Jane Eyre - Le Livre de Poche

livredepoche.com

Jane Eyre - Le Livre de Poche

Cher lecteur, chère lectrice,

Vous qui aimez lire, vous êtes désormais nombreux et nombreuses

à partager votre passion des livres via un blog.

Pour certains d’entre vous, (et pour d’autres, très prochainement !)

nous travaillons déjà ensemble autour d’une sélection

de Livres de Poche récemment parus, ou parfois plus anciens.

Nous recueillons et diffusons vos avis, coups de cœur, ou même,

déceptions sur notre site livredepoche.com et nos réseaux sociaux !

En conséquent, il nous a semblé tout naturel de nous adresser à vous

à l’occasion de l’anniversaire du Livre de Poche – 60 ans cette année,

en 2013 ! – et de vous inviter à nous communiquer vos livres préférés

du catalogue. Ceux dont vous parlez avec passion et émotion à votre

entourage, à vos lecteurs en ligne…

Vous trouverez dans ce catalogue une synthèse de vos 60 pépites de

lecture réunis à l’occasion des 60 ans du Livre de Poche.

Un guide unique en quelque sorte, conçu par vous et destiné à tous

les amoureux des livres !

Nous vous remercions de tout cœur pour votre participation et votre

fidélité.

L’équipe du Livre de Poche

contact-ldp@livredepoche.com


À L’EST D’ÉDEN

Dans cette grande fresque, les personnages représentent

le bien et le mal avec leurs rapports complexes. John

Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature pour

l’ensemble de son œuvre.

L’avis d’Océane

http://danslessouliersdoceane.hautetfort.com/

« Œuvre magistrale animée d’un souffle épique, À l’est d’Éden est de ces romans qui deviennent livres de chevet,

qu’on a envie d’offrir à ceux qu’on aime. L’histoire de deux familles dans la Californie du siècle dernier est

prétexte à une histoire universelle, celle d’un être humain pris entre le bien et le mal, entre sa volonté créatrice

et le poids destructeur de la société. On trouve une part de soi dans chacun des héros, Adam l’homme meurtri,

Samuel le sage pétri d’amour... Difficile de résumer une saga sur trois générations, mais le thème central c’est le

combat des hommes pour leur survie, l’intelligence, la force de l’amour aussi, au sens du lien qui unit les hommes

pour le meilleur malgré le pire. Galerie de portraits sensibles, c’est un roman philosophique, initiatique, une

source de réponses à la grande question de la vie. »

3


L’avis de Evilysangel

http://lodysseedumarquepage.wordpress.com/

À MÉLIE, SANS MÉLO

Mélie, 72 ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille,

Clara, vient pour la première fois passer chez elle toutes

les vacances d’été. La veille de son arrivée, Mélie apprend

qu’elle a un problème de santé. Elle verra ça plus tard, La

priorité, c’est sa Clarinette chérie. Mélie, le mélo, c’est pas

son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des

souvenirs à Clara.

« Un bon, un très bon moment!… Un gros gros coup de coeur pour ce roman doudou… Un de ceux que l’on chérit

dans les moments de blues!… Ce livre, c’est une cuillère de miel sur les plaies de la Vie!… C’est de la douceur en

page… On y plonge et replonge avec délice, tellement on sait le bien que sa lecture va nous apporter… Même

une fois terminé, il suffit d’ouvrir le livre au hasard et de lire une page ou deux pour se retrouver de nouveau en

été, à la campagne, les pieds dans l’eau à écouter les bruits de la nature… Une vraie bouffée de fraîcheur que ce

roman!… Des personnages simples et vrais… Du partage et de l’amour… Du soleil et des cigales… Des rires et

de la tendresse… Un roman-doudou qui réchauffe le coeur, qui fait couler les yeux d’émotions et qui se referme

avec un soupir de bien-être!… Un seul conseil : lisez-le! Vite!!!… »

4


LES ÂMES CROISÉES

Nawel Hélianthas vit à Jurilan, le royaume des douze

cités. A dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche,

prétentieuse et exigeante. Aspirante comme ses amis

Philla et Ergaïl, elle doit choisir la caste correspondant

à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout

indique qu’elle entrera, selon le désir de ses parents, chez

les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s’interroge sur

la voie qu’elle doit suivre…

L’avis de Floriane

http://bibliothia.blogspot.fr/

« Les Âmes Croisées a été un vrai coup de coeur comme ça ne m’étais plus arrivé depuis longtemps. Il n’y a pas de

temps mort, j’ai été emporté dès les toutes premières pages et même si on sent parfaitement que c’est un livre

jeunesse, les adultes y trouveront leur compte tout aussi bien.

L’écriture est fluide, très facile à suivre. C’est un vrai livre-détente qui aborde des sujets tels que la haine de ce qui

est différent, les différences sociales, l’esclavage, la violence mais aussi l’amitié, la moralité mais aussi que tout

n’est pas noir ou blanc, bon ou mauvais. Que si on ouvre son esprit et son coeur suffisamment nous parvenons à

discerner toutes les nuances de gris qui prédominent le monde, comme les individus qui le composent.

Alors OUI, je conseille ce livre fabuleux qui à réussit à parfois m’émouvoir aux larmes. »

5


L’avis de Petitebelge66

http://autourdeslivres.blogspot.com/

L’AMOUR DURE TROIS ANS

Une histoire d’amour et de déceptions très moderne

en forme de bilan autobiographique, qu’on ne peut

s’empêcher de comparer à son propre parcours…

« On retrouve bien le style direct de Frédéric Beigbeder dans ce livre, mais aussi une certaine tendresse, une

vulnérabilité que je ne lui connaissais pas et qui m’a séduite.

Je me suis plongée dans ce livre corps et âme pour y découvrir des personnages attachants, des situations

bouleversantes et surprenantes et une mélancolie pesante qui coule le long des mots et des pages.

Est-ce que l’amour dure vraiment trois ans ?

Au début de la lecture de ce livre, on y croit presque, on se demande même comment on a réussi à rester avec

notre époux depuis tant d’années. Tout est vrai, reconnaissable, tangible presque.

Frédéric Beigbeder a réussi à mettre son style direct et franc au profit d’une histoire tendre qui va droit au

coeur. »

6


ANNA KARÉNINE

Anna n’est pas qu’une femme, qu’un splendide spécimen

du sexe féminin, c’est une femme dotée d’un sens moral

entier, tout d’un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie

de sa personne est important, a une intensité dramatique,

et cela s’applique aussi bien à son amour.

L’avis de Bianca

http://deslivresdeslivres.wordpress.com/

« Anna Karénine, un roman sur l’amour et sur le couple au fond très moderne, pas du tout daté, et qui nous

parle encore à nous lectrices du 21è siècle avec force. Si la trame du récit est le destin d’Anna, qui va se nouer et

se dénouer dans une gare, il met aussi en scène de multiples personnages plus ou moins secondaires. A travers

ses personnages, Tolstoï montre les différentes facettes du mariage et la réalité de la vie conjugale. Le roman est

avant tout un magnifique portrait de femme et une photographie de la Russie tsariste du dernier tiers du XIXe

siècle. Anna veut être libre, sans entrave, mais la femme à cette époque n’a malheureusement pas les mêmes

droits que l’homme, et cette liberté d’aimer, notre héroïne va le payer très cher. »

7


L’avis de Marion

http://twentythreepeonies.wordpress.com/

ASSEZ PARLÉ D’AMOUR

Anna et Louise ne se connaissent pas. Elles sont mariées,

mères, heureuses. Presque le même jour, Anna va rencontrer

Yves, Louise croiser la route de Thomas. À quarante ans,

la foudre peut encore tomber et le destin encore s’écrire,

mais à quel prix ? Hervé Le Tellier, en horloger délicat,

trace la parabole de leurs trajectoires.

« Une succession de très courts chapitres, où un, deux ou trois personnages, se cherchent, se croisent, se

reconnaissent… Un peu à la manière d’un roman choral. Une structure merveilleusement bien adaptée au sujet,

puisque comme les dominos abkhazes, l’amour n’est-il pas finalement un jeu ? »

8


LA BALLADE DE LILA K

Une jeune femme, Lila K, fragile et volontaire, raconte son

histoire. Un jour, des hommes en noir l’ont brutalement

arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre où on

l’a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié

de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère,

recouvrer sa mémoire perdue.

