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LES EAUX PLUVIALES - siarv

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eau environnement

&

magazine du SIARV n° 59

UNE SEMAINE

POUR QUE RESPIRE LA RIVIÈRE !

pages 4-5

Syndicat Intercommunal pour l’Assainissement de la Région de Villeneuve-Saint-Georges

DOSSIER

LES EAUX

PLUVIALES


sommaire

3 Édito du Président Alain Chambard

∫FOCUSª

4-5 Une semaine pour que respire la rivière !

∫ACTUALITÉSª

6 Festival de l’Oh 2010 !

7 Il était une fois les richesses de la rivière

8 Le clapet anti-retour

9 Danger bouchon !

10-11 Actualités diverses

∫COIN NATUREª

12 Les amphibiens

∫DOSSIERª

13-15 L’eau, une ambivalence éternelle

16-17 Carte des bassins de stockage

d’eaux pluviales à ciel ouvert

18-19 La plus parfaite des techniques...

20-21 Changeons nos habitudes

22-23 Un bien rare et cher

∫ACTIONSª

24-25 Des techniques toujours plus innovantes

∫ASSOCIATIONSª

26 Le championnat de France handipêche

27 Rencontre avec Marc Pochard,

Président du Rando Club Yerrois

∫REGARDS D’ENFANTª

28-29 Pages juniors

∫AU FIL DE L’EAUª

30 La Pluie, de Paul Claudel

∫LE BON GESTEª

31 L’avenir de notre planète,

c’est notre avenir

Qualité Qualité

Médiocre (ocre)

bulletin de santé

de l’Yerres

Paramètre Paramètre déclassant

déclassant

L’oxygène

Cumul Cumul de de pluies pluies mensuel mensuel

Juillet : 87,8 mm

(Montgeron)

TRÈS BONNE

JUILLET-AOÛT

2010

BONNE PASSABLE MAUVAISE INAPTE

Source : station de mesure en continu

de Villeneuve-Saint-Georges

Eau et Environnement

Journal d’information édité par le SIARV

N° 59-SEPTEMBRE 2010

Siège du Syndicat : 17, rue Gustave Eiffel 91230 Montgeron

Tél. : 01 69 83 72 00 Fax : 01 69 40 09 29 www.siarv.fr

Directeur de la publication : Alain Chambard

Rédaction : Direction de la Communication

Conception et réalisation : Maury Imprimeur

Maquette, mise en pages, secrétariat de rédaction

Michèle Besnard, Fabienne de La Grange

Photographies : SIARV (sauf mention)

N° ISSN : 1267-639

Impression : Maury Imprimeur

Dépôt légal à parution

Le magazine Eau et Environnement est imprimé

sur papier recyclé à 100 000 exemplaires


É

ÉDITO

Été 2010, inondations au Pakistan, en Inde. Inondations à Draguignan, dans

les villes du nord de la France mais aussi à Draveil, à Villeneuve-le-Roi,

à Villeneuve-Saint-Georges...

Fortes précipitations ou orages, ils sont des millions à l’étranger, des milliers

en France à être concernés par ces situations d’urgence. L’Asie compte

ses disparus.

Ici, sur le territoire syndical, les voiries et les habitations sont touchées...

Dans ce même laps de temps, la presse titre : « Sécheresse, restriction d’eau. »

Les causes sont multiples : milieu très urbanisé, surfaces imperméabilisées,

réseaux saturés... mais aussi changement climatique et phénomènes

météorologiques exceptionnels tant localisés que soudains.

Chaque été, en France, les médias se font l’écho d’un problème crucial :

celui des eaux pluviales.

Depuis de nombreuses années, c’est l’une des préoccupations majeures du

SIARV. Malgré de nombreux travaux entrepris pour mettre fi n à ces

débordements excessifs sur les 18 communes, il reste encore des quartiers

et des rues critiques à traiter.

Si l’urbanisation appelle de ses vœux une technicité et une capacité toujours

plus grandes, la seule technique « tout canaliser par des réseaux » atteint

ses limites.

Aussi, faut-il inventer ou réinventer un mode de fonctionnement plus

respectueux de l’eau de pluie. Revenir à des techniques davantage tournées

vers la mobilisation des habitants, vers la rétention de l’eau à la source,

c’est-à-dire dans chaque parcelle de terrain, mais aussi développer

la réutilisation des eaux pluviales pour l’arrosage des jardins ou pour

certains usages ponctuels dans la maison.

Cette vision est l’expression même de la notion contemporaine du

développement durable. En reprenant ses lettres de noblesse, la pluie

réintègrera alors sa dimension sacrée, son image de don du ciel.

Elle sera synonyme d’écologie mais aussi d’économie !

Alain CHAMBARD

Président


4 o

focus

UNE SEMAINE

POUR QUE RESPIRE LA RIVIÈRE !

43 SCOOTERS, 32 VÉLOS,

12 CADDIES, 4 COFFRES-FORTS,

2 POÊLES À MAZOUT, 1 MARTEAU-

PIQUEUR, 1 VOITURE DE GOLF...

SANS COMPTER DES PIÈCES

D’AUTOMOBILES, DES MOTEURS,

DES MICRO-ONDES,

DES RÉFRIGÉRATEURS, DES SEAUX

DE PEINTURE ET BIDONS

DE SOLVANT EN TOUT GENRE...


OPÉRATION RIVIÈRE PROPRE

44

tonnes de déchets sur 2,3 km

de rivière nettoyés !

Du 21 au 25 juin, le SIARV a fait

le ménage dans le lit de la rivière

l’Yerres, de Villeneuve-Saint-Georges à

Montgeron... sous les regards médusés

des promeneurs.

Des centaines d’objets polluants étaient

cachés dans le lit de la rivière, gisant

par 1 à 2 mètres de fond.

Spectacle affligeant d’un cours d’eau

qui se pollue progressivement !

Résultat de comportements égoïstes

et peu scrupuleux de certains !

Prévenir, éduquer et protéger ne

suffisent pas toujours. Hélas ! il faut

intervenir lourdement pour éviter les

graves pollutions.

Équipés d’une barge de 8 mètres de

long à fond plat munie d’un système

de levage pour la récupération des

déchets et accompagnés d’une équipe

spécialisée de plongeurs de la société

EMCC, les techniciens du Syndicat se

sont attaqués à la partie la plus en aval

de l’Yerres entre la confluence avec

la Seine à Villeneuve-Saint-Georges et

Montgeron.

Un mois auparavant, une inspection

subaquatique avait permis de repérer et

baliser les zones de déchets, d’identifier

les zones de ramassage et les moyens

matériels nécessaires à leur enlèvement.

Les zones les plus accessibles à la rivière

par des berges publiques devraient

bientôt avoir leur accès condamné pour

éviter ainsi les déversements sauvages.

Coût de l’opération : 56 000 euros.

La rivière n’est pas une poubelle !

À nous, à vous de veiller

à la protection de la ressource

en eau et au respect

de notre environnement. ●

5

il est formellement

interdit de jeter des détritus

dans le cours d’eau

et sur le domaine public

sous peine d’amende

eau et environnement / n° 59


6

actualités

FESTIVAL DE L’OH ! 2010

É

Salon VIVRE AU NATUREL

Ile Panchout à Yerres, les 8 et 9 mai 2010

D

10 e

Les femmes à l’honneur du

anniversaire

Les samedi 12 et dimanche 13 juin derniers, la 10 e édition du festival

de l’Oh !, organisée par le Conseil général du Val-de-Marne, s’est tenue

sur neuf escales du département, mais aussi en Seine-Saint-Denis

et à Paris même.

Étaient à l’honneur de ce 10 e anniversaire les femmes et les problématiques de l’eau. Le

SIARV a répondu présent à l’invitation du département pour animer cette année deux

sites : la cascade de Périgny-sur-Yerres et Villeneuve-Triage, en bordure de Seine, afin de

sensibiliser, toujours et encore, le public à la ressource en eau, à la faune et à la flore de

nos rivières.

Au programme de ce week-end : contes, promenades en bateau, concours de pêche à

Périgny-sur-Yerres, spectacle, exposition de photos à Villeneuve-Triage.

Parmi les invités du festival cette année, Danielle Mitterrand, Présidente de la Fondation

France Libertés, présente à Villeneuve-Saint-Georges pour un débat sur l’accès à l’eau

pour tous. ●

De nombreux visiteurs sont venus participer à ce salon en bordure de rivière, tourné

vers les techniques alternatives respectueuses de l’environnement, dans le domaine

de l’énergie, le traitement des déchets mais aussi du jardinage.

