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'Au jour le jour - Bibliothèque de Toulouse

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Sitar «li • Jam^lea* *»€MS Le scrutin d'hier et l'éietùion présitisntisUs i „ , j,J >aris - 8 janvier. . U est sur le scrutin d'hier une remarque !* faire parce qu'elle touche de très près à l'élection présidentielle qui va avoir lieu dans •(quelques jours et qui a son importance parce que de l'avis général, au moins en l'état des partis, le résultat de l'élection du président «le la République paraît, ne tenir qu'à une différence de quelques voix. Par suite.de l'entrée au .Sénat de 18 députés, le nombre des électeurs au Congrès va se trouver réduit d'autant. Or, ces 18 nouveaux sénateurs peuvent se 'décomposer, d'après leur opinion politique, en 13 antidouméristes, 4 douméristes et 2 dou- téUXi Co sont respectivement autant de voix que perdent le ou les adversaires de M. Dou- mier d'une part, et M. Doumer de l'autre. Ajoutons que ce dernier, déjà favorisé par re premier résultat, peut ajouter au déficit «le ses adversaires deux sénateurs décédés : ftlM. ïouffrault et Brunei et deux députés aussi décédés : MM. Delarue et Bagnol, que l'on peut classer comme antidouméristes. Ces derniers perdent donc au total is voix, tandis que M. Doumer n'en perdrait que 4. Il y a lieu d'ajouter à ce gain de M, .Dou- mer celui que lui procurera l'élection, du' dé- partement où le bloc a été honteusement batlu. Paris, 8 janvier. Le Palais-Bourbon est en véritable révolu- tion, non pas qu'il soit -assiégé par beaucoup de députés, au contraire, niais parceque l'im- pression résultant des élections sénatoriales est énorme. Dès les premiers pas que l'on fait dans le sa- lon de la Paix, on est arrêté par -cette ques- tion : « Que pensez-vous de l'élection 'prési- dentielle ? » En fait, tout se ramène là, et au fond le résultat de l'élection de demain pour le président de la Chambre passe presque au deuxième plan. éré au Luxembourg, e restreint. Co sont, s valides ». dit, d'autre part : o Depuis qu'il n'est plus partisan de la sup- pression du Sénat, M. Flaissières a déclaré que cette réforme était nécessaire. Il la jugera indispensable maintenant qu'il sait, par expé- rience ,à cruelles combinaisons peut prêter Un mode électoral où les principes comptent moins que les promesses de clocher. » U y aurait quelques autres moralités en- core à tirer du scrutin d'hier : m; nombreuses occasions nous permet! mettre en lumière. Pour le monte: importe de constater, c'est que M. ayant passé toute sa vie à vouloir teur, maire, conseiller, dépu vient d'être- epfin élu sén temps. » Prix de persévérance ! > Delcassé, que s'il soumettait les propositions de réformes de la France aux puissances si- gnataires pour connaître leur avis, le gou- vernement français considérerait cet acte comme portant atteinte à ses intérêts. Une dépèche adressée le 22 mai par le chan- celier de l'Empire à l'ambassadeur d'Allema- gne à Paris, exprime l'impression produite par le rapport ci-dessus mentionné en disant qu'il n'est pas de nature à modifier l'opinion qu'on s'est faite du caractère turbulent de la politique isuivio jusqu'alors au Maroc par Le chancelier de l'Empire dit que le repré- sentant de la France veut tout simplement mettre, le Maroc sous séquestre et interdire au sultan toute relation avec les autres Etats signataires. Il ajoute aue d'après les déclarations fai- tes jusqu'alors par M. Rouvier, il est autorisé •à admettre que le président du conseil des ministres de France désapprouve cette ma- nière d'agir. Plusieurs autres documents se rapportent à. la communication de la notification offi- cielle de la convention franco-anglaise par M'. Delcassé. Uns dépêche du chancelier de l'Empire, adressée à plusieurs représentants diploma- tiques d'Allemagne, à la date du 12 avril, con* tient les déclarations suivantes : ' ' «netransformation j;;:;-i!iM crâprès le précédent tunrsiem avec 1 éventua iité du protectorat^ la France sur le Maroc, c'est-à flire la suppression des entreprises ôco- clstte^ nlus que jamais désirable. r ce procédé ne pont, blesser aucune^ttteep- tii^ité justifiée,vu qu'd s'açl tagilemen em ni, ver un moyen uni a deja l.ul s( s |»(.i vis ruinrU ement nous prenons en premier lieu intérêts allemands, mais nous â«issons aussi avec la conviction que nos pro- pFes mterêts sont identiques pux intérêts èco- nôiaiques de tous les Etats signataires auties q Te l: '4uvem'en.ent marocain ayant ensuite nronose la conférence, le chancel er de l'Km- nu^ envoie, le 5 juin, une dépêche-c rculaire ans laui elle il se prononce énergiquemant las le sens de cette réunion diplomatique. Il expose de la manière suivante le point de vue juridique de l'Allemagne : . Comme il est probable flue les réforme| no courront avoir lieu qu'avec 1 appui des Ftats signataires, il est possible que leur mise à exéciftion soit restreinte par les prescrip- tions de °a convention de Madrid, en parti- enher par l'article 17, portant que toute puis- sance signataire a droit au Maroc au traite- mènt de ia nation la plus favorisée et qu'un traUeinerit privilégié ne peut être accorde a mce. , es réformes ne peut, par conse- ccomplie qu'avec l'assentiment missances signataires, si la con- ait par suite du relus de quel- gfiataires; il en résulterait que ftablie jusqu'à présent par les maintenue sans changement et cm'il en serait encore ainsi alors même que Quelques puissances signataires déclareraient Qu'elles approuvent les mesures projetées nour le Maroc ou qu'elles ne s'y intéressent nas du tout-, car l'opposiiton d'une seule puis- sance signataire suffirait pour empêcher d ac- corder n'importe quels droits spéciaux mcom- natibles avec les droits de la nation la plus favorisée qui appartient aux autres puissan- ces » Le chancelier de l'Empire termine sa dépê- che de la manière suivante : « Tolérer l'action de la France contre le Maroc équivaudrait à abandonner les droits garantis aux puissances signataires par la convention de Madrid, tandis qu'en protestant ontre cette action, on ne fait que détendre aucur >. L' orient ques i^tats s la situation traités serait , la'situation juridique actuelle ». Il est faux que la convention franco-an- Deux dépêches envoyées a Paris a la date ou eut trop ire sena- re chose, ur long- JkS -S la icain" 1.3 Livre Blanc Aiiemand Paris, 8 janvier. L'Echo de Paris publie la dépèche suivante de Berlin 7 janvier :• « Le Livre blanc comprend environ 15 pages et contient 25 pièces ; il se divise en deux par- ties inégales : la première, qui contient plus des deux tiers du petit volume, -contient des dépêches du prince Rado-lin, du ministre.alle- mand à Tanger et du plénipotentiaire alle- mand à Fez. » Cette première partie a pour but de mon- trer : » 1° Que M. Delcassé n'a fait, au. sujet de l'accord franco-anglais, qu'une communication peu correcte au point de vue diplomatique, au cours d'une soirée et d'une façon incomplète, inofiicielle et occasionnelle; » 2° Que M. Deleassé poursuivait la tunisifl- cation du Maroc .; » 3° Que son ministre 1 plénipotentiaire, M.. Saint-René-Taillandier, se réclama d'un man- dat européen ou du moins que le maglizen a compris de cette façon ses déclarations. » Toute cette partie tend à- expliquer et à justifier l'intervention de l'Allemagne au mo- ment où elle s'est produite. Tous les docu- ments de nature à offenser le sentiment na- tional français ont été délibérément écartés. » La seconde partie cherche à atténuer l'ef- fet produit par certaines pièces du Livre jau- ne ; quelques pièces concernant les négocia- tions préliminaires à la noie du 8 juillet y sont publiées glaise ait été portée par écrit ou verbalement à la connaissance du gouvernement allemand. » M. Delcassé a, il est vrai, donné à l'ambas- sadeur d'Allemagne à Paris ' une . indication d'une nature générale concernant la situation intenable du" Maroc et la nécessité qui en .résulte pour la France de veiller à la sécurité de sa frontière algérienne ; mais lorsque, l'été dernier, longtemps après la conclusion de la convention franco-anglaise, l'ambassa- deur d'Allemagne a adressé à M. Delcassé une question relative à la teneur de cette con- vention, le ministre des affaires étrangères de France s'est borné à répondre : « Vous trouverez tout cela dans le Livre Jaune. » » Le jour suivant, M. Delcassé a cherché l'occasion de faire des déclarations à l'ambas- sadeur d'Allemagne concernant cette ques- tion. » Les opinions exprimées alors par M. Del- cassé sont combattues dans uno dépêche adressée le 1 er mai par le chancelier de l'Em- pire à l'ambassadeur d'Allemagne à