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Un label pour le lait

équitable

Page 10

Steyr «6210 CVT»

en test pratique

Page 28

Périodique spécialisé du groupe fenaco-LANDI • www.ufarevue.ch • 6 / 2011

Focus «Filtre à particules et tracteurs» Page 47

Germination sur

pied des céréales

Page 44

UFA 2000planer et

les traitements

Page 76


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Contre une société

digitale à deux vitesses

A la campagne, l’extension des

réseaux de fibre optique

se fait attendre.

Jakob Heusser, de la

Station de recherche

Agroscope Reckenholz-

Tänikon (ART), branche le

système de régénération

actif d’un filtre à

particules de tracteur au

réseau électrique.

Photo: Roman Engeler

21

Le client est roi

Un agro-entrepreneur doit recourir

à une technique performante et

moderne pour répondre aux

désirs de ses clients.

26

La qualité d’abord

Déjà lors du choix variétal, il faut

aussi tenir compte du potentiel de

qualité boulangère des

céréales panifiables.

36

Moins de travail et moins

de risques

Le compte marchandise UFA est la

solution idéale pour les éleveurs

cultivant des céréales.

74

FENACO ACTUEL

Une évolution réjouissante

Exercice 2010 de fenaco 4

En un mot de Willy Gehriger 5

Le centre de viande fraîche de Bazenheid 7

GESTION

Politique agricole 2014-2017

Elle concerne toutes les exploitations 12

Brèves 9

Un label pour du lait équitable 10

Rémunération des collaborateurs familiaux 14

Le sondage du mois 16

Damian Keller parle des primes de l’assurance maladie 18

Contre une société digitale à deux vitesses 21

TECHNIQUE AGRICOLE

Taillé sur mesure pour les travaux agricoles difficiles

Le Steyr «6210 CVT» en test pratique 28

Brèves 25

Pour l’agro-entreprise Krummenacker, le client est roi 26

Nouveautés 30

PRODUCTION VEGETALE

Sulfatage à l’hélicoptère

Traitements fongicides en Valais et aux abords du Léman 40

Brèves 32

Assurer les rendements des prairies temporaires 34

Une longueur d’avance grâce à la qualité 36

La voie difficile vers l’économie de marché au Nicaragua 38

La chaux comme mesure préventive contre la sécheresse 42

Germination sur pied des céréales 44

Phase finale décisive pour la qualité des céréales fourragères 52

Action d’été 2011 sur les mélanges fourragers 55

L’offensive bio porte ses premiers fuits 56

PRODUCTION ANIMALE

Transferts d’embryons

Egalement pour les petites exploitations? 68

Brèves 59

UFA actuel: les pages de l’éleveur 61

Protection contre la chaleur au pâturage: arbres ou abris 65

Veaux: diarrhées dues à la cryptosporidiose en augmentation 66

Comment procéder après la détection d’une mammite? 70

Des couleurs différentes pour l’agriculteur et le vétérinaire 72

Mélanger et entreposer soi-même son aliment? 74

Utilisation des médicaments vétérinaires et contrôles 76

Porcelets: prévenir les problèmes de coli par l’alimentation 78

Exploitation porcine Ruckstuhl: 30 ans d’élevage nucléus 80

VIE QUOTIDIENNE

L’hétérogénéité est une chance

Changement de rôle dans l’organisation familiale et du travail 84

Brèves 83

Les recettes à base d’épeautre de Lotti Baumann 87

Côté jardin: le monde magique des nénuphars 88

Un open air bio dans le Jura 89

Raphaël Gendre apprécie ses deux métiers 90

FOCUS

Filtres à particules pour les tracteurs milieu de Revue

SOMMAIRE

info@ufarevue.ch

EDITORIAL

Roman

Engeler

Le monde agricole était en émoi il y

a cinq ans, lorsque l’agriculture a

subi le feu de la critique en raison

d’émissions de suies de diesel

prétendument (trop) élevées. Entretemps,

l’Office fédéral de l’environnement

a certes corrigé à la baisse

les valeurs d’émissions estimées,

mais ce thème reste d’actualité et

suscite la controverse, même chez les

spécialistes de la question.

Qu’à cela ne tienne, la suie de diesel

peut être nocive pour la santé et

limiter les émissions est une bonne

chose. Les tracteurs dotés de filtres à

particules les diminuent jusqu’à

99 %, comme le démontrent des

essais menés dans la pratique sur

deux ans. Dans les grandes lignes, le

montage est en principe techniquement

possible mais parfois labo -

rieux, et surtout onéreux.

Le canton de Berne, qui a mené ces

essais en collaboration avec la

station de recherche Agroscope

Reckenholz-Tänikon, veut désormais

aplanir la voie pour l’équipement

des tracteurs sur une base volontaire.

Cette approche est certainement

la bonne car dans la pratique

agricole, l’engagement de la

Confédération pour des valeurs

limites encore plus sévères pour les

gaz d’échappement au niveau

international n’est pas toujours vu

d’un bon oeil. L’introduction de la

phase 3b a en effet déjà permis une

réduction massive des émissions de

particules, qui sont désormais 28

fois moins importantes que les

valeurs limites de 2002. Les

mauvaises langues prétendent même

que les gaz d’échappement des

moteurs diesel modernes sont

désormais plus propres que l’air que

l’on respire.

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REVUE UFA · 6 2011 3


FENACO

HIGHLIGHT

HIGHLIGHT

ACTUALITÉ

Résultats réjouissants

FENACO A BIEN TRAVAILLÉ EN 2010. Le chiffre d’affaires du groupe

a atteint CHF 5.449 milliards et dépassé de 0.9 % celui réalisé au cours de

l’exercice précédent. Le résultat d’entreprise consolidé s’est quant à lui amélioré

de 9.8 % pour atteindre la somme de CHF 62 millions.

Les responsables LANDI

diplômés en Suisse orientale.

Berne, le 25 mai 2011 – Les activités

très diversifiées de fenaco lui ont

une fois encore permis de connaître

une évolution réjouissante. Le commerce

de détail a particulièrement bénéficié

de l’amélioration

du climat de

consommation dont

les effets ont commencé

à se ressentir

dès le mois de mars

2010 et qui ont perduré

tout au long de

l’année. Jusqu’en décembre,

les activités

gérées par fenaco dans

le commerce de détail à travers les canaux

LANDI, Volg, Visavis et TopShop

ont augmenté de 5.7 % et permis de

réaliser un chiffre d’affaires total de

1.552 milliard de francs.

Quantités stables et prix de

vente en baisse Dans le secteur de

l’industrie alimentaire, fenaco a fortement

ressenti la concurrence acharnée

qui règne actuellement dans le commerce

de détail. Malgré un engagement

sans faille de l’ensemble des collaborateurs,

les bons résultats réalisés par le

passé n’ont pas pu être égalés. Les volumes

écoulés sont restés stables par

Tableau: Evolution du chiffre d’affaires et des résultats de fenaco

au cours des 5 dernières années

(en mio. CHF) 2010 2009 2008 2007 2006

Chiffre d’affaires total 5449.2 5402.4 5787.7 4874.7 4745.2

Résultat d’exploitation avant intérêts,

amortissements et Impôts (EBITDA) 248.7 246.3 247.9 219.4 206.5

Résultat d’exercice 61.8 56.3 62.2 64.0 51.2

Les responsables LANDI diplômés

dans la région Plateau central.

Dynamisme et perspicacité

Les présidents et gérants de plus de 100

LANDI de toute la Suisse ont suivi le

cursus de formation de gestion d’entreprise

(GE LANDI), lancé il y a deux ans.

Les premiers cadres viennent de recevoir

leurs diplômes. Ces récompenses

bien méritées ont été distribuées lors

des assemblées régionales du mois de

rapport à l’année précédente mais le

chiffre d’affaires a baissé de 5.7 % à CHF

1.375 milliard.

Importateur général de la

marque de renommée mondiale

«Claas» Dans le secteur agricole, la

météo globalement défavorable s’est

traduite par une stagnation des volumes

écoulés. La hausse du chiffre d’affaires

de 0.5 % à CHF 1.580 milliard s’explique

par la hausse généralisée du prix des matières

premières et par l’acquisition au

1 er janvier 2010 de la société Serco SA,

importateur général de la marque de renommée

mondiale «Claas». Serco SA a

fusionné avec Landtechnik Zollikofen

pour créer une nouvelle entité sous le

nom de Serco Landtechnik SA.

Le secteur d’activité «Combustibles et

carburants» de la marque «AGROLA» a

réalisé un chiffre d’affaires total de

914 millions de francs, dont la progression

de 4.5 % s’explique par l’augmen-

Les responsables LANDI diplômés

dans la région Suisse centrale.

mai. Ces responsables LANDI, grâce à

leur professionnalisme et leur esprit visionnaire,

contribuent à forger l’avenir

du groupe fenaco-LANDI dans l’intérêt

des agriculteurs. LANDI Freiamt (AG):

le président Andreas Schüpbach (agriculteur,

Kallern), les gérants Daniel Strebel

et Daniel Appert. LANDI Frila (AG):

Felix Wendelspiess, membre du conseil

4 6 2011 · REVUE UFA


BILD DES MONATS

PHOTO DU MOIS

Conférence de presse de fenaco concernant l’exercice 2010:

Willy Gehriger, président de la direction, donnant à la presse des informations sur

l’évolution et les projets du groupe fenaco-LANDI. La conférence de presse de cette année

s’est déroulée fin mai dans le nouveau centre de viande fraîche d’Ernst Sutter SA

à Bazenheid, une société fille de fenaco. Cette dernière occupe 220 collaborateurs

et l’investissement a porté sur 90 millions de francs.

tation du prix des matières premières

ainsi que par des ventes supplémentaires.

Les résultats enregistrés par

AGROLA sont supérieurs à ceux du marché

des hydrocarbures.

d’administration (agriculteur, Wegenstetten)

et le gérant Thomas Tschanz.

LANDI Grauholz (BE): le président Thomas

Iseli (agriculteur, Jegenstorf) et le

gérant Werner Nadenbousch. LANDI

Herzogenbuchsee-Thörigen (BE): le

président Rudolf Bützberger et le gérant

David Käser. LANDI Maiengrün (AG):

Kurt Eggimann, membre du comité

d’administration (agiculteur, Birrhard) et

le président Jakob Salm (Lenzburg), les

gérants Philippe Amrein et Hanspeter

Finsterwald. LANDI Schlatt (TG): le

Des fonds propres solides Le

chiffre d’affaires du groupe a atteint CHF

5.449 milliards et dépassé de 0.9 % celui

réalisé au cours de l’exercice précédent.

Le résultat d’exploitation avant intérêts,

suite en page 6

président Walter Monhart (agriculteur,

Schlatt), le gérant Martin Ritzmann.

LANDI Schwyz: le président

Richard Laimbacher (agriculteur, Seewen)

et la gérante Bernadette Kündig-

Blättler. LANDI Weinland (ZH): le

président Leo Schmid (agriculteur,

Dinhard) et le gérant Christian Lutz.

LANDI Zug: le président Johannes

Nussbaumer (agriculteur, Menzingen)

et le gérant Hans Bellmont.

Nous adressons toutes nos félicitations

à ces nouveaux diplômés.

ACTUALITÉ

FENACO

AUF EIN WORT

EN UN MOT

2010 a laissé un goût un peu amer pour

les producteurs de lait et les engraisseurs

de porc. En production végétale la

situation a été un peu meilleure grâce

essentiellement à une légère augmentation

des prix réalisés sur les marchés.

Pour fenaco, 2010 restera globalement

dans les annales comme une bonne

année et ceci grâce surtout au bon

comportement de son secteur du

commerce de détail. La crise financière

avait plombé l’ambiance du climat de

consommation durant plus d’une année

et demie. Ce n’est qu’avec l’arrivée du

printemps 2010 qu’on a réellement

ressenti un redémarrage de la consommation.

De nombreuses entreprises du

pays en ont bénéficié et ont ainsi pu faire

un bilan positif de l’exercice 2010.

Dans le secteur agricole au niveau

mondial, le fragile équilibre entre l’offre

et la demande a été dynamité par le

blocage des frontières russes suite à une

grande sécheresse estivale. Les prix

mondiaux qui traînaient à leur minimum

depuis 2009 ont doublé dans la seconde

moitié de 2010. Cette situation

d’instabilité des prix qui attire les

spéculateurs de tous bords, est globalement

très malsaine pour l’agriculture et

pour de nombreux pays dépendant de

l’importation pour alimenter leurs

concitoyens. Cette flambée des prix,

notamment des céréales, nous a certes

permis de mieux vendre les récoltes

qu’espéré mais il ne faut pas rêver, dès

que les prix repartiront à la baisse, ce

sera une ruée sur les soi-disant «prises de

bénéfices» et les prix s’écraseront à

nouveau, d’où l’avantage d’avoir un

système de régulation à la frontière

comme pratiqué par la Suisse. Le G8 a

mis ce sujet à son ordre du jour ce

printemps, espérons qu’il en sorte

quelque chose de positif pour le monde

agricole.

Avant de tirer un dernier trait sur cet

exercice lors de notre assemble générale

à Lausanne le 22 juin prochain, il me

reste à remercier tous les lecteurs de la

Revue UFA pour leur fidélité commerciale

avec le groupe fenaco-LANDI.

Willy Gehriger

Président de la Direction de fenaco

REVUE UFA · 6 2011 5


FENACO

Centrale pomme de terre Bercher

Agrola en train de livrer

Premier coup de

pioche d’une LANDI

Obsthalle

Sursee

Le groupe fenaco-

LANDI est une

société coopérative

dynamique appartenant

aux agriculteurs.

Elle propose

des agents de

production, des

biens de consommation

et des services

dans le but de

soutenir les

agriculteurs dans

leur développement

et d’assurer la

pérennité d’une

agriculture saine et

performante dans

notre pays, qui

compte parmi les

plus industrialisés.

ACTUALITÉ

Assemblée

générale

Visite de

cultures

Journmée portes

ouvertes

Halag Chemie Aadorf

Transformation des produits du sol

Denrées alimentaires

1375 Mio. Fr.

(25.3 %)

suite de la page 5

amortissements et impôts (EBITDA)

s’est élevé à CHF 248.7 millions (+1%)

et le résultat d’entreprise consolidé s’est

amélioré de 9.8 % pour atteindre la

somme de CHF 61.8 millions. Les fonds

propres ont atteint CHF 1.086 milliard et

représentent 42.1 % du total du bilan

(année précédente 41.9 %).

441 apprenants actifs dans

15 métiers différents En 2010,

fenaco a employé 8453 collaborateurs

(année précédente 8292), soit 7215

postes de travail à temps complet

(7047). L’effectif inclut 441 apprenants

(412) formés dans 15 métiers différents.

Au 31 décembre 2010, fenaco comptait

268 coopératives membres avec

46'442 membres individuels. Il est proposé

à l’assemblée des délégués du

22 juin 2011 de rémunérer les parts sociales

des LANDI membres avec un taux

d’intérêts de 6 %, ce qui représente une

somme de CHF 7.4 millions.

Graphique: Chiffre d’affaires 2010 par secteur

Commerce de détail

1552 Mio. Fr.

(28.4 %)

Commerce agricole

1580 Mio. Fr.

(29.0 %)

Combustibles et carburants

914 Mio. Fr. (16.8 %)

Divers

27 Mio. Fr. (0.5 %)

En 2010, le segment agricole, qui regroupe la vente d’agents de

production agricoles, de céréales, d’oléagineux, d’aliments fourragers

ainsi que le commerce de bétail et la technique agricole, a représenté

29 % du chiffre d’affaires total de fenaco. 25.3 % a été généré par le

segment denrées alimentaires, soit la reprise, la transformation et la

commercialisation des denrées agricoles. Le segment commerce de

détail représentait quant à lui 28.4 % du chiffre d’affaires total du

groupe. Il est issu des ventes réalisées par les LANDI intégrées, les

magasins Volg et les TopShop ainsi que des livraisons aux LANDI

membres et aux détaillistes privés. 16.8 % sont générés par AGROLA à

travers la vente de divers supports énergétiques.

6 6 2011 · REVUE UFA


ACTUALITÉ

Respect de l’environnement

A travers cet investissement, Ernst

Sutter SA s’est fixé pour objectif de

renforcer et de moderniser la production

carnée en Suisse. Les montants

investis prouvent que Ernst Sutter

SA croit en l’avenir de la Suisse en tant

que site de production ainsi qu’en celui

de l’agriculture indigène.

Transformation carnée C’est à

Bazenheid qu’a été construit un des

centres de transformation carnée les

plus modernes de Suisse. Sous la direction

de Walter Koller, Suttero Bazenheid

deviendra un partenaire majeur de la filière

carnée dans le secteur de la viande

fraîche. Cet investissement de Fr. 90

millions permet à Ernst Sutter SA de

concentrer l’ensemble de la préparation

et de la transformation de la viande sur

un seul site. Dès que l’usine Suttero Bazenheid

sera opérationnelle, la préparation

et la transformation de la viande

fraîche des autres sites Suttero seront

centralisées à Bazenheid. En tant que

trait d’union avec la Suisse romande,

Reber Ernst Sutter SA à Langnau i.E

continuera néanmoins à transformer de

la viande fraîche. Les dépôts régionaux

de Rothrist, Prilly et du Tessin seront

conservés et serviront à la distribution

finale dans les régions respectives.

Plus de 220 places de travail La

construction de la nouvelle usine de Bazenheid

permettra de créer 220 places

de travail dont 180 dans les secteurs

production et logistique ainsi que près

de 40 autres dans les secteurs de l’administration

et de la vente.

Minergie Le centre pour la viande

fraîche répondra aux normes «Minergie»,

un label international en matière de

durabilité dans le domaine de la

construction. Dans le but de promouvoir

une production d’énergie écologique, le

toit du bâtiment sera équipé de cellules

photovoltaïques. 75% de l’énergie provenant

de la production de froid seront

par ailleurs réutilisés sous forme de chaleur,

le solde de l’énergie nécessaire au

chauffage de l’usine provenant quant à

lui d’une installation d’incinération de

déchets située à proximité.

Préparatifs En collaboration avec

les équipes de travail définitives, l’ensemble

des processus est simulé et testé

de manière approfondie durant une

phase de test de plus longue durée,

dans le cadre d’un programme en trois

phases. Afin de faciliter la mise en route,

les divers processus sont discutés dans

les moindres détails, les planifications

de détail sont élaborées et le personnel

est formé. Les processus sont également

simulés à l’aide d’attrapes dans le but de

tester les différents systèmes techniques

dans diverses fonctions. Au cours d’une

phase ultérieure, les attrapes sont remplacées

par de la viande. Les processus

sont alors hygiénisés et les derniers réglages

de précision sont effectués. D’autres

tests de fonctionnement et réglages

des systèmes techniques seront également

effectués régulièrement par la

suite.

FENACO

CENTRE POUR LA VIANDE FRAÎCHE DE BAZENHEID Le premier coup de pelle

marquant le lancement des travaux du nouveau centre de compétence pour la viande

fraîche de Ernst Sutter SA à Bazenheid a été donné le 23 mars 2009. La construction de

ce site industriel a nécessité deux ans de travaux et un investissement de Fr. 90 millions

Ce centre emploiera plus de 220 collaborateurs et sera prochainement opérationnel.

Données relatives à la

construction

Début des travaux: 23 mars 2009

Phase de construction: 2009 – 2010

Volume d’investissement: 90 Mio. Fr.

Surface de la parcelle: 43 900 m2 Surface brute au sol: 16 880 m2 Matériel utilisé

Acier, au total : env. 790 t

Béton, au total: env. 22 000 m 3

Energie

Besoin en eau fraîche: env. 180– 200m 3 /jour

Puissance de chauffage: env. 3 MW

(dont 75 % via la récupération

de cha leur obtenue à partir de la

production de froid)

Le centre de viande

fraîche de Bazenheid

est l’une des usines

de transformation les

plus modernes et les

plus performantes

d’Europe.

REVUE UFA · 6 2011 7


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8 6 2011 · REVUE UFA


Forum la Vulg Suisse: la coopération au service des projets

Cette année, le séminaire national

de la vulgarisation agricole avait mis

à son menu la coopération au service

des projets. Les projets engloutissent

la plupart du temps beaucoup d’ar-

L’ayant droit

L’ayant droit (pl. ayants droit;

syn. ayant cause) est la personne

titulaire d’un droit ou la

personne qui a vocation p. ex.

successorale/héréditaire à

exercer par elle-même un

droit ou encore qui a droit à

une prestation en raison de

son appartenance à la catégorie,

qui y donne vocation.

La personne qui prétend

avoir un droit, notamment

comme héritier dans une succession,

est un prétendant

droit.

Philippe Haymoz,

juriste, IAG

Annonceurs

L’Union suisse des paysans procède

régulièrement à des relevés des

prix, des surfaces, des rendements

des récoltes et de l’état d’avancement

des cultures. Ces chiffres servent

de base à l’estimation du volume

des récoltes, à la négociation

des prix et à la défense professionnelle

agricole. L’USP a donc besoin

d’annonceurs lui transmettant leurs

observations.

www.sbv-usp.ch/de/statistik

gent et leur succès dépend des

connaissances techniques mises en

oeuvre. La collaboration entre la

recherche, la formation, la vulgarisation

et les organisations professionnelles

permet de combiner idéalement

les ressources financières et

techniques. Il en est résulté, déjà par

le passé, de précieuses impulsions,

notamment dans l’économie laitière.

Urs Gantner (état-major de direction

de l’Office fédéral de l’agriculture,

OFAG) a expliqué que le «vieux»

système linéaire soutenu par l’État,

consistant à transmettre les connaissances

de la recherche aux paysans,

est définitivement révolu. L’avenir est

aux réseaux de divers acteurs qui travaillent

de manière souple en fonction

de la demande des clients. Directeur

de l’Union suisse des paysans,

Un bon conseil plutôt

que de l’argent

La «Verband Zentralschweizer

Milchproduzenten» (ZMP/fédération

des producteurs de lait de

Suisse centrale) a annoncé la création

d’un nouveau prix d’encouragement,

en collaboration avec

Emmi Suisse SA et le centre de formation

professionnelle Nature et

Alimentation. Il succède au fameux

prix d’innovation d’Emmi. Le prix

d’encouragement «Innovation Lait»

sera décerné aux membres de la

ZMP et servira à promouvoir les

projets astucieux et innovants.

Le prix consiste à mettre à disposition

du gagnant un groupe de

conseil qui l’aidera à mettre en oeuvre

son idée.

Dernier délai pour les inscriptions:

le 15 août 2011.

Prix Montagne

Les personnes qui contribuent avec

un projet novateur au développement

économique de la région de

montagne peuvent participer pour

la première fois au Prix Montagne,

doté de 40 000 francs. Le délai d’inscription

court jusqu’au 10 juin 2011.

www.berggebiete.ch

Jacques Bourgeois a porté un regard

critique sur ces partenariats. Le

manque d’interdisciplinarité, la nonintégration

des paysans ou les intérêts

personnels peuvent nuire sensiblement

à la performance des

partenariats. Il arrive aussi que l’indépendance

entre l’OFAG, Agroscope,

Agridea et l’USP ne soit pas claire et

qu’il y ait un mélange des genres entre

la défense professionnelle, l’administration

et la politique.

La tâche d’Agridea consiste à

mettre à disposition des instruments

et des auxiliaires permettant aux

partenariats de réussir, a expliqué

son directeur, Ulrich Ryser (photo).

Un premier pas en ce sens a déjà été

franchi avec la publication d’un

«Guide du partenariat» à commander

chez Agridea.

Prestations complémentaires

Toutes les personnes dont les rentes,

les revenus et la fortune ne permettent

pas de couvrir le minimum vital

ont droit aux prestations complémentaires

(PC) de l’AVS et de l’AI.

Donc les familles paysannes également.

Les PC doivent être demandées

à l’agence du lieu de domicile.

USP Fiduciaire et Estimations

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Impact important

L’agriculture a un effet multiplicateur

énorme sur l’économie, comme

le relève la publication allemande

Topagrar 6 / 2011, qui confirme que

plus de 12 % des personnes actives

travaillent dans les secteurs en

amont et en aval de l’agriculture,

même si elle n’emploie que 2 % de

la population. La production agricole

ne représente que 1 % de la valeur

totale de la production allemande,

mais la transformation des

céréales, des oléagineux, du lait et

de la viande en constitue 9 %.

BRÈVES

GESTION

Les justificatifs sont

des titres

À la suite d’un vol, il arrive facilement

que les victimes soient tentées de demander

à leur assurance le remboursement

d’un nombre d’objets largement

supérieur à l’ampleur du butin.

Pour se faire rembourser, le volé doit

produire des justificatifs d’achat.

Il peut aussi arriver qu’un client

demande 0d’établir une quittance

de complaisance. Or, celui qui établit

pour un client une fausse quittance

est punissable. En vertu du

code pénal, les justificatifs d’achat

sont des titres. Celui qui établit une

fausse quittance se rend donc coupable

du délit de faux dans les titres.

En outre, il risque des poursuites

pénales pour complicité d’escroquerie.

L’employé qui établit une

fausse quittance risque par ailleurs

d’être licencié avec effet immédiat

par son patron en raison de son

comportement délictueux. Dans

son propre intérêt, il faut toujours

refuser d’établir des factures ou des

quittances de complaisance. Il est

en effet facile d’établir la falsification,

puisque le justificatif ad hoc ne

figure pas dans la comptabilité. De

plus, le soupçon de tromperie pèsera

sur toute demande ultérieure à

la compagnie d’assurance. Par ailleurs,

ce ne sont pas uniquement

des motifs pénaux qui doivent faire

renoncer à l’établissement de quittances

de complaisance. Celui qui se

livre à de telles pratiques ne lèse pas

seulement la compagnie d’assurance,

mais lui-même, puisque les

prestations d’assurance injustifiées

doivent être financées par une

hausse des primes.

Christian Kohli, USP Assurances

Toujours actuelles

www.ufarevue.ch

REVUE UFA · 6 2011 9


GESTION

Une marque pour le lait équitable

FAIRCOOP Le quota belge est de 3.4 milliards de litres de lait pour 10 millions

d’habitants. En règle générale, le lait belge est peu transformé, et il est exporté dans

d’autres pays européens en tant que matière première. Du fait du marché unique

européen, du lait liquide est importé, notamment d’Allemagne, avec une pression forte

sur les prix aux consommateurs.

Dominique

Barjolle

Le compte-rendu est

réalisé sur la base d’un

entretien avec

Monsieur Erwin

Schöpges, président

de Faircoop.

Le lait belge est écoulé sous forme

de lait UHT, poudre de lait et beurre

à quasi 100% par des laiteries de

très grande taille, dont la plupart

sont des coopératives en mains des producteurs.

Le prix du lait est principalement

dicté par la grande distribution,

qui a 80% de part du marché de détail.

Les prix aux consommateurs varient entre

55 cents et 1.10 euros (du premier

prix au lait de marque (Campina).

Le déclic En 2008, les prix du lait

s’effondrent en Belgique comme partout

en Europe. Les producteurs de lait

belges mènent 2 grèves du lait très

dures, et nouent le dialogue avec les autorités

du ministère wallon de l’agriculture.

Les négociations de prix sont totalement

bloquées avec les grands

distributeurs. Les producteurs font le

dur constat qu’ils n’ont aucun poids

dans cette négociation. Quelques producteurs

décident alors de fonder une

nouvelle société, pour défendre un prix

du lait équitable de manière collective

auprès des acheteurs de la grande distribution

belge. Leur stratégie est

articulée autour des éléments suivants:

lait liquide UHT demi-écrémé, vendu

uniquement aux grands distributeurs

avec un prix équitable pour le producteur

et pour les autres acteurs de la

chaîne.

Deux outils pour la négociation

du prix Le premier outil est la pression

syndicale et politique: les producteurs

de lait qui portent cette initiative

sont organisés, en plus de leur appartenance

à une coopérative, dans le MIG

(Milch Interessen-Gemeinschaft), qui représente

leurs intérêts. Le MIG est membre

de l’EMB (European Milk Board), qui

développe une vision de la gestion du

lait basée sur la gestion des volumes

pour garder des prix rémunérateurs. Le

MIG, en concertation avec l’EMB, organise

des manifestations et des blocages

des plateformes et des points de vente

de la grande distribution.

Le deuxième outil est une marque et

une stratégie de marketing portées par

les producteurs de lait belges. Ces producteurs

ont unis leurs forces au sein

d’une nouvelle coopérative: Faircoop.

Cette coopérative a déposé une marque

(Fairebel), qui est apposée sur les produits

dont le prix est équitable. Cette

marque fait référence à la vache «Faironika»

qui est une marque déposée par

l’EMB. Pour acquérir la qualité de membre

de la coopérative Faircoop, il faut

être un agriculteur qui produit du lait.

Tout nouveau membre peut acheter au

plus 20 parts (1 part = 100 euros). Les

premiers membres ont reçu gratuitement

5 parts supplémentaires (mesure

incitative). Le nombre de membres est

limité: l’acceptation de nouveaux membres

dure 2 ans et s’est terminée en juin

2011. Tous les membres de Faircoop ont

l’obligation d’être aussi membres de

MIG et de l’EMB.

Selon Erwin Schöpges, président de

Faircoop, «le ministre wallon de l’agriculture

a bien accueilli notre idée. Il est

conscient que cela ne peut plus durer

comme ça avec le prix du lait. Alors, le

gouvernement wallon a donné 1000 euros

quand un producteur adhèrait à la

coopérative. Pour nous, c’était un encouragement

fort et ça permettait aux

producteurs de se lancer sans risque».

L’idée de Monsieur Massoz, Directeur

de Faircoop, était de faire participer les

producteurs de lait directement dans la

promotion active de la marque Fairebel

auprès des consommateurs: «nous organisons

la présence des producteurs sur

les parking des supermarchés. Les magasins

profitent de cette animation. Et

les consommateurs sont vraiment

contents de pouvoir discuter avec les

producteurs de leurs difficultés. On

amène les vaches sur les parkings et les

enfants en redemandent!». Les producteurs

doivent passer en moyenne 5 à 6

demi-journées par an pour des activités

de ce type. En contrepartie, les coopérateurs

reçoivent 10 cents par litre de

lait écoulé sous la marque au prorata de

leurs parts au sein de la coopérative. S’il

ne participe pas aux promotions, le producteur

ne reçoit pas la prime de 10

cents par litre de lait. En pratique, Faircoop

a développé un concept marketing

10 6 2011 · REVUE UFA


et organisé de la promotion en magasin

pour le lait équitable. Faircoop n’a pas

fait d’investissements mais a négocié

des sous-traitances pour la collecte, la

mise en briques, le stockage et le transport

vers les points de vente. Faircoop a

engagé un commercial, qui travaille à

mi-temps, payé proportionnellement au

volume vendu, et une secrétaire, qui organise

la présence des producteurs en

magasin et gère l’administration cou-

rante. Les membres du conseil d’administration

s’engagent concrètement et

travaillent pour Faircoop au sein des dicastères

marketing, finances, vente, etc.

Par exemple, quand il va négocier avec

les acheteurs, le commercial est toujours

accompagné d’un membre du comité.

Selon Monsieur Massoz, c’est un

argument très important de discuter directement

avec un producteur, parce

que lui seul peut expliquer les coûts de

production de manière crédible, et la

philosophie de la démarche.

Les difficultés de départ Les

producteurs sont lents à convaincre. Ils

craignent au départ d’aller faire la promotion

sur les points de vente. Aucune

laiterie belge n’a accepté de mettre le

lait en brique sous la marque Fairebel,

même si le produit était payé un prix

couvrant la marge. Les consommateurs

ont dénoncé le fait que la marque utilise

les couleurs du drapeau belge mais que

le lait effectif dans la brique peut être

luxembourgeois. Selon Erwin Schöpges,

«on est conscient du problème que ça

pose pour notre image, et on a dû s’expliquer

avec les organisations de

consommateurs. Mais en fin de compte,

ils ont bien compris notre philosophie

et nos difficultés, et maintenant on a

surmonté cette grosse difficulté.»

Les grands distributeurs n’ont pas

tous joué le jeu, et ne présentent pas le

produit de manière totalement satisfaisante

en magasin. A noter que ni Aldi ni

Delhaize (le principal grand distributeur

belge) n’ont accepté de prendre le Fairebel

en magasin.

Les bonnes idées La marque Fairebel

est strictement propriété des membres

de Faircoop et se distingue clairement

de la marque de l’EMB (autonomie

de gestion et de décision).

Le modèle de Faircoop reprend celui

de l’énergie verte: pas d’investissements

au départ dans une usine ni dans du matériel,

pas de coûts de collecte du lait. Les

investissements sont le fonds de roulement,

le marketing et le salaire du commercial,

et sont couverts par les parts des

coopérateurs (subventionnées par le ministère

wallon de l’agriculture). Le produit

est un lait UHT: 180 jours de conservation

donc il n’y a pas d’invendus (on

ne produit que ce qu’on a déjà vendu).

Les limites La promesse est uniquement

sur la rémunération équitable du

producteur. A la fois c’est un point fort,

parce que le message est simple, à la fois

l’argument peut s’affaiblir avec le temps

ou être concurrencé facilement par une

marque concurrente. Selon nous, la

pression politique est un soutien très

important du travail de l’agent commercial.

Sans pression politique, il est probable

qu’il serait beaucoup plus difficilement

écouté par les acheteurs des

grands distributeurs belges.

A noter que le nombre de membres

est limité si on veut garder les 10 cts/litre.

En effet, le montant des ventes dépend

du volume total vendu, qui peut stagner

en fonction de la collaboration des

grands distributeurs. La motivation des

grands distributeurs n’est pas très forte

(marge à peine supérieure à celle réalisée

sur les laits premier prix), à long terme

elle dépend de ce qu’apportera au grand

distributeur les actions de promotion directes

en magasin sur les ventes de lait.

Résultats économiques Fin mars

2011, 450 producteurs se sont affiliés à la

coopérative Faircoop. En 2010, première

année de fonctionnement, une part va

rapporter environ 25 euros. Pour un co -

opérateur qui détient en moyenne 25

parts, cela représente un montant de 625

euros. Le lait est acheté brické sorti

d’usine au prix nécessaire pour que le

producteur qui a livré le lait soit payé au

prix du marché. Le consommateur paye

en magasin 90 cents, ce qui correspond à

un prix du lait payé au producteur de 40

cents/litre (prix jugé équitable sur la base

d’une large enquête européenne sur les

coûts moyens de production).

GESTION

Quelque part, vendre

du lait équitable n’est

que le passage à l’acte

de la revendication

d’un prix équitable.

A une époque où le

marché du lait reste

sous pression, cette

initiative courageuse

et innovante mérite

d’être saluée, même si

le modèle marketing

choisi a ses limites et

ne va pas résoudre

tout d’un coup.

Auteure Dominique

Barjolle, Institut des

décisions environnementales,

ETH Zürich, SOL B7

8092 Zurich

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REVUE UFA · 6 2011 11


GESTION

Tout le monde est concerné

POLITIQUE AGRICOLE 2014 – 2017 La procédure de consultation sur la politique

agricole 2014 – 2017 court jusqu’à fin juin 2011. Le développement du système des

payements directs est au centre de PA 2014 – 2017. Le Service de l’agriculture et des

forêts du canton de Lucerne a calculé quelles seraient les conséquences du développement

du système des paiements directs pour les familles paysannes de Suisse centrale.

Bernhard

Koch

Les répercussions de

PA 2014 – 2017 varient

beaucoup d’une

exploitation à l’autre.

Les familles paysannes

doivent connaître leurs

points faibles dans la

branche de production

«prestations d’intérêt

public» et agir en

conséquence.

