JOURNAL POLITIQUE ET LITTLRAIRE - Bibliothèque de Toulouse ...

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JOURNAL POLITIQUE ET LITTLRAIRE - Bibliothèque de Toulouse ...

(N.° 36. ) VIII.e Année.

12ÉCLA1RAGE

DOIT C O M SIE N C E R. DOIT FINIE.

Le 25 , à 6!1. 36 lit. du soir a 5 h. 25 m. du matin.

Le 24 , à 6 h. 38 m. dit soir à 5 h. 23 in. du matin.

.

Vendredi .23 mars 182 f.'

Ce journal parait les lundi, mercredi et vendredi de

chaque semaine. /.e prix de l' bunnement est fix.

franc de port ). à 26 fr. pour r année, i4fr. pour six

mois , fr. 5o e. pour 3 mots.

On s'abonne chez. F. `'IEDSSEDx, imprimeur-libraire

rue Saint-Rorne i i .1 4d. .

JOURNAL POLITIQUE ET LITTLRAIRE

DE TOULOUSE ET DE LA HAUTE-GARONNE.

EXTÉRIEUR.

ITILIE. -Florence, 7 mars.

Les documens suivons viennent d'être publiés au quartier-gé-

néral de l'arnic A'ttric.ricunc :

r. FEIIDINA i) I.e' , par la gràce de Dieu , Roi du royaume-uni

des D c r -d,ciles, etc.

» Les sollicitudes tic notre coeur, expritnées dins notre lettre

da 28 janvier à notre très-cher lias le duc de Calabre , et la dé-

cLration Cillai )fIue, laite en niènte temps; par les mouaryncs ,

nos alliés, n'ont pa l:lisser à nos ppeupl,,s.utant doute su: le, con-

s ;qIi ncei auxqu. lie, les J. p.orables eveucnr_ns du mois de juillet

dernier et leurs effets p.ogressili exposent autoard'hui notre

royanntc.

» Noue coeur paternel nourrissait la plus ferme espérance que

nos pressantes ex io;tatous auraient fait prévaloir les conseils de

et qu'un aveugle fanatisute-

la p; ail, lice t t de la modération ,

u aurait pas attiré sur notre royuiie les maux q le nous avons

eoustuusueut c lem;lé à éviter.

» Uui_lnctitcut Lvré à cet espoir, nous avons cru devoir pro

longer notre séjour chus le lieu où se trouvaient réunis nos

pii sins aliiJs, afin de pouvoir, jusquau dernier niout:r_t ,

d après les etctcrnuriaUuw qui seraient prises à Naples , faire

tous Dos cimorts pour parvenir au but auy,tel tendaient nos vaux

1cs plus ariens , cumule conciliateur et comme pacilicateur, seule

cull.,ol.ttiun qui , d Lits notre aise avance , puz,,c coiupewer nos

in:1uwtudes et les désagréuicns d un long et pénible voyage date;

nue savon rigouseu,c.

» les honnies qui ont momentanément exercé le pouvoir

Naples, conipriines par 1:( perversité d un petit iioinbre , sont

restes sourds à notre voix. Voulant la,ciuee les esprits de nos

peuples, ils out tenté de répandre une supposition aussi erronée

qu injurieuse aux grands monarques , savoir que nous nous trouvons

ici dans un état de contranite. Le fait repoudra à cette iniputation

vaille et coapahL_.

» A présent, que par 1 effet de suggestions pernicieuses , notre

se,uur an milieu tics souverains , nos alliés, , ne peut plus

avoir pour objet 1 utilité que nous eu avions espérée, nous nous

niettrous innn.:aiatentent en route pour i etourner dans nos Etats.

» Dans cette situation des causes , nous considérons comme

un devoir envers nous-mètres et envers nus peuples, de leur taire

connaître no, senti mens royaux et paternel,.

» Une ion aie expérience , pendant soixante ans de règne ,

nous a appris à couuaitre le caractère et mes véritables besoins

de nos su,, t;. Nous non; rions à la deoiture de leurs intentions,

et nous saur ors , avec l aide de Dieu , satislaue à leurs besoin;

d une manière juste et durable.

» Nous dcelarous en cousequence que l'armée qui s'avance vers

notre royaume doit être regardée par nos tideles sujets , non pas

cmnuie eunehne , mais semenient comme destinée à les pt'oteSer

en contribuais! à consolider 1ordre nécessaire pour le maintien,

de la para it.tel retire et extérieure du royaume.

» i\JUs or Jonuous à nos propres ai mises de terre et de mer ,

de consad,.rer et d accueillir cule de nos augustes alliés comme

une force qui agit uuiqucntent dans le véritable intérêt de notre

royaume, et q.I;, loin dêtre envoyée pour leur apporter le Veau

d'arme guerre Iiaulile , est au contraire destmnee à ieuuir ses efforts

pour a1 Urer la tranquillité àccux des vrais amis du bien et de

la pats ie , qui sont ies ::dè1cs sujet, de leur Roi. »

Layla:aC i , 2J L'Vrier 18,1. signé, FERDINAND.

Proclaazaiion du général Frinoiit.

« Napolitains ! Au moirent où 1armace pi icce sous nies ordres

met le poed sur les frontières du royaume, je nie crois obligé

tic vo(:, dcciarer irancactit,,ut et ouvertement quel est le but de

JUL, opeiationr.

Lue revoiution déplorable a depuis le mois de juillet dernier

trouLic v+,tre t: an:juiLité intérieure , et rompu le.; lai m, amicaux

qui ne peuvent s:u is.er entre dés Etats voi;,I;s que sous la conatuon

loudiut:r.Lle d uns confiance réciproque.

» Votre if.,. a Sait entendre à son peuple sa voix royale et

pateuicile. Il vol., a avertis tics horreurs d une guerre inutile ;

d'une guerre que persuader ue veut porter chez volts, et qui ne

pourra toiuber i ar visu; quil la suite de Vos propres actions.

