dimanche 4 août

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dimanche 4 août

■■< SEPTIÈME ANNÉE : N° 336 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiii"iiimiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiii. 50 CCIltlITICS '■■■■■■■■■■"■■•■■■■■:>iiiiuiiuiiiiiiiiiiit'ir ti LE 4 AOUT 19'° "'"

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A METZ : UN BLOC DE CHARBON RECORD

On a exposé, à Metz, ce formidable bloc de houille extrait d'une min€ de la région

lorraine. Il pèse, près de quatre tonnes et on imagine aisément le travail 'qu'il

a fallu accomplir pour amener cette masse intacte jusqu'à la surface du sol.

LE PIGEON-PHOTOGRAPHE DE LA REICHWER

En Allemagne, la reichwer possède des pigeons qu'on munit de minuscules appareils

photographiques tels que celui-ci. Un mouvement d'horlogerie, fait dérouler

la pellicule pendant le vol de l'oiseau et photographie la région parcourue.

LE VILLAGE DE L'ILE DES TVLINQUIERS

On se souvient de la récente et d'ailleurs plaisante contestation qui s'est élevée

entre la France et l'Angleterre au sujet de la propriété de l'îlot minuscule des

Minquiers. Voici la « capitale » de l'île avec ses deux ou trois bicoques de pêcheurs.

UN AMUSANT PHÉNOMÈNE DE RÉFLEXION

Une exposition de Londres détient cette curiosité. Des lignes concentriques, mais

irrégulières et de différentes couleurs, sont peintes sur cette toile, au milieu de

laquelle est placé, une tige de cristal où se reflète le portrait du roi George V.

IL Y A VINGT ANS : L'ARRIVEE DE BLÉRIOT EN ANGLETERRE

C'est en juillet £909 que l'aviateur Blériot traversa la première fois la Manche,

pour venir se poser sur la côte anglaise, près de Douvres. N'est-elle pas caractéristique

cette photo rétrospective prise alors que l'appajeil venait d'atterrir?

L'UNIFORME DES JARDINIERS JAPONAIS

Les jardiniers chargés d'entretenir les jardins publics de Tokio, et, par conséquent,

fonctionnaires de la' ville, portent un uniforme orna dans le dos d'un magnifique

femblème indiquant leur profession. Et c'est d'une charmante couleur locale.

II


mi DIMANCHE-ILLUSTRÉ iiiiiiiMiniiiiiiiiniiiiiiMintiiii"'!"'''"»"'"''''""'''''^'"»"'^""" 1 "''' 1 I iiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)iiiiiiii»iitiiii>iiiuiii LE 4 AOUT 1929 IHIIIHH

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mmiiK LE 4 AOUT 1929 iii>iiiiuiiiMiuiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 5 ■■■uiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiuini SEPTIÈME ANNÉE : N° 336 uuut»

DlMANCHE-lLLUSTRrf

ENTRE NOUS

JE ne crois pas que la ratification des accords

sur les dettes fasse oublier aux Américains

leur nouvelle défaite dans la lutte à coups

de raquettes pour la coupe Davis.

D'autre part, maints Français ont dit, en

apprenant les résultats de ce tournoi international

de tennis :

— Voilà qtii nous console un peu d'avoir

à verser tant de dollars aux neveux-de l'oncle

Sam !

Alain Gerbault, en débarquant au Havre, ne

s'est, pas intéressé du tout à là crise ministérielle.

Sa première, question a été :

— Qu'est-ce que nous faisons contre Tilden ?

Mais son propre record maritime a soulevé

autant de commentaires que les récents

événements politiques et diplomatiques.

Bref, le sport, sous toutes ses formes, se

place au premier rang des actualités « mondiales

». Nos contemporains les plus célèbres

sont des aviateurs, des joueurs de tennis, des

boxeurs et Alain Gerbault, l'ermite de la mer.

A vrai dire, Gerbault est plus qu'un sportsman :

c'est aussi un philosophe et de l'école de Diogène.

Mais il doit sa gloire aux qualités d'énergie

morale et physique -qui sont celles des

athlètes. Personne fie le connaîtrait s'il s'était

contenté d'écrire un livre, même admirable,

sur le mépris du superflu et les charmes de la

solitude.

CETTE apothéose du sport est, eu somme,

celle de l'action.

Nous admirons de moins en moins les théoriciens,

les raisonneurs, les spéculatifs, les

gens qui parlent ou qui rêvent... Nous n'applaudissons

plus guère que l'effort dont le

résultat nous apparaît nettement et c'est

pourquoi les compétitions du muscle,' les

records, les luttes contre l'espace et le temps —

les savants disent que c'est tout' comme —

nous intéressent beaucoup plus que les luttes

d'idées.

Alain Gerbault ne va pas dîner en ville, et

ç'eit fort heureux pour les plus illustres académiciens,

car il les éclipserait sans peine, encore

qu'il ne soit pas un brillant causeur.

Aussi, n'est-il pas étonnant que nos fils et

nos filles rêvent de conquérir cette incomparable

gloire sportive ou, du moins, se

tiennent passionnément au courant de ce qui

se passe dans le royaume du muscle.

£es dernières épreuves scolaires ont été,

paraît-il, fort peu rassurantes sur les capacités

Ses jeunes couchés... D'ahurissantes réponses

ont été faites aux questions des examinateurs.

Mais quelle érudition auraient prouvée nos

collégiens si des « colles » de ce genre leur

avaient été poussées :

— Quels soîit les résultats de tennis de

Whnbledon?

— Nommez les aviateurs qui ont traversé

l'Atlantique. .

— Quels sont les avantages de la srx-cyhndres?

,

— Comment s'appelle le champion du

monde de boxe, poids mouche?

Résumez l'histoire du saut à la perche.

Ce sont là, il est vrai, des sujets de conversation

plus usuels que la Pragmatique Sanction,

le Discours sur la Méthode ou les résultats

de la guerre de Sept ans.

Car tout le monde parle « sports » et le

brillant causeur, que tout le monde écoute

en silence, est, aujourd'hui, l'invité qui peut

analyser le jeu de Borotra ou de Tilden,

l'analyse du dernier « chef-d'œuvre » littéraire

n'obtient, en revanche, qu'un succès

d'estime.

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L en est ainsi et rien ne sert de récriminer.

I Au fait, les exploits sportifs sont des chefsd'œuvre

aussi et souvent même d'une émouvante

beauté. N'oublions pas, au surplus, que

sous Périclès à l'époque la plus brillante de la

civilisation athénienne, les athlètes obtenaient,

comme les poètes et les héros, la couronne de

laurier.

* JUAN STYLO.

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RÉFLEXIONS DU DIMANCHE SOYONS AU COURANT...

POUR être heureux, il est nécessaire de

pouvoir exprimer librement sa personnalité

comme de donner \e développement le

plus complet à ses facidtés. Le bonheur consiste

à tirer le maximum de soi-même. Ecoliers et

étudiants ne travaillent que pour arriver à-ce but

idtime. Vous étudiez pour apprendre à connaître

le passé. Vous n'êtes pas Adam, vous n'êtes pas

le premier homme. Avant vous, il y a eu des

centaines de' millions d'hommes. Le inonde a

toujours été un vaste laboratoire dans lequel des

expériences, en nombre infini, ont été faites en

vue du bonheur et du progrès humains.

Le résultat de ces recherches, nous le connaissons

le plus souvent par les livres. Il n'y aurait

pas de sens à perdre votre temps en des tâches

multiples, qui ont été accomplies avant que vous

songiez à les entreprendre, ou à chercher des

conclusions qui ont été tirées depuis des décades.

Sur les bancs de l'école, vous trouvez surtout

le passé. Ceux qui étudient le passé ont une

grande supériorité sur ceux qui l'ignorent : une

supériorité beaucoup plus réelle que celle du

multi-millionnaire sur celui qui ne possède rien.

Car notre véritable héritage, c'est la science

accumulée du monde, et cet Iwrilage est ouvert à

tout le monde. Celui qui en refuse sa part sera

toujours dépassé par celui, qui en a largement

profité. L'ignorant est fatalement handicapé.

Sur les bancs de l'école, vous apprenez encore

à vous servir de vos semblables.

Sans doute, vous êtes un individu, mais vous

êtes surtout partie d'un grand tout. Vous êtes

un fil dans l'étoffe social, une brique dans le mur

social, une maille dans la chaîne sociale.

Ce que vous tirez de la vie dépend autant de la

matière dont vous utilisez les autres que de ce

que vous faites vous-même. A- l'école, vous

apprenez à connaître votre place dans le monde.

Ce qu'il peut y avoir de trop agressif dans

votre personnalité, de trop accusé dans votre

égoïsme humain s'émousse et s'atténue au

contactées autres. Les pensées et les sentiments

qui vous isolaient de vos condisciples, vous en

prenez la mesure exacte. Vous appartenez,

désormais, à un groupe, vous prenez conscience

des devoirs de la, communauté, des exigences

que cette dernière peut avoir vis-à-vis de vous.

Ainsi, vous augmentez votre bagage de bonheur,

et vous devenez plus utile à la société.

Vous apprenez le jeu d'équipe. De même que

les grandes fortunes sont gènémlcment édifiées

grâce à des associations, à des trusts, ainsi les

hauteurs du caractère ne sont atteintes que par

l'intelligent emploi de nos relations avec nos

semblables. Voit» ne serez utile à personne, pas

même à vous si vous ne vous mêlez au monde

de vos pareils.

Sur les bancs de l'école, vous apprenez à vous

connaître vous-même. L'avantage de la culture,

le plus grand de tous ceux qu'elle comporte, est

de nous révéler à nous-même. L'ignorant souffre

de multiples illusions. L'ignorant n'a pas un

esprit vide — ce ne serait rien, il l'a aussi plein

qu'une tête bien meublée. Mais cette tête pleine

l'est de choses absurdes et fausses, de notions

dangereuses. Sur les bancs de l'école, vous vous

débarrassez l'esprit d'erreurs de toutes sortes.

Vous avez non seulement des maîtres, mais

vous êtes encore à l'école des grands maîtres.

Vous apprenez à aimer les livres, et c'est alors

seulement que vous vous rendez compte de ce qui,

en vous, vaut la peine d'être conservé, d'être

cultivé. Chose curieuse, c'est en imitant les

maîtres qu'on découvre généralement ce qu'on

possède d'original, de personnel.

Sur les bancs de l'école, vous apprenez ce qui

donne à la vie sa force et sa valeur — la discipline.

En étant discipliné, vous obtenez de votre

intelligence qu'elle contrôle vos sentiments, et de

votre esprit qu'il conduise vos désirs.

Vous apprenez à connaître la puissance et la

flexibilité des goûts, vous pouvez changer les

vôtres, si prononcés qu'ils soient, et les faire

servir à votre bonheur et à votre influence.

Vous apprenez à penser. Il n'est pas de pensée

qui soit de quelque valeur si elle n'est pas disciplinée.

Les pensées sont des choses, elles vous

font et elles vous défont. Vous arrivez à les

assembler, à les gouverner, à les chasser à votre

guise, au lieu de vous soumettre humblement à

leur commandement. m

Vous apprenez à employer votre volonté. Une

volonté tenace est la plus sûre garantie d'une

carrière heureuse et brillante. Il faut vous

contraindre à accomplir telle besogne, à renoncer

à telle chose que vous désirez uniquement comme

exercice mental, destiné à assouplir, à renforcer

cette volonté défaillante.

Ainsi, vous arrivez à être maître de vous-même.

C'est là ce que vous devez apprendre sur les

bancs de l'école. FRANK CRANË.

LA SEMAINE PROCHAINE

LUNDI 5 AOUT

Lever du soleil ! 4 h. 30 — coucher : 19 h. 23.

Lever lune : 4 h. 18 — coucher : 20 h. 10. x. ç. à 3 h. 40.

Le jour diminue : 2 m. matin ; 1 m. soir.

Saint ABFX : 217 e jour-f 148.

MARDI 6 AOUT

Lever du soleil : 4 h. 31 — coucher : 19 h. 21-

Lever de la lune t 5 h. 45 — coucher : 20 h. 34-

Le jour diminue : 2 m. matin ; 1 m. soir.

TRANSFIGURATION : 218 e jour-f 147.

MERCREDI 7 AOUT

Lever du soleil : 4 h. 33 — coucher : 19 h. 20.

Lever de la lune : 7 h. 10 — coucher : 20 h. 54.

Le jour diminue : 2 m. matin ; 1 m. soir.

Saint GAÉTAN : 219 e jour+146.

Cyclisme: départ du Tour des Pays basques.

JEUDI 8 AOUT

Lever du soleil : 4 h. 34 — coucher : 19 h. 18.

Lever de la lune : 8 h. 30 — coucher : 21 li. 11.

Le jour diminue : 2 m. matin ; 1 m. soir.

Saint JUSTIN : 220 e jour-l-145.

VENDREDI 9 AOUT

Lever du soleil : 4 h. 35 — coucher : 19 h. 16.

Lever de la lune : 9 li. 46 — coucher : 21 h. 27.

Le jour diminue : 2 in. 'matin ;. 1 m. soir

Saint AMOUR : 221 e jour+144.

... de l'érection de deux statues de Claude

Debussy

/~*LAUDE DEBUSSY, l'immortel auteur de Pe'.léàs et

^ Mélisande, aura bientôt — et doublement — sa

statue.

En effet, conseil municipal de Taris a accepté

d'accorder un emplacement au monument- du grand

musicien.

. D'autre part, le conseil municipal de Saint-Germain,

ville natale de Claude Debussy, a émis un vote similaire.

C'est MT'Paul Léon, membre de l'Institut, qui a la

présidence du comité d'érection des deux monuments,

... du voyage de propagande des aviateurs

Assollant et Lefèvre à travers l'Europe

E glorieux équipage de VOiseau-Canan, qui a réalisé

L le raid transatlantique Old-Ordiard-San tander, va

entreprendre uu voyage de propagande à travers

l'Europe.

Les aviateurs Assollant, Lefèvre et Lotli sont chargés

d'une mission officielle du ministère de l'Air pour aller

présenter à l'étranger leur avion français.