Photo: Agrovision Burgrain

La procédure de consultation relative

à PA 2014– 2017 traite des modifications

apportées à la Loi sur

l’agriculture. Le dossier évoque les

changements apportés au système de

contributions, les critères d’octroi pour

l’obtention de payements directs et définit

le crédit cadre pour les années

2014 à 2017. Selon le calendrier établi

par le Conseil fédéral, le montant des

moyens financiers consacrés à l’agriculture

et les conditions d’octroi seront définis

en 2013 dans le cadre de l’Ordonnance

sur les paiements directs. Dans le

rapport ART 744, l’Office fédéral de

l’agriculture (OFAG) a effectué des estimations

sur les conséquences de PA

2014-2017. Sur la base de ces chiffres,

il est possible d’effectuer une simulation

pour déterminer quelles seront les conséquences

du nouveau système des

payements directs à l’horizon 2014.

Pour ce faire, il faut estimer la part de la

surface agricole utile (SAU) actuelle qui

sera classée en zone à bâtir ou la participation

des exploitations à des

programmes volontaires (qualité du

paysage, efficacité des ressources et biodiversité).

La simulation est basée sur les

structures d’exploitation de 2009 et

porte sur un grand nombre de données.

Résultats Pour l’année 2014, le résultat

de cette simulation n’est pas vraiment

une surprise: le montant des

contributions par exploitation reste à

peu près identique à aujourd’hui. Des

différences peuvent survenir dans les

cas où les limites de contribution (revenu/fortune

ou déductions en raison

de la taille) ne sont plus appliquées. La

composition des contributions varie fortement

selon l’endroit où se situe l’ex-

ploitation et la situation de départ. Pour

les sept cantons de Suisse centrale, la situation

est la suivante (tableau): près du

tiers des contributions est consacré à la

sécurité d’approvisionnement, un

sixième provient des contributions au

paysage cultivé, un autre sixième des

contributions au système de production,

alors que le montant des contributions

à la biodiversité représente environ

10%. Une faible part des

contributions provient d’autres programmes

volontaires (qualité du paysage

et efficacité des ressources). Le

solde de 25% provient des contributions

à l’adaptation. A l’hectare, cela représente

un montant oscillant entre

CHF 500.– et CHF 900.–.

Une pierre d’achoppement Les

contributions à l'adaptation sont destinées

à assurer une transition sociale-

ment supportable entre le système actuel

et le système prévu dans le cadre de

PA 2014– 2017. La différence entre les

paiements directs généraux actuels

(contributions à la surface, aux terrains

en pente, UGBFG et pour la garde d’animaux

en conditions difficiles) et les nouvelles

contributions au paysage cultivé

et à la sécurité de l’approvisionnement

est compensée à hauteur de 80%. En

raison de la participation accrue des

producteurs aux programmes volontaires,

le taux de compensation des

contributions à l’adaptation pourrait diminuer

à 60% d’ici à 2017. Contrairement

aux autres contributions, elle sera

liée à la personne de l’exploitant actuel

et sera donc ainsi totalement découplée

de la production. En cas de changement

d’exploitant, elle deviendra caduque.

Pour une exploitation qui doit être remise

à moyen terme, cela signifie qu’il

12 6 2011 · REVUE UFA


Tableau: Composition du montant total des contributions selon la zone et le type d’exploitation

total: 9712 exploitations

Toutes Zone Zone Zone de Zone de Zone de Zone de Pro- Vaches Grandes Exploitde

des montagne montagne montagne montagne duction mères cultures tations

plaine collines 1 2 3 4 laitière Bio

Exploitations Nombre 9712 2573 1563 1859 2412 955 350 4245 726 32 991

SAU ha 150261 44705 23565 24954 36545 15253 5239 66850 10451 510 16137

Charge animale UGB/ha 1.73 2.18 2.04 1.72 1.38 1.05 0.94 1.39 1.16 0.22 1.19

Part de surfaces écologiques

Exploitations qui ne satisfont

% de la SAU 12.5 10.6 11.8 12.6 12.8 15.3 21.6 13.2 15.1 10.4 16.3

pas critère UMOS

SAU libérée par ces exploi-

Nombre 364 180 113 30 31 6 4 18 32 20 23

tations (seuil UMOS)

Exploitations sans contr. à la

sécurité d’approvisionnement

ha 2041 1231 552 95 118 30 14 88 143 220 109

en zone herbagère Nombre 703 402 139 69 56 27 10 23 26 25 61

Contr. au paysage cultivé

Contributions à la sécurité

% 13.5 2.2 8.8 16.1 19.7 23.6 24.4 16.3 14.7 1.3 16.0

d’approvisionnement % 33.8 31.9 34.3 34.1 34.4 35.5 33.6 34.8 31.9 46.9 31.0

Contributions à l’adaption % 24.9 29.4 26.1 24.0 22.3 21.2 22.9 24.9 24.6 26.2 20.2

Contributions à la biodiversité % 9.7 10.6 9.8 9.8 9.8 7.3 8.0 9.8 11.2 12.0 11.5

Contr. au système production % 16.7 22.1 19.2 15.5 13.6 12.1 10.8 13.3 16.5 7.5 20.2

Contr. à l’efficience des ress... % 1.2 3.5 1.6 0.2 0.1 0.1 0.1 0.6 1.0 5.8 0.8

Contr. à la qualité paysage % 0.3 0.3 0.3 0.2 0.2 0.2 0.2 0.3 0.2 0.3 0.2

Source: Service cantonal de l’agriculture et des forêts du canton de Lucerne, mai 2011

faut soit accélérer l’abandon progressif

de l’agriculture, soit compenser le

manque à gagner par un autre biais.

Cela peut passer par une amélioration

qualitative des surfaces écologiques

existantes (nouveau: surfaces d’encouragement

à la biodiversité) ou une augmentation

de leur proportion. En ce qui

concerne les instruments qui sont cofinancés

par les cantons (mise en réseau

et qualité du paysage), il reste à définir

dans quelle mesure les cantons ou les

communes pourront proposer de tels

programmes.

Charge en bétail minimale La

contribution à la sécurité de l’approvisionnement

se monte à Fr. 850.–/ha et

compense totalement les contributions

UGBFG ainsi que les contributions supplémentaires

pour la surface agricole

ouverte et les cultures pérennes. A cela

s’ajoute la contribution par zone pour

les conditions de production difficiles

qui remplacera les contributions GACD.

Ces contributions seront uniquement

versées pour les surfaces herbagères si

l’exploitation présente une charge en

bétail minimale correspondant au moins

à la moitié de la charge en bétail subventionnée

actuellement. La charge en

bétail minimale sera donc de 1 UGBB/ha

en zone de plaine et de 0.8 UGBB/ha en

zone des collines. Les exploitations très

extensives en ce qui concerne la charge

en bétail ne toucheront plus ces contributions.

L’incitation à détenir autant de

têtes de bétail que possible pour optimiser

les contributions, disparaît.

UMOS Pour les exploitations de

plaine et de la zone des collines, il est

prévu de relever le besoin minimum en

travail de 0.25 à 0.4 UMOS. Cela a surtout

une incidence pour les petites exploitations

situées en zone de grandes

cultures. L’impact de cette mesure est encore

renforcé par l’adaptation simultanée

des coefficients applicables aux UMOS.

Selon les estimations des besoins en tra-

vail effectuées par les stations de recherche,

les coefficients applicables aux

UMOS diminueraient de 29% par ha de

SAU, de 16% par UGB vache laitière et

de 17% pour les autres animaux de rente.

Au niveau suisse, selon l’OFAG, près de

4000 exploitations seraient touchées par

cette mesure, principalement dans les régions

où la charge en bétail est faible.

Conclusion Ce changement de système

a des conséquences importantes

pour les exploitations. Qu’il s’agisse du

système actuel ou du nouveau système,

les exploitations doivent savoir quelles

sont leurs faiblesses dans la branche d’exploitation

«prestations d’intérêt public»

(paiements directs) et procéder aux adaptations

nécessaires. Selon les simulations

effectuées, la somme des paiements directs

reste identique. La plupart des exploitations

démarrerait dans le nouveau

système avec la même contribution de

base, ce qui signifie que la proposition

mise en consultation est équilibrée.

La part des contributions d’adaptation

représente le quart des contributions totales

touchées par une exploitation individuelle.

Cette contribution diminuant au

fil des ans, les programmes volontaires

permettant de compenser la perte progressive

de cette contribution gagneront

en importance. La modification des critères

d’octroi a des conséquences pour

bon nombre d’exploitations.

GESTION

Auteur Bernhard

Koch, Ing. agr. HES est

responsable du

département Paiements

directs auprès du

Service de l’agriculture

et de la forêt du canton

de Lucerne (Lawa).

Avec l’aide des autres

cantons de Suisse

centrale (Zug, Schwyz,

Uri, Nidwald, Obwald,

Glaris et Appenzell AR),

le Lawa a calculé les

conséquences du

nouveau système de

paiements directs à

l’aide de diverses

simulations.

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REVUE UFA · 6 2011 13


GESTION

Collaboration familiale

ABORDER LE THÈME DU SALAIRE permet de clarifier la situation entre les parties

et d’éviter que des attentes trop élevées ne soient finalement déçues. Des promesses

sur une hypothétique remise de l’exploitation peuvent également susciter de faux

espoirs. Ce sont alors les relations familiales qui en pâtissent. Pour parler salaire au sein

de la famille, il peut être judicieux d’utiliser les fiches techniques élaborées à cet effet.

Peter

Weber

Dans de nombreuses exploitations,

les parents et la jeune génération

collaborent. Lors de pointes de travail

importantes, les frères et sœurs

ou d’autres parents donnent également

un coup de main. La fiche technique «directives

en matière de salaires» fournit de

précieuses indications sur la manière de

dédommager la main-d’œuvre familiale.

Les coûts de main-d’œuvre ont un impact

important sur les coûts et le revenu

du chef d’exploitation, raison pour laquelle

il s’agit, dans un premier temps,

d’analyser si l’exploitation en question est

en mesure de verser un tel salaire. Des

amortissements élevés, des emprunts

conséquents ou des difficultés financières

se traduisent parfois par des salaires décevants

pour la main d’œuvre familiale.

Aborder de manière ouverte la rémunération

permet d’éviter des problèmes et

de trouver des solutions adaptées à la situation.

Les indemnités de salaire appartiennent

au passé Lorsqu’aucun

salaire n’est versé pour les membres de

la famille qui travaillent sur l’exploitation,

c’est le salaire global qui est pris en

compte pour l’AVS. Lors de la dissolution

du ménage commun lors de la reprise

de l’exploitation, ou au plus tard

lors de la succession, il est possible de

faire valoir des indemnités de salaire.

Ces dernières sont difficiles à calculer

car il est ardu d’établir quel travail a été

fourni est de quelles prestations l’ayant

droit a bénéficié. De nos jours, il est rare

qu’une personne issue du cercle familial

travaille à la maison sans convention

clairement établie, en espérant simplement

reprendre par la suite le domaine

à un prix plus favorable.

Contrat de travail Un contrat de

travail ne requiert pas nécessairement la

forme écrite. Selon l’article 320 du Code

des obligations, un contrat de travail est

réputé conclu lorsque l’employeur accepte

pour un temps donné l’exécution

d’un travail qui, d’après les circonstances,

ne doit être fourni que contre un

salaire. D’un point de vue légal, les

enfants qui travaillent sur l’exploitation

devraient être engagés aux mêmes

conditions que la main-d’œuvre extra-familiale.

Dans ce cas, ce sont donc les exigences

du contrat normal de travail cantonal

qui font foi. Une fois par année, il

faut discuter du salaire, du temps de travail,

des congés, des vacances ou de la

formation continue, même lorsqu’il

s’agit de main-d’œuvre familiale.

Salaire en espèces ou crédit

Une option consiste à verser les salaires

régulièrement en espèces. Il est également

possible d’accorder une partie du

salaire sous forme de note de crédit. En

fin d’année, cette dernière est muée en

un prêt avec intérêts. Au moment de la

reprise, il est déduit du prix de reprise

et considéré comme faisant partie des

fonds propres.

La note de crédit présente l’avantage

que les montants versés restent dans

l’entreprise, ce qui s’avère bénéfique

pour la trésorerie. Le reprenant est

contraint d’économiser. Les notes de

crédits lui permettent de bénéficier d’un

capital alors que les intérêts du capital

restent dans la famille. Si le salaire est

versé intégralement, une partie du revenu

peut être mise à la disposition de

l’exploitation sous forme de prêt ou être

versée au pilier 3A pour bénéficier des

avantages fiscaux de la prévoyance.

Décompte Le décompte des heures

effectuées facilite l’établissement du décompte

de salaire et permet une meilleure

transparence. Le décompte de salaire

mensuel s’effectue sur la base des

relevés horaires.

14 6 2011 · REVUE UFA


Un décompte de salaire correct représente

une charge administrative non négligeable

mais est à l’avantage de toutes

les parties. Le salaire se compose en général

du salaire en espèces et des prestations

en nature, à quoi s’ajoutent souvent

les contributions pour la caisse

maladie et les versements pour les assurances

sociales.

Le montant qui ne fait pas partie du

salaire en nature ou des prestations de

l’exploitation, équivaut au salaire en espèces.

Comme cela se fait d’ordinaire,

les contributions obligatoires à la charge

de l’employé sont déduites du salaire

brut. Les dédommagements pour les

heures supplémentaires ainsi que les

gratifications ou la participation au bénéfice

sont également considérés

comme un salaire.

AVS/AI/APG Pour les membres de la

famille qui travaillent sur l’exploitation,

les contributions AVS/AI/APG représentent

10.3% du salaire brut (répartis à

part égale entre l’employé et l’employeur).

Les collaborateurs familiaux

n’ont pas à s’acquitter de l’assurance

chômage ni de la prévoyance professionnelle

obligatoire. Pour la main

d’œuvre familiale, l’assurance accident

peut être couverte à travers l’assurance

maladie obligatoire.

Marcel Jeck et son fils Daniel se

sont mis d’accord sur le salaire.

Ce dernier est calculé avec

transparence et permet de réagir

avec flexibilité aux pointes de

travail et aux loisirs. Cela

constitue la base de la motivation

et de la qualité du travail pour les

deux parties.

Frais d’entretien Les personnes

qui travaillent sur l’exploitation familiales

vivent généralement également

sur place et bénéficient des prestations

de l’exploitation. Les prélèvements en

nature pour la pension complète et le

logement (sans prestations supplémentaires)

s’élèvent à Fr. 990.– selon le barème

officiel. En cas de dédommagement

pour le nettoyage, la lessive ou le

repassage, le montant précité peut facilement

augmenter à Fr. 1200.–. En d’autres

termes, pour un salaire horaire de

Fr. 20.–, il faut travailler 60 heures par

mois sur l’exploitation pour payer les

prestations en nature, soit pour le logis,

le couvert et les autres frais (lessive,

etc.).

Ancienne génération Les parents

qui travaillent sur l’exploitation devraient,

pour autant qu’il y ait suffisamment

de moyens financiers et de travail

à disposition pour deux générations,

également être rémunérés en fonction

du travail qu’ils accomplissent. Si ce

n’est pas le cas, l’ancienne génération

devrait sciemment renoncer à toute responsabilité

et rester en retrait. Les retraités

exerçant une activité lucrative

sont exemptés de contributions AVS

jusqu’à concurrence d’un salaire mensuel

de Fr. 1400.– par mois, respectivement

de Fr. 16 800.– par année.

GESTION

Des conventions claires

La famille Jeck a défini clairement les rapports de travail au sein de la

famille. Daniel, le fils de la famille Jeck, est âgé de 26 ans et a suivi une

formation d’agriculteur et de viticulteur. Il est engagé à temps complet

sur l’exploitation parentale. Cette dernière s’étend sur 27 ha et pratique

la production laitière, la viticulture, la culture de rhubarbe et d’oignons

(www.jeck-weine). En ce qui concerne ses conditions d’engagement sur

l’exploitation familiale, Daniel Jeck s’est basé sur le memento agricole,

qui mentionne les directives salariales de la Communauté de travail des

associations professionnelles d’employés agricoles (Abla).

Daniel a discuté ouvertement avec ses parents des conditions de travail

et un arrangement convenant aux deux parties a pu être trouvé. Le

salaire fait l’objet d’un décompte mensuel. Le montant du salaire et le

salaire en nature correspondent aux directives. Le bloc de formulaires

«Décompte de salaire» d’Agroimpuls s’est avéré être un bon instrument.

C’est également au sein de ce dernier que les jours de vacances (4 se -

maines par an) sont consignés. Daniel Jeck explique en outre: «nous ne

relevons jamais le temps de travail. En revanche, lorsque je désire finir

plus tôt le vendredi ou le samedi, personne ne me dit rien. Pour moi

c’est un bon système.» Selon Daniel Jeck, il est important de se mettre

d’accord au préalable tout en restant malgré tout flexible et en tenant

compte des aspirations des uns et des autres. Pour Daniel Jeck, le salaire

convenu doit également être adapté à la rentabilité de l’exploitation.

Auteur Peter Weber,

Centre agricole de

Liebegg,

5722 Gränichen

Fiche technique frais

d’entretien

www.budgetberatung.ch

Fiche technique con -

cernant les directives de

salaires pour la main

d’œuvre extra-familiale

dans l’agriculture et

l’économie domestique

2011, www.abla. ch

041 980 15 14 ou

www.agroimpuls.ch,

bloc de décompte de

salaire pour 15 Fr.:

Agroimpuls, Laurstr. 10,

5201 Brugg,

056 462 51 44.

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REVUE UFA · 6 2011 15


GESTION

Pas de collaborateur

issu de la famille

21 %

Pas de collaborateur

issu de la famille

34 %

Oui, un salaire est

versé

22 %

SONDAGE

La plupart du temps sans salaire

Des membres de la famille sont actifs

sur plus des trois quarts (76 %)

des exploitations agricoles en

Suisse, selon un sondage téléphonique

représentatif. Un tiers de ces personnes

(33 %) sont salariées, alors que

les autres (67 %) ne touchent pas

véritablement de salaire. Il apparaît

qu’en Suisse alémanique,les membres

de la famille sont nettement

plus nombreux à collaborer sur l’exploitation

agricole qu’en Suisse

romande. Dans cette région

par contre, environ la moitié

(53 %) des collaborateurs

familiaux touchent

un salaire, contre seulement

un bon quart

(27 %) de l’autre

côté de la Sarine.

Les frais de main d’œuvre grèvent le

revenu du chef d’exploitation, explique

Peter Weber. Ce conseiller d’exploitation

et enseignant au centre agricole de

Liebegg estime qu’il serait judicieux de

rémunérer les membres de la famille et

de leur verser un salaire. Peter Weber

conseille de se baser sur les directives

salariales de l’Union suisse des paysans

et de la Fédération professionnelle des

employés agricoles (Abla) (page 14).

Dans des situations économiquement

Oui, un salaire est

versé

35 %

Oui, mais aucun

salaire n’est versé

57 %

Suisse romande

difficiles, de nombreux membres de la

famille sont aujourd’hui encore prêts à

donner un coup de main gratuitement.

Si les moyens économiques de l’exploitation

ne permettent pas de verser de

salaire, il faudrait au moins que le travail

fourni puisse être pris en compte lors de

la reprise ultérieure du domaine et au

moment de la succession, ajoute Peter

Oui, mais aucun salaire

n’est versé

31 %

Pas de collaborateur

issu de la famille

24 %

Suisse alémanique Total Suisse

Oui, un salaire est

versé

25 %

Oui, mais aucun salaire

n’est versé

51 %

La main-d’oeuvre familiale

doit-elle être rémunérée?

Weber. Dans une prochaine édition de

la Revue UFA, nous aborderons par ailleurs

le thème de la rémunération de

l’épouse.

Ce sondage actuel

représentatif a été

effectué par l’institut

d’étude de marché

TransferPlus SA à

Stansstad au mois de

mai 2011 pour le

compte de la Revue UFA.

Désirez-vous participer à

notre sondage? Consultez

www.ufarevue.ch. Les

résultats seront publiés

dans la prochaine

Revue UFA.

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16 6 2011 · REVUE UFA


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Jeudi après-midi, le 7 juillet 2011

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REVUE UFA · 6 2011 17


GESTION

Professionnalisme et partenariat

LA CAISSE-MALADIE AGRISANO appartient à l’Union suisse des paysans.

Elle a récemment accueilli son 100 000 e membre et affiche des résultats positifs.

La Revue UFA s’est entretenue avec le directeur d’Agrisano, Damien Keller,

sur les augmentations des primes et le comportement de la population paysanne

en matière de santé.

Damian Keller (46 ans)

est ingénieur

agronome HES et

diplômé fédéral

en assurances sociales.

Il dirige Agrisano

depuis 10 ans.

Revue UFA: Quelle est la recette du

succès d’Agrisano?

Damian Keller: Nous nous adressons

spécifiquement aux familles

paysannes. Dès notre fondation en tant

que caisse-maladie de l’Union suisse des

paysans, en 1991, nous avons décidé de

nous consacrer à la niche de marché

qu’est l’agriculture et nous sommes restés

fidèles à cette stratégie. Notre croissance

a été permanente. Par ailleurs,

Agrisano entretient un partenariat étroit

avec les chambres cantonales d’agriculture,

ce qui explique que nous soyons

particulièrement proches de nos assurés.

Occuper une niche en appliquant le principe

«petite taille, grande qualité» c’est

bien, nous sommes d’accord. Mais le professionnalisme

et le respect de la multitude

d’exigences légales requiert quand

même une certaine taille, non?

Agrisano n’est pas une grande caissemaladie,

c’est vrai. Mais la taille à elle

seule n’est pas un gage de succès, même

s’il est vrai qu’une caisse-maladie doit

atteindre une certaine taille minimale.

Avec un volume de primes de plus de

250 millions de francs et plus de 100 000

assurés, nous avons largement atteint

cette taille minimale. Outre ce critère,

c’est la focalisation sur notre niche de

marché qui est décisive. Nous devons

donc avoir le courage de ne pas tout faire

pour tout le monde.

Comment parvenez-vous à augmenter le

nombre de vos assurés alors qu’il y a de

moins en moins de paysans?

Nous partons de l’idée que quatre à cinq

personnes vivent sur une exploitation

agricole. En comptant large, avec

60 000 exploitations agricoles, notre

clientèle potentielle s’élève donc à

200 000 personnes. Même si le marché

a tendance à se rétrécir, nous avons donc

un potentiel de croissance considérable.

Vous vous opposez avec force à la création

d’une caisse unique. Pour quelles raisons?

Une caisse unique est en général considérée

comme une menace par toutes les

Agrisano en bref

Nombre d’assurés: 100 000

Bénéfice d’exploitation 2010: 4.8 Mio. Fr.

Somme du bilan: 209 Mio. Fr.

Représentations régionales: 19 chambres

cantonales d’agriculture

caisses-maladie, car elle toucherait la

mauvaise cible. Les initiants eux-mêmes

admettent que leur initiative ne permettrait

guère de réaliser des économies. Il y

a par ailleurs un risque considérable

qu’avec une caisse unique, le monde politique

n’ose pas fixer le montant des

primes à un niveau permettant de ne pas

faire de déficit. L’assurance-maladie risquerait

donc de connaître une crise de

l’endettement pareille à celle de l’AI. Les

paysan-ne-s qui sont assurés auprès

d’Agrisano seraient donc pénalisés. En effet,

comme ils occasionnent des coûts inférieurs

à la moyenne, ils paient des

primes moins chères tout en bénéficiant

d’une gamme de prestations optimale.

Les caisses-maladie ont annoncé que les

primes allaient augmenter ces prochaines

années. J’imagine donc que ce sera aussi

le cas chez Agrisano.

Oui, le renchérissement oblige à une

augmentation de 2 % à 4 %. Par ailleurs,

le nouveau système de financement des

hôpitaux va pousser les primes à la

hausse. Mais par rapport aux autres

caisses, nos augmentations seront modérées,

en raison de la très grande solidité

de nos réserves et de l’absence de

besoin de rattrapage. Nous communiquerons

nos chiffres cet automne.

Qu’allez-vous faire avec les presque

5 millions de bénéfice de 2010?

Notre bénéfice d’exploitation de

4,8 mio. Fr. sera versé dans les réserves et

utilisé à des fins obligatoires. Nos assurés

en profiteront, car ce bénéfice influera

positivement sur le calcul des primes.

Cet argent ne sera pas investi dans le projet

de construction du Laurpark?

Certes, Agrisano est partenaire du projet

de Laurpark, mais il s’agit d’un placement

d’un montant mineur pour nous.

L’immobilier est un placement sûr qui

correspond aux sévères directives que

les caisses-maladies doivent observer en

la matière. Par ailleurs, l’investissement

du Laurpark est avantageux, car il ne

s’agit pas d’un fonds de placement immobilier

anonyme.

Juridiquement parlant, Agrisano est une

fondation. Pourquoi vous réorganiser

maintenant?

En 2012, Agrisano deviendra une fondation

d’entreprise, propriétaire à 100

pour cent d’Agrisano caisse-maladie SA

et d’Agrisano assurances SA, qui doivent

encore être créées. Agrisano

18 6 2011 · REVUE UFA


caisse-maladie SA reprendra toutes les

activités d’assurance-maladie et d’assurance-accidents,

alors qu’Agrisano assurances

SA se consacrera aux assurances

complémentaires. Ainsi nos prestations

et nos compétences seront désenchevêtrées.

Le contrôle d’Agrisano caisse-maladie

SA sera du ressort de l’Office fédéral

de la santé publique. Le contrôle

d’Agrisano assurances SA sera du ressort

de la Finma. Quant à la fondation d’entreprise,

elle rendra des comptes à la

Surveillance fédérale des fondations. Il

s’agit d’un pas en faveur de la transparence

et de la sécurité.

Votre administration ne va-t-elle pas enfler?

Non, pas du tout. Les frais de révision

vont certes augmenter un peu. Mais cette

augmentation sera inférieure à un franc

par assuré et par an. Sinon, cette réorganisation

touchera peu les assurés. Et nous

ne changerons rien à notre solution d’assurance.

Par ailleurs, les assurés continueront

à s’adresser aux mêmes interlocuteurs,

ce qui est un facteur très important.

Pourquoi les coûts de la santé sont-ils

jusqu’à 30 pour cent inférieurs à ceux

du reste de la population?

La population paysanne n’est ni

plus ni moins malade ou en bonne santé

que le reste de la population. En matière

de surpoids, par exemple, la situation

est identique. Mais ce qui a un impact

positif, c’est par exemple l’exercice physique

régulier, bien plus important que

deux ou trois kilos en plus ou en moins.

Par ailleurs, les enfants des paysans sont

moins sujets aux allergies. Dans ce domaine,

la proximité avec la nature est

positive. Mais les paysans vont aussi

moins souvent chez le médecin. Pour se

soigner, ils prennent plutôt des remèdes

traditionnels ou se tournent vers les médecines

alternatives, comme l’homéopathie.

Et souvent, les personnes âgées

restent à la ferme plutôt que d’aller dans

un home médicalisé. Souvent aussi, le

paysan ne peut pas se permettre d’être

en arrêt-maladie, ce qui réduit le volume

des indemnités journalières à verser

par la caisse. Enfin, en ville, la densité

de médecins est plus élevée et les

Graphique: Évolution du nombre d’assurés

120 000

100 000

80 000

60 000

40 000

20 000

0

GESTION

2007 2008 2009 2010 2011*

Assurance obligatoire des soins AOS

Assurance complémentaire AGRI-spécial – les preneurs d’assurance

proviennent exclusivement du monde rural.

* chiffres provisoires

gens consultent davantage.

La prévention est souvent le maître-mot.

Que propose Agrisano dans ce domaine?

L’agriculture est d’avantage touchée

que la moyenne par les accidents. Les

travaux mécanisés, la détention des animaux

et les silos par exemple recèlent

de nombreux dangers. Pour réduire le

risque d’accident, nous travaillons en

étroite collaboration avec le Service de

prévention des accidents dans l’agriculture

(SPAA), que nous soutenons aussi

financièrement. Ainsi, la campagne agri-

TOP a fait ses preuves et on ne peut que

la recommander. De plus, nous alimentons

un fonds d’urgence qui vient en

aide aux personnes tombées dans le besoin,

malgré une bonne couverture d’assurance,

à cause d’une succession de

circonstances malheureuses.

Que se passe-t-il avec vos assurés qui

quittent l’agriculture? Avec les filles et

fils de paysan qui se consacrent à d’autres

professions? Doivent-ils sortir d’Agrisano?

Non. Quand on est paysan, on le reste.

C’est une question de génétique et le

gène paysan, ça ne se perd pas comme

ça.

Interview Daniela

Clemenz, Revue UFA,

8401 Winterthour

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Contre une société digitale

à deux vitesses

Dans certains cantons, les relevés à

fournir pour bénéficier des payements

directs ne peuvent plus être

transmis que via Internet. Dans ces

cantons, les agriculteurs qui ne disposent

que d’un raccordement analogique

ont dû patienter longtemps.

Un même droit pour tous Depuis

2007, l’accès à large bande via un

raccordement ADSL (600 kB/s) fait partie

de l’approvisionnement de base. En

tant que concessionnaire du service universel

en matière de communication,

Swisscom a l’obligation de fournir à

chaque ménage de Suisse, où qu’il se

trouve, un accès à large bande et ce,

sans que les clients ne doivent payer un

prix supplémentaire. Des exceptions à

cette obligation de fournir ne sont prévues

que dans des cas fondés.

Si un agriculteur, un ménage ou une

entreprise ne dispose pas encore d’un

approvisionnement haut débit, il peut

demander à Swisscom d’être raccordé.

Il convient toutefois de rappeler que

l’obligation de fournir n’impose pas au

fournisseur d’utiliser telle ou telle technologie.

En présence de grandes distances

par rapport à la prochaine borne

de distribution, ce qui est plus souvent

le cas en zone rurale, le passage du câblage

en cuivre traditionnel à l’ADSL est

impossible d’un point de vue technique.

Dans une telle situation, l’obligation de

fournir laisse une marge de manœuvre

à l’opérateur et permet de recourir à

d’autres solutions telles que des liaisons

par satellite.

Prochaine étape Pour de nombreuses

applications Internet simples

(envoi de courriels), 600 kB/s suffisent

amplement. Pour des applications plus

complexes en revanche, il faut assez

vite disposer de largeurs de bande

plus élevées, ce qui n’est pas

possible en présence des câbles

de cuivre traditionnels.

Pour ce faire, il faut disposer

de câbles de fibres optiques

ou d’un câble coaxial tel

que les exploitants du

réseau câblé les utilisent.

D’un point de

vue purement technique,

un réseau de fibres

optiques permet d’atteindre

des vitesses de

transmission allant jusqu’à 100 MB/s.

Avec de telles vitesses de transmission il

est possible de proposer des services

médicaux assistés via Internet (E-

Health) ce qui représente un avantage

important lorsque les médecins de campagne

se font rares.

Autoroute ou route secondaire

En Suisse, les fibres optiques sont déjà

installées en de nombreux endroits.

Elles font office d’autoroutes de transmission

de données. Le raccordement

final des bâtiments reste en revanche

basé sur les câbles en cuivre datant de

l’époque des PTT. Ce raccordement à

domicile passe également progressivement

à la fibre optique. Dans le jargon

de la branche, on parle de

«Fiber to the home»

(FTTH). Or ce raccordement

à domicile est

justement très

onéreux car il im-

Thomas

Egger

GESTION

Les infrastructures de télécommunication modernes sont un instrument de travail

indispensable, pour les exploitations agricoles également. Le développement des

réseaux de fibres optiques s’effectue toutefois surtout dans les agglomérations urbaines.

Agenda digital de l’Union européenne

Dans l’Union Européenne, le développement des infrastructures à large bande est une

priorité. Les objectifs stratégiques y relatifs ont été définis au sein de ce que l’on appelle

l’agenda digital. Les objectifs seront réalisés au niveau national. Chaque pays a ainsi

défini une stratégie de large bande nationale. L’Allemagne désire par exemple équiper

75 % des ménages avec un accès atteignant jusqu’à 50 MB/s d’ici à 2014.

REVUE UFA · 6 2011 21


GESTION

plique que les conduites et les fibres optiques

installées sous terre devront aller

de la borne de distribution aux appartements

concernés. L’Office fédéral de la

communication estime qu’un raccordement

de tous les ménages suisses au réseau

de fibres optiques coûterait 23.4

milliards de francs.

Raccordement des régions périphériques

En raison des coûts élevés

qu’ils représentent, les réseaux de fibres

optiques sont surtout installés là où le

rendement est le plus élevé, soit dans

les villes. Selon Carsten Schloter, CEO de

Swisscom, le raccordement des régions

rurales pourrait encore prendre 15 ans.

Selon le groupement suisse pour les régions

de montagne (SAB) cela reviendrait

à instaurer en Suisse une société à

deux vitesses. D’une manière imagée,

cela signifierait que les régions urbaines

pourraient filer à toute vitesse en Ferrari

sur l’autoroute de transmission de données

alors que les régions rurales seraient

condamnées à circuler dans un

véhicule à deux temps.

Or c’est exactement l’inverse qui devrait

être le cas. Les nouvelles technologies

devraient d’abord être introduites

en zone rurale pour contribuer à diminuer

les distances physiques et à augmenter

la compétitivité de ces régions.

Le travail à domicile est une solution

d’avenir pour pallier les trains bondés et

les accès routiers suchargés dans les agglomérations.

Pour cela, il faut disposer

de réseaux de transmission de données

adaptés.

Un nouveau fossé ville/campagne

se dessine en matière de télécommunications.

Afin de le désamorcer,

il faut un engagement accru au

niveau politique ainsi qu’un esprit

d’innovation plus ouvert dans les

régions rurales.

Photo: www.istockphoto.com

L’UE donne l’exemple La Confédération

et les cantons pourraient accélérer

massivement le développement

des réseaux de fibre optique. Dans les

régions où le marché ne permet pas de

financer un tel développement, ils pourraient

par exemple accorder des prêts

sans intérêt aux prestataires d’infrastructures.

Le président du SAB, Théo

Maissen, a demandé au Conseil fédéral,

dans une motion, de réaliser un tel projet

dans le cadre des mesures d’amélioration

structurelles. Le Conseil fédéral a

toutefois refusé d’entrer en matière.

En 2008, l’UE s’est lancée dans un

projet similaire. En réponse à la crise,

l’UE a mis à disposition 360 millions

d’Euro pour le développement de la

communication à large bande en zone

rurale.

La Confédération attend L’UE a

compris l’importance du raccordement

à large bande pour le développement

des régions et l’a défini au rang de priorité

absolue dans le cadre de son agenda

électronique. En Suisse, la Confédération

ne s’est pas impliquée de manière

aussi claire. Le SAB exige donc du

Conseil fédéral que dans le cadre de la

stratégie à large bande, il inscrive le développement

des réseaux au rang de

Projet abandonné dans le

canton d’Obwald

La centrale électrique du canton

d’Obwald (EWO) avait l’intention

d’équiper l’ensemble du canton avec un

réseau de fibres optiques à une fibre. Il

était prévu de louer ces fibres optiques à

Swisscom et Cablecom.

Swisscom a cependant cherché à

imposer son système à quatre fibres en

réservant une fibre pour son propre

usage.

L’EWO n’aurait pas pu tirer de bénéfice

de ce réseau, raison pour laquelle elle

s’est retirée du projet en avril 2011. Le

canton d’Obwald ne sera donc pas

équipé de fibres optiques pour l’instant.

priorité. Le renouvellement de la

concession de service universel en matière

de communication, en 2017, devra

inclure des raccordements à haut débit

de qualité.

L’importance du raccordement à large

bande est également considérée de façon

différente selon les cantons. Alors

que quelques cantons tels celui de

Berne et les Grisons laissent le marché

décider du raccordement au réseau à

haut débit, les cantons de Fribourg et

d’Obwald s’impliquent activement dans

ce domaine.

Certains montrent l’exemple

Dans les régions rurales, les communes

choisissent parfois d’agir seules. La commune

de Nesslau-Krumenau dans le

Toggeburg en est un tel exemple. Cette

commune a par exemple installé un

chauffage central à bois à distance qui a

nécessité des travaux de fouille importants

jusqu’aux habitations. La commune

a profité de l’occasion pour raccorder

ces habitations au réseau de

fibres optiques. Cela permettra de réduire

les coûts et de mettre en même

temps sur pied une infrastructure moderne.


