closer - Le Poche

lepoche

closer - Le Poche

THÉÂTRE

DES HALLES

6 > 28 juillet à 21h30

CLOSER

[ entre adultes consentants ]

DE PATRICK MARBER

ADAPTATION PIERRE LAVILLE

MISE EN SCÈNE FRANÇOISE COURVOISIER

AVEC VINCENT BONILLO, JUAN ANTONIO

CRESPILLO, SOPHIE LUKASIK

PATRICIA MOLLET-MERCIER

SCÉNOGRAPHIE JEAN-MARC HUMM

LUMIÈRE PHILIPPE BÉGNEU

SON NICOLAS LE ROY

PRODUCTION LE POCHE GENÈVE

TOURNÉE ACTE 2

SOUTIEN :

CRÉATION VISUELLE JEAN-MARC HUMM, LA FONDERIE / PHOTOGRAPHIE AUGUSTIN REBETEZ

LE POCHE GENÈVE EST SUBVENTIONNÉ PAR LA VILLE DE GENÈVE (DÉPARTEMENT DE LA CULTURE)

LA RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE. IL EST GÉRÉ PAR LA FONDATION D’ART DRAMATIQUE (FAD)


6 > 28 juillet 2013

CLOSER (entre adultes consentants)

THÉÂTRE DES HALLES

Salle du Chapitre à 21h30

du 6 au 28 juillet 2013

relâche 17 juillet

Texte Patrick Marber

Traduction Pierre Laville

Mise en scène Françoise Courvoisier

Scénographie

Costumes

Lumière

Son

Projections

Jean-Marc Humm

Sylvie Lépine

Philippe Bégneu

Nicolas Le Roy

François de Sury

Jeu Vincent Bonillo

Juan Antonio Crespillo

Sophie Lukasik

Patricia Mollet-Mercier

CONTACT : 0041 79 743 48 87

CLOSER

Closer est une comédie cinglante, mêlant de façon surprenante les

sentiments et l’humour. Un chassé-croisé amoureux où le sexe, la

séduction, la jalousie et les mensonges composent une carte du tendre

un peu amère. À l’instar du plus beau roman de Milan Kundera,

L’Insoutenable légèreté de l’être, cette pièce évoque à la fois le plaisir

et la douleur d’aimer.

Créée au National Theatre de Londres en 1997, puis à Broadway, la pièce Closer

obtient le Laurence Olivier Award, le Critic’s Circle Award, le Evening Standard

Award et le Time Out Award. Suivra un film en 2004, dont Patrick Marber signe le

scénario, réalisé par Mike Nichols avec Julia Roberts, Natalie Portman, Jude Law et

Clive Owen.

PRODUCTION LE POCHE GENÈVE

AVEC LE SOUTIEN DE PROHELVETIA FONDATION SUISSE POUR LA CULTURE


6 > 28 juillet 2013

EXTRAITS DE PRESSE

CLOSER

(…) Le génie de la pièce réside aussi dans sa structure, dans l’enchaînement des répliques et

des situations, et dans l’intrication cinglante des échanges entre les différents

protagonistes, à la fois attachants et humains, confrontés à leurs paradoxes. La mise en

scène, au rythme soutenu et efficace, est portée par quatre comédiens à l’énergie

débordante.

Marie Beer, Le Courrier, sept 2012

Dans ce chassé-croisé où chacun convoite chacune, c’est bien le désir, plutôt désenchanté,

qui tient le haut du pavé. Françoise Courvoisier trouve le ton cynique de cette consommation.

Et les quatre comédiens, tous beaux et bons, flirtent joliment avec ce texte pour mâle mal

assuré.

Marie-Pierre Genecand, Le Temps, sept 2012

La mise en scène signée Françoise Courvoisier réussit à saisir la singulière « harmonie

discordante » propre à ce tragique amoureux qui est aussi une shakespearienne comédie

des erreurs. Chaque personnage semble ne pouvoir vivre ici avec et sans l’autre.

Bertrand Tappolet, Gauchebdo, sept 2012

PROCHAINES DATES

Théâtre des Halles, Avignon

du 6 au 28 juillet 2013

Théâtre du Pommier, Neuchâtel

5 & 6 février 2014

Théâtre Le Public, Bruxelles

du 25 février au 5 avril 2014

Théâtre Les Célestins, Lyon

du 15 au 25 mai 2014


6 > 28 juillet 2013

NOTES DE MISE EN SCÈNE

Chassé-croisé amoureux

CLOSER

Dan tombe amoureux d’Alice, mais très vite rencontre Anna, qui elle-même rencontre

Larry… Un chassé-croisé amoureux qui met en évidence la fragilité du sentiment

amoureux et l’instabilité du désir. Aucun des quatre personnages ne souhaite « faire

du mal » aux autres, et pourtant, le bonheur n’est pas souvent de la partie !

