MANUEL GÉNÉRAL DE L'INSTRCCTION PRIMAIRE - INRP
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78° Année. N° 53 9 Septembre 1911.<br />
<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong><br />
<strong>DE</strong> <strong>L'INSTRCCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong><br />
JOURNAL HEBDOMADAIRE<br />
<strong>DE</strong>S INSTITUTEURS ET <strong>DE</strong>S INSTITUTRICES ><br />
On s'abonne à Paris, chez MM. Hachette et C'*, Prix de rabonnement" :<br />
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Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.<br />
• ... = SOMMAlKE —<br />
SCAD^MSTS^EON I 5^5^* 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ANDRÉ BALZ.<br />
ÉDUCATION ( Education et condition des femmes musulmanes (p. 586). C. DUMAS-<br />
& ENSEIGNEMENT ( Un discours de M. Steeg (p. 588.) 0 0 0 0 0 0 0 o 0 0 0<br />
OPIN^ON^^D^NOS I L'enseignement par l'action (p. 589). 0 0 0 0 0 0 CHABANAS.<br />
Revue de la Presse. Actes officiels. Annonces. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 o o<br />
D^\SlA^rcES I Pleur des histoires françaises (p. 201). GABRIEL HANOTAUX.<br />
RENOUVELLEMENT <strong>DE</strong>S ABONNEMENTS<br />
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la rentrée scolaire, nous serions très reconnaissants à ceux de nos abonnés qui ne Vauraient<br />
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à leur domicile et sans frais, une quittance de 6 francs.<br />
Il est indispensable de joindre une des dernières bandes da journal à toute<br />
demande de réabonnement.<br />
• LÉGISLATION ET ADMINISTRATION =<br />
Au pied du mur.<br />
En fuyant [la canicule. — Piquant contraste. — La<br />
classe où l'on s'amuse... et l'autre. — Un qui n'a<br />
pas le C. A. P. — La pratique et la théorie.<br />
— Un dilemme.<br />
C'était vers le milieu de juillet dernier. Buyant<br />
le Sahara parisien, j'étais allé pour quelques<br />
jours chercher un peu d'ombre et de fraîcheur<br />
à une vingtaine de lieues d'ici, dans u n charmant<br />
petit pays dont l'école est dirigée par un<br />
de mes amis.<br />
Pour monter à l'appartement du directeur, il<br />
me fallait longer les salles de classe. Mais, bien<br />
avant d'entrer, des rires joyeux et des cris<br />
d'animaux étaient venus jusqu'à moi, si bien<br />
que je croyais être arrivé à l'heure de la récréation.<br />
Mais non, pourtant I C'était bien l'heure de<br />
la classe. Par la fenêtre, j'apercevais le maître<br />
dans sa chaire, qui levait les bras et parlait, ou<br />
plutôt qui semblait parler, car c'était le seul qui<br />
Partie Générale.<br />
ne pouvait se faire entendre. Sur les bancs<br />
ses élèves s'agitaient, riaient, se disputaient, se<br />
lançaient des boulettes de papier mâché. Il y en<br />
avait deux au tableau qui, la craie en main,<br />
avaient organisé un match à qui se ferait sur la<br />
figure les plus jolies balafres.<br />
Je fis encore quelques pas. La classe voisine<br />
me sembla aussi calme que l'autre était volcanique.<br />
Le maître se tenait debout auprès du tableau,<br />
en train sans doute de refaire u n problème,<br />
elles enfants, calmes et recueillis, écoutaient<br />
là démonstration et corrigeaient sur leurs<br />
cahiers les fautes qu'ils avaient dû faire.<br />
J'étais venu, inutile de le dire, avec la formelle<br />
intention de laisser la pédagogie à la<br />
porte; mais, malgré tout, je ne pus m'empêcher<br />
de dire au directeur combien j'avais été frappé<br />
de ce contraste.<br />
« Ah ! vous ne m'apprenez rien, me dit-il, et<br />
je souffre de cette situation autant que le malheureux<br />
qui en est la première victime. Je<br />
crois même que j'en souffre plus que lui, car, à<br />
force de vivre dans le désordre, il a fini par en<br />
N° 52.
386 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
prendre son parti. Et pourtant ce n'est pas le<br />
premier venu, vous allez voir. «<br />
Et mon ami me fit en quelques mots la biographie<br />
de ses deux maîtres.<br />
« Le premier — appelons-le Alfred — est cependant<br />
un brillant sujet. Il est sorti à vingt<br />
ans de l'école normale avec le numéro 1. Je lui<br />
ai coafié d'abord le cours préparatoire. Mais,<br />
bien que très instruit, il fut incapable de se<br />
mettre à la portée de ses bambins. Les progrès<br />
étaient nuls. La classe devenait une pétaudière.<br />
Bah 1 me dis-Je, c'est un débutant. Il faut lui<br />
laisser le temps de se former. Justement, le<br />
cours moyen allait être libre. J'y fais monter<br />
l'adjoint le plus ancien — Robert, si vous voulez<br />
— celui que vous avez pu voir dans la classe<br />
voisine, et je donne à Alfred le cours élémentaire,<br />
qui était en très bonne voie. Avec des enfants<br />
tranquilles et déjà bien dressés, m'étais-je<br />
dit, tout va marcher comme sur des roulettes.<br />
Hélas! Vous voyez où j'en suis. Un moniteur<br />
bien stylé ferait mieux que ce malheureux Alfred.<br />
L'ordre, la discipline, le travail, tout s'en<br />
va à vau l'eau et je suis assailli de plaintes des<br />
familles qui demandent qu'on leur rende Robert.<br />
« Ce n'est pas toul, et vous'allez bien rire, vous<br />
qui, dans vos récents articles, vous êtes permis<br />
de douter des vertus du fameux C. A. P. Sachez<br />
donc qu'Alfred vient d'en subir les épreuves<br />
avec le plus grand succès. Il a décroché la note<br />
10 et il est mûr, comme vous voyez, pour la titularisation.<br />
« Quant à Robert, c'est une autre paire de<br />
manches. Ses élèves se tiennent bien, vous avez<br />
pu le constater. Il sait intéresser les enfants et<br />
11 est bien vu des familles. Il a du métier, de la<br />
pratique, mais il a toujours été rebelle à la<br />
théorie. 11 rédige mal. Il a obtenu assez péniblement<br />
son brevet élémentaire à dix-huit ans. Il<br />
en a maintenant vingt-sept bipn comptés, sans<br />
avoir pu passer sous les fourches caudines du<br />
G. A. P. Ses juges disent qu'il n'a pas de culture<br />
et j'ajoute, moi qui le connais bien, qu'un<br />
rien suffit à le démonter. Vous n'auriez qu'à<br />
entrer dans sa classe pour lui faire perdre la<br />
tête, d'où il résulte que, parfois, les inspecteurs<br />
ne le jugent pas aussi favorablement que son<br />
directeur qui le voit tous les jours. «<br />
= = = = = = ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT ' —<br />
Éducation et condition<br />
des femmes musulmanes.<br />
L'éducation des jeunes musulmanes n'est-elle pas<br />
inutile ? — Le « statut )i des femmes musulmanes :<br />
l'autorité du père, le mariage et la dot, 3a<br />
polygamie, le divorce et la répudiation. —<br />
Les modifications possibles à l'état de<br />
choses actuel.<br />
Parmi les problèmes de pédagogie coloniale,<br />
celui de l'éducation des filles musulmanes est<br />
un des plus complexes et des plus discutés.<br />
Quand on considère les jeunes malgaches, sénégalaises<br />
ou annamites, par exemple, on admet<br />
sans peine l'efficacité de l'enseignement, mais<br />
dès qu'il s'agit des fillettes musulmanes, il n'en<br />
va plus ainsi ; c'est l'utilité même de l'éducation<br />
que l'on conteste souvent.<br />
Pour moi qui aime à philosopher, j e m'en<br />
allais en me demandant quel pouvait bien être<br />
l'état d'âme de Robert quand il comparait son<br />
sort à celui de son voisin Alfred.<br />
Il voit son collègue, incapable de tenir et<br />
d'instruire deux douzaines de marmots, passer<br />
d'emblée dans le cadre des titulaires avec les<br />
meilleures chances d'avancement, tandis que lui<br />
végétera peut-être plusieurs années encore avec<br />
un salaire de faminf.<br />
«. Est-il bien raisonnable, me disais-je, de<br />
laisser se former ainsi une classe de parias, stagiaires<br />
à perpétuité, surtout quand il est établi<br />
qu'ils font très convenablement leur besogne ?<br />
Est-ce que les résultats qu'ils obtiennent dans<br />
leur classe n e parlent pas plus haut que tous les<br />
certificats qu'ils pourraient nous exhiber ? »<br />
Croyez-vous que les familles s'inquiètent beaucoup<br />
de savoir si Alfred ou Robert ont ou n'ont<br />
pas le C. A. P. ? Elles jugent de l'arbre par les<br />
fruits. Le meilleur maître pour elles est celui<br />
qui fait le mieux travailler leurs enfants.<br />
De deux choses l'une, en effet : ou vous<br />
croyez à l'efficacité absolue du C. A. P., et, en<br />
ce cas, il faut être logique jusqu'au bout. Il faut<br />
avoir le courage de déclarer que tout aspirant<br />
qui n'en sera pas pourvu dans un laps de temps<br />
déterminé ne pourra pas rester plus longtemps<br />
dans l'enseignement. J'ajoute qu'il serait humain<br />
de le renvoyer à temps pour qu'il puisse encore,<br />
s'il s'est fourvoyé, se refaire une autre vie. Aucune<br />
administration au monde — l'Instruction<br />
publique exceptée — ne garde des surnuméraires<br />
jusqu'à ce qu'ils aient des cheveux blancs.<br />
Ou vous reconnaissez qu'on peut être un bon<br />
maître, comme Robert, avoir la vocation, le don<br />
de l'enseignement et être, en même temps, rebelle<br />
à tout ce qui est « style », dissertations,<br />
interrogatoires subis devant le tapis vert. Et<br />
alors, pourquoi n e pcis admettre qu'un certain,<br />
nombre d'années de bons services tiendront<br />
lieu du C. A. P. pour la titularisation? C'est au<br />
pied du mur, après tout, qu'on connaît le maçon.<br />
Et que penser d'un examen — dit professionnel<br />
— où l'on peut réussir à merveille, comme Alfred,<br />
tout en exerçant très mal sa profession ?<br />
ANDRÉ BALZ.<br />
A quoi bon travailler à les « élever «, si elles<br />
sont fatalement reprises par un milieu dont les<br />
lois et les mœurs les contraignent à u n abaissement<br />
dégradant? N'y a-t-il pas incompatibilité<br />
absolue entre le but de l'éducation, qui est de<br />
forme'r une personne morale, et l'idéal musulman,<br />
qui semble dénier à la femme toute initiative<br />
et toute indépendance ?<br />
Pour chercher une réponse à ces questions,<br />
il convient d'examiner d'abord les points fondamentaux<br />
du statut personnel de la femme<br />
musulmane : droit de contrainte exercé par le<br />
père, constitution de la dot, polygamie, divorce<br />
et répudiation.<br />
L'autorité paternelle n'est pas particulièrement<br />
tyrannique pour les filles : le père est le<br />
tuteur de tous ses enfants; il a le droit absolu<br />
de les marier à son gré,: tant qu'ils n'ont pas<br />
atteint l'âge de la puberté. A l'égard des filles,<br />
ce droit de contrainte s'exerce, en général, jus-
qu'au premier mariage, mais sa rigueur a été<br />
atténuée.<br />
Diins les « hadits » — recueil des entretiens<br />
du Prophète — on trouve ces paroles ;<br />
« Vous ne marierez la femme précédemment<br />
mariée qu'autant qu'elle y consentira par paroles.<br />
Vous ne marierez la A'ierge que si elle<br />
donne son adhésion, et cette adhésion sera<br />
caractérisée par son silence. «<br />
Au reste, Mahomet consulta sa fille Fatima<br />
avant de la donner en mariage à Ali.<br />
Les légistes en ont conclu que toute jeune<br />
fille doit être consultée avant le mariage; une<br />
manifestation de joie de sa part est considérée<br />
comme un consentement ; des pleurs, au contraire,<br />
constituent un refus ; dans le rite hanafite,<br />
il est même strictement obligatoire qu'elle<br />
accepte l'époux et la dot.<br />
Ces pratiques peuvent paraître empreintes<br />
d'un formalisme .un peu puéril. Pourtant elles<br />
montrent assez que le législateur a eu le souci<br />
de sauvegarder en quelque mesure la liberté de<br />
la jeune fille ; si elle connaissait mieux ses<br />
droits, si elle était plus habile à les faire valoir,<br />
il serait difficile aux parents de la marier contre<br />
son gré.<br />
L'attribution de la « dot « a donné lieu à des<br />
préjugés bien plus choquants. On dit couramment<br />
que le père arabe « vend » sa fille et que<br />
le mari « l'achète ». Cette opinion conduit à<br />
considérer la femme un peu comme une esclave,<br />
et elle donnerait la mesure de son abaissement.<br />
« Stipulez des dots pour vos filles, » a dit le<br />
Prophète. Cette règle est si impérative que les<br />
commentateurs ont déclaré nul, de droit, tout<br />
mariage dans lequel la femme, serait-elle une<br />
infidèle ou une esclave, n'a pas reçu une dot<br />
suffisante.<br />
Dans l'intention de Mahomet, cette prescription<br />
n'avait pas pour but de rabaisser la femme,<br />
mais, au contraire, de constituer en sa faveur un<br />
capital propre, une réserve précieuse, de nature<br />
à sauvegarder son indépendance et sa dignité.<br />
La dot comprend, à l'ordinaire, deux parties.<br />
L'une est versée au père de la jeune fille, qui la<br />
reçoit en sa qualité de tuteur. Avec cette somme,<br />
il achèle le trousseau dont la femme aura toujours<br />
la libre disposition. Il est tenu, d'ailleurs,<br />
de lui restituer le surplus dans un certain délai<br />
et, s'il meurt, la somme due constituera une<br />
créance privilégiée à prélever sur ta succession,<br />
avant tout partage.<br />
La deuxième partie reste à la charge du mari<br />
sans être sa propriété; il devra payer ce solde<br />
dans un délai qui ne peut dépasser vingt ans.<br />
La femme est ainsi créancière du chef de famille,<br />
et cette considération est de nature à lui<br />
assurer un certain ascendant dans le ménage.<br />
La loi musulmane n'a donc nullement consacré<br />
un marché odieux dont la jeune fille serait<br />
la victime. Quant à la veuve et à la femme divorcée,<br />
elles sont affranchies de toute tutelle ;<br />
les parents ne sont que leurs mandataires ; par<br />
leur intermédiaire, elles discutent toutes les<br />
clauses du contrat et exigent souvent des conditions<br />
qui leur assurent des avantages exceptionnels.<br />
Avec la polygamie, le divorce et la répudiation,<br />
nous touchons aux points les plus contestables<br />
de la législation musulmane.<br />
Mahomet réduisit au maximum de quatre le<br />
nombre des épouses légitimes.<br />
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E •587<br />
« Parmi les femmes qui vous plaisent, n'en<br />
épousez, dit-il, que deux, trois ou quatre. Si<br />
vous craignez d'être injuste, n'en épousez qu'une,<br />
ou bornez-vous à une esclave. Gela vous permettra<br />
de ne pas transgresser vos devoirs. »<br />
On a voulu expliquer la polygamie par les nécessités<br />
de la vie chez les Arabes. Une telle<br />
explication n'est plausible que dans des cas<br />
exceptionnels. En réalité, la polygamie résulte<br />
des caprices de l'homme; dans certaines familles<br />
nobles ou maraboutiques, on mettra aussi un<br />
point d'honneur à avoir les quatre épouses permises<br />
par le Coran.<br />
Cette pratique est peu répandue chez les<br />
musulmans d'Algérie : sept sur cent environ ont<br />
deux femmes, et on en trouve à peine un sur<br />
cent qui en ait trois oi^ quatre. D'ailleurs, les<br />
co-épouses vivent généralement en assez bonne<br />
intelligence, les mœurs les ayant accoutumées à<br />
cet état. Malgré tout, la polygamie peut imposer à<br />
la femme unabaissementdont l'humiliation sera<br />
de plus en plus ressentie par celles chez qui on<br />
aura développé une certaine délicatesse morale.<br />
Le divorce présente diverses dispositions de<br />
nature à garantir, dans une certaine mesure, la<br />
sécurité et même la liberté de l'épouse. Elle peut<br />
décider l'époux à demander le divorce par consentement<br />
mutuel. Dans ce cas, elle lui offre<br />
une compensation qui comporte, le plus souvent,<br />
l'abandon du solde de la dot, la restitution de<br />
la somme versée au tuteur, et, parfois même, le<br />
payement d'une somme plus élevée. C'est, en'<br />
quelque sorte, la rançon payée par une femme<br />
capricieuse qui, sans avoir à se plaindre sérieusement<br />
de son mari, désire cesser la vie commune.<br />
Si elle a de très graves motifs de plainte, elle<br />
peut demander le divorce par autorité de justice.<br />
L'aiîaire est instruite par le cadi, et un jugement<br />
règle les conditions matérielles de la<br />
séparation. Si le divorce est prononcé aux torts<br />
du mari, la femme conserve sa dot ; elle reçoit<br />
le solde que le mari détenait ; celui-ci peut<br />
même être astreint à lui payer une pension ou<br />
à lui accorder des^réparations diverses.<br />
La répudiation est loin.d'oflrir à la femme les<br />
mêmes garanties. Tout musulman peut répudier<br />
son épouse : il lui suffit de prononcer, les formules<br />
consacrées. Aussitôt après commence une<br />
période d'attente qui dure trois ou quatre mois,<br />
selon les rites. Pendant ce temps, la femme<br />
reste sous le toit du mari, « car vous ne savez<br />
pas, a dit le Prophète, si Dieu ne fera pas surgir<br />
quelque circonstance qui vous réconciliera avec<br />
elle ».<br />
Si un rapprochement ne se produit pas, la<br />
femme est obligée de quitter le domicile conjugal.<br />
Elle emporte tout ce qui lui appartient, et<br />
le Prophète recommande au mari de se conduire<br />
« généreusement » à son égard, mais elle reste<br />
victime d'une pratique légale dont l'injustice<br />
paraît des plus révoltantes.<br />
Nous venons d'examiner sommairement les<br />
points les plus caractéristiques du statut personnel<br />
de la femme musulmane. Cette législation<br />
n'est pas parfaite, surtout en ce qui touche la polygamie<br />
et la répudiation. Obligé de réagir contre<br />
les mœurs primitives et violentes deshahitantsde<br />
l'Arabie, Mahomet fut contraint à de graves<br />
concessions. Diplomate d'esprit très positif, il<br />
était dépourvu de cet idéalisme sublime qui<br />
soulève les âmes et leur suggère les sentiments
S88 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
les plus nobles de la nature humaine. Au surplus,<br />
il ne fut pas exempt de faiblesses : il<br />
eut de nombreuses épouses et fut obligé d'eo<br />
répudier plus d'une. Les simples mortels ne<br />
pouvaient être plus vertueux que le Prophète,<br />
et le Coran toléra certaines pratiques dont Mahomet<br />
sentait peut-être l'injustice sans pouvoir<br />
s'en affranchir et, encore moins, en affranchir<br />
ses disciples.<br />
Il faut reconnaître, d'autre part, que les mœurs<br />
ont été moins libéralès encore que les lois: la<br />
séquestration de la femme dans le eynécée, son<br />
détachement de tout ce qui dépasse les soucis<br />
du ménage n'étaient ni dans les intentions du<br />
Prophète, ni dans celles de la plupart de ses<br />
commentateurs. Encore moins admeltraient-ils<br />
soit le relâchement que l'on tolère dans certaines<br />
régions, soit des coutumes brutales dont s'autorisent<br />
diverses tribus pour infliger aux femmes<br />
coupables des châtiments qui ressemblent à<br />
des supplices.<br />
D'une façon générale, il est donc exact de dire<br />
que, dans la société islamique, les mœurs et les<br />
lois tiennent les femmes dans un état de véritable<br />
misère intelleciuelle et morale.<br />
Ce régime cependant n'est pas intangible.<br />
S'il s'est perpétué durant des siècles sans modifications<br />
appréciables, cela tient surtout à ce<br />
que le monde musulman a vécu replié sur luimême.<br />
Aujourd'hui, l'influence européenne le<br />
pénètre de toutes parts: elle entraîne des transformations<br />
économiques ; elle détermine des<br />
aspirations nouvelles qui réagiront de plus en<br />
plus sur l'organisation familiale, sur les mœurs<br />
et môme sur les lois.<br />
Parmi les facteurs susceptibles de contribuer<br />
à cette évolution, l'instruction des filles, dans<br />
la mesure où elle sera généralisée et adaptée<br />
aux besoins des divers milieux indigènes, peut<br />
être considérée comme un des plus importants.<br />
Il faut la répandre progressivement, la<br />
diversifier de mille façons au point de vue manuel,<br />
mais lui conserver,toujours un caractéi'e<br />
essentiellement éducatif, qui restera la garantie<br />
la plus sûre de son efficacité.<br />
C. DUMAS,<br />
inspacteur des écoles indigènes.<br />
Un discours de M. Steeg,<br />
MINISTRE D E L'INSTRUCTION PUBLIQUE.<br />
