CE QUI ATTEND LES USAGErS - Ile-de-France

iledefrance.fr

CE QUI ATTEND LES USAGErS - Ile-de-France

alexandra (page 2) clément (page 2) magaly (page 3) laurent (page 3) lydie (page 3) moïse (page 3) sylvie (page 3) coline (page 6) praBHu (page 6)

INdIgNé

pOur tOujOurs

à 86 ans, Raymond

Gurême témoigne

de l’internement

des gitans en 1940. P. 2

CartON rOugE

Le football déclare la

guerre à l’homophobie.

En pointe, le Paris Foot

Gay et son parrain,

Vikash Dhorasoo. P. 11

www.iledefrance.fr

Oct.-nov. 2011–N° 37

L e j o u r n a L d u c o n s e i L r é g i o n a L

EN BONNEs VOIEs

LANCEMENT DU MéTro GrAND PArIS EXPrESS

DèS 2017 : CE QUI ATTEND LES USAGErS


2

Oct.-NOV. 2011

L’ACTUALITÉ

l’actualité

02 raymond Gurême est

l’un des derniers

témoins de l’internement

des gitans dans le camp

de Linas-Montlhéry.

03 L’autisme, grande cause

régionale 2011.

04 Face-à-face :

jean-Paul Huchon

dialogue avec

deux Franciliens.

05 Baromètre

des Franciliens.

05 Un emprunt régional

pour aider les PME-PMI.

dans le monde

06 Le Pakistan, une cause

« pas très vendeuse ».

06 Chassé-croisé : Prabhu

Edouard vit à Pantin,

Coline Trautmann-Gabin

s’est installée

à Szeged, en Hongrie.

le dossier

07 traNspOrts

EN COmmuN

Lancement du réseau

Grand Paris Express :

ce qui attend les usagers.

08 Carte du tracé

Grand Paris Express.

les initiatives

10 Le lycée agricole

Bougainville est l’un des

établissements pilotes

du dispositif régional

« Mon écolycée ».

11 Parrain du Paris Foot

Gay, Vikash Dhorasoo

combat tous les tabous.

l’Histoire

12 La barre Balzac, témoin

historique de l’urbanisme

des années 1950,

a été détruite cet été.

12 Une figure du combat

syndical, Léon jouhaux.

les sorties

13 Nos rendez-vous

culture et loisirs.

13 Cet automne, le festival

Blues-sur-Seine

accueille plus de

60 groupes et artistes.

les triBunes

15 Expression des groupes

politiques.

alentours

16 Le Marais de Stors,

réserve de paix

et de beauté.

À vous

la parole !

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

portrait à 86 ans, Raymond Gurême témoigne de l’internement

des gitans, en 1940, dans le camp de Linas-Montlhéry (91).

INDIGNé PoUr ToUjoUrS

T

oute ma vie, j’ai recherché

la liberté, l’insouciance

et le bonheur

familial que l’on m’a volés ce

jour-là, alors que j’avais

15 ans. » Ce jour-là, c’est le

4 octobre 1940. Raymond

Gurême, ses parents et ses sept

frères et sœurs sont arrêtés aux

aurores dans leur roulotte et

internés dans le « camp de rassemblement

de nomades » de

Darnétal, en Seine-Maritime.

Le 27 novembre 1940, après des

heures en wagon à bestiaux,

la famille Gurême débarque

à la gare de Brétigny-sur-Orge

(91), avant d’être menée « sous

une pluie de coups de crosse et

de matraque » au camp de

Linas-Montlhéry (91), avec

200 autres tziganes.

«

Devoir de mémoire

Le sentiment d’injustice,

comme pour toutes les victimes

de cette folie humaine,

reste parmi les pires blessures.

Plus de soixante-dix ans après,

le vieux gitan s’insurge

encore : « Pourquoi on nous a

fait ça ? On n’était ni des voleurs

ni des criminels, juste des

forains… Alors pourquoi ? »

Écrire son histoire lui a quand

même apporté un certain soulagement

(1) . Surtout, son

témoignage lève le voile sur

une période trouble et rarement

évoquée dans les

manuels scolaires.

La violence du camp de Linas-

Montlhéry, l’évasion réussie de

Raymond un an et demi après,

son enrôlement dans la Résistance,

la fuite pour échapper

aux maisons de redressement

puis aux camps de travail en

Allemagne, la quête de sa

famille dans toute la France,

avant qu’il retrouve les siens

neuf ans plus tard en Belgique…

Ses 15 enfants, ses

innombrables petits-enfants

Plutôt que de réprimer,

il faudrait multiplier

les rencontres entre les

responsables politiques

et les jeunes.

alexandra cretin, le pré-saint-gervais ’’ (93)

Raymond Gurême a récupéré ce panneau, planté bien après

la guerre, devant le champ normand où sa famille avait été arrêtée.

et arrière-petits-enfants n’ont

découvert qu’à la lecture du

livre l’histoire dramatique de

la famille. « Même à Linas, les

gens disaient qu’ils ne savaient

pas… Mais les maraîchers qui

nous vendaient leurs légumes

pourris à travers les grilles du

camp, ils savaient, eux, ils

pouvaient raconter ! », lance

Raymond, scandalisé.

L’ouvrage plonge également

dans le quotidien des voya-

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

geurs dans les années 1930,

une période dorée de liberté :

la vie sur les routes, dans les

roulottes, avec les animaux, de

village en village. « On était

accueillis à bras ouverts ! Nous

apportions le cinéma, la gaieté,

les nouvelles d’ailleurs… Et personne

ne nous demandait

rien… », se souvient le vieil

homme, les yeux aux pupilles

vertes cerclées de bleu embués

par l’émotion, quand il parle

Le lycée Paul-Doumer

a du potentiel. Créer une

classe préparatoire aux

grandes écoles pourrait

être une bonne idée.

clément cau, le perreux-sur-marne (94) ’’

© Cyrus Cornut/DolCe Vita/PiCturetank

de ses frères et sœurs

aujourd’hui disparus. En 1968,

Raymond cherche un pied-àterre

en région parisienne,

pour que ses enfants aillent à

l’école. « Quand j’ai vu ce terrain

à vendre, à quelques kilomètres

de Linas-Montlhéry, là

où avait été installé le camp,

c’est comme si la colline m’appelait…

»

Il vit aujourd’hui entouré de

toute sa famille, qui se tait

respectueusement quand il

raconte son parcours.

On continue

à s’acharner sur des

gens sous prétexte

qu’ils sont noirs,

rouges ou bronzés.

L’année dernière, ils ont

accompagné Raymond lors

d’une série d’événements organisés

à l’initiative du Collectif

pour la commémoration de

l’internement des tsiganes et

gens du voyage au camp de

Linas-Montlhéry (2) . Devoir de

mémoire oblige, une plaque

devrait bientôt être posée en

gare de Brétigny-sur-Orge. « Il

ne faut pas oublier », martèle ce

témoin indigné pour toujours,

qui trouve à notre

époque des relents des

années 1940. « On continue à

s’acharner sur des gens sous prétexte

qu’ils sont noirs, rouges ou

bronzés. Nous, les gitans, on est

de toutes les couleurs, avec l’impression

d’être indésirables dans

notre pays… » l Julie védie

(1) Interdit aux nomades, de raymond

Gurême, avec Isabelle Ligner, éditions

Calmann-Lévy.

(2) Contact : commemoration.

internementgdv91@gmail.com.

Tél. : 06 07 09 58 68 ou 06 12 69 90 98.


© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

temps

Forts

© Jean-MarC arMani/PiCturetank

J’ai une amie invalide

légère qui a des difficultés

à se déplacer : les trains

sont souvent bondés

et en retard.

magaly Bilioniere, cacHan ’’ (94)

l

’autisme demeure une maladie mystérieuse.

Tout d’abord parce que son origine est encore

méconnue : probablement génétique, mais

avec un facteur déclencheur extérieur. Ensuite

parce que la pathologie a des expressions très

variables. Certains autistes sont titulaires d’un

Bac + 5 et mènent une vie quasi normale. D’autres

présentent une déficience mentale lourde, des

troubles du comportement et même des pathologies

associées comme l’épilepsie.

Désormais, une prise en charge spécifique existe.

Basée sur des méthodes éducatives « comportementalistes

», elle offre à l’autiste des perspectives

de progrès pour s’exprimer, s’occuper et accéder à

plus d’autonomie dans la vie quotidienne. Mais les

places dans les institutions spécialisées demeurent

SyLViE

DEhOuck,

mère d’une fille

autiste de 32 ans

et membre

d’Autisme 75.

« Les parents subissent

plusieurs chocs. D’abord,

l’annonce du handicap. Puis

le moment où l’enfant quitte

l’école pour une institution

spécialisée. La période de

l’adolescence est éprouvante.

Et enfin, à l’âge adulte, la

recherche d’un foyer spécialisé

avec l’angoisse de son devenir

quand ils ne seront plus là… »

MOïSE

ASSOuLiNE,

pédopsychiatre,

directeur de

l’hôpital de jour

Santos-Dumont,

à Paris.

« C’est pour les tout-petits et les

adultes que le déficit en places

d’accueil est le plus criant.

Les enfants nécessiteraient

une prise en charge intensive

à partir d’un an. Or, dans la

plupart des cas, on ne propose

que des séances épisodiques.

Quant aux adultes, ils sont trop

souvent envoyés en Belgique, où

les places sont moins chères. »

Le transport écologique

citoyen doit être facilité.

à terme, les voitures

devraient être bannies

du centre-ville.

laurent despoisses, paris 19’’ e

Handicap La Région se mobilise pour améliorer l’insertion des

autistes et le soutien aux familles en lançant un appel à projets.

L’AUTISME, GrANDE CAUSE réGIoNALE

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

dEs Bus au sECOurs

dE la lIgNE 13

Quatre lignes de bus ont été renforcées

pour désaturer la ligne 13, dans

sa partie nord. La ligne 341 (Porte de

Clignancourt/Mairie de Clichy) est

prolongée jusqu’à la place de l’étoile.

La ligne 276 offre des trajets express

en heure de pointe entre La Défense

et Gabriel-Péri et jusqu’aux Courtilles

toutes les 20 minutes. La ligne

139 (Saint-Ouen-RER/Porte de La

Villette) augmente sa fréquence, surtout

entre Carrefour Pleyel et la gare

du RER C, à Saint-Ouen. Enfin, le

nombre de bus sur la ligne 255 (Porte

de Clignancourt/Stains-Les Prévoyants)

est augmenté en semaine. l

insuffisantes. Pire, des restrictions budgétaires

menacent les structures existantes. Face à cette

situation, la Région a décidé de faire de 2011 l’année

régionale de l’autisme. Au-dede sa mission de

financement des équipements – 638 places pour

enfants et adolescents et 1 300 places pour adultes

ont été financées depuis 2004 –, elle prévoit un

appel à projets pour favoriser l’accès des autistes

à l’école, à l’emploi, aux loisirs et à la culture. « Les

sorties ou les activités manuelles font partie intégrante

de l’accompagnement thérapeutique des

personnes souffrant d’autisme, affirme Lydie Gibey,

directrice de la Maison d’accueil spécialisée Alter

Ego. Elles sont valorisantes et leur permettent de

s’ouvrir au monde. » Jean-François Hennion

www.autisme75.org

©Jean-lionel Dias/le Carton/PiCturetank

© laurent Villeret/DolCe Vita/PiCturetank

LyDiE GibEy,

directrice de la

Maison d’accueil

spécialisée

Alter Ego,

à Mennecy (91).

