L'événement - St Joseph - La Salle Lorient
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50 ans à Kerguestenen :<br />
L’événement !<br />
1958 - 2008<br />
Dossier<br />
Spécial
Numéro 158 Septembre 2008<br />
Vie de l'établissement 4<br />
Récompenses 2008 4<br />
Rencontre ‘Terre et Mer’ avec Kerpape 4<br />
Résultats aux examens 5<br />
Départs en retraite 6<br />
Belle ambiance pour le Fest-noz 2008 ! 8<br />
Concert Syn'Jo Phonie 8<br />
Sortie de culture bretonne à Nantes 8<br />
Théâtre : Festival de Kerhervy ! 9<br />
Activités Foyer Lycées 9<br />
Club d’échecs 9<br />
Madagascar 2000 a besoin de vous ! 10<br />
12 adultes français aux JMJ ! 10<br />
Sortie du personnel 11<br />
Les Jeunes de Ken Ober au Pays de Galles 11<br />
Rentrée 2008 2009 12<br />
Le Collège 13<br />
Suscinio 13<br />
Diplômes pour les latinistes 13<br />
Juin au Collège 13<br />
Les 6 èmes F : ‘Eloge de la différence !’ 14<br />
Traite négrière 14<br />
Pataclop 14<br />
Débat avec les politiques 14<br />
Grand succès pour la Robotique ! 15<br />
Big Challenge 2008 15<br />
“Bal des 3 èmes ” 16<br />
DECCB 2008 16<br />
L'art de la comédie chez Molière 16<br />
Le lycée professionnel 17<br />
Les 3DP6 B au <strong>St</strong>érou 17<br />
Journée « Solidarité Roumanie » 17<br />
Sortie « mathématique » à Brest 17<br />
Ils sont... branchés ! <strong>La</strong> mode... bien portée ! 18<br />
En Bref :<br />
Silfiac, juin 2008, Maths kangourou, Cours d'espagnol au LP 18<br />
« Little Big Jim » 19<br />
Les Term MDE se mettent "au courant" à Paris 19<br />
Sommaire<br />
Le lycée général et technologique 20<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> à l’Ecole des Sciences ! 20<br />
<strong>La</strong> cabane du sauveteur 20<br />
5ème meeting du projet européen Léonardo 20<br />
Découverte de l'ISP 21<br />
DEFI MPI 2008 : les 2ndes D 21<br />
Le CDI 22<br />
Souvenir français 22<br />
Résultats du quiz 22<br />
19e prix des Incorruptibles 22<br />
Semaine de la presse 22<br />
Dossier 50 e<br />
Dossier : 1958-2008 Saint <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong>, un cinquantenaire !<br />
4 2 R U E D E K E R G U E S T E N E N - B P 9 2 5<br />
5 6 1 0 9 L O R I E N T C E D E X T É L . 0 2 9 7 3 7 3 7 9 9<br />
Directeur de publication : Philippe Le Bérigot<br />
Rédacteur en chef : Véronique Le Vagueresse - Secrétaire de rédaction : Jean-Bernard Contat<br />
Impression : Ouest Imprimerie - <strong>Lorient</strong> - 12/2006 - RC 875 780 207 B - Photos : Établissement <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> - <strong>Lorient</strong><br />
23<br />
Pastorale Collège & Lycées 31<br />
Collège : Sur le chemin de Compostelle 31<br />
Pauline présente son projet "les crèches d'Aréquipa" 31<br />
Lycées : Une soirée pour finir l’année 32<br />
Les CAP CSI vivent la rencontre 32<br />
Forum des ‘classes entrantes’ 32<br />
Sport 33<br />
Sports 33<br />
Bilan Gymnastique Rythmique 33<br />
AS SURF : championnat départemental 34<br />
Judo 34<br />
AS Nautique 2007/2008 34<br />
Foot : les minimes champions de France 34<br />
<strong>La</strong> Vie qui va 35<br />
Carnet des familles 35<br />
Fête de <strong>St</strong>-Jean-Baptiste-de-<strong>La</strong>-<strong>Salle</strong> à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> 35
Edito Etre fidèle au passé...<br />
...pour conquérir l’avenir !<br />
1958 2008 : Comme en 1999, où le cent cinquantième<br />
anniversaire de l’action des Frères des Ecoles<br />
Chrétiennes à <strong>Lorient</strong>, a été largement fêté, nous<br />
avons souhaité marquer le demi siècle de l’installation<br />
de Saint <strong>Joseph</strong> sur le site de Kerguestenen. Mais<br />
pourquoi donc ?<br />
Trois raisons essentielles nous y conduisent :<br />
1. Saluer et remercier les Frères<br />
Si certains Frères ont aujourd’hui disparu de nos yeux,<br />
nous avons eu encore la chance de pouvoir recueillir<br />
et enregistrer le témoignage des plus jeunes d’entre<br />
eux. Le point commun de ces hommes de Foi est leur<br />
clairvoyance, leur audace, leur confiance en la providence<br />
(et leur capacité à l’aider !...) Ces qualités ont<br />
conduit au choix de l’achat des terres de Kerguestenen.<br />
L’éloignement du centre ville de l’époque, le<br />
caractère marécageux du site, l’absence de capitaux<br />
avaient de quoi qualifier les acquéreurs d’insensés.<br />
Et pourtant, grâce à leur investissement, l’étroitesse<br />
du site et les baraques de la rue Duguesclin pouvaient<br />
être abandonnées pour laisser place à ce qui est<br />
devenu un campus de onze hectares qui rend possible<br />
la cohabitation harmonieuse de collégiens, de<br />
lycéens, d’étudiants et de salariés en formation continue.<br />
Si malgré les difficultés, les Frères ont pu voir leur<br />
projet aboutir, ils le doivent aux forces conjuguées de<br />
leur foi, de leur labeur, du réseau de leurs anciens<br />
élèves et des mondes économique et politique de<br />
l’époque.<br />
Nul ne pourra dénombrer les journées de travail de la<br />
communauté des Frères, des élèves, des parents, les<br />
démarches entreprises, les efforts déployés pour collecter<br />
les dons, les prêts auprès de particuliers afin<br />
qu’aboutisse le projet et que les bâtiments sortent de<br />
terre.<br />
Notre communauté de ce début du XXIème siècle est<br />
particulièrement reconnaissante à ces pionniers qui<br />
nous permettent de mettre à disposition de nos<br />
élèves, un cadre de vie exceptionnel.<br />
2. Afficher notre attachement au réseau des établissements<br />
lasalliens<br />
Nous voulons résolument nous inscrire dans le sillon<br />
tracé par les Frères et, pour cela, nous nourrir de la<br />
force du charisme de Saint Jean-Baptiste de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong><br />
et de la tradition de la congrégation des Frères des<br />
Ecoles Chrétiennes. Cette tradition vivante se caractérise<br />
par la volonté de s’adapter aux réalités des<br />
jeunes et du monde d’aujourd’hui. Elle puise sa source<br />
dans le dessein de construire l’homme et de dire Dieu.<br />
A nous, de décliner les stratégies, les moyens, les<br />
savoirs faire où l’enfant, le jeune demeure effectivement<br />
au centre de l’école.<br />
Ce projet éducatif ambitieux et mobilisateur est partagé<br />
sur le territoire national dans plus de cent cinquante<br />
institutions et porté dans quatre vingt deux<br />
pays du monde. Pour signifier notre appartenance à<br />
ce vaste mouvement, nous avons baptisé nos bâtiments<br />
du nom d’un pays dans lequel se poursuit<br />
aujourd’hui l’œuvre des Frères, et notre conseil d’administration<br />
a adopté à l’unanimité la décision d’adjoindre<br />
le nom du Saint Patron des éducateurs à celui<br />
de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>. Nous essaierons donc de porter fièrement<br />
le nom de Saint <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong>.<br />
3. Se projeter<br />
Un anniversaire n’est jamais un point final. Il nous<br />
situe dans le temps et doit être l’occasion d’envisager<br />
l’avenir. Afin d’être demain pertinents dans les<br />
réponses à apporter aux jeunes et à cette région, forts<br />
de la certitude que l’avenir se construit par la mobilisation<br />
des hommes, nous avons décidé, en cette<br />
année anniversaire, de permettre à l’ensemble de la<br />
communauté de partager les visions de Saint <strong>Joseph</strong>-<br />
<strong>La</strong><strong>Salle</strong> 2020. A quels besoins devons-nous répondre ?<br />
De quels outils devons-nous disposer ? Quels moyens<br />
pouvons-nous mobiliser ?<br />
Puissions-nous faire preuve d’autant de foi en l’œuvre,<br />
d’autant d’audace et de pragmatisme que nos prédécesseurs<br />
!<br />
Pour nous y aider, nous pouvons méditer l’exhortation<br />
aux jeunes de Paul VI, reprise par le Chanoine <strong>La</strong>lun<br />
aux obsèques du Frère François Tanguy en 1968 :<br />
« Vous êtes l’espérance, vous êtes l’avenir. Avec l’énergie<br />
qui fait pleinement fructifier les talents remis entre<br />
vos mains, il faut être fidèle au passé pour conquérir<br />
l’avenir ! »<br />
Bon anniversaire Saint <strong>Joseph</strong> - <strong>La</strong><strong>Salle</strong> !<br />
<strong>Lorient</strong> le 17 septembre 2008,<br />
Philippe Le Bérigot<br />
3
C’<br />
L a v i e d e<br />
l ’ é t a b l i s s e m e n t<br />
Récompenses 2008<br />
est devenu une tradition à Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> d'organiser à la fin de<br />
l'année scolaire une cérémonie<br />
pour remercier les élèves méritants de la<br />
6 ème à la Classe Préparatoire aux Grandes<br />
Ecoles.<br />
L'ensemble des professeurs était invité<br />
à féliciter les élèves qui se sont distingués<br />
pour les bons résultats scolaires<br />
dans les matières générales ou professionnelles,<br />
le sport, pour leur constance<br />
dans le travail, leur engagement ou<br />
encore leur comportement. C'est ainsi<br />
que Philippe Le Bérigot et les responsables<br />
de niveaux ont mis à l'honneur<br />
plus de 80 jeunes.<br />
Une fois n'est pas coutume. Les 40<br />
jeunes de l'association de culture bretonne<br />
KEN OBER (faire ensemble) de <strong>St</strong><br />
<strong>Joseph</strong>, accompagnés de Pierre Le Gal et<br />
de Michel Le Paih ont animé ces 2 heures<br />
par quelques chants bretons. Ce rendezvous<br />
de fin d'année est un moment<br />
important pour la communauté éducative.<br />
On a pu lire l'émotion sur le visage<br />
des jeunes récompensés, un moment<br />
qui restera dans leur mémoire. Souhaitons<br />
que ces récompenses les encouragent<br />
à continuer à donner le meilleur<br />
d'eux-mêmes.<br />
Retrouvez l'ensemble de récompenses<br />
sur le site de saint <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong> :<br />
www.st-joseph-lorient.org<br />
Les jeunes de KEN Ober accompagnés de Michel Le Paih<br />
à la guitare et de Pierre Le GAL<br />
4<br />
une partie des élèves récompensés pour leur comportement.<br />
Ils sont entourés de M. Le Bérigot, M. Nicol, Mme<br />
Naizain et de M. Danet<br />
Rencontre ‘Terre<br />
L a<br />
1ère édition du raid de <strong>St</strong> Jo-Kerpape<br />
a eu lieu en 2002. Depuis, les<br />
élèves de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> et ceux de Kerpape<br />
se rencontrent tous les ans début<br />
juin.<br />
Mercredi 11 juin, Willy MONFORT, coorganisateur<br />
avec Mme Depond du projet<br />
‘raid aventure’, nous a accueillis au<br />
Centre de rééducation de Kerpape.<br />
Nous avons visité une partie des installations<br />
: la piscine qui fonctionne<br />
avec de l'eau de mer chauffée à 34°, le<br />
gymnase, les salles de rééducation, les<br />
classes, le manège pour l’équitation.<br />
Avant de déjeuner, nous avons été sur<br />
la plage. Les jeunes de Kerpape nous<br />
ont rejoints pour le pique-nique, on a<br />
échangé quelques mots, nous nous<br />
sommes présentés.<br />
De retour à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>, nous nous<br />
sommes retrouvés par équipe pour pratiquer<br />
différentes activités : hand-ball<br />
fauteuil, tir à l'arc, sarbacane, course<br />
d'orientation, parcours d'obstacles en<br />
fauteuil.<br />
Nous étions quatre à jouer les reporters<br />
pour l'après-midi. Nous avons posé des<br />
questions aux participants sur leurs<br />
habitudes, leur vie quotidienne, leur<br />
handicap, la raison de leur présence,<br />
leur âge,...<br />
Ce qui nous a marqué, c'est qu'ils sont<br />
tous heureux, ils partagent les mêmes<br />
passions que nous (foot, basket, sarbacane,<br />
tir à la carabine).<br />
Jeunes et adultes sont présents ce mercredi<br />
pour s'amuser, pour faire de nouvelles<br />
rencontres. Michel, 77 ans, de<br />
l'ASAL, trouve que "les rencontres entre<br />
le monde valide et le monde invalide<br />
sont essentielles".<br />
Kevin, Jérémy, Elodie et Mélanie
et Mer’ avec Kerpape<br />
Résultats aux examens<br />
Reçus Effectif Mentions<br />
CFG 14 14 100%<br />
TOTAL 14 14 100%<br />
TB B AB<br />
DNB Collège 150 158 95% 2 30 61<br />
DP 6 36 37 97% 2 15<br />
TOTAL COLLEGE 186 195 95,4% 2 32 76<br />
CAP Pro Elec 13 14 92,9%<br />
CSI 5 5 100%<br />
TOTAL CAP 18 19 94,7%<br />
MSMA 18 18 100%<br />
BEP MPMI 14 17 82%<br />
ELEEC 41 44 93,2%<br />
TFCA 19 20 95,0%<br />
TIST 19 19 100%<br />
VAM 24 26 92,3%<br />
TOTAL BEP 135 144 93,8%<br />
TB B AB<br />
TU 9 9 100% 9<br />
Energie 17 20 85% 1 7<br />
Bac ELEEC 11 16 68,8% 2 4<br />
Pro MEI 15 15 100% 1 6<br />
Commerce 17 21 81% 2 3<br />
Service 21 21 100% 10<br />
TOTAL BACS 90 102 88,2% 6 39<br />
TB B AB<br />
Bac S T SA - SSI 23 24 95,8% 0 6 10<br />
Bac S T SB - SVT 17 21 81% 1 2 6<br />
Bac STI STI GM 26 29 89,7% 1 7<br />
Bac STI STI GE 33 35 94,3% 1 3 11<br />
Bac STI STI GEN 19 20 95% 5 9<br />
T STI 78 84 92,9%<br />
TOTAL BACS GEN. 118 129 91,5% 2 17 43<br />
BTS FEE Clim 12 14 85,7%<br />
FEE Froid 6 8 75%<br />
IRIS 19 23 82,6%<br />
TOTAL ENST. SUP. 37 45 82,2%<br />
Total 598 648 92,3% TB B AB<br />
4 55 158<br />
5
Départ en retraite<br />
le départ en retraite des collègues,<br />
mais c’est plus que cela.<br />
C’est<br />
C’est aussi le jour où enseignants<br />
et éducateurs posent le sac et marquent la<br />
fin de l’année scolaire... dans une grande<br />
décontraction (cf. photos de droite !), fidèle<br />
en cela à la tradition de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>.<br />
Mais avant les festivités, une poignée de collègues<br />
a rendu hommage aux futurs retraités.<br />
Tout comme Philippe Le Bérigot, directeur,<br />
qui en a aussi profité pour remercier et<br />
souhaiter “bon vent” aux enseignants qui<br />
changent d’établissement : Véronique Gougay,<br />
<strong>St</strong>éphanie Bidaniel, Pascal Guillemoto<br />
et Jean-Baptiste Reutlinger.<br />
JBC<br />
Christiane Nignol (à gauche sur la photo)<br />
“Si tant d’enfants en Provence sont partis<br />
, c’est grâce à Christiane notre amie”<br />
dira Annie Mocard, en soulignant la<br />
modestie de Christianne, enseignante<br />
en math, arrivée à Saint-<strong>Joseph</strong> en 1974.<br />
Gilberte Renault évoquera les petitsenfants<br />
: ils vont voir leurs grands<br />
parents souvent puisque Christiane et<br />
Jean-Yves son mari, évènement peu<br />
banal, partent à la retraite le même<br />
jour !<br />
Emue, Christiane a remercié tous les<br />
collègues, les Frères et le personnel : ils<br />
évoquent autant de rencontres qui ont<br />
émaillé une vie de travail !<br />
6<br />
Pierre Le Gal (à gauche sur la photo en bas à droite)<br />
Il fallait au moins deux personnes, Philippe Guéguen et Michel Quiniou, et deux<br />
langues, le breton et le français, pour venir à bout de la riche carrière de Pierre Le<br />
Gal, arrivé à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> pour ses débuts en 1972. Né le même jour que Gainsbourg<br />
et Thierry Le Luron, Pierre se devait de partager sa passion pour l’Histoire avec les<br />
Arts. Ce sera la naissance de Ken Ober, le breton parlé et chanté, et le traditionnel<br />
Fest Noz de Saint-<strong>Joseph</strong>.<br />
“Homme droit, homme juste, homme dévoué” diront les collègues ! Mais il n’était<br />
qu’à écouter Sandie Desbois, ancienne élève de Pierre et ajourd’hui... prof d’histoire...<br />
à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>, lors d’une autre cérémonie, pour comprendre que cet hommage<br />
appuyé est mérité (c’était lors de “l‘aurevoir”<br />
des ‘résistants et déportés’, autre<br />
thème cher à Pierre). Sans oublier la politique<br />
pour laquelle il a organisé de nombreux<br />
débats avec les élus.<br />
Kenavo Pierre ! Et merci pour les jeunes de<br />
continuer à oeuvrer à Ken Ober !<br />
Alain Duclos<br />
“Il est toujours chic, élégant, ‘classieux’ en<br />
toutes circonstances, il compose des<br />
musiques pour ses petits enfants” et, last<br />
but not least, “il a été un détecteur des<br />
futurs Einstein, Pythagore, Euclide et Thalès”.<br />
Rien de moins ! Mais de qui Pascale<br />
Le Boennec nous parle donc ? Mais d’Alain<br />
Duclos, prof de math depuis 1998 à <strong>St</strong><br />
<strong>Joseph</strong> ! Son amie nous fera même découvrir<br />
‘Alain hors les murs’ : militant politique,<br />
associatif, qui rêve d’un monde solidaire.<br />
Pour cela, il a créé à Queven l’association<br />
‘Quevent-Koro’.<br />
“L’avantage de bouger, c’est que l’on peut comparer, et <strong>St</strong>-Jo, c’est très bien !” ajoutera<br />
Alain, non sans avouer que son thuriféraire avait oublié de mentionner son<br />
caractère bien trempé !<br />
Jeanine Droual<br />
« Adaptabilité et professionalisme : il faut<br />
voir le cahier de textes de Jeanine ! » C’est<br />
par ces mots que Colette Allain rendra<br />
hommage à son amie et aux ‘aux filles du<br />
Plessis’. Elle évoquera le cortège de<br />
réformes que le secteur des services a<br />
vécu.<br />
Enseignante en vente depuis 1970 à <strong>St</strong>-<br />
<strong>Joseph</strong> du Plessis à <strong>La</strong>nester puis à <strong>St</strong><br />
<strong>Joseph</strong> <strong>Lorient</strong>, Jeanine, émue, a répondu<br />
en remerciant les acteurs de la pièce<br />
de théâtre qui s’achève, mais aussi les<br />
metteurs en scène,<br />
les régisseurs, les<br />
personnels chargés<br />
de la restauration<br />
ou des décors !<br />
Pour ajouter :<br />
“Merci aussi aux<br />
spectateurs qui<br />
nous permettent<br />
de ne pas vieillir, et<br />
que le spectacle<br />
continue !”