L'Ecole laïque et la République. — Le devoir<br />
du parti républicain.<br />
M. Steeg, ministre de l'Instruction publique<br />
et des Beaux-Arts, présidait, récemment, à la<br />
Roche-sur-Foron (Haute-Savoie), l'inauguration<br />
dugroupe scolaireet laréunion de la Fédération<br />
des associations républicaines de la Haute-Savoie.<br />
Le ministre a prononcé un important discours<br />
dont nous donnons ci-dessous, d'après les journaux,<br />
les prmcipaux passages relatifs à la fonction<br />
sociale de l'école laïque :<br />
La République et l'Ecole.<br />
La République sans l'école ne serait qu'un mot,<br />
une formule hypocrite et décevante. Pour qu'elle soit<br />
la « chos3 de tous », il faut que tous soient libres,<br />
que chacun soit capable, dans le silence de son coeur,<br />
dans la sincérité de sa réflexion, de choisir librement<br />
entre les solutions proposées aux problèmes que soulève<br />
l'activité même de la nation.<br />
L'opinion est, en France, le pouvoir souverain; si<br />
elle reste changeante, capricieuse, passionnée, l'avenir<br />
se soustrait à nos regards, se dérobe à nos efforts.<br />
La vie nationale est menacée de crises, de saccades,<br />
de reculs, d'exaltations et de paniques. Il faut, au<br />
contraire, que les citoyens sachent ce qu'ils veulent,<br />
sachent déterminer les moyens par lesquels il feront<br />
pénétrer leur idial dans la réalité. Il est indispensable,<br />
pour cela, qu'ils dégagent de leur conscience un<br />
idéal, de leur expérience, une méthode. Le spectacle<br />
que nous donnaient, 11 y a quelques jtiurs, les conseils<br />
généraux, celui que nous oftre aujourd'hui le<br />
peuple de France ne prouve-t-il pas que trente années<br />
d'éducation républicaine ont développé dans<br />
notre pays des qualités précieuses de prudence, de<br />
sang-froid, de correction courtoise et de dignité simple?<br />
{Applaudissements.)<br />
L'action des instituteurs.<br />
Je n'exagère pas, messieurs, le rôle de l'école primaire<br />
qui, dans les hameaux les plus lointains,<br />
accueille nos enfants. Comment peut-il se trouver des<br />
hommes pour en méconnaître l'importance, pour en<br />
contester la nécessité? Lire, écrire, compter, ce sont<br />
là, sans doute, notions élémentaires que distribue<br />
l'humble école du village. Mais il y a là le point de<br />
départ de tout développement intellectuel. Et, d'ailleurs,<br />
la tâche est moins simple que ne veulent bien<br />
le dire ceux qui raUlent avec un détachement,supérieur<br />
les efforts des maîtres de nos'villages et qui ne<br />
voient pas tout ce que leur besogne exige d'ingéniosité,<br />
de patience, de labeur et de désintéressement. Ils<br />
soQt 125000 sur le territoire français. Il n'est pas de<br />
corps de fonctionnaires où le sentiment du devoir soit<br />
plus précis et plus agissant. Sans doute, par des commentaires<br />
bruyants sur des incidents souvent exagérés,<br />
parfois imaginés, on cherche à les atteindre dans<br />
leur prestige, à les faire sortir du calme indispensable<br />
à l'efficacité de leur œuvre éducatrice, à créer autour<br />
d'eux une atmosphère de défiance injurieuse ou de<br />
systématique hostilité. On n'y parviendra pas. ( Longs<br />
applaudissements.)<br />
L'école et les familles.<br />
Ah l messieurs, quelle n'était pas ma surprise quand<br />
je voyais, il y a quelques jours, se manifester, sous la<br />
plume d'un homme dont l'œuvre et le caractère inspirent<br />
à tous les républicains gratitude et respect,<br />
cette inquiétude que les maîtres et les ami» de l'école<br />
laïque pourraient être amenés à considérer certains<br />
pères de famille comme des ennemis.<br />
Des ennemis, pourquoi? N'est-ce pas la caractéristique<br />
de l'école publique, de l'école nationale qu'elle<br />
accueille, qu'elle recherche les enfants de toutes les<br />
familles pour les rapprocher en un sentiment de réciproque<br />
estime et de mutuelle aftection. Tous sont l'objet<br />
d'une égale sollicitude de la part des maîtres qui,<br />
tout naturellement, laissent àla porte de l'école leurs<br />
opinions indiTiduelles, leurs prélèrences politiques et<br />
philosophiques, qui oublient ce qui divise et se rappellent<br />
seulement qu'ils sont, au nom de la nation, les<br />
éducateurs de la nation.<br />
Le maître ne polémique pas, n'injurie pas, u'outrage<br />
pas. 11 ne cherche pas à combattre, dans l'esprit<br />
sans défense et le cœur innocent de l'enfant, ceux<br />
qui ne pensent pas comme lui-môme. Sa chaise n'est<br />
pas une chaire, sa classe n'est pas une salle de réunion<br />
électorale. ( Vifs applaudissements.)<br />
Oui, l'école laïque est avant tout, par-dessus tout,<br />
une leçon continue, vivante, concrète de itolérance,<br />
Elle voudrait que les enfants fissent sur les bancs de<br />
1 école l'apprentissage d'une fraternelle cité. Elle<br />
affirme et elle professe un égal rèspect pour les<br />
croyances et les incroyances. Est-ce ma faute, est-ce<br />
la faute du pays républicain qui a voulu les lois de<br />
laïcité, est-ce la faute du gouvernement qui les<br />
applique, s'il est des hommes pour lesquels la tolérance<br />
est une hérésie? Ni sophismes, ni sommations
ne vous feront renoncer à notre parti pris de maintenir<br />
l'école dans la voie où ses fondateurs l'ont<br />
engagée. ,<br />
L école laïque est un service public. Nous ne defeadons<br />
à personne d'en contester le principe, d'en<br />
regretter l'existence ; nous ne permettrons à personne<br />
d'en troubler le fonctionnement. Organisée par la loi,<br />
elle participe de l'autorité souveraine de la loi. Estce<br />
parce que ces lois de laïcité sont particulièrement<br />
chères à la démocratie républicaine qu'elles auraient<br />
moins que les autres droit à la vigilance d'un gouvernement<br />
soucieux d'ordre légal? (Applaudissements<br />
prolongés.)<br />
OPINIONS <strong>DE</strong> NOS LECTEURS'<br />
L'enseignement par l'action.<br />
Une fâcheuse contradiction. — Rôle de l'actualité<br />
dans l'éducation. — Quelques exemples de leçons<br />
attrayantes et actives. — Sabotage précoce<br />
mais bien excusable.<br />
Notre enseignement, pour être profitable,<br />
doit être attrayant et actif ; c'est bien là, sans<br />
conteste, un des lieux communs les plusrelDaUus<br />
de la pédagogie moderne et l'un des principes<br />
le plus généralement admis par tous les éducateurs.<br />
Les suffrages ne se rallient avec un accord<br />
aussi parfait que sur cette autre affirmation ;<br />
« Notre enseignement est trop verbal et livresque<br />
» et on ne manque guère d'accuser les programmes<br />
de cette contradiction entre nos principes<br />
et la réalité. Sans doute, nos programmes<br />
sont loin d'être parfaits ; peut-être même aurions-nous<br />
tort d'espérer qu'ils le seront jamais ^<br />
mais est-ce vraiment de leur faute si, dans nombre<br />
d'écoles, on inflige encore aux élèves tant<br />
de leçons froides et ennuyeuses, remplacées<br />
parfois par la lecture de quelques pages d'un<br />
manuel et suivies de résumés sans intérêt, souvent<br />
sans utilité pratique, tout cela sans tenir<br />
compte du milieu où l'on vit, à peine de l'âge<br />
et du développement intellectuel des enfants?<br />
A vrai dire, pourtant, ils sont nombreux les<br />
maîtres qui s'ingénient à donner à leurs élèves,<br />
sous une forme attrayante et bien appropriée à<br />
leur âge, les connaissances pratiques dont ils<br />
auront besoin, qui ne font jamais une leçon<br />
sans s'être demandé, au préalable, à quoi elle<br />
servira et de quelle façon elle doit être présentée<br />
pour avoir son maximum d'utilité. Nous<br />
voudrions pouvoir reproduire ici, à titre d'exemples,<br />
les diverses leçons qui ont été adressées<br />
récemment au Manuel général et qui, toutes,<br />
sont des applications de ce principe : que les<br />
élèves soient toujours actifs, que leur curiosité<br />
soit sans cesse en éveil, qu'on fasse un appel<br />
constant à leur sensibilité, à leur imagination,<br />
à leur esprit d'invention et de recherche-<br />
Et, tout d'abord, que l'élève ne considère pas<br />
l'école comme une geôle où l'on vient, parce<br />
que c'est « la coutume et l'usage », où l'on accomplit<br />
une série de graves et ennuyeux exercices<br />
n'ayant aucun rapport avec ce qui se passe<br />
actuellement autour de nous et auxquels on<br />
s'empresse de n e plus songer, sitôt la liberté<br />
reconquise.<br />
L. Let (trticles ou fragments d'articles insérés sous les<br />
RXTBRIQTIES O^miOXiS DB MOS LBCTEt7RS> C0.M\f0NlCATI0NS<br />
DIYBRSB8, RBVUB DB LÀ PBBBSB, expriment en toute liberté<br />
Vopinion de Isurs auteurs, mais n'engagent en rien telle du<br />
Maaool général.<br />
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 589<br />
« Ouvrons largement l'école sur la vie, » écrit<br />
M. Bergougnoux, instituteur à Saint-Hilaire<br />
(Lot-et-Garonne) :<br />
Si les spectacles que nous fournit la monde extérieur<br />
sont dignes de notre admiration, ou simplement<br />
instructifs et intéressants, n'hésitons pas un seul instant<br />
à quitter l'école pour nous en emplir l'esprit et<br />
le cœur.<br />
« Rien n'intéresse les enfants comme des entretiens<br />
sur les faits d'actualité, » dit aussi<br />
M. Viaud, instituteur à Rezé (Loire-Inférieure) :<br />
La classe est vivante quand une causerie est faite<br />
sur un sujet d'actualité. Chacun veut rapporter ce<br />
qu'il a TU, entendu ou lu. Le maître et les élèves<br />
interviennent tour à tour ; c'est un échange incessant<br />
d'idées. Les élèves qui répondent le moins bien d'ordinaire<br />
sortent de leur mutisme...<br />
C'est la même idée qu'exprime M. Chante,<br />
instituteur à Moncrabeau (Lot-et-Garonne) : il<br />
désirerait qu'on fit part aux élèves, au besoin<br />
par la lecture de quelques passages des journaux<br />
quotidiens, en les commentant et en en tirant<br />
les leçons qu'ils renferment, des faits importants<br />
qui se produisent de façon presque périodique<br />
: catastrophes, actions héroïques ou glorieuses,<br />
etc. Faisons remarquer seulement que<br />
beaucoup de tact et de prudence sont ici-nécessaires,<br />
mais il est non moins certain que<br />
l'école ne doit pas rester indifférente et volontairement<br />
étrangère aux événements qui,<br />
autour d'elle, intéressent ou passionnent les<br />
hommes et, par contre-coup, agitent les enfants.<br />
Les enfants n'aiment rien tant, d'ailleurs,<br />
qu'imiter les « grands », comme le disait de façon<br />
si humoristique M. H. Brun, dans son article :<br />
« Projets de discours à des petits enfants au<br />
sujet de leurs défauts i ». Qui de" nous ne les a<br />
vus s'amuser pendant des heures à des jeux peu<br />
intéressants par eux-mêmes, et dont le principal<br />
mérite est d'être la copie d'actes accomplis par<br />
les grandes personnes? Il nous est facile de profiter<br />
de ce penchant pour graver fortement dans<br />
l'esprit de nos élèves une foule de connaissances.<br />
« L'établissement des listes électorales, le<br />
vote, le dépouillement du scrutin n'eurent plus<br />
de mystères pour mes élèves, écrit M. P. Géraud,<br />
instituteur à Manglieu (Puy-de-Dôme),<br />
après qu'ils eurent voté pour désigner un camarade<br />
chargé d'assurer un des services de la<br />
classe. » Nombreux sont les maitres qui ont fait<br />
une expérience analogue et qui savent avec quel<br />
plaisir les enfants fabriquent ensuite, durant<br />
plusieurs semaines, sans oublier les moindres<br />
détails, bulletins de vote et cartes d'électeurs.<br />
• Les élèves de M. Hugueville, instituteur à<br />
Gharleville, ne furent sans doute pas moins<br />
intéressés par la leçon de géographie qu'il nous<br />
indique sur l'étude des chemins de fer:<br />
J'ai fait connaître à mes élèves les différentes<br />
lignes de la région .. Vais-je maintenant charger leur<br />
mémoire des noms des localités qu'elles desservent ?<br />
J'estime que ce n'est pas nécessaire : lorsque nous<br />
voyageons, n'avons-nous pas la précaution de nous<br />
munir d'un indicateur qui nous renseigne d'une façon<br />
bien plus sûre que la plus fidèle des mémoires ? L'essentiel<br />
est de pouvoir se servir utilement de ce petit<br />
guide. J'invite donc mes élèves à se procurer chacun<br />
un petit horaire des chemins de fer de la région,<br />
comme en donnent certains commerçant» en guise<br />
de réclame... Le lendemain, tous les élèves attendent<br />
1. Voir Manuel général, a° 45, du 2î juillet 1911.
890 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
avec impatience, l'heure de la leçon. « Nous allons,<br />
leur dis-je, rendre visite — par la pensée — à notre<br />
petit camarade qui est allé habiter G... » Nous cher<br />
chons donc la ligne de C... à G... Nous partons le<br />
matin, à 8 h. 53. Paul lit les noms des stations se<br />
trouvant sur le parcours ; qu'il prenne bien garde de<br />
commettre me erreur : elle n'échapperait pas à ses<br />
camarades I Ei c'est à qui placera son mot sur ces<br />
localités où nous passons : chacun rappelle ses souvenirs;<br />
tous sont jaloux de faire part, à leurs condisciples<br />
de ce (qu'ils ont vu. Les enfants, par leurs réponses,<br />
s'éclairent, se dirigent, s'enseignent mutuellement.<br />
Nous faisons ensuite des voyages plus compliqués<br />
; puis nous voyons comment on peut utiliser<br />
l'indicateur pour le calcul de la distance, de la vitesse<br />
des trains, du prix des places. Et j'ai la certitude<br />
que je suis compris : tout le monde est actit . et<br />
apporte une attention soutenue à ce travail nouveau<br />
et, par cela même, attrayant. Au lieu d'avoir autour<br />
de moi des entants passifs et endormis, j'ai des élèves<br />
vifs, éveillés, heureux de montrer leurs qualités d'action<br />
et d'initiative.<br />
C'est également en faisant appel aux qualités<br />
d'action des enfants que M. Mayoux, instituteur<br />
à Marsac (Charente), a réussi à substituer « aux<br />
ennuyeuses leçons d'antan de joyeuses leçons de<br />
grammaire » ;<br />
...J'avais beau m'ingénier, varier les procédés,<br />
les leçons de grammaire restaient les plus arides,<br />
quand je pensai à faire vivre aux enfants une leçon<br />
de conjugaison. Il s'agissait de donner une idée du<br />
verbe aux cours moyen et élémentaire... Je commençai<br />
par quelques gestes : m'asseoir, écrire, etc. Puis,<br />
désignant garçons et fillettes à tour de rôle, je les<br />
priai de venir exécuter devant leurs camarades trois<br />
actions, à leur choix, en indiquant ce qu'ils faisaient... Je<br />
leur fis remarquer qu'on nomme verbe le mot qui dit<br />
ce que Von fait, qui indique les actions. De ce jour,<br />
il n'y eut plus de confusion entre le verbe et le nom<br />
ou l'adjectif.. La semaine suivante, pour l'étude des<br />
personnes, le même procédé obtint le même succès<br />
de bonne humeur... Le plus remarquable, peut-être,<br />
était le visible effort fait par chacun pour être personnel<br />
; personne ne voulait utiliser les renseignements<br />
donnés de toutes parts par les camarades...<br />
L'atienti.in était générale ;les figures réjouies disaient<br />
le plaisir éprouvé.<br />
M. Paulhac, instituteur à Chalivoy-Milon<br />
(Cher), a remarqué également quel plaisir prennent<br />
les élèves à toute leçon faisant une large<br />
part à leur initiative :<br />
...La campagne est engourdie sous l'ardent soleil...<br />
Toute la classe somnole. J'ai la sensation pénible<br />
de me dépenser en vain. Brusquement, je m'arrête,<br />
puis, dans le lourd silence, j'annonce une leçon<br />
de choses. Et soudain les bustes se redressent, les<br />
physionomies s'éclairent; le bruit des sabols remués<br />
et les murmures de satisfactioù attestent que jambes<br />
et cerveaux luttent avec succès contre l'assoupisse*ment.<br />
Il a suffi, pour animer la classe, de la puissance<br />
évocatrice d'un mot...<br />
C'est que ce mot est synonyme d'observation<br />
directe, d'expéiimentation, d'action sur des<br />
objets bien connus des élèves.<br />
Il n'est pas jusqu'à l'enseignement de l'arithmétique<br />
qui ne puisse être rendu attrayant par<br />
l'emploi de la méthode active. M. Elie Ruben,<br />
directeur d'institution à Paris, nous dit quels<br />
heureux résultats elle permet d'obtenir, avec<br />
l'aide de certains appareils simples, comme<br />
« l'initiateur mathématique, qui a rendu si intelligemment<br />
manuelles beaucoup de questions sur<br />
les nombres ». Une étroite surveillance est<br />
d'ailleurs nécessaire, dit-il, « si l'on ne veut que<br />
les petits cubes de l'appareil, au lieu de servir<br />
à un enseignement mathématique concret, ne<br />
deviennent u n curieux petit jeu de jonchets,<br />
grâce auquel les débutants goûtent les joies<br />
d'un sabotage précoce ».<br />
Sans doute, si nous sommes incapables de les<br />
intéresser, les élèves ne se feront pas faute de<br />
saboter leçons et appareils. Sabotage inconscient<br />
parfois, eu tout cas assez innocent et bien excusable<br />
! N'est-il pas le seul moyen de représailles<br />
dont disposent les enfants à l'égard de maîtres<br />
qui, trop souvent, les ennuient par un bavardage<br />
sans portée et de fastidieux exercices? Remarquons,<br />
d'ailleurs, qu'ils ne sabotent guère que<br />
les leçons qui méritent de l'être, mais ils le font<br />
alors de fàçon impiloyable. Juste châtiment<br />
pour ceux des éducateurs qui ne savent parvenir,<br />
parce qu'ils ne s'y efforcent pas, à intéresser<br />
leurs jeunes auditeurs et donnent ainsi à<br />
celte tendance au sabotage trop d'occasions de<br />
se manifester 1<br />
CllABANAS.<br />
REVUE <strong>DE</strong> LA PRESSE<br />
La préparation militaire obligatoire.<br />
Pour l'organiser il faut de l'argent.<br />
On sait que d'après une décision récente du<br />
ministre de la Guerre, le choix du régiment<br />
sera désormais exclusivement réservé aux jeunes<br />
gens qui auront subi avec succès les épreuves<br />
du brevet d'aptitude militaire.<br />
Celte mesure ayant rencontré une opposition<br />
àssez vive chez plusieurs députés, sous prétexte<br />
qu'elle favorise les conscrits des villes au déiriment<br />
dé ceux des campagnes, M. Humbert, sénateur<br />
de la Meuse, répond aux opposants, dans<br />
le Journal.<br />
Quel obstacle, en dehors du défaut de moyens matériels,<br />
empêchera les jeunes gens du moindre hameau de<br />
rechercher les avantages très mérités qui vont être<br />
réservés désormais aux seuls brevetés de la préparation<br />
militaire? Déjà mieux doués que ceux des villes<br />
sous le rapport de la vigueur physique, ils disposent,<br />
sur l'ensemble d'une année, d'une plus grande somme<br />
de loisirs. Les instructeurs existent en abondance,<br />
sans parler de nos dévoués instituteurs, dont teau<br />
coup ont accompli à Joinville un stage qui les a parfaitement<br />
préparés à cette tâche ; il y a nos braves<br />
gendarmes, au patriotisme desquels il serait aisé de<br />
faire appel, et aussi tous ces anciens sous-officiers<br />
rengagés qui sont devenus de modestes fonctionnaires<br />
ruraux, percepteurs, receveurs-buralistes, gardes<br />
forestiers, etc., et qui ne demanderont pas mieux que<br />
de se faire les moniteurs bénévoles et tout à fait idoines<br />
de leurs cadets... Toute la difficulté se réduit<br />
donc à une question d'argent.<br />
Le Parlement ne saurait refuser les crédits qui lui<br />
seront demandés pour cette entreprise de nécessité<br />
patriotique, et je suis persuadé que M. Messimy<br />
n'aura pas de peine non plus à obtenir très prochainement<br />
le vote du projet de loi sur l'éducation physique<br />
et la préparation militaire qui est en instance<br />
au Parlement depuis plusieurs années déjà.<br />
Les familles et l'hygiène scolaire.<br />
Sauvons la santé de nos enfants.<br />
Le docteur Albert Mathieu, président de la<br />
Ligue française pour l'hygiène scolaire, nous rappelle,<br />
d:ms Paris-Journal, la nécessité de soigner<br />
l'éducation physique de nos enfants si nous<br />
voulons leur assurer une bonne santé.
