16 Mai 1909 - Bibliothèque de Toulouse

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16 Mai 1909 - Bibliothèque de Toulouse

Organe quotidien de »êîéïise Sociale et Religieuse

••—. ^ Vfl^«t.Jllt; «£lAV *a»**X/*» m^-~ , ^ —

LE NUMERO 0 CENTIMES RÉDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, Rue Roquelaine, 25

LE NUMÉRO 5 CENTIMES

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1 tlost

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


'flanche 1(5 Mai Î909

«BOOô (rao le président du conseil aura au mi-

àîstère de l'intérieur avec le garde des sceaux

«t-Le ministre du travail.

Lundi matin, se tiendra une nouvelle réu-

nion du conseil dee ministres qui sera pins

'spécialement consacrée à l'étude du statut lé-

gal des fonctionnaires.

h Journée larlemeritaire

g»£0 PALAÏS BOUKBOT'

Paris, 15 mat

La séance de lundi

JLa séance de lundi, ou tout au moins le

Ijebut, promet d'être mouvementé.

1M. Pugliesi-Conti viendra d'aboird détendre

,son projet de résolution demandant la disso-

lution de la Chambre ; le député de Paris ne

pourra sans doute traiter qu'une partie de son

sujet, certains articles du règlement suppo-

sant à la lecture de plusieurs paragraphes de

son exposé des motifs.

Un député qui assista à une discussion en-

tre socialistes dans les couloirs intérieurs a

eu cette impression que les socialistes sou-

tiendraient la proposition de M. Pugliesi-

Çontt.

Le débat pourrait donc être passionné.

Ensuite viendrait l'incident qu'entend sou-

lever M. de Dion au sujet de Vimcrnalionate ;

bien que le député de Nantes n'ait pas encore

déposé officiellement sa proposition, on s'at-

tend à le voir intervenir lundi.

.11 est certain que dans ce cas des incidents

^produiront:

L'n député socialiste nous a déclaré 'à. ce

sujet :

a Bans la matinée nous répéterons l'inler-

nationale en prévision de l'incident de Dion. »

Nous croyons savoir qu'à la présidence on

ne voit aucune solution, pratique à la propo-

sition du député de Nantes.

En tout cas, on fera l'impossible pour que'

l'incident ne vienne pas ; on dit encore que le

débat pourrait dévier, on verrait, remonter

MM. Sembat et Wilm à la tribune pour trai-

ter des nouvelles révocations.

LA SITUATION

Les communications télégraphiques

Paris, 15 mai.

•L'état des lignes a été moins satisfaisant

nier après-midi que les jours précédents.

Quelques villes du Centre et du Sud, com-

me Cette, Béziers, Montlucon, Tulle, Guéret,

Aurillac, Le Puy, Maçon, Cliâlcllerault, Albi,

Rodez et Brtve, ont été sans communication

télégraphique avec Paris.

I) s'agirait d'un acte de malveillance com-

irtis dans une guérite, au-delà d'Orléans.

Des actes de sabotage ont été commis à Co-

lombes et boulevard Vadmy, et sur la ligne

du Bourbonnais, entre Montargis et Maleelier-

bes, où sept circuits oint été détériorés entre

Sa-int-Lége-les-Domart et C|naples.

Les fils télégraphiques et téléphoniques

sont touchés à terre.

Le comité fédéra!

15 mai.

a fait pla-

Paris.

Le comité fédéral des P. T. T

carder sur les murs de Paris une affiche en

réponse au discours que M. Barthou prononça

à la Chambre.

Les postiers protestent d'abord contre le vote

de confiance accordé au ministère, puis ils

nient l'exactitude des renseignements fournis

par le ministre dee travaux publics.

« M. Barthou, disent-ils ,a essayé de dimi-

nuer l'importance de notre mouvement ; il n'y

aurait, d'après lui, que 2.367 employés en

grève à Paris : nous affirmons que le person-

nel ambulant dépasse à lui seul ce chiffre.

» A Paris seulement, il y a dès maintenant

plus de 8.000 grévistes. »

Les postiers donnent en outre une longue

énumération des villes de province où leurs

camarades seraient en grève : puis ils protes-

tent, contre les paroles de M. Barthou assu-

rant que le mouvement actuel est un mouve-

ment politique ; de assurent qu'ils, entendent,

au contraire, lui conserver un caractère pu-

rement professionnel.

Us terminent en s'indignant de la surveillan-

ce dont ils sont sans cesse l'objet de la part de

la police, qui espionne leurs actes et leurs pa-

role.». -

Les incidents

Paris, 15 mai.

Quelques incidents se sont encore produits

au bureau central du vingtième arrondissement

rue des Pyrénées ; les employés du service du

départ ont abandonné le travail après avoir

brisé une partie du matériel et jeté pêle mêle

à terre la correspondance.

Rue Lepic, un facteur qui faisait sa tour-

née a été invectivé et poursuivi par un grou-

pe de grévistes.

Pour éviter le retour de pareils incidents,

on a dû, au bureau central de Clignancourt,

faire mettre en civil les jeunes télégraphistes

porteurs de dépêches.

En outre, des patrouilles de soldats protè-

gent, chaque distribution.

Paris, 15 mai.

Lereceveur (lu bureau de poste de l'avenue

F.piediand a déposé une plainte contre un in-

connu qui a jeté une allumette enflammée

dans la boite aux lettres du boulevard de

Coureelles.

Quelques lettres seulement avaient été légè-

ronaen-*- atteintes par le feu.

Le bilan officiel

laisse ainsi entrevoir le départ prochain de M.

Simyan. ., . „

D'autre part, le président du conseil espère

faire une impression salutaire sur les candi-

dats au portefeuille ; une lionne demi douzai-

ne guettent celui des postes ; par cet appât,

11 contiendra pendant quelques jours de bouil-

lante adversaires qui, après avoir vitupéré

contre les méthodes de M. Clemenceau, ne se

feraient aucun scrupule de les appliquer en

les aggravant, si on les prend dans le cabi-

net.

Les révocations

Paris, 15 mai.

Léo 313 révoqués se partagent en 379 révo-

ques de Paris et 34 de province : parmi ces

derniers, il y en a deux de Bordeaux, onze

de 1 Aube, quatorze du Rhône, trois de Ne-

vers et quatre de Nancy.

Mesures étranges

Le gouvernement a donné l'ordre à l'adml-

anstration des postes de, refuser les plis char-

gés du ministère des «riainces ; de plus, tous

les services du ministère des finances ont été

informes que les lettres d'extrême-urgence de-

vaient être adressées par les chefs de services

au cabinet du ministre, qui se chargerait de

les faire parvenir à leur destination car une

voie spéciale.

SOLIDARITÉ RÉVOLUTIOPAÎRE

Les postiers et les syndicats

_ . Paris, 15 mai.

Les conseils des diverses organisations ou-

vrières- affiliées à l'Union des syndicats ont

tenu des réunions pour discuter sur l'opportu-

ntto d une grève générale.

Les travailleurs da gaz des usines de Pas-

sy Vaugirard et Boulogne ont décidé de pro-

der a un référendum.

Les ouvriers en instruments de précision ont

décidé de se préparer à répondre à l'appel qui

sera lancé., par l'Union des syndicats ou la

C. G. T-. au moment favorable.

Les autres corporations ont tenu leurs déci-

sions secrètes.

Enfin, la commission executive de la Fédé-

ration des travailleurs de l'industrie du bâti-

ment s'est réunie, hier soir, pour discuter

de l'appui à apporter aux camarades pos-

tiers.

A l'arsenal de Toulon

Toulon, 15 mai.

Le syndicat des travailleurs de l'arsenal or-

ganise un meeting pour dimanche, en vue de

se joindre aux grévistes des P. T. T. ; l'Union

des syndicats ouvriers adresse un pressant

appel dans ce sens.

Les électriciens

Paris, 15 mai.

A la suite des déclarations faites par M. Pa-

taud, au meeting de l'Hippodrome, on 'peut

craindre que, suivant le mouvement des pos-

tiers, les électriciens fassent grève à leur tour.

Aussi, dans le but de parer à une brusque

interruption de l'éclairage électrique, on a

pris, dès hier soir, dans les grands établisse-

ments, les théâtres et les grands hôtels, les

précautions nécessaires.

Dans les théâtres des boulevards et dans les

music-halls avoisinant, on a acheté des lam-

pes à pétrole, des lampes à acétylène et aussi

des phares d'automobile. , .

Certains théâtres, les théâtres subventionnés,

qui produisent eux-mêmes leur force, ont ar-

rêté des équipes d'ouvriers qui, le moment

venu, remplaceraient immédiatement les dé-

faillants.

Tous les grands hôtels, sans exception, ont,

à l'heure actuelle, pris leurs dispositions.

La fédération des transports

ont, oie envoyée PQ>£ surveiller les fils té&

grapbiques et e^.j 10ni , qu , cs d la é -

de Saint-Ferrér^ etd'Auroc

L OPmiOW DE LA PRESSE

, „. Paris, 15 mai.

de Mun écrit dans le Gaulois :

M.

« Quelqu'un disait un jour aux radicaux que

l'ambition de narnîtr» avancés était la cause

de leur faiblesse, je crains que K pour «le pa-

raître révolutionnaires n'engendre la nôtre.

Jeudi, j'écrivais ici que je redoutais pour mes

amis le scrupule de l'ordre. Le vote de jeudi a

confirmé mfes inquiétudes. Devant un gouver-

nement dont le mortel exemple jette la France

dans le désordre où elle se débat, non, je

ne crois pas que le pays nous demande de

nous abstenir. La poste interrompue, le com-

merce troublé, l'égarement des fonctionnaires

ne sont ici que des dehors. M. Clemenceau de

sa parole tranchante l'a dit excellemment :

« Vous croyez qu'il s'agit des postiers ? La

» question des postes, ce n'est qu'une appa-

» r en ce. »

» Oui, et la réalité, ellè'est au hanc minis-

tériel où siège cette anarchie de faits que lié-

trlssait un député radical.

» Etre pour le gouvernement contre la révo-

lution !, Est-ce que la séance d.e jeudi a pu lais-

ser debout quelque chose de cette illusion ?

Nous avons vu à la tribune des hommes se

jeter à la face leur passé d'hier avec des mots

de colère et des paroles empoisonnées. Ils ont

parlé de l'odyssée où leurs routes se croisent.

Ah ! ce fut un débat lugubre. Le linge qu'on

lavait en famille, c'était le linge de la patrie.

» Tandis que socialistes et radicaux heur-

taient ainsi les débris de leur histoire, la

scène tragique du cimetière d'Elseneur han-

tait ma censée. 11 semblait qu'avec ces obscurs

aveux de leur complicité, ces 'hommes re-

muaient devant nous des dépouilles de morts.

« Voilà où nous nous sommes connus. Voilà

» ce que vous avez fait. Voilà ce que vous

» étiez. »

» Maintenant voici qu'ils ne sont plus rien.

La révolution les a fait rouler, comme le fos-

soyeur les crânes vides devant Hamlet. C'était

peut-être la caboche d'un politique, d'un hom-

me qui croyait pouvoir jouer Dieu. Oui ! c'est

cela. Ils ont cru qu'ils pouvaient jouer Dieu

et ils ont bâti leur demeure avec ce mépris

au cœur.

« Mats, dit le piocheur funèbre, qui bâtit

» plus solidement qu'un maçon ? » Et son

compagnon répond : « C'est le fossoyeur. »

gation a dû être "interrompue autour du nli

ire échoué. 1

La situation est d'autant plus dangereuse

ue l'accident s'est produit au. moment où la

hareutc était remorquée dans l'arsenal :;

l'aussiè.re s'est rompue et le choc qui a amené

l'échouement a été très violent.

'Explosion à bord du « Suffren »

Toulon, 15 mai.

Une explosion s'est produite à bord du Suf-

fren.

Un second-maître mécanicien a été blessé.

Aux Arts et B/Ié'fciex's

Paris, 15 mai.

M. Cruppi, ministre du commerce, vient de

éciderque désormais, à leur sortie de l'Ecole

normale créée à l'Ecole des arts et métiers de

Châlons, les maîtres de la section -normale se-

ront tenus de faire un voyage d'études de

ouelques semaines, comprenant un séjour plus

ou moins long dans des usines de grande ou

de petite mécanique ou dans des établisse-

ments industriels.

Ml-kt do la Compagnie îransallantifiuo

Paris, 15 mai.

La Croix reçoit la dépêche suivante de son

correspondant de Saint-Nazairo :

: Ce matin, la Compagnie transatlantique

pris la grave décision de débarquer tous

ses navires présents dans notre port.

En conséquence, l'administration de ta

marine versera ce soir les soldes dues aux

navigateurs ; en raison de la grève, les rôles

ides équipages seront déposés, »

Comme tons les jours,

Paris, 15 mai.

le sous-secrétariat

des postes a communiqué à la presse son bi-

lan de la grève, en relevant, service par ser-

vice, le nombre des manquants.

Cette discrimination n'offre que peu d'inté-

rêt ; aussi nous bornons-nous à retenir pour

Paris le chiffre total.

D'après l'administration, alors qu'hier il y

avait 2.255 grévistes, il n'y en aurait plus au-

jourd'hui que 1.917, sur an effectif do 20.406;

"il y aurait donc eu 338 rentrées.

Au conseil de tlisei ^lisia

Paris, 15 mai.

Le conseil de discipline des P. T. T. s'est

réuni ce matin ; un seul représentant des ou-

vriers s'est présenté ; l'autre, M. Caillot, pré-

demment révoqué, n'est pas venu non plus

que son suppléant.

Onze postiers lui étaient déférés : quatre ou-

vriers, MM. Colin, de Laval, Suchon, de Lyon,

Pou lia in et Jacquesson ; un -rédacteur, M. Ger-

viète, et six commis, MM. Hilly, Masson, Le-

teil. Combes, Quiilici et Ilbert.

MM. Colin et Poullain, accusés d'avoir chô-

mé le 1 er mai, ont été déplacés d'office par te

conseil avec approbation de la suspension qui

leur avait été appliquée pour un temps indéter-

miné.

Le conseil a proposé la peine de la révoca-

tion contre MM. Suchon et Jacquesson, accu-

sés d'avoir tenu des propos inacceptables en

réunion publique ; ces deux derniers ont fait

défaut.

Le conseil de discipline des rédacteurs a

également statué sur le cas de M. Cervière.

M. Cervière n'a pas comparu ; le conseil,

après une longue discussion, a renvoyé son

cas pour supplément d'enquête.

Enfin, le conseil de discipline des commis

s'est réuni dans 1'.après-midi ;*Hur statuer sur

le cas de MM. Holly, receveur à Chàteaudun -,

Masson, commis à Sèvres ; Le Treis, commis

à Quimper ; Combes, commis au Havre ; Qui-

ilici, ambulant sur la ligne de Lyon, et Ubert,

ambulant sur la ligne du Sud-Ouest.

Les inculpés font tous défaut.

M. Combes s'était présenté dans la matinée ;

après être resté jusqu'à 11 heures et demie

dans le salon d'attente, il s'est retiré en dé

clarant qu'il était obligé. de rentrer au Havre

dans l'après-midi et que par conséquent il ne

pouvait pas comparaître.

A 4 h. 35, le conseil apporte les décisions

suivantes : Avis favorable à la révocation de

MM. Combes et Ibert et au déplacement de

,M. Quilici.

Le conseil a. demandé, en outre, un com-

plément d'enquêté pour MM. Hilly et Le Treis,

' et non Helly et Le Teil.

Il a retiré le dossier de M. Masson, ancien

conseiller municipal de Brest, qui a été déjà

! a plusieurs reprises sur le point d'être révo

qué.

, Le conseil de discipline est convoque pour

mardi et mercredi prochains pour émettre son

avis sur un certain nombre d'agents, de sous-

agents et d'ouvriers passibles de révocation.

L'ACTION DU GOUVERNEMENT

Un ministère des postes

_ ... .' Paris, 15 mai.

' S. lt toujours que le gouvernement est

flans 1 intention de créer un ministère dos pos-

tes ; 1 opinion dnt. dnn.o

Voici le texte du jugement prononcé par lai'

Cour d'appel de Toulouse :

Attendu que M. Marty, évêque de Montau-

•ban, est inculpé, par ses instructions pasto-

ral":, du 28 mars 1908, publiées et lues en-

chaire, et par l'article du Bulletin paroissial

qui a suivi, troublé ou entravé les enchères

du 9 avril de la même année, ouvertes pour

la vente du domaine de Montau.riol a.yant

appartenu à Ja, congrégation des Jésuites. —

Que -les instructions du 28 mars rappellent'

aux catholiques du diocèse de Montauban que

ceux qui se rendraient acquéreurs de biens da

l'Eglise ou de congrégations encourraient la

peme de l'excommunication ; que le Bulletin;

paroissial d'avril 1908 reproduit ces instruc-

tions et en fait une application directe à la;

mise en vente du château de Monlauriol ;

qu'après avoir fait connaître les résultats à

peu près négatifs d'une première mise en.

vente, à la date du 5 rnarjg 1908, le Bulletin'

ajoute : « Nous voyons là la preuve que les

catholiques ont bien compris les prescriptions

de l'Eglise à l'égard des acquéreurs de biens

ecclésiastiques, prescriptions qu'il n'est pas

inutile de rappeler à l'occasion de la confeet-

sion pascale ».

Attendu que le prévenu oppose à la pour-

suite « qu'en rappelant, sans se préoccuper

d'ailleurs de la mise en vente .d'un immeuble

déterminé, des règles immuables de l'Eglise

catholique; il a fait ce que son devoir d'éve-

que lui commandait et qu'il ne relève du

contrôle d'aucune autorité civile. »

Que ce moyen de défense ne peut être ad-

mis par la cour, attendu qu'il n'est .'Pas plus

permis au ministre d'un culte qu'à tout autre

citoyen de faire un îri parmi les lois de 1E-

tat, 'd'accepter les unes et de rejeter les au-

tres ; que tout citoyen doit à toutes les lois

sinon son adhésion intime, du moins son

obéissance et que, s'il lui appartient de pour-

suivre par les voies légales l'abrogaLon de

celle qu'il juge mauvaises, il doit s abstenir

de tout acte qui aurait pour conséquence di-

recte ou indirecte d'en rendre 1 exécution im-

possible. , . . .

Mais attendu que le délit .Bfévu et réprimé

par le premier -paragraphe de 1 article 412 du

Code pénal ne peut être retenu a la change

du prévenu que s'il est démontre que les en-

chères du 9 avril 1908 ont été réellement tww

Nées ou entravées et qu'elles l'ont ete par

les instructions ou publications incriminées.

Que la rnenaoe, en effet, ne peut être consi-

dérée lorsqu'elle n'est pas suivie débet, que

comme une tentative d'entrave ou de trouble

et que la tentative du délit, prévu par ledit

article 412 n'est point punissable.

\ttendu en fait, qu'il est constant que le

château ou domaine de Montauriol fut mis

une première fois en vente à la barre du

tribunal de Montauban le 5 mars 1908, c est-

à-dire avant les instructions et publications

reprochées au prévenu ; qu'à cette date un

seul lot sur huit fut adjugé moyennant la

prix de 825 francs ;

Que le ministère public expose, H est via*,

que l'intervention de l'évêque de Montauban

s'était déjà produite ; mais que cette inter-

vention n'est pas prouvée et que d'ailleurs

l'inculpation ne relève comme ayant exercé

une action sur les enchères du 9 avril 1908

que les instructions épiscopales du 28 mars

et le Bulletin paroissial d'avril de la même

année. . . , „

Que l'immeuble fut remis en vente le 9

avril, les mises à prix ayant été abaissées

(en premier lieu, elles étaient fixées à 150.000

francs) et fut adjugé à la dame Fabre de

Cahuzac, moyennant le prix total de 69.550

francs en sus duquel l'adjudicataire a dû

payer 17.833 francs de frais et 6.399 fr. 75 de

droit d enregistrement — ce qui porte à 93.783

francs la somme devant être déboursée par

ladite dame.

Qu'aucun des éléments d'appréciation sou<

mis à la Cour ne lui permet d'affirmer que

ces aésultats de l'adjudication ne. répondent

pas à la valeur vénale de l'imimeuble ; que,

sans doute, le château de M'ontaurlol et les

dix hectares qui en dépendent avaient été

vendus en mai 1899 à la Société de Jésus,

moyennant le prix de 300.000 francs ; mais

qu'il convient d'observer que Montauriol n'est

qu'un domaine d'agrément et de luxe ; que

sa location ne produit qu'une somme de 3.000

"r.anos et que son entretien est très onéreux ;

qu'il n'est pas étonnant que les capitalistes

de la région ne soient pas accourus en foule

la barre du tribunal de Montauban pour

enchérir.

Qu'il n'est pas possible de déclarer avec cer-

itude que. sans l'intervention de l'évêque de

Montauban, les (résultats de l'adjudication

eussent été plus satisfaisants et que les enchè-

res du 9 avril 1908 ont été réellement troublées

ou entravées. ;

Que quelle qu ait été 1 intervention du pré-

venu 'et même si on considère comme assi-

milables aux menaces prévues par l'article

412 (paragraphe I") du Code pénal des ius-

ruetions rappelant les peines spirituelles

édictées par l'autorité pontificale, on ne peut

déclarer le prévenu coupable d'une infraction;

à laquelle manquent les éléments essentiels»

C'est-à-dire la preuve d'un trouble et d'une

relation entre ce trouble et les actes inoriani-

nés. Qu'il y a donc lieu de maintenir 'J'aceai.t-,

tement prononcé .par le premier jupre.

Par ces motifs : Déclare régulier et rece-

vable en la forme d'appel du ministère pu-

blic ; au fond l'en démet. Et, confirmant la

décision du premier juge, relaxe le prévenu

des fins de la poursuite sans dépens.

S'est passée généralement dans de bonnes con

ditions pour les acheteurs avec reports ne dé-

passant pas 2 % en moyenne ; les positions

rapprocher de votre- vénérable personne, chez n étaient d ailleurs pas très chargées et beau-

la quel le je trouvais toujours bonté invariable coup de capitaux n ont pas trouvé à s'employer

» Les souvenirs des réceptions trouvées dans En banque, les dispositions restent eneoura-

l'Empire de Votre Majesté, ici et auprès du géantes ; toutefois après la fermeture de Lon-

dres Paris, livre a lui-même, a un peu réalisé.

Ik TELEPHONE SASS FIL

Toulon, 15 mai.

On annonce que sous peu les lieutenants de

vaisseau Colin et Jeanco viendront procéder

au réglage de la station radio-télégraphique

du Mourillon et à des expériences destinées

permettre la mise au point des appareils

de téléphonie sans fil qu'ils ont imaginés. - !

De très intéressantes expériences de télé-

phonie ont ensuite eu lieu entre le station-

naire de Toulon fonctionnant comme émet-

teur et le croiseur Condé, sur la rade de Vil-

lefranche, fonctionnant comme récepteur.

NOTRE MARINE

Transport échoué

Toulon, 15 mai.

Le transport Charente, chargé des répara-

tions des câbles sous-marins, s'est échoué a

l'entrée du port.de la Seyne"; il se trouve

dans une position critique. Toulon, 15 mai.

La situation du transport Charente, échoué

en rade devant le. cl tonal d'accès du port de la

Seyne, devient de plus ea plus critique.

Les efforts des remorqueurs Goudon, Farort.

Hercule, (ivliath sant restés Vftl"" et la n;>vi-

chevaleresque peuple magyar, nie resteront

toujours inoubliables.

» Puissent ces sentiments et les dispositions

d'amitié fidèle subsister, sous le sceptre glo-

rieux de Votre Majesté, jusqu'à l'avenir le

plus lointain.

» Puissent-ils former toujours un lien indis-

soluble entre nous et nos Empires, pour le

bien de nos peuples et pour le maintien de la

paix.

» Avec ce désir, je bois à la santé de Votre

Majesté ; que Dieu bénisse et conserve Votre

Majesté, sa Maison illustre, Sa Majesté Fran-

çois-Joseph. Hurrah ! Hurrah ! »

Vienne, 15 mai.

L'empereur Guillaume a reçu ce matin M.

d'Aerenthal. qui a ensuite conféré pendant une

heure avec M. de Tschirsky, ambassadeur

d'Allemagne.

Les souverains allemands ont déposé de ma-

gnifiques coiuonnes sur les tombes de l'impé-

ratrice Elisabeth et de l'archiduc Bodolphe

Les souverains ont été acclamés avec en-

thousiasme -\ar la foule massée dans les rues

A midi a eu lieu, à la Hofburç;, un déjeuner

-auquel les souverains, les archiducs ef les ar-

chiduchesses et leurs suites assistaient

Ls Jonvsan Mgta su Tmp

Arrestation de Burrhan Eddino

Francfort 15 mai.

On télégraphie do Constantincxplc à la Ga-

zelle de Francfort :

^ Le prince Burrhan Eddino, le fils nréféré

de l'ancien sultan, vient d'être arrêté par or-

dre de la cour martiale et conduit au minis-

tère do la guerre. »

etites b

Bu 15 mal.

-- I.» Journal Officiel publie un décret portant dis-

solution du conseil municipal de Monlutllon [Ariège).

- Notre rente finit à 97 40 contre 97 65 ; malgré

1 optimisme dont on fait preuve en haut lieu

la journée de demain dimanche est appréhen-

dée par la spéculation qui s'est allégée.

Les fonds étrangers conservent au contraire

leur fermeté ; sur les Busses, on reste à 89 90

pour .le Consolidé, à 75 fr. pour le 1891 et à

9b 10 pour le 1909 : seul, le 1906 ne suit pas ce

mouvement à 101 65.

Le Turc .se traite à 93 10, Serbe Si 10, et l'Ex-

térieure 98 80, un peu plus lourde.

Les établissements de crédit s'améliorent 1

Banque de Paris 1.633, Lyonnais 1.217 et Union

parisienne à 814.

En sociétés étrangères, la Banque ottomane

se consolide à 721 et la Nationale du Mexique

à 1.065.

Nos grands chemins ont suivi le sort de notre

rente et les Chemins espagnols se retrouvent :

le Nord-Espagne à 334, le Saragosse à 404 et les

Anrlalous à 189.

L'obligation hypothécaire Nord-Est rî« l'Es

pagne est demandée à 455 ; Suez légèrement

tassé à 4.770.

Dans le groupe des transporta, le Métro s'a

vance à 513, la Thomson à 718, tandis que

l'Omnibus est immobile à 1.355.

L'action LiUe-Roubaix-Tourcouig est coté

249 50..

les Industrielles russes ne conservent gêné

ralement pas toute leur avance précédente,

la Sosnowico revient à 1.568 «t Bakou à 905

Briansk cote 238.

i.o Rio compensé a l:9tu, setasse un rien par

la suite 'jusqu'à 1906, mais en bonnes tendan-

ces. ' . .

En banque, les derniers cours des Mines d'or

ne s'écartent guère de la précédente clôture •

de Becrs vaut 340 50, Hartmann et. Maltjton

sont, inchangés, tandis que lo Platino fléchit

à 396.

1 .'obligation 5 % or du port do Bah la se traite

I à 4&

f PlllLOnze FT WnfllftNGTOlk

t . et, rue Taiibovt.

Explosion et tasle à Paniers '<

De notre correspondant particulier :

P ami ers, 15 mal.

Un incendie d'une violence extrême s'est dé.'

claré à l'épicerie, Candeil, au fond de la ru»

Major, vers midi.

Cet incendie a été provoqué par mie explo-

sion, jusqu'ici inexpliquée.

Plusieurs clients qui se- trouvaient dans le

magasin ont été blessés, ainsi que Mme Can-

deil, dont l'état inspire de vives inquiétude».

La nièce de Mme Candeil, jeune fille d'une

trentaine d'années, a disparu ; on craint

qu'elle ne soit ensevelie eops les décombres.

Quant au fils Candeil, il s'est sauvé grâce à

une échelle appliquée aux fenêtres du 'second'

étage.

[.explosion a. été si forte, qu'un cheval qui

stationnait devant l'épicerie a été littéralement

ëventré. Nous courons aux détails,

vous enverrons par l'express. — R. que nous.

Sp2clade$-Corçc£îi$ de Toulouse;

Du 16 mal

THEATRE LAFAVKTTE. — A Ceux heures, Ut

Muusnuelitires uu Cvuvent. — A huit heures trois

quarts, le Paradis de Mahomet.

THEATRE DU RAMIER. - Ulmanctie 10 mal, *

trois heures, samson et Daltta.

AV0LI.0 — Vous u uienitm, revue local».

La meilleure des Eaux-


Dimanche f o Mal 19W

Ï223

Aux aguets

rjmMt -'dans,toutes lea, régions do Ts

r^ias cultivateaiTO ont donné au moi

f:>. de réparateur. C'est le vrai

t^if, • sa brise et son soleil, ses pluies

^Vmûieut l'élan à toute végétation,

' sur les montagn.es qui, jusque là,

'/flUiu la neige. S'il est le mois des

„ 0 ur les poètes, c'est aussi l'époque

Pj^iiat tes. fruits de nos arbres. Tout

f*st très beau Pour las chercheurs d'i-

>tt les peintres. Mais c'est bien le cas

que le serpent est ici caché sous les

jet hélas ! (depuis quelques années sur-

f 'je mois signalé par des invasions

Lies et de cryptogames contre lesquels

r..ii,û,n.anv imirA.nY depuis le potager

gulheureux ruraux,

|Vla vigne, en passant par les arbres

«rs, devront se mettre en garde. Il est

fc'un cas où la paresse serait funeste.