L’avis de Lalydo

http://lalydo.com/

« Placer son roman dans un futur relativement proche (les années 2100) au coeur d’une politique ultra sécuritaire

sans pour autant en faire un roman de science-fiction, c’est fort. Et c’est ce qu’a réussi

Blandine Le Callet avec cet excellent roman sur l’apprentissage individuel.

En plus d’être un roman sur la recherche de soi, c’est un très bon ouvrage d’anticipation, proche de l’actualité qui

montre les dérives d’une politique qui devient de plus en plus présente dans les libertés de chacun, et qui sonne

comme un avertissement. Une très belle lecture, envoûtante et très forte. »

9


L’avis de Catherine

http://laculturesepartage.over-blog.com/

LES BELLES CHOSES QUE

PORTE LE CIEL

Le jeune Sépha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances

dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de

Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant

bien que mal de se reconstruire. Mais l’arrivée dans le

quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille

métisse va bouleverser cet équilibre précaire...

« Je connais peu la littérature éthiopienne (écrite au pays ou par la diaspora, je n’ai déjà lu que Les amants de

la mer Rouge, de Sulaiman Addonia qui vit en Angleterre) mais quelle charmante lecture ! L’écriture est d’une

grande finesse, le style est fluide, l’histoire est bouleversante. J’aime particulièrement lorsque Stéphanos lit Les

frères Karamazov (de Dostoïevski) à Naomi pendant les vacances scolaires. En ce qui concerne le titre, Les belles

choses que porte le ciel, il est inspiré de La divine comédie (de Dante) que Joseph affectionne. Je pourrais juste

conclure ma note de lecture en disant Les belles choses que porte ce livre... »

10


Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en

fils. Alors que la Grande Guerre fait rage, le jeune André

se découvre un don pour faire « chanter la chair » - et

pas n’importe laquelle : celle des femmes, dont la file

s’allonge devant la boucherie... Il y a du Gargantua et du

Robinson Crusoë dans ce Bifteck exquis, à consommer sans

modération !

L’avis de Sophie

http://actualitte.com/blog/sophielit/

BIFTECK

« Des rebondissements en pagaille, du loufoque qui tend au merveilleux, de l’humour à chaque page et des

vérités grandes ou petites, des bons mots et des subtilités de langue… Martin Provost est né à Brest, et son

roman sent bon la Bretagne. Se déroulant dans une petite ville, avec ses commérages et autres médisances,

avec sa boucherie, poumon entouré d’artères, sa cathédrale et les secrets qu’elle cache, Bifteck est une image

de carte-postale de la France de l’entre-deux-guerres. C’est aussi une plongée hilarante dans le monde de la

boucherie, qui n’échappe pas à certains clichés, servie par un héros improbable dont le premier mot prononcé fut

« bifteck ». C’est enfin un conte dont la chute compose une version ingénieuse de l’histoire de la globalisation…

Un délicieux morceau de lecture, de la première à la dernière bouchée. »

11


L’avis d’Exécutrice

http://vampires-sorcieres.fr/

BILBO LE HOBBIT

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible

et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau

jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus

l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une

grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée

d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la

Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

« Il s’agit du récit de la folle histoire de Bilbo, qui se retrouve embarqué dans une aventure visant à reprendre la

Montagne Solitaire au dragon Smaug pour que les Nains récupèrent leur trésor. Il part en compagnie de treize

Nains, dont Thorin Lécudechesne, l’hériter du roi des Nains, et de Gandalf le Magicien.

Bilbo le Hobbit, c’est un grand classique de la littérature de l’imaginaire et c’est sans conteste une œuvre

majeure que je recommande à tous ceux qui débutent en fantasy. C’est aussi un conte pour enfants, une histoire

merveilleuse, pleine de péripéties et de rebondissements que l’on peut lire à ses enfants le soir avant qu’ils ne

s’endorment. Bilbo est un peu la genèse du Seigneur des Anneaux et je conseille vivement de le lire avant de se

lancer dans la trilogie de l’Anneau pour se familiariser avec l’univers de Tolkien. »

12


BLONDE

Blonde est un livre à part dans l’oeuvre de Joyce Carol

Oates, inspiré par la part d’ombre de Marilyn Monroe.

L’avis de George

http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/

« Blonde est un roman avant d’être une biographie de Marilyn Monroe. Joyce Carol Oates prend pour sujet

une actrice éternelle et en fait une héroïne de roman. Elle se place résolument du côté de Marilyn, une femme

partagée entre ce corps de rêve et sa sensibilité à fleur de peau. Le lecteur se retrouve dans la tête, et presque

dans le corps de Marilyn. L’auteure nous plonge aussi dans le Hollywood des années 50/60, dans les arcanes de la

machine à films avec ses rêves en technicolor et ses magouilles en coulisses. Mais Oates dresse surtout le portrait

d’une femme prise au piège des fantasmes masculins de l’époque, et du cliché éternel qui veut que beauté et

intelligence s’opposent. Ce roman est une vision cruelle parfois, mais qui bouleverse et qui nous change.

Blonde est sans doute le plus beau choc littéraire de ma vie de lectrice. »

13


L’avis de Laroseetlelilas

http://www.vivelaroseetlelilas.com/

BYE BYE BLONDIE

Portrait d’une femme blessée aux prises avec ses démons,

traversée des années punk, chronique d’un amour

naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus

émouvant de Virginie Despentes.

« J’ai eu la chance de lire ce livre pendant mon adolescence, de rager avec Gloria, qui était comme une cousine plus

allumée, moins rêveuse. Rouvrir le livre, c’est me rappeler des douleurs incohérentes, des rencontres aberrantes,

des joies impossibles à décrire avec des mots d’adulte. Il n’y a que Virginie Despentes qui écrit comme ça,

comme éructent les Sales Majestés, comment caressent les Ramones, dire ce que c’est que d’aimer à 16 ans, dans

les années 80, et ce que ça fait que d’écouter du punk. Bye Bye Blondie, cette histoire d’amour fou entre Gloria et

Eric, née dans l’étrangeté d’un HP, ne peut que plaire à tous ceux qui refusent de devenir de grandes personnes

raisonnables. »

14


LE CHEMIN DES ÂMES

1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend

sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu

à la guerre. À sa grande surprise, l’homme qui descend du

train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt

son ombre, méconnaissable...

L’avis de Kathel

http://lettresexpres.wordpress.com/

« J’ai adoré ce roman sur les indiens canadiens au cœur de la première guerre mondiale. L’alternance entre le

récit de Xavier, de retour de la guerre, et celui de sa tante Niska, qui retrace l’histoire familiale pour ramener

son neveu à la vie, est superbe. Niska fait plonger dans les coutumes d’une société de chasseurs, montre le refus

de l’assimilation. Elle raconte l’enfance de Xavier et de son ami Elijah, partis à la guerre ensemble, leur amitié

jusqu’à ce que la folie s’empare d’Elijah.

Il n’est pas seulement question de faits d’armes, mais des affres de ceux qui restent en vie. Ce roman magnifiquement

écrit entraîne le lecteur au cœur des combats, et c’est extraordinairement prenant. »

15


L’avis de Sarah Marica

http://www.critique-moi.fr/

LE CLUB DES

INCORRIGIBLES

OPTIMISTES

Au-delà du portrait d’une génération, celle qui a connu

la Seconde Guerre mondiale, la Libération et plus tard le

conflit d’Algérie, ce roman inracontable nous parle d’exil,

d’amitié, d’amour.

« Tous les ingrédients sont réunis pour faire du Club des Incorrigibles Optimistes un excellent roman. Michel

est un personnage qui hésite, qui apprend, et qui ne comprend pas toujours le monde qui l’attend. Son regard

sur ces hommes qui ont fui l’URSS est donc innocent, ce qui lui permet d’être neutre et de ne pas parasiter

leurs récits par des positions politiques convenues. Seuls les faits sont mis en avant, parfois avec énormément

d’humour, parfois avec froideur, ce qui les rend déchirants. Si on apprécie de retrouver Sartre et Kessel venant

prendre un café au club, il est toutefois rusé de la part de Guénassia de ne pas en rajouter. Encore une fois, les

années soixante à Paris fournissent le décor, et non le fond de ce roman passionnant. Guénassia sait raconter

les histoires, c’est indéniable. »

16


Un débris de hameau où quatre maisons fleuries d’orchis

émergent des blés drus et hauts. Ce sont les Bastides

Blanches, à mi-chemin entre la plaine et le grand désert

lavandier, à l’ombre des monts de Lure. C’est là que vivent

douze personnes, deux ménages, plus Gagou l’innocent.