» Les amiczeie, et iidU s alites du royaume vous ont. encore

de Lui côte, ld,es,e la ramie. ifs ont dis devoirs envers leurs

peala,3 ; Ilrli5 uiéIne Vota e teücild vraie et durable ne leur est

pas eti.mngère. Cette l,.Luté , vins ne la retrouverez lainas sur

la routa, tic, l.t rebclitou et en dztreutaut vos devoirs. Rejetez volou[aiteInsu(

une p.oducliongtu vous estétrazigèrc et liez-von,

à vit. e lioi : y u> iuterèts et axa ,>ietu bout iueép u'ablcmeut uuu.

» Eu franchissant les limites du royaume, ?aucune intentiou

hostile ne guide nos pas ; l'armée sous tees ordres regardera et

traitera co;uure 'unis toits les Napolitains , sujets fidèles de leur

Roi et amis de la tranquillité; elle' observera partout la di;ci-

pline la p1 Is rignareuse , et ue verra des ennemis que dans ceux

qui s'opposeront à elle comme ennemis.

» \.,poLtain; ! écoutez la voix de votre Roi et de ses amis

qui Sont aussi les vôtres. héfiécitissez sur tous les désastres que

vous vous attirerez par mine vaine résistance ; persuadez-vous (file

l'idée pa;sagere dont vos ennemis , 1s ennemis de 1'ord;t et de

la tranqullité, cherchent à vous éblouir, ne sauront jamais de-

venir la source de votre prospérité. »

Donné à notre qeartier-général à Foligno , 2' février.

Signé JE ix , baron De FazstoNT , aérzéral en chef:

Il a été eu outre afjicllé au-de;sous da cette proclain ition, l'or-

dre du polir Suivant t

« four assurer à la n-ilion l'exact maiutieu de ce q-t'on vient

de déclarer, on observera les diiposi'.ions suivantes :

» I°. l'ont citoyen paci:iq:te et tran.piitl jouira de la protec-

tion de l'armée.

2.» il ne sera levé aucune contribution de guerre dans le

royaume de Naples , pas tout où l'on recevra auacah ment l'ar-

mre auL-icticnue. Drs contributions en argent pourront être

imposées an", provinces et a:ix lieux dont les hahzt:a is se con-

duiront d une nt.aniére contraire à la volonté de leur Roi , à

leur propre intérêt et à celui de leurs concitoyens. Ces contri-

butious seront e:nuioyée; ii indemniser 1es provinces tranquilles.

» 5 La prestation des objets matériels , dont l'arniee aura

besoin , sera à la clarge du pays.

» A!in qu'il ne puisse y avoir de désordres ni d'oppressions

particulières , et a.in qu'aucune partie ne reste surchargée d'un

poids hors de proportion , il s(ra donné des quittances régu-

lières pour toutes les prestations ; et ces quittances seront admit

ses, dans le temps, à une liquidation générale.

» Les lieux qui s'opposeront hostilement à la marche de l'ar-

mée , ne recevront quittance qu'après que la tranquillité y aura

été rétablie.

» Dans les lieux où il se commettra plus tard des excès hos-,

tales , les quittances déjà données n auront plus de valets.

» Foligno , 27 l'eviier. »

Turin il mars. - Hier matin, nous avons vu paraître la proclant:(taon

dont je vous envoie la copie fidèle. Cette proclamation

a confirmé les bruits qui venaient de se répandre d'une

insurrection qui s'était manifestée dans la garnison d'Alexandrie.

Au Moulent où je vous écris , onze heures du soir , aucun mouvement

n'a eu lieu drus les troupes de la capitale.

Les troupes d'A exandrie cousiatent en deux régimens

t erie et un régiment de cavalerie. Elles ont demandé une constitution

et ont paru craindre que l'indépendance du piémont ne

lût nteuacée ou compromise par le vol=mage des armées autrichiennes.

Ces nouvelles sont parvenues hier , ait Roi , de Fossano

, Pignerol et Alexandrie. De suite il a été décidé que: le

prince de Carignan se rendrait à Alexandrie.

On répand le bruit que deux réginiens de cavalerie se sont

mis d'eux-mèutes eu marche sur Alexandrie. On n'est pas sans

inquiétude sur les garnisons de Navarre et de Verceil; out assure

au,,i que les chefs de lin.;ttrreetion ne sont pas d'accord stuc la

constatation qu'ils désirent.

Tels sont les laits qui paraissent les plus certains. Tout est

crime à'l'urin jusqu'à ce montent.

PEOCLAMLCTION.

VicTOE-EArSIANQEL, par la gràce de Dieu, roi de Sardaigne

de C!iyl,re et de J erusalc[n , duc de Savoie et de Gênes , prince;

de Pieu.out , etc. , etc.

« Les inquiétudes qui se sont répandues ont fait prendre les

armes à quelques corps de nos taupes. fous croyons qu'il

suffit de taure conna,tre la vérité afin qyue toi..' rentre dans 1 or-

dre. La tranquillité n'a point été troublée taus notre capitale

où nous Qomutes avec notre famille et avec notre bien .inné

cousin le prince de Savoie-Cari man , qui nous a donné des

preuves sou équivoques de lu constance de sou zèle- Il est faux

que .iAutriehe nous ait dematidé aalcune forteresse, aiu.i que

le Lcencicmeut de nos troupes. trous avons rcçii, au contraire,

des principales"pt:issances, toutes les assurances po sihles stuc

nc,t-o iii Iepeiidoiicc tt Sut 1 intégrité de notre terntoire. Tout

mouvement non ordonné par nous serait le seul nuotil qui

ntatj,;ré notre. volonté iuvajusble, pourrait amener des force,

étrangères daw nos états et y produire des maux iucaleul;ibl:s

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.


» Nous promettons à tin ceux qui ont pris part aux Inenvemeris

qui ont eu lieu jus lu'à c l jour , et qui retourneront surle-champ

à leur po-te en obéissant à nos ordres, qu'ils" Conserveront

leurs emplois et honneurs avec notre bienveillance

royale.

tonné Turin mars.

