Les paysans révendiquent leur participation - La voix du paysan ...

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L

ACTUALITES

Editorial

Par Baudouin Hamuli

LA VOIX DU PAYSAN CONGOLAIS N°19.P.02

Le Ministre Jean Chrysostome Vahamwiti

et la CONAPAC se sont accordés sur la

promotion de l’agriculture en RDC

e nouveau Ministre de

l’Agriculture et du

Développement Rural, Jean L Chrysostome Vahamwiti a

accordé une audience, vendredi

25 Mai 2012 à une délégation

des paysans, conduite par Paluku

Mivimba, président de la Confédération

Nationale des paysans du Congo,

CONAPAC. C’est un Ministre de

l’Agriculture tout souriant qui a bravé le

protocole en venant chercher lui-même ses

hôtes paysans dans la salle d’attente pour

les amener dans son bureau . Le président

Paluku de la CONAPAC n’a pas caché sa

joie et a profité de l’occasion pour féliciter

le Chef de l’Etat d’avoir pensé à placer à la

tête de ce ministère un acteur de

développement issu du monde paysan.

Certaines personnes l’appellent :

« Ministre paysan ». Dans les

discussions, les paysans ont fait part au

Ministre de leur souci de promouvoir

réellement l’agriculture en RDC tout en

souhaitant que, lors de prochains débats

24 juin 2012 : La loi agricole

et le poisson

a date du 24 Juin est réellement une date symbolique et

historique pour l’Agriculture en RDC. C’est en cette date

qu’est célébrée la journée du poisson. Cette fête a été

organisée cette fois dans la ville portuaire de Moanda

dans la province du Bas Congo. Cette année encore, en

plus du couvert festif de cette journée, une incise historique va

être accolée à cette date. En effet, c’est le 24 juin 2012 que la loi

portant principes fondamentaux du secteur agricole est entrée

officiellement en vigueur.

Pour rappel, cette loi a été promulguée le 23 décembre 2011

après un long marathon parlementaire qui a pratiquement

accaparé le monde paysan pendant plus de deux ans. Cette loi

devient ainsi effective mais son applicabilité pose encore des

problèmes. Des problèmes qui sont de réels défis.

Le premier défi est sans doute celui de sa vulgarisation. Il sera

bon que les petits paysans pauvres des campagnes perdues

soient informés de l’existence d’une loi qui organise le secteur

agricole. Et qu’ils peuvent également accéder à certaines

facilités selon les prévisions du législateur.

Un autre défi est celui de rendre public les mesures d’application

devant accompagner la loi agricole. Par rapport à ce défi, la

Confédération nationale des Agriculteurs et producteurs

agricoles du Congo – CONAPAC- a constitué des commissions

qui travaillent sur les propositions des mesures

d’accompagnement de cette loi, notamment les commissions

décentralisation (art. 8 et 9) , questions foncières(art.12 à 17 et

27) , Fiscalité et Financement(art.40,56 et 73) ,et la commission

technique ( art. 29,30,37, 43, 48, 49, 54, 55). Le travail de la

CONAPAC est appelé à proposer les coordonnées essentielles

de cette loi afin qu’elle devienne complète. Le troisième défi

reste l’application effective par tous de cette loi agricole.

Tout compte fait, la mise en vigueur de la Loi portant principes

fondamentaux du secteur agricole, reste un signal fort pour faire

de l’agriculture un secteur véritablement assaini.

budgétaires au Parlement, la part à allouer

à l’Agriculture soit de 10 % comme le

demande le Protocole de Maputo.

L’agriculture contribue au PIB national à

la hauteur de 36 % au budget annuel de

l’Etat. Malheureusement, ce secteur,

déclaré pourtant priorité des priorités ,

bénéficie chaque année des allocations qui

ne dépassent pas 2%. Comme si « l’on

veut traire une vache qu’on refuse de

nourrir », déclarent les paysans pour qui

L

a Relance des activités de la

ferme pilote de l’ex-DAIPN

( N’sele) est une priorité du

Ministre de l’agriculture. Il

faudrait d’abord faire un état

des lieux de la ferme.

La préparation et lancement de la

campagne agricole 2012-2013 pour la

partie de l’hémisphère Sud de la RDC est

aussi une priorité. Il est question de relancer

les cultures vivrières de base en mettant

des outils de travail, des semences et des

moyens financiers à la dispositions des

producteurs agricoles:

Manioc : Bandundu, Bas Congo, Nord

Kivu et province orientale :30 parcs en

bois de 1 500 ha ;

Maïs : Kasaï Occidental, Kasaï Oriental

et Katanga : 840 ha pour une production

de 900 tonnes ;

Riz : Maniema, Equateur et Province

Orientale et Katanga :840 pour une

production de 2 000 tonnes ;

Haricot : Nord-Kivu, Sud Kivu et Bas

Congo : 1 500 ha pour une production de

970 Tonnes ;

Pomme de terre : Nord Kivu,

Province Orientale ( Ituri), Bas Congo :

80 Ha pour une production de 2000 tonnes.

Maraîchage : Hiterland de Kinshasa,

Bas Congo et Nord Kivu : 1 000 Ha ;

Jean-Baptiste Lubamba

il faut donner des moyens au ministère de

l’agriculture si l’on veut avoir de bons

résultats.

