20 octobre 1854 - Bibliothèque de Toulouse

images.jdt.bibliotheque.toulouse.fr

20 octobre 1854 - Bibliothèque de Toulouse

Les oanenènta as

bat reçus q pont Brou

mois, air mois ou n awl

et ne eomaencent que

1" oa dn 16 de ena

mois.

Les tettrrs non affranchi

ae sont pat reçues.

PRIX DE L'ABONNEMENT s

Toulouse. , , ,

Département. .

mors du Départ.

IIa an. 6 mois. S mois.

44 fr. 2ô fr. I9 fr:

so 98 14

B4 98 1K

SOMMAIRE.

TOULOUSE , 19 octobre : Dépêches électriques. -

AFFAIRES n'oRIENT. - Chronique locale : Obsè-

ques du généralHaillot. -NOUVELLES DES nûPAR

TEMENTS. - PARIS, 17 octobre : Faits divers. -

Bruits de Paris. - Ephémérides. - FEUILLETON :

Le Routier de Normandie (Suite).

MM. les abonnés de l'extérieur, dont l'abonnement

expire le 31 de ce mois, sont priés de le

renouveler, s'ils ne veulent pas éprouver d'interruption

dans l'envoi du journal. Toute demande

d'abonnement, non accompagnée du prix, sera

considérée comme non avenue.

i\IM. les libraires et les messageries veulent bien

se charger de nous transmettre le prix des abonnements.

EU L TQN mi JCUftt t Dit T

DU 20 OCTOBRE 1854.

TIQUE ET LITTERAI

(e jouriral parait tous les jours.

Les deux armées, établies devant Sévastopol

occupaient une excellente position militaire.

L'armée française aura la gauche des attaques depuis

la mer jusqu'au fort du Sud.

L'armée anglaise, la droite, depuis le fort du Sud

jusqu'aux ruines d'Inkermann.

Le premier corps de l'armée française, composé

de deux divisions commandées par le général Forey,

fera le siége.

Le deuxième corps, commandé par le général

Bosquet, formera un corps d'observation.

La division turque et la réserve de l'armée anglaise

feront des dispositions analogues. Une partie

suivra l'attaque de la place, l'autre se ralliera au

corps du général Bosquet.

Ces dispositions ne laissent aucun doute sur l'issue

du siège qui allait commencer.

Selon des rapports de déserteurs, le moral de

l'armée russe était fort abattu depuis le désastre de

l'Alma, où cette armée a perdu 8,000 hommes.

ULO!JSE ayant sauté sur sa monture, piqua des deux dans les profondeurs de la forêt.

la direction opposée. Laissons-le rejoindre son digne ami Eustache

Il chevaucha ainsi longtemps dans la plaine ; d'Auberticourt, et revenons à Fenestrange.

ports de troupes pour la Crimée continuent. Plu- I porterait l'armée expéditionnaire à environ 120.000

sieurs bâtiments h-ançais vont retourner prochaine-1 hommes. Une dépêche du 2, expédiée de Constanment

en France pour y être réparés, et revenir avec j tinopie et publiée par le Frernden Blatt, nous éclaire

de nouvelles troupes Un régiment de cavalerie j sur ce point; voici comment elle s'exprime : p 1:1

française est arrivé à Burgas, le 27 septembre , mille hommes tirés de Varna , 8,000 de Bourgas et

venant d'Andrinople. Il a été embarqué immédiate- 6,000 de Constantinople, sont partis pour Balaclava.

ment pour la Crimée. Un second régiment arrivera Les tempêtes, qui le 9 du mois dernier ont été très

}

dans les premiers jours d'octobre. Toutes les troupes violentes, se sont apaisées, et la mer est aujourd'hui

de Schumla se rendent à Varna où l'on doit établir parfaitement calme. »

uq camp de 10,000 rédifs. Toute la cavalerie turque , 3,000 soldats blessés sont arrivés de la Crimée

d'Andrinople et des environs se rend à Bourgas à Constantinople. Tous les vaisseaux de guerre qui

pour y être embarquée. On concentre et on embar- sont mouillés ici partent pour Balaclava avec des

que constamment des troupes à Kustendji , à Varna troupes, des munitions et des provisions. »

et à Bourgas.

» On mande de Crimée, le 6, que les alliés forti On écrit de Vienne, le 12 octobre, au Moniteur

fient Balaclava et en font une grande place d'armes.

I La victoire des armées alliées à l'Alma est ap-

Les transports de troupes , de munitions , etc., préciée par tous les juges compétents comme un

débarquent directement à Balaclava, sans passer à fait d'armes des plus glorieux. On admire beau-

Belbeck. Le 24 octobre, il est arrivé à Balaclava un coup aussi les bulletins qui en ont rendu compte.

détachement de la flotte escortant 50 transports

La garnison de Vienne doit être passée demain en

chargés de troupes. Le vent s'est élevé avec violence revue par l'empereur , qui a invité le général frandepuis

quelques jours; les vapeurs anglais et fran- çais de Létang et le général anglais du Plas à se

çais ne se meuvent pas moins dans toutes les joindre à son état-major.

directions. Le commissaire ottoman dans les principautes,

» D'après des nouvelles du 7, un des généraux Dervisch-Pacha, a adressé aux Moldaves la `proqui

ont dirigé les travaux du siége de Rome a été ciamation suivante, à l'occasion de l'entrée des trou.

19 cte re .3;1> j

Constantinople, 9 octobre.

chargé également de la direction de ceux du siège pes autrichiennes à Iassi

de Sévastopol. Achmet-Zerani pacha, qui commande

De nombreux transports sillonnent IeBosphore.

e Moldaves !

le corps turc de l'armée alliée, est un descendant des

,.

» Sa Majesté Impériale le sultan, notre gracieux

anciens khans de Crimée. » souverain, dans sa haute et paternelle sollicitude

TLR4IQUEt ECTRIQUE

Nous devons nous attendre à recevoir prochaine- envers tous ses sujets, sans distinction aucune, s'est

(FRrrÉz .)

ment la nouvelle de la marche d'Omer-Pacha sur la plu à vous donner un nouveau témoignage de sa

La dépêche suivante est empruntée au Titres Bessarabie. Ce mouvennentoffensif des Turas a pour bienveillance en daignant me nommer son commis-

Paris, mercredi 18 octobre.

a Vienne, dimanche soir. but, comme on le sait, d'occuper les forces russesde saire impérial dans les deux principautés, pour

» La nouvelle suivante, de source russe, est ar- ce côté et de faciliter ainsi les opérations des alliés veiller à votre bien-être et rétablir l'ordre qui a été

(Reçue à G h. 1/2 du soir).

rivée à Vienne.

en Crimée.

malheureusement troublé par l'injustice et Parl.i-

Triestç, 18 octobre. )> Jusqu'au 7, rien d'important n'a eu lieu en La Presse de Vienne dit tenir de bonne source ( traire du gouvernement russe.

On a reçu des nouvelles de Constantinople, sous Crimée : l'attaque contre les ouvrages extérieurs de que le 6 octobre, 700 bachi-bozouks formant l'a-

Sévastopol devait commencer le 9. L'extrême droite

la 4 ite do 9 octobre.

des alliés s'appuie à l'est de Balaklava, etune chaîne

Le 8, le bombardement de Sévastopol a dû com- de montagnes qui s'étend, comme une immense mumonèer;

il aura lieu, la nuit, par les flottes; le raille, vers Aloushta.

» Le gros de la droite est à Kamara et les avant-

jour par les batteries de terre

I postes vont à la rivière Noire. Le oontre occupe les

15,000 Russes seraient arrivés à Pérékop; on les routes qui vont de Kadiskoi à Sévastopol et de 1 qu'il n'y mettrait pas d'obstacle, et il a été réaurait

laissé entrer à Sévastopol, à la suite d'un Batchi-Scraï à Balaklava. Le gros de l'aile gauche pond a. à la demande d'explications faite par l'envoyé

conseil de guerre.

est à Karini, les avant-postes à Khutor. Le train de

siége qui est débarqué se compose de canons de 24

254 canons de siége sont placés en bataille. et de 48, avec un approvisionnement de 800 à 1,000

Trébisonde, ter octobre. coups par pièce.

» Les obusiers et mortiers ont 500 et 700 coups à

Bayazid a été occupé par les Ruses.

tirer. On a employé à la construction des batteries

15,000 gabions et 20,000 fascines. L'armée alliée t d'infanterie. Deux autres bataillons devaient se

Antre est forte de près de 100,000 hommes ; elle a 140 , rendre àKatcha. Les troupes autrichiennes établies

dépêcha.

pièces de siège et 120 pièces de campagne. Les Rus- i à Bucharest passeront l'hiver dans cette ville.

Paris, jeudi 19 octobre 1854. ses ont 31,000 hommes à Sévastopol et 30,000 (Patrie).

Le tWoniteur d'aujourd'hui publie une dépêche du hommes à Batchi-Serai ; ils attendent des renforts

de jour en ;our. Os compte 800 canons dans Sévas= On lit dans le Globe du 16 octobre :

3 octobre, adressée par le général Canrobert au topol et 100 canons de campagne dans l'armée du "Suivant une correspondance de Varna , les

ministre de la guerre.

prince Menschikoff, »

i amiraux Dundas et Bamelin ont pu mettre à la

disposition de lord Raglan 15,000 marins et soldats

Aucun fait militaire nouveau ne s'était produit à On lit dans l'Ost-Deutsche-Post du 13 octobre

cette date.

e On écrit Cie Varna, 4 octobre, que les trans-

i » En vous faisant part de cette gracieuse détervant-garde

de l'armée ottomane qui arrive de mination de Sa Majesté Impériale, je m'empresse do

Bucharest, Giurgewo et Kalarasch, sont entrés à

vous faire connaître ce qui suit

Ibraïla. Toute l'armée devait être concentrée aux

» La Sublime-Porte ayant conclu une convention

environs de cette place le 18 octobre, et l'on pensait

spéciale avec le gouvernementde Sa Majesté lmpéria.généralement

que les 'opérations commenceraient

leetRoyale Apostolique, comme elleenavait préaL,sans

retard. Le général baron de Hess a déclaré

blement conclu avec les gouvernements de Franco

et ue 1a..1.

Gva- eBretagne, le ms d'vous

1nforner que,

selon la teneur du susdit acte, des forces militaires

extraordinaire russe à Vienne que les mouvements

autrichiennes entrent provisoirement dans les deux

des troupes turques étaient dûs à des causes straté-

principautés. La présence de ces troupes en Moldagiques,

comme l'avait été l'évacuation des Princivie ne doit nullement vous inquiéter, puisqu'elles y

entrent comme appartenant à une des puissances

pautés par les Russes.

On attendait dans la Petite Valachie à Craïova, le

amies et alliées de la Sublime-Porte; elles ne vous

général autrichien Schwarzl avec deux bataillons

seront aucunement à charge, puisqu'elles paieront

exactement et en argent comptant tout ce dont elles

auront besoin de faire l'achat dans le pays.