Te année, la végétation est très en re-

De combien de jours ? Cela dépend

peux et de l'exposition, mais on peut

^r entre dix et vingt. Ce dernier chif-

frait forcé si on le généralisait. Te-

.compte d'un retard très appréciable,

à chacun à examiner la .végétation

plantes qu'il doit défendre.

JLy sortes d'invasions sont à craindre

Ci Celle des insectes et celle des cryp-

„ ie '=. Ces dernières n'arrivent que vers

du mois, d'ordinaire. Peut-être cette

.ne sera-ce qu'en juin ? Songeons aux

début d'avril, j'ai fait une causerie

«'spécialisé. On me permettra de

Lliser un peu plus et de courir, de ci

a. Au plus pressé.

fcJne en avril, vous avez à défendre

Lnotager, semis ou jeunes plants. Vous

Lmiez rien en vous servant d'un liqui-

L,Rtenant 4 % de jus de tabac,

fis parié de nicotine. On sait qu'il n'y

"'plus. Il faut donc prendre ce que l'on

/prix du jus de tabac est entre 25 et

Tptioies le litre.

^liet de îa nicotine dure sept à dix

, 3 mais cela dépend du temps, de la

,'ou des arrosages subséquents.

Influe les insectes ne passent pas trois

ans rien manger en ce moment de

p, vous avez le temps de les empoison-

fc,,. le jardinage vous devez voir si au

de huit jours chenilles ou petites bêtes

fissent. Vous recommencez.

§ur"les arbres, pruniers ou pommiers,

les chenilles fileuses envahissent dès le

jtt de mai, agissez avec un pulvérisa-

jSi vous n'avez pas de lance ou de jet

fcal, ayez un bec ordinaire. Seulement,

lez sur une échelle pour tout atteindre,

jjest bien fait et à temps porté, c'est à

à l'apparition des chenilles, un seul

fanent suffit.

tà la fin du mois vous en voyez encore,

:rez.

oéralement ces chenilles {Ypomoneules

•heimatobies) apparaissent du 10 au 20

Rappelez-vous que vous ne risquez

devons empoisonner. Les matelots ava-

ient le temps du jus de tabac en chi-

mi. Je ne vous parle pas de l'arsenic

figue bien plus énergique. Une impru-

jte d'un ouvrier peut avoir des consé-

§êes graves.

ïeste.la commission parlementaire vient

(Utparnii ces fo«s, il peut (cela s'est vu)

fait courir l'arsenic et je connais un

td propriétaire qui, pour s'en être ser-

fceu des suites les plus fâcheuses. C'est

Wm un poison dangereux à la portée de

n| parmi ces tons, il peut (cela s'est vu,

Kmuver de malveillants qui... vous de-

KSjl^ujet .de.roman,

fcrest, si. pour détruire îles ypomoneu-

on est gêné par des arbres trop hauts

rop fourrés, on peut détruire les enva-

feurs par le procédé suivant : on allu-

4'après la grandeur ou étendue de l'ar-

ïleux, trois, quatre, petits feux de co-

Éou de brindilles sur lesquels on jette

pu de souffre en poudre. L'acide sulfu-

fiui s'en dégage est mortel pour les

j Si une fois cela ne suffit pas, on

m. Il faut prendre garde que la flam-

Ju .la fumée trop chaude ne rôtisse les

pnés de la nicotine, du soufre et du Iy-

fcnt j'ai parlé en avril, U vous est fa-

illis détendre arbres, semis ou légumes.

Ifs pour la vigne ? Assurément, elle ne

R,Pas les grands risques de juin et jitii-

est rare que le mildiou se montre

cette année encore moins.

weîois, dès que la grappe est bien sor-

ans cinq où six feuilles sont dévelap-

Sa chaque cep, soufrez et sulfatez (ou

l'cetsa). Faut-il y ajouter le lysol ?

Peut-être un peu tôt. Il vaut mieux le

M' contre le rot brun et les dernières

lions d'oïdium.

Btefois, un essai ou deux essais sont à

S Ln peu avant que la floraison coin-

gs (cela peut être en juin ; tout dépend

Pips), votre manne (je prends le mot

m languedoo) a deux ennemis : l'a.n-

ftetose et deux vilaines chenilles bien

P%, la pyraJe et la.cochylis. De tout ce

Mon a essayé contre l'anthracnose, la

ft'en poudre est ce que l'on a trouvé

|feux. On la mélange avec le soufre en

pat, cela n'amène aucun fâcheux in-

Pient. Mais pourquoi n'essaierait-on

m la chaux lysolée qui se vend dans

«e syndicats ?

Jf 3 . pourrait fort gêner la chenille de la

Pwis.

| Cette vilaine ibêto « deux apparitions,!' une

I ilonsquo la vigne va fleurir, l'autre vers le

•'(milieu do juillet.

A la première, la cochylis forme rapide-

ment un ooeon flasque qui enveloppe une

ypartie de graiptpe et, enfermée là, elle dé-

vore Tapidcimetnt les bourgeons. Pour l'at-

teindre, il ne faut pas qu'elle ait fille sa soie.

| Voiilà pourquoi l'ouï doit jeter auparavant

tin poison pour élite sur cette grappe.

I« 28 mars, à la réunion générale dti

Syndicat de la Haute-Garonne, M. Prunet,

professeur de pathologie végétale à la Fa-

culté des Sciences, a exposé où l'on en était

pour la défense de la vigne contre ces trois

petits ravageurs, la cochylis, la pyrale et

il'endimis.

Il a déclaré d'abord crue c'était fort diffi-

cile d'agir contre un ennemi qui se cachait

si bien et dont l'apparition était incertaine.

Il ne croit pas à l'efficacité des lanternes

pièges. Plus d'une fois, je vous ai parle de

cela, vous décrivant les appareils. Mais j'ai

toujours fait remarquer que l'on avait neuf

chances sur dix de n'attraper que les mâ-

les de ces papillons de nuit dont beaucoup

comme les trois susnommés et encore plus

le carpocapse (ver du fruit) font de tels

ravages. Pourquoi des milles ? H vous faut

savoir que les sens des insectes sont très ai-

gus et atteignent un degré que nous ne

connaissons pas. Outre que les mâles sont

essentiellement rôdeurs, outre que bien

souvent ils sont bien meilleurs voiliers que

les femelles (parmi les papillons de nuit,

certaines femelles n'ont que ues rudiments

d'ailes), ils ont un autre attrait. Vous con-

naissez tous le lampyre ver luisant. C'est la

femelle. Sans atteindre cet éclat, beaucoup

d'insectes ont l'abdomen phosphorescent.

Vous me direz que les mâles sont bien

mal avisés de prendre une flamme pour

(une simple lueur. Peut-être, mais c'est un

fait. Mais peut-être aussi sont-ils attirés

par la curiosité comme nous par un feu

d'artifice.

Toutefois, ces lanternes-pièges on petit

barri! au fond duquel est une minuscule

lampe à pétrole et à l'orifice duquel vous

mettez des fils englués, ne sont pas inutiles.

Cela sert à voir l'invasion des premières

cochylis.

Mettez ce que vous voudrez â partir du

15 mai et voyez ce qui s'y prend. Oh ! c'est

très varié, il y a du gros et du menu ; mais

sans être entomologiste, vous avez vite re-

connu votre ennemi. C'est un tout petit pa-

pillon gris de la faimille des teignes ou mi-

tes qui au lieu d'être chiné, gris sur gris

ou noir sur gris, a sur les ailes supérieures

(au-dessus) deux raies ou bandes brunes on

violettes très visibles. Il n'y a pas à s'y

tromper.

Toutefois, l'on a cru longtemps à la' va-

leur des lanternes-pièges. C'était si naturel.

Et puis, l'on se disait : « Si ce n'est pas cet

ennemi, ce sera un autre. En dehors des

abeilles et des vers à sole, à quoi servent

les insectes ? » Et. puis, pour la seconde in-

vasion, on n'avait que ce!à. C'était surtout

aux endroits où la vigne a beaucoup de va-

leur que l'on s'en donnait. Il y a dix ans

de oeil a, j'étais en Bourgogne, chez un de

mes amis, au aniieu de juillet. C'était entre

Givry .et Chàlon-eur-Saône. « Si vous vou-

lez, me dit-il, à huit heures nous monte-

rons sur cette éminenoe. Nous verrons les

fusées du feu d'artifice de la fête, tiré à

Châlon, .et puis, toute la plaine va s'illumi

ner. .» En effet, dès le crépuscule, des mil-

liers de lanternes s'allumèrent. Cela tenait

plus de cinq kilomètres. Mais hélas ! les

snêmes constatations. Beaucoup de prises

mais la (plupart fort inutiles.

En somme, contre la cochylis, il n'y E

d'efficace que la pulvérisation à la nicotine

(ou jus de tabac) à un pour cent au mo-

ment de la floraison. Mais pour cela, il faut

que vous soyez en un foyer réel d'invasion

Et encore, rien n'est étrange comme l'irré-

gularité des invasions d'insectes. Tel a

deux ans, trois ans, une lutte terrible con-

tre la cochylis. Puis elle disparaît ou se

réduit à peu de chose. Pourquoi ? A la

suite d'influences elimatologiques qui nous

échappent. Espérons donc ; ces invasions

ne. sont pas aussi certaines que celles du

mildiou. Pour celui-ci, la vraie bataille

s'ouvre en juin. Malheureusement, le mo-

ment critique concorde avec les moissons.

Voilà pourquoi l'on doit être aux aguets et

prévenir le mal. Ah ! queille sécurité avec

les hybrides producteurs directs que l'en

peut traiter quand on veut en une période

de deux mois et qui subissent si bien les

premiers assauts...

Un mot, pour finir. Nous ne sommes pas

les seuils à subir les invasions. L'autre

jour, étudiant les calculs astronomiques

des anciens et des modernes, je tombai, sur

le calendrier chinois, qui a 24 mois au lieu

de 12. Savez-vous comment ils appellent la

période correspondant à une partie de no-

tre mois de mai ? King-tché. Mot à mot :

la crainte des insectes. Nous ne sommes

pas les seuls.

L. DE MALAFOSSB.

{Labora.)

H est donc nô&cssairo dé faire un choix ju-

dicieux; pbur l'achatTl'une Bouillie,

Or, la Bouillie « G. parque* », dont le 'do-

sage est rigoureusement garanti et dont la

composition a été étudiée avec le plus grand

soin, donne depuis de longues années les

meilleurs résultats. En ,1908, notamment, tous

les vignobles traités par la Bouillie « G. Mar-

qués » ont été indemnes de niildcw. et de

black-rot.

PETITE POSTE MÎMES

11 est répondu pair la vole du journal aux

demandes do renseignements militaires.

Ecrire au commandant C. V., bureau, de

l'E.rpress du Midi, 25, rue Roquelaine, à Tou-

louse. . . .,.„,„„

Numéroter les questions ; indiquer initiales,

numéro et résidence pour la réponse.

A P. 41., Montauban, — 1° Le titulaire d'u-

ne gratification renouvelable dont l'infiirmite

aura été reconnue incurable, a la visite

annuelle sera proposé pour la gratification

permanente, et non pour la pension, si 1 in-

firmité est devenue incurable, sans aggrava-

tion : 2» Le minimum de la gratification (A"

catégorie) est de 100 francs par an ; celui do

la pension (G0 classe) de 600 francs.

r D 8.881. — 1° et 2» L'appelé qui doit par-

tir cette année, en octobre, ne peut ni. devan-

ce 'l'appel ni choisir son régiment. Ces avan-

tages sont réservés aux engagés volontaires

do trois ans au moins, .

j F Béaliffiont. — 1° Les militaires des

troupes de France peuvent passer, sur leur

demande, dans les troupes tVAlger.ie, lorsqu ils

y .sont autorisés par le commandement : 1 In-

téressé remet sa . demande au commandant

de son escadron ; 2° Habituellement, les sol-

dats (récemment venus au corps ne pai ticipen.t

pas aux grandes manœuvres parce que leur

instruction militaire et leur entraînement sont

insuffisamment développés. Le chef de corps

en déoide.

P. D., Montalzat. — 1° L'engagement do

cinq ans, dans les troupes coloniales, peut

être contracté à partir de l'âge de 18 ans ; 2°

La nrime d'engagement est de 160 francs par

an, "à partir de l'a troisième année de servi-

ce et jusqu'à la dixième année inclusivement ;

Il faut être doué d'une constitution vigou-

reuse, plus vigoureuse que pour les troupes

métropolitaines ; 4° 11 n'est pas nécessaire

d'avoir une instruction développée.

Z. D. — 1° Le colonel est seul juge dans,

cette question ; il est libre du choix, et- le rè-

glement n'intervient que pour fixer le nombre

des secrétaires ; 2° Ce jeune homme adressera

uno demande écrite au commandant de re-

crutement dans la quinzaine qui précédera

l'appel devant le conseil de révision ; elle vi-

sera l'emploi de secrétaire dans les sections

d'état-major, de recrutement, d'infirmiers ou

d'administration.

R. G., Alaigne. — 1» Ce peloton n'existe pas

dans chaque corps ; les candidats de plu-

sieurs corps sont réunis dans un corps dési-

gné, après la première année de service. A

l'arrivée au régiment, il faut informer le ca-

pitaine du désir d'être proposé candidat ; 2°

L'examen comporte : des épreuves écrites, su-

jet militaire, dictée, histoire et géographie,

arithmétique, un examen militaire propre-

ment dit sur les connaissances techniques et

pratiques acquises au régiment.

A. E. G., Albi. — Le candidat au brevet

d'aptitude militaire doit adresser sa deman-

de avant le 15 août au président de la com-

mission d'examen la plus voisine de sa rési-

dence. Il existe une commission dans chaque

corps ou détachement de toutes armes. L'exa-

men a lieu du 20 août au 15 septembre. Le

président de la commission adresse au candi-

dat, huit jours à l'avance, un bulletin de con-

vocation indiquant les jours, lieu et heure de

l'examen. Il n'y a pas de pièces à fournir

(Circulaire ministérielle du 31 juillet 1907).

& C. y.

fiers n'é'laîeni pas salùjnits fce» déclara-^]

lions de la ('bu r:>' ro,

"bidSfM la Chambre, dans, sa séance de

rentrée, a discuté l'interpellation Sembat-

Wilm sur les mesures' prises contre les pos-

tiers ; lu suite de la discussion a été re-

mise à jeudi.

'Au Congrès de la Fédération des mineurs

de France, réuni à Le lis, une proposition a

été faite en faveur de la grève générale

pour soutenir les postiers ; celle proposition

a été monicntanémcnl repousséc.

La Fédération nationale des P. T. T. a

fait placarder 'une affiche dans laquelle

sous ce litre : « Trahison ! » elle déclare que

la démission de M. Simyan a été la condi-

tion sine qua non de la fin de la grève et

que celle 'démissioti avait été promise

formellement. Pour le prouver, la Fédéra-

tion publie le procès-verbal de la séance du

comité de la grève et de la délégation ac-

complie chez M. Louis Dreyfus, député, le

Les Faits de la Semaine

IraUement du Milieu de la ligne

Dans un article paru dans le Progrès agri-

cole et viticole, du 25 avril, le dislinsué ingé-

nieur-chimiste, M. IL Gouthière, donne un

compte-rendu très documenté des divers

modes de sulfatage pour le traitement du

mi'.dew.

11 fait observer que la préparation de la

Bouillie Bordelaise, au. sulfate de cuivre et

chaux, est une opération fort délicate. La

chaux a, en effet, une pureté très variable et

les proportions .à employer diffèrent sensible-

ment. Le viticulteur ne peut évaluer qu'ap-

proxiinativement la quantité de ohaux et il

s'expose, suivant les cas, ou à brûler sa vigne

ou à faire une bouillie insoluble qui n'aura

aucun effet sur la maladie.

"Mgr Marly, evêquë de Montauban, Ira

duit devant la Cour de Toulouse pour en

trave à la liberté des enchères, a été ac

quitté, comme il l'avait été en première ins

tance.

Des manifestations en l'honneur klc Jean

ne d'Arc ont eu lieu à Paris et à Lille. Dans

cette dernière vêle, les révolutionnaires

unis aux francs-maçons, ont tenté en vain

une contre-manifestation.

Mardi a eu lieu, à Saint-Sulpice, à Paris,

un service funèbre à la mémoire de M.

Keller. Mgr de Cabrières a prononcé une

allocution.

M. Caillaux, ministre 'des finances, a pro-

noncé dimanche des discours à Marseille et

à Aix en faveur de l'impôt sur le revenu. A

son arrivée à Aix, il a été sifflé.

Les scrutins législatifs qui ont eu lieu di-

manche ont assuré, dans la 2" circonscrip-

tion de Boidogne-sur-Mer , le succès de M.

Delcluze, socialiste indépendant, en rem-

placement d'un progressiste, et ils ont pro-

duit des ballottages dans le 2 e arrondisse-

ment de Paris et à Avallon.

A. la suite de divers incidents, la grève

postale a éclaté de nouveau cette semaine;

dimanche, le Comité fédéral des P. T. T a

rédigé une affiche dans laquelle étaient dé-

noncés les trafics scand,aleux commis dans

l'admimistration centrale des postes.

En même temps, deux mille postiers se

sont réunis au manège Saint-Paul, sous la

présidence de M. Suchon. La sortie s'est

opérée dans le plus grand calme, après le

vote d'un ordre du jour par lequel l'assem-

blée a laissé au Comité le soin de déter-

miner l'heure de la grève et dans lequel la

personne de M. Simyan était encore mise en

cause.

Lundi, le conseil des ministres a "décidé

de demander à la Chambre de discuter im-

médiatement les interpellations sur les pos-

tiers, de s'opposer à toute demande, ifcti-

quêic et de poser la question de confiance;

de son côté, le Comité fédéral des P. T. T.

décidait la grève pour mercredi si les pos-

dimanche 21 mars.

Mardi soir un meeting des postiers a eu

lieu à l'Hippodrome ; en présence de l'a-

journefnent de la discussion à la Chambre,

l'ordre de grève a été lancé.

La Liquc des Droits de l'Homme, qui ne

s'était pas manifestée depuis quelque

temps, a organisé de son côté une réunion

publique au Tivoli-Vaux-Hall ; enfin, le Co-

mité exécutif du parti radical et radical-

socialiste, a voté un blâme au gouverne-

ment pour son altitude dans le conflit pos-

tal.

Le gouvernement a pris immédiatement

d'énormes précautions pour parer à la grè-

ve ; la préfecture de police a pris posses-

sion de la Galerie des Machines pour y or-

ganiser, avec le concours de l'armée, un

service poslal par automobile ; ïe service

n'a, à aucun moment, été désorganisé com-

me lors de la dernière grève.

Le conseil de discipline des postes s'est

réuni mercredi pour juger. huit agents ov

sous-ageuts poursuivis pour diverses mani-

festations ; U s'est prononcé en faveur de

la révocation pour sept de ces agents.

Dans les couloirs de la Chambre, où il n'y

avait pas séance mercredi, on a conspiré

néanmoins contre le cabinet ; beaucoup de

adicaux ont décidé de voter la confiance à

propos des postiers, mais de renverser le

ministère par une interpellation sur la po-

litique générale. On assure que MM. Cail-

laux, Vlviani et Briand, seraient disposés

à se retirer.

Les mànislres,rêunis en conseil à l'Elysée,

ont prononcé 221 révocations, pour Paris,

d'agents, sous-agents des postes et dames

téléphonistes, et 7 pour la province.

Jeudi, la Chambre a continué la discus-

sion des interpellations Sembat etWilm sur

les postiers ; de violents incidents se sont

produits et l'on a dû expulser les députés

et le public ; finalement, la confiance a été

votée à plus de 200 voix de majorité.

Néanmoins, la situation de la grève des

postiers reste stationnaire ; 150 facteurs

ont refusé de sortir de la recette principale

par crainte de sévices ; on les a expulsés ;

en province, le mouvement parait gagner.

Les postiers révoqués ont été remplacés,

sauf les ambulants, dont le service est mo-

mentanément suspendu ; M. Barthou a si-

gné 800 révocations en blanc.

Vendredi, dans un nouveau meeting a

l'Hippodrome, les postiers ont fait appel

aux organisations ouvrières ; ils ont reçu

des promesses de concours des inscrits ma-

ritimes, des électriciens et des travailleurs

des chemins de fer, qui sont prêts à décla-

rer la grève.

La Chambre a repris vendredi la 'discus-

sion du projet sur la suppression des con-

seils de guerre.

avec 'VJùiqwQnt. Il Ueman'de l'évacuation du

3,000 hommes de troupes françaises vont

évacuer Casablanca du 14 mai au G juin.

Des engagements ont. eu lieu, dans l'A-

drur ; au cours de l'un d'eux, le capitaine

Bablon a été tué ; nous avons eu, en outre,

deux tirailleurs tués.

Une note officieuse confirme que le Tsar

viendra dans le courant de l'été rendre sa

visite au président Faîtières. Le port où

aura lieu la rencontre n'est pas encore dé-

signé.

Les souverains allemands, venant d'Athè-

nes, sont arrivés à Malte à bord du Hohen-

zo'llern ; les souverains italiens et alle-

mands sont arrivés mercredi à Brindisi, où

ils ont eu une entrevue. Enfin Guillaume II

s'est rendu à Vienne, où sa réception par

l'empereur François-Joseph a pris les pro-

portions d'une nouvelle manifestation de la

Triplice.

Le bruit court à Sofia que le gouverne-

ment russe a exprimé au gouvernement bul-

gare son désir de faire établir des dépôts

de charbon pour la flotte russe dans le port

de Varna.

La cérémonie d'investiture de Mahomet V

a eu lieu à Conslantinoplc ; les ambassa-

deurs y assistaient.

Burrhan Eddinc, fils 'd'Abdul-Hamid,

cherche à organiser un soulèvement chez

les Albanais pour délivrer son père.

Les exécutions continuent à Consiantino-

ple et Us massacres d'Arméniens eu Asie

Mineure ; un combat a eu lieu entre Alba-

nais près d'Ashub ; il y a de nombreuses

victimes ; le gouvernement a interdit la pu-

blication de tous les journaux de l'opposi-

tion.

Le tsar a adresse à M. Stohjpinc un rcs-

crit dojis lequel il lui dit qu'il a toute sa

confiance ; M. Lapouchkine a été condam-

né à cinq ans de servitude pénale.

Les journaux républicains portugais di-

sent que la police est restée réunie en per-

manence et que les troupes ont été consi-

gnées pour enrayer les manœuvres politi-

ques des adversaires du nouveau cabinet.

A Louvain {Belgique), des bagarres ont

éclaté entre catholiques et libéraux ; la po-

lice a chargé ; on compterait de nombreux

blessés.

Un incendie s'est déclaré dans un théâtre

forain à Naplcs ; il y aurait des victimes.

Dans une collision de trains, en Alsace,

U y a eu quatre employés tués et huit voya-

geurs blessés.

Une explosion s'est produite près de Gê-

nes ; on a retiré plusieurs morts et blessés.

Au cours d'un ouragan qui a éclaté dans

l'Inde, quarante-sept bateaux ont sombré.

Sauge-Potirprée, à M.le comte Le Marois,

a gagné le prix du Cadran (30,000 francs)

et Union, à M. Edmond Blanc, le prix Grcf-

fulhe (30,000 francs), à Longchamp ; Os-

sian, à M. le baron de Rothschild, a gagné

le prix de Longchamp (20,000 francs), à

Longchamp, et Vieux-Rouen, à M. E. Veil-

Picard, le 17 e Prix Biennal de Maisons-Laf-

fitle, à Maisons-Laffitle.

Au tirage des obligations de la Ville de

Paris 1876, le numéro 229,034 a gagné

100,000 francs.

MILE P. COUDER Reconnue la meil.eure

des HUILES de table.

On annonce la mort de notre excellent

confrère Adrien Papillaud, rédacteur à

la Libre Parole, et celle de M. Buscon, avo-

cat distingué du barreau de Montauban.

La grève du personnel des paquebots du

port de Marseille est terminée.

Les employés des chemins de fer corses

se sont mis en grève, conformément à la

décision prise vendredi dernier.

Le ministère de la guerre a publié cette

semaine le tableau de concours pour la mé-

daille militaire.

On annonce que M. Constans va abandon-

ner l'ambassade à Constanlinople et rentrer

dans la vie politique.

Les. prisonniers de la maison centrale de

Beautieu [Calvados) se sont mutinés et ont

attaqué les gardiens dont trois ont été bles-

sés à coups de Iranchet.

Un incendie a éclaté dans un magasin

de torpilles à Cherbourg.

Un incendie a détruit à Bordeaux la soie-

rie Pauty el Dours ; plusieurs pompiers et

soldats ont été blessés.

Mlle Portail, de Mercus (Ariège), bro-

deuse à Toulouse, a été tamponnée entre

une voiture et un tramway sur le boule-

vard Carnol, à Toulouse ; elle est morte des

suites de ses blessures.

Là situation politique est des plus ten-

dues à la Martinique ; on parle du rappel

du gouverneur, M. Foureau.

Des touristes américains ont été enlevés

près de Mogador.

Bien que tenue secrèle,la mort de Kittani,

due aux supplices qu'il a endurés, a créé

une certaine effervescence dans la popula-

tion de Fez, très montée contre Moulai

Hafid.

Moulai Hafid a de graves dissentiments

CHRONIQUE IE TOOL

LE VIEUX TOULOUSE

LA MINERVE D'ARGENT DE RONSARD

Un lecteur de i'Express demande, au su-

jet d'une ligne de la dernière causerie, si

Ronsard a vraiment reçu la Minerve d'ar-

gent que les Jeux Floraux avaient projeté

de lui donner et si cette noble entreprise

n'est pas demeurée à l'état de rêve, comme

tant d'autres qui éelœent si complaisam-

anent sur les rives illusionnantes de notre

fleuve.

Le doute pouvait naître en effet car, si les

deux délibérations du Collège de rhétori-

que du 3 mai 1554 et du 3 mai de l'année

suivante, année où, pour la première fois,

l'antique compagnie du Gai Sa voir prend lo

nom de Jeux Floraux, parlent d'un hom-

mage à rendre au grand poète, on n'en voit

plus aucune imentian dans les délibérations

suivantes conservées dans le Livre rouge et

pas plus dans celles de l'Hôtel de Ville qui

soldait toutes las dépenses de la poétique

inst itution toulousa ine.

Célle de 1554 porte qu'après l'adjudica-

tion de lia violette et de la soulcie, il fut

.décidé que la fleur de réglantLne serait ad-

jugée à M. Pierre de Ronsard, poète ordi-

naire du roi pour exceitlence et vertu de sa

personne et que le prix ordinaire de la fleur

serait même augmenté.

Il est ibon de remarquer en passant que

le nom de la soulcie reproduisait fidèle-

ment l'origine Jatine sol sequens, fleur qui

se tourne vers le soleil. On 'aurait dû le

conserver car le nom actuel delà fleur d'ar-

gent prête à une confusion fâcheuse, et il

est étrange d'offrir un souci à une person-

ne à qui l'on veut plaire. Quelle qu'elle

soit, elle en a sans cloute suffisamment. Il

est vrai que Iles poètes les oublient vite.

L'égilantine ne fut pas envoyée, soit que

le docteur Pierre Pascal, maître en la

science de rhétorique, qui avait été chargé

ap l'apporter tau poètei, n'ait pu. eÊfeefrnepllK

voyage, soit que le conseil àe ville m'aist f£t

accorder l'augmentation de prix demsiffidiéa

Mais \io 3 mai 1555, le Collège des Jeux

Floraux maintint et, renouvela sa dôckàonj

et commit la diaige d'envoyer à Roimard

la fleur augmentée de prix au bourgeois e»

eapitoul Pierre Detpech qui accepta et oî<

frit de fairo son devoir.

Puis il n'est plus question de l'égùaniitrç

et le nom de Minerve n'est pas même prcV

nencé.

Les délibérations suivantes inscrites danft

le Livre rouge et celles des registres dû

l'Hôtel de Ville ne parlent au contraire qua

dos épreuves et surcharges que subissent

.sans cesse les ha.bitants do la ville par suite'

des guerres et dos épidémies. Le« Jeux Flo<

t aux résolurent même, comme on l'a vu, de

transformer en pain pour les pauvres le rej«

pas traditionnel du 3 mai.

Le conseil de ville continua simpicmenv

à allouer, suivant la coutume annuelle,

trente-six livres dix sols pour les trois fleuri

d'argent, .autres treaite-slx livres pour 1«

prêtres qui célébrait la messe chaque jour,

à ia chapelle de ta maison de vi.Il©, cinq

livres de gages pour le greffier des Jeux

Floraux et eent livres pour le repas d'.tt-i

sage.