Paris ; il est dit dans ce document qu'un acte di- plomatique important comme la convention relative au Maroc ne peut pas être jugé sur une reproduction verbale et fragmehtenairo. « Il n'est pas besoin, déclare le chancelier, de fournir aucune preuve pour établir que pour des ouvertures d'une pareille importan- ce', la forme, écrite est celle que ce-nsacreiit les usages diplomatiques ; l'insuffisance for- Elles ont :. à ce momeni • fissure, dam i Rouvier a abano j cassé et s'est rai par la politique blar )our but une casi la polit de prouver qu'il y :iue ou Ira u oe eu n veut une e ; que M. de M. iDel- ne soutenu m Luxembourg ièges. » a aucune co ans sénalori lei d ire entre lestions ié- •ent pas sur cel- les du Bloc com- i cherchent à er- lier, nous répon- nvier ne fait pas ions de mai. blocards, carreau ; pietemant désemparées el goter sur les événements drons que la journée du déjà si mal augurer des élections » Dans le Midi, une dizaine séïdes de M. Combes, restent sur c'est un commencement. » Dans le Nord, c'est la délation elle-même que les électeurs ont dédaigneusement repous- sée du pied en la personne cle M. Debierre, et l'importance de ce geste ne saurait être trop soulignée. » De la Liberté : « Le Sénat, grâce au corn tiques qui en ont survécu, plus au produit préf.ectora ral ; néanmoins, tout coir de la candidature officiel Le L: sera distri Reichstag ; été commui il ne s'agir.1 cuments d' irrête au 8 juillet 1905 ; il mé aujourd'hui ou demain au aucune pièce de ce document n'a iquôe au gouvernement français ; donc que de la publication de do- .n intérêt très secondaire. » Paris, 8 janvier. • Anzciger a publié liier l'informa- it aux pra- de plus en is-préfecto- :, en dépit le bilan, nous l'espérons bien, va- être dressé à la tribune, en dépit des erreurs à déplorer, le bénéfice de l'opposition est incontestable. » La vérité est que les jacobins ont rencon- tré un palier dans leur ascension, pour la première fois- depuis neuf ans ils restent au même étage en s'y maintenant mal aisément avec quelques marches en moins -,'.quant à la répercussion cle cette journée sur l'élection présidentielle, elle semble bien devoir être inclémente à M Fallières.» ' Du Temps : a C'est dans les rangs de la gauche démo- cratique du Sénat, le groupe de M. Combes, que les pertes se sont produites ; 2 socialis- tes entrent, au Sénat, • mais ils remplacent deux membres de l'extrôme-gauche ; les ra- dicaux ou radicaux-socialistes ne peuvent pas être surpris que le socialisme remporte des victoires à leurs dépens. » Ce qui a déterminé certains échecs de la gauche démocratique c'est la politique sec- taire dont M. Combes fut l'ardent protago- niste ; on peut dire que le pays a voulu met- tre le point final à. cette politique et s'il n'est pas dans ses mœurs, surtout à l'occasion d'un scrutin sénatorial de réclamer Un retour en arrière, il -a signifié tout au moins que c'é- tait assez et, qu'il ne fallait pas aller plus loin ;• ce n'est qu'un avertissement, mais il est net. » De là Gazette de Franc « Il apparaît que les élections d'hier n'ont pas numériquement modifié l'état des forces blocarcles et antiblocardes du Sénat. * Le Bloc avait 08 membres sortants, il en a recouvré, 68 ; sortis du Sénat au nombre de 16, les nationalistes, conservateurs ct libéraux reviennent au nombre de S? ; sortis au nom- bre de 17, les progressistes reviennent au nombre do 12 ; ce sont les progressistes qui ont payé les frais de,la bataille. » Le gouvernement fait figurer au chapitre de ses gains les deux sièges gagnés sur les .radicaux «as Je» wcimiïm collectivistes Le Loka tion suivante : « Le. Livre blanc n'apportera rien de sensa- tionnel, le gouvernement allemand ayant écarté les documents de nature à provoquer une tension inopportune : maison peut admet- tre que ces documents, qui mettent en lumière la légitimité du point, de vue allemand et gui ne seront pas publiés, furent communiqués confidentiellement à Paris et que cette' préve- nance trouvera à Algésiras la reconnaissan- ce méritée. » Le Malin se dit en mesure cle démentir caté- goriquement la dernière partie de l'informa- tion qu'on vient de lire : « 11 est absolument inexact, dit-il, qu'un do- cument quelconque ait été jusqu'ici communi- qué, soit confidéntiel!ement,£oit officiellement, au gouvernement français ; aucune des piè- ces qui figurent dans le Livre blanc n'a, d'ail- leurs, . été soumise jusqu'à présent à l'agré- ment du quai d'Orsay, ce qui laisse à. supposer que ce Livre blanc contiendra une c dance diplomatique .exclusivement allemande. i On sait que, tout au contraire, le Livre jaune, qui renfermait des documents interna- tionaux, a été partiellement soumis on épreu- ves aux divers gouvernements intéressés et nous pouvons même donner ce détail inédit que la Wilhemstrasse a pris un délai d'une quinzaine de jours pour reviser et étudier la partie documentaire soumise à son agrément.» Berlin, 8 janvier. Le premier document officiel du Livre Blanc est un rapport du consul d'Allemagne à Fez, en date du 21 février 1905, concernant la question dû mandat. • Le consul constate que le sultan dit, dans un entretien qu'il a eu avec lui à cette même date, qu'il persistait -à traiter d'une façon égale quatre nations, à savoir : l'Allemagne I et l'Angleterre à cause de leur commerce avec le Maroc, et la France et l'Espagne aussi à ' cause de leur voisinage. Le sultan ayant demandé si le ministre de France pouvait faire valoir un mandat collectif, le .consul a répondu que l'Allema- gne n'avait donné pour sa part aucun man- dat de ce genre. Le sultan a exprimé la joie qu'il éprouvait en apprenant que l'Allemagne ne s'était pas associée à la France. , Le consul envoie, à la date du 21 avril, un rapport concernant l'impression produite par les déclarations faites le 31 murs au Sénat par M. Delcassé relativement à la question marocaine. Il constate. que le sultan a été surtout ir- rité par le passage de ces déclarations, d'a- près lesquelles le gouvernement marocain au- rait sollicité les conseils de la Franco et au- rait déclaré, anrès les avoir reçus, qu'il avait l'inteniion de les suivre. « Dans l'audience qu'il m'a accordée au- jourd'hui, dit en outre le consul d'Allema- gne, le sultan a encore parlé de celte affaire et sost écrie : « Mais ce sont là cle purs men- songes» .Je lui ai alors raconté que les Fran- çais démontaient la nouvelle d'après laquelle nielle et matérielle des allusions .et indica- tions crue M. Delcassé a fait transmettre ici par Votre Altesse ct par M. Bihourd au coure do l'année dernière, est un fait qu'aucune des deux parties ne peut négliger après coup. » • Que ces allusions aient plus ou moins constitué un avertissement, c'est là une cir- constance sans importance qui ne .remédie en rien au caractère absolument insuffisant. -» L'en semble d'une publication au Journal officiel ne saurait remplacer une communi- cation directe, car les deux modes de notifl- . cation ont ed un caractère essentiellement différent. » Non seulement une communication di- recte est un acte de courtoisie, mais en la faisant, le gouvernement, français se serait implicitement déclaré prêt à entrer en dis- cussion avec les destinataires au sujet de leurs intérêts, au cas où ils les auraient crus atteints. » Au contraire, la publication au Journal officiel français met sans les avoir consultés les autres intéressés en- face du fait accom- pli. » Dans un rapport' daté du 7 mars et relatif au programme français de réformes, le con- sul allemand dit qu'il paraît vraisemblable que les Français veulent résider ici plusieurs mois chaque année afin d'habituer la conr et le maglizen à leur intervention perma- nente. Un rapport, du comte de Tattenbach, daté du 30 mai, traitait avec plus de dôtai's du pro- gramme français de réformes. M. de Tattenbach dit en substance dans ce rapport qu'en ce qui concerne l'organisation militaire tous les chefs de bataillon doivent être Français et tous les commandants de compagnie Algériens. * 11 est clair que dans l'organisation pro- posée, ce sont, des intérêts purement français qui trouvent leur expression nullement dé- guisée. » Il faut en dire autant de la création de troupes de police dans les villes de la côte, attendu que l'instructeur français de ces corps de police deviendrait en peu cle temps chef de tout le district dont chaque ville est le centre ; ce serait là nn premier appui fourni au contrôleur civil sur le modèle de ce qui s'est fait en Tunisie. » Dans les projets relatifs à la réforme fi- nancière apparaît également, avec netteté l'in- tention de mettre progressivement l'adminis- tration des finances