PLAN 2008-5 - Ordre des ingénieurs du Québec

oiq.qc.ca

PLAN 2008-5 - Ordre des ingénieurs du Québec

La revue de l'Ordre des ingénieurs du Québec

Comité administratif 2008-2009, voir p. 5

Juin-juillet 2008 www.oiq.qc.ca

DOSSIER

DÉVELOPPEMENT

DES COMPÉTENCES

Les ingénieurs doivent élargir

leurs compétences et gérer leur

développement professionnel.

/

Ouvrages temporaires et inachevés

L'ingénieur, un acteur crucial pour

prévenir l'effondrement, p. 24


Une priorité incontournable

pour l'ingénieur : la protection

de l'environnement, p. 26


Renforcez vos capacités en R&D et innovation

Centre d'innovation

et de transfert d'expertise de

l'École de technologie supérieure

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l'industrie. Les cours et les ateliers sont dispensés par des chercheurs, des

professeurs et des praticiens. L'ÉTS dispose d'un bassin d'experts travaillant

depuis longtemps avec l'industrie et d'une équipe de professionnels

dédiée au transfert des technologies et aux partenariats industriels

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Les programmes de CITÉ-ÉTS sont inspirés du développement technologique

de pointe et des pratiques gagnantes récentes en gestion

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domaines reliés au génie

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de la technologie, agents de transfert, analystes de projets,

gestionnaires de projets

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entrepreneurs technologiques et chercheurs internationaux

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pour entreprises privées, publiques ou parapubliques

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d'employés, cadres ou professionnels

Les participants aux programmes et séminaires de CITÉ-ÉTS

bénéficient de l'ensemble des travaux de R&D et d'innovation de

l'École, ainsi que de l'accompagnement du Centre d'entrepreneurship

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agir dans le cadre de projets entrepreneuriaux ou de développement

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mi Ordre

«i des ingénieurs

iiii!!!!!!'"' du Québec

L'Ordre des ingénieurs

du Québec (fondé en

1920) a comme mission

d'assurer la protection

du public en contrôlant

l'exercice de la

profession dans le cadre

de ses lois constitutives

et de mettre la

profession au service

de l'intérêt du public.

Comité administratif

2008-2009

Président :

Zaki Ghavitian, ing.

Vice-présidente en titre,

aux Finances et trésoriére :

Maud Cohen, ing.

Vice-président

aux Affaires professionnelles :

Claude Martineau, ing.

Vice-président aux Affaires

publiques et corporatives :

Éric Potvin, ing.

Représentant du public :

Guy Levesque, infirmier

Bureau 2008-2009

(20 ingénieurs élus)

Montréal :

Micheline Bétournay, ing.

Christian Camirand, ing.

Maud Cohen, ing.

Zaki Ghavitian, ing.

François P. Granger, ing.

Sandra Gwozdz, ing.

Yves Lavoie, ing.

Claude Martineau, ing.

Lyne Plante, ing.

Louise Quesnel, ing.

Sid Zerbo, ing.

Québec :

Anne-Marie Tremblay, ing.

Nadia Lalancette, ing.

Jean-Marie Mathieu, ing., avocat

Estrie :

Stéphane Bilodeau, ing.

Outaouais :

Michaël Côté, ing.

Abitibi-Témiscamingue :

Yves Boisvert, ing.

Saguenay-Lac-Saint-Jean :

Éric Potvin, ing.

Mauricie-Bois-Francs-

Centre-du-Québec :

Lise Raymond, ing.

Est-du-Québec :

André Collin, ing.

(4 administrateurs nommés

par l'Office des professions

du Québec)

Sylvain Blanchette

Guy Levesque, infirmier

Richard Talbot

Nicole Vallières. avocate

Directeur général :

André Rainville, ing.

Envoi de Poste-publications

n°40069191

PLAN

Directeur des Communications

et des Affaires publiques

Daniel Boismenu

RÉDACTION

Coordonnatrice des éditions

Geneviève Terreault

Infographiste

Michel Dubé

Révision technique

Jean-Pierre Trudeau, ing.

Jonathan Vianou, ing. jr

Révision

Rédaction Scriptoria

Correction

Dominique Vallerand

PUBLICITÉ

Christian Laramée

Jean Thibault

Communications Publi-Services

450 227-8414, poste 303

PLAN est publié neuf fois par an

par la Direction des affaires

institutionnelles de l'Ordre des

ingénieurs du Québec.

PLAN vise à informer les membres

sur les conditions de pratique de

la profession d'ingénieur et sur les

services de l'Ordre. PLAN vise

aussi à contribuer à l'avancement

de la profession et à une protection

accrue du public. Les opinions

exprimées dans PLAN ne sont

pas nécessairement celles de

l'Ordre. La teneur des textes

n'engage que les auteurs.

Les produits, méthodes et services

annoncés sous forme publicitaire

dans PLAN ne sont en aucune

façon approuvés, recommandés,

ni garantis par l'Ordre.

Le statut des personnes dont il est

fait mention dans PLAN était

exact au moment de l'entrevue.

*CCAB

Tirage certifié :

55 389 exemplaires.

Dépôt légal

Bibliothèque nationale

du Québec

Bibliothèque nationale

du Canada

ISSN 0032-0536

Droits de reproduction,

totale ou partielle, réservés

® Licencié de la marque PLAN

propriété de l'Ordre des ingénieurs

du Québec

Gare Windsor, bureau 350

1100, nie De La Gauchetière Ouest

Montréal (Québec) H3B 2S2

Téléphone: 514 845-6141

1 800 461-6141

Télécopieur: 514 845-1833

www.oiq.qc.ca

www.membres.oiq.qc.ca

Dans le présent document,

le masculin est utilisé sans aucune

discrimination et uniquement pour

alléger le texte.

PLAN est imprimé sur

du papier en partie recyclé.

SOMMAIRE

PLAN : : JUIN-JUILLET 2008 : : VOL. XLV N° 5 : : 3,50 $

DOSSIER DÉVELOPPEMENT

DES COMPÉTENCES

En collaboration avec Oaniel Jolin, CRHA,

Service de la surveillance et de l'amélioration de

l'exercice, Direction des affaires professionnelles

Développement oblige

PAR JEANNE MORAZAIN

Les ingénieurs doivent élargir

leurs compétences et gérer leur

développement professionnel.

12 Les multiples voies de la compétence PAR GILLESDROUIN

Il faut penser son perfectionnement professionnel en tenant compte

des compétences à acquérir plutôt qu'en visant la mise à jour de ses

connaissances.

14 L'embarras du choix PAR GILLES DROUIN

Avec toutes les possibilités offertes, comment optimiser

son programme de formation?

17 L'apprentissage collectif PAR GILLES DROUIN

La mise en commun des expertises demeure une excellente façon

de développer sa pratique.

20 Du nouveau en développement professionnel

5

6

24

26

28

30

8

PAR JEANNE MORAZAIN

L'Ordre doit s'assurer que ses membres ont les compétences requises

pour exercer tout au long de leur vie professionnelle.

Comité administratif 2008-2009

Mosaïque

6 Examen professionnel

7 Liste des permis

Encadrement professionnel

Ouvrages temporaires et inachevés :

l'ingénieur, un acteur crucial pour prévenir l'effondrement

Éthique et déontologie

Une priorité incontournable pour l'ingénieur :

la protection de l'environnement

Instances décisionnelles

Signature numérique

Repérez en un coup d'oeil toute modification effectuée à votre document

signé numériquement

34 Régionale des ingénieurs de Montréal

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 3


RÉSEAU

DES INGÉNIEURS

DU QUÉBEC

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1 L'octroi des solutions de financement offertes dans le cadre du programme financier pour professionnels est assujetti à l'approbation de

crédit de la Banque Nationale.


Lors de la première

réunion du 88 e Bureau,

les vingt administrateurs

votants du Bureau ont

réélu pour ce troisième

mandat M. l'ingénieur

Zaki Ghavitian (région

électorale de Montréal)

au poste de président de

l'Ordre des ingénieurs du

Québec pour l'année

2008-2009. Cette

élection a eu lieu à l'issue

de 1'assemblée générale

des membres de l'Ordre,

qui se tenait le 13 juin

dernier à Laval.

M. Ghavitian est chef,

contrôle de projets,

division Equipement-

SEBJà Hydro-Québec.

LE COMITE ADMINISTRATIF 2008-2009

Ordre

des ingénieurs

du Québec

Le Comité administratif 2008-2009 : (g. à dr.) Éric Potvin, ing.; Guy Levesque, infirmier; Zaki Ghavitian, ing.; Maud Cohen, ing.;

Claude Martineau, ing.

Les autres membres du Comité administratif sont :

M me Maud Cohen, ing.,

(région électorale de Montréal)

réélue vice-présidente en titre et aux Finances

et trésorière. M me Cohen est directrice Services-

Conseils, CGI ;

M. Claude Martineau, ing.,

(région électorale de Montréal)

réélu vice-président aux Affaires professionnelles.

M. Martineau est ingénieur, Ingénierie d'usine et

de procédé à la Station d'épuration des eaux usées

de la Ville de Montréal ;

M. Eric Potvin, ing.,

(région électorale de Saguenav-Lac-Saint-Jean)

réélu vice-président aux Affaires publiques et

corporatives. M. Potvin est enseignant et

ingénieur chargé de projets et développement

des affaires, Cégep de Jonquière;

M. Guy Levesque, infirmier,

réélu au Comité administratif à titre de représen-

tant du public nommé par l'Office des professions

du Québec. M. Levesque est coordonnateur de la

gestion des lits et de l'accueil au Centre de santé et

de services sociaux Pierre-Boucher.

Le Comité administratif sera appuyé dans ses fonctions

par les autres membres, élus et nommés, du Bureau.

Il s'agit de :

M Micheline Bétournav, ing., conseillère en recherche

et technologie, Agence des douanes et du revenu du

Canada/RD&DE; M. Stéphane Bilodeau, ing.,

président, Groupe Enerstat inc. ; M. Sylvain Blanchette ;

M. Yves Boisvert, ing., directeur Département Mécanique

et Tuyauterie, Les Industries Biais, inc. ; M. Christian

Camirand, ing., consultant Ingénierie et président,

Agendys inc. ; M. André Collin, ing., président,

Les Structures GB ltée; M. Michaël Côté, ing., gestionnaire

de projet, Groupe Qualitas; M. François P. Granger, ing.,

conseiller scientifique, Belmonte Léger et Associés,

groupe-conseil; M mc Sandra Gwozdz, ing., ingénieure de

projet, Bombardier aéronautique ; M me Nadia Lalancette,

ing., Geneohm Sciences inc. ; M. Yves Lavoie, ing.,

président, Gestion automatisée Yves Lavoie inc.;

M e Jean-Marie Mathieu, ing., avocat, chef du Bureau

Plaintes et litiges, ministère des Ressources naturelles, de

la Faune et des Parcs du Québec ; M mc Lyne Plante, ing.,

spécialiste en maintenance, Life Cycle Solutions, Mining,

Metso Minerais Canada inc. ; M Louise Quesnel, ing.,

vice-doyenne Affaires extérieures, Faculté de génie et

d'informatique, Université Concordia ; M mc Lise Raymond,

ing. ; M. Richard Talbot; M mt Anne-Marie Tremblay,

ing., Direction de la Capitale-Nationale, ministère des

Transports du Québec; M c Nicole Vallières, avocate en

pratique privée; M. Sid Zerbo, ing., président, Royal.

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 5


BRÈVES

Par Geneviève Terreault

Nomination de M me Jeannette

Gauthier, ing., au poste de syndic

de l'Ordre

Le Bureau de l'Ordre, lors de sa réunion

du samedi 10 mai 2008, a nommé

M me Jeannette Gauthier, ing., au poste

de syndic de l'Ordre. M me Gauthier est entrée

en fonction le 2 juin dernier.

Au cours de ses 18 ans de carrière chez

Hydro-Québec, M me Gauthier a acquis une

expérience diversifiée dans les domaines

de la planification, de la maintenance et

Jeannette Gauthier, ing. de l'exploitation du réseau de transport

d'électricité et des centrales. Gestionnaire depuis 10 ans, M me Gauthier

a occupé de nombreuses fonctions notamment à titre de cadre à

la Direction Contrôle des mouvements d'énergie (2007-2008) et

également à la Planification des réseaux régionaux de la Direction

de la Planification des actifs (2004-2007).

M me Gauthier détient un diplôme de 2 e cycle en Gestion de l'ingénierie

de l'Université de Sherbrooke (spécialisation Optimisation de

l'exploitation). Elle est diplômée en génie électrique de l'École Polytechnique

de Montréal (1990).

L'Ordre remercie chaleureusement M me Francine Constantineau, ing.,

d'avoir occupé le poste de syndic intérimaire.

ATTENTION - ATTENTION

Horaire d'été

Veuillez prendre note que le Secrétariat de l'Ordre

situé à la Gare Windsor, bureau 350,

1100, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal, sera ouvert

aux heures suivantes durant la période estivale

(4 juillet au 29 août inclusivement) :

Lundi au jeudi : 8 h 30 à 17 h

Vendredi : 8 h 30 à 12 h

Examen professionnel

Des ingénieurs du Nouveau-Brunswick ont

construit l'igloo le plus grand au monde!

L'organisme Guinness World Record a informé la section du Nord-Ouest de

l'Association des ingénieurs et des géoscientifiques du Nouveau-Brunswick

lAIGNB) que celle-ci a officiellement établi le nouveau record mondial du plus

grand igloo au toit en dôme autoportant. L'igloo de glace mesurait 7,9 m de

diamètre et 4,2 m de hauteur. L'igloo a nécessité la participation de 70 bénévoles,

2000 blocs de glace, 50 heures de travail et il pouvait abriter 200personnes.

Construit entre le 15 et le 17 février 2008, l'igloo était si solide qu 'il est

demeuré intact durant 59 jours, jusqu 'à ce qu 'il s'écroule le 8 avril.

AVIS À TOUS LES INGÉNIEURS STAGIAIRES ET JUNIORS

Conformément au Règlement sur les autres conditions et modalités de délivrance des permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec,

les prochaines séances d'examen auront lieu comme suit :

RÉGION DATE DATE LIMITE D'INSCRIPTION

Québec Samedi 13 septembre 2008, 13 h 13 juillet 2008

Sherbrooke Samedi 18 octobre 2008,13 h 18 août 2Û08

Rimouski Samedi 8 novembre 2008,13 h 8 septembre 2008

Montréal Samedi 29 novembre 2008, 13 h 29 septembre 2008

Pour vous inscrire à l'une de ces séances, vous devez utiliser la fiche d'inscription disponible que vous trouverez sur notre site extranet sous la rubrique

Ingénieur junior-stagiaire > Ingénieur junior diplômé du Québec. Pour toute information additionnelle, vous pouvez communiquer avec la préposée à

l'examen professionnel au numéro suivant : 514 845-6141 ou 1 800 461-6141, poste 3158.

En conformité avec la Politique linguistique de l'Ordre, les candidats à l'examen professionnel peuvent, à leur choix, passer les épreuves soit en français, soit en anglais.

