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enfant - unesdoc - Unesco

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6.

!zX4w4%,

Directeur Général de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance (AMADE), Monaco

Représentant Son Altesse Royale la Princesse Caroline de Hanouvre

dzzx&zwL * Y

Fondatrice et Présidente de la Fondation pour l'Enfant et la Famille, Athènes

dzrmdmw- ú4&

Fondatrice et Présidente de la Fondation Lotus Blanc, Genève

d+$&hmw&-P&P+

Directrice de la Fondation pour l'Enfance, Paris

dzrmdmw-edB+

Porte-parole de l'Association la Voix de l'Enfant, Paris

. . . . . . 111


. . . . m . . . . .

IV

I

nternet ainsi que toutes les nouvelles

formes de diffusion électronique d’information

et de connaissance sont indiscutablement

des médias intera6 très puissants

permettant l’enrichissement culturel et éducad

C’est une forme de progrès personnel.

Internet pourra également élever l’individu,

donner le pouvoir aux sociétés et même

devenir le centre d’affaires et d’entreprises

très profitables.

Comme toute autre technologie de commu-

nication, Internet n’est qu’un moyen, un

support. Malgré ses avantages créatifs,

Internet peut aussi avoir un effet désastreux

sur la vie de nos jeunes enfants. I1 peut les

exposer à des images illégales de pornographie

impliquant des enfants, et servir de base aux

réseaux du trafic très lucratif que représente

la pornographie. L‘exposition répétée aux

récits et images pédophiles peut laisser penser

aux enfants et à l’opinion publique qu’il n’y

a rien de mal dans la sexualité impliquant les

enfants quel que soit leur âge, qu’il n’y a rien

d’illégal ou de dangereux dans l’abus sexuel

des enfants ou dans la présentation d’images

pornographiques ou pédophiles sur Internet.

La plupart de ces sites pédophiles tentent de

démontrer la ‘normalité’ et ‘l’acceptabilité’

de leur comportement pervers par leur

simple présence sur Internet qui est accessible

à tous.

La réunion d’experts de l’UNESCO sur

l’abus sexuel des enfants, la pornographie

impliquant des enfants et la pédophilie sur

Internet a été organisée suite aux rapports de

l’opération Cathédrale. Cette opération de

police conduite par Interpol et simultanément

lancée dans six pays la nuit du 2 septembre

1998 a démontré l’ampleur des réseaux et

permis d‘évaluer le trafic d’images illégales :

une des sources détenant 48 gigabytes, une

autre plus d‘un million d‘images illégales.

Une organisation non gouvernementale aux

USA Sirme qu’il y a au moins 2 1 .O00 sites

pédophiles accessibles sous divers noms, certains

d’entre eux anodins et attractifs comme ‘free

spirits’ (esprits libres) ou ‘boy lovers’ (amou-

reux des garçons). Mais il sufit d‘un seul site

pour pervertir un enfant. Bien qu’il soit un

accélérateur de consommation, Internet ne

doit pas ‘consommer‘ nos enfants.

En organisant la réunion d‘experts le 18- 19

janvier 1999 à son siège de Paris, L‘UNESCO

souhaitait rassembler les travaux réalisés par

les agences spéciales des Nations Unies, les

organisations gouvernementales et non

gouvernementales, les fondations, les forces

de police et judiciaires, les psychologues et

les médias. I1 était nécessaire et urgent de

mobiliser tous les acteurs et leurs moyens

d’action dans le combat contre la pornographie

impliquant des enfants et la pédophilie sur

Internet : l’industrie de la communication,

les écoles, les familles et parlements. Les

participants ont évalué les ressources sur les-

quelles ils pouvaient compter, et décrit les

travaux nécessitant encore des experts et des

fonds. Les informations ont été tirées des

rapports existants, des sites web alimentés


par les groupes de défense des droits de

l'entant, et par les résultats des travaux entrepris

par les ONG depuis la conférence mondiale

de Stockholm en 1996 sur l'exploitation

sexuelle et commerciale des edànts et la réunion

d'experts sur la pornographie impliquant des

enfãnts sur Internet de Lyon en 1997.

I1 fut encourageant de constater combien

l'Organisation internationale du travail,

l'organisation mondiale du tourisme, la

Commission européenne et le Conseil de

l'Europe aidés par différentes ONG se sont

démenées pour protéger les enfants du trafic

et de la vente sexuels, des différentes formes

de prostitution, du tourisme sexuel et de la

production de matériel pornographique.

Certaines de ces institutions ont aussi

travaillé pour renforcer les instruments inter-

nationaux dans ce domaine, en particulier la

Déchation Universelle des Droits de l'Homme

et la Convention des Nations Unies relative

aux Droits de l'Enfant. Quoiqu'ii en soit, il a

été très clairement confirmé que rendre

Internet sûr pour les enfants ne passait pas

par la voie de la censure.

Le fait que les crimes commis sur Internet ne

soient pas limités par les frontières nationales

rend ineficaces et obsolètes les lois conven-

tionnelles et nationales sur l'abus sexuel et la

pornographie impliquant des enfants. La

majorité des législations nationales concernant

la pornographie impliquant des enfants est

basée principalement si ce n'est exclusive-

ment sur la possession d'images imprimées

avec un véritable enfant comme modèle. La

majorité des lois n'ont pas encore pris en

compte la dgdisation des images, 'morphing,

et possession de matériel pornographique

sur n'importe quel support audiovisuel. Les

forces de police sont handicapées du fait que

très peu de services judiciaires à travers le

monde sont aussi bien équipés technique-

ment que les producteurs de pornographie et

les cybercriminels.

L'exclusion, l'injustice sociale, la pauvreté et

le non-respect des droits de l'enfant sont

souvent le contexte social dans lequel ces

crimes sont perpétrés. I1 est probablement

nécessaire d'élargir notre champ de vision et

de chercher des solutions non par une culture

de la force, mais par une culture de la paix,

le respect des droits de l'homme, la démocratie

et l'éthique. Pour combattre la pauvreté et

l'exclusion qui forment le contexte dans

lequel l'exploitation sexuelle des enfants sévit

sous toutes formes, des décisions politiques

majeures doivent être prises au plus haut

niveau des Etats, et accompagnées de I'allo-

cation d'un financement sérieux. L'aide

humanitaire seule ne résoudra pas le problème.

De nouvelles solutions doivent être imaginées

et de nouvelles énergies doivent être

déployées .

La réunion d'experts a permis d'attirer

l'attention sur la complexité et la croissance

permanente de l'abus sexuel des enfants, la

pornographie impliquant des enfants et la

pédophilie sur Internet, et sur le besoin

d'une offensive globale sur tous les fronts :

société civile, législation, industrie. Dans ce

combat nous avons atteint un nouveau seuil.

I1 est bien dair que devant ces nouvelles données,

des outils internationaux sont nécessaires

ainsi qu'une meilleure coordination interna-

tionale tant horizontale que verticale. I1 est

donc primordial de mettre en place des

accords d'extradition et d'extraterritorialité


. . . . . .

VI

, PREFACE,

et une coopération sans frontières pour faire

respecter les lois ; toutes les informations

surtout en ce qui concerne la quantification

et la qualification des problèmes doivent être

partagées et rendues facilement accessibles

au public ; les enfants mais aussi les parents

et les enseignants doivent avoir accès à des

services d'aide et des hotlines. Les fournisseurs

d'accès à Internet doivent aussi mettre en

place une auto-régulation plus musclée.

La question du pédophile lui-même a été

soulevée par le rapporteur spécial de l'ONU,

par certaines NGO ainsi que par des individus.

Tant qu'elle n'a pas été pas résolue, l'abus

sexuel des enfants et la pornographie impli-

quant des enfants ne cessera pas. Ce sujet

n'ayant pas été traité en profondeur, il pourra

taire l'objet d'une autre réunion de travail.

La principale préoccupation de l'UNESCO

se porte sur les jeunes enfants d'aujourd'hui

qui sont au carrefour de la vie où l'éducation,

la culture, la tolérance et la paix devraient

leur permettre de créer leur place dans la

société, et non les laisser en proie au trafic de

la prostitution et autres formes d'abus sexuel.

Ces enfants devraient être dans les écoles que

l'UNESCO et ses Etats membres soutiennent

et pour lesquelles l'Organisation souhaite

apporter les dernières ressources techniques

en matière d'éducation de science et de culture.

Les esprits de nos enfants sont le sol fertile

pour la paix de la prochaine génération.

Celui qui détruit nos enfants détruit l'avenir

de notre société.

Tout en protégeant nos enfants des dangers

d'Internet, il est aussi important de distin-

guer et punir les vrais criminels sans attaquer

les outils que sont les nouvelles technologies

de communication et d'information, l'envi-

ronnement créatif qui nous permet de trans-

férer culture et éducation, mais aussi mal-

heureusement la pornographie impliquant

des enfants et la pédophilie. L'UNESCO a

une mission éthique qui est d'encourager la

libre circulation des idées par le mot et par

l'image, et de promouvoir la difision plus

large et mieux équilibrée de l'information

sans aucune entrave à la liberté d'expression.

Le meilleur moyen d'assurer la liberté est de

donner davantage de liberté. Le seul moyen

de garantir la démocratie est de donner

davantage de démocratie.

Ce rapport est le fruit du travail de plus de

400 experts et spécialistes qui ont participé à

cette réunion. I1 reflète les expériences et

réflexions d'avocats et de spécialistes de la

protection de l'enfance, certains d'entre eux

s'étant consacrés à cette tâche pendant plus

de trente ans. Le résultat de cette réunion est

la rédaction d'une Déclaration et d'un Plan

d'Action mis au point par tous les participants,

chacun dans son expertise, et rédigé par le

Rapporteur. Alors que la plupart des actions

sont confiées à l'UNESCO, le plan d'action

propose que tous les intervenants agissent de

concert.

Pendant les deux jours de la réunion, beaucoup

ont parlé des chaînes du silence entourant le

sujet de l'abus sexuel des enfants : le silence

des enfants, le silence des coupables, le silence

des cours de justices et de la justice elle-

même, le silence des psychologues et des

psychiatres. Le rapport de cette réunion et la

difision de sa Déclaration et de son Plan

d'Action sont un premier pas pour rompre

ces chaînes du silence.


CONVENTION RELATIVE

AUX DROITS DE L’ENFANT

I d t i c l e 34 I

Exploitation sexuelle

L‘Etat doit protéger Iénfnt contre

la violence et Iéxploitation smeLle,

y compris la prostitution et la

pamèipation à toute production

pornographique.

“Les États parties s’engagent à protéger I’enfmt contre toutes les

formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle. A cette fin,

les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées

sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :

(a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se

livrer à une activité sexuelle illégale ;

(b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de

prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ;

(c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la

production de spectacles ou de matériel à caractère

pornographique.”

. . . . . . . .

VI I


n

.

VIII

I

d e s mutìères

I. .-%eduction 1

......................................................................

II. Ance d’ouverture 2

......................................................................

III. Qganisation du travail 8

......................................................................

IV. gemière séance : ïexpioitation sexuelle

des enfants et la pédophilie

....................................................................

V. GBuxième séance :

La pornographie impliquant des enfants

et la pédophilie sur Internet 14

......................................................................

VI. Bpport des groupes de travail 18

......................................................................

VII. &option de la Déclaration

et Plan d’Action 24

......................................................................

WII. 3& ance de clôture 25

......................................................................

Bclaration et Plan d’Action 27

Ate des Participants 31

......................................................................

I

8


RAPPORT FINAL

REUNION D’EXPERTS SUR : L‘EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS,

PORNOGRAPHIE IMPLIQUANT DES ENFANTS ET PEDOPHILIE SUR INTERNET :

UN DEFI INTERNATIONAL

UNESCO, PARIS, SALLE II, 18-19 JANVIER 1999

1

...........

2

...........

A l’écoute des voix qui se sont élevées de presque tous les horizons

du monde pour réclamer des mesures contre la violence et la

perversité qui s’exercent envers des enfants, le Directeur Général de

l’UNESCO a proposé en 1998 d’organiser une réunion rassem-

blant des organisations non gouvernementales, des personnalités,

des institutions et des spécialistes engagés dans la lutte contre la

pédophilie, la pornographie impliquant des enfants et la prostitu-

tion des enfants dans les médias et sur Internet, avec pour but de

formuler un plan d‘action mondial contre ces crimes. “Les auto-

routes de l’information véhiculent le meilleur et le pire”, a-t-il dit en

annonçant ce forum. “La pornographie impliquant des enfants et

la pédophilie s’y sont retranchées ; nous devons les en déloger.

L‘UNESCO s’emploie à faire prévaloir la libre circulation des idées

par le mot et par l’image et défend en toute occasion la liberté

d‘expression. Mais nous ne saurions tolérer que la pédophilie, la

pornographie impliquant des enfants et la prostitution des enfants

pervertissent ces routes de la liberté.” C’est ainsi que les 18 et 19

janvier 1999, l’UNESCO a tenu une réunion d’experts à son

siège, à Paris. Conscient de la menace croissante que font peser

partout sur les jeunes enfants des pédophiles qui utilisent Internet

pour promouvoir leurs causes, le Directeur Général de

l’UNESCO a mis en avant la nécessité d’ un plan d’action mondial

qui rassemblerait les moyens dont disposent les ONG, les

chercheurs, les médias, les groupements d’action civique, les spé-

cialistes des soins aux enfants et de la protection de l’enfance afin

de constituer une force unifiée vouée à combattre la pornographie

impliquant des enfants et la pédophilie sur Internet.

La réunion prend en compte les moyens déjà en place, tels que

les rapports et les sites web administrés par des groupes qui se

sont constitués pour défendre les enfants et lutter contre la

pornographie, et incite ces groupes à travailler de concert dans

le cadre d‘un réseau bien structuré. La réunion fait suite à la

publication, l’an dernier, de “1’Etude mondiale de l’UNESCO

sur la violence dans les médias” et explore dans l’esprit du

programme Info-éthique les aspects éthiques, juridiques et

sociaux des nouvelles technologies de l’information. Son ambi-

tion est de contribuer à la mise en place d’une stratégie globale

de mise en alerte de l’opinion et d’intervention sur les fronts

juridiques et politiques pour combattre ce fléau.

m . . . . . . .

1


. .. . . . m . . . . . .

2

. .

. .

I &ANCE D’OUVERTURE,

3 Plus de 200 représentants des organisations de soins aux enfants et de

protection de l’enfànce, 20 représentants de services de police, notamment

d’Interpol et de Scoltland Yard, 40 représentants &Etats membres, 157

journalistes, enseignants, étudiants, juristes et psychologues cliniciens

étaient présents. Ouvrant la réunion, le Directeur Général de

l’UNESCO, M. Federico Mayor, a souhaité la bienvenue aux participants

relevant qu’une si large participation de partenaires appartenant aux

gouvernements, aux ONG, à la recherche, aux polices, aux médias et

à la protection de l’enfance témoignait de la préoccupation que suscite dans

le monde entier le problème de la présence sur Internet d’activités de

pornographie impliquant des enfänts et de pédophilie. I1 a indiqué que

l’UNESCO a pris position sans équivoque, dans les résolutions de sa

Conférence générale, au service de la promotion de la liberté d‘expression

dans le monde. Cela étant, c‘est au nom de la mission éthique qui lui

incombe au sein du système des Nations Unies qu’elle affirme sa volonté de

combattre la pédophilie sur Internet.

4 Se référant à l’UNESCO comme la maison de la paix, de la tolérance

et de la non-violence, il a souligné que l’exploitation sexuelle des

. enfants par le biais des médias électroniques appellait à une intervention

internationale. Car les bienfaits culturels et éducatifs d’Internet et les

services qu’on y trouve sont souillés à des fins d’entreprises criminelles

qui font fi des frontières ; des crimes sont ainsi commis en toute liberté,

sans laisser trace de l’identité de leurs auteurs et sans qu’il soit possible

de s’y opposer. “La cybercriminalité défie les notions juridiques classiques

qui s’inscrivent dans le cadre de la nation ou de l’Etat, parce qu‘elle est

sans frontière et n’en reconnaît aucune. Aujourd’hui, nous avons

besoin d’outils transnationaux et d‘une coopération internationale.”

Le Directeur Général a déclaré que l’aide humanitaire ne saurait être

qu’une mesure palliative. Ce qu’il nous faut, a-t-il souligné, ce sont des

décisions politiques prises au plus haut niveau et des crédits budgétaires

alimentés par des fonds publics et des fonds privés.

5

...........

M. Mayor a invité instamment les participants à affiner les propositions

suivantes déjà formulées par certaines ONG : des mécanismes permettant

l’application d’accords transfi-ontaliers d’extradition et d’extraterritorialité ; les

modalités d’une coopération pour faire appliquer les lois interdisant l’exploitation

des enhts, la pornographie impliquant des enfants et la pédophilie ;

les recherches essentielles à entreprendre, notamment sur la quantification du

problème ; la publication des résultats de la recherche et les campagnes de


6

...........

sensibilisation et d’information du public, en

particulier à travers les réseaux existants ou

moyennant la création d’un service de veille

électronique ; la publication sur Internet de

manuels à l’usage des enfànts, des jeunes, des

parents et des enseignants ; le soutien à la

conception de moteurs de recherche à l’usage

des enfants et de sites éducadi et culturels inté-

ressants pour les e&ts. M. Mayor a conclu en

suggérant l’idée de créer un pupe international

de personnalités, composé de citoyens de

premier plan, en vue d’appuyer des actions

d’envergure contre le mauvais usage d’Internet

et pour le bénéfice des enfants. L‘intervention

de ces personnalités lui parakit, en effet,

propre à donner plus de retentissement aux

activités que recommandera la réunion. Le

Directeur Général a ensuite invité les chefi des

agences spécialisées des Nations Unies et les

invités spéciaux à s’exprimer à leur tour.

Prenant la parole, M. Michel Hansenne,

Directeur Général de l’organisation

Internationale du Travail, a applaudi l’initiative

de l’UNESCO. Son organisation, a-t-il dit,

est engagée dans un combat permanent

contre toutes les formes d’exploitation des

enfants, contre le travail des enfants, la prosti-

tution des enfants mais aussi la pornographie

impliquant des enfants qui est, à ses yeux, un

prolongement de la prostitution des enfants.

I1 a informé l’assemblée que son organisation

avait pris des dispositions en vue d’élaborer

une convention internationale devant per-

mettre aux Etats membres de protéger les

enfants contre la violation systématique de

leurs droits. M. Hansenne a souligné que les

Etats membres devraient avoir la volonté poli-

tique de combattre le travail et la prostitution

des enfants et il a appelé les Etats membres à

faire en sorte que toute initiative allant dans ce

sens reçoive les moyens de financement néces-

saires. II a conclu en disant que les pays qui

ratifieront la convention seront obligés

d‘interdire définitivement les pires violations

des droits de l’enfant, comme le travail forcé,

le travail servile, la vente et le trafic d‘enfants

et l’utilisation d’enfants prostitués pour les

besoins de la production de matériel porno-

graphique. Insistant sur l’importance de la

convention, qui doit en principe être adoptée

par la prochaine Conférence internationale

du travail, il a souligné qu’elle “amènera les

Etats, en consultation avec les organisations

intéressées, à prendre des mesures immédiates

pour protéger les enfants contre les pires

formes de travail. La future convention cible,

parmi les pires formes de travail, le travail

servile, la vente et le trafic d’enfants et l’di-

sation d’enfants pour la prostitution et la

production de matériel pornographique. Les

pays qui ratifieront cet instrument - et je crois

qu’ils seront très nombreux - seront dans

l’obligation d’interdire ces pratiques, de punir

leurs auteurs et de faire disparaître les

comportements de cette nature.”

M. Francisco Frangialli, Directeur Exécutif

de l’Organisation Mondiale du Tourisme,

s’est adressé à son tour à l’assistance. Si l’industrie

touristique est un accélérateur des

économies nationales, a-t-il dit, il est des

cas où elle a aussi favorisé un mal connu

sous le nom de tourisme sexuel. Et, ici et

là, cela a débouché sur la prostitution

d’enfants et la pornographie impliquant

des enfants. M. Frangialli a précisé que son

organisation avait été à l’avant-garde de la

lutte contre le tourisme sexuel depuis la fin

des années 80. L‘OMT a sollicité la collaboration

des offices nationaux du tourisme et celle

des polices nationales et internationales

pour renforcer la lutte contre la prostitution

des enfants, qui certes n’entre pas dans

les finalités de l’industrie touristique mais,

hélas, ternit son image. M. Frangialli a

formulé l’espoir de voir la réunion renforcer

la volonté de la communauté internationale

de combattre la pédophilie.

7

...........

m . . .. .

3

. . . . .


8

...........

9

Mme Judith Karp, Vice-présidente du

Comité des Nations Unies sur les Droits de

l’Enfant, a déclaré que l‘organisation des

Nations Unies s’emploie à lutter contre toutes

les formes de violation des droits des enfants.

Puis elle a invité tous les Etats membres qui

n’ont pas ratifié la Convention des Nations

Unies relative aux Droits de l’Enfant à le faire,

ajourant que la coopération internationale

dans la lutte contre toutes les formes de

perversité sur Internet serait vide de sens si la

Convention n’était pas ratifiée par tous les

Etats. Elle a insisté sur l’effet traumatisant de

l’avilissement sexuel sur ‘‘le développement

psychologique, physique et spirituel de

l’enfant‘‘ et a préconisé une approche

holistique du problème de l’exploitation des

enfants et de la pornographie impliquant des

enfants. Faisant référence au Groupe de tra-

vail sur les enfants et les médias, dans le cadre

du Comité international sur la Convention

des Nations Unies relative aux Droits de

l’Enfant, elle a dit que lors de sa réunion de

juin 1997 les membres avaient proposé 12

recommandations y compris des dispositions

visant à surveiller Internet et à assurer la

sécurité des enfants. Elle a annoncé la tenue

du prochain atelier sur les enfants et les

médias en septembre 1999 à Oslo.