D'abord, quelle est la cause principale de<br />
l'amoindrissement de la vigueur de notre race?<br />
La sédentaritè scolaire prolonjfée, la sélection trop<br />
oiolusivoment intelleoluelle peuvent être supportées<br />
par une première généraiion issue de paysans, de ruraux,<br />
dont la race possède une longue épargne de<br />
force et de santé : mais dès la seconde génération,<br />
cette déplorable méthode commence à donner des<br />
tommes de résistance générale inférieure et d'équilibre<br />
cérébral instable. Les suivants seront de plus en<br />
plus riches en malingres et en détraqués. Et la déchéance<br />
sera d'autant plus rapide et profonde, d'autant<br />
plus inéluctable, que le surmenage des villes, des<br />
professions libérales et de l'atelier, que l'alcool, le<br />
tabac et les avaries morbides viendront ajouter leurs<br />
effets à la faiblesse initiale, à la croissance défectueuse.<br />
C'est le sabotage de la race humaine I<br />
Comment remédier à ce mal?<br />
En réalité, l'éducation intellectuelie et l'élevage<br />
physique doivent êire, en bonne pédagogie, entièrement<br />
liés l'un à l'aulre. Sous leur forme idéale, ces<br />
deux parties de l'éducation intégrale doivent former<br />
un tout harmonieux et bien équilibré.<br />
A côté des directeurs-de l'éducation intellectuelle<br />
doivent donc, dans l'état major scolaire, figurer les<br />
surveillants de la santé, de la croissance corporelle et<br />
de l'éducation physique, et les familles doivent appeler<br />
de tons leurs vœux l'organisation effective de l'inspection<br />
médicale dans toutes les écoles primaires, se<br />
condaires et même supérieures, publiques ou libres.<br />
Ët les médecins auxquels sera confiée cette mission<br />
délicate devront y être préparés. Elle devra être réservée<br />
exclusivement à des médecins ayant acquis une<br />
notion exacte de l'hygiènsde l'enfance et de l'école<br />
et une suffisante expérience de sa pratique.<br />
Après un accord préalable, bienveillant et cordial,<br />
entre l'état-major de l'enseignement et les représentants<br />
attitrés de la médecine scolaire, l'horaire du<br />
travail sera élaboré avec le juste souci d'assurer tout<br />
d'abord le développement physique des jeunes sujets.<br />
Dans cet horaire on réservera tout d'abord le temps<br />
nécessaire au sommeil, aux exercices physiques, an<br />
repos au grand air, aux repas, aux soins élémentaires<br />
de propreté.<br />
Ce qui restera sera attribué au travail intellectuel,<br />
et, dans cette répartition, on devra tenir compte, non<br />
seulement de l'âge des enfants, mais, dans la mesure<br />
compatible avec l'éducation en commun, de leur résistance<br />
et de leurs aptitudes personnelles.<br />
Mais qui donc prendra l'initiative de cette réiorme<br />
si urgente?<br />
Grâce à la bonne volonté d'un groupe de parlementaires,<br />
à la tête duquel se trouvent des hommes d'opinions<br />
très différentes, des propositions ont été faites<br />
à la Chambre pour la réglementation de l'inspection<br />
médicale des écoles et l'organisation de l'éducation<br />
physique de la jeunesse, si honteusement délaissée eu<br />
France. Mais, en admettant même que les lois nécessaires<br />
et les règlements complémentaires soient<br />
établis, la réforme ne vivra et ne vaudra jamais que<br />
si les familles en comprennent la nécessité et la portée,<br />
et que si elles en réclament l'application régulière.<br />
Les concours scolaires.<br />
Le jeune Français, candidat perpétuel.<br />
Il y a peut-être un grain d'exagération, mais<br />
aussi une grande part de vérité dans ces quelques<br />
lignes extraites de la Revue médico-sociale :<br />
La France est le pays des décorations, de la hiérarchie<br />
et des concours. Nous sommes un peuple<br />
d'écoliers; ou nous élève, depuis la plus tendre enfance,<br />
dans la famille comme en dehors d'elle, dans une<br />
discipline étroite, avec des médailles, des bons points<br />
et des classements perpétuels, et c'est l'esprit modelé<br />
par cette éducation que, arrivés à l'âge d'homme,<br />
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 891<br />
nous continuons à vouloir mériter des croix et des diplômes,<br />
à vouloir être classés par ordre de mérite.<br />
Depuis le concours de bébés, où déjà nous éprouvons<br />
le besoin de porter nos innocentes progénitures, jusqu'aux<br />
concours d'agrégations, nous avons fait de la<br />
vie, au pied de la lettre, une course d'obstacles, et<br />
c'est à bon droit que l'on peut se demander si le<br />
Français né malin n'est pas aussi né candidat irrémédiablement.<br />
Ce qui est certain c'est que, dès l'enfance, nous faisons<br />
de ce jeune Français un candidat, tuant en lui<br />
l'esprit d'initiative et la saine curiosité par le bourrage<br />
de l'exameii ou du concours, l'amour désintéressé<br />
du travail par l'émulation excessive, conséquence<br />
de ces incessantes joutes scolaires.<br />
ACTES OFFICIELS<br />
CONCERNANT L'ENSEIGNEMENT <strong>PRIMAIRE</strong><br />
Concours d'adrnission à Pécole normale supérieure<br />
d'enseignement primaire de Saint-Cioud.<br />
Les sujets des compositions écritos d'histoire et de géographie<br />
seront pris ezclusivemont, en 1912, dans le pro*<br />
grame suivant :<br />
HISTOIRB .<br />
Formation eC progrès de la. monarchie prussienne depuis<br />
l'avènement du grand électeur Frédéric-Guillaume (1640)<br />
jusqu'à la.mort de Frédéric II (1786).<br />
L'Angleterre, de 1784 à nos jours.<br />
La Révolntion française, de 1789 à '1804.<br />
A. B. — On rappelle aux candidats que les questions posées<br />
à l'oral sur les matières non comprises au programme<br />
spécial peuvent porter sur les grands sujets d'histoire de<br />
l'antiquité.<br />
GÉOGEAPHIE.<br />
France colonies françaises : Le bassin de la Seine. —<br />
Le Ma«
B92 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
primaire supérieure de Foix (Ariège); — Antouelli, élève de<br />
l'école de Foatenay-aux-Roaes ; —Reyaaud, iiistituirice à<br />
l'école primaire supérieure de G-ap (IIautes-A.lpes) ; — Usselmann,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux Roses; — Rabourdin,<br />
élève de Técole de Foiitenay*aux-Roses; — Flameûs,<br />
institutrice encoagô à Paris ; —Lauret, instituirice à 1 école<br />
primaire supérieure de Viliefranche-de-Roueri^ue (A.veyron);<br />
— Vernay, élève de l'école de Foatenay-aux R^ses; — Mme»<br />
Bouret, née Brot, institutrice en congé à Châlons-sur-Marne.<br />
— Gécliion^ née Bourgeat, institutrice à l'école primaire supérieure<br />
de la Côte-Saint'André (Isère): —Mlles Le Ricolais,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux-Roses ; — Gosselin,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Mabille, insiitutricé<br />
à Pant»û; — Chambre, institutrice à l'école primaire<br />
supérieure de Fougères (Ille-et-Vilaine) ; — Mme Daunois,<br />
née Mogin, institutrice à l'école primaire supérieure de Bar»<br />
le-Duc; — Mlles Delibes, institutrice privée à Angers; —<br />
Goytino, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Moret,<br />
insiitutrice à l'école primaire primaire supérieure de Lannemezan<br />
(Hautes-Pyrénées) ; — Mme Mothe, née Mérault,<br />
institutrice à l'école primaire supérieure de Fontenay-le-<br />
Gomte (Vendée) ; — Mlles Roidot, institutrice à Dommartinles-Cuiseaux<br />
(Saône-et-Loire); — Gary, institutrice à l'école<br />
primaire supérieure de Romans (Drôme): — Albert, institutrice<br />
à Istres (Bouches-du-Rhône); — Mittaine. élève de<br />
l'école de Fontenay-aux-Roses; — Boniface, institutrice à<br />
l'école primaire supérieui e de Tréguier (C!Jôl6s-du-Nord); —<br />
Goustez, surveillante à l'école normale de Bordeaux (Gironde);<br />
— Mme Nicolas-Riquet, institutrice à l'école primaire<br />
supérieure de Calais (Pas-de-Calais) ; — Mlles Estève,<br />
institutrice à l'école primaire supérieure do Clermont-l'Hérauli<br />
(Hérault) ; — Gippet, institutrice à Lyon; — Passagui,<br />
élève au lycée de jeunes filles de Besançon; —Vaidye, institutrice<br />
à l'école primaire supérieure de Saint-Lô (Manche) ;<br />
— Piétri, institutrice à El Biar (Alger); — Cousin, institutrice<br />
adjointe déléguée à l'école normale de Draguignan; —<br />
Grizon, institutrice à l'école primaire supérieure de Thonon<br />
(Haute Savoie); — Roux-Fouillet, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses.<br />
ASPIRA^TS,<br />
MM, Leblanc, élève d.e l'école de Saint-Cloud; — Rigaud,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Tournier-Colletta, élève<br />
de l'école de Saint Cloud; — Mi^^not, élève de l'école de<br />
Saint-Cloud; —Préclin, instituteur à(31ichy (Seine); — Lé<br />
pine, élève de l'école de Saint-Cloud; — Lune, élève de<br />
l'école de Saint-Cloud; — Bonnet, élève de l'école de Saint-<br />
Cloud;— Gason, élève de l'école de Saint-Cloud; «— Bou«<br />
thonnier, élève de l'école de Saint-Cloud; — Chatenet, instituteur<br />
à l'école primaire supérieure d'Aubin (Aveyron);:—<br />
Germain, instituteur détaché au collège delà Mission laïque<br />
à Beyrouth: — Coste, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Toulon ; — Jouvent, instituteur à l'école primaire<br />
supérieure de l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse);— Pacquez, élève<br />
de l'école de Saint-Cloud; — TaïUard, instituteur en congé à<br />
Besançon; — Bellau, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Fournes (Nord); —r Blanc, instituteur à Givry (Saône-et-<br />
Loire) ; — Ballin, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Charaplitte (Haute-Saône); T- Peyre, instituteur à l'école<br />
primaire supérieure de Rodez; — Estarella, instituteur à<br />
l'école annexe de l'école normale de Bouzaréah (Alger) ; —<br />
Desagher, instituteur à Argenteuil (Seine-et-Oise) ; — Gallouxj<br />
instituteur à l'école primaire supérieure de Dourdan<br />
(Seine-et-Oise); •— Pompidou, instituteur à Murât (Cantal) ;<br />
— Gœhrung, instituteur à l'école primaire supérieure de<br />
Joinville (Haute-Marne) ; — Ladieu, instituteur à l'école<br />
primaire supérieure d'Aubin (Aveyron): —Delfolie, institu-teur<br />
à l'école primaire supérieur de Loriol (Drôme); — Moreux,<br />
instituteur à Saint-Maur (Seine) ; — Pluven, instituteur<br />
du Cher, en conçé î)our service miliiaire; — Tanguy,<br />
instituteur à l'école primaire supérieure de Mézières; -r Delebesq,<br />
maître interne à l'école nationale professionnelle<br />
d'Armentières (Nord); — Papin, instituteur au collège de<br />
Cholet (Maine-et-Loire).<br />
ORDRE DBS SCIENCES<br />
ASPIRANTES.<br />
Mlles Faber, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />
Bompard, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses;— Burnet,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Housseau,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Boursier, institutrice<br />
à l'école primaire supérieure do Nogent-le-Rotrou<br />
(Eure-et-Loir) : — Florentin, élève de l'école de Fontenayaux-Roses;<br />
— Marchau, élève de l'école de Fontenay-aux-<br />
Roses; — Hay, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />
Chevalier, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Remy,<br />
institutrice à l'école primaire supérieure du Dorât (Haute-<br />
Vienne); — Choulant, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses;<br />
— Simon, surveillante à l'école primiire supérieure de<br />
Nancy; — Zeller, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses:<br />
— Descolas, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses ; — Le<br />
roy, institujnce à l école primaire supérieure de Cannes<br />
(Alpes-Maritimes); — Menoud, insiitutrice à l'école primaire<br />
supérieure de Trévoux (Ain); — Vacher, élèvo au lycée<br />
de j -unes filles de Be^^unçon ; — Dourneau-l, éiudianto à<br />
Bordeaux;— F»ui?ôre, él-^ve de l'école de Fontenay-aux-Ro-<br />
8 s: - Claravalls, institutrice à l'école primaire supérieure<br />
dp» Foix: — Uftfaye, insiitu'rice à l'école primaire supérieure<br />
de MoQcluçon Allier ; — Bouiges, institutrice à l'école primaire<br />
supérieure d'Aurillac; — Perréa»*d, ini'itutrice à l'école<br />
primaire supérieure d'Annemasse (Haute-Savoie); — Bouchot,<br />
élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Bftyles,<br />
surveillante à l'école normale de Niort ; — CiaveriOt surveillante<br />
à l'école normale de Bordeaux; —- Robin, institutrice<br />
publique en congé à Pans; — Tourlonnias, élève au lycée<br />
de jeunes filles de Lyon; — Meunier, élève du lycée de jeunes<br />
filles de Besançon; — Robardet, institutrice publique en<br />
congé à Alger ; — Baylac, institutrice publique en congé à<br />
Fans; —Marin, étudiante à Paris;— Penaud, institutrice<br />
d'école primaire supérieure, en congé à Quimper; — Mmes<br />
Heitz, née Marchai, institutrice à l'école primaire supérieure<br />
deChaumonc; — (l-a itronneau. née David, instituirice à<br />
l'école primaire supérieure de Bressuire (Deux-Sùvres).<br />
ASPIRANTS.<br />
MM. Le Niger, élève de l'école de Saint-Cloul ; — Larri*<br />
bau, élève de Vécole de Samt-Cloud; — Roger, élève do<br />
l'école de Saint-Cloud ; — Desfrétière, élève de l'école de<br />
Saint-Cloud ; — Bigueur, élève de l'école de Saint-Cloud ; —<br />
Limouzin, élùve de l'école de Saint-Cloud; — Delahaye,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud ; — Delaveau, instituteur à<br />
l'école primaire supérieure de Bellac (Haute-Vienne) ; —<br />
Tourteau, instituteur public à Gardegan (Gironde) ; — Rozembaum,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Beulaygue,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Lutel, instituteur à l'école<br />
primaire supérieure de Bar-sur-Seino (Aube; ; — Houpe,<br />
instituteur à l'école primaire supérieure de Castres (Tarn) ;<br />
— Falcoz, élève de l'école de Saint-Cloud; —sColin, élève de<br />
l'école de Saint-Cloud; - Debazac, élève de l'école deSaint-<br />
Cloudj — (juerret, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
d'Uzerche (Corrèze]; — Monville, élèvo de l'école de Sainte<br />
Cloud; — Besnier, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Mamers (Sanhe) ; — Marchand, instituteur à l'école primaire<br />
supérieure de Tarare (Rhône); — Carbouèreç, instituteur<br />
à l'école primaire supérieure de Lembeye (Basses-Pyrénées);—<br />
Arenes, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Martel (Lot); — Touzé, instituteur à l'école primaire supérieure<br />
de Nemours (Seine-et-Marne); — Bacon, maître adjoint<br />
à l'école pratique de commerce de Monde ; — Liautaud,.<br />
instituteur à l'école primaire supérieure de Riez (Basses-<br />
Alpes); — Schmiit, instituteur à l'éccle primaire supérieure<br />
de Pont-à-Mousson (Meurtbe-et-Moselle); — Grazide, instituteur<br />
public à Bordeaux; — Nouelle, instituteur à l'école primaire<br />
supérieure d'Bxcideuii (Dordogne);— Batut, instituteur<br />
public à Figeac (Lot); — Biast, instituteur public au<br />
Mayet-de-Montagno (Allier); — Calmels, surveillant à l'école<br />
normale do Versailles ; — Lecomte, instiuteur public à Saint-<br />
Uzo (Drôme); — Abdol-Malek, élèvo do l'école de Saint-<br />
Cloud (au titre étranger). •<br />
SCIENCES APPLIQUÉES.<br />
1« SÉRIE,<br />
MM. Place, élève de l'école do Saint Cloud; — Meuris,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Michel, élève de l'école<br />
de Saint-Cloud; — Fortépaule, élève de l'école do Saint-<br />
Cloud; — Thomas, instituteur à Paris; — Massay, instituteur<br />
à Châteauroux (Indre) ; — Biliaud, instituteur à l'école<br />
primaire supérieure de Saint-Pourçain sur-Siotle (Allier);<br />
— Maublanc, surveillant répétiteur à l'école des arts et métiers<br />
de Chàlons (Marne) ; — Suchail, surveillant répétiteur<br />
à récolo des arts et métiers de Chàlons (Marne) ; •— Gabelle,<br />
répétiteur à l'école Jean-Baptiste Say, à Paris.<br />
2* SÉRIE,<br />
MM. Plateau, professeur de dessin à l'école primaire supérieure<br />
de Poitiers: — Simon, instituteur à l'école primaire<br />
supérieure de Pithiviers (Loiret^; — Gargat, instituteur à<br />
l'école primaire supérieure de Grenoble ; — Vahl,instituteur<br />
à l'école primaire supérieure de Nancy ; — Badré, mattre<br />
auxl-iaire à. l'écolo primaire supérieure de Mézièros ; —<br />
Stouff, professeur à l'école primaire supérieure du Havre;<br />
— Lefebvre, professeur à la section industriollo du lycée do<br />
Rochofort (Charente-Inférieure) ; — Legrand, instituteur à<br />
l'école primaire de Bavay (Nord) ; — Lempereur, instituteur<br />
à l'école primaire supérieure de Lille;— Toureaux, instituteur<br />
à, l'école primaire supérieure de Dreux ; — Francelle,<br />
'instituteur à l'école primaire supérieure d'Amiens; —<br />
Jeampierre, instituteur & l'école primaire supérieure de<br />
Bourges.<br />
(Voir la suite des ACTES OFFICIELS à la partie du journal consaorée auso Annonces.)<br />
5B0. — Imp. KA.P?, Paris. Le, Gérant : A.. BAKURLI^»
TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES '<br />
CONTENUES<br />
DANS L A PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E DU "<strong>MANUEL</strong> G ÉNÉRAL"<br />
(ANNÉE S COLMRE 1910-1911)<br />
ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT<br />
La transformation de l'école primaire (F. Buisson),<br />