« Nous accueillons des cas

complexes, c’est-à-dire des

personnes potentiellement

dangereuses. Avec les

réductions budgétaires, nous

risquons d’être contraints

de les renvoyer soit vers les

hôpitaux psychiatriques, soit

à la famille. Je suis inquiète

pour ces résidents qui sont

les exclus parmi les exclus. »

© baZabuque

L’ACTUALITÉ

prÈs de

cHeZ vous

(77)

NOIsIEl

suresnes

linas-montlHéry

Privilégiant la création

contemporaine, la Ferme

du Buisson a réalisé cet été

des travaux pour revoir

l’acoustique du Grenier.

(78)

maNtEs-la-jOlIE

Quel chantier !

La réhabilitation de plus

de 1 000 logements

du Val Fourré est engagée.

(95)

saNNOIs

Bienvenue. Une nouvelle

aire d’accueil des gens

du voyage va voir le jour,

dans le quartier du Moulin.

(92)

surEsNEs

Adieu le fioul…

Comprenant un centre

sportif et un groupe scolaire,

le site des Raguidelles va

changer son système de

chauffage et opter pour une

solution bois/gaz/solaire.

(93)

mONtrEuIl

L’égalité en marche…

Des élèves du lycée Condorcet

vont sillonner les collèges du

92

91

cacHan

94

3

rOCk EN sEINE :

dE BOuE Et dE furEur

Un site agrandi de 10 000 m 2 , une

4 e scène, 108 000 festivaliers… Fin

août, le festival Rock en Seine 2011 a

offert un joli cru. Malgré la puissance

des têtes d’affiche (Foo Fighters, Arctic

Monkeys), on retiendra surtout

l’énergie de General Elektriks, de Yuksek

ou de CSS, le tonus de Birdy Hunt

(un des groupes franciliens des Avant

Seine), de Miles Kane ou des BB

Brunes face à une marée de parapluies,

les voix saisissantes d’Anna

Calvi et de Nneka… Vivement l’été

prochain pour la 10 e édition, les 24,

25 et 26 août 2012. l

Galerie photos sur ww.iledefrance.fr

secteur pour inciter les filles

à s’orienter vers les filières

scientifiques et techniques.

(75)

parIs

À noter… Le Festival

international du film

d’environnement déménage.

La 29e édition aura lieu

au Cinéma des cinéastes,

dans le 17e arrondissement,

du 7 au 14 février 2012.

(91)

mONtgErON

Clap… Sa façade retrouve

son aspect Arts déco,

mais le cinéma Le Cyrano

se projette aussi

dans l’avenir et s’équipe

en matériel numérique.

(94)

ChEVIlly-laruE

But ! Réalisé à partir du

recyclage d’anciens pneus

d’avions ou de camions,

un terrain en gazon

synthétique permet

à 467 licenciés de jouer au

football en toute sécurité.

(78)

la QuEuE-lEz-yVElINEs

Tous à l’abri… L’ensemble

des gendarmes de la

brigade va bénéficier

de logements de fonction.

La Région apporte

aussi son aide à la

réhabilitation de la caserne.

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

77

noisiel

© Cyrus Cornut/DolCe Vita/PiCturetank


4

L’ACTUALITÉ

Face-À-Face Jean-paul HucHon

SOPhiA tALON

Paris 20 e .

« NoUS PorToNS LES ATTENTES

LéGITIMES DES USAGErS »

choisis par l’institut cSA, deux Franciliens – Sophia talon, éducatrice dans

une crèche, et Franck colas, coordinateur technique dans la sécurité électronique

– ont interrogé le président du conseil régional, Jean-Paul huchon.

un entretien dominé par les enjeux liés aux transports.

SOPhiA tALON : À New York, le métro

circule toute la nuit. Envisagez-vous

de le faire à Paris ?

JEAN-PAuL huchON : Nous le faisons

exceptionnellement, pour la Fête de

la musique ou les Nuits blanches. Le

week-end, le métro circule désormais

jusqu’à 2 heures du matin, et nous

avons renforcé le service des Noctiliens.

Il faut sans doute

aller au-delà. Pourquoi

pas un service permanent

sur certaines lignes ?

Nous y réfléchissons,

mais il faut pouvoir

garantir la maintenance.

Il faudrait aussi l’expérimenter

pour des RER, car

il n’y a pas que Paris. C’est

donc l’une de nos préoccupations,

mais, pour les

usagers, les questions de régularité

et de ponctualité sont prioritaires,

tout comme la réorganisation de

notre système de transport. C’est la

philosophie du Grand Paris Express,

qui garantira des liaisons efficaces

de banlieue à banlieue.

FRANck cOLAS : Et tout cela a des

répercussions sur les usagers…

JEAN-PAuL huchON : Bien sûr, même

si les usagers franciliens paient moins

cher que ceux de Londres. Tous ces

investissements sont supportés par

les voyageurs, par les collectivités

locales et aussi par les entreprises, via

le versement transport.

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

dans

les transports,

nos efforts

commencent à

porter leurs fruits.

FRANck cOLAS

Colombes (92).

FRANck cOLAS : Il faut aussi renforcer

la sécurité dans les transports…

JEAN-PAuL huchON : Nous finançons

des postes d’agents de sécurité qui

interviennent à bord des trains ou

dans le métro. Cela fait partie des

contrats que nous signons tous les

quatre ans avec la SNCF et avec la

RATP. Ces contrats, nous les renégocions

actuellement. Nous

serons très vigilants, car

nous portons les attentes

légitimes des usagers. Les

entreprises de transports

doivent faire mieux, sur

la sécurité, mais aussi sur

l’accueil des voyageurs et

sur l’information !

Jean-Paul Huchon SOPhiA tALON : Sur certaines

lignes, on voit une

amélioration. Je viens de

prendre la ligne 13. Les sièges sont plus

confortables. Et sur les quais, des

portes palières sont installées.

JEAN-PAuL huchON : Oui, enfin ! Les

efforts engagés pour améliorer la

situation des usagers commencent à

porter leurs fruits. Dans quelques

mois, la ligne 1 sera automatisée,

comme la 14. Dans le même temps, à

côté de ces travaux, nous aidons les

Franciliens les plus fragiles. Nous

venons, notamment, de mettre en

place, pour les stagiaires de la formation

professionnelle, la gratuité des

transports en commun. C’est l’une

de mes grandes fiertés. l

© stePhan ZaubitZer/PiCturetank

en direct

du conseil

régional

c’est lancé

© FlorenCe Joubert/PiCturetank

réNOVatION à la CIté

INtErNatIONalE

Le collège néerlandais de la Cité internationale

de Paris va être rénové avec

l’aide de la Région. Sécurité incendie,

accessibilité, espaces extérieurs, économie

d’énergie : les travaux prévus

jusqu’à l’automne 2013 doivent redonner

son lustre à ce bâtiment de près de

8 000 m 2 , construit en 1924. l

CONCErtatION pOur la

lIgNE parIs-NOrmaNdIE

Relier Caen et Le Havre à Paris en

1 h 15 au lieu de 2 h, ou encore Rouen à

la capitale en 45 minutes, avec à la clé un

accès à La Défense… Ce sont les principaux

enjeux du projet de ligne ferroviaire

Paris-Normandie qui entre dans une

phase décisive. Objectif : contribuer à

faire de la vallée de la Seine un axe de

développement de la métropole francilienne.

Un débat public a lieu cet automne

pour en déterminer les modalités. l

www.debatpublic-lnpn.org

en

cHiFFres

570 445

Franciliennes, âgées de

50 à 74 ans, ont bénéficié

en 2008 et en 2009

d’un dépistage gratuit

du cancer du sein. En

2006, 1 882 Franciliennes

sont décédées

d’un cancer du sein.

www.ors-idf.org

29,8 %

des réclamations

enregistrées en 2010

par la Halde, la Haute

autorité de lutte

contre les discriminations

et pour l’égalité,

émanent de Franciliens.

www.halde.fr

© Cyrus Cornut/DolCe Vita/PiCturetank

la régION adOptE uN plaN ClImat

En Île-de-France, les transports et le bâtiment concentrent

plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre

produite, tandis que près de 95 % de l’énergie consommée

provient de sources fossiles ou fissibles. Pour infléchir

cette situation, la Région adopte son Plan climat.

Lycées, transports, logement, agriculture… Tous les

domaines sont concernés. l www.iledefrance.fr

dEs traNspOrts

gratuIts pOur lEs

jEuNEs EN INsErtION

Les 16-25 ans sans emploi et bénéficiant

du statut de stagiaire de la formation

professionnelle peuvent désormais

voyager gratuitement dans les transports

en commun pendant le temps de

leur formation. Cette mesure régionale

concernera environ 17 000 jeunes

chaque année, dans le cadre des dispositifs

Avenir jeunes, Programme qualifiant

compétence, et écoles de la

deuxième chance. l

l’agrICulturE à la taBlE

dEs états géNéraux

Constitué dans le cadre des états

généraux de la conversion écologique

et sociale lancés par la Région Île-de-

France, l’atelier « Agriculture et alimentation

» rendra ses conclusions en

janvier 2012. élus, représentants du

monde agricole et agroalimentaire,

chercheurs et associations de protection

de l’environnement et de consommateurs

entendent aborder toutes les

questions qui préoccupent la filière :

comment encourager une alimentation

de qualité et de proximité, maintenir un

équilibre foncier et territorial, préserver

les ressources, développer l’emploi,

favoriser la diversification et accompagner

l’innovation ? l

mot pour mot

alImENtatION

des produits

se distinguent

« Dès que les labels

régionaux sont mis en

avant en grandes surfaces,

les ventes augmentent

de 15 à 20 % », témoigne

un élu languedocien dans le

journal 20 minutes du 15 juillet. En Île-de-France,

une marque a fait son apparition, grâce

à l’initiative du Cervia, le Centre régional de

valorisation et d’innovation agricole et alimentaire.

Huiles, bières, miels, macarons, fromages, yaourts,

farines et moutardes affichent déjà les couleurs

de ces Saveurs Paris-Île-de-France. On peut

les retrouver à l’échoppée locale, une épicerie

éthique, à Paris. www.saveursparisidf.com


© Cyrus Cornut/DoCe Vita/PiCturetank

agenda

l’image

du 17 OCtOBrE

au 2 déCEmBrE

Concertation préalable

sur le TZen 4, qui reliera les

communes de Viry-Châtillon

et de Corbeil-Essonnes,

via Grigny, Ris-Orangis,

Courcouronnes et évry.

Des rencontres avec le public

auront lieu dans ces

6 communes. www.stif.info

lE 7 NOVEmBrE

Remise des prix « Créatrices

d’avenir » qui distingueront

5 femmes créatrices ou

repreneuses d’entreprise

en Île-de-France.

www.iledefranceactive.fr

stratégie Renforcer les fonds propres des

entreprises pour doper l’export et l’innovation.

UN EMPrUNT réGIoNAL

PoUr AIDEr LES PME-PMI

C’est l’une des premières conséquences

de l’adoption, au début

de l’été, de la stratégie régionale

de développement économique et

d’innovation : un emprunt d’un montant

de 200 millions d’euros va être

lancé pour renforcer les fonds propres

des PME-PMI franciliennes, malmenées

par la crise. Visant à encourager

l’émergence d’entreprises de taille

significative, ces aides se traduiront

par des avances remboursables mais

aussi par des prêts participatifs. Un

choix revendiqué par la Région, qui

constate que la faiblesse des fonds

propres des PME-PMI explique en

grande partie le manque d’engagement

des banques, indispensable

pour développer des projets à l’export

ou renforcer l’innovation. La participation

régionale devrait donc servir

de levier et permettre l’octroi d’aides

des organismes financiers. Mais la

BAROMETRE

contrepartie est claire : l’entreprise

doit présenter un vrai projet de développement

pérenne. Plusieurs axes

prioritaires ont été identifiés par la

Région. D’abord, le soutien à l’industrie

est jugé essentiel, car contrairement

à Londres ou New York, la

métropole francilienne se distingue

par la présence d’un véritable tissu

industriel. De plus, les élus régionaux

entendent faire de ces aides un encouragement

aux écoactivités, mais aussi

à l’innovation sociale. Enfin, l’emprunt

régional s’inscrit dans une

volonté de rééquilibrer le développement

économique du territoire.

