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Actualité culturelle

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par Dorothée Lachmann

Opéra du Rhin • Mulhouse et Colmar

Les Noces de Figaro

Le plus populaire des opéras de Mozart retrouve l’affi che de l’Opéra du Rhin, avec une

distribution inédite portée par Ludovic Tézier et Nuccia Focile.

Mariages, amours, petits flirts et droit de cuissage

ne font pas toujours très bon ménage quand les

maîtres voient leur autorité mise à mal par leurs

serviteurs. L’esprit des Lumières, la verve de Beaumarchais

et surtout le sens dramaturgique unique du duo Da Ponte-

Mozart font de ces Noces de Figaro l’un des moments clés

de l’histoire de l’opéra, coup de génie d’un compositeur de

vingt-neuf ans à peine.

Reprise de la saison 2003-2004 de l’ONR, cette production

conserve la mise en scène classique de Nicholas Hytner. «C’est

une oeuvre très écrite, une mécanique très construite, d’où le choix

de conserver l’aspect historique. On retrouve l’atmosphère propre

au XVIIIe siècle, pleine de finesse», souligne Stephen Taylor, qui

reprend ici la mise en scène.

La lutte des classes, mais aussi le statut de la femme, ces questions

qui, dans le contexte pré-révolutionnaire, prennent une

dimension particulière, n’ont pas perdu leur écho. «L’oeuvre de

Mozart n’a pas vieilli du tout : les pulsions des gens de l’époque sont

les mêmes que les nôtres. Et il y a une telle vitalité dans cet opéra

qu’on s’y croirait !», affirme le jeune metteur en scène.

Relais culturel de Thann • RiveRhin à Village-Neuf

Cloue sur la porte une hirondelle

La toute jeune compagnie L’Indocile, basée à Issenheim, mêle théâtre, musique, chant,

dans une création subtile et onirique, qui questionne, bouscule et raconte une autre

histoire des femmes.

est parti d’un livre déniché dans un grenier :

Le Livre du soldat, une espèce de bréviaire sur le

«Tout

rôle de la femme, gardienne du foyer. Un livre qui

date de... 1959 !» Anne-Laure Hagenmuller, comédienne,

chanteuse et metteur en scène, avait depuis longtemps le

désir de travailler sur la condition féminine, en même temps

que sur la thématique du rêve.

En entendant à la radio ce discours édifiant qui ouvre le

spectacle, l’héroïne, qu’elle interprète, sombre peu à peu

dans le sommeil et reprend vie dans un monde onirique. «Elle

va se réinventer alors dans des personnages pleins d’excès, des

femmes complètement bouleversantes, à l’humanité débordante»,

explique Anne-Laure Hagenmuller co-auteure du spectacle.

Tour à tout monstrueuse, fragile, folle, la femme se dessine

Avec une distribution inédite et une nouvelle direction

musicale, la reprise des Noces de Figaro est tout de même une

redécouverte pour les amateurs d’art lyrique : Ludovic Tézier

prête sa voix au Comte Almaviva, Nuccia Focile débute dans

le rôle de la Comtesse, tandis que Sophie Karthäuser et David

Bizic, déjà à l’affiche de l’Opéra du Rhin la saison dernière,

interprètent respectivement Susanna et Figaro.

• Ve.16 à 20h, Di.18 à 15h

Mulhouse, Théâtre de la Sinne : 03 89 33 78 00 - Tarifs : de 12€ à 70€

• Di.25 à 15h

Colmar, Théâtre municipal : 03 89 20 29 02 - Tarifs : de 12€ à 70€

Les Petites Noces

Les jeunes chanteurs de l’Opéra Studio présentent une

version condensée de l’oeuvre de Mozart : un concertspectacle

qui s’adresse aux petits mélomanes.

• Sa.24 à 17h30

La Manufacture à Colmar, 03 89 41 71 92

Tarif unique : 5,50€ - Durée : 45 mn - Dès 8 ans

tout en reliefs. Séductrice pour mieux happer le spectateur

et le conduire ensuite vers ce qu’il n’imaginait pas, vers ce qui

dérange, elle invite par-dessus tout au questionnement.

Accompagnée de trois musiciens

sur scène, la comédienne-chanteuse

offre une palette d’émotions

saisissante. «La force du spectacle

tient dans son universalité», conclut

Anne-Laure Hagenmuller.