Le Secrétaire Générai du Conseil de l’Europe,

M. Daniel Tarschys a souligné, dans son

........... message écrit et présenté par M. Thomas

Kattau, que “les droits des enfants sont des

droits de l’homme”. Evoquant la nécessité de

renforcer dans la communauté internationale

la volonté de défendre les enfants contre

l’exploitation, M. Tarschys a expliqué que

“les familles ne peuvent pas toujours donner

aux enfants la sécurité dont ils ont besoin”. II

a rappelé à tous que le Congrès mondial de

Stockholm avait invité les Etats participants à

établir dici à l’an 2000 des programmes et des

stratégies pour leurs pays respectifs. Le

Conseil de l’Europe travaille actuellement à

...... m .

4

une nouvelle convention relative à la cybercri-

minalité qui s’attache à mieux appréhender les

moyens de combattre les utilisations de la

nouvelle technologie de la communication

servant à commettre des méfaits contre des

enfants. Le Conseil a aussi mis sur pied un

programme d’action complet en faveur des

enfants. Pour terminer, il a assuré l’assemblée

qu’elle pouvait compter sur la coopération du

Conseil de l’Europe au même titre que celle

d‘autres partenaires présents.

Son Altesse Royale la Grande Duchesse

Héritiere Maria Teresa, Ambassadrice de

Bonnevolonté de l’UNESCO, s’est félicitée de

l’initiative de l’UNESCO. Eile a précisé qu’elle

ne parlait pas en sa qualité de Grande Duchesse

de Luxembourg mais à titre d’Ambassadrice de

Bonne Volonté de l’UNESCO et de mère de

cinq enfants. Eile a remercié le Directeur

Général du Bureau International du Travail

d’avoir parlé comme il l’avait fait de la situation

des enfants qui travaiilent, et de l’incidence de

ce facteur sur la prostitution des enfants et leur

exploitation. La pauvreté a jeté beaucoup de ces

enfants dans la rue en quête de travail et a pous-

sé de nombreuses familles à supporter le sort

indigne réservé à leurs enfants par leurs exploi-

teurs. A présent, “la protection de nos enfants

exige de nous un ‘bond qualitauf”. Eile a

déclaré que la conférence illustrait bien que le

problème que pose la pédophilie sur Internet

suscitait une prise de conscience croissante au

niveau international. Elle a ajouté qu’il s’agissait

d’un problème de dimension mondiale et que

tous les pays se devaient de coopérer pour &re

en sorte que la pédophilie ne détourne pas

Internet à des fins criminelles. Elle a précisé,

cependant, que dans leurs réflexions sur certe

question les participants ne devraient pas

oublier que la pauvreté accable encore la majo-

rité des enfants du monde et que dans de

nombreux cas elle pouvait être la condition

première de l’exploitation sexuelle des enfants.

10

’*****’**’*


11

...........

12

...........

“I1 faut protéger les enfants contre ceux qui

leur volent leur enfance”, a déclaré l’actrice

fiançaise Mme Carole Bouquet, Porte-parole

de La Voix de l’Enfant, fédération de 51

associations de protection de l’enfance dans

quelque 60 pays. Ele a insisté sur la nécessité

de la volonté politique et fait valoir que, faute

d’avoir une connaissance spécialisée du

domaine de l’exploitation des enfants, certains

officiers de justice renonçaient purement

et simplement à donner suite à des *res

qu’ils auraient dû traiter. On constate que la

justice préfère le silence à une révélation qui

risque de provoquer un scandale. En ce sens,

la justice favorise l’agresseur plutôt que la

victime. Mme Bouquet a déclaré que son

association était prête à s’unir à l’UNESCO et

à toutes les organisations intéressées pour

lutter contre l’exploitation des enfants. “Une

société qui ne prend pas soin de ses enfants n’a

aucun avenir”, a-t-elle conclu.

Donnant lecture d’un message de Son Altesse

Royale la Princesse Caroline de Hanouvre,

M. Jaques Danois, Directeur Générai de

l’Association Mondiale des Amis des Enfants,

a déclaré que le problème de l’exploitation

sexuelle des enfants à l’ère des nouvelles tech-

nologies lance un défi majeur à la communauté

internationale. I1 a appelé toutes les nations

du monde à collaborer dans la lutte contre ce

fléau et a décrié une éventuelle capitulation de

notre civilisation au profit de ceux qui sont

décidés à s’engager dans la pédophilie pour le

plaisir ou pour l’argent. I1 a en outre précisé

que la responsabilité est le mot crucial.

La société doit en effet accepter de porter la

responsabilité du bien-être de ses enfants. On

devrait faire respecter sans équivoque toutes

les lois qui cherchent à punir les crimes

perpétrés contre les enfants. Une collabora-

tion internationale pour la lutte contre la

pédophilie n‘aurait de sens que si tous les pays

s’étaient engagés à assurer l’application de la

loi et étaient prêts à donner à leurs agences

chargées de la mise en application de ces lois

des budgets suffisamment sérieux pour l’équi-

pement et la formation. C‘est un problème

qui tient à cœur à la princesse Caroline et fut

une préoccupation majeure de sa mère, la

regrettée Princesse Grace, qui fonda dans les

années 60 l’Association Mondiale des Amis

des Enfants et fut la première à pousser un cri

d’alarme à propos des crimes commis contre

des enfants dans l’audiovisuel. “Il est maheu-

reux de constater”, a écrit la Princesse dans

son message “ce que nous montre le drame de

la pédophilie et de la prostitution des enhts :

en dépit de tous les progrès accomplis par la

société moderne, beaucoup d’enfants dans ce

monde sont encore victimes de la folie de

l’homme. L‘utilisation criminelle &Internet

aux dépens des enfants en fait doublement

des victimes ; une première fois lorsqu’ils

subissent effxtivement des sévices, une seconde

fois lorsque ces sévices sont donnés en spec-

tacle à des milliers voire des millions de gens,

et cela à jamais, sur l’écran. La technologie de

l’information doit nous servir à éduquer et

protéger nos enfants, pas à les livrer à des

criminels dégénérés.”

Mme Marie-Paule Poilpot, Directrice de la

Fondation pour l’Enfance, a observé qu’en

France de plus en plus de particuliers sont

reliés à Internet et que France Télécom

prévoit que 90% des foyers le seront dans les

dix prochaines années, ce qui signifie que de

plus en plus de familles françaises seront expo-

sées aux dangers que présente la pédophilie

sur Internet. Elle s’est déclarée intriguée par le

silence surprenant régnant en France sur la

question de la pédophilie en général et de la

pédophilie sur Internet en particulier. Elle a

noté que les problèmes que pose la pédophilie

existent en France comme dans tous les autres

pays du monde, c’est pourquoi il importe que

le monde entier s’unisse pour combattre ceux

qui sont prêts à démiire les enfànts et leur avenir.

Elle a déclaré que les enfants comptent sur

13

--*-******-

m . . . 5

. . . . .


l’action des adultes pour les défendre et que la

société ne peut donc pas demeurer indifférente

au problème de la pédophilie. Un résultat que

pourrait avoir cette réunion serait de consti-

tuer un groupe international de conseil pour

les questions concernant Internet.

14 Mme Homayra Sellier, membre du Conseil

de l’International Health Awareness Network

...........

(IHAN), Fondatrice et Directrice de la

Fondation Lotus Blanc (Suisse), a insisté sur le

besoin d’en finir avec le silence qui entoure

trop souvent le sujet de l’abus de l’enfant. Elle

a souligné la nécessité d’engager toutes les

mères dans le combat pour les enfants et a

déclaré son intention de s’unir à d’autres associations

de mères dans d’autres pays pour

prêter main forte aux enfants. Nous devons,

en tant qu’êtres humains, décider de construire

un monde meilleur ; une fois cette décision

prise, tout deviendra possible. “Nous pouvons

servir l’humanité ou la détruire”, a-t-elle dit.

“Mais ce qui détruit nos enfants nous détruit

aussi.”

15 Mme Marianna V; Varciinoyannis, Présidente

de la Fondation pour l’Enfant et la Famille

d’Athènes (Grèce), a déclaré que les progrès

de la technologie ont mis entre nos mains un

précieux outil de civilisation, nous menant

dans un monde sans fiontières, où la mondialisation

est en train de nous imposer une

culture universelle. En même temps, le mal,

sous toutes ses formes et dans toutes ses expressions,

se mondialise lui aussi dans l’instant.

C‘est pourquoi l’intervention de l’UNESCO

dans les problèmes internationaux est opportune:

elle offre la possibilité d’analyser ce

problème qui stigmatise cette fin de siècle ;

elle peut être décisive pour la restauration de

notre société et la promotion d’une nouvelle

doctrine morale. Nous devons protéger

Internet en tant que symbole dune culture en

voie de mondialisation où le respect de la

liberté d’expression est proportionnel à celui

...........

m

. . . . . . . . . . 6

de la dignité humaine. Elle a affirmé sa foi

dans le rôle du nouveau citoyen, et tout parti-

culièrement des mères, comme premier

dispensateur d‘instruction et de conscience.

Mme Vardinoyannis a dénoncé le déclin des

valeurs morales dans les sociétés contempo-

raines et préconisé une action régionale asso-

ciant les pays des Balkans et de la

Méditerranée pour lutter contre l’exploitation

des enfants et la pornographie sur Internet.

Eile a proposé pour sa région l’organisation

d’un important atelier de sensibilisation

Mme Ofelia calcetas-Santos, Rapporteur

Spécial des Nations Unies sur la Vente des

Enfants, la Prostitution des Enfants et la

Pornographie Impliquant des Entant~, a dit

que pas grand chose n’avait été fait jusqu’ici

pour mettre un fiein à l’exploitation sexuelle

des entants et exhorté les participants à se rappeler

que “derrière chaque image pornographique

il y a un entant”. Eile a dénoncé les pratiques

brutales des pornographes qui abusent

des entants et prédit l’échec des efforts internationaux

pour circonscrire cette criminalité s’ils

n’intégraient pas à leur champ d’intervention

les fabricants de matériel informatique, les

fournisseurs de logiciels, les prestataires de services

et les fournisseurs de contenu. Dans son

exposé, Mme Ofelia Calcetas-Santos s’est attachée

plus particulièrement à quelques-unes des

causes qui lui paraissaient mériter l’attention de

la communauté internationale, notamment la

violence domestique, et l’abus des drogues et

des jeux de hasard, qui font l’une et l’autre de

gros dégâts dans le psychisme des enfants. Elle

a en outre reconnu qu’il est difficile de rééduquer

les pédophiles, surtout ceux dont le comportement

a un caractere compulsX Eile a

avancé que bon nombre de ceux qui produisent,

émettent etíou visionnent du matériel

pornographique impliquant des entants sont

des pédophiles et qu’Internet joue un rôle

majeur dans la diffusion de la pornographie

impliquant des enfants et celle de l’activité

16

***-**--**-


17

...........

pédophile. Si la valeur d'Internet comme outil

pédagogique est désormais incontestable,

cette même technologie crée une des menaces

les plus graves qui soient avec la production et

la difision du matériel pornographique

impliquant des enfants.

Des enquêtes spéciales réalisées par des admi-

nistrateurs en réseau donnent à penser que

les sites pornographiques sont parmi les plus

fréquemment visités des sites Internet, même

s'il n'est pas toujours facile d'établir les pour-

centages correspondants. Mme Calcetas-

Santos a rappelé que les pornographes et

autres agents d'exploitation sexuelle sont

experts dans l'art d'élaborer des dispositifs de

protection de leurs activités et dans les

méthodes de cryptage. Elle a révélé que la

pornographie impliquant des enfants sert

aussi actuellement de moyen d'échange avec

d'autres exploiteurs sur les marchés du sexe

publics et privés. Ces nouveautés intervenues

dans le cyberespace ont pour effet de rendre

pratiquement inopérante la législation qui

s'applique actuellement à la pornographie

impliquant des enfants. Quelques-unes des

graves dificultés du combat à mener contre

les contenus illégaux et nocifs sur Internet

sont : la diversité des normes culturelles et

morales ; la disparité des lois nationales

définissant ce qui constitue la pornographie,

ce qu'est un enfant, de quelle juridiction

dépend telle ou telle affaire et qui est légale-

ment responsable de ce qui s'affiche sur

Internet.

En conclusion, Mme Calcetas-Santos a

évoqué l'annonce faite par Disney et Time

Warner de la création de services de 'listes

blanches', modalités d'inscription sur

Internet qui donnent accès non pas à

l'ensemble du réseau, mais aux seules parties

qui ont été approuvées. Elle a cité également

la loi sur la responsabilité de l'affichage

électronique en Suède, l'expérimentation en

Hollande et au Danemark de la mise en

service d'un numéro vert pour la

pornographie impliquant des enfants sur

Internet, le code de déontologie de I'austra-

lien Boadcasting Authority établi par l'indus-

trie privée pour l'imposer à la branche infor-

matique, y compris aux fabricants de

matériels et de logiciels tenus d'assumer leurs

responsabilités en fixant des codes de

conduite tant pour les fournisseurs d'accès

que pour les fournisseurs de contenus.

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...........

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. . . . . . . . . . .

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8

ORGANISATION

I DU TRAVAIL I

19 Le Sous-directeur Générai de l’UNESCO pour la Communication,

l’Information et l’Informatique, M.Henrikas Yushkiavitshus, a ensuite expliqué

à l’assemblée qu’il convenait de désigner des animateurs compétents pour diriger

les débats. Après consultation avec plusieurs ONG, les personnalités

suivantes ont été proposées : le Juge Andrée Ruffo, Présidente du Bureau

International des Droits des Enfants, comme Président ; Professeur Viti

Muntarbhorn, ancien Rapporteur Spécial des Nations Unies, juriste et défenseur

de cause des enfants, comme modérateur de la première séance ; Dr Verena

Metze-Mangold, Vice-présidente de la Commission Nationale Allemande pour

l’UNESCO, chercheur et producteur de médias, comme modérateur de la

deuxième séance ; Mme Muireann O Briain, Directrice d’ECPAT International

à Bangkok, comme modérateur du Groupe de travail I ; Monsieur Pierre Dionne,

Directeur Général du Bureau International des Droits des Enfants, comme modérateur

du Groupe de travail II ; Professeur Jo Groebel, Université d’Utrecht, comme

modérateur du Groupe de travail III ; enfin Monsieur Aidan White, Secrétaire

Général de la Fédération Internationale des Journalistes, comme Rapporteur.

...........

%EMII?RE SEANCE : l’exploitation

1

I sexuelle des enfants et lapédopbilie I

Theme I :

Le contexte famiLial social et économique : origines, causes, prévention et réadaptation

20

...........

La Présidente, le Juge Andrée Ruffo, a ouvert la première séance de travail, sur

le thème I. Le modérateur, le Pr Viti Muntarbhorn, a donné la parole au

Dr Patrice Dunaigre, pédo-psychiatre fiançais, qui a traité cinq grandes questions :

l’acte pédophile, les conduites et les comportements pédophiles, la personnalité

et le traitement du pédophile, et les types de liens entre un enfant et un pédo-

phile. I1 a souligné que le tabou de l’inceste, en tant que fait psychologique,

donne lieu à de multiples discours, codes et interdictions, comprenant celle des

relations sexuelles entre les adultes et les enfants impubères. D’où la coexistence

dans l’être humain de deux types de réalité en matière d’inceste : la réalité

extérieure, qui maintient le tabou de l’inceste comme loi intransgressible, et une

réalité psychologique, dans laquelle rien n’est interdit au niveau des fantasmes.

II a indiqué que, bien qu’elle ait toujours existé, la pédophilie n’a en fait jamais

été institutionnalisée ou mise en mots, c’est-à-dire qu’elle n’a jamais été considérée

comme admissible aux fins de la réglementation des relations entre le domaine

social et le domaine sexuel. Et selon lui, le ton souvent employé dans les médias

lorsqu’ils traitent le sujet de l’exploitation sexuelle des enfants contribue au silence

et aux stéréotypes de rigueur, et cela aboutit à réduire l’enfant au rang de

créature inconsistante et irresponsable, simple objet de pouvoir ou de désir, au

lieu de rechercher son intérêt supérieur. Le Dr Dunaigre a relevé que, comme en

général l’enfant ne parle pas, les médias se chargent de parler à sa place.


21

...........

22

.. . .. .....

2 3

...........

Dans sa description des comportements

pédophiles, l'orateur a insisté sur le fait qu'une

analyse attentive des scénarios de la pédophilie

fournit des informations utiles aux fins de la

prévention. Sachant que le pédophile prend

en compte des facteurs comme la présence ou

l'absence de témoins potentiels ou la dénon-

ciation par l'enfant, le signalement à la police

permet aux agents de prévention de disposer

d'informations relativement fiables sur les

stratégies employées par les pédophiles. On

n'a cependant encore qu'une connaissance

fragmentaire de la personnalité du pédophile.

De nombreux facteurs entrent en jeu dans la

formation de la personnalité de chaque pédo-

phile, ce qui se traduit par des profils cliniques

extrêmement con trastés.

En conclusion, le Dr Dunaigre a recommandé

que l'UNESCO prenne l'initiative de

commencer à briser le mur du silence entre le

pédophile et l'enfant, entre les chercheurs et

les agents de la protection de l'enfance, les

médias et le public, car ce mur de silence est

celui à l'abri duquel la pédophilie trouve un

terrain propice à sa perpétuation.

Analysant les origines et les caw économiques

et sociaies de l'exploitation sexuelle des enfants

au Brésil, Mme Hélia Barbosa a indiqué que

quarante dons d'enfants et d'adolescents,

dont on ne s'occupe pas ou qui ne peuvent

compter que sur eux-mêmes pour survivre dans

les banlieues des grandes villes ou dans les

régions ruraies, échangent des hveurs sexuelles

contre le gîte et le couvert. Dans les régions

extrêmement pauvres, des filles sont parfois

vendues par leur propre fimille pour servir dans

des zones de forte concentration masculine

comme les mines ou les chantiers de construc-

tion. Les mauvais traitements et la misère, les

traumatismes physiques et psychologiques sont

souvent le lot des employés de maison. La toxi-

comanie va de pair avec l'exploitation sexuelle.

On peut aussi imputer la recherche de parte-

naires de plus en plus jeunes à la crainte de

contracter le SIDA. Tout cela contribue à l'essor

du commerce du sexe. Mme Barbosa a sodgné

que l'exploitation sexuelle des enfants est aussi

renforcée par un manque d'engagement de la

part de l'Eut. Au Brésil, l'interprétation de la

législation favorise le fournisseur de service sur

Internet. Jusqu'ici, il n'existe aucun moyen de

punir l'exploitation sexuelle. Tout cela indique

la nécessité d'un changement dans la conscien-

ce d'un grand nombre de gens afin d'établir une

cuiture du respect de l'enfant et de l'adolescent.

Le Dr Philista Onyango, Présidente du

Réseau Africain pour la Prévention des Abus

et Négligences envers les Enfhts (ANPPCAN),

a placé le problème dans l'optique de la fàmille

et de la communauté. Du point de vue histo-

rique, une étude réalisée en 1985 a indiqué

que le travail des enfants était monnaie

courante dans tout le pays, que les enfants

employés à des tâches domestiques n'étaient

pas seulement exploités physiquement mais

parfois aussi molestés sexuellement. Elle a

montré que les enfants qui travaillent comme

domestiques dans des families sont souvent

réduits à l'esclavage pur et simple. Beaucoup

de parents estiment que la seule possibilité

qu'ils aient d'échapper à la pauvreté est de

sacrifier les études primaires de leurs enfants,

pour lesquels ils sont incapables d'acheter

même un uniforme d'école. C'était aussi en

1985 que la première conférence africaine sur

l'exploitation des enfants fut organisée à

Nairobi ; 16 pays y étaient représentés. Un an

plus tard, une autre réunion sur toutes les

formes d'exploitation des enfants fut organisée

au Nigeria avec des participants encore plus

nombreux. II est dès lors apparu urgent de

créer un réseau africain pour la prévention des

mauvais traitements et négligences envers les

enfants. Une autre étude entreprise au Kenya

en 1991 a révélé que 300.000 enfants d'âge

scolaire n'allaient pas à l'école. Avec tant

d'enfants soustraits au madage du système édu-

catX les situations dans lesquelles des enfants

sont victimes d'exploitation et d'abus sexuels ne

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...........

. rn . . . . . . .

9


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...........

rn

10

cessent de se multiplier. Le Dr Onyango a

souligné que, dans l'exercice de son rôle de

défense des enfànts, l'ANPPCAN avait engagé

des études importantes et des activités de

recherche sur les enfants des rues, la violence

à l'encontre les enfànts, les enfants handicapés

et les abus dont ils sont victimes, les enfants et

la justice pénale et les conflits et les enfànts.

L'ANPPCAN a organisé une série d'ateliers

sous-régionaux en vue de développer et

d'exploiter les ressources de la collectivité pour

la protection des droits des enfants et l'éduca-

tion du public au sujet du travail des enfants.