En fonction des premiers résultats, ce

montage financier pourrait même

être renforcé dans les prochains

mois, la Région étant bien décidée à

conforter le tissu économique, et

donc l’emploi, dans un contexte particulièrement

difficile.

lEs éOlIENNEs pOINtENt lEur NEz Les trois éoliennes de Pussay (91)

sont les premières d’Île-de-France ! À terme, le parc éolien des Gargouilles

en comptera 16, produisant environ 95 millions de kWh par an, soit la consommation

électrique de 42 000 personnes. Trois autres parcs pourraient voir le jour

à Mondreville (77), à Blandy (91) et à Chalautre-la-Grande (77). l

lEs 17 Et 18 NOVEmBrE

Réunion du conseil régional.

Ouverte au public, elle est

consacrée au débat

d’orientation budgétaire.

57, rue de Babylone, Paris 7e .

du 29 NOVEmBrE

au 2 déCEmBrE

Salon Pollutec Horizons.

BaromÈtre

Ce rendez-vous fait le point sur

les innovations et les solutions

pour favoriser la mutation

écologique et sociale de

l’économie. Un espace emploi

et un accueil export sont prévus.

Parc des expositions

Paris Nord Villepinte (93).

www.pollutec.com

La qualité des transports

en commun

Êtes-vous satisfait des transports

en commun en Île-de-France ?

La volonté d’utiliser davantage

les transports en commun

Si vous en aviez la possibilité,

utiliseriez-vous davantage

les transports en commun ?

Les Franciliens font des transports

en commun un critère important

pour choisir leur lieu de vie.

Les transports en commun font

partie intégrante de la vie quotidienne

des habitants de la région :

70 % d’entre eux les désignent

comme un critère important, voire

très important (pour 41 % d’entre

eux) dans le choix de leurs lieux

d’habitation et de travail. Leur

développement est très attendu,

avec près de 58 % des interviewés

qui souhaiteraient les utiliser

davantage (dont 68 % en Seine-

Saint-Denis). Par ailleurs, une

majorité de Franciliens

se révèlent satisfaits

(53 %) des

transports en commun

(dont 65 % des

L’ACTUALITÉ

c’est votre avis

La place des transports en commun

dans le choix du lieu de vie

Pour choisir votre habitation ou votre lieu

de travail, diriez-vous que les transports

en commun ont été un critère :

La qualité de l’environnement

Êtes-vous satisfait ou non de la qualité

de l’environnement en Île-de-France ?

Le climat économique

Diriez-vous que, en ce moment, l’activité

économique en Île-de-France est :

58 % dEs fraNCIlIENs prêts à utIlIsEr

plus lEs traNspOrts EN COmmuN

bonus web

Tous les résultats

de notre sondage

sur les transports.

www.iledefrance.fr

colomBes

92

91

pussay

5

Très satisfait 8 %

Assez satisfait 45 %

Pas vraiment satisfait 21 %

Pas du tout satisfait 15 %

Ne se prononce pas 11 %

oui 58 %

non 40 %

Ne se prononce pas 2 %

Très important 41 %

Assez important 29 %

Pas vraiment important 9 %

Pas du tout important 19 %

Ne se prononce pas 2 %

Très satisfait 7 %

Assez satisfait 50 %

Pas vraiment satisfait 26 %

Pas du tout satisfait 13 %

Ne se prononce pas 4 %

Très dynamique 6 %

Assez dynamique 42 %

Pas vraiment dynamique 31 %

Pas du tout dynamique 9 %

Ne se prononce pas 12 %

18-24 ans et 71 % des Parisiens).

Les indicateurs barométriques sur

le climat économique et l’environnement

sont, quant à eux, en léger

recul. Dans un contexte de recrudescence

du chômage au niveau

national, l’activité économique

dans la région est jugée dynamique

par 48 % des Franciliens,

soit 5 points de moins par rapport

au mois de mai (53 %). De

manière moins significative, la

satisfaction concernant l’environnement

en Île-de-France perd

3 points (57 % contre 60 % en

mai), et ce sont les 25-34 ans qui

expriment le plus d’insatisfaction

93

villepinte

cHalautre-

la-grande

(48 % contre 39 %

pour l’ensemble des

Franciliens). l

maïder cHango-BeFFa

directrice associée, viavoice

SOndage réaliSé par téléphOne pOur « Île-de-France » entre le 15 et le 22 juillet 2011 Sur un échantillOn de

1001 perSOnneS, repréSentatiF de la pOpulatiOn Francilienne âgée de 18 anS et pluS, SelOn la méthOde deS quOtaS.

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

77


© FonDation arChiteCtes De l’urgenCe-JérôMe guillauMot

«

6

dANS LE moNdE

reconstruction L’émotion suscitée par les

inondations de l’été 2010 est retombée…

LE PAkISTAN, CAUSE

« PAS TrèS VENDEUSE »

Ces gens n’ont plus rien, et malgré

cela, ils donnent tout ! » Jérôme

Guillaumot ne tait pas son

émotion quand il parle de sa mission

au Pakistan. Après des études d’ingénieur,

il s’est orienté vers l’humanitaire.

« Je voulais que mes études

servent à quelqu’un d’autre que moi… »

Il rejoint en juin 2010 les Architectes

de l’urgence et, quelques jours après,

arrive pour une première mission en

Haïti. Il y restera trois mois, avant de

partir pour le Pakistan. Le pays vient

de connaître des inondations exceptionnelles

: une superficie équivalente

à l’Angleterre s’est retrouvée noyée

sous les pluies de la mousson. « Des

dizaines de millions de personnes ont

tout perdu, leurs maisons, leurs terres,

leurs cheptels », rappelle le jeune

homme. L’aide internationale se met

en place. Les Architectes de l’urgence

se mobilisent. Mais alors que beaucoup

d’ONG quittent le pays au bout

de quelques semaines pour

rejoindre d’autres terrains

humanitaires, eux décident

de rester. Leur

objectif : construire,

dans la région du Nord

Sindh, la plus dévastée,

des habitations

pensées en fonction des

risques naturels, inonda-

Pakistan

Sukkur

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

L’aide francilienne permettra

de construire 75 maisons-abris

dans la région de Sukkur.

tions et séismes, « des maisons sûres,

des maisons pour la vie ». Déjà, 41 maisons-abris

sont sorties de terre. D’ici

à la fin de l’année, 400 autres sont

prévues. « Peut-être plus, si nous parvenons

à trouver les financements

nécessaires, mais le Pakistan, ce n’est

pas très vendeur comme cause… »,

insiste Jérôme Guillaumot, qui avoue

être « un peu triste » de voir ce pays

être systématiquement associé au

fanatisme et à la violence.

Des prières pour les architectes

Pour ce programme, les Architectes

de l’urgence ont formé des maçons,

mais ils s’appuient aussi sur la population

: « Chacun participe, selon ses

moyens, à ce travail de reconstruction,

et toutes ces personnes sont

rémunérées. Elles retrouvent leur

fierté, se disent qu’elles ne vont pas

rester toute leur vie dans les tentes

laissées ici par les humanitaires, elles

prient pour nous, elles prient pour

ceux qui nous apportent les

fonds nécessaires. » Depuis

cet été, le combat des

Architectes de l’urgence

vient de recevoir l’appui de

la Région Île-de-France,

qui ne veut pas oublier

le Pakistan. l pierre cHapdelaine

http://archi-urgent.com

© François Carlet-soulages/noi PiCtures

loin de

cHeZ vous

(grande-Bretagne)

lONdrEs aCCuEIllE

lEs OlympIadEs

dEs métIErs

Jusqu’au 10 octobre, les

finales internationales des

Olympiades des métiers

se tiennent à Londres.

Sur les rangs, 5 jeunes

Franciliens : Julien Bonnet

(mode et création), Alexis

Bouillet (pâtisserie),

Déborah Teinturier

(service en salle), Mickaël

Esnault (tailleur de pierre)

et Jonathan Rolland

(canalisation).

www.iledefrance.fr

(Vietnam)

BIENtôt uNE maIsON

dE la sOIE à VaN phuC

Dans le cadre

de sa coopération avec

le Grand Hanoi, la Région

Île-de-France apporte

son soutien à l’ouverture

prochaine d’une maison

de la soie dans le village

artisanal de Van Phuc.

Ici, depuis près de

1000 ans, on tisse, on teint,

on vend de la soie…

(madagascar)

l’agrICulturE pOussE

VraImENt partOut

À Antananarivo,

grâce au partenariat

avec l’Île-de-France,

de nouvelles formes

d’agriculture sont

encouragées pour venir en

aide aux familles les plus

démunies. Le principe

« Low Space No Space »

vise à mobiliser de petits

espaces pour des cultures

d’herbes médicinales,

voire, en absence de sols

disponibles, à transformer

sacs, tuyaux et pneus

en terrains fertiles…

(afrique du sud)

uN CErtaIN rEgard

sur BlOEmfONtEIN

Projeté au festival de

Cannes dans la sélection

« Un certain regard »,

le film Skoonheid, d’Oliver

Hermanus, passe au crible

la société contemporaine

sud-africaine. Tourné

à Bloemfontein, le film a

bénéficié du savoir-faire des

techniciens franciliens qui

assureront la postproduction,

et a reçu l’aide de la Région.

La sortie en salles est prévue

le 12 octobre.

www.skoonheid.com

© Dr © PatriCk gaillarDin/PiCturetank

le cHassé-croisé

amBassadEur dEs taBlas

« Je ne sais pas si c’est vous qui choisissez l’instrument

ou si c’est lui qui vous choisit ! » Après avoir étudié

son art à Calcutta auprès du célèbre Pandit Shankar

Gosh, son « maître en percussions », Prabhu

Edouard est devenu un virtuose des tablas. De

nationalité française, cet Indien né près de Pondichéry

a multiplié les voyages entre l’Île-de-France

de Colombes (92) à Cergy-Pontoise (95) en passant

par Paris – et son pays d’origine. Concertiste international,

il privilégie les projets « d’infusion musicale

» pour élaborer une « musique de concertation,

d’échanges et d’affinités ». Il mène aussi une carrière

de pédagogue, avec l’Ariam, un organisme culturel

soutenu par le conseil régional. « Pour atteindre sa

maturité de musicien en Inde, être concertiste et compositeur

ne suffit pas ; il faut transmettre et avoir des

élèves qui se produisent sur scène. » Récemment installé

à Pantin (93), le couple qu’il forme avec une

artiste malgache s’y sent bien : « il y a plein de gens

créatifs dans ce Nord-Est parisien ! » l

www.myspace.com/prabhuedouard

OBjECtIf sOlIdarIté

de pondicHéry

(inde) À pantin

PRAbhu EDOuARD,

41 ans.

de nemours

À sZeged

(Hongrie)

cOLiNE

tRAutMANN-GAbiN,

23 ans.

Son rêve ? Travailler dans la coopération internationale,

avec une préférence pour les projets éducatifs.

« À Nemours aussi, on peut avoir des

ambitions ! » Pour les atteindre, Coline construit sa

vie autour des voyages, des échanges et des expériences

concrètes. La Seine-et-Marnaise quitte la

« Venise du Gâtinais » pour Sciences-Po Lille, où

elle obtient son Master « Analyse des conflits et

construction de la paix ». Puis direction la Finlande,

dans le cadre du programme Erasmus. Coline termine

son cursus au cœur des programmes d’assistance

aux réfugiés de la Croix-Rouge arménienne.

« La francophonie a un impact direct sur la qualité

de l’accueil des demandeurs d’asile », constate-t-elle.