Le SIARV a pu prodiguer de nombreuses informations sur ses actions et notamment

sur les dernières réalisations de la Liaison verte des bords de l’Yerres et du Réveillon. ●

Journées de L’ENVIRONNEMENT

Villeneuve-le-Roi, les 5 et 6 juin 2010

UUn an après l’adhésion de la ville

au Syndicat, c’est dans le jardin

du Bois Soupault, en plein centreville,

que le SIARV a renouvelé

sa mission de sensibilisation à

Villeneuve-le-Roi. Le personnel

du SIARV a ainsi répondu aux

questions des habitants de la ville,

notamment sur l’assainissement. ●


IL ÉTAIT UNE FOIS... LES RICHESSES DE LA RIVIÈRE

À la découverte du patrimoine,

DE LA FAUNE ET LA FLORE DE NOS RIVIÈRES

MERCREDI 2 ET JEUDI 3 JUIN DERNIERS,

LE SIARV PROPOSAIT AUX ENFANTS

DES CENTRES DE LOISIRS ET DES ÉCOLES

DE DÉCOUVRIR LE RICHE PATRIMOINE,

PARFOIS INSOUPÇONNÉ, DE L’YERRES

ET DU RÉVEILLON.

L

La vallée de l’Yerres regorge de

trésors avec ses moulins, lavoirs,

menhirs datant du néolithique,

ponts, passerelles et autres

héritages du riche passé de la

région.

Les berges de l’Yerres et du

Réveillon sont aussi un immense

réservoir écologique dans notre

milieu, pourtant si urbanisé.

Les équipes du SIARV se sont

mobilisées pour sensibiliser sur

le terrain, les enfants des écoles

et des centres de loisirs, à la faune

et à la fl ore des milieux

aquatiques.

De Vigneux-sur-Seine à Boussy-

Saint-Antoine en passant par

Crosne, ils ont participé à des

ateliers de découverte mis en

place durant ces deux jours.

Étaient au programme :

promenades au bord de la

rivière, découverte de la faune

et de la fl ore, récit sur les liens

ancestraux entre les hommes

et la rivière.

Ce fut aussi l’occasion de

nettoyer, comme chaque année,

les berges de nos cours d’eau.

Encadrés par les agents

du SIARV, les jeunes bénévoles

ont ramassé quantité de déchets,

rendant un fi er service

à Dame Nature.

Ces deux demi-journées de

découverte et de sensibilisation

ont rassemblé plus de

500 volontaires le long des berges

de l’Yerres et du Réveillon. ●

© P. RUE

© P. RUE

© P. RUE

© P. RUE

© IEA

7

eau et environnement / n° 59


8

eau et environnement / n° 59

actualités

CONTRE LES INONDATIONS

EAUX PLUVIALES, EAUX USÉES

LE CLAPET ANTI-RETOUR

un dispositif efficace de sécurité pour vos habitations

SA FONCTION : CONTRÔLER

LE SENS DE CIRCULATION

D’UN FLUIDE (EAUX USÉES

ET EAUX PLUVIALES,

GAZ, AIR COMPRIMÉ...)

ET BLOQUER LE FLUX

SI CELUI-CI VENAIT À S’INVERSER.

Le clapet permet

l’évacuation des

eaux usées.

Dans le cas de

fortes pluies, le

clapet évite le

refoulement des

eaux dans la

maison.

CLAPET ➡

CANALISATION DES EAUX PLUVIALES


CANALISATION DES EAUX USÉES

Deux schémas

de fonctionnement

du clapet

anti-retour.

IMPORTANT

Le clapet anti-retour est obligatoire lors de la présence

d’équipements sanitaires installés en dessous du niveau de

la chaussée publique (règlement sanitaires départementaux

du 91 et 94 et Règlement d’assainissement du SIARV)

Alors, n’hésitez pas et optez pour le clapet anti-retour...

Le coût des dommages peut être très important !

De nombreuses assurances l’exigent, surtout si votre maison

présente un risque : réseau dans une cave, un sous-sol, faible

pente...

C’EST UNE SÉCURITÉ DANS VOTRE MAISON !

CCela n’arrive pas qu’aux autres.

Un débordement chez soi est

vite arrivé ! Il peut être dû pour

les eaux usées, à un bouchon

dans un réseau, par exemple

par des lingettes, des huiles de

friture ou de vidange.

Mais aussi par

le trop-plein d’une

canalisation « eaux

pluviales » par temps de

grosses pluies ou lorsque les

bâtiments sont mal raccordés,

l’eau des gouttières se jetant

par exemple dans le réseau

« eaux usées ».

Il faut savoir que toute

habitation possède un réseau

d’assainissement privatif,

raccordé par l’intermédiaire

d’une boîte de branchement au

réseau collectif.

Votre réseau privatif – qu’il soit

eaux usées ou eaux pluviales

– se situe parfois en contrebas

de la voirie, par exemple dans

un sous-sol. Si c’est le cas, vous

courez un risque...

Pour vous prémunir contre les

refoulements des réseaux, le

clapet anti-retour est effi cace,

associé ou non à un système

de relevage selon la

confi guration des lieux.

Il s’installe entre la boîte de

branchement et votre maison.

De prix abordable, ce dispositif

est adapté à la quasi-totalité

des installations (tuyauteries

horizontales ou verticales). ●

Ce numéro gratuit vous permet

en cas de crue de la rivière de

connaître le bulletin de situation

et de prévision.

Infos pratiques

Le SIARV est ouvert :

du lundi au jeudi

8 h 30-12 h 30

13 h 45-18 h 00

le vendredi

8 h 30-12 h 45

Vous pouvez joindre le Syndicat

Tél. : 01 69 83 72 00

Télécopie : 01 69 40 09 29

Courriel : siarv@siarv.fr

En dehors de ces horaires,

en cas d’urgence seulement,

faire le numéro d’astreinte

01 69 83 72 72


PAS DE LINGETTES DANS LES TOILETTES !

DANGER BOUCHON !

Risque de débordement !

LES TOILETTES NE SONT PAS

DES POUBELLES :

LES CANALISATIONS PEUVENT

S’OBSTRUER ET PROVOQUER

DES DÉGÂTS IMPORTANTS

CHEZ VOUS ET CHEZ

VOS VOISINS.

Pour le bon fonctionnement des réseaux

d’assainissement, ne jetez pas dans les

toilettes vos lingettes – même si l’emballage

indique la possibilité de s’en débarrasser

dans les sanitaires !

L’assainissement est nécessaire pour

notre cadre de vie, notre environnement.

FAITES LE BON GESTE !

Bouchon provoqué par des lingettes.

RAPPEL

NE DOIVENT ÊTRE DÉVERSÉS DANS LES SANITAIRES :

les déchets solides (lingettes, serviettes hygiéniques…)

les huiles : vidange, friture et autres corps gras (risque de solidification)

les substances toxiques : acides, hydrocarbures, désherbants et engrais,

peintures ou solvants, médicaments

9

eau et environnement / n° 59


10

RRats, ragondins et autres

rongeurs sont vecteurs de

maladie. Sur les bords de

l’Yerres et du Réveillon,

nombreux sont les

ragondins mais aussi les

rats. Ces animaux nuisibles

transmettent différentes

maladies comme la

leptospirose, mais également

pour le rat : la peste,

la fi èvre aphteuse, la

toxoplasmose, le typhus...

En outre, les ragondins

détruisent les berges des

cours d’eau en y creusant de

profondes galeries et mettent

en péril la stabilité des arbres

qui bordent la rivière. ●

SSi de nombreuses espèces

végétales participent à la

biodiversité de notre rivière

d’autres espèces comme

ATTENTION ! NIVEAU DE CRISE DES NAPPES PHRÉATIQUES

S

eau et environnement / n° 59

actualités

17 HECTARES DE BERGES

À ENTRETENIR

ARTICLE 120 RÈGLEMENT SANITAIRE DÉPARTEMENTAL

NE LES NOURRISSEZ PAS !

pour votre sécurité et

la défense de

notre environnement

Toutes mesures doivent être prises si la prolifération de ces animaux est susceptible

de causer une nuisance ou un risque de contamination de l’homme par une maladie

transmissible.