Signé V. EMMANUEL.

Contresigné D. SALUCES.

Extrait dune lettre particulière de Turin , du i + mars.

Je vous envoie la copie d'une proclamation que le prince

de Savoie-Cariguau a pubité hier , comme régent du royaume

par suite de l'abdication du roi Victor-Enimauuel.

Le 11 mars , colonie je vous l'ai mandé , aucun symptôme

d'insurrection ue s était manifesté dans les troupes de 1,1 garnison

de Turin.

Le 12 , le Roi a publié une proclamation , il y .déplorait

l'ignorance de la garnison d'Alexandrie , et annonçant sa coufianee'daus

la fidélité de son peuple et des régimcu, de Turin.

En effet, les troupes de la capitale , non-scuieimcut restaient

impassibles à tout projet d'insurrection ,

mitais faisaient enten-

dre les cris de vive le Roi ! excepté Sou hommes qui avaient

arboré le drapeau de l'indépendance dans la citadrIlc. Il parait

que le conmrencentent de scission dans les garnisons a eu lieu

sur la nouvelle répandue que les troupes d'Alexandrie marchaient

sur la capitale. Le peuple est resté constamment tranquille , et

n'a pris aucune part à ce mouvement.

Dans la soirée du 12 , le Roi , à la suite d'un conseil qui a

été tenu à l'arrivée de soit ministre des affaires étrangères , a

pris la résolution d'abdiquer et de transmettre la couronne à

son frère le duc de Genevois. Mais ce prince étant alors en

route pour Modène , où il était allé pour rencontrer le Roi de

14aples , son beau-père, l'exercice prdvisoire de l'autorité sou-

veraine à été confié au prince de Cariaian , sous le titre de

régent.

PROCLAMATION.

« VICTOR EMMANUEL , par la gràce de Dieu , Roi de Sardai-

daigne , de Chipre et de Jérusalem, duc de Savoye et de Gènes ,

prince du Piémout , etc, etc.

Depuis le jour où il plut à Dieu de nous rappeler au gouver-

nement de nos Etats de terre"ferme ,cous avons nus tous nos

soins pour l'aire éprouver à nos sujets les effets de notre coeur

niée se maintiennent dans le devoir, q' q

litairesourds à notre première et bieuvitlaàta iuvitatauu

persistant dans leur désobésiauee , ont abandonne leurs cuetet

se sont renfermés dans la forteresse d'Alexandrie.

Il Nous voyons avec une douleur inexprimable le danger

augisel l'obstination de quel:lnci individus expose non sualenient

la tranquillité, nuls le soc. même et Liidépendance

3e la patrie

» Au moment où noirs remettons notre personne en notre

cause entré les mains de la divine providence ,

où nous recommandons notre personne et notre causé à la feruteté

de nos fidèles sujets ; notre conscience et notre alfcc-

tion paternelle nous obligent de déclarer

unanime et très-récrit

Que par une délibération précise ,

, ans

puissances s nos talliées

mais agrandes tteint

acte , endant àtsubviuirg 1 ordre

nia is ,uene aucun cas, une serait a Louvé

politique et légitime qui existe en Europe , PP

et encore moins appuyé par aucune d'elles

; - mienne , Russe

» Qu'au contraire , les trois puissances ,

et Prussienne , vengeront à main armée tout attentat qui s'op-

poserait à la conservation de cet ordre.

,> Dans cet état de choses , déterminés et

a ferre mentirésol et

compte nous le sommes à ne permettre ,

plus encore à ne point coopérer à rien qui puisse donner occa-

sion à une invasion étrangère : constant dans le principe d'eut-

player tuuà les moyens pour épargner le sang (le tus sujets bien-

arases , nous puvrois Ici notre aune toute entière et donnons eu

même terni un souligcunent à notre douleur , en faisant savoir à

tous , à la face de l'Europe, que toute la faute en serait aux per-

turbateurs de l ordre 1eôitmte ; si jamais nue autre armée que la

notre venait à se montrer dans l'intérieur41e nos Etats ; ou sas la-

mais , ce que nous pensons avec le plus profond chagrin , les

fléaux de l e discorde civile venaient à tomber sur nos peuples,

que Dots avons toujours chéris et que nous chérirons, toujours

çomne partie clé notre famille.

)t Donné à Turin , le 12 mars i 32 i.

» Signé, V. EMMANTJEL

y CtiABLx-Ar'i ET DE SAVOIE, prince de Cars liait régent

Faieoni savoir que S. Ni. le Roi Victor-Eiiiauuei, eu ab-

di:;uaut -1e couronne , a voulu nous conférer toute bon autorité

-» Nous invoquons l'assistance divine , 'et en annonçant que

dans, la journée de demain sots manifesterons nos intentious

Conformes au va;u général, nous vous disons en attendant

'

on ne donne

Il Que tout tuin ilte cesse immédiatement, et qu

lieu à aucune hostilité.

'Nous n'avons sans doute aucun besoin d'ordonner que Sa

Majesté , que sa royale épouse et sa famille que toute sa suite

aura la liberté de voyager et de séjourner dans toute partie des

Etats de terre-ferme où il lui plaira de se rendre , et rencontrera

par-tout une vénération profonde qui corresponde aux seiitimens

de reconnaissance et d'amour qui sont gravés dans le coeur de

tous ses sujets , et qui lui sont si justement dis pour ses vertus

et pour le rétablisscuteni et l':rira idissement de cette monarchie.

» Notas nous conüons, pour la conservation du bon ordre et de

la tran,luillité publique, dans le zèle et l'activité de tous les

magistrats , des officiers civils et militaires , et de toutes les cor-

porations des villes et des conuuunes.

» Donné à Ta.-ni , le i3 mars l'au du Seigneur , 1821.

» CARLO Aanaaro. »

IYTÉRIEUR.

PARIst, 16 mars.

Le Roi a travaillé avec le ministre de l'intérieur , et ensuite

avec M. le duc de Richelieu.

