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13 Septembre 1909 - Bibliothèque de Toulouse

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L'Action<br />

LENUMËRO 5 CENTIMES<br />

reneenne<br />

OHGANE QUOTIDIEN DE DÉFENSE SOCIALE ET RELIGIEUSE<br />

LENUMËR05CENTIMES<br />

. -.—«10 livnrunrn „__„ Trois mois SI* mol» Un an<br />

JHAIJTI-.S l'MU.NM -.S M


é'imi<br />

pren<br />

du, P<br />

lis quelles que soient les transîonma-<br />

ooMtîtailtomKaJoH, dont ta réalisation<br />

i«e pour rétablir l'équilibre national, le<br />

or su in, le prem ier <strong>de</strong>voir est <strong>de</strong> cliasser<br />

élément le radicalisme oui n'a gouverné<br />

flu'en donnant dtés Rages -au, coUectà'vïsime<br />

en abaissant la Franco <strong>de</strong>vant l'étranger, jus-<br />

fluau jouir où elle périrait dans un cataclysme<br />

îeuaioTkéen.<br />

» Si les- élections prochaines ont une slgnifl-<br />

•aiion et un .but, ce .sera d'achever sa délaite.<br />

» Douze ans d'un tel régime sutfïiyent pour<br />

*n avoir la nausée ; ou'il soit à jamais aboli<br />

comme il est discrédité et méprisé pour tou-<br />

jours ! »<br />

JOURNAUX BLOCARBS<br />

t)e l'Action, :<br />

« L'ordre nouveau oui s'impose à, l'attention<br />

4iu parti r&puMimtn tout entier, c'est celui<br />

ar là que le synddcal-isime pro-<br />

lessipominiel, modiflaut la comdlition <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s<br />

citoyens, se- rattache à la ipoliti^o» générale<br />

<strong>de</strong> la cité.<br />

» Les Débats comprennent-ils maintenant<br />

pourquoi le rn.iiiis.tre du travail d'un gouver-<br />

nement républicain, ne peut ni ne doit se tenir<br />

a l'écari <strong>de</strong>s s immatures die contrats qui met-<br />

tant fin aune grèves et. sou<strong>de</strong>nt les accords <strong>de</strong>s<br />

patrons et; <strong>de</strong>s ouvriers ? »<br />

[Les accords <strong>de</strong>s patrons et <strong>de</strong>s ouvriers<br />

n'auront <strong>de</strong> sanction qu'autant nue les Syndi-<br />

cats auront la faculté <strong>de</strong> possé<strong>de</strong>r. Pourquoi<br />

J!Action ne comme]îce-telle pas ipar réclaimer<br />

cette nécessaire néforme sociale ?]<br />

Hier, un- service solennel avait été cote&ré<br />

dans la petite cRBdse <strong>de</strong> Malplaquei où, parles<br />

soins du Comité du monument, a été apposée<br />

une pltujUR <strong>de</strong> marbre portant les croms <strong>de</strong>s<br />

principaux officiers tués a la bataille du 11<br />

septembre 1709.<br />

m<br />

A l'Ouest-Parisien<br />

Les employés <strong>de</strong> la Compagnie <strong>de</strong>s tram<br />

iwàys <strong>de</strong> l'Ouest-Parisien, liiign.es du Ohamp-<br />

<strong>de</strong>-iMams à Baginaux et Oh-atenay, se sont mis<br />

en grève, <strong>de</strong>mandant te renvoi d'un SKŒ «<strong>de</strong><br />

dSpOit.<br />

On ne signaie auioun inci<strong>de</strong>nt.<br />

INCIDENTS MILITAIRES<br />

Soldat meurtrier<br />

Le Puy, 12 septembre.<br />

iNcuis avons annoncé qu'on avait relevé, au,<br />

bas du mon- toageaiiit 8a caserne Rameuf, un<br />

enifairut enisaiiigianùé portant au front un© blés<br />

sure faite -par une assmie à feu. L'enquête, a<br />

lévéCé les feuils suivainte : Des gamins, étaient<br />

mouiités sur Je uiuir d'enteeinte <strong>de</strong> la caserne et<br />

agaçaient Ses isOfiMJatls die leurs singeries, quand<br />

tout à coup <strong>de</strong>s détonations iretenitiiranjt. Le<br />

rjeuirue Aiuigiuste Meunier, âgé- <strong>de</strong> 11 ans, atteint<br />

là 2ia tète fiLirt. tué sur ile coup.<br />

De l'enquête ouiverte, il résulte la certitu<strong>de</strong><br />

que le miaumtaYW a tiré d'une fenêtre voisine<br />

lue l'infirmerie.<br />

' Le meurtir.ier -est. eu effet, un nommé Vois-<br />

set, <strong>de</strong> Uleirmant-Fieirrand, qui était en trraite-<br />

ment à 1'iinifiinm.erie poor utne blessure à la<br />

jambe.<br />

11 a, dit-il, tiré tirais coups ; aux premières<br />

cartoutcheis, il a emiievé lia baiUle ; (pour la tro*-<br />

si-èime, ill n'y a pas songé.<br />

L'enquête ' ouverte .pair l'autorité militaiae a<br />

" iréviéi'Jé que c'était diu bâtiment Sud, dont une<br />

partie est occupée par riintf-iirim'eiriie, que parta-<br />

gent les détonations, que <strong>de</strong>ux femmes tra-<br />

ivaililaint près <strong>de</strong> là déclasBenit avoir parfaite-<br />

œoent em,ten.diu. *<br />

Voisset avait tiré avec <strong>de</strong>s cartouches <strong>de</strong> tir<br />

réduit qu'il déroba, et s'était servi du fusïl<br />

d'un camara<strong>de</strong>, lequel était déjà en aeûiiuûat<br />

son airimie ayant révélé, à .l'inspection, te pas-<br />

sage récent <strong>de</strong> baffles dans le canon.<br />

D'ouitre part, 'le mié<strong>de</strong>ein téghste ADArol et las<br />

dociteums KoeppeiMiu et Menai ont constats au<br />

côté .gamelle du frotat <strong>de</strong> la petite victime un<br />

trou eireiulaàre <strong>de</strong> 0 à 8 miJ.c'xiêtres <strong>de</strong> diamè-<br />

tre, occasionné par un projectile logé sous le<br />

toerveau.<br />

Ajoutons que, lorsque 1© jeune Meunier a<br />

•reçu le ptrojeictile, 11 était én compagnie- <strong>de</strong><br />

trois camara<strong>de</strong>s, sur la. cirête du mur d'em-<br />

rceante <strong>de</strong> la caserne.<br />

Au premier coup <strong>de</strong> feu, ses -c-oimtpagnons<br />

tuesceffidiTCinit, le laissant seuil- exposé.<br />

D'après fleur témoignage, le malheureux era-<br />

lant, à la quatrième détonation tomba du<br />

mur, haut <strong>de</strong> 2 m. 50, la face contre le sol ;<br />

M se releva, chancela, puis s'abattit.<br />

Cérémonies Patriotiques<br />

Le monument «le Mal->!acjuet<br />

Maobeuigie, 12 septembre.<br />

Cet après-midi a été inauguré, à Malpla-<br />

ouei',, le ni.oiiu.meat élevé à La mémoire <strong>de</strong>s<br />

coimbattantsi <strong>de</strong> la célèbre bataille .diu 11 s sep-<br />

tembre 1709, où 90,000 Français, commandés<br />

..par les maréchaux ViLlars et Bouifleur.s, sou-<br />

tinrent vaillamment 'e choc <strong>de</strong>s 120,000 soldats<br />

<strong>de</strong> Malborouigh et dus prince Eugène.<br />

•La France venait, on le sait, <strong>de</strong> subir une<br />

série tototerroanpue <strong>de</strong> revers ; à l'intérieur<br />

sévissait la tamine.- ; .sur tes frontières, nos<br />

.aatmées, découragées, reculaient <strong>de</strong>vant l'en-<br />

nemi.<br />

Louis XIV avait <strong>de</strong>mandé la paix, mais les<br />

conditions imposées lurent telles, que le vieux<br />

roi se révolta et voulut tenter un supâme ef-<br />

fort.<br />

Il envoya Villars à l'armée <strong>de</strong> Flandre ;<br />

Viilars apporte la confiance! avec lui ; l'année<br />

<strong>de</strong>s alliés se -heurta à une résistance à laquelle<br />

elle n'é--s_«.pl


Lundi <strong>13</strong> Soplamoro Î9r}|<br />

|e Meeting d'Auch<br />

dnSI<br />

nous l'avons du hier, le grand<br />

se vendredi soir il Auali pour<br />

a MUM' ''1 la veille «lu inolil<br />

«^.etl.nK<br />

Mgr Iticard. ^ obtenu un inagioii,,uo<br />

iie.i<br />

l'OUB<br />

pn"n rwitalniip ont<br />

Ciment aui-'anehs<br />

MM<br />

le» orateur<br />

dé (iassiufi'^-' ;,-L;; p;N,.u...n«-.nt eHÏrèLé-<br />

fviut ofttar que lu fathae <strong>de</strong>s rAKioniuiifi, a «vté<br />

irrépnooiiablo et que lour endurance», rûalga<br />

I wu'.U'ïiiMfluxi do la t«*jipéraAuve>, a été u'iinilrée<br />

par tous.<br />

U 8ITUA110N u.a HÀMM<br />

l.o QiULrtier Héiuirai <strong>de</strong> la direction <strong>de</strong>s ma-<br />

aaMjrm est aulotud'hui à Aucii ; U »o trans-<br />

portera <strong>de</strong>stalo soir à ciment.<br />

„ i* 08 ^t.ats major divisionnaires occupent :<br />

•'• '« marquis <strong>de</strong> Pins, s, comme dans les manœuvres du Bour-<br />

bonnais que dirige le généralissime, on expé-<br />

rimente pour la première fois, un service té-<br />

légraphique et téléphonique divisionnaire<br />

uoni. on attend les meilleurs résultats. Antre-<br />

Jois, i,!S corps d'armée., seuls, pos.seda.icnt. <strong>de</strong>s<br />

ÎJTuipe,s <strong>de</strong> télégraphistes <strong>de</strong>stinées à les ral-<br />

lier entre eux sur le terrain. Aux manœuvres<br />

cette anin-e, chaque division possè<strong>de</strong> un<br />

«WVI.ÎO te-Iegnipluqiie assure |i,-ir nu groupe<br />

- i < n e î>p,.,.,;i|,,.|,. h mililain-s qui l'ont cor-<br />

ros oi dre enire eux les elal major <strong>de</strong>s divi-<br />

rk,<br />

1 d< * br| gadcs les régiments tftatantfl<br />

t^^1éiéK,^' rtlu,, ' , l« poesè<strong>de</strong>nt <strong>de</strong>s appa-<br />

W,.i - v N , 'lm ll'' 11' PcniH-tlcnt «le re-<br />

Cs cl e s d „^ tr ' """ '-'iMd .lé les ordres <strong>de</strong><br />

^n :;!;;:;;!^rreà;:;;-r' i -^ i '" i ' i '' , ' , ^ ,,r<br />

ions, le il<br />

eiie.hanté mé potiir 1'oi.setigiieimenit pti-<br />

t'iuiLi-o SUU«6I-IMUIV .-i.'Lo.s cet (itiiiiliisciuieiit.<br />

MA D IR A M. — |.os chiens enrages. — Depuia<br />

quelques jours, lies ohmns ©nriugés ravaigent<br />

no-tiM lésion. A (:nou«alUes, a Madu-aai, plu-<br />

aleurfi cl'cnitrn oax ont iiiordm, boamcouip <strong>de</strong><br />

leu.ns congé«rKi.ires et même d'autres lurilmainx<br />

«ioiiietiiti.iiïeffl.<br />

Orages. Die viol rm'te OtTBMi se sont n»wt-<br />

tus sur imotre ié«toii doi.uls la. nuit <strong>de</strong> mardi.<br />

Lo tonnerre grom«Le c-diaquo nttit, les ôolaàre<br />

sillonuiciit ht nue d'une iiavon terrifiiuite ; la<br />

philo tombe etu trop gran<strong>de</strong> abondance et,<br />

dans ta nuit <strong>de</strong> ri>er(5redl a jeudi, quelques<br />

nelOM, «-.lulrsenviis h*nireuj.nt, sont tom-<br />

be» dans quelque» quartiers <strong>de</strong> Marti ran et. rte<br />

Saint tanne. .l«a taïuixa-aturo s'est stuislblc-<br />

me-iit refixiidki.<br />

ARIWNDISSUM' <strong>de</strong> BAGHEUES-DE-MGOimB<br />

BACNÉRES-OE-BICORRE. — Tribunal cor-<br />

rectionnal. — Samedi malin, la <strong>de</strong>uxième au-<br />

dience <strong>de</strong> vacations a été tenue eous la pré-<br />

si<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> M. Ribes.<br />

Un vagabond, originaire du Cher surpris en<br />

flagrant délit <strong>de</strong> mendicité, est condiunné à<br />

8 jours d'empri£onnement. .Le tribunal exa-<br />

mine ensuite un certain nombre d'affaires <strong>de</strong><br />

contraventions à la police <strong>de</strong>s gares. Il ren-<br />

voie le prononcé dés jugements dans ces di-<br />

verses affaires à quinzaino pour examiner<br />

les dispositions <strong>de</strong> rarrèté spécial concernant<br />

le stationnement <strong>de</strong>s eximmissionnaires.<br />

ARREAU. — Jeudi <strong>de</strong>rnier, la briga<strong>de</strong> mo-<br />

bile do <strong>Toulouse</strong> a arrêté, au marché d'Arreau,<br />

une ban<strong>de</strong> <strong>de</strong> bonneteyrs, compeeée <strong>de</strong> quatre<br />

hommes et une femme, tous <strong>de</strong>meurant à Tar-<br />

bes qu'elle filait, <strong>de</strong>puis quelques jours et, no-<br />

tamment <strong>de</strong>puis le <strong>de</strong>rnier marché <strong>de</strong> Poli-<br />

gnan.<br />

Conduits à Bagnôres <strong>de</strong>vant M. le rrrocinviUT<br />

<strong>de</strong> la République, ils ont été incarcérés a la<br />

maison d'arrêt. Une instruction est ouverte<br />

contre eux sous la double prévention <strong>de</strong> tenue<br />

illicite <strong>de</strong> jeux <strong>de</strong> hasard et d'escroquerie.<br />

ARRONDISSEMENT D'ARGELÊS<br />

LOURDES. — Bacohus inclément. — M n y<br />

a pas toujours un dieu pour les ivrognes .quoi-<br />

qu'on dise le proverbe. C'est ainsi que dans la<br />

nuit <strong>de</strong> jeudi à vendi-edi, les agents <strong>de</strong> ron<strong>de</strong><br />

trouvèrent inerte sur la mie, en face du pa-<br />

lais <strong>de</strong> justice, un individu dont la figure était<br />

emsangiantée et qui portait au front une forte<br />

entaille.<br />

ImteOToge. l'individu qui, d'ailleurs, peuaio-<br />

sait .pris rad>le nieà<strong>de</strong>oiin légiste n'a pas eooore<br />

déposé son rapport ; nous pouvons dire, o*.<br />

l>oriiianl, em'ill a constaté sous i'aisseUta pn<br />

che <strong>de</strong> la veuve Capin utoe blessure <strong>de</strong> 5 cen-<br />

timètres <strong>de</strong> longueur sur trois centimetnes et<br />

dmi <strong>de</strong> <strong>de</strong>singeur. .<br />

Trois cot»s étaient fracturées sur Je trajet<br />

du coup cie tesi ; il» poumon formait hernie<br />

et le cœur «***, «été corrip*ètenïeint broyé ; <strong>de</strong>s<br />

plombs ont été trouvés jusque dan» la «XWm-<br />

ne xTeirtéhriale.<br />

La btasaua» aivait «Dccasionné une mort fou-<br />

droyanife.<br />

Le fusil qui a servi à .rximmeit/tire le crime<br />

était ohairgé «Se plomb n" 4.<br />

Imireédiaternienit. après t'aïutopsie, le permis<br />

d'inhumer a «àtié accordé.<br />

Jusqu'à pTéserat, Laairoque n'a pas <strong>de</strong>maiwJlô<br />

d'av«Dicait.<br />

L'iSLE-DE-NOE. — Suici<strong>de</strong>. — Voir : n Déca<br />

pité par tm traini » h 8ia cbrceniique <strong>de</strong> MaTman-<br />

<strong>de</strong> (Lot-et-Garoninie).<br />

SAINT-CLAR. — Décès d'un réserviste. —<br />

Le nommé Henri Grus, <strong>de</strong> la 6» compagnie du<br />

11* <strong>de</strong> ligue, à Montanibain. «wiginaâre d»s en-<br />

virons <strong>de</strong> Limoges, est «lérédé à IFhospioe .rta<br />

Saint^Mir. le 10 s^embxe, <strong>de</strong>s gurtes <strong>de</strong> oo-<br />

liques appendlk^illaiTes «xmséouitives <strong>de</strong> (la mair-<br />

che du 9.<br />

LECTOURE. — Concours <strong>de</strong> taureaux. —<br />

Au ejoucoure .<strong>de</strong> taureaux étalons qui a eu<br />

lieu vendredi dteimier, une prime <strong>de</strong> 50 Aranes<br />

a été alBouée à Chacun <strong>de</strong>s éleveurs dont les<br />

noanl? suivent :<br />

MM. Lacronx, à Geuran, qua-nUer Sud-<br />

Oi»est. ; Bwrtherote, à Larriieu, quairtier Sud-<br />

Est ; Labou." à ta Hune, quairtier Nord-Est ;<br />

LigaiPdies, à Bustet, quartier Nord-eJuest.<br />

CACARENS-LANNEPAX. — Fête rleigieuse.<br />

— La féte <strong>de</strong> l'Aidorati-on perpètuellta a eaé cé-<br />

lébrée av«3c l>eaucou-p <strong>de</strong> solennité, dams la pa-<br />

roLsèe do Cacareiiis, jeudi ciiiirnieir 2 septem-<br />

bre.<br />

Quoique bion oontraTie^e par sa coïncioflnicc<br />

avec les foires d'E &uze et d>e Montréal, oeiftve<br />

fête a été réoWcmient ijeUfle ; l'eSgJrse avait re-<br />

vêtu ses ia beaux orneacneruts ; las firi^ios,<br />

— mémo les honwnes, — éteaient venus en as-<br />

sez grand nombre aux clifféreitits offices. Aux<br />

vêpres, l'assistance estait peul-ètre e3ncore ptus<br />

iniportantie.<br />

La grand'messe a «Mé ctraintéo par M. te cu-<br />

ré <strong>de</strong> Maiguan, avec le concours «nui tirés<br />

nombreux otargé, accouru <strong>de</strong> toute la région,<br />

ix>-ur rehaïusser par sa présence réolat d«3s di-<br />

verses oéiéaiioniies.<br />

Les vêpres ont été présidées par M. le «oha-<br />

nohno Bâtisse, archiprôtire d'Eauze. Les -chante<br />

ont été .panêaits.<br />

Le discours d'usage a «5rté doiruné avw une<br />

magisitaille éloquitsicc par M. le curé <strong>de</strong> Gon-<br />

drin ; l'oraitcaw*, par sa paroflie aussi brUilamto<br />

opue eMmvapncue est «es accents persuasifs, a<br />

vivement saisi et touché ses auditeurs; c'«sst,<br />

peut-on dire, un très beau sennewi, atxsiio,u-<br />

mem <strong>de</strong> clrecmstanoe et <strong>de</strong> haute envolée, qu'il<br />

a fait entendre et qui ne peut manquer <strong>de</strong><br />

laisser dans l'esprit si chrétien <strong>de</strong>s habitants<br />

<strong>de</strong> Cacturens, avec lo meil'leur souvenir, la<br />

plus salutaire impression.<br />

Merci et féilioitettems au dévoué pastenr.qui<br />

a su, malgré les incouveteiients du jour, faire<br />

réussir cotte belle fête ; il peut en être fier,<br />

car out le mérite lui en revient. Si ses pa-<br />

roissretns ont fait dans la mesure diu possible<br />

tout Jouir <strong>de</strong>voir, luiieméme s'est, comme tou^<br />

jours, dépensé sans OkesoM ; qu'il soit doue<br />

Iioureux «ta ce magnifique résultat ; il est<br />

pour lui .le prejoieux et vivant témoignage dlo<br />

lou.1. le bien spirituel qu'il ne cesse <strong>de</strong> faire<br />

<strong>de</strong>puis do longues aininées, dans sa chèro pa-<br />

Une affiche placée à la porto <strong>de</strong> Facultés, à<br />

<strong>Toulouse</strong>, et 5. la porto du lyceta <strong>de</strong> chaque<br />

clieJ-lleiu. indiquera Uta locaux où se>- feront le"-<br />

ex>mposi1lons.<br />

Tjft 9an t6<br />

par IMU r*ia d,o Uoulaiu<br />

NOUVELLES MILITAIRES<br />

OFFICIERS DR RÉSIiBVE<br />

. . . Paris, 12 septembre.<br />

Liste par «jorps d'armée et par ordre aipha-<br />

lxi.LHiuo dos eilèvos ofUclers <strong>de</strong> résoi-ve d'infan-<br />

içsrao aulinis à la suite du concours do <strong>1909</strong><br />

U» lettre c, sigaiiifle caporal. la letUo s. eol-<br />

«UU.1 :<br />

I*' corps d'armeio : 6" d'JnUaUrta, Bonnet, s i<br />

J-uliem Laforriène, c.<br />

18* d'iintfauterie, lVM'io, c. ; DILSHIKMUC, C.<br />

JK" el'iwruiiïUuï-o, A.lKulie, s. ; lkiuirguignoiri, CtS<br />

(BOurarjr, ». ; Giprian-i, s. ; MoraL g, ; JileuitUB-<br />

swau, s. ; Geiiniaïui «^ ; Lobcv>, s. ; Milimai, c i<br />

Momay, C. ' '<br />

49' «l'infanterie, Bprpard, C ; Grasseau. S.<br />

S7 d'infanterio, Grassiot, C ; Itanauilt, C i<br />

Lamotte, C.<br />

123" d'infanterie, Gulraud, G ; I^assus, S i<br />

Mujcier, C ; Vérou, C.<br />

144* d'infanterio, Cazaux, G ; DuurauU, S :<br />

Giraud, G^ Joarwie, S ; Labraustvo, C ; Peidge C-<br />

Talet, C.<br />

16* corps d'armée. — 15* d'infanterie, Bar-<br />

reau s., Bonnaifou» c, Gros c, «Lataple s.,<br />

Ozil s., Pelissier (Emile) c, Pelisnier Uilion-<br />

ne) s.<br />

53" aflntamterie : Allas e, Aston! s., CoolK«m-<br />

me, Liiibaifibe. c, Lassus c, Malet e.<br />

80" d'infanterie : AKortit s., Randoynes s.,<br />

Richard s.<br />

93.' d'infanterie : Badaroux c, Doyer c. Cay-<br />

1*1 c, Cliassany 6., Girardin c, JaiUet s., IÂ-<br />

ligant c, Montcrnier c, Pic e., Viltadtau c.<br />

96* d'infanterie : Besset s., Bou<strong>de</strong>t c, Moulds<br />

s., Ricard c, Tournier c, Tremolet c.<br />

142" d'infanterie : Bonnels., Gar<strong>de</strong>s., Kauff-<br />

mann c, Laget 8., Maurin c, Pepiiot s., Plia-<br />

not s., Bouvier c.<br />

143" d'intfanterie : Banantieîr 6., Calvet c,<br />

Caumel c, Escan<strong>de</strong> s. Mat c, Sauniére c,<br />

Soungnes .s.<br />

17' corps d'armeàe. — 7' d'infanterie : Baleste<br />

c, Boué s„ Brugerolles c, Labat s., Moulié s.<br />

9* d'infanterie : Beîssières c, Canet s. Chas-<br />

tagnol c, Lafabrie s., Riom s., Seris s., Sour-<br />

zac s., Toujan c, Tournier c.<br />

11'd'infanterie : Beonents., Deipech s., Gau-<br />

thier c. Latoro c.<br />

14" d'infanterie : Bouoliei s.. Doues s., Du-<br />

brennil s.. Lau.tan c, LejseHiéclial c, Marguerite<br />

c, Mkiuel c, Moulis s., Nauriy e., Pujo s., Sa-<br />

vigneac s., Sentenac Viatasc.<br />

80' d'infanterie : Barou c, Bor<strong>de</strong>nace c, eUe<br />

Caumia Baillenx c, Martm c, Moumgues s.,<br />

Ponoeau c.<br />

69" d'infanterio : Bouhaben s., Ferran s.,- La-<br />

porte s., Miquel- c, Périmes s., Raoux s.<br />

83* d'infanterie : Arséguel s.. Baudouy s,, Ca-<br />

banes c., Delpech s., Dupuy s., LomgevLalle s.,<br />

Montagnac s., Pujol s.<br />

88* d'infanterie : Bruguière C, Caillot s.,<br />

Lou<strong>de</strong>s s., Poache s.<br />

NOTRE MARINE<br />

Le bateau du frère <strong>de</strong> M. Jaurès<br />

Brest, 12 septembre.<br />

Le cuirassé Gloire, qui ne compte plus ses<br />

avatars, ne prendra pas •cart à la croisière sur<br />

les cotes <strong>de</strong> l'Amérique du Sud, que doit pro-<br />

chainement ewitroprendre une division <strong>de</strong> lés-<br />

cadre du Nord.<br />

L'amiral AuJbert, qui doit commaiwi.tr cette<br />

força naveale, ue tient pas du tout à avoir avec<br />

lui un navire qui a continuellement <strong>de</strong>s ava-<br />

ries <strong>de</strong> machines, qui tire sur les navires et<br />

qui perd ses torpilles.<br />

La Gloire sera remplacée par le DupelU-<br />

Thouars.<br />

La croisière qui <strong>de</strong>vait cevranenctar dans les<br />

premiers jours <strong>de</strong> novembre pour se terminer<br />

à la fin du mois <strong>de</strong>" mars a été ejcensklérable-<br />

memt réduite pour êtes raisons budget ai<strong>de</strong>s ;<br />

elle ne durera que 45 à 60 Jours.<br />

Pour Je ^^^,^^2^*^<br />

*« cu-f'.îiu suUu^mérloain<br />

dTirfrf^ere<br />

H ' u ' r K "^S d * *<br />

bitrale eUe *% Be^ubiUq-u» Aimût sontietfi.c :<br />

ATi/^einitiii-ie,<br />

ur-<br />

LES AFFAIRES DU ÎW.CC<br />

LEO ESPACNOUS A M ELU. LA<br />

Les vues <strong>de</strong> l'Espagne<br />

» . _ M-adtr.td, 12 scptemlire.<br />

jj^mamut bornas Uaeattoe qu'.ui* i«n-eJe<br />

% ZTm « s "? tol *'• 3/4 du matin. - Ver-<br />

si.m^aue (durée 3 h.). Latin-grec. Cpmpo-<br />

s!^on g Stiflquc (durée i h ). .Latm-sciences,<br />

scU-enevêR langue» vivantes.<br />

sàinedi 10 octobre, 1 h. 3/4 du soir. - Lan-<br />

KueséftangèTes (dureta 3 h.). Latin-langue» vi-<br />

vantes, sciences langues vivantes. - Disserta-<br />

tioii pnilosop. (durée 3 h.), liaccalaureat se<br />

coiidaii'c 2" partie, Mathématiques<br />

Lundi i« octobre. 6 h. 3/4 du matin. — Corn-<br />

«iposition mathématiques (durée 3 h.). Bacca-<br />

lauréat secondaire, 2» jiartie. Mattiématiquos,<br />

Lundi 18 octobre, 1 h. 3/4 soir. — Composi-<br />

tion <strong>de</strong> sciences physiques (durée 3 h.). Bac<br />

ra lauréat secondaire, i" pallie. Mathemuti<br />

ques.<br />

Mardi 19 octobre, fi h. 3/4 du matin. — Com-<br />

position <strong>de</strong> pliilosophie (durée 4 h.). Bacca-<br />

lauréat secondaire, 8" iiartio. l>hiloso.pluo<br />

Mardi 19 octobre 1 1". 3/4 du soir. — Compo<br />

slliou <strong>de</strong> sciences (durée 2 U.). Baccalauréat<br />

*K>.'oiiilj.ir0 8" partie. Pliilosophie.<br />

N B — A«x ternies du décret du U janvier<br />

l'imi l'esage «lu dictionnaire est autorise- pour<br />

l'épreuve <strong>de</strong> La version latine à la Ire partie<br />

ACEN. — Au B" <strong>de</strong> ligne. — M. lo capitaine<br />

Rolier, du 4" zouaves, passe au 9* do iWgme, à<br />

Agen.<br />

Un nouveau bouclier. — Au cours etos nia-<br />

,ua>uvi>*> <strong>de</strong> 'la 33" division, qui so sont dérou-<br />

Jôos dans ta irégion do Bon<strong>de</strong>aux, on vient <strong>de</strong><br />

prevoo<strong>de</strong>r à l'essai d'uaie invention fort, «ntere-.s-<br />

sautie, eioiut le mérita itivkojit à eieux officiers<br />

«lu 144", MM. Les capituiineis Dizot et AgredJu.<br />

Oos eleux officiers emt Irruaeiné un boaidlilrer<br />

porta lif, d'une pose très raplul.'. qui met a<br />

l'aliri dos ferojenAiltas iess initraiWeiises itt leurs<br />

servants.<br />

I^i bouclier en (ruostlom, dont le meVanlsme<br />

et ta dispositif sont. renin.'rqii.:ii*os au pount<br />

<strong>de</strong> vue <strong>de</strong> ta smuiiiili. ité et cte l'énigénicjsité. n'a<br />

lu bari-a'lau'réal <strong>de</strong> l'cnseigni 'iii-onl secondaire,<br />

I^s inscriptions sont reçues du <strong>13</strong> au 85 sep<br />

'"'A u r s,-crélariat <strong>de</strong> la Faculté <strong>de</strong>s lettres, 4.<br />

m, <strong>de</strong> niiilversité, ele (I a II h .du matin :<br />

imur U Ire partie (sériel» lalin-gree, latin-lan-<br />

L'iies vivantes .latiu-sctences) ; pour la 2» par-<br />

tie (série pliilosophie) et pour les séries litté-<br />

• ures <strong>de</strong>s baccalauréats classique et mo<strong>de</strong>rne.<br />

An Jvrétarial <strong>de</strong> ta Faculté «les sciences, al-<br />

oes saint M u iiel. <strong>de</strong> 2 à 4 U. du soir : pour<br />

al re partie (sciences-langues vivantes), pour<br />

taes<br />

la «»"iifôie"( ina tÏK-Vnatiqûês) et pour tas séries<br />

seHTitinques .les baccalauréats classique et<br />

ino.lern-e. , . ,<br />

L'oral du bae^alaureat secondaire commen-<br />

cera a partir rtu 21 octobre. Les anciens et<br />

nouveaul admissibles seront convoqués Indl<br />

•«Sluelïeinent<br />

Lies Grèves<br />

La grève agricole en Seine-et-Oise<br />

Paris, 12 septembre.<br />

La grève <strong>de</strong>s ouvriers agricoles <strong>de</strong> la Haute-<br />

Borne, en Seine-et-Oise, se poursuit.<br />

Hier soir, une tentative <strong>de</strong> «conciliation a<br />

«Hé faite par ta juge <strong>de</strong> paix ; elle n'a pas<br />

abouti.<br />

Les grévistes posaient, comme conditions<br />

<strong>de</strong> la reprise du travail, le renvoi d'un com-<br />

mis <strong>de</strong> M. Lethias, la réintégration <strong>de</strong> tous les<br />

grévistes, Le paiement <strong>de</strong>s ouvriers au mois et<br />

le versement au syndicat d'une in<strong>de</strong>mnité <strong>de</strong><br />