Il est interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics pour y

attirer les animaux errants, sauvages ou redevenus tels.

l’ortie, peuvent devenir

envahissantes au détriment

d’autres cortèges fl oristiques

plus intéressants et typiques

des milieux humides.

Trois fois dans l’année, en

moyenne, à partir du mois

d’avril, les services du SIARV

procèdent à un fauchage

raisonné des berges du

cours d’eau. Les herbicides

sont totalement proscrits.

Cette intervention est

généralement effectuée sur

une bande de 5 à 10 mètres

environ sur les berges

publiques de l’Yerres et du

Réveillon. ●

L’été ne fut pas caniculaire, il a plu mais pas assez pour nos réserves d’eau !

Seuils d’alerte, crise renforcée...

Depuis 2003, la sécheresse

sévit sur le bassin de l’Yerres.

De la pluie pour les

plantes mais pas assez

pour recharger la nappe

du Champigny quelques

mètres plus bas. Les pluies

Les contrevenants sont passibles d’amendes

de cet hiver n’ont pas suffi

à recharger la nappe à tel

point que le niveau est

resté en dessous du seuil

de crise renforcé. Celles de

cet été sont arrivées trop

tard. Il faudra de nombreux

mois, voire quelques


années, pour que ces nappes

d’eaux souterraines retrouvent

un niveau normal. Ainsi l’arrêté

de 2009 visant à restreindre

les usages de l’eau dans les

communes concernées par la

nappe de Champigny dans le

Val-de-Marne n’a pu être levé et

son homologue dans l’Essonne a

dû être prolongé en janvier 2010.

Cette année, dès le mois de

mai, en Essonne, et juillet dans

LFAUCARDER, POUR PRÉSERVER LE MILIEU NATUREL

Le faucardage d’une partie du

lit de la rivière est nécessaire

pour améliorer l’oxygénation,

indispensable à la vie, surtout en

période d’étiage.

Ce procédé d’entretien évite

ainsi l’eutrophisation du milieu,

véritable danger pour la faune

des cours d’eau. Cette gestion

est très encadrée par l’Offi ce

National des Eaux et des Milieux

Aquatiques (ONEMA).

En effet, deux bandes de

végétaux aquatiques en bords

de berges sont systématiquement

conservées. Ces herbiers ont un

intérêt écologique remarquable

pour certaines espèces de

poissons et d’invertébrés

(supports de ponte, sources de

nourriture ou abris).

Ce type d’intervention est réalisé

au moyen d’un bateau spécifi que

équipé d’un outil de coupe et

d’un panier de ramassage. ●

le Val-de-Marne, la préfecture

a confi rmé le franchissement

du seuil de crise renforcé et

prolongé les restrictions d’eau

provenant, non pas du réseau

d’eau potable mais directement

de la nappe phréatique par

forage. Les producteurs d’eau

potable essentiellement se

voient contraints de réduire leurs

prélèvements dans la nappe du

Champigny, privilégiant l’eau

de Seine. Bien entendu, les

particuliers sont vivement invités

à surveiller leur consommation

d’eau potable pour préserver

cette ressource si fragile et non

inépuisable. ●

Soyons attentif

à notre ressource en eau !

Retrouvez les arrêtés de

sécheresse sur le site du SIARV :

www.siarv.fr

L’étiage est la période des plus basses eaux

. de la rivière. Généralement sur l’Yerres et

la Seine, l’été, elle peut se prolonger parfois

jusqu’en automne.

Déclaration en

mairie obligatoire

Tous les propriétaires

de puits ou systèmes

de pompage ou cuves

de récupération d’eau à

usage domestique doivent

les déclarer en mairie.

Depuis le 1 er janvier

2009, cette déclaration

« préalable aux travaux

de prélèvement » est

obligatoire pour le

propriétaire de l’ouvrage

ou son utilisateur. Dans

le mois de l’achèvement

des ouvrages, elle doit être

complétée notamment par

une analyse de la qualité

de l’eau.

Les ouvrages existants

(entrepris ou achevés

au 31 décembre 2008)

doivent également être

déclarés.

Le formulaire Cerfa, prévu

à cet effet, est disponible

sur le site du SIARV

www.siarv.fr

L’eutrophisation est la modifi cation

et la dégradation d’un milieu

aquatique, liées en général à un apport

excessif de substances nutritives,

à un faible débit favorisant un

réchauffement important des eaux

et un développement excessif des

végétaux. En outre elle épuise le stock

d’oxygène préjudiciable pour la faune.

Coupe sous-marine des nénuphars et des élodées sur un chenal central, améliorant la circulation

du courant, et ramassage des résidus de coupes.

11

eau et environnement / n° 59


12

L

eau et environnement / n° 59

coin nature DES ESPÈCES PROTÉGÉES

LES AMPHIBIENS

MARQUÉS PAR LEUR LIEN AQUATIQUE DANS DE NOMBREUSES CROYANCES

DANS TOUTES LES CULTURES, LES AMPHIBIENS SONT NOMBREUX DANS

LA VALLÉE DE L’YERRES. ON NE RECENSE PAS MOINS DE CINQ ESPÈCES

DE CES “GÉNIES DES EAUX BIENFAISANTES”, TOUS PROTÉGÉS PAR LA LOI.

La rivière elle-même et

l’ensemble de ses bras morts,

rus, mares – permanentes

ou temporaires – sont autant

de milieux indispensables

à leur épanouissement.

Selon la saison, de mars à

© IE&A

GRENOUILLE ROUSSE

Rana temporaria

Moins de 10 cm, trapue.

Couleur jaune-rouge

à brun-noir et taches brunes.

Ventre blanchâtre-gris.

Museau arrondi.

Œil doré avec pupille

horizontale.

Assez semblable à la Rana

dalmatina, elle passe

l’hiver envasée dans le

fond d’un cours d’eau.

Difficile à observer, il passe

l’essentiel de son temps

dans l’eau.

© IE&A

avril par exemple, urodèles

et anoures s’observeront

plutôt dans les mares et

autres dépressions en eau,

pour se reproduire et pondre

leurs œufs. En période

de froid plus intense, une

vieille souche, un tas de

pierres frais et humide leur

suffi ront pour supporter

les caprices de la météo.

Le reste du temps, ils le

passent à sillonner berges,

roselières, forêts, milieux

humides en général, à la

recherche d’insectes ou de

mollusques à gober.

TRITON PALMÉ

Lissotriton helveticus

8 à 9 cm pour le mâle (femelle plus petite).

Coloration dorsale vert-olive-brun, fl ancs jaunâtres ponctués de noir.

Gorge couleur chair et ventre orange clair pour le mâle.

Coloration plus pâle pour la femelle avec des ponctuations

plus rares sur le corps. Tête ornée de bandes longitudinales

pouvant former un bandeau au niveau des yeux.

Queue avec une bande orange encadrée par deux rangées

de points noirs.

© IE&A

CRAPAUD COMMUN

Bufo bufo

Il ne gagne les points d’eau

(mares, bras morts...) qu’en

période de reproduction,

donnant lieu à des

rassemblements pouvant

compter plusieurs dizaines

d’individus. Le reste du temps,

il est plutôt terrestre.

Ses verrues, responsables

du dégoût qu’il génère, sont en

fait des glandes indispensables

au maintien de l’élasticité et de

l’humidité de sa peau.

Elles lui permettent également de

se défendre contre les morsures

des prédateurs.

GRENOUILLE AGILE

Rana dalmatina

6 à 9 cm.

Couleur brune verdâtre clair,

gorge claire.

Face blanchâtre à jaunâtre

uniforme.

Longues pattes postérieures beiges,

barrées de brun vert.

Elle préfère les bois et prairies humides.

Cette grenouille dite « brune » a une morphologie

plus élancée.

© IE&A

10 à 12 cm pour la femelle

et 8 à 9 cm pour le mâle.

Pattes courtes

et corps trapu.

Peau verruqueuse.

GRENOUILLE VERTE

Rana esculenta

8 à 12 cm.

Couleur verte et taches

irrégulières foncées sur

le dos, ventre clair.

Yeux noirs à iris jaunes.

Connue de tous, elle vit

à proximité immédiate de

l’eau, elle passe même

l’hiver au fond des cours

d’eau.

© LEO BOGERT


EAUX PLUVIALES

dossier

EAU DE

PLUIE,

eau de là-haut…

MManifestation de la colère divine dans certaines

croyances, don du ciel dans d’autres, l’eau de

pluie a, depuis toujours, suscité un respect teinté

de magie chez les hommes.

