RETOUR DU FROID : LE BOSPHORE GELÉ Après une certaine ...

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RETOUR DU FROID : LE BOSPHORE GELÉ Après une certaine ...

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Miiiinii LE 14 AVRIL 1929 iiiiiiiiiMiiiMiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiu s iiiiiiiuiiiuiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiuiiuiiiiii SEPTIÈME ANNÉE : N° 320 ■>■>«)

MANCHE-lLLUSTR

ENTRE NOUS

LE crime affreux de deux enfants — l'un

n'a pas quinze ans, l'autre en a seize à

peine — pose plus impérieusement que

jamais le problème de l'éducation morale,

problème dont l'enseignement moderne ne se

soucie peut-être pas assez.

t C'est un fait que, de nos jours, l'école

s'occupe beaucoup moins d'éduquer l'enfant

que de l'instruire. Elle lui apprend — en

principe — l'écriture, l'arithmétique, la

géographie, etc., mais elle ne cherche pas. à

combattre ses défauts innés, à développer ses

qualités naturelles.

Pénelon, dans Télêmaque, J.-J. Rousseau,

dans Emile, ont été, à leur manière, des éducateurs

: ils s'intéressaient plus au cœur de

l'enfant qu'à son cerveau, sachant bien que

celui-ci est d'ordinaire aux ordres de celui-là.

Mais nos maîtres d'école, nos professeurs, nos

pédagogues de tous rangs ne suivent guère

cette tradition illustre : ils gavent l'enfance

de connaissances plus ou moins pratiques,

plus ou moins durables, et, pour ce qui concerne

l'éducation, s'en remettent aux parents.

Certes, former l'esprit, modeler le caractère

de l'enfant, c'est bien le rôle du père et

de la mère... Ceux-ci le remplissent encore,

Dieu merci, dans nombre de familles, mais

il faut bien reconnaître que c'est là aussi une

tradition qui s'en va.

LES parents bourgeois ont leurs occupations

et surtout leurs plaisirs qui les

empêchent de se transformer en Mentors, et,

d'ailleurs, ils trouvent un peu rococo de faire

de la morale, une morale -sur laquelle ils ne

sont même pas toujours bien fixés.

. Les parents d'une condition plus modeste

disposent de moins de temps encore pour

faire l'éducation de leurs enfants. Dans les

villes — où ceux-ci sont cependant en danger —•

la mère travaille au dehors comme le père.

Les « gosses » poussent tout seuls, au petit

bonheur... Leurs instincts, bons ou mauvais,

se développent au hasard des rencontres, des

exemples.

A peine sorti de l'école primaire avec un

léger bagage de connaissances — et il s'allégera

encore — l'enfant doit travailler pour

gagner au moins sa nourriture. . Travailler?

■Si encore c'était à "l'atelier, pour apprendre

quelque métier utile ! Mais, lé plus souvent,

pour qu'il rapporte plus tôt l'argent indispensable,

Gavroche sera placé comme sauteruisseau,

commissionnaire, groom, chasseur de

café, de restaurant... Ce ne sont pas là, évidemment,

des « carrières » qui conduisent bien

loin, encore qu'on y fasse beaucoup de chemin.

Bref, l'enfant, que lie protège pas une éducation

première, doit se faire à lui tout seul

une philosophie de l'existence;.. Rien d'étonnant

à ce qu'elle soit parfois assez cynique.

I, est grand temps d'aborder et de résoudre"

I ce grave problème de l'éducation de la

jeunesse dans notre société devenue si brutale,

si avide de jouissances immédiates.

C'est peut-être parce que l'éducation des

jeunes a été négligée que notre pseudo-progrès

a pris cet aspect déplaisant. La société

peut être comparée à un champ.où l'on ne

récolte que ce qu'on a semé.

L'instruction que ne complète pas l'éducation

n'est qu'un leurre. Je dirai même que

l'éducation doit, dans les programmes scolaires,

être l'essentiel : elle donne, d'ailleurs,

dans la lutte pour la vie, plus de résultats

pratiques qu'une science le plus souvent

illusoire, éphémère... La politesse, par exemple,

— et elle devient rare — ouvre plus de portes

qu'une instruction revêche, balourde, sans

bonne grâce, sans. ce qui constitue le vrai

moven dè parvenir, c'est-à-dire la manière.

Il faut rendre à l'éducation la place qu'elle

avait autrefois à l'école et dans la famille :

ne craignons pas d'être un peu « vieux jeu ».

Ce systèrne avait du bon. Nous commençons

à nous en apercevoir.

JEAN STYLO.

O

REFLEXIONS DU DIMANCHE

N a appris ^récemment qu'une jolie jeune

Américaine, prix de beauté, demandait

le divorce. Elle trouvait que le fait d'avoir

un mari la gênait dans les obligations que lui

imposait sa qualité de « prix de beauté ».

Voilà le genre de chose que peut amener l'agitation

éveillée autour des prix de beauté. Pourquoi

donner des prix de beauté? La beauté

n'est-elle pas déjà un prix en elle-même, sans

qu'il soit besoin d'y ajouter? Peut-être veut-on

justifier la parole de l'Evangile : « On donnera

à celui qui a déjà ». Mais un prix 1 Que rêcompense-t-il?

Si une femme est jolie, ce n'est ni sa

faute ni son mérite, c'est que le Bon Dieu l'a

faite ainsi; pourquoi donc se glorifier en des

charmes physiques desquels on est tout à fait

irresponsable?

La plus grande partie du bon travail qui se

fait sur terre est accompli par la multitude des

femmes sans grande beauté. On assure que les

jeunes filles peu jolies font les meilleures épouses.

Admettons, que ce ne soit pas toujours vrai.

Mais disons que beaucoup d'hommes craignent

d'épouser une femme trop éclatante parce qu'ils

ne se sentent pas de taille à la disputer toujours

à trop de compétiteurs. Si même ils sont courageux,'

ils ne veulent pas vivre auprès d'une

femme si pénétrée de l'idée de sa valeur esthétique

qu'elle est persuadée de ses droits illimités

en tout et pour tout.

On comprend fort bien l'utilité des concours,

qui servent à démontrer une habileté, une supériorité

quelconque. Ils pourront désigner la

dactylographe la plus rapide, la femme d'affaire

la plus entendue, la'meilleure maîtresse de maison,

ou la mère qui a les enfants les mieux

portants et bien d'autres personnes les plus

remarquables dans un domaine bu dans un

autre.

Un journaliste suggérait dernièrement que

l'on pourrait aussi offrir un prix à la personne

la plus disgraciée, à l'infirme le plus tristement

contrefait. Ce serait,sans doute, ce qu'on appelle

un prix de consolation. Il aurait du moins

l'avantage d'attirer l'attention sur un être malheureux,

et de lui amener peut-être quelque

soulagement. Mais, là encore, un prix ne

récompenserait rien de voulu, ni de clierché,

car, hélas I tout comme la beauté, les infirmités

nous viennent sans que nous y soyions pour

rien.

En somme, ces fameux prix de beauté semblent

n'être qu'un encouragement à la vanité. En

règle générale, les fort jolies femmes n'ont pour

elles que cette beauté dont elles sont, si fières

qu'elles dédaignent les charmes de l'intelligence

et parfois du cœur. '

Pourtant, même quand il s'agit de conquérir

ht de garder le cœur des hommes, la beauté n'est

pas toujours la meilleure arme d'une femme: il

y faut les attraits subtils de l'esprit et une

mystérieuse compréhension de la vie. Les

historiens nous donnent à penser que Clêopâtre,

ou Anastasie, ou Ninon de Lenclos, qui furent

de grandes séductrices, n'étaient, ni l'une ni les

autres, d'une très grande beauté. ,

Le fait est qu'une belle âme peut donner de la

vie et du rayonnement même à un visage qui

n'est pas beau. On peut ajouter qu'à la longue,

il est plus agréable de vivre auprès d'une belle

âme qu'auprès d'un beau visage qui cacherait

une vilaine âme. FRANK CRÂNE.

LA SEMAINE PROCHAINE

LUNDI 15 AVRIL .

Lever du soleil : 5 h. 2 — .coucher : 18 h. 40.

Lever de la lune : 8 h. 38 — coucher : o h. 57.

Le jour omit : 2 m. matin : 1 m. soir.

Sainte ANASTASIE : 105 e jour'+ 260.

Courses hippiques à Saint-Cloud.

MARDI 16 AVRIL

Lever du soleil : 5 h. 1 — coucher : iS h. 42.

Lever de la lune : 9 h_ 47 - coucli. : 1 h 57 (p. Q_., 14 h. 9).

Le jour croît : 1 m. matin : 2 m. soir.

Saint FRUCTUEUX : 106 e jour + 259.

MERCREDI 17 AVRIL

Lever du soleil : 4 h. 59 — coucher : 18 h. 43.

Lever de la-lune : 11 h. 4 — coucher : 2 h. 41.

Le jour croît : 2 m. matin : 1 m. soir.

Saint ANICET : 107 0 jour + 258.

Courses hippiques au Tremblay.

JEUDI 18 AVRIL

Lever du soleil : 4 h. 57 — coucher : 18 h. 45.

Lever de la lune : 12 h. 24 — coucher : 18 h. 45.

Le jour croît : 2 m. matin : 2 m. soir.

Saint PARFAIT : 108 e jour + 257. •

Boxe : Championnat du monde des poids

mouche, Pladner (tenant) contre Genaro (challenger),

au Vélodrome d'Hiver.

Courses hippiques à Auteuil.

VENDREDI 19 AVRIL

Lever du soleil : 4 h. 55 — coucher : 18 h. 46.

Lever de la lune : 13 h. 43 — coucher : 3 h. 38.

Le jour croit : 2 m. matin : 1 m. soir.

Saint LÉON, évêque : 109 0 jour + 256.

Courses hippiques à Maisons-Laffitte.

SAMEDI 20 AVRIL

Lever du soleil : 4 h. 53 —coucher : 18 h. 48.

Lever de la lune : 14 h. 59 — coucher : 3 h. 58.

Le jour croît :2 m. matin : 2 m. soir.

Saint THÉODORE : 110 e jour + 255.

Courses hippiques à Saint-Cloud.

DIMANCHE 21 AVRIL

Lever du soleil : 4 h. 51 — coucher : 18 h. 49.

Lever de la lune : 16 h. 12 — coucher : 4 h. 15.

Le jour croît : 2 m. matin ; 1 m. soir.

Saint ANSELME : 111 e jour + 254.

Rugby : Quarts de finales du championnat

de France.

Cyclisme : Paris-Rennes.

Football : Paris-Auvergne à Clermont-

Ferrand.

Courses hippiques à Longchamp.

AUJOURD'HUI DIMANCHE 14 AVRII, 1929

Cross-country : le cross international du Petit Parisien dans les bois de Saint-Cloud. —

Football : France-Espagne, à Saragosse ; Paris-Madrid, au Parc des Princes de

Paris ; Alsace-Lorraine, à Mulhouse. — Rugby : Quarts de finales du championnat

de France et le huitième de finale Toulouse-Toulon, à Béziers ; Paris-Londres au

Stade de Colombes. — Boxe : Championnat d'Europe des poids légers, Raphaël

(tenant) contre Sybille (challenger), à Marseille. — Cyclisme : Paris-Caen. —

Courses hippiques à Longchamp.

J

SOYONS AU COURANT...

... des avantages, réservis aux avia'surs de

l'armée du Levant

I ES avantages réservés aux militaires désignés pour

'—' servir au 3g 8 d'aviation au Levant sont les suivants :

Voyages. ~ Voyage intéressant de Marseille à Beyrouth

; escales possibles : Alexandrie, Naples, Malle,

Athènes, Constantinople, Smyrne, Rhodes, Chs-prc.

Régiment réparti dans toute la Syrie. —■ Rayac'-r,

Damas, Alep, Rakka, Deir-ez-Zorr, Palmyre, Derai.

Climat assez chaud en été, mais salubre. Vie plus large

et plus facile qu'en France, grâce à des avantages de

solde qui, suivant le grade, varient du tiers au double

de la solde de France. Régime de permissions spécial au

Levant accordant une permission de cent dix jours à

la suite d'un séjour de deux ans.

