fonctionnement pulmonaire et diminue la résistance

aux infections pulmonaires. Chez les enfants

et les adultes souffrant de maladies respiratoires

telles que l’asthme, le NO2 peut provoquer des

symptômes comme la toux, une respiration sifflante

et l’essoufflement. Même une courte exposition

au NO2 affecte la fonction pulmonaire. De façon

indirecte, les NOx entrent dans la formation du

O3 (en association avec les COV et la lumière

du soleil) et de particules fines (en réagissant au

NH3), les deux ayant leurs propres effets dommageables

sur la santé, tels que décrits ci-dessus.

Il existe des milliers de types de COV différents.

Les effets sur la santé qui y sont associés varient

selon chaque mélange particulier. Comme mentionné

précédemment, les COV contribuent à la

formation du O3 et des MP; ils ont donc un rôle

à jouer dans les effets sur la santé de ces deux

polluants. Les COV varient, allant de produits

chimiques relativement peu toxiques à des produits

chimiques pouvant s’attaquer au cerveau et causer

le cancer. Plusieurs COV, y compris le benzène

et le buta-1,3-diène, ont été déclarés « toxiques »

en vertu de la Loi canadienne sur la protection de

l’environnement, ce qui implique qu’à certaines

concentrations, ils mettent en danger la vie ou la

santé humaines. Pour plus de renseignements sur

les COV, consulter le Registre environnemental

de la LPCE d’Environnement Canada

(www.ec.gc.ca/RegistreLCPE) ou le Public Health

Report de la ville de Toronto intitulé Potential

for Occupational and Environmental Exposure to Ten

Carcinogens in Toronto (2002), inscrit dans la section

des références.

L’exposition au SO2 engendre l’irritation des

yeux et de l’essoufflement, et porte atteinte à la

fonction pulmonaire. Lorsqu’on l’inhale, le SO2

demeure d’abord dans le nez, la bouche et la gorge,

mais il peut pénétrer plus profondément dans les

poumons au cours d’une activité physique. Lorsqu’il

est mélangé à de l’eau, le SO2 se transforme en

acide sulfurique, qui est très irritant pour la couche

de surface des voies respiratoires. Une exposition

prolongée ou répétée peut causer des dommages

à long terme aux poumons. Une étude menée

dans 11 villes du Canada a révélé que l’anhydride

sulfureux était responsable d’une augmentation

moyenne de 1,4 % des risques de mortalité.Le

SO2 est aussi l’un des plus importants éléments

qui contribuent à la formation de particules

fines secondaires dans l’atmosphère.

Le dangereux trajet du smog dans le corps

Le CO est un polluant atmosphérique étroitement

associé à des effets nocifs sur la santé; à de fortes

concentrations, il est mortel. Le CO se lie à

l’hémoglobine dans le sang, réduisant la capacité

du sang de retenir de l’oxygène. Par conséquent,

les tissus du corps sont privés d’oxygène. Les

personnes cardiaques sont les plus vulnérables

aux effets des niveaux élevés de CO. Les femmes

enceintes (et leur fœtus), les nourrissons, les

enfants, les personnes âgées et les personnes

souffrant d’anémie ou de maladies respiratoires

ou pulmonaires constituent aussi des groupes à

haut risque. Les fumeurs pourraient courir un

risque encore plus grand, puisque le fait de fumer

augmente déjà les niveaux de CO dans le sang.

L’air entre dans le corps par le biais de l’inhalation. Il y entre par le nez ou la bouche. Il descend ensuite dans

le pharynx (la gorge), le larynx et le long de la trachée, qui est connectée aux bronches, menant aux poumons. À

ce stade, l’oxygène est absorbé par la circulation sanguine, grâce à laquelle il est amené aux autres parties du

corps. Si l’air inhalé est pollué, il peut avoir des effets néfastes sur la santé à n’importe quel endroit du trajet.

Les voies respiratoires supérieures (nez, pharynx, larynx et trachée) : Le nez est très efficace pour filtrer tout

polluant présent dans l’air inhalé. Environ 50 % du O3 et 90 % du SO2 inhalés seront filtrés par le nez.

Cependant, au cours du processus, les polluants peuvent assécher la couche protectrice de mucus du nez

et donc nuire à la capacité du corps de lutter contre l’infection. Si des particules microscopiques telles que

les MP10 et les MP2,5 sont présentes dans l’air inhalé, il est possible qu’elles échappent au système de filtration

naturelle du nez et pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires. La toux et les éternuements

peuvent survenir pour déloger l’amoncellement des particules retenues dans les voies respiratoires. Le fait

15 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 16


FIGURE 2-3

L’appareil respiratoire humain

F

G

A Cavité nasale

B Pharynx

C Larynx

D Trachée

E Alvéoles

F Arbre bronchique

G Diaphragme

}

}

Voies respiratoires supérieures Voies respiratoires inférieures

E

A

B

C

D

E

Source : www.howstuffworks.com

de respirer du O3 peut causer de l’inflammation

et de l’irritation des voies respiratoires supérieures,

provoquant une sensation de brûlure dans la gorge.

Les voies respiratoires inférieures (bronches,

poumons et alvéoles) : Les bronches des poumons

ont une structure arborescente inversée, dont les

branches vont de quelques voies d’air au sommet

des poumons à des millions de plus petites branches

dans la profondeur des poumons. Les cellules qui

tapissent ces voies respiratoires sont couvertes de

petits poils microscopiques appelés cils. En

remuant de façon rythmée, les cils transportent les

particules nocives et les bactéries vers le haut, grâce

au mucus, en direction de la gorge, d’où elles

sont expulsées par la toux ou avalées. Le O3 et

les MP qui ont été inhalés dans les poumons

peuvent irriter les cils, les incitant à remuer

lentement ou à ne pas remuer du tout. Cela

permet à la saleté et aux bactéries de s’amonceler

dans le mucus, réduisant ainsi la quantité d’espace

disponible pour faire circuler l’air dans les voies

respiratoires. Par conséquent, cela peut provoquer

des difficultés respiratoires et de l’essoufflement.

Les MP2,5 sont aussi préoccupantes puisqu’elles

sont assez petites pour pénétrer profondément

dans les poumons, où il n’y a pas de cils pour

aider à les expulser.

À l’extrémité de chaque branche des voies

bronchiques se trouvent de tout petits sacs

appelés alvéoles. Chaque poumon d’un adulte

contient environ 300 millions d’alvéoles. Ces

sacs jouent un rôle important dans le transport

de l’oxygène – qui est nécessaire pour garder les

cellules du corps en santé – vers le système

sanguin et, subséquemment, vers toutes les parties

du corps. Le O3 est très corrosif et il peut

endommager la mince paroi des délicates cellules

des alvéoles. Une exposition répétée au O3 peut

causer l’inflammation des tissus des poumons et

peut entraîner des infections pulmonaires. De plus,

tout polluant qui pénètre dans les poumons peut

être absorbé par le système sanguin et transporté

plus avant dans le corps et, par conséquent,

endommager non seulement les poumons de

façon directe, mais aussi le cœur et d’autres organes.

Le smog et la mortalité

Bien entendu, l’apparence de brume jaunâtre du

smog rend nos villes moins jolies, mais la réduction

du smog est beaucoup plus qu’une question

d’esthétique. Pour certaines personnes, c’est une

question de vie ou de mort. Le gouvernement

du Canada estime que la pollution de l’air est

responsable de 5 000 décès prématurés chaque

année au pays. L’Ontario Medical Association

(OMA) évalue que plus de 1 900 personnes

meurent de façon prématurée chaque année en

Ontario en raison des effets de la pollution

atmosphérique. Qui plus est, chaque année,

environ 9 800 personnes sont admises dans les

hôpitaux de l’Ontario et 13 000 se rendent à

l’urgence après avoir été exposées au smog. À

mesure que la population augmentera et vieillira,

le nombre des personnes atteintes par la pollution

atmosphérique augmentera. Par exemple, selon

le modèle de l’OMA, on s’attend que le nombre

de décès en Ontario associés à la pollution de l’air

passera à 2 600 personnes par année d’ici 2015.

FIGURE 2-4

Augmentaion des décès au cours des journées

de niveaux élevés de pollution de l’air, 1980–1991

Qui est atteint par le smog?

Tout le monde est exposé à la pollution de l’air

et est donc touché d’une quelconque façon.

Certaines personnes peuvent cependant être plus

vulnérables aux effets néfastes du smog. Celles

17 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 18

Ville

Québec

London

Hamilton

Calgary

Montréal

Vancouver

Toronto

Winnipeg

Ottawa

Windsor

Edmonton

3,6

3,6

4,8

Moyenne nationale

7,6

6,5

6,4

11,0

10,6

10,3

0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 7,0 8,0 9,0 10,0 11,0 12,0

8,4

8,3

Augmentation en pourcentage

9,7

Source : Burnett et al.


qui sont le plus à risque sont les personnes âgées,

les enfants, les personnes qui souffrent d’allergies,

d’asthme ou d’autres maladies respiratoires, et les

personnes en santé qui pratiquent des activités

physiques à l’extérieur les jours de smog. Les

personnes cardiaques semblent aussi être plus

sensibles que le reste de la population à l’exposition

à la pollution de l’air.

Les enfants (15 ans et moins) inhalent davantage

d’air par kilogramme de poids corporel que les

adultes; proportionnellement, ils inhalent donc

davantage de polluants. Les enfants respirent aussi

plus rapidement que les adultes et ont tendance à

respirer par la bouche, contournant ainsi le système

de filtration naturelle du nez. Ce mode de respiration

permet à une grande quantité d’air pollué

d’atteindre directement leurs poumons. Les

enfants sont moins susceptibles que les adultes

d’être à l’affût des symptômes, comme un serrement

de la poitrine, qui peuvent être un signe

des effets néfastes des polluants tels que la

détérioration des tissus des poumons.

De plus, les endroits où jouent les enfants et la

hauteur où ils respirent par rapport au sol

augmentent la possibilité d’exposition à des

polluants. Plus particulièrement, les enfants

passent beaucoup de temps à jouer activement

dans des parcs urbains et des cours d’écoles situés

près de routes achalandées et sont conséquemment

exposés à de hauts niveaux de polluants en

provenance des véhicules. En outre, parce qu’ils

sont plus petits, les enfants respirent plus près du

sol que les adultes – souvent à la même hauteur

que les tuyaux d’échappement – là où les polluants

se trouvent à des concentrations plus élevées.

Les conséquences de la pollution atmosphérique

extérieure pour la santé d’un enfant peuvent être

graves. L’irritation causée par des polluants de

l’air qui ne provoqueraient qu’une faible réaction

chez un adulte peut entraîner une importante

obstruction éventuelle des voies respiratoires

plus étroites d’un jeune enfant. La pollution de

l’air peut nuire au développement des alvéoles

chez un enfant, ce qui réduirait le transfert de

l’oxygène des poumons au système sanguin.Aussi,

des études ont montré qu’une exposition à long

terme à la pollution de l’air durant l’enfance

peut réduire le taux de croissance des poumons.

Les personnes âgées (65 ans et plus) sont aussi

touchées plus sévèrement par le smog que le reste

de la population. Elles peuvent être plus frêles et

plus faibles que les jeunes, et donc moins bien

résister aux infections. De nombreuses personnes

âgées souffrent de troubles respiratoires ou cardiaques

chroniques, ou d’autres problèmes de

poumons ou de circulation; toutes ces conditions

peuvent être aggravées par l’inhalation de MP

ou d’autres polluants. Un certain nombre d’études

ont associé les MP à une augmentation des

admissions dans les hôpitaux pour des problèmes

respiratoires ou cardiovasculaires chez les personnes

âgées, et même à des décès prématurés. De plus, le

déclin de la fonction pulmonaire qui se produit

naturellement chez les personnes vieillissantes

pourrait être accéléré par les effets nocifs des

polluants de l’air.

Les personnes qui font de l’exercise à l’extérieur,

comme les cyclistes et les coureurs, s’exposent

à davantage de polluants que celles qui ne

s’engagent pas dans des activités extérieures

rigoureuses. L’exercice augmente l’activité du

cœur, qui nécessite à son tour une respiration

plus rapide et plus profonde. Lorsque cela se

produit, davantage de polluants sont inspirés

profondément dans les poumons. Les personnes

qui pratiquent des activités physiques à l’extérieur

respirent souvent par la bouche, contournant

ainsi le système de filtration naturelle du nez,

qui pourrait les protéger contre les MP. Puisque

le O3 diminue la fonction pulmonaire, les athlètes

et les personnes qui pratiquent des activités

physiques à l’extérieur pourraient trouver plus

difficile de respirer profondément et vigoureusement.