Hier , à neuf heures et demie du soir , M. le duc Decazes a

eu une a udience de S. M.

- La nouvelle de la proclamation dans la province de B chia

au Brésil , de la constitution portugaise , a été reçue à Lisbonne

par un navire arrivé de Bahia.

- Nous remplissons une bien douloureuse obligation en aitnoncant

que M. le marquis de Fontanes a cessé de vivre ce

matin à sept heures. Ses obsèques seront célébrées lundi prochain.

- M. l'abbé Carron est mort avant-hier.

- M. Achille , de Rouen , premier secrétaire d'ambassade de

France à Turin, est arrivé cette nuit, cri courrier à paris. Il est ,

dit-on , porteur de dépêches de M. Latour-du-P in que l'on

assure êtTe de la plus haute importance.

Du 17 mars - LL. EExc. M. le due de Richelieu et M.

le marquis de Lauriston ont travaillé avec S. M.

Hier au soir M: le duc Decazes a eu l'honneur de faire sa

cour au Roi.

paternel.

herché surtout de nourrir parmi eux l'esprit

» Nou s avons c

d'union et de concorde , et d'éloigner toute occasion de ressentiment

, de haine et de parti.

» Nos sujets ont répondu à nos sentinens , et c'est à eux

en même teins qu'à nous , qu'on doit, ce qui faisait l'adutiration

de l'Europe , d'avoir conservé jusqu a ce jour la plus

parfaite tranquillité dans nos fidèles provinces, au milieu du

trouble qui agitait tant d autres étatsnotre

retour égalculent , nous nous sommes plais

« Depuis

à distinguer nos sujets militaires avec des marques particulières

d'aflcction : et cette partie de nos sujets trou; donna aussi et

nous donne tous les tours des preuves non équivoques de valeur

et de fidélité.

.» Mais aujourd'hui, pendant Aujourd'hui à midi, S. Ex. accompagnée de 11.n» Pinceteau ,

sa belle-soeur, , a eu l'honneur de présenter son fils à S. M.

- M. le marquis de Candeau a été nommé député du département

des Basses-Pyrénées à la majorité de jio suffrages

sur 33 votais.

- Une dépêche télégraphique annonce que M. Mandhu+y n

été nommé député du 3» arroidisseutent de la Moselle , a la

majorité de 246 voix sur 44a votans.

- La brochure (le M. Bergasse intitulée : Essai sur la proque

nos provinces notre

ant i-

pri, te , a été saisie aujourd'hui à la requête de M. le procureur

du Roi.

E.rtrait d'une lettre du Turin , écrite le I i mars , à 9 heures du

soir, arrivée le ri à Paris par un courrier extraordinaire.

« Le no ail matin , un régiment de cavalerie a commencé

un mouvement insurrectionnel à Foisano , cri criant vive le

roi.' vive le éonstitution! guerre aux. Autrichiens J

» La garnison d'Alexandrie , forte de dix mille hommes, a

suivi cet exemple. Tous les corps en garnison à Piguciol,

à Novarre , à erceil, à Tortone, ont , dit-on , au même ins.

tant demandé nue constitution.

» Dans ces graves circonstances, le roi a desuite convoqué

ses ministres , et il a été tenu un conseil qui a duré 6 heures. ta

COUR D'ASSISES DE PARIS.

Procès de D1_lf. Sauquaire-Souligné et Goyet.

A l'ouverture de l'audience ,l'accusé Goyet , que ses conseils

avaient inutilement dissuadé de prendre 1:I parole , se lève, et

dit d'une voix émue , et avec l'accent d'une extrême vivacité.

«Hier j'avais renoncé à présenter une défense personnelle , je

désirais épargner à Mll. les jurés la peine de ircvenir , je dé-

sirais surtout ne point passer vingt-quatre heures de plus en pri-

son. Pourquoi nies vieux ue se sont-ils pas réalisés ? Si je n'avais

point passé cette nuit en prison , je n'aurais pas éprouvé çe ma-

tin, il y a quelques minutes , la plus grande humiliation que

j'aie soufferte de ma vie. (Mouvement très-vit' de curiosité. )

J'ai essuyé un traitement indigne qu'on it'aVatt épargné les

jours précédens ; un valet de greffer. ........ un hônune de

prison .... un homme qu'on aurait pu prendre dans les boues

des rues de Paris, s'est pertuis de nie fouiller, de mettre la-main

dans mes poches....,.

M. le président : Il faut , avant de vous laisser aller plats hein ,

vous l'aire observer que la Cour n'est pour rien dans ces sortes

de mmeiures ; ni la Cour , ni le niiu;tore public n'ont aucune

espèce de droit sur l'inspection des prisons. 11 paraît que ce sont

des formes ordinaires, et qu'on a renouvelées avec plus de sé-

vérité depuis qu'un condamné a essayé de se poignarder avec

des ciseaux ; voilà ce qu'on vient de lire dire. Si cela eîtt ds pendit

du ministère public et de moi , nous vous aurions épargné ce

lésa grément-là.

M. de Vatinucsnil : Très-certainement.

M. Goyet : Vous êtes , M. le président , le seul magistrat avec

qui j'aie des rapports ; dans cette circonstance j'ai du é.cver la

voix, parce que c'est la plus graride buutiliatiou que fille subie

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de ma vie, .. La Cottr semble désirer que je renonce à la pa ,far des assurances Si fortes ont été victimes d'opérations ennsirole

, j'y renonce.

dérables gtu'ils ont faites. Nous ne pouvons concev'o'r dans quel

Après le, ré,rnié de M. le président , le chef du jury donne intérêt, soit financier , soit politique , le Gouvernement a pu

garder le silence dans une circonstance si itnportante ?

lecture de la d '. faration qui est sur chacune des questions : Non ,

l'accusé n'est pas coupable.