Dans son exposé, Mme M amn Senevirame

(Présidente, Protecting the Environment and

Children Everywhere ou PEACE, Sri Lanka)

a brossé le tableau historique des origines du

problème de l'exploitation sexuelle des

enfants et de ses rapports avec le développe-

ment, voulu par les pouvoirs publics, d'un

tourisme débouchant souvent sur une exploi-

tation sexuelle des enfants à des fins commer-

ciales. Eile a également précisé que l'année

1980 apparaît comme le moment critique à

partir duquel certaines idées préconçues selon

lesquelles cette industrie (le tourisme) pourrait

avoir une incidence néfaste sur la culture

sociale du pays ont été battues en brèche. La

parution du rapport de Tim Bond sur

l'exploitation sexuelle des enfants par des

pédophiles venus d'ailleurs et de quelques

autres documents aussi alarmants a provoqué

la mise en place du Comité d'étude de la

rédaction d'une législation appropriée.

L'oratrice a révélé quelques-uns des résultats

des recherches sur le profil des jeunes victimes

et sur le uafk d'enhts des régions rurales

vers les complexes touristiques.

L'étude des antécédents familiaux des enfants

victimes d'abus sexuels a montré qu'il arrive

souvent que des familles qui ont de piètres

valeurs morales et sociales génèrent des

comportements normalement inacceptables

et d'autres vices qui contribuent directement

ou indirectement à &re des enfants des proies

faciles. A cet égard, le travail de prévention et

les soins préventifi sont d'importance primor-

diale. En conclusion, Mme Seneviratne a réaf-

firmé que des lois ne sauraient suffire à elles

seules à freiner l'exploitation et les sévices

sexuels dont les enhts sont victimes à des

fins commerciales. Ce n'est pas qu'une fiaire

de crimes et de punitions. I1 y a aussi un gros

travail de recherche, de prévention et de

réadaptation à fäire en coopération avec tous

les membres de la société, et il hut en outre

obtenir le concours des pouvoirs publics pour

mettre en place et nourrir un tissu humain

attentif à la protection de l'enfance

Thhe II :

Lu lutte conm I'qhitation sexuelle des enfanna :

le rôle de la société civile

Mme Muireann O Briain, Directeur Exécutif

de I'ECPAT International a souligné que

l'abus sexuel des enfants est du en grande

partie à la pauvreté et à l'exclusion sociale. Eile

a décrit en détail le caractère et le comporte-

ment général de l'auteur d'abus sexuels sur

l'enfant. Mme O Briain a indiqué cependant

que les individus qui exploitent sexuellement

les enfants, ne constituent pas particulière-

ment un groupe homogène dans leur façon

d'opérer. Elle a proposé des actions visant à

combattre l'exploitation sexuelle des enfants,

appuyées sur un suivi actif de l'Agenda de

Stockholm et sur un travail en réseaux. Tout

cela pour développer les possibilités d'actions

conjointes, en vue de promouvoir l'application

de la législation extraterritoriale, de faciliter la

formation du personnel des services sociaux et

des unités en charge de la législation, des res-

ponsables de campagnes d'information et de

sensibilisation des parents et des enseignants,

et ainsi, disait le Représentant de l'ECPAT,

répondre globalement et d'une manière coor-

donnée aux fléaux de la pédophilie sur

Internet et de la pornographie impliquant les

enfants.

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..-..---.


2 8

...........

Mme Kimberley Svevo, Directeur Exécutif

de ia société Internationale pour ia Prévention

des Abus et Négligences envers les Enfants

(ISPCAN), a indiqué qu’un des principaux

obstacles à la compréhension du problème est

le manque de données sûres reiatives au nombre

d’enfànts signalés comme victimes d’exploita-

tion. Les définitions de la notion d’exploita-

tion abusive manquent encore de netteté et de

cohérence dans certains pays, et plus encore

d’un pays à l’autre ou d’une région à l’autre.

Le nombre d‘enfants maltraités ou négligés

atteint la cote d’alerte parce que les pouvoirs

publics ne sont pas animés de la ferme volonté

de remédier au problème. Mme Svevo a indiqué

que la prévention des mauvais traitements et

de la négligence envers les enfants reste un

domaine nouveau ; les démarches et les

méthodes appliquées sont encore conuover-

sées. Elle a préconisé la mise en œuvre d’efforts

coordonnés pour rassembler des informations

précises dans le monde entier sur l’ampleur

du problème des enfants maltraités, pays par

pays, sur la base d’une définition commune

de la notion d‘exploitation abusive ; l’élabora-

tion de principes directeurs et de matériels

d‘éducation et de formation appropriés étayés

par des recherches connexes, et l’identification

de “modèles de pratiques jugées les meilleures”

pour aider les décideurs et les professionnels

de la prévention des mauvais traitements et

négligences envers les enfants dans le monde

entier ; enfin eile a souhaité qu’on suive de

près et qu’on s’attache à influencer les législa-

tions et l’élaboration des politiques concer-

nant les enfants. A titre d’éléments importants

des stratégies de prévention, elle a émis l’idée

de monter des campagnes de sensibilisation

de l’opinion publique et des décideurs aux

problèmes liés aux mauvais traitements et à la

négligence envers les enfants, et l’idée de

susciter un mouvement tendant vers la mise

en place d’une éducation et dune formation

continues dans le domaine de la protection de

l’enfance tant chez les professionnels que dans

le public (y compris les enfants).

M. Alex Hermoso, Directeur de la Fondation

pour le Développement Social des Peuples

(PREDA) aux Philippines, a parlé des fàcteurs

économiques et politiques qui contribuent à

créer les conditions de l’exploitation et des

abus sexuels dont les enfants font l’objet, et a

indiqué à ce sujet qu’il y a de puisants intérêts

politiques acquis entrant en jeu dans le commerce

de la sexualité humaine, et spécialement

celle des enfants. La pornographie

impliquant des enfants est à elle seule une

industrie de masse qui promeut systématiquement

l’exploitation des enfants. Cette

dissimulation massive doit être contrée par

des campagnes de sensibilisation amenant le

public à mesurer l’ampleur du commerce du

sexe et à comprendre les droits de l’enfànt.

Bien que les actions intentées en justice par la

PREDA contre les exploiteurs d’enfants aient

été souvent entravées par une organisation

criminelle qui est soupçonnée de produire et

de diher de la pornographie impliquant des

enfants sur Internet, elles ont été récompensées

par l’obtention des premières condamnations

importantes prononcées aux Philippines à

l’encontre d’étrangers coupables d’exploitation

sexuelle d’enfants et d’offre de mineurs à

des touristes sexuels étrangers. Au fìi des ans,

le travail de prévention et de réadaptation

effectué par la PREDA s’est étendu à des

régions rurales et à des centres urbains, où elie

anime un certain nombre de projets de

création artisanale visant à développer de

nouvelles compétences et à dispenser une formation

et une aide économique aux jeunes,

victimes de l’industrie du sexe. Par ailleurs, la

PREDA a noué un dialogue avec les fournisseurs

d’accès à Internet pour les amener à

exercer un contrôle sur leurs serveurs et à

entreprendre volontairement de fournir des

serveurs relais de proximité aux écoles et aux

fimilles. Eile a également mis en place des

modalités de coopération avec les services de

police et avec des ONG pour repérer les circuits

touristiques sexuels ciblant des mineurs

dont la publicité est faite sur Internet.

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12

Mme Aurela Pano, du Centre pour les Droits

Fondamentaux des Enfants d'Albanie, a

concentré son attention sur les principales

activités du Centre visant l'application de la

Convention des Nations Unies relative aux

Droits de l'Enfant et de la législation albanai-

se sur les enfants. Le Centre, qui est constitué

d'un groupe de juristes, de journalistes, d'auteurs

et de médecins s'emploie à sensibiliser l'opinion

à la situation des droits des enfants en Albanie,

surveille le respect des droits sociaux, du droit à

la santé et du droit à l'éducation des enfants

albanais et initie et exécute des projets en faveur

des droits des enfants, notamment la publica-

tion d'un bulletin consacré aux droits des

enfants et des jeunes, une étude nationale sur

l'emploi denfànts trop jeunes pour travailler,

une étude nationale sur les raisons des abandons

scolaires, une émission de radio sur les enfànts

victimes de mauvais traitements. Elle a parlé en

outre de l'inceste, de la prostitution des enfants

et de la pédophilie, disant qu'il s'agissait en

Albanie de délits largement passés sous silence

et que le public ne se rendait guère compte de

l'ampleur des problèmes en cause. Evoquant le

mauvais usage fait d'Internet pour la dihion

de contenus illégaux et nuisibles, Mme Pano a

sugéré que les prestataba de services qui donnent

a& à des sites illégaux fassent l'objet de

poursuites et que les serveurs qui violent la loi

se voient retirer leur licence d'exploitation. Elle

a égaiement proposé la création d'un registre

centrai répertoriant les producteurs de porno-

graphie impliquant des enfants afìn d'alerter les

fournisseurs d'a&.

Tbhe III :

Apern jurdqm, application de b bi

et détection ak inam'ons, sctradition

M. Pierre Dionne, Directeur Générai du

Bureau International de Droit des Enfants, a

axé son intervention sur la mise en place de

réseaux juridiques nationaux et internationaux

pour lutter contre l'exploitation sexuelle des

enfants. Après avoir mis en évidence le besoin

d'une volonté politique au niveau national, il a

demandé à ce que des accords bilatéraux

d'extradition soient pris en compte pour

l'adoption de mesures législatives extraterri-

toriales. Cela permettra de poursuivre les

touristes sexuels, autres individus ou

organismes nationaux, impliqués à l'étranger

dans des irúractions de nature sexuelle à l'égard

des enfants. Plusieurs scénarios peuvent être

envisagés pour atteindre cet objectif.

Cependant, on constate que seulement 8 des

20 des pays adhérant à cette politique ont

poursuivi des ressortissants. I1 a donc demandé

une coopération et une coordination étroites

tant au niveau national qu'international.

Mme Agnès Fournier de Saint Maur,

représentante d'Interpol, organisation

rassemblant 177 pays membres, a centré son

discours sur les aspects légaux d'Interner et

les solutions possibles. Afìn de hvoriser la

collaboration entre les pays membres, Interpol

a adopté un système d'échange d'informations

basé sur des réunions bisannuelles. Lobjectifest

de veiiier à ce que les criminels n'agissent pas en

toute impunité et ne profitent pas du progrès

technologique pour se croire à l'abris de toutes

poursuites judiciaires. Actuellement, ce système

a permis une étroite collaboration entre une

trentaine de pays. En dépit de l'efficacité de ce

réseau, Internet a permis l'explosion de la

pornographie impliquant les enfants. En effet,

Intemet constitue un support important dans

l'échange et la &ion des images. Le volume

des saisies ne cesse de s'accroître à chaque

perquisition (le nombre varie entre 75.000

photos et 250.000, voire même 500.000

photos). Les photos des anciennes victimes de

sévices sexuels restent donc disponibles éternel-

lement sur Internet, ce qui traumatisera à vie

ces personnes venant généralement des pays les

plus pauvres. Pour enrayer cette situation aiar-

mante, Interpol propose les solutions suivantes :

- la formation spéciaiisée de ceux qui prennent

en charge les enfants victimes de sévices sexuels

et le personnel qui traque les criminels ;

- l'élaboration dun arsenal de législations

incriminant les pédophiles ;

- le renforcement des lois existantes ;

- un meiiieur accueil des enfants ;

- la collaboration avec les services privés.

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...........


33

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34

M. Gordon Fung, Adjoint au Préfet de

Police de Hong Kong, a signalé que leur

législation est autonome de celle de la

Chine. Des progrès notables ont été

enregistrés sur la législation relative à la

déposition des enfants devant les

tribunaux, mais il reste beaucoup à faire.

La nouvelle législation a donné la possibilité

à la police de Hong Kong de mettre en

place depuis décembre 1995, cinq unités

régionales d’enquêtes sur les mauvais

traitements infligés aux enfànts, notamment

aux handicapés mentaux. Elle a permis

non seulement un meilleur traitement des

enfants, mais aussi la prise en compte de

leurs témoignages. L‘utilisation de la vidéo

et des psychologues a joué un rôle déter-

minant dans l’avancement des enquêtes.

Le choix d’un cadre convivial, en dehors

des postes de police, a facilité l’audition des

enfants. Une collaboration étroite entre les

travailleurs sociaux et les policiers est née

de cette nouvelle politique, ce qui facilite la

tâche des éducateurs. Concernant le matériel

pornographique et l’exploitation sexuelle,

il a demandé une coopération plus étroite

entre les états.

M. Bruce Harris, Directeur Exécutif de

Casa Alianza, a souligné que surfer sur

Internet est une activité en pleine expansion

au Costa Rica et que l’Amérique latine est

devenue la nouvelle destination favorite

des pédophiles. En effet, les pédophiles

utilisent cette nouvelle technique de

communication en réseau pour faciliter le

tourisme sexuel aux dépens des enfants des

pays les plus pauvres et des gouvernements

les plus laxistes en ce domaine. La Iégislation

locale ne se développe pas au même

rythme que la criminalité. Le vide juridique

dans ce domaine ne facilite pas la

tâche des policiers pour traquer les

criminels et les traîner devant la justice.

. , . . . . . .

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14

!%EUXIÈME SEANCE .

Lu pornogruphie impliquant des enfunts

I et lu pédophilie sur Internet I

Thhe I :

Concilier la promotion de la libre circulation de Itn$nnation et le souci de h communauté internationale de lutter contre

I'qloimion sazelle des en@na, la pornographie impl@unt les enfdna et h péhphilie sur Internet

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37

...........

M. Adan White, Secrétaire Général de la Fédération Internationale de Journalistes,

a axé son intervention sur l'utiiisation des informations via Internet. Il a mis en garde

les responsables qui veulent &e disparaître les contenus noch et illicites sur

Internet, de ne pas entraver les libertés fondamentales de la communication. Même

si tout le monde est d'accord pour dire que les communications à caractère illicite

doivent tomber sous le coup de la loi, la façon d'aborder ce problème reste sujet à

débat. Cela demande non seulement un engagement des gouvernements, mais aussi

l'adoption et le maintien par l'industrie de des et de normes pouvant isoler le matériel

nocif et faciliter la dénonciation des contrevenants. I1 nous faut donc des solutions

techniques concrètes à des prix raisonnables pour aider les parents à protéger les

enfants, les éduquer à l'utilisation d'Internet, et établir une stratégie d'action.

Mme Elisabeth Auclaire, Présidente de la Commission des Droits de l'Enfant, Ligue

des Droits de l'Homme (France), a souligné que les nouvelles techniques ne doivent

pas être le bouc émissaire de nos erreurs. Il hut enseigner aux enfants "leurs droits"

et leur apprendre à dire non aux adultes qui ne les respectent pas. On doit apprendre

à écouter et répondre aux enfants. I1 y a encore trop de secrets gardés au sein des

familles dont Internet n'est pas responsable. LUNESCO a donc un rôle à jouer dans

la réflexion sur les contenus et les modes de diffusion de l'information, dans la mise

en place de programmes d'éducation préventive, et dans la mise en conformité du

droit interne des pays ayant rat& la Convention des Nations Unies relative aux

Droits de l'Edam. I1 est important de réfléchir avant de passer à l'action. Une politique

de santé publique sur la cause de la maltraitance est nécessaire. La recherche

dans ce domaine est primordiale. En ce qui concerne l'information et l'éducation, les

messages et les moyens sont à déterminer. Elle suggère la mise en place d'une veille

sur le traitement des sujets qui sont en relation avec les hiles et les abus sexuels.

M. Mark Hecht, Directeur adjoint de Human Rights Internet (Canada), a affirmé

que la liberté d'expression n'est pas illimitée et la pédophilie n'est pas acceptable.

La question de savoir qui est le plus compétent pour veiller à l'application des normes

est cruciale. Les gouvernements doivent dans le cadre de leurs frontières nationales

mettre en place les outils de protection nécessaires. Des outils régionaux devront être

élaborés. I1 faut égaiement éduquer les utilisateurs, les fournisseurs d'a& et les

hommes d'affaires sur la gravité de ce fléau. Les ONG ont un important rôle à jouer

dans ce domaine.


38 ...........

39

...........

Tbème II :

Les libertés individuelles, la protection de la vie

pbvée et les utiliiateurs &Internet poursuivant

des fins illicites :protéger les jeunes enjzna qui

utiliient Internet -fournisseurs des contenus,

$?trage des messages non sollicités, moteurs de

recbercbe, auto-chsement des sites Webs,

surveillance et travail en réseau.

Atty Parry Aftab, Directrice Exécutive de

Cyberangels, gère une association qui a pour

vocation d'éduquer les personnes à utiliser le

Net. Elle supervise 400 patrouilles volontaires

de tous âges et met en place des programmes

spéciaux pour détecter les sites ou les images

nocifi et iilégaux. Le problème au stade actuel,

est encore gérable, car peu d'enfants ont accès

à Internet, mais si nous attendons pour

prendre les mesures nécessaires, nous n'y

arriverons plus. C'est un défi international

aujourd'hui dont seule une action commune

à grande échelle pourra venir à bout. II est

urgent de partager nos informations à l'échelle

mondiale en créant des réseaux de collaboration.

M. Jean-Christophe Le Toquin, de

l'Association AFA (Association Européenne

des Fournisseurs d'Accès à Internet), a

présenté l'AFA créée en 1995 et qui

regroupe 10 pays européens travaillant en

concertation avec les pouvoirs publics.

Depuis sa création, 6 pays européens ont

adopté un code de conduite sur les contenus

illégaux. Chaque pays est responsable de la

solution à envisager pour combattre les

contenus illégaux. L'objectif principal de

l'association est d'alerter les pouvoirs

publics nationaux et internationaux sur

l'importance du nouvel espace que constitue

Internet. Le porte-parole de l'Association a

insisté sur la notion de légal et d'illégal qui

peut varier selon les pays. La protection de

l'enfance et de la dignité humaine sont des

sujets suffisamment graves pour faire appel

au pragmatisme et à la coopération, deux

valeurs essentielles pour résoudre les difi-

cultés posées par Internet, sans en

restreindre les avantages. La coopération

européenne n'étant pas suffisante, M. Le

Toquin a appelé l'UNESCO à multiplier

ses initiatives.

Les points principaux exposés par M. David

Kerr, Directeur &Internet Watch Foundation,

ont porté sur l'autorégulation par les parents

et les enseignants des programmes illégaux et

nuisibles. La Fondation vise à encourager le

système de filtrage, qui laisse la décision aux

parents et aux enfants de choisir le profil des

sites web souhaité. L'objectif primordial est

donc de trouver un moyen efficace pour uni-

formiser cette méthode qui a l'avantage de

respecter la liberté et le choix du consomma-

teur. L'orateur souhaite que ce type

d'approche se concrétise dans le cadre d'un

partenariat à ïéchelle mondiale entre gouver-

nements et entreprises.

40

...........

41

Selon le Directeur de Childnet International,

M. Nigel Williams, cette ONG a axé ses

efforts sur la protection des enfants, avec une ...........

nouvelle approche sur Internet pour faire face

aux contenus illicites et aux contacts nuisibles,

et pour aider la police à faire efficacement son

travail. Le Directeur a insisté sur la nécessité

de filtrer les sites nuisibles et d'encourager la

coopération à tous les niveaux. La présence de

'hotlines'ou numéros verts peut avoir un rôle

très important tel que :

- informer la police ;

- aider l'industrie d'Internet à éliminer les

industries pornographiques ;

- partager l'information et les procédures

communes.

42

Le (MAPI) Movement Against Paedophilia

on the Internet est une association d'universitaires

bénkvoles, née en Belgique en 1996. ...........

Sa représentante Mme Béatrice van Bastelaer

a indiqué que la hotline créée pour lutter

contre la pornographie impliquant des

enfants et pour aider les victimes a été vite

débordée par le nombre de demandes et

surtout par des questions dépassant leurs

compétences. I1 y a un réel besoin dune coordination

internationale pour rassembler les

m

15

.


. . . . informations disponibles. Le MAPI s'est

rendu compte que les personnes préféraient

passer par un intermédiaire neutre que de

s'adresser directement à leur fournisseur d'a&

à Internet ou aux autorités. Compte tenu du

suCCes de leur mouvement, le MAPI est prêt à

partager ses expériences. Il demande des

études plus ciblées et une sensibilisation plus

importante dans ce domaine.

Thème III :

Recherche, infomtion, surveillance et

sensibilisation du public

43 Le Professeur JO Groebel, Directeur du Centre

for Media Competence à l'université de

.e- ..**---- l'Utrecht a fait remarquer que depuis

l'invention des médias on a toujours eu affaire

à la pornographie impliquant les enfànts.

Cependant Internet ofie un accès plus aisé et

anonyme exempt de menace immédiate de

poursuite. Il a remarqué néanmoins que seuls

5% des enfants dans le monde ont accès à

Internet, et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Nous devrions nous concentrer sur les aspects

internationaux de la question.

- Quelle est l'ampleur du phénomène dans le

monde ?

- Comment les différentes législations et

politiques nationales traitent le problème ?

- Quelles sont, l'ampleur de la circulation

internationale des images d'enfants en

tant que 'produits commerciaux', et les

différentes caractéristiques de ce commerce ?

- Dans quelles circonstances les enfants sont-ils

exposés à devenir des victimes de la

pornographie ?

- Existe-t-il des mesures préventives eficaces

qui, outre les poursuites judiciaires, contribuent

à la solution du problème.

44 L'UNESCO devrait jouer un rôle majeur

dans les politiques internationales d'infòrmation

et de communication en cette matière ainsi

que dans la prise de mesures éducatives indis-

...........

m . . . . . .

16

pensables dans les écoles et avec les parents.

L'Organisation devrait également contribuer

à la prise de conscience au niveau internatio-

nal de ce fléau, afìn de protéger les enfants des

pays les plus pauvres qui sont en général les

acteurs de cette pornographie.