» Les Russes ayant définitivement quitté les prie.

cipautés, l'état précédent du pays doit être rétabli,

et S. A. le prince Ghika a reçu l'ordre de venir reprendre

les rênes de son administration.

» Les anciens privitéges et immunités sont et seront

toujours maintenus, et vous verrez encore par

là que le maintien de ces privitéges n'est dû nulled'infanterie

de marine. Avec les réserves provenant ment aux traités qui sont déjà annulés, mais bien

de Varna, de Bourgas et de Constantinople , ceci à la sollicitude bienveillante et paternelle de S. M. I.

mais tout à coup il tourna bride et s'enfonça dans Rien ne subsistait plus du mouvement extraorun

ravin bordé de haies vives et conduisant à une

forêt qui formait comme un sombre et épais nuage

à l'horizon. Au milieu de cette forêt, et pareil à un

]J LI. géant immobile et menaçant sous son armure, s'éa,

levait une tour crénelée dont les angles se détachaient

nettement sur le ciel.

C'était la tour du vieux chûteau de Morbec.

PREMIÈRE PARTIE.

Raoul galoppait toujours, pensif et préoccupé.

LE CUATEAU DE FENESTRANGE.

Tout à coup, son cheval effrayé s'arrêta.

Raoul sortit alors de sa rêverie et porta ses yeux

tout autour de lui. Il ne vit rien; et déjà il levait sa

Suite. -voir le numéro du 18 octobr '. houssine pour faire regagner à son cheval le temps

Pour donner une' idée réelle de l'émotion

qui s'é- perdu, lorsqu'une tête à chevelure inculte, aux

tait emparée des assistants, il nous su( lia de dire traits anguleux, à l'expression tant soit peu sauvage,

que Guiscard lui même s'était senti venir une larme surgit entre deux rochers. Bientôt l'homme tout en-

à l'oeil. Aussi, lorsqu'il vit Clochepain s'en allant tier se montra, et dans ce brusque mouvement, sa

galment par la route et fredonnant un refrain,

il ne main tira un poignard du fourreau.

put s'empêcher de l'appeler sans ceeur.

- Holà ! holà ! serviteur du diable ! s'écria

-.- Sans coeur ! moi !... Et pourquoi donc ça ? Raoul, un peu de modération. Commence par ren-

demand aocepan. Clhi

foncer ta dague et réserve-la pour une meilleure oc-

- Parce que je ne t'ai jamais vu pleurer,

dit casion. Je devine que tu appartiens au sire d'Au-

Guiscard. Ah ! si fuit...je t'ai vu pleurer une fois... berticourt, et je doute qu'il t'ait jamais permis

pour ton chien!

- Eh ! petit oncle Guiscard,

vant à cela? riposta

qu'y a-

Clochepain. Chacu

qu'il aime, et certains chiens

valent mie

tains hommes, enteudez! .vous

- Veux-tu te taire, dit vivement Gui

curant d'un regard effaré si Raoul n'

entendre.

Mais Raoul était encore dans l'église

que tout le monde l'eût quittée. Lorsqu'

la foule était assez loin pour ne plus l'

sortit, appela l'écuyer qui gardait son

ordouna de reprendre seul la route du

de

dévaliser ou même d'égratigner son ami Raoul de

t-il d'éton- Fenestrange.

n pleure ce A ce nom, le routier, car c'était en effet un des

ux que cer- gens du chevalier Eustache d'Auberticourt, remit sa

linaire occasioné deux heures auparavant par les

funérailles du comte. Tout était rentré dans le silence

; il semblait qu'on sentit dans tout le château

cette tristesse et ce vide inexprimables qui envahissent

les lieux où la mort vient de passer.

Aïssa, renfermée dans son appartement depuis

son retour de l'église, flottait entre mille résolutions

contraires. Robert n'était plus là pour la défendre,

et elle savait trop bien que la haine de Raoul était

de celles qui ne pardonnent pas. Que devait-elle

faire ? Partir ou rester ? Attaquer son ennemi par la

ruse ou à front découvert ? Tous ces projets se détruisaient

l'un l'autre, et la Candiote demeurait par

moments perdue dans ses pensées, voyant bien le

but qu'elle voulait atteindre, mais cherchant en

vain la route la plus courte et la plus sûre pour y

parvenir. Il était cependant un point qui ne pouvait

laisser de doute dans son esprit, c'est que la difficulté

de rejoindre Robert, dont elle ignorait la

retraite, l'empêchait, provisoirement du moins, de

lever le masque et d'agir.

- Quitter ce château ! ditelle, impossible, puisque

c'est ici que je dois attendre de ses nouvelles.

Et cependant je ne me suis point trompée. A cette

église, la physionomie de Raoul était sombre, menaçaute.,

.

dague au fourreau, non sans avoir exprimé par un Elle n'en put dire davantage.

scard, s'as- grognement qu'une autre rencontre lui eût été nr Un bruit soudain la fit retourner brusquement.

avait pu les finiment plus agréable.

Raoul était derrière elle.

- Allons, console-toi de t'être dérangé inutile A sa vue, Aissa ne put se défendre d'un léger

, attendant ment, en comptant ce qu'il y a là dedans, reprit frémissement. Il s'en aperçut, et ressentant unejoie

il jugea que Raoul en lui jetant sa bourse, et dis-moi si le sire intérieure qu'il se garda bien de laisser paraître au

observer, il d'Auberticourt est en ce moment dans son château ? dehors, il lui dit en la saluant

cheval, lui _. Il y est, maître.

- Vous ne me croyiez pas si près de vous, ma-

château, et, Raoul reprit sa route et est bientôt disparu dans dame.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés

ÎIû;IG Sil tisIIE

rue ?aishtdnxe, 46,

xt7.'r ir;r

Ch- h- 1,i3s. ;Yitztnt

Vaes c,.Taries

ee O+rectcurs tEa 1'¢5ï3,

PRIX i s INSERTIONS:

E0 centime, la ligne d'Annonce.

80 centimes la ligne de Réclame.

Les Asnmees et Avis doivent être porté, la

veille et se paient d'avance.

Imp. BONIUL et Gut, rue St-Rome, à6»

- En effet..., j'étais loin de m'attendre...

- Et pourquoi donc cela? Ne suis-je pas ici le

seul maître désormais et n'est-ce pas le moins que

je fasse les honneurs de mon manoir à ceux qui

l'habitent?

- Vous aviez quelque chose à medire ? répliqua

Aïssa assez brusquement pour lui faire comprendre

qu'elle n'était pas d'humeur à essuyer ses railleries.

- Oui, madame, et si je suis entré sans me faire

annoncer, c'est que je n'ai pas supposé un instant

que vous eussiez l'intention de me refuser audience.

- Expliquez-vous donc ! dit Aïssa d'un ton impatient.

- En deux mots, madame, dit Raoul, voi.,i

l'objet de ma visite. Comme je le disais tout-à-l'heur

re , je suis seul maître ici. Or, nous sommes ennemis

; vouloir nous faire illusion sur ce point se.

rait peine perdue; je pourrais.., je devrais mêm3

vous chasser d'ici.

La téte d'Aïssa se redressa vivement et son mil

brilla d'un éclat sauvage.

- Avouez que vous vous y attendiez , reprit

Raoul. Mais, ajouta-t-il d'une voix mielleuse, je ne

serai pas aussi discourtois que vous le supposiez

peut-être au fond de votre pensée. Demeurez dans

ce chàteau, madame, tant qu'il vous plaira. Vous

êtes ici sous la protection de mon frère, et, bien

qu'il soit absent, bien que j'aie à me plaindre (le

lui, il ne sera pas dit que j'aurai laissé déchoir le

vieux renom de Fenestrange en manquant aux lois

de l'hospitalité. C'est en son nom que je vous l'offre.

Ne me faites pas l'injure de la refuser.

- Je ne l'accepte que jusqu'à ce soir , monseigneur.

- Partir ce soir, observa Raoul, serait imprudent.

Il y a force mauvais compagnons

dans le Voi-

de l'honneur et

sinage, et vous savez s'ils font état à vous donner

de la sûreté des dames. Si j'avais jus,lu à demain.

un conseil , ce serait d'attendre


le sultan notre gracieux souverain, dont l'honneur

et la gloire y sont profondément intéressés.

» Moldaves !

» Votre pays a bien souffert; mais, sous l'égide

protectrice de notre gracieux souverain, tout va y

rentr.r dans son état normal. En attendant que les

circonstances en permettent un plus heureux développement,

vous devez continuer à obéir aux lois

qui vous régissent et conserver pour elles ce sentiment

de respect qui est si indispensable au bonheur

et à la prospérité d'un pays. A cette condition, rien

ne sera plus facile et plus doux que de maintenir

l'ordre et la tranquillité publique auxquels notre

auguste souverain m'a chargé de veiller avec soin.

» Je place toute ma confiance dans vos sentiments

de dévoûment et de fidélité à Sa Majesté Impériale,

notre bien-aimé souverain, et dans votre

'égitime affection au pays qui vous a vus naître.

» Commissaire impérial ottoman, le général

de division,

» DERvIsdl. »

Le I7j?9septembre 1854, Bucharest. (Moniteur.)

Saint-Pétersbourg, le 14 octobre.

Le ezar, en raison des circonstances actuelles, a

déclaré la mise en état de guerre des gouvernements

de Charkow, Pultawa et Kiew, voisins des frontières

de l'Autriche.

On écrit de Kiel, le 12 octobre, que le vaisseau

l'Inflexible, portant le pavillon du vice-amiral

Parseval, venait d'appareiller, suivi de l'Austerlitz,

du Darien et de la Reine-Hortense; ces bâtiments

ont reçu l'ordre de se rendre à Cherbourg, où les ont

précédés tous les autres vaisseaux de l'escadre de la

Baltique.

Les corvettes à vapeur le Phlégéton, le Laplace et

l'Aigle continueront à tenir la croisière dans le

golfe de Finlande tant qu'il s'y trouvera un croiseur

anglais.

L'Amirauté anglaisea rappelé depuis un mois

tous ses vaisseaux à voiles. II s'en trouve quatre (le

12 octobre) dans le portde Kiel : le Neptune (contreamiral

Plumridge), le Saint-Georges, le PrincelVgent

et le Monarque. Ces bâtiments assaillis par

des coups de vent successifs dans leur traversée de

la Baltique, ont eu recours aux corvettes françaises

Phlégéton et Laplace, qui les ont accompagnés jus

qu'à Kiel. Ils allaient continuer leur route pour les

ports d'Angleterre.

L'amiral Napier, paralysé par le mauvais temps,

avait fort à faire de veiller à la sécurité de ses vaisseaux,

et malgré les excitations de la presse anglaise,

il ne saurait sans folie rien entreprendre désormais

dans ces mers inhospitalières.