Imprévisible, elle apaise la terre assoiffée, mais

peut détruire digues et maisons en un seul jour.

Elle garde cette ambivalence dans notre société.

Pluie nécessaire à nos rivières, nos nappes d’eaux

souterraines, nos terres agricoles. Source de vie,

elle est l’objet de tous les soins et réglementations.

Pluie torrentielle, elle nécessite, dans des régions

urbanisées comme la nôtre, des travaux et

des aménagements nombreux et coûteux,

chez les particuliers comme en domaine public,

pour en assurer une évacuation sereine.

Le SIARV, en charge de la gestion des eaux et

de l’assainissement, veille à dompter chaque jour cette

eau de pluie, richesse primordiale mais banalisée.

Cependant, la question des eaux pluviales exige

une mobilisation de tous, habitants et pouvoirs publics.

Les enjeux sont énormes : protection des biens et

des personnes contre les inondations, préservation

de la ressource en eau, dépollution...

13

eau et environnement / n° 59


14

DDans d’autres cultures,

les gouttes d’eau sont

considérées comme autant

de perles de richesse.

Là où les cours d’eau sont

rares, les précipitations

rythment la vie quotidienne

tant pour l’irrigation des

plantes que pour

l’alimentation en eau

potable. On collecte l’eau

de pluie sur les toits, on

stocke l’eau

de pluie dans des bâches,

des bassins, des puits,

jusqu’aux moindres fl aques

pour faire face aux périodes

sèches.

Rare et précieuse dans les pays

arides, la pluie chez nous

est perçue souvent de façon

négative.

eau et environnement / n° 59

dossier

L’EAU, UNE AMBIVALENCE ÉTERNELLE

Il pleure dans mon cœur

comme il pleut sur la ville…

Les changements climatiques

et l’urbanisation galopante

ont amplifi é ce phénomène,

entraînant ainsi des situations

préoccupantes aujourd’hui.

PAUL VERLAINE

Il y a plus de 150 ans, le

concept du « tout à l’égout »

est né pour évacuer le plus

loin et le plus vite possible

des villes les eaux de toute

nature, limitant les problèmes

sanitaires et les inondations.

L’urbanisation croissante

a multiplié les surfaces

imperméables pour tout

renvoyer dans les réseaux.

L’eau de pluie n’est plus

absorbée par le sol devenu

étanche ;elle dévale et

lessive rues et trottoirs vers

les réseaux d’eaux pluviales

pour fi nir dans les cours

d’eau, leur principal exutoire.

© J.-L. DOLMAIRE

LA PLUIE A UNE CONNOTATION

NÉGATIVE DANS NOS

SOCIÉTÉS OCCIDENTALES.

ON S’EN PROTÈGE

PAR DES PARAPLUIES,

DES IMPERMÉABLES.

SA VALEUR POSITIVE

ATTACHÉE À LA FERTILITÉ

DU SOL, RESTE NÉANMOINS

ANCRÉE DANS

NOS CAMPAGNES.

URBANISATION

ET RUISSELLEMENT

Les conséquences sont

néfastes. Le cycle de l’eau

est perturbé car les eaux

pluviales ne réalimentent

plus les nappes souterraines,

d’où une sécheresse

alarmante de nos réserves

d’eau douce.

En changeant la proportion

entre l’eau ruisselée et

l’eau absorbée, le risque

d’inondation est plus

important : les infrastructures

ne peuvent s’adapter à cette

imperméabilité croissante, ni

faire face aux précipitations

fortes et subites.

Si la pluie agrandit l’arbre

dit-on, la rivière aussi.

Ainsi, ces rejets canalisés

© J.-L. DOLMAIRE

d’eaux pluviales dans les

cours d’eau contribuent

grandement aux phénomènes

de crues destructeurs.

En temps de pluie, les collecteurs de transports d’eaux usées

du SIARV transportant des volumes deux à trois fois

supérieurs à ceux de temps secs ! Les mauvais raccordements

dans les canalisations en sont la cause.


EAUX PLUVIALES

POLLUTION ET

MAUVAIS RACCORDEMENT

En outre, les milieux

naturels (cours d’eau,

lacs…) sont dégradés par

la concentration de la

pollution en quelques points

de rejet mais aussi par les

débordements des réseaux.

L’eau qui ruisselle sur nos

routes ou nos parkings est

très polluée. Elle charrie

quantité d’hydrocarbures, de

pesticides, de métaux lourds

et souille la rivière où elle

se jette, et par-là même nos

réserves d’eaux souterraines.

C’est pourtant cette eau qui

est puisée pour être rendue

consommable par l’homme,

après un traitement – de ce

fait – de plus en plus lourd

et coûteux.

Les mauvais raccordements

des habitations sont

également source de

pollution et d’inondations

en cas de pluie. En effet, si

l’eau pluviale se jette dans

le réseau d’eaux usées

il en résultera, en cas

de pluies importantes,

une augmentation des

volumes collectés dans les

canalisations. Ces réseaux

ne sont pas dimensionnés

pour recevoir de fortes

précipitations, et sont en

surcharge.

Ils peuvent déborder dans

le milieu naturel, entraînant

ainsi une forte pollution des

cours d’eau.

ALORS LA PLUIE

EST-ELLE POLLUÉE ?

Pour les communes du SIARV, l’eau

potable est produite à partir d’eau de

Seine et, dans une moindre mesure de

captages, dans la nappe du Champigny,

nappe en relation avec la rivière l’Yerres,

principal exutoire des eaux pluviales.

Certaines voiries ou

propriétés risquent d’être

inondées causant en l’absence

d’un clapet anti-retour des

dégradations majeures et

nauséabondes chez l’habitant.

Sont considérées comme

polluées les eaux pluviales

provenant des chaussées,

des routes, des caniveaux,

des parkings.

L’eau des toitures est certes

moins polluée, mais elle

reste toutefois non potable.

Sa pollution, très inégale

selon l’environnement

urbain et atmosphérique,

selon également le type

de pluie, est plus facile

à traiter.

© J.-L. DOLMAIRE

Lorsque l’eau s’infi ltre dans

la terre et recharge les nappes

phréatiques, ses éléments

polluants – 90 % sous forme

solide – sont capturés et

traités naturellement dans le

sol.

Cette eau de pluie dite

“météorite”, jusqu’ici peu

prise en compte dans nos

villes, devient depuis

quelques années, le pivot

d’une nouvelle gestion des

eaux.

GESTION DES

EAUX PLUVIALES

LE SIARV EN

PREMIÈRE LIGNE

Chaque année, le SIARV

investit en matière d’eaux

pluviales près de 8 millions

d’euros pour limiter les

inondations, pour préserver

la ressource en eau.

Il construit des ouvrages

de stockage d’eaux

pluviales, de dépollution...

Leur création et leur

exploitation nécessitent un

investissement conséquent.

Mais il existe une politique

effi cace et performante

dans ce domaine : la

gestion à la source. Il s’agit

d’inciter chaque particulier

à mettre en place des

solutions alternatives

pour réapprovisionner

les nappes phréatiques et

retenir l’eau à la parcelle.

C’est la stratégie de gestion

choisie par le Syndicat

depuis plus de vingt ans.

Les dispositions issues

du Grenelle 2, votées cet

été 2010, vont dans ce

sens. Elles prévoient une

réglementation spécifi que

pour régler ce problème

des eaux pluviales. ●

© J.-L. DOLMAIRE

15

eau et environnement / n° 59


eau et environnement / n° 59


LES BASSINS

DE STOCKAGE

D’EAUX PLUVIALES

À CIEL OUVERT

Engazonnés, ils sont agréables à l’œil.

Souvent intégrés à un espace vert public,

ce sont des ouvrages importants

dans la prévention des inondations

par les eaux de pluie.

Pas moins de 21 bassins de rétention

à ciel ouvert sont présents

sur le territoire du SIARV.

17

eau et environnement / n° 59


18

“ LA

eau et environnement / n° 59

dossier


PLUS PARFAITE DES TECHNIQUES

EST CELLE QUI NE SE VOIT PAS

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les canalisations d’eaux

pluviales disposent

d’une capacité 4 fois

plus importante qu’un

réseau d’eaux usées, afi n

de pouvoir absorber les

variations de volume lors

de précipitations. Leur

diamètre est de 300 à

2 500 mm.