Dans Colline, premier roman de la trilogie de Pan, Jean

Giono exalte dans une langue riche et puissante les liens

profonds qui lient les paysans à la nature.

L’avis de Nathalie

http://chezmarketmarcel.blogspot.fr/

COLLINE

« L’histoire se déroule aux Bastides, en Haute-Provence. Un jour tout se dérègle : une attaque cloue le vieux Janet

au lit. Il « déparle », le délire. Puis la fontaine se tarit, la petite Marie tombe malade. À tout cela on peut trouver

des causes naturelles. Ou l’attribuer à la malignité, à la peur de la mort de Janet, à la colline qui n’accepte plus

les hommes. Giono peint un univers panthéiste, où tout pourrait être vivant : la colline qui surplombe, la terre,

l’eau chantante, les arbres… La Provence est dure, la sécheresse y est une menace, le feu dévore tout, le choléra

contraint à abandonner les villages.

C’est la langue si particulière de Giono, imprégnée de provençal. Dans cet univers concret, tout a une couleur,

une épaisseur, un poids. Ce livre a la solidité et la beauté de la littérature classique. Je le relirai. »

17


L’avis de Lilly

http://les-lectures-de-lilly.eklablog.com/

COMME DES LARMES

SOUS LA PLUIE

Écrivain à succès, Simon Bersic ne parvient pas à surmonter

la perte de sa femme et vit reclus avec son fils. Sa rencontre

avec Naëlle va-t-elle lui offrir une seconde chance ?

Comme des larmes sous la pluie est un étourdissant thriller

amoureux.

« L’auteur a réussit à me transporter tout au long du roman. Les sentiments des personnages principaux sont

tout à fait bien décrit. Véronique Biefnot a réussi, d’après moi, à jouer entre les différents mondes et à les

mettre en relation. Elle a pu autant parler de tous les petits bonheurs que composent notre vie mais aussi toutes

la souffrance et la cruauté que les hommes peuvent s’infliger à leur semblables. Récit entre bonheur et horreur,

entre bonheur et douleur.

Mais surtout récit prenant ! Merci pour cette lecture. »

18


COMMENT SE DÉBARRASSER

D’UN VAMPIRE AMOUREUX

Jessica attendait beaucoup de son année de Terminale :

indépendance, liberté, fêtes...Elle n’avait certainement

pas vu venir Lucius Vladescu ! Adoptée seize ans plus tôt

en Roumanie, Jessica découvre avec stupeur qu’elle est

fiancée à un prince vampire depuis sa plus tendre enfance,

et qu’il a bien l’intention de réclamer sa promise.

L’avis de Clarabel

http://blogclarabel.canalblog.com/

« Au fur et à mesure que l’histoire avance, Jessica prend conscience de sa nature vampire, avec tout le poids

que cela implique, en même temps qu’elle cerne la personnalité troublante de Lucius, son passé sinistre et son

âme d’éternel tourmenté - l’apanage des grands romantiques, soit dit en passant, Lucius admire et s’identifie à

Heathcliff... Bref, le roman devient plus sombre, plus grave, plus violent aussi. Du pur produit romanesque, bien

enveloppé, totalement captivant, avec des personnages à multiples facettes, forcément je suis cliente. Ce n’est

pas un livre de plus sur les vampires, le phénomène du moment, c’est surtout une lecture agréable et pleine de

surprise, que j’ai lue d’une traite (impossible de le reposer, ce livre colle aux doigts !), je suis tombée amoureuse

des personnages et de l’histoire, en un mot... me voilà encore dans de beaux draps ! »

19


L’avis de Cindy

http://steambook.blogspot.fr/

LA COURONNE VERTE

Anne, Michelle et Terri, trois lycéennes américaines comme

tant d’autres, partent en vacances seules au soleil, sur les

plages de Cancún.

Ce qui devait être un séjour paradisiaque va tourner au

cauchemar lorsque Anne et Michelle acceptent de visiter

les ruines de Chichen Itza en compagnie d’un inconnu …

Pour leur plus grand malheur.

« La Couronne verte est un roman intrigant que l’on ne peut quitter avant la dernière phrase !

L’histoire est prévisible car plutôt bien annoncée par le résumé, pour autant le cheminement nous surprend

à chaque nouveau chapitre. Il s’agit d’un envers du décors des vacances entre amies plutôt effrayant mais qui

est une vision vraiment très réelle. La mise en page de cette histoire est un élément plus que efficace elle est

captivante et nous fait devenir un lecteur dépendant des mots de Laura Kasischke ! Cette histoire restera gravée

dans notre cerveau et nous questionnera longtemps après l’avoir achevée. Mêlant réalité, rêve, insouciance et

intrigue, vous ne serez pas déçu par ce Kasischke. »

20


LE C.V. DE DIEU

Après avoir créé le ciel, la Terre, les animaux et l’homme,

Dieu commença à s’ennuyer. Il lui fallait de l’activité. Il

décida de chercher du travail et comme tout un chacun, il

rédigea son curriculum vitae...

L’avis de Florell

http://voyagelivresque.canalblog.com/

« Je ne sais pas à quoi pensait l’auteur en écrivant ce livre, ni comment l’idée lui est venue, mais je lui dois un

des meilleurs moments lectures de ma vie. Insolite, plein d’humour, un brin critique sur la société, ce livre nous

montre Dieu comme on ne l’a jamais vu, à savoir un peu de mauvaise foi, artiste, mauvais en maths, désordonné,

bourré d’humour et j’en oublie...

Que ça soit pour la correspondance entre le Pape et Dieu, les tests psycho, ou les entretiens avec le directeur sur

la création de l’univers, - à la sauce Fournier s’il vous plaît -, c’est un livre que je recommande souvent quand je

ne l’offre pas. Pour ma part c’est un gros coup de cœur et j’en rigole toujours. Cultissime ! »

21


LA DAME SANS TERRE

1304. La France est déchirée par les luttes de pouvoir

opposant le roi Philippe le Bel, l’Église et le très puissant

ordre des Templiers.

Une plongée vertigineuse dans les gouffres du Moyen Âge

tout autant qu’un magnifique destin de femme.

L’avis de Sophie

http://carnetslecturesophie772.blogspot.fr/

« Une série de quatre tomes, que j’ai dévoré car j’ai beaucoup aimé l’intrigue médiévale, mêlée aux templiers et

à la filiation de Jésus. L’intrigue mêle une dame recherchée par le pape, une jeune fille déguisée en garçon pour

la protéger et un chevalier Templier veillant sur elles. Le tout, à cause d’une prophétie. Les tomes ne sont pas

redondants et nous donnent au fur et à mesure les clés pour comprendre qui est cette jeune fille protégée par la

châtelaine de Souarcy et quelle est la quête du chevalier.

L’auteur sait mêler habilement le sens du suspens, le détail historique et de la vie quotidienne ainsi que

l’attachement aux personnages. Le rythme est suivi, on s’attache à l’intrigue et on ne veut plus la quitter.

Une belle trilogie pour ceux qui aiment les intrigues, le Moyen Âge. »

22


L’avis de Joëlle

http://bibliodudolmen.canalblog.com/

LA DIABLE DANS LA VILLE

BLANCHE

1893 : à l’occasion de l’Exposition universelle de Chicago,

l’architecte Daniel H. Burnham est chargé de créer une cité

de rêve, la Ville blanche.

Dans l’ombre du chantier, H. H. Holmes, un jeune et

séduisant médecin, est en réalité l’un des tueurs en série

les plus terrifiants de l’histoire du crime. Dans l’hôtel où il

attire ses victimes, il a installé une chambre de torture et

un four crématoire. Deux cents personnes sans doute, des

femmes surtout, n’en réchapperont pas.