Cette situation empire durant un épisode

de smog, lorsque les niveaux de polluants sont

plus élevés.

Les bronches des personnes qui souffrent d’asthme

sont plus sujettes à l’inflammation. Les particules,

qui peuvent irriter les voies aériennes et y causer

de l’inflammation, sont susceptibles de causer

des ennuis aux personnes qui souffrent d’asthme

ou d’autres troubles respiratoires. Bon nombre

d’études ont révélé un lien étroit entre les

augmentations de concentrations de MP10 et

une augmentation des visites à l’urgence et des

admissions dans les hôpitaux à cause de l’asthme.

Lorsque les niveaux de O3 sont élevés, davantage

d’asthmatiques ont des crises d’asthme nécessitant

les soins d’un médecin ou le recours à des

médicaments additionnels. Les asthmatiques sont

aussi gravement touchés par la réduction de la

fonction pulmonaire et par l’irritation du système

respiratoire causées par le O3. Au Canada, entre

1980 et 1990, les hospitalisations de jeunes

enfants pour cause d’asthme ont augmenté de

28 % chez les garçons et de 18 % chez les filles.

Au pays, l’asthme est désormais l’une des maladies

respiratoires les plus courantes chez les enfants, et

c’est la plus importante cause d’absentéisme

scolaire. Plus de 2,4 millions de Canadiens

souffrent d’asthme, ce qui représente une

proportion significative de la population qui est

frappée par le smog.

Le faible apport en oxygène engendré par des

artères bloquées ou rétrécies peut affaiblir le

cœur des personnes qui souffrent déjà d’une

maladie cardiaque. Puisque le CO prive le corps

d’oxygène, le smog pourrait empirer la condition

de ces personnes en diminuant encore davantage

l’apport d’oxygène à leur cœur.

19 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 20


Une perspective mondiale

de la santé

La pollution de l’air est un important problème

d’hygiène du milieu qui touche les pays développés

et les pays en développement partout dans le

monde. Des quantités croissantes de gaz et de

particules sont émises dans l’atmosphère à l’échelle

mondiale, ce qui cause des préjudices à la santé

humaine et à l’environnement. Chaque année, on

estime qu’environ trois millions de personnes

meurent et qu’un nombre encore plus grand

souffrent de graves problèmes de santé, surtout de

maladies respiratoires, d’asthme et de maladies

cardiovasculaires, en raison de la pollution de

l’air. Ce nombre de mortalités représente environ

5 % des quelque 55 millions de décès qui se

produisent chaque année dans le monde.

On évalue que d’ici 2020, on pourrait prévenir

chaque année un total de 700 000 décès prématurés

dus à une exposition aux particules dans le

monde si l’on mettait en œuvre des politiques

de réduction des émissions. La majorité de ces

décès évités, jusqu’à 563 000, seraient évités dans

les pays en développement, tandis que les autres

138 000 le seraient dans les pays développés,

comme le Canada.

Les répercussions du

smog sur l’environnement

Le smog n’est pas qu’un problème de santé

humaine. Il touche aussi le milieu physique

environnant. Deux polluants particuliers du smog

ont des effets dommageables sur l’environnement :

le O3 et les MP.

Le O3 s’attaque à la végétation (p. ex. les cultures

agricoles, les arbres et les plantes herbacées) de

plusieurs manières. Lorsque les plantes absorbent

du CO2 par le biais de minuscules ouvertures

situées à la surface de leurs feuilles (appelées

stomates) durant la photosynthèse (processus par

lequel les plantes produisent et emmagasinent de

la nourriture), le O3 peut aussi y pénétrer. Une

fois à l’intérieur de la feuille, le O3 peut réduire

la taille des stomates en diminuant la fermeté ou

« turgescence » des cellules avoisinantes. Même si

la réduction de la taille des stomates peut, en principe,

aider à protéger la plante contre de futures

infiltrations de O3, le O3 déjà présent dans la

feuille peut détruire des cellules. En outre, la

réduction de la taille des stomates réduit

l’absorption de CO2 par la feuille, ce qui ralentit

la photosynthèse. Ces processus dommageables

inhibent la croissance de la plante et sa reproduction,

et affaiblissent la santé de la plante qui,

par le fait même, voit diminuer sa capacité de

résister aux maladies, aux attaques des insectes et

aux conditions météorologiques exceptionnelles.

La plante dans son ensemble peut croître de 10

à 40 % plus lentement qu’elle ne le ferait sans

exposition au O3, vieillir prématurément, perdre

ses feuilles durant la saison de croissance et produire

du pollen d’une durée de vie moindre. En

conséquence, le O3 peut réduire le rendement

agricole. Les récoltes dont le risque de dégradation

en raison d’une exposition au O3 est le plus

élevé comprennent les haricots secs, les pommes

de terre, les oignons, le foin, les navets, le tabac,

le blé d’automne, les fèves soya, les épinards, les

tomates et le maïs sucré. Une étude effectuée

sur des plants de fraises a révélé que le O3 réduit

le nombre et le poids des fruits, donnant lieu à

des pertes aussi élevées que 15 %. On peut voir

les feuilles devenir mouchetées de petites taches

jaunes, noires ou blanches, ou y observer de

grandes zones de couleur bronze ou minces

comme du papier.

Le O3 est aussi très dommageable autant pour des

matières synthétiques que naturelles. Il peut

engendrer l’apparition de craques sur des

produits fabriqués en caoutchouc, comme des

pneus, des bottes, des gants et des tuyaux. Une

exposition continue de ces produits peut

entraîner leur désintégration complète. Le O3

accélère la détérioration des teintures, endommage

le coton, l’acétate, le nylon, le polyester ainsi que

d’autres textiles, et accélère la détérioration de

certaines peintures et de certains revêtements.

Le plus important effet des dépôts de MP sur la

végétation est le rétrécissement de la surface de

la feuille. Cela réduit l’exposition de la feuille à

la lumière du soleil, ce qui à son tour cause une

diminution de la photosynthèse en entravant

l’apport de CO2 à la feuille. La composition

chimique des particules peut aussi avoir un effet

direct sur la plante ainsi que des effets indirects

sur le sol. L’accumulation de particules sur la

surface de la feuille peut également rendre la

plante plus vulnérable aux maladies.

Certaines études ont porté sur les effets des MP

sur des matières comme les métaux, le bois, la pierre,

les surfaces peintes, les appareils électroniques et

les tissus. Les dépôts de MP sur ces matières peuvent

causer la salissure et la décoloration, réduisant

par le fait même leur attrait sur le plan esthétique.

L’exposition aux MP peut également causer la

dégradation physique et chimique de matières

qui entrent en contact avec des particules acides.

Une répercussion évidente et esthétique des MP

sur l’environnement est la visibilité réduite et la

présence de brume dans l’air. La brume survient

lorsque la lumière du soleil heurte de minuscules

particules dans l’air et qu’elle est soit absorbée

ou diffusée par elles, ce qui réduit la clarté et la

couleur de ce que nous voyons. La visibilité

réduite est habituellement le résultat d’une

lumière diffusée plutôt qu’absorbée. L’humidité

de l’air environnant joue également un rôle. À

mesure qu’augmentent les taux d’humidité, les

particules absorbent des quantités croissantes

d’eau dans l’air et leur taille augmente en

21 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 22


conséquence; cela augmente leur capacité de

diffuser la lumière, ce qui réduit donc encore

davantage la couleur et la clarté de ce que nous

voyons dans le paysage environnant.

Selon la U.S. Environmental Protection Agency,

la brume réduit couramment la visibilité de 144 km

à entre 22 et 38 km dans certaines régions de

l’est des États-Unis, et de 225 km à entre 53 et

144 km dans l’ouest des États-Unis. La visibilité

est généralement moins bonne dans l’est que dans

l’ouest des États-Unis puisque les taux moyens

d’humidité y sont plus élevés ainsi que les taux de

MP de sources à la fois anthropiques et naturelles.

La taille et la composition chimique des particules

agissent aussi sur leur capacité de diffuser la lumière.

Les particules dont la taille se situe près de MP2,5

sont les plus efficaces pour diffuser la lumière. Les

particules plus grossières, cependant, peuvent aussi

contribuer à réduire la visibilité. Les sulfates et les

nitrates, qui peuvent adhérer à des particules plus

fines, ont une efficacité semblable pour diffuser la

lumière.

Les répercussions

économiques du smog

Le smog nuit à l’économie sur plusieurs plans,

dont le plus grave est lié aux soins de santé.

Cependant, le problème du smog au Canada

s’en prend aussi à l’économie par le biais des

réductions des récoltes agricoles et de la perte

potentielle de revenus touristiques en raison d’une

visibilité réduite aux destinations touristiques

panoramiques.

Le coût des soins de santé : Les graves effets du

smog sur la santé ont aussi des répercussions

économiques significatives. Selon l’Ontario Medical

Association, on estime que la pollution de l’air

coûte plus de un milliard de dollars par année à

la province en admissions dans les hôpitaux, en

visites à l’urgence et en absentéisme. Lorsqu’on

ajoute à ce chiffre les coûts de la douleur, de la

souffrance et des pertes de vie causées par la

pollution de l’air, la perte économique annuelle

totale est évaluée à 10 milliards de dollars par

année. On s’attend que ce chiffre grimpera à

12 milliards d’ici 2015.

Deux rapports donnent cependant à croire qu’il est

possible de réduire considérablement l’escalade de

ces coûts en santé. Un rapport du gouvernement de

l’Ontario publié en 1996 calculait que le fait de

réduire les polluants clés du smog de 45 % pourrait

réduire chaque année de 190 les admissions à

l’hôpital pour troubles cardiaques ou respiratoires,

de 6 200 les visites dans les urgences pour problèmes

d’asthme, et d’entre trois et quatre millions les épisodes

de symptômes respiratoires aigus. Des études

menées dans le Grand Vancouver ont établi que plus

de 2 700 décès prématurés et 33 000 visites à

l’urgence pourraient être évités sur une période

de 30 années si l’on réduisait les MP de 25 %.

Les coûts agricoles : Comme mentionné précédemment,

le smog endommage les cultures et la

végétation, réduisant ainsi la production de récoltes

importantes sur le plan économique comme les

fèves soya, les haricots, le blé et le coton.Aux États-

Unis, on a estimé à un montant s’élevant entre

un et trois milliards de dollars par année les pertes

agricoles dues au O3.

Les revenus du tourisme : La réduction de la visibilité

atteignant jusqu’à 80 % dans certaines régions

en raison de la pollution de l’air, la perte de revenus

du tourisme pourrait être importante, surtout dans

les endroits où les touristes sont attirés par l’« air frais »

et les beaux paysages, dans les parcs nationaux et les

régions sauvages. Si les centres urbains canadiens

deviennent plus pollués, les touristes pourraient

choisir de ne pas les visiter pour des raisons

esthétiques ou de santé. Environnement Canada

a récemment achevé une enquête sur les réactions

des touristes face à une visibilité réduite dans le

Lower Mainland de la Colombie-Britannique. La

conclusion : l’augmentation de la pollution aurait

des répercussions négatives sur le tourisme dans

la région.

Les changements

climatiques et le smog

La combustion de combustibles fossiles constitue

un lien entre les changements climatiques et le

smog. L’utilisation de combustibles fossiles contribue

grandement aux changements climatiques

en produisant deux des principaux gaz à effet de

serre : le dioxyde de carbone et le méthane, dont

aucun n’est directement responsable du smog.

Toutefois, la combustion de combustibles fossiles

génère d’autres polluants qui causent le smog,

dont le SO2, le CO, les NOx, les COV et les MP.

Il existe un autre lien entre les changements climatiques

et le smog : les températures plus élevées

associées aux premiers pourraient faire augmenter

les effets du deuxième. Certains scientifiques ont

laissé entendre qu’à mesure qu’augmentera la

température annuelle moyenne en Ontario, le

smog pourrait tout aussi bien augmenter; plus

particulièrement, les NOx et les COV réagiront

à des températures plus élevées et créeront ainsi

davantage de O3.Résultat : des vagues de chaleur

plus fréquentes et intenses pourraient signifier

davantage de journées où le O3 est élevé et où l’on

émet des avis de pollution de l’air. Les températures

étant plus élevées, on brûlera davantage de

combustibles fossiles pour satisfaire à la demande

croissante de climatisation, ce qui aura pour effet

de produire davantage de gaz à effet de serre et

de polluants qui causent le smog.

