15 janvier 1919 - Bibliothèque de Toulouse

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15 janvier 1919 - Bibliothèque de Toulouse

Etiîtlon de 'itranm^m

1

MERCREDI 15 JANVIER 1919 - 28 e Année - N° 9.493 0 GCaL ORGANE DB DÉFENSE SOCIALES ET RELIGIEUSE 10 DIRECTION, 25, pae RacuieMne - TOULOUSE

" L'ACTUALITE

La Prolongation

de l'Armistice

( L'armistice a été prolongé pour la deuxième

ïois et. sans cloute, n'est-ce pas la dernière.

Dans la coulée Aes événements, les Alliés

sont en face de problèmes sans cesse nou-

veaux et, par suite, do garanties nouvelles à

«rendre.

; A l'heur* où nous écrivons, nous ne con-

'naissons que certaines des questions traitées

par le Conseil supérieur de la guerre et ne

possédons encore qu'un aperçu des décisions

prises. Il semble qu'au point de vue militaire,

ïes gages envisagés, qui s'ajouteront aux an-

ciens, sont surtout d'ordre maritime et naval.

L'occupation de pïusieurs ports et la livraison

d'une partie de sa flotte marchande seraient,

imposées à l'Allemagne. Il ne serait rien chan-

gé aux zones de têtes de pont tenues sur la

rive droite du Rhin. Nous le regrettons, car,

au fur et à mesure que le temps passe et que

grandit le chaos, non-seulement de l'Allema-

gne, mais de toute l'Europe centrale et orien-

tale, il n'eût pas été pour l'Entente d'un

moindre intérêt d'allonger et d'étendre son

emprise sur les entrées des routes qui, par-

tant du Rhin, sillonnent les différentes par-

ties de la Germanie.

La maîtrise, de quelques-uns au moins, des

défilés de la Forêt Noire, n'eût {ras été indiffé-

ïente devant les possibilités de l'avenir, et si

Essen, comme le bassin de la Ruhr, sont sous

le feu de nos canons, nous aurions préféré

que des soldats alliés tiennent en conquérants

ces centres industriels au sein desquels, à

leur barbe, s'agite le bolobevisme

Cependant, l'intervention en Pologne, si né-

cessaire, est définitivement résolue, alors que

l'armée rouge est à Vilna-, menaçant Varso-

vie où des, troubles ont déjà éclaté.

Le maintien des deux divisions du général

Habler en Occident apparaissait inexplicable,

en dépit de' certaines considérations d'ordre

politique que nous n'avons pas à traiter. Ces

'divisions vont donc' être transportées à Dant-

zig et ,de là, dirigées à l'intérieur ; elles se-

ront accompagnées d'une division américane

"et d'une division en partie britannique, en

partie italienne, en partie française, dont la

mission première sera sans doute, après

avoir assuré la ligne de communication vis-

tulienne Dantzig-Varsovie, d'occuper les points

stratégiques de la Posnanie.

Souhaitons que l'action de ces forces puisse

Se produire en de brefs délais et que les Po-

lonais s'unissent autour d'elles pour rétablir

la grandeur de leur patrie.

révolution polonaise de 1830 - ' '.s tard à,

l'insurrection du grand-du «a Posen ;

il était l'ennemi acharné d Prusse. En

1663, la Pologne fit de un dictateur.

Vaincu Mieroslawski se r Jigia en France

où durant la guerre de 1870-1871. il iima

gina un système de fort mobile, dit « camp

roulant », qui ne serait autre que le tank

actuel. L'invention fut expérimentée avec

succès, a Lyon, en 1871, mais la fin des

hostilités empêcha qu'on y donnât suite.

iNe resterait-U pas quelque témoin de ces

expériences qui pourrait nous apporter des

précisions sur le fort mobile de Mieros-

lawski ?

La Rentrée dis Parlement

MM. DESCHANEL ET DUBOST.

SONT RÉÉLUS

C de G.

-©>©-

NOTE-EXPRESS

HABITUDE

La force de l'habitude est invincible ; on

Ment d'en acquérir la preuve nouvelle, ces

jours derniers, à Berlin...

Vous avez lu le compte-rendu des émeutes

sanglantes qui ont éclaté et qui se poursuivent

encore — pour combien de temps ? — dans la

capitale de la Confédération teutonne. Et sui-

vant l'opinion que vous donne votre journal

préféré, vous vous êtes réjoui de ces émeutes

pu vous avez maudit leurs organisateurs, soit

que vous estimiez qu'après tout il est fort

plaisant de voir les Boches vaincus se déchi-

rer entre eux. ou bien que la révolution en

'Allemagne risque de retarder l'exécution inté-

grale des conditions de paix que l'Entente se

prépare à imposer à nos ennemis.

Mais avez-vous prêté une suffisante atten-

tion au pillage en. règle organisé à l'intérieur

de l'ancien palais impérial ? Du balcon de ce

palais somptueux et lourd, Guillaume II pro-

nonça des paroles mémorables, le 4 août 1914,

alors qu'il eLéclara ne plus connaître que djs

Allemands : « Je ne connais plus de partis ! »

'Ce jour-là, en faisant appel à l'union sacrée,

le Kaiser réveilla chez ses sujets le sentiment

national, et le sentiment national teuton est

un m.élange de fourberie, d'hypocrisie, de

mensonge et de toutes les vilenies possibles et

inimaginables ! Et fidèles à l'impériale con-

signe, les Boches se seront montrés ce qut

l'on sait durant cette quatre fois trop longue

guerre...

Juste et inévitable retour des choses d'iei-

vàs ! Tels les Boches étaient hier sur les

champs de bataille, tels ils sont restés de re-

tmtr dans leur patrie.

Et voici qu'après avoir mis à sac. nos villa-

ges et nos villes du Nord et de la Belgique, les

Boches ont proprement dévalisé la riche de-

meure de leur ex-souverain. Joyaux de prix,

services de table en or et en émail, médaille?,

rideaux, matelas, couvertures, meubles, uni-

formes — la collection des uniformes de Guil-

laume II ! — garde-robe, objets de luxe, déco-

rations surchargées de diamants, il ne reste

'Plus rien !

Bien entendu, plus de pendules !

Mais le Kronprtnz en a fait, parait-il, une

provision suffisante. Il en enverra bien une

« son inoubliable père, « en souvenir de jours

Vui ne reviendront plus ! »

JLouIs BERTHAUD.

è

CONSEIL DES MINISTRES

LE PROGRAMME DE LA CHAMBRE

Paris, 14 janvier.