Dr Uiia Carlsson, Directrice du Centre

International de l'UNESCO pour l'Échange

d'Information sur les Enfants et la Violence à

l'Écran, a souligné que les individus les plus

vulnérables dans le monde de la globalisation

des médias sont les enfants. Beaucoup

soupçonnent une corrélation entre l'accroisse-

ment de la violence dans la vie quotidienne et

la culture de violence à la télévision, dans les

films vidéo, les jeux informatiques et sur

Internet. On pourrait se demander quel rôle

la présence et la hcilité d'accès sur Internet de

matériels pornographiques impliquant des

enfants jouent par rapport au problème de

l'exploitation et de la maltraitance sexuelle des

enfants dans le monde actuel ? En réalité le

problème est beaucoup plus vaste, plus pro-

fond et beaucoup plus sérieux : la possibilité

que la pornographie impliquant des enfants

mineurs sur Internet contribue à rentorcer le

phénomène de l'exploitation sexuelle des

mineurs. Dans ce domaine, la recherche sur

les médias n'est qu'une discipline parmi

d'autres pour aborder ce problème.

Dans sa présentation, Mme Hélène Sackstein,

Coordinatrice des ONG concernées par

l'Exploitation des Enfànts et Point Focal pour

la Convention des Nations Unies relative aux

Droits de l'Edam, a souligné le rôle des ONG

comme des groupes d'action sur le terrain.

Pour l'application rigoureuse de la

Convention des Droits de l'Enfant, elle a

insisté sur le besoin d'un partenariat avec le

secteur privé. I1 existe un décalage entre la

réalité vécue par les ONG sur le terrain et les

mécanismes internationaux. C'est pourquoi

l'expérience des ONG sur la Convention des

45

46

--*********


Droits de l'Enfant, en particulier sur l'exploi-

tation sexuelle des enfants, n'est qu'un début

de réponse, mais les efforts des ONG dans ce

domaine nécessitent l'appui des agences spé-

cialisées et de la communauté internationale

afin de renforcer leur travail.

4 7 Mme Carol Aloysius, journaliste et Rédactrice

Adjointe de l'û65m au Sri Lanka a remarqué

combien les médias dans son pays étaient

silencieux sur ce phénomène. Elle a souligné le

besoin d'une campagne de sensibilisation et

d'information tant auprès des politiques que la

population. Le tourisme sexuel s'accroît dans

son pays de façon inquiétante en raison de la

pauvreté et de réseaux de pédophiles sur

Internet qui font la promotion de ce type de

tourisme, au vu et au su des autorités laxistes

en la matière. C'est seulement un engagement

politique clair et une éducation des enfants et

des parents qui pourra atténuer ce fléau. Une

hotiine ou numéro vert doit être mis en place

de façon urgente.

...........

48 Dans la libre discussion qui a brièvement

suivi, M. Ronnie Koven, représentant le

Comité Mondial pour la Liberté de la Presse,

a mis en garde contre la confusion des rôles,

surtout en ce qui concerne le travail de la police.

Donner des renseignements à la police, c'est

aussi lui donner du pouvoir. La réunion

devrait s'attacher à identifier des moyens de

protéger les enfants sur Internet qui ne

confondent pas le travail dans l'intérêt de la

sécurité, avec un travail de police, et qui ne

suppriment pas la liberté d'expression.

...........

49

M. Richard Swetenham, représentant la DG

XII1 de la Commission Européenne, a rappelé

........... à ïassemblée le Plan d'action de la

Commission pour la sécurité sur le Net, avec

notamment les euro-numéros verts, le travail

préparatoire sur les critères et la classification

des sites, les recommandations de principe sur

les mineurs et la dignité humaine et le projet

de convention sur le cyberespace du Conseil

de l'Europe. Dans la mesure où de puissants

partenariats étaient déjà constitués avec bon

nombre d'ONG, il a vivement recommandé

que les partenaires potentiels construisent à

partir de ce qui a déjà été amorcé et poursuivent

le travail avec une énergie et des ressources

accrues.

M. Jim Reynolds, Inspecteur de Scotland

Yard en retraite et l'un des pionniers de la lutte

contre la pédophilie sur Internet, a insisté sur

l'importance des fournisseurs d'accès à

l'Internet, qui doivent gérer leurs sites et faire

en sorte, dans un esprit d'autoréglementation,

qu'il n'y ait pas de sites offrant des contenus

illégaux. Ce disant, il s'est prononcé pour une

extension sans délai de l'application des lois

sur la pédophilie aux violations qui se servent

d'Internet. I1 a conclu en incitant les parte-

naires à travailler de façon concertée, car la

coopération est souvent plus efficace que

l'intervention de la police.

Mme Debbie Mahoney, Fondatrice de Save

our Children-United Mothers (SOC-UM), a

ht le récit de ses expériences personnelles

dans la lutte contre la pédophilie. Son travail

l'a amenée à inspecter quelque 8.000 sites

pédophiles. Elle a fermement affirmé que

pour combattre ce mal sur Internet, il hut

comprendre la mentalité et les objectifi des

pédophiles ainsi que leur fàçon de se conduire,

de manière à mettre au point des mesures de

précaution et des soupapes de sécurité pour

les enfants qui utilisent le Net.

Clôturant cette partie de la réunion, la

Présidente a parlé des trois groupes de travail

qui devaient se réunir le lendemain pour

proposer des éléments à intégrer au Plan

d'action. La plénière devait se réunir à

nouveau à i6 h 00, le mardi 19 janvier.

50

******'****

********-**

**********.

17


. . . . . . . . . .

18

I

DES GROUPES DE TRAVAIL

Grouoe de travail I :

Les straté@es socio-économiques de prévention et le dáleloppment des ysthes de soutien, et la Liaison

entre les organisations qui s’occupent de la protection des en@nts sur Internet

53

...........

54 . , .

. 55

...........

Rendant compte, en sa qualité de modérateur, des discussions du Groupe de

travail I, Mme Muireann O Briain, a fait part d’une préoccupation largement

partagée : les actions à proposer devraient viser à progresser sur la base du

Congrès de Stockholm de 1996 sur l’exploitation sexuelle des enfants qui a

aussi traité de la pornographie et de la pédophilie sur Internet. Ainsi a-t-elle

exhorté les spécialistes des soins de l’enfance à mettre fortement à contribution le

vaste réseau d’ONG qui fonctionne déjà dans ce domaine. Elle a exprimé la

conviction de beaucoup en disant que l’exploitation sexuelle des enfants sur le

Net est enracinée au plus profond dans la dépravation économique, l’inégalité

et la pauvreté, problèmes qui doivent être résolus par les Etats. Dans ces

conditions, le Groupe de travail incitait énergiquement les quelque 200

gouvernements participant à cette réunion à jouer réellement le rôle qui leur

incombe au titre de l’accord souscrit par eux à Stockholm en établissant d’ici

à l’an 2000 leurs programmes d’action respectifs.

De nombreux membres de ce Groupe de travail ont insisté sur la nécessité de

s’attaquer plus directement aux problèmes des enfants qui deviennent la proie

de fabricants d‘images pornographiques ou d’actes de pédophilie sur Internet ;

ils ont aussi encouragé ceux qui sont d’ores et déjà relativement expérimentés

de faire part de ce qu’ils savent sur ces problèmes et de leurs stratégies à ceux

qui n’en sont qu’au début de cette phase technologique. Par ailleurs, bien

d’autres s’inquiètent encore des 95% d’enfants qui n’ont pas accès à Internet

mais qui sont les victimes en puissance, sous l’œil de la caméra, de pornographes

et de prédateurs sexuels. Ils font valoir que si ce problème n’est pas

d’abord résolu dans la réalité des faits, il ne peut l’être sur l’écran, étant donné

que l’écran ne fait que montrer le méfait déjà commis que l’on projette et

reprojette indéfiniment.

Malgré la multiplication des réseaux et des sites web de quelque importance,

certaines organisations plus petites ou plus isolées ont l’impression de rester à

l’écart de ce qui se fait dans ce domaine et déclarent ne pas être au courant des

actions notables qui y ont été entreprises ; elles se voient ainsi dans l’incapacité

de les soutenir ou d’en profiter. Aussi plusieurs voix se sont élevées pour

préconiser la création d’un réseau des réseaux, qui non seulement établirait des

passerelles vers ces autres organisations et sites du Web mais aussi fournirait

des informations de base sur le problème et des principes directeurs à l’usage

des parents, des enseignants et des travailleurs sociaux. On peut déjà citer des

I


56

cas de coopération réussie entre quelques

grandes ONG telles que le Réseau

International des Droits de l’Enfant

(CRIN), End Child Prostitution, Child

Pornography and Traficking of Children

for Sexual Purposes (ECPAT), Childnet

International, le Programme du Point

Focal des ONG pour la Convention des

Nations Unies relative aux Droits de

l’Enfant et la Société Internationale pour la

Prévention des Abus et Négligences envers

les Enfants (ISPCAN). On a cité l’exemple

des Cyberangels aux Etats-Unis qui ont

organisé 400 patrouilles bénévoles qui

ratissent chaque jour le Net à la recherche

des matériels illégaux. Le groupe de travail

a recommandé instamment une coopéra-

tion accrue entre ces ONG et d’autres, et

plus particulièrement une coopération

triangulaire entre les ONG, les forces de

police et les fournisseurs d’accès à Internet.

L‘approche électronique avait en outre la

préférence de certaines organisations

implantées dans des pays en développement

qui déclaraient pâtir des retombées de la

technologie occidentale dans leurs pays.

Un domaine dans lequel l’UNESCO est à

même d’offrir une aide unique en son

.g enre est l’utilisation des programmes

d’éducation et de communication pour

intégrer toutes les questions abordées dans

cette réunion en vue de susciter dans le

public une prise de conscience éclairée des

dangers auxquels les enfants sont exposés

sur Internet ; de faire entrer dans les

programmes scolaires le souci de la sécurité

sur Internet avec, par exemple, l’application

de règles de discernement à l’accès au Net ;

de sensibiliser les communautés au problème

de l’exploitation sexuelle des enfants pour

qu’elles apprennent à les protéger ; de

familiariser le public avec les effets néfastes

et à long terme de l’exploitation sexuelle

des enfants ; de traiter celle-ci comme un

abus de pouvoir et, à partir de là, de cibler

ceux qui en profitent, à savoir les distributeurs

et les utilisateurs de matériel pornographique.

I1 conviendrait aussi d’appliquer des modalités

innovantes d’instruction mutuelle des

enfants et des jeunes, qui les fassent participer à

la résolution des problèmes auxquels ils

sont confrontés.

Un pédo-psychiatre a fait remarquer qu’on

étudie le pédophile et qu’on en donne une

image, qu’on étudie et décrit l’enfant, mais

qu’on analyse rarement le rapport entre les

deux. Une telle méthode risque de finir par

diaboliser le pédophile et faire de l’enfant

un être plus infantile et sans défense qu’il

ne l’est. C’est pourquoi certains réclament

une assistance médicale ou psychiatrique

pour les pédophiles, arguant du fait que la

prison ne saurait résoudre à long terme le

problème social qu’ils posent. I1 a, par

ailleurs, été suggéré que les organisations

vouées aux soins de l’enfance et à la

prévention instaurent un contrôle rigoureux

de leurs méthodes de recrutement et un

suivi de leurs opérations afin de parer au

risque d’infiltration par des prédateurs

sexuels et des pédophiles. I1 a également été

suggéré d’octroyer aux enfants un “statut

civique”, sorte de carte d’identité signifiant

qu’on reconnaît en eux de jeunes citoyens

possédant des droits. Enfin, Mme O Briain

a déclaré qu’il n’y a pas de hiérarchie dans

les droits de l’homme et que la liberté

d’expression ne saurait être subordonnée

au droit des enfants à être protégés.

Groupe de travail II:

Lápplication de la loi, le renfiircement de k

&@&tion nationale et les questions juridiques

Les discussions du Groupe de travail II ont

été fortement marquées par le manque de

définitions communément reconnues et le

défaut d’harmonisation des lois d’une

région à l’autre et d’un pays à l’autre.

L‘origine des lois, les traditions qui s’y

57

...........

58

...........

19


. . . . 59

... .... ... .

m . . . . . .

20

appliquent et la compréhension qu’on en a

sont très différentes selon les pays ; les diffé-

rences s‘observent jusque dans les défini-

tions de l’âge légal ou de la pornographie

constitutive de délit. Internet est une

technologie de l’information qui dans sa

nouveauté a également provoqué des

modifications des relations de travail dans

l’industrie, la fonction publique et le secteur

privé. Les fournisseurs d’accès, par

exemple, ne peuvent pas exercer une

surveillance sur toute la pornographie qui

transite par leur serveur mais, lorsqu’ils

sont avisés de la présence d’un contenu

illégal, ils pourraient prendre les mesures

techniques et juridiques appropriées pour

les faire disparaître. I1 s’agit ici principalement

du caractère illégal des contenus, mais il ne

faut pas perdre de vue leur nature nocive,

surtout lorsqu’on a affaire à des contenus à

caractère pédophile. Il y a en effet des

fournisseurs d’accès et des réseaux du Web

qui accueillent des sites pédophiles parce

que ceux-ci sont le lieu d’un trafic lucratif.

Les agents chargés de faire respecter la loi

doivent être instruits sur les méthodes

qu’emploient les pédophiles sur Internet.

L‘industrie ne peut intervenir que dans la

limite de ses possibilités techniques, en

coupant l’accès à un contenu. Les fournisseurs

d’accès pourraient produire des registres

utilisables comme pièces à conviction ou

comme indices de repérage, à condition

d’être obligés de tenir ces registres ; mais la

question a aussi été posée de savoir s’il y a

lieu de permettre aux services de police et

de justice d’avoir accès à ces registres. Aux

Etats-Unis, le Ministère de la justice a

entamé un dialogue avec les fournisseurs

d’accès et leur a demandé de n’avoir

strictement aucune tolérance à l’égard de la

pornographie impliquant des enfants ; les

fournisseurs d’accès sont invités à participer

à des séances de formation et sont fermement

incités à mettre en place des dispositifs de

filtrage. Au-delà du dialogue et de la

formation, le Ministère a même prévenu

que les fournisseurs qui ne supprimeraient

pas des sites illégaux pourraient voir leur

responsabilité pénale engagée. Lorsque la

Cour suprême a abrogé en 1997 la loi sur

la décence dans les télécommunications

(Human Decency Telecommunication

Act) de 1996, le vide ainsi créé a amené les

fournisseurs d’accès à dialoguer avec les

services judiciaires pour entamer un travail

d’autodiscipline.

En ce qui concerne la radio et la télévision,

l’Union européenne de radiotélévision

(UER) a formulé au fil des ans des directives

relatives à l’autoréglementation en matière

de violence, de pornographie et autres

images nocives, mais cela a pu se faire

essentiellement parce qu’il est possible de

cerner les responsabilités dans le domaine

de la radiodiffusion et d’obliger à les assumer.

Or le caractère international et souvent

l’anonymat des opérateurs qui travaillent

sur Internet posent bien des problèmes

lorsqu’il s’agit de trouver des solutions

satisfaisantes pour assurer la sécurité en

matière de contenu.

Ainsi, dans l’exposé des mesures préconisées

par ce groupe de travail, son modérateur,

M. Pierre Dionne, a présenté un large

éventail de propositions allant dans

certains cas au-delà de la stricte légalité.

Les mesures d’ordre pratique sont noment :

w créer une équipe spéciale d’experts

capable d‘analyser les problèmes juridiques

liés à la pornographie impliquant des

enfants sur Internet et de chercher et

coordonner des solutions, ou même

d’exercer publiquement des pressions

pour obtenir des réformes ; cela pourrait

aussi constituer un mécanisme indépen-

dant mais fort du soutien de l’industrie,

60

...........

61

...........


des pouvoirs publics et des ONG ;

rn prévoir une réglementation dans trois

optiques distinctes : une réglementation

ciblée dirigée contre la pornographie

impliquant des enfants, y compris les

photos truquées, et la sanction non

seulement pour la fabrication et la

distribution du matériel pornographique

mais aussi pour sa possession ; des lois

“douces” ou une autorégulation élargie

avec la participation du public et d’en-

fants pour en enrichir les normes ; une

coréglementation, établie avec l’appui

des pouvoirs publics et des ONG ;

rn faire un usage plus résolu et mieux

coordonné des diverses plates-formes

internationales qu’offrent les organisa-

tions internationales et intergouverne-

mentales ;

rn amener l’UNESCO à s’attacher tout

particulièrement à une éducation préventive

consistant notamment à enseigner aux

enfants et aux parents à se servir des

médias, à promouvoir l’éducation

sexuelle et la formation de compétences

utiles pour que les enfànts aient un éventail

d’options plus large à leur disposition, à

rassembler et diffuser de l’information,

à coordonner avec divers groupes la

préparation des lois et leur application,

en particulier en ce qui concerne les

fournisseurs d’accès à Internet et leur

coopération en liaison avec d’autres

organisations sur des problèmes

connexes ;

rn clarifier et coordonner la marche à suivre

pour faire état de renseignements : où

s’adresser, qui appeler ;

rn définir sur le double plan juridique et

pratique les notions : de pornographie

(des enfants vêtus mais porteurs de

messages à connotation pédophile ;

de l’utilisation d’images morphées); de

pédophilie ; d’âge de la majorité, selon la

seule définition légale propre à chaque pays

ou suivant d’autres normes ; de la nature

délictueuse de l’indication d‘adresses ou de

personnes à qui s’adresser pour obtenir

les services d’enfants ou des services

pédophiles ;

rn rappeler aux Etats membres l’engagement

pris par eux à Stockholm d’établir leurs

plans d’action nationaux et de prêter leur

concours à l’UNESCO pour lui

permettre de s’acquitter des tâches que

cette réunion doit servir à définir.

Groupe de travail III :

Lu recherche, les réseaux et 1Lz sensìbìlication

du public

En présentant le fruit des discussions du

Groupe III sur la recherche, les réseaux et

la sensibilisation du public, le modérateur,

le Pr. JO Groebel a indiqué que les participants

avaient amplement discuté avant de cerner

les éléments d’action. I1 a souligné combien

il importait d’identifier et de différencier

les domaines, les sites et les opérations qui

comportent un risque sur Internet et

ceux qui sont sans danger. I1 est bon

d’apprendre à connaître les buts poursuivis

par d’autres qui travaillent dans les mêmes

domaines et de comprendre leurs points

de vue pour aboutir à des conceptions

communes. I1 faut rassembler des données

quantitatives et qualitatives pour comprendre

les mécanismes sociaux à l’œuvre parmi les

pédophiles, et entre les pédophiles et les

enfants qui sont leurs victimes potentielles.

Existe-t-il une corrélation entre la nouvelle

technologie, les contenus illégaux et nocifs

et la criminalité ?

62

*.*********

. m . . 21

. . . .


63

...........

64

...........

22

Un travail de recherche avait déjà été amor-

cé l’an dernier en Irlande pour analyser le

mode d’organisation des pédophiles et des

pornographes qui utilisent des enfants et

leur manière de se servir d’Internet :

les lieux de conversation, les panneaux

d’affichage et les récits sont souvent le

théâtre d’une tentative de rationalisation

de la sexualité impliquant des enfants qui

tend à montrer que les actes de pédophilie

sont ‘normaux’. De tels prédateurs sont

souvent armés de compétences de pointe

en matière de technologie de l’information

et font preuve de cohésion en constituant

des organisations criminelles qui ne

reposent non pas sur l’argent, mais sur

l’échange d’images et de renseignements

sur les lieux où aller et les moyens à

employer pour trouver des enfants. Ce

même travail de recherche a montré que,

sur les 40.000 sites identifiés, 0’07%

seulement contiennent des éléments de

pornographie impliquant des enfants et

que les trois quarts de ceux-là sont porteurs

de messages érotiques relatifs aux enfants,

ou d’images d’enfants plus ou moins

dénudés, mais sans être sexuellement explicites

et qui, théoriquement du moins, ne sont

donc pas illégaux. La technologie appli-

quée à la criminalité n’en véhicule pas

moins la pédophilie. Par conséquent, les

organisations de défense de la sécurité des

enfants se doivent d‘être tout aussi organisées

et technologiquement efficaces. Cette

recherche, mise en chantier l’an dernier,

pourrait servir de base à l’élaboration d’une

théorie plus complète des voies de la pédo-

philie sur Internet.

Certains sont allés plus loin en proposant

qu’on utilise la technologie même

d’Internet pour contrer les dangers de la

pornographie impliquant des enfants

et de la pédophilie en concevant des

programmes culturels et éducatifs pour les

enfants qui soient à la fois instructifs et

attrayants ; la technologie d’Internet

permet aussi de mettre au point des

méthodes de prévention et d’alerte.

Internet lui-même pourrait être une source

de première assistance pour les enfants qui

souhaitent recueillir l’avis d’un expert,

celui des adultes ou ceux de leurs pairs.

L‘apprentissage et le partage mutuels sont

peut-être un mode utilisable sur les lignes

de secours d’urgence, car les enfants

victimes de mauvais traitements préfèrent

souvent s’en ouvrir à des amis de leur âge.

Etant donné que même les experts

manquent encore de beaucoup d’éléments

d’information, une centralisation de

l’information sur un site web spécial

fonctionnant à des niveaux multiples avec

la participation de toutes les ONG

pourrait aussi ménager la possibilité d’un

dialogue plus fréquent et plus transparent

entre les organisations vouées à la protection

de l’enfance et contribuer ainsi de plusieurs

manières à briser “les chaînes du silence”.

