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MANUEL GÉNÉRAL DE L'INSTRUCTION PRIMAIRE - INRP

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»9» Année. S* 18 23 Janvier 1933<br />

<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong><br />

<strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong><br />

JOURNAL HEBDOMADAIRE<br />

<strong>DE</strong>S INSTITUTEURS ET <strong>DE</strong>S INSTITUTRICES<br />

On s'abonne à la Librairie Hachette, 19, boulevard Saint-<br />

Germain, à Pains; chez tous les libraires de Paris et de<br />

•province et dans tous les bureaux de poste.<br />

"Les demandes de changement d'adresse doivent être<br />

accompagnées de 5o c. et d'une bande d'envoi du journal.<br />

Numéro du compte de ch'cques poslaur :<br />

Paris 2683.<br />

Prix de l'abonnement pour un an<br />

F H ANC E 30 f.<br />

SA MIE 30 f. français .<br />

BELGIQUE et LUXEMBOURG 36 f. français.<br />

ET HA NGEH : Pays à tarif postal réduit: 38 francs français.<br />

Pays à tarif postal plein : 45 francs françaii.<br />

Prix du numéro : 85 cent.<br />

PARTIE GENERALE<br />

La crise et l'apprentissage H. LUC. 362 Chronique agricole. — Principales productions<br />

Enseignement par l'action. — Fabriquons de la fruitières des arbres à pépins. . . M. ROFFAT 36G<br />

fausse monnaie J.-M. BERTRAND 363 Opinions et communications. — Géographie<br />

Des retraités maltraités. . . . ALAIV GÉRA H D 364 et statistiques . . . H. CIIIMI 36G<br />

Amicales d'anciens élèves . . II. GERMOL'TY ,36.Ï — Candidatures pour l'A. 0. F. — Pour les<br />

Revue économique et sociale. — Le rapport auberges de la Jeunesse 370<br />

des experts'de Bâle WILLIAM "I! OlfÂMD 1 I II 366 Concours des Fureteurs . . 370<br />

La page récréative 363 Petites annonces et annonces commerciales. 137<br />

PARTIE ADMINISTRATIVE<br />

Textes officiels 65 I Correspondance LACABE 67<br />

PARTIE SCOLAIRE<br />

Leçons et exercices pour tous les cours . 261 à 276 | Sujets d'examens et concours 65 à 68<br />

L'enseignement professionnel en Haute-Volta. (Photo Guérin.)<br />

Une très large part est faite aux exercices manuels dans les programmes scolaires de l'Afrique occidentale<br />

française, et à tou; les degrés (préapprentissage, apprentissage proprement dit). Ces exercices sont, dans la<br />

mesure du possible, conformes aux occupations traditionnelles et aux besoins du milieu.<br />

Cette photographie représente la section de modelage à l'école régionale de Bobo, 2" circonscription.<br />

Partie générale. jyo -jg


<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 Janv. 32<br />

9>a crise et l'apprentissage»<br />

LA crise, c'est avant tout le chômage. A<br />

qui n'a que ses bras, manquer de<br />

travail, c'est ne plus avoir la certitude de<br />

vivre. Avec le chômage reparaît la hideuse<br />

' misère ouvrière, cette plaie du monde que tous<br />

les désordres économiques maintiennent ouverte.<br />

On y pense, on en parle avec une tranquillité<br />

folle. N'est-ce rien que la faim de<br />

millions d'hommes, et celle, plus terrible, des<br />

enfants ? Pour moi, cela me glace le cœur,<br />

comme un crime.<br />

Mais le chômage a d'autres maux. Il y a<br />

des industries, les plus précieuses par leur<br />

noblesse, les industries d'art, qu'il risque de<br />

tuer. Qu'adviendrà-t-il de nos ciseleurs, de<br />

nos graveurs, sculpteurs, orfèvres ? Le legs<br />

de tant de siècles, l'ornement et l'orgueil de<br />

la France, n'est-il pas menacé ?<br />

Il y a l'exode des travailleurs étrangers.<br />

Eh ! sans doute, ils ne sont pas nôtres. En<br />

sont-ils moins hommes ? Ils vivaient chez<br />

nous, de nous, mais aussi pour nous. Ils ont,<br />

dans la période de prospérité, comblé des<br />

vides. Que feront-ils maintenant, sur leurs<br />

terres pauvres ou surpeuplées ? Faut-il obéir<br />

sans regret à ce mot d'ordre d'égoïsme que se<br />

donnent en ce moment tous les peuples ?<br />

Fâlit-il en méconnaître le danger, rie pas<br />

deviner quels ferments de hainé on sème avec<br />

ces refoulements, ces barrières fermées ?<br />

II y à enfin une redoutable crise de l'apprentissage.<br />

On sait avec quelle peine on avait<br />

rémonté la pente. Il avait fallu vaincre les<br />

effets du machinisme qui, par une erreur qui<br />

dure encore, faisait confier à dès manœuvres<br />

ignorants des chefs-d'œuvre dé mécanique.<br />

Il avait fallu combattre des préjugés redoutable^,<br />

préjugés ouvriers nés de la peur de la<br />

doilcurrence, préjugés patronaux qu'une loi<br />

niai accueillie, celle de 1900, sur la séparation<br />

dés apprentis et des ouvriers, a longtemps<br />

favorisés. Il avait fallu protéger ceux qui<br />

s'iiriposaient les sacrifices de l'apprentissage<br />

Contre ceux qui en volaient le fruit par l'appât<br />

d'un salaire plus fort, véritable prime de<br />

désordre. On avait .dû construire l'édifice<br />

dé la loi Astier, obliger, sanctionner, créer<br />

des cours, créer la taxe d'apprentissage,<br />

imposer le contrat écrit, donner des bourses<br />

aux apprentis, des primes aux petits patrons,<br />

riiUltipliër les concours, les expositions, conquérir<br />

l'opinion, faire de l'apprentissage une<br />

grande causé riàtionale que le Parlement,<br />

depuis la guerre, a fidèlement servie.<br />

Le but n'était pas atteint. D'autres font<br />

dix fois plus que nous pour leurs apprentis.<br />

Du moins, on était en route. C'était joie,<br />

chaque année, de voir grossir les effectifs.<br />

J'ai là les photographies des examens du<br />

certificat d'aptitude professionnelle à Paris.<br />

C'est très beau. La salle immense est pleine.<br />

On se croirait au baccalauréat, si on me<br />

pardonne cette comparaison audacieuse.<br />

Mais la crise est véhUe, semant les ruines.<br />

Les apprentis ont chômé, comme les autres.<br />

Beaucoup venaient de finir qui n'ont pas<br />

trouvé d'emploi. Ils deviennent n'importe<br />

quoi, changent de métier, se font manœuvres.<br />

Leur habileté se perdra, leur goût aussi.<br />

Les industries du bijou et de la mode en porteront<br />

longtemps les traces. Beaucoup d'apprentis<br />

aussi étaient en cours d'apprentissage<br />

ét le voient brutalerneht interrompre. Que<br />

restera-t-il des premières aequisitions, encore<br />

peu sûres ? Où et comment apprendront-ils<br />

un métier ? Et, en attendant, que feront-ils ?<br />

Est-ce la rue, avec ses dangers, qui les<br />

recueillera ?<br />

Pour sentir la profondeur du mal, il n'est<br />

que d'essayer de le guérir. Veut-on placer des<br />

apprentis ? Ils affluent et l'on va de surprise<br />

en surprise. L'un, qu'on eût cru ajusteur, est<br />

rampiste, e'est-à-dire spécialisé'dans la fabrication<br />

des rampes d'escalier; un autre est<br />

« rabatteur » d'empeignes sur les semelles.<br />

Qui donc a choisi pour eux ces impasses ?<br />

Comment les en tirer, les faire vivre, leur<br />

apprendre un vrai métier ?<br />

Oui, le mal est grand. Il a fallu cette crise<br />

pour montrer la fragilité de toutes nos conquêtesi<br />

Dans notre campagne pour l'orientation<br />

professionnelle, nous allions répétant<br />

qu'elle était néeessaire, que des familles<br />

imprudentes continuaient à pousser les enfants<br />

vers des tâches sans avenir, mais nous<br />

gardions des illusions sur l'étendue de ces<br />

erreurs. Les voici dissipées. Nous disions que<br />

l'apprentissage, comme l'éducation, était choste<br />

commune, œuvre de collaboration entre l'État,<br />

les groupements professionnels, les particuliers.<br />

Le désordre grandissant provoque,<br />

exige la cohésion de toutes ces forcés.<br />

Que fera-t-on ? Tout ce qui est possible, et<br />

l'impossible même doit être tenté. C'est<br />

l'avenir des métiers qui est en jeu et, avec lui,<br />

l'avenir de notre jeunesse ouvrière. L'appreittissage<br />

n'a pas perdu de sa nécessité parçe<br />

que c'est toujours l'homme qui compte le<br />

plus. J'emprunte à quelques notes, écrites<br />

par le chef de fabrication d'une de nos plus<br />

grandes entreprises, les lignes suivantes :<br />

« Un gros effort doit porter sur l'éducation de<br />

l'ouvrier. Ce n'est pas un geste machinal<br />

qu'on lui demande, mais le jugement complet<br />

de son travail. Il règle maintenant lui-même<br />

sa machine, contrôle entièrement le résultat<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Hie p 0 ^ e r,m«a"" ce 1 in°! CARF'. • • 3.50


23 Jahv. 32 PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 363<br />

de son opération, faisant ainsi le travail<br />

réservé autrefois à une multitude d'improductifs<br />

dont la suppression a permis de payer<br />

plus cher les productifs. » Et il s'agit là d'une<br />

maison où triomphe la grande série, le travail<br />

à la chaîne, tout ce qu'on oppose d'ordinaire<br />

à l'apprentissage. N'est-ce pas l'exemple<br />

crucial ?<br />

Quand nous parlons d'avenir, il ne s'agit<br />

Enseignement<br />

FABRIQUONS <strong>DE</strong> L/<br />

Nous appliquons les tests Binet-Simon<br />

à des sujets que l'école annexe nous a<br />

fournis, et, parmi les « cobayes », il en est un<br />

qui excite, par ses réactions, l'étonnement et<br />

l'admiration de l'élève-maître qui opère et de<br />

ses condisciples qui assistent à l'exercice.<br />

L'enfant n'a pas encore 8 ans et il subit<br />

victorieusement les épreuves de 8 et de 9 ans.<br />

Quand on aborde celles de l'âge de 10 ans,<br />

tout va bien encore jusqu'à ce test, pourtant<br />

fort simple : rendre la monnaie sur un franc.<br />

L'opérateur met entre les mains de l'élève<br />

un porte-plume et de la petite monnaie :<br />

« Vends-moi ce porte-plume douze sous, je<br />

te donnerai un franc, et tu me rendras la<br />

monnaie ». Ces paroles sont répétées afin que<br />

l'enfant comprenne bien ce qu'on désire de<br />

lui. Il donne le porte-plume, prend la pièce<br />

d'un franc et ne sait plus que faire. Tout le<br />

monde s'étonne de cette hésitation qui semble<br />

inexplicable, chez un enfant d'intelligence<br />

supérieure à son âge. Il connaît parfaitement<br />

la valeur des pièces qu'il a entre les mains;<br />

tout à l'heure, dans un test de l'âge de 9 ans,<br />

il a désigné, en les prenant dans un petit tas<br />

de monnaie, toutes les pièces françaises. Il<br />

réfléchit,il a l'air de calculer dans sa tête ; enfin,<br />

il se décide et rend, assez maladroitement, les<br />

40 centimes, comme s'il n'était pas très sûr<br />

de bien faire.<br />

CE résultat ne peut pas être mis au compte<br />

de la timidité, car le sujet, comme tous<br />

les enfants des écoles annexes, est habitué<br />

à être interrogé par des personnes très diverses,<br />

et à répondre en public. D'autre part, c'est<br />

un élève fort en calcul; et si on lui avait posé<br />

le problème suivant : « Pierre achète à Paul<br />

un porte-plume de 0 f. 60 et donne en paiement<br />

une pièce de 1 f. ; combien Paul doit-il<br />

rendre ? » la réponse aurait été très rapide :<br />

« Il doit rendre 0 f. 40 ou 8 sous ».<br />

Mais, dans l'expérience indiquée plus haut,<br />

le problème a été posé en action-, et l'enfant, qui<br />

peut répondre oralement ou par écrit, ne sait<br />

pas bien répondre par des actes.<br />

Or, si l'on veut que l'enseignement du calcul<br />

soit véritablement pratique, il ne suffit<br />

pas seulement d'avenir économique, mais<br />

d'avenir intellectuel et, plus largement, du<br />

progrès social. Car le travail est centre. Le<br />

sort du peuple changera selon que le travail<br />

recevra plus ou moins de lumière. En ce<br />

moment, par suite de la crise, cette lumière<br />

vacille. A tout prix, ranimons la flamme.<br />

H. Luc,<br />

Directeur adjoint de l'Enseignement technique»<br />

par l'action.<br />

FAUSSE MONNAIE<br />

pas de raisonner sur les notions que l'enfant<br />

devra utiliser dans la vie, il ne suffit même<br />

pas de montrer les objets dont on parle, les<br />

mesures dont il se servira plus tard, il faut<br />

prendre à la lettre, aussi bien au cours élémentaire<br />

qu'au cours préparatoire, et sou:<br />

vent encore au cours moyen, cette phrase<br />

des instructions officielles : « Partout l'opération<br />

manuelle précède l'opération arithmétique. »<br />

LORSQU'IL s'agit d'une question semblable<br />

à celle dont nous parlions tout à l'heure,<br />

rien n'est plus facile. -Tous les problèmes où<br />

l'on rend une somme d'argent à la suite d'un<br />

achat peuvent se traiter par l'action, en<br />

même temps qu'ils sont résolus sur l'ardoise<br />

ou sur le cahier. L'objet vendu sera généralement<br />

remplacé par du matériel de classe :<br />

livre, cahier, etc. Mais l'acheteur paiera effectivement<br />

et le vendeur rendra l'argent. Où prendra-t-on<br />

cet argent? On fera de la fausse monnaie.<br />

Des billets en carton souple, des sous<br />

et des pièces en carton plus dur, les uns et les<br />

autres dessinés et coloriés, de manière à simuler<br />

vaguement la réalité, une pochette pour<br />

renfermer le tout, voilà de quoi occuper plusieurs<br />

séances de travail manuel et de dessin.<br />

Chacun gardera dans ses affaires d'écolier<br />

un portefeuille bien garni. Et chaque fois<br />

que se présentera un problème où l'on doit<br />

acheter, vendre, rendre la monnaie, toute la<br />

classe entrera en action. A chaque table<br />

de l'école, les élèves de gauche seront les<br />

vendeurs, ceux de droite les acheteurs, puis,<br />

une autre fois, on renversera les rôles. L'activité<br />

sera générale et utile à tous, et les résultats<br />

bien meilleurs que si un enfant seul vient<br />

au bureau opérer avec le maître, pendant que<br />

les autres regardent sans agir. Il ne suffit<br />

pas, en effet, de voir une opération manuelle<br />

s'effectuer, '•—• et nous supposons que toùs les<br />

élèves sont bien placés pour en saisir les détails,<br />

ce qui n'a pas toujours lieu dans une classe,<br />

— pour pouvoir la comprendre et en reproduire<br />

de semblables. « Savoir, c'est faire », on<br />

ne le répétera jamais assez en éducation.<br />

J.-M. B E R T R A N D ,<br />

Directeur d'Ecole normale.<br />

COURS D'HISTOIRE G A U T H I E R et D E S C H A M P S . Cour* élémentaire. PAR^MAUKD! 4.80


364 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 J.anv. 32<br />

Des retraités maltraités.<br />

EXISTE—T-IL des lois bien faites ? C'est<br />

douteux. D'abord, étant donnée la<br />

façon dont elles sont élaborées, le fait serait<br />

bien extraordinaire. Lorsque le projet sort<br />

du cabinet ministériel, on peut admettre qu'il<br />

est à peu près viable. Mais du cabinet ministériel<br />

il va aux Finances. Le lit de Procuste<br />

n'était rien à côté du purgatoire que tout<br />

projet ou proposition de loi est condamné<br />

à faire- aux Finances. Celles-ci ne s'occupent<br />

jamais du but de la loi et considèrent avec une<br />

indifférence absolue les motifs qui l'inspirent.<br />

Une seule question les préoccupe : combien<br />

coûtera,-t-elle ? Toujours la même, solution<br />

les obsède :. comment et de combien réduire la<br />

dépense? Puis, une fois échappé aux griffes<br />

des Finances, le projet de loi s'en- va affronter<br />

la mitrailleuse parlementaire. Et c'est le<br />

p'izzle qu'elle a confectionné qu'on appelle<br />

une loi. L'étonnant est que le produit ne soit<br />

pas encore plus imparfait.<br />

A loi du 14 avril 1-924 sur le régime des<br />

pensions est un des échantillons l'es mieux<br />

réussis de ce genre de travail parlementaire<br />

et administratif. Chaque loi de finances en<br />

raccommode un morceau. Et chaque courrier,<br />

ou peu s'en faut, suggère aux ravaudeuses<br />

du Sénat, de la Chambre ou de la presse<br />

quelque nouvelle réparation à entreprendre.<br />

Pour l'heure, il s'agit des bases sur lesquelles<br />

est calculée la pension.<br />

D'après la loi de 1853, celle-ci était calculée<br />

sur les traitements des six meilleures années.<br />

SUT ce point, comme d'ailleurs sur bien d'autres,<br />

la loi de 1924 est en recul sur la législation<br />

précédente : la retraite n'est plus calculée<br />

que sur les traitements des trois, dernières<br />

années. L'innovation porte un préjudice certain<br />

à un grand nombre de fonctionnaires et,<br />

en ce qui concerne L'enseignement primaire<br />

élémentaire, aux professeurs- de cours complémentaires<br />

en particulier.<br />

UE la tâche des professeurs de cours<br />

Q complémentaires soit lourde et à la<br />

longue épuisante, la chose est notoire. Dans<br />

beaucoup de départements, l'administration<br />

trouve difficilement à en assurer l'e recrutement,<br />

en dépit de l'élévation de l'indemnité<br />

spéciale. Une faible proportion d'entre eux y<br />

-terminent leur carrière. Au bout d'un certain<br />

temps, rebutés le plus souvent par tine<br />

aussi lourde besogne, ils quittent le cours,<br />

soit pour une direction, soit pour un poste en<br />

ville afin d'assurer dans de meilleures conditions<br />

l'instruction de leurs enfants, ou tout<br />

simplement, épuisés par le travail, fatigués<br />

et malades, ils abandonnent le cours pour un<br />

emploi d'adjoint dans une classe élémentaire.<br />

Malheur à ceux-là : tout le travail supplémentaire<br />

qu'ils auront effectué au C. C. est<br />

perdu pour la retraite. Au jour du départ, ils<br />

seront au même point que le collègue plus<br />

avisé ou moins apte qui aura passé toute sa<br />

carrière d'ails quelque classe à faible effectif<br />

d'un paisible village.<br />

RENONS un exemple : voici trois maîtres,<br />

P A, B, C, admis tous trois le' même<br />

jour à la retraite avec le même nombre d'années<br />

dé service. Le premier n'a jamais<br />

exercé dans un cours complémentaire; B y a<br />

enseigné quinze ans, mais les a quittés depuis<br />

cinq ans pour maladie ou par fatigue 1 ; C y est<br />

venu depuis 6 ou 7 ans pour y terminer sa<br />

carrière. Or, B qui a rendu les services administratifs<br />

l'es plus importants, qui a effectué<br />

les versements les plus élevés pour la retraite,<br />

obtiendra une retraite égale à celle de A et<br />

inférieure à cellte de C. Un tel résultat n'est-il<br />

pas aussi injuste que paradoxal ? Peut-on.<br />

en vérité, soutenir qu'il a été voulu par le<br />

Parlement ?<br />

Avec raison, le personnel se refuse à le croire<br />

et demande à nos législateurs mieux informés<br />

de réparer 1' « erreur » que les Finances leur<br />

ont fait commettre. Deux solutions sont possibles<br />

édicter qu'après quinze ans de services<br />

dans un C. C. les instituteurs bénéficieront<br />

d'une majoration de pension calculée sur les<br />

retenues qu'ils auraient subies s'ils avaient été<br />

encore en fonctions dans un de ces cours au<br />

moment de leur mise à la retraite, ou autoriser<br />

tout professeur de G. C. quittant le cours<br />

après, y avoir exercé quinze ans à continuer<br />

les versements de son échelon jusqu'à son<br />

admission à la retraite.<br />

Même étendue, comme il convient, aux<br />

situations analogues (directeurs,. maîtres des<br />

écoles annexes, des- classes d'application, et<br />

des classes d'arriérés,délégués dans les E. P. S.),<br />

la mesure n'entraînerait pas une dépense<br />

importante,, car elle n'intéresserait guère en<br />

fait que les professeurs de C. C.; le nombre<br />

des bénéficiaires sera toujours peu élevé :<br />

410-professeurs ou directeurs de C. C. comptent<br />

actuellement 15 ans d'exercice.,<br />

Un article de deux lignes dans la loi de<br />

finances que le Parlement va être appelé à<br />

discuter le mois prochain suffirait à réaliser la<br />

réforme. L'initiative parlementaire ne pourrait-elle,<br />

pour plus de sûreté, prévenir la bonne<br />

volonté de l'administration ?<br />

ALAIN GÉRARD.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. COURS ET%%%* 3IRE I ^ A Y M M I D ! 5.70


23 Janv. 32 PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 365<br />

Amicales d'anciens élèves.<br />

NE t'attends qu'à toi seul-, c'est un commun<br />

proverbe, a dit La Fontaine.<br />

Trop longtemps nos maîtres, se fiant à -la<br />

vieille conception de l'Etat-Providenoe, ont<br />

tout attendu de la rue de Grenelle : concessions<br />

de livres, concessions de matériel, dons ou secours<br />

de toutes sortes.<br />

Depuis quelques années, on a changé de système.<br />

On a fait une large place à la coopération<br />

scolaire et les résultats obtenus sont<br />

encourageants.<br />

Quelques maîtres sont allés plus loin. Ils ont<br />

fait de l'école le centre intellectuel et moral de<br />

la commune.<br />

Il a suffi pour cela de grouper les anciens<br />

élèves en de solides Amicales.<br />

On cite à ce sujet des exemples très heureux.<br />

T 'AMICALE des anciens élèves del'écoledeB.<br />

-*—< a réuni tous les amis de oette école importante<br />

et bien aiguillée.<br />

Les instituteurs ont commencé par faire<br />

l'éducation des bonnes volontés dont ils voulaient<br />

tirer parti.<br />

Rien n'est ennuyeux et stérile comme ces<br />

réunions où l'on ne sait que dire et où trop<br />

d'auditeurs restent passifs. Ils viennent bien<br />

une fois ou deux par docilité ou déférence, mais<br />

c'est tout ce qu'on obtient.<br />

Si on fait leur éducation d'auditeur ou<br />

d'adhérent, on finit par les gagner définitivement.<br />

Je sais un petit chef-lieu de canton où l'on a<br />

organisé une chorale qui a parfaitement réussi.<br />

Ailleurs on a mis une Amicale sur pied en lui<br />

donnant une base historique pour ainsi dire.<br />

Un jeune instituteur a fait une monographie<br />

delà commune : il a donné sur son travail une<br />

demi-douzaine de causeries que tout le monde<br />

a fort goûtées. On a alors décidé de faire imprimer<br />

cette monographie.<br />

Et ainsi on a obtenu deux résultats : la publication<br />

d'une bonne étude locale et la constitution<br />

définitive d'une Amicale scolaire.<br />

Ailleurs, on a créé une association sportive<br />

dont l'Amicale a fourni le noyau.<br />

Partout les-Amicales ont souscrit des abonnement^<br />

à deux ou trois journaux ou revues, et,<br />

dans les réunions, les instituteurs ont été<br />

chargés de faire-un compte rendu sommaire de<br />

certains articles importants,de certaines questions<br />

intéressant la localité ou la région.<br />

Ici on s'est occupé du greffage de la vigne et<br />

la plupart des jeunes gens ont tenu à prendre le<br />

diplôme de maître-grefïeur.<br />

Ailleurs on s'est soucié avant tout de procurer<br />

à la jeunesse de la localité des divertissements<br />

intelligents et sains. On a établi un<br />

courant d'opinionïavorable à l'acquisition d'un<br />

cinéma. Une souscription organisée par les<br />

jeunes gens a produit les sommes nécessaires et<br />

le conseil municipal a fait l'appoint.<br />

Dans la grande salle de la mairie, il y a<br />

séance tous les samedis en hiver, tous les<br />

mois au moment des grands travaux. Les films<br />

sont choisis par ,les instituteurs, et loués par<br />

l'Amicale. On cherche à se divertir, mais,sans<br />

s'écarter jamais du bon goût.<br />

Enfin on a organisé des sortties-promenades<br />

et des excursions touristiques.<br />

LES Amicales de j eunes filles que je oonnais<br />

se sont constituées là où les institutrices<br />

résident longtemps, et savent avoir beaucoup<br />

d'ascendant sur leurs élèves.<br />

On commence par se réunir le jeudi afin de<br />

travailler.<br />

On fait 'des ouvrages simples ; on prépare ou<br />

on répare son linge ; les plus grandes auditrices<br />

commencent leur trousseau.<br />

La séance se termine :paT un goûter que les<br />

plus habiles ont préparé avec l'aide des maîtresses.<br />

L'Amicale se constitue, se consolide et<br />

s'accroît peu à peu.<br />

Que pourrait-on faire cette année ? Si 011<br />

organisait une représentation, une soirée, une<br />

fête ? Excellente idée. Etvoilà qu'on:prépare à<br />

peuprèstout soi-même,sauf quelques costumes<br />

savants qu'on louera à la ville, voisine.<br />

Et pendant plus d'un mois, on agit en vue<br />

de cette soirée.<br />

La séance elle-même est un triomphe. Toutes<br />

les familles sont représentées. La recette a été<br />

magnifique.<br />

« Nous sommes riches, dit la directrice;<br />

nous ferons un voyage. » Enthousiasme général.<br />

Et le programme s'élabore : on ira voir<br />

une station thermale voisine; on pourra visiter<br />

une ville industrielle. « L'an prochain, si nous<br />

sommes encore plus riches, nous irons voir<br />

l'Océan ou la Méditerranée. »<br />

Et on a vu la mer. C'est ainsi qu'une Amicale<br />

d'Auyergne est allée à La Rochelle et à l'île de<br />

Hé.<br />

LES Amicales d'anciens élèves peuvent réunir<br />

toutes les bonnes volontés d'un rayon<br />

scolaire par des travaux ou par des souvenirs<br />

communs.<br />

On parle souvent de défendre l'école laïque.<br />

A notre avis un bon moyen de réussir est de<br />

constituer un peu partout de robustes et .puissantes<br />

Amicales d'anciens élèves.<br />

H . GERMOUTY,<br />

Inspecteur primaire horiorafre.<br />

COURS 0 HISTOIRE G A U T H I E R et D E S C H A M P S , co,rs moyen, ^"^"AYMARD 0 . • • 5.80


366 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 Janv. 32<br />

Revue économique et sociale.<br />

LE RAPPORT <strong>DE</strong>S EXPERTS <strong>DE</strong> BALE<br />

La question des réparations et les dettes interalliées: — Plan Dawes, plan Young et plan Hoover<br />

Dettes gouvenementales et crédits privés. — La capacité de payement et de transfert.<br />

Le commerce allemand. — Sa balance favorable. — Durera-t-elle ?<br />

Le scepticisme des experts. — Leurs conclusions.<br />

Q<br />

UAND ces lignes paraîtront, les Gouvernements<br />

seront sans doute en conférence<br />

à Lausanne pour déterminer leur attitude<br />

sur la question des réparations. Essayons<br />

de la préciser.<br />

On sait que de réforme en réforme, de plan<br />

en plan, l'on en est arrivé au plan Young,<br />

dernière incarnation des réparations de guerre,<br />

véritable peau de chagrin constamment rétrécie<br />

au fur et à mesure que s'éloigne le traité<br />

de paix.<br />

Ce plan Young a eu un double mérite.<br />

D'une part, il a fait cesser l'incertitude qui<br />

pesait sur la durée des annuités à payer par<br />

l'Allemagne en fixant le nombre de payements<br />

annuels. Il a de plus établi une corrélation<br />

entre les payements à recevoir de l'Allemagne<br />

et ceux à faire à l'Amérique. Il a, en effet, établi<br />

le rythme des uns et des autres à une<br />

cadence uniforme. En outre, il a spécifié qu'au<br />

cas où le débiteur principal viendrait à obtenir<br />

une suspension momentanée de ses obligations,<br />

les créanciers, eux-mêmes redevables<br />

envers l'Amérique, pourraient solliciter de<br />

celle-ci une mesure analogue.<br />

Enfin, il a distingué dans la dette allemande<br />

deux éléments : une fraction inconditionnelle<br />

destinée à couvrir les dépenses afférentes<br />

aux dommages de guerre, et une fraction<br />

conditionnelle correspondant à la somme<br />

due par les Alliés aux Etats-Unis.<br />

E plan apparaissait comme excellent. Il<br />

C avait mis fin à d'irritantes discussions.<br />

Il avait fixé les obligations de chapun. Malheureusement<br />

il n'avait pu prévoir la crise économique<br />

et les événements politiques. L'une<br />

et les autres allaient jeter le trouble dans son<br />

fonctionnement. Et, en juin dernier, le président<br />

Hoover proposait que, pour reprendre<br />

haleine, tous les débiteurs suspendissent<br />

momentanément leurs payements. L'Allemagne<br />

ne payerait pas pendant un an ce<br />

qu'elle devait à la France et à ses anciens<br />

alliés. Ceux-ci ne régleraient point aux Etats-<br />

Unis le montant de leurs dettes envers eux.<br />

Mais c'était là un simple répit, propre à permettre<br />

un examen de la situation. L'échéance<br />

en approche. Que faudra-t-il faire ?<br />

La question s'est trouvée d'ailleurs singulièrement<br />

compliquée du fait des crédits<br />

privés consentis à l'Allemagne. Ces crédits<br />

avaient été accordés à court terme. Ils étaient<br />

donc remboursables à vue ou à brève échéance.<br />

Or, l'an dernier, quand les banquiers étrangers<br />

s'adressèrent aux banques allemandes<br />

et leur réclamèrent leurs dépôts, l'Allemagne<br />

se déclara impuissante à leur donner satisfaction.<br />

Plus de trésorerie, plus de disponibilités.<br />

Certes, elle n'était pas pauvre. Elle<br />

avait de magnifiques usines, de splendides<br />

bâtiments, de somptueuses maisons, un outillage<br />

important. Mais elle manquait de fonds<br />

de roulement. Elle avait immobilisé les prêts<br />

qu'elle avait reçus. Elle comptait, pour en<br />

acquitter l'intérêt et en amortir le capital,<br />

sur ses exportations, sur la prospérité accrue<br />

de ses affaires. Le ralentissement de son<br />

activité, son chômage, la difficulté à obtenir<br />

le payement de ses propres créances sur<br />

l'étranger la mettaient, disait-elle, dans l'impossibilité<br />

de satisfaire ses créanciers privés<br />

aussi bien que les Gouvernements.<br />

La question qui se posait était donc double :<br />

était-il exact que l'Allemagne fût momentanément<br />

insolvable? Quelque jugement que<br />

l'on portât sur son imprudence et sur la<br />

mauvaise gestion de ses finances, sur ses extravagances,<br />

sur ses excès d'immobilisations,<br />

était-il vrai que l'Allemagne se trouvât,<br />

en fait, en état de suspension de pavement<br />

?<br />

Ceci décidé, sa faillite était-elle complète,<br />

ou, au contraire, avait-elle conservé une certaine<br />

capacité de règlement et de transfert au<br />

dehors et, dans ce cas, à quel payement affecter<br />

ces ressources ? Au payement des dettes du plan<br />

Young, c'est-à-dire aux réparations que deux<br />

caractères paraissaient désigner pour cette priorité<br />

: la nature même de leur affectation et de<br />

leurs destinataires, ou au payement des dettes<br />

privées, sous prétexte que les relations privées<br />

s'accommodent plus mal d'une méconnaissance<br />

des obligations contractuelles que les<br />

relations entre États accoutumés à ces manquements;<br />

ou à un payement simultané et<br />

proportionnel des unes et des autres ? Seuls<br />

les Gouvernements ont qualité pour trancher<br />

ces questions. Mais les techniciens peuvent les<br />

éclairer sur la capacité de payement de l'Allemagne<br />

et c'est ce qu'ont examiné les experts<br />

de Bâle.<br />

A<br />

QUELLES conclusions sont-ils arrivés ?<br />

D'abord, ont-ils fait observer, le payement<br />

des réparations n'impose pas, en époque<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. ^"IYMARO.