Les militaires de l'armée du Levant font, en outre,

campagne et peuvent obtenir des décorations spéciales

telles que la médaille eommémorative du Levant, la

croix de guerre des T. O. E. et être l'objet de distinctions

accordées par les Etats sous mandat : Mérite

libanais et Mérite syrien.

...de l'organisation de concours pour l'intensification

de la culture du blé

IWIONSIEUR JEAN HENNESSY vient de faire connaître

aux présidents des offices agricoles départementaux

les mesures qu'il compte prendre pour favoriser

la culture du blé ; il a décidé, notamment, de généraliser

et d'amplifier les concours de culture du blé, qui devront

être organisés, cette année, dans tous les départements

français.

Des récompenses seront distribuées aux trois meilleurs

producteurs de blé de chaque département, à

raison de trois prix de 2.000 francs chacun et d'une

plaquette de bronze, pour la grande, moyenne et petite

culture. Un crédit de 10.000 francs est, dès à présent,

ouvert à chaque office agricole départemental.

Le ministre de l'Agriculture envisage, lors de' la distribution

solennelle des récompenses, une grande fête

nationale du blé.

... d'une intéressante initiative des pêchsuri

des Sables-d'Olonne

E ministère des Travaux publics communique la

L note suivante :

« Les marins-pêcheurs des Sables-d'Olonne viennent

de fonder, sous le nom de L'Olonnaise, une coopérative

de vente du poisson — sardines fraîches notamment —

groupant 96 % des pêcheurs de ce port.

« Le but poursuivi par cet organisme est de produire

beaucoup et de vendre à bon marché, par suite de la

suppression de tout intermédiaire entre le producteur

et le consommateur. C'est dire tout l'intérêt de cette

louable initiative qui mérite d'être soutenue par le

consommateur. La direction de la coopérative L'Olonnaise,

aux Sables-d'Olonne, donnera à ceux que la question

peut intéresser et qui voudront bien s'adresser à

elle, tous renseignements utiles sur le mode et les conditions

d'expédition. »

... d'un concours-exposition d'inventions

'UNION des inventeurs français fait appel à tous

L les inventeurs pour participer au concours-exposition

d'inventions organisé par la Foire internationale

de Paris 1929 et qui aura lieu au cceûr de cette foire,

du 11 au 26 mai 1929, selon une formule tout à fait

nouvelle et très intéressante.

; Ce concours est doté par le comité de la Foire de

Paris de plus de 25.000 francs de prix.

Les inventions peuvent être exposées sous forme

d'appareils en grandeur naturelle, réductions, maquettes

ou plans ; l'U. I. F. se charge, pour les inventeurs qui

ne pourraient être personnellement à l'exposition, de

recueillir les demandes des industriels et de leur fournir

les renseignenients.

Le règlement sera expédié à toute demande adressée

à l'Union des inventeurs français, qui se tient à la

disposition des inventeurs pour leur fournir les indications

désirées.

... du lancement de nouvelles unités navales

françaises

A marine française va s'accroître, dans le courant

L du mois d'avril, de sept bâtiments de guerre, faisant

un total de 31.000 tonnes.

L'arsenal de Lorient vient de mettre à l'eau le mouilleur

de mines Pluton (5.300 tonnes) et les sous-marins

de 1.500 tonnes H enri-Poincaré et Poincelet.

D'autre part, le sous-marin A cteon est lancé à Salnt-

Nazaire.

Le sous-marin Argo, identique aux précédents,

vient d'être lancé à Nantes.

Le 12 avril, le transport d'aéronautique Commandant-Teste

(10.000 tonnes) a été lancé à Bordeaux.

Enfin, le 24 avril, l'arsenal de Brest mettra à l'eau

le croiseur de 10.000 tonnes, auquel le ministre de la

Marine a récemment, donné le nom de Foch. En raison

de cet illustre parrainage, les opérations de mise à flot

donneront lieu à une grande cérémonie officielle.

Ut Il III IIIIIIUMI III IIIIH ■■! Illlllllllllllll I llll III II 1111III II 11111 II IM11111111 < III111 MU Il III II 11111111M 11111 II 11 ! UNI IIIH IIIIII MM II IIIIII II III II III Mil IM11 II II 1111 II M II I M MIM 11 II 11111111 MM 111MI II 111111MI II I

LE PROBLEME DES MOTS CROISES

HORIZONTALEMENT. — 1, ce terme désigne des

mairies ; 14, ménageront ; 15, autre nom de Cybèle ;

16, réseau de chemins de fer ; 17, chef-lieù de canton sur

la Saône ; 18, deux lettres d'Ainélia ; 19, quittons cette

demeure ; 22, à la fin du soir ; 23, serré ou vigoureux ;

24, boisson fort connue ; 25, levée aux cartes ; 26, commencement

de l'idéal ; 27, possessif ; 28, sur une tombe ;

30, article à rebours; 31, diffusions'du style; 34, tel

la cherche qui reçoit des coups ; 36, on désigne aussi

des tronc3 d'arbres ; 38, averse soudaine ; 39, cité

belge ; 41, partie du corps d'un quadrupède ; 42, près

de ; 43, insecte des forêts de pins ; 45, possédée ;

46, pronom personnel à rebours ; 47, bâtiment de

guerre fortement cuirassé ; 49, désigne quelqu'un de

très fort ; 50, roi d'Israël ; 52, veut dire à la surface

de ; 53, rivière de France ; 55, roi de Juda ; 56, préfecture

française ; 57,. sorte de poème.

VERTICALEMENT. — 1, elle habite à Marseille ou

à Montpellier ; 2, romancier et auteur dramatique

français ; 3, personnage biblique ; 4, prénom féminin

étranger ; 5, indique l'association ; 6, nom d'une région

malgache ; 7, pour le cycliste ou le jockey ; 8, vieille

cité espagnole ; 9, article ; 10, du verbe aller; 11, possessif

; 12, tel est le grain que l'on veut conserver en

terre; 13, les terres qui le sont ne produiront guère ;

20, jadis petit poids français ; 21, visible en hiver ;

27, indique la tête ; 29, cours d'eau de France ; 31, il

découvrit le cap de Bonne-Espérance ; 32, un des

corps simples de la chimie ; 33, étable à porcs ; 35, ils

sont très gros ; 37, au moyen âge, vagabond ; 39, de

cette façon ; 40, bel arbre de France ; 43, au milieu du

rasoir ; 44, deux lettres d'un Saxon ; 47, possessif ;

48, pour un tapin ; 51, note de musique j 54, demiiota.

Nous publierons, dans le prochain numéro, la solution de ce problème qui, ne

comportant aucun classement, dispense nos lecteurs de nous envoyer leur solution.

A gauche : Problème proposé ; à droite : Solution du problème paru dans le dernier numéro,

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*

LA SEMAINE QUI VIENT DE S'ÉCOULER

15 e Semaine de l'Année — Reste à courir 37 semaines

TROIS CATHOLIQUES

ONT ÉTÉ INCORPORÉS

AU CABINET MULLER

L

Le but de la grande coalition

reconstituée est de donner plus

de poids au Reich devant l'opinion

étrangère.

A grande coalition allemande renaît de ses

cendres et l'atmosphère politique s'est

trouvée rassérénée, le chancelier Mùller

décidant, quoi qu'il arrive, de ne pas démissionner.

La situation en politique extérieure, c'està-dire

les décisions prochaines à prendre devant

la commission des experts, primant toute

antre considération, le cabinet a lancé un appel

aux partis dans- lequel il a montré l'importance

des problèmes extérieurs et la nécessité

de voter enfin le budget sous la forme définitive

que les experts des diverses fractions lui

ont donnée,

Le gouvernement a déclaré attendre des

partis qu'ils mettent à l'arrière-plan toute

autre préoccupation et qu'ils s'abstiennent de

présenter des motions tendant à modifier

notamment le budget de l'armée, que le cabinet

est décidé à maintenir sous sa forme

actuelle. Cet appel à la sagesse a été entendu.

Les cinq partis de la grande coalition : socialiste,

catholique, démocrate, populiste, bavarois,

sont d'accord pour expédier le budget dès

la prochaine séance.

Réitérant ses offres de la fin de l'an dernier,

le chancelier a offert aux catholiques trois

portefeuilles, ce qui a été accepté. Il a soumis

a la signature du président d'Empire les nominations

de M. von Guerard à la J ustice, M. Stegerwald

aux Voies et Corn muiiications et du

docteur Wirth aux Territoires occupés.

Le vote urgent du budget et l'miminence des

décisions capitales à prendre dans la question

des réparations imposent au gouvernement

de l'Empire l'obligation de se présenter sans

retard devant l'opinion étrangère dans une

composition aussi favorable que possible.

LE GÉNÉRAL DAWES, AMBASSADEUR

DES ÉTATS-UNIS EN ANGLETERRE

La nomination comme ambassadeur à Londres de

l'ancien vice-président Dames, considérée comme très

probable depuis plus d'un mois, a été annoncée officiellement

à. la Maison Blanche.

L,e choix fait par le président Hoovcr pour l'un des

postes diplomatiques les plus importants est universellement

approuvé dans les milieux politiques de Washington.

L'expérience financière du nouvel ambassadeur,

la cordialité parfois un peu rude de ses manières le désignaient,

de l'avis général, pour représenter son pays

en Angleterre.

Car l'opinion prédomine aux Etats-Unis que les

divergences de vues qui séparent les deux pays, notamment

en matière navale, peuvent disparaître si, de part

et d'autre, on attaque de front les difficultés, sans

recourir à de longs détours et sans biaiser.

LE PRÉSIDENT HINDENBURG A SOUFFERT

D'UNE ATTAQUE DE GRIPPE

Pendant les fêtes de Pâques, le président Hindenburg

a souffert d'une attaque de grippe avec des complications

du côté de l'estomac. Pendant quelques jours, le

président a dû garder la chambre, et les audiences ont

été suspendues.

L'attaque de grippe a été surmontée et les secrétaires

d'Etat et le chef des services de presse o:it été reçus

de nouveau en audience ces jours derniers.

DEUX BOMBES EXPLOSENT

AU PARLEMENT DE DELHI

BLESSANT CINQ MEMBRES

DE L'ASSEMBLÉE

Les auteurs de l'attentat, qui

marque le paroxysme des passions

déchaînées, sont arrêtés.

L

E palais de l'Assemblée législative à Delhi

a été le théâtre d'un attentat dont les

conséquences ont été des plus 1 graves : à

l'instant où les députés allaient aborder la discussion

du projet de loi sur la sécurité publique,

deux bombes lancées de la tribune des visiteurs

sont tombées entre les bancs du gouvernement

et ont éclaté avec un fracas terrifiant. Cinq

membres de l'Assemblée, dont sir George

Scbuster, conseil financier du comité exécutif,

ont été grièvement blessés et ont dû être transportés

d'urgence à l'hôpital.

Les quatre autres victimes sont sir Bamaga

Lalal, l'un des plus riches propriétaires terriens

de la résidence de Baroda ; M. Roy,

secrétaire adjoint du comité central de l'Inde,

qui se trouvait dans la tribune réservée aux

officiers ; M. Raghvendra Rao et M. Shanker

Rao, membres influents de la Chambre.

Les trois bancs ministériels ont été réduits

en miettes, et ce n'est que par une chance

miraculeuse qu'il n'y a pas eu de morts et que

le nombre de blessés n a pas été plus élevé.

Sir John Simon; président de la commission

anglo-hindoue, qui est actuellement aux Indes

pour étudier la situation générale du pays


(uniiiiii LE 14 AVRIL 1929 ••■'•■■■■'■•■iiiiiiniiiniiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiimiiiniiiiiiiiiiiiiiii 5 iiiiiuiiiiiiiuiuiiiutuiuniiinniiiiiiiiimiiiiiiuiitiimiimiiiiiiiifiiiiiiiitiiniii DIMANCHE-ILLUSTRÉ mmm

LES ROMANS DE LA VIE

LE DUC DE CHARTRES, RÉGENT DE FRANCE

ANS la nuit du 4 août 1674 naissait,

au château de Saint-Cloud, Mgr le

duc de Chartres, deuxième fils de

Monsieur, frère du roi, et de

Madame, princesse Palatine.