• Sa.17 à 20h30

Relais culturel de Thann, 51 rue Kléber, 03 89

37 92 52 - Tarifs : 13/11/5,50€

• Sa.24 à 20h30

RiveRhin, 20 boulevard d’Alsace à Village-Neuf,

03 89 70 28 32 - Tarifs : 9/6€

© Alain Kaiser

Anne-Laure Hagenmuller

incarne une femme multiple

et surprenante


Actualité culturelle

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Festival Jeune Public à Kingersheim et dans la région

Momix : l’âge de la majorité

Une réputation qui n’est plus à faire, un

public fidèle, des spectacles pour réunir

toutes les générations, un essaimage dans

le Grand Est : à 18 ans, le festival de

Kingersheim a atteint une maturité

certaine. Rencontre avec Philippe Schlienger,

le papa de Momix.

Momix fête ses 18 ans cette année, un bel âge pour

un festival : quel est son secret de longévité ?

Je pense que la force de Momix, c’est la constance dans

l’exigence. C’est la défense d’un spectacle vivant qui apporte

une vraie plus-value au public. C’est aussi son accessibilité à

toutes les générations et à des publics différents, en proposant

des spectacles consensuels et d’autres plus pointus. Au

moment de la programmation, je me mets toujours à la place

du spectateur qui vient pour la première fois. En résumé, le

secret de Momix, c’est sa dimension à la fois ludique, festive

et intelligente.

Avec «Momix en balade» et ses nombreux partenariats,

le festival a pris l’habitude d’aller à la rencontre des

publics : un autre aspect de son identité ?

Une vingtaine de lieux culturels sont en effet partenaires

de Momix, dans tout le Grand-Est. L’idée est de créer une

dynamique territoriale, qui crédibilise l’importance du projet,

avec la reconnaissance d’un réseau de salles de spectacles.

«Momix en balade» crée aussi une dynamique du côté du

public, qui voit un spectacle près de chez lui et a envie, ensuite,

de venir à Kingersheim pour en voir d’autres.

Cette année, Alice est à l’honneur, avec plusieurs

rendez-vous tout au long du festival. Pourquoi ce

personnage ?

C’est une coïncidence qui a permis d’imaginer cette thématique

: plusieurs compagnies proposaient leur version d’Alice

au Pays des Merveilles. Mais est-ce vraiment un hasard si une

tendance émerge ainsi ? Avec le durcissement actuel de la

société, ce conte offre la possibilité de s’évader de certains

carcans. Alice est vraiment un conte politique, qui développe

les notions de pouvoir, de liberté, d’affranchissement de la

société. Il y a dans cette histoire une idée de rupture, qui

correspond bien à cette dix-huitième édition de Momix.

L’édition de la rupture ?

Je me suis interrogé sur l’avenir d’un festival qui, à dix-huit

ans, a atteint sa maturité. Le projet Momix a pris une certaine

teneur, une certaine importance, on a de bons partenariats, le

Créa a obtenu le label «Scène conventionnée jeune public» :

tous les éléments sont réunis pour que ça continue comme

ça. Mais je veux maintenant développer de nouvelles idées,

en direction du théâtre pour ados, par exemple, où il y a un

vrai travail à accomplir. En direction de la jeune création,

aussi : Momix doit devenir un tremplin pour les jeunes

compagnies. Mais les fondements du festival ne changeront

pas, bien sûr.

• Du 29/1 au 8/2

Voir notre double-page de présentation, avec le programme détaillé pp.42-43

A La Filature dans le cadre du festival Momix

Quand les ombres se révèlent...

Artiste associé à La Filature depuis cinq ans, Georges Gagneré s’adresse pour la première

fois au jeune public, mettant, comme à son habitude, la technologie au service de l’art.

Pionnier dans la construction de passerelles entre

science et art, Georges Gagneré n’a pourtant rien

d’un savant fou. Discret, affable, il oeuvre dans

son laboratoire de La Filature pour faire surgir de ses

élixirs informatiques et de ses capteurs ésotériques des

spectacles avant-gardistes, où les nouvelles technologies

révolutionnent la création artistique. «Les arts numériques

offrent de nouvelles perspectives de sculpture de la matière,

donc de nouvelles scénographies possibles», explique Georges

Gagneré.