Mais les comptas disent souvent plus qotS

les délibérations et l'on découvre même «nt

bis dépnuhiîla-ut les plus piquantes surprise»,

Lagamie, dans sa vigoureuse attaqu*

contre les Jeux Floraux où il n'eut pas da

peine à démontrer que .toutes les sonmiflà

d'argent dont ils ont, joui leur ont été doit*

nées depuis leur origine par le conseil cUt,

ville, avait bien publié une quittance dtf

l'orfrèvre Colomb pour la Minerve d'argonf

envoyée à Ronsard, mais ce mandat no sfl|

retrouve pas dans les comptes de l'annét*

et sa rédaction indiquait, un résumé, unaji

simple indication peut-être plutôt qu'utt

texte précis.

Mais le registre des comptes du trésoriieilj

de la ville porte en juillet 1855 : » Plu£(

an païé à Biaise Colom, maître orphèvre, la!

somme de quarante livras tournoises pour*

commencement de paie .de la Minerve d'ar',

gent qu'il a prins à faire pour faire présent}

à Monsieur Ronsard, poète du roi, nos t ta?

sire, par miandeiment du III juillet. »

Et le registre suivant :

« Plus an païé à Biaise Colom, mattpy

orphèvre de Thl, la somme de quaranUt

livres, seize sols, huit deniers tournois,,

pour fin de pue de huictante livres, seize

sols et huict deniers, tant pour la fourni*

ture qu'il a faite de la Minerve que pour lai, 1

fassond'icelle. Icertle a esté f aicte pour îairai

un présent à M. Ronsard. »

La pièce citée par Lagam.ne ajoute mwS

somme de quinze sols pour l'étui fourni pas

le gainier Pierre Nohlaf.

Biaise Cotlomib était l'orfèvre attitré de TaJ

ville. Le .même registre mentionne une soni,?

me de vingt-cinq livres qui lui fut payée, eii

déduction de ce qui lui était dû, pour les,

trompettes d'argent qu'il avait faites^; .

et livrées.

Enfin, tine trentaine d'années après, Jea

imainteneurs rappelèrent que Ronsard s'é.«

tait montré très honoré de ta Minerve d'ar»

gent, ainsi qu'il l'avait fait connaître d&ng

plusieurs passages de ses écrits. Ils décidé»

reaït, le 3 mai 1586, de donner de même urt,.

Apollon d'argent à Antoine le Baïf, « tenant

au jugement des plus savants de la FranceS

et aux dires du dict Ronsard, ,1e premieS.

rang entre les poètes, tant pour estre loi

plus ancien de tous que pour estre c&luf

qui, par la connaissance des lettres g-rec*

ques, avait beaucoup aydé le dict Ronsard]

à l'enrichissement de la langue et poésiej

françaises. »

II est donc bien prouvé que la mytholtf*

gique orfèvrerie a été remise au granid.

poète.

La Compagnie, fondée depuis déjà pTu1|

de deux siècles par les sept troubadoursv

dirigeait donc de loin ses regards vers la'

mouvement poétique qui transformait la,

littérature française. Elle se montrait ja>

louse elle aussi de célébrer les gloires noiu'

velles et de suivre la voie brillamment imavu

gurée par la Pléiade.

Toutefois, l'action de la Renaissance sSI

révèle dans les arts à Toulouse p'l'U3 tôt qu.e#

dans les lettres. Les vers des concours dei

mai conservés dans le Régistre rouge, c'est

à dire pendant le seizième siècle presque!

entier, continuent à aligner leur rimes sut»,

vaut le mode suranné du chant royal et sof

traînant dans des amplifications amphi-

gouriques que l'essor nouveau nullement n«(

ranime. Quelques sonnets ne paraissent

guère davantage avoir reçu rinspiratiopi

d'un isoufle plus rajeuni.

Les artistes, au contraire, avaient déiS

embelli la ville et la région d'admirable^

créations d'un style ressuscité, dès les prj(-».

mières années du seizième siècle. L'antique:

Toulouse romaine avait tressailli au renou-f

veau que lui amenait le vent des Alpes. Elit»'

semblait reconnaître et retrouver ses origt*

nés, tandis qu'elle n'avait jamais pleine^

ment adopté les formes gothiques du nord,

de la France. Vers 1520 l'avocat BérLnguiejf

Maynier inaugure la Renaissance à sont

hôtel de la rue du Vieux-Raisin. Dix ans*

plus tard, Jean de Bernuy élève les éléganj?

tes arcades et galeries de sa cour et l'évêf

que Jean de Pins construit, à la rue dea(

Vieilles-Ilimyères (des Chapeliers et Lan»

guedoc), l'hôtel, aujourd'hui transformé,

que le poète Jean Voulté comparait à F(*j

lympe. En 1537, Jean Taillant sculpte 14

portail de la Dalbade et Nicolas Bacheiliais

donne, dans la cour de l'hôtel, appelé plus!

tard Hôtel de Pierre, le modèle des fenêtre^

encadrées dans un double rang de colonnets

tes imitées des ordres antiques, multipliées

ensuite dans un grand nombre de maisons 1

toulousaines et trois ans après au chàteati

de Pibrac. En 1555, l'année même de la Mi>.

neuve, le célèbre architecte dirige la conâ«

Feuilleton du 16 mai 1909.

PAR

M. AIGUEPERSE

IX

N T on. dit l'enfant.

Eh bien, je vous rends voire liberté,

vous promets de ne plus vous rete-

force désormais. Souvenez-vous

gent que, lorsque vous viendrez

ï°ir, me demander un service ou une

^tion, vous me ferez plaisir ; car,

R|s ne m'aimez pas, Aliette, moi je

?- ai 'hie déjà de tout mon cœur. Au re-

I® moment, la cloche annonça le dî-

i^imone, qui ouvrait la porte de sa

h re ', se retourna vois l'enfant :

Psi |

0wl tion d-J

Jean': « une grosso araignée !»

A la suite de--f.es rcnseignemenl.3, il ré>

vint à sa première idée, et, se plantai®

devant ma malle, ies brao croisés :

« Vous allez commencer V demandai

t—il de sa voix impérieuse.

— Oui. Si vous appeliez Aliette î E3I?

doit aussi aimer voir déballer iea afaS

res.

— Aliette î Je lui ai dit de venir. Eïï{

n: répondu : « .lo préfère jour avec Lion\

Tu es un curieux at un mendiant.» Aloœj

je l'ai battu».

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


Dimanche 16 Mai 1909

far action dm beMes aupBi'positîO'tB des tr*is

aSxîYiees à l'Hôtel d'At&ézat.

I*» ««Hautes pour la Miorovo nioui'r-erjf,

fuse» que tel orfèvres touilousaiihiS, s'ils

^Sv*ài«iïÊ

plaine à l'herbe grasse, largement irriguée, eue

développe en lui. en revanche, une forée de jarrets

extraordinaire ono solidité et une agilité Considé-

rables. Dans ces muscles dont la graisse ne détruit

pas les véritables contours, dans ces flancs au une

respiration rageuse soulève avec force, on devine un

sang riche, généreux... le sang de CaTreros. toute»

qualités Qui en l'ont une race particulièrement re-

doutable et redoutée... . ,.

D'ailleurs nous les verrons a. l'œuvre. Jeudi pro-

chain ils promettent de disputer chèrement leurs

jours aux deux Jeunes diestros Pazos et Flores, qui

n'auront pas trop do leur brillant savoir j>our faire

de la ploza toulousaine le dernier témoin de leur

généreuse bravoure.

ANODROME DU BA7.ACLE

f.a réunion du 30 mai est reportée au ûimanclie

13 juiit. A cette réunion auront lieu les dernières

grandes épreuves des ânes atteiés, avant le grand

prix, qui sera pour la réunion suivante.

Le dimanche 13 juin auront lieu les premières

épreuves de steeple (course de haies) pour ânes et

ânesses ; des courses d'ânesses conducteurs hommes;

des courses d'ânesses conduites par des dames, et

des courses de .poneys réunissant les deux séries.

La Société adresse un pressant appel aux proprié-

taires d'animaux pour régulariser les engagements

qui sont reçus de 11 heures à S heures, à l'adminis-

tration, 63, rue du Pris temps ; elle fait savoir spé- i

cialem-em aux propriétaires d'ânes que pour pou-

voir courir le grand-prix, les bètes doivent avoir

participé au moins une fois dans les courses de

l'Anodroine ; la réunion du 13 juin étant la der-

nière pour ânes avant ce grand-prix ; il est de toute

nécessité pour les bêtes encore inconnues, de s'en-

gager pour la course du 13 juin. Inscription -2 francs

par course pour ânes et ânesses, et 5 francs poul-

ies poneys ; ces sommes sont toujours remboursées

si la bête a couru sans gagner de prix.

Rappelons que l'entraînement sur la piste de l'A-

nodrome a lieu tous les lundi après midi, qu'il est

gratuit, mais strictement réservé aux bêtes enga-

gées et dont les inscriptions sont payées.

Les haies sont en construction et seront placées

dès lundi prochain ; elles auront une hauteur d'en-

viron 43 centimètres et flexibles.

STADE TOULOUSAIN

Dimanche à 2 heures et demie, auront lieu sur

le terrain des Ponts-Jumeaux, les championnats

anuuels du Stade Toulousain.

En raison du nombre et de la qualité des engages,

les épreuves s'annoncent comme devant être fort

intéressantes. Tous les grands cliampions que le pu-

blic avait l'habitude de voir sur les terrains du

football seront dimanche aux prises. I.e nombre

des engagements est actuellement de 70 et la liste

n'est pas encore close.

Les gagnants porteront le titre de chamipion du

Stade Toulousain pour l'année 1009 et concourront

à former l'énuipe qui représentera le Stade Toulou-

sain dans les challenges régionaux. Ils recevront

une superbe breloque.

Pour permettre aux retardataires de participer

aux épreuves, la commission a décidé de reporter

au samedi soir la clôture des engagements.

- Nous rappelons aux membres du S. T. que la

réunion générale statutaire aura lieu ce soir à 9

heures précises, à l'ancienne Faculté des lettres,

rue de Rémusat.

CYCLISME

LE TOOR DE FRANCE

Le tour de France cycliste (ô.ooo Kilomètres), orga-

nisé par notre conîrè.'e l'Auto, est à coup sûr, un

des événements sportifs les plus intéressants et les

plus considérables du monde entier, tant par l'in-

térêt de l'épreuve eWe-œéme que par l'extraordi-

naire concours «le- population qu'elle ait-ire chaque-

innée.

Le passage de cette course dans notre ville cons-

titue un véritable événement, aussi nos lecteurs se-

ront-Us contents d'apprendre que M. Abran, le sym-

pathique inspecteur général de notre confrère l'^ii.

to, est en ce moment dans notre ville pour y orga-

niser le contrôle et tous les détails de la course.

SOCIETE MIXTE DE TIR ET SOCIETE DE

GYMNASTIQUE « LES TOULOUSAINS »

Demain dimanche, les exercices de tir à Pech-

David auront lieu de 8 heures à 11 heures, et de

1 heure à 5 heures.

Les pupilles effectueront un tir à S00 mètres dans

la position à genou, les tireurs de 2* classe un tir

en durée limitée et les tireurs de 2* classe un tir

d'application, en durée limitée sur une silhouette

d'homme à genou.

Les candidats au B. À. M. se réuniront à 7 heu-

res, sur la place extérieure Saint-Michel et se ren-

dront au champ de llr par le coteau de Pech-David

et Pou.vourville en exécutant des exercices de topo-

graphie et de lecture sur la carte.

Les adhésions sont reçues tous les dimanches sur

le champ de tir.

(lillIIlIlIIllIIIllIlIUHIlIllllUitlUIlD

101 LOCMJ

ux Imtoerto, dans un oirnnn ,

• du y Béijourner aotnà,',*. '} m

M. Bonnet, oai-Mo^

rouve d'ans l'église .

Ponts et chaussées

M. Itooifï Me.vu.-md, commis «•« .

ponts et clwtussées, est, noinnyï i

ponts et chaiiiKSées de

aes cowsauons m censicme trimestre "Jf

lion de la date du bauiqtwt anitlver*

la féte du drajxvwi.

Les Vétérans et sociétaires d

16

.•nrVS*

part an banquet pourront donne

et ceux de leurs (nvités et verses' euv

crtptidn (3 fr. par ttrte), entre les m&rïS

trésorier.

TARBES. — Uf! groupe de jeunes M. I

royalistes vient de se constituer à Taite'6!

Sa première réunion a été tenue le

jeudi, me Pauî-Bart, i, sous la présidelj,;'

M. Henri Balle, représentant de MonajjlJ

le duc d'Orléans. ****

Mlle Calixte do Ca.stelbajae, qui avfc

l'iniitative de cette réunion, a. clé dés»£

pour présider cette section de l'Assoc*ati«

jeunes filles rovalietes de France, qui con-,2

déjà dans le département une eenteSaj

dltérentes. ^

M. le docteur Gandy avait bien vot»lu a»„

ter de faire une conférence eut- Jeanne J*

dans le « Chalet », tarent parfaits : !'ore»Sfl

fut, comme toujours, bien tenu M. Y&*é

ville, chef d'orchestre, mérite bien à nç§B

d'être félicité ; îl ert vraimenit ua chef * J

chestre de grande valeur. .jâ

La mise en s^ène est toujours trè«

les décors très frais et d, J uri goût parfai^

HHiKieC^ j

FERRALS. — La fraude. - Hier vend^S

trois heures du matin, les employés de jjjj

aie, au nombre de quatre, ont arrêté c.\* &

tari cl).arg:ee «le deux noijSijitos de lot* *

contenant environ quatre heciolifries. .'1

Le conducteur, à la vue des employés. C S

tés en vélocipèdes, se voyant cris, a'afefc1*^

né la monture et s'ost sauvé à travées i05' 1

gnes sans qu'on oit pu le rejoimlre. ë

Les employés de la régie sor t arrivé

rais à quatoe heures du matin ci, sont

avec leur butin à sept heures du matin. * 1

n géant sur Lézignan.

Un Remède bon maf^ J

AsthsnaticjuBB qui souffre;; teuloirrs, tff, c»

la Poudre Louis Lecrras, dont l'offiei^'y.

atteslée par des milliers de malades • Ê«»

naissants. Cette mervcillensc Poudre

moins d'uno minute les plus vioa*


Dimanche 16 Mai 1909

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Grand roi, cesse de vaincre où. je cesse d'écrire

| S'est ocriô jadis un poète dos cours :

(Mais moi, doux Miltado, do ma voix en dé-lire.

Quels QUO soieut tes succès, je cliti nierai toujours.

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S'qrd-Espagne '.

l'ortugais i !

' "a'ragosso ...'....'

COURS COURS

PKÊCÉD. DV soun

97 G2

97 35

97 65

97 40

91 ..

98 10

459 75 4 0..

S3 65 85 40

85 40

525 50

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101 20 ICO 20

10 i 10

98 95 'Ôà 95

.13 85 98 80

!)S 25 S8 20

10 i Ï0 104 50

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62 80 '«3 25

(12 85 fil 22

68 25 8» 45

81 50 89 SO

87- 50 88 ..

87 75 87 85

89 fil 89 50

88 50 88 50

74 75 74 70

fc7 .. 86 93

87 50 . 87 95

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72 00 72 75

101 75 101 10

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78 75

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91 97 91 10

i) i ..

474 50 Ws \:

495 . . 495 ..

92 .. 81 Z5

MARCHÉ EN BANQUE

Etat d'Alagoas...

Huanchaca

Briansk

De Bccrs.

Tharsis

Val d'Aran.

Syndicat Minier..

May

Cape Copper

Chartered

East Rand

Goldflelds

Bobtnson Gold...

Eau d Mines ,

3 %...,

De Boerô

Hast Rand...

Rand Mines.

APRÈS BOURSE

4-19 . . 439 ..

85 75 35.75

282 .. 282 ..

340 .. 340 50-

146 .. 148...

189 .. 1S9.50

121 . .

87 50 "s 7 50

189 .. • •. • •

25 ..

1 ;4 50 135

15) 50 153 50

265 2d'd ..

220 ... 225 50

97 C8 97 45

340 .. 340 50

134 50 13 ". ..

226 .. 221 CO

BOURSE DE LONDRES

Consolidé anglais 85 ,1[2. |Italien ...

3 % français 97 ..T.. Suez

Banq. ottomane.. 18 .1[2. 1 Egvpte ....

3 % dont 50...,

3 % dont 10...

Extér. dont 50

Banq. ottom. d

Rio dont 10...

COURS DES PRIMES

97 G >| dont 25...

722

1977

dont 25. .

dont 2 fr.

dont 5.;. 50.

CHANGE

4235 .

42 0 .

1S35 .

ïtG .

750 .

1214 .

1214 .

608 .

731 .

7« .

6-14 .

436 .

715 .

926 .

915 .

910 .

1315 .

1324 .

1158 .

1174 .

1749 .

1745 .

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1951

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-, 17 . ,

Londres

Londres (chèques)..

Allemagne

Espagne (court)...,

Espagne (long)

Buenos-Ayres (or)..

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189. r.

103 1[4

1938 ,

23 14..f.

: 25 17 .1.

122 .7(8.

44 , .. r..

4 0 ..r..

127 27. 1.

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MARCHE DE PARIS

Da 16 mal.

Farines. — Disponible, 33 65; courant, 33 65; pro-

chain, 33 50; juLllet-aoùt, 31 30; 4 derniers, M '-'5;

tendance soutenue; circulation, 7,500 •; consomma-

tion, 50. . "L L„ i

Blés. — Courant, 20 50; prochain, m 7u; juillet-

août, 26 26 ; 4 derniers, 24 40; tendance calme.

Seigles. — Courant, 18 50; prochain,, 18 65; juillct-

aoùt, 13 25; '4 derniers, 18 1&; tendance soutenue.'

• suifs. — Paris, 70 50; province, 70.6».

Avoines. — Courant, 22 85; procKeLÉâ; 25 95; juil-

let-août, 21 90; 4 derniers, 19 20; tendance' lourde.

Lin _ Disponible en cttves à nu. 54 fr.- coarant,

54 fr.'; prochain, 54 25; 4 de maj, 54' 50; 4 derniers,

54 75; tendance calme.

Colza. — Disponible en cuves à nu, 67 25; courant,

67 25; prochain, 07 25 ; 4 de mai, 07 25; 4 derniers,

67 fr.; tendance calme. ' . ' '' .

Alcools. — Disponible, 41 25; courant, 41 fr.; pro-

chain. 41 50; juillet-août, 42 fr. ; 4 'derniers 39 75;

3 d'octobre, 39 25; tendance faible; 'stock, 21,275 ;

circulation, 1,225.

Sucres. — Disponible, 31 375; courant, 31 375 ;

prochain, 31 50 ; juillet-août, 3.1 75 ; 4 -d'octobre.

29 625; tendance lourde; roux cuites, 28 25; autres

jets, 28 25; raffinés, 61 50. '

MARCHE DE BORDEAUX

DO IS mai.

Blés.. — On cote : Blés dû pays, 35 fr. 25 à 25 50

: l'hectolitre. _ . > > -,

Farines. — On cote : Farines supérieures ,du- haut

.pays, 34 francs; premières marques, 33 fr. 75. :;

Sons et repasses. — On cote : Son gros, 16 francs;

ordinaire. 14 fr. 50; Plata, logé, 14. fr. 25; repasses

ordinaires, 15 francs; Plata, 14 fr. 25, logé.

Avoines. — On cote : Avoines grises du Poitou,

22 Ir. 50 a 22 fr. 75; Bretagne grises, 22 francs: noi-

res, 23 francs: Plata lourdes, 20 fr. 50-;., Plata légè-

res, 19 fr. 50; Lïbau, 20 Irançs. . ...

Maïs. — On cote : Maïs de la Piaja* jroux 20 fr

logé; Cinquantint, 23 fr. 50.

Orges. — On cote : Orges, 22 francs.

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295 50

390 75

351 ..

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BANQUE DE FRANGE

Nous empruntons les éléments suivants au bilan

de la Banque de France du 13 mai :

Encaisse or. : 3,041,050,644 fr. 83; augmentation. 1

il.;077.935 fr. 73:

Argent : 893,723,758 fr. 62 f diminution 1

439,089 fr. 53.

Avances sur titres : 490,561,648 fr. 82; dimrnu--

tion .: 14,615,558 fr. 90. ...

Billets en circulation : 5,075,481,115 francs; dimi-

nution : 47,887,830 francs.

161 Feuilleton du 16 mai 1909.

Saint-Gaudeons.

Marché du 13 mai. — Voici les cours pratiqués :

Froment ire qualité, 19 fr. 50; 2' qualité, 19 francs;

qualité, 18 fr. 50; méteil, 17 francs; seigle, 15

francs; avoine ire qualité, 12 francs; 2* qualité,

11 fr. 50; maïs, 13 francs; haricots, 20 francs; 'pom-

mes de terre, 3 francs, le tout L'hectolitre.

Fourrages. — Foin, Ire qualité, 4 fr. 50; 2' qua-

lité, 4 francs; paille ire qualité, 5 francs; 2" qua

ttité, 4 fr. 50, le" tout le quintal,. 1 •

Animaux conduits au marché. -— Bceufs, .170

vaches, 290; veaux, 320; moutons, brebis, 400; porcs,

510.

Prix moyens. — Bœuf, le kilo, 75 centimes: Veau,

le iio. 1 fr. 03 à 1 fr. 15; moutons, 85 centimes. '•

Volailles. — Poulets, 3 fr. 50; poules. 4 Ir, 75; din

dons, 14 francs; pintades, 4 fr. 75.

Les œufs, 70 centimes la douzaine.

Fruits. — Pommes, 10 francs l'hectolitre.

Vi.Mefranche-de-Latiragais.

Marché du 14 mai. — Voici les cours pratiqués :

Blé fin, de 18 francs à 18 fr. 50 l'hectolitre; blé de

commerce, de 18 fr. 75 à 19 fr. 50; maïs blanc, de

13 fr. 50 à 13 fr. 75; maïs roux, de 14 fr. 50 â

14 fr. 75; avoine, 9 fr. 75; haricots, 14 fr, 25; fèves,

14 francs; ipommes de terre, 4 francs, lé-tout l'hec-,

tolitre.

Poules vieilles, de 5 à G francs la paire; poulets,

de 4 fr. 50 à 5 francs; -pigeons, de 2 fr. à 12 fr. 25;'

dindes, de il fr. 50' à 12 francs; -petits porUets, 60

centimes; oisons, de 5 fr. 50 â 6 Ir. 50; ;canetons

mulartls, de 3 à 3 fr. 50; canetons communs. 1 ir.,

le tout la- fiaire; lapins, de 2 . francs à 2 jtr. 30 la

pièce.

. Les œufs, 75 centimes la douzaine.

Saucisson, 4 tr. 50 le kilo; jambon, 2 ffàhcs; lard,

2 francs.

''Boulogne..

Foire du mercredi 12 mai. — Voici les cours qui

se sont pratiqués :

Grains. — Blé, 19 francs a. 19 fr. 25 les 80 -lçflôs;

avoine, 12 fr. 69 à 13 francs finals, 15 francs; Sef&le,

16 francs- orge,. 13 fraacs vttanmeile;! roivi:sioriiiés, n'accordent pas jusqu'ici créan-

ce attx doléances des propriétaires et se refu-

sent ii accepter une hausse quelconque.

F» Le commerce loca-1 traite à 3 Ir. 50 quel-

ques, bons vins .de fort degré ; les petits vins

sont" toujours absolument délaissés. »

TARN. —: On écrit de Lisle :

c Les "prix, à la proipriété, pa-naissent plus

tapm email t tenus depuis que la gelée a sévi en

France. Dans Je Tarn le iraal est presque nul.

La vigne marelre' bien ; on se (montre satisfait

des 'appareuoes.- »

BASSES-PYRÉNÉES. — On éorit de Pau :

« Les gelées ont fait un peu de mal clans

oertains 1 bas-fonds, mais en -général c'est peu

dé chois»; La vigne est magnifique, les mannes

sont 'superbes. Les viticulteurs font les traite

«lents nécessaires .contre des maladies eryipto

gamiques. Les cours ides vins se maintiennent

entre 50 et 75 tr. les 300 litres. »

HÉRAULT. — On écrit de Montpellier :

;< Les gelées ont causé (beaucoup de mai dans

notre département. Les apparences -le récolte

étaient .assez, satisfaisantes, mais on peut

compter que, dans l'ensemble, un bon tiers

se trouve détruit. Comme, toujours, en .pareille

circonstance, il y a des communes où le mal

a été pttus considérahle. Ce. sont surtout les

îtfainès et plus sméciai-ranent tes vignobles près

de la rivière qui ont le pdus souffert. Sur les

coteaux quelques bourgeons ép%rs, sauf dans

certaines terres trop îraîcihement travaillées,

où île mal a été iptlus général. -

• Voici îes points les plus touchés : Caste!

nau-de-Guers, Marseiililan, Vias; Roujan, Séri-

gnan, Colombiers, CaipeStang, Moiûtady, Parti-

ragnes, Sàussines. L-espignam, Montagnac, Ré

ziers, VlKeneuve, Agiâe.-.ffesàn, Poilhes,.Be.s

san,' 'IWremisae.-.thVerti'rtéV Maureillian, etc.

» On a reilevé les prix do 1 franc, 1 fr. 50 et

mémera francs par liecto.sur les cours prati-

qués la semaines précédente ».

, ,'Aû.pE, — On'écrit de Narbonne rl .'SiS

"o Loi vigne avait hetle "apparence .et poussait

à vue d'oérl ; les •raisins semblaient promettre

Une .belle récolte, • mais les gdlées sont surve-

nues et ont changé tout cela.' Durant trois

jo'itrs le froid a sévi et enlevé les plus beiltes

espéranoes dès .vitioullteurs. Beaucoup de dé-

gâts ont été. causés à la vigne, mais on ne

peut encore en a,pprécter toute l'étendue ; cer-

tains" vignoMles-ont un aspect >1 a.melit ciible

>* Les achats, qui se traitaient de 1 franc à

l : fr. 10 Ile degré se sont arrêtés. » '

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n'auraient pas reçu 'de lettre de faire-part,

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DEUXIEME PARTIE

La Vierge aux Lotus

XXI

\/est le moment qu'attendait le gou-

rou.

, Se .penchant: comme pour ouvrir ,1e

manteAefc de la caisse, il porta la main au

.front et prononça à mi-voix, de manière

'% n'être entendu que -des fakirs, ce mot

qui dans TOrient, dans; tout lo Levant,

garde la môme signification et désigne la

wl ïe :

— Maboul ! maboul 1 fit-il par deux

fois.

Les porteurs eurent un petit, rire étouf-

\ô pour (ji|-.. qu'ils comprenaient.

«lars Haïm se retourna ; prompt com-

|wç récilair, la pomme d'airain de sa

f°ui'lia.ehe s'abattit en sifflant, pareille

,th Une 'mnssjlfe, sur la tête de Sanga-My-

g^r.'Mà fille ! cria-t-il en tombant, lan-

S Wv. 1-e gourou remontait e-rt selle cl

J ' d un |u(1Cl, par lui, les quatre Bt>

, Jh P^uaiont, la-plus- n»4Mde de leurs al- 1

luves ..emportant leur précieux fardeau, j

Le coup avait été frappé d'une main

tellement brutale, que la pommé de fer

'avait fait au crâne du vieillard une large

..blessure. , .

Tout de son long, le paria était tombé,

étendu la face contre terre.

Un ruisseau de sang coulait à travers

ses longs cheveux blancs, se coagulant,

peu à peu à la fraîcheur de la nuit.

Pendant plusieurs heures, il demeura

étendu là, tout auprès du pagotin, sans

connaissance.

Enfin, il 'laissa échapper un doulou-

reux soupir. Une fois de plus, ,1a mort

s'éloignait, la vie rentrait en lui.

U se dressa sur son séant, s'éveillant

d'un songe pénible ! .. moins pénible en-

core que la cruelle réalité.

—i Ma fille ! gémit-il douloureusement .

Il retrouvait, ses essprits. il comprenait.

— Ah 1 le maudit 1 il m'a pris ma fille i

il l'emporte 1

En tombant, la pensée de Maya-Nïama

était la dernière qui lui restât. C'était en-

core elle qu'il retrouvait en reprenant ses

sens.

— Perdue ! perdue 1 répétait-il. Qu'en i

a-t-il fait î

Péniblement, il se dressa sur ses ge-

noux,

L'aube luisait bleuâtre et rosée à la

pâleur des dernières étoiles.

Une humidité froide au contact'de ses-

doigte le fit tressaillir.

Du sang !... ah 1 malheur ! serait-ce le

sien ?

La cuisante douleur de sa blessure se

fit à cet instant sentir.. -,

ff-i Non ! ôt-i'l avec un soupir de soula-

gerjlenl infini de joie intime, ntott )

C'est '.-ïe mien. Ah I qu'il :CÔU1O I..;. -i!}u-il-

coule jusqu'à la dernière goutte, s'iljpcîïïfc

raolieter un© goutte du sien;

Le soleil venait de paraître, çt il de-

meurait toujours là, rassemblant à la

fois ses idées et'ses forces..' 0-n ébranle-

ment de son'eerveau'et de sa îpison. Il

cherchait à se mettre debout, en iimêmc,

temps qu'à replacer ses idées en ; ertdre.