:23 Janv. 32 rARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 367<br />

i normale, une charge insupportable. Pendant<br />

| l'exercice financier 1930-31, l'Allemagne a<br />

payé environ 1,8 milliard de marks, soit à<br />

. peu près 10,8 milliards de francs au titre des<br />

réparations. Ce chiffre représente environ<br />

112,5 %, soit le huitième du total des recettes<br />

encaissées par les diverses collectivités publiques<br />

: Reich ou Etat fédéral, États particuliers<br />

et communs. Même en le rapprochant<br />

uniquement des dépenses du Reich qui atteignent<br />

8193 millions de marks (49.158 millions<br />

de francs)', les réparations" n'en forment que<br />

moins du quart.<br />

De plus, ce payement ne. constitue pas<br />

(line somme impossible à transférer au dehors<br />

si la balance commerciale de l'Allemagne est<br />

'favorable,, c'est-à-dire si elle vend au dehors<br />

plus qu'elle n'achète et si l'excédent des<br />

importations lui fournit les devises en quantité<br />

suffisante pour solder sa dette sans lui<br />

•imp.oser une saignée d'or ou un nouvel endettement.<br />

Or la balance commerciale de l'Allemagne<br />

a varié, entre juillet et novembre 1931,<br />

de 265 à396 millions de marks par mois. Même<br />

en la calculant au plus bas. elle représenterait,<br />

un excédent annuel de créances de 3 milliards<br />

280 millions de marks, dépassant très largement<br />

lesremises à faire au dehors du chef des:<br />

réparations. Mais,cette situation est-elle normale<br />

ou accidentelle? Pourra-t-elle se prolonger<br />

et à quelles conditions ?<br />

D'APBÈS les experts, les causes de l'essor<br />

des exportations allemandes, qui ont<br />

transformé l'ancien excédent d'importations,<br />

de 850 millions de marks environ en!925-1929,<br />

en un excédent d'exportations de 1644 millions<br />

en 1930 et de plus du double en 1931, sont<br />

multiples, mais exceptionnelles et précaires.<br />

La crise économique a gêné les industriels.<br />

Pour faire face à leurs besoins de trésorerie,<br />

ils ont liquidé leurs stocks souvent à perte.<br />

La perspective du relèvement des droits de<br />

douane en Grande-Bretagne a provoqué un<br />

,surcrc)ît'exceptionnel d'exportations vers ce<br />

ipays. Par contre, le chômage, l'abaissement<br />

des salaires et les relèvements d'impôts ont<br />

réduit le pouvoir d'achat de l'Allemagne et<br />

diminué ainsi l'importation des articles de<br />

consommation. Le ralentissement général de<br />

l'activité industrielle a restreint les importations<br />

de matières premières et de produits<br />

semi-ouvrés. L'arrêt brusque des crédits étrangers<br />

et même'leurs retraits ont entravé les<br />

achats à l'extérieur. Enfin les prix des matières<br />

premières et produits alimentaires importés<br />

en Allemagne ont subi plus rapidement et plus'<br />

[fortement les effets de la baisse que les prix des<br />

marchandises finies exportées. L'excédent des<br />

exportations résulte donc plutôt d'un ralentissement<br />

des importations que de l'augmen­<br />

tation des sorties. La- preuve - est qu'en<br />

novembre 1931 les importations sont de<br />

482 millions alors que pendant l'année 1930<br />

la moyenne mensuelle en avait été de 866 millions.<br />

Elles ont donc baissé de près de moitié.<br />

De leur côté, les exportations sont en recul,<br />

mais moindre. D'où écart plus fort. Elles<br />

étaient en moyenne de plus d'un milliard<br />

par mois en 1930; elles sont de 750 millions, en<br />

recul d'un quart, en novembre 1931.<br />

Au demeurant, néanmoins, cette situation<br />

est favorable. Mais déjà certaines circons- 1<br />

tances la modifient Les tarifs douaniers,<br />

partout en voie de rehaussement, le contrôle<br />

des devises dans certains pays qui empêche<br />

les exportateurs allemands d'être payés en<br />

argent, les restrictions et les contingentements<br />

d'importations analogues à ceux édictés en<br />

France et qui font obstacle à l'application des<br />

clauses favorables des traités de commerce,<br />

la concurrence industrielle que la chute de la<br />

livre, va permettre à l'Angleterre de faire à<br />

l'Allemagne sur certains marchés étrangers<br />

"vont sans doute entraver les exportations de<br />

l'Allemagne, laquelle demeurera cependant<br />

contrainte d'acheter au dehors matières premières<br />

et produits alimentaires. Si l'on ajoute<br />

qu'il n'y a pas coïncidence dans le temps entre<br />

les payements que fait l'Allemagne et ceux<br />

qu'elle reçoit, l'excédent même de la balance<br />

commerciale est loin de lui fournir des disponibilités<br />

immédiates. Ainsi, elle achète<br />

au comptant, mais elle vend souvent à très long<br />

terme, en particulier en Russie, et parfois ses<br />

exportateurs né rapatrient pas le montant de<br />

leurs ventes.<br />

u total, par conséquent, le rapport des<br />

A experts ne paraît pas très optimiste<br />

quant à la capacité actuelle de payement de<br />

l'Allemagne. L'Allemagne, disent-ils, semble<br />

fondée à déclarer qu'elle ne pourra pas transférer<br />

la part conditionnelle de son annuité<br />

de réparation pendant l'année 1932-1933,<br />

car la crise actuelle dépasse la « dépression<br />

relativement courte envisagée dans le plan<br />

Young ». Ce dernier,dont les annuités allaient<br />

croissant, supposait un développement constant<br />

du volume et de la valeur du commerce<br />

mondial. On pensait que la charge des annuités<br />

pour l'Allemagne serait de plus en plus<br />

faible. Il n'en a rien été. Le volume du commerce<br />

universel s'est réduit. La baisse des<br />

prix a alourdi le poids réel des annuités allemandes<br />

libellées en or. Les difficultés qui en<br />

résultent pour l'Allemagne justifient une<br />

action concertée. Seuls les Gouvernements<br />

peuvent l'entreprendre. Nous ne tarderons<br />

pas à connaître ce qu'elle sera.<br />

WILLIAM OUAI.ID,<br />

Frofesscur à la Faculté de droit de PariV<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. cours super eur. PAR 1 M N A* Y M A R R> E 12 fr.


3G8 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 Jaivv. 32.'<br />

LA PAGE RÉCRÉATIVE<br />

Ford et le Fordiste.<br />

N jour, M. Ford, le fameux constructeur<br />

U d'automobiles, allait à ses ateliers avec<br />

une Ford, naturellement, une vieille Ford qui<br />

avait connu les débuts de son maître. Il rencontra<br />

une Ford en panne sur la route. Il<br />

arrête et dépanne le maladroit mécanicien.<br />

Au moment de se séparer, l'automobiliste veut<br />

lui glisser une pièce dans là main.<br />

—• Oh ! non, dit Ford, je n'en ai pas besoin,<br />

car je suis riche, très riche.<br />

— Allons donc, dit l'autre, si vous étiez<br />

si riche que ça, vous ne monteriez pas une<br />

Ford !<br />

Le Profane, Journal des normaliens de 2 e année,<br />

d'Alger-Bouzaréa.<br />

Communiqué par M. COIG. instituteur,<br />

| à Esquiute-Narbé, parÔloron (Basses-Pyrénées).<br />

Poésie figurative.<br />

POMME son nom l'indique, une poésie<br />

figurative est une pièce qui, par l'arrangement<br />

des vers, figure aux yeux un objet<br />

matériel. En voici une célèbre : c'est le verre<br />

de Pomard :<br />

Nous ne pouvons rien trouver sur la terre<br />

Oui soit si bon ni si beau que le "verre.<br />

Dia tendre amour berceau charmant,<br />

C'est toi, Champêtre fougère,<br />

C'est toi qui sers à faire<br />

L'heureux instrument<br />

Où souvent pétille<br />

Mousse et brille<br />

Le jus qui rend<br />

Gai, riant<br />

Content<br />

Quelle douceur<br />

Il porte au cceurl<br />

Tôt<br />

Tôt<br />

Tôt<br />

Qu'on m'en donne,<br />

Ou'on l'entonne !<br />

Tôt<br />

Tôt<br />

Tôt<br />

Qu'on m'èn donne<br />

Vite et comme il faut.<br />

L'on y voit, sur ses flots chéris<br />

Nager l'allégresse et les ris.<br />

Dictionnaire des Littératures, par Vapereau (Hachette.)<br />

Communiqué par M. R. FUZELI.IER,<br />

[05 b, Avenue de Soissons, à Château-Thierry (Aisne).<br />

Les deux Lays.<br />

CAIX-ON que le département de la Vendée,<br />

^ à l'exemple de son voisin qui doit son<br />

nom aux deux rivières qui l'arrosent, la Sèvre<br />

Nantaise et la Sèvre Niortaise, faillit s'appeler<br />

les Deux Lays (le grand et le petit Lay) ?<br />

Mais il était représenté par les deux hommes les<br />

plus laids de la Constituante, Larévellière-<br />

Lépeaux, le futur membre du Directoire, et<br />

Chacune des anecdotes de la Page récréative<br />

Goupilleau. Ceux-ci craignirent que cette dénomination<br />

ne donnât lieu à des plaisanteries, et<br />

c'est ainsi que fut choisie pour marraine la<br />

capricieuse petite rivière qui serpente entre<br />

les falaises granitiques du Bocage. :<br />

{Revue duTouring-Club de France, décembre 1931.)<br />

[ Communiqué par Mme J. MASSET, institutrice honoraire»<br />

à Cutijac (Dordognc).<br />

Un jardin merveilleux.<br />

TNSTALLÉ depuis peu dans son petit hôtel<br />

du boulevard Rochechouart, Rochefort,<br />

le célèbre pamphlétaire, y pendait la crémaillère,<br />

en compagnie de quelques intimes.<br />

Le déjeuner terminé, on servit le café dans<br />

le jardin, l'un de ces étroits jardinets parisiens, 1<br />

étouffés entre quatre murs, qui évoquent invinciblement<br />

l'idée d'un puits.<br />

Avec complaisance, le maître du logis en<br />

faisait admirer l'agrément à ses hôtes :<br />

« Délicieux, en effet, ton jardin, dit Laguerre,<br />

qui était parmi les invités, c'est surprenant<br />

comme les maisons y poussent bien. »<br />

(Ahnanach National.)<br />

[' Communiqué par MLLE FAILLE, institutrice,<br />

L à Çombon, par Beaumont-te-Rogcr. ( Eure).<br />

Napoléon III au billard.<br />

ORSQU'UN personnage de marque était<br />

L présent aux Tuileries ou à Compiègne/<br />

l'empereur l'invitait généralement à faire une<br />

partie de billard avec lui. Carpeaux, homme dé<br />

génie, mais bien mauvais courtisan, eut un jour<br />

l'honneur d'être l'adversaire du souverain.<br />

Il le battit à plate couture, première faute contre<br />

l'étiquette, et, seconde faute, il lui dit d'un ton<br />

bon enfant et protecteur : « Sire, vous n'êtes<br />

pas de force !... Si vous voulez votre revanche,<br />

à votre service, mais je vous rendrai vingt<br />

points : ce sera plus loyal ! »<br />

L'empereur était homme d'esprit, et surtout<br />

excellent homme. Il rit de bon cœur à cette<br />

naïveté. Du reste il ne fallait pas être trop<br />

susceptible avec Carpeaux; il avait le cœur<br />

sur la main. C'est lui qui disait encore à l'impératrice<br />

Eugénie, à qui il donnait des leçons<br />

de peinture : « Les fleurs, c'est comme un rêve,<br />

et Votre Majesté les fait en zinc. »<br />

{ Communiqué par Mme HELBACTT, institutrice<br />

à Menil-Lepinois (Ardennes).<br />

La crise.<br />

« T ES affaires sont pires que jamais. La litté-<br />

-*-< rature, comme volume, n'existe plus.<br />

Non seulement l'exposition n'amène rien, mais<br />

elle tue tout. Il y a des vents en France dont<br />

il est impossible de prévoir la direction. Il<br />

faut faire un autre commerce pour vivre. Tous<br />

les libraires liquident ».<br />

Qui écrit cela ?<br />

Ne cherchez pas : C'est Lamartine!<br />

En 1855...<br />

(Nouvelles littéraires.)<br />

f Communiqué par Mlle EMERY, institutrice.<br />

(.1, rue-de la Jusserie, Deuil (Scine-el-Oise),<br />

donne lieu à une rétribution de cinq francs.


23 Janv. 32 PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 3C9<br />

CHRONIQUE AGRICOLE<br />

PRINCIPALES PRODUCTIONS FRUITIÈRES <strong>DE</strong>S Al :B RE S A PÉPINS<br />

Il nous reste à examiner dans cet article :<br />

la brindille, le rameau à bois et les gourmands'.<br />

Brindille. — La brindille est un rameau<br />

mince, flexible et portant des boutons à bois.<br />

La brindille se taille sur 2 ou 3 yeux si elle<br />

est longue. Si elle est courte, 8 à 10 centimètres<br />


370 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong>- <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong><br />

Candidatures pour l'A. O. F.<br />

Il reste encore en A. O. F. quelques postes vacants<br />

pour ménages d'un instituteur et d'une institutrice<br />

ainsi que pour instituteurs.Mais c'est la seule colonie<br />

où des vacances existent actuellement, et il no semble<br />

pas que le recrutement général pour toutes les<br />

colonies doive être repris avant la prochaine année<br />

scolaire.<br />

Les candidats éventuels pour l'A. O. F. pourront<br />

profiter de la situation pour eux favorable dans cette<br />

colonie en y posant immédiatement leur candidature.<br />

Les conditions et les avantages y sont les suivants :<br />

Les candidats doivent posséder le brevet supérieur<br />

et le C. A. P., être libérés des obligations<br />

militaires ou en être régulièrement dispensés.<br />

La limite d'âge pour les_ candidats n'appartenant<br />

pas aux cadres métropolitains est fixée à<br />

- 30 ans; po"ur les métropolitains, elle est fixée à<br />

. 40 ans.<br />

. Les traitements y sont fixés, aux termes d'un<br />

arrêté du 9 avril 1931, ainsi qu'il suit :<br />

Montant du complément<br />

d e solde<br />

attribué aux fonct.<br />

incorporés dans îo<br />

Crades. cadre de l'A. 0.1''.<br />

[ après 4 ans 2G 000<br />

Supérieur -] après 2 ans '25 000<br />

' avant 2 ans 23 500<br />

4 ans 21 000<br />

après 2 ans 19 000<br />

{<br />

après<br />

avant 2 ans.... 17 500<br />

Ordinaire<br />

urdinaire<br />

$<br />

J<br />

après . 18 mois...<br />

ayant ig mois...<br />

14 500<br />

14 000<br />

1 500<br />

500<br />

..... Aci mt<br />

J°<br />

\ après 18 mois...<br />

} avant 18 mois...<br />

12 500 )<br />

500<br />

11 500 S<br />

Stagiaire 10 500<br />

L'instituteur détaclié est, d'après sa solde de<br />

France, intégré dans ce cadre et à une solde toujours<br />

égale ù celle de France.<br />

La solde ainsi acquise est majorée des 7/10 quand<br />

le fonctionnaire est présent à la colonie.<br />

Les fonctionnaires européens de l'Enseignement<br />

ont droit à la gratuité du logement quand l'indemnité<br />

représentative de logement ne leur est pas<br />

allouée et peuvent aussi obtenir les indemnités<br />

suivantes :<br />

Indemnités pour suppléments de fonctions :<br />

Direction d'école primaire supérieure. 1S00 à 2400<br />

Direction d'école à 2 classes 400<br />

En plus par classe jusqu'à 10 classes. 200<br />

Indemnité pour surveillance d'études . 1200<br />

Indemnité pour cours professionnels . 1500<br />

Indemnité pour cours d'adultes . , .<br />

1500<br />

Indemnité de détachement dans certaines<br />

écoles . .<br />

1000<br />

Aucune de ces indemnités n'est affectée des.7/.10.<br />

ni soumise à. retenue, ni servie pendant-les congés.<br />

L'indemnité de zone est la même pour tou^ le_s<br />

fonctionnaires. Elle varie entre trois et" quatorze<br />

francs, suivant le coût de la vie dans lés<br />

différents centres.<br />

Les allocations pour" charges de famille .sont<br />

également les mêmes pour tous les fonctionnaires.<br />

Congés. — Un "congé administratif de 6 mois'èsl,<br />

accordé aux fonctionnaires ayant accompli un<br />

séjour ininterrompu de deux ans. .<br />

Des congés de convalescence peuvent être accordés<br />

sans condition de séjour pour raisons de santé."<br />

Le fonctionnaire, la première fois qu'il"part pour<br />

la colonie, a droit à une indemnité de. départ colonial<br />

égale à un mois do solde. Err outre, une avance<br />

de deux mois de solde, remboursable par quart à<br />

la colonie, lui .est accordée sur sa demande.<br />

Il existe en ce moment des postes vacants pour<br />

ménages et pour instituteurs munis du brevet supéT<br />

rieur. Les candidatures doivent être adressées- au<br />

Ministère des Colonies (Inspection-Conseil de l'Instruction<br />

publique).<br />

Pour les Auberges de la Jeunesse.<br />

Fondée il y a un peu plus d'un an, la Ligue<br />

Française pour les Auberges de' la' Jèunesse a pour<br />

but de susciter la création en France d'auberges<br />

semblables à celles qui existent déjà dans les principaux<br />

pays d'Europe.<br />

Il s'agit de permettre aux jeunes gens, circulant<br />

à pied ou à bicyclette sur les routes de France, de<br />

trouver un peu partout le gîte et le couvert, dans<br />

les conditions les moins onéreuses et les plus agréables,<br />

C'ést ainsi que, dans les auberges déjà fondées, le<br />

prix d'une nuit d'hébergement ne dépasse guère<br />

2 ou 3 francs, les jeunes voyageurs ayant la possibilité<br />

de préparer eux-mêmes leur repas sur plaée.<br />

Dépourvue de tout caractère confessionnel ou<br />

politique, cette organisation espère favoriser l'a<br />

santé physique et morale de la jeunesse en lui procurant<br />

des vacances saines et vivifiantes au grand<br />

air. Une initiative si désintéressée réclame donc le<br />

concours de toutes les bonnes volontés agissantes.<br />

C'est pourquoi la Ligue sollicite les suggestions et<br />

les offres précises susceptibles d'aider à la création<br />

en France de nouvelles Auberges de la Jeunesse.<br />

Une documentation complète sur les Auberges<br />

sera adressée à toute personne qui en fera la demande<br />

au siège de la Ligue, 34, bd Raspail, à Paris,<br />

où l'on peut également s'adresser pour les adhésions<br />

à la Ligue Française pour les Auberges de la Jeunesse.<br />

CONCOURS <strong>DE</strong>S FURETEURS<br />

Résultats du concours n° 15.<br />

Question principale. — Le membre de l'Académie<br />

française le plus âgé lors de son élection fut<br />

le physicien Biot, élu en 1856, à 82 ans. — Le<br />

plus jeune académicien fut le marquis Armand<br />

de Coislin, reçu en 1652, à 16 ans et demi, pour<br />

faire plaisir à son grand-père, le chancelier Séguier,<br />

prolecteur de VAcadémie.<br />

Cette question nous a été communiquée par<br />

M. Laboriat, 9, rue Tolain, Paris, 20 e (prix<br />

de 25 fr.).<br />

Question subsidiaire. — Nous avons reçu 24<br />

réponses exactes.<br />

Le lauréat de ce concours est M. Damien<br />

Garrigues, Directeur de l'école Bonnefoy à Toulouse,<br />

qui a indiqué que nous recevrions 20 réponses<br />

exactes (prix de 50 fr.).<br />

Concours n° 18.<br />

Question principale. — 2 cubes sont tels que<br />

chacun des deux nombres qui expriment leurs volumes<br />

en cm 7 ' peut se lire indifféremment de gauche<br />

à droite ou de droite à gauche. Il en est de même<br />

du nombre qui exprime la somme de ces deux volumes.<br />

Trouver, en cm., la mesure de l'arête de<br />

chacun de ces cubes, sachant que les nombres qui<br />

en sont l'expression ont chacun 3 chiffres. (Justi=<br />

lier la réponse.)<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Cour* élémentaire. par t M. n AYMARD C 4.80


23 Janv. 32 PARTIE <strong>GÉNÉRAL</strong>E 371<br />

Question subsidiaire.— Combiende nos abonnés<br />

répondront exactement à la question principale ?<br />

Les réponses devront nous parvenir, au plus<br />

tard le mardi 2 février.<br />

Les résultats de ce concours seront publiés<br />

dans le Manuel général n° 21, du 13 février.<br />

A propos du concours n° 6.<br />

Il s'agissait d'indiquer l'auteur de ce vers :<br />

« Un frère est un ami donné par la nature ».<br />

Et nous avons répondu, dans le Manuel n° 9, avec<br />

411 fureteurs «Ce vers se trouve dans la tragédie<br />

La mort d'Abel, de Gabriel Legouvé ».<br />

C'est exact, nous a écrit l'une de nos abonnées,<br />

Mme Mailloux, institutrice à Mouchard (Jura).<br />

Mais Gabriel Legouvé avait lui-même « emprunté »<br />

ce vers à Baudouin l'aîné qui, dans sa tragédie de<br />

Démétrius, représentée en 1785 au théâtre de<br />

Saint-Germain-en-Laye, par les acteurs du Théâtre-<br />

Français, place les paroles suivantes dans la bouche<br />

de Philippe de Macédoine, père de Démétrius (acte<br />

V, se. 2) :<br />

Ah ! le doux nom de frère est un titre si saint<br />

Qu'en osant l'offenser, au ciel on fait injure :<br />

Vn frère est un ami donné par la nature.<br />

Un acteur de ia pièce, Saint-Prix, fit l'éloge de<br />

l'œuvre à Gabriel Legouvé. Celui-ci pria l'acteur<br />

de demander à Baudouin l'autorisation de lui<br />

prendre ce dernier vers qu'il trouvait parfait.<br />

Baudouin y consentit volontiers et c'est ainsi que<br />

Legouvé introduisit l'alexandrin dans la se. 3<br />

de l'acte III de La mort d'Abel.<br />

Oui, le titre de frère est un nœud si sacré<br />

Qu'en osant le briser au ciel on fait injure :<br />

Un frère est un ami donné par la nature.<br />

Donc, si le vers cité se trouve bien dans La Mort<br />

d'Abel, le véritable auteur en est cependant Baudouin.<br />

Nous remercions Mme Mailloux de sa très intéressante<br />

communication et nous lui attribuons<br />

le prix de 50 fr. auquel elle a droit pour ce concours<br />

qui se trouve ainsi doté de deux prix de 50 fr.<br />

PETITES ANNONCES<br />

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à l'avance au Service des Petites Annonces, 79, boulevard Saint-Germain, Paris (VI e ).<br />

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Coupe et de la Mode.<br />

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Manuel général 1931-1932. N° 18 23 Janvier 1932<br />

PARTIE ADMINISTRATIVE<br />

Textes officiels.<br />

Légion d'honneur.<br />

Le Manuel général adresse ses félicitations à<br />

M. Pécaut, Directeur de l'Ecole Normale supé-<br />

I lieure de St-Cloud, promu commandeur de la<br />

Légion d'honneur.<br />

Les conférences pédagogiques de 1932.<br />

Circulaire ministérielle clu 0 janvier 1932,<br />

à MM. les Inspecteurs d'Académie.<br />

•J'ai décidé que, pour 1932,^vous fixeriez vousmême<br />

Je sujet des conférences pédagogiques,<br />

après en avoir entretenu la Commission Pédagogique.<br />

Vous porterez ce sujet, aussitôt que possible,<br />

à la connaissance des instituteurs et institutrices<br />

et vous me rendrez compte, dans la .forme habituelle,<br />

avant le 31 décembre 1932, du travail et<br />

des résultats des conférences.<br />

Retraites des inspecteurs primaires et du personnel<br />

des E.N.et des E. P. S.<br />

Circulaire ministérielle du 8 janvier 1932<br />

à MM. les Recteurs.<br />

Un décret en date du 21 juin 1931, promulgué<br />

au Journal Officiel du 23; a lixé à 60 ans la limite<br />

d'âge des fonctionnaires appartenant aux services<br />

actifs. Une mesure transitoire prévue par<br />

il'art. 6 de ce décret permettra de n'appliquer cette<br />

disposition qu'au 1 er avril 1932 aux fonctionnaires<br />

de l'Inspection primaire, des Ecoles normales<br />

et des Ecoles primaires supérieures, actuellement<br />

âgés de 60 ans révolus. Mais, à partir de cette date,<br />

il ne me sera pas possible de les maintenir en<br />

activité et ils seront admis à faire valoir leurs<br />

[droits à la retraite à compter du 1 er avril 1932.<br />

Toutefois ils pourront être autorisés par nécessité<br />

jde service à continuer leurs fonctions jusqu'au<br />

!30 septembre 1932 à moins de demande contraire<br />

de leur part.<br />

A cet effet, je vous prie de vouloir bien m'adresser<br />

,pour le 15 février 1932 :<br />

1° La liste des fonctionnaires de l'Inspection<br />

: primaire, des Ecoles normales e t des Ecoles primaires<br />

supérieures qui seront atteints par la<br />

limite d'âge au 31 mars 1932 avec l'indication<br />

de leur ancienneté de services liquidables et de<br />

deur régime de retraite (pensions civiles ou<br />

IC. N. R. V.)-.<br />

2° Vos propositions d'admission d'office à la<br />

retraite au 1 er octobre 1932 pour les fonctionnaires<br />

relevant du 1 er bureau de la Direction de l'Enseignement<br />

primaire.<br />

Ces propositions accompagnées des renseignements<br />

d'usage (âge, ancienneté de services, motifs)<br />

devront être groupées dans l'une des trois catégories<br />

suivantes :<br />

a) . Fonctionnaires ayant l'ancienneté minimum<br />

d'âge (55 ans) et de services (25 ans) ; je vous rappelle<br />

les prescriptions de l'art. III de la loi du<br />

30 juin 1923 concernant les fonctionnaires qui<br />

ont élevé 3 enfants vivants au moment où ils<br />

atteignent leur. 55 e année.<br />

b) Fonctionnaires que vous jugez hors d'état<br />

de continuer leurs fonctions, qui ont l'ancienneté<br />

de services réglementaires, mais qui n'ont pas 55 ans.<br />

Je me réserve, sur le vu de vos propositions, de vous<br />

signaler ceux de ces fonctionnaires qui devront être<br />

soumis à la visite d'un médecin assermenté conformément<br />

au dernier alinéa de l'art. 8 de la loi du<br />

14 avril 1924.<br />

c) Fonctionnaires dont vous demandez la<br />

mise à la retraite pour invalidité et qui ne remplissent<br />

pas les conditions d'âge et de services. Après<br />

examen de vos propositions, des instructions vous<br />

seront adressées, s'il y a lieu, en vue de la réunion<br />

de la commission de réforme prévue par l'art. 20<br />

de la loi des pensions.<br />

Vous voudrez bien, d'autre part, m'adresser<br />

les mêmes propositions d'admission d'office à<br />

la retraite pour les secrétaires, secrétaires adjoints<br />

et commis des Inspections académiques.<br />

Mais je vous rappelle que ces fonctionnaires<br />

doivent avoir au moins 60 ans d'âge et 30 années<br />

de services pour être admis à faire valoir leurs<br />

droits à la retraite, à moins qu'ils n'aient passé<br />

15 ans dans les services actifs.<br />

La disposition transitoire prévue par l'art. 6<br />

du décret du 21 juin 1931 ne devant plus avoir<br />

aucun effet après le 1 er avril 1932, l'admission<br />

à la retraite des fonctionnaires appartenant aux<br />

cadres actifs devra obligatoirement être prononcée<br />

avec effet du jour,où ils atteindront leur<br />

"60 e année, même s'ils sont pères de trois enfants.<br />

Pour me permettre de prendre en temps utile<br />

les arrêtés devant prononcer ces admissions, vous<br />

voudrez bien m'adresser au début de chaque trimestre,<br />

à partir du 2 e trimestre de l'année civile;<br />

la liste des fonctionnaires de l'inspection primaire,<br />

des écoles normales et des écoles primaires supérieures<br />

qui devront être admis à la retraite au<br />

cours de ce trimestre (en indiquant leur ancienneté<br />

de services liquidables et leur régime de retraite).<br />

Ils seront admis à faire valoir leurs droits à pension<br />

de retraite à la date où ils auront atteint 60 ans,<br />

mais ils pourront, par nécessité de service, être<br />

maintenus en fonctions jusqu'à la fin de l'année<br />

scolaire.<br />

Certains fonctionnaires atteints par la limite<br />

d'âgé ne rempliront pas au moment de leur admission<br />

à la retraite les conditions de-services (25'<br />

années au minimum) exigées pour avoir droit<br />

à la pension minimum prévue à l'art. 2 de la loi<br />

du 14 avril 1924. II conviendra d'indiquer sur les<br />

tableaux leur âge au moment de leur entrée dans,<br />

les cadres. Leur cas est prévu par l'art. 29 de la loi.<br />

Je vous prie de vouloir bien veiller en outre<br />

que les demandes do retraite formulées par<br />

les fonctionnaires précisent les deux points suivants<br />

: la date à laquelle ils doivent être admis<br />

à la retraite et la date à laquelle ils désirent cesser<br />

leurs fonctions.<br />

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à MM. les Recteurs et Inspecteurs (l'académie.<br />