Patrick Marber ne fait pas de cadeau et il dépeint avec justesse et subtilité les dégâts d’une

société qui place la réussite professionnelle au-dessus de l’épanouissement sexuel et

affectif. Pétris de contradictions, angoissés et égoïstes, les personnages de Closer semblent

« inaptes à l’amour », incapables d’aimer « simplement ».

Et pourtant émerge de cette cantate à quatre voix, comme dans les meilleurs films de Woody

Allen lorsqu’il aborde la question des rapports homme-femme, une drôlerie déconcertante.

En effet, le jeune auteur britannique, malgré une lucidité proche du cynisme, parvient à

injecter aux dialogues, et même dans une mémorable « double scène » de rupture, une

bonne dose d’humour. (cf extrait)

L’Amour comme antidote

Le mérite de Patrick Marber est d’aborder sans détour la question épineuse, non pas de la

fidélité, mainte fois traitée sur les scènes, mais de la possibilité ou non de franchise et

d’honnêteté entre partenaires amoureux.

Une photographe reconnue, un écrivain incompris, une jeune-fille borderline et un docteur

en dermatologie : quatre personnages dont l’enjeu principal de chacun serait peut-être,

finalement, une quête d’amour, d’amour absolu, dont la transparence serait la preuve,

comme un antidote à un surcroit permanent de faux-semblants. Hélas pour les couples, tout

au moins dans Closer, cette franchise conduit fatalement à la séparation.

Contrairement à la froideur de certains de ses compatriotes (Harold Pinter, Martin Crimp…)

Patrick Marber ne nous laisse pas à distance des personnages et ne craint pas de les rendre

attachants. Dan, Alice, Larry et Anna sont pris dans une spirale d’échecs sentimentaux et on

assiste à leurs déboires, partagés entre rires et pincements de cœur.

Ni victimes ni bourreaux dans Closer, ou plutôt, chacun est tour à tour victime et bourreau.

Mais, comme précisé dans le titre : « entre adultes consentants ».


6 > 28 juillet 2013

EXTRAIT

ANNA.- Pourquoi tu t’es rhabillé ?

CLOSER

LARRY.- Parce que je me dis que tu vas peut-être me quitter et je ne voudrais pas être en

peignoir pour la circonstance.

J’ai fait l’amour, à New-York. Avec une pute.

Pardon. Je t’en prie, ne me quitte pas.

ANNA.- Pourquoi ?

LARRY.- C’était purement physique. Un besoin.

J’ai mis un préservatif.

ANNA.- C’était… bien ?

LARRY.- Oui.

ANNA.- Vous avez fait ça où ?

LARRY.- Chez elle.

ANNA.- Et c’est bien chez elle ?

LARRY.- Moins que chez nous. Je te demande pardon.

ANNA.- Pourquoi tu me l’as dit ?

LARRY.- Je suis incapable de te mentir.

ANNA.- Pourquoi ?

LARRY.- Parce que je t’aime.

Quelque chose ne va pas ?

ANNA.- Oui.

LARRY.- Tu vas me quitter ?

(Anna approuve de la tête.)

Pourquoi ?

ANNA.- Dan.


6 > 28 juillet 2013

.

PATRICK MARBER

CLOSER

Né à Londres en 1964, Patrick Marber est acteur,

scénariste et dramaturge. Il participe à des

programmes radiophoniques et télévisés célèbres

comme On the Hour ou The Day Today et se fait

connaître dès sa première pièce, Dealer’s Choice,

écrite en 1995. Auteur du scénario du film Closer,

d’après sa pièce de théâtre, il sera sollicité à

maintes reprises pour d’autres films. Un recueil de

ses œuvres, Play one, est publié en 2003. Son

dernier livre est Don Juan in Soho. Actuellement, il

continue à écrire pour le théâtre et le cinéma, joue

et met en scène ses propres pièces, ainsi que celles

d’autres auteurs.

FRANÇOISE COURVOISIER

Françoise Courvoisier, directrice artistique du

Poche Genève depuis 2003, alterne l’écriture, la

mise en scène et le jeu.