Les portes du tape s'ouvraient, ;itn bon-

ze venait de faire retentir le tauitani, clo--

che sacrée du matin. • ;

Curieusement, il regarda le paria ap-

puyé contre la terre sur les genopx et les

mains. La blessure, le sang lui'firent dé-

tourner la tête avec mépris, tandis quô

ses lèvres murmuraient :.

•— Ce chien de paria a trop bu de cal-

lou hier au soir, et il s'est fendu la tête

contre le pilier du pagotin. C'est .bien

fait. ;

Sanga-Mytha, à cet instant, eut de-

. mandé un verre d'eau au jeune bonze

que celui-ci le lui eût refusé, dût le verre

d'eau sauver la vie au vieillard:

Tous les brahmes, les bonzes, les fa-

i kirs tout ce qui appartient à la râigion

hindoue est implacable. Les mots de

chante de dévouement, de. sacrifice sont '

souvent prononcés par les lèvres,' maia i

jamais ne partent du cœur. ' |

Quelle différence avec la foi réelle

dit : « Aime ton prochain

même. »

Des pats voisins, des paysans', des la-

boureurs, des travailleurs de terré ve-

naient faire, leurs dévotions' -Sur- temple

& plonger pour les ablution:; dans d'im-

menses piscines. En paseanL.à côté du

paria, tous lui jetaient un regard de mé-

pris,, le plus souvent accompagné; d'une

injure.

Et ceux qui élevaient la- voix;; répé-

1,'tieiil, h\\ milieu de leurs injures lés i na-

ines paroles : ' 1 , h

D était trop bon, le raaiou d'hier, il a

fallu le payer cette- uuiW • ; •

*W . i f» • -• : • • • . . i«*a. s

i ,p:>

co in me toi

'..'Mafe Sà:nga^Mytha ue les écoutait pas;

Que lui importait ? N'était-il pas au-des-

sus de tout mépris, de toute parole outra-

geante XILsé soticiait bien d'eux ! Même

des .,pieEr.es,e.t,.du. sable qui lui furent je-

tas' a. la' 'tête 'par un gamin, auquel sa

mère- y e ii ait de. dire :

' — Rega-rHê'cc.paria, comme il est ivre.

N'oublie jamais' ce spectàclc ! Ne bods

jamais desdiqueurs fermentées que pros-

crit Brahma. .

Enfin, il parvint à se lever et, tout

ohaneelant, fit quelques pas. Il se diri-

gea vers l'une dès piscines, mais les Hin-

dous, qui faisaient leurs ablutions, le

chassèrent et le menacèrent, même de

coups de rotin.

»B se traîna pilns loin et réussit à attein-

dre une flaque d'eau saumâtre dans la-

quelle il se baigna et lava sa blessure. Le

ii'oid de cette eau le ranima, lui rendit

dés forcés. !

11 revoyait la scène de la nuitdanstous

ses détails. Sa pensée ne se bornait pas

à celte idée fixe.

— 'Haîm tu'a pris ma fille. Dans quel

but '? '

11 pensait îuamtenant cl pouvait agir,

il pouvait marcher.

Il iwiill ail HKigotin. Sur le sable, il

releva les traces des pieds des fakirs, cel-

le-; des sabot-s de la ju-m-ent..

Et les yeux fixés à terre, il se mit à les

suivre.

Tournis chien de chasse ne resta mieux

,i une piste. Pérfois les passants, les

rhevaux, les voitures avaient effacé 1er,

traces Alors il revenait en arrière, fai-

, un 'détour, re.pronait les devants, et

•„ n cri de joie"s'w'.har«l.Kiit de ses lèvres

IçW&Mt] ¥ troi .viwt de tïoifVeau à fiw.ou-

Airt-lo^tew^eUîles...

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FIL TELEGRAPHIQUE SPECIAL Dimanche 16 Mal 1909. - 19* Année - N" 6,034. I8UBEJUJI A PARIS: 28. ROE FEYDE

Les Faits du ] our

Le conseil des ministres a prononcé la révo-

cation de 313 employés des postes ; M. Pichon

a annoncé la reprise des relations avec le Ve-

nezuela.

Le conseil de discipline des postes s'est

prononcé pour différentes peines de déplace-

ment et de révocation ; la plupart des incul-

pés ont fait défaut ; le conseil se réunira de

nouveau mardi et mercredi.

La situation de la grève des postes à Paris

est stationnaire ; on signale en province de

nombreux cas de sabotage.

—:—

Des perquisitions opérées au sujet de l'af-

faire de corruption dont on a parlé hier au-

raient donné la preuve de la culpabilité d'un

capitaine et d'un homme d'affaires.


La situation du transport « Charente »,

échoué en rade de Toulon, est devenue criti-

que.

. —*—

La Compagnie transatlantique a déclaré le

tock-out et débarqué les équipages de tous ses

-navires présents à Saint-Nazaire.

Le prince Burrhan Eddine, fils d'Abdui-Ha-

mid, a été arrêté par ordre de la cour mar-

tiale.

Voir, par 'ailleurs, les nouvelles qui nous

sont parvenues à la dernière heure.

quelque aspect des idées ou quelque nuan-

ce des sentiments. On peut être séduit par

une attirance enveloppante, et dans un siè-

cle où tout le monde s'active, on acceptera

les néologismes qui disent quelque chose

sans manifester une impressionnabilité trop

excessive.

Après le vocabulaire, la syntaxe contre

laquelle il arrive qu'on pèche par défaut ou

par excès. Les règles qui dirigent l'emploi

du subjonctif et celles qui président aux ac-

cords des participes ne sont plus aussi stric-

tement observées qu'autrefois. On les véné-

rait, on ne les estime plus guère.

M. Bréal écrit couramment : « Je ne crois

pas que cette révision du vocabulaire pour-

rait être conduite jusqu'au bout. » — Je sais

très bien que dans l'aruvre de Bossuet lui-

même... mais on conviendra que si l'incom-

parable orateur a toutes sortes de raisons

pour s'interdire ces licences, nous en avons

encore plus pour les lui permettre. Il peut

alléguer l'excuse du génie dont M. Bréal, si

éminent philologue qu'il soit, n'a pas *e

droit de se réclamer.

U paraît que nos grammairiens les mieux

qualifiés s'accordent pour que les participes

ne s'accordent plus. Ainsi on tend à écrire

désormais : « Ces lettres, je les ai reçu et

je les ai lu avec plaisir. » Je sais gré à M.

a Langue française

Un doyen honoraire de la Faculté des let-

tres à l'Université de Bordeaux vient dé

composer un livre qu'il a intitulé, je"ne sais

pqurquoi : « Bécréations grammaticales et

littéraires ». Récréations ? — Pour lui, peut-

être, qui s'est amusé en l'écrivant, mais,

pour ceux qui le lisent, sujet de réflextons,

un peu humiliantes ; car, orateurs, écri-

vains, journalistes, professeurs, conféren-

ciers, et, sans doute, les femmes elles-mê-

mes pourvu qu'elles rédigent parfois quel-

ques lettres ou notent leurs dépenses de mé-

nage et do toilette, y trouveront de sérieux

et nombreux motifs de confusion et de re-

pentir.

Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée.

Dans Vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.

Hélas ! que de fois nous avons violé cette

loi souverain© formulée par maître Nicolas

Boileau ! U y a tant de manières de mal

écrire et de mal parler !

D'abord en déformant la langue fran-

çaise. M. Stapfer nous cite une phrase de

vant laquelle Edmond Schérer reculait

d'horreur, comme Hippolyte devant le

monstre vomi par les flots, en se deman

dant quel pouvait bien être l'état mental

du (( misérable » qui l'a émise : o Un crime

commis dans des conditions d'atrocité

inouïe », et M. Stapfer insiste : « Assuré:

ment, il vaudrait beaucoup mieux se couper

la main droite que d'écrire ainsi.» Peut-être

ne préférez-vous pas ce malheur à ce dés-

honneur ? Alors, c'est que vous avez déjà

eubi l'odieuse contagion. Pour moi, j'avoue

être plus sensible à la justesse des idées

qu'au choix des mots qui les expriment,

mais je n'ai aucune peine à reconnaître

que des locutions impropres altèrent, défi-

gurent, faussent la pensée

Par exemple, il vous est peut-être arrivé

d'employer indifféremment « rien moins »

et « rien de moins ». Songez-y, cependant,

votre phrase sera très vraie et parfaitement

correcte si vous écrivez : « M. Clemenceau

n'est rien moins qu'un grand ministre et

rien da moins qu'un anarchiste autori-

taire. » Ajoutez le « de » au premier mem

bre de phrase, retranchez-le du .second, et

vous dites précisément le contraire de' votre,

pensée — si vous pensez comme moi.

De mémo, n'avez-vous pas sur la con-

science quelques verbes tels que « solution-

ner, éinotionner, perturber, stranguler » et

n'avi-ez-vous pas à votre service « résoudre

émouvoir, troubler, étrangler » ? M. Stapfer

stigmatisant — (et tenez, voilà encore un

mot' prétention* !) — désapprouvant ces vo-

cables emphatiques, affirme : « C'est l'or-

gueil qui fut leur père ; l'ignorance est leur

mère et la vanité leur nourrice. » Cette juste

sentence ne m'étonne pas de la part d'un

homme de race huguenote : quand on est

puritain on doit être puriste. Mais qu'il

veuille bien considérer que si la mesure et

la simplicité sont appréciées et goûtées par

les gens de goût, les locutions déclamatoi-

res, boursouflées, impropres, obtiennent en

corc plus de succès auprès de la majorité

dee, auditeurs. Ce n'est pas une raison pour

que j'encourage nos députés à imiter leur

collègue du Parlement suisse, discourant

sur ce qu'il nommait la question « ferrugi-

neuse » ; il s'agissait des chemins de fer.

lin voilà un qui pouvait se flatter de ne

point être affligé d'une langue anémique !

Aimez-vous te barbarisme ? On en a mis

partout comme on avait saupoudré do mus-

cade les mets du festin ridicule. Notre cri

tique lui témoigne quoique indulgence ; il

Je préfère à l'affreux solécisme ; en quoi, il

u loin à fait raison.

Aussi bien, en temps de démocratie, on

s'en voudrait de trop m al mener des mots

qui, demain peut-être, seront reçus à l'Aca-

démie, comme on se garderait de mépriser

ie député le plus décrié puisqu'il peut deve-

nir président de la République. Saviez-voug

que, clairvoyance, déchirement, inattention

étaient des barbarismes du temps du gram-

mairien Vaugelas ? — et aussi irréligieux,

intolérance ?... Ces derniers sont pourtant

indispensables pour exprimer les états

iVàmo de quelques-uns d'entre nos plus no-

tables contemporains. U est bien clair que

«les inventions nouvelles exigent des mots

•'ouvoaux, cl puisque nous voyageons on

f"


^manche 10 Maï 1909

: que l-oi président du conseil atwa au

•e d» l'intérieur avec le gawle des soe

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aux

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Trois mois

6fr-

7 -

10

Six mois

1


Dimanche 10 Mai 1909

WHice que le-président vela-

ce, Justlnien II — Azalée, Gyrsa — Verdun, Méhari

— Rabat-Joie, Villégiature — Sublima, Indlan-God.

Jockey : Lovelace, David — Azalée. Gyrsa — Mé-

hari. Verdun — Rabat-Joie, Kenil-Worth — écurie

Caillauit, Vasco-de-Gama.

Les Débats : Ma Chérie, Or-du-Rhin — Diabolic,

loquace — Azalée, Ronde-de-Nuit — Méhari, Ver-

dun — Sainte-Livrade, Rabat-Joie — Sublima, Stella.

La Patrie : Kydney-Worth, écurie Doublet — Lo-

çraace, Justinien II — Azalée, Gyrsa — Méhari, Over-

sight — Rabat-Joie, Aquarelle — Sublima, Indian

God.

Le Siècle : Jubilé. Kydney-Worth — Justinien II,

Loquace — Azalée, Ronde-de-Nuit — Verdun, Méha-

ri —- Sainte-Livrade, Rabat-Joie — Jubilé, Sublima.

L'Intransiaeant : Kydney-Worth. Moutchick — Lo-

quace, Justinien II — Azalée, Gyrsa — Méhari, Ver-

dun — Kenil-Worth, Sainte-Livrade — Stella, Mau-

Tienne.

» BORDEAUX Bardeaux, 15 mal.

Pronostics :

Prix de Caudéran. — Grosaw, Volatile.

Steep-le-Chase militaire, 3" série. — Sacripant II

Abbaye.

Prix de la Société des Steep.le-Gh.ases, 6* série,

Vive II. Espiègle.

Prix du Bouscat. — Ix> Mikado. Serin-Vert,

Prix de l'Avenir. — Riam, Corvin.

A TOULOUSE

Aujourd'hui dimanche 16 mai 1909, à trois heures

de l'après-midi.

Prix du Printemps, 1,500 francs, distance, 2 000

mètres environ. — Souriant, à M. Jean BarUiet

Gentleman, à M. de Fournas ; Rio, à M. H. Dtfbois

Godin; Carmosino, â M. D. Guestier; Lîon-d'Orange

à M. de Montbel; Ballottage, à M. A. Broquière

Méltnite, à M. A. Broçuière ; Analyse, à M. J. Ca

dilhon.

A 3 heures et deimie, Prix de la Société d'Encou-

ragement, arabes et anglo-aratoes, Ire catégorie

25 %, 2,500 francs, distance : 2,000 mètres environ

Arriviste, à M. le comte G. Nitot; Papillon à M

le comte G. Nitot; Rivalariée, à M. Michel Azaïs

Xônocrate, à M. le baron de Nexon; Cervantes

M. le baron de Nexon; L'Etourneau, à M. H bu

hois-Gotun; Verdict, à M. Maurice Labrouche- Clai

ron, ii M. Maurice Labrouche; Fantine-H à M G

Dubaoh; Saverdun, à M. A. Broquière; l'ànchon

M. E. Garrigou-Larriale; Ritournedle-II, à M. A,

Couztnet.

A 4 heures, Prix du Chemin de fer d'Orléans

1,000 francs, distance, 1,600 mètres environ

Souriant, à M. Jean Barthet; Veilleuse à M de

Juge; Castillon, a M. H. Dubois-Godin; Agricola u

M. D. Guestier; Le-Nain, à M. R. de Montbel; Ibère

a M. Gence; Analyse, à M. J. Cadilhon; Gaulols-VI

a M. A. Ross ; Hagiane, a M. D Guestier.

A 4 h. ï, Prix de la Société Sportive d'Encoura

gement, arables et angloarabes, 2- groupe 50 %

"500 francs, distance, 1,800 mètres environ

Brazza, à M. Ch. Fontan; Rosière, à M Gustave

Ducos; Insu, à M. Antoine Fontan; Océaiiie à M

Ch. de Fournas; Gantelet, à M. Oh. de Fo'urnas :

Vienbe, a M. H. de Juge; Pujo II, à M. le baron dé

Nexon; Bleuet, à M. M. H. Dubois-Godin; Le Khé-

dive, a M. H. Dubois-Godin; Lumignon, à M II

IHrbois-Godin; Baladin, à M. le baron Gasquet

??r U ii',a-î'L D; Guestier -.Fritz, à M. D. Guestier

L Idéal a M. A. Ross; Verona III, à M. le comt<

F. de Béarn; Sans-Participation, à M. Michel Azaïs

Mauvais-Risque, à M. Michel Azaïs

,AÂh'e,ir6^ PS.X "^S'onal de la Société des Stee-

fï^!68 ^.Ifrance, 3- série, course de haies,

l,2C0 francs, distance, 2.S00 mètres environ

1,6 Vénitien, à M. André Barthélemv • Noria h M

L. Zaïre; Cymbale II, à M. G. Lanèze; Uzke'rra i

M. L. d-s Fournas; Sainte-Madeleine, a M L 'de

lournas; Cicérone, à M. H. Dubois-Godin; La Bel-

nette a M J. Larrague; Cher-Aimé, à M. D. Gues-

ier; Macadam II. à M. D. Guestier; Cour-d'Amour

a M. A. Broquière; Muscadet II, à M. Gence- Car

mendia- III. à M. Labrouche. ' Cal

Lundi 31 mai, quatrième journée, prix de Saint-

Cypnen, Prix du Désert, Prix de la SociétéTspor îve

d'Encouragement, Grand Prix de la Société d'Èn-

S22£?&£&* LA ^ RTITC

Un service de tramways, partant de la place Es

quirol, desservira l'Hippodrome.

irons âsi nord -et du -cerit.ro do l'Europe •<

Eruuoe, 'le temps a-Sié beau. " '• «H

lin France, 4Pï tmnps beau est encore ,v,rnv

«moratoire -plu» élevée. ""o*

Hle uve.e, 'lowi-p-i

SXVnoMs

'oui ou se—

m y-Dôme.

Ic-du Midi

Perpignan .

Bordeaux. .

farosi-H 1 Tlinrao, 'ÉTAT PU

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25/3

1S.Ï

nCOWTTEIIEBT DK riART

Voici le texte de l'arrêt prononcé par j»

Cour d'appal de Toulouse :

Attendu que M. Marty, évêque de Monta»

bail, est inculpé, par ses instructions ptistS

raies du 28 mars 1908, publiées et lues"

chaire, et par l'article du Bulletin parousiïà

qui a suivi, troublé ou entravé les eiieh^J,

du 9 avril de la même année, ouvertes f)ou :

la vente du domaine de Montauriol ;iy;ira

appartenu à la congrégation des Jésuites '

Que les instructions du 28 mars rappellent

aux catholiques du diocèse de Montauban qui

eux qui se rendraient acquéreurs «te bionsd»

l'Eglise ou de congrégations encourra lent la

peine de l'excommunication ; que le. KuUrtirk

paroissial d'avril 1908 reproduit ces instrua,

lions et en fait une application dbvwte ft w

mise en vente du château de Montauriol •

qu'après avoir fait connaître ies rémltst* 1.

peu près négatifs d'une première mise mi

vente, à la date du 5 mats 1908, lo BuDcUn

ajoute : « Nous voyons là ia preuve que les ""

catholiques ont bien compris les prescriptions;

de l'Eglise à l'égard des acquéreurs da biuug

ecclésiastiques, prescriptions qu'il n'est pajj,

inutile de rappeler à l'occasion de la coules,

sion -pascale ».

Attendu que le prévenu oppose a la jxjar.

suite « qu'en rappelant, sans se nréoccu^wr

d'ailleurs de la mise en vente d'un inuneuble

déterminé, des règles immuables de l'Eglise

catholique, il a fait ce que son devoir d'évê- I

que lui commandait et qu'il 110 relève du^J

contrôle d'aucune autorité civile. »

Que ce moyen de défense ne peut être .ad-

mis par la cour, attendu qu'il n'est pas plus '

permis au ministre d'un culte qu'à tout, autre

citoyen de faire un tri parmi les lois de 1 E-

tat, d'accepter les unes et de rejeter les .au-

tres ; que tout citoyen doit à toutes les lois

sinon son adhésion intime, du moins son

obéissance .et que, s'il lui appartient de pour-

suivre par les voies légales l'abrogation de

celle qu'il juge mauvaises, il doit s'nbstenir i

de tout acte qui aurait pour conséauenoe di- I

recte ou indirecte d'en rend-ne l'exécution un. |

possible. JJ

Mais attendu que le délit prévu et réprimé-

par le premier .paragraphe de l'article 412 dnj

Code pénal ne peut être retenu à la charge :

du prévenu que s'il est démontré que tes en- m

chères du 9 avril 1908 ont été réellement, trou- I

blées ou entravées et qu'elles l'ont ete par

les instructions ou publications incriminées. 1

Que la menace, en effet, ne peut être consi-

dérée lorsqu'elle n'est pas suivie d effet, qae

comme une tentative d'entrave ou de trouble

et que la tentative du délit prévu par ledit'

article 412 n'est point punissable.

Attendu, en fait, qu'il est constant que \e.M

château ou domaine de Montauriol fut trust

une -première fois en vente à la barre du.

tribunal de Montauban le 5 mars 1908, c est-

à-dire avant les instructions et publications, N

reprochées -au prévenu ; qua cette date un-

seul lot sur huit fut adjugé moyennant le.

prix de 825 francs ; ..JAJ

Que le ministère public expose, il est vrai,

que l'intervention de l'évêque de Montauban'

s'était déjà produite ; mais que cette inter-

vention n'est pas prouvée et que d'aïUeu.rs,

l'inculpation ne relève comme ayant exercé

une action sur les enchères du 9 avril 1908

que les instructions épiscopales du 28 mars 1

et te Bulletin paroissial d'avril de la même

année. , 1

Que l'immeuble fut remis en verne le 9

avril, les mises à prix ayant été abaissées

(en premier lieu, elles étaient fixées à 150,000

francs) et fut adjugé à la dame Fahre de

Cahuzàc, moyennant le prix total de 69.550

francs en sus duquel l'adjudicataire a dû

payer 17.833 francs de frais et 6.399 fr. 75 de'

droit d enregistrement'— ce qui porte à 93.783,

francs la somme devant être déboursée par

ladite dame.

Qu'aucun des éléments d'appréciation sou- :

mis à -la Cour ne lui permet -d'affirmer que

ces résultats de l'adjudication ne répondent!

pas à la valeur vénale do l'immeuble ; que,

sans doute, lo château de Montauriol et leS

dix hectares qui en dépendent avaient été

vendus en mai 1899 à la Société de Jésus,

moyennant le prix de 300.000 francs ; mai»

qu'il convient d'observer que Montauriol n'est--

qu'un domaine d'agrément et de luxo ; que

sa location ne produit qu'une somme de 3.607

francs et que son entretien est très onéreux ;

qu'il n'est pas étonnant que les capitalistes

de la région ne soient pas accourus en foule

à la barre du tribunal de Montauban pour-'

enchérir.

Qu'il n'est pas possible de déclarer avec cer*- -

titude que, sans l'intervention de l'évêque de :

Montauban, les (résultats de l'adjudication, ;

eussent été plus satisfaisants et que les enchô-'-i

res du 9 avril 1908 ont été réellement troublées :

ou entravées.

Que, quelle qu'ait- été l'intervention du pré

venu, et même si on considère comme assi-

milables aux menaces prévues par l'article

412 (paragraphe I") du Code pénal des ins-

tructions rappelant les peines spirituelles

édictées par l'autorité pontificale, on ne peut

déclarer le prévenu coupable d'une infraction

à laquelle manquent -les éléments essentiels.

C'est-à-dire la preuve d'un trouble et d'une

relation entre ce trouble et les actes incrimi-

nés Qu'il y a donc lieu de maintenir l'acquiU

tem'ent prononcé par le premier juge.

Par ces motifs : Déclare régulier et rece'

vable en la forme d'appel du ministère pu-"

blic ; au fond l'en démet. Et, confirmant la

décision du premier juge, relaxe le orévenif

des fins de la poursuite sans dépens."

Sœur

Sïïllêtmlimn

Paris, 15 mai.

Marche calme et ferme, sauf sur notre rente •

on s'est surtout occupé de la liquidation qui

s'est passée généralement dans de bonnes con-

ditions pour tes acheteurs avec reports ne dé

passant pas 2 % en moyenne ; les positions

n'étaient d'ailleurs pas très chargées et beau-

coup de capitaux n'ont pas trouvé^ s'cmplover

sur le marché. -

En banque, les dispositions restent- enemn-a-

geantes ; toutefois après la fermeture de Lon-

dres, Pans, livré à lui-même, a un peu réalisé

Notre rente finit à 97 40 contre 97 65 mato-ré

l'optimisme dont on fait preuve en haut lieu

la journée de demain dimanche est appréhen-

dée par la spéculation qui s'est allégée

Les fonds étrangers conservent au contra iro

leur fermeté ; sur les Russes, on reste à 89 90

pour le Consolidé, à 75 fr. pour le 1891 et à

96 10 pour le 1909 ; seul, le 1906 ne suit pas ce

mouvement a 101 65.

Le Turc se traite à 93 10, Serbe Si 10 et l'Ex-

térieure 98 80, un peu. plus lourde.

Les établissements de crédit s'améliorent •

Banque de Paris 1.633, Lyonnais 1.217 et Union

parisienne à 814.

En sociétés étrangères, la Banque ottomane

se consolide à 721 et la Nationale du Mexique

à 1.065.

1

Nos grands chemins ont suivi le sort de notre

rente et les Chemins espagnols se retrouvera*

le Nord-Espagne à 334, le Saragosse à 404 et leT

Andalous à 189.

0

L'obligation hypothécaire Nord-Est de l'Es-

pagne est. demandée à 455 ; Suez légèrement

tassé à 4.770.

Dans le groupe des transports, le Métro s'a-

vance à 513, la Thomson à 718, tandis que

l'Omnibus est immobile à 1.355.

L'action Lille-Roubaix-Tourcoing est cotén

249 50. b 6

Les Industrielles russes ne oonsarvont cr^né

raleincnt pas toute leur avance précédente

la Sosnowice revient à 1.5G8 et Bakou à 905 '•

Briansk cote 282.

Le Rio, compensé à 1.910, se tasse un peu par

la suite jusqu'à 1906, mais on bonnes tendon

ces.

En

ne

de oeera vaut, .m, jiuiunan.n et Maltzoff

sont inchangés, tandis que lé Platine fléchît

à 396.

^obligation 5 % or du port de Bahta so traite

PniLouzE n WAoninr.îoit

6t. rue Tailbout.

!S.

En banque, les derniers cours des Mines d'or

e s'écartent guère de la précédente clôturé •

e Beers vaut 340 50, Hartmann et Malizorr

m;.

Du 15 ni

La pression barométrique s ahai- -,

l'ouest de l'Europe ; oJlc n'est s l-^V :ill;>

765 mm. que sur l'Ecosse et i ; fr!an .À Ul '° ' à

Des pluies sont tombées dans tmèiue sU .

ExpMoii et taule à Pamiers •

De notre correspondant particulier :

Pamiers, 15 mai.

Un nouvel incendie, qui malheureusemioiTU. a.

fait des victimes, vient de plonger Painiars'l

dans la consternation. Hier samedi, vers midi. I

une détonation formidable mit en émoi la rue

Major et les quartiers voisins.

Une explosion venait d'avoir lieu dans.Iai

grande épicerie Candeil, qui termine la rue ,

Major. En même temps, des gerbes de fia m--"

mes enveloppaient le magasin et bientôt la

maison tout entière. Des cris d'effroi et de

douleur apprirent bien- vite, hélas ! que l'ex-

plosion avait fait des victimes. Mme Candeil,-

grièvement brûlée, fut emportée dans une

maison voisine ; M. Crampagne de Bonnac eï.

M. Savignol du Vernet ainsi qu'une jeune fille

de Verniolle furent égalament blessés. L'ex-

plosion fut si forte qu'un cheval qui station-'

•nait devant le magasin a été littéralement

éventré. Le fils Candeti qui se trouvait au se-

cond étage, n'a dû son salut qu' àla présence:

d'esprit de -quelques hommes qui appliaue'

rent une -échelle contre le mur Enfin, la niècf

de Mme Candeil, qui — dit-on — .se trouvait *

la oave où l'explosion s'est produite, a cUSj

paru.

Trè> probablement, elle est sous les décom-

bres.

Au bruit, de l'explosion, l'alarme lut aussi-

tôt donnée à la caserne et en ville. La 9' com-

pagnie, capitaine Palau, accourut au pas 87»

nastique et mit en œuvre les pompes de la e*

serne et de l'usine. Quant à celles de la vijw

elles n'ont pas pu fonctionner. C'est la tri-*"

répétition do l'incendie du bar espagnol. .

Au premier signal, les autorités ac J

leuse adresse. On n'a pas oublié qu'il V » '^

ques aimées les mêmes Frédiani f«e disti' 1 1.

rent aussi lors d'un incendie qui éclata

tit séminaire. JJ

Signalons ait terminant if. belle attitude,

notre sympathique commissaire, de polit* «g

s'est employé avec un 7.tlc audassus no i

éloo-c A faire régner l'ordre. „,tU*

L'incendie éteint, .les fouille* ont a«*JJg

commencé. Au moment d'expédier m^r^.ïmt

rier, elles n'ont, encore dunai a ut un r**"* 1 ^

n dovine ['émotion un. fond" twuh'\ Tot

ville par ce sinistre tiid ne rappelle que v ^e

l'-s tristesses ct les deuils de ««guère,

main do tvmvcatu détails. k *AU"P

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


î)irnanclie Mal 19(W

:

Aux aguets

JLi •'peu Mafis toutes les régions 'de la

re les cultivateurs ont donné au mois

^ai'le nom de réparateur. C'est le vraî

r v . II f 1 !.iioips ; sa brise et son soleil, ses pluies

F?.," donnent l'élan à toute végétation,

Iè- te sur les montagnes qui, jusque là,

Ei connu la neige. S'il est le mois des

Wl,r$ pour les poètes, c'est aussi l'époque

Icassaasat Les ùruiia de n

est très beau pour les

jj ;] et les peintres. Mais c'est bien le cas

lfrfliBWaiMawJUWMM'Hiil* n—le-.-- - I 1 II'IIIHWII

i*,,rs pour

P " j©asffi=ss»t tes truiia de nos arbres. Tout

e st*très bciau pour les chercheurs d'i-

*>i les peintres. Mais c'est bien

(lire que le serpent est ici caché sous les

^?vst hélas ! (depuis quelques années sur-

Zi) le mois signalé par des invasions

Bâcles et de cryptogames centre lesquels

F^ailheureux ruraux, depuis le potager

arni'à la vigne, en passant rpar les arbres

uitiers, devront se mettre en garde. Il est

as d'un cas où la paresse serait funeste.