1.000 francs pour in<strong>de</strong>mniser tas hommes à<br />

là journée.<br />

Ces propositions n'ont pas été aejcejptées.<br />

Les grévistes ont. tenu ensuite une réunion<br />

dans laquelle ils ont voté la continuation <strong>de</strong><br />

la grève. _______<br />

les Gran<strong>de</strong>s Manœpres du Bonrbonnais<br />

Les officiers étrangers<br />

Moulins, 12 se.tptembre.<br />

- Los officiers «Mxaingers qui ont été autorisés<br />

à suivre tas manœuvres ea-<br />

sonnes.<br />

Un attBtoM-MHt du W* <strong>de</strong> ligne a rendu<br />

Les hooinouirs ; une foute- cons-idéraiita se Dé-<br />

niait aux abord» <strong>de</strong> ta gare ; .tes officiers<br />

étrangers ont «.lté conduits, on auto, dans les<br />

hoteflfi, où <strong>de</strong>s tageniienits leur avaient élé pré-<br />

parés.<br />

Le <strong>13</strong>° cerps<br />

J^a PaiWice, 12 septembre.<br />

Les divisions du <strong>13</strong>" corps se disputent, au-<br />

jourd'hui, le passage <strong>de</strong> la Sioiuîe.<br />

I*i fusiiina<strong>de</strong> exépite au nord «ta Gamniat, où<br />

se trouive létsi-maj-otr dm géai.i'T-a.1 Goimo.<br />

Le dirigeable République est U grosse ques-<br />

tion du jour, et. on attend avec la plus vive<br />

curiosité l'épreuve <strong>de</strong> ta. ipreim.ière sortie.<br />

L'équipe d'aérostiens a tmvûiiMé toute la<br />

nuit.<br />

LE DUC DES AHIUZZF.S A MARSEILLE<br />

Mmirseilita 12 aoiptonTUire<br />

On assure que la police' inanse-iililalso rodou-<br />

tail uni attentat contre lo duc <strong>de</strong>s Abruzzcs.<br />

Hier, etto aurniit déccnivert <strong>de</strong>ux kilos <strong>de</strong> iteunt ta quartier dn<br />

l'Estaquie.<br />

\ussi rtr. a Ureux ces<br />

jours <strong>de</strong>m-iers, <strong>de</strong> l'anarctwlte Bourvlrt. pex«<br />

émission <strong>de</strong> pi*oes tousses «pi'rftas cent ça<br />

<strong>de</strong>main, dans l'aprete mleU. à ttjunUoeiUVH, puer le<br />

preieJcient «le la Hépnh*qn*.<br />

— K i;.i/.v.li.».«nr M.irvan, le pays est en »i» en<br />

l'honneur «lu centenaire du tranafeirt ma luvaiuies<br />

du cœur du man^chal Vautan.<br />

— I/es cuirasses Liberté eut IxutUe ont «jultt* iemat<br />

pour New-York, où ils vent représeml»* IA i'rajuse<br />

aux fêtes du oenlenalre (ta H«v(J«m<br />

— On dément le bruit élu suirJato «Jn comte S»ep-<br />

tlûkl. cbef «l'fMnt-maior rte la dlerision eVi cav-iWa-le<br />

ele l'&rclUdue Frani Salvator. oui *-v»u m-ii«irn à<br />

a suite d'une violente discussion »~c l« iprux-*.<br />

Uo prince liCKrttleu- ele (ireVe o.it arrivé ce ma-<br />

tin à CronboTR, acrompajrné «to son frfirei to wltice<br />

André et <strong>de</strong> la .princesse.<br />

mm<br />

EAUX BICARBONATÉES SODIQUES FORTE»<br />

Les seules <strong>de</strong> cette, nature dans Ici PvrerUet<br />

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Moautaur Raymond r.osq% avoe-»t a la


feondl t3 SepteniDM i%$<br />

Poires et Marchés<br />

MARCHE DE BORDF.AUX<br />

Du lî septembre.<br />

our k» l>m«ts <strong>de</strong> la sahton d été. les<br />

uXbS* iio ta taintlte au <strong>de</strong>ssus <strong>de</strong> or.»;» r^rs,»,,-<br />

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mu cotes Sud <strong>de</strong> la Bretagne<br />

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pow-nt Mit <strong>de</strong> taire un voyage d'excursion sur les<br />

côtes Sud <strong>de</strong> Bretagne sans programme arrêté d'a-<br />

vînoe.^t <strong>de</strong> s'installer sur une <strong>de</strong>sj âge <strong>de</strong> la<br />

rfiie et <strong>de</strong> rayonner do là sur les autres locauccs ue<br />

cette région si variée et si intéressante, la Compa-<br />

re d'Orléans délivre chaque année, du Jeudi qui<br />

décè<strong>de</strong> la fête <strong>de</strong>s Rameaux, au 3t octobre inrlusl-<br />

?enîent au départ <strong>de</strong> toute gare du réseau, <strong>de</strong>s<br />

hXtfd'a1i>nuemont pour bains <strong>de</strong> mer et excur-<br />

sionJ"sli l£ iSanes <strong>de</strong>s eûtes Sud <strong>de</strong> Bretagne, dont<br />

ieç nriv sont fixés ainsi qu il suit :<br />

i- Au départ <strong>de</strong> Paris et <strong>de</strong> toute gare du réseau<br />

située à ïoa kilomètres au plus <strong>de</strong> Sawnay, premiè-<br />

re, classe. 100 fr. ; <strong>de</strong>uxième classe, 75 fr.<br />

TRANSPORT DES SUPERPHOSPHATES DE<br />

CHAUX SUR LE RÉSEAU DE LA C0MPA-<br />

CNIE D'ORLÉANS.<br />

L'emploi <strong>de</strong>s engrais chimiques et en parti-<br />

culier <strong>de</strong>s superphosphates <strong>de</strong> chaux P,reru* n 0 t<br />

ime importance croissante, il <strong>de</strong>vient <strong>de</strong> plus<br />

en plus difficile, tant aux fabriques quaux<br />

chemins <strong>de</strong> fer, <strong>de</strong> satisfaire rapi<strong>de</strong>ment aux<br />

besoins <strong>de</strong> la culture aux époques <strong>de</strong> prin-<br />

temps et d'automne.<br />

On ferait disparaître ces difficultés . et les<br />

retards qui en sont parfois la conséquence, si<br />

les agriculteurs et les syndicats n'attendaient<br />

pas pour faire leurs achats d'engrais, le mo-<br />

ment même <strong>de</strong> les utiliser et stis constituaient<br />

au contraire leur approvisionnement avant<br />

les campagnes <strong>de</strong> printemps et d'automne.<br />

Il en résulterait peut-être, il est virai, <strong>de</strong>s<br />

dépenses supplémentaires <strong>de</strong> manutention ei<br />

<strong>de</strong> magasinage, mais outre que certaines usi-<br />

nes consentent <strong>de</strong>s remises pour les e-ete»<br />

faits ainsi par anticipation, dans le but ue<br />

faciliter également ces achats, la Compagnie<br />

du chemin <strong>de</strong> fer <strong>de</strong> Paris à Orléans a mis<br />

en application un système spéciaU <strong>de</strong> primes<br />

comportant : » « ' , '•' '«<br />

Pendant les pério<strong>de</strong>s du 15 mai au 15 août<br />

et du 15 décembre au 15 janvier <strong>de</strong> chaque<br />

année <strong>de</strong>s réductions :<br />

De 1 fr. 50 par tonne, sur le prix <strong>de</strong> trans-<br />

port pour les envois par wagon chargé d'au<br />

moins dix tonnes.<br />

De 1 fr. 75 par tonne pour les_ expéditions<br />

d'au moins 60 tonnes.<br />

Ce irégime, inauguré le 9 janvier 1908, a<br />

déjà fonctionné avant les campagnes <strong>de</strong> prin-<br />

temps et d'automne <strong>de</strong> 1908 et a donné dès son<br />

début <strong>de</strong>s résultats encourageants.<br />

Au moment où va s'ouvrir La pério<strong>de</strong> prépa-<br />

ratoire à la campagne d'automne il est inté-<br />

ressant d'appeler l'attention du mon<strong>de</strong> agri-<br />

cole sur ce système nouveau particulièrement<br />

paronre à faciliter ses approvisionnements.<br />

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JUBILË ÉPISC0PAL DE S. S. PIE X<br />

Certaitos <strong>de</strong> répondre au désir du Souverain-<br />

Pontife l'Association <strong>de</strong> Notre-Dame <strong>de</strong> Salut orga-<br />

nise pour Je le novembre prochain son XVir pèle-<br />

rinage à Rome.<br />

Aller : par Lausanne^ Saint-Maurice, Le Simplon,<br />

Mfflan, Venise, Florence, Assise, Rome. — Séjour<br />

pour les fêtes jubilaires et visite complète <strong>de</strong> tons<br />

les sanctuaires et monuments. — Retour : par Plse,<br />

Gênes, La Côte d'Azur, Nice. Marseille, Lyon.<br />

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à la Messe chaque jour. — Jamais <strong>de</strong>ux nuits consé-<br />

cutives en chemin <strong>de</strong> fer.<br />

Deman<strong>de</strong>r le programme détaillé et tous rensei-<br />

gnements au Secrétaire <strong>de</strong> Notre-Dame <strong>de</strong> Salut, 4.<br />

avenue <strong>de</strong> Breteuil, Paris.<br />

BIBLIOGJWWE<br />

JOUBtJAL DES AGRICVLXEUKS ET VITKULTBVRS<br />

(28* année). — Abonnements : un an, 8 fr^j recou-<br />

vré par la poste, 8 fr. 50; étranger, 10 fr.<br />

Le Journal <strong>de</strong>s Aorteutteun et Viticulteurs paraît<br />

le 10 et le 25 <strong>de</strong> chaque mois; c'est l'orga&e du<br />

mon<strong>de</strong> agtricoâe et viticoJe.<br />

Dans chaque numéro, il donne <strong>de</strong>s articles dus à<br />

la paume <strong>de</strong> professeurs, <strong>de</strong> propriétaireÉ, <strong>de</strong> nota-<br />

bilités <strong>de</strong> l'agricutltuïe et <strong>de</strong> la vlMculture. qui met-<br />

tent les lecteurs au courant <strong>de</strong> toutes les innova-<br />

tions qui se produisent dans le domaine agricole et<br />

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totrte la région.-<br />

Adresser toute <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d'abonnement, publicité,<br />

etc., à M. le Dîreoteuir du Joitmal <strong>de</strong>s Agriculteurs<br />

et Ftiicttlteurs, 2, rue Emiie-Zolla, à <strong>Toulouse</strong>.<br />

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BULLETIN D'ABONNEMENT Al JOURNAL<br />

Pour faciliter les souscriptions aux abonnements an journal dans les localitéa j<br />

où i»us n'avons pas <strong>de</strong> ven<strong>de</strong>ur, nous établissons ce bulletin, qu'il suflira <strong>de</strong> déta-<br />

cher — après l'avoir complété et signé — et d'envoyeï à l'administration du jour-<br />

nal, sous enveloppe affranchie.<br />

'<strong>de</strong>meurant à..<br />

Béclare souscrire un aboïmement Wg n -,m ..... à dater du<br />

Le soussigné s'engage à paner la somme <strong>de</strong> contre un mandai, qic<br />

sera recouvré par les soins <strong>de</strong> Vadministsr&tion <strong>de</strong>s Portes, quelques jours après k<br />

souscription^,<br />

{Signature <strong>de</strong> l'abonné.)<br />

esLOTE<br />

Aux renseignements que nous avons déjà donnés concernant cette opération nous pouvons ajouter que l'émission<br />

aura, très probablement, lieu le 12 OCTOBRE PROCHAIN et portera sur 2,150,000 billets, dont six d'un mil-<br />

lion. (Communiqué par M. CH. THUEUX, banquier, 3, rue Bavard, <strong>Toulouse</strong>, qui accepte d'ores déjà suis<br />

versement préalable, les inscriptions en vue <strong>de</strong> faire bénéficier sa clientèle <strong>de</strong> l'intégralité do ses <strong>de</strong>oiaudcs ul d la<br />

plus-value qu'on ne manquera pas d'attribuer à ce titre dans le mon<strong>de</strong> financier )<br />

HEURES <strong>de</strong>s DEPARTS et ARRIVEES à TOULOUSE <strong>de</strong>s TRAINS du MIDI, D'ORLEANS et du SUD OUEST —Service du 1» Juillet <strong>1909</strong><br />

LIGNE DE PARIS-CAPDENAC-BRIVE<br />

SÉPARTS<br />

Matin (expr.).<br />

Matin (orna.)..<br />

Matin (expr.)..<br />

Mat. (Cap<strong>de</strong>n.)<br />

Mat. (Tesson.)<br />

Soir (expr.) 12<br />

Soir (Tesson.). 2<br />

Soir (omn.)...<br />

Soir («non.) ...<br />

TOULOUSE<br />

fifetin (OITMI.)<br />

12 25<br />

& 4<br />

6 35<br />

7 15<br />

9 18<br />

46<br />

ARRIVÉES<br />

Matin (expr.).. 12 23<br />

Matin (rapi<strong>de</strong>) 8 48<br />

Mat. (Tesson.) 9 47<br />

Matin (expr.).. 10 58<br />

Soir (omn.)... 3 46<br />

Soir (Tesson.). 6 '*0<br />

Soir (omn.)... 8 34<br />

Soir (Lexos)... 10 31<br />

3<br />

6 32<br />

A CAHORS ET PARIS<br />

Mai.<br />

6oir<br />

Soir<br />

Son-<br />

Soir<br />

Soir<br />

(Cahors).<br />

(expr.) ...<br />

(expr.)...<br />

(Brive) ..<br />

(expr.) ...<br />

(rapi<strong>de</strong>)<br />

5 28<br />

9 16<br />

1 »»<br />

2 43<br />

3 42<br />

8 45<br />

11 37<br />

Matin (expr.).. 6 5<br />

Matin (expr.) .. 8 38<br />

Soir (Limoges) 12 <strong>13</strong><br />

Soir (oimn.). .. 7 51<br />

Soir (expr.)... 10 49<br />

LIGNE DE BORDEAUX<br />

CASTRES PAR SAINT-SULPICE<br />

Matin (expr.) .,<br />

Matin (omn.)..<br />

Mat. (Lavaur).<br />

Boir (expr.)—<br />

Soir (omn.) ...<br />

5 4<br />

7 15<br />

9 18<br />

12 46<br />

6 32<br />

.tlatin (expr.). 12 23<br />

,tlatin (omn.).. 9 47<br />

Soir (omn.)... 8 46<br />

Soir (omn.)..., 8 34<br />

DÉPARTS<br />

Matin (rapi<strong>de</strong>).<br />

Matin (omn.)..-<br />

Matin (omn.)..<br />

Soir (Mont.).«<br />

Soir (expr.)...,<br />

Soir (Mont.)....<br />

Soir (Agen) ...<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>)..:<br />

Soir (expr.)...<br />

Soir (Agen)...<br />

Soir (Mont.)..<br />

Soir (Mont.)...<br />

Soir (expr,)....<br />

3 48<br />

8 45<br />

11 37<br />

11 53<br />

ARRIVÉES<br />

Matin (expr.). .<br />

Matin (Mont.)..<br />

Matin (mixte)..<br />

Matin (Mont.)»<br />

Soir (expr.)....<br />

Soir (omn.)...,<br />

Soir (expr.)...<<br />

Soir (Mont.)..,<br />

Soir (omn.) ....<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>)..<br />

soir (Mont.)....<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>)..<br />

LIGNE DE FOIX-AX<br />

Matin (omn.)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Matin (expr.) . ,<br />

Matin (Foix)..<br />

Soir (omn.)...<br />

Soir (omn.)...<br />

4 50<br />

7 5<br />

9 10<br />

9 38<br />

1 40<br />

5 23<br />

Mat. (Tarasc).<br />

Soir (omn,)....<br />

Soir (omn.) .<br />

Soir (omn.)...<br />

Soir (exp.)...-.<br />

Soir (omn.)...<br />

3 31<br />

6 5<br />

8 11<br />

8 38<br />

12 <strong>13</strong><br />

1 42<br />

4 46<br />

7 51<br />

9 57<br />

10 29<br />

10 49<br />

11 50<br />

8 47<br />

12 33<br />

4 30<br />

7 21<br />

8 7<br />

10 5<br />

LIGNE DE CETTE<br />

DEPARTS<br />

Matin (expr.)...<br />

Matin (rapi<strong>de</strong>)<br />

Matin (omn,)..<br />

Matin (expr.)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Soir (expr.)...<br />

Soir (omn.)....)<br />

Soir (expr.)...<br />

Soir (Carcas.).<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>)..<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>)..<br />

Soir (rnessag.).<br />

5 45<br />

6 28<br />

6 46<br />

9 27<br />

10 1<br />

12 45<br />

2 24<br />

5 &<br />

6 42<br />

9<br />

11<br />

11<br />

ARRIVAS<br />

Matin (napi<strong>de</strong>)!<br />

Matin (rapi<strong>de</strong>) (<br />

Matin (mixte).<br />

Matin (expr.)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Soir (expr.)....<br />

Soir (cmn.)...<br />

(rapi<strong>de</strong>) ..<br />

(omn.)...<br />

(Casteln.)<br />

(expr.)..,<br />

(omn.)...<br />

(rapi<strong>de</strong>) ...<br />

Soir<br />

Soir<br />

Soir<br />

Soir<br />

Soir<br />

Soir<br />

3 36<br />

4 50<br />

8 30<br />

8 56<br />

11 46<br />

12 37 6<br />

PERPIGNAN ET FRONTIERE (Espagne)<br />

Matin (expr.).., 3 45 Mat. (rapi<strong>de</strong>).. 3 36<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>).. 6 28 Matin (expr.), 8 56<br />

Matin (omn.)., 6 46 Matin (ornin.).. 11 46<br />

Matin (expr.)., 9 27 Soir (expr.)... 12 37<br />

Soir (expr.)... 12 45 Soir (omn.).., 3 5<br />

Soir (expr.).., 5 5 Soir (expr.)... 7 46<br />

Soir (rapi<strong>de</strong>).. 11 8 Soir (expr.)... « 22<br />

PA6TR2S ET CARMAUX PAR<br />

DÉPARTS<br />

Mat. ^Caranaux) 3 45<br />

Mat. (Carm.)., 6 46<br />

Soir (Ro<strong>de</strong>z).. 12 45<br />

Soir (Castres). 2 24<br />

Soir (Carm.).., 6 5<br />

CASTKLNAUDARÏ<br />

ARRIVÉES<br />

Mat. ÏOastres). 8 30<br />

Soir (Albi).... 12 37<br />

Soir (Ailbi) 8 5<br />

Soir (expr.).... 7 46<br />

Soir (expr.)... 11 22<br />

LIGNE DE LUCHON<br />

DÉPARTS ARRIVÉES<br />

MIREPOIX ET LAVELANET, PAR BRAM<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>)<br />

Soir (expr.).<br />

Soir (expr.)..<br />

6 28<br />

12 45<br />

fi g<br />

Matin (Lavel.) 8 56<br />

Mat. (Moulin), 11 46<br />

4 53<br />

7 46<br />

Soir (omn.)<br />

. Soir (expr.)<br />

LIGNE DE BAYONNE<br />

Matin (omn.).. 12 16<br />

Matin (omn.).. 12 35<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>) .<br />

Matin rexpr.)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Soir (express).<br />

•Soir (expr.)...<br />

Soir (omn.)...<br />

Soir (ôinn.)...<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>)..<br />

Matin (omn.)..<br />

Mat. (Montré]".)<br />

Matin (Pau)...<br />

Matin (expr.)..<br />

Mat. (Loun<strong>de</strong>s)<br />

Soir (Tarbes)..<br />

Soir (expr.)...<br />

Soir (Pau)<br />

Soir (Montréj.)<br />

4 15<br />

6 »»<br />

6 33<br />

8 26<br />

9 21<br />

9 47<br />

12 50<br />

1 10<br />

2 31<br />

6 5<br />

Matin (expr.)..<br />

Mat. (Montré.)<br />

Mat. (Montré.),<br />

Matin (Pau)...'<br />

Soir (Pau)<br />

Soir (exp.)......<br />

Soir (expr.)...,<br />

Soir (Puyoo)..<br />

Soir (onm.).„<br />

Soir (expr.)<br />

8 20<br />

8 4<br />

9 45<br />

U 53<br />

3 12<br />

4 T2<br />

4 42<br />

7 58<br />

8 31<br />

10 27<br />

Soir (Montréj.) 11 n<br />

4 15<br />

5 »»<br />

6 33<br />

9 21<br />

9 47<br />

12 50<br />

1 10<br />

2 31<br />

6 5<br />

Matin (omn.)„<br />

Matin (expr.)..<br />

Soir (expr.)...<br />

(exp.) —<br />

(onm.). . ,<br />

(expr.)...<br />

(rapi<strong>de</strong>).<br />

Soir<br />

Sou-<br />

Soir<br />

Soir<br />

9 45<br />

11 53<br />

4 12<br />

7 58<br />

8 31<br />

10 27<br />

U 11<br />

TOULOUSE-SAINT-GIRONS<br />

Mat. (rapi<strong>de</strong>).<br />

Matin (omn.)..<br />

Soir (omn.) ...,<br />

Soir (omn.)...,<br />

6 33<br />

9 47<br />

2 31<br />

6 5<br />

Matin (omn.)., 8 4<br />

Matin (expr.).^ 11 53<br />

Soir (expr.).,<br />

Soir (omn.)...<br />

Matin (Matab.)<br />

Mat. (St-Cyp.).<br />

Mat. (St-Cyp.),<br />

Soir (Matab.)..<br />

Soir (St-Cyp.).<br />

Soir (Matab.).<br />

Soir (St-Cyp.),<br />

LIGNE D'AUCH<br />

6 17<br />

6 43<br />

9 32<br />

1 16<br />

1 40<br />

5 11<br />

5 31<br />

Mat. (St-Cyp.).<br />

Mat. (Matab.).<br />

Soir (St-Cyp.<br />

Soir (Matab<br />

Soir (St-Cyp<br />

Soir (Matab.<br />

Soir (St-Cyp.).<br />

Soir (Matab,),<br />

Matin<br />

Matin<br />

Soir . ,<br />

TOULOUSE A CAD0URS<br />

DÉPARTS ARRIVÉE<br />

• 6 101 Matin 8<br />

.... 9 36 j Soir ""' j vî<br />

• 5 551 Soir ".*.*.*."* R 11<br />

TOULOUSE<br />

Matin<br />

Mat. (StehFoy)<br />

Matin «<br />

Soir (Ste-Foy).<br />

Soir<br />

Soir (Ste-Foy)'.<br />

A B0UL0GNE-SUR-GESSS<br />

6 51<br />

8 19<br />

10 5<br />

1 4<br />

6 7<br />

6 32<br />

Mat, (Ste-Foy) 7 53<br />

Matin , 9 20<br />

Soir (Ste-Foy). 12<br />

Soir 2 28<br />

ISoix (Ste-Koy). li ?<br />

Irioir ... 8 20<br />

TOULOUSE A St-SULPICE-SUR-LEZ,B<br />

Matin<br />

Matin<br />

Soir.,.<br />

Matin<br />

Matin<br />

Soir ..<br />

6 26 t Mat in ..<br />

9 491 Soir<br />

. 6 22 1 Soir ""'<br />

TOULOUSE A REVEL<br />

6 114<br />

5<br />

12<br />

37<br />

fZ Feuilleton du! <strong>13</strong> septembre <strong>1909</strong><br />

RÉBUS le l'Air<br />

PAR<br />

Le Capitaine DANRIT<br />

ÏGomm' DRIANT);<br />

CHAPITRE VIII<br />

A TRAVERS LA BRUME POti<br />

pépêche au « Roi du Cuivre ». — Procès-<br />

verbal <strong>de</strong> record. — Pour dominer le<br />

brmtiUMrdï.— montée a x.uuu mètres. —<br />

iiHnstcpportable froid. — Coup <strong>de</strong> sou-<br />

pape fatal. — Pour enrayer la chute. —<br />

%'aéroslat <strong>de</strong>vient aéroplane. — Fuite<br />

<strong>de</strong> Vhydrogène. — L'intervention <strong>de</strong><br />

Bob Mùty.<br />

Mistrsçs Elliot répondit h cette trion><br />

«baie constatation par un cri per&ant.<br />

Dans la gamme <strong>de</strong> ses cor<strong>de</strong>s vocales, oe<br />

Çrt donnait la note <strong>de</strong> la joie la plus in-<br />

tense.<br />

BB avaient gagné leur pari i<br />

L«ur pari l... Ils l'avuie*rt un peu perefu<br />

IrU, ^ 11 ?! 18 te dt 'P^t ; tant d* £^<br />

fiems nouvelles a'éWa interposées I<br />

B n'en cxwstiUuut ^ rlM>„w '<br />

6a.;ne tm-nu^ d uxfntilSue a£î,^<br />

i , T ,î? ux ^^'"-^ s* cS-<br />

plaJt te hasard, c'était * peu près an mo-<br />

\!«sat <strong>de</strong> la rencoatre du Patrie avec la<br />

orna Ha Petessen rjua l'aéroatat avait<br />

franchi la minute du méridien qui éta-<br />

blissait le record du Pôle : 87° 7'.<br />

Le célèbre navigateur Peary, avec ses<br />

87° 6', était dépassé.<br />

Cinq millions <strong>de</strong> francs, c'était évi-<br />

<strong>de</strong>mment un beau <strong>de</strong>nier, même pour un<br />

<strong>de</strong> ces potentats que la démocrate Améri-<br />

que a baptisés Empereurs ou Rois, mais<br />

la confusion <strong>de</strong> sir Hobson, Roi du Cui-<br />

vre, <strong>de</strong>vant son pari perdu, serait encore<br />

meilleure à déguster.<br />

Une <strong>de</strong>s clauses <strong>de</strong> ce pari était que sir<br />

Elliot <strong>de</strong>vait tenir lui-même son adver-<br />

saire au courant <strong>de</strong> tous ses; déplace-<br />

ments, par T. S. F. quand il serait au<br />

large ; par les bureaux télégraphiques,<br />

quand il relâcherait dans un port quel-<br />

conque.<br />

Conformément à cette clause, une dépê-<br />

che avait été envoyée, viâ Hammerfest,<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York<br />

l'avant-veille, et, à cette heure, sir Hob-<br />

son sa frottait les mains, en constatant<br />

que VEtoile-Polaire n'avait plus que; qua-<br />

tre mois <strong>de</strong> répit, dont un d'été seule-<br />

ment, et qu'elle était à l'ancre dans un<br />

port norvégien.<br />

Evi<strong>de</strong>mment il considérait son pari<br />

comme gagné.<br />

Et la dépêche qu'il allait recevoir par<br />

le T. S. F. le plongerait dans une indici-<br />

ble stupéfaction.<br />

L'Américain la rédigea <strong>de</strong> Huile, aussi<br />

complèlo eL aussi claire que possible, et<br />

elle fut expédiée par Georges Durtal,<br />

pendant que le savant remplaçait, pen-<br />

, «tant quelques instants, l'Américain <strong>de</strong><br />

I «^ rt aubaromètre et à la direction<br />

, Cercle aZ^ni^^ C fT la aU<br />

* tôt**. ^iuwiuire ÏK)ur volJ. d , io . ^<br />

— Aoh , protesta, Cornélia scandalisée, j<br />

A peine les <strong>de</strong>rnières étincelles <strong>de</strong>s on-<br />

<strong>de</strong>s hertziennes venaient-elles <strong>de</strong> îulgu-<br />

rer dans la brume, que le premier mot <strong>de</strong><br />

réponse <strong>de</strong> Y Etoile-Polaire arrivait dans<br />

l'appareil du Patrie.<br />

C'était le mot : Hurrab ï<br />

Willy Harris faisait connaître qu'il ar-<br />

rivait en vue du Spitzberg, qu'il comp-<br />

tait atteindre la banquise polaire le len-<br />

<strong>de</strong>main lundi dans la nuit, et qu'il ne<br />

cesserait d'y croiser, en attendant les dé-<br />

pêches a,vec une fiévreuse impatience.<br />

Sir Elliot pria Georges <strong>de</strong> télégraphier<br />

encore qu'il accordait double sol<strong>de</strong> à l'é-<br />

quipage du yacht, à partir du jour où il<br />

avait gagné son pari et qu'il donnerait<br />

une gratification <strong>de</strong> mille dollars à cha-<br />

que homme, s'il arrivait au Pôle.<br />

Ce fut pour les passagers l'occasion <strong>de</strong><br />

s'émerveiller à nouveau <strong>de</strong>s progrès fan-<br />

tastiques faits par la science <strong>de</strong>puis une<br />

trentaine d'années.<br />

Ainsi, les explorateurs préoé<strong>de</strong>nis qui<br />

avaient risqué leur vie dans les solitu<strong>de</strong>s<br />

arctiques, étaient restés <strong>de</strong> longs mois,<br />

<strong>de</strong>s années même, séparés du. reste <strong>de</strong><br />

l'humanité.<br />

Nansen, Cagni, Peary eux-mêmes,<br />

'pour no parler que <strong>de</strong>s trois <strong>de</strong>rniers,<br />

n'avaient pu faire connaître le point ex-<br />

trême atteint par eux qu'en regagnant, le<br />

premier la Norvège, et les <strong>de</strong>ux autres<br />

leurs quartiers d'hivernage.<br />

Pour l'expédition aérienne, lo mon<strong>de</strong><br />

entier allait en connaître le résultat le<br />

len<strong>de</strong>main môme du jour où il serait ob-<br />

! terni.<br />

Si te Pôle était, atteint le dimanche, le<br />

! Tiew-Yor/c Herald ferait connaître au<br />

| mon<strong>de</strong> entier cette sensationnelle arrivée<br />

i to wn<strong>de</strong>main lundi.<br />

I C'étoU iinni": I<br />

oùUiarctaire L,t Lim voulu célé-<br />

brer, la coupe en main, le gain <strong>de</strong> son<br />

pan ; mais Bob Midy expliqua, dans son<br />

sabir natal, que tout ce qui était liqui<strong>de</strong><br />

a. bord, <strong>de</strong>puis l'extra-dry jusqu'au whis-<br />

ky, était solidifié, en même temps que les<br />

bouteilles étaient fendues.<br />

Il en était tout le premier dans le ma-<br />

rasme car ces longues flasques exerçaient<br />

sur lui une véritable fascination<br />

Il fallut donc se contenter d'établir<br />

sans toast préalable, le procès-verbal re^<br />

latent te passage du 87"7'.<br />

Le docteur Petersen en fut chargé et<br />

pour cela, admis sous la tente où le poêlé<br />

à pétrole élevait la température d'une<br />

quinzaine <strong>de</strong> <strong>de</strong>grés. La, il rédigea au<br />

crayon le document qui <strong>de</strong>vait faire foi<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York<br />

Sur la rédaction détaillée qui en fut<br />

lue et où il était question <strong>de</strong> l'île Peter-<br />

sen te lieutenant du. génie fit remarquer<br />

quil était peut-être impru<strong>de</strong>nt, dans uri<br />

document officiel, où IK> <strong>de</strong>vaient figurer<br />

que <strong>de</strong>s précisions géographiques do.<br />

faire mention d'une terreeme Tml ^ H<br />

vue. et où l'expédition ?gE lî eu te<br />

loisir <strong>de</strong> s arrêter. eu le<br />

- Nous ne l'avons peuL-être pas VUA<br />

fit la voix aigre <strong>de</strong> mistress Rlii^T '<br />

nous l'avons sentie, et, Ï^S^^S<br />

] en rapporterai une luxation à vSS<br />

Sur cette affirmation pérompte m te<br />

proces-verbal fut signé pïkï ï maT/vuv<br />

Mgora, Bob Midy n'ayanl<br />

<strong>de</strong> valeur à bord comme faSîr mimam<br />

FlHot S cZi . h l ncl i a ra l>i^rnont. Mètre»<br />

ho Hla^l t 0h< ' W '' Un w d'eau<br />

bouillante obtenue s,rr Bon fourneau<br />

w ra<br />

^.'^<br />

ttrry<br />

K brail


9<br />

LE NUMER05CENTIMES<br />

DU MIDI<br />

Organe quotidien <strong>de</strong> Péteuse Sociale et Religieuse<br />

RÉDACTION ET ADMINISTRATION: <strong>Toulouse</strong>, Rue Roquelaine, 25 LE NUMÉRO 5 CENTIMES<br />

