Une crise-L,., 1

benbadis.org

Une crise-L,., 1

IRAN -USA :

Une crise-L,.,

1.1

1

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1 Üo~~u~I de I'arm69 1 1 Édition en langue française

natlonale populaire

Revue

et culturelle

6ditée par la direction

centrale

du commissariat

, politique

c.C.D. 0357 03 alaer

Abonnements

Algérie

.

impression aux epa

6 mois 9,00 da

1 an 17,OO da

Abonnements

Étranger

Tunisie - Maroc - France - 22,50 da

Rae - Arabie saoudite 37,50 da

Libye - Syrie - Irak - Liban- 37,50 da

Jordanie 37,50 da

Yemen - Koweit - Soudan - 52,50 da

Pays d'Afrique 45,OO da

Pays d'Europe 45,OO da

Amérique du nord 75,OO da

Amérique du sud 82,50 da

Asie 82,50 da

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el-djeich section abonnements

3, Chemin de gascogne - alger

Prière à nos abonnés de nous signaler tout changement d'adresse


4 El-Djei'ch No 200

5 2eme Session du Comité cenc.

. . -8

tral: Des débats francs dans un

Ssprit responsabilité

$a*-$i &&%ri%: Z64si&li$&ian

. a

occasion du nouvel an, '. 1 deka$@is - . Iz 2 t -

; la revue (t El-Qjeich *! prk-

sente % ses lecteurs se9 ' - ' t .f

meilleurs vœux de sant '

Ls O Renouvellement des APC-

APW : Pour une meiHèure aestion

, - -- , ,

et de prospdrltk.

L I_

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Mili@ires : #+ :i9

f- 3%

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' - . C r

-JC

.,

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f 12

. - .25

Reportage SONELEC : Ou va la

production ?

Êtude : Le radar matériel essen-

tiel de l'armée moderne .

Centre d'information de I'ANP

Brèves nationales

Brèves internationales

Sahara Occidental: Quand la

sagesse africaine prime

La crise irano-américaine : Une

crise alibi

Proche-Orient: Une percée pa-

lestinienne qui embourbe I'Egyp-

te

L'année 1979 dans le monde :

La chute des régimes dictatoriaux

Rhodésie : La fin de l'empire de

Cécil-Rhodes

Événements de la mosque El-

Haram : Causes et retombées

-P.6 ,

Écanomie :

r: , '-7 : . . ., . . r

's-

Loi de finances 1980: Pour un

équilibre budgétaire et un allége-

- ~ ment . de la charge fiscale du ci-

. , .: ', ' ,

,+.> *.

La stratégie du développement

industriel dans le monde arabe

entre la réalité et les perspectives

Entretien avec M. Tahar Tewfik

.

L'art musulman de [Algérie mé-

diévale

Pourquoi se sont-ils convertis à

I'lslam ?

Une anectode d'El-Djahiz et son

parallèle russe

Opinion sur le théâtre

Cinéma: Donner la primauté à

l'intérêt national

Le nouvelliste Abdelaziz Bou-

chef iret

Le temps des psychiatres

La musique cubaine : Écoutons

les marins chanter

Mots croisés

' - : t)?l Le renouveau du football algérien

Informations sportives interna-

tionales

7ème championnats nationaux

militaires de marche

Championnat de cross du

' ClSM : Fontainbleau en ligne de

mire


doubl,er d'eff

andis que notre pays inaugure l'a-nnée 1980

cement du plan quinquennal, il convient de s'arrêter un

ment sur celle qui vient de s'écouler non pour dresser u

lan exhaustif de tout ce qui a été entrepris, mais de tirer certains

enseignements à la lumière des événements qui l'au- :27q$++

ront marquée. . ' ++Y -5% -

Pour avoir été entamée dans des conditions particulière- g-:'

&+-A%;-*

ment pénibles avec la disparition du regretté Houari Boumediène,

l'année 1979 aura essentiellement eu pour signification

de réaffirmer: la force et la vitalité d'une Révolution

authentique d'une part et l'unité d'un peupfe fermement décidé

à mener à terme le combat pour le socialisme, de

l'autre.

Ce n'est point dans le but de nous confiner dans une attitude

triomphaliste que de tels propos sont émis mais bien

ons encore en mémoire cette vaste Camande

anti-algérienne orchestrée par les en- :

mis de notre révolution ou encore ces manœuvres menées

par un pays voisin dans le but de porter atteinte à notre

souveraineté nationale, alors que le pays traversait une période

difficile avec la maladie et la mort du président défunt.

Cette période, loin de déboucher sur l'anarchie et le chaos

t espérés par ces .ennemis, allait permettre de vérifier

crètement le principe de la mise en place de structures

qui survivent aux événements et aux hommes. II n'en est

pour preuve que la tenue dans les délais prévus par la Cons-

titution du congres du FLN, le caractère démocratique dont

il fut empreint et la confirmation par le peuple du choix par

le Parti d'avant-garde du militant Chadli Bendjedid à la prési-

dence de la République. II n'est pas de plus belle réponse à

ces pecheurs en eau trouble que cette volonté'du peuple et

de sa direction politique de mener le processus révolution-

velles victoires et partant vers son appro-

son renforcement. Néanmoins, nous ne

mes pas prétentieux pour affirmer que tout a été pour le

mieux dans le mei!leur des mondes. Notre révolution n'a pas ,,

besoin de tels artifices, elle est suffisament forte et more

pour faire son autocritique.

rtant de là, il èst aisé de saisir la portée des événe-

ments qui ont marqué l'actualité nationale ces derniers mois

et qui se sont traduits par l'étape d'évaluation de tout ce qui

a été réalisé jusqu'alors, par la campagne d'assainissement

et de lutte contre les fléaux sociaux,.par la tenue de la ses-

sion du Comité central et par les élections des assemblées

populaires communales et de wilaya. Ceci est d'autant plus

important que les objectifs nouveaux que notre révolution

s'est fixée font que la tâche est autrement plus ardue néces-

sitant ainsi une mobilisation sans cesse renouvelée.


" -i,*

s$

Em

l'arrêt afin de recenser toutes les carences, de chercher à

déterminer les causes de cèrtaines'erreurs et insuffisances

et d'y apporter remède. C'est sous cet angle qu'il faudrait

considérer la campagne de lutte contre les fléaux sociaux et

toute 19attention portée par la direction politique et le Parti

au choix des candidatures lors des dernières élections.

Car désormais le mouvement allant en se radicalisant, il

importe de rompre avec certaines pratiques néfastes qui

endaient a s'ériger en institution dans tous les secteurs de

'activité nationale.

là une condition essentielle pourngarantir le succès total de

nos projets futurs. La responsabilité qui incombe donc aux

nouveaux élus sera de se montrer durant toute la durée de

leur mandat, dignes de la confiance du peuple. II s'agit, en

somme, pour ces nouveaux élus de montrer par l'action et

dans les faits qu'ils remplissent biens les critères d'intégrité

d'engagement et de compétence.

La session du Comité central du FLN a été le dernier fait

important à porter à l'actif de l'année qui vient de s'écouler, Y -

hCle"

Les militants du Parti ont eu à débattre des grands pro

blèmes de l'heure et qui concernent trois secteurs essen

iellement : l'habitat, l'hydraulique et l'enseignement g&g*

L'importance accordée à ces problèmes souligne la

erme volonté des instances politiques de faire en sorte que

2s besoins sociaux du citoyen soient entièrement satisfaits,

&a@. .=

:onformément aux prérogatives définies par la Charte natiol--- ;

-:

iale. Im "

Marquée duscesri de la continuité révolutionnaire, de l;P"&

idélité aux engagements de Novembre et de l'application

le la Charte nationale, l'année 1979 acédé le témoin à 1980

lui avec le démarrage du plan quinquennal inaugure une ère

iouvelle dans la marche victorieuse de notre ~ eu~le vers la

éalisation de son idéal : le triomphe de la évolution sociamg

liste.

Ces obiectifs nouveaux sont assor UV en-

:es. c'est dire que la tache est ardue mais n'en seraque

)lus exaltante tant il est vrai au'à vaincre sans iséril ou triom-

in écrivant en ces circonstances ses plus belles pages

l'histoire. l

Aussi, et pour tenir cet audacieux pari, il importe plus que

amais à chacun de nous de redoubler d'efforts.


-

Après quinze années*@

perspectives- ajputent aux

tés que n&ra r&ue a ren- +

et renconW fou@urs, mais *'+

~c&xit4. d'accompWr, cornec- ;.

swxk~t à n&re Oirgiarie I7image de la

. continuité qui-k~aractérise.

En effet & p mnt du &leL im-

- portant de l'A@ dans I'actiwté

ation au processus d'édification, laits et BvePremnts ar&b nUlfi- pgssibilit8 B.avoir accés aux inest

plus à démontrer, se devait mum d'objectivité. Ce qui tuia udu formations à caraCtere

d'avoir son propre organe. En ef- de toucher un large public.

militaires qu'il pie pouvait recueuilfet.

et partant du rôle important de ~e~endant,- _ ,,lir w d'autre argantls, c=arnme il

I'ANP dans l'activité natianale, I'ob- *qs@m&g _ @tait né01ss%a%~ d'offrir: aux éléjectif

de permettre ;au lecteur rrstrl or- wtS de. 1"AExfP da î'MoTmer par

d'avoir accès à l'événement se' répon* wr&* -$B biais dtr kw propr6 sami.

4

- * -

a- .= L-

A" > 2:2- -. .--me -*-< :-

=a

. --


2ème Session du Comité central

Des débats francs dans un esprit

responsabilité

Le Comité central réuni en sa

xième session du 26 au 30 déresponsabilités

dans le domaine de !a

conception, du contrôle politir ,e

négatifs qui sont apparus avec la marche

de la Révolution est une nécesbre

1979 au Palais des Nations.

Après avoir entendu le discours

rientation par l

général du pays et de mobiliser tous

les secteurs vitaux pour œuvrer à I'intérieur

et à l'extérieur du Parti afin de

sité politique urgente. A cet égard, il

salue les efforts fournis par les instances

du Parti et les organismes de

eque l' le frère Chadli

ndiedidv de la Republ'-

, Secrétaire général du Parti a ourt

cette session.

remporter la bataille de la production

et de la gestion et de consolider I'indépendance

natioale,

I'Etat en vue de sensibiliser et de mobiliser

les masses dans cette lutte.

- Le Comité central considère

- Après l

- Le Comité central salue I'impor- que les rézultats positifs qui ont cou-

es l arges débats

isés par le sens de la responsabilité

qui se 'Ont dans une attant

discours sur l'état de la Nation

prononcé devant l'Assemblée popülaire

nationale par le frère Président

ronné cette opération dans sa Première

phase appellent à la nécessité

de I'approfondir, de l'élargir et de la

de et de frater-

de la République, Secrétaire général poursuivre afin qu'elle englobe tous

ité sur des pro- du Parti. II appuie sans réserve les

Ièmes soumis au Comité central.

les secteurs et tous les niveaux

orientations précieuses contenues

- Enregistre avec satisfaction les dans ce discours et qui ont trait d'une - Le

arts prodigués en vue du parach&- part au développement global et har- les efforts ~ ~ p ~ q résent

ent des institutions du parti et de moiieux pour le renforcement de la dans des projets de di -

t, tout en permettant à celles-ci marche de notre Révolution socialiste 1°ppement et des précédents pi

ouer le rôle qui leur est dévolu. vers la concrétisation de l'ensemble demeurent insuffisants et appelle à

efforts ont été couronnés par la de ses objectifs et d'autre part, à la leur poursuite et leur sur pied des commissions per- politique étrangère issue des options ment afin à une évaluation à

ntes du Comité central, des dé- fondamentales de la Révolution. la fois précise et objective des aset

des charpects

positifs et négatifs de cette

- ~e Comité centrai exprime sa sa- expérience. C'est là en effet, le véri-

d'un certain nombre de

tisfaction pour l'ensemble des mesu- table point de départ pour la mise ;

mes d'une importance partiCu- res annoncées par le Président de la pied des plans à venir et [a gara

Is que le réexamen de ''Orga- République, Secrétaire général du de leurs succès

nisation des entreprises et l'exercice Parti pour répondre aux revendica -

du monopole de I'Etat sur le cornmer-

tiens pressantes des masses laborieu-

- Le Comité centrai appelle le BU-

ses et leurs besoins essentiels tels 'eau politique à prendre les mesures

- 11 enregistre également avec sa- que les mesures transitoires concer- "gentes et efficaces pour mettre fin

commencement de I'ins- nant l'augmentation des salaires dans Carences, aux et aux

allation des structures de base con- l'attente de l'application du statut gé- q ui Ont eu un effet

formément aux statuts du parti, ainsi néral du travailleur. Toutes ces mesu- négatif sur général de

atisfaisants du re- res préparent le terrain en vue de développement et appelle &lalement

ellules et des kas- fournir un effort plus complet et pius des Organes et des

des Assemblées approfondi pour lequel seront tpobili- de

ales et des As- Sées toutes les énergies afin de dé-

ontexte. En effet, la création de ces

de wilaya. Ce qui passer les aspects négatifs et les - Le centra ' considère que

exercer ses attrl- calences qui caractérisent le déve- les O rientations g énéra l es se rappOr-


- n L ~ aydiu, L II ieaffftiiia ia ruit?

essentiel que doivent jouer les organes

de la planifkatibn dans la préparation

des projets de développement.

II réaffirme également l'importance

d'associer les instances de 'b%se, les

Assemblées popukires et ks Awamblées

de travailleurs à leurs @Ïcussiens-et

a leur enrichissement d'une.

manière démocratique et rqwwable.

p

ntic,~, Sbêtrie FIUS vigilant face duX T~/Q am peuple

man@uv&s de I imp6rialisme dans la 1W11.~

ré,gion et rend hommage au rôle ac- I'irnpi&iafisttb

c~mpli par t'%mec Natinnale Populai- le, b'u~rifhi- le en vue de leur

te dw,s la sauvegarde des acquis de libération sociu-+obrnigue et de

la Révolution, de la bataille d'édifica- venir Ci bout daks ~frictb~s de division

tiq et daos défense de la dcurité et dexlispers!qn.

bk&@rit&re nationafl - Le c@~R@ 08ntfaE ®istre

- Le aornité central4 exprime La vo- avlc fie@$:]@ r& aecampli à la con-

Ion06 du peupla algérien et du Parti du f&enc@~Mwvement des pays non

Wmt de bbdmtti~fi Nationale de ai~i&hés ef'âu WriiM somt africain

- Le Comité central r6aTfirhre l'importance

du rôle qui doit être dévolu

aux cadra nationau3 en vue de la

préparation des projets de developpement

dans les phases de cbnceppoursuivre

la tutte conire bs colonialisme,

le néo-col-onialkfae, 4'impérialisme,

k rimi~pyi8, je sisaisrne, et de

renforcgr sa solidy-é a !$gwd des

peuple& arabesv kt africitins ainsi qu'a

par la délt+gation a:l@%ienrie conduite

par le ft%ws E%5ndjsW, Prilsidsnt

de kà

&&ral du- t e, cg&ribué au

s~oc&rs de ces deux oonf&hes tout

tim, de ta réalisation et de la gestion. l'&Md de ta@ las peiipks en lutI9 en leur pwmettant de trouveraes SO-

H réaffirme égalerneni ta nécessité de cerg. h,~,dominat'~n etrangère &% IWna; a&&quats à hrt cemin nombre

prendre en considération le% egfgen- contre taut a$wt d*hégéflonis et d@-pro-tslhs% posés, pal.tSeWk$rem@nt

'

ces de la réalité atg6riwne et ses d'exploifaf(qn. . i -- % . , dans $es rai- qili ~otwwttknt des

données générales.

- II Mrm~ I'attaehwrlent PAlg& ffoyers de tension dans le mder - Le Cdmité centfal caflsidère que rie am-:prkrçlpea 'e"E Ptt~-%%%@c% wWka c&%$it@ te CkmR@'&ntral

les décisions qu'il a prises dans les Mwemen8.&~*nan~ciBifrr%s+~ a f81t #ans -s&mefP.de

domaines de rhabitat, de I'hydrauli- preuve eerrcatXMPt6 fais de sa vlgwwr 1' au pro4lèm~'du Sahaque,

de l'éducation et de ka fbringion et8& la j&&8w de sd po.fiti;qm, 40% itig quextes d&cisidrrs

au cours de cette session, entrent de la &rni&re ebnférence de La Ha- de ce c+ngres aZ qui

dans le cadre de cette théorie tant en vane 90ht le jucebs a $té total en vissppt .à permettre au peuple sahraoui

ce qui concerne leur examen qu'en ce dépit4 Brlea;. mariwvres di3 I"rfnpérlb- d'%%dreer rn toute ~isr-t.éi, son droit à

qui concerne la priorité qui leur a été li$&Wb3t se8 PM@%. @e lYtamma~ I'aurbd&brminaffwi. Droit rel@6ré par

donnée du fait qu'elles r&poq@ent aux a ptrhis &"t%s+pap PBQnfiWS d'eWÏ- les +xt$spde mduvemesit

besoins quotidiens des rniissei popu- mer .Aur o@~nitM %t'l&ur pasitkm $ gngs'los'dB teur-$&ni&re

laires comme I'a fait ssvqir, diffé- l'égard W t~uefee pirobt&es &terna- afnsi que gar.iqaga.a06a* gCMrale

rentes occasions, le frtire Président tionaux et leùr awsknreWà %nre@9ii( dwNatiOn8--Unie6 fors de isa: dernigre

de la République, Secrétaire génera! et &-Io vh~itabte -WWpdr&irjn entw Pes session. Tout cela constitue une vicdu

Parti.

p6uplen. . taire @ me: iF1:v du peuple sahraoui,

- * une?& de Irimpérialis~e.

Par ailleurs, le Comité central insis- - Le mit^ mial affirme son 31- dans a teaino,@ un BEhec Iîmnbble

te sur la nkcessfté de ~WP foutes tas tachement au>(,@ri"'@Ffs

Ob- de la I)?lifiqua du r&gime

conditions dcessaires pour gafantb

réactionnai- jectifs de I'ûrgakisatfon de l'ihité Bt èxwiaoniste de

re

la sécucik4 eh la Patrie et ta afense Mcme e$ San gzig6gernent B Oégiiwd

de sa sww~sineré et de son i ~ ~ r i t$& é réWKdtidAs th derfiiel smmet 'Le 'GontFt?g centrel Pend hommage

territoriale. II réaHWne également la afr;kt%lrr- teDilu '3 Mmrdlria qui wrt$!W aux virX6FM6 #oRiques et 'militaires

51


emportées par le peuple sahraoui

sous la direction du Front de Libéra-

tion de Saguia El-Hamra et Oued

Edhahab.

II réaffirme la solidarité du peuple

algérien et de son Parti à !égard du

peuple du Sahara occidental dans sa

lutte pour la libération totale et l'exer-

cice de son droit a l'autodétermina-

tion et à l'indépendance.

Le Comité central enregistre l'atti-

tude courageuse et positive qui a Ca-

ractérisé la politique mauritanienne

au cours des derniers mois à l'égard

du problème sahraoui et qui s'est tra-

duite par la signature le 5 août 1979,

d'un accord avec le Front Polisario,

ce qui a permis la normalisation des

relations entre l'Algérie et la Maurita-

nie et a ouvert de nouveau les pers-

pectives de coopération entre les

peuples de la région.

- Le Comité central salue la victoi-

re du peuple de Zimbabwé qui a mis

fin au régime de Smith et au traitre

Muzorewa et exprime l'espoir qu'au-

cun obstacle ne puisse entraver I'ac-

cession du peuple de Zimbabwé à l'in-

dépendance véritable et à la souve-

raineté nationale.

- II réitère le soutien inconditionnel

de l'Algérie aux peuples de Namibie

et d'Afrique du Sud dans leur lutte

contre le colonialisme et la ségréga-

tion raciale.

- Il rend un hommage chaleureux à

la résistance héroique du peuple pa-

lestinien, face à l'occupant sioniste, a

l'intérieur des territoires occupés, et : Bre des intérêts.

affirme de nouveau son soutien absolu

a la glorieuse révolution palestinienne

sous la direction de son représentant

légitime et unique, I'Organisation

de Libération de la Palestine.

- II appelle les pays arabes a unifier

leurs rangs et a renforcer l'unité d'ac-

tion face aux manœuvres sionistes et

impérialistes pour mettre en échec

toute tentative de division qui serait

menée par l'ennemi commun soutenu

par les forces réactionnaires et im-

périalistes.

- Le Comité central salue la révolu-

tion iranienne qui a permis au peuple

iranien frere de se libérer du joug de

l'oppression féodale et réactionnaire

ouvrant ainsi, devant lui une ère de

démocratie, de progrès et de liberté, il

dénonce toutes les manœuvres et les

menaces qui visent a étouffer la révo-

lution du peuple iranien.

- Le Comité central rappelle l'en-

gagement pris par l'Algérie en vue

d'oguvrer pour l'instauration d'un nou-

vel ordre économique international et

de +mettre un terme au déséquilibre

- -

J

économique dont les pays du Tiers-

Monde demeurent encore les victi-

mes. De même qu'il rappelle l'engage-

ment de l'Algérie a promouvoir une

coopération internationale véritable

qui prend en considération les inté-

rêts légitimes de tous les peuples et

soutient l'appel lancé par l'organisa-

tion des Pays Exportateurs de Pétrole

en vue de contribuer, par des actions

harmonieuses, à l'effort de dévelop

pement des pays du Tiers-Monde II

exprime sa satisfaction quant a 1%~-

cueil positif réservé à l'initiative de

l'Algérie lors de la dernière réunion de

Caracas, et qui visait la création

d'une banque de développementad

profit des pays du Tiers-Monde. g$

- Le Comité central affirme le sou-

ci de l'Algérie de consolider les rela-

pays socialistes sur la base de I'inté-

rét commun, du respect mutuel et de

la non-ingérence dans les affaires in-

térieures. II exprime sa satisfaction

- En conclusion, le Comité central

exprime sa satisfaction pour l'atmos-

phère de franchisé militante' et du

sens de la responsabilité qui ont pré-

valu tout au long des travaux et des

débats de cette session et se félicite

de ses résultats positifs. ,,

- II réaffirme son engagement 'à

l'égard des résolutions du 4ème Con-

grès du Parti et sa détermination à

poursuivre leur application et à con-

crétiser les objectifs de la - charte - . -. - -

nationale

- Le Comité central appelle tous

te6 militants à plus de vigilance, à se

mobiliser, à œuvrer d'une manière

harmonieuse et disciplinée dans les

rangs du Parti et des organisations de

masse et à se regrouper autour de la

Direction politique avec a sa tête le

frere Chadli Bendjedid, Président de

la République, Secrétaire général du

Parti, en vue de concrétiser les aspirations

des masses, de garantir la

continuité de la Révolut et d'édifier

la s~cidté socialiste


3- -*

- . -:z >i%.* t{ - 2%

, et -

-- cialiste, a su se montrer digne de

paTta

-Tt S. - 4 ays. r

> r- i . f. 2 ; ka, %.

%;a - , ' Li? "ikt ,_ .

Consolidation des acquis

,%.:.. 8 ,-. '- z 5.3:

.z *r .> ,y2 - . Aprés I'UNJA. lesrùnt de libéra-

tion'n~fiamleaiiait à Son t'our tenib -

son 4é*e c&rès. Pour avoir été

- , la bannibre sous laqueile le peuple

algérien s'est mobilisé pour enga-

ger sa Révalution armée. écrivant

aihsi une des plus belles pages de

Alors que l'année 1980 s'ouvre en Algerie 'avec'le dé- son histoire; le FLN se devait lors

marrage du plan quinquennal, celle qui vient de s%ercouler a de ces assises de consoltder et

a ete fertile en evenements avec particulièrement la ' ressérer- son unité idéologique en

tenue du 4he congres du Front de lcbération nationale, définissant les lrè-égles de fonction-

les élections présidentielles, la cd&bratbn du 25èm.e nement deAses ibnstances suivant

anniversaire de la Révolution, Jes élec€ioiy des APC et les necessités imposées par les

r

APW.

.

imperatifs ymveaux de notre marche

révolutionnaire, de formuler un

programme d'action dans la pers-

L'existence de touta nation est I'UNJA. Appelées « Congres Houa- peclive d'un renforcement et d'une

marquée par une série d'événe- ri Boumediène y, ces aeises ex- large mobilisation des forces réments,

les uns contribuant à I'écri- primeront toute la détermination vo'tcitionnaires. Ceci était d'autarlt

ture de leur propre histoire, d'au- de notre jeunesse à préserver les plus important que la tenue du

tres intervenant comme une série aCquis de la Révolution. Appelée à 4ème congrès du FLN constituait

d'épreuves mettant à contribution prendre le flambeau de la généra- le parachèvement du processus

leur capacité régénératrice. tion de novembre avant d~ le de mise 'en place de I'edifice insti-

L'année 1979, pour notre pays, transmettre à son tour aux généra- tutionnel. La large représentation

s'était ouverte sur un de ces tests tions futyres, notre jeunesse par de la base militante et des forces

qui, passé avec succès, aura révé- son engagement et sa mobilisa- vives de la Révolutiorr, le caraction

pour la défense de l'option so- tère démocratique, l'esprit unitaire

lé la solidité de nos institutions et

le caractère profond de notre Ré-

volution. En effet, dans les derniers

jours de l'année 1978, l'Algérie

perdait un de ses plus valeureux

fils en la personne du regretté

Houari Boumediène. A l'époque, la

longue maladie du 'prbident dis-

paru avait déjà ouvert la voie à

toutes sortes de commentaires

malveillants et de supputations de

la part des enn-ernis de notre Ré-

volution poue qui, notre &s allait

sombrer dans le chaos. Une fois

- de pl=, ces ennemis irréductibles

faisaient fausse route, tant ces qir.

constances particulièrement p&%-

bles allaient traduire l'unité de tout

un peuple et sa ferme volonté de

poursuivre la lutte, fidèle en cela,

aux principes de novembre 1954

ainsi que son adhésion 'ihéquivo-

que aux options dédinies pâr-fa

Charte nationale. Aussi, le principe

de : « mettre en place des institu-

tions qui survivent aux événe-

ments et aux hommes * n'a jamais

été vérifié autant que dans ces cir-

constances.

Les ton était donné dès le mois

de janvier 1979 avec la tenue du

premier congrès constitutif, de

, -

EL-DJEICH NO 200 - Janvier 1980


.

-

et militant qui s'y sont manipstés

auiont ouvert la voie auauccbs de

ces assises, répo~idant dussi Fan-

crèternent aux aspirations de

notre peuple qui n'a jamais man-

qué de manifester son profond

attachement au parti d'avant-

garde qu'est le FLN, force de di- ,

rection, de conception et danha-

tion dans le contrôle de la marche

révolutionnaire. Avec cet éclatant

succès, le peuple atgérien et sa

Révolution auront franchi vcieto-

rieusement une étape décisive

dans la consolidaition de la Révo-

lution socialiste et la réaffirmafion

de son caractère irréversible.

--

Charte nationale et à l'unité de la Elle devait se caractériser par

Nation.

l'importance accordée à - l'événement

par Ia direction politique et le

Après les élections présidentiel-

Parti du FLN quant au choix des

.les, notre pays allait vivre au

hommes appelés à donner un 6lan

rythme de la 1 ère session du Co- . nouveau à: cps institutions,\ FpIi%e

mité central à l'issus de faqmtle,

.institution ne valant qua bar les

outre, l'instauration des structures

hommes qui la composent, il était

permanentes de direction du Parti

primordial que le choix porté sur

(création de 12 commissions perceux

qui répondent le mieux aux

manentes st deux hauts conseils),

critères d'engagement d'intégrité

il a été procQdé à la répartition des

et de compétence définis par la

tâches aux niveau des membres

Charte natianale. Marquées par la

du Bureau politique et à la présenvolonté

de « placer l'homme qu'il

tation dti nouvem gauvernement.

. -

$ @7,@ w a ég@?ment coincidé

av&, la ' ~ommknoration du

Le 7 février 1979, 1:actualité na- ~

25he anni@&rs&iP# du d8clenche-

_ka @évoltti~n. Un annitionale

était marqude par u-n autre i$$rti: mais égaévénement

d'importance : les t@itv14119 dans le re&jeillement à la

6iectEons présMen$)eibtes, Appelé à

d'un MRon et demi de

se pronomer sur le cho2x,slpar b mt%$~; quf ad @ert leur vie pour

4ème congrés du FM, du militant que W e pays soit ce qu'il est au-

Chadli Bendjedia Secrétaire~.g?5- f9:&dhuiI. &-.mWr un pays indénéral

du Front de libération natio- .da& .&s richesses senale,

A la pré~≠.e de la RBpurui-

@t@Iement répgictleç enque,

le prjuple algérien par wai tre @s let" citoyens. Faisant suite

« aui 'A massif ~~nfirmait ce chi%. am t-estivjtés de riavembre, ta

En agrbnt ie'~bk$e son4pmti le . @@mpagne de reno weHement des

peuple algérien disait oui B la con- 'a8semblées populaires commumtinuité

révolu timn.%tire ao mme ij kes (APG) et assetnbt6es populairéaffirmait

son attachement à la res de wilaya (APW), était lancée.

faut à la siace qu'H faut s, ces

opératians ' de renouvellement

témoignent de la volonté de faire

que l'action de ces instances soit

plus déterminante dans la bataille

de la production, dans le succès

de la Révolution agraire, dans la

- consolidation de la GSE et dans la

I

satisfaction des besoins croissatrts

de k population. II reste

banc aux nouveaux élis de jttâti-

. dier toute la confiance plac6e en

eux.

LA CONFtAFjCE

PLACÉE EN EUX

Dans te prolongement de ces

fat,& la twue deh Sème sessiûn

du Comité centrai allait clâturer

I'annlée. Au cours de cette session

les militants du FLN se sont pen-

chés wr trok dossiers importafis :

Phabitat, les ressources kydrauli-

quesr et Yéckcatbn et l'enseigne

ment - 4

Enfin, i'apnée. .qui vient,: da

'Riarquée. paQ un

d'évatuâtion des

mplies par notre

Rdvolution afin de paHier aux în-

sufdlsances qui euront pu se mani-

fester et de corriger certaines

erreurs. Le premier- volet de ce

procwus se 'caractérise par la

campagrte de lutte contre &a

fl&a& sociaux.

,-

'~-mita 1979. s'est éga&

ment-traduit pour notre pays p.$r

une intmse activité diplomatiqGe.

Outf'e les nombreuse6 visites ' de

chefs d'Ebts etrangers, l'Algérie a

marqué dg sa prbsence tous @s

rendez-vous concernant le monde

aribe, l'Afrique et le Tiers-Mon&e.

Partout et @&le à sa tradition, 4te

n% cessé militer en faveur @s

causes justas, de la libération de

tous les @u@es opprimés et pour

l'instauration d'un nouvel ;ordre

économique international.


Pour une meilleure

le principe de base de ces élec-

tibns. Ainsi, le Parti à qui incombe

cembre 1979 concernant le renouvellement

des assemblées populaires

communales et wilayales

ont vu la participation massive des

des problèmes socio-économi- le dire, n'ont pas accompli conve-

'ques du citoyen. Car, en tant que nablement la mission qui leur était

cellule de bas de la nation, la dévolue. Aussi, devant la dégradacommune

est dot& d'une fmction tion de l'environnement, les APC,

citovens.