Aujourd’hui responsable de l’Alliance française de

Szeged, « une ville de province très mignonne », cette

Francilienne enrichit son profil éducatif. Elle gère

notamment le Festival de théâtre universitaire

francophone : « une réussite ! » et cherche des troupes

pour son édition 2012. l

www.alliancefr.org


2012 2014 2016

Grand Paris Express, c’est quoi ?

de la fusion entre le projet de la Région Île-de-

France et celui de l’État, Grand Paris Express est

un métro automatique de grande capacité, qui

constituera un réseau de 200 kilomètres de long

au cœur de l’agglomération parisienne. Il désenclavera

des territoires actuellement mal desservis

et reliera entre eux le centre de la métropole francilienne,

les principaux pôles urbains, universitaires,

économiques et culturels de la région, ainsi

que le réseau ferroviaire à grande vitesse et les

aéroports internationaux.

Combien de passagers pourra-t-il

transporter ?

à l’horizon 2025, la fréquentation journalière prévisionnelle

devrait s’établir aux alentours de 2 mil-

lions de voyageurs. Dix ans plus tard, avec la mise

en service de nouveaux tronçons, cette fréquentation

journalière pourrait atteindre 2,5 millions

de voyageurs.

Quand le projet sera-t-il réalisé ?

La première mise en service de ce métro automatique

est prévue en 2017, avec le prolongement de

la ligne 14 jusqu’à Saint-Ouen, qui viendra désaturer

la ligne 13. Les premiers tronçons de la rocade

autour de Paris seront opérationnels en 2018 et une

grande partie du réseau sera réalisée avant 2025.

Quel tracé a été retenu ?

Ce métro constituera une boucle

autour de Paris. Un tronçon permettra

aussi de desservir les aéroports du

LE doSSIER

2011-2018 : ce qui attend les usagers

Du plan régional de mobilisation en faveur des transports au réseau Grand Paris Express, les chantiers vont se multiplier.

Quelques exemples…

2011

Depuis juillet, mise en service

de la première ligne du TZen,

une nouvelle génération de bus

en banlieue. Au total, une vingtaine

de lignes sont à l’étude.

Mise en service du bus en site

propre entre Pompadour

et Sucy-Bonneuil.

Prolongement de la ligne 8

à Créteil/Parc des sports.

2013

Lancement des lignes

Voguéo (réseau fluvial).

Nouveau pôle multimodal

de Pompadour.

2011 2013 2015 2017

2012

Automatisation de la ligne 1

du métro et prolongement

de la ligne 4 jusqu’à Mairie

de Montrouge.

Mise en service du T3

jusqu’à Porte de La Chapelle.

Mise en service

du RER B Nord +.

2014

Mise en service de la Tangentielle

Nord, phase 1 entre Épinay-sur-Seine

et Le Bourget.

Mise en service du T8 Saint-Denis,

Épinay-sur-Seine, Villetaneuse.

Mise en service du T6

entre Châtillon et Vélizy.

Nouveau pôle multimodal

Rosa-Parks (Paris 19e 2015

).

éTAT ET réGIoN S’ENGAGENT PoUr AMéLIorEr LE TrANSPorT EN BANLIEUE

UN MéTro EN BoNNES VoIES

Le métro automatique Grand Paris Express sortira de terre à partir

de 2017. Avec les projets du plan de mobilisation régional, il facilitera les

déplacements de millions de Franciliens. Quel sera le tracé de cette rocade

autour de Paris et quelles sont les gares retenues ? combien va coûter ce

projet ? toutes les questions, toutes les réponses…

2016

Tous les trains

franciliens neufs

ou rénovés.

7

Bourget et de Roissy-Charles-de-Gaulle. Un autre,

au sud, viendra se connecter à la ligne 14 et reliera

l’Institut Gustave-Roussy, Rungis et l’aéroport

d’Orly. Enfin, à l’ouest et au sud-ouest, une liaison

est envisagée entre Nanterre et Orly, avec la nécessité

de préserver au moins 2 300 hectares de terres

agricoles sur le plateau de Saclay. à l’est et au nordest,

un tracé (couleur jaune sur la carte) en proche

banlieue est prévu, reprenant la logique de

maillage et de desserte fine du territoire portée,

lors des débats publics, par la Région et par le

Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif).

Combien de gares seront desservies ?

Ce futur réseau comptera 85 gares au total dont les

9 stations déjà existantes de la ligne 14. Des études

approfondies doivent encore être réalisées pour 5

d’entre elles : Maison-Blanche-Paris 13, Chevilly-

Trois-Communes, Nanterre-La Boule, Charles-de-

Gaulle T4 et La Courneuve-Six-Routes.

sondage

L’avis des Franciliens

sur les transports

en commun.

www.iledefrance.fr

2017

Prolongement de la ligne 14

du métro jusqu'à Saint-Ouen

pour désaturer la ligne 13,

projet s’inscrivant dans l’accord

entre l’État et la Région sur

le réseau Grand Paris Express.

2018

À partir de 2018

Mise en service

des premiers tronçons

de banlieue à banlieue

du réseau

Grand Paris Express.

Pourquoi faire le choix

d’un métro automatique ?

De nombreuses métropoles ont déjà

retenu ce mode de transport. C’est le

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

© Jean-FranCois Mauboussin ratP/inFograPhie : antoine leVesque


8

LE doSSIER

cas de Singapour, de Dubaï, de Barcelone ou encore

d’Helsinki. En Île-de-France, la ligne 14 du métro

a déjà été automatisée et la ligne 1 le sera en 2012.

Ce type de conduite permet d’adapter la fréquence

des trains, elle garantit le temps de trajet

pour tous les trains et simplifie les conditions

d’exploitation. L’aménagement des quais avec

des portes automatiques apporte également plus

de régularité dans le service et renforce la sécurité

des voyageurs.

Quel sera son impact sur le trafic actuel ?

Grand Paris Express viendra alléger le trafic au

cœur de la métropole, en particulier les lignes

13, 7 et 6 du métro et les RER A et B, qui bénéficieront

d’un allégement de charge de 20 à 30%...

Il déchargera également les RER C, D et E, ainsi

que les lignes Transilien. Quant aux correspondances

créées avec le réseau existant, elles changeront

les conditions de transport de millions

de Franciliens.

Qui est aux commandes ?

La réalisation est confiée à la Société du Grand

Paris et au Stif, l’autorité organisatrice des transports

dans la région. Ils devront coordonner leur

action, l’exploitation de la totalité des lignes étant

effectuée sous la responsabilité du Stif. Les matériels

roulants acquis par la Société du Grand Paris

seront transférés en pleine propriété au Stif, qui

les mettra à la disposition des exploitants.

Les Franciliens seront-ils associés

à la réalisation de ce projet ?

Le principe même de ce réseau a été longuement

présenté aux Franciliens, lors de débats publics

qui ont réuni au total 17 500 participants. Cette

concertation va se poursuivre, avec les enquêtes

publiques chargées d’arrêter le tracé définitif et

précis. Elles porteront sur les projets de lignes de

ce réseau de transport. La première devrait débuter

à l’automne 2012. Par ailleurs, pendant la phase

d’élaboration du projet, des comités de pilotage

locaux vont être constitués, pour chaque gare ou

chaque groupe de gares. Ils associeront les élus,

les collectivités locales, le Stif, les services de l’État

et les établissements publics.

En plus du Grand Paris Express,

quels autres projets verront le jour ?

L’intérêt des projets inscrits dans le plan de mobilisation

pour les transports porté par la Région et

les conseils généraux a été confirmé lors de l’accord

passé avec l’État. Certains d’entre eux, comme le

prolongement de la ligne 14, sont intégrés au projet

de métro automatique. Les autres seront réalisés

comme prévu. Sont ainsi programmés le

déploiement du TZen, nouvelle génération de bus

en banlieue, la mise en service du T3 jusqu’à la

Porte de La Chapelle, le prolongement de la ligne

8, l’automatisation de la ligne 1 du métro, la réalisation

de la Tangentielle Nord, la mise en service

du RER B Nord + ou encore la création du réseau

fluvial Voguéo (voir infographie page 7).

Quel est le coût du projet ?

D’ici à 2025, le coût de ce projet de métro automatique

est estimé à 20,5 milliards d’euros. S’y

ajouteront 14,5 milliards d’euros pour les autres

projets du plan de mobilisation régional en faveur

des transports. l pierre cHapdelaine

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

© inFograPhie : antoine leVesque

Le tracé du futur métro

Grand Paris Express

Sur www.iledefrance.fr, retrouvez la carte interactive

avec toutes les connexions au réseau existant.

YVELINES

78

Satory

Saint-Quentinuniversité

Saint-Quentin-Est

La maison Fournaise

dans l'île des Impressionistes

de Chatou

Château

de Versailles

Versailles-

Chantiers

Rueil

Nanterre

La Boule

Rueil/Suresnes

Mont-Valérien

CEA Saint-Aubin

Orsay/

Gif-sur-Yvette

Saint-Cloud

Transilien

Palaiseau

Synchrotron

Soleil

de Saclay

Tours

nuages

Colombes

Nanterre L'Arche de

la Défense

La Défense

Grande Arche

Pont de Sèvres

La Garenne-

Colombes

Issy RER

Fort d'Issy/

Vanves/Clamart

HAUTS-

DE-SEINE

92

Massy-

Opéra

Massy-

Palaiseau TGV

Les Agnettes

Bois-

Colombes

Bécon-les-

Bruyères

Musée et

jardins

Albert-Kahn

Port de

Gennevillie

Les G

Sa

Tour Eiff

Châtill

Montro

Bagneux M4

Arcueil/Cach

Institu

Gustav

Rouss

Ant

ESSON

91


s

on -

uge

an

onypôle

Porte de Clichy

Pont Cardinet

Saint-Lazare

Maison-Blanche-

Maison Paris 13

des examens

d’Arcueil

Olympiades

Villejuif

Louis-Aragon

Chevilly-

«Trois-Communes»

Trois-Communes

M.I.N. Porte de Thiais

Pont de Rungis

Aéroport

d'Orly

La Courneuve

Six-Routes

Saint-Denis

Pleyel

Fort

d'Aubervilliers

résillons

Stade

int-Ouen Mairie de France Mairie

RER de Saint-Ouen d'Aubervilliers

el

t

ey

automatique

NE

PARIS

75

Stade de France

VAL-D'OISE

95

Centre national

de danse

Paris-Pantin

La halle

Marcel-Dufriche

de Montreuil

Kremlin-Bicêtre Hôpital École

Villejuif Institut vétérinaire de

Gustave-Roussy Maisons-Alfort

Vitry-centre

Les Ardoines

Le Bourget

Aéroport

Le Blanc-

Mesnil

Le Bourget

RER B

Château

de Vincennes

Marché

de Rungis

Bobigny/

Drancy

Triangle

de Gonesse

Créteil-l'Échat

Le Vert de

Maisons

Aulnay

Bobigny-Pablo-Picasso

Université

Paris-Est-Créteil

Pont de Bondy

Bondy

Parc

des expositions

SEINE-SAINT-

DENIS

Champignycentre

Saint-Maur/

Créteil

Aéroport

Charles-de-Gaulle T4

Sevran-Beaudottes

Sevran/Livry

Rosny-Bois-

Perrier

Villemomble

Neuilly-

Les Fauvettes

Pavillon

Baltard

93

Val de Fontenay

Le Perreux/

Nogent

Parc

des expositions

Neuilly-

Hôpitaux

Bry/Villiers/

Champigny

VAL-DE-MARNE

94

Clichy/Montfermeil

Le Mesnil-Amelot

Aéroport

Charles-de-Gaulle T2

Chelles

Noisy-Champs

SEINE-ET-MARNE

77

LE doSSIER

O

métro ligne 14 en service

N

métro ligne 14 prolongé vers Saint-Denis et Orly

métro automatique en rocade avec tronçon

en direction de Charles-de-Gaulle

S

E

Disneyland

Paris

0 5km

métro automatique léger Orly-La Défense via Saclay

réseau complémentaire structurant

9

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37


10

actions

© Cyrus Cornut/DolCe Vita/PiCturetank

LES INITIATIVES

CulturE sCIENtIfIQuE

saVaNtE BaNlIEuE fêtE la sCIENCE

Créations en art numérique, fabrication d’avatars,

encyclopédie numérique de l’image… C’est sur le

thème de « Sciences et société de l’image » que

Savante Banlieue, un salon accueillant 40 stands de

laboratoires de recherche, de musées et d’associations

franciliennes, fête la science les 13 et 14 octobre.