marocaines sous le con- trôle français. » En ce qui concerne les réformes relatives a l'exploitation des ports, le comte de Tat- soon- tenbach fait remarquer qu'il est hors cle doute un de 1u.e la mise à exécution du programme fran- Livre I 5ais aurait pour conséquence l'annexion éco- nomique du Matoc à la France. Il ajoute • » Particulièrement caractéristiques à cet égard sont les efforts déployés pour mettre entre les mains françaises toutes tes finances par la création d'une banque d'émission pri- vilégiée et où le commerce d'exportation, par l'organisation d'entrepôts, de warrants et par l'autorisation donnée de façon générale et en corrélation étroite avec cette entreprise de fai- re des acquisitions territoriales, enfin la co- lonisation tout entière. du 12 et du 16 juin expriment les vues du gou- vernement allemand en ce qui concerne la tâche de la conférence. On trouve ensuite un expose de M. Rouvier en date du 21 juin et une note de l'Allemagne en date du 24 juin répondant à l'exposé, puis des déclarations du gouvernement français en date du 3 juillet, donnant son assentiment à la conférence et une entente en date du 27 septembre en ce qui concerne les conseils qui doivent, être donnés au sultan relativement au programme de la conférence. Le Livre Blanc contient ensuite des docu- ments concernant la construction d'un môle à Tanger et exposant la conduite du gouver- nement allemand dans cette affaire. Le 25 septembre, le ministre d'Allemagne à Fez envoie le rapport suivant à l'office des affaires étrangères : « Au cours d'une visite que j'ai faite au- jourd'hui à mon collègue français, j'ai expri- mé, en termes chaleureux, l'espoir que les négociations entamées à Paris auraient un résultat satisfaisant ; M. Saint-René Taillan- dier m'a répondu que cela dépendrait de la question de savoir si l'on tiendrait compte à Berlin de la situation que la France est obligée de revendiquer au Maroc. » bans le Nord de l'Afrique, a-t-il ajouté, » la France a à accomplir une mission qui » embrasse le Maroc aussi bien que l'Algérie t et la Tunisie ». » Nous avons aussi parlé de la construction du môle cle Tanger; lorsque j'ai dit à M. Saint- René Taillandiér qu'il devait certainement connaître le document sur lequel la Compa- gnie marocaine base ses droits, il m'a fait remarquer qu'il ne sait, rien des efforts faits par cette Compagnie et que sans cela il les aurait combattus ». La factorerie ds Mar-Chica Madrid, 8 janvier. Un petit nombre de journaux critiquent de façon tendancieuse la politique française au Maroc. L'Impartial dit que l'Espagne doit revendi- quer la possession des ferritoires que lui con- cède le traite de Vad-Rass, et il laisse croire à . ses lecteurs que la factorerie de Mar-Chica fait partie de ces territoires alors que les pré- liminaires de Vad-Rass, confirmés par le traité de Tetuan 1860, ne parlent que des ter- ritoires de S.anta-Cru7, et Mar-Pequena sur la côte de l'Océan que l'Espegne occupait autre - j fois. j Les autres journaux reconnaissent que le ! gouvernement français est absolument en dehors de l'affaire de la factorerie de Mar- i Chica. La conférence Madrid, 8 janvier. U paraît que la diplomatie allemande a pressenti certaines puissances dans le but de les décider à mc f Jre en avant, à la conférence prochaine, des solutions du problème maro- cain qui constitueraient un compromis entre les réclamations de la France d'une part, et do l'Allemagne d'autre part. Cette diplomatie a pour but notamment cle faire valoir cette proposition que l'organisa- tion et le commandement de la police maro- caine soient, confiés aux sujets de pays tels que la Suisse, la Hollande, la Belgique, la Suéde et l'Autriche, pays qui sembleraient devoir être prêts à accepter les idées alleman- Vinslstavicfl rte» délégués et même de çeug BOI -,9 doule donl In voix est acquise a M, Don. nvi- flnil par accepter. Après (vile scène, improvisée probablcmeni, damna Plus d'un mois, la gunehe radical* Bôcialiste avisée de la décision ancien, se rallia niccipitaunnent. mi nouveau plu. da bu. taille, bien qm- quelques minutes auparavant elle -a tôt prononcée pour le syslenie de l abs- teniion en masse greffé sur le scrutin par au- '"(Jiiant à roxtrême-gauche radicalc-ROcialisU en partie favorable a M. Doumer, elle s est bornée à enregistrer sans enthousiasme lu dé- cision prise par la délégation des gauchos. La fameuse délégation des gauches n était pas au complet, un groupe manquait, n la délibération, celui de l'union démocratique présidée par M. Leygues, mais tout cola na constitue que la manoeuvre officielle. A côté de celle-ci, sur laquelle le Bloc na. pus l'air de compter beaucoup, il y on a une autre qui chemine en dessous; pour éparpiller les suffrages doiiineristes, les combistes tia- vaillent a' répandra le bruit qu'il pourrait surgir demain, contre la candidature de M. Doumer, celle de M. Ribot et celle de M. Des- chanel. Le bureau provisoire de la Chambre En raison du refus définitif de MM. Astima et Bischoffsheim, les premier et second pré- sidents d'âge de la Chambre, qui oui allégué leur grand âge pour ne pas présider 1 ouver- ture de la session, c'est très probablement, connue l'an dernier, M. Bourgeois, député royaliste do la Vendée, qui présidera la séan- ce' de demain. „ Nous disons très probablement, car, d après certains bruits, M. Bourgeois aurait 1 inten- tion d'abandonner cette mission à M. de Bau- dry-d'Asson, qui vient immédiatement après lui dans l'ordre de l'état civil. On assure même que, dans ce cas, M. Bour« geois assisterait à la séance, pour la curio- sité du lait dans line des tribunes publiques de la Chambre et que M. de Baudry-d'Asson aurait annoncé qu'il prononcerait un discours de circonstance. -, . , _ . On s'est demandé, dans le salon de la Paix, si les 18 députés nommés sénateurs pourront prendre part à l'élection du bureau de la Chambre. Beaucoup concluaient à cette possibilité en excipant du fait qu'ayant un délai de huit jours pour opter entre les deux mandats, ils peuvent être considérés comme députés. Mais on faisait observer que si la faculté leur était reconnue de voter une dernière fois pour le bureau de la Chambre, ils ne pour- raient, par voie do conséquence, pas prendre part, jeudi prochain, à lélcction du bureau du Sénat, Après leur option pour le mandat sénato- rial, ces membres laisseront leurs sièges va- cants à la Chambre jusqu'à l'expiration de la législature. De plus, il y a à la Chambre deux sièges vacants par décès, ceux de MM. Bagnol et Delarue, et deux au Sénat, ceux de MM. Bru- net et Jouffrault ; comme le siège de M. Jouf- frault sera pourvu à la date du U janvier et que le nouveau sénateur élu pourra prendre part à l'élection présidentielle, il s'ensuit qu'au Congrès du 16 janvier prochain, lé nombre légal des membres composant l'As- semblée nationale sera réduit de 21 et ramené par conséquent à 869. Au Sénat La séance de rentrée au Sénat sera présidée par M. Fayard, sénateur de la Drôme, doyen d'âge. Cette séance sera d'ailleurs de pure forme ! le Sénat se bornera, en effet, à tirer au sort ses bureaux et à fixer son ordre du jour. L'intérêt do la journée résidera dans-lcs réu- nions des groupes qui s'occuperont de l'élec- tion du futur président de la République et qui auront à choisir leurs candidats. L'élection du bureau du Sénat aura lieu jeudi ; M. Fallières sera réélu président sans concurrent. Par suite du roulement établi il y a quel- ques années, MM. Poirrier, Desmons, vice-pré- sidents.Gayot, questeur, Milliès-Lacroix, Théo, dore Girard, Saint-Germain, Gotteron, secré* taires, sont arrivés au terme de leurs mar> dats. Les deux vice-présidents sortants seront pro- bablement remplacés par MM. . Antonin Du- bost ou Lourties et Monis ; le questeur sortant par M. lingot, les secrétaires sortants i^ar MM. Pédebidou, (millier, A. Gérard et Sauvan. Il s aura lieu également de pourvoir art remplacement de M. Garreau, secrétaire, nori réélu. PROCHAINES ELECTIONS L'é!e«tion présidentielle Paris, 8 janvier. MM. Sarrien, Gonzy, Barthou et Codet ont été chargés par la Délégation dos Gauches de se mettre en rapport avec le bureau des grou- pes de gauche du Sénat pour se concerter sur la réunion des deux Assemblées projetée en vue de l'élection à la présidence de la Répu- blique. . Les Discours de Guillaume II Berlin, 8 janvier. L'officieuse Gazette de l'Allemagne du Kord publie la note suivante au sujet de l'allocution que Guillaume li aurait adressée aux recrues, dans la cour de l'Arsenal, à l'occasion du P* janvier : « Le Vorwaerts, dans une de ses rubriques, relate que différents journaux étrangers au* raient signalé un clicours de nouvel an pro- noncé par l'empereur, dans des milieux tout à fait intimes et dans lequel on avait pu en- tendre, en ce qui concerne, la conférence maro- caine, comme un cliquetis très net cle sabres. » Là encore, il s'agit 'de pures facéties ; le discours dans la teneur indiquée n'a pas été prononcé, même dans des milieux tout a fait intimes. » Le discours adressé aux généraux en chet avait trait simplement aux affaires cle ser- vice ; U n'a fait aucune allusion à des ques- tions politiques intérieures ou étrangères. » » Les misérables bribes qui resteront pour le commerce non français- ou les entreprises ? Sanlai»ÎLn* goât pas de nature à dissl- pei les inquiétudes ni la crainte de voir le sances qui se disputent le marché du monde » Ad sujet de la note adressée par le ann vernement marocain au ministre de Francn note repoussant les propositions française^ ot £!FZ!&*& '^jterles puisSes 3 à une conférence, le comte Tattenbach lait le remarques suivantes • 1 lau le d^m 1 ^ 01 '- tlu milli stre d'Allemagne en d . a ,te du 27 mai, annonce que les plus . efforts furent déployés les jours d " par le représentant de la France pour e m.ê Cher l'envoi de la note M. Saint-René » M. Suint-René Taillandier fit dire nolim ment au sultan que la France irait à a .