Au moment où l'industrie et le commerce<br />

français subissent une crise par l'abaissement<br />

.lu chiffre des exportations, le ministère de l'Instruction<br />

publique doit apporter son concours<br />

à l'effort fait pour lutter contre le chômage qui<br />

i n est la conséquence.<br />

Je crois donc qu'il est opportun de rappeler<br />

aux chefs d'établissements de votre ressort qui<br />

ont à faire des achats de matériel d'enseignement<br />

qu'ils doivent, avant tout, envisager l'intérêt<br />

national et, en conséquence, réserver leurs commandes<br />

aux industriels français.<br />

C'est surtout dans le domaine de l'outillage et<br />

des machines à écrire que l'application de cette<br />

mesure trouvera son efficacité, et il ne faut pas<br />

perdre de vue que, pour une même valeur marchande,<br />

le matériel acheté à des firmes étrangères<br />

sera toujours grevé de droits de douane qui en<br />

augmenteront le prix de revient aù préjudice<br />

Conditions de titularisation et loi du 2 juillet<br />

1931. C. A. D . (MEUHTnE-ET-MoSELI-E.) — Le<br />

bénéfice de la loi du 2 juillet 1931 peut-il être refusé<br />

à une institutrice qui est entrée dans les cadres<br />

étant pourvue du certificat d'aptitude pédagogique<br />

et n'a pas été titularisée, parce qu'une partie de<br />

son stage venait de l'enseignement privé ? La circulaire<br />

du 9 octobre 1931 mentionne la loi de 1886 et<br />

non celle de 1926.<br />

La loi du 3 août 1926 fait partie intégrante<br />

de la loi du 30 octobre 1886, dont elle a modifié<br />

le premier paragraphe de l'article 23, lequel est<br />

désormais ainsi conçu :<br />

« Nul ne peut être nommé instituteur titulaire,<br />

s'il n'a fait un stage de 2 ans au moins dans une<br />

école publique, s'il n'est pourvu du certificat d'aplitude<br />

pédagogique, et s'il n'a été porté sur la<br />

liste d'admissibilité... »<br />

La titularisation fut retardée pour le motif que<br />

l'une des 3. conditions ci-dessus ne fut pas remplie;<br />

ce retard, résultant de la loi même, ne peut<br />

doinner lieu à la bonification d'ancienneté de<br />

classe accordée par la lo du 2 juillet 1931.<br />

Délai de recours au Conseil d'Etat. — R. A N.<br />

(AU<strong>DE</strong>). — Dans quel délai doit êtrg'introduit un<br />

pourvoi au Conseil d'Etat, contre une décision<br />

administrative ?<br />

Le délai imparti pour que soit reeevable un<br />

pourvoi au Conseil d'Etat contre une décision<br />

administrative est de deux mois. Ce délai court<br />

du jour où a été notifiée ou publiée la décision<br />

dont la légalité est contestée.<br />

Directeurs de C. C. non déchargés de classe et<br />

pérennisation. —• C. à B. (YONNE).-—Les directeurs<br />

et directrices de cours complémentaires non déchargés<br />

ile classe peuvent-ils être pérertnisés comme les<br />

maîtres?<br />

La pérennisation ne s'applique qu'aux maîtres<br />

appelés à enseigner dans les cours complémentaires.<br />

Les directeurs et directrices non déchargés<br />

même de l'acheteur, tout en privant le pays d'un<br />

débouché pour les produits nationaux.<br />

Concours de dessins d'affiches.<br />

Circulaire ministérielle du 15 décembre 1931<br />

à MM. les Inspecteurs d'Académie.<br />

La Section de la Jeunesse de la Ligue des<br />

Sociétés de la Croix-Rouge organise entre les<br />

élèves de tous les pays u n concours de dessins<br />

d'affiches ; elle m'a exprimé le désir de voir les<br />

élèves des écoles primaires françaises participer<br />

à cette compétition.<br />

Si vous jugez que ce concours puisse intéresser<br />

les élèves des écoles primaires de votre département,<br />

je vous'laisse toute liberté de l'organiser<br />

sous la réserve qu'il ne portera en rien préjudice<br />

au cours normal des études. Vous pourrez, à cet<br />

effet, vous mettre en relations, pour des renseignements<br />

plus complets et pour toute la correspondance,<br />

directement, avec M. Forsant, Inspecteur<br />

primaire honoraire, conseiller technique<br />

de la Croix-Rouge de la Jeunesse, 52, avenue de<br />

Breleuil, Paris, vn e .<br />

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de classe ne peuvent y prétendre que s'ils donnent<br />

un enseignement complet dans une classe de cours<br />

complémentaire.<br />

Voisinage de ruches. — M. A P. (CORRÈZE). —<br />

Est-il un règlement fixant la distance à laquelle<br />

un rucher ne peut être établi dans le voisinage<br />

d'une école ?<br />

Hors l'article premier des instructions sur les<br />

constructions, en vertu duquel le terrain destiné<br />

à recevoir une école doit être éloigné de tout établissement<br />

dangereux, il n'est pas de disposition<br />

qui interdise d'établir une ruche à proximité<br />

d'une école. Le fait est une question de droit commun<br />

que régit l'article 17 de la loi du 21 juin 1898,<br />

modifié par la loi du 31 mars 1926! E n voici le<br />

texte :<br />

« Aucune prescription de distance n'est imposée<br />

aux ruches isolées des propriétés voisines ou<br />

des chemins publics par un mur, une palissade<br />

en planches jointes, une haie vive ou sèche, sans<br />

solution de continuité. Ces clôtures devront<br />

avoir une hauteur de 2 mètres au-dessus du sol,<br />

et s'étendre sur au moins 2 mètres de chaque<br />

côté de la ruche. » Ces conditions peuvent et<br />

doivent être exigées par l'instituteur, si le voisin<br />

place une ruche à la lisière de l'école ; elles doivent<br />

être respectées par lui-même, bien entendu, s'il<br />

élève des abeilles dans son jardin.<br />

Pension de réversion et charges de famille. —<br />

P. A B. (LOIR-ET-CIIER). — Est-ce à juste titre qu'on,<br />

refuse à la veuve d'un retraité, qui a laissé des orphelins,<br />

la moitié des indemnités de charges de famille<br />

que recevait son mari ?<br />

Les indemnités de charges de famille que<br />

reçoit un retraité ne font pas partie intégrante de<br />

sa pension. La réversion de 50 % qui revient à<br />

la veuve ne porte pas sur cet élément. Du reste,<br />

en même temps que disparaît cette ressource,<br />

lune pension temporaire est allouée à chaque orphelin<br />

laissé par le retraité qui est venu à décéder.<br />

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.Les récentes découvertes des psychologues semblent autoriser les plus audacieuses hypothèses. Devançant leurs recherches,<br />

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des romans qui a sa place marquée dans les Bibliothèques populaires.<br />

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Matériel. — Chaque enfant doit avoir au moins<br />

une épingle, une aiguille et un dé.<br />

Les ciseaux et le ruban métrique seront examinés<br />

collectivement.<br />

L'examen des outils de la couturière peut nous<br />

fournir la matière d'une intéressante comparaison<br />

entre l'aiguille et l'épingle. Essayons d'abord<br />

de trouver pourquoi nous les pouvons comparer,<br />

c'est-à-dire dégageons les caractères communs,<br />

puis nous noterons les différences.<br />

Regardons parmi les outils qui sont devant nous;<br />

n'y en a-t-il pas deux que nous pouvons confondre ?<br />

Lesquels? Pourquoi ? Quelles sont les raisons pour<br />

desquelles nous pouvons prendre l'un pour l'autre ?<br />

En quoi ces deux objets se ressemblent-ils?<br />

Forme : ce sont deux objets longs, très minces,<br />

pointus, piquants à l'une de leurs extrémités, bril-<br />

'lants, polis.<br />

Matière : deux objets en métal.<br />

Usage : à quoi servent-ils tous deux ? A fixer<br />

ensemble deux tissus, papiers, etc.<br />

Maintenant que nous avons vu que l'aiguille<br />

et l'épingle ont des. points de ressemblance, nous<br />

allons chercher quelles sont les différences que présentent<br />

ces deux objets.<br />

Forme: nous avons dit que tous deux sont pointus.<br />

Examinons respectivement les extrémités opposées<br />

à la pointe. Que voyons-nous à l'aiguille ?<br />

;Un trou; à quoi sert-il? A passer un fil que l'outil<br />

Conduit à travers l'étoffe. Que voyons-nous à<br />

: i'épingle? Une petite boule ronde. Pourquoi?<br />

Matière : lequel de ces deux objets trouvez-vous<br />

le plus joli, le plus brillant ? Essayons de plier<br />

l'aiguille. Qu'arrive-t-il ? Essayons de plier l'épingle.<br />

Que se passe-t-il ?<br />

I.'aiguille blanche et brillante est en acier, elle<br />

se casse; l'épingle un peu jaune est en laiton, elle<br />

,se courbe.<br />

Usage : en pensant îi la forme différente des extrémités<br />

de ces deux outils, on peut deviner quelles<br />

sont leurs utilisations particulières : l'aiguille, avec<br />

du fil, sert à attacher d'une façon solide, durable;<br />

U'épingle ne fixe que d'une façon provisoire.<br />

Quand l'aiguille est enlevée, que restc-t-il7 Et<br />

si l'épingle tombe, qu'arrive-t-il ?<br />

Recommandations pratiques. — I. Ne jamais<br />

mettre ni aiguilles, ni épingles dans sa bouche,<br />

de crainte de les avaler; donner à la maltresse<br />

celles qu'on trouve.<br />

II. Lorsqu'on se pique avec une aiguille ou une<br />

'.épingle, il faut faire saigner la plaie et demander<br />

Varlic scolaire.<br />

fi maman ou à la maltresse d'y mettre un peu d'alcool<br />

ou de teinture d'iode.<br />

III. On ne doit jamais mettre une épingle pour<br />

réparer un objet qui doit être cousu.<br />

Exercices sensoriels.<br />

Tous les exercices de triage des clous décrits<br />

dans le numéro précédent peuvent être repris pour<br />

le triage des aiguilles.<br />

Nous pouvons aussi bander les yeux à un enfant<br />

et lui demander de rechercher, parmi quelques<br />

aiguilles de grosseurs différentes qu'on lui met dans<br />

la main, la plus fine, la plus grosse, etc.<br />

Nous pouvons encore installer un jeu « des convenances<br />

» (voir également le numéro précédent);<br />

recherche du fil qui peut convenir à chaque aiguille,<br />

ou inversement, de l'aiguille qui devra être choisie<br />

pour une série de fils donnés, ou encore de l'aiguille<br />

et du'fil à employer pour une série de tissus présentés<br />

aux enfants.<br />

Exercices de dessin.<br />

Les objets observés cette semaine sont, ou trop<br />

difficiles, ou peu intéressants à dessiner à vue.<br />

Nous ferons, cette semaine, de la composition<br />

décorative, et nous utiliserons les modèles dessinés<br />

pour les exercices<br />

do travail ma- CHU] I I [HZZ3 I l Z H<br />

nuel. 1 —<br />

Sur un papier | | |<br />

quadrillé, nous<br />

ferons composer /<br />

des bandes déco- 2 V / % A \ / y ,<br />

ratives pour orner<br />

: napperons,<br />

serviettes à thé, 7<br />

3<br />

Les cinq modeles<br />

ci-contre sont i y\j 11 I UN l I | V<br />

pré S senTfrau°x n cn- 4<br />

fants : le numéro v ' ' ^<br />

l utilise simple- .<br />

mentlesdeuxsor- V ^ T ^ \ / s "<br />

picr quadrillé.<br />

Len u 2, au contraire n'en utilise aucune; il se compose<br />

uniquement de lignes » penchées », les n°"<br />

3 et 4 donnent des exemples de combinaisons des<br />

numéros 1 et 2.<br />

Le n° 5 présente une nouvelle sorte de ligne :<br />

la ligne qui tourne, associée avec les lignes qui composent<br />

les modèles précédents.<br />

Chaque modèle est tracé au tableau noir, expliqué,<br />

et les traits du quadrillage servent de points<br />

de repère pour l'exécution sur le papier.<br />

iV° IS


262 CLASSE D'INITIATION 23 Janv. 32<br />

Toutes ces bordures sont exécutées au pinceau<br />

et avec dillérents tous d'aquarelle.<br />

Naturellement, nous serons fort satisfaits si<br />

les enfants reproduisent exactement les modèles<br />

proposés, mais nous le serons plus encore si quelques-uns<br />

d'entre eux composent à leur tour des<br />

motifs différents.<br />

Si les enfants sont assez avancés, on peut encore<br />

utiliser ces exercices de composition décorative pour<br />

apprendre aux enfants à distinguer et à nommer les<br />

différentes sortes de lignes : droites ou courbes,<br />

verticales, horizontales, obliques.<br />

Travail manuel.<br />

Les bordures composées vont être utilisées pour<br />

décorer différents objets au point lancé (sauf le<br />

n° 5).<br />

Suivant la nature du tissu et delà fibre employés,<br />

le mode d'exécution sera différent<br />

Nous pouvons travailler avec du raphia ou de<br />

la laine sur canevas Pénélope, canevas Java,<br />

grosse toile. Il nous est alors facile de compter les<br />

fils pour les n 0> 1, 2, 3 et 4.<br />

Si nous désirons décorer un objet de toil. un<br />

peu fine, le comptage des fils du tissu est impossible;<br />

alors, nous reporterons la bande décorative sur<br />

l'étolTe avec un papier carbone, et les enfants auront<br />

ù recouvrir les traits avec du coton, du coton perlé,<br />

de la soie lavable, etc.<br />

Les courbes du n° 5 seront brodées soit au point<br />

de piqûre, soit au point de tige.<br />

Naturellement, nous essaierons de reproduire les<br />

couleurs choisies pour le dessin.<br />

Calcul.<br />

Idée de la soustraction.<br />

Les enfants ont certainement eu déjà l'occasion<br />

d'observer que les quantités de certains objets diminuent<br />

: paquet de bonbons dont on a déjà mangé un<br />

certain nombre d'unités, somme d'argent qui diminue<br />

dans le porte-monnaie de maman ou dans la tirelire<br />

à mesure qu'on paie des achats pelote de laine<br />

dont la grosseur décroît ;'i mesure qu'on en use, etc.;<br />

rappelons ces faits aux enfants, invitons-les à<br />

en citer d'autres qu'ils ont pu observer {ce qui<br />

neus fournira peut-être, d'ailleurs, l'occasion de<br />

redresser des erreurs de jugement), puis reprenons<br />

en classe des expériences concrètes semblables<br />

à celles que nous avons réalisées pour faire comprendre<br />

aux enfants l'idée de l'addition.<br />

Retranchons : a) un volume d'un uoiume ; seau de<br />

sable prélevé sur un tas, verre d'eau enlçvé d'une<br />

bouteille d'eau, cuillerée de sirop versée d'une bouteille<br />

pour être bue, etc.<br />

b) Une surface d'une surface ; partie d'un carré<br />

blanc couverte de hachures noires, feuille de papier<br />

de pliage dont on prélève une partie, etc.<br />

c) Une longueur d'une longueur : ficelle dont on<br />

enlève un morceau, ruban dont on coupe un bout<br />

pour faire un nœud, crayon qu'on partage en deux<br />

parties, etc.<br />

d) Une quantité dénombrée d'une autre quantité<br />

dénombrée : crâyo'ns retirés d'une boite pleine,<br />

perles distribuées pour un travail, etc.<br />

Attardons-nous, d'une part, à relever les expressions<br />

qui traduisent ces actions : enlever,-retirer,<br />

ôter, prélever, soustraire, etc.,et, d'autre part, à examiner<br />

la valeur du résultat de ces opérations par<br />

comparaison avec la quantité primitive.. Quand<br />

on a retiré, Até, soustrait une quantité d'une "autre,<br />

on a un reste, c'est-à-dire une quantité moins<br />

grande que la première.<br />

Invitons donc les enfants à toujours examiner<br />

le résultat qu'il? énoncent, c'est-à-dire à le comparer<br />

avec les quantités *ur lesquelles ils ont opéré,<br />

d • sorte qu'ils puissent voir d'eux-mêmes si leur<br />

travail présento des changes d'exactitude.<br />

Lecture.<br />

Jeu de la noce. — Ce jeu pourra être repris<br />

toutes les fois qu'on voudra faire une révision de<br />

sons équivalents ; an, in, on, etc.<br />

Nous connaissons toute une famille : la Famille<br />

an avec les oncles et tantes am, les cousins en, em,<br />

ean. 11 y a un mariage dans la famille an. Il s'agit<br />

de savoir qui nous allons y inviter.<br />

Chaque enfant doit, pour un jour désigné d'avance,<br />

chercher un mot qui contienne une des syllabes de :<br />

la famille. Pour éviter trop de « double-emploi »!<br />

il est nécessaire d'indiquer d'avance à chacun .sa<br />

syllabe. Autant que possible demander aux petites<br />

filles un nom féminin, c'est-à-dire dont on dit la<br />

ou une, et aux garçons un nom masculin. De cette<br />

façon ils apprendront en même temps le genre de ces<br />

noms.<br />

Ceux qui n'auront rien trouvé ne sont pas invités<br />

à la noce et restent sur leur banc.<br />

Les invités doivent eux-mêmes écriro leur nom,<br />

c'est-à-dire le mot qu'ils ont trouvé, sur un petit<br />

papier qui est fixé sur leur poiLrine. Nous rangeons<br />

le cortège : plaçons d'abord les mariés qui sont les<br />

an. (Chaque couple doit naturellement comprendre<br />

un nom masculin et un nom féminin : Ex. ruban,<br />

orange.)<br />

Viennent ensuite les frères et sœurs s'il y en a,<br />

c'est-à-dire si les enfants en ont trouvé; puis les<br />

oncles et les tantes : am (jambon, tambour, campagne,<br />

chambre) ; se présentent alors les collatéraux :<br />

en" de la branche aînée (valentin, tente, etc.).<br />

Saisissons l'occasion de rapprocher tante et tente,<br />

deux mots que les enfants peuvent comprendre, et<br />

jetons un jalon pour une future recherche d'homonymes<br />

—.sans prononcer ce grand mot naturellement)<br />

; et em de la branche cadette, les moins<br />

nombreux r (membre, remplir, tempe), et enfin<br />

les ean : jean.<br />

Notes. — a) Pour faciliter le travail si les enfants<br />

sont très jeunes, la maîtresse, quelques jours à<br />

l'avance, écrit la liste de quelques invités au tableau,<br />

ou la lit, elle reste deux ou trois jours au tableau,<br />

puis elle est effacée.<br />

b) Il peut arriver que certains mots trouvés par<br />

les enfants renferment des difficultés que nous<br />

n'avons pas encore étudiées. Peu importe, nous les<br />

laisserons tout de même venir à la noce; chacun<br />

regardera leur physionomie et lea Eecannaîtra plus<br />

facilement plus tard.<br />

Récitation.<br />

Les Poissons rouges.<br />

.— Les poissons rouges du bocal<br />

Ont de l'eau par-dessus la tête.<br />

Cela ne leur fait donc pas mal?<br />

Bien sûr que non, petite bête !<br />

Vois s'ils sont vifs et déliés 1<br />

C'est dans l'air qu'ils seraient noyés.<br />

Poisson d'avril.<br />

Je sais bien que tous les poissons<br />

Qui réjouissent la tablée.<br />

Furent péchés par des garçons<br />

Dans l'eau douce ou dans l'eau salée.<br />

Que dans la rivière et la mer<br />

Où ta nuit, se mire l'étoile,<br />

A glissé leur luisante chah-<br />

Avant court-bouillon, four ou poêle.<br />

Mais le joli poisson d'avril<br />

En chocolat ou sucre rose,<br />

De quelle eau celui-là vient-il ?<br />

— N'approfondissons pas la chose,..<br />

(LUCIE OEIARUG-MARDRUS. Poèmes Mignons,<br />

Gédalge, éditeur.)<br />

AI.D. LORENT,<br />

Directrice d'Ecole maternelle.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SÇHAMPS. " " « a T c ° 1 iT.'JârlS • . 3 5 0


23 Janv. 32 ÉDUCATION MORALE ET CIVIQUE 263<br />

•v. E D U<br />

^ • E T<br />

A L'ÉCOLE <strong>PRIMAIRE</strong> § H<br />

. . • M O R A L E ^<br />

C Î V Î QUE-<br />

Notre devoir essentiel envers les autres :<br />

la justice.<br />

Question préalable.— Vous avez certainement<br />

.déjà dit ou entendu dire : « C'est juste » ou, au contraire<br />

: «Ce n'est pas juste. » Racontez dans quelles<br />

circonstances.<br />

I. Définition. — 1° Tous, nous avons eu l'oc<br />

casion, dans la vie scolaire ou familiale, de dire :<br />

c'est juste. Une mère partage un gâteau et donne<br />

à chacun une part égale; chaque élève reçoit la<br />

note, la place, la récompense que méritent son<br />

application et son travail, c'est juste. Le mot justice<br />

veut dire égalité : la mère, le maître traitent<br />

de même manière tous les enfants, tous les élèves;<br />

ils ne font pas de préférence.<br />

2° Si la mèro fait un peu plus grosse la part du<br />

iplus petit; si le maître inflige à toute une classe<br />

une réprimande et même aux quelques élèves qui<br />

n'ont pas commis la faute qu'il veut punir, c'est<br />

juste encore : un jeune enfant montre pour les<br />

friandises une prédilection qui tient à son âge :<br />

on ne peut pas le traiter comme tout le monde;<br />

les bons élèves ont eu le tort de ne pas agir sur leurs<br />

camarades : on est solidaire de son groupe.<br />

Ainsi l'égalité qui définit la justice n'est pas une<br />

égalité mathématique; elle tient compte des individus<br />

et des circonstances. L'égalité se retrouve'<br />

d'ailleurs si nous songeons que tous les enfants ont<br />

eu leur tour d'être gâtés, que tous les élèves, également,<br />

sont tenus pour responsables des sottises<br />

de leur collectivité. Quand un individu, quel qu'il<br />

soit, est traité comme le serait tout autre placé<br />

dans les mômes conditions, alors nous disons :<br />

c'est juste.<br />

3° Au contraire, tout traitement de faveur et<br />

ui ne saurait être généralisé, voilà l'injustice,<br />

S eux exemples peuvent être cités par les élèves :<br />

Un enfant ayant fait une course pour un voisin<br />

rencontre au retour un camarade; il l'emmène et<br />

c'est à ce dernier que le voisin remet la récompense<br />

promise. Essayez de généraliser : « C'est celui qui<br />

n'aura rien fait qui sera toujours récompensé. »<br />

Vous sentez combien cela est absurde, inacceptable.<br />

^<br />

Un chauffeur renverse un passant et se sauve.<br />

Qu'il ait commis, en se sauvant, une faute, tout<br />

le monde est d'accord; que ce soit une injustice,<br />

c'est peut-être plus difficile à comprendre; nous<br />

le saisirons mieux en cherchant la cause essentielle<br />

de l'injustice.<br />

II. Cause essentielle de l'injustice. — 1° C'est<br />

ce traitement de faveur que nous nous accordons<br />

si volontiers à nous-mêmes. Au lieu de dire : « les<br />

autres sont mes égaux, je veux et je fais pour eux<br />

ce que je veux et fais pour moi », on se permet des<br />

abus, on s'arroge des privilèges, expression de<br />

icette préférence pour soi qui est le plus profond<br />

iinstinct de la naturo' humaine.<br />

2° Alors so multiplient les injustices : sévérité<br />

pour les défauts des autres, indulgence sans bornes<br />

'pour les siens («Le fabricateur souverain nous<br />

créa besaciers tous de même manière »), tyrannie<br />

(à l'égard des faibles de tout genre qu'on domine<br />

par la force physique (brimades), par une énergie<br />

jplus agissante ou encore par quelque privilège<br />

de situation ou de fortune (provoquer une hausse<br />

j de prix par accaparement et stockage de denrées ;<br />

1<br />

— profiter du chômage pour embaucher à vil<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS.<br />

prix ; — ne donner un logement à ses ouvriers que<br />

si les enfants de l'employé entrent eux-mêmes<br />

à l'usine, fréquentent telle école), etc...<br />

Chaque fois qu'il faut suivre un règlement, ne<br />

voit-on pas des gens qui s'appliquent à le tourner:<br />

on so pousse aux premières places au lieu de « prendre<br />

la queue»; on «se débrouille» pour esquiver<br />

une corvée, la laisser à un autre moins malin; on<br />

cueille par-dessus la haie un fruit bien mûr;' on<br />

sollicite une faveur par l'entremise de son député:<br />

on fraude le fisc ou la douane; injustices, petites<br />

ou grosses que tout cela, et qui nous font voir que<br />

l'homme injuste est essentiellement égoïsle-, il ne<br />

dit pas : les autres me valent, régime commun et<br />

part égale pour tous; il dit : moi d'abord et plus<br />

pour moi que pour tous les autres.<br />

Parfois l'injustice prend une forme plus subtile<br />

quand, sous prétexte qu'on aimelesgens, on prétend<br />

leur imposer des goûts, des distractions, tout un<br />

genre de vie. C'est étouffer à force de chérir. Personne<br />

n'a le droit de tyranniser personne et surtout<br />

au nom de l'amour; voilà une excellente<br />

maxime pour parvenir à la pratique quotidienne<br />

de la justice.<br />

III. Combien cette pratique quotidienne de<br />

la justice est nécessaire. — Tous les exemples<br />

cités ne montrent-ils pas que ce qui nous oppose sans<br />

cesse les uns aux autres, c'est l'injustice loncière<br />

que développe notre refus instinctif de reconnaître<br />

qu'un autre est un égal, qu'il y a entre lui et nous<br />

une ressemblance profonde de naturo et que. n'étant<br />

pas des êtres d'exception, nous n'avons pas droit<br />

à un régime privilégié 1<br />

A bien regarder les injustices innombrables<br />

dont notre égoïsme est la source on éprouve une<br />

sorte d'épouvante. Et que dire si l'on examine les<br />

rapports entre les peuples I Ici la violence, la brutalité,<br />

l'incompréhension réciproque deviennent<br />

la règle et déchaînent la guerre ! On comprend alors<br />

tout le prix de la justice.<br />

IV. La justice résume tous nos devoirs<br />

envers les autres. — L'homme juste, en effet,<br />

a toutes les vertus; capable de se dire : je ne suis<br />

pas plus qu'un autre, l'autre est mon frère, il<br />

devient aussi capable de se juger, de blâmer la<br />

laideur des sentiments égoïstes ou bas qui pourraient<br />

l'entraîner; il se met à la place d'autrui.<br />

On dit souvent que la justice, « c'est de ne pas faire<br />

à autrui ce que nous ne voudrions pas qu'on nous<br />

fît »; ainsi la justice serait avant tout de ne pas<br />

nuire, et il est vrai que c'est déjà beaucoup de ne<br />

pas faire mal,- de contenir sa jalousie, sa violence,<br />

son avidité pour ne léser personne.<br />

Mais si l'on a le sentiment profond qu'un hommo<br />

est un homme, que ce qui est bon ou mauvais pour<br />

l'un est tel aussi pour l'autre, dans des circonstances<br />

identiques, on comprend alors que la justice,<br />

c'est encore aider, aimer, servir, « c'est faire à<br />

autrui ce que nous voudrions qu'on nous fît ».<br />

Voilà bien la règle d'or, celle dont la méconnaissance<br />

rendrait la vie intolérable et la société impos- '<br />

sible.<br />

Pour découvrir ses devoirs envers les autres, il<br />

suffit de changer de place, par la pensée, avec son<br />

prochain, de se figurer que les rôles sont renversés.<br />

On aperçoit alors l'action juste; elle est celle que<br />

tout honnête homme, placé dans les mêmes conditions,<br />

reconnaîtrait comme bonne, et l'on peut<br />

dire que la justice n'est pas qu'une vertu, elle est<br />

la vertu tout entière.<br />

L. GAILLARD,<br />

Directrice d'Ecolo Normale.<br />

_ „ , Édition refondue A oi\<br />

Cours élémentaire. par m. AYMARD.