Je ne crois pas que dans la situation actuelle dea closes nous

L'audience est levée ; M. de la Fayette y est resté jusqu'à la devions adopter le renvoi de la pétition à la commission des

fin , et a paru prendre une part très-vive à la solution de cette finances ; je demande l'ordre du jour.

affaire. Une heure après , les sieurs Saucpraire et Goyet sont sur- NI. le ministre des affaires étrangères : Je pense comme le

lis de la Conciergerie.

CH A M B R E DES DÉPUTÉS.

préopinant que toute proposition tendant à introd,iire dei maditications

importantes dans notre sv-tème financier ne doit être

acc Mie n'avec la phis eraiid circonspection. Tout ce qui peut

ru ,

séance, du sapnsdi r mars.

M. Calvières , rapporteur de la commission des pétitions

a la parole.

« Le sieur Courtois , officier en' réforme , à Bordeaux , prie

la chambre de venir eut secours des officiers en réforme qui

n'ont nul moyen d'existence , en assignant pour eux des fouds

dans le budget. i

La commission ropose l'ordre du jour.

M. Laisné de 'illevêque représente que le malheur conduisant

ait désespoir et le dé;espou au crime , il est dans 1 intérêt

de la monsechie et d i la morale publique de venir au

secours des in dheureux officiers qui ont versé leur sang pour la

patrie , en conséquence , il propose le renvoi de cette pétition

à M. le président du conseil des m,mstres.

M. Pardessus , tout en approuvant le point de vue moral

Sous lequel le préopinant présente sa proposition , est persuadé

que; la chambre lie salir ait la prendre en cousidéralion ,

parce que les ministres ne peuvent rien faire autre cause que

d'exécuter les lois : or , il y a des lois qui ont réglé le sort

de tous les ofliciers. Pain- que la c'rauibre pût délibérer sur la

kroposition de M. Laisné de Villevêque , il faudrait qu'elle

lût présentée sous d'autres formes.

L ordre du jour , qui a la priorité , est mis aux voix et

adopté.

« Les religieuses du département de la Moselle demandent

une augmentation de pension, en considération de leur âge et

de leurs infirnütés. »

La cmnniission propose le renvoi au ministre des finances et

à la commission da budget.

M Méchin : Nous nous empresserons toujours de venir au secours

du malheur , et j'appuie la proposition de la coniirris;ion ;

mais je ferai une remarquer Comment se fait-il que la demande

d'un nial'ieiireux guerrier soit repoussée taudis que vous

accueillez la demande des religieuses'

La chambre adopte le renvoi au ministre des finances et à la

comirtission du budget.

« Le sieur Bolo , avocat à Chasselage ( Rhône , demande

la suppression

des droits de mutation en ligne directe».

La commission propose l'ordre du jour.

M. Casimir Perrier. J'appuierais volontiers le renvoi de la

L titjon à la commission du budjet ou au ministre des finances , si

s espérances flatteuses qu'on vous avait données dernièrement

sur notre situation , sur la hausse progressive des fonds publics ,

s'étiient réalisées ( Murmures à droite. Voix. A la question 1 , q

5

paraître juste ou utile à un pétitionnaire ne doit pas être renvoyé

légèrement à la commission du budjet , frrce qu'en matière

dauipût , cette commission et le gomverneumient n 'Ont pas

besoin de ce secours pour découvrir ce qui peut être utile à

faire , surtout lorsqu'il s'agit d'alléger les charges qui pès. nt sur

les contribuables. Ce n est donc pas sous ce rapport que j'ai à

combattre le préopinant.

Il rie semble qu il a profité de cette occasion pour s'exprimer

d'une manière que sans doute vous n'approuverez pars sur le

le credit public et sur la conduite que le gouvernement à tenue

relativement aux affaires qui ont trait à ce crédit. Personne ne

peut considérer connue des dupes ceux qui mettent leur confiance

dans le crédit public. Quels te p vissent être les événenieos

, je suis convaincu que le crédit public en Fiance repose

sur des hases inébranlables , et je crois que ceux qui out employé

des fonds à l'achat des rentes , surtout s'il, ne l'ont pas

fait 'par spéculation du moment , ne seront jamais dupes de leur

confiance. Je ne puis croire que le crédit dépende des circonStances

telles que celles dont ou a parlé.

Certes il est bien permis à un nunistre des finances de s'exprimer

à cette tribune avec l.i contance qu'il a dans le crédit , et

loti n'est pas fondé à lui en f}cire un reproche. lin ministre ,

peratt.idé (lue les finances de la France sont les meilleures de

1 Europe , n a-t-:1 pas le droit de le proclamer avec assuraucC ?

Quant à la loi-que vous avez adoptée , elle l'a été parce que

vous l'avez crue bonne. Il est simple que le préopinant persiste

dans son opinion : tuais il finit bien-q'i'clle n'ait pas lait de grands

progrès dans la chambre, puisqu'elle n'a pas empêché la majorité

d'adopter le projet de loi présenté.'

Or-lot

) Il

s'agit ici d'un impôt , et comme depuis quelque temps votre

système financier est fondé site la hausse des fond; publics ; qu'on

espère par ce moyeu pouvoir diminuer les inspûts , il importe de

le considérer ; je suis donc dans la question. Je dis que tout ce

qui nous a été promis avec tant d'assurance sur la hausse (les fonds

ne se réalise pas. (,Voix ci droite. A qui la faute? ) Nous devons

1 dire avec notre franchise accoutumée si les

e

ait reproche fait ;lit Gouvcr,ieaueut de n'avoir pas averti

le publi , des événenicus qui auraient eu lieu dans tilt pays voisin,

il n'est aucunement fondé ; car, puisque I h Gouvernement exerce

une action sur les journaux , il est de son devoir de ne pars laisser

publier des faits extrêmement graves avant qu'il n'ait acquis quelque

certitude sur leur réalité. G'est parce que des faits- de cette

nature se passaient dans Lit] pays voisin et qu'ils jsouvaient,agiter

eu sens divers les esprits, qu'avant de leur donner une espèce

de caractère d'officialité par leur insertion dans les journaux , le

Gouverncuicntctdû s'assurer de leurcertitir-le- M, le; bruit.; les

plus contradictoires, les nouvelles les plus incertaines arrivaient

au Goriveineuicnt lui-même, sur les faits qui s'étaient passés

dans un pays voisin. Le Gouvernement a donc dû attendre ,

pour les laisser inné er dans les journaux , qu il eût acquis la

certitude qu'ilspouvaient'être considérés couine vrais. Dès Pinstant

qu'il a eu un rapport certain , il s'est e-nipressé , et cela dès

hier au soir, de eur donner la publicité qu'on vient (le réclamer.