Bulletin Finmcieî i.« i ... Paris, 8 janvier. IL» marche »st d'abord assez ferme sur les fond» MMHi n» Uorim arrive lourd et le mare.lie fal- jttllt Airaitot ; kl, cependant, on est plus tôt pes- ïttMMi mats nous ne croyons pas qu'il puisse sor- «t» »»*»* «no»» de conférence d'Algésiras que la pm, OUI amener.! lu prospérité générale. N, i* Rio plus faible à 1075, Banque de France mi, Crédit Lyonnais 1037, Union Paxlslen- n» nnr». No» valaurs Industrielles sont meilleures : Om- nltms 710, Thomson 718, Tramways-Sud sa*, Jouis. nattev-tiSi! 510; les fonds russes, dans les cours de MûSU] t Eusse Consolidé 81 80, Russe 1901 83 25. jàrmnsk /,i6. Sosnowice 1217. On négocie en banque, i 97 50, l'action de l'Union des tramways, qui est l'objet de lionnes demandes, mt on Tient d'introduire les obligations '1 % de la «".«npnsnif des chemina de. fer du Midi de l'Ita- lie A ',50. C'est un placement lort intéressant. DE T.AVIIif.RtB, U, vlaee Vendôme. Pari). Mardi 9 «lairvJUai» ÎOOQ BtggUMiii fe'.i^^ilBMJt«uuw.M»mii i i É IE Du 8 janvier. Le veni est tort des régions ouest sur toutes nos côte'' : la mer est très houleuse dans nos stations de M KaneUfi et de l'Océan ; des pluies sont tombées sur le nord et l'ouest du Continent ; en France «îiles ont été générales. I.a température monte' sur presque toutes nos ré- pions ; elle était ce matin de —7 a Kiew, —s à Ar- ltangel, 8 A Taris, 10 à Clermpnt, 51 à Alger, —3 au tnont Morutier. Un temps à éclairclcs et averses est probable ; la température va rester élevé. 11 esl tombé 10 millimètres do pluie à Toulouse î 14 au Puy-de-Dôme ; 15 au Pic-du-Midi ; l à Perpi- gnan ; 30 à Bordeaux. Stations. Baro. Ther. lEtat duciel Mini. Max. de la veil. Toulouse Gi.O 12.2 O.S.O. f. c. 5.7 16.3 Puy-claD 08.5 i.O O. t. f. br. 0.0 0.3 Pic du M 55.7 —2.4 O. t. fort c. -8.4 4.4 Perplgn. 53.5 18.0 N.Oa.fortc. 7.3 15.1 Bordeau. 51.7 11.9 O.N.O.a.f.c. 12.0 12.2 «t vous tous qui perdez vos chcveùXjdont lo jçuir chevelu est atteint d'affections plus ou feoins graves: Pelade, Pityriasis, etc., etc., yendez-vous au Laboratoire de Paris du Pro» fesseur Busch, 10, Rue des Bons-Enfants, au Louvre,ou écrivez-lui avec grands détails les causes de votre mal. Gratuitement le célébra spécialiste vous fournira le moyen de retrou- ver rapidement votre chevelure perdue ei dans sa nuance primitive quelle que soit Sa cause ou l'ancienneté de la chut». sexe féminin, 96. 101; Distinction honorifique ministre de l'intérieur a adressé une lettre de félicitations à M. Jean-Angeli Pélis- bié, maçon à Carmaux, qui, le 15 août 1905, a retiré d'un puits une fillette qui v était tombée. Cour d'assises Audience du S janvier Présidence de M. Moulenc, conseiller à la Cour de Toulouse, assisté de M. Alibertf juge, et Derrouoh, juge suppléant au tribunal civil d'Albi. BANQUEROUTE FRAUDULEUSE. FAUX El USAGE DE FAUX Auguste-Hippolyte-Honoré Goulesque, an- cien négociant, domicilié à Carmaux, est ac- cusé des crimes de banqueroute frauduleuse, faux et usage de faux. Etabîï a Carmaux en qualité de marchand jtailieur depuis 1897, Goulesque donna une certaine extension à son commerce et établit même un succursale à Cagnac â partir de 1904. Les résultats du commerce ne furent pas bons, et à diverses reprises le père du pré- venu dut l'aider à acquitter des traites ; .il avalisa même d'autres billets pour une somme de 1,235 francs . "D'autres créanciers ayant demandé l'aval "• Goulesque père, celui-ci refusa ; l'acousé f .tirait alors douze traites de l'a fausse signatu- " re de son père. Ces faux ayant été découverts, Goulesque ' disparaissait de Carmaux en emportant une somme de 1,000 francs et environ 1,500 francs de marchandises. Déclaré en faillite par jugement du 1" sep- tembre 1904, le syndic évalua le passif à 20,000 francs et l'actif a 7,590 francs. D'autre part, Goulesque ne tenait plus au- cune comptabilité' depuis 1898. Arrêté à Bruxelles le 19 août 1904, il fut ra- mené en France et incarcéré en attendant sa comparution. L'accusé avoue les faux qui lui sont repro- chés et nie les détournements. Huit témoins défilent à la barre, parmi eux le père Goulesque qui confirme n'avoir pas apposé sa signature sur les douze effets ar- gués de faux. Le ministère public demande une condam- nation, mais sollicite en même temps les cir- constances atténuantes en faveur de l'accusé. M' Olior présente avec son talent habituel îa défense de Goulesque ; l'honorable avocat s'efforce de démontrer au jury que la décon- fiture de son client a été provoquée par la grève de 1900 à Carmaux, les dépenses exa- gérées faites par sa femme et enfin par les exigences de ses fournisseurs qui l'ont 'ex- ploité. 11 discute pied à pied les divers chefs d'ac- cusation ; son argumentation parait produire une profonde impression sur le jury. M' Olier demande l'acquittement' de son Client ; il supplie les jurés, au nom du père de Goulesque, au nom de sa femme, au nom de ses cinq enfants, de se montrer bons, de se montrer pitoyables.et de pardonner. Le jury répond négativement aux vingt-six questions qui lui sont posées ; en conséquen- te, la Cour prononce l'acquittement de Gou- lesque. Le rôle de la session Au cours de cette sesion le jury aura à exa- miner les affaires suivantes : Mardi '9 janvier. — Cécile Girot, coups et blessures volontaires ayant entraîné la perte d'un œil. Ministère public, M. de Parade, juge suppléant. Défenseur, Mc Alibert. Mercredi 10 janvier. — Jean Ro'siès ct Marie Dogier, veuve Bosiès, banqueroute fraudu- leuse. Ministère public, M. J'ordany, substitut. Défenseur, M 0 Pé de Arros, du barreau de Toulouse. Jeudi H janvier.' — Rémy Vedel, banqu "Tou- frauduleuse. Alexandre Bousquet, Céleste) MAZAMET. — Soirée récréative. — Nous avons le plaisir d'annoncer que les jeunes gens do la Société de gyrunatique La Frater- nelle, organisent pour dimanche prochain nue charmante soirée récréative. Rien n'a été et ne sera négligé pour intéres- ser agréablement le public, qui, nous en som- mes sûrs, ira nombreux encourager do ses lpplaudissements, les efforts désintéressés de ces dévoués artistes. Le programme, qu'on nous promet très va- rié, sera publié dans un de nos prochains nu- méros. On peut d'ores et déjà se procurer des car- tes d'entrée chez MM. les commissaires de I.a Fraternelle, et au siège de la Société, rue de la Vanne. CA1LLAC. — Agression. —- Nous appre- nons qu'une plainte a été déposée par M. D... , coiffeur, rue Joscph-Rigal, con- tre le sieur V..., qui se serait livré à des voies de fait sur la personnne du fils du plaignant. M. le procureur de la République a char-, gé la gendarmerie d'ouvrir une enquête. Amusements dangereux. — Deouis une di- zaine de jours, des gamins d'environ 15 à 18 ans, s'exercent au tir, dans nos rues et sur nos promenades, en se servant, pour ce, de revolvers chargés à bulles. Nous rappelons à ce propos, que l'an der- nier une jeune femme fut triée par une balle de revolver, qu'un imprudent maniait en plei- ne rue, quartier de l'Hortalisse. Est-ce que ces amusements, aussi dange- reux que stupides, vont être longtemps enco- re tolérés par la police ? K. C. Les fourneaux économiquas de la commune de Gaillac seront ouverts tous les jours à par- tir du lundi 8 janvier 1900, dans 'le local des anciennes prisons situé, à Poyrac. Les tickets seront déposés' chez M. Bonne maison, épicier, rue Porlal