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MANUEL GÉNÉRAL DE L'INSTRCCTION PRIMAIRE - INRP

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78° Année. N° 53 9 Septembre 1911.<br />

<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong><br />

<strong>DE</strong> <strong>L'INSTRCCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong><br />

JOURNAL HEBDOMADAIRE<br />

<strong>DE</strong>S INSTITUTEURS ET <strong>DE</strong>S INSTITUTRICES ><br />

On s'abonne à Paris, chez MM. Hachette et C'*, Prix de rabonnement" :<br />

libraires-édileursy boulevard Saint-Germain, 79; dans FRANCE 6 fr. »<br />

les dâparlements, chez tous les libraires oit- dans tous les UNION POSTALE - . . 8 fr. »<br />

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abonnements se prennent à partir du /cr de chaque moit. On ne l'abonne que pour un an.<br />

Lei demandes de changement d'adresse doivent être accompagnées de 5o cent, en timbres-poste et d'une bande du journat.<br />

Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.<br />

• ... = SOMMAlKE —<br />

SCAD^MSTS^EON I 5^5^* 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ANDRÉ BALZ.<br />

ÉDUCATION ( Education et condition des femmes musulmanes (p. 586). C. DUMAS-<br />

& ENSEIGNEMENT ( Un discours de M. Steeg (p. 588.) 0 0 0 0 0 0 0 o 0 0 0<br />

OPIN^ON^^D^NOS I L'enseignement par l'action (p. 589). 0 0 0 0 0 0 CHABANAS.<br />

Revue de la Presse. Actes officiels. Annonces. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 o o<br />

D^\SlA^rcES I Pleur des histoires françaises (p. 201). GABRIEL HANOTAUX.<br />

RENOUVELLEMENT <strong>DE</strong>S ABONNEMENTS<br />

AVIS TRÈS IMPORTANT<br />

En raison du nombre considérable des abonnements à renouveler au moment de<br />

la rentrée scolaire, nous serions très reconnaissants à ceux de nos abonnés qui ne Vauraient<br />

pas encore fait, de noies adresser, dès mahxtenant, leur ordre de renouvellement,<br />

soit par l'intermédiaire de leur libraire, soit directement en nous envoyant le montant<br />

du^ nouvel abonnement par un mandat-poste ou en nous autorisant à faire présenter<br />

à leur domicile et sans frais, une quittance de 6 francs.<br />

Il est indispensable de joindre une des dernières bandes da journal à toute<br />

demande de réabonnement.<br />

• LÉGISLATION ET ADMINISTRATION =<br />

Au pied du mur.<br />

En fuyant [la canicule. — Piquant contraste. — La<br />

classe où l'on s'amuse... et l'autre. — Un qui n'a<br />

pas le C. A. P. — La pratique et la théorie.<br />

— Un dilemme.<br />

C'était vers le milieu de juillet dernier. Buyant<br />

le Sahara parisien, j'étais allé pour quelques<br />

jours chercher un peu d'ombre et de fraîcheur<br />

à une vingtaine de lieues d'ici, dans u n charmant<br />

petit pays dont l'école est dirigée par un<br />

de mes amis.<br />

Pour monter à l'appartement du directeur, il<br />

me fallait longer les salles de classe. Mais, bien<br />

avant d'entrer, des rires joyeux et des cris<br />

d'animaux étaient venus jusqu'à moi, si bien<br />

que je croyais être arrivé à l'heure de la récréation.<br />

Mais non, pourtant I C'était bien l'heure de<br />

la classe. Par la fenêtre, j'apercevais le maître<br />

dans sa chaire, qui levait les bras et parlait, ou<br />

plutôt qui semblait parler, car c'était le seul qui<br />

Partie Générale.<br />

ne pouvait se faire entendre. Sur les bancs<br />

ses élèves s'agitaient, riaient, se disputaient, se<br />

lançaient des boulettes de papier mâché. Il y en<br />

avait deux au tableau qui, la craie en main,<br />

avaient organisé un match à qui se ferait sur la<br />

figure les plus jolies balafres.<br />

Je fis encore quelques pas. La classe voisine<br />

me sembla aussi calme que l'autre était volcanique.<br />

Le maître se tenait debout auprès du tableau,<br />

en train sans doute de refaire u n problème,<br />

elles enfants, calmes et recueillis, écoutaient<br />

là démonstration et corrigeaient sur leurs<br />

cahiers les fautes qu'ils avaient dû faire.<br />

J'étais venu, inutile de le dire, avec la formelle<br />

intention de laisser la pédagogie à la<br />

porte; mais, malgré tout, je ne pus m'empêcher<br />

de dire au directeur combien j'avais été frappé<br />

de ce contraste.<br />

« Ah ! vous ne m'apprenez rien, me dit-il, et<br />

je souffre de cette situation autant que le malheureux<br />

qui en est la première victime. Je<br />

crois même que j'en souffre plus que lui, car, à<br />

force de vivre dans le désordre, il a fini par en<br />

N° 52.


