Entreprendre Mars 08 - BECI

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Entreprendre Mars 08 - BECI

Magazine de Beci

Brussels Enterprises Commerce & Industry

TOURISME & CONGRÈS

Le salon des pros

du congrès, clap 3e !

MARKETING

& VENTE

Bruxelles,

à la conquête

du chaland

Mars 2008 • n° 3

Karel Lowette,

nouveau président du Comité Voka

de Bruxelles

« Bruxelles est une

opportunité unique »


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edito

La mobilité, encore et encore…

Le thème de la mobilité est devenu récurrent. Il est la

préoccupation majeure et transversale de la plupart

des débats ou des dossiers actuels, qu’il s’agisse de

l’attractivité internationale de Bruxelles (Plan de développement

international et schéma

directeur du quartier européen), de

la coopération interrégionale en matière

de politique de l’emploi (dont

le Plan pour l’emploi des jeunes), de

l’élaboration du Plan Climat bruxellois

2020, de la prévention des pics de

pollution, de l’affectation du refi nancement

de Bruxelles (c’est l’une des

rares concessions du « Groupe des

Sages » aux demandes unanimes du

gouvernement bruxellois en matière

de réformes institutionnelles).

Le thème « mobilise » le législateur

(préparation d’ordonnances sur le

Plan des déplacements d’entreprises,

sur la création de l’agence régionale

des stationnements) et les institutions consultatives régionales

(Commission régionale de la mobilité, Conseil

économique et social, Commission régionale de développement).

Beci lui consacre ses éditoriaux, et une bonne partie de

sa force de persuasion dans d’interminables débats opposant

milieux économiques (pour lesquels la mobilité

est vitale), les milieux politiques (qui craignent que l’excès

de mobilité favorise l’exode de la population bruxelloise)

et les associations environnementales (qui veulent

le moins de mobilité possible). Le problème est que l’on

en parle trop, et souvent de façon peu pertinente. L’on oppose

fl uidité et sécurité (« la congestion est moins dangereuse

que la vitesse… »), accessibilité et convivialité (les

voiries rétrécies favorisent la vie locale – tant pis pour les

entreprises… locales), effi cacité et rentabilité (le tram est

préféré au métro, parce qu’il est moins cher, même s’il est

moins effi cace). On jette le manche avant la cognée : il

est plus rapide d’entraver le trafi c que de développer des

transports en commun alternatifs performants.

Et pourtant, la mobilité est ressentie par les milieux économiques

des trois régions comme une priorité absolue

et constitue pour ceux-ci, une préoccupation permanente.

L’offi ce statistique de la région fl amande a évalué la perte

Et pourtant, la mobilité

est ressentie par

les milieux économiques

des trois régions comme

une priorité absolue

et constitue

pour ceux-ci,

une préoccupation

permanente

de temps infl igée aux employés et aux entreprises par les

embouteillages à quelque 6 millions d’heures par an, ce

qui représente un coût de l’ordre de 250 millions d’euros.

La fl uidité des déplacements des personnes et des biens

est devenue un réel défi stratégique

dans un espace économique qui s’ap-

parente davantage à un « patchwork

institutionnel », traversé par les limites

administratives de dix-neuf communes,

trois régions, deux provinces

et un arrondissement administratif.

Sans compter l’Etat fédéral, interlocuteur

incontournable pour tout ce

qui dépasse le cadre des régions.

Les solutions de mobilité existent

cependant, et beaucoup d’entre elles

exigent une large coopération de

l’ensemble des autorités et opérateurs

de transports concernés. Elles

requièrent une volonté politique

réelle et réaliste, de la créativité, et

surtout, des budgets importants. Les enjeux valent bien

que le bénéfi ce de l’urgence leur soit réservé.

La mobilité constitue pour Beci une priorité absolue de

son programme d’actions. Elle y consacrera l’essentiel

de son message politique à l’occasion de son assemblée

annuelle, qui se tiendra le 16 avril. Nous vous donnons

rendez-vous, pour qu’ensemble, nous confortions l’avenir

de Bruxelles.

Yvan Huyghebaert,

Président de Beci -

Chambre de Commerce

de Bruxelles

Emmanuel van Innis,

Président de Beci -

Union des Entreprises

de Bruxelles

3

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


4

sommaire MARS 08

Partenaires structurels de Beci

BRUSSELS ENTERPRISES COMMERCE

& INDUSTRY

3 Edito

6 Enjeux

• Karel Lowette, nouveau président du Comité

Voka de Bruxelles

• Bonnes et mauvais nouvelles pour Bruxelles

• Comment mettre les jeunes bruxellois au

travail ?

18 Espace membres

26 Centre pour entreprises en diffi culté

Obtenez l’aide gratuite d’un avocat !

28 Emploi

Les Brussels Job Days s’exportent dans le

Brabant fl amand

30 Séminaire

Le droit des intermédiaires commerciaux en 20

questions

31 Europe

Entrepreneurs, votre réussite passe par

l’Europe !

32 International

33 L’album

65 Bloc-Notes

66 Demandes d’admission - Index publicitaire

L’ENTREPRISE AU QUOTIDIEN

35 Repères

36 L’invité

Luc Willame, Président de la SDRB

40 Boîte à outils

43 BizzBox News

66 Petites annonces

DOSSIER

Marketing & Vente

45 Pourquoi le commerce équitable décolle

49 Se faire remarquer via le web

51 5 pistes pour développer son chiffre d’affaires

52 Bruxelles, à la conquête du chaland

DOSSIER

Tourisme & Congrès

55 Le salon des pros des congrès, clap 3e !

62 Ces étoiles ne pâlissent pas

63 Loger chez l’habitant : la nouvelle tendance ?

Entreprendre est le mensuel de Beci

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Editeur responsable

Olivier Willocx ow@beci.be

Rédaction

Responsable : Karima Amrous

directrice de la Communication ka@beci.be

Secrétaire de rédaction :

Stéphanie Brisson sb@beci.be

Collaborateurs : Guy Bernard • Jean Blavier •

Thandiwé Cattier • Vincent Delannoy • Arnaud

Dellicour • Olivier Duquesne • Nicole Evans •

Olivier Kahn • Aurore Lester-Smith • Jacqueline

Remits • Luc Rivet • Myriam Schellens • Harold

Schuiten

Production & Abonnements

Administration: Didier Amandt da@beci.be

Design : Megalunatriumviraat

Graphisme – Impression: DB Print

Traduction: BLS – Production

Photo de couverture : Paul Coerten – Visual News

ISSN 0770 - 2264

Tous droits réservés – Reproductions interdites sans autorisation

écrite de l’éditeur

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Infos : da@beci.be • t 02 643 78 34

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6

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

enjeux

KAREL LOWETTE,

NOUVEAU PRÉSIDENT DU COMITÉ VOKA DE BRUXELLES

« Bruxelles est une opportunité

unique »

Karel Lowette, le nouveau président du Comité Voka (réseau fl amand d’entreprises) de

Bruxelles est membre du Comité exécutif de Beci. Dans son discours d’investiture, l’architecte,

le citoyen actif et le président de l’AB qu’est Karel Lowette s’est largement inspiré de

la problématique de Bruxelles qu’il qualifi e de ville active et agréable à vivre, et même de

ville phare.

Karel Lowette entend mettre essentiellement l’accent

sur la réputation de Bruxelles. Pour lui, il faut cesser

de dépeindre Bruxelles comme un problème : cette

ville doit, au contraire, être vue comme une opportunité unique

qui ne manque pas d’atouts : capitale européenne, capitale

de la Flandre, quartier général de l’OTAN, siège de nombreuses

multinationales. Bruxelles est aussi le port d’attache

de plus de 100 nationalités riches, chacune, de sa langue et

de sa culture.

Avec le Comité Voka de Bruxelles, il entend démontrer que

la valeur de la ‘marque Bruxelles’ est reconnue dans le monde

économique. Ni la Belgique, ni la Wallonie, ni la Flandre

n’égalent la marque Bruxelles dans ce domaine. D’où le slogan

de sa présidence : « Brussels is not a problem, Brussels is

a unique opportunity ».

Avec le Comité Voka de Bruxelles, Karel Lowette désire aussi

contribuer à balayer les nombreux malentendus et préjugés

concernant Bruxelles, surtout du côté fl amand. Bruxelles

n’est pas une ville dangereuse et il fait bon y habiter : il sait

de quoi il parle. Les Flamands ne sont plus une minorité opprimée

à Bruxelles et il souhaiterait que les quelques 250 000

Flamands qui viennent y travailler tous les jours profi tent de

cette ville, de leur capitale, de son offre et de sa diversité d’activités

culturelles.

Voir les problèmes mais aussi les solutions

Karel Lowette refuse toutefois de fermer les yeux sur les

problèmes que rencontrent presque quotidiennement tous

les chefs d’entreprise qui travaillent à Bruxelles : un chômage

élevé malgré des offres d’emploi diffi ciles à pourvoir,

des embarras de circulation exaspérants, des tracasseries

administratives, des charges fi scales écrasantes…

D’où l’accent mis sur une plus grande effi cacité de la gestion

de Bruxelles et de ses environs, par une modifi cation

du modèle de gestion de Bruxelles, une redistribution des

compétences entre communes et Région, l’intensifi cation

Pour Karel Lowette, il faut trouver un nouveau symbole de Bruxelles

© Peter Schoemans


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8

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

enjeux

de la collaboration entre Bruxelles et

les autres Régions dans l’approche des

grands dossiers socio-économiques

qui concernent à la fois Bruxelles et sa

périphérie, des investissements accrus

dans la fonction internationale et une

place visible réservée aux communautés

à Bruxelles.

Le monde économique confi rme chaque

jour qu’à Bruxelles, la collaboration

entre communautés est possible.

Le Comité Voka de Bruxelles continuera

à agir pour que cette collaboration se

traduise aussi au niveau politique.

Karel Lowette se déclare opposé à un

élargissement de Bruxelles. Non seulement

une telle opération saperait les

fondements de la Belgique fédérale et

la division en régions linguistiques,

mais elle ne répond absolument pas au

besoin de collaboration poussée entre

les Régions pour l’ensemble du bassin

économique formé par Bruxelles et sa

périphérie au sens large.

Avec le Comité Voka de Bruxelles, le

nouveau président souhaite également

mettre l’accent sur le facteur culturel à

Bruxelles. Il estime que la culture renferme

un énorme potentiel pour la promotion

d’une ville. Ce président de l’AB

(Ancienne Belgique) se trouve au cœur

de la problématique de la production

culturelle, avec ses diffi cultés et ses

atouts, et il l’affi rme clairement : « la

culture est un atout ».

Un nouveau symbole de

Bruxelles

Et quand on parle de culture, l’architecte

refait surface. Il sait très bien à quel

point des éléments visuels forts peuvent

déterminer l’image d’une ville et

son rayonnement culturel.

Cela motive le nouveau président à

lancer une initiative. Il constate que

l’Atomium a été érigé à Bruxelles voici

plus de 50 ans. Son image identifi e

Bruxelles dans le monde entier.

Il estime qu’il est grand temps que l’on

s’occupe enfi n de défi nir un nouveau

symbole pour Bruxelles. Il pense à cet

égard à une espèce de porte d’entrée internationale

de Bruxelles, à un temple

multiculturel au niveau européen, où

les initiatives de toutes les communautés

européennes présentes à Bruxelles

trouveraient leur place. Ce nouveau

symbole se réaliserait en trois étapes.

La première étape est le Plan de développement

international lancé par

Charles Picqué : Karel Lowette y voit

une occasion de créer un nouveau

symbole de Bruxelles et il demande au

Ministre-président du gouvernement

bruxellois de reprendre l’idée. Le PDI

avance dix zones qui peuvent faire offi

ce de leviers. Le terrain de la gare de

triage de Schaerbeek-Formation en

est un. Un projet de plan directeur urbanistique

a été lancé, qui prévoit un

stade multifonctionnel, un centre commercial,

des bureaux, des logements et

une infrastructure culturelle. Avec ce

nouveau stade, Bruxelles espère obtenir

le match d’ouverture de la coupe du

monde de football 2018. Pourquoi ne

pas prévoir une place pour un nouveau

symbole de Bruxelles dans ce dévelop-

pement urbanistique de grande envergure

?

La deuxième étape importante est l’organisation

d’un concours international

d’architecture. Enfi n, la troisième étape

est le fi nancement de ce projet sous la

forme de soutien, de subsides ou de

mécénat. Bref, la préparation d’un partenariat

public-privé

L’union fait la force !

Karel Lowette plaide pour une collaboration

entre les entreprises fl amandes,

wallonnes et bruxelloises. Il

défend aussi l’idée de faire ensemble

de Bruxelles, capitale de l’Europe, une

capitale économique et culturelle sur

l’échiquier mondial. Convaincu du potentiel

économique de Bruxelles en

tant qu’enseigne internationale, il invite

la Flandre et la Wallonie à se mettre

à l’ouvrage. Cela vaut aussi pour le plan

ambitieux de création de 500 000 emplois

lancé en 2007 par le président du

Voka, Urbain Vandeurzen, en concertation

avec les entreprises de Bruxelles et

de Wallonie.

De manière plus générale, Karel Lowette

souhaite, avec le Comité Voka de

Bruxelles, contribuer à la restauration

de la confi ance entre Bruxelles, la Flandre

et la Wallonie. ●

Frans De Keyser

Conseiller général Beci

fdk@beci.be

Qu’est-ce que le Comité Voka de Bruxelles ?

L’existence du Comité VOKA de Bruxelles est étroitement liée à la création de l’Union

des entreprises de Bruxelles en 1973. Le document fondateur, signé par des représentants

du VEV (désormais VOKA) et l’UWE, précisait que les deux organisations régionales

ne seraient pas actives à Bruxelles en tant qu’organisations patronales. Les

contacts avec les pouvoirs publics régionaux et la représentation des entreprises à

tous les niveaux à Bruxelles relevaient exclusivement de l’UEB. Le premier point évoqué

par Karel Lowette dans son discours d’investiture était précisément que le Comité

Voka de Bruxelles n’est pas une organisation patronale. Et il en a toujours été ainsi.

Dans le même protocole de constitution, il était également convenu que le VEV créerait

un Comité à Bruxelles pour garantir un lieu de contact pour les chefs d’entreprises

néerlandophones. Les dîners d’affaires et les réceptions de Nouvel An très courus en

sont le fruit, mais aussi toute une série de prises de position et de documents à propos

de Bruxelles. Le Comité Voka de Bruxelles a également servi de forum et a vu émettre

les avis les plus divergents sur l’avenir de Bruxelles et les relations avec la Flandre.

Ce n’est pas la première fois qu’un administrateur de l’UEB (maintenant Beci-UEB)

occupe, en la personne de Karel Lowette, la présidence du Comité Voka de Bruxelles.

Cinq autres administrateurs de l’UEB l’y ont en effet déjà précédé.


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10

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

Benchmark international

FEUILLE DE ROUTE 2018

Bonnes et mauvaises nouvelles

pour Bruxelles

Beci, Voka, l’UWE et la FEB travaillent à l’élaboration de leur « Business Route 2018, for

Metropolitan Brussels » pour le développement socio-économique de Bruxelles et de la

périphérie. Afi n de parvenir à une vision étayée, les organisations ont fait appel au spécialiste

de la comparaison urbaine internationale : BAK Basel Economics. Pour la première fois,

une évaluation statistique de l’ensemble du bassin économique de Bruxelles, qui englobe la

Région bruxelloise, l’arrondissement de Halle-Vilvorde et le Brabant wallon, a été réalisée.

BAK compare cette région étendue

avec 14 autres régions urbaines

européennes. Bruxelles

et sa périphérie y défendent

une assez bonne position. Pourtant,

certains secteurs présentent un une

croissance et une performance beaucoup

moins importantes. Dans cette

première partie de l’analyse, nous

brossons un tableau de la « Brussels

Metropolitan Region » (BMR). La

prochaine édition sera, quant à elle,

consacrée à la comparaison internationale

de secteurs et de branches

d’activité clés.

Points forts, points faibles

Comment les villes s’en sortent-elles en

tant que plaques tournantes dans un

réseau économique mondial ? Quels

facteurs constituent les clés de leurs

succès ou insuccès ? Comment infl uencer

ces facteurs ? Afi n de garantir leur

développement, il est essentiel pour les

villes de comprendre quels sont leurs

points forts et leurs points faibles, sans

quoi il leur sera diffi cile d’intervenir

ou de développer une vision solide. En

même temps, il est important d’aussi

impliquer la périphérie : plus de la moitié

des travailleurs bruxellois viennent

➙ Comment lire ? L’axe horizontal montre la part du secteur dans le PIB nominal, et plus

on se déplace vers la droite, plus la part du secteur dans l’économie est importante. L’axe

vertical représente les taux de croissance du secteur dans la valeur ajoutée. La taille de la

« bulle » indique fi nalement la part du secteur dans la croissance totale.

de l’extérieur de la ville, et le centre et

la périphérie sont étroitement enchevêtrés

au plan économique. BAK Basel

Economics a analysé la dynamique

métropolitaine bruxelloise interne et

l’a comparée à la moyenne Métro (40

régions urbaines issues de la banque

de données de BAK). L’évolution des

5 secteurs moteurs (driver sectors) et

des 10 branches d’activité clés (key industries)

a ensuite été analysée au sein

de la BMR (« Brussels Metropolitan Region

» ) et comparée à 14 autres régions

urbaines.

1 L’économie métropolitaine

bruxelloise

On remarque immédiatement qu’entre

1980 et 2006, la BMR enregistre

d’excellents résultats en ce qui concerne

la croissance du PIB et la valeur

ajoutée. A l’exception du Luxembourg,

la BMR est la région qui possède le

PIB le plus élevé par habitant en 2006.

La création d’emplois se porte, en revanche,

beaucoup moins bien : d’après

BAK, la BMR a connu une croissance

économique qui résulte essentiellement

d’une hausse de la productivité,

sans la mise au travail d’une maind’œuvre

supplémentaire. L’emploi

dans la région n’a toujours pas dépassé

le niveau de 1980, contrairement à la

périphérie, qui a connu une meilleure

dynamique.

La comparaison avec les 14 autres régions

urbaines montre clairement que

la BMR est le leader absolu en matière

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12

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

Benchmark international

Classifi cation BAK

BAK classe l’économie selon un

groupement de secteurs ci-dessous:

● Secteur urbain: commerces, hôtels

et restaurants, services personnels,

immobilier, transport,

services fi nanciers et aux entreprises,...

● Ancienne économie: industrie

pharmaceutique et chimique,

matériaux de transport, engineering

médical, industrie de

l’automobile,...

● Nouvelle économie: technologies

de l’information, télécommunications,

micro-électronique,...

● Secteur traditionnel: production

de marchandises intermédiaires

ou de consommation, bâtiment,...

● Secteur politique: administration

publique, soins de santé,

entreprises de l’électricité et de

l’eau, enseignement,...

2 Cinq secteurs moteurs

Il n’est pas surprenant que la BMR

possède un secteur urbain et politique

fortement développé (respectivement

58% et 22,2% du PIB nominal

entre 2000 et 2006 – voir tableau). La

sous-représentation des secteurs « ancienne

économie » et « économie traditionnelle

» n’est pas non plus étonnante

(3,4% et 7,9% en 2006) : celle-ci

découle notamment de la fonction de

capitale de la Région ainsi que d’une

forte concentration du secteur tertiaire.

Ces dernières années, le secteur

urbain représente toutefois encore

une part de 46% de la croissance du

PIB total au sein de la BMR et même

de 54% de l’emploi.

BAK affi rme que ce secteur enregistre

de meilleurs résultats dans des villes

comparables et que cela démontre

qu’il existe encore à Bruxelles un

énorme potentiel inexploité.

La plus forte croissance est à noter au

niveau de la nouvelle économie. Par

rapport à la moyenne européenne, celle-ci

connaissait encore un retard en

1980, mais elle l’a entretemps converti

en avance. Alors qu’en 1980, le secteur

ne représentait que 4% du PIB nominal

(contre 6,4% pour la moyenne des

régions européennes), cette part s’élève

à 8,1% en 2006 (contre 7,6% pour la

moyenne Métro). Cette augmentation

ne se produit toutefois pas au niveau

de l’emploi, qui ne suit pas le rythme

de la croissance. Les augmentations

de productivité dans ce secteur sont

encore supérieures au sein de la BMR

par rapport au reste de l’Europe et elles

ont été réalisées sans main-d’œuvre

supplémentaire.

La performance du secteur traditionnel

est à l’opposé de l’ancienne économie,

qui a enregistré un recul considérable

au niveau de la contribution à

l’économie et à la croissance. Le secteur

traditionnel est très réduit à Bruxelles

et connaît un taux de croissance et

une part dans la croissance totale tout

aussi faibles. Dans l’ensemble de l’Europe,

ce secteur passe par un changement

structurel, impliquant des taux

de croissance négatifs. Il s’agit d’un

secteur peu innovant à forte intensité

de main-d’œuvre. La si petite taille de

ce secteur à Bruxelles ne constitue dès

lors pas vraiment un inconvénient. Il

est en outre en train de s’améliorer,

puisqu’il enregistre, ces dernières années,

des taux de croissance positifs.

D’après BAK, l’ancienne économie est

un créneau fructueux pour la BMR,

mais ce n’est pas un moteur important.

C’est également le cas dans la plupart

des autres métropoles européennes.

Le secteur politique joue un rôle important

dans toutes les régions urbaines

du benchmark, mais il a traditionnellement

un taux de croissance

inférieur à l’ensemble de l’économie,

puisqu’il implique une très forte intensité

de main-d’œuvre. Au sein de la

BMR, le secteur représente 1/6ème de

la croissance totale. Depuis 2000, il a

connu une plus forte croissance, mais

a occupé une part plus petite de l’économie.

3 Situation de la BMR

La BMR en tant que pivot pour des

services à forte valeur ajoutée, tels

que les secteurs fi nanciers et commerciaux,

est confrontée à une demande

élevée de travailleurs qualifi és, et le

niveau des travailleurs y est dès lors

très élevé. Le nombre de travailleurs titulaires

d’un diplôme d’enseignement

supérieur est même le plus élevé de

l’ensemble du benchmark. Par contre,

le nombre des personnes qui ne disposent

même pas d’un diplôme d’enseignement

secondaire fait aussi partie

des plus élevés. D’après les auteurs,

ceci contribue très probablement aussi

aux diffi cultés qu’éprouve la région

à créer de l’emploi, puisque le nombre

➙ La MEAV est la moyenne Métro des 40 régions urbaines européennes, donc pas

seulement des régions performantes dans le benchmark.


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14

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

Benchmark international

de personnes « moyennement qualifi

ées » est relativement faible.

La plupart des navetteurs bruxellois

accueilleront probablement la nouvelle

avec incrédulité, mais la région

urbaine bruxelloise est l’une des plus

accessibles au niveau continental et

intercontinental, grâce à son dense réseau

routier et ferroviaire et à la proximité

d’un aéroport de taille moyenne.

La BMR n’est pas non plus la région

la plus innovante, le budget que la région

consacre au secteur R&D se situe

en queue de peloton, ce qui n’est pas

véritablement un inconvénient dans

le cadre de la prédominance d’un secteur

urbain – on ne s’attend dès lors

pas à un impact énorme de la production

hautement technologique dans le

cadre de l’économie bruxelloise. Le faible

nombre de brevets dans la région

est encore un indicateur du manque

de moyens investis dans le secteur

R&D. Ceci se refl ète également dans

l’intensité de la recherche réalisée

auprès des universités, qui est plutôt

réduite par rapport à d’autres régions

urbaines européennes. Néanmoins,

celles-ci ont fourni pas mal de travailleurs

qualifi és, ce qui est, d’après

BAK, l’une des principales explications

à l’impressionnante performance économique

de la BMR.

En ce qui concerne la pression fi scale

sur les entreprises, Bruxelles s’en tire

très honorablement et se positionne

dans la moyenne européenne. Mais

en ce qui concerne cette même pression

fi scale exercée sur le personnel

hautement qualifi é, la situation est

moins souriante.

La BMR est le leader absolu en la matière,

ce que ne lui enviera aucune

région urbaine concurrente. Ceci permet

également d’expliquer pourquoi

la création d’emplois est si faible et la

productivité si élevée dans la BMR. ●

Tom Smeets

Conseiller

Centre de

connaissances

Beci

ts@beci.be

La BMR dans le benchmark

Voici d’ores et déjà une première comparaison de la BMR (Brussels Metropolitan

Region) par rapport aux 14 autres régions du benchmark, que la prochaine édition

d’Entreprendre abordera plus en détail.