Us s'envoleront de l'aérodrome d'Orly pour Madrid

ce dimanche matin probablement.

De la capitale espagnole,' ils se rendront successivement

a Lisbonne, Barcelone, Rome, Athènes, Constantiuople,

Belgrade, Bucarest, Prague, Varsovie,

Moscou, Helsiugfors, Riga, Stockholm, Berlin et

Bruxelles.

On estime que la durée dd ce voyage sera environ

d'un mois.

de la création d'un nouveau bac à l'estuaire

de la Seine

E conseil général de la Seine-Inférieure étudie la

L mise en service du bac de Berville, qui doit réduire

le parcours du Havre à Honflcur de 75 à 32 kilomètres

et celui du Havre à Trouville de 90 à 47.

Ce nouveau bac, de conception moderne, pourra

transporter de douze à quinze autos à chaque voyage,

n accostera à des pontons mobiles eu béton armé,

contre lesquels il se placera parallèlement au courant.

Le parcours réel du bac sera d'environ un kilomètre

et d'une durée de cinq minutes.

Ces travaux seront exécutés en majeure partie sur

les prestations en nature.

de la titularisation des instituteurs pourvut

du brevet élémentaire

E ministre de l'Instruction publique a demandé lé

L retrait de l'ordre du jour du Sénat de la proposition

de M. Théry, relative à la titularisation des instituteurs

et institutrices pourvus seulement du brevet élémentaire.

D.'accord avec le sénateur Théry, la commission de

l'enseignement du Sénat et le ministre de l'Instruction

publique étudient un nouveau texte qui permettra,

en tenant compte des légitimes intérêts des instituteurs

et institutrices suppléants, d'admettre dans les

cadres, dans des conditions précises, ceux qui auront

fait preuve de qualités professionnelles nécessaires.

... des abus du déboisement des rives de la

Seine

E Service de la Navigation a constaté un abatage

L Courses hippiques à Deauville.

abusif des arbres en bordure de la Seine. A ce sujet,

il est rappelé que les propriétaires riverains ont toujours

le droit d'abattre les arbres placés sur leurs

SAMEDI 10 AOUT

propriétés ; mais il leur est régulièrement interdit

Lever du soleil : 4 h. 37 — coucher : 19 h. 15. de procéder à celui des arbres placés sur le domaine

Lever de la lune : 11 h. — coucher : 21 h. 43. public fluvial, généralement déterminé par la crête de

Le jour diminue : 2 m. matin ; 1 m. soir. la berge. Toutefois, la limite étant assez souvent indéterminée,

il convient de s'entendre avant cet abatage

Saint LAURENT : 222 avec le service de la Navigation.

e jour+143.

Courses hippiques à Enghien et à Bemay.

DIMANCHE 11 AOUT

Lever du soleil : 4 h. 38 — coucher : 19 h. 13.

Lever de la lune : 12 h. 13 — coucher : 22 h. 1.

Le jour diminue : 1 m. matin ; 2 m. soir.

Sainte SUZANNE : 223 e jour+142.

Cyclisme : arrivée du Tour des Pays basques.

Courses hippiques à Enghien, à Deauville,

à Compiègne et a Vichy.

AUJOURD'HUI DIMANCHE 4 AOUT 1929

Cyclisme : la Roue d'Or au vélodrome Buffalo. — Automobilisme et motocyclisme :

arrivée à Paris de la course Paris-les Pyrénées-Paris, organisée avec le concours du

Petit Parisien. — Courses hippiques à Deauville, à Caen, à Compiègne, auTouquet

et à Vichy.

LE PROBLEME DES MOTS CROISES

HORIZONTALEMENT. — 1, nom vulgaire du cresson

alénois ; 8, certains s'en servent comme d'un lit ; 13,

ordre mineur dans la religion catholique ; 14, elle est

souvent sur le pavé ; 15, directeur d'un théâtre forahi,

mort en 1796; 16, verbe actif pour l'électeur; 17,

disciple de Socrate ; 18, l'oncle ou le cousin ; 19, monnaie

japonaise ; 20, siège dans une église ; 22, au bout de

la langue ; 23, joyeux et content ; 25, fatigué ; 26,

placé dans un certain lieu ; 27, dans la vaisselle ; 28,

ce que sont les lamantins ; 30, nymphéacée aquatique

des' pays chauds ; 32, ville de Russie ; 34, dépourvue

de sens ; 35, regarda en visant ; 36, état de ce qui est

tortueux ; 38, signifie souffle ou vie ; 39, manchon dit

gouvernail ; 41, répandre une odeur; 44, ombellifère

à fruits aromatiques ; 45, Champagne ; 46, célèbre vin

d'Espagne ; 47, a une saveur particulière.

VERTICALEMENT. — 1, ville de France ; 2, port de

Sicile ; 3, hérésie de ceux qui rejettent les mystères et

la divinité de Jésus-Christ ; 4, entouré d'eau de tous

côtés ; 5, cor aux pieds ; ceil-de-perdrlx ; 6, enlèvent ;

7, rongeur ; 9, aime avec passion ; 10, espèce de houx

de l'Amérique du Sud; 11, rendre moins épais ; 12,

très certainement ; 16, exécuta certaine danse ; 18,

murs neufs, en général ; 21, qui est soumis aux chances

'du hasard ; 24, qui aime l'étude ; 26, qui a un caractère

grave ; 27, place de l'ancienne Athènes, où se tenait

l'assemblée du peuple ; 28, bouffette eu rubans ;

29, il habite eu Franche-Comté ; 31, arbre; 33,

qui ne se manifeste pas en dehors ; 37", pronom

personnel; 38, calife vers l'an 660; 40, titre

de noblesse allemand; 41, note; 42, note; 43, pour

finir un métier.

Nous publierons, dans le prochain numéro, la solution de ce problème qui, ne

comportant aucun classement, dispense nos lecteurs de nous envoyer leur solution.

A gauche: Problème proposé; à droite : Solution du problème paru dans le dernier numéro.

... du projet de classement des monuments

de Seine-et-Oise

A commission des Antiquités et des Arts de Seine-

L„et-Oise a tenu, la semaine dernière, à la préfecture

de Versailles, sa réunion trimestrielle.

Elle a émis divers vœux, réclamant notamment t

Le classement définitif de l'Hôpital militaire de

Versailles (ancien Grand Commun) ; A

Le classement de la croix du cimetière de Wy-dit-

Joli-Village, datant du xvie siècle ;

La restauration de l'autel de l'église de Saint-Forget ;

La conservation au musée de Mantes des fragment! -

de sculpture provenant de l'église Notre-Dame de

Mantes.

La commission a été informée du classement de

l'église de Théméricourt. Elle a entendu une intéressante

communication de M. Lasscrre signalant la

découverte à Milly d'un abri sous rodie.

La commission s'est occupée, une fois de plus, des

bornes anciennes de limites de propriétés dont elle

s'attache à dresser l'inventaire.


1

nitiiin DIMANCHE-ILLUSTRÉ iiiiiiiiMiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiitiiimiiiiimiiiiiiiiiiiimiiiii 4 MiiiriimiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiimiiiiiHiiiiimiimiiii'n"" »""" iiminiiiitinimiiii LE 4 AOUT 1929 «nrim

S

LA SEMAINE QUI VIENT DE S'ÉCOULER

31 e Semaine de VAnnée — Reste à courir 21 semaines

M RAYMOND POINCARÉ AYANT DU DONNER SA DÉMISSION A LA VEILLE

D'UNE INTERVENTION CHIRURGICALE, M. BRIAND LUI SUCCÈDE.

TOUS LES MEMBRES DE L'ANCIEN CABINET RESTENT EN FONCTIONS

M. Aristide Briand avait vainement tenté d'obtenir la collaboration de

deux membres influents du parti radical : MM. Herriot et Daladier.

Après un discours, très applaudi, du nouveau président du Conseil, qui avait montré la nécessité

de liquider, au plus tôt, l'irritante question des réparations, la Chambre vote un ordre

du jour de confiance, présenté par M. Sibille, à 189 voix de majorité.

ous la menace d'une sérieuse intervention

chirurgicale, qui a été faite jeudi, par les

professeurs Gosset, Tuffier et le docteur

Marion, spécialiste des opérations de la prostate,

M. Poincaré a donné sa démission de

président du Conseil, malgré les affectueuses

et pressantes instances de ses collaborateurs.

Dans ces conditions, le Cabinet s'est retiré

tout entier. M. Briand a été désigné par

M. Doumergue, après consultation des présidents

de Chambres, des présidents des grandes

commissions et des représentants des groupes,

pour formelle nouveau ministère.

Dès l'instant où M. Poincaré se retirait, il

était évident que les deux principaux pivots

de la combinaison nouvelle devaient être,

d'une part, M. Briand, de l'autre, M. Tardieu,

qui pratique avec réussite une politique franchement

républicaine en maintenant l'ordre

contre les menées des communistes. Et comme

la politique extérieure, à la veille de l'ouverture

de la conférence de Ira Haye, prime tout,

M. Briand était désigné pour recueillir la succession

de M. Poincaré et continuer son œuvre.

Il était également certain que les radicauxsocialistes,

dès qu'ils seraient mandés par

M. Briand, sotdèveraient des objections non

contre la personne du président du Conseil

de demain, ni contre l'entrée de M. Tardieu

dans le nouveau ministère, mais contre le

maintien de celui-ci au ministère de l'Intérieur.

Par contre, les modérés et les républicains

de gauche et la gauche radicale, fidèles soutiens

de la politique de M. Poincaré, estimaient

qu'il ne pouvait être question du

départ de M. Tardieu de la place Beauvau.

M. Briand tenta d'amener MM. Herriot

et Daladier, deux des membres les plus

influents du parti radical, à lui apporter sa

collaboration. En dépit de ses efforts tous

deux refusèrent, et M. Briand décida de

conserver le ministère dans sa composition

d'hier, le poste de président du Conseil,

qu'occupait M. Poincaré sans autre portefeuille,

lui étant dévolu désormais.

C'est ainsi que l'ancien ministère Poincaré,

moins son chef, s'est présenté devant la

Chambre, convoquée pour une session extraordinaire

qui dura quelques heures.

Le discours de M. Briand

Après que MM. Frossard et Marcel Cachin

eurent développé leurs interpellations,

M. Briand parla :

« Pendant trois ans, déclara-t-il, j'ai été le

collaborateur d'un homme avec qui, quoi

qu'on en dise, j'ai toujours été d'accord.

« J'ai assisté à ses efforts qui sont pour une

part la cause de la maladie qui l'a écarté de

nous. J'ai pensé qu'au fond il ne convenait

pas de procéder à un remaniement, ce gouvernement

n'ayant jamais été renversé.' J'ai

pensé aussi que je devais à mou pays de faire

un effort pour obtenir une sorte de détente et

j'espérais arriver au moment où, sur les questions

extérieures, il n'y aurait pas de division

irréductible entre les représentants de la

nation et que, pour un but limité, dés rapprochements

pouvaient s'opérer et la majorité

pouvait s'élargir. »

Pourtant, le parti radical a refusé. M. Briand

qui ne voulait pas prolonger la crise, a gardé

le même cabinet dans un but déterminé.

On a dit que le cabinet Briand démissionnerait

après la conférence de La Haye. Or,

tous les actes auxquels il va être associé

impliquent une ratification par les Chambres.

En conséquence, le gouvernement se pré-

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SPÉCIALITÉS ! MILKA ET VELMA

LA DÉCLARATION MINISTÉRIELLE

Messieurs,

Nous sommes assurés d'interpréter votre sentiment unanime en adressant tout d'abord Vhommage de

notre déférente sympathie et de nos vœux émus de prompte et heureuse guérison à celui que la maladie vient

d'arrêter, à la limite de ses forces physiques, dans l'accomplissement d'une œuvre nationale assumée en des

heures particulièrement graves.

A cette œuvre, les Iwmmes qui se présentent devant vous s'honorent d'avoir été associés. C'est pour l'achever

qu'ils sont restés groupés.

Ils viennent vous en demander le moyen.

Par le redressement financier à V'intérieur, par l'équilibre budgétaire, par la stabilisation et par le règlement

des dettes extérieures, les deux cabinets précédents ont rendu possible la conférence qui va se réunir

dans quelques fours et dont les résultats doivent consacrer, devant l'opinion nationale, Vaboutissement de

l'œuvre poursuivie pour la sécurité de la France en Europe, aussi bien que pour la défense de ses plus hauts

intérêts, matériels et moraux, dans le monde.

Il nous semble qu'en face d'une telle éventualité l'accord devrait être possible entre nous. Il est permis

d'espérer que ceux-là mêmes qui, dans la liberté de leurs décisions, n'ont pas cru, à notre grand regret, devoir

répondre favorablement à nos offres de participation gouvernementale, pourraient, du moins, par leurs votes,

faciliter notre lâche internationale.

L'heure, en tout cas, est assez grave pour justifier le sacrifice, aux besoins de notre politique extérieure,

de toute autre considération. Demander trois mois de trêve dans les circonstances oA nous sommes ne nous

parait pas une exigence excessive.

La conférence de La Haye sera un anneau essentiel dans la chaîne de l'organisation delà paix. La défense

des droits et des intérêts de la France, dans ce grand débat international, constitue notre véritable raison

d'être; elle est notre programme, nous pourrions dire, dans le moment préstnt, notre unique programme.

Pour le remplir, pour parler, au nom du pays, avec l'autorité indispensable, nous avons besoin de voire

confiance, de toute votre confiance, affirmée nettement par l'expression de vos suffrages.

Nous nous trouvons en face des plus lourdes responsabilités qui aient pesé sur un gouvernement

depuis la fin de la guerre.

A vec votre concours, nous sommes prêts à les prendre.

Nous comptons que, sous la seule inspiration de l'intérêt de la France, vous saurez prendre les vôtres.

sentera devant elles pour leur rendre compte

de ce qu'il aura fait.

Au reste, l'importance de l'œuvre qu'il

importe de mener à bien sur le plan extérieur

ne devrait-elle pas faire oublier la politique

intérieure? Un règlement a été mis sur pied

qui, s'il est appliqué, épargnera à la France

ces gestes déplaisants de créancier impitoyable.