1 ; — Le troisième congrès international de l'éducalioa<br />
populaire (Roger), 13; — L'écriture droite (S.),"<br />
15; — L'inégalilé sociale à l'école primaire (Cussoa),<br />
•10 ; — Le dessin à l'école et les nouveaux programmes<br />
(G. Quétiioux), 40, 51; — Le XXX® congrès de la<br />
Ligue de l'enseignement (M. Hoger), 49; — Le maître<br />
d'école en Breiagne avant la Révolution (E. Souvestre),<br />
52; — Les colonies de vacances et l'iiivernaga<br />
(K. Seguin), 64 ; — La nouvelle nomenclature grammaticale<br />
(Ch. Maquet), 65; — Gymnastique nouvelle<br />
(L. Ory), 77 ; — La manie et la phobie de l'enseignement<br />
(L. Dugas), 88; — L'espéranto, langue internalionale<br />
auxiliaire (A. Dauphin), 89, 161 ; — Une<br />
forme nouvelle d'enseignement primaire (F. Buisson),<br />
97 ; — L'enseignement des indigènes aux colonies<br />
(Et. B.), 102/— La poéjie de l'histoire à l'école primaire<br />
(H. Brun), 121 ; — Instruction agricole des<br />
normaliens (R. Leblanc), 122; — L'inauguration du<br />
monument de Jules Ferry à Paris (L.), 123; — Comment<br />
on peut embellir son âme et sa vie (Rumeau),<br />
136 ; — Sur la nouvelle nomenclature grammaticale,<br />
137 ; — Une grande école d'apaisement et de dignité<br />
(E. Hinzelinj, 145 ; — Une enquête sur l'enseignement<br />
antialcoolique (M. Roger), 146; — L'école primaire<br />
et la préparation à l'action (Chabanas), 173 ;—<br />
Fatma à l'école (G. Dumas), 181; — L'enseignement<br />
agricole post-scolaire (B. Chancrin), 182; — L'éducation<br />
des parents (E. Caron), 217 ; — A propos de la<br />
nouvelle nomenclature grammaticale (G. Tigot et<br />
M. G.), 218; — Les jeunes fumeurs (E, Hinzelin),<br />
229; — Notre jardin de Genevray (P.-L. Malen),23L);<br />
— L'enseignement ménager agricole à l'école norma'e<br />
(E. Blaogueraon), 253; — L'histoire à l'école primaire,<br />
d'après M. Lavisse (K. Séguin), 255 ; —<br />
Gorameflt appliquer la nouvelle nomenclature grammaticale<br />
(L. Flot), 256, 266, 278, 290, 304, 315, 327;<br />
— L'éducation civique dans la famille (E. Caron),<br />
265 ; — Une société d'éducation musulmane en Algérie<br />
(C. Dumas), 277; — Une glorieuse page de géographie<br />
historique à enseigner aux enfants (E. Hinzelin),<br />
289; — Coup d'œil autour de ma classe<br />
(H. Brun), 303 ; — Un article à méditer (F. Buisson),<br />
313 ; — Un problème curieux d'orthographe (E. Hinzelin),<br />
316; — Hector Malot, pédagogue (E. Combe),<br />
325; — En voyageant (Chambon), 349 ; — Menus<br />
propos pédagogiquts (L. Dugas), 350; — Une fête de<br />
famille (M. Rauber), 351; — En France d'outre-mer<br />
(L. Dugas), 361 — L'enseignement agricole et expérimental<br />
(A. Juillard), 365; — Pour l'enseignement<br />
objectif de la géographie (Kerbrat), 389; — Un outil<br />
précieux (F. Buisson), 401; — La décoration extérieure<br />
de l'école (Vernade), 402; — L'enseignement<br />
du français par les textes (Bouillot), 409, 422 ;— Les<br />
lectures au foyer (E. Caron), 410; — Li culture physique<br />
(P. Baudin), 422 ; — La préparation militaire<br />
à l'école primaire (Capitaine L.), 433 ; — La Marseillaise<br />
[J. Tiersot), 434 )»•-;- Sur l'enseignement de<br />
l'hisloire et de la géographie locales (L. Mention),<br />
445; — Une page d histoire (E. Faguet), 416; — A<br />
propos du nouvel enseignement du dessin (Landréat),<br />
447; — Le mensonge aux enfants (L. Dugas), 457 ; —<br />
Jules Ferry, d'après M. R. Poincaré (0. MùUey), 459;<br />
— Le mensonge de l'art (H. Brun), 469 ; — A propos<br />
d'éducation militaire (F. Buisson), 471 ; — Le chant<br />
choral à l'école primaire (K. Séguin), 472i( — Potir<br />
lire en classe {Le Matin), 473; — Pour les autres<br />
(Sévajol), 482 ; — Au sujet des réformes et de leur<br />
application (Issaurat), 483 ; —La grande œuvre démocrauqu6(E.<br />
Hinzelin), 498; — Le nouveau dictionnaire<br />
de pédagogie (P. Buisson), 505; — Les cours<br />
temporaires d'agriculture (J. GonteJ, 506; — Les<br />
cours d'hiver d'agriculture (J. Conte), 521; — Projet<br />
de discours à des petits enfants au sujet de leurs défauts<br />
(.H. Brun), 529; —Enseignement agricole postscolaire<br />
(15. Chancrin), 531; — Encore une fête du<br />
chant (K. Seguin), 542: — Une distribution de prix<br />
sous la Révolutiou (E. Hinzelin), 545; — Où aller pendant<br />
les vacances? (E. Pollet et G. Persigout), 546 ;<br />
— Jardin pédagogique (A. Buathier), 563; —L'école<br />
laïque (Discours de M. Poincaré), 564 ; — Un éducateur<br />
d'autrefois: Joseph Wilm CLamy), r)72; — Une<br />
bgue d'éducation nationale (A. Balz), 577; — Hector<br />
Malo éducateur (E. Combe), 579; — Education et<br />
condition des femmes musulmanes (C. Dumas), 586;<br />
— Un discours de M. Steeg, 588.<br />
Pédagogie pratique.<br />
Sur l'enseignement du calcul (E. Martin), 90; — La<br />
méthode Tabareau, ou procédé La Martinière, à l'école<br />
primaire (P. Moret), 195 ;— Le raisonnement analytique<br />
appliqué avix problèmes du cours élémentaire<br />
(U. Gorrin), 231; — Le calcul aux petits: nouvelle<br />
table d'addition et de soustraction (P. Kerbrat), 279;<br />
— Quelques réflexions sur l'enseignement de l'arithmétique<br />
et du système métrique (L.-R. Trautnei ),339.<br />
La classe en action.<br />
Faut-il induire ou déduire? (Gury),5;— Ne visons<br />
pas trop haut (F. Gatlier), 3i ; — Le blé en herbe<br />
(L. Sévajol),41; — Vendange et vinifioation( Al. Buathier),<br />
103;—Mon dernier (C. Moulin), 13/; — Soyons<br />
avant tout pratiques (A. Debray), 148; — La discipline<br />
libérale et douce (J. Bergougnoux), 162; — Rendons<br />
l'école hospitalière (A. Gury;, 197; — Lé dessin<br />
libre et la mémoire (L. Çharenton), 209; —Une leçon<br />
d'antialcoolisme (J. Bergougnoux), 219; —Deux vrais<br />
pédagogues (Buathier), ,232; — Une dictée au cours<br />
moyen (A. Rocher), 244; — Dessinons (L. Arnaud),<br />
268; — La décoration de la classe (M. Mayonx), 314;<br />
— Une leçon d'histoire imprévue (È. Ann»-), 326 ; —<br />
Ma baratte (A. Buathier), 341 ; — Une énormité<br />
(P. Lagey),' 424; — Emulation collective (P. Lagey),<br />
435 ;— Le verdict (P. Lagey), -460; — La classe en<br />
plein air (Mme Nény-Anth), 507; — Dernière<br />
épreuve (P. Lagey), 522.<br />
A l'Étranger.<br />
En Allemagne : L'enseignement post-scolaire, 30 ;<br />
— Le traitement des instituteurs allemands, 174; —<br />
Les institutrices mariées, 197, 257 ; — A propos de<br />
r n Association allemande » (Bailly), 220; — Les écoles<br />
complémentaires à Breslau, 25'7; — Les absences<br />
pour cause de maladie, 257 ; — Le droit de résidence<br />
des instituteurs prussiens, 257 ; — La criminalité chez<br />
les adolescents, 3U ; — Un docum^^nt sur l'éducation<br />
en commun d'élèves des deux sexes (E. Marillier),<br />
377 ; — En Prusse : nouvelle loi sur l'enseignement<br />
complémentaire, 435; — Les écoles allemandes au dehors<br />
(E. Bailly), 508.<br />
En Suisse : Les tribunaux d'enfants à Berne, 16; —<br />
La mutualité scolaire à Lausanne, 16; — Les examens
<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L': 'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
• trimestriels èi Neuoliâtel, 16; — L'enseignement ménager<br />
à Bàle, 16 ; — L'assistance scolaire dans le<br />
canton de Zurich, 17 ; — Le livret scolaire, 148; — La<br />
fréquentation scolaire et l'instruction des recrues<br />
{F. Mutelet), 210 ;— L'examen pédagogique des recrues,<br />
316.<br />
En Angleterre : Comment on nomme une institutrice<br />
rurale, 78 ; — Le recrutement des instituteurs,<br />
183 ; — Laissez-nous tranquilles (Practical teaoher),<br />
232; — Les femmes et les écoles mixtes, 232; — La<br />
question religieuse à l'école. Le Kmescontre la laïcité:<br />
son système. Oii en est la réorganisation de<br />
l'enseignement primaire, 412.<br />
Sn Amérique : L'usage des jeux en éducation, 163;<br />
— L'éducation dans les jardins d'enfants, 163; — Les<br />
quatre bienfaits d'une éducation complète, 163_; —<br />
Les classes d'air frais aux Etats-Unis (E. Marillier),<br />
305.<br />
En Belgique : A Anvers. Les palais scolaires, 268 ;<br />
— L'enseignement agricole et les écoles ménagères<br />
(F. Valie), 424; L'échec du projet de loi sur les<br />
bons d'enseignement, 499.<br />
En Italie : L'enseignement élémentaire, 365.<br />
En Russie : Comment on instruit les petits paysans<br />
russes (P. "V'ermois K541.<br />
En Espagn .Les écoles françaises en Espagne.<br />
547.<br />
LÉGISLATION E T ADMINISTRATION<br />
Articles de M. André Balz: Mentions et médailiesi<br />
5; — Les palais inhabitables, 17; — L'examen des<br />
conscrits, 53; — La question toujours brûlante, 63;<br />
— Le délégué-tampon, 74 ; — Pour cinquante francs<br />
par an, 87 ; — Il pleut des lois, 101 ; — Est-ce un recul?<br />
113; — Est-ce encore une faillite? 126; — Où<br />
l'inspection est supérieure à l'examen, 148 ; — Le budget<br />
de l'enseignement primaire en 1911, 158 ; — Processions<br />
d'indigents, 170; — Le français tel qu'on le<br />
parle en Russie. 185 ; — Le conflit des trois enseignements,<br />
194 ; — Pour les rienx, 207;— Vieille chanson<br />
sur le même air, 231 ; — La solution d'un « vieux<br />
brisquard», 233; — Réponse à quelques objections<br />
sur la question des stagiaires, 243; — Le pour et le<br />
contre, 258 ; — On demande des boursiers, 269 ; —<br />
La discussion générale du budget de l'instruction publique,<br />
281; —Contre le népotisme parlementaire,<br />
302 ; — Avant d'être ministre, 317 ; — Le mouvement<br />
tournant, 328; — Militaires et CÎTIIS, 338; — La criminalité<br />
juvénile à l'école, 392 ; — La Sorbomne et<br />
les primaires, 375 ; — La question de l'avancement<br />
au prochain congrès, 388 ; — Pour ceux qu'on oublie,<br />
398 ; — Le demi-monopole, .425 ; — Querelle de clocher,<br />
437; — Les écoles normales et le recrutement<br />
du personnel, 461 ; — Les misères de l'enseignement<br />
agricole, 474 ; — Pour les inspecteurs primaires, 484;<br />
— Le fait du prince, 496 ; — Le mal et les remèdes,<br />
519 ; — Anciens et modernes, 520; — La vie chère et<br />
ses conséquences, 535; •— Le congrès de Nantes, 538;<br />
— Les écoles normales et la crise du recrutement,<br />
548 ; — Le sacrifice d'Abraham, 554; — Au congrès<br />
de Nantes, 561; — Autour du congrès de Nantes, 569;<br />
— Au pied du mur, 585.<br />
Articles divers.<br />
Une nouvelle carrière ouverte aux jeunes filles<br />
(HinzeUn), 3; Encore la question des livres scolaires<br />
(T. Steeg, G. Mirel),25; — Initiative d'une institutrice<br />
(F. B.), 28; — Le don des livres scolaires à,<br />
la sortie de l'école (Th. Chastaing), 29; — Le monopole<br />
de l'enseignement (P. Buisson), 37; — La création<br />
nécessaire d'une quatrième année d'études à<br />
l'école normale (J. Coste), ,39: — Le tableau des<br />
fonctionnaires en France (E. Hlnzelin), 61 ; — Postes<br />
d'Algérie (G. Dumas), 73; — La question des retraites<br />
(R. Poincaré), 139; — Un meeting pour les<br />
retraites (E. Dufonr),112 ; — La question des retraites<br />
au Sénat et à la Chambre (L.), 127 ; — Sus aux<br />
vieux bouqiiins ! (K. Séguin), 133: — Pour les retraites,<br />
135 ; — Les études surveillées et les inégalités<br />
sociales ( Manuel général), 157, 169 ; —- B.xamens<br />
et concours de renseignement primaire (L.-R.Trautner),<br />
159; — Les retraites des instituteurs (G. Dumont),<br />
173; — Obligation et fréquentation (Pollet),<br />
193 ; — Pour défendre l'école publique (F. Buisson),<br />
205; — L'enseignement ménager pour les jeunes filles<br />
à la campagne (E. Chancrin), 208; — Une affaire de<br />
manuels scolaires dans l'Ain (A. Charnal), 241 ; —<br />
Les secrétaires de mairie (D. Reygasse), 295 ; — La<br />
formation des instituteurs (E. Pollet), 301, 337, 364,<br />
387; — En l'an deux mille (E. Aubisse), 373;—Conseil<br />
supérieur de l'Instruction publique (E. Toutey),<br />
376;— La situation scolaire à la rentrée (J. Deries),<br />
85; (A. Moulet), 98; (Blanguernon), 124; (Gazin),<br />
135; (Marchand et Audran), 149; (F. Mourlot), 171;<br />
(G. Rossignol),_172; — Pour ,18S écoles de hameau<br />
(K. Rayot), 385; — Cours d'adultes (Un inspecteur<br />
primaire), 397; — Les récompenses honorifiques dans<br />
l'enseignement primaire (K. Darn), 413; — Les suppléants<br />
et les suppléantes auxiliaires (A. Maysou),<br />
414 ; — La loi sur les retraites expliquée aux enfants,<br />
(K. Séguin), 448, 462; — Comment organiser une<br />
société de tir? (Bélaubre), 475; — L'école hors de'<br />
France (Enquête du Manuel général), 494, 518,532 ;<br />
— Terrasses fleuries (Lamy), 509;— Conseil supérieur<br />
de l'Instruction primaire (E. Toutey), 538; —<br />
Vœux présentés au Conseil supérieur de l'Instruction<br />
publique par les représentants de l'enseignement primaire,<br />
539; — Pour l'augmentation de nos traitements<br />
(U. Gorrin), 554; — L'éducation professionnelle<br />
des instituteurs par le conseil des maîtres<br />
(E. Caron), 571 ; — La question d'Alsace-Lorraine<br />
{erratum), 578.<br />
Chambre des députés.<br />
Discussion du budget de l'Instruction publique,<br />
282, 291;— Complément au budget de l'Instruction<br />
publique, 375.<br />
Sénat.<br />
Discussion du budget de l'Instruction publique, 519.<br />
Opinions de nos lecteurs.<br />
Les illettrés (Marie Peytral), 9; — En faveur des<br />
vieux (Marais), 10; — En faveur du certificat d'études<br />
(Mangin), 20; — Au sujet de la circulaire sur les<br />
retraites (Un instituteur picard), 21; — Pour la formation<br />
des instituteurs (G. Persigout), 35; — Pour<br />
développer le goût de la lecture (F. Escalard), 36; —<br />
Toujours au sujet de l'expérience (D. Billotey), 45;<br />
— Le brevet supérieur (U. Gorrin), 46; — Les livres<br />
scolaires (L. Chuet), 57; — Sur la composition française<br />
(F. Mayoux), 57 ; — Comment il faut comprendre<br />
la défense de l'école laïque (E. Anne), 68; — Un<br />
cas difficile (Une institutrice), 82; —Le balayage des<br />
classes (P. Maurel), 82; — A propos de la lettre de<br />
M. Cusson sur « l'Inégalité sociale à l'école primaire »,<br />
82; — Le raisonnement du problème d'arithmétique<br />
(J. Gassan et L.-R. Trautner), 94; — A propos des<br />
bourses scolaires (V. Bourgey), 94; — Un instituteur<br />
doit-il céder ou résister? (Chompret), 106; —Nos fêtes<br />
scolaires (M. Moulinier), 106ç — A props de l'examen<br />
des conscrits (F. Càttier), 117; — L'histoire locale à<br />
l'école primaire (E. Daru), 117; — A propos de l'hygiène<br />
scolaire (L. Chuet), 131; — Suppléants et stagiaires<br />
(A. Debray), 131; — Quelques réflexions sur<br />
la dépopulation de nos campagnes (L. Bourquin), 141 ;<br />
— A défaut de musée scolaire (A. Lacroix), 142; —<br />
Sur l'examen du brevet supérieur (Plenneau), 153 ; —<br />
Sur l'enseignement agricole (A. Rocher), 166 ; —<br />
Quelques rectifications (Ch. Baltes), 167; —L'épreuve<br />
écrite du C. A. P. (F. Lebossé), 178; — De la coupe<br />
aux lèvres (M. Descloux), 188; — A travail égal, salaire<br />
égal (Lecomte), 189; — Défendez les maîtres d§<br />
l'enseignement privé (Mirit). 189; — Sur le certificat<br />
d'aptitude pédagogique (G. Persigout), 201; — A propos<br />
des récompenses (J. Trabuc), 202; — Le nouveau
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES 595<br />
concours d'admission aux E. N. P., (M. Robert), 202;<br />
— La poésie de l'histoire, (H. Brun), 213; — Les<br />
instituteurs et la presse (A. Debray), 214; — A propos<br />
du C. A. P . (Dal6me), 214; — Ne supprimons<br />
pas l'épreuve écrite du C. A. P. (L. Bonnet), 226; —<br />
Autre son de clooiie; le C. A. P. et les stagiaires<br />
(Bélaubre), 22C; — A propos de la détense de l'enseignement<br />
privé (Roziêres), 227; — Sur le procédé<br />
La Martinière (Danteuille), 236; — L'équivalence des<br />
titres (M. Buffé), 237; — Sur la « poésie de l'histoire<br />
» (M. Descloux), 249; — Pour les bibliothèques<br />
scolaires (P. Maurel), 250; — Le C. A. P. (A. Debray),<br />
262; — Sur les illettrés dans l'armée (Un vieux<br />
déoorél, 202; — Quelques réflexions sur l'examen du<br />
B. E. (R. Lévy), 249, 262, 274; — Un aspect imprévu<br />
de la question des équivalences (J. Roux), 274; —<br />
Pour nos bibliothèçiues scolaires (J. Cassan), 275; —<br />
Les illettrés au régiment (Commandant M.), 288 ; —<br />
Sur l'enseignement agricole (Dalème), 309; — Encore<br />
un mot au sujet des stagiaires (M. Cortot), 310;<br />
— L'élite des E. P. S. et l'enseignement secondaire<br />
(Bertrand), 311 ; — Pour ajouter aux quelques réflexions<br />
sur l'examen du B. E. (J. Armanet), 322; —<br />
Pour un j)ointl (Laugier), 323; — Les demi-directeurs<br />
(Guilhamot), 333; — Toujours à propos des<br />
programmes (L. Chuet), 333; — Classement des postes<br />
(U. Gorrin), 333; — Egalité du traitement des<br />
instituteurs et des institutrices (Mayson), 345; — Une<br />
rectification (Roques), 346; — De l'initiative des maîtres<br />
(E. Laval), 350; — Sur la questioa des ponts<br />
(Coquerel), 357; — Ne tronquons pas trop les textes<br />
(L. Appert), 370; — L'espéranto à l'école primaire<br />
(J. Lacroix), 370; — Un bon livre (A. Buathier). 3S2 ;<br />
— Pour nos sœurs « néo-latines » (L. Caire), 382; —<br />