Le document Notes préparatoires à l'examen est disponible uniquement en français.

6 PLAN JUIN-JUILLET 2008

Lignes directrices concernant

les documents d'ingénierie

La question de la responsabilité des ingé-

nieurs dans la préparation, la vérification,

l'approbation ou la modification de docu-

ments d'ingénierie est un sujet fréquemment

soulevé. Aussi est-il important de s'assurer

que la contribution réelle des ingénieurs

ayant participé à des documents d'ingénierie

est clairement indiquée. L'Ordre a donc

publié, pour ses membres, les Lignes

directrices concernant les documents

d'ingénierie. Ce document permet d'éta-

blir les principes qui sont à la base de

l'authentification et de la vérification de documents d'ingénierie et

de spécifier les règles qui l'encadrent. Il a été transmis par courriel

à l'ensemble des membres le 10 juin dernier.


Les doctorants intègrent difficilement

le marché du travail

Par Jonathan Vianou, ing. jr

Le Québec décerne de plus en plus de doctorats, mais ceci

ne semble pas se traduire par une plus grande capacité

d'innovation, selon une étude du Conseil national des cycles

supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec

(CNCS-FEUQ). Les doctorants auraient de la difficulté à se

trouver un emploi à l'extérieur du monde universitaire, alors

que ceux-ci représentent de 50 à 80 °/o des emplois dispo-

nibles. Cette réalité, déjà à l'étude en Europe et aux États-

Unis, n'avait pas encore fait l'objet de réflexions ici.

Comme l'a indiqué un des chercheurs à un quotidien, « les

étudiants doivent acquérir des compétences plus larges que

la seule aptitude à faire de la recherche. Par exemple, beau-

coup de diplômés ne savent pas comment s'y prendre pour

obtenir des brevets. C'est pourtant ce type de connaissance

qui va les rendre intéressants pour une entreprise.»

Les doctorants en génie, obtenant leur diplôme en

moyenne en 62 mois, prennent nettement moins de temps

que les doctorants de toutes les disciplines confondues, qui

affichent une durée de 70 mois, ou que les doctorants en

sciences humaines, 82 mois.

L'étude souligne aussi que non seulement le Québec a

comblé son retard des années 1970 sur le reste de l'Amérique

du Nord quant au nombre de diplômes de troisième cycle

décernés annuellement au prorata de la population, mais qu'il

fait maintenant partie des premiers de classe. Et cela n'est

pas près de ralentir, le taux d'inscription pour le doctorat dans

les universités québécoises croît de 7 °/o par année.

Les 14 plus importants défis du génie

pour le 21 e siècle Parjonathan Vianou, ing. jr

L'Académie nationale américaine du génie (National Academy of

Engineering NAE) s'est adonnée à un exercice démocratique intéressant

Elle a demandé à un groupe formé de 18 intellectuels à l'avant-garde

de la scène technologique et scientifique de dresser la liste des plus grands

défis que devront relever les ingénieurs au cours du 21 e siècle, en s'inspirant

des commentaires laissés par le public sur le site Internet de la NAE.

Le comité en a répertorié 14, qui n'ont rien à voir avec les voyages

extraplanétaires vers Mars, le risque que des robots prennent le contrôle

de la Terre ou encore les systèmes de téléportation I Les défis sont actuels

et concernent plutôt des thèmes tels que l'énergie, l'environnement, la

médecine, les infrastructures urbaines, la sécurité et l'éducation.

Pour l'énergie, on souhaiterait rendre l'énergie solaire plus économique,

maîtriser la fusion nucléaire et développer des méthodes de séquestration

du carbone. En environnement, on mentionne l'accès à une eau potable

pour tous et la gestion du cycle de l'azote en utilisant de meilleures tech-

nologies de fertilisation agricole. Dans le domaine de la santé, les défis sont

d'améliorer la gestion des données informatisées autant pour faciliter les

visites chez le médecin que pour prévenir des crises pandémiques, et de

concevoir de meilleurs médicaments.

En termes de sécurité, la cybercriminalité et la prévention d'attaques

nucléaires sont deux domaines qui devraient recevoir une attention particu-

lière de la part des ingénieurs. Les autres défis visent à améliorer la compré-

hension de l'intelligence artificielle, à développer des systèmes de réalité

virtuelle, à encourager une éducation et un apprentissage individualisé et,

finalement, à travailler main dans la main avec les scientifiques pour promou-

voir la recherche fondamentale et explorer continuellement de nouveaux

territoires.

Pour information : www.engineeringchallenges.org

PERMIS D'INGÉNIEUR DÉLIVRÉS PAR LE BUREAU DE L'ORDRE DES INGÉNIEURS DU QUÉBEC DU 10 AVRIL AU 1 er MAI 2008

Abou Zeid, Gilbert Chayer, Denis Fréchette, Pascal Lafrenière, Valérie Paquette, Julie Séguin, Nathalie

Adam, Benoit Chénard, Frédéric Gagné, Jonathan Lalonde, Philippe Parent, Steve Silva, David

Al-Ahmed, Fadi Choquette, Jonathan Gagné, Martin Langlois, Jean-Daniel Pascual, José Simard, Valérie

Anaka, Marieve Cioca, Emil Florin Gagnon, Stephane Lapointe, Patrice Perrin, Gilles St-Jacques, Pierre-Luc

Avoine, Pierre-Luc Corrêa Lopes, Luiz Gervais, Francis Larouche, Jean Piloyan, Nayiri Taillefer, Patrick

Beaudet, Jean-François Antonio Gingras, François Laureillard, Denis Pollet, Stéphane Fanguay, Patrick

Bénard, Geneviève Costin, Lilian Gonzalez, Daniel Lauzé, Christian Pomeranz, Mark Fétu, Annie-Claude

Benedetti, Carlo Côté, Pierre-Luc Pascal Leduc, Claude Potvin, Philippe Fouahri, Baghdadi

Benmerlaoui, Rabah Coutu, Louis-Philippe Gosselin, Marc-André Leduc, Sylvain Preda, Neculae Foupin, Daniel

Benoit, Yann Denis, Dominique Groleau, Catherine Lévesque, Alex Préville, Laurent Tousignant, Samuel

Berkache, Zineddine Denoncourt, Guilleret, Julien Lévesque, Isabelle Proulx, Christian Fremblay, Dominic

Biais, Eric Marc-André Guiragossian, Raffi Lévesque, Simon Pucella, Giovanni Fremblay, Guy

Blanchette, Hugues Déry-Chamberland, Harvey, Daniel Li, Xing Raymond, Ludovic Tremblay, Jean-Michel

Blondin, Philippe Danny Houle, Jonathan Lorrain, Olivier Richard, Trépanier, Maxime

Boldizsar, Csaba jr Despatis, Pierre-Yves Hudon, Emilie Marcoux, Laurence Philippe-Samuel Trépanier, Vincent

Bornea, Fudora Desrosiers, Kevin Jacques, Christian Marier, Jonathan Richard, Sébastien Tsatoumas, Andreas

Boucher, Bobby Dubé, Christian Jamaty, Maxime Mastrogiuseppe, Riopel, Marjori Furcotte, François

Boudrias, Charles Duguay-Gosselin, Janvier, Benoit Simon Rioux, Benoit Vanbrugghe, Charles

Olivier Audrée Khawam, Michael Mercier, David Roberge, Hubert Vézina, Dominic

Boulay, Alexandre Duplain, Marie-Eve Kuznik, Paul Méthot, Yannick Rouette, Benjamin Vienneau, Eric

Bourassa, Martin Dupont, Michel Przemyslaw Michaud, Martin Rouleau, François Villeneuve, Joey

Bourré, Daniel El Dana, Afif Labib, Richard Moisan, Jean-François Rousseau, Charles Virone, Marco Gerry

Caballero, Cyril Fortin, Claude Labrecque, Christian Montambeault, Jason Ryan, Philippe Vo Van, Lisa

Cantin, Daniel Fortin, Francis Lachapelle, Pierre Nader, Marinou Safieddine, Taleb Woo Sun Cheong,

Caron, Charles-Antoine Fournier, Patrick Lacharité, Mathieu Papillon, Emilie Saint-Pierre, François Gérald

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 7


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

Problématique

Les ingénieurs doivent élargir

leurs compétences et gérer

de façon plus serrée leur

développement professionnel.

8 PLAN JUIN-JUILLET 2008

Développement

Par Jeanne Morazain

L'impératif de la productivité exerce

de fortes pressions. L'impact sur les

conditions d'exercice des ingénieurs

est direct : peu importe leur secteur

de pratique, ils doivent élargir leurs compétences

et gérer de façon plus serrée

leur développement professionnel.

La globalisation et la libéralisation des

échanges ont profondément modifié l'environnement

économique et le contexte d'affaires.

Pour atteindre le niveau de rentabilité

qui contentera leurs actionnaires, les entreprises

se livrent une concurrence effrénée

et cherchent par tous les moyens à devenir

plus productives. Une vague de fusions et

d'acquisitions déferle sur la planète. Les

consortiums et les alliances stratégiques

se multiplient afin de mieux affronter un

marché devenu mondial.

INGÉNIEUR : AGENT DE CHANGEMENT

La réduction des coûts d'exploitation pour

certaines entreprises se traduit par une

optimisation des activités et une rationalisation

des effectifs. Un tel contexte amène

les ingénieurs occupant des postes de gestion

à se surpasser et à faire autant, sinon

plus, avec moins de ressources. Dans certains

cas, ces changements entraînent la

suppression des niveaux hiérarchiques,

ce qui favorise un rapprochement entre la

gestion et les employés, selon l'ingénieur

Stéphane Bilodeau, directeur de l'entretien

chez Newalta et président du comité des

gestionnaires d'entretien des Manufacturiers et exportateurs du

Québec : « En raison du contexte économique difficile pour certaines

entreprises québécoises, les ingénieurs qui y travaillent

doivent s'investir pour mobiliser chacun des employés vers

l'atteinte des objectifs d'affaires de l'entreprise. On demande à

ces ingénieurs d'agir de plus en plus en tant qu'agents de changement,

d'être davantage à l'écoute des employés et de stimuler

l'implication de ceux-ci dans des actions concertées d'amélioration

continue afin d'offrir un produit de qualité, dans les meilleurs

délais, au meilleur prix. »

L'accélération du développement technologique touche aussi

les ingénieurs. De nouveaux produits, processus et matériaux apparaissent

quotidiennement sur leur écran radar. L'ingénieur Luc

Laliberté, un travailleur autonome spécialisé en structure de

bâtiments - une discipline pourtant qualifiée de traditionnelle -,

doit s'adapter régulièrement aux nonnes qui évoluent, notamment

les calculs entourant la résistance aux charges latérales dues

aux séismes.

« Les entreprises comptent sur les ingénieurs pour profiter des

dernières avancées de la science, souligne Denis Giroux, viceprésident

des Ressources humaines chez Dessau. Les donneurs

d'ouvrage sont plus exigeants qu'avant en matière de compétences

techniques. Ils s'attendent à ce que les ingénieurs avec lesquels

ils travaillent soient techniquement toujours très à jour. »

Les entreprises accordent d'ailleurs une importance grandissante

aux certifications mondialement reconnues qui sanctionnent

la maîtrise d'une expertise particulière. « Les gestionnaires

de projet qui peuvent se dire Project Management Professional

(PMP) sont très recherchés », a observé Denis Giroux. L'ingénieur

Steeve Dupuis, directeur des services-conseils chez CGI, constate

pour sa part que l'industrie informatique valorise « le fait de réussir

les examens des fournisseurs tels Microsoft, Linux ou Cisco,

examens qui attestent du niveau de maîtrise des outils que ces

entreprises mettent en marché. Dans certains cas, la certification

est même obligatoire».

SAVOIR-FAIRE ET SAVOIR-ÊTRE

Sous la pression des citoyens, et des consommateurs, de nouvelles

préoccupations ont émergé, ajoutant d'autres dimensions au travail

de l'ingénieur. Les questions de santé et de sécurité, d'environnement,

de développement durable sont aujourd'hui incontournables.

Les entreprises et les professionnels doivent en tenir compte,

puisque tout ce qu'ils font engage leur responsabilité et qu'ils

peuvent être poursuivis en cas d'impacts négatifs de leurs activités.

Pas étonnant donc que la capacité de gérer les risques soit

de plus en plus perçue comme une compétence de base.


OBLIGE

L'environnement économique, technologique et réglementaire

actuel a pour effet de rendre les projets plus complexes. Leur

réalisation demande non seulement une solide compétence technique,

mais aussi des habiletés relationnelles, qualité fondamentale

pour travailler au sein d'équipes réunissant de nombreux

intervenants de disciplines différentes. « Pour un seul projet, je

dois interagir avec 20 à 30 personnes, nous dit Steeve Dupuis.

Cela exige d'être capable de communiquer et de faire part de

notions très complexes. » « Le savoir-faire ne suffit plus, renchérit

Denis Giroux. Il faut aussi du savoir-être. Un ingénieur doit être

en mesure d'exprimer clairement les attentes du donneur d'ordres

ou du client par rapport aux livrables. Il doit aussi pouvoir expliquer

à ce dernier les options et les obstacles qu'il rencontre sur

sa route. Le travail en équipe étant maintenant la règle, il doit également

faire preuve de leadership. » Ajoutons que, mondialisation

oblige, la connaissance de langues autres que le français et l'anglais

Steeve Dupuis, ing.

est un atout ; l'espagnol par exemple, voire

le mandarin, vaut son pesant d'or.

Pour naviguer sans heurt dans cet univers

en mutation, la rigueur est le meilleur

gouvernail. « Rigueur et professionnalisme

vont de pair, rappelle Denis Giroux. Il faut

être très rigoureux dans le contexte actuel

pour maintenir le niveau de précision et de

qualité attendu et ainsi répondre aux exigences

légales qui incombent aux ingénieurs

en raison de leur responsabilité

professionnelle. » Pour Stéphane Bilodeau,

l'ingénieur qui travaille sur des projets

complexes dans des équipes multidisciplinaires

se doit d'être plus professionnel

encore : « Chaque ingénieur, dans son champ

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 9


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

d'activités, doit déterminer les tâches relevant de sa responsabilité

professionnelle qu'il ne peut déléguer. »

Une conclusion s'impose : les exigences s'additionnent. Conséquemment,

les ingénieurs courent après le temps, d'autant plus

que, dans leur propre course effrénée, les entreprises resserrent

les échéanciers. «Les clients veulent des résultats rapidement,

ce qui met beaucoup de pression sur les fournisseurs et leurs

employés », fait remarquer Denis Giroux. Néanmoins, le manque

de temps n'est pas une excuse, souligne Steeve Dupuis : « Échéancier

serré ou pas, il faut compléter avec la plus grande rigueur

chacune des étapes requises pour bâtir une architecture de système,

c'est-à-dire définir les besoins, élaborer l'architecture,

procéder à l'analyse détaillée, à la programmation proprement

dite, aux tests de validation et à l'implantation, entre autres. Plus

le système est complexe, plus c'est essentiel. »

TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION

Certes, l'utilisation des outils informatiques entraîne des gains

de temps. Elle a aussi des effets pervers. Elle a créé des attentes

d'instantanéité difficiles à satisfaire. Luc Laliberté le constate

depuis les dernières années, au cours desquelles les formules de

construction en régime accéléré ont été étendues à de plus en

plus de projets. «Les architectes modifient leurs plans dès que

le client a de nouvelles exigences. Ces modifications, de dernière

minute souvent, nous obligent, nous les ingénieurs, à adapter constamment

nos propres plans. On risque de perdre de vue l'ensemble

du projet. Il nous faut dès lors réagir rapidement pour produire

de nouveaux documents lorsque les travaux sont en cours et

exercer une surveillance plus étroite sur le chantier, où les

risques d'erreur se multiplient en raison d'une mauvaise coordination

des plans entre les diverses disciplines ou parce que les

plans ne sont plus à jour. » Autre effet du déploiement des technologies

de l'information, la quantité d'informations disponible

instantanément croît de façon exponentielle. Cette prolifération

a ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Trouver les

sources fiables et à jour demande du jugement, un bon esprit

critique et, une fois de plus... du temps.