386 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

prendre son parti. Et pourtant ce n'est pas le<br />

premier venu, vous allez voir. «<br />

Et mon ami me fit en quelques mots la biographie<br />

de ses deux maîtres.<br />

« Le premier — appelons-le Alfred — est cependant<br />

un brillant sujet. Il est sorti à vingt<br />

ans de l'école normale avec le numéro 1. Je lui<br />

ai coafié d'abord le cours préparatoire. Mais,<br />

bien que très instruit, il fut incapable de se<br />

mettre à la portée de ses bambins. Les progrès<br />

étaient nuls. La classe devenait une pétaudière.<br />

Bah 1 me dis-Je, c'est un débutant. Il faut lui<br />

laisser le temps de se former. Justement, le<br />

cours moyen allait être libre. J'y fais monter<br />

l'adjoint le plus ancien — Robert, si vous voulez<br />

— celui que vous avez pu voir dans la classe<br />

voisine, et je donne à Alfred le cours élémentaire,<br />

qui était en très bonne voie. Avec des enfants<br />

tranquilles et déjà bien dressés, m'étais-je<br />

dit, tout va marcher comme sur des roulettes.<br />

Hélas! Vous voyez où j'en suis. Un moniteur<br />

bien stylé ferait mieux que ce malheureux Alfred.<br />

L'ordre, la discipline, le travail, tout s'en<br />

va à vau l'eau et je suis assailli de plaintes des<br />

familles qui demandent qu'on leur rende Robert.<br />

« Ce n'est pas toul, et vous'allez bien rire, vous<br />

qui, dans vos récents articles, vous êtes permis<br />

de douter des vertus du fameux C. A. P. Sachez<br />

donc qu'Alfred vient d'en subir les épreuves<br />

avec le plus grand succès. Il a décroché la note<br />

10 et il est mûr, comme vous voyez, pour la titularisation.<br />

« Quant à Robert, c'est une autre paire de<br />

manches. Ses élèves se tiennent bien, vous avez<br />

pu le constater. Il sait intéresser les enfants et<br />

11 est bien vu des familles. Il a du métier, de la<br />

pratique, mais il a toujours été rebelle à la<br />

théorie. 11 rédige mal. Il a obtenu assez péniblement<br />

son brevet élémentaire à dix-huit ans. Il<br />

en a maintenant vingt-sept bipn comptés, sans<br />

avoir pu passer sous les fourches caudines du<br />

G. A. P. Ses juges disent qu'il n'a pas de culture<br />

et j'ajoute, moi qui le connais bien, qu'un<br />

rien suffit à le démonter. Vous n'auriez qu'à<br />

entrer dans sa classe pour lui faire perdre la<br />

tête, d'où il résulte que, parfois, les inspecteurs<br />

ne le jugent pas aussi favorablement que son<br />

directeur qui le voit tous les jours. «<br />

= = = = = = ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT ' —<br />

Éducation et condition<br />

des femmes musulmanes.<br />

L'éducation des jeunes musulmanes n'est-elle pas<br />

inutile ? — Le « statut )i des femmes musulmanes :<br />

l'autorité du père, le mariage et la dot, 3a<br />

polygamie, le divorce et la répudiation. —<br />

Les modifications possibles à l'état de<br />

choses actuel.<br />

Parmi les problèmes de pédagogie coloniale,<br />

celui de l'éducation des filles musulmanes est<br />

un des plus complexes et des plus discutés.<br />

Quand on considère les jeunes malgaches, sénégalaises<br />

ou annamites, par exemple, on admet<br />

sans peine l'efficacité de l'enseignement, mais<br />

dès qu'il s'agit des fillettes musulmanes, il n'en<br />

va plus ainsi ; c'est l'utilité même de l'éducation<br />

que l'on conteste souvent.<br />

Pour moi qui aime à philosopher, j e m'en<br />

allais en me demandant quel pouvait bien être<br />

l'état d'âme de Robert quand il comparait son<br />

sort à celui de son voisin Alfred.<br />

Il voit son collègue, incapable de tenir et<br />

d'instruire deux douzaines de marmots, passer<br />

d'emblée dans le cadre des titulaires avec les<br />

meilleures chances d'avancement, tandis que lui<br />

végétera peut-être plusieurs années encore avec<br />

un salaire de faminf.<br />

«. Est-il bien raisonnable, me disais-je, de<br />

laisser se former ainsi une classe de parias, stagiaires<br />

à perpétuité, surtout quand il est établi<br />

qu'ils font très convenablement leur besogne ?<br />

Est-ce que les résultats qu'ils obtiennent dans<br />

leur classe n e parlent pas plus haut que tous les<br />

certificats qu'ils pourraient nous exhiber ? »<br />

Croyez-vous que les familles s'inquiètent beaucoup<br />

de savoir si Alfred ou Robert ont ou n'ont<br />

pas le C. A. P. ? Elles jugent de l'arbre par les<br />

fruits. Le meilleur maître pour elles est celui<br />

qui fait le mieux travailler leurs enfants.<br />

De deux choses l'une, en effet : ou vous<br />

croyez à l'efficacité absolue du C. A. P., et, en<br />

ce cas, il faut être logique jusqu'au bout. Il faut<br />

avoir le courage de déclarer que tout aspirant<br />

qui n'en sera pas pourvu dans un laps de temps<br />

déterminé ne pourra pas rester plus longtemps<br />

dans l'enseignement. J'ajoute qu'il serait humain<br />

de le renvoyer à temps pour qu'il puisse encore,<br />

s'il s'est fourvoyé, se refaire une autre vie. Aucune<br />

administration au monde — l'Instruction<br />

publique exceptée — ne garde des surnuméraires<br />

jusqu'à ce qu'ils aient des cheveux blancs.<br />

Ou vous reconnaissez qu'on peut être un bon<br />

maître, comme Robert, avoir la vocation, le don<br />

de l'enseignement et être, en même temps, rebelle<br />

à tout ce qui est « style », dissertations,<br />

interrogatoires subis devant le tapis vert. Et<br />

alors, pourquoi n e pcis admettre qu'un certain,<br />

nombre d'années de bons services tiendront<br />

lieu du C. A. P. pour la titularisation? C'est au<br />

pied du mur, après tout, qu'on connaît le maçon.<br />

Et que penser d'un examen — dit professionnel<br />

— où l'on peut réussir à merveille, comme Alfred,<br />

tout en exerçant très mal sa profession ?<br />

ANDRÉ BALZ.<br />

A quoi bon travailler à les « élever «, si elles<br />

sont fatalement reprises par un milieu dont les<br />

lois et les mœurs les contraignent à u n abaissement<br />

dégradant? N'y a-t-il pas incompatibilité<br />

absolue entre le but de l'éducation, qui est de<br />

forme'r une personne morale, et l'idéal musulman,<br />

qui semble dénier à la femme toute initiative<br />

et toute indépendance ?<br />

Pour chercher une réponse à ces questions,<br />

il convient d'examiner d'abord les points fondamentaux<br />

du statut personnel de la femme<br />

musulmane : droit de contrainte exercé par le<br />

père, constitution de la dot, polygamie, divorce<br />

et répudiation.<br />

L'autorité paternelle n'est pas particulièrement<br />

tyrannique pour les filles : le père est le<br />

tuteur de tous ses enfants; il a le droit absolu<br />

de les marier à son gré,: tant qu'ils n'ont pas<br />

atteint l'âge de la puberté. A l'égard des filles,<br />

ce droit de contrainte s'exerce, en général, jus-


qu'au premier mariage, mais sa rigueur a été<br />

atténuée.<br />

Diins les « hadits » — recueil des entretiens<br />

du Prophète — on trouve ces paroles ;<br />

« Vous ne marierez la femme précédemment<br />

mariée qu'autant qu'elle y consentira par paroles.<br />

Vous ne marierez la A'ierge que si elle<br />

donne son adhésion, et cette adhésion sera<br />

caractérisée par son silence. «<br />

Au reste, Mahomet consulta sa fille Fatima<br />

avant de la donner en mariage à Ali.<br />

Les légistes en ont conclu que toute jeune<br />

fille doit être consultée avant le mariage; une<br />

manifestation de joie de sa part est considérée<br />

comme un consentement ; des pleurs, au contraire,<br />

constituent un refus ; dans le rite hanafite,<br />

il est même strictement obligatoire qu'elle<br />

accepte l'époux et la dot.<br />

Ces pratiques peuvent paraître empreintes<br />

d'un formalisme .un peu puéril. Pourtant elles<br />

montrent assez que le législateur a eu le souci<br />

de sauvegarder en quelque mesure la liberté de<br />

la jeune fille ; si elle connaissait mieux ses<br />

droits, si elle était plus habile à les faire valoir,<br />

il serait difficile aux parents de la marier contre<br />

son gré.<br />

L'attribution de la « dot « a donné lieu à des<br />

préjugés bien plus choquants. On dit couramment<br />

que le père arabe « vend » sa fille et que<br />

le mari « l'achète ». Cette opinion conduit à<br />

considérer la femme un peu comme une esclave,<br />

et elle donnerait la mesure de son abaissement.<br />

« Stipulez des dots pour vos filles, » a dit le<br />

Prophète. Cette règle est si impérative que les<br />

commentateurs ont déclaré nul, de droit, tout<br />

mariage dans lequel la femme, serait-elle une<br />

infidèle ou une esclave, n'a pas reçu une dot<br />

suffisante.<br />

Dans l'intention de Mahomet, cette prescription<br />

n'avait pas pour but de rabaisser la femme,<br />

mais, au contraire, de constituer en sa faveur un<br />

capital propre, une réserve précieuse, de nature<br />

à sauvegarder son indépendance et sa dignité.<br />

La dot comprend, à l'ordinaire, deux parties.<br />

L'une est versée au père de la jeune fille, qui la<br />

reçoit en sa qualité de tuteur. Avec cette somme,<br />

il achèle le trousseau dont la femme aura toujours<br />

la libre disposition. Il est tenu, d'ailleurs,<br />

de lui restituer le surplus dans un certain délai<br />

et, s'il meurt, la somme due constituera une<br />

créance privilégiée à prélever sur ta succession,<br />

avant tout partage.<br />

La deuxième partie reste à la charge du mari<br />

sans être sa propriété; il devra payer ce solde<br />

dans un délai qui ne peut dépasser vingt ans.<br />

La femme est ainsi créancière du chef de famille,<br />

et cette considération est de nature à lui<br />

assurer un certain ascendant dans le ménage.<br />

La loi musulmane n'a donc nullement consacré<br />

un marché odieux dont la jeune fille serait<br />

la victime. Quant à la veuve et à la femme divorcée,<br />

elles sont affranchies de toute tutelle ;<br />

les parents ne sont que leurs mandataires ; par<br />

leur intermédiaire, elles discutent toutes les<br />

clauses du contrat et exigent souvent des conditions<br />

qui leur assurent des avantages exceptionnels.<br />

Avec la polygamie, le divorce et la répudiation,<br />

nous touchons aux points les plus contestables<br />

de la législation musulmane.<br />

Mahomet réduisit au maximum de quatre le<br />

nombre des épouses légitimes.<br />

PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E •587<br />

« Parmi les femmes qui vous plaisent, n'en<br />

épousez, dit-il, que deux, trois ou quatre. Si<br />

vous craignez d'être injuste, n'en épousez qu'une,<br />

ou bornez-vous à une esclave. Gela vous permettra<br />

de ne pas transgresser vos devoirs. »<br />

On a voulu expliquer la polygamie par les nécessités<br />

de la vie chez les Arabes. Une telle<br />

explication n'est plausible que dans des cas<br />

exceptionnels. En réalité, la polygamie résulte<br />

des caprices de l'homme; dans certaines familles<br />

nobles ou maraboutiques, on mettra aussi un<br />

point d'honneur à avoir les quatre épouses permises<br />

par le Coran.<br />

Cette pratique est peu répandue chez les<br />

musulmans d'Algérie : sept sur cent environ ont<br />

deux femmes, et on en trouve à peine un sur<br />

cent qui en ait trois oi^ quatre. D'ailleurs, les<br />

co-épouses vivent généralement en assez bonne<br />

intelligence, les mœurs les ayant accoutumées à<br />

cet état. Malgré tout, la polygamie peut imposer à<br />

la femme unabaissementdont l'humiliation sera<br />

de plus en plus ressentie par celles chez qui on<br />

aura développé une certaine délicatesse morale.<br />

Le divorce présente diverses dispositions de<br />

nature à garantir, dans une certaine mesure, la<br />

sécurité et même la liberté de l'épouse. Elle peut<br />

décider l'époux à demander le divorce par consentement<br />

mutuel. Dans ce cas, elle lui offre<br />

une compensation qui comporte, le plus souvent,<br />

l'abandon du solde de la dot, la restitution de<br />

la somme versée au tuteur, et, parfois même, le<br />

payement d'une somme plus élevée. C'est, en'<br />

quelque sorte, la rançon payée par une femme<br />

capricieuse qui, sans avoir à se plaindre sérieusement<br />

de son mari, désire cesser la vie commune.<br />

Si elle a de très graves motifs de plainte, elle<br />

peut demander le divorce par autorité de justice.<br />

L'aiîaire est instruite par le cadi, et un jugement<br />

règle les conditions matérielles de la<br />

séparation. Si le divorce est prononcé aux torts<br />

du mari, la femme conserve sa dot ; elle reçoit<br />

le solde que le mari détenait ; celui-ci peut<br />

même être astreint à lui payer une pension ou<br />

à lui accorder des^réparations diverses.<br />

La répudiation est loin.d'oflrir à la femme les<br />

mêmes garanties. Tout musulman peut répudier<br />

son épouse : il lui suffit de prononcer, les formules<br />

consacrées. Aussitôt après commence une<br />

période d'attente qui dure trois ou quatre mois,<br />

selon les rites. Pendant ce temps, la femme<br />

reste sous le toit du mari, « car vous ne savez<br />

pas, a dit le Prophète, si Dieu ne fera pas surgir<br />

quelque circonstance qui vous réconciliera avec<br />

elle ».<br />

Si un rapprochement ne se produit pas, la<br />

femme est obligée de quitter le domicile conjugal.<br />

Elle emporte tout ce qui lui appartient, et<br />

le Prophète recommande au mari de se conduire<br />

« généreusement » à son égard, mais elle reste<br />

victime d'une pratique légale dont l'injustice<br />

paraît des plus révoltantes.<br />

Nous venons d'examiner sommairement les<br />

points les plus caractéristiques du statut personnel<br />

de la femme musulmane. Cette législation<br />

n'est pas parfaite, surtout en ce qui touche la polygamie<br />

et la répudiation. Obligé de réagir contre<br />

les mœurs primitives et violentes deshahitantsde<br />

l'Arabie, Mahomet fut contraint à de graves<br />

concessions. Diplomate d'esprit très positif, il<br />

était dépourvu de cet idéalisme sublime qui<br />

soulève les âmes et leur suggère les sentiments


S88 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

les plus nobles de la nature humaine. Au surplus,<br />

il ne fut pas exempt de faiblesses : il<br />

eut de nombreuses épouses et fut obligé d'eo<br />

répudier plus d'une. Les simples mortels ne<br />

pouvaient être plus vertueux que le Prophète,<br />

et le Coran toléra certaines pratiques dont Mahomet<br />

sentait peut-être l'injustice sans pouvoir<br />

s'en affranchir et, encore moins, en affranchir<br />

ses disciples.<br />

Il faut reconnaître, d'autre part, que les mœurs<br />

ont été moins libéralès encore que les lois: la<br />

séquestration de la femme dans le eynécée, son<br />

détachement de tout ce qui dépasse les soucis<br />

du ménage n'étaient ni dans les intentions du<br />

Prophète, ni dans celles de la plupart de ses<br />

commentateurs. Encore moins admeltraient-ils<br />

soit le relâchement que l'on tolère dans certaines<br />

régions, soit des coutumes brutales dont s'autorisent<br />

diverses tribus pour infliger aux femmes<br />

coupables des châtiments qui ressemblent à<br />

des supplices.<br />

D'une façon générale, il est donc exact de dire<br />

que, dans la société islamique, les mœurs et les<br />

lois tiennent les femmes dans un état de véritable<br />

misère intelleciuelle et morale.<br />

Ce régime cependant n'est pas intangible.<br />

S'il s'est perpétué durant des siècles sans modifications<br />

appréciables, cela tient surtout à ce<br />

que le monde musulman a vécu replié sur luimême.<br />

Aujourd'hui, l'influence européenne le<br />

pénètre de toutes parts: elle entraîne des transformations<br />

économiques ; elle détermine des<br />

aspirations nouvelles qui réagiront de plus en<br />

plus sur l'organisation familiale, sur les mœurs<br />

et môme sur les lois.<br />

Parmi les facteurs susceptibles de contribuer<br />

à cette évolution, l'instruction des filles, dans<br />

la mesure où elle sera généralisée et adaptée<br />

aux besoins des divers milieux indigènes, peut<br />

être considérée comme un des plus importants.<br />

Il faut la répandre progressivement, la<br />

diversifier de mille façons au point de vue manuel,<br />

mais lui conserver,toujours un caractéi'e<br />

essentiellement éducatif, qui restera la garantie<br />

la plus sûre de son efficacité.<br />

C. DUMAS,<br />

inspacteur des écoles indigènes.<br />

Un discours de M. Steeg,<br />

MINISTRE D E L'INSTRUCTION PUBLIQUE.<br />

L'Ecole laïque et la République. — Le devoir<br />

du parti républicain.<br />

M. Steeg, ministre de l'Instruction publique<br />

et des Beaux-Arts, présidait, récemment, à la<br />

Roche-sur-Foron (Haute-Savoie), l'inauguration<br />

dugroupe scolaireet laréunion de la Fédération<br />

des associations républicaines de la Haute-Savoie.<br />

Le ministre a prononcé un important discours<br />

dont nous donnons ci-dessous, d'après les journaux,<br />

les prmcipaux passages relatifs à la fonction<br />

sociale de l'école laïque :<br />

La République et l'Ecole.<br />

La République sans l'école ne serait qu'un mot,<br />

une formule hypocrite et décevante. Pour qu'elle soit<br />

la « chos3 de tous », il faut que tous soient libres,<br />

que chacun soit capable, dans le silence de son coeur,<br />

dans la sincérité de sa réflexion, de choisir librement<br />

entre les solutions proposées aux problèmes que soulève<br />

l'activité même de la nation.<br />

L'opinion est, en France, le pouvoir souverain; si<br />

elle reste changeante, capricieuse, passionnée, l'avenir<br />

se soustrait à nos regards, se dérobe à nos efforts.<br />

La vie nationale est menacée de crises, de saccades,<br />

de reculs, d'exaltations et de paniques. Il faut, au<br />

contraire, que les citoyens sachent ce qu'ils veulent,<br />

sachent déterminer les moyens par lesquels il feront<br />

pénétrer leur idial dans la réalité. Il est indispensable,<br />

pour cela, qu'ils dégagent de leur conscience un<br />

idéal, de leur expérience, une méthode. Le spectacle<br />

que nous donnaient, 11 y a quelques jtiurs, les conseils<br />

généraux, celui que nous oftre aujourd'hui le<br />

peuple de France ne prouve-t-il pas que trente années<br />

d'éducation républicaine ont développé dans<br />

notre pays des qualités précieuses de prudence, de<br />

sang-froid, de correction courtoise et de dignité simple?<br />

{Applaudissements.)<br />

L'action des instituteurs.<br />

Je n'exagère pas, messieurs, le rôle de l'école primaire<br />

qui, dans les hameaux les plus lointains,<br />

accueille nos enfants. Comment peut-il se trouver des<br />

hommes pour en méconnaître l'importance, pour en<br />

contester la nécessité? Lire, écrire, compter, ce sont<br />

là, sans doute, notions élémentaires que distribue<br />

l'humble école du village. Mais il y a là le point de<br />

départ de tout développement intellectuel. Et, d'ailleurs,<br />

la tâche est moins simple que ne veulent bien<br />

le dire ceux qui raUlent avec un détachement,supérieur<br />

les efforts des maîtres de nos'villages et qui ne<br />

voient pas tout ce que leur besogne exige d'ingéniosité,<br />

de patience, de labeur et de désintéressement. Ils<br />

soQt 125000 sur le territoire français. Il n'est pas de<br />

corps de fonctionnaires où le sentiment du devoir soit<br />

plus précis et plus agissant. Sans doute, par des commentaires<br />

bruyants sur des incidents souvent exagérés,<br />

parfois imaginés, on cherche à les atteindre dans<br />

leur prestige, à les faire sortir du calme indispensable<br />

à l'efficacité de leur œuvre éducatrice, à créer autour<br />

d'eux une atmosphère de défiance injurieuse ou de<br />

systématique hostilité. On n'y parviendra pas. ( Longs<br />

applaudissements.)<br />

L'école et les familles.<br />

Ah l messieurs, quelle n'était pas ma surprise quand<br />

je voyais, il y a quelques jours, se manifester, sous la<br />

plume d'un homme dont l'œuvre et le caractère inspirent<br />

à tous les républicains gratitude et respect,<br />

cette inquiétude que les maîtres et les ami» de l'école<br />

laïque pourraient être amenés à considérer certains<br />

pères de famille comme des ennemis.<br />

Des ennemis, pourquoi? N'est-ce pas la caractéristique<br />

de l'école publique, de l'école nationale qu'elle<br />

accueille, qu'elle recherche les enfants de toutes les<br />

familles pour les rapprocher en un sentiment de réciproque<br />

estime et de mutuelle aftection. Tous sont l'objet<br />

d'une égale sollicitude de la part des maîtres qui,<br />

tout naturellement, laissent àla porte de l'école leurs<br />

opinions indiTiduelles, leurs prélèrences politiques et<br />

philosophiques, qui oublient ce qui divise et se rappellent<br />

seulement qu'ils sont, au nom de la nation, les<br />

éducateurs de la nation.<br />

Le maître ne polémique pas, n'injurie pas, u'outrage<br />

pas. 11 ne cherche pas à combattre, dans l'esprit<br />

sans défense et le cœur innocent de l'enfant, ceux<br />

qui ne pensent pas comme lui-môme. Sa chaise n'est<br />

pas une chaire, sa classe n'est pas une salle de réunion<br />

électorale. ( Vifs applaudissements.)<br />

Oui, l'école laïque est avant tout, par-dessus tout,<br />

une leçon continue, vivante, concrète de itolérance,<br />

Elle voudrait que les enfants fissent sur les bancs de<br />

1 école l'apprentissage d'une fraternelle cité. Elle<br />

affirme et elle professe un égal rèspect pour les<br />

croyances et les incroyances. Est-ce ma faute, est-ce<br />

la faute du pays républicain qui a voulu les lois de<br />

laïcité, est-ce la faute du gouvernement qui les<br />

applique, s'il est des hommes pour lesquels la tolérance<br />

est une hérésie? Ni sophismes, ni sommations


ne vous feront renoncer à notre parti pris de maintenir<br />

l'école dans la voie où ses fondateurs l'ont<br />

engagée. ,<br />

L école laïque est un service public. Nous ne defeadons<br />

à personne d'en contester le principe, d'en<br />

regretter l'existence ; nous ne permettrons à personne<br />

d'en troubler le fonctionnement. Organisée par la loi,<br />

elle participe de l'autorité souveraine de la loi. Estce<br />

parce que ces lois de laïcité sont particulièrement<br />

chères à la démocratie républicaine qu'elles auraient<br />

moins que les autres droit à la vigilance d'un gouvernement<br />

soucieux d'ordre légal? (Applaudissements<br />

prolongés.)<br />

OPINIONS <strong>DE</strong> NOS LECTEURS'<br />

L'enseignement par l'action.<br />

Une fâcheuse contradiction. — Rôle de l'actualité<br />

dans l'éducation. — Quelques exemples de leçons<br />

attrayantes et actives. — Sabotage précoce<br />

mais bien excusable.<br />

Notre enseignement, pour être profitable,<br />

doit être attrayant et actif ; c'est bien là, sans<br />

conteste, un des lieux communs les plusrelDaUus<br />

de la pédagogie moderne et l'un des principes<br />

le plus généralement admis par tous les éducateurs.<br />

Les suffrages ne se rallient avec un accord<br />

aussi parfait que sur cette autre affirmation ;<br />

« Notre enseignement est trop verbal et livresque<br />

» et on ne manque guère d'accuser les programmes<br />

de cette contradiction entre nos principes<br />

et la réalité. Sans doute, nos programmes<br />

sont loin d'être parfaits ; peut-être même aurions-nous<br />

tort d'espérer qu'ils le seront jamais ^<br />

mais est-ce vraiment de leur faute si, dans nombre<br />

d'écoles, on inflige encore aux élèves tant<br />

de leçons froides et ennuyeuses, remplacées<br />

parfois par la lecture de quelques pages d'un<br />

manuel et suivies de résumés sans intérêt, souvent<br />

sans utilité pratique, tout cela sans tenir<br />

compte du milieu où l'on vit, à peine de l'âge<br />

et du développement intellectuel des enfants?<br />

A vrai dire, pourtant, ils sont nombreux les<br />

maîtres qui s'ingénient à donner à leurs élèves,<br />

sous une forme attrayante et bien appropriée à<br />

leur âge, les connaissances pratiques dont ils<br />

auront besoin, qui ne font jamais une leçon<br />

sans s'être demandé, au préalable, à quoi elle<br />

servira et de quelle façon elle doit être présentée<br />

pour avoir son maximum d'utilité. Nous<br />

voudrions pouvoir reproduire ici, à titre d'exemples,<br />

les diverses leçons qui ont été adressées<br />

récemment au Manuel général et qui, toutes,<br />

sont des applications de ce principe : que les<br />

élèves soient toujours actifs, que leur curiosité<br />

soit sans cesse en éveil, qu'on fasse un appel<br />

constant à leur sensibilité, à leur imagination,<br />

à leur esprit d'invention et de recherche-<br />

Et, tout d'abord, que l'élève ne considère pas<br />

l'école comme une geôle où l'on vient, parce<br />

que c'est « la coutume et l'usage », où l'on accomplit<br />

une série de graves et ennuyeux exercices<br />

n'ayant aucun rapport avec ce qui se passe<br />

actuellement autour de nous et auxquels on<br />

s'empresse de n e plus songer, sitôt la liberté<br />

reconquise.<br />

L. Let (trticles ou fragments d'articles insérés sous les<br />

RXTBRIQTIES O^miOXiS DB MOS LBCTEt7RS> C0.M\f0NlCATI0NS<br />

DIYBRSB8, RBVUB DB LÀ PBBBSB, expriment en toute liberté<br />

Vopinion de Isurs auteurs, mais n'engagent en rien telle du<br />

Maaool général.<br />

PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 589<br />

« Ouvrons largement l'école sur la vie, » écrit<br />

M. Bergougnoux, instituteur à Saint-Hilaire<br />

(Lot-et-Garonne) :<br />

Si les spectacles que nous fournit la monde extérieur<br />

sont dignes de notre admiration, ou simplement<br />

instructifs et intéressants, n'hésitons pas un seul instant<br />

à quitter l'école pour nous en emplir l'esprit et<br />

le cœur.<br />

« Rien n'intéresse les enfants comme des entretiens<br />

sur les faits d'actualité, » dit aussi<br />

M. Viaud, instituteur à Rezé (Loire-Inférieure) :<br />

La classe est vivante quand une causerie est faite<br />

sur un sujet d'actualité. Chacun veut rapporter ce<br />

qu'il a TU, entendu ou lu. Le maître et les élèves<br />

interviennent tour à tour ; c'est un échange incessant<br />

d'idées. Les élèves qui répondent le moins bien d'ordinaire<br />

sortent de leur mutisme...<br />

C'est la même idée qu'exprime M. Chante,<br />

instituteur à Moncrabeau (Lot-et-Garonne) : il<br />

désirerait qu'on fit part aux élèves, au besoin<br />

par la lecture de quelques passages des journaux<br />

quotidiens, en les commentant et en en tirant<br />

les leçons qu'ils renferment, des faits importants<br />

qui se produisent de façon presque périodique<br />

: catastrophes, actions héroïques ou glorieuses,<br />

etc. Faisons remarquer seulement que<br />

beaucoup de tact et de prudence sont ici-nécessaires,<br />

mais il est non moins certain que<br />

l'école ne doit pas rester indifférente et volontairement<br />

étrangère aux événements qui,<br />

autour d'elle, intéressent ou passionnent les<br />

hommes et, par contre-coup, agitent les enfants.<br />

Les enfants n'aiment rien tant, d'ailleurs,<br />

qu'imiter les « grands », comme le disait de façon<br />

si humoristique M. H. Brun, dans son article :<br />

« Projets de discours à des petits enfants au<br />

sujet de leurs défauts i ». Qui de" nous ne les a<br />

vus s'amuser pendant des heures à des jeux peu<br />

intéressants par eux-mêmes, et dont le principal<br />

mérite est d'être la copie d'actes accomplis par<br />

les grandes personnes? Il nous est facile de profiter<br />

de ce penchant pour graver fortement dans<br />

l'esprit de nos élèves une foule de connaissances.<br />

« L'établissement des listes électorales, le<br />

vote, le dépouillement du scrutin n'eurent plus<br />

de mystères pour mes élèves, écrit M. P. Géraud,<br />

instituteur à Manglieu (Puy-de-Dôme),<br />

après qu'ils eurent voté pour désigner un camarade<br />

chargé d'assurer un des services de la<br />

classe. » Nombreux sont les maitres qui ont fait<br />

une expérience analogue et qui savent avec quel<br />

plaisir les enfants fabriquent ensuite, durant<br />

plusieurs semaines, sans oublier les moindres<br />

détails, bulletins de vote et cartes d'électeurs.<br />

• Les élèves de M. Hugueville, instituteur à<br />

Gharleville, ne furent sans doute pas moins<br />

intéressés par la leçon de géographie qu'il nous<br />

indique sur l'étude des chemins de fer:<br />

J'ai fait connaître à mes élèves les différentes<br />

lignes de la région .. Vais-je maintenant charger leur<br />

mémoire des noms des localités qu'elles desservent ?<br />

J'estime que ce n'est pas nécessaire : lorsque nous<br />

voyageons, n'avons-nous pas la précaution de nous<br />

munir d'un indicateur qui nous renseigne d'une façon<br />

bien plus sûre que la plus fidèle des mémoires ? L'essentiel<br />

est de pouvoir se servir utilement de ce petit<br />

guide. J'invite donc mes élèves à se procurer chacun<br />

un petit horaire des chemins de fer de la région,<br />

comme en donnent certains commerçant» en guise<br />

de réclame... Le lendemain, tous les élèves attendent<br />

1. Voir Manuel général, a° 45, du 2î juillet 1911.


890 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

avec impatience, l'heure de la leçon. « Nous allons,<br />

leur dis-je, rendre visite — par la pensée — à notre<br />

petit camarade qui est allé habiter G... » Nous cher<br />

chons donc la ligne de C... à G... Nous partons le<br />

matin, à 8 h. 53. Paul lit les noms des stations se<br />

trouvant sur le parcours ; qu'il prenne bien garde de<br />

commettre me erreur : elle n'échapperait pas à ses<br />

camarades I Ei c'est à qui placera son mot sur ces<br />

localités où nous passons : chacun rappelle ses souvenirs;<br />

tous sont jaloux de faire part, à leurs condisciples<br />

de ce (qu'ils ont vu. Les enfants, par leurs réponses,<br />

s'éclairent, se dirigent, s'enseignent mutuellement.<br />

Nous faisons ensuite des voyages plus compliqués<br />

; puis nous voyons comment on peut utiliser<br />

l'indicateur pour le calcul de la distance, de la vitesse<br />

des trains, du prix des places. Et j'ai la certitude<br />

que je suis compris : tout le monde est actit . et<br />

apporte une attention soutenue à ce travail nouveau<br />

et, par cela même, attrayant. Au lieu d'avoir autour<br />

de moi des entants passifs et endormis, j'ai des élèves<br />

vifs, éveillés, heureux de montrer leurs qualités d'action<br />

et d'initiative.<br />

C'est également en faisant appel aux qualités<br />

d'action des enfants que M. Mayoux, instituteur<br />

à Marsac (Charente), a réussi à substituer « aux<br />

ennuyeuses leçons d'antan de joyeuses leçons de<br />

grammaire » ;<br />

...J'avais beau m'ingénier, varier les procédés,<br />

les leçons de grammaire restaient les plus arides,<br />

quand je pensai à faire vivre aux enfants une leçon<br />

de conjugaison. Il s'agissait de donner une idée du<br />

verbe aux cours moyen et élémentaire... Je commençai<br />

par quelques gestes : m'asseoir, écrire, etc. Puis,<br />

désignant garçons et fillettes à tour de rôle, je les<br />

priai de venir exécuter devant leurs camarades trois<br />

actions, à leur choix, en indiquant ce qu'ils faisaient... Je<br />

leur fis remarquer qu'on nomme verbe le mot qui dit<br />

ce que Von fait, qui indique les actions. De ce jour,<br />

il n'y eut plus de confusion entre le verbe et le nom<br />

ou l'adjectif.. La semaine suivante, pour l'étude des<br />

personnes, le même procédé obtint le même succès<br />

de bonne humeur... Le plus remarquable, peut-être,<br />

était le visible effort fait par chacun pour être personnel<br />

; personne ne voulait utiliser les renseignements<br />

donnés de toutes parts par les camarades...<br />

L'atienti.in était générale ;les figures réjouies disaient<br />

le plaisir éprouvé.<br />

M. Paulhac, instituteur à Chalivoy-Milon<br />

(Cher), a remarqué également quel plaisir prennent<br />

les élèves à toute leçon faisant une large<br />

part à leur initiative :<br />

...La campagne est engourdie sous l'ardent soleil...<br />

Toute la classe somnole. J'ai la sensation pénible<br />

de me dépenser en vain. Brusquement, je m'arrête,<br />

puis, dans le lourd silence, j'annonce une leçon<br />

de choses. Et soudain les bustes se redressent, les<br />

physionomies s'éclairent; le bruit des sabols remués<br />

et les murmures de satisfactioù attestent que jambes<br />

et cerveaux luttent avec succès contre l'assoupisse*ment.<br />

Il a suffi, pour animer la classe, de la puissance<br />

évocatrice d'un mot...<br />

C'est que ce mot est synonyme d'observation<br />

directe, d'expéiimentation, d'action sur des<br />

objets bien connus des élèves.<br />

Il n'est pas jusqu'à l'enseignement de l'arithmétique<br />

qui ne puisse être rendu attrayant par<br />

l'emploi de la méthode active. M. Elie Ruben,<br />

directeur d'institution à Paris, nous dit quels<br />

heureux résultats elle permet d'obtenir, avec<br />

l'aide de certains appareils simples, comme<br />

« l'initiateur mathématique, qui a rendu si intelligemment<br />

manuelles beaucoup de questions sur<br />

les nombres ». Une étroite surveillance est<br />

d'ailleurs nécessaire, dit-il, « si l'on ne veut que<br />

les petits cubes de l'appareil, au lieu de servir<br />

à un enseignement mathématique concret, ne<br />

deviennent u n curieux petit jeu de jonchets,<br />

grâce auquel les débutants goûtent les joies<br />

d'un sabotage précoce ».<br />

Sans doute, si nous sommes incapables de les<br />

intéresser, les élèves ne se feront pas faute de<br />

saboter leçons et appareils. Sabotage inconscient<br />

parfois, eu tout cas assez innocent et bien excusable<br />

! N'est-il pas le seul moyen de représailles<br />

dont disposent les enfants à l'égard de maîtres<br />

qui, trop souvent, les ennuient par un bavardage<br />

sans portée et de fastidieux exercices? Remarquons,<br />

d'ailleurs, qu'ils ne sabotent guère que<br />

les leçons qui méritent de l'être, mais ils le font<br />

alors de fàçon impiloyable. Juste châtiment<br />

pour ceux des éducateurs qui ne savent parvenir,<br />

parce qu'ils ne s'y efforcent pas, à intéresser<br />

leurs jeunes auditeurs et donnent ainsi à<br />

celte tendance au sabotage trop d'occasions de<br />

se manifester 1<br />

CllABANAS.<br />

REVUE <strong>DE</strong> LA PRESSE<br />

La préparation militaire obligatoire.<br />

Pour l'organiser il faut de l'argent.<br />

On sait que d'après une décision récente du<br />

ministre de la Guerre, le choix du régiment<br />

sera désormais exclusivement réservé aux jeunes<br />

gens qui auront subi avec succès les épreuves<br />

du brevet d'aptitude militaire.<br />

Celte mesure ayant rencontré une opposition<br />

àssez vive chez plusieurs députés, sous prétexte<br />

qu'elle favorise les conscrits des villes au déiriment<br />

dé ceux des campagnes, M. Humbert, sénateur<br />

de la Meuse, répond aux opposants, dans<br />

le Journal.<br />

Quel obstacle, en dehors du défaut de moyens matériels,<br />

empêchera les jeunes gens du moindre hameau de<br />

rechercher les avantages très mérités qui vont être<br />

réservés désormais aux seuls brevetés de la préparation<br />

militaire? Déjà mieux doués que ceux des villes<br />

sous le rapport de la vigueur physique, ils disposent,<br />

sur l'ensemble d'une année, d'une plus grande somme<br />

de loisirs. Les instructeurs existent en abondance,<br />

sans parler de nos dévoués instituteurs, dont teau<br />

coup ont accompli à Joinville un stage qui les a parfaitement<br />

préparés à cette tâche ; il y a nos braves<br />

gendarmes, au patriotisme desquels il serait aisé de<br />

faire appel, et aussi tous ces anciens sous-officiers<br />

rengagés qui sont devenus de modestes fonctionnaires<br />

ruraux, percepteurs, receveurs-buralistes, gardes<br />

forestiers, etc., et qui ne demanderont pas mieux que<br />

de se faire les moniteurs bénévoles et tout à fait idoines<br />

de leurs cadets... Toute la difficulté se réduit<br />

donc à une question d'argent.<br />

Le Parlement ne saurait refuser les crédits qui lui<br />

seront demandés pour cette entreprise de nécessité<br />

patriotique, et je suis persuadé que M. Messimy<br />

n'aura pas de peine non plus à obtenir très prochainement<br />

le vote du projet de loi sur l'éducation physique<br />

et la préparation militaire qui est en instance<br />

au Parlement depuis plusieurs années déjà.<br />

Les familles et l'hygiène scolaire.<br />

Sauvons la santé de nos enfants.<br />

Le docteur Albert Mathieu, président de la<br />

Ligue française pour l'hygiène scolaire, nous rappelle,<br />

d:ms Paris-Journal, la nécessité de soigner<br />

l'éducation physique de nos enfants si nous<br />

voulons leur assurer une bonne santé.