Et tant que cette situation subsiste,

il n'y a pas de rapprochement possible entre

la France et l'Allemagne. Il faut donc hquider

la question des réparations. I_a certitude du

paiement nous étant donnée, il en résultera

une détente pour l'Europe entière.

Depuis quatre ans, M. Briand étudie l'éventualité

d'une constitution des États-Unis

d'Europe.

Grave et délicate question qui pose des

problèmes difficiles et qui se peut seulement

régler dans mie atmosphère de paix.

Reste la Rhénanie. Ici, le gouvernement fera

un effort de bonne volonté. Mais à cet effort

doit correspondre un effort semblable de

l'autre côté : la France ne veut pas d'un engagement

conditionnel.

Le président du Conseil ne méconnaît point

la prépondérance des partis. Aussi ne demandet-il

pas l'impossible, fe'adressantà ceux quiont

la liberté de leur détermination, il insiste sur

le point que le gouvernement ne doit pas être

affaibli dans sa tâche.

« Personne n'ignore, conclut-il, la gravité,

des négociations de demain. Il n'est pas un

Français qui ne sente que, lorsque le ministre

des Affaires étrangères, président du Conseil,

quitte son pays pour aller participer à de telles

L'ÉCHÉANCE DE LA DETTE DES STOCKS

AMÉRICAINS EST AJOURNÉE

La ratification par le Parlement français de l'accord

Mellon-Bcrenger vient de produire son prenùer effet.

L'échéance de la dette représentant l'achat des stocks de

guerre américains et dont le montant est, on le sait, de

407 millions de dollars, soit 10 milliards de francs environ

— échéance qui tombait le 1 er août — vient d'être

ajournée, après entente entre les deux gouvernements.

Cette entente résulte d'un échange de correspondances

entre notre^mpassadeur dans la capitale américaine,

M. Claudel, qui avait officiellement notifié la ratification

de l'accord, et le secrétaire du Trésor, M. Mellon.

M. W. VAN EDGE, AMBASSADEUR

DES ÉTATS-UNIS A PARIS

M. Edge, sénateur républicain de New-Jersey, vient

d'être désigné comme ambassadeur des Etats-Unis à

Paris. Il prendra son poste à la fin de la session extraordinaire

du Congrès.

Les Etats-Unis envoient à Paris un homme très représentatif

de ce pays où une fortune brillante couronne

parfois de modestes débuts. M. Edge est né le 20 novembre

1874. Elu en 1917 gouverneur du New-Jersey,

il démissionna pour entrer au Sénat en 1919.

TRAGIQUE ACCIDENT. A BORD D'UN CROISEUR ANGLAIS

Un communiqué de l'Amirauté britannique fait

connaître qu'à la suite d'un sérieux accident de tir qui

s'est produit à bord, du croiseur Devonshire, actuellement

dans les eaux orientales de la Méditerranée, Six

hommes, officiers ou soldats, ont été tués sur le coup,

six autres sont morts des suites de leurs blessures, trois

sont grièvement blessés et dix plus ou moins légèrement.

,J

négociations, il importe qu'il ne soit pas

affaibli.

« Jl n'est personne qui ne comprenne que,

s'il est accompagné par la nation tout entière

ou l'expression massive des suffrages de la

nation, ses moyens d'action seront multipliés.

« Ce qui doit sortir de cela, c'est quelque

chose de complet et de définitif. Da France ne

peut pas être condamnée pendant des années

à payer sans être sûre de recevoir.

« Il est certain qu'il y aura des exigences

excessives. Cela arrive dans toutes les conférences

internationales. Mais il vient toujours

un moment où il faut s'en aller, où il faut

conclure. Auparavant, il n'est même pas

mauvais que 1 atmosphère soit un peu troublée.

o D'essentiel, c'est que chacun vienne là

avec bonne volonté et loyauté. Je suis certain

que la conférence se terminera dans de très

bonnes conditions.

« Avant de descendre de cette tribune, j'insiste

sur ceci : ce n'est pas de politique qu'il

s'agit. Demain, c'est la cause de la France qui

va être plaidée à Da Haye. Je pourrai parler

plus ou moins haut, ma parole pourra porter

plus ou moins loin, suivant que vous m'accorderez

plus ou moins de confiance. Je voudrais

l'avoir entière. »

A la suite de ce discours, l'ordre du jour de

confiance présenté par M. Sibille a été voté

par 325 voix contre 136. Puis le ministre des

Finances a fait adopter plus de 500 millions

de dégrèvements pour les cinq derniers* mois

de l'année en cours, représentant, pour une

année entière, 1.200 millions de réductions ou

de suppressions d'impôts.

LE DIRIGEABLE " GRAF-ZEPPELIN " EST

PARTI POUR L'AMÉRIQUE

Le dirigeable Graf-Zeppelin est parti jeudi pour son

voyage en Amérique. Outre les voyageurs, il transporte

2.000 kilos de marchandises ou envois postaux, 2 singes

et 600 canaris.

420 HEURES DANS LES AIRS

Le 13 juillet, â 7 h. 17, à Saint-Louis (Missouri),

l'avion Saint-Louis-Robin, piloté par les Américains

Dale Jackson et O'Brien, s'envolait pour tenter le

record de durée avec ravitaillement eu plein vol.

L'exploit semblait difficile, car, récemment, Reinhart

et Mendell avaient tenu l'air 246 heures 42 minutes.

Mardi dernier, à 2 h. 17, l'avion Saint-Louis-Robin

avait volé plus de 415 heures, c'est-à-dire qu'il avait

dépassé d'une semaine le précédent record de distance

établi par VA ngelo. L'organisateur du vol, le major

Roberson, conjura les pilotes d'atterrir, leur sécurité

étant en jeu, mais ceux-ci restèrent d'abord sourds à

son-appel, et c'est seulement mercredi soir, à 7 h. 38

qu'ils firent, sur un terrain boueux, un atterrissage

parfait, en présence de quinze mille spectateurs, après

avoir tenu l'air pendant 420 h. 21'

ALAIN GERBAULT EST DE RETOUR

Après avoir accompli le tour du monde, seul'sur son

petit bateau le Firecrest, Alain Gerbault est arrivé au

ternie de son voyage. Une réception enthousiaste lui

a été faite lorsqu'il a débarqué au Havre. *

A l'occasion du retour de l'intrépide navigateur, le

ministre de la Marine a pris un décret par lequel Alain

Gerbault est promu .officier de la Légion d'honneur.

POLITIQUE

MEMENTO

28 juillet. — L'élection législative complémentairede

la première circonscription de Blois se termine pat

un ballottage. M. Gimille Chautemps se classe en tête

avec 7.346 voix.

PARIS

27 juillet. — M. Louis Blériot, qui, vingt ans plus tôt

traversa la Manche en avion, est fait commandeur dé

la Légion d'honneur.

— Le pacte Kellogg-Briand de renonciation à la

guerre, signé à Paris le 27 août 1928, est promulgué

par décret du ministère des Affaires étrangères.

— Le physicien suisse Raoul Pictet meurt à l'âge

de quatre-vingt-quatre ans.

— Le sultan du Maroc est reçu à l'Elysée par M. Gaston

Doumergue.

ÉTRANGER

30 juillet. — Un boy-scout tchécoslovaque sauve

M. Benès en danger de se noyer dans le lac Schlume,

— A Friedenhoffnung (Silésie)^ une explosion dé

grisou fait vingt-quatre morts.

— Cinq personnes meurent d'insolation à New*

York, où sévit une vague de chaleur.

31 juillet. — MM. Mussolini et Venizelos s'entre"

tiennent, à Rome, du plan Voung.

FAITS DIVERS

27 juillet. — A Flins-sur-Seine, un enfant de onze

ans, Jean Botton, trouve sa mère assassinée dans son

lit. Son père, que tout accuse d'être le meurtrier, avait

pris la fuite.

— Une voiture de l'express Le Croisic-Paris déraille

en gare de Nantes : treize voyageurs sont grièvement

blessés.

2S juillet. —Au Chesnay, près de Versailles, un septuagénaire,

Eugène Thibault, assomme à coups de

bâton son locataire, Pierre Kundoff, âgé de quatrevingt-quatorze

ans.

30 juillet. — A Tours, un ouvrier boulanger, Roger

Moussard, poignarde son patron, M. Viau, parce que

« cela lui faisait plaisir et parce qu'il se déclare conunuv

niste ». v

TRIBUNAUX

27 juillet. — Les cambrioleurs de la prison de Melun,

Caille, Pansu, Ghiglli et Gatusso, sont co damnés à

cinq ans de travaux forcés.

30 juillet. — A !a suite des incidents du procès Barataud,

l'ancien député Comevin est condamné par défaut

à un an de prison.

SPORTS

28 juillet. — L'équipe de France de tennis, victorieuse

de l'équipe des Etats-Unis par 3 victoires contre i

grâce aux succès de Cochet sur Tilden et Lott et dé

Borotra sur Lott, conserve la Coupe Davis.

— Le Tour de France cycliste se termine par la victoire

de Dewaele, ont le temps total pour parcourir

les 5.500 kilomètres de l'épreuve, est de 186 h. 38' 34'\

Se classent ensuite : Demuysère, Pancera, Cardcnà,

Frantz, de Lannoy et Antonin Magne.

— L'épreuve Paris-Strasbourg à la marche est gagnée

par Godart, en 72 h. 48' 10", devant Romens et

Roger Marceau.

— Le match d'athlétisme France-Angleterre, disputé

au stade de Colombes, revient à l'équipe de France

par 62 points contre 58.

— La rencontre France-Belgique de natation est

gagnée par la France, les tricolores gagnant l'épreuve

de relais et faisant match nul en water-polo.

29 juillet. — L'aviatrice Maryse Baftié bat le record

féminin de durée en tenant l'air pendant 26 h. 46'.

L'ÉTAT DE SANTÉ DU ROI GEORGE V

Après une récente visite au palais de Buckhingham,

les docteurs Hewett, Rigby, Trotter et Dawson of

Penn ont rédigé le communiqué suivant :

« L'état de Sa Majesté s'est encore amélioré durant

la semaine qui vient de s'écouler ; la cavité de l'abcès

reste exempte de toute suppuration. La guérison de la

plaie a effectivement commencé, mais ses progrès seront

nécessairement graduels.»

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munir J_JT 4 AOUT 1929 '■•Hiuiiiuiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiuiimiiiiiuiiiui S iiiiiiiiniiMnitiiiiiiiiuiiniiiiuiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiniiiiiiiiiiniiiii' DIMANCHE-ILLUSTRÉ uiiinn

LES ROM ANS DE LA VIE

BOLIVAR, LE LIBÉRATEUR

II, était impossible, après avoir fait figivrer

Washington dans notre série des Romans

de la Vie, de ne pas y donner place à

Bolivar, le libérateur de l'Amérique

du Sud.

Libérateur ! Personne ne mérita mieux

ce titre que ce -grand citoyen, qui, toute sa

vie, batailla cruellement pour arracher sa

patrie à la domination espagnole. De grande

famille, suffisamment riche, il aurait pu couler

une existence facile dans les joies paisibles de

quelque gouvernement que lui auraient,

certes, donné avec joie les Espagnols, mais il

fut toujours hanté, dès son rjlus jeune âge,

par cette grande idée de l'indépendance. Il lui

consacra toutes les minutes d'une vie qui fut

pleine de péripéties. Il connut les enivrantes

satisfactions de la victoire comme les haines

et les écœurantes trahisons, fatales autour de

tous ceux qui s'élèvent au-dessus-de la commune

humanité. Jamais abattu, ne lâchant

l'épée du conquérant que pour se plonger dans

les travaux du législateur; puis, obligé de reprendre

cette épée pour défendre les institutions

qu'il venait d'établir, il lutta ainsi jusqu'à

sa dernière heure, sans désespérer jamais,

même dans les circonstances les plus tragiques

et les plus écœurantes.

IMON BOLIVAR naquit à Caracas (Véné-

S zuela), le 24 juillet 1783 ; il resta orphelin

à l'âge de six ans ; son père, le colonel Juan

Vicente Bolivar, mourut en 1785, et sa mère,

Conception Palacios y Sigo, en 1789. Cet enfant

était le seul héritier mâle d'une famille d'origine

espagnole établie au Vénézuela après la

conquête et faisait figure parmi les plus riches

et les plus anciennes du Nouveau Monde.^ La

première éducation de Simon fut assez négligée,

car sou tuteur l'avait confié à un précepteur,

très savant, certes, mais d'un esprit

quelque peu incohérent. Il n'est pas douteux

que c'est à l'influence de ce maître exalté

et imprégné d'idées humanitaires qu'il faut

attribuer la carrière tourmentée et superbe

qui devait être celle de Bolivar.

Pour le moment, l'enfant semblait manifester

plus de goût pour les exercices du corps

et la vie en plein air que pour l'étude. Son

tuteur, ainsi que c'était la coutume pour les

fils de famille, l'envoya en Espagne pour

compléter ses études. En route, il s'arrêta

au Mexique, et le vice-roi tint à le recevoir ;

mais, au cours de leur entrevue, le fonctionnaire

espagnol fut effrayé des hardiesses échappées

à cet enfant de seize ans, lui parlant avec

fougue de la Révolution française.

Arrivé à Madrid, Simon, comme tous les

jeunes gens de véritable valeur, s'aperçut

des lacunes de son éducation, et,, sans qu'il

fût besoin de l'y pousser, se mit au travail

avec acharnement. Il faut croire qu'un rapport

du vice-roi du Mexique avait du le suivre

en Espagne, car il eut bientôt une aventure

assez bizarre et qui met en valeur son caractère.

Un jour qu'il se promenait à cheval

dans les environs de la ville, il fut arrêté, en

vertu d'une ordonnance du ministre des

Finances, sous le prétexte qu'il avait sur lui

des diamants dont le port était interdit. Il

protesta, et on voulut le fouiller.

— Jamais ! s'écria-t-il en tirant un poignard,

jamais je ne permettrai à un louche

policier de porter la main sur Bolivar !

Devant cette ferme attitude, les argousins

cédèrent, mais un ordre d'expulsion ordonnait

le lendemain au courageux jeune homme

de quitter l'Espagne. Ce fut naturellement

en France qu'il se rendit, heureux, dit-il, d'y

admirer les beautés d'un pays républicain.