L’augmentation des taux d’humidité qui s’ensuivrait

pourrait aussi provoquer une hausse de

la production de spores de moisissure, et un

climat plus chaud donnerait lieu à une prolifération

des arbres et d’autres végétaux qui produisent

du pollen, ce qui aggraverait la situation des

personnes qui souffrent d’asthme, d’emphysème

et d’autres maladies respiratoires.

23 chapitre deux : pourquoi le smog est-il préoccupant? l’abécédaire du smog 24


chapitre trois

Photo : Peter Power, The Toronto Star

Les facteurs

reliés au smog

Les gens se demandent où vivre au Canada sans être affectés par le

smog. Voilà une question à laquelle il n’est pas facile de répondre puisque

la fréquence et l’intensité du smog dépendent d’un certain nombre de

facteurs physiques et géographiques, tels que les conditions climatiques,

la période de l’année, la topographie, la vitesse et la direction des vents,

et la proximité de centres urbains ou de régions industrielles. À cause de

l’un ou plusieurs de ces facteurs, trois régions du Canada ont tendance à

connaître plus que d’autres des épisodes de haut niveau de smog lié au

O3 : le sud de la région de l’Atlantique; la vallée du bas Fraser, en Colombie-

Britannique; et le corridor Windsor (Ontario)-Québec (Québec). Il importe

de noter que ces régions ne sont pas les seules à être affectées par de

hauts niveaux de smog lié au O3 et que d’autres parties du Canada éprouvent

aussi des problèmes sporadiques.

l’abécédaire du smog 26


Facteurs saisonniers/

quotidiens

La « saison du smog » officielle au Canada s’étend

de mai à septembre, lorsque le soleil est à son plus

fort. Durant l’hiver, le soleil étant plus faible, la

production de O3 est réduite.Toutefois, le smog

demeure un problème tout au long de l’année.

Les MP et les autres polluants tels que les NOx,

le SO2 et le CO sont présents dans l’air l’année

durant puisque les industries et le secteur des

transports continuent de produire des émissions.

Les niveaux de O3 ont tendance à augmenter au

cours d’une journée, pour atteindre leur maximum

entre le milieu et la fin de l’après-midi, lorsque

les températures sont les plus élevées et que la

lumière du soleil a eu le temps d’entrer en réaction

avec les gaz d’échappement des véhicules et les

émissions industrielles. Puisque le O3 se forme

sous l’effet de la lumière, ses niveaux baissent

généralement rapidement après le coucher du

soleil. Les niveaux d’autres polluants du smog, tels

que le SO2, les NOx, les MP et le CO, sont aussi

habituellement plus élevés durant la journée, en

raison de la fréquence d’utilisation des autos et des

camions ainsi que de l’activité élevée dans la

construction et les industries.

Les conditions climatiques

locales

Le climat joue un rôle significatif dans la détermination

des niveaux de smog. Des températures

avoisinant ou dépassant les 30 °C, des vents calmes

et peu de nuages sont les conditions idéales pour

la formation du smog. Les NOx et les COV ont

besoin de la lumière du soleil pour créer le O3

et c’est pourquoi les niveaux de O3 les plus élevés

surviennent lors de journées chaudes, sèches et

ensoleillées. Les vents calmes empêchent la dispersion

rapide des polluants, ce qui leur donne

la chance de se mêler les uns aux autres et

d’enclencher des réactions pour former du O3.

La lumière du soleil et les températures chaudes

sont également propices à la formation de MP

secondaires dans l’atmosphère.

Au cours de l’été, les épisodes de smog intense

surviendront généralement lorsqu’un système de

haute pression stagnant s’installera dans une

région. Dans l’hémisphère nord, les vents, dans

les systèmes de haute pression, formeront une

spirale dans le sens des aiguilles d’une montre et

vers l’extérieur, ce qui amènera de l’air chaud en

provenance du sud. L’air a tendance à chuter près

des centres de haute pression, se réchauffant à

mesure qu’il descend et évaporant tout nuage ou

toute précipitation qui pourrait s’y trouver. C’est

pourquoi les systèmes de haute pression tendent

à occasionner des journées claires et ensoleillées.

Ces systèmes, associés aux températures chaudes

de l’été et à des vents faibles ou inexistants,

entraîneront généralement la stagnation de l’air,

qui demeurera prisonnier près du sol. Lorsqu’ils

sont prisonniers de la haute pression, les COV et

les NOx cuisent dans la chaleur du soleil, ce qui

crée du O3. De plus, les masses d’air stagnant

bloquent la dispersion des polluants.

La gravité du smog augmente aussi lorsque

survient une « inversion de température » (figure

3-1). Lorsque l’air près du sol est plus frais que

l’air au-dessus, l’air plus bas, plus frais ne s’élève

pas mais demeure fixe, sous l’effet de « couvercle »

que produit l’air plus chaud du dessus. Cela pourrait

être dû à un front froid qui se déplace à travers

une région ou à de l’air frais marin soufflé sur la

terre par une brise de mer. Dans ces conditions,

les polluants ne peuvent pas s’élever et se disperser;

le smog est gardé près du sol, ce qui maximise

tous ses effets dommageables. On a associé la forte

inversion qui s’est produite à Donora, en

Pennsylvanie, en 1948, à des maladies respiratoires

chez plus de 6 000 personnes et à 20 décès.

Topographie

FIGURE 3-1

Inversions de température et smog

V

27 chapitre trois : les facteurs reliés au smog l’abécédaire du smog 28

air plus frais

air frais

air chaud

air frais

couche d’inversion chaude

air frais

Schéma normal

Inversion de temperature

La topographie (configuration du paysage d’une région) peut avoir une grande influence sur la qualité de

l’air. Une ville située dans une vallée, par exemple, pourrait connaître des problèmes de qualité de l’air en

raison de la limitation du mouvement de l’air due aux barrières physiques que constituent les « murs » de

la vallée. Une ville située dans une plaine ouverte, par contre, n’a pas ces barrières et bénéficie donc d’une

meilleure dispersion des polluants. La vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, est bordée par la


chaîne Côtière au nord et par la chaîne des Cascades au sud-est. Lorsque les vents de la mer qui s’engouffrent

dans le détroit de Georgia soufflent les polluants vers l’est de la région de Vancouver, cela produit peu à peu

du O3. Les montagnes piègent ensuite la pollution dans la partie est de la vallée. De façon analogue, le

terrain vallonné du Nouveau-Brunswick contient beaucoup de « poches » où les brises de mer fraîches

en provenance de la baie de Fundy peuvent être prises au piège et s’accumuler, causant des inversions de

température et diminuant la qualité de l’air.

Facteurs urbains et ruraux

Le smog n’est pas qu’un problème urbain. En fait, les niveaux de smog peuvent souvent être plus élevés

dans les régions rurales que dans les villages et les villes, pour plusieurs raisons. En premier lieu, les

polluants de l’air se déplacent avec le vent. Les MP2,5 peuvent demeurer suspendues dans l’air pendant

des semaines et voyager sur une distance atteignant jusqu’à 800 km grâce au vent, et de hauts niveaux de

concentration de O3 peuvent survenir dans des régions rurales situées en aval des grands centres urbains.

C’est le cas, en Ontario, dans des collectivités rurales des rives du lac Huron (p. ex.Tiverton, Grand

Bend) et du lac Érié (p. ex. Long Point), qui connaissent de très fortes concentrations de O3 au cours de

l’été. En deuxième lieu, les réactions chimiques qui créent du O3 peuvent prendre plusieurs heures, ce

qui veut dire que le O3 peut être formé à une certaine distance en aval des sources initiales de NOx et

de COV, soit aussi loin que 500 km. On peut aussi attribuer les relevés de O3 d’une banlieue/région

rurale qui seraient plus élevés que ceux d’un centre-ville à un processus chimique par lequel les NOx

des tuyaux d’échappement des véhicules, connus sous le terme « destructeurs d’ozone »,décomposent les

molécules de O3, les transformant en oxygène (O2). Lorsque la circulation automobile s’engouffre dans

un centre-ville durant une épisode de smog, cela peut produire un « effet de beigne », les relevés de O3

dans le centre-ville étant bas alors que ceux des abords de la ville sont élevés. Évidemment, cela ne

résout pas le problème du smog dans les centres-villes puisque le O3 n’est que l’un de plusieurs polluants

nocifs qui composent le smog.

Pollution atmosphérique transfrontière

La pollution atmosphérique transfrontière en provenance des États-Unis est un problème commun à

certaines régions du Canada. Une partie importante de la pollution par le O3 dans le corridor Windsor-

Québec est transportée par le vent, en provenance des autos et des usines du Midwest des États-Unis.

On évalue que 50 % du O3 présent dans le sud de l’Ontario durant les périodes de smog provient de

sources transfrontières. Le sud du Nouveau-Brunswick et le sud de la Nouvelle-Écosse reçoivent une

partie considérable de la pollution de l’air de l’Amérique du Nord puisque 80 % du smog dans ces

régions provient de l’est des États-Unis, de la vallée de l’Ohio, du sud de l’Ontario et du Québec.

29 chapitre trois : les facteurs reliés au smog l’abécédaire du smog 30


chapitre quatre

Obtenir de l’information

sur la qualité de l’air

et les polluants

Bien que l’air qui nous entoure puisse parfois nous sembler propre, sans

couleur brunâtre ou odeur déplaisante, les apparences peuvent être trompeuses.

Pour savoir vraiment ce qui est présent dans l’air, il faut le

surveiller. Il faut ensuite communiquer ces renseignements au public

d’une manière actualisée, facile d’accès et claire. L’accès à une information

exacte est primordiale pour acquérir une meilleure compréhension des

répercussions du smog sur la santé et sur l’environnement. Lorsque nous

sommes bien informés, nous pouvons devenir plus conscients de notre

besoin d’air pur et intervenir pour améliorer la qualité de l’air dans notre

collectivité.

l’abécédaire du smog 32


There Il y a plusieurs are several façons ways utiles to get d’obtenir information des about

smog renseignements pollutants sur across les polluants Canada, including du smog partout data

from au Canada, air monitoring dont les données stations, des air quality stations indices, de

the surveillance Criteria de Air la Contaminants pollution atmosphérique, Emissions les

Inventory, indices de the la qualité National de l’air, Pollutant l’inventaire Release des

Inventory émissions des and principaux PollutionWatch. contaminants atmosphériques,

l’Inventaire national des rejets de

polluants et Pollution Watch.

Air Monitoring Stations

Air Stations pollutants across de Canada surveillance are measured de

continuously by monitoring stations operated

la pollution atmosphérique

by both federal and provincial agencies.