Il était impossible de trouver

deux natures physiquement et moralement

plus opposées, plus disparates que celles des

parents de cet enfant. Monsieur, efféminé, joli,

maniéré ; Madame, au contraire, essentiellement

masculine, grande, exubérante, peu

séduisante, affectant un franc-parler de harengère

et, au demeurant, la meilleure personne du

monde.

Le jeune duc de Chartres bénéficia des

qualités de chacun de ses parents sans en posséder

les outrances ; il avait la beauté, la grâce

de son père et, en même temps, le sens pratique

de sa mère et son ardeur de vivre. C'était, en

un mot,/ un enfant admirablement doué, et

si, plus tard, il ne sut pas suffisamment réfréner

son goût immodéré du plaisir, il ne_ lui

sacrifia cependant jamais les devoirs considérables

qu'il eut à remplir.

Ce fut la princesse Palatine qui veilla sur sa

première éducation, et, en femme sensée, elle

s'effrayait, dès que l'enfant eut trois ans, de la

' précocité de son intelligence.

— On m'a prédit, disait-elle avec son francparler,

que cet enfant Serait pape ; je crains

plutôt qu'il devienne l'Antéchrist.

A six ans, le duc de Chartres sortit des mains

" des femmes pour passer dans celles de diffé-

. rents précepteurs. C'était un élève doux et

docile, qui imposait, à tous l'admiration par

son intelligence prodigieuse, la souplesse et les

qualités de ses dons si divers. Aussi son père

' le traita-t-il rapidement en homme. A treize

ans, le duc de Chartres avait, au Palais Royal,.

où habitaient ses parents, sa maison personnelle

et indépendante. Malgré cette liberté, il

apportait au travail un zèle égal au plaisir

qu'il ne se refusait déjà pas.

Ce fut à cette époque qu'il tomba sous la

férule de cet abbé Dubois, ecclésiastique de

valeur, dont il fera, plus tard, un cardinal et un

premier ministre. A côté de lui, les maîtres les

plus éminents collaborèrent à sa formation

intellectuelle : Fontenelle, pour les sciences ;

Chevalier, pour les mathématiques ; Coypel,

pour les arts du dessin, et, grâce a ces maîtres,

il était, à seiee ans, un jeune homme accompli.

Aux fêtes somptueuses données par son pere,

[ on admirait Philippe passant parmi les convives,

élégant dans ses habits de soie et d'or ;

' à Saint-Cloud, sa jeunesse était la joie de la

.maison ; à Versailles, au temps des chasses, il

"se montrait le cavalier le plus intrépide et attirait

sur lui l'attention de toute la cour.

Louis XIV, par contre, considérait sans aménité

ce beau jeune homme, supérieur à ses

; propres enfants, tant par l'extérieur que par

l'esprit et le caractère.

Oh était en 1691, la troisième année de la

guerre de la Ligue d'Augsbourg ; le roi avait

pris le commandement de l'armée que dirigeait

le maréchal'de Luxembourg et il avait dû

céder à la prière de. Monsieur qui .lui avait

demandé « de lui faire l'honneur des premières

armes de son fils ». Ce fut ainsi que le jeune

homme, accompagna Louis XIV au siège de

-Mons. Il se conduisit héroïquement dès son

premier combat, toujours suivi par son fidèle

abbé Dubois qui ne le quitta jamais, même

^dans les tranchées.

LE maréchal de Luxembourg, séduit par

cette jeune bravoure, le garda dans son

état-major. lorsque le jeune homme revint de

l'armée, Louis XIV jugea qu'il ne devait pas

bouder plus longtemps un garçon aussi remarquable

et songea même à le marier à sa fille

légitime, MUa de Blois. Ce mariage/si flatteur

qu'il parût, ne fut pas du goût de la princesse

Palatine, qui, cependant, dut s'mcliner devant

la volonté du roi. Le mariage fut célébré

magnifiquement et une année de bonheur le

suivit pour les jeunes époux. Mais le duc de

Chartres n'était pas homme à se contenter de

l'existence inactive et trop facile qu'on voulait

lui faire. Aussi, au bout de très peu de temps,

il quitta sa jeune épouse pour rejoindre l'armée

des Flandres. De nouveau, il s'y conduisit courageusement

et fut blessé à la tête de la brigade

des gardes. Sa mère, à la suite de cette blessure,'

exigea son retour, et le jeune homme se

t

leta alors avec, frénésie vers les arts, faisant à

a fois de la peinture et de la musique.

A ce moment, Monsieur mourut brusquement.

Louis XIV fit appeler le jeune homme et

lui annonça gravement que, dorénavant, il

devait le considérer comme son père et que

c'était à lui qu'incombait le devoir d'assurer

sa grandeur et ses intérêts. Malgré ces belles

promesses, le duc de Chartres fut obligé d'attendre

de longs mois avant que le roi consentît

à lui donner un commandement. Il finit par

lui en donner un en Italie, et ce commandement

ne fut pas heureux par suite des rivalités

de cour qui empêchèrent le chef de donner

sa véritable mesure, mais, par contre, il se

conduisit avec courage et fut de nouveau

A peine guéri, 11 repartit pour l'Espagne,

et là ses succès turent foudroyants : en quelques

i»oi3, il prend Barcelone, conquiert l'Aragon et

par JULES C H AICEL

Le Régent de France, qui eut à recueillir le lourd héritage de Louis XIV

dans une France affaiblie par la famine et les guerres, ne fut pas le prince

dissolu qu'on critique volontiers. Son œuvre financière et administrative,

faite d'innovations hardies, suffirait seule à justifier sa mémoire.

emporte Lérida. Aussi, dès son retour à Paris,

le peuple acclama ce jeune vainqueur. Sans

se laisser griser par son succès, le duc de Chartres

se mit aussitôt à travailler, avec le ministre

Chamillard, la campagne prochaine. Il prend

Tortosa, mais ce fut là sa dernière action d'éclat,

car on ne lui envoya plus de troupes ;

il était, en effet, victime de nouvelles intrigues

de cour qui exploitèrent contre lui quelques

paroles imprudentes qu'il avait prononcées

empoisonneur. Averti de ces bruits infâmes,

le futur Régent ne fit qu'en rire, mais il se

jura à lui-même de les démentir, non pas par

de vaines paroles, mais par ses actes, et on

verra qu'il y réussit.

A cette époque, 1714,' Philippe avait quarante

ans ; il était dans la pleine maturité

de son intelligence et de sa beauté, que fixa

le peintre Rigaud dans un splendide portrait,

l'une des plus belles œuvres de cet artiste,

LE DUC DE CHARTRES, RÉGENT DE FRANCE, d'après une gravure contemporaine.

et il fut brusquement rappelé. De nouveau, il

reprit, au Palais Royal, sa vie artistique.' Ne

pouvant plus être soldat, il voulut être un

mécène : il encouragea les peintres, les sculpteurs,

les décorateurs qu'il employait à embellir

sa demeure ; il composa même un opéra

qui fut .joué devant le roi avec grand succès.

Louis XIV cependant, depuis 1 affaire d'Espagne,

n'avait que froideur pour son neveu ;

aussi les courtisans, sentant la disgrâce,

fuyaient le duc de Chartres, qui n'avait cure

de cet apparent ostracisme et continuait

de plus belle sa vie de plaisir dans son fastueux

Palais Royal. Il trouvait même le

temps d'être bon père, car il avait de nombreux

enfants.

La mort, cependant, allait si bien faucher

autour de Louis XIV que, sous ses coups, disparaissaient

successivement tous les descendants

directs du Grand Roi. Enfin, le 6 avril

1711, le Dauphin, à son tour, mourait.

Toutes ces disparitions, qui rapprochaient

Philippe d'Orléans du trône, finirent par paraître

suspectes à l'opinion publique, et ses

ennemis lancèrent le bruit, vite accrédité, que

le neveu du vieux roi en était responsable ;

en un mot, on chercha à faite cje lui un y$

Le prince ne se contentait pas d'être beau,

il

t

était aussi aimable, accueillant ; son élo-

uence éblouissait et son intelligence éclatait

ans tous ses actes. Malheureusement, toutes

ces qualités étaient gâtées, au moins en apparence,

par son goût désordonné pour le plaisir

ou, plus réellement, par les apparences du

plaisir.

Il avait besoin de vivre au milieu du

bruit, des fêtes, et ses nuits se passaient dans

des soupers luxueux qui alimentaient les calomnies

de ses ennemis.

Ce fut à ce moment que se posa la question

de la régence rendue nécessaire par la minorité

de l'héritier du trône. Inutile de dire que de

nombreux rivaux briguaient le titre de régent.

Il y avait, entre autres, le roi d'Espagne et le

duc de Noailles. Mais, le 31 juillet 1714, le

vieux roi, sentant sa fin prochaine, voulut

dicter au chancelier ses dernières volontés,

et ces volontés étaient de nommer, comme

régent, Philippe d'Orléans, dont il avait

reconnu les mérites. Par exemple, se méfiant

toujours de ce neveu, il ne donna au prince

d'Orléans qu'un titre, mais sans pouvoir réel,

et il le bridait par un conseil de régence. Ces

1 dispositions prises, il fit venir le duc d'Orléans

auprès de son lit, dans la soirée du 27 acêt,

et lui dit :

— Je vous recommande le Dauphin ; servez-le

comme vous m'avez servi moi-même;

s'il venait à manquer, vous serez le maître.

Cinq jours plus tard, Louis XIV avait cessé

de vivre. Aussitôt, tous les grands du royaume

s'empressèrent' autour de Philippe d'Orléans

et le saluèrent du nom de Régent ; mais celui-ci

répondit qu'avant de prendre ce titre', il voulait

en appeler à la nation, puis, aussitôt, il

entraîna les courtisans aux pieds du petit

roi Louis XV.

La situation dans laquelle le nouveau chef

trouva le royaume n'était réellement pas

engageante : les finances étaient dans un état

lamentable, quatre-vingt-dix millions de dettes

; les revenus de deux ou trois ans engagés

d'avance ; la confiance détruite ; le commerce

anéanti ; le paysan affamé ; le peuple-méfiant.

Comment remédier à tous ces maux? Saint-

Simon proposa simplement la banqueroute,

mais le Régent repoussa ce moyen désastreux,

et ce fut alors qu il écouta les propositions de

Law, le financier écossais. Son fameux « système

» ne fut. imposé que par l'impérieuse nécessité.

On connaît l'histoire de cette aventure

financière, la plus extraordinaire qui fût

jamais, et que nous avons racontée, ici même,

sous le nom de Law.

A PRÈS le vertige du succès qui faillit tout

sauver, survint la débâcle, mais si la chute

du « système » plongeait dans la gêne bien des

spéculateurs, elle avait tout de même enrichi

l'Etat. Cette crise avait secoué les provinces,

elle leur avait infusé une vie nouvelle, et Law,

en s'enfuyant, laissait derrière lui cette chose

formidable qui s'appelait la Finance et la

Banque. Pendant toute cette période, le Régent

s'était montré à la hauteur de sa tâche. Bien

vite il avait su s'affranchir de ce conseil que

Louis XIV avait voulu lui imposer et, seul, il

avait pris en mains les rênes du gouvernement,

tout en conservant jalousement les prérogatives

de l'enfant royal. Son plus grand, son

unique souci fut de maintenir la paix au

dedans et au dehors. Pour cela, il chercha à

contracter des alliances avec les anciens

ennemis de la France. Ce fut son ancien professeur,

l'abbé Dubois, qu'il avait chargé de cés

difficiles négociations, et l'abbé s'en tira fort

heureusement puisqu'il arriva à réaliser la

Triple Alliance entre la France, l'Angleterre

et la Hollande. Le traité fut signé à La Haye

le 14 janvier 1717. Mieux encore : six mois plus

tard, cette Triple Alliance devenait quadruple

en y ajoutant l'Autriche et bientôt l'Espagne, .

vaincue à Fontarabie et à Saint-Sébastien.

On péut constater, d'après ces résultats,

que l'œuvre du Régent fut féconde et qu'elle

ne se borna pas, ainsi que l'ont trop facilement

écrit certains historiens superficiels, à donner

des soupers ou à courir les bals de l'Opéra.