264 LECTURE DU SAMEDI 23 Janv. 32<br />

^<br />

a J'suis t;en malade ».<br />

Il y avait à Montrichard un brave médecin qui<br />

pouvait bien n'être qu'un officier de santé, et dont le<br />

cabinet de consultation était, paraît-il, un véritable<br />

musée avec son bric-à-brac d'antiquités. II s'y trouvait<br />

plusieurs oiseaux empaillés, et même un oiseau<br />

vivant, disposant d'une grande cage à peine fermée.<br />

C'était un corbeau, très vieux, que le médecin<br />

avait reçu de son père, médecin lui-même au lieudit,<br />

un corbeau de famille auquel il tenait beaucoup.<br />

Le médecin aimait à répéter, lorsqu'on lui demandait<br />

l'âge de la bête : « C'est bien simple, Jacquot a<br />

toujours eu le double de mon âge... »<br />

Et lorsqu'on lui faisait observer que c'était chose<br />

impossible, il ajoutait en souriant : « Oh I je n'ai<br />

jamais bien su compter ! »<br />

Et c'était vrai. Le brave homme na savait pas<br />

réclamer d'argent. On a longtemps parlé de sa<br />

générosité, et plus longtemps encore de son corbeau,<br />

— parce que la bête eut une curieuse aventure, et<br />

aussi parce qu'il est des choses qui s'oublient plus<br />

vite.<br />

Jacquot avait assisté, pendant soixante ans, ô<br />

toutes les consultations des deux médecins. Il<br />

avait vu s'asseoir tout le pays dans le même fauteuil<br />

usé, près de sa cage. Et il avait entendu tant<br />

de fois les vieilles gens se plaindre de la même voix<br />

glapissante, qu'il les imitait à merveille. Aussi,<br />

quand on lui demandait de ses nouvelles, il répondait<br />

aussitôt : » Mon pauv' monsieur, j'suis ben malade t.<br />

Et il allait jusqu'à répliquer lui-même, ô la façon<br />

de son maître : « Nous allons voir ça 1 »<br />

Jacquot était beaucoup plus honnête que la<br />

plupart de ses semblables, pies, corneilles et corbeaux,<br />

qui, vous le savez, dérobent tout ce qui<br />

brille, les perles, les bijoux, les couverts et les<br />

bouchons de carafe. D'ailleurs, dans le demi-jour<br />

de la chambre, rien ne brillait à ses yeux.<br />

Mais, en compensation, Jacquot avait un grave<br />

défaut, dû sans doute à la perversité dés hommes :<br />

il aimait à s'enivrer. Lorsque le médecin recevait<br />

quelque famille amie, il offrait toujours trois cerises<br />

à l'eau-de-vie à chacun de ses invités, et nul n'oubliait<br />

d'en faire profiter Jacquot qui s'en montrait<br />

gourmand. L'eau-de-vie faisait vite son effet :<br />

les 'yeux se voilaient d'une sous-paupière rose, la<br />

pauvre tête balançait et le brave ilote de corbeau<br />

ne tenait plus en équilibre sur son bâton qu'en<br />

battant des ailes.<br />

Mille fois Jacquot aurait pu s'enfuir. Mais que<br />

serait-il devenu, dans le bois, sur un arbre perché,<br />

lui qui n'avait jamais appris à tresser un nid, et qui<br />

• ne se savait pas de famille? D'ailleurs, il n'était pas<br />

épris de liberté. Il avait de bonnes raisons de croire<br />

que l'homme a été créé pour servir le corbeau, et<br />

qu'on n'a_pas intérêt à s'éloigner de lui. Mais, quelle<br />

mer n'a point de "tempête ?<br />

Le médecin tomba malade, s'en alla guérir au<br />

loin, et fut remplacé pendant plus d'une année par<br />

un jeune confrère qui renonça à s'installer dans le<br />

désordre et l'encombrement du cabinet de consultation.<br />

Plus de visites, partant plus de cerises à<br />

l'eau-de-vie. Plus un mot, plus un regard. Le corbeau<br />

n'y tint plus.<br />

Il sortit de sa cage, comme il le faisait souvent, et,<br />

è une heure où la fenêtre était ouverte, en plein<br />

hiver, il quitta la maison devenue inhospitalière,<br />

Iresta perché quelque temps sur un toit voisin,<br />

! essaya de s'orienter, puis, le cœur serré, s'envola<br />

isans grâce vers des sapins lourds de neige et so<br />

perdit dans la forêt.<br />

On se garda bien d'écrire la chose au médecin.<br />

Aussi-, quand le pauvro homme repr t son poste,<br />

il fut désolé de ne pas retrouver son ami Jacquot,<br />

et prit difficilement son parti de vieillir seul,, près<br />

d'une cage vide. Chaque nuit, Il laissait la fenêtre<br />

ouverte pour permettre à Jacquot de rentrer...<br />

Mais Jacquot ne revenait pas.<br />

• Y a cinq lieues d'Amboise à Tours J, dit la chanson.<br />

Il y en a même six, mais toutes petites en réalité,<br />

parce qu'en cet endroit la Loire est plus majestueuse<br />

que jamais, et le vin plus délectable.<br />

La distance est moins grande encore d'Amboise<br />

à Montrichard, et le parcours se fait en forêt, dans<br />

cette belle forêt qu'aimait le grand Léonard, pour<br />

des raisons qui n'ont pas cessé d'être.<br />

Tout Français, voyez-vous, devrait aimer au<br />

moins deux provinces : la sienne et la Tçuraine,<br />

— la Touraine, berceau de sa langue, de sa prose et<br />

de sa poésie, et de son architecture, séjour des vieux<br />

rois et de toutes les muses de la Renaissance.<br />

Aujourd'hui même, au siècle de la poussière, les<br />

forêts de Touraine, de Chinon, d'Amboise, de<br />

Chambord, de Gâtine, ont tant de charmes qu'on y<br />

vient méditer de loin. Hélas I on y vient chasser<br />

aussi I<br />

Mais les fourrés sont si pleins du mystère d'autrefois<br />

que les chasseurs eux-mêmes s'y surprennent<br />

à rêver, comme si les nombreux astrologues florentins<br />

qui hantèrent ces bois y avaient dispensé l'enchantement.<br />

Un jour, dix ou douze ans après les événements<br />

qui ont été contés,deux chasseurs, venus on ne sait<br />

d'où, traversaient cette longue forêt d'Amboise, et<br />

se montraient assez fâchés de n'avoir rien tué.<br />

Us se tenaient tout prêts à en accuser l'esprit malin,<br />

et à se venger, faute de grives, sur quelque indigne<br />

gibier. L'un d'eux visa. Un oiseau s'abattit, blessé<br />

a l'aile et à la patte.<br />

— C'est un corbeau, cria le chasseur.<br />

— Bon I dit l'autre, il ne manquait plus que ça<br />

pour nous porter la guigne.<br />

— Bah I fil le premier, c'est un oiseau de mauvais<br />

augure, mais je le prends tout de même.<br />

Là-dessus, il souleva la bête, qui ouvrit le bec et<br />

s'écria :<br />

— Mon pauv 1 monsieur, j'suis ben malade !<br />

Le chasseur pâlit. Qu'un corbeau parle, — un<br />

corbeau enfermé dans une cage, — cela s'est vu<br />

cent fois. Les pies, les geais apprivoisés parlent<br />

aussi. Mais qu'un oiseau des bois se plaigne avec<br />

tant d'à-propos, c'est chose inouïe.<br />

Le chasseur allait se rémettre de son effroi,<br />

lorsque le corbeau,— notre Jacquot, — se redressant,<br />

reprit distinctement : « J'suis ben malade I.„<br />

Nous allons voir ça I » '<br />

N'était-ce pas là une menace de cet oiseau do<br />

malheur? Tous les démons de l'enfer n'allaient-ils<br />

pas entreprendre de venger le corbeau, en persécutant<br />

ses bourreaux ? Une sueur froide perla sur<br />

les fronts livides des deux trembieurs. Tous deux<br />

se regardèrent, se comprirent... et, Sans attendra<br />

davantage, s'enfuirent à toutes jambes, plantant là<br />

notre Jacquot.<br />

Rentrés à l'auberge de Chenonceaux, à l'abri des<br />

maléfices, ils contèrent l'incident à leurs commensaux,<br />

et ce fut un bel éclat de rire chez tous ceux qui<br />

avaient connu Jacquot. Les gens du pays avertirent<br />

aussitôt le vieux médecin qui retrouva lo corbeau<br />

à l'endroit où l'avaient laissé les chasseurs, à la<br />

pointe de l'étang des Jumeaux. Lo bonhomme<br />

était radieux.<br />

Quelques soins remirent Jacquot sur ses paHes,<br />

et les cerises à l'eau-de-vie adoucirent les ennui ta<br />

la convalescence.<br />

Les deux bons vieux, — Jacquot et son maître, —<br />

vieillirent encore quelque temps ensemble...<br />

MAURICE CIIEVAIS. (Les couleurs du Val de Loire)<br />

Lecture communiquée par Madame PELLETIER, 161, rua Nationale, Paris.<br />

Prix de cinquante francs en espèces.


23 Janv. 82 CALCUL : COURS PRÉPARATOIRE ET ÉLÉMENTAIRE 2G5<br />

GÉOMÉTRIE<br />

COURS PREPARATOIRE.<br />

Le nombre 25.<br />

Formation du nombre 25 avec 2 dizaines d'objets<br />

et 5 objets.<br />

Lecture et écriture des nombres do 1 à 25.<br />

Questions. — 1. Combien faut-il ajouter à<br />

20 billes pour avoir 25 billes V (Faire varier lé premier<br />

nombre suivant la force des élèves.)<br />

2. Que faut-il ajouter à 4 pièces de 5 sous pour<br />

faire 25 sous ? à 2 pièces do 10 sous ? à 10 pièces<br />

de 2 sous ?<br />

3. Une ouvrière travaille 8 heures par jour pendant<br />

3 jours. A-t-elle fait plus ou moins do 25<br />

heures ï Comhien d'heures en moins ?<br />

Le produit 25. — Compter 25 boutons. Les<br />

disposer en 5 rangées de & formant un carré. Constater<br />

que, si l'on compte les rangées dans les 2 sens,<br />

an trouve toujours 5 fois 5.<br />

Conclure : 5 fois 5 boutons font 25 boutons. De<br />

même 5 fois 5 billes font... 5 fois 5 cerises font...<br />

enfin 5 fois 5 font 25.<br />

Questions. — 1. Nous venons à l'école 5 jours<br />

par semaine. Combien de jours en 2 semaines ?<br />

en 3 ; en 4 ; en 5 semaines ?<br />

2. Louise veut acheter 5 sucres d'orge à 5 sous.<br />

Elle n'a que 22 sous. Combien lui manque-t-il î<br />

(Même question en . variant les. données.)<br />

3. André veut partager 25 billes entre 5 petits<br />

amis. Combien auront-ils de billes chacun ? Et<br />

s'ils sont 6, combien en auront-ils? Que resterat-ii<br />

à André 1<br />

La soustraction avec report. — Disposer 25 bûchettes<br />

en 2 paquets de 10 et5 bûchettes. De ce nombre,<br />

je veux retirer 16 bûchettes. Comment faire ?<br />

Quelques élèves trouveront qu'il faut défaire<br />

un paquet ou remplacer un paquet par 10 bûchettes.<br />

Procéder ainsi et constater qu'il reste 9 bûchettes.<br />

Le maître propose alors une autre façon de faire :<br />

ajouter 10 bûchettes à 25 mais retirer une dizaine<br />

de plus. On ôt.e alors6 bûchettes de 15, il en reste 9<br />

et on retire 2 dizaines au lieu d'une, il en reste zéro,<br />

op. hiVhdtlp'; On dispose l'opération comme<br />

Î6 ci-contre et l'on dit : 6 bûchettes<br />

à ôtèes de 15, il reste 9, et je reporte<br />

1 dizaine; etc.<br />

Exercices d'application. — 1. Poser et faire<br />

résoudre des soustractions avec report, le grand<br />

nombre ne dépassant pas 25.<br />

2. Revoir l'addition, sans dépasser le total 25.<br />

Problèmes. —1. J'ai 25 fruits dans mon panier :<br />

9 prunes, 7 abricots et des pêches. Combien de<br />

pêches ?<br />

2. Je mange 3 fruits sur les 25. puis j'en donne 14.<br />

Combien m'en reste-t-il ?<br />

3. Un marchand avait 25 œufs. Il en vend<br />

une douzaine, puis une demi-douzaine. Combien<br />

lui en reste-t-il 1<br />

COURS ELEMENTAIRE<br />

ARITHMÉTIQUE<br />

A.— Le nombre 10 000. — Représenter au tableau,<br />

et faire représenter sur l'ardoise le nombre<br />

9999 f. par des billets do 1000 t., de 100 f., de 10 f.<br />

et des pièces de 1 f.<br />

Écriro 9999 f. + 1 f. •=. ... et ajouter 1 pièce de<br />

1 f. Combien y en a-t-il maintenant ? Par quoi<br />

peut-on les remplacer ?<br />

Effacer les 10;pièces de 1 f. et les- remplacer par<br />

I billet de, 10 f.<br />

Continuer ainsi et conclure 9999 f. + 1 f, =.<br />

10 billets de 1000 f. ou 10 000 f.<br />

De même qu'on écrit 9000 avec 9 suivi de 3 zéros,<br />

on écrit dix mille avec 10 suivi de 3 zéros.<br />

Si nous réunissons les 10 billets de 1000 f, par<br />

une épingle, nous avons une liasse de 10 000 f.<br />

ou une dizaine de mille.<br />

Questions. — 1. A quel rang à partir de la<br />

droite écrit-on les dizaines de mille ?<br />

2. Combien faut-il de billets de 1000 f. pour faire<br />

iOOOO f. ? Combien de billets de 100 f. ? de 10 f.?<br />

de 500 f.? de 50 f. ?<br />

3. Compter par centaines de 9000 à 10 000;<br />

par dizaines de 9800 à 10 000; par unités de 9950<br />

à 10 000.<br />

4. Quel est le plus grand nombre de 4 chiffres ?<br />

le plus petit de 5 chiffres ?<br />

B. — Calcul mental. — Multiplier par 6. —•<br />

Compter de 6 en 6, de 6 à 60 en croissant, puis de 60<br />

à 6 en décroissant; de 9000 à 9060; de 8060 à 8000.<br />

Élude de la table de multiplication par 6. (Voir<br />

Manuel général n° 13. Cours Élémentaire).<br />

Questions. —• 1. Multiplier par 6 les nombres<br />

suivants : 7 billes; 12 plumes; 25 f.; 50 kg.; 200 f.;<br />

700 m,; etc.<br />

2. Calculer le prix de 6 volumes à 6 f. l'un:<br />

à 9 f. l'un; à 12 f. l'un; à 15 f. l'un.<br />

3. Combien peut-on acheter de volumes à 6 f.<br />

avec 48 f. ? avec 30 f. ? avec 60 f. ? avec 600 f. ?<br />

avec 6000 f. ?<br />

G. — La multiplication. — Nombreux exercices<br />

d'application, le multiplicateur étant 6 ou un nombre<br />

inférieur, et le produit inférieur ou égal à 10 000.<br />

Faire imaginer des questions conduisant aux opérations<br />

proposées.<br />

PROBLÈMES<br />

Sur le prix de vente. — 1. Un marchand dé<br />

meubles achète une armoire d'occasion pour 275 f.<br />

II veut faire un bénéfice de 125 f. en la revendant.<br />

Combien doit-il la vendre ? *-* R. : = 400 f.<br />

2. Ce même marchand achète 6 chaises à 22 f.<br />

l'une. Combien doit-il revendre les 6 pour réaliser<br />

un bénéfice total de 68 f. ? »-• R. : 200 f.<br />

3. Combien devrait-il vendre les 6 chaises pour<br />

réaliser un bénéfice de 13 f. par chaise ?<br />

»-• R. : 615 f.<br />

2. Un épicier achète une caisse de savon pour<br />

112 f. tl paye 17 f. pour le transport et veut faire<br />

un bénéfice de 45 f. Combien doit-il revendre le tout?<br />

R. : 174 f.<br />

Sur le périmètre du carré. — 1. En parcourant<br />

l'un des côlés d'une place carrée,Jean a fait<br />

36 pas d'un demi-mètre. Calculer le périmètre de<br />

la place. »-» R. : 72 m.<br />

2. On fait entourer d'une palissade un terrain<br />

carré de 45 m. de côté. Quelle est la longueur de<br />

la palissade, si on laisse une ouverture de 2 m. ?<br />

R. : 178 m.<br />

S" tannée.— 1. Un marchand achète un tapis<br />

carré de 2 m. de côté pour 150 f. Il le fait entourer<br />

d'une bordure valant 7 f. le mètre et le revend aveo<br />

un bénéfice de 44 f. Calculer le prix de vente.<br />

»-> R. : 250 f.<br />

2. Un parc à moutons de forme carrée, de 16 m.<br />

de côté, est clos de 4 rangées de fil de fer. Quelle<br />

longueur de (11 de fer a-t-on employée si l'on a<br />

laissé une ouverture do 3 mètres ? »-» R. : 244 m.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Caura et% é 0^!" lre ^T/ymard. 5.70


266 CALCUL : COURS MOYEN<br />

SYSTÈME MÉTRIQUE<br />

Le kilogramme. — Faire montrer par des<br />

exemples l'utilité des mesures de poids et de la<br />

(balance. Examiner uno balanco et faire dire quels<br />

; commerçants s'en servent, quelles marchandises<br />

!se vendent au poids.<br />

Placer sur l'un des plateaux de la balance la<br />

|mesure d'un litre. Faire la tare et mettre sur l'autre<br />

lateau le poids de 1 kg. Verser de l'eau dans le litre.<br />

Ê<br />

'équilibre est établi quand le litre est plein.<br />

Conclure : le kilogramme est le poids d'un litre<br />

d'eau. C'est l'unité principale des mesures de poids.<br />

Exercice d'observation sur le kilogramme en<br />

fonte et sur le kg. en cuivre. Vérifier qu'ils ont le<br />

même poids.<br />

Questions. — 1. Quand 1 kg. de sucre coûte<br />

4 f., que coûtent 2 kg.? 5 kg.? 6 kg? 10kg?<br />

! 1 demi-kg. ? 2 kg. et demi ?<br />

2. Combien peut-on acheter do kg. do pain à<br />

£ f. avec 4 f. ? avec 10 f. ? avec 5 f. ?<br />

GÉOMÉTRIE ET TRAVAIL <strong>MANUEL</strong><br />

Le rectangle. — Distribuer une feuille do<br />

r I J<br />

)—<br />

<<br />

D _<br />

.• I<br />

6 H<br />

y<br />

papier de couleur de<br />

forme quelconque. Marquer<br />

un pli AB. Faire les<br />

2 plis CD et EF en' rabattant<br />

A et B sur la<br />

ligne AB. On obtient<br />

2 angles droits. Vérifier<br />

avec l'équerre en pais<br />

pier. (Voir Manuel général<br />

n° 10.)<br />

Porter sur GD et HF<br />

2 longueurs égales et<br />

marquer le pli IJ. On obtient 2 autres angles droits<br />

(Vérifier.)<br />

REMARQUES. — 1. La figure obtenue a 4 angles<br />

droits. C'est un rectangle.<br />

2. Les côtés sont égaux et parallèles 2 à 2. Le<br />

plus grand s'appelle la longueur et l'autre la lar-<br />

'geur.<br />

Exercices d'application. —1. Chercher et dessiner<br />

des objets ayant la forme d'un refctangle.<br />

! 2. A l'aide d'une règle graduée et de l'équerre<br />

en papier, tracer exactement un rectangle de 8 cm.<br />

de long et de 5 cm de large.<br />

C O U R S M O Y E N<br />

ET CERTIFICAT D'ÉTU<strong>DE</strong>S<br />

ARITHMÉTIQUE<br />

A. — Division des fractions décimales. — 1.<br />

Calculer le côté d'un carré de 0m,84 de périmètre,<br />

I SOLUTION. — La division peul se faire de 2<br />

façons :<br />

i . 8A Ol<br />

\0 m.84 : 4 = 0 m. 21 ou Jqq : 4 = — de m.<br />

2. On coupe une planche de 0 m. 7 en 10 morceaux<br />

égaux. Quelle est la longueur de chaque morceau ?<br />

SOLUTION : 0 m. 7 : 10 =» 0 m. 07<br />

ou i i l O - ^ d e m .<br />

v RÈGLE. — Pour diviser une fraction décimale<br />

par un nombre entier, on peul diviser le numérateur<br />

de la fraction ou multiplier le dénominateur par le<br />

•nombre entier.<br />

! 3. Combien peut-on remplir de petits verres de<br />

0 1. 02 avec une bouteille de 0 1. 5 ?<br />

SOLUTION. -<br />

5<br />

U 10<br />

0,5 : 0,02 = 25 verres<br />

2 5 100 „<br />

ïôô=ro x -2 = 2 5 v -<br />

— —i<br />

23 JANV. 32<br />

En effet, si je divisais par 2 au lieu de<br />

2<br />

100<br />

je trouverais un quotient 100 fois trop petit; il<br />

faut donc que je le multiplie par 100.<br />

RÈGLE. — Pour diviser par une fraction décimale,<br />

on multiplie par celle fraction renversée.<br />

Exercices d'application. — Effectuer les opérations<br />

suivantes et vérifier en opérant sur ien<br />

nombres décimaux :<br />

• 9<br />

100 •<br />

1<br />

10<br />

100<br />

95<br />

5_<br />

10<br />

_3_ . _3_<br />

10 ' 100<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Cour$ moyen.<br />

125<br />

1000<br />

54<br />

100<br />

25<br />

9^<br />

io'<br />

Problèmes. 1. Une vis avance de ^ de mm.<br />

en 1 tour. Combien doit-elle faire de tours pour<br />

avancer de 6 mm ? »-+ R. : 20 tours.<br />

2. Un réservoir est alimenté par une pompe.<br />

8<br />

Chaque coup de pompe remplit les du réservoir.<br />

Combien faut-il donner do coups do pompe pour<br />

4<br />

que le réservoir soit plein aux ?<br />

R. : 5 coups de pompe.<br />

B. — Calcul mental. — Multiplier par un<br />

nombre formé d'un chiffre suivi de zéros. —<br />

Ex. : 56 m. x 30. — On multipliera d'abord par 3<br />

puis par 10.<br />

Questions.— 1. Effectuer mentalement les multiplications<br />

suivantes : 27 f. X 40 ; 38 f. x 500 ;<br />

123 f. x 20; etc.<br />

2. Quel trajet fait-on en 4 heures à 20 km. à<br />

l'heure ? en 6 h. à 80 km. à l'heure ? en 8 h.à 120 km,<br />

à l'h. ? etc.<br />

3. Calculer le prix de 40 bérets & 18 f.; de 200<br />

choux-fleurs à 3 f. 50; de 5 hl. de vin à 2 f. 50 le 1.<br />

4. Nombreuses questions analogues en variant<br />

les données.<br />

PROBLÈMES<br />

Parts multiples. —1. Partager une baguette do<br />

56 cm. en 2 morceauxde façon que l'un soit 3 fois<br />

aussi long que l'autre.<br />

SOLUTION. — Représentons les 2 morceaux par<br />

des droites :<br />

Grand morceau : , , h , , e n tout.<br />

Petit morceau : i 1 ' 56 cm.<br />

Le graphique montre qu'il faut partager 56 cm<br />

en 4 parties (3 + 1) et en prendre 3 d'une pari et<br />

une d'autre part.<br />

56 cm : 4 =«14 cm.<br />

14 cm. x 3


23 Jànv. 32 LANGUE FRANÇAISE : COURS PRÉPARATOIRE 267<br />

CENTRE D'INTÉRÊT : LA VILLE<br />

£ 0 U R S P R E P A RAT, 0:1 R E<br />

i. — RÉ«rrvrius<br />

PETITE VILLE<br />

Dana une ville étroite<br />

Sur la place,<br />

. Au delà des maisons égales<br />

Un petit horizon d'arbres gris.<br />

Et les gens, où sont-ils ?<br />

Sont-ils morts ? dorment-ils ?<br />

Il y a, au milieu de la ville,<br />

Un petit clocher immobile<br />

Qui sonne des heures beaucoup plus longues<br />

Que les heures des villes d'ailleurs.<br />

Il y a des cheminées sur certaines maisons<br />

Qui se panachent d'une petite fumée<br />

Toute droite, et blanche,<br />

Mais si tranquille dans cette calme ville<br />

Qu'elle ne veut pas s'envoler dans un autre pays,<br />

Et préfère demeurer attachée<br />

Légère, et blanche, et droite<br />

A la petite cheminée étroite.<br />

Et d'ailleurs, les gens, où sont-ils ?<br />

Sont-ils morts ? ou bien dorment-ils ?<br />

ALBERT FLEURY, (Poèmes, Mercure de France, feiiW<br />

II. — ÉlOCl'TIOS<br />

s La - petite « „ . - ville - • ,, „ (d'après — la récitation), — Où<br />

est-on ? Qu'y a-t-il derrière les maisons 1 Que voiton<br />

au milieu de la ville ? Pourquoi les heures paraissent-elles<br />

plus longues qu'ailleurs ? N'y a-t-il<br />

pas des moments où le temps vous paraît long ?<br />

Quand cela î<br />

Les gens sont-ils morts? Dorment-ils? S'ils<br />

étaient morts, y aurait-il de la fumée? Où sont<br />

les hommes? les enfants? Que font les femmes ?<br />

Quelle heure, peut-il être pour qu'on ne voie personne?<br />

(D'après l'ensemble du poème, c'est l'aprèsmidi.)<br />

Toutes les villes sont-elles aussi tristes V<br />

N'y en a-t-il pas qui sont animées et bruyantes<br />

toute la journée ?<br />

IÎI, — VOCABULAIRE<br />

La vîlle. — La place, l'avenue, le boulevard,<br />

les rues, ruelles, passages, impasses, les quais, etc.<br />

Dans la rue : trottoir, chaussée, devanture des<br />

boutiques, vitrines, étalages, etc.<br />

Les promenades : jardins, parcs, squares, etc.<br />

La placo est animée ou déserte; l'avenue est<br />

large, ombragée; la ruelle est étroite, obscure,<br />

Ce que l'ont les passants : ils marchent sur le trottoir,<br />

traversent la chaussée, se promènent, Jlânenl,<br />

se liaient, se bousculent, etc.<br />

Dans la boutique : comment on achète (faire<br />

mimer par plusieurs élèves).<br />

m<br />

ELE W! ENTA! R Ë<br />

1. — RÉCITATION<br />

VILLE <strong>DE</strong> FRANCE<br />

Le matin, jo me lève, et je sors de la ville;<br />

Le trottoir de la rue est sonore à mon pas<br />

Et le jeune soleil chauffe les vieilles tuiles,<br />

Et les jardins étroits sont fleuris de lilas.<br />

Le long du "mur moussu que dépassent les branches<br />

Un écho que l'on suit vous précède en marchant,<br />

Et le pavé pointu mène à la route blanche<br />

Qui commence au faubourg et s'en va dans les champs.<br />

Et me voici bientôt sur la côte gravie<br />

D'où l'on voit, au soleil et couchée à ses pieds,<br />

Calme, petite, pauvre, isolée, engourdie,<br />

La ville maternelle aux doux toits familiers.<br />

Elle est là, étendue et longue. Sa rivière,<br />

Par deux fois, en dormant, passe sous ses deux ponts;<br />

Les arbres de son mail sont vieux comme les pierres<br />

De son clocher qui pointe au-dessus des maisons,<br />

Dans l'air limpide, gai, transparent et sans brume<br />

Elle fait un long bruit qui monte jusqu'à nous;<br />

Le battoir bat le linge et Je marteau l'enclume,<br />

Et l'on entend des cris d'enfant, aigres et doux.,,<br />

H.ENRI pp RÉGNIER,<br />

{La sandale ailée, Mercure de France, éd.)<br />

H. — ÉLOCCTION ET VOCABULAIRE<br />

La ville. — Décrire la ville dont il est question<br />

dans la poésie ci-dessus. Où est-elle située ? Quels<br />

sont les détails que l'on remarque du haut de la<br />

colline ? Quels bruits distingue-t-on ? Avez-vous<br />

déjà vécu dans une ville ? Quelles différences y<br />

a-t-il entre une ville et un village? (étendue, maisons,<br />

monuments, boutiques, rues, éclairage, moyen.s do<br />

transport, etc.)<br />

Quelques mots. — Faubourg : partie de la<br />

ville située en dehors de l'ancienne enceinte. —<br />

Mail : sorte de maillet servant à pousser uno<br />

boule; jeu où on l'employait; allée qui servait à<br />

ce jeu, et qui est devenue promenade publique. —<br />

Quelques établissements que l'on voit dans les<br />

villes : usines, magasins, bazars, théâtres, cinémas,<br />

banques, etc. — Moyens de transport : tramways;<br />

autobus, taxis. — Les agents ou sergents de ville,<br />

les employés d'octroi.<br />

La petite ville est calme, pauvre, silencieuse, —<br />

Au contraire, la grande ville est animée, riche ou<br />

luxueuse, bruyante.<br />

Exercices. -— r. Énumérer .des boutiques que l'on ne<br />

trouve que dans les villes ;- quelles . choses peut-on y<br />

acheter?<br />

2. Compléter avec les mots '.vouloirs, façades, maisons,<br />

prisons, quais, quartiers, rues,<br />

Sur les deux rives du Rhône, le long des ... (quais)<br />

majestueux, Lyon 'étalait sa splendeur, A gauche<br />

c'étaient les ,,, (quartiers) neufs : un alignement de ...<br />

(façades) larges, régulières et riches. A droite, la vieille<br />

ville ; des .,. (maisons) toutes très hautes qui s'entassent<br />

au bas de la côte entre des ,„ (rues! en zigzag, larg«i<br />

comme de? .„ (couloirs) et sombres comme des... (prison<br />

(D'après CLAU<strong>DE</strong> PARRÉRE).<br />

m, — «RAJttMAIRE<br />

Pluriel des noms ; x, — 1. Révision ; Le<br />

pluriel en s.<br />

2. Les noms en au, eu.<br />

3. Les noms en al et ail : journal, vitrail, etc.<br />

4. Autres cas : quelques noms en ou; reil fait<br />

ijeux, ciel fait deux, etc.<br />

REMARQUE. — Une seule règle suffit : Pour<br />

former le pluriel des noms terminés par au, eu,<br />

on ajoute x au singulier. — Quand la prononciation<br />

d'un nom pluriel l'ait entendre le son au ou eu,<br />

comme dans chevaux ou aïeux, on ajoutera donc<br />

un x. — En 2* année, on pourra apprendre les<br />

sept noms en ou qui font leur pluriel en oux.<br />

Exercice. — Mettre au pluriel les noms entre parenthèses<br />

;<br />

\ÇOURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. PT S*ÏZÏ£ UR ' P ^ Â V S S r » . - 5 0