Mais ces grands sentiments politiques ne

l'empêchaient pas de se rappeler les amours

qu'il avait laissées en Espagne,-où il avait

f romis mariage à une jeune fille, Mll « Zoro.

1 l'épousa, à peine âgé de dix-neuf ans, et

s'embarqua avec elle pour son pays. A son

arrivée au Vénézuela, il s'établit dans ses

propriétés, qu'il s'occupait* de faire valoir,

mais sans s'absorber tellement dans l'agriculture

qu'il ne trouvât le temps de lire beaucoup

et de méditer sur ces questions de liberté

des peuples qui lui étaient de plus en plus

chères. Sa jeune femme, qu'il, adorait, tomba

malade et mourut au bout de cinq mois à

peiné de mariage. Le coup fut dur pour Bolivar,

et, afin d'oublier, il se remit à voyager,

orienté plus -que jamais vers les idées libertaires.

Il revint en France, mais resta stupéfait

en constatant les changements qui s'étaient

produits dans les esprits depuis son dernier

séjour. Bonaparte n'était plus le soldat de

la République qu'il avait tant admiré, et il

ne pouvait admettre de l'y voir coiffé de la

couronne impériale. Ce spectacle l'indigna

à tel point qu'il renvoya avec dédain les cartes

que l'ambassade d'Espagne lui faisait tenir

pour assister à la cérénomie du couronnement.

Non seulement il refusa de s'y rendre, mais

il passa, enfermé dans sa chambre, cette jour

née, qu'il qualifiait de honteuse. Une per

sonne vient frapper à sa porte : c'est son

ancien professeur, qu'il retrouva avec joie

et avec lequel il se remit à philosopher, étudiant

avec lui Spinosa, Montesquieu et Jean-

Jacques Rousseau.

JLe hasard, grand maître du monde, le mit,

par JULES CHAMCEL

r Il va y avoir bientôt cent ans que mourût Bolivar. Ce fut le libérateur

et l'organisateur de cette "Amérique latine dont l'essor grandissant est

le plus beau couronnement de l'œuvre de celui qui voua sa vie à

l'unité de sa patrie.

en ce moment critique de son existence, en

présence d'un écrivain politique . nommé

Humbold, qui avait particulièrement étudié

l'histoire des colonies espagnoles, et ce savant

estimait que ces colonies étaient arrivées au

point où elles pouvaient et devaient exiger

leur indépendance. On devine l'effet que produisit

sur le jeune exalté ces théories qui

s'accordaient si bien avec ses espoirs personnels.

— Il ne manque à nos colonies, pour réus-

dans la mère patrie. A ce moment, Bolivar

était colonel d un de ces régiments d'infanterie

qui venaient d'être créés pour lutter

contre l'Espagne. Ce n'était cependant pas

avec les deux ou trois mille soldats dont disposaient

les révoltés qu'on pouvait entreprendre

utilement la lutte ; aussi les révoltés

songèrent à s'assurer l'appui de l'Angleterre.

Bolivar est envoyé à Londres, non pour y

soutenir la cause de l'indépendance, mais

simplement pour demander aux Anglais de

SIMON BOLIVAR, NÉ A CARACAS EN 1783, MORT EN 1830

sir, qu'un homme, lui dit Humbold, et vous

serez celui-là.

— Je le serai ! répondit simplement Bolivar.

A la suite de cet entretien mémorable, qui

venait d'orienter définitivement sa vie, le

jeune homme ne se lança pas légèrement à

l'aventure. Il prit tout son temps et, avant

d'essayer la moindre tentative, voulut aller

aux Etats-Unis pour y étudier l'œuvre de

son grand prédécesseur, Washington. Ce fut

au cours de ce voyage qu'il alla voir le pape,

qui lui tendit sa mule à baiser.

— Jamais! refusa l'orgueilleux jeune

homme.

Son ambassadeur-, qui l'avait accompagné

dans sa visite, était fort marri de cet esclandre,

mais Pie VII le calma.

— Laissez faire ce jeune Américain, dit-il

en souriant.

Quatre années se passèrent, quatre années

durant lesquelles Bolivar se prépara à accomplir

ce qu'il considérait comme sa mission,

attendant avec patience l'occasion favorable

pour agir. Cette occasion se présenta en 1810,

quand Bonaparte envahit 1 Espagne. Ce fut

cette guerre, en effet, qui devait amener,

par contre-coup, l'indépendance de l'Amérique

espagnole, par suite de l'anarchie qu'elle créa

se joindre aux troupes des colonies espagnoles,

afin d'en fermer l'entrée aux Français. Wellington,

trop heureux d'avoir une occasion

d'entrer en lutte avec la. France, accepta

cette proposition, mais l'Espagne, qui en

comprit les dangers, refusa toute coopération

avec des révoltés. Ce fut une grosse faute

politique qui précipita les événements. Bolivar

arriva à décider le vieux général Miranda

à se mettre à la tête d'un mouvement d!émancipation,

et, avec lui, il débarqua à la Luaira,

au mois de décembre 1810. Le Vénézuela

fut proclamé indépendant, et, aussitôt, la

lutte commença pour la conquête de Valencia.

Au moment où Bolivar allait se mettre en

route vers ce pays à la tête de ses troupes, survint

un tremblement de terre qui causa l'effroi

parmi ses soldats superstitieux et leur enleva

toute énergie, car ils voyaient, dans ce boule

versement de la nature, un avertissement du

ciel. Mais Bolivar est lancé et" rien ne

l'arrêtera.

— Si la nature, crie-t-il à la foule, s'oppose

à notre désir d'indépendance, nous vaincrons

aussi la nature 1

Les premiers résultats de sa campagne ne

répondirent pas à cette belle confiance, car,

eu cette année 1812, le général espagnol

Monteverde ne connut que des victoires et

arriva à reprendre peu à peu tout le territoire

vénézuélien. Il entra à Caracas le 29 juillet. Les

représailles furent terribles : fusillades, prisons,

mais Bolivar arrive à échapper à ces périls et

s'embarque à Curaçao. Nullement découragé,

regroupe tous les révolutionnaires et

réclame un chef unique, indispensable pour

conduire la guérre. Ce chef unique, ce ne fut

pas lui, mais un certain général Labatut qui,

jaloux de Bolivar, essaya de lui nuire en lui

confiant des postes sans gloire et en le maintenant

dans des emplois inférieurs. Mais l'homme

était de taille à se défendre. Sans tenir compte

des ordres qui lui étaient donnés, il s'embarqua

sur des canots avec deux cents hommes bien

armés et s'empara de Ténériffe. Ce haut fait

militaire ne fut que le commencement d'une

série de victoires ininterrompues; aussis on

armée gïossit tous les jours, le succès appelle

le succès. Bolivar défait les Espagnols à Chiriquana,

prend des navires de guerre, des canons,

des fusils, et ce fut, dès lors, une marche triomphale.

Le libérateur était devenu le chef

îeureux, celui à qui tout réussit; tout le monde

veut le suivre, et, quand le général Labatut

prétend accuser son subordomié de rébellion,

on ne l'écoute même pas. Il n'y a plus qu'un

maître désormais : c'est Bolivar. Il fait traverser

la Cordillère à ses. soldats, arrive en

trombe à Cunta et met en déroute l'armée

espagnole. La Nouvelle Grenade tout entière

fut libérée, mais Bolivar tenait, par-dessus

tout, à libérer également le Vénézuela, sa

patrie. Comme tout chef victorieux, Bolivar

eut à lutter contre les rivalités et les trahisons,

mais il avait le peuple pour lui, ce qui lui

permit de lancer cette fameuse proclamation

dont on lui a reproché la sauvage cruauté :

» Tout Espagnol, écrivait-il, qui ne conspirera

pas contre la tyrannie et qui ne travaillera

pas en faveur de notre noble cause par tous les

moyens en son pouvoir, sera considéré comme

un ennemi et impitoyablement fusillé. »

C'était, on le voit, un terrible appel à la

lierre à mort, évidemment discutable an point

le vue morale, mais qui s'excusait par les

cruautés des Monteverde, des Zuozola ; d'ailleurs,

l'effet de cette proclamation fut considérable,

puisque Bolivar entrait, lé 2 août,

triomphalement à Valencia. Ce n'était pas

tout de conquérir, il fallait aussi garder ces

territoires, il fallait administrer ces peuples

auxquels il ne suffisait pas de dire : vous êtes

libres, mais dont il fallait assurer la liberté. Ce

fut alors que ce jeune général de trente ans se

transforma brusquement en administrateur.

Il décréta la liberté du commerce sous les yeux

de l'ennemi, attira les étrangers et commença

la préparation d'une constitution, mais il ne

put la terminer. Monteverde avait reçu des

renforts et attaquait de nouveau. Bolivar le

bat à Las Trincheras et il entre à Caracas en

triomphateur, aux cris, si doux à son cœur, de :

« Vive le libérateur ! " Ces hommages ne grisèrent

pa^l'homme épris de l'égalité et il se

charge de rappeler ces concitoyens à la raison

par la proclamation suivante :

«Je vous ai donné des lois provisoires, j'ai

organisé le Trésor public ; enfin, je vous ai

donné un gouvernement, mais, citoyens, je ne

suis pas le souverain, et ce sont,vos représentants

qui doivent faire les lois. Un soldat

heureux n'acquiert aucun titre à gouverner

sa patrie. »

ATURELLEMENT, l'assemb'lée, réunie, décida

N à l'unanimité que le général Bolivar, à qui

tout le monde rendait hommage, tant pour son

courage que pour ses capacités, serait nommé

chef des révoltés. Après un nouveau refus,

Bolivar accepta ces fonctions dans une période

particulièrement difficile car il n'y avait

aucune entente entre les provinces, et la guerre

recommençait contre les Espagnols.

Le libérateur se replongea dans la lutte avec

acharnement, cumulant à la fois les fonctions

de général, de chef de bande et de dictateur.

Veut-on un exemple de son héroïsme et de ses

qualités militaires ? A Aregua, il trouve la

route interceptée par les -royalistes. Sans

hésiter, il'se met lui-même à la tête de cinq

cents nommes et commande de sa plus forte

voix :

— Ouvrez le feu à droite et à gauche.

L'ennemi croit se trouver en présence d'une

uissante armée et bat en retraite. Aussitôt,

Eolivar passe fièrement avec ses cinq cents

hommes, personne ne pouvant se figurer qu'un

général en chef serait assez hardi pour traverser

ainsi presque seul les rangs de l'ennemi.

Grâce à cette manœuvre, Bolivar arriva à

conquérir Luyana et le cours de l'Orénoque.

L'effet de ses succèsfutconsidérableenEurope ;

aussi le libérateur jugea le moment venu de

réaliser son .grand projet, c'est-à-dire la réunion

d'un congrès des représentants des provinces

gagnées à la cause républicaine. A l'ouverture

de ce congres, à Angoustoura, son premier

soin est de se démettre de ses fonctions.

a L'exercice du pouvoir par une même personne,

disait-il, à été souvent la fin des gouvernements

démocratiques. Rien n'est plus

dangereux que de laisser l'autorité entre les

mains d'un seul homme; le peuple s'habitue à

{Lire la suite pag* jf, 3* colonne.)


w» DIMANCHE-ILLUSTRÉ IIIIIIIIIIIIIIIIIIlllllllllllllllllllllllllllllllItlIlIUlllllllllItlIlIlllllllllllllMUIIIIIIl Ç llll^llllllllllll^llllllllllllHllllllllllIlll^llllllllm»»"^'»"»'•' , » , "" ,I,, """ l """"" 1 " LE 4 AOUT 1929

UN CONTE D'ACTION

LE CERCUEIL DE LISSA

JE fus submergé par l'horreur que me

causa la condamnation ; elle m'enveloppa

comme la nuit enveloppe la terre

et sonna le glas de mon existence. Je

demeurai anéanti, muet, devant la gravité

de la sentence. Mes yeux ne virent

presque plus les juges vêtus de leurs

robes noires, m tandis que je me levais et

qu'on m'emmenait hors de la salle pour faire

place à un autre malheureux.

; Au dehors, la nuit était venue et contribuait

à augmenter mon découragement, car je n'entrevoyais

aucune lueur d'espoir. J'étais condamné,

condamné à mourir sous la torture,

la lente torture du cercueil de fer !

Les derniers mots que les inquisiteurs

avaient prononcés, résonnaient lourdement

dans mon cerveau engourdi.

Les effets du premier choc s'atténuèrent

lentement, et je repris conscience de ce qui

m'entourait. Les geôliers nie conduisaient à

travers un long couloir, à l'extrémité duquel

quelques chandelles grésillaient sur leurs

supports. Au bout d'un instant, je me trouvai

devant la porte d'acier de la chambre de torture.

Tandis que le lourd battant grinçait sur ses

gonds rouflles, la lueur vacillante des chandelles

fit danser des ombres menaçantes sur le

terrible cercueil posé au centre de la pièce.

Cette vue ranima mon horreur et je fus

Saisi d'un intense désir de liberté ; mais l'effort

que je tentai pour me dégager, fut immédiatement

réprimé par mes gardiens qui étaient

infiniment plus robustes que moi. Je fus brutalement

jeté dans le cercueil dont le couvercle

avait été enlevé ; ma tête heurta sa dure paroi

et je sombrai dans l'inconscience.

A partir de cet instant, je ne me rendis que

yaguement compte de ce qui se passa. Lorsque

je revins à moi, je me trouvai dans les ténèbres

et je demeurai immobile quelques minutes,

faisant appel à toutes mes facultés. Mais,

malgré tous mes efforts, je n'arrivai pas à

percer l'obscurité qui paraissait tourbillonner

aevant mes yeux. Je refermai ceux-ci pour

goûter un peu de repos, puis, soudain, je

songeai à remuer les bras, mais ce mouvement

lue causa une vive douleur près de l'épaule, i

- Je pensai qu'elle était produite par les

crampons dont j'avais souvent entendu parler

'par des personnes qui avaient assisté à des

exécutions...