Reste que peu importe les conditions d'exercice, l'ingénieur

doit se préoccuper de son développement professionnel. Dans un

10 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

Denis Giroux

Stéphane Bilodeau, ing.

monde où le changement est omniprésent,

il en va du maintien de sa compétence.

«Dans mon domaine, dès qu'on est deux

ou trois mois sans rien apprendre, on commence

à perdre du terrain», reconnaît

Steeve Dupuis. « Quelle que soit la charge

de travail, il faut prendre le temps et bloquer

d'avance des activités de formation,

insiste Luc Laliberté. Celles qui ont une

incidence directe sur sa pratique et ses

objectifs de carrière auront la priorité. »

RESPONSABILITÉ DE L'INGÉNIEUR

Le développement professionnel est

d'abord la responsabilité de l'ingénieur,

rappelle Stéphane Bilodeau : « Chaque

ingénieur doit prendre l'initiative, profiter

des rencontres avec les ressources humaines

ainsi qu'avec ses supérieurs, et

réserver du temps à consacrer à son perfectionnement

professionnel. Il existe de

plus en plus de groupes d'échanges qui permettent

aux ingénieurs de diverses entreprises

de jumeler efficacement développement

professionnel et mise en place de pratiques

manufacturières performantes. Dans les

cas où l'employeur ne soutient pas totalement

l'ingénieur dans son développement

professionnel, ce dernier a intérêt à trouver

des moyens d'assurer quand même

son perfectionnement. »

De nombreuses entreprises sont de véritables

partenaires. C'est le cas chez Dessau,

mentionne Denis Giroux : « Le développement

professionnel est intégré à la charge

de travail. L'entreprise propose divers programmes

à ses employés pour qu'ils

améliorent leur expertise technique, leur

capacité de gérer des projets, leurs habiletés

de gestion ou leur leadership. Avoir

des occasions de parfaire ses compétences

professionnelles rend le travail stimulant,

de sorte qu'on est moins tenté d'aller voir

ailleurs. »

Il y a autant de plans de développement

professionnel qu'il y a d'individus.

Certaines règles et pratiques permettent

toutefois de structurer plus efficacement

la démarche de chacun et de maximiser les

efforts de formation consentis, comme le

montrent les textes que signe Gilles Drouin.

L'Ordre a aussi un rôle à jouer, vu son obligation

de s'assurer de la compétence des

ingénieurs. De nouveaux outils sont en

préparation. Us sont présentés dans les

pages qui suivent. •


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DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

Les bonnes pratiques

de la compétence

Il faut penser son perfectionnement

professionnel en tenant

compte des compétences à

acquérir plutôt qu'en visant la

mise à jour de ses connaissances.

Par Gilles Drouin

Soucieux de mieux communiquer vos idées, vous assistez

à un cours d'une durée d'une semaine sur l'art de donner

une conférence. À la fin, vous en connaissez toutes les règles.

Êtes-vous vraiment devenu un bon conférencier pour autant ?

Il n'y a qu'une seule façon de le savoir : donnez quelques conférences

devant des publics différents. Vous le saurez assez vite !

« Les connaissances et les savoir-faire acquis en formation ne

deviennent des compétences que lorsqu'ils sont efficacement

mobilisés dans l'action», lance Dominique Bouteiller. Pour ce

professeur agrégé au Service de l'enseignement de la gestion des

ressources humaines à HEC Montréal, la compétence est avant

tout un savoir-agir. « La compétence, ce n'est pas d'avoir appris

quelque chose, insiste-t-il. C'est être capable de faire quelque

chose avec ce que l'on a appris. »

Chaque ingénieur a la responsabilité de développer ses compétences

professionnelles. « Le public s'attend à ce qu'un ingénieur soit

compétent », fait valoir l'ingénieur Gérard Lachiver, professeur titulaire

au Département de génie électrique de l'Université de Sherbrooke

et doyen de la Faculté de génie. Au cours de sa carrière, tout ingénieur

passera progressivement du statut de débutant à celui d'expert.

Après trois années au cours desquelles il sera supervisé par un

collègue expérimenté, l'ingénieur junior deviendra un professionnel

autonome et devra se maintenir à la fine pointe de son domaine.

FAIRE DES CHOIX

Le devoir est exigeant. La conciliation travail-formation est souvent

un casse-tête. « En moyenne, je consacre environ une demi-journée

par semaine à des activités de formation», mentionne l'ingénieur

Luc Laliberté, spécialiste en structure de bâtiments qui travaille à

son compte depuis 1982. « C'est toutefois très variable et je dois parfois

choisir l'activité en fonction du temps que je peux y consacrer. »

12 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

Lorsqu'on travaille seul, ou presque, 0 n'est pas toujours facile de

dégager le temps nécessaire au développement de ses compétences.

Ingénieur civil, Luc Laliberté a fait le choix de se spécialiser afin

de maintenir la cadence dans son développement professionnel.

«Je reçois régulièrement des propositions pour d'autres volets

du génie civil, exphque l'ingénieur installé dans la région de Mont-

Tremblant, mais je refuse parce que c'est déjà difficile de se tenir

à jour, je n'ai pas le temps de m'éparpiller et ce domaine est assez

vaste en soi pour maintenir mon intérêt. »

UN BILAN DES COMPÉTENCES

« En fait, ce n'est plus suffisant de dire que j'ai suivi un certain

nombre d'heures de formation, indique Gérard Lachiver. Il faut

aussi montrer comment je les utilise, comment je peux les transformer,

comment je les maîtrise. La compétence ne se mesure pas

en nombre d'heures de formation, elle se définit plutôt par la façon

dont on travaille et par ce qu'on fait avec les connaissances

acquises. » L'ingénieur doit penser son développement professionnel


en tenant compte des compétences à développer

plutôt qu'en cherchant simplement

à mettre à jour ses connaissances.

Pour débroussailler le tout, l'ingénieur

devrait d'abord établir un bilan de ses compétences.

En gros, il s'agit de répondre à

une série de questions : qu'est-ce que je

sais faire et ne pas faire ? Quelles sont mes

forces et mes faiblesses ?

Gérer le développement de ses compétences,

c'est un peu gérer sa carrière. « Le

bilan que l'on peut faire de ses compétences

doit être confronté aux nouvelles

1

situations que l'on souhaite vivre dans la

suite de sa carrière», avance Dominique

Bouteiller. Que voulez-vous faire dans les

années à venir ? Devenir gestionnaire ?

Accepter des mandats de plus en plus

complexes ? Innover ? Lancer une entreprise?

Chaque réponse implique l'acquisition

ou le développement de compétences

particulières, que ce soit par exemple en

résolution de problèmes, en gestion des ressources

humaines, en leadership d'équipe,

en gestion des finances, en marketing ou

encore en relation avec la clientèle.

Les ingénieurs en entreprise peuvent

parfois compter sur leur employeur pour

leur fournir ce genre de bilan des compétences.

L'ingénieur Steeve Dupuis, spécialiste

en architecture de systèmes de

Luc Laliberté, ing.

Gérard Lachiver, ing.

technologie de l'information chez CGI, a eu l'occasion de faire

un bilan de ses compétences alors qu'il travaillait chez SIBN,

une ancienne filiale de la Banque Nationale. « C'est toujours

intéressant et utile de savoir ce qu'on est vraiment, déclare-t-il.

Je sais maintenant très bien ce que j'aime faire et où je m'en vais. »

Bien qu'en général la compétence soit une affaire individuelle,

il est aussi possible de faire un bilan pour l'ensemble d'une

organisation. «Au sein d'un bureau d'ingénieurs ou dans une

équipe de projet, on s'appuie sur les compétences de chaque personne,

explique Gérard Lachiver. Les autres peuvent vous aider

à découvrir la compétence que vous n'avez pas et qui pourrait

répondre aux besoins du bureau. Le tout forme ce que l'on pourrait

appeler une compétence collective, chacun étant complémentaire

de l'autre. »

« Être capable de faire son bilan est déjà une preuve de la

compétence de l'ingénieur, de son professionnalisme», souligne

Gérard Lachiver. Une deuxième manifestation de cette compétence

consiste à pouvoir définir les moyens pour corriger ses lacunes.

« L'ingénieur devrait pouvoir acquérir de nouvelles compétences

et démontrer qu'il les maîtrise par une modification ou une transformation

de sa pratique professionnelle », ajoute Gérard Lachiver.

« Il faut faire une analyse des " besoins de compétence ", et non

seulement des "besoins de formation la formation n'étant que

l'une des solutions possibles pour combler les manques de compétences,

prévient Dominique Bouteiller. Une fois que l'on connaît

les besoins en matière de compétences, il est plus facile de choisir

une activité de formation pertinente. » Armé d'un bon bilan de ses

compétences, et de ses lacunes, l'ingénieur peut alors établir des

objectifs précis et déterminer les étapes à suivre pour les atteindre.

« La personne a la première responsabilité par rapport à sa formation»,

estime Dominique Bouteiller. Le tout commence avant

même la formation. Il faut répondre à des questions fondamentales

: pourquoi suivre une formation ? Quelle est ma motivation ?

Qu'est-ce que je veux apprendre? Comment cela s'intégrera-t-il

à ma pratique ? Comment cette activité contribuera-t-elle à améliorer

ma compétence ?

Faire un MBA parce que c'est bien vu ou décider de suivre les

cours de ce programme d'études parce que vous voulez devenir

un gestionnaire sont deux façons complètement différentes de concevoir

une telle démarche. Il en est de même d'un colloque. On peut

y aller pour passer le temps, pour apprendre, pour donner une

conférence ou afin de rencontrer des personnes qui s'ajouteront

à son réseau professionnel. Pour une même activité, il peut donc

y avoir des objectifs différents. « La personne qui sait pourquoi

elle participe à une activité est généralement plus motivée et beaucoup

plus à même d'anticiper ce qu'elle fera de ses nouveaux

apprentissages dans la pratique », croit Dominique Bouteiller.

Quand toutes les conditions gagnantes sont réunies, l'activité

de formation, peu en importe la nature, pourra contribuer à l'amélioration

des compétences. Il suffit souvent de se donner les

moyens et le temps. «Agir avec compétence est une question

d'aptitude à faire face à la complexité d'une tâche ou aux aléas

qui surviennent en cours de mandat, soutient Gérard Lachiver.

C'est aussi avoir la capacité d'aller au-delà de ce qui nous est

demandé et d'innover, de trouver des solutions qui répondent

adéquatement aux besoins des clients, dans le respect des exigences

professionnelles et déontologiques. »

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 13


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

Avec toutes les possibilités

offertes, comment optimiser

son programme de formation ?

Par Gilles Drouin

14 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

Lire un livre, assister à un colloque, suivre

une formation, faire un stage avec un

expert, consulter un collègue, naviguer

sur Internet à la recherche d'informations

fiables, les possibilités sont immenses

et ne se limitent surtout pas aux cours donnés

par les établissements d'enseignement.

En fait, un des grands problèmes de l'ingénieur

qui veut développer ses compétences, c'est

d'avoir l'embarras du choix !

Avant tout, il ne faut jamais perdre de vue

l'importance d'établir des objectifs précis

pour chaque activité. Sinon, aussi intéressante

que puisse être une formation, ses effets sur

L'embarras

du choix

l'amélioration des compétences risquent d'être plutôt faibles. Le

temps dont on dispose pour le développement des compétences

est rare, il ne faut surtout pas le gaspiller.

POUR UN TRANSFERT RÉUSSI

En premier lieu, il faut comprendre que la contribution d'une activité

de formation au développement des connaissances est liée

au transfert des apprentissages. Ce transfert se produit lorsque

la personne applique avec succès dans sa pratique les connaissances

et les compétences apprises au cours d'une formation.

Dominique Bouteiller, professeur agrégé au Service de l'enseignement

de la gestion des ressources humaines à HEC Montréal,

a réalisé avec Michel Cossette une étude qui met en évidence les

facteurs favorisant un transfert d'apprentissage après une activité

de formation. L'étude a porté sur des employés de quincaillerie

préposés au rayon de la peinture. Bien que, d'un point de

vue strictement scientifique, 0 ne soit pas possible de généraliser

les résultats à d'autres métiers ou professions, Dominique Bouteiller

estime que les ingénieurs, et surtout leurs gestionnaires, peuvent

en tirer certains enseignements.


«UNE STRATEGIE DE TRANSFERT

EST TOUT CE QUE FAIT UN

EMPLOYÉ POUR S'AIDER À

TRANSFÉRER SES APPRENTIS-

SAGES, À INTÉGRER CE QU'IL A

APPRIS DANS SA PRATIQUE.»

«Nous avons démontré que plusieurs

facteurs influencent, parfois fortement, le

transfert», mentionne le chercheur. Parmi

les facteurs les plus importants figure la

motivation à parfaire sa formation et à

réinvestir ses apprentissages. Les attitudes

envers le travail, le soutien direct du milieu

de travail ainsi que les stratégies de transfert

sont aussi importants. «À motivation

égale, ce sont les stratégies de transfert

qui font la différence », estime Dominique

Bouteiller.

En gros, une stratégie de transfert est

tout ce que fait un employé pour s'aider à

transférer ses apprentissages, à intégrer

ce qu'il a appris dans sa pratique. Par

exemple, il peut recourir régulièrement à

la documentation obtenue pendant la

formation ou encore chercher à obtenir du

soutien à l'interne, auprès de ses collègues,

ou à l'externe, auprès d'un fournisseur.

Obtenir de l'appui est particulièrement

important pour l'ingénieur lorsqu'il doit

réaliser une première application prudente

de ce qu'il a appris ; son code de déontologie

lui dicte une conduite prudente.