Auteur Thomas Egger est directeur

du groupement suisse pour les régions

de montagne (SAB),

Seilerstrasse 4, 3001 Berne,

www.sab.ch

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22 6 2011 · REVUE UFA


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REVUE UFA · 6 2011 23


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Suite de la page 23

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Suite

à la page 33

24 6 2011 · REVUE UFA


Nouveau broyeur sous flèche

En 2007, Krone présentait le premier

broyeur sous flèche totalement intégré

aux presses à balles cubiques. Ce

système «Prechop» a été optimisé et

est encore mieux adapté aux presses

«Big Pack». La nouvelle solution

améliore la coupe lors de débits importants

et la disposition hélicoïdale

du rotor de coupe réduit la puissance

nécessaire. La fixation des

couteaux a aussi été optimisée. Les

lames sont guidées des deux côtés,

ce qui réduit les risques rupture. Les

couteaux ont eux aussi été améliorés.

D’une part, le nombre de couteaux

présents sur l’arbre est passé

de 72 à 88, d’autre part, le poids des

couteaux a été doublé. Le nouveau

broyeur sous flèche de Krone est disponible

dès à présent pour les machines

de la série «Big Pack» «1270

XC», «1290 XC», «1290 HDP XC» et

«12130 XC».

Nouvelles enrubanneuses

La nouvelle série d’enrubanneuse

Kverneland offre une technique

d’enrubannage précise pour les

agriculteurs et agro-entrepreneurs.

Les machines sont conçues pour un

travail rapide et de qualité. La nouvelle

palette comporte des machines

à table rotative et à satellites

en versions intégrée ou tractée.

Une table d’enrubannage plus

basse, qui accélère la prise et facilite

le déchargement des balles, un

changement des films plus aisé

grâce à leur position basse, une réduction

des dégâts aux films et des

dispositifs de commande adaptés

aux souhaits de l’utilisateur font

partie des améliorations apportées

à la nouvelle série.

Partenariat

Rapid Technic SA et le centre de formation

des horticulteurs de Pfäffikon

(BZG) ont conclu un partenariat

destiné à améliorer la formation des

apprenants du secteur sur les machines

haute qualité et à les fidéliser

à la marque. Le BZG peut utiliser des

machines et appareils adaptés alors

que Rapid s’engage en tant que

sponsor et bénéficie des expériences

acquises lors de l’utilisation de ses

machines.

Le «Cougar» de Claas sévit en Suisse orientale

L’agro-entrepreneur Jürg Schönholzer

à Sulgen (TG) possède depuis

cette année la première faucheuse

automotrice de Claas type «Cougar

1400» de Suisse. Equipée d’un moteur

Mercedes de 480 CV, cette machine

dispose d’une largeur de travail

de 14 mètres. Deux moteurs

hydrauliques montés en parallèles

transmettent la puissance mécanique

à une transmission à deux vitesses.

La transmission s’effectue ensuite

par des arbres à cardans

jusqu’aux essieux. Grâce à la nouvelle

technologie de transmission à

cardan, la puissance est transmise

pratiquement sans perte jusqu’aux

faucheuses. Ces cardans sont protégés

par des embrayages. La transmission

électronique offre deux

gammes à transmission continue:

fauche de 0 à 21 km / h et transport

0 à 40 km / h.

La direction sur les quatre roues

de même diamètre permet de faucher

des plus petites parcelles et facilite

les fourrières. Chaque faucheuse

peut être commandée

individuellement via le levier multi-

Première automotrice

construite

Depuis la première présentation de

la «Katana 65», le développement de

l’ensileuse automotrice Fendt s’est

poursuivi. L’équipe de conception a

réalisé un travail énorme pour atteindre

les objectifs très ambitieux. Des

festivités ont marqué la sortie des

premières machines de présérie. La

«Katana 65» de Fendt tire ses 650 CV

d’un moteur Mercedes Benz V8 de

16 litres avec technologie SCR. Le

tambour de hachage de 720 mm de

diamètre, le plus grand du marché,

n’est pas la seule révolution apportée

par la «Katana 650». La cabine

spécialement développée pour l’ensileuse

automotrice reprend le

concept des commandes des tracteurs

Vario et remplit les exigences

les plus élevées. La suspension de

l’essieu arrière qui équipe de série la

«Katana» garantit un confort de haut

niveau.

fonction. Le chauffeur peut ajuster la

largeur de travail voulue par simple

pression du doigt. Les faucheuses situées

sur les bras latéraux sont protégées

hydrauliquement et peuvent

se déporter lorsqu’elles rencontrent

un obstacle.

En conditions optimales, la performance

de fauche atteint les 20 ha / h.

L’entrepreneur espère faucher

1000 ha pour sa première saison.

BRÈVES

TECHNIQUE AGRICOLE

S’engager pour

la durabilité

La manifestation «Challenge Bibendum»,

qui s’est déroulée sur l’aéroport

désaffecté Tempelhof de Berlin,

avait pour thème le trafic durable.

Cette manifestation, organisée pour

la 11 ème fois par Michelin et ses nombreux

partenaires, traitait du lien

entre le niveau élevé des prix des

carburants et la pression écologique

ainsi que de la réduction de la

consommation énergétique. Les

responsables du fabricant de pneus

Michelin ont rappelé que ces

thèmes occupaient depuis 20 ans

déjà une place importante dans le

secteur des pneus auto. Le secteur

des poids lourds est concerné depuis

3 ans par ces problématiques,

comme le secteur agricole, avec la

technologie «Ultraflex» (photo) actuellement

disponible sur le marché.

Dans le secteur automobile, les technologies

des pneumatiques ont permis

d’économiser 14 milliards de litres

de carburant et 25 mio de

tonnes de CO2. Michelin témoigne

ainsi de sa préoccupation permanente

pour ces sujets. L’utilisation

des meilleurs composants, de profils

et de carcasses optimisés permettent

de réduire la consommation.

L’exemple le plus récent est le pneu

auto-réparant qui permet d’éviter la

crevaison. Des mélanges spéciaux

de caoutchouc referment de l’intérieur

le trou occasionné. D’autres

travaux de recherche sont en cours

dans les domaines proches des

pneus comme les entraînements intégrés

dans les jantes pour différents

types de véhicules ou les piles à

combustibles.

Toujours actuelles

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REVUE UFA · 6 2011 25


AGRO-ENTREPRENEURS

TECHNIQUE AGRICOLE

Le client est roi

EN TANT QU’AGRO-ENTREPRENEUR, on est jugé sur la fiabilité

et la qualité du travail, déclarent René et Urs Krummenacher. La mécanisation

est importante: «Les clients veulent que l’on suive le développement

technologique», soulignent les deux agro-entrepreneurs de Dietwil en Argovie.

L’histoire de l’entreprise agricole

Krummenacher à Dietwil (AG) remonte

à 1956. «A l’époque, notre

grand-père a vendu ses vaches,

acheté une moissonneuse-lieuse et effectué

avec elle ses premiers travaux

pour tiers», rapportent René et Urs

Krummenacher. Quelques années plus

tard, une moissonneuse-batteuse est arrivée

et avec elle la réalisation d’une entreprise

de travaux agricoles professionnelle.

Cette étape a été réalisée sous l’impulsion

de Josef Krummenacher, le père

des deux propriétaires de l’entreprise.

Par la suite, René, mécanicien sur machines

agricoles, et Urs, maître-agriculteur,

ont repris la direction de l’entreprise

et ont développé, en plus des

travaux pour tiers, une exploitation agricole

avec engraissement de poulets.

Principe de fonctionnement

«Comprima»

Dans la chambre d’une presse «Comprima»,

les chaînes gauche et droite sont remplacées

par des sangles en caoutchouc tissées sur lesquelles sont fixées les

barrettes transversales. Lorsque le fourrage entre dans la chambre, il est

pris dans les barrettes et commence à tourner. La formation de la balle

est commencée. Sur les presses à chambre fixe, la chambre de

compression est anguleuse au début ce qui donne un effet rotatif

supplémentaire. Du côté du fabricant, on est convaincu que ce système

de rotation améliore la rotation des balles dans toutes les conditions, ce

qui évite le patinage ou l’immobilité du fourrage et réduit ainsi les

pertes de fourrages par brisures. Les sangles «Novogrip» sont

construites sur le même principe que les courroies trapézoïdales: le

caoutchouc et le tissage forment une ceinture sans fin avant d’être

vulcanisés. Il en résulte une absence de couture et donc une meilleure

résistance.

Mécanisation diversifiée Du semis

à la récolte, les Krummenacher réalisent

en fait tous les travaux des champs

nécessaires sur une exploitation agricole.

En dehors du secteur agricole, l’entreprise

est encore active dans le broyage

de bois et les travaux de terrassement.

L’entreprise Krummenacher conseillent

également ses clients dans le domaine

administratif, par exemple les prescriptions

PER ou la commercialisation des

récoltes. L’entreprise occupe aujourd’hui

sept employés à plein temps complétés

pendant la haute saison par sept auxiliaires.

«Nous sommes une entreprise colorée.

Nous utilisons en effet de nombreuses

machines de marques différentes»,

explique Urs Krummenacher.

Ce qui est primordial à nos yeux c’est

que la machine convienne à notre exploitation

et aux travaux à effectuer. Le

but est que le travail soit effectué de

manière optimale. Le travail à réaliser

est donc clairement le premier critère

d’achat d’une nouvelle machine et non

la proximité d’une agence.

Pour les tracteurs, à moyen terme, les

Krummenacher ont opté pour une stratégie

à deux marques. «Pour les puissances

supérieures – dès 150 CV – nous

achetons Fendt», affirme René Krummenacher.

Ce choix est basé sur des critères

comme les moteurs économiques,

la longue expérience et la fiabilité des

transmissions continues ainsi que le

confort qui caractérise la marque

«Fendt».

Presse à balles rondes «Comprima»

Cela fait déjà quelques années

que les Krummenacher utilisent les

presses à balles rondes Krone. «Nous

cherchions à l’époque une presse adaptée

à toutes les récoltes: ensilage, foin

et paille. Le système variable à chaîne de

Krone nous a convaincu».

En 2007, quand Krone a présenté la

nouvelle génération de «Comprima»

(voir encadré), les entrepreneurs de Dietwil

se sont intéressés à ces nouvelles machines

et ont acheté la même année le

premier modèle (combinaison presseenrubanneuse

«CV 150 XC», à chambre

variable et rotor de coupe). Les expériences

positives accumulées avec le

principe des chaînes ont encouragé le

passage à la nouvelle technique de

presse. «A l’époque, nous ne pouvions

pas encore nous référer à des expériences

pratiques. Nous avons toutefois

26 6 2011 · REVUE UFA


endu visite à des collègues allemands

qui avaient testé les machines de pré-série

et avons recueilli leurs impressions»,

nous explique René Krummenacher.

Les avantages comme la densité des

balles, les performances du rotor à couteaux

amovibles lors de bourrage et les

relativement faibles besoins en puissance

ont conduit les Krummenacher à

acheter une deuxième presse identique

à la première. Les quatre années qui séparent

les deux machines se remarquent,

la technique s’est encore améliorée,

selon René Krummenacher. Il est

fier de penser qu’étant l’un des premiers

acquéreurs, il a contribué à l’évolution

de la machine.

Comme annoncé, les Krummenacher

utilisent la combinaison presse-enrubanneuse

«Comprima» avec un Fendt

«415 Vario» de 150 CV. Cet attelage dispose

d’une réserve de puissance permettant

de travailler au régime «540

Eco» de la prise de force. La consommation

de carburant est au centre des

préoccupations: «Nous faisons le plein

des tracteurs tous les soirs, cela nous

permet de connaître précisément la

consommation de nos tracteurs et

d’adapter les différents travaux». La

consommation calculée pour le couple

Fendt «415 Vario» et combinaison

presse-enrubanneuse «Comprima CV

150 XC» se situe par exemple entre 0.7

et 0.8 litre par balle enrubannée.

Urs et René Krummenacher

avec le chauffeur

Roman Aufdermauer.

Comprima et Fendt

au travail.

Qualité de la coupe.

AGRO-ENTREPRENEURS

TECHNIQUE AGRICOLE

Construction propre

Le nom «Krummenacher» n’est pas

inconnu dans le secteur de la machine

agricole. Les semoir Krummenacher

sont en effet réalisé par Pius Krummenacher,

l’oncle d’Urs et René.

Le flair pour les semoirs semble faire

partie de la famille, les semoirs des

de l’entreprise sont en effet modifiés ou

fabriqués pour répondre de manière

optimale à leurs attentes. Sur la photo:

un semoir pour le semis de maïs en

bandes fraisées basé sur un déchaumeur

acheté, complété par une fraise, un

rouleau packer et un semoir fixé sur le

châssis. L’attelage a été conçu pour

que la machine soit proche du tracteur

et forme ainsi un agrégat compact.

Résumé Pour les agro-entrepreneurs

Krummenacher, le souhait des

clients est la principale des priorités.

L’objectif final étant la satisfaction des

deux parties – client et entrepreneur.

Le couple Fendt «Vario 415» et Krone

«Comprima CV 150 XC» permettent

d’atteindre cet objectif, comme le

confirment les témoignages des

clients.

Auteur Dr. Roman Engeler,

Revue UFA, 8401 Winterthour

La Revue UFA publie en ordre dispersé

et sous le titre «Test pratique» des

comptes-rendus relatifs à des machines

agricoles. Les personnes intéressées sont

choisies en collaboration avec les

constructeurs ou les importateurs.

www.gvs-agrar.ch

www.lohnunternehmen.ch

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INFO BOX

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REVUE UFA · 6 2011 27


KNOW-HOW

SUCCES STORY

Idéal pour les travaux pénibles

STEYR «6210 CVT» Steyr a introduit l’expérience acquise durant plus de dix ans

de transmission continue dans sa nouvelle série de tracteurs. Des performances

plus élevées, un meilleur confort et un contrôle facilité ont joué un rôle central dans

le processus de développement. L’agencement de la cabine, le levier Multicontroller

et les commandes intuitives y contribuent largement.

Auparavant, les transmissions des

tracteurs Steyr étaient conçues par

«Steyr Antriebstechnik» (désormais

propriété de ZF). Aujourd’hui, les

transmissions des «6200 CVT» sont fournies

par le groupe CNH et sont produites

en Belgique. Le moteur est lui

aussi fourni par CNH. Il s’agit d’un moteur

Iveco 6 cylindres d’une cylindrée de

6.7 l, turbo avec intercooler, injection

électronique Common-Rail et recirculation

des gaz d’échappement. La puissance

nominale du modèle «6210 CVT»

est de 213 CV. Sous l’effet du boost,

lorsque la vitesse dépasse les 15 km/h

ou que la prise de force est enclenchée,

elle peut être augmentée à 242 CV.

La transmission est l’élément central

du «6210 CVT». Trois éléments synchronisés

commandent les 4 plages de

Echo de la pratique concernant le Steyr «6210 CVT»

François Mercier est entrepreneur de

travaux agricoles à Penthéréaz. Il effectue

des travaux de battage, transport,

arrachage de betteraves et semis en tous

genres. Le premier tracteur Steyr de

l’exploitation a été acheté il y a plus de 50

ans. Depuis cette date, la famille Mercier a

toujours été fidèle à la marque autrichienne.

L’année dernière, François Mercier a acheté

un nouveau Steyr «CVT6210» en remplacement

d’un 9155. «Je n’étais pas particulièrement

enthousiasmé par les transmissions

continues, mais le confort qu’offre le CVT

6210 a été déterminant dans le choix du

François Mercier

vitesses avant et 2 plages arrière. Le planétaire

de répartition constitue le cœur

de la transmission. Il a pour mission de

regrouper la puissance moteur transmise

par les parties mécaniques et

hydrauliques de la transmission. La

commande d’arrêt active est particulièrement

intéressante lors de travaux en

terrains vallonnées. Lorsque le chauffeur

relâche la pédale de conduite ou tire le

levier Multicontroller vers l’arrière, le

tracteur s’immobilise sans avoir à presser

sur les freins. En plus de l’aspect sécuritaire,

ce système permet ensuite un

redémarrage sans à-coups et sans changement

de vitesse.

Quand le chauffeur pousse le levier

d’avancement vers l’avant, la technologie

de double embrayage, déjà connue

sur les voitures équipées de transmissions

à enclenchement direct, entre en

tracteur», nous confie François Mercier.

L’entrepreneur était à la recherche d’un

tracteur puissant disposant d’un gabarit

important. «Certaines marques proposent

des tracteurs de même catégorie, mais plus

compacts et qui sont alors parfois trop

légers ou trop courts pour réaliser certains

travaux».

Le 6210 CVT est utilisé principalement

pour les labours, le décompactage, le

transport et le débardage de betterave. En

plus de la puissance, le gabarit du tracteur

est un facteur important pour lever la

charrue 5 corps ou tracter la débardeuse à

betteraves dans les conditions parfois

difficiles de la fin de l’automne: «Avec un

tracteur plus léger, c’est parfois la

débardeuse qui prend le dessus…».

Après 300 heures de travail, François

Mercier est pleinement satisfait de son

nouveau tracteur dont le confort est un

avantage indéniable.

La cabine du CVT offre un environnement

de travail agréable, même si l’absence de

tableau de bord derrière le volant est un

peu déroutante au début. Selon F. Mercier,

l’utilisateur s’habitue rapidement à trouver

les informations comme le régime moteur

et la vitesse qui s’affichent dans le montant

avant droit de la cabine. L’entrepreneur

apprécie la rapide prise en main de son

tracteur. «C’est trop facile!» s’est même

exclamée son épouse après un galop

d’essai avec le CVT. Le seul bémol à

28 6 2011 · REVUE UFA


action. Le premier embrayage est alors

activé. Il permet d’atteindre la vitesse

de 5 km/h. Le deuxième embrayage est

déjà prêt pour passer à la deuxième

plage de transmission si l’accélération

est maintenue. Cet embrayage est activé

alors que le permier embrayage désactive

la première plage de transmission.

Ce processus se répète jusqu’à la quatrième

plage de transmission, qui permet

d’atteindre les 40 km/h lorsque le

levier est en bout de course vers l’avant.

Pour la marche arrière, le même principe

est activé, à la différence que seules

deux plage de vitesses sont disponibles.

La nouvelle transmission permet une vi-

l’agencement de ce tracteur vient du

levier Multicontroller. L’entrepreneur

regrette en effet la faible dimension des

boutons, notamment pour les commandes

du relevage et des distributeurs

hydrauliques. En raison du gabarit du

tracteur, la visibilité sur les bras de

relevage avant est limitée.

Par rapport à son ancien 9155, et malgré

une puissance nettement supérieure, le

CVT 6210 affiche une consommation

notablement inférieure. Ce tracteur

robuste, performant et simple à utiliser,

répond à toutes les attentes de François

Mercier.

tesse maximale en marche arrière de 30

km/h.

«S-Tronic» C’est ansi que s’appelle

le nouveau système de gestion de la

transmission et du moteur. Ce système

ne gère pas qu’une stratégie de

conduite, mais également le moteur et

la transmission en fonction de critères

économiques. Il permet ainsi de choisir

le régime moteur le plus efficace pour

les travaux des champs et de transport

ainsi qu’un régime constant, ce qui

contribue à optimiser la productivité

des travaux à la prise de force et à réduire

la consommation.

Commandes Le Steyr «6210 CVT»

peut être conduit normalement en actionnant

la pédale d’avancement. Le

nouvel accoudoir avec son levier de

commande mobile propose toutefois

également de nombreux modes de

conduite. Le changement de direction

peut être commandé en agissant sur

l’inverseur situé derrière le volant ou

par pression sur des boutons intégrés

dans le levier de commande.

D’autres commandes

comme la

sélection de la vitesse ou

l’encodeur rotatif de la

vitesse cible sont également

intégrés au levier

Multicontroller. Le levier

de gaz à main en 2

parties est aussi intéressant.

Il permet de définir le

régime maximal et minimal.

En mode prise de force, au lieu de

définir un régime maximal, une sorte de

régulation de la charge maximale est activée.

Elle décide de la réduction de régime

autorisée avant que la transmission

ne réagisse.

La zone de commande intuitive est

également nouvelle. Elle présente le

tracteur avec tous les éléments de commande

à leur emplacement correct. En

option, le moniteur tactile «S-Tech

300», intégré à l’accoudoir, ou le «S-

Tech 600», installé à part, contrôlent les

fonctions du tracteur, les commandes

Isobus des outils et l’autopilot «S-

Guide». Il affiche aussi d’autres fonctions

de la machine comme le patinage,

la surface travaillée ou l’intervalle des

services.

Le relevage avant avec

une force de levage de

3785 kg est disponible

en option.

Le Steyr «6210 CVT» est

équipé d’un système

hydraulique load-Sensing

et d’un relevage

arrière EHR.

Aperçu de la cabine

avec le levier Multicontroller,

le panneau de

contôle ICP et l’écran

«S-Tech 300».

SUCCES STORY

KNOW-HOW

Donneés techniques

Steyr «6210 CVT»

Moteur: 6 cylindres, 6.7 l cylindrée,

213 CV (à 2200 Tmin), avec Power-Plus

(Boost) 242 CV.

Transmission: continue, 0–40 km/h en

marche avant, 0 –30 km/h en marche

arrière.

Prise de force: 1000/1000E.

Hydraulique: EHR avec compensateur

d’oscillation dynamique, 150 l/min (en

option, 170 l/min à 215 bars), maximum

9 distributeurs.

Force de levage: 10 460 kg arrière,

3785 kg avant.

Dimension: longueur: 5017 mm; largeur:

2682mm; hauteur: 3090 mm. Poids à

vide: 7200 kg; poids total autorisé:

13 000 kg.

(Données du constructeur)

D’autres détails Le Steyr «6201

CVT» dispose d’un frein moteur qui réduit

l’usure des freins lors des travaux de

transport ainsi que d’un frein de stationnement

qui s’active automatiquement

après 45 secondes d’immobilité, 5 secondes

après avoir quitté le siège ou lors

de l’arrêt du moteur. La suspension de

la cabine (69 dB(A)) et l’éclairage par

projecteurs au xénon méritent d’être signalés.

En ce qui concerne l’hydraulique, les

9 distributeurs double effet à commande

électro-hydraulique se commandent

par le levier en croix ou les leviers

à bascule. Le débit moyen est de

150 l/min. Grâce aux vérins de 110 mm,

la force de levage maximale du relevage

arrière est de 10 460 kg.

Auteurs Dr. Roman Engeler, Gaël

Monnerat, Revue UFA,

8401 Winterthour

La Revue UFA publie en ordre dispersé

et sous le titre «Tests pratiques» des

comptes-rendus relatifs à des machines

agricoles. Les personnes intéressées sont

choisies en collaboration avec les

constructeurs ou les importateurs.

www.case-steyr-center.ch

INF INFO INFOBOX

INFO BOX

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REVUE UFA · 6 2011 29


valable 8. – 25. 6. 11

KNOW-HOW

NOUVEAUTÉ

30 ans de faucheuses frontales Claas

Plus de 40 000 faucheuses frontales

ont été produites ces 30 dernières

années dans l’usine Claas de Bad

Saulgau. Claas combina sur le modèle

«Disco 3100 FC» pour la toute

première fois l’adaptation au sol libre

(«Profil») avec une pression au

sol réglable hydrauliquement en

continu, une technique nommée

«Active Float». Les mesures effectuées

ont démontré que la consommation

de diesel pouvait être

réduite jusqu’à 20 % selon les

conditions d’utilisation avec l’aide

du système de soutien hydropneu-

Bougies de fête

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longueur 220 cm,

largeur 80 cm,

pieds escamotables.

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de bois

10 kg

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9. 90

PRIX BAS EN PERMANENCE

matique de la faucheuse et que la

teneur en cendres dans le fourrage

pouvait être abaissée de 17 %. La

pression au sol de la faucheuse peut

à tout moment, même pendant le

trajet, être adaptée facilement à

partir du siège du conducteur.

Grâce à ce soutien optimal, la résistance

de friction se convertit pendant

le fauchage en résistance de

roulement. De ce fait, la faucheuse

se laisse tirer plus facilement et le

besoin en puissance ainsi que la

consommation de carburant s’en

trouvent réduits. Par la réduction

du nombre de tours minute de l’arbre

de prise de force de 1000 à 850,

la consommation de diesel peut encore

être réduite de 16 % avec les

faucheuses «Disco Contour».

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Steyr Kompakt S et Case IH Farmall C

Les nouveaux modèles de la gamme

Steyr et Case IH s'appellent Kompakt

S et Farmall C. Ces tracteurs

sont très polyvalents et complètent

la gamme de puissance de 55 à

75 CV. Tous les modèles de la série

Farmall C et Kompakt S sont propulsés

par un moteur 4 cylindres de

3.2 lt offrant une puissance nominale

de 55, 64 ou 75 CV. L’ergonomie

est idéale, toutes les commandes

les plus fréquemment

utilisées étant à portée de mains sur

la console avant droite. La main

gauche reste libre pour conduire et

changer de direction grâce à l’inverseur

au volant. En plus de la cabine

spacieuse, le volant et le tableau de

bord s’ajustent pour offrir un environnement

de travail agréable et silencieux.

Les portières à large ouverture

et le plancher plat permettent

de monter et descendre aisément

du tracteur et facilitent le nettoyage

Farine pour

tresses

Qualité

boulangère,

5 kg (1.30/kg).

de l’habitacle. Pour faciliter et accélérer

les travaux de manutention, la

visibilité est excellente. De plus, le

système d’éclairage comporte six

phares de travail qui permettent de

travailler de nuit comme de jour. Le

confort de la cabine et les commandes

faciles à prendre en main

contribuent à accroître la rentabilité

de votre exploitation.

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Conditionneur «extra dry» changement «ultra rapide»

A travers les prestations qu’elle offre,

Pöttinger améliore les conditions de

travail de ses clients. Pouvoir adapter

les faucheuses de manière optimale

quelles que soient les conditions, est

un impératif pour les agriculteurs et

les entrepreneurs. A travers le changement

rapide des conditionneurs,

Pöttinger propose depuis des années

une solution pratique; le conditionneur

peut être remplacé en peu de

temps par des disques forme-andains.

Ce changement rapide des

systèmes est disponible pour toutes

les faucheuses, aussi bien frontales

que latérales arrière ou pour les combinaisons

de fauche.

Changement rapide

Le conditionneur peut être démonté

facilement par une personne

en quelques minutes.

1 Ouvrir avec des chevilles rapides

2 Démonter les courroies du rotor

3 Monter le châssis, mettre en

route – terminer.

Si le temps ou la composition du

fourrage le permet, on peut se pas-

Est-ce que tu veux

toujours être à la page?

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Agro-News!

Les Agro-News du site www.ufarevue.ch

ser du conditionneur et réduire ainsi

les besoins en puissance de la faucheuse,

ce qui permet de diminuer

la consommation de diesel.

Ce changement rapide des systèmes

facilite le nettoyage des faucheuses.

Après le démontage du

conditionneur, le nettoyage est

grandement facilité et l’entretien de-

Des aides puissants pour chaque jour

NOUVEAUTÉ

vient un jeu d’enfants. Avec cette

application pratique, Pöttinger

contribue de manière déterminante

à la qualité du fourrage.

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- sont actualisées tous les jours par la Revue UFA

- renseignent sur les derniers développements et produits dans

l’agriculture

- contiennent une foule d’astuces pour les praticiens

- offrent de nombreuses photographies de divers événements

- couvrent les secteurs Gestion, Technique agricole, Production

végétale, Production animale et bien d’autres

- Ils valent donc la peine d’être consultées régulièrement.

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pointe pour l‘entreprise

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PRODUCTION VEGETALE

Lutte contre

le carpocapse

Affirm ® l’insecticide de Syngenta

est désormais autorisé en Suisse

pour lutter contre le carpocapse

et d'autres ravageurs des arbres

fruitiers et est disponible auprès

de vos LANDI.

Affirm ® contient de l'emamectine

qui pénètre rapidement dans

les tissus végétaux et est transportée

vers la face inférieure des

feuilles. De par sa bonne résistance

à la pluie et un risque limité

d'évaporation, les éventuels effets

négatifs sur le climat sont réduits

à un minimum.

Affirm ® agit contre les vers du

carpocapse des pommes et des

poires, la petite tordeuse des

fruits, la tordeuse de la pelure ainsi

que les cheimatobies dans les

fruits à pépins. Une fois que les ravageurs

ont absorbé la matière ac-

tive, ils cessent immédiatement de

ronger, ce qui évite tout dégât

supplémentaire. Un dépôt de matière

active se forme dans les

feuilles et reste actif en cas de reprise

de l'activité des vers.

Contre le carpocapse, le premier

traitement a lieu dès le début

des éclosions. Deux traitements

au maximum sont autorisés par

saison. La petite tordeuse des

fruits est également atteinte lors

de l'application contre le carpocapse.

Concernant la tordeuse de la pelure,

la période d'application

s'étend de la mi-juin à début août

– en fonction du stade de développement

du ravageur. Il faut traiter

au mois d'août contre les larves de

la génération d'automne.

Toujours actuelles

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BRÈVES

Visites des essais variétaux et culturaux de blés et colza

Le département production végétale

de fenaco organise une présentation

des essais culturaux de blés et

colzas sur le domaine de M. Johann

Gäumann à Goumoens-la-Ville, le

vendredi 24 juin 2011.

Les visites commentées des

14 ha d’essais de blés et de colza

auront lieu toutes les 45 minutes

entre 9h15 et 16h 30. Les essais

présentent les différentes variétés

de blés et de colzas et mettent en

évidence leurs différences de comportement

en conditions pratiques

sur le domaine de M. Johann Gäumann

à Goumoens-la-Ville. De

9h15 à 16h 30, des visites des parcelles,

commentées par les spécialistes,

auront lieu toutes les 45 mi-

Prévisions des récoltes

à la baisse

L'Union Suisse des Paysans (USP)

corrige presque toutes ses estimations

de récoltes vers le bas en raison

de la sécheresse. Seuls les

rendements d'épeautre restent

pratiquement inchangés.

L'USP estime que le potentiel de

rendement des cultures est inférieur

à la moyenne, sauf pour l'épeautre

dont les rendements attendus sont

comparables à ceux de l'année dernière.

La récolte des céréales panifiables

attendue est de 448 000 t,

(– 32 000 t par rapport aux estimations

d'avril). Pour les céréales

fourragères, l'USP estime la récolte

à 549 000 t (– 2000 t). La surface de

blé panifiable a été estimée à

76 000 ha (– 2.6 %). Les céréales

fourragères sont en hausse mais ne

suffisent toujours pas à couvrir la

demande indigène comme le précise

un communiqué de Swiss Granum.

nutes. Elles aborderont les thèmes

suivants:

• Comparaisons variétales et nouveautés

• Fumure soufrée

• Marchés céréaliers et oléagineux

(HOLL)

• Travail du sol et impact sur les

maladies

Le laboratoire Sol-Conseil commentera

un profil de sol de la parcelle.

Les différents partenaires dans les

domaines de la protection des

plantes, des semences, des engrais

seront présents dans le village d’exposants.

Ils présenteront leurs produits

et répondront à toutes les

questions. Enfin, le secteur commercial

Céréales, oléagineux et ma-

Modèle de prévision de

l’oïdium

Pour la première fois, un modèle

de prévision du risque d’infection

pour l’oïdium de la vigne est disponible

pour les viticulteurs

suisses en 2011 sur la plate-forme

www.agrometeo.ch. Fort du

succès du modèle mildiou consultable

depuis 2005, la station de

recherche Agroscope Changins-

Wädenswil ACW, en collaboration

avec le Weinbauinstitut de

Fribourg en Brisgau (Allemagne),

a développé VitiMeteo-Oidium.

Le vigneron dispose maintenant

d’informations sur les deux principales

maladies de la vigne qui

provoquent régulièrement des

pertes économiques et nécessitent

une protection régulière tout

au long de la saison. La prochaine

étape sera de développer des

stratégies intégrées qui optimisent

la lutte en fonction des informations

fournies par les deux modèles

mildiou et oïdium.

tières premières de fenaco (GOF) informera

des dernières tendances et

exigences des marchés céréaliers et

oléagineux.

Le département production végétale

de fenaco et la LANDI Echallens

vous attendent nombreux à la visite

de cette plateforme d’essai qui constitue

une occasion unique de rencontrer

les différents partenaires de

la branche. Restauration chaude sur

place à midi et parking à proximité.

Végétation en avance

Les relevés des développements

phénologiques de la végétation

effectués par Météo Suisse confirment

le développement précoce

de la végétation. A la mi-mai, la

floraison des marguerites était

constaté jusqu’à une altitude de

1500 m. Globalement la végétation

présente, par rapport aux annonces

habituelles, une avance de

3 semaines au nord des Alpes et

2 semaines au sud.

Agroline Feldtage

se déroulera du 8 au 10. Juni

2011 à Kölliken (AG). Des essais

sur les cultures de blés panifiables

et fourragers, d’orge, de triticale,

d’épeautre, de betteraves sucrières,

de maïs, de colza et de

pommes de terre ainsi que les cultures

fourragères seront présentés

sur 14 ha. Tous les détails est le programme

sont disponibles sur le site:

www.agroline.ch

32 6 2011 · REVUE UFA


Bourse aux bonnes affaires

Suite de la page 24

TECHNIQUE

AGRICOLE

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REVUE UFA · 6 2011 33


PRODUCTION VEGETALE

Assurer le rendement

PRAIRIES ARTIFICIELLES LONGUE DURÉE Après 2 années d’utilisation principales

avec un rendement plein, beaucoup de mélanges trèfles/graminées de longue durée

deviennent lacuneux et la part des trèfles blancs, autres herbes et graminées feutrantes

augmente. Ces prairies se remarquent de loin par l’importante floraison des dents-delions,

des renoncules, des cardamines des prés et autres espèces.

Hanspeter

Hug

Les constatations suivantes peuvent

être faites lors d’un contrôle plus

précis du peuplement: les espèces

pérennes, surtout les graminées

comme les pâturins des prés, les fétuques

rouges et les fléoles, sont totalement

ou partiellement absentes.

Raisons? Tous les mélanges longue

durée standards de type 400 ainsi que

les mélanges «maisons» sont basés sur

le principe de la substitution. Les espèces

de graminées et de trèfles rapides

à la levée, mais pas extraordinairement

persistantes comme les ray-grass, les

trèfles d’Alexandrie et trèfles violets,

doivent être remplacés par des espèces

plus stables à long terme comme les pâturins

des prés, les fétuques rouges, les

fléoles et les trèfles blancs.

La difficulté réside dans le développement

et l’établissement des espèces

moins concurrentielles pendant les premières

années d’utilisation. Seules des

populations régulières et représentant

une part suffisante du peuplement peuvent

combler les trous occasionnés par

le recul des plantes les plus rapides à la

levée. Il existe 3 possibilités de favoriser

le principe de substitution!

Choix du mélange et semis Plus

le semis est exact, plus la levée est sûre!

Les petites semences des mélanges pour

prairies artificielles ont de très haute exigences

envers le lit de semence. Avec

une profondeur de semis de 1 cm dans

une terre finement grumeleuse et un

passage de rouleau lourd après le semis,

tout devrait bien se passer. Des

contrôles réguliers des morsures de limaces

évitent les mauvaises surprises.

Dans la pratique on constate souvent

que les doses de semis préconisées par

l’ADCF et les entreprises de semences

sont augmentées pour limiter les risques

de mauvaises levées. Cette pratique a

toutefois des répercussions négatives

sur la durée! Dans la concurrence qui

règne dans la prairie, les espèces rapides

et concurrentielles, mais malheureusement

peu résistantes à long terme, s’imposent

au détriment des espèces plus

durables.