Certes, il fit cela, le Régent, mais il ne fit pas

que cela. Il s'était fixé une œuvre à accomplir

et il l'accomplit jusqu'au bout, en dépit des

apparences. Louis XV, dont la majorité approchait,

allait trouver la France tranquille et,

sinon riche, du moins délivrée du spectre

de la banqueroute. Aussi, Philippe d'Orléans,

satisfait, n'aspirait plus qu'au repos. Il fit

nommer Dubois cardinal et le prélat se vit

alors sur la route des Richelieu et des Mazarin.

Le Régent, lui, ne songeait qu'à rendre le

jeune roi capable de remplir son rôle de

souverain.

Il passait de longues heures avec lui, à

l'instruire dans les questions de finance et de

politique étrangère, et, dans ses rapports avec

le jeune souverain, il n'admit aucune autre

influence. Louis XV, d'ailleurs, manifestait

pour son oncle et éducateur la plus, profonde

amitié ainsi qu'une entière admiration, et

PbÙippe la lui rendait dé tout son cœur. Ce fut

avec joie qu'il prépara lui-même la cérémonie

du sacre qu'il voulait aussi éclatante que

possible. N était-ce pas sa revanche, ce couronnement?

Il avait réussi à conduire jusqu'à

sa majorité l'enfant royal confié à son

honneur.

Le 10 octobre J722, le roi Louis XV quittait

Versailles pour se faire couronner à Reims,

et, quand il rentra dans sa capitale, les Parisiens

unirent dans leurs acclamations le jeune

souverain et le Régent.

Celui-ci était malade, très malade ; il le

savait, mais ne s'en souciait pas autrement.

N'avait-il pas terminé sa besogne? Dans son

cabinet du Palais Royal, il évoquait ces huit

années durant lesquelles il avait donné la paix

à la Françe ; il avait développé les arts, crée des

bibliothèques, soutenu des gens de lettres, et

il se croyait pour jamais retiré de la politique

quand Dubois mourut. Le voici obligé de

reprendre les rênes du gouvernement, comme

ministre, cette fois, mais la mort ne lui permit

pas ce sacrifice fait à l'avenir de son jeune

souverain. Un jour, il tombe foudroyé, dans

son cabinet, par une attaque ; quand il ouvrit

les yeux, son premier regard fut pour la

pendule :

— C'est l'heure d'aller travailler avec le roi,

balbutia-t-il en essayant de se lever.

Et ce furent ses dernières paroles,

i JULES CHASCBI,.


Illlilll DIMANCKE-ILLUSTRÊ iiiiiiiiiiiiiiiiiiniuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiiiuiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiii ( i iiiiiiiiiiiiiiuiiîiiiin îimiiiH iniiiiiiiiiiiiiHHii!ii"ii>


iiiiiuii LE 14 AVRIL 1929 ii»ii"iii"inuniuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin luiimiitiiiiii iiiiiu ~ 7 n ■■iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiirk l iiiiiiiiMii»iiHniiiiimiiiiiiniiii!iiii DIMANCHE-ILLUSTRÉ

Enfin, je l'ai trouvée

!

Je l'expose ici, en

détail, vous révélant

mon fameux truc, qui

émerveilla tout lemonde,

bien qu'en réalité

il soit d'une simplicité

enfantine. Et,

comme d'autre part,

je n'ai plus l'intention

d^avaler des vipères

vivantes, peu m'importe

si quelqu'un de

vous emploie mon secret

à son profit; je ne

crains plus la concurrence.

Je vous cède

mon « truc » à titre

gratuit, renonçant

même aux droits de

propriété que me confère

la loi.

La nécessité d'avaler

des vipères naissait

du besoin de gagner de

l'argent. Or je devrais

exécuter ce tour devant

un public qui

paierait. Pour que l'opération

soit impressionnante,

ilfallait que

le spectateur vit bien

que le serpent que j'avalais

était vraiment

un serpent vivant, de

plus, qu'il était venimeux,

qu'il pouvait

mordre, et, par conséquent,

provoquer sur

moi, le sujet, une grande

souffrance, voire même

la mort. Pour le spectateur,

mon geste devait

être un geste de

témérité, de folie, une

tentative de suicide.

Seulement ainsi je

pourrais forcer le. succès.

Cependant, après

avoir persuadé le public

de tout ceci, il me

faudrait encore, sans

qu'ons'aperçût dumanège,

mettre' mon reptile

dans l'impossibilité

de mordre. Après

quoi, j'avalerais la

vipère tout connne j ' avalais

les macaronis.

Pour me préserver

de la morsure fatale,

j'imaginai un fin doigt de caoutchouc, —

découpé dans un gant de chirurgien — dont

je coifferais la tête de la vipère comme d'un

capuchon, de telle sorte que le reptile se trouvant

dans l'impossibilité d'ouvrir la gueule,

il ne pouvait m mordre ni éjecter son venin.

La difficulté, je le répète, était d'appliquer

au serpent cette minuscule muselière sans que

personne s'aperçût de mon manège. C'est ce

que je réussis à obtenir avec une très grande

habileté après une semaine d'exercices.

Comme vous le voyez, mon idée était d'une

simplicité remarquable.

J'allai donc trouver Basil Vladimirof, qui

me félicita de ma persévérance et m'avança

l'argent nécessaire a l'achat de quatre vipères

et d'une bonne bouteille de fin cognac. Il y

ajouta un tapis qui devait më servir d'arène

et une "boîte de métal, avec un fond en forme

de hanap, dans laquelle je jetterais l'obole des

Spectateurs.

Et me voilà avaleur de vipères.

JE ne vous raconterai pas mes débuts ; ce

serait d'une coquetterie de bateleur et

non d'un véritable avaleur de vipères.

Surtout que le jour où je donnai ma première

représentation, place de la Bastille, je n'eus

la moindre émotion, ou, pour employer un

terme consacré, le moindre trac. Bien au

contraire, j'avais une faim si dévorante que

j'aurais avalé même un boa constrictor.

L'opération s'était déroulée plus facilement

que je ne m'y attendais, et dans la boîte métallique

j'avais ramassé plus de 40 francs, premier

argent que je gagnais à Paris.

Dès lors, j'avalai chaque jour deux vipères,

une le matin, l'autre l'après-midi, changeant

toujours de place, pour ne pas banaliser mon

« truc » dans un seul quartier. C'était mon apéritif.

Chaque fois, je gagnais au moins 30 fr. ;

car je n'avalais pas le reptile avant que ma

collecte publique m'ait rapporté cette somme.

Mon histoire étant véridique et exacte dans

ses moindres détails, je me permets de vous

citer quelques chiffres.

Chaque jour ainsi, j'empochais 60 francs,

sur lesquels j'en prélevais 18, à savoir : 6 fr. 30

de cognac et 11 fr. 70 de vipères (couramment

on les vendait 6 francs, mais j'avais un

escompte de 2 fr. 50 %, parce que j'achetais

en gros, c'est-à-dire à la douzaine). Restaient

encore au moins 40 francs, qui suffisaient à

faire vivre, à Paris, un homme de ma trempe.

Je ne compte pas les capuchons de caoutchouc,

— dont je vous ai parlé, — leur prix

ne dépassant même pas deux centimes chaque.

Et les choses allaient de mieux en mieux.

J'avais mis quelque argent de côté et je rêvais

déjà du temps où je vivrais en spéculant sur le

travail d'autrui, grâce au capital que j'aurais

amassé.

Mais la malchance me guettait.


timuii DIMANCHE-ILLUSTRÉ ' tiiiitiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii'ititiin S BiiitiiinwH»iiuuHi»iMiiHOiMiiHiiiiijiiiiiii|Hiiiiii mn iHiiiiiiiiiiiii POUR L E 52

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QU\ n*f\ RÉPONDU*" rrry——'

JE--JE 6Ulî>

LE PÈRE DE

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DEN0\5ELLEV.'

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GRIPPE/ RHUMATISMES, ETC. sont enrayés par l Aw V I ^


S ENFANTS *


ii DIMANCHE-ILLUSTRÉ iiiiiiiniiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiHiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii \Q miiuiiiMiiiiimiimimnmiimiumuHmmMmmiiiiimniiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiMmi LE 14 AVRIL 1929 ■■iiiiin

JE VOUDRAIS BIEN SAVOIR...

Cette rubrique est ouverte à tousnos lecteurs. Elle leur permettra de se tenir en contact constant avec leur journal,

qui les renseignera volontiers sur tous les faits d'un intérêt général et d'ordre documentaire ou pratique ; mais un

délaiassez longpeut s'écouler avant l'envoi des réponses, etnous restons naturellement juges de leur opportunité.

Comment on peut être nommé instituteur

suppléant ou stagiaire, et quel est le traite-

ment de début ?

OUP être nommé instituteur suppléant ou stagiaire,

P il faut être pourvu du brevet supérieur et faire

une demande à l'Inspecteur d'académie de sa résidence.

Apres un an de stage, le candidat est nommé

instituteur titulaire.

I,es suppléances d'instituteurs peuvent être confiés

à des candidats pourvus du brevet élémentaire.

T,es instituteurs débutent en qualité de stagiaires au

traitement de g.ooo francs. Dés qu'ils sont titularisés,

ils ont un traitement de io.ooo francs, qui est porté à

16.000 lorsqu'il sont en première classe. A ce traitement

s'ajoutent des indemnités de logement et de

résidence.

& o

A quelles situations prépare l'Ecole Jean-

Baptiste Say et s'il y a un concours d'entrée

pour cette école ?

'ECOLE Jean-Baptiste Say est une école primaire

L supérieure située à Paris, n bis, rue d'Auteuil.

Cette école reçoit des élèves internes, demi-pensionnaires

et externes. Les élèves sont ou payants ou

gratuits ; les élèves gratuits sont admis après un concours

qui a lieu, chaque année, au mois de juin.

Cette école, comme toutes les autres écoles primaires

supérieures de Paris, prépare les élèves aux examens

du baccalauréat,, au brevet d'enseignement primaire

supérieur, au brevet élémentaire et au concours d'entrée

aux écoles de physique et chimie, d'arts et métiers'

et à l'institut agronomique.

A quelles carrières préparent les écoles

nationales professionnelles de Vierzon,

Armentières, Nantes ? et de quoi se compose

le trousseau d'un enfant admis dans une de

ces écoles ?

ES écoles nationales professionnelles forment des

L contremaîtres et des chefs d'ateliers ; elles donnent

toutes un enseignement pratique du travail du fer et

du bois. En outre, l'école de Vierzon est spécialisée

pour la céramique; l'école de Voiron, pour le. tissage

des toiles et les soieries ; l'école d'Arrnentières, pour

le modelage et le tissage.

Ees élèves internes doivent avoir un trousseau comprenant

un complet d'uniforme, des vêtements d'intérieur,

des clraussures, des serviettes, des chemises de

jour et de nuit, des cravates, des chaussettes, une boîte

de toilette garnie et deux paires de draps en toile.

En principe, tous les objets composant le trousseau

doivent être neufs.

o

Ce qu'il faut faire pour être avocat ?

être avocat, il faut, après avoir passé un des

PTTR

baccalauréats de l'enseignement secondaire, se

faire inscrire à la Faculté de Droit et suivre les cours

pendant trois années. A la fin de chaque année d'études,

il y a à passer un examen qui vous donne le titre

de licencié en droit, après avoir réussi aux trois examens,

passés en trois années. Pourvu du titre de

licencié en droit, il n'y a plus qu'à demander son inscription

au barreau d'une cour d'appel et l'on a le

droit d'exercer la profession d'avocat.

S'il y a un rapport entre le brevet d'enseignement

primaire supérieur (section industrielle)

et les brevets d'ingénieurs ou de

sous-ingénieurs, et quel est ce rapport ?

L n'y a aucun rapport entre le brevet d'enseignement

I primaire supérieur (section industrielle), qui est

l'examen de fin d'études primaires supérieures dans la

division préparatoire au concours des arts et métiers

et les brevets d'ingénieurs ou de sous-ingénieurs, qui

sont délivrés à la fin des études faites, soit dans des

écoles d'arts et métiers, soit dans des écoles techniques.

— EUE MOSSÉ.

^> &

Quelle est l'origine des flammes de guerre?