Le conseil des ministres, réunis ce matin

à l'Elysée, sous la présidence de M. Poin-

caré. a décidé de demander à la Chambre

d'inscrire en tête de son ordre du jour,

pour en poursuivre successivement la ors

cussion, la suite de la loi des dommages

de guerre, la suite de la loi des pensions

militaires, la loi sur l'indemnité de démo-

bilisation, la suite de la loi sur l'alcool.

LA MAIN-D'ŒUVRE DES PRISONNIERS

DE GUERRE

Le conseil a décidé que la main-d'œuvre

des prisonniers de guerre serait, en prin-

cipe, consacrée désormais aux travaux des

régions libérées.

En conséquence, les prélèvements sur les

prisonniers de guerre employés à l'intérieur

ou aux armées, commencent dès aujour-

d'hui. Ils se poursuivront, conformément à

un tableau d'affectation qui vient d'être

dressé, et de manière que, dès le 20 mars

prochain, l'effectif des prisonniers de guerre

travaillant dans les départements dévastés

atteigne 200.0)00 hommes au minimum.

AUTRES PROJETS

Le Conseil a également décidé, que la re-

devance des prisonniers de guerre affectés

à l'agriculture, serait de 2 francs jusqu'à

leur reversement aux réglons libérées.

M. Colliard, ministre du travail, a soumis

à la signature du président de la Républi-

que :

1° Un décret sur les conditions à remplir

par les fonds municipaux et départemen-

taux de chômage, pour bénéficier ' des sub-

ventions du fonds national de chômage.

2° Un projet de loi modifiant le livre 0, du

Code du travail (repos hebdomadaire) ; le

ministre de la reconstitution industrielle a

fait signer un projet de loi, portant modifl-

sation du régime douanier des produits pé-

trollfères en France, dans le but notamment,

de développer l'emploi des moteurs à com-

bustion interne.

Le conseil autorise M. Klotz, minstre des

finances, à déposer, sur le bureau dé la Cham-

bre, un projet de loi tendant à modifier le ta-

bleau annexé à la loi du 22 mars H918, qui

énumère les marchandises, denrées et four-

nitures soumises à la taxe de 10 %.

Le ministre des finances s'est, en effet, en-

gagé, lors de la discussion de la loi du 22

mars 1918 à soumettre, chaque année, les

modifications reconnues nécessaires à la com-

mission chargée, par la loi du 31 décembre,

de pré/parer ces tableaux.

Conformément à ces engagements, M.

Klotz vient de réunir la commission qui a

préparé les nouvelles propositions à présen-

ter au Parlement. Ce projet de loi, a côté

d'un certain nombre de corrections appor-

tées aux prix limites au-dessous desquels la

taxe n'est pas perçue, contient deux modifi-

cations de principe : l'une tendant à l'exo-

nération, par 'voie de dispositions spéciales,

de certains objets nécessaires à l'exercice de

quelques professions déterminées ; l'autre

limitant la perception de la taxe, en oe qui

concerne les objets figurant au tableau B,

à la partie du prix qui excède les prix limi-

tes portés à ce tableau.

LE FRANC ET LE MARK

Le Conseil a, d'autre part, autorisé le pré-

sident du conseil, ministre de la guerre, et

le ministre des finances, à soumettre à la

Chambre un projet de loi ouvrant dans les

écritures du Trésor un compte spécial où se-

ront survies les opérations de change des

monnaies allemandes appartenant à des Al-

saciens ou des Lorrains, des prisonniers de

guerre rapatriés et des habitants des régions

libérées.

Le remboursement de ces marks a la pa-

rité usuelle de 1 fr. 25 incombe à l'Allema-

gne. En attendant oe. remboursement le

gouvernement a pourvu à l'échange de ces

monnaies en adoptant un certain nombre

de mesures qui ont fait l'objet de l'arrêté

du 26 novembre dernier.

Le projet de loi les consacre et permet

de les oomipléteT et d'asseoir ainsi le régime

monétaire sous lequel devront se développer

désormais les transactions en Alsace et en

Lorraine.

LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE

Le conseil a autorisé le président du con-

seil, les ministres de l'intérieur et des finances

à déposer un projet de ' loi comportant la

déclaration obligatoire de la tuberculose pul-

monaire déclarée, préparé par M. Mourier,

sous-secrétaire d'Etat du service de santé. Le

projet de loi assure, en même temps, le trai-

tement et l'hospitalisation gratuite des tuber-

culeux nécessiteux et permet d'accorder une

subvention a leur famille.

L'APPUI AUX RÉGIONS LIBÉRÉES

Sur la propositon de M. Klotz, ministre des

finances ; de M. Pams, ministre de l'inté-

rieur, et de M. Lebrun, ministre des régions

libérées, le conseil des ministres a autorisé

le dépôt d'un projet de loi qui a pour ot>jei oe

faciliter la prompte reprise de la vie munici-

pale dans les régions libérées, en accordant,

aux communes nireoteineni éi irouVé - p ,, [a

guerre, un concours pécuniaire de l'Etat, qui

leur permettra d'améliorer ou de rétablir la

situation de leurs finances.

A cet effet, des subventions ou des avan-

ces seraient consenties aux communes dont

il s'agit, après examen de leurs besoins, par

une commission spéciale qu'institue le pro-

jet de loi, qui serait organisée de façon à

aboutir à des décisions rapides.

Conformément aux dispositions d'une

convention passée par le ministre des finan-

ces avec le Crédit Foncier de France, les

versements de fonds aux communes intéres-

sées seraient effectués par l'intermédiaire

de oe dernier établissement.

u wour le âour

RENOUVEAU...

, OuSnze cent soixante-deux lois de suite,

Bous avons eu des communiques à lire.

Communiqués de guerre...

Et puis, brusquement, ce fut le silence.

Jît le 12 novembre, si nous n'avions pas été

"si contents, nous aurions eu le sentiment


Que la démobilisation de l'armée territt

rldle suivra immédiatement celle de la.

R. A. T.

Qu'elle s'effectuera dans les mêmes condi-

tions et peut être plus rapidement, en

raison du nombre des hommes qui est infé-

rieur (1 million, au lieu de 1.200.000(, en rai

son aussi de Cexvérience acquise par les

services démobilisateur*.

A LA CHAflBRE

Paris, M janvier.

La séance est ouverte à 2h. 15, sous la pré-

sidence de M'. Siegfried, député de la Seine-

Inférieure, doyen d'âge. Malgré ses 82 ans,

M. Siegfried conserve toute sa verdeur.

Au bureau, ont pris iplace les secrétaires

d'âge : MM. Ribeyre, Bartlie, Paul Simon,

Pierre Robert, Deyris et Gruet.