Plus l’utilisation de la prairie est

longue, plus le choix du mélange adapté

à la station est important. Plus les conditions

météo sont extrêmes, (longues périodes

de pluie ou de sécheresse), plus

les différences entre les mélanges adaptés

aux stations humides et ombragées

et ceux des stations sèches et ensoleillées

sont importantes. Des compositions

variées avec des espèces adaptées

à de telles stations apportent un rendement

meilleur et plus durable que les

mélanges moins riches.

Intervalles de coupe courts

Pour limiter la pression des espèces de

couverture sur les partenaires plus lents

du mélange, les fauches, surtout l’année

du semis et les deux premières coupes

de l’année d’utilisation suivante, doivent

être effectuées dans un intervalle

court (4 à 6 semaines) dans le but d’éviter

l’étouffement des espèces plus

lentes.

Traitement Highspeed des pâturins

des prés Le pâturin des prés est

le principale responsable de la fermeture

des trous et est donc indispensable

à la pérennité de la prairie. Son développement

dans les peuplements est (mal-

34 6 2011 · REVUE UFA


heureusement) très lent. De plus, ses

exigences envers les conditions pour la

germination et la levée sont les plus

hautes de toutes les plantes fourragères,

ce qui complique son installation. Sa

dormance est très prononcée et différente

en fonction des lots de semences

(origine, conditions météo pendant la

maturation, condition de récolte, etc.)

Lors des tests de germination en laboratoire,

la dormance est interrompue

par une conservation de la semence

pendant 5 à 7 jours à 10° C avant d’être

mise à 25-30° C pendant 28 jours pour

la germination. Dans le cas du ray-grass,

la dormance ne doit pas être interrompue

et les comptages peuvent déjà avoir

lieu après 14 jours.

Pour le traitement Highspeed du pâturin

des prés, deux procédés sont utilisés:

Pregerm et Headstart. Le procédé

Pregerm consiste à lever la dormance et

démarrer artificiellement la germination

avant de la stopper par séchage (comparable

à des céréales avec un temps de

chute bas). Dans le procédé headstart,

la semence est traitée avec de la cytokinine

extraite d’algues. La cytokinine

lève la dormance, stimule le métabolisme

et favorise la croissance des racines.

Les deux procédés ont un seul objectif:

interrrompre la dormance avant le

semis! Ils permettent ainsi de sécuriser

la levée du pâturin des prés. Les conditions

dans la parcelle offrent en effet rarement

des conditions idéales au bon

développement du pâturin des prés. De

plus, ces traitements permettent une

uniformisation de la germination et de

la levée des différents lots de semences,

ce qui favorise encore le bon développement

et l’établissement dans le peuplement.

Choix de mélange ciblé Une variante

très sûre pour la mise en place

réussie d’une prairie artificielle de

longue durée consiste à choisir un mélange

ne contenant dès le départ qu’une

part limitée de plantes de couverture.

De cette façon, on évite d’avoir à remplacer

une grande part de plantes «à

croissance rapide» lors de la substitution.

Les plantes de couverture ne sont

pas que des céréales, des trèfles

d’Alexandrie ou des Ray-gras Westerwold

ajoutés aux mélanges de base. Les

ray-grass standards (italien, bâtard ou

anglais) contenus dans les mélanges de

base peuvent aussi avoir un effet de

couverture. Plus les plantes de couverture

grandissent vite et plus la quantité

semée à l’are est importante, plus la récolte

après le semis peut être précoce.

Les plantes de couverture à croissance

rapide et semées densément dominent

la première année d’utilisation et mettent

ainsi sous pression les composants

du mélange moins rapides à s’implanter.

L’ajout de plantes de couverture dans

les prairies artificielles de longue durée

n’a de sens que si la première coupe à

Graphique: Principe de substitution (PA longue durée)

100 %

80 %

60 %

40 %

20 %

0%

Semis 1 ière année 2 ième année 3 ième année 4 ième année

Espèces non semées

Graminées fortes à la levée

lieu suffisamment tôt pour l’affourragement

en vert. Lorsqu’un ensilage est

prévu, l’attente est trop longue et les espèces

de longue durée souffrent de la

concurrence.

La substitution peut être favorisée

par une plus large variété de plantes

lentes dans la composition du mélange,

afin d’obtenir une substitution par les

plantes les plus adaptées aux conditions

climatiques locales. Plus la durée d’utilisation

prévue est longue, plus ce point

est important. Le petit inconvénient de

ces mélanges réside dans un développement

juvénile plus lent qui retarde la

première coupe par rapport à un mélange

riche en plantes à croissance rapide.

Les espèces plus lentes, mais plus

durables, compensent cet inconvénient

une fois qu’elles sont complètement développées.

En première année d’utilisation

déjà, la perte de rendement de l’année

de semis est compensée. Des

gazons denses ne laissent aucune place

pour les fleurs bouche-trous et sont

donc plus sûres pour une utilisation sur

plusieurs années.

PRODUCTION VEGETALE

Graminées faibles à la levée

Légumineuses faibles à la levée

Légumineuses fortes à la levée

UFA Swiss Highspeed

en troisième année

(à gauche) d’utilisation

par rapport à un MST

420 au même endroit,

la même année

d’utilisation (à droite).

La comparaison

avec les peuplements

Résumé Plus une prairie intensive «en fleur» qui laissent

doit être utilisée longtemps, plus le s’implanter les plantes

choix du mélange et les conditions de «bouche-trou» est

semis sont importants. Les plantes de facile.

couverture à croissance rapide ne doivent

pas étouffer les espèces qui s’installent

moins rapidement. Une utilisation

fréquente l’année du semis, le

traitement Highspeed du pâturin ainsi

que le choix d’un mélange contenant Auteur Hanspeter

Hug, Semences UFA,

peu de plantes de couverture peuvent

8401 Winterthour

réduire significativement la formation

de trou dans les prairies artificielles de INF INFO INFOBOX

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longue durée. Le passage en prairie naturelle

est ainsi sécurisé.

REVUE UFA · 6 2011 35


PRODUCTION VEGETALE

La qualité est un atout déterminant

CÉRÉALES PANIFIABLES ET OLÉAGINEUX Les prochaines moissons sont attendues

avec une certaine tension en Europe. Elles influencent l’évolution des prix, en Suisse

également. Une qualité intrinsèque équilibrée avec des lots les plus grands possible

permet de réaliser un meilleur prix, raison pour laquelle il convient de veiller

au potentiel de qualité en matière de technique boulangère dès le choix variétal.

Pius

Eberhard

Après une campagne extraordinaire

au niveau mondial, l’intérêt se porte

sur l’offre potentielle découlant des

cultures céréalières en cours et des

premiers résultats de récolte imminents

en Europe. Les stocks finaux ont diminué

et une récolte moyenne permettrait

de détendre à nouveau la situation. En

Suisse, la branche a déjà négocié début

juin les prix indicatifs pour les céréales

panifiables: les droits de douane pour

les céréales panifiables et la farine boulangère

seront revus au 1 er juillet 2011

(encadré 1). Au cours des semaines suivantes,

les prix du marché pour les livraisons

intervenant au 3 e semestre sont

influencés par d’autres facteurs. A la miseptembre

2011, swiss granum décidera

des prix indicatifs d’automne pour les

céréales panifiables.

Approvisionnement suffisant

Au vu du recul constant des cultures de

céréales, la surface de céréales panifia-

Prix à l’importation – prix indicatifs indigènes

Afin de maintenir une parité convenable, les groupes représentés au

sein de swiss granum annoncent les prix qu’ils ont fixés pour

les diverses qualités de céréales panifiables importées. Ces prix de

marché sont comparés avec les cours définitifs du blé standard de la

bourse aux marchandises à terme Euronext plus, prime pour la période

concernée inclue. Les relevés de prix sont effectués selon une méthode

définie et permettent de fixer une fourchette de prix supérieure

(relation à la classe Top) et inférieure (relation à la classe 2).

Prix de référence de Fr. 56.00

Lorsque le relevé de prix effectué par l’Office fédéral de l’agriculture

(OFAG) auprès des acteurs du marché et de la bourse des marchandises

à terme vers la fin du trimestre en cours pour le blé Premium/Elite

(qualité analogue à la classe Top), dédouané franco frontière suisse,

n’atteint pas une valeur de Fr. 53.00 / 100 kg, c’est-à-dire qu’il s’écarte

de Fr. 3.00 de la fourchette du prix de référence, les droits de douane

sont augmentés en conséquence. Si ce prix dépasse Fr. 59.00, les droits

de douane sont abaissés.

bles cultivée actuellement est acceptable.

Elle favorise un approvisionnement

suffisant des moulins pour toutes les

classes de qualité. En cas de bonne récolte,

les excédents peuvent être déclassés

en blé fourrager par le biais du

système de désengorgement du marché

de la Fédération suisse des producteurs

de céréales (FSPC). Dans les deux cas,

les céréales panifiables «Suisse Premium/Suisse

Garantie» ont la priorité

sur le marché.

Au niveau du choix variétal, il est judicieux

de veiller aux recommandations

des centres collecteurs et des acheteurs.

En plus des caractéristiques agronomiques,

l’état de la demande pour les

classes concernées ainsi que la qualité

boulangère intrinsèque gagnent en importance.

A l’avenir, pour les décomptes,

ce dernier critère sera toujours

plus pondéré. fenaco évalue des modèles

applicables en collaboration avec

les centres collecteurs Maxi.

Champ de blé

panifiable.

«Suisse Premium/Suisse

Garantie» en progression

Grâce à l’engagement de tous les

protagonistes, le gros des céréales

panifiables commercialisées par le

système Maxi remplit les exigences

fixées. Cela permet un déchargement

efficace des silos dans les centres

collecteurs ainsi qu’un approvisionnement

ciblé des moulins. Ce faisant, les

produits à base de céréales panifiables

suisses peuvent également bénéficier de

cette marque en aval. Auprès des

consommateurs, cette marque de

provenance apposée sur les principaux

aliments de base est bien connue.

Excédent de classe Top En cas de

récolte normale cette année, une offre

excédentaire se profile à l’horizon, si

bien que la différence de prix entre les

classes Top et 1 diminue. fenaco va offrir

36 6 2011 · REVUE UFA


un meilleur prix aux centres collecteurs

qui sélectionnent des lots de plus de

120 t avec une qualité élevée certifiée.

Une proportion de classe Top de 20 –

25 % conforme à la demande est un argument

pour en diminuer légèrement la

culture.

«Arina» et «Suretta» Avec une

proportion d’env. 50 – 55 %, la classe 1

constitue la base de l’approvisionnement

en céréales panifiables suisses de

première classe. L’ancienne variété

«Arina», grâce à sa qualité très stable, a

de nouveau gagné en importance. fenaco

continue de miser sur cette variété

phare. Parallèlement, des expériences

culturales doivent être réalisées avec les

nouvelles variétés «Combin» et «Suretta».

Cette dernière présente un gros

potentiel que ce soit d’un point de vue

agronomique ou de technique boulangère.

Le potentiel d’écoulement de l’huile de

tournesol «Suisse Garantie» nécessite

une augmentation des emblavures de

tournesol pour la récolte 2012. Les

régions les plus adaptées pour une telle

culture sont celles qui bénéficient d’un

climat favorable (régions viticoles, zone

de culture du maïs 1-2). Afin d’éviter

des pertes de qualité, le choix de

cultiver des variétés «High Oleic» ou

conventionnelles se fait en accord avec

les centres collecteurs. Les perspectives

de prix sont intéressantes: la contribution

de soutien du pool oléagineux de la

FSPC ainsi que le supplément de prix

«Suisse Garantie» favorisent une

rétribution compétitive. La surface

consacrée au tournesol ne doit pas être

prise sur les emblavures de colza et de

céréales fourragères mais sur les surfaces

réservées aux céréales panifiables.

Discutez-en avec votre centre collecteur

Maxi et soutenez par la même occasion

ce vecteur d’image pour l’agriculture.

Tableau: Directives culturales fenaco pour la récolte 2012

Etat au 18 mai 2011, des adaptations demeurent réservées.

Objectifs de production - points importants pour les semis d’automne 2011

• Diminuer légèrement les céréales panifiables (cl. top) - augmenter les céréales fourragères

• «Suisse Premium/Suisse Garantie» est le standard dans le système Maxi

• Seigle de meunerie seulement en accord avec les LANDI/les centres collecteurs

• Les oléagineux restent des cultures intéressantes - profiter des opportunités offertes par le marché

Culture de céréales panifiables «Suisse Premium/Suisse Garantie»

Classe Top: env. 20 % Classe 1: env. 55 % Classe 2: env. 25 % Spécialités en cultures sous contrat

Runal Arina Levis Blé biscuit

(min. 50 %) (min. 50 %) (min. 50%) Cambrena, Manhattan

Nara Suretta Ludwig Seigle

Camedo Combin Galaxie Palazzo, Matador

Claro Forel

Siala Zinal Epeautre

Oberkulmer, Ostro

• Les prix de marché de la classe top dépendent de la qualité boulangère

• Tester en culture les nouvelles variétés Nara et Camedo (classe Top), Suretta und Combin (classe 1) ainsi que

Cambrena (culture de blé biscuit sous contrat)

Culture de céréales fourragères/légumineuses graines

Blé fourrager Triticale Orge Maïs grain Pois protéagineux

Doubler les surfaces Ne pas augmenter Augmenter

Mulan, Winnetou cultiver des Choisir des variétés Augmenter Augmenter

Tapidor variétés avec des poids

Rustic résistantes hectolitre élevés

Augmenter le blé standard La Culture d’oléagineux

culture des variétés des classes 2 et 3 Colza Tournesol Soja

peut être augmentée jusqu’à une pro- – selon attribution FSPC – en accord avec LANDI/CC Concentrer la culture sur les régions

portion de 25 – 30 %. fenaco continue à – HOLL sous contrat avec suppl. de prix – prix de marché concurrentiel traditionnelles

recommander «Levis» en tant que variété

principale. Dans la classe de prix 3,

la variété «Impression» ne devrait être

cultivé qu’avec l’accord du centre col-

En cas de question, renseignez-vous auprès de votre LANDI/centre collecteur Maxi.

lecteur (possibilités de stockage). Du blé fourrager au lieu du sei- La culture de variétés spéciales de blé

gle B Les capacités d’écoulement fourrager est recommandée à titre d’al-

sont limitées pour le seigle A, si bien ternative à la commercialisation de sei-

que ce dernier sera régi par une culture gle B fourrager, car les possibilités

1000 ha de tournesol en plus sous contrat. Les possibilités de condi- d’écoulement sont bonnes. Pour tous

tionnement des centres collecteurs en les types de céréales, la production per-

cas d’ergot constituent un autre critère. formante d’aliments concentrés du

groupe fenaco-LANDI constitue une

mise en valeur attractive des céréales

fourragères.

Le colza et le tournesol sont demandés

L’huile de table fabriquée

avec des oléagineux suisses est devenue

très tendance grâce à «Suisse Garantie»

et leur culture est également compétitive.

Pour le colza «HOLL» cultivé sous

contrat, fenaco continue de verser un

supplément de prix d’environ Fr.10.– /

100 kg. Grâce à des mesures ciblées et

une différence de prix attractive par rapport

au colza conventionnel, cela devrait

permettre de remédier au recul des

tournesols dans les régions favorables à

la culture, en collaboration avec les centres

collecteurs.

PRODUCTION VEGETALE

Auteur Pius Eberhard,

Directeur denrées

alimentaires/matières

premières, Céréales,

oléagineux et matières

premières (GOF),

fenaco,

8401 Winterthour.

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REVUE UFA · 6 2011 37


PRODUCTION VEGETALE

Un parcours semé d’embûches

NICARAGUA Ce ne sont ni l’argent ni les technologies qui jettent des ponts entre

les classes sociales et les cultures, mais les hommes. C’est cette fonction de bâtisseur de

ponts qu’a choisie l’organisation d’entraide lucernoise Interteam, qui envoie

des spécialistes travailler comme volontaires dans des pays en développement comme

le Nicaragua.

Nathalie

Bur

Cerises de café

malades.

Installation de biogaz

sur la finca CANTERA,

à proximité de

Mateare, au bord du

lac Managua.

Interteam a pour objectif de partager

les connaissances, les capacités

et les expériences de diverses cultures

dans une relation de partenariat

vécu. Un des principaux pays dans

lesquels Interteam intervient est le Nicaragua,

deuxième pays le plus pauvre

d’Amérique centrale après Haïti. Interteam

y travaille notamment avec une organisation

partenaire, dénommée La

Cuculmeca (CUCU) et les groupes auxquels

elle s’adresse, qui sont surtout des

coopératives paysannes. Un spécialiste

d’Interteam soutient actuellement ces

dernières dans la commercialisation de

leurs produits (café, haricots, tourisme,

centre de formation). La zone montagneuse

du nord du Nicaragua a été, il y

a 20 ans, le théâtre de la guerre civile.

Le Nicaragua souffre encore des séquelles

de cette guerre, auxquelles il

faut malheureusement ajouter de fré-

quents tremblements de terre, des inondations

et les maladies tropicales.

Formation L’organisation partenaire

La Cuculmeca, à Jinotega, est en

premier lieu une association active dans

la formation, la communication et le

lobbying. Elle n’a de ce fait que peu

d’expérience en matière de commerce

agricole et de vulgarisation en la matière.

Divers acteurs du marché se sont

récemment retirés, non seulement en

raison du départ du responsable du

commerce agricole de la CUCU, en janvier

dernier, mais également parce qu’il

est interdit à une organisation à but

non-lucratif, comme La Cuculmeca, de

se livrer à la co-commercialisation dans

l’économie de marché.

Même si les Nicaraguayens sont souples

et champions de l’improvisation

(certains Suisses feraient bien de s’en

inspirer), la planification systématique,

la synthèse et la fixation de priorités ne

sont pas vraiment leur fort. Ce qui n’est

pas tout à fait une surprise, car le système

scolaire nicaraguayen est basé sur

l’apprentissage par cœur.

Par ailleurs, le système politique – le

Nicaragua fricote avec les régimes socialo-communistes

de Cuba et du Venezuela

– n’encourage pas vraiment l’esprit

d’entreprise.

Au Nicaragua, la plupart des gens vivent

dans une pauvreté qui peut être extrême.

Une grande partie de la population

vit des transferts d’argent opérés

depuis l’étranger. Un cinquième environ

de la population nicaraguayenne travaille

en effet à l’étranger, notamment

au Costa-Rica voisin et aux Etats-Unis,

et envoie chaque mois de l’argent à la

famille restée au pays.

Obstacles Celui ou celle qui désire

entreprendre a souvent besoin d’un financement

pour la formation et l’infrastructure.

Les organisations d’entraide

internationales, comme la DDC ou Terre

des Hommes, imposent souvent des exigences

irréalistes en matière de plans

d’affaires et de planification financière.

Ce qui, pour de simples paysans la plupart

du temps illettrés, constitue un

obstacle infranchissable. C’est là qu’intervient

La Cuculmeca. Pour expliquer à

un paysan ce qu’est un plan d’affaires, il

faut de l’improvisation, de la fantaisie et

de la patience. Le paysan doit certes calculer

vite s’il ne veut pas se faire embobiner

par un acheteur. Mais utiliser un

plan financier, c’est pour lui une tâche

insurmontable.

C’est pourquoi, depuis des décennies,

les organisations d’aide au développement

font appel à des méthodes

ludiques dans leurs cours de formation,

par exemple en s’aidant d’une ficelle

marquée avec les millésimes pour visualiser

les périodes chronologiques. Plus le

niveau de formation des participants est

faible, plus la formation est ludique et

terre-à-terre. Les formateurs utilisent

des exercices entraînants, appelés « dinámicas

», pour échauffer les participants

et éveiller leur attention durant un

processus d’apprentissage intensif, ou

encore des techniques de travail pour

transmettre par le jeu des contenus

techniques concrets.

Tête de chou Un exercice permettant

par exemple d’intégrer les participants

d’un cours de formation continue

dans la discussion, c’est la «dinámica repollo»

(repollo signifiant en espagnol

tête de chou). Chaque participant écrit

38 6 2011 · REVUE UFA


une question relative au sujet traité sur

une feuille de papier usagé (usagé car le

papier est très cher au Nicaragua). On

rassemble ensuite les feuilles que l’on

chiffonne pour en faire une balle. Au début

du cours, l’animateur lance la balle

– ou tête de chou – à un des participants,

chanceux ou pas. Celui-ci déplie

la première feuille et doit répondre à la

question devant tout le monde. Et ainsi

de suite jusqu’à ce que toutes les questions

soient épuisées.

Assurance-qualité Par commercialisation,

les paysans nicaraguayens,

mais aussi les collaborateurs de la

CUCU, entendent surtout le premier

maillon de la chaîne de valeur, mais

moins la vente en tant que telle.

Comme économiste d’entreprise,

avec des expériences antérieures dans

l’industrie, je pensais naïvement que la

qualité, le volume et la constance de la

production ne posaient pas de problème.

Et que l’on me demandait surtout

des connaissances en marketing, en

technique de négociation et en langues.

J’avais tout faux ! C’est l’assurance de la

Mon poste de

travail (bureau).

Coopératives

paysannes à Pantasma,

lors de la discussion de

leurs plans d’affaires.

Bourse agricole à

Managua (capitale du

Nicaragua).

Formation à la création

de coopératives dans

une hutte à Empalme

Los Andes.

Auteure Nathalie Bur

a été responsable de la

publicité chez LANDI

Suisse SA jusqu’en mai

2010. Depuis juillet de

l’année dernière, elle

travaille au Nicaragua

comme spécialiste

(économiste d’entreprise)

pour Interteam. Le

12 août prochain, elle

parlera de son engage -

ment au centre parois -

sial de Selzbach (ligne

ferroviaire Soleure-

Granges/Bienne).

www.interteam.ch

www.cuculmeca.org

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qualité et du volume de la production

qui pose le plus de problèmes aux paysans.

Et pas seulement en raison de facteurs

imprévisibles comme les intempéries

ou autres fléaux naturels.

En raison de l’insuffisance de leur formation

et d’une réflexion à court terme,

les paysans ne planifient pas. Ils se

contentent de vendre leur production

en vitesse, la plupart du temps à un intermédiaire

qui paie mal. Leurs haricots

– aliment par excellence des Nicaraguayens

–, ils les entreposaient un

moment avant de devoir les vendre.

Pour enclencher un changement de

paradigme, la fondation pour le développement

agronomique et forestier

(Funica, Managua) estime qu’il faudra

bien quatre ans. Mais cela suffira-t-il?

PRODUCTION VEGETALE

Un pays fort Au Nicaragua, on dit

que «seul un pays qui vit de ses produits

agricoles est un pays fort». Comme c’est

vrai, là-bas. Si la Suisse devait souffrir

d’une guerre, cette maxime y reprendrait

fortement de la valeur. Le Suisse

moyen dépense exactement 8% de son

budget ménager pour la nourriture. Que

cette dernière soit indigène ou importée

n’y change rien. Et en Suisse, les casseurs

de prix tirent encore la spirale des

prix vers le bas.

De l’autre côté de la même planète,

les pauvres souffrent de chaque hausse

des prix des aliments négociés en

bourse. Dans le monde prétendument

avancé, la nourriture n’a-t-elle donc

plus aucune valeur? En tout cas, dans le

tiers-monde, elle en a une.

REVUE UFA · 6 2011 39


PRODUCTION VEGETALE

Sulfatage héliporté

LES APPLICATIONS DE FONGICIDES sur les vignes sont nécessaires pour

garantir la qualité du raisin et donc du vin. La topographie de certaines zones

du vignoble suisse, particulièrement valaisan et du bord du Léman, rend la mécanisation

traditionnelle difficile, voire impossible. L’hélicoptère est rapide et évite

aussi les passages d’engins lourds qui fragilisent les murs de soutient des terrasses.

En raison de la

structure en terrasse et

de la topographie, les

traitements héliportés

sont nécessaires pour

rivaliser avec les vins

d’importations.

Les vignes en terrasse sont des éléments

typiques et reconnus des vignobles

du Lavaux et du Valais,

mais aussi en d’autres endroits de

Suisse. Chaque année, les hélicoptères

d’Air Glacier SA, seule entreprise reconnue

pour effectuer ces travaux, protègent

les vignes contre le mildiou et l’oïdium.

Les conditions nécessaires à

l’obtention des autorisations des traitements

héliportés sont strictes. Les demandes

auprès de l’Office fédéral de

l’aviation civile doivent être effectuées

à l’automne précédent, les plants de

traitements ainsi que les produits utilisés

doivent respecter les normes et les

homologations. De plus, les traitements

doivent être suivis et contrôlés par des

experts externes. Les plans de traitements

déposés sont encore adaptés en

fonction du développement de la vigne

et des conditions météorologiques.

Les vignerons de chaque secteur,

souvent une commune géographique,

forment des groupes responsables du

balisage des zones à traiter et de la fermeture

des routes situées dans les périmètres

de traitement le jour concerné.

Les balises sont constituées de triangles

rouges, de triangles inversés jaunes et

de plaques numérotées blanches. Ces

plaques indiquent les lignes de vol au

pilote. Les plaques blanches désignent

les numéros des secteurs à traiter. Des

croix sur les balises indiquent les limites

pour l’ouverture et la fermeture de la

rampe de traitement.

Les hélicoptères «Lama» d’Air

Glacier SA-Glaciers effectuent les traitements

à la vitesse de quelque 50km/h

et volent à une altitude minimale de

5.5m au dessus du végétal. Les Lamas

sont équipés de cuve de 500 litres et de

rampes de traitement d’une envergure

de 9 m. En raison de la dispersion engendrée

par la machine (vortex), la largeur

effective de travail est de 14m. Ces

paramètres fixent le rendement de l’hélicoptère

à près de 25ha traités par

heure avec une quantité de bouillie de

100l/ha. Pendant les épandages, les

conditions météorologiques sont attentivement

suivies. Les applications par

hélicoptères doivent en effet être stop-

40 6 2011 · REVUE UFA


pées lorsque la température dépasse les

25°C ou que la vitesse du vent atteint

5m/s. Les traitements commencent

donc généralement vers 6h du matin

pour profiter de la fraîcheur et de l’absence

de vent.

L’emplacement de la place de remplissage

est important à plusieurs points

de vue. Elle doit être suffisamment proche

des vignes pour limiter les pertes de

temps liées aux remplissages de la cuve

et suffisamment éloignée des habitations

pour réduire les nuisances matinales.

Sur place, une équipe est chargée de

préparer les 500 litres de bouillie pendant

que l’hélico traite les vignes. Celle-ci

est stockée dans une cuve et agitée

en permanence pour assurer une concentration

homogène en attendant le

transfert dans la cuve de l’hélico.

Le sulfatage des vignes est un

exercice éprouvant pour les pilotes. Le

vol à basse altitude, la topographie souvent

torturée des vignobles, la présence

de lignes électriques, la proximité de falaises

et de rochers ajoutés à la nécessité

de commander l’ouverture et la fermeture

de la rampe de traitement en fonction

des balises sont autant d’éléments

qui compliquent le pilotage de l’héli-

coptère. Les pilotes qui effectuent les

sulfatages sortent d’une formation exigeante

de 3 années avant de pouvoir effectuer

seul les vols de sulfatage.

La polémique sur les traitements

par hélicoptère enfle régulièrement et

est fréquemment reprise par les médias.

Les dérives qui atteignent les bosquets,

haies ou forêts ainsi que la bouillie qui

arrive sur les routes et chemins et le

bruit de la machine constituent autant

de pollutions visibles mal perçues par la

population. Globalement, les quantités

de produits excédentaires appliquées

lors des traitements ne dépassent pas

0.2%. De plus, la rapidité de l’hélicoptère

et les règles strictes d’application

assurent un épandage des produits durant

les périodes où le temps se prête le

mieux à ce travail (absence de vent et

températures inférieures à 25°C).

Les coûts moyens par m2 traités par

hélicoptère se situent aux alentours de

CHF 0.05/m 2 par application pour les vignerons.

L‘économie est importante par

rapport à un traitement mécanisé. Pour

les parcelles dans lesquelles le sulfatage

n’est possible que manuellement, les

coûts d’un traitement manuel sont encore

plus importants et le travail d’une

pénibilité inouïe. En plus des gains de

temps engendrés, le traitement par hélicoptère

dans les vignes permet d’éviter

que de nombreux ouvriers viticoles ne

manipulent ou inhalent les fongicides.

L’absence de tassement et de vibration

du sol présente aussi un avantage pour

la préservation des murs de pierres

sèches qui soutiennent traditionnellement

les vignobles en terrasse de notre

pays.

Auteur Gaël Monnerat, Revue UFA,

1070 Puidoux

Toutes les informations concernant les

lieux et dates des traitements par

hélicoptère pour le Valais central sont

dis ponibles sur les sites:

www.sulfatagehelicoptere.ch

www.air-glaciers.ch

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www.ufarevue.ch 6 · 11

PRODUCTION VEGETALE

Les conditions et

l’encadrement des

traitement sont stricts

et nécessaires au

maintien de la santé de

la vigne.

REVUE UFA · 6 2011 41


PRODUCTION VEGETALE

La chaux: prévention en cas de

sécheresse et de période humide

DES ANALYSES DE SOL permettent de déterminer l’acidité du sol cultivé. Le pH

idéal se situe entre 6 et 7. C’est dans cette plage-là que le sol est le mieux préparé pour

supporter les périodes de sécheresse, mais aussi de forte humidité.

Urs

Hodel

Walter

von Flüe

Vu de l’extérieur, le sol est perçu par

l’observateur comme une boîte

noire. Seul un échantillon de sol

correctement prélevé permet de

voir son intérieur. Le pH qui ressort des

analyses démontre si un sol nécessite un

chaulage de correction ou si seul un

chaulage d’entretien est nécessaire. Un

pH adapté à la station est important

pour ne pas limiter ou empêcher l’effet

d’autres facteurs de production comme

les engrais de ferme, les engrais minéraux

et les produits phytosanitaires.

L’approvisionnement optimal en chaux

est une donnée de base pour l’agricul-

teur couronné de succès, tant du point

de vue économique qu’écologique.

Une structure du sol stable augmente

la portance. Elle améliore simultanément

les échanges gazeux et thermiques

qui assèchent le sol plus rapidement au

printemps, permettant un passage plus

rapide des tracteurs. Le début de la

phase de croissance est aussi avancé. En

cas de sécherresse prolongée, l’effet de

la chaux engendre la formation de nombreux

petits aggrégats. De ce fait, les

sols suffisamment pourvus en chaux

souffrent moins que les sols pauvres en

chaux. Les pressions mécaniques sur les

«La situation s’est nettement améliorée»

La communauté d’exploitation Riedo/Zbinden

à St. Urseren exploite une surface de

66 ha et détient 60 vaches laitières (nonensilage

pour le gruyère) ainsi que 60

jeunes animaux. Elle comprend également

un alpage.

Revue UFA: Quelle est la situation de vos

sols par rapport à la chaux?

CE Riedo/Zbinden: Nous venons de

réaliser les analyses de sol et avons

constaté que nos sols sont plutôt

acides. Par le passé, nous avions déjà

chaulé quelques parcelles mais ces

dernières années, nous avons un peu

négligé ce point-là. Maintenant, nous

reprenons sérieusement la situation en

main. Cette décision est aussi en lien avec

la construction de la nouvelle stabulation

libre où nous avons opté pour des matelas

de mélange chaux/paille.

Vous effectuez une partie de vos chaulages

d’entretien au travers de votre production

animale. Comme cela fonctionne-t-il ?

Nous avons emménagé dans la nouvelle

étable en décembre 2010. A l’époque,

notre conseiller Landor nous avait rendu

attentifs à la possibilité de réaliser les

chaulages d’entretien grâce aux engrais de

ferme auxquels sont ajoutés les mélanges

chaux-paille. En plus d’apporter de la

chaux à nos parcelles, le principal avantage

de ce système est l’amélioration de

l’hygiène de l’étable. De plus, notre

consommation de paille est réduite, ce qui

est important puisque nous devons acheter

toute notre paille. Jusqu’à présent, notre

expérience avec les matelas de chaux-paille

est très positive.

A quoi faut-il veiller lors du

chaulage?

• Intégrer le chaulage dans la rotation en

tenant compte des préférences des

différentes cultures.

• La rapidité de l’effet dépend de la

finesse de la mouture (surface

superficielle accrue). Plus la chaux est

fine, plus l’effet est rapide.

• L’effet chaulant peut être comparé sur

la base de la teneur en CaO.

• En cas de carence en magnésium,

utiliser des chaux Mg

• Les chaux LANDOR sont de qualité et

ont des teneurs garanties.

• Chaulage en présemis possible avec la

chaux vive dans les cultures de betteraves,

colza, pommes de terre, etc.

• Conseil: chaulage d’entretien avec les

engrais de ferme grâce au matelas

chaux/paille.

Quels sont, selon vous, les

avantages du chaulage?

Sur les betteraves fourragères,

les conséquences d’un sol

acide sont extrêmement

visibles. Les plantes lèvent et se

développent mal. Les

échantillons de sol nous ont

confirmé que le pH était

faible. Depuis que nous

épandons de la chaux vive

avant le semis, la situation

s’est fortement améliorée.

Dans les autres cultures

comme les pommes de

terre et les prairies, la

disponibilité des

éléments nutritifs a

aussi été fortement

améliorée.

42 6 2011 · REVUE UFA


acines diminuent et le sol reste plus

aéré.

La multiplication et le spectre d’efficacité

des bactéries, acariens et vers de

terre, en tant qu’élément importants

d’un sol sain, sont aussi favorisés

lorsque le pH a une valeur optimale. Les

plus petits organismes dégradent la matière

organique du sol et la transforment

en humus. Les vers de terre sont déterminants

pour la formation des aggrégats

et leurs galeries importantes pour le système

des pores du sol.

Si aucune mesure n’est prise, nos sols

s’acidifient. Le pH s’abaisse en relation

avec les fertilisants acides, les émissions

de CO2 des organismes du sol et des

plantes ainsi que l’exportation de calcium

par l’évacuation des récoltes.

Pour contrer ces effets, un chaulage de

redressement ou d’entretien régulier

doit être entrepris. Le choix entre un

chaulage de redressement ou d’entretien

se fait sur la base des résultat d’analyse

du sol. Si le pH est inférieur à 6

(prairies), respectivement 6.5 (cultures),

un chaulage de correction doit être effectué.

Si le pH est plus élevé, un chaulage

d’entretien régulier, tous les un à 2

Vous pouvez dès

maintenant visionner le

film sur cet article

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Yvo et

Hans-Jörg

Riedo ainsi que

Otto Zbinden.

Il est important que le pH soit correct

afin qu’il ne devienne pas un facteur

limitant pour les autres paramètres

de production.

ans, suffit. Pour les chaulages nécessitant

de grandes quantités de chaux, la

chaux humide (CaO 48) ou le carbonate

de chaux (CaO 54) sont recommandés.

En cas de carence en magnésium, la

chaux humide magnésienne (CaO 52)

peut être utilisée. Ces produits de chaulage

sont neutres dans le bilan de fumure

car ils ne contiennent pas de phosphore

devant être pris en considération

dans le bilan des éléments fertilisants.

Pour les chaulages d’entretien qui ne

nécessitent qu’une petite quantité de

chaux, les produits granulés comme la

dolomie (55 CaO), la chaux granulée (52

CaO) ou l’Hasolit Combi (algues de mer,

58 CaO) sont utilisables.

Il n’y a pas vraiment de moment défini

pour le chaulage. La portance du sol

doit dans tous les cas être prise en considération.

Que le sol soit sec ou gelé, le

chaulage peut intervenir à toutes les périodes

de l’année. Ce qui signifie que le

chaulage ne doit pas forcément intervenir

en été sur chaumes, mais peut aussi

avoir lieu en hiver sur sols gelés.