Concentrations Partout au Canada, of air les pollutants polluants are atmosphériques measured

sont in tiny mesurés amounts, continuellement usually in “parts par per des million” stations de

surveillance (ppm) or “parts exploitées per billion” à la fois (ppb). par des One organismes ppb

fédéraux means that et there provinciaux. is one part Les pollutant concentrations to every de

polluants billion parts atmosphériques of air.This is sont comparable mesurées to en one

quantités drop of water minimes, in an habituellement in-ground swimming en « parties pool

par or, in million terms » of (ppm) time, ou one en second « parties in 32 par years. milliard »

(ppb). Une partie par milliard signifie qu’il y a

The federal monitoring and reporting networks

une partie de polluant pour chaque milliard de

are the National Air Pollution Surveillance (NAPS)

parties d’air. On peut comparer cela à une goutte

network and the Canadian Air and Precipitation

d’eau dans une piscine creusée ou, exprimé en

Monitoring Network (CAPMON). NAPS,

temps, à une seconde dans 32 années.

established in 1969, is a joint program of the

Les federal réseaux and provincial fédéraux de governments surveillance to et measure de compte

rendu and report sont outdoor le Réseau air national pollutant de levels surveillance in de

la Canadian pollution urban atmosphérique centres. It currently (NSPA) et includes le Réseau

canadien 271 air monitoring de surveillance stations de in l'air 163 et municipalities.

des

précipitations (RCSAP). Le Réseau NSPA, créé

en 1969, est un programme conjoint des

gouvernements fédéral et provinciaux en vue de

33 chapitre quatre : obtenir de l’information sur la qualité de l’air et les polluants

The mesurer number les niveaux of pollutants de polluants measured, de l’air as dans well les as

the centres type, urbains varies du from Canada station et to d’en station rendre depending

on compte. the region.The Il comprend most actuellement common contaminants

271 stations

monitored de surveillance are SO2,CO,NO2,O3 de la pollution atmosphérique and PM.

dans Data 163 from municipalités. the NAPS monitoring Le nombre stations ainsi que can le

type be accessed des polluants through mesurés the network’s varient d’une annualstation

à reports l’autre, found selon on la région. the following Les contaminants Web site: les

plus www.etcentre.org/naps.

couramment surveillés sont le SO2, le CO,

le NO2, le O3 et les MP. On peut avoir accès

aux CAPMON données is des a rural stations network de surveillance with 21 air du

Réseau monitoring NSPA stations grâce in aux Canada rapports and annuels one in the du

réseau, United qu’on States. peut It has trouver been sur in operation son site web for more

(www.etcentre.org/naps). than 20 years. Its initial Le focus RCSAP was on est acid un réseau rain,

rural but now qui smog regroupe pollutants 21 stations (NOx,PM de surveillance and O3) are au

Canada also measured et une at aux some États-Unis, sites. Plans et are qui underway fonctionne to

depuis establish plus an de interactive 20 ans. Les Web pluies site where acidesdata

from

constituaient CAPMON sites son can sujet be de accessed préoccupation by the public. initial,

mais certaines stations mesurent aussi maintenant

des The polluants provinces du of smog Ontario, (NOx,MP Quebec,Alberta et O3). On and

planifie British Columbia actuellement operate la mise their sur own pied air d’un site

web monitoring interactif stations où le public independently pourra avoir of NAPS accès àand

des CAPMON. données provenant Data from des these stations sites can du RCSAP. usually be

accessed through the provincial environment

Les ministries’ provinces Web d’Ontario, sites or through du Québec, the provinces’ de l’Alberta

et annual de la air Colombie-Britannique quality reports. exploitent leurs

propres stations de surveillance de la pollution

atmosphérique, indépendamment du Réseau NSPA

et du RCSAP. On peut habituellement avoir accès

aux données de ces stations par l’entremise des

sites web des ministères provinciaux de l’Environnement

ou dans les rapports annuels des provinces

sur la qualité de l’air.

Indices de la qualité de l’air

En plus de constituer la base des rapports annuels

sur la qualité de l’air publiés par divers ordres de

gouvernement au Canada, les données sur la qualité

de l’air sont largement utilisées pour la production de

documents tels que les évaluations environnementales,

les notices d’impact, les positions de principe et les

rapports sur les indicateurs de santé de l’environnement.

Dans ces contextes, on parle souvent de la qualité de

l’air en termes de concentrations de polluants dans

l’air (p. ex. parties par milliard (ppb) ou microgrammes

par mètre cube (µg/m 3 ).

Le public prend plus couramment connaissance des

résultats de la surveillance de la qualité de l’air sous la

forme d’indices de la qualité de l’air et d’avertissements

de smog. On cherche ainsi à simplifier les grandes

quantités de données en chiffres simples, qui véhiculent

des messages significatifs sur la qualité de l’air, en

temps opportun. En général, de tels messages

présentent à la fois des conseils sur les manières

d’améliorer la qualité de l’air et sur les moyens que

peuvent prendre les gens pour réduire leur propre

exposition dans les situations de faible qualité de

l’air. Lorsque les niveaux des indices sont élevés,

par exemple, on peut encourager les gens à réduire

leurs émissions dans l’atmosphère en ayant recours

aux transports publics ou en évitant d’utiliser des

équipements alimentés à l’essence, tels que les tondeuses

à gazon ou les souffleuses à feuilles. Dans le même

ordre d’idées, on peut demander aux industries de

réduire temporairement leur production ou de passer

à des combustibles moins polluants. On peut aussi

encourager le public à reconnaître le fait que les

épisodes de mauvaise qualité de l’air peuvent

présenter de plus grands risques pour la santé et à

modifier ses activité en conséquence, par exemple en

réduisant les activités à l’extérieur ou en demeurant

à l’intérieur.

Indices de la qualité de l’air canadiens

En 1980 les gouvernements fédéral et provinciaux

ont publié conjointement un indice de la qualité de

l’air pour utilisation nationale, connu sous le nom

d’Indice de la qualité de l'air/Index of the Quality of

the Air (IQUA). En retour, cet indice a incité plusieurs

provinces à mettre au point des indices de la qualité

de l’air, au cours des années 1980. Chacun de ces

indices a légèrement évolué de différentes façons, en

fonction des facteurs locaux. En général, cependant,

tous les indices de la qualité de l’air au Canada

produisent des valeurs-indices à chiffre unique à

partir de données brutes sur la qualité de l’air, qui

sont disponibles concernant divers contaminants

dont les moyennes ont été claculées sur diverses

périodes de temps, de façon à présenter un portrait

pris « sur le vif » de la qualité de l’air d’une collectivité

(voir l’encadré 4-1 pour la méthodologie généralement

utilisée pour calculer une valeur-indice).

Pollution Probe gratefully acknowledges the funding of this

insert by the JANEY S. MILLS P. ENG MEMORIAL FUND.

The updated material on Air Quality Indices and Air Quality

Advisories (pages 34 – 41) was researched and written by

JOHN HEWINGS.

Pages 34 through 41 have been updated as of June 2004.

l’abécédaire du smog 34


ENCADRÉ 4-1

Méthode type pour calculer

les indices de la qualité de

l’air au Canada

• Rassembler des données brutes à chaque

station de surveillance — incluant généralement

au moins deux des contaminants suivants :

anhydride sulfureux, monoxyde de carbone,

dioxyde d'azote, ozone, total des particules en

suspension et particules chiffres (


demandes d’autres organismes (p. ex. Ontario Lung

Association) visant l’amélioration de l’IQUA afin

qu’il reflète mieux les risques pour la santé. Des

représentants des principaux intervenants à la fois

au sein du gouvernement et à l’extérieur ont été

assignés à la tâche d’améliorer les indices canadiens

de la qualité de l’air. L’une des forces motrices clés

de ce processus a été le défi lancé par l’honorable

David Anderson, ministre fédéral de l’Environnement,

dans son discours au sommet de Toronto sur le smog

de 2001. Exprimant un engagement commun de

la part des gouvernements fédéral et provinciaux et

des administrations municipales envers l’amélioration

de la qualité de l’air, le ministre Anderson a demandé

aux intervenants associés aux indices de travailler à

l’amélioration de l’état des indices canadiens de la

qualité de l’air et de faire rapport des progrès

accomplis dans un délai d’un an.

Peu après le sommet sur le smog, un groupe

d’intervenants de partout au Canada s’est réuni à

Toronto pour adopter une position consensuelle sur

la direction à prendre pour améliorer l’état des

indices canadiens de la qualité de l’air. Le groupe a

décidé que l’indice nécessaire devrait :

• refléter de façon précise les niveaux de risques

pour la santé associés aux niveaux actuels et prévus

des contaminants courants de l’air, sur une base

continue;

• présenter au public de l’information crédible pour

permettre aux personnes de se protéger et de

protéger leurs proches contre les effets de la

pollution de l’air;

37 chapitre quatre : obtenir de l’information sur la qualité de l’air et les polluants

• contribuer à l’information du public et à sa

compréhension des polluants de l’air, de leurs effets

et des actions possibles pour limiter ces effets;

• refléter les effets locaux des principaux polluants

de l’air.

Pour donner suite aux délibérations du groupe,

Environnement Canada et Santé Canada ont décidé

d’élaborer des mesures visant à améliorer

immédiatement les indices canadiens de la qualité

de l’air existants et, en même temps, de mettre en

œuvre un plan à long terme pour concevoir un

nouvel indice multi-polluants fondé sur les risques

pour la santé.

Améliorations à court terme apportées aux

indices canadiens de la qualité de l’air

Plusieurs administrations canadiennes ont déjà mis

en œuvre des mesures correctrices pour s’assurer que

leurs indices reflètent plus précisément les effets des

niveaux actuels de pollution de l’air. Parmi ces

changements, le plus remarquable à avoir été suggéré

ou adopté est l’inclusion des matières particulaires

fines dans plusieurs indices, dont ceux qu’on utilise

dans les provinces d’Alberta et d’Ontario, et

l’adoption par la ville de Montréal d’un temps

moyen de trois heures pour les PM2,5.L’Ontario, qui

a basé ses valeurs-indices pour les matières

particulaires fines sur la valeur numérique moyenne

(30µg/m 3 ) de 24 heures pour les PM2,5, utilisée

dans les critères du standard pancanadien, a aussi

inclus de nouveaux messages concernant la santé liés

aux matières particulaires fines, qui reflètent les

préoccupations accrues entourant tout l’éventail de

valeurs de ce contaminant. On prévoit que le fait

d’inclure les matières particulaires fines comme l’un

des polluants dans le calcul des indices de pollution

de l’air rendra ces indices plus fidèles aux menaces

contre la santé humaine.

Améliorations à long terme proposées

aux indices canadiens de la qualité de

l’air existants

Depuis 2001, une diversité d’intervenants, sous

l’égide de Santé Canada et d’Environnement

Canada, ont aussi participé à des discussions

détaillées, orientées sur la production d’un nouvel

indice qui reflète l’ensemble des risques pour la santé

associés à tous les types de pollution de l’air. Pour ce

faire, on est à élaborer des modèles mathématiques

pour établir les relations entre l’incidence de certains

types de maladies et les niveaux de pollution de l’air.

On travaille aussi à améliorer : les messages utilisés en

association avec les indices canadiens de la qualité de

l’air; les réseaux de surveillance de la qualité de l’air

partout au pays; et les techniques de prévision de la

qualité de l’air utilisées avec les indices de la qualité

de l’air. On prévoit qu’un nouveau format d’indice

sera totalement mis en application dans tout le pays

d’ici la fin de 2005.

Avis sur la qualité de l’air

En raison de la possibilité qu’ont certains polluants

tels que l’ozone d’affecter la santé des personnes

même à des niveaux d’indices indiquant une qualité

de l’air « modérée », plusieurs administrations

associent dorénavant les éléments de leurs indices

aux prévisions de qualité de l’air. Lorsqu’on s’attend

à ce que les niveaux d’indices s’élèvent au-dessus de

niveaux prédéterminés, divers avis sont diffusés dans

le public, les avis étant adaptés à la qualité actuelle

et prévue de l’air. De tels systèmes sont maintenant

en fonction en Ontario, au Québec, dans le Canada

atlantique (Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-

Écosse, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-

Édouard) et en Colombie-Britannique. L’avis au

public type utilisé en association avec les

avertissements de smog est présenté dans l’encadré

4-2. En plus d’émettre un avis, les gouvernements

indiquent aussi des mesures que les industries et les

opérations gouvernementales devraient ou doivent

prendre pour essayer de réduire les émissions.

l’abécédaire du smog 38


Table 4-2 summarizes the different methods used to report on current and impending smog conditions

across Canada.

TABLE 4-1

Alertes, avis, veilles et prévisions

Lecture de l’Indice de la Dans la plupart des centres urbains, une lecture de l’Indice de la qualité de l’air (IQA)

qualité de l’air est émise par la province ou la municipalité pour fournir des relevés quotidiens des

divers polluants de l’air.

Alerte de smog Ces avis ne sont émis que si l’on prévoit de hauts niveaux de O3 pour les prochaines

(Les gouvernements fédéral et provinciaux

ainsi que les administrations

municipales émettent aussi des avis

ou des alertes dans certaines

collectivités du Canada particulièrement

touchées par le smog.)

24 heures (c.-à-d. une lecture de valeur d’indice « mauvais ») ou si les conditions

sont actuellement mauvaises.

Veille de smog Le gouvernement d’Ontario émet des veilles de smog lorsqu’on prévoit 50 % de risques

de conditions de smog dans les trois prochains jours.

Prévisions de smog Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, des prévisions de smog sont émises

pour fournir des renseignements quotidiens, pour une période de 48 heures, sur les

niveaux prévus de O3, allant de « bon » à « très mauvais », durant la saison du smog,

soit de mai à septembre.