II faut employer un langage qui puisse être

compris de tous, dans toutes les cultures et

éviter l’étiquetage, l’euphémisme et l’excès

de passion. I1 faut aussi voir dans la

Convention des Nations Unies relative aux

Droits de l’Enfant un document fondateur

à l’aune duquel peut se mesurer le travail à

accomplir. Ainsi devrait-on pouvoir discerner

clairement quelle catégorie d’informations

réunir et ce qu’il y a lieu d’en faire.

I1 a paru impératif que les chercheurs

s’appliquent à fournir des éléments

d‘appréciation non seulement quantitative

mais aussi qualitative de la pornographie

impliquant des enfants, en distinguant la

production, la possession et la distribution

des contenus ; et que, sur la question de la

pédophilie, la distinction soit faite entre

l’activité des réseaux, le repérage, le touris-

me sexuel et les méthodes employées par

les agences de tourisme sexuel. Les solutions

retenues doivent couvrir tous les aspects

65

. . .


mais en maîtrisant la dimension émotionnelle

et sans chercher à susciter une vigilance

exacerbée. En étudiant ces phénomènes sur

Internet, on ne doit pas oublier que la

pornographie impliquant des enfants et la

pédophilie sont le produit final d’un

désordre social et économique plus

complexe et dificile à réduire, à savoir la

pauvreté. Dès lors, on peut fmer des objectifi

réalistes en matière de sécurité des enfants

sur Internet pour les protéger des effets

d’images néfastes ou illicites et surtout des

pédophiles qui se servent d‘Internet pour

atteindre des enfants.

6 6

Etant donné le rôle essentiel que joue

l’éducation, UN ESCO devrait examiner

........... divers modèles d’apprentissage dans le

domaine de l’éducation préventive et

étudier les moyens de mettre à profit

l’expérience transférable pour apprendre

aux enfants, aux parents et aux enseignants

à se servir en toute sécurité de la nouvelle

technologie. L’UNESCO devrait s’appuyer

sur les centres de recherche et les réseaux

existants pour s’efforcer de créer un centre

d’échange d’informations parmi les divers

groupes et ONG dont les activités sont

axées sur les droits de l’enfant.

67

...........

Enfin, il a paru absolument indispensable

de poursuivre la coopération amorcée à

Stockholm, en s’appuyant sur les ONG et

les réseaux en place pour aller de l’avant

avec des forces neuves et un plus large

éventail de partenaires, y compris des

professionnels de la branche.

m

23

.


24

I

dDOPT..OlV

de la Déclaration et Plan d’Action ,

68 Avant de présenter le projet de Déclaration et de Plan d’action, le Rapporteur,

M. Aidan White, a qualifié cette réunion d’opportune, en disant qu’elle

marquait un tournant décisif dans la lutte pour les droits des enfants. Les

choses sont allées très vite depuis que la réunion de Stockholm a établi en

1996 sa plate-forme d’action. Les utilisateurs &Internet se sont multipliés et

ses opérations se sont perfectionnées ; plusieurs organisations nouvelles ont vu

le jour au cours des trois dernières années dans le domaine des soins aux

enfants et de la protection de I’enfance.’Il est à présent important et nécessaire

d‘organiser une réunion centrée sur Internet et sur les modes de fonctionnement de

l’information dans nos existences, en particulier la façon dont elle a pu servir

à la promotion de la pédophilie. On sait qu’aujourd’hui Internet ne touche

que 5% des enfants du monde, mais ce chiffre va évoluer rapidement.

Concentrer dès aujourd’hui l’attention sur ce problème nous permet d’espérer

que l’UNESCO et les institutions internationales seront sensibles au potentiel

d’exclusion sociale qui est à l’œuvre et, en ce qui concerne Internet lui-même,

et qu’elles se rendront compte de la nécessité de bien comprendre ses modes

d’utilisation, qui ne se résument pas à la simple visite des sites Web, mais

impliquent également la compréhension du fonctionnement des séances de

conversation, des forums et des groupes de discussion, ainsi que d‘autres

formes d’échange.

...........

69

...........

En ce qui concerne le projet de Déclaration et de Plan d’action, le Rapporteur

a déclaré qu’il y avait eu un travail énorme pour rassembler l’ensemble des

observations et propositions qui ont été formulées dans les trois groupes pour

présenter le résultat de leurs travaux. Puis, il présente la Déclaration et le Plan

d’action, basés sur les rapports des groupes de travail et consultations avec les

modérateurs de chaque groupe. Les intervenants de la réunion ont souligné

que l’importance du problème de l’exploitation des enfants et ses conséquences

issus des nouvelles technologies de l’information et de la communication méritaient

une place toute particulière dans la Déclaration et le Plan d’action. Ceci a été ébauché

par le Rapporteur en accord avec le Président et les modérateurs. Après que

quelques amendements mineurs aient été incorporés, sur une motion proposée par

M. Thomas Kattau représentant le Conseil de l’Europe, la Déclaration et le Plan

d’Action ont été adoptés à l’unanimité.

70 Le Rapporteur résuma alors brièvement les points forts de la réunion et

proposa que le rapport soit mis au point par le secrétariat de 1’UNESCO pour

..-.*......

être revu et approuvé, prenant en compte tout ce qui a été dit pendant ces

deux jours.


71

...........

72

...........

73

...........

Le Président rappela le Professeur Vitit Muntarbhorn, ancien Rapporteur

Spécial de l’ONU qui, devant l’ampleur du travail à accomplir, souligna en

conclusion que cette réunion était seulement le point de départ de nouveaux

efforts, mais maintenant renforcés par l’énergie nouvelle apportée par les

personnes et institutions engagées dans le combat contre l’exploitation sexuelle

des enfants, la pornographie impliquant des enfants et la pédophilie sur Internet.

I1 a insisté sur plusieurs impératifs : continuer la lutte en faveur des droits des

enfants ; promouvoir l’usage et l’affinement de systèmes de notation ; mettre au

point des méthodes permettant de dénoncer, le cas échéant, les activités crimi-

nelles ; amener l’industrie à se faire un devoir d’éliminer de ses services les sites

illégaux ; examiner et contrôler ce qui se fait et informer le public. I1 s’est félicité

de l’élargissement de l’éventail des spécialistes présents et a souligné la nécessité

d’étendre encore le maillage humain d’institutions et de professionnels de la

protection de ïenfance, y compris dans les entreprises et dans le secteur industriel.

I1 a fait état de la générosité de beaucoup de ceux qui travaillent dans ce domaine

et s’est déclaré convaincu qu’il y a aussi un facteur spirituel à l’œuvre dans le

déploiement de la lutte pour les droits des enfants.

La Présidente, le Juge Andrée Ruffo, s’est adressée au Directeur Général en

lui disant que toute l’assemblée avait fourni un travail considérable pendant

deux jours pour relever son défi. Un travail qui avait mobilisé les cœurs et les

esprits, avec leurs peurs et leurs rêves. Mais la pensée qui, entre toutes, les avait

guidés était celle de la valeur transcendante de la dignité humaine et de la

dignité de nos enfants. “Nous nous tenons en équilibre sur le seuil d’un nouveau

millénaire où devrait retentir pour nous tous le signal d’un nouveau départ.”

Après quoi, elle a présenté au Directeur Général la Déclaration et le Plan d’Action.

Dans sa réponse, le Directeur Général a déclaré que les enfants se trouvent au

cœur de la mission de l’UNESCO. “Les enfants sont au carrefour de l’éducation

et de la culture, et d’une nouvelle notion de la démocratie qui est tout à la fois

nationale et internationale. Le fait est qu’ils représentent un grand espoir et un

nouveau point de départ pour le millénaire qui approche.” Internet est un

formidable outil d’éducation et de culture. “Mais nous devons travailler à

préserver la liberté d’expression, comme le veut l’article 19 de la Déclaration

Universelle des Droits de l’Homme. Nous devons aussi tout mettre en œuvre

pour protéger nos enfants, ainsi que nous nous y sommes engagés à l’article 34

de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant et comme

l’indique la plate-forme d’action arrêtée en 1996 à la réunion de Stockholm.”

m

25

.


m

.

26

74

...........

75

...........

I1 a parlé de la nécessaire intervention des parlements, ces enceintes vouées au

libre débat, et des médias, qui détiennent les clés de la mobilisation de sociétés

entières. La lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans les médias ou

sur Internet n’est pas une simple affaire de censure.

La Déclaration et le Plan d’action spécifient, a-t-il dit, en toute clarté que tous

les intéressés doivent mettre au point une stratégie visant à tirer le parti le plus

avantageux possible äInternet au bénéfice culturel et éducatif de nos enfants.

I1 a souligné la nécessité de renforcer la législation, cela plus spécialement au

niveau international, afin que les criminels ne puissent plus être libres de leurs

mouvements. Tout en insistant sur l’impératif que constitue l’élaboration de

programmes de prévention et de stratégies d’information publique, il a désigné

les parents comme détenant la clef du déblocage de l’ensemble du processus.

Reconnaissant l’importance d’une bonne analyse et compréhension des

problèmes, le Directeur Général a recommandé la mise au point d’un

programme de recherche complet. I1 a terminé en lançant à tous un appel à

joindre et renouveler les ressources et les énergies au service d’un grand effort

commun.

La Présidente a officiellement clôturé la séance.


DECLARATION ET PLAN D'ACTION

gploitation sexuelle des enfdazts,pornographie

impliquant des enfants et pédophilie sur Internet :

UNESCO, PARIS, 18-19 JMWER 1999

Les 18 et 19 janvier 1999, quelque 300 spécialistes des soins aux

enfants et de la protection de l'enfance, spécialistes dïnternet et

prestataires de services Internet, professionnels des médias et

représentants des polices et des gouvernements, se sont réunis au

Siège de l'UNESCO à Paris afin d'étudier les moyens de combattre

la pédophilie et la pornographie impliquant des enfants sur

Internet. La Déclaration universelle des droits de l'homme et la

Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant constituent

le fondement des efforts de l'UNESCO dans ce domaine. Tenant

compte du travail déjà accompli, les experts participant à la réunion

ont élaboré un plan d'action et ont publié la déclaration suivante :

DECLARATION

Internet offre à la curiosité des enfants un monde nouveau à explorer.

I1 leur permet de se divertir et de profiter d'opportunités en matière

d'éducation, d'information et de communication. C'est un outil

qui ouvre de nouvelles perspectives et devrait être accessible à tous

les enfants.

Plus Internet se développera, plus les enfants seront exposés à ces

matériels dangereux. Les activités criminelles de pédophiles et

d'amateurs de pornographie impliquant des enfants, qui utilisent et

exploitent ceux-ci sur Internet, représentent dans l'immédiat un

problème pressant. Si les bienfaits dïnternet l'emportent de loin sur

ses inconvénients potentiels, ses dangers ne sauraient néanmoins

être méconnus. Si rien n'est fait pour y parer, ils feront peser une

menace sur les enfants et seront un facteur de réticence à utiliser

Internet à l'avenir.

Nous estimons que l'utilisation future d'Internet sera déterminée

par la nouvelle génération, qui est née dans la société du savoir et

commence à penser, travailler, jouer et à apprendre par des voies

tout à fait différentes de celles utilisées par ses parents. Cependant,

dans la période actuelle de transition, les valeurs sociales, culturelles et

démocratiques contemporaines doivent être prises en compte dans

. . . . . . . . .

27


. . . . . . . .. .. . 28

l'utilisation et le développement des techno-

logies numériques.

La protection des enfants sur Internet n'est

pas une question de censure. La création

d'un environnement en ligne sans danger

pour les enfants doit préserver et accroître

les libertés fondamentales telles que la

liberté d'expression, la liberté d'information

et le droit au respect de la vie privée, tout

en les protégeant de matériels nuisibles et

illégaux.

Surtout, il nous faut être mieux informés

des matériels dangereux qui existent, de

leur accessibilité, de leur contenu, ainsi que

du nombre et de la nature des consommateurs.

A ce jour, on ne connaît pas suffisamment

l'ampleur et l'étendue des activités pédo-

philes sur le réseau, leurs conséquences et

leur impact sur les jeunes.

La lutte contre la pédophilie et la porno-

graphie impliquant des enfants sur

Internet passe par l'union de toutes les

forces - celles des enfants, de la branche

d'activité concernée, des organisations

internationales, des gouvernements, des

éducateurs et des parents - en vue d'assurer

que les utilisateurs soient conscients des

dangers potentiels et disposent des moyens

nécessaires pour en combattre les menaces.

Lutter contre les contenus illégaux suppose

que les professionnels du secteur coopèrent

pour en restreindre la circulation et adoptent

un système d'auto-réglementation visant

une rigoureuse protection et fonctionnant

parfaitement en coordination avec une

application effective de la loi. Les contenus

nuisibles demandent à être traités diffé-

remment de ceux qui sont illégaux.

nement favorable au développement d'un

Internet répondant réellement aux besoins

des enfants. Le Plan d'action énoncé

ci-dessous exige une approche stratégique à

la fois mondiale et exhaustive et implique

l'engagement de tous les acteurs, en

particulier des gouvernements, à assurer la

mise en place d'un cadre de coordination

ainsi que la mobilisation de ressources

financières et un soutien politique. Nous

demandons au Directeur général de porter

le présent texte et le Plan d'action à

l'attention des Etats membres de l'UNESCO,

des Commissions nationales et de la

Conférence générale.

PLAN D'ACTION

Ce plan d'action s'adresse essentiellement à

l'UNESCO mais contient des éléments qui

doivent être pris en compte par tous les

acteurs dans la lutte contre la pédophilie sur

Internet. Les gouvernements, les organisations

internationales, les ONG, l'industrie

concernée, les éducateurs, les parents, les

services de police et les médias ont tous un

rôle à jouer, mais un effort particulier doit

être déployé pour que la voix des enfants

soit également entendue lors de l'élaboration

de stratégies visant à faire äInternet un

espace sûr. Dans cet effort conjoint,

l'UNESCO devrait essentiellement faire

fonction de catalyseur.

I. Recherche, sensibilisation et prévention

L'UNESCO a un rôle spécifique à jouer et

se doit d'agir dans ce qui est son domaine

de compétence. Il conviendrait en particulier

que soit créé un centre d'échange d'informations,

chargé également de promouvoir

la coopération entre tous ceux qui se

Dans cet esprit, nous avons défini des

préoccupent des droits de l'enfant.

mesures concrètes indispensables pour

encourager la mise en place d'un environ- Les questions soulevées à cette réunion


devraient être prises en compte dans les

programmes de l'UNESCO en matière

d'éducation, de culture et de communication,

lesquels devraient notamment :

- Soutenir et développer des initiatives

visant à l'utilisation de moyens techniques

pour lutter contre les contenus préjudi-

ciables, en particulier par le recours aux

filtres et à I'autoclassification ;

- Promouvoir les outils de sélection qui

permettent d'ores et déjà aux enfants et

aux adultes d'apprendre à se protéger ; et

- Soutenir des campagnes d'information

qui sensibilisent l'opinion publique au

préjudice subi par les enfants victimes de

violences sexuelles et dénoncent ces

violences comme un abus de pouvoir.

En outre, l'UNESCO devrait :

- Soutenir systématiquement des programmes

d'étude, en partenariat avec des organismes

de recherche, afin de parvenir à une

définition plus précise, complète et à jour

du problème de la pédophilie sur Internet ;

- Faire circuler l'information entre les

chercheurs et promouvoir les échanges

d'information avec les organismes s'occupant

des enfants et de la protection de l'enfance,

les prestataires de services Internet, les

gestionnaires de sites web, les services de

police et les institutions judiciaires, les

professionnels des médias, ainsi que les

citoyens, associations et autres groupes

concernés ;

- Faire établir un glossaire exhaustif des

termes relatifs à Internet et aux activités

Internet afin que les usagers et les spécialistes

parviennent à une perception commune

de cet inestimable instrument d'information

et de création de réseaux.

-Appuyer et encourager la création de

"numéros verts" nationaux et patronner

la mise en place d'un service international

ou de plusieurs services de "veille électro-

nique" auprès desquels les enfants trouve-

raient une aide immédiate ;

- Elaborer des stratégies d'éducation,

d'information et de sensibilisation

concernant les médias et Internet, afin

d'atteindre les enfants, les parents, les

enseignants, les institutions éducatives,

les travailleurs sociaux, les médias et les

dirigeants politiques ;

- Mettre en relation les associations de

mères ou de parents et créer un réseau

mondial de citoyens, personnalités, insti-

tutions et entreprises jouant un rôle

stratégique dans la lutte contre la

pédophilie sur Internet ;

- CEuvrer à l'élaboration commune d'une

stratégie à long terme tendant à créer un

climat culturel favorable aux enfants et à

promouvoir l'idée d'une société civile

virtuelle.

II. Droit et réglementation

L'action de l'UNESCO dans le domaine

du droit et de la réglementation devrait se

développer dans le cadre suivant :

1. Mise en place d'une réglementation

ciblée, à utiliser par ceux qui luttent

contre la pornographie impliquant des

enfants, notamment appui aux législations

anti-pornographie pédophile qui répriment

la possession de matériel pornographique.

2. Autoréglementation de l'industrie

concernée en réaction au problème, et

établissement de principes déontolo-

giques pour encourager sa plus large

~

. . . . . . . . . . . .

29


. . . .. . . . . . .

30

participation à la lutte.

3. Co-régiementation, ce qui implique que la

mise en œuvre d'une réglementation avec

l'appui des gouvernements, des ONG,

des entreprises et de la société civile

devrait également être possible.

L'UNESCO, en coopération avec d'autres

entités, devrait créer une équipe spéciale ou

un comité d'experts qui réunirait les

expériences de tous les secteurs concernés

par l'exploitation sexuelle et la pornographie

en vue de protéger les enfants sur Internet.

Elle devrait mener des actions dans les

domaines suivants :

Prévention :

- Promouvoir la sensibilisation de tous les

acteurs concernés à la nécessité de protéger

les enfants en ligne, y compris par une

action législative et l'application effective

des lois.

Collecte d'infirmations :

- Recueillir des informations juridiques de

toute nature sur la pornographie en ligne

impliquant des enfants. S'informer égale-

ment sur les définitions de l'industrie

concernée et la terminologie relative

aux droits de l'enfant, la pornographie

impliquant des enfants et les violences

sexuelles infligées à ceux-ci.

Dzfiion d'informations :

- Diffuser largement et publier sur

l'ensemble du réseau Internet les infor-

mations rassemblées sur les questions

juridiques relatives à la pornographie en

ligne impliquant des enfants, en créant à

l'échelle internationale des observatoires

ou des centres d'échange d'informations.

Analyse :

- Réaliser des études sur les questions juri-

diques relatives à la pornographie en

ligne impliquant des enfants.

Auto réglemen tatio n :

- Etudier l'eficacité de l'autoréglementation ;

- Promouvoir les initiatives de l'industrie

concernée et du secteur privé qui visent à

élaborer, en coordination avec les justices

du monde entier, des codes déontologiques

eficaces en matière de pornographie en

ligne impliquant des enfants.

- Etudier les moyens d'action des prestataires

de services Internet contre les utilisations

du réseau à des fins pédophiles.

- Promouvoir le dialogue entre tous les

acteurs concernés, les gouvernements et les

prestataires de services Internet afin déquili-

brer les efforts de réglementation "souple".

Elaboration du droit :

- Promouvoir l'harmonisation des lois et la

coopération internationale entre les

professions juridiques et la police.

- Etudier, entre autres questions juridiques,

l'utilité et la faisabilité de la mise en

place, sous les auspices de l'UNESCO,

d'un cadre juridique international afin de

protéger les enfants dans leurs activités en

ligne.

Coopération internationale et application

des lois :

- Promouvoir des normes appropriées pour

l'application des lois et la coopération

internationale, en coordination avec les

prestataires de services Internet.

- Etablir quelques principes ou normes

internationaux.

UNESCO, Paris, le 19 janvier 1999


I &&STE -

DES PARTICIPANTS,

Réunion d’experts sur :

Exploitation sexuelle des enfants,

Pornographie impliquant des enfants

et pédophilie sur Internet :

un défi international

UNESCO, Paris

18 - 19 Janvier 1999

. . . . . . . . .