DDépollueurs, bassins de stockage, fossés d’infi ltration,

solutions à la source telles que postes de relèvement,

chaussées réservoirs ou encore les puisards... le Syndicat

utilise chaque jour ces techniques innovantes pour répondre

à sa mission.

COMMENT FONCTIONNENT-ILS ?

GÉRER LES EAUX PLUVIALES EST PRIMORDIAL

POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT.

AUSSI LE SIARV AGIT-IL AU QUOTIDIEN POUR MAÎTRISER

LE RUISSELLEMENT DE L’EAU DE PLUIE

ET LA DÉPOLLUTION DE CES EAUX

CHARGÉES DE SUBSTANCES NOCIVES.

Tous ces ouvrages sont conçus après différentes études.

Stabilité et perméabilité du sous-sol, nature des eaux de

ruissellement, sensibilité du milieu, biens à protéger, risques

climatiques, destination et fonction de l’ouvrage...

tous ces aspects sont appréciés pour défi nir les solutions à

mettre en place.

La gestion des eaux se fait par bassin versant. Ainsi pour

chaque ouvrage lié à un bassin versant, les modalités

d’écoulement des eaux, l’impact de la pente et la

perméabilisation du terrain sont identifi és.

En outre, pour chaque commune, le SIARV a réalisé un

plan de zonage dans lequel sont répertoriés les zones où

des mesures doivent être prises pour favoriser l’infi ltration

ou la rétention d’eau, les lieux où des ouvrages doivent

être construits pour assurer la collecte, le stockage et la

dépollution des eaux de ruissellement. Plus le débit de la

rivière est faible, plus la dépollution doit être effi cace pour

réduire l’impact des eaux pluviales polluées.

LES OUVRAGES

Pablo Casals

Quasi invisibles dans nos

villes, ces ouvrages sont des

dispositifs compensatoires aux

effets de l’imperméabilisation

des sols en milieu urbain et à

la pollution de l’eau souillée

par la chaussée. Ils permettent

de répondre aux objectifs de contrôle à la source des

ruissellements, avec ou sans infi ltration. Ils ont pour but de

limiter les apports conséquents d’eaux pluviales au réseau

afi n d’éviter la saturation des collecteurs, les débordements

et au fi nal des « chocs » de pollutions vers le milieu naturel.

Interception de la pollution, régulation le plus en amont,

protection de la vie aquatique et de la ressource sont les

maîtres mots de l’action du SIARV.

60 bassins de rétention,

67 000 m 3 de stockage…

Ce sont des volumes de stockage des eaux pluviales, enterrés

ou à ciel ouvert. Les bassins de rétention peuvent

être raccordés sur le réseau public ou à un système d’infi ltration.

Lorsqu’ils sont enterrés, ils sont en béton armé, en

dalots préfabriqués de 2 à 8 m 3 de section ou en structure

alvéolaire en polypropylène.

Un bassin versant est une zone topographique dans laquelle

toutes les eaux de pluie convergent vers un point bas, un cours d’eau.

C’est le berceau d’une rivière dans laquelle ces eaux se déversent.


DES OUVRAGES INDISPENSABLES 19

... dont 23 bassins à ciel ouvert

(voir carte pages 16-17)

Dimensions :

profondeur 2 à 3 m

largeur 4 à 30 m

longueur 10 à 100 m

Coût moyen de création :

pour un bassin enterré :

de 400 000 à 2 000 000 €

pour un bassin à ciel ouvert :

200 000 à 1 000 000 €

Capacités de stockage :

– 200 à 2 500 m 3 pour les bassins

enterrés

– 400 à 500 m 3 pour les bassins

à ciel ouvert

16 fossés d’infiltration (ou noues)

Ce sont des fossés enherbés en forme de V qui infi ltrent

l’eau. 4 800 m linéaires, fauchés 3 fois par an.

9 chaussées réservoirs

Grâce à un stockage temporaire des eaux de pluie sous la

voirie, les eaux s’infi ltrent soit directement dans la chaussée,

soit par l’intermédiaire d’avaloirs. Après stockage, les eaux

sont infi ltrées dans le sol ou restituées doucement vers un

exutoire (milieu naturel, réseau d’eaux pluviales...).

Coût moyen d’une SAUL (structure

alvéolaire ultralégère) : 2 250 €/m 3 ,

soit de 100 000 à 1 000 000 €

pour les plus gros ouvrages

Capacités de stockage :

80 à 1 600 m 3 stockés selon

la technique et les contraintes

46 dépollueurs

installés en 15 ans

(séparateurs, déshuileurs)

A l’image d’une mini-station d’épuration, le dépollueur

permet de traiter les eaux avant leur rejet en rivière. Il

est muni d’équipements pour piéger les fl ottants, les

hydrocarbures, les sables, les boues polluées par les

métaux lourds. Il garantit ainsi un niveau de qualité des

eaux rejetées. Le fonctionnement de ces ouvrages est suivi

en temps réel grâce à des capteurs et des sondes dont

les mesures sont renvoyées au centre de supervision du

Syndicat grâce un système de communication spécifi que.

Coût moyen :

de 200 à 1 000 000 €

Capacité de traitement :

10 à 270 l/s

Effi cacité : 60 à 80 % d’effi cacité

12 postes de refoulement

Un poste de refoulement a pour objet de faire transiter

les eaux pluviales qui arrivent gravitairement d’un point bas

vers un point plus haut, grâce à un système de pompage

qui met la canalisation sous pression.

Débit de pompage :

ils sont prévus pour des débits de

pompages de 130 à 300 m 3 /h

Volume des bâches de pompage :

entre 15 et 20 m 3

94 fosses à sable

de dépollution sur les matières

en suspension (MES)

Volume curé : 65 tonnes/an

de boues hydrocarburées pour les

12 ouvrages

Boues hydrocarburées :

18 tonnes/an pour les 12 ouvrages

Coût moyen :

150 000 à 800 000 €

Une fosse à sable est positionnée sur le réseau d’eaux

pluviales. Les eaux transitent par ces ouvrages et les

éléments les plus lourds comme les sables sont piégés.

Entre 2004 et 2008 : 1 214 tonnes de boues ont été curées

Volume total : 980 m 3 (ouvrage de 1 à 180 m 3 )

12 puisards ou puits d’infi ltration

Ces ouvrages sont des solutions d’interception « à la

source ». Ils se situent au niveau de la parcelle des bâtiments

et permettent d’infi ltrer les eaux pluviales « propres »

dans le sol.

Coût moyen : 25 000 €

eau et environnement / n° 59


20

eau et environnement / n° 59

dossier

CHANGEONS NOS HABITUDES !

UNE FOIS TOMBÉE SUR LES TOITURES, DE NOMBREUSES PROPRIÉTÉS

REJETTENT L’EAU DE PLUIE DIRECTEMENT DANS LE RÉSEAU D’EAUX PLUVIALES.

OR CES EAUX DE TOITURE SONT RÉUTILISABLES ET STOCKABLES CHEZ VOUS.

ÉCOLOGIE ET ÉCONOMIE, DEUX RAISONS POUR ÉQUIPER VOTRE HABITATION.

Les réseaux d’eaux

pluviales ne sont

destinés qu’à évacuer

les eaux des trottoirs et

des chaussées.

RÈGLEMENT

D’ASSAINISSEMENT

DU SIARV

Article 17-1-1

Seul l’excès de

ruissellement peut

être rejeté au réseau

public après qu’aient

été mises en œuvre,

sur la parcelle privée,

toutes les solutions

susceptibles de limiter

et d’étaler les apports

pluviaux (...)

LLes aménagements

proposés, complémentaires

à celles de la collectivité,

éviteront les débordements

chez vous et en domaine

public. Mais aussi réduiront

votre consommation d’eau.

PRIVILÉGIER

LA VERDURE

Pour limiter les volumes

raccordés au réseau, il faut

limiter l’imperméabilisation

des sols. Aussi est-il

important d’augmenter

les espaces verts et

d’utiliser des matériaux

drainant qui permettent

l’infi ltration de l’eau dans

la terre (création de deux

bandes de roulement sur

la descente des garages en

dalles engazonnées ou en

gravier…).

INFILTRER L’EAU

À LA PARCELLE

Les techniques « alternatives »

permettent le transfert des

eaux de ruissellement vers

les couches perméables

du sol. Elles limitent

ainsi les consommations

pour l’arrosage et aident

à recharger les nappes

phréatiques qui sont déjà à

un niveau critique.