A ce moment, le souvenir des derniers événements

me s


«Htiiiuii LE 4 AOUT 1929 ■'■< immmHmuiimmiHNmiuimniHiininMimiitiiiniimiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiii f iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiuiliiHliillilillllUHiliiniiiiliiiliir WMANCHE»ILLUSTRÉ

UN CONTE D'AVENTURE

LES P I R A N H A ZS

par EDOUARD DE KEYSER

Il sait découvrir à propos les indices imper-

Nous nous trouvions au Chiquito,

temple basque. Enfouis dans les m

ceptibles qui ouvrent une voie. Mais, quand il

est sur la piste, le gibier lui appartient. Ses

fauteuils qui s'adossent à la mu-

yeux... Avez-vous évalué ses yeux ?... Devant

raille, devant des cocktails qui Les piranhas sont des poissons carnassiers qui peuplent certains lui, un coupable est fasciné.... S'il n'a que des

embuaient le haut des verres,

nous jouissions de l'heure, Astrugo fleuves de l'Amérique du Sud. Par un jeu étrange de la destinée, soupçons vagues, Coxwel se contente de regarder

l'individu. A-t-il affaire à un innocent, ce

etmci, et nous nous efforcions d'oublier qu'outre vont-ils se substituer à la justice immanente ? C'est ce que nous diable de Yankee ne s'y trompera pas. Devant

• les aquariums'd'eau opaline, et les chasseurs

aux boutons d'or, guettaient les soucis, les

Verrons en lisant cette nouvelle d'un intérêt tragique. .

lui, un malfaiteur n'a aucune chance de ne pas

affaires et les encombrements. Nous regar-

se trahir.

— Vous l'avez connu au Brésil ?...

dions entrer les jolies Parisiennes, voguer les

J — Oui... A Sao-Paulo... Je vous le dis,

mannequins d'une maison de couture qui

charmant compagnon. Il se trouvait là avec

achevait d'exhiber ses modèles, et s'affairer

les garçons coiffés de la toque américaine quand deux hommes qui entraient, attirèrent était coulé un métal chargé de magnétisme, un autre détective, son élève..., Archibald

blanche, qui avait fait fureur sur les plages, mon regard.

qui , attirait et retenait comme l'aimant Jonlison... Les Américains du Nord possèdent

tout l'été.

Ils s'arrêtaient un instant entre les aqua- dompte la limaille. Un métal dur, inflexible. au Brésil des intérêts de plus en plus enche-

Les derniers tangos du dancing nous berriums lumineux, pour choisir d'avance leur Cet homme regarda la salle. Quand ses vêtrés. Il n'était donc pas étonnant de l'y

çaient et les dames qui sortaient, chattées de table. Si le premier se classait dans la moyenne yeux me touchèrent, je sentis un malaise, trouver. Il parlait d'ailleurs un portugais

fourrures, se chargeaient, en passant devant de l'élément masculin, l'autre paraissait immé- comme si l'on avait dardé sur mon échine une correct.

hous, de réjouir nos yeux par leur luxe et leur diatement digne d'étude, et je me demande salve de haute fréquence un peu trop violente. Son regard ne quittait pas les élégants pois-

minois. Lorsque ce divertissement fut terminé, quel peintre eût pu rendre exactement, dans Il reconnut Astrugo, lui fit signe de laniain. sons qui évoluaient dans les aquariums

et comme Astrugo, perdu dans des souvenirs toute sa puissance, la valeur de ses traits. «Puis il alla^'asseoir à l'autre bout de la salle, opalins.

brésiliens, s'obstinait à garder le silence, je me — Hi !... Rex Coxwell... murmura Astrugo. et nous tourna le dos.

•— Ils ont la grandeur des truites, dit-il tout

mis à regarder les vitraux supérieurs de la — Vous le connaissez ? Je suppose que J'aimais mieux ça.

à coup. Par Nossa Senhora de la Penha !

salle, noirs et.blancs, dans le goût moderne. c'est du plus grand que vous parlez ?... — Votre Coxwell m'épouvante, dis-je au d'ici, on dirait des piranhas...

La lumière, peut-être unique féerie de notre —• Oui... le plus grand...

Brésilien.

Ce brusque changement de sujet me surprit :

époque, incorporait dans les fonds des pâtes

— Hî... Il n'est méchant que pour ceux qui — Qu'est-ce que vos piranhas ? m'écriai-je.

O

çTonyx et d'agathe, injectant en eux je lie

le méritent. Le meilleur garçon du monde... Il Et pourquoi me parlez-vous de ces poisspns

aime s'amuser... Mais il a du malheur. Aucune alors que nous discutons golice ?

gavais quelle matière précieuse. Parfois, j'y

voyais une étoile d'argent, une poudre de OUT ai dévisageant l'homme, je remarqua femme ne veut de lui...

— Parce que tout, dans la vie, a son enchaî-

platine. J'étais heureux, béatement, de ne que je n'étais pas seul à le faire. Serré — Je comprends ça... Dès qu'il la regarde... nement. Si vous étiez au Brésil, vous vous

penser à rien, —■ chose si rare à Paris—, de T dans un pardessus marron à martingale, — Elle prend peur... Hî... étomieriez de voir pousser Sur un arbre vingt

m

savoir qu'eu baissant les yeux je découvrirais, le cou entouré d'un foulard feuille morte, il — Qu'est-ce qu'il fait dans la vie, ce plantes aussi éloignées de son essence qu'une

pans cette salle qui donnait l'illusion d^un coin n'avait d'autre élégance que cet air véritable- Yankee ?... Car je présume qu'il se drape dans piranha d'un détective. Pourtant, ce que jVe

pasque sous l'invasion anglo-saxonne, dix ment yankee, qui, je l'avoue, apporte quelque les stars and stripes...

vais ypus raconter...

nouvelles beautés de ce Paris définitif et mon- distinction à une bonne moitié des Etats-Unis. — Policier, mon cher. !

— Notez encore que j'ignore au juste ce

dial, qui a pour limite la Madeleine et pour De son» visage, je notai vaguement un nez — J'en aurais tenu le pari...

qu'est une piranha.

Axe les Champs-Elysées.

assez fort, une bouche droite, une courbe — Et je parierais, moi, que votre Panam, -— Un joli poisson. Rien d'autre, cher ami...

. , Lorsque je considérai à nouveau la salle, il pleine, dénotant la vigueur..^ Mais les yeux.. qui ne le connaissait pas encore, pourrait bien Pas plus grand que ceux de cet aquarium, et

r en avait, éparpillées aux tables devant des Quels yeux!... Je me demande encore ce qui entendre parler de lui, sous peu. Il ne se rend aussi fin, aussi rapide, Mais il a, du point de

\erres glacés d'or et croquant des pommes leur donnait cet inquiétant, ce fascinant éclat. jamais dans un endroit du globe sans un motif vue brésilien, deux défauts. Le premier, c'est

Chips avec les plus jolis doigts du monde, deux Ces yeux n'étaient pas grands, d'une couleur grave. Le huitième arrondissement vivra-t-il d'être doté d'une double rangée de dents si

fois plus que je n'en attendais. Elles étaient terne que je n'ai pu analyser... Une eau d'étang l'épilogue de quelque drame commencé dans serrées, si pointues, si solides, qu'il tranche

ïoses, mignonnes, délicieuses et point maigres. voilée de brouillard ? Du gris vert?... Mais, la cinquième Avenue ?...

d'un coup de mâchoires l'os le plus dur, et

Vrais articles de Paris.

là-dedans, un métal dur. Pas de l'acier. Nous — D'après ce que vous me dites, le flair de qu'une mince barre de métal n'y résiste pas.

-Parmi les hommes, surtout des Américains en avons tous connu, des regards acérains... votre Coxwell égalerait celui des limiers les Le second, c'est d'exercer ces mâchoires vax

flu ïsford -et des Anglais.

J.e me rappelle celui du général Gouraud, plus fameux. • dépens de tout ce qui passe à sa portée.

Quelques types caractéristiques, qui n'au- terrible dans sa pâleur.

— C'est-à-dire... il réunit en lui plusieurs — Une bête féroce, votre piranha !

raient pas fait mal à l'écran, eu policeinen de Que tous les criminels remercient le diable qualités qui, chez les autres, existent seules. — Un peu plus, même... Car ces poissons

Chicago. Aucune physionomie digue d'arrêter de n'avoir pas fait de Gouraud un juge d'ins- Sherlock Holmes n'est qu'un déducteur génial. vivent par bandes nombreuses. La proie,

l'attention par son intelligence, le reflet exact truction...

Qu'aurait-il donné si une affaire l'avait trans- attaquée, est entamée sur cent points à la fois.

de sentiments extrêmes, la profondeur ou la Eh bien ! le regard de Gouraud pouvait orté loin de Londres, dans une colonie, jeté Eî»ts*^e :rt lç mot exact... La piranha ne

force des pensées. J'allais me borner à l'étude passer pour indifférent et candide auprès de Ees méditations dans la lutte ardente, pour sa

îles poupées mondaines à colliers de perles, celui de Coxwell. Au fond de ces pupilles peau... Rex Coxwell déduit bien. Il est fin. (Lire la suite page 10, 3e colonne.)

• Arrête-loi donc, fit Coxwell. Où veux-tu aller î Tu sais bien que je dois te mener an bagne.» Domino reculait plus m. D'un bond, xl avait sauté sur les caisses qui encombraient l^poupe.


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PROFITONS DE NOS LOISIRS DU DIMANCHE

POUR NOUS INSTRUIRE UN PEU

L'INSTITUT DE FRANCE

HISTOIRE DE SON ORGANISATION

L

'INSTITUT de France, créé par la constitution

du 5 fructidor, au III, sous le nom

d'« Institut National chargé de recueillir

les découvertes, de perfectionner les sciences

et les arts », venait, dans l'esprit de ses créateurs,

à la place des académies de l'ancien

régime.

Ces académies: i° Française, créée le

2g janvier 1635, par lettres patentes de Richelieu

; 2 0 des Inscriptions, fondée en 1663, sur

l'initiative de Colbert ; 3" des Sciences, créée

le 22 décembre 1666, grâce à la même intervention,

avaient été supprimées par la

Convention.

La loi du 3 brumaire IV établit, au sein de

l'Institut, trois classes : celle des Sciences

physiques et mathématiques (comprenant

dix sections) ; celle des sciences morales et

politiques (six sections) ; celle de la littérature

et des beaux-arts (huit sections). File prévoyait

144 membres résidents et 24 associés

étrangers; le Directoire désigna, le 20 novembre

1795, les 48 membres qui auraient à élire les

96 autres. C'étaient, à raison de deux membres

par section, dans la première classe :

Lagrange, Laplace, Monge, Prony, Lalande,

Méchin, Charles, Cousin, Guyton, Bertholet,

Darcey, Haiiy, Lamarck, Desfontaines, Daubenton,

Lacépède, Desèssarts, Sabatier,

Thouyn l'aîné, Gilbert (d'Alfort) ; dans la

seconde classe : Volney, Levesquè, Saint-

Pierre, Mercier, Daunou, Cambacérès, Sieyès,

Creusc-Latouche, Lévesque, Délisle, Buache,

Mentelle ; en troisième classe : Sicard, Garât,

Dusaux, Bitaubé, Chéuier, Lebrun, Mongez,

Dupuis, David, Van Spandonck, Pajou,

Oudon, Gondouin, Ouailli, Méhul, Mdlé (la

troisième classe comprenait une section de

grammaire, une de langues anciennes, une de

poésie, rrne d'antiquités et monuments, une

de peinture, une de sculpture, une d'architecture,

une de musique et déclamation). Une

loi du 20 messidor, an IV, régla le montant

d'une indeumité, qui fut initialement payable

en valeur froment. Le 29 floréal, an VIII, fut

pris l'arrêté sur le costume des membres. Le

3 pluviôse, an XI, un arrêté de réorganisation

créa quatre classes : sciences physiques et

mathématiques ; langue et littérature françaises

; histoire et littérature anciennes ;

beaux-arts ; avec chacune un secrétaire perpétuel

(deux pour la première classe). Et, le

20 mars 1805, comme nous l'avons dit

dans une précédente étude, l'Institut National

fut transféré ^lans le local qu'il occupe

encore.

' Le 21 mars 1816, ime ordonnance royale

restitua aux quatre classes leurs anciens noms

d'Académie Française, d'Académie des Inscriptions

et Belles-Lettres, d'Académie des

Sciences et d'Académie des Beaux-Arts.

En 1832, sur la proposition de Ouizot, une

ordonnance royale rétablit la classe des

sciences morales et politiques, que Bonaparte

avait supprimée. Le nombre des membres de

l'Institut de France est actuellement fixé à :

titulaires, 229 ; membres libres, 40 ; associés

étrangers, 32 ; correspondants, 248 ; plusieurs

d'entre eux (nos lecteurs ont pu le remarquer

en faisant le Concours de l'Académie Idéale),

appartiennent à deux ou trois académies.

L'Académie Française et l'Académie des

Inscriptions et Belles-Lettres ne comprennent

plus de sections ; l'Académie des Sciences en

comprend 11 ; celle des Beaux-Arts, 5 j

celle des Sciences morales et politiques, 3.

LE GÉNÉRAL MAISTRE

NÉ à. Joinville (Haute-Manie) le 20 juillet

1858, le général Maistré (Paul-André-

Marie) passa son enfance à Bourbonne-

Ies-Bains, Langres et Nancy. Sans éprouver

un goût marqué pour la carrière des armes, il

entra néanmoins à Saint-Cyr et en sortit

premier de sa promotion.

De suite distingué par ses chefs : comme lieutenant,

à l'école de tir du camp de Châlons ;

■ comme capitaine breveté, à la suite d'une

mission dont il est chargé a r.netz, en Autriche,

il entre, «mime chef de bataillon, professeur-adjoint

du cours de tactique générale

à l'Ecole de Guerre (le titulaire de la chaire

étant alors le lieutenant-colonel Foeh); il y

enseigne aux côtés de Pétain, de Maud'huy,

de Debeney, groupés autour du « grand maître

de la stratégie contemporaine ». Son enseignement

est lumineux ; il croit à l'initiative

aans le commandement : ne pas attendre les

ordres, toujours aller de l'avant, etc.. ; ce

eont, d'ailleurs, les idées qu'il développera

dans son livre Spickeren, universellement lu et

construit autour d'un merveilleux exemple :

celui du général allemand Alvenslebeu, vainqueur

dé cette journée par son inlassable initiative.