et chez M. Anto- ny, épicier, rue Joseph Rigal. Mouvement da la population pendant l'an, née 1905. — Naissances : Enfants légitimes : Garçons, G6 ; filles, 48. Enfants naturels.: Garçons, 5 ; filles, 4. Total des naissances, 123. Mariages, 55 ; divorces, 2. Décès : Sexe masculin, 95 Total des décès, 191. Récapitulation fNaissanci différence au profit des dé Orphéon de Gailiac. — Nous apprenons avec plaisir que notre Société chorale va reprendre ses répétitions sous la nouvelle direction de M. Lescat, professeur de musique, premier prix du Conservatoire de musique de Tou- louse. Etal civil. — Naissances : Henri-Timothée, fils delestin René, propriétaire, et de Loui- se-Emilie-Marguerite Canavy, rue de la Ma- deleine ; Albert-Joseph Crouzat, fils de Henri- Jean, cultivateur, et de Marie-Rosalie Vidal, à Canteperlic ; Wilheltnine-Yda Roques, fille de Elie-Paul-Cyprien-Einilien, cultivateur, et de EUsa-Doria Pic, à la Partanelle. Mariages : Louis-Pierre Vergnes, tonnelier, et Noelle-Cat'nerine-Mercédès Bacaud, à Gail- lac ; Louis-Augustin Audourenq, charpentier à Puicelcy, et Justine-Marie Sicard, à Gail- lac. Décès : Marie-Albanie-Célestine Colombier, 3G ans, épouse Bourdoncle, à Pricassou ; Ro- salie-Joséphine .Andrieu, 52' ans, avenue de la Gare ; François Dalbis, 30 ans, cultivateur, à la Combe^-de-Galan ; François-Louis Vialar, 32 ans, cultivateur à l'Hospice. LAVAUR. — Service électrique. — A la suite des grandes pluies de ces jours der- niers,rAgoût ayant considérablement gros- si, le service électrique est interrompu. Ménagères, ne vendez pas les lampes à pétrole. SAiNT-SULPlCE-SUa-TARN. — Séance ré- créative. — Dimanche dernier, un groupe de jeunes gens a bien voulu ménager une sur- prise des plus agréables à la population saint- sulpicienrie. La _nouvelle d'une séance récréative, bien que répandue tardivement, a attiré en grand •nombre toutes les classes de la société vers l'ancien pensionnat Saint-Stanislas. Dans la saynète « A la salle de police », les trois personnages ont rendu avec un art con- sommé un fait constaté par tous ceux qui ont accompli le service militaire, « la vérita- ble fraternité entre tous les soldats, quelle que soit la classe dont ils peuvent être issus ». Dans la pièce dramatique : « Les deux Hon- neurs », le talent des acteurs s'est encore, ma- nifesté plus ouvertement : les applaudisse- ments répètes des spectateurs en ont été d'ailleurs le meilleur"témoignage. Si Van Oustard a su rendre bien palpables les ma- chinations 'criminelles dont un mauvais spé- culateur est capable, les deux frères Desc-lè- res n'ont pas su moins faire airner les sacri- fices au prix desquels l'on doit quelquefois assurer son honneur, l'honneur de la famille et l'avenir des siens. Le commandant ét l'or- donnance Toufftin n'ont pas non plus moins réussi à faire admirer, l'un le dévouement d'un supérieur pour son inférieur, l'autre rattachement • ingénieux et désintéressé . d'un inférieur à son maître. . Nous nous empressons de féliciter M. l'abbé Cornus, directeur de la représentation, de son heureuse organisation ; nous adressons de sincères éloges aux jeunes acteurs, en les re- merciant en même temps des sacrifices, bien couronnés, qu'ils ont voulu s'imposer. Et nous espérons que nous aurons certai- nement le plaisir d'assister à de nouvelles représentations, entrecoupées des mêmes so- los de llùte et des mêmes intermèdes. P. E. quet, en menlionnant le nombre d'hectos de votre récolte, la couleur et la force alcoolique du vin. La participation dans les bénéfices est de 45 % répartie au prorata du nombre d'hectos vendus; nous évaluons la ristourne venant de Licata, avec un chargement de soufre de 375-tonnes ; « Louis-C », vapeur avec des fûts vides et 25 tonnes diverses • « Gaulois », vapeur français, capitaine Cas-, lagnoni venant de Marseille et Port-Vendres, avec 222 tonnes marchandises diverses. Sorties : « Amphion », vapeur allant à Mar- seille avec 251 demi-mukls vin ; « Aude », allant a Port-Vendres, avec du pétrole ; « Le Gouët », vapeur allant à Marseille, avec 55 fûts vin ; < Vinccnzo-Laffredo », et « Eisa », voiliers italiens, allant, le premeir à Marseil- le et le second à Cassis, sur lest ; « Magali » vapeur, allant à Cette, Marseille, Cannes, Nice et Menton, avec 325 tonnes demi-muids vin et diverses ; « Louis-C », vapeur, alant à Mar- seille et Cannes, avec 145 fûts vin ; « Gau- lois », vapeur allant à Marseille, avec 1G5 fûts vin et 60 tonnes diverses. CASTELNAUDARY. Un banquet à Vil- lespy. — La «Dépêche» nous donnait, hier, jury à l'exposition universelle de Paris 1900, i fu^Tu^ d f ails s . ur une , manif ftti- nôgociant, dislillateur-liquoriste à Carcas- j * . Politico-gastronomique qu'avaient or- sorine. | ««nisee, un de ces derniers dimanches, à Vice-président pour l'arrondissement de ' Villespy, quelques forcenés blocards de Narbonne, M. Murât, président du tribunal de j l'endroit. commerce de Narbonne. I Ces agapes furent d'autant plus agitées Vice-président pour l'arrondissement de! et bruyantes que les convives, appartenant Limoux, M. Adamoly. Vice-président pour l'arrondissement, de Castelnaudary, M. Garrouste. Membres du comité, MM. Guyot, construc du exercice a une moyenne de trois francs par heeto. LE COMITÉ D'INITIATIVE. Exposition internationale de Milan (Italie). — Le gouvernement de la Bépublique fran- çaise devant participer à l'exposition interna- tionale qui doit, se tenir à Milan à partir d'avril 1906, sur l'invitation de M. le préfet do l'Aude, à la date du 3 janvier, les membres du comité départemental d'organisation de cette exposition se sont réunis hier à la pré- fecture et le bureau de co comité a été cons- titué de la manière suivante : Président, M. Drevet, président de la cham- bre de Carcassonne. Vice-président pour l'arrondissemênt de Carcassonne, M. Michel Sabatier, membre du à un parti qui fut mis en complète déroute, aux' dernières élections municipales, vou- laient profiter de l'occasion pour faire croi- teur, et Roger, fondeur, à Carcassonne ; Bon- ! re 11 taut encore compter avec eux et que nail, industriel à sainte-Colombe-sur-l'Hers et Besse. négociant à Narbonne. 1900 les voit renaître de leurs cendres. On avait donc donné pour mot d'ordre Pour tousses renseignements^ demander j -aux deux douzaines d'exaltés qui s'étaient assis autour des tables, cle faire du bruit comme s'ils avaient été quatre fois autant. La consigne fut observée à la lettre. C'est dire que, pendant douze heures, le refrain de l'Internationale — l'hymne odieux cher à Hervé — a retenti, dans Vil- lespy, avec une intensité sans pareille. Le chœur de ces enragés braillards fut, d'ailleurs, coupé par des solos variés. On entendit le soprano aigu de M. le , docteur Durand, maire de Castelnaudary ; lorsqu il est tombe sur le tampon d un vyagon. I le mezzo quelque oeu trérnolisant de son cher » collecrue, M. Larrouy, et au sujet de l'exposition universelle de Milan, s'adresser à M. Drevet, président de la cham- bre de commerce de Carcassonne. Accidents du travail. — Le 3 courant, à onze heures du matin, le nommé François Babat, âgé de 46 ans, demeurant rue de la Triyalle, n° 113, s'est fait une entorse au g«iou gau- che en heurtant une balle de farine. Le mé- decin a prescrit un repos de dix jours. Le i courant, lo nommé Henri Escarguel, âgé .de 41 ans, demeurant rue de Metz, 8, tra- vaillait dans les ateliers de M. Lamourelle, bras iche Dans sa chute, il s'est fait une contusion au côté gauche. L'incapacité, de travail sera de dix jours. Le 5, à trois heures du soir, le nommé An- toine Subras, âgé de 18 ans, manoeuvre, de- meurant rue cle la Trivalle, 12, s'est fait, à la brasserie Lauer, une plaie à l'avar droit avec un éclat de bouteille. Le m a-prescrit un repos de quinze jours. Mendicité e* vagabondage. — Din soir, vers cinq heures, le nommé Pierre Oli- vier, âgé de 56 ans, terrassier, né à Surzur (Morbihan), surpris à mendier de porte en porte, boulevard de la Préfecture et Grand'- Rue, a été enfermé à la chambre de sûreté et déféré au Parquet, sous l'inculpation de men- dicité et de vagabondage. A qui ïa chienne ? — M. Barôs, demeurant rue du Marché, 46, a trouvé une petite chien- ne blanche tachetée de roux. La lui réclamer. Athénée, (ie Oarcasscnne. — Cette Société, réunie en assemblée générale le 29 décembre, a- procédé au renouvellement de son bureau pour l'année 1906 de la manière suivante : Président d'honneur, M. Sylvain Fourcade, ancien président actif; président actif, M. J. Laurent; vice-président, M. J. Fourcade; se- crétaire général, M. F; Larny: secrétaire ad- joint, M. H. Grilhot;. trésorier^ M. M. Bès. -Les membres de cette Société sont invités à se rendre à la réunion générale qui aura lieu le mardi 9 janvier, à huit heures et demie précises du soir, café Daraud, rue de la Mai- rie, premier étage. Caisse d'éparguç de Garcaesonns. — Séance des 6 et 7 janvier : versen boursements, 33,756 fr. 76. Etat civil du 6. iiu 8 jan 4 garçons. Décès : Elisabeih Vide Toulouse; Denis Delmas, Edmond Douchez,. 