Pas étonnant que les ombres inspirent notre savant artiste.

Héroïnes de son nouveau spectacle, qu’il a voulu accessible

aux plus jeunes, elles prennent vie de manière inattendue.

«L’ombre permet d’explorer de nouveaux espaces, avec de

nouvelles règles de gravité, de relief, de temps, etc. J’ai aussi

envie de montrer en quoi elle nous révèle le monde

Georges Gagneré, artiste et

scientifique, présente à La Filature

Révélations d’une ombre, dans le

cadre du festival Momix

Le saxophoniste et la danseuse

Inspiré d’un conte d’Hoffmann, Les Aventures de la nuit de la

Saint-Sylvestre, Les Révélations d’une ombre est un spectacle

visuel, sans paroles, où le magicien-saxophoniste convoque

une ombre faite de chair et de sang, incarnée par la danseuse.

Entre eux, le dialogue vivant est transcendé par la

technologie. «Nous avons développé un logiciel qui permet de

manipuler des capteurs, des sons, des images en temps réel»,

précise Georges Gagneré.

En coréalisation avec le festival Momix et les Tréteaux de

Haute-Alsace, ce spectacle tout public explore de façon

inédite un sujet universel : «ce rapport étrange à l’ombre qui

fascine tant l’humanité».

• Ve.30 et Sa.31 à 19h30

La Filature, 20 allée Nathan-Katz à Mulhouse, 03 89 36 28 28

Tarifs : 9/7/6,50€ - Durée : 1h environ - Dès 10 ans

© didascalie.net - Candice Milon


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Atelier du Rhin à Colmar

Nouara Naghouche

prend son envol

Créé il y a tout juste un an à l’Atelier du Rhin,

le one-woman-show de Nouara Naghouche

part en tournée à travers la France, avec une

première étape à Colmar. Magnifique

hommage aux femmes des quartiers, Sacrifices

passe du rire aux larmes avec une humanité

bouleversante. Un de ces spectacles, rares et

tellement indispensables, dont on ressort

forcément un peu différent.

Nouara, quel souvenir gardez-vous de la création de

Sacrifices, en janvier 2008 ?

C’était IN-CROY-ABLE !! On a fabriqué le spectacle avec le

même plaisir que si on jouait avec de la pâte à modeler. Il

y a eu le soulagement d’avoir abouti, et ensuite, bien sûr,

l’appréhension par rapport à la réaction du public. Comment

certaines paroles allaient être perçues... Mais je voulais aller

au bout du message, coûte que coûte, ne rien céder.

Dans ce one-woman-show vous incarnez une foule

de personnages, inspirés de vos voisins des quartiers

Ouest de Colmar. Vous y dénoncez la violence des

hommes, la résignation de certaines femmes. Comment

le message a-t-il été reçu ?

J’ai eu beaucoup de retours de femmes très touchées, qui

ont parfois pris conscience, grâce au spectacle, de ce qu’elles

subissaient. D’autres spectateurs ont été émus parce qu’ils

connaissaient des femmes proches de mes personnages.

En général, le message passe bien parce que je ne cherche

pas à faire la morale et je ne m’apitoie surtout pas sur mon

histoire. Et puis l’humour facilite toujours les choses.

On rit beaucoup, mais on a souvent les larmes aux yeux

aussi : c’est un spectacle très fort en émotions !

Oui, un spectacle plein de couleurs. Les gens me disent qu’ils

ont été bouleversés, mais positivement. Pierre Guillois, le

l’Actu

en bref

Rentrée des ateliers

artistiques au Quai

La deuxième session des ateliers pratiques

proposés par Le Quai commence

le 26 janvier (tous les soirs de 18h30 à

20h30). Le lundi, c’est dessin ; le mardi,

peinture pour les initiés ; le mercredi,

initiation à la peinture, histoire de l’art

et infographie ; le jeudi, dessin gravure.

Pour les enfants et les ados, les ateliers

se déroulent désormais à la Fonderie, les

mercredis après-midi de 14h à 16h. Les

plus jeunes, de 5 à 12 ans, réalisent un

ensemble de petits projets sur la Fonderie

en tant qu’architecture et mémoire, mais

aussi autour des expositions du centre

d’art, en utilisant diverses techniques.

Les ados, de 15 à 18 ans, réalisent un

dossier personnel.