2C8<br />

LANGUE FRANÇAISE : COURS ÉLÉMENTAIRE<br />

Voici la place : un terre-plein entouré d' (arbre). Plus<br />

loin, l'abreuvoir où l'on descend baigner les (cheval).<br />

Après le marché, les (femme) s'attardent aux (boutique).<br />

Les (bruit) s'apaisent, les (rideau) retombent aux (fenêtre),<br />

et l'herbe foulée se redresse petit à petit entre les<br />

(pavé.) (D'après ABEL TORCY.)<br />

IV. — ORTHOGRAPHE<br />

PETITE VILLE<br />

C'est une petite ville dont les toits d'ardoise bleuissent<br />

au soleil, dominés par une tour ronde et trois clochers.<br />

C'est une petite ville de France; les ombres de nos pères<br />

hantent encore ses murailles grises et ses avenues de<br />

tilleuls taillés en arceaux; elle est pleine de souvenirs.<br />

Elle est vénérable et douce.<br />

D'après ANATOLE FRANCE (Pierre Noziirc).<br />

Mots d'usage. — Muraille, tilleul, taillé (le son ill).<br />

— Un arceau, des ... — Ils bleuissent, ils hantent.<br />

Vocabulaire. — Bleuir : rendre bleu. — Hanter :<br />

fréquenter. — Arceau : partie arrondie d'une voûte.<br />

Grammaire. —- i. Écrire les noms communs au singulier,<br />

puis au pluriel : la ville, les villes, etc.<br />

2. Souligner les adjectifs.<br />

3. Recopier les deux dernières phrases en mettant les<br />

verbes à l'imparfait.<br />

PRÈS <strong>DE</strong> LA VILLE<br />

Les voitures devenaient plus nombreuses et faisaient<br />

des files. Les arbres étaient si chargés de poussière qu'ils<br />

ne semblaient plus verts; des troupeaux de bœufs marchaient<br />

dans les allées.<br />

Des champs de choux et de légumes allongeaient à<br />

perte de vue leurs carrés monotones. Les maisons, les<br />

cabarets commençaient à se percher à droite et à gauche.<br />

D'après TAINE.<br />

Mots d'usage. — Bœuf, champ, vert, cabaret. — U n<br />

chou, des ... •— Allonger et commencer (imparfait).<br />

Grammaire. —• 1. Quels sont les noms de la dictée<br />

qui prennent un x au pluriel? En citer cinq autres.<br />

2. Conjuguer au futur : marcher (dans l'allée).<br />

3. Liste par ordre alphabétique des ira-fes de la dictée.<br />

»->• Allonger, commencer, devenir, être, faire, marcher,<br />

percher, sembler.<br />

V. — 1X.UISE E T STXTHÊSE<br />

Près de la ville, les voitures deviennent plus<br />

nombreuses. — Construction semblable à celle<br />

qui a été étudiée dans le numéro précédent. Remarquer<br />

que le groupe : plus nombreuses indique une<br />

qualité du sujet voilures; on ne l'appelle pas<br />

complément. Attirer l'attention des élèves sur le<br />

mot plus. Si on le remplace par d'autres mots,<br />

comme : Irès, moins; peu, assez, etc., le sens de la<br />

phrase est complètement modifié. C'est donc un<br />

petit mot très important.<br />

Exercice. •— Compléter les phrases suivantes, en employant<br />

un des adjectifs : attentif, prudent, turbulent,<br />

précédé de l'un des mots étudiés.<br />

Pendant les leçons du maître,... (les élèves doivent<br />

être irès attentifs).<br />

En jouant dans la cour,... (montrez-vous moins turbulents).<br />

En traversant les rues,... (soyez plus prudents).<br />

VI. _ CONSTRUCTION <strong>DE</strong> P HRASES<br />

Notre rue. — On prendra comme sujet d'observation,<br />

dans les villes, la rue où se trouve l'école.<br />

A la campagne, une rue représentée sur une gravure<br />

ou une photographie.<br />

Questions. — Cette rue est-elle longue,<br />

large, etc. ? Comment sont les maisons? le trottoir?<br />

23 Janv. 32<br />

_ _ _ _ _ _.i<br />

la chaussée ? Quelles boutiques y voit-on ? Quols 1<br />

monuments? Etc. - - I<br />

Exemples do réponses. — Notre rue n'est<br />

^as très longue, mais elle est assez large. On y voit'<br />

plusieurs grandes maisons de six étages et quelques 1<br />

petits pavillons. Le trottoir est formé de larges<br />

dalles de pierre. La chaussée est faite de petits<br />

pavés carrés. Dans notre rue, il y a plusieurs boutiques<br />

: une librairie, une confiserie et deux épiceries.<br />

C'est vers le milieu do la rue que se trouve<br />

l'école.<br />

' • C O U R S M O Y E N g g g<br />

I. — RÉCITATION<br />

EN REGARDANT PARIS<br />

La nuit morne descend d'un ciel bas sans lueurs.<br />

Paris ! du noir sommet de ta butte hardie,<br />

Je contemple, écoutant tes grondantes rumeurs,<br />

Ton formidable aspect de guerre et d'incendie.<br />

Je songe, en discernant chaque haut monument,<br />

Tes dômes et tes tours et tes flèches sans nombre;<br />

Mais je rêve surtout, je rêve éperdument<br />

Devant les mille feux dont s'étoile ton ombre !<br />

Ces milliers de points d'or qui tremblent aux maisons,<br />

Ces infimes clartés, ville, ce sont tes âmes :<br />

Dans ton gouffre vivant, las ! nous apparaissons<br />

Vains, chétifs, engloutis, perdus comme ces flammes.<br />

Perdus ... Je pense, 6 ville, aux mornes isolés<br />

Qui trouvent le désert parmi tes multitudes,<br />

A ce que tu contiens de pleurs inconsolés,<br />

Ville ironique, amas de tant de solitudes 1<br />

GASTON ARTIIUIS {Feuilles d'avril).<br />

II. — ÉLOCUTION E T VOCABULAIRE<br />

Paris. — D'après le texte ci-dessus, à quel<br />

moment le poète a-t-il contemplé la capitale ?<br />

Quel aspect général lui trouve-t-il ? — Ou'est-co<br />

qui fait surtout rêver le poète ? Pourquoi dit-il<br />

que les lumières des fenêtres sont des âmes ? Croyezvous<br />

qu'il soit exact qu'on puisse être isolé à Paris ?<br />

En est-il de même dans un petit village ? Pourquoi<br />

?<br />

Quelques mots : Capitale, du radical cap<br />

(tête) : ville principale, qui est à la tête d'un<br />

pays. — Même idée dans chef-lieu : chef est le<br />

même radical, déformé par le langage populaire.<br />

Une ville peut avoir une enceinte (de ceindre),<br />

des murailles, dos remparts (qui empêchaient do<br />

s emparer de la ville), des portes, etc. — De cité viennent<br />

citoyen et citadin; ce dernier mot seul désigne<br />

spécialement l'habitant de la ville. Le quartier<br />

est une partie de la ville; littéralement ce devrait<br />

en être le quart.<br />

Famille du mot : ville. — Le radical latin<br />

villa signifie : ferme, domaine à la campagne.<br />

D'où village, ensemble de « villas » et villageois.<br />

Le vilain était l'habitant de la campagne, le roturier,<br />

puis ce mot, devenu adjectif, a pris un sens<br />

méprisant : mesquin, laid, et formé le nom vilenie. —<br />

Une villégiature est un séjour de plaisance à la<br />

campagne ; uno villanelle est proprement une<br />

chanson villageoise. (Ces deux derniers mots<br />

viennent do l'italien.) — On remarquera que, seul<br />

de sa famille, le mot ville a pris un sens tout différent<br />

de son origine.<br />

Exercice. — Employer convenablement les mots :<br />

baragouiner, banque, bête, bien, bruit, et : charme, charmant,<br />

chose, cinéma, clinquant.<br />

Paris a pérdu une grande partie do son... (charme). La<br />

guerre l'a rempli d'une foule d'individus-qui b... (bara­<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Cours mupér cur. par*M."AYMA R pi 12 ff.


23 Janv. 32 LANGUE FRANÇAISE : COURS MOYEN 269<br />

gouinent) les idiomes les plus surprenants. On ne voit<br />

partout que b... (banques) et c... (cinémas), luxe c...<br />

(clinquant) et vulgaire. I,e b... (bruit), l'agitation, la<br />

loule s'y opposent à toute promenade. Que de c... (choses)<br />

aussi on a démolies,vieilles, pittoresques,c...(charmantes) ;<br />

que d'autres on a construites, b... (bêtes), laides, uniformes<br />

! B... (bien) des quartiers ne sont plus reconnaissables<br />

(PAUL LÉAUTAUD).<br />

III. — GRAMMAIRE<br />

1. Pronoms possessifs. — 1. Leur utilité :<br />

ils désignent un objet et indiquent en même temps<br />

à qui il appartient.<br />

2. Formes variables avec la personne du possesseur.<br />

Ex. : chacun prend son livre ; je prends le<br />

mien, tu prends le lien, etc.<br />

3. Tableau des pronoms possessifs.<br />

4. Ana'use. Il n'y a pas lieu de séparer l'article,<br />

ni d'indiquer la personne, puisque tous les pronoms<br />

possessifs, quelle que soit leur forme; sont à la<br />

3» personne.<br />

Exercice. — Construire des phrases où l'on emploiera<br />

les pronoms possessifs : le mien, le tien, la sienne, la<br />

nôtre, les vôtres, les leurs. Modèle : Tu as un bon dictionnaire,<br />

le mien n'est pa3 si complet. J'ai perdu mon<br />

crayon, prête-moi le tien, etc.<br />

II. Conjugaison. — Le conditionnel présent. —<br />

Après étude du conditionnel de chanter, finir,<br />

avoir, être, dresser le tableau des finales communes :<br />

Je rais Nous rions<br />

Tu rais Vous riez<br />

Il rail Ils raiént<br />

Il n'y a aucune cxccplion.<br />

IV. — ORTHOGRAPHE<br />

MULHOUSE<br />

C'est une grande ville active et triste. Comme une<br />

pluie imperceptible, mais incessante, la suie des usines<br />

s'abat sur les toits de tuile sombre, sur le pavé des rues,<br />

sur les jardinets des logements ouvriers, sur les corbeilles<br />

de fleurs précieuses, qui décorent les jardins des bourgeois.<br />

C'est une ville très ancienne, mais qui a gardé peu de<br />

vestiges de son passé : quelques tours et quelques débris<br />

des remparts du quatorzième siècle, quelques rues sinueuses<br />

et irrégulières, quelques hôtels du dix-huitième<br />

siècle.<br />

ANDRÉ IIALLAYS (A travers l'Alsace. Perrin, éd.).<br />

Afots d'usage. — Suie. — Vestiges, bourgeois (prononciation<br />

d u g). — Sinueux. — Imperceptible, incessant,<br />

irregulier.<br />

Vocabulaire. — x. Qu'est ce qu'un jardinet ? Citez<br />

d'autres noms terminés par le même suffixe et donnez<br />

leur sens. »-»• Tonnelet, livret, coflret, poulet, mantelet,<br />

etc.<br />

. s. Qu'appelle-t-on : vestiges du passé 1<br />

Grammaire. — i. Trouver dans la dictée une proposition<br />

subordonnée. Quelle est sa fonction?<br />

2. Analyse des mots : quelqius (tours), remparts,<br />

quatorzième, siècle, sinueuses.<br />

3- A quel temps est le verbe : a gardé ? Conjuguer<br />

entièrement ce temps en ajoutant un complément<br />

convenable.<br />

LA RUE<br />

Bonne rue des petites villes ! Un paysan mène une<br />

vache; une fille, pieds nus, conduit par un bout de corde<br />

une chèvre blanche, et sur le seuil des portes les bonnes<br />

femmes, assises en rond, filent ou tricotent. A midi,<br />

l'horloge de la mairie sonne,•l'église répond avec sa<br />

cloche. Oh I quel silence ! On entend sur le pavé sonner<br />

les pas, et sous la brise, en haut, se fâcher les feuilles.<br />

Les fenêtres sont closes; seulement, on voit derrière<br />

les vitres, de temps en temps, une jeune fille qui risqua<br />

un œil, soulève un coin de rideau.<br />

JULES VALLÈS (La rue. Faure, édit.).<br />

Mots d'usage. — Seuil, œil, feuille. — Horloge, tempe,.<br />

Vocabulaire.— i. Mots de la famille de corde, avec<br />

leur sens. »-> Cordeau, cordelette, cordon, cordonnet,<br />

cordage cordier, etc. (Cordonnier vient de Cordoue, se<br />

disait jadis cordouanier).<br />

2. Expliquer les expressions : on entend se fâcher les<br />

feuilles, une jeune fille qui risque un œil.<br />

Grammaire. — i. Analyse des propositions : « Un<br />

paysan... jusqu'à : filent ou tricotent r.<br />

2. Analyse des mots : quel (silence), pavé, les, fenêtres,<br />

closes.<br />

3. Conjuguer au futur et au présent du conditionnel ;<br />

voir (ajouter un complément).<br />

V. — ANALYSE ET SYNTHÈSE<br />

On voit derrière les vitres, de temps en<br />

temps, une jeune fille qui risque un œil,<br />

soulève un coin de rideau. — Trois propositions :<br />

1° Principale: sujet (on), verbe (voit) suivi de<br />

trois compléments (de lieu, de temps, d'objet).<br />

2° Subordonnée par qui, complément du nom<br />

jèune fille.<br />

3° Subordonnée par qui, sous-entendu, même<br />

fonction, et coordonnée à la précédente par juxtaposition.<br />

A noter que, dans la coordination des subordonnées,<br />

on peut quelquefois, comme ici, supprimer<br />

un des mots de liaison pour alléger la phrase.<br />

La répétition de que et de qui est en effet désagréable.<br />

Exercice. — Compléter les phrases par deux subordonnées<br />

coordonnées :<br />

J'ai vu dans la rue, ce matin, deux passants<br />

On entend dans le ciel, par instants, un bourdonnement....<br />

As-tu cherché dans le dictionnaire, hier soir, ce mot...<br />

(que tu avais lu et ne comprenais pas)?<br />

VI. — COMPOSITION F RANÇAISE<br />

Un sergent de ville (ou un gardien de square) :<br />

Décrire son uniforme, dire ce qu'il fait.<br />

Textes à utiliser. —• 1. Un gardien veillait sur les<br />

gazons et les corbeilles de fleurs. Il nous inspirait<br />

quelque crainte, car il était coiffé d'un képi galonné.<br />

Il portait au côté une épée, et, sur sa laf^s<br />

poitrine, étaient alignées des médailles. Il donnait<br />

la chasse aux chiens errants, et il regardait sévèrement<br />

les vagabonds qui s'attardaient sur les<br />

bancs... (NOZIÙRE).<br />

2. Un gardien de la paix se tenait planté sur le<br />

trottoir, sous un bec de gaz, et l'on voyait, autour<br />

de la flamme, tomber une petite pluie rousse.<br />

L'agent la recevait sur son capuchon; il avait<br />

l'air transi... Son immobilité ne paraissait pas tout<br />

à fait humaine; le reflet de ses bottes sur le trottoir<br />

mouillé qui semblait un lac le prolongeait intérieurement<br />

et lui donnait de loin l'aspect d'un monstre<br />

amphibie, à demi sorti des eaux. De plus près,<br />

encapuchonné et armé, il avait l'air monacal et<br />

militaire... (ANATOLE FRANCE).<br />

Autres sujets. — Une gare du métro. —• Un<br />

autobus. — Un achat dans une boutique de la ville, etc.<br />

C O U R S S U P E R I E U R<br />

1. — RÉCITATION<br />

VILLES D'EUROPE<br />

Là, dans ce petit coin de terre, tout rongé<br />

De l'Océan qui embrasse d'immenses îles,<br />

Dans les mille replis de ses gouffres inconnus,<br />

Là, sont les nations civilisées,<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS, cours .«péreur, ^ar*M. n Âymard". 12 fr.


~270 LANGUE FRANÇAISE : COURS SUPÉRIEUR 23 Janv. 32<br />

Avec leurs capitales énormes, si lumineuses, la nuit,<br />

Que même au-dessus dés jardins leur ciel est rose.<br />

Les banlieues se prolongent dans les prairies teigneuses,<br />

Les réverbères éclairent les routes au delà des portes;<br />

Les trains illuminés glissent dans les tranchées;<br />

Les wagons-restaurants sont pleins de gens à table;<br />

Les voitures, en rangs noirs, attendent<br />

Que les gens sortent des théâtres, dont les façades<br />

Se dressent toutes blanches sous la lumière électrique<br />

Qui sifflé dans les globes laiteux incandescents.<br />

Les villes tachent la nuit comme des constellations :<br />

H y en a au sommet des montagnes,<br />

A la source des fleuves, au milieu des plaines,<br />

Et dans les eaux mêmes, où elles mirent leurs feux rouges.<br />

VALÉRY LARBAUD,<br />

(Poésies de A. 0. Barnaboth. N. R. F., éd.)<br />

II. — ÉEOCETION ET VOCABULAIRE<br />

Les grandes villes. — Elles se ressemblent<br />

dans tous les pays. Pourquoi ? Par quoi peuventelles<br />

pourtant se différencier ? (Les anciens monuments,<br />

les vieilles maisons).<br />

Dire pourquoi les habitants des campagnes vont<br />

souvent s'installer dans les grandes villes. Y sontils<br />

toujours plus heureux?<br />

Quelques mots. — Banlieue, proprement lieue<br />

du ban, lieue au delà et autour de la ville, où les<br />

bans (proclamations) avaient force de loi comme<br />

dans la ville. — L'expression latine extra muras<br />

signifie hors des murs, de l'enceinte d'une ville.<br />

Le mot latin signifiant viHe a donné en français<br />

urbain, d'où urbanité, politesse (particulière à la<br />

ville...), s'opposant à rusticité, grossièreté de manières<br />

(des habitants de la campagne...). L'évolution<br />

du sens de vilain (voir C. M.) montre aussi<br />

quelle supériorité notre langage attribue au citadin.<br />

Famille du mot ; police. — Le radical grec<br />

signifie ville. La police est donc l'organisation d'une<br />

ville (spécialement au point de vue de l'ordre). —<br />

Policier. — Policer, organiser. — Politique, ce qui<br />

est relatif au gouvernement de la cité, de l'Etat. —<br />

Cosmopolite, proprement qui est citoyen du monde<br />

(cosmos). — Nécropole, ville des morts. — Métropole,<br />

ville-mère, capitale, également état colonisateur.<br />

— Le chemin rie fer métropolitain, où par<br />

abréviation métro, relie les quartiers d'une capitale,<br />

Conslantinople (pour Constantlnopole), ville de<br />

Constantin, etc.<br />

Exercice. — Employer dans une phrase chacun des<br />

mots : métropole, police, policier, politique, banlieue,<br />

urbanité.<br />

III. — GRAMMAIRE<br />

I. Fonctions et place du pronom personnel.<br />

•— Fonctions. Les mPmes que celles du nom :<br />

sujet, attribut, complément direct ou indirect, etc.<br />

Donner quelques exemples d'emplois moins fréquents<br />

: complément de nom, d'adjectif, etc.<br />

Place. Sujet ou complément du verbe, le<br />

pronom personnel le précède généralement, et<br />

en tout cas l'accompagne immédiatement. (Comment<br />

reconnaître le, la, les, leur, quand ils sont<br />

pronoms.)<br />

Exercice. — Analyser les pronoms personnels :<br />

Ce c'est rien que cette poussière, mais en la voyant<br />

s'envoler, je me rappelle que, dans mon enfance, je<br />

lézardais tourbillonner une poussière pareille, et mon<br />

âme de vieux Parisien en est émue. (A. FRANCE.)<br />

II. Conjugaison. — Le conditionnel présent :<br />

1. Forme (Voir Cours Moyen).<br />

2. Emploi : a) action présente ou future soumise<br />

ô une condition (exprimée avec l'imparfait de<br />

l'indicatif) : Je réussirais si vous m'aidiez.<br />

b) Formule de politesse : Voudriez-vous liro ceci 1<br />

c) Remplace le futur dans une subordonnée<br />

quand le verbo de la principale est au passé : Je<br />

croyais qu'il arriverait (au présent : Je crois qu'il<br />

arrivera).<br />

IV. — ORTHOGRAPHE<br />

STAMBOUL<br />

La mer est §. ses pieds; une mer que sillonnent par<br />

milliers des navires, des barques, dans une agitation sans<br />

trêve. La fumée flotte comme un long nuage horizontal,!<br />

sur l'amoncellement des paquebots noirs et des Caïques 1<br />

dorés, sur la foule bariolée qui crie ses transactions et;<br />

ses marchandages; l'incessante fumée recouvre tout de<br />

son voile. Et c'est là-bas, au-dessus de ces buées et de ces j<br />

poussières de houille, que la ville immense apparaît<br />

comme suspendue. En plein ciel clair, pointent des dômes<br />

et des dômes, de grands dômes ronds, d'un blanc gris,;<br />

d'un blanc mort, qui s'étagentles uns sur les autres : les<br />

immobiles mosquées que les siècles ne changent pas. j<br />

PIERRE LOTI [L'exilée),<br />

Questions. — i. Qu'est-ce qu'un caïqne, une mosquée,<br />

un minaret?<br />

?. Comment est formé le mot transaction? Citer d'autres<br />

mots ayant le même préfixe.<br />

3. Quelle est l'opposition que cette description nous<br />

fait remarquer? Opposition entre l'agitation du port et<br />

l'immobilité des mosquées qui ne changent pas.,.<br />

4. Quel est le sujet de sillonnent, de cric, de pointent,'<br />

de s'étaient?<br />

5. Analyse des propositions dans la 2' phrase (La<br />

fumée flotte...)<br />

V. — ANALYSE ET SYNTHÈSE<br />

En plein ciel clair, pointent des dômes et des<br />

dômes, de grands dômes rond3, d'un blanc<br />

gris, d'un blanc mort, qui s'étagent les uns sur<br />

les autres: les immobiles mosquées que les<br />

siècles ne changent pas. — On peut â volonté<br />

décomposer cette phrase, soit en trois propositions<br />

(en considérant mosquées comme une apposition<br />

à dômes), soit en quatre propositions (en ajoutant :<br />

ce sont (sous-entendu) devant : les immobiles<br />

mosquées).<br />

Observer les répHUions voulues : dûmes répété<br />

trois fois, blanc répété deux fois avec deux quali-,<br />

ficatifs qui sont ici synonymes. But : donner l'imression<br />

d'une accumulation de dômes de teinte<br />

Elancljàtre. Exercice. — En imitant ce procédé, essayer de décrire<br />

(d'après des gravures) : 1° une place de Bruxelles.<br />

Sur un- c'ôté de la place se dressent des pignons et des<br />

pignons, de hauts pignons dentelés, crénelés, etc.<br />

2° Une cité industrielle. Au-dessus des toits jaillissent<br />

des cheminées et des cheminées, de hautes cheminées<br />

de briques, etc.<br />

VI. — COMPOSITION FRANÇAISE<br />

Un monument. — Dans la ville que vous connaissez<br />

le mieux, quel est le monument (cru l'édifice)<br />

qui nous parait le plus intéressant ? Décrivez-le, et<br />

donnez les raisons de votre choix.<br />

PLAN POSSIBLE. '— 1. Le monument : a) la ville,<br />

impression d'ensemble en quelques mots; •— b) le<br />

monument, sa situation.<br />

'i. Description : a) l'ensemble; — 6) les détails<br />

particulièrement intéressants (ceux notamment<br />

qui pourront justifier la 3 ' partie).<br />

3. Raisons du choix, La dernière phrase servira<br />

de conclusion.<br />

Autre sujet.— Vous (les allé Van dernier à Paris, !<br />

à l'occasion de l'Exposition coloniale. Quelles impressions<br />

avez-vous conservées de la capitale et de se s<br />

habitants ? Quelles remarques, quelles réflexions<br />

avez-vous faites ? LASFARGUES.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. p ^ X ^ l r o . ' in'/carf'. . • 15 fr,


23 Janv. 32 CALCUL : COURS SUPÉRIEUR 271<br />

2. J'achète une table, un buffet et 6 chaises<br />

pour 1020 f. Le buffet coûte 4 fois le prix de la<br />

table et chaque chaise vaut 45 f. Calculer le prix<br />

de la table et du buffet. »->• R. : 150 f. et 600 f.<br />

3. Deux terrains ont ensemble une surface de<br />

34 800 m 1 . On vend de chacun d'eux une part<br />

égale de 2800 m*. La surface du 1 " est alors le<br />

'triple de celle du 2°. Quelle était la surface primitive<br />

de chaque terrain ?<br />

SOLUTION :<br />

1 " terrain: i-<br />

2« terrain :<br />

.2800"<br />

J£00'<br />

1 len tout :<br />

/34 800 m"<br />

n- R. : 24 700 m» et10 100 m'.<br />

SYSTÈME MÉTRIQUE<br />

Le mètre carré et ses sous-multiples. —<br />

Faire indiquer dans quels ca3 on doit mesurer des<br />

surfaces : vente do terrains; peinture de bâtiments ;<br />

prix d'un parquet; etc.<br />

L'unité des mesures de surface est le mètre carré<br />

(m 4 ). C'est la surface d'un carré ayant 1 m. de côté.<br />

Tracer au tableau 1 m a et dans l'un des angles<br />

1 dm-. Définir le décimètre carré et montrer que<br />

le m 5 contient 10 bandes de 10 dm' chacune. Conclure.<br />

Les élèves feront sur l'ardoise ou sur le papier<br />

le même exercice pour montrer que 1 dm 2 => 100 cm'.<br />

De môme, le mm 1 est la centième partie du cm 3 .<br />

Questions. — 1. Combien faut-il de carreaux<br />

de 1 dm* pour carreler 1 m a ? 3 m* ? 2 m 5 et demi ?<br />

2. Écrire 7 m'- en dm 9 . Combien faut-il écrire<br />

de zéros? Combien faut-il de chiffres pour représenter<br />

les dm 2 ?<br />

3. Convertir en dm 2 : 5 m 5 26; 17 m ? 3; en cm 2 :<br />

3 m 2 ; 2 m* 5725; 9 m 3 4; etc.<br />

4. Convertir en m' : 708 dm'; 957 cm 2 ; 3 dm 2 ; etc.<br />

5. Écrire en m 3 : 5 m 2 9 dm 3 ; 3 m 5 27 cm 2 ;lSm 2<br />

dm s .6 cm 3 ; etc.<br />

GÉOMÉTRIE<br />

La surface du rectangle. — Faire dessiner<br />

exactement un rectangle de 5 cm. X 3 cm.<br />

r<br />

Le partager comme l'in-<br />

dique la figure. On forme<br />

ainsi 3 bandes de 5 cm<br />

,t.<br />

u, 5^<br />

2 et<br />

la surface est 5 cm 3 x 3<br />

«= 15 cm 3 ou S = L x 1.<br />

REMARQUE. — Si les dimensions<br />

étaient exprimées<br />

en dm*-, leur produit donnerait<br />

la surface en,dm 8 ; etc.<br />

Il faut que les 2 dimensions soient exprimées<br />

avec la même unité.<br />

Problèmes. —1. Quel est le prix d'un terrain<br />

rectangulaire de 175 m. de long sur 86 m., de<br />

large à 0 f. 45 le m 3 ? »-> R. : 6772 f. BO.<br />

2. Une fenêtre a 6 vitres égales de chacune<br />

0 m. 42 sur 0 m. 58. Combien coûtera le vitrage<br />

de cette fenêtre, si le mètre carré de verre coûte<br />

40 fr. tout posé ? »-> R. : BS f. 46.<br />

3. Un tapis rectangulaire de 4 m. sur 2 m. 50<br />

A coûté 45 f. le mètre carré. On l'entoure d'une bordure<br />

qui vaut 5 f. 20 le mètre. A combien revient<br />

Ile tapis bordé? »-> R. : B17 f. 60.-<br />

8» année. — 1. Une chambre rectangulaire<br />

a 14 m. 90 de périmètre et 4 m. 25 de longueur. On<br />

la fait encaustiquer au prix convenu de 2 f. 50<br />

lté m". Le travail achevé, le cireur demande 35 f.<br />

]Pf'y a-t-il pas erreur ?<br />

»-»• R. : Erreur de 1 t. en trop.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS.<br />