Quelques constatations importantes :

● La BMR fait la course en tête en ce qui concerne le PIB par habitant, la productivité,

la nouvelle économie, l’accessibilité, la main-d’œuvre qualifi ée dans l’économie

et le niveau des charges salariales. Ces dernières empêchent une création

d’emplois plus dynamique et une hausse des salaires.

● La croissance continue de notre économie peut être attribuée au premier chef

à sa structure favorable et à ses augmentations de productivité, mais beaucoup

moins à la création d’emplois. A cet égard, la BMR enregistre un certain retard

par rapport aux autres régions.

● La raison du manque de création d’emplois ne réside pas dans la réserve de travail

disponible : beaucoup de personnes sont au chômage et ne possèdent même

pas un diplôme d’enseignement secondaire.

● Les premiers de la classe, au niveau sectoriel, sont les services fi nanciers et les

télécommunications. La BMR parvient même à conserver les centres fi nanciers

traditionnels. Bien que ces secteurs ne soutiennent pas complètement l’économie,

ils lui ont donné d’importantes impulsions.

● Les services commerciaux enregistrent des résultats beaucoup moins bons par

rapport aux régions du benchmark. Le transport, le commerce, le tourisme et les

loisirs sont des secteurs qui se portent mieux dans la plupart des autres régions

urbaines. Bruxelles regorge pourtant de possibilités, en particulier en raison de

sa notoriété.

● L’attrait de la région et la qualité de vie sont problématiques, ce qui entraîne une

position défavorable pour la BMR dans la War for Talent.

Bruxelles et la périphérie tiennent bon à la lumière de la concurrence européenne. La

région est riche, mais cette richesse ne profi te toutefois pas à l’ensemble des Bruxellois.

Elle connaît, en comparaison aussi, un haut taux de chômage et une part élevée

de travailleurs non qualifi és sur le marché du travail. Par contre, la région semble

armée pour l’avenir, vu le fort développement de la nouvelle économie et le nombre

élevé de personnes hautement qualifi ées, mais elle est de nouveau menacée par la

forte pression exercée sur les salaires et la mobilité élevée de ces travailleurs. BAK

en arrive régulièrement à la conclusion qu’il existe encore à Bruxelles un énorme

potentiel inexploité et que les secteurs qui stagnent sont parfois capables de faire

de grands pas en avant, moyennant une stimulation adéquate.


Vous

ne savez plus

où donner de

la tête ?

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et de comptabilité destinée aux PME.

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16

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

enjeux

EMPLOI

Comment mettre les jeunes

bruxellois au travail ?

Le paradoxe de l’emploi à Bruxelles se manifeste au niveau des jeunes chercheurs d’emploi.

Avec un taux de chômage des jeunes de 35,3 %, Bruxelles affi che un des dix taux les

plus importants de toute l’Europe. Tandis que la région à côté, le Brabant fl amand, est,

avec ses 5 %, la région la moins touchée en Europe en matière de chômage des jeunes.

Pourtant, les chiffres montrent

un renversement de la tendance

: en matière des jeunes,

la Région bruxelloise comptait 15.205

demandeurs d’emploi âgés de moins

de 25 ans en janvier 2008. Comparé au

nombre de janvier 2006 (17.087) ceci

représente une diminution de 12 % en

2 ans. La catégorie des «25 à 30 ans»

a aussi diminué ces deux dernières

années, mais dans une moindre mesure

(de 17.907 à 16.739). Le chômage

à Bruxelles garde malheureusement

son caractère «massif»: au total, la Région

de Bruxelles-Capitale comptait

93.845 demandeurs d’emploi inoccupés

à la fi n janvier 2008, soit 832 de

moins qu’à la fi n du mois de décembre

2007. Le taux de chômage

à Bruxelles s’élève actuellement à

20,4 %.

La diminution ne résulte pas uniquement

de l’effet positif de la reprise

économique mais également

la fi n d’une période de réorganisation

en profondeur de l’organisation

interne des entreprises. Apparemment,

«on réengage après le

nettoyage».

Un Plan bien pensé

Tenant compte des statistiques et

des tendances, le ministre Cerexhe

vient à l’heure avec un Plan pour

l’Emploi des jeunes. Ce plan été

approuvé par le CBCES, la Commission

bruxelloise de concertation

économique et sociale, qui

regroupe les 5 membres du gouvernement

bruxellois ainsi que

5 représentants des entreprises et 5

représentants des organisations syndicales.

Le texte a été bien pensé et bien préparé.

Le plan occupe aussi le juste milieu

entre des améliorations apportées à

des mesures qui sont déjà en vigueur,

et des nouveautés ou des adaptations

nécessaires à l’outil en place. Il compte

26 mesures réparties sous 5 axes, qui

reprennent les grands défi s auxquels

Bruxelles se voit confronter et qui sont

aussi des causes du chômage excessif.

Nous les connaissons tous : le manque

d’expérience professionnelle, l’échec

scolaire et la dualisation scolaire, les

Multiplier les expériences professionnelles

exigences en termes de qualifi cation,

de connaissances linguistiques, le

fonctionnement du marché de l’emploi,

les emplois adaptés aux qualifi -

cations des jeunes.

Rôle des partenaires sociaux

Ce plan a été mis sur pied dans le

cadre d’un engagement du gouvernement

et des partenaires sociaux. Il

incombera par exemple aux partenaires

sociaux de proposer des mesures

complémentaires relatives à la mobilité

interrégionale, à l’égalité de traitement

entre jeunes femmes et jeunes

hommes, à la formation du personnel

d’Actiris et des organismes d’insertion

professionnelle (OIP) et enfi n, à la

prévention de la double discrimination

femmes/origine étrangère,

etc.

Beci insiste pour que ce plan soit

mieux suivi en termes de monitoring

que les plans précédents. Il

est possible de produire des données

sur l’avancement des 5 axes

du plan dans la mise à l’emploi

des jeunes, et de préférence sans

tabou. Le Ministre-Président s’est

porté garant que cette évaluation

sera mise en place.

Un dernier mot sur le niveau de

fi nancement de ce plan : le gouvernement

a examiné toutes les

marges budgétaires disponibles.

Le budget Emploi a d’ailleurs été

augmenté de 15 millions cette année

et pas mal des mesures sont

inscrites au budget 2008 telles

que le volet CPP ou les chèqueslangues.


Passons à l’action !

Passons en revue les 5 paquets de

propositions qui devront répondre,

forcément en partie, à ces problèmes.

1 Multiplier

les expériences

professionnelles

Principalement à travers les stages

et des premières expériences professionnelles

en entreprises. Beci s’est

engagé à chercher auprès des entreprises

un nombre signifi catif de stages,

que les « opérateurs d’emploi »

pourront présenter aux jeunes

Les autres mesures dans cet axe

concernent la création d’une banque

de données chez Actiris, dédiée aux

offres d’emploi «étudiant»; la réforme

du partenariat JEEP, qui organise

l’introduction des jeunes de l’enseignement

technique et professionnel

dans la vie des entreprises; la mise en

œuvre de deux nouveaux bureaux sociaux

d’intérim; une meilleure utilisation

des programmes de résorption

du chômage et la mise en réseau des

missions locales et « lokale werkwinkels

».

2 Lutter contre la

dualisation scolaire

Il s’agira en premier lieu de revaloriser

l’enseignement technique et

professionnel, notamment par le fi -

nancement de matériel didactique et

technique adapté. Aussi, les formations

en alternance seront poussées

et l’accompagnement des stagiaires

systématisé. Le développement des

centres de référence est confi rmé

dans les secteurs qui restent encore

primordiaux en termes d’emploi :

éco-construction, ICT, santé, culture,

tourisme, congrès, horeca, transports,

logistique, petite enfance et économie

sociale. Le ministre et le gouvernement

ont aussi relancé une piste

qui était déjà mentionnée dans le C2E

(Contrat pour l’Economie et l’Emploi),

notamment de convoquer une conférence

régionale relative aux synergies

entre l’Emploi, la Formation et

l’Enseignement.

3 Améliorer les

compétences des

chercheurs d’emploi

En matière d’amélioration des compétences,

le gouvernement et les partenaires

sociaux se sont fi xé un but :

« Tout jeune nouvellement inscrit

ne disposant pas du diplôme d’enseignement

secondaire supérieur se

verra systématiquement proposer

une formation adéquate. »

Atteindre ce but suppose une réponse

à un double problème d’offre

de formation. D’abord le problème

qualitatif de l’offre : en effet, les formations

qui demandent un certain

niveau de base mais qui offrent des

quasi garanties d’emploi, ne sont

pas toujours remplies. Il est de plus

en plus diffi cile de trouver des candidats

qui sont aptes à les suivre avec

succès. Et il y a un problème quantitatif

au niveau de l’offre, dans ce

sens que la nécessité de préformations

ou d’adaptations des jeunes à

des métiers ou à des conditions de

travail, commence à se chiffrer dans

des milliers de places de formation,

qui sont et restent cependant la tâche

de l’enseignement.

Notons que la Région continue sa

politique de chèques langues et va

l’étendre par la suppression de la

condition de l’âge attachée à ce système

en ce moment. Les plus de 30

ans pourront ainsi mieux se préparer

à des entretiens d’embauche pour

lesquelles des connaissances de base

en néerlandais sont nécessaires.

4 Renforcer

l’accompagnement des

chercheurs d’emploi.

Le plan prévoit qu’un suivi actif tous

les 15 jours sera mis en place pour les

jeunes en CPP (contrat de projet pro-

enjeux

fessionnel), incluant un bilan de la

situation du chercheur d’emploi.

La volonté de mener une politique

d’activation vis-à-vis des jeunes

Bruxellois est donc clairement confi rmée.

Cette volonté ne signifi e pas une

obligation. Trois causes expliquent

pourquoi l’obligation de répondre à

des appels d’activation ne s’est pas

généralisée. Premièrement, les opérateurs

d’emploi n’ont pas d’offres

d’emploi en suffi sance pour répondre

aux compétences de chaque jeune. Le

même problème se pose en termes de

formation. Et en troisième lieu, cette

opération aurait demandé un accroissement

trop important du nombre

de collaborateurs d’Actiris que le

budget régional ne permettait pas

de fi nancer. La politique d’accompagnement

et d’activation se heurte au

caractère «massif» du chômage dont

nous avons parlé ci-dessus.

5 Développer l’emploi

pour les peu qualifi és

Le dernier point concerne des opportunités

d’emploi. Pour augmenter les

chances des jeunes, une vaste campagne

sera lancée pour informer les

employeurs bruxellois des mesures

de réduction de cotisations sociales

et les demandeurs d’emploi seront

informés des aides à l’emploi existantes.

Les jeunes pourraient par exemple

se rendre auprès d’un employeur

avec une fi che précisant les mesures

d’emploi qui s’appliquent à lui. ●

Frans De Keyser

Conseiller général Beci

fdk@beci.be

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N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


18

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

vous bougez !

Espace membres

Vous désirez faire connaître votre activité ? Annoncer un changement stratégique, un

déménagement de vos bureaux, des résultats fi nanciers en progrès…? Profi tez de la visibilité qui

vous est offerte dans les pages d’Entreprendre, lu par 21.000 décideurs, en envoyant un communiqué

d’une quinzaine de lignes accompagné d’une photo, à sb@beci.be

Attention : les textes publicitaires ne sont pas publiés. La rédaction se réserve le droit d’écourter les textes trop longs.

LogicaCMG, pionnier de l’équilibre vie

privée / vie professionnelle

L’année dernière, 23 collaboratrices

de LogicaCMG Belgique se sont

réunies au sein du groupe de travail

Women@Work afi n de faire l’inventaire

des principaux défi s pour les

collaboratrices dans le secteur ICT. Il

est clairement ressorti de ce groupe

de travail qu’il n’est pas simple, dans

le secteur ICT, de combiner vie privée

et vie professionnelle et ce, non

seulement pour les femmes mais

aussi pour les hommes. LogicaCMG

Belgique a adopté pour stratégie de

créer des solutions garantissant un

meilleur équilibre entre la vie privée

et professionnelle de ses consultants.

La première réalisation concrète se

cette stratégie est le projet pilote

Kids@Home, un service de garde

d’enfants à domicile que LogicaCMG

offre à ses collaborateurs, en étroite

collaboration avec Vedior. Avec la

mise en place du projet Kids@Home,

tout collaborateur LogicaCMG ayant

un ou plusieurs enfant(s) a le droit

à 12 jours par an de garde d’enfant à

domicile, moyennant un certifi cat

médical justifi ant cette garde. Sabine

Fannes, directrice RH de LogicaCMG

Belgique, s’explique: « Ce projet pilote

cadre dans notre stratégie globale

visant à créer un meilleur équilibre

entre vie privée et professionnelle.

Par ailleurs, il illustre parfaitement

notre rôle de pionnier au sein du

secteur ICT en Belgique. LogicaCMG

Belgique est en outre aussi le premier

bureau de LogicaCMG à lancer cette

initiative. Nous sommes convaincus

que de cette manière nous optimaliserons

encore davantage l’ambiance

de travail et stimulerons la motivation

de nos collaborateurs. » ●

LogicaCMG

Boulevard de la Woluwe 106

1200 Bruxelles

t +32 2 708 61 00

f +32 2 705 51 93

www.logicacmg.com/belgium

Un service inédit de garde d’enfants

à domicile

2007 : une année

record pour Cushman

& Wakefi eld

Cushman & Wakefi eld Belgique accomplit

une excellente année, avec 10% de croissance.

Les chiffres de la société internationale

de conseil en immobilier professionnel

Cushman & Wakefi eld (C&W) pour l’année

2007 indiquent une augmentation de son

chiffre d’affaires global, qui croît de 21% en

regard de 2006, et atteint désormais 1,8 milliard

de dollars. Dans la zone EMEA (Europe,

Moyen-Orient et Afrique), le chiffre d’affaires

a même connu une augmentation de

32,8%, atteignant ainsi 282,4 millions de livres

sterling (384,1 millions d’euros), contre

212 millions de livres sterling en 2006.

Attirer les meilleurs collaborateurs du secteur

demeure une priorité pour C&W. Avec

400 nouveaux venus, Cushman & Wakefi

eld EMEA a atteint l’an dernier le nombre

de 2100 collaborateurs au total.

Pour la Belgique, 2007 fut à nouveau une

année-record avec une augmentation soutenue

du chiffre d’affaires de 10% (pour un

total de 22,5 millions d’euros). La quasi-totalité

des départements ont contribué à cette

évolution très positive. Le management de

C&W Belgique pense pouvoir maintenir ce

degré d’activité en 2008, en dépit du caractère

maussade des tendances actuelles du

marché. Avec plus de 12.500 collaborateurs

et 215 bureaux répartis dans 56 pays, Cushman

& Wakefi eld est l’une des trois plus

grandes sociétés de conseil en immobilier

professionnel au monde. ●

Cushman & Wakefi eld Belgique

Avenue des Arts 58 bte 7

1000 Bruxelles

t + 32 2 514 40 00 – f + 32 2 512 04 42

www.cushmanwakefi eld.com


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de business. Le central téléphonique Forum 500 est conçu pour les PME à partir de 4 utilisateurs et pour répondre à

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20

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

vous bougez !

Première belge pour Adecco Guy Schockaert, gérant

Adecco lance en Belgique un service

unique qui garantit aux entreprises

des économies dans leurs processus

de travail. Le service se fonde sur la

méthodologie éprouvée « Lean Six

Sigma » pour la gestion de la qualité

et l’amélioration des processus

qu’Adecco applique aux processus de

ressources humaines. Grâce à cette

primeur, le département « Managed

Services » offre une réponse à la demande

croissante des entreprises en

matière d’amélioration des processus

et d’économies en leur offrant la possibilité

d’analyser leurs processus de

travail d’une manière innovante et

méthodique, mais aussi d’identifi er

et de résoudre leurs problèmes de

gaspillage et de qualité. Lean Six Sigma

intègre deux méthodes d’amélioration

importantes : travailler mieux

et plus intelligemment (grâce à la

méthode de management de qualité

Six Sigma) et travailler plus vite et

plus effi cacement (grâce aux principes

Lean). De grandes entreprises belges

appliquent déjà cette méthodologie

dans d’autres processus que les

ressources humaines. Adecco entend

offrir à ses clients une gamme de solutions

RH la plus large possible, avec

l’objectif de maximiser l’effi cacité des

processus de travail, tout en minimisant

leurs coûts. En Belgique, Adecco

emploie 950 collaborateurs dans plus

de 170 agences. Le Groupe Adecco

propose également en Belgique une

gamme inédite de solutions fl exibles

de carrière et de personnel aux entreprises

et aux candidats qualifi és. ●

Adecco Belgique

Noordkustlaan 8

1702 Groot-Bijgaarden

t +32 2 583 91 11 – f +32 2 583 91 12

info@adecco.be – www.adecco.be

Regus s’associe à Hotel Reservation

Service

HRS.com - Hotel Reservation Service, leader européen de la réservation hôtelière

en ligne, et le groupe Regus, leader mondial des solutions fl exibles d’espaces

de travail, viennent de conclure un partenariat privilégié au niveau global. Ce

partenariat permet de mettre en place des synergies fortes et une complémentarité

de l’offre entre ces deux leaders du marché. Le portail hôtelier HRS devient

désormais un partenaire privilégié de Regus en permettant à ses clients

d’accéder aux 225.000 établissements sélectionnés par HRS, à des conditions

privilégiées, directement sur le site dédié www.regus.com/hrs. Pour Regus,

cette collaboration vient compléter les services déjà proposés à ses 200.000

clients en leur offrant une solution globale de réservation d’hôtels de qualité à

des tarifs préférentiels, tant pour les réservations individuelles que de groupes.

Interrogé sur ce partenariat, Paulo Dias, CEO de Regus EMEA, souligne : « Le partenariat

avec HRS s’inscrit dans la continuité de la stratégie du Groupe Regus de

développer des solutions adaptées aux besoins des entreprises et des hommes

d’affaires en déplacement, dans un contexte croissant de mobilité. Avec cet

accord, nous proposons à nos clients

un service qui vient compléter nos

partenariats existants avec des sociétés

leader dans les domaines du

transport et des services. » ●

Regus

Pegasuslaan 5

1831 Diegem

t +32 2 709 20 00 – f +32 2 709 22 22

www.regus.be

Faciliter le business des hommes d’affaires

en déplacement

de Ad hoc Design,

reçoit l’Icograda President’s

Award

L’Icograda President’s Award est une distinction

bisannuelle visant à honorer les personnes

ayant apporté aux arts graphiques une

contribution exceptionnelle. Cette année, le

Président Jacques Lange a choisi de le remettre

à Guy Schockaert. Après des études d’art

graphique et de communication visuelle à

Saint Luc, Guy Schockaert devient l’assistant

de Michel Olyff avant de s’établir, en 1971,

comme graphiste indépendant. Son atelier

Ad hoc Design réalise des images de marque,

des mises en page de brochures et de livres

pour un grand nombre d’entreprises privées

et publiques. Conférencier infatigable, Guy

Schockaert s’est investi très tôt dans la vie

associative, et en particulier dans l’Icograda,

le Conseil International des Associations de

Design Graphique. Guy Schockaert est un des

initiateurs de « Design for the World », une

association ambitionnant d’apporter des solutions

basées sur le design à des problèmes

humanitaires. Dans sa présentation, Jacques

Lange a rendu hommage au travail que Guy

Schockaert a accompli en faveur de l’Icograda

en général et des professions du design en

particulier. Et des efforts incessants qu’il a

déployés pour soutenir l’unité et la compréhension

entre graphistes du monde et aussi

faire comprendre ces professions, en perpétuelle

évolution, dans le monde économique

et des organisations internationales. Professionnellement,

Guy Schockaert privilégie

une approche de la mise en forme et de la

typographie marquée

par la lisibilité

et un dépouillement

qui refuse les

effets graphiques

pour s’attacher à

l’essence même du

message. ●

Ad hoc Design

Avenue Grandchamp

109

1150 Bruxelles

t +32 2 770 65 42

Guy Schockaert


Bénéficiez jusqu'à 25% de primes pour

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nouveaux investissements à Bruxelles

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entreprise à Bruxelles ? Savez-vous que vous pouvez bénéficier jusqu'à 25% de

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aux conseils et à la formation ? Dès lors, n'attendez pas pour vous informer et pour

soutenir votre croissance grâce à cette initiative de la Région de Bruxelles-Capitale.

Pour plus d'informations, contactez :

Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale

Administration de l'Economie et de l'Emploi

Boulevard du Jardin Botanique, 20 – 1035 Bruxelles

Tél. : 02 800 34 28 / 34 – E-mail : expa.eco@mrbc.irisnet.be

www.primespme.be


22

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

vous bougez !

Port de Bruxelles :

nouveaux records en 2007

Une nouvelle fois en 2007, les volumes transbordés à Bruxelles ont progressé par

rapport à l’année précédente, dépassant même leur niveau historique de 2004, pour

s’établir à 4,3 millions de tonnes. Le tonnage global transport sur la voie d’eau est lui

aussi resté très élevé, approchant les 7,5 millions de tonnes. Outre la poursuite de l’optimalisation

des ressources spatiales, les faits notables de 2007 portent essentiellement

sur l’adaptation des infrastructures portuaires à l’économie et au développement de

la Région : croissance très soutenue du terminal à conteneurs, avec une diversifi cation

importante de son portefeuille (expéditeurs et clients extérieurs au port), participation

au projet de prestige « station polaire Princesse Elisabeth ». L’attribution des 3 terrains

de l’avant-port à des entreprises logistiques renforcera sans aucun doute tant les trafi cs

voie d’eau que conteneurisés du port de Bruxelles dans un avenir proche.

Les matériaux de construction confi rment une fois de plus leur suprématie dans les

trafi cs portuaires, avec une progression de 12% et un accroissement de part de marché

de 2%. Cela provient d’une augmentation des importations des produits de carrière (sable,

gravier & ciment). ●

Leader de la détection et de la récupération

de véhicules volés, spécialiste

reconnu de la gestion de fl ottes de véhicules,

l’entreprise Bump propose des

solutions de localisation et de suivi en

temps réel permettant par des moyens

simples de mieux gérer à distance le

déplacement des véhicules et du personnel

mobile. «Nos outils s’adressent

à tous, de la PME aux grandes entreprises,

qui souhaitent optimiser l’activité

du terrain. L’idée est de

contrôler et de suivre en

permanence les équipes

mobiles en vue de

gagner en productivité

ou de réaliser des économies

«, explique Jérôme

Verva, fondateur

de la société Bump.

Port de Bruxelles

Place des Armateurs 6

1000 Bruxelles

t +32 2 420 67 00

f +32 2 420 69 74

portdebruxelles@port.irisnet.be

www.portdebruxelles.be

Bump : solutions de localisation,

de gestion et de suivi

Jérôme Verva, fondateur

de la société Bump

Une bonne évolution du terminal

conteneurs

Pour obtenir une vision complète de la

fl otte, Bump propose des solutions spécifi

ques de gestion de véhicules et de

détection et récupération des véhicules

volés. La mission de Bump : fournir les

solutions leaders du marché les mieux

adaptées, rentables et opérationnelles

dès aujourd’hui. Que ce soit pour limiter

les risques de vols de matériel roulant,

l’optimisation des activités externes,

l’exemption de taxe CO2, Bump permet

au dirigeant de contrôler les coûts d’exploitation

de son entreprise. ●

Bump s.p.r.l.

Rue des Fidèles 44

1180 Bruxelles

t +32 2 346 03 30

f +32 2 346 03 32

info@bump.eu

www.bump.eu

Sodexho s’appelle

désormais

Le leader mondial de la restauration et du

Facilities Management change de nom et de

logo. Pour accompagner et servir sa vision

stratégique à 2015, le groupe a décidé au niveau

mondial de développer la marque Sodexo

en continuant d’affi rmer sa vocation de

services. L’entreprise a simplifi é son nom et

modernisé sa typographie : plus simple, plus

compacte, plus dynamique, la marque se

veut aussi plus proche de ses publics… L’étoile

du logo est toujours présente, une étoile

unique, qui montre le chemin et canalise les

énergies. Cette étoile à 7 branches met l’accent

sur la position de Sodexo par rapport

à ses concurrents et symbolise la qualité

qu’elle met constamment en avant. En ce qui

concerne son nom, c’est la lettre ‘’h’’ qui disparaît.