« Ce roman fut un vrai coup de cœur! Bien documenté, avec un suspense développé tant dans la construction de

l’Exposition Universelle que dans les agissements de H.H. Holmes, j’ai trouvé ce livre passionnant. Découvrant la

création de l’Exposition, j’ai apprécié d’y voir des architectes que je connaissais de nom. Quant à Holmes, l’auteur

nous décrit ce tueur en série de Chicago de façon fascinante.Les chapitres alternent entre l’Exposition et Holmes,

gardant un bon rythme sans lasser. C’est bien écrit et j’ai beaucoup appris. J’ai vraiment eu du mal à quitter le

Chicago de 1893 tant cette lecture m’a plu ! »

23


L’ÉCOLE DES SAVEURS

Un savoureux roman culinaire, une ode à la gourmandise

et aux sens.

L’avis de Stef

http://stef93330plaisirdelire.blog4ever.com/

« Savoureux, ce roman est d’une sensibilité incroyable et réveille chacun de nos sens : la vue (chaque page est un

tableau tout en couleurs), le toucher (l’étonnante douceur d’un crabe, la texture de la pâte à

gâteau), l’ouïe (le bruit des mains qui malaxent une pâte à tortilla, le grésillement d’une sauce en train de cuire),

l’odorat et le goût (« riche, plein et complexe, dense comme un long baiser »).

D’autre part, ce roman dépeint avec justesse les sentiments de chacun. Si chaque personnage est habité de

doutes ou de chagrin on ne tombe pas du tout dans le pathos, car la beauté de l’instant prend le dessus. Les

thèmes abordés sont ceux de notre quotidien : la mélancolie, la mort, les doutes, la confiance en soi, la perte de

mémoire, on s’identifie forcément à l’un ou l’autre. La vie, même parfois difficile, est simplement et finement

décrite. Tout est très positif, on ressort de cette lecture le cœur léger. »

24


C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à

la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique

et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente,

livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington

croise le dessin-animé, Sartre devient une marionnette

burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le

cauchemar va jusqu’au bout du désespoir. Mais seules

deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le

bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des

Noirs américains…

L’avis de Selena

http://www.babelio.com/livres/Vian-LEcume-des-jours/11163/critiques/354868

L’ÉCUME DES JOURS

« Lecture de jeunesse, je me souvenais de ce roman comme d’un grand n’importe quoi totalement loufoque...

le relire m’a fait prendre conscience d’une chose : je n’étais pas apte à l’époque à comprendre la beauté et

la subtilité de cette merveilleuse histoire d’amour, qui est l’une des plus belles et émouvantes que j’ai pu lire

jusqu’ici. »

25


L’ENFANT-RIEN

Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine

l’arrivée du père de sa demi-sœur, dans l’espoir de recueillir

un regard, une parole ou un geste tendre. S’il rêve d’un

papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance,

secret qu’il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée

hors de sa portée. Adrien, l’enfant-rien, peut-il vraiment

trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne ?

L’avis de MyInnerShelf

http://www.myinnershelf.com/livres/

« L’enfant-rien est la voix d’un petit garçon qui vit avec sa mère et sa demie-sœur aînée. L’absence du père, cet

illustre inconnu, ce mystère familial bien entretenu le ronge et il se prend à envier le père de sœur, aimant et

relativement disponible. Et là je m’arrête car c’est moins racontable (voire pas du tout) et la fin m’a prise de

court, j’avoue, je ne l’ai pas vue venir celle-là ! Je vous préviens donc, âmes sensibles et compatissantes, sortez

les mouchoirs, car franchement Nathalie Hug nous cloue sur place avec on épilogue de la mort qui tue. Et

elle réussit l’exploit sans la moindre niaiserie, avec la plus grande élégance. Un roman très bref, raconté par un

enfant, avec son attendrissante naïveté, ses images poétiques et cruelles à la fois, et une chute aussi subite que

bouleversante. Comme le dit si bien Nathalie Hug : Lisez-le et partagez-le ! »

26


L’avis de Le Bison

http://leranchsansnom.free.fr/?p=4321

LA FEMME DES SABLES

Heurs et malheurs d’un homme qui, parti à la recherche d’un

insecte des sables, échoue dans un petit village perdu au

fond des dunes. Commence alors un étrange cauchemar…

La Femme des sables est incontestablement l’un des plus

grands romans de la littérature japonaise contemporaine.

« Un roman étrange, aussi irritant que le sable qu’il élève ici à la dignité de dieu-vivant, bourré d’interrogations

existentielles, tout à la fois déroutant et percutant et dont il faut saluer l’implacable maîtrise du récit. Un style

souple, raffiné, poétique aussi avec des pages d’un érotisme tout à fait particulier et aussi étouffant que le sable

lui-même. A lire mais surtout à relire. »

27


LA FIANCÉE DE BOMBAY

Automne 1928. Trois jeunes Anglaises embarquent sur un

bateau à destination de l’Inde. Chacune a ses raisons de

quitter l’Angleterre. Entre les rêves et les secrets qu’elles

emportent, rien ne les a préparées à ce qui les attend...

L’avis de Letteratura

http://letteraturaa.wordpress.com/

« Un voyage, un pays, de l’exotisme...tout ça pour découvrir le destin de trois femmes très différentes mais qui

vont mûrir dans cette ambiance exotique qu’est l’Inde. Il n’est pas seulement question d’amour, en effet, le

contexte historique est vraiment bien travaillé, on sent les bouleversements historiques à venir et c’est génial !

Une véritable bouffée d’air frais alliéé à une plume splendide et addictive, que demander de plus ? Rien. Ce

roman se suffit à lui-même. On n’arrive pas à le lâcher, les pages défilent sans s’en apercevoir pour au final se

terminer sur une très belle touche.

Du premier au dernier mot, ce roman est un chef-d’œuvre, tout est bon. Dépaysement garanti ! Vous pouvez

courir l’acheter chez votre libraire préféré. »

28


L’avis de Sarah

http://lecturesdesarah.over-blog.com/

LA FORÊT DES MÂNES

Jeanne Korowa n’a fait qu’une erreur. Elle cherchait le

tueur dans la forêt. C’était la forêt qui était dans le tueur

comme l’enfant sauvage au fond de l’homme.

« Pouquoi j’ai aimé La Forêt des mânes ? Tout simplement parce que je suis une inconditionnelle de son auteur

et de plus, cette intrigue m’a dévoré : Jeanne, jeune juge d’instruction en plein essor, abuse de son autorité pour

mener une enquête qui la mènera aux confins de l’horreur et du cannibalisme.

L’intrigue est menée de mains de maître : on reste dans un état d’anxiété constant, sans jamais pouvoir

s’arrêter ...

Bravo à l’auteur, tant pour l’intrigue que pour sa documentation géographique et des maladies mentales ....

On en veut encore !! »

29


Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un

exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il

nous entraîne au coeur d’un univers exotique où se mêlent

érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction

et mystère.

L’avis de Joan

http://102blog.blogspot.com/

GEISHA

« C’est avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre le Kyoto de l’époque et la vie des Geisha. Personnellement

je ne connaissais pas grand chose ou des choses erronées (par exemple : que les Geisha étaient des prostituées

de luxe ... c’est dire si j’étais loin du compte!). Bien que l’histoire soit totalement fictive, Arthur Golden s’est

fortement inspiré de la vie de Mineko Iwasaki, une célèbre Geisha du XXe siècle. Cette dernière a elle même écrit

ses mémoires sous le titre : Ma vie de geisha.

Les personnages sont tous très bien décrits et leur caractères assez savoureux. Chiyo est une personne attachante

et vive, on ne peut que tomber sous son charme. L’ambiance est captivante et empreinte d’un charme désuet,

agrémentée d’une certaine touche t’interdit. Mais on a rien sans rien, le livre fait un peu plus de 600 pages ...

rassurez-vous, la vie de Chiyo est tellement prenante que l’on ne les voit pas passer. »

30


L’avis de Hajar

http://laculturehajarienne.blogspot.fr/

LES HAUTS DE HURLE-VENT

Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours,

a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au

milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette

passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina

tout, même le fantôme de la femme aimée revenant

tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

« Une histoire pleine de rebondissements, qui se déroule entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe, en

Angleterre. Le personnage principal est violent, sauvage et mystérieux... Le sentiment de haine est présent tout

au long du livre, ce qui peut plonger le lecteur dans une «mauvaise ambiance» mais moi personnellement ça ne

m’a pas pesé et je n’ai pas trouvé le livre violent.