Maryvonne Hervé (à gauche sur la photo)<br />
Depuis 1988 à <strong>St</strong>-<strong>Joseph</strong>, Maryvonne fait<br />
valoir ses droits à la retraite. Avant elle,<br />
son papa était menuisier à <strong>St</strong> -<strong>Joseph</strong>. “On<br />
peut encore voir les croix aux murs réalisées<br />
par lui” soulignait Katy Carré dans<br />
son allocution,“mais Il reste encore un<br />
membre de ta famille à <strong>St</strong> Jo, ta soeur<br />
Monique !”<br />
Cerise sur la gâteau, une partie de la chorale<br />
Syn’jo Phonie s’était déplacée pour<br />
honorer un de ses membres. S’ensuivit un<br />
court récital pour souhaiter à Maryvonne<br />
une “très bonne retraite” !<br />
Merci aux amies de s’être ainsi déplacées<br />
!<br />
Jean-Yves Nignol (à gauche sur la photo)<br />
Prof d’électricité à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> depuis 1973, Jean-Yves y a précédé Christiane (cf. cicontre)<br />
d’une année. Jean-Yves Buzare retrace l’épopée des formations techniques<br />
à Lyon, qui appartiennent à la catégorie qui forge les souvenirs ! “Te souviens-tu de<br />
la 504 diesel chargée de ‘spécialités<br />
locales’, du brouillard sur Tarare, de la montée<br />
de Fourvière ? Mais aussi des copies à<br />
corriger à notre retour ?” lui demandera son<br />
collègue.<br />
Premier PLP2 à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>, Jean-Yves<br />
mènera lui aussi une carrière riche en<br />
réformes mais également en formations et<br />
adaptations qui le conduiront du LP au<br />
LEGT dans le secteur Maintenance.<br />
“Ils ont du goût” disait Jean-Yves de ses<br />
élèves. Nous lui souhaitons d’en avoir pour<br />
donner du piment aux années à venir.<br />
Yannick Eliot (à gauche sur la photo)<br />
42 ans à Saint-<strong>Joseph</strong> de <strong>Lorient</strong> : voilà des<br />
carrières comme on en verra plus ou si<br />
peu !<br />
“1966-2008 : nous libérons notre star, notre<br />
Eliott à nous” remarquera avec humour<br />
Philippe Le Bérigot.<br />
Originaire de Belle Ile en Mer, arrivé à l’âge<br />
14 ans, Yannick est à lui tout seul la<br />
mémoire de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>. Au fil des jours, il<br />
aura servi plus d’un million de repas en<br />
environ 60 000 heures de travail...<br />
Le directeur soulignera l’attachement de<br />
Yannick à sa ‘seconde famille’, aux nombreux Frères rencontrés, mais aussi aux<br />
valeurs partagées. Il ajoutera :<br />
“Les voeux de bonne retraite et les remerciements que j’ai le plaisir de t’adresser,<br />
au nom des milliers d’élèves et d’enseignants que tu as connu sont empreints d’une<br />
grande sincérité !”<br />
“<strong>St</strong> Jo fait partie de ma famille” confirmera Yannick dans sa réponse,<br />
“Je ne suis pas prêt de l’oublier !”<br />
Après une année d’efforts,<br />
les uns et les autres se<br />
lâchent un peu avant le<br />
repos estival<br />
7
Belle ambiance pour le Fest-noz 2008 !<br />
Depuis de nombreuses années, l'association de culture bretonne de Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> organise son fest-noz annuel, "Ar Yaouankiz" (de la jeunesse !).<br />
De la jeunesse et pour cause, ils étaient une quarantaine d'élèves de la<br />
6 ème à la 3 ème pour ouvrir le fest-noz samedi 23 mai salle Cosmao Dumanoir,<br />
accompagnés de Pierre Le Gal au chant, Michel Le Paih à la Guitare,<br />
Michel Quiniou au saxophone et Pauline Meillat (élève en classe de 3 ème )<br />
au violon.<br />
Le groupe préparait depuis la rentrée son répertoire de chants à danser<br />
pour honorer la Saint-Yves, patron des bretons (une partie du groupe s'est<br />
également produite samedi à 17h30, place Polig Montjarret).<br />
Après avoir invité le public à danser gavottes, hanter dro et autres suites<br />
plinn, ils ont remercié Pierre Le Gal, qui prend sa retraire de l'enseignement<br />
à la fin de cette année scolaire, pour son travail. Puis tous ont rejoint<br />
la piste de danse pour laisser la place aux autres groupes de l'affiche :<br />
Ampouailh, le couple de sonneurs "Le Bot et Chevrolier", "Dréan hag e<br />
gomper", Bernard Loffet et "Merc'hed bro an Oriant".<br />
Au cours de cette belle soirée conviviale, collègues de <strong>St</strong> Jo et amis étaient<br />
également sur le pont pour gérer les entrées, tourner les crêpes… Rendezvous<br />
l'année prochaine VLV<br />
8<br />
Sortie<br />
de culture bretonne<br />
à Nantes<br />
Pour la fin de l'année scolaire, la quarantaine<br />
de jeunes du groupe de Culture bretonne s'est<br />
rendue à Nantes mercredi 11 juin. Au programme,<br />
visite commentée du château de<br />
Nantes, pique-nique au Jardin des Plantes.<br />
L'après-midi était consacré à la visite des vieux<br />
quartiers et de la Cathédrale.<br />
Concert Syn'Jo Phonie<br />
<strong>La</strong> chorale Syn'jo Phonie du Collège-Lycées a donné son concert<br />
annuel à l'Eglise <strong>St</strong>e Bernadette, vendredi 27 juin 2008 devant son<br />
public habituel.<br />
Elle était accompagnée de l’ensemble de flûtes du Collège, dirigé par<br />
M-José Guilchet, professeur de musique, de Sarah Naour à la clarinette,<br />
et du groupe de chants marins "Aline et les bigorneaux".
Théâtre : Festival de Kerhervy !<br />
Cette année encore, la troupe de Saint <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong> a été sélectionnée pour le 26 ème<br />
Festival de Théâtre de Kerhervy. Dans ce cadre majestueux, pour le bonheur des aficionados,<br />
l'atelier Théâtre de Saint-Jo a présenté "Ce n'est pas le corps d'Oreste, sauf<br />
dans cette histoire que nous t'avons racontée". Mise en scène par Yvon Raude, cette<br />
pièce part du mythe d'Electre et d'Oreste, assassins de leurs parents.<br />
Bravo à tous !<br />
Activités Foyer Lycées<br />
D’une année sur l’autre, c’est devenu un rituel, des tournois de Baby-foot et de Billard<br />
sont organisés au sein du Foyer. Cette année, près de 60 jeunes ont participé au tournoi<br />
de Baby-foot en double. Le record de participation est une nouvelle fois battu !<br />
Toujours dans la bonne humeur, les jeunes sont donc amenés à s’affronter tout en respectant<br />
des règles qu’ils se sont eux-mêmes imposées pour faciliter le bon déroulement<br />
des tournois. Réaction de certains jeunes : « Pendant l’heure du midi, les tournois,<br />
ça occupe, ça nous motive à jouer et ça crée des liens entre nous; à quand le<br />
prochain ? »<br />
Contexte scolaire oblige, seuls 3 à 4 tournois sont organisés par an, Billard et Baby-foot<br />
en alternance.<br />
Des entrées de Karting, de Cinéma et de Bowling entre autres, récompensent les équipes<br />
finalistes et des lots sont également attribués après tirage au sort, à quelques équipes<br />
ayant pris plaisir à participer… car quel que soit le niveau de pratique de chacun, les<br />
jeunes sont toujours les bienvenus…<br />
J-M M<br />
Les résultats 2007/2008 sont les suivants :<br />
Tournoi de Billard en Double<br />
1 ers : Alan Le Quellec et Fabien Thomas<br />
2 èmes : Mathieu Thieffry et Mathieu Véron<br />
3 èmes : Charles Duval et David Morain<br />
4 èmes : Yannick Le Meur et Fabien Grassiot<br />
Tournoi de Baby-foot en Double<br />
1 ers : Julien Allaux et Yvan Bellange<br />
2 èmes : Abdel Belmokhtar et Florian Douaron<br />
3 èmes : Aurélien Le Nozahic et Fabien Guillemot<br />
4 èmes : Damien Orhand et Nicolas Hipp<br />
Club d’échecs<br />
Quentin Payet, champion<br />
pour la 3ème année consécutive<br />
Le club d'échecs de l'ensemble scolaire<br />
<strong>St</strong>-<strong>Joseph</strong> est ouvert à tous les élèves de<br />
l'établissement. Il fonctionne de 12h30<br />
à 13h25 tous les lundis et mardis et est<br />
entièrement gratuit. On peut y jouer<br />
pour le plaisir ou pour se perfectionner.<br />
Il permet de créer des liens entre des<br />
élèves de différents niveaux aux échecs<br />
et de différentes classes du collège et<br />
du lycée.<br />
Nous remercions tous les élèves pour<br />
leur assiduité et leur bon état d'esprit.<br />
Notre tournoi annuel a permis de récompenser<br />
les meilleurs éléments. Cette<br />
année, le champion de l'établissement<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> 2008 est Quentin Payet de<br />
4ème C (pour la troisième année consécutive,<br />
un joueur d'exception bientôt<br />
dans le classement international de la<br />
fédération des échecs) qui a battu en<br />
finale Antoine Berghen 4ème C (un joueur<br />
remarquable qui a énormément progressé).<br />
Tous les deux ont intégré le club<br />
de Quéven, ils font déjà partie des<br />
meilleurs éléments et encadrent les plus<br />
jeunes. Pour la 3ème place, un duel a<br />
opposé Alexandre Brossier de 3ème B et<br />
Adrien Rio de Terminale S, c'est<br />
Alexandre qui a eu le dernier mot. Nous<br />
adressons nos félicitations à tous les<br />
participants.<br />
Didier Robic et Christian Raitière<br />
9
Madagascar 2000 a besoin de vous !<br />
Comme annoncé dans le précédent numéro d'Elan, l'association repart pour un projet<br />
qui verra le jour en juillet 2009. Outre les actions menées par les jeunes, deux temps<br />
forts auront marqué l'année 2007-2008, une soirée malgache et un Loto.<br />
<strong>La</strong> soirée malgache fut un moment particulièrement sympathique et convivial avec des<br />
animations variées, depuis le chant traditionnel malgache en passant par un concert<br />
de percussions, le tout ponctué des danses du groupe "Couleurs tropiques". Le loto de<br />
l'association, animé par Liline <strong>La</strong>mour pour la troisième fois, a permis de réaliser un<br />
bénéfice de 1500 euros. Jeunes et adultes de l'association ont apprécié le soutien des<br />
anciens lors des manifestations.<br />
Pour que le projet se réalise dans les meilleures conditions, d'autres actions seront proposées<br />
au cours de cette année.<br />
A retenir : - le vendredi 14 novembre 2008 : repas malgache<br />
- vente de cafés et chocolats<br />
- le 28 mars 2009 : Loto.<br />
10 10<br />
12 adultes fran<br />
Une proposition originale a été initiée par<br />
les Frères des Ecoles Chrétiennes cet été :<br />
envoyer un groupe de douze adultes, professeurs,<br />
éducateurs ou responsables du<br />
réseau lasallien accompagnés de 2 Frères<br />
participer dans un premier<br />
temps aux JMJ à Sydney<br />
puis dans un second<br />
temps à la découverte de<br />
la dimension lasallienne<br />
aux Philippines.<br />
Lors du périple australien,<br />
les célébrations, les<br />
catéchèses mais aussi la<br />
formidable marche vers<br />
Randwick nous ont permis<br />
d’échanger entre<br />
nous mais aussi avec des<br />
catholiques du monde<br />
entier sur l’Esprit Saint, thème majeur des<br />
JMJ. Le sentiment d’appartenir à une<br />
seule et même Eglise s’est renforcé<br />
notamment lors des interventions du<br />
Pape. Nous avons été invités à vivre une<br />
vraie Pentecôte dans nos vies. Il était très<br />
impressionnant, alors que nous étions<br />
des dizaines de milliers de pèlerins<br />
réunis, de sentir une telle sérénité, une<br />
telle joie, un tel recueillement, notamment<br />
lors de la messe de clôture. Réentendre<br />
les passages de l’Evangile nous<br />
envoyant comme témoins de l’Esprit<br />
Saint nous a tour à tour touchés, interrogés,<br />
guidés, rassurés et a donné lieu à de<br />
formidables moments de partage et<br />
d’écoute.<br />
<strong>La</strong> suite du voyage a elle aussi tenu toutes<br />
ses promesses avec d’abord un accueil<br />
très chaleureux des Frères et des laïcs<br />
lasalliens philippins. <strong>La</strong> visite des différentes<br />
écoles et universités ainsi que les<br />
nombreuses conférences nous ont permis<br />
de voir avec évidence l’œuvre de<br />
Saint Jean-Baptiste de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong> en<br />
marche. Les Philippins ont à cœur de<br />
chercher l’excellence avec l’identité lasallienne<br />
: ils veulent promouvoir l’héritage<br />
et continuer la transmission, avec notamment<br />
un accent particulier sur la formation<br />
des éducateurs et des formateurs (…)<br />
Il s’agit au total de 48 Frères seulement,<br />
entourés de nombreux laïcs très<br />
conscients de leur identité lasallienne<br />
pour 18 écoles et universités et 90 000<br />
élèves. Des moments forts tels la visite<br />
d’un bidonville ou les vingt-quatre heures<br />
vécues par cinq d’entre nous dans un village<br />
de paysans montagnards très démunis<br />
nous ont bousculés et émus. En effet,<br />
toutes ces personnes côtoyées ont toujours<br />
répondu avec sourire et bien-
çais aux JMJ !<br />
veillance à nos visites, malgré parfois leur<br />
dénuement.<br />
Le fondateur a écrit dans ses méditations<br />
qu’il était essentiel de toucher les cœurs<br />
et de se laisser toucher le cœur. Nous<br />
sommes repartis avec un<br />
cœur comblé, empli<br />
d’émotions diverses, de<br />
sourires, de tous ces<br />
moments d’humanité et<br />
de fraternité partagés.<br />
Nous avons davantage<br />
pris conscience de ce<br />
qu’est la responsabilité<br />
et l’engagement. Nous<br />
sommes rentrés, après<br />
ces pèlerinages en terre<br />
australienne et lasallienne<br />
avec l’envie de<br />
partager dans nos communautés éducatives<br />
toute cette expérience. Finalement,<br />
le voyage commence …<br />
F Donias<br />
Les Jeunes de Ken Ober au Pays de Galles<br />
Sortie du personnel<br />
Pendant la première semaine des vacances de printemps trente<br />
jeunes du collège, adeptes de la culture bretonne, partent<br />
Outre-Manche découvrir un autre pays celte.<br />
A <strong>St</strong>-<strong>Joseph</strong>, l’association “Ken Ober” propose à de nombreux<br />
jeunes la culture bretonne : patrimoine architectural, musical,<br />
les chants….Une initiation à la danse est organisée avant<br />
chaque fest noz annuel.<br />
Au mois d’avril de cette année nos ados se sont aventurés dans<br />
le pays du dragon rouge.<br />
Au Nord du Pays de Galles ils ont pu visiter Conwy, Llandudno<br />
(où ils ont séjourné trois nuits), l’île d’Anglesey, les châteaux<br />
de Beaumaris et de Caernarfon (témoins des luttes acharnées<br />
entre Anglais et Gallois). Le printemps tardant à venir comme<br />
sur le continent, ils ont pu remarquer que le massif du Snowdonia<br />
portait bien son nom.<br />
Le Nord du Pays de Galles très galloisant leur a fait découvrir<br />
un certain nombre de similitudes entre la langue bretonne et<br />
la langue galloise.<br />
Plus au Sud ils ont exploré Cardiff : son château moyenâgeux<br />
très bien restauré, le musée en plein air de la vie traditionnelle<br />
galloise de Saint-Fagan’s Bien sûr ils ont fait une halte au Millenium<br />
<strong>St</strong>adium (qui les a beaucoup impressionnés) ; ils ont<br />
Les JMJ<br />
Le 27 juin, les personnels de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong> (entretien, restauration, service,<br />
administratif) étaient de sortie, direction la Cité de la Voile ouverte depuis peu<br />
où deux guides les attendaient. Frisson garanti lorsque ces dames embarquent<br />
avec Alain Gauthier et reçoivent quelques embruns... Traditionnelle, cette journée<br />
permet de souffler en fin d’année en toute convivialité. <strong>La</strong> journée s’est poursuivie<br />
par la (re)découverte du golfe du Morbihan à Carnac.<br />
Sur notre photo, Gérard Le Vouedec, Conseiller principal en éducation, s’exerce<br />
à border les voiles. Que les élèves se rassurent, à la rentrée, il n’a pas décidé de<br />
‘souquer’ plus que d’habitude !<br />
visité une ancienne mine à Blaenavon rappelant que la vie<br />
minière a rythmé l’existence de nombreux Gallois durant deux<br />
siècles et demi<br />
A Cardiff, capitale du Pays de Galles, nos jeunes ont rencontré<br />
des Gallois, écouté leurs chants, leur musique et participé à<br />
leurs danses après une rapide initiation. Bretonnes et Bretons<br />
n’étaient pas en reste et ont fait entendre à leurs hôtes des<br />
chants à danser entraînant sur la piste Gallois et Bretons pour<br />
des plinns et gavottes.<br />
Michel Quiniou<br />
11 11
C’est la rentrée !<br />
12<br />
Nouveaux professeurs :<br />
Maud AUBREE, collège, arts plastiques<br />
Marie-José BLANCHARD, collège, Breton<br />
Claire GOURLAY, EPS, Espagnol LP<br />
Brigitte GUILLEMOT, Vente<br />
Mathias LE BAYON, Documentaliste<br />
Cédric LECLERC, Chef des travaux<br />
<strong>St</strong>éphane MERCEROL, Génie Thermique<br />
Suppléants<br />
<strong>La</strong>uren CLIMENT, Génie Thermique<br />
Dorina CORDIER, Physique<br />
Romain DANTEL, Génie Thermique<br />
Jacqueline HUBY, Maths<br />
Gaëlle JEHANNO, Français<br />
Collège :<br />
Les parents de 6 èmes sont attendus<br />
pour un café<br />
Lycées : pour de nombreux lycéens,<br />
la rentrée se fait en territoire connu !<br />
CPGE (classe préparatoire) :<br />
Qu’on se rassure, le bébé accompagne<br />
son frère !