Une stratégie judicieuse consiste à

expérimenter le plus rapidement possible

après la formation. « Dans le cas de notre

recherche, précise le chercheur, les gens

qui sont parvenus à un haut niveau de

transfert sont ceux qui n'ont pas hésité à

prendre des risques, à se mettre en situation

pour tester ce qu'ils avaient appris. »

Par exemple, ils allaient au-devant des

clients difficiles. « En clair, ajoute Dominique

Bouteiller, ils s'exposent volontairement à

des situations où ils vont devoir mettre en

pratique ce qu'ils ont appris. Dans ces

cas-là, il y a de fortes chances pour que le

transfert se produise. »

Au retour de la formation, la façon dont

l'employé agit est donc déterminante. Pour

Dominique Bouteiller

que l'activité soit en quelque sorte rentable, il faut que la personne

soit motivée, et qu'elle ait le pouvoir et la possibilité de

faire son transfert. C'est ici que le gestionnaire joue un rôle

important. « Pour favoriser le transfert, explique Dominique

Bouteiller, 0 confiera à l'employé une charge de travail adéquate,

le placera dans un contexte favorable à l'expérimentation et lui

donnera accès à des ressources. » L'employeur répondra à une

question : « Qu'est-ce que nous ferons d'un ingénieur qui a une

compétence accrue dans un domaine ? »

Dès lors, on comprend que le contexte dans lequel se déroule

la formation est primordial, d'où l'intérêt de l'intégrer dans une

planification qui comporte des objectifs précis et qui repose sur

un bon bilan des compétences de la personne. « Les gens commettent

souvent l'erreur de suivre une activité de formation

alors qu'ils ne sont pas prêts à réaliser ou à transférer les apprentissages

qu'elle implique », a remarqué Dominique Bouteiller. Ainsi,

il est peu utile de suivre un cours sur une version d'un logiciel

que l'on n'utilise pas ou encore de s'inscrire à une activité à un

moment où la charge de travail est telle qu'on sera dans

l'impossibilité d'expérimenter. « Il est aussi préférable de participer

à une activité qui correspond bien à notre niveau d'expérience »,

ajoute Dominique Bouteiller.

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3 RÉSEAU

DES INGÉNIEURS

DU QUÉBEC

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 15


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

DES HORIZONS DIFFERENTS

Rien n'empêche toutefois de poursuivre en parallèle des objectifs

de formation à court et à long terme. Le transfert n'est pas

nécessairement immédiat lorsqu'il s'agit d'un programme comme

un MBA ou un certificat de deuxième cycle. L'ingénieur Steeve

Dupuis est gestionnaire chez CGI. « Mon employeur exige que nous

suivions une formation à l'interne en gestion de projets et il

offre aux gestionnaires de payer les frais relatifs à un baccalauréat

ou une maîtrise en gestion et en développement des organisations.

Dans le premier cas, je n'ai pas le choix, mais dans le

second, je suis libre de suivre la formation si elle correspond à

mon plan de carrière. »

Steeve Dupuis a choisi de suivre les deux formations. Ce qu'il

apprend pendant les cours ne s'applique pas totalement à sa situation

de travail immédiate. « Toutefois, certains aspects, comme

la négociation et la communication, me servent dans mon travail »,

indique-t-il. Dominique Bouteiller souligne que ce genre d'études

fournit surtout des connaissances de base en gestion. Il ne s'agit

pas encore de compétences au sens propre, mais au fil de la pratique,

Steeve Dupuis pourra sans doute développer ses aptitudes

à la gestion d'équipe et de projet.

« Évidemment, observe l'ingénieur spécialiste de l'architecture

de systèmes de technologies de l'information, notre travail quotidien

influence une partie des décisions en matière de formation

puisque nous devons, par exemple, nous assurer de faire

progresser nos compétences au même rythme que la technologie.

» Déjà très occupé par ses fonctions et ses cours, dont une

partie seulement se déroule pendant son temps de travail, Steeve

Dupuis participe peu à des activités comme des colloques. « Dans

mon domaine, les événements les plus importants sont souvent

très coûteux et l'entreprise y envoie généralement des gens en

recherche et développement ou des gens qui font de la vigie. »

L'ingénieur Luc Laliberté, pour sa part, opte pour des activités

de formation variées, qui dépendent la plupart du temps de

ses objectifs à court et moyen termes. «En formation continue,

je me tiens au courant de tout ce qui se passe dans mon domaine,

comme l'évolution des matériaux ou des normes», précise-t-il.

Ses mandats influencent souvent ses choix de formation. « À

l'occasion, je vais suivre une formation pour répondre aux exigences

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16 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

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d'un mandat particulier. Je veux être sûr

d'avoir tous les éléments en main et au

besoin je peux m'associer à un collègue

pour effectuer le mandat. »

Luc Laliberté puise à diverses sources

en fonction de son objectif : lecture, recherche

sur Internet, forum de discussion, formations

offertes par des fournisseurs et des

associations, participation à des colloques,

« quand ce n'est pas trop loin ni trop long »,

et ainsi de suite. En tant que travailleur

autonome, il apprécie grandement Internet,

qui rend accessible plusieurs renseignements.

« Il faut toutefois faire attention à

la source d'information», prévient-il.

Il ne cherche pas nécessairement l'activité

parfaite. « Plusieurs activités de formation

ne sont pas entièrement pertinentes

pour répondre à mes objectifs, déclare-t-il.

Toutefois, je me dis que si le contenu d'une

activité, une conférence par exemple, ne comporte

que 20 ou 30 % d'éléments intéressants

pour moi, cela vaut la peine d'y aller,

surtout si c'est la seule façon de les obtenir. »

Bref, chaque activité de formation présente

des avantages et des inconvénients

qui doivent être soupesés à la lumière de

ses objectifs personnels. Impossible d'éviter

de procéder à ce nécessaire bilan personnel

des compétences. •

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je choisis le Centre patronal !

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DOSSIER DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES

Communauté de praticiens

Sans le savoir, vous faites peut-être partie d'une communauté

de praticiens. Ne craignez rien, cela n'a rien à voir

avec une quelconque secte secrète, mais la participation

à ce genre de communauté est possiblement contagieuse.

L'expression «communauté de praticiens» est apparue en

1991 pour désigner une réalité qui n'a rien de nouveau. «Avant

le XX e siècle, rappelle Thérèse Laferrière, professeure à la

Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, les gens

étaient formés dans des communautés de praticiens, selon un système

plus ou moins semblable à celui du compagnon et de l'apprenti. »

Muni d'une formation de base qui donne accès à la communauté

de praticiens, l'apprenti apprenait en travaillant avec des gens plus

expérimentés que lui. Soit dit en passant, la formation professionnelle

de l'ingénieur junior est aussi inspirée de ce modèle.

Aujourd'hui, cette notion recouvre plus que la formation des

débutants, mais elle est toujours liée à l'apprentissage collectif.

Elle repose sur ime théorie de l'apprentissage dont le principe de

base est simple : en participant à une communauté professionnelle,

on apprend à devenir progressivement plus compétent dans

l'exercice de la pratique de cette communauté.

COMMUNAUTÉ DE PRATICIENS

« Une communauté de praticiens est un ensemble de personnes qui

interagissent ensemble afin d'améliorer la pratique à laquelle elles

s'adonnent», déclare Thérèse Laferrière en guise de définition

générale. Il est important que les membres du groupe soient

Thérèse Laferrière

La mise en commun des

expertises demeure une

I excellente façon de

J développer sa pratique.

* I Par Gilles Drouin

engagés dans la même pratique, mais ils

n'ont pas à jouer le même rôle ou à détenula

même compétence professionnelle. Thérèse

Laferrière insiste sur les trois caractéristiques

de base d'une communauté de praticiens

qui fonctionne bien : un engagement

de ses membres à participer, une pratique

commune et un répertoire partagé de ressources,

c'est-à-dire un langage, des outils,

des connaissances de base qui sont sensiblement

les mêmes pour tous les membres

de cette communauté ainsi que des connaissances

en voie de développement.

Pour sa part, Daniel Nadeau, consultant

en développement stratégique des entreprises

chez Savard, Martin et Associés, à

Sherbrooke, propose une définition plus

large. « Une communauté de praticiens est

un groupe de personnes qui discutent

régulièrement d'une passion commune»,

suggère-t-il. L'intérêt commun et la régularité

des échanges constituent deux éléments

clés de la communauté selon lui, mais le

caractère stratégique est probablement à

ses yeux l'aspect le plus important. « Les

gens sont conscients qu'ils mettent en place

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 17


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

Communauté de praticiens

L'animation est au cœur du succès d'un projet de communauté de praticiens. Pour

développer cette compétence dans les organisations partenaires d'ime recherche

menée par le Centre francophone d'information des organisations (CEFRIO),

les chercheurs ont fait appel à des accompagnateurs en mesure de conseiller et

de former les animateurs et animatrices des communautés de praticiens étudiées.

Depuis, le CEFRIO offre sur demande les services d'un animateur chevronné,

Michel Girard (michel.girard@cefrio.qc.ca : 514 840-1245), pour planifier votre

projet, conseiller les décideurs sur la gouvernance du projet et accompagner l'animation

tout au long de la croissance de votre communauté de praticiens.

des réseaux pour développer une pratique, améliorer leurs compé-

tences, leurs connaissances organisationnelles et atteindre un niveau

de qualité supérieure. Il y a une véritable intention stratégique. »

DES EXEMPLES

Dès 1996, la Commission de la santé et de la sécurité du travail

(CSST) a mis sur pied un forum qui permet à ses inspecteurs de

faire un appel à tous. « Lorsqu'un inspecteur est aux prises avec

un problème particulier, il utilise le forum pour demander à ses

collègues de la province ce qu'ils en pensent ou s'ils ont déjà vécu

la même situation », explique l'ingénieur André Turcot, chef d'équipe

construction et responsable du soutien aux enquêtes, à la Direction

Prévention-inspection. Il peut s'agir d'une pièce d'équipement

dans une usine, d'une procédure de travail ou encore de l'application

d'une norme. « L'inspecteur pourra ainsi être équitable

puisqu'il pourra évaluer la situation avec le même cadre que ses

collègues», ajoute l'ingénieur.

Plusieurs outils se greffent au forum afin d'aider les inspecteurs

à développer leur compétence : une banque de connaissances,

un répertoire toxicologique et une banque de données sur la sécurité

des machines, notamment. Dans tous les cas, l'inspecteur doit

consulter cette documentation en ligne avant de faire un appel à

tous. Les inspecteurs sont toutefois libres de participer aux échanges.

Les 280 inspecteurs de la CSST, dont environ le tiers sont des

ingénieurs, ont la responsabilité de rendre une décision lorsqu'ils

interviennent sur un heu de travail. Évidemment, ils ne possèdent

pas tous la même expertise. « Il faut être bien conscients des limites

de ses compétences, souligne André Turcot. Le forum offre aux

inspecteurs la possibilité d'obtenir de bons conseils et les aide à

exercer adéquatement leur pouvoir. » Le forum leur permet de

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18 PLAN JUIN-JUILLET 2008

Daniel Nadeau

compter sur l'expertise du réseau et

d'améliorer ainsi progressivement la leur.

«Au fil du temps, note André Turcot, nous

remarquons d'ailleurs que la qualité des

questions posées par les inspecteurs parti-

cipant au forum s'améliore. »

MISE EN COMMUN DES FAÇONS

DE FAIRE

Chez Bell Canada, la communauté de prati-

ciens sert à mettre en commun expériences

et façons de faire. Avec des ingénieurs

répartis un peu partout au Québec et au

Canada, la compagnie de télécommunica-

tions vit un problème fréquent parmi les

grandes organisations : un ingénieur à Québec

ne sait pas nécessairement ce que fait son

collègue de Montréal, de Toronto ou d'Ottawa

« Il peut arriver qu'un ingénieur de Montréal

ait un problème précis à résoudre sans

savoir que son collègue de Québec a vécu la

même situation et surtout qu'il a trouvé une

solution répondant bien aux besoins du

Plateformes de collaboration

j\ f i e

l'ère d'Internet, les communautés de praticiens disposent

d'espaces numériques qui viennent soutenir les échanges

entre les participants de ces communautés. Communément

appelés plateformes de collaboration, ces lieux virtuels

offrent des outils tels que les forums électroniques (communication

différée) et le clavardage (communication en temps

réel) pour de la coordination.

On peut y déposer des informations utiles ainsi que les productions

des membres conçues aux fins d'améliorer leur pratique.

Les plateformes ressemblent à des sites Web, mais elles

sont hautement interactives et protégées par un code d'identification

et un mot de passe que chacun des membres obtient.

client», rapporte l'ingénieur Marco Beaulieu,

directeur général du secteur Conception

de solutions, chez Bell Canada.

En mettant les employés de ce secteur

en communication les uns avec les autres,

la communauté contribue en quelque sorte

à abattre les murs et favorise l'échange de

connaissances au sein de l'entreprise, et

en particulier entre les générations. « Nous

misons sur des thèmes, une technologie

particulière par exemple, afin de regrouper

les gens autour d'une communauté d'intérêt»,

précise Marco Beaulieu. Cette communauté

recourt aussi à l'appel à tous. La

participation est libre. «Les gens créent

leurs propres règles de fonctionnement, ce

I


qui rend la communauté très vivante et

évolutive », mentionne Marco Beaulieu, en

ajoutant qu'il faut éviter d'imposer l'adhésion

à la communauté.

L'ingénieur Jean-Luc Fortin participe à

cette communauté. «Il est possible, par

exemple, de présenter aux autres les projets

sur lesquels nous travaillons, explique-t-il.

De cette façon, tout le monde peut apporter

des commentaires et poser des questions.

La communauté permet ainsi de communi-

quer avec des collègues qui travaillent dans

d'autres régions ou auprès d'une autre

chentèle. » La communauté augmente la pro-

ductivité et représente une source de stimu-

lation indéniable, estime Jean-Luc Fortin :

«Nous pouvons aussi tirer des leçons de nos

projets respectifs et de ceux des autres. »

LIEU D'ÉCHANGE DE CONNAISSANCES

La communauté de praticiens peut prendre

plusieurs autres formes. Il en est ainsi du

comité technique de l'Association des

maîtres couvreurs du Québec. L'ingénieur

Michel Leblanc, président de LK Industries,

préside depuis deux ans ce comité formé

d'une quinzaine de personnes. «Notre principal

rôle est d'évaluer les nouvelles techniques

et les nouveaux produits mis en

marché par des fournisseurs et de faire des

recommandations aux membres de l'association»,

indique-t-il.

Le comité est donc un heu d'échange de

connaissances entre experts : architectes,

ingénieurs, inspecteurs, fournisseurs et

entrepreneurs. Outre son rôle de base, il

constitue une occasion pour ses membres

d'améliorer ensemble leurs habiletés de

gestion d'équipe. «Au fil des années, ajoute

l'ingénieur, nous avons élaboré une méthode

qui nous permet, pour chaque problème, de

trouver des solutions fondées sur des bases

solides et toujours bien documentées.»

Bref, les experts ont appris ensemble à être

encore plus experts.

En définitive, la mise en commun des

expertises de chacun afin de favoriser le développement

des compétences de tous peut

apporter une plus value à l'ensemble de l'organisation.