Le gouvernement est représenté par MM.

Klotz, iNail et G. Leygues.

D'une voix émue, le président prononce l'al-

locution suivante :

ALLOCUTION DE M. SIEGFRIED

« Mes ohers collègues,

« L'an dernier, a. cette môme place que

la Providence indulgente me permet encore

d'occuper, je vous parlais de l'Alsace-Lor-

raine, toujours restée française, et de son

indomptable fidélité. le me permettais d'é-

voquer devant vous le jour douloureux où

il m'avait fallu, en 1371, quitter devant

l'envahisseur le pays de ma naissance. Je

ne doutais pas de son retour a la France ;

mais je n'osais l'espérer si rapide et dans

un triomphe si éclatant.

« L'Histoire a-t-elle jamais enregistré une

plus prodigieuse explosion d'amour que

celle dont nous avons été les témoins à

Metz, à Strasbourg, a Colmar et à Mu-

lhouse î

« L'héroïsme de nos soldats, le génie de

leurs chefs, le concours admirable de nos

alliés, la fermeté de notre gouvernement,

le stoïcisme de notre peuple ipouivaient-iis

souhaiter une plus balle récompense que

celle qui leur était décernée par la fidélité

de l'Alsace-Lorraine, qui s'est traduite par

des témoignages de joie et de reconnais-

sance, dont tous ceux qui en ont été les

témoins conserveront un souvenir inou-

pliahle î

« La France est rétablie dans son inté-

grité ; la justice immanente a triomphé, et

la paix prochaine affirmera l'indépendance

des peuples, si, comme nous l'espérons, la

Société des Nations est établie sur des bases

définitives. Cette paix sera-t-elle exempte

de difficultés ? Il serait téméraire de le

penser.

« Sans parler des problèmes qui se pose-

ront au-dede nos frontières ceux que nous

aurons à résoudre pour notre pays seront

aussi graves que nombreux. Mais nous en

viendrons à bout, si, comme nous l'avons

fait pendant la guerre, nous savons rester

unis. La tâche que nous devons accomplir

avant de nous séparer sera lourde Nous au-

rons d'abord à terminer les lois sur les pen-

sions et sur les dommages de guerre, car la

douloureuse situation de ceux de nos conci-

toyens qui ont été victimes do la barbarie

allemande, constitue la première de nos

préoccupations." ~"

« Quelles que soient les réparations en ar

gent ou en nature qui incomberont aux

puissances responsables, les charges de nos

budgets exigeront sans doute un surcroît

d'impôts directs et indirects. Le pays pour-

rait difficilement les supporter, si l'impor-

tance de sa production restait la même qu'a-

vant la guerre, il faudra que notre agricul-

ture, par des procédés nouveaux fasse pro-

duire à notre belle terre de Friue des ien-

dements supérieurs. Nos admirables soldats,

qui ont montré sur les ohamgas de bataille

tant d'énergie & de résistance sauront de-

venir laboureurs, conser/er les mû-oes qca-

quaiités et nous de notre côté nous nous' ef-

forcerons de faciliter l'accès à la propriété.

« Il faudra que notre industrie augmente

sa production pour diminuer ses prix de

revient, afin d'assurer la vente de ses pro-

duits à l'étranger aussi bien qu'à l'intérieur.

L'intérêt de l'ouvrier comme celui du pa-

tron sera de produire davantage, et les sa-

laires seront d'autant plus élevés que l'in-

dustrie sera plus prospère ; avec un travail

'1er, la journée de huit heures

sera suffisante, laissant à l'ouvrier le temps

die se consacrer à son foyer et à sa vie per-

sonnelle. Il faudra également développer

;otre commerce à l'intérieur comme dans nos

colonies et dans les pays étrangers. Il sera

nécessaire que nos jeunes gens, bien prépa-

nés par des écoles techniques, aillent s'éta-

bir bien loin, pour y chercher las matières

premières dont la France a besoin, en môme

temros que 'pour y vendre les produits de

l'industrie nationale. L'énergie qu'ils ont ac-

quise sur le front leur facilitera cette tâche;

mais ils devront être souenus par lee établis-

sements de crédit mii leur procureront les

capitaux nécessaires

« Ici encore l'union du capital et du tra-

vail, chacun recevant sa part proportion-

nelle, sera donc indispensable. En agissant

ainsi, nous diminuerons le coUt de la vie,

qui est le problème le plus urgent. Mais pour

atteindre ce résultat, ne faut-il pas renoncer

le [plus rapidement possible à la politique

étatdste et rendre à nos concitoyens la liberté

économique. C'est l'initiative personnelle qui

est la grande force d'une nation. Elle produit,

tandis que l'administration coûte, et l'Etat

aura suffisamment à faire s'il veut bien .'é-

former ses méthodes, simplifier les règle-

ments et diminuer le personnel pour permet-

tre l'augmentation des traitements.

« La France a montré pendant la guerre

de quoi elle était capable. Les hommes, sur

le front, par leurs qualités d'intelligence, de

sacrifice et d'énergie, ont fait l'admiration

du monde. Les femmes, elles aussi, à leur

manière, ont été sur le front en donnant,

sans broncher, à la patrie, ce qu'elles avaient

de plus cher. Partout, elles ont remplacé les

hommes, partis pour la guerre, et montré

par leur endurance et des facultés, éveillées

par des circonstances tragiques, que l'houre

était venue de les associer d'une- façon défi-

nitive à la vie publique, en mettant entre

leurs mains le bulletin de vote.

« Cest oe qu'ont fait déjà nos alliés d'An-

gleterre et d'Amérique. Les femmes fran-

çaises valent-elles moins que leurs sœurs

alliées î C'est ainsi que nos forces réunies,

forces complémentaires de l'homme et de la

femme, pourront nous apporter l'appoint né-

cessaire que réclament les impérieux devoirs

que nous imposent la victoire et la paix.

Parmi ces devoirs, se dresse, au premier

rang, la lutte contre l'alcoolisme, cet ennemi

intérieur qu'il faut vaincre à tout prix : car,

c'est la discorde au foyer, la race compro

LA MORT DE TURMEL

Son discours 'prononcé, le président avait

une tâche délicate à remplir. H devait faire

part à la Chambre de la mort de M. Tunnel.

M. Siegfried s en est très bien tiré.

—, L'usage veut, a-t-il dit, que l'on fasse part

à la Ctiambre de la mort de l'un de ses mem-

bres i>.

Et. en quelques mots, il signale le décès

du député des Côtes-dujNord. Ce n'est pas

long.

M. Siegfried prononce ensuite l'éloge funè-

bre de M. Dreyt, député des Hautes-Pyrénées.