Le chaulage avant semis est un cas

spécial. Pour les cultures exigeantes en

chaux comme le colza, les betteraves

sucrières, les crucifères, le maïs et

l’orge, un chaulage avant semis avec de

la chaux vive ou de la chaux vive magnésienne

est préconisé. La chaux vive

n’apporte pas seulement la chaux nécessaire,

elle aére et améliore la granulométrie

fine du sol. Elle est activée par

l’eau du sol et réagit rapidement. Grâce

à ses effets positifs sur la structure gru-

Tableau: Produits chaulants

Chaulage

d’entretien

Chaulage de

redressement

Chaulage

avant les semis

Vitesse d’action: * lente ** moyenne *** rapide

PRODUCTION VEGETALE

• Dolomie 55/35**, granulé, 55 % CaO, 11 % Mg

BigBag 500 kg / sac de 50 kg

• Chaux granulée **, 52 % CaO, 3 % Mg

BigBag 500 kg / sac de 50 kg

• Hasolit Combi ** (algues marines)

58 % Cao, 3.8 % Mg

BigBag 500 kg / sac de 50 kg

• Chaux humide **, 48 % CaO, en vrac 26 t

• Chaux humide Mg, 43 % CaO, 15 % MgCO3; vrac 26 t

• Agrokalk * - **, 54 % CaO, Silo /BigBag 500 kg / Sac 40 kg

• Chaux magnésienne vive ***, 95 % CaO, 15 % Mg

BigBag 800 kg / Sac 50 kg

• Chaux vive ***, 95 % CaO. BigBag 800 kg

Graphique: pH et disponibilité des éléments fertilisants

pH optimal

azote

phoshpate

potasse

magnésium

soufre

calcium

fer

manganèse

bore

cuivre et zinc

molybdène

4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5 7.0 7.5 8.0 8.5

acide pH neutre basique

meleuse du sol, un épandage de chaux

vive est souvent effectué avant la plantation

des pommes de terre et le semis

des carottes. Ce prodédé facilite la récolte

et améliore la qualité des produits.


Auteur Urs Hodel et

Walter von Flüe, Service

technique Landor,

4127 Birsfelden

Numéro conseil gratuit

0800 80 99 60

www.landor.ch

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REVUE UFA · 6 2011 43


PRODUCTION VEGETALE

Temps de chute

LA GERMINATION DU PIED a engendré d’importantes pertes, surtout dans l’est

de la Suisse pour les récoltes 2010. La mesure du temps de chute est le critère

officiel pour la détermination de la germination des céréales, mais ce paramètre est

influencé par de nombreux critères variétaux, environnementaux et culturaux qui

rendent la sélection difficile.

Pour être fiable, la

précision du temps de

chute exige une

standardisation et le

respect stricte des

différentes étapes du

test.

La farine produite à partir de blé

germé absorbe moins d’eau et la

pâte est plus collante, rendant difficile

le pétrissage mécanique. Outre

ces problèmes techniques, les pains

obtenus sont plus denses et présentent

des croûtes plus foncées (tirant sur le

rouge). De plus, il existe un risque que

le pain s’affaisse pendant la cuisson. La

germination pose aussi des problèmes

pour la fabrication de la bière et des

pâtes alimentaire. Pour une commercialisation

adéquate ainsi que pour remplir

les exigences des utilisateurs finaux, il

est nécessaire de disposer de méthodes

permettant de déterminer si un lot de

céréale est germé ou non.

La percée des téguments par les

radicules constitue la fin de la germination

au sens strict. Une fois ce stade atteint,

la graine est considérée comme

germée. Cette étape est précédée de

trois périodes: l’imbibition de la graine,

l’activation de la graine et l’allongement

des cellules de la radicule.

L’imbibition de la graine est la

période pendant laquelle la graine absorbe

de l’eau et gonfle. Suivant les

types de graines, elles peuvent ainsi tripler

de volume et rompre leur tégument.

Ce stade dure de quelques minutes

à quelques heures suivant la

perméabilité des téguments. L’activation

de la graine ne provoque aucun

changement notable visible sur le grain.

Pendant cette période qui peut durer

une dizaine d’heures, les principales

modifications concernent le métabolisme

(le fonctionnement) de la plante

et préparent le début de la croissance.

La dernière étape est l’allongement des

cellules des radicules. Suite à cet allongement,

la radicule perce le tégument et

devient visible: la germination est terminée.

Le test du temps de chute de

Hagberg (TC) est basé sur une estimation

des teneurs en amidon des

grains. Le grain de blé en dormance (période

comprise entre la maturité et le

début de la germination) contient entre

65 et 70% d’amidon. Lorsqu’il est mélangé

à de l’eau et chauffé, l’amidon

réagit et forme une sorte de pâte : l’empois.

Plus les grains sont riches en amidon,

plus l’empois sera résistant à l’enfoncement

de l’agitateur. Pendant la

phase d’activation, l’enzyme -amylase

dégrade l’amidon en sucre. L’action de

cette enzyme réduit donc la teneur en

amidon, ce qui limite la formation d’empois

et permet un enfoncement plus rapide

de l’agitateur. Le temps de chute,

le temps nécessaire à l’agitateur pour

s’enfoncer d’une profondeur définie, est

donc plus court.

Le temps de chute dépend donc de

l’activité de l’amylase, mais pas uniquement.

Des tests réalisés en laboratoire

ont démontré que pour une activité

amylasique identique (mesurée sur un

substrat donné), deux variétés peuvent

avoir un TC différent. Alors que la mesure

de l’activité amylasique est mesurée

sur un substrat standard, le TC utilise

l’amidon propre à chaque variété. Ces

tests laissent donc supposer que l’amidon

de 2 variétés différentes ne réagit

44 6 2011 · REVUE UFA


pas de manière identique à l’amylase. La

structure de l’amidon (sa forme), qui détermine

sa viscosité indépendamment

de l’activité de l’enzyme, joue aussi un

rôle dans le résultat du TC

Trois aspects sont donc à distinguer

dans l’évaluation du TC: la quantité

d’amylase contenue dans le grain, la

sensibilité de l’amidon à l’amylase et les

modifications de l’amidon indépendamment

de l’activité de l’amylase. Alors

que les 2 premiers sont directement liés

à une dégradation de l’amidon et ont

une incidence directe sur la panification,

le troisième peut faire baisser le TC sans

engendrer de difficultés pour la panification.

Le TC ne permet donc pas de

faire des estimations fiables à 100% de

la dégradation de l’amidon. Cette méthode

a toutefois l’avantage d’être malgré

tout relativement fiable et facile à

appliquer. Elle constitue le standard au

niveau mondial pour la détermination

de la qualité d’un blé en termes de germination.

La sélection de nouvelles variétés

tente depuis de nombreuses années

d’améliorer la résistance à la germination

sur pied. Ce travail est rendu

difficile par la complexité du phénomène.

La germination combine en effet

des effets de l’environnement (pluies,

température,…), des effets génétiques

(différences entre les variétés) et des effets

des méthodes culturales. Agroscope

ACW atteste que la grêle et les traitements

avec des strobilurines peuvent diminuer

le TC, mais aucune règle ne peut

être tirée en raison de fortes variations

entre les variétés et les milieux.

La dormance, inaptitude à germer

à des températures élevées, constituerait

le facteur principal de la résistance

à la germination sur pied. Une variété

dormante ne germera qu’à des températures

basses (env. 10°C) alors qu’une

variété non dormante est capable de

germer dans une large gamme de température.

Une relation très étroite entre

A gauche: La prise

d’un échantillon

représentatif du lot

et sa préparation

pour les différents test

sont décisif dans

l’évaluation de la

qualité de la récolte.

A droite: De

l’application et de

la formation du

personnel à la

procédure des

différents tests

dépend la justesse

des résultats. Ici,

Olivier Agassi dans

le laboratoire du

centre collecteur

d’Orbe.

PRODUCTION VEGETALE

Tableau: Critères de prise en charge pour 2011 (Swissgranum)

Cultures Classes Poids hectolitre Temps Teneur en humiavec

prix plein 1 de chute dité maximale Charge 2 Qualité

Blé Top 77.0 – 79.9 kg/hl 220 s 14.5 % Val. de tolérance: Marchandise

I • 0.5 % de corps saine, sans

II étrangers 3 odeur de

III • 3 % d’impuretés renfermé

Biscuit constituées par

des grains

• 4 % grains brises

• 6 % de charges

totale

Seigle – 73.0 – 74.9 kg/hl 160 s

Epeautre 3 Type A 40.0 – 41.9 kg/hl 160 s 4

Type B

1 voir suppléments et réfactions au point 2

2 Les coprs étrangers doivent être éliminés è partir des premiers intervenants. Ils ne doivent en aucun cas être écoules

à des fins fourragères (selon OLAIA, Annexe 1; RS 916.307.1)

3 Voir les conditions de prises en charge détaillées de IG-Dinkel

4 Réfaction de 0.1 % par s entre 180 s et 160 s

la dormance et la germination sur pied

a été constatée. Les variétés les plus

sensibles à la germination sont aussi

celles qui germent le plus facilement

dans une large gamme de température.

Ces différences variétales peuvent avoir

différentes explications:

• La variation de composition des composés

phénoliques, qui piègent l’oxygène

nécessaire à la germination, et

en inhibiteurs de germination (catéchine).

• La structure de l’épi (notamment la

présence ou absence de barbes et

l’épaisseur des téguments)

Conclusion La germination engendre

des pertes importantes pour l’agriculture

suisse, mais les organisations

actives dans la sélection de nouvelles

variétés travaillent à rendre les blés

plus résistants à ce phénomène. La

complexité de la germination et l’action

de nombreux phénomènes environnementaux,

variétaux et liés aux

méthodes de cultures rendent toutefois

la sélection difficile.

Auteur Gaël Monnerat, Revue UFA,

1070 Puidoux

Toutes les informations concernant les

variétés recommandées, les estimations

de récoltes, et les critères de prise en

charge sont disponibles sur:

www.swissgranum.ch

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REVUE UFA · 6 2011 45


Lutte contre les pucerons

dans les pommes

de terre de table

Jusqu’à présent, seuls les producteurs

de semenceaux de pommes de terre

se sont réellement occupés de la lutte

contre les pucerons. On ne sait toutefois

pas vraiment pourquoi cela devient

un problème toujours plus aigu.

Le temps chaud au printemps pourrait

être une explication, éventuellement

les différences variétales, etc. Le

choix de l’insecticide pour la lutte

contre le doryphore a assurément une

grande influence. L’utilisation précoce

de pyréthroïdes a permis de lutter

simultanément et efficacement

contre les pucerons.

Les dégâts des pucerons ne sont

pas faciles à reconnaître pour les agriculteurs

et quelque peu insidieux. La

plupart du temps, ils apparaissent

avec la sécheresse et l’on pense que

les fanes dépérissent en raison du

manque d’eau, alors que les pucerons

font encore plus ressortir le stress hydrique.

Suite au printemps sec de cette

année, il faut s’attendre à une attaque

massive de pucerons. Avant

toute intervention fongicide, il faut

préalablement contrôler leur présence.

Lorsque le seuil de tolérance est

atteint (10 pucerons par foliole), le

traitement est soumis à autorisation

par la station phytosanitaire cantonale

compétente.

Le produit systémique Gazelle SG

est homologué depuis cette année

contre les pucerons dans les pommes

de terre de consommation. Il s’agit

d’un insecticide à large spectre qui

agit également contre le doryphore et

qui est miscible avec tous les fongicides.

Contre les pucerons, le dosage

est de 200 g/ha alors que 100 g/ha

suffisent contre le doryphore.

062 746 80 00 www.staehler.ch

phyto-news

phyto-news

Protection fongicide et contre le

soleil dans les pommes de terre

La sécheresse perdurante incite à baisser

un peu la garde dans la protection fongicide

des pommes de terre. Il convient

néanmoins cette année de protéger les

fanes le plus longtemps possible des différentes

influences. Le mildiou n’est

certes pas aussi dangereux qu’en conditions

humides, mais la protection contre

l’alternariose est d’autant plus importante,

tout comme celle contre le soleil durant

les jours de forte chaleur.

Les expériences des dernières années

montrent que les producteurs qui traitent

dès le départ avec une stratégie claire et

aux bons intervalles sont ceux qui ont les

meilleurs succès. La lutte contre le mildiou

n’a pas posé de gros problèmes jusqu’à

présent avec les produits disponibles.

On sous-estime encore et

toujours l’influence de l’alternariose. Certains

producteurs ont eu des rendements

inférieurs parce que les fanes n’avaient

plus la vitalité nécessaire ou que les cultures

ont dépéri trop tôt. Les peuplements

faibles de pommes de terre subissent

par ailleurs des attaques de

pucerons accrues. Il faut également tenir

compte des sensibilités spécifiques des

variétés. Charlotte, dès le départ, a besoin

de la meilleure protection possible

contre l’alternariose. Durant les périodes

les plus chaudes, le produit Daconil 500

a montré la meilleure protection contre

le soleil. Contre la chaleur, les produits

contenant du Chlorothalonil avec une

faible teneur THC sont à choisir en premier

lieu contre le rayonnement solaire.

Il faut également une bonne formulation

pour obtenir la teneur nécessaire en kaolin

(effet blanc) qui réfracte les rayons du

soleil. Les cultivateurs ingénieux ont aussi

constaté cet effet en Suisse et utilisent

les produits à disposition avec succès

dans leurs stratégies. Pour obtenir une

excellente protection contre l’alternariose,

il est également recommandé d’adjoindre

0.75 l/ha d’Amistar. Dans les variétés

à faible croissance, Amistar montre

un effet verdissant marqué. En

juillet/août, le produit Slick en tant que

partenaire de mélange est le bon choix

pour renforcer l’efficacité. Au cours des

prochaines semaines, on pourra constater

dans quelle mesure les traitements favorisant

la tubérisation à l’aide de Goëmar

ont été efficaces. Plus les conditions

naturelles sont défavorables, plus cela a

de l’effet sur la teneur en polyamines des

pommes de terre. Pour les cultures qui

ont été plantées tardivement, un traitement

début juin peut également s’avérer

judicieux.

Maintenir la protection

fongicide et

contre le soleil à

partir de ce stade.

info@staehler.ch

www.staehler.ch

Stratégies fongicides 2011 dans les pommes de terre

Stade de la Fermeture Turbéri- Floraison/ Maturité

pomme de terre des lignes sation croissance

Traitements précoces

systématiques contre le

mildiou

Fantic M WG

2,5 kg/ha

Bien approprié pour les premiers

traitements

Protection plus efficace contre Daconil 500 + Amistar

Contre sécheresse et chaleur jusque

le soleil et l’alternariose

3 l/ha + 0,75 l/ha

vers déb. juillet, bon effet verdissant

Le top contre le soleil

Daconil Combi

Pour renforcer l’efficacité contre

et le mildiou

2 kg/ha

l’alternariose; ajouter Slick (0.5 l/ha)

L’alternative avec un effet

Valbon

En cas d’attaque de mildiou, deux

transsystémique

1,6 kg/ha

traitements en l’espace de 5 jours

Augmente la teneur

en polyamines, renforce

la tubérisation

Goëmar Start

2,5 l/ha

En cas de sécheresse, traiter

2 x jusqu’au début de la tubérisation

en mélange avec les fongicides

46 6 2011 · REVUE UFA


Filtres à particules

FICHE TECHNIQUE

TECHNIQUE AGRICOLE

CONSEILS POUR UN POST-ÉQUIPEMENT CORRECT Les systèmes

de filtres à particules fermés diminuent les émissions de suie de diesel cancérigène

de pratiquement 100 pour cent. Les préoccupations sanitaires, les avantages

lors de soumissions pour des travaux en faveur de la collectivité publique, la protection

de l’utilisateur ainsi que les aspects liés à l’environnement et à l’image

constituent les réflexions fondamentales dans cette thématique.

Pour que les filtres installés à posteriori

fonctionnent bien, il faut soigneusement

les monter.

Avantages

• diminution des risques pour la santé

• degré de séparation des particules

très élevé

• compétitivité pour l’adjudication

de travaux publics

• protection de l’environnement

• amélioration de l’image de l’agriculture

Désavantages

• coûts d’installation de Fr. 10 000.– à

Fr. 20 000.– suivant la taille du tracteur

• entretien supplémentaire

• possibilité de panne technique

REVUE UFA · 6 2011 47


TECHNIQUE AGRICOLE

Les tuyaux d’échappement

reluisants

après plusieurs

centaines d’heures

d’utilisation montrent

qu’il n’y a

pratiquement plus de

particules nocives

émises.

FICHE TECHNIQUE

Planifier un équipement approprié

Pour protéger la santé

Des articules cancérigènes En raison

de leur petite taille, avec l’air inspiré,

les particules de suie peuvent pénétrer

dans les alvéoles pulmonaires et

le sang, où elles peuvent avoir une action

cancérigène. Les filtres à particules

contrôlés diminuent le nombre de particules

d’au moins 97 pour cent.

Fonctionnement Un filtre à particules

se compose la plupart du temps

d’un corps filtrant alvéolaire. Dans les

canaux qui sont fermés en alternance,

les gaz d’échappement sont obligés de

passer au travers des parois poreuses. Ce

Graphique: Fonctionnement d’un filtre à particules

Gaz d’échappement et particules

Filtre

alvéolaire

Gaz déchappement

purifiés

Un filtre à particules se compose la plupart du temps d’un corps filtrant

alvéolaire. Dans les canaux qui sont fermés en alternance, les gaz

d’échappement sont obligés de passer au travers des parois poreuses. Ce

faisant, les particules se déposent sur les parois de séparation.

faisant, les particules se déposent sur les

parois de séparation.

Suie La suie se forme en cas de combustion

incomplète du diesel. Avec des

températures supérieures à 600° C, la

suie se consume en dioxyde de carbone

(CO2) et il ne subsiste plus qu’un petit

résidu de cendres à partir des composantes

non combustibles.

Filtre Il faut «brûler» la suie accumulée

dans le filtre pour éviter qu’il ne

s’obture. Cela se fait ainsi:

• apport d’énergie supplémentaire

(systèmes de régénération actifs)

• abaissement de la température de

combustion de la suie (systèmes de

régénération passifs)

Systèmes de filtration

Systèmes de filtres passifs Avec

les systèmes de filtres passifs, on

abaisse chimiquement la température

de combustion de la suie à 250 – 300°C.

Ces systèmes sont surtout appropriés

pour les véhicules dont les gaz d’échappement

atteignent régulièrement des

températures élevées. On trouve les variantes

suivantes:

• pré-catalyseur en amont: ce dernier

oxyde le monoxyde d’azote (NO) en

dioxyde d’azote (NO2), ce qui permet

une combustion plus précoce de

la suie

• filtres à revêtement: un revêtement

spécial (p. ex. platine) entraîne une

combustion plus précoce de la suie

• additifs: en ajoutant au maximum un

pour mille d’additif dans le diesel, la

suie entre plus vite en combustion.

Systèmes de régénération actifs

Avec les systèmes de régénération actifs,

en cas de dépôts accrus de suie, la

température s’élève dans le filtre afin

qu’elle se consume. Ces systèmes

conviennent pour des travaux avec une

faible charge, donc en présence de températures

peu élevées des gaz d’échappement.

Les possibilités techniques suivantes

existent:

• chauffage électrique: au garage, le

tracteur est branché au réseau électrique.

Un corps de chauffe électrique

en spirale enflamme la suie

• brûleur diesel: un petit brûleur fonctionnant

au diesel qui se trouve dans

le filtre produit la chaleur nécessaire

• brûleur catalytique: dans le filtre, du

diesel est injecté sur un catalyseur et

commence à brûler

• filtres interchangeables: Dès qu’ils

sont remplis de suie, ils sont démontés

à l’aide de raccords rapides et régénérés

dans une unité de combustion

stationnaire.

48 6 2011 · REVUE UFA


1

2

3

4

Post-équipement

approprié

Conditions préalables importantes

• Moteur dans un état irréprochable,

pas de consommation importante

d’huile (vérifier les injecteurs, procéder

à la mesure des émissions).

• Suffisamment de place à disposition

pour le montage d’un filtre (respecter

les prescriptions sur le champ de

vision).

• Placer les filtres passifs à proximité du

moteur afin d’atteindre une température

élevée des gaz d’échappement.

• Veiller à une bonne accessibilité pour

les travaux de maintenance sur le

tracteur.

Choix du système de filtration

• Tout équipement doit être minutieusement

examiné. Conjointement avec

le monteur du filtre (garage agricole,

spécialiste), il s’agit de choisir un système

de filtration adapté à l’utilisation

du tracteur et de le monter correctement.

• Système de filtration approprié aux

conditions d’utilisation du véhicule

(température des gaz d’échappement).

• Seuls des filtres figurant sur la liste de

filtres de l’OFEV doivent être montés.

1 Il est absolument

nécessaire de protéger

les surfaces avec

lesquelles on peut

entrer en contact.

2 La surveillance électronique

prévient des

contre-pressions

élevées et les dégâts au

filtre.

3 Les séparateurs d’eau

de condensation sont

un must!

4 Le champ de vision ne

doit pas être restreint.

FICHE TECHNIQUE

A quoi faut-il encore

veiller pour la réussite

du post-équipement

d’un filtre?

Surveillance du filtre Pour contrôler

le filtre, ce dernier doit être doté d’un

indicateur de surveillance. Une contrepression

trop forte peut provoquer des

dégâts ou une panne. Il convient d’agir

tout de suite lorsque le signal d’avertissement

est émis et de prendre les mesures

adéquates.

Positionnement Pour le positionnement,

il faut veiller à ce que le champ

de vision ne soit pas restreint et que les

travaux de maintenance ne s’en trouvent

pas compliqués.

Protection contre la chaleur Vu

que la température du filtre peut atteindre

plusieurs centaines de degrés, il faut

protéger les surfaces de contact potentielles

avec un treillis.

Protection du filtre Il faut protéger

les filtres des vibrations du moteur

au moyen de tuyaux flexibles et d’éléments

tampons, faute de quoi cela peut

provoquer un dégât total. Les surfaces

exposées du filtre et les conduites doivent

également être protégées des dégâts

mécaniques.

Séparateur d’eau de condensation

Dans les conduites sous pression,

de l’eau de condensation peut se

former et geler. Dans les endroits

concernés, il faut installer des séparateurs

d’eau de condensation et les vidanger

régulièrement.

Utiliser un matériau résistant à

la corrosion Tous les matériaux (y

compris les vis) doivent être résistants à

la corrosion.

TECHNIQUE AGRICOLE

REVUE UFA · 6 2011 49


TECHNIQUE AGRICOLE

FICHE TECHNIQUE

Questions fréquentes

Combien coûte un filtre à particules?

Le prix dépend de la taille du

moteur et du système de régénération

choisi. En cas de post-équipement d’un

tracteur, avec les frais de montage, il faut

compter un prix de CHF 10 000 – 20 000.

En quoi le filtre se distingue-t-il

d’un système SCR? Un système

SCR injecte de l’urée (AdBlue) dans

l’échappement, ce qui dégrade des

oxydes d’azote (NOx). Avec ce système,

les particules ne peuvent être réduites

qu’indirectement au moyen d’un réglage

du moteur. A partir de 2014, pour répondre

aux normes de la phase IV qui

entreront alors en vigueur, les nouveaux

véhicules devront être équipés de systèmes

de filtres à particules SCR.

Les nouvelles prescriptions pour

les gaz d’échappement concernent-elles

également les anciens

véhicules? Non, les nouvelles prescriptions

ne sont valables que pour les

nouveaux véhicules.

A quoi faut-il veiller lors de l’utilisation

de tracteurs sur les

chantiers de construction? Sur

Adresses importantes

Station de recherche Agroscope

Reckenholz-Tänikon ART

8356 Ettenhausen, 052 368 31 31

info@art.admin.ch

www.agrartechnik-agroscope.ch

Office fédéral de l’environnement OFEV

Division protection de l’air et RNI,

031 322 93 12,

luftreinhaltung@bafu.admin.ch

www.umwelt-schweiz.ch/filterliste

Beco Economie bernoise,

Protection contre les immissions

3011 Berne, 031 633 57 89

stefan.schaer@vol.be.ch

www.vol.be.ch/luft

Union suisse du métal - USM

3270 Aarberg, 032 391 70 28

bildungszentrum@smu.ch

www.smu.ch > technique agricole

>technique > filtre à particules

Graphique: Evolution des normes d’émissions pour les tracteurs

*Masse de particules MP (g/kWh)

0.7

0.6

Niveau I

0.5

0.4

0.3

2002

0.2

Niveau IIIA NOx + HC

Niveau II

0.1

0.0

2007

2003

0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0 7.0 8.0 9.0

Niveau IV 2014 Niveau IIIB 2012 Oxyde d’azote NOx (g/kWh)

Emissions plus strictes en ce qui concerne l’oxyde d’azote (NOx) et la masse de particules

(MP) en ce qui concerne les moteurs agricoles. Une limitation du nombre de particules

pour la future norme d’émission UE est en discussion mais pas encore décidée.

Les valeurs limites prises à titre d’exemple concernent des moteurs de l’ordre de 100 kW.

les chantiers, les exigences de l’ordonnance

sur la protection de l’air (OPair)

s’appliquent. Les moteurs doivent respecter

une valeur limite d’émissions de

particules ou alors être équipés d’un

système de filtre à particules.

Faut-il mentionner le filtre dans

le permis de circulation? Oui.

Pour ce faire, il faut envoyer le permis de

circulation du véhicule et le certificat

AKPF du filtre dûment rempli au service

des automobiles.

Le filtre peut-il endommager le

moteur? D’un point de vue purement

théorique, une contre-pression accrue

pourrait entraîner des dommages

au moteur, si bien que certains constructeurs

de moteurs n’offrent plus de garantie

après le post-montage d’un filtre à

particules. Dans le cadre des tests, aucun

dommage au moteur n’a été constaté.

Les filtres augmentent-ils la

consommation de carburant?

Lorsque le filtre présente une taille suffisante,

la contre-pression des gaz

d’échappement n’augmente pas, si bien

que cela n’a aucune influence sur la

consommation de carburant.

Faut-il nettoyer le filtre? Suivant

l’utilisation et le moteur, le filtré monté

9.2

à posteriori doit être nettoyé toutes les

500 à 2000 heures de travail par un spécialiste,

ce qui coûte entre Fr. 500.– et

Fr. 1000.–.

Vaut-il la peine d’utiliser de

l’huile moteur avec de basses

teneurs en cendres?

Les huiles dénommées «Low SAPS Oil»

produisent moins de cendres et prolongent

les intervalles entre deux nettoyages

de filtre. Leur utilisation est

donc recommandée.

Impressum La Revue UFA publie à

intervalles irréguliers des fiches

techniques utilies pour les praticiens, en

collaboration avec la recherche, la

vulgarisation et des institutions

spécialisées.

Cette fiche technique est basée sur les

résultats des projets de post-équipement

de la station fédérale de recherche ART

et du canton de Berne.

Rédaction Christian Guler, Agridea,

8315 Lindau, Sylvain Boechat, Agridea,

1000 Lausanne 6.

Auteurs Marco Landis, Thomas Anken,

Agroscope Reckenholz-Tänikon ART,

8356 Ettenhausen

Layout AMW, 8401 Winterthour

Publication Revue UFA 6/2011,

8401 Winterthour

INF INFO INFOBOX

INFO BOX

www.ufarevue.ch 6 · 11

50 6 2011 · REVUE UFA


Bourse aux bonnes affaires

Suite de la page 33

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Suite

à la page 58

REVUE UFA · 6 2011 51


PRODUCTION VEGETALE

La phase finale est déterminante

LA QUALITÉ DES CÉRÉALES FOURRAGÈRES concerne tant l'agriculteur qui les

produit que l'éleveur qui les utilise. Tout au long de la chaine de production, en passant

par les meilleures techniques de semis, de fumure et de protection des cultures, il

faut encore que la récolte ainsi que le conditionnement et le stockage des céréales soient

gérés en conséquence pour que la qualité finale des aliments soit irréprochable.

Hans-Melk

Halter

Après la récolte des céréales fourragères,

tout peut encore arriver: un

aspect douteux, des moisissures, de

la viscosité, de la formation de gaz,

de mauvaises odeurs, etc. Or la qualité

revêt une grande importance.

Valorisation du fourrage Le prix

du marché est une chose, mais le taux

de valorisation du fourrage est tout aussi

important. Une différence de valorisation

du fourrage de 0.1 kg par kilo d'accroissement

représente une plus-value

de 17 à 20%, selon le prix de l'aliment,

soit 6 à 7 Frs/100 kg.

Points critiques Juste avant la récolte,

de la germination sur pied, des

champignons ou des bactéries peuvent

affecter la qualité de la céréale. Après le

battage et jusqu'au stockage, l'humidité

et les insectes peuvent poser problème.

Le poids à l'hectolitre, du grain cassé,

des impuretés ainsi que l'indice

PUFA/MUFA sont des paramètres de

Gestion de la qualité chez UFA

Chez UFA, les matières premières destinées aux aliments sont contrôlées

dans le laboratoire de l’entreprise. Céréales, sous-produits de la

transformation des céréales et des oléagineux, farines de poissons,

protéines de pdt, graisses et huiles constituent une palette diversifiée.

C'est avec une grande précision que l'on procède aux dosages, aux

moutures et aux mélanges. On met en oeuvre des technologies

modernes comme la spectroscopie dans le proche infra-rouge (NIRS)

pilotée en ligne et capable de réaliser 60 dosages de matières grasses par

seconde. Un contrôle est encore effectué sur le produit fini. Grâce au

système d'assurance sécurité selon ISO 9001 : 2008 (matières premières,

fabrication, produits finaux, documents de fabrication

informatisés, banque d'échantillons), la traçabilité des processus permet

à UFA de remonter à la source en tout temps. L'application des critères

du Swiss Feed Production Standard, qui définit les bonnes pratiques en

meunerie, contribue à la sûreté des aliments UFA.

qualité importants pour l'affourragement

du bétail.

Germination sur pied En conditions

climatiques humides, le grain peut

se mettre à germer dans l'épi. C'est la

germination sur pied.

Compte tenu des processus qui se déroulent

dans le grain, une céréale germée

peut être affourragée sans risques

pour autant qu'elle n'ait pas d'autres

défauts. Cependant, de l'amidon ayant

été transformé en sucres durant la germination,

la teneur en sucres peut être

jusqu'à 30% supérieure à celle d'une récolte

«normale». Il s'agit d'en tenir

compte dans le calcul des rations.

La prévention de la germination sur

pied implique le choix d'une variété

peu sensible à ce phénomène et résistante

à la verse.

Champignons Les champignons qui

ont contaminé la céréale au champ peuvent

se développer durant une à deux

semaines encore après la récolte. Les

plus importants parmi ceux qui peuvent

affecter les céréales ou le maïs sont les

fusarioses de l'épi, un genre de moisissures

qui peut produire des mycotoxines.

Il y a lieu de bien contrôler les

cultures au cours de la phase de maturation.

Si plus de 10% des épis sont atteints,

il y a lieu de battre en réglant

bien la machine de manière à obtenir la

meilleure séparation possible du bon

grain de la paille, de la balle et des grains

infectés. L'acheteur doit être informé de

la contamination du produit par de la

fusariose.

La prévention des infections de fusarioses

passe par le choix variétal, une

bonne décomposition des résidus de

maïs et un traitement fongicide au stade

floraison de la céréale.

Humidité Pour choisir le bon moment

de la récolte, le principe est le suivant:

si l'humidité relative de l'air à midi

se situe vers 60%, l'humidité du grain à

surmaturité est autour de 16%. En récoltant

dès le début de l'après-midi, le

lot de céréale devrait présenter une humidité

de quelque 15%. Une céréale

peut être récoltée jusqu'à une teneur en

eau de 22% pour autant qu'elle puisse

passer au séchoir sans délai.

La mesure de la teneur en eau libre

est définie par l'activité de l'eau dans le

grain, c'est l'indice Aw. Un fourrage destiné

à la commercialisation devrait présenter

une valeur Aw inférieure à 0.7. Si

les valeurs sont supérieures, des bactéries,

des moisissures ou des levures peuvent

se développer avec, pour conséquence,

une perte de matière sèche et

une altération de la qualité.

Que faire en cas de pluie? S'il se

met à pleuvoir pendant la récolte, il faut

interrompre le battage et patienter durant

un laps de temps dépendant de la

quantité et de la durée de la pluie. Après

une brusque averse dès 2mm, on recommande

une interruption de 24

heures. Si une pluie fine dure toute une

journée, une pause d'au-moins deux

jours est indiquée. En cas de doute sur

l'humidité du grain, on peut la faire mesurer

par l'entrepreneur ou par le centre

collecteur. L'échantillonnage doit être

effectué sur la diagonale du champ et

réunir au moins 250 g de grains propres.

Grains cassés Le problème des

grains cassés concerne avant tout le

52 6 2011 · REVUE UFA


maïs. La proportion de grains cassés devrait

être inférieure à 15% car ces grains

se conservent mal et causent des difficultés

lors du conditionnement.

Une bonne vitesse lors du battage du

maïs diminue le taux de casse. La variété

joue aussi un rôle.

Le poids à l'hectolitre Le poids à

l'hectolitre ne peut pas être influencé en

cours de campagne. Plus la teneur en

cellulose brute dans le grain est élevée,

plus le poids à l'hectolitre est bas. Les

données relevées par UFA montrent que

de faibles poids à l'hectolitre correspondent

à de moindres valeurs nutritives. Le

poids à l'hectolitre peut être influencé

favorablement par un bon choix de la

variété, un semis pas trop dense ainsi

qu'une fumure bien adaptée aux besoins

de la culture. Une fumure azotée

trop tardive peut toutefois retarder la

maturité et pénaliser le rendement.

PUFA et MUFA L'indice PUFA/

MUFA, appelé aussi indice PMI, est le

reflet de la qualité des matières grasses

contenues dans une céréale. Dans l’engraissement

porcin, un indice élevé en-

gendre une moins bonne valorisation, à

cause de la composition en acides gras.

La plus grande partie des céréales fourragères

étant utilisée dans l'engraissement

des porcs, il est recommandé de

choisir des variétés ayant un indice

PUFA/MUFA bas.

Stockage à la ferme Une céréale

humide (> de 15% d'eau) doit être séchée

rapidement. Et au remplissage du

silo, la température du grain ne doit pas

dépasser 20°C. Si nécessaire, le lot repasse

dans la trémie jusqu'à ce que la

température soit correcte. Une céréale

trop humide lors du stockage risque de

subir une fermentation alcoolique.

Des contrôles de température réguliers

et la conservation des échantillons

sont nécessaires. Ce sont des phénomènes

respiratoires ou des pullulations

d'insectes qui font monter la température

dans un silo. Dans une telle situation,

le silo doit être ventilé ou son

contenu transvasé. En cas d'échauffement

subit, il y a lieu de faire appel à un

spécialiste pour en identifier la cause et

procéder, si nécessaire, à une lutte

contre les insectes par gazage.

Celui qui stocke ses céréales à la

ferme court des risques. Le compte marchandise

UFA fait bénéficier l'éleveur

d'un produit de très bonne qualité avec

des teneurs garanties.

Conclusion Pour aboutir à une qualité

élevée des céréales fourragères, les

actions à entreprendre peuvent être résumées

de la manière suivante:

• Durant la phase de maturation, contrôler

les cultures quant aux fusarioses des

épis. Récolter les parcelles infectées séparément.

Informer l'acheteur.

• Attendre une humidité du grain suffisamment

basse. En cas de pluie, attendre

le temps nécessaire avant de

reprendre le battage.

• Bien adapter le réglage de la moissonneuse-batteuse

pour chaque culture

afin d'atteindre un minimum d'impuretés

dans la trémie.

• Une vitesse de travail élevée diminue

le taux de grains cassés.

• Sécher rapidement les lots humides.

• En cas de stockage à la ferme: veiller

à la propreté du grain, contrôler la

température et reprélever des échantillons.


PRODUCTION VEGETALE

Est-ce que cette orge

est suffisamment

sèche? En cas de

doute, il est judicieux

de s'adresser au centre

collecteur LANDI.