£Ctto année, la végétation est très en re-

jpd. Do combien de jours ? Cela dépend

' lieux et de l'exposition, mais on peut

:";;;rv entre dix et vingt. Ce dernier cliif

e "serait forcé si on le généralisait. Te-

int compte d'un retard très appréciable,

£g t à chacun à examiner la végétation

jjg plantes qu'il doit défendre

.peux sortes d'invasions sont à craindre

«niai. Celle dos insectes et celle des cryp

Manies. Ces dernières n'arrivent que vers

fin du moi-;, d'ordinaire. Peut-être cette

tn'ée ne sera-ce qu'en juin 1 Songeons aux

/fu début d'avril, j'ai fait une causerie

j'avais spécialisé. On me permettra de

gnéra-liser un peu plus et de courir de ci

j de là. Au plus pressé.

Offrante en avril, vous avez h défendre

ire potager, semis ou jeunes plants. Vous

trisquez rien en vous servant d'un liqui-

' contenant 4 % de jus de tabac,

vais parlé de nicotine. On sait qu'il n'y

a plus. Il faut donc prendre ce que l'on

Le prix du jus do tabac est entre 25 et

centimes le litre.

L'effet do ia nicotine dura sept à dix

tars, mais cela dépend du temps, de la

laie ou des arrosages subséquents.

Comme les insectes ne passent pas trois

fars sans rien manger en ce moment de

fveil, vous avez le temps de les empoison

[pour le jardinage vous devez voir si^au

Kt de iiuit jours chenilles ou petites bêtes

"paraissent, Vous recommencez

pour les arbres, pruniers ou pommiers,

ie les chenilles file-uses envahissent dès le

llku de mai, agissez avec un pulvérisa

lur. Si vous n'avez pas de lance ou de jet

rtical, ayez un bec ordinaire. Seulement

fentez sur une échelle pour tout atteindre

f S'il est bien fait et à temps porté, c'est à

I re à l'apparition des chenilles, un seul

peinent suffit.

iSi à la fin du mois vous en voyez encore,

Béiez.

|fcéné rai entent ces chenilles (Ypomoneutes

fk chehnatobies) apparaissent du 10 au 20

Bai. P.appelez-vous que vous ne risquez

Es de vous empoisonner. Les matelots ava-

Jpt tout le temps du jus de tabac en chi-

nant. Je ne vous parle pas de l'arsenic

ïsoique bien plus énergique. Une impru

pee d'un ouvrier peut avoir des consé-

pnees graves.

aj reste,la commission parlementaire vient

us et parmi ces fous, il peut (cela s'est vu)

me fait courir l'arsenic et je connais un

ranci propriétaire qui, pour s'en être ser-

itaeu cies suites les plus fâcheuses. C'est

un poison dangereux à la portée do

Bus et parmi ce© fous, il peut (cela s'est vu,

Wk trouver de malveillants qui... vous de-

Kbez le sujet de- roman.

B Au rest, si pour détruire les ypomoneu- '

||«, on est gêné par des arbres trop hauts

iii trop fourrés, on peut détruire les enva-

sseurs par le- procédé suivant : on ahu-

rie, d'après la grandeur ou étendue de l'ar-

ire, deux, trois, quatre, petits feux de co-

pine ou de brindilles sur desquels on jette

p peu de souffre en poudre. L'acide sulfu-

reux qui s'en dégage est mortel pour les.

Tfenilie-. Si une fois cela ne suffit pas, on

Ktèi-e-. 11 fout prendre garde que la flam-

iie ou la fumée trop chaude ne rôtisse les

Armes do la nicotine, du soufre et du ly-

i'ji, dont j'ai parlé en avril, il vous est fa-

ite de défendre arbres, semis ou légumes,

lais pour la vigne ? Assurément, elle ne

«urt pas les grands risques de juin et juiil-

jf-.R est rare que le mildiou se montre

f tôt et cette année encore moins.

Toutefois, dès que la grappe est bien sor-

tie et crue cinq ou six feuilles sont dévelop-

haque cep, soufrez et sulfatez (ou

pce versa). Faut-il y ajouter le lysol ?

psi peut-être un peu tôt. Il vaut mieux le

pder contre le rot brun et les dernières

jasions d'oïdium.

-Toutefois, un essai ou deux essais sont à

r lïe - Cm peu avant que la floraison com-

teiice (cela peut être en juin ; tout dépend

tj'J temps), votre manne (je prends le mot

P11 bas languedoc) a deux ennemis : l'an-

praenose et deux vilaines chenilles bien

pwuiuey, la pyrale et la cochylis. De tout ce

Von a essayé contre l'anthracnose, la

pnaux en poudre est ce que l'on a trouvé

pie iafeux. On la mélange avec le soufre en

PUidrant, cela n'amène aucun fâcheux in-

Etevénient, Mais pourquoi n'eissaierait-on

PS cle la chaux lysolée qui se vend dans

pOs les syndicats ?

Cela pourrait fort gêner la chenille de la

•chyJis.

Celte vilaine ibête & deux appa-Tj.ti c'est fait ; maintenant je

ita 0 ]^ 6 **!^ elles descendirent cn-

sûp ffi ier conduisant au rez-dc-

, . et trouvèrent dans le vestibule

1 s* Kraua-uwre.

K

« Eh bien, cria Jean en s'élançant vers

sa sœur, l'aimes-tu mieux que la fée G-a-

rabosso ?

— Je n'en sais rien », répondit froide-

ment Aliette.

Le petit garçon revint an galop veïs

Mme d'Even. , ©b

« Grand'môre, vous avez entendu *.

Aliette ne sait pas si elle préfère Made-

moiselle à miss Edson ; elle va faire la

méchante comme l'an dernier, et Made-

moiselle voudra partir. Je ne veux pas

qu'elle parte.

— Les enfants n


4 Dimanche 16 Mai !909

,^^T^iCK^8«MBgiga«aMIWBWIW

^uctioii dee bette mipeT^ittanis des trois

%5dres t\ rHôkil d'Asséziît.

Les comptes pour la Miureve moiitorent

fcuaid rpie les orfèvres voiriouarâûB, s'ils

puvraiont des dettes olympiennes après las

vierges et les eainte nkis eoutunikâ^, «oii-

aevvftieo.t teur imhfloté du moy«nà#c. T.'his-

toire de Porfèvrenie à Toulouse serait à

fcrwv et produirait un beau volume.

IA jfenewHnéo de Ronsard a reconquis de

aos jours Péolat qu'elle avait acquis au

temps de la Pléiade. 1.1 fut un génie créa-

teur, iïn s'inapirant des lettres antiques, il

Bpnoblit la poésie de la langue. Il traça la

voie que Maiierbe devait suivre et élargir,

«n la dégageant des fautes de goût que l'i-

Vresse des premières adorations idolatri-

flues de l'antiquité avait introduites. Long-

temps on ne voulut voir que ces aberrations

'dans l'œuvre de Ronsard, après les sécé-

rités de Malherbe et de Boiieau.

Les romantiques lui rendirent plus de

justice avec la Poésie française du sei-

zième siècle de Ste-Beuve. Ils le reconnu-

rent d'autant plus volontiers pour un ancê-

tre qu'à travers ses admirations pour les

auteurs grecs et latins il avait su conserver

la grâce ingénue de la poésie du moyen-

tige. Et au fond, ce que nous nous plaisons

Je plus ù. relire dans son œuvre, ce que la

postérité conservera de lui, n'est-ce pas les

vers mélodieux pleins d'émotion mélanco-

lique dans lesquels il déploie la dévasta-

tion de la forêt de Gastine, ou convie son

amie à ne pas laisser se flétrir les roses du

txmheur, tantôt dans des stances alertes,

Tdignonne allons voir si la rose, tantôt dans

un sonnet d'un charme plus sévère : Quand

••ot/s serez bien vieille .... soir, à la chan-

delle...

Et même quand Ronsard voulut être lui

aussi un poète épique comme Homère et

.Virgile, quelque souvenir ne s'éveillait-il

pas en son esprit de nos héroïques chansons

de geste qu'il aurait pu reprendre au lieu

de chanter Francus, fils d'Hector, conqué-

rant des Gaules ? En haussant le ton poéti-

.. que, il n'aurait pas dû interrompre le cours

B naturel du génie propre et original de no-

. tre poésie nationale. C'est en demeurant

fidèles à leurs sources profondes qu'une

? littérature et qu'un peuple conservent leur

{vigueur, leur caractère personnel et leur

action sur le monde. J.-J. DE L.

Théâtre d'Action Française

1 CRÉATION D' « UN DIVORCE », DE PAUL BOURGET

Hier vendredi, à huit heures et demie du

;oir, a eu lieu, dans la salle du Jardin-Royal,

la première des représentations organisées

par le Théâtre d'Action Française, de la sec-

tion toulousaine.

Ge fut un grand succès. Une foule nombreu-

se remplissait la salle, trop petite pour conte-

nir les Toulousains que ce spectacle avait

attirés. Us ne furent pas désillusionnés et

-prouvèrent, par leurs chaleureux applaudisse-

.-ments, leur sympathie pour l'œuvre et pour

- les artistes,

, ; CONFÉRENCE D'OUVERTURE

Dubreuil. M, Lassalle a été un Darras parfait

La grande scène du deuxième acte, notam-

ment, où los deux thèses de l'union libre et

du mariage légal s'opposent en un conflit vio-

lent, a été rendue par eux d'une façon remar-

quable.

Quant au Père Euvrard. c'était M. Mercier,

grand premier rôle du Théâtre Lafayette, et

l'on pense avec quelle autorité, quelle intelli-

gence, quel tact, il a mis ce personnage à la

place de premier plan qu'il doit occuper.

De plus, M. Mercier a été hautement appré-

cié comme metteur en scène. C'est grâce à lui

que Un Divorce a été présenté dans des condi-

tions aussi favorables, avec une perfection de

réglage et de jeu que l'on ne voit pas souvent

sur les scènes privées. Sa direction a donné à

cette interprétation un cachet d'art très élevé.

Après le deuxième acte, une quête .au profit

des œuvres royalistes, et notamment du De-

nier de Jeanne d'Arc, a été faite par Mmes de

Toulouse-Lautrec et de Tappie, Mlles d'Adhé-

mar, de Lagarrigue, Puntous et Benais,

qu'accompagnaient MM. do Malafosse, Du-

fraisse, Naves, de Lavalctte, Bressoies et de

Capèle.

M. Rocher, le sympathique président de la

Cigarette, l'avait annoncée par un charmant

intermède en vers, qui sut faire ouvrir les

bourses, et dont l'abondance des matières

nous oblige à renvoyer la publication à de-

main.

Les Camelots du Roi assurèrent dans la sal-

le un service d'ordre qui fonctionna sans ac-

croc A la sortie, ils firent entendre leur

chant d'attaque : « La France bouge », et le

viel des Toulousains : « La Royale », dont

la foule reprenait en chœur les refrains.

Voici donc le théâtre d'Action Française

fondé à Toulouse, et par un brillant succès.

Cela est dû au dévouement que tous les mem-

bres de la Cigarette et de l'Action Française

ont employé, sans marchander leurs peines,

pour réaliser un tel but. Espérons qu'ils ne

s'arrêteront pas dans une telle voie, et qu'a-

près Un Divorce, ils nous convoqueront sou

vent encore à aller entendre d'autres pièces

aussi toiles, aussi françaises et rendues avec

un art. aussi parfait. . .

Nous comptons sur eux. Cette soirée, qui

comptera à Toulouse, n'est, espérons-le, que le

prélude de bien d'autres, par lesquelles joi-

gnant l'utile à l'agréable, ils sauront faire né

nétrer dans l'esprit de leurs auditeurs les

plus réfracta ires, ces idées de salut, que l'Ac-

tion Française répand tous les jours davanta-

ge autour d'elle par sa propagande multi-

ple et incessante. E. J. R.

Chez les P. T. T.

Dans notre ville, l'état est toujours le mê-

me et il ne semble pas que nous ayons à

craindre- une grève- du personnel sédentaire.

Les communications- avec Paris sont tou-

jours assez mal assurées. Les journaux et les

lettres arrivent -avec du retard.

A la permanence de la grève on nous dit

avoir bon espoir dans l'avenir.

1/6 comité fédéral aurait fait connaître par

dépêche chiffrée que le nombre des grévistes

à Paris s'élève à huit mille, malgré les affir-

mations du gouvernement.

Théâtre du Ramier

C'est donc ce soir dimanche, à 3 he-arcs yrc»;!:-»»,

que Safnson et Dalikt, Je chef-d'œuvre rte Saint-

Saéns, sera donné au Uiéâtro en plein -air.&u Ra-

mier de Toulouse avec MM. Vranz. Teissié, VaUier,

SWIo ôliarboimeJ, de l'Opéra, ct avec Si. Ramieux.

(1 est im-nossiblo d'imaglnec une interprétation

l>!us brillante.

Mais il est parfaitement Inutile d'inviter encore

le public à profiter


Dimanche 16 Mai 1909

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Grand roi, cesse de vaincre où jo cesse d'ocrlr»

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Autriche i % or tio flor)

Egypte unifiée •

^Espagnole extér -cpt

Espagnole extér tme

Hongrois 4 %

italien 5 % -cpt

Italien 5 % tme

Portugal 3 % -cpt

Portugal 3 % tm®

'glisse 4

— 4

— «

— 4

_ 4

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— 3

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série. ..

1867-1869...

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% 1S89

% 1890

% cons. 1" et

% 1901

% or 1891

% or 1893

% or 1894

1/2-% 1S94

% 1S93

% 1906 tout payé

1/2 % libérés

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COURS i COURS

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97 35

97 65

97 40

9i .. 98 10

459 75 4:0 .

83 65 85 40

85 4(1

523 50

525 50.

10) 20 100 20

104 10

98 95 98 95

98 85

98 80

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101 £0

10', 27

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«g 85 63 22

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87 75 87 m

89 00

89 50

88 50 88 50

74 75 74 70

87 .. 86 90

87 50 87 95

88 G0 70 40

72 60 72 75

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95 90 91 ..

79 .. 78 75

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47', 50

495 . . 495 ..

81 75

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MARCHÉ EN BANQUE

Etat d'Alagoas...

Muanchaca

Briacsk

De Becrs.

ïbarsis

Val d'Aran

Syndicat Minier. .

May

Cape Copper

Cbartered

East Rand

Goldfields

Robinson Gold...

Rand Mines

APRES BOURSE

3 %.-..,

Do Beers

East Rand...

Rand Mines.

439 .. 439 ..

85 75 S 5 75

282 .. 282 ..

340 .. 340 50

146 ..

189 .. 4§9 50

121 ..

37 50 '37 50

189 ..

25 ..

114 50 135

15) 50 150 50

265 .. 263 ..

226 .. 225 50

97 rg 97 45

340 ., 340 50

134 50 135 ..

226 .. 22) 10

Cl '

es

BOURSE DE LONDRES

Consolidé anglais 85 .l[2.|itaUen , 103 lr2

3 % français 97 ..T.. Suez 189.f.

Banq. ottomane.. 18 .112. 1 Egypte 103 lf4

COURS DES PRIMES

3 % dont 50

3 % dont 10

Extér. dont 50...

Banq. ottom. d. 5

Rio dont 10

97 6-»]

97 90 dont 25. 97 75

722

1977

dont

dont

I dont

S5..

2 fr.

5... 50....

CHANGE

MARCHE DE PARIS Du 15 mal.

Farines. — Disponible, 33 65; courant, 33 65; pro-

chain, 33 50; juillet-août, 31 30; 4 derniers, 32 2o;

tendance soutenue; circulation, 7,500 ; consomma-

U lfiès. '— Courant, 26 50; prochain, 20 75; juAMet-

aoùt 26 25; 4 derniers, 24 40; tendance catoie.

Seigles. — Courant, 1-3 50; prochain, 18 65; juiMet-

août, 18 25 ; 4 derniers, 18 15; tendance soutenue.

Suifs. — Paris, 70 50; province, 70 50.

Avoines. — Courant, 22 85; prochain, 22 95; juil-

let-août, 21 90; 4 derniers, 19 20; tendance lourde.

Lin — Disponible en cuves à nu. 54 fr.; courant,

54 fr.; prochain, 54 25; i de maj, 54 50 ; 4 derniers,

54 75; tendance calme.

Colza. — Disponible en cuves à, nu, 67 25; courant,

67 25; prochain, 67 25; 4 de mal,' 67 25; 4 derniers,

67 fr.; tendante calano.

Alcools. — Disponible, 41 25; courant, 41 fr. ; pro-

chain, 41 50; juillet-août, 42 fr. ; 4 derniers, 39 75;

d'octobre, 39 25; tendance faible; stock, 21,275 ;

circulation, 1.225,

Sucres. — Disponible, 31 375; courant, 31 375 ;

prochain, 31 50 ; juillet-août, 31 75 ; 4 d'octobre,

28 625; tendance lourde; roux cuités, 2S 25; autres

jots, 28 25; raffinés, 61 50.

MARCHE DE BORDEAUX

Du 15 mal.

Blés. — On cote : Blés du pays, 25 fr. 25 à 25 50

l'hectolitre.

Farines. — On cote : Farines supérieures du haut

pays, ai francs; premières imarques, 33 fn 75.

Sons et repasses. — On coté : Son gros, 16 francs;

ordinaire, 14 fr. 50; Plata, logé, M fr. 25; repasses

ordinaires, 15 francs; Plata, 14 fr. 25, logé.

Avoines. -— On cote : Avoines grises du Poitou,

22 fr. 50 à 22 fr. 75; Bretagne grises, 28 francs; noi-

res, 23 francs; Plata lourdes, 20 fr. 50; Plata légè-

res, W fr. 60; Lilbau, 20 francs.'

Mais. — On cote : Maïs do la Plata roux 20 fr

logé; Cinquantini, 23 Ir. 50.

Orges. — On cote : Orges, 22 francs.

Seigles. — On cote : Seigles, 19 francs les 100

kilos.

HAUTE-GARONNE

Oisons,

tialre.

l,ait>ins domestiques, do 1 fr. 40 a 5 tt, 75 la'ptèco,

suivant (grossenar.,

l/e$ coa?s, -55 centimes la douzaine. «

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Saint-Girons.

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Blauïefte, do 38 â 20 francs -, avoine. 10 francs

BSadotte, Go W à 20 fr. ; avoine, 10 fr. ; seigle,

14 fr. ; maïs, de 14 à 15 fr.; haricots du pays., SO !

fr. : lo tout l'hect. ; pommes do terre de monta-

gne, de 2 îr. 75 à 3 fr. 50 ; pommes de terre de

semonce, de 3 75 à 4 fr. 50 le sac.

Viande de noucliorio sur pied. — Bœuf, 80 centi-

mes; veau. 1 fr. 10; mouton. 90 centimes; agneau,

85 centime*; toofts irras, moyens, de 85 à 90 centi-

mes, le tout lo tsilô; chevreaux, de 10 à 13 francs

l 'poules, de \ tt. 50 à 5 fr. 50 ; poulets, de 3 à 4

francs, le tout la paire.

Les œufs, da 65 â 70 centimes la douzaine.

TARN

Albl.

Foire du 13 mal. — Blé, 20 fr. 50; pommes do terre,

4 fr. 40; haricots, 18 francs; jKunmos fruits. 5 fr. 15;

lait, 26 francs l'hectolitre.

Foin, 7 francs les 100 kilos.

Bceulis gras, 84 centimes-, vaches, 76 centimes ;

veaux, 1 fr. 20; moutons, 85 centimes; brebis, 80 cen-

times; agneaux, 85 centimes le kilo.

Canards vivants, 1 fr. 60- dindons. 1 fr. 30; poules

et poulets, 2 fr. 25 le kilo.

Ix>s œufs. 70 centimes la douzaine.

Farine ire estampe, 42 fr. 50; 2" éstampe, 41 fr. 33;

3* estampe, 40 tr. 33, la baille de t22 kilos.

Puylaurens.

Marché du 12 mal. — Veau sur ipied, 1 fr. £2 le

kilo.

Grain-s — Blé, vendu, 1.S36 hectolitres au prix

moyen de 20 fr. 29 les 80 kilos; maïs, 14 francs; fè-

ves. 16 francs; avoine, 12 francs; haricots, 16 francs

l'hectolitre.

Les œufs. 75 centimes la douzaine.

Taxe officielle : Pain Ire qualité. 34 centimes;

2" qualité. 29 centimes.

Viande de veau, 2 fr. 35 le kilo.

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FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Dimanche 16 Mai 1909. - 19" Année - N° 6,034. BUREAUX A PARIS:

MsWaBwtts?ww)w^^

DE FEYDEI

Les Faits du Jour

Le conseil des ministres a prononcé la révo-

cation de 313 employés des postes ; M. Pichon

a annoncé la reprise des relations avec le Ve-

nezuela.

—:—

Le conseil de discipline des postes s'est

prononcé pour différentes peines de déplace-

ment et de révocation ; la plupart des incul-

pés ont fait défaut i le conseil se réunira de

nouveau mardi et mercredi.

La situation de la grève des postes à Paris

est staiionnaire ; on signale en province de

nombreux cas de sabotage.

—:—•

Des perquisitions opérées au sujet de l'af-

faire de corruption dont on a parlé hier au-

raient donné la preuve de la culpabilité d'un

capitaine et d'un homme d'affaires.

La situation du transport « Charente »,

échoué en rade de Toulon, est devenue criti-

que.

La Compagnie transatlantique a déclaré le

lock-out et débarqué les équipages de tous ses

navires présents à Saint-Nazaire.


Le prince Burrhan EtSrîinc, fils d'Abdul-Ha-

mid, a été arrêté par ordre de la cour mar-

tiale.

Voir, par ailleurs, les nouvelles qui nous

sont parvenues à la dernière heure.

D

a L

Un doyen honoraire de la Faculté des let-

tres à l'Université de Bordeaux vient de

composer un livre qu'il a intitulé, je ne sais

pourquoi : « Bécréations grammaticales et

littéraires ». Récréations ? — Pour lui, peut-

être, qui s'est amusé en l'écrivant, mais,

pour ceux qui le lisent, sujet de réflexions

un .peu humiliantes ; car, orateurs, écri-

vains, journalistes, professeurs, conféren-

ciers, et, sans doute, les femmes elles-mè

mes pourvu qu'elles rédigent parfois quel-

ques lettres ou notent leurs dépenses de mé-

nage et de toilette, y trouveront de sérieux

et nombreux motifs de confusion et de re-

pentir.

Eurtout qu'en vos écrits, la langue révérée,

Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.

Hélas ! que de fois nous avons violé cette

loi souveraine formulés par maître Nicolas

Boileau ! U y a tant de manières de mal

écrire et de mal parler !

D'abord en déformant la langue fran

gaise. M. Stapfer nous cite une phrase de

vant laquelle Edmond Schérer reculait

d'horreur, comme Hippolyte devant le

monstre vomi par les flots, en se deman-

dant quel pouvait bien être l'état mental

du


Eimaucne 1C Mai 1909

ïence crue le président du conseil aiu-a au mi-

Sfet&rede Vintériettr avec le garde der> sceaux

et le ministre d» travail.

Lundi matin, so tiendra une nouvelle fléU-

Kton du conseil des ministres qui sera plus

apéciftleiment consacrée à l'étude du statut lé-

gal des fonctionnaires.

La Journée ^arkmeiitaire

^MS &J&X42S BOTSBBOT '

La séance de lundi

Paris, 15 mai,

ta séance de lundi, ou tout au moins le

Ôôbut, .promet d'être mouvementé.

M Pugliesi-Conti viendra d'abord défendre

son .projet de résolution demandant la disso-

lution de la Chambre ; le député de Pans ne

pourra sans doute traiter qu'une partie de son

sujet, certains articles du règlement s oppo-

sant à la lecture de plusieurs paragraphes de

son exposé des motifs. . •

Un député qui assista à une discussion en-

tre socialistes dans les couloirs intérieurs a

eu cette Impression que les socialistes sou-

tiendraient la proposition de M. Pugliesi-

Conti.

Le débat pourrait donc être passionné.

Ensuite viendrait l'incident qu'entend sou-

lever M. de Dion au sujet de Vinternationale ;

bien que le député de Nantes n'ait pas encore

déposé officiellement sa proposition, on s'at-

tend à le voir intervenir lundi.

Il est certain que dans ce cas des incidents

se produiront.

Un député socialiste nous a déclaré à ce

sujet :

« Dans la matinée nous répéterons Y Inter-

nationale en prévision de l'incident de Dion. »

Nous croyons savoir qu'à la présidence on

ne voit aucune solution pratique à la propo-

sition du député de Nantes.

En tout cas, on fera l'impassible pour que

l'Incident ne vienne pas ; on dit encore que le

débat pourrait dévier, on verrait remonter

MM. Sembat et Wilm à la tribune pour trai-

ter des nouvelles révocations.

Au doigt et à l'œil

M. Clemenceau était, avant-hier, hostile à

un statut des fonctionnaires ; il était résolu à

empêcher à tout prix qu'il vint en discussion

devant la Chambre.

Aujourd'hui, changement à vue ; il s'est ap-

proché de M. Chaigne, rapporteur du projet,

Ta pris familièrement par l'épaule et lui a

dit d'une voix ferme et convaincue :

« U faut que cela passe ! »

Le député qui nous rapporte ce mot ajoute :

— M. Clemenceau posera la question de

confiance pour le projet avec autant d'assu-

rance qu'il l'aurait posée contre, et la Chambre

votera, oui comme elle aurait voté non.

» Elle est habituée à marcher au doigt et à

l'œil. »

Au doigt, oui, mais à l'œil, ce n'est pas sûr''

11 fil

punition contre l'agent ^Bernard ; la punition

prononcée par le maiïe fut celle de la suspen-

sion pendant un mois

Le préfet a- aioTS pris u.n arrêté aux termes

duquel l'agent Bernard est révoqué.

U SITUATION

Le bilan officiel

Paris. 15 mai.

Comme tous les jouirs, le sous-secrétariat

des postes a communiqué à la presse son bi-

lan de la grève, en relevant, service par ser-

vice, le nombre des manquants.

Cette discrimination n'offre que peu d'inté-

rêt ; aussi nous bornons-nous à retenir pour

Paris le chiffre total.

D'après l'administration, alors qu'hier il y

avait 2.255 grévistes, il n'y en aurai! plus au-

jourd'hui que 1.917, sur un effectif de 26.406

il y aurait donc eu 338 rentrées.

aCTiOU Cil GOUVERNENT

Au conseil de discipline

Paris, 15 mai.

Le conseil de discipline des P. T. T s'est

réuni ce matin ; un seul représentant des ou-

vriers s'est présenté ; l'autre, M. Caillot, pré-

demment révoqué, n'est pas venu non plus

que son suppléant.

Onze postiers lui étaient déférés : quatre ou

«Tiers, MM. Colin, de Laval, Suchon, de Lyon.

Poullain et Jaoquesson ; un rédacteur, M. Cer-

vière, et six commis, MM. Hillv, Masson le

teil. Combes, Quillici et Ubert.

MM. Colin et Poullain, accusés d'avoir chô

mé ie 1 er mai, ont été déplacés d'office par le

conseil avec approbation de la suspension qui

leur avait été appliquée pour un temps indéter-

miné.

Le conseil à proposé la peine de la révoca-

tion contre MM. Suchon et ïacq-uesson, accu-

sés d'avoir tenu des propos inacceptables en

réunion publique ; ces deux derniers ont fait

défaut.

Le conseil de discipline des rédacteurs a

également statué sur le cas de M. Cervière.

M. Cervière n'a pas comparu : le conseil,

après une longue discussion, a renvoyé sou

tas pour supplément d'enquête.

Enfin, le conseil de discipline des commis

siest réuni dans l'après-midi pour statuer sur

le cas do MM. Hoily, .receveur à Châteaudun ;

Masson, commis à Sèvres ; Le Treis, commis

à Quiniper ; Combes, commis au Havre ; Qui-

[ici, ambulant sur la ligne de Lyon, et Ubert,

ambulant sur la ligne du Sud-Ouest.

Les inculpés font tous défaut.

M. Combes s'était présenté dans la matinée ;

après être resté jusqu'à 11 Heures et demie

dans le salon d'attente, il s'est retiré en dé-

clarant qu'il était obligé de rentrer au Havre

dans l'après-midi et que par conséquent il ne

pouvait pas comparaître.

A 4 h. 35, le conseil apporte les décisions

suivantes : Avis favorable à la révocation de

Mil. Combes et Ibert et au déplacement de

M. Quilici.

Le conseil a demandé, en outre, un com-

plément d'enquête pour MM. Hilly et Le Treis,

et non Helly et Le Teil. -

Il a retiré le dossier de M. Masson, ancien

conseiller municipal de Brest, qui a été déià

à plusieurs reprises sur le point d'être révo-

qué.