J’ai beaucoup été touchée par l’histoire d’amour principale du livre et je crois que c’est l’une de mes préférées

désormais. »

31


Dans ce livre au titre énigmatique, l’auteur traite de

l’opération « Anthropoïde », destinée à assassiner Heydrich,

chef de la Gestapo.

Laurent Binet accomplit la prouesse de narrer l’histoire

authentique de manière captivante, tout en insérant sa

vision du monde.

L’avis de Pierre Maury

http://journallecteur.blogspot.com/

HHhH

« Laurent Binet a trouvé un titre étonnant : HHhH, c’est-à-dire « Himmlers Hirn heißt Heydrich – le cerveau

d’Himmler s’appelle Heydrich ». Il a aussi, et surtout, trouvé un moyen brillant pour établir une barrière nette entre

la subjectivité du narrateur et les faits historiques. L’affaire est grave : le 27 mai 1942, Heydrich, représentant du

pouvoir nazi à Prague, est la cible d’un attentat. Deux parachutistes, Gabčík et Kubiš, ont été envoyés de Londres

pour abattre Heydrich. Sur lequel, au passage, nous apprenons beaucoup. Une énorme documentation sous-tend

un livre où les hésitations de l’écrivain interrompent le récit pour mieux le relancer. Un numéro d’équilibriste au

geste précis. »

32


L’avis de Philippe Rillon

http://rillon.blog.lemonde.fr/

L’INTRANQUILLE

Je suis le fils d’un salopard qui m’aimait. Mon père était

un marchand de meubles qui récupéra les biens des juifs

déportés. Mot par mot, il m’a fallu démonter cette grande

duperie que fut mon éducation. A vingt-huit ans, j’ai connu

une première crise de délire, puis d’autres. Longtemps

je n’ai été qu’une somme de questions. Aujourd’hui, j’ai

soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas

guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce

que j’ai compris.

« Bouleversante confession d’un artiste internationalement reconnu et qui ne se paye pas de mots. J’ai du le

croiser aux Beaux Arts de Paris. Il n’était pas encore le Gérard Garouste lancé par le réseau de Léo Castelli au

début des années quatre vingt. Nous étions tous deux, après 1968, inscrits dans l’atelier de Gustave Singier où je

n’étais pas plus assidu que lui, mais pour de toutes autres raisons. Lui préférait déjà les livres et avoue avoir plus

fréquenté la bibliothèque de l’Ecole que l’atelier. «J’étais un aspirant sans boussole et je ne savais quoi faire de

mon rêve de peintre. J’avais lu Duchamp comme on prend une douche froide, la peinture était selon lui passéiste,

il fallait l’abandonner.» Garouste sera pourtant totalement peintre. »

33


Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant,

grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses

principes, elle parviendra à faire sa place dans la société

rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour...

Comme Jane Eyre, on veut croire que rien n’est écrit

d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

L’avis de Gwordia

http://gwordia.hautetfort.com/

JANE EYRE

« Roman majeur des lettres anglaises typiquement victorien, Jane Eyre est le portrait bouleversant d’une femme,

de son enfance au soir de sa vie. Ce roman d’époque (XIXe) demeure pourtant très actuel. La destinée de

cette héroïne à la force de caractère lui permettant de surmonter les épreuves de la vie et de trouver l’amour,

est envoûtante.Le récit entremêle réalisme, romantisme et fantastique, d’un verbe limpide et élégant, entre

envolées lyriques et tirades enflammées. Ce livre est indispensable non seulement parce qu’il est beau, optimiste,

courageux et moral mais surtout parce qu’il est émotionnellement contagieux : l’on éprouve bienveillance à

l’égard de Jane, mais surtout, l’on retourne à la vie inspiré par cette femme puissante et convaincu de pouvoir

relever tous les défis. »

34


L’avis de Virgile

www.critiqueslibres.com/

JONATHAN STRANGE &

MR NORRELL

1806. Dans une Angleterre usée par les guerres

napoléoniennes, un magicien à l’ancienne mode, Mr

Norrell, offre ses services afin d’empêcher l’avancée de

la flotte française. En quelques jours, les Anglais ont

repris l’avantage. Norrell devient la coqueluche du pays.

C’est alors qu’il fait la connaissance d’un jeune et brillant

magicien, Jonathan Strange. Ensemble, les deux hommes

vont éblouir l’Angleterre par leurs prouesses. Jusqu’à ce

que l’audacieux Strange, attiré par les aspects les plus

sombres de la magie, provoque la colère de Mr Norrell…

« Ah vraiment j’ai été pris par ce livre! Contrairement à certains lecteurs j’ai trouvé les personnages bien développés,

l’intrigue riche et surprenante, l’atmosphère très bien rendue, le style tout à fait en adéquation avec l’histoire.

Et puis il y a toutes ces notes de bas de page qui sont parfois des histoires dans l’histoire, toute cette mythologie

dans laquelle on se plonge avec délice.

A lire pour tous ceux qui sont attirés par les histoires de magie dans un contexte historique bien rendu! »

35


LE LIVRE PERDU DES

SORTILÈGES

Best-seller international, Le Livre perdu des sortilèges est

en cours d’adaptation cinématographique. Premier roman

de l’auteur, il mêle avec brio passion et sensualité, réalisme

et fantastique, quête ésotérique et suspense.

L’avis de Bouchon des Bois

http://bouchondesbois.blogspot.fr/

« Le livre perdu des sortilèges fait partie de ces petits bijoux qui continuent de vous hanter bien après avoir refermé

la dernière page. Tous les ingrédients d’un très bon roman y sont réunis, et c’est tout d’abord avec curiosité, puis

avec intérêt et enfin avec acharnement que j’ai dévoré ces quelques 833 pages. Deborah Harkness nous offre

ici un ouvrage extrêmement profond et très creusé, qui réconciliera nombre d’adultes avec les histoires «de

vampire». Il n’a pas un seul instant déçu les espoirs que j’avais placé en lui, et je n’ai pas vu le temps passer : on

lit, on lit, et on finit par tourner la dernière page en s’attendant à trouver derrière elle des centaines d’autres

lignes. Pour un premier roman, c’est un coup de maître. »

36


L’avis de Clara

http://fibromaman.blogspot.fr/

NO ET MOI

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe

les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences

domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour

où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée

qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No

dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour

la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande

envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri...

« Delphine de Vigan se glisse avec brio dans la peau de Lou pour nous décrire la réalité des sans-abri. On ne

peut être que touché parce roman où l’innocence et la lucidité se côtoient dans le regard de Lou. Il s’agit d’une

des forces de ce roman car en donnant la parole à une adolescente qui veut renverser l’ordre des choses, Lou

nous transmet sa volonté et sa détermination. Pas de pathos mais des émotions palpables qui prennent à la

gorge. Un lecture en apnée totale dont je suis sortie ébranlée ! Un roman qui bouscule, qui interpelle et dont

l’humanité est tout simplement belle et généreuse ! »

37


Une bien étrange paire se présente aux portes du

château Garamont : un sorcier autoritaire et susceptible,

accompagné d’un homme-loup aussi effrayant que noble

de coeur. Pour la jeune Ariale, retenue prisonnière dans

sa chambre, nul doute qu’ils ont un lien avec le chevalier

Eras, son père mystérieusement disparu… Une compagnie

d’aventuriers des plus inattendues naît alors.

L’avis de Petitebelge

http://autourdeslivres.blogspot.fr/

LA MALERUNE

« Une fois les premiers pas dans l’Aeldo entrepris, vous n’en sortirez pas avant d’avoir tourné la dernière page.

L’action démarre dès les premières pages, ce qui est appréciable. Les auteurs ont fait le choix de mettre en place

leur univers par petits bouts, bien intégrés dans le récit de façon à ce que le rythme reste assez soutenu et sans

descriptions à rallonge. A aucun moment, on s’ennuie, et contraint de quitter l’Aeldo au bout de cette belle

aventure plein de rebondissements, on en redemande ! »

38


L’avis de Vero

http://www.lecture-ecriture.com/

LE MEURTRE DE ROGER

ACKROYD

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger

Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il

envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un

chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de

celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a

assassiné son mari.

« L’enquête s’installe aux côtés du narrateur, le Dr Sheppard vite secondé puis remplacé par plus compétent,

son nouveau voisin retraité, Hercule Poirot qui délaisse ses cultures de cucurbitacées pour prendre en charge

l’ensemble des investigations relatives à ce meurtre.