Fin de smog Dans certaines provinces, dont l’Ontario, un avis de fin de smog est émis suivant un avis

de smog, lorsque le temps change et que les concentrations de O3 diminuent pour

atteindre le niveau « moyen ».

ENCADRE 4-3

Utilisation par les provinces des indices de qualité de l’air

ALBERTA : Le public peut avoir accès aux niveaux d’indice, qui

sont calculés et émis toutes les heures, en composant le

780-427-7273 ou, sans frais, le 1-800-310-0000 (partout en

Alberta). Les valeurs des IQA sont actuellement produites pour

trois stations à Edmonton et à Calgary ainsi que pour

Beaverlodge, Fort Saskatchewan et Red Deer. On peut aussi

accéder aux données par l’entremise du site web de la Clean

Air Strategic Alliance (www.casadata.org) ainsi que du site

web de MétéoMédia à www.meteomedia.com.

COLOMBIE-BRITANNIQUE : À l’extérieur de la vallée du bas

Fraser : Les appareils de mesure de la province (actuellement

dans 55 localités) sont interrogés toutes les heures et les

données sont affichées directement sur le site web du

Ministry of Water, Land and Air Protection

(http://wlapwww.gov.bc.ca/air/airquality). Lorsque les

niveaux horaires de l’indice dépassent 25 et 50, le système

informatique émet automatiquement des alertes par courriel

aux utilisateurs qui ont manifesté le désir d’être tenus

informés. De plus, le ministère peut utiliser l’IQA pour émettre

des avis de qualité de l’air, des épisodes d’alertes et des

interdictions de feu. À l’intérieur de la vallée du bas Fraser :

Les données sont recueillies toutes les minutes depuis plus

de 25 sites. Un indice est calculé et diffusé publiquement

toutes les heures par l’entremise du site web du Greater

Vancouver Regional District (GVRD) (www.gvrd.bc.ca); on peut

l’obtenir par téléphone au 604-436-6767 ou, sans frais, au

1-800-665-1118. De concert avec ses partenaires, le GVRD

peut aussi publier des avis sur la qualité de l’air lorsqu’on

prévoit que l’indice approchera ou dépassera 50. Tous les

sites de l’indice en Colombie-Britannique sont accessibles sur

le site web de MétéoMédia à www.meteomedia.com.

MANITOBA : Le Manitoba utilise un indice de la qualité de l’air,

mais à partir d’une seule station, située à Winnipeg. Les données

de ce lieu de surveillance sont rapportées toutes les heures et

transmises aux médias ainsi qu’au canal d’information météo du

réseau local de télévision par câble. Environnement Canada rend

compte de la qualité de l’air à Winnipeg par le biais de sa ligne

téléphonique d’information météo, au 204-983-2050. Les

valeurs de l’indice peuvent aussi être obtenues à partir du site

web de MétéoMédia à www.meteomedia.com.

NOUVEAU-BRUNSWICK : L’indice de la qualité de l’air préparé

par le ministère de l’Environnement et des Gouvernements

locaux du Nouveau-Brunswick est disponible pour 15 localités

de la province. Il est mis à jour trois fois par jour sur le site

web du ministère, à www.gnb.ca. Des mises à jour sont

affichées toutes les heures sur le site web régional

d’Environnement Canada à www.atl.ec.gc.ca/airquality, par

l’entremise du site de MétéoMédia à www.meteomedia.com et

par l’entremise des lignes téléphoniques météo automatisées

pour Fredericton (506-451-6001), Moncton (506-851-6610),

Saint-Jean (506-636-4991), Bathurst (506-548-3220),

Miramichi (506-773-7045), la Péninsule acadienne

(506-726-5288) et Edmunston (506-739-1814).

TERRE-NEUVE ET LABRADOR : Terre-Neuve et Labrador ne

fournissent actuellement aucun indice de la qualité de l’air.

Toutefois, en 2002, la province est devenue l’un des

partenaires du programme de prévision de smog dans le

Canada Atlantique (maintenant appelé « Programme de

prévision de la qualité de l’air dans le Canada Atlantique »).

On trouvera des renseignements sur la qualité de l’air sur le

site web d’Environnement Canada, à www.atl.ec.gc.ca/airquality.

39 chapitre quatre : obtenir de l’information sur la qualité de l’air et les polluants l’abécédaire du smog 40


TERRITOIRES DU NORD-OUEST : Les T.N.-O. ne fournissent

actuellement au public aucun relevé de l’indice de la qualité

de l’air.

NOUVELLE-ÉCOSSE : Le gouvernement de la Nouvelle-

Écosse a élaboré un indice de la qualité de l’air pour

Halifax-Dartmouth et Sydney, qui permet d’émettre des

prévisions de smog quotidiennes, disponibles deux fois par

jour par l’entremise des médias, y compris le site web de

MétéoMédia, à www.meteomedia.com. Les valeurs de

l’indice peuvent aussi être obtenues par téléphone à

Halifax, au 902-424-2775. La province est l’un des

partenaires du programme de prévision de smog dans le

Canada Atlantique (maintenant appelé « Programme de

prévision de la qualité de l’air dans le Canada Atlantique »).

On trouvera des renseignements sur la qualité de l’air sur le

site web d’Environnement Canada à www.atl.ec.gc.ca/airquality.

NUNAVUT : Le Nunavut ne fournit actuellement au public

aucun relevé de l’indice de la qualité de l’air.

ONTARIO : Le ministère de l’Environnement de l’Ontario

calcule et publie un indice pour 37 sites ruraux et urbains

de la province, qu’on appelle l’« Indice de la qualité de l’air »

(IQA). Depuis le 1 er janvier 2003, les relevés historiques de

l’IQA à 15 h sont disponibles pour tous les sites de

déclaration. Durant la saison habituelle du smog, soit du 1er

mai au 20 septembre, les valeurs de l’IQA sont

communiquées aux médias sept fois par jour; durant la

période du 1 er octobre au 30 avril, elles sont communiquées

cinq fois par jour. Des historiques sur deux jours sont

également publiés pour toutes les heures de déclaration.

Les prévisions sur la qualité de l’air sont publiées à l’année

longue. Ces données peuvent être obtenues en ligne à

www.airqualityontario.com. Les relevés de la qualité de l’air

sont aussi accessibles par l’entremise d'une ligne sans frais,

au 1-800-221-8852 (français) et au 1-800-387-7768

(anglais), ainsi qu’au 416-246-0411 à Toronto, et sur le site

web de MétéoMédia à www.meteomedia.com.

ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD : Le PEI Smog Forecast Program

fait des prévisions concernant la concentration de l’ozone

troposphérique, la principale composante du smog. Ces

prévisions sont émises deux fois par jour, à 5 h et à 16 h,

du début de mai à la fin d’octobre. L’Î.-P.-É. est membre du

Programme de prévision de la qualité de l’air dans le

Canada Atlantique. On trouvera les prévisions régionales de

smog de l’Î.-P.-É. sur le site web d’Environnement Canada à

www.atl.ec.gc.ca/airquality.

QUÉBEC : La Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui

a juridiction sur l’île de Montréal, et le gouvernement du

Québec, l’autorité responsable pour le reste de la province,

partagent la responsabilité de la surveillance de la pollution

atmosphérique au Québec. Le programme de prévision du

smog exécuté par la CUM fournit des prévisions de la

qualité de l’air qu’on trouvera à www.rsqa.cum.qc.ca.On

trouvera aussi les prévisions de la qualité de l’air à

www.qc.ec.gc.ca/atmos/dispersion et les avis de smog,

de mai à septembre, à http://weatheroffice.ec.gc.ca.À

ce jour, dans la province de Québec, seule la CUM a mis au

point un indice de la qualité de l’air pour tenir le public

informé.

SASKATCHEWAN : La Saskatchewan n’offre pas

actuellement l’IQA ni un quelconque autre indice de la

qualité de l’air.

YUKON : Le Yukon ne fournit actuellement au public aucun

relevé de la qualité de l’air.

Criteria Inventaire Airdes

émissions

Contaminants des principauxEmissions

(CACE) contaminants Inventory

Another atmosphériques useful way to obtain data (PCA) on smog

pollutants in your community is through the

CACE L’inventaire inventory.While des PCA est the un AQI autre is moyen successful utilein

conveying d’obtenir des information données sur on les the polluants actual levels du smog of

smog dans votre pollutants collectivité. in the Bien atmosphere que l’IQUA over a serve certain

area, effectivement the CACE à transmettre inventory des conveys renseignements data on thesur

actual les niveaux emissions réels of des various polluants air pollutants du smog (measured dans

in l’atmosphère tonnes per dans year) une that région originate donnée, from l’inventaire a

number des PCA of transmet sources des located données across sur the les country. émissions

These courantes sources de divers are organized polluants in atmosphériques

categories that

include (mesurées industrial en tonnes production, par année) fuel qui combustion, proviennent

transportation d’un certain nombre vehicles, de incineration, sources situées paved partout and

unpaved au pays. Les roads sources and forest sont classifiées fires, among par others. catégories

Every incluant, five entre years, autres, Environment la production Canada industrielle, issues a

national la combustion inventory de combustibles, of air contaminant les véhicules emissions de

from transport, polluting l’incinération, sources in les Canada routes revêtues of the five et non

common revêtues ainsi smog que pollutants: les feux SOx,NOx,VOCs,

de forêt.Tous les cinq

CO ans, Environnement and PM.This information Canada publie is used un as inventaire a basis

for national other des air émissions issue programs, de contaminants including acid atmos- rain.

Summary phériques data provenant for provinces de sources and de industrial pollution au

sectors Canadaare pour available cinq polluants on Environment communs Canada’s du smog :

GreenLane le SOx, les NOx,les Web site, COV, found le at CO www.ec.gc.ca. et les MP. Ces

renseignements servent de base à d’autres

programmes reliés à l’air, dont celui sur les pluies

acides. Un résumé des données par province et

par secteur industriel est disponible sur le site

web La Voie verte d’Environnement Canada, à

www.ec.gc.ca.

National Inventaire Pollutant national des

Release rejets de Inventory polluants (NPRI) (INRP)

The L’INRP NPRI a été was créé created en 1992 in 1992 pour to fournir provide aux

Canadians Canadiens et with aux national, Canadiennes facility-specific des renseignements

information nationaux, propres regarding à certaines on-site installations releases and en offsite

particulier, transfers concernant of polluting des substances émissions listed sur place on the et

inventory. des transferts Companies hors-site that de substances manufacture, polluantes process

or inscrites otherwise dans use l’inventaire. one of the Les listed sociétés substances, qui fabri-

and quent, meet transforment the reporting ou font thresholds, une autre must utilisation report

their des substances releases or inscrites, transfers et to qui Environment atteignent les seuils

Canada de déclaration, annually.The doivent NPRI rendre provides compteCanadians

with annuellement access to à information Environnement for specific Canada substances de leurs

being émissions released ou de from leurs specific transferts. facilities L’INRP located permet in

their aux Canadiens communities. et Canadiennes For example, d’avoir members accès of àthe

public des renseignements can find out what sur des the substances power plant or

factory spécifiques in their qui sont neighbourhood émises par des emits installations each year

for situées a certain dans leur pollutant. collectivité. Almost Par 2,000 exemple, facilities des

across membres Canada du public report peuvent to the NPRI savoir combien on a yearly la

basis. centrale Currently, ou l’usine industry qui est is située required dans to leur report to

voisinage the NPRI émet on 268 chaque pollutants année that d’un are certain of concern

polluant. because of Près their de potential toxic effects to

2 humans 000 installations and the environment. de par le Canada font rapport

à l’INRP chaque année.Actuellement, l’industrie

doit In 2002, rendre as part compte of an à l’INRP NPRI expansion, de 268 polluants polluters

préoccupants will also be required en raison to de report leurs on effets contaminants toxiques

possibles that contribute sur les to êtres smog, humains namely, et SOx,NOx, sur

VOCs, l’environnement. CO and PM. En 2002, dans le cadre d’un

élargissement de la portée de l’INRP, les

The pollueurs best way devront to obtain aussi rendre information compte on des releases

of contaminants NPRI pollutants contribuant nationally, à la formation provincially duand

at smog, the soit local le community SOx, les NOx,

level is through the

41 chapitre quatre : obtenir de l’information sur la qualité de l’air et les polluants the smog primer 42


Environment Le site web d’Environnement Canada Web site Canada (www.ec.gc.ca/pdb (www.ec.gc.ca/pdb/npri/) est la meilleure façon d’obtenir des

renseignements /npri/).The site sur includes les émissions all non-confidential de polluants inscrits dans l’INRP aux niveaux national, provincial et

local. NPRI Le information site renferme and tous data. les In renseignements addition, the et toutes les PollutionWatch données non is confidentiels an environmental de l’INRP. Web-based De

plus, Web le site site allows web the permet user à to l’utilisateur query the d’interroger NPRI la banque information de donnée service de l’INRP partnered concernant by the Canadian certaines

installations database on en specific particulier, facilities pour in chaque each of année the ayant fait l’objet Institute d’un for rapport. Environmental Cette propriété Law and de Policy, recherche

interactive reporting years.This permet à l’utilisateur interactive querying de choisir feature un certain rapport Canadian fait à Environmental l’INRP par une Law installation Association, ou une

région allows the géographique user to select en a particulier specific facility concernant reporting les émissions Environmental de tout polluant Defence inscrit Canada dans l’INRP. and On pourra

également to the NPRI, obtenir a specific des données geographic à l’aide area, des and rapports the généraux Environmental annuels nationaux Defense U.S. publiés Located par l’INRP at ou

d’un release disque of any de NPRI-listed données de l’INRP, pollutant. en Data adressant can une demande www.pollutionwatch.org, à un bureau de l’INRP the system ou en allows communiquant

directement also be obtained avec through une installation the NPRI’s ou une published association industrielle Canadians tenue to easily de produire access important une déclaration. information

annual national overview reports, an NPRI data about local polluters. By entering a postal code,

disk, requests to an NPRI office, or by directly users can learn who is polluting in their

contacting a reporting facility or industry

PollutionWatch

community, the type and quantity of pollution

association.

being released, and the associated health risks.