Ces formalités terminées, le scrutin est ou-

vert pour l'élection du président définitif.

L'ÉLECTION DU BUREAU

M. Deschanel est élu président par 301 voix

sur 330 votants

M. Trotsky a eu deux voix.

On vote successivement (pour les vics-

ipreÈidents, les questeurs et les secrétairies.

Sont élus : vice-présidents : MiM. Grous-

sier, .352 voix ; Renoult, 241 ; Monesitier. 23»;

AbOl, 237.

Questeurs : MM. Saumande, 288 voix ; Le-

noif. &X) ; Durand, 898,

Secrétaires : MM. Robert Pierre, 303 voix ;

Queilte, 299 ; Deyris, 292 5 Camille Picard,

iiiM ; iiouilloux-balont, 274 ; Hubert Hougœr,

2Î79 ; Mignot-Bozérian, 274 ; Prat, 266.

Le bureau est définitivement constitué ;

son installation aura lieu jeudi proohain, à

3 heures.

La séance est levée à 6 heures.

AU SENAT

AVANT L'OUVERTURE DE LA SÉANCE

Paris, 14 janvier.

L'animation est assez grande dans les

couloirs, où l'on discute l'élection présiden-

tielle.

M. Léon Bourgeois, dont on avait annoncé

la i andidature possible, est très entouré. Il

déclare catégoriquement qnll votera pajur

M. Antonin Dubost et engage tous ses amis

à en faire autant.

A 2 heures, M. Cordelet, sénateur de la

Sarthe, doyen d'âge, fait son entrée dans

la galle des séances.

LA SÉANCE

Peu à peu les bancs s'emplissent et lors-

qu'à 2 h. 10 la séance est ouverte, 150 séna-

teurs au moins, sont présents. M. Dubost, en

redingote, prend place au troisième banc de.

la dernière travée de gauche. De nombreux

sénateurs viennent lui serrer la main. ,

Par une coïncidence curieuse. M. de* Sel-

veS' est assis à l'autre extrémité du même

ban*'.

M. Léon Bourgeois, dès son entrée dans la

salle, se dirige vers M. Dubost. Il s'entre-

tiew quelques instants avec lui et lui serre

affectueusement la main.

M. Picbon est assis au banc des ministres.

Bientôt on voit apparaître M. Clemenceau.

Le président invite MM. Milan, Henriclt, Sar-

raut, Steeg, Lucien Hubert et Loubet, secré-

taires d'âge, à prendre place au bureau.

Discours de M. Cordelet

donner tout notre effort pour nous montrer ^

dignes do ceux qui ont sacrifié leur vie au

salut du pays et dont nous entourons la

mémoire d'une infinie gratitude. C'est ainsi

que nous préparerons un avenir néparateur.

« (Puisse notre chère et noble patrie, à

l'abri d'une paix durable et féconde, pour-

suivre, dans la liberté et dans la concorde

entre tous ses enfants, le cours de ses des-

tinées glorieuses et prospères. C'est le vœu

le plus ardent de mon cœur, c'est celui de

touis les bons Fiançais. »

•Des applaudissements norntoreux et una-

nimes interrompirent plusieurs fois l'orateur.

L'ELECTION DU BUREAU

A 6 heures, le président annonce les résul-

tats suivants :

Votants, 189 ; majorité absolue, 95.

MM,. Antonin Dubost, 98 voix, élu ; de Sel-

ves 66 ; Doumergue, 13 ; Léon Bourgeois, 3 ;

Doumer, d.

Vice-présidents. — Votants, 181 ; majorité ab-

solue, 91 ; MM. Boudenoot, 161 voix, élu :

Boivin-Champeaux 157 voix, élu; Régismanset

150 voix, élu ; Alexandre Bérard, 144 voix,

élu.

Secrétaires. — Votants, 167 ; majorité abso-

lue, 84 ; M1M. Loubet, 1I68 voix, élu ; Lucien

Hubert 155 voix, élu Maurice Colin 152 voix,

élu : Raynuld 152 Voix, élu ; Stmonet 152 voix,

élu ; Ordinaire 150 voix, élu ; Larrére, 147

voix, élu ; Lemarié, 144 voix, élu.

Questeurs. — Votants ,169 ; majorité abso-

lue 85 voix ; «MM. Hanson, 125 voix, élu; Poir-

son, 116 voix, élu ; Vieu 110 voix élu ; Guil-

lier 72 ; Monfeuillart, 23 ; Chapuis, 18 ; Petit-

jean 6.

A la demande du ministre de l'intérieur et,

malgré l'opposition de MM. IBepmale et De-

lahaye, le Sénat décide de discuter demain

le projet de loi sur la révision des listes élec-

torales.

La séance etst levé© à 6 h. 15.

Prochaine séance demain à 3 heures.

La Coîiîérence ÔB m Pal

LA DÉLÉGATION BELGE

M R^ 1 ^ 6 , 1168, 13 ("tardée en transmission)'»

onw^i

^J?!?8 * é « daigné par f

M. le président prononce l'allocution sui-

vante :

n Mon premier devoir,- en ouvrant cette

séance, est de rendre un douloureux hom-

mage à la mémoire de notre excellent col-

lègue M. Fagot, sénateur des Ardennes, qui

succombait, il y a quelques jours, à un fatal

accident d'automobile. Il revenait de Sun

département, le premier envahi, évacué le

dernier, où se sont livrés de furieux combats |

et qui a tant souffert de l'occupation enne-

mie. Il disparaît à 58 ans, en pleine matu-

rité, alors que sa robuste constitution lui

promettait de longs jours et qu'il pouvait

encore rendre de grands services à ses con-

citoyens et à son pays.

« M. Fagot entrait au Sénat, en janvier 1900,

au décès du regretté Tirman, ancien gouver-

neur général de l'Algérie. Il s'était spécialisé

parmi nous dans les questions agricoles, où

sa compétence était incontestée. Son carac-

tère indépendant, son clair et ferme bon sens

ajoutaient à son autorité,. De 1909 à 1911, il

remplit les fonctions de secrétaire de la

Haute Assemblée. Les hommes comme lui,

dévoués au bien public, laissent après eux

d'ujranimes regrets.

« Au nom du Sénat, j'adresse à sa veuve

et A son jeune fils, si cruellement frappés,

l'expression attristée de nos condoléances les

plue vives et les plus sincères. 1

« Mes chers collègues,

« Si j'ai désiré vivre assez pour assister à

la fin victorieuse de la guerre, dont même au;*,

jours les plus sombres je n'ai jamais déses-

péré, je n'ambitionnais pas l'honneur, un peu

inattendu, qui m'échoit aujourd'hui de prési-

der à la reprise des travaux du Sénat et à

l'élection de son bureau définitif.