*AirrB-OAHO««« CT bÉPARTEMUtiTS LIMITROPHES . .<br />

Jfii'A/mîMKrfrs NON LIMITROPHKS<br />

Jh-RANOER (UuWo i»»t*le)..<br />

Abonnements partent <strong>de</strong>s 1« et 10 do ohaquo mots et sont payables d'avanoo<br />

¥«u(« <strong>de</strong>nu/puie rf« la Liberté IndiTtduelie.<br />

Par Fil Spécial<br />

DÉPÊCHES<br />

LE DIC DES A.BRIZZES A HUMILIE<br />

Marseille, 12 Beivtarubre.<br />

Le duc <strong>de</strong>s Atonuzzes, do retour <strong>de</strong> soin expé-<br />

diiltioin <strong>de</strong> l'Hiimaliaya, est arrivé ce matin a<br />

Marseille a bord diu paquebot Ocèania.<br />

A sa <strong>de</strong>scente dui iKiqueibot, le duc a été reçu<br />

par le comte Cheraldlo Piodi Savoia, consul<br />

généra,! d'Italie à Marseille, et les «neinibrea<br />

du bureau <strong>de</strong> la Société <strong>de</strong> jféoigraphie.<br />

Il a dtonné quelques détails intéressant» sur<br />

son ascension diu Brydo Peayk où, en dépit <strong>de</strong><br />

nemlbreusas dilUcuiltés, il tut atteindre l'alti-<br />

tu<strong>de</strong> <strong>de</strong> 7,600 métrés, ce qui constitue le record<br />

<strong>de</strong> l'ascension en montagne.<br />

Interrogé sur les ctxipéditions au pôle Nord<br />

<strong>de</strong> Peary et du docteur Coak, le dmc <strong>de</strong>s<br />

Albruizzes a répondu :<br />

— Je ne suis p-ns dooumenté sur cette double<br />

expédiition polaire, je ne puis dfono me pro<br />

nonicer à ce «utjet ».<br />

Le duc a reçu ensuite une délégation <strong>de</strong> m<br />

presse française et étrangère ; il s'est refusé<br />

à toute hrfenvieiw ; il coinipto partir ce soir en<br />

automobile pour l'Italie.<br />

Marseille, 12 septembre.<br />

En wiifion <strong>de</strong> l'onage qui séivit sur MarsoiMa<br />

et lia région, te dune <strong>de</strong>s Aibnuzzes a a]OUEttt<br />

son départ à <strong>de</strong>uniuiiiii mutin.<br />

MïfflSÏrTJOWDA<br />

JOURNAUX ANTIBLOCARDS<br />

Perle, 12 septemî>re.<br />

Du Soleil ù propos du dtooour» do MUtorund<br />

ÛU « M" M?iioraiid no parle pas. Iramchemont.caï<br />

«•n -„,'irla.il. fiMuictuimetït. il avouerait que, .ses<br />

idées iMuliithUMM» d'autwfoia sont încumipatilblea<br />

tuveo la taoho die Kouvemer, et il 110 s'app^que-<br />

ratt pas a louvoyer em disant quo 1 intérêt gé-<br />

néral djoit êtro placé au-<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong>s préoccupa*<br />

tionis- <strong>de</strong> parti. -.V<br />

» U n'y a pas do miMieu : ou socialiste révo-<br />

lutionnaire ou homme do gouvonnemeciit, c'est-<br />

à-dlire lioimmo d'ordre, <strong>de</strong> conservation et <strong>de</strong>.<br />

tpaix sociale. »<br />

De Ai Ju<strong>de</strong>t. daine l'Eclair :<br />

« En VJ0D, après le« ravages- exercés par le<br />

diisctature effrénée «lu radicalisme, lâché ttan*<br />

.tous les services ministériels, nous me«iirona<br />

d'un .regard tout le terrain perdu <strong>de</strong>puis lo<br />

H Juin «WH, et te anal est si profond, que le<br />

romèite n'est plus dans le retour pur et 6im><br />

ploaux hommes «Unit, la chute fut le signiul «le.<br />

toutes tea excentricités déanjagogiaues.<br />

/<br />

<strong>Bibliothèque</strong> municipale <strong>de</strong> <strong>Toulouse</strong> - Tous droits réservés


Mais quelles fine soient les transforma-<br />

tions ooinsiiitutiiontiella*, dont Va, réalisation<br />

•Impose pour rétablir l'équilibre n: a ion al, le<br />

•premier soin, le premier <strong>de</strong>voir est <strong>de</strong> ehasser<br />

dm l'arh-inent le r i-'ïioalisnic i|in n'a g.uivr.ru,,;.<br />

qu'eu donna n,l d*-s gages au roUectivtenue et<br />

en abaissant la Franco <strong>de</strong>vant 1 élranmer, jus-<br />

iqu'au. jouir où elle perinaitdans un enlaolrysm*<br />

européen. .<br />

» Si les éitecéions .prochaines ont une signan-<br />

Éatto» et un» ibuit, ce'sera d'achever «a dé-laite.<br />

» Douze ans d'un teJ r*B*me su.rfi.-.-ent pour<br />

ien avoir la nausée ; qu'il soit a jamais aboli<br />

comme il est discrédité et méprisé pour tou-<br />

jjours 1 ».<br />

JOURNAUX UOGkBBB<br />

:- Do VAction :<br />

I ta L'ordre nouveau qui s'iimpose à l'attemlion<br />

idu parti repuoiioain coût «ntiet, c'est, celui<br />

qui /«oit faire au jour <strong>de</strong>, l'ouvrier, syndique<br />

l'égal du petit propriétaire. ,c\ du fonction-,<br />

ijoaire, et c'est -par là que lo syndicalisme pro-<br />

'ifeswi-onmiel, modifiant la cflmdiitlort <strong>de</strong> Vie <strong>de</strong>s<br />

'•citoyens, se rattache à 1®- 'politique .générale<br />

<strong>de</strong> la cité. .<br />

.» Les Déba/s cvwnpWraaent-ïte maintenant<br />

pourquoi le .mtiuatae. du travail d'un gouver-<br />

nement rénntolieaiw ne peut ni ne doit se tenir<br />

A l'écart <strong>de</strong>s sègnaterasi die contrats qun met-<br />

tant fin UUK !--,.i'. -'. -, el. son<strong>de</strong>nt -les .accords <strong>de</strong>s<br />

pa irons, èii <strong>de</strong>s euvriors t<br />

[Les aocoe<strong>de</strong> dos. patrons et <strong>de</strong>s ouvriers<br />

n'auront <strong>de</strong> sanction on'nuitaTxt. que les Syndi-<br />

cal» auronit la faculté <strong>de</strong> possé<strong>de</strong>r. Pourquoi<br />

f Action ne commeai-iie-t-oll- pas ipar réclamer<br />

cette iiïéce«saire réforme sociale. 3]<br />

Hier, un service solennel avait été célébré I<br />

dans la petite éwWse <strong>de</strong> Malplaquet ou, par les<br />

soins du Comité du monument, a été appose*<br />

une iliaque <strong>de</strong> marbre portent les noms «es<br />

principaux oflieiors tués à la bataille du u.<br />

septembre 1?09, ______<br />

A l'Ouest-Parisien<br />

Le» employés <strong>de</strong> la Compagnie <strong>de</strong>s tram-<br />

ways do l'Ouest-Parisien, lignes du Gharrap-<br />

<strong>de</strong>-Ma.rs à [(a.guiaux et Chaton ay, se sont nuis<br />

en grève, dieanaindatrot il© rewvoi d'un chef <strong>de</strong><br />

dépôt.<br />

Ou ne si'nui*» nwim imcintent.<br />

Soltiat meurtrier<br />

Le Puy, 12 septembre.<br />

•'Nous avons aoneiricé qu'on, avait relevé, au<br />

bas diu mur Songeant lia «w.wtn» Roameuf, un<br />

auTauut «osaauBikMM'/! p-. «tan ni au Iront unie Bkes-<br />

sare faite par urne amme à feu. L eauquote a<br />

réivéï'.é ies faits suivante : D.9S gamins étaient<br />

montés sur te mm d"en«e.Vnte, <strong>de</strong> la caserne et<br />

«gacatenit lies eflKbam il-- tours «linigienes, quand<br />

tout à coup <strong>de</strong>s ftétenatienB (retentiront. Le<br />

ÉMMBa Auguste Mènerai-, fige.e l'enquête owea-ie, il r-essulte- le reirtituidie<br />

Que le meunicier a «Uté d'une ienèlare voisine<br />

idio l'infirmerie.<br />

le meurtrier on effet, un nommé Vois-<br />

set, die CtermoroW->fliru.i id, qui ètaSt en tra-ite-<br />

anent à 14nSMheMe pour «une t<strong>de</strong>ssuire à la<br />

ijamtoe.<br />

U a, dit-U. tiré teoto coups : aux premières<br />

©airtouichjes, il a «nfiiewé la baille ; pour la ue*-<br />

isJ-èmiie, ilL n'y a ipais t.oiiifl'é.<br />

- L'einquéte ouwea'te peu- rautorité militaiine a<br />

réwiérié que c'était diu bâtiment Sud", don.t -une<br />

jBirtiie est ocoupèe par l'inittrorrarte, que pairti-<br />

'mant les déitaniat.i'Oims, qine <strong>de</strong>ux SetBHBiMes tra-<br />

nerittnwt près <strong>de</strong> ilià déclarent avoir parfaite-<br />

traent eniteiiidiu .<br />

Voiiisset avait tiré avec <strong>de</strong>s eantoeetes <strong>de</strong> tir<br />

Wêflwit qu'il déroba, ot s'était servi idu ïuiSJl<br />

d'un icaimaira<strong>de</strong>, lequel était diéliià en oeiïiui:©,<br />

ison lairimie ay.anit révélé, à ïiaispàction, le pas-<br />

ssag-e récent <strong>de</strong> toaTies'daaiis le canon.<br />

D'aïuitine pan*, le miédiacm- îégiiste MMJt choc <strong>de</strong>» 120,000 soidats<br />

idie Maiborouigih et du. prince Eugène.<br />

La France venait, on le sait, .<strong>de</strong> suîbir uno<br />

série iaiiiter.ro,înpue <strong>de</strong> revers ; ù l'intérieur<br />

sévissait la tamioe ; -sur les ïroi ,i:.ière>, nos<br />

lairaaées, découiraig-iea, reculaicint <strong>de</strong>vant l'en-<br />

nemi.<br />

Louis XIV avait <strong>de</strong>mandé la paix, anais les<br />

comd!itio.ns imposées lurent telles, que le -vieux<br />

roi se révolta et voulut tenter un s-upènie -ef-<br />

fort.<br />

ïl. envoya Villars à .ra.mnée <strong>de</strong> Flandre ;<br />

Viiliai-s. apporte ia confiance avec lui : l'armée<br />

<strong>de</strong>s alliés se heurta à une résistance à i.a,qu.elie<br />

elle n'y:-:_,:fà.uis accoutumée.<br />

— ej re^iouve m-ee Français », dit le prince<br />

Eugène, qui, à plusieurs reprises, douta' <strong>de</strong> la<br />

victoire.<br />

Blessé d'un coup <strong>de</strong> mousqi.i.at .au genou,<br />

Villars, qui faisait <strong>de</strong>s prodiges <strong>de</strong> valeur,<br />

prit à ipeine lie temps <strong>de</strong> -se faire panser et vou-<br />

lut mneoter à cheval, mais vaincu par la<br />

dloulaiu', il s'évanouit ; on le transporta au<br />

.Ounsnoy sur -un lit <strong>de</strong>. drureawx ennemi».<br />

Boufflers prit le ccnxmeni<strong>de</strong>mont .; à ce me-<br />

imeat. l'ennemi commençait une attaque à<br />

iond aivee toutes seu réserves.<br />

Boufflers n'aivait plus à opposer cfee <strong>de</strong> la<br />

cavalerie, -mais cette cavalerie, c'était La mai-<br />

sen du roi, la geiwlatmerie, les c-aratoinieiss,<br />

SQO escadrons-d'élite ; il la lança sur l'eiinemi,<br />

qui recula en désojadre.<br />

Malheureusenieiit, ne» cavaliers furent ar-<br />

rêtlés dans1 leur anarche. viot-orieuee., par le feu<br />

<strong>de</strong> l'infanterie anglaise <strong>de</strong>meurée en réserve ;<br />

Silis durent revenir se fonmer on arrière, et pen-<br />

dant dau.x lieures il» (penouvellèrent leurs<br />

charge».<br />

Cepondant, après «e Ions -effort, Bouaflers<br />

{âge*, quien insistant, il risquait la défaite ; il<br />

doiruna. l'ord-re âa se replier ; la marche s'ef-<br />

fectua dans un ordre parfait : l'armée menait<br />

tout .ses canons cé emportait plus <strong>de</strong> drapeaux<br />

qu'elle n'en atvait perdra.<br />

D'ailleurs -l'ennemi, épuisé, ne ternie .même<br />

pas la'poursuiite, et le len<strong>de</strong>main, Villars pou-<br />

ivait <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r au roi : « Si Dieu -noue fait la<br />

grâce d.e perdre encore une pareille bataille, .<br />

iVotre Maiesté peut eonapter que ses ennemis !<br />

soiat d.'cèruits ».<br />

Ce n'était point une rodomonta<strong>de</strong> ; en e.fiet, :<br />

les alliés avaient perdu 22,O&0 hommes et no-<br />

tre armée seulement 11,000.<br />

Le momiuniect <strong>de</strong> Malpiaquet est, dû au sculp-<br />

teur Cornell'.lle 'ITreaniissen ; tl se comaipose d'u-<br />

nie pvnxtmidie <strong>de</strong> pierre à la surface princi-<br />

pale <strong>de</strong> îaqwfifle l'artiste a réuni, en mectail-<br />

iion, las profils <strong>de</strong> Vilar -et <strong>de</strong> Bouffer?.<br />

I» marquis <strong>de</strong> Votru-é, menibr-o <strong>de</strong> l'Arailé-<br />

anie Urançaiee et prési<strong>de</strong>nt du Cominé, qui<br />

compte parmi ses asoeniants un comtoa-titant<br />

<strong>de</strong> Mowp3aqtwt, a piononcé un éHoquent dis-<br />

COIUMI.<br />

Apres avoir fait l'iiiistoriqn-e <strong>de</strong> la bataiBe<br />

et dieis gllori«ii,x vaincus, l'orateur diéeAafe que<br />

g «• à tous les combattants <strong>de</strong> iMaftatewret,<br />

IdiepujK le mairtKihaJ <strong>de</strong> France j.iifqu'au d-er-<br />

nier sold*!, que le moriiumenit est dédié<br />

•i ~ u l nl 's dans l'effort et l.a sacrifice, a-t-il dit,<br />

jil» doavwnit être unis «ans l'hommage que ta<br />

*Yaniee leur rend anjoui-d 'limi car c'est bien<br />

ttùommage <strong>de</strong> la Fu-amce qui eimmoMise dans<br />

aa pv.i-a mute qi i,o nous in aie- 1 iriins.<br />

«Le Comité qui l'a élevé n'a ou d'autre am<br />

œifflftfW? <strong>de</strong>voir <strong>de</strong> reionnn .s<br />

-„~^ G '5 st sur cett€ teiïre ' si française, sous la<br />

gar<strong>de</strong> <strong>de</strong> cette population patriotique, que s'é-<br />

ttèvera désormais la pyrami<strong>de</strong> <strong>de</strong> Malplaquet<br />

. L'artiste da grand talent qui l'a exécutée<br />

K su lui donner le caractère pour prési<strong>de</strong>r le Congrès das pêch-aurs ma-<br />

«ritimes.<br />

Une aoanbre-use population, notamment<br />

Ibeaucoup <strong>de</strong> pêcheurs, attendaient à la gare.<br />

M. Ghieiron, aE>rès /m xéceptiens, qui oait eiu<br />

fiùeu à lia Scus-Préflecltiure, s*est -rendu au Con-<br />

igrès ; jici, n'^œ<br />

<strong>de</strong>s impôts à l',ci«lm.i.i,sti;atioin .nui<br />

B<br />

<strong>de</strong> Kharbine. suivant l'exemple d» la <<br />

chinoise qui conteste les droits <strong>de</strong> la »'»<br />

<strong>de</strong> réclamer en Man<strong>de</strong>hourie <strong>de</strong>s<br />

d'autres Habitants qu'aux «atiorm x riiss s<br />

Ha oolico do Kharbine lit opérer mu. .saisie<br />

cJ,eS es commerçants allemands , cI 1 •<br />

Hisou'a faire lerw^élaWwst^AjJ»^ 1 ^<br />

'on alleman<strong>de</strong> 11,-iimann et Aunilmusmer<br />

yi^c ;msunui;'mamlàKhar,,ine .H.,-<br />

scellés et déclara qu'il ne conna iw ; ,': ,!. .<br />

l )in e d'autre administralion que 1 adini-n ,sti a<br />

lion cliinaise» ,.. »' -t t n] ».<br />

Il avertit en outre l.a .police qini ; hU<br />

cer un poste <strong>de</strong> soldais allenia, Is h - _'<br />

taMiesement si «Me s'opposait a sa aéouvt.r<br />

U Onanl à té question ^^ f___jS£g<br />

l'rtnriier, aioii.tant toutefois que 1 ,a. Imi i stra<br />

lion m., nicipalc <strong>de</strong>vi.it ^ é .^ n ^<br />

C ^<br />

avant, d'agir contre <strong>de</strong>s sujets allemands.<br />

av,'l, un J*.:. .1"' r 11UU>,<br />

OurtlKi fa il. rtiMilui m<br />

liMnAirea ,a m. « ».<br />

Biarlot et Hoiigtar i>n<br />

mn U-aïuis, mais lU< re<br />

.•,,,i-,-.-i .m loin- t«mbie,<br />

-i s fait un dam,<br />

10. V: i|,, v<br />

sJJ^ sqne en i„,v<br />

'* .


tttudi <strong>13</strong> Steplefliore 1939<br />

Le Meeting cVAucli<br />

Ainsi<br />

nous l'avons dit hier, le grand<br />

i- K uui*é vendredi sou- ù Aueli pour<br />

ïrioctU'h * n tre le saisie et la vente Ou uiobi-<br />

fi?°dT'MBr Htcw<br />

•^S^i les orateurs. MM. le mnrquls d<br />

10U d o (ta.ssa.Kiuu:. V'dou<br />

un inagnillque<br />

pins,<br />

Pierre Riêtry, Del-<br />

ête longuement et frêné-<br />

thiuem l ;' ll ;j; l, ': N |'^'i. ,., I lerouile<strong>de</strong>, f|Ul<br />

M» '. p ,voyé (tes lettres «icvciiMe et d'a-<br />

flVille.'IIl «-' J ,.JialiUlf Ne-<br />

tfret, «wmnw luui'uié.<br />

et. trwvo:<br />

arceaux<br />

et jeta l'effroi<br />

~art%l,a<br />

route <strong>de</strong> Balma,<br />

tunit, vers 7 heures et «ternie<br />

après avoir passé la journée<br />

aveoRoa ia,uarad«» Keniand Kanjoaux, 17 ans.<br />

éè , eni.-i it boulànifer, a frappé ce <strong>de</strong>rnier, sur<br />

ta . ont «le ri'.eole \elèri naire, «i un coup<br />

roii-e-iu au sein droit, et cota à propos dune<br />

diffus* ion lufile, Cè<strong>de</strong>nt à un accès d irascibi-<br />

Jil'é produit par «les arrêts nombreux dans tes<br />

buvettes oui pullulent, sur les allées l.afayelto.<br />

Bel invoque «m effet l'ivresse comme moyen<br />

«iedéfensè. L'inculpé a <strong>de</strong> très mauvais anté-<br />

céeenis il a Été déjà ron<strong>de</strong> mné pour vol.<br />

Malgré une excellente plaidoirie do M" Au-<br />

riol, le tribunal l'envoie jusqu'à 21 ans dans<br />

une maison <strong>de</strong> correction.<br />

VAGABONDAGE ET INI-UACTION A LA POLICE DES CHE-<br />

MIN, ni liai - n amène eue,oie suir lo petit<br />

banc h' dénommé Vigné.ras C-i.millo Kent, 18<br />

.,„; p.uilanaer. sans domicile hxe. né en 181«<br />

, Mauiv .-ca, pri s Karcelune («leci<strong>de</strong>ment la pa-<br />

du Cid 0OUS envoie <strong>de</strong>puis linéique tennis<br />

s, -s malfaiteurs), arrêté 1e 8 sepfeni.hrc<br />

nniir avoir été trouvé couché à. la gare Mnta-<br />

,,,,,1 dan-, un wagon : 21» francs d'amen<strong>de</strong>.<br />

un ne retient ('«mire ce <strong>de</strong>rnier que 1 mfrac-<br />

thm à la polu-e <strong>de</strong>s cheiniirs <strong>de</strong> fer.<br />

VAOABONI).V«E srie.lAL. — Paul Désiré Alfred,<br />

,1,,,moitié rue Dtsiifert-Hocheruan, 51, ne à<br />

,' ('ervnis (Drénie) en 1882, a été arrêté<br />

Sanit-Beriiatxl te il août <strong>de</strong>rnier par le*<br />

.,e '„'is <strong>de</strong> la briga<strong>de</strong> mobile pour avoir vendu<br />

a?t« nombreuse* personnes qui fréquentent ces<br />

le dbnauehe matin, <strong>de</strong>s envelopiH!»<br />

à résultats négatifs : <strong>de</strong>ux mois <strong>de</strong><br />

café, le flui<strong>de</strong> p<br />

le battant ouw<br />

sèment, sortit par<br />

bondés <strong>de</strong> mon<strong>de</strong>,<br />

consommateurs et surtout dal<br />

aée à l'eictériear.<br />

Un grand exi «l'effroi retentit «t obn.c.wn so<br />

roffa-rrlo et examine son voisin. Hftttrmii-mTeii t<br />

personne n'avait n. c'est ,,u'i-i avait naUiié cette ville avec<br />

sa famille il y A quelques quatre ans.<br />

ApnV, un 1' sévère aeliinineslation inlSemln<br />

«lécé<strong>de</strong> le 18 fvoipte.nvhro 1900, A l'Age d«'- 77 an.-,,<br />

inimi «les siic.r«uno.nts rin notre Sainte Mère<br />

' Y>'.' 'nhscque* auront Heu à lu citUiéilrale,<br />

Sa.nt raiiiemme, sa pnr«>fisso, -le irtardi H «M'teim-<br />

l,re a lo ,h««u,r.OK «lu «nat.an<br />

11' ne sera uiiiH envoyé <strong>de</strong> lottrcs do fair«v<br />

l»art.<br />

on ne reçoit vas.<br />

Incendie<br />

Hier ïiprès*!ui


Lundi <strong>13</strong> <strong>Septembre</strong> 1SM .nji/.' .IHIIIMI»in" nin—iTwriiiiiwi IIII HIMMM—<br />

Foires et Marchés<br />

MARCHE DIS B0RDF.A.UX<br />

I Du 12 septembre.<br />

R oilita?e.<br />

AVETRON<br />

Ro<strong>de</strong>z,<br />

; ^otreB<strong>de</strong>îseptembre.<br />

• *vold je» cours constatés pai la mercuriale offl-<br />

Wme t<br />

JTtoment, 6 hectolitres, à 19 fr.; seigle, 6 htectol,<br />

f i fr.s aiwstne, 4 .hectol., à 9 50; orge, 3 hectol.<br />

4r., la tout l'hectolitre; farine, 16 saches, à 42, 44<br />

«* 40 tr-j pain Wanc, 0 35; bis blanc, 0 326; bis, 0 325,<br />

46 tout le kilo.<br />

Vaches, 600, 1 70 le kilo, 70 fr. les 1O0 kilos; bœufs,<br />

£00, i 70 le ikik»; 80 Ir. les 100 kilos; veaux, 200, 1 80<br />

Je-wlo, 80 *r. les 100 kilos; moutons, 300, 1 80 le kilo,<br />

£5 tr. les 100 kilos; .porcs girafi, 60, 90 fr. ; veaux<br />

SCéïevage, 15, 30 fr..<br />

(Lait, S.600 litres, 0 fr. 20; beurre, 30 kilos, 2 50 le<br />

{kilo; œufs, 000 douzaines, 0 90 ia douzaine; vo-<br />

Sâtîles, 4000 paires, 1 50 la pièce.<br />

îPommes <strong>de</strong> terre, 7 f r.<br />

: iSJoiOr-ô fiVi paille, 4 50 les 50 kilos.<br />

TARN<br />

Castres<br />

ÎSJaœcllé du il septembre <strong>1909</strong> ;<br />

' ÎPnx moyen, — Blé, 18 69; seigle, 14; maïs, 17<br />

jovolne, 10 25.<br />

, fictx du pain. — Pain, blanc, 0 33; pain <strong>de</strong> toute<br />

iterlne, 0*28; nain bis, 0 24, le tout le kilogramme.<br />

TARN-ET-GARONNE Montauban.<br />

' Bourse. — Blé fin supérieur, 19 05; blé tendre<br />

'moyen,, 18 60, le tout les 80 kilos.<br />

Halle. —Blé, Ire qualité, 18 56 ; 2e qualité, 18; prix<br />

SDM>yan, 16 27; seigle, 14; fèves, 18 50; maïs, i7; avoi-<br />

âfU 11; orge, 10 50, le tout l'hectolitre.<br />

Bourg-<strong>de</strong>-Visa<br />

Foire du 8 septembre. — Cette foire, qui corn<br />

-menée la série <strong>de</strong>s belles foires d'automne et qui<br />

iaurrait dû attrrtlr -beaucoup <strong>de</strong> mon<strong>de</strong>, a été coupée<br />

jpar la .plraie qui est tombée dans la matinée; cepen-<br />

ifta-at, le -marché aux bestiaux a été assez fourni. Il<br />

S'y est traité pas mal d'affaires.<br />

Voici les cours pratiqués :<br />

SBceoIs, forts attelags, <strong>de</strong> 1.200 à 1.300 fr.: moyens,<br />

jflfo 900 à 1.-000 fr. ; <strong>de</strong> dressage, rte «05 à 900 fr. ; va-<br />

illes, <strong>de</strong> 900 à 1.100 fr.; génisses, <strong>de</strong> 600 à 900 fr., le<br />

tout la paire.<br />

Boucherie. — Bosnrts, <strong>de</strong> 43 à 46 fr. ; vaches, <strong>de</strong> 38 a<br />

.0 Mr. les 50 kilos, poids vif; veaux, <strong>de</strong> 0 90 a 1 fr.;<br />

moutons, <strong>de</strong> 0 80 à 0 90 le kilo, poids vif.<br />

Volailles, <strong>de</strong> 60 a 76 centimes; canards, do 50 à<br />

56 c, le tout le <strong>de</strong>mi-kilo, poids vif; œuis, do 0 t» i<br />

fr. la douzaine.<br />

MARCHE AUX FRUITS<br />

Duras, 10 septembre.<br />

Notre marché aux fruits du jeudi 9 a été très pe-<br />

tit à caus «<strong>de</strong> la pluie qui n'a cessé <strong>de</strong> tomber. Voici<br />

les cours -pratiqués :<br />

Pèches, 6 à 14 fr. les 50 kilos; brugnons, 8 à 10 fr.<br />

le quintal; poires, 4 à 6 fr. ; fraises, 0 25 le bol; to-<br />

mates, 0 15 le kilo.<br />

MARCHES AUX PRUNES<br />

Vllleneuve-suT-Lot, 11 septembre.<br />

Apport au marché <strong>de</strong> ce jour, 4.000 quintaux; lé-<br />

gère baisse sur toutes les sortes.<br />

Voici les cours ;<br />

44-6, 00 à 70 £r. ; 50-6, 46 à 48 f r. ; 60-6, 34 à 36 fr.;<br />

70-6, 28 à 30 fr. ; 80 6, 26 à 20 fr.-, 90-C, 20 à 21 fr.;<br />

100-6, 14 a 15 fr. ; 120-6, 10 à 12 fr. ; fretin, 5 à 6 fr.<br />

Port-Sainte-Marie, 11 septembre.<br />

Marché très animé, avec hausse sur les cours pré-<br />

cé<strong>de</strong>nts.<br />

Apport, 600 à 700 quintaux. Tout vendu aux cours<br />

suivants :<br />

Les 60'-4, 35 fr.; 70-4, 26 à 28 f r. ; 80-4 , 23 à 24 fr.;<br />

90-4, 18 fr. ; 100-4, 15 fi'.; 110-4, 12 fr. ; 120-4, 19 fi'.,<br />

le tout par 50 kilos.<br />

Montignac-<strong>de</strong>-Lanzun, 11 septembre.<br />

Notre marché d'hier, malgré le mauvais temps,<br />

était bien approvisionné.<br />

Apport, 300 quintaux. Tout vendu. — Voici les<br />

coulrs pratiqués :<br />

50-5, 40 fr. ; 60-6, 28 fr. ; 70-5, 24 f r. ; 80 5, 20 f r. ; 90-5,<br />

16 fr.; 100-5, 14 fr.; 110-5, 12 lr.; 1205, 9 lr. : fretin,<br />

7 fr., le tout les 50 kilos, selon grosseur et qualité.<br />

voyage aller et retour da la gare <strong>de</strong> départ a<br />

l'un <strong>de</strong>s points <strong>de</strong>sdites zones.<br />

Première zone (délivrance du V pim au >><br />

septembre), <strong>de</strong> Clermont-Ferrand à hyguran-<br />

<strong>de</strong>, <strong>de</strong> Laqueuille au Mont-Dore, d'Eyguran<strong>de</strong><br />

à Aurillac et ù Neussargues, <strong>de</strong> Bort à Neus-<br />

sargues, <strong>de</strong> Neussargues à Arvant, <strong>de</strong> Miécaie<br />

à Saint-Denis-près-Martel, do Saint-Dcnis-prûs-<br />

Martel à Rocainadoiir.<br />

Deuxième zone (délivrance du 15 juin au la<br />

septembre), <strong>de</strong> Saint-Denis-piès-Martel à Ar-<br />

vant, <strong>de</strong> Vieseu.inp-sou.s-Jallès à Figeac, da<br />

Neussargues à Millau, <strong>de</strong> Mon<strong>de</strong> au Monasticr,<br />

<strong>de</strong> Sévérac-le-Chafeau a Ro<strong>de</strong>z, d© Ro<strong>de</strong>z a<br />

Saint-Denis-près-Martel, et <strong>de</strong> Ro<strong>de</strong>z à Tenus.<br />

Validité, un mois avec faculté <strong>de</strong> prolonga-<br />

^ Pour les cartes <strong>de</strong> famille, réduction <strong>de</strong> 10 à<br />

60 %<br />

Pour tous renseignements complémentaires,<br />

consulter le Livret-Gui<strong>de</strong> <strong>de</strong> la Compagnie.<br />

CHEMIN DE FER D'ORLEANS<br />

EXCURSIONS AUX GOBEES DU TARN<br />

CHEMIN DE FER D'ORLEANS<br />

Billets d'aller et retour individuels et <strong>de</strong> famille<br />

pour les stations thermales et estivales <strong>de</strong>s Pgré.<br />

nées, du Golfe <strong>de</strong> Gascogne et du Boussillon.<br />

Arcachon, Biarritz, Dax, Pau, Salies-<strong>de</strong>-Béarn,<br />

Laruns-Eaux-Bonnes (Eaux Chau<strong>de</strong>s), Piei-relitte-<br />

Nestalas, (Cauterets, Luz-Saint-Sauveur), Ilagnères-<br />

<strong>de</strong>-Bigorre, Luchon, Ax-les-Therroes, Axat (Au<strong>de</strong>),<br />