31


32

1. Bringuier, François Mr

Office Européen pour les enfants disparus

et exploités

Fondation pour l'enfance

17 rue Castagnary

75015 PARIS FRANCE

TEL: 331 5368 1651

FAX: 331 5368 1659

2. Bruce, Florence Ms

Programme Officer Children's Programmes

The Oak Foundation

1 Place du Marché

1260 Nyon SWITZERLAND

TEL: 4122 361 0481

FAX: 41 22 362 1900

3. Danois, Jacques Mr

Secretary General AMADE and representing

HRH the Princess of Hanover

16, Boulevard de Suisse 98000 MONACO

TEL: 377 9315 4241

FAX: 377 9315 4245

4. Fritsch, Martina Ms

Bertelsmann Foundation

P O Box 103

33311 Guetersloh GERMANY

TEL: 4952 4181 7401

FAX: 4952 4181 9381

5. Gagamis, Elefteria Ms

Foundation for Family and Childhood

Herodou Attiron 12A Macoussi

Athens GREECE

TEL. 301 809 4419

6. Goetzinger, Marie-Paule Ms

Fondation Prince Henri et

Princesse Mana Teresa

104, Route d'Arlon

8008 Strassen LUXEMBOURG

TEL: 3523 170 311

FAX: 3523 170 3140

email: mvalanki@pt.lu

7, Guyader, Pascale Ms

Documentaliste

Fondation pour l'enfance

17 rue Castagnary

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 5368 1656

8. Kergus, Agnès Ms

Fondation Scelles

1 rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 0445

9. Poilpot, Marie-Paule Ms

Director

Fondation pour l'enfance

17 rue Castagnary

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 5368 1651

FAX: 331 5368 1659

10. Schwörbel, Philippe Mr

Bertelsmann Foundation

Carl Bertelsmann Str 256

33330 Gütersloh GERMANY

11. Sellier, Homayra Ms

Founder and Director

White Lotus Foundation

Geneva SWITZERLAND

FAX: 41 22-362-9030

12. Vardinoyannis, Marianna Ms

Founder and President

Foundation for the Child and the Family

Herdon Ahikou 12 A

151 24 Maroussi

Athens. GREECE

FAX: 301 809 4484

13. Waltermann, Jens Mr

Bertelsmann Foundation

Director Media Policy

Carl Bertelsmann-Str 256

33311 Gütersloh GERMANY

TEL: 4952 4181 7281

FAX: 4952 4181 9381

email: jens. waltermann@bertelsmann. de

website: www.stiffung.berteIsmann.de


14. Alexander, Louis Mr

Childnet International

Studio 14

Brockley Cross Business Centre

96 Endwell Road

London SE 4 2 PD UNITED KINGDOM

TEL: 44171 639 6967

FAX: 44171 639 7027

email: louis@childnet-int, org

website: wwwxhildnet-int.org

15. Andrikopoulou, Eleni Ms

Secretary General

European Forum for Child Welfare

53 rue de la Concorde

1050 Brussels BELGIUM

TEL: 322 511 7083

FAX: 322 511 7298

16. Askelöf, Suzanne Ms

Secretary General

Rädd Barnen (Save the Children) Sweden

Torsgatan 4

107 88 Stockholm SWEDEN

TEL: 468 698 9000

FAX: 468 698 9014

email: suzanne.askelof@rb.se

website: www.rb.se

17. Asli, Jeanette Ms

Redd Barna - Norway (Save the Children)

Grensesvingen 7

0602 Oslo NORWAY

Tel: 4722 99 0900

email: children@risk.sn.no

website: http://childhouse. uio.no/redd-barna

18. Atutonu, Samuel M Mr

All-Age Development Centre

P O Box KA 30363

Airport

Accra GHANA

FAX: 233 935 21 07 12025

19. Barbosa, Hélia Ms

ECPAT Brazil

c/o CEDECA Bahia

Rua Conceicao da Praia 32

1 Andar, Comercio

Salvador, BA BRAZIL

TEL: 5571 243 8499

FAX: 5571 243 8499

email: cedeca@ongba.org. br

20. Beaufils, Julie Ms

Mouvement “Le Cri”

145 Chemin de Nicole

31200 Toulouse FRANCE

TEL: 334 4022 7991

21. Beaufils, Roger Mr

Mouvement “Le Cri”

145 Chemin de Nicole

31200 Toulouse FRANCE

TEL: 334 4022 7991

22. Benaïm, Christine Ms

Director

International Catholic Child Bureau

70 Boulevard Magenta

75010 Paris FRANCE

TEL: 331 5335 0100

FAX: 331 5335 O119

23. Blanc, Christine S Ms

Executive Board

Children’s Forum 21 - Italy and Greece

1 Via Giulio Caccini 1

O0198 Rome ITALY

FAX: 3906 854 1321

email: csblanc@igc.apc.org

24. Boulay Ms

Association des Parents des Enfants

Victimisés (APEV)

22 rue Baudin

92130 Issy les Moulineaux FRANCE

TEL: 331 4648 3594

FAX: 331 4648 3594

25. Boulingui-Nguangui, Masaye Mr

World Organization of the Scout Movement

5 rue Pré-Jérome

1205 Genève SWITZERLAND

26. Bouquet, Carole Ms

Porte-parole

La Voix de l’enfant

39 rue Lourmel

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4577 6075

FAX: 331 4577 7666

27. Bourgaran, Claire Ms

Dessine Moi Un Mouton

36 rue de la Lune

75002 Paris FRANCE

FAX: 331 4028 0110

28. Bouteiller, Françoise Ms

Conseil national des femmes française

Paris FRANCE

FAX: 331 4028 3183

.......... , .........

33


. . . . m . . . . .

34

29. Brousse, Martine Ms

Secretaire-Générale

La Voix de l’enfant

39 rue Lourmel

75015 Paris, FRANCE

TEL: 331 4577 6075

FAX: 331 4577 7666

30. Chapelle, Stephane Mr

European Centre for Missing and Sexual

Exploited Children

Esplanade du Heyse1 BP 20

1020 Brussels BELGIUM

TEL: 322 475 441 1

FAX: 322 475 4403

31.CompagnonI Françoise Ms

ECPAT France

2 Ruelle des Jurés

95780 La Roche Guyon FRANCE

TEL: 331 3479 7332

FAX: 331 3479 7283

32. Compagnon, Pierre Mr

ECPAT France

2 Ruelle des Jurés

95780 La Roche Guyon FRANCE

TEL: 331 3479 7332

FAX: 331 3479 7283

33. Courouve, Claude Mr

6 Avenue Gambetta

75020 Paris FRANCE

34. Cousteau, Monique Ms

ACPE

Rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

35. Crowley, Peter Mr

President

International Save the Children Alliance

59 Chemin Moïse Duboule

1209 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 788 8180

FAX: 4122 788 8154

email: alliance@iprolink.ch

websife: w.savechildren.oqjdaìliance/

36. De Cordes, Jean-Charles Mr

Child Focus

Avenue Marquis Villalobar 90

1150 Brussels BELGIUM

FAX: 322 771 3372

37. Deck Sophie, Ms

Juriste

Association enfance et partage

10 rue des Bluets

75011 Paris FRANCE

38. Deleplanque, Michèle, Ms

Juriste

La Voix de l’enfant

39 rue de Lourmel

75015 Paris FRANCE

39. Desplats, Barbara L Ms

Chargée de Communication

Krousar Thmey Nouvelle Famille

Organisation humanitaire d’aide à l’enfance

défavorisée au Cambodge

10 rue Dussous

75002 Paris FRANCE

TEL: 331 4039 9876

FAX: 331 4039 0639

40. Diallo Soumare, H Assa Ms

Comité d’Action pour les Droits de l’Enfant

et de la Femme

(CADEF)

P O Box 2653

840 X 474 Badala Sema Sud

Bamako MALI

FAX: 223 234 102

41. Dubois, Jean-Marie Mr

Mouvement pour l’Abolition de la Prostitution et

de la Pornographie (MAPP)

PO Box 215

75005 Paris FRANCE

TEL: 331 4711 0938

42. Echols, Mike Mr

Founder and Executive Director

Breaking the Cycle of Child Sexual Assault

484-8 Washington Street

Room 220 Monterey

California 93940 USA

FAX: 1 888 992 7351

email: mikeechols@hofmail.com

websife: wshadow-net corn

43. Fontanini, Francesca Ms

c/o Telefono Azzuro

Via dell’Angelo Custode 113

Bologna ITALY

TEL: 3951 22 7050

Fax: 3951 26 1390

44. Gacon, Michel Mr

Director General

Village d’enfants SOS

61 Cité Routiers

75009 Paris FRANCE

TEL: 331 5507 2528

45. Gendrin, Jocelyne Ms

Vice présidente

Comité Mondial du Mouvement Scout

32 rue de Chechout

91640 Vaugrigneuse France

TEL: 331 6458 9815


46. De Grandry, Françoise Ms

Présidente

Action pour la dignité humaine

48 rue de la Charité

69002 Lyon FRANCE

TEL: 334 7842 2702

47. Hall, Jackie Ms

ICEM - Intemational Council of Educational Media

FUS - Foundation Group

Provenca, 324, 3r

08037 Barcelona SPAIN

TEL: 3493 458 3004

FAX: 3493 458 8710

48. Harris, Bruce Mr

Executive Director for Latin America

Casa Alianza

Apartado 1734

2050 San Pedro COSTA RICA

TEL: 506 253 5439

FAX: 506 224 5689

email: bruce@casa-alianza. org

website: www. casa-alianza. org

49. Heams, Elisabeth Ms

Chargé de communication ACPE

1 rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

50. Hecht, Mark Mr

Deputy Director

Human Rights Internet

8 York Street - Suite 202

Ottawa, Ontario KIN 505S6

CANADA

TEL: 1613 789 7407

FAX: 1613 789 7414

emai/:hechtma@hri.ca

51. Hermoso, Alex Mr

Programme Director

People’s Recovery, Empowerment and

Development Assistance Foundation (Preda

Foundation Inc )

Upper Kalaklan Olongapo City PHILIPPINES

TEL: 6347 223 9629

FAX: 6347 223 9628

email: preda@subictel.com

website: http:/hw subicnet. com/preda

52. Jacomy, Severine Ms

Delegate for Eastern Europe

International Catholic Child Bureau

70 Boulevard Magenta

75010 Paris FRANCE

TEL: 331 5335 O100

FAX: 331 5335 O119

53. Johannsen, Jakob Mr

Market Director

Red Bamet Denmark

Rantzausgade 60

2200 Koebenhavn N DENMARK

TEL: 4535 36 5555

FAX: 4570 20 6220

54. Joyce Bonsu, Mensah Ms

Association for Human Development

PO Box 191 Legon

Accra GHANA

FAX: 23321 23 1896

55. Kepes, Suzanne Ms

Paris Liason Officer

Women’s World Summit Foundation

6 Bd de Grenelle

75015 Paris FRANCE

56. Kuskoski, Eva Ms

Secretary General

The Mannerheim League for Child Welfare

Toinen iinja 17

00530 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 3481 1500

FAX: 3589 3481 1508

57. Kwasi Okyere, Gabriel Mr

Association for Human Development

PO Box 191 Legon

Accra GHANA

FAX: 23321 231 896

58. Leal, Gustavo Mr

Co-ordinator of the Programme. Sexual exploitation

of children

Instituto Intemamericano del Niño

Organización de Estados Americanos

8 de Octubre

2904 Montevideo URUGUAY

TEL: 5982 487 2150

FAX: 5982 487 3242

email: iinproyec@redfacil. com. uy

59. Leclerc, Henri Mr

President

Ligue des Droits de l’Homme

27 rue Jean Dolent

75014 Paris FRANCE

TEL: 331 4408 8729

FAX: 331 4535 2320

60. De Linde, Josephine Ms

End Child Prostitution, Child Pornography and

Trafficking of Children for Sexual Purposes

(ECPAT)

c/o Groupe Développement

Bâtiment 106, BP 07

93352 Le Bourget Cedex FRANCE

TEL: 331 4934 8313

TEL: 331 4934 8310

email: í00636.3360@compuser.com

website: http://w. ecpat.net

. .

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36

61. Lööf, Lars Mr

Co-ordinator

Rädda Barnen (Save the Children) Sweden

Torsgatan 4

107 88 Stockholm SWEDEN

TEL: 468 698 9009

FAX: 468 698 9016

email: lars. loo f@ rb. se

website: www rb. se

62. Loustau, Monique Ms

President: Association Against Child Prostitution

(ACPE)

14 rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 9151

FAX: 331 4026 9149

63. De Maeyer, Marc Mr

Agent de Liaison à Bruxelles

Bureau international de droits des enfants

BELGI UM

TEL: 322 513 7577

FAX: 322 513 7577

64. Mahoney, Debbie Ms

President

Safeguarding our Children-United Mothers (SOC-UM)

1852 W 11th St

Tracy CA95376 USA

TEL: 1209 832 5703

65. Marcovich, Malka Ms

Mouvement pour l’Abolition de la Prostitution

et de la Pornographie (MAPP)

B P 215

75005 Paris FRANCE

TEL: 331 4711 0938

66. Marie, Jean Paul Mr

President “Rêve d’enfant’’

61 rue de Meaux

78019 Paris FRANCE

TEL: 336 6014 8731

67. Masse, Claude Ms

Catholic Child Bureau Delegate at UNESCO

International Catholic Child Bureau

70 Boulevard Magenta

75010 Paris FRANCE

TEL: 331 5335 O100

FAX: 331 5335 O119

68. Mbassa, Mennick Daniel Dr

President. Cameroon Society for the Prevention of

Child Abuse and Neglect (CASPCAN)

Centre Hospitalier de Premontre

02320 Premontre FRANCE

TEL: 332 2323 6811

FAX: 332 2323 681 2

69. McClellan, Monique Ms

Delegate for Asia.

International Catholic Child Bureau

63 rue de Lausanne

1202 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 731 3248

FAX: 4122 731 7793

email: bice@dial.eunet.ch

70. Meurisse, Bénédicte Ms

Communication Division

Association Against Child Prostitution (ACPE)

14 rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 0445

71. Miyamoto, Junko Ms

Co-ordinator

ECPATI STOP Japan

C/o JWCTU

2-23-5 Hiyakunincho

Shinjuku-ku, Tokyo JAPAN

TEL: 8133 3361 0934

FAX: 81333361 1160

e: junko@ymcajapan.org

72. M’Jid, Najat Dr

President

Association Bayti - L‘enfance en situation difficile

23 Boulevard Abdellatif Ben Kaddour

Quai Racine Casablanca MOROCCO

TEL: 212 39 6985

FAX: 212 39 6985

73. Montfalcon Ms

Action pour la dignité humaine

113 rue de la Tour

75016 Paris FRANCE

74. Moreau, Odile Ms

Vice President

Association contre la prostitution enfantine (ACPE)

14 rue Mondétour

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 0445

75. Moreillon, Jacques Mr

Secretary-General

World Organization of Scout Mouvements

5 rue Pré-Jérome

1205 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 705 1010

FAX: 4 122 705 1020

76. Musah, Saphiri Ms

Association for Human Development

P O Box 191 Legon

Accra GHANA

FAX: 23321 23 1896


77. OBriain, Muireann Ms

Executive Director of End Child Prostitution,

Child Pornography and Trafficking of Children

for Sexual Purposes ( ECPAT)

328 Phayathai Road

Bangkok 10400 THAILAND

email: ecpatbkk@kscl5.th.com

website: http://www. ecpaf. net

78. Onyango, Philista Dr

Regional Chairperson

African Network for the Prevention and Protection

against Child Abuse and Neglect (ANPPCAN)

Kenya Regional Office

P O Box 71420

Nairobi KENYA

TEL: 2542 77 5496 I72 6794

email: anppcan@arcc.or.ke

79. Pano, Aurela Ms

Executive Director

Children’s Human Rights Centre of Albania

Kutia Postare 1738 TiranaALBANIA

TEL: 355 424 0842

FAX: 355 423 9748

email: ilir@acsf. tirana.al

80. Pradervand, Elly Ms

Founder, Executive Director

Women’s World Summit Foundation

c P 2001

1211 Geneva 1 SWITZERLAND

TEL: 4122 738 6619

FAX: 4122 738 8248

81. Purbrick, Becky Ms

Executive Director

Child Rights Information Network (CRIN)

Cl0 Save The Children (UK)

17, Grove Lane

London SE 5 8 RD

UNITED KINGDOM

TEL: 44171 703 5400

FAX: 44171 793 7630 I793 7626

82. De Rey, Jacqueline Ms

Co-ordinator

ECPAT International

Travel and Tourism Navatours

9 rue de Lille

06400 Cannes FRANCE

TEL: 334 9306 7067

83. Ripotot, Eve Ms

Responsable de programmes

Association contre la prostitution er,,Jntine (A

14 rue Mondétour

75001 Pans FRANCE

TEL: 331 4026 9151

FAX: 331 4026 9149

84. Rodriguez, Ruben Mr

National Centre for Missing and Exploited Children

Director Exploited Child Unit

2101 Wilson Blvd, Suite 550

Arlington, VA 22201-30777 USA

TEL: 1703 516 71611 235 3900

FAX: 1703 235 4067

email: rrodriguez@ncmec.org

85. Roucolle, Annie Ms

MAPP 5 rue Germaine

93220 Gagny FRANCE

TEL: 331 4381 7810

FAX: 331 4381 7810

86. Russo, Mr

Association Julie et Melissa

48 rue de l’Hotel Communal

4460 Grace-Hollognel Liege BELGIUM

TEL: 324 231 2411

FAX: 324 231 2093

87. Sackstein, Hélène Ms

Co-ordinator and Focal Point on Sexual Exploitation of

Children; NGO Group for the Convention on the Rights

of the Child

Cl0 DCI - Defence for Children International

PO Box 88

1211 Geneva 20 SWITZERLAND

TEL: 4122 734 0558

FAX: 4122 740 1145

email: dci-sex.ex@pingnet.ch

website: http://w. childhub. ch/dcifplocalpoint. html

88. Sariola, Heikki Mr

Researcher

Central Union for Child Welfare

Armfeltintie 9

00150 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 329 6011

FAX: 3589 329 6029

89. Schmidburg, Tessa Ms

Child Focus

email: ~~u~scf.u.london2..ccrnaill.~pompuserve.com European Centre for Missing and Sexually Exploited

Or crin@pro-net.co.uk

Children

International Department

Esplanade du Heyse1 BP 20

1020 Brussels BELGIUM

TEL: 322 475 4429

FAX: 322 475 4403

email: fessaschmidburg@childfocus.org

90. Seneviratne, Maureen Ms

Chairperson

Protecting Environment And Children Everywhere

(PEACE)

PO Box58

Mt Lavinia SRI LANKA

TEL: 941 59 6855

FAX: 941 50 2081 I50 0544

email: peace@slt.lk

website: http:%vww.ecpat.net m

...................

.

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38

91. Servan-Schreiber, Elizabeth Ms

Consultant ECPAT

10 rue Rouget de Lisle

92240 Malakoff FRANCE

TEL: 331 4353 3584

92. Slusnys, Linas Mr

Director

Child Abuse Phone Line Child Abuse Centre

Vytauto 15

2004 Vilnius LITHUANIA

TEL: 3702 75 7564

FAX: 3702 22 5523

93. Svevo, Kimberly Ms

Executive Director

International Society for Prevention of Child

Abuse and Neglect (ICSPAN)

200 N Michigan Avenue, Suite 500

Chicago IL 60601 USA

TEL: 1312 578 1401

FAX: 1312 321 1405 or 578 1405

email: kim-svevo@sba.com

website: www.ispcan.org

94. Syllamy, Norbert Mr

Ligue française de santé mentale

Mission enfants martyrs

11 rue Tronchet

75008 Paris FRANCE

95. Taylor, Tom Mr

Association de la Defense des droits de l’homme

et la cuit ut^

P O BOX 115-0885920

75019 Paris FRANCE

96. Toifl-Stulz, Regine Ms

SOS Kinderdorf International

Billrothstrasse 22

1190 Wien AUSTRIA

TEL: 431 368 2457

FAX: 431 369 8918

97. Traberg Smidt, Laue Mr

Secretary General

Red Barnet Denmark

Rantzausgade 60

2200 Koebenhavn N DENMARK

TEL: 4535 36 5555

FAX: 4570 20 6220

98. Valayer, Dora C Ms

President

TRANSVERSES

7 rue Herault

92100 Boulogne FRANCE

TEL: 331 4910 9084

FAX: 331 4910 9084

99. Van Bastelaer, Beatrice Ms

Movement against Paedophilia on Internet (MAPI)

Institut d’Informatique - FUNDP

Rue Grandgagnage, 21

5000 Namur BELGIUM

TEL: 3281 72 4994

FAX: 3281 724967

email: mapi@info. fundp.ac. be

website: www.info/fundp.ac. bel-mapi

100. Vandekerckhove, Ankie Ms

Commissaire aux droits de l’enfant

Communauté flamande de Belgique

BELGIUM

101. Veitch, Helen Ms

Campaign Co-ordinator ECPAT

Thomas Clarkson House The Stableyard

Broomgrove Road London SW9 9TL

UNITED KINGDOM

TEL: 44171 924 9555

FAX: 44171 738 4110

102. Vienot, Jacques-Henry Mr

Orphelins Sans Frontières

BP 23

47150 Monîflanquin FRANCE

FAX: 335 5336 5593

103. Warburton, Jane Ms

International Catholic Child Bureau

Ramsdale Cottage

Flyindales, Whitby

N .Yorkshire Y022 4QN UNITED KINGDOM

TEL: 44194 788 0612

FAX: 44194 788 0612

104. Williams, Nigel Mr

Director

Childnet International

Studio 14

Brockley Cross Business Centre

96 Endwell Road

London SE 4 2 PD

UNITED KINGDOM

TEL: 44171 639 6967

FAX: 44171 639 7027

email: nigel@cbildnet-int.org

website: www.cbi/dnef-int org

105. Yanagihara, Satsuki Mr

YMCA Japan I STOP Japan

2-3-18 Nishiwaseda

Shinjuku-ku

Tokyo 1690051 JAPAN

TEL: 813 3203 0173

FAX: 81 3 3207 0226

email: safsuki@ymcajapan.o


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106,Auclaire, Elisabeth Mme

President; Commission des Droits de l'Enfant

Ligue de Droits de l'Homme

28, Place St Georges

75009 Paris FRANCE

TEL: 331 5332 7508

FAX: 331 4016 1422

107.Blunde1, Helen Dr

Director

Centro Reina Sofia para el Estudio de la

Violencia

c/o Pintor Lopez 7-la

46003 Valencia SPAIN

TEL: 3496 391 9764

FAX: 3496 391 9752

website: http:/W. violencia.org

108.Bynum, Terre1 Ward Dr

Director

Research Centre on Computing and Society

Southern Connecticut State University

New Haven, CT 06515 USA

TEL: 1203 392 6790

FAX: 1202 392 6338

109.CarlssonI lilla Dr

Director

International Clearinghouse on Children and

Violence

on the Screen Nordicom

University of Göteborg

Box 713

405 30 Göteborg SWEDEN

TEL: 4631 773 1010

FAX: 4631 773 4655

110. Groebel, JO Dr

Director

Centre for Media Competence

University of Utrecht

Heilberglaan 1

3584CS Utrecht THE NETHERLANDS

TEL: 3130 253 4720

FAX: 3130 253 1619

111. Holland, Gemma Ms

Researcher and Psychologist

Department of Applied Psychology

University CollegeCork

Cork IRELAND

TEL: 35321 90 4294

FAX: 35321 27 0439

112. Jacquinot, Geneviève Dr

Responsable du Groupe de Recherche sur la

Relation EnfantslMédias (GRREM)