EXEMPLES

DE DISPOSITIFS

Les tranchées drainantes

Ce sont des dépressions

superfi cielles et linéaires

dont les matériaux

(sable, cailloux, graviers,

pouzzolane) ont une

porosité suffi sante. Ces

matériaux peuvent être

isolés de la terre par un

géotextile. On peut utiliser

© COMPTOIR DES PROJETS


L’EAU DE PLUIE CHEZ VOUS

des casiers alvéolaires en

polypropylène

(90 à 95 % de vide),

plus performants que les

graviers qui ne possèdent

que 33 % de vide.

Les eaux ainsi recueillies

s’évacuent ensuite par

infi ltration.

Lorsque le sol est

imperméable, elles sont

dirigées vers un exutoire

de trop-plein. Cela peut

être le réseau d’eaux

pluviales, le débit doit

alors être régulé.

La noue

C’est un large fossé peu

profond et de préférence

avec des bords en pente

douce. L’eau est collectée

soit par l’intermédiaire

de canalisations, soit

directement, après

ruissellement sur les

surfaces adjacentes.

STOCKER

ET RÉUTILISER

L’EAU PLUVIALE

Ces cuves au bas des

gouttières ou enterrées

permettent de créer une

zone tampon en cas de

fortes pluies.

Les eaux pluviales des

parcelles sont stockées

avant rejet éventuel

à débit régulé dans le

réseau des eaux pluviales

ou réutilisées pour

l’arrosage ou les travaux

d’entretien.

Les cuves de stockage

Elles se présentent

sous forme de cuve de

© COMPTOIR DES PROJETS

stockage en béton ou en

polypropylène.

En guise de stockage

enterré, on peut utiliser des

casiers en polypropylène

avec une membrane

étanche en les assemblant

les uns aux autres : une

pompe installée en bas de

l’ensemble permet alors de

récupérer l’eau.

A SAVOIR : la mise en œuvre

de telles installations permettent,

si la norme est respectée,

de bénéfi cier de dégrèvement

d’impôts (arrêté du 4/05/07).

La norme de réutilisation

des eaux de pluie est précisée

dans l’arrêté du 21/08/08

(JO du 29/08/08).

Les bassins paysagers

secs ou en eau

Les bassins sont des

ouvrages de stockage,

de décantation et/ou

d’infi ltration.

IMPORTANT

Demander conseil pour l’aménagement de son habitation.

Chaque parcelle ayant des spécificités propres.

ATTENTION : pour une utilisation

autre que l’arrosage, déclaration

en mairie obligatoire

(voir page 11 encadré Prélèvement

d’eau en cas de sécheresse ).

Les toitures végétalisées

ou stockantes

Adaptées aux toits terrasses,

elles permettent de limiter

le ruissellement des eaux

pluviales (la surface

imperméable du toit étant

moindre), de le ralentir le

plus en amont possible

grâce à un stockage

temporaire de quelques

centimètres d’eau de pluie

sur le toit.

Un petit muret en pourtour

de toiture permet de

la retenir et de la relâcher

à faible débit.

ATTENTION : ces deux techniques

nécessitent une réalisation

soignée par des entreprises

qualifiées garantissant une

étanchéité optimale. Le poids

supplémentaire et le problème

du gel doivent être pris en

compte dès la construction de

la toiture.

Les bassins à ciel

ouvert sec, excavations

engazonnées naturelles

ou artifi cielles, ne se

remplissent que lors des

précipitations.

Pour les bassins en

eau, le niveau varie

en fonction des pluies.

Ils sont naturellement

étanches ou rendus

tels par la pose d’une

membrane. ●

PRATIQUE

Retrouvez en détail tous

les conseils pratique pour

vos installations dans une

brochure éditée par le

SIARV :

« Eaux pluviales, suivez

le guide » disponible sur

Internet : siarv.fr ou sur

simple demandedemande au

01 69 83 72 00

ou par mail : siarv@siarv.fr

21

eau et environnement / n° 59


22

eau et environnement / n° 59

dossier

UN BIEN RARE ET CHER !

Une aide aux

propriétaires ou

locataires est attribuée

pour les ouvrages de

stockage jusqu’au

31 décembre 2012.

Cette aide est

plafonnée à 2 000

ou 4 000 € selon

qu’il s’agisse d’un

célibataire ou veuf ou

d’un couple, majorée

de 100 € par personne

à charge.

LEn effet, les caniveaux ou

les canalisations d’eaux

pluviales (quand elles

existent) ont des capacités

défi nies pour évacuer

principalement les eaux de

ruissellement du domaine

public.

En outre la dépollution des

eaux nécessite, pour des

raisons à la fois techniques

et économiques, une

limitation du débit.

Aussi, les villes développent,

dans leurs aménagements,

une gestion intégrée de

l’eau en créant des espaces

verts, des parcs, des

jardins, des cheminements

piétons paysagers. Elle

limite ainsi les surfaces

imperméabilisées tout en

améliorant le cadre de vie.

Ce principe de gestion

présente donc de nombreux

enjeux, tant sur l’aspect

environnemental, risque

fi nancier que paysager.

© Tome 123

DES SOLUTIONS

POLLUTION, URBANISATION...

OBTENIR, DEMAIN, AU ROBINET,

LA MÊME QUALITÉ D’EAU

NÉCESSITERA DES TRAITEMENTS

PLUS IMPORTANTS ET PLUS ONÉREUX.

LES ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

D’INONDATIONS ET DE POLLUTIONS

ONT MIS EN ÉVIDENCE LE CARACTÈRE

INSUFFISANT DE LA SOLUTION

« TOUT TUYAU » POUR GÉRER L’EAU

PLUVIALE EN MILIEU URBAIN.

DES RÈGLES

STRICTES

Les habitants sont invités à

utiliser des techniques dites

alternatives et des matériaux

drainants pour limiter

l’imperméabilité des surfaces

et les volumes raccordés

au réseau. Ces solutions

individuelles permettent de

respecter le cycle naturel

de l’eau en réalimentant les

nappes et d’éviter que l’eau

de pluie ne se charge en

pollution en ruisselant sur

les routes.

Les volumes d’eaux pluviales

ainsi mieux gérés limiteront

les débordements et les

inondations en aval.

Le SIARV s’est attaché

depuis longtemps à la

problématique des eaux

pluviales, notamment à

travers différents « outils » : le

règlement d’assainissement

(mis en place depuis 1999),

un schéma directeur des

eaux pluviales, et un plan de

zonage d’assainissement

rendu obligatoire par le code

général des collectivités

territoriales.

Celui-ci a été réalisé pour

chaque commune, précisant

les zones de limitation de

l’imperméabilisation et celle

de maîtrise des eaux de

ruissellement. Ces bases

réglementaires indiquent

le rejet maximal des eaux

pluviales vers le domaine


public. Toutes les solutions

techniques possibles doivent

être mises en œuvre sur

la parcelle privée afi n de

ne rejeter que l’excès de

ruissellement.

DES CONTRÔLES

À LA SOURCE

Pour toutes les constructions

neuves depuis 1991, à

travers les instructions des

autorisations d’urbanisme

sur son territoire – environ

900 permis ou déclarations

préalables par an – le

Syndicat préconise d’utiliser

les techniques dites

alternatives. Il conseille

aux lotisseurs d’intégrer la

gestion des eaux pluviales

lors de la conception d’un

projet d’aménagement.

Pour les habitations existantes,

il a mis en place depuis

vingt ans des contrôles chez

les particuliers pour vérifi er

le bon raccordement

des réseaux.

© SKY-FISH

UNE ÉVOLUTION

DE LA LÉGISLATION RÉCENTE

Réutiliser ou restituer sur

place les eaux pluviales non

polluées (toitures, terrasses),

solution encouragée par

les dispositions de la loi

sur l’Eau et les Milieux

aquatiques de 2006, est

à présent réaffi rmé dans

la loi Grenelle II, du

12/07/2010. Ainsi, une taxe

sera à la charge des usagers

sollicitant les ouvrages

d’eaux pluviales publiques.

Des dégrèvements fi scaux,

pour les habitants ayant mis

en place un dispositif de

stockage des eaux pluviales,

pourront être accordés.

Le Grenelle II instaure un

service public de gestion

des eaux pluviales urbaines.