Au programme : conférences, animations, expositions,

mais aussi rencontres avec les collégiens et les

lycéens, sur les campus de Villetaneuse, de Bobigny

(Université Paris 13), et de Saint-Denis (Université

Paris 8). La Fête de la science se déroule, quant à elle,

du 12 au 16 octobre, partout en Île-de-France. l

h http://savantebanlieue.plainecommune.fr

www.fetedelascience-idf.fr

égalIté fEmmEs-hOmmEs

dEs ENfaNts CONtrE lE sExIsmE

L’Oiseau, écrit par la classe de CP-CE1 de Mme Morvan

de l’école du Chat-Perché, à Montceaux-les-

Meaux (77), a remporté le concours d’écriture « Lire

égaux 2011 ». Ce texte sera illustré par Mayana Itoïz,

et publié en juin 2012 sous forme d’album jeunesse

par les éditions Talents Hauts, organisatrices de

l’événement depuis trois ans avec l’aide de la Région.

Le concours, ouvert aux classes de CP et CE1 de

l’académie de Créteil, consiste à faire écrire les

enfants sur le thème de l’égalité des sexes. « Lire égaux

2012 » est déjà lancé : à vos plumes, les petits ! l

h www.talentshauts.fr

sOlIdarIté

réNOVatION

au palaIs

dE la fEmmE

Après deux ans et demi de

travaux, le Palais de la

Femme, une merveille

architecturale du début du

xx e siècle dont plusieurs

éléments sont inscrits à

l’inventaire des Monuments

historiques, retrouve sa

splendeur. Mais, surtout, l’endroit poursuit sa vocation

sociale : la rénovation a permis de moderniser les

logements réservés aux femmes en situation d’exclusion,

et de créer un centre d’hébergement d’urgence

de 70 places. La Région a investi 1,2 million d’euros

dans l’opération. l

h www.armeedusalut.fr/etablissements/

palais-de-la-femme/presentation.html

CIrCulatIONs dOuCEs

parIs-mONt-saINt-mIChEl à VélO !

La Région Île-de-France et le comité départemental

du tourisme (CDT) de la Manche vont travailler en

tandem pour soutenir et promouvoir l’itinéraire véloroute

entre Paris et le Mont-Saint-Michel. Le CDT de

la Manche a été désigné par le comité technique réunissant

les partenaires institutionnels du projet, pour

piloter la construction de l’itinéraire et de ses infrastructures,

mais aussi sa promotion : signalétique

commune sur le tracé, guide d’information pour les

usagers. Le parcours véloroute entre Paris et le Mont-

Saint-Michel est déjà praticable sur 5 tronçons. l

h www.normandie-cote-nature.com/

velo-en-normandie-387-1.html

www.manchetourisme.com

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

éducation Un dispositif régional soutient les initiatives

lycéennes en faveur du développement durable.

à L’éCoLE DE L’ENVIroNNEMENT

«

Attention aux idées reçues sur le développement

durable ! Par exemple, manger des fruits bio

qui viennent de l’autre bout du monde, ce

n’est pas bon pour l’environnement », martèle

Rachid. « C’est souvent à notre génération de sensibiliser

nos parents », regrette Julie. Repas 100 %

produits locaux à la cantine, ventes de vêtements

équitables, création d’œuvres d’art avec des

déchets… Les élèves de BTSA Services en espace

rural au lycée agricole Bougainville de Brie-Comte-

Robert (77) détaillent leurs réalisations passées et

futures pour sensibiliser au développement durable,

sous l’œil bienveillant de Nathalie Guardiola, leur

professeure d’éducation socioculturelle. « En tant

que futurs créateurs de projets en milieu rural, ils

doivent maîtriser ces questions, surtout quand elles

sont en lien avec les formations techniques enseignées

ici, comme la gestion de l’eau », explique-t-elle.

Cueillette locale et pain maison

En tant que lycée agricole, Bougainville est en

première ligne. La ferme de l’établissement vend

sa production de fleurs, de fruits et de viande en

paniers, notamment aux parents d’élèves. Le

maraîchage bio couvre déjà 500 m 2 . L’utilisation

des produits phytosanitaires a été réduite ou

supprimée. « Ces contraintes liées à l’environnement,

les élèves agriculteurs vont les retrouver dans

leur futur emploi », explique Tounis Aoudjali,

directeur de l’exploitation. Et les idées ne manquent

pas : mise en place de panneaux solaires,

d’un hôtel à insectes, d’un rucher… Le lycée

adopte une démarche écologique jusque dans

les cuisines : cueillette du verger, lutte contre la

surconsommation et le gaspillage, pain et plats

cuisinés maison… Pas étonnant que le lycée

Bougainville soit l’un des établissements pilotes

pour le nouveau dispositif régional « Mon écolycée

», qui, sous la forme d’un guide, aide les

lycéens à monter des projets sur les thèmes énergie-climat,

eau, déchets, biodiversité, ou alimentation-santé.

Une façon de

pOur EN

saVOIr plus

• La région

expérimente

la démarche

« Mon écolycée »

dans une

trentaine

d’établissements

pilotes

depuis la

rentrée de

septembre,

mais, à terme,

les 469 lycées

franciliens sont

concernés.

Plus d’infos :

http://lycees.

iledefrance.fr

(rubrique

« écolycées »)

Au lycée agricole bougainville

de brie-comte-Robert (77), les élèves de

btSA Services en espace rural ont

construit, en 2010, cet arbre en canettes.

reconnaître l’aspect essentiel de

l’éducation à l’environnement.

Philippe Destelle, professeur de

sciences économiques et sociales

au lycée Jean-Renoir à Bondy (93),

autre lycée pilote, en témoigne :

« Avec le développement durable,

les élèves voient tout de suite des

résultats concrets ». Il cite l’installation

de réducteurs de consommation

d’eau, initiée par les élèves,

ou la création d’un autocollant

pour inciter à éteindre ordinateurs

et lumières dans les classes. « Éduquer

à l’environnement éduque à la

citoyenneté. Grâce à ces actions, on

voit des élèves prendre confiance en

eux et se mettre littéralement en

marche pour leurs études. » l

Julie védie

© JeroMine Derigny/argos/PiCturetank


vu sur

le weB

pratIQuE…

La mairie de Paris permet à

chaque Parisien de connaître

ses droits à une allocation

logement de la Ville et de

calculer son montant grâce

à un outil de simulation…

www.paris.fr/

aidesaulogement

dEs Clés

pOur lEs jEuNEs

Publiée en juillet, la Note

rapide n°556 de l’Institut

d’architecture et

d’urbanisme de l’Île-de-

France est consacrée

au logement des jeunes.

www.iau-idf.fr,

rubrique « Nos études ».

© FonDs FrantZ Fanon/iMeC iMages

c’est Bientôt

FrANTz FANoN

à L’HoNNEUr

QuOI dE NEuf daNs

lEs traNspOrts

Les usagers des transports

franciliens et du Net peuvent

savoir en un clic ce qui

bouge sur le réseau.

www.cabougedans

lestransports.com,

rubrique « Agenda ».

BIlaN dE saNté…

L’Observatoire régional de la

santé d’Île-de-France vient

de réaliser un bilan de l’état

de santé des Parisiens.

www.ors-idf.org, rubrique

« Les Publications ».

NEwslEttEr régIONalE

La Région Île-de-France

vient de lancer sa lettre

d’information hebdomadaire.

Pour recevoir la newsletter,

inscrivez-vous en ligne.

www.iledefrance.fr

l

es débats, rencontres et festivités se multiplient

dans le cadre de l’opération nationale

« 2011, année de l’outre-mer ». En décembre,

l’Île-de-France rendra un hommage exceptionnel à

l’œuvre de Frantz Fanon, une figure emblématique

de la lutte contre les discriminations et la colonisation.

Cet intellectuel martiniquais est notamment

l’auteur d’un ouvrage publié en 1961, peu de temps

avant sa mort, Les Damnés de la terre. Cette référence

théorique du combat contre les colons et l’asservissement

est devenue la Bible du tiers-monde.

Organisée par la Plate-forme migrants et citoyenneté

européenne, cette commémoration se déclinera

sous forme de colloques, d’expositions, de représentations

théâtrales. À côté de cet éclairage militant,

l’année de l’outre-mer permet de souligner

l’apport des Ultramarins dans l’histoire et la culture

franciliennes. Ainsi, le 22 octobre, les Franciliens de

tous horizons sont conviés à la deuxième édition

Caraïbes Zouk Party à l’Espace Lumière, à épinaysur-Seine

(93). Le 17 novembre, place à la solidarité,

avec, à Créteil (94), des réunions d’information sur

la drépanocytose, une maladie génétique répandue

en Afrique, en Inde mais aussi aux Antilles. Puis, le

23 novembre, le conseil régional accueille les responsables

associatifs et les élus à l’occasion de la

Nuit des autres maires d’outre-mer. l

www.pmc-europe.info et www.agendaasso.fr

LES INITIATIVES

discriminations Parrain du Paris Foot Gay,

Vikash Dhorasoo combat tabous et exclusions.

CoNTrE L’HoMoPHoBIE,

éVIDEMMENT !

j’aimais

jouer au foot,

j’aimais ce

milieu. On peut

très bien

partager ce

sport en étant

différent.

11

Vikash Dhorasoo était-il un joueur de football atypique ? Si vous le

lui demandez, il se défendra par une question. « C’est quoi, un joueur

typique ? » Nonchalant, volontiers provocateur, n’hésitant pas à

parler art ou politique, ce joueur de caractère, créatif, a su s’exprimer

avec beaucoup d’aisance et de liberté, balle au pied sur le terrain. Mais

également hors des stades… Exemple, lors son passage au Paris-Saint-

Germain : en avril 2006, lors de la finale de la Coupe de France, il

traverse la pelouse et marque un superbe but… Celui de la victoire,

qui sauve la saison du club de la capitale. Quelques mois plus tard,

fait rarissime, il est licencié par ce même club, à la suite d’une série

de déclarations fracassantes, peu flatteuses pour son entraîneur.

C’est aussi lors de son passage à Paris qu’il accepte de devenir parrain

du Paris Foot Gay, un club de football créé pour lutter contre l’homophobie.

Cet engagement sonne pour lui comme une évidence. « Je me bats

contre toutes les discriminations, affirme-t-il. Le cas de l’homosexualité

est plus délicat, parce que ça ne se voit pas… Dans le football, c’est

quelque chose de tabou. » Il refuse toutefois de mettre son

sport au pilori, évoquant plutôt un phénomène larvé

menant à l’exclusion. « En tant que footballeur, je n’ai

pas été confronté à l’homophobie, confie-t-il. Aucun

joueur n’a proféré de propos homophobes devant moi,

même quand je suis devenu parrain du Paris Foot

Gay. Mais le football est un milieu macho, c’est un

fait. Le plus grave, c’est que l’écrémage se fait bien

avant le haut niveau, chez les jeunes. Les joueurs

homosexuels ne se sentent pas bien : ils quittent

le milieu du foot. »

Des formations pour 300 éducateurs

Face à ce constat, le Paris Foot Gay s’est mis

en devoir de sensibiliser le grand public et les

éducateurs. La 7 e édition du tournoi « b. yourself

» s’est déroulée au Parc des Princes, le 4 juin,

avec le soutien de la Région. Après les matchs

entre équipes de jeunes le matin, la compétition

opposait des équipes seniors composées d’artistes,

d’anciens sportifs et de membres d’associations.