Cette participation démontre

encore une fois, la prise de conscience

de tous à l'égard des institutions

politiques mises en place.

C'est également, le résultat d'une

expérience acquise durant les

années écoulées dans le domaine

de la gestion des affaires de la

commune et de la wilaya. Cette

activité politique animée par le

Parti FLN a permis aux citoyens de

mieux comprendre l'importance

du rôle que doivent jouer ces instiéconomique,

sociale et culturelle Par manque (fjnitiative, n'ont pas

qui lui attribue le rôle de propul- su prendre lew responsabilité.'Ce

seur de l'essor économique régio- qui a d'ailleurs nécessité I'internal

et partant national.

vention des instances supr8mes

dui,pays pour redresser l& situa-

Ainsi donq,t'APC et W W cons- tion, , %

tituent le p6517t de jonction edre la

.

base et le sommet.

A leur tour, 166 citoyens n'ont

pas qmqué de choisir judieisw-nt

leurs représentants

sur ta des critères retenus

dans la Charte natjonale, à savoir

De fait, le choix des kléments l'intégrité, la compdtence et l'enles

plus aptes à diriger les desti- gagement. C'est ce qui ressort des

nées des administrés a constitué différentes interventions des élec :

teurs. Elles mettent en exergue I ks

souci des masses quant au bon

fonctionnement des structures

communales et wilayales. Comme

ils ont accueilfi avec satisfaction

les candidats propos6s par le Parti

FLN.

C'est cette volonté populaire

agissante qui leur a permis de

choisir les meilleurs candidats ca-

pables de remplir leur rôle comme

il se doit. Ainsi l'on comprend alors

aisément la maturité de l'esprit

collectif qui anhe nos masses et

qui leur permet d'aller de l'avant

dans la lutte pour le développe-

ment et le renforcement des struc-

tures étatiques comme nous I'en-

seigne ka Charte nationale :

« L'amtHioratim de la forme de

ta r ' mtation populaire, le

perfectidc~nernent du travail des

meemblées et l'adoption de

lems prtkbgatives a I'évoluti~n -

~ ~ ede ib k . s ~ ~ doivent ~ t e

&re un swei constant de la

Rievolution. Cela permettra

d'élargir la base démocratique

de I'Etat et mieux préparer lp

peuple B fa réakation des grandes

tàches du développement


national. On veillera notamment

il un choix rigoureux d es candidats

en pr ivilégiant les' critères

de la compétence, du dévouement

il l'intérèt général et d'un

eng agement prouvé dans l'acti

on quotid ienne ",

En effet. quelle que soit la solidité

des struct ures sur le plan théori ­

que, leur fonctionnement n'est que

le reflet des hommes qui les animent.

Par conséquen t le choix des

Répondre il la confiance du citoyen.

hommes apparaît comme essentiel.

C'est pour cette raison là, qu'il

s'agit pour nous de rechercher

l'homme le plus apte pour con ­

crétiser l'idéal des masses.

D'ailleurs. cette notion s'est faite

sentir. cette fois-c i, au cours des

renouvellements des APC et APW.

Et. le choix s'est penché sur les

plus aptes mais aussi sur la jeunesse.

LA JEUNESSE: FORCE

ET DYNAMISME

La participation à part entière de

la jeunesse dans l'activité politique

nationale est de coutu me dans notre

pays. Ainsi, à chaque événe-

ment important. elle est présente.

Elle a son mot à dire. Elle ne peut

rester en marge du mouvement

national de développ ement.

Intégrer la jeunesse dans toutes

les tâches de l'édification nat ionale

c'est assurer la relève de demain

et lui permettre également

de mieux com prendre les réalités

nationales et enfin la former dans

le tas. Alors, la vivacité. le dynamisme

et le sens de la responsabi-

lité qui animent les jeunes militants

trouveront certainement dans ses

struc tures de base le ter rain favorable

au travail pour l'intérêt générai

et un cadre idéal à l'expression.

On relève, ainsi, dans ces

élections 33% des candidats tirés

de la jeunesse (moins de 30 ans).

Ainsi. le choix des candidats a été

axé surtout sur les éléments les

plus jeunes.

Toutefois, il est du devoir des

nouveaux élus de se monter à la

hauteur de la confian ce placée en

eux par les citoyens. C'est ainsi,

qu'ils doivent se consacrer entièrement

aux tâches relevant de l'intérêt

général tout en délaissant

l'intérêt personnel qui a été l'es-

sentiel pour certains préc édents

élus. Les problèmes ne manquent

pas. Chaque commune ou wilaya

baigne dans une multitude de problèmes

Il s'agit alors pour nos nouveaux

représentants de co ordonn er l'action

et de l'insérer dans les cadres

favorables à la bonne marche des

affaires des institutions et par conséquent

des administrés. Résoudre

les problèmes du citoyen devrait

être le point sensible et es-

sentiel de toute entreprise à engager.

C'est dans cet état d'esprit que

doit se dérouler ce prochain mandat

qui revêt une importance capitale

dans la mesure où il est entamé

à l'orée du plan de développe ­

ment quinquennal et se termine au

même moment. Pour réussir ce

plan, les institutions renouvelées

ont un rôle considérable à jouer.

Elles doivent donc, faire preuve de

conscience et d'engagement. Car

tout succès dépend quasiment du

travail fourni par les collectivités

locales. Le souhait de tout un chacun

est que le sens du devoir soit

le l'not d'ordre de tous pour que

triomphe notre Révolution soci aliste.

B, Moussa

11


L

Reportage :

Plus de 50 millions de piles, quelques 8 millions et demi '

de lampes, 36.000 réfrigérateurs, 18.000 cuisinières,

80.000 téléviseurs (( noir et blanc )> et 7.200 autres « cou-

leurs )), sans compter les milliers de réchauds-plats.

chauffe-eau et chauffe-bain. C'est la toute la productio

forte demande exprimée par les consommateurs algé- '

riens. Cependant, l'absence quasi-totale des produits

SONELEC sur le marché reste une énigme, un grand

point d'interrogation.

Cette situation ne fait qu'accentuer la spéculation et

alimenter les propos les plus tendancieux envers cette

société.

Nos deux collaborateurs ont essayé de voir ,un peu

plus clair, en effectuant une tournée qui les a conduits

successivement a Mohammedia, Sidi-Bel-Abbès, Sétif et

Tizi-Ouzou.

SONELEC :

OU VA LA PRODUCTION ?

Première étape de notre voya-

ge : l'Unité de Moham-

media; une usine qui étonne tout

d'abord par sa propreté.

, Ici, tout est strict. Les consignes

de sécurité sont appliquées à la

lettre. C'est la première constata-

tion qui s'impose à quiconque vou-

drait pénétrer à l'intérieur de l'uni-

té.

De suite, M. Benaouda, directeur

administratif et financier nous introduit

dans son bureau. II assure

l'intérim du directeur, parti une

iournée ~ lus tôt en mission

L'entretien se déroula en pré-

sence des cadres de I'usiny. Des

gens qui ne màchent pas leurs

mots quand ils parlent de la néces-

saire maîtrise de la gestion, de

_ I'imperieuse augmentation de la

production. « Car il faut penser au

jour où l'assistance technique ne

sera plus assurée par le construc-

E teur ».

- II faudrait donc prendre en char-

ge cette unité; maintenir les ni-

weambe produetbn et maîtriser

1 .

un processus de fabrication assez

complexe.

II faut aussi penser à l'entretien

du matériel, à sa préservation, et à

son utilisation rationnelle.

En un mot, il faudrait être à la

hauteur d'une lourde responsabi-

lité.

3 MILLIONS DE LAMPES

STOCKÉES

Avec ses 7 chaînes de produc-

tion, l'unité lampes de Mohamme-

d,$ produit quotidiennement

7 .O00 lampes de catégories di-

verses. L'installation d'une secon-

de équipe a permis ce tour de for-

-ce auquel ne s'attendait nullement

l'encadrement technique du cons-

tructeur.

L'unité produit exactement 96

types de lampes de formes, de di-

mensions et de voltage différents.

La production de chaque type

est programmée en fonction des

besoins du pays. Cette année, elle

& -,

" -'.vhvww-

ne portera que sur le type B 22,

communément appelé « lampe à

ba'ionnette >>. Sur ce dernier point,

le directeur financier devait nous

montrer sur le quotidien « El-

Moudjahid », I'opinoin d'un lecteur

qui accuse la SONELEC de ne pro-

duire que des lampes à vis. Les

préoccupations de-ce lecteur sont

légitimes. On sait qu'à l'époque, I

marché était saturé de ce type d,

lampes et une pénurie Affectait la

B 22. Cependant, interviendra le

directeur, il nous faut démentir

cette information puisque les lam-

pes à vis ne constituent qu'une in-

fime partie de notre production.

Vous l'avez sans doute remarqué.

Si nous, fabriquons de ce type,

c'est parce qu'il y a ses utilisateurs

et ils sont nombreux ... ».

K.. Le problème ne se pose pa?

de cette manière, estime notre in

terlocuteur. En tout cas, il ne se

pose pas au niveau de la SONE-

LEC ..».

.?.

< La commercialisation n'est p e

de notre ressort. Elle est exclusi- 4B

EL-DJEICH NO200 - Janvier 1980


vement assurée par la SONP

CAT >>.

En effet, la pénurie semble pl^

tôt provenir d'un manque d'organi-

sation de la SONACAT. Au maga-

sin de stockage, 3 millions de lam-

pes attendent d'être enlevés par

cette société. Un véritable casse

tête pour les responsables de

l'unité, toute cette production inu-

tilisée.

Les capacités de stockage du

magasin sont limitées. Aujourd'hui,

elles sont plutôt saturées. L'arrivée

prochaine de 51 containers de

marchandises a de quoi inquiéter

M. Berrached Djillali, membre actif

de la section syndicale et respon-

sable du magasin de stockage.


Pas de piles et pou rtant 1

La co nséquence directe en est

cette pénurie qui affecte le marché

de l'appareilla ge élec troménager.

Une pénurie qui tend a

s'aggraver malgré les prome sses

des soc iété s productrice s et importatrices

de l'atténuer,

OU PASSE DONC

LA PRODUCTION

« Pourtant. nou s aHirme t-on au

niveau du complexe , la produ ct ion

journalièr e moyenne est de 500 TV

« noir et blanc " et de 100 autr es

« couleurs » .

En novemb re 1979. la répartition

des ventes s'est effe ctuée suivant

le tableau ci-dessous :

Le total de s ventes s'est élevé

en fin d'année a 7.200 TV «cou-

14

TV « couleurs »

4.155

1 - SONACAL TV « noir et blanc" 25.545

Electrophones

2.820

2 - Coopératives : TV « noir et blanc» 39866

3 - SNNGA . TV « noir et blanc » 5.950

4 - SONELEC

(Bec ban :

leurs » , 10.000 électrophones.

2.500 postes-radio et 20.000 antenne

s extérieures de TV.

«En prin cipe. to ute la produc ­

tion doit être livrée a la

SONACAT". Suivant les décisions

du ministère du Comm erce . la production

SONELEC est exclu sivement

commercialisée par la

SONACAT. Ce qui fait. la SONE­

LEC en livrant sa produ ct ion aux

31 dépôts de la SONACAT, utilisant

ses propres moyen s de transport.

sept dépôts en moyenne sont

livrés par semaine. Les quantité s a

distr ibuer (quota) et les destinations

sont préalablement établies

par cette même socié té.

Or, les con sommateurs se plaignent.

Les produits restent toujours

introuvables sur le ' marché.

Cela pose évidemment le pro ­

blème de savoir où passe toute

cett e production ?

A priori. elle ne peut satisfaire

une dema nde qui ne cesse de

croître. Le dire cteur du co mplexe

estime qu'il faudrait au moins

170,000 TV « no ir et blanc " et

20,000 TV "couleurs .. po ur couvrir

les besoin s du pays. Ce que le

complexe ne peut produire pour

l'instant. Reste donc a ajouter un

nombre d'appareils a importer

pour co mpenser le déficit.

La direction du complexe propose

a ce que la SONACAT importe

quelque 60.000 postes et

produ ise 60.000 autre s (l'ex-unité

Cnaabane Elec tronique a été natio

nalisée et placée sous le contrôle

de la SONACAT). En y ajou ­

tant la production SONELEC. la

crise pour rait être atténuée.

TV « noir et blanc » 500

Mais à ce niveau. il faudrait se

pencher sur la questi on des prix

de vente au public. Cette que stion

intéresse en premier lieu le con ­

sommateur car, la finali té de la

produ cti on nationale est de mettre

ces produit s à la porté e de tou s.

Ce qui ne semble pas être le cas

pour les appareils élec tro ménagers

produits par la SONELEC.

L'interventi on des intermédiaire s

(SONACAT puis revendeurs privés)

au niveau de la commercialisation

et le prél èvement des taxe s

par l'Etat gonflent les prix. Au co nsom

mateu r de paye r une note

salée.

De là, l'autre question est de

connaitre le pourquoi de l'implantation

d'une pare ille industrie. si

l'acquisiti on des produits de cette

industrie reste limitée à une catégorie

sociale privilégi ée. En d'au ­

tres termes, ce tte industrie vise

t-elle à satisfaire les besoins fo ndamentaux

des masses ? Une réponse

po siti ve exige que l'on

mette ce s produits à la port ée de

toutes les bourses. notamment

c elle du fellah. de l'ouvrier et du

petit employ é de bureau .

Pour le mom ent. les prix de

vente publique des téléviseurs de

production nati onale demeurent

assez élevés : 2.000 DA pou r les

« noir et blanc .. et 6.500 DA pour

les «couleurs " . Ces dernie rs ont

atteint sur le marc hé noir la somme

astronomique de 19.000 DA !

Cédés à 5.717.50 DA à la SONA­

CAT. ce s mêmes téléviseurs sont

revendus aux détaillants à

6,017 ,50 DA, qui. a leur tour, les

commerci alisent - en prin cipe - à

6.500 DA. Au lecteur donc de tirer

le s c onclusion s; des conclusions

qui défi ent en to ut cas le bon sens.

LEVER LES CON TRAINTES

Ce n'est qu'à partir de l'année

prochaine que le compl exe de

Sidi -Bel-Abbè s sera en mesure de

couvrir les besoins nati onaux en

mat ièr e d'appareils électroniques

ménagers (image et son),

Le complexe 'commencera dés

cette année a produire les 15

appareils sus-c ités (voir tab leau).

La capacité nom inale pour la fabr ication

de chaque produit sera,

dit-on, de 100%. (II n'est pas pré ­

ci sé si les prix vont être rabaissés).

El-DJEICH NO200 - Jan....ier 1980


_ Cependant, il y a des am@tiana

à réunir. Tout d'aborçi, ii^fpjiut

dre certaines difficultés.

En p.remier liey, le@. contrairrb%g

administratives e+ ~~flô&ies. çè'

qui semble le plud Influer sur la

gestion de l'unité est sans doute

I'a2tribution a temps de t'AGI

Généralemnt, cette AGI gsf:

toujours wceptee, mais les fonds

ne sont pas d&bloqu& à. temps.

Celle demandée pour t'e&ereiee

1979 n'a pu être accordée effecti-

vement qu'en avril de cette .m6m

année. Plusieurs mois de retard,

donc. Cette même AB1 pose &au-

tres difficuftës. Sa eoneebtiqn trbp

rigide 'ne permet pas d'effectuer

des corractions si ces dernières

interviennent en cours d'année:

D'ou


$ion. senaMe t-il, tarde à &re ac-

cordde. ,

P&S @E.PLES

ET P&RTANT ...

Les Galeries Algériennes ont

cornmercialis6 dernièrement des

quantit&3 ahz-importantes de pi-

les &> Pakwkation @ttrangère. La

vente a porté sur deux types, les R

14 et fes R 20, communhent ap-

pelées piles mdes (moyennes et

cirandhl.

"

&es wtites piles rondes de 1,s

voit (au8 G$lp&celles plàtes de 4'5

vdts UF-I introuvables alors

w'gllse lso~.heaucoup plus utili-

.sont au nombre de 1 100. Ma4s * ils

s'en tigent bien et ç'est ce qui

Pourtant à l'unité il es et accula

société a décidé de construire & rnuta4ewS. .~~ONELEC de Sétif, la

la hâte des logements. Ils ont p2r@dwtiari deY ces pr&uits est

étonne tea as6is:tants techniqu-es*. coîitk trop cher, dis,@nt les syndi- assez irnwrtzwte.

Sur le plan social, Je comp4exe,

semble vivre dans un envyonne-

ment assez complexe. Les mem-

bres de la section syndicgke esti-

ment «.qulif faut trevok ta manière

d'industrialiser. II devait paraître

évidwt à ceux qul ant conqu le

projet que l'exécution de ce der-

nier nëcessitait au préalable I'éxis-

tence d'une infrastructure socio-

culturelle *. Aujowd'hui, le pro-

blème qui se pose avec acuité est

celui -du loqement. La ville de Si-

&alistas». . r

ge ce probleme. te hpl'eke'k.~

doit s'awlxpr q+ ch$ la produc-

tbn »,

ER PIUS de l'habitat, c*est le

trr.tnspo& qui sêlrrrMe beaucoup

mnquer. Pourtani,- .le compl%xe

possdde @es m~tyen8 de tfah3port

en nombre suW3ent 20 bm exaetement.

*@&

Elle s'est 6$&+6e a 57 milliorrs

.r En prindiâ$. o'est aux ifu'taritçils C8pn@er, &~ulke. La @amme de

compé?en+e@fde'p~en@e en~~M1- po@wtbBEjl s'ktend sur cinq types

~4% gailm cons~mmatian caurmte.

N&mo#is, cette quantité

coure à peine les 50% de la forb

demande na~onale,

Au Wztrt, l'usine a étél conque

powr p&duire, suivant le contrat

initkl. urr tWaf de 39 miMians d'uni-

tes, rkpaftiss comme suit :

R 6 T (petites pifes ro

+Nions d'unités.

18 EL-OJEICH NO 200 - Janvier 198E


Actuellement la production jour-

naliere moyenne est de 300.000

piles dans les cinq types (éclai-

rage et transistor) Les prévisions

xfontractuelles arrivent loin der-

:ere ce chiffre Et cela n'est pas le

fait du hasard

. C'est d'abord la volonté des tra-

vailleurs a réussir un tour de force

en faisant fonctionner'les machi-

nes à leur capacité optimale. Mal-

gré les conditions de travail assez

pénibles, ils espérent toujours &&-

ver la production. fa

Bien que celle-ci augmente

d'année en année et chaque fois

rience débutera à partir de cette

année.

Les travailleurs s'en réjouissent.

II s'en réjouissent d'autant que les

prix des piles vpnt êtres reétudiés.

Ils n'ont connu, semble t-il, aucune

augmentation depuis 1974, alors

que les matières premières néces-

saires à leur fabrication ont aug-

menté dans des proportions de

200 à 300 %. ,

!J ;3f!tiEl!d

.,Les prix de cession (prix aux-

quels sont vendues les piles par la

SONELEC) sont trop bas par rap-

port aux coûts réels de fabrication.

tantes, les travailleurs n'ont pas tra peut-être à ces

recu leur part de bénéfices. On toucher ces fameux

fait que vendre des produits que la résoudr

ces ouvriers. ont fabriqués eux-

mêmes !

bines insonorisantes.

déficit , de 49 millions, devra-t-il

ajouter, en proposant à ce qu'une

coordination rigoureuse s'établis-

se entre les sociétés nationales.et

les monopoles.

al heureuse ment, ces propos

n'ont pu être vérifiés auprès de la

Direction des Achats Locaux

(DAL) de la SNNGA; le directeur ne

s'étant pas présenté au rendez-

vous pris par les soins de son ad-

joint.

Bref! cela rdempêche ~ U O

qu'avec ou sans complément d'im-

portation, les piles restent rares,

piles et accumulateurs, les Gale- SNNGA de stocker les pilas

, L'étude est déja-terminée et, ries Algériennes n'ont requ pour production nationale afin de com-

, aaprès les responsables, I'expé- l'instant qu'un million. II y a donc un mercialiser les piles d'importation.


On ajoute que la prodiAtion natio-

nale n'est mise en vente qu'après

un long stockage. II en résulte na-

turellement un dépérissement par-

tiel qui influe sur la qualité « Car

une pile, qu'elle soit algérienne ou

anglaise, est un produit périssable

qui exige des conditions particu-

lières de conservation ». .

Contrairement à ce que dit une

certaine publicité, la pile s'use

même si l'on ne s'en sert pas.

TIZI-OUZ

Rien ne caractérise le complexe

des appareils électro-ménagers

de Oued-AiSsi (Tizi-Ouzou) sinon

le cadre agréable de son empla-

cement. Une vallée verdoyante en-

tourée de montagnes impression-

nantes ou une multitude de ha-

meaux semblent avoir été accro-

chées par on ne -sait quelle main

surhumaine.

L'architecture du complexe

tranche avec la beauté du paysa-

ge, lui ajoutant une note discor-

dante qui semble le mutiler. Néan-

moins, l'implantation de dette unité

industrielle a permis lacréation de

plus de 1.000 emplois dans une

régien des plus peuplées du pays.

L'entrée en production du com-

plexe date de juin 1977. Presque 3

ans d'expérience qui permettent

aujourd'hui à ses gestionnaires

d'affronter les situations les ples

diverses. + -. 3 l;4-,* -1 !;

La isroduction contractlleltè

prévue iors de la mise sur pied de

l'usine était en deça des besoins

du pays. ta direction a donc décidé

de forcer les cadences, Une

fois libérée de ses contraintes

technologie-et des techniques uti- demande nationale pour le

lisëes. Une meilleure utilisation d'appareils fabriqués par le

des capacités de production en a plexe, n'èst pas saisie dans s

résulté; ce qui prouve la volonté balité. Bien souvent, les chiffres

de participer de plein pied à l'effort avancés ne se fondent sur aucune

de production.

De fait, la production p 'est l'une des principales diffipour

cette année passe au d és qui semble affecter le prode

celle réalisée en 1979. Ca mise gramme d'importation de la SOen

place d'une seconde equipe de NACAT. Les quantités a importer

production permettra d'atteindre ne sont pas déterminées en foncles

résultats prévus. 1 tion des besoins réels du pays.

A ce

est dOuble.

En premier lieu, il s'agit pour le

complexe d'obtenir des ratios de

mais fondées sur des estimations

approximatives, bien%souvent faus- Ses.

production acceptables pour l'in- Le planning de livraison de ces

vestissement consenti. Les faibles produits pour chaque wilaya et le

quantités produites au démarrage quota attribué à chacune d'elle,

ont entraîné une répartition des in- méritent également d'être revus.

vestissements phs lourde pour les

appareils; ce qui a beaucoup influé

sur les coyts de production. Cependant,

ces coûts vont diminuer

notablement dans le temps grâce,

d'une part. aux quantités de plus

A un autre nives

circuit de distribu

pareils échappe

aux mQnopoles

ment soNACA

Les rapports préférentiels - si on

en plus grandes ~roduites "2 d'aupeut

les qualifier ainsi - entretenus

tre part, à une meilleure maîtrise

par ces monopoles avec les re- des prix des matières premières à

l'achat.

vendeurs

privés ont été, à maintes

reprises, dénoncés par les ci-

En second lieu, il y a la nécessi- qbyens à travers les colonnes de la

té de participer un peu plus à la Presse nationale. Les conséquensatisfaction

de la demande natio- ces de tels rapports sont connues

nale. Au titre des quantités, I'évolu- trop connues pou

tion de la production depuis le aux lecteurs. .

démarrage du complexe prouve

En tout état.de cause, la pénurie

qu'il y a un effort consenti en ce

persiste. La SONACAT et la

sens.

SNNGA sont mises à l'index et il

A moyen terme, la SONELEC est rare de voir les produits tant

prajette de ,.baliser des extensions demandés sur leurs aires de vente.

au niveau du complexe. Aux horizons

90, elle estime satisfaire lar- La SONACAT aurait pu nous

gement 15 demande nationab. fournir des renseignements précieux

qui éclaireront au mieux les

OU SE SITUE citoyens si ce n'était « l'emploi du

contractuelles.

LE PROBLEME ?

t,'

Néanmoins, tous ces calculs et

... A QUAND LA SATISFAC- prévisions éloignent le çonsom-

TION' a~ mateùr de' sa préoccupation es-

DE LA DEMANDE ?

sentielle : où trouver les produits

temps trop chargé du directeur ».

Pour êke recu. «il faudrait attendre

une semaine B, nous dit-on.

Néanmoins, les contraint

techniques d'impression ne permettent

pas * . SONELEC7 Pour lui. la penurie

La production réalisée en 1979 existe toujours. Elle est trop visis'élève

à 36.000 réfrigérateurs. ble. II faut convbnir que le com-

18.000 cuisinières, 72.000 ré- plexe de Oued-Ai;ssi n'est pas enfaire.

Mais nous

ne manquerons

de le

pas de recontacter

la direction de la SONACAT,

une fois que cela soit possible.

chauds-plats, 20.000 chauffe-eau

eP chauffe-bain et 8.000 climatiseurs.

Ce qui représente une avance

de plus de 120%$..sur le programme

contractuel.

core en pesure de satisfaire une

demande de plus en plus forte,

conséquente a une évolution notable

du niveau de vie. II ne peut le

ortion de

En 'attendant, un marché paralle16

se développe, prend des proportions

inquiétantes et commence

à s'établir progressivement

mais sûrement dans nos,mœurs ...

Au vu et au su de tout le monde.


militaire

Le radar

Matériel essentiel

de l'armée moderne

Avec l'utilisation de l'aviation à

des fins de guerre a partir de

1914·18, l'effe t de surprise, objectif

d'aiüeurs recher ché constamment

par les tac ticiens et stratèges

militaires. de vient de plus en

plus grand. Cet objectif est réalisé

dans la mesure où l'assaillant a la

posstbüité d'intervenir. de Jour

comme de nuit et avec une rapidrté

record. sans courir de gro s dangers

. Résultat : les uéçats matériels

et les pertes humaines sont

co nsidérables.

Pour prévenir de telles attaques

et préserver les cités et les hommes

d'une fin si tragique. les chercheurs

militaires ont toujours songé

et œuvré a trouver les moyens

susceptibles d'intercepter les engins

de mort qui vienne nt du ciel.

La mise au poi nt de la DCA n'était

pas trè s efficace si l'on tenait

compte de la vitesse des chasseurs

ennemis. Pour que la DCA

soit une arm e effic ace, la nécessi·

té impose le recours il d'autr es

moyens ca pables de détecter et

de déceler les engins volants

avant leur arrivée il destination. En

d'autres termes, la mise au point

d'un système de détect ion et

d'alerte à distance qui peut prévenir

le commande ment en cas d'at ­

taque pour prendre les mesures

appropnées.

Les recherches entre pris es

dans ce sens .ont abouti il la créa-

lion d'un système répondant aux

ex igences de la défense anti-aérienne,

appel é co mmunément

le radar. Et ce. il partir de .1925,

Cependant. cette inventio n, qui ne

cesse de se développ er parallèlement

il l'essor que connaissent les

sciences pnys.ques et mathématiques,

est utili sée dans plusieurs

domaines il savo ir le trafic aérien

et mariti me civil et militaire. le suivi

de r évolution des satellites artificiel

mis en orbite en vue d'étudier

l'espac e. etc...

DEFINITION

Qu'est-ce qu'un radar ? Cornment

tonctionn e-t.ü? Telles sont

les ques tions que nous allons

aborder. et auxquelles nous essayerons

de répondre.

Le radar est un système électro ­

nique, conçu pour détecter et localiser

un objet volant ou navigant.

Son principe de fonctionnement

consiste a comparer une onde

élec tromagnétique émise il la par-'

he de ronde réfléchie ou remise

par ce t objet. Donc. le radar est

utilisé en quelque sorte pour pro ­

longer les po ssibilités de la vie

humaine dans l'observation de

l'e nviro nnement sans pour autant

être co nsidéré comme un œil artific

iel dont il ne po ssède ni l'acuité,

ni le degré de fonc tion nement.

Lfntérét du radar réside dans le

fait qul l perme t de faire ce dont la

vue humaine n'est pas capable de

saisir : détecter un objet vol ant ou

navigan t a tre s grande distance. de

Jour comme de rnnr quelles que

soient les co ndi tio ns atmosphénques

et de le recauser avec une

grande precr stcn notamment en

ce qur concerne la distance.

HISTORIQUE

Pour avoir une idée générale sur

révolution du radar nous tenons il

rapp eler les étapes qu'il a franchies

au cour de ce sièc le.

En 1885 et après le ft boom "

scientifique le premier résultat de

la rec herche sur l'électrom agnétisme

était la mise en évidence du

phénomène de la réflexion des ondes

radro-électnq ues ou diélectnques.

Mais il a fallu att endre les année

s 1920 pour voir aux USA un

matériel électronique fonctionnant

en radar bis tatique a ondes conti ­

nues. Le premier radar il imp ulsion

a été utilisé pour l'é tude de l'ionosphère

en 1925 La détection

d'avions a été réaitsée pou r la première

fois en onde co nti nue de 33

MHZ (megahertz)

A partir de 1935 les premiers

radar s a impulsion ont ete réali sés

quasi-simultanément aux Etats­

UnIS d'Amérique et en Grande ­

Breta gne en utilisant respectivement

des fréquences de 200 MHZ

t.


et 6 MHz. Les premières stations

radar ont été installées à bord de

navires et sur la côte orientale de

la Grande-Bretagne. C'est au

cours de la Deuxième Guerre

mondiale que les recherches sur

le radar et sa mise au point ont

connu les premiers développements

avec l'utilisation des ondes

concentriques et la mise au point

du magnetron, tube particulièrement

adapté à l'émission d'impulsions

radio-électroniques. Le développement

s'est poursuivi et les

réalisations les plus spectaculaires

se trouvent dans le domaine

de la surveillance de I'espace ou le

radar,'capable de détecter, localiser

et poursuivre simultanément

l'évolution des trajectoires de centaines

d'objets satellisés ou balistiques,.

qui, est d'une complexité

technique et technologique i

atteinte encore. '3.4 :-f

,-,Le développement des recher-

ches sur le système radar en Gran-

de-Bretagne était derrière la su-

prématie aérienne de cette der-

nière durant les années de la

Deuxième Guerre mondiale. En ef-

fet, la Grande-Bretagne a su utili-

ser savamment et rationnellement

les derniers acquis dans le domai-

ne du radar pour surveiller et dé-

fendre, de jour comme de nuit,

l'espace britannique, et ce, par

l'installation de tout un système de

radars dans tous les points névral-

giques du pays. Après la Deuxième

Guerre mondiale, les recherches

dans ce domaine ont connu un

développement sans précédant

grace à l'exploitation des derniè-I

res inventions et recherches en

matière d'électronique et ce, dans1

les pays développés surtout aux 1

USA et en URSS.

De nos jours, tous les pays s'ef-(

forcent d'intégrer te radar dans

leur système de défense généralei

qu'il soit aérien ou maritime. La

notion de radar u isolé » est donc

dépassée. L'efficacité du système

généralisé et intégré de radar res4

te cependant tributaire des capa-

cités techniques et matérielles de

chaque pays. D'ailleurs, les payS

avancés techniquement et techno-

logiquement axent leur travail et

leur recherche sur la modernisa.

tion et le développement des sys-

'

l'entrée fracassante de l'arme

nucléaire dans le jeu stratégique.

DESCRIPTION DU PRIN-

CIPE Fpeplemprwailsrsr?