Impressions d'un inspecteur primaire sur la dernière<br />
session du C.K.P. (C. Jacquiau), 394 ;—Périodes de<br />
service militaire (Cachard), 395; — Aimons notre<br />
classe (M. Descloux), 406;, — Ce que m'apportent les<br />
petites mains et ce que demandent les petits yenx<br />
(A. Buathier), 418; — L'enseignement par la cinématograpHe<br />
(Maisonneuve), 418; — On demande unbon<br />
livre de prix (Lambert), 430; — A propos, des mutations<br />
du personnel (Suillerot), 430; — Classement<br />
des postes et des maîtres (Mayoux), 440; — Les contes<br />
à l'école (M. Cortot), 441 ; — Les promotions au<br />
choix dans l'enseignement primaire (H. Rouzaud),<br />
454;— Cours d'adultes (Chastaing), 465; — Un enseignement<br />
pittoresque des sciences naturelles (A.<br />
Saguet), 478;— Niprovocation, ni capitulation (L. Dessaint),<br />
479 ; — Les promenadesscolaires etleurs résultats<br />
iF. Mayoux); —Une fête scolaire (E.Anne), 503^<br />
— L'enseignement de l'histoire et de la géographie<br />
locales, (Chabanas), 514; — Le cours préparatoire<br />
dans lés écoles primaires supérieures (Boudon), 525 ;<br />
— La mère éçLucatrice(Mme Rigaut), 536; — L'enseignement<br />
de l'agriculture dans les écoles normales<br />
(Ev. Rhodes), 543; — A propos-du certificat d'études<br />
primaires supérieures (Mlle Pitrois), 550; — Pour la<br />
bonne chanson (P. Laurè), 550^ — L'enseignement<br />
rationnel de la musique (Dangueuger), 550i) —La décoration<br />
des salles de classe, 567 ; — Sauvons le corps<br />
(A. Buathier), 574; — A propos du certificat d'études<br />
primaire (E,. Choquenet), 574; —Le raisonnement-du<br />
problème d'arithmétique (H. "Tassin), 581; — L'enseignement<br />
par l'action (Chabanas), 589.<br />
Communications diverses.<br />
Fédération féministe universitaire, 10; — Enquête<br />
officieuse, 21 ; — Un hommage aux instituteurs, 69 ;<br />
— Fédération féministe universitaire de France et<br />
des colonies, 69; — Société de préservation contre la<br />
tuberculose, 69, 250; —«Ecole de musique Galin-Paris-Chevé,<br />
70; — Ecole des mères, 83; — Congrès<br />
international de pédologie, 83; — Couronné par l'Institut,<br />
117; — Législation et administration scolaires,<br />
117 j — Correspondance Internationale, 117 ; — Association<br />
d'institutrices diplômées, 118; — Banquet de<br />
r « Union « des instituteurs de la Seine, 167; —<br />
L'écriture à l'école primaire, 168 ; — Deux arrêts de<br />
la Cour de cassation sur les livres scolaires, 178; —<br />
Examen du certificat d'aptitude à l'enseignement de I<br />
la gymnastique, 190; —• Solidarité des B. E. (J. Pradel),<br />
190; — Pour nos écoliers (L. Colombant), 190;<br />
— A propos des élections aux conseils départementaux,<br />
203; — Une conférence sur l'éducation morale,<br />
203 ; — Monument A. Guéry, 203; — Ecole ménagère<br />
pour les jeunes filles, 214; — Une enquête sur le<br />
conflit des trois ordres d'enseignement, 214; — Projet<br />
d'article additionnel à la loi de finances, 227 ; —<br />
Le concours de l'Almanach Hachette, 227 ; — Ligue<br />
des instituteurs chargés de famille, 228; —«Société<br />
nationale de l'Art à l'école, 228, 250, 264 ; — Organisation<br />
des écoles ménagères post-scolaires (G. Dommain),<br />
288; — Préparation au professorat des sciences<br />
appliquées (A. Gasquet), 239; — Les propositions<br />
Buisson et Thalamas, 239; — Le reclassement, 250;<br />
— Conférences Sur la législation et l'administration<br />
de l'école primaire, 250; — Aux instituteurs bacheliers,<br />
250; — Entente des conseillers départementaux<br />
263; — VII® congrès des associations professionnelles<br />
des institutrices et des instituteurs publics de France<br />
et des colonies, 263; — Union des sociétés de préparation<br />
militaire de France, 264 ; — Le chant choral à<br />
l'école, 275; — Deuxième congrès international de<br />
l'enseignement primaire, 275 ; — Associafion amicale<br />
des professeurs français de sténo-dactylographie, 275;<br />
— Pour la caisse des écoles, 300; — L'art à l'école,<br />
311; — Pédagogie musicale, 3Hç — Pour ceux<br />
qui veulent apprendre l'espéranto, 311 ; — Premier<br />
congrès des cours complémentaires, 346; — .Instruction<br />
agricole des populations rurales, 346; — L'enseignement<br />
simplifié, 346; -— L'orphelinat de l'enseignement<br />
primaire, 371; — Pour les enfants arriérés,<br />
371 ; — Associations des universitaires de passage à<br />
Vichy, 371; — Les B, E. et les deux premières classes,<br />
371; — Pour l'échange international, 372; —<br />
Union pédagogique française, 406; — Colonies de<br />
vacances, 406; — Congrès de l'art à l'école, 407; —<br />
Nos enfants à l'étranger (Toni-Mathieu), 430; — Le<br />
chant du millénaire normand (J. Tiersot), 431; —<br />
Pour les B; E, (P. Pinasseau), 442; — Colonies de<br />
vacances, 442; —.^Deuxième fête du chant à l'école,<br />
442; — Ecoles primaires supérieures, 442; — L'apprentissage<br />
agricole en France, 454; — Le congrès<br />
de Nantes, 466 ; — Cauterets, 467; — Pour la coéducation<br />
des sexes, 467; — Une initiative heureuse (G,<br />
Thévenelle), 479: — Quatrième année d'école normale<br />
(Kergomard), 479 ; — Pétition des instituteurs<br />
de-g® classe pour l'accession à la l"® (J. .Le Borgne),<br />
490; — A l'examen du C. E. P. (Chevalleau), 490;<br />
— Une belle carrière (A. Réau), 490; — Souscription<br />
A. Guéry, 504 ; — Mission laïque française, 504; —<br />
.'i.ppel aux instituteurs et institutrices titulaires du<br />
B. S. (Bernoud), 504; — Note relative au recrutement<br />
de la section spéciale annexée à l'école normale<br />
d'Alger-Bouzaréa, 526; — Les secrétaires de mairie<br />
(Reygasse), 526; —Victor,Duruy, 527; — Congrèsde<br />
l'Union pédagogique française, 544; — Ligue française<br />
de l'enseignement, 544; — La culture classique, 544:<br />
— Institut français en Espagne (E. Mérimée), 551 ; —<br />
L'espéranto dans les écoles de Samos, 552.<br />
I Nécrologie.<br />
La fin d'un honnête homme (F. B.), 21; — M. Gaillard,<br />
46.<br />
Correspondance.<br />
Droits d'examen, 12; — Gymnastique scolaire, 12;<br />
— Auditeurs et auditrices libres dans les écoles normales,<br />
12; — Demande d'emploi, 23; — Professorat<br />
des écoles normales, 23; — Ecole des infirmières, 47 ;<br />
— Certificat d'études primaires, 58; — C. A. pédagogique,<br />
58; — Pension des veuves, 58; •— Secrétaires<br />
et commis d'inspection académique, 70; — Epreuve<br />
de dessin à l'examen du brevet élémentaire et supérieur,<br />
70; — G. A à l'inspection primaire, 84 ; — C.<br />
A. à l'inspection des écoles maternelles, 84; — Latin<br />
dans les écoles privées, 84 ; — Examen du certificat d'études<br />
primaires supérieures, 84; — La nouvelle nomenclature<br />
grammaticale, 95 ; — Congé aux institutrices<br />
en couches, 95 ; — Fréquentation scolaire, 95 ; — An-
596 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
nfies de service et retraite, 95 ; — Pour visiter Paris,<br />
95, 156; — Oavrages et examens, 95; — Congé pour<br />
le pont^ 107; — C. A. à l'enseifrnement de l'agricul<br />
REVUE <strong>DE</strong> LA PRESSE<br />
ture, 107; — Locaux scolaires, 132; — Enseignement<br />
des enfants arriérés, 132; — Caisses des écoles, 132; Pédagogie allemande et pédagogie française<br />
— Changement de département, 142; — Indemnités de (Tour du Monde), \\ \ — Pour les instituteurs de<br />
logement, 142; — Bourses de l'enseignement primaire campagne (le Petit Journal), 11 ; — Le chant choral<br />
supérieur, 143; — Lettres et copies sans adresse, à l'école primaire {la Dépêche de Toulouse), Ali; —<br />
J56; — Le « Seuil de la vie », 156; — Leçons parti Promenades scolaires (le Journal), il ; —Le ruisseau,<br />
culières, 156; — Sur l'application de la nouvelle no école, du crime [le Journal), 83; — Contre l'enseimenclature,<br />
179;— Certificat d'études primaires (desgnement ménager (le Relèvement social), 83; — Les<br />
sin et agriculture), 191; — Couture dans les écoles colonies de vacances à l'étranger (Journal des Dé<br />
mixtes, 192; — Traitements et pensions, 204; — Adbats), 83; — Les retraites des instituteurs (le Radimission<br />
à la retraite, 20i; — L'article en gramcal), 118; — Les enfants et les contes (le Figaro),<br />
maire, 204; — Ecoles privées et écoles publiques, 119;— Pour les instituteurs et les institutrices (le<br />
216 ; — Bourses dans les écoles primaires supé Journal), 154; — Défendons l'école (l'Action), 155;<br />
— L'enfance criminelle (le Figaro), 155: — Pourquoi<br />
rieures, 216; — Sur l'Alsace-Lorraine, 240; — Ins nous comptons en France beaucoup d'illettrés (l'Actitutrices<br />
en Angleterre, 240; — Direction des tion), 190; — Un exemple qui fait rêver {le Radical),<br />
cours complémentaires, 240; — Délégations canto 191 ; — La question scolaire aux Etats-Unis (le Finales,<br />
240; — Classes pour enfants arriérés, 264; — garo), 191; — Les amicales d'instituteurs et le cardi<br />
Retenues pour pensions civiles, 264; — Engagement nal Luçon (le Temps), 215; — Pour la jeunesse (le<br />
décennal, 264; — Programmes limitatifs, 264: — B. Rappel), 251 ; — Du choix des livres dans les écoles<br />
E. et B. S.,300; — Caléchisme, 300 ; — Congé, 300; — (l'Action), 251; — Ce qui serait à réformer dans nos<br />
Langues vivantes, 300; — Ecole de hameau, 300; — programmes (la Revue), 251 ; — Une crise de l'ap<br />
Brevet élèmentairé (gymnastique), 300; — Congé aux prentissage (Bulletin municipal), 252; — L'inspec<br />
institutrices en couches, 312, 335; — Périodes de sertion médicale des écoles d'Outre-Manche (la Petite<br />
vice militaire, 323 ; — Secrétaires et commis d'inspec République), 252; — L'école de la vie (le Figaro),<br />
tion académique, 824 ; — Classes mixtes, 335; — Des 252; — La leçon de géographie (l'Eclair), 216 ; — Les<br />
sin au 5. S., 335; — Bourses de séjour à létranger instituteurs à Joinville (l'Action), 276; — L'abri fa<br />
pendant les vacances, 835; — Accidents, 335; — Mémilial (le Figaro), 276; — Un héros : mort du docdaille<br />
d'argent 872; — Pour venir à Paris, 372; — teur Mesny, 3tl ; — Récréatiôns en plein air (la Ré<br />
C. A. à l'enseignement de la gymnastique, 372; — publique française), 311 ; — L'école publique et la<br />
Candidats à l'inspection, 372; — Services militaires criminalité juvénile {Revue du mois), 312; — L'ins<br />
valables pour l'avancement, 384 ; — Economat des tituteur médecin {le Matin), 312; — Pour former les<br />
écnles normales, 384 ; — Périodes de service militaire, membres de la famille française (r.lction). 312; — Ce<br />
384; — Concours d'admission aux écoles normales qui peut nous unir (le Ranical), 334 ; — Comment<br />
primaires, 384; — Admissions des élèves, 384; — Ju élever nos enfants (le Journal), 334; — Sur la nomi<br />
—<br />
ges<br />
Récompenses<br />
de paix et greffiers,<br />
honorifiques,<br />
396 ; —<br />
408;<br />
Eaux<br />
—<br />
thermales,<br />
Payement<br />
408^<br />
des nation des insiituteurs (les Droits de l'homme), 335;<br />
mandats, 408 ; — Congé de maladie et indemnité de — Pour le brevet supérieur (l'Action). 35J; — Le<br />
résidence, 408; — Balayage des classes, 431; — Pen jour des oiseaux (Chronique médicale), —Le desions<br />
de retraite, 431; — Instituteurs et institutrices voir et les droits des maîires à l'école (le Matin),<br />
en Tunisie, 431; — Avis relatif aux correspondances, Syi ; — Pour assurer la fréquentation scolaire (l'Ac<br />
432; — Promotions, 444; — Quatrième année d'école tion), 383 ; — Pour préparer l'avenir (le Temps),<br />
normale, 444 ; — Examen de passage dans les écoles 383; — L'obligation scolaire (l'Action), 883; — L'édu<br />
primaires supérieures, 444; — Indemnités de résication des sens (le Radical), 383; — Jusqu'à parfaite<br />
dence, 444; — C. A. P. et certificat de fin d'études nor entente (le Rappel),. iOl; — Les retraites ouvrières à<br />
males, 468 ; — Arpentage, 468; — Délégation dans les l'école (la Petite République), 407; — Pour nos en<br />
écoles primaires supérieures, 480;— G. A. à l'enseignefants (Défendons-nous.'), 407 ; — Le placement famiment<br />
de l'anglais dans les écoles normales et les écolial (l'Action), 407; — La libération politique des insles<br />
primaires supérieures, 480; — C. A. à l'enseignetituteurs (le Siècle), 408; — La morale en action<br />
ment du chant, 492 ; — Surveillance de l'interclasse, (la France de Bordeaux), 418 ; — La fréquentation<br />
492 ; — Logement ou cantonnement des troupes, 49i; scolaire (le Siècle), 419; — L'inspection féminine des<br />
écoles (Revue pédagogique), 419; — Les patronages<br />
— Congé pour le pont, 428; — Concours du Manuel laïques (l'Action), 420; — Aux instituteurs (le Jour<br />
général, 528; — Enseignement de la couture dans nal). 442; — L'Université et l'armée (Opinion mili<br />
les lycées et collèges de jeunes filles, 528 ; — Pentaire), 443; — Trop d'institutrices (l'Action), 443; —<br />
sion» de retraite, 528; — Congé et traitement, 528; Enseignons les choses utiles (le Relèvement social),<br />
— Brevet élémentaire, 528; — Jardin, 528; — C. A. 444; — Danger de mort (les Annales), 467; — La<br />
à l'enseignement des langues vivantes, 552; — Titu scoliose et la myopie à l'école primaire (la Républilaire<br />
d'un poste, 552; — Instituteur retraité, 552; — que de l'Ouest), 468; — L'enseignement primaire<br />
Périodes militaires, 552; — Arrérages d'une pension, complémentaire obligatoire (la Petite République),<br />
560 ; — Balayage des classes, 560 ; — Partie scolaire 468; — L'inspection par des femmes (le Journal),<br />
du Manuel général, 560; — Certificat d'aptitude au 490; — Fréquentation scolaire (le Siècle), —<br />
professorat des écoles normales, 560; — Examen mé L'éducation par la nature [le Progrès du Morbihan),<br />
dical, 568; — Bulletin administratif, 568 ; — Examens 491; — L'instruction post-scolaire obligatoire (le<br />
supérieurs, 583; — Heures supplémentaires, 583; — Journal), 527; —L'éducation nationale et les insti<br />
Jouissance du jardin, 583.<br />
tuteurs (la Petite République), 527; — La défense<br />
de l'école laïque (le Rappel], 556; — Un jugement<br />
concernant les instituteurs secrétaires de mairie {le<br />
Matin), 557; — Les manuels scolaires {l'Action),<br />
557; — L'école des mères [le Journal), 558; — Les<br />
MOUVEMENT CORPORATIF institutrices et les classes d'adolescents (l'Action),<br />
558 ; — L'opinion des journaux sur le congrès de<br />
(LE LECTEUR)<br />
Nantes [VHumanité, le Radical, l'Aurere, l'Evéne<br />
• ' — L'interclasse et les cantines, ment, l'Action, la France, la Petite République,<br />
160 ; — Sur l'obligation scolaire, 222 ; — L'affaire de la Lanterne, Paris-Journal, la République fran<br />
Leyme,2'(4;— Le classement des maîtres et des posçaise, l'Eclair, le Soleil), 574; — La réforme de<br />
ni ' 3^2; — Enseignements et œuvres accessoi l'enseignement professionnel (l'Action), 576 ; — La<br />
res, 399; — Les adversaires des classements, 426; — préparation militaire obligatoire [le Journal), 590; —<br />
Au comité administratif de la Fédération des Amica- Les familles et l'hygiène scolaire [Paris-Journal),<br />
450; — Faut-il réformer l'inspection primaire? 590; — Les concours Bcola.ireB (Hevuemédico-sociale),<br />
591>
Revue des bulletins départementaux de<br />
l'enseignement primaire.<br />
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES 597<br />
Hygiène acolairp {Lot, Oran, Côte-d'Or), 22 ; — De<br />
la nécessité pour l'instituteur de quelque savoir psychologique<br />
(Seine-et-Marne), 22; — L'épreuve du<br />
G. A. P. (Mayenne), 22; — Les palais scolaires de la<br />
Haute-Loire, 204; — Vœux légitimes {Doubs), 204;<br />
— Ce que pourraient être les cours d'adultes (id.), 204;<br />
— Pour l'avancement au choii (^reyron), 239 ; — Le<br />
nouveau programme des écoles normales (Far), 240;<br />
— Etat lamentable des bibliothèques scolaires [Var],<br />
240 : — Doit-on faire des corrections en classe ?<br />
{Doubs), 240; — Nouvelle méthode administrative<br />
(Gers), 347; — Décadence des bibliothèques scolaires<br />
(Ariège), 396 ; — Salles de classe... vieux style (Finistère),<br />
396; — La méthode active en calcul (Aisne),<br />
39G ; — Pour répartir équitablement les récompenses<br />
honorifiques (Aveyt'on), d9fi ; — Aux lecteurs des bibliothèques<br />
pédagogiques (Lot), 480; — Un devoir<br />
jiratique (Aveyron), 480; — La fm du fonctionnarisme<br />
(Basses-Alpes), 480 ; — Une amélioration des<br />
cours d'adultes (Gironde), 516;— Une opinion sur le<br />
classement des postes (Gers), 516; — Une mesure d'hygiène<br />
louable (Kar), 516 ;—Le giand secret del'enseigoement<br />
est de se mettre à la portée des enfants (Côteidu-Nord),<br />
516; — Ce que doit être l'étude surveillée<br />
(Doubs), 516 ; — Incurie administrative (flœMte-iWarwe),<br />
016 : — N'enseignons à l'enfant que ce qu'il peut comprendre<br />
et retenir (Oran), 568; — Le but de la lecture<br />
expliquée (Seine-Inférieure), 568;— Vers la<br />
faillite des cours d'adultes (Lot-et-Garonne), 568; —<br />
Dans leur enseignement, les maîtres ne font pas assez<br />
oeuvre personnelle (Aveyron), 581 ; — Balayage des<br />
classes (Finistère), bSl; — Nouvelles recrues pour<br />
le« cours d'adultes. Une heureuse initiative (Vienne),<br />