Cette lettre qui signifi ait auparavant

hôtellerie n’a plus lieu d’être étant donné

la croissance du groupe dans le domaine du

Facilities Management. La société dispose

d’une durée déterminée pour que le changement

complet du nom et du logo se fasse. ●

Sodexo

Rue Charles Lemaire 1

1160 Bruxelles

t + 32 2 547.55.11 – f + 32 2 547.55.12

mkt@sodexo-pass.be – www.sodexho.be

L’extension de

Sem’On Business

Le secteur de l’événementiel connaît un succès grandissant

et Sem’On Business en est la preuve. Les débuts

de Sem’On Business étaient plutôt orientés vers

le support organisationnel d’événement de type

business dans le milieu de l’hôtellerie. Ce sont ces

clients-là qui ont incité Sem’On Business à organiser

également des incentives et des teambuildings. La

gamme de produits proposés a été, grâce à cela, fortement

élargie. Le bureau a lui aussi subi des transformations.

A force de grandir, il était grand temps pour

Sem’On Business de déménager dans des locaux

plus grands. Sem’On Business est toujours localisé

à Merchtem, surtout pour sa situation géographique

assez centrale au Nord de Bruxelles. De plus, un

nouveau collaborateur a fait ses débuts chez Sem’On

Business depuis le début du mois de janvier 2008.

En effet, Koen Thomas remplit à présent la fonction

de Junior Sales. Avant cela, Koen était employé chez

Vlaamse Maatschappij voor Watervoorziening dans

le département marketing & statistique. ●

Sem’On Business

Sint Janstraat 38

1785 Merchtem

t +32 52 46 27 25 – f +32 52 46 27 26

info@semonbusiness.com

www.semonbusiness.com


CONGRES PME

Entreprendre de façon créative”

Croissance et innovation dans la PME

en collaboration avec

pme

Vous êtes un entrepreneur dynamique et vous souhaitez

être au courant des défi s économiques et RH pour votre

PME ?

Rendez-vous vite sur www.hdp.be/congrespme et

inscrivez-vous au congrès PME dans votre région !

PROGRAMME :

•1 ère partie : L'entreprise de demain ? Clés de compétitivité

par Olivier Kahn

•2 e partie : Quelques entrepreneurs prennent la parole

•3 e partie : Votre PME est-elle attrayante pour les candidats ?

par Olivier Hollander - Business Development Manager

Dates et infos pratiques : www.hdp.be


24

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

vous bougez !

Teampower évalue l’effi cacité d’une formation

Un moyen de mesurer l’impact de vos formations

Actif sur le marché depuis 1988,

Teampower a acquis et développé

son expérience dans les domaines

Martine Constant & Partners,

spécialiste des enquêtes

clients mystère

Martine Constant & Partners propose une gamme complète

de services: télémarketing, mystery shopping/calling, études

de marché, audit/consultance/formations. Forte de 15

années d’expérience au service des entreprises, la société

propose des solutions étudiées et adaptées aux besoins des

entreprises. Martine Constant & Partners dispose de trois

sièges régionaux (Bruxelles, Liège et Anvers) pour réaliser

plus facilement les actions dans les trois langues nationales.

Le département Mystery Shopping et Mystery Calling réalise

des visites et/ou des appels mystère de votre réseau de distribution.

Le mystery shopping est un service simple et effi -

cace, utilisé fréquemment par les entreprises de distribution,

les commerces de détail, les mutuelles, le secteur public, les

banques, les importateurs automobiles, etc. Ce service vous

permet d’obtenir un aperçu de la satisfaction de la clientèle

et de recueillir rapidement de l’information sur les forces et

les faiblesses de votre entreprise. Le but des interventions est

de trouver des pistes et des solutions pour mieux valoriser le

capital client. Les visites mystère sont effectuées annuellement

dans plus de 2500 points de vente. Martine Constant

& Partners dispose d’une équipe de 50 mystery shoppers répartis

sur le territoire belge et luxembourgeois auxquels est

imposé un grand respect des normes d’éthique. La société est

membre de la MSPA (Mystery Shopping Providers Association).


Martine Constant & Partners

Avenue Louise, 391/20

1050 Bruxelles

t +32 2 534 45 15

mcpb@martineconstant.com

www.martineconstant.com

de la formation, du coaching et du

consulting dans de multiples secteurs

d’activité, tant au Benelux qu’en

France. Les clients de Teampower lui

demandent de façon récurrente une

méthode éprouvée scientifi quement,

concrète et effi ciente pour l’évaluation

des formations. C’est pourquoi

Teampower a conclu un accord de

partenariat avec la société française

Vulpus pour offrir au marché belge

les solutions innovantes que cette

dernière a développée. Vulpus, société

d’ingénierie du pilotage RH,

fournit des solutions vous permettant

d’évaluer l’impact de vos actions

de GRH. Vulpus a conçu et développé

Fondé en 2003, Louys Consulting

est un cabinet dynamique

de consultance en affaires. L’expertise

du cabinet vise le marché

très spécifi que des conseils

et services ‘B2B’ et ses activités

concernent principalement

les PME basées dans l’Union

européenne d’une part, et celles

originaires des nouveaux

Etats Membres (Pays de l’Est)

ainsi que les pays inclus dans

la solution Formæva permettant de

mesurer l’effi cacité des formations.

Avec cet outil, la formation devient

un vecteur de performance mesurée.

Teampower propose d’ores et déjà

une formation qui consiste à montrer

comment évaluer l’effi cacité des

formations ainsi que leur retour sur

investissement. ●

Teampower

Avenue Louis Gribaumont 179

1200 Bruxelles

t +32 2 771 76 23

info@teampower.be

www.teampower.be

Louys Consulting :

une consultance spécialisée dans

les marchés émergents

L’Ukraine à portée de marché avec le cabinet

de consultance

la région dite « de Politique Européenne de Voisinage (PEV) » d’autre

part. A savoir la Biélorussie, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, la

Moldavie, la Syrie et l’Ukraine. Les pays du Caucase méridional (Arménie,

Azerbaïdjan, Géorgie et pays de l’ex-URSS) appartiennent

également à ce marché. Le cabinet fournit aux PME qui visent ces

marchés émergents des conseils pratiques et une aide adaptée aux

besoins locaux dans les domaines de l’énergie, IT/ICT et acquisitions.

Pour améliorer la communication entre les partenaires d’affaires,

Louys Consulting a adopté un savoir-faire unique dans la maîtrise de

l’information, compétence selon laquelle les spécifi cités « occidentales

» et « orientales » des cultures respectives sont analysées et mises

au diapason afi n de délivrer un plan d’action fonctionnel. Notre

équipe se compose de spécialistes originaires des pays mentionnés,

dont l’expérience personnelle et professionnelle donne sa valeur à un

large réseau de partenaires issus de ces marchés. ●

Louys Consulting

Avenue Louise 228

1050 Bruxelles

t +32 2 647 9000

info@louys-consulting.eu – www.louysconsulting.eu

Pages coordonnées par Stéphanie Brisson


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26

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

centre pour entreprises en difficulté

ASSISTANCE AUX ENTREPRISES

Obtenez l’aide gratuite d’un avocat !

Le Centre pour entreprises en diffi culté (CEd) poursuit sa progression. Il vient de nouer un

partenariat «historique» avec l’ordre français des avocats du barreau de Bruxelles. L’objectif

de cette nouvelle collaboration est simple: offrir l’assistance gratuite d’un avocat

spécialisé aux chefs d’entreprise en diffi culté dans les situations d’urgence

Rappelons-le: la mission du

CEd est d’aider les indépendants

et chefs d’entreprise à

faire le point sur leur situation professionnelle

et à tenter de trouver

les meilleures solutions quant aux

problèmes qu’ils rencontrent. Les

problèmes rencontrés sont variés:

mésentente entre associés, confl its

commerciaux, diffi cultés de trésorerie,

soucis de personnel,…

Nombre de soucis relèvent des matières

juridiques. Mais, du fait

de la complexité légale (en

2006, 70.000 pages de législations,

lois, décrets, arrêtés

ministériels, circulaires ont

été publiées dans le Moniteur

Belge !), il est impossible

de pouvoir répondre

effi cacement aux multiples

situations sans l’appui d’un

réseau de spécialistes. C’est

donc dans cet esprit qu’est

née cette nouvelle collaboration

entre l’Ordre français

des avocats du barreau de

Bruxelles et le Centre pour

entreprises en diffi culté

(CEd).

Il complète la panoplie des

aides aux entreprises en

diffi culté proposées par ou

via le Ced et soutenues par

le ministre de l’Economie

Benoît Cerexhe, dans le

cadre de la politique qu’il

mène, au travers du Contrat

pour l’Economie et l’Emploi,

pour aider les Bruxellois

non seulement à créer leur

entreprise, mais aussi à la

faire fonctionner au mieux à tous les

stades de son développement jusqu’à

son éventuelle transmission.

Qui peut bénéfi cier de cette

assistance juridique ?

Le service d’assistance aux entreprises

en diffi culté du Barreau de

Bruxelles s’adresse, via le Centre

pour entreprises en diffi culté (CEd) :

aux petites et moyennes entreprises

en diffi culté; aux entrepreneurs -personnes

physiques (indépendants).

Remonter la pente grâce aux services d’un avocat

Les personnes physiques ou morales

(TPE et PME) doivent être établies en

région bruxelloise (domicile, siège

social ou d’exploitation)

Conditions d’accès

Pour pouvoir disposer de ce service

d’assistance, les indépendants et entreprises

en diffi culté doivent se trouver

dans une situation d’urgence objective,

ne pas avoir consulté d’autre

avocat pour le problème rencontré

et être dans l’impossibilité de pouvoir

prendre en charge les

honoraires d’un avocat. Au

préalable, ils auront rencontré

un premier conseiller au

sein du Centre pour entreprises

en diffi culté.

Concrètement, dès l’intervention

du CEd, les personnes

et PME concernées seront

dirigées vers un avocat

spécialisé qui pourra leur

donner une ou plusieurs

consultations de première

ligne et, dans certains cas,

de seconde ligne. L’avocat

pourra également les assister

dans le cadre de négociations

menées avec leurs

créanciers, voire les représenter

en justice. Il peut

être, entre autres, amené à

intervenir à l’occasion d’une

ou de plusieurs comparutions

de l’entreprise, devant

la Chambre des enquêtes

commerciales, devant le Tribunal

de commerce ou du

travail, dans le but d’obtenir,

par exemple, des facilités de

paiement pour solder une


En période diffi cile,

un petit conseil

peut valoir de l’or…

dette commerciale, rembourser des

cotisations sociales ou des impôts

impayés.

En principe, les interventions de l’avocat

devront être réalisées dans un délai

maximum de huit semaines.

Quels avocats ?

Pour faire partie de ce service spécial

dédicacé aux entreprises en diffi culté,

une vingtaine d’avocats spécialisés

en droit des entreprises ont été

sélectionnés sur la base d’un appel

d’offres. Une réserve de recrutement

d’une vingtaine de suppléants est,

par ailleurs, constituée pour assurer

la présence d’un nombre suffi sant au

sein de cette section spécialisée.

Le Centre pour entreprises en diffi culté

s’efforce ainsi de créer de nouvelles

synergies entre les acteurs régionaux

pour apporter aux indépendants et

dirigeants d’entreprise les égards

qu’ils méritent.

Reste maintenant le défi de faire

comprendre aux chefs d’entreprise

qu’être en diffi culté est normal et naturel

(aucune entreprise n’a eu une

vie sans période de crise) et qu’il est

essentiel de ne pas rester « enfermé »

et caché. En période diffi cile, un petit

conseil peut valoir de l’or… ●

Informations :

Centre pour

Entreprises

en diffi culté

www.ced-com.be

centre pour entreprises en difficulté

Olivier Kahn

Expert-comptable

Quelques chiffres…

Entreprises en diffi culté

7721 faillites ont été enregistrées pour la Belgique

durant l’année 2007.

+ 0,38% les faillites ont augmenté de +0,38%

par rapport à l’année 2006 pour l’ensemble du

territoire belge.

-4,31% le nombre de faillites a diminué de

4,31% en région bruxelloise durant les 12 derniers

mois. Les autres régions connaissent une

hausse du taux de faillite.

18% des faillites concernent le commerce de

détail.

(source Greydon)

Le Centre pour entreprises en diffi culté a

constaté en 2007 :

Pour 54% de ses visiteurs (indépendants et dirigeants

de petites entreprises), l’activité professionnelle

avait moins de 4 ans.

66% des entreprises rencontrées devaient faire

face à de sérieux problèmes d’endettement.

53% des causes de diffi cultés sont estimées

dues à de mauvais réfl exes de gestion.

L’atout maître dans

la correspondance

commerciale journalière.

Avec Swiss Post International, découvrez

le moyen le plus sûr d’expédier quotidiennement

à l’étranger votre correspondance,

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grande fiabilité et aux conditions avantageuses

vous apportera à coups sûrs la certitude que

tous vos envois seront remis à leur destinataire.

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27

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28

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

emploi

Les Brussels Job Days s’exportent dans

le Brabant fl amand

Malgré de nombreuses campagnes lancées par les entreprises, 12.000 postes restent à pourvoir en

Flandre. Pourtant, à Bruxelles, la main-d’œuvre ne manque pas. Des centaines de personnes de toutes

qualifi cations sont à la recherche d’un emploi, mais sont arrêtées par deux facteurs : la mobilité

et la langue !

Pour pallier à cela, deux Chambres

de Commerce, BECI (Bruxelles)

et le VOKA - Chambre de

Commerce Halle-Vilvorde ont décidé

de collaborer en mettant sur pied le JOB

DAY Airport Region, qui se déroulera le

samedi 19 avril 2008 au Skyhall de Zaventem.

Deux Chambres de Commerce

qui se mobilisent ensemble, c’est une

première !

Les 16 éditions précédentes des Brussels

Job Days, organisés depuis 2005,

ont prouvé que le concept innovant

d’interviews d’embauche immédiates

porte ses fruits : plus de 26.000 candidats

se sont déplacés pour rencontrer

environ 430 entreprises, 89 % des employeurs

sont satisfaits des candidats

rencontrés et plus de 7% des visiteurs

signent un contrat avec un employeur

rencontré sur place !

Nous travaillons chaque jour

pour que notre Guichet soit

unique. Unique dans la qualité

des services proposés.

Unique comme point de

contact pour vous guider dans

ce qui reste un dédale administratif

et de procédures.

La simplification administrative

est un projet ambitieux qui

dynamise les entreprises, réduit

Favoriser la rencontre

Comme tous les Brussels Job Days, le

Job Day Airport Region a comme objectif

de favoriser la rencontre entre les

entreprises à la recherche de collaborateurs

et les personnes à la recherche

d’un emploi, d’augmenter la visibilité

des offres d’emploi auprès des demandeurs

d’emploi et de dynamiser le marché

du travail, mais cela au-delà de la

frontière linguistique, dans la région

de l’aéroport de Bruxelles National.

Les entreprises présentes auront l’opportunité

de rencontrer des personnes

motivées – 2.500 visiteurs sont attendus

– et les demandeurs d’emploi pourront

obtenir les réponses aux questions

qu’ils se posent souvent sur la mobilité

et le niveau de néerlandais nécessaire

à l’engagement dans une entreprise du

Brabant fl amand.

leurs coûts et améliore donc

leurs performances.

En un seul endroit et suivant

votre choix, nous vous conseillons.

Nous évaluons et validons

la conformité des données de

votre entreprise auprès des

administrations et mettons à

jour vos formalités de base.

Faites appel aux conseillers de

votre Chambre de Commerce.

Les institutions et différents organismes

de formation informeront tant

les entreprises que les demandeurs

d’emploi sur les différentes possibilités

existantes en matière de transport et

de formations, et les visiteurs auront

l’occasion de tester leur niveau de langue

sur place. ●

Mélody Verbist

JOB DAY Airport Region

Samedi 19 avril 2008

Skyhall de Zaventem

www.jobdays.eu

Vous créez votre entreprise? Votre entreprise évolue? Allez droit au but.

www.leguichet.be


PLUS DE 100 CONFÉRENCES

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AU RENDEZ-VOUS !

En collaboration avec

19 & 20 MARS - TOUR&TAXIS

WWW.ENTREPRENDRE2008.BE

5 e EDITION

Si le salon Entreprendre est devenu en 4 ans le premier RV des dirigeants

de PME’s, des indépendants et des comptables c’est tout simplement

parce qu’il s’agit d’un salon orienté résultat*. Cette année son contenu

s’étoffe. Parmi les 230 exposants présents, une cinquantaine d’entre eux

seront regroupés au sein d’un village e-commerce. Les autres thèmes

chers aux PME ne manquent pas à l’appel. Entreprendre grâce à la

franchise, ou cèder ou reprendre une PME dans le village consacré à la

transmission. Tout y est que ce soit par le biais de conférences et ateliers

pratiques ou grâce à l’une des 750 premières consultations gratuites

dispensées par les experts présents. Rendez-vous les 19 et 20 mars.

* Dans l’enquête de satisfaction réalisée auprès de 697 visiteurs, 93% d’entre eux affirment avoir l’intention de revenir cette année. Par ailleurs 94% des

visiteurs sondés estiment avoir trouvé ce qu’ils cherchaient au salon!


30

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

séminaire

Le droit des intermédiaires

commerciaux en 20 questions

Le droit des intermédiaires commerciaux est-il une affaire de spécialistes ? Rares

sont les entreprises qu’il ne concerne pas et les avocats qui n’y touchent jamais.

Comme la matière semble facilement se laisser appréhender (50 articles en tout),

elle devient une matière de droit commun où entreprises et juristes de tous bords se

lancent dans la lecture byzantine des quelques dispositions spécifi ques à la matière.

Un séminaire de Beci vous aidera à y voir clair.

On ne pourrait que

se réjouir de l’accessibilité

du droit

si elle n’avait des conséquences

parfois fâcheuses.

D’une part, certains

concepts et principes fondamentaux,

en amont des

règles particulières, sont

oubliés. Jusqu’où re-

L’activité de l’agent connaître un concours

commercial se limite à la des volontés dans un

promotion

contrat qui, souvent, est

d’adhésion ? Quelle incidence

a l’obligation de collaboration

loyale dans un contrat qui repose sur

des logiques de marque (appartenant

au fournisseur) et de réseau (dans le

bon fonctionnement duquel chacun

a un intérêt) ? D’autre part, certaines

questions importantes cessent d’être

posées, en particulier lorsqu’elles

concernent des solutions juridiques

qui semblent acquises.

Approche pratique

Les 20 questions retenues dans le séminaire

de Beci tentent de palier ces

lacunes. L’approche est pratique : il

ne s’agit pas seulement d’expliquer

le droit, mais surtout de vérifi er si ses

solutions rencontrent les besoins de la

pratique – et y suppléer le cas échéant.

Elle prendra la forme de questions

souvent rencontrées. Par exemple :

• Quelle est la différence entre

l’agent commercial et le

concessionnaire de vente ?

L’activité de l’agent commercial se limite

à la promotion et parfois (mais

pas toujours) à la conclusion des

contrats au nom et pour compte du

commettant. Le contrat conclu lie directement

le commettant et le client.

Au contraire, le concessionnaire ne

crée pas de rapport juridique entre le

concédant et le client. C’est un revendeur

qui travaille en son nom et pour

son compte. Il conclut avec ses clients

des ventes distinctes de celles qu’il

conclut avec le concédant.

• Comment se répartissent les

risques ?

Le concessionnaire supporte les risques

de non-revente et de non-paiement

: une fois les produits acquis, il

lui appartient de les revendre et de se

faire payer. Au contraire, ces risques

sont en principe à charge du commettant

dans le cas de l’agence.

• Quel est le contrôle possible de

la clientèle et des prix ?

Le concessionnaire agissant en son

nom et pour son compte, le contrôle

du concédant est forcément réduit,

d’autant que les règles du droit de la

concurrence régissent cette hypothèse.

C’est le contraire en matière

d’agence commerciale où le commettant

est en rapport avec la clientèle

qu’il facture directement. Les instructions

sont permises relativement à

l’organisation et aux modalités de la

vente. Encore faut-il que l’agent ne

soit pas un faux agent …

Approche chronologique

L’approche du séminaire est aussi

chronologique : les contrats de distri-

bution sont logiquement examinés

depuis la négociation ou la signature

jusqu’à l’exécution et la résiliation.

A chaque stade correspondent des

préoccupations diverses, leur mise en

perspective favorise la compréhension.

Enfi n, l’approche de la matière est également

transversale. Chaque fois que

possible, il s’agit d’examiner comment

la même question peut recevoir des

solutions identiques – ou au contraire

fondamentalement différentes – suivant

les contrats examinés. C’est l’occasion

de constater comment certains

contrats posent des questions ou apportent

des solutions insoupçonnées

chez d’autres.

Au fi nal, c’est la cohérence du droit des

intermédiaires commerciaux dans son

ensemble qui se trouve ainsi mise en

lumière, contribuant à une meilleure

rédaction des contrats et un meilleur

suivi de leur exécution. ●

Laurent du Jardin

Avocat Janson Baugniet

La demi-journée d’études donnée par

Laurent du Jardin aura lieu au siège

de Beci, le jeudi 10 avril de 14 h à 17 h.

L’exposé aura lieu en français. Il sera

suivi d’un question time en français

et en néerlandais.

Plus d’infos :

Eric Brabant

t +32 2 643 78 18

eb@beci.be


ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS

Entrepreneurs : votre réussite passe

par l’Europe !

Comme annoncé précédemment, l’ancien « Innovation Relay Centre » de l’ABE (Agence

bruxelloise pour l’Entreprise et l’ancien « Euro Info Centre » de Beci rejoignent ensemble le

plus vaste réseau européen de support aux entreprises. Les deux organismes dévoileront

publiquement le nouveau logo et nouveau nom le 19 mars prochain à 18h30 à l’occasion

du Salon Entreprendre.

A

l’instar de leurs homologues

européens, depuis le 1er janvier

2008, l’ « Innovation Relay

Centre » qui stimule la coopération

technologique transnationale entre

entreprises depuis 1995, et l’« Euro

Info Centre », chargé depuis 1991 d’informer

et de conseiller les entreprises

sur les matières européennes ont

regroupé leurs différents services au

sein d’une même entité, Enterprise

Europe Brussels. Ce nouveau réseau

est composé de plus de 40 pays et plus

de 600 organisations partenaires.

L’objectif de la fusion de ces deux anciens

réseaux est d’aider les petites

et moyennes entreprises, qui veulent

s’ouvrir à l’international, à développer

leur potentiel d’innovation mais

aussi de les informer sur les politiques

mises en place par la Commission, notamment

en matière de fi nancement,

et faciliter l’accès à celles-ci. Le réseau

aide également les entreprises à identifi

er et à trouver des partenaires technologiques

ou commerciaux.

Point d’orgue de ce rapprochement,

les deux organismes partagent désormais

un réseau commun : l’Enterprise

Europe Network, désormais le plus

vaste réseau européen de conseil et

de soutien aux entreprises.

Votre réussite passe par

Bruxelles

« Ce nouvel ensemble, qui profi te de

la longue expérience et du professionnalisme

des deux équipes, permettra

à chaque organisme de se concentrer

pleinement sur son métier de base

Le nouveau réseau, porte-parole et soutien aux entreprises bruxelloises

tout en offrant à ses interlocuteurs, petites,

moyennes et grandes entreprises

bruxelloises, la garantie et le bénéfi ce

de services performants », expliquent

Olivier Willocx et Bruno Wattenbergh,

respectivement Administrateur Délégué

de Beci et Directeur opérationnel

de l’ABE.

Barbara Andréani, en charge pour la

Région bruxelloise de la gestion du

nouveau réseau, explique les raisons de

ce rapprochement : « Comme l’appellation

« Enterprise Europe Brussels »,

notre projet exprime la volonté du nouveau

réseau de recouvrir ensemble aussi

bien les activités de porte-parole que

le soutien aux entreprises bruxelloises.

Nous exprimons ainsi la dynamique

europe

et la conviction de Enterprise Europe

Brussels, d’aider nos entreprises à aller

à la rencontre de l’avenir. Un avenir

en bleu et jaune, couleurs du nouveau

logo qui font référence non seulement

au drapeau européen mais également

à la Région bruxelloise en tant que

capitale fédérale et européenne. Profi -

tons de cette opportunité !

Plus qu’un nom, Enterprise Europe

Brussels est un mot porteur de services,

dans lequel les deux partenaires

et toutes les entreprises bruxelloises

peuvent se retrouver. ●

Françoise Laeckmann

Manager Enterprise Europe Brussels

fl @beci.be

31

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


32

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

international

Futurallia 2008

Une opportunité à ne pas

rater pour les PME!

Futurallia 2008 est l’événement

incontournable de cette année pour

votre développement international.

Plus de 1000 PME en provenance de

25 pays se donnent rendez-vous à

Québec pour faire des affaires.