Le conseil de discipline est convoqué pour

mardi et mercredi prochains pour émettre son

avis sur un certain nombre d'agents, de sous-

agents et d'ouvriers passibles de révocation.

Les révocations

Pari*, 15 mai.

Les 313 révoqués se partagent en 279 révo-

qués de Paris et 34 de province ; parmi ces

derniers, il y en a deux de Bordeaux, onze

de l'Aube, quatorze du Rhône, trois de Ne-

vers et quatre de Nancy.

L'impression produite à la Chambre par la

nouvelle des 313 révocations prononcées ce

matin a été fort mauvaise.

Un député nous déclarait :

« On a déjà jeté sur le pavé 600 révoqués

qui deviendront avant peu des anarchistes, ou

tout au moins des grôviculteurs enragés. »

L'appréhension de la grève générale fait pâ-

lir les députés.

M. Wilm ayant déclaré dans un groupe que

ia grève des chemins de fer serait effective

Lundi, on vit les mines s'.as-sombrir et des dé-

putés s'écrièrent : « Alors c'est fini. ,nous .n'a-

vons plus qu'à faire nos malles. »

Les grévistes du central ot du bureau de

Saxe ont accueilli par le chant de l'Interna-

tionale l'annonce des 313 nouvelles révoca-

tions.

Mesures étranges

Le gouvernement a donné l'ordre à l'admi-

nistration des postes de refuser les plis char-

ges du ministère des finances ; de plus, tous

(es services du ministère des finances ont été

informés que les lettres d'extrême-urg-ence de-

vaient, être adressées par les chefs de services

. au cabinet du ministre, qui se chargerait de

tes faire parvenir à leur destination par une

«•oie spéciale.

Un agent de la sûreté révoqué

Nancy, 15 mai

Le ministre de l'intérieur vient de révoquer

par dépêche l'agent de la sûreté Bernard.

Celui-ci avait assisté à la réunion des fonc-

tionnaires tenue en vue de soutenir la grève

pies P. T. T.

De plus, apprenant la mesure prise à l'égard

de M. Panin-Mou.Tot qui, ayant présidé cette

réunion, a été cassé, l'agent de la sûreté Ber-

nard la critiqua en ternies énergiques, déela

Tant qu'en présidant In réunion l'cmplové

puni n'avait pas dit «.ri mot contr» le gouvèr

nemenl, mais encore 11 ajouta qurt fut aussitôt adî-es** au px^fët oui fl/Tn

propos in-

>flè-

Seine-Inférieure

Rouen demandent

agents manquent.

Seine-et-Marne

mi^bionnés et 2 manœuvres.

Vaucluse : circuit interrompu.

Dans les autres départements, la situation

est bonne.

Dole, 15 mai.

La nuit dernière, des gendarmes en tour-

née ont surpris deux individus allumant une

bombe placée contre un poteau télégraphique,

rue du Château-d'Eau.

Us ont arrêté l'un d'eux, nommé Alphonse

Moussauit, charcutier.

L'engin pèse dix kilogrammes.

Lyon, 15 mai.

Ce matin, une trentaine de facteurs ne sont

pas venus pour le tri des lettres ; ils ont été

remplacés par des auxiliaires.

Lyon, 15 mai.

C'est exactement 22 facteurs sur 377 qui se

sont mis en grève ; ils se déclarent grévistes

irréductibles.

Cette agitation provient de la non remise

en service des facteurs Hartmann, secrétaire

du syndicat des sous-agents, Bance et Cortet.

La situation paraît à nouveau tendue ; des

services d'ordre ont dû être à nouveau établis

pour empêcher les tentatives de débauchage.

Les lignes, aux endroits où elles sont visi-

bles et notamment sous les ponts, sont gar-

dées jour et nuit.

Nancy, 15 mai.

16 ouvriers auxiliaires ont été invités à se

faire régler cet après-midi.

Paris, 15 mai.

Nous avons dit que sur divers points de la

province des fils avaient, été coupés ; l'admi

nistration attribue ces ruptures à des actes de

sabotage ; les grévistes, au contraire, décla-

rent qu'il s'agit là de simples accidents, com-

me il s'en produit fréquemment.

Quoi qu'il en. soit, l'administration fait ré-

parer les fils rompus avec le personnel ou-

vrier dont elle dispose et une instruction a

été ouverte par les Parquets compétents pour

déterminer les responsabilités et rechercher

le coupables, si vraiment coupables il y a.

Yssingeaux, 15 mai.

Une centaine de roklats du 80' d'infanterie

CRI éu- envoyés pour surveiller les Mis télé-

«rjiniti.iaes et téléphoniques dans la région

do Sauit-r-'erréol ot d'Aurcc.

..•f.»*''

1 ».!» de Lille ont envoyé'*'? matin

uno deic^atiim au d rectour pour lui

^qu'ils avaiont résolu de reVm.o '.v iTiïï-

Paris, 15 mai.

L instruction judiciaire aurait permis d'éta-

blir que l'officier incriminé exercerait les

fonctions de rapporteur près le conseil de

guerre de Paris ; l'homme d'affaires son com-

plice serait un nommé S....

La perquisition opérée au domicile de ce

dernier ne laisserait aucun doute sur les faits

qui leur sont reprochés.

On confirme qu'aucun fonctionnaire du mi-

nistère de la justice ne peut être mis en cause

L'officier aurait facilité contre argent comp-

tant certaines affaires de la juridiction des

conseils de guerre ; son .complice se mettait

en rar.port avec les .personnes condamnées à

la prison et à l'amende et, moyennant le ver-

sement d'une certaine somme, leur promettait

que, grâce à son intervention auprès d'un

haut fonctionnan'e du ministère de la justice,

l'aventure n'aurait aucune suite.

Si le client, méfiant, demandait des préci-

sions, on lui i.aissait entendre que le haut-

fonctionnaire n'était autre que M. Tissier, di-

recteur des affaires criminelles, alors que ce-

lui-ci était .absolument étranger à tout cela ;

il ne oouvait donc être question que de lbffi-

cier auquel nous avons fait allusion.

Paris, 15 mai.

M. André, juge d'instruction, a fait subir

hier soir, un interrogatoire d'identité au ca-

pitaine d'artillerie M..., l'officier inculpé d'es-

croquerie avec son complice S....

Le capitaine M... a choisi pour défenseur

M* de Monzie ; c'est sur la plainte d'un M. C...,

adressé:- à M. Tissier, que la justice a été sai-

sie de l'ahaire.

M. C... avait versé une somme d'argent pour

obtenir sa grâce à la suite d'une condamna-

tion ; ne l'ayant pas obtenue, il a déposé sa

plainte ; M. Tissier, après enquête, saisit le

garde des sceaux, qui donna l'ordre au par-

quet d'ouvrir une instruction.

Paris, 15 mai.

Au ministère de la justice, on déclare avec

insistance qu'il ne faut pas exagérer l'impor-

tance des faits qui ont motivé cette interven-

tion du parquet.

Autour de la chancellerie et du palais de

justice opèrent un certain nombre d'hommes

d'affaires qui, à l'affût des condamnations, ar

rivent à persuader aux condamnés que par

leur entremise ils obtiendront soit la grâce,

soit une remise de peine.

De ce chef, ils touchent des provisions qu'ils

se gardent, bien de restituer quand le con-

damné doit subir sa peine.

On dit que le capitaine M... est juif et véné

rable d'une .loge maçonnique.

Le capitaine X..., dit la Presse, vendait des

sursis, des réformes ; il faisait acquitter ou

condamner des gens qui payaient ou ne

payaient pas.

Ce capitaine était de plus un antimilitariste

avéré, trouvant honteux de porter l'uniforme;

il était membre du comité Mascuraud.

Voyages de Souverains

Guillaume II à Vienne

Vienne, 15 mai.

L'empereur Guillaume a reçu ce matin M

d'Aerenthal, qui a ensuite conféré pendant une

heure avec M. de Tschirsky, ambassadeur

d'Allemagne.

Les souverains allemands ont déposé de ma-

gnifiques couronnes sur les tombes de l'impé-

ratrice Elisabeth et de l'archiduc Rodolphe.

Les souverains ont été acclamés avec en-

thousiasme -ar la foule massée d.ans les rues.

A midi a eu lieu, à la Hoîburg, un déjeuner

auquel les souverains, les archiducs et les ar-

chiduchesses et leurs suites assistaient.

Vienne, 15 mai.

La Post annonce que le roi Edouard VII

rendra visite à François-Josesh, à Ischl, au

commencement de l'été.

Le journal ajoute que sir Edward Grey ac-

compagnera le roi et aura une entrevue avec

le baron d'Aerenthal.

On estime que le résultat de cette visite sera

une amélioration des relations austro-anglai-

ses. "

U Imm Ripe en Tnrple

Arrestation de Burrhan Eddine

. • Francfort. 15 mai.

On télégraphie de Constantinople à la Ga-

zette de Francfort :

« Le prince Burrhan Eddine, le fils préféré

de l'ancien sultan, vient d'être arrêté par or-

dre de la cour martiale et conduit au minis-

tère de la guerre. »

toau, : ..

Uiie ifcête.. Une longueur et demie.

Mutuel : Baguant, 149 -, places :: Prince-Al-

bert 18, L^mpendium 23 50, Emir 14.

Prix Melbourne. 4-COO franc*. 1-600 moires

environ. — 1. Hertre, par M. oabricl et 1 D6-

sione, à M. Achille Fould (J- Çbild£|; 8. uar-

raîdou, à M. Ch. Bartholomew (Barat): 3, Pyr-

rhus, à M. M. C.aiUanlt (Curry).

Non placés : Chiquito de Cambo.

Une longueur. Un oencolure.

Mutuel : gagnant, 16 ; placés : Horlrc 12 oO,

Darraidou 17.

Prix West-Austnalian, prix de la Société

d'encouragement, 5.000 francs, 2.000 mètres en-

viron. — 1. Bairam II. par Raconteur et Ga-

mine, à .M. Anl-ouio Siboud (Ryan); 2. Arago,

à M. A. Ilenriquet (.1. Childs).

Une longueur.

Mutuel : gagnant, 71 S0.

Prix Solon, handicap, 4.000 francs, 1.800 mè-

tres environ. — 1. La Merveille, par tenicius

et La Mouche, à M.Ohamnion (BaratliST Char-

tres, à M. A. Coblentz (Curry)r3. Champlleu-

ry II, à M. R. Jiilliany (G. Clout).

Non placés : San Benito, Full Speed.

Deux longueurs et demie. Une longueur.

Mutuel : gagnant, 23 ; placés : La Merveille

19, Chartres 29.

A LONOCHAMP

Paris, 15 mat.

Demain courses à Longchamp. Partants et montés

probables :

Prix de Vaucresson. — Kidiiey-Wort (G. BartJio-

lomow), Moutchikoak (Davis), Or-du-Rliin (Evcry),

,Tu.l)Ué (A. Woodland), lloom-tle-Ay (G. Clout). Ma-

Cliârie (O'Neil), Cajoleur (Ryan), Mm an (Garner),

Bel-Ange (Ijescure).

Prix do l'Espérance. — Quercitron (O'Connor),

Skaltger (W. KeUet), Loquace (J. Childs), Rot-dos-

Huns ou lied-Look (Hobbs). SarbaJakio (Ryan). Jus-

tinien II (G Stern), Gland-d'Or (O'Neil), Caroubier

(Urbain David). Danbray (X), David (Davis), Dia-

bolic (M. Barat).

PoiUe d'essai des Pouliolies. — Azalée (G. Stem),

Itonde-de-Nult (O'Connor), Mademoiselle-Bon (G.

Barthnlonww). Loris (O'Neil), Gyrsa (J. Childs), La

Dupoi-Uirie (Hobbs). Rose-de-Flandre (M. Barat).

Gcnny (Bellhouse) .

Poule d'essai des Poulains. — Métiari (G. Stern),

Hérault (J. Childs), Verdun (O'Connor), Ipi.lus

(Hobbs). Exorde (O. ÎAadden), Oversight (Bellhouse),

Frcpe-Luce (M. Barat).

Prix Ratnbow. — Merci (M. Barat). Montjoie

(Hobbs), Rabat-Joie (O'Connor), La Belle II (A.

Childs), Aquarelle (A. V. Chapman), Bijou-Royal

(J. Ohilds). Kenilworth (G. Stern), Saintc-I.ivrade

(G. BarUiolomew), Villégiature (Bellhouse).

Prix de Viroflay. — JubUé (X), Tit-Bits (G. Bar-

Uiolomew). Vasco-de-Gama (A. Woodland), Sublima

(Davis), Stella (G. Clout), Valentin (Ryan), Indian-

God (Curry), La Norgère (X), Rameau-d'Or (Sharpê-).

Pronostics :

Paris-Sport : Kydney-Wort, Ma Chérie — Lovola-

ce, Justtnien II — Azalée, Gyrsa — Verdun, Métiari

— Rabat-Joie, Villégiature- — Sublima, Indlan-God.

Jockey : Lovelace, David — Azalée, Gyrsa — Mé-

hari. Verdun — Rabat-Joie, Kenil-Worth — écurie

CaUlault, Vascc-de-Gama.

bes Débats : Ma Chérie, Or-du-Rhin — Diabolic,

Loquace — Azalée, Ronde-de-Nuit — Mèharl, Ver-

dun — Sainte-Livrade, Rabat-Joie — Sublima Stella.

La Patrie : Kydney-Worth, écurie Doublet — Lo-

quace, Justinien II — Azalée, Gyrsa — Méhari, Over-

sigkt — Rabat-Joie, Aquarelle — Sublima. Ittdlan-

God.

Le Siècle : Jubilé, Kydney-Worth — Justinien II,

Loquace — Azalée, Ronde-de-Nuit — Verdun, Méha-

ri — Sainte-Livrade, Rabat-Joie — Jubilé, Sublima.

U Intransi néant : Kydnev-Worth, Moutchick — Lo-

quace, Justinien II — Azalée. Gyrsa — Méhari, Ver-

dun -— Kenil-Worth, Sainte-Livrade — Stella, Mau-

rienne.

* BORDEAUX Bordeaux, 15 mal.

Pronostics :

Prix de Caudéran. — Grosaw, Volatile.

Steeple-Chase militaire, 3" série. — Sacripant U

Abbaye.

Prix de la Société des Steeple-Chases, 6" série. —

Vive II, Esipiègle.

Prix du Bouscat. — Le Mikado, Serin-Vert.

Prix de l'Avenir. — Riom, Corvln.

A TOULOUSS

Aujourd'hui dimanche 16 mai 1909, à trois heures

de l'après-midi.

Prix du Printemps, 1,500 francs, distance " 000

mètres environ. — Souriant, à M. Jean BarUie't

Gentleman, à M. de Fournas ; Rio, à M. H. Dubois^

Godlnt Carmosino, à M. D. Guestier; Lion-d'Orauge

à M. de Montbel; Ballottage, à M. A. Broquière -

Mélinite, à M. A. Broquière ; Analyse, à M. J. Ca-

dilhon.

A 3 heures et demie, Prix de la Société d'Encou-

ragement, arabes et anglo-aral>es, ire catégorie,

.25 %, 2,500 francs, distance : 2,000 mètres environ

Arriviste, à M. le comte G. Nitot; Papillon à M

le comte G. Nitot; Kivalariée, à M. Michel Azaïs

Xénocrate, à M. le barou de Nexon; Cervantes à

M. le baron de Nexon; L'Etourneau, à M H Du-

bois-Godin; Verdict, k M. Maurice Labrouche- Clai-

ron, à M. Maurice Labrouche; Fantine-II à M C

Dubech; Saverdun, à M. A. Broquière; Fanchoii à

ilfirns du nord -irt du rentre do l'Eure

T'ratioe, 'le fempB a été beau. d*e :; ^

Kn Frv-noe, un temps l>eau CSL Cncn»«.

o_ a.v*e température pins ébvéç, ^^rob^

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Tonilousn...»

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Perpignan.

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RitourneUe-II, à M. A,

â. i d

Terrible aoeiesenî d'auto. — Six vioismes.

Liège, 15 mai.

Un grave accident d'auto s'est produit entre

Ang'.eur et Til-f.

Quatre automobiles revenaient de Tilf ; une

des voitures, voulant dépasser les autres, alla

donner contre un mur qui séparait la route de

la ligne du chemin de fer de l'Ourthe.

Le choc fut si violent que le mur fut ren-

versé et que les débris allèrent atteindre un

train qui stationnait, blessant grièvement deux

voyageurs.

Les conducteurs de l'auto ont reçu d'horri-

bles blessures et leur vie est en danger ; mais,

de plus, deux malheureux enfants, qui s'é-

taient garés des automobiles en se rangeant le

long du mur, furent atteints par la voiture et

littéralement écrasés.

Une fillette eut le crâne fracturé et mourut

sur le coup.

Le petit garçon a été comme réduit en

bouillie.

Quant à l'auto, elle a été réduite en miettes.

Le sabotage sur les champs de courses

Paris, 15 mai.

On sait qu'une vive agitation se manifeste

depuis quelque temps parmi les jockeys, lads

et palefreniers.

A ce propos, les entraîneurs de Maisons-

Lafitte, justement inquiets de ces menées pré-

judiciables à leurs intérêts, viennent d'adres-

ser au préfet de Seine-et-Oise une lettre dans

laquelle, après avoir dit que de nombreux en-

traîneurs ont été avisés que si leurs lads ne

cessaient pas le travail, les organisateurs de

la grève des lads et palefreniers sauraient sus-

citer des attentats tant sur les personnes que

sur les chevaux, ils le prient de prendre les

mesures nécessaires à leur sécurité.

M. E. Garrigou-Larriale

Couzinet.

A k heures, Prix du Chemin de fer d'Orléans

1,000 francs, distance, 1,600 mètres environ

Souriant, à M. Jean Barthet; Veilleuse à M de

Juge; Castillon, à M. H. Dubois-Godin ; Agricola à

M. D. Guestier; Le-Nain, à M. R. de Montbel; Ibère

a M. Gence; Analyse, à M. J. Cadilhon; Gaulois-VI

a M. A. Ross ; Hagiane, à M. D. Guestier.

A 4 h. -i. Prix de la Société Sportive d'Eneoura.

gement, arables et anglo-arabes, 2* groupe 50 %

2,500 francs, distance, 1,800 mètres environ.

Brazza, à M. Ch. Fontan; Rosière, à M Gustave

Ducos; Insu, à M. Antoine Fontan; Océahie à M

Ch. de Fournas; Gantelet, à M. Oh. de Fournas-

Viertoe, a M. H. de Juge; Pujo II, à M. le baron dé

Nexon; Bleuet, à M. M. H. Dubois-Godin; Le Khé-

dive, a M. H. Dubois-Godin; Lumignon à M H

Dubois-Godin; Baladin, à M. le baron Gasq'uet

Souci, a M D. Guestier ;Fritz, à M. D. Guestier

L Idéal, _ a M. A. Ross; Verona III, à M. le comte

F de Bearn; Sans-Participation, à M. Michel Azaïs

Mauvais-Risque, à M. Michel Azaïs.

A a heures. Prix régional de !a Société, des Stee-

ple-Chases de France, 3' série, course de haies

1,900 francs, distance, 2,800 mètres environ

Le yémtien, à M. André Barthélémy; Noria à M

b S? 11 »: Çymbale à M. G. La,pè'ze; Czkerra.'a

M. L. de 1-ournas; Samte-MadeJeine, à M L de

nïïîI^V 01 ?*? 116 ' à M - H ' Dubois-Godin; La R

nette, à M. J. Larrague; Cher-Aimé, à M D Gues-

tier; Macadam II, à M. D. Guestier; Cour-d'Àmoiir

a M. A. Broquière; Muscadet II, à Al Gence- da»

mencita III, à M. Labrouche. ' Car

Lundi 31 mai, quatrième journée, prix de Saint-

Cyprien, Prix du -Désert, Prix de la Société tporUva

d'Encouragement. Grand Prix de la Société^'Fn-

couragement. Prix de la Société sportive d'Encou-

ragement, Military. *^ " e imncou-

Un service de tramways, partant de la place Es-

quirol, desservira l'Hippodrome.

L'ACODITTKWHTBï W V M^ }

Voici le texte de l'arrêt prononce n-,

Cour d'appel de Toulouse : lMÏ ^

Attendu que M. Matty, évêque de Mo- ,

ban, est inculpé, par ses instruction* , a, *>

raies du 28 mars 1908, publiées et i,,L a ^

chaire, et par l'artk

qui a suivi, troublé

du 9 avril de la même

la

1908, publiées et ït 1P 7 oloi

kile du itullclin par LS

5 ou entravé les «.oÎTirl

ouvertes - '

vente du domaine de Montauriol % Pou l

appartenu à la congrégation des Jésint^ nl

Que les instructions du 2S mars ra^neiw.

aux catholiques du diocèse de Monte U'v n c °*

ceux qui se rendraient acquéreurs de bu* q ^

l'Eglise ou de congrégations encourr.VmTf 7 e

peine de l'excommunication ; que le feSîïlJ*

paroissial d'avril 190S repreduAi ces hl f"*

lions et en fait une application din&sta A

tse en vente du château de M.y^uAoj'

quaprès avoir fait counattro les r7suïï*u -;

peu près négatifs d'une première m W *

vente, à la date du 5 ma£ 1908? le BuBeS

Ajoute : « Nous voyons là la prét/v* qMi

latJioliques ont bien compris les ©i&fltttotiS

do 1 Eglise à l'égard des acquéreurs d« fi

ecclésiastiques, prescriptions qu'il n'e,i ^2

Attendu que le prévenu oppose a la

suite

.owar-

tat.

très

d'aii^nr?^! rap P elaBt - *aus se préoccu»*

déterminé, des règles immuables de l'Eslw

atholique, il . a fait ce que son devoir d' ? évè!

ranun ^P mmMda it et dU'il ne relève du

contrôle d'aucune autorité civile »

Que ce moyen de défense ne peut être ad-

mis par la cour, attendu qu'il n'est lias m IN

cftwen " nist « ^'un c&te qu'à tort aSS

citoyen de faire un tri parmi les lois de I E- I

d accepter les unes et de rejeter les au- |

non' 1 tout citoyen doit à toutes le* lois I

sinon -son adhésion intime, du moins son 'i

obéissance et que, s'il lui appartient de pour-

suivre par les voies légales l'abrogation ris

celle qu'il juge mauvaises, il doit s'abstenir

de tout acte qui aurait pour conséonenoe


'Dîmancne ^1993,

.. .. ... .— ... ^, ... . ...

| Cette vilaine fcête a' deux apparitions.l'une

I lorscruo la vigne va fleurir, l'autre vers ïe

milieu de juillet.

A la première, la cochylis forme rapide-

ment un cocon flasque qui enveloppe uno

^partie .de grappe et, enfermée là, elle dé-

vore rapidement les bourgeons. Pour l'at-

teindre, il ne faut.pas qu'elle ait filé sa soie.

-Voilà pourquoi l'on doit jeter auparavant

un poison pour elle sur cette grappe.

Le 28 mars, à la réunion générale du

Syndicat de la Haute-Garonne, M. Prunet,

professeur de pathologie végétale à la Fa-

culté des Sciences, a exposé où l'on en était

•«leurs pour les poètes, c'est aussi l'époque 1 pour la défense de la vigne contre ces trois

où so forment, les fruits de nos arbres. Tout Petits ravageurs, la cochylis, la pyrale et

1 endrmis.

Il a, déclaré d'abord que c'était fort diffi-

.'agir contre un ennemi qui se cachait

/229

r

Aux aguets

KVii - peu' 'dans toutes les régions $to l'a

iFrance, les cultivateurs ont donné au mois

IL mai le nom de réparateur. C'est le vrai

printemps ;sa brise et son soleil, ses phiies

tiédies, donnent l'élan à toute végétation,

mémo sur les montagnes qui, jusque là,

ont connu la neige. S'il est le mois dés

cela est très beau pour les chercheurs d'i-

déal et les peintres. Mais c'est bien le cas j M U

Il est donc nécessaire de faire un choix ju-

dicieux pour t'achat-d'uno Bouillie.

Or, la Bouillie « G. Marqués », dont le do-

sage est rigoureusement garanti et dont la

composition a été étudiée avec le plus grand

soin, donne depuis de longues années les

meilleurs résultats. En .1908, notamment, tous

les vignobles traités par la Bouillie « G. Mar-

qués » ont été indemnes de mildcw et de

blacls-rot.

.de dire que le serpent est ici caché sous les

Ifleurs.

• C'est, hélas ! (depuis quelques années sur-

tout), Je.imois signalé par des invasions

ïl'.insectes et de cryptogames contre lesquels

les malheureux ruraux, depuis te potager

jusqu'à la vigne, en passant par les arbres

fruitiers, devront sa mettre en garde. Il est

plus d'un cas où la pa^xesse serait funeste

si bien et dont l'apparition était incertaine.

Il ne croit pas à l'efficacité des lanternes

pièges. Plus d'une fois, je vous ai parlé de

cela,'vous décrivant les appareils. Mais j'ai

toujours fait remarquer que l'on avait neuf

chances sur dix de n'attraper que les mâ-

les de ces papillons de nuit dont beaucoup

comme les trois susnommés et encore plus

a vé^ét^tion est très en re- 1 le carpocapse (ver du fruit) font de tels

aSXT^iVlftS fceTdS^d I £28*. P-=l & mâlesj II vou. faut

Si .vous n'avez pas de lance ou de jet

ayez un bec ordinaire. Seulement,

des lieux et de l'exposition, mais on peut

'osciller entre dix et vingt. Ce dernier chif-

Sre serait forcé si on le généralisait. Te-

taant compte d'un retard très appréciable

c'est à chacun à examiner la végétation

des plantes qu'il doit défendre

Deux sortes d'invasions sont à craindre

en mai. Celle -des insectes et celle des cryp

toganies. Ces dernières n'arrivent que vers

la fin du mois, d'ordinaire. Peut-être cette

'année ne sera-ce qu'en juin ? Songeons aux

. insectes.

Au début d'avril, j'ai fait une causerie

là-slessus

J'avais spécialisé. On me permettra de

généraliser un peu plus et de courir de ci

et de là. Au plus pressé.

Comme en avril, vous avez à défendre

votre potager, semis ou jeunes plants. Vous

i ne risquez rien en vous servant -d'un liqui-

de contenant 4 % de jus de tabac.

J'avais parlé de nicotine. On sait qu'il n'y

en a plus. Il faut donc prendre ce que. l'on

: 'a. Le prix du jus de tabac est entre 25 et

60 centimes le litre.

L'effet de la nicotine dure sept à dix

jours, mais cela dépend du temps, de la

pluie ou des arrosages subséquents.

Comme les insectes ne passent pas trois

- J ours sans rien manger en ce moment de

réveil, vous avez le temps de les ermpoison

ner.

Pour le jardinage vous devez voir si au

bout de huit jours chenilles ou petites bêtes

reparaissent. Vous recommence-a.

Pour les arbres, pruniers ou pommiers,

tr que les cheniUes fileuses envahissent dès le

milieu de niai, agissez avec un pulvérisa-

teur

.vert

montez sur une échelle pour tout atteindre.

S'il est bien fait et à temps porté, c'est à

dira à l'apparition des chenilles, un seul

traitement suffit.

Si à la fin du mois vous en voyez encore,

|| f Têitér

Généralement -ces chenilles {Ypomoneutes

ou ckctmalobies) apparaissent du 10 au 20

mai. Rappelez-vous que vous ne risquez

pas de vous empoisonner. Les matelots ava-

lent tout le temps du jus de tabac en chi

quant. Je ne vous parle pas de l'arsenic

quoique bien plus énergique. Une impru

. dence d'un ouvrier peut avoir des consé

quences graves.

. Au reste, la -commission parlementaire vient

(ous et parmi ces fous, il peut (cela s'est vu)

- que fait courir l'arsenic et je connais un

grand propriétaire qui, pour s'en être ser-

vi, a eu des suites les plus fâcheuses. C'est

mettre un poison dangereux à la portée de

•'tous et parmi ces tous, il -peut (cela s'est vu,

n'en trouver de malveillants qui... vous de-

i vinez le sujet de roman.

Au resi, si pour détruire les ypomoneu-

tes, on est gêné par des arbres "trop hauts

ou trop fourrés, on peut détruire les enva-

hisseurs par le procédé suivant : on allu-

I me-,-d'après la grandeur ou étendue de l'ar-

bre, deux, trois, quatre, petits feux de co-

- peaux eu ,de brindilles sur lesquels on jette

Un peu de souffre en poudre. L'acide sulfu-

reux qui s'en dégage est mortel pour les

chenille;;. Si une lois cela ne suffit pas, en

réitère. Il faut prendre garde- que la flam-

me ou la fumée trop chaude ne rôtisse les

Armes de la nicotine, du soufre et du ly-

Bol, dont j'ai parlé en avril, il vous est fa-

cile de défendre arbres, semis ou légumes.

Mais pour la vigne ? Assurément, elle ne

court pas les grands risques de juin et juil-

let. II est rare que le mildiou se montre

' si tôt et cette année encore moins.

tiers n'è'lûïcnl pas satisfaite Bas 'déclaras'

tions de la Chambre.