Photo: agrarfoto.com

Auteur Hans-Melk

Halter, Dr. Ing. Agr.

ETH, Chef du Service

technique UFA SA,

3360 Herzogenbuchsee.

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54 6 2011 · REVUE UFA

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mélanges herbagers car ce sont eux qui constituent

la base d’une production laitière et de

viande performante.

Semences UFA propose une vaste

palette de mélanges pour tous les

spécialistes des cultures fourragères.

Pour que la qualité et le rendement

soient au rendez-vous, le choix

d’un mélange herbager adapté au site

est un facteur de succès primordial.

Sécheresse Actuellement, le

manque d’eau constitue un défi de

taille dans de nombreuses régions en

Suisse. Dans ce contexte, les mélanges

à base de luzerne et/ou de trèfle violet

longue durée qui supportent mieux la

sécheresse gagnent en importance.

UFA Siloball est un nouveau mélange

répondant aux exigences de la

pratique. Grâce à sa part élevée en raygrass

Westerwold, il se laisse facilement

ensiler. La deuxième coupe sera encore

plus prononcée en graminées grâce au

trèfle d’Alexandrie Tabor qui ne supporte

qu’une seule coupe. Cette composition

en fait un mélange pour la production

de dérobée non hivernante.

UFA Queen Gold est un mélange 3

ans polyvalent qui peut répondre à différentes

exigences envers le site. Il peut

en effet s’établir en tant que mélange

luzerne/graminées ou trèfle blanc/graminées.

Dans ce contexte, le mode

d’exploitation joue naturellement un

rôle déterminant.

UFA Swiss Highspeed ® est un mélange

longue durée. Grâce à sa composition

qui comporte du vulpin des prés

et du dactyle, il peut très bien s’adapter

aux caractéristiques locales. Il s’agit

d’un mélange universel pour tous les

emplacements et tous les types d’utilisation.


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GVS Schaffhausen,

Bruno Gnädinger

052 631 17 65

LV St. Gallen,

Albert Fässler

071 226 77 11

fenaco Winterthur,

Hanspeter Hug

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REVUE UFA · 6 2011 55


PAGE BIO

L’offensive bio porte ses fruits

CÉRÉALES BIO Les produits indigènes correspondants faisant défaut, de

nombreux produits bio doivent être importés de l’étranger. Cela implique de longues

distances de transport, avec la pollution qui s’ensuit ainsi qu’une perte de valeur

ajoutée pour la branche agro-alimentaire suisse. En effet, de nombreux produits

importés sont déjà partiellement transformés lorsqu’ils passent la frontière.

Ueli

Zürcher

Pour les céréales

panifiables bio

issues de la récolte

2010, fenaco a une

fois encore été en

mesure de payer aux

centres collecteurs

un prix supérieur au

prix indicatif.

Avec son offensive, Bio Suisse a

cherché à lutter contre l’augmentation

des importations de produits

bio.

Du strict point de vue du marché,

c’est surtout pour les exploitations de

grandes cultures qu’une reconversion

fait sens. Pour de nombreuses variétés

de légumes et de pommes de terre, le

taux d’approvisionnement indigène est

plutôt limité. Pour la plupart des variétés

de céréales, la part de la production

indigène est même nettement inférieure

à 50 %.

Prix supérieur aux prix indicatifs

Pour les céréales panifiables bio issues

de la récolte 2010, fenaco a une nouvelle

fois été en mesure de verser aux

centres collecteurs un prix de marché

supérieur au prix indicatif. Pour ce faire,

fenaco s’est efforcée de réduire les frais

de marketing et de logistique. Au final,

les producteurs bénéficient d’une répartition

du travail rationnelle entre les

centres collecteurs et l’entreprise chargée

de la commercialisation. fenaco ne

se contente pas uniquement d’être un

partenaire de commercialisation fiable

pour les producteurs bio en Suisse mais

investit également régulièrement dans

de nouvelles usines de transformation.

L’automne passé, l’usine de fabrication

d’aliments bio d’Herzogenbuchsee a

ainsi été entièrement rénovée.

Conseils de culture

Céréales panifiables bio: En ce qui

concerne le blé, il faut choisir des variétés

qui se trouvent sur la liste officielle

des variétés de Bio Suisse. Lors de la

dernière récolte, les deux variétés Sativa

«Wiwa» et «Scaro» ont obtenu d’excellents

résultats en matière de rendements,

de résistance aux maladies et de

qualité boulangère. Un autre avantage

de ces deux variétés réside dans le faible

risque de germination. Pour les exploitations

en reconversion, c’est la culture

de blé fourrager de la variété «Ludwig»

qui paraît la plus appropriée. Le seigle

et l’épeautre bio ont fait leur place sur

le marché et peuvent continuer à être

cultivés dans la même proportion. En ce

qui concerne le blé bio, le déficit est

toutefois nettement plus important.

Céréales fourragères bio: D’un point de

vue économique (valeur ajoutée indigène)

et écologique (distances de transport),

il est nécessaire d’augmenter les

emblavures de céréales fourragères en

Suisse. Le groupe fenaco-LANDI assure

une reprise efficace de toutes les variétés

de céréales. Le triticale, le maïs et

l’orge sont particulièrement recherchés.

En ce qui concerne les légumineuses, les

pois protéagineux doivent être privilégiés

par rapport à la féverole.

Ces dernières années, les producteurs

bio ont fortement accru la part des cultures

mixtes sur leurs exploitations.

Avantages d’une

collaboration avec fenaco

• Conseil de la culture à la commercialisation

• Réseau de centres collecteurs

décentralisés et performants dans

l’ensemble de la Suisse

• Prise en charge de la récolte garantie

(également céréales de reconversion

et oléagineux)

• Propre usine de fabrication d’aliments

• Diverses possibilités dans le cadre de

la production sous contrat

• Payement rapide et prix compétitif

• Participation à l’évolution du marché

• Les partenaires de contact au sein de

fenaco (GOF) ou dans votre centre

collecteur vous fourniront volontiers

des renseignements supplémentaires.

Dans ce domaine, en collaboration avec

les usines d’aliments mélangés bio qu’il

possède et les centres collecteurs, le

groupe fenaco a développé des solutions

pour la prise en charge et le tri des

récoltes provenant des cultures mixtes.

Oléagineux: fenaco rachète par ailleurs

des oléagineux pour la production

d’huile alimentaire et privilégie le colza,

le colza de reconversion ainsi que le

tournesol et le soja bio à des fins alimentaire.


Auteur Ueli Zürcher, fenaco Zollikofen,

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cultures bio, 058 434 06 66

Commercialisation: fenaco GOF

058 433 64 91 (Winterthour) ou

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à la page 60

58 6 2011 · REVUE UFA


Excursion laitière en Bretagne

L’agriculture et l’industrie agro-alimentaire

jouent un rôle très im -

portant en Bretagne. Dans cette région

de France qui s’étend sur

27 000 km 2 , la production laitière

joue un rôle très important et bénéfie

de conditions de production

similaires à l’Irlande ou la Nouvelle-

Zélande. En collaboration avec Nosal-Reisen,

la Revue UFA organise

Les vaches à 8000 kg

sont-elles plus écologiques

que les autres?

Selon la Communauté d’intérêt

pour une agriculture durable (Fördergemeinschaft

Nachhaltige Gemeinschaft),

les vaches qui produisent

environ 8000 kg de lait par

lactation sont celles qui présentent

la meilleure efficacité énergétique.

Plusieurs facteurs tels les besoins

énergétiques pour la construction

d’étable, le chauffage et la production

de concentrés ont été intégrés

aux calculs.

Piquage des plumes

Chez les poules pondeuses, le piquage

des plumes est un problème.

Généralement les becs sont élagués

pour prévenir le piquage de plumes.

Bien que l’élagage engendre des

douleurs – pour l’état du plumage

cela en vaut la peine. C’est ce que

démontre une étude effectuée dans

61 exploitations biologiques en

Grande Bretagne. L’étude susmentionnée

est également arrivée à la

conclusion que l’élevage en plein air

et un affouragement adapté étaient

de bonnes mesures de prévention

contre le piquage des plumes.

une excursion laitière en Bretagne,

du 13 au 16 septembre 2011. Outre

de nombreuses exploitations

laitières intéressantes et diverses

attractions touristiques, le «Space»,

un des plus importants salon agricole

pour l’équipement et le matériel

de ferme d’Europe, sera également

au programme. Le groupe

suisse alémanique sera accompa-

Taille des groupes et pertes

Plus le groupe est grand et plus les

pertes sont importantes. C’est ce

que démontre une étude allemande

qui a analysé l’influence de la taille

des groupes chez les porcs d’engraissement.

Dans les exploitations

qui comptent moins de 20 animaux

par groupe, le taux de perte avoisinait

les 2% contre 2.6% pour les

groupes de plus de 90 animaux.

Rating SSP des détenteurs

d’animaux

Le service sanitaire porcin (SSP) a introduit

un rating dans le but d’apprécier

la collaboration avec les entreprises

pratiquant le commerce

d’animaux. A cette occasion, c’est

Anicom SA qui a obtenu les meilleurs

résultats.

gné par Dusan Nosal et s’envolera

de Zürich à destination de Rennes.

Le groupe romand sera quant à lui

accompagné par le rédacteur de la

Revue UFA Cyril de Poret et partira

de Genève. Des informations supplémentaires

concernant cette excursion

en Bretagne paraîtront dans

la prochaine Revue UFA du mois de

juillet.

Minimiser le taux de retour

Pour réduire le taux de retour chez

les truies, il faut commander les

doses de semences à temps et les

stocker de manière adéquate. Il est

conseillé d’effectuer deux contrôles

de chaleur par jour avec un verrat.

Pour pouvoir sélectionner et gérer

les truies de manière ciblée, toutes

les dates de monte devraient être

inscrites. UFA2000planer constitue

une aide pratique à cet effet.

VevoVitall: étude de l’EPFZ

Chez les porcs d’engraissement,

l’additif alimentaire VevoVital

contenu dans UFA 321-3 et UFA

331-3 entraîne une augmentation

du taux d’accroissement. Contrairement

à ce qui avait été écrit dans

l’article de la Revue UFA du mois de

mai 2011 (p. 70+71) les analyses

correspondantes non pas été effectuées

à l’université mais à l’EPF de

Zürich. Dans une lettre des lecteurs,

la scientifique Dr. Kathrin Bühler

(Université de Zürich), responsable

de l’étude, souligne que sur la base

des données actuellement disponibles,

l’influence de l’acide benzoïque

sur la stabilité des os n’a pu

être ni confirmé ni infirmé.

BRÈVES

PRODUCTION ANIMALE

Viande assaisonnée

en hausse

La pression exercée par les importations

non soumises au contingent

d’importation augmente

dans le secteur carné. «Les importation

de viande de veau et de

boeuf dans la catégorie englobant

la viande assaisonnée ont presque

doublé par rapport à l’année passée»

comme l’a expliqué le président

du Conseil d’administration

de Proviande lors de l’assemblée

générale de cette dernière, le 20

mai.

Pour maintenir la production

indigène et la consommation de

denrées carnées suisses au niveau

actuel dans la perspective d’une

ouveture supplémentaire des

frontières, il est primordial que les

consommatrices

et les consommateurs

suisses

soient informés

des avantages

de la viande

suisse. L’Organisation

de branche

Proviande s’efforcer de renforcer

le lien émotionel et rationel

des consommateurs en renforçant

la marque «Viande suisse». En

2010, la consommation de viande

a évolué favorablement pour la

quasi-totalité des espèces animales.

La consommation par tête

d’habitant s’est élevée à 53.6 kg,

ce qui représente une augmentation

de 3.3 % par rapport à 2009.

La part de viande indigène prête

à la vente a légèrement progressé

et atteint 80 %. En Suisse, la production

carnée génère un chiffre

d’affaires de 2.5 milliards de

francs, ce qui en fait la branche de

production agricole la plus importante

en terme de chiffre d’affaires

(CA total de la production

agricole suisse, 10.3 milliards). La

production laitière occupe le second

rang, avec 2.1 milliards de

chiffre d’affaires.

Toujours actuelles

www.ufarevue.ch

REVUE UFA · 6 2011 59


Bourse aux bonnes affaires

Suite de la page 58

TECHNIQUE

AGRICOLE

à vendre

Ladewagen Claas 300 T,

Fr. 3500; Tauchschneid-Pumpe

Wälchli, 15 PS,

Fr. 3600; Futterraufe,

12-teilig (6 Selbstfangabteile),

Fr. 1000;

Einachs-Anhänger, 5 t,

Metallbrücke, Fr. 500

031 741 16 21

Räder 505/50x17;

Räder 15.0/70x18,

12ply; Räder,

14.5/80x18, 12 ply;

Räder, 11.5/80x15.3,

Vredestein AW,

Turbozyklon Huber;

Dieselpumpe zum

Tanken; Getreidesilos

Neuero, 18 t Inhalt;

Huckepack, zu

Kreiselegge Falc Fox;

Kranbahn für Silofräse;

Wurfgebläse Taurus;

Rapsschere Zürn,

mechanisch; Rohre, div.

von Silofräse Stocker

oder Gisi

079 243 75 25

Frontladetraktor

Hürlimann 488, mit

Fronthydraulik und

Frontlader Alö 940,

3 Funktionen, Softdrive;

Getreidetrockner

Goldsaat; Spritzbalken

Birchmeier, 10 m;

Dieseltank, 1000 l, mit

100 % Wanne;

Rübengabel Alö, 2.1 m;

Heugebläse Aebi HG

10; Tandemmistzetter,

Muli, E65, mit

4 Walzenaggregat

079 243 75 25

Pneuwagen Beck,

mit/ohne Bockaufbau, f.

Pferdezug, 1.80 x 4.50 m,

f. Heu- & Strohballen,

m. Deichsel f. Traktor,

Holzboden, wenig

gebraucht, Fr. 3200

079 351 72 92,

ab 19 h

Rapstisch Gruber,

3.90 m, passend zu

Dominator, Zustand

gut, 078 622 41 44

Stückholzkessel, ½ m

Spälten, Schmid

Keramat-30, Nennleistung

38 kW, Jg 1994,

sehr guter Zustand,

079 784 83 24

Rapstisch Mörtel,

3.90 m, passend zu

Dominator, Zustand

gut, 078 622 41 44

Pferde-Frontwand mit

Schiebetüre, 3 m, kaum

gebraucht, NP 1200,

VP 900

031 829 30 54

Occ Melkstand

1x6 Syde by Syde, mit

neuester 4-jähriger

Technik Happel Aktiv

Puls, pneumatischer

Frontaustrieb, Endeinheit

Chromstahl, autom.

Waschanlage Fr. 4000

079 204 79 86

Steyr 760, Jg. 77,

64 PS, 4800 h,

Wegzapfwelle und

Kriechgang, Sturzdach,

Fr. 5900; Subaru

Impreza Turbo 2.0L,

Kombi, Allradantrieb,

Jg. 1999, 178 000 km,

neue Bremsen, frisch ab

MFK, Fr. 10'400

078 744 30 32

Iseki TS3110 Allrad,

31 PS, 4570 h, mit

Doppelrad; Frontmähwerk

Busatis 2.3 m;

Bandheuer Bartholet,

4 Zinkenreihen

078 835 33 68

Zentralheizungsherd

Tiba, mit Elektroherd,

Feuerung links , günstig

abzugeben

061 921 56 58

NEU

NOUVEAU

avec

nouvelles

rubriques

Panels, Sonderaktion,

3.00 x 1.60 m, robust,

neu, inkl. MwSt,

Fr. 149; Lüfter, fahrbar,

inkl. MwSt, Fr. 1800

079 514 69 87

Saug und Druckfass

Althaus, 4000 l,

verzinkt, Fr. 3200

062 299 14 30

Melkstand 2 x 3

Fischgeräte Westfalia,

mit Kraftfutterstation;

45 Bänder 12 J. alt

0043 664 46 20 82 3

Silofräse Taurus, 3.5 m Ø,

für Mais und Gras,

Fr. 2000; Traktor Ford

4100, 2 Rad, delux

Kabine, ab Platz günstig

032 381 14 89

Heubombe 7.5 PS,

Fr. 150; Heugebläse

Lanker 10 PS, Fr. 500;

Schlagmühle mit 10 PS

Motor, Fr. 200;

Sämaschine Bucher

2.5 m, Fr. 100

041 933 01 49

Dosieranlage Gassner

30 m3 + Schüttelband;

Standhäcksler

Buchmann; Heuverteiler

Wild; Abladegebläse

Wild; Abladegebläse

Saxer; Heckschaufel;

Rübenschneider;

Motormäher Aebi, mit

Bandeingraser, Preise

nach Absprache

044 817 01 07

Kartoffel-Dämpfer

Holz; Schafwagen;

Pferdeegge; Stalllaterne;

Pferdekummet;

leichter Pneuwagen

Eiseächsler, antik, sehr

schön

032 351 23 58

Fiat 441R Jg. 1965 mit

Sternradrechen Vicon;

Guldner G30 Jg. 1964

in schönem und gutem

Zustand; 4 Bucher

Motormäher K3 und

Record

061 841 27 82

Charrue trisocs non

stop kvenerland; Chisel

OTT9 dents; Piquets

chêne 1.70 m; Fil

Barbele 1 km;

6 Abreuvoirs, fasel;

6 Abreuvoirs, Seeberg

026 652 32 38 /

079 728 96 25

Ladewagen Pöttinger,

Trend 1, Tiefgänger,

günstig

034 435 14 80

Silo Harvestore, 550 m 3 ,

on parle français

079 427 19 72

Recorder-Milchglas zu

Melkstand De Laval,

30 Liter

041 755 27 24

Seitenanbindung für

Kühe, mit

Krippenelementen

078 860 38 34

Worbmaschine Agrar;

Selbsthalterpflug;

Waldsägen;

Schlepprechen, Worb

und Fassgabel;

Heubelüftung, 5.5 PS

055 410 13 69

Betonmisch-Karette,

manuell, 40 l; Kreiselegge

Bärtschi, Breite

2.3 m, Fr. 600; Dach -

platten Eternit, 2.5 m

lang und 1.2 m lang

034 431 27 61

Weidetränkefass 600 l,

mit zwei Tränkebecken;

Setz-und Häufelkörper

Haruwy; Einachswagen

klein, mit Seitenwänden,

Brücke aus Holz;

Strohmühle mit

Zapfwellenantrieb

079 947 20 13

Baumspritze mit

Aufbaumotor, auf

2 Rädern, Birchmeier,

400 l, für Dreiecksfront

ausgerüstet

034 431 27 61

3 Punkt-Stapler mit

Palettengabel und

Ballenspitze, Hubhöhe

4.5 m, Fr. 1600; Saug-

Druckfass Althaus,

4000 l verzinkt, gut

erhalten, mit grosser

Bereifung Fr. 3200

062 299 04 36

Frontladekonsole

Alö Quicke, zu TN75D

062 873 35 26

Heugebläse Stoll,

15 PS, 20 m Kabel,

Topzustand; Heuverteiler

Fegu, günstig;

Rübenbröckler

Zumbült

062 927 13 31

TECHNIQUE

AGRICOLE

recherche

Holzsilo Hegner,

4 x 12 m, 150 m3 079 533 96 87

Obst- und Kartoffelpaloxen

aus Holz,

gut erhalten

079 820 14 02

3 Seitenkipper, 2-Achs,

ab 10 t Nutzlast

079 422 30 55

Kuhglocken, Treicheln,

Schellen jeglicher Art,

günstig

079 634 63 44

Samro oder Kunz

Kartoffelsortierer mit

Zubringerband

0049 7734 6889

Pflegebereifung zu

Hürlimann XA 657

079 560 49 24

Klauenstand,

gebraucht,

079 766 76 40,

spricht nur französisch

Appareil pour les

onglons, occasion,

079 766 76 40

Silierschneidwerk, zu

Pöttinger Boss T1

077 418 96 43

Tor (Sektionaltor/Schiebetor/Falttor)

ca. H 4.20 m x B 4.35 m

032 392 37 36 oder

079 414 01 29

Bandheuer, mit 14 oder

15 Rechen, Drehrichtung

links; Unterlänkerarme,

zu Front hydr;

Tank, für Gülle, Inhalt

10–20 m 3 ; Seilwinde, ab

5 t, 079 318 93 07

NEU

NOUVEAU

avec

nouvelles

rubriques

Kartoffelsetzmaschine,

2-reihig, mit Klingel,

Occasion, an Traktor,

alles anbieten auch

defekt, wird gegen

Barzahlung abgeholt

056 443 17 60

Motormäher Rapid

Euro 4, 077 418 96 43

Occ. Rohrmelkanlage

De Laval Milkmaster

078 860 38 34

Heurüstmaschinen,

Nor malmodelle, guter

Zustand

079 672 76 25

Traktor Bucher D2000

079 324 87 74

Traktoren-Pneu 12.4 -

24 mit ca. 50%, günstig

079 634 63 44

12.4-24 mit ca. 50%,

günstig

079 634 63 44

Schweinetröge u.

Betonroste

079 469 19 94

Messerbalken, zu

Rapid Motormäher

079 622 45 82

Bergmäher mit

Gitterrad, gut erhalten

079 245 25 02

Weitwinkelgelenkwelle

079 676 34 50

Einfacher Güllenmixer

mit Strom, Raum

Ostschweiz

079 245 25 02

Mistzetter Mengele,

4 Streuwalzen, klei ne -

res Modell, nur gut er -

halten, 032 618 17 25

Einfüllleitung für Hoch -

silo, 031 911 44 84

Tandem 3-Seitenkipper

oder Einachs

3-Seitenkipper

079 278 45 31

Holzsilo Hegner,

ca. 300 – 350 m3 079 214 46 70

Schlauch zu Baumspritze

Birchmeier,

neuwertig; ½ l oder

1 l Sprühflaschen, auch

von Birchmeier

079 676 34 50

Silo Rotaver, 105 m3 ,

de suite

079 424 79 52

Hoflader, mittelgross

044 725 00 67

Gummiförderband

078 910 87 39

Güllenmixer, evt. mit

Untersetzungsgetriebe

oder Traktormixer;

Schaufelrührwerk für

ca. 80 – 350 m3 ;

Heuschrotmesser,

elektrisch, 220 Volt;

Heurüstmaschine

Kranmodel

079 678 81 49

Doppelrad System

Müller, 5-armig,

230/9.5/40 oder

270/9.5/38 oder

11.2/38, passend 16.9

R30 079 483 60 90

Maishäcksler, 1-reihig,

guter Zustand, wenn

möglich Pöttinger

079 641 80 49

Silofräse Huber;

Ballenzange Altec Typ

M12G oder MC4;

Kunstoffsilo ab 110 m3 ,

Ø 3.5 m, Profil;

Frontlader Fundament

Alö, für XT Hürlimann

Traktor; Grasband;

Distanzringe Schaad,

42 Zoll; Heuentnahmekran,

Schienenkran;

Laufstalleinrichtung,

Fressgitter, Boxenbügel,

Schieber

079 243 75 25

Halsbänder für Kühe;

Güllenpumpe

079 575 25 52

Drahtseil für Seilwinde,

Durchmesser 12 mm,

ab 25 m; Fronthydraulik

für Deutz-Agrotron

079 457 69 77

Messerschleifgerät für

Motormähermesser

041 921 16 35

Busatis-Mähwerk,

3-Punkt Heckanbau

041 921 16 35

Traktor 50-80 PS;

Mistzetter; Rapid 505

044 935 19 70

Siloring aus Polyester,

mit Boden

079 318 93 07

2-Achs-3-Seitenipper,

alles anbieten,

ab 19.00 Uhr anrufen

052 763 38 97

Suite

à la page 82

60 6 2011 · REVUE UFA


OFFRES

SPÉCIALES

SPÉCIALITÉ DU MOIS

UFA-Alkamix

UFA-Alkamix ready

Rabais Fr. 4.– / sac de 25 kg,

ou Fr. 16.– / 100 kg

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ou Fr. 16.–/100 kg.

UFA-AKTUELL

UFA-ACTUEL

Aliments EXTRA

Le concept UFA pour la santé des truies

Les besoins nutritionnels des

truies varient selon qu’elles sont

gestantes ou allaitantes. Elaborés

selon ces besoins différents en

fonction des phases de la reproduction,

les aliments UFA 361 EX-

TRA (allaitement) et UFA 362 EX-

TRA (gestation) permettent de

nourrir les truies de manière parfaitement

ciblée. Cette alimentation

en phases est intéressante

non seulement pour ce qui est de

la condition physique, des performances

de reproduction et de la

santé des animaux mais encore

pour le climat de la porcherie. Car

les matières bactériennes fermentescibles

et les surplus de protéines

présents dans les fourrages

grossiers ou les aliments universels

fournissent de grandes quantités

TIPP DES MONATS

CONSEIL DU MOIS

Chez les vaches laitières, les acidoses

ruménales sont souvent latentes.

Seuls des problèmes de

santé non spécifiques liés au pH ruménal

acide attirent l’attention.

Les acidoses ruménales dites «subcliniques»

apparaissent à tous les

stades de la lactation. Le démarrage

de la production et le début

de la mise à l’herbe sont des phases

délicates si les villosités ruménales

ne sont pas habituées petit à petit

à une nouvelle ration. Les acidoses

qui se déclenchent entre le 40 e et

le 150 e jour de lactation sont généralement

imputables à une ration

d’énergie que les animaux doivent

rejeter dans l’environnement.

D’où une importante production

de chaleur. UFA 361 et UFA 362

contiennent de la L-carnitine (favorise

la métabolisation de l’éner-

Acidoses subcliniques

Tamponner avec UFA-Alkamix

insuffisamment structurée ou trop

riche en hydrates de carbone très

digestibles dans le rumen. UFA-Alkamix

est un mélange aromatisé,

exempt de poussière, de plusieurs

substances tampons. Grâce à son

gie), de la méthionine, de la cystine

et de la biotine (améliore la

qualité des onglons) ainsi que des

oligoéléments particulièrement

bien métabolisables (e.a. zinc, cuivre,

sélénium).

action 3 phases, il stabilise longtemps

le pH ruménal. UFA-Alkamix

a aussi un effet bénéfique sur le

taux butyreux du lait. UFA-Alkamix

ready est autorisé sur les exploitations

bio.

Le problème Changements trop brusques d’affouragement, rations

in suffisamment structurées ou trop riches en hydrates

de carbone très digestibles dans le rumen.

Les symptômes Composition variable des fèces, inappétence,

syndrome de la vache couchée, météorisations,

formation de calculs urinaires, douleurs osseuses,

ulcères de la sole, fécondité médiocre.

La solution UFA-Alkamix/UFA-Alkamix ready (pour exploitations

bio): jusqu’à 250 g par animal/jour au maximum deux

mois dès le début de la lactation, pour les vaches

laitières.

REVUE UFA · 6 2011 61


UNTERWEGS MIT...

EN ROUTE AVEC…

Markus Kunz, spécialiste des porcs

Quand on travaille depuis plus de dix

ans dans le service conseil en affouragement

et qu’on suit avec beaucoup d’intérêt

les avancées en la matière, on sait

ce qu’il faut pour réussir en production

animale. A l’exemple de Markus Kunz

qui travaille au Service technique UFA

Sursee depuis 1998, et suit des exploitations

situées dans la zone de vente de

la LANDI Hinterland, Zell et Melchnau,

dans le canton de Lucerne. Aujourd’hui,

ce spécialiste des porcs nous fait visiter

la porcherie d’élevage Koller, à Ebersecken.

Sept groupes Josef Koller

produit à un rythme de trois semaines,

avec sept groupes de

truies, un cycle de production

de 21 semaines et un allaitement

de 28 jours. Ainsi, sa

porcherie est toujours occupée

de manière optimale. Il

peut concentrer les tâches

liées aux inséminations ou à

l’équilibrage des portées. De

plus, la porcherie présente un niveau

d’hygiène élevé grâce au système

des rotations complètes

(tout plein/tout vide) qui facilite

le nettoyage.

Cochettes Primera Josef

Koller achète ses cochettes Primera

à la porcherie Ruckstuhl, située

à Pfaffnau, c’est-à-dire tout

près. Les truies «Primera» sont des

croisements F1 d’animaux de race

pure de race Grand Porc Blanc ou

Markus Kunz, 6262 Langnau (LU)

Famille marié à Margrit, 2 enfants: Joel (6 ans)

et Rahel (4.5 ans)

Né le 24 mars 1971

Formation agriculteur, agrocommerçant; au Service

technique UFA depuis 1998

Hobbies famille, jouer du cornet

Devise «Offrir des solutions qui satisfont les

détenteurs d’animaux et ainsi nouer des

relations durables avec les clients.»

Landrace suisse. «Ces truies sont calmes,

fécondes et donnent toujours au moins

12 porcelets par portée», précise notre

hôte.

26 porcelets Le planificateur UFA

2000 analyse les résultats de la porcherie.

Avec une moyenne de 26 porcelets

sevrés par truie, ceux-ci sont tout à fait

convaincants. Les porcelets sont habitués

à ingérer des aliments solides déjà

dès leur deuxième semaine de vie, de

manière à prévenir le stress du sevrage.

Stimulés par leurs mères, ils apprennent

rapidement à manger. Plus tard, on les

nourrit uniquement dans leur nid, et

non plus dans les boxes des truies.

Une alimentation EXTRA Les

truies très performantes ont besoin

d’une alimentation de haute qualité. Ici,

on les nourrit selon les phases de pro-

Josef Koller a amélioré la santé des

onglons de ses truies depuis qu’il utilise

le composé minéral UFA 395.

Affections des onglons Seules

les truies possédant des onglons sains

peuvent ingérer de hautes quantités

d’aliments, élever beaucoup de porcelets

en bonne santé et vivre longtemps.

Il importe donc de minimaliser

les problèmes qui affectent les

duction et on utilise les aliments de la

ligne EXTRA. Dès la planification du

projet de porcherie, on a prévu un système

d’alimentation permettant de

nourrir les truies selon leurs besoins différents

pendant la gestation et l’allaitement.

Une porcherie à deux étages La

porcherie qui comprend deux étages, a

été construite en 2004. A l’époque, Josef

Koller abandonnait la production laitière

pour se lancer dans l’élevage porcin.

La forme de la grange préexistante

et la forte déclivité du terrain ont déterminé

le choix du bâtiment à deux

étages. Le premier étage étant parfaitement

isolé, les truies gestantes qui occupent

le rez-de-chaussée bénéficient

d’un climat équilibré, même pendant les

canicules, qui n’exige qu’une régulation

minimale.

La porcherie aux normes CNf

a été construite en 2004, après l’arrêt

de la production laitière.

onglons, qui sont toujours l’une des

causes les plus fréquentes de réforme

des animaux.

Grâce à des additifs spécifiques tels que

le zinc et la biotine, UFA 395 soutient la

croissance des onglons et leur dureté et

réduit ainsi l’apparition de fissures dans

le bord plantaire et la sole.

Renforcement du système immunitaire

Les canicules, les perfor-

62 6 2011 · REVUE UFA


Insémination Premo Josef Koller

descend ses truies du premier étage au

rez-de-chaussée, par groupes de trois,

en ascenseur. Les animaux sont inséminés

– en présence du verrat – avec du

sperme Premo. Les verrats de lignée paternelle

Grand Porc Blanc présentent

certains avantages très intéressants:

croîts journaliers, stabilité au stress, proportion

de viande, qualité de la viande

et faibles pertes d’eau. Josef Koller se

montre très critique envers le déclenchement

artificiel des mises bas car il fait

appel aux hormones et comporte un

Les 500 truites fario sont nourries aux

aliments UFA-Fishtop.

mances très élevées sont des facteurs de

stress qui engendrent une hausse des

besoins en substances actives. Il est essentiel

de renforcer le système immunitaire

des animaux, surtout lorsqu’ils

sont soumis à ces stress.

Oligoéléments organiques UFA

395 contient des oligoéléments sous

forme de liaisons organiques. Ces oligoéléments

sont mieux assimilés par l’or-

risque. «Si on déclenche trop tôt, on

peut perdre toute la portée», dit-il.

L’attribution des gorets est organisée

par Anicom. Les gorets de Josef Koller

vont directement chez Thomas Grüter, à

St-Ursanne. Une livraison compte 64

animaux. L’engraisseur reçoit donc de

grands lots d’un statut sanitaire et d’une

qualité homogènes. Josef Koller trans-

Exploitation

Josef et Therese Koller

Tannenstrasse 2

6245 Ebersecken

SAU: 16 ha

Cultures: 2ha maïs, 1.5ha céréales,

prairies temporaires, permanentes

et éco, 70 arbres fruitiers

Cheptel: 84 truies d’élevage (CNf),

30 génisses d’élevage, 500 truites fario

Main-d’œuvre: le couple d’exploitants

et un aide

BLICKPUNKT

POINT DE VUE

Josef

Koller

«Les aliments EXTRA

d’UFA répondent

aux exigences élevées

de nos truies

actuelles.»

ganisme car ils sont directement absorbables

comme des acides aminés,

sans devoir être d’abord solubilisés.

UFA 395: rations conseillées

Truies gestantes: 10g/kg d’ensilage

d’herbe ou de maïs; gestation: 30 à

40g par animal/jour; affections des

onglons: 100g par animal/jour.

Truies allaitantes:

60g par animal/jour.

porte lui-même aussi bien les gorets que

les cochettes. Ses contacts directs avec

le fournisseur de cochettes et l’engraisseur

lui permettent d’exposer ses désirs

et d’améliorer rapidement sa production.

Actuellement, les gorets sont encore

logés dans l’ancien bâtiment. Mais

il est prévu de les déplacer dans un nouveau

local aménagé sous la porcherie

des truies et d’utiliser l’ancien comme

couvert à véhicules.

Les atouts du sperme sexé A

part l’élevage porcin, Josef Koller élève

une trentaine de génisses, qu’il fait inséminer

avec du sperme sexé et qu’il

cède un mois après le vêlage, à la vente

aux enchères de Berthoud, comme

vaches laitières. «L’année passée, j’ai eu

un taux de 100 % de veaux femelles,

avec le sperme sexé», précise-t-il, très

satisfait.

Pisciculture L’élevage des poissons

fait partie des hobbies de Josef Koller.

Il engraisse 500 truites fario dans un vivier

de 30 m 3 installé à côté de la porcherie.

A leur arrivée, les poissons mesurent

6 à 8 cm. Le bassin est alimenté

par 70 l d’eau de source par minute. Les

truites sont nourries aux aliments UFA-

Fishtop, toujours selon leur taille. L’aération

nécessaire est assurée par l’eau

pompée et un apport additionnel

d’oxygène. Les truites sont vendues directement.


Les truies gestantes

défèquent dans

le parcours.

L’aire intérieure paillée

reste propre.

REVUE UA · 6 2011 63


ERFOLG IN DER PRAXIS

SUCCÈS DANS LA PRATIQUE

René Hartmann dirige la ferme LBBZ Schluechthof,

à Cham (ZG).

UFA-Repro EXTRA pour des chaleurs ponctuelles

«La complémentation minérale au

moment des saillies est très importante»,

souligne René Hartmann,

«voilà pourquoi à Schluechthof, j’utilise

l’aliment minéral UFA-Repro EX-

TRA.» Schluechthof, à Cham, détient

55 truies reproductrices; leur rythme

de production est de trois semaines. Si

l’on veut utiliser au maximum le po-

HOBBY-TIERECKE

ANIMAUX D’AGREMENT

tentiel génétique d’une truie, il faut

qu’elle soit à nouveau en chaleurs

dans les six jours qui suivent le sevrage.

Ce qui n’est pas facile, surtout

en été et en automne. L’aliment minéral

UFA-Repro EXTRA contient des additifs

sélectionnés qui activent les chaleurs.

Les cochettes reçoivent 40 g et

les truies adultes 50 g par jour, dès

La complémentation minérale

chez le cheval

A part les protéines et l’énergie, les

minéraux et les vitamines sont des

éléments constitutifs indispensables

au bon fonctionnement du métabolisme.