La guerre le trpuve général de brigade et

chef d'état-major de Langle de Cary. Nommé

presque ' aussitôt divisionnaire, il reçoit le

commandement du 21 E corps d'armée. Il en

fait une unité de valeur qui se distinguera

autour de Notre-Danie-de-Lorette et en

Artois jusqu'à la fin de 1915.

Puis ce sont : Verdun, où il arrête les Allemands

devant le village et le fort de Vaux ;

la Champagne ; la Somme, où il contribue

grandement à la victoire de la X e armée. En

juin 1917, ^le général Maistre succède à son

frère d'armes Mangin à la tête de la VI e armée

; le 23 octobre, il l'enlève, après une

minutieuse et scientifique

préparation, à

l'assaut du Chemin

des Dames ; c'est la

victoire de la Malmaisou

(12.000 prisonniers,

200 canons),

dont Maistre, modeste

à l'extrême,, attribue

tout le mérite à ses

soldats : « C'est, ditil,

à se mettre à genoux

devant eux ! »

Et voilà que Maistre

s'est révélé au

grand public. Fait, le

11 novembre 1917,

grand officier de la

Légion d'honneur, il

est envoyé en Italie.

Là, sous les ordres de

Fayolle, il reprend le

mont Tomba, avant

de devenir commandant

en chef des forces

alliées, qui, sur ce théâtre d'opérations,

apporteront aux Italiens une aide constante

et précieuse.

La France le rappelle. Nommé d'abord au

commandement de la Xe LE GÉNÉRAI, MAISTRE

armée, il arrête, à sa

C

tête, l'avance allemande entre l'Aisne et

l'Ourcq. Le 10 juin 1918, la confiance du

généralissime l'appelle à remplacer Franchet

d'Espérey, nommé général en chef en Orient,

à la tête de son groupe

d'armées. Il a sous

ses ordres Dégoutte,

de Mitry, Berthelot,

Gouraud, avec lui

bons artisans de la

victoire finale et de la

libération du territoire.

t Membre du Conseil

supérieur de la Guerre

et grand'crqix de la

Légion d'honneur en

1920, le général Maistre

fut nommé, le 10

février 1921, inspecteur

général de l'infanterie.

Il mourut le 25

juillet 1922, à Paris.

Joinville, Bourbonne,

Notre - Dame - de - Lo-

ce grand soldat,

un monument.

lui

rette, s'honorant d'avoir

vu, à des heures

différentes de sa vie,

ont consacré chacune

Grand stratège, particulièrement humain,

il fut un des plus remarquables défenseurs

de son pays dans la tourmente.

LE PONT DE LA CONCORDE

E fut eu 1788 (le .11 août) que fut posée

la première pierre du pont de la Con-

corde. L'importance des faubourgs Saint-

Germain et Saint-Honoré exigeait cette création.

Les plan9 furent exécutés par l'architecte

Perronet (architecte du roi et premier ingénieur

des Ponts et Chaussées), inachevé

Napoléon songea, lui aussi, en 1810, à

décorer le pont de la Concorde de statues en

marbre et de trophées, mais il n'eut pas le

temps de mettre ses projets à exécution. La

Restauration reprit l'idée, et y fit placer, en

1828, douze statues de : Bayard, Turenne,

Duguay-Trouin, Tourville, Suger, Duguesclin,

Condé, Richelieu, Sully, Colbert, Duquesne

LE PONT DE EA CONCORDE (en cours de transformation).

lorsqu'éclata la Révolution, le pont fut achevé

avec des pierres provenant de la, Bastille

démolie, « afin que le peuple pût constamment

fouler aux pieds l'antique forteresse », symbole

du régime détruit.

Terminé en 1791, d'abord appelé pont

Louis XVI, l'ouvrage fut baptisé successivement:

de la Révolution et de la Concorde. C'est

ce dernier nom qu'il a conservé depuis.

Partisan de piles très légères (comme il le fit

encore à Mantes, à Melun, à Saint-Maxence),

Perronet a voulu pour les arches des largeurs

échelonnées de 25 m. 34 (arche de rive) à

31 m. 19 (arche médiane). Elles sont cinq.

Pour la décoration, il avait prévu seize pyramides

quadrangulaires en métal à faces

ajourées, à usage de candélabres. En 1791,

on se proposa d'y placer seize statues de

grands hommes en pierre; le projet fut abandonné.

L

A potasse est un oxyde de potassium

(K 2 O), qui compte parmi les éléments

indispensables à la vie végétale

et Suffren. Elles en furent retirées en 1837.

Sa situation au centre du Paris politique

et la Construction du Quai, d'Orsay ont valu

au pont de la Concorde d'être témoin de nombreuses

fêtes. La création de l'organisation

des Arts Décoratifs (1924) rendit nécessaire

là suppression de ses trottoirs (qui faisaient

en tout 4 m. 87 de large), pour l'élargissement

de sa chaussée (laquelle n'avait antérieurement

que 9m. 75), —-et indispensable, par voie

de conséquence, une passerelle connexe réservée

à la circulation des piétons. Actuellement,

des travaux sont en cours, qui vont

élargir de 10 m. 25, de part et d'autre, l'ouvrage

principal (portant, par conséquent, sa

largeur totale à 35 mètres), tout en respectant

sa structure, et permettront ainsi de supprimer

la passerelle, plus utile qu'esthétique, de

l'Exposition. Us seront terminés en 1931 et

coûteront 12 millions de francs.

LA POTASSE

Parmi les corps qui entrent dans la constitution

d'une plante, figurent, au premier

rang, l'azote, l'acide phosphorique, la potasse.

Ces trois éléments, elle les trouve dans le sol

où ils existent, mais pas toujours en quantité

suffisante. Les engrais sont les correctifs

de cet état de choses fâcheux — une certaine

teneur en chaux étant également indispensable

au maintien d'un bon état physique et à

la qualité de la fonction de nutrition.

Le rôle spécial des engrais potassiques est de

favoriser, chez les plantes, l'élaboration des

hydrates dé carbone (sucre, amidon, fécules,

fibres textiles, tissus de soutien) ; ils interviennent

de façon très efficace lors de la

transformation des albuminoïdes, donnant

des rendements beaucoup plus élevés sur

les terres où ils sont' employés.

Qu'elles soient fourragères ou alimentaires,

les légumineuses possèdent une affinité spécifique

remarquable pour la potasse. L'emploi

d'engrais potassiques, sur les champs de

céréales, augmente le poids de la récoite en

paille et surtout en grains. En outre, la potasse,

protectrice du développement des tissus de

soutien, permet de lutter efficacement contre

la verse dans les terres où cet accident est à

craindre, par suite d'un excès d'azote. Grosse

consommatrice de potasse, dès avant la

guerre, l'Allemagne connaissait des rendements

en pommes de terre de 158,6 quintaux à

l'hectare (contre 83,9 quintaux à l'hectare,

en France, en la même année).

Les doses d'emploi des engrais potassiques

varient avec les cultures et les sols.

Aussi a-t-on eu recours à tous les moyen»

possibles pour obtenir de la potasse pendant la

guerre. On en a demandé aux poussières

des fours à ciment, aux poussières des hauts

fourneaux, aux mélasses, aux cendres de bois,

aux algues marines, aux lacs salés de Tunisie

et d'Amérique. Mais "il existe, heureusement,

à côté de ces procédés producteurs de faibles

tonnages et très onéreux, de grands gisements

de potasse aux réserves considérables : à

Nonneubruch, en Alsace (Haut-Rhin), à

Stassfurth, entre l'Elbe et la Weser (Allemagne),

en .Catalogne, en Galicie, orientale,

à Solikamsk (Russie), à Erythrée (à 75 kilomètres

environ du petit port italien de Fatimari).

Certains de ces gisements ont des réserves

estimées à plus d'un million de tomies, mais

celui qui vient en tête de tous est notre bassin

alsacien de Nonneilbruch, avec 1.800 millions

de tonnes de sel brut et ayant actuellement ime

capacité quotidienne de production de 26.000

tonnes:

Le sel brut en question est de la sylvinite,

c'est-à-dire un mélange de chlorure de sodium

et de chlorure de potassium, avec ime très

faible quantité de chlorure de magnésie et

de sulfate de chaux. Et cette sylvinite contient

de 12 % à 22 % de K 2 O (forme sous

laquelle le potassium est exprimé dans les

analyses de plantes et de matières fertilisantes)

.

Elle se trouve répartie entre deux couches,

situées à des profondeurs variant entre 500 et

850 mètres et séparées l'une de l'autre par

20 mètres environ de sel et de schistes. Elle est

abattue dans les chantiers, en forant des trous

de mines avec des perforatrices électriques ou

à air comprimé, Ces trous de mine sont,

ensuite, chargés d'explosifs qu'on fait détoner

(300 à 600 grammes d'explosifs par tonne

de sel) ; en arrivant à là surface, le sel brut

est, soit broyé jusqu'à une grosseur de o à

4 millimètres, soit livré tel quel à l'agriculture,

soit envoyé dans des fabriques, qui l'utilisent

pour l'industrie où il sert de base à un certain

nombre de préparations chimiques (chlorure,

chlorate, sulfate, nitrate, bromure, iedure,

cyanure, bichromate, alun, etc.).

L'extraction est passée de 592.000 tonnes

en 1919 (350.000 en 1913) à 2.323.119 tonnes

en 1927 (bassin de Stassfurth : 1.239.400

tomies). La France a consommé, en cette

même année 1927-1928, 569.133 tonnes de sel

brut pour l'agriculture, contre 230.920 tonne»

en 1919-1920.

L

LES GRAMINÉES

ES graminées (du latin gratnen, qui signifie

gazon) sont très répandues dans la

nature, où l'on n'en compte pas moins

de trois cents genres, comprenant trois r*"Jle

cinq cents espèces.

C'est une famille des plus homogènes, dont

tous les membres se rallient à un type constant.

Ce sont des plantes herbacées ou vivaces,

dont la tige cylindrique est un chaume creux,

sauf aux noeuds. Les fétrilles sont distiques

(isolées, avec la divergence %, alternant

d'un nœud au suivant) ; elles se composent,

généralement, de deux parties : une gaine

fendue dans toute sa longueur, entourant là

tige sur plusieurs entre-nœuds; un limbe

libre, pouvant affecter la forme d'une lanière

parcourue par des nervures parallèles. Au

niveau de la jonction de la gaine et de la tige,

apparaît une petite 1 languette transparei*!

appelée ligule.

Les fleurs sont presque toujours rapprochées

en épillets, qui s'insèrent, de part et

d'autre, au sommet de la tige, sur une série

de crans alternés : l'ensemble est un épi

d'épillets ou épi composé.

L'axe de l'épillet porte des bractées distinctes,

dont les deux premières s'appellent

glumes, et les écailles protectrices de chaque

fleur, glumelles (se terminant par une barde

dans certaines espèces de blé). Chaque fleur

comprend trois etamines, un ovaire globuleux

formé d'une carpelle et deux styles plumeux

; les fruits sont des caryopses (secs

indéhiscents, à péricarpe mince se confondant

avec les téguments de la graine) ; cette dernière

est monocotylédone.

Le grain contient un albumen, qui est parfois

volumineux et farineux. C'est le cas pour

les graminées dites céréales : blé, seigle, orge,

avoine, maïs, riz. A côté d'elles, d'autres graminées

sont celles qui entrent dans la composition

des prairies naturelles et des gazons ; ce

sont les graminées fourragères (avoine élevée,

brome, dactyle, fléole, flouve, paturin, etc.) ;

séchées, elles donnent le foin. Enfin, il faut se

garder d'oublier les graminées industrielles,

— connue la canne à sucre, dont la tige donné

au moulin le vesou, jus sucré duquel on extrait

le sucre, — comme l'alfa (employé pour la

fabrication des nattes, du papier et de cordes) \

comme le bambou, qui se présente sous dé

telles dimensions et une telle robustesse, qu'il

sert, en Orient, comme « matériau » de construction

et d'ameublement ; le sorgho, employé

pour la construction des balais, etc.

Le sorgho a une espèce sucrée qui sert à

fournir du sucre ; le rhum est le produit de là

distillation et de la fermentation du vesou ; la

sève du bambou donne, par fermentation, un

vin: Telles sont les graminées dont certaines

jouent dans la nature un rôle de premier plan.


MJIIIIII DIMANCHE-ILLUSlKli UIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII iiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiimiiiii 12 iiuimimiiniiiiiiiiiii itiiiiiiiiiiiini IIIUIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIMIIIIIIMIIIHII LE 4 AOUT 1929 ""mil

CHOC

LA SEMAINE COMIQUE

ESPRIT D'OBSERVATION

— Dis, maman, les petites orphelines

malgaches portent donc des pantalons comme

les messieurs?

— Pourquoi cette question saugrenue?

— Parce que, hier, à la quête de l'œuvre,

papa a mis un bouton de culotte !

(Dessin inédit de CH. DE BUSSY.)

LA BONNE SURPRISE

— Un mot cependant, jeune homme; je

ne veux pas que ma fille souffre d'être séparée

de nous...C'est nous qui nous sacrifierons...

nous irons tous habiter avec vous!...

'(Dessin inédit de MAT.)

L

K contremaître, rouge d'indignation, entra

dans le bureau de M. Fouquereau, qui

était négociant en vins à Bercy.

— Patron, c'est encore Sansonnet que j'ai

chipé en train de piquer un fût... Faut croire

que l'aramon ne lui suffit plus ; grâce à lui, il

y a au moins vingt litres de Pommard qui

ont coulé dans la cave... Ça ne peut pas durer

comme ça.

M. Fouquereau était un homme heureux

et bien portant qui avait renoncé à se faire

dé la bile pour des fichaises ; il calma son

employé :

— Allons, Cassemiçhe ! ne vous en faites

pâs... Nous allons régler cette affaire-là tout

de suite... Où est-il, votre Sansonnet ?