PollutionWatch, un service d’information sur l’environnement PollutionWatch sur le web, also est un ranks partenariat and compares entre l’Institut

canadien du droit et de la politique de l'environnement, l’Association communities canadienne across Canada du droit with de l'environnement,

regards to

Environmental Defense Canada et Environmental Defense toxic U.S. air Situé pollutants à www.pollutionwatch.org, emitted in that region. le système Users

permet aux Canadiens et Canadiennes d’accéder facilement can take à des immediate renseignements action importants by faxing or sur e-mailing des

pollueurs locaux. En inscrivant un code postal, les utilisateurs a pre-written peuvent apprendre letter of complaint qui pollue straight dans leur to the

collectivité, de quel type et de quelle quantité de pollution polluters. il s’agit, PollutionWatch et quels risques data pour were la santé based y on sont

rattachés. PollutionWatch établit aussi une comparaison et 1999 un classement NPRI data des (245 collectivités substances) du at Canada the time en

rapport avec les polluants atmosphériques toxiques émis dans this cette primer région. was published. Les utilisateurs peuvent réagir

immédiatement en faisent parvenir, par télécopie ou par courriel, une lettre de plainte pré-rédigée

aux pollueurs. Les données de PollutionWatch étaient fondées sur les données de l’INRP de 1999

(245 substances) au moment de la publication de cet abécédaire.

43 chapitre quatre : obtenir de l’information sur la qualité de l’air et les polluants

PollutionWatch


chapitre cinq

Que fait-on pour

contrer le smog?

Le Canada doit relever le défi de réduire les émissions nocives tout en

continuant à répondre aux besoins des secteurs public et privé, et ce de

façon rentable. Il faut s’attaquer au besoin d’air pur en prenant des mesures

concernant les émissions des véhicules de transport, les émissions industrielles

et la pollution transfrontalière, et en favorisant un comportement

susceptible de réduire les émissions au niveau à la fois des particuliers

et des entreprises.

l’abécédaire du smog 46


Que font conjointement

les gouvernements

fédéral et provinciaux?

Le Conseil canadien des ministres de

l’Environnement (CCME) est un organisme

composé de 13 ministres provinciaux/territoriaux

de l’Environnement ainsi que du ministre

fédéral de l’Environnement. Les membres du

conseil travaillent en collaboration sur des

dossiers tels que la pollution atmosphérique, la

gestion des déchets et la production de produits

chimiques toxiques. Ils proposent des normes

environnementales cohérentes sur le plan

national et des objectifs d’application dans tout

le pays. On doit au CCME la récente mise en

œuvre des Standards pancanadiens (SP) pour le

O3 et les MP (encadré 5-1). Mis à part le

Québec, toutes les sphères de compétences se

sont engagées à respecter ces nouveaux standards

(ou les standards québécois équivalents) d’ici 2010.

ENCADRÉ 5-1

SP pour le O3 et les MP2,5

Le but fondamental des Standards pancanadiens

concernant le O3 et les MP est de minimiser

les répercussions négatives de ces polluants

sur la santé humaine et l’environnement. En

conséquence, les SP visant les MP sont axés

sur les MP2,5, que l’on sait avoir les effets les

plus graves sur la santé humaine. Les standards

sur lesquels ont s’est entendu pour les deux

polluants sont inscrits ci-dessous :

Polluant Période de Objectif à

calcul de la atteindre d’ici

moyenne 2010

O3 8 heures 65 ppb

MP2,5 24 heures 30 µg/m 3

Que fait le gouvernement du Canada?

Au cours des quatre dernières années, le gouvernement

fédéral a adopté de nouveaux règlements

pour réduire la pollution atmosphérique

par les émissions d’échappement, y compris la

réduction du niveau de soufre dans l’essence et

dans le diesel, et la réduction du niveau de

benzène dans l’essence. En 2000, Environnement

Canada a aussi annoncé un programme national

qui impose des interventions immédiates et à long

terme afin de réduire les polluants qui contribuent

au smog et a déclaré les MP toxiques en

vertu de la nouvelle Loi canadienne sur la

protection de l’Environnement (LCPE 1999). En

2001, Environnement Canada a annoncé un

projet de réglementation sur 10 ans pour des

véhicules et des carburants plus propres; des

mesures de réduction des émissions à l’origine du

smog provenant des secteurs industriels; des

améliorations du réseau canadien des stations de

surveillance des polluants; et l’accroissement de

l’information communiquée au public par

l’industrie sur les émissions de polluants. Pour

compléter ce projet, le gouvernement fédéral

annonçait récemment un plan d’action appelé

« Plan intérimaire 2001 concernant les matières

particulaires et l’ozone », qui présente les interventions

en cours ou envisagées pour réduire les

émissions de polluants qui contribuent à la

formation des MP ou du O3. Par exemple, les

normes actuelles de réglementation pour les

véhicules seront remplacées par de nouvelles

normes ayant pour effet de réduire les émissions

de NOx d’environ 88 % de plus en ce qui

concerne les véhicules de passagers, et de jusqu’à

95 % en ce qui concerne les camions légers, y

compris les VLT. On s’attend que les nouveaux

règlements visant à réduire le soufre dans le

diesel pour véhicules routiers seront appliqués à

compter du 1 er juin 2006.

À titre de participant actif aux efforts mondiaux

de surveillance de la pollution transfrontalière,

le Canada a signé des protocoles internationaux

visant à réduire les émissions de SO2 et à stabiliser

les émissions de NOx. Le Canada a aussi signé

une entente avec les États-Unis, qui permettra de

réduire les mouvements de pollution atmosphérique

en provenance des États-Unis et d’améliorer

ainsi la qualité de l’air et la santé des Canadiens

et Canadiennes qui vivent dans les régions en aval,

dans l’est du Canada. L’entente engage aussi les

parties à réduire les mouvements de pollution en

provenance de régions de l’Ontario et du Québec

vers les États-Unis.

47 chapitre cinq : que fait-on pour contrer le smog? l’abécédaire du smog 48


Que font les gouvernements provinciaux?

Les gouvernements provinciaux du Canada ont

adopté diverses initiatives d’amélioration de la

qualité de l’air, y compris la mise en œuvre de

programmes d’inspection et d’entretien des

véhicules, des plafonds d’émissions pour les

pollueurs industriels ainsi que divers programmes

d’information et d’éducation du public. On

trouvera ci-dessous quelques exemples d’initiatives

provinciales d’assainissement de l’air en place un

peu partout au Canada. Pour des recherches plus

poussées sur ce que certaines provinces en

particulier font pour combattre le smog, on

s’adressera directement au ministère provincial

de l’Environnement (voir l’encadré 5-2).

La Colombie-Britannique et l’Ontario ont mis en

œuvre des programmes obligatoires d’inspection

et d’entretien dans certaines régions particulières

de la province, pour repérer les véhicules pollueurs

dans le but de les faire réparer afin de réduire les

émissions à l’origine du smog. Le ministère de

l’Environnement de l’Ontario affirme qu’au

cours des deux premières années, son programme

d’inspection et d’entretien Air pur Ontario a réduit

de 11,5 % les NOx et les COV des émissions des

véhicules dans les régions de Toronto et de

Hamilton. En mai 2002, Air pur Ontario s’est

étendu au-delà du sud de la province, pour

englober des villes comme Ottawa et Cornwall.

Le programme d’inspection et d’entretien de la

Colombie-Britannique, connu sous le nom de

AirCare, oblige les véhicules légers à subir des

tests d’émission. S’ils ne réussissent pas le test, les

véhicules doivent être réparés. AirCare a été le

premier programme d’inspection et d’entretien

des véhicules à être mis en œuvre au Canada.

Au cours de ses sept premières années de fonctionnement

(1992–1999), le programme a permis

de découvrir qu’un véhicule sur trois était

défectueux et devait être réparé. Le fait de réparer

les véhicules pollueurs a eu pour résultat de réduire

de 30 % le total des émissions causées par des

véhicules.

La province de Québec, par l’entremise de

l’Association québécoise de lutte contre la pollution

atmosphérique (AQLPA), a annoncé un

Plan d’action sur le changement climatique, y

compris un engagement à mettre en œuvre un

programme d’inspection et d’entretien au

printemps 2002. Ce programme n’avait cependant

pas été mis en œuvre au moment de la publication

de cet abécédaire.

La « Patrouille anti-smog » du gouvernement de

l’Ontario est une campagne routière pour cibler

les véhicules qui polluent de façon abusive sur

les rues et les routes de la province. Au cours des

inspections sur route, les patrouilleurs du smog

travaillent de concert avec les forces de l’ordre

locales pour trouver et tester les véhicules qui ne

satisfont pas aux règlements sur les émissions

d’échappement, et donner une contravention à

leur propriétaire. La Patrouille du smog s’affaire

aussi à informer le public que le fait de conduire

un véhicule dont le moteur est bien réglé aide à

combattre le smog.

Le « Plan ontarien de lutte anti-pollution visant

les industries » est un programme mis en avant

par le gouvernement de l’Ontario pour s’assurer

que les secteurs de l’industrie fassent leur juste

part de contribution à la réduction, dans la

province, des polluants atmosphériques à l’origine

du smog et des pluies acides. Les propositions

concernent la mise en place de plafonds d’émissions

de NOx et de SO2 pour les principaux

émetteurs industriels, y compris des domaines

tels que les pâtes et papiers, le ciment, le béton,

le fer et l’acier, les raffineries de pétrole, les

produits chimiques et les fonderie de métaux

non ferreux.

49 chapitre cinq : que fait-on pour contrer le smog? l’abécédaire du smog 50


ENCADRÉ 5-2

Ministères de l’Environnement fédéral/provinciaux du Canada

Canada

Environnement Canada

10, rue Wellington, 27 e étage

Terrasses de la Chaudière

Hull (QC) K1A 0H3

téléphone (819) 997-4203

télécopieur (819) 953-6897

site web : www.ec.gc.ca/

Alberta

Department of Environment

9915-108th Street, 10th floor

Edmonton AB T5K 2G8

téléphone (780) 427-6236

télécopieur (780) 427-0923

site web : www.gov.ab.ca/env/

Colombie-Britannique

Ministry of Water, Land and Air

Protection

2975 Jutland Road, 5th floor

Victoria BC V8T 5J9

P.O. Box 9339 Stn. Prov. Govt.

Victoria BC V8W 9M1

téléphone (250) 387-5429

télécopieur (250) 387-6003

site web : www.gov.bc.ca/wlap

Manitoba Conservation

Room 327, Legislative Building

450 Broadway

Winnipeg MB R3C 0V8

téléphone (204) 945-3785

télécopieur (204) 945-2403

site web : www.gov.mb.ca/environ/

51 chapitre cinq : que fait-on pour contrer le smog?