Subtilement, l’intrigue oscille d’un suspect à l’autre brouillant tour à tour les pistes que le lecteur avait pu

éventuellement établir. Parce que j’ai dévoré «Les dix petits nègres» il y a quelques jours, j’avais très envie de

poursuivre un peu la bibliographie d’Agatha Christie dont j’avais pourtant lu quelques opus, mais il y a bien

longtemps. »

39


OPIUM

C’est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi :

celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se

perd irrémédiablement dans l’Empire de la Chine. Un périple

que l’on nomme la route du thé. Pour la première fois, en

1838, un homme va s’y aventurer, décidé à percer le secret

des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre. Au

terme de sa quête, l’opium. Un amour que l’on ne choisit

pas.

L’avis d’Asphodèle

http://leslecturesdasphodele.wordpress.com/

« Charles Stowe était parti en Chine pour découvrir les origines du thé. Sous les traits de Loan, beauté vénéneuse,

il rencontre l’opium et l’amour mais ce dernier est insaisissable, volatil et dangereux. Le roman bascule alors entre

mirage et réalité, de quête initiatique, il devient conte chimérique et renvoie à l’éphémère solitude de l’homme.

Découvrez-vite ce concentré de poésie où les odeurs entêtantes des feuilles de thé se mêlent à celles des fumées

douceâtres de l’opium dans les décors splendides d’une Chine ancestrale régie par des codes impossibles à

pénétrer pour un étranger. La plume de Maxence Fermine allie sensualité et explosion de couleurs. Une lecture

envoûtante entre bonheur et insidieux malaise, où nous remontons le fleuve Vert, les yeux émerveillés… »

40


L’avis de Satine

http://raison-et-sentiment.over-blog.com/

ORGUEIL ET PRÉJUGÉS

Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe

qu’à les marier.

Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield,

le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti,

toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus

qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et

riche aristocrate.

Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits…

« Par l’intermédiaire de la famille Bennet et de son entourage, Jane Austen nous montre le mode de vie de

différentes familles plus ou moins aisées avec leurs qualités et leurs défauts. Ainsi, le mariage peut être le résultat

d’un mauvais choix (son père supporte difficilement la bêtise de sa femme mais a appris avec le temps à en rire),

d’un amour véritable, d’un enjeu financier (sa voisine et amie), d’une attirance de petite fille pour les militaires

(ses sœurs) mais dans tous les cas, l’argent a toute sa place. »

41


Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta

parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles

de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Or

ce « monstre » de Grenouille, avait un don, ou plutôt un

nez unique au monde et il entendait bien devenir, même

par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de

l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur

des hommes ».

L’avis d’Ollie

http://leslecturesdeOllie.skyrock.com/

LE PARFUM

« De la puanteur parisienne à l’air pur des montagnes, le tour de France de Grenouille est une visite dans

l’atelier des senteurs du monde. On se balade avec Grenouille, en France et dans son âme au milieu de toutes les

odeurs qu’il a emmagasinées au fil de sa vie. Pourtant, au bout d’un certain nombre de pages, les dialogues ont

commencés à me manquer, surtout lors de son exil dans la montagne, que j’ai trouvé plus que glauque.

Le personnage principal n’est aucunement attachant pourtant, il en devient fascinant. Vil, méchant, il détruit

tout ce qu’il touche et pourtant, on ne peut quitter son histoire. On continue de lire, absorbé, pour essayer de

comprendre pourquoi il est devenu un assassin. Patrick Süskind décrit avec brio toutes les étapes de la vie de

Grenouille, le plus beau comme le plus laid, toutes les raisons qui vont le pousser à créer le parfum ultime. On en

sort déboussolé comme les habitants de Grasse dans le livre. »

42


L’avis de Herisson08

http://delivrer-des-livres.fr/

LA PATIENCE DES BUFFLES

SOUS LA PLUIE

Ce livre est constitué de soixante-neuf textes, des nouvelles,

des récits, autant d’instantanés de la vie quotidienne dans

son universalité, tantôt cruels, sensibles, délicats mais

toujours sobres.

« Un recueil de nouvelles atypique au titre poétique et intriguant, une belle découverte, éphémère mais qui se

renouvelle à l’infini.

Page après page les instantanés grinçants, touchants, parfois drôle se succèdent. Il faut le lire au hasard pour le

savourer vraiment, piocher des mots. Chaque histoire nous transporte puis nous laisse avec nos propres souvenirs,

parque ces instantanés font échos à la vie. Certains textes sont des bijoux. Sudoku pour son humour. Surprise avec

ses trois points de vus, et les différences dans l’histoire. D’autres prennent à la gorge…

Lire ces dialogues, ces échanges ou ces pensées c’est plonger au coeur du monde, dans ce qu’il a de plus intime,

viscéral ou superficiel. C’est un peu vivre. »

43


LA PETITE FILLE DE

MONSIEUR LINH

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il

serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né,

plus léger encore que la valise.

Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul

désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.

L’avis de Clem

http://lesmotsdeclem.wordpress.com/

« Il y a quatre ans, un livre m’a bouleversée au point qu’aujourd’hui encore, je le conseille à toutes les personnes

de mon entourage et de la blogosphère. Il s’agit de La petite fille de Monsieur Linh, ce court roman dont le

personnage principal, Monsieur Linh, quitte son pays natal désormais en guerre avec pour seule compagnie sa

petite-fille, unique survivante de la famille, blottie au creux de ses bras. On ne sait pas dans quel pays les deux

rescapés ont été accueillis, ni même d’où ils viennent et quand l’histoire se déroule-t-elle. Philippe Claudel

laisse libre cours à notre imagination et nous transporte, par sa plume légère et subtile, vers une fin inattendue,

surprenante, émouvante. »

44


L’avis de Céline

http://livresdeceline.wordpress.com/

LES PILIERS DE LA TERRE

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett,

le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la

Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux

rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail

d’historien. Le lecteur se trouve irrésistiblement happé

dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque

dont il aimerait qu’elle n’eût pas de fin.

« Au cœur de l’Angleterre médiévale, des hommes et des femmes vont se croiser, se lier d’amitié, s’aimer, s’affronter,

se venger avec pour toile de fond trois grandes intrigues : la construction de la cathédrale de Kingsbridge, la

guerre civile qui opposent les deux prétendants au trône d’Angleterre et les ambitions de grandeur de la noble

famille Hamleigh. Pas le temps de s’ennuyer avec ce roman dense tant les intrigues sont passionnantes et les

rebondissements nombreux. Les personnages sont intéressants, chacun à leur manière et convaincant dans leur

rôle: certains sont attachants, d’autres détestables. Je souligne le talent de l’auteur pour évoquer des sujets

comme l’architecture ou les intrigues politiques sans être rébarbatif. Les détails historiques abondent, on sent

que Ken Follett est bien documenté. »

45


PIVOINE

Pivoine, la petite esclave chinoise, est au centre de ce roman

qui évoque avec un talent admirable la vie quotidienne

d’une famille dans la Chine d’avant Mao.

Pivoine possède toutes les qualités des grands livres de

Pearl Buck et surtout cette chaleur humaine, cet amour de

la vie, ce désir d’un monde meilleur, qui ont fait l’immense

succès de la grande romancière américaine.

L’avis d’Alice

http://booksaremywonderland.hautetfort.com/

« Adolescente, j’ai lu avec plaisir tous les livres de Pearl Buck et alors que c’est Vent d’Est, Vent d’Ouest qui est

souvent le plus connu, personnellement c’est Pivoine qui m’a marquée. Tout d’abord, on plonge dans la Chine

et ses traditions avec délice, un monde bien loin du notre et que l’auteur nous fait découvrir de telle façon que

l’on s’y sent transporté. Puis l’on apprend à connaître la jeune Pivoine, esclave d’une famille juive et amoureuse

de son jeune maître. C’est un personnage que l’on ne peut qu’aimer et qui nous charme par sa douceur, sa bonté

et son abnégation. David va-t-il choisir de respecter les traditions de sa famille et de sa religion ou celles de son

pays. A travers lui, on ne peut que s’interroger sur ce que l’on se doit à soi-même et ce que l’on doit à sa famille

et à ses ancêtres. Pearl Buck nous dépeint tout cela subtilement, sans jamais juger l’un ou l’autre. »

46


L’avis d’Aniouchka

http://aniouchka.blogspot.fr/

PURGE

1992, fin de l’été en Estonie. L’Union soviétique s’effondre

et la population fête le départ des Russes. Sauf la vieille

Aliide, qui redoute les pillages et vit terrée dans sa ferme.