• Plus d’infos : 03 69 77 77 20 (adultes)

ou 03 69 77 77 38 (jeunes)

www.lequai.fr.

www.artplastiques.mulhouse.fr

Nouvelles salles alsatiques

au Musée des Beaux-Arts

L’espace dévolue aux collections permanentes

du musée mulhousien prend

de l’ampleur en mettant à l’honneur les

artistes régionaux : Camille Pabst, Jean

Benner ou Gustave Stoskopf, pour le

XIXe siècle, comme Robert Breitwieser,

Léon Lehmann ou Charles Walsch, pour

le XXe siècle.

• A partir du Sa.17

Place Guillaume Tell - 03 89 33 78 11 - Entrée libre

La Colmarienne Nouara Naghouche jouera

au Théâtre du Rond-Point, à Paris, en mars

metteur en scène avec qui j’ai co-écrit Sacrifices, a fait un

travail extrêmement précieux pour trouver l’équilibre entre

toutes ces émotions. Et ça fonctionne plutôt bien, on passe

sans arrêt du rire aux larmes, des larmes au rire.

Et pour vous, Nouara, qu’est-ce qui a changé avec

Sacrifices ?

C’est THE spectacle dans ma carrière ! Le fruit de nombreuses

années de recherche sur moi-même, de travail d’écriture aussi.

Aujourd’hui, un an après sa création, j’ai plus d’assurance

sur scène et un vrai recul par rapport à mes personnages.

Ce qui était de la souffrance est devenu du bonheur. J’ai

constaté que d’une histoire dure je pouvais faire une histoire

pour rire, et ça me donne une force incroyable. Je suis en

fin de thérapie !

D’autant plus que l’avenir s’annonce plutôt bien

pour vous...

Une cinquantaine de dates sont déjà prévues à travers toute

la France, avec ce spectacle. Et je vais le jouer pendant six

semaines à Paris, au Théâtre du Rond-Point, chez Jean-Michel

Ribes. Mon envie ensuite, c’est de faire du cinéma !

• Ma.13, Me.14 et Ve.16 à 20h30, Je.15 à 19h, Sa.17 à 18h

(Rencontre avec l’artiste Je.15 à l’issue du spectacle)

Atelier du Rhin, Théâtre de la Manufacture, route d’Ingersheim à Colmar

03 89 24 31 78 - www.atelierdurhin.com

Tarifs : de 5,50€ à 18€

Portes ouvertes pour

les cours du soir du Quai

Lors de la semaine de Tranche de Quai,

du 19 au 23 janvier, les cours du soir proposés

par l’école d’art seront accessibles

à tous gratuitement.

• Infos au 03 69 77 77 20

Match d’impro au Grillen

Les ZidéfuZ de Colmar invitent l’Athila

de Saint-Louis sur la scène du Grillen,

pour un match d’improvisation qui

devrait rester dans les annales. Au public

de voter à main levée pour l’équipe qui

fera preuve du plus d’imagination, de

spontanéité et d’humour !

• Sa.10 à 20h - Tarif : 5€

Le Grillen, 19 rue des Jardins à

Colmar, 03 89 21 61 80

Réservation indispensable sur

zidefuz.asso@yahoo.fr


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La Coupole à Saint-Louis

Chants d’adieu

Le deuil, vu par deux cultures que tout

oppose. Japonais et Français se retrouvent

dans un face à face imprévu, où

l’incompréhension mutuelle vire du

tragique au comique. Ecrit par le Japonais

Oriza Hirata, mis en scène par le Français

Laurent Gutmann, Chants d’adieu est la

rencontre étonnante de deux mondes, qui

se rejoignent dans l’universel chagrin.

Marie vient de mourir. Elle était française et vivait

au Japon. Réunies à Tokyo à la veille de ses obsèques,

sa famille et sa belle-famille japonaise, qui

se connaissent à peine, se trouvent confrontées au deuil,

mais aussi au fossé culturel qui les sépare l’une de l’autre.

«Les Japonais ont une telle pudeur dans l’expression de leurs

sentiments que les Français ont l’impression qu’ils ne ressentent

aucun chagrin. De l’autre côté, les Japonais sont complètement

choqués du débordement de larmes des Français», raconte le

metteur en scène Laurent Gutmann, qui a créé la pièce en

collaboration avec son auteur Oriza Hirata.