DEFON I~~CME~?

"

Le schéma le plus général du ra-

dar est représenté sur la fig. 1. II

comprend une antenne d'émission

rayonnant une onde dtectroma-

gnétique générée par un émetteur,

une antenne de réception alimen-

tant un récepteur.

Une fraction de I'onde émise par

le radar est interceptée par l'objet

à détecter (cible) qui en rayonne à

son tour une grande partie par une

fraction dans toutes les directions

(cible non coopérative). Un radar

travaillant avec une cible non coo-

pérative est dit u radar primaire W .

Un radar travaillant avec une cible

coopérative (I'onde émise est am-

plifiée) est dit radar secondaire la

fraction de I'onde rayonnée ou

remise vers I'antenne de réception

du radar est captée par celle-ci

pour que le récepteur puisse ef-

fectuer le traitement du signal en

vud d'obtenir tout ou une pa;Ile

des informations élémentaires "mr

'la cible ; direction, distancedites-

I . i

tèmes de surveillance et de détecd

tion sophistiqués surtout apreci 1 J

&S.

se relative, etc ... Ces-informations

sont éveiituellement traitées ou

présentées sur un dispositif de

visualisation. Lorsque les antennes

d'émission et de réception sont

Situées en des lieux géographi-

ques différents le radar est dit bis-

tatique (ou multistatique si le nom-

bre d'antennes de réception est

supérieur à deux). Le plus souvent,

les antennes d'émission et de ré-

ception sont situées en un meme

lieu géographique et le radar est

dit alors monostatique. De plus,

dans le cas des radars à impulsion

(ou I'onde émise est découpée en

impulsions) et des radars continus

(O& I'onde &mise n'est plus décou-

pée en impulsion) de faible puis-

sance d'émission, la même anten-

ne est gisnéral~ment pour I'érnis-

sion et la réception. Le mot radar,

sans autres précisions, désigne

alors un radar primaire monostati-

que à antenne unique par conven-

tion.

La direction de la cible par rap-

port au radar est déterminée à

partir de l'angle que fait I'onde

reque sur I'antenne de réception.

La méthode usuelle consiste à uti-

liser une antenne a grande dimen-

sion, ne captant pratiquement que

les ondes propageant dans la di-

reactioin de ce faisceau:! - -.

.$BI jet 2!$

H No 200 - Jarwier 1980


La distance de la cible à I'instal- FREQUENCE UTILISÉE -4) - Le pilote. - .*%

3) - Le modulateur dj Czr.

lation du radar est déterminéle à PAR LES RADARS


able que l'ancienne ...

par le sement ($4). Le champ de

rgie de t'écho revient à vision du radar peut év@ntuelle-

et est dirigée vers le ré- ment gtre modifié à cause des col-

lines. ou des caractéristiques du

ycle recommence.

L'arsenal anti

cond lieu, d'intercepter un engin

air-sol diminue de beaucoup I'effi-

cacité de Ja .défense aérienne. -,

la technique permet d'aéroporter

un radar au point A.

.a troisième faiblesse tient aux

sid6rations' générales énoncées

ci-dessus : les radars et les

terrains d'aviation sont vulnérables GHAMP DE VISION

à'l'attaque exécutée par bohbar-' DYUN RADAR SOL,

diers ou par missiles. Les Svvié- D~UN RADAR AEROPORTE

tiques et les Américains songent a

remédier à ces déficiences. On Le nouveau champ de vision,du

développe ainsi de nouveaux ty- radar est ainsi constitué par 'la

pes de radars qui permettront zone (AE), hachurée horizontated'augmenter

d'une part la portée ment. Pour une élévation de.quelde

la détection actuellement réali- ques kilomètres, la surface de

sée, d'autre part, la possibilité de I%orizon ' couverte par le radar

repérer les appareils volant à staccroît par des centaines de 'kibasse

altitude. II est également lomètres; la différence se CO$prévu

que la nouvelle infrastruc- prend aislement, si-l'o-n s--'â

~.~~".-.,-7;"

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+.,$., *QÏ ,& :--,%'$2 ,> - ,* "'""C

d-. . .>..F.-F.

5.. i

.. < r. -+wI!?rr:-?g%*

. . .

. .-

l'immensité du territoire que l'on

peut embrasser du regard d'un

avion. Une installation de ce genre

permet de détecter un appareil se

situant au point (B) comme au

point (H).

La tâche, toutefois, ne va pas

sans difficulté. Un radar ne perqoit

normalement que les objets qui lui

rgfléchiswnt son énergie. Alors

comment pourra-t-il faire la différente

entre l'.énergie réfléchie par

un engin et celle réfléchie par des

objets naturels (montagnes, installations

terrestres, etc.)? II semble

toutefois que la technique électronique

soit en voie de résoudre ce

problème en tenant compte de II

vife~e'des objets détectés.

On compte beaucoup sur la

réussite de cette entreprise pour

msgre au pojpt le système

4W.A.C.S. (Airborne Warning and

Control System). Mais celui-ci,

comme son nom l'indique, serait

plus qu'un simple réseau de détec-

tion. II s'agira en fait d'un centre de

détection, ou la détection des en-

gins sera suivie d'une analyse, en-

suite d'une synthèse de I'informa-

tion, qui'serait farte par ordinateur;

son avantage est loin d'être négli-

geqble puisqu'il y a possibilité de

destruction de l'engin ennemi

avgnt qu'il n'ait jeté ,ses missiles

air--sol. On vofi bien qu'un tel cen-

tre radar possède une grande au-

tonomie d'action.

C'est dans le domaine militaire

que le radar a connu les réalisa-

tions les plus pouss6es. En plus

des applications évoquées dans le

domaine civil,'les principales réali-

sations concernent los radars de

conduite au sol, embarqués ou

aéroportés, dont les mesures per-

mettent l'élaboration des paramè-

tres de tir et des ordres de pilo-

tage' dans le cas de missiles. Ces

derniers peuvent être équipés

d'auto-directeur pour leur guidage,

on peut citer comme exemple:

I'auto-directeur semi-actif qui est

récepteur d'un radar bistatiaue

dont'l'émetteur est coupl '

tème de poursuite.

n - m

Dans le domaine de la surveilt

lance au sol, on peut .noter : les ra-

dars aéroportés de visualisation

qui permettent d'obtenir une

cc,pbiSwwb.~. na&r du twcàin

.,'&


sûrvolé, et les radars de surveillan- mer'ehvironnante. La surface de la

ce au sol, qui sont des radars a éli- mer est une cible réfléchissante, si

mination des échos fixes destinés bien que les échos de retour vers

à repérer les objectifs mobiles le radar peuvent être importants.

évoluant sur le sqt ou volant à

bassealtitude.

Le principe de fonctionnement

du radar repose avant tout sur le

comportement des objets à dé-

tecter vis-à-vis du ravannement

é.iectromagnétique incident.

A) OBJECTIFS DE PETI-

Dans le cas de cible de petites

dimensions >>, on admet que du

point de vue du récepteur du radar,

l'énergie est rediffusée dans la

direction de cette même énergie

isotrope. Ainsi, la cible est rempÏac9e

par un point brillant qui rayon-

Ces deux propriétés différentes

des surfaces de la mer etdu sol

sont exploitées dans les radars de

navigation ou les régions côtières

produisent des échos plus impor-

tants et oh en outre les navires

provoquent, 'par mer calme du

moins, des échos ressortant par

Wntraste'des échos de la mer.

ig'de brouillard

et les nuages représentent égale-

ment des objectifs de grandes di-

- mensions. Ces objectifs sont

constitués de fines particules

d'eau quasi-sphériques. Dans .ces

conditions. l'utilisation d'une onde

électromagnetique polarisée circulairement

~ermet d'éliminer les

échos de retour dus d ces particules.

ANALYSE

ne, etl dont le rayonnement est DES PERFORMANCES 1, :'"' 37:~

proportionnel à l'énergie émise D'UN RADAR -p'

par le radar.

D'une manière générale, les objets

concernés sont complexes :

avions, navires, véhicules, etc ... Ils

peuvent alors être considérés

Les performances d'un radar

sont représentées Dar les caratcomme

une iuxta~osition de nombreux

objek de forme simple C'est-à-dire la distance maximarayonnant

isotropiquement. Isotro- le à laquelle le radar permet de

pe: se dit des corps dont les pro- détecter une cible donnée avec

priétés physiques sont identiques une certaine probabilité. Elle dédans

toutes les directions - pend :

- de la précision avec laquelle

B) OBJECTIFS

cette cible détectée est localisée; '

DE S EN-

- de la possibilité de discrimina-

SION

tion, c'est-à-dire l'aptitude à déce-

Quant aux objectifs de grandes le' et localiser séparément, deux

dimensions, on peut les considérer OU plusieurs cibles distinctes

cbmme Une J~~tap~~iti.~fl Sur Une Ces performances sorit e

gmnde ételldue d'objets plus ou tiellement limitées par le bruit et

moins complexes, chaque objet s'évaluent en termes statistiques.

Le bruit est constitué en signaux

électromagnétiques parasitps ou

aléatoires qui sont d'origine ;externe

(bruits atmosphériques, g

ques, brouillage, etc ...) soit

ae du SOI constituent des objectifs veau du traitement du sighal, le

de grandes dimensions qui peu- bruit est généralement gaus

4

ien et

vent Atre une gêne pour le radar; caractérisé par sa densité spec-,par

exemple dans te cas d'un radar trale mesurée en Watt par Hertz.

destiné à détecter et localiser des Le signal utile, partie du

navires sur la surface de la mer le émis, reçu après réflection s

navire risque d'être cac.$&,-par *& ç&le a une énergie compar

1

Y '

cetle du bruit, et de ce point de

vue, il est . a. difficilement-.disc,$bng

- dz

ble' ~ d ~ ~ ~ f i n ~ 3

- yen @#$&:

RADAR A RECEPTIO

IDE ALE

La théorie de I'info

tre que le traitement optimal consiste

a effectuer une correction

(soit par convolution. soit par filtrage

adapté) entre le signal requ,

constitué d'un bruit superposé à

un signal utile éventuel, et le signal

émis convenablement retardé et

déphasé. Un radar effectuant cette

corrélation, et dont les performanceS.ne

sont limitées que par le

bruit, .est un radar à récepteur

idéal. Dans un tel radar, ta probabilité

de détection dépend des paramètres

suivap!t :

BFm.!f3 teaL-t..z 6iti l(QWnt% 3

~2"i-e' h&u- tSo- saif rte" gétecan,

ou encore {a probabilité de

fausse alarme (qui est la probabitith

que le bruit seul dépasse ce

seuil);

'- Le rapport signal sur bruit

ePergétique, rapport de I'énergie

bii signal utile reçu pendant le

Wmps de traitemeht sur ta densité

spectrale du bruit ;

- Les caractéri

tuation de la cible.

Pour chaque type de fluctuation

de la cible, il est possible de re-

présenter avec une bonne appro-

ximation la probabilité de débc-

tion par une fonction analytique,

ce qui permet le calcul sur ordinà-

teur. * .

Danp un radar à récepEf idéàl,

les mesures nécessaires à la loca-

lisation de la cible sont affectées

d'erreurs gaussiennes à valeur

moyenne nulle et dont les préci-

sions sant d'autant plus petites

que le rapport signal sur bruit

énergétique est gran

La précisibn de ia de ta

direction est liée au sions

de l'antenne de réception et a son

éclairement.

RADAR


iel du radar B. Son r61e est dou-

ble :

Rayonner convenablement

l'énergie dans I'espal

- Recueillir les fractions de cet-

te énergie, résultant diéchos, pour

les appliquer au récepteur.

La nature du rayonnement élec-

tromagnétique veut qu'une bonne

antenne d'émission constitue éga-

lement une bonne antérnne de ré-

ception.

Dans un tel radar, le signal émis

est constitué d'une onde électro-

magnétique sinusoi'dale modulds

en amplitude par une succession

généralement périodique d'impul-

sions rectangulaires. Mais ce radar

ne peut détecter une cible assez

lointaine car l'énergie émise est li-

mitée. e

RADAR CLASSIQUE

A COMPRESSION

D'IMPULSION

I mentaux de radars à effet Doppler

-4

Les radars Pulse-Doppler ou

I'6hmination des échos fixes est

effectuée à I'aide d'un filtre passe-bande,

ne laissant passer que

les fréquences comprises dans un

certaindomaine.

Avec des radars Pulse-Doppler

on eut arriver à réduire la fré-

quence des échos de plus de 60

II

4

Les radars MT1 où l'élimination

Les antennes du radar se distin- La fréquence porteuse des im- des échos fixes est effectuée par

guent des antennes de télécorn- puisions est modulée soit en fre-

~~ni~ati~ll

en ce qu'elles doivent quence, soit en phase, si bien que

filtrage en peigne réalisé à l'aide

de lignes à retard. Un tel filtrage ne

am- le spectre de l'impulsion émise est détruit pas I.information à distan-

ection beaucoup plus large que le'spec- ce , mais les performances de ré -

utilise

La détece

toute ciun

voh-ne

tre correspondant à I'impulsion de

même durée non modulée. Dans

ces conditions, on peut conserver

les mêmes performances de déduction

des échos fixes sont

moins bonnes que dans le radar

Pulse-Doppler.

liorer la prjcision

ans augmenter la

ission. La modulace

utilisée générae

modulation

classique à impulet

pas de discrimiles

par leur vitesse ce

Dans ce type de radars, I'émetteur

fonctionne en permanence, si

bien que le signal émis dans une

direction est constitué d'une impulsion

unique de très longue durée

égale au temps du passage du

faisceau de rayonnement de I'antenne

dans cette direction.

re très gênant dans les

enant usuels ou I'on

détecter un mObietc...)

Dans un tel radar, on peut &tenir

de bonnes performances de

portée avec une puissance d'émis-

se défixes

1 tels que les de

mer, dont nous avons

sion assez faible (environ 1 .O00

fois moindre qu'avec un ra

impulsion de même portée).

C'est un type de radar que

utilise dans la gendarmerie pour

RADAR COHÉRENT

contrôler la vitesse des véhicules.

A IMPULSIONS Mais le radar continu est carac-

A EFFET-DOPPLER

térisé par deux inconvénients importants

: les échos provenant des

Dans ces types de radars, les in- zones proches du radar sont puiscernant

la fréquen- sants et par conséquent très gêla

phase de l'onde

conservées dans ,le

nants, cet inconvénient peut etre

élim'iné par des procédés de réqui

permet de met- ception adéquats par exemple par

ce, par détection de sélection, dans la voie de récept

Doppler du au mou-

Pour éliminer

tion d'une harmonique de la frées

gênants et faire

quence de modulation.

RADAR A IMPULSIONS

ressortir les cibles mobiles, dont

on veut éventuellement mesurer la

vitesse, .on fait suivre la détection

de phase filtre éliminant les

Le second inconvénient est que,

si I'on veut donner pratiquement

au radar continu des possibilités

réelles multicibles (dans le cas où

plusieurs

la inême

cibles

direction),

se trouvent

cela cornplidans

Db.

que le matériel qui en principe de-

vrait être rustique.

Adapte de la revue


Le centre d'information

- &

FI& de l'Armée Nationale

Populaire

posant des documents,~~~p~r

de iournaux. hoto os. tableaux et

archives qui ietracent I'évoiution

de I'ANP prendant la lutte libératri.

ce. On retrouve l'habilité des jeu-

nes cadres de l'armée a travers les

travaux réalisés et en miniatures

sur les différents armements mo-

dernes.

louble rôle, d'une part, elle (jefend

a souveraineté nationale et I in-

! égrité territoriale, et d'autre part, de films sera projetée, et qui se-

?Ile contribue amplement au déve- condera et cOm~lètera les expositions

Ces documentaires relatemême

jour en 1960. C'est I

- oppement économique et social,

ront le rôle important qu'a joué et sion pour tous les Algérien

?t œuvre pour l'édification d'une

' iociété socialiste

vers le pays, et leurs grandes réalihistoriques

et d'en juger le prix

la liberté arrachée au terme

lourds sacrifices. Elles sont

L'autre indice qui nous révèle le

~aractère de


i*-i

Si.

, gui la salué, le colonel a décoré les

a

l

Brèves nationales1 ,.

e 5 décembre 1979, la cérémonie d

a sortie d'une nouvelle promotion d

$eus-officiers « motardistes », 2 Blida

4 Après avoir inspecté la promption

. ... *.

/VISI;E DU COCONEL KhSW HERBAH

EN UNION SOVIÉTIQUE


LE COMMANDANT DE LA Sème

RÉGION MILITAIRE

INAUGURE UN VILLAGE

AGRICOLE A SOUK-AHRAS

Le co lonel Hachemi Hadjr iss, membre

du Comi té central et comm andant

de Icr5ème Région milita ire a inauguré

le 4 décembre 1979 un village agricole

à Bir Louhouchi, commune de

Merahna, daïra de Souk-Ahras, wilaya

de Guelma.

Ont assisté à la céré monie M. Youssef

Yaalaoui, membre du Comité centrai

et Secrétaire général de l'or ganisatio

n de moudj ahidine. et M, le donsul

de l'Algérie de la villie tunisienne

d'El-Kef et les membres du conseil du

commissariat nati onal du parti et les

autorités locales de la daïra.

Ce village est situé à 49 km au sud

du chef-lieu de la daïra et à 1,5 km du

village tunisien Sakiet-Sidi-Youssef.

Ce nouveau village est composé de

195 logements. et doté d'une infrastructu

re socio-culturelle à la hauteur

des aspirations paysannes.

LE COLONEL ATTAI LIA INS­

PECTE

L'ECOLE DES CADETS

DE LA REVOLUTION

A KOLEA

Le colone l Mohamed Attaïl la, mernbre

du Comité ce ntral etcommandant

de la 1ère région militaire a effectué

une visite d'inspection à l'école des

cadet s de la révolu tion de Koléa.

Acc ueilli par. le commandant et les

cadres de l'éco le. M. Attailia devait

par la suite visiter les différentes installations

culturelles que com prend

l'établissement.

Après cette visite. M. Attaïlia a tenu

une réunion de travail avec les cadre s

de l'école, et disc uté sur le tonctionnement

de cet établissement. El au

cours de cette rencontre, le co lonel

Attaïlia, a inci té les responsables a

faire preuve de rigueur dans la solution

des pro blèmes et éliminer les

obstacles suivant un planning bien

élaboré permettant à chaque service

d'assumer les- tâches qui lui incornbent.

LE COMMANDANT DE LA 2è me

RÉGION MILITAIRE PRÉSIDE

LA SORTIE D'UNE NOUVELLE

PROMOTION A MASCARA

Il a saisi l'occasion pour mettre

l'accent sur les effor ts déployés par le

ministère de la Défense nationale au

profit de la formation des jeun es du

Service national.

Le colonel Kamel Abderrahim ,

memb re du Comité central et com ­

mandant de la 2ème région militaire, a

présidé le 11 décembre 1979, la c é-

r érnorue de sort ie de la Bème promotion

appelés du Service national formés

au centre de con structi on (centre

de formation professi onnel) d'EI­

Ghoumri (Mascara),

19ème anniversaire du 11 Décembre 1960

Le Centre d'Information de l'ANP organise

une exposition de photos et de documents

A l'occasion de la célébration du 19ème anniversaire des manifestations

populaires du 11 décembre 1960, le Centre d'informa ­

tion de l'ANP a organisé une exposition de photos et de documents

qui mettent en exergue la portée historique de ce t événement

extraordinaire qui a vu, hommes, femmes et enfants sortir dans la

rue pour co ntester unanimement la présen ce coloniale en Algérie.

rejeter caté goriquement tous les plans français d'étouffement de la

Révolution en.essayant de l'iso ler de ses bases populaires et exprimer

sans ambiguité le rattachement du peuple à sa Révolution et à

ses principes de liberté et de souveraineté.

Etroitement intégrée à un ensemble ayant pour thème général la

lutte de la libération nationale. cette exposition, relatant les manifestations

du 11 déc embre 1960, est d'une expre ssivité souvent

poignante. Elle invite au souvenir et surtout à la réfle xion et à l'ac ­

tion afin que les drames vécus par un peuple soient une source de

renaissance et autant de rappels à la dignité et au travail.

27


Brèves internatii ales

MANCEUVRES MILITAIRES

FRANCO-SÉNÉGALAISES

Le chef d'Etat-major de I'armee

francaise est arrivé le 10 décembre

1979 à Dakar, pour une visite officielle

de six jours au Sénégal. Cette visite a

lieu au moment où se déroulent à Ca-

samance (Sénégal) des manœuvres

militaires franco-sénégalaises aux-

quelles participent 3.250 soldats fran-

cais, des armes de terre, de l'air et de

la marine.

Douze navires de guerre francais

ont pris part à ces manœuvres, ainsi

que des avions > et > et des hélicoptères.

Ces manœuvres qui ont débuté le 8

décembre 1979, devraient se termi-

ner le 13 du même mois avec un défi-

lé des unités franco-sénégalaises,

Notons par ailleurs, que la France

possède au Sénégal plusieurs bases

militaires terrestres, aériennes et na-

vales.

des pressions sans precedent exer-

cées Dar les Etats-Unis, la Grande-

Bretagne et l'Allemagne Fédérale

L'OTAN DÉCIDE

La > estime que c'est là le résultat p ar née précédente.

i

fois, le mc ?n chiffre de

,., augmentat , .,, pas été pré-

cisé

Les observateurs mrlitaires s'inter-

rogent sur les raisons d'une telle aug-

mentation. Certains parmi eux, se ré-

férant aux dernieras manœuvres des

forces égyptiennes à proximité des

frontières lybiennes n'ont pas exclu

l'hypothèse d'une préparation d'une

nouvelle agression égyptienne contre

la Dlamahirya libyenne

IRAK : VlSlTE DU VICE-MINIS-

TRE

SOVIÉTIQUE DE LA DÉFENSE 1

Le vice-ministre soviétique de la

Défense, le maréchal Pavel Kouta-

khov, chef des Forces aériennes a ef-

fectué une visite officielle en Irak le

10 décembre 1979 a indiqué


prime

6-J --..- -. P--. l---"-"

*

au début de sa ~evolution. . &&* %4.

:2@

Cpllp-ci nniir nniivnir s'imposer:c%g

I && -

sur la scène politique n e pouvait d*L

#&$*ifi;:.

*?f, = v

faire entendre sa voix qu' en faisant .:,

Si le dossier du Sahara occidental a connu, au cours tonner les armes, ~ e ~ aui _,_ a _ re-3%-

_ , ~

du dernier semestre de t'année 1979, une nette 6voluti0n tardé quelque peu la compréhen-8

de sorte que les instances internationales se trouvent, sion de la cause sahraouie à

aujourd'hui, dans l'obligation de s'engager dans la re- l'étranger. &

cherche de moyens appropriés pour l'application des re- De plus, par sa m -

commandations et résolutions prises dans les diffé- ys

tificatrice , la diplomatie marocaine

rentes réunions qui ont eu a examiner cette question, a, à un certain moment, semé la

Hassan II, par contre, se trou re à court d'arguments pour confusion dans les milieux dipolaider

ses thèses.

matiques pour s'attirer les sympathies

et faire admettre ses thèses.

En renoncant de se rendre à dans un proche avenir, le Mais ce ne fut en fin de comp te

Monrovia où se tenait la réunion u Maroc 'de l'organisation qu'un feu de paille. Après avoir

lu comité ad-hoc, le monarque de l'unité africaine.

marqué d'éclatantes victoires sur

;laouite vient de rater une occa-

le terrain, en infligeant aux troupe 3s

,-n revanche, le Front . Dniic"r,n

1 VllJCll IV

- 4on de plus pour sortir de son iso- F9Al---.L

monarchistes de cuisants échecs

dont

iement et de mettre un terme à sa ' aiaiylL fil des militaires, le Front Polisario a porté

événements et

politique aventurière.

des vient le combat sur la scène politique.

rntnnticccant ci IP-

d'enregistrer un , , ,, ,,, La justesse de s #a cause n'a pas

Toutefois, la dérobade de Has- C ~ de S plus dans cette réunion. tnrrin A ~nnt~zainr

, , ,,,,,,,,,~re les plus réti-

San II, qui s'obstine à poursuivre

Soutenu à peine par quelques cents.

une ~olitiaue vouée d'avance à .,ni., vuln UUIIL A--a Letrr; .-.-Il.- de 1 l'Algérie en fil'échec.

n'a rien de surprenant déliié

à ses princ

Aujourd'hui plus que jamais,

:ipes, au début du

pour ceux qui le connaissent. Sa- Hassan II est acculé. Avant de pendéclenchement

de sa révolution,

chant d'avance que les arguments

ser à maintenir sa politique

Front Polisaric jouit, après cinq

qu'il aura à présenter ne convainr d'agression contre le territoire

années de lutte ~rmée, d'une esticront

aue leur auteur, le roi maro- , , +,

sahraoui, il doit penser à garder

yiatiuiaaaiirc: sur la scène incain

a préféré tout simplement de

son trône. Ses maîtres mêmes

ternationale. Les résolutions du

fuir le dialogue. Même son repro-

prédisent déjà sa chute.

16ème Sommet de l'OUA et de la

che à certains membres du comité CA,, Pnnfbvanq Les innombrables problèmes

WGi 1 IG UVi IlCl Cl IL

ad-hoc, alibi de son absence, n'a

été guère convaincant

En effet, ce n'est qu'à la veille de

k tenue de la réunion que le roi a

fait parvenir sa demande de report,

espérant par là bloquer les travaux

du comité. Cette politique de qc la

chaise vide >> s'est retournée conte

lui et n'a fait que l'enfoncer

jans son isolement et mettre à nu

!es faiblesses. Puisque la réunion

t bel et bien eu lieu, et le peuple

Fhraoui en est sorti vainqueur.

ine fois de plus.

1

Par son absence, Hassan II venait

également - d'exprimer son

pr.is pour les dirigeants afriins.

Ne lui a-t-il pas suffi de quaer

la dernière conférence au

mmet de Monrovia de a confé-

ence tam-tam ? » D'ailleurs cette 4

ibsence s'inscrit dans la droite li-

gne de sa politique négative. II ne


2

Le Front Polisario : Une vjctoire certaine

économiques et sociaug qui rohgent

son pays, dépassent le contrôle

du gouvernement. Auxquels il

.; s: faudrait ajouter les dépensep mili-

'; taires. Dms ce sens *le ministre

-y

? d'Etat marocain a déclaré : a NOUS

%-,: ne pouvons pas penser aux trois

.:2 prochaines anhées sahs les dets


La crise irano-américai

-

comme elles mettent à nu la fai-

blesse politique d'un président

(Carter) qui voit en cette affaire

\ l'occasion de soigner sa a côte+>

devant l'échéance électorale. Car,

en y regardant de plus près, I'affai-

re des otages de I'ambassade

,

américaine a Téhéran n'a rien de

surprenant une fois placée dans

son contexte, et l'étiquette de

> qui lui est attribuée est à!

mettre au compte de la malveillan-

ce d'une >. C'est à la lu-

Une crise-alibi I

mière de cette déclaration gu'il

faut analyser la réaction d'un peuple

très sensible aux sévices et

aux maux commis par la famille

Pahlavi. La réaction des étudiants

accupation de l'ambassade appellent à une croisade contre iraniens - en lTambassaiméricaine

a Téhéran avec une I'lran. Aux Etats-Unis, la presse se de américaine à Téhéran -

prise d'otages par des étudiants livre a une surenchère verbale en- que le contrecoup de la décision

iraniens, a été l'occasion pour le tretenant un climat hystérique du gouvernement carter, ~i~

gouvernement US de proclamer chez la population pour la préparer

haut son ressentiment a l'égard de a un éventuel conflit armé. Invo- elle a été le catalyseur des dégrala

Révolution iranienne et sa vo- quant les règles du droit interna- dations des relations entre les

ionté de la mettre au pas. L'Occi- tional bafouées par I'lran, Carter deux pays. relations que le régime

jent n'apprécie, en vérité guère, rejette sur Khomeiny la responsa- Khomeiny a. à un moment donné,

développements politiques du bilité de cette crise irano-améri- ménagées L'activité diplomatique

dont les résultats bousculent cain~ de l'ambassade américaine a d'ailes

habitudes et menacent ses in-

leurs été compromise puisque des

térêts. Cette levée de boucliers PROPAGANDE documents prouvant I'appartenan

nt les média s'en sont les plus TOUS AZIMUTS

tes ces élucubrations ca-

t mal en réalité l'inquiétude

icaine et occidentale devan

pleur et la dimension de la

3lution islamique en Iran tout


ogatives et se trouve

préparer un complot

na1 franchement hostile, .- -

tion iranienne est en pasA

qui embourbe I'Egypte

, ,


ge est au rejet pur et simple de ce à rebours a commencé pour la titutionnelle ou le statut des terri-

xlocument qui conStitu%.la pierre rupture des relations diplomati- toires occupés ou d'une partie

d'achopement aux efforts de rè- ques entre ces deux pays, ce qui quelconque de ces territoires, y

glement du conflit du Proche- pourrait intervenir à partir du 26 compris Jérusalem, sont « nulles

Orient. C.*,- février, date de t'échange d'amhas- et non avenues >> et que la politi-

II est vrai que les

sadeurs entre lsraêl et 1'Egypte. que d'établissements de colonies

ces diplomatiques de I'OLP ont . juives dans les territoires occupés

Ces échecs répétés de la diplo-

&onné le

constitue ,une violation

COUP de grace à ces matie égyptienne enfoncent le d, fa

$ pseudo-accords de paix * que le

deGenève ..

{régime et consument la défaite

inonde arabe avait dès le début re- -qu"agqavent I impian- La des résolutio$

jetté sans équivoque. td&me les dations cab S . de I"W; de ,'opposition des

pays traditionnellement modérés

gui n'avaient condamné I'Înitiativd ' !=Orte de sa Y~C~O/M~S, pulations de la Cisjordani

:ëgyptienne que du bout des Iévres 'la i?ési8mm m, de recommandations du So

nt été dans l'obligation de faire %on c&&, a$# &wée mMre Ses be de Tunis en faveur de

Im;plant~ti.ortâ &unistes fâcilff&es tance palestinienne CO

hachine arrière, ralliant ainsi Is y>M le mUf

1'OLP aujourd'hui une large

ros des pays qui soutenaient la .tcMme sWs de manœuvre politique.

$ésistance palestinienne.

- mais, rOLP bénéficie d'un

'

A l'origine de cet engouemet

anime pour I'OLP, il y a ptuçiaurs

cteurs dont le pius important est

&J ci8

dicaux

-

-

sympathie en Occident e

la totale confiance des

bes quant à sa présence

réflexe classique et automafi- Msatio

e des pays arabes qui, à chaque nis te 73 décewbr~ bernl.ey gmr

elleité israélienne, serrent les rnanifestar leur oppo.sitinn au VERS UNE

ngs tout en faisant taire leurs di- t ~ & RECONNAISSANCE

s~wsit

- dE LQLP PAR LE JAPON

Les nouvelles prises de position

Le l'Occident face aux probl~tpes t$ - Parallelement, la diplo

tle la Résistance palestinimtw! -et nt*. lestinienne poursuit s

les abus de I'adminisbation sioms- M. Bassam Ch&, m&e & Na- activité qui lui a déjà

te ont fini par convaincre tes réti- plou= - libér& au &&~t w s conquérir l'Europe O

çents quant à la justesse de la après a w arrêté-qui pa~d- s'ouvrant sur le Japon, I'OLP v

stratégie de I'OLP et au peu de pait à cette réwbn a dédaré que : d'accrocher et retenir

sérieux des accords de Camp , Les arabes de Cisjordanie dei- de l'administration nippa

David. Dans ce contexte nbuveau, vent conserver leurs terres et con- k~O1 les diplomates JaP

le r61e de I'Egypte devient de.plus tinuer refuser les accords de COrnmandent un ndbr~e en plus difficile. Et ses tentatives camp aavid relations avec I'OLP.