D'abord, quelle est la cause principale de<br />

l'amoindrissement de la vigueur de notre race?<br />

La sédentaritè scolaire prolonjfée, la sélection trop<br />

oiolusivoment intelleoluelle peuvent être supportées<br />

par une première généraiion issue de paysans, de ruraux,<br />

dont la race possède une longue épargne de<br />

force et de santé : mais dès la seconde génération,<br />

cette déplorable méthode commence à donner des<br />

tommes de résistance générale inférieure et d'équilibre<br />

cérébral instable. Les suivants seront de plus en<br />

plus riches en malingres et en détraqués. Et la déchéance<br />

sera d'autant plus rapide et profonde, d'autant<br />

plus inéluctable, que le surmenage des villes, des<br />

professions libérales et de l'atelier, que l'alcool, le<br />

tabac et les avaries morbides viendront ajouter leurs<br />

effets à la faiblesse initiale, à la croissance défectueuse.<br />

C'est le sabotage de la race humaine I<br />

Comment remédier à ce mal?<br />

En réalité, l'éducation intellectuelie et l'élevage<br />

physique doivent êire, en bonne pédagogie, entièrement<br />

liés l'un à l'aulre. Sous leur forme idéale, ces<br />

deux parties de l'éducation intégrale doivent former<br />

un tout harmonieux et bien équilibré.<br />

A côté des directeurs-de l'éducation intellectuelle<br />

doivent donc, dans l'état major scolaire, figurer les<br />

surveillants de la santé, de la croissance corporelle et<br />

de l'éducation physique, et les familles doivent appeler<br />

de tons leurs vœux l'organisation effective de l'inspection<br />

médicale dans toutes les écoles primaires, se<br />

condaires et même supérieures, publiques ou libres.<br />

Ët les médecins auxquels sera confiée cette mission<br />

délicate devront y être préparés. Elle devra être réservée<br />

exclusivement à des médecins ayant acquis une<br />

notion exacte de l'hygiènsde l'enfance et de l'école<br />

et une suffisante expérience de sa pratique.<br />

Après un accord préalable, bienveillant et cordial,<br />

entre l'état-major de l'enseignement et les représentants<br />

attitrés de la médecine scolaire, l'horaire du<br />

travail sera élaboré avec le juste souci d'assurer tout<br />

d'abord le développement physique des jeunes sujets.<br />

Dans cet horaire on réservera tout d'abord le temps<br />

nécessaire au sommeil, aux exercices physiques, an<br />

repos au grand air, aux repas, aux soins élémentaires<br />

de propreté.<br />

Ce qui restera sera attribué au travail intellectuel,<br />

et, dans cette répartition, on devra tenir compte, non<br />

seulement de l'âge des enfants, mais, dans la mesure<br />

compatible avec l'éducation en commun, de leur résistance<br />

et de leurs aptitudes personnelles.<br />

Mais qui donc prendra l'initiative de cette réiorme<br />

si urgente?<br />

Grâce à la bonne volonté d'un groupe de parlementaires,<br />

à la tête duquel se trouvent des hommes d'opinions<br />

très différentes, des propositions ont été faites<br />

à la Chambre pour la réglementation de l'inspection<br />

médicale des écoles et l'organisation de l'éducation<br />

physique de la jeunesse, si honteusement délaissée eu<br />

France. Mais, en admettant même que les lois nécessaires<br />

et les règlements complémentaires soient<br />

établis, la réforme ne vivra et ne vaudra jamais que<br />

si les familles en comprennent la nécessité et la portée,<br />

et que si elles en réclament l'application régulière.<br />

Les concours scolaires.<br />

Le jeune Français, candidat perpétuel.<br />

Il y a peut-être un grain d'exagération, mais<br />

aussi une grande part de vérité dans ces quelques<br />

lignes extraites de la Revue médico-sociale :<br />

La France est le pays des décorations, de la hiérarchie<br />

et des concours. Nous sommes un peuple<br />

d'écoliers; ou nous élève, depuis la plus tendre enfance,<br />

dans la famille comme en dehors d'elle, dans une<br />

discipline étroite, avec des médailles, des bons points<br />

et des classements perpétuels, et c'est l'esprit modelé<br />

par cette éducation que, arrivés à l'âge d'homme,<br />

PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 891<br />

nous continuons à vouloir mériter des croix et des diplômes,<br />

à vouloir être classés par ordre de mérite.<br />

Depuis le concours de bébés, où déjà nous éprouvons<br />

le besoin de porter nos innocentes progénitures, jusqu'aux<br />

concours d'agrégations, nous avons fait de la<br />

vie, au pied de la lettre, une course d'obstacles, et<br />

c'est à bon droit que l'on peut se demander si le<br />

Français né malin n'est pas aussi né candidat irrémédiablement.<br />

Ce qui est certain c'est que, dès l'enfance, nous faisons<br />

de ce jeune Français un candidat, tuant en lui<br />

l'esprit d'initiative et la saine curiosité par le bourrage<br />

de l'exameii ou du concours, l'amour désintéressé<br />

du travail par l'émulation excessive, conséquence<br />

de ces incessantes joutes scolaires.<br />

ACTES OFFICIELS<br />

CONCERNANT L'ENSEIGNEMENT <strong>PRIMAIRE</strong><br />

Concours d'adrnission à Pécole normale supérieure<br />

d'enseignement primaire de Saint-Cioud.<br />

Les sujets des compositions écritos d'histoire et de géographie<br />

seront pris ezclusivemont, en 1912, dans le pro*<br />

grame suivant :<br />

HISTOIRB .<br />

Formation eC progrès de la. monarchie prussienne depuis<br />

l'avènement du grand électeur Frédéric-Guillaume (1640)<br />

jusqu'à la.mort de Frédéric II (1786).<br />

L'Angleterre, de 1784 à nos jours.<br />

La Révolntion française, de 1789 à '1804.<br />

A. B. — On rappelle aux candidats que les questions posées<br />

à l'oral sur les matières non comprises au programme<br />

spécial peuvent porter sur les grands sujets d'histoire de<br />

l'antiquité.<br />

GÉOGEAPHIE.<br />

France colonies françaises : Le bassin de la Seine. —<br />

Le Ma«


B92 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

primaire supérieure de Foix (Ariège); — Antouelli, élève de<br />

l'école de Foatenay-aux-Roaes ; —Reyaaud, iiistituirice à<br />

l'école primaire supérieure de G-ap (IIautes-A.lpes) ; — Usselmann,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux Roses; — Rabourdin,<br />

élève de Técole de Foiitenay*aux-Roses; — Flameûs,<br />

institutrice encoagô à Paris ; —Lauret, instituirice à 1 école<br />

primaire supérieure de Viliefranche-de-Roueri^ue (A.veyron);<br />

— Vernay, élève de l'école de Foatenay-aux R^ses; — Mme»<br />

Bouret, née Brot, institutrice en congé à Châlons-sur-Marne.<br />

— Gécliion^ née Bourgeat, institutrice à l'école primaire supérieure<br />

de la Côte-Saint'André (Isère): —Mlles Le Ricolais,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux-Roses ; — Gosselin,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Mabille, insiitutricé<br />

à Pant»û; — Chambre, institutrice à l'école primaire<br />

supérieure de Fougères (Ille-et-Vilaine) ; — Mme Daunois,<br />

née Mogin, institutrice à l'école primaire supérieure de Bar»<br />

le-Duc; — Mlles Delibes, institutrice privée à Angers; —<br />

Goytino, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Moret,<br />

insiitutrice à l'école primaire primaire supérieure de Lannemezan<br />

(Hautes-Pyrénées) ; — Mme Mothe, née Mérault,<br />

institutrice à l'école primaire supérieure de Fontenay-le-<br />

Gomte (Vendée) ; — Mlles Roidot, institutrice à Dommartinles-Cuiseaux<br />

(Saône-et-Loire); — Gary, institutrice à l'école<br />

primaire supérieure de Romans (Drôme): — Albert, institutrice<br />

à Istres (Bouches-du-Rhône); — Mittaine. élève de<br />

l'école de Fontenay-aux-Roses; — Boniface, institutrice à<br />

l'école primaire supérieui e de Tréguier (C!Jôl6s-du-Nord); —<br />

Goustez, surveillante à l'école normale de Bordeaux (Gironde);<br />

— Mme Nicolas-Riquet, institutrice à l'école primaire<br />

supérieure de Calais (Pas-de-Calais) ; — Mlles Estève,<br />

institutrice à l'école primaire supérieure do Clermont-l'Hérauli<br />

(Hérault) ; — Gippet, institutrice à Lyon; — Passagui,<br />

élève au lycée de jeunes filles de Besançon; —Vaidye, institutrice<br />

à l'école primaire supérieure de Saint-Lô (Manche) ;<br />

— Piétri, institutrice à El Biar (Alger); — Cousin, institutrice<br />

adjointe déléguée à l'école normale de Draguignan; —<br />

Grizon, institutrice à l'école primaire supérieure de Thonon<br />

(Haute Savoie); — Roux-Fouillet, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses.<br />

ASPIRA^TS,<br />

MM, Leblanc, élève d.e l'école de Saint-Cloud; — Rigaud,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Tournier-Colletta, élève<br />

de l'école de Saint Cloud; — Mi^^not, élève de l'école de<br />

Saint-Cloud; —Préclin, instituteur à(31ichy (Seine); — Lé<br />

pine, élève de l'école de Saint-Cloud; — Lune, élève de<br />

l'école de Saint-Cloud; — Bonnet, élève de l'école de Saint-<br />

Cloud;— Gason, élève de l'école de Saint-Cloud; «— Bou«<br />

thonnier, élève de l'école de Saint-Cloud; — Chatenet, instituteur<br />

à l'école primaire supérieure d'Aubin (Aveyron);:—<br />

Germain, instituteur détaché au collège delà Mission laïque<br />

à Beyrouth: — Coste, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Toulon ; — Jouvent, instituteur à l'école primaire<br />

supérieure de l'Isle-sur-Sorgue (Vaucluse);— Pacquez, élève<br />

de l'école de Saint-Cloud; — TaïUard, instituteur en congé à<br />

Besançon; — Bellau, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Fournes (Nord); —r Blanc, instituteur à Givry (Saône-et-<br />

Loire) ; — Ballin, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Charaplitte (Haute-Saône); T- Peyre, instituteur à l'école<br />

primaire supérieure de Rodez; — Estarella, instituteur à<br />

l'école annexe de l'école normale de Bouzaréah (Alger) ; —<br />

Desagher, instituteur à Argenteuil (Seine-et-Oise) ; — Gallouxj<br />

instituteur à l'école primaire supérieure de Dourdan<br />

(Seine-et-Oise); •— Pompidou, instituteur à Murât (Cantal) ;<br />

— Gœhrung, instituteur à l'école primaire supérieure de<br />

Joinville (Haute-Marne) ; — Ladieu, instituteur à l'école<br />

primaire supérieure d'Aubin (Aveyron): —Delfolie, institu-teur<br />

à l'école primaire supérieur de Loriol (Drôme); — Moreux,<br />

instituteur à Saint-Maur (Seine) ; — Pluven, instituteur<br />

du Cher, en conçé î)our service miliiaire; — Tanguy,<br />

instituteur à l'école primaire supérieure de Mézières; -r Delebesq,<br />

maître interne à l'école nationale professionnelle<br />

d'Armentières (Nord); — Papin, instituteur au collège de<br />

Cholet (Maine-et-Loire).<br />

ORDRE DBS SCIENCES<br />

ASPIRANTES.<br />

Mlles Faber, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />

Bompard, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses;— Burnet,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Housseau,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Boursier, institutrice<br />

à l'école primaire supérieure do Nogent-le-Rotrou<br />

(Eure-et-Loir) : — Florentin, élève de l'école de Fontenayaux-Roses;<br />

— Marchau, élève de l'école de Fontenay-aux-<br />

Roses; — Hay, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />

Chevalier, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —Remy,<br />

institutrice à l'école primaire supérieure du Dorât (Haute-<br />

Vienne); — Choulant, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses;<br />

— Simon, surveillante à l'école primiire supérieure de<br />

Nancy; — Zeller, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses:<br />

— Descolas, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses ; — Le­<br />

roy, institujnce à l école primaire supérieure de Cannes<br />

(Alpes-Maritimes); — Menoud, insiitutrice à l'école primaire<br />

supérieure de Trévoux (Ain); — Vacher, élèvo au lycée<br />

de j -unes filles de Be^^unçon ; — Dourneau-l, éiudianto à<br />

Bordeaux;— F»ui?ôre, él-^ve de l'école de Fontenay-aux-Ro-<br />

8 s: - Claravalls, institutrice à l'école primaire supérieure<br />

dp» Foix: — Uftfaye, insiitu'rice à l'école primaire supérieure<br />

de MoQcluçon Allier ; — Bouiges, institutrice à l'école primaire<br />

supérieure d'Aurillac; — Perréa»*d, ini'itutrice à l'école<br />

primaire supérieure d'Annemasse (Haute-Savoie); — Bouchot,<br />

élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; — Bftyles,<br />

surveillante à l'école normale de Niort ; — CiaveriOt surveillante<br />

à l'école normale de Bordeaux; —- Robin, institutrice<br />

publique en congé à Pans; — Tourlonnias, élève au lycée<br />

de jeunes filles de Lyon; — Meunier, élève du lycée de jeunes<br />

filles de Besançon; — Robardet, institutrice publique en<br />

congé à Alger ; — Baylac, institutrice publique en congé à<br />

Fans; —Marin, étudiante à Paris;— Penaud, institutrice<br />

d'école primaire supérieure, en congé à Quimper; — Mmes<br />

Heitz, née Marchai, institutrice à l'école primaire supérieure<br />

deChaumonc; — (l-a itronneau. née David, instituirice à<br />

l'école primaire supérieure de Bressuire (Deux-Sùvres).<br />

ASPIRANTS.<br />

MM. Le Niger, élève de l'école de Saint-Cloul ; — Larri*<br />

bau, élève de Vécole de Samt-Cloud; — Roger, élève do<br />

l'école de Saint-Cloud ; — Desfrétière, élève de l'école de<br />

Saint-Cloud ; — Bigueur, élève de l'école de Saint-Cloud ; —<br />

Limouzin, élùve de l'école de Saint-Cloud; — Delahaye,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud ; — Delaveau, instituteur à<br />

l'école primaire supérieure de Bellac (Haute-Vienne) ; —<br />

Tourteau, instituteur public à Gardegan (Gironde) ; — Rozembaum,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Beulaygue,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Lutel, instituteur à l'école<br />

primaire supérieure de Bar-sur-Seino (Aube; ; — Houpe,<br />

instituteur à l'école primaire supérieure de Castres (Tarn) ;<br />

— Falcoz, élève de l'école de Saint-Cloud; —sColin, élève de<br />

l'école de Saint-Cloud; - Debazac, élève de l'école deSaint-<br />

Cloudj — (juerret, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

d'Uzerche (Corrèze]; — Monville, élèvo de l'école de Sainte<br />

Cloud; — Besnier, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Mamers (Sanhe) ; — Marchand, instituteur à l'école primaire<br />

supérieure de Tarare (Rhône); — Carbouèreç, instituteur<br />

à l'école primaire supérieure de Lembeye (Basses-Pyrénées);—<br />

Arenes, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Martel (Lot); — Touzé, instituteur à l'école primaire supérieure<br />

de Nemours (Seine-et-Marne); — Bacon, maître adjoint<br />

à l'école pratique de commerce de Monde ; — Liautaud,.<br />

instituteur à l'école primaire supérieure de Riez (Basses-<br />

Alpes); — Schmiit, instituteur à l'éccle primaire supérieure<br />

de Pont-à-Mousson (Meurtbe-et-Moselle); — Grazide, instituteur<br />

public à Bordeaux; — Nouelle, instituteur à l'école primaire<br />

supérieure d'Bxcideuii (Dordogne);— Batut, instituteur<br />

public à Figeac (Lot); — Biast, instituteur public au<br />

Mayet-de-Montagno (Allier); — Calmels, surveillant à l'école<br />

normale do Versailles ; — Lecomte, instiuteur public à Saint-<br />

Uzo (Drôme); — Abdol-Malek, élèvo do l'école de Saint-<br />

Cloud (au titre étranger). •<br />

SCIENCES APPLIQUÉES.<br />

1« SÉRIE,<br />

MM. Place, élève de l'école do Saint Cloud; — Meuris,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Michel, élève de l'école<br />

de Saint-Cloud; — Fortépaule, élève de l'école do Saint-<br />

Cloud; — Thomas, instituteur à Paris; — Massay, instituteur<br />

à Châteauroux (Indre) ; — Biliaud, instituteur à l'école<br />

primaire supérieure de Saint-Pourçain sur-Siotle (Allier);<br />

— Maublanc, surveillant répétiteur à l'école des arts et métiers<br />

de Chàlons (Marne) ; — Suchail, surveillant répétiteur<br />

à récolo des arts et métiers de Chàlons (Marne) ; •— Gabelle,<br />

répétiteur à l'école Jean-Baptiste Say, à Paris.<br />

2* SÉRIE,<br />

MM. Plateau, professeur de dessin à l'école primaire supérieure<br />

de Poitiers: — Simon, instituteur à l'école primaire<br />

supérieure de Pithiviers (Loiret^; — Gargat, instituteur à<br />

l'école primaire supérieure de Grenoble ; — Vahl,instituteur<br />

à l'école primaire supérieure de Nancy ; — Badré, mattre<br />

auxl-iaire à. l'écolo primaire supérieure de Mézièros ; —<br />

Stouff, professeur à l'école primaire supérieure du Havre;<br />

— Lefebvre, professeur à la section industriollo du lycée do<br />

Rochofort (Charente-Inférieure) ; — Legrand, instituteur à<br />

l'école primaire de Bavay (Nord) ; — Lempereur, instituteur<br />

à l'école primaire supérieure de Lille;— Toureaux, instituteur<br />

à, l'école primaire supérieure de Dreux ; — Francelle,<br />

'instituteur à l'école primaire supérieure d'Amiens; —<br />

Jeampierre, instituteur & l'école primaire supérieure de<br />

Bourges.<br />

(Voir la suite des ACTES OFFICIELS à la partie du journal consaorée auso Annonces.)<br />

5B0. — Imp. KA.P?, Paris. Le, Gérant : A.. BAKURLI^»


TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES '<br />

CONTENUES<br />

DANS L A PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E DU "<strong>MANUEL</strong> G ÉNÉRAL"<br />