ÈS r653, au cours d'une guerre anglo-batave, les

D Hollandais avaient pris l'habitude, aussitôt qu'ils

avaient vaincu quelque flotte ennemie, d'arborer un


niiiin:i LE 14 AVRIL 1929 luiiiiiimuiiiHiiiiiiiiiiii IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIM iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiur H iiiiiiiiiiitiiiitmtiiiiiiiniiii IIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII DIMANCHE-ILLUSTRE niimw

PROFITONS DE NOS LOISIRS DU DIMANCHE

POUR NOUS INSTRUIRE UN PEU

LE CAMEROUN ÉCONOMIQUE

Du point de vue flore, le Cameroun se

divise en deux zones distinctes : zone

forestière (palétuvier de la côte, okoumé

de la région de Coco-Beach et du Rio Muni,

moabi de la vallée du Muiigo, azobé dur et

imputrescible, etc.), couvrant 15 millions

d'hectares, avec 65 % d'essences utilisables,

et zone des savanes herbeuses, semées de

karités, d'acacias à gomme de bomba (fromager)

et de baobabs trapus.

Du point de vue faune, les animaux sauvages

sont extrêmement nombreux au Cameroun

(éléphants du Sud-Est, hippopotames

du bassin de la Sangha, bons, rhinocéros et

girafes du Moyen Cameroun et des régions du

Nord, serpents — dont certains très venimeux,

comme le trigonocéphale, le serpent noir ou

cracheur, le serpent mhiute — léopards, chats-

:

tigres, hyènes, chacals, écureuils, blaireaux,

belettes, putois, mangoustes, bœufs sauvages,

buffles et antilopes). Toutes les espèces d'oiseaux

de l'A. 0. P. figurent parmi cette faune,

à laquelle s'ajoutent, comme éléments domestiques

: les moutons, chèvres, porcs, poulets,

intades, canards de la zone des forêts, le

étail (bovidés, zèbres et taurins), 6oo.oo#têtes

environ en tout de la zone des savanes, et les

chevaux (dont la race autochtone est robuste

et vive, mais de petite taille). Les rivières sont

très poissonneuses.

La forêt est un vaste réservoir de produits

naturels d'exportation : caoutchouc, huile et

amandes de palme, bois variés de qualité et

d'essence, gomme copal, cocotiers palmistes,

raphia et rotin, gommes végétales, tannants

(palétuvier). Acôté de ces ressourcesnaturelles,

on pousse activement les cultures secondaires :

cafe, ricin, njabi (dont la noix sert en stéarinerie

et en savonnerie), coton, etc.. Les oléagineux

constitueront, assurément, une des

principales ressources du territoire, le jour où

la voie ferrée du Centre traversera, de part en

part, la zone du palmier à huile.

Cette voie ferrée réunit, sur 228 kilomètres,

le port de Donala à Makak ; elle doit atteindre

Yaoundé et s'enfoncer vers le plateau de

N'Gœoundéré. L'autre ligne (ligne du Nord) a

160 kilomètres de long ; elle part de Bonabéri,

situé en face de Douala, sur la rive droite du

fleuve Wouri, et aboutit à Nkongsamba.

En attendant le développement de ce réseau

ferré, l'Administration française a infiniment

accru le réseau routier, surtout autour de

Yaoundé et du terminus du chemin de fer du

Nord. Elles'est également préoccupée de donner

au port de Donala (Kribi et Campo n'étant que

des rades foraines) l'extension que nécessite

l'avenir de la colonie et dont sa situation le

rend digne. De petits vapeurs réunissent

Donala (qui est à 3.922 milles et à dix-neuf

jours de Bordeaux) à Victoria, Kribi, Campo,

le Gabon, San-Thomé et l'île espagnole de

Fernando-Po dans le golfe.

O

& O

LES PAPOUS

N englobe sous le nom de Papous les

habitants de la Nouvelle-Guinée (la

plus grande île du globe) et des archi-

pels voisins, l'ensemble de ces^terres formant

la Mélanaisie. La race dont il s'agit n'est

apparentée que de fort loin avec le nègre

africain, bien qu'elle ait, elle aussi, la peau

très foncée et les cheveux laineux. Anatomiquement,

elle diffère : du véritable nègre ;

on s'en fera quelque idée en étudiant, sur la

face de ce vieillard, certains détails caractéristiques.

Les arcades soufcilières sont très

proéminentes ; le nez^est aussi large que la

UN VIEUX PAPOU

bouche, et les lèvres ne sont pas épaisses

comme chez le nègre. On remarquera que ce

vieux Papou orne les vastes ailes de son nez

avec des bâtonnets d'os fichés dans des trous

qui perforent les narines. Le tatouage est

inconnu chez les Papous. La plupart ignorent

le port de vêtements ; il en est même qui se.

dispensent du pagne. Ce sont des anthropophages

invétérés ; pour se procurer de la

chair' humaine, ils sont sans cesse en guerre

tentre tribus ; et malheur aux naufrages que

a tempête pousse sur les rivages des îles

labitées par des Papous I

L

A famille des Romanov, ou RomanofE,

dont le czar Nicolas II fut le dernier,

avait son berceau en Lithuanie. Le plus

anciennement connu des Romanov est Glianda

Kambila, qui vint s'établir

en Russie en 1280, et y embrassa

la religion orthodoxe.

Son fils André fut

nommé boïar (ainsi nommait-on

les anciens missi

dominici des princes, leurs

hauts fonctionnaires), par

Ivan Kalita, alors prince

de Moscou.

Des mariages, des commandements

devant l'ennemi,

d'habiles gestions

administratives accrurent

l'influence de la famille

des Romanov, qui donna à

Ivan IV, dit le Terrible,

sa première femme : Anas-

LES R O M AN O V

tasie.

Des deux frères de celle-

NICOLAS II

ci, Nikita acquit une certaine

popularité en raison de ses interventions

modératrices, et généralement écoutées

du cruel empereur.

Mais, à la mort de ce dernier, toute la fa-

S

mille eut à subir les rigueurs de Boris Goudounov,

beau-frère de Fédor Ivanovitch,

timide et sans volonté, czar en fait. Certains

des Romanov furent exécutés; d'autres, internés

dans les couvents

ou exilés en Sibérie. A peine

y avait-il échappé, en regagnant

le couvent d'Ipatielf,

que le roi de Pologne

s'empara d'eux à son tour,

internant, en particulier,

Fédor Romanov, archimandrite

sous le nom de

Philarète, à Marienbourg.

Mais les dures épreuves

de la famille des Romanov

leur avaient valu les sympathies

du peuple moscovite.

Aussi fut-ce Michel

Romanov, fils de Philarète,

que le Congrès des représentants

de la nation élut,

le 21 février 1613, czar de

toutes les Russies.

Les Romanov régnant au

xix e siècle furent Nicolas I er (de 1825 à 1855),

Alexandre II (de 1855 à 1881), Alexandre III

(de 1881 à 1894), Nicolas II (de 1894 à la

révolution russe).

LA' COLONNE VENDOME

UR mie place de Paris, créée sur l'emplacement

de l'ancien hôtel de Vendôme (que

Henri IV avait fait construire pour César

de Vendôme), fut solennellement inaugurée, le

13 août 1699, une statue équestre de Louis XIV,

et la place s'appela d'abord Louis-le-Graud.

Le 11 août 1792, la statue fut jetée à bas

de son piédestal, et la place devint place des

Piques, puis, sous le

Consultât, place Vendôme.

Vne Liberté snccéda

à Louis XIV jusqu'en

1800 ; ce fut

alors qu'un arrêté des

consuls ayant décidé

d'élever, par toute la

France, des colonnes

triomphales en l'honneur

de nos armées

victorieuses, on résolut

de remplacer l'image

en plâtre, «frêle et pro-.

visoire » de la Republique,

par un monument

de marbre et de

bronze. La première

pierre en fut posée le

25 messidor an VIII

(14 juilleti799); cependant

il n'avait encore

été arrêté aucun plan.

Chargé, en 1800, d'y

remédier, l'architecte

Moliiiosn ' avai tencore

rien fait approuver en

1804. Napoléon avait

grande envie de remplacer

la Liberté par

une statue de Charlemagne

qu'il avait apportéed'Aix-la-Chapelle.

Mais il restitua

cette statue à sa ville

d'origine, et se rendit

à un vœu que lui ex-_

prhnait son ministre*

de l'Intérieur, Nompère

de Champagny :

« Que Votre Majesté

me permette de lui

dire qu'Elle se rendrait

aux sentiments

LA COLONNE VENDOME

unanimes de ses sujets,

si Elle consentait à ce que cette colonne,

formée avec le bronze des canons enlevés à

l'ennemi, servît à consacrer les souvenirs d'une

campagne qui vient de marquer une époque

si glorieuse pour l'histoire de France et à ce

que, exécutée sur les proportions de la colonne

Trajane (érigée à Rome en l'an 112 après J.'-C,

en souvenir de l'expédition de Trajan contre

les Daces), elle fût surmontée de la statue du

prince qu'elle chérit. » Le 14 mars 1806, Napoléon,

approuvant en marge le rapport de Champagny,

y écrivait ordre au ministre de la Guerre

de mettre à la disposition de son collègue de

l'Intérieur 150.000 livres pesant de bronze, en

pièces de canon prises tant sur les Russes que

les Autrichiens.

La colonne, dite de la Grande Armée, fut

construite sur le modèle de la colonne Trajane,

sous la direction de Denon, directeur des

musées et de la Monnaie des médailles ;

B

Bergeret, élève de David, fit le desshi de

l'immense bas-relief qui devait revêtir la

colonne ; les " architectes furent Gondoin et

Lepère ; trente-cinq artistes se partagèrent

l'exécution des bas-reliefs du fût.

Commencée en 1806, la colonne ne fut

achevée que le 15 août 1810 ; la statue colossale

de l'Empereur, œuvre de Chaudet, fut alternativementsupprimée,

rétablie, remplacée,

pour faire place

actuellement à un

Napoléon de M. Duniont

(1863), restauré

par MM. Pinelli, sculpteur,

etCharnaud, fondeur

d'œuvres d'art.

Le noyau de la colonne

est en pierre et

son revêtement en

bronze ; il fallait prévoir,

en la construisant,

deux effets contraires

: le tassement

des tambours de pierre

sur leurs lits et la dilatation

des trois cent

soixante-dix-huit plaques

de bronze, toutes

mobiles entre elles,

qui constituent la spirale.

On y est arrivé,

en réservant, sur chacunedesquatre-vingtdix-huit

assises en

pierre qui composent

la colonne, douze

corps saillants sur lesquels

les bas-reliefs

sont agrafés. Sa hauteur

est de 43 m. 82

(diamètre : 3 m. 67).

Son poids a été estimé

à 251.367 kilogrammes.

Ses fondations

sont profondes de 10

mètres. Les quatre

faces du piédestal sont

ornées de bas-reliefs

représentant dés tro-

phées d'armes; deux

Victoires ailées soutiennent

une table en

bronze, où se lit une inscription qui se traduit

ainsi : a Napoléon, Empereur auguste, a

dédié à la gloire de Ja Grande Armée, avec

l'airain pris sur l'ennemi, ee monument de la

guerre d'Allemagne, terminée en trois mois sous

scjn commandement, l'an 1805. » Au-dessus du

piédestal, se dessine une sorte de gorge ornée

de guirlandes de feuilles de chêne, qui s'agrafent

à chacun des angles, sous les serres d'aigles

en bronze. La série de bas-reliefs en spirale,

qui ornent le fût de la colonne, représentent les

principaux faits d'armes de la campagne de 1805

(soixante-seize épisodes). Un escalier à vis, pratiqué

dans le noyau en pierre de taille de la

colonne, conduit de la base du monument au

tailloir du chapiteau. Il compte cent soixantedix-sept

marches en pierre et est éclairé par

des lucarnes très étroites, ménagées dans toute

la hauteur du fût, à peine visibles, si on ne

se rapproche pas à quelques pas de la colonne.