C’est dire l’importance de la

complémentation minérale. Le cheval

a besoin d’apports suffisants en vitamines

et en minéraux pour pouvoir se

développer et rester en bonne santé.

HYPONA 895

• est vitaminisé

• rapport calcium/phosphore 4:1

• avec de la biotine et du sélénium

• avec de l’eucalyptus

• disponible en seaux de 10 kg ou

en sacs de 25 kg

Ces substances vitales

doivent lui être fournies,

en particulier si sa ration ne

comprend que du foin et de

l’avoine. Les teneurs de

l’herbe de pâture sont aussi

souvent déséquilibrées.

Une complémentation appropriée

est également très importante

pour les poulinières suitées.

HYPONA 895 présente un large rapport

calcium/phosphore de 4:1. Il

complète parfaitement les rations de

foin/d’avoine. Il est riche en biotine

bénéfique pour la corne des sabots et

donc garante du bon fonctionnement

de l’appareil locomoteur. La ration

quotidienne conseillée est de 50 à

5 jours avant les chaleurs. On favorise

ainsi une bonne reconstitution des réserves

minérales après la lactation.

Des oligoéléments et des acides aminés

très assimilables soutiennent la fécondité

et améliorent l’hygiène dans

les organes excréteurs d’urine. UFA-

Repro est en vente dans votre LANDI,

en seaux de 10 kg bien pratiques.

100 g/jr pour les petits chevaux, de

100 à 250 g/jr pour les chevaux de

sport et de travail, et de 200 à

300 g/jr pour les juments allaitantes.

Jusqu’au 25.6.11, vous bénéficiez

d’un rabais de Fr. 3.50/seau de

10 kg et de Fr. 7.50/sac de 25 kg

d’HYPONA 895,

dans votre LANDI

LESE-FUTTER

À LIRE

Nouvelle pierre à

lécher pour veaux

Le lait ne fournit pas suffisamment

de substances actives. Des

carences peuvent compromettre

la croissance et le système

immunitaire. Une pierre à

lécher – en complément des

spécialités UFA – constitue une

solution idéale, en présence

d’une forte lichomanie. UFA a

désormais un nouveau

fournisseur grâce auquel elle

peut proposer une pierre à

lécher aux teneurs inchangées, à

des conditions plus intéressantes.

Utilisation: élevage et

engraissement des veaux, dès la

deuxième semaine de vie, à

volonté (aussi bio).

Truies: une prime

d’échange de Fr. 40.–

A l’achat de cochettes non

saillies, Anicom vous crédite

Fr. 40.– pour chaque truie livrée

pour l’abattage, jusqu’au

30 juin 2011. L’objectif de cette

action est de contrer les effets

de la dépression estivale.

Une intégration ciblée

Le risque pathogène diminue

lorsque les cochettes sont

détenues encore un mois

séparément avant d’être

intégrées au troupeau. Selon

une étude de l’Université de

Giessen, ce mode de faire

permet de réduire de 25 % les

agressions après l’intégration.

UFA-Berater

Services techniques

3052 Zollikofen

058 434 10 00

1070 Puidoux

058 434 09 00

6210 Sursee

058 434 12 00

9500 Wil

058 434 13 00

ufa.ch

64 6 2011 · REVUE UFA


Arbres, forêts ou abri

LES BOVINS AU PÂTURAGE ont besoin d’ombrage en cas de forte chaleur

et d’une protection contre les intempéries

par temps froid ou humide. Les exigences

diffèrent selon la situation.

Le concept de pâture de Melk Staller

n’est pas encore au point.

Melk Staller: Durant la période

de végétation, mes génisses d’élevage

restent à l’extérieur. Tous les parcs

ne disposent pas d’un accès direct à la

stabulation libre, d’arbres ou de haies

où les animaux peuvent trouver de

l’ombre les jours de forte chaleur. Or

rentrer les animaux à l’étable chaque

jour donne trop de travail.

Ruedi Rathgeber: Le rapport entre le

volume et la surface corporels des bovins

est faible et ils ne peuvent évacuer

que peu de chaleur. Dès 25° C déjà, les

vaches mangent moins et l’accroissement

diminue. La Loi sur la protection

des animaux a également des exigences

dans ce domaine.

Melk Staller: Tous les animaux doivent-ils

pouvoir rester à l’ombre en

même temps?

Ruedi Rathgeber: Oui. Par forte chaleur,

l’abri doit permettre une échange

d’air aussi élevé que possible afin que

les animaux puissent se rafraîchir et tenir

les mouches et les taons à l’écart.

Melk Staller: Quelles sont les conséquences

juridiques encourues si aucune

possibilité d’ombrage n’est trouvée?

Ruedi Rathgeber: Une plainte pour

de motifs de protection des animaux

dépend de la durée durant laquelle les

animaux ont été exposés en plein soleil.

Le juge peut décider d’une amende de

plusieurs milliers de francs. Dans les cas

extrêmes, dans une procédure pénale,

le jugement peut déboucher sur une interdiction

administrative de détenir des

animaux.

Melk Staller: Un pâturage jouxte

une forêt. Puis-je clôturer à l’intérieur

de la forêt?

«Il est

également

possible

de recourir

à des construc -

tions simples –

p. ex. une vieille

autochargeuse

munie de tôles

ou de filets

d’ombrage»

Fredy Sauber: Uniquement d’entente

avec le service forestier. Dans le

canton de Berne p. ex., cela n’est pas

permis alors que c’est autorisé par

exemple à Appenzell Rhodes extérieures.

Ruedi Rathgeber: On peut aussi recourir

à des constructions simples – p.

ex. une vieille autochargeuse avec des

tôles ou des filets d’ombrage rabattables

sur le côté du cadre. Les tentes de

pâturage coûtent plus de 3000 Fr.

Fredy Sauber: Les abris doivent se

trouver en dehors de la zone de protection

des eaux de captage. La distance

avec un plan d’eau doit être de 20 m, et

de 10 m pour les ruisseaux et les

fleuves.

Melk Staller: Le sol de l’abri doit-il

être bétonné?

Fredy Sauber: Pour une installation

temporaire durant la période de végétation

– avec une surface de pâture permanente

sans affouragement complémentaire

de fourrage grossier – il est

possible de laisser le sol à l’état naturel

avec de la litière. Il en va de même pour

la pâture extensive à l’année de bovins

Highland, Dexter, de moutons, de cerfs

et de lamas.

Melk Staller: Si je dois construire un

abri de pâture, mieux vaut faire quelque

chose de bien pour pouvoir y détenir

mes génisses à l’année et libérer de la

place à l’étable pour des vaches supplémentaires.

Ruedi Rathgeber: Il est également

autorisé de détenir des animaux en

plein air l’hiver si ces derniers peuvent

se protéger du froid, du vent et de l’humidité.

Normalement, il faut disposer

d’un abri contre les intempéries. Par génisse

de moins de 200 kg PV, il faut une

couche recouverte de litière de 1.6 m 2

(contre 1.8 m 2 jusqu’à 300 kg PV, 2.2 m 2

jusqu’à moins de 400 kg PV et 2.7 m 2

pour plus de 400 kg PV). Le côté longitudinal

ouvert ne doit pas être orienté

dans la direction du vent.

Fredy Sauber: Les abris utilisés en dehors

de la période de végétation sont

toutefois considérés comme des étables

normales et doivent disposer d’un sol en

dur, d’une place à fumier et d’un écoulement

des eaux dans la fosse à lisier.

Melk Staller: Au vu de ce qui précède,

je pense que je ferais mieux de diviser

mes parcelles de pâturage de manière

à ce que mes bêtes aient de

l’ombre ou de procéder à des échanges

de parcelles!

PRODUCTION ANIMALE

Fredy Sauber, Melk

Staller et Ruedi

Rathgeber – la chaleur

peut stresser

considérablement

les animaux.

Auteur Matthias

Roggli, Revue UFA,

3360 Herzogenbuchsee

Cet article est un

dialogue fictif avec des

personnes fictives.

Il a été élaboré en

s’inspirant de la fiche

technique Agridea

«Détention permanente

en plein air» et de la

législation sur la

protection des animaux

et des eaux, l’aménagement

du territoire et la

forêt.

INF INFO INFOBOX

INFO BOX BOX

www.ufarevue.ch 6 · 11

REVUE UFA · 6 2011 65


PRODUCTION ANIMALE

Problème enzootique, que faire?

LES CRYPTOSPORIDIES sont une des causes principales de la diarrhée chez les

veaux. Lorsque la maladie prend un caractère enzootique, il importe de vérifier la mise

en étable et l’hygiène. Les veaux malades doivent recevoir suffisamment de liquide pour

éviter qu’ils ne se déshydratent. En Suisse, les infections par les cryptosporidies sont en

augmentation.

Andreas

Raemy

Veau diarrhéique

abreuvé avec du lait de

remplacement.

L’animal est affamé.

Photo: «Kälberkrankheiten», Günter

Rademacher, 3 ème édition, 2007

Une diarrhée en jet accompagnée

de fortes contractions est typique

d’une infestation par les cryptosporidies.

Les animaux restent ensuite

le dos courbé dans leur box, et continuent

de presser. Le parasite ne devient

problématique qu’en présence d’une infestation

massive. Il arrive qu’un grand

nombre de veaux soient touchés, voire

tous. La maladie est une zoonose, ce qui

signifie qu’elle est transmissible à l’être

humain.

Dommages à long terme En l’absence

d’un traitement mis en place rapidement,

la maladie peut entraîner la

perte d’un grand nombre d’animaux, ou

affaiblir les veaux qui demeurent chétifs

ou réceptifs à d’autres maladies. Pour

l’exploitation touchée, le problème ne

se situe pas uniquement au niveau des

finances ou du temps investi pour s’oc-

Tableau: Plan de buvée idéal en cas de diarrhée (50 kg)

Moment de l’abreuvement Quantité abreuvées (l) Breuvage

Matin 1.5 – 2 Lait complet

Matinée (au moins 2 h après la buvée) 1.5 – 2 Electrolytes

Midi 1.5 – 2 Lait complet

Après-midi (au moins 2 h après la buvée) 1.5 – 2 Electrolytes

Soir 1.5 – 2 Lait complet

Tard le soir (au moins 2 h après la buvée) 1.5 – 2 Electrolytes

Source: «Kälberkrankheiten», Günter Rademacher, 3 ème édition, 2007

cuper des animaux, puisque la perte de

veaux d’élevage de qualité peut engendrer

des dommages à long terme.

Substitution de liquide La diarrhée

des veaux est une maladie multifactorielle.

Cela signifie que d’autres

causes infectieuses ou non infectieuses

peuvent aggraver encore l’évolution de

la maladie. Typiquement, les cryptosporidies

apparaissent chez les veaux âgés

de moins d’un mois. L’agent pathogène

est un parasite unicellulaire qui détruit

la paroi intestinale en présence d’infestation

massive. Il s’ensuit une baisse de

la résorption des nutriments et ainsi une

modification de la consistance des excréments.

Très souvent, les veaux gardent

l’appétit malgré l’infestation et se

rétablissent après une semaine. Cependant,

tous perdent beaucoup de liquide

et de sel en raison de la diarrhée. La

perte de liquide peut atteindre 20% du

poids par jour. Un veau de 40kg peut

donc perdre jusqu’à 8 litres de liquide

par jour. Cette énorme quantité est difficile

à substituer par voie orale, raison

pour laquelle il faut faire appel au vétérinaire

pour une substitution de liquide.

Combattre la déshydratation

Les veaux malades doivent être contrôlés

régulièrement quant à la déshydratation

(cf. encadré). On leur assurera un

accès permanent à de l’eau. On veillera

aussi à leur proposer une pierre à lécher,

qu’ils peuvent utiliser pour tenter de rééquilibrer

les électrolytes. On voit encore

souvent les agriculteurs réagir par

une substitution du lait par du lait de

remplacement. Il faut absolument l’éviter.

Tant que le réflexe de succion est

maintenu, il faut continuer à abreuver la

ration complète de lait complet, idéalement

répartie en trois repas par jour. Un

retrait du lait affame les animaux. Les

veaux diarrhéiques développent rapidement

une acidose du sang, ce qui a une

influence marquée sur leur état général.

Ils sont apathiques et affichent un réflexe

de succion réduit, voire absent.

Dans ces cas-là, on ne peut plus attendre:

seule l’intervention du

vétérinaire peut éviter le

pire.

Les électrolytes pas

dans le lait Le respect

du plan d’abreuvement

donné dans le tableau cicontre

exige beaucoup de

temps, mais reste la thérapie

de choix pour les veaux

malades. Il montre combien

de liquide doit boire un veau

chaque jour mais n’est valable

que pour autant que le

réflexe de succion soit encore

présent. Les besoins en lait

d’un veau de 50kg sont d’environ

6 l. Les boissons électrolytiques

ont quant à elles la

fonction de substituer la perte

de liquide permanente due à la

diarrhée. Pour éviter les problèmes

de coagulation du lait

dans la caillette, on veillera à ne

pas mélanger les électrolytes directement

au lait.

Des parasites partout Les

cryptosporidies sont des parasites

extrêmement résistants.

Elles ne contaminent pas seulement

le sol des stabulations,

mais on les retrouve égale-

66 6 2011 · REVUE UFA


Le veau est-il déshydraté?

Ces symptômes indiquent une déshydratation

des veaux atteints de diarrhée:

• un pli de peau met du temps à

s’aplatir ou demeure;

• les yeux sont rentrés dans les orbites;

• le corps est froid en surface;

• les muqueuses froides et sèches;

• le veau a de la peine à rester debout;

• paralysie.

De tels animaux doivent être rapidement

pris en charge par le vétérinaire.

ment sur les parois, dans les abreuvoirs

et les tétines, dans l’eau des bassins

(surnagent), sur les vêtements, les mains

et les ustensiles de travail. Dans un environnement

humide et frais, ces para-

sites peuvent survivre jusqu’à un an. Par

contre, ils supportent mal la chaleur et

le rayonnement solaire.

D’abord les plus jeunes Réduire

la pression parasitaire requiert beaucoup

de patience et de ténacité. L’hygiène

et la mise en étable sont les principales

approches, comme le montre

une récente étude menée en Suède.

Les veaux ne doivent être abreuvés

qu’avec des mains, bottes et vêtements

propres. Idéalement, on débutera par le

veau le plus jeune et on prévoira un seau

individuel pour chaque veau avec sa

propre tétine.

Igloo Dans la majorité des exploitations,

les problèmes de diarrhée apparaissent

dès lors que la densité d’occu-

Collaboration avec la clinique

des ruminants et le SSB

La clinique des ruminants de la Faculté

Vetsuisse de l’Université de Berne collabore

étroitement avec le Service sanitaire bovin

(SSB) dans le domaine de la médecine de

troupeau. C’est ainsi qu’ils élaborent le

bulletin du SSB qui peut être téléchargé et

qui a dernièrement traité de la cryptosporidiose

des veaux. Le site www.rgd.ch

propose également d’autres informations

sur différents thèmes de la santé des

veaux.

pation est trop forte. On peut y remédier

en plaçant les veaux en igloo directement

après la naissance. Les possibilités

de nettoyage et de désinfection y

sont idéales, alors que les vieux boxes à

veaux en bois ne permettent pas une

désinfection optimale. Par ailleurs, on

oublie souvent de nettoyer et de désinfecter

le box de vêlage. En outre, les

vaches adultes excrètent parfois aussi

les germes, infectant de fait les veaux

dès la naissance. On notera aussi qu’un

bon approvisionnement en colostrum

est indispensable.

Vaccination de la mère? Il

n’existe à l’heure actuelle aucune «piqûre»

permettant de soigner les veaux.

Les préparations disponibles dans le

commerce ne contribuent qu’à réduire

l’excrétion de parasites dans les excréments.

Une vaccination des vaches en

gestation contre les rota et les corona

peut calmer l’évolution de la maladie en

prévenant les infections mixtes avec

d’autres germes de diarrhée. La vaccination

n’est cependant efficace sur le veau

que si l’on assure un apport optimal en

colostrum. Il est en outre essentiel que

le détenteur des animaux s’entretienne

avec le vétérinaire afin d’utiliser ces préparations

de manière ciblée et efficace.

Conclusion Pour récapituler, il

n’existe aucune recette garantie en présence

de problèmes enzootiques dus

aux cryptosporidies. Il est essentiel de

sortir le fumier, de nettoyer à fond et

désinfecter régulièrement les stabulations.

L’igloo est la meilleure solution.

La vaccination des mères ne fonctionne

que si l’administration de colostrum se

fait selon les recommandations.

PRODUCTION ANIMALE

L’igloo est la meilleure

solution pour prévenir

la cryptosporidiose.

Auteur Andreas

Raemy, Dr med. vet.,

Clinique des ruminants,

3001 Berne.

wiederkaeuerklinik.ch

INF INFO INFOBOX

INFO BOX

www.ufarevue.ch 6 · 11

REVUE UFA · 6 2011 67


Alain

Passeraub

GÉNÉTIQUE

PRODUCTION ANIMALE

Pour toutes les exploitations?

LE TRANSFERT D’EMBRYONS est principalement utilisé en élevage de bétail

pour obtenir le plus grand nombre possible de descendants des vaches supérieures à la

moyenne. Les nouvelles techniques, comme l’emploi de semence sexée ou des valeurs

d’élevage basées sur le génome, donnent bon espoir de permettre une sélection encore

plus ciblée. L’utilité pour «l’exploitation normale» s’en trouve-t-elle pour autant accrue?

Stefan Gut, de Birmenstorf (ZH), se

montre satisfait du transfert d’embryons:

«À ce jour, j’ai déjà eu

66 embryons utilisables de ma meilleure

vache donneuse Rita. Et les premiers

descendants de cette vache à

100 000 litres sont excellents et très

prometteurs.» Lorsque les embryons de

telles vaches donneuses sont principalement

mis en œuvre dans la propre

exploitation, ces animaux prennent rapidement

le dessus. Il est donc recommandé

de n’utiliser que des vaches

ayant une bonne conformation et une

bonne productivité, et surtout d’excellentes

caractéristiques de condition

physique.

Comment ça fonctionne La vache

dont on veut prélever des embryons est

traitée plusieurs jours au moyen de

l’hormone servant à la maturation des

follicules (FSH). La forte stimulation hor-

Exigences envers les vaches donneuses

La qualité des résultats dépend de la santé de l’animal donneur. Les

points importants à respecter sont les suivants:

• Bonne fertilité, sans troubles.

• Vêlage et phase puerpérale normaux.

• Cycles de chaleurs réguliers.

• Membres sains.

• Métabolisme stable.

Exigences envers les vaches receveuses

Seuls les meilleurs animaux donnent de bons résultats de gestation:

• Génisses entre 15 et 20 mois maximum.

• Alimentés de manière équilibrée, y compris minéraux et sel pour bétail.

• Bien développés: BCS 3 (pas trop gras!).

• Sains et vermifugés.

• Aliments de qualité élevée sans moisissures.

• Chaleurs claires sept jours avant le transfert.

monale mène plusieurs ovules à maturation

sur les deux ovaires. Suite à l’ovulation

à la fin des chaleurs, il importe de

féconder un maximum de ces ovules.

L’ovulation n’étant pas toujours simultanée

lorsqu’on se trouve en présence

de plusieurs follicules, on accroît les

chances de fécondation par une insémination

double. Sur demande, on peut

également le faire au moyen de semence

de différents taureaux. Durant

les jours qui suivent la fécondation, les

embryons migrent de l’oviducte vers les

pointes des cornes utérines. C’est là

que, le septième jour après insémination,

le vétérinaire spécialisé en transfert

d’embryons ira les retirer par lavage. Il

utilise à cet effet une solution de rinçage

spécifique, amenée via un cathéter en

caoutchouc qu’il introduit dans la matrice,

lequel est fermé à l’arrière par un

ballon. C’est dans la solution de rinçage

réaspirée que l’on trouvera plus tard les

embryons. Cette opération est réalisée

sur place (p.ex. dans la cuisine ou le bureau)

au moyen d’un laboratoire mobile

installé pour l’occasion. Les embryons

sont recherchés et classifiés au microscope.

Si l’on dispose de suffisamment

d’animaux receveurs, les embryons sont

directement réimplantés, sinon ils sont

congelés. Dans le premier cas, les animaux

receveurs doivent se situer dans le

même stade du cycle que la vache donneuse

lors du lavage, soit sept jours

(max. ± 1 jour) après les chaleurs.

Taux de réussite de 60 % Un

transfert d’embryons réussi pose des

exigences élevées aux animaux concernés.

En moyenne suisse, on collecte sept

à huit embryons utilisables par lavage et

environ 60% des embryons transférés

Recherche d’embryons au

microscope à la ferme.

s’implantent. Un transfert moyen permet

donc d’obtenir quatre à cinq veaux.

Cependant, cela ne fonctionne que pour

autant que les animaux donneurs et les

animaux receveurs aient été bien préparés.

Soins essentiels Les erreurs d’affouragement

et le stress sont les principaux

facteurs pouvant influer négativement

sur les résultats de lavage. Les

vaches qui ont un important déficit

énergétique consomment leurs graisses

corporelles et produisent des corps cétoniques,

des toxiques cellulaires que

l’on retrouve dans le follicule et dans la

muqueuse de la matrice qui tendent à

réduire la qualité des cellules. Les embryons

obtenus à partir des vaches en

carence énergétique sont souvent non

fécondés ou mal développés lors du lavage.

Les résultats sont souvent également

décevants si le lavage est fait trop

tôt après le vêlage, après un vêlage difficile

ou une rétention placentaire. De

même, les aliments moisis, les boiteries,

les mammites, les blessures douloureuses

etc. amoindrissent les résultats.

Il importe donc d’examiner de manière

critique et objective chaque vache

donneuse pour déterminer si elle rem-

68 6 2011 · UFA-REVUE


plit les conditions nécessaires à la collecte

d’embryons. Ainsi, même six mois

après le vêlage, bien des vaches n’ont

pas encore la constitution nécessaire

pour produire des embryons en raison

d’une production laitière trop élevée ou

de conditions météorologiques défavorables.

Combiner avec d’autres techniques

L’objectif principal du transfert

d’embryons est d’obtenir davantage

de veaux d’une bonne vache ou d’un accouplement

prometteur. Il est même

possible d’influer à l’avance sur le sexe

de ces veaux. Le sexage de la semence

apporte un aspect intéressant selon

l’orientation de l’exploitation: l’emploi

de semence sexée femelle permet d’obtenir

90% d’embryons femelles, et inversement

pour la semence sexée mâle.

La production d’embryons par ce biais

permet donc une remonte ciblée à partir

des meilleures lignées présentes dans

l’étable. Cette méthode assurant davantage

de veaux du même sexe, on obtient

donc davantage de veaux utiles.

En y combinant les nouvelles estimations

de la valeur d’élevage basées sur

le génome, on peut réaliser des comparaisons

directes entre les frères et sœurs,

ce qui, par la sélection plus précise, devrait

garantir d’une part un résultat

d’élevage encore plus rapide et plus favorable

que l’accouplement dirigé et de

l’autre un avantage financier.

En inséminant la même vache avec la

semence de différents taureaux, l’exploitation

peut obtenir à partir d’une

bonne vache dans l’exploitation des

veaux du même âge de pères différents,

ce qui constitue une amélioration supplémentaire

de la sélection zootechnique.

Conclusion La perspective d’obtenir

de nombreux descendants de grande

valeur de son propre élevage, à partir de

lignées qui correspondent à l’exploitation

et sont estimées par le chef d’exploitation,

peut être améliorée encore

en combinant le transfert d’embryons

avec les nouvelles techniques telles que

l’emploi de semence sexée ou l’estimation

de la valeur d’élevage basée sur le

génome. La production d’embryons devient

ainsi intéressante dans chaque exploitation.


GÉNÉTIQUE

Questions à l’éleveur

Stefan Gut est éleveur de bétail laitier à Birmensdorf (ZH) et a fait ses premières

expériences avec le transfert d’embryons (TE).

Revue UFA: Monsieur Gut, pourquoi faites-vous du TE?

Stefan Gut: Beaucoup de vaches ayant une durée de vie courte, le TE accroît la

probabilité d’obtenir d’elles le maximum de descendants femelles. Malgré tout, on ne

doit pas oublier que le TE reste un espoir et pas une garantie.

Quelles sont vos expériences à ce jour?

Dans notre exploitation, nous en sommes au septième lavage. Les animaux obtenus sont

bons et très prometteurs. Nous avons bien entendu aussi eu des expériences négatives.

Je pense ici aux avortements ou aux embryons qui ne se sont pas implantés. Mais pour

chaque embryon collecté, on garde l’espoir d’obtenir un «produit de pointe». Le succès

se mesure naturellement aussi au résultat obtenu dans les concours.

Quel est votre objectif avec le TE?

Des descendants bien pointés issus d’accouplements prometteurs. Des animaux de

concours qui affichent une bonne rentabilité.

Le TE est-il rentable pour votre exploitation?

Mon objectif personnel avec le TE, ou ce que j’en attends, est une remonte pour ma

propre exploitation. À ce jour je n’ai fait que peu de commerce avec les embryons.

Recommanderiez-vous le TE à vos collègues éleveurs?

Je ne peux que recommander d’accoupler une bonne vache et d’en récolter des

embryons. Il vaut la peine de faire porter les génisses avec des embryons. Elles affichent

une probabilité de gestation réussie plus élevée.

PRODUCTION ANIMALE

Stefan Gut est éleveur

à Birmensdorf (ZH).

Examen préalable

de la vache

donneuse.

Auteur Dr méd. vét.

Alain Passeraub,

production d’embryons

Swissgenetics,

3052 Zollikofen.

www.swissgenetics.ch

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UFA-REVUE · 6 2011 69


PRODUCTION ANIMALE

L’analyse des germes et ensuite?

L’IDENTIFICATION DES MAMMITES permet de reconnaître à temps les

problèmes de troupeau et fournit des informations essentielles en vue d’un

assainissement. En outre, elle assure la surveillance des exploitations assainies.

Faire appel au vétérinaire pour l’interprétation des analyses comme la définition

des mesures appropriées peut s’avérer utile.

Les germes responsables des mammites

se distinguent par leur contagiosité.

Streptococcus agalactiae et

Streptococcus dysgalactiae sont très

infectieux, comme Staphylococcus aureus.

Pour ce dernier, le génotype B est

particulièrement dangereux. La mammite

subclinique, qui se caractérise par

plus de 100000 cellules par ml de lait

mais sans symptômes apparents, n’est

décelable qu’au moyen du test de

Schalm ou par le laboratoire.

Les Holstein aussi Depuis cette

année, les éleveurs de vaches de la race

Brune peuvent faire analyser leur lait de

façon ciblée auprès de Suisselab à

l’égard des germes de mammites, alors

que les éleveurs de Holstein pourront le

faire dès l’été. Cette prestation de Zollikofen

(BE) est déjà disponible depuis

plus longtemps pour les éleveurs de la

race Tachetée rouge. Les échantillons

sont automatiquement repris du

contrôle laitier lorsque les numérations

cellulaires d’une vache dépassent

200000 par ml. Pour le même tarif

(30 francs pièce hors TVA), le laboratoire

analyse aussi des échantillons de

lait de citerne.

Des méthodes modernes Suisselab

réalise tous les contrôles de qualité

dans le cadre de l’examen du lait et, dès

juillet, toutes les analyses de composants

pour les fédérations d’élevage.

Ceux-ci sont déterminés au moyen de la

spectroscopie d’absorption infrarouge,

les germes et le nombre de cellules au

moyen d’une détermination par fluorescence

optique. Chaque année, Suisselab

analyse 600000 échantillons du

contrôle laitier ainsi que 4 millions

d’échantillons de lait de vache et

100000 de lait de chèvre pour les fédérations

d’élevage.

Onze germes principaux L’identification

des mammites au moyen du

«PathoProof Mastitis PCR Assay» permet

de déterminer onze germes ou

groupes de germes et couvre ainsi environ

95% des cas de mammites. Le test

identifie également le gène -lactamase,

responsable de la résistance à la pénicilline

de Staph. aureus et de Staph. spp.

(= autres staphylocoques).

Quatre heures La mise en évidence

des germes requiert la multiplication

d’un segment de matériel génétique

(ADN). Le grand avantage de la nouvelle

méthode est le fait qu’elle mesure le

matériel génétique en temps réel, soit

durant les cycles de multiplication. Le

résultat est ainsi disponible en l’espace

de 4 heures.

En outre, les germes ne doivent plus

être vivants pour être décelés, ce qui

permet d’utiliser des échantillons

conservés, comme ceux du contrôle laitier.

Autre avantage, comme les germes

de mammites n’y croissent plus après le

prélèvement du lait, l’analyse reflète la

situation précise au moment du prélèvement.

On obtient de la sorte moins de

résultats «faux négatifs».

Souvent des staphylocoques

Martin Reist a évalué 5000 analyses PathoProof

provenant d’environ 500 exploitations.

Les échantillons, provenant

des contrôles laitiers de swissherdbook

et affichant généralement plus de

200000 cellules par ml de lait, contenaient

pour plus de 80% des Staph.

spp., des gènes -lactamase pour un peu

moins de 50% et Corynebacterium bovis

pour presque 40% (cf. graphique).

Staph. aureus était particulièrement fréquent

dans le lait contenant entre

500000 et 1000000 cellules par ml de

lait. Pour les numérations cellulaires encore

plus élevées, c’est Str. agalactiae,

dysgalactiae ou uberis ainsi que les klebsielles

qui dominaient. Par contre, aucune

relation apparente n’a été relevée

entre les numérations cellulaires et

Staph. spp., C. bovis, les entérocoques

et Escherichia coli.

Reconnaissance précoce Martin

Reist commente ses évaluations de la

manière suivante: «Interprété correctement,

le nouveau test PathoProof réalisé

sur des échantillons des contrôles

laitiers fournit une aide utile et fiable

pour la reconnaissance précoce des problèmes

de mammites et dans la clarification

des problèmes mammaires à

l’échelle du troupeau.»

D’où viennent les germes? PathoProof

apporte des informations sur

le rôle de germes environnementaux ou

associés à la mamelle. Font partie des

premiers E. coli, les klebsielles, Serratia

marcescens, Str. uberis et les entérocoques.

La contamination, qui a lieu

pour l’essentiel entre les traites, peut

être prévenue en maintenant propres

les couloirs et les surfaces de repos.

Str. aureus, Str. agalactiae, Arcanobacterium

pyogenes et C. bovis sont

quant à eux considérés comme des

germes associés à la mamelle. Ils se

transmettent d’une vache à l’autre via

les instruments de traite ou le trayeur,

par exemple lorsque les premiers jets

70 6 2011 · REVUE UFA


Mesures consécutives à

l’identification de mammites

• Regrouper les résultats des analyses

PathoProof à l’échelon de l’exploitation.

• En collaboration avec le vétérinaire

d’exploitation, identifier s’il s’agit

d’un animal individuel ou d’un

problème d’exploitation.

• Définir les mesures de lutte en accord

avec le vétérinaire.

• Identifier les vaches desquelles il con -

vient de réaliser un antibiogramme.

• Réaliser le traitement sur la base de

l’antibiogramme.

sont systématiquement éliminés sur le

sol. L’introduction de germes associés à

la mamelle se fait généralement lors de

l’introduction de nouveaux animaux.

Str. dysgalactiae pour sa part peut être

attribué au premier comme au second

groupe de germes.

Échantillons non stériles Il est

important de différencier entre les

échantillons de quartiers ou du pis prélevés

de manière stérile (avec désinfec-

tion préalable à l’alcool), d’une part, et

les échantillons de contrôle laitier, d’autre

part. Dans le premier cas, il est évident

que les germes mis en évidence

proviennent de la mamelle, alors que

pour les échantillons du contrôle laitier,

l’environnement joue également un rôle

comme source de contamination. Les

échantillons prélevés de manière stérile

peuvent être interprétés de manière similaire

aux tests réalisés avec des méthodes

de culture.

Antibiogramme PathoProof ne

permet pas d’en déduire directement

une thérapie. Andreas Tschuor, vétérinaire

chez Pfizer SA s’explique: «Nous

avons besoin d’une étape diagnostique

supplémentaire: l’examen de sensibilité

du germe principal dans l’exploitation.

Si par exemple Staph. aureus est reconnu

comme problème d’exploitation,

nous devons prélever un échantillon de

lait d’un nombre représentatif des

vaches affectées, afin d’en isoler le

germe principal. Ensuite nous réalisons

un antibiogramme sur lequel peut se ba-

Graphique: Fréquence des germes de mammites

100 %

REVUE UFA · 6 2011 71

80 %

60 %

40 %

20 %

0%

S. aureus

Staph. spp.

b-Lactamase Gen

S. aglactiae

S. dysgalactiae

ser la thérapie.» Suisselab recommande

de prendre en compte, dans l’interprétation,

des facteurs comme les numérations

cellulaires, les symptômes cliniques,

l’anamnèse de la vache et la

situation du troupeau.

Clarifications avec le vétérinaire

De manière générale, il convient de discuter

les résultats PathoProof avec le vétérinaire

et éventuellement avec le

conseiller en matière de traite. On portera

une attention particulière aux

germes Staph. aureus, Str. agalactiae et

Str. dysgalactiae, particulièrement infectieux.

Les chances de succès d’un traitement

contre Staph. aureus en cours de

lactation sont d’environ 30%. La phase

tarie offre de meilleurs taux de réussite.

Une lutte intensive est réalisée contre

Str. agalactiae depuis le siècle dernier

déjà (80% de chances de succès).

Si l’on met en évidence Str. dysgalactiae,

Str. uberis, des klebsielles ou le complexe

Arcanobacterium pyogenes / Peptoniphilus

indolicus, le nombre de cellules

joue aussi un rôle important.

Une petite contamination par Staph.

spp ou C. bovis ne requiert pas de mesure

particulière en l’absence de symptômes.

Dans les deux cas, il s’agit d’une

flore normale de la peau du trayon, resp.

du canal de celui-ci. C. bovis occasionne

le plus souvent des mammites bénignes.

Conclusion Les antibiotiques ne sont

pas la solution à chaque situation où l’on

met en évidence des germes. En présence

de germes associés à l’environnement,

l’amélioration de l’hygiène ou de la technique

de traite peut également permettre

d’atteindre le but recherché.

PRODUCTION ANIMALE

E. coli

Klebsiella spp.

S. marcescens

S. uberis

Enterocoques

C. bovis

A. pyo P. indo

Source: Suisselab

Le test PathoProof ne

permet pas de définir

directement la thérapie

pour les vaches

concernées.

Photo: agrarfoto.com

Auteur Matthias

Roggli, Revue UFA,

3360 Herzogenbuchsee.

Le site

www.suisselab.ch/mid

ermet de télécharger les

formulaires d’inscription

pour les analyses

PathoProof des germes

de mammites.

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PRODUCTION ANIMALE

Des vêtements de couleur différente

pour le vétérinaire et l’exploitant

LA RELATION ENTRE L’HOMME ET L’ANIMAL est compliquée par l’évolution

des structures et les changements qui interviennent au niveau des systèmes de détention.

Pourtant, la relation entre l’homme et l’animal a une incidence sur la rentabilité.

Tanja

Kutzer

Le contact

corporel avec les

jeunes animaux est

primor dial.

Une bonne relation entre l’homme

et l’animal est essentielle pour la

rentabilité de la production animale.

Interventions désagréables

Pour les animaux de rente, le contact

avec l’homme n’est pas toujours agréable,

que ce soit lorsque l’éleveur fixe la

marque auriculaire juste après la naissance,

lors du traitement d’un onglon

malade ou d’une vaccination par injection.

Souvent le contact avec l’homme

se limite à des telles interventions désagréables

pour l’animal. Chez ce dernier,

cela engendre une situation de stress et

de crainte qui se traduit par un impact

négatif sur la productivité, la santé et le

sentiment de bien-être de l’animal.