Les échanges entre les paysan et le

Ministre étaient essentiellement axés

autour des points suivants : l’opération

tracteur, le renforcement des Cargs,

l’évolution de la CONAPAC, la loi

Le ministre del’Agriculture Jean Chrysostome Vahamwiti

agricole, la campagne agricole, les

plantations abandonnées, le financement

de l’agriculture, la recherche agricole, la

La feuille de route de 100 jours du Ministre

de l’Agriculture

Organisation de la campagne de

vaccination de grande envergure contre la

peste des petits ruminants dans les

provinces ou cette maladie apparaît pour

la première fois et avec une très forte

virulence ( Bandundu, Equateur et Bas

Congo) et contre la fièvre Aphteuse( FA),

la péripneumonie contagieuse des

bovidés ( PPCB) à l’Est du pays ( Ituri,

Nord et Sud Kivu). Il s’agit d’évaluer des

effectifs à vacciner ; acquérir des vaccins

et organiser la campagne de vaccination.

Renforcer les capacités des pêcheurs par

l’acquisition des intrants de pêche pour

les organisations professionnelles

structurées sur base de contrats

programme à signer ( avec des clauses et

objectifs bien définis). Il s’agit d’acquérir

des intrants de la pêche (nappes de filets,

bobines de nylon, hameçons, ralingues,

flotteurs, balances, lampes coleman,

couteaux de pêches, bassins ) et du

matériels ( moteurs hors bord, pîrogues

améliorées, sels iodés, etc…) pour les

sites de Nsiamfumu et Kimwabi ( Bas

Congo), pool Malebo ( Kinshasa), Inongo,

Nyoki et Kutu ( Bandundu), Bumba,

Mbandaka et Bikoro ( Equateur),

Kisangani, Kasenyi et Tshoma (Province

orientale), Vitshumbi et Kyavinyonge (

Nord kivu), Bukavu et Uvira ( Sud kivu),

relance des cultures d’exportation, la

sécurité foncière. Les paysans ont donné

leurs points de vue qui ont été pris en

compte par le Ministre dans sa nouvelle

politique agricole en élaboration.

Concernant les tracteurs, 2150 tracteurs

sont prévus, mais 1600 sont déjà

distribués et 500 seront réceptionnés.

L’utilisation de ces engins posent

problèmes,notamment ceux liés au

manque des tractoristes et de matériels de

rechange, le relief. Pour les paysans, il

faudrait réévaluer cette opération en

identifiant clairement les problèmes avant

de les déployer de nouveau. Il faudrait

identifier les pools de développement de

la mécanisation agricole et assurer la

formation des tractoristes. Pour Malembe

Simplexe du FAT, il faudrait aussi

associer la petite mécanisation.

Les paysans ont aussi demandé au

Ministre d’officialiser la campagne

agricole dont la dernière expérience en

RDC remonte en 1990. Pour ce faire, Il

faudrait responsabiliser les gouverneurs

de provinces et appeler tous les partenaires

à travers des conférences provinciales

agricoles spéciales en vue de préparer la

campagne agricole qui doit se tenir en juin

2012.

Concernant l’article 16 de la Loi agricole

qui divise les grands producteurs et les

petits producteurs, le Ministre a souligné

que le gouvernement ne refuse pas les gros

producteurs comme il ne peut pas refuser

les petits producteurs, mais l’enjeu c’est

de faire en sorte que les grands et petits

producteurs cohabitent

Kalemie, Moba,Kashobwe, Pweto,

Dépression de Kamalondo(Katanga)

Relancer la pisciculture par la

réhabilitation de 3 centres d’alevinage

principaux à Kisangani dans la province

Orientale, Kasangulu ouest dans la

province du Bas Congo et Ngandajika Sud

dans la province du Kasaï Oriental pour la

pisciculture dans les trois provinces avec

ramifications possible pour les autres

provinces. Le coût est d’environ 350 000

Usd. Il s’agit de réhabiliter des étangs

d’alevinage avec les bâtiments de centres

et infrastructures connexes aux élevages

associés à la pisciculture ; Equipement de

centres en matériels d’exploitation et de

terrassement ; Renforcement des

capacités du personnel existant ou à

affecter.

Poursuivre les travaux d’entretien des

pistes rurales d’un linéaire de 2 240 kms

sur l’ensemble du pays et la réhabilitation

d’un linéaire de 168 Km des pistes rurales

avec le concours des partenaires

techniques et financiers.

-Poursuivre les travaux de forages : onze

puits avec pompes immergées et 124 puits

avec pompes manuelles sur l’ensemble du

pays.

Le financement agricole est aussi le cheval

de bataille de Vahamwiti.

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