La journée était l’occasion de mêler

des animations et des actions de lutte contre

les discriminations. Les enfants participant au

tournoi ont assisté à la diffusion du film de

Michel Royer Sports et homosexualité : c’est quoi

le problème ?

Cette année, le Paris Foot Gay a décidé d’aller plus

loin, en proposant des actions de formation dont

bénéficieront 300 éducateurs franciliens. Le séminaire,

d’une journée, permettra au travers de jeux

ou de discussions de réfléchir aux mécanismes de

la discrimination et de l’homophobie. Et de comprendre

qu’opposer football et homosexualité n’a

pas de sens. Ce message, peu de joueurs de football

ont eu le courage de le prendre à leur compte. Mais,

pour Vikash Dhorasoo, il n’est pas nécessaire de sortir

d’un même moule pour pratiquer un même sport.

« On a dit Dhorasoo, l’intellectuel, l’original. Mais, tout

ce qui compte, c’est que j’aimais jouer au foot, que j’aimais

ce milieu, et qu’on peut très bien partager ce sport

en étant différent. » l Jean-François Hennion

http://parisfootgay.free.fr

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37


© Ville De la CourneuVe - arChiVes MuniCiPales

12

L’HISToIRE

Avec ses 160 mètres de long sur 15 étages,

et ses 285 appartements, la barre balzac avait été

construite selon des procédés industriels.

politique de la ville Témoin de l’urbanisme des années 1950,

la célèbre barre de La Courneuve a été détruite cet été.

à LA CITé DES 4 000, BALzAC

ToUrNE DéFINITIVEMENT LA PAGE

l

a barre Balzac a disparu. Fin août, une pelleteuse

géante a grignoté les derniers étages.

Ne restent que les gravats qui seront dégagés

au fil de l’automne. Après celles de Debussy,

de Renoir, de Ravel et de Presov, la destruction

de Balzac tourne une page de l’histoire mouvementée

du quartier. à La Courneuve (93), la cité

des 4 000 raconte l’urbanisme des années 1950,

la mixité sociale de l’Île-de-France, la violence

dans les cités, mais aussi les balbutiements de

la rénovation urbaine.

à l’origine des 4 000, le contexte socioéconomique :

baby-boom, décolonisation, afflux de population,

pénurie de logements… « Il fallait construire vite,

sur le foncier disponible, terres agricoles ou plateaux…

Transports et équipements n’arrivent que

plus tard. Mais on oublie l’essentiel : comment

intégrer ces quartiers à leur commune ? », raconte

Brigitte Guigou, sociologue urbaniste à l’Institut

d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France.

Aux 4000, 5 appartements sortent de terre

chaque jour en 1961, mais les premières malfa-

dates clés

1963

Les premiers locataires

emménagent aux 4 000.

1967

Sortie du film Deux ou trois

choses que je sais d’elle

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

de Jean-Luc Godard, tourné

aux 4 000. Le cinéaste y critique

la conception de la cité.

1984

La Ville de Paris cède

les 4 000 à La Courneuve.

çons apparaissent dès les années 1970. De nombreuses

usines voisines ferment, le chômage

atteint la population ouvrière. La drogue et la

violence gangrènent le quartier…

Un quartier en pleine métamorphose

En 2006, La Courneuve signe une convention

avec l’Agence nationale de rénovation urbaine

(Anru). Démolir, reconstruire et donner une

cohérence à l’ensemble en créant des rues, en

organisant les réseaux d’eau et d’électricité…

Balzac cédera la place à des immeubles de quatre

étages, et au prolongement de la rue Joliot-Curie,

permettant, enfin, de traverser le quartier vers

Saint-Denis et Aubervilliers. Environ 80 % des

habitants ont souhaité être relogés aux 4 000…

Un signe fort pour Raphaëlle Caule, chef de projet

Renouvellement urbain à Plaine Commune :

« les habitants voient leur quartier se métamorphoser

». Cinquante ans après leur construction,

les 4 000 rappellent à leur manière que Rome ne

s’est pas faite en un jour. l Julie védie

18 féVrIEr 1986

La barre Debussy, longue de

près de 200 mètres, est détruite

en 8 secondes, par implosion,

événement retransmis en direct

au journal télévisé.

À consulter sur www.ina.fr

EN saVOIr

plus

• Sur www.

ville-lacourneuve.fr/

LC_idocs/

index.php

• En 2010, deux

journalistes

s’installent

aux 4 000

et restituent

leur expérience

sur leur blog :

http://

lacourneuve.

blog.lemonde.fr/

• Des études

sur les

quartiers :

www.iaurif.org

• Les opérations

de rénovation

urbaine :

www.anru.fr

juIN 2000

Destruction de la barre Renoir,

suivie en 2004 par celles

de Ravel et de Presov.

été 2011

Démolition de la barre Balzac.

C’étaIt lE

5 NOVEmBrE 1951…

Le prix Nobel de la paix est attribué à

Léon Jouhaux. une consécration pour

l’ancien ouvrier d’une manufacture

d’allumettes de Pantin-Aubervilliers.

Non seulement la guerre tue des

«

travailleurs par milliers, que

dis-je, par millions, détruit leur

logis, mais en donnant aux hommes

un sentiment plus aigu de leur impuissance

devant les forces de violence,

elle retarde considérablement la

marche de l’humanité vers l’âge de la

justice, du bien-être et de la paix. »

C’est par ces mots que Léon Jouhaux

remercie le comité Nobel en recevant

son prix en 1951.

Pacifiste dans l’âme, farouchement

indépendant, l’ancien ouvrier de la

manufacture d’allumettes de Pantin-

Aubervilliers est l’une des grandes

figures du syndicalisme français.

Secrétaire général de la CGT, il fait en

sorte que la centrale syndicale prenne

ses distances avec le Parti communiste.

Une indépendance qui lui vaudra

aussi de solides inimitiés.

Inspirateur de nombreuses mesures

du Front populaire (les nationalisations,

les congés payés, la semaine de

40 heures), il n’entre pas toutefois dans

le gouvernement de Léon Blum et

devient régent de la Banque de France.

Une victoire pour celui qui a quitté

l’école à l’âge de 11 ans afin de travailler

en usine. Placé en résidence

surveillée par le régime de Vichy,

détenu au château d’Itter par les nazis

à partir de 1942, il reprend, à la Libération,

la tête de la CGT, avant de fonder

en 1947 la CGT-FO. Avec Léon

Jouhaux, c’est la première fois que le

comité Nobel salue les combats d’un

militant ouvrier. l pierre cHapdelaine

Figure du combat syndical,

Léon Jouhaux,

au micro, vers 1938–1939.

© laPi/roger-Viollet


prÈs de

cHeZ vous

(spectacles)

alICE au pays

dEs mErVEIllEs

© Denis rouVre. www.rouVre.CoM

Dans le cadre du Festival

d’Île-de-France,

le trompettiste Ibrahim

Maalouf et le rappeur Oxmo

Puccino, accompagnés de

200 choristes et musiciens

et de 5 circassiennes,

revisitent le roman

de Lewis Carroll, sous

le chapiteau de l’Académie

de cirque Fratellini.

h Le 8 octobre 2011, 20 h 30.

Académie Fratellini,

rue des cheminots,

93210 Saint-Denis La Plaine.

Tél. : 01 58 71 01 01

ou 01 55 870 870.

www.festival-idf.fr

fEstIVal rumEurs

urBaINEs

© Création et ConCePtion : l’œil Carré-osirine

Des contes anciens

aux murmures des villes

modernes, de Nanterre

à Saint-Ouen, des théâtres

aux centres sociaux, le

festival des arts de la parole

propose sa 12 e édition

avec 10 villes partenaires,

30 artistes et

20 représentations.

h Du 8 au 22 octobre 2011.

Dans 10 villes du Val-d’oise,

des Hauts-de-Seine

et de Seine-Saint-Denis.

Tél. : 01 47 60 00 98.

www.rumeursurbaines.org

fEstIVal d’autOmNE

Théâtre, danse… Chaque

discipline est à l’honneur

avec, pour cette 40 e édition,

plus de 350 spectacles,

en collaboration avec

des artistes du monde

entier, dans des lieux

prestigieux de Paris

et de la petite couronne.

h jusqu’au 31 décembre.

2011. à Paris, Gennevilliers,

Créteil, Saint-Quentin-

en-Yvelines, Cergy…

Tél. : 01 53 45 17 00.

www.festival-automne.com

(musique)

VOyagE au C(h)œur du

rOmaNtIsmE allEmaNd

Le Chœur régional Vittoria

interprète Mendelssohn,

Schubert, Schuman et

Brahms à l’église Saint-Cyr

de Saint-Cyr-sous-Dourdan

le 16 octobre à 16 heures

et à l’église Saint-étienne

d’étréchy le 27 novembre

à 17 heures.

h Tél. : 01 64 59 07 51

ou01 64 59 03 54 pour

le concert du 16/10 ;

01 60 80 24 46 pour

le concert du 27/11.

www.vittoria.asso.fr

(Cinéma)

CINEssONNE

Chaque année, le Festival

du cinéma européen

en Essonne propose un

parcours de la création

cinématographique

européenne : courts

et longs métrages,

fictions, documentaires

et films d’animation.

h Du 15 au 27 novembre 2011.

Dans 12 salles de cinémas

du département : Athis-

Mons, Brétigny, étampes,

Marcoussis, Montgeron,

orsay, ris-orangis,

Viry-Châtillon…

Tél. : 01 69 06 71 79.

www.cinessonne.com

lEs CONCErts dE pOChE

EN sEINE-Et-marNE

L’association Les Concerts

de poche fait découvrir aux

publics des villages ou des

quartiers des œuvres du

répertoire classique, du jazz

et du théâtre musical.

h Le 9 octobre à Blandyles-Tours

; le 15 octobre

à Nandy ; le 18 novembre

à Saint-Fargeau-Ponthierry ;

le 26 novembre à Savigny-

le-Temple ; le 9 décembre

à Saint-ouen-en-Brie ;

le 13 décembre à Sourdun.

Tél. : 01 60 71 69 35.

www.concertsdepoche.com

lEs éCraNs

dOCumENtaIrEs

Pour fêter ses 15 ans, le

festival propose un voyage

rétrospectif : panorama

de la création documentaire

actuelle avec 40 films

en compétition, parcours

d’auteurs (José Luis Guerin,

© Cinessonne

Pierre-Yves Vandeweerd),

avant-premières,

programmation jeune public.

h Du 7 au 13 novembre 2011.

à Arcueil (Cinéma jean-Vilar,

Espace Marius-Sidobre),

Gentilly (médiathèque),

espaces culturels

du Val-de-Marne.

Tél. : 01 46 64 65 93. www.

lesecransdocumentaires.org

(Expositions)

« lE COllOQuE

dE pOIssy dE 1561,

CathOlIQuEs

Et prOtEstaNts :

dIalOguE

Et tOléraNCE ? »

L’exposition commémore

les 450 ans du colloque

de Poissy, première

tentative de concorde entre

catholiques et protestants.

h jusqu’au 1 er juillet 2012.

Musée du jouet, 1 enclos

de l’Abbaye, 78300 Poissy.

Tél. : 01 39 65 06 06.

www.ville-poissy.fr

« au fIl dEs

araIgNéEs »

À travers un parcours

poétique, interactif et

scientifique, le Muséum

d’histoire naturelle propose

de découvrir le monde

fascinant des araignées,

injustement détestées.

h Du 5 octobre 2011

au 2 juillet 2012.

Muséum national d’histoire

naturelle, 36, rue Geoffroy

Saint-Hilaire, 75005 Paris.