« La communauté de praticiens est

un moyen de gestion de l'intelligence collective

d'une organisation, conclut Thérèse

Laferrière. Elle sert très bien l'organisation

animée d'un souci d'échanger des connaissances

entre les générations. »

LA CROISSANCE D'UNE ENTREPRISE

PASSE D'ABORD PAR SES EMPLOYÉS

INGÉNIEUR.

PLANIFICATION ET

GESTION DU TRAFIC

ANALYSTE,

RÉSEAUX IP

i.

ANALYSTE, RÉSEAUX IP

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V ET

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INGÉNIEUR PRINCIPAL

TÉLÉPHONIE ET MULTIMÉDIA

INGÉNIEUR.

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INGÉNIEUR, CERTIFICATION

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ANALYSTE. I «

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SUKRVISEUR, MODERNISATION I

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DIRECTEUR, MESSAGERIE

ET MULTIMÉDIA SANSÏIL 1 ^

INGÉNIEUR, CERTIFICATION

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^GESTION DUTRAFIC

SYSTÈME,

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TÉLÉPHONIE ET MULTIMÉDIA

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DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

L'Ordre doit s'assurer

que ses membres ont les

compétences requises pour

exercer tout au long de leur

vie professionnelle.

Par Jeanne Morazain

L'Ordre des ingénieurs du Québec ayant pour raison d'être

la protection du public, il doit s'assurer que ses membres

ont les compétences requises pour exercer leur profession

tout au long de leur carrière. Cette obligation justifie

qu'il s'intéresse au développement professionnel des ingénieurs

et qu'il se dote d'une réglementation et de processus afin de les

aider à adopter de bonnes pratiques à cet égard.

Le contexte économique actuel, qui exige une grande rapidité

d'exécution et de constantes adaptations (voir l'article intitulé «Développement

oblige »), a modifié les conditions d'exercice des ingénieurs

et le profil de compétences requises. L'Ordre a donc décidé de revoir

la façon dont il encadre le développement professionnel. « Nous

en faisons une priorité de notre Plan stratégique, affirme l'ingénieur

Louis Tremblay, directeur des Affaires professionnelles de l'Ordre.

La formation continue est nécessaire pour que chaque ingénieur

puisse continuer d'agir selon les règles de l'art en respectant les nonnes

et les pratiques reconnues. Nous avons donc décidé de fournir à nos

membres des outils qui leur permettront de mieux structurer leur

démarche de formation et de bien évaluer l'état de leurs connaissances

et le niveau d'intégration des bonnes pratiques à leur travail. »

RÉGLEMENTATION ET RESPONSABILITÉ

L'Ordre a choisi d'agir sur deux plans, celui de la réglementation

et celui de la responsabilisation des membres. « Il est normal que

20 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

l'Ordre, qui est un organisme réglementaire,

adopte un règlement lorsqu'il accorde

de l'importance à une question, ajoute Louis

Tremblay. Le projet de règlement actuellement

sur la table s'inspire de ce que recommande

l'Office des professions du Québec

et de ce que font les autres ordres professionnels

du Québec. Le volet incitatif est

prépondérant, le développement professionnel

relevant d'abord et avant tout de la

responsabilité individuelle de l'ingénieur.

Nous avons néanmoins jugé bon d'imposer

une norme minimale. Le projet actuel impose

deux obligations : se fixer des objectifs

périodiques de développement et suivre

un minimum de 30 heures de formation

obligatoires sur une période de deux ans. »

L'abondance de l'offre de formation est

telle qu'il serait illusoire de vouloir en faire

l'inventaire afin d'évaluer la pertinence de

chacune des activités offertes. « Nous laissons

à chaque ingénieur le soin d'exercer

son jugement et de choisir les activités les

plus pertinentes pour lui, poursuit Louis


«NOUS LAISSONS À CHAQUE INGÉNIEUR

LE SOIN D'EXERCER SON JUGEMENT ET

DE CHOISIR LES ACTIVITÉS LES PLUS

PERTINENTES POUR LUI.»

Tremblay. Cette latitude est cohérente avec l'approche de respon-

sabilisation que nous préconisons. » L'éventail des activités de for-

mation reconnues par le projet de règlement est très large : cours

de formation continue organisés ou offerts par l'Ordre, par une

personne, par un employeur ou par un organisme reconnu par

l'Ordre ; cours donnés par un établissement d'enseignement ; col-

loques ou congrès; présentation dans le cadre d'une conférence

ou d'un séminaire ; rédaction et publication d'articles spécialisés ;

sessions de formation diverses, notamment des séminaires ou des

Le Répertoire des compétences

communes

L'exercice du génie requiert la maîtrise de six compétences

communes, et ce, peu importe le secteur de pratique :

• résoudre des problèmes ;

• communiquer efficacement ;

• gérer la qualité ;

• gérer les risques liés à la technologie ;

• gérer des activités ;

• prendre en charge son statut de professionnel.

Ces six compétences ont été définies à partir de consultations

individuelles menées auprès de nombreux ingénieurs et d'un

examen de divers documents (par exemple : profils de compé-

tences sectoriels, analyses de lacunes de compétences).

L'acquisition de chacune de ces compétences exige la maîtrise

de trois types d'éléments en interaction constante :

des connaissances à la fois théoriques dans un domaine

de pratique donné, spécifiques à un environnement professionnel

particulier ou à certaines problématiques (développement

durable, gestion des risques, économie, lois et

règlements) ;

des habiletés scientifiques et techniques qui permettent

de résoudre des problèmes à caractère scientifique, technique,

économique ou administratif en utilisant tout

l'éventail des moyens disponibles;

des habiletés et des attitudes : jugement, rigueur, esprit

critique, capacité de communiquer et d'établir des relations

interpersonnelles, etc.

Le contenu du répertoire pourrait encore changer à la suite

des consultations en cours pour le valider. Tout sera prêt pour

le lancement du Guide de développement des compétences de

l'ingénieur prévu pour octobre 2008.

mmmmmmmmmmmmammmmm^^tmamamimm^^mmmmmmm

discussions de cas ; participation à des projets

de recherche.

CONTENU DES ACTIVITÉS DIVERSIFIÉ

Quant au contenu de ces activités, il est

aussi très diversifié. La liste des sujets

comprend : la conception, la fabrication,

l'installation, l'exploitation et l'entretien de

procédés, de systèmes, d'équipements ou de

structures ; les matériaux, énergies et autres

intrants utilisés dans les œuvres d'ingénierie ;

la gestion des risques en regard des opérations,

de la santé et de la sécurité des

travailleurs et du public, et de la protection

de la propriété et de l'environnement ;

la communication ; la gestion des ressources

humaines, matérielles et financières ; la

gestion de projets ; les analyses, les études,

les rapports ; les systèmes d'information ;

l'éthique et la déontologie.

Le projet de règlement confère aussi à

l'Ordre un pouvoir d'intervention ciblée.

Louis Tremblay exphque : « Si nous nous

apercevons qu'un groupe d'ingénieurs

éprouve des problèmes systémiques particuliers,

nous avons le pouvoir d'imposer aux

membres de ce groupe un programme

d'activités de développement professionnel

visant à corriger cette lacune. Nous pourrions

par exemple exiger que des ingénieurs dans

un secteur de pratique s'inscrivent à une

formation relative à l'application d'une

nouvelle norme ou que tous les ingénieurs

juniors suivent un cours sur l'ensemble de

la pratique. »

Le projet de règlement est actuellement

soumis pour consultation à l'Office des professions

du Québec, qui peut demander des

changements. Le processus suivi par l'Office

prévoit que les membres de l'Ordre seront

informés du contenu du règlement et invités

à le commenter. Cela peut prendre plusieurs

mois, voire plus d'un an avant que la réglementation

n'entre en vigueur.

GUIDE DE DÉVELOPPEMENT DES

COMPÉTENCES

L'Ordre entend néanmoins agir dès cet

automne sur le front de la responsabilisation

de ses membres. Le Guide de développement

des compétences de l'ingénieur qui est

en préparation aidera les ingénieurs à

exercer un plus grand contrôle sur le

développement de leur compétence. Il faut

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 21


DOSSIER DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES

«AVANT DE CHOISIR UNE ACTIVITÉ

DE DÉVELOPPEMENT, L'INGÉNIEUR

PROCÉDERA À UNE ANALYSE DE SES

BESOINS, À UNE DÉFINITION DE SES

PRIORITÉS ET À UN INVENTAIRE DE

SES OPTIONS.»

se rappeler que la compétence est une valeur fondamentale de

la profession et que des obligations déontologiques balisent le comportement

de l'ingénieur sur ce plan (Code de déontologie, articles

2.02, 2.04 et 3.01.01).

Ce guide propose un cycle annuel en trois étapes familier aux

ingénieurs : planification,

suivi, bilan. Louis Tremblay

précise : « Avant de choisir

une activité de développement,

l'ingénieur procédera

à une analyse de ses besoins,

à une définition de ses

priorités et à un inventaire

de ses options. Au cours de

l'activité, il notera méthodiquement

ses observations

de façon à pouvoir par la

suite en évaluer les effets

directs sur sa situation de

travail et ses besoins futurs

de développement. Une fiche

permet de consigner les

informations pertinentes à la

réalisation de chaque étape. Cette fiche forme un dossier de

développement professionnel auquel l'ingénieur se référera pour

poursuivre son développement et, au besoin, rendre compte du

respect de ses obligations en la matière. » Le guide regorge également

de conseils pratiques et indique des ressources susceptibles

d'aider les ingénieurs à bien franchir chaque étape et à réfléchir

de façon structurée sur les défis associés au maintien de leur

compétence dans un contexte de pratique qui ne cesse d'évoluer

et de se complexifier.

22 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

REPERTOIRE DES COMPETENCES COMMUNES

De plus, un répertoire des compétences commîmes accompagne ce

guide. Il s'agit d'un répertoire qui place sur le même pied la

contribution scientifique et technique de l'ingénieur et son statut

professionnel. Suivant cette perspective, il propose la maîtrise d'un

ensemble de compétences contribuant de façon complémentaire

à la conception, à l'installation et à l'exploitation de solutions efficaces

sur le plan technique, viables sur le plan économique et

sécuritaires pour les personnes concernées. (Voir encadré p. 21.)

Le Guide de développement des compétences de l'ingénieur, qui sera

en partie interactif, sera accessible à partir du site extranet de

l'Ordre. Le dossier de développement professionnel pourra être

rempli à l'écran. Lorsque le nouveau règlement sera en vigueur et

que les ingénieurs devront déclarer leurs activités de formation, la

version interactive fournira à l'Ordre des données systémiques dont

l'analyse servira à mieux cerner les compétences des membres, leurs

besoins, leurs démarches, les voies de formation empruntées, etc.

Le cycle annuel de gestion du développement des

compétences

Etape 1

Planifier le

développement

de vos

compétences

Etape 2

Faire le suivi

de la réalisation

de votre plan

Etape 3

Faire le bilan de

vos activités de

développement

des compétences

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ÉPROUVÉES DEMIS

Louis Tremblay rêve du jour où «tous les ingénieurs auront acquis

des réflexes et une culture de développement professionnel ». Le

guide et son répertoire des compétences communes devraient contribuer

à la réalisation de ce rêve en les amenant « à prendre conscience

dès le début de leur pratique de l'importance du développement

professionnel ». Ces outils rendront leur démarche plus efficiente.

« Ils mettront les bonnes énergies aux bons endroits et tout le monde

sera gagnant», conclut celui qui est responsable à l'Ordre de

coordonner l'équipe qui mènera à bien ce dossier prioritaire. •

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Le sort et la performance de votre employeur passent inévitablement

par votre expertise et celle de toute sa main-d'œuvre.

Avec les mouvements démographiques présentement en

cours au Québec, la formation continue ainsi que le transfert

des connaissances et du savoir-faire ont une influence cruciale

sur les emplois et la société de demain. Mais qu'en est-il pour

I ingenieur

La mondialisation de l'économie et l'évolution du marché de

l'emploi ont fait évoluer le travail des ingénieurs et nous devons

constamment nous ajuster pour répondre adéquatement aux

besoins de la société d'aujourd'hui et de demain. Désormais,

les ingénieurs doivent non seulement gérer l'intégration du

développement technologique, mais aussi composer avec de

nouvelles pratiques innovatrices en matière de gestion et de

marketing global, sans oublier la gestion du travail effectué

outremer par des collègues, des clients ou des fournisseurs

issus d'autres cultures et se trouvant dans des fuseaux horaires

différents. Sans nul doute, adaptabilité et flexibilité doivent

être au rendez-vous.

L'étude du RéseaulQ portant sur le secteur industriel recommande

entre autres au gouvernement du Québec d'améliorer

la formation continue de la main-d'œuvre québécoise, incluant

celle des ingénieurs. Nous sommes donc appelés à nous

développer, mais aussi à posséder des habiletés de formateur,

notamment celles requises pour le transfert de connaissances

à d'autres ingénieurs. La gestion du savoir et le transfert d'expertise

seront un défi important de notre groupe professionnel.

Le positionnement du savoir-faire des ingénieurs québécois en

dépend. Nous sommes tous interpellés à assurer ce positionnement,

en misant sur le développement de nos connaissances et

de nos compétences générales et spécifiques.

Mais comment fait-on pour développer cette expertise, celle qui

nous permet, ainsi qu'à nos employeurs, de tirer notre épingle

du jeu? Etant bien sûr conscient de tous ces nouveaux défis, le

Réseau des ingénieurs du Québec vous propose, par l'entremise

du Service carrière, des programmes de formation continue adaptés

à ces nouvelles réalités. Je vous encourage à vous y inscrire en

grand nombre pour parfaire vos connaissances et ainsi profiter de

la valeur ajoutée que ces formations vous apporteront.

Tél.: 514 845-9664 ou

1 866 845-9664

Téléc.: 514 845-4876

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DES INGÉNIEURS

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FORMATION CONTINUE

ET GESTION DU SAVOIR.

ÊTES-VOUS PRÊT?

De plus, les ingénieurs sont la source de plusieurs changements

effectués au sein des entreprises et leur succès en dépend. Le

développement durable, l'efficacité énergétique et les produits

et opérations basés sur des sources d'énergie renouvelables sont

maintenant des incontournables. Il est donc de mise que le

Réseau des ingénieurs du Québec en fasse une priorité et c'est

pourquoi nos programmes de formation personnelle et technique

sont en pleine expansion.

Lancés en 2007, le RéseaulQ vous offre plusieurs rendez-vous

de formations, pensés et adaptés expressément pour l'ingénieur

et ses proches collaborateurs. D'une durée de un ou deux jours,

ils touchent directement le travail de l'ingénieur : innovation,

leadership, amélioration continue, communication, finances,

etc. Ces activités sont aussi d'excellentes occasions d'échanges

et de réseautage.

Par ailleurs, les ingénieurs doivent s'impliquer dans les centres

de décisions tels que la politique et les conseils d'administration.

Exercer notre influence et donner notre point de

vue sont essentiels pour l'essor de notre société. Le RéseaulQ

peut également vous soutenir dans votre maîtrise des nouvelles

pratiques de gouvernance, puisque nous avons mis sur pied des

ateliers sur le sujet.