W.

d'ouverture sur les pays africains

sadeurs et les charg

en faveur d'Israël, pour d'éventuels japonais en poste au Prouhe-

ISRAEL EN VIQLAT~ON

rétablissements des relations dî-

Orimt ont demandé, en effet,-qua

DROITS DE L'HOMME

plomatiques, apparaissent comme le gouvernement de Tokyo intensidérisoires.

L'Afrique a déjà donné fie ses contacts avec I'OLP dans la

Cette politique israélienne dans parspective d.une reconnaissance

je ton Par un refus péremptoire dv 195 territoires arabes occupés a

Nigeria à toute reprise avec les été violemment dénoncée à l'ocde

I'OLP -comme représentant du

sionistes et leurs alliés égyptiens palestinien, - /

casion du débat de I'Assemblée

dont les reiations avec le soudan générale de l'ONU sur le Proche- A I'oqcasion de leur réunion ankAa

pe dégradent de plus en plu 40rient. C'est ain~i~qu'elle, a adopté n

i

-mercredi 12 .décembre trois réso-

UDAN-EGYPTE : #utions concernant « les pratiques

'EST LA RUPTURE

Selon des sgurces

bues, l'am baçsadeur

khartoum M. Saad El

gagné le Caire tandis que son ho*

mologue soudanais est

li$raéliennes affectant les droits de

al'homme » dans les territoires oc-


- 33 5

Année 1979 dans le monde -,,,: 1979), a ta> de la question du Sahara

occidental, un des principaux points a

7.9yg- l'ordre du jour L'etude de ce p#,

m \


&+ér& aux combattants'qiiî lu-Ptent

contre les regimes de Ikppdbei& '

A cet égard les Etats en question.

les deux organisations de libération

nationale ch Namibie et du Zimbabwe

(SWAPO, Front Patriotique) ainsi que

la grande matorité des pays progres-

sistes ont par ailleurs qualifié de nul-

les et non avenues


Enfin, avec la disparition dSAgostino

Neto (président de la République po-

pulaire de l'Angola brusquement dé-

cédé a Moscou des suites d'une lon-

gue maladie dans la nuit du 17 au 18

septembre 1979), le peuple angolais

en particulier, ['Afrique et le monde

progressiste en général viennent de

perdre l'un des combattants les plus

valeureux contre la domination colo-

niale, impérialiste et néocolonialiste.

, L'histoire africaine, ces derniers

temps a été donc favorable aux mou-

vements et pays en lutte pour I'indé-

pendance et la paix dans le monde.

MOYEN ORIENT :

LA QUESTION PALESTINIENNE

AU PREMIER PLAN

Au Moyen Orient, la réaction et pm-

périalisme ont eu le même revers

qu'en Afrique. L'impérialisme et le sio-

nisme ont depuis ta capitufation du

président Saddate créé une br6che

importante au sein de la Nation arabe.

Cette brèche ouverte dans l'unité ara-

be par la défection du régime égyp-

tien s'est colmatée par un renforce-

ment du Front arabe vis-à-vis de

I'Egypb et d'lsraël.

5e violents combats ont également

opposé, fin février début mars, les for-

ces des deux Yemen. Ces aifronte-

mm& consécutifs à une attaque

nord-yéménite contre la République

démocratique du Sud Yémen, ont failli

aussi affaiblir la Nation arabe au mo-

ment où eHe devait faire face à une

nouvelle offensive irnpérialo-sioniste.

Par la suite, Aden et Sanaâ sont

u tombés rn d'accord Le 20 mars 1979

pour engager un processus de réunifi-

cation qui donnera naissance à un fu-

tur Etat unifié prenant ie nom de Ré-

publigue populaire du Yemen.

En signant tes accords du 26 mars

1979 Sadate a définitivernént préci-

pité sa.démission de la. Nation arabe

La conférence des ministres arabes

des Affaires étrangères et de I'Econo-

mie a, au mois de mars de l'année

La position- de l'OUA sur le pro-

blhe épineux du Proche Orient s'est

caractérisée par la condamnation des

traités séparés, à savoir l'acte de ca-

pitulation de Camp David, les visites

entre Sadate et Begin et la reconnais-

sance du drort du peuple palestinien

sous la direction de son unique re-

présentant I'OLP

Les travaux de la conférence de

Lisbonne, conférencé internationale

de solidarité avec les peuples arabes

et sa cause centrale la P'alestine se

sont achevés le 6 novembre 1979

avec l'adoption de plusieurs solutions

exprimant notamment la solidarité

avec I'OLP et la condamnation de

l'impérialisme mondial et le sionlsme

avec ses pratiques au Sud-Liban et

dans les territoires occupés. Cette

conférence du 2 novembre a égale-

ment condamné les accords de Camp

David et toutes les solutions qui ont

été jusque là proposées Dar les

Etats-Unis

1979, pris d'importantes mesures de

sauvegarde des intérêts arabes en

réclamant la rupture des relations di- uant au Conseil de sécurité qui, de

plomatiques et économiques avec le côté, avaitrenouvelé le 14 juin le

régime égyptien. Les participants à la mandat des forces de l'ONU au Liban

conférence ont décidé le transfert du jusqu'au 19 décembre 1979, a recom-

siège de la Ligue arabe et de toutes mandé a Israël de cesser immédiate-

les activités des organisations écono- ment ses agissements contre I'intégri-

miques et politiques arabes a Tunis. té territoriale libanaise.

Les dqcisions prises lors de la con- Le Conseil des ministres de la Li-

férence de Baghdad du 31 mars 1979, gue arabe s'est ouvert le 15 novembre

ont donc ruiné les espérances de Sa- dernier à Tunis avec un ordre du jour

date et constituent un énorme pas centré sur la situation au Moyen

dans le sens de la réalisation de I'uni- Orient créée par les agressions israé-

conjonc- liennes et fondée essentiellement sur

le Front la spoliation de la Palestine ainsi que

sur la question du Sud-Liban. La réso-

lution finale du 108me Sommet wabe

(du 20 novembre dernier) dénonce les

agressions continues d'lsraël contre

le Liban et demande le respect de la

souveraineté de ce pays Elle souligne

que la cause palestinienne est la

question centrale du conflit israélo-

Gabe et réaffirme qu'un règlement de

ce conflit ne peut intervenir que glo-

balement sur la base de la libération

de tous les territoires palestiniens et

arabes occupés et le recouvrement

des droits du peuple palestinien Ce-

pendant, il a été décidé également de

renforcer l'isolement du régime de

Sadate par le boycott complet de

I'Egypte et par le dialogue euro-arabe

Enfi visites que vient

d'effectuer le président de I'Organisa-

tion de Libération de la Palestine

(OLP) M. Yasser Arafat en Europe et

plus précisément en Autriche, au Por-

tugal et en Espagne, montrent bien les

succès diplomatiques réalisés par le

peuple palestinien sur la scène inter-

nationale en général et en Europe en

particulier.

De plus, le monde islamique a con-

nu derniérement des événements

d'une importance exceptionnelle. En

Arabie Séoudite (le 21 novembre

1979. date correspondant au nouvel

an de I'Hkgire, Awal Msbarrern), un

groupe armé a occupé la grande

mosquée Haram, à la Mecque. Les in-

formations sur cette action sont im-

précises et même confuses. Selon un

communiqué du ministère séoudien

de l'Intérieur, cette action a débou-

ché sur la mort de 26 personnes et

110 autres blessées. Cette action

dont on ne connait ni le nombre des

assaillants, ni leurs revendications, a

soulevé des réactions dans le monde

musulman et a été condamnée par un

certain nombre de pays.

ASIE : RECUL DES FRONTIERES

DE L'IMPERIALISME

En Asie, les bases de l'impérialisme

s'écroulent l'une après l'autre. Après

I'Afghanistan, où (à partir du 27 mars

1979) s'édifie une nouvelle démocra-

tie, l'empire Pahlavi se disloque sous

la poussée d'un peuple réclamant

d'avantage de justice sociale et de li-

berté.

Une page vient de s'ouvrir dans

l'histoire de I'lran, où un coup très sé-

vère vient d'être porté à I'impérialis-

me. L'Iran qui vient de rejoindre le

camp des forces progressistes sera

d'un formidable appui, à ne pas en

douter, aux mouvements dei libération

et aux causes justes dans Ce monde.

Le peuple iranien qui vient de se pro-

noncer pour l'instauration d'une répu-

blique ishmique et pour l'approbation

du projet d'une nwele cmsti~utiin

EL-DJEICH N


Pa

(les 2 et 3 décembre 1979), essaie de drames qui en définitive ne pouvaient le et tente de juguler ce mouvement

dépasser ses problèmes &ternes et profiter qu'à l'impérialisme mondial. de contestations par l'adoption d'une

préserver t'unité des forces révolu- Cependant, la cause principale du nouvelle politique conforme a la situab

tionnaires, afin de contrecarrer les vi- conflit était un problème de frontières. tion qui se crée dans cette partie da3

sées impérialistes et la réaction inter- . Mais la chute du pouvoir du Kampu- monde.

ne, -"-"?&W;~I&;P;~ ' . . +,aef-.if% chea démocratique qui avait cédé la

, -18.i .a* ~m.k~~.e

X'iqsa%?biace à une république démotratique laire AU a Nicaragua, triomphé et la République pppu:

l'occupation de l'ambassa$wu Kampuchea reconnue par le Vietimposée,maide

des Etats-Unis le 4 novembre der@'-'

nam

et I~uRSS, elle n'est pas a l'abri de menaces p

pas sans

nier par les étudiants iraniens, la ten,? Car, la Chine était beaucoup plus fa- sibles. En Bolivie, un gouvernem

sion n'a cessé de prendre de civil qui s'efforce d'asseoir des ba

vorable à,l'ancien régime déchu. Le

pleur entre les gouvernements améri3 conflit qui avait fait des milliers de démocratiques, est renversé par

cain et iranien.

coup dEtat militaire entraînant

* morts de part et d'autre, a été résol% violente résistance populaire En

En contrepartie des otages améria par un dialogmNifiqtt.e. gentine, au Chili une lutte souterr

tains. "Iran demande dd.

Le pouvoir a changé de mains ay est menée par les forcer pop~lair

qui pendant 25 ans a Oppriç

Cambodge, de trois ms après alors qu'au Guatemala et au Hondurag

mé et pillé le pays de ses richesse% l'opposition se réorganise et opèr

Cependant, il est légitime, aujourd'huk une union de ses forces. Au Salvado

que I'lran veuille régler ses comptes le coup d'Etat du 15 octobre dernier

avec le Shah. La mise irano-améri~ai mis fin au régime contesté du génér

Carlos Humberto Romero. Une juntk


Gr, en Bolivie-une &ritable résistan-

W-était -opposée au régime militaire*

&-colonel Natusch qui a renversé le

8 iiovembre dernier le gouvernement

civil du président Walter Guevara

Arce. Lors d'une session extraordinai-

re du congrès bolivien, la présidente

au congrès Mme Lidia Gueiler Tejada

a été élue le 16 novembre dernier à

La Paz, président par interim. De cette

faqon, pour la première fois dans l'his-

toire de la Bolivie, une femme,assu-

rera la présidence jusqu'aux prochai-

nes élections présidentielles prévues

pwr le 1 er juin 1980

.e

~RS-MONDE :

NECESSITE D'UNE

UNITE D'ACTION

u delà des diffërences de régimes

- e ? des clivages idéologiques, les pays

du Tiers-Monde se trouvent confrontés

aux mêmes problèmes : la volonté

d'indépendance nationale, la lutte

contre le sous-développement, les

irations à la paix, à la sécurité et à

ustice, tes besoins de Ifberté, de

crafie et de progrès économisocio-culturel.

Ce sont" ces

s qui ont contribué à la prjse

science des peuples du Tierset

leur détermination de chanours

des choses

conférence des Non-alignés

e Sommet du 3 au 8 septembre

19792, a adopté des résolutions éco-

nomique et politique confirmant et

renforcant la solidarité des pays

membres face à un monde qui a subi

durant ces dernières décennies des

mutations profondes

Depuis la crise de l'énergie, .les

pays capitalistes essayent de diviser

le Tiers-Monde en deux groupe*

I'OPEP et les pays non pétroliers. A

cet égard, I'OPEP à Caracas devrait

dégager une nouvelle stratégie de

coopération dynamique avec les au-

tres pays du Tiers-Monde non-

producteurs de pétrole. Cependant,

l'unité d'action est fondamentalement

' ssaire (élargissement des com-

entarités entre pays en voie de

loppement), étant donné que la

ur partie des pays de I'OPEP sont

pendants de l'extérieur pour leur

eveloppement, leur alimentation, etc,

.'EUROPE : DE VIVES

- IREACTIONS

-- 3

-rises économiques conflits poli.

;tiques et sociaux; telle est la grave s t

ftuation qui a secoué, au courant dg

.l'année précédente de nombreup

dpays de l'Europe occidentale. Cettg

. ,crise 'qui sévit en Europe est manife*,

$tement à l'avantage des forces déme

cratiques Celles-ci luttent avee

acharnement pour d4fgndre et âc- Les entretiens de MM. Carter &#

quéhir de nouveaux dwifs. Brejnev du 16 au 18 juin 1979 à Vie*.

ne, ont abouti à la ratification de l'a&

Au ~ortugal, l'alliance démocratique

regroupant les partis portugais de

cord Sdt2 et permis d'avancer da@&droite,

même si elle vient de remporune

voie de limitation d'armeme*

stratégiques. Les pourparlers des a*

ter les élections parlementaires et

cerds Salt n'ont été possibles q&

60% des conseils municipaux, ne cesse

de faire face à la montée des partis

partir du 'moment OU un eep-tain

socialiste et communiste et ce, pour

bre militairé a été établi entre l'URSS

des raisons d'ordre économique et

et les Etats-Unis. Depuk I'accard @

social. - - .

VIadiv&oR {en 79741, fes taissns

cet accord sonf dues a:W woM@

mes d:ordre politique d'une part, et+%dm

problbmes technologiques @

l'autre. , . Lb7

En ~rande-Ë&ta~neY le- Parti conservateur

en rempottant les élections

iau 3 mai 1979,. a permis à Mme That-

Fher de succéder 'à M. J. Callaghan.

Ce dernier a payé la facture du ressentiment

populaire et des crises sociales

qu'a vécues la Grande-

Bretagne ses dernières années. Cependant,

ce sot? les classes movennes

assez importantes en ~rahde-

;Bretagne qui ont précipité la chute

pes travaillistes. Après avoir soutenu

la politique socide, mmais modérée de

m. J. Çallaghan, les cilasses moyennes

ont été favorables aux arguments de

Mme Thatcher,


Rhodésie

de l'empire

cil-Rhodes

Bien des événements séparent

la Rhodésie des premières années

de la colonisation, de ce qui est en

train de devenir le Zimbabwe libre.

Lorsque Cécil Rhodes (Adminis-

trateur, homme d'affaires qui s'est

enrichi de l'extraction du diamant

dans la région du Zambeze) déci-

.

était constituée jusqu'en 1963

d'une partie Nord et d'une partie

Sud en plus du Nyassaland qui de-

viendra plus tard le Malawi. Le ter-

ritoire Nord accède en 1963 à son

indépendance sous le nom de '-

Zambie alors que la région Si

(riche en diamants, cobalt, manga-

da de conquérir cette région pour nèse) conserve pour elle seule le

l'offrir à l'autorité de la couronne statut de Rhodésie en dépit d'un .

britannique et aux intérêts d'une

poignée de colons, son idéal

s'identifiait à celui que défend ausoulèvement

de la majorité noire

(6 millions) favocable à une indépendance

totale. La minorité blan-

'q

.1

..s

jourd'hui lan Smith; c'est-à-dire

~er~étuer la rése en ce et la domi-

Ration europeennes dans un pays

marqué par l'empreinte coloniale

jusqu'en son nom. L'histoire, pourtant,

par ses coups de boutoirs a

entamé et est en passe d'achever

l'empire de Cécil Rhodes.

che (250.000) pour conserver le

pouvoir et prévenir une accession

à la direction du pays de la majorité

noire, avait déclaré le 11 novembre

1965 unilatéralement son mande de Londres, ni les condamindépendance

vis-à-vis de la cou- nations internationales ne purent

mme. Le régime raciste de Salis- infléchir cette politique raciste

bury était entré dans l'histoire. d'un réaime fermement soutenu

par ~rétoria. II faudra attendre le

réveil du peuple noir, qui s'organise

pour combattre l'occupant,

pour que se dessine une évolution

du problème de la Rhodésie.

4 3

a

.:

;

NAISSANCE

DU NATlONALlS

DU ZIMBABWE

La naissance de l'union du peu-

ple africain du Zimbabwe (ZAPU)

de M. Joshua-Nkomo et I'Union na-

tionale africaine du Zimbabwe

(ZANU) de M. Robert Mugabé, qui

combattront quatorze ans durant

« le puvoir blanc », modifiera de

beaucoup les données du pro-

Whme. Leur force politico-militaire

et l'audience dont ils bénéficient

auprès de la majorité de la popula-

tion noire amènera le gouverne-

ment Smith à faire des conces

Joshua N'Komo et RobertMugabe, Leadèrs du Front ~atriotique. sions (habiles au demeurant) Dour

LE DEPERISSEMENT

DE LA GRANDE

RHODÉSIE

Membre du commonwealth sous

forme de fédération. la Rhodésie

Tortures, brimades, ségrégation

raciale furent les principaux prosauver

ses intérêts. C'est sous cet

angle tien de qu'il Muiorewa faut considérer à la tete du I'élec- noucédés

utilisés par la minorité blanche

pour mater une population veau gouvernement.

noire reguite à une condition misérable.

Ni tes sanctions économi-

Cette manœuvre dénoncée par

les dirigeants de la ZANU et la

ques décidées par l'ONU sur la de- ZAPU qui s'étaient unis en un front

? -

"'


Malg ré un armement sophistiqué...

patriotique. visait le maintien de

l'ordre ou... désordre établi sous

une couverture de pseudo-démocratie

puisque l'administration et

les forces de sécurité restaient

sous l'autorité des Europée ns.

Même les élections avaient fait

l'objet d'irrégularités scanda ­

leuses. Cette situation très con ­

testée et dénoncée par l'OUA et

les principaux pays de la ligne a

abouti aux négociations de Lancaster

House a Londres entre le

Front patriotique, le régime de Salisbury

représenté par Abel Muzorewa

et Lord Carrington, Secré -

...l e régime raci st e de Sali sbury es t en voie de dispa ri t ion.

taire au Foreign Office.

L'ACCORD DE PAI X

Ces entretiens «de la dernière

chance" ont duré plusieurs semai ­

nes avant d'aboutir sur la co nclu ­

sion d'un accord de paix sur trois

points, le vendredi 21 décembre a

12 h GMT. A partir de cette date,

c'est le début d'entrée en vigueur

du cessez-le-feu avec une interdiction

du mouvement des trou ­

pes. Le vendredi 28 déc embre, les

hostilités doive nt cesser en Rhodésie

ou la commission de con ­

trôl e du cessez-le-feu comrnencera

a fonc tionner.

La période du 21 au 28 sera utilisée

pour la transmission des ordres

de cessez-le-feu aux troupes

dispe rsées dans la brousse. Le

vendredi 4 janvier, les forces en

presence devront avoir terminé de

se rassembler dans les camps qui

leur ont été assignés (16 pour le

front patr iotique) ou elles pourront

prendre position avec leurs armes

et leur matériel en attendant les

élections prévues pour février

1980

En attendan t ces éle cti ons, la

«colonie" du Zimbabwe-Rhodésie

sera administrée directem ent

par un gouverneur britann ique ­

Lorsd Soames - arrivé a Salisbury

la semaine dernière et qui aura autorité

sur toutes les forces tout en

disposant de 1.200 militaires (900

britanniques) afin de faire respecter

le cessez-le -feu et superviser

le déroulement des élec tions.

Une fois passée l'euphorie après

la conclusion de raccord de paix.

les premières réticences se manifestent.

Le prem ier ministre sortant.

Abel Muzcrewa. a demand é à

la Grande -Bretagne des « éc laircissements"

sur les concessions

faites par Londres au Front patriotique.

A l'ONU, l'Assemblée générale a

exprimé sa réprobation après la

levée des sanctions contre la Rhodésie

et qualifie le Front patriotique

de «seul représentant légitime

du peuple du Zimbabwe » ,

L'OUA et les pays de « première ligne

». enfin, cri tiquent la Grande­

Bretagne et lui reprochent de ne

pas avoir eu « une position franche".

Si certains observateurs

émettent des réserves quant à la

perspective de règle ment du con ­

flit. il n'en demeure pas moins que

l'accord en quest ion reste positif.

Le danger réel pour le peuple du

Zimbabwe serait - objectif recherché

par la Grande-Bretagne ­

l'émergence à travers les élec ­

tions d'un gouvernement modéré

favorab le aux Européens et dans

ta mouvance de Pretoria à l'instar

de ta Zambie, le Malawi, etc. En attendant

de voir se décanter la situation,

une chose est sûre, c'est

que le régime raciste de lan Smith

est... sorti tle l'histoire.

B.Da hman'

40 El-OJEICH N° 200 - Janvier 1980


Licencié ! c'est la fin des étu-

des, le Service National ... Blida

Telle est /la réflexion dominante

chez la plupart des étudiants à

l'approche de l'obtention de leur

diplôme universitaire. Pour ces jeu-

nes, Blida signifie une étape du

Service National. Certainement la

plus fondamentale et la plus riche

en acquisitions de données nou-

velles.

A chaque saison, vague par va-

gue des centaines de diplômés,

l'ordre d'appel en poche, rejoignent

I'Ecole de Formation des officiers

du Service National, partagés entre

la nostalgie universitaire, .et les

nouveaux horizons.

Que d'idées développées ? que

;a. de réflexions,

y terminables ?

Une fois incorporés et le train

de la vie comme

L'instruction, les

le chalet ... les per

visites familiales.

1

'"e notre côté nous avons estimé

logique et instructif, que ces

i

,

jeunes méritent qu'on leur rende

visite durant cette période de leur

service pour en revenir avec des

renseignements de valeur. L'élaboration

d'un canevas, des queç

tions susceptibles d'être posées

aux futurs officiers, sur I'encadrement,

l'instruction et les études,

sur l'école et ses capacités : quelle

est l'impression de ces futurs cas

dres ? leurs problèmes ? et des

six mois d'instruction militaire.

-e

L'Ecole de, Formation d'officiers

du Service National était à l'origine

une base aérienne fondée par les

autorités coloniales juste après le

déclenchement de la lutte armée.

Elle était utilisée pour le transport

des troupes françaises, dans leurs

entreprises de ratissage. Au lende-

main de l'indépendance, elle fut

transformée en Ecole Nationale de

Formation des sous-officiers d'ac-

tive dont la première promotion sor-

tait en 1965. Après la promulgation

du code et charte portant instau-

ration du Service National en 1969,

elle eût pour mission de former


des sous-officiers du Service Na-

tional et ce jusqu'en 1972, date

de sa conversion en Ecole de

Formation d'officiers de Réserve

Son importance est de premier or-

dre, le prolongement logique de ;.

celles déjà faites à l'université,

elles sont complémentaires de par

leur contenu militaire, politique et

moral. Cette mission sans .doute

nécessite un planning précis, vu

la diversité des matières scolaires

militaires dispensées.

AMELIORATION CONTINUE

. DES PROGRAMMES 1

Lors d'un entretien, un élève of- a


ils sont en état de constante alerte,

mettant a exécution, dans un cadre

adéquat aux manœuvres, des plans

de combat. Le but principal de ces

sorties est de permettre aux futurs

cadres de s'adapter parfaitme'nt

au terrain et de mnnaître les limi-

tes de leur endurence. L'occasion


L'IMPORTANCE DE '

L'INSTRUCTION

- Outre le parcours du combattant -

-. considéré comme une des matières

fondamentales de l'instruction, les

élèves officiers pratiquent de non

breuses disciplines sportives :

- Le close combat qui est un

mble de mouvements que 1'6-

apprend en vue de son aut

ense, et de l'élimination rapia

euses coupes.

- Culture physique et muscula-

tion par le biais de la course, de

sauts et escalades, a) 9-


- -

essentielle de I'école, le program-

me de celle-ci ne se limite pas a

ce seul domaine. La formation po-

litique et morale a également son

importance. Celle-ci vise à éviter

les conséquences néfastes d'une

a invitation aveugle des concepts

inadéquats aux réalités et valeurs - -

nationales

Elle a pour but aussi de jeter

la lumière sur certaines questions

concernant l'histoire de notre pays

et d'expliquer les chartes et les

textes fondamentaux de la réve-

lution.

Le Commissariat Politique assume

un rôle important, rôle illustré

par différentes activités. Parmi ces

activités, nous citons les conférences

suivies de débats. Généralement

celles-ci traitent de l'Algérie,

des étapes de la révolution et des

problèmes de développement du

pays.

$.*g

Nous avons aussi I'édition de re- g,.

vue (où chaque promotion en édite

une traitant de sujets variés d'ordre

politique, culturel et économique),

le cinéma (l'école est dotée d'une

salle de cinéma, où est proieté

chaque semaine un film), le théâtre . z.

(où chaque troupe théâtrale, char-

gée d'animer des soirées culturelles,

formée d'amateurs, est engagée

à chaque promotion), la musique

(chaque promotion constitue

une troupe de mélomanes, dirigée

I! par un sous-officier) et la peinture

(les élèves de l'atelier de peinture

de I'école réalisent des tableaux et

fresques dans tous les bureaux du

c.P.): Un tableau représentant le

regretté Président Boumediene at-

tire à cet effet notre attention.

Dans un proche avenir le Com-

missariat politique disposera d'une

bibliothèque dont les travaux sont

en cours'de réalisation. Elle per-

mettra aux élèves d'accéder aux

livres et de s'instruire plus. Com-

me I'école dispose aussi d'une

imprimerie moderne destinée à I'é

lève, à I'édition de manuels et de

brochures pédagogiques.

Au terme de l'instruction qui est

sanctionnée par la remise de grades

d'officiers, les élèves sont

orientés par la Direction du M.D.N. .

2.Z'

sur la base des besoins du Minis- ~$2

tère de la Défense Nationale dans 2%

-

.


les unités opérc.t%ionndles au daqs @unesse bien nourrie des idéaux ainés par celui du sang à la défm

les ~arvices administratifs dribit et des traditions &vabtionnaitss- se, et B l'édification du pays.

minitjtèw tan&ia que d'ijwtre~ sont authentiques, est prête à se $BVOUvers&

dans Ia -fmotIan .Cf4!kk er anti&ernent 3 sa mission hîstari-

.' qcre : à savoir, fa participation par

le tribut dé la suéur Gomme feufs

UNE ECOLE AUX TRADITIONS

Avant de quirter I'E.F.0.R. de $li-

da, le Commandant de 116tablis$e-

ment nous a parlé de la mission

et des projets dans l'avenir en qes

termes : 6 Je saisi l'occasion pour

dire aux promus, que l'école est

la leur et Ils sont appelés à acque-

rir et assimiler la théorie et la pra-

tique et à fournir plus d'efforts B.,

En effet, lorsque la motivation

existe, le devoir s'accomplit, les

traditions révolutionnaires s'enr$-

cihent, la conscience et la red-

I ponsabi l ité s'approfondissent.

L'Ecole de formation des éf8ves

officiers du Service National dans ,

sa noble tâche et son essence aux

côtés des autres écoles de IIA.N.P.,

compl&te la formation déjà enta-

mée durant les cycles scolaire


~vénemls'de la mosquée

,>, et au , «tentative >> de moderniser le

hégirien 1400, des éléments ar- groupe a Al ME tendu >>. royaume, et effacer le caractère

nomade et bédouin de la sociét

mes inconnus ont attaqué et OcCu- D, sources officjelles, les forces .

pé la Al-Haram au armées séoudiennes ont utilisé Le second cycle du mouvement

de la Mecque et une p rise des appareils d'écoute sophisti- d'opposition prit forme en 1924,

avant q ue skOu- qués, pour enregistrer les conver- lorsque les forces armées de Ab-

dienne ait encerclé l es l ieux . Du- sations entre les insurgés, dans les del Aziz s'étaient retirées du Hidjaz

rant deux semaines c0nséeutives7 galeries, ainsi que le discours de annonçant la rebellion sous la

des de pré- Djahimane s'adressant aux fa- direction du Cheik Fayqal Darwi-

parait la grande a tta q ue des ges >>, les invitant et les incitant à che, alors qu'elles ont occupé la

armées Ces der?iè7 suivre le chef spirituel Mohammed région au nom du roi. Et com-

res assiégé les insurgés q ui se Ibn Abdellah Al Kahtani en tant que mença la confrontation armée

sont bar ri cad és à Iïntérieur des « Mehdi mountazar >>. La mission entre les troupes du roi Abdel Aziz .

galeries de la grande mOmuée et de ce dernier, est de « réaliser le d'une part, et les troupes rebelles

qui d'une quantité retour aux sources de l'Islam pur dirigées par Darwiche à la tête de

fisante d'armes de et dur ,. II veut par ailleurs, ren- la tribu Matir, et cheikh Soltane

ainsi q ue des masqms contrer les gouvernants dans le Ben Hamid à la tête de la tribu

« anti~gaz

m. désert, c6mrne au temps du Pro- Otteyba auquelle appartient_Djahi-

Le bilan de ces événements phète. Ryad interprète autrement mane, d'autre part.

s'élève à 70 morts parmi les insur- les positions de ce groupe Ce

Le paroxysme de cette guerre

gés, dont Moharrïed ben Abdallah sont des fanatiques* hérétiques, ils

fut atteint à la fameuse bataille de

Al Qahtani qui s'est donné le nom fuient la vie moderne, ef ne Pey-

en 1929, qui a duré pludu

Mehdi (Messie), et 170 autres vent affronter ce défi. Ce Srnt des

sieu+-siours et qui s.est soldée par

se sont 'rendus dont Djahimane recalcitrants vis-à-vis de la vie

lSéchec des'rebelles.

Ben Youssef AI Outeybi le chef conJemporaine. 11s se plaignent du

militaire de l'opération. Le reste gouvernement qui les pourchasse Les causes de cette confronta-

des insurgés a DU se refugier sur. alors qu'ils prêchent Adawa... P. tion armée peuvent être établies

les mont; qui entoure~t Mec- ?$&kt" comme suit :

que. Du côté des forces gouverne- ORIGINES

mentales, on énumère 65 tués et ' DE .~'oP~OSITION

quelques 200 blessés.