Ses deux derniers spectacles sont Les Combats

d’une reine d’après l’œuvre de Grisélidis Réal, créé

au Festival d’Avignon 2010 et repris dans différents

théâtres en Suisse et en France, qu’elle joue aux

côtés de Judith Magre et de Magali Pinglaut ;

Écoute-moi, qu’elle écrit et met en scène, qui réunit

la Castou, Philippe Mathey et Patricia Mollet-

Mercier. En janvier 2013, elle crée au Théâtre Le

Public de Bruxelles Les Fleurs du mal, un spectacle

musical réunissant des textes de Charles

Baudelaire et de Brigitte Fontaine, parlés ou

chantés par Robert Bouvier, Aurélie Trivillin et

Cédric Cerbara, sur une musique originale d’Arthur

Besson. Le spectacle sera repris à Genève et à

Neuchâtel en 2014.


6 > 28 juillet 2013

SOPHIE LUKASIK

CLOSER

Sophie Lukasik foule les planches dès sa sortie du

Conservatoire d’Art Dramatique de Lausanne. Elle est

dirigée à plusieurs reprises par Philippe Mentha,

notamment dans La Tempête de Shakespeare au

Théâtre Kléber-Méleau. Elle interprète également le

rôle d’Anne dans Anna, Jean, l’Amour et les

mathématiques d’Ahmed Belbachir au Petit Théâtre de

Lausanne. Au Théâtre Le Poche, elle joue dans

Conversations après un enterrement de Yasmina Reza,

sous la direction de Françoise Courvoisier ;

Célébration d’Harold Pinter, mis en scène par Valentin

Rossier, Affaires Privées de Dominique Ziegler ainsi

que La Campagne de Philippe Lüscher. À la télévision,

elle tourne dans les séries Photo Sévices et Dix. Elle

participe au film L’Enfance d’Icare réalisé par Alex

Iordachescu. Dernièrement, à la Comédie de Genève,

elle joue dans Les Mains sales de Sartre mis en scène

par Philippe Sireuil.

PATRICIA MOLLET-MERCIER

Après avoir suivi une formation de comédienne à La

Manufacture à Lausanne, Patricia Mollet-Mercier joue

notamment dans J’ai passé ma vie à chialer… mais

demain j’arrête mis en scène par Mathieu Béguelin au

Théâtre du Pommier de Neuchâtel, Stop the tempo !

mis en scène par Manu Moser à l’Alchimic Genève.

Elle interprète aussi la jeune Grisélidis dans Les

Combats d’une reine mis en scène par Françoise

Courvoisier au Festival de Liège. Plus récemment, on

l’a vue dans L’Amour foot de Robert Lamoureux mis en

scène par Jean Charles Simon, Écoute-moi de

Françoise Courvoisier au Poche Genève et dans Notes

de cuisine de Rodrigo Garcia au Théâtre Alchimic.


6 > 28 juillet 2013

VINCENT BONILLO

CLOSER

Comédien et metteur en scène, Vincent Bonillo est

diplômé de la section d’art dramatique du

Conservatoire de Lausanne en 1996. Dès lors, il occupe

aussi bien les plateaux suisses que français. Au

théâtre, il est dirigé notamment par Philippe Mentha,

Hervé Loichemol, Valentin Rossier ou Philippe Sireuil.

On a pu le voir dans Outrages ordinaires de Julie

Gilbert, Après la pluie d’Isabelle Bonillo ou encore Les

Précieuses Ridicules, dont il signe la mise en scène.

Récemment, il joue Dans la solitude des champs de

coton de Koltès aux côtés de David Valère, au T50 à

Genève, dans une mise en scène d’Eric Salama.

En mars 2013, il met en scène D’un retournement

l’autre de Frédéric Lordon à la Grande de Dorigny. En

tant qu’acteur, il fait partie de la série télévisuelle

CROM coproduite par la RTS.

JUAN ANTONIO CRESPILLO

Après un diplôme au Conservatoire d’Art Dramatique

de Lausanne en 1991, il collabore pendant huit ans avec

le metteur en scène Hervé Loichemol et sa compagnie

du Nouveau Fusier à Ferney-Voltaire.

Au fil des années, il prend part aux projets théâtraux

d’artistes tels que Marc Liebens, Omar Porras, Daniel

Wolf ou Martine Paschoud. On le voit aussi dans Le

Répétiteur mis en scène par Françoise Courvoisier au

Théâtre Le Public de Bruxelles et au Théâtre Vidy-

Lausanne ou dans Les Juifs de Lessing mis en scène

par Hervé Loichemol, monté à Ferney-Voltaire puis

tourné à la Comédie et à Vidy.

Dernièrement, à la Comédie de Genève, il joue dans Le

Plaisir d’être honnête écrit par Luigi Pirandello et mis

en scène par Marie-José Malis ainsi que dans On paie

pas ! On paie pas ! de Dario Fo mis en scène par Joan

Mompart.

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