Au RéseaulQ, nous sommes conscients qu'il n'y a pas une

seule recette gagnante, mais nous vous encourageons à prendre

l'initiative de devenir un modèle pour l'avancement de notre

société. Nous le ferons tous ensemble!

Si vous souhaitez réagir à ce texte ou si vous avez des commentaires,

je vous invite à m'écrire par courriel à l'adresse suivante :

president@reseauIQ.qc.ca.

Etienne Couture, ing.

Président

Réseau des ingénieurs du Québec.

www.reseauIQ.qc.ca


ENCADREMENT PROFESSIONNEL

Par Claude Lizotte, ing., avec la collaboration de Rémi Alaurent, ing., et Louis Tremblay, ing.

OUVRAGES TEMPORAIRES ET INACHEVES

L'ingénieur, un acteur crucial pour

prévenir l'effondrement

Récemment, la Commission de la santé et de la sécurité

du travail (CSST) a entrepris une campagne de sensibilisation

sur la sécurisation des ouvrages temporaires

et des structures inachevées. L'Ordre se joint à cette

opération pour rappeler aux ingénieurs le rôle fondamental qu'ils

doivent assumer sur les chantiers. Connaissez-vous bien ce rôle?

Dans les dernières années au Québec, les mesures pour stabiliser

les ouvrages temporaires et les structures inachevées ont,

dans plusieurs cas, manqué de « fermeté ». Ce glissement dans

l'application des règles de sécurité a même causé des effondrements,

dont certains ont entraîné des blessures et des décès.

La CSST nous le rappelle : la prévention des effondrements

est l'affaire de tous les intervenants sur un chantier. Mais, il faut

le préciser, l'ingénieur a non seulement des engagements

contractuels, mais aussi et surtout une responsabilité professionnelle.

En fonction de cette responsabilité, l'ingénieur doit,

dans tous les aspects de son travail :

« [...] respecter ses obligations envers l'homme et tenir compte

des conséquences de l'exécution de ses travaux sur l'environnement

et sur la vie, la santé et la propriété de toute personne. »

(Code de déontologie des ingénieurs, art. 2.01)

Muni d'une expertise et d'un savoir-faire exclusifs, l'ingénieur

a cet immense avantage de pouvoir contribuer à assurer la

sécurité d'un chantier par des plans et devis précis ainsi que par

des directives, procédures ou méthodes de travail énonçant clairement

les contraintes particulières à l'exécution d'un travail : tout

ne doit ni ne peut être laissé à la responsabilité du maître d'œuvre

ou d'un de ses sous-traitants, bien qu'il ne soit évidemment pas

exclu que l'un et l'autre aient recours aux services d'ingénieurs pour

diriger et surveiller les travaux qu'ils doivent exécuter. Pendant les

travaux, l'ingénieur est aussi, plus que tout autre, en mesure

d'évaluer les risques, de déceler les situations potentiellement

dangereuses et à risque et de leur trouver des solutions.

Or, dans la réalité, l'ingénieur n'est pas toujours appelé à surveiller

les chantiers. Les donneurs d'ouvrage peuvent considérer

que les plans et devis de l'ingénieur suffisent à sécuriser les lieux.

Mais nous savons maintenant qu'il en va tout autrement, un

imprévu étant si vite arrivé... L'Ordre invite donc les ingénieurs

du monde de la construction à assumer pleinement leur rôle

et à surveiller les chantiers auxquels ils collaborent. Les donneurs

d'ouvrage et les propriétaires n'y trouveront que leur profit : sur

un chantier, l'ingénieur apporte un surcroît de sécurité, contrôle

la qualité des travaux et s'assure de la conformité de ces travaux

24 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

L 'ingénieur est en mesure

d'évaluer les risques, de déceler

les situations potentiellement

dangereuses et à risque et de

leur trouver des solutions.

avec les plans et devis. Autre aspect important : le recours aux

services de l'ingénieur aide considérablement à démontrer la

« diligence raisonnable » dont il faut faire preuve afin de prévenir

les accidents de travail et les maladies professionnelles, ce qui

demeure une obligation générale pour tout employeur suivant

la Loi sur la santé et la sécurité du travail et une obligation plus

exigeante encore lorsqu'un programme de prévention est officiellement

requis. À ce sujet, est-il utile de rappeler que la responsabilité

criminelle d'une organisation peut être engagée en cas

d'accident de travail ?

C'EST TEMPORAIRE, POURQUOI Y METTRE TEMPS

ET ARGENT?

Sans être clairement exprimée, cette question est souvent sousentendue

lorsqu'un ouvrage temporaire est construit. En effet,

à quoi bon investir dans ce qui ne servira que quelques jours

ou quelques semaines ? Et pourtant, tous les échafaudages, coffrages,

contreventements, étaiements, plateformes et autres

structures temporaires requièrent autant de rigueur et de professionnalisme

que les ouvrages permanents qui leur survivront.

Des échafaudages qui tombent, des tranchées qui s'effondrent,

des fermes de toit qui cèdent, des dalles de béton qui défaillent...

toutes ces situations malheureuses et les conséquences dramatiques

qui les accompagnent souvent seraient évitées si des

mesures de sécurité adéquates étaient mises en application au

moment des travaux. Dans le dépliant qu'elle vient de publier*,

la CSST souligne l'importance de planifier et de coordonner les

travaux de manière rigoureuse. Elle met particulièrement l'accent

sur les contreventements temporaires, des assemblages de


construction destinés «à lutter contre la déformation ou le

déversement d'une charpente ».

La CSST rappelle aussi les obligations de tous les inter-

venants sur un chantier quant à la stabilité des ouvrages et des

structures. Ces obligations sont d'ailleurs clairement énumérées par

le Code de sécurité pour les travaux de construction. Au nombre

de celles-ci, mentionnons l'article 2.12.1, selon lequel «toute

charpente doit être calculée, construite, placée, appuyée, contre-

ventée et haubanée afin de résister à toute charge qui pourrait

y être imposée pendant la construction ou la démolition ».

De la même façon, tout ouvrage temporaire ainsi que les

échafaudages doivent être suffisamment contreventês, et les plans

de ces contreventements doivent être faits et signés par un

ingénieur (art. 3.3.2 et 3.9.2.a). L'étaiement des coffrages à béton

doit faire l'objet de plans signés et scellés par un ingénieur et

d'une attestation de conformité signée par un ingénieur (art.

2.4.1,2.b et 2.4.1.4). Enfin, rappelons qu'un inspecteur de la CSST

peut exiger une déclaration signée et scellée d'un ingénieur attes-

tant qu'une construction ou une installation est sûre (art. 3.3.5).

Comme quoi les ingénieurs ont un rôle de premier plan à

jouer en matière de prévention des effondrements !

* Pour consulter ou télécharger ce dépliant, voir :

www.csst.qc.ca/portail/fr/publications/dc_100_1097_l.htm.

Avis de limitation du droit d'exercice

Conformément à l'article 182.9 du Code des professions (L.R.Q., c. C-26),

avis est donné par la présente que, le 29 février 2008, M. Serge Génier,

ingénieur (membre n° 031564), dont le domicile professionnel est situé

au 6535, boulevard Hébert à Salaberry-de-Valleyfield, Québec, J6S 5Z4, a

fait l'objet d'une décision du Comité administratif de l'Ordre des ingénieurs

du Québec relative à son droit d'exercice, à la suite des recommandations

du Comité d'inspection professionnelle, à savoir :

• de limiter, jusqu'à ce que les cours et les stages de perfectionnement

imposés soient complétés avec succès, le droit d'exercice de l'ingénieur

Serge Génier dans les domaines de l'électricité, de la mécanique

du bâtiment et de la protection incendie en lui interdisant de poser

quelque acte professionnel que ce soit, notamment de donner des

avis, des consultations, de faire des mesurages, des tracés, de préparer

des rapports, des calculs, des études, des dessins, des plans, des devis,

des cahiers de charges ou d'inspecter ou de surveiller des travaux ;

• de limiter, jusqu'à ce que les cours et le stage de perfectionnement

imposés soient complétés avec succès, le droit d'exercice de l'ingénieur

Serge Génier dans le domaine des charpentes et fondations en

lui interdisant de poser quelque acte professionnel que ce soit,

notamment de donner des avis, des consultations, de préparer des

rapports, des calculs, des études, des dessins, des plans, des devis,

des cahiers de charges ou d'inspecter ou de surveiller des travaux.

Ces limitations du droit d'exercice de l'ingénieur Serge Génier sont en

vigueur depuis le 25 avril 2008 et prévaudront jusqu'à la réussite des

cours et des stages de perfectionnement tels qu'ils ont été imposés par le

Comité administratif.

Montréal, ce 2 mai 2008

M* Daniel Ferron, notaire 2—i des ingénieurs

Secrétaire de l'Ordre des ingénieurs du Québec ia® du Québec

L'Ordre des ingénieurs du Québec est l'organisme qui régit la profession

d'ingénieur au Québec. Son rôle consiste à encadrer la pratique du génie

afin d'en assurer la qualité et, de ce fait, la protection du public.

COMITÉ D'INSPECTION PROFESSIONNELLE

Ingénieurs - enquêteurs (contractuel)

Postes à temps partiel - réf. GEM-01

Les postes et leurs priorités

L'Ordre a un urgent besoin d'ingénieurs qui, sous l'autorité du Comité

d'inspection professionnelle, auront la responsabilité d'effectuer des enquêtes

particulières, particulièrement en installation septique, en mécanique du

bâtiment, en électricité du bâtiment et en charpente et fondations. Ces

enquêtes devront être réalisées sur demande et partout au Québec.

Chaque enquêteur devra également, à l'occasion, effectuer la vérification des

dossiers, livres et registres d'ingénieurs, à leur lieu de travail, conformément

au Programme de surveillance générale de l'exercice de la profession approuvé

par le Bureau de l'Ordre.

Rémunération

Ces postes à temps partiel (de 3 à 5 jours/semaine) sont rémunérés au taux

horaire de 75 $ dans le cas des enquêtes particulières sur la compétence professionnelle

d'un membre ou sur la base d'honoraires forfaitaires équivalents

à 65 S/l'heure pour chaque inspection réalisée.

Exigences

a) Être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec et avoir exercé la

profession d'ingénieur pendant au moins 15 ans.

b) Posséder une expérience pertinente (expertise technique) dans la

discipline visée.

c) Ne pas siéger à titre d'administrateur de l'Ordre des ingénieurs du

Québec ou être membre d'un autre comité statutaire prévu au Code

des professions afin d'assurer la plus grande autonomie et indépendance

possible à l'enquêteur et éviter toute apparence de conflit

d'intérêts ou tout conflit d'intérêts.

d) Ne pas avoir fait l'objet d'une décision disciplinaire rendue par

le Comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec le

déclarant coupable d'une infraction et ne pas avoir fait l'objet d'une

décision du Comité administratif rendue en vertu de l'article 55 du

Code des professions à la suite de recommandations du Comité

d'inspection professionnelle au cours des 15 dernières années.

e) Avoir une facilité en relations interpersonnelles, ouverture d'esprit,

curiosité, objectivité, intégrité, rigueur intellectuelle, facilité d'expression

et de rédaction en français et un engagement professionnel.

f) S'engager à faire preuve d'impartialité et de discrétion.

g) S'engager à éviter toute apparence de conflit d'intérêts ou tout conflit

d'intérêts.

h) Avoir démontré un intérêt pour l'Ordre, partager les valeurs de l'Ordre

(l'accessibilité, la transparence, la rigueur, et l'équité) et avoir souscrit

aux valeurs fondamentales de la profession d'ingénieur

(la compétence, le sens de l'éthique, la responsabilité et l'engagement

social) par ses activités professionnelles seraient un atout.

i) Être disponible pour se déplacer au Québec et disposer d'un véhicule

automobile.

Envoi des candidatures

Adressez votre demande en indiquant la discipline visée accompagnée

d'une lettre décrivant les motifs de votre intérêt pour le poste et d'un curriculum

vita?, avant le 1 er août 2008 à :

M me Francine Beauchamp,

coordonnatrice aux ressources humaines

Ordre des ingénieurs du Québec,

Gare Windsor, bureau 350

1100, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal (Québec) H3B 2S2

L'Ordre des ingénieurs du Québec souscrit pleinement aux principes

de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Seules les personnes convoquées

en entrevue recevront un accusé de réception. Le masculin est utilisé

sans aucune discrimination et uniquement pour alléger le texte.

s Ordre

j ; des ingénieurs

du Québec

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 25


ÉTHIQUE ET DÉONTOLOGIE

Une priorité incontournable

pour l'ingénieur :

a protection de l'environnement

Dans tous les aspects de son travail, l'ingénieur doit respecter

ses obligations envers l'homme et tenir compte des conséquences

de l'exécution de ses travaux sur l'environnement et

sur la vie, la santé et la propriété de toute personne.

Code de déontologie des ingénieurs, art. 2.01

Loin d'être une mode passagère, l'écologie et la pensée

« verte » transforment de plus en plus notre vision

du monde et notre façon de vivre. Les ingénieurs

sont tout particulièrement interpellés par ces nouvelles

préoccupations, ce que souligne sans équivoque l'article

2.01 du Code de déontologie des ingénieurs. Mais dans sa pratique,

l'ingénieur doit-il tenir compte de l'environnement au-delà

des considérations contractuelles et financières? Voici un cas

disciplinaire qui apporte une réponse claire à cette question.

En novembre 2007, le Comité de discipline de l'Ordre a examiné

une plainte contre un de ses membres'. Cette plainte

comprenait quatre chefs d'accusation, soit :

- En août 2004, un ingénieur chargé de projet a préparé des

plans en omettant d'inclure des clauses ou des renseignements

prévoyant des mesures de protection de l'environnement.

- En septembre, octobre et novembre 2004, cet ingénieur

a permis ou toléré la présentation ou la préparation d'une

demande d'autorisation alors que cette demande était

incomplète.

- En septembre, octobre et novembre 2004, l'ingénieur a

permis ou toléré la réalisation des travaux malgré l'absence

d'autorisations requises par la loi.

- En septembre, octobre et novembre 2004, l'ingénieur a

permis ou toléré la réalisation des travaux sans tenir compte

des conséquences sur l'environnement.

Il est à noter que les quatre chefs de cette plainte contiennent

une infraction reliée à l'article 2.01, et plus précisément

aux conséquences des travaux sur l'environnement. Les premier

et deuxième chefs touchent aussi l'article 3.02.04, soit :

L'ingénieur doit s'abstenir d'exprimer des avis ou de donner

des conseils contradictoires ou incomplets et de présenter ou

utiliser des plans, devis et autres documents qu'il sait ambigus

ou qui ne sont pas suffisamment explicites.

Mais quels étaient donc les faits?