Collège<br />
Les 20 et 23 mai 2008 les classes de Cinquièmes B, E, F et H ont pu découvrir le<br />
temps d’une journée le Château de Suscinio situé dans le Morbihan à la pointe de<br />
la presqu’île de Rhuys.<br />
<strong>La</strong> vie du Duc au Château de Suscinio<br />
Un récit de Benoit Jego, élève de 5<br />
Au moyen-âge, le Duc de Bretagne<br />
possédait à Suscinio un château<br />
qui lui servait de résidence de<br />
chasse. Une chapelle ducale se trouvait<br />
tout à côté.<br />
Le Duc vivait dans des appartements<br />
privés, était protégé par des gardes qui<br />
effectuaient des rondes au sommet des<br />
courtines (les courtines ce sont les<br />
hauts murs du château).Certains<br />
gardes possédaient des arbalètes,<br />
d’autres des arcs.<br />
Au cours des chasses organisées par le<br />
Duc, lui-même et ses invités chassaient<br />
le cerf (animal encore visible sur le blason<br />
au-dessus de la porte d’entrée du<br />
château) mais aussi l’ours présent à<br />
cette période dans l’immense forêt qui<br />
entourait le château.<br />
Le soir, le Duc assistait à un banquet :<br />
dans la salle du banquet, une table<br />
était installée sur des tréteaux pour le<br />
ème B<br />
Diplômes pour les latinistes<br />
Le 6 juin, le groupe de latinistes de<br />
3 ème F de M me Le Bail, a officiellement<br />
reçu un diplôme certifiant la pratique<br />
du <strong>La</strong>tin pendant 3 années (de la 5 ème<br />
à la 3 ème ). Pour la circonstance,<br />
certaines d'entre nous avaient revêtu<br />
la toge romaine.<br />
L'intérêt du latin, en ce qui nous<br />
concerne a été de découvrir une<br />
temps du repas. Repas interminable<br />
qui exigeait une organisation importante.<br />
Il y eut au 14 ème siècle un banquet particulier,<br />
celui que le Duc Jean décida à<br />
l’occasion de l’arrivée de sa nouvelle<br />
épouse Jeanne Holland. Ce banquetlà<br />
demanda un approvisionnement de<br />
victuailles très important .Des livres de<br />
compte donnent un grand nombre d’informations<br />
à ce sujet : en effet « Le Duc<br />
fit demander l’envoi de 3500 chapons,<br />
poles (poules) et poucins, 500 oaes<br />
(oies),1000 chevreaux,3 milliers de<br />
merluz (merlus),1 millier et demi de<br />
congres salez,22 tonels (tonneaux) de<br />
vin de Gascoingnes(Gascogne) ».<br />
Doit on rappeler que jusqu’en 1532, la<br />
Bretagne était un duché indépendant<br />
du royaume de France et que le Duc<br />
était un Duc régnant possédant le statut<br />
de Prince….<br />
langue disparue qui a servi de<br />
fondation à notre langue française,<br />
elle sert aussi pour<br />
améliorer l'orthographe et<br />
pour appréhender les métiers<br />
médicaux, scientifiques ou littéraires…<br />
Le cours de latin, ce n'est pas<br />
seulement apprendre des<br />
déclinaisons, c'est aussi étudier<br />
la civilisation, l'histoire de<br />
la mythologie et… des sorties<br />
très intéressantes. Nous<br />
avons, au second trimestre,<br />
suivi les aventures du Sherlock<br />
Holmes de l'antiquité :<br />
Marcus Apper, ou Rubbicon,<br />
un thriller antique.<br />
Grâce au latin, nous avons<br />
des points en plus pour le DNB. Ces<br />
points supplémentaires ont permis à<br />
certaines d'entre nous d'avoir le DNB<br />
avant les épreuves de fin d'année.<br />
Valete Discipuli<br />
Alea jacta est !<br />
Rejoignez le club "latinum" !<br />
Pauline et Manon, 3 ème F<br />
Juin au Collège<br />
D’un jour d’un seul, ils disparaissent. Tout<br />
d’un coup, la cour devient moins<br />
bruyante. Mais où sont-il donc ? Certains<br />
6 èmes voguent vers la Provence. D’autres<br />
vers l’Espagne. Les 5èmes vivent la<br />
semaine médiévale. Nous reviendrons<br />
sur ces temps forts du collège dans la prochain<br />
numéro.<br />
13
Les 6 èmes F : ‘Eloge de la différence !’<br />
En Bref<br />
Traite négrière<br />
<strong>La</strong> participation de la Compagnie des Indes dans<br />
ce commerce honteux est sans appel. Le 3 avril<br />
2008, les 4 èmes C ont visité les archives, ont<br />
consulté plusieurs registres relatifs à la traite<br />
négrière à <strong>Lorient</strong>. <strong>La</strong> découverte de ce commerce<br />
honteux est récente, elle remonte à 10 ans à<br />
peine.<br />
Au XVIII siècle, <strong>Lorient</strong> fut de 1720 à 1726 le premier<br />
port négrier de France. Négociants et armateurs<br />
sont sous les ordres de la Compagnie des<br />
Indes. Le commerce triangulaire est à son apogée<br />
pendant que les colonies s’enrichissent. Lors<br />
de la semaine de la presse, nous avons visité les<br />
archives maritimes, quai des Indes. Monsieur<br />
Théraud, professeur d’histoire nous a présenté<br />
des registres de la Compagnie retraçant l’histoire<br />
de la traite négrière à <strong>Lorient</strong> : ces documents<br />
prouvent les “achats de noirs” avec les noms, prénoms,<br />
âge, sexe... On y trouve aussi l’énumération<br />
des présents offerts aux rois africains qui<br />
négociaient la vente et la liste des primes offertes<br />
aux équipages pour les esclaves débarqués<br />
vivants aux Antilles. Ce voyage dans le passé n’a<br />
laissé aucun de nous, indifférent. Les jeunes ont<br />
écrit plusieurs articles disponibles sur le site de<br />
Saint-Jo. J Le Bars<br />
Pataclop<br />
Cette année, 3 dates ont été retenues à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong><br />
pour l'intervention de Mme SaintJalmes, animatrice<br />
du la ligue contre le Cancer des fumeurs<br />
auprès des classes de 6 ème . Cette rencontre était<br />
organisée par les professeurs de SVT.<br />
Débat avec les politiques<br />
Ce mercredi 4 juin, 2 classes du collège Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> (4 èmes C et 3 èmes F) ont rencontré pour un<br />
débat deux hommes politiques, Guy de Kersabiec,<br />
vice-président du Conseil général et Yves<br />
Lenormand, maire-adjoint de <strong>Lorient</strong> et Conseiller<br />
général. 4 thèmes étaient abordés : « la politique<br />
et les hommes politiques », « la réforme du système<br />
éducatif », « prévention ou répression dans<br />
la délinquance » et « les enjeux liés à l’environnement<br />
».<br />
Ces débats se déroulaient en 2 temps : d’abord<br />
un échange entre élèves qui confrontaient leurs<br />
points de vue. A chaque fois, deux équipes<br />
avaient préparé des arguments pour nourrir le<br />
débat contradictoire. Puis, chacun des deux<br />
hommes politiques donnait son point de vue.<br />
C’était l’occasion pour eux de situer les enjeux<br />
globaux. Les jeunes ont marqué un vif intérêt<br />
pour ces joutes, notamment sur les deux thèmes<br />
liés à l’éducation et à la délinquance.<br />
Toute l’année, Pierre Le Gal, professeur d’histoiregéo<br />
et organisateur, a formé les élèves à l’écoute,<br />
et à l’argumentation au cours des séances d’éducation<br />
civique.<br />
De la rémunération du président de la République<br />
à la place des cours de sport, de la juste sanction<br />
des incivilités aux défis de l’éco-habitat, les<br />
jeunes ont montré leur connaissance de l’actualité.<br />
14<br />
Les élèves de 6 ème F, en cours de français avec<br />
Madame Le Bars dans le cadre de la semaine de<br />
la presse, ont saisi l’opportunité d’interviewer des<br />
camarades issus de pays étrangers.<br />
Des pays ensoleillés<br />
Plusieurs d’entre nous ont des origines différentes:<br />
Sarah, Aylin et Bétul, turques, Ikram, marocaine<br />
auront la double nationalité à leur majorité. Sélim,<br />
algérien, a déjà la double nationalité. Quant à Yannis,<br />
né au Congo il est de nationalité grecque, sa<br />
mère est congolaise et son père est originaire de<br />
Rhodes, une île grecque. Sarah vient de Gaziantep<br />
au sud de la Turquie, Bétul de Bursa, Aylin de<br />
Elazig et Ikram de Marrakech. Yannis veut retourner<br />
en Grèce car il s’y sent plus à l’aise et pense<br />
qu’il réussira plus facilement à devenir footballeur<br />
professionnel. Quant aux autres, la France<br />
leur manque quand ils sont dans leur pays d’origine<br />
et vice versa car ils ont dans un pays la plupart<br />
de leur famille et dans l’autre leurs copains<br />
et copines. Pendant les grandes vacances, ils partent<br />
dans leur pays : ils y vont en voiture pour Bétul<br />
et Sarah soit 3 jours et nuits pour Sarah, Aylin<br />
prend le bateau en Italie, Sélim et Ikram embarquent<br />
en Espagne et Yannis prend l’avion. Ils trouvent<br />
qu’il fait bien chaud là-bas. Aylin nous a dit<br />
qu’elle aime avoir froid en France !!! Ils nous ont<br />
expliqué que les maisons au Maghreb n’ont pas<br />
de toit : c’est une terrasse plate où l’on sèche le<br />
linge et où Sélim aime dormir l’été. « Mais quand<br />
il pleut, comment faites-vous pour les meubles ? »<br />
s’interrogent certains de la classe, bien bretons.<br />
« Il n’y a pas de meuble et il ne pleut pas » « Mais<br />
où dors-tu alors ? » « Sur des tapis que l’on monte<br />
pour dormir, c’est simple. »<br />
A la découverte de religions<br />
Parlons de leur religion. Aylin, Sarah et Bétul sont<br />
musulmanes. Sarah et Bétul vont à l’école coranique<br />
tous les samedi, dimanche et mercredi pendant<br />
une heure et demi. Elles font la prière 5 fois<br />
par jour de 6h30 à 22 heures comme Sélim et<br />
Ikram. Ils prient Allah, leur prophète. Jésus est<br />
aussi pour eux un prophète. Sélim nous précise<br />
qu’avant chaque prière, ils doivent se purifier : le<br />
nez pour ce qu’ils ont senti, les yeux, pour ce qu’il<br />
ont vu, la bouche, pour ce qu’ils ont dit, les<br />
oreilles, pour ce qu’ils ont entendu, de mal, d’impur.<br />
Ils ne mangent pas de porc, ni d’âne. Sarah<br />
et Bétul ont respecté le ramadan cette année.<br />
Peandant cette période de 40 jours, les Musulmans<br />
ne mangent ni ne boivent du lever au coucher<br />
du soleil. Le début et la fin du ramadan sont<br />
marqués par par une grande fête : chaque famille<br />
se procure un mouton tué de façon rituelle et de<br />
nombreux plats sont préparés.<br />
Sarah, Ikram et Bétul porteront le voile quand elles<br />
seront plus âgées. Sélim nous dit qu’avant de<br />
mourir, il doit faire le pèlerinage de la Mecque et<br />
demander pardon à ceux à qui il a fait du mal. Les<br />
filles n’ont pas le droit d’aller à la mosquée. Ikram<br />
porte en médaillon une “main de Fatima”. Les<br />
Musulmans portent aussi un “œil bleu” pour les<br />
protéger. Dans les maisons , le nom d’Allah est<br />
encadré et suspendu aux murs. <strong>La</strong> maman<br />
d’Ikram porte une djellaba, les hommes portent<br />
la candure pour se rendre à la mosquée.<br />
Les Turcs fêtent aussi le 23 nissan, leur fête nationale<br />
et célèbrent Atatürc, instigateur de l’unité<br />
turque. Sarah et Bétul danseront à Cosmao Dumanoir<br />
en costumes traditionnels. Sarah a même<br />
apporté son costume en classe. Le boléro est<br />
rouge brodé de fil argenté. C’est très beau. Yannis<br />
est orthodoxe par son père et protestant par<br />
sa mère. Il nous explique que les Orthodoxes,<br />
pendant les quarante jours du carême, ne mangent<br />
pas de viande saignante. Yannis se rend à<br />
l’église avec son père le dimanche. Les Orthodoxes<br />
fêtent Noël et Pâques. Chez Yannis sont<br />
encadrées des représentations de Jésus.<br />
Faisons un tour dans leur cuisine<br />
Chez Sarah, Aylin, Bétul les plats traditionnels<br />
sont le karniyarik composé d’aubergines, de<br />
viande hachée et de sauce pimentée, les dolmas<br />
à base de viande et de riz et bien sur le kébab.<br />
Yannis revendique le kébab ; c’est un plat grec<br />
ainsi que la moussaka. <strong>La</strong> tiropita est un dessert.<br />
<strong>La</strong> famille congolaise de Yannis mange du manioc.<br />
Chez Sélim, on nous a préparé le bourêk, crêpe<br />
fourrée à la viande et à la purée de pommes de<br />
terre sans oublier le fameux couscous, un vrai<br />
délice !!! Chez Ikram, vous aurez le choix entre le<br />
couscous et la tagine ; en dessert le chêbaikia et<br />
le kerboursel.<br />
Quelques mots en arabe, turc et grec<br />
Pour communiquer avec leur maman, Ikram et<br />
Sélim parlent l’arabe, Bétul et Sarah parlent le turc<br />
et Aylin connaît le kurde. Toutes les semaines,<br />
elles vont au collège Jean Le Coutaller afin de se<br />
perfectionner dans leur langue maternelle. Yannis<br />
n’est en France que depuis deux ans et communique<br />
à la maison en grec et en swaili avec sa<br />
mère ; c’est une langue africaine. Ça les arrange<br />
de connaître une autre langue quand ils veulent<br />
communiquer entre-eux et qu’ils ne veulent pas<br />
que les copains comprennent !<br />
Sélim signifie la paix, Ikram, la générosité, Bétul,<br />
la sérieuse , fidèle et généreuse. Yannis c’est Jean<br />
et Sarah est le prénom de la femme d’Abraham.<br />
Bon appétit<br />
En arabe : bi sorte coum (deso hot besiano : bon<br />
appétit)<br />
En turc: afiyet Olsun<br />
En grec : kalis orexi<br />
Nota Bene : Le papa de <strong>St</strong>acy est antillais, la<br />
maman de Titawa est tahitienne et celle de<br />
Ricardo, portugaise.<br />
Les journalistes de 6 ème F
Grand succès pour la Robotique !<br />
Les robots fonctionnent pourtant avec<br />
des batteries 12 volts, mais le Club<br />
Robotique du Collège Saint-<strong>Joseph</strong><br />
fait des étincelles !<br />
Le 28 mai, l’équipe les "Teckto-robot"<br />
terminait première dans la catégorie<br />
‘Chorégraphie’ du concours Robofesta**<br />
organisé par l’UBS. Elle est<br />
composée de 4 élèves de 5 ème C :<br />
Youna Le Guigner, Myriam Ramond,<br />
Valentin Rannou et Brendan Vicaire.<br />
Grâce à une conception astucieuse<br />
avec des roues asymétriques, une<br />
musique tonique, le robot a séduit le<br />
jury !<br />
Emmenés par Michel Quiniou, professeur<br />
de Technologie, 33 élèves de<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> étaient mobilisés pour ce<br />
concours formant 11 équipes*, chacune<br />
experte dans la manipulation …<br />
des legos !<br />
Le 17 mai, ce sont quatre élèves qui<br />
se sont illustrées au concours C<br />
GENIAL*** à Paris avec leur robot<br />
Tourne-pages pour des personnes<br />
handicapées. « Le jury a été surpris de<br />
voir que ce projet était réalisé par des<br />
élèves de 3 ème et uniquement des filles !<br />
Elles ont bien su expliquer leur<br />
démarche : “les jurés ont passé beaucoup<br />
plus de temps sur leur stand que<br />
Big challenge 2008<br />
Le principal objectif du BIG CHALLENGE est de favoriser l’apprentissage<br />
de l’anglais à travers une activité ludo-pédagogique. Pour que<br />
cet événement soit un succès et crée une motivation réelle chez les<br />
élèves, il faut qu’il rassemble le plus grand nombre de participants.<br />
L’épreuve :<br />
Le jeu-concours est un questionnaire comprenant 54 questions à choix<br />
multiple. Pour chaque question, il y a quatre réponses possibles. Le<br />
but du jeu est de cocher la case correspondant à l’unique bonne<br />
réponse. Les 54 questions sont des questions de vocabulaire, de grammaire,<br />
de prononciation et de civilisation. Un questionnaire spécifique<br />
est établi pour chaque niveau de classe (6 èmes LV1-5 èmes LV1- 4 èmes LV1-<br />
sur tous les autres” explique Michel<br />
Quiniou. Eloise Bernery, Alexandra<br />
Palabe, Mathilde Salin de 3 ème G et<br />
Kathleen Jézo de 3 ème B ont reçu leur<br />
prix des mains de la spationaute Claudie<br />
Haigneré.<br />
Le 9 juin, le chèque de récompense<br />
leur était remis par Philippe Le Bérigot,<br />
chef d’établissement de Saint-<strong>Joseph</strong>,<br />
qui les a félicitées pour leur ténacité.<br />
Elles se partagent 750 € ! Michel Quiniou<br />
n’a pas reçu de chèque ! Mais il a<br />
gagné une place pour Berlin où il représentera<br />
le projet de <strong>St</strong>-<strong>Joseph</strong> au<br />
concours ‘Science on stage’.<br />
Le projet avait déjà obtenu 500 € d’aide<br />
du Conseil général du Morbihan et<br />
800 € de la fondation ‘C Génial’. Outre<br />
l’achat de matériel (legos), ces<br />
sommes vont permettre de poursuivre<br />
l’an prochain : « Nous allons essayer<br />
de proposer une version disponible en<br />
kit. Nous allons l’adapter en travaillant<br />
directement avec un utilisateur handicapé.<br />
»<br />
Avec le concours du Centre de Kerpape,<br />
l’enjeu est effectivement de diviser<br />
par 10 le coût d’un tel appareil, et<br />
de le rendre disponible en kit. Le Club<br />
Robotique a déjà un programme d’année<br />
bien chargé !<br />
Jean-Bernard Contat<br />
** ROBOFESTA<br />
ROBOFESTA est un événement organisé par<br />
l'Université de Bretagne Sud en partenariat avec<br />
le Rectorat de l'Académie de Rennes. Il s'agit<br />
d'une compétition de robotique à laquelle participent<br />
des élèves de collèges des départements<br />
bretons.<br />
Il est présidé par Dominique Duhaut.<br />
*** C GENIAL<br />
« <strong>La</strong> fondation C.Génial, qui émane de 5 grandes<br />
entreprises : EADS, Areva, France Télécom,<br />
SNCF, Schlumberger, est prête à mobiliser certains<br />
de ses ingénieurs afin d’apporter un appui<br />
aux professeurs et aux groupes d’élèves dans<br />
les TPE à caractère scientifique et technique.<br />
3 èmes LV1) afin d’être en parfaite correspondance avec le programme<br />
scolaire. L’épreuve est individuelle et se déroule sans aucun accessoire<br />
extérieur (livre, dictionnaire,...) sous la responsabilité d’un professeur<br />
ou d’un membre de l’équipe éducative qui en assure la régularité.<br />
Corrections et classements :<br />
Toutes les corrections sont effectuées par le BIG CHALLENGE. Pour<br />
chacun des 4 niveaux (6 èmes LV1, 5 èmes LV1 / 4 èmes LV2, 4 èmes LV1, 3 èmes LV1 /<br />
3 èmes LV2), trois classements seront établis : national, départemental<br />
et par collège.<br />
<strong>La</strong> cité scolaire remercie tous les élèves et leurs professeurs d’anglais<br />
qui se sont impliqués dans ce concours.<br />
Plus de 336 000 participants en 2008 !<br />
15
“Bal des 3 èmes ”<br />
Nous ne savions pas que c'était impossible, alors nous l'avons fait...<br />
Un projet bien ambitieux à réaliser, mais tout seul ... c'est impossible !<br />
Heureusement certains professeurs se sont portés volontaires pour soutenir ce projet et<br />
d'autres nous soutenaient moralement ce qui est aussi très important. Mais ce n'était pas<br />
suffisant, il nous fallait encore du monde pour gérer cette grande soirée. Alors des anciens<br />
élèves, des animateurs professionnels, des amis, des lycéens se sont joints au projet, et quel<br />
magnifique travail ils ont produit ... ! Grâce à toutes ces personnes nous avons pu réaliser<br />
un bal à la hauteur des attentes de nos 3 èmes .<br />
Ces derniers ont joué le jeu a 200% ! Merci à tous, et n'oubliez pas : “il faut rêver très haut<br />
pour ne pas réaliser trop bas…”<br />
J’espère à très bientôt... Yannick Gourmil<br />
Un bal de promo, qui n'en a pas rêvé pour clôturer sa scolarité<br />
? Les Américains y ont droit, alors pourquoi pas<br />
nous ?<br />
Yannick Gourmil, responsable du foyer a relevé le défi grâce à<br />
son esprit créatif, son dynamisme et sa détermination.<br />
Une idée qui a germé des mois à l'avance. L'idée retenue pour<br />
ravir les 3èmes : un bal, où plusieurs activités seraient proposées<br />
avant la fameuse soirée.<br />
Le jour J arrive. Dès le matin, nous nous activons à la préparation<br />
de la salle. Le stress monte, aurons-nous fini à temps ?<br />
Guirlandes de ballons; scènes, stand boisson, espace détente,<br />
tenture noire. Tout prend forme et quand nos premiers invités<br />
arrivent, tout est fin prêt.<br />
<strong>La</strong> kermesse débute à 17h, les différents stands sont le parcours<br />
d'agilité, les sumos, le chamboule-tout et le tir au but.<br />
Ce n'est pas facile pour les jeunes de se lancer mais ils ont joué<br />
le jeu. L'agilité et les sumos ont eu le plus de succès.<br />
Une fois prêts, ils y ont vraiment cru, tapis rouge déroulé,<br />
séance photo, spots de couleur, DJ. Tout y était comme dans<br />
les films ! Certains n'hésitent pas à danser, tandis que d'autres,<br />
plus timides, restent sur les canapés, dégustant bonbons et<br />
gâteaux.<br />
DECCB 2008<br />
18 élèves ont suivi en classes de 4 ème et 3 ème l'option Euro. Cette<br />
option permet aux élèves d'acquérir des réflexes bilingues par<br />
une pratique approfondie de l'anglais écrit et oral. Le D.E.C.C.B.<br />
couronne ces deux années d'études et permet aux élèves de<br />
