sujet - La physique-chimie en BCPST 1A au lycée Hoche
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A. Guillerand – <strong>BCPST</strong> 1 A TP de <strong>chimie</strong> n°4 Lycée <strong>Hoche</strong>, Versailles, 2012/2013<br />
III. Synthèse d’un nylon<br />
Manip : à faire sous la sorbonne (hotte)<br />
Dans la petite coupelle de verre, verser à l’aide de pipettes<br />
jetables, 5 mL de la solution aqueuse d’hexane-1,6diamine.<br />
Ajouter très doucem<strong>en</strong>t <strong>en</strong>viron 5 mL de la<br />
solution organique de chlorure d’adipoyle (dichlorure<br />
d’hexanediole). A l’aide d’une pince métallique, attraper le<br />
milieu du film de nylon qui s’est formé à l’interface <strong>en</strong>tre<br />
les deux solutions. Le tirer très délicatem<strong>en</strong>t, et l’<strong>en</strong>rouler<br />
<strong>au</strong>tour de la baguette de verre. Tirer un long fil le déposer<br />
sur du papier absorbant et l’essuyer délicatem<strong>en</strong>t.<br />
Figure 2 : Espèces mises <strong>en</strong> jeu<br />
Figure 3 : Equation de la réaction de formation d’un amide<br />
Figure 4 : Principe de la manipulation<br />
Définition : un polymère est une macromolécule constitué<br />
de l’<strong>en</strong>chaînem<strong>en</strong>t répété d’un même motif.<br />
Question 3 : Expliquer pourquoi les deux réactifs utilisés<br />
permett<strong>en</strong>t de former un polymère.<br />
2<br />
Question 4 : Ecrire le motif de répétition du polymère<br />
obt<strong>en</strong>u<br />
Figure 5 : motif de répétition du polymère<br />
Question 5 : Les molécules de polymère sont liées <strong>en</strong>treelles<br />
par des liaisons hydrogène, ce qui explique les<br />
propriétés particulières de ce g<strong>en</strong>re de polymère.<br />
Représ<strong>en</strong>ter ces liaisons hydrogène.<br />
Figure 6 : liaison hydrogène <strong>en</strong>tre deux chaînes<br />
Question 6 : En analysant les données toxicologiques à la<br />
fin du docum<strong>en</strong>t, justifier le fait que la manipulation doive<br />
s’effectuer sous hotte.<br />
IV. Synthèse d’une mousse polyuréthane<br />
Manip :<br />
A l’aide d’une pipette <strong>en</strong> plastique, verser <strong>en</strong>viron 3 mL du<br />
produit A dans un verre <strong>en</strong> plastique (att<strong>en</strong>tion, les liquides<br />
sont très visqueux). Ajouter quelques gouttes d’un colorant<br />
de votre. Ajouter quelques gouttes d’un colorant de votre<br />
choix. A l’aide d’une <strong>au</strong>tre pipette <strong>en</strong> plastique, verser<br />
<strong>en</strong>viron 3 mL du produit B, et mélanger les deux liquides<br />
<strong>en</strong> « touillant » énergétiquem<strong>en</strong>t p<strong>en</strong>dant quelques<br />
secondes avec une « touillette » <strong>en</strong> plastique. Au bout<br />
d’<strong>en</strong>viron deux minutes, la polymérisation est terminée. Au<br />
bout d’<strong>en</strong>viron dix minutes, le matéri<strong>au</strong> a durci. Le
A. Guillerand – <strong>BCPST</strong> 1 A TP de <strong>chimie</strong> n°4 Lycée <strong>Hoche</strong>, Versailles, 2012/2013<br />
vainqueur est celui qui a le plus h<strong>au</strong>t champignon de<br />
pousse de polyuréthane.<br />
L’espèce A est du 4,4’-diisocyanate de diphénylméthane,<br />
et l’espèce B comporte trois fois le groupe caractéristique<br />
hydroxyle – OH : c’est un triol. Ils sont symbolisés figure<br />
7.<br />
Figure 7 : Espèces A et B<br />
<strong>La</strong> réaction <strong>en</strong>tre un isocyanate et un alcool est proposée<br />
figure 8. On forme le groupe caractéristique carbamate (ou<br />
dans certains cas appelé uréthane) – NH − = O − O −<br />
Figure 8 : schéma de la réaction<br />
Question 7 : Dessiner une partie du polymère de<br />
polyuréthane obt<strong>en</strong>u <strong>en</strong> utilisant <strong>au</strong> moins trois molécules<br />
de triol et quatre molécules de 4,4’-diiocyanate de<br />
diphénylméthane.<br />
Figure 9 : structure du polymère<br />
3<br />
Remarque : <strong>en</strong> fait le mélange conti<strong>en</strong>t <strong>au</strong>ssi une espèce<br />
très volatile. <strong>La</strong> réaction de formation de l’uréthane est<br />
exothermique et vaporise cette espèce ; les bulles de gaz<br />
qui se form<strong>en</strong>t <strong>en</strong> cours de réaction expliqu<strong>en</strong>t l’aspect très<br />
vaporeux du matéri<strong>au</strong>.<br />
V. Chromatographie sur papier<br />
Le but d’une chromatographie est de séparer les<br />
constituants d’un mélange homogène. Pour cela, on utilise<br />
le fait que des molécules de natures différ<strong>en</strong>tes établiss<strong>en</strong>t<br />
des interactions intermoléculaires différ<strong>en</strong>tes avec un<br />
support sur lequel elles sont adsorbées (fixées à la surface).<br />
On fait alors migrer de manière différ<strong>en</strong>te les molécules<br />