Modernité occidentale et tradition japonaise

«Oriza est comme un frère de théâtre pour moi. J’ai rencontré

avec lui le théâtre auquel j’aspire, fait de tranquilité, de tranches

de vie entre gris clair et gris foncé, sans catastrophe...» Un

théâtre aux limites de l’onirisme, mais toujours rattaché à

une réalité perceptible par chacun. «Si cet auteur connaît un

tel succès en France c’est parce qu’il réussit la synthèse entre

la modernité occidentale et la tradition japonaise : cet «art du

peu» porté par une grande délicatesse. Il écrit des pièces qui

Trois comédiens japonais et cinq comédiens français se

retrouvent pour une veillée funèbre en terre nippone.

nous paraissent très proches et pourtant tout à fait exotiques»,

note Laurent Gutmann.

La politesse du rire

Une impression d’exotisme particulièrement accentuée dans

Chants d’adieu, puisqu’une petite partie du texte est jouée

en japonais (par des comédiens japonais), sans surtitrage, de

façon à placer les spectateurs dans la même situation que

les personnages français, qui ne comprennent pas un mot

du discours de leurs hôtes. «Ils sont complètement largués, ce

qui induit des situations tout à fait comiques. D’ailleurs, Hirata

amène les spectateurs au rire sans qu’ils ne s’en rendent compte.

L’humour est ici une forme de politesse : on ne va pas ajouter de

la souffrance à la souffrance», explique le metteur en scène.

Et comment se rejoindre, finalement, dans ce chagrin universel

qui n’abolit pas pour autant les barrières culturelles ? «C’est

grâce au silence que les deux familles vont parvenir à se réunir.

En regardant la lune...»

• Sa.31 à 20h30

La Coupole, 2 Croisée-des-Lys à Saint-Louis, 03 89 70 03 13

www.lacoupole.fr

Tarifs : de 5,50€ à 23,50€ - Durée : 1h35

Espace culturel Le Parc à Ribeauvillé

Trente ans au Clair de Lune...

La drôle de fanfare de la région colmarienne souffle ses trente bougies avec un spectacle

de music-hall inédit. Histoire de montrer qu’elle n’a pas pris une seule ride !

départ, on a juste oublié qu’on ne savait pas faire

de musique et on a emprunté les instruments de

«Au

la clique d’Horbourg-Wihr ! C’était un délire entre

potes, parce qu’on aimait faire la fête», relate Jean-Christophe

Schreiber. Trente ans après, le président du Clair de Lune

s’amuse des débuts de cet orchestre déjanté. «Comme on

n’y connaissait rien en solfège, on écrivait le nom des notes en

toutes lettres sur les partitions, et on apprenait par coeur les

doigtés correspondants sur nos instruments.» Puis est survenu

Raymond Halbeisen, un musicien, un vrai, qui a mis un peu

d’ordre dans tout ça en

saisissant la baguette de

chef d’orchestre.

Le répertoire du Clair

de Lune, inspiré de

celui des bords de

Marne, s’est peu à peu

Costumes, sketches, chansons, musique : un

spectacle total dans une ambiance de folie...

étoffé, détournant avec malice des chansons populaires.

«Aujourd’hui ce n’est plus vraiment une fanfare et pas tout à fait

un big band jazz ni un orchestre de music-hall : le Clair de Lune

est un mélange de tout cela», explique Raymond Halbeisen, qui

cite volontiers le Grand Orchestre du Splendid pour évoquer

l’esprit du Clair de Lune.

Et pour fêter leur trente ans d’aventures musicales par monts

et par vaux, les joyeux lurons ont concocté un spectacle dont

le titre annonce la couleur : Le Clair de Lune pète une durite !!

Un grand show bourré d’humour où Offenbach rencontre

Tryo et Henri Salvador, tandis que derrière les instruments

se succèdent des personnage de tous poils : mousquetaires,

rockeurs, centurions romains, policiers... Dix-sept musiciens

et vingt-deux morceaux détonants, à découvrir sur scène et

à retrouver sur un CD disponible dès le printemps !

• Sa.24 à 20h30

Espace culturel Le Parc, route de Guémar à Ribeauvillé, 03 89 73 20 00

Tarifs : de 5€ à 12€ - www.leclairdelune.org


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