se présenter à un premier examen comprenant à la fois des<br />
épreuves écrites et orales et constitue une bonne préparation<br />
pour le travail en lycée.<br />
Belle réussite à l'épreuve cette année puisque tous les élèves<br />
présentés ont obtenu leur diplôme et sur les 18, 15 ont une mention<br />
: 4 mentions "Excellence", 6 mentions "Bien", 5 mentions<br />
"Assez-Bien".<br />
Félicitations à l'ensemble du groupe.<br />
16<br />
Mais quand vient le<br />
moment de l'élection<br />
de roi et de la reine<br />
de la soirée, tout est<br />
bon pour élire son<br />
chouchou !<br />
Au final : Fanny Queguiner,<br />
Marie Matras,<br />
Antoine Petitot et<br />
Patrick Offredo ont la<br />
chance de porter la<br />
couronne.<br />
00h00 sonne, ce qui<br />
annonce la fin de la<br />
soirée, il est donc<br />
l'heure de rentrer.<br />
Merci à tous d'avoir joué le jeu (attitude et tenue vestimentaire<br />
irréprochables).<br />
Un grand merci à Yannick et aux bénévoles d'avoir fait de cette<br />
fin de collège, un moment inoubliable !<br />
A l'année prochaine ?<br />
Soizic et Jennifer<br />
L’art de la comédie<br />
chez Molière<br />
Jeudi 22 mai au collège, la troupe<br />
du Théâtre Antinea de Nantes<br />
jouait sur les planches de <strong>St</strong><br />
<strong>Joseph</strong> "l’Art de la comédie chez<br />
Molière". Improvisations, interpellations<br />
de la salle laissaient,<br />
tour à tour, place à<br />
quelques scènes plus classiques<br />
du répertoire de<br />
Molière. Dans une mise en<br />
scène "décoiffante", les deux<br />
acteurs ont su faire preuve<br />
d’une présence remarquable,<br />
captant l’attention des<br />
élèves.<br />
Jugez-en plutôt :<br />
« Nous avons pu voir à quoi ressemblait<br />
le théâtre au temps de<br />
Molière. Nous avons assisté à différentes<br />
scènes (Fourberies<br />
de Scapin, l’Avare, le<br />
Malade Imaginaire), et<br />
donc beaucoup appris. »<br />
Sébastien Godard 5D<br />
« J’ai bien aimé car les personnages<br />
étaient drôles. Ils<br />
nous ont fait participer, et à<br />
la fin, ils ont pris le temps<br />
de répondre à nos questions. »<br />
Sébastien Madec 5D<br />
« Ce spectacle était très amusant<br />
avec les élèves de notre classe montés<br />
sur scène ! Cela donne envie de<br />
lire le livre ! »<br />
Yvann Bourigault 5D
le lycée professionnel<br />
Les 3DP6 B au <strong>St</strong>érou<br />
Le Jeudi 19 Juin, les 3 èmes DP6 b ont pris le chemin<br />
de Priziac, direction le parc aquanature Le <strong>St</strong>érou,<br />
réputé pour ses quelques 140 cervidés, ses<br />
aquariums et ses sites enchanteurs.<br />
Arrivés dans la matinée, nos 3 èmes DP6 b ont<br />
d’abord été conviés par le maître des lieux à une<br />
chasse au trésor dans le parc. Au programme :<br />
deux équipes dirigées chacune par les délégués<br />
de classe Julien et Jeremy qui ont tout mis en<br />
œuvre pour trouver les trésors cachés (offerts<br />
gracieusement par le parc).<br />
Une fois restauré, le groupe a embarqué dans un<br />
4X4 pour un safari breton de 40 mn dans le parc.<br />
Sensations et fous rires assurés !!! <strong>La</strong> visite est<br />
superbe avec la rencontre des cerfs, des biches<br />
et des faons de 15 jours en liberté dans la forêt.<br />
<strong>La</strong> journée s’est terminée par une promenade<br />
« sportive » sur un parcours accidaenté au bord<br />
de la rivière avec comme seule aide, une carte<br />
du parc et le parcours à effectuer. Pour conclure<br />
cette sortie, un questionnaire s’est « invité » pour<br />
récapituler toute la journée. Les meilleures<br />
équipes (évidemment tous les élèves ! ) ont été<br />
récompensées par des lots : bonbons, chocolats :<br />
après l’effort, le réconfort !!!!<br />
16h : la journée est finie, tout le monde rentre au<br />
lycée après ce bon bol d’air, la tête pleine de souvenirs<br />
avant de partir vers de nouveaux horizons<br />
pour la prochaine rentrée 2008.<br />
S. CADORET<br />
Le vendredi 4 avril 2008, 23 élèves de<br />
1ère Pro énergie et 19 élèves de<br />
Term. BEP MSMA sont partis dès<br />
8H00 en direction de Brest, accompagnés<br />
de 4 enseignants.<br />
Le 1er rendez-vous de la journée était «<br />
mathématique ». Le car nous a conduit<br />
vers 10H00 à la Bibliothèque Universitaire<br />
de la Faculté des Sciences de Brest.<br />
Après une brève présentation par Frédérique<br />
PLANTEVIN, Directrice de l’IREM<br />
de Brest (Institut de Recherche en<br />
Mathématiques) de l’exposition «<br />
Prendre l’aire » qui se déroulait du 1er :<br />
mars au 12 avril 2008 sur le thème des<br />
instruments de mesure servant principalement<br />
à la mesure d’aire comme les<br />
planimètres ou encore les intégrateurs<br />
d’aire, les élèves se sont répartis en<br />
deux groupes pour participer à différents<br />
ateliers.<br />
Chaque groupe a d’abord réalisé des<br />
mesures de longueur sur un tracé quelconque<br />
à l’aide d’un odomètre, sorte de<br />
monocycle équipé d’un compteur servant<br />
aux géomètres et techniciens de<br />
l’équipement.<br />
Ensuite, chacun a pu expérimenter un<br />
autre moyen pour mesurer un périmètre<br />
quelconque à l’aide d’un curvimètre. Il<br />
s’agissait de mesurer, toujours sur le<br />
principe d’un compteur et d’une roulette<br />
Journée « Solidarité Roumanie »<br />
Dans le cadre des PPCP, des élèves<br />
de la classe de Terminale BEP VAM<br />
ont décidé d’organiser une journée<br />
de solidarité au profit de la Roumanie<br />
afin d'aider financièrement les<br />
élèves des classes de premières Bac Pro<br />
Service et MEI pour leur séjour d'une<br />
semaine à PILDESTI dans un Centre Professionnel<br />
<strong>La</strong>sallien et pour soutenir<br />
l’Association BRETAGNE SOLIDARITE<br />
qui parraine une communauté de Roms<br />
implantée à CEAS en Transylvanie.<br />
Ce projet a permis aux élèves de réaliser<br />
une étude approfondie sur la géographie,<br />
l’histoire, l’économie et la culture<br />
de ce pays. Une exposition de leur<br />
travail leur a donné l’occasion de partager<br />
leurs connaissances avec tous<br />
ceux qui sont venus la visiter à la Cafétéria<br />
du Lycée.<br />
Quant aux membres de l’Association<br />
présents ils ont pu expliquer aux visi-<br />
Sortie « mathématique » à Brest<br />
que l’on déplace sur une carte, le<br />
contour du <strong>La</strong>c de Guerlédan. Après<br />
l’avoir étalonné, on obtient la longueur<br />
totale et exacte quel que soit le contour.<br />
De la même manière, à l’aide cette fois,<br />
d’un planimètre mécanique, on a pu<br />
cette fois mesurer avec précision, une<br />
aire de surface comme celle du <strong>La</strong>c de<br />
Brennilis et la comparer à la valeur «<br />
théorique ».<br />
Enfin, les élèves se sont entraînés à<br />
mesurer une aire à l’aide d’un intégrateur<br />
mécanique. A ce propos, avec les<br />
photos prises sous différents angles et<br />
en tenant compte de l’échelle, nous<br />
espérons refabriquer cet appareil en faisant<br />
appel à la section Productique<br />
(MPMI) dans le cadre des PPCP par<br />
exemple.<br />
Les intégrateurs sont des instruments<br />
mécaniques dont le fonctionnement est<br />
basé sur le déplacement d’une pointe<br />
entraînée par un système d’engrenages.<br />
Les déplacements sont uniquement horizontaux<br />
ou verticaux et la machine effectue<br />
instantanément le produit de x par<br />
y, c’est-à-dire les différents éléments de<br />
surface qui composent l’aire recherchée.<br />
Les élèves ont donc pu approcher la<br />
notion d’intégration, d’intégrale et de<br />
calcul d’aire de manière concrète sans<br />
avoir intégré la notion théorique.<br />
teurs les difficultés<br />
que rencontrent<br />
les<br />
populations<br />
minoritaires vivant en Roumanie.<br />
Toute la classe s’est mobilisée ce jourlà<br />
pour fabriquer des gâteaux et les<br />
vendre. Chacun s’est investi en réalisant<br />
des affiches, des prospectus pour sensibiliser<br />
tous les élèves, les professeurs<br />
et le personnel de Saint-Jo . A l’entrée<br />
du lycée flottaient les drapeaux roumain,<br />
français et européen.<br />
Le cuisinier en chef d’Avenance s’est<br />
gentiment associé au projet en concoctant<br />
un repas à base de spécialités roumaines.<br />
Pour créer l’ambiance, les<br />
élèves avaient décoré le self avec des<br />
posters offerts par l’Office du Tourisme<br />
et diffusé de la musique folklorique.<br />
Au final, ce fut une belle journée de partage<br />
et de solidarité.<br />
Colette Allain<br />
<strong>La</strong> matinée<br />
s’est achevée<br />
en visite<br />
libre de l’exposition<br />
qui<br />
présentait<br />
de nombreuxinstruments<br />
de<br />
mesure provenant essentiellement du<br />
musée, récemment rénové, des Arts &<br />
Métiers de Paris.<br />
Vers 12H30, après avoir baigné dans cet<br />
univers technique et mathématique,<br />
nous nous sommes dirigés vers Océanopolis<br />
où sous le soleil de la rade, chacun<br />
a pu profiter de la pause. A 13H45,<br />
deux guides nous attendaient pour nous<br />
faire découvrir le pavillon tropical et le<br />
pavillon polaire.<br />
Nous avons pu évoquer les différents<br />
écosystèmes, mettre en avant les différences<br />
pôle nord-pôle sud du point de<br />
vue du climat, de la faune…<br />
Tout le monde a pu apprécier l’évolution<br />
des manchots, des phoques ainsi que la<br />
richesse du fond des océans tropicaux<br />
pour clore la journée. Il faut noter que<br />
les élèves se sont bien impliqués dans<br />
la visite en répondant aux questions des<br />
guides.<br />
Alain Kergosien<br />
17
Ils sont... branchés !<br />
<strong>La</strong> mode...<br />
Ils ont hésité… ils n’y croyaient pas…<br />
des adultes leur ont fait confiance… ils<br />
se sont lancés. Leur action : organiser<br />
un défilé de mode dans une discothèque<br />
de <strong>Lorient</strong> avec l’appui de commerçants :<br />
Mme Cambre, responsable du magasin<br />
COCO BONGO, place Alsace Lorraine,<br />
Mme Le Doussal, magasin OBJECTIF rue<br />
de la patrie, et M. LE BRUSQ, SPORT<br />
2000.<br />
Aurélie Deu Philippe et Jonathan Cecconi,<br />
élèves de terminale bac pro commerce,<br />
avaient un but : présenter, de façon dynamique,<br />
les collections automne-hiver<br />
2008 de prêt à porter et un objectif : soutenir,<br />
à l’oral, une action d’animation<br />
dans le cadre de l’épreuve de communication<br />
de bac pro commerce.<br />
L’histoire démarre en Septembre 2007<br />
lorsque Aurélie débute son stage chez<br />
« OBJECTIF » ; Jonathan, de son côté travaille<br />
chez COCO BONGO. Associant leurs<br />
motivations et leur dynamisme, ils décident<br />
de renouveler une expérience qui a<br />
déjà fort bien fonctionné l’année précédente<br />
: un défilé de mode.<br />
Dans le cadre de leurs cours de PPCP, 4<br />
élèves de Terminale BEP Vam, ont choisi<br />
d’organiser un défilé de mode au Lycée.<br />
Afin de mener à bien ce projet, elles ont<br />
décidé de démarcher les magasins de<br />
vêtements et d’accessoires de <strong>Lorient</strong> et<br />
de Plouay afin de se faire prêter les<br />
tenues. 6 magasins ont alors accepté de<br />
participer à l’exercice. Les élèves ont, par<br />
ailleurs, contacté l’école PIGIER afin de<br />
18<br />
En deux mois, ils effectuent de multiples<br />
démarches : choix du lieu et de la date<br />
(1 er Décembre à la discothèque<br />
« l’Océade » à <strong>Lorient</strong>), recherche des<br />
mannequins et des magasins, sélection<br />
des vêtements, mise en place de<br />
moyens d’information.<br />
Aurélie raconte : « 8 amis ont accepté<br />
d’être mannequins le temps d’une soirée<br />
et Lukas Clément, élève de la classe, s’est<br />
aussi porté volontaire. » Jonathan ajoute :<br />
« il fallait aussi trouver des partenaires<br />
qui acceptent d’accessoiriser les tenues<br />
et maîtriser la partie communication de<br />
l’événement (réalisation des affiches,<br />
devis, etc…). »<br />
Le jour J est un moment de grand stress<br />
pour nos deux jeunes : démarrage à 10 h<br />
avec la distribution des flyers dans les<br />
rues de <strong>Lorient</strong>, décoration ensuite de la<br />
discothèque avec les employés du magasin<br />
ABACA, fleuriste ; 15h : derniers préparatifs<br />
des tenues et des commentaires<br />
avec le D J NICO ; 19 H : accueil des mannequins<br />
; 23 h : démarrage de la soirée<br />
avec la présentation des tenues propo-<br />
... bien portée !<br />
se familiariser avec les rudiments du<br />
maquillage et de la coiffure. Il a également<br />
fallu motiver les élèves de la classe<br />
afin que 6 d’entre eux participent au<br />
défilé en tant que mannequins. Là encore<br />
chacun a contribué à sa façon, ce qui a<br />
permis de constituer cette équipe.<br />
Toute cette préparation s’est mise en<br />
place sur plusieurs mois (de septembre<br />
à mars) et les deux derniers mois ont été<br />
sées par les magasins BO GOSS,<br />
ANAIS, LE TIGRE ROYAL, COCO BONGO,<br />
OBJECTIF ET CORPS ACCORD, le tout<br />
accessoirisé par le magasin de chaussures<br />
LE CARRER à <strong>La</strong>nester. Les jeunes<br />
étaient maquillés par le salon ABSOLUE<br />
ESTHETIQUE et coiffés par le salon ALG<br />
Coiffure.<br />
2 heures du matin… ouf…tout se termine…<br />
quelle journée marathon et<br />
quelle soirée… 500 personnes ont participé<br />
à l’évènement… c’est un réel<br />
succès !<br />
Bravo à Aurélie et Jonathan qui ont fait<br />
preuve d’autonomie totale et un grand<br />
merci aux professionnels qui les ont<br />
encadrés.<br />
M. CAVALCANTE<br />
consacrés aux choix des tenues, aux<br />
essayages, à l’entraînement au défilé<br />
pour finalement aboutir le vendredi 16<br />
mai 2008 dans l’après-midi à 20 minutes<br />
de défilé devant l’équipe de direction, 3<br />
classes de commerces et de services et<br />
la classe d’esthétique de l’Ecole PIGIER.<br />
Toute la classe a participé : soit en mettant<br />
en place la salle, soit en défilant, soit<br />
en aidant en coulisse, soit en présentant<br />
oralement le défilé. Ce fut de l’avis de<br />
tous, une belle réussite à la fois dans l’organisation<br />
de cet évènement et dans le<br />
dépassement de soi, surtout pour les<br />
élèves qui ont défilé et qui ont dû surmonter<br />
leur appréhension. Merci encore<br />
à tous d’avoir participé à cette belle<br />
aventure.<br />
Agnès Durieux
En Bref<br />
Silfiac, juin 2008<br />
Les 2 ndes TFCA ont passé une journée<br />
à SILFIAC, commune qui développe<br />
l'écocitoyenneté en promouvant<br />
les énergies renouvelables et<br />
le développement durable. Cette journée<br />
se veut être un tremplin pour un<br />
projet de PPCP pour l'année de Terminale<br />
BEP.<br />
Maths kangourou<br />
Le jeudi 20 mars, une soixantaine<br />
d'élèves du LP ont participé au<br />
concours Kangourou. En 3 ème DP6,<br />
ils étaient 20 participants. Florian<br />
KERMORVANT de <strong>St</strong> Jo est arrivé 1 er avec<br />
60 points.<br />
Il se classe entre la 2591 et 3800 ème<br />
place.<br />
En 2nde BEP, Neimson VAHA, le 1er de<br />
<strong>St</strong> Jo avec 69.5 (entre 16 ème et 43 ème place<br />
nationale)<br />
En Term BEP MSMA, Benjamin EVEN,<br />
avec 57.5 (entre 39 ème et 74 ème sur 792<br />
candidats)<br />
Les meilleurs élèves classés ont gagné<br />
livres, dépliants, t-shirts et jeux de<br />
cartes.<br />
Ce ne sont pas forcément les meilleurs<br />
élèves de maths qui sont les mieux<br />
classés.<br />
L'espagnol au LP<br />
Dans le cadre du projet Leonardo,<br />
Christine Yana, professeur d'espagnol<br />
à Saint-Jo, forme une<br />
dizaine d'élèves des classes de Bac Pro<br />
aux rudiments de la langue espagnole.<br />
Ils se retrouvent deux fois par semaine<br />
pour découvrir ou plutôt redécouvrir les<br />
clés qui leur permettront d'effectuer<br />
leur stage en classe de Terminale en<br />
Espagne.<br />
Intervention de Monsieur Guillemot, commandant des pompiers de<br />
lorient pour son livre « Little Big Jim »<br />
Merci à vous Monsieur Guillemot d’avoir illuminé notre fin d’année scolaire en terminale<br />
bac pro commerce par vos mots simples, sincères et touchants.<br />
Merci à vous d’avoir pris de votre temps pour nous rappeler quelque chose d’essentiel<br />
: l’importance de l’ouverture d’esprit, de l’ouverture aux autres, de la sensibilité,<br />
toutes qualités que véhicule le héros de votre livre « Little Big Jim » comme tous les<br />
êtres frappés à vif dans leur chair et dans leur destin…<br />
Il nous faudrait souhaiter que de nombreux «Little Big Jim » sillonnent de plus en plus<br />
le monde aujourd’hui pour que tous les sioux blessés, tous les esclaves d’Afrique ou<br />
d’ailleurs, tous les malmenés puissent, au bout de leurs errances et de leurs malheurs,<br />
trouver un chemin d’Espoir qui leur permette de se tenir debout à nouveau et qu’enfin<br />
le monde se prenne à entrevoir l’anéantissement des discordes...<br />
Claudette Morin<br />
Les Term MDE se mettent "au courant" à Paris<br />
Suite à l'expo "l'électricité chemin faisant"<br />
à la cafet au mois de février, les<br />
élèves de Term MDE B ont organisé un<br />
voyage à Paris sur le thème des<br />
Sciences.<br />
Partis pour 3 jours de découverte à une<br />
heure très matinale (6h00), nous arrivons<br />
à la Tour Eiffel sous un temps breton<br />
(pluie et vent). Un pique-nique léger<br />
au Champ de Mars et nous partons pour<br />
l'ascension de la Tour : 2 étages, soit<br />
668 marches (…)<br />
Le lendemain, visite du musée du Bourget<br />
sur l'aviation et sur l'espace. Là,<br />
nous avons pu admirer les intérieurs<br />
d'un BOEING 747 et de deux<br />
CONCORDE. Cette visite nous a beaucoup<br />
intéressés, surtout la découverte<br />
des maquettes de premiers envols.<br />
Puis, direction la cité des Sciences à <strong>La</strong><br />
Villette. Nous commençons par un film<br />
à la Géode sur les fonds marins, puis<br />
visitons les expos de la Cité des<br />
Sciences.<br />
En soirée nous participons à l'émission<br />
"Le Grand Journal". De grands invités<br />
nous attendaient : NTM, François Léotard,<br />
Olivier Besancesot, Pascal Obispo,<br />
Clothilde Courreau, Omar et Fred,<br />
Ramzy… Ce fut aussi l'occasion de<br />
découvrir le fonctionnement d'une<br />
émission en direct avec les caméras, les<br />
éclairages et… le chauffeur de salle !!!<br />
Le vendredi, deux exposés au Palais de<br />
la découverte. Le 1 er sur l'électromagnétisme<br />
était impressionnant et instructif.<br />
Le second, sur l'électrostatique, était<br />
électrisant surtout pour les cheveux de<br />
l'un d'entre nous. Nous avons aussi réalisé<br />
une chaine électrique à 300 000 V !!!<br />
Avant de regagner la Bretagne, direction<br />
Montmartre avec une visite du Sacré<br />
Cœur et de la Place du Tertre.<br />
Nous avons énormément apprécié ce<br />
voyage où nous avons beaucoup<br />
appris culturellement et humainement.<br />
Les élèves de Term MDE A et B<br />
19
le lycée général<br />
et technologique<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> à l’Ecole des Sciences !<br />
Vous ne savez plus à quel saint vous vouer ? Mais si, à Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> ! L’école ? Oui ! Mais laquelle ? <strong>Lorient</strong> ou Queven ?<br />
Les deux !<br />
Pas banale, cette proposition de 3 lycéens du lycée Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> de <strong>Lorient</strong> : ce lundi 05 mai, ils ont assuré une initiation<br />
aux sciences devant les Cm2 de l'école primaire Saint-<strong>Joseph</strong><br />
de Queven !<br />
Entourés de leur professeur, Claude Le Lidec, les élèves de Tale TSA Tiphaine, Sébastien et Gwenole viennent expliquer, matériel<br />
à l’appui, le fonctionnement d’un abreuvoir solaire. Ils campent<br />
d’abord le décor. Nous sommes dans un champ au cœur<br />
des Montagnes Noires. Les bovins ont soif ! Il y a bien un étang.<br />
Mais si l’agriculteur laisse cette réserve d’eau en libre accès, il<br />
n’est pas à l’abri d’un accident, ou de souillures de l’eau par les<br />
déjections animales. Que faire pour permettre aux animaux de<br />
boire ? <strong>La</strong> parole est aux écoliers qui pendant plus d’une demiheure<br />
vont explorer tous les possibles : protéger l’étang par une<br />
clôture, récupérer les eaux de pluie… Les ‘ingénieurs en herbe’<br />
pensent aux automatismes, aux détecteurs de présence… <strong>La</strong> fée<br />
électricité est absente de ce champ. Si les écoliers pensent facilement<br />
au solaire, ils ont plus de mal à imaginer la restitution<br />