Lorsqu’elle trouve dans son jardin Zara, une jeune femme

que des mafieux russes ont obligée à se prostituer à Berlin,

meurtrie, en fuite, elle hésite à l’accueillir. Pourtant, une

amitié finit par naître entre Zara et elle. Aliide aussi a

connu la violence et l’humiliation…

« Malgré la violence, la délation, les trahisons et les humiliations, deux femmes se battent pour leur vie et celle

de leurs proches. Plus que jamais, les sentiments ont toute leur place dans ce roman, pour le meilleur comme

pour le pire. Purge est un magnifique roman sur le totalitarisme et sur l’écrasement des individus par un système

inhumain, mais aussi sur l’amour et la confiance qui peut naître entre deux femmes. A lire. »

47


QUAND SOUFFLE LE VENT

DU NORD

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais

échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne

plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer

pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie

de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du

sentiment amoureux.

L’avis de Nane

http://livresetpassions.over-blog.com/

« Pensez-vous qu’un mail peut changer votre vie. Non ! C’est ce que je pensais aussi avant d’avoir lu ce livre. La

rencontre de deux personnes mais d’abord de deux vies qui vont être changées a jamais. Une histoire pleine de

sentiments opposés, allant de l’amour à la haine, en passant par la jalousie et la peur. Alors laissez-vous porter

par l’écriture de l’auteur et par Leo et Emma et découvrez l’amour avec tout ce qu’il a de beau et de compliqué. »

48


L’avis de Philisine Cave

http://jemelivre.blogspot.fr/

RETOUR À KILLYBEGS

Une plongée dans le monde de l’IRA et de la lutte irlandaise.

Avec ce roman, le lecteur suit le héros dans ses convictions

et la complexité de son engagement, qui après avoir été un

des acteurs principaux de ce combat, acceptera de devenir

un traître à la cause pour sauver sa famille.

Grand Prix du roman de l’Académie française 2011

« Outre l’instrumentalisation de la faute, ce qu’il y a de remarquable dans le récit, demeurent l’aisance et l’acuité

dont fait preuve Sorj Chalandon, à extraire en chacun de ses personnages la complexité de leur âme, de leur vie

irlandaise, de leurs choix liés à l’intime. L’intrigue loin d’être manichéenne, nous les présente, chacun possédant

une part d’ombre et de lumière. On les voit évoluer, on ne les déteste pas et on arrive même à les comprendre.

On les survole et on admire leur dignité souveraine. La force d’écriture de l’auteur reste la description quasichirurgicale

des états d’âme du héros : est-ce trahir que de sauver des vies ? Vous préciser que ce livre est une

pépite me paraît superflu. Véritable pendant littéraire complet et magnifique du subtil film Le vent se lève de

Ken Loach sur la question irlandaise, Retour à Killybegs ne nous apporte que du bonheur ! »

49


RIEN N’EST TROP BEAU

Rien n’est trop beau provoqua l’engouement de millions

de lectrices américaines en 1858. Elles s’identifièrent à ces

jeunes secrétaires venues d’horizons différents, employées

dans une grande maison d’édition new-yorkaise, dont les

rêves et les doutes reflétaient ceux de toute une génération

de femmes. Si la ville semble leur offrir d’infinies possibilités

professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre

avec ses armes pour se faire une place dans un monde

d’hommes.

L’avis d’Emily

http://enlivrons-nous.com/

« C’était une autre époque, que l’on découvre avec plaisir. L’importante de New York, la ville du changement,

que les parents craignent car c’est une grande ville où il est facile de s’égarer moralement et que les filles adorent

parce que c’est un lieu de rencontre et d’opportunité, n’est pas sans rappeler Sex and the city. La quête du

beau parti célibataire semble presque la même, à quarante ans d’intervalle. Impitoyable, New York changera

irrémédiablement la plupart des jeunes femmes de ce roman.

Rien n’est trop beau est un de ces romans que l’on dévore, malgré ses cinq cents pages, pour ses personnages

attachants, et la description soigneuse d’une époque finalement pas si lointaine. »

50


L’avis d’Anne

http://desmotsetdesnotes.wordpress.com/

RU

Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le

trop-plein, l’égarement et la beauté. De ce tumulte, des

incidents tragicomiques, des objets ordinaires émergent

comme autant de repères d’un parcours. En évoquant un

bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus

cerclés d’argent, Kim Thúy restitue le Vietnam d’hier et

d’aujourd’hui avec la maîtrise d’un grand écrivain.

« J’ai été émerveillée par ce petit bijou de littérature et d’humanité. Kim Thúy nous parle de déracinement et

de liberté, d’exil et de renaissance, de solidarité et de légèreté. Par petites touches, dans de courts chapitres à

l’écriture épurée, souple, elle évoque la guerre, la violence, la perte, sans jamais dénoncer, juger, écraser.

Avec une délicatesse non dénuée d’humour, elle trace le portrait de quelques proches pittoresques, elle fait

renaître tout un mode de vie raffiné tout en n’oubliant pas la chaleur des familles canadiennes qui ont aidé les

exilés à s’intégrer.

Kim Thúy construit ainsi une sorte de symphonie, un petit ruisseau nourri « de larmes, de sang, d’argent » qui

devient une berceuse de l’exil et du renouveau. »

51


Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques

contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio,

elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se

faire grossièrement attaquer par un vampire qui

ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ?

Vampires, loups-garous et aristocrates : un réjouissant

mélange de romanesque et de fantastique !

L’avis de Petit-Lips

http://lectures-petit-lips.blogspot.fr/

SANS ÂME

« J’ai été complètement happée par l’univers de l’auteure, sa plume et ses personnages. C’est un livre mélangeant

le style de Jane Austen et celui de Charlaine Harris. Le décor fait clairement penser à Orgueil et préjugés, tandis

que la politique vampire est très proche de celle de La communauté du sud. L’époque de l’Angleterre victorienne

me passionne, et quand celle ci est mélangée avec la Bit-lit et le Steampunk, c’est un vrai bonheur ! La relation

entre Alexia et Lord Maccon est délicieuse, leurs rencontres toujours drôles et savoureuses. Ils sont différents

mais vont merveilleusement bien ensemble. Les personnages secondaires m’ont également beaucoup plu. »

52


L’avis de Elora

http://lireparelora.wordpress.com

SOIRÉE SUSHI

Traditionnellement, on définit par « soirée sushi » la

réunion de trois copines fraîchement célibataires, qui ont

autant d’angoisses à propos de leurs ados et de potins sur

leur ex à partager qu’il y a de graines de sésame sur un

california maki. Et en plus, tout cela ne fait pas grossir.

(On l’a dit, ou pas ?)

« Soirée Sushi n’est pas de la chick-litt’ traditionnelle et son intérêt est bien là : pas de groupes de filles immatures,

brushées, manucurées et branchées, perchées sur des Jimmy Choo. Place au réalisme. On a réellement le sentiment

de participer à la soirée. Ce titre est léger et drôle. On aime le portrait de ces femmes tiraillées entre leur maternité

face à des adolescents déconcertants et leur féminité qu’elles ont envie de vivre pleinement. On se sent moins

seule. Ça fait du bien. Mention spéciale pour les séances d’analyse des textos et pour les tentatives de décodage

de la psychologie des ados.

Un concentré de bonheur pour les mères qui veulent rester féminines et qui désespèrent ! »

53


LA SOURIS BLEUE

Un détective privé enquête à Cambridge sur des affaires

criminelles dont le mystère n’a jamais été éclairci. Il doit

remonter à des événements antérieurs, souvent très

lointains, pour suivre les traces de la mystérieuse « souris

bleue ». On retrouve le regard caustique de Kate Atkinson

sur notre monde moderne, la télévision et la

« néfaste food », entre autres.