(ANNÉE S COLMRE 1910-1911)<br />

ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT<br />

La transformation de l'école primaire (F. Buisson),<br />

1 ; — Le troisième congrès international de l'éducalioa<br />

populaire (Roger), 13; — L'écriture droite (S.),"<br />

15; — L'inégalilé sociale à l'école primaire (Cussoa),<br />

•10 ; — Le dessin à l'école et les nouveaux programmes<br />

(G. Quétiioux), 40, 51; — Le XXX® congrès de la<br />

Ligue de l'enseignement (M. Hoger), 49; — Le maître<br />

d'école en Breiagne avant la Révolution (E. Souvestre),<br />

52; — Les colonies de vacances et l'iiivernaga<br />

(K. Seguin), 64 ; — La nouvelle nomenclature grammaticale<br />

(Ch. Maquet), 65; — Gymnastique nouvelle<br />

(L. Ory), 77 ; — La manie et la phobie de l'enseignement<br />

(L. Dugas), 88; — L'espéranto, langue internalionale<br />

auxiliaire (A. Dauphin), 89, 161 ; — Une<br />

forme nouvelle d'enseignement primaire (F. Buisson),<br />

97 ; — L'enseignement des indigènes aux colonies<br />

(Et. B.), 102/— La poéjie de l'histoire à l'école primaire<br />

(H. Brun), 121 ; — Instruction agricole des<br />

normaliens (R. Leblanc), 122; — L'inauguration du<br />

monument de Jules Ferry à Paris (L.), 123; — Comment<br />

on peut embellir son âme et sa vie (Rumeau),<br />

136 ; — Sur la nouvelle nomenclature grammaticale,<br />

137 ; — Une grande école d'apaisement et de dignité<br />

(E. Hinzelinj, 145 ; — Une enquête sur l'enseignement<br />

antialcoolique (M. Roger), 146; — L'école primaire<br />

et la préparation à l'action (Chabanas), 173 ;—<br />

Fatma à l'école (G. Dumas), 181; — L'enseignement<br />

agricole post-scolaire (B. Chancrin), 182; — L'éducation<br />

des parents (E. Caron), 217 ; — A propos de la<br />

nouvelle nomenclature grammaticale (G. Tigot et<br />

M. G.), 218; — Les jeunes fumeurs (E, Hinzelin),<br />

229; — Notre jardin de Genevray (P.-L. Malen),23L);<br />

— L'enseignement ménager agricole à l'école norma'e<br />

(E. Blaogueraon), 253; — L'histoire à l'école primaire,<br />

d'après M. Lavisse (K. Séguin), 255 ; —<br />

Gorameflt appliquer la nouvelle nomenclature grammaticale<br />

(L. Flot), 256, 266, 278, 290, 304, 315, 327;<br />

— L'éducation civique dans la famille (E. Caron),<br />

265 ; — Une société d'éducation musulmane en Algérie<br />

(C. Dumas), 277; — Une glorieuse page de géographie<br />

historique à enseigner aux enfants (E. Hinzelin),<br />

289; — Coup d'œil autour de ma classe<br />

(H. Brun), 303 ; — Un article à méditer (F. Buisson),<br />

313 ; — Un problème curieux d'orthographe (E. Hinzelin),<br />

316; — Hector Malot, pédagogue (E. Combe),<br />

325; — En voyageant (Chambon), 349 ; — Menus<br />

propos pédagogiquts (L. Dugas), 350; — Une fête de<br />

famille (M. Rauber), 351; — En France d'outre-mer<br />

(L. Dugas), 361 — L'enseignement agricole et expérimental<br />

(A. Juillard), 365; — Pour l'enseignement<br />

objectif de la géographie (Kerbrat), 389; — Un outil<br />

précieux (F. Buisson), 401; — La décoration extérieure<br />

de l'école (Vernade), 402; — L'enseignement<br />

du français par les textes (Bouillot), 409, 422 ;— Les<br />

lectures au foyer (E. Caron), 410; — Li culture physique<br />

(P. Baudin), 422 ; — La préparation militaire<br />

à l'école primaire (Capitaine L.), 433 ; — La Marseillaise<br />

[J. Tiersot), 434 )»•-;- Sur l'enseignement de<br />

l'hisloire et de la géographie locales (L. Mention),<br />

445; — Une page d histoire (E. Faguet), 416; — A<br />

propos du nouvel enseignement du dessin (Landréat),<br />

447; — Le mensonge aux enfants (L. Dugas), 457 ; —<br />

Jules Ferry, d'après M. R. Poincaré (0. MùUey), 459;<br />

— Le mensonge de l'art (H. Brun), 469 ; — A propos<br />

d'éducation militaire (F. Buisson), 471 ; — Le chant<br />

choral à l'école primaire (K. Séguin), 472i( — Potir<br />

lire en classe {Le Matin), 473; — Pour les autres<br />

(Sévajol), 482 ; — Au sujet des réformes et de leur<br />

application (Issaurat), 483 ; —La grande œuvre démocrauqu6(E.<br />

Hinzelin), 498; — Le nouveau dictionnaire<br />

de pédagogie (P. Buisson), 505; — Les cours<br />

temporaires d'agriculture (J. GonteJ, 506; — Les<br />

cours d'hiver d'agriculture (J. Conte), 521; — Projet<br />

de discours à des petits enfants au sujet de leurs défauts<br />

(.H. Brun), 529; —Enseignement agricole postscolaire<br />

(15. Chancrin), 531; — Encore une fête du<br />

chant (K. Seguin), 542: — Une distribution de prix<br />

sous la Révolutiou (E. Hinzelin), 545; — Où aller pendant<br />

les vacances? (E. Pollet et G. Persigout), 546 ;<br />

— Jardin pédagogique (A. Buathier), 563; —L'école<br />

laïque (Discours de M. Poincaré), 564 ; — Un éducateur<br />

d'autrefois: Joseph Wilm CLamy), r)72; — Une<br />

bgue d'éducation nationale (A. Balz), 577; — Hector<br />

Malo éducateur (E. Combe), 579; — Education et<br />

condition des femmes musulmanes (C. Dumas), 586;<br />

— Un discours de M. Steeg, 588.<br />

Pédagogie pratique.<br />

Sur l'enseignement du calcul (E. Martin), 90; — La<br />

méthode Tabareau, ou procédé La Martinière, à l'école<br />

primaire (P. Moret), 195 ;— Le raisonnement analytique<br />

appliqué avix problèmes du cours élémentaire<br />

(U. Gorrin), 231; — Le calcul aux petits: nouvelle<br />

table d'addition et de soustraction (P. Kerbrat), 279;<br />

— Quelques réflexions sur l'enseignement de l'arithmétique<br />

et du système métrique (L.-R. Trautnei ),339.<br />

La classe en action.<br />

Faut-il induire ou déduire? (Gury),5;— Ne visons<br />

pas trop haut (F. Gatlier), 3i ; — Le blé en herbe<br />

(L. Sévajol),41; — Vendange et vinifioation( Al. Buathier),<br />

103;—Mon dernier (C. Moulin), 13/; — Soyons<br />

avant tout pratiques (A. Debray), 148; — La discipline<br />

libérale et douce (J. Bergougnoux), 162; — Rendons<br />

l'école hospitalière (A. Gury;, 197; — Lé dessin<br />

libre et la mémoire (L. Çharenton), 209; —Une leçon<br />

d'antialcoolisme (J. Bergougnoux), 219; —Deux vrais<br />

pédagogues (Buathier), ,232; — Une dictée au cours<br />

moyen (A. Rocher), 244; — Dessinons (L. Arnaud),<br />

268; — La décoration de la classe (M. Mayonx), 314;<br />

— Une leçon d'histoire imprévue (È. Ann»-), 326 ; —<br />

Ma baratte (A. Buathier), 341 ; — Une énormité<br />

(P. Lagey),' 424; — Emulation collective (P. Lagey),<br />

435 ;— Le verdict (P. Lagey), -460; — La classe en<br />

plein air (Mme Nény-Anth), 507; — Dernière<br />

épreuve (P. Lagey), 522.<br />

A l'Étranger.<br />

En Allemagne : L'enseignement post-scolaire, 30 ;<br />

— Le traitement des instituteurs allemands, 174; —<br />

Les institutrices mariées, 197, 257 ; — A propos de<br />

r n Association allemande » (Bailly), 220; — Les écoles<br />

complémentaires à Breslau, 25'7; — Les absences<br />

pour cause de maladie, 257 ; — Le droit de résidence<br />

des instituteurs prussiens, 257 ; — La criminalité chez<br />

les adolescents, 3U ; — Un docum^^nt sur l'éducation<br />

en commun d'élèves des deux sexes (E. Marillier),<br />

377 ; — En Prusse : nouvelle loi sur l'enseignement<br />

complémentaire, 435; — Les écoles allemandes au dehors<br />

(E. Bailly), 508.<br />

En Suisse : Les tribunaux d'enfants à Berne, 16; —<br />

La mutualité scolaire à Lausanne, 16; — Les examens


<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L': 'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