de l’énergie la nuit, grâce … à une batterie !<br />
Les ingrédients des travaux pratiques sont réunis (photos). Il<br />
vont tour à tour mesurer l’électricité photovoltaïque produite,<br />
grâce à un voltmètre, étudier le fonctionnement de la pompe,<br />
du moteur, des batteries… Sans oublier de remédier à l’évacuation<br />
de l’eau non bue dans l’abreuvoir, pour des questions<br />
<strong>La</strong> cabane du sauveteur<br />
Benjamin Le Crom et Jérémy Muller, deux élèves de première qui enseignent à des<br />
cinquièmes ! Au collège un professeur d'Art, de Français et de Physique qui travaillent<br />
ensemble sous la tutelle d'un professeur du lycée. Quel projet ! Quels objectifs<br />
?<br />
L'étude de l'énergie solaire photovoltaïque commence à sortir des cartons des scientifiques<br />
pour alimenter concrètement des installations électriques. Les lycéens de<br />
1 ére SA décortiquent le circuit des cabanes de plage du littoral Ploemeur-Guidel pour<br />
l'expliquer au 5 ème C.<br />
Ces collégiens doivent maintenant réinvestir les connaissances pour l'écriture d'une<br />
pièce de théâtre en français. De l'acquisition à la réalisation, ils n'ont pas été retardés<br />
par toutes les lourdeurs administratives !<br />
Emmanuel Delatouche<br />
20<br />
d’ordre sanitaire.<br />
<strong>La</strong> classe d’Anne-<br />
Sophie Maugan<br />
(remplaçante de<br />
Frédérique Le Masson) est conquise. Les 3 élèves de T ale S<br />
Sciences de l'Ingénieur au lycée Saint-<strong>Joseph</strong> de <strong>Lorient</strong> présentent<br />
leur PPE (projet pluridisciplinaire encadré) devant un<br />
public attentif. Pour les Cm2, c’est une manière ludique et originale<br />
d'aborder les sciences, et notamment l’électricité qui<br />
figure à leur programme ! Pour les lycéens, c’est une chance de<br />
restituer leurs recherches devant un vrai public.<br />
Cela s’appelle un partenariat gagnant-gagnant !<br />
JBC<br />
Enseignement<br />
Supérieur<br />
5 ème meeting<br />
du projet européen<br />
Léonardo<br />
Partenaire français du projet<br />
Léonardo EMTEU: « Energy<br />
Management Technician in<br />
EU », débuté en septembre<br />
2006, le lycée <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong><br />
accueillait du 10 au 12 juillet<br />
2008 le 5 ème meeting du projet<br />
européen Léonardo<br />
EMTEU. Leonardo est une<br />
structure permettant l’harmonisation<br />
des connaissances<br />
et savoir-faire dans<br />
l’Europe communautaire.<br />
Le lycée Saint <strong>Joseph</strong> de<br />
<strong>Lorient</strong> participe depuis fin
D ans<br />
DEFI MPI 2008 : les 2 ndes D primés<br />
Découverte<br />
de l'ISP<br />
le cadre du choix de leur orientation scolaire, des élèves de 3 ème<br />
du collège sont venus se renseigner, début Avril, à l'atelier de productique<br />
du lycée, où est enseignée l'ISP (Informatique et système de<br />
production).<br />
L'ISP est un enseignement de détermination en seconde générale qui permet<br />
aux élèves d'acquérir un début de savoir technologique. Les cours se<br />
déroulent sous forme de travaux pratiques. L'apprentissage sous forme de<br />
TP est très différent des cours classiques, du fait que les élèves peuvent se<br />
déplacer librement pendant les activités, ce qu'ils apprécient particulièrement.<br />
Ils s'initient à l'électronique, à la gestion de production, à la métrologie,<br />
ainsi qu'à la fabrication assistée par ordinateur et sur machine-outil.<br />
Les 3 èmes ont passé une heure dans l'atelier de productique en présence de<br />
leurs camarades de Seconde. Ils ont pu observer et questionner les élèves<br />
en activité, et constater que les TP peuvent être des moments agréables où<br />
on ne voit pas le temps passer, où chacun travaille (avec un camarade) de<br />
façon autonome, tout en étant guidé par les professeurs.<br />
Cette année, les Secondes ont réalisé un cadre de monocycle; ils ont fabriqué<br />
les différentes pièces puis les ont assemblées au cours du dernier trimestre.<br />
Il est prévu un achat groupé de pièces pour équiper les monocycles, un certain<br />
nombre d'élèves étant bien décidés à maîtriser un jour cet engin...<br />
À la fin de la séance, qui fut très agréable et instructive pour tout le monde,<br />
chacun est reparti avec une toupie originale (nommée « tippe top »*) réalisée<br />
par les secondes.<br />
L'année prochaine, la réalisation du monocycle est reconduite pour les<br />
Secondes, avec démonstration par les professeurs eux-mêmes en début<br />
d'année dans un atelier refait à neuf !<br />
*toupie qui se retourne en cours de rotation. Pour plus de renseignements, vous<br />
pouvez passer à l'atelier.<br />
Philippe Le Deit<br />
2006 à un projet européen Léonardo visant à :<br />
- définir le profil professionnel du métier de Gestionnaire<br />
d’Energie en Europe<br />
- créer des modules de formation sur la gestion durable de<br />
l’énergie et de l’eau dans le bâtiment.<br />
Ce projet est piloté par l’entreprise barcelonaise L’studi spécialisée<br />
notamment dans la conception de systèmes solaires<br />
et par l’établissement<br />
scolaire ETPC (toujours<br />
à Barcelone) avec<br />
lequel Saint <strong>Joseph</strong> a<br />
noué de fructueux<br />
liens depuis plusieurs<br />
années.<br />
Nos partenaires<br />
(représentants d’associationsprofessionnelles,<br />
professionnels,<br />
enseignants) sont<br />
espagnols, allemands,<br />
grecs, hongrois, portugais<br />
et italiens. Tous<br />
les quatre mois nous<br />
nous rencontrons lors<br />
Cette année, les élèves de l'option MPI des classes de<br />
2 nde D et 2 nde E de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> ont participé au DEFI MPI<br />
2008. <strong>La</strong> finale du concours « Défi MPI 2008 », destiné<br />
aux élèves de seconde qui ont suivi l’enseignement de<br />
détermination « Mesures physiques et informatique »<br />
s’est déroulée le 27 mai 2008 au lycée Freyssinet de<br />
Saint-Brieuc pour la troisième année consécutive.<br />
Quarante-deux équipes de quatre élèves, venues de<br />
toute l’académie, ont présenté une maquette de maison<br />
utilisant des énergies renouvelables. Ainsi, l’alimentation<br />
électrique de la maison devait être assurée<br />
par une génératrice à courant continu couplée à une<br />
éolienne, alors qu’un dispositif simulant un chauffeeau<br />
solaire permettait son alimentation en eau chaude.<br />
Outre les tests prévus par le règlement du concours,<br />
les élèves ont réalisé plusieurs mesures (température,<br />
puissance vitesse de rotation de l'éolienne), présenté<br />
et commenté un diaporama retraçant l’évolution de<br />
leur projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation.<br />
Le jury a une nouvelle fois été impressionné par la qualité<br />
de leurs réalisations et de leurs prestations, comme<br />
par leur motivation et leur implication.<br />
Sur les deux groupes de <strong>St</strong> Jo, l'ensemble des 11 élèves<br />
du groupe MPI de la 2 nde D a participé à l'élaboration<br />
du projet et 4 élèves : Hervé BAEKELANDT, Baptiste<br />
BOUILLY, Vivien PONDAVEN, Nicolas ESCOT sont allés<br />
le présenter à <strong>St</strong> Brieuc. Le projet termine à la 3 ème place.<br />
d’une session de travail dans chacun des pays participants.<br />
Des sessions de travail ont eu lieu à Barcelone, Athènes, Fribourg<br />
et Lisbonne.<br />
<strong>La</strong> dernière réunion, organisée par le Lycée Saint-<strong>Joseph</strong>, a eu<br />
lieu à <strong>Lorient</strong> les 10, 11 et 12 juillet. Nous avons accueilli nos<br />
12 partenaires pour finaliser notre travail et réaliser des visites<br />
en lien avec les thèmes du projet : le recours aux énergies<br />
renouvelables, la gestion rationnelle de l’énergie dans le bâtiment<br />
ainsi que sa qualité environnementale. Une découverte<br />
technique de la Cité de la Voile Eric Tabarly, avec le concours<br />
de CAP LORIENT, était au programme.<br />
Partenaires principaux du projet Leonardo EMTEU:<br />
- L’Allemagne : lycée technique Fehrenbach de Fribourg,<br />
- L’Espagne : cabinet ingénierie énergétique L’STUDI et lycée<br />
technique ETP Clot de Barcelone,<br />
- <strong>La</strong> France : lycée des Métiers de l’Energie <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> <strong>Lorient</strong>,<br />
- <strong>La</strong> Grèce l : lycée technique Sivitadinios Athènes,<br />
- <strong>La</strong> Hongrie : université de Szeged,<br />
- L’Italie : Associazione Tecnici del Fredo (ATF) Milan,<br />
- Le Portugal : Associaçao Portuguesa da Industria de Refrigeraçao<br />
e Ar Condicionado (APIRAC), Lisbonne.<br />
Site du projet : www.emteu.lstudi.cat<br />
21
<strong>La</strong>productique étoffe ses équipements<br />
Le cd i<br />
Souvenir français<br />
Tous les ans, le Souvenir français propose<br />
aux élèves de CM1, CM2, 6 ème et<br />
5 ème de participer à un concours.<br />
Cette année, les élèves volontaires ont travaillé<br />
sur le thème : "les blessés et les prisonniers".<br />
Il leur était demandé, à partir<br />
de témoignages, de raconter ce qu'évoquaient<br />
pour eux les épreuves qui ont<br />
marqué ces blessés et prisonniers pour le<br />
restant de leur vie.<br />
Au collège, quelques élèves se sont inscrits<br />
individuellement au concours, soutenus<br />
par M me <strong>St</strong>éphant du CDI.<br />
Une petite réception a eu lieu à <strong>St</strong> Jo pour<br />
féliciter nos élèves participants au<br />
Concours 2008. Les responsables locaux<br />
du Souvenir français, M. Pierron, M. Scourzic<br />
ont salué le travail des lauréats :<br />
6 ème B : Claire IZIQUEL et Emilie LE GAL,<br />
Auriane REIGNER, Clémence PASQUIOU<br />
et Manon LE SQUER<br />
5 ème B : Anna JOSSE<br />
M. Le Bérigot a également félicité les<br />
élèves en mettant l'accent sur l'engagement<br />
"des blessés et prisonniers" par<br />
cette phrase d'Evangile : "il n'y a pas de<br />
plus grand Amour que de donner sa vie<br />
pour ceux qu'on aime".<br />
Semaine de la presse<br />
<strong>La</strong> semaine de la Presse s’est déroulée, pour la 19 e année<br />
consécutive, du 17 au 22 mars 2008. Comme par le<br />
passé, élèves et enseignants ont été invités à y participer<br />
activement.<br />
C’est ainsi que les 24 élèves de 4 ème C inscrits à l’option euro<br />
anglais , après avoir découvert la presse magazine anglaise<br />
du C.D.I I love English, The World in English, Easy going, Take<br />
it easy…, ont eu pour tâche finale, la réalisation par binôme,<br />
de la couverture d’un magazine destiné à des jeunes de leur<br />
âge. Bravo pour la diversité et l’originalité des productions !<br />
En 6 ème B, avec M me Le Mave, les élèves sont venus au CDI étudier<br />
les UNES de quotidiens (vocabulaire, composition…).<br />
22<br />
Résultats du quiz<br />
Le lundi 19 mai 08 a eu lieu au CDI une remise de<br />
prix gagnés par des lycéennes germanistes et par<br />
2 élèves de 5 ème .<br />
Lors de la dernière journée franco allemande du<br />
22 janvier, les lycéens avaient réalisé des panneaux<br />
sur différents thèmes et créé un quiz en<br />
lien avec ces panneaux.<br />
Toutes les classes de 5 ème y ont participé et<br />
2 élèves se sont distingués par leurs bons résultats. Il s’agit de Valentin Traina et d’Ewen<br />
Kervadec, de 5 ème C. Ils ont gagné un beau tee-shirt aux couleurs de l'Allemagne.<br />
Les élèves de 5 ème avaient également voté pour choisir le meilleur panneau de chaque<br />
niveau.<br />
C'est Manon Niobé, de seconde F, qui a gagné avec son travail sur Berlin. Elle s'est vu<br />
remettre un livre sur la capitale allemande.<br />
Pour les 1 ères , il y avait 3 gagnantes : Lucie Hamonou, Meryl Hirtzig et Soisic <strong>La</strong>urenceau<br />
toutes 3 en 1 ère S. Avec leur travail sur l'entreprise Haribo, c'est évidemment un grand<br />
ourson en résine, symbole de la marque, qu'elles ont gagné !<br />
Et pour finir, c'est Emilie Thomas, de terminale S, qui a gagné un Dvd avec l'actrice Marlène<br />
Dietrich qui était son sujet de recherches.<br />
<strong>La</strong> remise des prix rassemblait lauréats, enseignants et documentalistes.<br />
ML Servel<br />
19e prix des Incorruptibles<br />
Après 5 participants en 2006, 37 en 2007, 52 élèves de Saint-<strong>Joseph</strong> (43 6 èmes , 9 3 èmes )<br />
et 5 adultes participaient cette année au 19e prix des Incorruptibles. Chaque élève<br />
devait avoir lu 6 livres pour ensuite pouvoir voter.<br />
Françoise Lurvois, documentaliste du collège, était la cheville ouvrière de cette opération-lecture.<br />
Pour cela, il lui a fallu doter le CDI des ouvrages sélectionnés, les lire<br />
puis présenter la démarche à chaque classe en octobre.<br />
Les professeurs de français ont appuyé la proposition. Les médiathèques de <strong>Lorient</strong> et<br />
Queven étaient partenaires.<br />
Les lundis 28 et mardi 29 avril, les candidats étaient attendus au CDI pour voter via<br />
internet.<br />
<strong>La</strong> préférence des élèves de 6ème a été massivement pour Le conte des six trésors (6<br />
contes différents) de Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas.<br />
Cette opération vise à promouvoir la lecture-détente au collège. L’an prochain tous les<br />
6 èmes , 5 èmes et 4 èmes seront concernés. 2 élèves se sont portés volontaires pour participer<br />
en septembre au comité-lecture de la médiathèque de <strong>Lorient</strong>.<br />
Puis, ils ont réalisé eux-mêmes une "UNE" de Ouest-France<br />
avec un montage d'articles découpés ou rédigés sur des<br />
sujets comme la Politique, le Sport, la défense des animaux,<br />
la mort du dernier poilu… ces réalisations de UNE ont fait<br />
l'objet d'une notation.<br />
Les latinistes de 3 ème F ont conçu une UNE d'un journal de l'Antiquité<br />
romaine.<br />
Les 4 èmes C de Mme Le Bars, en lien avec les travaux de<br />
recherches aux archives de la Marine, ont rédigé des articles<br />
sur <strong>Lorient</strong>, port négrier. (cf. Article page 14)<br />
Toujours dans le cadre de la semaine de la Presse, les 6 èmes E<br />
de M me Le Bail ont dépouillé les magazines reçus au CDI pour<br />
cette occasion.<br />
C. Loussouarn et F. Lurvois
Frère François Tanguy<br />
Dossier Engagement<br />
Dossier Spécial<br />
1958-2008<br />
Saint <strong>Joseph</strong><br />
<strong>La</strong><strong>Salle</strong> : 50 ans<br />
à Kerguestenen !<br />
Alors que l'établissement fête le cinquantième anniversaire de l'implantation de Saint <strong>Joseph</strong> à Kerguestenen, Elan<br />
ouvre ses pages à l'histoire.<br />
Conquérir l'avenir, c'était bien l'ambition des Frères qui voient, dès la fin de la guerre 39-45, l'impossibilité de développer<br />
leur école dans le centre ville de <strong>Lorient</strong>.<br />
En 1968, alors que nous quittait une des figures du développement de <strong>St</strong> Jo à Kerguestenen, le Curé archiprêtre de<br />
<strong>Lorient</strong>, H. de <strong>La</strong>lun s'adressait aux jeunes de l'école rassemblés en l'église Notre Dame de Victoire en reprenant les<br />
mots du pape Paul VI : "vous êtes l'espérance, vous êtes l'avenir". Comprenez donc bien le prix de<br />
votre jeunesse, et retenez ce qu'ajoutait le pape, et qui me semble aussi résumer le dernier<br />
enseignement du Frère Tanguy : "avec l'énergie qui fait pleinement<br />
fructifier les talents remis entre vos mains, il faut être<br />
fidèle au passé pour conquérir l'avenir."<br />
En préparant ce dossier, nous voulons être<br />
fidèles à tout ce que nos prédécesseurs nous<br />
ont transmis de beau et de grand. Sans être<br />
passéistes, nous voulons porter à la connaissance<br />
des lecteurs d'ELAN, des éléments de<br />
l'histoire de notre école et de ces hommes qui<br />
ont apporté leur pierre à l'édifice.<br />
Merci à tous ceux qui ont accepté de se souvenir<br />
; nous avons eu la chance de les rencontrer<br />
et d'imaginer les premiers pas de Saint-<strong>Joseph</strong> à<br />
Kerguestenen, non sans émotions.<br />
Un dossier réalisé<br />
par Véronique Le Vagueresse<br />
Inauguration par Mgr Bellec<br />
23
Dossier 50 ème<br />
Kerguestenen : de l'achat du terrain à<br />
la 1 ère tranche de travaux<br />
Directeur de Saint-<strong>Joseph</strong> depuis début 1934,<br />
le Frère François Tanguy est nommé, en 1949 à<br />
la direction de l'école d'Arradon. Il n'est pas<br />
d'usage de laisser les directeurs trop longtemps<br />
responsables d'une même œuvre… 15<br />
ans est un maximum que justifiaient les circonstances<br />
de la guerre…<br />
Mais avant 1949, avant de changer de maison,<br />
il appartiendra au Frère Tanguy de baser la<br />
future et moderne École Saint-<strong>Joseph</strong> par<br />
l'achat du terrain dit de Kerguestenen.<br />
Kerguestenen n'était alors qu'une modeste<br />
ferme d'environ 13 ha1/2 : léguée aux Pères du<br />
Saint-Esprit en faveur de leur orphelinat de <strong>La</strong>ngonnet,<br />
iIls cherchaient des acquéreurs… Les<br />
terres étaient alors en Ploemeur aux confins de<br />
<strong>Lorient</strong>, mais dans la zone des extensions probables<br />
de la ville… Alerté par le notaire, M e<br />
Guyonvarch, le Frère Tanguy vit là une occasion<br />
providentielle en faveur du futur Saint-<strong>Joseph</strong><br />
qu'il ne fallait plus espérer reconstruire dans<br />
la zone urbaine déjà morcelée sans espace suffisant<br />
pour une institution importante. Les avis<br />
étaient fort partagés ; le Frère directeur écouta<br />
les hommes d'affaire et les amicalistes… Il en<br />
référa aux supérieurs qui se montrèrent favorables<br />
à l'acquisition, mais ne purent fournir<br />
les fonds : les 4 millions et demi dépassaient<br />
de loin les disponibilités de l'Ecole-baraque.<br />
L'emplacement de la ferme était une autre difficulté<br />
: excentrée par rapport au <strong>Lorient</strong> intra<br />
muros. D'aucuns taxèrent d'utopique l'implantation<br />
d'une œuvre scolaire aussi distante<br />
du cœur de la ville… Telle n’était pas l’intuition<br />
prophétique du Frère Directeur. Il n'avait pas<br />
d'argent : il se mit en quête de prêteurs bénévoles,<br />
et réussit à signer l'acte d'achat au nom<br />
de la Société anonyme Le Likès. C'était un coup<br />
de maître… Quelques mois plus tard, le terrain<br />
était inclus dans la zone d'accroissement de la<br />
ville, et les plans d'urbanisme prévoyaient de<br />
larges avenues d'accès. <strong>La</strong> confiance en l'avenir<br />
avait triomphé de multiples obstacles<br />
24 24<br />
1955 : Retour du Frère Tanguy pour<br />
seconder le Frère Colléter, Directeur<br />
Le 20 août 1955, le Frère Tanguy est nommé<br />
“pro-directeur” de Saint-<strong>Joseph</strong> à <strong>Lorient</strong>… Titre<br />
sibyllin : il cache les responsabilités que le<br />
Frère Directeur authentique veut bien lui accorder…<br />
Or le Frère Directeur était à la fois entreprenant<br />
et mesuré : l'œuvre lorientaise qui lui<br />
incombait tout récemment n'avait guère<br />
changé d'allure en six ans d'intervalle. Il y avait<br />
eu des plans multiples en faveur de Kerguestenen<br />
dont quelques-uns grandioses : les<br />
finances ne pouvaient faire face aux centaines<br />
de millions de devis suggérés…<br />
1958, l'année décisive<br />
L'année 1958 est marquée pour les frères de<br />
<strong>Lorient</strong> par la reconstruction de l'école Saint-<br />
<strong>Joseph</strong>.<br />
Le 4 janvier se tient rue Du Guesclin une<br />
réunion dite du "Comité de construction". Ce<br />
comité, en plus du frère Visiteur comprend le<br />
frère Directeur (F. Colléter), le frère Pro-Directeur<br />
(F. Tanguy), le directeur diocésain de l'enseignement,<br />
les chefs des paroisses de <strong>Lorient</strong>,<br />
1958 : amicale des anciens<br />
le curé-archiprêtre, le président des anciens<br />
élèves, des personnalités politiques, des<br />
hommes de loi et des industriels.<br />
Les questions posées par le frère visiteur sont<br />
simples et appellent une décision immédiate:<br />
- Va-t-on construire oui ou non à Kerguestenen<br />
malgré la position actuellement<br />
excentrique du terrain ?<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> à la campagne !<br />
- Peut-on compter sur l'appui de tous pour<br />
aider les Frères à construire ?<br />
On fait le tour de l'actif : terrain acquis, crédit<br />
de 60 millions décomposé comme suit : 20 millions<br />
du Conseil Général, 18 millions du Diocèse,<br />
500 000 de dons et 21 millions de prêts<br />
sous seing privé. Le comité juge impensable la<br />