« L'année qui vient de s'achever a vu triom-

pher la cause du droit et de la civilisation ;

elle a mis fin au cataclysme effroyable, dé-

ahaîné par un peuple de proie, enivré de sa

force, qui a, si j'ose dira, déshonoré la guerre (

en en faisant une industrie nationale et im '

brigandage, au méipris de toutes les lois di-

vines et humaines et qui avait l'insolente pré-

tention d'imposer au monde sa domination

brutale

« Sous l'effort victorieux des armées alliées

et do leurs chefs illustres, l'A Hem aime a vu

briser son orgueil et sa puissance. Elle a pro-

clamé elle-même sa défaite en sollicitant et

en signant l'armistice.

« 1 ;i justice immanente n'est pas un vain

met. f,'incendie, "que In main pepftds d" ''W-

lpmagne a allumé en Russie, l'a gagnée A son

totor. Les troubles qui ont ensanglanté 11 xlln

et.qui menacent de s'étendre en prenant une

autre forme, la grève générale rtpr>s in

taillp des rues, sont comme un .premier châ-

timent de son crime inexpiaMe.OïK. dp rteitiii

et de ruines laisse après elle la longue et

terrible guerre ! L'heure est venue des sanc-

tions qui s'imposent, des réparations et des

garanties qui nous sont dues.

« Pour nous l'es assurer dans le règlement

dos ipréliminaires de paix, faisons .confiance

a journée fdïîmqfain

AU PALAIS BOURBON

y Paris, l'4 janvier.

LES NÉGOCIATIONS DE PAIX

M. Ernest Lafont, député de la Loire, a

déposé à la Chambre une demande d'inter-

pellation sur les divergences de vues qui se

manifestent actuellement entre le gouverne-

ment français et le gouvernement anglais:

relativement à la réorganisation de l'Europe

et notamment à l'attitude à prendre à l'égard

de la Russie.

UM DÉPUTÉ DÉCORÉ

Le sous-lieutenant Charles Ginoux de Fer

mon, du 8* hussards, vient d'être nommé

chevalier de la Légion d'honneur.

Cet officier, engagé volontaire dès le débat

de la guerre, est depuis plusieurs législatures

représentant à la Chambre des députés de

l'arrondissement de Châteaulbriant.

LA PRIME DE 250 FRANCS

AUX DÉMOBILISÉS

La commission du budget a, sur le rap-

port de M. Noël, adopté le projet de loi attri-

buant à tous les militaires démobilisés pos-

térieurement à l'armistice une prime de sor-

tie de campagne de 250 francs.

Le rapport de M. Noël va être déposé sur

le bureau de la Chambre et viendra en dis-

cussion ,a l'une des prochaines séances.

LA RÉFORME ÉLECTORALE

Les débats sur la réforme électorale pour-

rait venir devant la Chambre vers le 15 fé-

vrier. Ajoutons qu'un courant se manifeste

en faveur du scrutin de liste.

AU I*UXEMBOUB«

AVANT LA SÉANCE

Paris, 14 janvier .

Les bureaux de la Gauche démocratique et

de la Gauche républicaine, qui- représen-

tent les deux tiers du Sénat, ont décidé, a

l'unanimité, de demander à leurs collègues

de rester fidèles à la discipline, en votant

pour la liste -arrêtée par les groupes et qui

leur a été transmise.

L'ordre du jour des bureaux est signé par

MM. Combes et Boudenoot.

gouvernement comme secrétaire généra! dt

paix R 0n elge à la c °n«rence de la

M. SAZONOFF PART POUR PARIS

r 1,. Rome, 14 janvier.

o» mnfin Saser0 n dU


HERCREM «5 JANVIER 1919

ivrnç PP TCnwtTÏÏ'PS \ LEW8EBC DÉUVNÊ PAR LES M».*»».» ..!.. ^ n v a eu de

WUlJ JTiU..JUilU\. l £4,Uj „ Londres, u janvier. Cessés des deux xôtés.

Une d(i|ii '(.'he de Varsovie au Times, en date 1 ' ll *aJor Margàride (Je

îurs bom

e nombreux morts et |

L

doivent être châtiés

L'INTERVENTION DES FAMIÎ-LES

DES DISPARUS ET DES PRISON-

NIERS AU CONGRÈS DE LA PAIX.

La lettre suivante a été adressée a M. Cle-

«aeiieeam, président du conseil :

Monsieur le Président, •

La Commission executive du Congrès

national des parents des disparus et des

prisonniers français, que vous avez bina

voulu recevoir en audience, le 11 janvier 1918,

à Paris, a l'honneur de vous informer qu'elle

a décidé de vous soumettre un dossier con-

tenant la preuve des crimes de droit com-

mun commis par des officiers, des sous-

oiilciers et des soldats allemands contre des

prisonniers français durant leur captivité.

Ce dossier sera formé de tous les témoi-

gnages écrits qui sont déjà parvenus et qui

parviendront au siège du Congrès national

des parents des disparue et dés prisonniers

français, à Toulouse.

Connaissant votre sollicitude éprouvée pour

nos prisonniers ci confiante en votre vigilant

et haut patriotisme,, la Commission vous de-

mandera, Monsieur le président, de vouloir

feien la faire entendre au cours des travaux

de la Conférence de la Paix et de déposer son

dossier sur le bureau de la Conférence, afin

d'obtenir les légitimes réparations dues aux

victimes de la barbarie allemande.

Les auteurs des vols, des violences, des ten

tatives de meurtre est des assassinats vous se-

ront signalés pour qu'ils soient jugés et punis

conformément aux lois ' :

La Commission croit devoir, une fois de

plus, appeler votre attention, Monsieur le

Président du Conseil, sur la question des dis-

**arus.

Interprète des sentiments des familles des

disparus et des prisonniers, elle renouvelle le

vœu que les prisonniers de guerre allemands

internés en France, ne soient rendus à leur

pays que lorsque l'Allemagne aura fait la

preuve que tous les prisonniers de guerre,

français et alliés, ont été rendus à leur patrie

respective et qu'aucun d'eux ne se trouve,

60US quelque prétexte que ce soit, dans les

prisons et les forteresses allemandes.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le

Président, la nouvelle expression de nos sen-

timents de reconnaissance et de respectueux

dévouement.

Le Président du Congres National

des parents des disparus

et des piisonniers français :

VK-TOR LESPINE.