• trimestriels èi Neuoliâtel, 16; — L'enseignement ménager<br />

à Bàle, 16 ; — L'assistance scolaire dans le<br />

canton de Zurich, 17 ; — Le livret scolaire, 148; — La<br />

fréquentation scolaire et l'instruction des recrues<br />

{F. Mutelet), 210 ;— L'examen pédagogique des recrues,<br />

316.<br />

En Angleterre : Comment on nomme une institutrice<br />

rurale, 78 ; — Le recrutement des instituteurs,<br />

183 ; — Laissez-nous tranquilles (Practical teaoher),<br />

232; — Les femmes et les écoles mixtes, 232; — La<br />

question religieuse à l'école. Le Kmescontre la laïcité:<br />

son système. Oii en est la réorganisation de<br />

l'enseignement primaire, 412.<br />

Sn Amérique : L'usage des jeux en éducation, 163;<br />

— L'éducation dans les jardins d'enfants, 163; — Les<br />

quatre bienfaits d'une éducation complète, 163_; —<br />

Les classes d'air frais aux Etats-Unis (E. Marillier),<br />

305.<br />

En Belgique : A Anvers. Les palais scolaires, 268 ;<br />

— L'enseignement agricole et les écoles ménagères<br />

(F. Valie), 424; L'échec du projet de loi sur les<br />

bons d'enseignement, 499.<br />

En Italie : L'enseignement élémentaire, 365.<br />

En Russie : Comment on instruit les petits paysans<br />

russes (P. "V'ermois K541.<br />

En Espagn .Les écoles françaises en Espagne.<br />

547.<br />

LÉGISLATION E T ADMINISTRATION<br />

Articles de M. André Balz: Mentions et médailiesi<br />

5; — Les palais inhabitables, 17; — L'examen des<br />

conscrits, 53; — La question toujours brûlante, 63;<br />

— Le délégué-tampon, 74 ; — Pour cinquante francs<br />

par an, 87 ; — Il pleut des lois, 101 ; — Est-ce un recul?<br />

113; — Est-ce encore une faillite? 126; — Où<br />

l'inspection est supérieure à l'examen, 148 ; — Le budget<br />

de l'enseignement primaire en 1911, 158 ; — Processions<br />

d'indigents, 170; — Le français tel qu'on le<br />

parle en Russie. 185 ; — Le conflit des trois enseignements,<br />

194 ; — Pour les rienx, 207;— Vieille chanson<br />

sur le même air, 231 ; — La solution d'un « vieux<br />

brisquard», 233; — Réponse à quelques objections<br />

sur la question des stagiaires, 243; — Le pour et le<br />

contre, 258 ; — On demande des boursiers, 269 ; —<br />

La discussion générale du budget de l'instruction publique,<br />

281; —Contre le népotisme parlementaire,<br />

302 ; — Avant d'être ministre, 317 ; — Le mouvement<br />

tournant, 328; — Militaires et CÎTIIS, 338; — La criminalité<br />

juvénile à l'école, 392 ; — La Sorbomne et<br />

les primaires, 375 ; — La question de l'avancement<br />

au prochain congrès, 388 ; — Pour ceux qu'on oublie,<br />

398 ; — Le demi-monopole, .425 ; — Querelle de clocher,<br />

437; — Les écoles normales et le recrutement<br />

du personnel, 461 ; — Les misères de l'enseignement<br />

agricole, 474 ; — Pour les inspecteurs primaires, 484;<br />

— Le fait du prince, 496 ; — Le mal et les remèdes,<br />

519 ; — Anciens et modernes, 520; — La vie chère et<br />

ses conséquences, 535; •— Le congrès de Nantes, 538;<br />

— Les écoles normales et la crise du recrutement,<br />

548 ; — Le sacrifice d'Abraham, 554; — Au congrès<br />

de Nantes, 561; — Autour du congrès de Nantes, 569;<br />

— Au pied du mur, 585.<br />

Articles divers.<br />

Une nouvelle carrière ouverte aux jeunes filles<br />

(HinzeUn), 3; Encore la question des livres scolaires<br />

(T. Steeg, G. Mirel),25; — Initiative d'une institutrice<br />

(F. B.), 28; — Le don des livres scolaires à,<br />

la sortie de l'école (Th. Chastaing), 29; — Le monopole<br />

de l'enseignement (P. Buisson), 37; — La création<br />

nécessaire d'une quatrième année d'études à<br />

l'école normale (J. Coste), ,39: — Le tableau des<br />

fonctionnaires en France (E. Hlnzelin), 61 ; — Postes<br />

d'Algérie (G. Dumas), 73; — La question des retraites<br />

(R. Poincaré), 139; — Un meeting pour les<br />

retraites (E. Dufonr),112 ; — La question des retraites<br />

au Sénat et à la Chambre (L.), 127 ; — Sus aux<br />

vieux bouqiiins ! (K. Séguin), 133: — Pour les retraites,<br />

135 ; — Les études surveillées et les inégalités<br />

sociales ( Manuel général), 157, 169 ; —- B.xamens<br />

et concours de renseignement primaire (L.-R.Trautner),<br />

159; — Les retraites des instituteurs (G. Dumont),<br />

173; — Obligation et fréquentation (Pollet),<br />

193 ; — Pour défendre l'école publique (F. Buisson),<br />

205; — L'enseignement ménager pour les jeunes filles<br />

à la campagne (E. Chancrin), 208; — Une affaire de<br />

manuels scolaires dans l'Ain (A. Charnal), 241 ; —<br />

Les secrétaires de mairie (D. Reygasse), 295 ; — La<br />

formation des instituteurs (E. Pollet), 301, 337, 364,<br />

387; — En l'an deux mille (E. Aubisse), 373;—Conseil<br />

supérieur de l'Instruction publique (E. Toutey),<br />

376;— La situation scolaire à la rentrée (J. Deries),<br />

85; (A. Moulet), 98; (Blanguernon), 124; (Gazin),<br />

135; (Marchand et Audran), 149; (F. Mourlot), 171;<br />

(G. Rossignol),_172; — Pour ,18S écoles de hameau<br />

(K. Rayot), 385; — Cours d'adultes (Un inspecteur<br />

primaire), 397; — Les récompenses honorifiques dans<br />

l'enseignement primaire (K. Darn), 413; — Les suppléants<br />

et les suppléantes auxiliaires (A. Maysou),<br />

414 ; — La loi sur les retraites expliquée aux enfants,<br />

(K. Séguin), 448, 462; — Comment organiser une<br />

société de tir? (Bélaubre), 475; — L'école hors de'<br />

France (Enquête du Manuel général), 494, 518,532 ;<br />

— Terrasses fleuries (Lamy), 509;— Conseil supérieur<br />

de l'Instruction primaire (E. Toutey), 538; —<br />

Vœux présentés au Conseil supérieur de l'Instruction<br />

publique par les représentants de l'enseignement primaire,<br />

539; — Pour l'augmentation de nos traitements<br />

(U. Gorrin), 554; — L'éducation professionnelle<br />

des instituteurs par le conseil des maîtres<br />

(E. Caron), 571 ; — La question d'Alsace-Lorraine<br />

{erratum), 578.<br />

Chambre des députés.<br />

Discussion du budget de l'Instruction publique,<br />

282, 291;— Complément au budget de l'Instruction<br />

publique, 375.<br />

Sénat.<br />

Discussion du budget de l'Instruction publique, 519.<br />

Opinions de nos lecteurs.<br />

Les illettrés (Marie Peytral), 9; — En faveur des<br />

vieux (Marais), 10; — En faveur du certificat d'études<br />

(Mangin), 20; — Au sujet de la circulaire sur les<br />

retraites (Un instituteur picard), 21; — Pour la formation<br />

des instituteurs (G. Persigout), 35; — Pour<br />

développer le goût de la lecture (F. Escalard), 36; —<br />

Toujours au sujet de l'expérience (D. Billotey), 45;<br />

— Le brevet supérieur (U. Gorrin), 46; — Les livres<br />

scolaires (L. Chuet), 57; — Sur la composition française<br />

(F. Mayoux), 57 ; — Comment il faut comprendre<br />

la défense de l'école laïque (E. Anne), 68; — Un<br />

cas difficile (Une institutrice), 82; —Le balayage des<br />

classes (P. Maurel), 82; — A propos de la lettre de<br />

M. Cusson sur « l'Inégalité sociale à l'école primaire »,<br />

82; — Le raisonnement du problème d'arithmétique<br />

(J. Gassan et L.-R. Trautner), 94; — A propos des<br />

bourses scolaires (V. Bourgey), 94; — Un instituteur<br />

doit-il céder ou résister? (Chompret), 106; —Nos fêtes<br />

scolaires (M. Moulinier), 106ç — A props de l'examen<br />

des conscrits (F. Càttier), 117; — L'histoire locale à<br />

l'école primaire (E. Daru), 117; — A propos de l'hygiène<br />

scolaire (L. Chuet), 131; — Suppléants et stagiaires<br />

(A. Debray), 131; — Quelques réflexions sur<br />

la dépopulation de nos campagnes (L. Bourquin), 141 ;<br />

— A défaut de musée scolaire (A. Lacroix), 142; —<br />

Sur l'examen du brevet supérieur (Plenneau), 153 ; —<br />

Sur l'enseignement agricole (A. Rocher), 166 ; —<br />

Quelques rectifications (Ch. Baltes), 167; —L'épreuve<br />

écrite du C. A. P. (F. Lebossé), 178; — De la coupe<br />

aux lèvres (M. Descloux), 188; — A travail égal, salaire<br />

égal (Lecomte), 189; — Défendez les maîtres d§<br />

l'enseignement privé (Mirit). 189; — Sur le certificat<br />

d'aptitude pédagogique (G. Persigout), 201; — A propos<br />

des récompenses (J. Trabuc), 202; — Le nouveau


PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES 595<br />

concours d'admission aux E. N. P., (M. Robert), 202;<br />

— La poésie de l'histoire, (H. Brun), 213; — Les<br />

instituteurs et la presse (A. Debray), 214; — A propos<br />

du C. A. P . (Dal6me), 214; — Ne supprimons<br />

pas l'épreuve écrite du C. A. P. (L. Bonnet), 226; —<br />

Autre son de clooiie; le C. A. P. et les stagiaires<br />

(Bélaubre), 22C; — A propos de la détense de l'enseignement<br />

privé (Roziêres), 227; — Sur le procédé<br />

La Martinière (Danteuille), 236; — L'équivalence des<br />

titres (M. Buffé), 237; — Sur la « poésie de l'histoire<br />

» (M. Descloux), 249; — Pour les bibliothèques<br />

scolaires (P. Maurel), 250; — Le C. A. P. (A. Debray),<br />

262; — Sur les illettrés dans l'armée (Un vieux<br />

déoorél, 202; — Quelques réflexions sur l'examen du<br />

B. E. (R. Lévy), 249, 262, 274; — Un aspect imprévu<br />

de la question des équivalences (J. Roux), 274; —<br />

Pour nos bibliothèçiues scolaires (J. Cassan), 275; —<br />

Les illettrés au régiment (Commandant M.), 288 ; —<br />

Sur l'enseignement agricole (Dalème), 309; — Encore<br />

un mot au sujet des stagiaires (M. Cortot), 310;<br />

— L'élite des E. P. S. et l'enseignement secondaire<br />

(Bertrand), 311 ; — Pour ajouter aux quelques réflexions<br />

sur l'examen du B. E. (J. Armanet), 322; —<br />

Pour un j)ointl (Laugier), 323; — Les demi-directeurs<br />

(Guilhamot), 333; — Toujours à propos des<br />

programmes (L. Chuet), 333; — Classement des postes<br />

(U. Gorrin), 333; — Egalité du traitement des<br />

instituteurs et des institutrices (Mayson), 345; — Une<br />

rectification (Roques), 346; — De l'initiative des maîtres<br />

(E. Laval), 350; — Sur la questioa des ponts<br />

(Coquerel), 357; — Ne tronquons pas trop les textes<br />

(L. Appert), 370; — L'espéranto à l'école primaire<br />

(J. Lacroix), 370; — Un bon livre (A. Buathier). 3S2 ;<br />

— Pour nos sœurs « néo-latines » (L. Caire), 382; —<br />

Impressions d'un inspecteur primaire sur la dernière<br />

session du C.K.P. (C. Jacquiau), 394 ;—Périodes de<br />

service militaire (Cachard), 395; — Aimons notre<br />

classe (M. Descloux), 406;, — Ce que m'apportent les<br />

petites mains et ce que demandent les petits yenx<br />

(A. Buathier), 418; — L'enseignement par la cinématograpHe<br />

(Maisonneuve), 418; — On demande unbon<br />

livre de prix (Lambert), 430; — A propos, des mutations<br />

du personnel (Suillerot), 430; — Classement<br />

des postes et des maîtres (Mayoux), 440; — Les contes<br />

à l'école (M. Cortot), 441 ; — Les promotions au<br />

choix dans l'enseignement primaire (H. Rouzaud),<br />

454;— Cours d'adultes (Chastaing), 465; — Un enseignement<br />

pittoresque des sciences naturelles (A.<br />

Saguet), 478;— Niprovocation, ni capitulation (L. Dessaint),<br />

479 ; — Les promenadesscolaires etleurs résultats<br />

iF. Mayoux); —Une fête scolaire (E.Anne), 503^<br />

— L'enseignement de l'histoire et de la géographie<br />

locales, (Chabanas), 514; — Le cours préparatoire<br />

dans lés écoles primaires supérieures (Boudon), 525 ;<br />

— La mère éçLucatrice(Mme Rigaut), 536; — L'enseignement<br />

de l'agriculture dans les écoles normales<br />

(Ev. Rhodes), 543; — A propos-du certificat d'études<br />

primaires supérieures (Mlle Pitrois), 550; — Pour la<br />

bonne chanson (P. Laurè), 550^ — L'enseignement<br />

rationnel de la musique (Dangueuger), 550i) —La décoration<br />

des salles de classe, 567 ; — Sauvons le corps<br />

(A. Buathier), 574; — A propos du certificat d'études<br />

primaire (E,. Choquenet), 574; —Le raisonnement-du<br />

problème d'arithmétique (H. "Tassin), 581; — L'enseignement<br />

par l'action (Chabanas), 589.<br />

Communications diverses.<br />

Fédération féministe universitaire, 10; — Enquête<br />

officieuse, 21 ; — Un hommage aux instituteurs, 69 ;<br />

— Fédération féministe universitaire de France et<br />

des colonies, 69; — Société de préservation contre la<br />

tuberculose, 69, 250; —«Ecole de musique Galin-Paris-Chevé,<br />

70; — Ecole des mères, 83; — Congrès<br />

international de pédologie, 83; — Couronné par l'Institut,<br />

117; — Législation et administration scolaires,<br />

117 j — Correspondance Internationale, 117 ; — Association<br />

d'institutrices diplômées, 118; — Banquet de<br />

r « Union « des instituteurs de la Seine, 167; —<br />

L'écriture à l'école primaire, 168 ; — Deux arrêts de<br />

la Cour de cassation sur les livres scolaires, 178; —<br />

Examen du certificat d'aptitude à l'enseignement de I<br />

la gymnastique, 190; —• Solidarité des B. E. (J. Pradel),<br />

190; — Pour nos écoliers (L. Colombant), 190;<br />

— A propos des élections aux conseils départementaux,<br />

203; — Une conférence sur l'éducation morale,<br />

203 ; — Monument A. Guéry, 203; — Ecole ménagère<br />

pour les jeunes filles, 214; — Une enquête sur le<br />

conflit des trois ordres d'enseignement, 214; — Projet<br />

d'article additionnel à la loi de finances, 227 ; —<br />

Le concours de l'Almanach Hachette, 227 ; — Ligue<br />

des instituteurs chargés de famille, 228; —«Société<br />

nationale de l'Art à l'école, 228, 250, 264 ; — Organisation<br />

des écoles ménagères post-scolaires (G. Dommain),<br />

288; — Préparation au professorat des sciences<br />

appliquées (A. Gasquet), 239; — Les propositions<br />

Buisson et Thalamas, 239; — Le reclassement, 250;<br />

— Conférences Sur la législation et l'administration<br />

de l'école primaire, 250; — Aux instituteurs bacheliers,<br />

250; — Entente des conseillers départementaux<br />

263; — VII® congrès des associations professionnelles<br />

des institutrices et des instituteurs publics de France<br />

et des colonies, 263; — Union des sociétés de préparation<br />

militaire de France, 264 ; — Le chant choral à<br />

l'école, 275; — Deuxième congrès international de<br />

l'enseignement primaire, 275 ; — Associafion amicale<br />

des professeurs français de sténo-dactylographie, 275;<br />

— Pour la caisse des écoles, 300; — L'art à l'école,<br />

311; — Pédagogie musicale, 3Hç — Pour ceux<br />

qui veulent apprendre l'espéranto, 311 ; — Premier<br />

congrès des cours complémentaires, 346; — .Instruction<br />

agricole des populations rurales, 346; — L'enseignement<br />

simplifié, 346; -— L'orphelinat de l'enseignement<br />

primaire, 371; — Pour les enfants arriérés,<br />

371 ; — Associations des universitaires de passage à<br />

Vichy, 371; — Les B, E. et les deux premières classes,<br />

371; — Pour l'échange international, 372; —<br />

Union pédagogique française, 406; — Colonies de<br />

vacances, 406; — Congrès de l'art à l'école, 407; —<br />

Nos enfants à l'étranger (Toni-Mathieu), 430; — Le<br />

chant du millénaire normand (J. Tiersot), 431; —<br />

Pour les B; E, (P. Pinasseau), 442; — Colonies de<br />

vacances, 442; —.^Deuxième fête du chant à l'école,<br />

442; — Ecoles primaires supérieures, 442; — L'apprentissage<br />

agricole en France, 454; — Le congrès<br />

de Nantes, 466 ; — Cauterets, 467; — Pour la coéducation<br />

des sexes, 467; — Une initiative heureuse (G,<br />

Thévenelle), 479: — Quatrième année d'école normale<br />

(Kergomard), 479 ; — Pétition des instituteurs<br />

de-g® classe pour l'accession à la l"® (J. .Le Borgne),<br />

490; — A l'examen du C. E. P. (Chevalleau), 490;<br />

— Une belle carrière (A. Réau), 490; — Souscription<br />

A. Guéry, 504 ; — Mission laïque française, 504; —<br />

.'i.ppel aux instituteurs et institutrices titulaires du<br />

B. S. (Bernoud), 504; — Note relative au recrutement<br />

de la section spéciale annexée à l'école normale<br />

d'Alger-Bouzaréa, 526; — Les secrétaires de mairie<br />

(Reygasse), 526; —Victor,Duruy, 527; — Congrèsde<br />

l'Union pédagogique française, 544; — Ligue française<br />

de l'enseignement, 544; — La culture classique, 544:<br />

— Institut français en Espagne (E. Mérimée), 551 ; —<br />

L'espéranto dans les écoles de Samos, 552.<br />

I Nécrologie.<br />

La fin d'un honnête homme (F. B.), 21; — M. Gaillard,<br />

46.<br />

Correspondance.<br />

Droits d'examen, 12; — Gymnastique scolaire, 12;<br />

— Auditeurs et auditrices libres dans les écoles normales,<br />

12; — Demande d'emploi, 23; — Professorat<br />

des écoles normales, 23; — Ecole des infirmières, 47 ;<br />

— Certificat d'études primaires, 58; — C. A. pédagogique,<br />

58; — Pension des veuves, 58; •— Secrétaires<br />

et commis d'inspection académique, 70; — Epreuve<br />

de dessin à l'examen du brevet élémentaire et supérieur,<br />

70; — G. A à l'inspection primaire, 84 ; — C.<br />

A. à l'inspection des écoles maternelles, 84; — Latin<br />

dans les écoles privées, 84 ; — Examen du certificat d'études<br />

primaires supérieures, 84; — La nouvelle nomenclature<br />

grammaticale, 95 ; — Congé aux institutrices<br />

en couches, 95 ; — Fréquentation scolaire, 95 ; — An-


596 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

nfies de service et retraite, 95 ; — Pour visiter Paris,<br />

95, 156; — Oavrages et examens, 95; — Congé pour<br />

le pont^ 107; — C. A. à l'enseifrnement de l'agricul­<br />

REVUE <strong>DE</strong> LA PRESSE<br />

ture, 107; — Locaux scolaires, 132; — Enseignement<br />

des enfants arriérés, 132; — Caisses des écoles, 132; Pédagogie allemande et pédagogie française<br />

— Changement de département, 142; — Indemnités de (Tour du Monde), \\ \ — Pour les instituteurs de<br />

logement, 142; — Bourses de l'enseignement primaire campagne (le Petit Journal), 11 ; — Le chant choral<br />

supérieur, 143; — Lettres et copies sans adresse, à l'école primaire {la Dépêche de Toulouse), Ali; —<br />

J56; — Le « Seuil de la vie », 156; — Leçons parti­ Promenades scolaires (le Journal), il ; —Le ruisseau,<br />

culières, 156; — Sur l'application de la nouvelle no­ école, du crime [le Journal), 83; — Contre l'enseimenclature,<br />

179;— Certificat d'études primaires (desgnement ménager (le Relèvement social), 83; — Les<br />

sin et agriculture), 191; — Couture dans les écoles colonies de vacances à l'étranger (Journal des Dé­<br />

mixtes, 192; — Traitements et pensions, 204; — Adbats), 83; — Les retraites des instituteurs (le Radimission<br />

à la retraite, 20i; — L'article en gramcal), 118; — Les enfants et les contes (le Figaro),<br />

maire, 204; — Ecoles privées et écoles publiques, 119;— Pour les instituteurs et les institutrices (le<br />

216 ; — Bourses dans les écoles primaires supé­ Journal), 154; — Défendons l'école (l'Action), 155;<br />

— L'enfance criminelle (le Figaro), 155: — Pourquoi<br />

rieures, 216; — Sur l'Alsace-Lorraine, 240; — Ins­ nous comptons en France beaucoup d'illettrés (l'Actitutrices<br />

en Angleterre, 240; — Direction des tion), 190; — Un exemple qui fait rêver {le Radical),<br />

cours complémentaires, 240; — Délégations canto­ 191 ; — La question scolaire aux Etats-Unis (le Finales,<br />

240; — Classes pour enfants arriérés, 264; — garo), 191; — Les amicales d'instituteurs et le cardi­<br />

Retenues pour pensions civiles, 264; — Engagement nal Luçon (le Temps), 215; — Pour la jeunesse (le<br />

décennal, 264; — Programmes limitatifs, 264: — B. Rappel), 251 ; — Du choix des livres dans les écoles<br />

E. et B. S.,300; — Caléchisme, 300 ; — Congé, 300; — (l'Action), 251; — Ce qui serait à réformer dans nos<br />

Langues vivantes, 300; — Ecole de hameau, 300; — programmes (la Revue), 251 ; — Une crise de l'ap­<br />

Brevet élèmentairé (gymnastique), 300; — Congé aux prentissage (Bulletin municipal), 252; — L'inspec­<br />

institutrices en couches, 312, 335; — Périodes de sertion médicale des écoles d'Outre-Manche (la Petite<br />

vice militaire, 323 ; — Secrétaires et commis d'inspec­ République), 252; — L'école de la vie (le Figaro),<br />

tion académique, 824 ; — Classes mixtes, 335; — Des­ 252; — La leçon de géographie (l'Eclair), 216 ; — Les<br />

sin au 5. S., 335; — Bourses de séjour à létranger instituteurs à Joinville (l'Action), 276; — L'abri fa­<br />

pendant les vacances, 835; — Accidents, 335; — Mémilial (le Figaro), 276; — Un héros : mort du docdaille<br />

d'argent 872; — Pour venir à Paris, 372; — teur Mesny, 3tl ; — Récréatiôns en plein air (la Ré­<br />

C. A. à l'enseignement de la gymnastique, 372; — publique française), 311 ; — L'école publique et la<br />

Candidats à l'inspection, 372; — Services militaires criminalité juvénile {Revue du mois), 312; — L'ins­<br />

valables pour l'avancement, 384 ; — Economat des tituteur médecin {le Matin), 312; — Pour former les<br />

écnles normales, 384 ; — Périodes de service militaire, membres de la famille française (r.lction). 312; — Ce<br />

384; — Concours d'admission aux écoles normales qui peut nous unir (le Ranical), 334 ; — Comment<br />

primaires, 384; — Admissions des élèves, 384; — Ju­ élever nos enfants (le Journal), 334; — Sur la nomi­<br />

—<br />

ges<br />

Récompenses<br />

de paix et greffiers,<br />

honorifiques,<br />

396 ; —<br />

408;<br />

Eaux<br />

—<br />

thermales,<br />

Payement<br />

408^<br />

des nation des insiituteurs (les Droits de l'homme), 335;<br />

mandats, 408 ; — Congé de maladie et indemnité de — Pour le brevet supérieur (l'Action). 35J; — Le<br />

résidence, 408; — Balayage des classes, 431; — Pen­ jour des oiseaux (Chronique médicale), —Le desions<br />

de retraite, 431; — Instituteurs et institutrices voir et les droits des maîires à l'école (le Matin),<br />

en Tunisie, 431; — Avis relatif aux correspondances, Syi ; — Pour assurer la fréquentation scolaire (l'Ac­<br />

432; — Promotions, 444; — Quatrième année d'école tion), 383 ; — Pour préparer l'avenir (le Temps),<br />

normale, 444 ; — Examen de passage dans les écoles 383; — L'obligation scolaire (l'Action), 883; — L'édu­<br />

primaires supérieures, 444; — Indemnités de résication des sens (le Radical), 383; — Jusqu'à parfaite<br />

dence, 444; — C. A. P. et certificat de fin d'études nor­ entente (le Rappel),. iOl; — Les retraites ouvrières à<br />

males, 468 ; — Arpentage, 468; — Délégation dans les l'école (la Petite République), 407; — Pour nos en­<br />

écoles primaires supérieures, 480;— G. A. à l'enseignefants (Défendons-nous.'), 407 ; — Le placement famiment<br />

de l'anglais dans les écoles normales et les écolial (l'Action), 407; — La libération politique des insles<br />

primaires supérieures, 480; — C. A. à l'enseignetituteurs (le Siècle), 408; — La morale en action<br />

ment du chant, 492 ; — Surveillance de l'interclasse, (la France de Bordeaux), 418 ; — La fréquentation<br />

492 ; — Logement ou cantonnement des troupes, 49i; scolaire (le Siècle), 419; — L'inspection féminine des<br />

écoles (Revue pédagogique), 419; — Les patronages<br />

— Congé pour le pont, 428; — Concours du Manuel laïques (l'Action), 420; — Aux instituteurs (le Jour­<br />

général, 528; — Enseignement de la couture dans nal). 442; — L'Université et l'armée (Opinion mili­<br />

les lycées et collèges de jeunes filles, 528 ; — Pentaire), 443; — Trop d'institutrices (l'Action), 443; —<br />

sion» de retraite, 528; — Congé et traitement, 528; Enseignons les choses utiles (le Relèvement social),<br />

— Brevet élémentaire, 528; — Jardin, 528; — C. A. 444; — Danger de mort (les Annales), 467; — La<br />

à l'enseignement des langues vivantes, 552; — Titu­ scoliose et la myopie à l'école primaire (la Républilaire<br />

d'un poste, 552; — Instituteur retraité, 552; — que de l'Ouest), 468; — L'enseignement primaire<br />

Périodes militaires, 552; — Arrérages d'une pension, complémentaire obligatoire (la Petite République),<br />

560 ; — Balayage des classes, 560 ; — Partie scolaire 468; — L'inspection par des femmes (le Journal),<br />

du Manuel général, 560; — Certificat d'aptitude au 490; — Fréquentation scolaire (le Siècle), —<br />

professorat des écoles normales, 560; — Examen mé­ L'éducation par la nature [le Progrès du Morbihan),<br />

dical, 568; — Bulletin administratif, 568 ; — Examens 491; — L'instruction post-scolaire obligatoire (le<br />

supérieurs, 583; — Heures supplémentaires, 583; — Journal), 527; —L'éducation nationale et les insti­<br />

Jouissance du jardin, 583.<br />

tuteurs (la Petite République), 527; — La défense<br />

de l'école laïque (le Rappel], 556; — Un jugement<br />

concernant les instituteurs secrétaires de mairie {le<br />

Matin), 557; — Les manuels scolaires {l'Action),<br />

557; — L'école des mères [le Journal), 558; — Les<br />

MOUVEMENT CORPORATIF institutrices et les classes d'adolescents (l'Action),<br />

558 ; — L'opinion des journaux sur le congrès de<br />

(LE LECTEUR)<br />

Nantes [VHumanité, le Radical, l'Aurere, l'Evéne­<br />

• ' — L'interclasse et les cantines, ment, l'Action, la France, la Petite République,<br />

160 ; — Sur l'obligation scolaire, 222 ; — L'affaire de la Lanterne, Paris-Journal, la République fran­<br />

Leyme,2'(4;— Le classement des maîtres et des posçaise, l'Eclair, le Soleil), 574; — La réforme de<br />

ni ' 3^2; — Enseignements et œuvres accessoi­ l'enseignement professionnel (l'Action), 576 ; — La<br />

res, 399; — Les adversaires des classements, 426; — préparation militaire obligatoire [le Journal), 590; —<br />

Au comité administratif de la Fédération des Amica- Les familles et l'hygiène scolaire [Paris-Journal),<br />

450; — Faut-il réformer l'inspection primaire? 590; — Les concours Bcola.ireB (Hevuemédico-sociale),<br />

591>


Revue des bulletins départementaux de<br />

l'enseignement primaire.<br />

PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TABLE <strong>DE</strong>S MATIÈRES 597<br />