Premièrement : le refus catéga*

rique des rebelles du cessez-le-

EN ARABIE SE OU DITE^^ t eu avec les anglais pai'ens >>, et

la nécessité de continuer la guerre

IDENTITE INCONNUE

Le mouvement d'opposition au

afin de les chasser de l'Irak, du Ko-

DES ASSAILLANTS

régime est' né aux environs de

-?>

weit de \a Jordanie et de la Pales-

91 3, à "poque où le roi Abdel tine, et achever la mission des pre-

'~us~u'à présent, ni l'identité, ni Azir décida-de mettre en oeuvre

miers

musulmans.

l'appartenance de ces éléments à « la politique d'exode rurale * ou

une auelconaue organisation n'ont « la politique migratoire » qui Con- Deuxièmement :

été connues: malgré l'imputation siste â les implanter pour ne pas dernisme et dont les signes de ,j

de cette opération par les autori- dire les concentrer dans des oads jadis se traduisent par les écoles, 4,

tés séoudiennes à des « éléments autour des paits d'eau, et les pous- la sédentarisation, les voitures et '5

pourris et fanatiques », des ser à la sédentarisation. C'est la les télécommunications, qui selon "


LE MOUVEMEWX +

DE L'EMCR KH

ET L'ASSASS

DU ROI FAYCAL

a.-

* ke mouvement, et ces idées

h%stiles au régime séoudien, ont

disparu en 1929, pour rebondir en

1971. Cette seconde manifestation

est moins ardente, moins importante

que sa ~récédente qui

était plus violente. Ces deux évé-'

nements, malgré la différedcë

dans les degrés d'importance, et le

contexte socio-historique sont

convergentes dans leurs objectifs

et leurs fondements. Elles recu-

Tourmenté par les asements

N subversifs » de I'émir ,oppoynf

le roi Fayqal dut envoyé % l'mk

FNh et i'émir Abdellah pour le

convaincre a s'abstenir de tovfes

actions du genre. précité, ou I'in-

carcérer. C'est ainsi qu'tln amro-

ohage a eu lieu .'"t qui- finit par'la

mort de Khaled. Y ,% .

c'est à ces é~enérnen


cédé. Hs ont lancé des slogans

politiques pour 18;pro~mertian de

la république et I'dlaboration d'we

constitution &crite qui tirerait ses

pancipes du Corcin;cks hadith, an

pleine adaptation avec t'époque

contemporaine. Ils ont dénoncé

les velleités du régime des AL-

Saûd, selon eux .< démoniaque *.

Selon « L'union du peuple de la

péninsule arabique 5!, jeo aw.taqit&rj

séoudiennes ont appréhendé quel-

ques 1.500 hommes de diverses

régions dont Ryad et Al Ihca, gui

selon les mêmes sources apparte-

naient au mouvement hostile au-

pouvoir central. La majorité de ces

détenus sont des éléments de I'ar-

mée, de la garde nationale et des

responsabies et fonctionnaires de

I'Etat.

es assaillants - même apparte-

nance que les détenus - ont occu-

pé les lieux saints, de crainte que

les éléments appréhendés dévoi-

lent SWS;;.zrisées.

Le chef rie > au* MA,

suivant l'exemple de I'lran.

Par ailleurs. ils ont revendigué

des r$orm~.s idemes. Ces rra@

festations ont été brutalement ma-

?$:Zi"p ~ i~st+~sation tées par la garde « nationale s. Si

pour la secik raison (la crainte) de wtrfe+ r4v te +t é&uffée dansne

pg@-v~ir?w.-içJq~9f! rgre se dncj%t.lê & s~acrw-~n'à pe5 ew

dévkpper-et @qoWr&(r$tre un une résonnance aussi éclatante

-6tément pour la prise,,@ wr.~scjsn- que celle de la mosquée, il n'en

ce - de classe -. Cétte dernière,

constituerait une menace sérieuse

pthr l'avenir ck. la famille royale

demeure @as rncjnss,qyp$k G 6-

titue un signe et $%ecédemt 34

que qui peut prédire un boulever-

sement en cas de réussite d'une

étimelle. Est-ce le premier pas qui

comte? - - .--- . .-

Le régm g6o@en sjz s'est pas

contenté d'éloignw le spectre de Pour prévenir toute surprise du

la révtiktim' par-ees zqiwements, , genre, les autorités gouvernemenmais

a étendu sa-politique rétro- tales ont opé& des remanikkments

grade au de16 de s@. frontières. au sein des [angs des officiers de'

C'est ainsi qu'il a toujours manifes- l'armée et de la garde « Pi'Èitioté

sa haine et son hostilité aux na1bhbs, après les Soutbverrien'lS po-'

mouvements &li@ratim nationa- pulaires cites. - D'autres donné=

le et aux forces pr~gressistes à ont poussd le pàTais à activercètte

« travers le monde, Sa'tjolitique ex- épurdion a: notamment après la

tériecri.e*!dasS qga,.te .reflet de sa découverte de preuves irré-rutapolitique

int6r4hre. Le rdgime b b sair l'existence de troupes arséoudien

a *i$crm.&tenu les n s h dans .le$ montagnes et le

gouvernements fantoches, anti- désert, -,dotées, selon les mêmeg

populaires, réacRbnnaires et dic- sources, de plus de 38.WQ armes

taQr-,iiaux c&q@)g mog& arabe et modernes de diverses .provenara,-,

en Afrique, en ~sie'bt en Amérique ces. Ces armes ont été introduites

latine.

clandestinement en Arabie Séoudite,

et neuvent équiper des troupes

entière

La tragédie du 21 novembre au

3 décembre qui aurait pu Btre pasespérails;$.

.&i , cpeuph .-- dArabie

s& sous dence, corne ses

Séoudite, et ses aspiratio(iis pour

précédentes, montre que le sabra

la liberté et le progrès. Ceci proua

eu une fois de plus le primatasur

ve à plus&unSi&e, le &fusdu peule

Coran, et que le bédouin qÙi

ple à se soumettre à un pouvoir

dort a même la terre n'a pas peur

antiprogressiste, ci3 oMtiné à perde

tomber de son lit, et que eerpétuer

ta stagnation -~


i Économie:

i

1 Loi de Finances 1980 Toutefois. la priorité est donnée

au secteur de l'éducation et de la

k@WrPS- 3e& mm formation ainsi qu'à la nécessité

d'une harmonie dans les salaires. A

Pour un équilibre budgétaire ceteffet,iIaétéciécicié19exonéra-

.

et un allègement

- .,Y -=-Y fl

&?&.&%*a 4

arge fiscale

& -. -

L'Assemblée Populaire Nationale

a écouté le 3 décembre 1979.

un exposé présenté par M. M'hamed

Hadj Yala ministre des Finances

et représentant du gouvernement

Le document qui portait sur

le projet de loi de finances et le

budget de l'année 1980 devait

être ensuite débattu par les députés

de I'APN et la commissioia, de

danification et des finances de

de la -

BUDGET GÉNÉRAL : 50.897.837.0

Fonctionnement : récapitulation

par ministère des crédits ouverts

pour 1980 (en milliers de dinars).

- Présidence de la République

- Défense nationale :

- Affaires étrangères :

- Industries légères :

- Habitat et construction :

tion d'im~ôts de tous les salaires

inférieurs à 1.000 dinars, au lieu de

800 dinars

- Finances : 540 000

- Intérieur: 1 410 645

- Commerce: 55 925

I'APN en vue de son enrichissement.

A set effet les provisions des

- Sports :

- Information ét culture :

278 338

301 549

dépenses du budget pour l'année

1980 ont été fixées & 51 milliards

185 millions de dinars soit une

- Moudjahidine :

- Tourisme :

1 280 260

33 925

progression de 1,37 % par rapport Ir,st

a 1979

- Agriculture et Révolution

' '9 agraire :

Les dépenses d'équipement at-5: -'"?

teingnent 23 milliards 122 millionsi 8& - Santé :

de DA Soit une progression de 42: ;,-

@h par rapport à,l'année 1979 D'au y ! - ~ Transports :

tre part les dépenses de fonction ,& - Justice :

nement ont été fixées à 27 mil-

liards 428 millions dc dinars, soit

une hausse de 33%. Par ailleurs, le

budget général de ITtat a été ar-

- Travail et formation professionnelle

:

rêté avec un léger excédent des

ressources sur tes dépenses

(282 5 millions de dinars) la totalité

de ces ressources fixées à 50 mil-

- Affaires religieuse

- Travaux publics :

liards 835 millions de dinars provient

de la fiscalité : 31 milliards

- Education :

750 mrllions de DA au titre de la

fiscalité pétrolière et 19 milliards

au titre de la fiscalité ordinaire

- Enseignement supérieur et recherche

scientifique :

La Loi de Finances pour l'année - Industrie lourde :

1980 - présentée par le gouverne-

ment a I'APN -- se distingue par

l'adoption d'une série de mesures

ayant trait au salaire a l'habitat et

aux impôts indirects

- -,c

EL-DJEtCH No200 - Janvier 1980 -.;:

-4 - --

-2

- _n


diale II est prévu la reconduction. du territoire :

l'exonération des droits de doua-

- secrétariat d'~tat à la peche :

- Infrastmtwe économique :

- Zonesd'am&tagemgnt et

étudq d'urban~~~~

% --

- st&kage distfjbi&~n

. Y I I :' "

- Entreprise de i$akation':

- lnfrastruçture sociate :

- Divers et imprdvus :

- Action internationale :

A @et' a@&, I a ét&~pPéw- fTa'aag. Total investissements :

mentafiai dw-crédib a%ect& swlx

. II. - Reginancement des investisc&hWe-s

&dakres ~t te2 P ~ ~ w & -

ssments financés antérieurement

sur concours temporaires :

erdre do vue. une chow primor- des revenus c'est-à-dire la rémile

r9sultat cfe I'âctiuité éco- . nératiop des diverses contribunomique

$un. pays se çoncrktise,, tions apportées par les citoyens

ans et par La production. Celle-ci par tous les travaux dans Le volu-

6 ~,w$@@~@LL-.kLL~Wti~

me et la qualité de la productiw ui


I'industri

vel

* Le Monde arabe de par son de- -.Quelle stratégie arabe a-t-on ec~homlqrie intermbaUona8. Les ingré

de développement fait partie

des pays en voie de développement.

Cependant, il se caractérise

de ceux-ci par quelques aspects

originaux propres Parmi les plus

importants, l'étendue de ses sour-

'*&s d'invektissement qui lui per-

',@ettent d'entrevoir une plus rapide

- 3g avant les autres pays en voie de

- bveloppement - sortie du sousen

adopté pour faire sortir l'industrie ekustfled arabes, p@ur leur part, se

arabe de, lqgosjS&q a,ç&elle ?

@tr un seet.sur ma-

4 -

s restreint etpar la

- Quelles sont les intérêts d'une

domination des de conligne

de conduitwmabe Fommune so~mation, La prOduction akabe

en matiere d.industrie2, ,

des produits manufacturds Wa pas

- La confémcs d'Alger a-t-elle dépassé -10% du produit national

jeté les bases dhe stratégie de brut pour f'année 1972, alors que

développement indytriel arabe ? le faux environne les 40% dam les

pays in&isbialisés.

- Enfin, queues sont les perspectives

de développement eu La pac du monde arabe dans la

égard aux possfb tes ? production industrielle mondiale

a r n'a pas dépass6 0,2% en 1975, de

ditions nécessaires à LA REAL^^ même, le taux de satisfacHuR de la

son auto-suffisance. Bien plus, il

INDUSTRIELLE AR AB^ demande a enregistré une baisse

abonde en produit agricoles et in- sensiple de 79% en 7970 à 5549 en

dustriets à leur tête les produits ACTUELLE -

1975, $t res Indüstviqs de consom-

' dits stratégiques (pétrole. gaz...). La situation de fait dans laquelle r&dfmilépas$eiit 56% de i'ensernqui

gagw2raient à Btre e ~pl~ité~ de trouvent les industries arabes bte de la prlidudtion imdustrielte de

manière rationnelle se caractérise par des problèmes tran~f~rmati~n. La satisfaction des

Toutefois, malgré les possibilit+ç résultant des pressions qui estom- du citoyen

dont jouit le monde arabe, I'écono- pent l'entreprise d:industrialisation comparée à la

mie de ce dernier accuse toujours ' dans le rwnde. En effet, les Pays

est en. deca des exigences; 31%

un grand retard alors que son in- industrialises utilisent tous les des arabes de

"- dustrie est encore à ses premiers moyens pour contrôler ~ ~ é ~ carence ~ l et ~ de t malnutrition. i ~ ~ Le rebalbutiements

Celle-ci est en ou- industrielle des Etats arabes dans ve" annuel par 1

habitant de la protre


.

F

=,

k -- ,%

L'industrie lourde (base du développement),

et les projets industriels

de grande envergure restent

très limités, sinon inexistants. D'un

niveau très faible, l'industrie lourd&

n'est pas apte à entretenir une action

d'exportation à cause du coût

de production excessivement élevé

et à sa qualité par rapport aux

pays développés.

jroblème de la productivité

se pose avec acuité. L'ouvrier ara-

be demeure souffrant de la quali-

fication exigée dans le domaine in-

dustriel. Comparé à l'ouvrier dans

les pays industrialisés, il est cinq

fois moins productif.

'-'industrie- pétrolière et minéra-

pour un grand nombre d'Etats

arabes, n'a pas dépassé le carac-

tère extractif. Elle est dominée par

les monopoles et par les sociétés

multinationales, à l'exception de

certains pays tels l'Algérie, I'lrak et

la Lybie.

Les obstacles de la complé-

mentarité industrielle inter-

arabe :

Les problèmes que connait le

monde arabe dans ce domaine, à

notre avis ne relèvent pas d'un re-

fus de concertation et de coordi-

nation. Le 5ème congrès tenu à

Alqer a démontré les causes de

t état de fait : objectives ou sub-

jectives soient-elles.

LES CAUSES

OBJECTIVES

1) - L'existence de petites in-

dustries est déterminée et mue

par le marché absorbant la pro-

duction de chaque Etat. Le raison-

nement ne s'opère pas seulement

à un niveau pan-arabe, et ces in-

dustries ne peuvent induire une

relation inter-arabe, car I'automati-

sation ne débouche certainement

pas sur I'intégration, de même les

unités intégrées ne peuvent jouer

sur le développement que


w à baset d"iportakit#i d'une part, des éxi$snéW*de l'itdmtrialisa-

st d'autre part, fa question du don. Ce& a part8 ele cette vision

choix bes rndles: industrie los- que les économistes doivent Wi-

de, au industrie ch trmsfomtbrr. treprepxl

que est devenu à plus d'un titre

décisif.

Le 5ème congres a mis l'accent

sur la nécessité d'une base tech-

nologique et scientifique na%@nale;.

qui permet le développernmt des

capacités d'engemring et de

conception, ainsi qwe le secteur du

génie. La proSiférabn des certtres

d'étude et de recherche s'impaee

vaste &tendue du m

Cette integratiod? ne

par la Mme satb%ra les besoins

dep paputâtiori, et fera face aux

blocs économiques mondiaux.

F .. 6coiiorrristes arabes, ayant

ph ta^'& une plate-forme d'action

commune: au'en est-t-il des

capacités rnat&ri&lles ? Ca portée

et* 3

fjmiteede

,<

k@at&gie ?

7, a< -

LES CAPACITÊS &RABES

h&ines comme bct'eu?s $TMgr@m

&$ le rn'sri6 ai--ah, 'sont

&+antes : bs W&& premib-

.res; jet3 soutt$!$ 3thkjrg18 et les

capÎtiiux, fa m ih=@t*~t3hr-e, &c ...

al& qw rd 8.lant mini-

me@: L33 @rmn& 81&fe- mt cans"l-

dans cette pa&è da 'moriçCe. En

pkis du cobalt, I

red4.e du zinc et

5,4% de la prud

Les auZres minerais tels le nickel,

ie Mote,lelc&rhm,fk suufre, mal-

-& 4 ' e x - s ou-

~iiaistlidm flwspectidek &- la prospea#io.rr

et'3$ ledé&in dm résemes.

Les tm P - énergetiq&h

mnstituentd- une -richasse

ahdante; l'mmium a été loealisé

dans Ptusiears régions. Son- ex-

&Mon è partir du *mate, de

RI te* résetwwi des métaux

,&ergbtiques, rnettmit Is monde

wabe .iJamis une- position privikégi&,

w -k caractxke stmtégique

de cesrninerais & m&tm.

A y Les mutces $énergie :

ATec ses r&&kes hydrauliques

(les fleuves ,et Iks nappes soustermines),

les gisements houillers

urelles pour te

'hergie solai-

Ee & le gazna-

48 EL-OJEICH NO200 - Janvier f QaO


turel occupent une grande placi

dans l'économie arabe. Ils repré

sentent 40,2% des exportation!

mondiales (chiffre de 1976). En vo

lume, la production a attein

1.232,6 millions de tonnes de pé

trole et de gaz naturel liquifié, e

39,6 millions de tonnes métrique* dustrie.

de gaz naturel

LESRESERVES

ET LES DEPOTS

MONETAIRES

Avec une population de 151 mil-

lions, le monde arabe est plus con-

fronté aux problèmes de qualifica-

tion qu'à des questions de réparti-

tion. En dépit du manque de ca-

dres hautement qualifiés et spé-

cialisés dans les pays arabes, il

n'en demeure pas moins que du-

rant une période relativement

courte. l'enseignement et la forma-

tion professionnelle ont donné des

+&sultats encourageants fit:

Le volume du marché arabe est

évalué en rapport avec le revenu

national à 26.576 millions de dol-

lars (chiffre de 1968). Mis en rela-

tion avec la population (151 mil-

lions d'habitant$), ce volome peut

trouver un secteur d'injection d'in-

TOUS-ces éléments, dont nous

'-"avons parlé, conjugués entre eux

constituent le fond et les condi-

tions de réussite d'une stratégie

globale d'industrialisation

-- La coordination industrielle

permet l'expansion du marché arabe

- La coordination sert à pro-

mouvoir I'industrie lourde, et jeter

les jalons des industries dotées de

technologie de pointe. -

- Cette action stimule le pro-

cessus de développement, contri-

bue à t'accroissement de la pro-

duction et améliore te niveau de

vie des masses arabes. abi-

- Elle garantie I'approvision-

nement en produits vitaux en

temps de guerre et évite les pénu-

ries

- Ses avantages les plus im-

médiats sont l'élargissement du

champ d'investissement, et par la

même t'élimination du flux moné-

taire vers les banques capitalistes

- La coordination des efforts

permet l'augmentation de la pro-

duction des biens matériels, et par

conséquent I'emergence du mon-

de arabe en puissance économi-

que ayant son poids et libre dans

ses décisions face aux blocs éco-

nomiques déjà constitués

Les réserves monétaires colos

sales, représentent un capitsl -

une source d'investissement

A ces facteurs géo-écoriomiques

s'ajoutent d'autres facteurs

utilisées à bon escient, pourraien Les peuples arabes ont en compromouvoir

l'industrie dans le sen: mun des affinités. Les données Iinoù

le processus du transfert tech guistiques, religieuses et historinologique

ne poserait pas de pro- ques les unissent, de même leur

blèmes d'ordre financier. ?+c %t devenir Ce facteur est considéré

r;a.t*-,iç comme un stimulant en vue de

Les statistiques qui ['élaboration et de la mise en plales

Arabes détiennent 16,80io dei

ce

Industrielle qui

reserves monétaires internationa

permettra une unité économique

les A l'exception de l'Algérie et dt

l'Irak, tous les pays arabes pétro .-gug*ie ïe53;g

Iiers connaissent des sur~lus, envi , . . o.

ron 61 % des revenus pét;oliers qu LES JUSTIFICATIONSs'élevaient

en 1974 à 40 milliard: Dc LASTRATEGIE .

INDUSTRIELLE

LES RESSOURCES

AGRICOLES

La plupart des économistks se

mettent d'accord sur I'industriali-

La superficie agricole utile e:

évaluée a ' 361 586000 hectare

dont 16 % seulement sont utilise:

Les perspectives de développe

ment 'Ont l

sation comme moyen de developpement

pour les pays du Tiers-

Monde L'industrialisation est le

facteur principal pour éliminer le

sous-développement, et sans elle,

arges -- Concrétisée, la stratégie arabe

de développement peut mettre

fin a la domination d'lsrael sur le

plan économique, à la concurrence

sioniste sur les marchés africains

et du sud-est asiatique

- Si l'intégration industrielle établit

les normes d'une industrie

lourde, harmonieuse et unitaire,

elle a pour finalité ultime I'indépendance

économique tI

% a

Dans ce sens le 5eme congres a

souligné dans ses recommandations

la nécessité de prendre les

mesures qui s'imposent afin d'imsi

On prend en I

gne de compte les effets que pel

vent entraîner les industries sur c

secteur (les ~hos~hates sont a i

base des engrais) Les potential

tés hydrauliques permettent I'er

tension des cultures irriguées

pulser le développement industriel

et atteindre les objectifs définis

Le congres a en outre recommandé

aux pays arabes d'alccorder

l'importance voulue à la pro-

II est impossible aux pays ancienmotion

des centres de recherches

nement dominés de réaliser IVinet

d'etudes Comme il est impédépendanceéconomique

rieux de se préoccuper des indus-

Dans le cas contraire, I'indépen- tries montantes et rentables telles

dance politique ne serait qu'illusoi- l'électronique, la chimie et la pére

et formelle Les économistes trochimie

*

LES RESSOURCES

HUMAINES (La main-d'

arabes ont relevé les avantages de

la stratégie globale préconisant

Le monde arabe est appelé a

creer les instituts d'architecture,

les centres spécialisés dans I'engeneering

et technologiques

Enfin dans ses recommanda-

tions le congrés a insisté sur la

coordination au niveau de I'élabo-

ration des plans de développe-

ment industriel et de la planifica-

tion entre les Etats arabes De

même pour ce qui est de I'echan-

ge commercial Ce qui permettra

du moins, de pallier aux carences

et établir un équilibre profitable a

tous les pays arabes


En marge de la Conférence

du dévdoppemf it industriel ue

II ne faut pas oublier que les

tats arabes n'ont connu que ré-

suppose des exigen-

pas ia encore plupart des atteints. pays Les arabes fies

et les réserves monétaires,

- qies Etats arabes -'sent pas, il nous faut en PIUS une

, - .$ +

--- - *-:?Tqvg se

~ccumulation du savoir faire dans

ous les domaines, et la formation

'- >adres 'habiles et capables de

jer et d'entretenir et d'exploiter

e matériel et les usines en marcha,

t'aspect matériel aussi bien

qu'il soit n'est pas suffisant. L'homme

reste le capital durable, il faut

le préparer à dominer la machine,

c'est aussi l'élément qui contribue

le plus à accroître la productivité.

-a prise de conscience politique

ilité permet un travail en profon-

eur, et qui se fixe I'obiectif de la

ce, nous avons eu l'occasion de nous entretenir briève- La wstion de main-

ment avec M. Tahar Tewfik, ministre irakien de l'Industrie d'oeuvre et de l'émigration

et des Minerais, Président de la 4ème Conférence du demeure posée, d'ailleurs, M.

Développement industriel, Président de la Commission

ministérielle du suivi et chef de la délégation irakienne

aux travaux de la cinquième conférence d'Alger, tenue

- Cr ..'.


,;' - ment de notre Etat et $a détermimtion

& élargir cette 'action. J'ap-

$&lie solennellement les Etats du

Ife et de la péninsule arabiqué,

58%" demander la main-d'oeuvre ara-

&el pour éviter les conséquences

I peuvent découler de I'utilisa-

@

n des &rangers, sur le plan poli-

ême de civilisafion. La

ntarité arabe est deve-

nation arabe est actu-

ent confrontée à une

réactionnaire, et qui se ma-

nifeste en l'absence de I'in-

dustrie d'armement. Quel est

votre avis sur ce sujet ?

Nous avons demandé et insisté

lors du Congres sur la nécessité

d'w csopération entre les Etats

arabes dans ce domaine, partant

de t'importance de cette branche

de l'industrie et son rôle à relever

les Mi$: LiLMm;~fWi&tBBiai âuvert

un@ br&chèd

d'intégration, de coordination et

de compl-émenjaj9f6 ent~ les

Etqts armes.' Le$ menaces nuclëai'ies

si6jistes&@$'.in@e~$~@

voir plus loin, ,en përspectiv#s:

r+t$" " $ '. 8

. PO& t~rdr\er, jp tiens tt êafuer

aKtoérerne31-t %a revue u Et-rnetw,

wgane da i'krnb nationaie poptilheclg6fiemh&#iMd&wmrieuse

~dk%&

LiWration'M8-

, , 3" ,Unb-,\ ?C, +a ,> q%,nk' ,*

C - ' i ": '. ,.+.z v:;.; ', q ,- Q

, $es&%

'-&

m~4wWlMMrni.*&Wd-


L'art musulman

Si l'implantation de I'lslam en Algbrie a eu une profonde Influen-

cq sur la vie religieuse, économique, sociale et intellectuelle, elle a

provoqué egalement de notables changements dans l'art par la fon-

dation de monuments d'un type nouveau tels que les moequees,les

medersas, les hammams, et les palais aux jardins verdoyants, ainsi

que par la naissance d9une.ornementation caracté.risé8 par I'absen-

ce presque totale de représentations figurées, le triamphe des

éléments architecturaux, géom6triques et floraux stylises et I'ap-

parition du décor épigraphique jusqu'alors inconnu sur notre sol.

qui connut une brillante civilisation.

rent dans le domaine de l'hydraulique =en. re bâtie dans le Kef El Akhdar,


de logis et une citerne. C'est ainsi que naquit la dynastie claustra et céramiaue des arcs aveu-

Yachir ou El Achir se trouve a '13 barnmadite qui gouverna notre pays

km Est/Nord-Est d'Aïn Boucif. II n'en jusqu'en 547/1152, date a laquelle

subsiste qu'un mur d'enceinte d'envi- elle fut évincée par les Almohades.

ron deux metres de large. Par contre, Les Béni Hammad ont construit la

a proximité, les fouilles conduites par Kalaa des Béni Hammad, Béjaïa et la

M. Golvin entre 1954 et 1956, ont mis grande mosquee de Constantine.

au jour un palais de 72 metres de long

et 40 mètres de large, entouré d'un La première cité fut fondée par

mur qui présente des contreforts car- Hammad Ibn Bdloggin, en 398/1007rés

aux angles de la bâtisse et rectan- 1008, alors qu'il était encore au sergulaires

sur les côtés. Ce palais qu'on vice des Zirides. Nous pouvons encoappelle

communément le Palais de re y admirer les vestiges de I'encein-

Ziri est remarquable par sa porte en te, d'une mosquée, de plusieurs palais

avant-corps, ces cinq cours et sa par- et de nombreux ouvrages d'utilité pufaite

symétrie.

gles.

Trois vastes palais ont été jusqu'ici

mis au jour: le palais du Manar, le palais

du Salut et le palais du Lac.

L'ensemble du Manar comporte un

donjon et un palais. Le donjon, de plan

carré, a environ 20 m de côté. Ses

faces sont creusées de niches semicylindriques

semblables a celles qui

ornent le minaret. II comprend deux

saües superposées. Quant au palais, if

se compose de plusieurs constructlons

juxtaposées. Le bâtiment central

Quant à Bénia, qui pourrait bien

être la ville de Bologgin, le fils de Ziri,

elle est située a environ 2.500 metres

de Yachir et. occupe une superficie

d'environ trente-cinq hectares. On

peut y voir encore les vestiges du mur

d'enceinte, de la citadelle qui couron-

nait la crête rocheuse du Kef Tsem-

sa/, d'une mosquée qui n'a pas encore

été fouillée et d'un puits.

Outre la ville d'Achir, les Zirides

nous ont légué la mosquée de Sidi

Bou Merouan a Annaba et la porte du

tombeau de Sidi Oqba. Le premier

monument avait encore fort belle al-

lure au moment de la conquête fran-

?aise. Les lithographies de Lessore et

Wyld et les dessins de Berbrugger

nous permettent de nous représenter

ce qu'était ce monument avant .$a

transformation en hôpital par les trob-

pes francaises.

Deux dômes ornés de côtes en zig-

zag semblables à ceux de la Qouba

beïn el Qhaoui de Sousse et de la

mosquée. Karaouiyyine de Fès, trô-

naient aux extrémités de la nef cen-

trale. Ces dômes ont malheureuse-

ment disparu mais nous avons con-

servé une riche collection de chapi-

teaux musulmans et la partie inférieu-

re du minaret ziride où nous pouvons

voir une petite salle de prière présen-

tant des analogies avec celle de la

tour Khalef a Sousse.

Quant a la porte de Sidi Oqba, elle

attire de nombreux visiteurs car elle

est considérée comme un des plus

beaux exemples de sculpture sur

bois.

Les Zirides ont gouverné notre pays

jusqu'en 407/1016, date a laquelle

Hammad Ibn Bologgin leva l'étendard

de la révolte contre le prince de Kai-

rouan, Badis, car ce dernier lui avait

demandé de se dessaisir de trois vil-

les de l'Est algérien: Tidjis, Qaqr el

lfriqi et Constantine. Aprés deux an-

nées de combats, un traité de paix fut

signé, aux termes duquel Hammad

était reconnu émir indépendant du

Maghrib Central.

Table de marbre.

blique. L'enceinte avait 7 km de périmètre

et une épaiseur variant entre

$30 m et 1,60 m et présentait trois

portes : Bab el Aqouas, Bab Djenan et

Bab Djeraoua, dont la première, seule

wbsiste.

ka mosquée, orientée vers le Sud a

fa forme d'un rectangle de 63 rn sur

53 m. Elle n'a conservé que la partie

inférieure de ses murs épaulés de

contreforts, de son mihrab et de ses

organes de support. II nous reste fort

heureusement la plus grande partie

de son minaret qui est le plus.ancien

minaret qui nous soit parvenu presque

intact. Formé d'une seule tour psirallélépipédique

de 25 m de haut er

de 6,50 m de côté, il présente un décor

qui s'organise suivant trois registres

verticaux. En cela, il est le premier

du genre. II est aussi le premier a

utiliser des formes décoratives aussi

variées : claustra, baies rectangulaires

ou de plein cintre, arcs lobés, entrelacs

rectilignes ou curvilignes, niches

a fond plat ou semi-circulaire. A la

variété des éléments décoratifs,

s'ajoute l'extrême diversité des matériaux

utilisés : pierre sculptée surmontant

la porte d'entrée où les motifs

géométriques et floraux se mêlent

harmonieusement, bois des linteaux,

platre des coquill~s garnissant la par-

tie supérieure des nrches semi-cylin-

driques, briques émaillées de vert des

présente une porte en avant-corps

decorée de niches semi-cylindriques,

une facade ornée de dix niches a fond

plat et une cour carrée entourée d'un

portique dallé de briques rouges po-

sées sur champ, qui donne acces a

des pièces de formes très diverses.

Deux escaliers dont il reste encore

quelques marches menaient au pre-

mier étage.

A l'Est de cette premiére construc-

tion, nous avons mis au jour une gran-

de salle carrée, dallée de marbre dont

les murs étaient richement décorés.

Dans la partie Ouest du palais du Ma-

nar, nous avons exhumé une cour car-

rée partiellement dallée de marbre,

entourée d'une galerie pavée de car-

reaux de céramique verts et blancs

où les hexagones alternent avec les

carrés. Au centre de la cour, nous

avons découvert une vasque de pier-

re ornée de quatre lions rejetant de

l'eau par la gueule et, au Sud, une tou-

te petite salle de prière avec un mih-

rab de pldtre sculpté garni de versets

coraniques encadrant deux panneaux

A décor floral. Mais la plus belle dé-

couverte que nous ayons faite est

sans nul doute la salle d'honneur du

Palais du Manar qui mesure 13,50 m

de long, 5,95 m de large et a conservé

une partie de son dallage vert et

blanc, ses deux colonnes de marbre,


ses deux caiapiteaux de pier~ qui

sont assurément les plus beaux qui

ont été trouvés à la Kalaa, et une partie

du décor de ses murs où l'on

voyait au-dessus de panneaux de

marbre de Couleurs variées, un bahdeau

de pierre sculpté, une mrniche

de marbre sculpté et peint et des

peintures aux motifs variés.