Université de Paris VI11

2 rue de la Liberté

93526 Saint-Denis FRANCE

TEL: 331 4940 6789

FAX: 331 4940 6789

113. Marques, Elena Ms

Collaborator; Queen Sofia Centre

Pinto López 7 Valencia SPAIN

TEL: 3496 391 9764

FAX: 3496 391 9752

email: secretaria.crs@gva.es

114. Mathonnet, Philippe Mr

IDATE

BP 41 67

34092 Montpellier FRANCE

TEL: 334 6714 4432

FAX: 334 6714 4400

115. Monne, Elisa Dr

Fondazione CENSIS

Rome ITALY

FAX: 3906 8621 1367

116. Mowlana, Hamid Dr

Director

American University. Division of International

Communication School of International Service

4400 Massachusetts Avenue

NW Washington, DC 20016-80 USA

FAX: 1202 885 2494

117. O'Connell, Rachel Ms

Department of Applied Psychology

University College Cork

Cork IRELAND

TEL: 353 2190 2198

FAX: 353 2127 0439

118. Raget, Sandra Ms

Centre de recherches internationales et de

documentation sur l'exploitation sexuelle

(CRIDES)

Fondation SCELLES

14 rue Mondétour

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 0445

FAX: 331 4026 0458

119.Taylor, Max Dr

Department of Applied Psychology

University College Cork

Cork IRELAND

TEL: 35321 90 4294

FAX: 33521 27 0439

12O.Valenti y Gomez, Oliver Mr

World Forum on Children's Television

Communication

Barcelona SPAIN

TEL: 349 88 1914

FAX: 34988206

121.Tisseron, Serge Dr

GRREM

28, Place St-Georges

75009 Paris FRANCE

TEL: 331 4348 2747

FAX: 331 4016 1422 m

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122. Bouillon, Martine Ms

Magistrate

45 Route de Beaumont

95270 Noisy sur Oise FRANCE

FAX: 331 3937 7145

123. De Bana, Kepet Mr

Professeur de Droit,

Président

Ligue Camerounaise des droits de l’homme

85 Boulevard St. Michel

75005 PARIS FRANCE

TEL: 331 5325 8050

124. Dionne, Pierre Mr

Director General

International Bureau of Children’s Rights

11 85 rue Saint Matthieu

Montreal Quebec H3H 2P7 CANADA

TEL: 1514 932 7656

FAX: 1514 932 9453

ernail: fribunal@web.net

125. Djarboui, Hassen Mr

Conseiller Juridique

177 Boulevard Brune

75014 Paris FRANCE

126. Grimaldi-Fouquet, Françoise Ms

Magistrate

6 rue Perquel

95160 Montmercy FRANCE

FAX: 331 3964 4487

127. Gyengyver, Magyar Ms

Legal Expert;

Central Institution National Institute of Family and

Children

Tuzer u 33-35

1134 Budapest HUNGARY

TEL: 361 465 6020

FAX: 361 465 6027

128. Kahn, Daniel Mr

Lawyer for Children’s Rights

La Voix de l’enfant

9 rue Anatole de la Fonge

Paris FRANCE

TEL: 331 4577 6075

FAX: 331 4577 7666

129.Lardon-GaIéote, Catherine Ms

Lawyer for Children’s Rights

La Voix de l’enfant

9 rue Anatole de la Fonge

Paris FRANCE

TEL: 331 4577 6075

FAX: 331 4577 7666

FAX: 333 4439 6420

130. Lombard, Anne Ms

Lawyer

47 Rue Aristide Briand

4440 Reze FRANCE

FAX: 332 4032 3550

131. Lord, Terry R Mr

United States Department of Justice Criminal Division

Child Exploitation and Obscenity Section

Washington DC 20530-001 USA

TEL: 1202 514 5780

FAX: 1202 514 1793

132. Molander, Helena, Ms

Children’s Lawyer, Children’s Ombudsman

The Mannerheim League for Child Welfare

PO Box 141

00531 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 348 11650

FAX: 3589 348 11 509

133. Noah, Ekani Mr

Researcher in Law and Political Sciences

21 rue Victor Hugo

92130 Courbevoie FRANCE

134. Portal, Dominique Maitre

Avocat

37 Avenue Victor Hugo

75016 Paris FRANCE

FAX: 331 4501 6491

135. Ropponen, Markku Mr

Scandinavian Law Offices

Attorneys-at-law

Kalevankatu 9 A 12

O0100 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 6226 430

FAX: 3589 6226 4334

136. Ruffo, Andrée Judge

President

International Bureau of Children’s Rights

1185 rue Saint Matthieu

Montreal

Quebec H3H 2P7 CANADA

TEL: 1514 932 7656

FAX: 1514 932 9453

email: tribunal@web.net

137. Salamun, Ulrich Mr

Legal Co-ordination of Internet Hotline

Internet Service Providers

Stollg 817

1070 Vienna AUSTRIA

TEL: 431 526

138. Sansovic, Korayka Ms

Lawyer

Head of Department for Children

State ORiCe for Protection Family, Maternity and Youth

Sauska Cesta 41 111

1000 Zagreb CROATIA

TEL: 3851 617 7451

139. Steyer, Isabelle Ms

Avocate

35 rue Etienne Marcel

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4026 7048

140. Vialle, Catherine Ms.

Juristes du Monde

99-103 rue de Sevres

75006 Paris FRANCE

TEL: 331 4271 3890


141. Andersen, Preben Mr

Vicekriminalkommisaer Rigspolitichefens IT-

Stoetteen hed

Rejseafdelingen

Polititorvet 14

1780 Koebenhavn V DENMARK

TEL: 4533 14 8888

142. Arthur, Gary Mr

Detective Sergeant, National Crime Squad

Swanley Police Station Swanley,

Kent UNITED KINGDOM

TEL: 44132 228 3026

143. Berthe, Sabrina, Ms

Direction régionale de la policie judiciare

Brigade de protection des mineurs

101 rue des Trois Fontonot

92100 Nanterre FRANCE

FAX: 331 4897 8233

144. Bjoernebekk, Ragnhild Ms

National Police Academy

Forskningsavdelingen

Slemdalsveien 5

P B 5027 Majorstua

0301 Oslo NORWAY

TEL: 4723 199 872

FAX: 4723 199 901

email: eileen. s. berglie@politihs. no

145. Bogaert, Oliver Mr

Inspecteur Police Judiciaire, Computer Crime

Unit

13 rue de Quatre Bras

1000 Brussels BELGIUM

TEL: 322 508 6973

FAX: 322 511 3070

146. Chaptal, Danielle Ms

Captaine de Police

Préfecture de Police de Paris

7-9 Boulevard du Palais

75004 Paris FRANCE

TEL: 331 5373 5436

FAX: 331 5373 5764

147. Cossé, Jean-Francois Mr

Commissaire de Police

Direction Centrale de la Police Judiciare

101 rue des Trois Fontanot

92100 Nanterre FRANCE

148. Fournier de Saint Maur, Agnés Ms

Secrétariat Général INTERPOL

200, Quai Charles de Gaulle

69006 Lyon FRANCE

TEL: 334 7244 7206

FAX: 334 7244 7163

email: A.destmau@interpol.int

149. Fung, Gordon Mr

Assistant Commissioner of Police Crime

Hong Kong Police Headquarters

24th Floor, Arsenal House, West Wing

Wang Chai HONG KONG

TEL: 852 2804 1437 I2860 3759

FAX: 852 2528 2284

email: cppu@police. gcn. gov. hk

150. Gauthier, Fabrice Mr

Capitaine de Police

Brigade de Protection des Mineurs

Police Judiciaire de Paris

12 , Quai de Gesvres

75004 Paris FRANCE

TEL: 331 5371 3181

FAX: 331 5373 5777

151. Gentric, Stephane, Mr

Direction régionale de la police judiciaire

Brigade de protection des mineurs

101 rue des Trois Fontanot

92100 Nanterre FRANCE

FAX: 331 4897 8233

152. Leclercq, Philippe Mr

Prefécture de la Police

Bureau 2309

7 Boulevard de Palais

75004 Paris FRANCE

TEL: 331 5373 4591

FAX: 331 5373 5764

153. Link Charles Mr

Inspecteur Police Judiciaire Computer Crime Unit

13 rue de Quatre Bras

1000 Brussels BELGIUM

TEL: 322 508 6160

154. Nascimento Melo, Washington Mr

National Main Officer Chief of Interpol Brazil

Policia Federal Brazilia

Salvador Bahia BRAZIL

TEL: 5561 311 8232

FAX: 5561 224 4242

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42

155. Perscon, Anders Mr

Deputy Inspector

Swedish National Criminal Investigation

Department

P O Box 12256

102 26 Stockholm SWEDEN

TEL: 46 8401 4657

FAX: 46 8652 3386

email: egap@swipnet.se

156. Reynolds, Jim Capt

Chief Inspector Paedophilia Unit of Scotland

Yard (retired)

41 Eastbury Road Watford,

Herifordshire WDI 4JJ

UNITED KINGDOM

TEL: 4419 2324 3226

FAX: 4419 2324 3226

email: jim. reyno/ds@ bfinternef. com

157. Rouaud, Manuel Mr

Officier de Police

Ministère de l'Intérieur

11 rue des Saussaies

75018 Paris FRANCE

Tel: 331 4927 4927

158. Salvy Mr

Préfecture de la Police

Bureau 2309

7 Boulevard de Palais

75004 Paris FRANCE

TEL: 331 5373 4591

FAX: 331 5373 4591

159. Souvira, Jean-Marc Mr

Commissaire de Police

Brigade de protection des mineurs

12 Quai de Gesnes

75004 Paris FRANCE

TEL: 331 5371 4749

FAX: 331 5371 5786

160. Verbeeren, Guy Mr

Commissaire judiciaire

Pornographie d'Enfants sur Internet

Notelaarsstraat 21 1

1000 Brussels BELGIUM

TEL: 322 743 7449

FAX: 322 743 7458


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161. Aloysius, Carol Ms

Journalist

Sunday Observer

136, Sri Vipulasena Mawatha

Colombo 8 SRI LANKA

FAX: 941 50 0544

162. Bailly, Diégou Mr

164. Demenstein, Gilbert0 Mr

Folha de Sao Paulo

Al. Barao de Limeira, 425

4. andar

CEP O1 202900

Campos Eliseos

Sao Paulo BRAZIL

FAX: 5511 224 7737

165. Dimitrova, Yovka N Ms.

Journalist

24 Hours Newspaper and “Novinar Daily”

18a, Petko Karavelov Str

Sofia 1408, BULGARIA

TEL: 359 251 0330

Ofice: 359 294 1735 I433 9224

email: yovka@yahoo.com

166. Eyles, €manuelle Us

Journalist

Marie Claire

Paris FRANCE

TEL: 331 4146 8526

FAX: 331 4146 8039

167. Gningue, Abdou Mr

Director General

Organisme de Presse Sénégalaise

BP 117 DAKAR SÉNÉGAL

TEL: 221 821 1427

FAX: 221 822 0767

168. Koven, Ronald Mr

European Representative

World Press Freedom Committee (WPFC)

9 Place du Président Mithouard

75007 Paris FRANCE

TEL: 331 4778 3988

FAX: 331 4566 8302

email: r.koven@compuserve.com

169. Kreuter Grant, Debra Ms

Co-ordinator Young Media; UN Journalists’

Organization

Palais des Nations

1211 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 839 2850

email: youngmedia@hotmail.com

170. Manguez, Carole Ms

Paris Match

149-151 rue Anatole France

92300 Levallois-Perret FRANCE

FAX: 331 4134 7451

171. Njoku, Felix Mr

PANA- B P 4056 Dakar SENEGAL

TEL: 221 824 1395 I824 1410

FAX: 221 824 1390

172. Perret, J Mr

Paris Match

149-151 rue Anatole France

92300 Levallois-Perret FRANCE

FAX: 331 4134 7451

173. Rossetti, Fernando Mr

Journalist

Folha de Sao Paulo

AI. Barao de Limeira, 425

4. andar CEP O1 202900 Campos Eliseos

Sao Paulo BRAZIL

TEL: 5511 224 4845

FAX: 5511 224 2285

email: rossetti@uoi.com. br

174. Vieira, Geraldinho Mr

News Agency for Children’s Rights

SDSEd Conic

BI Asala 101

CEP 70 391-900 Brasilia DF BRAZIL

TEL: 61 322 6508

FAX: 61 3224973

email: andi@uol.com.br

website: www. andi. org. br

175. White, Aidan Mr

Secretary General

International Federation of Journalists (IFJ)

226 rue Royale

1210 Brussels BELGIUM

TEL: 322 223 2265

FAX: 322 219 2976

email: i@safety@pophost.eunet. be

website: w. io. org

rn

. . . . . . . . .

43


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44

176. Aftab, Parry Dr

Lawyer, Chief Executive CyberAngels

East 80 Route 4

Paramus, New Jersey 07652 USA

TEL: 1201 845 O100

FAX: 1201 845 6688

email: parry@aftab.com

website: www.afiab.com

177. Callanan, Cormac Mr

ISPA Ireland

ASCONITE

44 Westbury Avenue

Lucan Co

Dublin IRELAND

TEL: 35387 257 7791

FAX: 35387 357 7791

email: cc@aconite.ie

178 Carr, John Mr

Children and Internet Specialist

65, Goddard Place

London N 195 GT UNITED KINGDOM

TEL: 44171 263 9229

FAX: 44171 263 0157

179. Dixon, Ruth Ms

Hotline Manager

Internet Watch Foundation (IWF)

5 Coles Lane

Oakington CB4 5BA UNITED KINGDOM

TEL: 44122 323 7700

FAX: 44122 323 5921

180. Hann, George Mr

ISPA

Austria Verband der Östereichischen

Internetan bieter

Kaiserstrasse 1417

1070 Wien AUSTRIA

TEL: 431 522 3638

FAX: 431 522 3610

email: ofke@ispa.at

181. Kerr, David Mr

Chief Executive

The Internet Watch Foundation (IWF)

East View 5 Coles Lane

Oakington Cambridge, CB4 5BA

UNITED KINGDOM

TEL: 4412 23 7700

FAX: 4412 23 5870

GSM: 0802 45 33 21

email: chie@iwf,org.uk

website: wwwiwforg.uk

182. Le Toquin, Jean-Christophe Mr

Délégué Permanent

Association des Foumisseurc d'Accès à des services

en ligne et a Internet (AFA) C/o Infonie France

Kupka B - Cedex 96

92906 Paris La Défense FRANCE

TEL: 331 4102 8008

FAX: 331 4102 8001

email: úelegue@afa. france.com

website: http:/W. afa-france. com

183. Pober, Arthur Mr

Entertainment Software Rating Board

845 Third Avenue, 14th Floor

New York, NY 10022 USA

TEL: 1212 759 0700

FAX: 1212 759 2223

email: artptp@pouch.com

184. Rogerson, Simon Mr

Director

Centre for Computing and Social Responsibility

Faculty of Computing Sciences and Engineering

De Monfort University The Gateway

Leicester LE1 9BH UNITED KINGDOM

TEL: 4411 6275 7475

FAX: 4411 6254 1891

email: srog@úmu.ac.uk

185. Schneider, Michael Mr

President of EUROISPA

Schneider and Scholemeyer

Law Firm

Dickstr 35

53 973 Hennef GERMANY

TEL: 4922 4292 700

FAX: 4922 4292 7099


-1

186. Alvarez, Marcia Ms

PRELUDE

Responsable d’Etudes

2, Place de la Choletière

91360 Villemoisson France

Tel: 331 6925 1600

Fax: 331 6925 1600

187. Amyot, Fabienne Ms

16 rue Saint Séverin

75005 Paris France

Tel: 331 4634 0246

188. Bangeman, Georges Mr

Pédiatre

8, Bld Sergent Triare

3000 Nirnes France

Fax: 334 6684 5459

189. Casaubon, Jean-Pierre Mr

123 Boulevard Massena

75013 Paris France

Tel: 331 4570 7909

190. Bourgan, Claire Ms

Travailleur Social

3 Villa Arnélie

78960 Voisin le Bretonneux France

Fax: 331 3057 4528

191. Cordier, Bernard Dr

Psychiatre, Chef de Service de Psychiatrie a

Hopital Foch

40 rue Worth BP 36

92151 Suresnes France

192. Coullet, Frédéric Mr

Psychiatre

60 rue Quincampoix

75004 Paris France

Tel: 331 4278 9393

193. De Montalbert, Marc Mr

11 rue Frederic Passy

92200 Neuilly France

Fax: 331 4517 1940

194. Dunaigre, Patrice Dr

Paedo-psychiatrist Psychologist

111 Boulevard Beaumarchais

75003 Paris France

Tel: 331 4027 2223

195. Eisner, Alfred Mr

President

CEO

PO Box 15053

3501 Utrecht The Netherlands

Tel: 3130 273 1478

Fax: 3130 271 7261

196. Gil, Françoise Ms

Sociologist

16 rue de Picpus

75012 Paris France

Tel: 331 4347 4850

197. Honigman, Claire Ms

17, Boulevard de Picpus

75012 Paris France

198. Leroy, Christine Ms

Focal Point for Human Rights

And Child Rights in France

Issy les Moulineaux France

Fax: 331 46 45 36 97

199. Mbogol, Hermine Mr

Gd Boulevard d’lnkermann

92200 Neuilly sur Seine France

Tel: 331 4640 0493

200. Metzger, André Mr

Responable Formation IUFM

9 rue Marcel Proust

95280 Jouy le Moutier France

201. Reidegeld, Jochen Mr

Priest

Action Bosco Sevana

Kirchstrasse 17

59399 Olfen Germany

Tel: 4925 95 434

Fax: 4925 95 822

202. Rodes, Susana Ms

Fitte 1755, 15 C

C P 1428

Buenos Aires Argentina

Tel: 54114 786 67 67

Fax: 54114 766 26 80

203. Silou, Jacques Mr

Médecin

Invariance Noire

16 rue de Moulin de la Pointe

75013 Paris France

Tel: 331 4565 98611 06 1032 7503

204. Vanderputten, Anne Ms

Psychologist-Therapeutist

31 rue Sainte Anne

1420 Braine I’Allend Belgium

Tel: 322 387 0432

. .

45


. . . . . m . . . . .