La température était déjà descendue à 4 degrés

centigrades.

On présume que tous les vaisseaux de l'escadre

française de la Baltique seront réunis à Cherbourg

avant la fin d'octobre.

(Journal des Débats.) Xavier Raymond.

Une dépêche de Hambourg d'hier, 16 de ce mois,

confirme qu'à la suite d'un ordre du ministre de la

marine de France, l'amiral Parseval-Deschêmes e

quitté Kiel, retournant en France avec les vaisseaux

l'Inflexible, l'Austerlitz et deux frégates à vapeur.

On lit dans le Daily-News

» Nos dépêches spéciales devançant la malle de

terre , nous apprenons de Hong-Kong que l'amiral

sir James Kirling restait à Shanghai, attendant Par.

rivée de l'amiral Deguerie sur la frégate francai°e

élèveront par rapport à l'arrangement des affaires

du Nord qui, comme ou sait, n'ont rien de commun

avec les affaires du Danemarek, principalement

la question de suppression des droits du Sund.

Il est certain que plus la guerre actuelle se prolongera,

plus ces questions, qui sont d'un si haut intérêt

pour la Russie dans le Nord, exigeront une solution

définitive.

On lit dans le Journal des Débats

On a vu , par tous les rapports arrivés d'Orient,

que les blessés et les malades de l'armée française

avaient heureusement trouvé un service hospitalier

complètement organisé pour les transporter et pour

les recevoir ; nous regrettons de voir , par toutes

les correspondances acglaises, que l'armée de ors

alliés, déjà plus frappée dans la bataille, a eu beaucoup

plus à souffrir de l'imperfection inexplicable

de ses moyens de secours. Les Anglais paraissent

avoir manqué de chirurgiens, d'infirmiers, même

de charpie, non seulement sur le champ de bataille,

mais encore dans les hôpitaux à Constantinople.

Toute la nuit du 20, après le combat, et la journée

et la nuit du 21, on s'occupa de transporter les

blessés au rivage et de là sur les vaisseaux. Une correspondance

dit

» Nous n'avions pas de moyens de transport.

Sans l'aide de l'amiral Lyons et de ses marins, je ne

sais pas ce qui serait arrivé. Je ne saurais vous dire

comme ils se sont bien montrés. Ils arrivaient avec

des hamacs et des avirons sur lesquels ils transportaient

les blessés à bord, et les soignaient comme

des garde-malades; officiers et matelots , nuit et

jour, tous étaient à l'ceuvre. Les Français, de leur

côté, avaient admirablement organisé leur service.

Les médecins et les prêtres étaient partout. Les

généraux, Canrobert le premier, et tous les officiers

surveillaient le transport. Ils avaient des mules avec

des lits et des chaises suspendues. Je vous parle de

ce que j'ai vu. Pour ajouter à notre malheureuse

chance, notre 4e division campait sur un ancien

campement des Russes et y avait pris un redoublement

de choléra. »

» Jamais, dit un autre, jamais ceux qui l'ont ru

n'oublieront les douleurs de ces pauvres malheureux

qui pendant les nuits du 20 et du 21 restaient

étendus sur la terre nue, sans tentes, et sans autre

protection qu'une capote et une couverture; les

mutilés seuls pourraient dire ce qu'ils ont enduré,

quand brûlés par la fièvre et leurs blessures roidies,

ils étaient cahotés dans des hamacs ou dans des

charrettes. »

Il parait qu'outre le canon, la carabine Minié,

arme d'invention française qu'on a donnée maintenant

à l'armée anglaise, avait fait des ravages

terribles chez les Russes. On raconte aussi des

merveilles de l'assaut livré par les montagnards

écossais, les vrais descendants des highlanders avec

lesquels nous a familiarisés Walter Scott, et qui dé

fonçaient les régiments avec leurs claymores. On dit

que les défenseurs des batteries russes, qui jusquelà

s'étaient bien battus, étaient pris de panique en

entendant le cri de guerre des montagnards. L'amas

de morts et de mourants qu'il y avait sur ce point

était effroyable, et un soldat écrivait que les chirurgiens

militaires avaient l'air de bouchers au milieu

du sang. Voici, du reste, une lettre écrite par un

chirurgien anglais qu'on avait spécialement chargé

des Russes

Jeanne-d'Arc. Les forces combinées anglaise et fran » Ces deux derniers jours j'ai été littéralement

çaise devront se rendre au Nouvel-Archangel (Siska), dans un bain de sang. Aucune description ne

et coopérer avec l'amiral Price

pour.

, de l'escadre du rait dire les horreurs de ce champ de bataille; les

Pacifique, contre les vaisseaux de guerre et forts morts, les mourans, les chevaux, les fusils, les afrusses

dans le Nord. »

fûts, tout pêle-mêle, des corps sans têtes, des troncs

Berlin, 14 octobre.

On assure, de la

sans jambes, des mutilations dont le souvenir me

manière la plus positive, que les glace le sang. Les plus misérables hangars avaient

négociations reprises de nouveau entre l'Autriche et

la Prusse sur

été transformés en amphithéâtres de clinique, et il

une politique commune dans la question

de la guerre, ont nous fallut pratiquer tant bien que mal les plus

notamment en vue les points

relatifs aux demandes que les

cruelles opérations. Vous lugerez de la rapidité

puissances allemandes 1 avec laquelle nous devions marcher , par ce seul

L'accent de franchise de Raoul sembla persuader

la Candiote, malgré les excellentes raisons qu'elle

avait de se défier de lui.

'

- Eh bien ! oui, répondit-elle après un moment

de réflexion; je partirai demain.

L'entretien fut interrompu à cet endroit par un

bruit qui se fit entendre dans la pièce voisine et qui

ressemjlait à celui d'un meuble qu'on eût dérangé

par mégarde.

- Qui donc est là ? demanda la Candiote en allant

soulever le rideau de la porte qui était restée

ouverte.

- Pard®n , répondit Lorenzino tout tremblant ,

pardon , mattresse , j'avais cru vous entendre appeler

et j'étais venu...

Mais tout en parlant, on voyait que le page songeait

à autre chose, et son regard , allant d Aïssa à

Raoul, exprimait une angoisse des plus vives.

Tu t'es trompé, mon ami, dit Aïssa; mais

puisque tu es venu, tu ne t'en retourneras pas sans

queje t'aie fourni du moins l'occasion de me rendre

un dernier service.

Lorenzino tressaillit, et cette fois toute la puis.

sauce de son regard se concentra sur Raoul. Aïssa

continua

-Je quitte demain Fenestrange. Veille, je te

prie, à ce que tout soit prêt au point du jour. Va ,

mon enfant.

Lorenzino partit, mais sans répondre. On eût dit,

à voir le calme avec lequel il accueillait la nouvelle

du départ d'A'issa, qu'il en était déjà instruit.

Raoul reprit quand le page se fut éloigné

-- L'heure que vous choisissez pour quitter le

château , madame, m'indique assez que vous ne

m'autorisez pas à différer mes adieux. Daignez donc

les recevoir dès à présent.

Deux saluts cérémonieux s'échangèrent, et Raoul

sortit.

Il se promena pn instant dans les cours, `parut

examiner les portes, les ponts-levis, les poternes ;

puis, avisant un homme qui se rangeait pour le

laisser passer, le bonnet à la main :

- Ah, c'est toi, Guillaume ; je te cherchais.

- Monseigneur a des ordres à me donner?

- Oui, approche.

Guillaume approcha, et Raoul continua, en baissant

la voix :

- Ce soir, à huit heures , quelques amis viendront

me voir. Tu les laisseras entrer tous, mais à

une condition.

- Laquelle, monseigneur?

- C'est qu'ils te diront r Noël et saint Georges.

- Hors cela ?

- Porte close.

-Bien, monseigneur.

- Ce n'est pas tout. Il y a quelques femmes dans

l'intérieur du château ?

- Oui, monseigneur.

- Tu veilleras à ce que d'ici à demain pas une

n'en sorte.

- Mais, observa l'archer , si notre damoiselle

Aïssa...

-J'ai dit: Pas une, interrompit durementRaoul.

Guillaume ouvrit la bouche , probablement pour

dire qu'il obéirait, mais Raoul lui tourna le dos

brusquement sans attendre sa réponse.

LA TOURELLE AUX CHOUETTES.

La tourelle aux Chouettes, habitée par la Candiotte,

dominait une énorme salle, où s'étaient

faits jadis les grands soupers, au retour de la

chasse, mais qui ne servait plus que de passage et

qu'il lui fallait traverser quand elle se rendait chez

elle.

Cette salle occupait tout le premier étage et s'ap.

puyait sur de vastes hangars couvertis en grange

depuis la dernière récolte, et d'où s'échappait l'ex.

fait qu'en moins de trois heures j'ai extrait vingttrois

balles.

» Quant à mettre des appareils, il n'y fallait pas

penser.Nos bivouacs dechirurgiens étaient aisément

reconnus par la quantité de bras et de jambes qui

jonchaient la terre autour de nous. En vérité, je ne

puis mieux comparer le champ de bataille dans ces

deux jours qu'à un abattoir. Mon aide, qui était

chargé de comprimer les artères, n'a pas pu continuer,

et j'ai été obligé d'attendre que quelqu'un

vint le remplacer. Je ne puis pas trop dire ce qui

est advenu de mes amputations; car dès que j'en

avais achevé une , je faisais étendre le blessé. sur

une botte de paille, et je le laissais à la vis medicatrix

nature'. Dans les redoutes , les Russes étaient littéralement

empilés les uns sur les autres. Presque

toutes les balles que j'ai extraites étaient des Minié.

Les blessés russes étaient innombrables; quand je

passais au milieu d'eux, leurs supplications étaient

à déchirer le ccour, et quand je m'occupais d'un , il

y en avait vingt 'autres qui m'appelaient avec désespoir.