26 an Joseph Rouquet, 79 ans, Jeanne Marguerite Boucl re, Grand'Rue, 45. Publications de mariai rence. cordonier, rue du thUde Eulodie Roussel, n» 10; -Félix Jîacdu, rue ' Jeanne Roqueîère, rue Bi Benjamin Fat Bosé Louise Ourlai, rû Icre, coiffeur 21,717 fr.; rem- - Naissances : ans, routé de rue Littré, 33; dé l'Hospice; e Fortuné, 19; ans, céiibatai- ; : Guillaume Té- | larché, 42, et Ma- 3 du 4-S'eptemhre, Ville, 73, et Marie >ès, 3 bis ; Charles employé de commerce, et Voltaire, 24; Auguste le ruelle Fondés; :Vh lier, rue Trivalle, 87, et isse des Capucins; Fr; éniste, rue du 2i-Févri neuve, rue du. 24-Kévrie; 5AISSAC. — Aeto d? .ti dredi matin, plusieurs fo coulant pas, on constata descellé, dans la soirée d« vercle en pierre de taille mètres du village, ans 1 ïajbaud et Raucoui, et ob: de de mottes de terre. La gendarmerie, préven quête qui jusqu'ici n'a pas NÂRB0î^E. —. A !a — A l'occasion de sa ré de la. Lyre Narbonnais soir, à la commission d nçois Joseph :r, 53, et Mari aiv&Ulaitce, — daines publiqi que quelqu'un veiile, I: te Vaysse et Germain Cuq, complicité.. Ministère Public, M. Merle, procureur de la République. 'Défenseurs, M" Ebelot, du barreau de Toulou- se, pour Vedel ; M0 Alibert, pour Bousquél ; M« Andrieu, pour Vayssc ; M" Ebelot, pour Cuq. Vendredi 12 janvier. — Alexandre Bousquet, •Danquoroute frauduleuse, Rémy Vedel, Mario «irauie, femme Vedel, Célestin Vaysse, Firmin Lacroux, Joseph Magna, Hippolyte Astruc, Joseph Gil, Paul Besses, complices. Ministè- re public, M. Merle, procureur de la Républi- que. Défenseurs, M. Alibert pour Bousquet ; M* Ebelot. pour les époux Vedel ; M" Andrieu. Pour Vaysse et Lacroux ; M0 Berbié, pour Ma- »tna et Gil ; M0 Pigasse, pour Astruc ct Bes- ses. Lundi 15 janvier. — Marie Coubés, veuve s.avergne : Célestin Lavergne, assassinat. Mi- nistère public, M. Merle, procureur de la Re-. Publique. Défenseurs, M" Alibert, pour Marie .Coubés, et M» Ebelot, pour Lavergne. ALBI. -Théâtre. — C'est ce soir à S h. ?.. que «Oit avoir lieu au théâtre' municipal la re- présentation du grand succès, les Veux KCOIÇH, "J Alfred Ga.pus, joué par la troupo du (neutre Mns Variétés. Les amateurs de jolies comédies ,et ils sont Nombreux dans notre ville, ne manqueront Ms de venir entendre un des chefs-d'œuvre •'u, répertoire moderne, interprété par d'ex- seUeata artistes. ...Principaux interprètes : Mlle Diska, Mme J,/«fuie, Mlle Andrée-Mary, Mlle Perrière, » V >AI . Chaneol, Audoul, Courtois. v» spectacle commencera par : Il faut ^u unt porte soif ouverte ou termie* is Distinction honirifi^tiS Le ministre de l'intérieur a adressé une lettre de félicitations à M. Antoine Pages, maçon à Castelnau-d'Aude, qui, le 24 août 1905, s'est jeté résolument dans • un endroit profond de l'Aude pour tenter de sauver une femme qui y était tombée. CARCASSONNE. — Congrès des Sociétés savantes. — Le 44° Congrès des Sociétés sa- vantes s'ouvrira à la Sorbonne, le mardi 17 avril prochain, à deux heures précises. La Coopérative des viticulteurs de l'Aude, fondée pour la vente des vins en commun, siège, 5, boulevard Omer-Sarraut, Carcasson- ne, donne un banquet d'union à l'hôtel Ber- nard, le dimanche 14 janvier, à midi. Prix,. 4 francs. Tous les viticulteurs de l'Aude qui désirent vendre leurs vins.au comptant à la cote ci- dessous sont, invités ait banquet pour rece- voir les offres de l'association. Cote d'achat de la Coopérative : 7°, 6 fr. 50 : 8°, 7 fr. 50 ; 9°, 9 fr.; 10», 10 fr.; 11», 12 fr.; 12°, 13 fr. 50 ; 13°, 15 fr. Le comité d'initiative de la Coopérative, se plaçant en dehors de tout intérêt personnel pour se mettre sur le terrain pratique et po- sitif, a la prétention d'avoir établi le n balan- cier » qui doit régler la hausse des prix non seulement pour cette année, niais aussi pour l'avenir. Sa compétence commerciale et in- dustrielle, son activité et son désintéresse- ment, ne tendent qu'à redonner à la viticul- ture le bien-être qu'elle a perdu par la mé- vente dé ses récoltes. A cet effet, il va doter la ville de Carcas- sonne d'une puissante, distillerie moderne pouvant brûler 1.000 hectolitres par jour. Cet établissement à édifier à cheval sur le chemin de fer et le canal, aura pour auxi- liaire un Entrepôt destiné à centraliser les vins. ' . ... . Cet entrepôt répond à un besoin qui se fai- sait sentir de plus en plus, ti cause des inté- rêts diamétralement opposés qui existent en- tre les négociants et les propriétaires. Désormais, cette administration marchande, qui sera sous le contrôle permanent et exelu- siT des propriétaires viticulteurs, leur permet- tra de vendre directement leurs récoltes sans le concours d'intermédiaires, avec 1 avantage de participer aux bénéfices qui seront repar- tis au prorata des hectqs,vendus. Cette entreprise d'utilité publique est : Commerciale par la vente directe des îe- coltes au consommateur ; . . •..»„„ Industrielle par la brûlerie des vins de cc- leux pour relever les prix des bons vins ; t'inancièro par la facilité de pouvoir faire la presse, un banquet qui. Grand Hôtel. L'Eclair, la Dépêche, '\c 1 Républicain cle iSarbonne, Sociale, le Courrier de Kai press du Midi étais e, a ouvert, un donné de résu .yre MarSsorma lection, le bur a offert, san cette Société < a eu lieu tais tu Financière par ia iacnm fructifier- l'épargne locale par eue. Ce e ingénieuse organisation, qui produira ses ventes en gros clans toutes les principales villes C dêf France et par la suite à l'étranger, est à la disposition des petits et grands pro- priétaires qui deviendront sociétaires. en sou* l ' i j'\a , i'lllh\ l Gon\i'assi'ijettit ppint les sociétaires •V verser une cotisation et n'aliène nullement leur liberté de disposer de la vente de leurs vins à tout venant. , wo _ w Ils auront, ainsi la louissance ot les av antre- ces' do ce grand éiablisemenl sans en avoir les charges ni la responsabilité. En vue du classement régional : - o n d é vous invite à lui faire P^venir, avant le 13 janvier, votre ttocsion M **• 'fie, le Télégramme, le bonne, la République de Karbonne et Vfimr t représentés. En l'absence du président, M. Gritton ,et de deux vice-présidents, MM. Gabarrou et Azalbert, ce repas, qui avait un caractère intime, était présidé par le troisième vice- président, M. Antoine Bousquet. A ses cô- tés avaient pris place MM. Tivollier et La- gasse, les dévoués chef et sous-chef de la Lyre. Le menu, délicatement composé, faisait .honneur à l'habileté et à la science culi- naire de M. Benne, le nouveau directeur du Grand Hôtel. Nous mignons nos félicita- tions à celles nui lui furent adressées par les convives. Au Champagne, M. Bousquet donne lecture des deux lettres par lesquel- les les absents expriment leurs regrets. Il lève son verre en leur honneur et aux mem- bres dé la presse. Après lui, M. Chavrnac fils, dans une in- téressante causerie, proclame l'art musical le plus élevé cle tous les arts, et il boit à la.presse, aux chefs de la Lyre ët à la pros- périté de cette Société. Le correspondant de YE.rprcss du Midi répond au nom de ses confrères en faisant l'éloge de la Lyre, si justement populaire à Narbonne et (lui a toutes nos sympathies; il déclare qu'elle peut compter sur le dé- vouement de la presse. Cette charmante réunion s'est continuée très avant dans la soirée. Les mets avaient été délicieux, les vins exquis, la gaieté des convives se manifestait par un feu roulant de bons mots. Entre temps, le sympathi- que secrétaire de la Lyre, M. Gazel fit en- tendre une partie de son inépuisable ré- pertoire de jôveuses histoires. Et l'on se sénara avec le regret de voir se terminer si "tôt cette fête intime ou ne cessa de régner entre les convives une tran- che iovialité. i.L. Vol. — Des malfaiteurs inconnus ont péné- tré dans le graiigeot de M. Bernet, maçom_ a Cap de Pla. Une pioche et un sécateur ont ete .soustraits. Le feu. — Un commencement d'incendie s'est déclaré avant-hier ûu soir, vers 5 heures, dans un salon de la maison portant le numéro 9. rue Barbés. Grâce au concours des voisins, le feu a été rapidement éteint. LA NOUVELLE. — Mouvement maritime du port do La Nouvelle du 1 er au 6 janvier 1906 : Entrées : « Eolo », voilier italien, capitaine Malfati, venant de Licata, avec 270 tonnes sonfre ; « Carlo », voilier