LE TUNNEL DU SAINT-GOTHARD

IEN que créé il y aura bientôt cinquante

ans, la ligne du Saint-Gothard est restée

une merveilleuse œuvre technique. Il

s'agissait, en effet, d'établir une grande artère

internationale dans des conditions topographiques

particulièrement délicates : longer à

pic des lacs aux rives escarpées (comme l'est.

entre Brunnen et Flûelen, le lac des Quatre-

Cantons), gravir d'étroites vallées s'élevant

par gradins, franchir d'innombrables gorges

où devaient des torrents tumultueux, éviter

une foule de couloirs parcourus par les avalanches

de neige ou de rocs, traverser enfin

l'important centre oro-hydrographique dans

lequel prennent leurs sources le Rhône, le

Rhin, le Tessin, la Reuss, etc.; et dont le

pomt culminant : le Pizzo-Rotondo, n'a pas

moins de 3.197 mètres.

La science de l'ingénieur s'est tirée de ces

divers problèmes en perçant 80 tunnels d'une

longueur totale de 46 kilomètres, en jetant

450 ponceaux représentant ensemble 6.333 rade

portée, sans compter 785 ponceaux, en

construisant un nombre infini d'ouvrages de

protection contre les avalanches, les chutes de

pierres et le débordement des torrents.

Des tunnels hélicoïdaux domient accès

dans les deux sens (tunnels de Gurtnellen et

de Wassen. 'dans le canton d'Uri, tunnels des

environs de Faldo et de Giornico, dans celui

du Tessin) au souterrain principal, qui s'étend

entre Goschenen (1.109 m.) et Airolo

(1.145 m.) et relie entre elles les hautes vallées

de la Reuss et du Tessin.

Celui-ci a une longueur de 14.912 mètres.

Son point culminant est à 1.155 mètres ; il a

des pentes qui vont jusqu'à 27 %. I/accord

s'étant fait par des traités internationaux du

15 octobre 1869 (Suisse et Italie) et du 28 octobre

1871 (Suisse et Allemagne) pour son creusement,

celui-ci commença le 13 septembre

1872. L'entrepreneur était M. Favre, de

Genève. Mais des venues d'eau considérables

(230 litres par seconde à certains moments)

et des températures insoupçonnées (29 0

à 38 0 C.) retardèrent considérablement la

marche des travaux. Ceux-ci coûtèrent la

vie à six cents ouvriers, et, le 19 juillet 1879,

à l'entrepreneur lui-même.

Rares furent les ouvriers qui collaborèrent à

toute l'œuvre, du commencement à la fin. Ce

fut pourtant l'un d'eux : Petro Chirio, qui

fit sauter, le 28 février 1880, la dernière

charge de poudre. Le tunnel était achevé de

creuser. Le creusement coûta 65 millions (au

lieu de 42 auxquels l'avait estimé Favre,

en se basant sur un prix de revient de

2.800 francs au mètre, qui fut fréquemment

dépassé)».

L'installation récente de la traction électrique

vient d'améliorer notablement re trafic

à tous égards. L'énergie électrique est fournie '

par deux usines (l'une, usine d'Amstag, utilisant

les eaux de la Reuss ; l'autre, usine de

Ritom, utilisant les eaux du Fossbach recueillies

dans le lac Ritom). Ces deux centrales,

qui réunissent six turbines d'une puissance de

1-4.300 CV et quatre turbines de 12.200 CV,

fournissent au chemin de fer du courant à

66.000 et 60.000 volts de tension, transformé,

pour les besoins de la traction, en courant

de tension 15.000 volts et monophasé à

16 2/3 périodes. La ligne du Saint-Gothard est

la voie d'accès à Locarno, sur le lac Majeur.

*y ^*

LE FAUX OURS D'AUSTRALIE

OUAND les premiers Européens débarquèrent

sur les rivages de l'immense

continent austral que l'on appelait

alors (fin du xvni e siècle) la Nouvelle-Hollande,

ils y firent la connaissance d'une créature

que les indigènes appelaient le koala, mais

qui ressemblait tant à « maître Martin » qu'ils

n'hésitèrent pas à le considérer comme un

ours. Et ce nom lui resta : l'ours des colons.

Les apparences sont trompeuses. Cet animal

n'a pas le moindre lien de parenté avec les

plantigrades, c'est un marsupial, ordre chez

lequel la femelle est pourvue d'une poche

ventrale où le nouveau-né achève sa croissance

et qui renferme les mamelles. En outre, le

koala est exclusivement herbivore ; il ne senourrit

que des feuilles et des bourgeons des:

LE FAUX OURS D'AUSTRALIE

eucalyptus, si abondants en Australie. Ces

Animaux, dont la taille est celle d'un gros

chien, sont inoffensifs. Ils descendent rarement

des arbres et ne s'y montrent qu'après

la tombée du jour. Capturés jeunes, ils s'apprivoisent

aisément, et il n'est pas rare d'en

rencontrer en pleine liberté dans les fermes

australiennes. Malheureusement, ils sont couverts

d'une fourrure pour la possession de

laquelle les indigènes et les colons leur font

une guerre sans merci. Et l'on prévoit déjà

que cette intéressante espèce eet vouée à une

extinction rapide,


tllllinii DIMANCHE-ILLUSTRÉ ■iii""""""ii"ii>niiiiiiiiiniiiiiiuimiiiiiiii IIIIIMIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIMIIII J2 iHiiiiiiniiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiH!iiiiMiiiiiiitiiiiiinnnm>iiiiitiiiiiiiiiiiiiiiii J,E 24 AVRIL 1923 iiiitmi

LA SEMAINE COMIQUE

IL FA UT SAVOIR FAIRE LA PAIX

■ Ah I Mais cela ne- se passera pas ainsi l

(Dessin inédit de SlL.)

L'ADDITION

— Qu'est-ce que c'est que ça?... Service,

un franc cinquante?...

— C'est pour le -couvert.

— Mais je ne l'emporte pas!

— C'ist pour ceux qui Vemportent^

(Dessin inédit de HAÈS)

IMPOSSIBILITÉ

— S'ii m'avait dit encore quelque chose,

je'J'aurais remis à sa place.

— Ça m'étonneraitj avec ton désordre l

(Dessin inédit de VASZAKY.)

— Mon pauvre vieux ! est-il

vrai que tu as placé toute ta for-

[ tyne chez ce bandit de Samuel

Jtsaac

— Vous osez m'insulter ? Eh bien ! vous allez voir ça l ■— Aprèsiout, c'est bête de vouloir se donner des coups pour

des futilités... Serrons-nous la main et n'en parlons plusl .

/

'L y a tellement d'embouteillages dans les rues

de Paris, tramways et autobus marcïient si

mal et s'arrêtent si ' souvent que M. Pouche

a résolu de se rendre à pied à ses petites affaires.

Il prétend que ça va plus vite.

Soudain, à un carrefour, un attroupement

assez considérable lui barre la route.

M. POUCHE, de mauvaise humeur. — Encor

un rassemblement ! Dieu, que les Parisiene sont donc badauds ! Ils s'arrêtent à tout bout

de champ pour contempler les choses les plus

insignifiantes ! On voit bien que la plupart de

ces gens-là n'ont rien à faire !...Si cela continue,

la circulation deviendra encore plus difficile

sur les trottoirs que sur la chaussée.

Je me demande ce qu'il peut y avoir au centre

de ce groupe de curieux ; quelque accident

sans doute, une victime du froid?... Non, ce

n'est plus la saison ; une victime de la chaleur?...

Non plus, la température n'est vraiment

pas assez élevée pour ça ! Alors, quoi?

une victime de,l'humidité?... (Il se joint à la

foule et, interrogeant un spectateur placé au

dernier rang) : Pardon, monsieur, pourriezvous

me dire ce qui se passe?

LE SPECTATEUR, indigné. — Monsieur, il ne

se passe rien, absolument rien ! Figurez-vous

que tous ces imbéciles restent là depuis un

quart d'heure à regarder un camelot I (Il se

hausse sur la pointe des pieds, tâchant de voirpar-dessus

la tête des gens qui sont devant lui.)

M. POUCHE, haussant les épaules. — Un

camelot, je m'en'doutais ! Vraiment, ces individus

exagèrent, on dirait que la voie publique

leur appartient. Ah ! la police est bien faite !...

(Au spectateur) : Et qu'est-ce qu'il fait, ce

camelot?

LE SPECTATEUR. — Je ne sais pas trop.

Je crois qu'il vend-un truc pour guérir les cors

aux pieds.

M. POUCHE. — Un trac pour guérir les

cors aux pieds I Et il y a des personnes assez

naïves pour acheter une pareille saleté I

Je sèrais curieux de voir la tête de ces pauvres

gens. (Il se faufile au premier rang, à cinquante

centimètres du camelot.)

LE CAMELOT,' pérorant: ■—• ... Enfin, mesdames

et messieurs, à seule fin que nul doute

ne puisse subsister dans l'esprit des plus incrédules,

je vais me permettre de faire, devant

vous, une petite expérience qui, mieux que

les paroles les plus éloquentes, démontrera

l'efficacité radicale èt définitive de mon produit...

.Y a-t-il, parmi l'honorable société, un

monsieur ou une dame qui souffrirait de cors

aux pieds?... (Chose curieuse, ces derniers

mots semblent jeter la ..panique dans les rangs

des badauds. Certains s'enfuient, d'autres se

reculent pour se dissimuler prudemment der-

rière leurs voisins. M. Pouche observe ce manège

d'un œil amusé. Soudain, le camelot l'aperçoit ;

alors, s'adressant à lui) : Vous, monsieur, je

gage que vous avez des cors aux pieds !...

M. POUCHE, effaré. — Moi !... des cors aux

pieds !...

LE CAMELOT. — Oui, vous, monsieur.

Oh I mutile de nier, vous avez des cors, je le

sais.

M. POUCHE. — Voyons, cessez cette, plaisanterie,

je n'ai jamais eu de cors !

LE CAMELOT. — Mais si, monsieur, vous en

avez, on les voit à travers vos chaussures...

Eh bien ! monsieur, ces cors, grâce à mon merveilleux

produit, vous allez en être débarrassé

en quelques secondes, sans douleur et sans

qu'il vous en coûte rien !

M. POUCHE, essayant de protester. — Mais,

voyons, puisque je vous dis...

(Peine perdue; avec une autorité souveraine

et une dextérité tendant à prouver qu'il n'en est

pas à son coup d'essai, le camelot s'est emparé

du pied droit de M. Pouche, qu'il déchausse en

un tournemain.)

LE CAMELOT, montrant à la foule le pied nu

de M. Pouche, précieusement posé sur un petit

coussin brodé. — Tenez, mesdames et messieurs,

regardez-le, ce pied. (Les curieux

l'examinent, en effet, avec attention, on dirait

qu'ils s'attendent à en voir sortir quelque chose.)

Regardez-le bien, avez-vous jamais vu un

pied pareil?... (Les badauds hochent la tête en

signe de dénégation.) Un pied aussi mal en

point, un pied couvert d'autant de cors, d'œilsde-perdrix,

de. poireaux, de végétations de

toutes sortes ? (M. Pouche esquisse un signe de

protestation.) Si, je dis bien, des végétations

de toute sorte !... Eh bien ! mesdames et

messieurs, ce pied, déformé par la cordonnerie

de pacotille, abîmé par le manque de soins, ce

pied, en un mot, qui n'a plus figure humaine,

je vais vous le montrer dans un instant guéri,

nettoyé et poli comme celui de l'enfant qui

vient de naître... (Tout en parlant, le camelot

commence à badigeonner le pied de M. Pouche

avec Un pinceau chargé d'un liquide froid.)

M. POUCHE, saisi. — Atchoum !...

LE CAMELOT. — A vos souhaits I...

(A ce moment, un bref coup de sifflet se fait

entendre, signalant au pédicure forain l'arrivée

indésirable de deux agents. Immédiatement,

notre homme entasse tout son matériel pêlemêle

dans une petite valise, confisque le côussin

sur lequel reposait le pied nu de M. Pouche et

disparaît avec une rapidité qui tient dit miracle.)

M. POUCHE, un pied chaussé et l'autre nu. —

Le misérable, il emporte mon soulier !... Décidément,

j'aurais mieux fait de prendre l'autobus

1... BERNARD GERVAISE.

DE MAL E N P I S (histoire très morale)

... Tu ignores donc que ce banquier est un

requin de l'épargne Ton pauvre argent est

placé à fonds perdus et jamais tu n'en reverrat

le moindr\sout*

r- Ta sollicitude pour moi m'émeut beaucoup...