Vernet-les-Bains, Amélie-les-Bains, etc...<br />

La Compagnie d'Orléans délivre toute l'année à<br />

toutes les gares <strong>de</strong> son réseau, pour les stations<br />

thermales et estivales du Midi ;<br />

1" Des billets d'aller et retour individuels avec<br />

réduction <strong>de</strong> 25 % en 2" et 3" classes, sur les prix<br />

calculés au tarif général d'après l'itinéraire effec-<br />

tivement suivi ;<br />

2° Des billets <strong>de</strong> famille <strong>de</strong> l", 2" et 3* classes,<br />

comportant une réduction <strong>de</strong> 40 % suivant le nom-<br />

bre <strong>de</strong>s personnes, sous condition d'effectuer un<br />

parcours minimum <strong>de</strong> 300 kilomètres (aller et re-<br />

tour compris).<br />

Durée <strong>de</strong> validité : SS Jours<br />

à compter du jour <strong>de</strong> départ, ce jour compris, avec<br />

faculté <strong>de</strong> prolongation.<br />

CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLEANS<br />

AUVERGNE<br />

Stations thermales <strong>de</strong> la Bourboule,<br />

Le Mont-Dore, etc.<br />

A l'occasion <strong>de</strong> la saison thermale <strong>de</strong> <strong>1909</strong>,<br />

la Compagnie d'Orléans a organisé à partir<br />

du 8 juin, un double service direct <strong>de</strong> jour et<br />

<strong>de</strong> nuit, entre Paris, La Bourboule; Le Mont-<br />

Dore, Néris-les-Bains et Evaux-les-Bains.<br />

Voitures <strong>de</strong> toutes classes, wagon-restaurant,<br />

wagons-lits avec salons-lits, lits ordinaires ei<br />

couchettes <strong>de</strong> Paris au Mont-Dore.<br />

Les voyageurs peuvent utiliser les combinai-<br />

sons <strong>de</strong> billets suivantes :<br />

Billets d'aller et retour individuels pour les<br />

stations thermales délivrés du 1er juin au 30<br />

septembre Validité rlO jours, non compris les<br />

jours <strong>de</strong> départ et d'arrivée, avec prolongation<br />

moyennant supplément. A titre d'essai, les bil-<br />

lets délivrés du 1 er au 15 juin et du 15 août au<br />

30 septembre <strong>1909</strong>, pour les stations du Mont-<br />

Dore, <strong>de</strong> la Bourboule, <strong>de</strong> Cransac et <strong>de</strong> Cham-<br />

blet-Neris (Néris-les-Bains) seront exception<br />

nellement valables 25 jours sans prolongation.<br />

Billets d'aller et Tetour collectifs <strong>de</strong> famille<br />

pour les saisons <strong>de</strong> printemps et d'été.<br />

Réduction allant jusqu'à 75 %.<br />

Pour les billets <strong>de</strong> printemps, délivrés du<br />

jeudi qui précè<strong>de</strong> la fête <strong>de</strong>s Rameaux au 25<br />

juin exclu, validité 33 jours avec prolongation<br />

moyennant supplément.<br />

Pour les billets d'été délivrés du 25 juin au<br />

l or octobre, validité jusqu'au 5 novemPre, sans<br />

supplément, quelle que soit l'époque <strong>de</strong> déli-<br />

vrance.<br />

Billets spéciaux d'excursion délivrés du I e *<br />

juin au 30 septembre au départ <strong>de</strong>s principales<br />

gares du réseau, valables 30 jours avec fa-<br />

culté <strong>de</strong> prolongation ; 3 itinéraires permettant<br />

<strong>de</strong> visiter les points les plus intéressants <strong>de</strong><br />

l'Auvergne et du Limousin, Le Mont-Dore, La<br />

BouTboule, Royat, Clermont-Ferrand, les val-<br />

lées <strong>de</strong> la Cère et <strong>de</strong> l'AUagnon, Le Lioran,<br />

Les Monts d'Aubrac, etc.<br />

Cartes d'excursion individuelles et <strong>de</strong> fa-<br />

mille au départ <strong>de</strong> Paris et <strong>de</strong>s principales ga-<br />

res du réseau, donnant droit à la libre circula-<br />

tion sur <strong>de</strong>ux zones déterminées ainsi qu'à un<br />

U est délivré pendant toute l'année <strong>de</strong>s billets <strong>de</strong><br />

voyage circulaire <strong>de</strong> ire et <strong>de</strong> 2* classe, permettant<br />

<strong>de</strong> visiter les Gorges du Tarn et comprenant les iti-<br />

néraires ci-après, savoir :<br />

<strong>Toulouse</strong>. — Figeac, Neussargues, Garabit ou Cap-<br />

<strong>de</strong>nac, Ro<strong>de</strong>z (1), Canourgtie (interruption du voyage<br />

par fer), Aguessac ou Millau^Béziers. Carcassonne,<br />

<strong>Toulouse</strong>.<br />

ire classe : 6i fr.; 2" classe : 47 fr.<br />

Bor<strong>de</strong>aux-Basti<strong>de</strong>. — Llbourne, Coutras, Péri-<br />

gueux, Brive ou Bergerac, Le Buisson, Saint-Denis-<br />

/près-Marteil-Rocamadour, Laval-<strong>de</strong>-Cère-Vlc-sur-Cère-<br />

Neussargues-Garahit ou Figeac, ou Cap<strong>de</strong>nac, Ro-<br />

<strong>de</strong>z (1), Mendo ou Banassac-la-Canourgue (interrup<br />

tion du voyag-e par fer), Aguessac ou MiUau, liéda-<br />

rieux, Béziers, Carcassonne, <strong>Toulouse</strong>, ou Saiut-<br />

Pons, Cartres (Tarn), Saint-Sutpice (Tarn), Montau-<br />

ban, Agen, Bor<strong>de</strong>aux-SaintJean.<br />

Validité <strong>de</strong>s billets : 30 jours, non compris le jour<br />

<strong>de</strong> départ avec faculté <strong>de</strong> prolongation moyennant<br />

supplément.<br />

NOTA. — Les voyageurs peuvent commencer leur<br />

voyage à toutes '.es gares situées sur l'itinéraire du<br />

voyage circulaire, mais ils doivent suivre cet Itiné-<br />

raire dans l'ordre indiqué cl-<strong>de</strong>ssus, l'excursion <strong>de</strong>s<br />

Gorges du Tarn n'étant possible que dans le seul<br />

<strong>de</strong> la <strong>de</strong>scente.<br />

Les frais <strong>de</strong> rexcursiorr dans les Gorges du Tarn<br />

ne sont pas compris dans les prix <strong>de</strong>s billets <strong>de</strong><br />

voyages circulaires.<br />

(l) En vue d'une excursion au Viaduc du viaur,<br />

les voyageurs peuvent effectuer le parcours <strong>de</strong> Ro-<br />

<strong>de</strong>z à Albi-Orléans et retour, avec faculté d'arrêt à<br />

la halte <strong>de</strong> Viaur, tant à l'aller qu'au retour, mo-<br />

yennant la perception d'un supplément <strong>de</strong> 7 fr. 30<br />

en ire classe et <strong>de</strong> 5 fr. en 2" classe.<br />

CHEMIN DE FER D'ORLEANS<br />

La Compagnie <strong>de</strong>s Chemins <strong>de</strong> fer <strong>de</strong> Parts a<br />

Orléans a l'honneur <strong>de</strong> porter à la connaissance du<br />

public que le Gui<strong>de</strong> Illustré <strong>de</strong> son réseau pour<br />

<strong>1909</strong> est actuellement mis en vente au prix <strong>de</strong> û fr. 30<br />

dans les bil-Jiotheqiies <strong>de</strong> ses gares, dins ses bureaux<br />

<strong>de</strong> ville et dans les principales agences <strong>de</strong> voyage<br />

<strong>de</strong> Paris.<br />

Il est également adressé franco à domicile contre<br />

l'envoi <strong>de</strong> 0 fr. 50 en timbres-poste à l'Administra-<br />

tion Centrale, 1, place Valhubert, à Paris, Bureau<br />

du Trafic-Voyageurs (Publicité).<br />

Ce Gui<strong>de</strong>, <strong>de</strong> plus <strong>de</strong> 330 pages, Illustré <strong>de</strong> 127<br />

gravures contient, en outre d'un certain nombre <strong>de</strong><br />

plans et <strong>de</strong> cartes, les renseignements les plus utiles<br />

pour le voyageur (<strong>de</strong>scription <strong>de</strong>s sites et <strong>de</strong>s lieux<br />

d'excursion en Touraine, en Bretagne, en Auvergne,<br />

dans les Pyrénées et le centre <strong>de</strong> la France, horai-<br />

res <strong>de</strong>s trains, principales combinaisons <strong>de</strong> tarifs,<br />

etc.).<br />

„» o„ ntnlUre <strong>de</strong> voyager Isolément a <strong>de</strong>- 1<br />

M^tr? 1Wr^ûCT , é» le lieu do <strong>de</strong>s)<br />

^StrTff MlM^Î. saison d'été, les<br />

à l'iUler et au retour en adiaftlaiit au guichet le<br />

prix d'un billet militaire.<br />

CHEMIN DE FER D'ORLEANS<br />

nmets <strong>de</strong> libre circulation pour les plages dtfl<br />

muas oe t 1 in vOW< u.'iutu'ai<br />

Incontiiienee lui i ,<br />

Bentradieaiemeat gu it'les pai m<br />

piluloa dut Dootoui? JOUK<br />

LeFlacon, 4fran nii-<br />

Btxto, a no p-lu» trouver qu'un, $etU bloc<br />

Matin<br />

Matin<br />

Soir ..<br />

6 5<br />

11 12<br />

4 37<br />

Matin<br />

Soir ..<br />

Soir . ,<br />

a 33<br />

I 58<br />

7 43<br />

<strong>de</strong> glace colorée au fond <strong>de</strong> son verre.<br />

Pour être certain <strong>de</strong> l'exactitu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s<br />

données qui servaient au docteur Peter-<br />

sen a faire le point, Georges Durtal le<br />

pria ae le fane à nouveau à dix heures<br />

La latitu<strong>de</strong> trouvée fut 87°50'.<br />

teur ? Ve ° qu


DU MIDI<br />

LE NUMERO 5CENTIMES<br />

Organe quotidien <strong>de</strong> Défense Sociale et Religieuse<br />

RÉDACTION ET ADMINISTRATION: <strong>Toulouse</strong>, Rue Roquelaine, 25<br />

LE NUMERO 5 CENTIMES<br />

fi<br />

• ». H • «o * n<br />

ÉDITIONS RÉGIONALES<br />

p/tiAjn ««NTS NON LIMITBOPni» y . 43. J4<br />

ÉTRANGER (OllM poiUl.) a« . 20 - «O •<br />

|«M Abonnement! partent daa !•> «t tt la ahaqxia nota •< tout payable! CtTUM<br />

XcnUt d—++*di


—ai<br />

» Mails quelles que soient les tra«jeforma- '<br />

lions coinsi'.itutioii'neuea, dont la réalisation '<br />

.s'impose pour rétablir l'équilibre national, le<br />

premier soin, le, premier <strong>de</strong>voir est <strong>de</strong> chasser<br />

diu Parlement lo nadicallMne qui n'a gouverné<br />

qu'en dionnant <strong>de</strong>s gages au, colieotrviame et<br />

en abaissant la France <strong>de</strong>vant r étranger, jus-<br />

qu'au jour où elle rjérinail dans un cataclysme<br />

eur«|i,éen.<br />

» .si. les élections pix>ahain.es ont une signifl-<br />

*ati«n et un tout, ce sera «l'achever sa délaite.<br />

» Douée ans d'un tel régime suffirent pour<br />

en avoir la nausée ; qu'il &oit à jamais aboli<br />

comme il est discrédité et méprisé pour tou-<br />

jours 1 »<br />

_ JOUBNAUX BLOCAJIÛS<br />

De l'Action : „<br />

« L'ordre nouveau qui s'impose à l'attention<br />

du parti réà Pécari <strong>de</strong>s s*«natoree die contrats qui met-<br />

tant, fin au* grevée «t son<strong>de</strong>nt les. accords dos<br />

ipatrons ai <strong>de</strong>s ouvriers ? »<br />

[Les accords <strong>de</strong>si patrons et <strong>de</strong>s ouvriers<br />

n'a.u.wnit <strong>de</strong> sanction qu'autant que les Syndi-<br />

cats auront la faculté <strong>de</strong> possé<strong>de</strong>r. Pourquoi<br />

VA ction ne conjimence-t-elle pas par réclamer<br />

cette nécessaire réforme sooiaie î]<br />

Hier, un service solennel avait été célébré<br />

dans la petite égibise do •Malplaquet où, par les<br />

soins du Comité du monument, a été apposée<br />

une plaque <strong>de</strong> marbre portant les noms «les<br />

principaux otneiere tués a la bataille du 11<br />

septei nbre 1709.<br />

A rOuest-Parisfen<br />

Les employés <strong>de</strong> 'la Compagnie <strong>de</strong>s tram-<br />

ways <strong>de</strong> l'OuesiUtarisien, lignes d'u Ohamp-<br />

<strong>de</strong>-,Mairs à Bagmeiux ot Chatenay. se sont inas<br />

en grève, diaaiairiiiiant ta renvoi d'un chef <br />

dre auprès à* Mouiiwi Hafi'd ci feu ' -M. 1 ' ;<br />

Situât i uni aituerie .tans le lt.it l - ;<br />

du sultan l'envol d© munitions. et < 1 f 'V,,,,.<br />

ou son inlirvention. uupnw dw I ivmagiio i«<br />

la cessation immédiate <strong>de</strong>s hostilités,<br />

journaliste arrêté<br />

Madrid, 12 septembre<br />

Lo conseil <strong>de</strong>s ministres «'est occupé du cas<br />

do M. Roméo. . .,,,,„„, P<br />

Lo ministre <strong>de</strong> l'intérieur, M. Lu > > v - .<br />

détendu <strong>de</strong> transmettre en province <strong>de</strong>s Infor<br />

mations sur cette incarcération et sur le tours<br />

quo suivra le procès<br />

U «1M1.M Ul! WiKM U<br />

Mii-f», un cWpart |,, Usi<br />

V;/^ "'n> dl U-UUnr a Mit I; .,r-<br />

i ".Sl n« «rlJ » hauteur, a ait HMi.<br />

n atterri u/usiiueiiwjit, 8 vain-<br />

rua (MMMtant avec en.fhouisafsnie on ni,lt (O'Neil.) ; 2. fliCà M ,<br />

Non placés : Phoci<strong>de</strong>, Cortado<br />

neml-longiieur. Deux longueurs<br />

Mut.11© : Gagnant 32 50 ; placés<br />

PLivak <strong>13</strong> 50, Chaton 20.<br />

1<br />

OurtlM fait ensuite ttl<br />

luuiél.i-ea en -'.'J ul- W »•<br />

niélrlot et lleiotler partent ni ors jwesqne en<br />

me UimpH. mais lilénoi «v t ol'll» <strong>de</strong><br />

aiirés un Unir et et attiré par le i„ ;lu<br />

.Siraw et l'«VJ s •««'ux vols d liler, un |,ul,.IJ0<br />

TIOM l,I>Ml.x est venu a us m 1 ' h il I :.v,l l.-r aux .- MmV<br />

riê," es qui doivent avoir Heu sur lo champ (î-avia.<br />

U '('lld«jraja qui a fait ee matin, «le IHHLIKI liromls <strong>de</strong><br />

^rr'n'a Vu Heu Jm W'^lg®» i'M<br />

d'ai-i-lver ur <strong>de</strong> plsle en mulan. ^ , ,.<br />

prend M. llrégl A son |K»ni , r "' 1 -' 1 "<br />

puis fait un tour do piste ' S *'* 1 ' 0 l,,lcl 1 u « r*«<br />

La foule le porte en triomphé.<br />

(Vt tprèS-MldJ, A 3 h. ^V^uJ\^uT^<br />

ékryé sur un planeur; il a atteint la hmiL",T'oe -<br />

mètri*. mais le veut éUnl ;*.wz fort, VnZ,£ù î<br />

oi^oo 01 M . V Ul ' IJ1,< '- "*' """vanl pli» *rLr<br />

l'MnIUbre, «\* loml^ d'une Hauteur <strong>de</strong> t.-, mo ir,«<br />

onviron. se faisant uno blosuro au front et so ras<br />

luit le plort.<br />

B a éux soigné par le service ambulancier <strong>de</strong> Par-<br />

«çnd.aju le u-aivaport «Tn kSSIBK un gendarme nul<br />

De notre correspondant particulier :<br />

PRÉLATS PÉLEIUNS<br />

Son Kmincnce le cardinal Michel Loguc, ar-<br />

clievfVfftie d'Armagh et primat <strong>de</strong> toute l'Ir-<br />

lan<strong>de</strong>.<br />

S .G. Mgr Robert Browno, évoque <strong>de</strong> Cloyne<br />

(Irlan<strong>de</strong>), en ré.«idcnco a Queenstovvn.<br />

S. G. Mgr Henri <strong>de</strong> Laspfnasse <strong>de</strong> Sauno, d«<br />

la Compagnie <strong>de</strong> Jésus, évéquo titulaire <strong>de</strong><br />

Ithizoul-o, coadjuteur <strong>de</strong> S. G. Mgr Cazet, vL<br />

cair© apostolirpio rte Madae .'iscjir central.<br />

S. G. Mgr Marie-Jcan-Cétestin Douais, évô-<br />

mio <strong>de</strong> BeauvaLs.<br />

S. G. (Mgr Henry O'Neill, évéo-iie <strong>de</strong> Dromore<br />

(Irlan<strong>de</strong>), ,.n rési<strong>de</strong>nce a Animal ne (Nevvryh<br />

Mgr (^rton, du diocèse rte ('.ambrai, arelii-<br />

prétTe <strong>de</strong> Su iiit.pierre ct Saint-Paul, a Line,<br />

prélat, rte la Maison rte Sa Sainteté.<br />

jMgr Sigismond WaiU, camorier secret do bt<br />

Sainteté, directeur et prési<strong>de</strong>nt du pèlerinage<br />

tyrolien<br />

.Mgr Ile,r7.et, vienire général dfl Liège, camé-<br />

rier d'honneur <strong>de</strong> Sa Sainteté, prési<strong>de</strong>nt du<br />

pèlerinage national belgo <strong>de</strong> septcmhro.<br />

Pfd.FU INAOKS 1IK 1 .\ SKMAINR<br />

T.inidl H «epii.m,hro. — t/x pèlerinage dlO-<br />

çesain rte Reims (2 train*) ; départs 3 li 3»


'<br />

Le Meeting d'Auch<br />

.1 nous l'avons tilt hier, le grand<br />

*2tj,o ->rguni*é vendredi .soir a Auctt pour!<br />

'"" ' ICI- contr» la saisis: ot la vente du mobl-<br />

Ve uVa M«r llicaxul. a ob«ou un maghiilque<br />

Ijindl <strong>13</strong> S&plamfore 1991<br />

lier i<br />

su. i!©1 les orateurs, MM. ie marquis <strong>de</strong> lu<br />

L ,'i d, i Cassa :O.M . \ ..loti, l'ierre llielry, I<br />

P ,r'.iiialouii ont été lunxuement ot frè<br />

rr^ „o,i..s do MM. LI<br />

.. IHICS et iiérouilèdo, qui<br />

,,i envoyé du» lettres d'excuse et d'a-<br />

BVllH.lu - w , _ „,,.,, iiiiniwuii'iit acclamés.<br />

P^ÎSS' ta meeting. M. le .marquis do Pins,<br />

M$»Wl*-it la réunion, a reçu <strong>de</strong> Monsei-<br />

fU<br />

|neu r "ï' ! ar'(!iw'v''' | l u,! A ;t ' ' !a 'ettre suivante :<br />

Auch, le u septembre mou.<br />

Monsieur le Marquis,<br />

vous n'avez pus voulu laisser s'opérer sans<br />

mroiestation l'acte d'iniquité qui se consomme<br />

Aujourd'hui eu unir, vitii d'Auch.<br />

Avec quelQVfit t.ou. mes <strong>de</strong> cœur el <strong>de</strong> talent,<br />

Qin honorent notre Gascogne cl le Parlement,<br />

vous Vax&i flèiii, hier, comme il le mérite,<br />

r» cl« accents que U département tout entier<br />

accueillera <strong>de</strong>main avec admiration,<br />

p nmetttix-moi <strong>de</strong> vous en exprimer ma plus<br />

respectueuse gratitu<strong>de</strong>.<br />

ai ma personne, eût été seule en cause, je<br />

POU! aurais supplié <strong>de</strong> l'ignorer. Mais <strong>de</strong>r-<br />

rière moi nous anez vu votr.e Archcivêque, et<br />

à côté <strong>de</strong> lui vous avez distingué tous ces pe-<br />

tits enfants gascons que ma loi <strong>de</strong> Pasteur et<br />

mon cœur <strong>de</strong> Père om voulu défendre contre<br />

les odieuses profanations <strong>de</strong> l'école mauvaise ;<br />

et vous ave:., en ce meeting, qui fera époque<br />

dtmt l'histoire <strong>de</strong> noire département, crié vo-<br />

tre indignation en vouant cet Archevêque saisi<br />

comme an vulgaire banqueroutier et ses meu-<br />

bles abandonnes au plus offrant sur la place<br />

publique.<br />

C'est plus qu'une cordiale si/mpathie qui<br />

vous a inspirés vous et vos amis ,- vous avez<br />

tntendn surtout accomplir un acte <strong>de</strong> foi.<br />

A ce litre, votre beau geste m'est doublement<br />

agréable.<br />

Je, serais bien étonné si en notre terre gas-<br />

conne, dont vous êtes -tous la gloire et l'espé-<br />

raru:c, un ne faisait pus écho ù vos nobles<br />

protestations,<br />

Ce premier écho du reste ne l'avez-vous pas<br />

recueilli <strong>de</strong> ces trois mille poitrines qui êclav<br />

taieat en applaudisse monts frénétiques pen-<br />

dant que les orateurs leur parlaient <strong>de</strong> nos<br />

libertés violées el <strong>de</strong> la banqueroute morale<br />

où nous a conduits un gouvernement SA<br />

malheur ?<br />

Nous sommes un pays où l'on aime la fierté<br />

el où Von applaudirai tout ce qui est l'indé-<br />

pendance. Votre geWe, qui tient <strong>de</strong> l'une et<br />

<strong>de</strong> l'autre, et qui, avec tant d'éloquence et <strong>de</strong><br />

solennité, a ponctué le mien, sera, soyez-en<br />

sûrs, compris <strong>de</strong> nos populations. Elles sau-<br />

ront faire leur choir entre les mallieureux ex-<br />

ploiteurs qui ne les flattent -que pour les asser-<br />

vir, el ses véritables amis qui n'ont ni trêve<br />

ni repos pour les conserver dans les saiiw.s<br />

traditions qui les firent gran<strong>de</strong>s et heureuses<br />

dans le passé.<br />

J'ai tenu à ce que le premier témoignage en<br />

vienne <strong>de</strong> moi comme l'expression non pas<br />

seulement <strong>de</strong> ma reconnaissance personnelle<br />

mais <strong>de</strong> celle du diocèse tout entier, et commue<br />

le gage <strong>de</strong>s bénédictions que le premier Pas<br />

teur du diocèse <strong>de</strong>man<strong>de</strong> à Dieu <strong>de</strong> faire tom-<br />

ber sur vous et sur vos cltères familles.<br />

Daignez agréer. Monsieur le Marquis, l'as-<br />

surance <strong>de</strong> mes sentiments respectueux et dé-<br />

voués.<br />

ERNEST, Arclicuêquc d'Auch.<br />

Lfis Gran<strong>de</strong>s Manœuvres dans la Mon<br />

faut w»tw que lu, toril»» «tes rAstanonts a été<br />

ineproohablo «t, que leur enduwuico, irtalKi*<br />

I uimléiiiMHiou do U Usnix'Tat/iiro, a. «té adlUlTM<br />

par tous. f<br />

U SITUATION DM lAHTl .S<br />

l.e quartier général do la direction dos ma-<br />

iweuyr*s est aujourd'hui a Auch \ U se traus-<br />

portera domain sudr a Gimout.<br />

'« états major divisionnaires oocuiixsiit<br />

oeluldo la ;i:i* division (général ltrunoau), l'I*<br />

"'*" hnuxl.ii.n , relui do la W division (géné-<br />

ral' Moirttn), Auch. ij&i doux divlatoiiB, au ne-<br />

pus, .sont «wUoiuiAoa A quelques kilomètres<br />

l m <strong>de</strong> l'autre. Demain, elles partiront <strong>de</strong> très<br />

unie licu.ro <strong>de</strong> leur cantonnement pour pre-<br />

dre du champ, il n'y aura donc pas do comhsf,<br />

l.a. division <strong>de</strong> Montauban se groupera autour<br />

do 'l'Isle-en-Jourdaim., où le général p assura la<br />

revue dos divers régiinents massée en njl do 1W svimii>a<br />

Association générale <strong>de</strong>s p. T. T. — Une HÉu<br />

nfon générale <strong>de</strong>s adliAremte <strong>de</strong> l'A n stas P<br />

smrslJr^ * v \ Mr '""" «m'Jouiiid'hu.i lundi m snp.<br />

IOT. IRJUIM du soir.<br />

' «'"lire du jour : DépouillIlKvmiejnit du vote pour<br />

1 .nksi-tion dm conseil <strong>de</strong> l'A. G.; Congés d'aVal<br />

.lor-o-, n' 1 !'" '"'''"'"'"adativ ; Augmenlato ,.„ fil,<br />

;" J » 1« bureau d'Agon ; Recommanda.<br />

i a1ÏÏTf? 1 ; / , ' :us "'' »''J«wr ; ReJ.atio.ns<br />

•in.-il ' o? V J// 1 ' f» M - ,ta mWNf i)»nn,-<br />

oipan ot, ave»; M. le, dùffiûolour dies P T T<br />

Compatriote Notre dilstlngué compas rloto<br />

el mmi, M. Alllbigès, qui ditr-igea à Age,, la SIUA"<br />

rjirsaiic du Coauptolr NoAtonaJ d"Eacomnte ,a<br />

qui se lirouvart dîroctieiuir <strong>de</strong> «et établissement<br />

à Castavs. v.innt d'élue ap|M«é a lia les renseiane.ui.enls Marguerite Daussuo, niénagore ; ljouis iMton<br />

qu i leur ont été fournis par leur cavalerie res- Puyo, forgeron et Marie Eugénie Peyroulct,<br />

peci.ive. Ceflle-ci « pu agir, il est vrai, dans d«s .sans profession ; Ange-Jean-Baptiste Sedra-<br />

.véritable guerre. Il n'en es.t pats moins vrai<br />

que le comman<strong>de</strong>aiient est resté dans une cer-<br />

ta.i.n-e indécision sur los (lire, tiens réelMB (ÈO<br />

ina.n-.lie dm jsirti opposé. Il eu est, réendtA une<br />

, .fatigue moralo à laquelle il est boa d'entraî-<br />

ner les chefs <strong>de</strong> corps et un enseignement :<br />

c'est qu'on ne doit pas attendre, en campagne,<br />

<strong>de</strong>s rei.'eignoments définitifs sur la situation,<br />

les forces et les intentions <strong>de</strong> l'ennemi pour<br />

agir : « U faut lui imposer sa volonté et non<br />

la subir. »<br />

eL général Michel ajoute que par contre, il<br />

est un point sur lequel le comman<strong>de</strong>ment<br />

doit être toujours renseigne, c'est sur la si-<br />

tuation <strong>de</strong> son propre parti. Une liaison par<br />

fuite ne doit pas cesser d'exister entre toutes<br />

les unités d'une même armée <strong>de</strong>puis le» plus<br />

les sections et les compagnies jusqu'à lurmoo.<br />

Cette condition est indispensable et les géné-<br />

raux; doivent chercher à la réaliser par tous<br />

les moyens : signaleurs à liras, vé.locipédistrs,<br />

motocyclistes, automobiles, etc.<br />

Hr On sait quel développement ce service <strong>de</strong>s<br />

liaisons a pris dans certaines nrineos étrangè<br />

res, dans l'année alleman<strong>de</strong> en oartieuliér<br />

Notre pays osi quelque peu retardataire .sur<br />

oo point. On cherche à regagner d'ailleurs le<br />

temps perdu. Et dans les manœuvres du 17«<br />

corps, comme dans les manœuvres du Bour-<br />

bonnais que dirige le généralissime, on expo<br />

rimente pour la première fois, un service té-<br />

légraphique ot téléphonique divisionnaire<br />

dont on attend les meilleurs résultats. Autre-<br />

lois, les corps d'armée, seuls, possédaient <strong>de</strong>s<br />

i'ie','.'e',;i/ '•''«'graphistes <strong>de</strong>stinées à les ral<br />

doVe e v " x *>'" terrain. Aux manœuvres<br />

do trente ",?,'/. '""' J ' SJil1 "' l l!,r " n K r<br />

re nondro on r î U>s "' ' 1 ' 1 •'' R>s niScttal c, MAHRilerito<br />

c, Misiuel e., Mou.lis s., NoAidy a., Pujo s., Sa-<br />

vignac s., Senten.ac s., Vlatos c.<br />

20" d'infanterie : Barou c, Bep*3enace*c, 4e<br />

m: tU^. d0fl diWto*^ qu'a «<br />

•pW^o d^v,«»^Li a gw„.<br />

f -e conflit su*j.ainerio;i|ii<br />

LES AFFAIRES DU mm<br />

LES ESPAGNOLS A MEULLA<br />

Les vues <strong>de</strong> l'Eapagn»<br />

, , Modlnid, 11'. seiDtemvbre.<br />

jtH. l &^!ar T(M *» Maesli»> q-u''na,,e |«ii-d.6<br />

<strong>de</strong> la ptrasise el do «'opinion nubÀW or'ol.i au<br />

couraM <strong>de</strong>s mtonitioins du gouviwieanecit, esprit<br />

duos El Mundo i<br />

«les esprits passùuiikâles croient qu'au:-.,ijiH<br />

tas3i»n A Dreux ces<br />

jours <strong>de</strong>nniiers, do l'Mw-ii-ctwae rvnuirxict, pout<br />

i-iinssi ,n, ,1,. i.ië«>w ko**** qii'-oIUv. ont été<br />

opérées.<br />

Les tnidividuis "hrréités pour le morne motif,<br />

sont les nommés Eugène Cfcaçaui, tuteur, mai^<br />

cltand d'sigkiiniliiiifls rouges


famdl <strong>13</strong> Sentes»^ ^<br />

»*»wni*- i .iw*- , *<<br />

Poires et Marchés<br />

MAROHR DE BORDEAUX<br />

_ Du. 1S septembre.<br />

Uî.tës. — \AV .wjQsei^rwsmem.ts »ur la future r*co4f»<br />

«"M prévoit urne améUoraikm cou»il«


LE NUMÉR05CENTIMES<br />

Organe cpiotidLieii tte rupteuse Sociale est lloligTeiise<br />

RÉDACTION ET ADMINISTRATION : <strong>Toulouse</strong>, Rue Roquelaine, 25<br />

LE NUMÉRO5 CENTIMES<br />

AJQOZmBn&OINIIMI<br />

/nrrv. UARONKK KT Dfipâ«TEiosans momcrns .... e>*» *t •»<br />

pfei'AirrraïKNTs non UMnnorrffis y- O -<br />

ÉTRANGER (Union pojtah) 40 - *D-<br />

Vr* Abonnements partant <strong>de</strong>s f «t 16 <strong>de</strong> chaque mci* f* *»* papaUM «w«noo<br />

40-<br />

ÉDITIONS RÉGIONALES<br />

Lot, Aveyr-on, Corrèze, Cantal<br />

Gers, Hf-Pyrénées, Baases-Pyrônées, Lan<strong>de</strong>s<br />

Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonno<br />

Tarn, Au<strong>de</strong>,, Hérault, Pyrénéos-Oriontalc*<br />

Hauto-Garonno. Ariège<br />

Edition du matin spéciale a <strong>Toulouse</strong><br />

ficutas — » • k> H»w> O 80<br />

• • • • ; - 2 - »<br />

• • • - 3 - •<br />

FIL TELEGRAPHIQUE SPECIAl BUREAUX A PARIS: 26, RUE FEYQEAU<br />

Les Faits du J out<br />

M. Chéron a prés\ié, aux Sablos-d'Olonne,<br />

le Congrès <strong>de</strong>s pêches maritimes.<br />

L'amiral tic Lapeyrère, rentrant do sa tour-<br />

née en Corse et à Bizerte, a débarqué à Mar-<br />

seille, d'où il est reparti pour Paris.<br />

On a inauguré, à Malplaque!, le monument<br />

élevé à la mémoire <strong>de</strong>s combattants <strong>de</strong> 1709.<br />

tes employés <strong>de</strong>s tramways <strong>de</strong> l'Ouest-Pari-<br />