Tél. : 01 40 79 56 01.

http://araignees.mnhn.fr

« partIEs dE CampagNE »

au muséE

dE la tOIlE dE jOuy

© bernarD le garFF

© Musée De la toile De Jouy

L’exposition explore le thème

des jardins et des champs

dans la toile imprimée

au xviii e et xix e siècles.

h jusqu’au 20 novembre

2011.

Musée de la Toile de jouy,

Château de l’églantine,

54, rue Charles-de-Gaulle,

78350 jouy-en-josas.

Tél. : 01 39 56 48 64.

www.museedelatoiledejouy.fr

© taMaCo

du blues qui a du cœur et une

âme… Depuis 13 ans, le festival

Blues-sur-Seine inonde le Mantois

de ses rythmes lents et mélancoliques…

Au total, 60 groupes et artistes

envahissent 80 lieux associés, salles

de concert, bars, mais aussi établissements

scolaires, maisons de retraite,

foyers pour sans-logis et prisons. Le

festival a tissé au fil des années un

réseau important avec les acteurs

locaux, qui lui permet de proposer

davantage que de la musique, avec un

travail d’éducation et de médiation à

destination de tous les publics… Cette

année, Blues-sur-Seine met la soul à

l’honneur en invitant notamment

Bettye LaVette, Alice Russell ou encore

Charles Bradley (photo). Dick Annegarn,

parrain de cette 13 e édition, la

À l’aFFicHe

LES SoRTIES

13

yvelines Le festival Blues-sur-Seine est

l’un des plus importants du genre en France.

à L’AUToMNE, LE CoUP

DE BLUES QUI FAIT DU BIEN !

charles bradley, entre la mélancolie

d’Otis Redding et le funk de James

brown, est l’un des invités soul du

13 e festival blues-sur-Seine.

légende vivante Tony Joe White et la

très folk Yael Naim feront partie des

temps forts du festival. La présence

d’artistes comme Eric McFadden, Bob

Brozman, ou encore le London community

Gospel Choir rappelle que le

blues a donné naissance à d’autres

styles musicaux comme le jazz, le gospel,

le rhythm and blues… Des spectacles

en famille, des expositions, une

conférence (« Yes we can ! Musiques

noires dans l’Amérique blanche »), du

cinéma (O’Brother des frères Cohen,

The Soul of a Man de Wim Wenders)

viennent compléter la programmation

du festival, qui attend plus de

15 000 spectateurs. l Julie védie

h Du 4 au 19 novembre 2011

Dans 27 communes des Yvelines

Infos : 01 30 92 35 38. www.blues-sur-seine.com

uNE ExpO QuI traNspOrtE…

Il existe depuis 111 ans, transporte

chaque jour 5 millions de personnes

et a toujours inspiré chanteurs et

artistes… Le métropolitain colle à l’image

de Paris comme un chewing-gum sur un

trottoir ! Et valait bien une exposition :

Métro… Ticket pour une expo, au musée

des Arts et Métiers, retrace l’histoire du

réseau, des infrastructures, du matériel

roulant. À visiter en marge de l’exposition :

un parcours ludique pour les 7-12 ans, un

espace de documentation, des activités

pédagogiques et culturelles… l

h Métro… Ticket pour une expo

jusqu’au 1 er janvier 2012.

Musée des Arts et Métiers,

60, rue réaumur, 75003 Paris

01 53 01 82 00 - www.metroticketexpo.net

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

© kisha bari


© nathalie mOhadjer/le bar flOréal

14

© Olivier Pasquiers/le bar flOréal

LES TRIBUNES POLITIQUES

GROUPE SOCIALISTE ET APPARENTÉS

Les projets de transports franCiLiens

seront-iLs menaCés par La règLe d’or ?

PS ET APP /

62 membres

Guillaume

Balas

L’accord Grand Paris

Express est une double victoire

de la gauche régionale.

Victoire sur le tracé du

futur métro rocade et victoire

sur la vision de développement

économique

durable portée par notre

majorité. Les 76 gares finalement

retenues répondent

à la demande d’accessibilité

sociale, économique et

culturelle des Franciliens,

contre le pari que faisait la

droite de privilégier quelques zones de développement

économique au détriment de l’ensemble

régional. Avec deux

niveaux d’intervention, la

Région va pouvoir agir immédiatement

sur l’amélioration du

réseau existant tout en débutant

les travaux des premiers tronçons

du grand métro rocade.

Les socialistes d’Île-de-France ont donc pris

leurs responsabilités en soutenant l’accord

signé par Jean-Paul Huchon, le 26 janvier, qui

engage des investissements sur le long terme,

et dans des proportions inédites depuis 30 ans.

La communication gouvernementale de

Nicolas Sarkozy n’aura de cesse, à l’heure de

la campagne présidentielle, de vouloir le récupérer

comme un actif à son bilan.

Mais ce qui importe aujourd’hui, c’est que le

gouvernement signataire du protocole d’accord

respecte la parole donnée. Plusieurs signaux

avant-coureurs peuvent malheureusement

nous en faire douter. Parce qu’entre janvier et

aujourd’hui l’absence de politique de relance

gouvernementale a aggravé la crise écono-

FRONT DE GAUCHE – PARTI COMMUNISTE, GAUCHE UNITAIRE ET ALTERNATIVE CITOYENNE

Construire La métropoLe soLidaire,

éCoLogique et Citoyenne

FdG / 14 membres

GaBriel

massou

Une rocade de métro de banlieue à banlieue, deux lignes à l’Est, le prolongement

de la ligne 14 jusqu’à Orly et dès à présent, la rénovation des RER ou les

projets de tramways : en 15 ans, ce sont près de 35 milliards qui vont être

investis pour les transports publics franciliens. Il a fallu tout l’investissement

et l’exigence des citoyen-ne-s, associations, élu-e-s locaux pour passer du

projet de liaison de quelques pôles (Roissy, La Défense, Saclay…) du gouvernement

à une toute autre conception : des transports qui permettent le droit

à la mobilité de tou-te-s, de désenclaver les quartiers populaires. Construire

la métropole solidaire, écologique et citoyenne, c’est possible. Il faut mettre à

bas la spéculation foncière, rompre avec l’étalement urbain, construire des

logements sociaux, développer les services publics et

promouvoir le développement équilibré de tous les

territoires. l h www.frontdegauche-pcfguac-idf.org

îLE-DE-FRANCE OctObre-nOvembre 2011 Nº 37

« Signataire du

protocole d’accord,

le gouvernement doit

respecter sa parole. »

mique, parce qu’une croissance zéro a fait

baisser les recettes fiscales déjà rognées par

les énormes cadeaux du début de mandat de

Nicolas Sarkozy, nous pouvons craindre que

les investissements promis ne soient pas au

rendez-vous.

La signature de l’accord Grand Paris définit

les parts imputées à la Région et à l’état et fixe

également un calendrier aux investissements,

qu’il faudra tenir dès 2012. Or il sera tentant

pour la droite, budgétairement aux abois, soit

de baisser sa dotation aux collectivités locales,

soit d’assécher son financement en la forçant

à assumer des cadeaux fiscaux aux entreprises,

par exemple. C’est ce qui s’est déjà

passé en juin dernier, lorsqu’un amendement

des députés UMP au collectif

budgétaire 2011 a fait baisser de

40 millions d’euros le rendement

de la taxe pour création de

bureaux que les entreprises doivent

à la Région. L’équation est

simple, si l’état fait baisser les

rentrées fiscales qui alimentent le budget

régional, de quelle marge de manœuvre disposerons-nous

pour assumer nos investissements

? Car c’est bien de cela dont il s’agit.

Contrairement à Nicolas Sarkozy qui se félicite

de promouvoir la « règle d’or », nous pensons,

à la Région Île-de-France, que les

Franciliens méritent un « New Deal » pour

leurs transports publics, afin de soutenir le

développement économique de la région sur

le long terme et de lutter contre les exclusions

territoriales. Le groupe socialiste n’aura de

cesse de le rappeler et d’agir face à la droite

francilienne pour que le bouclier social

demeure le cap de notre mandat. l

h Contact : contact@psidf.com. www.psidf.com

« Permettre le droit à

la mobilité de toutes

et de tous. »

© jean-ChristOPhe bardOt/le bar flOréal

EUROPE ÉCOLOGIE – LES VERTS

L’austérité n’est

pas une fataLité

EELV / 51 membres

CéCile Duflot

La crise que nous traversons

ne se résoudra pas avec un

peu moins de niches fiscales

et un peu plus d’impôts pour

les plus aisés, et surtout plus

d’austérité pour tous.

Pendant des années, l’endettement

a été comme un carburant

injecté dans une

économie à bout de souffle.

Aujourd’hui, la question de

la dette sert de fusible, alors

que c’est tout un modèle économique

qui est en crise,

modèle fondé sur le gaspillage des ressources

et de l’énergie, sur les bénéfices à court terme

et la concurrence à outrance.

Face à un monde de la finance où traders, paradis

fiscaux, fonds spéculatifs et agences de notation

prétendent faire la loi, les élus ne doivent

pas se laisser imposer le débat sur le désendettement

comme si celui-ci résumait l’ensemble

des défis qui se posent à nos sociétés.

Certes, nous devons faire face à nos responsabilités,

au premier rang desquelles celles que

nous avons à l’égard des

générations futures.

C’est pour cette raison

que les écologistes mettent

au cœur de leur pro-

jet la mise en œuvre de politiques publiques

durables et équitables. En Île-de-France, l’urgence

est d’améliorer le réseau de transports

dès maintenant, de le rendre plus juste à travers

le Pass à zone unique, d’investir massivement

sur le logement social et les énergies renouvelables,

de financer la conversion écologique et

sociale de l’économie pour créer des emplois et

proposer des solutions aux jeunes qui galèrent…

La Région a un rôle central à jouer pour améliorer

durablement la vie quotidienne des millions

de Franciliens et de Franciliennes, sans se

laisser intimider par un discours idéologique

présentant l’austérité comme une fatalité. Nul

besoin de « règle d’or », car l’argent public est

utile s’il permet d’investir pour l’avenir.

Les collectivités restent peu endettées : les

régions ne pèsent que 1 % de la dette publique,

et la Région Île-de-France possède des marges

de manœuvre. C’est la plus riche de France, mais

c’est aussi celle où perdurent les inégalités les

plus fortes. Les Franciliennes et les Franciliens

attendent de leurs élus qu’ils répondent aux

besoins du plus grand nombre et qu’ils préparent

l’avenir. Pour EELV, l’objectif reste l’amélioration

de la qualité de vie de tous, non le

maintien d’abstraits ratios financiers. C’est dans

ce sens que les élus écologistes entendent peser

dans le débat budgétaire régional pour 2012. l

h tél. : 01 53 85 69 45. eelv@iledefrance.fr

« C’est tout un

modèle économique

qui est en crise. »


MOUVEMENT RÉPUBLICAIN ET CITOYEN

enfin un espoir !

© dr

© dr

© Olivier Pasquiers/le bar flOréal

MRC / 5 membres

Daniel

Guérin

L’implication de la Région a permis

d’arrêter avec l’état un schéma ambitieux

de nouvelles infrastructures de

transport, si nécessaires pour rattraper

plus de 20 ans de retard. Mais il

était essentiel que, parallèlement, les

réseaux RER existants, trop longtemps

laissés à l’abandon par les pouvoirs

publics, soient modernisés. C’est ce

que la Région a engagé avec la mise

en œuvre du plan de mobilisation qui

garantira, enfin,

des améliorations

significatives des

conditions de transport des Franciliens.

Ce sont deux bonnes nouvelles pour

les usagers ! l h www.mrc-idf.fr

PARTI RADICAL DE GAUCHE

ET MOUVEMENT UNITAIRE PROGRESSISTE

au-deLà du grand paris

PRG-MUP /

5 membres

Josy

mollet-liDy

Un réseau de proximité qui maille

tous les territoires périphériques franciliens

est le complément indispensable

du projet Grand Paris Express.