Mais, sois tranquille, je n'ai Pas toi»

déposé encore chez lui...

PEINTURE MODERNE

— D'après le catalogue, c'est un portrait

de femme.

— Oui, de femme coupée en morceaux!

(Dessin inédit de GASTON Pic.)

INCOMPRÉHENSION

:— Depuis que not' facteur, est marié, sa

femme est toujours derrière lui !

— Ben, le maire lui a dit de suivre son

mari partout... (Dessin inédit de


niHim, LE 14 AVRIL 1929 -iiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiHiniiiuiiiiiinuMiiiiiiûiiiiiiiiiiiiiiiiîiiiiiiiiiiiiii» 13 iiiiiTiiiiiiiiiitiiiiiiiiiinni ■■■■■■■■iiiiiiiinuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiii DIMANCHE-ILLUSTRE nuit»

INJUSTICE OU LE TRAVAILLEUR-. PASSIONNÉ

— Quand même... c'est plus difficile ... Voilà dix-huit sacs que je lui vois — C'est passionnant de voir faire des — Tu mets trop de temps pour faire

qu'on ne croît à manœuvrer un tonneau... coltiner et il n'a pas l'air plus fatigué que trous au chalumeau... on y passerait les courses... Je te flanque à la porte...

(Dessin inédit de L. KERN.) . moi... des heures... Tu n'as pas le goût du travail !...

DOMMAGE

— Bientôt, le métier ne sera plus tenable.

Tenez, mes patrons veulent acheter une

laveuse mécanique aux Arts ménagers! On

ne pourra même plus se calmer les nerfs sur

la vaisselle !...

(Dessin inédit de M, SAUVAYRE.)

INDISCRETION

Avez-vous un billet, m'sieur?

Et vous?

(Dessin inédit de TH. BARN.)

Ce pauvre Baptiste est désolé : en faisant

le ménage, il a cassé un carreau, et son maître,

le fougueux' baron Laquesse, va rentrer.

(Dessin inédit de DHARilj

LE CHIEK DE M. PLOC

M. Ploc, suivi de son chien

fidèle Agénor, va à lâchasse avec

des 'amis...

— C'est le premier que j'abats

depuis dix ans ! s'écrie M. Ploc,

triomphant...

— Comment? Agénor ne rapporte pas!

Et, sûr de son fait, M. Ploc sort le

lapin du carnier et crie à Agénor :

Apporte I (Dessin inédit de VARB.)

M. Ploc réussit, par le plus

grand des hasards, à estourbirun

lapin...

— Ce n'est pas Agénor qui vous l'aurait

fait tuer, s'écrie aigrement le cœur

des amis, il ne rapporte même pas /...

Las! Agénor, butinant les racines, ne

rapporte rien du tout... Mais le lapin, qui

n'était qu'étourdi, s'enluit, et si vite que

M. Ploc, éberlué, ne l'a jamais revu /...

LE BON TOUR D E BAPTISTE

Pour dissimuler les effets de sa maladresse,

Baptiste colle un papier sur le carreau cassé.

— Je ne veux pas de ça, dit le baron

Laquesse en crevant le papier.

Baptiste remplace à nouveau le papier.

Chaque fois, le baron le crève de sa canne.

Aussi Baptiste est résolu à jouer un tour

à son mnître. Il appelle un vitrier...

INFLEXIBLE

— Vous ne vous êtes pas essuyé les pieds,

redescendez le faire 1...

(Dessin 'inédit d'YVONNE HÉNIN.)

SERVICE

L'EMPLOYÉ, flegmatique. — Première ou

seconde?

(Dessin inédit de Pic.)

...et fait remettre un carreau, en verre, cette

fois, sur lequel il colle du papier. Quand le

baron revient, il s'exerce â nouveau sur l»

papier. On devine la suite...


union DIMANCHE-ILLUSTRÉ iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiii ]4 nmniniimnininiiunnninniinim HiiiiiimluimHhuniiiimiiiHi ■■mil LE 1-1 AVRIL 1929 "initia

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Sommes-nous en Angleterre î Somines-nous en

France ?

Nous sommes à Paris qui n'ose pas opter... et qui

adopte le ridicule.

Projet pour la Comédie-Française :

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DE DIVORCE EN RUSSIE

L'Animateur des Temps nouveaux.

USQU'À présent, les Etats-Unis avaient passé pour

être imbattables en matière de divorce, le record leur

Jappartenait

sans aucun doute possible, et c'est de loin

qu'ils dépassaient les autres pays. Voici maintenant que

les chiffres détenus par le Nouveau Monde paraissent

presque modestes si on les compare avec ceux qu'offre

la Russie moderne.

Le professeur Julius Wolf, l'économiste allemand,

vient de publier à Berlin un ouvrage où il estime que

le chiffre moyen des divorces dans l'Union des républiques

soviétiques est de 250.000 par an.

Jusqu'à" présent, le nombre le plus élevé appartenait

aux Etats-Unis : 175.000 divorces en 1925. I,e professeur

Wolf admet qu'il est impossible de donner des

statistiques exactes pour l'ensemble du vaste pays dont

il s'agit, mais il. a basé les chiffres qu'il a donnés sur

ceux qui sont fournis par de grandes villes telles que

Moscou et Leningrad, et sur d'autres facteurs tout aussi

importants.

Sunday Times.

DORMEZ-VOUS ?

ous préoccupez-vous de la façon de dormir ? Non,

V sans doute ; pas même pour savoir si vous ronflez

et si votre sonore repos ne trouble pas celui du voisin.

La Faculté a été priée de vaticiner sur l'art de dormir,

et, naturellement, ses représentants les plus autorisés

ont émis les hypothèses les plus contradictoires.

Et, cependant, le sommeil occupe une part respectable

de notre courte existence : mettons plus d'un

tiers, si nous tenons compte des dormeurs qui quittent

à regret le dodo chaque matin... Ceux-là se sont-ils

interrogés sur l'art de dormir ?

L'Amérique — que ne fait-on pas, en Amérique ! —

a des cours spéciaux pour les apprenties .dormeuses ;

mais il ne s'agit point de médecine. Ce sont les Américaines

qui veulent avoir le sommeil élégant. Il faut

séduire l'homme blasé qui rentre du cercle.. Nos Parisiennes,

moins habituées à ces mœurs de délaissement,

songent plutôt à quelque scène eu bonne forme, où la

grâce cède le pas à la violence des expressions.

Les physiologistes, donc, discutent pour savoir s'il

vaut mieux être sur le dos, sur le ventre ou sur le côté.

Ce n'est pas là qu'est le nœud de la question. Pour bien

dormir, il faut commencer par ne souffrir d'aucun

organe, et, en particulier, n'avoir pas un malheureux

estomac accablé de nourriture ou un ventre encombré.

Après quoi, vous pouvez vous mettre sur le côté droit

ou sur le côté gauche, les opinions politiques n'ont rien

a voir en la matière.

Seuls, les tout-petits ont une. règle précise : jamais

sur le dos ; cela les expose à des étouffements. Mais nous

ne sommes pas aussi avancés qu'eux et nous voici

exposés à dormir sans savoir pourquoi ni comment.

A CHACUN SA NATIONALITÉ

Les A nnales.

USQU'A présent, les femmes qui épousaient des étran-

J gers perdaient leur nationalité. Les Françaises peuvent

désormais garder la leur. Voici le tour des Anglaises

qui va venir peut-être.

Miss Ellcn Wilkinson, membre de la Chambre des

Communes, va demander que soit amendée la loi touchant

les femmes de nationalité anglaise ayant contracté

avec un étranger les liens du mariage. Cette

réforme permettrait à" une sujette britannique de garder

sa nationalité, en déclarant que tel est son désir dans le

mois qui suivrait la célébration du mariage. La loi

aurait un effet rétroactif pour les femmes actuellement

mariées à des étrangers et qui feraient leur déclaratiou

devant un magistrat.

Paris-Times.

L'ALPHABET SYMPATHIQUE

P ARACjy-SÈ, savant allemand, et médecin du xvie siècle,

prétendait exercer sa thérapeutique d'après la correspondance

de l'organisme humain avec le monde

extérieur. En cet état d'esprit, les paracelsistes avaient

imaginé un étrange système de sympathie.

Quand deux amis désiraient être, malgré les distances,

toujours présents l'un à l'autre, et eu communication

intime, constante, ils n'avaient, pour opérer ce miracle,

qu'à se faire, l'un et l'autre, découper, sur une partie

du corps, un morceau de peau d'une dimension identique.

Ils échangeaient, entre eux, cet épiderme: celui

de l'un devait s'appliquer sur la plaie de l'autre.

La chasse aux Punaises

Il faut la commencer dès le retour des beaux jours.

Un seul badigeonnage au Hozol sullit pour détruire

toutes ces sales bêtes et leurs œufs. 4 fr. 95 le flacon.

Toutes.pharmacies, drogueries, épiceries, etc. A Paris :

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Bailly.

UN DRAME OBSCUR

On subit en silence les douleurs aiguës des cors aux

pieds jusqu'au moment où, las de soulîrir, on a recours

au ■ Diable ».,« Le Diable • enlève les cors en six jours,

pour toujours. 3 fr. 40 toutes pharmacies. Attention !...

Exigez ■ Le Diable ». Epernay : phaimacie W'einmann.

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Soyez pratique ; ayez toujours dans votre Jîénage

un flacon d'alcool de menthe de Ricqlès,: Ses

qualités hygiéniques, sa saveur fraîche, son paifum

agréable le rendent indispensable. Exiger du

Ricqlès.

Chaque lambeau recousu était recouvert d'un alphabet,

inscrit dans un ordre spécial. Quand un des amis

voulait communiquer avec son alter ego, il lui suffisait

de suivre, avec une aiguille, sur sa peau, le contour des

lettres - de son alphabet ; aussitôt l'autre sentait une

légère démangeaison le solliciter ; s'il suivait, pareillement

alors avec une aiguille sur sa peau, les lettres de

son alphabet et la marche de la démangeaison, il

découvrait la pensée de son ami.

On se demande, tant la chose est ingénieuse et simple

comment elle peut être ainsi demeurée dans le passé

Mais peut-on y croire !

Eve.

FAUST AU THÉÂTRE

'ŒUVRE la plus importante de Gcethe, Faust, n'était

L pas destiné à la scène, de l'avis même du maître

olympien. Eûi qui avait travaillé des dizaines d'années

à ce chef-d'œuvre, le trouvait bouillant, sortant du four. C'est une sorte de gâteau

rustique, délicieux, du reste.

Peur six personnes, prenez un décilitre d'eau,

125 grammes de beurre, 250 grammes de farine, quatre

œufs entiers, 125 grammes de gruyère râpé et une

pincée de sel.

Vous mettez l'eau dans une casserole avec-le beurre

et une pincée de sel. Quand elle bout, versez-y la

farine par petites quantités en battant bien pour

arriver à faire une pâte bien lisse. Cuisez cinq minutes,

puis retirez la casserole du feu. Ajoutez à cette pâte

les quatre jaunes d'œufs, puis les quatre blancs battus

en neige ferme. Ajoutez encore le gruyère râpé, mélangez

le tout et dressez eu couronne sur une plaque

beurrée. Dorez avec un peu de jaune d'œufs et de lait,

disposez sur le dessus quelques lames fines de gruyère

et faites cuire au four moyen pendant trente minutes.

»

Le Rappel de T Yonne.

UNE VILLE QUI GRANDIT

ARCELONE, cette année, attire à son exposition les

B visiteurs par dizaines de milliers. C'est à la fois une

ville historique, ancienne comme Cartilage, et un centre

commercial : « le Chicago de l'ICspagne ». "

Les vieux quartiers de la ville sont riches en édifices

de traditionnelle beauté, mais, dans ces dernières

années, les boulevards se sont enrichis de constructions

d'un modernisme curieux. Ainsi, de l'église de la Sainte-

Famille, commencée il y a trente ans et point encore

terminée, un temple étrange, tout en hautes tours de

pierre découpée. « Une curieuse orchidée », a-t-on dit.