2. La longueur d'un parc rectangulaire vaut<br />

3 fois la largeur et le périmètre est 324 m. On demande<br />

la surface de ce parc.<br />

R. : 4920 m» 75.<br />

3. Un jardin rectangulaire a uno superficie de)<br />

412 m 3 5. Sa longueur est 27 m. 50. Calculer son<br />

périmètre. *->• R. : 85 mètres.<br />

ARITHMÉTIQUE ET SYSTÈME MÉTRIQUE<br />

(Voir les leçons du Cours moyen.)<br />

Problèmes de révision, — 1. Deux ouvriers<br />

travaillent ensemble. Le 1 " gagne 5 f. par jour<br />

de plus que l'autre. Il travaille pendant 30 jours et!<br />

touche 30 f. de plus que le 2' qui a travaillé'<br />

36 jours. Quel est le salaire journalier de chacun?<br />

SOLUTION. — En 30 jours, le 1 er ouvrier gagne<br />

5 f. x 30 = 150 f. de plus que le second. Il ne louche<br />

que 30 f. de plus. La différence 150 f. — 30 /. =• 120 /. I<br />

provient des 6 jours de travail supplémentaires du 2 e .<br />

Salaire journalier du 2 e : 120 f. : 6 = 20 f.<br />

Salaire journalier du 1 er : 20 f. + 5 f. = 25 f.<br />

Vérifier.<br />

SOLUTION ALGÉBRIQUE.— Soit x le salaire journalier<br />

du 2°. Celui du I er sera : x + 5.<br />

Le 1 er gagne en 30 jours : (x + 5) x 30 =± 30 x<br />

+ 150 et le 2 e en 36 jours : 36 x.<br />

Ecrivons que le 1 " a louché 30 f. de plus :<br />

30 x + 150 = 36 x -f 30<br />

150 — 30 = 36 x — 30 x.<br />

120 = 6 x, d'où x = 20.<br />

2. Dans un magasin, il y a 100 meubles : des<br />

tables à 160 f., des chaises à 70 f. et des armoires<br />

à 300 f. Le nombre d'armoires est égal à celui des<br />

tables. Le tout doit être vendu 15 960 f. Combien<br />

y a-t-il de tables, de chaises et d'armoires ?<br />

R. : 44 chaises, 28 tables, 28 armoires.<br />

SOLUTION ALGÉBRIQUE. — Soil x le nombre des<br />

tables et celui des armoires. Le nombre des chaises<br />

sera 100 — 2 x.<br />

Prix des tables : 160 x.<br />

Prix des armoires : 300 x.<br />

Prix des chaises : 70 x (100 — 2 x) = 7000 —<br />

140 x.<br />

160 x 4- 300 x 4- 7000 — 140 x = 15 960.<br />

320 x = 15 960 — 7000 = 8960.<br />

x = 8960 : 320 = 28.<br />

3. Un père promet à son fils de lui donner 5 f.<br />

chaque fois qu'il sera le l« r en composition ; 3 f.<br />

quand il sera second; mais chaque fois qu'il occupera<br />

une autre place, il devra rendre 4 f. à son père.<br />

Sur 13 compositions, il a été 3 fois second. On demande<br />

combien de fois il a été premier, sachant qu'il<br />

lui reste 41 f. »-> R. : 8 fois.<br />

GÉOMÉTRIE<br />

La surface du rectangle. — Voir la leçon<br />

du Cours moyen.<br />

Problèmes. — 1. Un rectangle a 65 m. de<br />

long et 42 m. de large. On diminue la longueur de<br />

5 m. De combien faut-il augmenter la largeur pour<br />

que la surface reste la même? »-+ R. : 3 m. BO.<br />

2. On achète un champ rectangulaire dont la<br />

2<br />

largeur est les ^ de la longueur. On le fait entou­<br />

rer d'une clôture qui revient, à raison de 7 f. 25 le m.,<br />

au du P r i x du champ. La dépense totale s'élève<br />

à 11 962 f. 50. Calculer les dimensions du champ.<br />

R. : 62 m. BO et 12 m. BO.<br />

tilmolre de Franc•<br />

_ pur l'image. -<br />

A. BRESTEAU,<br />

Directeur d'école.<br />

1 vol. in-16,<br />

, m., c»rt. •<br />

3 50


272 HISTOIRE 23 Janv. 32)<br />

Les cathédrales.<br />

I. Plao. — A) L'élan religieux vers l'an<br />

mille. — » On eût dit que le inonde, secouant ses<br />

vieux haillons, voulait partout revêtir la robe<br />

blanche des églises » (Le moine Raoul Glaber, mort<br />

en 1050).<br />

B) La cathédrale. — a) Le plan.<br />

Orientation<br />

Est<br />

{vers<br />

_ " s— -,<br />

b) L'art roman.<br />

1<br />

Chœur* j3<br />

^ » *<br />

Plein cintre.<br />

1° Les voûtes en berceau.<br />

2° Murs épais, piliers<br />

trapus, contreforts, les<br />

pleins l'emportent sur les<br />

vides.<br />

3° Ornementation géométrique,<br />

les fresques.<br />

4° Éclairage<br />

sanl.<br />

insuffi-<br />

5° Impression : « majesté<br />

calme et consciente<br />

de sa force ».<br />

2 . . . TOUT 0<br />

§ de, 7 r édifîc&-->%^&<br />

Kel<br />

Tour'<br />

e) L'art gothique.<br />

Arc brisé.<br />

1° Les voûtes nervées<br />

et les ogives.<br />

2°Toute en fenêtres, roses,<br />

faisceaux de colonnettes,<br />

arcs-boutants.<br />

3° Peu de peinture.<br />

Sculpture très riche, s'inspire<br />

de la nature. Plus de<br />

2000 statues à Reims.<br />

4° La lumière entre à<br />

flots par des vitraux magnifiques.<br />

5° Impression : « emportement<br />

de l'âme vers<br />

le eiel ».<br />

C) Importance de la cathédrale au Moyen<br />

âge. — a) « Sptendide acte de foi » (Michelet). Seule,<br />

l'Église protège le peuple, l'aide contre les barons,<br />

le console en lui apprenant qu'il y a un monde<br />

meilleur « où les derniers seront les premiers ».<br />

Il faut à Dieu une maison « digne de lui ».<br />

b) Sentiment d'orgueil. On veut avoir une cathédrale<br />

plus belle que celle de la cité voisine.<br />

c) Les cérémonies religieuses sont les seules fêtes<br />

populaires. 1 leur faut un cadre approprié.<br />

d) Elles sont un lieu de réunion : revendications<br />

des bourgeois, bourse de commerce, fêtes laïques.<br />

On y discute le plan de guerre, on y scelle les<br />

traités.<br />

e) Le théâtre est né à l'ombre des cathédrales.<br />

II. Documentation. — 1° Étude de la ou des<br />

iglises de la localité; 2»Gravures, Collect. du Manuel,<br />

p. 65 à 72.<br />

III. Lecture. — Les ouvriers des cathédrales.—<br />

Cette cathédrale où la cité entière trouvait<br />

place, aux jours de fête, il restait à l'embellir; les architectes<br />

pouvaient toujours ajouter des tours, des flèches<br />

et même des chapelles; aux siècles suivants, ils jetteront,<br />

sur les façades un peu nues du style primitif, des<br />

parures d'une grande richesse. Mais l'architecte ne travaille<br />

pas seul à la cathédrale; presque tous les corps<br />

de métiers viennent y contribuer; il faut des verrières<br />

pour ses fenêtres, des peintures pour ses murailles, des<br />

boiseries sculptées pour les stalles du chœur, des peintures<br />

forgées pour ses portes et surtout des sculptures.<br />

HOURTICQ (Ars Una. France).<br />

'C0URS*M()Y£-tou S U P E R I^UIÉ<br />

Les causes de la Révolution.<br />

I. Plan. — A) Dans l'ordre politique, c'est<br />

l'arbitraire, fruit naturel de l'absolutisme. —J<br />

La royauté est héréditaire, de droit divin, donc!<br />

absolue. « C'est légal, parce que je le veux » (Louis XVI<br />

au duc d'Orléans). L'arbitraire règne en maître<br />

(censure, confiscations; de 1774 à 1788, 1 est signé<br />

plus de 1000 lettres de cachet). « Les dépenses du roi<br />

ne peuvent être réglées sur ses recettes, mais ses<br />

recettes sur ses dépenses. » La cour qui comptel<br />

18 000 personnes coûte 33 millions de livres<br />

(300 millions de notre monnaie) annuellement, i<br />

D'après le calcul de Necker, Louis XVI a distribué<br />

à sa famille et à ses courtisans plus de 228 millions [<br />

de livres,<br />

B) Dans l'ordre administratif règne la con-;<br />

fusion. — La centralisation est excessive. Les :<br />

ministres et les conseils sont i le cerveau et le cœur 1<br />

du royaume » et les intendants sont les instruments;<br />

dociles de leur volonté. Aucune unité : l'adminis- :<br />

tration varie selon que les provinces sont pays<br />

d'étal ou pays d'élection. La justice est différente<br />

selon les localités : « De poste en poste, on changeait<br />

de jurisprudence en changeant de chevaux » (Voltaire).<br />

Les impôts sont répartis et levés de mille<br />

manières. Rien que pour la gabelle, il y a 7 tarifs<br />

différents. Les poids et mesures offrent la diversité la<br />

plus grande (exemples locaux).<br />

C| Dans l'ordre social, c'est le privilège,<br />

héritage de'Ia féodalité. — Les ordres privilégiés :<br />

clergé et noblesse (privilèges honorifiques et réels).<br />

Le tiers état, bourgeois et surtout paysans, supportent<br />

tout le fardeau des charges. « Le mulet de l'État »<br />

(Richelieu). Même chez les privilégiés'règne l'inégalité<br />

la plus grande : le bas clergé, réduit à la portion<br />

congrue, vit dans un état voisin de la misère. Alors<br />

que la noblesse de cour vit dans l'opulence, chargée<br />

d'honneurs et de pensions, la noblesse de provimje<br />

se trouve dans la plus grande gêne.<br />

D) Influence des philosophes du XVIII" s.,<br />

qui précisent les revendications populaires (voir les<br />

2 leçons précédentes).<br />

E) Etat des esprits en 1789. — i Un roi sans<br />

volonté, des ministres sans caractère et sans génie,<br />

un gouvernement en détresse, une magistrature<br />

en conflit, des administrateurs effarés, des officiers<br />

indécis, des soldats indisciplinés, une noblesse<br />

jalouse de ses privilèges et incapable de les justifier,<br />

une bourgeoisie ambitieuse et assaillant le pouvoir<br />

afin de le conquérir, de la turbulence dans les villes,<br />

de l'anxiété dans les campagnes, de la misère partout,<br />

des émeutes alimentaires* des séditions, de3<br />

brigandages, voilà ce qu'on voyait depuis plusieurs<br />

années déjà quand les États généraux se réunirent.<br />

Leur réunion ne fit que précipiter la crise....<br />

(SOREL. L'Europe et la Révolution française.)<br />

II. Documentation. — Extraits des cahiers<br />

de doléances: — a) De la noblesse de Cambrai : Que<br />

les États Généraux s'occupent d'abord de concerter et<br />

d'arrêter avec Sa Majesté un corps de lois constitutionnelles...<br />

Il ne sera délibéré sur aucun objet d'impôt ou<br />

d'emprunt que toutes les parties constituantes du<br />

Code ne soient définitivement arrêtées, rédigées et<br />

promulguées comme bases de la Constitution.<br />

b) Des paroisses de Gagny et Menil-le-Roi, pris Versailles<br />

: Nous désirerions de tous nos cceura n'avoir<br />

d'autre seigneur que Sa Majesté...<br />

c) Du Tiers de Vannes : Nous sommes véritablement<br />

serfs, esclaves des seigneurs, le3 vrais esclaves par le3<br />

droits qu'ils nous font payer : la féodalité est notre plus;<br />

grand fléau; la nécessité de l'abolir est urgente : c'est 1 ,<br />

le cri universel de toutes les paroisses.<br />

P. MORBL.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. COÛTS élémentaire. par^M^A^MARD 0<br />

4.80


23 Janv. 32 GÉOGRAPHIE 273<br />

Nos rivages.<br />

Exercice préliminaire.— A l'aide de gravures<br />

(par ex. : M. G. n°" 3 et 5), apprendre aux enfants<br />

Je nom des accidents du littoral : golfe, baie, cap,<br />

Ile, etc., puis en fairo trouver des exemples sur la<br />

carte de France.<br />

Pour la leçon, partir de l'exemple local si l'on<br />

habite près du littoral. Ailleurs, utiliser les souvenirs<br />

des enfants lorsqu'ils sont allés à la mer; au cas<br />

ofi l'un d'eux aurait vu un littoral rocheux et élevé<br />

(St-Malo ou l'Estaque),l'autre un littoral sablonneux<br />

(Soulae ou Palavas), toute la leçon peut être faite<br />

en questionnant alternai ivement les 2 élèves. A<br />

défaut, choisir deux gravures typiques (côte rocheuse,<br />

M. G., n° 3; côte alluviale, M. G., n° 2). Dans tous<br />

les cas, insister sur les notions ci-dessous :<br />

1° Opposer côtes rocheuses eî côtes sablonneuses.<br />

— Les premières sont généralement hautes,<br />

tombent brusquement sur une mer profonde. Les<br />

eaux se brisent sur leurs caps en faisant des gerbes<br />

d'écume tandis que les creux de la côte ont de petites<br />

plages de sable fin. Les secondes sont basses, les<br />

baies et les caps sont rares, les plages très longues<br />

et presque en ligne droite.<br />

2° Donner une première idée de l'érosion<br />

marine. — Rappeler le travail de l'eau de pluie<br />

dans la cour de l'école, de l'eau du ruisseau qui use<br />

peu à peu ta pierre. Puis décrire le travail incessant<br />

des vagues de la mer qui rongent les rochers, leur<br />

attaqué furieuse les jours de tempête, les cailloux<br />

qu'elles arrachent, au littoral puis qu'elles lancent<br />

de nouveau contre lui:<br />

Résultat : la terre recule peu à peu dans certaines<br />

régions; formation d'îles, de presqu'îles. Ailleurs,<br />

la mer dépose beaucoup de sable et la terre avance.<br />

3° Montrer la variété de nos rivages. — Les<br />

côtes rocheuses de la France sont tantôt très<br />

découpées comme en Bretagne, en Provence, tantôt<br />

faites de falaises blanches pareilles à de grandes<br />

. murailles comme en Normandie. Ses côtes sablonneuses<br />

sont bordées de dunes comme près dé Dunkerque<br />

et dans les Landes, ou présentent de grands<br />

étangs comme dans le Languedoc.<br />

4° L'animation de nos rivages. — Les ports<br />

da pêche (Boulogne : grav. 31) où les bateaux déchargent<br />

quantité de poissons; les ports de commerce<br />

où' affluent voyageurs et marchandises; les<br />

plages où les baigneurs viennent passer quelques<br />

semaines (Deauville, la Baule en été; la Côte d'Azur<br />

en hiver).<br />

ICOURS MOYENETSUPÉRIEUft;<br />

Le Midi méditerranéen.<br />

I. Le pays de la lumière et de la sécheresse. —<br />

Située au S. de la France (43°de la t. vers Perpignan),<br />

protégée au N. et à l'O. par les Alpes, les Cevennes,<br />

les Corbières, baignée par une mer chaude qui<br />

adoucit beaucoup la température l'hiver, cette<br />

région est la plus chaude de France : la moyenne<br />

annuelle dépasse 11°; celle de janvier est de 9° à<br />

Nice, celle de juillet de 23° 8 à Montpellier. 1 ne<br />

gèle que 7 jours par an à Toulon (Paris 66 jours,<br />

Commorcy 96 j.). Le soleil y brille souvent, car c'est<br />

une région généralement sèche (Narbonne 48 cm.<br />

de pluie, contre 71 cm. à Lille) et surtout parce que<br />

la pluie tombe en quelques grosses averses d'automne<br />

et d'hiver (Marseille a 55 jours de pluie par an et<br />

Paris 175) qui durent peu. Comme le pays est souvent<br />

montueux (Côte d'Azur, chaînons de Pro­<br />

vence, pontes des Cévennes, bordure pyrénéenne),<br />

ces eaux tombées.eh orages se précipitent dans les<br />

rivières qui roulent en quelques heures des flots<br />

furieux et arrachent tout, sur leur passage : lé<br />

débit de l'Hérault passe de 2 m* à 7500 3 fois<br />

celui de la Seine en crue. Quelques jours après ils<br />

n'ont plus que de minces filets d'eau au milieu<br />

d'un immense lit de sable (voir grav. n» 2). Var,<br />

Hérault, Vidourle, Aude même sont donc des<br />

torrents dangereux.<br />

La chaleur permet aux orangers, aux aloès, aux<br />

palmiers de pousser en pleine terre dans les lieux<br />

les mieux abrités, Nice par exemple (voir grav.<br />

n° 5). Les arbres ne perdent pas leurs feuilles en<br />

hiver (chênes-verts, chênes-liège) mais doivent se<br />

défendre contre la sécheresse; les feuilles qui évaporent.<br />

beaucoup sont toutes petites (oliviers,<br />

cyst.es). Il n'y a pas de prairies, car l'herbe épaisse<br />

a besoin de beaucoup d'eau, mais des garrigues<br />

où entre les cailloux poussent, çà et là, des lavandes,<br />

des herbes dures. Pas de grandes forêts humides<br />

et vertes, mais un mai/uis fait de buissons épineux<br />

impénétrables et de pins clairsemés, comme en Corse.<br />

Ce pays du soleil est celui des villégiatures d'hiver<br />

sur la Côte d'Azur. Nice (219 000 h.), Cannes,<br />

Menton attirent une clientèle cosmopolite.<br />

II. Le pays de l'olivier, de la vigne et des<br />

primeurs. — Si les pentes des montagnes ont peu<br />

de ressources (on relient par des murs la terre<br />

qu'emporteraient les averses et l'on fait sur ces<br />

terrasses quelques cultures de céréales, de vigne et<br />

d'oliviers), il y a trois riches plaines, le Roussillon,<br />

le Languedoc, le Comtat. Partout, l'olivier met son<br />

feuillage argenté; on fait la cuisine à l'huile; les<br />

huileries de Salon sont célèbres. La vigne trouve là<br />

d'excellentes conditions naturelles et donne des<br />

récoltes 4 à 5 fois plus abondantes que dans le reste<br />

de la France. Elle couvre tout le Languedoc (1 '2 de la<br />

production française); Nîmes, Bézier's et Montpellier<br />

(86 000 h.) sont les grands centres viticoles, et Sète<br />

le principal port d'exportation. Elle donne aussi<br />

des crus réputés dans la vallée du Rhône et le<br />

Roussillon (Banyuls), tandis que ses vins ordinaires<br />

sont aujourd'hui concurrencés par ceux d'Algérie.<br />

Les primeurs sont la richesse des pays qu'on a pu<br />

irriguer. Artichauts, choux-fleurs, tomates poussent<br />

plus tôt qu'ailleurs grâce à la chaleur, mais il leur<br />

faut beaucoup d'eau qu'on amène par des canaux,<br />

de la Sorgues et. de la Durance (Comtat et Crau), de<br />

l'Aiîly et de la Têt (Roussillon). La Côte d'Azur<br />

s'est spécialisée dans la culture des fleurs (voir<br />

grav. n° 29).<br />

A côté de ces 3 ressources fondamentales, noter<br />

l'élevage du mouton (transhumance nécessaire).<br />

Peu de richesses minières, sauf la bauxite du Var<br />

qu'on transforme en aluminium dans la Maurienne.<br />

III. La porte de l'Orient et de l'Extrême-<br />

Orient. — Couloir du Rhône et seuil du Lauraguais<br />

font communiquer la France avec le Midi méditerranéen<br />

et sa mer, une des plus fréquentées du globe<br />

et où les hommes voyagent depuis la plu3 haute<br />

antiquité. Marseille, à l'écart des boues du Rhône<br />

mais au débouché de la vallée, protégée par les<br />

caps Couronne et Croisette, les îles Pomègue et<br />

Ratonneau, est la 2» ville de France (800 000 n.)<br />

et notre 1 *' port (30 millions de tx et 9 millions de<br />

t. de marchandises). De là, on va en Afrique du Nord,<br />

dans le proche Orient, à Madagascar, en Extrême-<br />

Orient. Là arrivent la soie de Chine, le. riz d'Indochine,<br />

les primeurs et les laines d'Afrique du Nord,<br />

les oléagineux de l'A. O. F. De puissantes usines,<br />

installées dans la banlieue et jusque sur les bords de<br />

l'Etang de Berre, transforment certaines do ces<br />

matières premières, que Marseille ne peut pas.expédier<br />

par voie d'eau dans le reste de la France, le<br />

Rhône n'étant pas navigable. Il y a bien un projet<br />

d'aménagement du Rhône, mais c'est un projet.<br />

M.-L. et M. DKBESSB.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Cou (% é 0y^!" ire ^rTaym?rd! 5.70


274 LEÇONS <strong>DE</strong> CHOSES 23 Janv. 32<br />

C O U R S E L E M E N T A I<br />

Une houe.<br />

Matériel. — Une houe à fer plein, une houe à dénis;<br />

gravures représentant des houes à cheval.<br />

Réfléchissons. — Quels sont les outils dont<br />

se servent les jardiniers? Les principaux sont la<br />

bêche, la houe, le râteau, la binette. — Emploientils<br />

ces instruments au même moment ? »-> Les uns,<br />

comme la bêche, servent pour retourner la terre;<br />

d'autres, comme la ratissoire, servent après les se-<br />

. mis ou les plantations, pour entretenir la terre en<br />

parfait état de propreté.<br />

Observons une houe. — Quelles sont les parties<br />

qui composent l'outil ? »-* On distingue un<br />

manche et un fer. — Quelle est la forme du fer ?»-»•<br />

C'est celle d'un rectangle légèrement arrondi. —<br />

Examinons les extrémités du fer. »-» L'une se termine<br />

par un anneau puissant, destiné à recevoir le<br />

manche; l'autre est coupante, afin de mieux pénétrer<br />

dans le sol. — Comparons une houe et une bêche<br />

et notons les différences. >->• Dans la bêche, le manche<br />

se trouve dans le prolongement du fer; l'outil permet<br />

de couper une motte et de la retourner complètement.<br />

Dans la houe, le manche forme un angle<br />

avec le fer; celui-ci sert simplement à briser la croûte<br />

du sol, à l'ameublir. Le fer de la bêche est plus large<br />

et plus plat que celui de la houe. — Montrer aux<br />

élèves les deux sortes de houe,la houe à fer. plein et la<br />

houe à dents, et essayer de leur faire trouver<br />

ï'utilité de l'une et de l'autre. »-»• La houe à fer plein<br />

sert dans les terres légères; la houe à dents est<br />

employée, au contraire, dans les terres grasses ou<br />

dans les terres sales. — Les houes, que nous avons<br />

sous les yeux, sont des outils utilisés par les jardiniers<br />

et les horticulteurs. Qu'emploient les cultivateurs?<br />

»-»• Ceux-ci utilisent les houes à cheval<br />

de formes assez variées. Elles se composent d'un<br />

cadre rigide supportant des couteaux plus ou moins<br />

espacés. — A quelle époque se sert-on des houes ?<br />

»-» Surtout au moment des binages, quand il s'agit<br />

d'ameublir le sol et de le débarrasser des mauvaises<br />

herbes; ou encore, pour l'arrachage des pommes<br />

de terre.<br />

Exercices pratiques.<br />

Dessiner une houe en observant l'objet lui-même.<br />

Au jardin potager, apprendre à se servir d'une houe<br />

à main, ainsi que des autres instruments de binage.<br />

COU RS'MOYEN ET SUPERIEUR<br />

Le jardin : création et disposition.<br />

Matériel. — Gravures diverses; plans de corbeilles<br />

et de massifs; catalogues d'horticulteurs et de pépiniéristes.<br />

On appelle jardin un espace de terre cultivable,<br />

généralement de faible étendue, destiné à fournir<br />

les végétaux qui entrent dans l'alimentation journalière,<br />

soit comme légumes, soit comme fruits.<br />

Pour joindre l'utile à l'agréable, on réserve une<br />

partie du jardin pour la culture des fleurs.<br />

X. Particularités du jardin de rapport. —<br />

1. Emplacement. — Chaque fois que ce 6era<br />

possible ,1e jardin sera bien exposé à la lumière, et<br />

a l'abri des grands vents. Une terre en pente a des<br />

avantages, mais aussi des inconvénients, principalement<br />

pour l'évacuation des eaux.<br />

2. Etendue. — Le jardin doit être proportionné<br />

aux besoins à satisfaire, mais il faut rechercher le<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS.<br />

maximum de rapport avec le minimum de surface.<br />

Si les cultures s'échelonnent régulièrement, il est<br />

possible d'adopter l'unité de l'are par personne,<br />

exception faite de la culture des légumes tels que<br />

pommes de terre et haricots.<br />

3. Clôtures. — La meilleure est évidemment<br />

celle qui est faite do murs en maçonnerie; mais<br />

souvent il n'y faut pas songer. Les haies vives<br />

conviennent moins; elles abritent des animaux<br />

nuisibles, ennemis du jardin. Les clôtures en treillage<br />

ou grillage sont les seules dont le prix de revient<br />

soit abordable. On les complète heureusement par<br />

le système des brise-venls (conifères).<br />

4. Aménagement intérieur. — Les emplacements<br />

sont classés par ordre de valeur. Une bonne<br />

terre franche, bien meuble, est à rechercher. Si le<br />

sol est envahi par les mauvaises herbes ou s'il<br />

renferme des pierres et des cailloux, un nettoyage<br />

et un épierrement sérieux s'imposent d'abord.<br />

On règle ensuite l'équipement intérieur du jardin<br />

en ce qui concerne la distribution du fumier et do<br />

l'eau d'arrosage, l'aménagement des allées principales<br />

et secondaires çt des plates-bandes. Les grands<br />

espaces libres sont divisés en planches dont la disposition<br />

et l'étendue varient suivant l'importance<br />

des cultures que l'on désire faire.<br />

Pour que les planches bénéficient le plus possible<br />

de l'air et du soleil, au double point de vue<br />

de la chaleur et de la lumière, il convient de les<br />

diriger autant que possible du nord au sud ; de cette<br />

façon les plantes recevront toute la journée et dans<br />

toutes leurs parties, les rayons solaires.<br />

5. Jardin potager et jardin fruitier. — Il<br />

faut rompre avec l'ancienne pratique qui mélange<br />

les deux jardins. Leurs besoins sont, en effet, absolument<br />

différents.<br />

a) Les légumes demandant plutôt des fumiers<br />

azotés; les arbres exigent plutôt des phosphates et<br />

des engrais potassiques. Il n'y a donc pas concor<br />

dance entre les besoins des uns et des autres.<br />

b) D'autre part, en été, il faut arroser copieusement<br />

les légumes. Les arbres en ont moins besoin.<br />

c) Les arbres exigent parfois des traitements<br />

dangereux, à base de poisons. Il ne convient pas de<br />

placer les légumes en dessous.<br />

d) Mais surtout, les arbres privent d'air et de<br />

soleil les végétaux qui poussent sous leur branchage,<br />

et ces végétaux ne peuvent se développer.<br />

II. Différents jardins. — Les jardins potager,<br />

fruitier et d'agrément seront donc distincts. Dans<br />

le potager, des carrés spéciaux seront réservés aux<br />

végétaux qui séjournent plusieurs années au même<br />

endroit. Pour les autres, un roulement sera établi.<br />

Il faudra se rappeler qu'en principe, une terre qui<br />

vient d'être fumée convient â la culture des<br />

plantes dont on mange les feuilles (chou, salades,<br />

poireaux, etc...) ; l'année suivante, sans nouvelle<br />

fumure, elle convient aux racines (carottes, navets,<br />

etc.) ; l'année suivante aux graines (pois,<br />

haricots, etc...)<br />

Exercice pratique. I<br />

Etude pratique des dispositions exposées cl-.,<br />

dessus, dans le jardin scolaire de l'école.<br />

Questions.<br />

Comment faut-il choisirl'emplacement du jardin<br />

— Quels travaux préliminaires faut-il d'abord y<br />

exécuter? — Comment doit-on faire so succéder<br />

les différentes cultures du jardin? — Qu'appellet-on<br />

cô.tières? — Quelle est leur utilité? — Les<br />

semis faits ù proximité des arbres fruitiers no<br />

réussissent pas aussi bien que ceux faits dans les<br />

parties découvertes; pourquoi?<br />

JEAN CARON.<br />

Instituteur.<br />

_ Édition refondu*<br />

Cojrt moyen. par M. AYMARD. 5.80,


23 Janv. 32<br />

La toilette d u nourisson.<br />

ENSEIGNEMENT MÉNAGER<br />

Première toilette. — Lo grand ennemi du<br />

nouveau-né, c'est le froid.<br />

On le recevra donc dans une atmosphère d'au<br />

moins 20° et on l'enveloppera d'un lange de laine<br />

pour s'occuper, sans plus tarder, de ses yeux que<br />

menace la dangereuse ophtalmie. Après un lavage de<br />

chaque œil ô 1 eau bouillie, on y instillera quelques<br />

gouttes de citron ou mieux de nitrate d'argent au<br />

centième.<br />

On portera ensuite lo nouveau-né devant le feu<br />

ou à proximité d'une source de chaleur, et on enduira<br />

son corps de vaseline stérilisée afin de le débarrasser<br />

do l'enduit sébacé qui le recouvre. Après l'avoir<br />

essuyé avec une serviette bien chaude, on l'enroulera<br />

dans un lange également chauffé et on le posera sur<br />

le pèse-bébé où l'on aura, au préalable, fait la tare<br />

du lange. Un bébé moyen pèse environ 3 kg. Au-<br />

| dessus de ce poids, l'enfant est un beau bébé; audessous,<br />

c'est un bébé qui deviendra beau, quel que<br />

soit son poids, s'il est bien soigné.<br />

Le premier bain. — Le premier bain se donne<br />

immédiatement après la pesée, à condition qu'il<br />

puisse être donné dans d'excellentes conditions<br />

d'hygiène : eau bouillie entre 36° et 37°, chambre<br />

chaude et personne compétente. Si toutes ces conditions<br />

ne sont pas réunies, mieux vaut attendre pour<br />

baigner l'enfant que la plaie du nombril soit entièrement<br />

cicatrisée. Il y a là une porte ouverte à<br />

j l'infection. Les premiers bains, en tout cas, ne sont<br />

que des ïavagesrapides qui ne doivent pas demander,<br />

savonnage compris, plus de 3 minutes;<br />

L'enfant enveloppé dans un peignoir très chaud<br />

< est soigneusement asséché, poudré avec une poudre<br />

dont on n'a pas à craindre la fermentation : talc<br />

ou minéraline.<br />

Habillement, — Le ventre étant soigné et<br />

bandé, on procède à l'habillement qui est d'avance<br />

f préparé et tenu chaud.<br />

Trois chemises-brassières superposées, manches<br />

enfilées l'une sur l'autre : la première en toile de<br />

lin fine et souple, usagée de préférence, la seconde<br />

gl en flanelle, la troisième en finette ou en piqué.<br />

Les trois enveloppes. — Pourquoi trois bras-<br />

{ sières et pas une seule brassière épaisse et chaude ?<br />

[ Farce que l'air sec est le meilleur des isolants et<br />

que trois vêtements superposés enferment trois<br />

couches d'air immobiles qui formeront trois barrières<br />

pour arrêter l'air mouvant qui viendrait<br />

enlever au petit corps une partie de ses calories,<br />

selon les lois du rayonnement. .<br />

Dangers de l'humidité.— Mais n'oublions pas<br />

que c'est l'air sec qui est mauvais conducteur. Un<br />

vêtement humide ou moite ne serait plus un isolant<br />

et deviendrait un danger de refroidissement. Les<br />

brassières de bébé auront donc été blanchies longtemps<br />

d'avance et tenues longuement au chaud<br />

au moment de les utiliser. On peut les chauffer<br />

devant une source de chaleur ou en les repassant,<br />

ou en les enroulant sur une bouillotte, à la condition<br />

| expresse que la bouillotte, hermétiquement close,<br />

ne produise aucun dégagement de vapeur d'eau.<br />

1 Toile,<br />

laine, coton, — Pourquoi la première<br />

enveloppe en toile de lin, de préférence ? Parce que<br />

Je tissu de Un se laisse facilement pénétrer par la<br />

transpiration,. ce qui entretient uno certaine fraîcheur<br />

autour du corps. Pourquoi la deuxième enveloppe<br />

en laine 1 Parce que la laine aux fibres frisées<br />

emmagasine de l'air et, par suite, agissant comme<br />

isolant thermique, régularise l'évaporalion de la<br />

sueur et par Ift même réglemente la déperdition de<br />

Chaleur. Pourquoi une troisième enveloppe en<br />

coton ? Pa^ce que le coton duveteux participe des<br />

vertus isolantes de la laine,- et qu'il présente do plu^<br />

l'avantage d'être plus facilement lavable et do<br />

pouvoir être lessivé. '<br />

La troisième enveloppe qui pourrait bien prendre<br />

la forme d'une blouse, d'une robe, a surtout pour<br />

objet do préserver tout l'ensemble du vêtement.<br />

Le maillot. — Nous n'avons encore couvért que<br />

la partie supérieure du corps, il s'agit maintenant<br />

de préserver le reste. Le reste, c'est-à-dire la partie<br />

qui recevra les évacuations.<br />

Posons quelques principes :<br />

a)' Le tissu destiné à être mouillé doit être de<br />

telle nature qu'il ne produise sur le corps ni échauffement<br />

ni ecchymoses, donc pas de tissu duveteux,<br />

pas de tissu rude.<br />

La toile usagée ou les cotons spécialement travaillés<br />

que l'on trouve dans le commerce conviennent seuls<br />

pour les couches.<br />

b) Les mouvements physiologiques de l'enfant,<br />

c'est-à-dire le jeu de la respiration et les mouvements<br />

des organes digestifs : estomac, intestin, ne doivent<br />

être, en aucune façon, contrariés par le vêtement.<br />

Par contre, le squelette, encore en voie de formation,<br />

a besoin d'être légèrement soutenu, particulièrement<br />

au long de la colonne vertébrale.<br />

En conséquence ; Pas de maillot serré gui immobiliserait<br />

le petit corps.<br />

Mais un corselel maillot qui soutiendra le dos sans<br />

comprimer la poitrine et le ventre '.<br />

Ce corselet est formé d'une bande de molleton<br />

échàncrée aux aisselles, bordée de lacet et terminée<br />

par deux pattes qui s'entre-croisent pour venir<br />

s'attacher devant.<br />

Le corselet étant posé, il reste à draper les couches<br />

disposées en triangles et au nombre de deux Î<br />

а) Une couche de toile ou de tissu spécial;.<br />

б) Un triangle dont le milieu est en tissu éponge.<br />

Ces couches étant serrées à la taille, on en relève<br />

la pointe entre les jambes du nourrisson afin qu'elles<br />

jouent le rôle d'une culotte et contiennent les matières<br />

d'évacuation. On les fixe soit sur le corselet,<br />

soit dessous.<br />

Préservons les pieds, — Il est nécessaire de<br />

maintenir aux pieds assez de chaleur pour que la<br />

circulation se fasse d'une façon régulière. On les<br />

habillera de lame : bas et chaussons très amples et<br />

tricotés de façon à emmagasiner beaucoup d'air-<br />

Et pour terminer? — Les deux premiers mois,<br />

nous envelopperons le petit paquet ainsi préparé<br />

dans un lange de laine laissé très lâche; mais, très<br />

rapidement et selon la saison; nous remplacerons<br />

ce lange par une culotte qui maintiendra les couches.<br />

Notre bébé verra compléter sa toilette par un<br />

costume de laine tricotée : veste et culotte, un grand<br />

col bavoir ou une petite blouse lavable.<br />

Le change. — Le nourrisson mouille souvent ses<br />

couches. Il faut le changer après chaque tétée, avant<br />

de le remettre dans son berceau.<br />

Tous les objets nécessaires étant préparés d'avance:<br />

eau bouillie, ouate, poudre, couches, l'opération se<br />

fait très vite et sans risque de refroidissement, si<br />

l'on a soin de se tenir dans un lieu suffisamment<br />

chauffé et exempt de courants d'air.<br />

La toilette minutieuse du visage et des mains<br />

ne se fait qu'une fois par jour, le matin; le bain<br />

se donne de préférence le soir.<br />

MARIE BOUTIEH.<br />

Directrice d'école.<br />

î. Le patron d'un corselet-maillot est donné dans \'Éducation<br />

mAnaeèra. dp M. RnwtiVr (Ha^heft«.)<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. $£?TéiuZs.^ gffk'%VM?Ra. .50