46

205. Dossow, Rudiger Mr

Administrator

Media Section Directorate of Human Rights

The European Council

Avenue de I’ Europe

67000 Strasbourg Cedex FRANCE

TEL: 333 8841 2000

FAX: 333 8841 2051

206. Kattau, Thomas Mr

Administrator

Council of Europe

Rue de l’Europe

67075 Strasbourg FRANCE

TEL: 333 8841 2284

FAX: 333 8841 3765

207. Kronrnan, Gunvor Ms

Senior Advisor

Nordic Council

PO Box 3043

1021 Copenhagen K DENMARK

TEL: 45 33 96 0200

FAX: 45 33 93 8955

208. Leger, Monique Ms

Chief Administrator of Judicial Affairs of France 3

Representing the European Radio and Television

Union

17- a. Ancienne Route

1218 Grand Saconnex SWITZERLAND

TEL: 4122 717 2505

FAX: 4122 717 2470

209. Swetenham, Richard Mr

The European Commission

Directorate General XII1

Telecommunications, information market

and exploitation of research

Rue Alcide de Gasperi

Office EUFO 1166

2920 LUXEMBOURG

TEL: 3524 3013 2400

FAX: 3524 3013 3190

email: Richard. swetenham@/ux. dg 13. cec. be

210. Tarschys, Daniel Mr

Secretary General

The European Council

Avenue de I’ Europe

67000 Strasbourg Cedex FRANCE

TEL: 333 8841 2000

FAX: 333 8841 2051

211. Abols, Aina Ms

Ambassador of Lithuania

6, Villa Saide

75016 Paris FRANCE

TEL: 331 5364 8510

212. Baker, Rachel Ms

Dept. for Int. Development (DFID)

University of Edinburgh

Georgie Square

Edinburgh EH89LL UNITED KINGDOM

TEL: 44131 650 3940

FAX: 44131 650 3945

213. Boberg, Markus Mr

Head of Section

Ministry of Industry and Communication

10333 Stockholm SWEDEN

TEL: 468 642 2838

FAX: 468 213 794

214. Boury-Govi, Françoise Ms

Adjointe au Chef de Département Enfants et

Jeunes

Ministère de la Jeunesse et des sports

75 rue O de Terres

75739 Paris Cedex 15, FRANCE

TEL: 331 4045 9342

FAX: 331 4045 9292

215. Burkert, Klaus Mr

Landesanstalt fur Rundfunk

Nordrhein-Westfalen

Willi-Backer-Allee 1 O

40227 Dusseldorf GERMANY

TEL: 211 770 0724

FAX: 211 770 0775

216. Castillo, Habmich Mr

Counsellor of Minister

Delegate of Costa Rica to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2573

217. Champrenault, Catherine Ms

Magistrat

Chargée de Mission en matière de violences

sexuelles en milieu scolaire

142 rue du Bac

75007 Paris FRANCE

TEL: 331 5555 0618

FAX: 331 5555 2855


218. Cooper, Saths Mr

Chairperson - Task Team

Curbing Child Pornography on the Internet

3 Steyn Street

Observatory 2198 SOUTH AFRICA

TEL: 2711 487 1678

FAX: 2711 487 2309

219. Cullen Nial, Mr

Department of Justice, Equality and Law Reform

72-76 St Stephens Green

Dublin 2 IRELAND

TEL: 3531 602 8631

FAX: 3531 602 8634

220. De Oliveira, Maria Jose Marita Ms

Rua Rodrigo Argolo 193 ap 503

Edf Maria Manuela

Rio Vermelho

CEP 41 940 220 SalvadorlBahia BRAZIL

TEL: 5571 240 5189

221. De Roeper, Anton Mr

Secretary for Education

Fratelli Delle Scuole Cristiane

Rome ITALY

222. Fatou, Hélène Ms

Conseil Supérieure de l’Audiovisuel

39 Quai A Citroën

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4058 3640

223. Ganascia, Michele Ms

Substitut du Procureur

Tribunal de Grande Instance de Paris

Boulevard du Palais

75001 Paris FRANCE

TEL: 331 4432 6011

FAX: 331 4432 7859

224. Gerth, Joachim Dr

Landesanstalt fur Rundfunk

Nordrhein-Westfalen

Will¡-Backer-Allee 10

40227 Dusseldorf GERMANY

TEL: 211 770 0724

FAX: 211 770 0775

225. Gicquel, Jean-Bernard Mr

Relations internationales chargé de mission

COFRADE

7 rue St Lazare

75009 Paris FRANCE

TEL: 331 4280 9610

FAX: 331 4280 4719

226. Huhtamäki, Jouko Mr

Inspector General

Finnish Ministry of the Interior

P O Box 257

00171 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 160 8290

FAX: 3589 160 3477

email: jouko.huhtamaki@sm.intermin.fi

227. Hujala, Anne Ms

Senior Adviser

Finnish Ministry of Social Affairs and Health

P O Box267

00171 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 160 3907

FAX: 3589 160 3809 OR 160 3816

email: anne. hujala@stm.vn. fi

228. Innanen, Tarja Ms

Finnish Ministry of Justice

Law Drafting Department

PO Box 1

00131 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 1825 7717

FAX: 3589 1825 76 58

email: tarja.innanen@om. vn. fi

229. Kircher, Ingrid, Ms

Counsellor, Human Rights

Department of Foreign Affairs

Dept 17

Ballhausplatz 1

1010 Vienna AUSTRIA

TEL: 431 53 115 4553

FAX: 431 53 185 212

230. Koukoui, Tola Mr

Permanent Secretary

Ministry of Culture and Communication

Cotonou BENIN

TEL: 229 31 2227

FAX: 229 31 0860

231. Kratsa, Rodi Ms

Member of CA

Voukourestiou str 34

10671 GREECE

TEL: 301 364 7408

232. Lelièvre, Claude Mr

Délégué Général

Les droits de l’enfant et à l’aide à la jeunesse

11 rue de l’Association

1000 Brussels BELGIUM

TEL: 322 223 369

FAX: 322 223 3646

email: dgde@cfwb. be

website: www.internem. be/dgde

m . . . . . . . . . 47


. . . . m .. . . . .

48

233. Manninen, Sami Mr

Finnish Ministry of Justice

Law Drafting Department

PO Box 1

00131 HELSINKI FINLAND

TEL: 3589 1825 7686

FAX: 3589 1825 7658

email: sami.manninen@om. vn. fi

234. Morrosanu, kina Ms

Centrul de Plasament

Str Oneste Nr 3

1900 Timisoara ROMANIA

235. Nababsingh Nimala Ms

Acting Permanent Secretary

Ministry for Women, Family Welfare and Child

Development

CSK Building

Remy Ollierl Emanuel Anquetil Streets

Port Louis MAURITIUS

TEL: 230 240 1377

FAX: 230 240 7717

emai1:m wfwcd@ bo w. intnet. mu

236. Nzeki, Jones Mr

Education Counsellor

Embassy of Kenya

3 rue Freyanet

75116 Paris FRANCE

TEL: 331 5662 2525

237. Osona, Pedro Mr

Charge de Mission

Relations internationales CCE

T-I 20 8142

1040 Brussels BELGIUM

TEL: 322 299 0133

FAX: 322 299 9201

238. Protsenko, Lavissa Ms

Assistante de Député

Douma

Okhotny Ryad, 1

103265 Moscow RUSSIAN FEDERATION

239. Quental, Ana Karen Ms

Brazilian Institute of Tourism (EMBRATUR)

BRAZIL

FAX: 5561 328 6241

240. Rojas, Teresa Ms

Directrice de l’organe Recteur du Systeme de

Protection aux enfants et adolescents

REPUBLIC OF DOMINICA

241. Sansovic, Koraljka Ms

State Institute for the Protection of Family,

Motherhood and Young People

Trg hutze 6

11R-1000 Zagreb CROATIA

TEL: 3851 455 6510

FAX: 3851 455 6510

242. Schenider, Norbert Mr

Director

Landesanstalt für Rundfunk

Willi-Becker-Allee 1 O

40227 Düsseldorf GERMANY

TEL: 49211 7700 7378

FAX: 49211 727 170

243. Shoppe-Mafole, Lyndall Ms

Minister for Communication

South African Embassy

59, Quai d’Orsay

75007 Paris FRANCE

TEL: 331 4555 9237

FAX: 331 4705 5128

244. Taskinen, Sirpa Ms

Development Manager STAKES

The Finnish National Research and Development

Centre for Welfare and Health

P O Box220

00531 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 3967 2148

FAX: 3589 3967 2201

email: sirpa.taskinen@stakes. fi

245. Tsuei, Jane Ms

Hong Kong Council of Social Service

Children and Youth Division

G PO Box 474 HONG KONG

FAX: 852 2865 4916

website: www. hkcss.org. hk

246. Veijola, Elsi Ms

Senior Adviser

Finnish Ministry of Education

P O Box 293

00171 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 1341 7275

FAX: 3589 1341 6967

email: elsi. veijola@minedu. fi


Y

247. Arambari, Gustavo Mr

Permanent Delegation of Argentina to UNESCO

1 rue Miollis

7501 5 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3438

248. Arthur, Adolphus Mr

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Ghana to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4500 0950

249. Bastos, Ricardo Mr

Permanent Delegation of Brazil to UNESCO

UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

250. Bayegan, Reza Mr

Education Specialist

Permanent Delegation of Iran to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 3300

251. Boerhannoeddin, Mukhtar Mr

Deputy Permanent Delegate

Malaysian Permanent Delegation to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3474

FAX: 331 4273 3352

252. Boyer, Jean-Pierre Mr

Secretary General

French National Commission for UNESCO

57 Boulevard des Invalides

75700 Paris 07 SP FRANCE

TEL: 331 5369 3565

FAX: 331 5369 3223

253. Cailbault, Mireille Ms

Permanent Delegation Belize to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3211

254. Calventi, Laura Ms

Permanent Delegate of the Dominican Republic

to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 2710

FAX: 331 4273 2466

255. Canisius, Peter Prof

German National Commission for UNESCO

Colmantstrasse 15

53115 Bonn GERMANY

TEL: 49 22 860 49 70

FAX: 49 22 860 49 30

256. De AI Buquerque Veloso, Luis Mr

Secretary

Permanent Delegation of Portugal to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3055

FAX: 331 4567 8293

257. Deussen, Christine Ms

Deputy Secretary General

German Commission for UNESCO

Colmantstrasse 15

53115 Bonn GERMANY

TEL: 49 22 860 4918

FAX: 49 22 863 6912

258. Falk, Anders Mr

Secretary General

Swedish National Commission for UNESCO

Ministry of Education and Science

Drottninggatan 16

10333 Stockholm SWEDEN

TEL: 468 405 1951

FAX: 468 411 0470

259. Faxas, Laura Ms

Am bassador

Permanent Delegate of the Dominican Republic

to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 2710

FAX: 331 4273 2466

260. Fernandez, Maria Paz Ms

Permanent Delegation of Chile to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2952

FAX: 331 4734 1652

261. Filler, Ewald Mr

Head of Division

Representative of the Government

Federal Ministry of Family and Youth

Franz-Josephs-Kai 51

I010 Vienna AUSTRIA

TEL: 431 5347 5245

FAX: 431 513 1679 1041

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50

262. Frana, Lorenzo Mr

Permanent Observer of the Holy Sea to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3313

FAX: 331 4723 6544

263. Germain, Laura Ms

Permanent Delegation of Chile to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2952

FAX: 331 4734 1652

264. Gonzalez de Duhalde, Hilda Ms

MP of the National Assembly

National Commission of Argentina for UNESCO

Pizzurno 935, piso 1, of 116

1020 Buenos Aires ARGENTINA

TEL: 541 812 9121

FAX: 541 814 5149

265. Gupta, Gauri Shankar Mr

Counsellor

Permanent Delegation of India to UNESCO

1 ,rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2988

266. Haddad, Chafica Ms

Flrst Secretary

Permanent Delegation of Grenada to UNESCO

21, bis avenue d’Iéna

751 16 Paris FRANCE

TEL: 331 5323 8050

FAX: 331 4952 0014

267. Hector, Hernandez Mr

Consejero

Permanent Delegation of Cuba to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 3412

268. Holmström, Zabrina Ms

Secretary General

Finnish National Commission for UNESCO

Ministry of Education and International Relations

Meritullinkatu 10

P O Box293

00171 Helsinki FINLAND

TEL: 3589 1341 7386

FAX: 3589 1341 6986

email: zabrina. holmstrom@minedu. fi

269. Hoscheit, Jean-Marc Mr

Permanent Delegation of Luxembourg to UNESCO

UNESCO 33, avenue Rapp

75007 Paris FRANCE

TEL: 331 4555 1337

FAX: 331 4551 7229

270. Illuka-Campos, Teija Ms

Permanent Delegation of Finland to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3433

FAX: 331 4306 1902

271. Irving, Carolyn Ms

Permanent Delegation of Australia to UNESCO

UNESCO

Australian Embassy

4 rue Jean-Rey

75724 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4059 3410

FAX: 331 4059 3416

272. Karikas, Peter Mr

Counselor

Permanent Delegation of Hungary to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Park Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 2979

FAX: 331 4449 0515

273. Kashani, M Reza Mr

Deputy Delegate

Permanent Delegation of Iran to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 3330

274. Kiekko, Taina Ms

Am bassadeur

Délégation permanente de la Finlande auprès de

l’UNESCO

1 rue Miollis

75732 PARIS Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 3433

FAX: 331 4306 1902

275. Klai, Abdelmajid Mr

Communication Adviser

Arab States League

36 rue Fortuny

75017 Paris FRANCE

TEL: 331 4380 6150

FAX: 331 4888 9171


276. Lacoeuilhe, Vera Ms

First Secretary

Embassy of Saint Lucia

UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2530

277. Lammila, Anne Ms

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Finland to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3432

FAX: 331 4306 1902

278. Leroy Jean Michel Mr

Director

BIT en France

UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3250

FAX: 331 4567 2004

279. Legrand, Sylviane Ms

Deputy Secretary General

Permanent Delegation of France for UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3547

FAX: 331 4734 5505

280. Levasseur, Dominique Ms

Deputy for Political Affairs

Canadian National Commission for UNESCO

350 Albert, Box C P 1047

Ottawa Ontario KI 5V8 CANADA

TEL: 1613 566 4326

FAX: 161 3 566 4405

281. Lindahl, Ingemar HE Amb

Am bassador

Permanent Delegate of Sweden to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3450

FAX: 331 4568 3451

282. Lombard¡, Silvia Ms

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Italy to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3141

FAX: 331 4566 4178

283. Martin-Leyes, Natalia Ms

Counsellor

Permanent Delegation of Colombia to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2871

FAX: 331 4568 2872

email: N.martin-leyes@unesco. org

284. Matras, Corinne Ms

Deputy for Communication Issues

French National Commission for UNESCO

36 rue La Pérouse

75016 Paris FRANCE

TEL: 331 4317 6620

FAX: 331 4317 6773

285. Mattekki Sylvie Ms

Am bassador

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Switzerland to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3396

286. Mavroidis, Georges Mr

Permanent Delegation of Greece to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3003

287. Metze-Mangold, Verena Prof

Vice-President

German National Commission for UNESCO

Colmantstrasse 15

53115 Bonn GERMANY

TEL: 4922 860 4918

FAX: 4922 860 9730

288. Mgomezulu, Gad¡ G Y Mr

Deputy Permanent Delegate to UNESCO

Embassy of Malawi

20 rue Euler

75008 PARIS FRANCE

TEL: 331 4723 6248

FAX: 331 4723 6248

289. Mhlanga, Josia Mr

Zimbabwe Permanent Delegation to UNESCO

12, Lord Byron

75008 Pans FRANCE

TEL: 331 5688 1600

FAX: 331 5688 1609

290. Misitano, Marina Ms

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Italy to UNESCO

1 rue Miollis 75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3141

FAX: 331 4566 4178

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291. Mo Amaro, Pedro Mr

Permanent Delegation of Uruguay to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3470

292. Moodley, Devandhran Mr

Permanenr Delegation of South Africa to UNESCO

South African Embassy

59, Quai d’Orsay

75007 Paris FRANCE

TEL: 331 4555 9237

FAX: 331 4705 5128

293. Nilsson, Nils Gunnar Mr

UNESCO Executive Board Member

Sydsvenska Dagblatt

Gyllenkroks allé 3

222 24 Lund SWEDEN

TEL: 4640 28 1330 I 12 3787

FAX: 4640 28 1386

ernail: nils. gunnar. nilsson@sydsvenskan. se

294. Nsingui-Barros, Pedro Mr

Counsellor

Permanent Delegation of Angola to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2976

FAX: 331 4567 5748

295. Ongpin-Recto, Deanna Ms

First Secretary

Permanent Delegation of Philippines to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2980

FAX: 331 4567 0797

296. Ordoíiez, Marcelo Ms

Permanent Delegation of Colombia to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4968 2871

FAX: 331 4306 6609

297. Patiíio, Jorge Mr

Third Secretary

Permanent Delegation of Panama to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3348

298. Pauken, Emil Amb

Permanent Delegate

Permanent Delegation of Denmark for UNESCO

Embassy of Denmark

77 Avenue Marceau 75116 Paris FRANCE

TEL: 331 4431 2121

FAX: 331 4431 2188

299. Rafn, Niels Erik Mr

Secretary General

Danish National Commission for UNESCO

Frederikcholm Kanal 25

1220 Copenhagen V DENMARK

TEL: 4533 92 5215

FAX: 4533 92 5492

300. Rajapakse, Nadeera Ms

Permanente Delegation of Sri Lanka to UNESCO

1 rue Miollis

75732 Paris Cedex 15 FRANCE

TEL: 331 4568 3030

FAX: 331 4783 2945

301. Santoso, Imam Amb

Deputy Permanent Delegate of Indonesia to

UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2972

FAX: 331 4566 0237

302. Sebastiani, Pietro Mr

Deputy Permanent Delegate

Permanent Delegation of Italy to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 3141

FAX: 331 4566 4178

303. Sheya, Mohammed S Mr

Deputy Permanent Delegate of The Republic

of Tanzania

13, avenue Raymond Poincaré

75016 Paris FRANCE

TEL: 331 5370 6366

FAX: 331 4755 0546

304. Silletta, Alfredo Mr

Advisor

Presidential Commission on the Family, Women

and Minors

National Commission of Argentina for UNESCO

Pizzurno 935, piso 1, of 11 6

1020 Buenos Aires ARGENTINA

TEL: 541 812 9121

FAX: 541 814 5149

305. Young , Marcel Mr

Adviser

Permanent Delegation of Chile to UNESCO

1 rue Miollis

75015 Paris FRANCE

TEL: 331 4568 2952

FAX: 331 4734 1652


306. Boonpacha, Panudda Ms

Programme Officer

International Labour Organization (ILO)

4, route des Morillons

1211 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 799 8181

FAX: 4122 799 8771

307. Brisset, Claire Ms

Head of Information Division

French Committee for UNICEF

3 rue Duguay-Tronin

75006 Paris FRANCE

TEL: 331 4439 7734

FAX: 331 4439 7778

308. Brizard, Patrice Mr

Comité français

UNICEF

3 rue Duguay-Trovin

75006 Paris Cedex 06 FRANCE

TEL: 331 4439 7735

309. Calcetas-Santos, Ofelia Atty

UN Special Rapporteur

Suite 201, Jovan Condominium

600 Shaw Boulevard

Mandaluyong MetroManila PHILIPPINES

TEL: 632 533 3449 or 426 0494

FAX: 632 533 03 51 or 426 0641

310. Connolly, Mark Mr

Health Promotion Advisor

Department of Policy, Strategy and Research

Joint United Nations Programme on HIVIAIDS

(UNAIDS)

20 Avenue Appia

1211 Geneva 27 SWITZERLAND

TEL: 4122 791 4461

FAX: 4122 791 4741

email: unaids@unaids.org

websit: http:í,,. unaids.org

311. Frangialli, Francisco Mr

Director-General

World Tourism Organization (WO)

Captain Haya, 42

28020 Madrid SPAIN

TEL: 3491 567 8100 120

FAX: 3491 571 0757

email: omtweb@world-tourism.org

website: w. world-tourism.org

312. Hansenne, Michel Mr

Director-General

International Labour Organization (ILO)

4, Route des Morillons

1211 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 799 6111

FAX: 4122 799 6344

313. Jankanish, Michele Ms

Working Conditions and Environment

Department

International Labour Organization (ILO)

4, Route des Morillons

1211 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 799 6876

FAX: 4 122 799 6344

314. Kane, June Ms

Consultant

UNICEFICommission Européenne

1 rue Jean-Violette

1205 Geneva SWITZERLAND

TEL: 4122 328 2785

FAX: 4122 329 0310

315. Karp, Judith Ms

Vice Chairperson

Committee on the Rights of the Children

9 Tel Hai St

Jerusalem 92107 ISRAEL

TEL: 9722 628 1908

FAX: 9722670 8714

316. Krech, Ralph Mr

Crime Prevention and Criminal Justice Division

United Nations Office, Vienna

P O Box 1400 Vienna AUSTRIA

TEL: 4312 345 4283 OR 6060

FAX: 4312 345 5898

317. Mason, Sandra P Ms

Chairperson of the Committee on the Rights

of the Child

United Nations High Commissioner's Office

for Human

Rights (UNHCHR)

Palais des Nations

8-14 Avenue de la Paix

1211 Geneva 10 SWITZERLAND

TEL: 4122 917 9240

FAX: 4122 917 9012

318. Muntarbhorn, Vitit Prof

Former UN special Rapporteur

Faculty of Law

Chulalongkorn University

Phayathai Road, Bangkok 10400 THAILAND

TEL: 662 218 2065

FAX: 662 215 2604

319. Shaw, Robert Mr

I EDIAdvisor

Global Information Infrastructure

Information Services Department

International Telecommunication Union (ITU)

Place des Nations

1211 Geneva 20 SWITZERLAND

TEL: 4122 730 5111 to 730 5338

FAX: 4122 733 7256 or 730 5337

. . . . .

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320. Yushkiavitshus, Henrikas Mr

Assistant Director General

Communication Division

email: h. yushkiavitshus@unesco.org

website: w.unesco.orghebworid

321. Sayyad, Ahmed Mr

Assistant Director General

Bureau for External Relations

322. Fall, Babacar Mr

Director

Communication Division

email: b. fall@unesco.org

website: w. unesco. orghebworid

323. Arnaldo, Carlos Mr

Chief , Communication Policies and Research

Communication Division

email: c.amaldo@unesco.org

website: www.unesco.org/webworidchildscreenhdex.

html

324. Panevska, Iskra Ms

Communication Division

email: i.panevska@unesco.org

website: w. unesco.org/webworld

325. Kwame Boafo Mr

Communication Division

email: k. boafo@unesco.org

326. Kaliwo, Gervasio Mr

Communication Division

email: g. kaliwo@ unesco. org

327. Gonzalez, Rosa Ms

Communication Division

email: r.gonzalez@unesco.org

328. Fuentes Camacho, Teresa Ms

Information and Informatics Division

email: t. fuentes@unesco.org

329. Combes Bernard Mr

Early Childhood, Education Sector

email: b. combes@unesco. org

330. Nitti, Maria Luisa Ms

Research and Policy Unit,

Division of Social Sciences

331. Irsheid, Basura Ms

Chef d’Unité

Unité Ambassadeurs de bonne volonté,

Conseillers, Fonds Arabes (CABIHGA)

TEL: 331 4568 1467

332. Dorkenoo, Massan Afi Mr

Associate Expert

Programme d’education des enfants en situation

difficile

333. Frederiksen, Anne Mette Bragh Ms

Consultant, Communication Division

334. Coloma, Francisco Mr

Consultant, Communication Division

335. M’raim, Malika Ms

Consultant, Communication Division

336. Chokkam-S. Dour, Shama Ms

Secretary, IPDC

337. Ngabire-Ndiaye, Josephine Ms

Secretary, Communication Division

338. Frank, Jeanine Ms

Secretary, Communication Division

339. Philaphandeth, Karin Ms

Secretary, Communication Division

340. Tuscherer, Katicza Ms

Secretary, Communication Division


Couverture : Farideh Emadzadeh

UNESCO Division de la Communication

1, rue Miollis

75015 Paris

Fax: +33 1 45 68 55 85

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