582 ; — La préparation de la classe. Apparence et<br />
réalité (Haute-Vienne), 582; — Contre l'abus des<br />
revisions (Hérault), 582 ; — Bons et mauvais maîtres<br />
(Meuse), 582 ; —L'enseignement des sciences (Rhône),<br />
582 ; — L'inspection médicale des écoles organisée<br />
par une délégation cantonale (Jura), 583.<br />
VARIÉTÉS<br />
Revue littéraire,<br />
par LÉO.<br />
L'abandon de la terre et l'école, 6; — La fin de<br />
Chateaubriand et dé Mme Récamier, 7 ; — De Gœthe<br />
à Bismarck. 8; — Un échec de Lamartine à l'Académie,<br />
8;— Molière et les médec'ns, 32; — Y a-t-il<br />
une crise de la langue française ? 32 ; — La mort de<br />
Condorcet, 33; — Gambetta en 1863, 34;—Nos bons<br />
domestiques, 34; — Autour des Polichinelles, 54;<br />
— La jeunesse de Racine, d'après J. Lemaître, 55; —<br />
La maison de V. Hugo, 56; — Souvenirs de l'Ecole<br />
d'Athènes, -56; — Saint Paul au théâtre, 79; — Un<br />
anniversaire ; la mort des Girondins, 79 ; — Un plaidoyer<br />
en faveur du jardin français, 80; — Ce que<br />
pensent aujourd'hui les jeunes gens, 8t ; — Un défenseur<br />
de la vieille société : J. de iVJaistre, 104; —<br />
Variations sur l'habit vert, 104;— Par le sourire: Le<br />
sac vide et les tas de sable, lOo; — La légende de<br />
Phryné, 105 ; — Un anachorète contemporain :<br />
L. 'Tolétoï, 128 ; — La Bachelière, par l'auteur des<br />
Sévriennes, 129 ; — Les petits travers d'une grande<br />
artiste, 130; — Le coucher de Louis XIV, 131; — Le<br />
roman de la couturière, 151 ; — Un livre posthume<br />
de Brunetière, 152; — Michel-Ange et Léonard de<br />
Vioci, 152; — Un « primaire » lauréat du prix Goncourt,<br />
175 ; — Le monument de C. Perrault, 175 ; —<br />
Les surprises des lettres de cachet, 176 ; — La mort<br />
de Prévost-Paradol, 176 ; — Les biens du clergé en<br />
1789, 177; — Une oraison funèbre : le deuil de la conversation,<br />
177; — Les fêtes de janvier pendant le<br />
siège de Paris, 199 ; — Oe Goupil ë. Margot. Histoires<br />
de bêtes, 199 ; — La folie de Charles VI. Un diagnostic<br />
posthume, 200; — Les croix des poètes, 201 ;<br />
— Les miettes de V. Hugo: Bug-Jargal, 201 ; —Une<br />
académicienne d'autrefyi?, 222; — Le prix des Quarante-Cinq<br />
: 2g Visage penché, 223;— Ce qu'il laut<br />
penser de l'auteur de Paul et Virginie, 223 ; — Les<br />
coulisses du Parlement : Le salon de la Paix, 224 ; —<br />
Le Paris de 1830, 225 ; — Les hommes d'église à<br />
l'Académie: Réception de Mgr Duchtsne, .245 ; —<br />
Jean Macé chez les demoiselles, 246 ; — Une poésie<br />
d'Henri Murger, 247 ; — Un nouveau livre sur l'art<br />
italien: Venise et le Titien, 248 ; — M. Henry Roujon<br />
et les dames d'autrefois, 295; — Robespierre et le<br />
règne de la vertu, 296 ; — L'argot des précieuses,297 ;<br />
— De Berlin à Strasbourg, 298; — E. Rostand et sa<br />
lampe, 298 ; — Le bicentenaire de Boileau, 320 ; —<br />
Le bon sens et l'esprit d'après Lamartine, 320; — Les<br />
derniers jours de Maupassant racontés par son valet<br />
de chambre, ?21 ; — F. Coppée jugé par Richepin,<br />
322 ; — Ce que pense M. Donnay du Tartuffe de<br />
Molière, 342 ; — Le Tout-Paris au Collège de France,<br />
343 ; —Les thèses sociales au théâtre: le Tribun, 343;<br />
— Sur un mot de Louis XV, 344 ; — La première de<br />
Tannhduser, 344; — Le premier des romans d'aventures<br />
; VOdyssée, 367 ; — Les origines du Bourgeois<br />
gentilhomme,d^l; — Les poètes de terroir :M. Grandmougin<br />
et la Franche-Comté, 368; — Un classique<br />
de l'alpinisme : Louis Ramond, 368; — Lilas fleuris,<br />
,369 ; — Le prix du « Jeune Roman » : les Ebauches,<br />
391; —• Une visite à Mistral, 392 ; — Les jeux cruels:<br />
le combat du buffle et du tigre, 392 ; — Au foyer de<br />
la Comédie-Française, 415 ; — La révision des grands<br />
procès : Sirven et Calas, 416 ; — Les miettes de<br />
F. Coppée, 416; —Un Mérimée inconnu, 417 ; —Valentine<br />
de Milan et l'assassinat dn duc d'Orléans, 417 ;<br />
— M. Lavisse et les étudiants d'Alsace-Lorraine, 438;<br />
— Le millénaire de la Normandie, 439; — L'éducation<br />
d'un prince, 439; — M. Clemenceau dans l'Amérique<br />
latine, 463; — Brunetière jugé par un de ses<br />
pairs, 464 ; — Ce que la rivière dit au vieux pont, 464 ;<br />
— Un poète trop ignoré, 465 ; — Un portrait du nouveau<br />
roi d'Angleterre, 486; — L'armée française à<br />
l'Académie. Réception du général Langlois, 486; —<br />
Les romans de l'école : Robert Fougères, 487 ; —<br />
— L'idéal romanesque en France, 488; — Une anecdote<br />
sur V. Duruy, 510 ; — Des' vers inédits de Lamartine,<br />
511 ; — Que faire des demi-fous? 511 ; — La<br />
Chine se réveille, 512.<br />
Revue scientifique,<br />
par SAINT-GILLES.<br />
Guerres aériennes, 18; — Une renommée qui s'effondre,<br />
18; — L'industrie ardoisière en France, 19;<br />
— Au pays du musc, 19; — Les pygmées, 20; —<br />
Lutte contre l'alcool en Norvège, 20; — Les races<br />
qui s'en vont, 42; — Les dirigeables dans les régions<br />
polaires, 43; — Une importation d'Indo-Chine. Dans<br />
une fumerie d'opium, 43 ; — La revanche des femmes,<br />
43; — Ce qu'on peut tirer d'une boîte aux ordures,<br />
44; — La fraude du caramel, 44; — L'âge d'or des<br />
chirurgiens, 66; — Dans la montagne : l'avalanche et<br />
l'orage, 67; — La renaissance de la canne à sucre,<br />
68; — Charybde et Scylla. Un vieux proverbe justifié,<br />
68 ; — A l'Institut : les microbes ont détrôné les<br />
miasmes, 91; — Le prix du pain et le blutage, 91; —<br />
Les Grecs d'aujourd'hui, 92; — Le pied de la Chinoise,<br />
92; — Plus d'allumettes : la renaissance du<br />
briquet, 92; — Poivre en poudre et poivre en grains,<br />
93; — Le prochain livre de Mme Curie, 144; — Les<br />
animaux ont-ils un sixième sens, 114; — Ce que pense<br />
Edison de l'avenir de l'aéroplane, 115; — La protection<br />
de l'éléphant, 115; — Ce que colite une ville<br />
flottante, 115; — La fin de l'absinthe, 116;—Lesprogrè.s<br />
du cinématographe, 138; — Hypothèses sur<br />
Mars et les Martiens, 138; — Un parasite honnête :<br />
le gui, 139 ; — Ce qu'est devenu le Tonkin, 139 ; —<br />
Chez les buveurs de bièvre, 140; — Notre premier<br />
port fluvial, 140; — Au cœur de l'Antarctique, 161;<br />
— Les mines d'or en France, 165; — Par les routes<br />
de l'air, 165 ; — L'artério-sclérose et la vieillesse, 166;<br />
— L'art de vivre longtemps et le fletcherisme, 186;<br />
— Mme Curie académicienne en Suède. 186: — La<br />
havs r lu sucre, 186; — La chimie à l'Institut Pas-
898 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L^ ,'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
teiir. et les nouveaux anesthésiques, 1S7; — Le commerce<br />
extérieur de la France et celui des nations rivales,<br />
187; — Les progrès du cacao, 187; — La fin<br />
des gros sous : une nouvelle monnaie, 211; — Lss lapins<br />
en Australie ; rongeurs et bndgétivores, 211 ; —<br />
D'où nons viennent les œufs en hiver, 212; — Un<br />
phare automatique à Guernesey, 212 ; — La laillitte<br />
de la pomme de terre, 212; — Ce que la Tunisie doit<br />
aux posphates, 213 ; — Comment on pêche aujourd'hui<br />
la haleine, 213; — Un institut océanographique<br />
à Paris, 284; — Un mathématicien : Jules<br />
Tannery, 234: — Pour les dyspeptiques : le lait<br />
albumineux, 235; — Un nouveau métal : le stellite,<br />
235; — A propos des accidents de chemins<br />
de fer, 235; — Les fleurs se vengent, 236; — Aurat-qn,<br />
en 1911, un service régulier de navigation<br />
aérienne? 259; — Les progrès du choléra : l'opinion<br />
du docteur Chantemesse, 259; — Le chien qui parle,<br />
260; — Va-t-on supprimer les « demoiselles du téléphone<br />
? » 260 ; — Animaux engraissés par le charbon,<br />
261 ; — Une culture industrielle qui manque à<br />
nos colonies, 261; — Les élections sous la Ooupole,<br />
270; — Le théâtre avant Molière, 271; — La pesle<br />
de Mandchourie et la peste noire de 1348, 271 ; —<br />
Sainte-Beuve et la princesse Mathilde, 262; — Les<br />
joies de l'historien, 272; — La mode est sans pitié,<br />
284; — Café et caféine, 285; — Les Chinois vont-ils<br />
couper leur natte? 285; — La question de la maind'œuvre<br />
étrangère, 285; — En prévision de l'ouverture<br />
du canal de Panama, 286 ; — L'empoisonnement<br />
par les mollusques, 286 ; — La combustion des ordures<br />
ménagères, 287;— Le blé en 1909 : la part de la<br />
France, 287; — L'heure de Saumur, 306; — Les rançons<br />
du progrès, 306; — Un sport dangereux : le<br />
scaphandre, 807; — La renaissance du papyrus en<br />
Egypte, 307; —Comment ou s'empoisonne lentement<br />
mais sûrement, 308 ; — La truSe et le reboisement,<br />
308; — Le record des accidents de chemin de fer,<br />
308; — Les lépreux de Paris, 329; — Ce qu'a fait le<br />
colonel Renard pour la navigation aérienne, 329; —<br />
Les choc en retour d'un tremblement de terre, 380;<br />
— Pour être citoyen du monde, 830; — Le centenaire<br />
de Leverrier, 331 ; — La guerre aux rats, 331 ;<br />
— Le nerf de la paix, 331 ; — La vapeur d'eau et le<br />
chauffage au calorifère, 331 ; — La question des fruits<br />
crus et les microbes, 332; — Où commence, où finit<br />
la Champagne, 353; — Une idée française exploitée<br />
par les Américains, 334;— Ce qu'on trouve dans les<br />
caves des banques d'Etat, 354; — L'esclavage au<br />
cœur de l'Afrique, 354; — La production minière en<br />
France, 355 ; — Les forges de la marine à l'Ile d'Indret,<br />
355; — Le mouillage des confitures, 356; — La<br />
Banque de France et le crédit public, 378; — La fièvre<br />
typhoïde et la vaccination préventive, 379; —<br />
L'évolution du commerce et les guerres économiques,<br />
380 ; — Au pays des fourrures ; la chasse au Canada,<br />
380; — Comment on peut maigrir sans cesser de<br />
manger, 381 ; — Le carat et la loi nouvelle, 381 ; —<br />
Les plantes aromatiques et la distillation des parfums,<br />
381; — Entre l'animal et la plante : les récifs<br />
coralliens, 403; — Les lenteurs de la navigation intérieure,<br />
403; — Comment les Américains entendent<br />
la préparation au commerce, 404 ; — Les fraudes ingénieuses<br />
: le caramel, 404; — Le record du divorce,<br />
404; — Une pêche dangereuse : Nacres et perles,<br />
404; — Les labeurs et les tribulations de l'aslronome<br />
405 ; — Le paradis des serpents, 427 ; — Les vertus<br />
de l'angélique, 428; — Le Jardin des plantes et le Muséum,<br />
428; — Un moyen dïmprimer sans encre typographique,<br />
429; — Un nouveau livre de statistique<br />
graphique, 429; — La production de la houille dans<br />
le monde, 429; — De la terre au soleil, 451; — Le<br />
pays sans enfants, 452; — Pour préserver nos yeux,<br />
452; — La viande et le blé dans l'Argentine, 453 ; —<br />
Méflez-vous de la primevère, 453; — Ce qu'on ressent<br />
en aéroplane, 453; — Les pins maritimes des Landes,<br />
476;— La production mondiale du pétrole, 476; —<br />
L'accroissement de la population dan» les villes allemandes.<br />
477 ; — Ce qu'on attend de l'olivier en Tunisie,<br />
477; — Une plantation de café au Brésil, 477;<br />
— Les progrès de la spongiculture, 478; — Comment<br />
découvrir les fraudeurs, 499 ; — La fureur des plumes<br />
et le massacre des innocents, 500 ; — Une nouvelle<br />
maladie des pommes de terre, 500; —' Les petits<br />
commerçants et les grands magasins, 500; — Ce qu'il<br />
en coûte pour apprendre à voler, 501 ; — Fruits crus<br />
ou fruits cuits, 501 ; — Ce que devient la Tunisie,<br />
523; — Les poissons migrateurs ;• le saumon de<br />
l'Alaska, 523; — Houille blanche 'et houille verte,<br />
524; — Comment expliquer les progrès de la criminalité,<br />
524; — La plus grande gare du monde, 525.<br />
Articles diversi.<br />
Léon Tolstoï (A. Clos), 140; — Pour lire pendant<br />
les vacances, 542; — Les bienfaits de la mer (Docteur<br />
Scribe), 549; — L'originalité individuelle et la communication<br />
des esprits (L. Dugas), 565 ; — Boisement<br />
et reboisement (L. Chuet), 573: — Une œuvre<br />
originale (J.-M.), 580; — La fleur des histoires françaises<br />
(G. Hanotaux), 481; — Le centenaire Duruy;<br />
discours de M. Lavisse,'502.<br />
Chronique agricole,<br />
p a r M . HBNRI NUSS.<br />
Pour éloigner les moineaux, 35 ; — Conserver les<br />
marcs à l'abri de l'air, 44; — Jeunes et vieilles pommes,<br />
81; — Comment avoir de l'herbe sous les arbres,<br />
93; — Quels blés semer cette année? 116; —<br />
Soignez le rhume de vos lapins, 153; — Faut-il enfouir<br />
les nitrates? 188; — Pour bien couper une<br />
grosse branche, 236; — Comment nourrir ses porcs<br />
sans pommes de terre, 261 ; — Travailler les blés dès<br />
la fin de l'hiver, 287; — Engrais complet de marcs<br />
pour les vignes, 309; — La vache doit-elle travailler?<br />
345 ; — Eviter la hernie du chou, 405 ; — Séchage<br />
des fourrages sans fanage, 440; — Fourrages à semer<br />
en été, 503; — Suralimentez vos vignes chlorotiques,<br />
566.<br />
Les livres nouveaux.<br />
Programmes officiels des écoles primaires (Mutelet<br />
et Dangueuger), 23 ; — Le français par les textes<br />
(Bouillot), 48; — 160 leçons d'arithmétique à l'usage<br />
du cours moyen (A. Lemoine), 58; —L'enseignement<br />
du calcul : Conseils aux instituteurs (C.-<br />
A. Laisant), 107; — Nouveautés et progrès de<br />
l'industrie fD. Bellet), 156; •— L'initiateur mathématique<br />
(J. Camescasse), 192; — La France<br />
en sept cartes. Cahier de cartographie simplifiée<br />
(J. Parlier), 228; — Les chefs-d'œuvre des grands<br />
maîtres. Cahiers artistiques, 348; — Petit cours<br />
primaire d'espéranto (Bonnehon et Rosiaux), 420;<br />
— Collections d'histoire naturelle pour les écoles<br />
primaires supérieures (R. Lasserre), 432;— Une<br />
nouvelle édition du Code Pichard, 492; — En lisant<br />
les beaux vieux livres (E. Faguet), 552.<br />
Pour nos filles.<br />
Métiers et professions (C. Varèze), 225; — Postes,<br />
télégraphes, téléphones, 248; — Jardinières d'enfants,<br />
273 ; — Dessinatrices de modes, 298 ; — Employées<br />
de banque, 332,369 ; — Infirmieres, 393 ; — L'CEuvre :<br />
Secrétariat féminin, 513.<br />
ACTES OFFICIELS<br />
relatifs à l'enseignement primaire.<br />
Décrets : relatif aux maîtresses surveillantes d'externats<br />
et aux institutrices des lycées et collèges, 24;<br />
— fixant les cadres et les traitements des secrétaires<br />
et commis d'inspection académique, 36; — modifiant<br />
les articles 72 et 73 du décret organique du 18 janvier<br />
1887, relatifs aux brevets de capacité de l'enseignement<br />
primaire, 71 ; — modifiant le certificat<br />
d'aptitude à l'enseignement du chant, 358; —<br />
modifiant le décret du 28 avril 1910 relatif aux
PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TAHLl;: <strong>DE</strong>S MATIÈRES' S99<br />
équivaleuces du baccalauréat en vue de la licence fcs<br />
sciences, 560.<br />
Note du ministre de l'Instruction publique relative<br />
à la nomenclature grammaticale, complétant l'arrêté<br />
ministériel du 25 juillet 1910, 372.<br />
Notice sur l'enseignement de l'agriculture, 454.<br />
Avis relatif au concours pour l'admission aux<br />
écoles normales primaires (1911), 84.<br />
Arrêtés : relatif à la nouvelle nomenclature grammaticale,<br />
60; — fixant les cœfficients à attribuer aux<br />
épreuves orales du certificat d'aptitude au professorat<br />
des écoles normales et des écoles primaires supérieures<br />
(ordre des sciences, des lettres et des sciences<br />
appliquées) pour les examens de 1911, 84; — relatif<br />
au certificat .de fin d'études normales, 108; —<br />
relatif au certificat d'aptitude à l'enseignement de la<br />
comptabilité, 108; — relatif à l'enseignement du dessin<br />
dans les écoles normales d'institutrices, 108 ; —<br />
relatif au concours d'admission aux écoles normales<br />
primaires, 120; — concernant l'examen du brevet<br />
supérieur de l'enseignement primaire, 132; — prorogeant,<br />
pour l'année 1912, la liste des auteurs français<br />
et étrangers prescrits pour l'examen du certificat<br />
d'aptitude à l'enseignement des langues vivantes<br />
dans les écoles normales, 143; — prorogeant (1912)<br />
la liste des auteurs étrangers à expliquer à l'examen<br />
du professorat des écoles normales (lettres), 143; —<br />
maintenant, pour 1911, le programme des matières<br />
de l'examen du certificat d'aptitude à l'enseignement<br />
de la gymnastique (degré supérieur). 216 ; —<br />
attribuant, pour 1910, le prix Pape-Carpentier, 216;<br />
— attribuant des récompenses aux personnes ayant<br />
contribué à l'enseignement de l'histoire et de la géoraphie<br />
locales dans les écoles publiques, 336;—modiaut<br />
l'article 45 de l'arrêté du 18 janvier 1887, relatif<br />
à l'examen des bourses de l'enseignement primaire<br />
supérieur, 358;— portant modifications à l'arrêté organique<br />
du 18 janvier 1887, relatif aux récompenses<br />
honorifiques à décerner aux instituteurs et aux insti<br />
tutrices détachés dans Ifcs lycées et collèges,584; —<br />
portant modifications à l'arrêté du 4 août 1905, relatif<br />
au certificat de fin d'études normales, 584 : — modifiant<br />
les dates des examens du brevet élémentaire,<br />
du brevet supérieur et du certificat d'études primaires<br />
supérieures dans le département du Nord, pour<br />