Louis Tremblay, ing., c. Normand Héroux, ing., CDOIQ, n» 22-06-0329

26 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

UNE ROUTE ATTENDUE DEPUIS LONGTEMPS

Au printemps 2004, après quelques années d'études et de

démarches pour obtenir des subventions gouvernementales, une

municipalité a entrepris de réhabiliter et allonger un chemin à

des fins de développement économique. La firme retenue a confié

ce projet clé en main à l'ingénieur intimé.

C'est dans ce contexte que l'intimé a visité les lieux à plusieurs

reprises et commandé une étude pour deux points précis du

tracé retenu. Il est à noter que l'ingénieur a omis d'indiquer, dans

cette étude, qu'une partie du tracé passait directement dans un

marécage et que plusieurs autres points du tracé touchaient des

milieux humides. Il a donc fait parvenir une demande d'autorisation

incomplète au ministère de l'Environnement.

À ce sujet, soulignons que :

- le contrat entre la Ville et l'entreprise comprenait la préparation

des documents nécessaires à l'obtention des autorisations

gouvernementales;

- la preuve a effectivement révélé que le sol était marécageux

en plusieurs endroits et que le tracé touchait des cours

d'eau ainsi que des milieux humides;

- le nouveau tracé devait s'étendre sur plusieurs kilomètres -

la Loi sur la qualité de l'environnement stipule notamment

que tout projet de réfection de route de plus d'un kilomètre

doit faire l'objet d'un certificat d'autorisation, avant le début

des travaux.

Les travaux étaient déjà en cours au moment où la cliente a

reçu du ministère de l'Environnement un avis d'infraction lui

ordonnant de cesser les travaux. Sur les lieux, des inspecteurs

avaient constaté, entre autres, que des travaux avaient été

effectués dans un marécage sans certificat d'autorisation, que

les arbres avaient été coupés à blanc, que la machinerie était

Dans cette affaire, l'ingénieur devait tenir compte notamment

des dispositions suivantes :

Loi sur la qualité de l'environnement, L.R.Q. Q-2 : l'article

22, alinéa 2 stipule que nul ne peut exécuter de travaux dans

un cours d'eau, un lac, un marécage, etc., sans avoir préalablement

obtenu une autorisation.

Règlement relatif à l'application de la LQE, L.R.Q., c. Q-2, r. 1.001 :

l'article 2, alinéa 3° b) précise qu'on doit obtenir une autorisation

pour un projet de reconstruction, construction, élargissement

ou redressement d'une route, qui mesure plus d'un

kilomètre et qui est situé à l'extérieur d'un périmètre urbain.


passée dans la bande riveraine des cours d'eau et qu'à une

jonction, aucune barrière n'avait été posée pour empêcher les

sédiments d'atteindre les cours d'eau.

La preuve démontrait aussi que les dommages causés à

l'environnement par ces travaux illégaux étaient importants et de

longue durée. Par conséquent, la municipalité a reçu l'ordre du

ministère de l'Environnement de soumettre un plan de restauration

et de réparer les dommages causés.

UNE PLAINTE DU PUBLIC ET LE JUGEMENT DU COMITÉ

DE DISCIPLINE

Inquiets et mécontents du déroulement des travaux, des citoyens

du secteur ont demandé à l'Ordre des ingénieurs du Québec

d'enquêter sur la conduite professionnelle de l'intimé. Après

enquête, le syndic a déposé une plainte en bonne et due forme

au Comité de discipline. Ainsi, à l'automne dernier, celui-ci a

entendu tous les principaux témoins de l'affaire et conclu à la

culpabilité de l'ingénieur intimé, et ce, pour les quatre chefs. Voici

les principales raisons ayant motivé ce jugement.

Le Comité de discipline a reconnu que l'ingénieur intimé avait

le devoir de respecter les lois et règlements environnementaux

et de s'assurer que le projet se déroulait en toute légalité. Or le

Comité a estimé que l'intimé avait omis de respecter ses propres

obligations professionnelles. Plus précisément, le Comité est

d'avis que l'ingénieur avait fait preuve « d'aveuglement volontaire »,

choisissant de donner priorité aux besoins de sa cliente et de

devenir le subalterne des officiers de certains ministères,

notamment du ministère des Transports.

Au contraire, l'intimé aurait dû privilégier la prudence à l'égard

de la situation environnementale et respecter son devoir social.

Bien qu'il ait effectué quelques démarches touchant les préoccupations

environnementales, ces démarches étaient manifestement

incomplètes. Le Comité a jugé qu'il était de son

devoir professionnel de les poursuivre, même si cela avait mis

en péril l'octroi des subventions pour les travaux.

En ce qui concerne le premier chef d'accusation, le Comité

s'exprime ainsi :

« [120] En regard du chef 1, le Comité estime que l'intimé, lors

de la confection des plans, avait suffisamment d'informations sur

la problématique environnementale et qu'il a manqué à son

obligation en regard des conséquences parce qu'il a fermé les

yeux dans le but de servir l'intérêt de sa cliente.

[121] Le Comité conclut que sur le 1 er chef, l'intimé devait inclure

des clauses ou à tout le moins prévoir des mesures de protection

de l'environnement requises par la loi.

[122] Le Comité juge que l'intimé connaissait les conséquences de

ses travaux sur l'environnement et il devait en informer la Municipalité.

[125] L'intimé devait privilégier la prudence en regard de la

situation environnementale pour respecter son devoir social. »

Pour le deuxième chef, le Comité a jugé que l'ingénieur ne pouvait

ignorer les dispositions de la Loi sur la qualité de l'environnement

et qu'en dépit des avis du ministère des Transports, il aurait dû

faire une demande d'autorisation pour l'ensemble du tracé.

Relativement aux troisième et quatrième chefs, le Comité a

statué comme suit :

« [146] Concernant le chef 3, le Comité estime que l'intimé, à

titre de chargé de projet, sachant très bien que ces travaux

nécessitent l'intervention du ministère de l'Environnement, a

autorisé l'exécution de travaux dont les conséquences sur

l'environnement étaient prévisibles.

[147] Par ce comportement, il a manqué à son devoir en regard

de son mandat avec la Municipalité qui spécifiait qu'il devait

demander les autorisations nécessaires afin de respecter les lois

qui affectaient le projet.

[148] Enfin sur le chef 4, le Comité considère que la preuve est

transparente concernant le fait que l'intimé n'a pas tenu compte

de la répercussion de ses travaux sur le respect de l'environnement

[149] Le Comité estime que l'intimé avait, à la suite de son mandat

de surveillance, une responsabilité entière sur la conduite de

ce projet. »

Cet ingénieur a été condamné à payer quatre amendes de

4 000 $ pour avoir manqué de probité dans l'accomplissement

de sa mission sociale de protection du public ainsi que deux

amendes de 1 000 $ pour avoir émis des avis qui n'étaient pas

basés sur des connaissances factuelles suffisantes, pour un

montant total de 18 000 $. Dans sa décision, le Comité a tenu

compte du fait que l'intimé admettait sa faute, faisait preuve de

repentir, avait modifié son comportement et ne représentait

aucun risque de récidive.

Pour résumer, les ingénieurs sont tenus, dans l'exercice de

leur profession, de considérer les préoccupations environnementales

comme une autre variante de leur incontournable

priorité : assurer la protection du public.

t Selon l'article 60 du Code des professions, tout

informez- membre de l'Ordre doit aviser le secrétaire de

I

tout c h 3n 9 ernent relatif à son domicile et aux

nOUS . lieux où il exerce sa profession, et ce, dans les

trente jours de ce changement.

Tout professionnel doit, en vertu de l'article 59.3 du Code des professions,

informer le secrétaire de l'Ordre dont il est membre qu'il fait

ou a fait l'objet d'une décision judiciaire ou disciplinaire visée à

l'article 55.1, dans les dix jours à compter de celui où il en est luimême

informé.

Par ailleurs, toute période d'inactivité (chômage, invalidité, congé

parental, retour aux études, etc.) doit également être signifiée au

secrétaire de l'Ordre, dans les trente jours, au début et à la fin de cette

période. Veuillez noter que seuls les membres qui auront eu une période

d'inactivité minimale de six mois et qui auront informé l'Ordre de

tout changement à leur situation dans les trente jours pourraient

obtenir un crédit applicable sur la cotisation annuelle.

PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : : 27


INSTANCES DÉCISIONNELLES

Par M e Daniel Ferron, notaire

Le 87 e Bureau a tenu sa huitième séance (ordinaire) le 14 mars 2008, sa neuvième

séance (extraordinaire) le 11 avril 2008 et sa dixième séance (ordinaire) le 10 mai 2008.

Le Comité administratif (CA) s'est réuni en séances ordinaires les 4 et 28 avril 2008.

BUREAU

Séance ordinaire du 14 mars 2008

Au cours de sa séance ordinaire du 15 mars 2008, le 87 e Bureau

a désigné M. l'ingénieur Michel Letellier au siège de membre

honoraire du Conseil d'administration de Gestion FÉRIQUE pour

un mandat venant à échéance en avril 2011.

Le Bureau a reçu le rapport du Comité sur la pratique de vérification

des documents d'ingénierie et les Directives concernant

les documents d'ingénierie qui y sont annexées. Il a décidé de remplacer

les Directives concernant les documents d'ingénierie par les

Lignes directrices concernant les documents d'ingénierie. Il a aussi

demandé au Comité d'apporter certaines modifications et précisions

aux Lignes directrices et de statuer sur les suites à y donner,

notamment au chapitre du Guide de pratique professionnelle. Le

Bureau a aussi demandé au Comité administratif de déterminer

le mode de diffusion des Lignes directrices concernant les documents

d'ingénierie auprès des membres de l'Ordre et d'étudier

les recommandations contenues au rapport final du Comité.

Le Bureau a approuvé le Programme de surveillance générale

de l'exercice de la profession 2008-2009, prévoyant 1 000 inspections

pour la période du 1 er avril 2008 au 31 mars 2009.

Le Bureau a adopté le Questionnaire d'inspection professionnelle

proposé et a mandaté la permanence pour l'améliorer et

l'adapter au cours des années. Il a aussi demandé que le questionnaire

lui soit remis annuellement à titre informatif avec le Programme

de surveillance générale de l'exercice de la profession et qu'au minimum

1 500 questionnaires soient envoyés et analysés au cours

de l'année 2008-2009. Enfin, il a demandé au Groupe de travail

sur l'orientation de l'inspection professionnelle d'évaluer la possibilité

de concevoir un questionnaire simplifié.

Le Bureau a nommé M. Claude Cinq-Mars, ing., à titre d'enquêteur

pour le Comité d'inspection professionnelle, conformément

à l'article 112 du Code des professions (L.R.Q., c. C-26),

et ce, pour un mandat débutant immédiatement et se terminant

le 31 décembre 2008.

Le Bureau a accepté la démission de M. Claude Lizotte, ing., à

titre d'inspecteur du Comité d'inspection professionnelle et a nommé

M. Louis Tremblay, ing., à titre d'inspecteur pour le Comité d'inspection

professionnelle, conformément à l'article 112 du Code des professions

(L.R.Q., c. C-26), et ce, pour une durée indéterminée.

Le Bureau a approuvé les prévisions budgétaires 2008-

2009. Il a également pris connaissance des états financiers au

31 décembre 2007.

Le Bureau a mandaté le président de l'Ordre afin de témoigner

la reconnaissance de l'Ordre à M me Johanne Desrochers

pour son action à l'égard de la profession, en sa qualité de présidente-directrice

générale de l'Association des ingénieurs-conseils

du Québec.

Séance extraordinaire du 11 avril 2008

À sa séance extraordinaire tenue par conférence téléphonique

le 11 avril 2008, le Bureau a pris acte de l'entente signée entre

l'Ordre des ingénieurs du Québec et la Corporation de services

des ingénieurs du Québec, le 31 mars 2008, et a entériné l'entente

additionnelle intervenue entre les parties à cette même date.

Séance ordinaire du 10 mai 2008

Au cours de sa séance ordinaire du 10 mai 2008, le 87 e Bureau

a pris connaissance d'un projet de Règlement sur le développement

28 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

professionnel continu et a proposé diverses modifications à ce

règlement avant de le transmettre à nouveau au Comité sur la

formation et le développement professionnel.

Le Bureau a procédé à l'adoption d'une nouvelle délégation

au Comité administratif et au Comité d'inspection professionnelle

des pouvoirs et devoirs qui lui sont dévolus relativement à l'imposition

des stages de perfectionnement en vertu de l'article 55

du Code des professions et du Règlement sur les stages de perfectionnement

des ingénieurs. Cette nouvelle délégation vise à remplacer

les délégations antérieures et à permettre à l'avenir au Comité

administratif de procéder à la nomination des maîtres de stages.

Le Bureau a procédé à l'adoption d'une nouvelle Politique

sur la révision des taux horaires des travailleurs autonomes, des

allocations d'honoraires et des jetons de présence.

Le Bureau a décidé de créer un comité ayant pour mandat de

mettre en place des indicateurs de performance pour le Bureau.

Le Bureau a procédé à la nomination de M me Jeannette Gauthier,

ing., au poste de syndic de l'Ordre.

Le Bureau a adopté les principes et les lignes directrices énoncés

dans le projet d'entente sur les mesures disciplinaires et judiciaires

des associations/ordre membres d'Ingénieurs Canada et a autorisé

le président à signer le renouvellement de l'entente pour cinq ans.

Le Bureau a renouvelé pour deux ans le mandat des membres

du Comité de déontologie.

Le Bureau a pris connaissance du Rapport du groupe expert

pour la révision de la Loi sur les ingénieurs transmis à l'Ordre

par l'Office des professions du Québec et a mandaté le Comité

administratif pour préparer la position de l'Ordre sur ce document,

en collaboration avec certains partenaires.

Le Bureau a fixé le montant de la cotisation 2009-2010 que

devront payer les membres de l'Ordre à compter du 1 er avril 2009.

Cette résolution doit toutefois, pour entrer en vigueur, être approuvée

par les membres au cours de l'Assemblée générale

annuelle du 13 juin prochain.

Le Bureau a nommé M. l'ingénieur Denis Lefebvre à titre de

président du Comité d'inspection professionnelle pour un mandat

d'un an, en remplacement de M. l'ingénieur Laurier Nichols.

Il a également renouvelé le mandat de M. l'ingénieur Nadim

Abou-Chacra comme membre de ce même comité pour une

période de trois ans.

Le Bureau a nommé M. l'ingénieur Claude Lizotte comme

enquêteur à la surveillance de la pratique illégale. Il a également

approuvé les orientations et le plan d'action 2008-2009 aux fins

de la surveillance de la pratique illégale.

Le Bureau a accepté le rapport final du Comité sur la pratique

de vérification des documents d'ingénierie et a adopté avec

modifications les Lignes directrices concernant les documents

d'ingénierie proposées par le comité.

Le Bureau a reçu le bilan consolidé des activités des Sections

régionales pour 2008-2009 présenté par la présidente de la Section

régionale de la Mauricie, M me l'ingénieure France Vallée.