Cette église, actuellement à l'extérieur de la ville, se

trouvera, une fois terminée, erf plein centre de la cité

nouvelle que l'on construit en grandes niasses régulières,

certaines rues auront 15 kilomètres de longueur.

The lllnstratcd I.ondon News.

HUITRES CUITES

UÎTRES AU GRATIN : les ouvrir et les faire pocher

H au four, dans leur eau, pendant deux minutes ;

retirer; faire un léger roux que l'on mouille-avec la

cuisson des huîtres et un petit fonds préparé avec quelques

menus poissons, oignons et carottes émincées, une

feuille de laurier, uu verre de viu blanc et un verre

d'eau, le tout bien réduit ; lier avec deux jaunes d'œufs,

réduire deux minutes et en mettre une cuillerée à bouche

sur chaque huître, paner, arroser de. quelques gouttes

de beurre fondu et gratiner à four chaud.

HUÎTRES EN CAPUCINE : détacher les huîtres de leurs

coquilles et les faire cuire quelques minutes avec leur

eau dans une petite casserole couverte. Mouiller de cette

cuisson une sauce gratin épaisse et garnie de truffes et

de champignons, faire réduire et refroidir à moitié.

Bien tremper les huîtres dans cette sauce et les ranger

sur un plat large ; napper chacune avec le restant de

la sauce et laisser bien refroidir. Juste avant de servir,

tremper séparément les huîtres dans de la pâte à frire

et plonger dans la friture bouillante. Dresser en buisson

sur serviette pliée, avec persil frit entre les beignets

d'huîtres et une onctueuse sauce tomate dans une

saucière.

Les Tablettes des Deux-Charentes.

LES LANGUES LES PLUS PARLÉES

t A dernière - statistique connue remonte à 1920 et

L-> est d'origine anglaise. D'après elle, la langue

anglaise serait de beaucoup la plus parlée sur le globe :

160 millions environ d'habitants (Angleterre, Amérique

du Nord, Afrique du Sud, Australie) l'emploieraient.

Puis viendraient dans l'ordre : le russe, parlé par

100 millions d'habitants ; l'allemand, par 90 millions ;

le français par 70 millions ; l'italien, par 55 millions ;

l'espagnol, par 50 millions ; le portugais, par 25 millions,

etc..

Dans cette statistique ne sont pas comprises naturellement

les personnes qui, en plus de leur langue

maternelle ou adoptive, parlent une. autre langue,

les Français qui parlent anglais ou les Espagnols qui

parlent italien, par exemple. Leur nombre, cela se

conçoit aisément, est impossible à définir, niais on

peut dire que les langues les plus enseignées dans les

écoles de tous les pays sont, dans l'ordre, l'anglais et

le français.

L'Opinion.

E PARTOUT

LES AIGLES BLANCS

'invER exceptionnel dont l'Europe a souffert n'est

L pas sans avoir amené, dans les contrées relativement

tempérées, des animaux habituellement confinés

dans les régions nordiques. Des oiseaux surtout. On

a vu chez nous des cygnes sauvages.

Mais, en Allemagne, aux environs de la forêt de Thuringe,

on s'est étonné de voir apparaître des aigles

pêcheurs blancs. C'est un spectacle extraordinaire que

de voir ces grands rapaces au plumage immaculé tourner

lentement au-dessus d'un paysage enseveli dans une

neige épaisse. On se croirait dans un rêve... ou dans

les terres polaires.

Un de ces magnifiques oiseaux s'était même établi

dans la petite ville d'Eisenach ; il avait sa place habituelle

sur le faîte d'un toit très élevé et pointu. Blanc

comme la neige parmi laquelle il était posé, cet aigle

immobile semblait une gargouille de marbre, partie

d'une architecture blanche et invraisemblable.

Faute de pouvoir pêcher — les rivières étant gelées —

il faisait une chasse active aux pigeons et aux autres

oiseaux de la ville.

Les amis des passereaux avaient fort à faire pour

protéger leurs petits amis, contre ce beau brigand —

trop beau pour qu'on le tuât.

Vorwaerts.

LE PEINTRE DISTRAIT

E notre courrier, nous extrayons cette triple com-

D munication :

Cher maître,

Je serais très honoré de recevoir voire visite et de vouloir

bien jeter un coup d'oeil sur mes toiles avant leur envoi à

la galerie Z...

Je vous prie d'agréer, cher maître, etc...

Signé : X..., rue de Vaugirard.

La rue de Vaugirard est longue. Sans numéro, impossible

de visiter l'artiste, au nom inconnu par ailleurs.

Huit jours après, cette communication du même :

Cher monsieur,

Désolé de ne vous avoir pas encore reçu. J'espère vous

voir avant le départ de mes toiles.

Agréez, cher monsieur...

Signé : X...

Cette fois, ni numéro ni rue.

Enfin, ce dernier billet, reçu hier, met les choses au

point :

Monsieur,

Vous n'êtes qu'un malotru. Mes auvres' se passeront

de votre visite.

Cette fois l'adresse était correctement indiquée.

UNE MINE D'OR EN 2926

La Revue du Bureau.

WELLS, dans son roman Quand le dormeur s'éveillera,

nous montre un homme devenu le plus riche de

la terre, le propriétaire du globe tout entier, parce qu'il

est le maître d'une fortune placée jadis à' intérêts

composés.

Or un riche Colombien, qui a vraisemblablement

confiance en l'avenir, a placé, à intérêts composés,

10 dollars, qui, dans mille ans, donneront une somme...

astronomique de quinze ou dix-huit chiffres.

Quel déminage que Charles III le Simple ou Louis TV

d'Outremer n'aient pas eu, çhez nous, voici mille ans,

la prévoyante idée de distraire quelques écus d'or du

trésor royal !

Il est vrai que les derniers Carolingiens ne connaissaient

guère les secrets de la finance.

Le Quotidien.

UNE HISTOIRE D'OSCAR WILDE

'EST une des dernières anecdotes d'Oscar Wilde.

C Quand la uiort le surprit, il se préparait à écrire

un conte dont voici le sujet :

« Un imposteur prétendait avoir trouvé le mouvement

perpétuel. Tqus les jours, il exhibait, dans un

music-hall, une grosse boule qu'aucun moteur ne

mettait en mouvement et qui, pourtant, tournait

sans arrêt. La boule était creuse. C'est un petit garçon,

logé à l'intérieur, qui la remuait ainsi. Mais la foule

ne s'en apercevait pas, et elle éclatait en applaudissements.

« Un soir, dans un music-hall de province, notre

homme fit sa représentation habituelle. La boule

tourna sans arrêt, et les applaudissements crépitèrent

comme de coutume.

0 I,e numéro fini, il rentrait dans la coulisse avec

sa boule, quand le petit garçon,-essoufflé, apparut,

dans un coin des coulisses et se précipita vers lui :

n — J'arrive seulement. Excusez-moi.»

Candide.

LA ROBE DU JUGE

MONSIEUR CHARLES FEILHAC a consacré une étude

à ce sujet vestimentaire et symbolique : la Robe

du juge et V Image de la justice. En voici le début :

Le problème de la tenuejie nos magistrats préoccupe

cer.ains esprits. La robe r d'origine orientale, est d'un

aspect à la fois imposant et religieux. Ses plis amples

isolent le personnage dans une atmosphère de prestige.

Elle est sœur de la toge qui habillait la sagesse et l'autorité

romaines. En France, elle a donné'son nom â une

caste, en face de laquelle, contrairement à l'adage,

l'épée ne s'inclinait guère, mais qui était une noblesse.

Tout cela ne s'oublie pas. Si l'on a ri des robins, il

n'en fallut pas moins toujours côhipter avec eux.

Aujourd'hui, les ennemis de la robe estiment sans

doute que la justice est, par elle-même, une autorité

assez grande et assez impeccable pour que 1 uniforme

n'y ajoute rien. Les autres, plus prudents, lui accorderaient

moins de confiance et tiennent à la robe comme

à une garantie d'équité.

Il est certain qu'une justice rendue par des hommes

ne saurait être impeccable et qu'elle a besoin d'entourer

de prestige non seulement ses arrêts les plus lucides,

mais surtout ses erreurs. Il est donc sage de l'habiller,

comme on fait de la vérité, qui est la justice intégrale,

si rarement accessible, et dont Pascal a dit « que nos

: instruments sont trop émoussés pour y toucher exactement

». La robe donne-t elle à la main qui y touche

équilibre et sûreté? Le croire est déjà suffisant, car

juges et justiciables ne seront pas, encore de longtemps,

mûrs pour la justice toute nue, dont la pure beauté

éclaterait à tous les yeux. Donc, confiance en soi chez

le magistrat, soumission sagement consentie dans le

public, voilà ce que contiennent les plis d'une robe de

juge. En attendant un mieux des plus lointains, le point

de vue n'est pas négligeable.

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du temps pluvieux, des bains de mer ou de la

transpiration provoquée par la danse. La mousse

de crème permettait également à la poudre

d'exercer sur la peau une action tonifiante. Son

usage continu supprimait bientôt et pour toujours

un nez brillant. Les défectuosités du teint

disparaissaient et la peau devenait aussi douce,

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la rose. Dans la Poudre Tokalon, la mousse de

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l'abdomen devient proéminent; la démarche s'alourdit..,, la corpulence

exagérée vous expose à mille petits ennuis...

Bientôt on se sent incapable du moindre effort. L'aisance des mouvements,

la. souplesse des gestes, le charme féminin et l'élégance

masculine : tout ce qui fait la joie de vivre, finissent par disparaître.

Chose plus grave encore, le tissu adipeux envahit les organes intérieurs,

il menace le foie, le coeur, les reins, ruine le bien-être, compromet

la santé, détermine une vieillesse^ prématurée.

Mettez-vous donc bien vite à l'abri de


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4. L'Etui de nacre.

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6. Le Livre de mon Ami,

7. L'Orme du mail.

6. Le Mannequin d'osier.

9. L*Anneau d'améthyste.

10. M. Bergeret à Paria.

11. La Rôtisserie de U Reine Pédnuqua

12. Les Opinions de Jérôme Coignard.

13. 'Le Puits de Sainte Clair*.

M. La Révolte des Angei.

15. Thaïs.

16. La Vie en fleurs.

I 7. Le Lys rouge.

18. Le Jardin d'Epicur*.

19. Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue.

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20. Carmen.

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21. L» Pe...gère

PIERRE DE COULEVAIN

22. Sur I. Branche.

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U. Alalm.

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24. Le Blé qui levé.

25 Le, Oberlé.

26 Le, nouveaux OberU.

27. Une Tache d'Encre.

28 La Terre qui meurt.

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29. Les trois Mousquetaires 1

m. — u.

31. 32. 33. Vingt An, .pria. I.. II. III. .

3.4 a 39. Le Vjcornte.de Bragelonne. 1.1 VI.

CABRIELE D'ANNUNZIO

40. L'Enfant d. Volupté.

41. L'Intrua.

42. Le Triomphe de la Mort.

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4). Histoires extraordinaires.

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44. Amitié amoureuse.

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43. Mare No.trum

46. Le. quatre Cavalier, de l'Apocalypse.

47. Dan. l'Ombr. de la Cathédrale.

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46. La Dame aux Camélias.

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49. Le Parfum des Ile. Borromé***

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31. Mademoiselle Cloqua.

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6| Le Cttur innombrable.

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62. Souvenir* d Enfance

HENRI MURGER

63. Scên iei de la Vie de Bohème

GEORGE SAND

64. . Ma ' s a. Oi.ble

STENDHAL

65.

66.

Le Rouge et le Noit I.

II.

ARTHUR LEVY

67 L'Empereur dan. «a vie Bové.

COLETTE YVER

68. Lea Dame, du Palau.

69 Le Myalêre dea Beatitudea.

70. Haudequin de Lyon.

H. DE BALZAC

7 ( Lea Payeane.

72. Le Couem Pona.

73. Le Lya dan. I. Vallée.

74. Eugénie Grandet.

75. Le Médecin de Campagne.

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86 Mon Frère Yvea.

87. La Mort de Philar

68. Pêcheurs d'Ialand.

89. Ramuntcho.

90. Le Roman d'un Spaht.

91. Au Maroc.

92. LEadée.

91 La Caillée.

94

L Horreur allemande.

95

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