Le Cocktail Info Futurallia Québec 2008 s’est

déroulé le 11 février au sein de Beci et avait

pour but la présentation du Forum et l’ouverture

offi cielle des inscriptions pour cet événement

d’envergure internationale. Lors de cette soirée, une

soixantaine de participants ont découvert les multiples

avantages de participer à cette rencontre internationale

: rendez-vous personnalisés, coûts réduits,

rencontre avec des donneurs d’ordre, conférences,…

Madame Diane Ferdais, Directrice des Affaires Economiques

de la Délégation Générale du Québec,

a présenté les opportunités d’affaires au Québec.

Monsieur Jacques Evrard, Directeur du Département

Relations Internationales de L’ABE, a présenté

le programme de Coopération Industrielle et Technologique

entre la région de Bruxelles-Capitale et le

Québec. Ce programme soutient fi nancièrement les

partenariats technologiques entre les sociétés des

deux régions.

Les entreprises principalement visées par Fururallia

sont les PME. Afi n d’optimaliser leur participation à

l’édition 2008, Beci leur a soumis différentes propositions

de voyages au Québec. En plus de la participation

au forum Futurallia, les participants auront

la joie de choisir un voyage à la carte : rencontres

personnalisées à Montréal, activités culturelles pré

et post forum,… ●

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au

4 avril : ne tardez plus à vous inscrire à Futurallia

Québec 2008 !

N’hésitez pas à contacter le Département

International de Beci qui se fera un plaisir de

vous communiquer toutes les informations

sur ce forum d’envergure internationale.

Johannne Bellese, 02 643 78 20

En route vers le Mexique ?

En préparation de la mission princière au Mexique en 2009 (du

21 au 29 mars), voici quelques chiffres clés sur ce pays.

Le Mexique en bref

N’oubliez pas que depuis le 1er

janvier 2008, les entreprises sont

tenues de faire leur déclaration

TVA de façon électronique. La BNB

n’accepte plus le dépôt de comptes

annuels sur disquettes. Elle offre

même une réduction allant jusqu’à

60 € pour les dépôts en ligne.

Beci a conclu un accord avec Certipost

afi n de répondre aux besoins

des entreprises en termes de simplifi

cation administrative et de réduction

des coûts en leur permettant

de communiquer au maximum par

voie électronique de manière entièrement

sécurisée. De plus, Certipost

garantit la qualité professionnelle.

Un certifi cat digital est un fi chier

électronique qui associe une identité

à un code secret unique, vous

garantissant ainsi la sécurité dans

Importations belges

au Mexique

1998-2007 *

(million US dollars)

Exportations

mexicaines vers

la Belgique

1998 - 2007*

(millon US dollars)

● 12ème rang de l’économie mondiale

● Population de 105 millions (2006).

● Âge moyen de la population 24.7 (2005)

● Une force de travail croissante grâce à une meilleure scolarisation

et production de marchandises à haute valeur ajoutée.

● 15ème plus grand pays en termes de territoire (France, Espagne,

Allemagne, Italie et Royaume-Uni réunis)

Nouveau ! Collaboration entre les

Chambres de Commerce et Certipost

l’e-business. En utilisant un certifi -

cat digital, vous améliorez l’image

professionnelle de votre entreprise,

vous travaillez en confi ance de manière

effi cace et rapide avec des réductions

de coûts.

Vous reconnaitrez l’importance et

l’utilité de Certipost au travers de

ses différents produits à découvrir

en allant simplement cliquer sur le

logo Certipost sur notre site. www.

beci.be (cliquez sur le logo à côté de

l’onglet Formalités). De cette manière,

vous pouvez directement commander

votre certifi cat qui vous

sera envoyé par recommandé. ●

Plus d’infos : Sandrine Surings

ss@beci.be ou t +32 2 643 78 03


Un déjeuner avec Didier Reynders

A la rencontre des starters !

A la mi-février, notre équipe Beci Starters a accueilli de futurs

entrepreneurs bruxellois formés par l’ASBL CIT. En passe de

décrocher leur diplôme en connaissance de gestion de base, le

groupe d’étudiants est venu à la rencontre de nos conseillers

afi n de présenter leur projet d’entreprise. Recommandations et

précieux conseils pour réaliser leur projet mais aussi et surtout

pour garantir leur pérennité ont été les mots d’ordre de la réunion

animée par Olivier Willocx, Administrateur directeur général de

Beci, et Mirella Zaccagnini, conseiller Beci Starter.

Créer, se lancer, constituer son entreprise ne requiert que

quelques semaines de préparation, voire quelques heures

dans certains cas ! Mais maintenir la stabilité de son

activité, gérer, « se » gérer, … ce n’est pas si évident, cela

se construit… S’entourer, écouter, rester en veille, bien

s’organiser, apprendre… et apprendre de ses erreurs, se

remettre en question, … Savoir entreprendre, tout un art !

Des questions ? Contactez-nous : starter@beci.be

l’album

Retrouvez sous cette rubrique toutes les photos des événements organisés par BECI

Les Présidents de Beci ont reçu Didier Reynders, Vice-

Premier ministre et ministre des Finances, au cours d’un

déjeuner, dans les locaux de ING. Didier Reynders a parlé

de sa vision du développement de Bruxelles et du pays

mais aussi de la politique gouvernementale. Un beau

succès pour cette rencontre.


© BITC - O. van de Kerchove

Le taux de vacance dans le quartier européen

atteint 10,9 %

tel est le taux actuel 9,8%, de vacance des bureaux

à Bruxelles. La Région a

publié une étude, fruit de la collaboration

de deux de ses administrations,

l’AATL (Administration de l’Aménagement

du Territoire et du Logement)

et la SDRB (Société pour le Développement

de la Région de Bruxelles - Capitale).

L’étude permet d’affi rmer que

la disponibilité actuelle est suffi sante

pour accueillir la demande dans les

Une nouvelle émission voit le jour

sur Télé-Bruxelles. Intitulée « Bulle

d’air », celle-ci veut expliquer les

problématiques environnementales

sans dramatiser mais de manière

concrète. « Il s’agit surtout de valoriser

la capacité d’action de chacun,

le bénéfi ce direct qu’il peut tirer de

son engagement et, bien entendu, le

bénéfi ce environnemental que tous

sont en droit d’attendre. » précise

Bruxelles Environnement qui collabore

à l’émission. L’émission passe le

mardi de 18h30 à 6h30 ( !). Au sommaire

de la première édition : visite

d’une maison « passive », une styliste

qui utilise des matières recyclées, le

défi énergie des citoyens, la découverte

des Jardins du fl euriste à Laeken. Si

vous avez manqué les émissions, il

Un observatoire

de la vacance des

bureaux bruxellois

bureaux existants ou actuellement

en projet, sans qu’il faille précipiter

une urbanisation des terrains encore

en friche. En effet, le taux de vacance

pour toute la Région est de 9,8 % avec

des écarts importants par quartier

allant de 5,6 % dans le Pentagone à

18,5 % dans la 2ième Couronne Est

(du boulevard Léopold III à l’avenue

de Tervueren). L’étude révèle aussi

d’autres chiffres de première main :

73 % du parc de bureaux se concentre

dans le Pentagone et les communes

de 1ière couronne. Le taux de vacance

dans le quartier européen atteint 10,9

% soit seulement 0,5 point de moins

que l’avenue Louise. Une attention

particulière doit être portée à ce phénomène

préoccupant, d’autant que

190.000 m 2 sont disponibles dans des

bâtiments récents (à louer pour plus

de 200 euros/m 2 /an). Il était important

que la Région se dote d’un outil

dont elle connaît les sources et dont

elle peut être assurée du fondement.

Les discordances entre les chiffres

énoncés dans l’observatoire des bureaux

par rapport aux chiffres du secteur

privé sont en effet supérieurs de

l’ordre de 20 % !

www.inventimmo.be – www.sdrb.be

Une « bulle d’air » sur Télé-Bruxelles

est possible de les regarder en ligne

sur le site www.telebruxelles.net

DIXIT

« La mixité est un concept fédérateur et tarte

à la crème. C’est moins politiquement correct

de dire qu’on veut gentrifi er un quartier. Or,

les quartiers centraux de Bruxelles ne sont pas

ceux qui ont le plus besoin de mixité. La mixité

est dans le discours : on a l’impression que les

pouvoirs publics doivent d’abord aider les riches

pour pouvoir s’occuper ensuite des pauvres. D’où

la question de l’intentionnalité. La gentrifi cation

est-elle un effet pervers de la rénovation ou

simplement le cœur de la stratégie ?»

Mathieu Van Criekingen, chargé de recherches au

FNRS et chercheur au laboratoire de géographie

humaine de l’ULB.

repères

par Stéphanie Brisson

Où trouver des

spécialistes de

l’environnement ?

Vous trouverez sur le site de l’ABE, 54 listes de

sociétés actives en matière d’environnement.

Le but est de fournir des noms d’entreprises

spécialisées dans divers domaines liés à l’environnement.

Des Bureaux conseils en acoustique

aux avocats spécialisés en droit bruxellois

de l’environnement et de l’urbanisme en

passant par les vendeurs de matériel pour

le stockage de produits

dangereux, vous y dénicherez

les noms de spécialistes

qui peuvent

vous aider à résoudre

un problème environnemental

en Région

de Bruxelles-Capitale.

Vous trouverez ces

infos dans l’onglet

« publications »

du site www.

abe-bao.

be

70,8%

Des internautes ayant visité

le site www.beci.be pensent

que Bruxelles ne pourrait pas

survivre sans les institutions

européennes sur son territoire

(308 répondants).

35

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


36

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

l’invité Luc Willame, Président de la SDRB

« Arrêtons les concurrences stériles dans

le bassin d’emploi de Bruxelles ! »

Il est relativement rare que des grands formats du privé passent à la direction d’agences

publiques. Lorsque c’est le cas, il est toujours intéressant de leur demander de comparer

leurs expériences. Entreprendre a rencontré Luc Willame, aujourd’hui Président de la SDRB,

après avoir été très actif dans l’industrie (le verre plat chez Glaverbel) en Europe et dans

les organisations patronales. Quelles différences de gestion voit-il entre privé et public?

Quels sont les grands dossiers du moment à la SDRB ?

« Il faut faire l’analyse de la mobilité sur la métropole

et l’ensemble du bassin économique bruxellois. Ce doit

être la priorité. »

Quelles différences voyez-vous

dans le processus décisionnel du

monde politique dont vous dépendez

aujourd’hui et le mode de

fonctionnement des entreprises ?

Luc Willame : Ce qui m’étonne, c’est le

comportement séquentiel du monde

politique. Ils avancent prudemment,

souvent trop lentement. Dans l’entreprise,

on fonctionne beaucoup plus

en parallèle. Des groupes de travail se

verront confi er les aspects juridiques,

fi nanciers ou architecturaux d’un projet,

pour arriver rapidement à la prise

de décision sur base des conclusions

de chaque groupe. La décision politique

implique une administration plus

lourde, des cabinets ministériels qui

« doublonnent » souvent avec l’administration.

La relation cabinets / administration

est parfois confl ictuelle,

ce qui aggrave encore la lourdeur du

processus. Ceci est en partie inévitable

dans la mesure où le cabinet se

doit d’être plus sensible aux critiques

de l’opposition parlementaire, qui ne

fera aucun cadeau au ministre responsable.

Je crois cependant que si le

politique lâchait un peu plus la bride

des administrations, si on pratiquait

plus d’« empowerment » des fonctionnaires,

comme c’est le cas à la SDRB, le

fonctionnement public serait plus effi

cace.

La SDRB a deux activités principales

: la construction de logements

moyens, et la mise à disposition

de terrains (220 ha) et bâtiments

pour les entreprises. Comment

évolue la demande dans ces deux

secteurs d’activités ?

Il est frappant de constater qu’à

Bruxelles, un cadre moyen (revenu

de 70.000 €/an) ne parvient plus à se

loger. La base de données clients de la

SDRB pour le logement a explosé, de

4.000 à 7.000 demandes, quelle que

soit la conjoncture. Les prix de l’im-

mobilier ont légèrement faibli, c’est

vrai mais la demande ne diminue pas.

Et il est capital pour Bruxelles d’attirer

et de garder les habitants disposant de

revenus qui paient l’impôt.

« Il y a un grand

appétit des

entreprises pour

Bruxelles, malgré

ce que certains

pourraient croire !»

Nous en construisons 400 par an mais

devrions en bâtir plus. Un des problèmes-clé

est la lenteur dans l’octroi

des permis de bâtir, et cela pour deux

raisons : pas assez de fonctionnaires

à l’urbanisme et le phénomène

« nimby » (« not in my back yard »).

Ce phénomène de société s’aggrave et

tout projet de quelque importance est

confronté aujourd’hui à des refus du

voisinage.

Nous devons aussi trouver le moyen

de faire plus avec moins de subsides,

en développant la technique de l’emphytéose

par exemple. Il faut permettre

aux jeunes familles payant l’impôt

de s’installer à Bruxelles, sans devoir

se surendetter. C’est capital pour éviter

l’appauvrissement de la ville. De


puis plusieurs années en effet, le revenu

moyen des bruxellois diminue et

le chômage reste important. La SDRB

joue donc un rôle unique et important

dans la ville, non seulement en attirant

des entreprises, mais également

en permettant aux employés de ces

entreprises de se loger.

En outre, nous participons à la rénovation

des quartiers les plus diffi ciles.

Plusieurs quartiers sont en résurrection

et nous pourrons y attirer des revenus

moyens. Le risque auquel il faut

cependant rester attentif est la « gentrifi

cation » de cette partie de la ville.

Il faut donc encourager les initiatives

communes avec le logement social

locatif.

L’autre volet de l’action de la

SDRB, c’est celui de la mise à

disposition de terrains et de

bâtiments pour les entreprises.

Comment jugez-vous la situation

sur ce plan ?

Nos budgets viennent d’être récemment

revus à la baisse, à cause des

diffi cultés budgétaires de la Région.

Chaque agence a dû réduire ses attentes

en matière de fi nancement.

Pourtant, en ce moment, les entreprises

ont un besoin urgent de terrains.

Le stock de terrains disponibles est

très faible. Nous devons trouver des

terrains et l’argent pour les équiper

et les mettre à disposition. Il y a un

grand appétit des entreprises pour

Bruxelles, malgré ce que certains

pourraient croire ! Bien sûr HP a délocalisé

du boulevard de la Woluwe

vers la Flandre toute proche, mais

nous avons aussi « rapatrié » des entreprises

qui étaient en Flandre. Il y a

bien sûr une pression fi scale moindre

à l’extérieur, notamment le coût du

foncier, mais d’autres phénomènes

sont en cause. On a enfi n supprimé

cette taxe idiote sur l’informatique,

mais pour moi, le premier risque de

délocalisation est lié à la problématique

de la mobilité. Il faut faire sauter

le verrou du nombre de places de parking

par emploi.

Et puis il y a trop de niveaux de pouvoirs

: communes, région, communes

avoisinantes. Il faut faire l’analyse

de la mobilité sur la métropole et

l’invité Laurent Levaux

« La concertation doit être la règle dans le

bassin de quelque 3 millions d’habitants qu’est

le grand Bruxelles, de Malines à Nivelles.

Dissocions le culturel de l’économique, s’il n’y a

pas d’accord possible sur le culturel »

l’ensemble du bassin économique

bruxellois. Ce doit être la priorité.

Certes, la fi scalité peut jouer un rôle,

mais lorsqu’on affi ne l’analyse, on se

rend compte que beaucoup d’entreprises

acceptent de payer plus cher

pour être proches de la Commission

Européenne, des grandes banques,

des laboratoires et sites universitaires.

Elles veulent être proches de l’environnement

politique ou scientifi -

que avec lequel elles fonctionnent.

Quelles sont vos priorités pour

2008 ?

Pour la rénovation urbaine et le logement

moyen, notre objectif est essentiellement

quantitatif : plus et plus

vite. Il nous faudra aussi adapter notre

manière de coopérer avec le privé

pour la construction des nouveaux

logements.

Au niveau du rôle de la SDRB en matière

d’expansion économique, la

question délicate est celle des terrains

disponibles : nous devons en trouver

avec les politiques, et cela malgré un

budget limité. Il y a les terrains de la

SNCB. Nous sommes actionnaires

de la Société d’acquisition foncière,

et nous aimerions y jouer notre rôle,

mais les choses n’avancent pas très

vite. Je comprends qu’il faille une vision

globale et le PDI (Plan de développement

international) présenté par

le gouvernement doit certainement

contribuer à éclaircir cette vision, mais

les moyens doivent suivre. La SDRB est

prête à jouer son rôle dans le PDI.

Bruxelles n’avait pas bonne réputation

à l’étranger alors que Paris était

perçue comme l’exemple à suivre.

Aujourd’hui, c’est en train de s’inverser.

Nous devons accentuer ce mou-

vement. Nous devons créer comme à

Lille, une véritable agglomération urbaine

: si les Français de Lille peuvent

s’entendre avec les Flamands de Courtrai,

pourquoi Bruxelles ne peut-elle le

faire avec la périphérie ? Arrêtons les

concurrences stériles dans le bassin

d’emploi de Bruxelles. Cessons de nous

chiper les investissements, à 500 m de

distance. Répartissons-nous mieux les

entreprises nouvelles autour des incubateurs

et des centres de recherche.

Nous devons être prêts à modifi er le

rapport entre communes et Région. La

concertation doit être la règle dans le

bassin de quelques 3 millions d’habitants

qu’est le grand Bruxelles, de Malines

à Nivelles. Dissocions le culturel

de l’économique, s’il n’y a pas d’accord

possible sur le culturel. Et pour rappel,

simplifi ons la politique de mobilité

dans un cadre de coopération entre les

trois régions et les communes. ●

Parcours

Luc Rivet

67 ans - Bruxellois

Docteur en Droit et Licencié Institut Administration

et Gestion (UCL)

MBA à Berkeley – USA

Parcours professionnel chez Eternit, puis

Glaverbel dès 1982

CEO de Glaverbel de 1989 à 2002, puis Président

de AGC Flat Glass Europe, fi liale du

groupe japonais Asahi Glass

Manager de l’Année 2002

Nombreux mandats, notamment à l’UWE

Président de la Fondation Louvain

Actuellement Président de la Société de

Développement Régional Bruxelloise

(SDRB)

37

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


RENCONTRES AU SOMMET

DU 10 AU 13 AVRIL 2008

Le rendez-vous annuel

des chefs d’entreprise.

Parce que le monde change de plus en plus

vite, les Rencontres au Sommet se veulent

résolument être un moment en marge des

préoccupations quotidiennes, pour prendre le

temps de s’informer, faire le point, échanger

des idées entre chefs d’entreprises.

Diriger, c’est prévoir.

Où en sera-t-on dans 20 ans?

Ces efforts de prospective, nous les mènerons

avec des spécialistes dans différents domaines :


Guest Speakers 2008

Johan Beerlandt, CEO - Besix ■ Prof. Jacques Brotchi, Neurochirurgien. Sénateur

Alain Courtois, Sénateur Niko Demeester, Directeur Général - Statbel (INS)

Christiane Franck, Directrice Générale - Vivaqua ■ Pierre Gurdjian, Managing Partner Belgium

- McKinsey & Company ■ Jean-Michel Javaux, Co-président - Ecolo ■ Anne Lauvergeon,

Présidente du directoire - Areva Prof. Chantal Mathieu, Professeur à la faculté de Médecine - KUL

■ Alain Minc, Conseiller des grands patrons d’Europe ■ Geert Noels, Chief Economist Petercam

■ Jean-Paul Philippot, Administrateur général - RTBF ■ Jerry Penxten, Managing Director

Masterkey Belgium ■ Prof. Ricardo Petrella, Professeur à l'UCL ■ Patrick Tillieux, COO

ProSiebenSat. 1 Media AG ■ Herman & Peter Van Rompuy

Invités d’honneur :

■ Didier Reynders

■ Gérard Mestrallet

■ Herman De Croo

■ Jean-Claude Marcourt

■ Mark Eyskens

■ Rudy Aernoudt

■ Emmanuel van Innis

Animation des débats :

■ Amid Faljaoui - Directeur Trends Tendances

■ Frederik Delaplace - Directeur des Rédactions De Tijd/L’Echo

■ Martine Maelschalck - Rédactrice en Chef L’Echo

Gastronomie :

■ Peter Goossens - (Hof van Cleve)

■ Yves Mattagne - (SAS Sea Grill)

■ Pierre Marcolini

Informations & inscriptions

Challenger Organisation en partenariat

avec Grevendonk, Jeurissen & Partners :

02/413 03 83

www.rencontresausommet.be

en collaboration avec :


40

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

boîte à outils

CRÉATIVITÉ

Comment favoriser l’esprit

d’innovation chez vos employés ?

L’innovation dans les entreprises favorise leur compétitivité. Le gouvernement

a décidé d’encourager les employeurs à octroyer une prime d’innovation à leurs

travailleurs créatifs jusqu’au 31 décembre 2008.

La mesure appelée « prime unique

d’innovation » consiste

en l’exonération fi scale complète

de la prime octroyée par un

employeur à ses travailleurs créatifs.

Auparavant, si l’employeur désirait

offrir une prime d’innovation

de 1000 € à son travailleur, il devait

en débourser 3044,40. S’il déterminait

la prime à 1000 € sans tenir

compte des taxes et cotisations, le

travailleur touchait 328, 47 € ! Avec

cette mesure en application depuis

le 1e janvier 2006, l’employeur offre

la prime de 1000 € et le travailleur

touche l’entièreté de ce montant.

Quel est le public cible de la

prime unique d’innovation ?

Toute entreprise soumise à la loi du

5 décembre 1968 sur les conventions

collectives et les commissions paritaires

peut octroyer des primes uniques

d’innovation. Tout travailleur lié par un

contrat de travail avec une entreprise

susvisée peut bénéfi cier d’une prime

unique d’innovation, et ce quel que soit

le type de contrat de travail (à durée indéterminée,

à durée déterminée, pour

un travail nettement défi ni, d’occupation

d’étudiant, etc.).

Apporter une plus-value

L’innovation doit apporter une réelle

plus-value aux activités normales de

l’entreprise. La plus-value peut être de

diverses natures (technique, économie,

productivité, environnement, organisation,

bien-être au travail, etc.). L’innovation

porte tant sur des produits que des

services, des procédés de fabrication,

d’autres processus de travail ou encore

l’environnement de travail.

L’innovation peut consister en un

Une aide pour motiver la créativité de vos

employés

concept complètement nouveau ou en

l’amélioration d’un concept existant.

Elle doit avoir été élaborée et proposée

par un ou plusieurs travailleur(s) de

l’entreprise, et non pas par un tiers et

doit être concrétisée au sein de l’entreprise

ou est en voie de concrétisation de

façon à apporter à terme une plus-value

aux activités normales de l’entreprise.

Pour obtenir la prime, il y a quelques

conditions à respecter. Il faut savoir

que la prime ne remplace pas le salaire.

Elle n’est octroyée qu’aux travailleurs

engagés dans le cadre d’un contrat de

travail. Le montant par travailleur ne

peut pas dépasser sa rémunération

mensuelle brute. Le montant total des

primes payées n’excède pas 1% de la

masse salariale brute de l’entreprise

(sur base annuelle). La prime s’applique

au maximum à 10% des travailleurs.

Pour les entreprises de moins de 30

personnes, ce maximum s’élève à

3 personnes. Elle n’est accordée au

maximum qu’à 10 travailleurs pour

un même projet d’innovation.

Comment bénéfi cier de

l’exonération fi scale ?

La procédure comporte trois phases.

Il faut d’abord que l’employeur informe

les travailleurs de son entreprise

des critères et des procédures

internes d’octroi d’une prime d’innovation.

L’employeur est évidemment

libre d’utiliser le moyen qu’il

considère le plus adapté pour informer

ses travailleurs. Ensuite, chaque

fois qu’un projet d’innovation est récompensé,

il informe l’ensemble des

travailleurs de l’entreprise qu’une

prime est octroyée pour ce projet.

Dans un deuxième temps, l’employeur

communiquera les informations

relatives à l’innovation au SPF

Economie (service Normalisation et

Compétitivité), au moyen du formulaire

téléchargeable sur son site. Le

SPF Economie analysera la validité

de la demande, en demandant, le cas

échéant, des compléments d’information.

Il communiquera son évaluation

dans les deux semaines en moyenne.

Lorsque la prime aura été accordée,

l’employeur communique à l’O.N.S.S.,

les montants et les noms des bénéfi -

ciaires de cette prime, dans le mois qui

suit l’octroi de celle-ci. ●

Stéphanie Brisson

D’après une brochure du SPF Economie,

P.M.E., Classes moyennes et Energie

Pour plus d’infos et pour télécharger le

formulaire, consultez le site internet du

SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et

Energie. http://economie.fgov.be


CONSEIL BECI

boîte à outils

Chefs d’entreprises, comblez vos lacunes !