Ces espèces de nonv#iles ont été tellement altérées , l'incertitude

était si grande , que le ministre que ces grands événement

concernaient, n'avait lui-même reçu aucune espèce d'avertissement

, aucune espèce de nouvelles.

M. le ministre descend de la tribune. -

Ou demande à aller aux voix. -Les conclusions de la commission

sont adoptées.

M. le rapporteur poursuit et fait un rapport sur une pétition

de M. Cuguet de -Moutarlot , qui se pinot d'avoir été ,- après

un arrêt de prévention , l'objet d une deteution arbitraire.

Cette pétition donne lieu à une longue et vive di,cmision ,

dans Laquelle M. Girardin , M. le garde-des-sceaux, l il'. Da iei e

Pardessus et Manuel sont entendus.

Voici le discours de M. Dudon.

M. Didon : Oui pourrait être porté à croire que tous les

membres qui , depuis le commencement de la session , ont voté

pros-lue toujours avec le ministère partaient -ses opinions ; cepeüdant

, je ne pins, dans cette circonstance , m n'euipêclier de

dire que mes honorables amis et moi , nous ne partageons pas

du torrs la doctrine que vicut de professer M. le barde des

sceaux sur les loi; d'exception.

Lorsque la loi de suspension de la liberté individuelle fut

rendue , l'adntiuistration était bien différente de ce qu'eile est

aujourd'hui , et certes , si le uiirfistère n'eût pas été alors coulié

à un boume dont la chute rappelle un exécrable forfait.....

Murinuues à l'extrême gauche et interruption).

Veuillez , Messieurs , reprend l'orateur après quelques i ninntes

de silence , veuiaez m'écouter avec quelq-ie atteutlo'i

Peut-être est-il q,^estion en ce moment d'une di,,sclutiou de

la chambre ,. peut-être l'existence de la chambre elle-menie estelle

assez coiriproiniae po.rrsfuu: nous profilions di pe_u de nioaieus

quil nous reste de liberté a cette tribune... ( Agitation

keut-etr e ici

evénemens ont frappé nos fonds de discrédit , c est à la conduite

qu'a tenue le Gouvernement dans cette circonstance , C'est e 1 aasurance

qu'il a donnée dans cette enceinte, assurance qui a l'ait

des dupes et qui en sont en ce moment victimes , qui il tant I attribuer.

Quand nous avons attaqué soli système d annuités, je

mis que ne pouvant répondre, on nous a accusés d être (les

joueurs à la baisse. On pourra nous accuser au;ourdhui d'être

des joueurs à la hausse. Ces injustes imputations ne sou., einpêèlieront

pas de remplir le mandat d'un fidèle député. Une des.

causes du discrédit qui s'attache en ce montent à nos fends vient

donc de la conduite qu'a tenue le Gouvernement dan, la discussion

de la loi des annuités ; mais il en est nue .autre qui tient à la

conduite actuelle du ministère.

Des évéuernens très-importans viennent de se passer dans un

pays étranger. Depuis le i4, le Gouvernement est instruit oliicielleuient

d'évéuemens de la plus haute importance , et auxquels

se rattachent naturellement des idées dordre et de crédit

public ; et cependant le plus grand silence a régué à cet égard

et nos fonds ont éprouvé une influence funeste. Or de deux choses

l'une : les éve4cincns qui circulent dans le public sont vrais ou

faux ; s'ils sont vrais , lé Gouvernement est coupable de ne pas

en avoir instruit no a-seulement la capitale"mars encore la France

toute entière. S'ils sont faux , pourquoi dan j l'intérêt d tous ,

le Gcxtveuiiemeiit ut dissipe-t-ü pas les craintes et les méfiances

que cherchent à semer des specufatetus qui peuvent en cire

instruits? Quand voies êtes venus proclamer , prôner d'mie tuaaüère-

inconveÉaasrte le-ceédit public , n'est-ce pas un devoir ifnpérieux

polir VOUS. d'euepêcher, ceux qui ont confiance dans vos en sens divers. )

ti co' i orne

paroles (i'etre vrctirses(les spéculateurs:

Je le dis parce que je suis autorisé a le n e , on ,i

Dusii un Gouvernement represenlatif tout citoyen a le droit en ce ajourent dans les casernes un écrit infàni;e polir exciter

d'être instruit de ce qui petit 1 intéresser loir? sa fortuite. Or , le Les troupes à s'ingérer dans la politique. On y dit aux seldati

Gouvernement conserve donc dans cette circonstance un silence qu'ils sont citoycirs, et doivent consulter l'opi:uon pour agir

coupable. Cependant il a dû être instruit soit par des courriers' en conséquence. On y l'ait 1'eioge (le Napoleuri , ét l 'ou a la

extraordinaires , soit par tics télégraphes , des nouvelles qui out per,.Jic d'ajouter qu'avec le -consentement du gouvcruciucttt

cu'culé dans le public ; un grand nouibre- de citoyu uà trDnipé;i

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lançais , il; peuvent prendre Au service à Naples , -que , la 4

1'exi.itence des t' amhres1é i'lativessera décidée.