Nos soldats se sont conduits avec eux de la

façon la plus humaine; je voudrais pouvoir en dire

autant des Turcs. »

Les Anglais avaient fait, même avant la bataille,

des pertes nombreuses par le choléra. On se rappelle

que la première nuit après le débarquement

avait été affreuse; que les Anglais n'avaient pas eu

le temps de débarquer leurs tentes, et qu'ils avaient

couché dans l'eau. Mais c'est surtout dans le transport

de PAlma à Constantinople que les blessés et les

malades ont eu à souffrir, et la publicité de l'Angleterre

nous a fait counaitre les affreux détails de

cette traversée. Sur un seul navire, le Vulcain, on

avait chargé 300 blessés et 170 cholériques, et pour

tout ce monde il y avait quatre chirurgiens. Les

blessés s'accrochaient à leurs habits et à leurs jambes,

et ils étaient obligés de les secouer. Mais ce

n'est rien encore auprès de ce qu'ont eu à souffrir

ceux du Colombo; et ici nous laissons parler le correspondant

de Constantinople :

» Ce bâtiment avait quitté la Crimée le 24. On y

avait transporté des blessés depuis deux jours déjà,

et quand il leva l'ancre, voici ce qu'il emportait : 27

officiers blessés, 4422 soldats blessés, et 104 Russes ;

en tout, 553. "Environ la moitié avait vu un chirurgien

depuis la bataille. Pour tout cela il y avait

quatre chirurgiens, dont celui du bord, déjà assez

occupé avec son équipage. Le bâtiment était littéralement

couvert de corps étendus par terre, à tel

point qu'ils entravaient la maneeuvre. Les officiers

ne pouvaient pas descendre pour chercher leurs instruments

et diriger la marche; à cause de cela, le

navire a été douze heures de plus en route. Les

plus malades étaient sur le pont, qui en deux jours

est devenu une niasse de putréfaction. Les blessures

d'armes à feu non lavées et non pansées avaient

engendré de la vermine qui.rampait de tous côtés

et allait infecter la nourriture de tous les malheureux

à bord. La matièreanimale putride engendrait

de telles exhalaisons, que les officiers et l'équipage

n'y pouvaient plus tenir ; le capitaine est encore

malade des suites de ces cinq journées. 'f'outes les

couvertures, plus de quinze cents, ont été jetées à

la mer comme hors d'usage. Trente hommes sont

morts dans la traversée. Les chirurgiens ont fait ce

qu'ils pouvaient, mais ils ne suffisaient pas, et

plus d'un Blessé n'a été visité que six jours après la

bataille. On s'occupe de laver, de nettoyer le navire

et d'y fairedes fumigations pour éviter le typhus.

Le Colombo remorquait deux transports à peu près

dans le même état. »

Ce récit est déjà assez triste; mais ce qu'on a

peine à croire, et ce que nous redisons cependant

presque littéralement d'après les correspondances,

c'est qu'à Constantinople même, à Scutari, où

étaient les hôpitaux, les Anglais n'avaient pas de

meilleurs arrangements qu'en Crimée ou à bord;

ils n'avaient pas mêmedecharpie, ni de linge pour

les bandages. Aucun reproche naturellement ne

s'adresse au service hospitalier tel qu'il était, mais

il était hors de toute p' oportion avec les besoins.

cellent parfum des foins coupés.

La soirée était chaude, l'air tiède et pur. A'issa ,

selon sa coutume, avait passé tout l'après-midi sur

la plate-forme de la tour qui donnait du côté de

l'ouest et d'où l'on jouissait de l'admirable spectacle

du soleil couchant. Souvent elle y restait jusqu'à la

nuit close, assise sur un banc de pierre, un livre

ou une broderie à la main ; mais, cette fois, soit

inquiétude, soit besoin de changerde place, elle se

leva brusquement et pritle chemin de son appartement

bien avant l'heure où elle rentrait d'ordinaire.

Elle marchaitla têtebaissée etcomme perdue dans

ses réflexions, lorsqu'arrivée à la grande salle dont

nous venons de parler, elle s'arrêta tout à coup

comme interdite de ce qu'elle voyait.

De nombreux varlets, en présence de Raoul qui

leur donnait ses ordres, transformaient cette vaste

enceinte, ordinairement silencieuse et déserte , en

une magnifique salle de festin.

Girandoles, vaisselles d'or, corbeilles de fleurs ,

rien n'y manquait.

- Pourquoi ces préparatifs ? demanda Aïssa

stupéfaite.

-Quelques compagnons de jeunesse que j'attends

, répondit Raoul d'un ton patelin. De bons

amis auxquels je veux donner l'étrennedema châtellenie

et que je n'ai pas cru devoir traiter dans la

partiedu châteauoù feu mou père traitait les siens...

Vous devez comprendre le sentiment de respect qui

in afait choisir un autre lieu pour une réunion de

ce genre.

- Oui... je comprends, répondit la Candiote;

cette réunion était si urgente que vous n'avez pas

même pu attendre que les os de votre père fussent

refroidis dans le tombeau. Je comprends aussi que

ma présence dans cette tourèlle pourrait gêner vos

amis. Permettez donc que, pour cette nuit, je choir

sicse une autre retraite.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés

» Les Français, dit un correspondant, nous sont

û bien supérieurs sous ce rapport; leurs arrange.

» ments sont excellents, leurs chirurgiens sont bien

» plus nombreux que les nôtres, et puis ils ont les

» saurs de charité qui les ont accompagnés en très

» grand nombre. » Voici ce qu'un autre encore

écrit: » Je suis allé voir l'hôpital français à Medjidié;

» il n'y a pas à Paris ni à Londres un établissement

'

mieux organisé. J y ai vu 3 ou 4,000 lits en fer,

avec ;des matelas, des couvertures, des oreillers,

etc., même les moustiquaires pour les officiers.

Les sieurs de charité courent dans toutes les directions,

penchées, comme des anges gardiens,

sur le lit des malades, leur donnant , en mê ne

» temps que les médicaments, des paroles de con-

» solution. » En toute circonstance, les Anglais

témoignent beaucoup d'admiration pour les sieurs

de charité; eux ne sont soignés que par deshomrocs .

On ne devinerait jamais le singulier genre de

gardes-malades que le gouvernement anglais a imaginé

d'envoyer en Orient. ll y a à Londres un asile

de vétérans qui a quelques rapports avec notre

hôtel des Invalides; c'est l'hôpital de Chelsea. On

a eu l'idée au moins bizarre d'utiliser ces vieux soldats

retraités en guise d'infirmiers, et on en a envoyé

un certain nombre avec l'armée, » Mais, dit

» un correspondant anglais, on s'est bientôt aperçu

» que ces pauvres pensionnaires avaient plutôt be-

» soin de gardes-malades qu'ils n'étaient capables

» d'en servir; à Gallipoli et en Bulgarie, il en est

mort un grand nombre, et les autres étaient si

» faibles qu'ils ne pouvaient pas môme vaquer aux

» soins les plus ordinaires. » Il est donc arrivé que

ces pauvres invalides n'ont fait qu'augmenter l'encombrement,

et maintenant les soldats se soignent

les uns les autres, les premiers guéris faisant le service

d'infirmiers.

Nous devons répéter que nous ne puisons ces détails

absolument que dans les correspondances anglaises,

et par conséquent toute intention de critique

est loin de notre pensée. A l'extérieur et à l'intérieur,

les deux peuples , aujourd'hui en étroite

alliance, profitent de leurs communes expériences

et se font des emprunts réciproques. Nous ferons

remarquer seulement qu'il y e une institution que

l'Angleterre ne saurait se donner par voie administrative,

c'est celle des smurs de charité, parce que

celle-là n'existe que dans la religion catholique.

John Lemoine.

ClIIONIQUE LOCALE.

BOURSE DE PARIS

DU 18 OCTOBRE 1854.

Au comptant

3 p.I00 .................... 75'70s

4 I, p 100. ................ 98 00»

Banque de France............. 2,98O' 00»

A terme.

3 p. 1f)o .................... 76' 00»

4 112 p. 100. . .............. 98 25»

Crédit Foncier. .. .... . .. . .. 00' 00'

Crédit Mobilier............... 756' 25e

Chemins de fer :

Chemin d'Orléans............. 1,2001 00»

Chemin de Rouen............. 00' 00»

Chemin du Nord.............. 875' 00'

Chemin de Strasbourg......... 8401 00

Chemin de Lyon....... ...... 1,047' 50»

Chemin du Midi............... 620E 00e

Chemin Grand-Central......... 52V 25»

FONDS ESPAGNOLS.

Bourse de Paris du 17 octobre.

Dette ac. J. mai, 00 010 Petitescoupur., 34 010

D. ext. J. janv., 00 010 Nouv.3 »1» diff., 18 010

D. int. J. janv., 33 118 Dette passive, 0 010

-Oh ! vous ne ferez pas à mes amis l'injure de

les fuir ainsi ! s'écria galamment Raoul; ce serait

douter de leur loyauté. D'ailleurs, cette tourelle est

haute : vous habitez le dernier étage, nous sommes

au rez-de-chaussée. Vous ne nous entendrez même

pas.

- N'importe, dit A'issa, je préfère...

Elle fit uu pas vers la porte. Raoul la ferma et

poussa le verrou.

Elle le regarda fixement. Il souriait.

- Vous le voyez, dit-il du ton le plus aimable,

impossible de sortir, vous êtes ma prisonnière.

- Messire ! s'écria-telle avec un mouvement de

colère.

- Oh ! rassurez-vous, reprit Haoul en témoignant

un empressement plein de courtoisie, votre

geôlier est à vos ordres, et si ,vous vouliez absolument

sortir...

Il s'arrêta comme pour attendre la décision

d'Aïssa. Mais au ton dont il avait parlé, à l'obstination

qu'il mettait à tenir sa main sur le verrou,

on pouvait supposer qu'il n'était pas aussi pressé

d'obéir qu'il semblait le prétendre. ATssa le comprit,

et ne voulant pas s'exposer à un refus, elle lui jeta

un regard froid et digne, traversa lentement la

salle, gagna l'autre porte et disparLt. Raoul courut

derrière elle, colla son orei 11e à cette porte, et ne la

quitta qu'après avoir entendu le bruit de ses pas

dans l'escalier et s'être ainsi assuré qu'elle était bien

remontée dans sa chambre. Alors, un éclair joyeux

illumina son visage et il s'écria :

- Fille d'enfer ! qui as osé me braver en face et

qui t'es liguée avec mon frère pour me combattre,

je t'avais bien dit que j'aurais mon tour !

MOLL-GEATILfl0MMB ET CONSTANT GUEROULT.

La suite d demain.


AVIS.

Concours régional à Périgueux, en 1S55

Unconcours régional d'animaux mâles et femelles

des espèces bovine, ovine et porcine, d'instruments

destinés aux divers usages de l'industrie rurale et

des produits agricoles de toute nature, aura lieu à

Périgueux , chef-lieu du département de la Dordogne,

les 10 et 11 mai 1855.

Les départements admis à prendre part à ce concours

sont ceux de la Charente'Inférieure , de la

Gironde , de la Dordogne , de Lot-et-Garonne , de

Tarn-etGaronne, du Tarn , des Landes, du Gers,

des BassesPyrénées , des Hautes-Pyrénées, de la

Haute-Garonne , de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales.

Le programme est déposé à la préfecture (ira division,

où les intéressés pourront en prendre connaissance.

Souscription destinée à l'amélioration ahmentaire

des classes nécessiteuses.

Sommes versées au bureau du Journal de Toulouse

M. Théodore de St-Simon, 301

M. Boyer, chef d'escadron d'artillerie

en retraite,

!5

Listes antérieures,

JJ

3,210

Total, 3,2651

M. Piou, premier président de la Cour impériale

de Toulouse, vient d'être nommé commandeur de

la Légion-d'Honneur.