Souvent seul pour tout gérer et tout décider, le dirigeant d’une TPE ou micro-entreprise

doit être capable de remplir toutes les fonctions au sein de son entreprise (administratif,

fi nances, commercial, production, gestion du personnel …). Comment faire face à toutes

ces exigences et répondre seul à la multitude de problèmes que représente la gestion

d’une entreprise ?

Ne soyez plus seuls et entourez-vous

de différents intervenants

décrits ci-dessous

dont le rôle est de vous aider à prendre

du recul pour décider.

Le comptable

Votre professionnel comptable pourra

attirer votre attention sur certaines

anomalies ou dangers et tirer le

signal d’alarme dans les cas les plus

graves. Au-delà, il peut vous accompagner

dans la mise en place d’une

comptabilité analytique et d’autres

instruments de gestion tels qu’un

tableau de bord. Tenez tout de même

Pour éviter les sueurs froides,

entourez-vous de spécialistes

un regard attentif sur la situation

comptable (tous les mois ou trimestres),

les informations délivrées sont

essentielles à la bonne gestion de votre

entreprise.

Un conseil d’administration

effi cace

Il est faux de croire que le conseil

d’administration est uniquement ré-

servé aux grandes entreprises ! Son

rôle est en effet d’encadrer le chef

d’entreprise (souvent actionnaire

majoritaire) dans la traduction de

la stratégie défi nie en plan d’action

opérationnel.

Les consultants

L’intervention d’un consultant permet

souvent de prendre du recul,

d’objectiver la situation et surtout

d’envisager d’autres solutions. Des

consultants spécialisés en matière de

gestion de crise ou stratégie d’entreprise

peuvent, sur le long terme, vous

accompagner dans la réalisation de

vos objectifs stratégiques et jouer

un rôle de miroir pour les décisions à

prendre.

Pour éviter de dépenser une fortune

en conseils, défi nissez précisément

vos besoins, l’objectif à atteindre, la

durée de la mission et les modalités

de paiement avant le début de la

mission. Pour ce type d’intervention,

vous pouvez avoir recours à un sub-

Conseils à retenir

● Reconnaissez vos limites, n’essayez pas

de tout faire vous-même et entourezvous

de compétences complémentaires.

● Faites part à votre comptable de vos attentes

en matière de remontée de l’information

comptable nécessaire à votre

gestion et exigez une situation comptable

mensuelle.

● Ne commencez pas à chercher quand le

problème est déjà là ! Consultez des professionnels

(avocat, juriste ou consultant)

pouvant intervenir rapidement

face à une situation de crise ou de questionnement.

● Mettez en place un conseil d’administration

effi cace.

● Utilisez vos relations, faites appel à

d’autres chefs d’entreprises actifs dans

des secteurs différents pour jouer le rôle

de conseil externe ou d’administrateur

et … faites pareil pour eux.

side. Pour tout savoir sur les aides à

la consultance, visitez le site www.

ecosubsibru.be

L’avocat ou le conseil juridique

Faites-vous entourer sur les questions

légales. Les avocats ou conseillers juridiques

de BECI vous informent sur

les risques juridiques des décisions et

actions envisagées, en cas de licenciement

de personnel, de signature ou

de rupture de contrat, etc. ●

Pour contacter nos conseillers :

Nadine Ndjeka Shango

t 02 643 78 21

ns@beci.be

Mirella Zaccagnini

t 02 643 78 46

mz@beci.be

41

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


42

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

boîte à outils

FISCALITÉ

Introduction obligatoire de

la déclaration TVA par voie

électronique

Depuis janvier 2008, les déposants mensuels sont obligés de rentrer leur déclaration par voie

électronique. Pour les déposants trimestriels (déclaration à rentrer pour le 20 avril 2009), cette

obligation ne sera applicable que pour la déclaration relative au trimestre 2009.

Vous trouverez ci-après un

aperçu des points importants

relatifs à ces obligations.

Différentes possibilités de dépôt

Globalement, on peut distinguer les

méthodes de dépôt suivantes :

● Votre module comptable prévoit

la possibilité de déposer directement

des déclarations électroniques:

il est conseillé de prendre

contact avec le fournisseur du

logiciel pour en vérifi er les modalités

pratiques.

● Votre module comptable prévoit

la possibilité d’établir des déclarations

périodiques TVA sous la

forme de fi chier XML: l’envoi de

cette déclaration devra, en principe,

être effectué via l’application

Intervat du SPF Finances

(lire ci-dessous).

● Votre module comptable ne prévoit

pas (encore) la possibilité

d’établir des déclarations périodiques

TVA sous la forme de

fi chier XML: le dépôt de la déclaration

devra s’effectuer « manuellement

» via l’application

Intervat du SPF Finances (lire cidessous).

Utilisation d’Intervat

L’utilisation de l’application Intervat

du SPF Finances s’effectue entièrement

par Internet et ne doit pas être

installée sur votre PC. Elle est accessible

via le lien suivant:

http://minfi n.fgov.be

Cependant, pour pouvoir utiliser cette

application, vous devrez recourir

à une des méthodes d’identifi cation

suivantes : authentifi cation par certifi

cat ou authentifi cation par carte

d’identité électronique.

Authentifi cation par certifi cat

Ceux qui ne possèdent pas encore

de certifi cat digital de classe 3 peuvent,

via les liens suivants, entamer

la procédure pour le demander. La

procédure est disponible sur les sites

web des Autorités de Certifi cations

concernées:

Global Sign: http://eu.globalsign.

com/digital_certificate/personalsign/pro3.htm

ISABEL: http://www.isabel.be/egovernment/

Les clients de la société « Isabel » peuvent

télécharger le logiciel Isabel Offi

ceSign gratuitement sur le site web

suivant : http://www.isabel.be/offi -

cesign/fr/registration/registerform.

html

Certipost: https://www.certipost.be/

webshop/?language=fr

La déclaration par Intervat peut être

introduite au moyen de ce certifi cat.

Vous avez le choix entre compléter

“manuellement” la déclaration ou

charger un fi chier XML (provenant de

votre module comptable).

Authentifi cation via la carte

d’identité électronique

En cas d’authentifi cation par carte

d’identité électronique, il ne faut pas

installer de logiciel supplémentaire

mais posséder un lecteur de Smart

Card (ou lecteur de carte d’identité

électronique). Pour plus d’information

à cet égard, le site suivant peut

être consulté : http://readers.eid.belgium.be/.

Seule la personne ayant préparé/déposé

la déclaration, aura ultérieurement

accès à la déclaration concernée

(contrôle, envoi, impression,...). ●

Michel COMBLIN – Cindy DE BOCK

Certifi cat digital Carte d’identité électronique

Payable, le prix dépend de

l’Autorité de Certifi cation

Il faut télécharger et installer

un logiciel supplémentaire

Le certifi cat est normalement

lié à la société et donc

utilisable au sein de l’entreprise

par toute personne

La demande peut durer quelques

jours

Gratuit (à l’exception d’une éventuelle taxe

communale pour la demande de la carte

d’identité électronique)

Lecteur Smart Card nécessaire (ou lecteur

de carte d’identité électronique)

Seule la personne ayant préparé/déposé la

déclaration via sa carte d’identité électronique

peut revoir, imprimer, ... la déclaration

après dépôt

Une seule personne de l’organisation possédant

une carte d’identité électronique

permet de démarrer directement

La déclaration TVA

doit désormais être

introduite par la voie

électronique


Un présentoir Bizzbox dans votre entreprise ?

Communiquer via le réseau Bizzbox ?

02 345 74 55 - info@bizzbox.be

INFORMER. COMMUNIQUER.

Les entreprises ont enfi n leur réseau.

l’actualité économique bruxelloise bizzbox news

Grâce à 200 points de diffusion disséminés dans 390 entreprises à Bruxelles, les présentoirs Bizzbox

diffusent l’information économique et institutionnelle des acteurs bruxellois. Créé en association

avec Beci, le réseau veut renforcer les relations entre institutions de la capitale et promouvoir l’activité

économique bruxelloise. La rubrique Bizzbox News entend renforcer cet objectif.

Dans la foulée de l’expérience

menée en 2007, le Bus des musées

réapparaît cette année dans les

rues de Bruxelles et reliera différents

musées de la capitale. Une

initiative où tourisme, patrimoine

et service se rejoignent pour répondre

à un besoin économique.

Tout comme les vieux trams, les anciens

autobus de la STIB font partie du patrimoine

bruxellois. Leur mise en service

sur la ligne du Bus des Musées (BM) répond

à de multiples objectifs : remettre

sur les routes un réel patrimoine ‘dormant’,

rendre accessible à tout un chacun

ces bus (ils n’étaient plus disponibles que

Bon à savoir

dans le cadre de locations), et répondre

à un besoin touristique : proposer une

connexion aisée entre les principaux

musées bruxellois.

Après l’expérience probante de 2007, les

anciens bus, marqués BM (ligne Bus des

Musées), retrouvent les rues dès le weekend

des 22 et 23 mars prochains, les samedis

et dimanches de 13h30 à 17h30. Ils

circuleront jusque fi n octobre.

Cette ligne relie les principaux musées

bruxellois situés dans le centre-ville à

ceux situés au Cinquantenaire en desservant

des correspondances avec d’autres

réseaux STIB. Les arrêts de la ligne BM

sont conjoints à ceux des lignes de la

STIB et sont identifi és sur les plaques

d’arrêt. Les heures de passage y sont aussi

affi chées.

Payants et valables tout l’après-midi, les

tickets s’achètent à bord des autobus et

coûtent 3,00 € par adulte et 1,50 € par

enfant (6-12 ans). L’accès est gratuit pour

Refonte totale du portail des aides et subsides

en Région de Bruxelles-Capitale !

Lancé en 2003, le portail www.ecosubsibru.

be est rapidement devenu le site consulté

par les entrepreneurs bruxellois désireux

de connaître les aides publiques de la Région

bruxelloise. Ce site est également fort

apprécié par les différents interlocuteurs de

l’entrepreneur – comptable, banquier, fi scaliste,...

Les réactions positives et le succès croissant

du site ont poussé l’Agence Bruxelloise pour

l’Entreprise (ABE) à encore développer celui-ci

et, par la même occasion, à le revoir

graphiquement. La nouvelle version, mise

en ligne récemment, se distingue par son

Bizzbox y est présent !

BIZZ BOX

FOCUS – Bus des musées, on the

road again

design - haut en couleurs et très fonctionnel

- et surtout par des méthodes de recherche

plus étendues et performantes : recherche

par type d’aide, par mot-clé, par projet et

profi l de l’entreprise, par ordre alphabétique.

Des critères multiples permettent d’affi

ner encore les résultats qui s’affi chent sur

un simple clic. Enfi n, l’information structurée

pour chaque aide (descriptif, bénéfi -

ciaire, conditions, organisme compétent…)

est complétée par des documents utiles,

témoignages, podcasts et actualités s’y rapportant.

A consulter sans modération !

www.ecosubsibru.be

les enfants de moins de 6 ans. Accès

gratuit encore pour les détenteurs de la

Brusselscard (www.brusselscard.be).

Rappelons que ces autobus dont la mise

en service remonte aux années ’50 à

’70 ont circulé pendant une quinzaine

d’années sur le réseau de la STIB. Leur

conservation et remise en état de marche

ont pu être réalisées grâce au Musée

du Tram. Ces véhicules ont gardé un

maximum d’équipements d’origine : anciennes

banquettes bien rembourrées et

vieux oblitérateurs sont au rendez-vous.

Soulignons aussi que les chauffeurs et les

organisateurs sont tous bénévoles.

Convergence de besoins, mise en place

d’un service saisonnier via un médium

(le bus) porteur de sens et de reconnaissance,

gageons que cette initiative sympathique,

voire ludique, rencontre une

fois encore le succès escompté de ces balades

teintées de nostalgie dans les rues

de Bruxelles ! ●

www.trammuseumbrussels.be


CONCOURS

Ticket gratuit

Découpez cet encadré qui vous donnera

droit un accès gratuit pour un adulte aux

bus des musées (ligne BM) les weekends

des 22 & 23/03/2008 et des 29 &

30/03/2008

43

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


Un présentoir Bizzbox dans votre entreprise ?

Communiquer via le réseau Bizzbox ?

02 345 74 55 - info@bizzbox.be

INFORMER. COMMUNIQUER.

Les entreprises ont enfi n leur réseau.

l’actualité économique bruxelloise bizzbox news

Grâce à 200 points de diffusion disséminés dans 390 entreprises à Bruxelles, les présentoirs Bizzbox

diffusent l’information économique et institutionnelle des acteurs bruxellois. Créé en association

avec Beci, le réseau veut renforcer les relations entre institutions de la capitale et promouvoir l’activité

économique bruxelloise. La rubrique Bizzbox News entend renforcer cet objectif.

Dans la foulée de l’expérience

menée en 2007, le Bus des musées

réapparaît cette année dans les

rues de Bruxelles et reliera différents

musées de la capitale. Une

initiative où tourisme, patrimoine

et service se rejoignent pour répondre

à un besoin économique.

Tout comme les vieux trams, les anciens

autobus de la STIB font partie du patrimoine

bruxellois. Leur mise en service

sur la ligne du Bus des Musées (BM) répond

à de multiples objectifs : remettre

sur les routes un réel patrimoine ‘dormant’,

rendre accessible à tout un chacun

ces bus (ils n’étaient plus disponibles que

Bon à savoir

dans le cadre de locations), et répondre

à un besoin touristique : proposer une

connexion aisée entre les principaux

musées bruxellois.

Après l’expérience probante de 2007, les

anciens bus, marqués BM (ligne Bus des

Musées), retrouvent les rues dès le weekend

des 22 et 23 mars prochains, les samedis

et dimanches de 13h30 à 17h30. Ils

circuleront jusque fi n octobre.

Cette ligne relie les principaux musées

bruxellois situés dans le centre-ville à

ceux situés au Cinquantenaire en desservant

des correspondances avec d’autres

réseaux STIB. Les arrêts de la ligne BM

sont conjoints à ceux des lignes de la

STIB et sont identifi és sur les plaques

d’arrêt. Les heures de passage y sont aussi

affi chées.

Payants et valables tout l’après-midi, les

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coûtent 3,00 € par adulte et 1,50 € par

enfant (6-12 ans). L’accès est gratuit pour

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en Région de Bruxelles-Capitale !

Lancé en 2003, le portail www.ecosubsibru.

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bruxelloise. Ce site est également fort

apprécié par les différents interlocuteurs de

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Les réactions positives et le succès croissant

du site ont poussé l’Agence Bruxelloise pour

l’Entreprise (ABE) à encore développer celui-ci

et, par la même occasion, à le revoir

graphiquement. La nouvelle version, mise

en ligne récemment, se distingue par son

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BIZZ BOX

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- et surtout par des méthodes de recherche

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par type d’aide, par mot-clé, par projet et

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ner encore les résultats qui s’affi chent sur

un simple clic. Enfi n, l’information structurée

pour chaque aide (descriptif, bénéfi -

ciaire, conditions, organisme compétent…)

est complétée par des documents utiles,

témoignages, podcasts et actualités s’y rapportant.

A consulter sans modération !

www.ecosubsibru.be

les enfants de moins de 6 ans. Accès

gratuit encore pour les détenteurs de la

Brusselscard (www.brusselscard.be).

Rappelons que ces autobus dont la mise

en service remonte aux années ’50 à

’70 ont circulé pendant une quinzaine

d’années sur le réseau de la STIB. Leur

conservation et remise en état de marche

ont pu être réalisées grâce au Musée

du Tram. Ces véhicules ont gardé un

maximum d’équipements d’origine : anciennes

banquettes bien rembourrées et

vieux oblitérateurs sont au rendez-vous.

Soulignons aussi que les chauffeurs et les

organisateurs sont tous bénévoles.

Convergence de besoins, mise en place

d’un service saisonnier via un médium

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de Bruxelles ! ●

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30/03/2008

43

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


DOSSIER

Vente & Marketing

Pourquoi le commerce équitable décolle 45

Se faire remarquer via le web 49

5 pistes pour développer son chiffre d’affaires 51

Bruxelles, à la conquête du chaland 52

TENDANCES

Pourquoi

le commerce équitable décolle

Le commerce équitable est à la mode mais quels principes le régissent-ils ? Créé voici deux

ans, le Fair Trade Centre a pour objectif de promouvoir le commerce équitable auprès des

consommateurs belges. Une étude a permis au centre de se rendre compte de l’infl uence

croissante des produits alternatifs.

Le commerce équitable fait l’objet

d’une attention croissante,

tant des consommateurs belges

(deux sur trois savent ce dont il

s’agit) que des distributeurs sensibles

à son potentiel de développement

dans une économie mondialisée.

Pour que davantage de produits équitables

trouvent le chemin des paniers

des consommateurs belges, il faut

qu’ils correspondent à leurs attentes.

Créé voici deux ans, le Fair Trade Centre

fait partie de la coopération au

développement et a pour objectif de

promouvoir le commerce équitable

dans la société belge en général.

« Nous avons aussi des projets d’appui

à la commercialisation dans les

pays en développement pour qu’ils

fassent de meilleurs produits et plus

facilement vendables dans les pays

européens, explique Samuel Poos,

coordinateur du Fair Trade Centre.

Nous faisons la promotion de ce type

Les produits du

commerce équitable

sont maintenant

principalement

achetés en grandes

surfaces

de commerce équitable

grâce à la semaine du

commerce équitable en

octobre.»

A l’initiative du centre,

Ipsos a réalisé, en septembre

2007, une étude

auprès de 1019 personnes

Samuel Poos

responsables des achats

de ménages en Flandre, en Wallonie

et à Bruxelles.

Une bonne notoriété

Le taux de connaissance du commerce

équitable a encore augmenté. Plus de

8 personnes sur 10 savent ce qu’est le

commerce équitable. Au cours de l’année

passée, près de 58 % (contre 55 en

45

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


46

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

dossier vente & marketing

2005) ont acheté ces produits, soit 36 %

de l’ensemble des personnes responsables

des achats. Si de plus en plus de

gens connaissent le commerce équitable,

ils n’achètent pas forcément les

produits.

La tendance s’est inversée concernant

le lieu d’achat des produits équitables.

Les produits du commerce équitable

sont maintenant principalement

achetés en grandes surfaces (54 %

contre 36 % en 2005), 36 % de clients

en achètent en magasins spécialisés

(contre 55 % en 2005). Ceux qui achètent

en grandes surfaces habitent proportionnellement

plus la Wallonie et

Bruxelles.

Les labels, marques ou organisations,

sont connus : 55% des personnes interrogées

citent Oxfam Fair Trade et

Oxfam-Magasins du Monde et 35 %

Max Havelaar. 92 % des personnes, qui

connaissent le commerce équitable,

reconnaissent le logo d’Oxfam-Magasins

du monde, 19 % celui de Made in

Dignity, 14 % celui de Fair Trade Original.

80 % des personnes interrogées

savent qu’elles peuvent acheter de tels

produits dans les Magasins du Monde

et 85 % dans les grandes surfaces.

« Ce sont surtout les personnes ayant

fait des études supérieures qui achètent

des produits issus du commerce

© Magasins du Monde Oxfam

L’artisanat équitable existe aussi, ici chez Oxfam

équitable, remarque Samuel Poos. Et

parmi elles, les femmes plus que les

hommes.»

Une part de marché en progression

Le marché du commerce équitable

a fortement progressé ces cinq dernières

années. Le Fair Trade Centre a

demandé à Idéa Consult de mesurer

l’ampleur de cette croissance. Depuis

2001, son chiffre d’affaires total au

détail a augmenté de 83 % passant de

16,8 millions d’euros à 30,8 millions

d’euros. Cette hausse des ventes s’explique,

avant tout, par l’augmentation

accrue (160 %!) d’achats de produits

du commerce équitable par les ménages

(de 11,72 millions d’euros en 2000

à 30,69 millions d’euros aujourd’hui).

Environ la moitié de ce chiffre d’affaires

est assurée par les organisations,

10 millions par les supermarchés et

les 4 millions restants par les détenteurs

de licence Max Havelaar.

En 2005, le chiffre d’affaires d’Oxfam

Fairtrade a atteint près de 17,2 millions

d’euros, soit près de 110 % de

plus qu’en 2001. Tous les canaux ont

contribué à cette progression. Oxfam-Magasins

du Monde et Oxfam-

Wereldwinkels représentent 54 %

du chiffre d’affaires total, les supermarchés

14 %. Avec une croissance

moyenne annuelle de 25 % sur les

cinq dernières années et de 31 % en

2006, le commerce équitable labellisé

se porte bien. Le chiffre d’affaires

2006 pour l’ensemble des produits

labellisés Max Havelaar et commercialisés

sous 75 marques différentes,

est de 28 millions d’euros.

Mais, sur l’ensemble du commerce, la

part de marché du commerce équitable

‘de gros’ ne représente jamais

que 0,01 % (avec une pointe de 0,27 %

pour les boissons). Celle du commerce

au détail de 0,05 % (0,73 % pour les

boissons).

Les tendances

On voit apparaître plusieurs tendances.

Des marques ou des entreprises

connues (Chocolats Jacques,

Ben&Jerry’s, Multipharma…) développent,

pour la première fois, des

Conforme à la dignité

humaine

Thé, café, cacao, bananes, coton… Avant de

se retrouver à notre table ou de nous habiller,

ces produits sont d’abord la principale

source de revenus et donc, le moyen de

subsistance de millions de personnes dans

les pays du Sud. Le commerce équitable est

fondé sur l’idée suivante: ‘Quiconque travaille

a droit à une rémunération équitable

lui assurant, ainsi qu’à sa famille, une

existence conforme à la dignité humaine’

(art. 23 de la Déclaration universelle des

droits de l’homme). En consommant les

produits du commerce équitable, chacun

d’entre nous a le pouvoir de changer les

conditions de vie et de travail de millions

de petits producteurs.

Le commerce équitable repose sur plusieurs

grands principes de développement

durable: un prix d’achat décent au producteur,

le préfi nancement des commandes,

des relations durables entre partenaires

économiques, la garantie des droits fondamentaux

des travailleurs, la transparence

sur l’origine du produit et sur les étapes

de sa commercialisation, un mode de production

qui respecte l’environnement et,

enfi n, et surtout, des produits de qualité

proposés aux consommateurs


produits répondant aux

critères du commerce

équitable. La diversifi cation

des produits (cosmétiques,

cotons hydrophiles,

glaces...) et des points

de vente (pharmacies

Multipharma, vidéothèques,

cinémas, drogueries

Di…) s’est accrue. La

diversifi cation des points

de vente s’accroît également

: cotons hydrophiles

(coton équitable du

Mali) de Multipharma en

vente dans les 250 offi cines

et les boutiques Equiform,

cosmétiques (huile

se sésame, sucre de canne,

miel, beurre de cacao,

issus du commerce équitable) Jardin Bio Etic chez Di, glaces vanille Ben&Jerry’s

dans les vidéothèques et cinémas... ●

www.befair.be

Triodos, une banque pas comme les autres

Triodos investit l’épargne de sa clientèle

exclusivement dans des projets

durables. Ces projets sont liés à l’écologie,

la production d’alimentation

biologique, des maisons de repos, des

centres d’aide sociale, ou encore à la

culture. «Nous voulons donner aux

épargnants et aux investisseurs la

possibilité d’investir dans des projets

durables, écologiques, avec une plusvalue

sur le plan de l’environnement,

de la nature, de la société, des relations

Nord - Sud, par exemple», explique

Lieve Schreurs, responsable de la

communication et du marketing de la

banque Triodos Belgique.

La banque privilégie une politique

de transparence. Ainsi, elle fi nance

actuellement le plus grand parc de

panneaux solaires du Benelux. Elle a,

en effet, accordé à Electrawinds Solar

SA, un crédit d’investissement pour la

construction d’un parc de panneaux

solaires, le plus grand du Benelux, à

Middelkerke. 400 ménages pourront

être fournis en électricité verte tout

au long de l’année. «A l’heure actuelle,

nous fi nançons un tiers de la capacité

Le café est un des produits phares du commerce

équitable

en énergie éolienne en Belgique.» La

fi liale belge de la banque hollandaise

a, entre autres, encore fi nancé une

maison médicale et accordé des crédits

à des entreprises actives dans les

secteurs de la construction durable, de

l’économie sociale, ainsi que dans des

maisons de repos.

La banque Triodos a clôturé le premier

semestre 2007 sur un total de bilan

de 1,6 milliard d’euros, soit une croissance

de 6 % par rapport à fi n 2006.