la deuxième session de 1911; — fixant les cœfficients<br />
à attribuer aux épreuves du certificat d'aptitude au<br />
professorat des écoles normales et des écoles primaires<br />
supérieures, pour les examens de 1912.<br />
Circulaires-: relative à la nouvelle nomenclature<br />
grammaticale, 59; — relative aux promotions de<br />
classe des instituteurs et institutrices an 1="^ janvier<br />
1911, 143; — relative aux retraites des instituteurs,<br />
180; — aux recteurs, relative à l'enseignement de<br />
l'histoire et de la géographie locales, 336; — du ministre<br />
de l'Instruction publique, relative aux attaques<br />
dirigées contre l'école laïque, 358; — relative à la<br />
date d'application des programmes limitatifs de l'examen<br />
du brevet supérieur et du concours d'admission<br />
aux écoles normales, 859; — concernant l'interprétation<br />
des décrets et arrêtés des 28 septembre et 2 octobre<br />
1910. Concours d'admission aux écoles normales<br />
et examen du B. S., 359; — relative à la diffusion<br />
de l'examen agricole, 456; — relative à l'application<br />
de l'article 85 de la loi du 8 avril -1910 concernant<br />
les versements rétroactifs à la caisse des pensions de<br />
retraites, 456; — relative aux propositions d'admission<br />
à la retraite des instituteurs et institutrices en<br />
1911, 536.<br />
Lectures de vacances.<br />
La Grande Illusion (Norman Angell), 173; — Les<br />
Maîtres de l'heure (Victor Giraud), 177; — George<br />
Anderson (Mlle Humphry Ward), 181; — Vie de<br />
Tolstoï (Romain Rolland), 185; — La question d'Alsace-Lorraine<br />
(discours de B. Lavisse), 189 ; — Le<br />
Grand Siècle (Jacques Boulanger), 193; — Notes de<br />
voyage dans l'Amérique du Sud (G. Clemenceau), 197 ;<br />
— LaFleur des histoires françaises (G. Hanotaux), 201.<br />
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livres qu'on relit toujours.<br />
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78* Année. N» 52 9 Septembre 1911.<br />
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(Suite)<br />
Certificat d^aptitude à renseignement de l'agriculture<br />
dans les écoles primaires supérieures.<br />
SESSION 1911.<br />
Liste par ordre de mérite des aspirants admis<br />
définitivement,<br />
MM. Qrandjean, instituteur à l'école d'agriculture de Maison-Carrée<br />
(Âiger; — Morel, instituteur à l'école de Tarare<br />
(Hhône); — Adam, instituteur à l'école de Pithivier (Loiret)<br />
; — Legrand, instituteur à Bourbourg (Nord) ; — Patay,<br />
instituteur à l'école de Saiat-Pourçaiu (Allier).<br />
Certificat d'aptitude à^l'enseignement du travail<br />
manuel dans les écoles normales et dans les<br />
écoles primaires supérieures. ,<br />
SESSION <strong>DE</strong> 1911.<br />
Liste, par ordre de mérite,<br />
des candidats admis définitivement,<br />
ASPIRANTES.<br />
Mlles Pairandeau, étudiante ^ Paris ; — Saint-Dizier, institutrice<br />
à Paris.; — Chambourlanr, instituirice à Pans ; —<br />
Mme Queste, née Saiugery, institutrice à Paris ; —<br />
Mlles Bourgeois, surveillanie au lycée de jeunes filles de<br />
Lyon ; — Maupinot, professeur à l'école primaire supérieure<br />
do Gray (Hauie-Saône); —• Pouillon, insiiiuirice a Saacy<br />
(Seine-et-Marne) ; — Bucros, élève de l'école de Fontenayaux-Roses;<br />
— Balloy, étudiante à Paris ; — Neyroux, surveillante<br />
au lycée d'Annecy (Haute-Savoie) ; — Tholozan,<br />
surveillante au lycée de Versailles; — Mme veuve Alem,<br />
institutrice â Huisnes fManche) ; — Mlles Debauchez, surveillante<br />
au lycée de Besançon ; — Liberos, éléve de l'école<br />
de Fontenay-aux-Roses ;— Louis^ élève au lycée de jeunes<br />
filles de Besançon ; —Mme Grèzes,née Alazard, étudiante à<br />
Paris j— Mlles Brochard, maltresse auxiliaire à l'école primaire<br />
supérieure de Nancy;— Grad, surveillante auJyoée<br />
de Besançon ; — Gouderette, institutrice en congé à Paris ;<br />
— Thomas (Germaine), institutrice à Paris ;• — Derribes,<br />
surveillante à l'école normale d institutrices de Clermont-<br />
Ferrand Delaître, institutrice à Paris; — Mme Remords,<br />
professeur à l'école primaire supérieure de Viilefranche-sur-<br />
Saône (Rhône) ; — Mlles Pourquery, élève de l'école de<br />
FonteDay-aux-Roses ; — Fournier, maîtresse d'internat au<br />
collège de jeunes filles de Laugres (Haute Marne); Pelletier,<br />
professeur à l'école primaire supérieure de Saint-<br />
Chamond (Loire); — Mme Gazaux, née Boisseau, maîtresse<br />
suppléante dans les écoles professionnelles à Paris ; —<br />
MJles Tardif, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />
Bérard, surveillante au collège de jeunes ùUes d'Avignon ;<br />
— Potigny, étudiante à Caen; — Botla, élève de l'école de<br />
Fonienay-aux*Roses ;— Lévêque, institutrice à Pans; —<br />
Thomas (Andrée), institutrice à Paris ;— Prévôt, maîtresse<br />
auxiliaire à l'école primaire supérieure de belfort; — Pa<br />
rent, institutrice À Paris; — Mme Bellair, institutrice à Mamers<br />
(Sartbe) ; — Mile Paillias, surveillante d'internat au<br />
lycée de jeunes filles de Nancy; — Mme Pallaud, née Bulcourt,<br />
professeur à l'école normale de Beauvais ; —<br />
Miles Gwinner, élève de l'école de Fontenay aux-Roses; —<br />
Catella, étudiante à Aix-les-Bains (Savoiej ; — Maury, institutrice<br />
en congé à Pans ; — Grimaud, institutrice à<br />
Arcueil tSeine) ;— Chassac, étudiante à Marseille (Boucliesdu-Rhône)<br />
; — Bordeati, étudiante à Paris; — Mme Lom<br />
bard, professeur à l'école primaire supérieure de Die<br />
(Drôme);— Mlles Bernard, élève de l'école de Fonteosy<br />
aux-Roses ; —Tron, institutrice à Kanosque(Basses-Alpes/;<br />
Aléonard, stagiaire à l'économat de l'école normale d'institutrices<br />
d Orléans ; —• Rafi'y, institutrice à Collobrières<br />
(Var) ; -- Vermare, maîtresse auxiliaire à l'école primaire<br />
supérieure de Villefranche-sur-Saône (Rhône) ; — Mme Sinturei,<br />
professeur à l'école primaire supérieure de Villefranche-de-Rouergue<br />
(Aveyron) ; — Poujade, institutrice à<br />
Saint-Cérô iLot); —Mlles Kuntz, institutrice à Paris; —<br />
Florentin, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses.<br />
En outre, Mlies Bruliard, Thomas (Germaine), Prévôt,<br />
Saint-Dizier et Balloy ont obtenu la mention facultative de<br />
modes.<br />
ASPIRANTS.<br />
MM, Fortépaule, élève de l'école de Saint-CIoud ; — Meuns,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Piace, élève de l'école<br />
de Saint-Gload ; — Delahaye, élève de l'école de Saint-Cloud;<br />
iT ^®sfretière, élève de l'école de Saint-Cloud; — Colin,<br />
l'écolo do Sailit-Cloud ; — Simon,. instiCttteur &<br />
école de Pithiviers (Loiret); — Michel, élève de l'école<br />
de Saint-Cloud; — Pluveau, instituteur à Paris; — Duquesnoy,<br />
élève de l'école de Saint-Cloud; — Cuny, maître<br />
répétiteur à l'école J.-B. Say, à Paris: —Robin, instituteur<br />
à l'école de Montceau-les-Mines (Saône et Loire) ;<br />
—• Rousset, instituteur à l'école de Lorgues (Var) ; — Taverniei,<br />
professeur à l'école de Chaumonc (Haute-Marne);<br />
— Gérault, professeur & l'école de Sedan»<br />
PERSONNEL. — NOMINATIONS.<br />
Inspection académique.<br />
21 juillet. — Sont promus de classe MM. les inspecteurs<br />
d'académie ci-après désignés :<br />
De la 2® à la 1'" classe : MM. Guillot, au Mans ; — Le •<br />
Chevallier, à Evreux.<br />
De la 3" â la 2" classe : MM, Dodu, à Rennes; — Lauret,<br />
à Caen ; — Maurellet, à Orléans.<br />
De la 4« à la 3* classe : MM. Boucher, à Nevers ; — Orth,<br />
à Troyes.<br />
Le présent arrêté aura son effet du 1®''juillet 1911-<br />
Écoles normales d'instituteurs. — Professeur,<br />
— 26 juillet.— M. Victor, professeur chargé de suppléance<br />
à l'école normale d'instituteurs de Lyon, est nommé professeur<br />
à ladite école normale, en remplacement de M, Cathaîa.<br />
Écoles annexes, —22 juillet. — M. Orcel, délégué pour<br />
l'enseignement des sciences à l'école normale de Gap^ est<br />
délégué dans les fonctions de directeur de l'école annexe à<br />
adite école normale, en remplacement de M. Deville.<br />
Postes vacants.<br />
Ecoles normales d'instituteurs,— PROFESSEURS;—Lettres:<br />
Avignon ; — Bloia; — Carcassonne ; — CaâlonS'Sur-Marne ;<br />
— Dax; — La Rochelle; Laval;— Rennes; — Rodez;<br />
— Rouen; — Savenay ; Versailles. — Sciences : Arras ; •<br />
— Avignon ; — Bourses ; — Commercy ; — Dax ; — Douai ;<br />
Gap ; — Perpignan — Troyes.<br />
Ecoles annexes, — Bourges : •— Caen;— Le Mans; —<br />
Renne ; — Tulle.<br />
Ecoles normales d'institutrices. — PROFESSEURS. — Lettres:<br />
Amiens; — Arras; — Bar-le-Duc ; — Besançon; —<br />
Caen ; — Châteauroux ; — Miliana ; — Nancy ; — Toulouse. —<br />
Sciences: Albi et Blois (sciences et économat) ; — Châteauroux<br />
; — Guéret; — Laval (sciences et économat) ; — Oran ;<br />
— Versailles.<br />
ECONOMAT, — Arras ; — Oran ; — Versailles,<br />
Ecole annexe. — Perpignan.<br />
Ecoles primaires supérieures de garçons des départements.<br />
—PROFESSEURS. — Lettres: Aix-en-Provence ; —<br />
Alger ; —• Arles (lettres et anglais) ; — Arles ; — Avesnes<br />
(lettres et anglais) ; — Bapaume; — Beauvais ; —Bohain ;<br />
— Bourges ; — Calais ; — (jhâteJlerault (lettres et anglais) ;<br />
— Craponne ; — Dax (lettres et anglais) ; — Douai ; — Dourdan<br />
(lettres et anglais) ; —Joinville (lettres et allemand) ;<br />
— Lorient; — Louhans (2 emplois) ; — Marcigny ; — Merville<br />
; — Moniélimar ; — Montivilliers -, — Moulins ; —<br />
Nantes (lettres et anglais) ; — Nevers , (chaire s^)éc^aIe<br />
d'anglais) : — Nolay ; — Poitiers ; — Pons ; — Saint-Aignan<br />
(lettres et anglais); — Saint-Céré (lettres et allemand)<br />
; — Sainc-Hilaire-du-Harcouët; — Saint-Lô ; — Saulieu;<br />
— Tréguier ; —Toulouse ; — Vaucouleurs ; — Valo-' e<br />
gnes ; — Valréas (lettres et anglais) ; — Villefranche sur-<br />
Saône (2 emplois); — Vic-Bigorre. — Sciences: Alger<br />
(sciences appliquées) ; — Arles ; — Bapaume; — Beauvais;<br />
— Bohain ; — Bourganeuf; — Calais (sciences appliquées) :<br />
— Chanionnay ;— Créil; — Dol de-Breiagne; — Excideuil ;<br />
Fontenay«le-Comte; — Guingamp (2 emplois); — Isle-sur-<br />
Sorgues; — Joinville; — Joinville (sciences appliquées)!<br />
— La Côte Saint-André; — Le Havre; ~ Lorgues; — Lorient;<br />
— Louhans; — Lyon; — Marseille (2 emplois); —<br />
Miliana (sciences appliquées) ; — Montbard; — Montélimar ;<br />
— Moniceau-les-Mines (sciences et travail manuel) ; — Monireuil-sur-Mer;<br />
— Neverg (sciences appliquées);—- Périgueux<br />
(sciences appliquées) ;— Perpignan; —• Pithiviers; —<br />
Poitiers (sciences et travail manuel) ; — Saint-Aignan ; —<br />
Saint-Céré (sciences appliquées) ; — Salies-de-Béarn ; —<br />
Saulieu; — Sidi-bel-Abbès ; Vic-Bigorre ; — Villefranche*<br />
sur-Saône.<br />
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ments. — PROFESSEURS. — Lettres : Alençon ; — Alger ; —<br />
Bazas ; Blida ; — Calais ; — Carpentras ; — Chambéry ; —<br />
Embrun ; — Gap ; — Gien ; — Gray; — Grenoble ; — Lannion<br />
(2 emplois) ; — Lille ; — Mamerg ; — Mézières;<br />
Mèzières (chaire spéciale d'allemand); — Miliana; — Mirande<br />
; — Montpellier ; — Pithiviers; — Roubaix ; — Saint-<br />
Calais; — Saint-Claude ;— Tours. — Sciences: Alger (dessin)<br />
; — Aix-en-Provence ; — Alençon ; — Bazas ; •— Blida<br />
(enseignement ménager) ; — Chù.teau-du Loir ; — Clamecy;<br />
— Gondecourt; — Gourdon; — Guingamp; — Mamers; —<br />
Mézières ; — Pézenas ; — Poitiers ; — Pontivy ^comptabificé<br />
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LECTURES <strong>DE</strong> VACANCES<br />
La Fleur des histoires françaises^<br />
par Gabriel HANOTAUX,<br />
de l'Académie française.<br />
Nos lecteurs n'ignorent pas comment M. Hanotaux a été amené à écrire un « florilège » de l'histoire de<br />
France et quelle méthode il a suivie pour l'écrire. » J'ai vu, nous dit-il, la France comme une personne qui<br />
naît, grandit, se transforme selon les progrès de la nature. » Dans une_ suite de tableaux d'ensemble, il nous<br />
décrit la terre, les eaux, le ciel, les hommes de France, Il suit la patrie française dans son évolution militaire,<br />
artistique, littéraire, économique. Dégageant les vues générales de la broussaille des faits, il a voulu,<br />
comme il le dit, prendre la jeunesse par la main pour faire en sa compagnie une promenade nonchalante aux<br />
jardins fleuris de notre France « tant jolie ».<br />
La France à vol d'oiseau.<br />
Montons sur le mont Auxois, saluons la statue<br />
de Vercingétorix et supposons qu'un aéroplane<br />
nous emporte, tout droit en l'air, au-dessus de<br />
ces admirables collines couvertes de vignes,<br />
mères des plus grands crus du monde ; montons,<br />
montons encore à 2 000, 3 00,0 mètres, nous verrons,<br />
au près et au loin, la terre de France dessiner<br />
sa forme et son relief dans un panorama<br />
immense.<br />
La France, vue ainsi, se divise très nettement,<br />
à nos yeux, en deux parties distinctes, par une<br />
ligne qui la prend en écharpe de Bayonne à<br />
Avricourt. Derrière moi, je vois un formidable<br />
entassement de montagnes, formant comme un<br />
vaste escalier dont le degré supérieur serait<br />
formé par les Alpes et les PjTénées. Devant moi,<br />
jusqu'à la mer, je n'aperço s, à perte de vue,<br />
que des plaines.<br />
Ces deux parties sont symétriques dans leurs<br />
contours ; on les replierait presque l'une sur<br />
l'autre ; chacune d'elles a ses angles rentrants<br />
et saillants, ses pointes et ses enfoncés correspondants.<br />
L'axe vertical de cette figure quasi<br />
géométrique se tend exactement du nord, au<br />
sud, par Dunkerque, Paris, Bourges et Perpignan.<br />
L'axe horizontal va de La Rochelle à<br />
Divçnne, le centre de tout le système étant en<br />
plein Bourbonnais, vers Saint-Porcien.<br />
La partie montagneuse se compose des Vosges,<br />
du Jura, des Alpes, du Massif Central, des<br />
Cévennes, des Causses et des Pyrénées, coupée<br />
seulement, dans toute'sa longueur, par la longue<br />
ravine que fait la vallée du Rhône. La partie des<br />
plaines est formée par les alluvions des eaux que<br />
jette à la mer ce formidable relief.<br />
Ainsi, l'ensemble du pays est parfaitement<br />
pondéré et équilibré ; il forme un tout, gardant,<br />
à la fois, les sources, les vallées et les embouchures.<br />
Comme un propriétaire vigilant qui a bien<br />
soigné ses abordages, la France s'est constituée,<br />
de la façon la plus logique et la plus conforme<br />
aux lois naturelles. Seule, la frontière du Nord-<br />
Est resté indécise, en raison même du caractère<br />
du pays sans dépression et sans relief nettement<br />
déterminés. C'est là, seulement, qu'apparais<br />
1. Paris; Hachotte ; 19J1. Prix, 3 fr. 50.<br />
I.ectures de Vacances.<br />
sent les hésitations de la nature et de l'histoire<br />
et c'est parce qu'il y a toujours à faire, de ce<br />
côté, que la capitale de la France, Paris, comme<br />
une sentinelle vigilante, s'est installée à proximité.<br />
J'ai dit qu'il y avait, dans la région des montagnes,<br />
une étroite et unique plaine, la vallée<br />
du Rhône ; il y a, dans la région des plaines,<br />
un seul et robuste massif montagneux, la Bretagne.<br />
La nature n'a pas voulu que les altitudes françaises<br />
fussent trop âpres et, d'un puissant coup<br />
de pouce, elle les a sculptées par le long couloir<br />
où s'attarde la Saône, où galope le Rhône ;<br />
elle n'a pas voulu, non plus, que les alluvions<br />
fussent livrées, sans défense, ayx assauts de la<br />
mer, et elle a élevé, à la pointe des terres, le bastion<br />
de granit qu'est la Bretagne. Ainsi, tout se<br />
compense et le balancement des reliefs, comme<br />
l'harmonie des contours, donne à la France une<br />
figure claire et parfaitement lisible, mais dont<br />
la variété, jusque dans la symétrie, déterminera<br />
finalement le caractère du pays.<br />
Avec cette division si simple : montagnes et<br />
-plaines, Nord-Ouest et Sud-Est„ terre et mer,<br />
tout se résume et se définit en quelques traits.<br />
Ce sol de la France, comment a-t-il été formé ?<br />
Comment s'est-il développé à la surface de la<br />
planète et dans cette région particulièrement<br />
propice, à l'extrémité Ouest du vieux continent<br />
et faisant le prolongement de cette péninsule<br />
qui devait être l'Europe ?<br />
Naturellement, on ne sait pas tout sur ces<br />
origines qui se perdent dans la nuit du chaos<br />
primitif, quand la planète terre était encore une<br />
nébuleuse que se disputaient le feu, les vapeurs<br />
et les premières condensations plutoniennes.<br />
Mais ce qui est généralement accepté, c'est que<br />
la France apparut, d'abord, sous la forme d'un<br />
archipel.<br />
L'une des îles qui composaient cet archipel<br />
forme maintenant le Massif Central ; une autre,<br />
l'Armorique ou Bretagne, comprenait, au delà<br />
de la Manche actuelle, la pointe de Cornouailles ;<br />
une troisième sert d'ossature à nos Ardennes et<br />
aux terrains élevés de la Belgique méridionale.<br />
Dans le Midi, les monts des Maures et la Corse<br />
ém_ergeaient probablement.<br />
Entre<br />
ces îles, dp larges bras de mer représen-<br />
N° 52.