Les obsèques de M. le général Haillot (Charles-

Alexandre), commandant l'Ecole d'artillerie de Toulouse,

ont eu lieu, ainsi que nous l'avions annoncé,

le 18 de ce mois, à trois heures du soir, sur la

paroisse Saint-Aubin.

1,500 hommes pris dans les 8e et 16e régiments

d'artillerie, 4e et 178 bataillons de chasseurs à pied

et 49e de ligne, formaient le cortège, sous le commandement

de M. le général Lafont de Villiers.

Les insignes du grade de cet officier général

recouvraient ses dépouilles mortelles, ainsi que les

insignes des Ordres d'officier de la Légion-d'Honneur,

d'officier de Zeahringen de Bade, du Lion

néerlandais et de Léopold de Belgique, dont il était

décoré.

Son cheval de bataille, conduit par un palefrenier,

suivait immédiatement le cercueil.

On remarquait au cortége M. le général Reveu, M.

le premier président, M. le préfet, M. leprocureurgénéral;

M. Laferrière, inspecteur général desFacultés

de Droit, chargé de l'administration de l'Acad-mie;

une députation de la cour impériale en habit de

ville; des fonctionnaires des diverses administrations,

tous en costume, ainsi qu'un grand nombre

d'officiers de tout grade.

Le recueillement qu'on remarquait parmi les'

assistants témoignait de l'impression que cette mort

si subite et si imprévue avait produite.

A sa sortie de l'église St-Aubin, le cortège s'est

dirigé sur le cimetière de Terre-Cabade.

Après les prières de l'église, M. le général Reveu

a prononcé sur la tombe un discours que nous regrettons

de ne pouvoir reproduire, et dans lequel il

a fait l'éloge des qualités du défunt, en rappelant

tous ses bons services et les divers grades qu'il

avait acquis depuis sa sortie de l'Ecole de St-Cyr,

dont il a été un des élèves les plus distingués.

M. le général Ilaillot était né à Calais, et avait

58 ans au moment de sa mort. Il laisse dans la désolation

une femme et plusieurs enfants, parmi lesquels

nous citerons un capitaine d'état-major et un

sous-lieutenant au 7e bataillon de chasseurs à pied.

M. le docteur Parchappe, inspecteur général des

asiles d'aliénés et des prisons de France, est arrivé

à Toulouse le 18 octobre courant. Après avoir inspecté

le quartier d'aliénés de la Grave, M. Parchappe,

accompagné du docteur Marchant, est allé

visiter le nouvel asile en construction, dont il avait

précédemment approuvé les plans, en y apportant

d'heureuses et d'importantes améliorations.

M. Parchappe a dû être satisfait de voir en voie

de réalisation un projet dont il a fait vivement ressortir

l'urgence, et qui eût été peut-être encore

ajourné sans la haute influence de cet inspecteur

général.

CAISSE D'ÉPARGNES ET DE PRÉVOYANCE

DE LA VILLE DE TOULOUSE.

Rue des Arts, 92, hôtel Pons.

Séances des dimanche 15 et lundi 46 octobre 4854.

Nouveaux déposants, 18.

Recettes du dimanche...... 16,779 fr. 27 c.

Dépenses du lundi......... 14,653 47

Reste........ ....... 2,125 fr. 80e.

On nous écrit de Lavernose, 17 octobre

La paroisse de Lavernose vient de célébrer la

fête en l'honneur de la bienheureuse Germaine de

Pibrac; c'est le dimanche et le lundi 15 et 16 octobre

qu'a eu lieu cette solennité, et pendant ces deux

jours, ce village si admirablement situé a présenté

un magnifique spectacle.

Dès le matin, les deux uniques rues étaient pavoisées

de guirlandes et jonchées de fleurs; tous

avaient fait de leur mieux, et chaque maison avait

son arc-de-triomphe.

Mais c'était surtout à l'église qu'on admirait la

magnificence du décor; l'ornementation en avait été

faite sous la direction intelligente du vénérable pas-

1Ot NAL D TOULO[S

teur M. l'abbé Pratviel - c'était un modèle d'élé circonstances atténuantes, fut condamné aux tragance

et de bon goût. L'église de Lavernose est très vaux forcés à perpétuité ! 'De

Hier, après te service funèbre du maréchal de

uis cette é I'i -

ancienne, elle date du commencemeut du ane Siè

p poque n

,fortuné Lesoier St-Arnaud, MM. les ministres se sont assemblés aux

de; son architecture

subissait, dans les bagnes, la peine

appartient au style bysantin, des cr i mi nels Tuileries.

,orsque l son père, après des recher-

et ses voûtes ont été restaurées depuis peu de temps ches et des démarches Toutes les députations des grands corps constitués

sans nombre pour parvenir

par les soins de M. l'abbé Pratviel qui, par le zèle à faire éclater l'innocence qui étaient hier aux Invalides, aux grandes funé-

du condamné , a mis la

et l'activité qu'il a mis à conserver celte basilique, justice sur la trace des railles, ont été reconduites par la gendarmerie de la

en a fait un des monuments les plus remarquables Les renseignements

véritables auteurs du crime. Seine et les gardes de Paris.

qu'il a fournis étaient si précis

du diocèse. Pour cette solennité, les trois nefs que le parquet de Libourne a procédé à une nou- L'Angleterre avait voulu témoigner de_ la part

avaient été splendidement illuminées ; les dames de velle enquête, à la suite de laquelle on aurait arrêté

Lavernose et les Sceurs de la sainte-famille avaient trois individus

toute spéciale gdi'elle prend à la perte que la France

qu'on dit être les vrais coupables; vient defaire. Une députation degénéraux et d'offi-

prêté leur concours au digne prêtre, et grâce à leurs on ajoute même qu'ils comparaîtront aux prochaines ciers supérieurs anglais assistait à la cérémonie

soins réunis, l'église présentait un spectacle vrai assises de la Gironde. (Guienne.) funèbre.

ment magique'; on remarquait surtout un reposoir

eù les reliques de la Bienheureuse étaient exposées

Hier soir les théâtres impériaux ont fait relâche à

à la vénération des fidèles, et qui était d'un déli-

On lit dans la Gazette du Midi :

l'occasion des obsèques du maréchal Saint-Arnaud.

Pour compléter

cieux effet.

ce que nous avons déjà dit de la

Le dimanche à vêpres, M. l'abbé Salvan a raconté récolte des vins, il convient d'emprunter quelques On lit dans les journaux de Bruxelles :

la vie sainte et pure de la pauvre bergère de Pibrac. indications encore à la revue détaillée que publie Barbès, parti de Paris vendredi soir , est arrivé

le Languedocien

A l'issue du sermon, une procession solennelle a

samedi matin à Bruxelles.

été faite autour du village étincelant de lumières, et

Dans le Languedoc on transforme en vins debou- On lit dans l'Ami de la Religion

cette brillante clarté se projetant sur une longue che beaucoup de vins qui étaient habituellement

file de jeunes filles vêtues de blanc qui suivaient la

livrés à la distillation. Bien des

Le monde catholique est en ce moment occupé du

crûs sont ainsi amé- grand événement qui va s'accomplir à itame.

procession et portaient les reliques de la sainte, liorés et leur produit sera conséquemment bien plus

présentait un spectacle féerique.

lucratif que s'ils eussent été livrés

Les évêques convoqués se dirigent de toutes les

aux flammes. Il parties de la terre vers la Ville éternelle, à la voix

Le lundi, la fête s'est continuée avec la même en est qui comptent réaliser sur ce point le quart et du chef visible de l'Eglise.

pompe. M. l'abbé Salvan s'est de nouveau fait en-

jusqu'au tiers en sus du résultat ordinaire. Du reste,

tendre; enfin, le soir, à huit heures, M. l'abbé en Languedoc comme en Provence, il

En France, S. Em. le cardinal Gousset est déjà

n'est pas

Pratviel, suivi de la population entière qui chantait tombé une goutte d'eau pendant les vendanges;

parti pour Rome et a pris la route de la Suisse.

on

les louanges de la pauvre bergère, est venu bénir et n'a rien perdu de la récolte, ce qui permettra de

Mgr l'évêque du Mans vient d'arriver à Paris ; Sa

allumer un immense feu de joie qui avait été dressé combler jusqu'à un certain point les vides causés

Grandeur se rend également dans la ville sainte et

sur la place par les soins de M. le maire. par la maladie, et d'attendre plus patiemment la'

doit partir dans le courant de la semaine. On an-

Espérons, en finissant, que le parfum de ces disparition complète du fléau.

nonce l'arrivée à Paris de S. Em, le cardinal arche-

prières populaires sera monté jusqu'à la bienheu- Dececôté-ci du Rhône, les vins

vêque de Malines. Ainsi que les'deux prélats fran-

promettent aussi,

reuse qui en a été l'objet, et qu'elle couvrira de sa à défaut d'abondance, une richesse de

çais, plusieurs prélats d'Irlande, entre autres Mgr

nature à Dixon, archevêque d'Armagh

puissante protection les personnes qui ont mis tant compenser la quantité. Dans quelques-uns même le

, et Mgr Cullen, archevêque

de Dublin, se trouvent aussi en ce moment

d'empressement à célébrer sa gloire et le jour de son revirement est si marqué que les vins ont baissé

triomphe.

déjà de 10 à 12 fr. par hectolitre;

à Paris, se disposant à partir pour Rome.

nous citerons

ainsi Tarascon où l'oïdium n'a presque plus laissé

L'Irlande est le seul pays du monde catholique

de traces, et où les raisins devenus magnifiques

où plus de deux prélats aient été invités nommé-

Voici le bulletin du choléra de Saint-Gaudens, du

ont ment.

14 octobre

donné des vins de qualité supérieure.

Mais on nous écrit de Rome qu'on

Soueich, 7 décès ; Touille, 3

A Arles, les résultats sont moins mauvais y attend un

; Aspet, l ; Cierp, l;

qu'on

Saleich, 2

ne s'y attendait, et l'oïdium semble

grand nombre d'évêques, et qu'on verra arriver

; Saint-Gaudens, l ; Miramont,1.

y avoir fait son avec la plus grande satisfaction

11 n'y a eu aucun décès, dans la même journée, temps; ce qui ne change rien aux prix des , aussi bien que les

vins prélats officiellement invités, ceux que leur dévotion

dans les communes de Roquefort, Cazeneuve, Cas-

tenus toujours de 40 à 55 fr. selon l'âge et la qualité.

tagnède, Pointis-Isuard, Lespiteau, Mazères, Salies

Il en est de même dans presque tout le Var,

y attirera.

où , Les uns et les autres prendront part,

et Saint-Martory.

avec des qualités excellentes et un moût infiniment

suivant

leur rang, à la grande assemblée générale du

sucré, la quantité dépasse celle des années précéconsistoire.dentes,

au point que dans plusieurs localités, à

M. Moreilhon, curé de Cierp, vient de succom- Carcès entre autres, le prix du

Cette assemblée générale sera préparée

quintal métrique

par des

ber victime de son dévouement et du zèle avec le- du raisin est tombé de 40 à 20 fr.

réunions particulières qui ne seront composées, nous

quel il a prodigué ses soins aux malades de sa On constate dans

écrit-on, que des seuls invités spécialement.