Le bénéfi ce net a augmenté à 3,6 millions

d’euros, soit une croissance de

48 % par rapport à la même période

en 2006. Durant le premier semestre

2007, la succursale belge a réalisé

une hausse de 10 % des dépôts de la

clientèle et de 14 % du portefeuille de

crédits qui s’élèvent à plus de 169 millions

d’euros. Début 2007, elle a lancé

le Triodos Values Pioneer Fund, une

sicav spécifi quement axée sur les PME

cotées en bourse et résolument innovantes

dans le domaine de la durabilité

et actives dans le monde entier.

www.triodos.be

dossier vente & marketing

© The Fairtrade Foundation

Favoriser l’épargne

éthique et les microcrédits

Soutenir des projets sociaux, en proposant

des crédits à taux modérés en Wallonie et

à Bruxelles ainsi que du conseil de gestion,

tels sont les objectifs du Crédal. Cette société

coopérative propose des placements

solidaires en soutenant des initiatives

touchant les plus démunis. Elle offre, aux

collectivités et aux particuliers, une forme

d’épargne alternative dont le rendement

n’est pas d’abord fi nancier. Ses priorités

sont l’emploi pour les personnes peu qualifi

ées, le travail sur les causes de la marginalisation,

le caractère novateur des projets.

Ses clients travaillent dans les secteurs de

l’accueil et du logement de personnes précarisées,

de l’insertion socioprofessionnelle

de jeunes en décrochage, dans les services

de soins, la défense des droits de l’homme,

l’aide à l’intégration culturelle, des coopératives

de production, des entreprises de

formation par le travail.

Les coopérateurs épargnants ou clients

(asbl, entreprises d’économie sociale), soit

environ 1300 membres, sont invités à

participer à l’assemblée générale. En tant

qu’organisation à fi nalité sociale, Crédal

n’a pas les contraintes d’une banque classique.

Sa méthode originale est effi cace et

adaptée au secteur social. Il y a une dizaine

d’années, Crédal a lancé le micro-crédit, petit

crédit remboursable mensuellement qui

sert à fi nancier une activité économique,

durable et rémunératrice pour son porteur.

La société est devenue leader en Belgique.

«L’idée est de fi nancer des personnes qui

veulent créer leur activité, mais n’ont pas

d’accès bancaire.» détaille Michel Genet,

directeur du Crédal. La société a également

lancé des activités d’accompagnement et

de conseil. Enfi n, le programme «Affaires

de femmes, femmes d’affaires» est destiné

à accompagner des femmes qui veulent

créer leur propre emploi. Crédal emploie 35

personnes. «En trois ans, nous avons doublé

notre personnel. Notre situation bilantaire

est assez solide, avec 1,5 million de fonds

propres et très peu de pertes sur crédit. Cette

année est celle de la consolidation et de

la croissance», conclut Michel Genet.

www.credal.be

Jacqueline Remits

47

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


48

dossier vente & marketing

NOUVELLES TECHNIQUES DE MARKETING

Se faire remarquer via le web

SMS, direct mails, marketing viral, présence sur des sites comme Second Life… Quelles sont

les dernières techniques utilisées par les pros du marketing/pub pour faire connaître/lancer

leurs produits? Internet est un formidable outil de communication et de vente très

largement utilisé aujourd’hui. Dans le marketing aussi. Revue en détail.

Internet est un outil de vente très largement utilisé

aujourd’hui

Le site Internet

Les grandes entreprises l’ont largement

développé comprenant l’intérêt

de la force de l’outil. Il est devenu

aujourd’hui un support commercial,

un moyen de communication et un

outil concurrentiel important. Il permet

à l’entreprise de gérer le fl ux des

diverses communications à destination

des clients et prospects, mais

également de conforter sa place sur le

marché par rapport à ses concurrents.

Le catalogue en ligne

Il ne doit pas être une simple reproduction

du catalogue papier. Pour qu’il

remplisse pleinement son rôle et qu’il

soit attractif pour le client, il doit être

interactif et faciliter sa visite.

Les achats via le site Internet

Le mode de vente sur Internet le plus

simple consiste à proposer un outil

permettant aux clients de passer commande

directement via le site. Le catalogue

en ligne n’est plus, dans ce cas,

un outil de communication ou un support

pour la vente traditionnelle, il devient

un support commercial direct.

Le marketing viral ou buzz

(bourdonnement)

Il s’agit d’une technique de communication

similaire au bouche à oreille,

mais qui s’appuie sur Internet. Les internautes

deviennent vecteurs d’une

marque et de son message en le transmettant

à leurs proches. Le message

provoque l’initiative chez la personne

touchée. Il donne l’envie de cliquer,

répondre, transférer… Pour assurer

une diffusion la plus large possible, ce

type de message peut adopter une approche

humoristique, ludique ou choquante.

Il faut faire parler d’un produit

en distribuant des informations

susceptibles d’éveiller la curiosité ou

l’intérêt des gens qui deviennent, à

leur tour, vecteurs de propagation.

Si, jusqu’à présent, le marketing viral

a été réservé aux marques B to C,

quelques fournisseurs industriels se

lancent aussi, et avec succès, dans des

campagnes virales en B to B. Le marketing

viral est appelé à se développer.

Il présente l’avantage d’être économique,

novateur et créatif, trois critères

Témoignage •

Anne-Catherine Trinon,

administratrice gérante

d’ACT Star

«Un avenir, mais limité,

pour la pub papier»

Agence en communication et publicité de

11 personnes, ACT Star est spécialisée dans

la promotion des ventes et le co-advertising,

c’est-à-dire des campagnes publicitaires

à plusieurs. «Nous nous occupons de

la transposition des campagnes de publicité,

d’images, de la distribution de folders...,

explique Anne-Catherine Trinon. Nous envoyons

aussi des annonces à paraître dans

des folders de distributeurs. Nous nous

occupons également de faire de petites actions

promotionnelles pour tel ou tel point

de vente un peu partout en Belgique.

Quelles sont les dernières techniques

utilisées en matière de marketing?

Nous faisons du mailing direct, de l’emailing

et de la réalisation et de la mise à

jour de sites Internet pour les clients. Nous

ne nous sommes pas encore beaucoup servi

du buzz, vu notre type de clientèle. Pour

un buzz, il faut réaliser un petit spot, ce qui

coûte très cher et n’est donc possible que

pour des annonceurs d’une certaine taille.

Y a-t-il un avenir pour la pub classique?

Pour moi, il y a toujours un avenir pour la

pub classique, mais d’une manière limitée.

La société évolue. Les jeunes se tournent

volontiers vers les nouvelles technologies.

Mais les 40 - 50 ans préfèrent encore le papier.

Alors, oui, il y a encore un avenir pour

le papier, mais un avenir limité.


qui ne laissent pas les dirigeants indifférents.

La loi belge considère que «la

campagne publicitaire qui relève de

la technique du marketing viral n’est

pas interdite en tant que telle par la

réglementation. Néanmoins, ce type

de campagne doit être mené dans le

respect strict des dispositions des lois

du 14 juillet 1991 et du 11 mars 2003».

L’e-couping

Cette technique de marketing consiste

à distribuer en ligne des coupons

imprimables donnant le plus souvent

droit à des réductions dans des points

de vente.

Le data mining

Cette technique de marketing consiste

à analyser différentes informations

afi n de pouvoir défi nir certains comportements

des consommateurs (habitudes

d’achats sur Internet, etc.).

L’opt-in

C’est la manière dont une adresse email

est collectée. Si une personne s’est

inscrite volontairement et a explicitement

donné son accord pour que son

adresse e-mail puisse être utilisée dans

le cadre d’actions d’e-mails marketing,

on dit que cette adresse est opt-in.

L’opt-out

Au contraire, il s’agit ici d’envois d’emails

à caractère publicitaire à des

destinataires n’ayant pas préalablement

donné leur accord pour recevoir

ce type de communications. Tout en

leur laissant, c’est obligatoire, l’option

de se désinscrire. Sauf cas particuliers,

cette pratique est actuellement

contraire à la loi dans un grand nombre

de pays européens.

Le blog

C’est une page Internet thématique

créée par un particulier pour y raconter

ses expériences. Les blogs sont à

présent sortis de la sphère privée pour

entrer dans l’univers commercial. On

trouve aujourd’hui des blogs créés par

des professionnels dont l’objectif est

d’exposer leur point de vue sur telle ou

telle technique, de donner des conseils,

etc. Ce nouvel outil de communication

direct intéresse désormais les marques

et les entreprises. On trouve six types

de blogs. Le blog de veille traite d’un

thème technique ou spécifi que, par

exemple, sur des fonctions particulières

dans l’entreprise ou des problématiques

de gestion. Le blog événementiel

relaie, par exemple, le lancement d’un

nouveau produit, d’un changement

au sein de l’entreprise… Le blog de référence

présente l’entreprise dans son

ensemble en la différenciant de ses

concurrents. Le blog de marque fait pa-

dossier vente & marketing

reil pour une marque donnée. Le blog

d’écoute est destiné à recueillir l’opinion

des clients et des prospects afi n

de pouvoir améliorer le service rendu

par l’entreprise. Le blog de dirigeant

est centré sur le chef d’entreprise et sa

personnalité, le but étant d’accroître sa

proximité sur des publics externes et

internes et d’améliorer l’image de l’entreprise..


Jacqueline Remits

Témoignage • Matthieu Vercruysse, marketing

analyst chez Deepblue, Aemedia

«Tous les médias ont encore leur importance»

La pub classique a-t-elle encore un

avenir?

Faut-il vraiment faire une différence entre

la publicité classique et non-classique?

Chez Deepblue, nous cherchons à établir

une stratégie qui permette de communiquer

le message le plus approprié au

consommateur et de sélectionner les canaux

les plus effi caces pour transmettre

ce message. L’idée principale est que les

messages soient cohérents à chaque fois

que le consommateur est en contact avec

la marque. Nous n’avons donc jamais

considéré les innovations comme une

menace. D’un côté, les nouveaux médias

sont autant de nouvelles opportunités.

D’un autre, les médias, dits classiques,

répondent toujours à une demande bien

présente. La télévision, dont la mort avait

été annoncée, ne semble absolument pas

en mauvaise santé aujourd’hui. La stratégie

publicitaire doit tenir compte de nouvelles

contraintes: la fragmentation de

l’audience, le nombre de messages auxquels

les consommateurs sont confrontés,

leur esprit critique par rapport à ces

messages, la possibilité de comparer les

informations sur le web notamment…

Aujourd’hui, le consommateur mène sa

propre étude de marché en quelques clics.

Face à cela, la vraie nouveauté est d’arriver

à créer un engagement du consommateur

par rapport au message publicitaire.

Nous recommandons aux marques

de créer un dialogue avec leurs clients,

leurs prospects… C’est l’ère du monologue

publicitaire qui est dépassé.

Quelles sont les dernières techniques

que vous utilisez?

Nous ne choisissons jamais un média

pour sa capacité technologique uniquement.

Une nouvelle technologie est utilisée

si elle a la capacité de répondre effi cacement

à une stratégie publicitaire. Notre

cellule digitale, Isobar, a récemment mis

en place différentes actions très innovantes.

Le premier cas consiste en un fi lm à la

demande (VOD) gratuitement offert sur

Belgacom TV par ING pour promouvoir

les nouveaux comptes à vue gratuits. Le

principe du ‘red button’ est également

utilisé sur Telenet. Le téléspectateur appuie

sur un bouton de sa télécommande

pendant un spot publicitaire pour obtenir

plus d’informations ou pour participer

à un concours. A l’international, un

modèle de paire de baskets destinée aux

jeunes a été intégré dans un jeu vidéo.

Voici quelques exemples d’utilisation

de nouveaux médias à des fi ns publicitaires.

Sur Internet, nous croyons aussi

fortement à l’effi cacité des moteurs de recherche.

Il est primordial que le site d’une

marque soit bien référencé à la recherche

de mots clés. Ceci résulte d’un vrai travail

de spécialiste.

49

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


50

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

dossier vente & marketing

Trouvez des nouvelles pistes de

marchés et entraînez-y vos clients

En effet, si

vous avez un

besoin de développer

votre chiffre

d’affaires, c’est probablement

parce qu’il vous manque

certains éléments pour voir clair et

« lever le nez du guidon ». Cet investissement

est intéressant puisqu’il

vous fera récolter des résultats. A

condition bien entendu que l’expert

choisi soit une personne expérimentée,

de terrain et connaissant bien

votre environnement.

Quelques grands indicateurs devraient

être le sujet de vos réfl exions

et introspections. Ces pistes et repères

ne sont bien entendu pas limitatifs.

1 Connaître son marché et sa

cible

Il est conseillé de défi nir des critèresclés

pour répartir l’ensemble de votre

STRATÉGIE

5 pistes pour développer

son chiffre d’affaires

Développer son chiffre d’affaires est d’abord une question d’implication dans

l’aspect commercial de votre entreprise. Selon votre profi l d’entreprise,

engager une collaboration avec un expert extérieur pourra s’avérer

nécessaire.

marché potentiel en groupes homogènes.

L’outil de référence sera la liste

de vos clients existants. Identifi ez le

cœur de votre cible sur lequel vous

concentrerez vos efforts. Pour cela, il

faudra subdiviser votre clientèle en

clients occasionnels et clients réguliers,

en clients fi dèles (ceux qui vous

restent « attachés ») et en clients

« prescripteurs » : ceux qui vous amènent

des nouveaux clients (qui activent

votre « bouche à oreille »).

A partir de cette subdivision, vous défi

nirez le profi l de nouveaux clients

potentiels : par secteur économique

et géographique. Extrapolez ensuite

les potentiels de ventes futures sur

ces nouveaux clients et faites-en de

même sur la clientèle existante.

2 Soigner le relationnel avec

effi cacité

Chacun de vos clients doit faire l’objet

de soins assidûs et être régulièrement

« séduit » à nouveau par vos produits

et la qualité de vos relations avec lui.

Pour entretenir cette bonne relation,

nous citerons quelques exemples pratiques

: contacts réguliers, envoi d’informations

intéressant le client sur le

plan personnel (exemple : annonce

d’une exposition où il se rendrait

avec plaisir), invitation à un déjeuner,

cadeau de fi n d’année (en connaissant

bien ses préférences), ajout d’un

service « personnalisé » à vos prestations,

mise en confi dence (« nous

apprécierions votre conseil pour… »),

parler de certains de vos clients dans

votre journal d’entreprise, etc.

3 Votre « banque

de données » commerciale :

un outil capital

La banque de données constitue un

outil de gestion permanent de vos

actions de prospection, attention à

l’amateurisme. Faites appel à un bon

informaticien à qui vous expliquerez

clairement ce que vous souhaitez tirer


comme informations de cet outil absolument

vital. Au niveau du contenu

comme au niveau de l’exploitation

des données : mailings, relances téléphoniques,

invitations, envoi de

documentations, enquêtes. Le travail

préparatoire du contenu est de votre

ressort. C’est vous qui connaissez votre

affaire et vos besoins. L’informaticien

sera là pour les mettre en forme

(programme existant ou à créer) et

pour en suivre la bonne exploitation

sur le plan technique. N’oubliez pas

non plus de défi nir les codes d’accès.

N’importe qui ne peut pas avoir accès

à certaines données dites confi dentielles.

Cet outil ne sera bien entendu

valable que s’il est régulièrement mis

à jour en fonction des informations

que vous récolterez. Un responsable

devra donc être désigné pour gérer

l’outil et veiller à faire les copies de

sécurité fréquemment.

4 Donnez la priorité à vos

actions de développement

« clientèle »

Il existe différents types d’actions

mais deux méthodes complémentaires

restent toujours effi caces si elles

sont bien exploitées.

Le contact téléphonique

Au départ, sur base de votre banque

de données, il s’agit de sortir des listes

reprenant les éléments de base

pour les appels sélectés : par type

de client et de produits. La personne

responsable de ces appels devra avoir

été formée : elle opèrera grâce à la

liste et avec l’écran ordinateur pour

l’historique de chaque personne appelée.

Elle pourra ainsi mettre certaines

données directement à jour et, le

cas échéant, déclencher l’envoi d’une

lettre appropriée.

Le mailing

Il résultera des bons contacts téléphoniques

préalables : chaque envoi aura

donc toute sa raison d’être. L’envoi

massif de documentation est souvent

cause de grands frais et de grandes

déceptions : les destinataires sont

souvent « noyés » de documentations

et ils n’ouvrent même plus les enve-

loppes… Notre recommandation est

donc de bien mettre au point et d’utiliser

en permanence la méthode suivante.

Vous pouvez effectuer des appels

« ciblés » et envois aux contacts

intéressants suivis d’une relance

rapide (dans les 3 à 4 jours à dater de

Développez votre

créativité : certains

consommateurs

éprouvent

probablement des

besoins que vous

ne soupçonniez pas

jusqu’à présent.

l’envoi).

Si vous n’utilisez pas le téléphone au

préalable, vous pouvez réaliser des

petits envois ciblés hebdomadaires

(une vingtaine) suivis d’un appel téléphonique

dans les quelques jours

qui suivent l’envoi. Attention de bien

identifi er le destinataire responsable

et de ne pas écorcher son nom et son

titre. Planifi ez vos actions : inutile

de prendre des rendez-vous si vous

n’avez pas le temps de vous y rendre.

5 Trouvez de nouvelles

pistes pour vos marchés

et produits-services

additionnels

Vous êtes habitué à une cible sectorielle

ou géographique mais pensez à

vous ouvrir à de nouveaux horizons.

Développez votre créativité : certains

consommateurs éprouvent probablement

des besoins que vous ne soupçonniez

pas jusqu’à présent. Il existe

plusieurs moyens pour aller à leur

rencontre : des études de marché, la

participation à Foires et Salons spécialisés

ne fût-ce que pour se rendre

compte de ce qui se passe ailleurs,

l’information récoltée lors de lectu-

dossier vente & marketing

res, de rencontres dans les chambres

de commerce ou de causeries professionnelles.

Vos produits-services pourront peutêtre

recevoir un très bon accueil

auprès d’une autre tranche de public

ou dans une autre zone géographique.

Vos clients ne connaissent probablement

que ce qu’ils ont l’habitude de

vous acheter. Etes-vous certain qu’ils

connaissent toute votre gamme ?

N’ont-ils pas des besoins non exprimés

? Il faut donc les tenir au courant

systématiquement de toute votre

offre. Peut-être sont-ils clients chez

un de vos concurrents parce qu’ils

ignorent votre gamme. De même,

examinez vos produits-services et

demandez-vous ce que vous pourriez

ajouter en complément : prenez

le simple exemple du fromager qui

vend du pain et du vin.

En conclusion, ouvrez les yeux ! Essayez

un maximum de sortir de vos

habitudes. Soyez proche de votre

clientèle. Systématisez vos informations

pour mieux les exploiter. Remettez-vous

en question et développez

votre créativité. ●

Jean-Luc de Vergnies

Business Coach

JDV Consulting & Partners

Formations sur le sujet chez Beci données

par Jean-Luc de Vergnies :

● Mercredi 23 avril toute la journée

(9h à 17h) :

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02 643 78 30 – bvdm@beci.be

51

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


52

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

© Atrium Centre

dossier vente & marketing

CITY MARKETING

Bruxelles, à la conquête du chaland

Par-delà des infrastructures à moyen, si pas à long terme, des gens de terrain oeuvrent,

chez Atrium, à donner de Bruxelles une image en tous points positive. L’enjeu ? Peaufi ner

l’attirance commerciale d’une capitale européenne qui, longtemps, fi t profi l bas.

Les forces vives de la Région de

Bruxelles-Capitale mettent depuis

quelque temps la gomme

pour accroître l’attrait commercial du

cœur de l’Europe. Le PDI (Plan de développement

international), en son volet

City Marketing plus spécifi quement

ou la création, dès 1998, d’antennes

régionales (les Atrium) focalisées sur

la revitalisation de coins en perte de

vitesse, participent de cette approche.

Hors ces démarches louables, quelles

sont les attentes des consommateurs

? Et comment, en la matière,

enclencher la vitesse supérieure ? En

150 pages d’une enquête quantitative

et qualitative, l’Atrium du boulevard

Adolphe Max s’est échiné à le savoir.

Son directeur exécutif, Pierre-Yves Polus

décortique pour nous ce « Profi l et

Les petits points de vente de proximité

revitalisent un quartier

habitudes de consommation du chaland

bruxellois », version 2007. « Nos

activités touchent trois domaines : le

développement économique et commercial,

l’aménagement du territoire

et la promotion des quartiers. »

Pour le premier volet, l’Agence régionale

pour l’investissement urbain et

le management transversal des quartiers

commerçants fournit des infos

objectives, compactées dans l’étude.

Vingt-trois noyaux commerçants

ont ainsi été passés au crible et 7.910

personnes interrogées. Qu’y débusque-t-on

? Des renseignements, noyau

par noyau, sur le fl ux des piétons, le

portrait du chaland, une défi nition

du quartier, sa perception de ce tissu

commercial et des recommandations.

Une mauvaise réputation

« L’enquête, livrée aux enseignes, combat

les idées reçues !, signale notre

interlocuteur. Les artères les plus fréquentées

? Ce sont, dans l’ordre, la rue

Neuve avec une moyenne de 37.000

visiteurs/jour, la chaussée d’Ixelles,

avec 25.000 et la rue de Brabant, avec

21.000. Idem pour les montants dépensés

par zone où le Karreveld et

Saint-Josse arrivent en tête… » Forts

de ces données objectives, Atrium accompagne,

par exemple, les candidats

indépendants. En orientant l’implantation

de leur exploitation vers un site

approprié : « La mixité des quartiers de

proximité participe aussi de l’attractivité

d’une ville », assure Pierre-Yves

Polus. « Mais une boutique branchée,

on lui conseillera Dansaert. Le Sablon

ou les Marolles, pour un magasin de

décoration. »

N’empêche ! Le patron de l’Atrium ne

tourne pas autour du pot : Bruxelles

traîne une mauvaise réputation, notamment

entretenue par un découpage

en 19 communes ou « les agendas

politiques ». Ne suffi t-il pas de

consulter la (longue) liste des administrations

actives en rénovation urbaine

pour s’en convaincre, même si,

comme l’affi rme le Secrétariat régional

de développement urbain (SDRU),

Bruxelles change… ! Autre frein à une

perception positive du pentagone et

de ses abords : le dilemme entre haut

et bas de la ville. « La structure commerciale

en devient diffi cile à lire.

D’où des liens à créer, une meilleure

signalisation entre les quartiers… »

En facilitant les liens avec les organismes

publics, en rappelant « qu’il

faut être implanté à Bruxelles, une

marque super connue, un centre de

décision européen quotidiennement

dans la presse », le patron d’Atrium

et ses troupes polissent déjà cette

image.

Un rôle proactif

Par ce biais, on aborde déjà une autre

problématique, à ce jour, peu enthousiasmante

pour qui entend se balader,

voire dépenser. « L’aménagement du

territoire, l’embellissement de la ville

et son esthétique. Un exemple ? Porte

de Namur, la chaussée d’Ixelles, c’est

un environnement ingrat, avec des

trottoirs pas assez larges, des devantures

commerciales inadaptées aux

standards actuels. »

Selon Pierre-Yves Polus, la Région

élargit progressivement les trottoirs,

de même que les voiries. Et l’Atrium ?

Il met de l’argent sur la table pour la

rénovation des façades, des enseignes

(comme chaussée de Gand, par exemple),

aux fi ns de créer une identité et,

ce faisant, une atmosphère propres

à chaque quartier. C’est qu’il s’agit


d’inciter tout un chacun à « vivre une

expérience de shopping ». Avec la part

de rêve que peut présupposer un éclairage

adéquat, une jolie architecture et

une certaine propreté en un périmètre

sécurisant.

Bien qu’émanation du gouvernement

régional, la structure Atrium n’a cependant

de pouvoir que sa pro-activité

(ainsi, ses 60 stewards, 2 par antenne,

en chasse des dépôts clandestins et

des tags), son lobby persuasif et une

kyrielle d’outils. « Nous disposons de

500.000 € par an, versés dans des projets

spécifi ques comme l’installation

de volets ajourés dans la peu rassurante

rue Marie-Christine, à Laeken

ou chaussée d’Ixelles », relève le patron.

Concrètement, Atrium acquiert

également des rez-de-chaussée, afi n

d’infl uer sur l’offre commerciale.

Une pro-activité qui prend également

la forme de milliers de plaquettes qui

mettent en exergue les spécifi cités de

chacun des quartiers étudiés (le Carrefour

des diversités de Flagey, entre

autres).

Sortir de léthargie

Entre l’indispensable soin à apporter

au Midi ainsi qu’aux anciens quartiers

de Bruxelles, à la Gare centrale, des espaces

publics plus aérés, plus accessibles

aux piétons ou une réfl exion à

initier sur l’éventuelle instauration de

parkings dissuasifs (« A tarifs raisonnables

! La pression automobile fi gure

en première ligne des nuisances »)

aux entrées de la ville, voire la création

de zone de confort pour livreurs

et riverains « dans chaque zone »,

la tâche s’avère tentaculaire. Et, par

conséquent, ardue.