COMITÉ ADMINISTRATIF

Séance ordinaire du 4 avril 2008

À sa séance ordinaire du 28 avril, le CA a procédé à la mise à

jour du tableau des membres en date du 19 mars 2008. Il a

procédé à l'adoption d'équivalences de diplômes et de formation,


a délivré des permis conformément aux articles 40 du Code des

professions et 35 de la Charte de la langue française et a accordé

des permis temporaires conformément à la Loi sur les ingénieurs.

Le CA a procédé à l'étude des recommandations du Comité

d'inspection professionnelle concernant l'application de l'article

55 du Code des professions dans deux dossiers.

Les membres ont pris connaissance d'un projet de tableau de bord

destiné aux instances de l'Ordre et ont commenté le document.

Le CA a accepté la démission de M me l'ingénieure Anne-Marie

Tremblay en tant que membre du Comité de planification de la

surveillance de la pratique illégale.

Le CA a demandé la convocation d'une séance extraordinaire

du Bureau dans les plus brefs délais pour ratifier l'entente additionnelle

du 31 mars 2008 intervenue avec la Corporation de

services des ingénieurs du Québec.

Le CA a demandé qu'une lettre soit envoyée à l'Office des professions

du Québec (OPQ) pour que les modifications nécessaires

soient apportées rapidement à la Loi sur les ingénieurs

en matière de surveillance.

Le CA a autorisé le directeur général à renouveler, pour une période

de six mois à compter du 28 avril 2008, l'entente contractuelle

exclusive avec la firme Notarius, aux mêmes termes

et conditions, pour le service de signature numérique pour

l'authentification des documents d'ingénierie sur support électronique

par les ingénieurs du Québec. Le CA a par ailleurs

demandé que soientt évaluées les autres options qui s'offrent

à l'Ordre en matière de signature électronique et qu'un rapport

lui soit présenté.

Le CA a procédé à la désignation d'une représentante de l'Ordre

des ingénieurs du Québec au Comité consultatif provincial pour

la Régie du bâtiment du Québec pour le domaine des installations

d'équipements pétroliers.

Le CA a demandé qu'un suivi de la résolution BU-2008-053,

adoptée à la séance du Bureau du 14 mars 2008 et portant sur

le questionnaire d'inspection professionnelle, soit fait avec le

Comité d'orientation de l'inspection professionnelle.

Le CA a demandé au Comité des finances d'étudier, dans la préparation

du pro forma du budget 2009-2010, les incidences

de la demande de financement du Sommet du génie 2009

faite par son Comité organisateur et de lui soumettre ses

recommandations.

Séance ordinaire du 28 avril 2008

À sa séance ordinaire du 28 avril, le CA a procédé à la mise à

jour du tableau des membres en date du 14 avril 2008. Il a procédé

à l'adoption d'équivalences de diplômes et de formation, a délivré

des permis conformément aux articles 40 du Code des professions

et 35 de la Charte de la langue française et a accordé des

permis temporaires conformément à la Loi sur les ingénieurs.

Le CA a procédé à l'étude des recommandations du Comité

d'inspection professionnelle concernant l'application de l'article 55

du Code des professions dans trois dossiers.

Le CA a décidé de lever une ordonnance d'examen médical à

l'égard d'un ingénieur, conformément aux articles 48 à 53 du

Code des professions, à la suite de la réception du rapport du

médecin expert désigné par l'Ordre.

Le CA a passé en revue le tableau des suivis de l'Assemblée

générale du 15 juin 2007 en vue de préparer la tenue de la prochaine

assemblée prévue le 13 juin 2008.

Le CA a pris acte d'une lettre du président de l'Office des professions

du Québec, en date du 16 avril 2008, ainsi que du

Rapport du Croupe expert pour la révision de la Loi sur les ingénieurs

qui l'accompagnait, et a discuté de la stratégie à mettre

en place concernant ce dossier, plus particulièrement en ce qui

concerne la surveillance des travaux.

Le CA a pris acte de la démission de M. Danny Gagnon, ing., à

titre d'administrateur de l'Ordre et a demandé au secrétaire de transmettre

aux membres du Bureau l'avis requis pour la tenue d'une

élection par cooptation à la séance du Bureau du 12 juin prochain.

Le CA a pris acte d'un projet de révision du Règlement sur les

normes d'équivalence de diplôme et de formation pour la

délivrance d'un permis de l'Ordre des ingénieurs du Québec, mais

a reporté l'étude de ce projet à sa prochaine séance.

Le CA a approuvé une procédure de gestion des demandes

d'information et des signalements en regard de travaux dangereux

et a demandé que cette procédure soit diffusée, tant à l'interne

qu'à l'externe.

Le CA a décidé de l'attribution du Défi régional 2008. Il a aussi

désigné le lauréat de la Distinction du génie innovateur.

Le CA a adopté, conformément à la recommandation du Comité

d'orientation du Colloque de l'Ordre, le projet de thème général

portant sur les travaux publics pour l'édition 2009 du Colloque.

Les autres dossiers étudiés à cette séance ont fait l'objet de recommandations

au Bureau et ont été traités à la séance du Bureau

du 10 mai.

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PLAN : JUIN-JUILLET 2008 : 29


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L'identité du signataire est valable,

ffl Heure : 2008.05.02 11:02:24 -04W

Motif :

Champ : Chantal._1209735818733_9 à la page 1

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RÉGIONALE DES INGÉNIEURS DE MONTRÉAL (RIM)

Mot de la présidente

AU DÉBUT DE L'ÉTÉ...

Début juillet, entre les obligations professionnelles

et sociales, les fêtes scolaires de

fin d'année et les projets de vacances, on

s'arrête un instant pour faire le point sur

les faits d'intérêt du printemps et réfléchir à

leur possible influence sur l'exercice de

notre profession.

Les changements climatiques, le prix du

pétrole sont des problèmes actuels qui

ANCA TISMANARIU, ING.

influenceront le marché du travail et qui

imposent une réflexion sur nos responsabilités

futures. Dans un contexte qui évolue

rapidement, il est important de se doter des connaissances, des compétences

et des attitudes nécessaires pour tirer parti de la mondialisation

et du progrès technologique,

atténuer les difficultés.

mais aussi pour en prévoir et en

Il esf de notre responsabilité de rester ouverts, curieux de comprendre

les changements structurels de l'économie et de la société. L'étude et

la formation nous aideront à nous adapter, dans une vie professionnelle

multi-générationnelle où chaque groupe d'âge apporte son expérience

de vie et ses propres valeurs, pour profiler la société actuelle et surtout

celle du futur.

Les membres du nouveau conseil d'administration de la RIM, élus en

mai dernier, reflètent, par leur diversité d'âge et d'expérience de vie et

de travail, l'évolution même de notre milieu professionnel. Les ingénieurs

ayant plus de pratique sont présents et s'impliquent aux côtés de

leurs collègues juniors pour bâtir de nouveaux projets d'activités pour

septembre 2008.

Comme par les années passées, nous continuerons à développer les

activités de réseautage, les visites industrielles, les présentations pour

faire la promotion de notre profession, les cours voués à améliorer nos

compétences professionnelles et administratives, etc.

Le but de nos activités étant de répondre à vos demandes, la discussion

est ouverte et, comme toujours, nous resterons à l'écoute de toute

proposition ou projet qui mènera à l'avancement de notre profession.

Nous vous attendrons au début de nos activités en septembre, jusque là,

portez-vous bien et passez un bel été.

Collégialement et régionalement vôtre,

Anca Tismanariu, ing., présidence OIQ-RIM

president@rim-oiq.org

Ordre

! des ingénieurs

du Québec

Régionale des ingénieurs de Montreal

34 PLAN : JUIN-JUILLET 2008

Bref compte rendu de

l'assemblée générale du

27 mai 2008

Le 27 mai dernier, les membres de la Régionale des ingénieurs

de Montréal se sont réunis à l'hôtel Ruby Foo's pour tenir

l'assemblée générale annuelle. La soirée a permis aux administrateurs

du conseil d'administration de la RIM de faire le

bilan de l'exercice 2007-2008 par la présentation des rapports

d'activité de la présidente et du vice-président exécutif ainsi

que du rapport financier du trésorier.

Madame Anca Tismanariu a été élue à la présidence de la RIM

pour l'exercice 2008-2009. Elle prendra ainsi la relève de monsieur

Sid Zerbo, ing. qui, élu administrateur au Bureau de

l'Ordre des ingénieurs du Québec, s'impliquera pleinement

dans les activités de l'Ordre en plus de siéger au Conseil des

gouverneurs de la RIM.

Nous avons souligné les dix années d'exceptionnelle contribution

de monsieur Zerbo aux activités de la Régionale. Nous

comptons continuer de collaborer avec lui.

Deux nouveaux membres se sont joints à notre conseil

d'administration : madame Fanny Thiffault qui s'impliquera

auprès du comité Femmes en ingénierie et monsieur Wilner

Morisseau qui occupera la vice-présidence Affaires professionnelles.

Il nous a fait plaisir de rencontrer nos collègues ingénieurs

membres de FrancoGénie et nous espérons une collégiale collaboration

pour l'année 2008-2009.

Nous remercions encore une fois nos confrères qui ont trouvé le

temps de participer à cette cordiale réunion.

Comité Exécutif de la RIM

rimadmin@rim-oiq.orq

6830, avenue du Parc, bureau 568, Montréal (Québec) H3N 1W7 • Téléphone : 514-270-6917

• Télécopieur: 514-270-8421 • www.rim-oiq.org • Courriel : rimadmin@rim-oiq.org

• Inscriptions : inscript@rim-oiq.org • Responsable du bulletin : Yves Réhel, ing.

• Révision : Yves Réhel, ing. • Inscriptions à notre liste d'envoi électronique : rimadmin@rim-oiq.org


Gestion FERIQUE annonce

la nomination de deux _

nouveaux administrateurs

Le conseil d'administration

de Gestion FÉRIQUE:

Molita Sexton, trésorière,

Robert L. Papineau, ing..

Claude Tremblay, ing.,

Michel Riverin, ing.. président,

Jean-Guy Tremblay, ing.,

Marcel Vézina, ing., vice-président,

Jean Fournier, ing.,

Michel Letellier, ing., et

Gabriel Soudry, mg. (absent).

www ferique.com

ij^P^lk M. Michel Letellier, ing., a été nommé pour un mandat de trois ans.

L'un des bâtisseurs de notre organisation, M. Letellier a participé à la création

des Fonds FÉRIQUE et il en a présidé le Comité de surveillance de 1974 à

4 B L 1981. M. Letellier est diplômé en génie mécanique de l'Université Carleton

F T B et détient un baccalauréat ès arts de l'Université Laval. Il possède plus de

40 ans d'expérience en direction générale, en vente et en génie, et il a été

bénévole auprès de plusieurs associations, incluant l'Ordre des ingénieurs du Québec.

M. Letellier apportera donc au conseil un bagage de grande valeur.

^ M. Robert L. Papineau, ing., PH. D., membre de l'Académie canadienne du

^Kjal génie (MACG) et officier de l'Ordre National du Québec (O.Q.), a été élu

^^HV pour un mandat de trois ans. M. Papineau est bien connu dans le domaine

du génie et dans le monde des affaires. Diplômé en génie de l'Université

^ ^ K H de Sherbrooke, il a obtenu un doctorat en génie industriel et des systèmes

à l'Université de la Floride. Il a ensuite occupé divers postes à l'Université

du Québec à Trois-Rivières, dont celui de Doyen des études. M. Papineau a passé plus de

18 ans à la direction de l'ÉTS et de l'École Polytechnique, en plus de siéger à de nombreux

conseils d'administration, incluant ceux de la Fondation de Polytechnique, de la Société

de développement Angus, de l'Institut Armand-Frappier et du Centre hospitalier universitaire

Ste-Justine. Il apportera une contribution inestimable au travail du conseil.

Par ailleurs, les membres du comité exécutif ont été reconduits dans leurs fonctions

respectives pour un mandat d'un an. Il s'agit de: M. Michel Riverin, ing., MBA, président,

M. Marcel Vézina, ing., MBA, vice-président et Mme Molita Sexton, B. sc., MBA, ADM. A., CMA,

trésorière. M. Gabriel Soudry, ing., MBA, M. Jean Fournier, ing., LL.B. et M. Jean-Guy Tremblay,

ing., MBA, siègent également au conseil comme administrateurs, en plus de présider respectivement

le Comité de rémunération, le Comité de vérification et le Comité de surveillance

des placements.

Gestion FÉRIQUE est une société sans but lucratif qui vise à faire fructifier l'avoir de ses

clients en leur offrant des produits de placement et un service-conseil de grande qualité,

à des frais parmi les plus bas de l'industrie. Elle administre les Fonds FÉRIQUE qui,

créés en 1974, mettent aujourd'hui huit fonds communs de placement au service de

quelque 22 OOO investisseurs, principalement des ingénieurs et des membres de leurs

familles. La gestion des Fonds est confiée à dix firmes externes réputées, qui gèrent

pour FÉRIQUE un actif total de 1,4 milliard de dollars.


Ce ne sont pas 11 000 kg

qui vont l'impressionner.

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Nous n'avons rien ménagé pour faire du Super Duty une vraie bête de

somme. D'abord, voyez son moteur V8 turbodiesel Power Stroke, le plus

puissant moteur diesel 3 jamais offert par Ford. Puis, vous serez carrément

emballé par le couple de 600 Ib-pi et les turbocompresseurs séquentiels qui

assurent une puissance optimale sur toute la plage de régime 4 . Quant à sa

capacité de semi-remorquage de plus de 11 000 kg. c'est à la boîte

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L'acier contenu dans la structure de train avec mode de traction,

avant est presque deux fois plus solide

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la doit. Remorquer

1

de lourdes charges requiert plus que de la puissance. Il faut

aussi du contrôle. C'est là qu'entre en jeu le système de remorquage

TowCommand"" doté de la commande de freins de remorque intégrée et

des rétroviseurs de remorquage PowerScope MC qui s'ajustent, se replient et

se télescopent jusqu'à 70 mm sur simple pression d'un bouton. Vous êtes

Repliés ou non. vos rétroviseurs s'ajustent

toujours à vos besoins.

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plaisir de la chose, essayez un départ du

point mort dans une côte ascendante

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"'Pour le F-450 2008 avec moteur V8 turbodiesel Power Stroke de 6,4 L et sellette de remorque. Lorsque le véhicule est doté de l'équipement approprié. " : Pour le F-450 avec rhoteur VIO Triton

de.6,8 L à 30 soupapes, Classé le meilleur de la catégorie pour la puissance et la capacité de remorquage traditionnel. Catégorie : camionnettes grand gabarit dont le PTAC est supérieur à 3 855 kg.

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véhicule est doté.de l'équipernent approprié. Catégorie : camionnettes grand gabarit dont le PTAC est supérieur^ 3 855 kg. * 'Puissance de 325 ch à 3 000 tr/min et couple de 600 Ib-pi à 2 000 tr/min

pour le F-450 avec bpîte manuelle 6 vitesses ou pour le F-450 avec boîte agtomatique et rapport de pont arrière de 4,88. ,r, De série pour la version Lariat du F-450 et en option pour la version FX4

des F-250 et F-350 seulement.

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