Hygiène acolairp {Lot, Oran, Côte-d'Or), 22 ; — De<br />

la nécessité pour l'instituteur de quelque savoir psychologique<br />

(Seine-et-Marne), 22; — L'épreuve du<br />

G. A. P. (Mayenne), 22; — Les palais scolaires de la<br />

Haute-Loire, 204; — Vœux légitimes {Doubs), 204;<br />

— Ce que pourraient être les cours d'adultes (id.), 204;<br />

— Pour l'avancement au choii (^reyron), 239 ; — Le<br />

nouveau programme des écoles normales (Far), 240;<br />

— Etat lamentable des bibliothèques scolaires [Var],<br />

240 : — Doit-on faire des corrections en classe ?<br />

{Doubs), 240; — Nouvelle méthode administrative<br />

(Gers), 347; — Décadence des bibliothèques scolaires<br />

(Ariège), 396 ; — Salles de classe... vieux style (Finistère),<br />

396; — La méthode active en calcul (Aisne),<br />

39G ; — Pour répartir équitablement les récompenses<br />

honorifiques (Aveyt'on), d9fi ; — Aux lecteurs des bibliothèques<br />

pédagogiques (Lot), 480; — Un devoir<br />

jiratique (Aveyron), 480; — La fm du fonctionnarisme<br />

(Basses-Alpes), 480 ; — Une amélioration des<br />

cours d'adultes (Gironde), 516;— Une opinion sur le<br />

classement des postes (Gers), 516; — Une mesure d'hygiène<br />

louable (Kar), 516 ;—Le giand secret del'enseigoement<br />

est de se mettre à la portée des enfants (Côteidu-Nord),<br />

516; — Ce que doit être l'étude surveillée<br />

(Doubs), 516 ; — Incurie administrative (flœMte-iWarwe),<br />

016 : — N'enseignons à l'enfant que ce qu'il peut comprendre<br />

et retenir (Oran), 568; — Le but de la lecture<br />

expliquée (Seine-Inférieure), 568;— Vers la<br />

faillite des cours d'adultes (Lot-et-Garonne), 568; —<br />

Dans leur enseignement, les maîtres ne font pas assez<br />

oeuvre personnelle (Aveyron), 581 ; — Balayage des<br />

classes (Finistère), bSl; — Nouvelles recrues pour<br />

le« cours d'adultes. Une heureuse initiative (Vienne),<br />

582 ; — La préparation de la classe. Apparence et<br />

réalité (Haute-Vienne), 582; — Contre l'abus des<br />

revisions (Hérault), 582 ; — Bons et mauvais maîtres<br />

(Meuse), 582 ; —L'enseignement des sciences (Rhône),<br />

582 ; — L'inspection médicale des écoles organisée<br />

par une délégation cantonale (Jura), 583.<br />

VARIÉTÉS<br />

Revue littéraire,<br />

par LÉO.<br />

L'abandon de la terre et l'école, 6; — La fin de<br />

Chateaubriand et dé Mme Récamier, 7 ; — De Gœthe<br />

à Bismarck. 8; — Un échec de Lamartine à l'Académie,<br />

8;— Molière et les médec'ns, 32; — Y a-t-il<br />

une crise de la langue française ? 32 ; — La mort de<br />

Condorcet, 33; — Gambetta en 1863, 34;—Nos bons<br />

domestiques, 34; — Autour des Polichinelles, 54;<br />

— La jeunesse de Racine, d'après J. Lemaître, 55; —<br />

La maison de V. Hugo, 56; — Souvenirs de l'Ecole<br />

d'Athènes, -56; — Saint Paul au théâtre, 79; — Un<br />

anniversaire ; la mort des Girondins, 79 ; — Un plaidoyer<br />

en faveur du jardin français, 80; — Ce que<br />

pensent aujourd'hui les jeunes gens, 8t ; — Un défenseur<br />

de la vieille société : J. de iVJaistre, 104; —<br />

Variations sur l'habit vert, 104;— Par le sourire: Le<br />

sac vide et les tas de sable, lOo; — La légende de<br />

Phryné, 105 ; — Un anachorète contemporain :<br />

L. 'Tolétoï, 128 ; — La Bachelière, par l'auteur des<br />

Sévriennes, 129 ; — Les petits travers d'une grande<br />

artiste, 130; — Le coucher de Louis XIV, 131; — Le<br />

roman de la couturière, 151 ; — Un livre posthume<br />

de Brunetière, 152; — Michel-Ange et Léonard de<br />

Vioci, 152; — Un « primaire » lauréat du prix Goncourt,<br />

175 ; — Le monument de C. Perrault, 175 ; —<br />

Les surprises des lettres de cachet, 176 ; — La mort<br />

de Prévost-Paradol, 176 ; — Les biens du clergé en<br />

1789, 177; — Une oraison funèbre : le deuil de la conversation,<br />

177; — Les fêtes de janvier pendant le<br />

siège de Paris, 199 ; — Oe Goupil ë. Margot. Histoires<br />

de bêtes, 199 ; — La folie de Charles VI. Un diagnostic<br />

posthume, 200; — Les croix des poètes, 201 ;<br />

— Les miettes de V. Hugo: Bug-Jargal, 201 ; —Une<br />

académicienne d'autrefyi?, 222; — Le prix des Quarante-Cinq<br />

: 2g Visage penché, 223;— Ce qu'il laut<br />

penser de l'auteur de Paul et Virginie, 223 ; — Les<br />

coulisses du Parlement : Le salon de la Paix, 224 ; —<br />

Le Paris de 1830, 225 ; — Les hommes d'église à<br />

l'Académie: Réception de Mgr Duchtsne, .245 ; —<br />

Jean Macé chez les demoiselles, 246 ; — Une poésie<br />

d'Henri Murger, 247 ; — Un nouveau livre sur l'art<br />

italien: Venise et le Titien, 248 ; — M. Henry Roujon<br />

et les dames d'autrefois, 295; — Robespierre et le<br />

règne de la vertu, 296 ; — L'argot des précieuses,297 ;<br />

— De Berlin à Strasbourg, 298; — E. Rostand et sa<br />

lampe, 298 ; — Le bicentenaire de Boileau, 320 ; —<br />

Le bon sens et l'esprit d'après Lamartine, 320; — Les<br />

derniers jours de Maupassant racontés par son valet<br />

de chambre, ?21 ; — F. Coppée jugé par Richepin,<br />

322 ; — Ce que pense M. Donnay du Tartuffe de<br />

Molière, 342 ; — Le Tout-Paris au Collège de France,<br />

343 ; —Les thèses sociales au théâtre: le Tribun, 343;<br />

— Sur un mot de Louis XV, 344 ; — La première de<br />

Tannhduser, 344; — Le premier des romans d'aventures<br />

; VOdyssée, 367 ; — Les origines du Bourgeois<br />

gentilhomme,d^l; — Les poètes de terroir :M. Grandmougin<br />

et la Franche-Comté, 368; — Un classique<br />

de l'alpinisme : Louis Ramond, 368; — Lilas fleuris,<br />

,369 ; — Le prix du « Jeune Roman » : les Ebauches,<br />

391; —• Une visite à Mistral, 392 ; — Les jeux cruels:<br />

le combat du buffle et du tigre, 392 ; — Au foyer de<br />

la Comédie-Française, 415 ; — La révision des grands<br />

procès : Sirven et Calas, 416 ; — Les miettes de<br />

F. Coppée, 416; —Un Mérimée inconnu, 417 ; —Valentine<br />

de Milan et l'assassinat dn duc d'Orléans, 417 ;<br />

— M. Lavisse et les étudiants d'Alsace-Lorraine, 438;<br />

— Le millénaire de la Normandie, 439; — L'éducation<br />

d'un prince, 439; — M. Clemenceau dans l'Amérique<br />

latine, 463; — Brunetière jugé par un de ses<br />

pairs, 464 ; — Ce que la rivière dit au vieux pont, 464 ;<br />

— Un poète trop ignoré, 465 ; — Un portrait du nouveau<br />

roi d'Angleterre, 486; — L'armée française à<br />

l'Académie. Réception du général Langlois, 486; —<br />

Les romans de l'école : Robert Fougères, 487 ; —<br />

— L'idéal romanesque en France, 488; — Une anecdote<br />

sur V. Duruy, 510 ; — Des' vers inédits de Lamartine,<br />

511 ; — Que faire des demi-fous? 511 ; — La<br />

Chine se réveille, 512.<br />

Revue scientifique,<br />

par SAINT-GILLES.<br />

Guerres aériennes, 18; — Une renommée qui s'effondre,<br />

18; — L'industrie ardoisière en France, 19;<br />

— Au pays du musc, 19; — Les pygmées, 20; —<br />

Lutte contre l'alcool en Norvège, 20; — Les races<br />

qui s'en vont, 42; — Les dirigeables dans les régions<br />

polaires, 43; — Une importation d'Indo-Chine. Dans<br />

une fumerie d'opium, 43 ; — La revanche des femmes,<br />

43; — Ce qu'on peut tirer d'une boîte aux ordures,<br />

44; — La fraude du caramel, 44; — L'âge d'or des<br />

chirurgiens, 66; — Dans la montagne : l'avalanche et<br />

l'orage, 67; — La renaissance de la canne à sucre,<br />

68; — Charybde et Scylla. Un vieux proverbe justifié,<br />

68 ; — A l'Institut : les microbes ont détrôné les<br />

miasmes, 91; — Le prix du pain et le blutage, 91; —<br />

Les Grecs d'aujourd'hui, 92; — Le pied de la Chinoise,<br />

92; — Plus d'allumettes : la renaissance du<br />

briquet, 92; — Poivre en poudre et poivre en grains,<br />

93; — Le prochain livre de Mme Curie, 144; — Les<br />

animaux ont-ils un sixième sens, 114; — Ce que pense<br />

Edison de l'avenir de l'aéroplane, 115; — La protection<br />

de l'éléphant, 115; — Ce que colite une ville<br />

flottante, 115; — La fin de l'absinthe, 116;—Lesprogrè.s<br />

du cinématographe, 138; — Hypothèses sur<br />

Mars et les Martiens, 138; — Un parasite honnête :<br />

le gui, 139 ; — Ce qu'est devenu le Tonkin, 139 ; —<br />

Chez les buveurs de bièvre, 140; — Notre premier<br />

port fluvial, 140; — Au cœur de l'Antarctique, 161;<br />

— Les mines d'or en France, 165; — Par les routes<br />

de l'air, 165 ; — L'artério-sclérose et la vieillesse, 166;<br />

— L'art de vivre longtemps et le fletcherisme, 186;<br />

— Mme Curie académicienne en Suède. 186: — La<br />

havs r lu sucre, 186; — La chimie à l'Institut Pas-


898 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L^ ,'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

teiir. et les nouveaux anesthésiques, 1S7; — Le commerce<br />

extérieur de la France et celui des nations rivales,<br />

187; — Les progrès du cacao, 187; — La fin<br />

des gros sous : une nouvelle monnaie, 211; — Lss lapins<br />

en Australie ; rongeurs et bndgétivores, 211 ; —<br />

D'où nons viennent les œufs en hiver, 212; — Un<br />

phare automatique à Guernesey, 212 ; — La laillitte<br />

de la pomme de terre, 212; — Ce que la Tunisie doit<br />

aux posphates, 213 ; — Comment on pêche aujourd'hui<br />

la haleine, 213; — Un institut océanographique<br />

à Paris, 284; — Un mathématicien : Jules<br />

Tannery, 234: — Pour les dyspeptiques : le lait<br />

albumineux, 235; — Un nouveau métal : le stellite,<br />

235; — A propos des accidents de chemins<br />

de fer, 235; — Les fleurs se vengent, 236; — Aurat-qn,<br />

en 1911, un service régulier de navigation<br />

aérienne? 259; — Les progrès du choléra : l'opinion<br />

du docteur Chantemesse, 259; — Le chien qui parle,<br />

260; — Va-t-on supprimer les « demoiselles du téléphone<br />

? » 260 ; — Animaux engraissés par le charbon,<br />

261 ; — Une culture industrielle qui manque à<br />

nos colonies, 261; — Les élections sous la Ooupole,<br />

270; — Le théâtre avant Molière, 271; — La pesle<br />

de Mandchourie et la peste noire de 1348, 271 ; —<br />

Sainte-Beuve et la princesse Mathilde, 262; — Les<br />

joies de l'historien, 272; — La mode est sans pitié,<br />

284; — Café et caféine, 285; — Les Chinois vont-ils<br />

couper leur natte? 285; — La question de la maind'œuvre<br />

étrangère, 285; — En prévision de l'ouverture<br />

du canal de Panama, 286 ; — L'empoisonnement<br />

par les mollusques, 286 ; — La combustion des ordures<br />

ménagères, 287;— Le blé en 1909 : la part de la<br />

France, 287; — L'heure de Saumur, 306; — Les rançons<br />

du progrès, 306; — Un sport dangereux : le<br />

scaphandre, 807; — La renaissance du papyrus en<br />

Egypte, 307; —Comment ou s'empoisonne lentement<br />

mais sûrement, 308 ; — La truSe et le reboisement,<br />

308; — Le record des accidents de chemin de fer,<br />

308; — Les lépreux de Paris, 329; — Ce qu'a fait le<br />

colonel Renard pour la navigation aérienne, 329; —<br />

Les choc en retour d'un tremblement de terre, 380;<br />

— Pour être citoyen du monde, 830; — Le centenaire<br />

de Leverrier, 331 ; — La guerre aux rats, 331 ;<br />

— Le nerf de la paix, 331 ; — La vapeur d'eau et le<br />

chauffage au calorifère, 331 ; — La question des fruits<br />

crus et les microbes, 332; — Où commence, où finit<br />

la Champagne, 353; — Une idée française exploitée<br />

par les Américains, 334;— Ce qu'on trouve dans les<br />

caves des banques d'Etat, 354; — L'esclavage au<br />

cœur de l'Afrique, 354; — La production minière en<br />

France, 355 ; — Les forges de la marine à l'Ile d'Indret,<br />

355; — Le mouillage des confitures, 356; — La<br />

Banque de France et le crédit public, 378; — La fièvre<br />

typhoïde et la vaccination préventive, 379; —<br />

L'évolution du commerce et les guerres économiques,<br />

380 ; — Au pays des fourrures ; la chasse au Canada,<br />

380; — Comment on peut maigrir sans cesser de<br />

manger, 381 ; — Le carat et la loi nouvelle, 381 ; —<br />

Les plantes aromatiques et la distillation des parfums,<br />

381; — Entre l'animal et la plante : les récifs<br />

coralliens, 403; — Les lenteurs de la navigation intérieure,<br />

403; — Comment les Américains entendent<br />

la préparation au commerce, 404 ; — Les fraudes ingénieuses<br />

: le caramel, 404; — Le record du divorce,<br />

404; — Une pêche dangereuse : Nacres et perles,<br />

404; — Les labeurs et les tribulations de l'aslronome<br />

405 ; — Le paradis des serpents, 427 ; — Les vertus<br />

de l'angélique, 428; — Le Jardin des plantes et le Muséum,<br />

428; — Un moyen dïmprimer sans encre typographique,<br />

429; — Un nouveau livre de statistique<br />

graphique, 429; — La production de la houille dans<br />

le monde, 429; — De la terre au soleil, 451; — Le<br />

pays sans enfants, 452; — Pour préserver nos yeux,<br />

452; — La viande et le blé dans l'Argentine, 453 ; —<br />

Méflez-vous de la primevère, 453; — Ce qu'on ressent<br />

en aéroplane, 453; — Les pins maritimes des Landes,<br />

476;— La production mondiale du pétrole, 476; —<br />

L'accroissement de la population dan» les villes allemandes.<br />

477 ; — Ce qu'on attend de l'olivier en Tunisie,<br />

477; — Une plantation de café au Brésil, 477;<br />

— Les progrès de la spongiculture, 478; — Comment<br />

découvrir les fraudeurs, 499 ; — La fureur des plumes<br />

et le massacre des innocents, 500 ; — Une nouvelle<br />

maladie des pommes de terre, 500; —' Les petits<br />

commerçants et les grands magasins, 500; — Ce qu'il<br />

en coûte pour apprendre à voler, 501 ; — Fruits crus<br />

ou fruits cuits, 501 ; — Ce que devient la Tunisie,<br />

523; — Les poissons migrateurs ;• le saumon de<br />

l'Alaska, 523; — Houille blanche 'et houille verte,<br />

524; — Comment expliquer les progrès de la criminalité,<br />

524; — La plus grande gare du monde, 525.<br />

Articles diversi.<br />

Léon Tolstoï (A. Clos), 140; — Pour lire pendant<br />

les vacances, 542; — Les bienfaits de la mer (Docteur<br />

Scribe), 549; — L'originalité individuelle et la communication<br />

des esprits (L. Dugas), 565 ; — Boisement<br />

et reboisement (L. Chuet), 573: — Une œuvre<br />

originale (J.-M.), 580; — La fleur des histoires françaises<br />

(G. Hanotaux), 481; — Le centenaire Duruy;<br />

discours de M. Lavisse,'502.<br />

Chronique agricole,<br />

p a r M . HBNRI NUSS.<br />

Pour éloigner les moineaux, 35 ; — Conserver les<br />

marcs à l'abri de l'air, 44; — Jeunes et vieilles pommes,<br />

81; — Comment avoir de l'herbe sous les arbres,<br />

93; — Quels blés semer cette année? 116; —<br />

Soignez le rhume de vos lapins, 153; — Faut-il enfouir<br />

les nitrates? 188; — Pour bien couper une<br />

grosse branche, 236; — Comment nourrir ses porcs<br />

sans pommes de terre, 261 ; — Travailler les blés dès<br />

la fin de l'hiver, 287; — Engrais complet de marcs<br />

pour les vignes, 309; — La vache doit-elle travailler?<br />

345 ; — Eviter la hernie du chou, 405 ; — Séchage<br />

des fourrages sans fanage, 440; — Fourrages à semer<br />

en été, 503; — Suralimentez vos vignes chlorotiques,<br />

566.<br />

Les livres nouveaux.<br />

Programmes officiels des écoles primaires (Mutelet<br />

et Dangueuger), 23 ; — Le français par les textes<br />

(Bouillot), 48; — 160 leçons d'arithmétique à l'usage<br />

du cours moyen (A. Lemoine), 58; —L'enseignement<br />

du calcul : Conseils aux instituteurs (C.-<br />

A. Laisant), 107; — Nouveautés et progrès de<br />

l'industrie fD. Bellet), 156; •— L'initiateur mathématique<br />

(J. Camescasse), 192; — La France<br />

en sept cartes. Cahier de cartographie simplifiée<br />

(J. Parlier), 228; — Les chefs-d'œuvre des grands<br />

maîtres. Cahiers artistiques, 348; — Petit cours<br />

primaire d'espéranto (Bonnehon et Rosiaux), 420;<br />

— Collections d'histoire naturelle pour les écoles<br />

primaires supérieures (R. Lasserre), 432;— Une<br />

nouvelle édition du Code Pichard, 492; — En lisant<br />

les beaux vieux livres (E. Faguet), 552.<br />

Pour nos filles.<br />

Métiers et professions (C. Varèze), 225; — Postes,<br />

télégraphes, téléphones, 248; — Jardinières d'enfants,<br />

273 ; — Dessinatrices de modes, 298 ; — Employées<br />

de banque, 332,369 ; — Infirmieres, 393 ; — L'CEuvre :<br />

Secrétariat féminin, 513.<br />

ACTES OFFICIELS<br />

relatifs à l'enseignement primaire.<br />

Décrets : relatif aux maîtresses surveillantes d'externats<br />

et aux institutrices des lycées et collèges, 24;<br />

— fixant les cadres et les traitements des secrétaires<br />

et commis d'inspection académique, 36; — modifiant<br />

les articles 72 et 73 du décret organique du 18 janvier<br />

1887, relatifs aux brevets de capacité de l'enseignement<br />

primaire, 71 ; — modifiant le certificat<br />

d'aptitude à l'enseignement du chant, 358; —<br />

modifiant le décret du 28 avril 1910 relatif aux


PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E. — TAHLl;: <strong>DE</strong>S MATIÈRES' S99<br />

équivaleuces du baccalauréat en vue de la licence fcs<br />

sciences, 560.<br />

Note du ministre de l'Instruction publique relative<br />

à la nomenclature grammaticale, complétant l'arrêté<br />

ministériel du 25 juillet 1910, 372.<br />

Notice sur l'enseignement de l'agriculture, 454.<br />

Avis relatif au concours pour l'admission aux<br />

écoles normales primaires (1911), 84.<br />

Arrêtés : relatif à la nouvelle nomenclature grammaticale,<br />

60; — fixant les cœfficients à attribuer aux<br />

épreuves orales du certificat d'aptitude au professorat<br />

des écoles normales et des écoles primaires supérieures<br />

(ordre des sciences, des lettres et des sciences<br />

appliquées) pour les examens de 1911, 84; — relatif<br />

au certificat .de fin d'études normales, 108; —<br />

relatif au certificat d'aptitude à l'enseignement de la<br />

comptabilité, 108; — relatif à l'enseignement du dessin<br />

dans les écoles normales d'institutrices, 108 ; —<br />

relatif au concours d'admission aux écoles normales<br />

primaires, 120; — concernant l'examen du brevet<br />

supérieur de l'enseignement primaire, 132; — prorogeant,<br />

pour l'année 1912, la liste des auteurs français<br />

et étrangers prescrits pour l'examen du certificat<br />

d'aptitude à l'enseignement des langues vivantes<br />

dans les écoles normales, 143; — prorogeant (1912)<br />

la liste des auteurs étrangers à expliquer à l'examen<br />

du professorat des écoles normales (lettres), 143; —<br />

maintenant, pour 1911, le programme des matières<br />

de l'examen du certificat d'aptitude à l'enseignement<br />

de la gymnastique (degré supérieur). 216 ; —<br />

attribuant, pour 1910, le prix Pape-Carpentier, 216;<br />

— attribuant des récompenses aux personnes ayant<br />

contribué à l'enseignement de l'histoire et de la géoraphie<br />

locales dans les écoles publiques, 336;—modiaut<br />

l'article 45 de l'arrêté du 18 janvier 1887, relatif<br />

à l'examen des bourses de l'enseignement primaire<br />

supérieur, 358;— portant modifications à l'arrêté organique<br />

du 18 janvier 1887, relatif aux récompenses<br />

honorifiques à décerner aux instituteurs et aux insti­<br />

tutrices détachés dans Ifcs lycées et collèges,584; —<br />

portant modifications à l'arrêté du 4 août 1905, relatif<br />

au certificat de fin d'études normales, 584 : — modifiant<br />

les dates des examens du brevet élémentaire,<br />

du brevet supérieur et du certificat d'études primaires<br />

supérieures dans le département du Nord, pour<br />

la deuxième session de 1911; — fixant les cœfficients<br />

à attribuer aux épreuves du certificat d'aptitude au<br />

professorat des écoles normales et des écoles primaires<br />

supérieures, pour les examens de 1912.<br />

Circulaires-: relative à la nouvelle nomenclature<br />

grammaticale, 59; — relative aux promotions de<br />

classe des instituteurs et institutrices an 1="^ janvier<br />

1911, 143; — relative aux retraites des instituteurs,<br />

180; — aux recteurs, relative à l'enseignement de<br />

l'histoire et de la géographie locales, 336; — du ministre<br />

de l'Instruction publique, relative aux attaques<br />

dirigées contre l'école laïque, 358; — relative à la<br />

date d'application des programmes limitatifs de l'examen<br />

du brevet supérieur et du concours d'admission<br />

aux écoles normales, 859; — concernant l'interprétation<br />

des décrets et arrêtés des 28 septembre et 2 octobre<br />

1910. Concours d'admission aux écoles normales<br />

et examen du B. S., 359; — relative à la diffusion<br />

de l'examen agricole, 456; — relative à l'application<br />

de l'article 85 de la loi du 8 avril -1910 concernant<br />

les versements rétroactifs à la caisse des pensions de<br />

retraites, 456; — relative aux propositions d'admission<br />

à la retraite des instituteurs et institutrices en<br />

1911, 536.<br />

Lectures de vacances.<br />

La Grande Illusion (Norman Angell), 173; — Les<br />

Maîtres de l'heure (Victor Giraud), 177; — George<br />

Anderson (Mlle Humphry Ward), 181; — Vie de<br />

Tolstoï (Romain Rolland), 185; — La question d'Alsace-Lorraine<br />

(discours de B. Lavisse), 189 ; — Le<br />

Grand Siècle (Jacques Boulanger), 193; — Notes de<br />

voyage dans l'Amérique du Sud (G. Clemenceau), 197 ;<br />

— LaFleur des histoires françaises (G. Hanotaux), 201.<br />

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qui naît, grandit, croit, se transforme selon les progrès de l'âge et de la nature.<br />

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C ES " lectures méditées », ainsi que les appelle M. F'aguet, sont comme des notes écrites en marge de ces<br />

livres qu'on relit toujours.<br />

Les idées générales répandues dans cet ouvrage indiquent au lecteur le point de vue auquel il peut se<br />

placer pour lire une grande œuvre et la comprendre pleinement ; elles sont comme une introduction à la<br />

lecture des Maîtres.