Sien se sont mis en grève.<br />

Lo bâtiment-école <strong>de</strong>s mousses, « la Bretai-<br />

gnc », en ra<strong>de</strong> <strong>de</strong> Brest, a été évacué, en rai-<br />

son <strong>de</strong> la constatation <strong>de</strong> cas <strong>de</strong> méningite<br />

Cérébro-spinale.<br />

l_e colonel Gouraisd a achevé la pacification<br />

<strong>de</strong> l'Adrar et télégraphié qu'il considère son<br />

rôle comme terminé.<br />

Le soldat Voisset a été arrêté au Puy, pour<br />

meurtre tfun enfant d'un coua <strong>de</strong> fusil chargé<br />

d'une cartouche <strong>de</strong> tir réduit.<br />

-9-<br />

Les gran<strong>de</strong>s manœuvres du Bourbonnais<br />

sont entrées dans la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>s manœuvres<br />

<strong>de</strong> division contre division.<br />

—@—<br />

On a saisi, chez Ferrer, <strong>de</strong>s documents d'où<br />

parait résulter sa participation aux émeutes<br />

<strong>de</strong> Barcelone, ce qui n'empêche pas les révolu-<br />

tionnaires et les dreyfusards français <strong>de</strong> mul-<br />

tiplier les meetings <strong>de</strong> protestation contre son<br />

arrestation.<br />

—<br />

Une attaque <strong>de</strong>s Marocains contre le camp<br />

<strong>de</strong> Sidi-Amet-EI-Haoh a échoué.<br />

l'Himalaya,<br />

Le duc <strong>de</strong>s Abruzzes, retour tfos marias» «s avec <strong>de</strong>s Kuipop.''**», éerit lile,<br />

nous domuieuii. plu* do. bonheur que les inarla-<br />

fim «ntre Américains. Au contraire dos maris<br />

eaiTopéens les marks américains n© percmetteuit<br />

On se plaint beaucoup en ce moment-ci<br />

<strong>de</strong> ses procédés, et ils sont, en effet, parti-<br />

culièrement intolérables. Le principe en<br />

vertu duquel le contribuable, quoi qu'on lui<br />

réclame, doit toujours commencer par<br />

payer, n'est-il pas inouï ? Alors, il suffira <strong>de</strong><br />

l'erreur ou <strong>de</strong> la malveillance d'un fonc-<br />

tionnaire ou d'une municipalité pour nous<br />

faire imposer d'un© façon folle, et pour que<br />

nous <strong>de</strong>vions commencer par débourser une<br />

sommé énorme, même si nous sommes dans<br />

l'impossibilité matérielle <strong>de</strong> le faire, pour<br />

être seulement admis à être écouté ? Nous<br />

sommes dans la situation la plus mo<strong>de</strong>ste,<br />

on nous taxe fantastiquement d'une cote<br />

personnelle <strong>de</strong> trois cents francs, et nous<br />

serons traqués, vendus, jetés à la rue, sans<br />

y rien pouvoir, si notre percepteur n'est pas<br />

un saint Vincent <strong>de</strong> Paul ? Où voyez-vous<br />

un acte <strong>de</strong> piraterie plus abominable que<br />

cet acte <strong>de</strong> l'Etat ?<br />

On se rappelle peut-être la mésaventure<br />

fiscale qui provoqua un jour une question<br />

à la Chambre, mais à laquelle si nos sou-<br />

venirs ne nous trompent pas, la Chambre<br />

ne peut rien, sinon «e tordre <strong>de</strong> rire :<br />

Un passant a le bras cas«é par une auto-<br />

mobile, actionne le propriétaire <strong>de</strong> la voi-<br />

ture, et obtient quelques milliers <strong>de</strong> francs<br />

<strong>de</strong> dommages-intérêts. Immédiatement, le<br />

Fisc arrive, et réclame <strong>de</strong>ux ou trois cents<br />

francs <strong>de</strong> droits à la victime.<br />

— Mais, objecte l'homme au bras cassé,<br />

je n'ai encore rien touché, ©t mon adver-<br />

saire a fait appel... Atten<strong>de</strong>z au moins le<br />

résultat do l'appel !<br />

— Nous n'attendons jamais, répond le<br />

Fisc... Paj>ez, et payez sur l'heure...<br />

Le malheureux paye, n'obtient plus rien<br />

en appel, n'arrive pas à se faire rendre les<br />

droits qu'on l'a indûment forcé <strong>de</strong> régler, et<br />

se trouve ainsi, en fin <strong>de</strong> compte, avoir dû<br />

sol<strong>de</strong>r trois ou quatre cents francs à l'Etat<br />

pour avoir eu le bras cassé pa.T un particu-<br />

lier... Alors, un député qui était jeune, quoi-<br />

qu'il eût peut-être la barbe grise, veut sai-<br />

sir le Parlement <strong>de</strong> ce scandale. Mois il a<br />

à peine ouvert la bouche que l'affaire égai©<br />

le- plus graves, tant elle paraît drôle. On<br />

fait vite entendre au dénuté qu'il en arrive<br />

tous les jours autant à <strong>de</strong>s multitu<strong>de</strong>s<br />

d'honnêtes gens qui ne s'en plaignent pas<br />

Tout le mon<strong>de</strong> se roule, et tout est dit...<br />

Tout le mon<strong>de</strong> ? Pas les victimes cepen-<br />

dant. Mais les victimes, vous savez, ça n'est<br />

pas intéressant. D'abord, en fait <strong>de</strong> victi-<br />

mes, il n'y a que celles du 2 Décembre qui<br />

comptent, sous la République...<br />

>— -©©©<br />

pris sous un déguisement et que toute sa<br />

fierté, jusqu'à son aiTestation, était <strong>de</strong> re-<br />

vendiquer, pour lui et pour les siens, la<br />

gloire du mouvement révolutionnaire qui<br />

avait eu lieu.<br />

De quoi la<br />

vent permettre <strong>de</strong> transmettre arec la plus<br />

gran<strong>de</strong> docilité -les mouvements réflexes<br />

<strong>de</strong>stinés à assurer l'équilibre et la stabilité<br />

<strong>de</strong> l'appareil. »<br />

Que les intéressés méditent ce bon avis.<br />

L'£lc tu alité<br />

•"ft-amio icmie, ot une tenue ne « soi- .flliwj(. n femmes cette intimité <strong>de</strong> l'on-<br />

fée » qui comporte l'habit civil à boutons [ ieUigeinoe et <strong>de</strong> l'esprit qui est la base princ*-<br />

L'APPEL AUX POIRES<br />

M. Maurice Spronck a souligné comme<br />

il convient dans la Liberté, l'appel <strong>de</strong> 17/u-<br />

manité ©n faveur <strong>de</strong> Ferrer, l'anarchiste<br />

espagnol millionnaire.<br />

Avec son impu<strong>de</strong>nce ordinaire, quand il<br />

s'agit, d'arracher aux griffes <strong>de</strong> la justice<br />

un scélérat fortuné, le journal <strong>de</strong> Jaurès<br />

en appelle à la «< conscience européenne »<br />

<strong>de</strong> l'attentat commis par les juges contie<br />

son protégé et client.<br />

Une autre fois, déjà, à la suite <strong>de</strong> l'atten-<br />

tat contre Alphonse XIII, Jaurès et sa ban<strong>de</strong><br />

réussirent à sauver le même personnage<br />

d'un châtiment imminent ; Us y déployè-<br />

rent une ar<strong>de</strong>ur d'autant plus gran<strong>de</strong>, qu'au<br />

moment d© sa première arrestation Ferrer<br />

avait été trouvé porteur <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>ste<br />

somme <strong>de</strong> 312.000 francs (trois cent<br />

douze mille) en espèces trébuchantes et<br />

qu'il s'agissait <strong>de</strong> rattraper le magot. (« Na-<br />

turellement », la presse libérale avait donné<br />

aux forbans du socialisme français le con<br />

cours nécessaire pour dégager lo pauvre<br />

innocent Ferrer, ©t c'est probableniont i*><br />

réussite <strong>de</strong> c© bon coup, fructueux sous<br />

toutes ses formes, qui engage aujourd'hui<br />

Jaurès a recommencer.<br />

Nous verrons quels seront les journaux<br />

qui se feront ses complices.<br />

Il n'y a pas longtemps — à l'occasion du<br />

voyage <strong>de</strong> Fallières à Nice - Jaurès ©t son<br />

HumaMté livraient à la police <strong>de</strong>ux nih -<br />

listes russes, réfugiés en France. Jaurès<br />

11 a donc pas une sympathie spontanée pour<br />

les propagandistes par le fait. S'il les « sou<br />

tient » en certaines circonstances, c'est an<br />

pawmment quand ils peuvent payer<br />

Voyons donc ce qu'est. Ferrer, et pourquoi<br />

il a <strong>de</strong>s amis à l'Humanité ; et pourquoi<br />

surtout, la presse, digne do ce nom celle<br />

qui nest pas « vendue » d'instinct aux<br />

mauvaises causes, doit, se désintéresser du<br />

sort du protégé <strong>de</strong> Vllum.anitè.<br />

Tout d'abord, j'i;rnore absolument si Fer-<br />

rer est, comme le dit l'accusation, l'autour<br />

principal, ou mémo 1© complice, <strong>de</strong>s abo-<br />

minables excès qui ensanglantèrent la Cata-<br />

logne et mirant llarcelone à feu et à sang,<br />

il y a quelques semaines.<br />

Ce que je sais, avec tout le mon<strong>de</strong>, c'est<br />

quo Ferrer a monté, à Barcelone, une offl-<br />

conscience européenne »<br />

a-t-elle donc à venger cet homme, et que<br />

nous veut l'hypocrite et lâche Humanité ?<br />

Cette plaisanterie a trop duré.<br />

Nous avons vu, en France, au moment<br />

<strong>de</strong>s attentats <strong>de</strong> Vaillant et d'Emile Henry,<br />

<strong>de</strong> misérables intellectuels, dont les res-<br />

sources en argent étaient connues, les Fé-<br />

néon, les Bertheim, Cohen et autres Lévy<br />

ou Reclus, chauffer à blanc les cerveaux<br />

<strong>de</strong> ces pauvres gens, armer les bras <strong>de</strong><br />

ces enfants dévoyés qui pavèrent <strong>de</strong> leurs<br />

têtes les conseils infâmes dont perfi<strong>de</strong>ment<br />

on les avait bourrés. Et nous avons vu,<br />

aussi, au procès <strong>de</strong>s Trente, les vrais cou-<br />

pables plai<strong>de</strong>r non coupables, s'abriter lâ-<br />

chement <strong>de</strong>rrière <strong>de</strong>s textes juridiques et<br />

les alibis <strong>de</strong>s mauvaises raisons. Toute la<br />

presse se fit complice <strong>de</strong> ces bas coquins, et<br />

leurs instruments, « leurs victimes », seuls<br />

furent frappés.<br />

Innocent ou coupable, dans l'affaire <strong>de</strong><br />

Barcelone, Ferrer est un do ces éducateurs<br />

d'assassins dont l'espèce est la plus misé-<br />

rable, et cela nous suffit pour nous inter-<br />

dire toute pitié.<br />

Ne voyons-nous pas, sous nos yeux, tous<br />

les jours, Jaurès et son Humanité en appe-<br />

ler à la «( conscience <strong>de</strong> l'Europe » pour ve-<br />

nir en ai<strong>de</strong> à un individu qui. ©n liberté<br />

est un ennemi déclaré d© la civilisation eu-<br />

ropéenne présente ? Cette même Humanité<br />

n'excite-t-f^lle pas les Rouges contre les Jau-<br />

nes ? Ne prône-t-ell© point l'assassinat <strong>de</strong><br />

ceux qui travaillent par ceux qui ne veu-<br />

lent pas travailler ? N'a-t-on pas vu, pen-<br />

dant la révolution russe, les socialistes<br />

français former <strong>de</strong> véritables syndicats<br />

d'assassins ?<br />

Dans son ouvrage sur la Révolution<br />

russe, un collaborateur du Petit Journal,<br />

qui signe Ular son livre, et qui, en réalité,<br />

n'est qu'un Juif nommé Ulmann, raconte<br />

comment UNE SOCIÉTÉ s'était formée, compo-<br />

sée <strong>de</strong> gens <strong>de</strong> toutes qualités, en France et<br />

en Russie, au capital <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux cent mille<br />

francs, pour préparer l'assassinat <strong>de</strong><br />

Plœhve ; et, en racontant ces hauts faits, le<br />

Juif Ular, alias Ulmann. se pourléche les<br />

babines, comme Jaurès le faisait le jour où<br />

il annonça, dans son journal, « l'exécution »<br />

du même <strong>de</strong> Plœhve.<br />

Les bandits « salariés », qui avaient fait<br />

le coup au profit du syndicat à 200.000<br />

francs, furent présentés comme <strong>de</strong>s martyrs<br />

<strong>de</strong> la (( cause », et, enfin, <strong>de</strong>rnièrement,<br />

quand, cependant, l'opinion commençait à<br />

voir clair, Jaurès, pour détourner les soup-<br />

çons, dénonça Azew, dont M était le soutien<br />

la veille, comme ayant assassiné <strong>de</strong><br />

Plœhve pour le compte <strong>de</strong> la police ; ©t nos<br />

« bons journaux » marchent !!!<br />

Criminels en Russie, criminels en France,<br />

criminels en Espagne, lâches toujours com-<br />

me <strong>de</strong>s hyènes, les chefs socialistes s'arran-<br />

gent pour faire commettre par d'autres les<br />

meurtres individuels ou collectifs qui ou-<br />

vrent les voies à leurs entreprises privées<br />

et politiques.<br />

Quand les coups ratent, comme leadits<br />

chefs socialistes sont organisés en une<br />

ban<strong>de</strong> internationale merveilleusement sty-<br />

lée et disciplinée, ils font appel au con-<br />

cours <strong>de</strong> la presse bourgeoise, qui s'em-<br />

presse <strong>de</strong> les tirer d'affaire.<br />

Jaurès nomme cette ultime opération :<br />

l'appel aux Poires.<br />

Pierre BIÉTRY.<br />

Si êêiêi<br />

L'Irresponsabilité Judiciaire<br />

L'AVIATION<br />

Un <strong>de</strong> nos confrères parisiens a <strong>de</strong>mandé<br />

à M. Armengaud, qui a assisté à tous les<br />

concours <strong>de</strong> la semaine d'aviation <strong>de</strong><br />

Reims, co qu'il pense au sujet du terrible<br />

kcct<strong>de</strong>nt oui a causé la mort du jeune avia-<br />

teur Lefebvre.<br />

( Je vous avoue, lui a-t-il dit, que<br />

j'avais considéré comme un véritable bon-<br />

heur qu'aucun acci<strong>de</strong>nt grave ne se fût pro-<br />

duit nu camp do Bétheny au moment do<br />

l'atterrissage <strong>de</strong>s aéropianos. C'est, en ef-<br />

fet, l'instant, le plus critique, comme pour<br />

les ballons, <strong>de</strong>s évolutions <strong>de</strong> l'appareil. I^e<br />

commandant Renard a démontré avec rai-<br />

son qu'il était préférable d© planer à une<br />

certaine bailleur pour avoir en <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong><br />

l'appareil c© qu'il appelle le matelas d'air ;<br />

il y a beaucoup <strong>de</strong> chances, ©n effet, pour<br />

ou© tombant, d'assez haut, l'aéroplane s©<br />

comporte comme une flèche ou comme un<br />

nai-H'hute et. vienne loucher le sol ayant,<br />

perdu su vitesse, el par conséquent sans<br />

brusque contact. , . ,<br />

„ Malheureusement, il faut prévoir In cas<br />

où, par une circonstance queJconqu©, soit<br />

un! coup <strong>de</strong> vent, soit l'arrêt instantané du<br />

moteur, soit encore une défaillance <strong>de</strong><br />

l'aviateur, l'appareil animé d'une énorme<br />

vitesse vient comme une catapulte heurter<br />

le soi. Selon moi, c'est co choc violent qu'il<br />

faudrait éviter; ma atténue! au moyen<br />

Nos co<strong>de</strong>s prévoient et répriment mille et<br />

une iniquités, mille et un abus ; ils en ou-<br />

blient cependant un qui est très certaine<br />

ment le plus grave, celui commis par le<br />

juge. Grâce à cette omission, nos magistrats<br />

peuvent prétendre que pour eux la justice<br />

n'est pas <strong>de</strong> ce mon<strong>de</strong>. Celle qu'ils ren<strong>de</strong>nt<br />

n'est qu'une pauvre justice humaine qui<br />

n'est pas faite à leur usage. Et ils appli-<br />

quent la loi commun© avec d'autant plus<br />

d'indifférence et <strong>de</strong> sérénité qu'ils savent<br />

qu'en tout ce qui concerne l'exercice <strong>de</strong><br />

leur profession on ne la leur appliquera<br />

pas<br />

D'ailleurs, si on la leur appliquait, peut<br />

être se trouveraient-ils fort aises qu'on le<br />

fît d'une manière toute différente <strong>de</strong> la leur.<br />

De grâce, diraient-ils, jugez-nous un peu<br />

mieux que nous ne vous avons juges...<br />

Qui donc, a-t-on <strong>de</strong>mandé malicieuse-<br />

ment, jugera le juge ? Est-il sage, est-il<br />

simplement pru<strong>de</strong>nt d'investir ainsi un<br />

homme qui, <strong>de</strong> quelques impressionnants<br />

attributs qu'on le revête, n'en saurait per-<br />

dre tous ses défauts d'homme, d'un pouvoir<br />

aussi étendu, aussi absolu, sans aucun con<br />

trôle ni contrepoids ?<br />

Il n'est pas <strong>de</strong> conscience, si haut placée<br />

soitelle, qui soit capable <strong>de</strong> résister tou-<br />

jours et sans jamais la moindre défaillance<br />

aux menus et grands entraînements qui sol-<br />

licitent et pressent si impérieusement et si<br />

fréquemment un tribunal. Jusqu'à quels<br />

écarts, jusqu'à quelles capitulations peut<br />

aller une conscience qui rite se sent liée par<br />

aucun frein, par aucune responsabilité pré-<br />

cise et formelle ? Dès lors, les intérêts <strong>de</strong> la<br />

justice sont en échec. Et, comme le dit Pla<br />

ton. le plus grand., le véritable crime contre<br />

l'Etat, n'est-ce pas l'injustice ?<br />

Voilà une question capitale. Tout le<br />

mon<strong>de</strong>, comme nous l'avons dit, doit être<br />

responsable. Mais s'il <strong>de</strong>vait s'étaBlir dans<br />

l'Etat une sorte d'echell© <strong>de</strong>s responsallili-<br />

tés, n'est-ce pas au magistrat, qui assume la<br />

tâche redoutable <strong>de</strong> juger ses semblables,<br />

que <strong>de</strong>vrait revenir la responsabilité la plus<br />

lour<strong>de</strong> ? Lui donner le premier rang dans<br />

la République, comme le veut Platon, n'est<br />

qu'une question <strong>de</strong> protocole d'importance<br />

tout à fait secondaire. C'est le premier rang<br />

dans l'ordre <strong>de</strong> la responsabilité qu'il im-<br />

porte avant tout d© lui donner, ©t cela pour<br />

le plus grand bien d© tous et <strong>de</strong> lui-même,<br />

pour la meilleure justice toujours souhaita-<br />

ble, dont l'avantage, au nom du bon sens,<br />

et, qui mieux est, au nom <strong>de</strong> l'intérêt, est<br />

incontestable.<br />

La magistrature est aujourd'hui oe qu'ell©<br />

est parce qu'elle est irresponsable. Il est<br />

aisé <strong>de</strong> le démontrer. Elle est. avant tout,<br />

expéditive, et elle tend à l'être <strong>de</strong> plus en<br />

plus, aussi bien au civil qu'au criminel.<br />

Périsse la justice, sinon la magistrature,<br />

mais, pour Dieu, qu'on lève l'audience! C'est<br />

une façon assez discutable <strong>de</strong> suivre le<br />

mouvement social. L© juge n© voyant pas<br />

dans le prévenu un homme qui pourra lui<br />

<strong>de</strong>man<strong>de</strong>r compte <strong>de</strong> sa sentence, ne le con-<br />

sidère plus que comme un dossier, un nu-<br />

méro, dont il importe d© se débarrasser au<br />

plus tôt. Etre juge, ce serait le paradis, se<br />

disent beaucoup <strong>de</strong> magistrats, sans les<br />

audiences ! Voilà la mentalité que l'irres-<br />

ponsabilité leur a faite.<br />

Ce serait peut-être assez plaisant si tous<br />

les justiciables sortaient in<strong>de</strong>mnes <strong>de</strong> leurs<br />

mains. Mais il est loin d'en être ainsi. Nos<br />

juges, qui se savent, en tant que juges, au-<br />

<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong> tout jugement, sont le plus sou<br />

vent sans bienveillance et sans pitié. Ils ont<br />

l'esprit répressif, par tradition ©t par rou-<br />

tine, parce qu'il est plus commo<strong>de</strong> ct tou-<br />

jours plus rapi<strong>de</strong> <strong>de</strong> frapper indistincte-<br />

ment les prévenus qui leur «ont amenés ;<br />

étudier scrupuleusement une affaire sous<br />

louUis -ses f.-iees, la pénétrer, l'approfondir,<br />

<strong>de</strong>man<strong>de</strong>rait du temps et <strong>de</strong>s efforts. Los<br />

mœurs professionnelles ne le leur permet-<br />

tent pas ; ©lies déforment tron les esprits,<br />

Un <strong>de</strong> nos confrères, qui connaît bien h<br />

magistrature, M. Gaston Ieroux, a pu sou<br />

tenir qu'on <strong>de</strong>vrait écrire un livre sur le<br />

rôle <strong>de</strong> l'estomac au Palais <strong>de</strong> Justice.<br />

(( U serait d'un grand secours, ajoutait-il<br />

pour les stagiaires, mes jeunes confrères,<br />

qui apprendraient à ne se présenter quo<br />

vers trois houres ik relevée <strong>de</strong>vant les di<br />

gestions récalcitrantes et au début <strong>de</strong> l'au-<br />

dience... <strong>de</strong>vant les digestions lour<strong>de</strong>s et<br />

somnifères... » Et U leur donnait encore ce<br />

conseil : « Ne jamais réveiller le juge qui<br />

dort... Prolongez votre plaidoirie jusqu'à<br />

la minute du réveil... Ne vous apercevez <strong>de</strong><br />

rien... Terminez ImmédiatoineaU par ces<br />

» tribunal. » Le juge n'est point méchant<br />

qui a bien dormi. »<br />

Un bon sommeil du juge serait donc la<br />

seule chance <strong>de</strong> justice du prévenu. Evi-<br />

<strong>de</strong>mment, notre spirituel confrère exagère.<br />

11 ne faudrait pourtant point toutefois re-<br />

pousser toute son argumentation. Nous<br />

connaissons <strong>de</strong>s magistrats à qui il est ar-<br />

rivé, après avoir lu les articles du Co<strong>de</strong> né-<br />

cessaires, <strong>de</strong> condamner à <strong>de</strong>s peines dé-<br />

passant le maximum, <strong>de</strong> changer dans<br />

l'écriture d'un jugement, <strong>de</strong> la meilleure<br />

foi du mon<strong>de</strong>, <strong>de</strong> la prison en réclusion.<br />

Sont-ce là dos effets <strong>de</strong> leur attention sou-<br />

tenue, <strong>de</strong> leurs soins constants dans l'exer-<br />

cice consciencieux <strong>de</strong> leurs fonctions?<br />

Je juge, nous le répétons, parce qu'il est<br />

irresponsable, perd rapi<strong>de</strong>ment toute pru-<br />

<strong>de</strong>nce et tout© réserve. Combien <strong>de</strong> déten-<br />

tions préventives arbitraires en fournissent<br />

la prouve et dont procureurs, substituts et<br />

uges d'instruction n'ont jamais eu h ren-<br />

dre raison parce qu'on ne les a jamais mis<br />

dans cette obligation !<br />

Eh bien, nous prétendons qu'il ne doit<br />

pas appartenir à un juge, qui n'est, en<br />

somme, qu'un homme comme un autre, et<br />

souvent ne présentant aucune garantie<br />

d'aucune sorte, sa nomination dépendant<br />

du bon plaisir d'un député influent ou d'un<br />

ministre, <strong>de</strong> prononcer, sans responsabilité,<br />

sur la nécessité <strong>de</strong> la détention et <strong>de</strong> la li-<br />

berté. L'intérêt <strong>de</strong> la justice doit passer<br />

avant les petites commodités du juge. Or,<br />

en Franc©, cela est si peu fréquent que<br />

lorsqu'on se voit, sous n'importe quel pré-<br />

texte, consigné à la disposition <strong>de</strong> la jus-<br />

tice, il est préférable d'attendre une con-<br />

damnation définitive pour démontrer son<br />

innocence, si l'on veut avoir droit à une<br />

réparation.<br />

On voit bien qu'il faut en finir avec ce<br />

déplorable système <strong>de</strong> l'infaillibilité <strong>de</strong> la<br />

fonction et <strong>de</strong> la non-responsabilité du juge,<br />

qui ne fait que <strong>de</strong>venir chaque jour un peu<br />

plus scandaleux. Mais on ne changera rien<br />

dans nos mœurs judiciaires si l'on se borne<br />

à fixer pour le juge une responsabilité <strong>de</strong><br />

principe et impersonnelle. Nous sommes<br />

tous responsables <strong>de</strong> nos fautes, <strong>de</strong> celles<br />

<strong>de</strong> nos préposés, <strong>de</strong> nos domestiques, et mê-<br />

me <strong>de</strong> nos animaux. le patron est. respon-<br />

sable <strong>de</strong>s acci<strong>de</strong>nts du travail survenus à<br />

ses ouvriers même impru<strong>de</strong>nts. Et tons<br />

nous sommes responsables en fait, <strong>de</strong> la<br />

manière la plus directe et la plus person-<br />

nelle. U faut qu© le juge le soit pareillement<br />

<strong>de</strong> ses fautes, qui engagent la liberté, l'ho-<br />

norabilité, les biens <strong>de</strong> tous.<br />

Dès qu© les juges se sentiront responsa-<br />

bles, ils regar<strong>de</strong>ront d'un peu plus près les<br />

problèmes qui leur seront soumis, et le<br />

nombre <strong>de</strong> leurs victimes décroîtra rapi<strong>de</strong><br />

ment, d'année en année, nous en sommes<br />

persuadés.<br />

On écarterait enfin toutes contestai ions<br />

entre magistrats au sujet <strong>de</strong> cette respon-<br />

sabilité en composent d'un seul prési<strong>de</strong>nt<br />

nos 377 tribunaux d'arrondissement, sui-<br />

vant un vœu <strong>de</strong>puis longtemps émis par<br />

nombre <strong>de</strong> bons esprits. Seul, un magistrat<br />

ne pourra plus, quand il aura prononcé<br />

une sentence trop légèrement étudié©, se<br />

dire : après tout, j© ne suis qu'un tiers <strong>de</strong><br />

juge. Personne ne saura jamais si j'ai, ou<br />

non. été d'avis <strong>de</strong> consacrer telle iniquité<br />

ou telle sottise.<br />

Srul, responsable et indépendant tel doit<br />

être le juge. Ajoutons imniérliatern-Rut nue le<br />

corollaire <strong>de</strong> cette réforme doit être l'aug-<br />

mentation importante du traitement du<br />

juge qui. seule, permettra, à notre réforme<br />

<strong>de</strong> pouvoir exister. Henri COUPON,<br />

Avocat à la Cour,<br />

Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Ligne pour la dMcnse<br />

<strong>de</strong> la Liberté individuelle.<br />

Par Fil Spécial<br />

DÉPÊCHES<br />

LE DIC DES ABRIJZZES K H RSE1ME<br />

Marseille, 12 .septembre.<br />

Le du© <strong>de</strong>s Abruzzes, <strong>de</strong> retour <strong>de</strong> son cxipé-<br />

dÉtkm d© l'Hiniatay*. est arrivé ce matin A<br />

Marseille à boni d.u iwuiM'lwt Ocêania.<br />

A sa <strong>de</strong>scente dui ipaquebot, le duc a été revu<br />

par 1© comte Gherallio Piodi Su.voia, consul<br />

général d'Italie à Marseille, et les inenuhn»<br />

du bureau <strong>de</strong> la Société d© géographie<br />

Il a donné quelques détails intéressants sur<br />

son ascension du, Bry<strong>de</strong> Peayk où, ©n déipit <strong>de</strong><br />

nombreuses difficultés, il rut atteindre l'alti-<br />

tu<strong>de</strong> <strong>de</strong> 7,600 .mètres, c© qui constitue le record<br />

<strong>de</strong> l'ascension en montagne.<br />

Interrogé s«r les expéditions au pôle Nore<br />

<strong>de</strong> Poary et du docteur Cook, le duc <strong>de</strong>s<br />

Aibruzzes a répondu :<br />

— Je n© suis nos documenté sur cette doubl»<br />

expédition polaire, je n© pats dionc une pro-<br />

noncer à ce suiiet ». :<br />

Lo duc a reçu ensuite une délégation <strong>de</strong> le<br />

presso française et étnanigèje ; il s'est refusé<br />

A toute iniierview ; U compte partir ce ©olr on<br />

automobile pour l'Italie.<br />

Marseille, 12 septembre.<br />

En raison, d© l'orage qui 9évit sur Mar«oi!le<br />

et Ha région, 1© duc <strong>de</strong>s Abruzzes a ajoumuf-<br />

son départ à <strong>de</strong>main matin.<br />

Marseille. 12 septembre.<br />

On assure que la police morseiilllelse redou-<br />

tait um attentat contre le duc <strong>de</strong>s Abnizzes.<br />

Hier, elle aurait découvert <strong>de</strong>ux kilos die dy-<br />

inRimite citez un anniri('Jhiî=ite Italien, nommé Se*<br />

mnifimo Migliorino, habitant le quartier <strong>de</strong><br />

l'Estaque. . . „<br />

Anissi <strong>de</strong>s mesures d'ordre ipréven.tiiivee<br />

avaient été prises SUIT les quais.<br />

!!:„ e,orta.in noiuhre dVitnvungers si" Peçts


lundi !«$ »6,)tcnViT<br />

: -:.tv"- --- "<br />

îa'un regard tout te terrain perdu <strong>de</strong>puis la j<br />

H jiuii'it 1808, et te mal est si pro to nd que le<br />

remè<strong>de</strong> n'est plue dans le retour pur et sim-<br />

ipte aux 'hommes dont la chute lut le signal <strong>de</strong><br />

'toutes lea excentricités démagogiques.<br />

» Mais quelles qu© soient les transforma-<br />

tions ocmsutuiionnelles, dont la réalisation<br />

s'Impose pour rétablir l'équilibre national, le<br />

bremier soin, le premier <strong>de</strong>voir ©st <strong>de</strong> chasser<br />

diu Parlement le radicalisme qui n'a gouverné<br />

[qu'en donnant <strong>de</strong>s gages au colleetwi«me et<br />

on abaissant:, la Franc© <strong>de</strong>vant 1 étranger, jus-<br />

qu'au jour où elle périiiait dans un cataclysme<br />

,' » Si les' élections prochaines ont une signift-<br />

eatiion et um but, ce sera d'achever sa défaite<br />

» Douze ans d'un tel régime suffisent -pour<br />

en avoir la nausée ; qu'il soit à jamais aboli<br />

icomme il est discrédité et méprisé pour tou-<br />

Ijours I »<br />

JOUnNAUX BLOCAUDS , , . .<br />

De l'Action :<br />

« L'ordre nouveau qai 6'impose à l'attention,<br />

du. parti républicain tout entier, c'est celui<br />

roui dloit laire uu jour <strong>de</strong> l'ouvrier syndiqué<br />

'l'égal du petit, propriétaire et du fonction-<br />

inaire, et c'est par là quo le syndicalisme pro-<br />

'ttessiioaiinel, modifiant la candiition <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s<br />

.citoyens, se rattache à la politique générale<br />

i<strong>de</strong> la cité. * .<br />

» les Débuts eomnreninent-iJs maintenant<br />

pourquoi le ministre du travail d'un gouver-<br />

heiment républicain n© peut ni ne doit se tenir<br />

!ià l'écart <strong>de</strong>s fii.snatu.resi <strong>de</strong> contrats qui met-<br />