. les Bouches-du-Rhône une

- paroisse.

C'est Mgr Antici Mattei qui a été nommé

décroissance marquée dans l'intensité de la maladie

secrétaire

de la congrégation consistoriale.

de la vigne, et la pensée est devenue générale qu'on

en sera délivré l'an prochain.

Parmi les prélats français qui doivent se rendre à

On nous écrit de St Girons, le 17 octobre

Rome pour assister à ce grand événement,

On peut enfin annoncer que non seulement le

Dans tout le Lyonnais, les qualités on nomme

sont excel-

choléra est entré dans la période de décroissance

lentes encore, parce que la

Mgr l'archevêque de Parts et NN. SS. de Marseille

vendange s'y est faite

,

et d'Agen.

mais encore qu'il tend à disparattre entièrement.

comme chez nous, dans de bonnes conditions ,

Les décès qui avaient atteint le chiffre de 165 dans

mais on n'y dépassera pas la moitié d'une récolte

L'abbé J. Cognat.

ordinaire.

les journées des 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12,13 et 14

Le Moniteur a publié l'état des recettes provenant

du courant, ou en moyenne 17 par jour, sont des-

Plus loin en avançant dans l'Est, dans la Basse- des impôts et revenus indirects

Bourgogne par exemple, la pendant les neuf

cendus, dans celle du 15 à celui de 12, et dans

sécheresse a été désastreuse.

premiers mois de l'année courante, comparés à la

celle du 16 à celui de 9. Aujourd'hui, jusqu'à cette

période correspondante du dernier exercice. Le

heure (4 heures), il A Beaune, à Châtillon-sur-Seine, et sur

y a eu 4 décès, un homme et

quelques troisième trimestre, celui qui n'était

une femme malades depuis longtemps, 'et deux en-

points de la Côte-d'Or, les produits varient d'im-

pas encore

connu, se résume en une diminution de384,000 fr.,

portance.fants

très jeunes qui n'ont pas été frappés par l'épi-

résultant d'une augmentation de 1 million 700,000

démie.

Dans le Jura, la qualité est si satisfaisante, qu'on francs en juillet, et d'une diminution de

Il n'y a pas eu de nouveaux cas depuis le 13. a baptisé déjà Vin du choléra les produits de l'an-

plus de

2 millions en septembre. L'ensemble des

Depuis le 10 septembre dernier, époque de l'innée,

de même qu'on avait désigné sous le nom de

trois trimestres

accuse une diminution de plusde 7 millions,

vasion du choléra, jusqu'à ce jour,

Vin de la comète les crûs brillants de 1811.

il y a eu 404

résultant d'augmentations montant à 21 millions

décès dans la commune de St-Girons, Le Haut-Rhin semble plus maltraité qu'aucune

et

sur une popu-

de diminutions s'élevant à

lation de 4,000 habitants.

autre région; le raisin y tombe bien avant sa ma-

près de 28 millions et

demi.

Les rapports venus des communes turité, sous l'influence d'un vent nocturne dont le

rurales annon

Les chapitres qui ont fourni des

cent aussi une sensible décroissance.

froid incisif cause les plus grands ravages

excédants sont

et fait les suivants : Le timbre, qui figure dans

désespérer de la qualité.

la colonne

des augmentations pour 1 million 750,000

Partout ailleurs, il est rare qu'on ne signale pas

fr.; les

céréales, pour 640,000 fr.; les sucres des

Auch, 18 octobre. les vins comme infiniment alcooliques, et colonies,

qu'ils ne pour 4 millions 400,000 fr.; les sucres étrangers,

Les deux escadrons du 58 hussards, qui avaient soient pas achetés d'avance à des prix extraordinai- pour près de 4 millions; la taxe des sels (hors du

été annoncés pour le 16 octobre, sont en effet arrivés rement élevés.

à Auch, ce jour-là même, avec l'état-major

rayon des douanes), pour 380,000 fr.; les tabacs,

et la

musique. Deux escadronsdu même régiment

pour 5 millions 250,000 fr.; les poudres, pour 1

ont été

dirigés de Limogesà Montauban,

Marseille

où ils doivent tenir

, 16 ootobre. million 225,000 fr.; la taxe des lettres, pour 3 mil-

garnison.

Pour la première fois, depuis quatre mois , on lions 260,000 fr., etc. On voit que les sucres, tant

n'a constaté aucun décès cholérique â Marseille dans descolonies qu'étrangers, entrent dans les augmen-

- M. J. François, ingénieur en chef des mines, la journée de samedi. (Gazette du Midi.) tations pour près dehuit millions et demi. On verra

inspecteur général des eaux minérales de l'Empire, - Unecompagnie des 1Be et 3e régiments du génie tout à l'heure que les sucreries indigènes accusent

est en ce moment à CastéraVerduzan, où il est venu est arrivée hier à Marseille, ainsi que 13 hommes une diminution de plus de 2 millions et demi. En

pour examiner les travaux importants qu'il a fait et 167 chevaux appartenant à l'artillerie. résumé, parmi ces divers chapitres, il en est deux

exécuter au bel établissement thermal de cette com

(Courrier de Marseille.) dont les résultats sont satisfaisants : la taxe des

in une.

lettres et les tabacs; ils fournissent à eux deux un

On annonce que Toulon va reprendre

accroissement de recettes de 8 millions et demi.

, avec

Les vendanges sont complètement terminées dans

Voici maintenant les chapitres

plus d'activité peut-êtreque jamais, les mouvements

qui accusent des

diminutions : Les droits d'enregistrement,

l'arrondissement de Mat-mande, qui n'est pas riche d'embarquement qui se trouvaient suspendus de-

9 millions

700,000 fr.; les droits de douanes

en quantité, mais la qualité des vins est excellente. puis plus de deux mois.

(importations),

4 millions 500,000 fi-.; les droits à l'expor-

Quelques propriélaires ont cependant été privilégiés On assure, en effet, que ce porta une grande tation, 500,000 fr.; les droits de navigation 234,000

dans nos contrées, sur la seconde côte surtout; plu- part dans le contingent des troupes qui doivent être

francs; la taxe des sels dans le rayon des douanes,

sieurs ont obtenu une récolte moyenne; mais ceux embarquées pour l'Orient. 16,000 hommes forment 1 million 760,000 fr.;

là ne sont pas très-nombreux. Quant aux vignes le chiffre de sa

les boissons, 6,470,000 fr.;

part afférente, et sous peu les régi- les sucres indigènes 2 millons 660,000 fr.,

basses, leur produit a été nul ou à peu près. meuts qui, à l'heure qu'il est, forment, dans les

etc. Le

chapitre qui accuse la diminution la plus

(Echo de Marmande du 15 octobre.) garnisons où ils se trouvent , leurs bataillons de

considé-

guerre

rable est celui des droits d'enregistrement;

- Le prix des grains a subi, hier, sur notre , se mettront en marche pour les lieux d'em-

mais il

barquement.

convient de rappeler, comme nous l'avons fait

place, une baisse de 61 centimes par hectolitre, et la

l'année dernière à pareille époque,

taxe du pain a été baissée de 1 centime par kilogr.

Les transports de guerre et de commerce, desti-

que le premier

La halle était du reste assez bien pourvue, il

tinés à les recevoir

Crin estre de l'année 1853 a profité des droits

, vont faire voile des ports pour

d'enre-

y

avait 181 hectolitres dont 94 se sont vendus. Les

se rendre à Toulon.

gistrement provenant de la vente extraordinaire

des

échantillons étaient aussi fort nombreux.

On parle d'un

forêts qui eut lieu à la tin de l'année

grand matériel deguerrequi accom- produisit un accroissement de recettes

1852, ce qui

On attribue ce changement dans les prix à la fapagnera les renforts qui vont ètre dirigés sur la

Crimée.

anormal. La diminution que nous

tout à fait

cilité que va donner aux arrivages de farines du

1854 était donc parfaitement

remarquons en

haut pays, la voie du Canal, aujourd'hui Cet envoi de troupes

livré au

sera, dit-on, de trente mille

prévue. Un résultat

hommes bien regrettable est celui

commerce sur toute la ligne. (Idem.)

, non compris les forces imposantes que la

que nous offre le

Grande-Bretagne va

des droits sur les boissons, chapitre

, de son côté, mettre en mou-

non pas tant à

vement.

la perte qu'éprouve le Trésor, cause de

bien qu'elle

Bordeaux, 18 octobre. Indépendamment de ces trente

pas que d'être considérable, ne laisse

mille hommes an-

mais parce qu'il

Nous avons parlé, il y a quelque temps, d'une noncés, on attend encore, au premierjour, six mille combien la mauvaise récolte de

montre

la vigne

déplorable erreur judiciaire dont un habitant de hommes qui doivent venir s'embarquer ici privations aux consommateurs.

a imposé de

pour l'A-

La diminution

l'arrondissement de Libourne aurait été la victime. frique. Ces troupes sont destinées à aller remplacer

les droits de douanes sur

a aussi d'autres conséquences

Voici, à ce sujet, quelques détails que nous avons les régiments qui rentrent en France. (Sentinelle.) que la perte du Trésor.

recueillis

Le premier semestre accusait une diminution de

En 1848, le sieur François Lesnier , instituteur

6 millions 900,000 fr. Ainsi que nous l'avons déjà

primaire dans une commune de cet arrondissement, (ttorrespondance partjculjere.) dit, le troisième trimestre n'y ajoute qu'une somme

fut traduit, avec son père , devant la cour d'assises

insignifiante de 384,000 fr. Les neuf mois écoulés

de la Gironde sous la doubleaccusation d'assassinat

PARIS, 17 OCTOBRE 1854.

ont contribué à la diminution totale

de 7 millions

et d'incendie; Lesnier père fut acquitté, et François Tous les ministres 290,000 fr. dans les proportims

suivantes : Janvier,

se sont réunis ce

Lesnier, déclaré coupable par le jury, mais avec des

matin, à 10 diminution , plus de 5 millions; février, augmen.

heures, à SFCloud.

talion, près de 2 millions 5 mars, diminution 940

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Voici, d'après le Diario official de Mexico, le rap

port du général Vanezsur le jugement et l'exécution

de M. le comte Raousset de Boulbon

Ministère de guerre et marine. - Section d'opération.

- République mexicaine. - Commandanee

générale du département de Sonore. - District de

Gueymas.