Nouveau-Brunswick

Ministère de l’Environnement et

des Gouvernement locaux

20, rue McGloin, Place Marysville

C.P. 6000

Fredericton (N.-B.) E2A 5T8

téléphone (506) 453-3095

télécopieur (506) 453-3377

site web :

www.gnb.ca/0009/index.htm

Terre-Neuve et Labrador

Department of Environment

4th floor, Confederation Building,

West Block

P.O. Box 8700

St. John's NF A1B 4J6

téléphone (709) 729-2572

télécopieur (709) 729-0112

site web : www.gov.nf.ca/env/

Territoires du Nord-Ouest

Ministère des Ressources, de la

Faune et du

Développement économique

Suite 600, 5102-50th Avenue

P.O. Box 1320

Yellowknife NT X1A 3S8

téléphone (867) 920-8048

télécopieur (867) 873-0563

site web : www.rwed.gov.nt.ca

Nouvelle-Écosse

Department of Environment and

Labour

6th floor, 5151 Terminal Road

P.O. Box 2107

Halifax NS B3J 2T8

téléphone (902) 424-4148

télécopieur (902) 425-0575

site web : www.gov.ns.ca/enla/

Nunavut

Ministère de Développement durable

Brown Building

P.O. Box 1340

Iqaluit, NT X0A 0H0

téléphone (867) 975-5922

télécopieur (867) 975-5980

site web : www.gov.nu.ca/sd.htm

Ontario

Ministère de l'Environnement et

de l'Énergie

135, avenue St. Clair Ouest,

12 e étage

Toronto (ON) M4V 1P5

téléphone (416) 314-6753

télécopieur (416) 314-6791

site web : www.ene.gov.on.ca/

Île-du-Prince-Édouard

Department of Fisheries,

Aquaculture and Environment

P.O. Box 2000

11 Kent Street, 4th floor

Charlottetown PE C1A 7N8

téléphone (902) 368-5340

télécopieur (902) 368-6488

site web :

www.gov.pe.ca/te/index.asp

Ministères de l’Environnement fédéral/provinciaux du Canada…

Québec

Ministère de l’Environnement

675, boul. René-Lévesque Est

Édifice Marie-Guyart, 30 e étage

Québec (QC) G1R 5V7

téléphone (418) 521-3860

télécopieur (418) 643-3619

site web : www.menv.gouv.qc.ca/

Que font les adminstrations municipales?

Les administrations municipales peuvent jouer

un rôle clé dans la lutte contre le smog. Les

administrations locales et régionales sont

habituellement responsables de la réglementation

de questions telles que l’aménagement du territoire,

le stationnement et la circulation, ainsi que

des codes de la construction et du transport en

commun. Ils sont aussi directement responsables

d’un bon nombre de voitures et de camions,

dans leur parc de véhicules municipal. Si ces

domaines sont réglementés judicieusement à

l’aide de règlements appropriés, les réductions

des émissions à l’origine du smog peuvent être

importantes. On estime que les initiatives portant

sur les parcs de véhicules et sur l’économie

d’énergie peuvent à elles seules permettre aux

administrations municipales de réduire les

Saskatchewan

Saskatchewan Environment

3211 Albert Street, Room 524

Regina SK S4S 5W6

téléphone (306) 787-2930

télécopieur (306) 787-2947

site web : www.serm.gov.sk.ca/

Yukon

Ministère des Richesses renouvelables

10 Burns Road

P.O. Box 2703

Whitehorse YT Y1A 2C6

téléphone (867) 667-5460

télécopieur (867) 393-6213

site web :

www.environmentyukon.gov.yk.ca

émissions à l’origine du smog de 10 % à 20 %

d’ici 2005. De nombreuses municipalités du

Canada ont mis au point des stratégies et des

projets pour lutter contre la pollution atmosphérique,

la plupart étant axés sur l’augmentation

de l’utilisation du transport en commun et du

cyclisme, et sur une diminution de la dépendance

à l’automobile.

Le « Corporate Smog Alert Response Plan » de

la ville de Toronto exige des services municipaux

qu’ils réagissent de façon particulière les jours

d’alerte au smog. Ces réactions comprennent la

réduction de l’utilisation non essentielle des

véhicules à essence et au diesel, la minimisation de

la marche au ralenti des véhicules, la réduction

de l’utilisation de peintures, de solvants et de

l’abécédaire du smog 52


produits nettoyants à base d’huile, la remise à

plus tard de l’utilisation de l’équipement alimenté

à l’essence, la suspension de l’utilisation de

pesticides et le report jusqu’à la nuit du ravitaillement

en carburant des véhicules. On

demande à l’ensemble du personnel de la ville

d’utiliser les transports en commun ou de marcher

pour aller au travail les jours d’alerte au smog.

En mai 2002, le Toronto Public Health Department

a inauguré une campagne de marketing social

appelée « 20/20 – the Way to Clean Air », pour

encourager les actions communautaires de la

part des gouvernements, des entreprises et du

public en vue de lutter contre la pollution atmosphérique

et les changements climatiques dans la

région du Grand Toronto. Le but du programme

est de réduire la consommation d’énergie à

domicile et le nombre de kilomètres parcourus en

véhicule personnel de 20 % chez chaque ménage

participant et chez l’ensemble de la collectivité

dans toute la région du Grand Toronto.

De nombreuses autres municipalités, partout au

Canada, mènent des initiatives de réduction du

smog et travaillent à des projets de coopération

en partenariat avec un éventail de groupes de

défense de l’intérêt public. On obtiendra davantage

de renseignements en communiquant avec

les autorités municipales et les autorités en

matière de santé publique.

53 chapitre cinq : que fait-on pour contrer le smog?

Que fait l’industrie?

À l’instar des municipalités, diverses sociétés et

divers secteurs industriels entreprennent de

nombreuses initiatives. On obtiendra davantage

de renseignements en communiquant avec les

associations industrielles, telles que l’Association

canadienne des fabricants de produits chimiques

(www.ccpa.ca), l’Association canadienne des

constructeurs de véhicules (www.cvma.ca) et

l’Institut canadien des produits pétroliers

(www.cppi.ca).

l’abécédaire du smog 54


chapitre six

Ce que vous pouvez

faire pour réduire

le smog

Une grande part de la pollution atmosphérique provient des centrales

électriques, des industries et des véhicules automobiles. Les choix que

font les particuliers chaque jour peuvent faire augmenter ou diminuer

la pollution atmosphérique causée par ces sources et peuvent, par le

fait même, menacer ou protéger leur propre santé. Les particuliers ont le

pouvoir de changer leur domicile, leur mode de transport et leurs habitudes

de consommation afin d’aider à réduire la pollution atmosphérique.

En agissant, chacun peut jouer un rôle dans l’assainissement de l’air au

Canada.

l’abécédaire du smog 56


Se déplacer

Le transport est l’une des plus grandes causes de

formation du smog. Le moment et le lieu où

vous conduisez, la façon dont vous le faites, la

raison pour laquelle vous le faites et le véhicule

que vous conduisez jouent tous des rôles importants

dans la dégradation de la qualité de l’air.

Voici quelques suggestions pour être plus

écologique lorsque vous devez vous rendre

quelque part.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Faites moins de

route, surtout durant les heures de pointe ou les

jours de grande chaleur.

Pourquoi? Les émissions des véhicules

contribuent directement au smog. Au Canada,

les autos produisent 20 % des oxydes d’azote

(NOx), 37 % du CO et 23 % des composés

organiques volatils (p. ex. le benzène) émis

chaque année par suite des activités

anthropiques.

Le saviez-vous? En moyenne, chacun des 16

millions de camions légers et d’automobiles sur

les routes du Canada ajoute plus de 5 tonnes de

polluants chaque année à l’air que nous respirons.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Utilisez les transports

en commun au lieu de votre automobile.

Marchez ou faites de la bicyclette (mais assurezvous

de ne pas faire trop d’exercice les jours de smog).

Pourquoi? Une personne qui voyage en automobile

utilise autant d’énergie au cours de quatre

années que n’en utilise un passager des transports

en commun en 40 ans.

Le saviez-vous? Chaque personne qui utilise les

transports en commun durant une année au lieu

d’une automobile peut empêcher au moins une

tonne de polluants, y compris le CO2, de salir

l’atmosphère.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Faites du covoiturage

pour vous rendre au travail et en revenir.

Pourquoi? Le fait de faire du covoiturage avec une

autre personne diminue immédiatement de moitié

les émissions qu’auraient produites deux véhicules.

Le saviez-vous? En moyenne, une entente de

covoiturage fait économiser 2 000 litres

d’essence chaque année.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Utilisez un carburant

de remplacement.

Pourquoi? Les carburants de remplacement

contiennent moins d’impuretés que l’essence et

produisent moins de CO et d’autres émissions à

l’origine du smog.

Le saviez-vous? Plus de 30 000 véhicules fonctionnent

au gaz naturel au Canada. Il existe près

de un million de véhicules au gaz naturel dans

le monde, et le marché s’accroît.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Évitez de faire

fonctionner votre moteur au ralenti. Si vous devez

vous immobiliser durant 10 secondes ou plus,

sauf dans la circulation, arrêtez votre moteur.

Pourquoi? On estime qu’en Ontario, 3 % du

carburant est gaspillé par la marche au ralenti

des moteurs. Un moteur diesel au ralenti brûlera

environ 2,5 litres de carburant à l’heure. Un

moteur à essence au ralenti brûlera environ

3,5 litres de carburant à l’heure.

Le saviez-vous? La marche au ralenti durant

10 secondes seulement consomme davantage

de carburant qu’un redémarrage.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Procédez aux mises

au point et à l’entretien de votre véhicule selon le

calendrier proposé par le fabricant.

Pourquoi? Si tous les automobilistes faisaient

l’entretien de leur véhicule de façon régulière,

ensemble, ils pourraient réduire les NOx de 12 %

et les COV de 30 %. L’Ontario s’est fixé un

objectif de réduction de ces deux polluants de

45 % par rapport aux niveaux de 1999 d’ici

2015, et a proposé de devancer l’objectif de

réduction des NOx à 2010.

Le saviez-vous? Le fait de garder votre véhicule

en bon état de marche ne fait pas qu’aider l’environnement

mais vous fait aussi économiser de

l’argent.Vous pouvez épargner en moyenne 90 $

d’essence par année grâce à l’entretien de votre

automobile.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Gardez vos pneus

gonflés comme il se doit.

Pourquoi? Des pneus bien gonflés diminuent la

résistance au roulement, et de ce fait font

économiser le carburant et diminuer les émissions

nocives.

Le saviez-vous? Un seul pneu mal gonflé auquel

il manque deux livres par pouce carré fera augmenter

la consommation d’essence de 1 %.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Remplissez votre

réservoir d’essence le soir, lorsqu’il fait plus frais,

afin de réduire l’évaporation. Évitez de répandre

de l’essence ou de remplir le réservoir à ras bord.

Replacez fermement le bouchon du réservoir

d’essence.

Pourquoi? Les émissions à l’origine du smog ne

proviennent pas toutes du tuyau d’échappement.

L’évaporation qui se produit lorsqu’on fait le

plein d’essence rejette dans l’air des COV qui

contribuent au smog. Les débordements sont

une source importante de pollution par le O3.

Le saviez-vous? Les vapeurs d’essence (ces ondulations

qu’on peut voir dans l’air lorsqu’on fait

le plein) peuvent causer les deux tiers des émissions

de COV des véhicules à essence au cours

des chaudes journées d’été.

57 chapitre six: ce que vous pouvez faire pour réduire le smog l’abécédaire du smog 58


CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Prenez la consommation

d’essence en considération lorsque vous

achetez un véhicule et gardez votre véhicule en

bon état de marche. Visitez le site web du

Programme le bon $ens au volant (http://oee.nrcan.

gc.ca/vehicles/) afin de connaître les véhicules les

plus économes en carburant.

Pourquoi? Un grosse auto qui brûle 14 litres

d’essence pour parcourir 100 km émet 60

tonnes de CO2 au cours de son existence. Une

auto plus petite qui brûle 9 litres au 100 km

n’émet que 38 tonnes de CO2 pour une

distance totale égale. En choisissant l’auto la plus

économe en carburant, vous pouvez empêcher

22 tonnes de CO2 de polluer l’environnement.

Les économies d’essence s’élèvent à environ

8 800 litres, soit environ 4 500 $.