Un emploi du temps serré Il est

donc d’autant plus important que l’éleveur

entre régulièrement en contact

avec ses animaux, ce qui s’avère souvent

difficile aujourd’hui, où la taille des

troupeaux augmente et où le temps disponible

se fait de plus en plus rare. Il

s’ensuit que les animaux sont souvent

plus craintifs ou plus agressifs vis-à-vis

de l’homme. Cela complique les soins

aux animaux et constitue un facteur de

risque d’accident accru.

Comportement de l’éleveur Le

comportement de l’éleveur vis-à-vis de

ses animaux détermine massivement la

relation de ces derniers à l’homme.

Lorsque la relation est bonne, les animaux

parviennent à mieux évaluer le

comportement et les actes de l’éleveur.

Ils développent une relation de

confiance avec ce dernier, sont plus placides,

moins apeurés et surtout plus faciles

à manier. L’éleveur ressent également

que sa relation avec son bétail est

agréable et le démontre de façon inconsciente

via son comportement et

son langage corporel, ce qui a également

un impact positif sur le comportement

des animaux. A contrario, l’éleveur

peut considérer sa relation avec ses

animaux comme étant difficile ou pénible

et avoir tendance à devenir trop impatient.

Ce sentiment a un effet négatif

sur les animaux et le cercle vicieux est

lancé.

Jeunes animaux Partout où c’est

possible, les travaux de routine tels que

l’évacuation des fumiers, l’affouragement,

le tour d’étable, l’observation des

chaleurs devraient être considérés

comme une occasion de favoriser et

d’intensifier le contact avec les animaux.

Cela devrait être plus particulièrement

le cas avec les jeunes animaux, chez lesquels

il est possible d’instaurer en rela-

tivement peu de temps une relation de

confiance. Il ne suffit donc pas de manifester

de l’attention aux veaux lors du

seul moment de la buvée. Des contacts

corporels courts mais réguliers ainsi que

le fait de leur passer un licol pour les y

habituer facilitent le contact ultérieur

avec les animaux. Les porcs réagissent

également positivement lorsque l’éleveur

manifeste de l’intérêt pour eux et

qu’il se montre sympathique.

Tenir sous le ventre Les personnes

qui s’occupent des animaux devraient

s’en approcher calmement et

avec patience, en laissant ces derniers

renifler leurs bottes et leurs habits. En

ce qui concerne les porcelets, il est

72 6 2011 · REVUE UFA


conseillé de les tenir avec une main sous

le ventre. Cela permet en effet d’éviter

des déchirures musculaires.

Aliment Proposer de l’aliment aux

animaux permet aussi de les attirer.

Chez les bovins, l’éleveur peut également

utiliser du sel bétail ou des

pommes.

Le langage et la musique Il n’est

toutefois pas toujours nécessaire d’établir

un contact corporel ou d’attirer les

animaux. Il peut également être judicieux

de parler en faisant les travaux

d’étable et d’habituer ainsi les animaux

à sa propre voix. Enclencher la radio

peut également contribuer à créer une

ambiance plus calme pour l’homme et

l’animal. Les animaux s’adaptent ainsi à

un certain niveau de bruit et de voix et

réagissent plus calmement aux nouveaux

sons.

Les animaux sentent Il est également

primordial de disposer de suffisamment

de temps pour s’occuper des

animaux. Il n’est ainsi jamais bon de

vouloir déplacer un groupe de porcs ou

un troupeau laitier. Calme, sécurité, patience,

adapter le déplacement des ani-

Pour soulever un

porcelet, il ne faut pas

seulement le tenir par

les jambes mais placer

une main sous le

ventre.

maux à leur rythme, adopter le bon ton

et parler au bétail sont la clef d’une

bonne relation entre l’homme et l’animal.

Moins l’éleveur dispose de temps

et plus les animaux seront difficiles à déplacer.

Cela n’est pas seulement dû au

changement du langage corporel. Les

bovins et les porcs ont un odorat très

développé qu’il leur permet d’évaluer

l’état émotionnel de la personne qui les

soigne.

Choisir l’endroit de traitement

Les animaux associent les traitements

qu’ils ont reçus avec l’endroit où ces

derniers ont été prodigués. C’est la raison

pour laquelle des activités telles que

les soins aux onglons ou la fixation des

marques auriculaires ne devraient pas

intervenir aux endroits où les animaux

bénéficient d’une bonne ambiance. Il

s’agit d’un élément central en ce qui

concerne la relation avec les animaux

d’élevage femelles : lorsqu’une truie qui

met bas pour la première fois dans un

box de mise bas ou qu’une primipare

traite pour la première fois en salle de

traite font une mauvaise expérience, il

sera beaucoup plus ardu de les y reconduire

la prochaine fois.

Distraction Il n’est cependant pas

toujours possible de changer d’endroit

pour procéder à un traitement. Une

bonne alternative consiste à effectuer le

traitement lorsque l’animal est occupé à

autre chose. Pour une vaccination par

exemple, il serait ainsi judicieux de repousser

du fourrage frais. En outre, une

technique de vaccination adaptée est

bien entendu déterminante.

Habillement Les habits peuvent

également être associés à des événements

désagréables. Les vétérinaires et

les inséminateurs laissent en général

une impression plutôt désagréable à

l’animal, raison pour laquelle l’éleveur

devrait porter des habits d’une couleur

différente de celle du personnel externe

à l’exploitation.

Conclusion Il n’existe pas de recette

miracle pour une bonne relation

entre l’homme et l’animal. L’agriculteur

doit s’efforcer d’observer le comportement

de ses animaux et de s’adapter

dans la mesure du possible. Il en sera

PRODUCTION ANIMALE

On cherche des exploitations

pour une étude

Les diverses mesures citées dans le

présent article pour développer une

relation homme-animal plus harmonieuse

sont basées sur des expériences

pratiques. Il existe encore peu d’études

scientifiques sur cette question. Le

Centre pour une détention adaptée aux

besoins des animaux d’Agroscope

Reckenholz-Tänikon (ART) analyse

actuellement comment instaurer de

manière simple une bonne relation

homme-animal chez les remontes

d’élevages (bovins) et les cochettes.

Les animaux d’élevage femelles sont

une condition de base pour la rentabilité

d’une exploitation. Les animaux

doivent tout d’abord être élevés durant

une longue période avant de pouvoir

produire. Le passage de la phase d’éle -

vage à la phase productive est un mo -

ment charnière et se traduit par de

nouvelles conditions de détention et un

contact plus intense entre l’homme et

l’animal. Cette transition nécessite une

adaptation de la part de l’animal, ce qui

le surmène parfois. Dans le pire des cas,

les animaux doivent être vendus, ce qui

entraîne une perte financière.

Sur la base de divers indicateurs de

stress et de bien-être, une étude d’ART

saisira l’efficacité des mesures prises. En

plus de cela, il est prévu de procéder

pour la première fois à une analyse

économique de la charge de travail

qu’impliquent ces mesures par rapport à

l’augmentation de la production et la

durée d’utilisation des animaux en

question.

Afin de pouvoir appuyer cette étude,

ART est encore à la recherche d’exploitations.

Les chefs d’exploitation

intéressés pourront se renseigner auprès

de Tanja Kutzer, 052 365 33 81,

tanja.kutzer art.admin.ch

récompensé par une relation moins

stressante avec son bétail. La combinaison

d’une pratique de détention, d’un

affouragement et d’une relation avec

les animaux adaptés est finalement décisive

pour la réussite économique de

l’exploitation.

Auteur Tanja Kutzer, Dr. agr., Station

de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon,

8356 Ettenhausen. www.agroscope.ch

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REVUE UFA · 6 2011 73


PRODUCTION ANIMALE

«Le passage au compte marchandise

UFA en a valu la peine»

L’EXPLOITATION DANZ commercialise désormais ses récoltes de céréales et de

maïs via le compte marchandise UFA. Elle économise ainsi du travail, évite des risques

et s’assure une meilleure rentabilité.

Gerhard

Affolter

Les éleveurs qui cultivent euxmêmes

des céréales fourragères

peuvent mettre en valeur leur récolte

de différentes manières. Ceux

qui mettent leurs céréales en compte

marchandise UFA profitent d’un prix

comparativement plus élevé ainsi que

d’aliments concentrés d’excellente qualité.

Ruth et Peter Danz à Hindelbank

(BE) ont aussi fait cette expérience.

Moins de stress «Pour des raisons

de santé, j’ai abandonné la production

et l’entreposage d’ensilage de maïs

grain», explique Peter Danz. Malgré une

Céréales fourragères plus compétitives

Avec le nouveau système de paiements directs, il semblerait que les

céréales gagnent en attractivité.

Surfaces en hausse

Selon des calculs modélisés effectués par la station de recherche

Agroscope Reckenholz-Tänikon concernant la politique agricole 14 – 17,

la surface de céréales va augmenter d’environ 7000 ha à l’horizon

2014. Ces pronostics s’appuient sur un prix des céréales fourragères

stable par rapport à la campagne 2011/12 et un légère baisse de celui

des céréales panifiables.

Le prix mondial joue un rôle

Sur la base du système de prix seuils, la taxation des matières premières

importées à la frontière est adaptée mensuellement de manière à ce

que les prix des importations évoluent dans une fourchette de 1/ – 3

Fr./dt par rapport au prix seuil. Si les prix sont élevés sur le marché

mondial, le prix à l’importation en Suisse sera réduit par un abaissement

des droits de douane, et inversement dans le scénario contraire.

Lors de la commercialisation de la marchandise indigène, l’Office

fédéral de l’agriculture (OFAG) vise un prix à l’importation qui se trouve

dans le haut de la fourchette. Une fois la commercialisation des

produits indigènes effectuée, il s’abaissera vers le bas de la fourchette.

Le compte marchandise UFA est aussi intéressant pour

les exploitations bio

La surface de céréales fourragères actuelle reste plus ou moins

inchangée par rapport à l’année précédente. Seul le triticale enregistre

un léger recul. La disponibilité du blé fourrager bio, de l’orge bio et du

maïs bio étant limitée, avec le système du compte marchandise UFA, il

est possible d’en réaliser un prix particulièrement bon.

utilisation accrue de concentrés, ses

charges spécifiques sont restées stables

en production porcine. «Avec les prix

actuels, il ne vaut plus la peine de transformer

et d’entreposer soi-même ses

céréales», résume Peter Danz. Aujourd’hui,

il est moins stressé et ne doit

plus supporter les risques lui-même, par

exemple en cas d’échauffement de l’ensilage

de maïs grain. La récolte se déroule

aussi plus calmement. P. Danz n’a

en effet plus besoin de remplir ses propres

silos car il livre directement sa récolte

à la LANDI Bätterkinden.

Moins de travail Cela fait déjà plusieurs

années que Peter Danz met son

blé fourrager en compte marchandise

UFA. Le fait d’en faire de même pour le

maïs, permet de simplifier fortement

l’affouragement. Pour le couple Danz, il

est désormais plus facile de confier le

suivi des porcs à l’engrais à une tierce

personne pour partir en vacances. La

charge en travail ayant diminué, ils ont

plus de temps à consacrer à leur chenil

(cf. profil de l’exploitation).

Teneurs et minéralisation Peter

Danz voit également d’un bon œil le fait

que l’aliment UFA, contrairement à l’ensilage

de maïs grain et au concentré de

petit-lait qu’il utilisait précédemment,

soit standardisé. Auparavant, en raison

des variations de teneurs en matière

sèche et de la qualité instable de l’ensilage

de maïs grain, l’affouragement était

beaucoup plus difficile à planifier. Spécialement

pour son exploitation, du sel

minéral UFA 395 est ajouté en miniblend

dans l’aliment complet UFA 331-

4, à raison de 10 kg/t. «Cela a eu des répercussions

très positives sur les

animaux; les porcs sont plus tranquilles

et ont moins de problèmes d’aplombs»,

observe le chef d’exploitation.

Taille des silos Sur les conseils du

service technique UFA, l’exploitation

Danz a adapté les capacités des silos pour

accueillir des livraisons de 22 t, ce qui

permet de bénéficier d’un rabais maximal

sur le tonnage pour l’aliment UFA.

Flexibilité et service Mais grâce

au système du compte marchandise, Peter

Danz a aussi gagné en flexibilité dans

la gestion de l’affouragement. Si un paramètre

doit être modifié, c’est aujourd’hui

beaucoup plus facile à faire

qu’avec de l’ensilage de maïs grain et du

concentré de petit-lait. Avec le compte

marchandise UFA, les éleveurs peuvent

choisir leur aliment parmi un vaste assortiment

– y compris des spécialités

fourragères. Un service technique complet

est en outre inclus dans les prestations

et comprend des plans d’affouragement,

des analyses de fourrage et des

bilans des nutriments etc. Ce service

permet une meilleure rentabilité.

Stocker soi-même? Avant de procéder

à des gros investissements dans sa

propre installation de stockage ou son

propre moulin, il est recommandé

d’analyser auparavant l’optimisation de

l’alimentation. C’est en effet à ce niveau-là

qu’il existe un potentiel réel.

Souvent, cela permet d’avoir plus de

temps à disposition pour l’observation

des animaux – ou pour les loisirs.

Connaissances et technique

Faire son propre mélange requiert beaucoup

de connaissances et des investis-

74 6 2011 · REVUE UFA


Profil de l’exploitation

Peter und Ruth Danz, Sumpf 2,

3324 Hindelbank

Surface agricole utile: 23 ha

Cheptel: 380 places porcs à l’engrais,

19 chiens en pension, 2 ânes d’élevage

Cultures: 7.5 ha de maïs, 5 ha de blé

fourrager, 4.5 ha de betteraves sucrières,

3.5 ha de semenceaux de pommes de

terre, prairies artificielles, naturelles et

écologiques, 5.1 ha de forêt.

Main d’œuvre: couple d’exploitants,

collaborateur (14 h/semaine), aide-ménagère

occasionnelle.

Web: www.vonhaselberg.ch

sements importants. Les mélanges à la

ferme ont une teneur en énergie plus

faible (absence de graisse). Le contrôle

des matières premières fait souvent défaut

et les ravageurs constituent un problème.

Les méthodes de production

modernes, comme la technologie de

l’expansion, n’entrent pas en ligne de

compte pour les petits moulins. L’aliment

expansé tel que proposé par UFA

est chauffé durant environ cinq secondes

à une température de 100 à

120°C et à une pression jusqu’à 40 bar

(effet marmite à pression). L’aliment est

plus appétible, plus digeste et sa structure

est plus homogène.

Notes selon HACCP En Suisse,

l’ordonnance sur le Livre des aliments

pour animaux concerne également les

éleveurs qui produisent eux-mêmes

leurs aliments, les stockent, les importent

ou les mettent en vente. Si des additifs

(vitamines, acides aminés) ou des

pré-mélanges (concentrés) sont utilisés,

un enregistrement auprès de l’Office fédéral

est nécessaire. Pour répondre aux

principales directives en assurance qualité

selon HACCP (en français: analyse

des dangers – points critiques pour leur

maîtrise), il faut relever par écrit de

nombreux paramètres.

Concentrés plus avantageux La

différence de prix entre l’aliment

concentré et le prix des matières premières

doit non seulement permettre de

couvrir les frais de mouture et de mélange,

mais également les coûts de

stockage, les intérêts et le travail. Le calcul

effectué dans le tableau ci-dessus

démontre que c’est loin d’être le cas. Un

aliment concentré tel qu’UFA 331-4 est

REVUE UFA · 6 2011

Tableau: Ce que coûte un

mélange à la ferme

Fr./100 kg

40 % orge 34.50

15 % tourteau de soja 60.00

10 % triticale 34.50

32 % blé 36.50

3 % Multimix 191.00

Coûts des composants 43.66

Coût suppl. pour le stockage des

composants individuels 1.50

Intérêts sur le capital 1.00

Moulin, mélange 4.70

Pertes (2 %) 1.20

Contôle d’entrée (analyses) 0.30

Nettoyage 3.00

Lutte contre les ravageurs

Entretien du silo 0.50

Frais de transf. et de stockage 12.20

Total (sans travail) 55.86

nettement plus avantageux que de faire

son propre mélange à la ferme. C’est

également valable pour de petites commandes

car la charge en travail et toutes

les pertes possibles ne sont pas prises en

compte dans l’exemple. A cela s’ajoute

le fait que pour les céréales en compte

marchandise, le producteur obtient un

meilleur prix. Lorsqu’il achète des céréales,

l’éleveur paie bien souvent un de

Fr. 2.– à 3.– de plus que le prix indicatif.

Résumé L’aliment en compte marchandise

UFA permet à l’éleveur de cumuler

les avantages d’une vente de céréales

et d’une transformation par ses

soins. Le producteur qui réfléchit à la

manière de tirer le meilleur parti de ses

céréales fourragères, idoit également tenir

compte de la charge en travail et du

risque de perte.

Auteur Gerhard Affolter, spécialiste

porcin au service technique UFA,

3052 Zollikofen

Des produits jusqu’à 10 % plus

élevés pour les céréales Annoncez

maintenant vos céréales fourragères

auprès de votre conseiller UFA ou à

votre LANDI sur votre compte

marchandise UFA. Vous livrez la récolte

à UFA à travers la LANDI et obtenez un

prix jusqu’à 10 % supérieur à celui du

marché. En contrepartie de vos céréales,

vous bénéficierez de la qualité des

aliments UFA de votre choix. Le compte

marchandise UFA est également

intéressant pour les exploitations bio.

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PRODUCTION ANIMALE

Peter et Ruth Danz

en compagnie

de deux labradors.

Les Danz commercialisent

désormais

leurs céréales

via le compte

marchandise UFA.


PRODUCTION ANIMALE

Juste une obligation ennuyeuse?

LES PRESCRIPTIONS DE L’ORDONNANCE SUR LES MÉDICAMENTS

VÉTÉRINAIRES accroissent la sécurité des produits alimentaires et contribuent à une

utilisation restrictive et ciblée de la médecine. Ces deux objectifs sont dans l’intérêt de

l’éleveur même s’ils engendrent des obligations. Au vu de la santé des animaux,

l’application fonctionne bien, même si l’entreposage des médicaments reste perfectible.

Plus de 90 % des

inscriptions dans les

journaux des

traitements et les

inventaires des

médicaments sont

en ordre.

En présence de résidus de médicaments

dans les denrées alimentaires,

on encourt le risque que les

patients ne réagissent plus aux médicaments

qui leur sont prescrits . Les

antibiotiques qui sont pris à de faibles

doses ne détruisent pas les bactéries nocives

mais les renforcent. Il se forme des

résistances.

Dans l’intérêt de l’éleveur C’est

précisément ce que veut éviter l’ordonnance

sur les médicaments vétérinaires

(OMédV). Il en va de l’image de la production

animale suisse.

Obligations En résumé, le détenteur

d’animaux a les obligations suivantes

dans le cadre de l’OMédV:

• Tenir un journal des traitements et

une liste d’inventaire des médicaments

vétérinaires (MV).

• Il n’est possible d’avoir un stock de

MV qu’en présence d’une convention

écrite avec le vétérinaire.

• Les MV doivent être entreposés au

sec et à bonne température.

• Pour recourir à des aliments médicamenteux,

le détenteur d’animaux a

besoin d’une ordonnance du vétérinaire.

Il ne doit pas rester de résidus

dans les conduites et les silos.

• Le détenteur doit informer l’acheteur

si des animaux présentent des blessures,

s’ils sont malades ou s’ils ont

été traités avec des produits dont le

délai d’attente n’est pas échu.

Dans le logiciel UFA 2000planer, un

journal des traitement et un liste

d’inventaires des médicaments

vétérinaires est également à disposition

des preneurs de licence. Markus Käppeli,

éleveur porcin, utilise cet instrument.

Revue UFA: Comment qualifiez-vous

l’utilité et les charges liées à l’ordonnance

sur les médicaments vétérinaires pour les

éleveurs suisses?

Markus Käppeli: En principe, il est

bon et nécessaire d’avoir un contrôle. Je

pense que la nouvelle OMédV a permis

une utilisation plus soigneuse des

médicaments. C’est une des nombreuses

bases sur lesquelles s’appuie la confiance

des consommateurs envers notre

production de denrées alimentaires.

Demander le vétérinaire Franz

Xaver Kurmann, qui procède aux

contrôles officiels (que l’on appelle aussi

les «contrôles bleus») pour le service vétérinaire

du canton de Lucerne, voit surtout

un potentiel d’amélioration dans

l’entreposage et l’utilisation des MV.

Cela concerne également les vétérinaires.

Dans le cadre de la convention

MédVet, ils doivent effectuer annuellement

deux visites et faire part des améliorations

nécessaires. Lorsque cela n’est

pas possible pour le vétérinaire sur une

exploitation SSP, il faut recourir au service

sanitaire porcin (SSP) qui propose

des visites MédVet complémentaires.

La situation est bonne sur les exploitations

suisses en ce qui concerne la

santé et la propreté des animaux. «Elles

sont pratiquement toutes en ordre», selon

Franz Xaver Kurmann. Il en va de

même pour les bovins et les annonces à

Inscriptions facilitées dans UFA 2000planer

Cependant, actuellement

et de manière

générale, le remplissage

des nombreux

formulaires prend

plus de temps que

parler des problèmes.

Pourquoi effectuez-vous les inscriptions

concernant les médicaments

vétérinaires par le biais d’UFA 2000planer?

Avec un seul logiciel, je peux effectuer

toutes les inscriptions nécessaires, de la

reproduction jusqu’à l’utilisation des

médicaments en production porcine. Il me

donne également un bon aperçu de

l’utilisation des médicaments. Par ailleurs,

en inscrivant un traitement, l’inventaire est

actualisé automatiquement.

76 6 2011 · REVUE UFA


la BDTA, qui vise la traçabilité de l’historique

des animaux.

Responsabilité du détenteur

Bien que ce soit le vétérinaire qui soit le

mieux au courant en ce qui concerne

l’utilisation de MV, c’est finalement le

détenteur d’animaux qui en supporte la

responsabilité en cas d’erreur. Le service

vétérinaire effectue un contrôle environ

tous les quatre ans – la plupart du temps

annoncés à brève échéance. Les infractions

mineures – par exemple un entreposage

incorrect des MV – font l’objet

d’un avertissement et doivent être corrigées

dans un délai donné. En cas de

faute plus grave – par exemple si de

nombreux animaux d’un troupeau sont

malades et que rien n’est entrepris depuis

longtemps – une plainte peut être

déposée auprès des autorités cantonales

compétentes. Dans ce cas, les

paiements directs sont en jeu.

Les contrôles vétérinaires officiels

sont effectués par sondage, sur la base

des annonces des abattoirs (p. ex. en raison

d’animaux sales), ou également par

rapport à un certain objet (p. ex. toutes

les exploitations avec un appareil pour

la castration).

Qu’est-ce qui doit figurer dans le

journal et l’inventaire? Tous les

médicaments autorisés par Swissmedics

et qui sont caractérisés par la lettre A ou

B doivent figurer dans le journal des traitements

et l’inventaire MédVet. Il en va

Maîtrisez-vous les délais de traitement?

Vu que je suis le seul responsable des

porcs sur notre exploitation, j’ai un bon

aperçu. Pour plus de sécurité, je peux

rapidement jeter un coup d’œil sur le

logiciel. J’attache beaucoup d’importance

aux délais d’attente.

Comment conservez-vous le journal des

traitements et l’inventaire pendant trois

ans?

Je mets les feuilles d’inventaire remplies

par le vétérinaire dans un classeur

aussitôt que les données sont introduites

dans le logiciel. J’imprime le journal des

traitements tous les deux à trois mois, le

vétérinaire de troupeau le signe et je le

mets également dans un classeur.

de même pour les produits avec un C,

pour autant qu’ils soient assortis d’un

délai d’attente. Ces délais d’attente doivent

être inscrits dans le journal. Le

journal et l’inventaire doivent être

conservés pendant trois ans.

Les produits qui ne comportent pas

de délais d’attente et qui sont homologués

par Agroscope Liebefeld-Posieux

ne doivent pas être inscrits.

Lait avec antibiotiques Le lait des

vaches qui ont été traitées contres les

mammites peut être abreuvé aux veaux –

même si le délai d’attente n’a pas expiré,

pour autant que cela soit inscrit dans le

journal des traitements. Le délai d’attente

du lait contenant des antibiotiques correspond

à celui du médicament.

Indications pour le stockage

Les médicaments doivent être hors de

portée des enfants et séparés des denrées

alimentaires. Il est primordial également

que les indications figurant sur

l’étiquette et concernant la température

d’entreposage soient respectées. Les

médicaments stockés dans le réfrigérateur

du ménage doivent être emballées

dans des sachets étanches. La solution

idéale consiste à acheter un petit réfrigérateur

spécial dont le prix varie entre

170 et 200 Fr.

Lors de l’utilisation des médicaments,

des bactéries et des champignons pathogènes

peuvent pénétrer dans les flacons

avec la poussière, provoquant des

abcès au point d’injection. Le même

danger plane lorsque l’on utilise des

médicaments expirés ou des aiguilles et

des seringues poussiéreuses. Les médicaments

doivent rester à l’abri de la

poussière. En présence d’une convention

MédVet, le vétérinaire n’a le droit

de prescrire des médicaments prophylactiques

que pour 4 mois au maximum,

resp. 3 mois pour les traitements maladie

et un an pour les vermifuges.

Appareils à castration Il y a toujours

beaucoup de poussière dans les

porcheries. Plus il y a de caoutchouc sur

un appareil à castration, plus son hygiène

pose problème. Le caoutchouc est

«étouffé» par la poussière, il se fissure et

les germes s’accumulent dans les fentes.

L’eau nourrit le caoutchouc et les parties

en caoutchouc se conservent plus long-

temps au propre. Dans la mesure du

possible, il faudrait préserver les appareils

à castration de la poussière. La

meilleure solution consiste à les entreposer

à un endroit propre, chaud

(16 – 20° C) et sec après usage, ailleurs

que dans la porcherie.

Aliments médicamenteux Les

deux tiers de tous les médicaments utilisés

en production animale sont distribués

par le biais des automates d’alimentation.

Dans ce cas, c’est le

vétérinaire qui fait office de «responsable

technique». C’est lui qui conseille si

un aliment médicamenteux doit être administré

et comment. Il examine toutes

les installations quant à leur fonctionnement,

la précision du dosage et les possibilités

de les nettoyer afin d’éviter que

le médicaments ne se répande. Les

conduites reliant le silo et l’automate ne

doivent par exemple pas transporter

d’aliment médicamenteux avant de

transporter des aliments secs normaux,

faute de quoi elles pourraient contenir

des résidus entraînant le risque que les

animaux, avec le temps, ne réagissent

plus à l’aliment médicamenteux.

Les ordonnances pour l’utilisation

d’un aliment médicamenteux (p. ex.

vermifugation des porcs) doivent être

conservées durant trois ans.

Résumé En présence de revenus en

forte baisse dans l’agriculture, les obligations

supplémentaires ne sont jamais

agréables. Les exploitations pratiquant

la production animale profitent toutefois

d’une application rigoureuse de

l’OMédV car cela améliore encore

l’image dont elles jouissent et rentabilise

l’utilisation des médicaments. Pour

les questions d’application concrètes,

Franz Xaver Kurmann est formel: «Demandez

à votre vétérinaire».

PRODUCTION ANIMALE

En entreposant les

médicaments à

l’abri de la poussière,

on prévient les effets

indésirables lors

de leur administration.

Auteur Matthias

Roggli, Revue UFA,

3360 Herzogenbuchsee

Votre vétérinaire ou les

services sanitaires

porcin et bovin (SSP,

SSB) vous fourniront de

plus amples informations

sur l’utilisation des

médicaments vétérinaires.

Renseignements

sur UFA 2000planer à

l’adresse www.ufa.ch ou

auprès du service

technique UFA.

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REVUE UFA · 6 2011 77


PRODUCTION ANIMALE

Problèmes de coli au sevrage

L’ÉVALUATION DES PROCÈS-VERBAUX DES VISITES du Service sanitaire porcin

en 2010 fait ressortir que la diarrhée demeure un des problèmes principaux

durant la phase délicate du sevrage. Les examens bactériologiques des échantillons

envoyés provenant des exploitations concernées montrent que les coli en sont

généralement à l’origine.

Christiane

Schaller

Les animaux atteints

de diarrhée affichent

des besoins en eau

accrus. Il est

donc d’autant plus

important de

vérifier le débit d’eau.

La diarrhée à coli apparaît le plus

souvent durant les deux premières

semaines suivant le sevrage. La

consommation de nourriture des

porcelets est la raison principale de leur

réceptivité particulière durant cette

phase.

Atrophie des villosités intestinales

Les porcelets se nourrissent

peu voire pas du tout durant les premiers

jours qui suivent le sevrage. Il

s’ensuit une atrophie des villosités intestinales,

et ainsi une diminution de la

digestion et de la résorption des nutriments

dans l’intestin grêle. À cette

phase de jeûne suit généralement une

phase d’ingestion avide d’aliments. L’estomac

n’étant pas en mesure de produire

suffisamment d’acide gastrique, le

bol alimentaire n’est pas assez acidifié.

C’est ainsi que des germes dangereux

parviennent sans dommage dans l’intestin

grêle. La part de nutriments non digérés

augmente aussi dans le côlon et

offre un substrat alimentaire aux microorganismes

indésirables. Outre le

changement alimentaire radical – passant

d’un lait hautement digestible à un

aliment riche en amidon contenant des

parties végétales – il ne faut pas perdre

de vue les autres facteurs de stress (séparation

de la mère, changement de

porcherie, séparation dans l’espace de

la nourriture et de l’eau, répartition

dans de nouveaux groupes et luttes hiérarchiques

etc.).

Toxines et œdèmes L’entérotoxémie

à coli apparaît habituellement

jusqu’à deux semaines suivant le sevrage.

Les agents responsables sont les

souches E. coli produisant une toxine.

Celle-ci induit une lésion des vaisseaux

sanguins, laissant s’échapper l’eau dans

le tissu environnant. La maladie ne se

déclare qu’en présence d’une forte multiplication

de ces souches dans l’intestin

grêle (lorsque les récepteurs nécessaires

y sont présents). Outre la forme aiguë,

les porcelets plus âgés sont en première

ligne porteurs et excréteurs du germe

pathogène. L’infection se propage via

les surfaces humides, recouvertes d’excréments,

les abreuvoirs souillés ainsi

que les boxes et appareils insuffisamment

nettoyés avant la mise en porcherie.

En outre, l’alimentation a également

une incidence sur l’infection.

Selles aqueuses et déshydratation

La diarrhée due à des coli est

usuellement aqueuse et les animaux se

déshydratent en raison de la forte perte

de liquide (yeux rentrés dans les orbites).

Il perdent du poids, titubent et

présentent des mouvements non coordonnés

puis finissent éventuellement

par mourir.

Examen bactériologique La mise

en évidence d’un E. coli pathogène pour

les porcs requiert soit l’envoi au laboratoire

un animal non traité affichant les

symptômes typiques, soit trois à quatre

écouvillons rectaux de tels animaux.

L’examen bactériologique permet de

mettre en évidence le germe responsable.

Un test de résistance permet ensuite

de déterminer l’efficacité des antibiotiques

à son encontre.

Mortalité élevée Une caractéristique

de l’entérotoxémie à coli est l’apparition

d’œdèmes dans différents tissus

(paupières, chanfrein, paroi stomacale,

voies biliaires, cordes vocales etc.). Les

animaux présentent une allure chancelante,

des boiteries, des tremblements et

des mouvements de pédalage en position

latérale. La température corporelle

de l’animal affecté est normale, certains

affichent même de la sous-température.

En cas d’évolution chronique, on observe

les symptômes suivants: amaigrissement

progressif, paupières collées et

tête penchée sur le côté. La mortalité

des animaux touchés est élevée.

Dans les cas où les œdèmes sont typiques,

on peut généralement poser le

diagnostic dans la porcherie, sur la base

des symptômes observés. Dans les cas

aigus, on recommande néanmoins de

faire réaliser une dissection suivie d’une

mise en évidence bactériologique.

Affourager dès la deuxième semaine

Compte tenu du changement

abrupt d’alimentation au sevrage, il est

essentiel de débuter l’affouragement

des porcelets de lait durant la phase

d’allaitement. Lorsque la production laitière

de la truie est bonne, il suffit de le

faire la seconde semaine de vie. On disperse

alors plusieurs fois par jour de pe-

78 6 2011 · REVUE UFA


tites quantités d’aliment frais sur le sol

propre, idéalement devant le nid des

porcelets. Cela permet à la truie d’atteindre

également l’aliment et ainsi de

montrer l’exemple aux porcelets. Il importe

de retirer les restes d’aliment, car

les porcelets ne les consomment plus

volontiers dès qu’ils ont pris l’odeur de

la porcherie.

Changement alimentaire progressif

Le changement d’aliment

doit avoir lieu de façon progressive

après le sevrage. Si l’on passe d’un aliment

de démarrage à un aliment d’élevage,

il importe de mélanger les deux

pendant au moins 5 jours.

En présence de problèmes de coli,

l’alimentation restrictive (accroissement

journalier de 10 à 15 % après le jour du

sevrage, ration complète dès le huitième

jour) répartie en plusieurs repas par

jour a également fait ses preuves. La teneur

en fibres de l’aliment devrait être

d’au moins 6 %. En cas d’affouragement

au moyen d’automates à bouillie, on

veillera à respecter les réglages (durées

et rapport aliment/ eau) comme l’hygiène.

Mesures d’hygiène Autres mesures

préventives en cas de problèmes

de coli:

• Vérifier la qualité et l’approvisionnement

en eau. Le débit aux pipettes

doit être de 0,7 à 1 l par minute environ.

Durant les phases critiques, on

veillera à proposer de l’eau en sus

dans un abreuvoir. Si le boxe à porcelets

reste longtemps inoccupé, il importe

de vider l’eau qui a stagné dans

les conduites avant d’y replacer des

animaux.

• Pratiquer le tout dedans-tout dehors,

nettoyer et désinfecter les boxes entre

les changements.

• Contrôler deux fois par jour les selles

et rincer la zone de défécation à l’eau

bouillante.

• Veiller à offrir un micro-climat optimal

(nids à porcelets) ou une température

de porcherie adaptée. Éviter

les courants d’air.

• L’organisation du travail joue également

un rôle central. Pénétrer les

boxes touchés en dernier.

• En élevage, utiliser des animaux résistants

au coli F18.

Mesures thérapeutiques Dans

les exploitations connaissant des problèmes

de coli, on recommande un traitement

antibiotique oral avec des substances

actives contre les coli (veiller aux

résistances) et/ou un traitement par injection

des animaux affichant une perte

d’appétit, sur indication du vétérinaire.

On proposera également des solutions

d’électrolytes et de glucose afin d’éviter

que les animaux souffrant de diarrhée

ne périssent par déshydratation. On

peut utiliser aussi bien des solutions

d’électrolytes commerciales

que des solutions

préparées

soi-même. Recette:

dissoudre ½ cuiller à

café (cc.) de sel, 7 cc.

de sucre de raisin dans

un litre d’eau et proposer

à température corporelle

dans une écuelle.

On recommande aussi

de réduire la quantité

d’aliment et de proposer

de l’aliment grossier

ainsi que de l’eau à volonté.

Le retrait de l’aliment pour

24 heures ou l’emploi de composte pour

porcelets (éventuellement additionné

de vinaigre ou de cola) ou du charbon de

bois réduit en poudre ont également fait

leurs preuves (attention: ne pas utiliser

simultanément du charbon et un aliment

médicinal).

En présence d’œdème, on recommande

un traitement des porcelets encore

indemnes de symptômes dans le

groupe des animaux touchés au moyen

d’antibiotiques efficaces contre les coli.

Par contre, le traitement arrive généralement

trop tard pour les animaux déjà atteints.

Ici aussi il est utile de retirer l’aliment

durant une journée en maintenant

un apport suffisant en eau. Ensuite le retour

au niveau d’alimentation normal

doit se faire de manière progressive.

Conclusion Les porcelets sont particulièrement

sensibles durant la phase de