suppression de l'école technique, couronnement<br />
des écoles paroissiales de <strong>Lorient</strong> et des<br />
environs et décide d'utiliser ces fonds.<br />
Le passif ? Le devis provisoire est évalué à 150<br />
millions. C'est donc 90 millions qu'il faudra<br />
trouver pour régler les échéances mensuelles<br />
réclamées par le constructeur.<br />
Il fallait aller par étapes, avec un plan d'ensemble,<br />
mais réalisable par pavillon : une<br />
implantation de base et des agrandissements<br />
ultérieurs. Ce fut le génie du Frère Colléter, nouveau<br />
directeur, de saisir le problème en son<br />
entier, et de soumettre des plans successifs<br />
aux études des Frères de la communauté : il<br />
voulut une œuvre collective, sachant tirer<br />
grands profit des suggestions des intéressés…<br />
Pour l'aider à mener de front une école vivante<br />
de plus de 500 élèves et les sollicitudes des<br />
plans à établir et des travaux à réaliser, il<br />
demanda lui-même l'appoint du Frère Tanguy.<br />
L'affaire Kerguestenen allait absorber la<br />
majeure partie de ses activités… tout le financement<br />
était à mettre au point. Par son don des<br />
relations et grâce aux interventions opportunes<br />
du Frère Directeur dans les coups durs, le Frère<br />
Pro-directeur intéressa les administrations et<br />
les individus à l'œuvre souhaitée. Le Conseil<br />
Général, la municipalité, l'Évêché, les industriels,<br />
les commerçants assurèrent des subsides<br />
annuels réguliers… tandis que les particuliers<br />
y allaient de leurs dépôts de temps à<br />
autres transformés en dons…<br />
<strong>La</strong> première tranche de travaux<br />
Il fut ainsi possible d'envisager une première<br />
tranche de travaux : un bloc de 12 classes et un<br />
bâtiment d'internat et d'administration pour<br />
150 internes, et des ateliers qui s'avèreront<br />
“Donne à Tanguy !”<br />
Le nom de religieux du Frère Tanguy<br />
était Frère Donat Emilien (Tanguy). Ce<br />
nom de religieux lui a valu à cette<br />
époque ce sympathique sobriquet :<br />
“Donne à Tanguy !”.<br />
vitre trop restreints face à l'envahissement du<br />
technique… il serait difficile de décerner des<br />
félicitations individuelles ; le Frère Tanguy luimême<br />
aimait à dire à qui voulait l'entendre que<br />
le nouveau Saint-<strong>Joseph</strong> était le fruit d'un<br />
dévouement commun : aussi ce fut une joie<br />
sans mélange que l'occupation des nouveaux
locaux, encore mal aménagés, le 7<br />
octobre 1958, et déjà envahis par 425<br />
élèves des classes complémentaires<br />
et technique : les primaires étant distribués<br />
entre les écoles de Sainte-Thérèse,<br />
Saint Pie X, Saint-Christophe,<br />
formant ainsi un ensemble de plus de<br />
1 000 élèves.<br />
<strong>La</strong> 1ère rentrée à Kerguestenen<br />
<strong>La</strong> première rentrée à Kerguestenen s'est relativement<br />
bien passée. Rien n'était goudronné à<br />
l'époque. <strong>La</strong> cuisine n'était pas achevée, l'école<br />
disposait d'une cuisinière au charbon, une cheminée<br />
qui fonctionnait mal, ce qui engendrait du<br />
Comme le disait le Frère François Tanguy lorsqu'il<br />
reçut en 1966 le titre d'officier des<br />
palmes académiques, "ce sont tous les frères<br />
qui ont mérité cet honneur…"<br />
Néanmoins, dans l'histoire de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> à Kerguestenen,<br />
il est incontournable tant il a marqué<br />
l'histoire de l'établissement par ses 28<br />
années de présence.<br />
Voici donc quelques éléments du parcours du<br />
frère François Tanguy, en religion Frère<br />
DONAT, décédé le 28 octobre 1968.<br />
Né le 8 mai 1899 à Quistinic, le Frère François<br />
Tanguy entrait en 1915 dans la congrégation<br />
des Frères de Saint Jean-Baptiste de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong>.<br />
Il poursuit ses études d'abord à Guernesey,<br />
puis à la maison-mère, près de Bruxelles. Là,<br />
il connaît les rigueurs de l'occupation allemande<br />
en Belgique.<br />
Son service militaire accompli, il est nommé<br />
en 1921, instituteur à <strong>St</strong>-Marc, commune rattachée<br />
depuis à Brest. En 1931, ses supérieurs<br />
lui confient la direction de Questembert.<br />
Après un triennat convaincant, ses<br />
supérieurs le choisissent comme directeur de<br />
l'école Saint-<strong>Joseph</strong> de <strong>Lorient</strong>, alors installée<br />
à l'angle des rues Vauban et du Couëdic<br />
et qui compte déjà près de 500 élèves. Il<br />
dirige l'établissement lorientais jusqu'en<br />
1949.<br />
On sait qu'à la suite des destructions des bombardements<br />
de 1943, l'école se réfugie à Quis-<br />
retard dans les repas. Mais les élèves avaient vraiment<br />
bon esprit pour bien vivre tout cela… et tout<br />
le monde acceptait cette situation, heureux d'être<br />
rentré. Les dortoirs n'étaient pas encore utilisables.<br />
Les premiers mois, les élèves rejoignaient<br />
donc soit Ploemeur ou <strong>Lorient</strong> Centre. Et bien que<br />
cela durât quelques mois, le moral était là !<br />
F François Tanguy 1899-1968<br />
tinic. Le Frère<br />
Tanguy y re -<br />
trouve alors<br />
les paysages<br />
de son en -<br />
fance. Les an -<br />
ciens élèves<br />
qui ont connu<br />
cette installationimprovisée<br />
à la Jacquelot<br />
et à<br />
Pont-Augan,<br />
conservent un<br />
souvenir im -<br />
Le Frère donnera son nom à l’école primaire<br />
1966 : remise de palmes<br />
académiques par Me Yvon<br />
pé rissable du dévouement de leur cher Frère<br />
Directeur aux prises avec mille difficultés.<br />
À la libération, le Frère Tanguy réinstalle provisoirement<br />
son école à <strong>Lorient</strong>, rue Du Guesclin,<br />
dans les locaux, réparés à la hâte, de<br />
l'école <strong>St</strong>e Thérèse.<br />
Il revient à Saint-<strong>Joseph</strong> en 1955, à l'occasion<br />
de la construction à Kerguestenen des nouveaux<br />
bâtiments de l'école Saint-<strong>Joseph</strong>.<br />
C'est là que le Frère Tanguy révèle toute la<br />
mesure de ses qualités de bâtisseur et d'administrateur<br />
jointes à ses éminentes qualités<br />
d'éducateur et d'animateur fervent des<br />
équipes sportives de son école.<br />
Devenu pro-directeur , toujours enseignant<br />
et sur la brèche du bâtisseur, le Frère Tanguy<br />
reçoit en mars 1966, des mains de Me Yvon,<br />
sénateur, les insignes d'officier<br />
des Palmes académiques. "Le<br />
gouvernement rend hommage<br />
aux services que vous avez rendus<br />
à l'enseignement, disait Me Yvon. Vous rendent aussi hommage<br />
les personnalités qui vous<br />
entourent, les maîtres, religieux<br />
et laïcs qui vous accompagnent<br />
et les nombreux jeunes qui<br />
bénéficient de cette œuvre<br />
créée pour eux".<br />
Dossier 50 ème<br />
<strong>La</strong> kermesse de 58<br />
Le Frère René Nio se souvient particulièrement<br />
de la traditionnelle kermesse de Saint-Jo qui<br />
eut lieu le 16 juin 1958 "dans le cadre campagnard<br />
et particulièrement accueillant du futur<br />
établissement technique, à Kerguestenen".<br />
L'ESSOR n°3 de 1958, bulletin des anciens<br />
élèves, amis et élèves de<br />
l'école se fit l'écho de<br />
"l'éclatant succès de la kermesse,<br />
du défilé sympathique<br />
et imposant avec ses<br />
120 vélos fleuris (préparés<br />
par le Frère Gilbert Le Coq)<br />
et conduit par la fanfare de<br />
Priziac.<br />
Petite anecdote du Frère René Nio qui s'est<br />
retrouvé à jouer "le gendarme" puisque les<br />
organisateurs avaient oublié de solliciter les<br />
services de police pour la traversée de la ville.<br />
F Yves Le Gall a vu <strong>St</strong> Jo grandir<br />
Frère Yves Le Gall est arrivé en 1955 à <strong>Lorient</strong><br />
comme économe. Il y est resté 15 ans, jusqu'en<br />
1970. Ses trois premières années, il les a passées<br />
à l'école <strong>St</strong>e Thérèse. Le jeune frère de 32<br />
ans avait tout à apprendre.<br />
Ce qui le marque, cinquante ans plus tard, c'est<br />
qu'après une période de piétinement, tout le<br />
monde avait un grand<br />
espoir dans le projet de<br />
Kerguestenen. Bien sûr,<br />
il se souvient des plans,<br />
nombreux, très nombreux<br />
: en 1957, sortait le<br />
plan "P". De mémoire<br />
collective, les plans<br />
étaient très beaux, seulement<br />
ils représentaient des sommes astronomiques<br />
et les Frères n'avaient pas le premier<br />
sou.<br />
L'arrivée du Frère Jean Colléter comme directeur<br />
est décisive pour le démarrage du projet.<br />
Après une période de scepticisme, le Frère<br />
directeur est le plus fervent défenseur du projet.<br />
Il a pris "les affaires à bras le corps" et il<br />
s'est démené à gauche, à droite pour trouver<br />
un autre système de construction. C'est le<br />
début de la collaboration avec l'architecte vannetais<br />
Yves Guillou et l'Entreprise du Centre qui<br />
ont réalisé quelque chose de tout à fait nouveau<br />
: des bâtiments en éléments pré fabriqués<br />
pour l'extérieur alors que l'intérieur restait<br />
traditionnel. Pouvoir construire rapidement<br />
et à moindre coût tout en étant solide (la preuve<br />
50 ans après, ça n'a guère bougé !), c'était une<br />
vraie révolution !<br />
Le Frère Yves Le Gall en repensant à cette<br />
période tenait à rendre hommage à l'Entreprise<br />
du Centre et à M. Hellegouarch avec lesquels<br />
il a collaboré pendant 12 années.<br />
25 25
Dossier 50 ème<br />
26<br />
Contribution volontaire<br />
pour la construction<br />
Dans le n°1 du Bulletin Essor de 1958,<br />
le Frère Tanguy adresse un message<br />
aux amicalistes :<br />
Cher amicaliste,<br />
Tu as reçu la circulaire t'invitant à souscrire<br />
pour la construction de "ton<br />
école" en versant le prix "d'une journée<br />
de travail. C'est peu et c'est beaucoup.<br />
C'est peu, ta cotisation seule : elle est<br />
perdue dans le chiffre des millions que<br />
va engloutir la construction.<br />
C'est peu; mais vous êtes nombreux…<br />
au bas mot 4 000 anciens faciles à<br />
recenser.<br />
Sur les 4 000, 65 seulement ont<br />
répondu en versant une moyenne de<br />
2 500, soit 162 500 francs.<br />
C'est peu, peut-être et c'est beaucoup.<br />
Fais le calcul pour 4 000 anciens qui<br />
se souviennent… tu seras surpris de<br />
l'effort conjugué : pas moins de 10 millions.<br />
Et sais-tu ce que représentent pour<br />
l'école, ces 10 millions ? L'intérêt à 5%<br />
d'un capital de 200 millions.<br />
Alors n'attends pas. Voici les éléments<br />
qui te permettront de te libérer d'urgence<br />
d'une dette d'honneur. (…)<br />
Pour ton geste : MERCI<br />
Frère Tanguy<br />
Le Frère Paul Etienne a<br />
été professeur à <strong>St</strong> Jo<br />
entre 1960 et 1970. Pour<br />
lui, le Frère François<br />
Tanguy était un "Homme<br />
d'audace et de foi, il<br />
entreprenait courageusement,<br />
prophétiquement l'avenir d'une<br />
école à bâtir avec sérénité et<br />
ténacité. Voici une anecdote qu'il<br />
nous a adressée :<br />
Un ouvrier en bâtiment, allait<br />
peindre la façade extérieure du<br />
bâtiment administratif, coté communauté<br />
des Frères. Il grimpe à<br />
l'échelle et redescend aussitôt :<br />
"Si vous voulez que je travaille en<br />
paix, veuillez fermer une fenêtre<br />
ouverte sur le magot ! "… c'était<br />
la chambre-magot du Frère F.<br />
Tanguy. Sur sa table de travail<br />
s'étalaient des rangées de petites<br />
coupures de banques, des piles<br />
de pièces de monnaie, résultats<br />
d'emprunts faits régulièrement<br />
près de petits porteurs voulant<br />
aider au financement des<br />
constructions en cours…<br />
<strong>La</strong> vie à <strong>St</strong> Jo<br />
<strong>La</strong> vie d'interne dans les années 60<br />
Jo Morvant est entré en 1960 en classe de 5 ème<br />
Technique, mécanique générale. Le “p'tit gars”<br />
de la campagne du pays d'Auray y a été interne<br />
pendant toute sa scolarité, jusqu'en 1967, et<br />
c'est en 1984 qu'il a retrouvé son école, cette<br />
fois comme professeur.<br />
<strong>La</strong> vie à l'internat était très familiale puisque<br />
les frères vivaient avec les internes. Ils les<br />
voyaient au petit-déjeuner, en classe, à l'étude,<br />
au repas du soir, et même au dortoir. Ils<br />
jouaient également au foot ensemble.<br />
À l'époque où Saint-<strong>Joseph</strong> était une "vraie<br />
ruche", il y avait des bâtiments qui poussaient<br />
Un vaste chantier !<br />
partout, cela demandait beaucoup de travail.<br />
Pas de classe le jeudi. Les internes pouvaient,<br />
au lieu d'aller en promenade au Ter, participer<br />
à des travaux d'atelier (rénovation de<br />
machines, peinture…) sous la direction du Frère<br />
Glinec ou encore participer à des travaux<br />
d'aménagements paysagers avec le Frère<br />
Maguet. Jo Morvant rejoignait volontiers le<br />
Frère Maguet, orienté par ses origines paysannes<br />
vers la brouette et la pelle-bêche.<br />
À l'automne, les internes ramassaient des<br />
pommes. Ces jours-là, ce n'était pas l'école<br />
pour Jo Morvant, mais la LIBERTE. Yves Le Gall,<br />
l'homme à tout faire de Saint-Jo en faisait du<br />
cidre. Les internes de l'époque se souviennent<br />
sans doute du breuvage qui leur était servi, la<br />
piquette.<br />
<strong>La</strong> ferme de <strong>St</strong> Jo<br />
Les frères réquisitionnaient les internes pour<br />
ramasser les pommes de la ferme de Kerguestenen,<br />
dans des fermes du village de Kerulvé,<br />
chez Chegard. Aidés de Charlot, un des 2<br />
ouvriers qui s'occupaient de la ferme, ils faisaient<br />
leur cidre eux-mêmes avec une presse<br />
qui était montée sur place, là où s'est trouvée<br />
ensuite la chapelle avant de devenir une salle<br />
de sport.<br />
À Kerguestenen, il y avait aussi quelques<br />
vaches. Le frère Gilbert Le Coq se souvient d'un<br />
matin où le Frère Yves<br />
Le Gall dit aux frères de<br />
la communauté : "Cette<br />
nuit, j'ai eu un boulot<br />
que tout le monde ne<br />
peut pas faire : une<br />
vache s'est soulagée et<br />
a laissé sur la paille son veau avant de le<br />
lécher."<br />
Années 1975 - Constructions : CDI, self, école<br />
François Tanguy<br />
Le Frère Jo Daniel est arrivé à <strong>St</strong> Jo en 1973 en<br />
tant qu'économe. Si le frère Yves Le Gall a suivi<br />
de nombreuses cons tructions, le Frère Jo Daniel<br />
a connu également d'importants travaux, en<br />
particulier consécutifs aux effectifs en hausse.<br />
L'année qui suit son arrivée, la mixité fait son<br />
apparition à <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> (septembre1974), en<br />
classes de 6ème et de 5ème . Et suite à la fermeture<br />
de l'école Jeanne d'Arc, 2 classes de jeunes<br />
filles se sont ouvertes en 3ème , elles préparent<br />
les élèves au concours d'entrée aux écoles d'infirmières.<br />
L'afflux d'élèves entraîne la construction du<br />
CDI, le réaménagement de la chapelle en salle<br />
de sport,…<br />
<strong>L'événement</strong> qui marque l'année 1976, c'est la<br />
construction de l'école maternelle et primaire<br />
"François Tanguy" qui fait sa première rentrée<br />
avec 2 classes et 45 élèves.<br />
En 1978, la salle de restauration<br />
ne suffit plus.<br />
Un self voit le jour au<br />
cours de l'année 1978-<br />
1979, les réfectoires sont<br />
réaménagés pour ac -<br />
cueillir les classes de<br />
5ème .<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> au service des élèves<br />
pour les aider à se construire<br />
Saint-<strong>Joseph</strong> et la technique dans les années<br />
"60", une époque "fantastique"<br />
Lorsque Saint-<strong>Joseph</strong> s'installe rue de Kerguestenen,<br />
l'homme de la technique n'est
autre que le Frère Noël Glinec. Jo <strong>St</strong>éphan le<br />
remplace 8 ans plus tard à la fonction de chef<br />
des travaux , fonction qu'il a exercée pendant<br />
28 années.<br />
En 1966, Jo <strong>St</strong>éphan "arrivait alors dans un<br />
cadre tout neuf qui ne demandait qu'à exploser,<br />
et c'est ce qui s'est passé d'ailleurs." Il se<br />
Le Frère Glinec, 1 er chef des travaux rue Kerguestenen<br />
Il était une fois<br />
Je suis arrivé chez les "Frères" de la rue Du Guesclin en 1955 pour<br />
effectuer ma scolarité primaire après un court passage chez les religieuses<br />
du Sacré-Cœur. Enfin, j’étais à la grande école des garçons,<br />
je quittais les jupes et les cornettes pour la soutane et le rabat blanc.<br />
Quel changement ! Je découvrais la couleur !.... Celle de la vaste cour<br />
de récréation entourée de baraquements en bois que je trouvais jolis<br />
et harmonieux dans leurs toiles goudronnées. Baraques rutilantes<br />
qui abritaient la salle de spectacles, appelée pompeusement la salle<br />
des fêtes , baraques ateliers pour les cours techniques, la baraque<br />
chapelle, la baraque économat, la baraque aumônerie, les baraques<br />
classes et la baraque bibliothèque. Cette dernière était mon refuge,<br />
mon lieu de prédilection, j’aimais caresser la tranche des livres, surtout<br />
les ouvrages de la bibliothèque verte "Hachette" aux jaquettes<br />
illustrées et évocatrices. J’ai dévoré, Hector Malot et « sangloté » à la<br />
lecture de Sans Famille et aux aventures de Remy, de Mère Barberin<br />
et de Vitalis. J’ai vibré aux exploits du colonel Rozanoff, Pilote d’essai<br />
et je me suis délecté des récits de Jules Verne et de Pierre Maël,<br />
le romancier lorientais. <strong>La</strong> bibliothèque était l’antre du Frère Gilbert.<br />
Ce dernier marquait méthodiquement à l’encre violette sur un cahier<br />
à carreaux, le nom de l’élève et les références du livre emprunté. Je<br />
le vois encore à la porte de son repaire attendant les « clients », il<br />
nous conseillait dans la collection « Belles histoires et Belles vies »<br />
les versions illustrées de la vie exemplaire de Saint Paul, apôtre de<br />
Jésus-Christ, de Saint François d’Assise ou de la grande missionnaire<br />
Anne-Marie Javouhey. Hélas, je n’avais pas la vocation !<br />
Les cours se déroulaient bien évidemment dans une baraque en bois<br />
aux tables alignées et serrées les unes contre les autres, aux encriers<br />
incorporés en porcelaine blanche. Un tableau noir "mangeait" une<br />
partie du mur surmonté d’un grand crucifix qui nous surveillait du<br />
coin de l’œil. Sur l’estrade, un bureau accueillait notre instituteur,<br />
souvient de cette période, des "30 glorieuses"<br />
qui ont été vécues à Saint-<strong>Joseph</strong> comme dans<br />
toute la France, avec dynamisme, la tête pleine<br />
d'avenir et d'espoir.<br />
Ce qui frappe en cette période "d'explosion",<br />
c'est l'afflux des élèves, le développement et<br />
la création de nouvelles sections. Bien<br />
entendu, le développement<br />
des formations<br />
répond, entre autre, aux<br />
besoins de l'Arsenal.<br />
Avant l'arrivée de Jo <strong>St</strong>éphan,<br />
le Frère Glinec avait<br />
équipé toute la salle d'essai<br />
d'électrotechnique de<br />
matériels récupérés sur<br />
des sous-marins, sur les<br />
alternateurs, des groupes<br />
de générateurs d'électricité<br />
continue. Les élèves<br />
travaillaient sur du matériel<br />
laissé par les Allemands<br />
et récupéré à<br />
l'Arsenal. L'équipe pé da -<br />
gogique faisait preuve<br />
de beaucoup d'astuces<br />
et de débrouillardise pour<br />
arriver à reconstituer<br />
des ensembles pédagogiques.<br />
Dossier 50 ème<br />
Une époque "fantastique" pour Jo <strong>St</strong>éphan.<br />
Ce qui caractérise le Saint-<strong>Joseph</strong> d'alors, c'est<br />
la solidarité et la convivialité. Et Jo <strong>St</strong>éphan de<br />
conclure, "je garde une profonde admiration<br />
pour l'ensemble des professeurs avec lesquels<br />
j'ai travaillé et de citer André Kerlau, Jean<br />
Saliou, Marcel Abgrall, Guy Cotillard… Tous<br />
nous avions pour objectif la réussite des<br />
élèves, tous nous étions au service des élèves.<br />
Tout <strong>St</strong> Jo se résume à ça : être au service des<br />
élèves pour les aider à se construire."<br />
Locmaria, une maison pour et avec les jeunes<br />
de <strong>St</strong> Jo<br />
Frère Edouard a passé 12 années à Saint-<br />
<strong>Joseph</strong> de <strong>Lorient</strong>. L'année passée, il est venu<br />
rencontrer les élèves des groupes de Caté pour<br />
témoigner de sa vie de Frère (CF. ELAN 155 d'octobre<br />
2007, page 27).<br />
Le frère Edouard connaissait déjà bien l'établissement<br />
lorsqu'il y est arrivé en 1970<br />