italien, capitaine Tomie, venant de la même destination, avec 390 tonnes soufre pour la maison française F Fourcade, de La Nouvelle ; « Andréa-Do- ri'a » voilier italien, capitaine Tomie, venant de Licata, avec 270 tonnes soufre ; « Louis- B » voilier italien, venant également de Li- catâ (Sicile), avec 350 tonnes soufre, pour la maison Marty Parazols, de La Nouvelle ; « Amphion », vapeur français, capitaine Roca, venant de Marseille, avec 75 tonnes diverses; « Le Gouët », vapeur Compagnie mixte (Toua- che) venant de Marseille et Port-Vendres, avec' 45 tonnes diverses ; « Aude », yapeur français capitaine Lalande, venant e Marseil- le, avec 330 fûts huile de pétrole pour En- trepôt de La Nouvelle ; « Magali », yapeur français, capitaine Hervé, venant de Marseil- le et. Port-Vendres, avec 215 tonnes diverses ; n Cutnt>m », jfiim itelieo, «pitSiB» Ternie, collègue, M. Larrouy, et aussi quelques doublures, comme c'était imman- quable pour une représentation à prix ré- duits et dans un village. Ces messieurs (notez qu'il y en avait cer- tains, là-dedans, qui se mangeraient mu- tuellement le nez, si on les lâchait les uns contre les autres) parlèrent de l'union né- cessaire pour abattre « la réaction' » aux prochaines élections législatives.et ils cons- puèrent Doumer avec ensemble. C'est là une douce manie que Pelletan a mis très à la mode ces derniers temps. Mais nous ne pensions pas que, comme l'obsédant «Viens Poupoule », elle sévisse déjà jusque dans les coins reculés de notre Montagne Noire. On entendit aussi, à Villespy, l'autre di- manche, un fort ténor engagé pour la cir- constance. C'est im M. Gaston qui professe quelque chose dans un collège des Pyré- nées-Orientales. En fait de contre ut, l'é- toile de cette sensationnelle première élec- torale servit à ses auditeurs un couplet que l'on trouve fréquemment clans la bouche des maîtres de l'Université, sur la « révo- lution sociale », dont il ne faut pas avoir peur, proclama l'orateur aux splendides périodes. * La révolution sociale ! Nous parions qu'en entendant ces deux petits mots, MM. les docteurs Durand et Larroux ont dû finir de rire. Pour la première fois peut- être ils se sont trouvés d'accord pour pen- ser que le ténor Gaston devrait bien modé- rer la témérité de certaines notes, qui son- nent faux, à leurs oreilles dedecins de bonne clientèle. Révolutionnaires ! MM. Durand et Lar- roux consentiraient peut-être, à le deve- nir... sur les affiches, si ce noliveau titre devait ajouter quelques chances, fie succès à celles, bien maigres, qui sont jusqu'ici les leurs. • Mais nous ne voyons pas — et c'est pour- tant un non cela la révolution sociale ! — .M le docteur Durand cédant une de ses automobiles au premier trimard venu'.pour lui épargner la longueur de la route, et M. Larroux — grand amateur de vieux bibe- lots et d'objets d'art — partageant sa col- lection, d'ailleurs superbe et de très bon goût, avec « les frères ». I Croyez-moi, chers lecteurs,- MM. les tloc- ; leurs ont dû mal digérer le déjeuner de : Villespy et, surtout; le couplet du 'ténor j Gastoîu L. de F. | USVIûlîX. — NécsGîogio. — Nous appre- | nous à l'instant la mort subite de M. Men- I vielle, receveur des postes et télégraphes à j Limoux, à l'âge de 51 ans. M. Menvielle qui i était à Limoux depuis cinq ans environ, ! avait su par l'amabilité de ses manières et ' ; sa complaisance, envers tout le monde, se I faire aimer et apprécier ; aussi sa mort que j rien ne faisait prévoir, a causé des regrets- j unanimes eh ville. Nous nous associons à i la douleur profonde de Mme Menvielle et i de ses quatre enfants, et les prions en cette ! triste circonstance, d'agréer nos sincères | condoléances. Sa sépulture aura lieu au- jourd'hui à Pézénas (.Hérault). Promotion. — Nous apprenons avec un vif plaisir, que par décret du 30 décembre 1905, M. Léon Millat, capitaine de gendarmerie à Li- moux, a été promu chevalier de ia Légion d'honneur. Nos sincères félicitations. Nomination. — M. Combis, maréchal des lo- gis chef de gendarmerie, à Narbonne, passe èn la même qualité à Limoux. EUrt civil du 1 er au 7 janvier 1906. — Nais- sances : Jean-Baptiste Fraiche, fils de Paul, cordonnier, rue clu Pont-Vieux, 6 ; Marie-Thé- rèso Alen, fille de. François,- tonnelier, rue Saint-Antoine ; Auguste-Marius Noustens, fils de Louis, jardinier, au Chalet. Publications : Jean-Victor Moser, limona- dier" et Marie Ilhat ; Etienne Bônétruy, bou- lonner et Adèle Négrall. Matières : Béronger Pédelmas, et Marie- Jeanne' Francoual ; Jean-André Montagné, et rérUia Alciuier. Décès Fernande-Eulalie-Marie Tichadou, 3 mois, rué Saint-Antoine. (Rouen), Représentants de commerce et agents généraux d'assurance (Besançon), As- sociation des voyageurs de commerce et de i industrie (Barcelone), Syndicat des voya- geurs et des représentants (Lyon), Société de piotection mutuelle des voyageurs de com- merce 13, boulevard Strasbourg (Paris) Chambre syndicale des représentants de com- merce de Valenciennes (Marly), Société des voyageurs de commerce d'Orléans et du Loi- ret, de Bcziers, de Vaucluse à Avignon, de Samt-Etienne, Union fraternelle des voya- geurs do commerce (Marseille) Société des voyageurs de commerce de Lille ct du Nord (Lille), Syndicat des voyageurs, représentants et patrons voyageurs (Lille), Société des voyageurs et représentants (Saintes),' Société des employés de commerce (Toulouse), So- t ciete des voyageurs de commerce les Cache- l Poussière (Bordeaux), Syndicat des représen- tants do Paris (Paris), Syndicat des vova- j geurs de commerce (Nantes), Société des I voyageurs de commerce (Annonay), Syndicat i des représentants de commerce (Oran) So- ! ciéte amicale des voyageurs de commerce (Reims), Société des voyageurs de commerce (Valence), Centre des voyageurs et représen- tants (Barcelone), Groupe socialiste des voya- geurs de Paris (Paris). Une réception chaleureuse était ménagée aux délégués ; on s'est séparé vers midi seule- ment, se donnant rendez-vous à 2 h. h à l'an- cienne Faculté des Lettres, rue de Rémusat. Là eut lieu la première réunion générale des congressistes et la formation du bureau du Congrès. Il fut ainsi composé : Président : M. Decaux, président du Comité d'organisation, est acclamé président du Con- grès. Vice-présidents : MM. Malagié, délégué de Lille ; Brochard, de Paris ; Bras, de Toulou- se ; Eduardo Calvet y Pinto, de Barcelone. Secrétaire : M. Ailloud, de Eyon. Secrétaire-adjoint : M. Garrigues, de Tou- louse. Bapporteur-général : M. Peillon, de Saint- Etienne. M. Decaux a pris la parolè pour prononcer, lo discours d'ouverture, qui a été très ap- plaudi. M. Edouard Calvet, délégué de Barcelone, a répondu en excellent français, et a terminé par les cris de « Viva Fra'ncia ! » auxquels les congressistes ont répliqué par ceux de : « Vive l'Espagne ! » On a procédé alors à l'élection du bureau. M. Loubet, 'président de la Fédération natio- nale, a donné lecture do divers télégrammes ct lettres qui sont parvenus au Congrès,, affir- mant la sympathie de certaines associations qui n'ont pu envoyer des délégués. On a procédé ensuite â la nomination des commissions. Ont été élus : 1° Transports, M. Brunet, de Toulouse, pré- sident. 2° Législation commerciale, M. Malagie, dé- légué de Lille .nrésident. 3* Hôtels, M. Parhazard, délégué de Bor- deaux, président. 4° Initiative et vceuK, M. Camboury, prési- dent, de Toulouse. La séance est levée à 4 heures. A la sortie, les 'délégués sont allés visiter les monuments de la ville. Aujourd'hui lundi, à 9 heures du matin, réunion des commissions ; à 2 heures, assem- blée générale sous la présidence de M. Ruau, ministre de l'agriculture. Nous recevons la communication suivante : « MM. les congressistes, les membres hono- raires, correspondants et participants de la j Société sont priés d'assister à la réunion du lundi 8 janvier, à 1 heure et demie précise, sous la présidence de M. le ministre de l'agri- culture, à l'ancienne Facultée des lettres, 17, rue de Rémusat. Présence indispensable. » i1 ue le Pariétaire dînait, s'est em. oe r |)^an ! cs CaiSSe ' «* COn,cnait ^ « M. Dirat n'a aucun indice sur le voleur î. commissaire de police de service à la pèrrna* nence de nuit a ouvert une enquête. pcima * U guerre aux cambrioleurs Hier matin vers 4 heures, un individu reafS inconnu, a été surpris par M. Rivais don £ c.Uie rue Dedieu. 