Il sera fi nancé par cette

nouvelle taxe qui permettra

d’améliorer la collecte,

le transport, le stockage

et la dépollution des

eaux pluviales, ainsi que

l’entretien des ouvrages.

Il est diffi cile de connaître

aujourd’hui la quantité

de dispositifs anciens

mis en place en domaine

privé. Cependant, si on se

réfère aux préconisations

du Syndicat en matière

d’autorisations d’urbanisme,

on peut estimer que plus de

2 000 dispositifs d’infi ltration

privatifs ont été créés depuis

20 ans.

Mais beaucoup reste à

faire. Chaque habitant doit

prendre conscience de son

impact sur le cycle de l’eau

et du maintien de ce si

fragile équilibre de la nature

dans notre environnement

fortement urbanisé. ●

RÈGLEMENT

D’ASSAINISSEMENT

DU SIARV

Article 17-1-1

(...) Il est souhaitable

d’infi ltrer dans le sol

un maximum d’eaux

pluviales de façon

à réalimenter les

nappes et à réduire

les inondations

des fonds de vallée.

Mais, seules les eaux

pluviales non polluées

peuvent être

infi ltrées.

DÉLIBÉRATION DU

7 OCTOBRE 2003

COMPLÉTANT

LE RÈGLEMENT

Le rejet maximal

autorisé d’eaux

pluviales vers le

domaine public est

de 1 l/s/ha de parcelle

en zone de terrain

perméable et de

5 l/s/ha de parcelle en

zone de terrain peu

perméable pour toute

construction neuve

ou extension. Ce taux

de rejet est indiqué

dans les zonages

d’assainissement

communaux.

Les collectivités pourront instaurer cette taxe pour le transport, le

stockage et le traitement des eaux pluviales. Cette taxe ne concerne

que les propriétaires qui rejettent de l’eau dans le domaine public.

Elle vise à encourager les particuliers à retenir au maximum les eaux

pluviales tombant sur leur parcelle. Les propriétaires qui réaliseront

des dispositifs permettant de limiter le déversement des eaux pluviales

dans le réseau ou le caniveau, bénéfi cieront d’abattement, tandis que

le rejet intégral au réseau impliquera une taxe maximale.

23

eau et environnement / n° 59


24

Coût total de

l’opération :

1 787 279 € TTC

Financement :

Département 91 : 31 %

DIREN : 16 %

SIARV : 53%

Maîtrise d’ouvrage :

SIARV

Maîtrise d’œuvre :

Services Techniques

du SIARV

Durée des travaux :

Septembre 2009

à juillet 2010

eau et environnement / n° 59

actions

LE SIARV TERMINE TROIS GRANDS CHANTIERS POUR MAÎTRISER

LES DÉBORDEMENTS D’EAUX PLUVIALES ET LES CRUES DES COURS D’EAU.

PETIT RETOUR SUR LES DIFFÉRENTES PHASES DE TRAVAUX.

RU D’OLY

MONTGERON

VIGNEUX-SUR-SEINE

Maîtrise des crues en amont

des villes : opération réalisée

dans le cadre du Plan d’Action

et de Prévention des Inondations

(PAPI)

PPetit ruisseau deviendra grand.

Il est petit mais provoquait, dans

sa partie canalisée, de très fortes

inondations dans les quartiers

bas des deux villes. En majeure

partie, le ru d’Oly draine les

eaux de la forêt de Sénart et

grossit naturellement en période

hivernale. Une première phase

de travaux a consisté à battre

une digue de palplanches de

110 mètres linéaires fi chées à

8 mètres de profondeur en

travers du lit majeur du petit

cours d’eau. Et ce pour former

une zone naturelle d’expansion

BASSIN SAINT-JULIEN

VILLENEUVE-SAINT-GEORGES

Bassins de stockage et dépollution

E

En coordination avec le Conseil

Général du Val-de-Marne dans

l’emprise de son parc départemental

de La Saussaie-Pidoux, le SIARV

a entrepris de réaménager le

bassin paysager de rétention de

Saint-Julien.

de crue. Ce rideau est traversé

par un exutoire (canalisation)

qui permet, en régulant le débit

du ruissellement,

d’éviter les inondations à l’aval,

dans la zone urbaine.

Cette canalisation est équipée

d’un dégrilleur à l’amont pour

retenir les déchets fl ottants et

procéder plus facilement à leur

récupération et leur évacuation.

Grâce à une sonde de mesure,

les techniciens du SIARV peuvent

suivre le niveau d’eau de la zone

d’expansion de crue en temps

réel et intervenir.

Après avoir réalisé cette retenue

d’eau et conforté les merlons

de terre existants par une

couche épaisse d’argile, tout

un travail d’aménagement et

d’entretien paysager a été réalisé.

La piste d’accès chantier a été

transformée en cheminement

piétonnier pour le plus grand

plaisir des nouveaux résidents

de Vigneux et de Montgeron.

En rive gauche, une prairie

de fauche a été plantée afi n

d’offrir un site naturel, propice

au développement de la

biodiversité.


DES TECHNIQUES TOUJOURS PLUS INNOVANTES

Sur le même site, il réalise

également la construction

d’un autre bassin de stockage

et un dépollueur.

Le but de ces travaux est de

réguler et de dépolluer les eaux

pluviales de Valenton, mais aussi

de réduire les débordements

sur Villeneuve-Saint-Georges

et l’impact de ces eaux de

ruissellement sur la Seine.

Les eaux souillées ne transiteront

que par les ouvrages enterrés.

Le bassin à ciel ouvert

engazonné recevra le fl ot des

pluies les plus conséquentes.

CChantier d’importance dans

le domaine des eaux pluviales,

le bassin paysager situé

Mare du Fraicul à Varennes-

Jarcy, actuellement en cours

de réalisation, est un parfait

exemple d’ouvrage de rétention

des eaux de pluie. Il s’agit

d’un bassin en eau qui allie

hydraulique et loisirs. Il entre

dans un dispositif de gestion

douce des eaux de pluie utilisant

les fossés et les mares sur cette

commune périurbaine, limitant

la pose de canalisations et

valorisant le cycle de l’eau.

Destiné à réguler les eaux de

ruissellement des différentes

zones pavillonnaires aux

alentours, il est dimensionné

afi n de limiter les inondations en

stockant le ruissellement par une

variation de niveau (de 50 cm)

des deux mares.

Commencés à la fi n de l’année

dernière, les travaux ont

Volume Saint-Julien :

5 000 m 3

Volume bassin de stockage :

160 m 3

Démarrage du chantier :

avril 2009

Coût total de l’opération :

4 050 061 € TTC

Financement :

Département 94 : 35 %

Agence de l’eau : 16 %

SIARV : 49 %

Maîtrise d’ouvrage : SIARV

BASSIN DE STOCKAGE

DE LA MARE DU FRAICUL

VARENNES-JARCY

Bassin paysager de rétention

des eaux pluviales

consisté, dans un premier

temps, à terrasser deux

plans d’eau. De l’argile

recouvre le fond des bassins,

permettant à l’ensemble

d’être complètement

étanche. Actuellement, la

mise en œuvre d’un fossé

d’acheminement des effl uents

vers l’Yerres est en cours de

fi nalisation.

Grâce à l’emploi de végétaux

spécifi ques, les eaux de

pluie subiront un traitement

naturel et biologique.

Pour s’intégrer au mieux

dans l’environnement, des

aménagements paysagers et

récréatifs seront mis en place

autour du bassin. ●

25

Volume permanent

du bassin amont : 840 m 3

Volume permanent

du bassin aval :

810 m 3 de stockage

Coût des travaux :

902 599 € TTC

Financement :

SIARV : 65,40 %

Conseil régional

d’Ile-de-France : 20,40 %

Conseil général de l’Essonne :

14,20 %

Maîtrise d’ouvrage : SIARV

eau et environnement / n° 59


26

23 juin 2010

Concours scolaire de

Épinay-sous-Sénart

associations

CHAMPIONNAT DE FRANCE HANDIPÊCHE

4 et 5 septembre 2010

Sous un soleil radieux, les compétiteurs étaient au rendez-vous, ce premier

week-end de septembre, à Boussy-Saint-Antoine et à Épinay-sous-Sénart.

Attentifs au moindre mouvement de l’eau de notre rivière l’Yerres, tous faisaient

preuve de dextérité et d’adresse pour attraper goujons, tanches, perches...

malgré leur handicap. Une belle maîtrise de ce sport si subtil, la pêche.