Hent fin aux grèves, et sou<strong>de</strong>nt les. accords <strong>de</strong>s<br />

Vpatrons eii <strong>de</strong>s ouvriers ? »<br />

[Les accords <strong>de</strong>s patrons et <strong>de</strong>s ouvrière<br />

n'auront <strong>de</strong> sanction qu'autant que les Syndi:<br />

cats auront la faculté d© possé<strong>de</strong>r. Pourquoi<br />

l'action, ne coimimenoe-t-elle pas par réclamer<br />

•cette, nécessaire réforme sociale ?1<br />

m<br />

ï<br />

„ , AMJL i sème <strong>de</strong>s populations maritimes, 1© sous-soctre- I avec pi-u:!»^ ^ubctfols. ^r ^v ^/ordiit on<br />

délégation du 1" <strong>de</strong><br />

gation du 145" <strong>de</strong> Maubeuge, une compagnie<br />

en arme du 2* bataillon d'artillorie à pied,<br />

les Sociétés musicales et les compagnies et<br />

subdivisions <strong>de</strong> sapeurs-pompiers. A , Ahr A<br />

Hier, um service solennel avait été célèbre<br />

dans la petite église <strong>de</strong> Malplaquet où, par les<br />

soins du Comité du monument, a été apposée<br />

une plaque <strong>de</strong> marbre portant les noms <strong>de</strong>s<br />

principaux officiers tués à la bataille du n<br />

septembre 1709.<br />

En l'Humeur ds Jeanne d'Arc<br />

Baauvais, 12 septembre.<br />

Une foule considérable <strong>de</strong> .voyageurs s est<br />

rendue ce matin à Rimberlieu pour assister à<br />

l'inauguration d'une statue <strong>de</strong> Jeanne d Arc<br />

dans le parc du comte <strong>de</strong> Béthune, mair© <strong>de</strong><br />

Villers-Surcoudum<br />

A 10. heures, Mgr Douais, évêque <strong>de</strong> Beau-<br />

vais,. a. présidé la grand/masse ©m musique au<br />

cours <strong>de</strong> laquelle <strong>de</strong>s artistes <strong>de</strong> Paris se sont<br />

fait entendre, ainsi que l'Harmonie <strong>de</strong>s Frères<br />

d© Saint-Jenn*le-Dieu.<br />

Mgr Douais a prononcé le panégyrique <strong>de</strong><br />

l'héroïne.<br />

Our.at (Charente), 12 septembre.<br />

La petite commune charentaise <strong>de</strong> Curât<br />

est toute pavoisé© <strong>de</strong> drapeaux ; c'est en effet,<br />

l'inauguration dans l'église paroissiale d'une<br />

statue d© Jeanne d'Aro, offerte par M. Paul<br />

Déroulè<strong>de</strong>.<br />

La bénédiction <strong>de</strong> la statue qui est une ré-<br />

duction <strong>de</strong> plus d'un mètre <strong>de</strong> la belle œuvre<br />

du sculpteur Vermare, placée <strong>de</strong>puis le 8 mai<br />

dans l'église Saint-Louis dos Français, à<br />

Borne, a été remise par M. l'abbé Alexandre<br />

Petit, du clergé d'Angoulême, qui a prononcé<br />

un panégyrique émouvant.<br />

ClOEflTS lamiRES<br />

Soldai meurtrier<br />

De'Pu y, 12 septembre.<br />

Nous avons airenomcé qu'on avait relevé, au<br />

bas *u nsur langeant la caserne Romeuf, un<br />

enl'aint en«wij»..aniié partant au front un© bles-<br />

sure faite par une a.nniie à feu. L'enquête a<br />

ïévéï'é les Mis suivante : Des gamins etaieoMt<br />

'jraoatés BUT le ui'ur d «noe.inte <strong>de</strong> la caserne et<br />

agaçaient .les sOWatB die leurs singeries, quand<br />

tout à coup dus détonations retsntiront, la<br />

ïeiin.© Auguste Meunier, âgé die 11 ans, al<br />

à 3» tête fut tué sur le coup.<br />

De l'enquête ouvert©, il résulte la cert.<br />

iqu© le m.au:rt<br />

Ti„l, ! a,r-R.«i-Hanw»oii IteH lladj, PJ£<br />

(iu*i;,,va <strong>de</strong> *> Pendre i. I/o/. H* "' '<br />

meurs s'«mlK«r,|. mt pa m « t#f». °.<br />

... B aiipiros ,0e Momiui Ua-lid et lui ox su<br />

situatioin artiiet! ans le R£. '<br />

du ml renvoi do munitions ot « . I « f<br />

ou K„,n imlorventinn aupn -s d."<br />

I "" U<br />

la cessation iuiimtdialo <strong>de</strong>s liosinnits.<br />

journaliste arrêté<br />

Madrid, 12 septembre.<br />

L© conseil <strong>de</strong>s ministres s'est occupé du cas<br />

do M. Roméo. „ , „<br />

Le ministre <strong>de</strong> l'intérieur, M. Laçierya a<br />

défendu <strong>de</strong> transmettre en province <strong>de</strong>s iruor<br />

mations sur cette incarcération et BUT le cours<br />

quo suivra lo pTOcès.<br />

Les vues <strong>de</strong> l'Espagne r-<br />

M-adr.id, 12 .-eplon'dwe.<br />

Le sénateur Tomas Maestro, qu'une jiartie<br />

<strong>de</strong> la presse et <strong>de</strong> l'opinion I>nb^ qu© uoO*u<br />

courant <strong>de</strong>s intentions du gouvernement, écrit<br />

dams El Mundo : ^ f,,i'i,iiKsi i('Vt<br />

« Les esprits pessiimitatas .croien n u<br />

qu© nos troupes auront pris Seloua* la mxm<br />

pagne sera terminée. „1rM«-.q„ifl<br />

» C'est une erreiur ; U aurait été ridaicuie<br />

d'envoyer 40.000 hommes pour une chos.e si<br />

mesquine. , , .<br />

» Nous aillions beaucoup plus loin ; nos «ra-<br />

vies soldats .peuvani avoir confiance, ite i»<br />

reviendront pas d'Afrique sans avoir aibpro<br />

le drapeau <strong>de</strong> te. patate dans les uiuns d© n<br />

'l'uoan, <strong>de</strong> Larache, et peut-être même ae<br />

» Lhiietotae d'Espagn© nous pousse, l'Europe<br />

nous patronne, êw homme politique espa-<br />

gnol sera capable <strong>de</strong> s'opposer à cette légi-<br />

time aspiration nationale î »<br />

'Sénégalais à Atar et un© autre à Cbimguetti. i pffo+ meno ^ .^.7-—" — " J .""' UC '' L< " C ><br />

l'.Adrar à se défendre contre tes attaques pos-<br />

sibles <strong>de</strong>s pillards ou <strong>de</strong>s dissi<strong>de</strong>nts ; mais il<br />

est entendu que dès que la paix sera défini-<br />

tivemont établi© dan6 le pays, seuls les me-<br />

haristes visiteront la Tégion d.eux fols par an.<br />

Pour l'instant, le colonel Gouraud a investi<br />

lie nouvel émir Sidi Ahmet, et il s'applique à<br />

démontrer avec lui que les musulmans peu-<br />

vent vivre en paix sous la domination die. la<br />

France.<br />

Ces résultats, aiocompilis avec une poii"né©<br />

<strong>de</strong> soldats, 1.500 hormnes en tout, sont remar-<br />

quables.<br />

MINISTRES EH VOYAGE<br />

Le retour <strong>de</strong> l'amiral <strong>de</strong> Lapeyrère<br />

T t .„ Paris. 12 septembre.<br />

Le contre-torpilleur La Rire, ayant à son<br />

bord l'amiral Boué <strong>de</strong> Lapeyrère, ministre d©<br />

la manne, .est arrivé à 8 heures du matin à<br />

Marseille.<br />

Le ministre b'«at rendu à la gare, d'où 11<br />

est parti à 9 h. 15 pour Parts.<br />

M. Chéron aux Sables d'Olonne<br />

Los Sabl©s«i'ODoinne, 12 septembre<br />

Le souseeorétair© d'Etat à ite marin© est ar-<br />

rive . e matin, â 7 lnewres, aux Sablasd Olon-<br />

i>eauce,urd^ r ^;^ «©.tamment<br />

tas. à lia Kr^.f4^«Xr?^:h ,,,, ' s ' 'I"» r N<br />

m I arrive -. l„w .. | «i> rat < nî • , M e'«iT'<br />

jouml'hui ; aucun*! nouv^H^ ','^ r'^S<br />

n'est A signaler.<br />

a,(Cao H*WMI<br />

Ivcs indigènes ibirainl i tes tH^nt 1^. «o.,<br />

tmts -Divers<br />

Le mauvais temps<br />

New-York, 12 septembre.<br />

Un» dépêche <strong>de</strong> Monterey (Mexique), dit<br />

que le nombre das vitimes <strong>de</strong>s inondations <strong>de</strong><br />

Monterey et <strong>de</strong>s environs s'élève à 10,000.<br />

Plusieurs villages ont été absolument ba-<br />

layés, et <strong>de</strong>s milliers <strong>de</strong> vautours planent sur<br />

les environs ; les survivants meurent <strong>de</strong> faim<br />

et en sont réduits à s© nourrir <strong>de</strong> feuilles et<br />

d© racines d© cactus ; toute la région est dé-<br />

truite.<br />

„ - Turin, la septembre.<br />

Une dépêche d'Aoste annonci qu'une averse<br />

tombée hier a fait débor<strong>de</strong>r presque tous les<br />

torrents <strong>de</strong> la vallée d'Aoste, notamment les<br />

torrents <strong>de</strong> Cogne et <strong>de</strong> Buthin, causant <strong>de</strong>s<br />

<strong>de</strong>gats aux jardins, aux champs et aux rou-<br />

tes.<br />

La route d© Courmayeur est coupée ; le fleu-<br />

ve Dora charrie {rat espèce d'objets.<br />

Saint-Malo, 12 septembre.<br />

Un© tempête d'une extrême violence sévit<br />

dans la bai© <strong>de</strong> Saku-Malo, à Dinard prmei-<br />

palemen-t.<br />

Les dégâts sont assez considérables, les ma-<br />

gasins sont inondés, 1© bateau Saint-Louis a<br />

subi <strong>de</strong> graves avaries.<br />

Toulon, 12 septembre.<br />

Cette nuit, un violent orage a éclaté sur le<br />

littoral ; les rues <strong>de</strong> la ville ont été transfor-<br />

mées en rivière et la circulation <strong>de</strong>vint im-<br />

possible.<br />

Les quartiers du port marchand sont inon-<br />

<strong>de</strong>s, les dégâts matériels sont très sérieux<br />

TT , Marseille, 12 septembre.<br />

Un orage épouvantable a sévi sur la ville<br />

aujourd'hui, interrompant ia circulation,<br />

changeant les -rues en rivières et inondant les<br />

caves ; <strong>de</strong>puis longtemps on n'avait pas vu<br />

pareille tempête.<br />

. Montpellier. 12 septembre.<br />

De violents orages se succè<strong>de</strong>nt dans l'Hé-<br />

rault, causant aux vignobles <strong>de</strong>s dégâts d'au-<br />

tant plus graves que les vendanges sont en<br />

retard.<br />

La grêle est tombée en quelques endroits ;<br />

sur Montpellier cette nuit et <strong>de</strong>puis ce matin<br />

il pleut à torrents.<br />

Avignon, 12 septembre.<br />

Des orages épouvantables se sont déchaînés<br />

/wîio / 0 la r6glon d'Avignon, causant <strong>de</strong>s<br />

dégâts énormes.<br />

La campagne'est particulièrement éprouvée.<br />

„ t^mt/m Paris, 12 septembre.<br />

tnrnhe 4 ^ un ^Plorable ; la pluie<br />

S gron<strong>de</strong> 8 ^ intei i '«« n


Lundi <strong>13</strong> <strong>Septembre</strong> 193§<br />

, ,l, i|M>s!i.iiib prises par eux pendant<br />

«Tior" inuriu't's «les 7. r > tonnes <strong>de</strong><br />

iremièr© fusion et<br />

jvndant le premier sistre <strong>de</strong> IDA»<br />

ipariemont du Tarn a prnd<br />

- St\ première nu<br />

<strong>de</strong> fonuv; d'arfenage, également<br />

entes m„ul„,s nii eoke m<br />

a.850 tonnes '<br />

|a, lu k lï,!L'!," U)Uii "« • r> ./,")<br />

e XuîLi 'laclcr f ". riu a " r"»r a creuset ou élec-<br />

QoU "n total <strong>de</strong> 1.910 tonnes.<br />

CASTRES. — Comice agricole. — Voici la<br />

suite du palmarès :<br />

Deuxième partie. - — Concours d'animaux. —<br />

1° Espèce chevaline, juments mutessières et<br />

poulinières <strong>de</strong> gros trait. — Première catégo-<br />

rie. — Juments suitées : 1er prix, Jean-Pierre<br />

Sonlet, à la Souque, .plaque et 35 fr. ; ?e, Pier-<br />

re Maynadler, A Sacco<strong>de</strong>s, plaque et 25 ; 3e,<br />

•Louis Barthe, à Saint-Amans, plaque et ?f>:<br />

4e, André Soulet, au Pra<strong>de</strong>l, 15; 5e, Baptiste<br />

Gteizes, à la Barrarrié, 10; 6e, Pierre Camina-<br />

<strong>de</strong>, à Labessonnié, 5; Jean-Pierre Fabre, à la<br />

Griffoul, 5; Etienne Rossignol, a Luselae!ros, Ernest IMatgé, diemeu-<br />

.na,nt à Gaffiac, qi'-artier <strong>de</strong> Vil-enouveiUe, au<br />

3uj.3t d'une montre en argent qu'il a trouvée<br />

sur la voie publique et qu'il a rendue à son<br />

propriétaire, -une domesticfue <strong>de</strong> Gaiillac, qui<br />

a été très heureuse <strong>de</strong> rentrer en sa pos.ses-<br />

sion.<br />

Perdu, à. Vindrac, une chienne <strong>de</strong> chasse<br />

b4ain,crie, mourheiée <strong>de</strong> taches rougeàtres, ne<br />

|iartaat pas <strong>de</strong> co-Eier et rt-pondant'au nom d-o<br />

Flore ; s'adresser au correspondant <strong>de</strong> Vèx<br />

press. A Gaillac, qui en est te propriétaire.<br />

CESTAYtioi-S. — Vandalisme. — Des incon-<br />

nus ont e"-domuuigo, à plusieurs, reprises, une<br />

C,i:iisl.ru(lion ha.ie sur le eh.nnm c..-nimuiial<br />

<strong>de</strong> Cefcftayrols à .LarroKjne, et appartenant a<br />

M. Philippe Monestié, propriétaire à Mous-<br />

sens, coanmune do Cestayrols.<br />

Une enquête est ouverie pour découvrir l'au-<br />

teur .les dégâts commis.<br />

L'ISLE-SUR-TARH. — Acci<strong>de</strong>nt mortel. —<br />

Une information es* ouverie pour rechercher<br />

les reaponsabilités au sujet <strong>de</strong> l'acci<strong>de</strong>nt sur-<br />

venu, au rieur Gasserand.<br />

Ce <strong>de</strong>rnier, qui conduisait une charrette at-<br />

telée <strong>de</strong> bœufs, aurait, paraît-il, été renversé<br />

par une voiture et a succombé presque nuhi-<br />

tement aux suites <strong>de</strong>s blessiirps domt il avait<br />

été. victime.<br />

PARISOT. — Rixe. — A propos <strong>de</strong> 'te temre<br />

prise pour un chemin, il y a. eu dispute, gros<br />

mots et menace <strong>de</strong> fourches, dç gendarmes et<br />

<strong>de</strong> procès-verbaux. Le Capitule en a treanblé.<br />

Naturellement, M. le moire y était i>our quel-<br />

que chose, au. inoin.* pour recevoir les compli-<br />

ments et promesses qui. <strong>de</strong>puis quelque, temps,<br />

lui rappellent que les honneurs sont tout près<br />

liction<br />

<strong>de</strong> Nôtre-Seigneur dans son Saint Sacrement.<br />

Mais avan', que chacun retourne chez soi,<br />

notre 'cher pasteur laisse parler ;jon eo-ur <strong>de</strong><br />

i ère et <strong>de</strong>. prêtre, et. en quelques mois reiiier-<br />

,| N . K ,, s paru issiens d'être venus si nioniPreux<br />

chanter les louanges <strong>de</strong> Jeanne d'.Arc. N est-ce<br />

vos paroissiens. Monsieur le<br />

Etat civil du. 11 septembre. — Nals«ani«» :<br />

n«nri-.ie.an-.lnseph BéniMct ; Ptecre-HMiri Nay-<br />

rac. Décès : Antoinotte-Alisc CosliiUfrt, é|.ouse<br />

Ciiatiisnu, 33 an«.<br />

Réveil Narbonnais. — Denis sa séance du *.»<br />

.septembre, cette Société, étant ré i tu te en réu-<br />

nion .exlrtioixlina.ire, après avoir approuvé La<br />

gestion financière, a procédlft a.u renouvelle-<br />

,iuent <strong>de</strong> sou Jiureau, qui reste .ainsi conv<br />

pû'sé :<br />

l'11'.s.id.enl dHiofineur. Alexandre Redouté<br />

vLeeprénid.e.nts, Pierre Bach, Pierre Védère<br />

trésorier, Henri CAn<strong>de</strong>ville ; secrétaire, Louis<br />

Liimousts ; directeur, Théodore. I.a.mil.ha.iA<br />

ts llévell Narbonnais, <strong>de</strong>vant prendre part<br />

au prochain concours intcmattanal.Te.cevra<br />

es noiuvelles. adhésion^ A son siège, bar Gam-<br />

bette, quai Vallière.<br />

LIMOUX. — Autour du conseil municipal<br />

suite). — Ix» dépenses facultatives, 'o mot le<br />

dit, sont celles dont une municipal KO peut, <strong>de</strong><br />

son gré, grever ou ne pas grever lo bimteel. < u",<br />

en l'espèce, cette partie lào« d'en hu-<br />

nier rénumeratton. Voici aimolement eeux qui,<br />

comme Luiportamco, fleurent aui prerôter plan :<br />

iwteunnité <strong>de</strong> l'architoclo, iniifitque, entretien<br />

d.« halles, gii.rRviui.lte3, abattoir, maisons d'ér<br />

cote, ehuntiujt» d'ouvric-iM, nu ciiômage, four-<br />

nituires scolaires, in<strong>de</strong>imuilé d«; surveillance<br />

aux instituteurs et institutrices, fêtes locales,<br />

etc., etc.<br />

La dliKUfielon du budlget donna lieu à cen-<br />

t.aiue.s .m.odil'icaUonû <strong>de</strong> ces articles et aussi à<br />

l unes réserves, par exemple celle <strong>de</strong> ne<br />

mer aux directeur et directrice dos écoles<br />

lérieuires t'in<strong>de</strong>mnilé du» surveillance qu'à<br />

la fin <strong>de</strong> l'année scolaire. En un mot, les ar-<br />

ticles qui forment les diéipein.ses facultatives<br />

sont aux i.niis-qi.,a.i-ts mbligaloiros. La bonne<br />

gestion dieu affaires coin.niunales les exige. La<br />

majorité du conseil no l'ignoie pas. Alors,<br />

pourquoi s'est-il trouvé que, une fois les ma<br />

drfie.alions apiiortées aux a.iticteEl facultatifs,<br />

la majorité d-u conseil n'ait pas approuvé te<br />

budffet ? Est-ce parce que te mairêTtmal pré-<br />

senté son budget, on bien que lo conseil (la<br />

majorité) a saisi une fois <strong>de</strong> plus l'occasion<br />

<strong>de</strong> Lui renouveler qu'l n'a plus qu'à rester chez<br />

lui '! Les <strong>de</strong>ux suppositions sont probables.<br />

{A suivre.' 1<br />

Si «E mm.<br />

et conduits non moins viitoureuseanent tu<br />

poste.<br />

Ces messieurs ont don anlûotdpnts dénlo-'<br />

rahles. '<br />

.lour<strong>de</strong> est rondarimé à 20 jours <strong>de</strong> nr'.inn<br />

Ségoufin à 15. ' 1 ' J<br />

DW.IT.S UIÏ I'KCHK. — Voici maintenant en ligna<br />

lea délinquants du roseau :<br />

Félix Benuère, 10 francs d'amen<strong>de</strong> pour<br />

usage do la ligne do fond.<br />

MASSAGE IMKMaL<br />

doatOTJ, Mm« et M.<br />

hôpitaux do Paris, 58,~j^o~<strong>de</strong>'là'7>omm.<br />

il (loniieiée, Lraité d'a-<br />

près l'ordonmiainee' dm<br />

tenir. Mme et M. Crantlou, dipl.mié <strong>de</strong>s<br />

parl'JSaa cio 3auloti<br />

IKClOtNTS MILITAIRES<br />

L'affaire Gérard Angé<br />

r ,„ Jal Paris, 12 septembre.<br />

I. Humanité a aiiinoiieé ee malin que lo gé-<br />

néral Lavillain, prési<strong>de</strong>nt du, conseil d'enquête<br />

<strong>de</strong>vant lequel dvivent comparaître les capi-<br />

taines Gérard et Angé, avait été <strong>de</strong>ssaisi <strong>de</strong><br />

sas fonctions.<br />

Au ministère <strong>de</strong> ta guerre on a déclaré que<br />

l'enquête du nni.ni.stre <strong>de</strong> la «unrro n'était pas<br />

achevée et que, .par con,sé.qiien. , celle infor-<br />

mation était tout au moins prématurée.<br />

Les « Camelots du Roi »<br />

VesouJ, <strong>13</strong> septembre.<br />

A la sortie d'une réunion tenue par tes Ca-<br />

melots du Bol, <strong>de</strong>s bagarres se sont produites<br />

entre Camelots et gendarmes.<br />

Plusieurs arrestations ont été opérées.<br />

A propos d'une ficha<br />

Le Midi Socialiste assure que nous dé-<br />

fendons le général Plagnol.<br />

Défendre le général î...<br />

Contre qui ot contre quoi ?<br />

Contre <strong>de</strong>s diragatiorks île fruitières épl-<br />

loptiques et <strong>de</strong>s diffamations <strong>de</strong> plongeurs<br />

<strong>de</strong> vaisselle ?...<br />

Nous avons <strong>de</strong>s occupations d'un autre<br />

ordre.<br />

Non, nous ne défendons pas le général<br />

Plagnol.<br />

Nous disons qu'il y a, dans les pays civi-<br />

lisés, <strong>de</strong>s personnes naturellement défen-<br />

dues par te sentiment <strong>de</strong> l'honneur viril<br />

contre toute attaque.<br />

Un officier, chose inouïe, vient do passer<br />

outre à ce sentiment commun à ojuiconque<br />

a du poil sur la lèvre et sent quelque chose<br />

battre au coté gauche <strong>de</strong> sa poitrine.<br />

Le Midi Socialiste qui fut, il le rappelle<br />

à bon droit, mieux inspiré en d'autres cir-<br />

constances, accueille et couvre ce félon.<br />

C'est son affaire.<br />

La nôtre est <strong>de</strong> crier quel dégoût profond,<br />

immense, inexprimable, nous inspirent le<br />

lieutenant X... et le régime immon<strong>de</strong> qui<br />

l'a formé.<br />

C'est ce que nous faisons.<br />

Cela suffit<br />

l'Œuvre Mil taire<br />

MM. les .directeurs ite l'Œaivne militaire nous<br />

prient d'insérer ces avis importants":<br />

L C'est te moment, pour MM. les curés <strong>de</strong><br />

célébrer la messe dite du départ, cérémonie à<br />

la fote si touchante, si consolante pour les<br />

familles, si utile à la persévérance <strong>de</strong>s jeunes<br />

soldats, si facile à organiser. L'appel sous tes<br />

drapeaux <strong>de</strong>vant avoir lieu dès te I" octobre,<br />

c'est à un <strong>de</strong>s dimanches <strong>de</strong> septembre qu'il<br />

convient <strong>de</strong> fixer la cérémonie en question.<br />

II Pour la ville <strong>de</strong> <strong>Toulouse</strong>, la messe du<br />

départ sera célébrée «olenne!tement le diman-<br />

che 20 septembre, à 9 heures du matin, dans<br />

la chapelle Sainte-Anne, rue Sainte-Anne, <strong>13</strong>,<br />

allocution, distribution <strong>de</strong> médailles et <strong>de</strong><br />

carnets du soldat. Tous tes jeunes conscrits<br />

<strong>de</strong> U ville et <strong>de</strong> la banlieue y sont conviés<br />

avec leurs familles.<br />

111. Un i«tit opuscule : le Carnet du Soldat,<br />

vient d'être édité qui renferme <strong>de</strong>s renseigne-<br />

menu très importants et les moyens pratiques<br />

po«- assurer aux miliuures l'accomplissement<br />

<strong>de</strong> leurs <strong>de</strong>voirs mllsieux, particulièrement<br />

en cas <strong>de</strong> maladie à l'IiOpUal. On recomman<strong>de</strong><br />

instamment à MM. les curés et aux lamilles<br />

chrétiennes <strong>de</strong> donner cet opuscule nu .terme<br />

conscrit avant son départ. (On le trouvera a<br />

la librairie bistac, rue Saint-Etienne, Toulou-<br />

se, au prix <strong>de</strong> 0 fr. 10 l'unité.)<br />

Nécrologie<br />

M. l'abbé Bau<strong>de</strong>ns, né à <strong>Toulouse</strong> le 17<br />

juin 1883, ordonné, prêtre te 27 juin 1907, vi-<br />

caire à Montastiruc, s'est éteint te 6 septembre<br />

dont; la paroisse <strong>de</strong>s Minimes, qui l'avait vu<br />

naître. Il offrit génereiusemeiu à Dieu sa souf-<br />

france et sa vie pour les œuvres qu'il avait<br />

voulu fon<strong>de</strong>r.<br />

Tribunal correctionnol<br />

Audience <strong>de</strong> vacation du 11 septembre<br />

Prési<strong>de</strong>nt, M. Zeglteki ; ministère publia, M.<br />

Escarré ; greffier, M. Grabère.<br />

MINISTRES EN VOYAGE<br />

M. Chéron aux Sables-d'Olonne<br />

Les Sables-d'Olonne, <strong>13</strong> septembre.<br />

Un banquet a été offert à M. Chéron. par le<br />

comité blocardi<strong>de</strong>s Sables-dOLonne.<br />

Le sous-secrétaire d'Etui a prononcé un dis-<br />

cours dans lequel 11 a déclaré que la Bépubli-<br />

que doit être le régime <strong>de</strong> la paix politique<br />

et <strong>de</strong> la paix sociale. (Hélas ! elle en est loin I)<br />

Après te banquet, il a visité l'hôpital.<br />

S—1©3 Gongi?ès<br />

Le congrès socialiste allemand<br />

Lelpalg, <strong>13</strong> septembre.<br />

Le congrès socialiste allemand s'est ouvert<br />

hier soir ; MM. Singer et Lepinsly ont été élus<br />

p rési<strong>de</strong> tus.<br />

LE DUC DES ABlttZZES A MARSEILLE<br />

Marseille, <strong>13</strong> septembre.<br />

Le duc <strong>de</strong>s. Abruzze6, profitant d'une accal-<br />

mie, a fait, dans la soirée d'hier, une courte<br />

promena<strong>de</strong> en ville ; il a dinff'à l'hôtel, avec<br />

son ai<strong>de</strong> <strong>de</strong> camp.<br />

LES AFFAIRES DU MAROC<br />

Brillante victoire espagnole<br />

Londres, <strong>13</strong> septembre.<br />

On télégraphie <strong>de</strong> Gibraltar à VExchange<br />

Teiegraph, & la date diu 12 :<br />

« On. annonce <strong>de</strong> Melilla que les troupes» es-<br />

pagnoles ont infligé une défaite écrasante<br />

aux Marocains.<br />

» La bataille s'est déroulée dans le voisi-<br />

nage <strong>de</strong> Selouaa ; les Marocains ont eu au<br />

moins douze tués ou blessés. »<br />

AERONAUTIQUE<br />

LA SEHUNE DK BUESEIA ><br />

Brescla. 12 septembre.<br />

Après da brillante.* évolutions do Ulériol qui est<br />

très applaudi, le lieutenant Caklerara avec un aéro-<br />

plane WViiflu et un moteur K--:....-. s'élève pour con-<br />

courir pour le prix du kilomètre.<br />

L'aéroplane fait plusieurs tours autour du bâti-<br />

ment, <strong>de</strong>s signaux, pu» H atterrit. '<br />

Blèriot «* Curtl&s partent presque simult.mèmeat<br />

t 5 h. 30; Blèriot hors concours, et Curtiss i>our le<br />

ptlx <strong>de</strong> hauteur.<br />

Curtiss arrive à une gran<strong>de</strong> hauteuT tau*£s (pie<br />

Blèriot fait <strong>de</strong>s évolutions.<br />

Après l'atterrissage, lo public acclame les <strong>de</strong>ux<br />

aviateurs.<br />

Curtiss r*»ur le Tirix du tour du champ a fait 10<br />

kilomètres en 9'19"1/G.<br />

Le lieutenant Caluerara ayant à bord le lieutenant<br />

Savojaov, part A ti homes pouf le prix avec passa-<br />

ger ô> 10 ilomètres ; Curtiss part ayant à ûord M.<br />

Gabriel d'Annunzlo ; l'appareil lait un petit vol ot<br />

atterrit.<br />

Les départs se succè<strong>de</strong>nt avec irrond succès ; la<br />

princesse Lœtltla a quitté le cliauip à 6 h. 20.<br />

IJt SKM1INK DE TOURNU<br />

Tournai, 12 septembre.<br />

Le -vent est très lort ; à 5 h. v>. Paulhan fait sor-<br />

tie- son appnicu, il fait trois tours et dani <strong>de</strong> puue<br />

mais n* peut virer ; H doit reve.nir au han-^tir pal<br />

suite d'un Uéran^o.me.nt à l'aile. drolUî <strong>de</strong> ï'ar'pawîll:<br />

le -publie s'iTn.TWttie.nte et manifeste. dlveT5*.ni-^i..<br />

EnJiTi. à « U. w, un sui»erl>c vol est exôcut.? par<br />

Paulhan qui tait trois tours <strong>de</strong>. piste a 10 iniM rT*9<br />

<strong>de</strong> hauteur -, 11 s'élance par une trouée vers les<br />

champs et perlent atterrir doucement sur la plnine<br />

six minutes aiprôs son départ ; il est l'objet d'une<br />

ovauon in<strong>de</strong>scriptible <strong>de</strong> la part <strong>de</strong> la toule.<br />

pais plutôt nous.<br />

oui* oui <strong>de</strong>vons vous remercier <strong>de</strong> nous avoir<br />

don/te une pareîne fête ? Ne somme-, innw pas<br />

Ion* heureux <strong>de</strong> vomi avoir montré on celte<br />

ofrroiwtancp combien nous sommes reconn-nis-<br />

s-ants dm co que vous faites pour noms ? Nous<br />

ne s"an.rie.ns voir avec iniliiffe.ront'e le zèle que<br />

vous déployea pour ramener A Dieu, MB bre<br />

bis 'égarées, pour soigner nos enfants, en un<br />

mot pour faire régner Dieu sur nous.<br />

La fête religieuse est terminée. Grâce à M<br />

le curé il'' Servies en-Val, nous avons «u. noire<br />

soirée 1res bien remplie : <strong>de</strong>s projections lu-<br />

mineuses nous ont rm «ilré les i rinei.iwi.les plia<br />

sesKie. la vie <strong>de</strong> Jeanne d'Arc. Le coté Rai n'a<br />

pas été oublié. Et, enfin, un feu d'artifice a<br />

été tiré <strong>de</strong>vant la porte <strong>de</strong> l'église.<br />

Oe mémertr* d'homme, et d.Ti«nwne <strong>de</strong>ux romlelle:. d'. laUi, un<br />

cliltfoiiinicr. Solanès Pêche y Furtuné, 34 ans,<br />

-.uiet espagnol, qui a été déféré au pal-quel, et<br />

ecroiié à la maison d'arrêt.<br />

Plainte — M. Louis Itogpr, marchand, ave-<br />

nue <strong>de</strong>s 'pvn'me.cp, 31, a porté plainte contre<br />

ernolové, A..., qui lui avait «uitstrniT une<br />

'tambour et un certa-in nombre dfe<br />

son<br />

table, un<br />

casquetteo.<br />

Exoulsion ifEspagnola. Plusieurs l-Kpn<br />

rnolf logés dans une rouloile, mule <strong>de</strong> Cour<br />

, :m, ont été mis en <strong>de</strong>meure do quitter la<br />

ville. _ . . .. .<br />

Contraventions. — Pour s être injuriées rc-<br />

cinr.wluenH.nl, avant-hier au moir, à !» heures et<br />

<strong>de</strong>mie promena<strong>de</strong> <strong>de</strong>s Iturques, trois femmes<br />

on* été l'objet d'un procès-verbal.<br />

— Deux Jeunes ga.rc.onn <strong>de</strong> 17 ans ont été<br />

.'Maternent gratifiés d'un procés-verhal pour<br />

tapage injurimiix et nocturne.<br />

Une dizaine d'affaires sont inscrites à cette<br />

audience.<br />

VOL DE PONTE. — Les nommés Ptenre Chevil-<br />

lié, né à <strong>Toulouse</strong> en 1890, homme <strong>de</strong> peine<br />