\-ous parlerai-je de ce scandaleux procés qui a été jugé hier?

il est bien prouvé que ceux. qui se disent aujourd'hui les enfle-

,;ii des prie il('eec , étr:lent, il y a trois an:;, les ami; intimes , les

correspondans efiici^u' des ministres. Nous devons craiod:e de

voir tontes nos libertés coinpronüs,s quand elles sont livrées à

de pareils hommes. Voit; vous rappelez qu'une partie (les miuis-

ares actnas Luisit partie de cette admuimstraliou qui inventa la

conspiration du bord de l'eau , et qui, liontease de son ouvrage,

luit tolu les prévenus en liberté , après cent joues de detentruu,

.sans leur laiSSer la faculté de proclamer la vérité aux audiences

d'une cour d'asiises. Vous avez vit là une nouvelle preuve de

la nécessité de modifier un Code mal fait , qui suffirait à 1-ii

sen: pour autoriser tous les abus de pouvoir, et dont l'auguste

race Ides Bourbons n'a aucun besoin pour soutenir ses droits

serrés aux yeux de tous les Francais.

Altis je vous parlais d'une cau;e où le chef du ministère a vu

ses liaisons singulièrement compromises. Que résulte-t-il en ellet

des débats? ce sont le, liti;on; de ce. citel'du ministère avec

un des hommes qui se vantent d'avoir déclamé coutre lia cham-

bre de 18i5 , qui ont provoqué la siDiTisciE ordonnance du 5

septembre. ( )lurnntres. )

Voir de la gauche : Séditieuse

M. Dudon : Co n'est pas seulement contre le Roi et la dy-

z astic que l'on conspire , c'est contre La Charte ; car on vante

sans cesse la constitution d'un pays voisin , et cette constitution

est formellenunt contraire à la Charte dans plusieurs de ses

di.position; fondamentale;. On ne veut pas des garanties que

notre Charte a données à la prérogative royale. On ne veut pas

de la barrière qui a été placee dans l a chambre (les pairs contre

lis invasions de 1 a démocratie. On veut Colin cette cou,tilution

des Cortes , objet dune sorte de culte de la part dun certain

Parti. Cette conspiration eai;ta, elle a été depuis long -temps

tolnentée en France , et noirs ne pouvons nous omettre à 1 abri

de ses coups quen rentrant 1ranciicinent dans le système trio-

narchique et con,titutionuel.

M',1. D.,unou,'fcyssèie , de la Fayette et une foule de voix

du côté gauche : Bravo ! bravo ! C'eet but ce que non; deuian-

dons.

M. de Corcelles : Rentrez-y , il est temps.

M. Dation : Quand je parle de la nu:csc'sie constitution-

nelle , je nec sers d une sorte do pléot,ame ; car il ne peut

y avoir desorinais en France de uiotcuc;lie qui ne soit fon-

dée esr t i Charte. Mais il est facile de m eaitciidre. La nio-

narchie n'a point été concédée depuis la Charte , c'est au cou-

1;-aire la C'iarte q-ii a été concédée puer la uronarclaie; c'est

la monarchie qua a préexisté la Charte; le maonar.l,te a bien

voulu nous domicr nue constitution, il /:solda respecter.

Mais, pour rt tÀi-er dans les voici de te non irclne constitu-

lioundle , il faut sunacr sérieetsemeut à la premtére de ses

institutions, à une lui -ipti-`nxe 1( les on abü,té nainutcrielle.

Le naiuistcte lui-même n'est pas coa,titué coulure le veut Li

Charte ; ce n'est point le titre, mets les actes quai sont res-

poniables. Or, quelle respouabilité exilerez-vous d un ministre

yui n'a point de purteicaille , qui ne peut donner que des

conseils , qui ne se livre à aucune aktiou , qu'on ne sas com-

ment delinir ?

Quand nous avons accordé an gouvernement les lois qu'il

désirait , noirs n'avons pas eté entramés puer des prop'aéties sur

la hausse ou site la basse ; mais nous avons pensé que la charte

serait enfin exécutée , qu'on abolirait les lois d'exception. il

faut se hàter de les anéantir , et profiter des derniers mouieus

de liberté qui nous restent peut-eue ( mainrires ) peur eu dé-

voiler les abus. J'appuie , en cousequ(uce , la proposition du

renvoi de la pétition au président du conseil des ministres.

La chambre passe à l'ordre du jour.

M. le ministre des finances demande la parole pour une com-

munication. Après 1 exposé des motifs , S. Exc. donne lecture

,dit projet de lui sur les donataires Francais en pays étranger.

iou.i le douncrons au prochain numéro.

Après la lecture du procès-verbal, M. le général Donnadieu

a deposé sur le bureau Lille proposition ainsi conçtte :

J'ai I Honneur de dépo.:er sur le bureau une pi opos ition d'a-

dresse à S . M. pour la supplier huniblenrent de choisir un autre

nainistere , attendu que celui actuel est incapable et anti-français,

-tet qu'à ce double titre il a fuit naître les inquiétudes les plus

enerales, les plus fondées sur le sort de la Monarchie et de la

'rance.

TOULOUSE.

- Les lettres du Midi annoncent que S. M. le Roi de Sar-

dai_ne est passé le 17 à llriduolles, se rendant à Paris. On dit

que le prince de Carignan se dirige avec des troupes sur Milan ,

que le .uilauais et la Lombardie ont do suivre le mouvement.

Des l( tires de Livoui ne portent que 1 Empereur de Russie a

quitté Laybach pour rentrer dans ses état,.

- On écrit de Marseille, le 8 mars. On a recta hier la non-

ville de qu'us oaragvn des plus affreux , qui a duré trois

joars , a luit perse 29 navires et plus de 6oo houilles de leur

equ;p:ige. Douze mille charges de blé ont été englouties ; aussi

les prix audit l'unis se sont ils fortement élevas : cela devra

contribuer à de nouvelles expcditions eu grains dans ce royaume.

Muxiro Il , ou le Chien savant.

Notes sonime5 vans un siècle où l'étonnement n'est pas

Tacite à produire.. Les évcucmcus s'y presscut avec tant lie ta-

pidité ; les prodiges s'y nrtltiplient avec une si heuretue abon-

d race , qu'il faut avoir vrainiont une dose peu commune de

sensihilité pour en être étrri.