Commencée par M. Golvin, la fouille

du Palais du Salut n'est pas encore

achevée. Sa partie supérieure se

présente sous la forme d'une cour

carrée de 15 m de côté, dallée de

pierre, autour de laquelle se répartis-

sent quatre pièces et divers réduits.

Le pdajs du Lac est sans ccontwte ,

le plus vaste ensemble de constructions.

En trois. ans,. noYs ne ssoinpes ,

parvenu à exhumer que la partie Est

caractérisée par -une porte..en avantcorps,

une façade ornée d& niches A

fonds semi-cylindf&e et &fond

deux rangées de salles et udpartie

du portjque pavé de briques rouges

qui entourait le vaste essin ou, selon

le Kitab El Istibcar, se déroulaient des

joutes nautiques.

A côté des monuments que nous

venons de citer, la Kallaa possède

deux ponts dont le plus important est

celui de Sidi Aïssa, situé au Sud de la

ville, des bassins et de nombreuses

citernes.

Les rpcherches entreprises à la Ka-

laa des Béni Hammad par Blanchet

en 1897, k général de Beylié en

1908, le Profeseur Golvin entre 3952

et 1962 et par nous-mêmes entre

1964 et 1972, ont permis de mettre

au jour des objets en marbre et en

pierre, des tessons de céramigue

architecturale, de poteries et de

faïences, des objets en verre et en

bronze, des monnaies et des bijoux.

Parmi les objets en marbre et en

pierre, figurent des lions, des chapi-

teaux et des stèles.

La céramique architecturale

com~rend des tuiles demi-rondes et

des briques de formes très diverses.

a

"-Les tessons de poterie découverts

appartiennent à des lampes, des plats,

des cruches, des bols, des gobelets,

des pots, des carafes, des jattes et

mandres, les fuseaux, k s rosaces'èt

1- entrelacs.

On retrouve dans les faïences les

éléments décoratifs utilisés dans les

poteries auxquels s'ajourent des mo-

tifs épigraphiqoes et' des repbertta-

tions figurées : p&cburs, cavaliers,

oiseaux, chevaux, ânes, lions e? ani-

maux fantastiques.

Les objets en verre qui ont été dé-

couverts sont les dénéraux, disques

de verre semblahtes aux pipiéc-es de

monnaie, utilisés comme étalok poids

ou étalon monétaire et des fragments

de vas&- --

Les objets de bronze les ~lus inté-

Dar Hassen : Revaement de f aïerlcaî aux

extraardinair@6 tons mauves et bleus.

ressants sont ks oiseaux 'exposés au

musée de Consrantine et 1"engle' de

brasero que l'on peut voir au Musée

des Antiquités à Alger.

Les monnaies découvertes à la Ka-

l a des Béni Hammad remontent aux

Fathides, aux Almohades et aux Haf-

sides. Les premières sont des dirhms

ou pièces en argent. L'une d'elles,

trouvée par le général de Beylié, par-

te le nom de I'lmam Ma'ad el MoiZr li

din Allah, le quatrième calife fatimide.

Dautres, exhumées par M. Golvin, ont

été frappées sous le règne du calife

El Hakim. Les secondes sont des di-

nars ou pièces d'or frappées par Ab-

demoumène et son fils Abou Ya'qoub

et des dirhems dont nous ignorons la

date de frappe. Le seul dinar hafsMe

trouvé, porte le nom de I'énSir Abou

Zakariya.

des Coupes 0rIIéeS d'un décor traîné, AU Gours de ses recherches dans /a

estampé ou sigitié. Le décor trafné première capitale barnmadite, M. Go/-

déjà utilisé par les Rostémides de vin a découvert un arand nombre &

' Tahert et les Zirides d'Achir est tracé

avec un outil en forme de peigne

qu'on laisse trarîler sur l'argile e mre

molle. Le décor estampé s'obtient par

l'application d'une matrice gravde.

Lorsque cette matrice a la forme &n

sceau, le decor est dit sigHlé. Lesrno-

tifs ornementaux qui reviennent le

plus souvent sont les tresses, les

bijoux ac tuellemen


Alors que les deux grandes mos- côté du mihrab et comprenant de l'in- large. Ses murs de pisé ont 7 m de

quées de Nédroma et ,d'Alger sont térieur vers l'extérieur: un rectangle à haut et 1,50 m d'épaisseur. Ils étaient

bâties uniquement sur piliers, la gran- décor floral de très belle facture, un entourés d'un fossé qui mesurait 15 m

de mosquée de Tlemcen présente à large cadre à inscription coufique de large. On entrait dans la ville-ca-mp

côté de piliers de formes très diver- entouré d'un galon entrelacd. par une porte flanquée de deux tohrs

ses, des colonnes surmontées de cha-

piteaux de type composite qui, avec

leur quart de rond, leurs disques d'an-

gle et leur double couronne d'acan-

the, évoquent ceux de la grahde mos-

quée de Cordoue. Colonnes et piliers

supportent des arcs au tracé extrê-

mement varié. A côté des arcs brisés

qui existaient dans les monuments

antérieurs, les Almoravides ont eu le

rare mérite d'introduire au Maghreb

l'arc lobé que les Omayyades d'Espa-

gne avaient utilisé & la grande mos-

quée de Cordoue mais ils ont eu

l'heureuse idée de ne pas s'en tenir à

I'arc à cinq lobes andalou et de faire

place dans leur salle de prière aux

arcs à sept, neuf et onze. lobes. Ilsront

d'autre part, donné une solution ébé-

gante au passage du chapitew à l'arc

lobé, en interposant entre ces deux

éléments architecturaux, un joli motif

décoratif auauel les historiens de l'art

Les Almoravides ont apporté de

nombreuses modifications à la forme

et au décor de leur mihrab. La niche,

de forme hexagonale, est surmontée

d'une coupolette à cannelures entou-

rée d'une corniche octogonale sous

laquelle prennent place des panneaux

rectangulaires ornés de claustra à

décor floral qui comptent parmi les

plus purs joyaux de I'art musulman.

Vient ensuite une corniche pentago-

nale ornée d'une inscription en carac-

tères coufiques reproduisant des

versets coraniques appelant les fidè-

les à la prière. Le cadre du mihrab

présente lui aussi un très grand inté-

rêt artistique avec ses voussoirs meu-

bkés de rinceaux et de palmes d'une

finesse d'exécution remarquable, ses

écoinqons où un bouton tronconique

trône sur un semis de palmes aux for-

mes multiples, ses deux bordures rec-

tangulaires, dont I'une est ornée d'une

, belle inscription coufique et l'autre,

j formée de polygones curvilignes

j alternant avec des carrés à huit poin-

; tes garnis d'un décor floral d'une déli-

catesse et d'une finesse rarement

égalées, sa frise de feuilles d'acanthe

qui se déroule horizontalement entre

les deux bordures précédentes et

enfin, tout en haut, un second pan-

neau rectangulaire horizontal, meublé

d'arcs trilobés, interrompu en son mi-

La partie inférieure du cadre ne

manque pas elle non pjus d'élégance.

Elle est garnie de deux panneaux de

mtre sculpté, disposés de chaque

La coupole qui srécéde 1% mihrab

de la Grande Mosquée' de Tlemcen

est la première coupole sur nervures

édiffée au Maghreb. Ses trompes à

stalactites, élément architectural que

les Almoravicfss ont été les premiers

à introduire dans la décoration des

coupoles, seg. @neaux si joliment

ajourés od pklmes et palmettes, rin-

ceaux et fleurons, s'entrelacent har-

monieuseme?t font de cette coupole

I'une des plus fielles créations de l'art

hispano-mauresque.

Les charpentes de la Grande Mos-

quée de Tlemcen sont assez bien

conservées. Celles de la nef centrale

sont ornées de bbchets et de conso-

les de forme parallélépipédique dont

les faces sont garnies de ririlceaux, de

palmes et de cônes de pins.

La Grande Mosquée d'Alger ne

prdsente pas la richesse- d'ornemen-

tation de la Grande Mosquée de

Tlemcen. Elle a c-ependant une belle

salle de prière où les arcs brisés

alternant avec les arcs lobés sont

d'une pureté de tracé achevée, et sur-

tout sa chaire à prêcher ou minbar qui

est le plus ancien et le finement

sculpté que notre pays possède. Au-

tour de l'arceau de la porte d'entrée

de la chaire, se déroule une belle ins-

crkption en caractère coufiques qui

mentionne la date de sa construction,

le fer Redjeb 490 de l'hégire, corres-

pondant au 14 juin 1097 de l'ère

chrétienne, et le prénom de l'artisan

qui I'a sculpt-ée. Ses côtés latéraux

présentent des panneaux en forme de

parallélogrammes, de triangles ou de

carrés dont les uns sont ornés d'un

&cor floral et les autres de motifs

géométriques qui témoignent d'une

parfaite habileté d'exécution.

Fondée en 633/1235 par Yaghmo-

rasen Ibn Zayyan, la. dynastie Abde-

louadide ou zayyanide a succédé aux

Almohades au Maghreb Central. Elle

nous a légué une construction militai-

re, le camp de Tamzezdekt, de nom-

breux monuments religieux, les vesti-

ges d'un palais et des travaux hydrau-

liques.

Nous pouvons voir les ruines du

camp de Tamzezdekt prés du village

d'El-Kseur, à 25 km de Béjaïa, sur la

route qui relie cette ville à Alger. II a

été bâti sur l'ordre du prince Abou

Tachfin ler en 726/1335, tandis qu'il

assiégeait Béjaïa, alors aux mains des

Hafsides de Tunis. Ce camp est en-

t,ouré d'une enceinte de forme irrégu-

liére de 400 m de long sur 100 m de

précédées d'un avant-mur distant de

4 m de l'enceinte principale qui, sel

G. Marqais, existait encore en 1858.a

Dans le domaine de l'architecture

religieuse, les rois de Tlemcen ont

bâti, entre autres, les mosquées de

Sidi Belahsen, Ouled El Imam, Sidi

Ibrahim, les mausolées de Sidi Ibra-

him et Sidi Ya'qoub et de nombreux

minarets.

La mosquée de Sidi Belahsen fut

fondée sous le règne du prince Abou

Saïd Othmane en 696/7296, pour

l'émir Abou Ibrahim fils de Yaghmora-

sen, ainsi que l'attestent deux inscrip-

tions qui se déroulent I'une sur une

plaque d'onyx scellée au mur Ouest

de la salle de prière, l'autre, sur deux

panneaux de plâtre sculpté qui enca-

drent le mihrab. Cet oratoire porte le

nom d'un savant Abou1 Hassen Ibn

Yakhlef El Ténessi qui vécut sous le

règne d'Abou Saïd. II mesure 9,70 m

de largeur sur 10 m de profondeur et

comporte trois nefs perpendiculaires

au mur du mihrab, déterminées par

des arcs brisés, reposant sur des co-

lonnes en onyx surmontées de chapi-

teaux qui comptent parmi les plus

beaux de I'art musulman. Leur partie

inférieure s'orne du méandre, stylisa-

tion de la couronne d'acanthes, tandis

que leur partie supérieure, parallélépi-

pédique, présente un décor qui s'or-

ganise soit autour d'un bandeau évo-

quant le quart de rond composite, soit

d'une palmette. Dans les premiers,

des palmettes, des palmes ornées de

stries et d'œiflets gravitent autour du

bandeau tandis que des cônes de

pins meublent les angles supérieurs.

Ces chapiteaux ont en outre, la parti-

cularité dVtre surmontés d'un suraba-

que où se déroule une inscription

coufique appelant les croyants d la

priére. Dans les chapiteaux qui enca-

drent le mihrab, la palmette repose

sur des feuillets s'enroulant en spirale

dont les tiges prennent naissance

entre les feuillets d'acanthe qui meu-

blent la partie inférieure.

Contemporaine des Grandes Mos-

quées de Tlemcen et d'Alger, la Gran-

de Mosquée de Nédroma est d'une

simplicité remarquable. Tous les arcs

y sont brisés et reposent sur des pi-

liers de formes diverses. Nul décor ne

vient distraire le croyant de la médi-

tation ou de la prière. Le seul objet

d'art qui décorait ce monument est le

minbar dont le dossier et les côtés la-

téraux sont exposés au Musée des

Antiquités d'Alger. Si les joues ne

présentent aucun intérêt artistique,


par contre,le dossier s'orne de la plus

belle inscription coufique sur bois qui

nous soit parvenue de l'époque mé-

diévale. Malheureusement les vers

ont pris un malin plaisir a ronger la

partie la plus intéressante de cette

épigraphe : la date. Ils nous ont laissé

tout de même le nom d'un prince

almoravide : Youcef Ibn Tachfin.

Salle de prière de Djamaa El Djeaid.

et l'impressionnante coupole centrale.

Dans le bois de Sidi Yaqoub, à

Tlemcen, se trouve un monument fu-

néraire de plan octogonal qui pourrait

remonter aux Almoravides en raison

des arcs lobés qui le décorent.

Selon G. Marçais, le Bain des Tein-

turiers qui est situé au cœur de la ville

de Tlemcen pourrait être almoravide.

En y entrant on trwve d'abord une

, salle de déshabillage et de repos

dont la cour centrale est surmontée

d'une grande coupole a cannelures

reposant sur douze colonnes dispo-

sées par groupes de trois aux quatre

angles On passe ensuite dans une sal-

le tiède et, de là, dans l'étuve.

Parmi les objets remontant à l'éao-

que almoravide, il convient de citer

un coin monétaire en fer, au nom du

prince Ali Ibn Youcef et daté de l'an-

née 5.09 de l'hégire (1 115 de l'ère

chrétienne) que l'on peut voir au Mu-

sée des Antiquités d'Alger et de nom-

breux dinars dont un lot a été trouvé il

y a quelques années lors de la restau-

ration de la Mosquée de Sidi Bou Me-

rouane a Annaba.

Les. Almohades, en arabe, El Mouah-

hidoun, n'ont laissé sur notre sol au-

cun monument digne de ce nom. A

Tlemcen, ils ont sans doute travaillé a

la Grande Mosquée et bâti le mauso-

lée de Sidi Boumediene mais ce der-

nier édifice a subi tant de remanie-

ments par la suite, qu'il est difficile de

dire ce qui peut leur être attribué.

Per contre, nous avons de nom-

breuses monnaies almohades dont un

lot important a été trouvé, comme

nous l'avons mentionné précédem-

ment a la Kalaa des Béni Hammad.

Ce qui frappe tout d'abord dans les

dirhems almohades, c'est leur forme

carrée qui diffère de celle des

dirhems antérieurs qui étaient crrcu-

laires. Leur; seconde caractéristrque

est qu'ils ne mentionnent ni le nom du

souverain, ni la date de frappe. Quant

aux dinars, ils se distinguent des di-

nars antérieurs par le carré qui s'ins-

crit dans le cercle et par l'absence de

date

La finesse du décor des organes de

support se retrouve dans le mihrab

coni;id&é a juste titre comme l'une

des plus belles réussites de l'art mu-

sulman. Sa niche, hexagonale comme

celle de la Grande Mosquée de Tlem-

cen, est coiffée d'une coupole à sta-

lactites qui n'a rien a envier a celles

qui couronnent les mihrabs almoha-

des de Tinmal et de la Koutoubiya de

Marrakech. Composée de rectangles

incurvés ajourés, de losanges, 'de

triangles, de motifs piriformes, elle

part d'un plan octogonal pour aboutir

à une coupolette centrale a cannelu-

res. Une corniche à inscription cursive

l'entoure. Les panneaux rectangulai-

res qui prennent place sous la coupo-

lette à st+alirctites sont meublés d'arcs

festonnés teposant sur de fines co-

lonnettes de plâtre. Leurs écoincons

sont ornés d'un semis de palmes sur

lequel se détachent des médaillons

ou s'inscrit la formule pieuse: « La

Puissance ést a Allah ! ».

Quant au cadre du mihrab, il est de

l'avis de tous les historiens de l'art, un

chef-d'muvre de sculpture sur pldtre.

Avec ses voussojrs meublés alterna-

tivement de mot* floraux et épigra-

phiques, ses bordures festonnées

oroées d'inscriptions cursives repro-

duisant des versets du Coran. avec sa

bordure rectangulaire à inscription

coufique, ses claustra finement ajou-

rés, il marque l'apogée de l'art hispa-

no-mauresque.

Célèbre par son mihrab, cet oratoi-

re princier l'est aussi par son plafond

de cèdre et le décor de ses murs. Ce

dernier s'organise autour de trois arcs

festonnés qui correspondent aux trois

nefs de la salle de prière et s'inscri-

vent dans une bordure rectangulaire

a décor épigraphique, Les écoinçons

de ces arcs sont meublés de motifs a

répétifion, de palmes et de fleurons

qui gravitent autour des mots: Allah,

56 EL-DJEICH NO200 - Janvier 1980


Youmn (bonheur) ou El Youmn (le nativement de palmes entrecroisées Cette médersa existait encore en

bonheur) ou de médaillons qui se dé- et de formules pieuses telles que : 7873. Elle fut démolie par les autoritachent

sur un semis floral. Au-dessus La Majesté est a Allah ! », 6 La Puis- tés françaises sous prétexte qu'elle

des arcs prennent place des claustra sance est a Allah ! », Louange a Al- était frappée d'alignement. Nous en

et une frise aéométriaue. lah pour ses bienfaits ! ». Une bordure

rectangulaire a ornementation épigraavons

conservé le plan, une vue de la

façade et surtout des panneaux décorés

de céramique qui sont exposés au

Musée des Antiquités d'Alger et au

Musée de Tlemcen. Ce qui frappe

dans ce décor qui n'a son pareil nulle

part ailleurs, c'est la variété des mol'Esprit

saint te disant : cc Tu parleras tifs ornementaux : rosaces étoilées

aux hommes dans ton berceau com- reliées entre elles par baguettes

me un vieillard » Rappelle-toi blanches entrelacées, tresses multi-

(quand) je t'enseignai I'Ecriture, la Sa- colores, arcs au tracé délicat, rinceaux,

palmes et fleurons d'une élégance

remarquable, et aussi la beauté

et la diversité des couleurs utilisées.

de bâtiments

rab. Cette coupole ressemble curieua

celle du Bain des

sement

riers de Tlemcen dont nous avons

parlé précédemment mais compte

Vestiges de la porte de Bordj El Fanar

derenomméeuniverselle.

"ingt-quatre cannelures au lieu 'de

seize.

seau avec ma permission, (quand) tu

pus insuffler la vie en sorte am ce fu-

Le mausolée de Sidi Merzouk, attenant

a la Grande Mosquée de Tlemcen,

ne présente due peu d'intérêt au

point de vue artistique. Au contraire,

le mausolée de Sidi Ibrahim, mérite

rent des oiseaux _(vivants) .avec ma

permksion (quand ) tu pus guérir le

muet et le lépreux, avec ma permission,

(quand) tu pus faire sortir /es

morts de leurs sépulcre...m.

de retenir notre attention. II comprend

une cour carrée de 6 m de côté

entourée de galeries couvertes reposant

sur des colonnes cylindriques, et

le mausolée proprement dit. Ce dernier

a conservé une partie de la riche

décoration de ses murs qui s'organise

autour d'une arcade centrale et comporte

une voussure ornée d'une frise

d'arcs entrelacés et d'arcs festonnés

supportés par des colonnettes de

plâtre aue surmontent de petits chapiteaux'

finement ciselés. Les écoin-

Trois médersas ont été construites

a l'époque abdelouadide : /,a médersa

d'Ouled el-Imam, appelée encore la

Vieille Médersa, la médersa Yaqoubiyya

et la Tachfiniyya. Toutes trois ont

disparu, La plus célèbre était la troisième

qui se trouvait a 25 m au Sud

de la Grande Mosquée de Tlemcen.

Le chroniqueur Et Tenessi la dépeint

en ces termes après avoir décrit les

palais édifiés par le sultan Abou Tach-

8:- .

"" '

çons des arcs sont meublés d'un dé- a Ce qui surpassait toutes ces mercor

floral sur lequel se détache une veilles, c'est le superbe et incomparacoupolette

a seize cannelures inscrite ble collège qu'il bâtit vis-à-vis de la

dans une étoile a huit pointes. Des ; Grande Mosquée et qu'il orna de tous

panneaux rectannulaires garnis d'étoi- les embellissements que l'on admirait

les douze

Parmi les minarets édifiés par les

Abdelouadides, citons ceux de Sidi

Belahsen, Sidi Ibrahim, de la Grande

Mosquée de Tlemcen, de Nédroma,

d'Agadir (la première Tlemcen), d'Ou-

led el Imam, de la Grande Mosquée

d'Alger et du Méchouar.

Comme les minarets almohades, ce

sont des minarets parallélépipédiques

de base carrée, à noyau central plein

composés de deux .tours: une tour

principale couronnée de merlons et

un lanternon surmonte d'une coupo-

lette et d'un épi de faîtage.

ans les cinq premiers, la tour prin-

cipale est ornée d'un grand panneau

losangé encadré par deux autres pan-

neaux. Le panneau a réseau losangé,

hérité des Almohades, est supporté

par deux, trois, quatre ou cinq arcs

affectant des formes qui varient avec

les minarets et parfois avec les faces

d'un même minaret. Le panneau su-

périeur, plus large que haut, est déco-

ré de trois, quatre ou cinq arcs lobés

ou brisés, et le panneau inférieur, d'un

ou deux arcs B lobes ou à lambrequin.

Dans les trois derniers minarets, le

panneau a réseau losangé est absent.

Le minaret de la Grande Mosquée

d'Alger n'a presque, plus rien d'abde-

louadide. II fut cohstruit par l'émir

Abou Tachfin ainsi que l'atteste une

inscription en vers gravée sur une

table de marbre scellée a droite de la

porte qui donne accès au minaret:

Au nom d'Allah, le Bienfaiteur misé-

ricordieux. Qu'Allah bénisse et sauve

notre seigneur Mohammed ». Lorsque

le prince des Musulmans Abou Tach-

fin, qu'Allah le fortifie et l'assiste, eut

achevé le minaret d'Alger en un laps

de temps qui commence le dimanche

17 de Dhou'l-Qa'da de l'an sept cent

vingt-deux, se termine et s'achève, le

premier du mois de Redjeb de l'an

sept cent vingt-trois, le minaret sus-

dit, s'écria dans la langue (muette)

exprimant sa situation ac.tuelle u Ou


est comparable à la mienne ? Le prjn- gieux et des palais. laquelle on peut lire l'inscription sui-

ce des musulmans a dressé des pum- vante : r A ordonnd la construction de

mes pour m'embellir et a complété DanS le de cette mosquée bénie, I'Emir des Mu-

ma construction. La pleine lune du fir- ji reste de la période sulmans, le guerrier pour la foi dans la

mament me fit face et me dit : r Salut mérinide les de Mansoufa et voie du Seigneur des Mondes, le saint

à toi, ô seconde lune ! B. Aucune vue le Port de Honein. défunt Abou Yaqoub Abdelhaqq,

ne captive /es be.9 Comme la mien- Les remparts de Mansoufa appar- qu'Allah lui fasse miséricorde *,

'ne. Va beauté et la tiennent B la ville du meme nom édisplendeur

de ma couronne. Que Dieu

viennent ensuite trois voussures

fiée par le 'sultan mérinide ~b~~

la dignité de qui m'a

orncjes, l'une, d'arcs à lobes tréflés, la

Yaqoub pendant le sidge de Tlemcen.

achevé a accru mon jmporseconde,

d'arcs entrelacés, et, /a troi-

En forme de quadrilatéré, cette entanCe

et d/eVd mes

siéme, d'ercs à lobes altemetivement

~ WO~S. Que l'assis- ceinte qui a encore fort belle a/fure de plein cintré et brisés. Cette der-

IanS 'On était, Comme celle de fOUteS kS villes ni&re Voussure repose sur des colonétendard

et soit pour lui Un ami fidéle bâties par /es Mérinidw, perc&e de

. .

d'un décor se subdivisant en trois

neaux mctanguiaires superposés.

premier, presque carré est orné

arc & lambrequin sept têtes

dans lequel s'inscrit un arc recticur-

Des travaux hydrauliques construits

par Abdelouadides, il nous reste

est l'une des plus

au-*us de ce panneau dee

trouver fa plate-forme qui couronne

habituellement !a four princi-

d'Algérie. Cette célébrité, elle la doit des canneaux en pisé qui deScendajent

de /a montagne pour &menter

minaret qui, avec ses 38

de hauteu< ast le @"s&l@vé de

pale des

Couleur dorée de la pierre, incrus-

n les bassins servant & ifirrigation et suro-

tre pays,

tations de céramique Verte, blanche

et violette, variété des motifs décotout

le Sahridj el Kabir (le grand bas- Construite en moe//ons siliceux ratif% font de ce minaret le plus beau

sin) qui se trouvait d I'O~est de la ville, d'une beHe coukur ocre qui se déta- d'Algérie.

entre le mur et l'avant-mur. Euvre che sur le Vert des ifs et des oliviers Le mouça//a est un /jeu de priére en

d'Abou Tachfi4 il mesurait 200 m de qui l'environnent, cette tour est la plein air situé à proximité d'une ville,

long, 100 m de large et 3 m de pro- seule d'Algérie qui ait un noyau cenfotldeur.

Selm la tradition, des i~utes

où /es fidéles se réunissent pour prier

tïal Creux constitué par des ~aiie~ à /'occasion des fêtes de /a Rupture

nautiques s'y déroulaient, superposées autour desquelles tour- du jeûne et du Sacrifice. Celui de

Parmi /es objets que nous avons ne Une rampe. En dela imite Mansoura se tmuve à une cinquanhérités

de l'époque zayyanide, citons minarets almohades de la Koutoubi~a taine de métres de l'angle Sud-Est de

une vasque à ablutions provenant de à Marrakech. de Massen 4 Rabat et de la ville. C'est un enclos rectangulaire

/a Grande Mosquée de Tlemcen, le la Giralds à Les se gui mesure 104 m SW 91 m et auquel

lustre offert A cet oratoire par Yagh- en regardant la on accéde par six portes en avant-

morasen, /a coudée royale, des sté/es de de la On corps. Les murs en pisé SOM en gran-

en onyx, des fragments de plâtre peut voir les traces de la rampe. Une de partie ruinés et le ddcor ne subsissculpté

conservés au Musée de T/em- autre ~ ~ ~ ~ i ~ ~

de ce est te que dans le pied-droit d'~ne porcen

et. quelques pi&ces de monnaie au-dessus de la' che 00 Ibn peut voir noiamment un

'en or que l'on peut voir au Musde des porte principale de fa mosquée. double feston de brique qui engendre

Antiquités d'Alger. Quant au décor qui l'orne, il est l'un un à lobes ehernatj-fient de

des PIUS PU~S chefs-d'm~vre de sc~lp- plein cintre et brisés.

ture sur pierre que l'art musulman ait

truite par le sultan mérinide

EL-DJEICH N O 200 - Janvier 1980


emarquable par son porche, sa Porte ce, ô mon espérance; c'est Toi l'es- donné d'admirer. C'est là véritable-

de bronze, son mihrab, sa coupole, poir, c'est Toi le protecteur! ». La ment l'œuvre d'un artiste parvenu à

ses plafonds, le décor de ses murs et bordure supérieure plus étroite que la l'apogée de son talent et d'un pieux

ses arcs, sa cour, son minaret, sa précédente, présente la même alter- musu/man,qui offre à Dieu le meilleur

ille d'ablutions et son hammam. nance de panneaux rectangulaires et de lui-même.

Ce qui frappe tout d'abord le visi- carrés. Le premiers sont garnis de

teur qui arrive à la mosquée, le versets coraniques: fl Le- secours A propos de la porte de bronze

e premier, se déroute

cursive à la gloire du

econd est meublé de

es brunes sur lesquel-

nt des filets verts qui

rosaces B huit bran-

re est constituée de panneaux rectan-

gulaires ornés de l'inscription coufi- "pe 'Oute la l argeur du mur' est en forme de console et dont la


qu'à diversifier les clous qui l'ornent.

La porte de bronze franchie, on accède

à la mosquée où bien d'agréa-

-

bles surprises nous attendent.

Les plafonds de Sidi 8oÜmediène

sont les seuls plafonds à caissons que

nous connaissions au Maghreb. Ils

C'est d'abord le mihrab, qui comme sont meublés de rosaces, d'étoiles-et

celui de Sidi Belahsen possède une de:polygones dont la forme et la disniche

de forme hexagonale surmon- position varient d'un plafond à l'autre.

tée d'une coupole à stalactites s'appuyant

sur une corniche octogonale Une autre r$iûsn de nQu$ émerveilmeublée

d'une inscription cursive. Les ler noussst klonnée par le décor des

panneaux rectangulaires qui prennent 9 d t des arcs de la salle de pri-ére.

place sous coupole sont orné8 d w Un panneau dq trois mt3ti.e~ de haut

en coquilles reposytsw-ele-iines co- cowt le lon&des murs, qui est &'coré

lonnettes de platre. L'arc d'ouverture de motifs à répétition, ciselés dans le

du mihrab est de plein cintre outre- platre. Au-dessa, s'étire un bandeau

passé. II s'appuie sur deux colonnes épigraphigwe od se r6pèhnt les for-

- engagées en onyx surmontées de

chapiteaux d'une rare beauté. La partie

supérieure, oc~~upée par un quart

de rond et deux gro disques d'angles,

rappelle celle des c & piteaux de Cordoue,

Madinat Ez Zahqa et de la Grande

Mosquée d~ Tlem

1

n, tandis que

la pitrtie inférbure s'orn du méandre,

lointain souvemir de -60 onne

d'acanthe, élaborée à l'époque 5 a

mohade. Cependant, ce qui fait I'originalité

de $es organes de support,

d'est le décor qui meuble les faces

latérales des disques d'anglw$&baque

et le surabaque et surt&t finscription

à la gJoire du prince *nant

qui s'inscrit en caractères cursifs sur

le quart de rond A gauche, on peut

lire : a Ceci est ce qu'a ordonné notre

maître, le prince des Musulmans,

Abou Hassen *, et, à droite, II a désiré

contempler la face de Dieu I'lmmense

et espère en sa récompense

magnifique. Qu'Allah le destine à la

plus utile des œuvres et à la plus

haute dignité ».

Le cadre du mihrab de Sidi Boume-

diène, sans avoir la beauté et la fines-

se d'exécution de celui de Sdi Belah-

sen, mérite tout de m&me qu'on s'y

arrête. Les inscriptions des bordures

rectangulaires ne manquent pas d'at-

trait. Trois claustra ouvragés les sur-

montent. Viennent ensuite une bordu-

re géométrique semblable à celle qui

se trouve dans la partie supérieure du

mihrab de Sidi Belahsen, un bandeau

à inscription cursive, une frise à cinq

arcs aveugles dont l'intérieur est garni

d'un décor qui varie d'un arc à l'autre,

et enfin, une frise qui rappelle celle du

mihrab de Tinmal.

tandis que la coupole proprement.

dit*e eesornée d'un décor floral ajoure.

Dar Ariza : Un noyau de notre patrimoine.