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78* Année. N» 52 9 Septembre 1911.<br />

ACTES OFFICIELS<br />

C O N C E R N A N T L ' E N S E I G N E M E N T P R I M A I R E<br />

(Suite)<br />

Certificat d^aptitude à renseignement de l'agriculture<br />

dans les écoles primaires supérieures.<br />

SESSION 1911.<br />

Liste par ordre de mérite des aspirants admis<br />

définitivement,<br />

MM. Qrandjean, instituteur à l'école d'agriculture de Maison-Carrée<br />

(Âiger; — Morel, instituteur à l'école de Tarare<br />

(Hhône); — Adam, instituteur à l'école de Pithivier (Loiret)<br />

; — Legrand, instituteur à Bourbourg (Nord) ; — Patay,<br />

instituteur à l'école de Saiat-Pourçaiu (Allier).<br />

Certificat d'aptitude à^l'enseignement du travail<br />

manuel dans les écoles normales et dans les<br />

écoles primaires supérieures. ,<br />

SESSION <strong>DE</strong> 1911.<br />

Liste, par ordre de mérite,<br />

des candidats admis définitivement,<br />

ASPIRANTES.<br />

Mlles Pairandeau, étudiante ^ Paris ; — Saint-Dizier, institutrice<br />

à Paris.; — Chambourlanr, instituirice à Pans ; —<br />

Mme Queste, née Saiugery, institutrice à Paris ; —<br />

Mlles Bourgeois, surveillanie au lycée de jeunes filles de<br />

Lyon ; — Maupinot, professeur à l'école primaire supérieure<br />

do Gray (Hauie-Saône); —• Pouillon, insiiiuirice a Saacy<br />

(Seine-et-Marne) ; — Bucros, élève de l'école de Fontenayaux-Roses;<br />

— Balloy, étudiante à Paris ; — Neyroux, surveillante<br />

au lycée d'Annecy (Haute-Savoie) ; — Tholozan,<br />

surveillante au lycée de Versailles; — Mme veuve Alem,<br />

institutrice â Huisnes fManche) ; — Mlles Debauchez, surveillante<br />

au lycée de Besançon ; — Liberos, éléve de l'école<br />

de Fontenay-aux-Roses ;— Louis^ élève au lycée de jeunes<br />

filles de Besançon ; —Mme Grèzes,née Alazard, étudiante à<br />

Paris j— Mlles Brochard, maltresse auxiliaire à l'école primaire<br />

supérieure de Nancy;— Grad, surveillante auJyoée<br />

de Besançon ; — Gouderette, institutrice en congé à Paris ;<br />

— Thomas (Germaine), institutrice à Paris ;• — Derribes,<br />

surveillante à l'école normale d institutrices de Clermont-<br />

Ferrand Delaître, institutrice à Paris; — Mme Remords,<br />

professeur à l'école primaire supérieure de Viilefranche-sur-<br />

Saône (Rhône) ; — Mlles Pourquery, élève de l'école de<br />

FonteDay-aux-Roses ; — Fournier, maîtresse d'internat au<br />

collège de jeunes filles de Laugres (Haute Marne); Pelletier,<br />

professeur à l'école primaire supérieure de Saint-<br />

Chamond (Loire); — Mme Gazaux, née Boisseau, maîtresse<br />

suppléante dans les écoles professionnelles à Paris ; —<br />

MJles Tardif, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses; —<br />

Bérard, surveillante au collège de jeunes ùUes d'Avignon ;<br />

— Potigny, étudiante à Caen; — Botla, élève de l'école de<br />

Fonienay-aux*Roses ;— Lévêque, institutrice à Pans; —<br />

Thomas (Andrée), institutrice à Paris ;— Prévôt, maîtresse<br />

auxiliaire à l'école primaire supérieure de belfort; — Pa<br />

rent, institutrice À Paris; — Mme Bellair, institutrice à Mamers<br />

(Sartbe) ; — Mile Paillias, surveillante d'internat au<br />

lycée de jeunes filles de Nancy; — Mme Pallaud, née Bulcourt,<br />

professeur à l'école normale de Beauvais ; —<br />

Miles Gwinner, élève de l'école de Fontenay aux-Roses; —<br />

Catella, étudiante à Aix-les-Bains (Savoiej ; — Maury, institutrice<br />

en congé à Pans ; — Grimaud, institutrice à<br />

Arcueil tSeine) ;— Chassac, étudiante à Marseille (Boucliesdu-Rhône)<br />

; — Bordeati, étudiante à Paris; — Mme Lom<br />

bard, professeur à l'école primaire supérieure de Die<br />

(Drôme);— Mlles Bernard, élève de l'école de Fonteosy<br />

aux-Roses ; —Tron, institutrice à Kanosque(Basses-Alpes/;<br />

Aléonard, stagiaire à l'économat de l'école normale d'institutrices<br />

d Orléans ; —• Rafi'y, institutrice à Collobrières<br />

(Var) ; -- Vermare, maîtresse auxiliaire à l'école primaire<br />

supérieure de Villefranche-sur-Saône (Rhône) ; — Mme Sinturei,<br />

professeur à l'école primaire supérieure de Villefranche-de-Rouergue<br />

(Aveyron) ; — Poujade, institutrice à<br />

Saint-Cérô iLot); —Mlles Kuntz, institutrice à Paris; —<br />

Florentin, élève de l'école de Fontenay-aux-Roses.<br />

En outre, Mlies Bruliard, Thomas (Germaine), Prévôt,<br />

Saint-Dizier et Balloy ont obtenu la mention facultative de<br />

modes.<br />

ASPIRANTS.<br />

MM, Fortépaule, élève de l'école de Saint-CIoud ; — Meuns,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Piace, élève de l'école<br />

de Saint-Gload ; — Delahaye, élève de l'école de Saint-Cloud;<br />

iT ^®sfretière, élève de l'école de Saint-Cloud; — Colin,<br />

l'écolo do Sailit-Cloud ; — Simon,. instiCttteur &<br />

école de Pithiviers (Loiret); — Michel, élève de l'école<br />

de Saint-Cloud; — Pluveau, instituteur à Paris; — Duquesnoy,<br />

élève de l'école de Saint-Cloud; — Cuny, maître<br />

répétiteur à l'école J.-B. Say, à Paris: —Robin, instituteur<br />

à l'école de Montceau-les-Mines (Saône et Loire) ;<br />

—• Rousset, instituteur à l'école de Lorgues (Var) ; — Taverniei,<br />

professeur à l'école de Chaumonc (Haute-Marne);<br />

— Gérault, professeur & l'école de Sedan»<br />

PERSONNEL. — NOMINATIONS.<br />

Inspection académique.<br />

21 juillet. — Sont promus de classe MM. les inspecteurs<br />

d'académie ci-après désignés :<br />

De la 2® à la 1'" classe : MM. Guillot, au Mans ; — Le •<br />

Chevallier, à Evreux.<br />

De la 3" â la 2" classe : MM, Dodu, à Rennes; — Lauret,<br />

à Caen ; — Maurellet, à Orléans.<br />

De la 4« à la 3* classe : MM. Boucher, à Nevers ; — Orth,<br />

à Troyes.<br />

Le présent arrêté aura son effet du 1®''juillet 1911-<br />

Écoles normales d'instituteurs. — Professeur,<br />

— 26 juillet.— M. Victor, professeur chargé de suppléance<br />

à l'école normale d'instituteurs de Lyon, est nommé professeur<br />

à ladite école normale, en remplacement de M, Cathaîa.<br />

Écoles annexes, —22 juillet. — M. Orcel, délégué pour<br />

l'enseignement des sciences à l'école normale de Gap^ est<br />

délégué dans les fonctions de directeur de l'école annexe à<br />

adite école normale, en remplacement de M. Deville.<br />

Postes vacants.<br />

Ecoles normales d'instituteurs,— PROFESSEURS;—Lettres:<br />

Avignon ; — Bloia; — Carcassonne ; — CaâlonS'Sur-Marne ;<br />

— Dax; — La Rochelle; Laval;— Rennes; — Rodez;<br />

— Rouen; — Savenay ; Versailles. — Sciences : Arras ; •<br />

— Avignon ; — Bourses ; — Commercy ; — Dax ; — Douai ;<br />

Gap ; — Perpignan — Troyes.<br />

Ecoles annexes, — Bourges : •— Caen;— Le Mans; —<br />

Renne ; — Tulle.<br />

Ecoles normales d'institutrices. — PROFESSEURS. — Lettres:<br />

Amiens; — Arras; — Bar-le-Duc ; — Besançon; —<br />

Caen ; — Châteauroux ; — Miliana ; — Nancy ; — Toulouse. —<br />

Sciences: Albi et Blois (sciences et économat) ; — Châteauroux<br />

; — Guéret; — Laval (sciences et économat) ; — Oran ;<br />

— Versailles.<br />

ECONOMAT, — Arras ; — Oran ; — Versailles,<br />

Ecole annexe. — Perpignan.<br />

Ecoles primaires supérieures de garçons des départements.<br />

—PROFESSEURS. — Lettres: Aix-en-Provence ; —<br />

Alger ; —• Arles (lettres et anglais) ; — Arles ; — Avesnes<br />

(lettres et anglais) ; — Bapaume; — Beauvais ; —Bohain ;<br />

— Bourges ; — Calais ; — (jhâteJlerault (lettres et anglais) ;<br />

— Craponne ; — Dax (lettres et anglais) ; — Douai ; — Dourdan<br />

(lettres et anglais) ; —Joinville (lettres et allemand) ;<br />

— Lorient; — Louhans (2 emplois) ; — Marcigny ; — Merville<br />

; — Moniélimar ; — Montivilliers -, — Moulins ; —<br />

Nantes (lettres et anglais) ; — Nevers , (chaire s^)éc^aIe<br />

d'anglais) : — Nolay ; — Poitiers ; — Pons ; — Saint-Aignan<br />

(lettres et anglais); — Saint-Céré (lettres et allemand)<br />

; — Sainc-Hilaire-du-Harcouët; — Saint-Lô ; — Saulieu;<br />

— Tréguier ; —Toulouse ; — Vaucouleurs ; — Valo-' e<br />

gnes ; — Valréas (lettres et anglais) ; — Villefranche sur-<br />

Saône (2 emplois); — Vic-Bigorre. — Sciences: Alger<br />

(sciences appliquées) ; — Arles ; — Bapaume; — Beauvais;<br />

— Bohain ; — Bourganeuf; — Calais (sciences appliquées) :<br />

— Chanionnay ;— Créil; — Dol de-Breiagne; — Excideuil ;<br />

Fontenay«le-Comte; — Guingamp (2 emplois); — Isle-sur-<br />

Sorgues; — Joinville; — Joinville (sciences appliquées)!<br />

— La Côte Saint-André; — Le Havre; ~ Lorgues; — Lorient;<br />

— Louhans; — Lyon; — Marseille (2 emplois); —<br />

Miliana (sciences appliquées) ; — Montbard; — Montélimar ;<br />

— Moniceau-les-Mines (sciences et travail manuel) ; — Monireuil-sur-Mer;<br />

— Neverg (sciences appliquées);—- Périgueux<br />

(sciences appliquées) ;— Perpignan; —• Pithiviers; —<br />

Poitiers (sciences et travail manuel) ; — Saint-Aignan ; —<br />

Saint-Céré (sciences appliquées) ; — Salies-de-Béarn ; —<br />

Saulieu; — Sidi-bel-Abbès ; Vic-Bigorre ; — Villefranche*<br />

sur-Saône.<br />

Ecoles primaires supérieures de jeunes filles des départe*<br />

ments. — PROFESSEURS. — Lettres : Alençon ; — Alger ; —<br />

Bazas ; Blida ; — Calais ; — Carpentras ; — Chambéry ; —<br />

Embrun ; — Gap ; — Gien ; — Gray; — Grenoble ; — Lannion<br />

(2 emplois) ; — Lille ; — Mamerg ; — Mézières;<br />

Mèzières (chaire spéciale d'allemand); — Miliana; — Mirande<br />

; — Montpellier ; — Pithiviers; — Roubaix ; — Saint-<br />

Calais; — Saint-Claude ;— Tours. — Sciences: Alger (dessin)<br />

; — Aix-en-Provence ; — Alençon ; — Bazas ; •— Blida<br />

(enseignement ménager) ; — Chù.teau-du Loir ; — Clamecy;<br />

— Gondecourt; — Gourdon; — Guingamp; — Mamers; —<br />

Mézières ; — Pézenas ; — Poitiers ; — Pontivy ^comptabificé<br />

et commerce) ; — Romans ; — Roubaix ; — feaint-Calais ;<br />

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LECTURES <strong>DE</strong> VACANCES<br />

La Fleur des histoires françaises^<br />

par Gabriel HANOTAUX,<br />

de l'Académie française.<br />

Nos lecteurs n'ignorent pas comment M. Hanotaux a été amené à écrire un « florilège » de l'histoire de<br />

France et quelle méthode il a suivie pour l'écrire. » J'ai vu, nous dit-il, la France comme une personne qui<br />

naît, grandit, se transforme selon les progrès de la nature. » Dans une_ suite de tableaux d'ensemble, il nous<br />

décrit la terre, les eaux, le ciel, les hommes de France, Il suit la patrie française dans son évolution militaire,<br />

artistique, littéraire, économique. Dégageant les vues générales de la broussaille des faits, il a voulu,<br />

comme il le dit, prendre la jeunesse par la main pour faire en sa compagnie une promenade nonchalante aux<br />

jardins fleuris de notre France « tant jolie ».<br />

La France à vol d'oiseau.<br />

Montons sur le mont Auxois, saluons la statue<br />

de Vercingétorix et supposons qu'un aéroplane<br />

nous emporte, tout droit en l'air, au-dessus de<br />

ces admirables collines couvertes de vignes,<br />

mères des plus grands crus du monde ; montons,<br />

montons encore à 2 000, 3 00,0 mètres, nous verrons,<br />

au près et au loin, la terre de France dessiner<br />

sa forme et son relief dans un panorama<br />

immense.<br />

La France, vue ainsi, se divise très nettement,<br />

à nos yeux, en deux parties distinctes, par une<br />

ligne qui la prend en écharpe de Bayonne à<br />

Avricourt. Derrière moi, je vois un formidable<br />

entassement de montagnes, formant comme un<br />

vaste escalier dont le degré supérieur serait<br />

formé par les Alpes et les PjTénées. Devant moi,<br />

jusqu'à la mer, je n'aperço s, à perte de vue,<br />

que des plaines.<br />

Ces deux parties sont symétriques dans leurs<br />

contours ; on les replierait presque l'une sur<br />

l'autre ; chacune d'elles a ses angles rentrants<br />

et saillants, ses pointes et ses enfoncés correspondants.<br />

L'axe vertical de cette figure quasi<br />

géométrique se tend exactement du nord, au<br />

sud, par Dunkerque, Paris, Bourges et Perpignan.<br />

L'axe horizontal va de La Rochelle à<br />

Divçnne, le centre de tout le système étant en<br />

plein Bourbonnais, vers Saint-Porcien.<br />

La partie montagneuse se compose des Vosges,<br />

du Jura, des Alpes, du Massif Central, des<br />

Cévennes, des Causses et des Pyrénées, coupée<br />

seulement, dans toute'sa longueur, par la longue<br />

ravine que fait la vallée du Rhône. La partie des<br />

plaines est formée par les alluvions des eaux que<br />

jette à la mer ce formidable relief.<br />

Ainsi, l'ensemble du pays est parfaitement<br />

pondéré et équilibré ; il forme un tout, gardant,<br />

à la fois, les sources, les vallées et les embouchures.<br />

Comme un propriétaire vigilant qui a bien<br />

soigné ses abordages, la France s'est constituée,<br />

de la façon la plus logique et la plus conforme<br />

aux lois naturelles. Seule, la frontière du Nord-<br />

Est resté indécise, en raison même du caractère<br />

du pays sans dépression et sans relief nettement<br />

déterminés. C'est là, seulement, qu'apparais­<br />

1. Paris; Hachotte ; 19J1. Prix, 3 fr. 50.<br />

I.ectures de Vacances.<br />

sent les hésitations de la nature et de l'histoire<br />

et c'est parce qu'il y a toujours à faire, de ce<br />

côté, que la capitale de la France, Paris, comme<br />

une sentinelle vigilante, s'est installée à proximité.<br />

J'ai dit qu'il y avait, dans la région des montagnes,<br />

une étroite et unique plaine, la vallée<br />

du Rhône ; il y a, dans la région des plaines,<br />

un seul et robuste massif montagneux, la Bretagne.<br />

La nature n'a pas voulu que les altitudes françaises<br />

fussent trop âpres et, d'un puissant coup<br />

de pouce, elle les a sculptées par le long couloir<br />

où s'attarde la Saône, où galope le Rhône ;<br />

elle n'a pas voulu, non plus, que les alluvions<br />

fussent livrées, sans défense, ayx assauts de la<br />

mer, et elle a élevé, à la pointe des terres, le bastion<br />

de granit qu'est la Bretagne. Ainsi, tout se<br />

compense et le balancement des reliefs, comme<br />

l'harmonie des contours, donne à la France une<br />

figure claire et parfaitement lisible, mais dont<br />

la variété, jusque dans la symétrie, déterminera<br />

finalement le caractère du pays.<br />

Avec cette division si simple : montagnes et<br />

-plaines, Nord-Ouest et Sud-Est„ terre et mer,<br />

tout se résume et se définit en quelques traits.<br />

Ce sol de la France, comment a-t-il été formé ?<br />

Comment s'est-il développé à la surface de la<br />

planète et dans cette région particulièrement<br />

propice, à l'extrémité Ouest du vieux continent<br />

et faisant le prolongement de cette péninsule<br />

qui devait être l'Europe ?<br />

Naturellement, on ne sait pas tout sur ces<br />

origines qui se perdent dans la nuit du chaos<br />

primitif, quand la planète terre était encore une<br />

nébuleuse que se disputaient le feu, les vapeurs<br />

et les premières condensations plutoniennes.<br />

Mais ce qui est généralement accepté, c'est que<br />

la France apparut, d'abord, sous la forme d'un<br />

archipel.<br />

L'une des îles qui composaient cet archipel<br />

forme maintenant le Massif Central ; une autre,<br />

l'Armorique ou Bretagne, comprenait, au delà<br />

de la Manche actuelle, la pointe de Cornouailles ;<br />

une troisième sert d'ossature à nos Ardennes et<br />

aux terrains élevés de la Belgique méridionale.<br />

Dans le Midi, les monts des Maures et la Corse<br />

ém_ergeaient probablement.<br />

Entre<br />

ces îles, dp larges bras de mer représen-<br />

N° 52.