13, au moment oit il fractu- rait la porte d'un réduit, pour s'emparer de» lapins qui y étaient renfermés. "" iJalu aes M. Rivais, qui s'était muni d'un fusil da chasse, a tiré sur le voleur, qui a nr s la fui e en abandonnant une veste renfermant trois poules, un lapin et un revolver charce Le malfaiteur n'a pas été atteint, contraire! ment à ce qui s'est passé à Saint-Alban. une enquête est ouverte au commissariat du 4" arrondissement. Un nouveau-né abandonné Hier soir, vers 9 heures, M. Louis Pral ren- trait chez lui, rue Latérale Raymond-IV 30 ridor" apervut un panier dé P° s6 ''ans le'corl Il s'approcha pour en vérifier le contenu * mais quel ne fut pas son étonnement lors- qu il se trouva en présence d'un petit être qui dormait paisiblement dans ses lances Il appela aussitôt les voisins et .comme 1 enfant n appartenait à personne dans la maison et dans le voisinage, on acquit la certitude qu'il venait d'être abandonné Cest un enfant du sexe féminin. iVé de IS jours environ ; jl était soigneusement et chaudement enveloppé dans des linges- à côté de lui, se trouvait un biberon plein de lait et une boîte de poudre de riz. Le bébé reposait dans le panier, qui est une sorte de bourriche ou de corbeille à fruit.3 comme dans un berceau. M. Louis Prat informa la police de sa. sin- gulière trouvaille. Un médecin fut aussitôt appelé, qui reconnut, l'enfant en parfaite santé et qui ne put qu'ordonner son transfert à la Maternité. Les linges de cet enfant ne portent aucun indice ni aucune marque et ne contien- nent aucun signe qui permette d'établir identité quelconque. Tombola du Bazar Jouvin Le numéro 110 gagne un bébé habillé. Le numéro 663 gagne un jeu d'adresse. Nous voulons parler des .deux gros lots, l'itn de deux cent mille francs, l'autre de cent mille francs de la Loterie de l'Œuvre de l'AHatement Maternel Cette loterie met actuellement en vente ses DERNIERS BILLETS Tous les gens prévoyants voudront pren- dre dès maintenant leur billet, pour vingt sous, et ne pas attendre au dernier moment en s'exposant ainsi à les payer 2 et 3 francs, comme cela est arrivé déjà trop souvent. Ce grand tirage comprendra 524 lots pour uno RODEZ. — Tribunal eorreetionne!.— Au- dience du 5 janvier 1900. — Louis Bessiôre, 24 ans sans domicile ûxe, coups et blessu- res^ trois mois de prison par défaut. Rose Groc, femme Marty, ménagère à Tavrac, émission de fausse monnaie, 16 fr. d'amende avec sursis. Joseph Laval, à Puech-Méjac, coups et blessures, 16 francs d'amende avec sursis. Joseph 'pomarède, berger, coups et bles- sures, 10 francs d'amende. Deux condamnations pour délit de chasse à 30 francs d'amende chacun. miBnmjiniiBnsmaf saisi suainmiBii) Académie des Jeux Fi oraux Séance du 5 janvier 1005 Présidence de M. de Raymond-Cahusac, l'un des censeurs M de Laportalière communique l'éloge qu'il doit' prononcer de M. Albert, à la séance pu- blique du 14 janvier, pour la réception de M. de Pibrac. Le Congrès des Voyageurs de Commerce PREMIÈRE JOURNÉE Hier les voyageurs de commerce ont inau- guré leur grand congrès à l'ancienne Faculté des Lettres, rue de Rémusat. Le matin, à 10 heures, a eu lieu la réception des délégués au siège social, 20, place du Ca- pitole et la vérification des pouvoirs. Voici quelles sont les différentes sociétés représen- e Fédératlon nationale des voyageurs de Fran- ce (Paris), Société des voyageurs de commerce de Toulouse, Société des voyageurs de com- merce de Turin, Association régionale des représentants (Bordeaux), Association des voyageurs de commerce, boulevard Sébasto- pol (Paris), Société de protection mutuelle des voyageurs (Nantes), Association des voya- geur* a* commerce de \% s^ine-Mcrieure Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres Séance du S0 novembre 1005 Présidence dè M. Garrigou, président M. Juppont résume un Essai de groupement des connaissances humaines ; cette étude pré sente certaines analogies avec une classifica- tion des sciences ; mais elle s'en éloigne parce qu'au lieu de différencier les domaines de la connaissance, elle les groupe de ma- nière à mettre en évidence leurs dépendances mutuelles. C'est le caractère, synthétique de cet essai qui on constitue l'originalité et le distingue des classifications antérieures. La première partie de ce travail est un ex posé de la formation de la connaissance,dans lequel le vrai, qui résulte de la perception des réalités, est distingué du. survrai des liaisons mathématiques imaginées entre le nombre, l'espace et le temps, les trois abs- traits fondamentaux communs â tout ce que nous observons. Le vrai évolue avec le degré du savoir ; il est essentiellement relatif ; tan- dis que le survrai est immuable et absolu. • Opposant ensuite les phénomènes naturels au moi humain, siège de l'observation, M. Juppont montre comment, après avoir acqui; les notions survraies,l'intelligence atteint suc cessivement la mécanique, puis l'ênergéti que et toutes ses applications : médecine technologie, météorologie, hygiène, etc., qui pénètrent dans les propriétés de la matière décrites par les sciences naturelles., astrono- mie, minéralogie, biologie, tandis que la so- j ciologie, la politique et leurs dérivés, législa- ' tion, morale, pénètrent dans la psychologie | des peuples et des individus. | Les relations purement- numériques entre ! les objets conduisent à la statistique ; les de- i lations avec l'espace repéré par rapport à la ! terre entraînent les sciences géographiques, | tandis que l'évolution dans le temps de cha- ' que domaine du savoir constitue son histoire. Do ces considérations résulte un faisceau continu de l'état naturel de nos connaissan ces, qui présentent toujours deux aspects le côté scientifique ou ensemble raisonné de leurs liaisons objectives, et le côté artistique ou emploi méthodique des données acquises par la science en vue de la réalisation d'un objet. Les idées exposées dans cette étude sont le prolongement dans le domaine de la philoso- phie de l'essai de terminologie énergétique antérieurement présenté à l'Académie. Séance du H décembre Présidence de M. Lécrivain, directeur M. Emile Cartailhac rappelle que, dès 1807, au Congrès international d'archéologie préhisto- rique, l'abbé Bourgeois avait présenté des si lex qui lui paraissaient taillés par l'homme. Or, ces silex étaient extraits des terrains mis- cènes, et l'existence de l'homme à une époque si reculée, où les genres même diffèrent des nôtres, paraît incroyable. D'autres gisements, dans la suite, fournirent des silex que divers auteurs présentèrent aussi comme travaillés par les premiers hommes ou par un être intel- ligent précurseur de l'homme. Ces faits n'a- valent pas entraîné l'assentiment général. M. Cartailhac, d'abord favorable, leur dénia toute valeur après un examen plus attentif. Dans ces dernières années, un peu partout, on présenta des silex qui paraissaient aussi avoir servi à divers travaux ; ils semblaient porter des traces d'usage. Sous l'impulsion d'un savant géologue belge, M. Rutot, on se mit à rechercher ces silex aux retouches ca- ractéristiques,^, on les trouva largement, de puis la Grande-Bretagne, jusqu'en Egypte, et même en Australie. On les nommait des coîi- thes. Ils accompagnaient les silex parfaite ment taillés, acceptés par tous les géologues dans lés plus anciens terrains quaternaires on les recueillait aussi bien plus haut, dans des couches du tertiaire supérieur. L'existence de l'homme à ces divers niveaux parait ainsi prouvée aux yeux de nombreux observateurs. Les rédacteurs de l'Anthropologie ne pour- raient se résoudre à accepter de telles preu- ves. Ils croyaient que des Ganses naturelles pouvaient avoir mis les silex dans l'état re- marqué. ' • ' Or, au mois de juin dernier, sur les indi- cations de M. Laville, préparateur à l'Ecole des Mines, M. Cartailhac s'étant rendu avec son collègue et ami, M. Boule, rédacteur en chef de l'Anthropologie, dans une fabrique de ciment de Mantes, près Paris, put constater que le mouvement giratoire imprimé à l'eau des cuves, égal à la vietsse d'un cours-d'eau torrentiel entrechoquait les silex immergés avec la craie et, par suite, couvrait leurs an- gles, leurs arêtes vives, de ces mêmes re- touches, de ces mêmes petites écaillures qu'on avait ailleurs attribuées à l'action d'un être intelligent. • , En somme, jl y a là une fabrique d eolithes et il est acquis que les cours-d'eau torrentiels qui entraînent des blocs et des éclats de silex, en fabriquent aussi. Tirage irrévocable : 15 mars 1S95 L'Allaitement n'a jamais reculé son tirage On trouve des billets dans toute la France, chez les principaux débitants do tabac, li- braires, etc. Pour recevoir à domicile, s'a- dresser à 1' tEuvre de l'Allaïîesnant Maternel, 9, rue J.-B.-Dumas, Paris, en joignant à la demande un mandat du prix des billets et un timbre pour la réponse. pgdack>-Côipît$ de Toulouse Du 9 janvier CAPITOI.E. — A 8 heures et demie, le Barbier