à la Sala<strong>de</strong>, et Albert Victor Bataille, DÉ a<br />

<strong>Toulouse</strong> en 1888, avenue <strong>de</strong>s Minimes, terras-<br />

sier, arrêtés le 25 août <strong>de</strong>rnier, se eont rendus<br />

coupabes d'avoir, à <strong>Toulouse</strong>, <strong>de</strong>puis moitis<br />

<strong>de</strong> trois ans. ensemble ct <strong>de</strong> concert, soustrait,<br />

frauduleusement une certaine quantité <strong>de</strong><br />

fonte au préjudice <strong>de</strong> M. Itaird.<br />

Le tribunal condamne Ghevillié i quatre<br />

mois <strong>de</strong> prison et Bataillé à trois mois do la<br />

même peine et tous tes <strong>de</strong>ux solidairement<br />

aux frais. , r<br />

Le tribunal déclare en outre la femme Pas-<br />

cale Jeanne Delcayré, épouse Chevillié, et<br />

Pierre Maro Bataille civilement, responsables.<br />

UN COUP DE COUTEAU. — Le nommé Jean-Marie<br />

l'.el |X ans, boulanger, roule <strong>de</strong> Italma, 22. a<br />

été 'arrêté le 15 août, vers 7 heures et <strong>de</strong>mie.<br />

Le' délinquant, après avqtr passé la journée<br />

avec son camara<strong>de</strong>. Fernand Fsmjaaux, 17 ans,<br />

iwnlVimnit boulanger, a frappé ce .<strong>de</strong>rnier, sur<br />

le «ont <strong>de</strong> l'Ecole vétérinaire, d un coup <strong>de</strong><br />

couteau au sein droit, et cela à propos d une<br />

discus6iou futile, cédant à un accès d irascibi-<br />

lité produit par <strong>de</strong>s arrêts nombreux dans les<br />

buvettes qui pul.luleiil sur les allées Lafayette.<br />

Bel invoque en effet l'ivresse comme moyen<br />

do défense. L'inculpé a <strong>de</strong> très mauvais anté-<br />

cé<strong>de</strong>nts il a été déjà condamné pour vol.<br />

Malgré une excellente plaidoirie <strong>de</strong> M' Au-<br />

riol, le tribunal renvoie jusqu'à 21 ans dans<br />

uno maison <strong>de</strong> correction.<br />

VAGABONDAGE ET INEHACTION A LA POLICE DES CHE-<br />

MINS DE FER. — On amène ensuite sur te petit<br />

banc le dénommé Vignéras Camillo Font,, IX<br />

ans, boulanger, sans domicile llxe, né en 1892<br />

à Mainresca, près Harceionc (décidément la pa-<br />

trie du CW1 nous envoie <strong>de</strong>puis quelque temps<br />

tous ses malfaiteurs), arrêté le 8 septembre<br />

pour avoir été trouve coiwhé à la gare Mala-<br />

liiau dans un wae.ou : .'!> franc;-, d'amen<strong>de</strong>.<br />

On ne retient contre ce <strong>de</strong>rnter que l'infrac-<br />

tion k la police <strong>de</strong>s chemins do for.<br />

VAGABONDAGE SPÉCIAL. Paul Désiré Alfred,<br />

ilomicllié rue li. iiferl Bor<strong>de</strong>reau, 51, né à<br />

Sii'iit (.ervais (Di'omc) en 1882. a été arrêté<br />

rue Saint. Ilernard le X août .<strong>de</strong>rnier pair l«n<br />

...«its<strong>de</strong> la briga<strong>de</strong> mohlhi pour avoir vendu<br />

', iv n'..mbcensés iiersimne.s qui fréquentent, oes<br />

, |e dlmaiM'Iii! malin, <strong>de</strong>s enveloppes<br />

surprises à résultats négatifs : <strong>de</strong>ux mois do<br />

P 7'ette condamnation a paru causer au con-<br />

damné une surprise.<br />

OUTIUGES AUX AGENTS. — EllCUnO JOUJMO, 21<br />

ans, manœuvre, et Etienne Ségoufin, 21 ans,<br />

couvreur, tous <strong>de</strong>ux domiciliés à la Sala<strong>de</strong>,<br />

ne vont pas au théâtre pour s'amuser ; ils ont<br />

pour passe-temps favori d'invectiver les agents<br />

el do les menacer ensuite <strong>de</strong> révocation grâce<br />

à. l


lundi <strong>13</strong> <strong>Septembre</strong> K03 tV* W.i'. 1 - U' " '-—:"r<br />

JP O : ur{É»<br />

Courses <strong>de</strong> phevaux<br />

à LONGCHÀMP<br />

Paris. 12 septeifiM*-<br />

Prix oe «i Prairie, a léolamer, 4,000 iraucs,<br />

8,000 mètres environ . —1. Ascalpii, par i>><br />

Samariuiii et Aiulouillette, à M. kpbrr^i (O.<br />

Stern) ; 3. Donna-Mobile, à M. A . Veii-Pioara<br />

CRovalla) ; 3. Madrigal U, à M. G. Auibiy<br />

' Non pkcés : Cayuga. Pierrot III Monte-Car-<br />

fc>. Turbin, Disdain. Mon-Chéri, Oroee, _ Dia-<br />

mant-Jaune. Cavero, Souletin II, Le Brearet,<br />

Esmerée, Stella, La Bohémia.<br />

Hua coûte tête. Une couTte tête.<br />

Mutuel : Gagnant 75 50; placés : Asealori 27.<br />

Doivna-iMobile 140 50, Madrigal II 19 50.<br />

Prix <strong>de</strong> Sablonville, 10.000 francs, 1,100 mè-<br />

tres environ. — I. Cerda. par Atax et Lucie, à<br />

M. Edmond Blanc (G. Stern) ; 2. Oui, à Mme<br />

Cheremete.f (Ch. Childs) ; 3. Maboul II, à M.<br />

M. Caillault (M. Henry).<br />

Non placés : Boléro III, Mont-Boran, Aza-<br />

conna<strong>de</strong>, Brie.<br />

Deux longueurs. Deux longueurs.<br />

Mutuel : Gagnant 22; places : Cerda <strong>13</strong> 50,<br />

Oui 17s Maboul II 20.<br />

Prix Royal-Oak, 50,000 francs, 3,000 mètres<br />

environ. — 1. Aveu, par Simonian et Alliance,<br />

à M. A. Arjmont (Ch. Childs) ; 2. Négofol, à<br />

M. W.-K. Van<strong>de</strong>rbilt (Bellh«use) ; 3. Rebelle,<br />

a Mme Cheremetef (J. Childs).<br />

Non placés : Verdun, Méhari, MérouvaL<br />

Demi-longueur. Demi-longueur.<br />

Mutuel : Gagnant 208 ; placés : Aveu 67, Ne-<br />

gofol 43 50.<br />

Prix <strong>de</strong> la Celle-Saint-Cloud, 5,000 francs,<br />

2,00 mètres environ. — 1. Gar<strong>de</strong>-Mala<strong>de</strong>, par<br />

Saint-Damien et Monitress, à M. Sydney Platt<br />

(O'Comior) : 2. Asmodée, à M. F. C. Scnenkel<br />

(J. Childs); 3. Pasta, à M. le baron M. <strong>de</strong> Roths-<br />

child (Barat).<br />

Non placés : Freya, Gallilée, Hermine.<br />

Mutuel : Gagnant 48 50; placés : Gar<strong>de</strong>-Ma-<br />

la<strong>de</strong> 34 50, Asmodée 58.<br />

Omnium, handicap, 25,000 francs, 2,400 mè-<br />

tres environ. — 1. Margarite, par Boudoir et<br />

MarcMonéss. à M. J. Trarteux (O'Neil) ; 2. Ro<br />

Be-<strong>de</strong>-Flandre, à M. E. Veil-Picard (Jennings);<br />

3. Me&saoudah. à M. Edmond Blanc (G. Stem)<br />

Non placés : Hag-To-Iïag, Hismid, Lovelace,<br />

Italus, Daybréack. Jaeobi, Don a-Sol, Valseu-<br />

se, Mauiienne, Lézard, François-Joseph Char-<br />

mir>T-Ljh', Cooo<strong>de</strong>tte, Oriens, Toupie.<br />

Tm-:» longueur. Une longueur.<br />

Mutuel .: Gagnant 78 ; placés : Margarite 26,<br />

Rose-<strong>de</strong>-Flandre 39, Messaouda 24.<br />

Prix <strong>de</strong> Glatigny, 6,000 francs, 2,200 mètres<br />

environ. — 1. Silver-Stréak, à M. W.K. 'Van-<br />

<strong>de</strong>rbilt (O'Neil) ; 2. Chaton, à M. J. Pratt (G.<br />

Stern) : 3. Knnamoto, à M. le baron <strong>de</strong> Roths-<br />

child (Barat).<br />

Non placés ; Phoci<strong>de</strong>, Cortado.<br />

Demi-longueur. Deux longueurs.<br />

Mutuel : Gagnant 32 50 ; placés : Silver-<br />

Streali <strong>13</strong> 50, Chatou 20.<br />

A SAINT-GAUDSKS<br />

Sahit-Gau<strong>de</strong>ns. 12 ser>tembpe.<br />

Béuiiion sui>eù\be, aillueiice considérable.<br />

Prix <strong>de</strong> la ville, première épreuve au «rot attelé<br />

en .partie liée, 1,300 francs, distance MOO mètres,<br />

5 «ugawrociits, 5 partants. — 1. Serpolette, à M.<br />

ï.lonta.né ; 2. Eiéfrant, à M. Dumas.<br />

Non placis : Drapeau, Edyj>ile, Déesse.<br />

Mutuel : gagnant 91- fr. ; çJa^és : 9 50, 14 francs.<br />

Prix <strong>de</strong> la Société Sportive d'Encouragement (ara-<br />

ines et anglc-arai>es) <strong>de</strong>uxième grou.pe, 2,750 tr.,<br />

distance 1,800 mètresj S engagements, 5 partants.<br />

— 1. Biuct, à AI. Dutiois-Godin ; 2. Jaxa, à M. <strong>de</strong><br />

Saint-Jayme.<br />

Non placés : L'Idéal, Gantelet, Rosière.<br />

Mutuel : Baguant 34 fr., 9 fr., 7 fr.<br />

Prix <strong>de</strong> la Vallée, (<strong>de</strong>uxième épreuve au troit atte-<br />

lé en. partie liée)). 1.400 francs. 1,900 mètres, 5 en-<br />

gagements, 5 partants. — i. Serpolette, à M. Mon-<br />

tana ; 2. Edypile.<br />

Non, placés : Elégant, Drapeau, Déesse.<br />

Mutuel : gagnant. 9 fr., placés, s fr, 7 fr.<br />

Quatrième prix <strong>de</strong> liste Daulnaie (prix <strong>de</strong> la So-<br />

ciété d'Enéoutragement, 1,500 fr. ; distance 2,000<br />

mètres, S engagements, 6 partants. — 1. Roi du<br />

Médoc, M. Guestier ; 2. Le Nain, à M. <strong>de</strong> Mon-<br />

bel.<br />

Non placés : Gentleman, Beuïio, Original, Ballot-<br />

tage.<br />

Mutuel : gagnamt. 10 50 ; placés : 6 50, 7 fr..<br />

Prix, <strong>de</strong> la ville <strong>de</strong> Saint-Gau<strong>de</strong>ns (au trot attelé,<br />

500 francs, distance <strong>de</strong> 2,800 mètres, 7 engagements,<br />

6 partants). — 1. Gim, à M. Cabardos ; 2. Rosita, à<br />

M. Gonin.<br />

Non placés : Fauvette, QuroJti, Gamin <strong>de</strong> Larey.<br />

Mutuel : gagnant 11 fr. ; placés : S fr., 16 fr.<br />

Prix <strong>de</strong> la Société Sportive d'Encouragement<br />

(couirse spéciale <strong>de</strong> baies), 2,000 francs ; distance<br />

3,000, mètres, 1.1 engagements, 4 partants. — 1, La-<br />

dlslas IV, à M. <strong>de</strong> Cabrai ; 2. Inconstant II, à M.<br />

Smeatler.<br />

Non placés : Djelmalio, Luz.<br />

Mutuel : gagnant 18 fr. ; placés : 8 fr., 8 tr.<br />

A BAYONNE<br />

Bayonne, 12 septembre.<br />

Prix <strong>de</strong> la Société <strong>de</strong>s Steeple-cHases <strong>de</strong> France-,<br />

'arabes et anglo-arabes <strong>de</strong>mi-sang, ire division,<br />

2,500 fr., 1,800 mètres environ. — 1. GengisMiam, à<br />

M. le baron Gasquet.<br />

Mutuel : gagnant 8.<br />

Prix <strong>de</strong> Pau, à réclamer, 1,500 fr., 2,200 mètres en-<br />

viron. — 1. ileryem, à M. Meller; 2. Caprifolium, i<br />

M. F. Folin.<br />

Mutuel : gagnant 10.<br />

Prix <strong>de</strong> Bayonne, 2,ooo fr., 1,200 mètres environ. —<br />

1. Clionette, à M. J. Lieux; 2. Styrie, à M. W. Fla-t-<br />

man; 3. Rature, à M. J. Meller.<br />

Mutuel : gagnant 19 50, placé Clionette 8.<br />

Prix <strong>de</strong> Biarritz, 3,000 fr., 2,0» mètres environ. —<br />

1. Lac-Bleu, à M. le baron <strong>de</strong> Nexon; 2. Valmore,<br />

à M. Jean Urethés ; 3. Vau<strong>de</strong>ville, à AI. J. Meller.<br />

Mutuel : gaguant 88 50, placés Lac-Bleu 27, Val-<br />

more 9 50.<br />

Prix d'Angiet, steeplecliase, 2,000 fr., 3,400 mètres<br />

environ.. — l. Pavillon-II, à AI. E. Lasserre: 2.<br />

Storm-II, à AI. R. <strong>de</strong> Alonbel, arrive premier, dis-<br />

tance.<br />

Mutuel : gagnant 20 50.<br />

A SAINT-CLOUD<br />

Paris 12 septembre.<br />

Demain courses à Saint-Cloud. Partants et mon-<br />

tes probables :<br />

Prix <strong>de</strong>s Cinq Arches. — Tronvillaise (M. Barat);<br />

Volonté (Sharp*) ; Orsnnco (Bingliani) ; Flint (G.<br />

BarthoJomewl, Spring Whéat (Uyan); Tu<strong>de</strong>la (Pa-<br />

,ris)3- Arca<strong>de</strong> (F. Lane); Conolation (X); Ulramda<br />

(O \'eil) ; Plutarque (Samson) ; Le Verseau (Bai-<br />

reiro) ; Pinkie (IL .MitchoU).<br />

Prix <strong>de</strong>s Bassins. — SUUwater (O. NeiM ; La Cor-<br />

niche (Hobhs) : Mll<strong>de</strong>Wart (A. Wo<strong>de</strong>land) ; Pistole<br />

(Barré) ; Islan<strong>de</strong> (J. Jennings) ; Carthage (RLan)<br />

Impru<strong>de</strong>nte (M. Barat) ; Exigence (G. Bartuolomew) ;<br />

Alecto (Cii. Childs) ; Pravda (O'Connor) ; Soubrette<br />

J. Childs).<br />

Prix du Garage. — L'Inconnu (Beilhouse) ; Per-<br />

nacmboac (HonbS) i Eastman OS.^Bautfl : ^<br />

Vent tl ta£n4 ; (W<strong>de</strong> (Ch. CMlds) ; Le ttablooo<br />

^PT^AS Saint -Michel. - «"^«LSKSl<br />

Miss Mand (G. Barthohunww ; Tyche cru ACœ J^i.<br />

(Man) ; Morikowa Ç3. Childs) ; «leshtrejCat (0 Cmv<br />

iSrt ; Pour Sur ffSvlsî ; My Mto (Sha"P) j/^it-<br />

za (R. Mitcheffl) ; La Trembfcyo (J. JermlmgS). Par-<br />

tant douteux : Vesta (R. LafaDrle).<br />

Prix ae MoûtainvUle. — Moutry (Hobbs) ; Bf"f'"<br />

i^snen (DuBty) ; Gol<strong>de</strong>n Phéasant (G. Barthotomow) .<br />

Tlroyen. (X); SainUMarc (Rian) ; Balram II (X) ; w<br />

aa Wis ; Ariette IV (A. O. Taytor) J «g^J^<br />

(A. Wood-land) ; Marina «J. = ^ . r^SrtîS<br />

zaïr. (Bona) : Lemon Squash (Curry) ; Chartres<br />

**pîë?ïte Nézel. - Klldare (M. Hmry) i Hector<br />

(Belllioaise) ; Ilarold (J. ChlMs) ; Ocdrado (M. Ba-<br />

rat); TopochWfeire (Curry) ; Le Tocsto (Ch. «)<br />

Brl'non. (Ryan) ; Le Musicien (Borteau) ; Barbairossa<br />

(O'Neil) ; Max Darguin (Bingham).<br />

Pronostics :<br />

ParU-Svort : Tu<strong>de</strong>la, PinMe — HStlgence, Myûel<br />

Faxt — L'Inconnu, Vol au Vent — Dalmigavle, écu-<br />

rie Stern — Montry, Saint-Maro — écurie Van<strong>de</strong>n-<br />

ber, Topohidère.<br />

Jockey .- Tu<strong>de</strong>da, Pinkie — Exigence, Myd<strong>de</strong>l Fart<br />

— L'Inconnu, Vol au Vent — Dalmigavle, écurie<br />

Stenr- — Moatry, Saint-Marc — écurie Van<strong>de</strong>rbei",<br />

Topcnidère.<br />

1^ Liberté : Tu<strong>de</strong>la, PrnJcie — Myd<strong>de</strong>l Fart, Exi-<br />

gence — Le Rubicon, Vol au Vent — écurie Stern,<br />

Marital — Flamina, Marius — Topcoidôre, Electa.<br />

L'Intransigeant : Sprijig-Wheat, Pinkie — Myd-<br />

ctea Fart, Impru<strong>de</strong>nte — Ovi<strong>de</strong>, Eastman — écurie<br />

Stern, Cherchiirecat — Dona Mobile, Moakito —<br />

écurie Vaai<strong>de</strong>fcbil, Tctpohiii<strong>de</strong>re.<br />

Mgr Ttenet vftafre général <strong>de</strong> Ltèg», cafl*»-<br />

rteï nrr.aaT -<br />

césain <strong>de</strong> Reims (2 train») ; départs. 3 lu 35 et<br />

5 h 40 soir; le pèlerinage diocésain <strong>de</strong> Besan-<br />

çon (2 trains), départe 8 h. 55 et 3 h. 45 soir ;<br />

Dôlerinaîre diocésain »u«iftt, (!„<br />

r"r.^_r-i—m «* wiAnnmAnU. — itcUtur ... /llil<br />

•un<br />

'sa,<br />

l'él©<br />

ter^nctualres et monuments --Uew„r: K ,. M,<br />

OAnee La Cote d'Azur, Nice Marseille, l.yor.,<br />

ISJ ,<br />

A mil ineu.'Kîés jH.ur la .•.•M.r.il.... I *t l'j^j<br />

à la M" se clwuiuo jour. - Jamais <strong>de</strong>ux uuiu.î«J«<br />

cutives en chemin tlo fer.<br />

ix.jman<strong>de</strong>r le pr.*r.un.uo ,i- .ni- i iolm ,<br />

gneiuents au Secrétaire <strong>de</strong> N.-lie Dame <strong>de</strong> Saint ï<br />

avenue <strong>de</strong> brotouil. Taris.<br />

JOURNAL DUS AGninir.TKIIItS KT VlTlCfiT iiVH.<br />

(58- année). - AbonneinenU : un an « fr..<br />

vré p;ir ta poste, 8 fr. 00; étranger, 10 fr.<br />

Lo journal <strong>de</strong>s Agriculteurs et Vttiruit, urs !Ura|.<br />

lo 10 et le 25 <strong>de</strong> chaque mois; c est 1 urgano ai<br />

monoaats oi aaolaas, Bieaaoraïia Cystite, ftitrj<br />

. _ cissement, Malaiiai da la vasiia, GoU q J<br />

sera recouvré par les soins <strong>de</strong> Vadministration <strong>de</strong>s Postes, quelques jours après la<br />

souscription.<br />

(Signature <strong>de</strong> l'abonné.)<br />

à dater du<br />

32 Feuilleton du <strong>13</strong> septembre <strong>1909</strong><br />

monno<br />

flllUMùui PAR<br />

Le Capitaine DAN RIT<br />

(Comra' DRIANT}<br />

CHAPITRE VIII<br />

A TRAVERS LA BRUME POLAIRE<br />

Dépêche au « Roi du Cuivre ». — Procès-<br />

ver ont <strong>de</strong> record. — Pour dmniner le<br />

bronjoUard.— Montée à 2.000 mètres. —<br />

L'insfwpportable froid. — Coup <strong>de</strong> sou-<br />

pape fatal. — Pon.tr enrayer la chute. —<br />

L'aérostat <strong>de</strong>vient aéroplane. — Fuite<br />

<strong>de</strong> l'hydrogène. — L'intervention <strong>de</strong><br />

Bob Midy.<br />

Mi stress Elliot répondit à Cette triom-<br />

>iiàie constatation par un cri perçant,<br />

tans la gamme <strong>de</strong> ses cor<strong>de</strong>s vocales, ce<br />

c-ni donnait la note <strong>de</strong> la joie la plus in-<br />

ierwe.<br />

Us avaiont gagné leur pari !<br />

Leur pari I... ils l'avaient un peu perdu<br />

«avu®. <strong>de</strong>puis le départ ; tant <strong>de</strong> sensa-<br />

Uc T l , 1Ouv0U *« s étant interposées l<br />

bak« f^ S K, TU ^ moins une ai><br />

Par m ? million do dollars.<br />

n , f, u ' d « «s.jeux auxquels se com<br />

Wait le hasard, c'était à peu près au<br />

««il do la rencontre duTX> ave^^<br />

• -le Peter, que laén^!at avait<br />

franchi la minute du méridien qui éta-<br />

blissait le record du Pôle : 87° 7'.<br />

Le célèbre navigateur Peary, avec ses<br />

87° 6', était dépassé.<br />

Cinq millions <strong>de</strong> francs, c'était évi-<br />

<strong>de</strong>mment un beau <strong>de</strong>nier, même pour un<br />

<strong>de</strong> ces potentats que la démocrate Améri-<br />

que a baptisés Empereurs ou Rois, mais<br />

la confusion <strong>de</strong> sir Hobson, Roi du Cui-<br />

vre, <strong>de</strong>vant son pari perdu, serait encore<br />

meilleure à déguster.<br />

Une <strong>de</strong>s clauses <strong>de</strong> ce pari était que sir<br />

Elliot <strong>de</strong>vait tenir lui-même son adver-<br />

saire au courant <strong>de</strong> tous ses déplace-<br />

monts, par T. S. F. quand il serait au<br />

large ; par les bureaux télégraphiques,<br />

quand il relâcherait dans un port quel-<br />

conque.<br />

Conformément à cette clause, une dépê-<br />

che avait été envoyée, viâ Hammerfest,<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York<br />

l'avant-veille, et, à cette heure, sir Hob-<br />

son se frottait les mains, en constatant<br />

que Y Etoile-Polaire n'avait plus que qua-<br />

tre mois <strong>de</strong> répit, dont un d'été seule-<br />

ment, et qu'elle était à l'ancre dans un<br />

port norvégien.<br />

Evi<strong>de</strong>mment il considérait son pari<br />

comme gagné.<br />

Et la dépêche qu'il allait recevoir par<br />

le T. S. P. le plongerait dans une indici-<br />

ble stupéfaction.<br />

L'Américain la rédigea <strong>de</strong> suite, aussi<br />

complète et aussi claire que possible, et<br />

elle fut expédiée par Georges Durtal,<br />

pendant que le savant remplaçait, pen-<br />

dant quelques instants, l'Américain <strong>de</strong><br />

| quart au baromètre et à la direction.<br />

— C'est l'heure <strong>de</strong> son bridge, fit le roi<br />

| <strong>de</strong> 1 automobile : il va recevoir cela au<br />

I l^ercle même : malgré son beau flegme<br />

j ce sera un coup : je donnerais dix ans dé<br />

. tête! 6 ma bolle - mère I )0ur voir d'ici sa<br />

— Aoh , protesta Cornélia scandalisée, i<br />

A peine les <strong>de</strong>rnières étincelles <strong>de</strong>s on-<br />

<strong>de</strong>s hertziennes venaient-elles <strong>de</strong> fulgu-<br />

rer dans la brume, qu© le premier mot <strong>de</strong><br />

réponse <strong>de</strong> Y Etoile-Polaire arrivait dans<br />

l'appareil du Patrie.<br />

C'était le mot : Hurrah !<br />

Willy Harris faisait connaître qu il ar-<br />

rivait en vue du Spitzberg, qu'il comp-<br />

tait atteindre la banquise polaire le len-<br />

<strong>de</strong>main lundi dans la nuit, et qu il ne<br />

cesserait d'y croiser, en attendant les dé-<br />

pêches avec une fiévreuse impatience.<br />

Sir Elliot pria Georges <strong>de</strong> télégraphier<br />

encore qu'il accordait double sol<strong>de</strong> à l'é-<br />

quipage du yacht, à partir du jour où il<br />

avait gagné son pari et qu'il donnerait<br />

une gratification <strong>de</strong> mille dollars à cha-<br />

que homme, s'il arrivait au Pôle.<br />

Ce fut pour les passagers l'occasion <strong>de</strong> i<br />

s'émerveiller à nouveau <strong>de</strong>s progrès fan- j<br />

tastiques faits par la science <strong>de</strong>puis une<br />

trentaine d'années.<br />

Ainsi, les explorateurs précé<strong>de</strong>nts qui<br />

avaient risqué leur vie dans les solitu<strong>de</strong>s<br />

arctiques, étaient restés <strong>de</strong> longs mois,<br />

<strong>de</strong>s années même, séparés du reste <strong>de</strong><br />

l'humanité.<br />

Nansen, Cagni, Pcary eux-mêmes,<br />

pour ne parler que <strong>de</strong>s trois <strong>de</strong>rniers,<br />

n'avaient pu faire connaître le point ex-<br />

trême atteint par eux qu'en regagnant, le<br />

premier la Norvège, et les <strong>de</strong>ux autres<br />

leurs quartiers d'hivernage.<br />

Pour l'expédition aérienne, le mon<strong>de</strong><br />

entier allait en connaître le résultat le<br />

len<strong>de</strong>main même du jour où il serait ob-<br />

tenu.<br />

Si lo Pôle était atteint le dimanche, le<br />

New-York Herald ferait connaître au<br />

mon<strong>de</strong> entier cette sensationnelle arrivée<br />

le len<strong>de</strong>main lundi.<br />

C'était inouï 1<br />

Le milliardaire 6Î.Ï bien voulu célé-<br />

brer, la coupe en main, le gain d© son<br />

pari ; mais Bob Midy expliqua, dans son<br />

sabir natal, que tout oe qui était liqui<strong>de</strong><br />

à bord, <strong>de</strong>puis l'extra-dry jusqu'au whis-<br />

ky, était solidifié, en même temps que les<br />

bouteilles étaient fendues.<br />

Il en était tout le premier dans le ma-<br />

rasme car ces longues fiasques exerçaient<br />

sur lui unei véritable fascination.<br />

Il fallut donc se contenter d'établir,<br />

sans toast préalable, le procès-verbal re-<br />

latant le passage du 87° 7'.<br />

Le docteur Petersen en fut chargé, et,<br />

pour cela, admis sous la tente, où le poêle<br />

à pétrole élevait la température d'une<br />

quinzaine <strong>de</strong> <strong>de</strong>grés. Là, il rédigea au<br />

crayon le document qui <strong>de</strong>vait faire foi<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York.<br />

Sur la rédaction détaillée qui en fut<br />

lue et où il était question <strong>de</strong> l'île Peter-<br />

sen, le lieutenant du génie fit remarquer<br />

<strong>de</strong>cuiS P« ul :être impru<strong>de</strong>nt, dans un<br />

document officiel, ou ne <strong>de</strong>vaient figurer<br />

que d e S précisions géographiques do<br />

faire mention d'une terre que nul n'avîil<br />

vue et où l'expédition n'avait pas eu l,<br />

loisir <strong>de</strong> s'arrêter. pas eu le<br />

— Nous ne l'avons peut-être pas vue<br />

fit la voix aigre <strong>de</strong> mistress Elliot S<br />

nous l'avons sentie, et, pour mon conÏÏè<br />

] en rapporterai une luxation h YùSS<br />

Sur cette affirmation péremptoire le<br />

procès-verbal fut signé par S ^ï<br />

sagers, Bob Midy nayant aucuneTespeco<br />

<strong>de</strong> valeur a bord comme facteur humain.<br />

T7iî^t iS T-}^1 rapi<strong>de</strong>ment. Mistress<br />

Elliot offrit u chacun un verre d'eau<br />

bouillante obtenue sur son fournea<br />

K?H y<br />

f *£ «««oudre quelques criï<br />

ter d,f rS er] T brandy ' et » fallut se hâ-<br />

teinf 1 S >so , rb6r ' T le froid avait at-<br />

* îl ~ r „ m nRf Iuait, en s'attardant<br />

à déguster l'excellente boisson une mi<br />

nuto, à ne plua trouver qu'un petit bloc<br />

<strong>de</strong> glace colorée au fond <strong>de</strong> son verre<br />

Pour être certain <strong>de</strong> l'exactitu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s<br />

données qui servaient au docteur Peter-<br />

pîécis^<br />

a n(mwau à dix heurea<br />

La latitu<strong>de</strong> trouvée fut 87°50'<br />

^ Avec quelle étoile opérez-vous, doc-<br />

l,,7^ tenaa î t ' ^'m avec«Pol-<br />

lux » Non seulement c'est une étoile <strong>de</strong><br />

première gran<strong>de</strong>ur et elle M peu être I<br />

confondue, dans cette région avec une<br />

fSefcitor 00 ^ t* * 3w*R85 i<br />

ie«mfl « Castor », <strong>de</strong> troisième gran<strong>de</strong>ur '<br />

mon objectif, et qui me sert <strong>de</strong> contrôle<br />

ouï aufti£2* k Pôle n€ ^rait PlS<br />

PuLHS kllom ^res, la distance <strong>de</strong> Paris<br />

Durtïïï soV U Dui * cr ^> Ht George^<br />

^Tyu) % V urnant vors Christiane<br />

mainteninf k ^.l^' * suis «ûre<br />

maintenant que nous l'atteindrons 1...<br />

vt^O^n' iut frroinpit lo savant, avez-<br />

iSS ? ^ d ° ^Plati^niont po-<br />

I — Comment cela ?<br />

— Vous n'ignorez point que si un <strong>de</strong>-<br />

I g du méridien vaut, dam? la zonè tem<br />

! qu'en WaSa^vS^S^S^<br />

707 mètres au Pôlo " kilomètres<br />

oeite^ 1 ^^^ %» dire vrai,<br />

' Plus sur la distant m', v<br />

k,lomM ' r ^ <br />

i courir... ulbUuiW) «I« nous reste à par-<br />

ifôtt^ 06 n>est P»« ^ 240; ruais "h<br />

^kilomètres que noua sommes du lw<br />

me <strong>de</strong> notre voyage.<br />

û^<br />

Cahn ^ z ",y? us ' mon c'her docteur, dit<br />

SiflM lAmér ^n ; ces 2 lùlômô-<br />

Sum " Vient d0 le s franchir dard<br />

cuteT ^ ÛVOns mia à l€S diS *<br />

Le voyage s'accomplissait décidément<br />

pSer COnditions « ue nul n'eût osé »<br />

Lo traîneau automobile, dont on avait<br />

pu craindre la chute, semblait être nialM<br />

»UU Soli<strong>de</strong>ment par sa <strong>de</strong>rnière courreie<br />

ot,- à moins <strong>de</strong> nouveau choc, (leorges<br />

l'urla! no rwloulait plus lV-no- nie el sU*V*<br />

délestage d


LE NUMERO5CENTIMES<br />

Oi-gane quotidien <strong>de</strong> Défense Sociale et Religtéwse<br />

RÉDACTION ET ADMINISTRATION : <strong>Toulouse</strong>, Rue Roquelaine, 25 LE NUMÉRO 5 CENTIMES<br />