Excellence,

Le 9 du courant, en conseil de guerre ordinaire,

présidé par M. le général gradué, colonel du cin

quième bataillon, Domino Ramirez de Arellado et

composé de MM. les capitaines Antonio Mendoza,

Juan, B. Navarro, Domingo Duffoo, Julio Gomez

1Venceslao, Dominguez et Isidore Campos, a été

examiné le procès instruit contre le comte Gaston

de Raousset-Boulbon, dans les formes voulues. Le

conseil, après avoir entendu la défense et les disculpotions

de l'accusé, après avoir rempli les formalités

de la loi, a déclaré, à l'unanimité, que M. de

Raousset fût passé par les armes.

Approuvant cette sentence (et après avoir consulté

l'assesseur), j'ordonnai, le 10 , qu'elle fût

exécutée sur la place du Môle, à six heures du

matin, le samedi 12 du courant, prescrivant, en

même temps, que le condamné fût immédiatement

en chapelle.

Pendant le temps qu'il est resté en chapelle, le

comte a reçu tous les secours que sa situation demandait.

Il fit son testament, disposant librement des objets

qu'il possédait dans ce port; écrivit plusieurs

lettres, parla à un de ses compatriotes, à son défenseur

et à M. le vice-consul de France, auquel il

recommanda partie de ses dernières dispositions.

On lui permit , en résumé , tout ce qui était compatible

avec l'humanité et avec les circonstances.

Les conseils de notre sainte religion lui furent prodigués

par M. le curé de ce port, Vicente Oviedo.

j

I Au

I

Place du Capitole, 9

LOTERIE NATIONALE

CAPITAL: 600 000f Set 1f le BILLET

, ;

DJILLE LOTS

d'une valeur de 10,000 à 10 fr.

1 lot principal de : 70 mille franes

TIRMW IRRBYOCABLB

3! O t b 1854

c o re .

L'Universal annonce que M. le comte de Raousset

a demandé à ne pas se mettre à genoux pour

recevoir la mort, ce qui lui a été accordé. Le même

journal ajoute qu'à l'exception de M. Desmarais et

des trois officiers dont la cause se poursuivait à

Gueymas, tous les compagnons de M. de Raousset

ont été mis en liberté et sont retournés eu Californie.

OBSERVATIONS MÉTÏOROLOGIQUES,

FAITES A L'OBSERVATOLRE ,

Le 18 octobre 18M

Baromètre à zéro. Therm. eut. Hygromètre.

9 heures du malin. 736,51 8,4 85,0

Midi. 736,80 14,7 70,0

3 heures du soir. 737,01 14,0 62,5

6 heures. 738,01 10,0 75,0

9 heures. 738,72 10,0 76,5

LOTEIIIE 1E St°PIEIIItE

CAPITAL

800,000 fr. - i fr. LE BILLET.

Cent quatre-vient raille francs de lots

UN LOT PRINCIPAL DE

100 MILLE FRANCS.

Nouvellement autorisée, département

(Pas de-Calais.)

Thermomètre. - max. 14,7 m. 6,6

Vents à midi. S. Calme.

Elat du ciel à midi. - Couvert.

Loterie de Jeanue-d'Are

CAPITAL :300,000 FRANCS

1 FRANC LE BILLET.

Quatrevingt-dixnillefrancsdelots

f lot principal de : 50 Mille francs

Premier tirage 7 janvier 1855.

L®TEIE BOURDONNE-LES-BAINS

CAPITAL : 60,000 fr. -1 fr. le billet. - Gros lot : 10,000 fr.

Tirage irrévocable le 25 octobre 1854.

%I (' On se procure des Billets au GRAND BUREAU DES LOTERIES AUTORISÈES (autrefois rue Saint-Rome , 44) , aujourd'hui PLACE DU CAPITOLE , 2e Arcade , A TOULOUSE. Les demandes doits

vent être adressées franco à M. QUERRE , gérant. Passer les mandats à son ordre, - Maison de commission et de dépôts. - Cartes du théàtre de la guerre. - Impressions, distributions

à domicile. - A.bonnemeuts aux journaux et annonces.

On délivre avec les Billets de série de la Nationale la prime: histoire des Lieux Saillis, O e. la Liste des Numéros gagnants,

r- -

iNSî!îUîIO\ LACUITA e1 1SS

.

RUE DU LYCÉE, 4 (bis.)

LUNDI PROCHAIN , 23 octobre , réouverture des

Cours préparatoiires aux deux BACCALAUREATSet aux

Eeoles du Goui ernement.

Nous sommes frets d'annoncer aux parents et aux jeunes

gens , que TOUS nos candidats à l'Eeole impériale

de St-CTr ont été déclarés admissibles.

JJépÔt de CHOCOLAT ESPAGNOL

A i fr. 35 e. , 1 fr. 50 c. et 2 fr. le 112 Nil.

Dépôts à Toulouse , au Bureau de Tabac , place des Carmes , 4; à l'angle de la

rue duTaur, place du Capitole; chez M. BERGIT, coureur, rue St-Antoine-du-T;

RACAUD , opticien, rue des Filaliers, t9; et rue du Rempart-St-Elienne, 7, chez

M. Boul HER , épicier.

r

Louis-Napoléon, 25.

OL LEGE DE I11Cdjt°

diminution, environ 5 millions; ( Enfin, le samedi, l2 du couralL l mille francs avril

rand malin,

; ,

(Âi'IQQ(J.

t te

mai , augmentation , près de 1 million et dt ti ; la g;ltut,on de la plan; viii rsa u ti. ,alite 1 r Coll'gc de Pamie s, 1 r he d soin cr irs et d'une

juin, égalité; juillet,', tientatton , 1 million 750 de la tI ou,,e, .utvant rues dispositions , e =It formée ton fie i pr I I!e , sc eco I u Indc an

mille francs; août, égable septembre, diminution, en bataille non loin du lieu de l'exécution. Gt:cirutre

;niilcs par tout

ce qui ivnt leur inspire t une juste cofiIfCC. Aussi cha-

plus de 2 millions. On voit que les mois de mai, de partie formait, sur ce dernier lien, le carré de cou que année voit croitrc le nomtrt; des élèves qui viennent

juin, de juillet et d'août ont été d'assez bons mois tu me.

de l'Ariège et des partemenls circonvoisins, puiser à

pour le Trésor; las mois de janvier et d'avril avaient Tout étant ainsi disposé pour donner à un acte cette ourcc renom,itée des l;mnCS études , une Instruction

été au contraire de mauvais mois; le mots de sep- aussi important la solennité et lerespect que mérite aussi étendue que virile, v cc fia certitude d'y jouir d'une

tembre est au moins un mois médiocre.

la justice de la nation, le condamné fut conduit à foule d'avantages qu'on ne saurait trouer ailleurs à un

plus hautdegré et à des prix plus modérés.

(Débats.) A. Broet. l'endroit désigné au milieu d'une forte escorte, et là,:

Le n inistre dé la guerre vient de décider la après l'aceomplissemont de toutes les formalités

Un beau cabinetde physique, un magliitique laboratoire

de chimie , une riche colt etion d'(cL;tr,tiUctts de miné-

création d'un hôpital militaire à Avignon et l'ou voulues pat' l'ordonnance, s'accomplit la scotenr a , raur une bibliothèque ..onidérable et un personnel des

vertured'un second à Marseille. Ce dernier pendra et fut fusillé le comte Gaston de Raousset-ROUlbon plus complets assurent taux élèves , qui se destinent à la

la dénomination d'hôpital militaire de la Corderie. qui reçut la mort avec grand courage et se repen carrière des lettres ou à celle des sciences, toutes les res-

(Gazelle des Hôpitaux.) tant de ses fautes en chrétien. Il a été dné au sources nécessaires pour se préparer avec fruit au double

cadavre sépulture ecclésiastique dans le cimetière de baccalauréat.

Une école professionnelle annexée au Ccllége a pris ,

ce port.

depuis trois ans qu'elle est fondée , un développement

Avec la présente communication, V. E. trouvera très remarquable , justifié par les succès qu'elle a déjà

le témoignage de la cause instruite contre le malheu obtenus. Cette féconde institution, encore unique dans le

reux M. de Raousset. Je joins également copie de sa pays, est destinée à rendre de grands services aux clas-

disposition testamentaire, que cette commandante ses commerciale et industrielle.

générale a fait accomplir en ce qui la concernait, La durée des cours est de trois années. Ils forment un

réunissant les objets désignés et les remettant à M. ensemble dont voici le programme sommaire.

le vice-consul de France pour qu'ils soient délivrés Instruction religieuse , lecture raisonnée et ornement

de la mémoire, calligraphie, tangue française, style et

suivant la volonté du testateur.

composition , histoire nationale, géographie de la Érance

J'espère que V. E informera S. A. le général au point de vue du commerce et de l'industrie, arithmé-

président de l'exécution de la sentence qu'a protique

, géométrie avec l'arpentage , le nivellement et la

noncée contre le comte de Raousset la justice natio- levée des plans , géométrie descriptive , algèbre , trigonale,

lui donnant en même temps compte de la nométrie rectiligne , physique et chimie industrielles ,

présente commuuication, etc.

mécanique , minéralogie appliquée aux arts , tenue des

Dieu et liberté.

livres, droit commercial, agriculture, histoire naturelle,

Gueymas, 10 août 1854.

langue espagnole , dessin linéaire avec ses diverses applications.

JOSE MARIA VANEZ. Les élèves, pour être admis à l'Ecole professionnelle ,

doivent posséder toutes les matières comprises dans la première

partie du programme de l'instruction primaire,

tracées par l'art. 23 de la toi sur l'enseignement.

425!

J)ENSION FARREG1

Bouleuard de l'Esplana

à Montpellier.

Cuirs complet pour le Baccalauréat èsi.ettres

ei le Baccalauréat ès-Sciences. Six

professeur,, dont un licencié ès-le I,es, et

ml licencié è.-sciences phasiques et ès-

SCI000C6 mathématiques. Préparation sus

Ecoles du gouvaruemeut.

SEULE VERITARLE

EAU de OTT

5 , Rue Coq-héron , à Paris.

Cette Eau , approuvée par la Faculté

dedecine, doit sa supériorité sur

Ics autresdentirrices, àta réputation européenne

dont elle jouit depuis près d'un sièele.Elle

a les qualités de fortifier les goncives

, raffermir les dents , les entretenir

blanches etsaines, et d'en arrêter la curie.

Elle donne à l'haleine une odeur suave et

agréable.

La viritable EAU DE BOTOT porte sur

1 tu(1u.tte du flacon, la signature ai. s.

itefuser tout flacon qui n'aurait

i'OTOT

pdstette signature.)

Poutre dentifrice d'un goût et d'un

arôme enquis pour employer

avec l'EAo

de BOTOT.-Se trouve à Toulouse, chez

les principaut coiffeurs et parfumeurs.

.,

11,T!lTi7 1 "n li(If 3f T11(111 iIlt rit / Y

n . 1

Prix de la pension , pour un élève.....

id, pour deux frères.. . 750

id. pour trois f.ères.... 985

La rentrec des classes est tt c au 2 novembre.