Les Territoires interrégionaux et

ruraux (TIR) sont une opportunité

extraordinaire pour la Région. Ils

offrent des zones de respiration, et

disposent d’un maillage de PME/PMI

remarquable qu’il faut conforter. Il s’y

développe une agriculture de proxi-

mité vitale pour

une métropole

durable. Nous

refuserons qu’une part des Franciliens

soit oubliée de nos projets ! l

h tél. : 01 53 85 69 46. www.prg-mup-idf.fr

FRONT DE GAUCHE ET ALTERNATIFS

un rendez-vous raté

FdG ET A /

5 membres

ériC

Coquerel

L’accord entre le gouvernement et

Jean-Paul Huchon sur le Grand Paris

n’est pas le compromis idéal annoncé.

Certes, le Grand Huit de Nicolas

Sarkozy a évolué, mais son tracé

comme sa philosophie prédominent.

Loin de réduire les déplacements

entre les lieux de travail et de domicile,

ce super métro va les alimenter. Ni le

financement de ce réseau, ni son

phasage ne sont assurés. Notre groupe

restera vigilant sur les secteurs prio-

ritaires, pour que

l’i nd ispensable

plan de mobilisation du transport ne

soit pas la victime du supermétro. l

h www.frontdegauche-alters.fr

« Rénover

les réseaux

existants

et en créer

de nouveaux. »

« Un réseau

de proximité

qui maille

les territoires

périphériques. »

« Calendrier,

financement :

de nombreuses

zones de flou

demeurent. »

© Olivier Pasquiers/le bar flOréal

LES TRIBUNES POLITIQUES

MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE

transports : La révoLution est

en marCHe grâCe à niCoLas sarkozy

MP / 56 membres

Valérie

PéCresse

Il avait promis que le

projet ne se ferait pas,

Jean-Paul Huchon a fait

volte-face en signant

avec l’état l’accord sur le

Grand Paris. Non seulement

il accepte le Grand

Paris, mais, ce journal en

témoigne, devant l’enthousiasme

des Franciliens

pour un projet qui

va apporter des réponses

fortes et durables à vos

problèmes de trans-

ports, de logement, d’emploi et de cadre de

vie, il se verrait bien en assumer

la paternité. Il suffit pourtant

de superposer le tracé du Grand

Paris Express sur le tracé du

projet initial pour constater

qu’il le reprend à plus de 90 %.

Les Verts, qui s’opposent toujours

à ce projet unique de

développement de transports

en commun non polluants, ne

manquent jamais de le rappeler : le projet

qui va révolutionner la vie des Franciliens

est une initiative du président de la République,

adoptée par la majorité de droite

malgré le vote contre des parlementaires

de gauche et soutenue par le groupe MP.

C’est la preuve que le Grand Paris, tourné

vers l’avenir, avec la création de nouvelles

lignes, mais également centré sur le présent,

avec l’amélioration du réseau existant,

répondait à vos attentes. Le succès du débat

public l’a démontré. C’est aussi la preuve

que, lorsqu’il s’agit de répondre à vos

besoins, c’est la majorité présidentielle qui

© nathalie mOhadjer/le bar flOréal

« Lorsqu’il s’agit

de répondre à vos

besoins, la majorité

présidentielle répond

présent face à une

Région étrangement

absente. »

15

NOUVEAU CENTRE ET APPARENTÉS

Le grand paris : une CHanCe unique

NC ET APP /

11 membres

laurent lafon

Le réseau de transport du Grand Paris aura un impact considérable

sur l’économie francilienne. En ce sens, ce projet est véritablement

historique pour notre région et son effet d’entraînement

sur le dynamisme même du pays sera majeur. Le Grand Paris,

c’est non seulement un réseau de transports moderne avec la

création du Grand Paris Express, mais c’est également l’amélioration

et le renforcement des lignes existantes, l’irrigation du

territoire en profondeur grâce à un maillage

efficace. Les enjeux de développement territorial

sont au cœur de ce projet qui constitue

un catalyseur d’une stratégie globale

de réaménagement urbain. Grâce à la réalisation

de ce projet, l’Île-de-France retrouvera

sa place de leader. l h www.nc-idf.com

répond présent face à une Région étrangement

absente. C’est le président de la République

qui a donné l’impulsion décisive pour

le remplacement des rames du RER A à partir

de la fin 2011. Face à une Région davantage

préoc-cupée de vous faire payer

toujours plus un service qu’elle a laissé se

détériorer (bientôt un Pass Navigo unique

à plus de 100 euros !), c’est le groupe MP qui

a obtenu de la Région que les choses bougent

enfin pour la modernisation des RER C et

D et sur la ligne H. C’est la preuve enfin qu’il

n’y a pas de fatalité quand une volonté politique

existe et que cette volonté est de notre

côté. Pendant 13 ans, la majorité régionale

n’a fait que constater la dégra-

dation de vos transports. En

2 ans, la majorité présidentielle

a réussi à mettre un projet sur

les rails. Dès 2017, la ligne 14 ira

jusqu’à Mairie de Saint-Ouen,

désaturant la ligne 13. Cette

prolongation sera suivie par

l’ouverture de la liaison Pont

de Sèvres/Noisy-Champs, traversant

le Val-de-Marne, avant le déploiement

de l’ensemble du réseau d’ici à 2025.

Dans l’intervalle, avant fin 2012, seront

signés les contrats qui permettront de créer

emplois et logements autour des futures

gares. Quand la majorité présidentielle

prend des engagements, elle les tient. En

panne d’idées et face à l’évidence du Grand

Paris, la Région a finalement décidé de se

raccrocher au projet de l’état. Reste à savoir

si, après avoir abandonné ses promesses,

elle saura être au rendez-vous de ses nouveaux

engagements. l

h tél. : 01 53 85 68 05. www.ump-iledefrance.fr

« Grâce à la

réalisation de

ce projet, l’Île-de-

France retrouvera

sa place de leader. »

îLE-DE-FRANCE OctObre-nOvembre 2011 Nº 37


16

ALENToURS

Biodiversité Le Marais de Stors (95), site classé et réserve

régionale, abrite un patrimoine exceptionnel.

UN PASSAGE NATUrEL ProTéGé

Le Marais de Stors, recouvert de tourbières

et planté de roselières, s’étend sur 47 hectares,

bordé au nord (à gauche) par un coteau calcaire.

regardez, un agrion de Mercure ! Le

mâle est le plus beau avec son dos

bleuté… » Avec d’infinies précautions,

Arnaud Tositti s’accroupit pour

admirer le spécimen rare de libellule.

Conservateur à l’Agence des espaces verts

(AEV), il connaît par cœur chaque espèce,

végétale ou animale, qui peuple le Marais

de Stors (95), site classé mais aussi réserve

naturelle régionale (RNR) depuis 2009.

Un statut juridique qui protège ce site au

patrimoine naturel remarquable et

menacé. Niché entre Mériel et L’Isle-

Adam (95), ce territoire de 47 hectares a

connu plusieurs vies avant d’être protégé

par la Région. Au xiie siècle, les moines de

l’abbaye du Val le défrichent et dérivent

l’eau pour en faire une zone piscicole. Un

étang y est installé au xvie siècle, et un parc

à l’anglaise au xixe «

, aménagements qui

ont laissé des traces : de petites digues sont

visibles par endroits, la présence incongrue

de pins ou de platanes indique une

intervention humaine. Transformé ensuite

en pâturage, le marais est abandonné

vers 1970. Aujourd’hui, l’AEV, gestionnaire

île-de-France OctObre-nOvembre 2011 nº 37

du site, s’efforce de rendre au lieu son

apparence première de zone marécageuse,

tout en l’entretenant pour le préserver.

« Sur une petite surface, le marais

concentre une biodiversité d’une richesse

incroyable », commente Arnaud Tositti.

Bordé par un coteau calcaire planté

d’arbres et de pelouses, le marais abrite

des espèces, parfois protégées au niveau

régional, national ou européen :

350 végétaux différents, parmi lesquels

la laîche de maire et l’orchis négligé,

140 sortes d’oiseaux dont le faucon crécerelle

ou le pic noir, mais aussi des

insectes, des reptiles, des papillons…

Sentier pédagogique

L’eau est omniprésente : le ru du Vieux-

Moutiers traverse le marais, tandis que

des ruisseaux affleurent au pied du coteau

nord. C’est à cet endroit que sera aménagé

un sentier pédagogique. Actuellement,

un chemin permet de « visiter » le marais.

« Des espèces végétales sensibles au piétinement

poussent ici », indique Arnaud

Tositti, « nous installerons des passages en

bois sur le sentier pour enjamber certaines

zones ». Les aménagements ne seront

effectués qu’après l’étude hydraulique en

cours. Une clôture délimite déjà en partie

le site et une chicane sera prévue pour

bloquer l’entrée des motos et des quads,

dévastateurs pour le marais. « Nous avons

ici une double responsabilité : gérer le lieu

pour préserver sa biodiversité, mais aussi

le faire découvrir aux Franciliens pour les

sensibiliser à sa sauvegarde », explique

Arnaud Tositti. Les

visites pour les scolaires

ou les animations

nature de l’AEV

sont la meilleure

occasion pour s’y

rendre. Il n’y aura

jamais ici ni aires de

pique-nique, ni

signalétique agres-

sive. Seulement, pour

les Franciliens épris

de nature, une

réserve de paix et de

beauté. l Julie védie

Arnaud tositti est

conservateur des

réserves naturelles

régionales (RNR).

95 marais de stors

carnet

de route

Île-de-France, journal bimestriel du conseil régional, 35, bd des Invalides, 75007 Paris. Tél. : 01 53 85 53 85. journal@iledefrance.fr

directeur de la publication : Jean-Paul Huchon. directeur de la publication délégué : Xavier Crouan. Comité éditorial : Maxime des Gayets, Jean-Michel Thornary, Patricia Blanchard-Bouvelot, Xavier Crouan,

Pierre Chapdelaine. Rédacteur en chef : Pierre Chapdelaine. secrétaire générale de rédaction : Isabelle Chouffet. Rédactrice-reporter : Julie Védie. ont collaboré à ce numéro : Agence Galilée : Bruno Cardon,

Jean-François Hennion, Maïla Mendy ; Isabelle Le Louët, Antoine Levesque. Couverture : Jean-Lionel Dias/Le Carton/Picturetank. Conception : Rampazzo et Associés. Réalisation : Scoop communication.

Impression : Île-de-France est édité à 4 328 000 exemplaires sur papier recyclé 57 g par Lenglet Imprimeurs. ISSN : 1779-4331. Dépôt légal à parution.

© alain lebaCquer/PiCturetank

y allEr

• Train de Paris Nord

jusqu’à Mériel (95).

De la gare SNCF,

suivre la D922 direction

L’Isle-Adam. À la sortie

du village, emprunter

à droite la rue Perrot,

puis le chemin de Stors,

puis à gauche le chemin

de Paris. Prendre

à droite le sentier

qui longe le marais.

Au bout, emprunter

à gauche le sentier

forestier qui remonte

sur le coteau pour

revenir au départ.

Prévoir environ

2 heures. La RNR

est aussi accessible

au nord par le GR1. l

déCOuVrIr lEs

autrEs résErVEs

• La Région Île-de-France

a classé 10 de ses

propriétés en réserves

naturelles régionales

depuis 2002 :

www.iledefrance.fr

(rubrique

« Environnement »

puis « Biodiversité »).

• Dix autres sont

en projet, comme

le domaine régional

de Flicourt (78), le site

géologique du Guépelle

(95), le domaine

du Grand-Voyeux (77)…

• L’AEV gère 4 des

10 RNR franciliennes et

organise les animations

nature : www.

aev-iledefrance.fr l

© alain lebaCquer/PiCturetank

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