Faut-il voir dans cette complexité la

raison de l’enthousiasme relatif des

quelques patrons de magasins interviewés

? « Il n’y a pas grand-chose qui

est fait ! », regrette Arnaud Wittmann,

l’un des deux frangins à la tête de l’ancienne

maison Degreef, rue au Beurre.

« A chaque commerce de se battre

dans son domaine pour que la clientèle

vienne chez lui. »

Son constat, l’horloger/joaillier nous

en informe, précise-t-il, sans se plaindre

le moins du monde. Mais en notant

trois choses. Un, l’obligation de mar-

Bruxelles traîne une mauvaise réputation,

notamment entretenue par un découpage en

19 communes ou « les agendas politiques »

dossier vente & marketing

La rue Dansaert se focalise sur les commerces branchés bruxellois

quer soi-même la différence. Deux, le

centre-ville « vit bien grâce à la clientèle

fl amande ». Trois, les contacts

avec les autorités, locales et régionales

seraient tout sauf constructifs. Sur le

métier, il faut périodiquement remettre

l’ouvrage.

Pourtant, assure Philippe Close, l’échevin

du Tourisme à la Ville de Bruxelles,

on sort d’une léthargie. « Il fut un

temps où, à cause de gros problèmes

urbanistiques, on avait peur de parler

de capitale de l’Europe. »

Que faire au-delà de 23 h ?

A l’entame du troisième millénaire,

l’image en devenir se construirait sur

deux plans :

« Côté infrastructures, nous avons deux

gros débats », rappelle l’élu socialiste.

« Le Palais des Congrès, évidemment,

et le Convention Center annoncé par le

Plan de développement international.

Nous espérons qu’il verra le jour en

2013. Parallèlement à ces perspectives,

nous sommes insuffi samment équipés.

On a 15.000 chambres d’hôtels.

Amsterdam en compte 25.000… »

Et puis, il y a ce fameux travail d’image

dont paraissent se soucier les édiles.

« Bruxelles ne se résume pas à notre

art de vivre. Il est essentiel de montrer

qu’il y a des choses à y faire ! En dépit

d’un défi cit criant. Passé onze heures

du soir, quelle option a-t-on ? Pour

boire un verre, aller au resto, ou autres,

c’est possible. Mais nous manquons

cruellement de lieux nocturnes. Et l’offre

culturelle se doit d’être mieux mise

en musique. Les congressistes, on les

attire aussi grâce à cela. Il est essentiel

de les occuper. »

Pour avoir scruté le terrain, les gens

de la rue, Pierre-Yves Polus jure, pour

sa part, que la qualité est au cœur des

exigences de la clientèle bruxelloise.

« Pour une capitale, Bruxelles est trop

classique. Ils escomptent plus d’audace,

plus d’innovation. »

Ce n’est pas pour rien si le « Profi l et habitudes

de consommation du chaland

bruxellois » centre ses recommandations

sur les espaces verts, la sécurité,

la propreté, l’éclairage, la qualité au

sens large… et des terrasses extérieures

! Comme si le chaland se faisait

nettement moins frileux que jadis… ●

Guy Bernard

© Atrium Centre

53

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


BRUSSELS EXPO

MAKES YOUR EVENTS

SHINE


Titre Tourisme Dossier & Congrès

Le salon des pros des congrès, clap 3e ! 55

Ces étoiles ne pâlissent pas 62

Loger chez l’habitant :

la nouvelle tendance ? 63

EVÉNEMENT

DOSSIER Le salon des pros

Nom auteur

des congrès, clap 3 e !

« Mice ». Prononcez bien l’acronyme à l’anglaise, qui signifi e « Meetings Incentives

Congresses and Events ». Le salon bruxellois du tourisme d’affaires remet le couvert, en ce

mois de mars. Une 3e édition, inscrite dans la ligne, festive et professionnelle, de ses devancières.

Petit topo d’un secteur aux métiers et aux retombées en cascade.

Le bureau des congrès de Bruxelles

(le « BITC », Brussels International

Tourims & Congresses) a

pour mission de faire fructifi er une

manne colossale. La preuve, par ces

quelques chiffres résumant mieux

que n’importe quels propos, le tourisme

d’affaires de la capitale en 2006 :

55.000 événements, 14 millions de

participants, 2.632.033 nuitées hôtelières,

22.000 emplois. Pour un chiffre

d’affaires de 4 milliards €, soit 81 %

des bénéfi ces engrangés par ces activités

dans toute la Belgique (1) . Deux

données, encore : en 2002, on ne recensait

pas moins de 2.835 entreprises

actives dans un secteur du tourisme

au sens large. Parmi elles, 67 %,

soit 1.785, se disaient prioritairement

touchées par le tourisme d’affaires

(2) . Depuis, les métiers du « Mice »

ont encore crû.

© SA Palais des Congrès

« Lorsque des congressistes viennent

chez nous, cela suppose des traducteurs,

des interprètes, des hôtesses…

», résume succinctement Hervé

Bosquet, Managing Director du BITC.

« Ils veulent manger, dépenser, etc.

Les retombées sont directes et indirectes.

»

Aussi, une semaine par an, le salon

est organisé autour de tous ceux qui

œuvrent, de près ou de loin, dans ce

secteur de services fl orissant de l’industrie

des meetings. « Le salon de

ces gens de l’ombre s’oriente vers la

presse généraliste, les écoles, les politiques.

Pour que tous investissent

dans les infrastructures. La Brussels

Meetings Week (slon bruxellois du

tourisme d’affaires) se déroule partout

: à La Tentation, au Heysel, au

Claridge. C’est aussi une mise en évidence

des lieux. »

Des opportunités

L’industrie du meeting attire-t-elle

la grande foule ?

A vous de juger. L’an dernier,

l’European Meetings

Industry Fair (EMIF) enregistra

6.165 visiteurs et

quasi autant en 2006. Pas

mal, non, pour les deux

éditions initiales d’un sa-

Hervé Bosquet

lon professionnel ?

Et Hervé Bosquet de mettre en exergue

le fait que le secteur vit d’énormément

de métiers à relativement faible

qualifi cation –« femmes de chambre,

ouvriers, hôtesses, etc. ». A l’heure d’un

chômage en hausse croissante, voilà de

quoi ouvrir quelques portes.

On aurait parfois tendance à l’omettre.

Au cœur de l’Europe, trône, selon

l’« Observatoire du tourisme à Bruxel-

55

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


56

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

L’accueil se révèle

primordial dans les

métiers du meeting

dossier tourisme & congrès

les », la 4e ville de congrès d’associations

(minimum de 300 participants)

au monde –derrière Paris, Vienne et

Singapour ! Et ce, alors même que le Palais

des Congrès, nouvellement baptisé

« Square » (voir plus loin), ne s’ancrera

dans la modernité que le 20 septembre

2009.

Entre les artistes en tout genre, les

guides, les hôtels, les organisateurs

d’événements, les traiteurs, la location

de matériel, le transport public ou les

gestionnaires de salles, la liste des

« métiers de l’accueil, de l’hospitalier »

est longue.

Professions cataloguées

Comment tout ce beau monde s’orchestre-t-il

? « Il y a tout d’abord l’organisation,

schématise Hervé Bosquet.

Il y a des spécialistes de congrès,

d’événements, d’incentives, de foires

et salons. Chaque structure fait partie

d’associations. »

Au cœur même de ces « Professional

Congress Organiser » (PCO), on citera,

pêle-mêle, Bapco, l’Association belge

des organisateurs de congrès ; Abito,

Association of Belgian Incoming Tour

Operators ; Acea, Association of Communication

Events Agencies ; ou Febelax,

Fête belge des organisateurs de

foires et salons, etc, etc.

Au reste, c’est bien simple : le nombre

de ces regroupements et de leurs

composantes est tel qu’un catalogue,

baptisé « Let’s Meet 2007 », les recense

en 200 pages dûment documentées :

identifi cations et capacités d’hôtels,

de lieux de séminaires, de restaurants,

d’organisations professionnelles, etc.

Soit des références multiples et détaillées

pour une bonne vingtaine

de métiers !

Etoiles et services

« Dans l’Horeca, glisse

notre hôte, nous comptons

des hôtels de 3,

4 et 5 étoiles. Il en

est certains ne

vivant que par

les réunions.

En ce sens,

les 4 étoiles sont les mieux positionnés.

Mais il y a un marché pour tout

le monde… »

Qui dit étoilés conçoit, bien sûr, une

masse impressionnante de services

connexes allant du traiteur, à l’outillage

informatique (Internet, possibilités

de vidéoconférence…), en passant par

la traduction simultanée et multilingue,

des interprètes de conférence, etc.

Associés à la qualité du catering, des

chambres et autres, ces équipements

entreront d’ailleurs en ligne de compte

pour l’attribution, par la Cocof (« Commission

communautaire française »)

et la VGC (« Vlaamse gemeenschap

commissie »), desdites étoiles.

Métiers périphériques

Autour de ce socle, s’arcboutent ensuite

une masse, non moins conséquente,

de « métiers périphériques » :

fl euristes, chocolatiers, guides touristiques,

décorateurs, etc. Pour parfaire

ces à-côtés auxquels le public donne

tant de prix. Sans oublier, pour autant,

tous les jobs qui ont trait à l’accueil

au sens large. Comprenez, par là, les

hôtesses, les taxis, le personnel des

infrastructures de transport (aéroport,

gares, Stib, limousines pour VIP, autocars),

les jobs de l’informatique (l’accès

aux nouvelles technologies, à Internet,

naturellement, mais également les capacités

de vidéoconférence, d’audioconférence,

voire la webconférence),

même. Une liste, vous l’aurez compris,

loin d’approcher l’exhaustivité.

Place à la concentration !

Peut-on tracer certaines lignes de force

au sein d’un secteur de semblable ampleur

?

« J’identifi e deux grosses tendances,

explique Hervé Bosquet. Celle allant

vers la spécialisation des professions

et celle allant dans le sens d’une externalisation.

Petit à petit, on fait appel

à des spécialistes. Dans les métiers de

l’accueil, par exemple, que l’Europe

essaie de codifi er, histoire d’éviter les

mauvaises surprises. »

Plus perceptible s’avère sans doute

la tendance à la concentration d’une

activité internationale globale. Un

mouvement qui s’explique relative-


ment aisément. « En général, un prestataire

est appelé à suivre ses clients

dans le monde. Parce que les congrès,

de médecins, par exemple, bougent

tous les ans, opèrent des tournantes

entre les villes. Cela s’inscrit dans une

volonté de fi délisation du fournisseur

de services. L’organisateur se préserve

ainsi des déconvenues. »

Et le Managing Director du BITC

d’étayer ses dires de cas concrets :

« Le plus gros organisateur, c’est MCI,

né d’une fusion et comptant 150 personnes

; le plus petit n’en compte que

3. Iceo vient de fusionner avec Colloqium.

Meeting Time vient de s’associer

avec un organisateur de foires et

salons. »

N’empêche ! Selon le même homme,

les niches subsistent. Y compris pour

les petits bureaux. C’est que sur le

marché, il n’est pas que les grosses

manifestations sous des chapiteaux

montés dans trois palais du Heysel.

Bien comprendre la mécanique de

ce si vaste marché requiert encore

de garder en tête que les congressistes

ont parfois un cycle de rotation

d’une décennie. Et que, par ailleurs,

Bruxelles et sa localisation privilégiée

compte en son sein la bagatelle

de 2.000 associations dont le core business

n’est autre que de réunir leurs

troupes.

dossier tourisme & congrès

Business in serenity for 21 years

16 meeting rooms overlooking the gardens with daylight,

air-conditioning, terrace and wireless internet

88 rooms featuring a wide range of facilities and comfort

gourmet restaurant "Saint-Jean-des-Bois" and bar

Les métiers du tourisme et des congrès se rencontrent lors d’une foire qui leur est dédiée

A quand un « Convention

Center » ?

De son bureau de la rue de la Violette,

à deux pas de la Grand-Place, Hervé

Bosquet ne s’en fait cependant pas

mystère : pour jouer dans la cour des

grands, l’ouverture de « Square », le

Palais des Congrès nouvelle mouture,

se fait urgentissime. Et ce, paradoxalement,

malgré des diffi cultés prévisibles,

dès l’ouverture même, en termes

d’hébergement.

« Nous attendons un centre de congrès

dédié à 3, 4, 5, 6.000 personnes. Selon

le Plan de développement international

(le fameux PDI voulu par le ministre-président

de la Région, Charles

Picqué), ce Convention Center s’établirait

au Heysel. Tout ce potentiel-là est

encore inexploité. Mais construire un

auditoire sur le plateau du Heysel nécessite

des budgets colossaux. Il faut

donc une capacité suffi sante. Ce qui,

selon moi, ne peut s’envisager qu’au

centre, par des raisons de mobilité.

Aujourd’hui, de par la fermeture du

Palais des Congrès, nous n’avons pas

d’énormes demandes… »

Complémentarité des espaces

A contrario, l’offre abonde pour des

réunions oscillant entre 100 et 1.000

à 1.200 participants. Qui peuvent, tout

à loisir, se loger à Flagey, au Management

Center Europe ou ailleurs. « En

réalité, nous travaillons, depuis peu, de

plus en plus par quartier : Rogier et ses

5/6 hôtels, la Grand-Place, Louise et les

complémentaires Hilton et Conrad ; le

quartier Europe et le Sofi tel, etc. »

conference/dinning room of 460 m² with bar and terrace

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57

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


ment aisément. « En général, un prestataire

est appelé à suivre ses clients

dans le monde. Parce que les congrès,

de médecins, par exemple, bougent

tous les ans, opèrent des tournantes

entre les villes. Cela s’inscrit dans une

volonté de fi délisation du fournisseur

de services. L’organisateur se préserve

ainsi des déconvenues. »

Et le Managing Director du BITC

d’étayer ses dires de cas concrets :

« Le plus gros organisateur, c’est MCI,

né d’une fusion et comptant 150 personnes

; le plus petit n’en compte que

3. Iceo vient de fusionner avec Colloqium.

Meeting Time vient de s’associer

avec un organisateur de foires et

salons. »

N’empêche ! Selon le même homme,

les niches subsistent. Y compris pour

les petits bureaux. C’est que sur le

marché, il n’est pas que les grosses

manifestations sous des chapiteaux

montés dans trois palais du Heysel.

Bien comprendre la mécanique de

ce si vaste marché requiert encore

de garder en tête que les congressistes

ont parfois un cycle de rotation

d’une décennie. Et que, par ailleurs,

Bruxelles et sa localisation privilégiée

compte en son sein la bagatelle

de 2.000 associations dont le core business

n’est autre que de réunir leurs

troupes.

dossier tourisme & congrès

Business in serenity for 21 years

16 meeting rooms overlooking the gardens with daylight,

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Les métiers du tourisme et des congrès se rencontrent lors d’une foire qui leur est dédiée

A quand un « Convention

Center » ?

De son bureau de la rue de la Violette,

à deux pas de la Grand-Place, Hervé

Bosquet ne s’en fait cependant pas

mystère : pour jouer dans la cour des

grands, l’ouverture de « Square », le

Palais des Congrès nouvelle mouture,

se fait urgentissime. Et ce, paradoxalement,

malgré des diffi cultés prévisibles,

dès l’ouverture même, en termes

d’hébergement.

« Nous attendons un centre de congrès

dédié à 3, 4, 5, 6.000 personnes. Selon

le Plan de développement international

(le fameux PDI voulu par le ministre-président

de la Région, Charles

Picqué), ce Convention Center s’établirait

au Heysel. Tout ce potentiel-là est

encore inexploité. Mais construire un

auditoire sur le plateau du Heysel nécessite

des budgets colossaux. Il faut

donc une capacité suffi sante. Ce qui,

selon moi, ne peut s’envisager qu’au

centre, par des raisons de mobilité.

Aujourd’hui, de par la fermeture du

Palais des Congrès, nous n’avons pas

d’énormes demandes… »

Complémentarité des espaces

A contrario, l’offre abonde pour des

réunions oscillant entre 100 et 1.000

à 1.200 participants. Qui peuvent, tout

à loisir, se loger à Flagey, au Management

Center Europe ou ailleurs. « En

réalité, nous travaillons, depuis peu, de

plus en plus par quartier : Rogier et ses

5/6 hôtels, la Grand-Place, Louise et les

complémentaires Hilton et Conrad ; le

quartier Europe et le Sofi tel, etc. »

conference/dinning room of 460 m² with bar and terrace

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57

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


Comprenez qu’en l’absence de grosses

salles de congrès, c’est la complémentarité

des espaces qui prévaut. Parce

que, mine de rien, la perte consécutive

à la fermeture des superfi cies du

Mont des Arts est évaluée entre 2 et

5 % maximum. Mais sur une manne,

rappelons-le, de 4 milliards… Il est vrai

aussi qu’en dépit d’une conjoncture

redevenue porteuse, le taux d’occupation

des hôtels, soit une moyenne de

80 à 82 %, connaît un fameux fl échissement

les samedis et dimanches. « Il

est de 100 % en semaine ; de 40 %, le

week-end. »

Métier datant du XIXe

« Si nos métiers sont aussi vieux que

les réunions, décrit encore Hervé Bosquet,

l’Expo 58 servit de déclencheur ».

Conséquence très actuelle de boulots

ayant fait leurs maladies de jeunesse :

un souci désormais très marqué de

« professionnalisation des métiers de

la communication ». Il est de moins en

moins question qu’un client grappille

des compétences à gauche et à droite

en mettant dix agences autour de la

table. Ce qui, on s’en rend compte, va

dans le sens de la concentration évoquée

plus haut et de boîtes de communication

subdivisées en départements

séparés. Des entreprises, des

départements où l’on prendra soin,

tour à tour, de rédiger un carton d’invitation

digne de ce nom, de l’envoyer

à qui de droit, de dégoter le lieu idéal

pour l’événement mis sur le pavois,

de veiller au transport des invités,

de mettre un soin tout particulier à

l’excellence de leur accueil, etc. Une

sorte de label « all in one » ne laissant

strictement rien au hasard. Tout profi t

pour le client !

« Au prestataire à s’adapter à la demande.

Avec la complexité, la sophistication

propres à aujourd’hui… » ●

Guy Bernard

(1) in, Observatoire du tourisme à

Bruxelles, rapport annuel 2006,

édition 2007

(2) in, L’emploi touristique en Région

de Bruxelles-Capitale : tourisme

d’affaires et tourisme de loisirs

dossier tourisme & congrès

Demandez le programme de la Brussels Meetings Week

Vendredi 14 mars :

De 10 à 17 h

- « Job Day » de la « Meetings Industry

» (Incentives, Conférences, Evénements,

Horeca, Taxi, Tourisme, Catering)

- Exposition « The Meetings Industry »

A « La Tentation », 28 rue de Laeken, 1000

Bruxelles

Mardi 18 mars :

Evénements pour clients VIP :

12 h : aperçu des meilleurs « venues » et

incentives à Bruxelles

19 h 30 : Dîner VIP

Mercredi 19 mars :

De 9 h 30 à 18 h : inauguration offi cielle

de l’« Emif » (European Meetings Industry

Fair) Brussels Expo, hall 3

Evénements clients VIP : visite de

l’« Emif » et du village bruxellois

19 h : soirée Brussels International

where organising a meeting is

easier than ever

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Rue de la Violette 18 Violetstraat B - 1000 Brussels - Belgium

mice@brusselsinternational.be - Tel: +32 2 549 50 50

Jeudi 20 mars :

De 9 h 30 à 18 h : « Emif » (European Meetings

Industry Fair)

Brussels Expo, hall 3

De 14 à 18 h : « Career day »

Vendredi 21 mars :

De 11 h 30 à 15 h : événement de clôture :

Présentation du calendrier culturel

bruxellois 2008

Cérémonie des Awards

Au Claridge, 24, chaussée de Louvain

Contacts

BITC - Brussels International – Tourism &

Congresses

18, rue de la Violette, 1000 Bruxelles

t 02/549.50.58

f 02/549.50.59

www.brusselsmeetingsweek.be

www.brusselsinternational.be

www.aboutemif.com

© Theo Poelaert

59

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


60

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

dossier tourisme & congrès

Un « Square » de 60 millions

20 septembre 2009, 20 h 09. Retenez bien cette minute-là. A cet instant précis, « Square »,

le successeur, ô combien modernisé, de feu le Palais des Congrès, étrennera une nouvelle

ère. Celle d’un lieu de rencontre ouvert à l’international.

Aux oubliettes les vétustes

salles du Mont des Arts,

inaugurées lors de l’Expo 58,

défi nitivement enterrées un soir de

2003 ! Aux oubliettes de l’histoire de

Bruxelles aussi, et la dénomination et

les atermoiements relatifs au devenir

de l’archaïque Palais des Congrès :

« Nous voulions changer d’image.

Le terme palais est trop rigide ; l’associer

à congrès ne dit rien dans le

monde anglophone… », résume en

deux traits Marc Van den Broeke, CEO

de la SA Palais des Congrès.

Lancée en septembre 2004, cette société

tient, à ce jour, ses promesses,

tant côté timing que projets. Son

Brussels Meeting Centre, en cours de

rénovation depuis mai 2007 (le bureau

d’architectes A2RC travaille via

des fonds du fédéral à hauteur de 75

millions €), comprendra trois amphithéâtres,

de 300, 500 et 1.200 places ;

un espace événementiel, sous forme

de hall polyvalent de 4.000 m2 en

sous-sol ; une dizaine de salles de réunion

(pour 100 personnes, chacune

étant divisible en deux , précise notre

hôte) ; ainsi qu’un hall panoramique

rehaussé, annonce-t-on, d’une vue

imprenable sur la capitale de l’Europe.

Ajoutons-y encore 680 places

de parking.

L’identité même de « Square », un

terme à manifeste vocation internationale,

a aussi été inspirée par le

design contemporain du grand cube

de verre translucide qui, dès l’entrée,

en sera l’incontestable marque de fabrique.

Une entrée qui, dans le jardin

même de l’Albertine, la bibliothèque

nationale, offrira un auditorium en

plein air. Le rêve pour des concerts ou

des projections de fi lms…

Enfi n, aux halls d’exposition, le complexe

devrait intégrer l’équivalent

d’une rue commerçante dans l’aile

latérale. Comprenez que les particuliers

se mêleront aux congressistes

de tous horizons. Parce que la phi-

losophie de ce lieu de rencontre cogéré

pour une durée de 27 ans par GL

Events (cette boîte française, cotée en

Bourse a déjà la mainmise sur 21 sites

similaires, à Shanghaï, Rio, Barcelone,

Londres, Paris, etc.), repose bien sur

l’hospitalité, la professionnalisation

des services -« style Club Med dans

le meilleur sens du terme », compare

Marc Van den Boreke.

Le Brussels Meeting Centre table

prioritairement sur les congrès internationaux

et la bagatelle de 200.000

visiteurs par an. « A Bruxelles, les

visiteurs étrangers dépensent, en

moyenne, 350 € par jour. Avec l’effet

multiplicateur que cela suppose pour

l’activité économique de la capitale.

Rempli, c’est-à-dire en comptant sur

environ 70 congrès, 20 conventions

d’entreprises, 200 séminaires, 100

événements festifs et 10 expos, Square

aura un chiffre d’affaires annuel

de 60 millions €…. » ●

Guy Bernard

Un grand cube de verre translucide sera

la marque de fabrique de Square

© SA Palais des Congrès


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62

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

dossier tourisme & congrès

HÔTELLERIE

Ces étoiles ne pâlissent pas

Pourquoi les complexes hôteliers ne lâchent-ils pas une étoile pour se faire plus abordables

pour les voyages d’affaires ? Parce que le commerce mondial est régi par trois phénomènes

récents et le sacro-saint repère du prix. Explications d’un expert du secteur.

Les quinze 5 étoiles bruxellois

n’auraient-ils pas intérêt à

laisser tomber l’une ou l’autre

étoile, aux fi ns d’attirer davantage

de clients business, de plus en plus

soucieux de réduire leurs frais ? Président

de la commission Tourisme de

Beci, Baudouin Gillis a mis un sérieux

bémol à ce sentiment. Doublement

bien placé pour

évoquer cette problématique,

parce qu’aussi vice-président

de Carlson Wagonlit

Travel (leader mondial des

agences de voyages avec un

CA de près de milliards par

an), notre interlocuteur a

pointé trois phénomènes ré-

Baudouin Gillis gissant le secteur.