Le saviez-vous? En 1990, les ventes nordaméricaines

de véhicules loisir travail

atteignaient presque le million; en 1995, elles

atteignaient 1,7 million; et en 1999, on a

vendu trois millions de ces véhicules plus

lourds, moins économiques en carburant.

À la maison

Ce que vous faites à l’intérieur de votre domicile

peut avoir de profondes répercussions sur la

qualité de l’air à l’extérieur.Voici certains choix

que vous pourriez faire à l’intérieur de votre

domicile et autour, pour vous aider à moins polluer

et à économiser de l’argent.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Économisez l’énergie.

Surveillez votre consommation d’énergie et

essayez de la réduire en éteignant les lumières,

en changeant certains appareils ménagers et certains

produits pour des modèles plus écoénergétiques,

et en utilisant votre conditionneur d’air de

façon plus judicieuse au cours des mois d’été.Si

vous habitez la région de Toronto, Green$aver –

un organisme de vérification de l’efficacité

énergétique et de rénovation des résidences –

viendra chez vous et procédera à une vérification

de l’efficacité énergétique de votre maison. Pour

plus de renseignements, communiquez avec le

bureau de l’organisme, au (416) 203-3106.

Pourquoi? Une grande part de l’approvisionnement

énergétique au Canada provient de la combustion

de combustibles fossiles, qui est l’une des causes

principales du smog. En réduisant votre consommation

d’électricité, vous réduisez le smog.

Le saviez-vous? Les ampoules d’éclairage fluorescent

éconergétiques de dimension réduite consomment

moins d’énergie et durent 10 fois plus

longtemps que les ampoules ordinaires.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Achetez de l’énergie

écologique pour alimenter votre domicile en électricité.

(Communiquez avec votre fournisseur d’électricité

pour savoir si elle est disponible et où la

trouver.) Pour plus de renseignements sur l’énergie

renouvelable, consultez le « Renewable Energy

Primer » de Pollution Probe, à www.pollutionprobe.org.

Pourquoi? L’énergie écologique est générée par

des sources renouvelables telles que l’eau, le soleil

et le vent. Elle ne produit pas d’émissions nocives.

Le saviez-vous? Dans le plus grand parc d’éoliennes

au Canada, Le Nordais, sur la péninsule gaspésienne,

133 aérogénérateurs captent l’énergie des puissants

vents du golfe Saint-Laurent.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Réduisez votre

utilisation extérieure de produits qui émettent

des COV, tels que les peintures à base d’huile, les

pesticides pour la pelouse, et les solvants et cires

pour les automobiles.

Pourquoi? C’est l’évaporation du solvant qu’ils

contiennent qui fait sécher ces produits, ce qui

laisse échapper des COV d’une forte odeur, qui

contribuent à la formation du smog.

Le saviez-vous? D’ici 2010, l’utilisation des

solvants en Ontario produira deux fois plus de

COV que ne le fera l’ensemble du secteur des

transports, y compris les autos, les camions, les

avions et les bateaux.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Gardez les poêles à

bois et les foyers en bon état. Si vous choisissez

un poêle à bois pour la maison, choisissez-en un

qui est muni d’un dispositif antipollution.

Pourquoi? La combustion résidentielle du bois de

chauffage est une source considérable de pollution

atmosphérique au Canada. Une façon de

minimiser les émissions dans ce cas est de bien

attiser le feu. On considère qu’une température

de cheminée entre 150 et 200 °C est idéale

pour la combustion.

Le saviez-vous? Une fumée foncée ou malodorante

s’échappant d’une cheminée est une indication

que le feu n’est pas assez chaud et qu’il dégage

de grandes quantités d’émissions.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Réduisez l’utilisation

des petits moteurs. Ces moteurs, qui sont

habituellement alimentés à l’essence, sont

surtout utilisés dans les appareils qui servent

pour la pelouse et le jardin, comme les tondeuses,

les souffleuses à feuilles, les scies à

chaîne, et les tracteurs de pelouse et de jardin.

Pourquoi? Les petits moteurs de 19 kW (25 hp)

ou moins génèrent environ 20 % des émissions

de COV et 23 % des émissions de CO de

sources mobiles.

Le saviez-vous? Les tondeuses manuelles vendues

aujourd’hui sont légères (seulement 7 à 14 kg

contre 20 à 30 kg autrefois) et elles ont des

poignées de métal et non plus de bois. Elles sont

59 chapitre six: ce que vous pouvez faire pour réduire le smog l’abécédaire du smog 60


silencieuses, se rangent facilement et ne nécessitent

aucun carburant; elles sont idéales pour la tonte

de petites surfaces de gazon.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Plantez des arbres

à feuilles caduques autour de la maison pour

faire de l’ombre l’été tout en laissant passer la

lumière du soleil l’hiver.

Pourquoi? Les arbres, situés de façon judicieuse,

réduisent considérablement l’utilisation des

appareils de climatisation en été ainsi que les

besoins de chauffage en hiver, en faisant de

l’ombre et en agissant comme brise-vent.

Le saviez-vous? Les arbres dans les cours arrières

peuvent réduire de jusqu’à 40 % les besoins de

climatisation et de 10 % les besoins de chauffage;

ils peuvent abaisser la température de l’air ambiant

de jusqu’à 4 °C.

Au travail

Les entreprises et l’industrie peuvent aussi agir

comme chefs de file dans la lutte pour purifier

l’air. Lisez le manuel de Pollution Probe intitulé

« Mouvement D.É.P.A.R.T. », à www.pollutionprobe.

org/Publications/Air.htm, pour trouver des

idées sur la façon de mettre en œuvre certaines

des suggestions suivantes sur les lieux de travail.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Favorisez le télétravail

chez les employés. Aussi connu sous le terme

« travail à distance », le télétravail désigne le travail

qu’effectuent des employés à partir d’endroits

éloignés, habituellement leur domicile.

Pourquoi? Si un million de Canadiens et

Canadiennes travaillaient à distance une seule

journée par semaine, ils éviteraient le rejet dans

l’atmosphère d’environ 200 000 tonnes de

polluants, épargneraient pour une valeur de

34 millions de dollars de carburant, éviteraient de

parcourir un milliard de kilomètres et d’encombrer

les routes avec un million d’automobiles de

plus, et libéreraient 50 millions d’heures qui

pourraient être passées en famille ou avec les amis.

Le saviez-vous? Plus de 1,5 million de Canadiens

et Canadiennes, ou 10,7 % de la population active,

effectuent leur travail à distance, au moins une

partie du temps.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Retirez les allocations

de stationnement et imposez des frais de

stationnement sur le terrain de stationnement de

votre entreprise.

Pourquoi? La conduite de véhicules à occupant

unique peut être réduite de jusqu’à 30 % si l’on

retire les allocations de stationnement ou si l’on

fait payer pour stationner là où c’était gratuit

auparavant.

Le saviez-vous? Les parcs de stationnement coûtent

cher. Selon l’endroit où sont situés les bureaux,

les employeurs peuvent économiser entre

30 000 $ et 200 000 $ par année en éliminant

50 places de stationnement réservées aux

employés.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Favorisez et

facilitez le covoiturage dans votre entreprise.

Pourquoi? Lorsque davantage d’employés font du

covoiturage, de précieuses étendues de terrain

sont libérées.

Le saviez-vous? Vingt pour cent des employés

de Toronto Hydro ont adhéré à un programme

de covoiturage après que leur employeur leur

eut garanti des places de stationnement réservées

au covoiturage ainsi qu’un rabais des tarifs de

stationnement.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE : Favorisez le

cyclisme sur votre lieu de travail en offrant aux

employés des installations de douche et de

remisage pour les bicyclettes.

Pourquoi? Le fait de rendre le cyclisme le plus

commode possible incitera les gens à choisir ce

mode de transport pour se rendre au travail

plutôt que de conduire leur automobile.

Le saviez-vous? Le coût moyen de la fabrication

et de l’installation d’un support à bicyclette pour

deux bicyclettes n’est que de 125 $. Le coût

d’un casier à bicyclettes de haute sécurité n’est

que de 1 000 $.

61 chapitre six: ce que vous pouvez faire pour réduire le smog l’abécédaire du smog 62


Références

American Lung Association, Health Effects of

Outdoor Air Pollution, New York, 1996.

Burnett, R.T., et al., « The Effect of the Urban

Ambient Air Pollution Mix on Daily Mortality Rates

in 11 Canadian Cities », La revue canadienne de

santé publique 89.3 (mai-juin 1998) : p. 152–156.

City of Toronto, 1998. Smog: Make it or Break it.

Toronto.

City of Toronto Public Health, Condition Critical:

Fixing our Smog Warning System, Toronto, 2001.

City of Toronto Public Health, Potential for

Occupational and Environmental Exposure to Ten

Carcinogens in Toronto, Toronto, 2002.

www.city.toronto.on.ca/health/cr_index.htm

City of Toronto Public Health, Toronto’s Air: Let’s

Make It Healthy, Toronto, 2000.

David Suzuki Foundation, Taking Our Breath

Away: The Health Effects of Air Pollution and

Climate Change, Vancouver, 1998.

Environnement Canada, De l’air pur pour les

Canadiens, Ottawa, 2001.

Environnement Canada, Fiche d’information –

Le smog, Ottawa, 1999.

Environnement Canada, Lignes directrices sur

l’indice de la qualité de l’air, Ottawa, 1996.

Environnement Canada, Particules de l'air

ambiant – Aperçu, Ottawa, 1998.

Gouvernement de l’Ontario, Alertes au smog :

Guide d’intervention pour les municipalités,

Toronto, 1999.

Gouvernement de l’Ontario, L’indice de la qualité

de l’air en Ontario, Toronto, 1995.

Gouvernement du Canada, Plan intérimaire 2001

concernant les matières particulaires et l’ozone,

Ottawa, 2001.

Ministère de l’Environnement de l’Ontario, La

qualité de l’air en Ontario, Toronto, 2000.

Nouveau-Brunswick, ministère de

l'Environnement et des Gouvernements locaux,

Introduction à la qualité de l’air au Nouveau-

Brunswick, St. John.

Ontario Medical Association, Health Effects of

Ground-Level Ozone, Acid Aerosols and

Particulate Matter, Toronto, 1998.

Ontario Medical Association, Ontario’s Air: Years

of Stagnation, Toronto, 2001.

Pollution Probe, Air Quality Indices: A Review,

Toronto, 2001.

Pollution Probe, Clearing the Air: Transportation,

Air Quality and Human Health Conference,

Toronto, 1996.

Pollution Probe, Mouvement D-É-P-A-R-T :

Diminution des émissions et profits accrus par

la réduction des trajets, Toronto, 2001.

Santé Canada, Santé et environnement, Ottawa,

1997.

Santé Canada, Votre santé et vous : Smog et

votre santé, Ottawa, 2001.

Statistique Canada, L’activité humaine et l’environnement

2000, Ottawa, 2000.

63 références l’abécédaire du smog 64


Sites web utiles

Campagne C.A.N. DO de l’Association

pulmonaire du Canada

www.lung.ca/cando/

Conseil canadien des ministres de

l’Environnement

www.ccme.ca

Environmental Law Center —

University of Victoria, B.C.

www.cleanair.ca

Environnement Canada — Renseignements

régionaux sur la qualité de l’air

www.msc-smc.ec.gc.ca/aq_smog/index_f.cfm?

Environnement Canada — Site de L’air pur

www.ec.gc.ca/air/

Inventaire national des rejets de polluants

www.ec.gc.ca/pdb/npri/npri_home_f.cfm

Ministère de l’Environnement de l’Ontario —

Qualité de l’air

www.qualitedelairontario.com/

Ontario Clean Air Alliance

www.cleanairalliance.org

Ontario Medical Association —

Environmental Health

www.oma.org/phealth/health.htm

65 sites web utiles

Pollution Probe

www.pollutionprobe.org

PollutionWatch

www.edcanada.org/pollutionwatch/

Réseau national de surveillance de la pollution

atmosphérique (NSPA)

www.etcentre.org/naps/index_f.html

Santé Canada — Santé et qualité de l’air

www.hc-sc.gc.ca/hecs-sesc/qualite_air/index.htm

United States Environmental Protection Agency

(U.S. EPA)

www.epa.gov/airnow/

Ville de Toronto — Public Health and Smog

www.city.toronto.on.ca/health/smog/index.htm

More magazines by this user
Similar magazines