276 TRAVAIL <strong>MANUEL</strong> 23 Janv. 32<br />

Les biais.<br />

Le biais d'un tissu est le sens de la diagonale<br />

par rapport à la chaîne et à la trame.<br />

Pour obtenir du biais, il faut donc couper l'étoffe<br />

lobliquement, et ne pas dévier, car le faux biais ne<br />

iConvient pas en couture. Il se déplace, tourne de<br />

itravers, forme des boursouflures, qui, en s'aplatis-<br />

Isant au fer, provoquent des faux plis.<br />

I Le bon biais, au contraire, est élastique, prend<br />

facilement les formes qu'on veut<br />

lui donner et notamment la<br />

forme arrondie. C'est pourquoi<br />

on se sert de petites bandes do<br />

biais pour border les encolures<br />

et les emmanchures.<br />

Pour obtenir du biais, on utilise<br />

une règle et un crayon. On<br />

trace une diagonale à un des angles<br />

droits du tissu, puis, à partir<br />

de cette diagonale qui indique<br />

le sens du biais, on mesure à<br />

chaque extrémité de l'étoffe la<br />

argeur de la bande que l'on désire obtenir. On relie<br />

ensuite les deux points obtenus par une raie au<br />

[crayon faite à la règle et on coupe la bande en<br />

(suivant les deux raies tracées.<br />

; Pose d'un biais. — La pose des biais comporte<br />

ideux opérations principales.<br />

La première opération<br />

•consiste à mettre l'endroit<br />

du biais à plat sur l'endroit<br />

de l'étoffe, le long<br />

de ce que l'on doit bor-<br />

'der, puis à le maintenir<br />

par un point de bâti, enfin à le fixer par un point<br />

devant régulier.<br />

Lorsque la première couture est achevée, on enlève<br />

le bâti, puis on retourne le<br />

biais en l'écrasant sur l'endroit<br />

à la hauteur de la première<br />

couture ; on le fait<br />

ensuite passer à cheval pardessus<br />

le bord de l'étoffe<br />

qu'il doit emprisonner, on<br />

forme un rempli de 2 mm.<br />

environ et on rabat le biais en le maintenant<br />

par un point d'ourlet qui ne doit pas percer à l'endroit.<br />

Un biais â plat se replie exactement à la couture,<br />

à la manière d'un faux ourlet.<br />

II n'apparaît pas à l'endroit<br />

!parce qu'il est entièrement<br />

maintenu à plat sur l'envers,<br />

soit par un point d'ourlet, soit<br />

par un point de chausson. De<br />

jtoute façon, ces deux sortes de points percent sur<br />

jl'endroit, puisqu'il n'y a qu'une seule épaisseur de<br />

tissu.<br />

Le biais gansé est formé par une bande de biais<br />

i»»miHmnimnininiiiiiiiii-iiii 2 3<br />

pliée en deux, entre laquelle<br />

on introduit une<br />

ganse, c'est-à-diro un<br />

petit cordonnet rond qui<br />

donne du relief. Ce cordonnet<br />

est maintenu en<br />

place par un point devant.<br />

Ce biais qui sert en<br />

couture à monter les<br />

manches des blouses,<br />

îles empiècements des chemisiers, les volants des<br />

robes, est introduit entre la manche et l'em­<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS . Cour.i aupér cttr.<br />

manchure, l'empiècement et le corps du chcmi-'<br />

sier, le volant et Ja robe. Il est posé A plat aux<br />

emmanchures, le pied au bord de l'emmanchuro<br />

et la ganse fournée vers l'intérieur du corsage,<br />

puis il est cousu au point devant ou au point arrière;<br />

à la base du cordonnet. La manche vient rabattre!<br />

sur le biais, au niveau du point de couture, à l'aide,<br />

d'un point de mode invisible. t<br />

Pour la confection du biais gansé, on se sert de<br />

bandes de biais de 2 cm. environ et d'un cordonnet;<br />

de 1 mm. à 1 mm. 5 de diamètre. Le biais à cheval,j<br />

très employé en haute couture et en lingerie dé<br />

luxe, varie de hauteur selon la légèreté de l'étoffe et<br />

la nature de l'objet que l'on confectionne. Dans<br />

les soieries, les linons, les mousselines, les biais<br />

sont très petits; tout posés, ils mesurent de 3 i<br />

3 mm. environ. Dans les cotonnades, les lainages,<br />

ils peuvent atteindre un demi-centimètre, ù cause<br />

de l'épaisseur du tissu.<br />

Le biais ù plat est plus large. Lorsque la pose est<br />

achevée, il mesure environ<br />

X cm. de hauteur.<br />

Lorsque 'les bandes de<br />

biais ne sont pas assez longues<br />

pour border une encolure<br />

ou une emmanchure,<br />

on en rajoute plusieurs, l'une au bout de l'autre,<br />

il faut alors avoir soin de l'aire les coutures sur le<br />

droit fil.<br />

Avant de poser la bande de biais, on écrase la<br />

couture au milieu et, si l'on ne peut la repasser au<br />

fer, on maintient les bords écartés à l'aide d'un point<br />

de bâti, sans nœud ni arrêt, et qu'il est facile d'enlever<br />

quand le biais est monté.<br />

Application. —Les boutonnières bordées. —<br />

On pratique les boutonnières bordées dans les vêtements<br />

de dessus : robes-manteaux, gilets, paletots,<br />

jaquettes, en tissus généralement épais.<br />

Elles s'exécutent avant d'avoir achevé ta paremonture<br />

du vêtement parce que, les boutonnières<br />

se bordant sur une seule épaisseur do l'étofïe, la<br />

parementure vient rabattre autour de chacune<br />

d'elles; on arrive ainsi .à dissimuler l'envers delà<br />

boutonnière.<br />

Pour exécuter une boutonnière bordée de 2 cm.<br />

environ, on commence par bâtir un petit rectangle<br />

de biais do 3 cm. 5 de long et 2 cm. 5 do large sur<br />

l'endroit du tissu, exactement où doit se faire la<br />

boutonnière, et perpendiculairement au bord du<br />

vêtement. Puis on coupe le biais et l'étoffo en formant<br />

une Tente droite terminée à ses deux extrémités<br />

par deux autres petites fentes rappelant la queue<br />

d'une flèche.<br />

On coud ensuite le biais au vêtement en suivant<br />

un petit rectangle qui emprisonne la fente ainsi<br />

faite. On introduit l'étoffe du biais dans la fente<br />

pour la faire passer à l'envers, afin de la rabattre.<br />

Les bords de la boutonnière se trouvent bordés k<br />

cheval. Pour éviter à la boutonnière de se déchirer,<br />

on ménago à chacune de ses extrémités un arrêt<br />

fait de fils tendus recouverts d'un point de boutonnière.<br />

L'envers do la boutonnière est caché sous la<br />

parementure dont la fente aux bords rempliés sur<br />

l'envers vient correspondre exactement à celle<br />

de la boutonnière et y est maintenue par un point<br />

de mode.<br />

Mlle THOMAS.<br />

Édition refonduo<br />

par M. AYMARD. 12 fr.


» ;<br />

PARTIE SCOLAIRE : LA GARONNE 23 Janv. 32 23 Janv. 32<br />

<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong><br />

LA GARONNE<br />

I. LE COURS<br />

LA GARONNE A TOULOUSE<br />

photo Compagnie Aérienne française.<br />

Rivière de débit médiocre à l'origine, la Garonne est grossie de nombreux torrents et surtout de l'Ariège avant d'arriver à Toulouse, où elle n'est plus qu'à 122 m. d'altitude. Quand des pluies nobreuses<br />

coïncident avec une brusque fonte des neiges, Toulouse subit alors des inondations terribles (1875). La ville s'étend dans une vaste plaine alluviale, entre la rive droite du fleuve et le canal du<br />

Midi. Près du seuil de Lauraguais, au point de contact entre le midi océanique et le midi méditerranéen, Toulouse fut la capitale politiqued de l'ancien Languedoc; elle est restée le foyer intellectuel et<br />

artistique le plus actif du sud de la France. C'est en même temps un marché agricole et un centre d'industries agricoles. Sur la gravure, la Garonne roule assez peu d'eau; à noter qu'un large banc de sab.e<br />

s'est amassé sur la rive convexe du fleuve, et qu'une digue a été con^niite^urJa_jjve_çonça^ L


PARTIE S COLAIRE : L A GARONNE 23 Janv. 32<br />

II. LA GARONNE A BOR<strong>DE</strong>AUX<br />

<strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> D E L INSTRUCTION <strong>PRIMAIRE</strong><br />

LE PORT Cliché Yvon.<br />

Bordeaux (250 000 hab.), métropole commerciale et maritime du Sud-Ouest, est situé sur la rive gauche de la Garonne, à 100 km. de l'Océan, à 25 km. en amont du confluent de la Garonne et de la Dordogne.<br />

La ville se développe en demi-cercle suivant la courbe du fleuve qui s'étale sur 500 à 700 m. de large. Un pont sépare le port fluvial du port maritime. On remarquera, sur les deux gravures, imparfaitement<br />

raccordées d'ailleurs, le développement considérable des quais(9 km. environ), le nombre des navires amarrés, les grues, les hangars et les voies ferrées. Sur la rive droite, le quartier industriel de la Bastide.


2 3 Janv. 32 LES TEXTES FRANÇAIS EXPLIQUÉS : COURS COMPLÉMENTAIRE 65<br />

Voltaire. Histoire de Charles XII.<br />

{La mort de Charles XII).<br />

I, But de l'exercice. — C'est de montrer avec<br />

quel art Voltaire, en ayant l'air de faire une narration<br />

objective, prouve par le seul récit des fjîiis,<br />

habilement choisis et groupés, ce qu'il considère<br />

.comme la vérité historique. La ciuestion de savoir<br />

si Charles XII avait été assassine ou avait été tué<br />

accidentellement était très controversée, ou plutôt<br />

l'opinion publique en Suède et en Allemagne ne<br />

doutait pas de l'assassinat; elle désignait même<br />

l'assassin, Siquier, aide de camp du roi de Suède.<br />

Bien plus, celui-ci s'était accusé lui-même à Stockholm<br />

dans un accès de fièvre chaude. Néanmoins<br />

Voltaire, qui jugeait l'être humain incapable de<br />

méchanceté atroce, no croyait pas à l'assassinat.<br />

Son récit tend à démontrer que la mort fut accidentelle.<br />

II. Les circonstances de la mort, —• Voltaire<br />

noiis avertit lui-même que « les moindres circonstances<br />

sont essentielles »: assurons-nous donc que<br />

les élèves comprennent parfaitement tous les<br />

'termes techniques employés par l'historien et se<br />

représentent exactement la topographie des lieux<br />

et la configuration des ouvrages de fortification.<br />

Pour cela demandons-leur de faire des dessins et des<br />

croquis. Qu'ils indiquent sur une feuille dé papier,<br />

par une croix ou un rond, l'emplacement de la ville<br />

assiégée et qu'ils tracent le plan des travaux d'approche,<br />

boyau et parallèles; enfin qu'ils marquent<br />

sur ce croquis un endroit analogue à celui où Charles<br />

XII a été tué.<br />

C S > Tlaon assiégée<br />

S>/ r " mrmnmn.m— '<br />

J)\reclioTvdG><br />

l'ennemi,<br />

a) Première parallèle.<br />

a'J Deuxième parallèle,<br />

a' ) Troisième parallèle inacîievôo que continuaient les<br />

travailleurs.<br />

b) Boyau reliant les parallèles.<br />

+ ) Endroit où s'était arrêté Charles XII.<br />

Demandons-leur ensuite do dessiner un profil<br />

de tranchée et de nous représenter la position du<br />

roi au moment où il fut frappé.<br />

tyircflù><br />

cLoLanTL 'exinenùL<br />

a) Talus intérieur. *— b) Parapet.<br />

La disposition des lieux étant bien comprise,<br />

raisonnons.<br />

III. Impossibilité de l'assassinat. — Il y a,<br />

selon Voltaire, des impossibilités morales et une<br />

impossibilité matérielle.<br />

A) Impossibilités morales. — La mort a eu des<br />

témoins; d'abord l'ingénieur Mégret. Faut-il donc<br />

supposer qu'il fut complice de l'assassinat, au<br />

moins par son silence; dans ce cas,c'estdeux hommes<br />

qu'il faut charger du crime au lieu d'un. Bien plus,<br />

les officiers suédois, qui à coup sflr ne furent pas<br />

complices;se tenaientà quelques pasen arrière. Assas»<br />

sine-t-on un roi à la barbe d« son état-major 1<br />

B) Impossibilité matérielle, La balle, nous<br />

dit Voltaire, pesait une demi-livre; elle avait fait<br />

un trou dans lequel on pouvait enfoncer trois<br />

doigts. Or nous savons qu'au xvrti• siècle «les<br />

balles dont on charge les petites armes à feu sont<br />

de vingt-six sortes différentes, numérotées selon<br />

la quantité qu'il faut pour faire une livre pesant :<br />

la sorte la plus grosse esl de huit à la livre ». (Encyclopédie,)<br />

Donc la balle pesant une demi-livre et<br />

grosse comme un œuf de pigeon qui frappa Charles<br />

XII, ne provenait pas d'une arme à feu portative et<br />

on ne peut pas supposer que Siquier dissimulait<br />

une couleuvrine sous son manteau.<br />

IV. Vraisemblance et probabilité de l'accident.<br />

— a) Le roi a commis l'imprudence de<br />

s'arrêter dans un endroit dangereux, repéré, arrosé<br />

{une ballcrie de canons pointée vis--à-ms de l'anale<br />

où il élail).<br />

b) Il aggrave cette imprudence en g'exposant<br />

à découvert.<br />

c) Le canon tirait à cartouches, c'est-à-dire qu'il<br />

lançait, en guise de projectiles, des espèces de boîtes<br />

en carton rempiles de balles fit de ferraille, nui sont<br />

les ancêtres des shrapnells. Donc la balle qui<br />

a frappé Charles XII a très bien pu provenir d'un<br />

canon.<br />

Conclusion. — Des faits, tels que les rapporte.<br />

Voltaire, une conclusion se dégage et s'impose<br />

d'une manière invincible : Charles XII n'a pas été<br />

assassiné par Siquier; il a été frappé par un projectile<br />

lancé par l'artillerie ennemie. La déduction<br />

est parfaitement correcte,.. Mais Voltaire<br />

a été mal renseigné,<br />

V. Lacunes et erreurs de la documentation<br />

de Voltaire. — 1° La balle ne fut pas retrouvée;<br />

on ne peut connaître son poids,<br />

2° Une commission de médecins qui examina<br />

en 1746 le criine de Charles XII constata que<br />

l'orifice d'entrée de la balle avait un centimètre<br />

et demi d e long e t quatre millimètres et demi da<br />

large. Par contre, du côté de la sortie, toute la tempe<br />

était arrachée. Voltaire dit qu'on pouvait enfoncer<br />

trois doigtsdans le trou, c'est vrai, mais dans l'orifice<br />

de sortie, ce qui ne prouve rien touchant le<br />

calibre du projectile.<br />

3° Le crâne a été traversé horizontalement; or<br />

Fredrickshall était sur une roche élevée; l'artilleria<br />

exécutait un tir plongeant.<br />

. 4° Pour traverser le crflne do part en part, 1<br />

a fallu que la balle Tût tirée de près; la balle d'une<br />

boite à mitraille n'a pas une pareille pénétrât) m,<br />

5° Voltaire aurait dû attacher plus d'importance<br />

au geste Instinctif de Charles XIJ portant la main<br />

ô son épée. Bul'fon l'a mieux interprété : « Cette<br />

douleur mortelle n'était donc pas excessive, puisqu'elle<br />

n'excluait pas la réflexion : il se sentit attaqué,<br />

Il réfléchit qu'il fallait se défendre. » [De l'homme.)<br />

Conclusion. — Voltaire tenait évidemment<br />

ses renseignements de Siquier lui-même qui l'a<br />

induit en erreur; il a conclu trop vite.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. p!ttâ°d f tn"ïoîro. 1 vol. in-J6,<br />

111., cart. •<br />

CHEVAILI.ÎER.<br />

. 15 fr.


CG SCIENCES NATURELLES : COURS COMPLÉMENTAIRE 23 Janv. 32<br />

Fruit. Graine. Germination.<br />

I. Fruit. — Le fruit provient du développement<br />

du pistil. Les parois de l'ovaire donnent le<br />

péricarpe qui peut être charnu (fruits charnus)<br />

ou non (fruits secs).<br />

Principaux fruits charnus. — 1. Baie : le péricarpe<br />

est complètement charnu; ex. : raisin.<br />

2. Drupe: la partie la plus profonde du péricarpe<br />

s'est lignifiée pour donner l'enveloppe du noyau;<br />

ex. : cerise.<br />

La poire, la pomme sont aussi des drupes, la<br />

membrane parcheminée qui enveloppe les pépins<br />

est l'équivalent de la partie lignifiée du noyau.<br />

Principaux fruits secs. — Leur péricarpe est<br />

mince. A maturité ils peuvent s'ouvrir (déhiscents)<br />

ou non (indéhiscents).<br />

Déhiscents : le follicule s'ouvre par une fenle<br />

(fig. 1 a), ex. : pivoine; la gousse s'ouvre par deux<br />

lentes (fig. 1 b), ex : haricot; la silique s'ouvre par<br />

quatre fentes (fig. 1 c), ex. : chou; la capsule s'ouvre<br />

o n<br />

Fig. 1. — Ouverture des fruits.<br />

par un couvercle (mouron) ou par des pores (coquelicot)<br />

(fig. 1 d, e).<br />

Indéhiscents : l'akène, dans lequel le péricarpe<br />

est nettement distinct du tégument de la graine,<br />

ex. : renoncule, carotte; le caryopse, dans lequel<br />

péricarpe et tégument de la graine sont soudés,<br />

ex. : blé.<br />

II. Graine. — Provient du développement de<br />

l'ovule. L'œuf-embryon donne la plantule, l'œufalbumen<br />

donne les réserves. La plantule comprend :<br />

radicule, tigelle, gemmule et des cotylédons. Le<br />

nombre des cotylédons a permis la classification<br />

en dicotylédones et monocotylédones. Si les réserves<br />

restent distinctes de la plantule, on a une graine<br />

ù albumen (ricin). Si les réserves sont digérées par<br />

la plantule au fur et à mesure de leur formation<br />

et accumulées dans les cotylédons, on a une graine<br />

sans albumen (haricot).<br />

Étude d'une graine de ricin.— Matériel:2 graines<br />

par élève, un canif, une loupe. (On trouve des<br />

graines chez les marchands grainetiers.)<br />

Extérieur. Graine ovoïde légèrement aplatie<br />

sur les deux faces, à tégument externe marbré.<br />

Tegnmtnlu interne.<br />

Cotylédon^ ~<br />

AlbuznejîJf^<br />

-Caroncule.<br />

AlbumeK^/f<br />

CctyTjédow..L<br />

.Téyum&ik.S<br />

J.Couye selonAB o<br />

Fig. 2.<br />

A l'une des extrémités, excroissance formant la<br />

caroncule (fig. 2 a). Le tégument externe est dur :<br />

l'enlever par fragments avec la pointe d'un canif.<br />

Intérieur. On isole une masse blanche enveloppée<br />

d'un second tégument, fin (graine à 2 téguments).<br />

Couper transversalement la masse blanche, on distingue<br />

extérieurement le tégument, au centre<br />

2 membranes piissées et accolées constituant les<br />

2 cotylédons et entre cotylédons et tégument<br />

les réserves ou albumen (fig. 2 b). Prendre une seconde<br />

graine, la décortiquer, et, en tenant compte<br />

des observations précédentes, la séparer en deux<br />

entre les cotylédons. On obtient alors sur l'une<br />

des parties : tégument, albumen en partie recouvert<br />

par un cotylédon foliacé présentant des nervures<br />

(très visible à la loupe). A la base de ce cotylédon<br />

on remarque la plantulo courte, avec ses différentes<br />

parties peu distinctes. L'autre moitié porte la<br />

second cotylédon (fig. 3 c).<br />

Nature des réserves. Frotter un fragment de<br />

papier avec une partie de l'albumen, tache translucide<br />

montrant la présence d'un corps gras.<br />

Etude d'une graine de haricot. — Matériel:<br />

2 graines par élève, ramollies par un séjour de 2<br />

heures dans l'eau, et 1 graine sèche; canif, loupe,<br />

Extérieur. Forme d'un rein avec couleur variable<br />

suivant la race. Sur la face concave, on remarque une<br />

partie ovale, cicatrice de l'attache .du grain à la<br />

/~v—SaBHc-daUt<br />

I 'M planhtle.<br />

l T2Bs<br />

—Planlul»<br />

r —Cv ùjlédoJV<br />

Fij. 3.<br />

Qonnwie<br />

Tigelle<br />

i "Radiai l&<br />

gousse (hile), au-dessus un petit trou surtout visible<br />

à la loupe est le vestige du micropyle de<br />

l'ovule. Au-dessus, une légère saillie du tégument<br />

révèle la présence de la plantule (fig. 3 a).<br />

Intérieur. Enlever le tégument, la plantule est<br />

mise à nu avec ses 2 cotylédons (graine à 1 tégument).<br />

Ecarter les 2 cotylédons et remarquer leurs<br />

relations avec la plantule. Les séparer, l'un porte<br />

la plantule (fig. 3 6), l'autre son empreinte. Détacher<br />

la plantule et l'examiner à la loupe pour distinguer<br />

les diverses parties.<br />

Nature des réserves. Briser un cotylédon, déposer<br />

sur la tranche une goutte d'eau iodée, colora<br />

tion violet foncé,caractéristique de l'amidon.<br />

III. Germination. — Nécessité pour la graine<br />

d'être complète, mûre et d'avoir conservé son pouvoir<br />

germinatif. Nécessité pour le milieu d'apporter<br />

de l'humidité, de l'air, de la chaleur.<br />

Germination du haricot. Utiliser des bottes à<br />

conserves à fond perforé pour permettre l'arrosage,,<br />

les remplir de terre et les maintenir à température<br />

do 12 à 15" après ensemencement des haricots<br />

à faible profondeur. Arroser<br />

régulièrement.<br />

Opérer parallèlement la „ .<br />

germination dans une « W f<br />

assiette présentant au fond<br />

2 couches de papier filtre<br />

ou 2 couches d'ouate entre<br />

lesquelles on dispose les<br />

Fig. 4.<br />

fcj<br />

£alt.<br />

graines. L'arrosage est obtenu par le dispositif<br />

de la figure 4; surveiller, car il arrive que l'eau soit<br />

trop abondante, arrêter alors l'arrosage. — L'assiette<br />

permettra de suivre les premières phases<br />

de la germination : 1. Ridement du tégument qui<br />

absorbe l'humidité le premier; 2. Gonflement de la<br />

graine; 3. Sortie de la radicule par le micropyle<br />

delà graine; 4. Ouverture des cotylédons et allongement<br />

de la tigelle. La culture en pot montre: 1. Les<br />

cotylédons portés au-dessus du sol et se chargeant<br />

de chlorophylle; 2. Le développement de la gemmule;<br />

3. Le flétrissement progressif et la chute<br />

des cotylédons.<br />

REMARQUES. Latigello donne la portion de la tige<br />

comprise entre le sol et les cotylédons. Les 2 premières<br />

feuilles issues de la gemmule sont simples<br />

et opposées tandis que les autres sont composées<br />

et alternes (polymorphisme foliaire).<br />

On pourra faire germer des petits pois et on<br />

notera que les cotylédons ne sont pas portés audessus<br />

du sol.<br />

P. PlCIIAnD,<br />

Agrégé des Sciences naturelles.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et DRSCHAMPS. Hls oire do France 1 vol. in-16, 1 .SH<br />

•"•"•••"••••••••••••«•"M j)jxr l ,mago~ îll,, cart. • • v '