Offre et demande

En un, le Yield Management, à savoir

la fi xation de prix en fonction de la

demande. « Si un congrès se met sur

pied, le tarif monte, jusqu’à ce qu’offre

et demande se rejoignent. Une chambre

peut, par exemple, coûter 200 €

en cas de forte demande et, huit jours

plus tard, partir à 90. Ryanair ne pratique

pas autrement. On vend au prix

auquel le marché est prêt à l’absorber.

Ce qui contredit totalement le principe

selon lequel le prix de vente serait égal

au prix de revient plus la marge. »

Dans l’hôtellerie, cette approche est

devenue la règle à 99 %. « Un prix fi xe

de 100 € balance aujourd’hui entre 50

et 200 €, selon le calendrier, un événement,

le temps, l’environnement,

etc. » C’est si vrai que le prix affi ché ne

s’applique plus que dans 10 à 15 % des

cas. Pour pouvoir grimper jusqu’à cinq

fois…

Faire payer l’accessoire

Elément perturbateur numéro 2, évoqué

par Baudouin Gillis : le phénomè-

ne des taxes sur la nuitée. Les hôtels

ont un réel intérêt fi nancier à mettre le

paquet sur l’accessoire. « De nos jours,

on met une nuitée à 20 et le petit déjeuner

à 100, plutôt que l’inverse. Parce

que, comme dans d’autres secteurs, on

ne gagne plus de l’argent sur le principal,

simple facteur d’attraction pour le

client. Au resto, la nourriture se paye

100 et le vin, 120 ; votre GSM s’achète

10 €, le chargeur, 20. C’est pareil dans

les banques. »

Présence sur le web

Le ranking, enfi n, s’inscrit comme la

troisième évolution du marché hôtelier

et d’autres. « Avec Internet, chacun

peut comparer. Il importe donc d’être

le moins cher ou le meilleur. On fi xe

dès lors un prix le plus bas possible,

quitte à ce que les accessoires coûtent

plus chers. Un exemple ? Un 5 étoiles à

100 € sera le premier, un 4 étoiles au

même tarif, le dernier. »

Dans ce contexte, l’astuce consiste

à être en tête. Ce que réalise Ryanair

dans son domaine, avec un Bruxelles-

Barcelone à 1 €. En effet, le carburant

et les frais annexes n’entrent pas en

ligne de compte dans le ranking…

Conjuguez les trois phénomènes et

considérez les perturbations qui en

découlent. A Bruxelles toutefois, le

prix prime, affi rme Baudouin Gillis.

Mais il conviendrait que chaque hôtel,

chaque ville dispose d’un règlement

correspondant à cette réalité, avec laquelle

bien peu de gens jonglent.

Se retirer une étoile ?

Retour au questionnement initial : certains

établissements sont-ils tentés de

gommer une fl eur à leur boutonnière ?

Non ! « Bruxelles, du point de vue hôtelier,

reste vraiment très attractive par

rapport à Francfort, Londres, Madrid

ou Rome. Chez nous, ce secteur est éga-

lement très performant. Par contre, le

secteur devrait s’autoréguler et faire

place à davantage de transparence. Des

4 étoiles affi chent des prix de 5 étoiles

et inversement. »

Last but not least, argument suprême

pour le maintien des auréoles au frontispice

des Métropole, Conrad et autres

Sheraton, « les entreprises intelligentes

limitent les voyages d’affaires en fonction

d’une enveloppe budgétaire. Ceux

qui le font via une Travel Policy focalisée

sur les étoiles constituent un petit

danger. Mais elles sont marginales. »

Et où donc, selon le Président de la commission

Tourisme de Beci, le bât blesserait-il

dans l’attractivité bruxelloise ?

« Dans l’absence d’image claire de la

capitale, en Belgique et à l’étranger !

Enormément de choses polluent : l’instabilité

gouvernementale, les échos négatifs

dans la presse, la multiplicité des

offi ces de tourisme, etc. On perd des recettes

et des emplois, de façon criante.

Qui plus est, le secteur privé abuse parfois

aussi.» ●

Guy Bernard

Le Conrad est l’hôtel 5 étoiles

le plus connu de la capitale


ALTERNATIVE

Loger chez l’habitant :

la nouvelle tendance ?

Certainement pas Olivier Poulaert,

fondateur de Bed &

Brussels, à la fois guide, annuaire,

site de réservation et structure

chapeautant les diverses chambres

d’hôtes de la capitale. S’il créa Bed &

Brussels en 1995, ce fut essentiellement

pour répondre aux attentes de

ces touristes urbains, accoutumés à

humer l’atmosphère d’une ville le

temps d’un week-end. Aujourd’hui

pourtant, 42% de plus de 18000 réservations

faites via son site sont

réalisées par une clientèle business;

une clientèle par ailleurs toujours

plus demandeuse de ce type de logements…

La 1ère clé du succès :

la convivialité

Comment expliquer l’engouement

pour les chambres d’hôtes d’une

frange de la population habituée

au confort d’hôtels? Pour Olivier

Poulaert, il n’y a pas de réponse

unique à cette question. Si certains

hommes d’affaires se tournent vers

ce type de formule, c’est parce qu’ils

l’ont testée auparavant en simples

touristes et qu’ils l’ont appréciée;

d’autres la choisissent parce qu’ils

veulent découvrir des facettes

moins connues de la capitale ou faire

des rencontres brèves mais intéressantes

; beaucoup sont tout simplement

à la recherche d’un type de

logement moins conformiste, plus

intime, bref, éloigné des standards

hôteliers.

Et il est vrai que si, sur les quelques

180 chambres d’hôtes ouvertes ac-

tuellement à Bruxelles, certaines

sont meublées avec une rare simplicité,

d’autres le sont avec bien plus

de panache. Ainsi, à côté des boudoirs

en bois de rose et aux lourdes

tentures, on trouvera des greniers à

la décoration monochrome et aux

lignes épurées ou, au contraire, des

intérieurs plus feutrés, ornés de babioles

et tapisseries aux couleurs

chaudes, fleurant bon l’Orient.

dossier tourisme & congrès

Que le concept de chambres d’hôtes séduise les touristes venus fl âner dans les ruelles

bruxelloises le temps d’un week-end n’étonne plus personne… Mais qui eût cru qu’il remporterait

un succès tout aussi vif auprès de la clientèle d’affaires ?

Dans une grande

maison à deux pas de

la place Meiser, trois

chambres à thèmes

ont été aménagées ;

toutes les trois sont

un malicieux clin

d’œil à la belgitude:

« Tintin et la lune »

avec sa décoration

tout en rouge et

blanc, « The Belgian

chocolate » aux tons

bruns-gourmands et

« Le grand Jacques »

avec ses murs bleu

nuit, parsemés de citations

de Brel.

Cependant, ce qui séduit le plus les

voyageurs, c’est la convivialité du

concept même des chambres d’hôtes

: un accueil chaleureux, une soirée

passée dans un cadre douillet, un

copieux petit-déjeuner pris en compagnie

des propriétaires des lieux…

Tout cela, sans compter un service

pouvant concurrencer les meilleurs

hôtels, mais à un prix plus abordable

(entre 35 € et 95 € par nuit).

« Tintin et la lune »

« Le grand Jacques »

63

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE


64

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

dossier tourisme & congrès

Chambre décorée avec des objets chinés, dans une maison entièrement

rénovée et située près de la Gare du Midi.

« Absolutely Fabulous »

Cela étant, si loger chez l’habitant attire

une clientèle d’affaires de plus en

plus nombreuse, il n’en est pas moins

vrai que c’est d’une clientèle bien

particulière – européenne, souvent

française – qu’il est question.

La 2ème clé du succès :

l’adaptation

Avoir su s’adapter aux exigences de

la clientèle business est pour beaucoup

dans le succès des guest rooms

bruxellois. De fait, répondant aux

attentes implicites des clients, de

« Flat - mezzanine »

nombreux propriétaires ont commencé

à équiper leurs chambres de

connexion WiFi et à pratiquer des remises

pour les clients réguliers ou en

séjour prolongé. D’autres ont débuté,

par l’entremise de Bed & Brussels,

des partenariats ponctuels ou structurels

avec des organisateurs des

foires, salons et autres événements.

Nombre d’entre eux ont encore fi ni

par miser sur le haut de gamme, afi n

de convenir à cette clientèle de choix

que sont les voyageurs en costumecravate.

Pour sa part, l’équipe de Bed & Brussels

n’est pas non plus restée inactive,

puisqu’elle compte ouvrir prochainement

un site dédié exclusivement à

ces maisons d’hôtes top-of-the-range,

qui fonctionnent encore souvent en

électrons libres. Les regrouper permettrait

de mieux répondre aux besoins

de la clientèle d’affaires, tout en

ouvrant à ce business model de nouvelles

perspectives d’avenir. Parmi celles-ci,

on peut citer la mise sur pieds

d’une fédération rassemblant les B&B

des grandes villes européennes ou

encore l’implantation, dans les pays

récemment entrés dans l’Union européenne,

d’un système bien charpenté

de l’hébergement chez l’habitant.

Bien équipées, bien situées, réservant

parfois d’agréables surprises, les

chambres d’hôtes séduisent un public

de plus en plus large, y compris

au sein de la clientèle business. Mais

cela suffi t-il pour autant à en faire la

« nouvelle tendance » du moment ?

Peut-être pas tout à fait… Cela suffi t,

en tout cas, pour en parler comme

d’une «pratique ancienne » remise

avec succès au goût du jour. ●

Weronika Kasprzak

Bed & Brussels

info@BnB-Brussels.be

www.BnB-Brussels.be

Flat avec double chambre en mezzanine, à la décoration sobre et contemporaine, aménagé dans le grenier d’une

ancienne maison de maître de Saint-Gilles.


BLOC-NOTES

Formations

Management

• Gagnez en performance grâce à l’affi rmation

de soi

Formateur : Daniel VAN HUMBEECK

Les 11 et 18 mars 2008, de 9h à 17h30

• Comment entretenir de bonnes relations

avec ses partenaires

Formateur ; Jean-Pierre MORONVAL

Le 14 mars 2008, de 9h à 17h

• Gérez vos relations syndicales au

quotidien

Formateur : Pierre GALLOUX

Les 17 et 24 avril 2008, de 9h à 17h30

• Mieux se connaître pour mieux communiquer

et mieux motiver

Formateur : Jacques PREMONT

Le 29 avril 2008 de 9h à 17h

Organisation

• Sécurité et informatique dans les PME

Formateur : Denys BORNAUW

Le 19 mars 2008, de 14h à 17h30

• Optimisez votre communication grâce

au courrier électronique

Formateur : Anne VERVIER

Le 20 mars 2008, de 9h à17h30

• Gérez votre temps : il vaut de l’or

Formateur : Luc TOUBEAU

Le 22 avril 2008, de 9h à 17h

Commercial

• Redynamiser vos ventes

Formateur : Jean-Luc de Vergnies

Le 23 avril 2008, de 9h à 17

Gestion/fi nance

• Calculez vos coûts et maîtrisez vos

marges

Formateur : Emmanuel HACHEZ

Le 15 avril 2008, de 9h à 17h

• Récupérez vos créances

Formateur : Pierre GALLOUX

Le 25 avril 2008, de 9h à 12h30

Stratégie

• Comment réussir sa croissance

Formateur : Dominique DELIEGE

Le 7 mars 2008, de 9h à 12h30

Café Coach

Vivre le changement

Animateur : Donald Niclaus

Le 10 avril 2008, de 12h à 14h30

Infos

Brigitte van der Mensbrugghe

t 02 643 78 30

bvdm@beci.be

Séminaires

législation sociale

• Elections sociales 2008 : les opérations

de vote

Orateurs : Nadine BEAUFILS, François

LAGASSE et Alain LANCELOT

Le mardi 8 avril 2008 de 9h à 17h30

• Fin du contrat de travail et accès à la

pension légale

Orateurs : Guy ELEBAUT et Christian

WAMPACH

Le lundi 14 avril 2008 de 14h à 17h

• Le règlement de travail

Orateurs : Damien DELATOUR et Olivier

RIJCKAERT

Le lundi 21 avril 2008 de 14h à 17h

Infos

Frédéric Simon

t 02 643 78 17

fs@beci.be

Création d’entreprise

• Séances d’info « Réalisez votre

projet »

De 10 à 11h30 : mercredi 26/3

De 14 à 15h30 : mercredi 19/3

Infos

Nadine Ndjeka Shango

t 02 643 78 21

ns@beci.be

Mirella Zaccagnini

t 02 643 78 46

mz@beci.be

Activités du département

international

19 mars 2008

Lancement d’Enterprise Europe

Brussels, 18h30 au Salon Entreprendre

2008 à Tour & Taxis - salle

Adam Smith.

21 avril 2008

Séance d’information et accueil d’une

importante délégation d’hommes

d’affaires argentins chez Beci.

20, 21 et 22 mai 2008

13e édition de Futurallia à Québec

5-6 juin

Mission économique Hongrie

Infos

Jean-Philippe Mergen

t 02 210 01 77

jpm@beci.be

Events

18 / 03 / 2008 • Zinner

28 / 05 / 2008BECI Golf Trophy

29 / 05 / 2008 • Soirée Info

4 / 06 / 2008 • Starters Night

19 / 06 / 2008 • Garden Party

www.beci.be/events

events@beci.be

Offres et demandes

Vous avez quelque chose à vendre ?

Vous recherchez un nouveau collaborateur ?

Vous souhaitez entrer en contact avec de

nouveaux partenaires ?

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tenons à remercier pour leur soutien :

• ACERTA

• AXA

• AVI-INTRADE

• BELGACOM

• BFM

• BITC

• BMI

• BOB SOFTWARE

• CHATEAU DE LIMELETTE

• DATA TRANSLATIONS

• D’IETEREN

• GOOGLE

• HDP

• ING

• KOMPASS

65

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

• LA POSTE

• MENSURA

• MERAK

• MINISTERE DE LA REGION

DE BRUXELLES-CAPITALE

– ADMINISTRATION

DE L’ECONOMIE ET DE

L’EMPLOI

• PARC DES EXPOSITIONS

DE BRUXELLES

• REGUS

• RENCONTRES AU SOM-

MET DE DEAUVILLE

• SALON ENTREPRENDRE

• SWISS POST BELGIUM


66

N° 3 - MARS 2008 - ENTREPRENDRE

DEMANDES D’ADMISSION

à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles (Beci)

PAR PRESENTATION DIRECTE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Aastra Belgium SA, Rue de la Grenouillette

2b - 1130 Bruxelles CODE NACE : 51870 - Commerce

de gros d’autres machines utilisées

dans l’industrie, le commerce et la navigation

del. : Grégoire Thierry.

ADXL SPRL, Rue du Collège 52 - 1050 Bruxelles

CODE NACE : 74141 - Bureau de relations publiques

– 74142 - Autres conseils pour les affaires

et le management del. : Duprez Aymeric.

Alpha Card SCRL, Boulevard du Souverain 100

- 1170 Bruxelles CODE NACE : 65221 - Crédit à

la consommation del. : Fimmers Peter.

Armonia SA, Avenue des Nénuphars 22 - 1160

Bruxelles CODE NACE : 22110 - Edition de livres

del. : de Vos Thierry.

Aymeric Guyomarch - Little Mouse PPE,

Chaussée d’Alsemberg 672 - 1180 Bruxelles

CODE NACE : 22250 - Autres activités annexes

à l’imprimerie 74401 - Agences de publicité

del. : Guyomarch Aymeric.

Because SPRL, Rue des Ménages 2 - 1000

Bruxelles CODE NACE : 72100 - Conseil en systèmes

informatiques 74142 - Autres conseils

pour les affaires et le management del. :

Korkmaz Levent.

Bellas SCRL, Rue Dieudonne Lefèvre 49 - 1020

Bruxelles CODE NACE : 60242 - Transports

routiers de marchandises63404 - Agences en

douane del. : Bellas Kosta.

BLC - Business Club Belgo-Luxembourgeois

en Suisse ASBL, Avenue de Tourbillon 33 - CH-

1950 Sion - Suisse del. : Fabry Christian.

Brand in Progress SPRL, Avenue du Brésil 10

- 1000 Bruxelles del. : Roose Richard.

Capitalium SPRL, Route de Genval 32 - 1380

Ohain CODE NACE : 51190 - Intermédiaires

non spécialisés du commerce 74131 - Bureau

d’étude de marché del. : Dupont Patrice.

Capitalium Consult SPRL, Route de Genval

32 - 1380 Ohain CODE NACE : 74142 - Autres

conseils pour les affaires et le management

del. : Van Acker Véronique.

Cockpit Group SA, Avenue Jules César 2 - 1150

Bruxelles CODE NACE : 85599 - Autres formes

d’enseignement del. : Loutre Xavier.

Davin SA, Rue des Aises 5 - 6060 Gilly CODE

NACE : 52487 - Commerce de détail d’équipements

de bureau et d’ordinateurs del. : Davin

Bernard.

Detemmerman Julie PPE, Rue de Cortil Bailly

19 - 1380 Lasne CODE NACE : 52423 - Commerce

de détail de vêtements pour dames del. :

Detemmerman Julie.

Didier Ropers PPE, Avenue Milcamps 50 - 1030

Bruxelles del. : Ropers Didier.

Djoser SA, Rue Saint-Denis 270 - 1190 Bruxelles

CODE NACE : 52462 - Commerce de détail

de quincaillerie, peintures et matériaux de

construction ( y compris les bricocenters) avec

une surface de vente de plus de 400 m2 del. :

Saglam Erkut.

Druart Jean Louis PPE, Chemin des Hayettes 9

- 1340 Ottignies del. : Druart Jean Louis.

EFMD AISBL, Rue Gachard 88 bte 3 - 1050

Bruxelles CODE NACE : 74141 - Bureau de relations

publiques 91120 - Activités d’organisations

professionnelles del. : Fizaine André.

ELabid PPE, Rue Saint-Lambert 50 - 1200

Bruxelles del. : Elabid Karima.

Finco Consulting SPRL, Place Adolphe Sax 5/5

- 1050 Bruxelles CODE NACE : 70120 - Mar-

chands de biens immobiliers pour compte

propre del. : Micciche Francesco.

Gefor SA, Avenue des Aubepines 96 - 1180

Bruxelles CODE NACE : 65230 - Autres intermédiations

fi nancières 74131 - Bureau d’étude

de marché del. : de Smet Jean.

Heli and Co SA, Aérodrome de la Sauvenière

- 4900 Spa CODE NACE : 63230 - Services

annexes des transports aériens del. : de Coster

Thibault.

Ivo Defossé Bureau Expert Comptable SCPRL,

Rue Saint Norbert 17 - 1090 Bruxelles CODE

NACE : 74121 - Comptables del. : Defossé Ivo.

Janson Baugniet SCRL, Chaussée de la Hulpe

187 - 1170 Bruxelles CODE NACE : 74111 - Cabinets

d’avocats et conseillers juridiques del. :

Glansdorff François.

Jet Airways NV, Bessenveldstraat 23 - 1830

Diegem CODE NACE : 63230 - Services

annexes des transports aériens del. : Hollands

Stefaan.

KAOS Films SPRL, Rue du Nord 66 - 1000

Bruxelles CODE NACE : 74401 - Agences de

publicité – 92113 - Production d’autres fi lms

92120 - Distribution de fi lms del. : Lauber

Patrick.

Karthaus Robert PPE, Avenue Louis Clesse 28

- 1160 Bruxelles del. : Karthaus Robert.

Lima ASSOC, Rue Bonaventure 244 - 1090

Bruxelles CODE NACE : 51384 - Autres commerces

de gros alimentaires spécialisés del. :

Van Gyseghem Marc.

Line Invest SA, Chaussée de Louvain 30 - 1210

Bruxelles CODE NACE : 74142 - Autres conseils

pour les affaires et le management del. :

Sterck Paul.

Lionbridge Belgium SPRL, Boulevard Louis

Schmidt 3 - 1040 Bruxelles CODE NACE : 74832

- Services de traduction et interprètes del. :

Tirry Rudi.

Michel F. Vanpé PPE, Rue de Jolimont 13 - 5600

Romedenne CODE NACE : 74142 - Autres

conseils pour les affaires et le management

del. : Vanpé Michel F.

Mostade Jean-Pol PPE, Rue Grande 13 - 6760

Gomery CODE NACE : 74131 - Bureau d’étude

de marché - Marktonderzoekbureaus del. :

Mostade Jean-Pol.

Mozaïk Creations SPRL, Rue Valduc 18 - 1160

Bruxelles CODE NACE : 21230 - Fabrication

d’articles de papeterie 52470 - Commerce de

détail de livres, journaux et papeterie del. :

Dagnelie Catherine.

Novitis SPRL, Rue de Dinant 5 - 1000 Bruxelles

CODE NACE : 30020 - Fabrication d’ordinateurs

et d’autres équipements informatiques

52487 - Commerce de détail d’équipements

de bureau et d’ordinateurs 72100 - Conseil en

systèmes informatiques del. : Alvandi Kambiz.

Poswick Béatrice PPE, Avenue des Lucioles

32 - 1170 Bruxelles del. : Poswick-Vanduyse

Béatrice.

Prévention Pharma SA, Avenue du Fort

Jaco 69 - 1180 Bruxelles CODE NACE : 15880

- Fabrication de préparations homogénéisées

et d’aliments diététiques 52310 - Pharmacies

del. : Welner Zeev.

Restobowl NV, Grote Markt 4 - 8870 Izegem

CODE NACE : 55301 - Restauration de type

traditionnel del. : Vanhonsebrouck Aline.

Romaniuk Alice PPE, Rue de l’Orient 112 - 1040

Bruxelles del. : Romaniuk Alice.

Silicone Services SPRL, Chemin du Puits 85

- 1180 Bruxelles CODE NACE : 24410 - Fabrication

de produits pharmaceutiques de base

del. : Rome Christian.

Sita Belgium SA, Rue Gatti de Gamond 254

- 1180 Bruxelles CODE NACE : 74203 - Etudes

techniques et activités d’ingénierie 90003

- Ramassage, déversement et traitement

des déchets agricoles et industriels et des

débris de construction au de démolition del. :

Berthoud Mathieu.

Smash Management SPRL, Rue du Roseau 60

- 1180 Bruxelles CODE NACE : 92611 - Gestion

et exploitation de centres sportifs del. :

Flament Eric.

Supinfo Europe SPRL, Avenue Louise 228 -

1050 Bruxelles CODE NACE : 74141 - Bureau de

relations publiques del. : Gard Edith.

The Coffee Company SPRL, Rue de l’Aqueduc

47 - 1060 Bruxelles del. : Lafontaine François.

Trace SA, Boulevard Emile Jacquemin 18

- 1000 Bruxelles CODE NACE : 74502 - Agences

d’intérimaires et fourniture de personnel

temporaire del. : Petit Evelyne.

Universal Marketing Trade BVBA, Edingseweg

23 - 9500 Geraardsbergen del. : Van Mieghem

Michael.

Varlet Jean-Luc PPE, Avenue des Sorbiers 22 A

- 1180 Bruxelles del. : Varlet Jean-Luc.

Vasileva Zhivka PPE, Baron de Vironlaan 16 -

1700 Dilbeek CODE NACE : 74852 - Secrétariat,

traduction et routage del. : Vasileva Zhivka.

Vimatech SPRL, Avenue de l’Opale 59 - 1030

Bruxelles CODE NACE : 73200 - Études de

marché et sondages d’opinion del. : Cosset

Philippe.

VisitOnWeb SPRL, Rue Dries 167 - 1200 Bruxelles

CODE NACE : 61900 - Autres activités de

télécommunication - Overige telecommunicatie

del. : Mercier Franklin.

Wide Resources Management SPRL, Rue

Henri Michaux 4 - 1348 Louvain-la-Neuve del. :

Desmadril William.

William Croze PPE, Rue du Trône 146 - 1050

Bruxelles CODE NACE : 67203 - Autres auxiliaires

d’assurances del. : Croze William.

* Ceux de nos membres qui

auraient des doutes quant à la

parfaite honorabilité des candidats

présentés sont instamment

priés de nous en avertir d’urgence,

en nous communiquant tous renseignements

susceptibles de nous

éclairer. La présente liste a simplement

pour but de signaler à nos

adhérents les candidatures des

nouveaux membres. Elle ne préjuge

en rien quant à l’admission,

celle-ci n’étant acquise qu’après

approbation par le Conseil d’Administration

de la Chambre de Commerce

et d’Industrie de Bruxelles.

Les candidats seront avisés individuellement

de l’admission.


Aujourd’hui,

c’est votre radio

qui vous écoute.

Pour une fois, inversons les rôles. Vous êtes auditeur de Bfm, la radio 100 % info ? Vous l’écoutez

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attentes, nous vous donnons la parole. Qui êtes-vous ? Quelles sont les émissions que vous

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