La cour de la Mosquge de Sidi Bou-

mediene est carrée et présente une

belle vasque à ablutions en forme de

coquille qui se détache sur le dallage

en damier de la cour.

De, cette cour on aperçoit, en le-

vant les yeux, le minaret qui se distin-

gue par le décor sur mosaïque de

faïence qui meuble sa partie supé-

rieure, par ses merlons ddcorés et les

motifs floraux qui tapigsent l'intérieur

de l'arc de la seconde tour. t '

Tout près de la mosquée se trou-

vent la salle d'ablutions et le ham- '

mam. La salle d'ablution, qui est avec

celle de Sidi El Haloui le seul monu-

mules pieuses: «Le pouvoir éternel ment de ce genre que nous ayons &&

est à Allah *. « La Puissance constan- conservé de l'époque médiévale, est

te est à Allah ! S. Une frise géométri- une salle carrée de 4,20 m de côté

que dont les éléments varient avec recouverte d'un dôm6 composé d'un

les murs couronne majestueusement tronc de pyramide à base octogonale ' '

ce décor. surmonté d'une pyramide dont la cou- z''

Les arcs et les trumeaux gui les

séparent ont reçu aussi leur décora-

tion de plâtre qui, change d'un arc à

l'autre, établissant une véritable hié-

rarchie. Une voussure meublée de rin-

ceaux, de palmes et de fleurons, les

entoure. Elle s'inscrit dans une bordu-

pole en caisson est ornée de rosaces

d'ajours octogonaux. On y trouve

deux bassins rectangulaires qui occu-

pent le côté de la salle opposé à la

porte d'entrée, tandis que des loget-

tes se répartissent sur les trois autres

côtés.

La partie inférieure du mihrab est

occupée par deux panneaux rectanre

rectangulaire ornée de formules Quant aux bains, attenant é la salle

gulaires où se déroule la chahada en

pieuses tandis que les écoinçons sont d'ablutions, ils sont encore en service.

caractères coufiques, entourée de

garnis tantôt d'un semis végétal sur Ils comprenilent un couloir coudé,

I versets coraniques en lettres cursilequel

se détachent des palmettes ou une pfèce de 6 m sur 8 m couverte

ves.

des médaillons meublés d'inscriptions d'une coupole 8 huit pans sans décor

pieuses, tantôt des motifs à répétition puis trois piè ouvertes

La coupole qui précède le mihrab à partie supérieure en forme d'arc tri- en berceau.

, présente un tambour circulaire dé- lobé. Comme dans le décor des murs,

coré de vitraux de diverses couleurs une frise géométrique court à la base Les Mérinides ont apporté des modessinant

des motifs géométriques . des plafonds. difications au Mausolée de Sidi Bou-

EL-DJEICH NO200 - Janvier 1980


-

mediène. II leur doit notamment les

colonnes et les chapiteaux qui supportent

les arcs de la cour qui le

précède, Les chapiteaux viennent de

fonds de bois auxquels les historiens

de I'art ont donné le nom de plafonds

artesonadas, Abdelouadides et Mérinides

les ont hérités des Almohades

de Sédrata ainsi que sous les Idrissides

d'Agadir et de Ténès, a vu s'édifier

à l'époque des Zirides, des Hammadites,

des Abdelouadides et des

Mansoura ainsi que l'atteste l'inscription

aui décore l'un d'eux.

Médersa de Sidi Boumediène

a seule que l'Algérie ait conserde

la période médiévale. On y

ède par un escalier de quinze

marches et une porte monumentale

finement décorée de briques vernissées

qui dessinent un réseau losangé

d'une habileté d'exécution remarquable.

Cette porte surmontée d'un auvent

reposant sur des consolettes

donne sur la cour presque carrée entourée

de tous côtés par une galerie.

Les cellules qui servaient d'habitations

aux étudiants s'ouvrent sur les

côtés Est et Ouest de la cour:

La salle de cours, qui faisait également

office de salle de prière, a conservé

une partie de sa décoration

d'antan qui s'ordonne au tour d'un arc

central inscrit dans un cadre formé de

bandeaux rectangulaires d inscriptions

coufiaues et de carrés. A droite

et à gauche de ce cadre' On trouve un

panneau rectangulaire PIUS haut que

large, orné d'une arcade festonnée reposant

sur de fines colonnettes de

plâtre surmontées d'un réseau de losanges

garnis du mot Allah qui se dé-

Sur un décor La

supérieure du mur est de

neuf arcades festonnées dont le décor

rappelle celui qui orne l'intérieur

qui ont été les premiers au Maghreb à

utiliser ce mode de couvelture. Enfin,

on ne trouve pas à Sidi El Haloui de

coupole en avant du mihrab et le décor

des arcs présente au-dessus de la

voussure en croissant et de la bordure

festonnée, une ornée de motifs à

répétition, et deux bandeaux d décor

épigraphique superposés.

La salle d'ablutions de la Mosquée

de Sidi El Haloui mesure 3,40 m de

côté et contient deux bassins et sept

logettes. Elle est surmontée d'une

coupole hémisphérique ornée de polygones

étoilés et de rosaces modelées

dans le plâtre présentant des

ajours en forme d'étoiles d six pointes

qui rayonnent autour d'une ouverture

dessinant une étoile à douze pointes.

Du Palais de la Victoire de Mansoura

construit par le sultan Abou'l Hassen,

il ne nous reste que les colonnes

et les chapiteaux en onyx conservés

au Musée de Tlemcen.

Le Palais dB Eubbad construit d

de la Mosquée de Sidi Boumediène,

quoique en ruine, a conservé

une de ses bâtiments et de

son décor. II se composait de trois

groupes de constructions se répartissant

autour de trois cours. La cour la

plus grande, rectangulaire, était creud'un

Elle

rée de quatre allongées -

cou

Mérinides, des monuments d'une

grande diversité et d'un intérêt artistique

certain.

Dans le domaine de l'architecture

militaire, il nous reste l'enceinte et la

qasba de Ténès, la muraille de la Kalaa

des Béni Hammad, le Bab El-

Qarmadin almoravide, le camp abdelouadide

de Tamzezdekt les remparts

de. Mansoura et le port de

Honein dus aux Mérinides.

Des monuments religieux construits

au Moyen Age, nous avons gardé la

mosquée ziride de Sidi Merouane, la

Mosquée de la Kalaa des Béni Hammad

et la Grande Mosquée de Constantine,

toutes deux édifiées par les

Hammadites, les grandes mosquées

de Tlemcen, d'Alger et de Nédroma,

bâties par les Almoravides, les oratoires

de Sidi Belahsen, Ouled El Im'am

et Sidi Ibrahim, construits par les Abdelouadides

et ceux de Mansoura,

Sidi Boumediène et Sidi El Haloui qui

sont l'œuvre des Mérinides. Nous

avons conservé les

solées de la Sultane, Sidi Ibrahim, Sidi

Merzouk et Sidi Boumediene, tous à

Tlemcen, qui ont été bâtis, le premier,

par les Almoravides, les deux suivants

par les Abdelouadides et le quatrième

par Mérinides, Ces derniers

nous ont en la Médersa

de Sidi Boumediène et le Mouçalla de

du 'Orche de la mosquée' Au vertes en berceau dont deux, celles Mansoura.

de cette arcature prennent place une qui sur les petits côtés, Dans le domaine de l'architecture

frise de rosaces d seize branches étaient précédées d'une galerie. La civile, les monuments sont moins bien

sur lTnscription

commémorative de la médersa qui se

déroule à la base d'une coupole en

bois présentant défoncements

successifs et rayonnant autour

d'une à quarante-huit

La Mosquée de Sidi El Haloui a été

construite par Abou lnan fils et successeur

d'Abou1/ Hassen comme en

fait foi l'inscription qui décore le porche

de ce monument. Elle ressemble

beaucoup à celle de Sidi Boumediène.

Comme elle, elle a une salle de

prière composée de cinq nefs perpendiculaires

au mur du une

seconde cour était bordée de trors

chambres. Deux escaliers en partaient

. l'un conduisait au premier étage

et 'l'autre, aux bains, La troisième

cour était carrée. Une seule pièce y

prenait jour. En ce qui concerne le

décor, il nous reste les arcs dont l'intrados

est gaufré de plis horizontaux

qui rappellent ceux de l'Alhambra de

Grenade et des fragments de plâtre

sculpté qui n'ont rien à envier à ceux

qui ornent le porche de la Mosquée

de Sidi Boumediène et des médersas

mérinides du Maroc.

parmi les objets que nous avons

conservés. Cependant, les palais de

Sédrata, de la Kalaa des Béni Hammad

et d'El Eubbad présentent encore

un grand intérêt. Quant aux travaux

d'utilité publique, ils sont représentés

par les réservoirs de Tahert, les ponts,

bassins et citernes de la Kalaa et, à

Tlemcen, par le Bain des Teinturiers

et le Grand Bassin almoravide et le

bain mérinide de Sidi Boumediène.

L,ornementation de ces monuments

est aussi d'une grande diversité

de Sédrata est carac;érisé

par le décor géométrique et floral,

l'art hammadite, par sa céramique

'Our un dans

Nord-0uest du

e

'

porche.

:%on note cependant quelques diffé-

- rences entre les deux édifices.

D'abord, les arcs de la Salle de prière

reposent sur des colonnes surmon-

4 tées de chapiteaux et non sur des pifiers

ce qui donne plus de @gèreté à

l'oratoire. D'autre part, tes plafonds de

Sidi Halloui sont en bois comme ceux

de Sidi Belahsen et non « à caissons »

domme à Sidi Boumediène. Ces plagardé

de l'époque mérinide, signalons

surtout les colonnes et chapiteaux

provenant de Mansoura et exposés au

Musée de Tlemcen, des fragments de

bois sculpté ayant appartenu à la

Mosquée de Sidi El Haloui que l'on

peut voir aux Musée de Tlemcen et

d'Alger et les monnaies d'or du Musée

des Antiquités d'Alger.

Comme nous venons de le voir, notre

pays qui s'est éveillé à'l'art musulman

sous les Rostémide

architecturale, 'son décor épigraphique,

ses représentatiqns figurées et

ses niches fond plat ou semi-circulaire,

I'art almoravide, par son décor floral

exubérant et ses belles inscriptions

coufiques, I'art abdelouadide et

mérinide par une ornementation végétale

stylisée étroitement associée

à un décor épigraphique ou le majestueux

coufique se mêle harmonieusement

à l'élégant cursif

61


Pourquoi

. - se sont-ils

- ad

-,convertis à l'Islam ?

HADJ RAHAAATOULLAH EL FAROUK

' Lord Hadley né en 1856. Noble

' aglais. Fit ses études,à Cambridpuis

servit dans I'armée britannique

au sein de laquelle il obtint

té-grade de lieutenant-colonel. Ingénieur,

il avait un immense intérêt

pour tout ce qui avait trait à la culture.

II embrassa la religion musulmane

le 16 novembre 1916. 11 est

agalement l'auteur de nombreux

Ouvrages littéraires dont le plus iniéressant

est : « Un occidental se

c~nvertit à I'lslam ».

sariant des raisons qùi l'oit

paussé a se convertir à I'lslam, il

dit: « Ma conversion à la religion

musulmane est le fruit d'une mûre

réf1exion;qui a duré plusieurs an-

nées. Dans mon étude de I'lslaml

Bi trouvé que mes conceptions et

' L

mas idées correspondaient parfai-

tement aux principes et aux pré-

ceptes édictés par cette religion.

Je dirais égaEement, que les musul-

mans sont en réalité plus proches

des préceptes du « vrai christian-

nisme » que les Chrétiens eux-

mêmes. Le pardon, la bonne ac-

tion et l'étendu de l'horizon spiti-

tue1 prêchés par le Messie sont

tous contenus dans I'lslam. Donc

I'lslam est plus proche du Messie

que les croyances étroites et dé-

formées des différentes tendan-

ces religieuses chrétiennes. Sans

doute y avait-il aussi, en moi cette

soif, ce besoin pressant d'une reli-

gion qui réponde à mes aspira-

tions, 1 mes préoccupations. Cet-

te religion ne pouvait être que la

religion musulmane ». .

MOHAMMED ISKANDER RUSSEL WEBB

I A.

1 U k e n 1846 B Hudson où M pour- en chef du « Sai~t Joseph ga7~1

suivit ses études. Puis part pou< te » et du « Missouri Republici 5,

WW-YrDrk. Là, il devient rédacteur En 1887, illeSammm4 consul d a

E

-

--

Etats-Unis à Manille (Phillii~ines).A

Manille, il s'intéresse de très

aux études islamiques. g

11 se convertit. finalement à

Iam et entreprend un long pér

qui le conduit dans la plupart

pays islamiques. Il,sJenquiet de

situation du monde musulman.

De retour dans son pays, il

nommé président de la mission

lamique aux USA. JI restera à CI&

poste jusqu'à sa mort le ler octs

bre 1916. Expliquant sa conv*

sion, il dit: « J'ai choisi cette rd-

gion comme voie pour ma vie, car

rai, après une longue &tude, trou&

que I'Jslam est de loin la meilleum

religion. C'est la seule qui repoM

effectivement aux besoins spi&

tuels de l'homme. J'ai longtemp~

été affligé par I'immobilisme &e

l'église et par la tristesse qu'el&

inspire. Rien ni personne ne po&

vait plus me convaincre de la jus*

tesse d'une telle religion. Les sag

vants, les hommes d'églises

étaient incapables de me fournir,d

son sujet, des preuves concret&

ni de démontrer logiquement k


le et l'amour entre tous les hom-

mes. Comme il prêche le bien de

cette humanité. Parmi toutes les

religions qu'a connu le monde, la

religion musulmane demeure sans

doute la plus simple, alors que

dans le même temps elle est celle

qui peut le plus, élever l'homme ».

ALI SULEIMANE

Médecin d'origine francaise, éle-

vé au sein d'une famille catholique

très pieuse. Cependant, sa forma-

tion et sa culture toutes seientifi-

ques firent qu'il n'eut que dédain

pour les différentes sectes chré-

tiennes. A ce sujet il dit : « Rien en

elles ne pouvait me porter a croire

en l'existence de Dieu. Je ne pou-

vais supporter d'écouter les dis-

cours de prêtres dont on disait

qu'ils étaient les intermédiaires de

Dieu, sur terre et qu'ils avaient le

pouvoir d'absoudre les pêchés

des hommes a la place de celui-

ci ». II dit aussi: « Ce qui faisait

également aggrandir le fossé en-

tre la religion chrétienne et moi

était le fait qu'aucun de ses ensei-

gnements ne se rapporte à I'hy-

giène corpor,elle. Elle est égale-

ment restée muette en ce qui con-

cerne les instincts physiologiques

de l'homme ... L'Islam a été la seule

- - ,A ait abordé les pro-

ap~ ant Blanature

conversion a I'lslain le 20 février

1953. Nous saisissons cette occa-

sion pour dire que le grand poète

algérien Med Laid Alkhallifah rap-

pelé récemment a Dieu, avait dé-

dié a ce nouveau musülman un

long poème, publié dans le iournal

« Albaqaïr », No 266. LSI t$z

nsz%

ed~m

AMINA MUSSLER 42mj

Cette dame Allemande est issue

d'une famille très pieuse. Très jeu-

ne, elle fut envoyée au couvent.

Là, elle était outrée par le iitualis-

me de la religion chrétienne re-

présenté dans « la confesssion »,

« la sacralisation du pape et le

baptême m.

Elle mit au monde un fils qui se

convertit a I'lslam. Celui-ci crai-

gnant de provoquer à sa mère un

choc par l'annonce d'une telle

nouvelle, lui cacha quelque temps

la vérité. Cependant, il ne pût taire

trop longtemps ce désir qui le ron-

geait.

Aussi, un jour de l'an 1928, pleurant,

il vint au~res d'elle la prier de

ne pas s'opposer à ce qu'il annonce

ouvertement sa conversion a

l'Islam. II la supplia même de le suivre

dans cette voie. Amina Mussler

ne répondit à cet appel

qu'aprés une longue réflexion.

Elle se mit a étudier tou; les '

ouvrages qu'elle pouvait trouver

sur I'lslam. Elle contac'- alors

Zeitung ». Après une profonde

méditation et une mûre réflexion, il

décide, en 1926, de se convertir a

I'lslam. Conquis pas sa nouvelle re-

ligion, il entreprend un long voya-

ge a travers le monde musulman.

Après la proclamation de la

République pakistanaise, il est

nommé directeur du département

de la rénovation de I'lslam au Pen-

jab.

Par la suite, il devient représen-

tant du Pakistan aux Nations

Unies. Plus tard, il publie une revue

menspelle « Arafat », traitant des

études islamiques. II est égale-

ment l'auteur de nombreux ouvra-

ges a caractère religieux : « L'ls-

/am a la croisée des chemins 22,

« Le chemin de la Mecque », « Les

fondements du pouvoir dans Ils-

/am ».

Actuellement, il élabore une tra-

duction du Coran en langue an-

glaise.

Parlant des raisons qui l'ont

amené a se convertir, Mohammed

Assad dit: « Ce qui m'a subjugué

dans I'lslam, ce sont d'une part, la

complémentarité et l'harmonie de

ses concepts spirituels. Aucune

partie ne peut être dissociée de

l'autre. D'autre part, tout cet en:

semble dessine un programm&

d'action pour la vie de tout hom-

me. L'lslam pour moi, est un édi-

fice bâti avec une inégalable maî-

trise, son architecture est a nulle

autre pareille ... Les études que j'ai


.. *.

térêt particulier a la philosophie et chercha tour à tour dans le chrrs- gion qu'il adopta le 14 juillet 1967.

tianisme, le bouddhisme, le judais- le frère ~achir avoua a cette oc-

&:1?0: enchanté: par 1:s mer-

; @cilles de la civilisation musulmane.

Elle étudia avidemment tout ce

qui se rapportait à I'lslam. Surtout

après qu'elle eût fait la connaissance

de quelques musulmans en

Allemagne. Leur niveau moral très

élevé l'émerveilla. Tout ceci la

décida a se convertir a I'lslam le

me et le zarathoustrisme ou encore

dans l'ancienne philosophie chinoise.

II sortait chaque fois déqu par

ses expériences vaines. Après cela

il se mit à étudier la religion musulmane.

II y trouvait réponses à toutes

ses questions. Ainsi, il fut convaincu

de la justesse de cette relicasion

. « Je suis convaincu que

I'lslam est l'unique voie pour les

hommes. II exauce tous leurs

vmx. II se distingue par sa simplicrté

et son réal~sme tout en n'écartant

pas la sensrb~lrté L'Islam par

ailleurs, reconnait et respecte (outes

les religions drvrnes Sa force

.ésrde dans son essence et

qualités »

21 avril 1963. Commentant cette

conversion, elle dit : « J'ai connu

Iflslam a sa première source,

c'est-à-dire par l'intermédiaire du

Coran. Puis par la suite, par les ou-

vrages édifiants se rapportan t à

I'lslam. Puis enfin, par les conféren-

ces que tenait Omar Herengels. A

partir de ce moment, les enseigne-

ments de I'lslam ne cessèrent plus

de résonner dans mon esprit

«L'Islam est le système social

@léal. La liberté religieuse et spiri-

tuelle y est totale. Ce qui m'émer-

veilla d'avantage c'est la place de

choix que réserve I'lslam a la fem-

me. Par ailleurs, cette religion ne

reconnait aucune médiation entre

Dieu et I'homme, la relation entre

le créateur et ce dernier est direc-

te. C'est la une des caractéristi-

ques -primordiales de I'lslam, à

-@on sens. De ce fait, il m'est appa-

:& que I'lslam est l'unique voie que

. doivent .suivre tous les hommes,

car c'est celle de la vérité. II a

réhaussé l'individu comme il a réa- '

lisé la complémentarité entre I'es-

prit et la morale.

«Au niveau de

-Malisé la justice sociale, économi-

&ue et politique ».

II convient de signaler enfin que

Fatima est spécialisée dans le

dessin industriel.

'

BACHIR AHMED i'~f

845-4:

Ramish Shandra Batile est né en

Inde en 1929 au milieu d'une gran-

de famille indienne attachée aux

valeurs de sa culture ancestrale

très élevées. Malgré son éduca-

tion faite de traditions, il adhère au

communisme. Cependant, cette

expérience ne le satisfait guère. II

igassaya par la suita de trouver la

wix de l'âme dans la religiort. II

EL-DJEEH NO200 - Janvier 1980


&

parallele russe

-%

& ?%.,

Dans le chapitre du livre des an[-


A quelques nuances près, un

récit analogue se trouve dans un

recueil de Léon Tolstoi' intitulé,

Azbouka (L'alphabet) Saint Péters-

bourg 1872, un pauvre Moujik

n'avait pas de pain. il pensa à en

demander à son seigneur. Afin de

ne pas aller le trouver les mains

vides, il prît une oie, la fît rôtir et la

porta au seigneur. Celui-ci prit l'oie

et dit au moujik: «Merci à toi,

Moujik, pour ton oie, seulement je

ne sais comment la partager entre

nous. J'ai une femme, deux fils et

deux filles. Comment pourrions-

nous faire le partage sans léser

aucun de nous ? ». YU. =

9fVLW&

-


Opinion

sur le théâ

pc)s aussi aisé car il faut prew

afi considération le contexte.de ta

naissance du théâtre algerien.

Pour ardver à déceler lesr&14ments

de reponse, tes études @

tes recherches dans ce doinaine

Cimposent.

*

Durant l'époque de la lutte *-

mée,be theâtre algérien n'a pas pp

SQ 0.r-&r un public pour plusiieurl;

fah~w dont tes plus importante@

'-3 $ail& tirnistance de \a pér~niktj~

u II est de man dwpk de penser Wic est nébessaire au L'aiguis~rnent des efforts, la rare@

à ma bourse, 23i celle des autres, a ce mmme r*'l QxYge- et &m rencantres culturelles et ,l@

la possibilité Bie i& grandelnasse B Pour v m , il Mt comn&a.tion dsts actiwktks th*

assister au thèatre, aux voix ef. ex- même la condition sine qua non bates dans les grandes villes.

ques, tout en prienant un systhe

gé& par de ~ a u mppurts w en-i.':;

tre les composantes humaines de

- l'ensemble social, en vue de la

ristaiisatioti du réel social pobitiuement

et conceptuellement.

-- 5' ditians arthtiuws en &&SI et

$:. th6atralerr en particulier car ces

";-' L. maaifestaiions

. "". :>

et activites artistj-

- ques étàient prédaminantes à

3 l'époque,

La pièce théâtrale se bemarcjue

des autres wtiv-b@;~,q$tyreK$s, y

elle permet le regroupement du

~ublic dans un m6me lieu. -" ' avec .

Ses différent& niveaux de culfum,

fait que le thiâtrk doit se trafisfbi.

culture pour l'ensemble des cit

yens, et donner l'occasion aux

1 P L

rges masses d'y assister et de

pratiquer cette activité aussi im-

-. -nl ;

po&mte. ... 9 thé&adW@awffve &lkrqt&ds la litterature thdâtrale nationale. - -


années passées marquées par ia

sfériiité ?-

Notre théâtre est confronté à un

problème majeur. II souffre de la

rareté de la littérature théâtrale

nationale, le peu de textes .exis-

tants est généralement en des-

sous de la valeur, et inadaptable

au théâtre, d'où l'emprunt aux

auteurs et hommes de tettres .

étrangers, d'ailleurs ne pouvant en

aucun cas refléter les réalit8s na-

tionales. Ceci n'est pas anormal en

ski car les théâtres a travers le

monde ne se sont jamais conten-

tés seulement de ce qui est pure-

-

^ , - - &

II est un point important a ne pas er ce vide, en traitantfaes prodgliger

et qui influe négativemwt l? Ièmes sociaux et d'en tiser les

sur le mouvement culturel en &- roposifions et conclusions, car le

néral, et le théâtre en particulier,'à 1 le qui leur incombe est fonda-

savoir les , visions rétrogrades, mental. II leur permet de cristaliser

recroquevillées sur elles-mêmes. la &alite sociale, et d'interpréter

Ces dernières endossent une pour les passes d56; rotes a,por-

grande part de responsabilité tée percuitante, 92 par la rnsme Les

quant â l'éloignement et le refus aider a affronter les problèmes

de l'élément féminin de cette acti- auxauels elles sont confrontées.

vité. Le théâtre ne peut s'en passer

de cet élément vital, que lui-seul

Pendant cette période, nous aspeut

exprimer ses et

P~'o"s~ a ce que le lien organique

jouer pleinement son rdle, surtout entre le théatre et le public soit

après I'amarc~ du pro~ssswà inüme et sPlid&-et que le fonded'émancipation

de lafernma ment de cesjappwts ss conso-

Iirle.

' 1

Par Boukbrouh Meklilwf

Adaptation de Bedira Betkacem


Donner la primauté

à l'in terêt national

L'année qui vient de s'écouler Un premier volet du problème a

présente opportunément une trait à la question de savoir si le

occasion de s'interroger et faire le cinéma jouit ou non des moyens

point en matiere de cinématogra- qui lui permettraient de tenir toute

phie, d'évaluer ses résultats et en- la place qui lui revient dans la so-

trevoir l'avenir de cet art. ciété. Un autre asaect du aro-

Le cinéma est pour le peuple, un

besoin. II n'est pas exagéré d'affir-

mer qu'il constitue un domaine su-

jet à de nombreuses contradic-

tions. Un constat se présente aux

yeux: il reste quantitativement et

qualitativement en deçà des es-

poirs placés en lui. C'est là une

réalité sur laquelle il importe de se

pencher attentivement. Si nous je-

tons un bref regard sur la produc-

tion de l'année 1979, nous consta-

teront qu'elle a régressé au niveau

de I'ONCIC, avancé au niveau de

la RTA. Cette année prise globale-

ment n'a pas été pour autant parti-

culièrement heureuse par rapport

aux années précédentes. Le débat

sur ce sujet doit être avant tout

débarrassé du caractère trop pas-

sionnel qu'on lui connait. II s'agit

pour chacun de contribuer à l'éla-

boration d'une analyse collective

et objective de cette situation.

Cette démarche est aujourd'hui

absolument indispensable.

blème consiste à 'savoir si' les

moyens déjà existants sont utilisés

de facon optimale.

L'Algérie consacre de grands

efforts pour la culture. Ces efforts

s'avèrent insuffisants dans le do-

maine précis de 'la cinématogra-

phie et sont bien souvent dis-

persés. Mis à part I'ONCIC, d'au-

tres organismes et le plus puissant

d'entre eux, s'occupent.éga1ement

de production cinématogra-

phique. La relation entre le cinéma

et la télévision, on le sait, est émi-

nen'te. Ces deux organismes ne

sont pourtant pas concus sous les

aspects concordants, convergents

et complémentaires qu'il de-

vraient recouvrir. Placés tous deux

sous la même tutelle, une diffé-

rence de régime n'en continue pas

moins de caractériser leur activité,

par exemple, la télévision bénéfi-

cie d'une enveloppe financière,

une subvention annuelle de I'Etat

tandis que I'ONCIC n'en dispose

pas encore. Si l'on se refère aux

textes de la Charte nationale et

des résolutions du 4eme congrès

du Parti, le même cadre idéologi-

que est défini pour eux. Pourquoi

donc, cette dualité dans la prati-

que ? L'intérêt de la télévision ré-

side pourtant dans I'émergeance

d'un cinéma fort. Elle n'a pas à se

charger de produire elle-même

des longs-métrages ou des docu-

mentaires quand un organisme

spécialisé dans cette tâche existe sg

à cet effet. Sa mission principale $

d'information se retrouve diluée "

précisément dans cette tâche au .

détriment du reportage, feuilleton

télévisé, etc ...

3

La RTA n'est pas loin aujourd'hui 9

&

de faire penser à un hydre à mille c

têtes et cela porte préjudice à sa 'f

mission. Elle bénéficie donc de r

certains aaramètres : des disaoni- 2:

bilités finncières, du pouvo;r de

décider de sa production, d'une infrastructure

importante. Elle est à

même de maîtriser entièrement le

processus de fabrication de ses

films. Ce sont autant de facteurs

qui pour I'ONCIC sont indisponibles,

Une fois par exemple, une

idée originelle retenue, un droit '

doit être obligatoirement soumis

par lui à la tutelle en vue de solliciter

l'approbation de celle-ci.

Cette contrainte se révèle être le

plus souvent une difficulté bureaucratique

supplémentaire.

Le cinéma est-il ou n'est-il pas

œuvre culturelle ? Les options de

l'Algérie en cette matière soutien-

nent que oui. Ceci étant clair dans

les textes. Dans la réalité, il en va

tout autrement. L'ONCIC qui prp

duit également des courts-métra- '

ges et des documentaires, pr%

duits dits exclusivement culturel.s,

ne bénéficie pas en même temm

du statut d'un type d'entreprise

chargé d'une telle mission. II est

considéré encore sous un jour

typiquement commercial. II existe

un déphrase évident entre la réali-

té et les objectifs définis dont 14

solution résiderait dans l'applica-

tion des textes. Cela se traduisait

notamment par le fait de ne Mm.

privilégier l'aspect mercantile de

la cinématographie par la mise e~

œuvre d'une politique plus saine

et plus cohérente au niveau d&

institutions culturelles. Si la fonc-

.


au nombre de:qw@tre plus exacte-

~ e n mét&r@f~nus. t -?- - .

II existe 4 I'ûNCIC u

de réaiisateurs, cinq @recteurs de

production, huit chea opérateurs

et tr0!5~e"quipes de tbyrnage pour

les ' 'long$-métragesi auquels

ac$o[nt 'or : -4o;rm$,re équivalent

gBqg@es"pw"e *W:PFFJRB trage.

Un re%lkg~~qr n'qccede au tqr-

réalisateurs, les techniciens et les

comédiens. La maîtrise d'une quel-

conque activité passe par un exer-

cice constant de cette activité. II

ne faut donc pas s'étonner de la

méthodicité de nos films s'il est

donné aux cinéastes de réaliser

des films une fois tous les quatre

ans ou cinq.

II reste le problème des coménage

q@& .fois iwtes let* tr~js, diens. II est fait appel à ces derquatre

annP,es qy p h e ~h. ; niers dans le cadre de contrats

ponctuels, « au cachet m, tout

Cin6was et twfinkiens algécomme

à Holywood. Ce système

riens son5 m s pouvons l'afffrmer,

est contraire aux options du pays.

na1 mt las& wtre

des pemannes rn tMea ba bonne

II engendre une instabilité et une

mettre en azctuxe .Pm COQC-&

qualité de leurs productions au

-

insécurité angoissante de l'emploi

cinéma dais une: aérrmeiitan

chez ces artistes. La mauvaise

cialet @tlécûnomi~ gdk3 que PA&

qualité du jeu des acteurs provient

gérsir Le chak dam co sens g4t&.

des causes énumérées plus haut.

fait ef ii &{: iit6y@~iMvrr,+ ii imwe .