puisque, dans le<br />
cadre de sa responsabilité<br />
au service<br />
des vocations pour le<br />
diocèse de Vannes<br />
depuis 1962, il passait<br />
dans toutes les<br />
écoles de Frères du<br />
Morbihan.<br />
redouté et redoutable. Mon premier instituteur était un laïc, monsieur<br />
Dacquay, dont je garde un excellent souvenir, mais je me souviens<br />
surtout parmi mes premiers maîtres, du Frère Clovis, aux cheveux<br />
déjà blanchis par le temps et à la tête légèrement penché sur<br />
le coté surmontée d’un drôle de béret qu’il enfonçait jusqu’aux<br />
oreilles. Il avait fière allure et imposait le respect. Nous craignions<br />
particulièrement sa longue baguette en bambou qui pouvait nous<br />
atteindre jusqu’au fond de la classe et qui s’abattait avec un claquement<br />
sec sur les mains des indisciplinés. C’est avec lui, que j’ai<br />
appris le chant de « ralliement » des religieux :<br />
Honneur à toi, glorieux de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong>,<br />
Apôtre des enfants et gardien de leur foi,<br />
Vainqueur de l’ignorance, à l’âme si fatale,<br />
Honneur à toi ! Honneur à toi !<br />
Mais, ce que nous aimions par dessus tout, c’était le temps de la<br />
recréation et des parties de billes et surtout de football dans la cour<br />
pourtant bien étroite. Que dire des tournois de basket qui rassemblaient<br />
toute l’école pour des rencontres "endiablées" ! Mais, c’était<br />
aussi, les cours d’éducation physique réalisés par le moniteur Pierre<br />
<strong>La</strong>nglois qui nous apprenait à monter à la corde accrochée à la<br />
potence du bâtiment en dur. Il fallait attendre son tour pour gravir<br />
avec aisance et agileté les quelques mètres qui nous séparaient de<br />
l’anneau en fer qu’il fallait toucher avant d’envisager la descente.<br />
Caresser l’anneau de la potence était essentiel et remplissait de fierté<br />
l’élève habile et rapide qui côtoyait les cimes ! De là-haut, la vue sur<br />
l’esplanade des baraques était grandiose ! Et que dire de la propriété<br />
voisine de la Providence qui abritait les orphelines que nous retrouvions<br />
lors des cérémonies à l’église Sainte-Anne d’Arvor. Comme<br />
elles étaient sages et pieuses dans leur tenue bleue agrémentée de<br />
chaussettes blanches. Elles ne bougeaient pas, encadrées "militairement"<br />
par les religieuses de la Charité de Saint-Louis qui avaient<br />
à l’œil les bavardes et les récalcitrantes.<br />
27
Dossier 50 ème<br />
Nous autres, les élèves, nous étions bien dans les baraques et la vie nous semblait<br />
paisible et agréable, bien loin des interrogations et des projets des adultes. Nos seuls<br />
soucis étaient le nombre de billes que nous venions de perdre à la cuillère, à l’œil ou<br />
à la ligne. Qu’elles étaient belles nos agates… et que dire de nos biscots !<br />
Pourtant, je savais le départ imminent pour la ferme de Kerguestenen. Lieu que je<br />
connaissais bien, car j’étais venu visiter le chantier de construction de la nouvelle<br />
école avec mes parents, car mon père était à l’époque membre du Comité de reconstruction<br />
et Président de l’association des parents d’élèves de l’école. J’étais donc bien<br />
informé et je scrutais les signes évocateurs du départ. J’espérais naïvement que la<br />
bibliothèque allait rester. Hélas, en septembre 1958, quelle tristesse pour nous, les<br />
petits, qui ne partions pas… retrouver une école vide, sans vie, sans âme, nous étions<br />
seuls ! Même si la cour des grands était désormais la nôtre, même si les bâtiments en<br />
dur nous accueillaient, même si l’école paroissiale Sainte-Thérèse venait de retrouver<br />
son identité, même si le curé de la paroisse, le chanoine Didier, venait nous rencontrer<br />
et nous sermonner, plus rien n’était comme avant. Nos maîtres étaient partis,<br />
la bibliothèque n’était plus là, les montées à la corde et les vues saisissantes, c’était<br />
fini…car les cordes aussi étaient du voyage. J’avais hâte désormais de quitter la rue<br />
Du Guesclin pour les grands espaces champêtres de la nouvelle école.<br />
Saint-<strong>Joseph</strong>, blanche et fleurie<br />
Mon arrivée en 1960, en classe de sixième, est restée dans ma mémoire. J’étais de<br />
retour à Saint-<strong>Joseph</strong> avec comme professeur titulaire, le frère Gilbert. J’étais « aux<br />
Anges », je retrouvais mon « bibliothécaire » préféré et un professeur<br />
attentionné qui nous donnait des bonbons lorsque nous réussissions<br />
nos exercices de mathématiques. Mais il avait une particularité,<br />
ce bon disciple de Jean baptiste de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong>…il en offrait<br />
aussi aux élèves qui n’y arrivaient jamais mais qui essayaient. Pour<br />
moi qui "détestais" les mathématiques, je m’appliquais et cette<br />
constance remarquable dans l’effort me permettait de recevoir ma<br />
dose de bonbons acidulés. Je me souviens aussi des cours de<br />
musique dispensés par PPCM, « Petit Père Coffy Musicien » qui officiait<br />
avec sa longue blouse grise et venait assurer ses cours avec une vieille bicyclette<br />
rouillée et geignarde à souhait. Le cours d’éducation physique était attendu avec impatience.<br />
C’est vrai qu’il durait le temps d’un instant, une heure, une heure seulement,<br />
mais une heure quand même. Là, c’était le royaume de Pierre <strong>La</strong>nglois, qui officiait<br />
au sifflet et nous rangeait par colonnes, les forts, les moyens et les faibles. C’était une<br />
autre époque que les plus jeunes ne peuvent pas connaître ! Mais, nous attendions<br />
surtout la sonnerie qui annonçait la récréation qui était notre moment préféré. <strong>La</strong> cour<br />
était vaste et étendue et nous pouvions réaliser de longues parties de football en nous<br />
prenant pour Raymond Kopa, Roger Piantoni, Just Fontaine, Dominique Colonna et<br />
autres champions de la grande équipe de Reims. Avec notre balle en mousse de couleur<br />
rouge, nous étions comme eux, capables d’exploits, de dribbles et de tirs imparables.<br />
Bien évidemment, on ne peut évoquer cette période « glorieuse » sans parler du Frère<br />
Jean « Charles le Chauve », chargé des travaux et des espaces verts avec le Frère Glinec<br />
« glin-glin », du grand et imposant Frère Maguet « de Gaulle » et du Frère René<br />
« Max » qui régentait le tout avec doigté et efficacité. Nous rencontrions les directeurs,<br />
Jean Colleter et François Tanguy, seulement à la fin de l’année lors de la remise des<br />
prix, dans le gymnase. Comme toujours, moment de stress pour les derniers de la<br />
classe qui devaient se lever à l’appel de leur nom devant tout l’établissement. <strong>La</strong><br />
honte ! J’ai toujours dans ma bibliothèque le seul prix reçu durant toute ma scolarité<br />
à Saint-<strong>Joseph</strong>, c’était en classe de troisième « pour ses fonctions de chef de classe<br />
et l’élaboration du journal de la classe de 3 C. »<br />
Au moment où je m’apprête à quitter définitivement mon école, je n’ai jamais oublié<br />
ceux qui étaient l’âme de cet établissement. Ils ont bien mérité que l’on se souvienne<br />
de leur apostolat au service de la population lorientaise. Ils sont à jamais, non seulement<br />
dans la mémoire des élèves, mais dans celle de cette ville qui leur doit une<br />
partie de son histoire.<br />
Patrick Bollet<br />
Ancien élève de la rue Duguesclin, ancien élève de Kerguestenen<br />
Professeur à Saint-<strong>Joseph</strong>, historien<br />
28<br />
Au 1 er plan de la construction de l'administration (58),<br />
deux parpaings fabriqués par les Frères, extraits de<br />
l'atelier "productique" rénové en 2008.<br />
En arrivant à Saint-Jo, une de ses préoccupations<br />
a été de savoir comment il pourrait poursuivre<br />
l'expérience des colonies de vacances<br />
qu'il avait mises en place à Kerozer (Saint-Avé),<br />
comment il pourrait développer les relations<br />
professeurs / élèves en dehors du cadre scolaire.<br />
Après un temps de recherche, aidé par<br />
d'autres frères tel que le Frère Francis Ricousse<br />
et des élèves, il a trouvé une maison au lieu dit<br />
Locmaria en Guidel. Après avoir réglé l'acquisition<br />
de la maison avec le prince de Polignac,<br />
frères, adultes et jeunes se sont retrouvés le<br />
samedi, le mercredi et pendant les vacances,<br />
ce pendant 12 années, pour transformer le<br />
centre en une maison de jeunes (création de<br />
la piscine, aménagements…).<br />
Pour le Frère Edouard, ce n'était pas un lieu de<br />
formation religieuse, mais un lieu pour travailler<br />
ensemble, pour partager, ce qui n'était<br />
pas sans incidences sur les relations entre professeurs<br />
et élèves à <strong>St</strong> Jo. Les classes y venaient<br />
entières après les cours, les délégués étaient<br />
chargés de l'organisation. Après un temps de<br />
réflexion sur un thème choisi au préalable, les<br />
élèves partageaient le repas avec leurs professeurs,<br />
la soirée s'achevait par un temps de<br />
prière et les adultes s'assuraient du retour de<br />
chacun. Frère Edouard se souvient que les<br />
élèves ne choisissaient pas forcément de<br />
thème religieux, mais bien souvent ils abordaient<br />
un côté religieux du thème.<br />
De l'engagement de Frère professeuréducateur<br />
à…<br />
J'arrivais à <strong>St</strong> Jo en 1960, alors que l'établissement<br />
passait sous "contrat d'association avec<br />
l'Etat". 400 élèves. J'avais 29 ans et j'allais y<br />
travailler 10 ans. Le cap des 1 000 élèves est<br />
tout proche… je reconnais y avoir été très heureux,<br />
y trouvant une dimension d'homme,<br />
inséré dans une communauté fraternelle, dans<br />
la communauté éducative, dans les relations<br />
avec les jeunes et les parents en un climat très<br />
ouvert. Une période particulièrement riche<br />
avec le vécu du Concile Vatican II, l'ouverture<br />
"des Frères au monde de ce temps", et les bouleversements<br />
de "68".<br />
Une anecdote sur ma route qui a eu un impact<br />
fondateur, pour la suite de mes engagements<br />
de Frère.<br />
"Prof de maths et de Sciences naturelles et responsable<br />
des 6 ème /5 ème . Professeur d'une classe
de 5 ème de 39 élèves qui "marchait bien" (pas<br />
de mixité encore), je trouvais que 5 garçons<br />
semblaient partir à la dérive : travail en baisse,<br />
regards pas très sereins. J’avais la chance de<br />
disposer d’un bureau. Un de ces jeunes<br />
demande à être reçu et arrive en pleurs : "je<br />
suis dans une bande. On vole au supermarché.<br />
Je n'arrive pas à m'en sortir."<br />
J'attendais ce dénouement et ai demandé à ces<br />
jeunes de m'en parler ainsi qu'à leurs parents…<br />
pour le moment professeur et direction n'en<br />
sauraient rien d'ici la fin de l'année. Le trésor<br />
de guerre ou ce qui en restait –disques en particulier-<br />
fut récupéré et rendu au magasin…<br />
Je fus très marqué par cette expérience inattendue.<br />
Bénéficiant de deux années d'étude et<br />
de stages sur Paris, j'ai pu donner de mon<br />
temps pour être "visiteur de prison" près de<br />
jeunes à Fleury-Mérogis une année et la<br />
seconde au Palais de Justice de Paris comme<br />
éducateur. Quelle audace j'avais !<br />
Revenant sur Quimper, par la suite, j'ai enseigné<br />
à mi-temps au Likès et donné du temps<br />
comme éducateur bénévole, au Palais de justice<br />
de Quimper, puis appelé comme assesseur<br />
auprès du "juge pour enfants et adolescents".<br />
Un chantier de travail, l'été en banlieue parisienne,<br />
m'a permis de découvrir le Quart-<br />
Monde près du Père <strong>Joseph</strong> Wresinski. Un lien<br />
très fort que je garde aujourd'hui avec A.T.D<br />
Quart-Monde sur Angers…<br />
Heureux cinquantenaire à "<strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> d'aujourd'hui"<br />
et à tous les continuateurs dans<br />
cette mission de l'éducation.<br />
Frère Paul Etienne<br />
2004 : les Frères quittent Saint <strong>Joseph</strong><br />
Les constructions<br />
1958 : un bloc de 12 classes et un bâtiment d'internat<br />
et d'administration pour 150 internes, et des ateliers<br />
qui s'avèreront vite trop restreints face à l'envahissement<br />
du technique…<br />
425 élèves des classes complémentaires et technique<br />
1959 : construction d'un hall de gymnastique de<br />
800m², grâce à des moyens du bord : charpentes<br />
métalliques achetées à bon compte aux domaines,<br />
parpaings moulés par les Frères pendant les<br />
vacances. Cet abri servira des salle d'éducation<br />
sportive et de chapelle…<br />
1961 : bâtiment pour les 6 èmes , 5 èmes , 4 èmes et 3 èmes<br />
1962 : vaste pavillon avec salles de laboratoire et<br />
préau<br />
1963 : goudronnage de la cour (8500m²), des préaux.<br />
Construction d'un vaste atelier d'électricité<br />
1964 : embellissement et aménagement sanitaire<br />
de tout cet ensemble<br />
Dossier 50 ème<br />
Construction du bâtiment Djibouti, bâtiment des 4 èmes /3 èmes<br />
1965 : 635 élèves dont 210 internes et 330 demipensionnaires.<br />
Construction du gros lycée : salles<br />
de classes, de laboratoire, de foyers, salles variées<br />
et 100 chambres individuelles<br />
1967 : 800 élèves dont 270 internes<br />
1968 : Saint-<strong>Joseph</strong> a pris son allure de croisière,<br />
c'est maintenant une école en plein essor<br />
1974 : construction du CDI<br />
1976 : construction de l'école François Tanguy<br />
1978 : construction du nouveau Self<br />
1980 : construction d'un nouveau bâtiment pour les<br />
4 ème /3 ème<br />
…<br />
1995 : construction du bâtiment scientifique, CDI<br />
2002 : nouvelle chapelle sous l'administration<br />
2002 : nouvelle cafétéria<br />
2003-2007 : rénovation des bâtiments : Djibouti,<br />
Japon, et Mexique<br />
2008 : rénovation de l’atelier productique<br />
Frère Louis Kalmogo<br />
Le Frère Louis Kalmogo n'est pas passé inaperçu lorsqu'il est arrivé à Saint-Jo en 1977. Jeune frère du Burkina Faso de 25 ans,<br />
il est envoyé par la congrégation de la Saint Famille suivre une formation technique en vue de l'enseignement. C'est ainsi<br />
qu'il entre en 2 ème année de BEP électromécanique, puis en 1ère et Terminale F3. Bac en poche, il quitte <strong>St</strong> Jo en août 1980 à<br />
la demande de ses supérieurs.<br />
De passage en Bretagne, il a retrouvé une partie des Frères qui l'avaient accueilli à son arrivée, le Frère Pierre Tobie était alors<br />
le directeur de l'école, mais aussi son professeur de français. Il se souvient avoir été accueilli par une communauté très fraternelle,<br />
mais parle aussi volontiers des professeurs et camarades de classe. Son intégration s'était bien passée, l'entente<br />
avec les uns et les autres était bonne au point qu'il n'y avait "plus de différence de couleurs". Pendant les 3 années passées en Bretagne, il a<br />
été 2 années moniteur de colo à Locmaria avec le frère Edouard.<br />
Parallèlement à ses activités professionnelles, il a suivi des études de lettres modernes à Ouagadougou et obtenu sa maitrise. Aujourd'hui, le<br />
Frère Louis Kalmogo est directeur du Centre Sainte-Famille de Saaba (Burkina Faso), il est aussi écrivain ("Du fond du cœur", un de ses ouvrages,<br />
paru en 1999).<br />
29
Souvenirs d’ancien<br />
élève-professeur<br />
Saint-Jo d’aujourd’hui continue d’être Saint-<br />
Jo où en septembre 1960 Frère Albert FLO-<br />
CH’LAY (Directeur alors) m’accueillait, moi<br />
le campagnard du bord de côte, en son établissement<br />
flambant neuf et surtout à l’orée<br />
de la grande ville !<br />
Bien entendu Frère François TANGUY l’instigateur<br />
de l’installation de Saint-Jo à Kerguestenen<br />
en 1958, par sa présence, continuait<br />
de veiller sur son ouvrage.<br />
C’est alors aussi que Frère Gilbert LE COQ<br />
devenait en ces lieux notre professeur principal<br />
en 6 ème Moderne… Puis plein de bons<br />
souvenirs depuis pareil évènement… surtout<br />
que j’avais alors le grand honneur de<br />
connaître André, Christian,<br />
Patrick… et puis tout près de<br />
nous en 5 ème un certain Jo<br />
(certes pas Saint-Jo) mais,<br />
qui malgré tout a commis la<br />
politesse de nous attendre<br />
ensuite.<br />
Si je ne cite qu’eux c’est<br />
parce que, quasiment<br />
chaque matin depuis, il nous<br />
est toujours loisible de nous<br />
serrer la main puisque <strong>St</strong>-Jo<br />
nous rassemble toujours<br />
(redoublements multiples<br />
des enseignants !)<br />
Très dernièrement Frère Gilbert<br />
était de passage à <strong>St</strong>-Jo<br />
où nous avons eu grand plaisir à le retrouver<br />
et à échanger avec lui.<br />
Bien entendu ces échanges nous ont rappelé<br />
plein d’autres comparses d’alors<br />
(Antoine, Gérard, Gilles, <strong>Joseph</strong>, Loïc et tous<br />
les autres) que Frère Gilbert (du haut de ses<br />
seulement quatre-vingt seize printemps)<br />
avec sa verve toujours présente, apprécierait<br />
beaucoup retrouver, et nous aussi<br />
d’ailleurs avec lui.<br />
Revenons en 1960. En ce même temps Frère<br />
Paul ETIENNE conduisait parallèlement la 6ème Technique. Les 12 classes que comportait<br />
l’établissement à l’époque étaient alors<br />
réparties à raison de 6 classes en l’actuel<br />
bâtiment L et 6 classes dans un bâtiment<br />
parallèle intégré actuellement dans l’infrastructure<br />
du pôle "énergie". Entre les deux,<br />
un préau perpendiculaire jouxtant l’atelier<br />
de productique du LP actuel. Ce dernier<br />
n’était alors couvert que des deux premiers<br />
sheds de l’actuel atelier de mécanique.<br />
Pour les internes et demi-pensionnaires il y<br />
avait aussi l’actuel bâtiment B:<br />
Au rez-de-chaussée, les réfectoires avec<br />
des tablées de 6 où l’on se partageait<br />
30<br />
les mets communs y compris le maquereau/vinaigrette<br />
qui s’avérait être le grand<br />
régal de chaque vendredi midi. Pareille vaccination<br />
suffit très amplement à vous guérir<br />
pour l’éternité de votre, si grave soit-il, appétit<br />
pour la poiscaille.<br />
Aux 1er et 2ème étages, 4 dortoirs d’une quarantaine<br />
de lits chacun avec seulement de<br />
l’eau froide (été/hiver) disponible dans les<br />
communs.<br />
Pour ces quelques années vécues à <strong>St</strong>-Jo, il<br />
nous reste bien encore à louer très fort la<br />
grande audace de Frère Yves LE GALL (frère<br />
économe dans les années 60 et maître<br />
d’œuvre en la ferme de Kerguestenen) qui<br />
savait apporter réjouissances aux internes<br />
dont j’étais, en leur apportant quelques projections<br />
de films sur grand écran composé<br />
Avec les frères René et Gilbert.<br />
Christian Perrien (à droite), Henri Kerdelué, André Audo<br />
et Patrick Bollet (à gauche)<br />
de draps tendus devant quelques bancs<br />
bien installés entre tours et fraiseuses disposés<br />
sous les deux premiers sheds précités<br />
de l’atelier. Il reste bien entendu à savoir<br />
que pour pareilles circonstances il devait<br />
aussi savoir quitter quelques instants le<br />
siège de son tracteur de la ferme ou encore<br />
celui de l’harmonium de la chapelle.<br />
En pareils instants, n’oublions pas Frère<br />
René NIO, alias "Max la menace", une sorte<br />
de C.P.E. de l’époque, petit par la taille mais<br />
qui d’un bond savait se révéler être le grand<br />
malin qui savait bien manifester sa présence<br />
même là où on ne s’attendait pas à le trouver.<br />
Merci à lui de tant de constance et ce<br />
surtout que jamais il n’a eu à se plaindre de<br />
mon comportement, du moins selon mon<br />
souvenir en la matière.<br />
Dans cette lignée des Frères de cette<br />
époque, merci au Frère Yves MAGUET en<br />
général appelé "De Gaulle", grand adepte de<br />
BLED, pour avoir garni Saint-Jo en roses et<br />
plantes diverses. Il en existe sûrement<br />
encore sur le site actuel émanant de son<br />
ouvrage si attentionné.<br />
Pendant ce temps, Frère Jean KERNEC, déjà<br />
notre maître en mathématiques, continue à<br />
mener de main de maître en menuiserie, une<br />
production de portes et fenêtres. Les<br />
quelques internes, désireux de fuir la promenade<br />
du jeudi, se plaisaient à l’aider à les<br />
enduire d’une première couche de protection.<br />
Une certitude aussi: grâce à sa sollicitation<br />
ils ont aussi collaboré à l’installation<br />
de ce que nous appelons maintenant « l’amphi<br />
» et je suis fier d’avoir participé à l’installation<br />
de cet ouvrage qui nous accueille<br />
toujours régulièrement aujourd’hui (autant<br />
dire que vis, écrous et planches de ce lieu me<br />