23 Janv. 32 GÉOGRAPHIE : COURS COMPLÉMENTAIRE 67<br />

La Norvège.<br />

En bordure de l'Atlantique, elle s'allonge suivant<br />

le sens des méridiens sur près de 2000 km. Ses caractères<br />

géographiques essentiels sont la conséquence<br />

de ce fait fondamental. Couvrant une superficie de<br />

320 000 km (plus que les Iles Britanniques), la<br />

'Norvège n'est au nord qu'un simple liséré littoral<br />

large parfois de 12 km., mais elle s'enfle au S. en une<br />

masse continentale large de 500 km. Elle offre l'aspect<br />

d'un massif archéen et primaire disloqué par<br />

de profondes fractures et sculpté par les glaciers :<br />

au S., des plateaux do 1000 à 1500 m., les Fjeld,<br />

la rattachent à la Suède et culminent au Galdhoping<br />

(2560 m.) ; au centre la dépression do Trondjern<br />

J500 m.) est lagrando voie de passage de la péninsule:<br />

au N. les Kjolen, montagnes usées, sont découpées<br />

en massifs isolés et tombent en abrupt sur l'Atlantique.<br />

Le climat devient plus froid à mesure qu'on<br />

se rapproche du pôlo ou qu'on s'élève, mais il est<br />

plus doux que ne le laisseraient supposer la latitude<br />

et le relief (Bergen : moy. de janv.,— 1°; moy.de<br />

juil., + 14° 1/2), grâce à l'influence de la mer dont<br />

les vents tièdes apportent des pluies abondantes<br />

(Bergen 1 m. 86; comparer à Stockholm, 44 cm.<br />

seulement). Les différences de climat déterminent<br />

les 3 paysages caractéristiques : la bordure circumpolaire,<br />

la frange maritime centrale, la région<br />

continentale des fjeld.<br />

I. Le pays du soleil de minuit. — Il comprend<br />

la province du Finmark, plateau peu élevé, semé<br />

de lacs et de tourbières, peuplé de Lapons. Paysage<br />

de toundra, jaunâtre et triste, sans arbrss, presque<br />

sans végétation, où la densité de la population<br />

tombe à 1 hab. au km 3 . Suivant la saison, les jours<br />

et les nuits ont des différences de durée considérables;<br />

au N. de Tromsoë, le soleil disparaît de novembre<br />

à janvier. Des vents violents s'engouffrent<br />

dans le Vest Fjord; des tourbillons dangereux ont<br />

donné une sinistre réputation au Malstrom, au large<br />

des Lofoten. C'est pourtant en bordure de cet<br />

océan redoutable que se blottissent les quelques<br />

centres de vie : Narvik,'Tromsoë, Hammerfést. Le<br />

poisson est la grande ressource; aux Lofoten,<br />

30 000 pêcheurs viennent en mai capturer la morue.<br />

II. Le pays des fjord. — Il s'étend du cercle<br />

polaire au S. de Bergen. Région maritime, pittoresque<br />

et active. La côte rocheifse est précédée de<br />

milliers d'îlots formant une sorte de rempart (le<br />

Skiœrgaard) et abritant en arrière un chenal trani<br />

quille où la navigation est très sûre. Elle est très<br />

I profondément articulée par les fjord, oiï la sonde<br />

dépasse parfois 1000 m. (Sogne Fjord 1245 m.) et<br />

qui s'avancent jusqu'à 150 km. à l'intérieur, entre<br />

'des parois abruptes d'où tombent des cascades :<br />

[vallées sculptées par les gigantesques glaciers scan-<br />

! dinaves des périodes glaciaires. Le glacier a disparu,<br />

la mer a envahi les vallées en U, mais on trouve<br />

: encore, au débouché du fjord, l'ancienne moraine<br />

[frontale qui forme-un bourrelet sous-marin. Climat<br />

^gal et relativement doux, attiédi par les vents d'O.<br />

et peut-être une branche du Gulf-Stream. Bergen<br />

a 90 jours de gelée, et la mer ne gèle presque jamais<br />

jusqu'au Gap Nord. La vie se concentre sur l'étroite<br />

terrasse littorale et sur les terrasses glaciaires. Là se<br />

pressent les villages, entourés de maigres cultures<br />

d'avoine, d'orge, de pommes de terre, rendues possibles<br />

par la longueur des jours d'été. Sur les pentes<br />

-s'étendent des forêts très importantes vers le S. où<br />

jle bouleau, puis le hêtro, remplacent le sapin. Les<br />

(Chutes d'eau alimentent de puissantes usines hydrojélectriques<br />

(Stavanger). Au-dessus, l'altitude crée<br />

(des conditions climatiques polaires impropres à la<br />

ivie. La ressource essentielle est la pêche do la morue,<br />

du hareng et, dans les fjord, du maquereau et du<br />

saumon. Les villes sont des ports: Bergen (96 000 h.),<br />

ancienne métropole de la Norvège, exporte du<br />

poisson.Trondjem (55 000 h.) est au débouché d'une<br />

dépression active, couloir d'usines par où passent les<br />

chemins de fer de Stockholm et d'Oslo. Stavanger<br />

(40 000 h.) a des industries métallurgiques.<br />

III. Le pays des fjeld. — Il se développe<br />

surtout dans la partie méridionale de la Norvège.<br />

Le centre de la région est occupé par de hauts<br />

plateaux stériles, les fjeld, modelés par d'anciens<br />

glaciers, couverts de blocs erratiques, semés de lacs,<br />

hérissés de pitons. Ils portent encore aujourd'hui<br />

les plus vastes glaciers d'Europe (le Jostedal a<br />

140 km. de long sur 30 de large). De profondés et<br />

larges vallées entaillent ces plateaux : 1 Osterdat,<br />

vallée du Glommen, est la plus importante. Le climat,<br />

moins égal que celui de la côte O., rappelle le<br />

climat suédois; la côte S. qui borde le Skajerrak<br />

présente des écarts de température considérables.<br />

Oslo a — 4° 1/2 de moy. en janv. et + 17° en juil.:<br />

120 jours de gelée. La pluie dimiflue au S.-E. : Oslo.<br />

58 cm. Ce n'est pas une région de pêcheurs, mais de<br />

bûcherons, d'éleveurs et de cultivateurs. La vie se<br />

concentre dans les vallées où l'on élève' les bœufs et<br />

les moutons, où poussent d'épaisses forêts de hêtres,<br />

où l'on cultive les céréales des pays froids, et le long<br />

du littoral sud où grandissent les villes. La capitale,<br />

Oslo 255 000 h., au centre d'un vaste bassin, est un<br />

port et un centre industriel (textiles; bois). Frederikstad<br />

exporte de grandes quantités de bois et Drammen<br />

de la pâte à papier.<br />

IV. L'activité économique.—• Ni 7'agriculture,<br />

ni l'industrie n'assurent la prospérité du pays :<br />

73 % de la superficie sont improductifs, 23 % sont<br />

occupés par la forêt, 2 % seulement par les prairies<br />

et autant par les cultures. Aussi la population,<br />

pourtant peu nombreuse (2 880 000 hab. en 1930;<br />

D = 8), fournit-elle un courant d'émigration vers<br />

l'Amérique du Nord. L'agriculture occupe 40 %<br />

des habitants qui vivent sur de petites propriétés<br />

(à opposer aux grandes propriétés suédoises),<br />

dans des gaards, fermes en bois aux bâtiments très<br />

dispersés pour limiter les risques d'incendie. On<br />

pratique une culture savante. L'élevage du gros bétail<br />

alimente une forte exportation de lait condensé.<br />

L'industrie est en progrès, grâce à l'utilisation<br />

croissante des chutes (2 millions de C. V.<br />

équipés) mais souffre du manque de houille malgré<br />

l'exploitation du gisement du Spitzberg, et de la<br />

rareté des minerais (opposer à la Suède riche en fer).<br />

(Scieries, fabriques de pâte à papier et d'allumettes,<br />

soit 1/3 de l'exportation norvégienne). Mais on<br />

trouve aussi des usines métallurgiques (aciéries<br />

d'Arendal), textiles et chimiques (production d'azote,<br />

de nitrate, de carbure).<br />

La pêche est la ressource essentielle : 16 000 bateaux<br />

de pêche, montés par 100000 hommes, fournissent<br />

plus de poisson que l'Angleterre. Pêche littorale, mais<br />

la chasse à la baleine et au phoque dans les mers<br />

australes et en Islande est encore plus lucrative.<br />

Bergen, Trondjem et Stavanger sont, par ordre<br />

d'importance, les principaux centres d'exportation<br />

sous forme de conserves, d'huile et de farine' de<br />

poisson, surtout vers les pays méditerranéens.<br />

La marine marchande norvégienne est la 4' du<br />

monde : Avec ses 4000 km. de côtes (20 000 si l'on<br />

compte les indentations), la Norvège a été de bonne<br />

heure un pays de marins. Longtemps composée do<br />

voiliers, sa flotte, faite aujourd'hui de vapeurs et<br />

de navires à mo.teurs, comptait, en 1931, 3 800 000<br />

tonneaux (après celle de l'Angleterre, des E.-U., du<br />

Japon). Comme les Anglais, les Norvégiens transportent<br />

pour le compte des pays étrangers. En temps<br />

normal, c'est une grosso source do ..revenus qui compense<br />

le déficit de la balance commerciale.<br />

M.-L. et M. <strong>DE</strong>BESSE.<br />

1 COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Co "g$£? p»Tm.^VmarS: -50


CALCUL ALGÉBRIQUE : COURS COMPLÉMENTAIRE 23 Janv. 32,<br />

15) (®+ 2)» — (® — 2)<br />

Équation du I" degré à une inconnue.<br />

Sommaire. —Opérations permises sur les équa<br />

tions : transposition d'un terme d'un membre dans<br />

l'autre; division des deux membres par un même<br />

nombre non nul ; multiplication des deux membres<br />

par un même nombre non nul.<br />

Exercices. — 1. Résoudre les équations :<br />

1)6®+3 = 3® + 6 Rép. :a>—1.<br />

2 ) 4 x + 15 = 25 — x Rép. : a — 2.<br />

3) 4a:—18 = 27 — 5® Rép. : a — 5.<br />

3<br />

4) 7 x + 3 = 3® + 6 Rép. : a<br />

' 4<br />

5) 5{® — 2) + 3 (® — 1) - 6s + 5 Rép. : x = 9<br />

6) h (x — 2.) — 3 (® — 1) =» ! 1 Rép.: a = S<br />

7) 4 (2a: H- 1) + 3(2®—1) = 5 (2®+ 7)<br />

Rép. :œ = 8,5.<br />

8) 3 (®— l) + 2(î: — 5)= 4(® + 2) Rép. : x = 21.<br />

2 •= 2® + 6<br />

ou: 8® = 2® + 6 ® = 1.<br />

16j (® —3)(® + 3) + (® + 2)(®+4)<br />

- (2® + 3) (® + 1)<br />

ou : ®* —. 9 + ®" + 6 ® + 8 = 2 x' + 5 x + 3.<br />

® = 4.<br />

17) (2œ— 1)« + 12 (se — 3)'<br />

- (5® —2) a —(3® + 1)».<br />

ou: 4®» — 4® + 1 + 12®' — 72® + 108<br />

>= 25 œ 4 — 20 ® + 4 — (9 ®' + 6® 4- 1)<br />

— 50® = — 106;® = — -=2/12.<br />

18) 3 (® — 2) 3 = (5 ® + 3)(® + 1 ) -— 2(® + 1)><br />

ou: 3® 2 — 12® + 12<br />

= 5®* +8® + 3 — 2® 2 — 4® — 2<br />

- 1 6 » — 1 1 x - ] { -<br />

3. Chasser les dénominateurs, puis résoudre let<br />

équations :<br />

2. Simplifier d'abord, puis résoudre les équations :<br />

9) 15 (®i—3) + 20 (®— 1). = 25®.<br />

Simplifier par 5 :<br />

3(® — 3) + 4 (®—1) = 5® x — 6,5<br />

10) 12 (®—2)+ 16 (®— 4) = 20® + 4<br />

Simplifier par 4 :<br />

3 (® — 2) + 4(®— 4) = 5® + l . ® = 11,5.<br />

11) 0,6 (2.®— 3) —0,9 (® + 1) = 1,2 (3—®)<br />

Multiplier par 10 et simplifier par 3 :<br />

2(2® — 3) — 3f®+ 1) = 4 {3 — x) ® = gj- =4,2.<br />

12)0,7® —1,4 (3 — 2®) = 2,1 (2—®),<br />

Multiplier par 10 et simplifier par 7 :<br />

te — 2 (3 — 2®) = 3 (2 — ®) x = 1,5.<br />

3. Effectuer les produits indiqués, puis résoudre<br />

les équations : .<br />

13) (®—1) (® —2) = (®—3)(® — 5)<br />

ou: ® 2 —3® + 2 = œ*—8®+ 15<br />

5® = 13 ® = 2,6,<br />

14) (®-f 1) (®—2)—(® —3)(®—L)-0<br />

ou: a?-—®-—2'—(® % —4#-j-3)=0<br />

5<br />

3 X = 5 X — g'<br />

19) 1 — • D = 15<br />

15—3(® + 4) = 5{2—®) ou 2® P> 7<br />

® = 3,5<br />

20) D =» 15<br />

15 — 3 [x + 4) = 5 (® — 2) ou 8® = 13<br />

13<br />

S "<br />

81) E=* + £=_ 3 ,= J D-12<br />

22)<br />

3 [$r~ 1) -jr 2 = 8 ou 5# ^ 17<br />

x 3,4.<br />

3 [x—1) — 2 (®—3)) k= 8 ou ®==5.<br />

W +<br />

6(4® —1) + 3(œ—2)«2(3® + 5) ou 21® = "2<br />

22<br />

X ° 21"<br />

Librairie HACHETTE, 79, Boulevard Saint-Germain, Paris (VI').<br />

A. MILLET,<br />

Professeur.


muel général 1931-1932 N a 18 23 Janvier 1932<br />

SUJETS <strong>DE</strong> COMPOSITIONS<br />

donnés dans<br />

ES EXAMENS ET CONCOURS <strong>DE</strong> L'ENSEIGNEMENT <strong>PRIMAIRE</strong><br />

CERTIFICAT D'ETU<strong>DE</strong>S <strong>PRIMAIRE</strong>S 1<br />

thograpbe et Écriture. L'enfant et l'étoile.<br />

luzanne s'approcha de la fenêtre. Sa mère l'y suivit<br />

SL prit dans ses bras. La nuit était tranquille et chaude,<br />

chien dormait, les pattes hors de sa niche. La terre<br />

it trempée, au loin, d'un bleu céleste. Nous nous taiîs<br />

tous les trois.<br />

dors dans le silence, dans le silence auguste, Suzanne<br />

i ies bras aussi haut qu'il lui fut possible, et du bout<br />

son doigt, qu'elle ne peut jamais ouvrir tout à fait,<br />

l| montra une étoile. Ce doigt, qui est d'une petitesse<br />

Bacileuse, se courbait par intervalles, comme pour<br />

|p 11er. Et Suzanne parla à l'étoile. C'était en parobscur<br />

et charmant, un chant étrange, quelque<br />

se de doux et de profondément mystérieux.<br />

A. FRANCE.N<br />

QUESTIONS.<br />

Expliquez : bleu céleste; parler obscur. Trouvez,<br />

s îa dictée, deux adjectifs dont le sens se rapclie<br />

le plus de obscur.<br />

1. Distinguez et nommez les propositions<br />

jylenues dans la phrase : Ce doigt... appeler.<br />

111. Conjuguez le verbe appeler au présent et au<br />

lur de l'indicatif.<br />

ithmétique pratique et Système métrique.<br />

• Tracez un rectangle de 8 cm. 5 de long sur 5 cm. de<br />

'fi. Ea prenant chacune des 2 largeurs comme diamètre,<br />

:es hors du rectangle 2 demi-circonférences. Trouvez :<br />

e périmètre, 2° la surface de la figure ainsi tracée.<br />

»-» R. : 32 cm., 7 — 62 cm 1 , 125.<br />

[. Une personne possède un capital de 80 000 f, qu 'elle<br />

;e à 4 f. 50 %. Au bout d'un an, elle retire le capital<br />

•es intérêts. Avec la somme reçue, elle achète une<br />

son et un champ. Le champ vaut le 1 /4 de la maison,<br />

il est le prix de la maison ? Quel est celui du champ?<br />

*-+ R. : 66880 fr. —16 720 f.<br />

Rédaction.<br />

mis avez certainement, dans votre village ou auprès<br />

rotre village, un endroit agréable, où vous avez plaisir<br />

>uer ou à vous promener. Décrivez-le avec précision,<br />

irquoi vous plaît-il ?<br />

• SUJET TRAITÉ.<br />

^ la sortie nord du village, la rivière s'engage<br />

is une verte prairie où j'aime A aller jouer, dès<br />

J je puis ro'échapper de la maison paternelle,<br />

our arriver ô ce pré, Je prends une rue étroite;<br />

nve è un moulin dont les engrenages mystéix<br />

retiennent toujours mon attention. Je franchis<br />

ivière 6ur un vieux pont de bois d'où je vois les<br />

'"«s du moulin. Combien d'heures ai-je passées<br />

lllicr (Eure-et-Loir). Communiqué par Mme Massin,<br />

" r "' B ® «oisvillette. par La Bourdinièro (Eure-et-Loir).<br />

à contempler le bouillonnement des* vagues tumultueuses,<br />

écumantes, quand ces vannes étaient<br />

ouvertes, ou à regarder les cascades en miniature<br />

qui jaillissaient des fentes des portes fermées l<br />

Le pont traversé, je suis dans |a pâture. De<br />

grands peupliers, qui frissonnent sans cesse, ombragent<br />

les bords de l'eau. A peu de distance du<br />

moulin, la rivière se calme, elle coule sur un lit,<br />

peu profond, de cailloux roulés, un « gravier »<br />

comme nous disons. C'est là que l'on peut me voir<br />

souvent, pieds nus dans l'onde fraîche, une petite<br />

gaule à a main. Je pêche des vairons, des goujons,<br />

nombreux en cet endroit. Il suffit de troubler l'eau<br />

en remuant le fond avec un bâton, pour qu'ils accourent<br />

en bandes pressées.<br />

Parce que le site est beau, parce qu'il est solitaire,<br />

je m'y plais beaucoup. Je m'y crois quelque roi<br />

puissant d'un domaine retiré, où rien ne s'oppose à<br />

mes caprices; je jouis d'une pleine liberté, passant<br />

de la pêche à la course, de celle-ci à la baignade,<br />

puis au sommeil sous l'ombre bienfaisante des<br />

peupliers qui bruissent et me bercent. C'est toujours<br />

avec regret que je quitte mon beau eoin, « ma<br />

propriété s.<br />

Sciences.<br />

ï. Décrivez avec précision la bec d'un canard, d'une<br />

hirondelle, d'un aigle. Montrez comment le bec de ces<br />

INDICATIONS.<br />

oiseaux s'adapte à leur régime alimentaire et à leur genre<br />

. Bleu céleste : bleu de la couleur du ciel serein; —-• de vie.<br />

1er obscur : langage inarticulé, incompréhensible pour H. On a versé un acide on du vinaigre fort sur de la<br />

lteur. — Etrange, mystérieux.<br />

craie. Décrivez l'expérience. Quel gaz se dégage? Quelles<br />

I. Ce doigt se courbait... appeler ; prop. principale; — sont ses propriétés ?<br />

est... miraculeuse : prop. subordonnée, comp. de doigt. III. Un enfant s'est fait en tombant une large plaie.<br />

II. J'appelle... J'appellerai...<br />

Comment le soignez-vous ? Pourquoi ?<br />

INDICATIONS.<br />

I. Bec du canard : long, assez large et plat, solide^<br />

s'ouvrant largement pour laisser entrer les aliments<br />

contenus dans l'eau; permettant, par sa longueur, de<br />

fouiller dans la vase; — bec de l'hirondelle: bec droit, court,<br />

largement fendu pour happer" les insectes pendant la<br />

yol; — bec de l'aigle : bec puissant, crochu, la partis<br />

supérieure recourbée en pointe vers le bas et dépassant<br />

la partie inférieure permet de déchirer les chairs dont<br />

se nourrit l'aigle.<br />

II. On constate une effervescence et il se dégage du<br />

gaz carbonique : inodore, incolore, saveur piquante,<br />

dense, soluble dans l'eau, n'entretient ni la vie ni la<br />

combustion.<br />

III. En attendant la venue d'une infirmière ou d'un<br />

médecin, je lave la plaie, je la badigeonne de teinture<br />

d'iode, je mets un pansement de gaze aseptisée pour<br />

éviter l'infection; je fais allonger le blessé.<br />

BOURSES NATIONALES (2° série).<br />

Orthographe. L'automne.<br />

L'automne, c'est pour les bois, la saison fleurie. Dégagés<br />

de leurs trop lourdes chargés, ils montrent plus<br />

librement l'essor des troncs et des branches, et les<br />

feuilles plus aérées qui leur demeurent prennent toutes<br />

les nuances qui avoisinent l'impréoise couleur de la<br />

lumière.Tilleuls dorés, ormes pâles, châtaigniers roux,<br />

marronniers de cuivre, chênes de rouille, vergers teints de<br />

pourpre, peupliers pareils à des chandeliers d'or, ils<br />

font sous les derniers soleils, un cortège de féerie,<br />

... Les arbres portaient encore toutes leurs feuilles.<br />

1 jJJjS dhistqwe Gauthier et Deschamps. H/a p°Jr e r.mfB7. ncc • •<br />

3 5 0


66 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 Janv. 3<br />

Mais elles changeaient d'un jour à l'autre et c'était<br />

merveille de les voir. Celles des tilleuls devenaient jaune<br />

pâle. Celles des chênes commençaient par prendre une<br />

teinte de cuivre rouge avant d'adopter le ton de rouille<br />

Qu'elles gardent tout l'hiver, car elles ne tombent pas.<br />

H. BOR<strong>DE</strong>AUX (La robe de laine.)<br />

QUESTIONS.<br />

I. Expliquez la 1 re phrase du texte.<br />

II. Quels avantages l'automne procure-t-il aux<br />

arbres ?<br />

III. Expliquez la construction de la proposition :<br />

« C'était merveille de les uoir «.<br />

IV. Analyse de la 2 e phrase du texte.<br />

V. Analyse des mots : bois, dégagés, ils, qu'.<br />

RÉPONSES.<br />

ï. Fleurir veut dire, en général : se couvrir de fleurs.<br />

Les bois n'ont plus de fleurs à l'automne, mais leurs<br />

feuilles ont des teintes si vives, si variées qu'elles font<br />

penser à mille fleurs diversement colorées.<br />

II. L'automne avantage les arbres : i ° dans leurs formes :<br />

dégagés de leurs fruits, « ils montrent plus librement<br />

l'essor de leurs troncs et de leurs branches ? ; leurs feuilles<br />

sont c plus aérées »; 2° dans leurs couleurs : leurs feuilles<br />

qui avaient une uniforme couleur verte i prennent toutes<br />

les nuances qui avoisinent l'imprécise couleur de la<br />

lumière ».<br />

III. Sujet apparent : c'; sujet réel : (de) les voir;<br />

verbe : était; attribut : merveille.<br />

IV. Dégagés ... des branches : prop. indépendante; —<br />

et les feuilles plus aérées prennent toutes les nuances :<br />

prop. indép. coordonnée;— qui leur demeurent : su bord.,<br />

comp. de feuilles; — qui avoisinent ... lumière : proposition<br />

subordonnée, complément de nuances.<br />

V. Bois : nom commun, mas. pl., compl. d'attribution<br />

de est la saison fleurie; — Dégagés : participé passé,<br />

mis en apposition à ils, mas. plur. ; — Ils : pronom<br />

personnel, 3" pers., mas. plur., résumant tout ce qui<br />

précède, sujet de font; — Qu'- : pron. relatif, a pour<br />

antécédent ton de rouille, objet de gardent.<br />

Rédaction.<br />

La foire dans votre ville ou votre bourg. L'animation;<br />

les étalages; les acheteurs. Indiquer le contraste avec<br />

l'aspect des mêmes lieux les jours ordinaires.<br />

DÉVELOPPEMENT.<br />

C'est aujourd'hui jeudi, jour de foire t Je me dirige<br />

vers la grande place, tout joyeux de jouir de mouvement<br />

si rare dans notre village. Quel bruit I Quelle<br />

animation 1<br />

De très bonne heure, par toutes les roules, à pied,<br />

en char à bancs, les paysans des environs arrivent<br />

en l'ouïe. Us apportent d'énormes mottes de beurre,<br />

des fromages, des paniers pleins d'eeufs, de fruits<br />

vermeils, des volailles attachées deux à deux par les<br />

pattes et qui roulent des yeux effarés. Ils s'installent<br />

sur le trottoir de la rue qui conduit à la place, et<br />

offrent, sans rien dire, leur marchandise aux yeux<br />

des acheteurs, ne prenant la parole que pour discuter<br />

le prix derrtnndé.<br />

Quel contraste avec les forains ! Quel tintamarre I<br />

On est littéralement abasourdi. par leurs cris I Ils<br />

ont installé leurs étalages sur la grande place. Certains<br />

annoncent .d'une voix retentissante la qualité<br />

de leurs produits; d'autres interpellent les passants;<br />

d'autres encore, pour mieux attirer l'attention, soufflent<br />

dans une trompette ou se sont déguisés en paillasses;<br />

Ici, c'est le bazar à vingt sous; là, un marchand<br />

de draps, de toiles, de tissus divers; plus<br />

loin, une petite fille vend des cartes postales dans<br />

un parapluie ouvert.<br />

Les marchands du pays ne sont pas en reste. Ils<br />

ont fait la toilette de leur magasin et leur étalage,<br />

beaucoup plus important que d'habitude, encombre<br />

la plus grande partie du trottoir.<br />

Les cafés regorgent de consommateurs qui scellent<br />

un marché en buvant un litre. A travers la fural<br />

des pipes et des cigarettes, on les distingue à pein<br />

Des chevaux, des boeufs, des vaches sont attachi<br />

tout bonnement aux arbres de l'avenue, ou au<br />

cordes disposées spécialement. De gros bouchci<br />

ô la blouse bleue empesée, un bâton à la main, exa<br />

minent avec soin les bêtes sur lesquelles ils ont jel<br />

leur dévolu. Et une conversation "s'engage avec)<br />

propriétaire de la bête; assaut de finesse, do roli<br />

blardise, de tromperies peut-être; c'est à savoircelu<br />

qui fera le marché le plus avantageux.<br />

Et puis, vers.deux heures, la place se vido. Le<br />

paysans prennent le chemin du retour, sauf quelque<br />

buveurs incorrigibles qui no peuvent quitter l'ai<br />

berge. Les forains chargent lestement dans 1cm<br />

voitures ou leurs autos les marchandises qui '<br />

restent.<br />

Bientôt la petite cité reprendra la vie calme 1<br />

monotone de tous les jours.<br />

Arithmétique.<br />

I. TJn bassin circulaire est entouré d'une couronne!<br />

gazon de 1 m. 20 de largeur. Sachant que le pourtoi<br />

extérieur de la couronne est égal à 188 m. 4, on demanl<br />

le volume d'eau que peut contenir le bassin si sa prof»<br />

deur moyenne est de 0 m. 80; et le temps qu'A faudra<br />

pour le remplir aux 5/ 6 si le conduit débite 9 lit»<br />

la seconde = 3,14).<br />

SOLUTION.<br />

Diamètre extérieur : i8S-m. 4 : 3,14 = 60 m.<br />

Rayon intérieur : (60 m. : 2) — 1 m. 20 = 28 nï. 1<br />

Volume du bassin :<br />

1 m 3 x 28,8 x 28,8 x o,S X 3,14 = 2083 m 3 553!<br />

Volume des 5 /6 du bassin : 1736 m 3 2944.<br />

Temps pour le remplir :<br />

1 sec x 1736 294,4<br />

^——— = 192921,6 sec.<br />

ou 53 h. 35 min. 21 sec. 6.<br />

II. Deux capitaux, l'un de 25 000 f., l'autre de 28OOOf<br />

rapportent respectivement 7 %et 3 %. On demande «1<br />

bout de combien, de temps les deux capitaux,<br />

de leurs intérêts, seront devenus égaux.<br />

SOLUTION.<br />

Intérêt annuel du premier capital :<br />

7 f. x 250 =• 1750 f.<br />

Intérêt annuel du second :<br />

3 x 280 = 840 f., soit 910 f. de moins.<br />

Différence entre les capitaux •:<br />

28 000 f. — 25 000 f. =* 3000 f.<br />

Temps du placement :<br />

1 an x 3000 : 910 = 3 ans 3 mois 17 j. par excès<br />

BREVET ÉLÉMENTAIRE ET CONCOURS<br />

D'ADMISSION AUX ÉCOLES NORMALES<br />

Orthographe. La petite ville de France.<br />

Du haut d'une colline, nous découvrîmes uno pe' 1<br />

ville;peu importe son nom,c'était une ville de Frac»<br />

paisiblement assise dans le creux d'un vallon. Elle .ff 1<br />

charmante avec ses toits pointus, ses rues tortueuse! 1<br />

le clocher en charpente de son élégante église. Je In c®<br />

templai dans une sorte de ravissement. C'est que lavuj<br />

à vol d'oiseau, d'une de nos villes, est un spectad<br />

aimable et touchant où l'âme se plaît. Des pi<br />

humaines montent avec la fumée des toits.<br />

La petite ville dit aux Français qui la contemplent®<br />

haut de la colline : « Voyez, je suis vieille, mais je s"'<br />

. 1. Académie de Besançon. Session de juillet 1931.<br />

COURS D'HISTOIRE GAUTHIER et <strong>DE</strong>SCHAMPS. Co ' ,r ltmTyîn. aire AYMAR" 5 ' 71


23 Janv. 32 SUJETS D E COMPOSITIONS 67<br />

belle; mes enfants pieux ont brodé sur ma robe des tours,<br />

des clochers, de3 pignons dentelés et des beffrois. Je suis<br />

une bonne mère; j'enseigne le travail et tous les arts<br />

de la paix, j'exhorte les citoyens à ce mépris du danger<br />

qui les rend invincibles. Je nourris mes enfants dans<br />

mes bras. Puis, leur tâche faite, ils vont les uns après<br />

les autres dormir à mes pieds sous cette herbe où paissent<br />

les moutons. Ils passent, mais je reste pour garder;leur<br />

souvenir. Je suis leur mémoire. Mon manteau a été déchiré<br />

et mon sein percé dans les guerres. J'ai reçu des blessures<br />

qu'on disait mortelles, mais j'ai vécu parce que j'ai<br />

3-;péré. Apprenez de moi cette sainte espérance qui sauve<br />

la Patrie ». ANATOLE FRANCE.<br />

QUESTIONS.<br />

I. Expliquez le sens des phrases : a) Mes enfanls<br />

lieux ont brodé ... beffrois; h) Des pensées humaines<br />

nontent avec la fumée des loils; c) Ils passent, mais<br />

: e reste pour garder leur-souvenir.<br />

II. Nature et fonction des mots :<br />

La, où, dés, des, puis, invincibles.<br />

III. Indiquez la nature et la fonction des propositions<br />

dans la phrase : « La petite ville ... et des<br />

lef/rois. »<br />

RÉPONSES.<br />

I. a) Mes enfants pieux, ont brodé... La ville est personîiiiée<br />

sous les traits d'une vieille dame dont les « enfants<br />


68 <strong>MANUEL</strong> <strong>GÉNÉRAL</strong> <strong>DE</strong> <strong>L'INSTRUCTION</strong> <strong>PRIMAIRE</strong> 23 Janv. 32<br />

mène la corde BF; F étant le point d'intersection de AO<br />

avec la circonférence.<br />

1° Montrer que le triangle EBC est isocèle;<br />

2" Montrer que les triangles ABC, BFC et AED sont<br />

„ semblables;<br />

3° Calculer leurs périmètres<br />

en fonction de R.<br />

SOLUTION.<br />

I° L'angle C est complémentaire<br />

de CAB, donc do<br />

CAD. Par suite, il est égal<br />

à l'angle CEB qui, opposé<br />

par le sommet à AED, est<br />

complémentaire de CAD. Le<br />

triangle BCE est isocèle.<br />

2° BF, bissectrice de l'angle B du triangle BCE, est<br />

aussi hauteur. Les 3 triangles rectangles ABC, BFC et<br />

AED sont semblables comme ayant un angle aigu égal<br />

AED = ACB (commun).<br />

3° Périmètre de ABC = AB -f BC + AC = 2 R + R<br />

+ R\/I - R (3 + v'B).<br />

Périmètre de FBC :<br />

R 2R R ,<br />

CB-fCF + FB = R+^|-f = ë + 3V'5V<br />

Calculons AE : AC — EC ;<br />

Périmètre de AED =<br />

= |(9 + 3V'5).<br />

H. Algèbre. — 1° Représenter graphiquement les<br />

4 9<br />

2 fonctions : y — - xety'— - x 32 (en prenant le<br />

o 5<br />

millimètre comme unité de longueur; calculer les coordonnées<br />

du point d'intersection des 2 droite'â obtenues).<br />

2° Application. — Calculer les températures y et y*<br />

marquées par les thermomètres Réaumur et Fahrenheit<br />

quand le thermomètre centésimal marque x° (on sait<br />

que lorsque le thermomètre centésimal marque 0° et<br />

100 , le Réaumur marque 0° et 80° et le Fahrenheit<br />

32° et 2129). A quelle température centésimale les thermomètres<br />

Réaumur et Farenheit marquent-ils la même<br />

température ? Quelle température marquent-ils ?<br />

SOLUTION.<br />

1° y 1=3 —- oo pour x « — oc;y » a pour x ••• oj<br />

y = + » pour x<br />

=• + . CC.<br />

y' •=» — 00 pour *<br />

= — 00 ; y' «= o pour x<br />

33X5<br />

3<br />

y' «= 32 pour 1 = 0,<br />

Pour x" centigrades,<br />

4- A

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