L'Académie de l'industrie française , dans sa séance

générale du 20 juillet 1843 , a décerné une Médaille

d'honneur en argent à M. GEORGÉ , d'Epinal , pour

les perfectionnements qu'il a apportés dans la préparation

de son excellente PÂTE PECTORALE , dont les précieuses

propriétés pour combattre les RHUMES, enrouements,

catarrhes, asthmes, grippes, etc., avaient été

constatées par la commission chargée d'en faire l'examen

(Médaille d'or en 1845.)-La fab+rique est transférée

à Paris , 28 , rue Taitbout. - Dépôt dans chaque pharmacie

de France et de l'Etranger.

âHANG 1%TE DE DO d CL i.

MM. RICHARD KLEHE et Ce transfèrent leurs bureaux

rue St-Pantalon , 10.

Loterie tut Ooarg d'Oisans

CAPITAL: 300,000 BANCS

10, 5 ET 1 FRANC LE BILLET

299 LOTS

d'une valeur de 5,000 à 100 fr.

I lot principal de: 20 Mille francs

TIRAGE IRRÉVOCABLE

Au 30 ianvier 1855.

SYsTEili: COAIOCLiVE.

Au moment dnx tirai e de plusieurs loteries

, nous erg 3ea, , tes per soneaes !gui

dees .esst e eau st= aa clnEt !ces tl¢a st.rt,

ah se remlre ou is eci'ire an Gratin Btaveau

des Loteca9 a - â'd `sF st , ne nn'ea.tle titi

Ca[ailctic , 9, oa i'ur. oh iiv:e Le; o1erntie,t°s

biict_(Voirux an,loncsi

M. &riLLAi, f,o' et icerr gl4a fàe::tlato

dew Ils ltàux c1a; Touto,c*t., a son 1i ;, , cite actuel

PLACE Si iM1T-PAN'CAt,E t , ï c tlrteru 7 )r.',rrst/ie.

M. Mallan pose les dents art fictellrs san ligatures nuisibles

aux autres dents et sans pivots , souvent si dange.

reux.-Ce système lui-permet de garantir compiétement la

mastication et l'articulation et lui a valu le patronnage

et l'approbation des médecins les plus distingués de la

ville. Son minéral succédarteum blanc , applic oé à froid,

arrête la carie , s'identifie avec la dent , empéche fa douleur

et rend la dent la plus sensible propre pour la mastication.

M. Mallan se charge de toutes les opérations

relatives à son art.

D

Ce serait

Y S I fil

LOTERIE AVEYRONNAISE

CAPITAL : 80,000 FRANCS

I FRANC LE BILLET.

Quinze lots, argent, de 1,000 à 200 fr.

UN LOT PRINCIPAL DB:

10 MILLE FRANCS.

Tirage fixé au 31 décembre 1854.

LOTLRIE SteANTOINE

CAPITAL : 100,000 fr.; 1 fr. le billet

5s LOTS

d'une valeur de 2,000 à 100 fr.

I lot principal de: 10 Mille francs

TIRAGE. FILÉ

Au 31 decemhre 1854.

LOTERIE ST-MICUEL, DC BORDEAUX

CAPITAL : 90,000 fr. -1 fr. le billet. - Gros lot : 10,000 fr.

Sous le patronage de S. E. le cardinal Donne!.

L' LI IT , ECOOMIE.

Hottes vernies (première qualité.) .. 221 a Bottes veau (première qualité.) ..... 171 a

Bottiues élastiques............ 45 a Souliers veau double semelle...... 8 u

Souliers Vernis à boutons... 9 50e Souliers veau ordinaire... . . .. . 7 50

Souliers vernis à guêtres on lacets... 9 B Souliers vernis avec élastiques. . . 11 n

Escarpins vernis.... , ... 8 50 Souliers vernis double semelle... . . 12 u

Souliers cahoutchouc (hommes). 9 u , Souliers caoutchouc (femmes)...... 5 50e

Chaussures pour Dames et Enfants.

Dépôt général de manteaux et Paletots cahoutohoue , des maisons RATIER et Ce, C. GiHBAL et Ce , de Paris ,

pour hommes , femmes et enfants , eu drap, soie , alpaga , etc. , dans les formes les plus nouvelles.

Tees

Ancienne Maison LEDENT Uet HUBERT

2 , rue du Poids-de-l'Huile , près la rue de la Pomme et du Capitole

, à Toulouse.

G: ardassortiment le Glaces et Encadrements tes plus modernes, forme médaillons,

u couronnement, genre rocaille, à coins arrondis, style Louis AV

renajssance , entourés des plus élégants sujets , ainsi que de simples encadrements;

Attiques, avec peintures soignées et autres ; Miroiterie de fantaisie.

Glaces pour devantures, vitrages., tablette., et plaques de portes.

Fabriques de Miroiterie et atelier pour le polisssge et l'étamage des glacesiusqu'aus

plus grands volumes, dorures et restauration d'encadrement.

Tes rapports directs et importants avec les manufactures de Glaces et les principales

fabriques de dorures de Paris , mettent cette maison à mène d'offrir aua acheteurs

tous les avantages désirables. - Expédie en Espagne (AirranclIir.)

Librairie DELBOY , 71, rue de In Pomme.

r

L EPID1QUE

T n.

ET DE SO\ TRAITEMENT PRf SERPATIF ET CURATIF

D'après la méthode Hornaeopathïque ; par le docteur CASTAING.

Brochure in-,o, 5r; e. ; franc de port par la poste, 70 c.

Q({lT.

u

QUE LIlOI((tO11gpjw par le lecteur CASTAING. Brochure

u1w l t11 tl

poste. 1 fr. 20 c.

m-se , t franc ; franc de port par la

7198)

DILIGENCE pour PIBOAC

Départ tous les jours , à sept heures du

matin , de l'hôtel Delpech , lue de l'Ecbarpc,

l0; un salon est disposé dans cet

Hôtel pour recevoir les Voyageurs , en

attendant le départ. (77741

LE CIIOLRÂ

Guérison certaine des premiers

s3n1ptômes

,jo Choléra, quels qu'ils soient.

Par la Potion, les Pilules, le

Linlenent et les Pastilles, t;vee

instruction , qui se trouvent

rhea M CHABRE, directeur

fie la Pbaruraere Centrale. rue

St l'e r

SPECIALITÉ pour

JIAINCOULANTES D'ESCALIER

M. LUNEAU, fabricant, remet lesY

les1 neuf, ii des prix a très Iuodérés Rue

de i'Orme-See ,

étage. (7738)

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés

â ' Taÿ

UNE BRIQUETERIE

Située a r uan , p;cs Grisollrs, pou-

VaLt fourni do 80 à 1 0 mlli,' briques

par an. S'adresser au réuisscur du Domaine

rte l'ompius) , à Potni gnan. i760S)

CIDRE

FONDERIE GESLOT

Faubourg 1latabiau, à Toulouse.

MOULINS portatifs pou moudre les

pommes , mis eu mouvement par deus

hommes. - PRESSOIRS à cidre ,d'après

le système de Norulandie et de Bretagne.

M. GES1,01' , apant une grande connaissance

de la fabrication du Cidre, se tr:ansportcra

avec ses machines , che: les propriélaires

quile feroztdemandcr, lis paieront

en pommes ou en argent. Ecute

franco On acbète les Pommes (7757,

A VENDi1E ou a ÉCIIANGER

Coure un petit IIILA rte CAJ11'4 - AB

UNE 1 I

Située faubourg Bounefoy, 89 ; se compose

de deux corps , avec basse-cour, trofe

magasins. - S'adresser à Me LAUMOND y

notaire.

.et curieuse relongue vue à

faire, que celle de toutes les productions qui, dans le

domaine de la cosmétique seulement sont annoncées

avec fracas, comme devant faire révolution dans cet art

important , et qui sont tombées bientôt dans l'oubli le

mieux mérité, pour faire place à d'autres merveilles, aussi

réelles , aussi durables. Beaucoup moins longue serait la

liste des composés qui ont survécu à l'épreuve du temps

et de l'expérience , et qui ont trouvé leur succès dans ce

qui devait infailliblement faire la perte de tant d'autres.

A ces revues d'exceptions appartient sans conteste

un article qui depuis bientôt trente ans voit sa réputation

se consolider et s'accroître tous les jours. Nous voulons

parler de la Pommade du baron Dupnytren, aujourd'hui

universellement adoptée par le monde élégant,

comme l'agent le plus efficace pour les soins de la chevelure

, la faire croître et la conserver jusqu'à un âge relativement

avancé ; exempte d'altération sensible. Le dépôt

général est à Paris , rue d'Argenteuil , 35 , à la pharmacie

MALLARD , et à Toulouse , chez M. FERRIÉ neveu,

rue de la Pomme , 53, (7189)

LIBRAIRIE CENTRALE

A14'CIENNE LIBRAIRIE JOUGLA

46 , rue Saint-Borne , à Teulouse.

CHARLES DE BERNARD. -Le Gentilhomme Campagnard.

2 vol. in-12 6t

Il. CONSCIENCE: - Scènes de la vie fia.

mande, 2 vol. in-12. . . . . . . 6

LOUIS BEYBAUD. - Marines et voyages.

1 vol in-12. . . . . . . . . , 3

MALLEFILLE. - L. Collier: Comtes et nouvelles.

t vol. in-t2, . . . , . . , . . 3

Aujourd'hui vendredi 20 octobre (à 7 heures).

La Joie fait peur. - Le Bijou Perdu.

2e Arcade.

Situé à Pechbusque, canton de Caslanet,

avec cour , basse-cou , remise , écurie ,

pigeonnier, jardins, Bergers, parc. Ces

articles contenant environ près de 2 bectares

fit , route gravée jusqu'au pied du

château , à to kilomètres environ de Toulouse

S'adresser au concierge, place du

Salin 9. (88OS)

s' .?.xCCs Y, R,' âil E 1q;41;ri'

sir EA a'van't: nR "Sou &0`'ǧr,,

Sfure5RS dw 18 octobre

ern,soaille... 25 eé2550

dc......... , .. fit 5t 25

Blé tino ..... e 21 50 à . e

et C7t1:O:O t'tt, .. , s 24 " 9t 25

si. n 'itesitzt...... .. 23 50 à 23 75

b"`Igdt.. _ _ ..

Il

.. 18 50 . e

Harieïtt3..., , ...... 28 50 29

Fti85>, .......... 15 . é 15 2$

:.qf ,c',,... - ..... 15 50 1 16

Malsblaue.,...... l5 . S e e

seet:aos:ac, 17 e 5 .

1:I 50 5 . a

kvo:nc. , , if . t. 11 50

C me de Trèfle (50 kii.). 52 e à 54 .

Gtam..deLur rn i1LCC.I ii u S

G.Ine

More magazines by this user
Similar magazines