Toute dès que la grappe est bien sor

,-tie et quo cinq ou six feuilles sont dévelop

pées à chaque cep, soufrez et sulfatez {ou

vice versa). Faut-il y ajouter le lysol ?

C'est peut-être un peu tôt. H vaut mieux le

•garder contre le rot brun et les dernières

i ny a s i ons cl' oï di-uin .

Toutefois, un essai ou deux essais sont à

'faire. Un peu avant que la floraison com-

mence (cela peut être en juin ; tout dépend

.'du temps), votre manne (je prends le mot

du bas languedoc) a deux ennemis : l'an-

thraenose et deux vilaines chenilles bien

connues, la pyrale et la cochylis. De tout ce

i que l'on a essayé contre l'anthraenose, la

chaux en poudre est ce que l'on a trouvé

de mieux. On la mélange avec le soufre- en

poudrant, cela n'amène aucun fâcheux in-

.-convénient. Mais pourquoi n'essaierait-on

.pas de la chaux lysolée qui se vend dans

Itous les syndicats ?

Cela pourrait fort gêner la chenille de la

'cochylis.

savoir que les sens des insectes sont très ai-

gus et atteignent un degré que nous ne

connaissons pas. Outre que les mâles sont

essentiellement rôdeurs, outre que bien

souvent ils sont bien meilleurs voiliers que

les femelles (parmi les papillons de nuit,

certaines femelles n'ont que des rudiments

d'ailes), ils ont un autre attrait. Vous con-

naissez tous le lampyre ver luisant. C'est la

femelle. Sans atteindre cet éclat, beaucoup

d'insectes ont l'abdomen phosphorescent.

Vous me direz que les mâles sont bien

mal avisés de prendre une flamme pour

«une simple lueur. Peut-être, mais c'est un

fait. Mais peut-être aussi sont-ils attirés

par la curiosité comme nous par un feu

d'artifice.

Toutefois, ces lanternes-pièges ou petit

barri 1 au fond duquel est une. minuscule

lampe à pétrole et à l'orifice duquel vous,

mettez des fils englués, ne sont pas inutiles.

Cela sert à voir, l'invasion des premières

cochylis.

Mettez ce que vous voudrez à partir du

15 mai envoyez ce qui s'y prend. Oh ! c'est

très varié, il y a du gros et du .menu ; mais

sans être entomologiste, vous avez vite re-

connu votre ennemi. C'est un tout petit pa-

pillon gris de la famille des teignes ou mi-

tes qui au lieu d'être chine, gris sur gris

ou noir sur gris, a sur les ailes supérieures

(au-dessus) deux raies ou bandes brunes ou

violettes très visibles. U n'y a pas à s'y

tromper.

Toutefois, l'on a cru longtemps à la va-

leur des lanternes-pièges. C'était si naturel.

Et puis, l'on se disait : « Si ce n'est pas cet

ennemi, . ce sera un autre. En dehors des

abeilles et des vers à soie, à quoi servent

les insectes ? » Et puis, pour la seconde in-

vasion, on n'avait que calà. C'était surtout

aux endroits où la vigne a beaucoup de va-

leur que l'on s'en donnait. U y a dix ans

de cela, j'étais en Bourgogne, chez un de

aneis amis, au milieu de juillet. C'était entre

Givry et Châlon-sur-Saône. « Si vous vou-

lez, me dit-il, à huit heures nous monte-

rons sur cette éminence. Nous verrons les

fusées du feu d'artifice de la fête, tiré à

Châlon, .et puis, toute lu plaine va s'itlumi-

mer. » En effet, dès 1-e crépuscule, des mil-

liers de lanternes s'allumèrent. Cela tenait

plus de cinq kilomètres. Mais hélas ! les

mêmes constatations. Beaucoup de prises,

mais la plupart fort inutiles.

En somme, contre la cochylis, il n'y a

d'efficace que la pulvérisation à la nicotine

(ou jus de tabac) à un pour cent au mo-

ment de la floraison. Mais pour cela, il faut

que vous soyez en un foyer réel d'invasion.

Et encore, rien n'est étrange comme l'irré-

gularité des invasions d'insectes. Tel a

deux ans, trois ans, une lutte terrible con-

tre la cochylis. Puis elle disparaît ou se

réduit à peu de chose. Pourquoi ? A la

suite d'influences climatotogiques qui nous

échappent. Espérons donc ; ces invasions

ne sont -pas aussi certaines que celles du

mildiou. Pour celu'-ci, la vraie bataille

s'ouvre en juin. Malheureusement, le mo-

ment critique concorde avec les moissons.

Voilà pourquoi l'on doit être aux aguets et

prévenir le mal. Ah ! quelle sécurité avec

les hybrides producteurs directs que l'on

peut traiter quand on veut en une période

'de deux mois et qui subissent si bien les

premiers assauts...

Un mot, pour finir. Nous ne sommes pas

les seuls à subir- les invasions. L'autre

jour, étudiant, les calculs astronomiques

des anciens et des modernes, je tombai sur

le calendrier chinois, qui a 24 mois au lieu

de 12. Savez-vous comment ils appellent la

période correspondant à une partie de no-

tre mois de mai ? King-tchô. Mot à mot :

la crainte des insectes . Nous ne sommes

©as les seuls.

L. DE MALAFOSSE.

{Labora.)

Il est répondu par la vole du journal aux

demandes de renseignements militaires.

Ecrire au commandant C. V., buroau oe

l'Erpress du Midi, 25, rue Roquelaine, à Tou-

louse. , ,. . .,.„,„„

Numéroter les questions ; indiquer initiales,

numéro et résidence pour la réponse.

A. P. 4L, Montauban." — 1° Le titulaire d'u-

ne gratification renouvelable dont 1 infirmité-

aura été reconnue incurable, à la visite

annuelle, sera proposé pour la gratification

permanente, et non pour la pension, si 1 in-

firmité est devenue incurable, sans aggrava-

tion ; 2° Le minimum de la gratification [f

-catégorie) est do 100 francs par an ; celui do

ia pension (6° classe) do 600 francs.

F D S 881. — 1° et 2° L'appelé qui doit par-

tir cette année, en octobre, ne peut ni devan-

ce'l'appel, ni choisir son régiment. Ces-avan-

tages sont réservés aux engagés volontaires

de 'trois ans au moins,

. j F. Réalimont. — 1° Les militaires des

troupes de France peuvent passer, sur leur

demande, dans les troupes d'Algérie, lorsqu'ils

y «ont autorisés par le commandement : l'in-

téressé Temet sa . demande au commandant

de son escadron ; 2° Habituellement, les sol-

dats récemment venus au corps ne participent

pas aux grandes manœuvres parce que leur

instruction, militaire et Jeur entraînement sont

insuffisamment développés. Le chef de corps

en décide.

P. D., Montalzat. — 1° L'engagement de

cinq ans, dans les troupes coloniales, peut

être contracté à partir de l'âge de 18 ans ; 2°

La nrime d'engagement est de 160 francs par

an, à partir de l'a troisième année de servi-

ce et jusqu'à la dixième année inclusivement ;

3-' Il faut être doué d'une constitution vigou-

reuse, plus vigoureuse que pour -les troupes

métropolitaines ; 4° Il n'est pas nécessaire

d'avoir une instruction développée.

Z. D. — 1° Le colonel est seul juge dans

cette question ; il est libre du choix, et le rè-

glement n'intervient que pour fixer le nombre

des secrétaires ; 2° Ce jeune homme adressera

une demande écrite au commandant de re-

crutement dans la quinzaine qui précédera

l'appel devant le con&eil de revision ; elle vi-

sera l'emploi de secrétaire dans les sections

d.'étabmajor, de recrutement, d'infirmiers ou

d'a dm in i s trat ion.

R. G., Alaigne. — 1° Ce peloton n'existe pas

dans chaque corps ; les candidats de plu-

sieurs corps sont réunis dans un corps dési-

gné, après la première année de service; A

l'arrivée au régiment, il faut, informer le ca-

pitaine du désir d'être proposé candidat ; 2°

L'examen comporte : des épreuves écrites, su-

jet militaire, dictée, histoire et géographie,

arithmétique, un examen militaire propre-

ment dit sur les connaissances techniques et

pratiques acquises au régiment.

A. E. G., Albi. — Le candidat au brevet

d'aptitude militaire doit adresser sa deman

de avant le 15 août au président de la corn

mission d'examen la plus voisine de sa rési-

dence.- Il existe une commission dans chaque

corps ou détachement -de toutes armes. L'exa-

men a lieu du 20 août -au 15 septembre. Le

président de la commission adresse au. candi-

dat, huit jours à l'avance, un bulletin de con-

vocation indiquant les jours, lieu et heure de

l'examen. 11 n'y a pas de pièces à fournir

(Circulaire -ministérielle du 31 juillet 1907).

C* C. V.

Traitement du Mildcv fie la Yigne

Dans un article paru dans le Progrès agri-

cole et viticola du 25 avril, le distingué ingé-

nieur-chimiste, M. H. Gouthière, donne un

compte-rendu très documenté des divers

modes de sulfatage pour le traitement du

tmildew.

U fait observer que la préparation de la

Bouillie Bordelaise, au. sulfate de cuivre et

chaux, est une opération fort délicate. La

chaux a, en effet, une pureté très variable et

les proportions à employer diffèrent sensible-

ment. Le viticulteur ne peut évaluer qu'ap-

proximativement la quantité de chaux et il

s'expose, suivant les cas, ou à brûler sa vigne

ou à faire une bouillie insoluble qui n'aura

aucun effet sur la maladie.

Mgr Marty, "évêque de Montauban, ira

duit devant la Cour de Toulouse pour en

trave à la liberté des enchères, a été ac-

quitté, comme il Vavait été en première ins-

tance.

Des manifestations-en l'honneur de Jean-

ne d'Arc ont eu lieu à Paris' et à Lille. Dans

cette dernière viille, les révolutionnaires

unis aux francs-maçons, ont tenté en vain

une contre-manifestation.

Mardi a eu lieu, à Sainl-Sulpice, à Paris,

un service funèbre à la mémoire de M.

Kcller. Mgr de Cabrières a prononcé mie

allocution.

M. Caillaux, ministre des finances, a pro-

noncé dimanche des discours à Marseille et

à Aix en faveur de l'impôt s>ur le revenu. A

son arrivée à Aix, il a été sifflé.

Les scrutins législatifs qui ont eu lieu 'di-

manche ont assuré, dans la 2" circonscrip-

tion de Boulogne-sur-Mer, le succès de M.

Delcluze, socialiste indépendant, en rem-

placement d'un progressiste, et ils ont pro-

duit des ballottages dans le 2" arrondisse-

ment de Paris et à Avallon.

A la suite de divers incidents, la grève

postale a éclaté de nouveau cette semaine;

dimanche, le Comité fédéral des P. T. T a

rédigé une affiche dans laquelle étaient dé-

noncés les trafics scandaleux commis dans

Vadministration centrale des postes.

En même temps, deux mille postiers se

sont réunis au manège Saint-Paul, sous la

présidence de M. Suchon. La sortie s'est

opérée dans le plus grand calme, après le

vote d'un ordre du jour par lequel l'assem-

blée a laissé au Comité le soin de déter-

miner l'heure de la grève et dans lequel la

..personne de M. Simyan était encore mise en

cause.

Lundi, le conseil des minisires a 'décidé

de demander à la Chambre de discuter im-

médiatement les interpellations sur les pos-

tiers, de s'opposer à toute demande d'en-

quête et de poser la question de confiance;

de son côté, le Comité fédéral des P. T. T.

1 décidait la grève pour mercredi si les pos-

Mardi la Chambre, dans "sa séance ~de

rentrée, a discuté 'l'interpellation Sembat-

Wilm sur les mesures prises contre les pos-

tiers ; la suite de la discussion a été re-

mise à jeudi.

Au Congrès 'de la Fédération 'dés mineurs

de France, réuni à Lcns, une proposition a

été faite en faveur de la grève générale

pour soutenir les postiers ; celle proposition

a été momentanément repoussée.

La Fédération nationale des P. T. T. a

fait placarder une affiche dans laquelle

sous ce titre .- « Trahison !*» elle déclare que

la démission de M. Simyan a été la condi-

tion sine qu'a non de la fin de la grève et

que celle 'démission avait été promise

formellement. Pour le prouver, la Fédéra-

tion public le procès-.verbal de la séance du

comité de la grève et de la délégation ac-

complie chez M. Louis Dreyfus, député, le

dimanche 21 mars.

Mardi soir un meeting des postiers a eu

lieu .à l'Hippodrome ; en présence de Va

journement de la discussion à la Chambre,

l'ordre de grève a été lancé.

La Ligue des Droits de l'Homme, qui né

s'était pas manifestée depuis quelque

temps, a organisé de son côté une réunion

publique au Tivoli-Vaux-TIall ; enfin, le Co

mité exécutif du parti radical et radical

socialiste, a voté un blâme au gouverne-

ment pour son attitude dans le conflit pos-

tal.

Le gouvernement a pris immédiatement

d'énormes précautions pour parer à la grè-

ve ; la préfecture de police a pris posses-

sion de la Galerie des Machines pour y or-

ganiser, avec le concours de l'armée, un

service postal par automobile ; le service

n'a, à aucun moment, été désorganisé com-

me lors de la dernière grève.

Le conseil de discipline des postes s'est

réuni mercredi pour juger huit agents ou

sous-agents poursuivis pour diverses mani-

festations ; il s'est prononcé en faveur de

la révocation pour sept de ces agents.

Dans les couloirs de la Chambre, où il n'y

avait pas séance mercredi, on a conspiré

néanmoins contre le cabinet ; beaucoup de

radicaux ont décidé de voter la confiance à

propos des postiers, mais de renverser le

ministère par une interpellation sur la po-

litique générale. On assure que MM. Cail-

laux, Viviani et Briand, seraient disposés

a se retirer.

Les mînistres,rêunis én conseil à l'Elysée,

ont prononcé 221 révocations, pour Paris,

d'agents, sous-agents des postes et dames

téléphonistes, et 7 pour la province.

Jeudi, la Chambre a continué la discus-

sion des interpellations Sembat et Wilm sur

tes postiers ; de violents incidents se sont

produits et l'on a dû expulser les députés

et le public ; finalement, la confiance a été

votée à plus de 200 voix de majorité.

Néanmoins, la situation de la grève des

postiers reste stalionnaire ; 150 facteurs

ont refusé de sortir de la recette principale

par crainte de sévices ; on les a expulsés ;

en province, le mouvement paraît gagner.

Les postiers révoqués ont été remplacés,

sauf les ambulants, dont le service est mo-

mentanément suspendu ; M. Barlhou a si-

gné 80û révocations en blanc.

Vendredi, dans un nouveau meeting à

l'Hippodrome, les postiers ont fait appel

aux organisations ouvrières ; ils ont reçu

des promesses de concours des inscrits ma-

ritimes, des électriciens et des travailleurs

des chemins de fer, qui sont prêts à décla-

rer la grève.

avec î'EçpflrffTee. Il 'ÏÏcmanUe Vôïartiation du

mu

3,000 hommes ils îrowpea françaises vont

évacuer Casablanca du là mai au 6 juin.

Des engagements ont eu lieu dans VA-

drar ; au cours de l'un d'eux, le capitaine

Bablon a été tué ; nous avons eu, en outre,

deux tirailleurs tués.

Une note officieuse confirme que le Tsar

viendra dans le courant de l'été rendre sa

visite au président Fallières. Le port où

aura lieu la rencontre n'est pas encore dé-

signé.

Les souverains allemands, venant d'Athè-

nes, sont arrivés à Malte à bord du Hohen-

zollern ; les souverains italiens et alle-

mands sont arrivés mercredi à Brindisi, où.

ils ont eu une entrevue. Enfin Guillaume II

s'est rendu à Vienne, où sa réception par.

l'empereur François-Joseph a pris les pro-

portions d'une nouvelle manifestation de la

Triplice.

Le bruit court à Sofia que le gouverne-

ment russe a exprimé au gouvernement bul-

gare son désir de faire établir des dépôts

de charbon pour la (lotte russe dans le port

de Varna.

La cérémonie d'investiture 'de Mahomet V

a eu lieu à Conslantinople ; les ambassa-

deurs y assistaient.

Burrhan Eddine, fils 'd'Abdul-Hamid,

cherche à organiser un soulèvement chez

les Albanais pour délivrer son père.

Les exécutions continuent à Conslantino-

ple et les massacres d'Arméniens en Asie

Mineure ; un combat a eu lieu entre Alba-

nais près d'Ashub ; il y a de nombreuses

victimes ; le gouvernement a interdit la pu-

blication de tous les journaux de l'opposi-

tion.

L'e tsar a adressé à M. Stolypine un res-

crit dans lequel il lui dit qu'il a toute sa

confiance ; M. Lapouchkine a été condam-

né à cinq ans de servitude pénale.

Les journaux républicains portugais di-

sent que la police est restée réunie en per-

manence et que les troupes ont été consi-

gnées pour enrayer les manœuvres politi-

ques des adversaires du nouveau cabinet.

A Louvain (Belgique), des bagarres ont

éclaté entre catholiques et libéraux ; la po-

lice a chargé ; on compterait de nombreux

blessés.

Un incendie s'est déclaré dans un théâtre

forain, à Naples ; il y aurait des victimes.

Dans une collision .de trains, en Alsace,

il y a eu quatre employés tués et huit voya-

geurs blessés.

Une explosion s'est produite près de Gê-

nes ; on a retiré plusieurs morts et blessés.

Au cours d'un ouragan qui a éclaté dans

l'Inde, quarante-sept bateaux ont sombré

Sauge-Pourprée, à M.le comte Le Marois,

a gagné le prix du Cadran (30,000 francs)

et Union, à M. Edmond Blanc, le prix Gref-

fulhe (30,000 francs), à Longchamp ; Os-

sian, à M. le baron de Rothschild, a gagné

le prix de Longchamp (20,000 francs), à

Longchamp, et Vieux-Rouen, à M. E. Veil-

Picard, le 17 e Prix Biennal de Maisons-Laf-

filte, à Maisons-Laffitte.

Au tirage des obligations 'de la Ville de

Paris 1876, le numéro 229,634 a gagné

100,000 francs.

ULE P. CÛIK Reconnue la meil.enre

des HUILES de tablé.

La Chambre a repris vendredi la "discus-

sion du projet sur la suppression des con-

seils de guerre.

. On annonce la mort de notre excellent

confrère Adrien Papillaud, rédacteur à

la Libre Parole, et celle de M. Buscon, avo-

cat distingué du barreau de Montauban.

La grève du personnel des paquebots du

port de Marseille est terminée.

.Les employés des chemins de fer corses

l se. sont mis en grève, conformément à la

décision prise vendredi dernier.

Le ministère de la guerre a publié cette

semaine le tablaau.de concours pour la mé-

daille militaire.

On annonce que M. Constans va abandon-

ner VamJoassade à Constantinoplc et rentrer

clans la vie politique.

Les prisonniers de la maison centrale 'de

Beaulieu (Calvados) se sont mutinés et ont

attaqué les gardiens dont trois ont été bles-

sés à coups de tranchet.

Un incendie a éclaté dans un magasin

de torpilles à Cherbourg.

Un incendie a détruit à Bordeaux la soie-

rie Pauiy et Dours ; plusieurs pompiers et

soldats ont été blessés.

Mlle Portail, de Mercus (Ariège), bro-

deuse à Toulouse, a été tamponnée entre

une voiture et un tramway sur le boule-

vard Carnot, à Toulouse ; elle est morte des

suites de ses blessures.

La situation politique est 'des plus ten-

dues à la Martinique ; on parle du rappel

du gouverneur, M. Foureau.

Des touristes américains ont été enlevés

près de Mogador.

Bien que tenue secrètc,la mort "de Kittani,

due aux supplices qu'il à endurés, a créé

une certaine effervescence dans la popula-

tion de Fez, très montée contre Moulai

Hafid.

Moulai Hafid a "de graves 'dissentiments

LE VIEUX TOULOUSE

LA -MINERVE D'ARGENT DE RONSARD

Un lecteur de i'Erpress demande, au su-

jet d'une ligne de la dernière causerie, si

Ronsard a vraiment reçu la Minerve d'ar-

gent que les Jeux Floraux avaient projeté

de lui donner et si cette noble entreprise

n'est pas demeurée à l'état de rêve, comme

tant d'autres qui éclosent si complaisam-

ment sur les rives illusionnantes de notre

fleuve.

Le doute pouvait naître en effet car, si les

deux délibérations du Collège de rhétori-

•que du 3 mai 1554 et du 3 mai de l'année

suivante, année où, pour la première fois,

l'an-tique compagnie idu Gai Savoir prend le

nom de Jeux Floraux, parlent d'un hom-

mage à rendre au grand poète, on n'en voit

plus aucune mention dams les délibérations

suivantes conservées dans le Livre rouge et

pas plus dans celles de l'Hôtel de Ville qui

soldait toutes les dépenses de la poétique

institution toulousaine.

Celle de 1554 porte qu'après l'adjudica-

tion de la violette et de la soulcie, il fut

décidé que la fleur de l'é-glantine serait ad-

jugée à M. Pierre de Ronsard, poète ordi-

naire du roi pour excellence et vertu de sa

personne et que le prix ordinaire de la fleur

serait même augmenté.

11 est bon de remarquer en passant crue

le nom de la soulcie reproduisait fidèle-

ment l'origine latine sol sequens, fleur qui

se tourne vers le soleil. On aurait dû le

conserver carie nom actuel delà fleur d'ar-

gent prête à une confusion fâcheuse, et il

est .étrange d'offrir un souci à une person-

ne à qui l'on veut plaire. Quelle qu'elle

soit, elle en a sans doute suffisamment. Il

est vrai que lies poètes les oublient vite.

L'églantine ne fut pas envoyée, soit que

le docteur Pierre Pascal, maître en la

science de rhétorique, qui avait été chargé

de l'apporter au po&tei, n'ait 'pu. effectuer !«/

-voyage, soit que lo-canasQ de viiîô ai'a'ît pu

accorder l'augmentati.

nencé.

Les 'délibérations suivantes inscrites dang

le Livre rouge et celles des registres dé

l'Hôtel de Ville aie parient au contraire qut

des épreuves et surcharges quo tmbisseni

isaos cesse les habitants do la ville par suiU

des guerres et des épidémies. Les Jeux Flo-

raux résolurent mAme, oanrne on l'a vu, Ai

transformer en pain pour les pauvres le ret

pas traditionnel du 3 mai.

Le conseil de vi'He continua simplement

à allouer, suivant la couUsme annuelle^

trente-six livres dix sols pour les trois fleuri

d'argent, autres trente-six livres pour 1«

prêtres qui célébrait la aruesse cïraque jour

à la chapelle de la maison de ville, cfnq

livres de gages pour le greîîiar des Jeux

Floraux et cent livres pour le repas d'u>

sage.

Mais les comptes disent sotïvent plus crut

les délibérations et l'on découvre même en!

les dépouillant les plus piquantes surprises.

Laganne, dans sa vigoureuse attaque'.,

contre les Jeux Floraux où il n'eut pas dq

peine à démontrer que toutes les sommes'

d'argent dont ils ont joui leur ont été don-

nées depuis leur origine par le conseil da

ville, avait bien publié une quittance de

i'orfrèvro Colomb pour la Minerve d'argent

envoyée à Ronsard, mais ce mandat ne so

retrouve pas dans .les comptes de l'année

et sa rédaction indiquait un résumé, unq

simple indication pe'ut--être plutôt qu'un

texte précis.

Mais le registre dee- oonrptes ckt trésorier^

de la viile porte en juillet 1855 : « Plua'

an païé à Biaise Coîom, -maître orphèvre, la"

somme de quarante livres tournoises pour

commenoeaneiit do paie de la Minanve d'ar^

gent qu'il a prins à faire pour faire presenl

à Monsieur Ronsard, poète du roi, nostra

sire, par miandcment du III Juillet. »

Et le registre suivant :


Dimanche 16 Mai Î909

ItlTCtion des beïïea ss^TMrfttwn* des trois

Uniras Si rTOtal d'Assezat

Xea nom p tes pour La Mtorevo nvmftraot

njosni que lea orfèvres toufoEâ&ihs, B_3

avcvraieitt des ôéites oiympsetiiftAH après-, les

Serge» «t *lea* sainte phw cotitiiniiér», eon-

Ser valantleur habileté du moyen-âge. L'his-

toire do .l'orfèvrerie à Toulouse serait à

pcrtno ot prodnirait naî hmui volume.

' ÏA .renotimiéo de Ronsard a reconquis de

tiâa joitcu l'éclat qu'elle avait aequra au

teints do ia Pléiade. Il fut un génie- créa-

teur. Rn sinapirant des lettres antiques, il

«àmohlifla p-tfésie (ie la langue. H traça JA

' Voie que Maherbe devait suivre et élargir,

en. la dégageant des fautes do goût que l'i-

vresse des premières adorations idolatri-

Œuas de raaUousl* aval; introduites. Long-

temps on ne vouhit. voir que ces aberrations

dans l'oenviv do Ronsard, après les sécé-

Hi£s de .Malherbe et de lioileau.

Çjas romantique© lui rendirent plus de

ilttice avee la Poésie française du soi-

même siècle de Ste-Beuve. Ils le reconnn-

ipnt d'autant plus volontiers pour un ancè-

«e qu'à travers ses admirations pour les

auteurs grès.-; et latins il avait su conserver

ila grâce ingénue de ia poésie du moyen-

ftga. Et au fond, ce que nous nous plaisons

-ie nluo à relire dans son oeuvre, ce que la

(postérité conservera de lui, n'est-ce pas les

rvers mélodieux pleins d'émotion mélanco-

lique dans lesquels il déplore la dévasta-

tion de la forêt de Gastine, ou convie son

anrio à ne pas laisser se flétrir les roses du

bonheur, tantôt dans des stances alertes,

Mignonne allons voir si la rose, tantôt dans

un sonnet d'un charme plus sévère : Quand

vous serez bien vieille soir, à la chan-

delle...

Et même quand Ronsard voulut être lui

aussi un poèt»e épique comme Homère et

Virgile, quelque souvenir ne s'éveillait-il

pas en son esprit de nos héroïques chansons

de geste qu'il aurait pu reprendre au lieu

de chanter Francus, fils d'Hector, conqué-

rant des Gaules ? En haussant le ton poéti-

que, il n'aurait pas dû interrompre le cours

naturel du génie propre et original de no-

tre poésie nationale. C'est en demeurant

fidèles à leurs sources profondes qu'une

littérature et qu'un peuple conservent leur

vigueur, leur caractère personnel et leur

action sur le monde. J.-J. DE L.

jours assez mal assurées. Les journaux et lea

lettres, arrivent avec du pet&ndj

A ia pataaoenà? de -ia grève on nous dit

avoir bon. espoir dans l'avenir.

Le cômtt© fédéral attrait fait connaître par

dépêche chiffrée que le nombre des grévistes

a Paris s'élève -à huit mille, malgré les affir-

mations, du gouvernement.

La Kermesse des Ecoles Libres

1 La kermesse au profit des écoles chré-

tiennes libres de garçons, qui a eu lieu

mercredi et. mardi, a obtenu le -magnifi-

que et légitime succès dès années précé-

dentes.

Les salles et les cours de l'Institut catho-

lique, «mises à la disposition du Comité -par

Mgr l'archevêque, étaient divisées avec un

gowt parfait.

Pendant ces deux journées, une foule

èaioatie n'a cessé de se presser autour des

boutiques où les darnes vendeuses rivali-

saient de grâce, de zèle, de dévouement et

île charité:

La recette a été fructueuse. Nous nous

en réjouissons pour les pauvres petits dont

la cause est si vaillamment et si intelligem-

ment soutenue par les hommes de cœur

qui -composent le Comité de l'enseignement

chrétien.

Toujours admirables de générosité, MM.

les négociants de Toulouse avaient abon-

ilamniênt pourvu les boutiques des dames

Vendeuses.

; Il nous est particulièrement agréable de

feindre nos remerciements à ceux que leur

atdcetsaa -le Comité pour avoir contribué,

par leurs dons précieux, au plein succès

He la kermesse.

La Saint-Pbilippe

La fête- de la Saint-Philippe sera célébrée

retle année à Toulouse avec un éclat excep-

tionnel.

Saifuedi prochain, 22 mai, une réunion

Utra lieu salle du Jardin-Royal, à 8 heures

it demie.

M; iVnclré Despéramons, avocat à Perpi-

gnan-, et M. Magne, conseiller général du

•lard,, deux orateurs les plus éloquents et

tes plus aimés de la cause nationale, pren-

drait la parole.

Dimanche matin, 23 mai, à 10 heures et

•ternie, précises, une messe sera dite à la

cjj apelle Sainte-Anne.

A midi, un déjeuner sera offert aux ora-

teurs de la, réunion de la veille dans la

safflrè des fêtes du Grand-Hôtel. Le prix de

la souscription est fixé à 5 francs.

Ceux de nos amis de Toulouse et de la

(région qui désirent assister à ce banquet

sont priés d'envoyer sans retard leur sous-

cription à M. Bidenne, administrateur de

i'Express du Midi, 25 rue Roquelaine.