202 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
taient les régions qui furent, plus tard, les vallées<br />
de nos grands fleuves, Garonne, Loire centrale,<br />
Seine, Somme, Meuse.<br />
Lentement, au fond de ces bràs de mer, les<br />
terrains aquatiques se déposèrent. Ils formèrent,<br />
selon les dispositions des rivages sur lesquels ils<br />
s'appuyaient, ces épaisses couches jurassiques ou<br />
crétacées, c'est-à-dire de meulière ou de craie<br />
et calcaire qui se retrouvent, presque partout,<br />
dans notre France, et où la présence des coquillages<br />
et autres fruits de la mer atteste la formation<br />
océanique.<br />
Si vous faites une fouiOe dans ce sol d'aspect<br />
rougeâtre, blanchâtre ou grisâtre qui supporte la<br />
plupart de nos villages ou de nos villes et qui<br />
fournit, notamment, cette abondante pierre à<br />
bâtir à laquelle est due la beauté et la pérennité<br />
des édifices français, si, faisant ces fouilles,<br />
vous trouvez des écailles, des volutes, des empreintes<br />
d'algues ou de mollusques, parfois des squelettes<br />
ou des dents de sqxiales ou de poissons,<br />
ne vous étonnez pas, reconnaissez simplement<br />
que votre maison est élevée ou que votre jardin<br />
s'étend sur un de ces terrains que la mer, en se<br />
retirant, laissa aux flancs du vieil archipel français.<br />
. EUe se retirait lentement ; mais il se produisit,<br />
après de longs siècles, un événement qui brusqua<br />
les choses : c'est le soulèvement, relativement<br />
récent, des Pyrénées et des Alpes. Les massifs<br />
sur lesquels reposent ces énormes chaînes de<br />
montagnes gisaient, probablement, sous les<br />
Océans et se trouvaient ainsi réunis l'un à l'autre,<br />
comme les fonds d'une même mer baignant l'archipel<br />
français, quand une révolution intérieure<br />
du globe les fit se dresser comme deux énormes<br />
murailles, l'une, celle des Pyrénées, plus à pic,<br />
et l'autre, celle des Alpes, offrant plus de déclivités.<br />
Le soulèvement des Alpes, en particulier,<br />
projetant ses derniers éboulements jusqu'au<br />
voisinage du Plateau Central, eut son contrecoup<br />
sur ce massif où les derniers volcans, les<br />
puys, apparurent. Mais, entre le Massif Central<br />
et les Alpes, ainsi dressées, nne étroite vallée<br />
resta à l'état de rigole, et ce fut la vallée du Rhône.<br />
Ainsi, par les terrains originaires de l'archipel<br />
primitif, par dépôts de la mer dans les détroits<br />
et dans les golfes, par les éboulis des soulèvements<br />
tardifs, furent fondées, en trois vastes<br />
périodes, les assises du sous-sol français que le<br />
travail des siècles et l'humus de la végétation<br />
recouvrirentpeu à peu, dans une quatrième phase,<br />
d'une vêture fertile de limon et d'humus. Les<br />
divers âges de la création s'inscrivent donc, sur<br />
cet étroit coin de terre. II présente un type<br />
achevé de créations progressives et fécondes<br />
s'emboîtant l'une dans l'autre, se complétant<br />
Tune l'autre.<br />
La patrie française.<br />
Qu'on suive, dans sa gestation laborieuse<br />
mais soutenue, l'entreprise à la fois militaire et<br />
pacifique qui porta, peu à peu, les limites du<br />
royaume de France jusqu'aux frontières actuelles<br />
: la France alla en a s'arrondissant »<br />
du centre aux extrémités, parce que de nouvelles<br />
couchés nationales se déposaient sans cesse et<br />
spontanément sur le premier noyau résistant.<br />
pans l'ordre féodal, une certaine hiérarchie<br />
faisait considérer le suzerain suprême comme<br />
le chef de tous les vassaux : c'est à la faveur<br />
de ce principe, reconnu par tous, que le roi de<br />
France se fit accepter comme le régulateur suprême<br />
de la vie publique, qu'il put appeler à sa<br />
barre^ les seigneurs et « réunir à sa couronne »,<br />
comme on disait, les territoires sans maîtres<br />
ou dont les maîtres avaient abusé. Cette ambition<br />
des rois de France ne fut pas toujours exempte<br />
de fraudes, de vol et de violence ou de fourberie ;<br />
mais elle s'appuyait sur une idée juste, sur une<br />
nécessité inéluctable; c'est pourquoi,grâce àla ténacité<br />
de la famille royale elle-même et grâce à<br />
la collaboration latente ou publique des peuples,<br />
elle finit par se réaliser.<br />
On compte qu'il y avait en France, au moyen<br />
âge, une centaine de principautés indépendantes,<br />
sous le nom de royaumes, duchés, comtés,<br />
seigneuries, etc., ayant chacune leur gouvernement,<br />
leurs armées, leurs tribunaux, leurs<br />
lois, leurs coutumes, leur politique. C'est cet<br />
échiquier compliqué qui devait, en quatre siècles,<br />
être ramené à une seule et même nation ;<br />
telle fut l'œuvre de la royauté qui eut cependant<br />
à se défendre contre les invasions la menaçant,<br />
le plus souvent, à la faveur des guerres civiles,<br />
sur toutes les frontières.<br />
Luttes intérieures contre les grands seigneurs<br />
féodaux, luttes extérieures contre les armées<br />
d'envahissement, contre les Anglais, contre<br />
les Allemands, contre les Espagnols, contre les<br />
Italiens, tels furent les devoirs complexes des<br />
siècles qui formèrent la nationalité française.<br />
Partant du centre, on voulait atteindre les frontières<br />
de l'ancienne Gaule ; mais on trouvait, en<br />
route, les résistances seigneuriales et, sur fes<br />
frontières mêmes, les agressions extérieures.<br />
Rien d'étonnant que l'œuvre ait été longue ;<br />
elle présenta des alternatives telles, qu'à diverses<br />
reprises, l'ennemi, soit intérieur, soit extérieur,<br />
occupa le centre de résistance de la France,<br />
c'est-à-dire Paris.<br />
Les Normands assiègent et saccagent la ville,<br />
à diverses reprises, au ix« siècle, les Anglais<br />
l'occupèrent au cours de la guerre de Cent ans,<br />
puis les Espagnols au XVή siècle, àla faveur des<br />
guerres de religion. Dans les siècles postérieurs,<br />
après le premier,Empire, après le second Empire,<br />
les mêmes événements funestes se reproduisirent.<br />
Les invasions n'ont jamais manqué à la<br />
France ; mais elle a survécu à tous ses malheur h,<br />
à toutes ses fautes. Il subsiste, malgré tout,<br />
une nation entière, sinon achevée — et c'est la<br />
France 1<br />
La patrie française a été voulue par ceux qui<br />
l'ont créée. Elle représent ; une longue et tenace<br />
collaboration des cœurs ; ij n'est pas une famille<br />
qui n'ait versé son sang pour (pie cette union<br />
soit accomplie. Si nos ancêtres, si nos pères l'ont<br />
voulue ainsi, c'est qu'ils y ont trouvé leur avantage,<br />
leur joie et' leur honneur. Il ne suffirait<br />
pas d'une génération aveugle, si jamais il s'en<br />
présentait de telle, pour déranger l'ordre établi<br />
depuis tous les siècles et qui existe, d'ailleurs,<br />
dans tous les pays.<br />
Les précurseurs de l'âge classique.<br />
Après avoir éludié, dans l'évolution du peuple français,<br />
ce que M. Hanotaux appelle l'âge artistique,<br />
c'est-à-dire ]ii Renaissance, M. tlanolaux nous .explique<br />
ce qu'il faut entendre par l'âge classique. U se uistingue<br />
par la pondération dans la force .et la mesijrt
daiis la paissanoe. « Un âg« classiquo est toujours im<br />
igo d'équilibre, d'élégance, d'ordre et d'harmonie. Il<br />
craint surtout de tomber dans l'exagération et l'exubérance<br />
; il risquerait la froideur pour échapper à<br />
l'efferTescence. » Trois noms sont inscrits sur le portique<br />
qui en ouvre l'entrée ; Descartes, Corneille,<br />
Pascal.<br />
Descartes apprend, à ses contemporains et<br />
à ses successeurs, la méthode intellectuelle, l'art<br />
de raisonner juste et de penser droit. Descartes<br />
n'est pas un savant enfermé dans son cabinet.<br />
Il se mêle aux hommes : c'est un homme d'action,<br />
un soldat. II regarde la vie comme elle |est,<br />
étudie le corps et l'âme sur des données exactes,<br />
avec un œil perçant, avec un esprit libre «t<br />
dégagé. Il détruit ce qui subsistait du pédanlisme<br />
scolastique. Descartes a la hardiesse, qui<br />
paraît alors extraordinaire, de dire les choses<br />
comme il les voit. Il reconnaît la grandeur de<br />
l'homme dans le fait que l'homme pense. « Je<br />
pense, donc je suis, » écrit-il en tête de son fameux<br />
Discours de la' Méthode. Sur cela, il bâtit toute<br />
son explication de la vie et du monde. Personne<br />
ne nie que ce méditatif — qui fut aussi un grand<br />
mathématicien, un grand naturaliste — soit<br />
le père de la pensée et de la philosophie modernes.<br />
Il a dessillé les yeux de son siècle et de<br />
tous les siècles futurs.<br />
Corneille proclame, sui' la scène, la puissance<br />
(lu cœur humain, comme Descartes a exposé,<br />
dans ses livres, la grandeur de la pensée humaine.<br />
Corneille est nommé a le grand Corneille »<br />
parce que, en lui, tout est grand. Ije héros de<br />
ses tragédies, qu'il s'appelle le Cid ou Horace,<br />
Auguste ou Nicomède, ne fléchit pas sous les<br />
coups de la destinée, comme le héros de la tragédie<br />
antique. Au contraire, il résiste, il lutte.<br />
Dans le drame de la vie, il choisit toujours le<br />
devoir ; et cette conscience du devoir est telle<br />
qu'elle l'emporte 5ur tous les autres mobiles des<br />
actions humaines et sur le plus fort de tous, la<br />
passion. Le père d'Horace répond au messager<br />
demandant que pouvait faire son fils, accablé<br />
par le nombre : « Qu'il mourût i » : l'amour<br />
paternel cède au devoir 'envers la patrie. Auguste,<br />
affirmant la maîtrise de l'homme sur luimême<br />
plus haute que la domination impériale,<br />
dit: «Je suis maître de moi comme de l'univers.<br />
» Pauline brave le martyre en s'écriant ;<br />
« Je vois, je sais, je crois ; je suis désabusée I » Si<br />
Corneille n'avait pas vécu, s'il n'eût pàs été le<br />
père du théâtre moderne, l'humanité n'eût pas<br />
connu cette admirable expression de l'idéal<br />
par l'enivrement de l'héroïsme et du sacrifice.<br />
Corneille est le grand maître du devoir sur cette<br />
scène où le spectateur n'allait chercher que le<br />
plaisir... Et il y a des grammairiens pour éplucher<br />
quelques détails de forme et quelques intermittences<br />
du génie dans les œuvrès du plus noble<br />
des écrivains qui aient pensé et écrit pour le<br />
genre humain, le Français Pierre Corneille 1<br />
Pascal, dans le frisson d'une angoisse mortelle,<br />
voulut découvrir la raison et l'objet de<br />
l'existence. Pourquoi sommes-nous sur la terre ?<br />
Quel est le but de la vie ? Pourquoi « le roseau<br />
pensant» qu'est l'homme s'agite-t-il au souffle<br />
du vent et au caprice de la destinée ? La réponse<br />
à ces questions, — que l'homme ne peut pas ne pas<br />
se poser, — Pascal l'a cherchée, d'abord dans la<br />
science ; et lui; le savant le plus étonnamment<br />
doué, peut-être, qu'il y ait eu sur la terre, il<br />
a vite reconnu les limites de la science et il<br />
LECTURES <strong>DE</strong> VACANCES -203<br />
s'est détourné. Il a cherché la réponse dans la<br />
monde ; mais ni le monde, ni ses plaisirs courts,<br />
ni ses gloires brèves ne l'ont retenu longtemps ;<br />
de ces prétendues doucem^s, il n'a goûté que les<br />
amertumes. Dans la morale, telle que les casuistes<br />
l'enseignaient, il n'a voulu voir que les complaisances<br />
banales, les compromissions dangereuses,<br />
les indulgences équivoques ! — et il les a flagellées.<br />
Quel refuge, alors ? — Dieu 1 Pascal s'est enfui<br />
vers Dieu avec un cri d'épouvante comme si la<br />
terre lui manquait. Il n'a reconnu, à l'homme,<br />
d'aûtre raison d'être et d'autre destinée que l'ambition<br />
du Ciel. Il accule son lecteur au fameux<br />
pari : ou l'anéantissement absolu après la mort,<br />
ou la soumission aveugle à la foi catholique.<br />
Mais cette injonction, où le mathématicien se<br />
retrouve sous le moraliste, se fond, cependant,<br />
dans un élan de charité. Et Pascal conclut par la<br />
plus belle parole peut-être qui ait jamais couronné<br />
une discussion théologique : « Tous les<br />
corps ensemble et tous les esprits ensemble et<br />
toutes leurs productions ne valent pas le moindre<br />
mouvement de charité. Cela est d'un ordre infiniment<br />
plus élevé. » De même que Descartes est<br />
l'homme de la raison agissante et tranquille,<br />
de même que Corneille est l'homme du dev^jir<br />
héroïque, Pascal est l'homme en tourment de<br />
la Destinée ; il est le type de ceux qui, selon sa<br />
forte expression, cherchent en gémissant.<br />
Qu'un siècle, un paj's aient eu ces trois hommes<br />
cela suffisait à sa gloire ; or, ce n'est que<br />
le péristyle sublime d'un monument achevé.<br />
La Révolution.<br />
L'histoire de la Révolution n'est pas à raconter<br />
ici ; elle est dans toutes les mémoires.<br />
C'est un des événements les plus considérables<br />
qui se soient produits dans le monde. La crise révolutionnaire<br />
a non seulement labouré, jusqu'au<br />
fond, la terre de France, elle a jeté au loin des<br />
semences qui n'ont pas toutes germé après un<br />
siècle. Hier encore, la révolution turque, la révotution<br />
portugaise se réclamaient de la Révolution<br />
française. Partout, la Marseillaise fredonne<br />
sur les lèvres des opprimés.<br />
Cette histoire, énorme dans l'effet, est très<br />
courte dans le temps ; il est prodigieux qu'elle<br />
ait tenu, tout entière, dans le court espace<br />
de dix années ; c'est-à-dire qu'un homme qui<br />
avait vingt ans en 1789, vit la fin de la Révolution<br />
en 1799, alors qu'il n'avait pas trente ans<br />
et qu'il était sorti à peine de la jeunesse. Remontez,<br />
par la pensée, à dix ans en arrière dans<br />
votre propre vie, — c'est-à-dire d'aujourd'hui<br />
1911 à 1901, — et imaginez-vous que, dans ce<br />
court laps de temps, vous ayez vu passer cette<br />
chose complexe et formidable, cette catastrophe<br />
d'hommes et de choses qui s'appelle la Révolulion!...<br />
Les Etats généraux sont convoqués le 5 mai<br />
1789. Le tiers état se déclare « Assemblée nationale<br />
», ce qui, d'un seul trait, change le caractère<br />
du régime et met le peuple, en tant que<br />
nation, à la tête de ses propres destinées. Par le<br />
serment du Jeu de Paume, l'Assemblée prend<br />
position en face de, la royauté. « Allez dire à<br />
votre maître que nous sommes ici par la volonté<br />
du peuple et que nous ne sortirons que par la<br />
puissance des baïonnettes. » A partir de ce<br />
•moment, les sceaux sont brisés.
204<br />
<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />
' Dans la nuit du 4 août, les privilégiés renoncent<br />
d'eux-mêmes à leurs privilèges. C'est alors qu'est<br />
publiée la « Déclaration des droits de l'homme<br />
et du citoyen », déclaration qui implique le caractère<br />
à la fois politique et juridique de la Révolution<br />
: des citoyens et non plus des sujets ; un<br />
droit pareil pour tous et non plus des privilèges<br />
pour quelques-uns. Telle est la véritable portée<br />
de cet acte célèbre. On peut discuter ses termes<br />
et son caractère souvent emphatique et abstrait.<br />
Il n'en pose pas moins les deux bases inébranlables<br />
sur lesquelles sera reconstruit non seulement<br />
en France, mais hors de France, tout le<br />
monde moderne.<br />
L'Assemblée constituante entreprend, de<br />
bonne foi, la refonte générale du royaume.<br />
Mais les passions sont soulevées. La cour essaie<br />
d'organiser la résistance. Paris s'ébranle. Prise<br />
de la Bastille ; le roi ramené à Paris. Louis XVI,<br />
dont on soupçonne les relations avec l'étranger,<br />
essaye de fuir. Les dispositions sont aussi mal<br />
prises pour le départ qu'elles l'avaient été pour<br />
la répression. Louis XVI est arrêté à Varennes.<br />
Un désordre affreux se répand dans le pays.<br />
Les pouvoirs anciens étant périmés, les pouvoirs<br />
nouveaux à peine constitués, l'anarchie est partout<br />
; en même temps, la misère, la famine, la<br />
crainte. Toute est en suspens, tout est en alarme.<br />
L'armée est divisée : on s'était battu à Nancy,<br />
régiments contre régiments. Les officiers tirent<br />
l'épée les uns contre les autres. La noblesse a<br />
émigré ; elle va fomenter la haine de la France<br />
à l'étranger.<br />
L'ennemi guettait les malheurs d'un pays pont<br />
la grandeur avait lassé le monde et dont l'exemple<br />
était redoutable aux monarques. La Belgique,<br />
la Pologne s'étaient soulevées et donnaient prise<br />
aux revendications des puissances. Celles-ci<br />
avaient les mains teintes du sang de la Pologne ;<br />
une nation de plus à exécuter ; et la France !<br />
double profit ! Par la convention de Pillnitz,<br />
la Prusse et l'Autriche s'entendent pour envahir<br />
le pays, si Louis XVI n'est pas remis en liberté,<br />
les émigrés réintégrés (août-septembre 1791).<br />
La France est traitée comme rebelle à l'Europe.<br />
L'Assemblée se hâte de voter une Constitution<br />
et elle se dissout.. Ces grandes choses se sont<br />
accomplies en deux ans et trois mois.<br />
L'idéal français.<br />
Chaque nation as on idéal. L'auteur recherche, parmi<br />
les nations disparues et les nations modernes, celles<br />
qui ont laisse une empreinte, ineffaçable, c'esfc-ii-dire<br />
ui ont accru le patrimoine de l'humanilé. Quelle est,<br />
ans cette œuvre collective, la part de la France?<br />
C'est dans ce cortège des peuples que la France<br />
vient à sa place et à son rang. Moins forte et<br />
moins grande que les très fortes et les très grandes,<br />
elle est plus ramassée, plus pondérée, mais équilibrée.<br />
Elle n'est pas la première des puissances<br />
continentales, elle n'est pas la première des puissances<br />
maritimes, mais elle les suit de près. Son<br />
expansion territoriale et coloniale n'est pas<br />
illimitée, mais elle est bien répartie et heureusement<br />
groupée. Ses belles colonies d'Afrique,<br />
qui se développent à sa porte, seraient, en cas de<br />
conflit uniVërsel, une aide, non une charge pour<br />
la mère-patrie.<br />
Nous avons dit la richesse française : elle est<br />
grande et, pourtant, c'est une richesse modérée.<br />
La France ne tente pas la cupidité et la spéculation<br />
par un prodigieux amas de biens naturels<br />
ou par des entreprises colossales qu'offrent<br />
les pàys nouveaux. Son développement est<br />
logique, sain, harmonieux. C'est le pays de l'aisance,<br />
du bas de laine et du lopin de terre. Rien<br />
en elle n'est disproportionné aux forces humaines<br />
et à la capacité humaine.<br />
Qu'importent les milliards I La folie des grandeurs<br />
est une folie comme les autres — pire,<br />
parfois, puisqu'elle est plus tyrannique. Le<br />
bonheur et même le bien-être ne sont pas affaire<br />
de statistique. Tout ce qui fait le charme de la<br />
vie : l'épanchement des cœurs, les douceurs de<br />
la famille, la joie des réunions le verre à la main<br />
et la chanson aux lèvres, tout cela ne se dénombre<br />
pas. Foin des statistiques qui évaluent, pèsent<br />
tout à la tonne et comptent tout au boisseau !<br />
La France est un paysbien fait; sa législation est<br />
équitable, ses mœurs sont douces ; son peuple<br />
ne connaît ni l'extrême fortune ni l'extrême<br />
misère : sa part lui suffit.<br />
Va, tu sais maintenant que Gallus est un sage.<br />
La nation française n'a pas besoin des vastes<br />
dominations ; quand sa politique les a cherchées<br />
elle s'est trompée. Mais ses ambitions morales<br />
et intellectuelles sont hautes.<br />
Elle aspire à la justice et au parfait. Nous<br />
l'avons vue se lancer sur les grands chemins<br />
de l'aventure, chaque fois que l'écho d'une<br />
plainte lointaine est venu jusqu'à elle. Elle est<br />
la sœur aînée des peuples qui souffrent. Elle<br />
aime à aimer et à être aimée. Tant que la France<br />
subsiste, aucun peuple vaincu ne désespère<br />
tout à fait.<br />
De même qu'elle cherche la justice, la France<br />
aime la lumière. C'est le premier don que lui a<br />
fait la nature ; son génie est fait pour clarifier,<br />
sa langue pour élucider. Parmi les autres nations,<br />
elle a un rôle d'interprète ; elle les explique les<br />
unes aux autres. Quand des hommes de cultures<br />
différentes sont réunis, s'ils veulent se comprendre<br />
à fond, il faut qu'ils parlent français. En<br />
créant Sa langue, la France a apporté à la concorde<br />
et à la paix un secours sans prix.<br />
Par l'application à comprendre, à sortir de<br />
lui-même, l'esprit français a créé le respect des<br />
opinions, le savoir vivre, la tolérance. La secte,<br />
la petite chapelle sont en contradiction absolue<br />
avec ses tendances si fortement unitaires.<br />
Qu'est-ce que c'est que la tolérance si ce n'est<br />
un élargissement du tact ? Le tact vient du goût<br />
et du bon sens ; — or ce sont là des dispositions<br />
essentielles de cette race qui n'a qu'à laisser<br />
parler sa voix intérieure pour se reprendre à<br />
la douceur de vivre unie sous un ciel indulgent<br />
Justice, tolérance, élégance, loyauté, tels<br />
sont les traits essentiels de la civilisation ; or,<br />
ce sont aussi les traits caractéristiques de l'idéal<br />
français. De telles aspirations sont les plus nobles<br />
de toutes. Le peuple qui vit pour les réaliser<br />
n'est-il pas digne du rang éminent qu'il occupe<br />
dans l'humanité ?