grâce à une phase mobile appelé éluant. Il existe plusieurs<br />
sortes de chromatographie, celle sur papier est l’une d’elle.<br />
Le principe de cette technique repose sur la différ<strong>en</strong>ce<br />
d’affinité que peuv<strong>en</strong>t avoir les différ<strong>en</strong>tes molécules <strong>en</strong>tre<br />
la phase fixe et la phase mobile : plus une molécule crée<br />
d’interaction avec la phase fixe, plus elle est adsorbée et<br />
moins elle sera <strong>en</strong>traîné avec l’éluant.<br />
Manip :<br />
Introduire dans la cuve de chromatographie (pot à<br />
confiture) une h<strong>au</strong>teur d’<strong>en</strong>viron 0,5 cm d’e<strong>au</strong> saturée <strong>en</strong><br />
chlorure de sodium. Fermer la cuve.<br />
Tracer <strong>au</strong> crayon sur le papier à chromatographie une ligne<br />
de dépôt à <strong>en</strong>viron 1 cm (ne pas mesurer exactem<strong>en</strong>t, il<br />
f<strong>au</strong>t juste que cette ligne de dépôt soit <strong>au</strong> dessus du nive<strong>au</strong><br />
de l’éluant). P<strong>en</strong>sez à vérifier que le papier ti<strong>en</strong>t dans la<br />
cuve fermée<br />
Choisir quatre feutres de couleur (ou stylos plumes) et faire<br />
quatre dépôts sur la ligne.<br />
Placer le papier à la verticale dans la cuve, fermer la et<br />
laisser l’éluant monter sur le papier (on parle de l’élution)<br />
Quand le front de l’éluant est à <strong>en</strong>viron 1 cm du h<strong>au</strong>t de la<br />
feuille de papier, la retirer, noter d’un trait de crayon la<br />
position du front du solvant, et la mettre à sécher sur votre<br />
paillasse.<br />
Question 8 : Quelle est la phase fixe dans cette<br />
chromatographie ? Quelle est la phase mobile ?<br />
Question 9 : Quelle phénomène est responsable de la<br />
migration de l’éluant sur le papier ?
A. Guillerand – <strong>BCPST</strong> 1 A TP de <strong>chimie</strong> n°4 Lycée <strong>Hoche</strong>, Versailles, 2012/2013<br />
On effectue ce que l’on appelle une réticulation du<br />
polymère, et ceci à l’aide des liaisons hydrogènes <strong>en</strong>tre un<br />
ion borate et deux chaîne de PVA.<br />
Question 11 : représ<strong>en</strong>ter les liaisons hydrogènes se<br />
formant <strong>en</strong>tre un ion borate et deux chaînes de PVA.<br />
Figure 12 : liaisons hydrogènes <strong>en</strong>tre un ion borate et deux<br />
chaîne de PVA<br />
Remarque : les ions borate permett<strong>en</strong>t grâce à ces liaisons<br />
hydrogène de lier <strong>en</strong>tre elles les longues chaînes de PVA<br />
et, ce faisant, d'emprisonner les molécules d'e<strong>au</strong>. Mais les<br />
molécules d'e<strong>au</strong> ont t<strong>en</strong>dance à s'échapper de leur "prison",<br />
tout simplem<strong>en</strong>t par évaporation. Ainsi, pour conserver le<br />
Slime il ne f<strong>au</strong>t pas le laisser à l’air libre.<br />
Manip : mise <strong>en</strong> évid<strong>en</strong>ce des propriétés mécaniques<br />
du Slime<br />
Préc<strong>au</strong>tion : le Slime® est à manipuler avec des gants<br />
Comportem<strong>en</strong>t d’un liquide :<br />
- après avoir <strong>en</strong>roulé le Slime <strong>au</strong>tour de la baguette <strong>en</strong><br />
verre, le gel s’écoule l<strong>en</strong>tem<strong>en</strong>t comme un liquide si<br />
on le laisse soumis à son propre poids<br />
- si vous <strong>en</strong> faîtes une boule et que vous la posez sur<br />
une surface plane (sur du papier absorbant) le gel<br />
s’étale comme un liquide<br />
Comportem<strong>en</strong>t d’un solide :<br />
- vous pouvez l’étirer l<strong>en</strong>tem<strong>en</strong>t pour le déformer mais<br />
si vous tirez dessus d’un coup sec, il se casse net,<br />
comme un solide<br />
Comportem<strong>en</strong>t spécifique :<br />
- essayer de « recoller les morce<strong>au</strong>x »<br />
Le comportem<strong>en</strong>t mécanique du Slime est particulièrem<strong>en</strong>t<br />
intéressant. Ce n’est pas un solide car il s’adapte à la forme<br />
du récipi<strong>en</strong>t dans lequel on le place. C’est donc un liquide<br />
5<br />
très visqueux. Cep<strong>en</strong>dant, lorsqu’on tire dessus d’un coup<br />
sec il se coupe net, comme un solide. Autre propriété<br />
particulièrem<strong>en</strong>t surpr<strong>en</strong>ante : une fois cassé on peut le<br />
reformer <strong>en</strong> un seul morce<strong>au</strong>.<br />
Question 12 : Comm<strong>en</strong>t justifier que le Slime® s’écoule<br />
lorsqu’il évolue <strong>en</strong> étant soumis qu’à son poids ?<br />
Question 13 : Comm<strong>en</strong>t justifier que le Slime® soit<br />
be<strong>au</strong>coup plus visqueux qu’un liquide plus « classique » ?<br />
Question 14 : Quelles-sont les liaisons que l’on casse<br />
lorsque l’on tire d’un coup sec le Slime®. Pourquoi le fait<br />
de tirer d’un coup sec conduit-il à la rupture du gel.