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DOSSIER DE PRESSE

Dans l’extrême sud-ouest du Bangladesh, les photographies

singulières et saisissantes de Munem Wasif nous montrent les

conséquences du réchauffement climatique et de la culture intensive

de la crevette sur l’écosystème de son pays. La salinité a

augmenté et l’agriculture traditionnelle n’est plus possible. Les

oiseaux, les poissons, les insectes, tout ce qui vivait sur cette

terre a été brûlé par la tyrannie de l’eau saumâtre. Ainsi, six millions

de personnes subissent cette catastrophe provoquée par

le manque d’eau douce.

120 pages

22 × 22 cm

français / anglais

Images Plurielles Éditions

Collection Librement

PRIX 25 €

Parution le 19 mai 2011


DOSSIER DE PRESSE

« Clapotis de vagues, des rivières asséchées et des terres à

perte de vue. De l’eau partout mais pas une goutte d’eau potable.

Une famille a besoin de six cruches d’eau par jour et doit parcourir

près de 11 km pour les obtenir, se moquant de la boue

qui monte jusqu’aux genoux pendant la saison des pluies et

affrontant la terrible morsure du froid l’hiver. Dans les 17 sous

régions du sud-ouest du Bangladesh, le flux d’eau a été détruit

par le « développement ».

L’eau salée a remplacé l’eau douce, devenue inexistante. L’élevage

de crevettes a asphyxié toute agriculture côtière. Terres,

oiseaux, poissons, insectes, tout a été réduit en cendres par la

tyrannie de l’eau saumâtre.

...Dans les années 80, l’eau a été contenue afin de permettre

l’élevage de crevettes à une échelle industrielle. En 1994, un ordre

gouvernemental et arbitraire, a permis l’autorisation de l’élevage

de crevettes sur les côtes. Les paysans furent alors délogés de

leurs terres devenant ainsi des réfugiés contraints au travail forcé.

Hommes et femmes avaient autrefois de nombreuses

activités dans les eaux marécageuses. Maintenant, peu de personnes

sont requises pour l’élevage de crevettes...

...Près de six millions d’habitants sont touchés par le désastre

causé par le manque d’eau potable. Pourtant, des magasins

vendent de l’eau en bouteille et des sodas. Il semble qu’il n’y ait

pas d’eau potable à usage public à part celle que l’on trouve en

bouteilles manufacturées par les grosses entreprises. En dépit

des incessants projets de dons et de financement pour l’eau

potable par la World Bank et l’Asian Development Bank, les revendications

de la population locale sont le plus souvent ignorées

dans ses projets colossaux »

Extrait de la préface de Pavel Partha

Chercheur en écologie et biodiversités

« Munem Wasif n’est pas allé dans cette région altérée pour nous

montrer les idées des experts en changements climatiques ou

les théories des macros économistes. La photographie s’intéresse

au singulier, et ce projet porte notamment sur le très singulier.

Munem est lui-même originaire du Bangladesh. Le gilet de protection,

la montée d’adrénaline, et cinq heures dans la zone rouge,

très peu pour lui ! C’est son peuple, même si ce n’est pas vraiment

de sa région à lui dont il s’agit. L’accent est différent, mais la

langue est la même. Munem a en effet loué une moto pour terminer

cette mission, et quand il vous énonce les noms des gens

sur les photos c’est parce qu’il les a rencontrés et entendus, et

les connaissait même un peu. Ainsi les images sont presque par

définition, subjectives. Trop d’encre a été gaspillée pour essayer

de savoir quand et si les photographes disent la vérité. Ces images

sont assurément personnelles à Munem, assurément l’expression

de ses propres sentiments. Mais cela ne les empêche pas d’être

également un remarquable - et authentique - document sur l’interaction

de certaines variables d’un ensemble complexe, dans

ce coin du Bangladesh »

Extrait de la postface de Francis Hodgson

Conseiller artistique spécialisé dans la photographie, critique photo au Financial

Times, ancien responsable du département photographie chez

Sotheby, Président du jury du Prix Pictet.


DOSSIER DE PRESSE

Photos libres de droits Munem Wasif

Diplômé de Pathshala (Institut de photographie d’Asie du Sud,

Dhaka), Munem Wasif commence sa carrière de photographe

comme reporter pour le Daily Star, une importante publication

anglophone au Bangladesh. Ses travaux en noir et blanc ont été

exposés dans le monde entier, notamment au festival d’Angkhor

au Cambodge, à la Biennale internationale de photographie du

monde islamique en Iran, au festival australien FotoFreo à Perth,

au Musée métropolitain de photographie de Tokyo ou encore à

la galerie Getty en Angleterre.

En 2008, il reçoit le prix F25 de la Fabrica et le prix du Jeune

Reporter de la Ville de Perpignan, décerné dans le cadre du

festival Visa pour l’Image ; cette même année, il est lauréat de la

bourse Pictet pour réaliser un projet sur l’aide humanitaire de

WaterAid au Bangladesh.

Munem Wasif a remporté la mention « Honorable » pour son

travail « Salty water tears » (Larmes salées), lors du Prix Anthropographia,

et le Prix d’Excellence dans la catégorie « News

Picture Story – Freelance-Agency », lors de la compétition Pictures

of the Year International.

Son travail Nous avons foi en Dieu sera exposé à Visa pour l’Image

à Perpignan en août 2011.

Munem Wasif est représenté par l’Agence VU’.

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T : 04 91 02 19 08

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