^ Douzième Centenaire

du Morit-Saini-Michel

' Aujourd'hui dimanche, à l'occasion du dou-

zième -centenaire du Mont-Saint-Michel, on cé-

lébrera très solennellement, dans l'église

Suiot-Auioine, rue Pharaon, la deuxième fête

jubilaire de l'apparition de saint Micjjel à

aint Aubert, évêqued'Avranches, sur le Mont-

Tombe.

M 5 heures, sermon par iM. l'abbé Tapie,

t-nauDs eCpcière à saint Michel pour la Fran-

ce. Salut très solennel.

Nécrologie

Chambre da Commerce

Les syndicats, groupements cmnmureiaux ot

maisons de banque, réunis par la Chambre do

commerce, après avoir entendu las paroles ras-

surantes de M. le président de la Chambre

>-,{daprès les renseignements qu'il a reçue), dé-

cident qu'il y a lieu de surseoir à toute me-

sure immédiate, mais confirment que tontes

les dispositions sont prises pour faire Tîfcc à

toutes les éventualités en cas d'une grève, qui

n'est d'ailleurs pas à prévoir, vu- le bon es-

prit qui anime- les employés dcs'postès ' de

-Touloùee. .

l'Asile d'Aliénés

M. le docteur Dide, directeur-médecin de

Uasile d'aliénés d'Auxerre, est nommé direc-

teur-médecin de l'asile d'aliénés de •Braque-

ville, en remplacement de M. le docteur Du-

buisson, admis à faire valoir ses droits à la

retraite.

Ponts et chaussées

M. Mathieu, conducteur des ponts et chaus-

sées de 2" classe, inscrit au tableau de classe-

ment des sous-ingénieurs et conducteurs des

ponts et chaussées pour la nomination directe

au grade d'ingénieur ordinaire, et actuel-

lement détaché au service municipal de la

ville de Toulouse, a été mis, 6ur sa demasde,

à la disposition du gouvernement tunisien

pour occuper un emploi d'ingénieur ordinaire

des ponts et chaussées en Tunisie.

Tribunal correctionnel

Audience du 15 mai

Président, M. Zeglicki ; ministère public,

M. Bouniol ; greffier, M. Bonhomme

COUPS ET BLESSURES. — Baptistine Diève,

épousé Déjean, est venue se plaindre des mau-

vais traitements que lui infligeait son mari,

le sieur Michel Déjean, âgé de 32 ans. Char-

gée de trois enfants, cette femme a été obli-

gée depuis quatre mois de se séparer de son

mari. Depuis ce temps-là. celui-ci, s'il la ren-

contre dans la rue, se rendant à son travail,

la suit en l'invectivant, et parfois la roue de

coups. Le 23 avril, dans la rue de la Colonne-,

il recommença la scène. Mais la police était

prévenue, et elle l'appréhenda.

Le tribunal le condamne à 48 heures d'em-

prisonnement, pour lui apprendre qu'il ne

faut jamais fraipper une femme, même avec

une fleur.

VOL A LA TIRE. — Charles-Joseph Cot, âgé de

23 ans. se promenait le 25 avril au marché à

la volaille, à Arnaud-Bernard, lorsqu'il eut la

malencontreuse idée d'escamoter le portemon-

naie de Mme C..., âgée de 75 ans, et de se ren-

dre compté de ce qu'il contenait. U contenait

G fr. 75.

-Malheureusement pour lui, Cot fut pincé

et comme il n'est pas très sympathique à la

justice, il est condamné à 6 mois de prison.

JUGEMENT SUR OPPOSITION. — Le 11 juin der-

nier, dans une affaire assez importante con-

cernant une maison de jeux de hasard, dont

nous avons rendu -compte en son temps, un

sieur Ribaute fut condamné par défaut à un

mois d'emprisonnement et à 100 francs d'a-

mende. Le condamné ayant fait opposition à

ce jugement, l'affaire, revient devant le tribu-

nal qui octroie cette fois à Ribaute 15 jours

| d'emprisonnement et 300 francs d'amende.

— Trois affaires de diffamation et injures

publiques ont été portées également devant le

tribunal.

Barousse, par M. le docteur Chalot, avec pro-

jeMnnw e ta lumière* électricité, par -M. Las-

sa-lie."

Société Centrale d'Agriculture

Les membres de la--Société centrale d'agri-

cu_u.ro do la Hauto-Gai-onne sont priés d'as-

fiisfcfà la réunion fpiiaura lieu demain -lundi,

8 heures du eoir, au siège social," rue de Ré-'

musai., 17,-Toulouse.

Ordre du jour : a) I» traitement de la Co-

chylis, bar M. A. Gou/Jne!;-«l irecteur-s'i Ton!ou<

sa du Crédit Foncier de France ; b) Etude des-;

prairies -(discussion de la communication «lc'v|

M. Laroyenné 6iir leur irrigation)-"

Société Photographique de Toulouse

Séance du 12 mai '.,

La

l'RKSIOENCE DK M. BONAL1)

Société des Artistes Méridionaux

Aujourd'hui ûéfatÉnfShé, _-.fi' heures et demie.

iMia-iiguration de l'exposition de -la Société

' (peinture, scn-lptuire, art décoratif), au Qapii-

«ole. L'ostud iantina la ttaïladinnnc, dirigée

p.**' M. Delmas se féïâ eutondiro delj à'$heu-

res, dans les morceaux" les plus-brillants do

son'répertoire.

À 10 bén-t'es"

par lé, ajç^iié-dé. l'Art à •fËcble..

;vaO'.heures"du, matin, yisite.de l'exposition J

ourla SQ^ié-dé l'Arl àl*'"

TsnU'êênibT-e et jgratuite./

et la

Echos du Palais

A l'instruction, on s'est occupé d'une affaire

d'adultère et d'une affaire d'escroquerie.

— Le rôle de la prochaine session de la

Cour d'assises sera prochainement publié.

Faculté de Droit

M. René de Lagonde, licencié en droit, sou-

tiendra «ta. thèse de doctorat dans une des

salles de la Faculté de droit, mardi prochain

18 de ce mois, à 4 heures du soir, sur le sujet

suivant : « Le Recrutement de l'armée de mer

en France et à l'étranger. »

Hier matin, dans le quartier Saint-Michel,

mu plainte se faisait entendre ; elle devenait

4i)i*:s vive du côté des écoles, plus aiguë en-

core autour de l'église Saint-Exupère : « Quelle

farte nous avons faite ! » répétait-on de tous

M. cite ries Lagarde avait rendu son âme à

Aïieu dans la nuit ; il était âgé de 84 ans.

M. La«garde était né aux environs de Carcas-

ww.-ne, d'une modeste famille chrétienne. 11

vint, à Toulouse.

Ouvrier actif et intelligent, il vint tout jeune,

h Toulouse,- et s'établit et se maria. Il fonda

rjm fabrique de pointes pour les meules en

Bietat do moulins ; ses produite, très estimés,

ftftseïrt demandés dans tous les départements

voiwns .j-

-Vf. Lagarde, en même temps qu'il devenait

lîtoef d'une maison importante, devenait chef

,11e fanw-liLe ; il le fut, dans -toute l'acception de

r« he*ar* et grand mot, et il le demeura jusqu'à

88TI diernier jour. Dieu lui donna trois fils,

jttf-iîl ckna chrétiennement ; les fils continuent

Sr-iirr \nv,v et comme lui sont des chefs de tu -

mi! i*'.^ c.hi'étieunos.

l'arce qu* savait par ses fils la valeur de

l'-nin.-ation chrétienne, il estima comme un

ttevoir étroit de la répandre ; il fut un ami

des Frères ; son fils aîné est le président de

Vftawttfwtlon des anciens élèves des Frères de

'•Vaïnt-Micnel. Les écoles libres eurent en lui

an fudsèoivt protecteur.

I>puis quarante anst il était la cheville ou-

nièré du conseil do fabrique de sa paroisse.

Dn cfc tm anciens curés, le très digne abbé

Ikmmatï, oiioit un jour partir pour Rome ; il

ie sewt&M chez M. Lagarde et lui dit : » ,ie vous

Bonne la sarde do la. paroisse ». — « A moi,

«lui ne suis rien ! » répondit frès surpris ce

Héritier. — « Oui. à vous, irénliqua M. le curé.

Je isais ce (pie le îaîs ». Le dépôt fut bien gardé.

•M. J-aganle a «tue»ix respect de tous ;

quand ;î vous SBtfeii ia main, on se sentait,

'lonoré. Sa bourse sVtrvttit très large pour .las

inalî!«ur«r.v ot pour tes œuvres.

M. jja«ardo df.'tnt su sens de Le Play, une

ffraxitifi -o -iale.

ït tm mort «prés itWir reçu les sacrements

fto ;'Rg!fe*c ; il a fçarxtô son intelligence jusqu'à

.'a t'.r\ : serrant la croix entre ses mains, il


[usines lUitaifti

Pà',>gra.mme du dimanctie 16 mai Ce 3 b. { a 1

rus :

U' RÉGIMENT D'IKTWWRII. — aKtW-Bos'n

tien.

1. Allegro militaire de Virollay.

En outre, à la sortie de Melun, la boîte dj

coupure des circuits de 1-V>ntameblcau a éta

ouverte et les aparei'ls de protection ont été

enlevés et emportés.

Le nombre des grévistes

Le Havre, 16 mai.

Manquent : 6 ouvriers monteurs, 27 télégra-

phistes, 12 postiers et 50 ouvriers des lignes.

Dijon, 16 mai.

Les 19 agents qui avaient cessé le travail oni

été réintégrés provisoirement.

Sous-préfet flagorneur du pouvoir

Paris. 10 mai.

Les agences communiquant la dépêcha


ÎMmanclie 16 Mai Î9Q9

GRANDS

LâUllN

DEMAIN LUNIH 17 MAI

VENTE-RÉCLAME 0 85

0»;:>f*elles au-

rata', Wanc et noir,

écusson broderie,

entre-deux O Q|)

riches. ... *» »U

Lainage» pour robes, dispo-

sitions varices. Le mètre

Zé|>liii-B grand teint, grand

choix de dessin. Le mètre

*>mïirolle*.jiurah, bro-

derie lacet, blanc QQ

japonaises,

fond blanc, bord "J QQ

Ombrelle» fbroale, fond

blanc, impression fi QC

fantaisie.... ^ "

Au "Sali extérieur.

OomipJKj courant du. Trésor i 169,1SB,M6 ïr.

auffm^ttalion : «8,440,853 fr. 93.

ec-jiptes courants dos particuliers i GW.DCti.CûS 22-,

diminution : 7,103,533 fr. 95.

TOUJOURS ET QUAND MÊME

(îrand roi, cesse de vaincre où je cesse d'ocrir»

S'est écrié jadis un poète des cours ;

Mais moi, doux Mihaào, .

716 .

750 .

1214 ,

lllt

f)8S !

731 .

71! .

514 ,

436 .

715

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915

940

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1158 ..

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1749 ..

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85 40

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\mbarde ancienne

Nord-Espagne

portugais , *,!!"

>ragosse V. ' '"

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541 50

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408 50

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484 76

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435 50

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438 25

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442 50

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441 75

116 50

C10 ..

429 75

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3 88 50

350 ..

398 25

365 50

369 ..

407 75

448 75

393 50

504 75

400

456 75

469

504 75

437 .

463 7

479 50

500 50

435

4U

439 25

444 50

442

43'* T

431 7

442 .

116 50

• 610

4.0

295

390

351 .

399 50

BOURSE DE MADRID

BOURSE DE TOULOUSE

97 75

1938 .

25 14 .t.

25 17 .1.

122 .7rS.

M ..t..

4 0 :. T..

127 27.1.

S8 35

MARCHE DE PARIS Du 15 mal.

Farines. — Disponible, 33 65; courant, 33 66; pro-

chain, 33 50; juiUet-aoùt, 31 30; 4 denuers, 32 2J;

tendance soutenue; circulation, 7,500 ; consomma-

tion, 56. i , ,

Blés. — Courant, 26 50; prochain, 26 75; juillet-

aoùt. 26 25; 4 derniers, 24 40; tendance calme.

Seigles. — Courant, 13 50; prochain, 18 65; juillet-

août, 1S 25; 4 derniers, 18 15; tendance soutenue.

Suifs. — Paris. 70 50; province, 70 50. ,

Avoines. — Courant, 22 85; prochain, 22 95; juil-

let-août, 21 90; 4 derniers, 19 20; tendance lourde.

Lin. — Disponible en cuves à nu, 54 fr.; courant,

54 fr.; prochain, 54 35; 4 de mai, 54 50; k derniers,

54 75; tendance calme.

Colza. — Disponible en cuves à nu, 67 25; courant,

67 26; prochain, 67 25; 4 de mai, -67. 25; 4 derniers,

67 fr.; tendance calme.

Alcools. — Disponible, 41 25; courant, '41 fr.; pro-

chain, 41 50; juillet-août, 42 fr. ; 4 derniers, 39 75;

d'octobre, 39 25; tendance faible; stock, 21,275 ;

circulation, 1,225.

Sucres. — Disponible, 31 375; courant, 31 375 :

prochain, 31 50'; juillet-août, al 75-, i d'octobre,

99 025; tendance lourde; roux cuites, 28 25; autres

jets, 28 25; raffinés, 61 50.

MARCHÉ DE BORDEAUX

Du 15 mal.

Blés. — On cote : Blés du pays, 25 fr. 25 à 25 50

hectolitre.

Farines. — On cote : Farines supérieures du haut

pays, 34 francs; premières marques, 33 fr.. 75.

Sons et repasses. — On cote : Son gros, 16 francs;

çjrdinaire, 14 fr. 50; Plata, logé, 14 fr. 25; repasses

ordinaires, 15 francs; Plata, 14 fr. 25, logé.

Avoines. — On cote : Avoines grises du Poitou,

22 fr. 50 à 22 fr. 75; Bretaigne grises, 22 francs; noi-

res, 23 francs; Plata lourdes, 20 fr. 50; Plata légè-

res. 19 tr. 50; Lilbau, 30 francs.

Maïs. — On cote : Maïs de la Plata TOUX, 20 fr

logé; Cinojuantini, 23 fr. 50.

Orges. — On cote : Orges. 22 francs.

Seigles. — On cote : Seiglles, 10 francs îes 100

kilos.

HAUTE-GARONNE

Pouttets. de afr. 75 a »»; îpcniles vieilles, 5 -fr. SO; •

pintades, 5 fr. 25; dindes. S fr. 50.; dlu/ies, ie Ir;i

oisons, S traites,; poussins, a& centimes ie tout ia

paire,

lupins domestiques, de l fr. 40 a, 2 fr. 75 la pièce,

su.'vant grosseur..

IKS ceutfs, 65 Çènttnes îa douzaine,

ARIEGE

s fiint Girons»

Mercuriale de la dernière foire :

Madelin, do 18 à 20 francs : avoine, la Irancs

! BfladetîP. de 13 ït 20 fr.; avoine. 10 fr. ; seigle,

*S fr. ; maïs, de 14 à 15 fr.; haricots du pays. 30

Ir. ; le tout l'hecL ; pommes de terre de monta-

friie, de 2 fr. 75 à 3 fr. 50 ; pommes de terre de

• semence, de 3 75 à 4 fr. 50 lo sac.

Viande de boucherie sur pied. — Bœuf, 80 centi-

mes; Veau, l fr. 10; mouton, 90 centimes; agneau,

85 centimes: ipores gras, moyens, de 85 à BO centi-

mes, le tout io kilo; chevreaux, de 10 a 13 francs

l'un.

Poules, de 4 fr. 50 à 5 fr. 50; poulets, de 3 à »

francs, le tout la paire.

Les œufs, do 65 a 70 centimes la douzaine.

TARN

Albi.

Foire du 13 mal. — Blé, 20 fr. 50; pommes de terre,

4 fr, 40; haricots, 18 francs; pommes fruits, 5 fr. 15;

lait. 25 francs l'hectolitre.

Foin, 7 francs Jes 100 kilos.

BeeiLts gras. &4 centimes-, vaches, 76 centimes ;

veaux, 1 fr.'20; moutons, 85 centimes; brebis, 80 cen-

times; agneaux, 85 centimes Le kilo.

Canards vivants. 1 fr. 60- dindons, 1 fr. 30; poules

et poulets, 2 fr. 25 le kilo.

I*s œufs, 70 centimes la douzaine.

Farine Ire estanwpe, 42 Ir. 50; 2' estampe, 41 fr. 33;

3* estampe, 40 Ir. 33, la balle de 122 kilos.

Puylaurens.

Marché du 12 mal. — Veau sur pied, 1 fr. 22 le

ki Grains: — Blé, vendu. 1.230 hectolitres au prix

moyen de 20 fr. 29 les SO kilos; maïs, 14 francs; fè-

ves, 16 francs; avoine, 12 francs; haricots, 16 francs

l'hectolitre.

Les œufs. 75 centimes la douzaine.

Taxe - officielle . : Pain ire qualité. 34 centimes;

2" qpalitè, 29 centimes.

Viande de veau, 2 fr. 35 le kilo.

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Fonds d'Etat français. — 3 % au porteur, 97 55;

nominatif, 97 45; amortissable, 98.

Fonds garantis par le gouvernement français. —

Obligations Annam et Tonkin 2 -J %, 80 25; oWiga-

lons .Madagascar 3 %, 1903-1905, 91 40; obligations

Afrique occidentale française 1903-1907 , 452 50.

Emprunts deg colonies. — Obligations Indo-Chine

i % 1899-1005, 471; obligations Indo-Chine 3 %

1902, 413.

10

Emprunts de villes. — Ville de Paris, obligations

1835 4 %, 541 50; Ville dé Paris 1871 quarts, 105 25;

Ville de Paris 1S92 quarts, 99; Ville de Paris 1898

%, 421 50; Ville de Paris 1899 quarts Métropolitain,

104 90; Ville de Paris 1906 quarts, 90 25.

Valeurs françaises. — Banque de France (actions

nominatives), 4285; obligations communales 1879 2 60

4S4 75; obligations foncières 1883 3 %, 435 50

obligations foncières 1886, 2 60 %, 463; obligations

foncières 1896, 2 80 %, 478 50; Société Générale no-

minatives, 068; Est, obligations 3 % anciennes, 445;

Midi, ,actions de jouissance ex-coupon 37, 590; Nord

obligations 3 % nouvelles, 440 50; Ouest, obligations

% nouvelles, 437; Bons Panama à lots, estampU.

116 50.

Fonds d'Etat étrangers. — Autriche 4 % or ÎOO 20

Extérieure, Espagne, coupures 480 et 8 pesetas, es-

tamp., 9S 95; Russe 4 % 1889, 87 75; Russe 1906 5

10a 70; Hongrois 4 %, ,98 25.

Valeurs . étrangères. — Banque impériale Otto-

mane ex-coupon 50 unités. 731; Anclalous, obliga-

tions 3 %, 2° série; 333; Nord de l'Espagne o-blifa-

tlon3 3 % ire série, 389; 4" série, 380 &0; Sarago«se,

obligations 3 %, 3* hypothèque, 392-,-Brésil 5 % 1S08

(Port de Pernambuco), remb. à 500 francs, 503 2

Valeurs diverses (actions). — Mines de Carmaux

es-coiiipon 57, 1950; Mtnes d'Albl, ex-coupon 2. 196

Chemin de fer à voie étroite du Tarn, ex-coupon 13

17S 50; L'Epargne nouvelle libérée, 200; Grands Ca-

"s ex-coupon 18, 503 75.

Valeurs diverses (obligations). — Ville de Toulouse

à courte échéance, 500; Moulin du Bazacle 4 %, 303

Société Toulousaine d'Electricité 5 % 190S, 478 50

Société Toulttosaine d'Electricité 5 1/4 %, 102; So-

ciété Hydro-Electrique RoussUlonnaise 5 %, 4S7

Société Méridionale. Transport force 4 J %, 471

Chemin de fer du Sud-Ouest 4 %, 492; L'Epargn©;

4 {- %. 449. -

Changes. — Espagne, les 100 pesetas, 89 fr. i

Londres, 25 14 1/2 à 26 17 1/2 ; Berlin, 122 13/16

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Nous empruntons les éléments suivants au bilan

de la Banque de France du 13 mai :

Encaisse or : 3,641,056,644 fr. 83; augmentation :

ll.ri77.935 fr. 73.

Argent : 893,723,758 fr. 63 ; diminution. -.

489,029 fr. 53.

i- Avances sur titres : 496,561,048 fr. 82; diminu-

tion : 14,615,558 fr. 90.

Billets en circulation : 5,075,481,115 francs; dimi-

nution : 47,887,880 francs.

Saint-Gauden3.

Marché du 13 mal. — Voici les cours pratiqués :

Froment ire qualité, 19 fr. 50; 2° qualité, 19 francs;

qualité, 18 fr. 50; méteil, 17 francs; seigle, 15

francs; avoine ire qualité, 12 francs; 2" qualité,

ll.fr. 50; maïs, 13 francs; haricots, 20 francs; pom-

mes de terre, 3 francs, le tout l'hectolitre.

Fourrages?- — Foin, Ire qualité, 4 fr. 50; 2* qua-

lité, 4 francs; paille ire qualité, 5 francs; 2" qua-

lité, 4 fr. 50, le tout le quintal.

Animaux conduits au marché. — Bœufs, 170 ;

vaches, 290; veaux, 320; moutons, brebis, 400; porcs

510.

Prix moyens. — Bœuf, le kilo, 75 centimes; . veau,

ilo, 1 fr. 03 à 1 fr. 15; moutons, 85 centimes.

Volailles. — Poulets, 3 fr. 50; poules, 4 fr. 75; din-

dons, 14 francs; pintades, 4 fr. 75.

Les œufs, 70 centimes la douzaine.

Fruits. — Pommes, 10 francs l'hectolitre.

Vilief ranche-de -Lauragals

Marché du 14 mai. — Voici les cours pratiqués

Blé fin, de 18 francs à 18 fr. 50 l'hectolitre; blé de

commerce, de 18 fr. 75 à 19 fr. 50; maïs blanc, de

13 fr. 50 à 13 fr. 75; maïs roux, de 14 fr. 50 "

14 fr. 75; avoine, 9 fr. 75; haricots, 14 fr. 25; fèves,

14 francs; pommes de terre, 4 francs, le tout l'hec-

tolitre.

Poules vieilles, de 5 a 6 francs la paire ; poulets,

de 4 fr. 50 à 5 francs; pigeons, de 2 fr. à 2 fr. 25;

dindes, de il fr. 50 à 12 francs; petits poulets, 60

centimes; oisons, de 5 fr. 50 à 6 tr, 50; canetons

mulards, de 3 à 3 fr. 50; canetons communs, l fr.,

lo tout Sa paire; lapins, de 2 francs à 2 fr. 30 la

pièce.

Les œufs, 75 centimes la douzaine.

Saucisson, 4 fr. 50 le kilo; àambon, 2 francs; lard,

2 francs.

Boulogne.

Foire du mercredi 12 mai. — Voici les cours qui

se sont pratiqués-;

Grains. — Blé, 18 francs à 19 fr. 25 lee 80 kilos;

avoine, 12 fr. 50 à 13 francs; maïs, 15 francs; seigle,

16 francs; orge, 13 francs; paumelle, 14 francs; fè-

ves, 17 francs; haricots, 18 francs; vesces, 16 francs;

esparcette, Il francs; sorgho, ll francs-, petit millet,

18 francs; lin, 32 francs; chanvre, 25 francs; mi-

nette, 9 francs; pommes de terre, 3 fr. 50, le tout

l'hectolitre; trèfle, 1 franc; luzerne, 1 fr. 30, le tout

le kilo.

Fruits. — Pommes à cidre, de 3 francs a 3 fr. 50;

pommes à couteau, de 5 à 6 francs; noix, 12 francs,

le tout l'hectolitre.

Farines et sons. — Farine de maïs, 15 francs l'hec-

tolitre; son, Ire qurlité, 16 francs; sori 2" qualité,

15 francs; tourteaux, 22 francs; rix, 30 francs, le

tout les 100 kilos.

Fourrag^es. — Foin et luzerne, de 3 fr. 50 k 4 fr.;

paille, de 4 fr. 50 à 5 francs, lé tout les 100 kilos.

Combustibles. — Bois gros de chêne, 20 francs le

bûcher, 4 stères, pesant de 16 à 17 quintaux métri-

ques; fagots de chênes, 20 fr. le cent

Volailles. — Poules, de 4 fr. 50 à 6 francs; poulets,

de 4 fr. 50 à 5 fr. 50; dindons, de 14 à 16 francs:

dindes, de 10 à 12 francs; pintades, de; 6 à 7 francs

oies maigres, de 10 à 12 francs; oisons, .de 5 à 6

francs; canards, de 5 à 7 francs; canetons, de

1 fr. 50 à 2 fr. 50; pigeons, de l fr. 50 à 2 francs,

le tout la paire; lapins domestiques, de 1 fr. 25

à 2 fr. 50 l'unité.

Les œufs, 65 centimes la douzaine.

Porcs. — Porcs de deux à trois mois, de 15 a 25

francs; porcs de 4 à 6 mois, 30 a 40 francs; truies

jeunes, de 80 à 100 francs, le tout l'unité.

Moutons. — Agneaux de l'année, de 20 à 25 fr.;

moutons, de un à deux ans, de 35 à 45 francs;

brebis, de 30 k 40 francs, le tout l'unité.

Bétail à corne. — Bœufs, de 1,000 k 1,200 francs;

vaches de travail, de 800 à 1,000 francs; vaches de

boucherie, de 600 k 800 francs; bouvillons, de 400 à

500 francs; génisses, de 300 à 400 francs; véâu de

boucherie, de 180 à 250 francs, le tout la paire.

Hausse très sensible, sur le bétail à corne depuis

la foire du mois dernier.

TARN-ET-GARONNE;

' " N&gropellsse.

Marché. — Voici les cours pratiqués à notre mar-

ché hebdomadaire :

Blé, 18 fr. 25; avoine, 11 tr. -50;. maïs, .14 fr. 25;

seigle, 12 fr. 25; orge, 11 fr. 25; méteil, 16 fr."25;

haricots, 25 fr. 50; fèves, 14 fr. 25; pommes de terré,

4 fr. 75, le tout l'hectolitre. '

Sons, 6 fr. 60; Tepasses, 8 fr. 50, le tout les 50

kilos.

REVUE VlNlCdUE

ROUSS'ILLON. — On écrit fle Perpignan r

« La gèlée a causé du mal dans notre dépar-

tament. onais d'une façon inégale. Certaines

communes ont vu disparaître la moitié de la

rocalte apparente ; d'autres n'ont eu que très

ipéù. de dégâts ; dos bas-fonds sont les (plus tou-

chés, ainsi que céda arrive toujours. »

GERS. — On écrit de Condom :

« L'annonce des gelées, qui ont frappé .plu-

sieurs '-vignobles, ne païaît pas encore avoir

déterminé le moindre mouvement d'affaires.

Les négociants de l'intérieur, largement ap-

provisionnés, n'accordent pas jiusqu'ici créan-

ce aux doléances des propriétaires et se refu-

sent à accepter une hausse quelconque.

» Le commerce local traite à 3 fr. 50 quel-

ques bons vins de fort degré ; les petits vins

sont toujours absolument délaissés. »

TARN, On écrit de Liste :

« -Les prix, à la protpriété, paraissent plus

faiimement tenus depuis que la gelée a sévi en

France. Dans le Tarn le mal est presque nul,

La vigne marche bien ; on se montre satisfait

des 'apparences. »

BASSES-PYRÉNÉES. — On écrit de Pau :

« Les gelées ont fait un peu de mal dans

certains bas-fonds, mais en général c'est peu

de chose. La vigne est magnifique, les mannes

sont superbes. Les viticulteurs font les traite-

ments nécessaires confire les maladies cryipto

g.amiques. Les cours ides vins se maintiennent

entre 50 et 75 tr. les 300 litres. »

. HÉRAULT. — On écrit de Montpellier :

« Les gelées ont causé (beaucoup de mal d«ns

notre département. Les apparences de récolte

étaient assez satisfaisantes, mais on peut

compter que, dans l'ensemble, un bon tiers

se trouve détruit. Comme toujours, en (pareille

circonstance, il y a des communes où le mal

a' été plus oonsidéraible. Ce sont surtout les

plaines et plus sipôclalement tes vignobles près

de la rivière qui ont le plus souffert. Sur les

coteaux quelques bourgeons épars, sauf dans

certaines terres trop fralclhement travaillées,

où fie mal a été ipUus général. -

» Voici les points les plus touchés : Castel-

naui-de.-Guers, Marseiiïïlan, Vias, Roujan, Séri-

gnan, Colombiers, Catpeslang, Mointady, Porti

ragnes, Saussines. Lésipignan, Montagnac, ,Bé-

zièrs,- VilIlEnetive, Agile, Nissan, Poilhes, Ôes»

sian, Filorensac, Laverune, Maurellhan, etc

» On a reilevé les prix de 1 franc, 1 fr. 50 et

mémo 2 francs par hecto sur les cours (portât!

qués la semaine précédente ».'

AUDE. — On écrit de Nanbonne :


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