Le Président de la Fédération

nationale des parents des disparus

A4 des prisonniers de guerre :

D. MARBŒUF.

Les familles des prisonniers et les rapatriés

/ii auraient des communications à faire

concernant cette importante enquête, sont

priés de s'adresser au siège du Comité fran-

çais des réparations aux prisonniers de

guerre, '25, rue Roqùelaine, Toulouse.

Les crimes commis dans les camps alle-

mands devront être relatés avec sobriété et

•précision.

Il est indispensable d'indiquer les noms et

gTades des coupables, ceux des témoins, avec

le numéro de leur régiment.

Toutes les dépositions doivent porter les

nom et prénoms, l'âge, le numéro du régi-

ment, la désignation du camp et le domicile

lu plaignant.

du 11 Janvier .annonce que Lemberg a été dé-

livré par des troupes bolonaises, venant du

Nord. I.o général liomer est entré le 10 jan- i

vier dans cette vil 1

temande des renforts,

qui lui oa|t été envoyés au nombre d'un mil-

lier d'iïornmes. sens le commandement du.

sont

LES BOLCHKViSTES MENAÇANT

VARSOVIE

Londres, 14 janvier.

Le Times publie la dépêche suivante de Var-

sovie, en date du 12 :

La situation en Pologne devient désespérée.

L assistance Immédiate des Alliés est néces-

saire .pour empêcher le ipays d'être envahi

par les bolchovistes qui, au nombre de 20.000,

avancent par les trois lignes de chemins de

fer qui convergent vers Varsovie.

Ee gros des forces bolchevistes, bien équi-

pées et bien arméest es, à I.idnboronovitchi,

mais les avant-gardes sont seulement a 170

milles au nord est de Varsovie.

Les Polonais ont très peu de troupes, qui,

o ailleurs, sont assez mal équipées, pour en-

rayer l'invasion. Un message du maréchal

Foofo. télégraphié hier matin, a beaucoup re-

levé le moral, mais une assistance matérielle

est indispensable.

BOURSE OE PÂftlb

PETITES NOUVELLES

Du 14 janvier.

— On mande de Madrid qu'un conseil de

cabinet a (lxé au 22 janvier l'ouverture des

Chrtès.

g ia paix

LA RÉUNION D'AUJOURD'HUI

Paris, 15 janvier.

Aujourd'hui à 10 h. 30, aura lieu, au quai

d'Orsay, une nouvelle réunion des premiers

ministres et des ministres desaffaires étran-

gères des puissances alliées' ou associées en

vue de poursuivre l'examen de la procédure

de la Conférence,

col roel Junguéiïo, D'autres teaupes

concentrés à Braga et a Villéréal.

Leg démocrates préparent Un mouvement

contre la junte militaire de Porto, où la si-

tuatton est considérée comme sérieuse.

TROUBLES A LISBONNE

Lisbonne, j& janvier.

(Retardée en transmission.)

Le gouvernement communique aux jour-

naux la note suivante :

L'avaiu-deiniôre nuit, avant-hier matin et

hier, des événements graves se sont dérou-

las, à Lisbonne, à la suite d'un mouvement

dirigé par les démocrates et appuyé par des

agents bouéhevistès. Ce mouvement était

préparé depuis plusieurs jours pendant les-

quels avait été faite une actiive propagande

terroriste. Plusieurs personnalités ont reçu

des menaces de mort et ont été avisées que

leurs maisons seraient détruites.

Le gouvernement, averti que le mouve-

ment devait commencer hier, à 8 heures du

soir, a pris des mesures et a donné des or-

dres sévères dans tous les districts.

A 8 h. 20 du soir, un groupe de militaires

et de civils, dirigés par des officiers appar-;

tenant au parti démocrate, ont assailli le

château de Saint-Georges et la fusillade a

commencé.

Les émeutiers ont pénétré dans la salle

des gardes, blessé le colonel républicain

commandant le 33= bataillon d'infanterie et

le lieutenant-colonel Acevedo, qui, à la tête

de ses soldats, tentait d'arrêter les assail-

lants. Tout de suite, des forces d'infanterie

fidèles au gouvernement ouvrirent le 1 feu

contre les assaillants, 'lont quelques-uns fu-

rent blessés. Le mouvement prit fin par un

échec des rebelles.

Oh constata alors à l'Arsenal de la Marine

que l'équipage du destroyer Guidiana >-étr..t

mutiné ; des batteries se disposèrent à. le

prendre sous leur feu nour amener la sou-

mission des rebelles. Une partie des forces

fidèles au gouvernement est erdré.e en con-

tact avec des révoltés, à Villnnova da Reinha.

et les a obligés à reculer alors qu'ils étaient

en marche sur Lisbonne.

A Lisbonne, la -tranquillité est absolue.

Perpétuel 3 %, 62

6 %, u'j W ; 4 %, , :

nos hué, ces, 7a oo.

gafioi héSQ-

Paris, 15 janvier.

Une -première fraction de ta uéieyaimu des

ethnographes ' et économistes tohéco-slo va-

ques est arrivée à Paris. Elle est composée

d'une trentaine de délégués, dont M. Luhor

Niederle, savant ethnographe slave, et M.

Cerny, p-ublieiste, spécialiste dans les ques-

tions slaves.

Dans la délégation se trouve un représen-

tant des Serbes, de Lusace..

Par le même train spécial, est arrivé un

important détachement de blessés français

que le gouvernement tehéco-slovaque avait

fait recueillir en Pologne.

La seconde série de délégués, à la tète de

laquelle sera le président du conseil Kra-

marez, doit arriver vers le 18 janvier.

GRAVE EXPLOSION DE MUNITIONS

Ostende, 15 janvier.

Une violente explosion de munitions s'est

produite hier après-midi, dan s le 'voisinage du

phare détruit. Plusieurs maisons ont saut£

Trente personnes furent tuées ou blessées .

Parmi les blessées se trouvent cinq soldats ! Holland

britanniques.

Du 14 janvier,

amortissable 3 %, 72 t>5;

OJ. ; ik/j.3 uoei8.eS, m oo,

— Ville do Pans : ifiiï,

380 50; WÔ, m-, is;o, m-, ia«, s* 50; utaw,

B 50. — Midi, 890.

— Nord, 1.2.87. — Orléans, 1.081.-— Ouest, 710.