202 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

taient les régions qui furent, plus tard, les vallées<br />

de nos grands fleuves, Garonne, Loire centrale,<br />

Seine, Somme, Meuse.<br />

Lentement, au fond de ces bràs de mer, les<br />

terrains aquatiques se déposèrent. Ils formèrent,<br />

selon les dispositions des rivages sur lesquels ils<br />

s'appuyaient, ces épaisses couches jurassiques ou<br />

crétacées, c'est-à-dire de meulière ou de craie<br />

et calcaire qui se retrouvent, presque partout,<br />

dans notre France, et où la présence des coquillages<br />

et autres fruits de la mer atteste la formation<br />

océanique.<br />

Si vous faites une fouiOe dans ce sol d'aspect<br />

rougeâtre, blanchâtre ou grisâtre qui supporte la<br />

plupart de nos villages ou de nos villes et qui<br />

fournit, notamment, cette abondante pierre à<br />

bâtir à laquelle est due la beauté et la pérennité<br />

des édifices français, si, faisant ces fouilles,<br />

vous trouvez des écailles, des volutes, des empreintes<br />

d'algues ou de mollusques, parfois des squelettes<br />

ou des dents de sqxiales ou de poissons,<br />

ne vous étonnez pas, reconnaissez simplement<br />

que votre maison est élevée ou que votre jardin<br />

s'étend sur un de ces terrains que la mer, en se<br />

retirant, laissa aux flancs du vieil archipel français.<br />

. EUe se retirait lentement ; mais il se produisit,<br />

après de longs siècles, un événement qui brusqua<br />

les choses : c'est le soulèvement, relativement<br />

récent, des Pyrénées et des Alpes. Les massifs<br />

sur lesquels reposent ces énormes chaînes de<br />

montagnes gisaient, probablement, sous les<br />

Océans et se trouvaient ainsi réunis l'un à l'autre,<br />

comme les fonds d'une même mer baignant l'archipel<br />

français, quand une révolution intérieure<br />

du globe les fit se dresser comme deux énormes<br />

murailles, l'une, celle des Pyrénées, plus à pic,<br />

et l'autre, celle des Alpes, offrant plus de déclivités.<br />

Le soulèvement des Alpes, en particulier,<br />

projetant ses derniers éboulements jusqu'au<br />

voisinage du Plateau Central, eut son contrecoup<br />

sur ce massif où les derniers volcans, les<br />

puys, apparurent. Mais, entre le Massif Central<br />

et les Alpes, ainsi dressées, nne étroite vallée<br />

resta à l'état de rigole, et ce fut la vallée du Rhône.<br />

Ainsi, par les terrains originaires de l'archipel<br />

primitif, par dépôts de la mer dans les détroits<br />

et dans les golfes, par les éboulis des soulèvements<br />

tardifs, furent fondées, en trois vastes<br />

périodes, les assises du sous-sol français que le<br />

travail des siècles et l'humus de la végétation<br />

recouvrirentpeu à peu, dans une quatrième phase,<br />

d'une vêture fertile de limon et d'humus. Les<br />

divers âges de la création s'inscrivent donc, sur<br />

cet étroit coin de terre. II présente un type<br />

achevé de créations progressives et fécondes<br />

s'emboîtant l'une dans l'autre, se complétant<br />

Tune l'autre.<br />

La patrie française.<br />

Qu'on suive, dans sa gestation laborieuse<br />

mais soutenue, l'entreprise à la fois militaire et<br />

pacifique qui porta, peu à peu, les limites du<br />

royaume de France jusqu'aux frontières actuelles<br />

: la France alla en a s'arrondissant »<br />

du centre aux extrémités, parce que de nouvelles<br />

couchés nationales se déposaient sans cesse et<br />

spontanément sur le premier noyau résistant.<br />

pans l'ordre féodal, une certaine hiérarchie<br />

faisait considérer le suzerain suprême comme<br />

le chef de tous les vassaux : c'est à la faveur<br />

de ce principe, reconnu par tous, que le roi de<br />

France se fit accepter comme le régulateur suprême<br />

de la vie publique, qu'il put appeler à sa<br />

barre^ les seigneurs et « réunir à sa couronne »,<br />

comme on disait, les territoires sans maîtres<br />

ou dont les maîtres avaient abusé. Cette ambition<br />

des rois de France ne fut pas toujours exempte<br />

de fraudes, de vol et de violence ou de fourberie ;<br />

mais elle s'appuyait sur une idée juste, sur une<br />

nécessité inéluctable; c'est pourquoi,grâce àla ténacité<br />

de la famille royale elle-même et grâce à<br />

la collaboration latente ou publique des peuples,<br />

elle finit par se réaliser.<br />

On compte qu'il y avait en France, au moyen<br />

âge, une centaine de principautés indépendantes,<br />

sous le nom de royaumes, duchés, comtés,<br />

seigneuries, etc., ayant chacune leur gouvernement,<br />

leurs armées, leurs tribunaux, leurs<br />

lois, leurs coutumes, leur politique. C'est cet<br />

échiquier compliqué qui devait, en quatre siècles,<br />

être ramené à une seule et même nation ;<br />

telle fut l'œuvre de la royauté qui eut cependant<br />

à se défendre contre les invasions la menaçant,<br />

le plus souvent, à la faveur des guerres civiles,<br />

sur toutes les frontières.<br />

Luttes intérieures contre les grands seigneurs<br />

féodaux, luttes extérieures contre les armées<br />

d'envahissement, contre les Anglais, contre<br />

les Allemands, contre les Espagnols, contre les<br />

Italiens, tels furent les devoirs complexes des<br />

siècles qui formèrent la nationalité française.<br />

Partant du centre, on voulait atteindre les frontières<br />

de l'ancienne Gaule ; mais on trouvait, en<br />

route, les résistances seigneuriales et, sur fes<br />

frontières mêmes, les agressions extérieures.<br />

Rien d'étonnant que l'œuvre ait été longue ;<br />

elle présenta des alternatives telles, qu'à diverses<br />

reprises, l'ennemi, soit intérieur, soit extérieur,<br />

occupa le centre de résistance de la France,<br />

c'est-à-dire Paris.<br />

Les Normands assiègent et saccagent la ville,<br />

à diverses reprises, au ix« siècle, les Anglais<br />

l'occupèrent au cours de la guerre de Cent ans,<br />

puis les Espagnols au XVή siècle, àla faveur des<br />

guerres de religion. Dans les siècles postérieurs,<br />

après le premier,Empire, après le second Empire,<br />

les mêmes événements funestes se reproduisirent.<br />

Les invasions n'ont jamais manqué à la<br />

France ; mais elle a survécu à tous ses malheur h,<br />

à toutes ses fautes. Il subsiste, malgré tout,<br />

une nation entière, sinon achevée — et c'est la<br />

France 1<br />

La patrie française a été voulue par ceux qui<br />

l'ont créée. Elle représent ; une longue et tenace<br />

collaboration des cœurs ; ij n'est pas une famille<br />

qui n'ait versé son sang pour (pie cette union<br />

soit accomplie. Si nos ancêtres, si nos pères l'ont<br />

voulue ainsi, c'est qu'ils y ont trouvé leur avantage,<br />

leur joie et' leur honneur. Il ne suffirait<br />

pas d'une génération aveugle, si jamais il s'en<br />

présentait de telle, pour déranger l'ordre établi<br />

depuis tous les siècles et qui existe, d'ailleurs,<br />

dans tous les pays.<br />

Les précurseurs de l'âge classique.<br />

Après avoir éludié, dans l'évolution du peuple français,<br />

ce que M. Hanotaux appelle l'âge artistique,<br />

c'est-à-dire ]ii Renaissance, M. tlanolaux nous .explique<br />

ce qu'il faut entendre par l'âge classique. U se uistingue<br />

par la pondération dans la force .et la mesijrt


daiis la paissanoe. « Un âg« classiquo est toujours im<br />

igo d'équilibre, d'élégance, d'ordre et d'harmonie. Il<br />

craint surtout de tomber dans l'exagération et l'exubérance<br />

; il risquerait la froideur pour échapper à<br />

l'efferTescence. » Trois noms sont inscrits sur le portique<br />

qui en ouvre l'entrée ; Descartes, Corneille,<br />

Pascal.<br />

Descartes apprend, à ses contemporains et<br />

à ses successeurs, la méthode intellectuelle, l'art<br />

de raisonner juste et de penser droit. Descartes<br />

n'est pas un savant enfermé dans son cabinet.<br />

Il se mêle aux hommes : c'est un homme d'action,<br />

un soldat. II regarde la vie comme elle |est,<br />

étudie le corps et l'âme sur des données exactes,<br />

avec un œil perçant, avec un esprit libre «t<br />

dégagé. Il détruit ce qui subsistait du pédanlisme<br />

scolastique. Descartes a la hardiesse, qui<br />

paraît alors extraordinaire, de dire les choses<br />

comme il les voit. Il reconnaît la grandeur de<br />

l'homme dans le fait que l'homme pense. « Je<br />

pense, donc je suis, » écrit-il en tête de son fameux<br />

Discours de la' Méthode. Sur cela, il bâtit toute<br />

son explication de la vie et du monde. Personne<br />

ne nie que ce méditatif — qui fut aussi un grand<br />

mathématicien, un grand naturaliste — soit<br />

le père de la pensée et de la philosophie modernes.<br />

Il a dessillé les yeux de son siècle et de<br />

tous les siècles futurs.<br />

Corneille proclame, sui' la scène, la puissance<br />

(lu cœur humain, comme Descartes a exposé,<br />

dans ses livres, la grandeur de la pensée humaine.<br />

Corneille est nommé a le grand Corneille »<br />

parce que, en lui, tout est grand. Ije héros de<br />

ses tragédies, qu'il s'appelle le Cid ou Horace,<br />

Auguste ou Nicomède, ne fléchit pas sous les<br />

coups de la destinée, comme le héros de la tragédie<br />

antique. Au contraire, il résiste, il lutte.<br />

Dans le drame de la vie, il choisit toujours le<br />

devoir ; et cette conscience du devoir est telle<br />

qu'elle l'emporte 5ur tous les autres mobiles des<br />

actions humaines et sur le plus fort de tous, la<br />

passion. Le père d'Horace répond au messager<br />

demandant que pouvait faire son fils, accablé<br />

par le nombre : « Qu'il mourût i » : l'amour<br />

paternel cède au devoir 'envers la patrie. Auguste,<br />

affirmant la maîtrise de l'homme sur luimême<br />

plus haute que la domination impériale,<br />

dit: «Je suis maître de moi comme de l'univers.<br />

» Pauline brave le martyre en s'écriant ;<br />

« Je vois, je sais, je crois ; je suis désabusée I » Si<br />

Corneille n'avait pas vécu, s'il n'eût pàs été le<br />

père du théâtre moderne, l'humanité n'eût pas<br />

connu cette admirable expression de l'idéal<br />

par l'enivrement de l'héroïsme et du sacrifice.<br />

Corneille est le grand maître du devoir sur cette<br />

scène où le spectateur n'allait chercher que le<br />

plaisir... Et il y a des grammairiens pour éplucher<br />

quelques détails de forme et quelques intermittences<br />

du génie dans les œuvrès du plus noble<br />

des écrivains qui aient pensé et écrit pour le<br />

genre humain, le Français Pierre Corneille 1<br />

Pascal, dans le frisson d'une angoisse mortelle,<br />

voulut découvrir la raison et l'objet de<br />

l'existence. Pourquoi sommes-nous sur la terre ?<br />

Quel est le but de la vie ? Pourquoi « le roseau<br />

pensant» qu'est l'homme s'agite-t-il au souffle<br />

du vent et au caprice de la destinée ? La réponse<br />

à ces questions, — que l'homme ne peut pas ne pas<br />

se poser, — Pascal l'a cherchée, d'abord dans la<br />

science ; et lui; le savant le plus étonnamment<br />

doué, peut-être, qu'il y ait eu sur la terre, il<br />

a vite reconnu les limites de la science et il<br />

LECTURES <strong>DE</strong> VACANCES -203<br />

s'est détourné. Il a cherché la réponse dans la<br />

monde ; mais ni le monde, ni ses plaisirs courts,<br />

ni ses gloires brèves ne l'ont retenu longtemps ;<br />

de ces prétendues doucem^s, il n'a goûté que les<br />

amertumes. Dans la morale, telle que les casuistes<br />

l'enseignaient, il n'a voulu voir que les complaisances<br />

banales, les compromissions dangereuses,<br />

les indulgences équivoques ! — et il les a flagellées.<br />

Quel refuge, alors ? — Dieu 1 Pascal s'est enfui<br />

vers Dieu avec un cri d'épouvante comme si la<br />

terre lui manquait. Il n'a reconnu, à l'homme,<br />

d'aûtre raison d'être et d'autre destinée que l'ambition<br />

du Ciel. Il accule son lecteur au fameux<br />

pari : ou l'anéantissement absolu après la mort,<br />

ou la soumission aveugle à la foi catholique.<br />

Mais cette injonction, où le mathématicien se<br />

retrouve sous le moraliste, se fond, cependant,<br />

dans un élan de charité. Et Pascal conclut par la<br />

plus belle parole peut-être qui ait jamais couronné<br />

une discussion théologique : « Tous les<br />

corps ensemble et tous les esprits ensemble et<br />

toutes leurs productions ne valent pas le moindre<br />

mouvement de charité. Cela est d'un ordre infiniment<br />

plus élevé. » De même que Descartes est<br />

l'homme de la raison agissante et tranquille,<br />

de même que Corneille est l'homme du dev^jir<br />

héroïque, Pascal est l'homme en tourment de<br />

la Destinée ; il est le type de ceux qui, selon sa<br />

forte expression, cherchent en gémissant.<br />

Qu'un siècle, un paj's aient eu ces trois hommes<br />

cela suffisait à sa gloire ; or, ce n'est que<br />

le péristyle sublime d'un monument achevé.<br />

La Révolution.<br />

L'histoire de la Révolution n'est pas à raconter<br />

ici ; elle est dans toutes les mémoires.<br />

C'est un des événements les plus considérables<br />

qui se soient produits dans le monde. La crise révolutionnaire<br />

a non seulement labouré, jusqu'au<br />

fond, la terre de France, elle a jeté au loin des<br />

semences qui n'ont pas toutes germé après un<br />

siècle. Hier encore, la révolution turque, la révotution<br />

portugaise se réclamaient de la Révolution<br />

française. Partout, la Marseillaise fredonne<br />

sur les lèvres des opprimés.<br />

Cette histoire, énorme dans l'effet, est très<br />

courte dans le temps ; il est prodigieux qu'elle<br />

ait tenu, tout entière, dans le court espace<br />

de dix années ; c'est-à-dire qu'un homme qui<br />

avait vingt ans en 1789, vit la fin de la Révolution<br />

en 1799, alors qu'il n'avait pas trente ans<br />

et qu'il était sorti à peine de la jeunesse. Remontez,<br />

par la pensée, à dix ans en arrière dans<br />

votre propre vie, — c'est-à-dire d'aujourd'hui<br />

1911 à 1901, — et imaginez-vous que, dans ce<br />

court laps de temps, vous ayez vu passer cette<br />

chose complexe et formidable, cette catastrophe<br />

d'hommes et de choses qui s'appelle la Révolulion!...<br />

Les Etats généraux sont convoqués le 5 mai<br />

1789. Le tiers état se déclare « Assemblée nationale<br />

», ce qui, d'un seul trait, change le caractère<br />

du régime et met le peuple, en tant que<br />

nation, à la tête de ses propres destinées. Par le<br />

serment du Jeu de Paume, l'Assemblée prend<br />

position en face de, la royauté. « Allez dire à<br />

votre maître que nous sommes ici par la volonté<br />

du peuple et que nous ne sortirons que par la<br />

puissance des baïonnettes. » A partir de ce<br />

•moment, les sceaux sont brisés.


204<br />

<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> L'INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

' Dans la nuit du 4 août, les privilégiés renoncent<br />

d'eux-mêmes à leurs privilèges. C'est alors qu'est<br />

publiée la « Déclaration des droits de l'homme<br />

et du citoyen », déclaration qui implique le caractère<br />

à la fois politique et juridique de la Révolution<br />

: des citoyens et non plus des sujets ; un<br />

droit pareil pour tous et non plus des privilèges<br />

pour quelques-uns. Telle est la véritable portée<br />

de cet acte célèbre. On peut discuter ses termes<br />

et son caractère souvent emphatique et abstrait.<br />

Il n'en pose pas moins les deux bases inébranlables<br />

sur lesquelles sera reconstruit non seulement<br />

en France, mais hors de France, tout le<br />

monde moderne.<br />

L'Assemblée constituante entreprend, de<br />

bonne foi, la refonte générale du royaume.<br />

Mais les passions sont soulevées. La cour essaie<br />

d'organiser la résistance. Paris s'ébranle. Prise<br />

de la Bastille ; le roi ramené à Paris. Louis XVI,<br />

dont on soupçonne les relations avec l'étranger,<br />

essaye de fuir. Les dispositions sont aussi mal<br />

prises pour le départ qu'elles l'avaient été pour<br />

la répression. Louis XVI est arrêté à Varennes.<br />

Un désordre affreux se répand dans le pays.<br />

Les pouvoirs anciens étant périmés, les pouvoirs<br />

nouveaux à peine constitués, l'anarchie est partout<br />

; en même temps, la misère, la famine, la<br />

crainte. Toute est en suspens, tout est en alarme.<br />

L'armée est divisée : on s'était battu à Nancy,<br />

régiments contre régiments. Les officiers tirent<br />

l'épée les uns contre les autres. La noblesse a<br />

émigré ; elle va fomenter la haine de la France<br />

à l'étranger.<br />

L'ennemi guettait les malheurs d'un pays pont<br />

la grandeur avait lassé le monde et dont l'exemple<br />

était redoutable aux monarques. La Belgique,<br />

la Pologne s'étaient soulevées et donnaient prise<br />

aux revendications des puissances. Celles-ci<br />

avaient les mains teintes du sang de la Pologne ;<br />

une nation de plus à exécuter ; et la France !<br />

double profit ! Par la convention de Pillnitz,<br />

la Prusse et l'Autriche s'entendent pour envahir<br />

le pays, si Louis XVI n'est pas remis en liberté,<br />

les émigrés réintégrés (août-septembre 1791).<br />

La France est traitée comme rebelle à l'Europe.<br />

L'Assemblée se hâte de voter une Constitution<br />

et elle se dissout.. Ces grandes choses se sont<br />

accomplies en deux ans et trois mois.<br />

L'idéal français.<br />

Chaque nation as on idéal. L'auteur recherche, parmi<br />

les nations disparues et les nations modernes, celles<br />

qui ont laisse une empreinte, ineffaçable, c'esfc-ii-dire<br />

ui ont accru le patrimoine de l'humanilé. Quelle est,<br />

ans cette œuvre collective, la part de la France?<br />

C'est dans ce cortège des peuples que la France<br />

vient à sa place et à son rang. Moins forte et<br />

moins grande que les très fortes et les très grandes,<br />

elle est plus ramassée, plus pondérée, mais équilibrée.<br />

Elle n'est pas la première des puissances<br />

continentales, elle n'est pas la première des puissances<br />

maritimes, mais elle les suit de près. Son<br />

expansion territoriale et coloniale n'est pas<br />

illimitée, mais elle est bien répartie et heureusement<br />

groupée. Ses belles colonies d'Afrique,<br />

qui se développent à sa porte, seraient, en cas de<br />

conflit uniVërsel, une aide, non une charge pour<br />

la mère-patrie.<br />

Nous avons dit la richesse française : elle est<br />

grande et, pourtant, c'est une richesse modérée.<br />

La France ne tente pas la cupidité et la spéculation<br />

par un prodigieux amas de biens naturels<br />

ou par des entreprises colossales qu'offrent<br />

les pàys nouveaux. Son développement est<br />

logique, sain, harmonieux. C'est le pays de l'aisance,<br />

du bas de laine et du lopin de terre. Rien<br />

en elle n'est disproportionné aux forces humaines<br />

et à la capacité humaine.<br />

Qu'importent les milliards I La folie des grandeurs<br />

est une folie comme les autres — pire,<br />

parfois, puisqu'elle est plus tyrannique. Le<br />

bonheur et même le bien-être ne sont pas affaire<br />

de statistique. Tout ce qui fait le charme de la<br />

vie : l'épanchement des cœurs, les douceurs de<br />

la famille, la joie des réunions le verre à la main<br />

et la chanson aux lèvres, tout cela ne se dénombre<br />

pas. Foin des statistiques qui évaluent, pèsent<br />

tout à la tonne et comptent tout au boisseau !<br />

La France est un paysbien fait; sa législation est<br />

équitable, ses mœurs sont douces ; son peuple<br />

ne connaît ni l'extrême fortune ni l'extrême<br />

misère : sa part lui suffit.<br />

Va, tu sais maintenant que Gallus est un sage.<br />

La nation française n'a pas besoin des vastes<br />

dominations ; quand sa politique les a cherchées<br />

elle s'est trompée. Mais ses ambitions morales<br />

et intellectuelles sont hautes.<br />

Elle aspire à la justice et au parfait. Nous<br />

l'avons vue se lancer sur les grands chemins<br />

de l'aventure, chaque fois que l'écho d'une<br />

plainte lointaine est venu jusqu'à elle. Elle est<br />

la sœur aînée des peuples qui souffrent. Elle<br />

aime à aimer et à être aimée. Tant que la France<br />

subsiste, aucun peuple vaincu ne désespère<br />

tout à fait.<br />

De même qu'elle cherche la justice, la France<br />

aime la lumière. C'est le premier don que lui a<br />

fait la nature ; son génie est fait pour clarifier,<br />

sa langue pour élucider. Parmi les autres nations,<br />

elle a un rôle d'interprète ; elle les explique les<br />

unes aux autres. Quand des hommes de cultures<br />

différentes sont réunis, s'ils veulent se comprendre<br />

à fond, il faut qu'ils parlent français. En<br />

créant Sa langue, la France a apporté à la concorde<br />

et à la paix un secours sans prix.<br />

Par l'application à comprendre, à sortir de<br />

lui-même, l'esprit français a créé le respect des<br />

opinions, le savoir vivre, la tolérance. La secte,<br />

la petite chapelle sont en contradiction absolue<br />

avec ses tendances si fortement unitaires.<br />

Qu'est-ce que c'est que la tolérance si ce n'est<br />

un élargissement du tact ? Le tact vient du goût<br />

et du bon sens ; — or ce sont là des dispositions<br />

essentielles de cette race qui n'a qu'à laisser<br />

parler sa voix intérieure pour se reprendre à<br />

la douceur de vivre unie sous un ciel indulgent<br />

Justice, tolérance, élégance, loyauté, tels<br />

sont les traits essentiels de la civilisation ; or,<br />

ce sont aussi les traits caractéristiques de l'idéal<br />

français. De telles aspirations sont les plus nobles<br />

de toutes. Le peuple qui vit pour les réaliser<br />

n'est-il pas digne du rang éminent qu'il occupe<br />

dans l'humanité ?

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