L’avis de Virgile

www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/10582

« De flasbacks en forwards, nous ne sommes jamais perdus, l’humour sauvant les situations les plus sordides. Et

il y en a un paquet ! Le ton est drôle, le style contemporain est vert disons-le, mais jamais vulgaire. Cet humour

donne tout son souffle au roman, prend par la main ces vies déglinguées, à jamais brisées et leur permet de

continuer à vivre sur le fil ténu de l’espoir. Kate Atkinson nous emmène dans la gentry ou dans des milieux

défavorisés, voire très pauvres « cas sociaux ». Le livre est truffé de références musicales, littéraires, culturelles

quand elle parle de lieux mythiques ou symboliques, de nombreuses séries TV anglaises, des films ; pour ces deux

derniers aspects je n’ai pas tout saisi, ma culture britannique n’étant pas au top ! Beaucoup de mots aussi « en

français dans le texte » … Je suis contente d’avoir gardé les 100 dernières pages pour le lendemain du RAT car la

fin est surprenante ! Un livre foisonnant et irrésistible, un coup de coeur ! J’ai hâte de retrouver Mister B. avant

qu’il ne prenne sa retraite en France… »

54


L’avis de Neph

http://chez-neph.over-blog.com/

SPELLMAN & ASSOCIÉS

Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus

sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pas

leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour

ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner,

filer, faire chanter... les autres Spellman de préférence.

Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller

international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood:

vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

« Si l’on se réjouit de ne pas faire partie de cette famille de vrais tarés, on se réjouit aussi d’être le témoin

embarqué du récit d’Isabel, si bien organisé, à la manière de ses comptes-rendus professionnels, mais en même

temps si loufoque ! Entre la liste de ses ex et de leurs dernières paroles, le récit des week-ends trop arrosés de

l’oncle Ray et les frayeurs de Daniel, le dentiste amoureux d’Isabel complètement dépassé par les élucubrations

familiales, le livre est un régal. D’ailleurs, quelques présomptions se font jour à la fin quant à la probabilité d’une

nouvelle histoire d’amour dans les romans suivants, et je vais me faire une joie de continuer à suivre les aventures

spellmaniennes ! »

55


LES THANATONAUTES

L’homme a tout exploré : le monde de l’espace, le monde

sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque

la connaissance d’un monde : le continent des morts. Voilà

la prochaine frontière.

L’avis de Céline Leclere

http://megworld.over-blog.com/

« J’ai lu Les Thanatonautes il y a longtemps et pourtant, je me souviens encore à quel point il m’avait

marqué par son originalité. L’auteur a créé un univers qui pourrait être réel et j’ai aimé me laisser prendre

au jeu, imaginant la vie après la mort. La fin m’a particulièrement marquée car elle est très surprenante

et laisse une suite possible. Suite parfaitement exploitée dans le reste de la saga. »

56


L’avis de Maggie

http://1001classiques.canalblog.com/

TOUTE PASSION ABOLIE

Le jour même de la mort de son mari Henry Holland,

comte de Slane, lady Slane décide de vivre enfin sa vie.

Elle a quatre-vingt-huit ans. Lady Slane surprend alors son

entourage en se retirant à Hampstead. Dans sa nouvelle

demeure, toute passion abolie par l’âge et le choix du

détachement, lady Slane se sent libre enfin de se souvenir

et de rêver…étonnante âpreté de ton.

« Vita Sackville est une véritable portraitiste. Quel don pour brosser des personnages originaux ! Sous sa plume

fleurissent des excentriques : un milliardaire vivant comme un célibataire sans le sous et collectionneur d’objet

d’art, Lady Slane qui a le sens de la beauté mais pas de l’argent, un propriétaire croyant aux théories millénaristes

et aux chiffres prophétiques ! Même Genoux, la fidèle servante de Mrs Slane, appartient à cette catégorie de

personnages haut en couleur, parlant à son chat de manière théâtrale ! »

57


UN CRI D’AMOUR AU

CENTRE DU MONDE

Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville

de province du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à

l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe

de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle

sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient

de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du

pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire.

L’avis d’amandine

http://aufildesplumes.blogspot.fr/

« Le style de l’auteur est tellement magnifique que je me suis retrouvée complètement envoûtée par cette histoire

pourtant si clichée. L’écriture est réellement poétique et en lisant le texte j’avais l’impression de découvrir un

monde délicat. De plus, l’auteur a pris le partie de ne donner que le point de vue de Sakutaro (le jeune homme)

ce qui nous donne l’impression d’un journal intime. L’histoire n’est pas non plus linéaire. Elle alterne moment

présent et moment passé ce qui crée un bon complément. J’ai trouvé le récit très touchant et j’étais très émue

notamment à la fin du livre lorsque Sakutaro disperse les cendres d’Aki. C’est donc un réel moment de poésie que

j’ai vécu en lisant ce livre. »

58


L’avis d’Amindara

http://www.babelio.com/

UN SAC DE BILLES

Traduit en 18 langues, Un sac de billes, livre d’une

exceptionnelle qualité, est un des plus grands succès de

librairie de ces dix dernières années.

« L’écriture de Joseph Joffo est fluide, familière, parsemée d’expressions qu’on ne trouve pas souvent dans la

littérature mais qui rendent le récit tellement plus… proche. C’est avec beaucoup d’humour que l’auteur nous

livre ici une partie de son histoire. Et c’est ce qui fait que ce témoignage sort du lot. Ce qui est intéressant aussi,

c’est que l’auteur a su raconter son histoire telle qu’il l’a vécu, avec les mots et expressions d’un enfant de 10 ans.

En résumé, c’est un très bon livre, à la portée de tous (je pense même que des enfants de 11/12 ans pourraient le

lire sans trop de soucis) et surtout, qui mérite d’être connu. »

59


LA VIE D’UNE AUTRE

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre

pour le beau Pablo, nuit d’amour et le lendemain... Elle se

réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de

trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées.

Un roman sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves

des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des

choix qui déterminent l’existence.

L’avis de L’Irrégulière

http://www.leschroniquesculturelles.com/

« Ce roman m’a totalement cueillie, envoûtée, transportée. C’est une des meilleures réflexions sur le temps

qui passe et qui use, sur l’amour et le quotidien, qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps. Je l’ai lu très

rapidement, avec gourmandise. J’ai aussi beaucoup pensé à cette « chance » qui était offerte à la narratrice de tout

reprendre du début, d’oublier ce qui l’avait transformée mais ne lui convenait pas, de retrouver l’enthousiasme

et l’innocence de sa jeunesse. Et je me suis dit « pourquoi pas ? ». Il y a douze ans, j’avais vingt ans : que reste-t-il

de mes espoirs, de mes rêves d’alors ? Et si une chance m’était donnée de recommencer, que ferais-je ? »

60


L’avis de Juliette2a

http://www.babelio.com/

VINGT-QUATRE HEURES

DANS LA VIE D’UNE FEMME

Scandale dans une pension de famille « comme il faut »,

sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette,

la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune

homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée…

Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature

sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame

anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal

éteints cette aventure a ranimés chez elle.

« Je me suis entièrement mise à la place du narrateur, écoutant attentivement la confession de cette femme

touchante et sincère, qui, au fil des pages, prend confiance en elle et parvient à achever son histoire si singulière...

Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman de Stefan Zweig, auteur qui a une particularité bien à lui, c’est de passionner

son lecteur ; d’ailleurs, ce dernier n’a comme solution que de dévorer ce livre si délicieux.

A lire absolument !! »

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60


LES YEUX JAUNES DES

CROCODILES

Le premier volet de la trilogie désormais cultissime de

Katherine Pancol.

L’avis de Lilas Violet

http://lilasviolet.blogspot.fr/

Les Yeux jaunes des crocodiles pourrait se résumer à cela «Ce roman, c’est la vie». Le lecteur se reconnaît dans les

malheurs et les petits bonheurs de chacun des protagonistes. En effet, on a tous rencontré des gens prétentieux,

des menteurs et des hypocrites. Néanmoins, Katherine Pancol reste dans la fiction surtout lorsqu’on apprend le

secret de Shirley et l’existence d’un autre personnage mystérieux qui permet à Philippe de se débarrasser d’une

ombre. Ce n’est pas un livre compliqué à lire, l’écriture est fluide. On a très envie de savoir si Joséphine va s’en

sortir et par quels moyens. Certaines situations sont un peu trop évidentes mais cela ne gâche en rien le plaisir

de lire ce roman.

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Les auteurs témoignent aussi !

Découvrez leurs livres en vidéo :

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