— Il attend devant la porte... il est dans

un bel état...

— Envoyez-le-moi.

Sansonnet fit une entrée modeste. Il porta

son index levé à la hauteur de ses cheveux :

sans doute, voulait-il montrer que, s'il avait

une casquette, il l'ôterait poliment, mais, n'en

ayant pas, il saluait à sa façon.

— Bien le bonjour...

Il baissait vers le sol la plus belle figure

de pochard qu'on pût imaginer : non pas

l'alcoolique méchant, mais le poivrot beat,

lumineux, heureux de vivre, qui connaît son

Vice et n'arrive pas à en avoir honte.

VINGT fois Fouquereau avait essayé de se

mettre en colère quand on lui rapportait les

méfaits de ce ravageur, mais vingt fois il

n'avait pu dominer le fou rire qui s'emparait

L'ART D'ÊTRE ÉCONOME

' Madame. — Je vous ai fait venir pour un

petit travail : vous prendrez ma vieille robe

noire et vous en retaillerez une dedans pour

mon mari...

La couturière. — Madame se moque,

monsieur veut porter une robe?

Madame. — Parfaitement, il est avocat!

(Dessin il Mit d'ARSÈNE BBIVOT.)

LES GRANDS REMÈDES | \

— Plus d'un kilomètre de gaz ce mois-ci !... et il va encore augmenter... ça

va bien...

Désormais, nous mangerons notre viande crue.,

et nous avalerons ensuite un peu d'étoupe enflammée pour la faire cuire I

(Dessin inédit de L. KERN.)

de lui dès qu'il apercevait la trogne allumée

de Sansonnet.

Certainement, il lui lavait la tête, il le

méhaçait de déposer mie plainte, de le faire

ficher en prison comme un voleur qu'il était ;

mais les scènes dérivaient brusquement, parce

que Sansonnet opposait des arguments inattendus

:

— Je pique les fûts, je ne dis pas non,

mais c'est pas pour voler, c'est pour boire.

Allez donc reprocher à un homme qui se promène

toute la journée parmi des tonneaux

pleins, de boire, quand il a soif, un petit coup

qui, selon lui, ne pouvait faire de tort à per-

L aimait le vin pour le vin, ne faisant

I aucune différence entre les gros vins de coupage

et les fins bordeaux délicats ; il buvait

indifféremment du beaujolais ou " du chinon,

du vin de Béziers ou du vin de Beaune ;

sa tasse était merveilleusement patinée,

tous les rubis des vendanges de France

avaient laissé sur le métal un reflet doré ;

peu importe que le jus du raisin qu'il allait

boire, eut mûri sur un coteau bourguignon ou

coulé d'une humble grappe languedocienne;

il mettait son gros pouce noir sur le trou du

tonneau, buvait avec méthode, rinçait sa

tasse dans une dernière goutte qu'il jetait

sur le sable et, la fente aveuglée, allait ailleurs,

non pour faire des comparaisons, mais pour

ne pas boire d'un coup les sept ou huit litres

qui étaient sa ration quotidienne.

Fouquereau l'interpella :

— Alors, ça recommence?... Voilà encore

que Cassemiçhe t'a pincé... et, maintenant, tu

choisis ta camelote?... Il te faut du pommard...

et il paraît que tu en as gâché vingt litres...

Veux-tu parier que je vais te faire emballer

?

Sansonnet secoua une tête mal convaincue :

— Pour ce qui a coulé, c'est de la faute à

tZassemiche : s'il n'était pas toujours à crier,

bien sûr qu'il n'y aurait pas eu de perte...

— C'est la faute à Cassemiçhe ! Parbleu !

Je me disais aussi : « Ce sacré Sansonnet a mie

figure d'honnête homme et ce n'est pas lui

qui se permettrait de boire du vin qui ne lui

appartient pas. »

Tout à coup, Fouquereau aperçut, sur le

sol de son bureau, une large flaque dans

laquelle piétinait Sansonnet.

— Tu es trempé comme une éponge et ton

pantalon suinte l'eau...

— Ce n'est pas de l'eau, c'est du-vin, répondit

modestement Sansonnet ; justement ce

qu'il faut que je vous explique...

H s'essuya les mains sur le revers de son

gilet et prit son temps.

— J'étais tranquillement dans la cave, en

train de laver des baquets, quand j'ai senti

que j'allais avoir soif...

— Tu es un prévoyant de l'avenir, ricana

Fouquereau.

— Faut pas attendre d'avoir soif pour

boire, répondit Sansonnet. Quand on a soif,

on ne boit pas pour son plaisir et on ne se

désaltère pas. Alors, j'ai piqué un fût, le

premier venu, je vous jure, et j'ai tendu ma

tasse qui ne tient pour ainsi dire rien. J'étais

en train de la remplir, quand voilà que j'entends

Cassemiçhe qui s'amène en poussant

des cris. Ce n'est pas qu'il soit plus méchant

qu'un autre, seulement, c'est un gueulard, et

moi, ça me paralyse d'entendre crier. Alors,

je ne fais ni une ni deux : comme quelqu'un qui

n'a l'air de rien, je me retourne et j'appuie

mon derrière, sauf le respect que je vous dois,

contre le tonneau que je venais de piquer...

OUQUEREAU se mordit les lèvres pendant

F que Sansomiet reprenait sa respiration.

— V'ià donc mon Cassemiçhe qui rapplique:

« Qu'est-ce que tu fais là? qu'il me fait. —

Je rince mes baquets, » que j'y dis. Malheureusement

— quand on n'a pas de veine, c'est

toujours comme ça, •—■ j'avais mon gobelet

dans la main avec deux doigts de vin dans

le fond. Mon Cassemiçhe prend avantage de

cela pour m'en dire et pour m'en dire, que, si

j'avais été susceptible, je lui aurais répondu

sur le même ton et que, peut-être, ça pouvait

mal tourner. Mais, moi, je ne pensais qu'à une

chose, monsieur Fouquereau : c'est que si

j'aurais fait un mouvement, votre vin aurait

coulé et c'est pour vous, parole d'honneur, que

je m'en suis laissé dire qu'un autre homme

n'aurait pas supporté deux minutes. En moimême,

je pensais : « Tu peux chanter, mon

garçon, quand tu seras parti, je boucherai

le trou et tu n'y verras que du feu. » Mais il n'y

a pas plus~ bavard que Cassemiçhe quand il est

à cran; il n'y avait pas moyen de le faire taire,

et, au fur et à mesure qu'il parlait, je sentais

le vin qui commençait a mouiller mon pantalon

et qui mê dégoulinait le long des jambes,

jusque dans mes godasses. Ah ! là ! là ! si ça

n'avait point été pour vous et pour pas vous

faire perdre de la marchandise, il y a beau

DÉDUCTION

- — On a découvert son corps découpé en

morceaux !

— Ça ne m'étonne pas ! Il avait toujours

des idées de suicide ! (Dessin inédit de GASTON MAS.)

LES GRANDS DANGERS

— Vire de bord et roule la barre, tonnerre

de Brest!... ou nous sortons de la carte !...

(Dessin inédit de MlMOUCA.)

temps que je serais parti sans m"occuper de ce

que pouvait raconter Cassemiçhe : plus qu'il

criait, plus que je m'appuyais contre le trou

pour arrêter la fuite, et, comme j'en perdais

pas une goutte, au bout d'un moment, ça

dégouttait de partout, au point que Cassemiche,

qui n'est pourtant pas bien malin,

a fini pa* s'en apercevoir : « V'ià le pinard qui

te coule sur les cuisses... » qu'il a dit ; et il me

chipe par le bras pour me conduire ici...

Seulement, moi, monsieur Fouquereau, je suis

pas un gâcheur ; avant de venir jusqu'à votre

bureau, j'ai bouché le trou, car, dans une

affaire entre Cassemiçhe 'et moi, ç'aurait été

trop injuste que ça soye vous qui paye' la

dépense... »

O

ANSONNET se dandinait ; Fouquereau cher-

S chait ce qu'il allait pouvoir dire pour ne pa3

paraître trop indulgent ; il eut une idée :

— Puisque tout mon vin est dans ton

pantalon, tu n'as qu'à, laisser ton pantalon

ici...

Sansonnet roula des yeux hébétés...

— C'est du velours, ça boit et ça ne rend

rien... Tenez... je vas vous montrer.

Et, retournant une de ses poches, il la

tordit au-dessus de la petite tasse dont il

remplit le tiers : « En le tordant du haut en

bas, vous n'en feriez pas sortir une chopine... »

Il tendait son gobelet à Fouquereau qui

n'osait pas le regarder et signait machinalement

son courrier.

Alors, doucement, sans avoir l'air de rien,

le pochard pencha son nez sur la tasse, huma

d'abord et but le vin en disant :

— Il a perdu tout son bon goût...

ROBERT DIEUDONNÉ.

LES COMBINARDS

— Vingt francs pour que je ne me relève

pas ?? Vingt francs seulement !? tu n'es

pas fou ! ? tu veux donc me faire casser la

figure en rentrant à la maison?...

(Dessin inédit de R. LENOIIL)


HriAnii LE 4 AOUT 1929 •"«•niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiinrniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiimiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiir JjJ iiiiiiiiiiitniniiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit DIMANCHE-ILLUSTRÉ

UNE PASSION

— J'espère que vous ne mendiez pas pour

aller boire /...

— Oh ! non : c'est pour aller me faire

photographier t... (Dessin inédit de M. SAUVAYBE.)

UNE FIN

Et votre flirt de l'été dernier ?

•— Fini I

— Vous êtes brouillés ?

«— Non, mariés !...

(Dessin inédit d'A. DE Roux.)

JEUNESSE

Lui. — Savez-vous quelle est la charmante

enfant avec laquelle je viens de danser?

Elle. — Oui, c'est ma mère ! ! I

(Dessin inédit de S.-M. BERTIN.)

UN RÊVE

Moi, mon rêve, c'était d'être jockey I

Et il nè s'est pas réalisé ?

Euh! un peu !... je...'joue aux courses t

(Dessin inédit de GASTON MAS.)

CRUEL DILEMME

Alors !... j'ai fumé ma clef /..

... Tu ne pourras jamais ouvrir ta porte

avec ça, mcm bonhomme, c'est ton cigare

que tu mets dans la serrure...

(Dessin inédit de M. W. JlILHES.)

HISTOIRE DE CHASSE

(Dessin inédit de GABRIEL CHAPT.)

GALANT

— Ce lustre, j'ai failli le recevoir sur la

tête...

— Oh ! ma bonne madame... un de plus l

(Dessin inédit de LUC-CYL.)

PATIENCE ET CONFIANCE

— Elle m'avait donné rendez-vous ici, à

midi : il est minuit. Je commence à avoir

l'impression qu'elle a dû m'oublier !...

(Dessin inédit de G. QUESTIAU.)

POIDS LOURDS

Chérie, on devrait~~s'arrêter.

Mais, je ne suis pas fatiguée...

Oui, mais c'est pour ton vélo...

(Dessin inécit d'A. DuBOUT.)


DIMANCHE-ILLUSTRÉ JIHIIHIIIIIIHHUIHIIIHIIHIIIIIIIIUÎH iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiBinmiiii 14 ■iiiiiMiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiMiiiiiiuiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiniiiii LE 4 AOUT 1929 »i»"i

B R

C - A - B R A G

NOUVELLES DE PARTOUT

BOLIVAR, LE LIBÉRATEUR

' (Suite du texte de la pàge 5.)

ÉCHOS E

salle de classe, pense Praehauser (Der Neue Weg), qu'il

L'ORIGINE DU SPIRITISME

appartient d'apporter là compensation nécessaire. Les

ANS un -cours fait à l'Asile clinique (service du traditionnels « tableaux muraux », quelle que puisse

D professeur Claude) M. J. Lévy-Valensi parle ainsi être leur valeur artistique, ne sauraient suffire. Il

des débuts du spiritisme contemporain :

convient que les yeux de l'écolier puissent se reposer

Depuis que l'humanité existe,, les hommes, tentés sur quelques belles reproductions, choisies précisément

d'explorer l'au-delà ont essayé d'eu percer le mystère. pour leur beauté, sans préoccupation didactique immé-

Le spiritisme ne date donc pas d'hier, et, si vous vouliez diate. Peu nombreuses, pour ne pas disperser et éînous-

vous donner la peine de rechercher dans les religions ser l'attention, adroitement mises en valeur par leur

passées, vous verriez les hommes s'efforçant sans place et par un encadrement simple et discret, ces

cesse d'interroger les esprits ou les dieux, les foules gravures pourront être périodiquement renouvelées.

accourant aux temples, à lîpidaure, ou à Ephèse, pre- Elles resteront toutefois exposées assez longtemps

mières concurrences que les immortels firent à la méde- pour soumettre à une lente et salutaire imprégnât ion

cine : mais le spiritisme moderne, celui qui nous inté- les sensibles imaginations des enfant3. La libre et

resse aujourd'hui, date de 1847 : il est né à Hydescity, joyeuse fantaisie créatrice de l'artiste agira par une

dans l'Etat de New-York. Lat vivait un Monsieur Week- imperceptible contagion ; le sentiment du beau s'aimanu

qui s'aperçut, un jour, chez -lui de phénomènes guisera dans les jeunes esprits, et ce sera bientôt pour

étranges ; il entendit des bruits inusités ; pensant que les élèves une récompense appréciée que d'être appelés

sa maison était hantée, et, peu courageux, il s'en alla, à collaborer' éventuellement au choix et à la mise en

cédant la place à la famille du docteur John Fox. place des tableaux.

Les til!es du docteur, qui, elles, avaient l'imagination

L'École et la Vie.

vive, ne furent pas effrayées de cette intervention des

esprits, mais, bien au contraire, décidèrent d'entrer en VIEILLES CITÉS

communication avec eux. C'est de cette initiative

qu'est né le spiritisme. Je ne suivrai pas dans leur année est une année de jubilé pour les villes

odvsséc ces jeunes filles, répandant leur doctrine à eTïE

allemandes. Voici Veissenburg, en Bavière, qui,

travers le monde ; il est bien certain qu'elles ne pré- fondée en 792, fêta, en juin, le 600

voyaient pas le succès de la religion dont elles furent

les' initiatrices et n'envisageaient pas du moins qu'un

jour cette religion servirait de sujet de dissertation

dans un asile d'aliénés.