Une dilapidation permanente a

de %$%ir aub~Prrfiui fe ,d&f&$

lieu de dons qui pourraient granc~ri&f~

1 $rawriss' kquel cpt,@#ti

dement contribuer, à leur manièra

pou~rgkr.étr6 en mesurp de i:oj"pâ7

au bien-être moral du peuple.

nbùif'e'f faFe avec Iùi .€&i m&pd -

Qav&g leaquefles il est et

Les difficultés du cinéma se redont

il Wseite le p.la g~'mb,M&-

percutent gravement sur I'ambianrets

t, - %- .

ce dans laquelle évoluent ses &q

Du po* de vu@ bwk

tistes. Les milieux pourris du

produetion cinéma t sgrap

néma tirent leur origine dans le8

réwdle' btre du CWQ par

pays occidentaux du fait que I'acconstancielle

el iraprovis&& '#%

tivité et la profession cinémate

mut rârioeller we ffi4kafria a m-

graphiques -

revêtent le caractèm

duir d&uis son 'ine#&p&d&e'une

fondamental d'une activité merquarantaine

de *fi- 96@ mviNff cantiliste. Ce caractère réduit Vardeux

films par an. &, deux c W , *te, le ravale et le déshonore. Les

films mi irnpartés mnwüemcrnt. artistes en Algér~e, qui jusqu'à

présent ont conservé cette règle

rnoitwqm de cder u?e nouvelle

e'iw'ue ' d m /et prufesslun.

~dé:tc .emploie m/olourdRui un

.&cire de la rdalisation de court- p&d@nel non rentabie faù'fe de

rhétrages et de doc entaires. Lg projets découlant de son but.

Eupart pourtant, no s le cons&& Comparativement aux' BffgctTf's

qs, sont tendSes vers le travail, 'a dans le cinéma dans d'autres pays

une époque de leu[ vie où ils veu- pEuS avancés, le nombre de ci-

En 1979, quatt6- g/&riens lent .et pewenr dbnner le plus néastes et techniciens pourrait

longs-métrages YU out : @arrs"ce secteur sensible .qui e&t paraître dérisoite, Il en est cepq-

*,Br~leii pas r, e 44,& 'gay& des Vufi des plus grands moyerfs de dkrrZ: Qa suivefit une fo~matiiin.

mirages r, * @or$$ la 'tongue nuit camrnunicafbn de notre &bbque; ct.rC:JJI$ he myqtje


de la distribution des films. Elle fit

appel en 7978 a la RTA dhns le

cadre de la coproduction.

Les recettes de I'ONCIC pro-

viennent en effet de la distribution.

Elle prélève une taxe sur les billets

vendus dans les salles de cinéma

des communes. Celles-ci procè-

dent a la ristourne de la part de

I'ONCIC, déduction faite des frais

de fiscalité. Devant cette dernière,

le cinéma est considéré comme

commercial, un produit de luxe

plus lourdement imposé. A titre in-

dicatif, il s'avgre que plus de la

moitié des recettes des salles de

cinéma est prélevée par la fisca-

lité, la moitié restante est parta-

gée entre les communes et

I'ONCIC et tout cela sur la base de

calcuk très compliqués. Le sys-

tème français avec toute la lour-

deur napoléonnienne, burequcrati-

que est resté en vigueur. On pour-

rait chercher et appliquer un autre

système logique et plus simple. .

Au delà de cet aspect, se pose

la question de savoir s'il est encore

juste fondamentalement que

des taxes prdlevées tant par les

impôts que par l'organisme distributeur

soient encore en vigueur

prévalisant ainsi les spe'ctateurs.

Cette prévalisation a lieu au détriment

des couches les plus démunies

de la population, de la jeunesse.

Pour les jeunes, il n'existe

même pas un tarif majoré et ceci

est un fait grave dans un pays dont

la meilleure potentialité réside au

niveau de sa jeunesse. Ces prix,

taxes comprises, n'ont pas lieu

d'être parce que l'option culturelle

de pays ne comporte pas le caractère

sélectif mais de masse.

Aussi, faut-il traduire dans les

actes le slogan : « La culture pour

tous ».

Ceci étant, I'ONCIC rencontre la

difficulté supplémentaire de se

faire payer. L'offre est constamment

confrontée à un problème

de trésorerie.

II existe bien un fonds d'encou-

ragement au cinéma au niveau de

Trésor public. Il est constitué par

les recettes de la distribution. L'of-

fre n'est pas autorisée à y recou-

vrir sauf par tutelle interposée.

Tous les mécanismes de gestion

du cinéma méritent d'être revus et

surtout refondus.

Les étapes dans le processus de

fabrication de films maîtrisées par

le pays ne sont pas nombreuses.

L'ONCIC ne maîtrise que la réali-

sation. Les étapes restantes lui

échappent. Elles entrent- dans la

proportion de 30% du coût global

et l'offre procède au recours a des

gorie, - .

.5 !

- ?-< ---

L; F~TA poss&de pour sa &rt un

laboratoire pour le 76mm. Le

Commissariat politique de I'ANP

possède lui aussi son propre laboratoire

qui fait actuellement l'objet

de travaux. Mais autant dire qu'il

n'existe pas encore de support valable

a la production nationale cinématographique.

La nécessité

apparaît pour l'Algérie de se doter

d'une infrastructure dans ce domaine

et d'un équipement qui constituent

un investissemenr très

précieux. La dépendance de

l'étranger en matière de traitement

de films peut paraRre insignifiante.

Ajoutée cependant à

celle entretenue dans les autres

domaines, elle revêt beaucoup

plus de poids. La dépendance

d'une nation est en effet tissée

comme une toile d'araignée et elle

est constituée par une multitude

de petites dépendances, de biens

aussi pernicieux les uns que les

autres. A cette question se rattache

celle de l'indépendance culturelle

du pays, Une production nationale

minimum doit voir le jour

en matiere de longs-métrages afin

de contrebalancer l'ensablement

du marché du film par les firmes

de l'impérialisme.

II existe néanmoins, un divorce

entre l'exigence du public et la

qualité des films nationaux qu'on

lui a jusqu'à présent présentés.

Ceci montre que les Algdriens ne

sont pas indifférents vis-à-Hs de la

production nationale. Avec des

moyens conséquents, la cinématogcaphie

algérienne pourrait-elle

échapper à l'indigence qui l'a caractérisé

? Une activité plus intense

permettrait notamment de

se .consacrer a la recherche de

, formes, la mise au point de normes

nouvelles de la quaiite! conformes

aux goûts du public et B

l'éthique du type de société en

édification.

II est, à signaler combien il est

rare que des films produits par

l'Algérie parviennent 8 accrocher

le public algérien. Certains d'entfe

eux se veulent trop souvent de

simples œuvres de propagande.

Ils véhiculent une propagande qui

se veut œuvrer de conviction effi-

cace. Pour les films récents « El-

Moufid » et « Premier pas ,>, cet

aspect les a fortement entaché. Le

voile sur les causes profondes de

la médiocrité de nombreux films

doit être levé afin de préparer le

terrain de l'avenir. II ne sert à rien

en effet, de produire davantage de

films si les derniers sont boudés

par le public et s'ils ne sont pas

aimés.

Dans l'ensemble, la toile de fond

des films algériens est juste. Elle

n'est seulement pas enveloppée

dans une forme capable de capti-

ver l'attention. Ici le montage, la

trame, le scénario sont des élé-

ments imbriqués les uns aux

autres.

II faut pour réaliser un film partir

d'une idée originelle pour confec-

tionner un scénario, il ne suffit pas

de savoir écrire pour le faire. C'est

être scénariste, une technique et

un métier avant tout. C'est une

spécialité qui, en Algérie ne con-

nait aucune tradition. Le cinéma

est donc lui aussi en quête d'au-

teurs.

Les scénarios qui nous ont été

jusqu'a présent offerts de regarder

ont été pour la plupart écrits par

les réalisateurs eux-mêmes. En

1979, une dizaine de scénarios

firent soumis à la commission de

lecture de I'ONCIC. La mission

principale du réalisateur ne con-

siste pas a écrire. L'absence

d'écrivains les poussent à le faire.

Ils abordent pour cette raison les

aspects superficiels, et ils se per-

dent entre le langage cinématb-

graphique d'une part et le langage

de l'écriture d'autre part, qui

comportent tous deux leurs règles

spécifiques.

Assainir, réorganiser, refondre la

production et la distribution du ci-

néma s'annonce comme une tâche

culturelle qui doit faire l'objet de

toute l'attention nécesaire. Il y va

de l'intérêt national.

AB. Hichem


Le nouvelliste Abdelaziz

Bouchefiret

Le monde des lettres et des arts, en Algérie, assiste avec

satisfaction à un net regain d'intérêt pour la « nouvelle ».

L'ascension que connait ce genre littéraire s'explique par

l'amélioration indiscutable du contenu et de la forme de ce

dernier. Actuellement la nouvelle algérienne ne se contente

plus de subir passivement l'outrageante influence du cou-

rant littéraire mondial. Toutefois, et afin de ne pas s'enfer-

mer dans un isolement préjudiciable pour son devenir, la

K nouvelle » algérien* s'accmmode volontier d'un em-

prunt bénéfique, efficace du mouvement nouvelliste mon-

dial en perpertuel renouveau. De 'ce fait, elle se tourne

désormais vers la réalité sociale d'ou elle tire ses sujets. La

société avec ses faiblesses, ses bouleversements et ses

aspirations, aussi, offre en effet une source d'inspiration in-

tarissable.

Cependant, la qualité de ses thèmes ne demeure pas son

unique originalité dans je contexte global de la nouvelle

arabe.

La « nouvelle » algérienne actuelle se distingue éga-

lement de cette dernière par son style et sa forme qui lui

confèrent un cachet d'authenticité.

Ce'style et cette forme sont, il est vrai, inhérents a un

environnement historico-social propre. Aussi, elle (la « nou-

velle ») est un miroir où se reflètent les images sincères,

réelles d'un passé unique, comme elle voue un intérêt parti-

culier aux conditions socio-économiques actuelles. Autant.

de facteurs concourrant à marquer l'évolution nette de ce

genre d'expression. Et afin de mieux situer aux lecteurs la

portée réelle de l'évolution de la « nouvelle » algérienne,

nous avons contacté le nouvelliste Abdelaziz Bouchefirat

avec qui nous avons eu cet entretien.

Se dégager des

thèmes traditionnels j#

Abdelaziz Bouchefiret Pm-. Tout cela a commencé une nuit

vez-vous nous oarler bri6ve- de 1969, il y a dix ans donc; je me

ment de votre entrée dans le rappelle très bien, j'étais plongé

monde de la « Nouvelle » ?. dans une profonde méditation.

Cela me donna l'envie d'écrire

Je suis venu au rn0ndiC'des let- d'abord pour mon plaisir person-

tres de la manikre la pl6 fortuite.

l%ut-être ma c~ndition.-)re $@

nel. Je suis arrivé ainsi à noircir de

nombreuses pages dont la plupart

chahid Y

chose ?.

est-elle Pour quelque se retrouvèrent au fond d'une corbeille.

Depuis, je n'ai plus cessé d'écri-

re et d'acquérir chaque jour une

plus grande expérience dans cet

art. Cela me convainquit de la né-

cessita, d'éditer certains de mes

essais. Seulement, je ne savais pas

ou me diriger. Je me suis alors

adressé par écrit auprès des di-

vers journaux nationaux. Cela je

l'avoue me coûta un nombre incal-

culable de timbres postaux. Las de

ces tentatives infructueuses, je me

suis remis a écrire en gardant tou-

jours l'espoir qu'un jour mes ou-

vrages seraient édités. Ce jour là

arriva enfin en 1972. Je réussis à

publier quelques nouvelles et me

remis à écrire de plus belle et me

faire éditer malgré la lenteur que

j'accusais dans l'élaboration de

mon travail artistique. Une nouvel-

le par exemple nécessite plilsieurs

mois de dur labeur. A l'heure ac-

tuelle, j'ai pour grand souci la révi-

sion du texte original de toute œu-

vre avant de soumettre cette der-

nière aux éditeurs. II faut aussi

noter que mon travail quotidien -

l'enseignement - me prend beau-

coup de temps. Aussi pour écrire,

j'emprunte surtout sur mon temps

de loisirs et plus particulièrement

sur mes congés.

Quels sont les thèmes que

vous aimeriez aborder ?

Le nouvelliste n'est pas un être

figé, flegmatique face aux événe-

ments bien au contraire, il vibre de

toutes les cordes de son âme. II se

meut hors du temps et de l'espace.

II sent. II influence autrui comme il

subit l'influence de son environne-

ment. Aussi, moi qui suis de la gé-

nération de la guerre de libération

et fils de chahid de surcroit, lorque

quelquefois je sonde les profon-

deurs de ma mémoire, je vois re-

jaillir du monde des souvenirs, les

horreurs de la période coloniale.

Je revois les avions et les camps

de concentrations dans lesquels

nous parquait l'occupant. Je me

rappelle également les nuits de

tonnerre, de faim, de froid et de

mort. Ces visages, ces images

sont à jamais gravés dans la mé-

moire collective d'une génération

à laquelje j'appartiens.

II n'est donc pas étrange que

ces êtks peuplent mes nouvelles

et mes romans. J'ai la ferme con-

viction que leur voix juste survivra

éternellement au temps. Mon tra-

EL-DJEICH NO 200 - Janvier 1980


* -

vail s'attache moins à relater I'his- Quelle est la portée du dé- la reconstruction nationale. L'écri-

toire de la révolution qu'à ewayer veloppement du contenu de vain et, c'est là son devoir, doit

de définir la dimension ei la portée la nouvelle dans /a phase ac- être présent partout. II vit ardem-

. dramatique de cette époque. D'au- tuelle ? ment les événements historiaues.

tre part, je ne manque pas de dé-

crire la dynamique de transforma-

tion de la société algérienne qui

n'est en fait qu'un prolongement et

un enrichissement de sa plate-

forme révolutionnaire. Tout ceci

est naturellement cristallisé dans

mon analyse de quelques pro-

blèmes sociaux des masses.

Quelle est selon vous I'in-

fluence qu'a exercée ce chan-

gement économico-social sur

le contenu de la

récente que je grouperai avec

d'autres nouvelles déjà publiées

dans les journaux.

Pour en revenir à la deuxième $

partie de la question, je dirai que c,

j'essaie toujours de soigner mon $

écriture littéraire, d'enrichir quali- f

tativement mon œuvre, car sinon

comment expliquer, le processus

d'évolution fait de créativité et de

permanente amélioration.

4

Quelle est votre opinion :F

quant aux difficultés que ren-

contre l'artiste ?

Les problèmes sont nombreux ?$

et sont de différents ordres. 5

D'abord sur le plan de la créativité,

ensuite a~~niveau de l'édition et de

la diffusion de son œuvre.

II y a également les problèmes

d'ordre personnel qu'il rencontre

dans la vie quotidienne. Certes, les

difficultés' sont innombrables et

une grande volonté, seule, ne peut

en arriver à bout et permettre de

créer un type de rapport assez

poussé. Elle ne peut éliminer tou-

tes ces difficultés car ces derniè-

res sont sousjacentes à la dialecti-

que de l'évolution.

Le mot de la fin ?

Pour terminer. je voudrai remer-

cier la revue


Ceux qui sont le problème

.parmis lesquels

n compte. I'on reconnait, I'on

tje surtout chez nous des >. A comprendre ce que

nous venons de dire. sont-ils à

plaindre et à aider? ou sont-ils à

OU quelques réflexion^ à PrOPOS de I'anaoisse combattre en les décelant et les

grand fléau~social et de ses conséquences dans le décrivant Pour les dévoiler: en

ayant à l'esprit. que pour nous

comportement (quelques Comportements type actuellement les arrivistes sont un

danger aussi mortel que les pani-

Le psychiatre est un médecin. II

doit tenter de guérir Et mieux de

prévenir. en présentant des des-criptions

par exemple. grâce auxdition

humaine. Son rôle (celui de

la métaphysique) est devenu intéressé,

il faut qu'elle soit utilitaire;

on la monopolise pour résoudre le

quards au front; ils contaminent.

font se débander les rangs des be..

sogneuv corrects et

L'action première vis-à-vis

quelles. il l'espère. certains se re- problème du temps qui fuit, qui d'eux, devrait être fonction des circonnaitront

totalement ou en partie.

Ils pourront être induits à

échappe même à une définition

dans la dimension de l'humain.

constances sur le plus grand nom

bre ... et sur eux-mêmes.

mieux se voir et se définir euxmêmes

donc se libérer par leurs

C'est la philosophie existentielle

propres moyens des maux qui

certes. Elle est désespérée. paîen-

« empoisonnent la vie >> en cette

ne. elle se mesure avec masochispériode

particulière de structurame

avec l'infini.

tion et de mutations accéléré es.^ L'infini pour le malade de l'an-

L'angoisse est le grand fléau que

goisse le désespéré, I'athé, c'est

us avons à indiquer et à comle

néant bien sûr.

II va de soi, que le rédacteur est

concerné. qu'il est partie prenante

en fonction de ce qu'il est. ce qu'il

vit, de ce qu'il veut faire, de I'avenir

qu'il aspire voir se réaliser. II faut

qu'il soit conscient de toute la situation

(une du plus grand nombre

de données) pour penser et se

battre. II fallait tenter de lui donner

une esquisse de description valable

et une manière de définition

accessible au plus grand nombre

possib-le.

II s'agissait au départ d'une dis-

Pour survivre au iemps, échapper

à la mort, au néant il faut tout

tenter ... tant que I'on en a le temps.

On survivra ...' au moins provisoi;ement.

si l'on a > ... si l'on est

« parvenu ,.

comporter de manièie aaaptée et

acceptable pour tous, ou du moins

pour le plus grand nombre.

II sait que ceux pour qui le

temps est I.angoisse qui

alimente leur combat forcené,

sertation : , a toujours tenté

d'apprivoiser le temps, de I'accaparer.

pensons. qui fait aussi bien des.

hommes célèbres que les dictateurs.

les petits potentats; et au

jour le jour. il y a ceux qui veulent

« arriver à quelque chose >>. Les

vrais grands hommes >> d'ailleurs

Eux qui ignorent ,, voient

déjà !'enfer. Pour rester libre de

penser et demeurer efficace. il (le

rédacteur) pense qu'il faut savoir

définir une situation.

La tentative la plus élaborée,

c'est la tentative de définir le


est une action modulée à chaque

instant au fil des événements nou-

veaux.

Le temps statique, comme une

surface plane et incolore dans

l'espace, sur laquelle I'on dessine

un programme avec un stock défi-

nitif de données minutieusement

et frénétiquement amassées,

antérieures ou de l'instant présent

est le temps du paranoiaque.

En fonction de cette manière de

percevoir le réel, le temps, le para-

no'i'aque projette dans l'avenir son

plan et s'emploiera avec une obs-

tination mécaniq~v à le réaliser.

Sans les corrections possibles que

permettrait le contact constant

avec la réalité qui évolue, s'enrichit

à chaque instant d'éléments nou-

veaux ou à percevoir son action

bien que forcenée et sans repos

n'est pas valable (ni efficace) car

elle n'est pas réajustée, modulée,

en s'imprégnant de la situation qui

évolue au fil du temps.

Lorsqu'il sagit de facteurs hu-

mains surtout, c'est-à-dire de don-

nées fluides, évoluant, difficiles à

définir définitivement, observer,

savoir attendre, agir avec mesure

est une latitude sage et efficace.

C'est la plus pragmatique et la plus

responsable. Elle permet de rester

honnête sans être passif. Nous

ajoutons sereins face à I'angoisse.

Puisque le prétexte de cette dis-

sertation est le problème méta-

physique du temps et le compor-

tement de l'humain réagissant face

à l'inconnu du temps.

Conclusion :

La musique cubaine

~ éensemble t s'est produit deux

fois pendant le mois de décembre,

a Alger ou le navire-école > la vie quotidienne. Et ac-

caparent l'attention, la détournant

des vraies données, valables car

permanentes.

En accaparant notre temps et

notre attention, c'est-à-dire en

nous rendant anxieux (car I'on est

impuissant au sein d'une fausse

réalité), ces fléaux empêchent nos

concitoyens d'être eux-mêmes, de

penser et d'agir selon ce .qu'ils

sont vraiment et à leur niveau. Ce

niveau n'est pas celui du haouch

ou de la déchra. Ils ont « fonction-

né >> spontanément sur le plan le

plus élevé, national et de l'idéal

révolutionnaire, alors 'qu'ils ne sa-

vaient pas encore lire, qu'ils

n'avaient pas leur presse, leur par-

ti, toute les organisations de mas-

se qui en ce moment coordonnant

une campagne dont le but n'est

pas d'ordonner, mais de sensibi-

liser. de faire >. . rc Demain

il continuera dans la lumière du soleil >>.

II sait que le ciel a deja commande demain

et qu'il ordonne le temps l).

Propos recueillis

de Nazim Hikmet

No21 f( Les mots de celui qui n'a point

d'idéal sont de la poudre mouillée de sa-

live 3,.

Cheikh Djemoui Ahmed

cles d'autres patrimoines : Jamai-

cains ai tiens Mais si le peuple

cubain se trouve à des milliers de

kilomètres de l'Algérie il a pris ses

José Marti. c'est. pour les Cubains

un nom et un symbole L'ensemble

de musique et de chants et

le navire-école battant pavillon CUbain

auquel il appartient portent

aussi tous deux ce nom qui fut celui

d'un chef prestigieux de la lutte

pour l'indépendance nationale un

professionnels mais des membres

de l'équipage du bateau et ils y

suivent 'une formation. Cela n'enleve

rien a la qualitk du spectacle

.qu'ils ont donné a voir et à entenldre

Le public a vite été entralné

par les arrs qu'ils ont joués et

chantés. II a montré qu'il appréciait

racines en grande parlie du contiafricain

ce fait le fond

nent

musical est riche en rythmes

connus de tous. Rumba

Cha-cha-cha Mambo Boléro Le

peuple cubain connu pour être un

peuple traditionnellement joyeux

et gai guide intellectuel et un combattant beaucoup ce genre auquel il est

a donc réussi a et

Conserver intact tout ce patri

dont s'inspira la ieunesse qui finit

par avoir ;aison dé la dictature et a

fait recouvrir a Cuba sa souveraineté.

particuhèrement sensible tant il

est vrai que non seulement il ne lui L'ensemble dont les musiciens

est pas inconnu. mais lui est fami-- et chanteurs frappent par leur jeil

lier.

nesse et la qualité de leur travail

conforte cette image.

II sait sans aucun doute que de-

puis l'aboutissement de sa révolu-

tion en 1959, il travaille pour lui. Le

spectacle présenté n'a revêtu au-


cun aspect figé, bien au contraire.

En première partie, c'est un or-

chestre de solfège qui s'est pro-

duit. II a réalisé un mariage heu-

reux 'entre les airs du terroir et la*

musique classique. Dirigé par Nor-

mari Milanes, cet orchestre a réus-

si a utiliser le langage de la musi-

que universeHe tout en conservant

sa pureté aux airs spécifiques de

Cuba. Ce fut au tour du groupe

pop en deuxième partie de capti-

ver le public de la salle avec a son

rdpertoire de musiques adoptées

de! chanteurs pop tels que Léo

Brouwr, Chico Rivera, Earth Wind

and fire, Paul Mc Kamy, Santana,

e?c ... II est à noter que la musique

iajiernatisnale dite de >

deit beaucoup à la musique lating-américaine

particulièrement

ayx airs cubains. La pop-musique

ou le rock américain en représentent

dans une certaine mesure, les

formes sophistiquées. Le folklore

cwbain, on le voit, est source de

beaucoup d'inspiration et d'imagination.

Ce qui en fait sa force, c'est

peut-être ce rythme dynamique,

. .

MOTS CROISES Ng4

ce ton gai, dignes de toute la cha-

leur et de l'affection des hommes

quelque soit leur horizon. Ce fol-

klore, parce que jailli de la réalité

quotidienne du peuple en #toile

les aspects intimes, nombreux-et

vari6s de sa personnalité et de son

identité. Parmi ces rytmes, il en est

qui ont acwis depuis longtemps

une réputation mondiaje loin en-

core dr&tre épuisée. On connait la

célèbre chanson > par exemple. L'habitant au

féminin de l'île cubaiune Guanta-

nama, encore sous domination

En julio como en enero

Para el amigo sincero

Que me da su mano. franca

Yo quiero guando qamuera

Sin pgtria pero sin b9

~en&&p mi tumba un ramo

De K&&s y una handera

(Je séme une rose blanche

En juillet comme en janvier

Pour mon camarade sincère

Qui me donne son amitié

Je voudrais quand je serai mort

Devenir sans patrie et sans patron

Avoir dans ma tombe

Un bouquet de fleurs pt le draaméricaine,

s'appelle Guantanapeau

cubain...).

mera où le titre de ce ~oeme écrit

par Joseito Fernandez. &a poésie ici, prend tout son

>. son, on le constate, est à Cuba

(Le Ieopard a un marlteau

l'une des formes d'expression qui

Et des coukurs claires $ans 14 Q- mobilise le plus. Elle démontre

" .t

rêt sèche "

57~hussi que la compréhension entre

~'aiplus que le léopard

les peuples ne comporte ni fron-

Parce que j'ai un bon ami). res, n~ lirmfes.

OU encore : Hichem Abdessemed


lamentablement parce qu'il

avait pas ce finisseur, qui

coup de pichenette devait pl

le cuir entre les deux poteaux.

Ecraser une équipe marocaine pect et Le p ub l ic ma- LA CONFIRMATION

et de surcroit sur son terrain et 'O cain venu ses

portée par quelques

sonnes et renforcée par des efé-

UNE LECON

DE RÉALISME

tégés ne pouvait rester indifférent Pour son match retour, la troupe

devant ce festival foatballistique de Khalef et Rajkov était attendue

dans le seul but de limiter les d6-

gatç. Et pour ce, les marocains oht

blanca. On ne pouvait pas spérer par wn admirable hat-trick, le cen-

mieux qu'un nui ou au plus, d'une tre-avant de la SONATRACH

courte victoire. d'Oran a été, sans conteste, I'hom- CONTINUER

*me du match Algérie - Maroc. Kha- SUR LA LANCEE

ieux encore, Fergani et ses Ca- dernière se faisait à chaque fois

ades ne s'étaient pas seule- balayer des compétitions officiel- Pour arriver là, il lui a fallu traver*

-


les humiliations. Balayé de toutes Veau des ASP et de leurs struc- bles de I'EPS doivent conferer a ces

les compétitions, Jeux olympi- turcs organiques. Les résultats de- activites une place plus grande dans

ques, Coupe du monde et Coupe vaient venir d'eux-memes. Ils sont ia cooperation bilaterale et multilate-

d'Afrique, le football algérien était le fruit d'une politique sportive raie

Moscou et m

Depuis que le Cubain domine cette

de L'UNESCO ET LE SPOR

coma

- -

causes de nombreux accidents de ce

niSat10ns internati~nale~ et régionales dores et déj8 sa participation aux

ratégorie d'ou ont emergé les plus intergouvernementales et non gouver- Jeux de: MOSCOU prévus au mois de

eurs du mond

& lkaf9601, *- w a

nt representés les

qui sont respons

ju~llet avec une délegation de trois

wnts athlètes a -% a',251'8YTr'


"'w .

6.

pétitions nationales voire interna-

tionales, comme le médaillé d'or

des jeux africains, Amar Kachkou-

che.

Classé à la douzième place,

Kachkouche a sacrifié la victoire

individuelle largement à sa portée,

qu profit de la consécration de

toute une équipe. II a fait preuve

durant toute la course d'un ap-

préciable travail d'équipe, en en-

les deux tableaux courageant sans cesse ses cama-

rades manquant visiblement d'ex-

périence.

athlètes, re- a permis également de découvrir Boutaleb El Hadj, djoundi au

présentant les sept régions militai- une activité sportive qui se carac- Centre Technique du Commissa-

res, l'académie inter-armes de térise par sa simplicité dans la pra- riat Politique qui faisait partie de

Cherchell, l'école militaire de tique. l'équipe vainqueur, nous a fait part

l'éducation physique et sportive et de ses impressions au sujet de ces

l'école des troupes aéroportées, Les marcheurs avaient palcouru championnats :


Cham~ionnats

Fontainbleau en ligne

de mire

: Fontainbleau, les crossmen algé- * 1

venir chez nous pour préparer

leurs athletes, ceci en raison :de la

de Cross du ClSM douceur de notre clbat en cette

- -

période hivernale ».

Co~ment aborde t-il les prociîains

championnats du CISM?,

Amri estime que « cette fois-ci la

tâche sera dure pour notre équipe

dans la mesure où nous irons dé-

fendre notre titre, ensuite nous se-

rons très surveillés par nos adver-

- saires. D'après certaines informations,

la plupart des nations préparent

intensivement cette réunion.

Les Tunisiens ont déjà subi

un long regroupement a Fontainbleau

et comptent en faire un autre

durant le mois de février dans

-la même ville. Les Francais, pour

- leur part, bénéficieront au départ

d'un avantage par rapport a d'autres

nations. Celui de la connais-

A quelques semaines des pro-

sance du terrain ».

chains championnats du monde

k militaires de cross qui auront lieu à

z, riens, champions du monde en titre,

semblent afficher des dispositions

prometteuses avant d'aborder

cette manifestation; ceci à travers

les résultats qu'ils ont enregistrés

aux nombreuses compétitions

internationales auxquelles ils

avaient pris part dernièrement en

Belgique et en France. Ils se sont

imposés dans la plupart des

, 1

1

Quels sont les facteurs qui pourraient

constituer un handicap pour

les athletes - - en vue de-cette comiitition

? M. Amri appréhende surtout

« Le froid er les chutes de

neige qui pourraient être le plus

grand"obstac1e pour nos athletes.

L'état du parcours et 13 méconnaissance

de l'adversaire' sont

d'autres facteurs qui ne devraient

pas être négligés B.

épreuves, notamment au niveau du

classement par équipes où ils

avaient remporté toutes les courses

disputées à Caen, Allones,

Bruges, Bolbec et Percy.

CtSM par rapport à celui d

tions, l'entraîneur national est

Le champion du monde militaire

du 10.000 m, Rachid Habchaoui,

n'a pas failli à sa réputation en enlevant

brillament le cross d'Allones Pour de n~uvelles victoires.

(Le Mans) devant des adversaires

expe-rimentés. I

El-Hachemi Abdenouz, médaillé Qran5Gtte derMre manifestation

de brame de Split, a obtenu lui .,@.kt t

aussi une deuxième place dais la vd$u

réunion de Caen derrière l'Anglais :34#29 t.'J

Turk.

L'ensemble de ces compétitions .- =p+ratlon, nsus a &t Ahde

constituait la première phase de- Amri, entraîne@ de ta sélec$p 81préparation

avant les champion- g&ienwï se ,dércs^ufera entiemnats

du monde. La deuxième, rnMt a~-AQtir& comme elle sbgt

quant à eHe, ,consiste en deux sta- _ fa#& P'%&e dem&@-.sgue noui

ges bloqués a Alger, ainsi qu'à la avons été sacrds ~hmipicim du

participation a plusieurs meetings monde militaire. Je ne vois rdelle-

- nationaux notamment les challen- ment pas I'utitité des stages à

,: ges de I'EMEPS, de ta DNC et les - l'étranger au moment où de nomchampionnats

nationaux prévus a breux pays expriment le désir de

~hols qui a remporté en

tre' militaire et civil. II y a

lien Fava, le vainqueur

d541ger et le Tunisien baldi q

sont imposés dans de nombre

manifestations au niveau mili

etxivil W.

Cependant, M. Amri est optimisf

te pour un nouveau titre et son op-

timisme est a la hauteur e de la

volonté qui anime les athlètes al-

gPriens pour porter tout haut le

ljrajoeau algérien et confirmer le

progrès que connait notre pays

dans &domaine des sports ».

EL-DJEICH NO200 - Janvier 1980


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