reconnaissent dès que j’y reviens).<br />
Frère Alain HEMON, dit "cow-boy" s’est beaucoup<br />
affairé aussi à nous montrer les<br />
rigueurs du dessin technique et de la géométrie<br />
descriptive.<br />
N’oublions surtout pas Frère Yves GLINEC,<br />
communément<br />
appelé "Glin-Glin"<br />
mais avec le grand<br />
coefficient de sympathie<br />
que ses élèves<br />
d’alors et même<br />
d’avant nous, lui<br />
reconnaissent. Toujours<br />
est-il qu’il y a<br />
seulement un an j’ai<br />
eu le plaisir d’apprécier<br />
son dynamisme<br />
conjugué à ses seuls<br />
95 ans.<br />
Pour finir ce périple<br />
d’ancien élève de<br />
Saint-Jo rappelons<br />
aussi Frère Pierre PEL-<br />
LIET qui, en fin de notre parcours venait affiner<br />
notre "anglais" tandis qu’il dirigeait l’établissement.<br />
Profitant de sa taille, il savait<br />
diriger un bon "coup de pied au cul" qui incitait<br />
systématiquement chaque récepteur à<br />
"orienter immédiatement ses oreilles dans<br />
le sens de la marche".<br />
Merci à tous ces frères et particulièrement à<br />
chacun, qui ont entrepris et oeuvré pour que<br />
Saint-Jo soit et soit toujours là.<br />
Henri KERDELHUE,<br />
élève de la 6ème Moderne (en Sept 1960), à<br />
la Terminale (Juin 1967),<br />
Professeur depuis Septembre 1973
Pastorale<br />
Collège : Sur le chemin de Compostelle<br />
Alain Dupuy<br />
est retraité<br />
depuis juin<br />
2007.<br />
Depuis 30<br />
ans, il partageait,<br />
avec<br />
son ami<br />
Maxime installé<br />
dans la<br />
région de<br />
Nantes, le désir de rejoindre <strong>St</strong>-<br />
Jacques de Compostelle à pied. <strong>La</strong><br />
soixantaine atteinte, les deux compères<br />
se retrouvent à la retraite, avec<br />
du temps et… la santé. Et là : "tu te<br />
souviens de notre projet ?" Quelques<br />
mois plus tard, ils sont fin prêts pour le<br />
grand pèlerinage qui durera 3 mois.<br />
Nombreux sont ceux qui ont pu suivre<br />
leur périple avec plus ou moins de distance.<br />
Une chose est sûre, pour Alain,<br />
ce projet ne pouvait être vécu en solitaire.<br />
Sa soif de partage, ses talents de<br />
conteur l'ont amené en avril à la rencontre<br />
des élèves de 4 ème de Saint-Jo.<br />
Pendant l'heure dédiée, les jeunes ont<br />
découvert un homme de foi, un pèle-<br />
L'association CRECHE<br />
D'AREQUIPA<br />
C'est une association franco-péruvienne<br />
ayant pour but d’aider, par parrainage<br />
collectif, les enfants et leurs<br />
familles dans les bidonvilles d’Arequipa.<br />
L’Association CRECHE D’ARE-<br />
QUIPA résulte de la rencontre de deux<br />
Françaises, l’une vivant au Pérou et<br />
l’autre s’y rendant pour la première<br />
fois. De leur émotion commune, devant<br />
la détresse et la misère de beaucoup<br />
d’enfants péruviens des bidonvilles,<br />
est né ce projet en 1984<br />
rin enthousiaste qui leur a expliqué le<br />
parcours, situé <strong>St</strong> Jacques de Compostelle,<br />
montré ses photos (anecdotes<br />
à l'appui) et qui, petit à petit, a<br />
entraîné les jeunes sur le chemin de<br />
Compostelle : "Même si on n'est pas<br />
croyant, faut quand même le faire !",<br />
conclut un élève de 4 ème B.<br />
Pauline présente son projet scout<br />
aux 6ème<br />
Pauline est étudiante, elle a 20 ans et<br />
fait partie de la branche "Compagnons"<br />
du mouvement des "scouts et des<br />
guides de France". Avec les trois<br />
autres jeunes de son groupe, elle a<br />
préparé pendant 2 années un projet<br />
qui les a conduits courant 2007 dans<br />
les bidonvilles d’Arequipa, au Pérou.<br />
Les élèves des groupes "Caté 6ème"<br />
ont écouté le témoignage<br />
de Pauline avec beaucoup<br />
d'attention. Ce n'est<br />
pas rien d'aller jusqu'au<br />
bout d’un pareil projet ! Il<br />
faut trouver un financement,<br />
ce qui implique<br />
quelques sacrifices pendant<br />
une année ou deux.<br />
On ne part pas seul, il faut<br />
apprendre à vivre en -<br />
semble pour former un<br />
groupe soudé.<br />
Ça donne envie : "moi aussi, j'aimerais<br />
bien aider comme Pauline", "moi, je<br />
veux bien aider, mais pas si loin!", les<br />
élèves se sont projetés, certains se<br />
<strong>La</strong> coquille !<br />
A propos de la phrase d'élève : "quel<br />
lien avec la coquille ?"... “quel rapport<br />
entre les "coquilles Saint Jacques" et<br />
le saint ?”<br />
Autrefois, le pèlerin qui partait, n'avait<br />
de signe distinctif que sa cape, son<br />
bâton ou son chapeau... Mais, après<br />
avoir été à pied à la ville de l'Apôtre,<br />
Santiago de Compostella, il allait jusqu'à<br />
la côte, jusqu'à la mer où, selon<br />
la légende, le corps de <strong>St</strong> Jacques<br />
flottant dans une barque -ou dans un<br />
cercueil de pierre- avait été trouvé<br />
(soit quand même 100 kms de plus !),<br />
et là, il ramassait sur la plage l'une de<br />
ces grandes coquilles, car dans ce<br />
lieu elles abondaient, pour l'accrocher<br />
à son cou, à sa cape. C'était<br />
seulement au retour qu'il avait le droit<br />
d'avoir cette coquille et s'appelait<br />
alors un "coquillard" ! Cette coquille<br />
était donc le signe qu'il avait fait l'aller...<br />
et le retour ! Et il la gardait souvent<br />
sur lui, bien après son retour, en<br />
signe visible... C'était son "diplôme",<br />
sa Compostella d'aujourd'hui... A présent,<br />
beaucoup vont encore jusqu'au<br />
Cap Fisterra (= Finistère !)... mais<br />
bien souvent… en voiture !!!<br />
sont demandés ce qu'ils pourraient<br />
faire pour aider "les autres". Sûr, ce<br />
projet l'a transformée, c'est ce qu'elle<br />
a partagé avec les jeunes, le temps<br />
d'un échange.<br />
31
Pastorale Lycées<br />
Une soirée pour finir l’année<br />
Le 29 mai, les ‘habitués’ de l’Escale se retrouvaient !<br />
Vous avez dit : ‘Mettre la main à la pâte ?”<br />
Faire Escale... poser<br />
son sac quelques<br />
minutes ou quelques<br />
heures pour repartir<br />
plus fort...<br />
Comme son nom l’indique,<br />
on peut venir<br />
à l’Escale juste une<br />
fois, ou au contraire<br />
régulièrement !<br />
Lourdes, groupe de<br />
réflexion, musiciens,<br />
aide aux devoirs,<br />
participation aux<br />
temps forts... : tous<br />
les lycéens concernés<br />
étaient invités<br />
avant les examens<br />
Les CAP CSI vivent la rencontre<br />
Le 30 mai, les CAP CSI mettaient le cap sur Pluneret, où la<br />
communauté de <strong>La</strong> Belle Porte les attendait.<br />
A l’initiative de Jean-Baptiste Reutlinger,<br />
enseignant, les CAP CSI ont vécu<br />
une belle aventure ce 30 mai : la<br />
découverte de la différence ! <strong>La</strong> communauté<br />
de <strong>La</strong> Belle Porte, comme<br />
l’Arche de J Vanier (cf. Elan 157) a<br />
pour objet la vie commune entre personnes<br />
souffrant d’un handicap et personnes<br />
dites bien portantes : chaque<br />
être, unique, a du prix et apporte sa<br />
pierre à l’édifice.<br />
<strong>La</strong> ‘Belle Porte’ franchie, élèves, résidents,<br />
assistants et accompagnateurs<br />
se mélangent et se répartissent sur 3<br />
chantiers : jardinage, terrassement et<br />
menuiserie extérieure. Pas de grands<br />
discours, mais une activité manuelle<br />
32<br />
Mickaël, 2 ème en partant de la gauche, était déjà parti à Lourdes avec nous.<br />
Benoit (à G) et Ronan (à D) sont d’anciens élèves du Likes à Quimper<br />
partagée qui a permis la rencontre.<br />
Elle s’est poursuivie<br />
par un barbecue et un long<br />
moment d’échanges.<br />
“J’aime les jeunes ! Ca<br />
motive ! Je rencontre des personnes<br />
différentes et on fait<br />
connaissance” déclare Mickaël.<br />
Benoît ajoute : “le coeur<br />
de Mickaël peut ouvrir mon coeur !”<br />
C’est toute la pédogogie de la communauté<br />
: laisser la personne handicapée,<br />
peu inhibée, franchir la distance et faire<br />
tomber les barrières. “J’ai aimé travailler<br />
avec d’autres personnes” dira un<br />
élève. “C’est mieux que de travailler<br />
pour soi !”<br />
Il fait chaud ce jour là. Nous binons les<br />
pommes de terre. Tête baissée sur<br />
l’ouvrage, la sueur n’empêche ni de<br />
répondre aux questions, ni d’avoir un<br />
discussion sérieuse sur le hasard et la<br />
providence...<br />
<strong>La</strong> récolte promet d’être belle... mais<br />
que la terre est basse ! Les courbatures<br />
sont pourtant vite oubliées et<br />
notre petit groupe rejoint <strong>Lorient</strong> dans<br />
la bonne humeur. Jean-Baptiste lâche :<br />
“une journée comme celle-là, ça<br />
donne... la patate !”<br />
pour se restaurer... avant d’affronter le<br />
gros temps !<br />
Bon vent à tous ceux ... qui ont réussi<br />
leurs examens et que l’on verra moins !<br />
Forum des<br />
‘classes<br />
entrantes’<br />
Les 8 et 9 septembre, les secondes<br />
générales, professionnelles, CAP1et<br />
3DP6 ont pris le chemin de l’Escale, le<br />
Centre Pastoral, où différentes propositions<br />
leur ont été faites.<br />
Certaines sont pour les volontaires,<br />
d’autres s’imposent à tous mais dans<br />
le respect de chacun ! Aide aux devoirs<br />
des 6 èmes /5 èmes par les lycéens et accompagnement<br />
des temps forts étaient<br />
également présentés. Nous recherchons<br />
toujours des volontaires !
sport<br />
Bilan Gymnastique Rythmique<br />
Championnat national de gymnastique rythmique<br />
<strong>La</strong> Roche-sur-Yon, les 22 & 23 mai<br />
2008<br />
C’est la Vendée qui accueillait cette<br />
année, le 16 e championnat de France de<br />
gymnastique rythmique et plus précisément<br />
la petite cité de caractère de la<br />
Roche-sur-Yon. Cette dernière est dominée<br />
par la statue équestre de Napoléon<br />
qui du haut de sa monture surveille l’horizon<br />
et le destin de sa protégée. C’est<br />
une cité attachante et agréable nichée<br />
au cœur du bocage vendéen qui se<br />
délecte de la volonté de l’Empereur de<br />
l’ériger en chef lieu du département.<br />
Un championnat de qualité<br />
L’organisation du championnat de<br />
France de gymnastique rythmique a été<br />
confiée au collège Saint-Louis de la<br />
Roche sur Yon et à l’UGSEL Vendée. Le<br />
complexe sportif municipal Sully<br />
accueillait les élèves pour cette compétition<br />
qui rassemblait les meilleures<br />
représentantes de cette discipline sportive.<br />
Pendant deux jours, nous avons<br />
suivi avec attention les prestations harmonieuses<br />
des gymnastes et applaudi<br />
la grâce et la dextérité de ces demoiselles.<br />
Ce fut un championnat intéressant<br />
et agréable à suivre au sein d’un<br />
ensemble sportif de qualité. De plus,<br />
l’organisation et la disponibilité du<br />
corps professoral et du directeur du collège<br />
Saint-Louis ont fait de ce championnat<br />
un moment d’échange et de<br />
convivialité.<br />
Les représentantes de Saint-<strong>Joseph</strong> ont<br />
fait honneur à l’établissement et à<br />
<strong>Lorient</strong> en remportant des médailles qui<br />
vont de l’or au bronze en passant par l’argent.<br />
Mais, au-delà des victoires, le plus<br />
important est de vivre, d’échanger, de<br />
vibrer et de partager ensemble les<br />
moments d’émotions, de déceptions et<br />
de joies qui font de la compétition sportive<br />
et du sport en général une dominante<br />
essentielle et irremplaçable de<br />
toute action éducative.<br />
Les résultats<br />
- En duos rubans cadettes, Excellence 2 :<br />
1 ère et championnes nationales<br />
UGSEL 2008 : Nha Lisa Flatrès & Audrey<br />
Lecomte, toutes deux élèves en 1ère S B.<br />
2 ème et vice-championnes nationales<br />
: Ivanna Guégan et Cynthia Sonnic,<br />
toutes deux élèves en 3 H.<br />
- En individuel massues cadettes Excellence<br />
1 : 2ème et vice-championne :<br />
Tiphaine Reigner, élève en 1ère SB .<br />
- En collectif à 5 Excellence 1, (3 cerceaux<br />
et 2 cordes), l’équipe de Tiphaine Reigner,<br />
Nha Lisa Flatrès, Marie Le <strong>La</strong>y,<br />
Audrey Lecomte (toutes en 1ère S B) & Soizic<br />
<strong>La</strong>urenceau (1ère S A) termine à une<br />
excellente 3ème place.<br />
- En duo ruban cerceau cadettes Excellence<br />
1 : Tiphaine Reigner & Soizic <strong>La</strong>urenceau<br />
terminent à la 4ème place.<br />
- En duo massues benjamines Excellence<br />
2, Tiphanie Audo & Eva Bouguen (5ème H)<br />
terminent également à une brillante 4ème place, tandis que Louise Aleci & Salomé<br />
Ekambi Kingué (5ème C) terminent 12ème d’un concours de très bon niveau.<br />
- Marie Le <strong>La</strong>y (1ère S B), en individuel<br />
ruban cadette Excellence 2, termine à la<br />
5ème place.<br />
- Margaux Petitot & Pauline Boulben (3<br />
H), en duo ruban minimes Excellence 2,<br />
terminent 9èmes .<br />
- Marie Matras, Margaux Petitot, Jennifer<br />
Le <strong>La</strong>n, Ivanna Guégan, Cynthia Sonnic<br />
& Pauline Boulben (toutes en 3 H) terminent<br />
9ème en collectif à 6 cerceaux,<br />
minimes Excellence 2.<br />
- Tiphanie Audo, Mégane Daniel, Anna<br />
Kergosien & Marine Carrour (5ème H), pour<br />
leur 1ère participation à un championnat<br />
national, terminent à la 10ème place en collectif<br />
à 4, cerceaux-ballons, en benjamines<br />
excellence 2.<br />
Patrick Bollet & Nicole Bouleis<br />
Un destin<br />
exceptionnel<br />
<strong>La</strong> capitale de la Vendée a changé plusieurs<br />
fois de nom au gré des bouleversements<br />
politiques de notre pays. A l’origine, on l’appelait<br />
<strong>La</strong> Roche sur Yon, puis :<br />
1. Napoléon en 1804<br />
2. <strong>La</strong> Roche-sur-Yon en 1814<br />
3. Bourbon-Vendée sous Louis XVIII<br />
4. Napoléon lors des 100 jours<br />
5. Bourbon-Vendée sous Louis XVIII, Charles<br />
X et Louis Philippe<br />
6. Napoléon sous la Seconde République<br />
de 1848 à 1852<br />
7. Napoléon-Vendée sous le Second Empire<br />
de Napoléon III de 1852 à 1870<br />
8. <strong>La</strong> Roche-sur-Yon de 1870 à nos jours.<br />
Ces changements successifs ont certainement<br />
influencé la ville d’aujourd’hui<br />
ouverte à l’aventure. Du passé, elle retient<br />
essentiellement l’héritage « du petit Corse »<br />
qui a fait d’un bourg insignifiant une ville<br />
moderne qui se tourne résolument vers<br />
l’avenir.<br />
33
Bilan de l’AS Judo<br />
Cette année, 5 élèves de <strong>St</strong> <strong>Joseph</strong> se sont qualifiés pour le championnat<br />
de France de judo qui se déroulait les 29 et 30 mars à Courbevoie<br />
(92). Sur les 500 candidats, ils étaient une cinquantaine à représenter la<br />
Bretagne. Nos élèves, tous inscrits en club obtiennent d'excellents résultats,<br />
2 sont champions de France, Maxime GOUELLO (1 ère GE) dans la catégorie<br />
junior et Meryl HIRTZIG (1 ère SB) dans la catégorie cadette, Marie<br />
GUELANDARD (3 ème E) deuxième, <strong>St</strong>even CORITON (2 ème TFCA), troisième<br />
en junior et Souleiman OUAMARI (3 ème E) termine à la 5 ème place en cadet.<br />
Le championnat laissera d'excellents souvenirs à tous. Ces deux journées<br />
auront tout juste laissé le temps de découvrir le quartier de la<br />
Défense, les tours et… la circulation.<br />
Les 17 minimes de <strong>St</strong> Jo ont remporté le titre de champions<br />
de France UGSEL début juin à Beauvais. Eric Gaillard et<br />
Michel Le Bourvellec étaient très satisfaits de leur parcours,<br />
d'autant plus qu'ils ont été exemplaires tant sur le terrain<br />
que dans le respect des règles de vie hors du stade.<br />
AS Nautique 2007/2008<br />
En collège :<br />
Championnat UNSS :<br />
Départemental en voile légère (optimist et catamaran) : sur<br />
2 équipes de 3 engagées, deux ont pu courir. Après 2 reports<br />
le départemental s’effectue à Carnac. Nous avons 1 équipe<br />
qualifiée pour<br />
l’académique à<br />
Brest. Nous<br />
déclarerons forfait,<br />
car ce même<br />
jours il y a 2<br />
autres compétitions,<br />
dont le<br />
départemental<br />
UGSEL .<br />
Championnat<br />
UGSEL :<br />
Départemental<br />
en voile légère<br />
(optimist et catamaran)<br />
: nous<br />
devions emme-<br />
34<br />
ner la totalité de nos élèves de section soit 6 élèves en 6 ème ,<br />
8 élèves en 5 ème et 13 élèves de 3 ème , soit 27 élèves de collège.<br />
Le championnat se déroule en plusieurs manches sur l’Etang<br />
Au Duc sous la formule départ 24h. Nous rapportons de multiples<br />
médailles d’or, d’argent et de bronze. Cette journée a<br />
de nouveau rassemblé plus de 50 navigants. Cependant il<br />
est regrettable,<br />
qu’en raison des<br />
conditions mé -<br />
téorologiques<br />
pluvieuses les<br />
13 élèves de 3 ème<br />
ne soient pas<br />
venus. Nous<br />
avons engagé<br />
des frais qui<br />
auraient pu être<br />
diminués sans<br />
cette attitude.<br />
En Lycée :<br />
- Challenge du<br />
CDV en class 8 :<br />
Résultats AS surf<br />
Championnat de<br />
Bretagne UGSEL<br />
Mercredi 21 Mai dans le cadre magnifique de<br />
la Cote Sauvage de Quiberon s’est déroulé le<br />
Championnat Régional surf UGSEl. Bien<br />
entendu nos espoirs de Saint <strong>Joseph</strong> étaient<br />
tous présents car qualifiés deux semaines<br />
auparavant lors du championnat du Morbihan.<br />
Corentin Chevrollier, Jean François Quintrec,<br />
Pierre Le Prince et Pierre Edouard Gobet<br />
étaient tous de cette grande fête du surf.<br />
A l’issue de cette folle journée qui a regroupé<br />
une cinquantaine de surfeurs venus de toute<br />
la Bretagne, nos surfeurs de Saint Jo ont montré<br />
leur savoir faire puisque Pierre Edouard<br />
membre de la section nautisme du collège et<br />
inscrit a l’AS surf termine second dans la catégorie<br />
collège de cette compétition. Félicitation<br />
à lui. Pas moins motivés, Corentin, Pierre et<br />
Jean François ont bien surfé mais ont eu malheureusement<br />
moins de chance.<br />
Foot : les minimes champions de France !
En 2007<br />
Décembre<br />
<strong>La</strong> Vie qui va<br />
Carnet des<br />
Le 28 décembre 2007, naissance de ENZO, fils de<br />
Dorothée NOZAHIC, secrétaire-comptable<br />
En 2008<br />
Mai<br />
Le 26 mai, naissance de Constance, fille de<br />
Catherine DAVID, professeur<br />
Juin<br />
Le 7 juin, obsèques de Frère J-Michel BARON,<br />
économe et enseignant de 1983-1990<br />
Le 16 juin, obsèques de M. <strong>Joseph</strong> LE GREL, père de<br />
M-Pierre LONGUIER, professeur<br />
Août<br />
Le 2 août 2008, naissance de Malo, fils de Sophie<br />
GUEGUEN, professeur<br />
15 mai 2008 : Saint <strong>Joseph</strong>-<strong>La</strong><strong>Salle</strong> fête, comme dans tout le réseau,<br />
son fondateur. Pour l’occasion, enseignants (dans chacune des<br />
salles des professeurs) et personnels (notre photo) prennent un<br />
café agrémenté de ‘chouquettes’ ! Le soir, l’Equipe <strong>La</strong>sallienne du<br />
Pays de <strong>Lorient</strong> se retrouve au Faouët (photo). Le Frère Joachim<br />
Merrien y fait un exposé remarqué et apprécié sur un thème cher<br />
à Jean-Baptiste de <strong>La</strong> <strong>Salle</strong> : ‘Toucher les coeurs !’.<br />
Nous avons engagé 2 équipages en class 8, 2 mixte et<br />
l’autre masculin pour participer à ces compétitions donnant<br />
la possibilité d’accéder à des bourses. Lors de la<br />
finale le 14 mai à Quiberon, nous avons rencontré un très<br />
bon niveau, nous terminons 5 ème et 7 ème sur 8 équipages,<br />
mais les 3 premiers équipages sont constitués de sportifs<br />
de haut niveau.<br />
- Championnat UNSS :<br />
En class 8, nous avons participé à Quiberon dans des<br />
conditions musclées aux 2 départementaux, nous avons<br />
qualifié un équipage sur les 2 engagés aux championnats<br />
académiques à Saint Quai Portrieux, mais le niveau<br />
était excellent et nos jeunes ont connu de belles régates.<br />
Nous nous classons 5 ème établissement sur 16 représentés<br />
dans l’académie, après reclassement suite à des falsifications.<br />
- Championnat UGSEL :<br />
Départemental en voile légère (déclic et catamaran) : nous<br />
n’avons pu y participer cette année, car la date était identique<br />
à celle de la finale du CDV, ou des bourses financières<br />
étaient en jeu, dommage.<br />
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35
Juillet 2008 : Frères, amis et anciens<br />
de Saint-<strong>Joseph</strong> ont le nez<br />
dans les archives pour trouver la pièce<br />
rare, ou simplement dater un cliché !<br />
Merci à tous !<br />
<strong>La</strong> perle retrouvée : pour ne pas tasser le terrain<br />
de sport, les Frères tirent eux-mêmes la herse !