Le céLi:uFE 11111N1TO a seul le droit de nous tenir eu haleine.

L'admiration ne s'e ,aise' jaur ii; à la vue de tant de merveilles

et l'on rie sait ce qu ou doit anp-écier d'avantage de la patience

du maître ou des Cultes de l elrve. J'ai toujours peur de l'en-

tendre parla.r. On sait que jadis un anime:I d'une espèce mottas

délicate en lit autant. Cl pendant au milieu de tous ses triomphes

quel calme phil:sophique ! quelle rare modestie ! Faut-il donc

toujours qnc les animaux donnent des lecous à 1bomam. En vé-

rité si notre Savant n'était pas une -bête", je craindrais pour lui

les envieux. H-itens-nous donc de iii porter le tribut de nos

hnnnctg(s. lMUNeTo nous quitte et va demander bientôt à dau-

tres contrées de nouveaux admirateurs.

SoUiCRmP'toNS POUR L'ÉRECTION DU MONUMENT-BEERI.

1oe Etat.

DIM. les menrhres du tribunal civil de Toulouse , Zoo fi'.

Particuliers ale la commune de Saint-Leon

MM. le chevalier dOrrieis , maire , 15 li. , l'Orme , curé,

io fi. ; Lalont , adjoint au tri tire , 5 fr. 8o c.; de Labrognère,

5 fr. ; Lafargue , garde champêtre , 2 fr. ; Louis Vié , secré-

taire de 1 a comtmtne , 1 fr. ; Montant , maître-valet , 5o c. ;

D_mrrte, aîné , propriétaire , a fr. ; Antoine Estam les , forge-

ron , 1 fr. 5o c. ; Jean Lambert , propriétaire , 2 fr. ao c. ; 11-

1 a comtesse de G ivarret , 15 fr. ; Me 112 de Gavarret , 15 fr. ;

veuve Clavié , 1 fr. 5o e. En tout 176 fr. 6o c.

Montant des souscriptions , 6,8,j7 fi. 87 c.

(,r Les circonstances ne permettant pas â M. Bole d'imprimer

l'auaivse raisonnée de sou co_ i's d hi;foire, MA. les souscripteurs

sont invité; à retirer leurs co is:natious.

(;j-» A vexnne , de la Pot:zolanne d'It.ilie , propre à la cons.

tru.:tion des caves vinaires, vues , bassins , réservons , chaussécs,

moulus à eau , aq'iediici, et autres bâtisses à établir

dan; l'eau.

S'adresser à M. G:,rlenc , logé au faubourg St.-Eticnne , chez

M. Pcrtin jeune.

C

E.cellente qualité de beurre de la Prévalée de Rennes

en Bretagne , à vendre en détail.

S'adresser an sien-.- Carrière , au faubou-'gS.t-Eticnne , en face

des Steues de la C:uatité.

CIE Avis. Ou désire trouver un instituteur d'un âge mûr ,

pour 1:1 ville et la ent1gne.

S'adresser au bureau dut Journal.

(,r' Ou désire trouver un jardinier qui fût entendu dans

soli cWt , et qui sùt lire, et écrire et avoir soin des arbres,

pour aller à L:a c,unpabnle ; il pourrait aussi être homme daf-

iaires. S aJresser au bureau du Journal.

Gi Avis. Les créanciers du département de la guerre sont

pievenus , qu'il est depo-ié au bureau militaire de la préfecture,

à ceux. des sous-préfectures et à la mairie de Toulouse , un

exemplaire d air avis ministériel sur lequel se trouve relatée la

situaiiai ac: t.fie de i.a ;upudstion des créances provenant des

dépenses arriérées de; exercices 18oi à i815 inclnsivenrent

qui eu cuuségn(nce ils peuvent , s `ILS le jugent utile à leurs inté-

rets , se rendre d:,ii le.; lieu,, indiqués ci-dessus où il lette eux

scia. donné couruat:uicatioa.

(

A VENDRE , un immeuble situé dan; la commune de Tou-

louse , d uu revenir net (te -,5o,) francs quitte d iuipositions.

Ou donnera à l ace;téeeur toutes facilité - , on laissera entre

ses ru.ans la moitié d'i prix pour 6, 8 , ou 10 :ms. On consentira

a garder plusieurs années du revenu pour valoir sur le prix de

la vente , on prendre même en paiement un petit domaine à

portée de la ville.

Eulin, on assurera à l'acquéreur l'intérêt de ses capitaux à 6

pour cent.

S'adresser à M.e Duclos, notaire royal , rue Saint-Rome ,

n.° lo.

NOUVEAUTÉS.

- Plan figuratif de la Chambre des députés pour la session

de 18ao à muai , dollar tut avec exactitude les nones et les places

des mcmbres qui la Composent ; on y a joint deux hstes : la

ppremière contient les nom.; de MM. les Députés et le n:utlero

de l a place que chacun d'eux occupe dans la salle ; la detixiènre

présente les departeureus également par ordre alphabétique avec

les nouai des iii,-mbres qu ils ont nommés. 1 1'. 2J C.

- Carte générale de l'Italie, par Delamarche , successeur de

Vaugondy. -1811. -Prix 2 IrauGj. a

Se trouvent chez F. Vil uiseux , imprimeur-libraire , rue St

Roule, n. 46.

EI-'FETS PUBLICS. - Paris, 17 mars 1821.

Cinq pour cent consolidés , jouissance du 22 mars 1811.

78 fi-. 8o c.

Action de la Basique de France , jouissance dit ter janvier. 1821.

1:190 fi'. 00 C.

ltlarché du 2 t mars 1821.

Blé l'hectolitre.... 17 f. 41 e. Avoine ..... og f. 57 C.

ïrleteil oo I. oo c. Fèves . . . . . . . 00 ni) c

Seigle . 1 r t. 5o e. 1Liricots . .. .. 15 1. 71 C.

Tvulvtue, F. V1EUSbEU$ Rue 5.1-Rotue, A.e 46.

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