— Nord-Sud, 165. — Penaroya, 1.280. — Suez,

5.430. -- Pathé, 100. — Thompâou, 751. — Ita-

lien, 07 55. — Japon, 191», 82 50. — Portugal,

50 20. — Russes : 1.867, 4a 75 ; 1*0, m 75 ;

consolidés, 43 50 ; 1901, 43 40; 1601, 38 50 ;

11806, 57 ; 1909, 48 50; 191-4, 51. — Serbes, 1895,

6S. — Turc Unifié, 70 30. — Banque Ottoma-

ne, 540. — Lombardes, anciennes, 190; nou-

velles, 190. — Nord-Espagne, 382; 1'" série,

36i2; 2» série, 343; 3 série, Ml 50. — Pampe-

lono 355. — Barcelone, 362. — Asturies, V

série 365; 2» série, 341. — Portugal, V série,

963, — Saragosse, 286; 1 série. 332; Q» série,

320 — Caicères, 179. — Brnask ordinaire,

260. — Rio-Tinto, 1.760. — Soshovice 940. —

Naphte, 285. — Provodnik. 806e ? Onâtiaion-

Commentry 2.907. — Constructions Mécani-

ques 276. ' — Alais, 431. — Aciéries Marine,

1.400 — Creusot, 2.420. — Air Liquide, 391.

— Bergougnan, t..573. — Dynamite ordi-

naire, 80. — Usines Rhône ordinaire. 80 ;

privilégiées, 866. — Union Photographique,

220. Marché en Banque. — Brésil, 61,75. — Me-

xicain 5 %, 35,50. — Bakou, 1.350. — Balia,

400. — Caoutchouc, 273 — Capo-Copper, 96. —

Chai'tered, 30.50. — De Beers ordinaire, 447.—

Gold/fontein, 50,50. — Lena. 40,25. — l.idne*off,

296 — Malaca ordinaire. 136,50. — Maltzoff,

421. — Phosphates Tunisiens, 356. — Platine,

420. — Rand-Mines, 86. — Ray-Copper, 149. —

Robin son Gold. 27,25. — Sansy, 37. — Spasky,

48 _ Tanganlka, 156,50 — Tharsis, 144. —

Toula, .566. — Transvaal, 30,50. — Hotchlds,

350. — Kama grosse. 647. — Franco-Wyo-

miilig, 146. — Bône^Guelma, 540 ; obligations,

333. — Est Alsrérien. 565 : obligations, 388. —

Est 899 ; obligations. 353 ; nouvelles, 343 ;

2 » 3)9 75. — Lyon, 920 ; ob. nation -, m —

Méditerranée 5 °/„. 570 : , 3 %, \.\ : fusion,

324.50 ; nouvelles. 326,50 2 302. — Midi,

890 ; obligations, 341 ; nouvelles, 346,25 ;

2 ?.. 325,50. — Nord, 1.287 ; obligations, 31.50 ;

nouvelles, 333 ; 2 S, 305. — Orléans. 1.081 ;

obligations, 359 ; nouvelles. 37 ; 2 302,50. —

Ouest. 710 • obligations. 348 ; nouvelles, 345 ;

2 l, 316,50. — Ouest Algérien, 520 ; obigations,

337. — Sud-Français, 134,50 ; obigations, 313.

Changes. — Londres, 25.95 à 26. — Dane-

mark, 143 1 à 147 i. — Espagne, 109 à 111. -

229 l à 233i. — Italie, 84 à 86. — < a

Union Générale des Etudiants

On nous communique là moto suivante :

« L'Union Générale revient lo pulille toulousain,

et en partiel»:.1er les « poilus qu'elle demande lej

réWuetilons dans les théâtres et les cinémas, toiles

qu'oltes existaient ayant la guerre, c'est-à-dire à la

fois pour les étudiants et tes mittalres, Lee mutiles

et réforme»; de guerre srint naturetloanent conupris

ïwsrml les milltnlres.

« Ceci dit oionr éviter lo roltrnï de malentendus

f-aclieiix »

*-

LES SPORTS

EOOhBAiLJ* JÎ.UÛBÏ. — IXjmain Jeudi, SUT lo ter-

rain des PoutsJ'Uirnea.ux, doit se jouer le deuxiè-

me m&tdb d nitçby deivant dèsii«Jier le reipresentant

du Comité tlee liyTénéos da.ns la Coiupe des Acadé-

mies. Oe match mettra en présence les doux équipes

do la Violette Toulousaine fLyoée de Toulouse),

vainqueur jpoir forfait de l'Agri-Cllub Ondin et des

•Bleuets Toulousains fEcoile Normale île Toulouse}.

Couai d'enivoi à a Ji. 30.

m-9%

3aàlJéc, nuétnc adressé. _ Aristide Armcnc-aurt, au aa«

d'infanterie. * Toulouse, et Unraw •rSesaoi

pnofeeslon, iiou.lev.nrit 8t«ert)OUHr, 79. _ lUine 'PauT

sergent an V r.ouiaves, à «atihonav, et Claudia Trî'

tiosc. enrployée. W, rue •Oompans.'— Oéraud lonta

BOUe-offleiè* au *• d'infanterie, et Mario 'LaHomnMK'

san> profession, à. Saint-Martin-di],Touure depuis cinq ans, au moins, au rôle d'une des

aûatre contributions directes (art. 2 de la loi du

29 juillet 19131).

L'article premier de la loi du 29 juillet 1013 inter-

disant les inscriptions multiples, toute demande

d'inscription devra être accompagnée du certificat

ou de la demande de radiation de la liste du do-

mieile électoral antérieur. (En vertu de cet article,

réflecteur inscrit sur plusieurs listes électorales de-

vra faire choix d'un domicile électoral unique et

oourra être, mis en demeure, Jusqu'au 22 mars, der-

niir déai, d'opter pour son. maintien sur l'une seu-

lement de ces listes.)

Afim d'épargner aux électeurs des déplacements

inutiles, il a été adressé, par les soins de la mai-

rie un avis d'inscription à tous ceux dont les noms

figurent actuellement sur les listes.

Tout électeur qui n'aura pas reçu cet avis pourra

se considérer comme non inscrit, et devra, par con-

séquent, réclamer son inscription, après toutefois

s'être assun'é à la mairie qu'il n'a été réellement

expédié aucun avis à son nom, avis qui aurait pu

s'égarer au lieu de parvenir au destinataire.

Aratant dans leur propre intérêt que dans celui de

la régularité des listes, les électeurs qui sont l'objet

d'une double inscription, et ceux dont rinscrliption

est erronnée en ce qui touclie, soit l'ortliogTaplie du

nom soit les prénoms, l'âge. Ja profession ou le do-

micile, sont invités à se présenter, pendant la pé-

riode dé 20"jours sus-indiquée, au bureau des élec-

tions, au Oapitole, où les rectifications réclamées

seront opérées sans autre formalité.