La diffusion de la nouvelle doctrine fut telle

qu'en 1906, dans une thèse, premier travail français

sur les folies spirites, M. Duhem relatait, en France

seulement, 37.000 adeptes du spiritisme. Comme, depuis

1906, les hommes ont continué de mourir, et très tragiquement,

pendant les quatre années de guerre, il est

probable que le spiritisme a recruté depuis un nombre

incalculable de fervents.

Le Progrès Médical.

CIGARETTES ET PUBLICITÉ

ANS une petite ville du Kansas, on put voir, récem-

D ment, des affiches représentant une jeune fille, la

cigarette aux lèvres, et qu'une maison de tabac avait

fait apposer partout. Les habitants de la ville manifestèrent

leur indignation à laquelle donna voix un

magazine mensuel de la localité en question. Des

enquêtes montrèrent que le cas n'était pas exceptionnel.

Les affiches de ce genre déplaisaient eu maints endroits.

De même l'heure qui, dans les émissions de T. S. F., est

consacrée à la publicité du tabac.

Certaines chambres de commerce ont voté des interdictions

touchant l'apposition d'affiches tendant à

répandre ia consommation du tabac.

Il ne s'agit pas seulement d'opinions de ruraux et

d'habitants de petites villes ; des citadins, appartenant

à de grands centres, ont souvent exprimé cet avis : il est

inutile de faire croire que toutes les jeunes filles

fument et plus inutile encore de travailler à leur

donner à toutes le goût du,tabac.

Pour nous, nous avons reçu de nombreuses lettres de

lecteurs nous felicitaut de ne donner en nos colonnes

aucune place à la publicité du tabac. Nous trouvons que

ce n'est pas le rôle qui convient à un magazine de la

famille. Et nous pensons que les manufactures de cigarettes

devraient montrer assez de respect aux femmes

américaines pour les laisser en dehors de leur publicité.

People's Popnlar Monthly.

RIEN NE SERT DE COURIR

i expéditifs soient-ils, les Américains donnent

S l'impression de n'agir jamais avec précipitation,

tant ils savent prévoir et s'organiser.

Aussi, toutes proportions gardées, le nombre des

accidents d'autos cst-il moindre aux Etats-Unis

qu'en France où, parmi les 1.100.000 détenteurs de

permis, il est pas mal de jeunes chauffeurs n'ayant pas

encore jeté leur gourme.

A l'approche des beaux jours, c'est le moment de leur

rappeler :

c Ne croyez point qu'il suffise de corner sans ralentir

quelques mètres avant un croisement de routes. Ne

vous dites pas qu'il n'arrive certainement pas d'autre

voiture, parce que votre appel est resté saus réponse.

Le conducteur que vous ne voyez pas encore peut être

distrait, il peut n'avoir pas entendu ; il peut être

imprudent... Soyez maître de votre vitesse là ou la

visibilité est mauvaise, et rattrapez-vous en route

libre. »

Les Echos.

LA VALEUR ÉDUCATIVE DE LTMAGE

'ENTANT est uu visuel. Chacun de nous peut retrou-

L ver eu lui le souvenir de tableaux, œuvres de

maîtres ou banales litliographies qui agirent fortement

sur sa jeune imagination. Les exemples littéraires ne

manquent pas. Gœthe rapporte dans ses Mémoires

l'impression profonde qu'il reçut des gravures italiennes,

reproductions de monuments et de statues,

dont était ornée la maison paternelle. Tous les enfants

lie bénéficient malheureusement pas, au foyer familial,

de ce constant commerce avec des chefs-d'œuvre ; trop

.souvent les. murs demeurent tristes et nus. C'est à la

LES CORS AUX PIEDS

Il y a cent moyens de les traiter, mais un seul de

s'en délivrer promptement : c'est « Le Diable r. « Le

Diable » enlève les cors en six jours, pour toujours.

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Bailly.

e anniversaire de

son rattachement direct iWEmpire.

Les droits d'indépendance qu'elle possède, Diez-surle-Lahu

les a reçus en 1329, il y a juste six cents ans.

Depuis quand existait la petite ville avec sa forteresse

au.centre, bâtie sur le granit ? On sait qu'en 790 elle

appartenait au monastère de Prum.

Duderstadt, dans l'Eichsfeld, célèbre ses mille ans.

Nous savons qu'en 929 elle appartenait au duc de

Saxe. Elle a passé depuis sous diverses souverainetés,

pour échoir enfin à la Prusse avec le Hanovre.

Et, pour finir, Brandebourg, sur le Hanel, se vante

aussi de son millénaire. • Il y a mille ans qu'elle fut

délivrée des Slaves par le roi Henri Ier, ce qui ne

l'empêcha pas d'être encore, au xne siècle, âpieinent

disputée entre les Slaves et les Allemands.

Leipziger Illuslrierte Zeitung.

LES BILLETS SONT-ILS VÉRIPIABLES ?

HACUN sait que les billets de.banque portent des

C signes récognitifs, c'est-à-dirê des lettres et des

chiffres qui sont appelés indices dans le langag* bancaire.

Ces indices servent à numéroter les billets et à

leur donner le caractère d'authenticité.

Les billets sont divisés en séries désignées par des

lettres de l'alphabet, et chaque série va de r à 1.000.

Sur les billets de 100 francs, ces chiffres donnant la série

sont imprimés en haut à gauche et répétés eu bas à

droite.

Il y aurait donq normalement 26 séries, puisqu'il y a

26 lettres dans l'alphabet français, mais la lettre I

a été supprimée pour sa ressemblance trop grande avec

la lettre J. Il reste donc 25 séries que l'on appelle un

alpliabet.

L'ordre des lettres est le suivant : A, B, C, D, E, F,

fi, II, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, X, Y, Z, W.

Chaque alphabet comprend, par conséquent, 25.000

billets, qui sont numérotés suivant leur ordre de fabrication.

Ces numéros de fabrication sont situés en haut à

droitte et en bas à gauche sur les billets de 10b francs.

Enfin, un numéro de contrôle indique le rang individuel

de chaque billet dans la fabrication ; ce numéro

est placé immédiatement au-dessous des mots « Banque

de France », au centre de la coupure.

Voici, par exemple, un billet de 100 francs portant le

n° 349 et le rang M. 20.603 avec, comme numéro de

contrôle, le chiffre 5r5.06r.349.

Pour le vérifier, il faut : 1° Multiplier par 20.602 les

25.000 billets de chacun des alphabets qui précèdent

les 20.603e, soit : 25.000 x 20.602 a- 515.050.000 ;

2° Ajouter autant de fois 1.000 unités qu'il y a de

lettres avant M, qui est la douzième dans l'alphabet

donné plus haut, c'est-à-dire :

515.050.000 + 11.000 = 515.061.000.

3° Ajouter le numéro de série du billet examiné, soit :

5r5.050.00o + 349 = 515.061.349, qui est le numéro

exact. £ e Courrier des Tournois.

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OMBRE de lecteurs vont s'étonner d'apprendre

N qu'il existe une jeune littérature catalane, dit le

Père Artigas. Le séparatisme catalan qui, sous son

aspect politique, est connu par tout le monde, correspond

effectivement à l'existence d'une collectivité qui,

par sa constitution matérielle, morale et intellectuelle,

forme une nation. Il n'est pas extraordinaire que

l'existence de ce groupe ayant un caractère défini ait

donné naissance à une littérature originale. La langue

catalane, régie par une grammaire, un dictionnaire, un

institut, un richissime lexique, a été un auxiliaire précieux

à la création d'une forme •littéraire. La jeune

littérature catalane a connu, ces derniers temps, un

épanouissement qui a étonné les esprits les plus sceptiques.

Lors de la dernière exposition du livre catalan,

qui a été organisée en toute hâte, on a réuni, en effet,

plus de six mille exemplaires différents. Monde

FÊTES NATIONALES-

'EST le mois de mai qui tient le record des fêtes

C nationales. En effet, le 3 mai est réservé à la Pologne

; le 10, à la Roumanie ; le 14, au Paraguay;

le 17, à l'Espagne ; le 25, à l'Argentine.

Le dernier dimanche de juin appartient à l'Italie ;

le 5 Juin, au Danemark ; le 4 juillet, aux Etats-Unis ;

le 14, à la France ; le 21, à la Belgique ; le Ier lui obéir et lui s'habitue à commander, d'où

usurpation et tyrannie. »

En dépit de cette théorie, évidemment beaucoup

plus électorale que réelle, Bolivar accepta

la présidée

août, à

la Suisse ; le 25, à l'Uruguay ; le 15 septembre, au

Mexique ; le r8, au Chili ; le 5 octobre, au Portugal ;

le 28, à la Tchécoslovaquie ; le 11 novembre, à la

France ; le i" décembre, à la Serbie ; le 25 mars, à la

Grèce.

Et les seuls commerçants qui, ces jours-là, ne veulent

pas qu'on plante des drapeaux chez eux, ce sont les

mastroquets...

« L'Européen.

1 1. Appliquez-le — 2. Attendes

quelques minutes — 3. Rincez

ce de la République. Voici le portrait

et les poils ont dis-

que trace de lui, à cette époque, un de ses

paru I Alors que les

contemporains : « Bolivar avait le front haut,

rasoirs et les dépila-

semé de rides profondes depuis sa jeunesse,

toires ordinaires n'enlèvent

du duvet que

indice du penseur ; ses yeux noirs étaient vifs

la partie apparente,

et pénétrants,. sa bouche laide aux lèvres

Vyzo le dissout jus-

épaisses/ Il était grand, mince et d'une résisqu'à

la racine. C'est

tance étonnante à la fatigue. Après une journée

une crème douce et

entière de marche, il dansait ou travaillait

parfumée présentée en

toute la nuit. II. préférait, cependant, la vie

tube comme une pâte

paisible des champs au mouvement des villes,

dentifrice. Voiisn'avez

et sa plus grande joie était de s'enfoncer dans

qu'à l'étendre telle

qu elle sort du tube, l'enlever après quelques

la campagne et d'y manger le frugal repas des minutes et le duvet a disparu. Elle a été em-

Indiens. Au moral, il était doux, sauf quand il ployée par des millions de femmes et est la

s'irritait, et alors il devenait terrible. Sa colère seule solution satisfaisante du problème posé

se manifestait surtout envers les menteurs et par la pousse de duvets disgracieux. Satisfac-

les joueurs, qu'il détestait. L'amitié était pour tion garantie ou argent remboursé. Vous trou-

lui une chose sacrée et, aussi bien vis-à-vis de verez Vyzo dans toutes les bonnes maisons

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ses amis que des indifférents, il se montrait

d'une générosité folle, donnant tout ce qu'il

possédait et s'endettant même pour les autres.

Sans être un orateur, il possédait une grande

facilité d'élocution. Dans ses ordres, il pré- JUMELLES

voyait tout, jusqu'au moindre détail, et savait

de précision, garanti»

lutter contre l'adversité; aussi disait-on de lui :

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Bolivar vaincu est plus redoutable encore que

six verres achromatiques,

Bolivar vainqueur. »

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Ce fût ensuite la série des triomphes. Le

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12 septembre 18 21, il est nommé président de

PAYABLES 12 f r. par

la Colombie, puis, presque en même temps,

dictateur du Pérou. Après les victoires de MOIS

Junin et d'Ayacucho, il avait triomphé défi-

Contre remb. du l

nitivement de l'Espagne ; les provinces du

Haut-Pérou se constituent sous le nom de

Bolivie en l'honneur de Bolivar. U prétend

mettre une sourdine à ces excès d'honneur et

prouver qu'il n'en est pas enivré èii déclarant

à ceux qui l'appelait le Napoléon de l'Amérique

:

« Je ne suis point Napoléon et ne veux pas

l'être, pas plus que je désire être César. De

pareils exemples sont indignes de ma gloire : le

titre de libérateur est supérieur à tous ceux que

l'orgueii humain peut enfanter. »

Après être arrivé à ces sommets, Bolivar ne

pouvait plus que descendre. C'est d'abord la

lutte avec ses rivaux, dont Paez j on l'accuse

de tyrannie, et il avoue, en plein congrès, qu'il

est temps qu'il s'en aille car il se sentait devenir

ambitieux. Pourtant, il ne s'en alla pas,

et sa dictature de 1828 fut, pour sa mémpirè,

mie lourde faute. U connut, en effet, les périls

habituels à toute dictature : les calomnies, les

trahisons, les attentats. Combien de fois

n'essaya-t-on pas de l'assassiner ?

Son palais fut attaqué; il se" sauva par la

fenêtre, et le voici entraîné, malgré lui, dans

la guerre civile. Encore mie fois, il déclare

qu'il veut se retirer, encore une fois, il ne le

fait pas ; mais il tombe gravement malade, et

est obligé de, se laisser transporter, très

affaibli, à Sabanilla. Ce fut au cours de cette

sorte de retraite avant la mort qu'il avoua

en faisant son examen de conscience : «Ma

bile a beaucoup influé sur mon intelligence et

mon caractère. »

Simon Bolivar rendit le dernier soupir à

quarante-sept ans, le 17 septembre 1830,

après mie longue agonie. Il laissait son pays

dans une situation difficile et constatait,

légèrement désabusé à ses derniers moments,

qu'il n'était pas parvenu à réaliser complètement

ses grandes espérances.

— Je rougis en le confessant, dit-il, mais

l'indépendance est le seul bien que nous ayons

acquis au prix de tous les autres... C'est peu !...

La postérité ne trouvera pas que cette

indépendance à laquelle notre héros avait

sacrifié sa vie était si peu de chose qu'il le

disait, car il fut unanimement regretté.

Aussitôt après sa mort, de la Colombie au

Pérou, et du Pérou à la Bolivie, tout le monde

se répétait le testament du libérateur :

unité 1 unité !

Bolivar avait été injuste envers lui-même,

car, eu réalité, il a été un très gçand homme ;

il a accompli une œuvre qui lé place au

Panthéon de l'histoire, à côte de Washington.

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