Le gagnant de cette grande épreuve fut Bruno Bel avec plus de 7 kg

de prises sur l’ensemble des manches de cette compétition.

2 mai 2010

Concours de Santeny

2 juin 2010

Concours de

Boussy-Saint-Antoine

26 juin 2010

Concours de Périgny-sur-Yerres

CONCOURS DE PÊCHE

6 juin 2010

Fête de la pêche à Draveil

27 juin 2010

Concours de

Périgny-sur-Yerres

6 juin 2010

Concours de l’Entente des pêcheurs

de Draveil-Vigneux

19 août 2010

Centre aéré de

Villeneuve-le-Roi à

Périgny-sur-Yerres


RENCONTRE

MARC POCHARD,

Président DU RANDO CLUB YERROIS

ILS SONT DE PLUS EN PLUS

NOMBREUX À S’ADONNER

À CE SPORT LOISIRS.

IL N’EST PAS RARE

DE RENCONTRER

DES RANDONNEURS

SUR LES BORDS DE

L’YERRES, LE LONG

DE LA LIAISON VERTE

RÉALISÉE PAR LE SIARV.

Deuxième club essonnien de randonnée par son importance,

le Rando Club Yerrois propose à ses 209 adhérents un panel d’activités “découverte”.

Comment s’est créée votre association ?

Marc Pochard Née du hasard, en 1970, l’activité « randon

née » a commencé au CEC. Devant l’engouement des premiers

pionniers, le rythme des rendez-vous dominicaux

s’est accéléré. D’un dimanche par mois se sont ajoutés

d’autres dimanches, des raids, des séjours à l’étranger...

L’un des faits marquants de ces années-là fut le balisage

sur le terrain du tout nouveau GR 111, soit plus de 50 km.

Travail de longue haleine mais qui eut, entre autres, l’avantage

de renforcer la cohésion déjà affi rmée du groupe. Et

c’est en 1987 que cette activité, devenue association, prit le

nom de « Rando Club Yerrois ».

Quelle est votre motivation ?

M. P. Offrir à tous des parcours adaptés. Tous les mercredis

et dimanches, nous proposons différentes sorties : certaines

de 7 à 10 km, d’autres de 15 à 25 km et pour les plus

sportifs des randonnées de près de 30 km. Chaque mois,

une sortie à thème de 8 à 10 km est organisée autour d’un

musée, d’un parc, d’une balade ou même d’un site industriel.

Des randonnées cyclistes ont également lieu 2 à 3 fois

par mois. Les points forts de l’année sont la quinzaine de

séjours proposés pour parcourir à pied, en vélo, en ski de

fond ou en raquettes d’autres régions de France.

C’est un sport loisirs praticable par tous, aussi travaillonsnous

avec des partenaires locaux pour faire participer les

plus jeunes et les plus démunis. Nous serons également

présents pour la journée contre la mucoviscidose.

Toutes nos randonnées et séjours sont conduits par des

animateurs bénévoles.

Quelle est votre actualité ?

M. P. Pour fêter son 40 e anniversaire et présenter ses

activités à un public plus large, le Club organise avec la

ville de Yerres la 2 e Journée de la Randonnée. Ce dimanche

10 octobre, 12 randonnées sont proposées, ouvertes et

gratuites pour tous : la 40 km pour les sportifs, des sorties

dans les vallées briardes, ou des rives de l’Yerres à la forêt

de Sénart en vélo. Certains pourront découvrir la faune

et la fl ore ou encore la petite et grande histoire de Yerres

en suivant les pas de Jean Thiriot, architecte du Roi, sans

compter la sortie ludique pour les enfants.

Cette journée est l’occasion pour nous de travailler

avec le SIARV. En effet, la randonnée est un sport de

nature. De notre côté, nous entretenons 40 km de sentiers

balisés. Aussi sommes-nous très intéressés par les travaux

d’aménagement menés par le Syndicat sur la Liaison verte,

formidable parcours pédestre.

Ainsi, ce 10 octobre, le Syndicat nous accompagne

dans une randonnée « entre terre et eau », pour nous faire

observer ce que l’on ne remarque pas toujours au premier

regard, les travaux de renaturation ou de restauration des

berges de l’Yerres. ●

Rendez-vous sur le parvis de l’école Saint-Exupéry

pour la Journée de la Randonnée du 10 octobre 2010 !

Rando Club Yerrois c/o Marc Pochard

19, rue des Lilas 91330 Yerres

Contact : Marc pochard – Tél. : 01 69 83 32 71

Site : www.randoclubyerrois.canalblog.com

27


28

C'es t en juin

que s’achèvent les class es d’eau


Si j’étais un ruisseau

Je serais beau

J’aurais les pieds dans l’eau

Et j’admirerais les roseaux„

eau et environnement / n° 59

L’eau

dans le monde

École Louise Michel,

Vigneux-sur-Seine (91)

regards d’enfant

École primaire Saint-Exupéry,

Yerres (91)

“Si j’étais la mer

Je serais remplie d’eau

Et j’appellerais ma mère

Pour voir les bateaux„

École élémentaire Les 40 arpents, Santeny (94)

regards d

Le cycle

de l’eau

“Si j’étais un fleuve

Je serais immense

Et j’aimerais qu’il pleuve

Car quand je danse

C’est l’eau qui fait que j’avance„

École élémentaire Les 40 arpents,

Santeny (94)

École maternelle Jules Ferry,

Montgeron (91)

S

m

d


d’enfant

École

élémentaire

Rochopt,

Boussy-

Saint-Antoine

(91)

Une kyrielle de

manifes tations

d’œuvres pré sentées

à tous !

École élémentaire

Rochopt, Boussy-

Saint-Antoine (91)

École maternelle

Les Sauvageons, Brunoy (91)

École maternelle Les Sauvageons,

Brunoy (91)

École primaire Saint-Exupéry,

Yerres (91)

eau et environnement / n° 59


30

Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres qui sont à ma gauche et

les deux fenêtres qui sont à ma droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber

immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure après midi : autour de moi,

tout est lumière et eau. Je porte ma plume à l’encrier, et, jouissant de la sécurité de mon

emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans le milieu d’une bulle d’eau,

j’écris ce poème.

Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante et douteuse.

La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et bourru, d’une attaque puissante

et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier, dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la

mare !

Il n’est point à craindre que la pluie cesse ; cela est copieux, cela est satisfaisant. Altéré,

mes frères, à qui cette très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu,

la maison baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui termine mon

horizon comme une mer paraît noyé. Le temps ne me dure pas, et, tendant l’ouïe, non

pas au déclenchement d’aucune heure, je médite le son innombrable et neutre du psaume.

Cependant la pluie vers la fin du jour s’interrompt, et tandis que la nue accumulée

prépare un plus sombre assaut, tel qu’Iris du sommet du ciel fondait tout droit au cœur des

batailles, une noire araignée s’arrête, la tête en bas et suspendue par le derrière au milieu

de la fenêtre que j’ai ouverte sur les feuillages et le Nord couleur de brou. Il ne fait plus

clair, voici qu’il faut allumer. Je fais aux tempêtes la libation de cette goutte d’encre.

© ASAFESH’S

au fi l de l’eau

La pluie

de Paul Claudel

Connaissance de l’Est [Mercure de France, 1900, 1907 et 1960], suivi de L’Oiseau noir

dans le soleil levant [Gallimard, 1929], Poésie/Gallimard, 1974, p.152 et p. 80-81.

Ce recueil de poèmes en prose composés presque tous en Chine, nous présente

la pluie bienfaitrice, celle qui irrigue les paysages comme l’âme de l’écrivain.

© RAICHINGER

© PIXEL73


AVEC LE SIARV

L’AVENIR DE NOTRE PLANÈTE

C’EST NOTRE AVENIR !

C’EST NOTRE AVENIR !

QUE FAISONS-NOUS CONCRÈTEMENT

POUR PROTÉGER DAME NATURE ?

le bon geste

Il ne faut pas jeter

sur la chaussée

les eaux issues de

travaux ménagers

tels que lessives

ou lavage des sols.

Ces eaux usées

polluent fortement

la rivière.

Préférez l’évier ou

les toilettes pour

leur évacuation.

ALORS... SOYONS RESPONSABLES !

31

eau et environnement / n° 59

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