S ET CONVOCÂTIi

CADET/S TQUIXHJSAINS. — Réunion demlin

jeudi 10 janvier, Grande-Allée, à i h. 15 de l'aprts.

midi. Départ à 1 ù. ao. On n'attendra pas les

tardataircs. — Excursion au bois de Montaudran.

Décoration de trois Cadets.

LA •< TOULOIUJSA.INE » (Coopérative régionale). —

Des adbérents de. la « Coopérative Toulousaine (an-

cienne société) et les actionnaires de la , (société actuelle) ayant effectué des

acliiats avant le 5 mai 19>IIS, sont instamment pries

de passer au siège, .rue Baour-Lormian, 3, tous les

jours, sauf le dimanche, de 2 h. 30 à 7 h. 30 du

soiir, pour le règlement de comptes de l'ancienne

société. Tontes les actions souscrites avant le 14 oc-

tobre 1018 seront délivrées aux mêmes heures.

UNION DtEIS COMITÉS DES RÉFUGIÉS FRAN-

ÇAIS. — Les présidents et les bureaux des Comités

des réfugiés français «e réuniront, dimanche 19

janvier, à la Permanence, 17, rue de Rémusat a

9 h. 30 précises, pour la vérification mensuelle dos

comptes et prendre connaissance des circulaires re-

latives au transport gratuit des bagages accompa-

gnés et du petit mobilier en petite vitesse. Tous les

rélugdés y sont admis.

ORPHEDINAT DES CHEMŒN'S DE FER FRAN-

ÇAIS. — Assemblée générale jeudi 16 courant, à

8 ii. 80 du soir, dans la salle de la justice de paix

(laneienne Faculté des lettres), nue de Rémusat.

matin, après la mort de son ami Paul Georges, al-

lées Laifayette, 26, et qui, dans une lettre avait ma-

nifesté l'intention de se suicider, a été trouvée ce

matin, à 11 heures, errant sur la voie publique et

malade. Conduite à l'Hôtel-Dieu, elle a été admise

dans cet ôtaMissemeint, salle Saint-Joseph.

UN CAMBRIOLAGE. — Au cours de la nuit der-

nière, des malfaiteurs se sont introduits, par effrac-

tion, dans les bureaux de la Société des transports

économiques, rue des Moutons, u, où une somme

assez importante a été soustraite. Une enquête est

ouverte au i' arrondissement.

Les Aspirants d'artillerie

C'est avec le plus vif plaisir que nous enregis-

trons la promotion au grade d'aspirant d'artillerie

de 1'éJève-aspirant MarceaJDcnis-Eugèno Rascol. du

\,ni régiment d'artillerie, affecté au 117*.

Le nouvel aspirant est le fils de M. Rascol, lo

dévoué caissier de l'Express. Au .père et au fils, tou.

tes nos félicitations.

GARE MATABIAU

La giare Matabiau (P.V.) acceptera le mer-

credi 15 janvier les expéditions désignées

ci-après :

Marchandises admises aux conditions de

l'affiche G.V. et 1" catégorie :

MidA .vu EOWvlP à. 2Ï..151

P.-O ii.iia à utiTS

A partir du 16 janvier, acceptation, dès

présentation, des marchandises admises aux

conditions de l'affiche G.V. et 1" catégorie.

1 1—m-® 1———.—

Monsieur Emile FOURNIE

Sergent au Mf d'Infanterie

Décoré de la Croix de guerre

tombé au champ, d'honneur le 27 septembre

1918, devant Saint-Souplet (Marne),, à l'âge de

#2 ans, leur 111s, petu-fils, ttére, aiicle neveu

et cousin. '

Et vous (prient do leur faire l'îionneur d'as-

sister au service religieux qui sera célébré à

sa mémoire, le vendredi 17 janvier, à 9 h *, en

l'Insigne basiliq.ee Samt-idnin.

En raison des circonstances, le présent avis

tiendra Heu de faire-part.

Madame Paul THOUÉRY, née BJJ^IETRJX ;

Monsieur Pierre THOUERY, juge au Tribu,

nal de commerce ; Madame Pierre THOUÉ-

RY, née LAiCAZE ; Madame veuve SAINT-

PË et ses enfants ; Messieurs Théodore eil

Baptiste BENETRIX eit leur famille à Plai-

sanee-du-Gers ; Monsieur CONTRAIRE, pro-

fesseur à Sidi-hel-Aibbès (Algérie) • Madame

CONTRAIRE, née BENETRIX, et leurs en-

fants ; les familles de BOUSSAC. de PUY-

MORIN et RAYMONOIS, ont la douleur de

vous faire .part de la perte cruelle qu'ils

viennent d'éprouver on la personne de

Monsieur Paul Bernard THOUÉRY

Ancien membre de ta Société de Bvussàc & C

leur époux, frère, beau-frère, oncle, collabo-

rateur ed ami, décédé à Toulouse le 14 jan-

vier dans sa 67e année, muni des sa-

crements de l'Eglise, et vous prient de vou-

loir bien assister à ses obsèques, qui auront

lieu à Toulouse, le jeudi 16 janvier 10119, à

8 heures du matin, sur la paroisse Saint-

Etienne.

On se réunira à la maison mortuaire, allée

Alphonse-Peyrat, n» 46.

Il ne sera pas fait d'autre invitation.

Pompas Funèbres Uénérales. 7, r. L-ilayeue. T. 10-3»

Remerciements et Avis àe NeuvaiH8

Los familles PANCHAUD. TOULZA, CAU et

COURTAGE remercient sincèrement les per-

sonnes qui leur ont témoigné leur sympaîtbie

à l'occasion du décès de

Monsieur Louis PANOHAUD

Entrepreneur de peinturé

et les prient de vouloir bien leur faire l'hor*

nour d'assister à la messe de neuvaine qui

sera célébrée pour le repos de son âme, lé

jeudi 16 janvier, à 10 heures du matin à

l'Oratoire de Nazareth, rue Philippe-Féra'l.

Il ne sera pas fait d'autre invitation.

mmÊmm

LE MAUVAIS TEMPS

LA NEICE

Plornc 15 janvier.

\JI neige est tombée en teflo abondante

la couche atteint, dans certains cols -le ta

commune de Meyrueis, l m. 80 d'épaisseiw.

Les courriers ne fonctionnent plus.

LA CRUE DE LA SEINE

Paris, 1)5 janvier,

La coie. qui était de 5 mètres hier, au pont

de la Tournoi le, est. déjà à 4 m. !IH ce matin.

On i>ix>voit rix : la bouteille. B Ir. 60.

Vente en ut os \ l'H ARM ACIE DÉLIEUX

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LES ARTHRITIQUES

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