ABOBI 3X1JUIVUHXXV 'XH*<br />

IV* -oi. SU mokt U» «<br />

• O »• M * 30 «r<br />

7- «- 2* -<br />

- 40 - 2D - 40 -<br />

XM Abon»W ' ' ' J" et 16 <strong>de</strong> chaque mola ot son» payables d'avance<br />

foui ' it'attn s.ie doit ttre auwmoaanfi ftPAIIÏï-,MI-.!NTS LIMITR0CHK3 .<br />

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p,Jla ,<br />

RÉCLAMES f> |«ga) ...".";"***<br />

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I» Ugw OUr. 8C<br />

- 1-50)<br />

- 2 - »<br />

- 3 - •><br />

Oomatwndantj<br />

FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPECIAl f Lundi !3 <strong>Septembre</strong> 191)9. -- I9 8 Année - N» 6,151.' BUREAUX A PARIS: 26. RUE FEYDEAU<br />

Les Faits du Jout<br />

M. Chéron a prés\3â, aux Sables-d Qlonne,<br />

le Congrès d\s pêches maritimes.<br />

-€>-<br />

L'amiral l'e Lagieyrera, rentrant <strong>de</strong> sa tour-<br />

née en Corse et à Bizerte, a débarqué à Mar-<br />

seille, (J'où il es>t reparti pour Paris.<br />

—Q-<br />

On a inauguré, à Malptaqtiet, le monument<br />

élevé à la mémoire <strong>de</strong>s combattants <strong>de</strong> 1709.<br />

-©-<br />

Les employés <strong>de</strong>s tramways <strong>de</strong> l'Ouest-Pari-<br />

sien se sont mis en grève.<br />

Le bâti ment-école <strong>de</strong>s mousses, « la Bre!a>-<br />

gne », en ra<strong>de</strong> <strong>de</strong> Brest, a été évacué, en rai-<br />

son <strong>de</strong> la constatation <strong>de</strong> cas dé méningite<br />

cérébro-spinale.<br />

-©-<br />

Le colortel Couraud a achevé la pacification<br />

Cta l'Adrar et télégraphié qu'il considère son<br />

rôle comme terminé.<br />

Le soldat Voisset a été arrêté au Puy, pour<br />

meurtre d'un enfant d'un coup <strong>de</strong> fusil chargé<br />

d'une cartouche <strong>de</strong> tir réduit.<br />

Les gran<strong>de</strong>s manœuvres du Bourbonnais<br />

son* entrées dans la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>s manœuvres<br />

<strong>de</strong> division contre division.<br />

On a sais', chez Ferrer, <strong>de</strong>s documents d'où<br />

parait résulter sa participation aux émeutes<br />

<strong>de</strong> Barcelone, oc qui n'empêche pas les révolu-<br />

tionnaires et les dreyfusards français <strong>de</strong> mul-<br />

tiplier les meetings <strong>de</strong> protestation contre son<br />

arrestation.<br />

—r>-<br />

Une attaque <strong>de</strong>s Marocains contre le camp<br />

Se Sidi-Amet-El-Hach a échoué.<br />

Le duc <strong>de</strong>s Abruzzes, retour <strong>de</strong> l'Himalaya,<br />

est arrivé à Marseille.<br />

Un inci<strong>de</strong>nt russo-allemand est survenu en<br />

Mandchou-rie. à propos <strong>de</strong> la perception <strong>de</strong>s<br />

Impôts à Kharbine.<br />

Aveu, à M. A. Aumont, a gagné le Prix<br />

Royal Oak (5Q.0Q0 fr.), et Margarite, l'Omnium<br />

{25.000 fr.). à Longcharr.p.<br />

«ES MILITAIRES<br />

d'or, avec le gilet blanc aux mêmes bou-<br />

tons. A la Cour et dans tous les bals<br />

donnés à bord, ces officiers portent cet<br />

habit qui est d'une élégance « copur-<br />

chic ».<br />

Quatre tenues ! C'est un peu beaucoup.<br />

Nos officiers n'eu <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt certes pas<br />

tant..., pour eux ce serait la ruine à bref<br />

délai. Mais est-ce donc qu'une « gran<strong>de</strong><br />

tenue » ne ferait pas leur affaire ? Qu'on<br />

le veuille ou non, le panache produit<br />

toujours une certaine impression à l'é-<br />

tranger. Il en produit également chez<br />

nous ; mais nous le disons tout bas, car<br />

c'est la raison pour laquelle nos bons ra-<br />

dicaux et sociaux l'ont en horreur. Le<br />

prestige <strong>de</strong> l'armée et <strong>de</strong> la flotte les met<br />

en rage. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas,<br />

croyons-nous, une raison suffisante pour<br />

mettre nos officiers <strong>de</strong> marine dans une<br />

situation inférieure et, parfois, gênante<br />

vis-à-vis <strong>de</strong>s étrangers.<br />

Les officiers mécaniciens ont reçu,<br />

comme les commissaires, la môme tenue<br />

que nos officiers <strong>de</strong> marine, avec le pa-<br />

rement <strong>de</strong> leur spécialité. Ne serait-il pas<br />

bon qu'on donne quelque relief à ceux<br />

qui se dévouent tous les jours pour le<br />

pays, et qui, souvent, sont moins payés<br />

que certains ouvriers <strong>de</strong> l'Etat.<br />

Ne rions pas du « panache ». Encore<br />

plus que l'armée <strong>de</strong> terre, la marine, ap-<br />

pelée à se montrer à l'étranger et à jouer<br />

parfois un rôle diplomatique, a besoin<br />

d'être un peu « reluisante ».<br />

L'habit ne fait pas le moine, c'est en-<br />

tendu, mais il y ai<strong>de</strong> joliment. C'est ce<br />

que nous répétait ces jours <strong>de</strong>rniers un<br />

jeune enseigne.<br />

Commandant A. HUBAULT.<br />

Mie <strong>de</strong> tout rapport amlcaL Les mariages dvs<br />

a un élan d'amour très «owai* impulsif, com-<br />

me cela se liasse en Amérique, dorment taeu<br />

à «me foMcito intense sur le moinen*. mais trop<br />

souvent oe bombeur ne dure pas. Au contaaiiire,<br />

un mariage combiné avec réflexion par <strong>de</strong>s<br />

parente qui ont <strong>de</strong> l'expérience et da sent? pra-<br />

tique offrira aux époux un bonheur trainquiliie.<br />

» Absorbés par les affaires, les Américains<br />

on* peu <strong>de</strong> temps à consacrer à leur ten»me,<br />

tandis que mon inari, par exempCe, que ses af-<br />

faires occupent et qui est membre du Parle-<br />

ment itaflian, trouve toujours le temps <strong>de</strong> dé-<br />

jeuner avec moi et <strong>de</strong> venir me trouver à plu-<br />

sieurs reprises dans la journée. Un EXiropéen<br />

voit dams sa femme une collaboratrice, adora<br />

qu'il n'en va pas <strong>de</strong> même en Amérique. Voila<br />

pourquoi je ne qessecai d'exhorter les jeunes<br />

fi îles <strong>de</strong> mon pays à chercher un bon mari en<br />

Europe. »<br />

L'Uniforme <strong>de</strong>s Officiers <strong>de</strong> Marina<br />

On sait que M. Camille Pelletan, en<br />

bemi du « Âa-fla », a supprimé, pendant<br />

son passage rue Royale, la gran<strong>de</strong> tenue<br />

<strong>de</strong>s officiers <strong>de</strong> marine.<br />

Cette tenue comportait l'habit galonné<br />

m brodé selon le gra<strong>de</strong>, le pantalon noir<br />

Il ban<strong>de</strong> d'or, le « bicorne », le ceinturon<br />

<strong>de</strong> soie bleu et or.<br />

M. Pellelan supprima tout d'un geste,<br />

simple histoire <strong>de</strong> « démocratiser » la<br />

marine.<br />

Dans la suite, et <strong>de</strong>vant les réclama-<br />

Bons unanimes, il rendit peu à peu le<br />

bicorne et le ceinturon. Rien <strong>de</strong> plus<br />

pas ça I<br />

La tenue « moyenne » <strong>de</strong>s officiers <strong>de</strong><br />

marine fut, <strong>de</strong> ce fait, élevée à la dignité<br />

<strong>de</strong> « gran<strong>de</strong> tenue ». Pas belle cette te-<br />

nue : redingote noire fermée jusqu'au<br />

Cou, sur <strong>de</strong>ux rangs <strong>de</strong> boutons d'or, <strong>de</strong>s<br />

épauJettes et un simple pantalon noir,<br />

tout noir ; pas même l'élégance du cadre<br />

noir <strong>de</strong> Saumur.<br />

La petite tenue, on le sait, se compose<br />

du même pantalon, d'un veston à <strong>de</strong>ux<br />

rangs <strong>de</strong> boutons et d'une casquette ga-<br />

lonnée. L'été, on permet le pantalon et<br />

le veston blancs avec les galons du gra<strong>de</strong><br />

Dans le temps, — si notre mémoire<br />

nous sert bien — nos camara<strong>de</strong>s <strong>de</strong> l'ar-<br />

mée <strong>de</strong> mer pouvaient porter la redin<br />

gote déboutonnée avec un gilet noir ou<br />

Marne à boutons d'or et la cravate noire<br />

mais cette tenue, qui se rapprochait<br />

ainsi du costume civil (le rêve <strong>de</strong> tous<br />

nos « égalilaires ») avait un immense dé<br />

faut. Elle comportait un plastron <strong>de</strong> che-<br />

mise immaculée... Naturellement M. Ca<br />

mille Pelletan ne voulut pas la rétablir<br />

Lui, ministre <strong>de</strong> la marine, n'était pas<br />

pour le linge « blanc ». On a <strong>de</strong>s prin<br />

c-ipes ou on n'en a pas. Donc pas <strong>de</strong> re-<br />

dingote déboutonnée.<br />

Rien, cependant, n'était plus séant ni<br />

plus élégant. Mais passons. Nous admet-<br />

tons, néanmoins, que le « veston » actuel-<br />

lement en usage est plus pratique.<br />

Ce qu'il faut aussi admettre c'est que,<br />

<strong>de</strong>puis, chaque fois que <strong>de</strong>s réunions in-<br />

ternationales ont mis notre personnel<br />

naval on préisnnee <strong>de</strong>s états-majors étran-<br />

gers, il s'est senti gêné, il a souffert <strong>de</strong><br />

l'extrême simplicité <strong>de</strong> son uniforme qui<br />

peut sembler une incorrection vis-à-vis<br />

rie ses hôtes. Les avertissements à ce<br />

sujet n'ont pas manqué.<br />

Nos ambassa<strong>de</strong>urs se plaignent du pi-<br />

teux effet produit à l'étranger par la pau-<br />

vreté do l'uniforme <strong>de</strong> nos officiers do<br />

m ^ ,rt ^ nn face <strong>de</strong>s marins étrangers.<br />

M. ralHèrea a pu, lui-même... cons-<br />

towrjette différence choquante <strong>de</strong>vant<br />

jescadrp italiens, <strong>de</strong>vant les marins<br />

23*5 et les marins anglais. Et si M.<br />

ramures a pu constater — comme on le<br />

t que la tenue <strong>de</strong> « gala » do nos<br />

officiers do marine manque <strong>de</strong> « chic »,<br />

c est que réellement elle en manque.<br />

Nos camara<strong>de</strong>s <strong>de</strong> I' « entente cor-<br />

diale » ont. quatre tenues : le veston, la<br />

rwitnp^a l'habit galonné et fermé pour<br />

ta gran<strong>de</strong> tenue, Q| une tenue <strong>de</strong> « soi-<br />

rée » qui comporte l'habit civil à boutons<br />

Uu Jour le Jour<br />

Le commissaire <strong>de</strong> police <strong>de</strong> la Ma<strong>de</strong>leine<br />

a envoyé l'autre jour à l'infirmerie spéciale du<br />

Dépôt un citoyen qui s'était présenté à la por-<br />

te <strong>de</strong> l'Elysée et avait eu, avec le concierge,<br />

le dialogue suivant :<br />

— Je désire parler au prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Répu-<br />

blique...<br />

Que lui voulez-vous ?<br />

Je suis sans travail et je viens lui <strong>de</strong>man-<br />

<strong>de</strong>r un secours.<br />

Le solliciteur fut aussitôt arrêté : c'était évi-<br />

<strong>de</strong>mment un fou. Le commissaire <strong>de</strong> police<br />

en fut tout à fait convaincu quand il enten<br />

dit cette explication :<br />

— Le prési<strong>de</strong>nt est un homme qui a une<br />

belle situation et je me suis dit, comme ça,<br />

qu'il valait mieux s'adresser à lui qu'au char<br />

bonnier d'en face.<br />

Voyez comme c'est bizarre I Ce même pau-<br />

vre diable aurait déclaré au concierge : « "<br />

viens <strong>de</strong>man<strong>de</strong>r une trésorerie générale<br />

qu'on l'aurait aussitôt fait entrer en lui pro-<br />

diguant les marques du plus profond respect.<br />

Naguère, un monsieur U'ès bien mis s'adres-<br />

sa à la gar<strong>de</strong> qui veille aux barrières <strong>de</strong> l'Ely-<br />

sée et <strong>de</strong>manda avec une politesse exquise :<br />

— Je vous serais obligé <strong>de</strong> vouloir me per-<br />

mettre d'écrire quelque chose sur le registre<br />

<strong>de</strong>s réclamations.<br />

— Quel registre <strong>de</strong>s réclamations ?<br />

— Le registre sur lequel tout citoyen a le<br />

droit <strong>de</strong> formuler ses plaintes et ses critique<br />

en ce qui concerne les services publics. Il<br />

Sait-on que l'Etat se fiait urne petite<br />

rente d'une prise <strong>de</strong> talbaïc <strong>de</strong> Louis XY1II ?<br />

Oni ne sait pas. Voici donc l'histoire :<br />

Le roi ppita.it beaucoup, fait comnm Un soir,<br />

comme il allait citer un vers d'Horace à son<br />

ouimonier, il s'aperçoit qu'il! a oublié sa taba-<br />

tière. Il, s'anrète ; Se prélat comprend, s'incline<br />

et .présente ia stonne.<br />

Sa MiajftstA, rooormalfisa.nte. nridt to<br />

ftle l'o<strong>de</strong> jusqu'au bout et... dorune à l'aoeno-<br />

nier — Le chapeau « monoplan<br />

Ne nous plaignons pas <strong>de</strong>s grands chapeaux.<br />

Ce sonit <strong>de</strong>s infiniment petits à côté <strong>de</strong> ceux<br />

que la « folie » <strong>de</strong> l'aviation a fait naître aux<br />

Etais-Unis.<br />

Le chapeau monoplan est une trouva iV.je.<br />

Qu'on imagine <strong>de</strong>ux larges ailes, semi-a'igi-<br />

<strong>de</strong>s, prolongeant à droite et à gauche la coif-<br />

fe, très p'iate. A l'arrière — il faut bien em-<br />

ployer le langage sportif — un gouveniaU<br />

inattendu vient protéger la nuque.<br />

Et tes gracieux mouvement* <strong>de</strong> tète <strong>de</strong>s élé-<br />

gantes, qui oni adopté cette coiffure • <strong>de</strong>r-<br />

nier vol », donnant assez l'imipressiou diu vl-<br />

rage au<strong>de</strong>icieux d'un Bteriot ou d'un Lattuam<br />

planant.<br />

Pourvu que le chapeau « monoplan dans<br />

une envolée puissante, ne vienne pas se poser<br />

sur la tète <strong>de</strong> nos femmes...<br />

— Autre chapitre <strong>de</strong>s chapeaux.<br />

S'il faut en croire un journal <strong>de</strong> robor-<br />

iand bernois, un chapeau <strong>de</strong> daine a Ian51/i<br />

itutcnroinpie, <strong>de</strong>rnièrement, la circulation <strong>de</strong>s<br />

touristes dans les gorges <strong>de</strong> l'Aar, près die<br />

Metringen. En cerlams endroits, les gorges se<br />

rétrédèsent k tel point que l'on peut toucher<br />

<strong>de</strong> la main les <strong>de</strong>ux parois opposées <strong>de</strong> ro-<br />

chers. C'est en un endroit semn'able qu'une<br />

longue caravane fut soudain arrêtée.<br />

Seule la tôle <strong>de</strong> la colonne se rendit compte<br />

<strong>de</strong> ce qui se passait. Les ailes gigantesques<br />

d'un chapeau <strong>de</strong> dame prises entre les rochers<br />

s'y étaient si foV.erncnit ancrées que la pro<br />

pnétairc <strong>de</strong> ce monument ne put plus faire un<br />

pas. On dut la décoiffer, à sa très gran<strong>de</strong><br />

l'ivnsticiiinai'ion. Lo même journal <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />

qu'à' l'avenir on établisse un contrôle <strong>de</strong>s cha<br />

peaux a l'entrée <strong>de</strong>s gorges, ou bien qu'on<br />

fasse sauler la roche...<br />

—C— La .planète Mars est habitée — ou,,<br />

du .moins, habitable.<br />

C'est uu savant Américain qui l'affirme.<br />

En effet., <strong>de</strong>s observations faites par Hé pro<br />

fesseur Percival LoweM indiquent la présen.<br />

ce d'oxygèn-o dons l'atmosphère <strong>de</strong> cette pila-<br />

note.<br />

Venant après une déclaration d après la-<br />

miette la présence <strong>de</strong> vapeur d'eau autour <strong>de</strong><br />

la pliiiiiiète ne fait plus -aucun doute, la récente<br />

découverte du professeur LoweJil a souievé Y<br />

plus vif intérêt.<br />

Li théorie du professeur est qu en ronsé<br />

qiieuro lia vie est possible dans la planèt<br />

M;i-rs.<br />

—©— Les maxiafivs entre Européens et Amé<br />

ricaiines ont gnnéni.lemeiiit, aux Etats-Unis, c<br />

qu'on appelle une « mauvaise presse ». Lee<br />

jouniKiiux du Nouveau Mon<strong>de</strong> s'accor<strong>de</strong>nt a<br />

Téiwwwlir-o )>a.nmi leurs lecteurs — et leurs tec-<br />

trices — cette opinion quo la jeune fille yaav<br />

Uee n'est pas un article dVxjxirlalion.<br />

M:ils voie' que la ronnlesM' 'e Krasso rviitloe,<br />

née Georsfîna WlMe, at originaire <strong>de</strong> New-<br />

York déclare hautement dans les gazeno* <strong>de</strong><br />

u pnvs qu'il v a lieu d'encourager, au con-<br />

traire feu wariaqcs Interconlinrntcnix<br />

« l,tvs uui.ria.ges avec <strong>de</strong>s IVII.TO péems, écrit Me,<br />

nous dominent, plus <strong>de</strong> lnndKMir quo les luaria-<br />

ges «mtre Américains. Au contraire <strong>de</strong>s maris<br />

eaireiréH^s, les maris américains ne permettent<br />

inuiaiH à leurs femmes cette intimité <strong>de</strong> l'im-<br />

tetlLgonoe et <strong>de</strong> l'esipait Qui est la haso prtnicé-<br />

E FISC<br />

On se plaint beaucoup en ce moment-ci<br />

<strong>de</strong> ses procédés, et ils sont, en effet, parti-<br />

culièrement intolérables. Le principe en<br />

vertu duquel le contribuable, quoi qu'on lui<br />

réclame, doit toujours commencer par<br />

payer, n'est-il pas inouï ? Alors, il suffira <strong>de</strong><br />

l'erreur ou <strong>de</strong> la malveillance d'un fonc-<br />

tionnaire ou d'une municipalité pour nous<br />

faire imposer d'une façon folle, et pour que<br />

nous <strong>de</strong>vions commencer par débourser une<br />

somme énorme, même si nous sommes dane<br />

l'impossibilité matérielle <strong>de</strong> le faire, pour<br />

être seulement admis à être écouté ? Nous<br />

sommes dans la situation la plus mo<strong>de</strong>ste,<br />

on nous taxe fantastiquement d'une cote<br />

personnelle <strong>de</strong> trois cents francs, et nous<br />

serons traqués, vendus, jetés à la rue, sans<br />

y rien pouvoir, si notre percepteur n'est pas<br />

un saint Vincent <strong>de</strong> Paul ? Où voyez-voue<br />

un acte <strong>de</strong> piraterie plus abominable que<br />

cet acte <strong>de</strong> l'Etat ?<br />

On se rappelle peut-être la mésaventure<br />

fiscale qui provoqua un jour une question<br />

à la Chambre, mais à laquelle si nos sou-<br />

venirs ne nous trompent pas, la Chambre<br />

ne peut rien, sinon se tordre <strong>de</strong> rire :<br />

Un passant a le bras cassé par une auto-<br />

mobile, actionne le propriétaire <strong>de</strong> la voi-<br />

ture, et obtient quelques milliers <strong>de</strong> francs<br />

<strong>de</strong> dommages-intérêts. Immédiatement, le<br />

Fisc arrive, et réclame <strong>de</strong>ux ou trois cents<br />

francs <strong>de</strong> droits à la victime.<br />

— Mais, objecte l'homme au bras cassé,<br />

je n'ai encore rien touché, et mon adver-<br />

saire a. fait appel... Atten<strong>de</strong>z au moins le<br />

résultat <strong>de</strong> l'appel !<br />

— Nous n'attendons jamais, répond le<br />

Fisc... Payez, et payez sur l'heure...<br />

Le malheureux pave, n'obtient plus rien<br />

en appel, n'arrive pas à se faire rendre les<br />

droits qu'on l'a indûment forcé <strong>de</strong> régler, et<br />

se trouve ainsi, en fin <strong>de</strong> compte, avoir dû<br />

sol<strong>de</strong>r trois ou quatre cents francs à l'Etat<br />

pour avoir eu le bras cassé par un particu-<br />

lier... Alors, un député qui était jeune, quoi-<br />

qu'il eût peut-être la barbe grise, veut sai-<br />

sir le Parlement <strong>de</strong> ce scandale. Mais il a<br />

à peine ouvert la bouche que l'affaire égaie<br />

les plus graves, tant elle paraît drôle. On<br />

fait vite entendre au déDuté qu'il en arrive<br />

tous les jours autant à <strong>de</strong>s multitu<strong>de</strong>s<br />

d'honnêtes gens qui ne s'en plaignent pa*<br />

Tout le mon<strong>de</strong> se roule, et tout est dit...<br />

Tout le mon<strong>de</strong> ? Pas les victimes cepei><br />

dant. Mais les victimes, vous savez, ça n'est<br />

pas intéressant. D'abord, en fait <strong>de</strong> victi-<br />

mes, il n'y a que celles du 2 Décembre qui<br />

comptent, sous la Républicnie...<br />

©©© —<br />

L'actualité<br />

L'APPFX AUX POIKES<br />

M. Maurice Spronck a souligné comme<br />

il convient dans la Liberté, l'appel <strong>de</strong> 17/t*.<br />

manité en faveur do Ferrer, l'anarchiste<br />

espagnol millionnaire.<br />

Avec son impu<strong>de</strong>nce ordinaire, quand U<br />

s'agit d'arracher aux griffes <strong>de</strong> la justice<br />

un scélérat fortuné, le journal <strong>de</strong> Jaurèe<br />

en appelle à la « conscience européenne »<br />

<strong>de</strong> l'attentat commis par les juges contre<br />

son protégé et client.<br />

Une autre fois, déjà, à la suite <strong>de</strong> l'attent<br />

tat contre Alphonse XIII, Jaurès et sa banda<br />

réussirent à sauver le même persortnaga<br />

d'un châtiment imminent ; ils y déployé*<br />

rent une ar<strong>de</strong>ur d'autant plus gran<strong>de</strong>, qu'au<br />

moment <strong>de</strong> sa première arrestation Ferre»<br />

avait été trouvé porteur <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>ste<br />

somme <strong>de</strong> 312.000 francs (trois cent<br />

douze mille) en espèces trébuchantes, et<br />

qu'il s'agissait <strong>de</strong> rattraper le magot. « Na.<br />

turellement », la presse libérale avait donné<br />

aux forbans du socialisme français le con-<br />

cours nécessaire pour dégager le pauvrà<br />

innocent Ferrer, et c'est probablement la<br />

réussite <strong>de</strong> ce bon coup, fructueux sous<br />

toutes ses formes, qui engage, aujourd'hui<br />

Jaurès à recommencer.<br />

Nous verrons cruels seront les journaux<br />

qui se feront ses complices.<br />

Il n'y a pas longtemps — à l'occasion du<br />

voyage <strong>de</strong> Falhères à Nice - Jaurès et son<br />

Humanité livraient à la police <strong>de</strong>ux nihi-<br />

listes russes, réfugiés en France. Jaurès<br />

n a donc pas une sympathie spontanée pour<br />

les propagandistes par le fait. S'il les «sou.<br />

etno dite « Ecole Mo<strong>de</strong>rne », daas laquelle<br />

il professe, à <strong>de</strong>s pauvres d'esprit, a <strong>de</strong>s<br />

exaltés, et même à <strong>de</strong>t enfants, <strong>de</strong>s doctri-<br />

nes anarchistes et révolutionnaires, avec<br />

l'intention avouée <strong>de</strong> faire <strong>de</strong> ses élèves <strong>de</strong>s<br />

révoltés, qui se donneront pour mission la<br />

<strong>de</strong>struction <strong>de</strong> la société actuelle.<br />

Au point <strong>de</strong> vue moral et philosophique,<br />

au point <strong>de</strong> vue religieux, l'enseignement<br />

<strong>de</strong> l u Ecole Mo<strong>de</strong>rne » n'est pas moins sub-<br />

versif que sur le terrain social. Or, le Fer-<br />

rer qui dirige cette officine, d'où sortent<br />

4os malheureux dont la vie ne sera plus<br />

qu'un enfer, car rien <strong>de</strong> ce qui est ne pourra<br />

plus s'adapter d la folie meurtrière qu'on a<br />

ainsi allumée dans leurs cerveaux, ce Fer-<br />

rer dispose <strong>de</strong> ressources infinies, et qui ne<br />

sont pas justifiées par la fortune person-<br />

nelle dont il disposait quand il entreprit sa<br />

propagan<strong>de</strong> assassine.<br />

Ce que tout -le mon<strong>de</strong> sait, c'est que le<br />

malheureux qui tenta, jadis, d'assassiner<br />

Alphonse XIII, avait trouvé, comme par<br />

hasard, chez Ferrer, un refuge après son<br />

crime, et les moyens <strong>de</strong> fuir. Ce que per-<br />

sonne ne peut ignorer, pour les faits qui<br />

«ont actuollçment reprochés A Ferrer c'est<br />

que les troubles <strong>de</strong> Bareelono, les attentats<br />

contre les couvents, les abominables viola-<br />

tions <strong>de</strong> sépulture, les incendies, les assas-<br />

sinats qui, <strong>de</strong> part et d'autre couchèrent<br />

dans la tombe <strong>de</strong>s centaines <strong>de</strong> victimes,<br />

coïncidèrent avec le retour subit, à Barce-<br />

lone, <strong>de</strong> Ferrer, venu exprès <strong>de</strong> Londres. On<br />

sait que, seules, les <strong>de</strong>ux localités où Fer-<br />

rir avait <strong>de</strong>s propriétés furent épargnées<br />

par l'émeute ; on sait, enfin, que Ferrer fut<br />

pris sous un déguisement et que toute sa<br />

fierté, jusqu'à son arrestation, était <strong>de</strong> re-<br />

vendiquer, pour lui ot pour les siens, la<br />

gloire du mouvement révolutionnaire qui<br />

avait eu lieu.<br />

De quoi la « conscience européenne »<br />

a-t-elle donc à venger cet homme, et que<br />

nous veut l'hypocrite et lâche Humanité ?<br />

Cette plaisanterie a trop duré.<br />

Nous avons vu, en France, au moment<br />

<strong>de</strong>s attentats <strong>de</strong> Vaillant et d'Emile Henry,<br />

<strong>de</strong> misérables intellectuels, dont les res-<br />

sources en argent étaient connues, les Fé-<br />

néon, les Bertheim, Cohen et autres Lévy<br />

ou Recrus, chauffer à blanc les cerveaux<br />

<strong>de</strong> ces pauvres gens, armer les bras <strong>de</strong><br />

ces enfants dévoyés qui pavèrent <strong>de</strong> leurs<br />

têtes les conseils infâmes dont pei-fi<strong>de</strong>ment<br />

on les avait bourrés. Et nous avons vu,<br />

aussi, au procès <strong>de</strong>s Trente, les vrais cou-<br />

pables plai<strong>de</strong>r non coupables, s'abriter lâ-<br />

chement <strong>de</strong>rrière <strong>de</strong>s textes juridiques et<br />

les alibis <strong>de</strong>s mauvaises raisons. Toute la<br />

presse se fit complice <strong>de</strong> ces bas coquins, et<br />

leurs instruments, « leurs victimes », seuls<br />

furent frappés.<br />

Innocent ou coupable, dans l'affaire <strong>de</strong><br />

Barcelone, Ferrer est un <strong>de</strong> ces éducateurs<br />

d'assassins dont l'espèce est la plus misé-<br />

rable, et cela nous suffit pour nous inter-<br />

dire toute pitié.<br />

Ne voyons-nous pas, sous nos yeux, tous<br />

les jours, Jaurès et son Humanité en appe-<br />

ler à la « conscience <strong>de</strong> l'Europe » pour ve-<br />

nir en ai<strong>de</strong> à un individu qui, en liberté<br />

est un ennemi déclaré <strong>de</strong> la civilisation eiv<br />

ropéenne. présente ? Cette même Humanité<br />

n'excite-t-elle pas les Rouges contre les Jau-<br />

nes ? Ne prône-t-elle point l'assassinat <strong>de</strong><br />

ceux qui travaillent par ceux qui "ne veu-<br />

lent pas travailler ? N'a-t-on pas vu, pen-<br />

dant la révolution russe, les socialistes<br />

français former <strong>de</strong> véritables syndicats<br />

d'assassins ?<br />

Dans son ouvrage sur la Révolution<br />

russe, un collaborateur du Petit Journal,<br />

qui signe Ular son livre, et qui, en réalité,<br />

n'est, qu'un Juif nommé Ulmann, raconte<br />

comment UNE SOCIÉTÉ s'était formée, compo-<br />

sée <strong>de</strong> gens <strong>de</strong> toutes qualités, en France et<br />

en Russie, au capital <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux cent mille<br />

francs, pour préparer l'assassinat <strong>de</strong><br />

Plœhve ; et, en racontant ces hauts faits, le<br />

Juif Ular, alias Ulmann, se pourléche les<br />

babines, comme Jaurès le faisait le jour où<br />

il annonça, dans son journal, « l'exécution »<br />

du même <strong>de</strong> Plœhve.<br />

Les bandits « salariés », qui avaient fait<br />

k coup au profit du syndicat à 200.000<br />

francs, furent présentés comme <strong>de</strong>s martyrs<br />

<strong>de</strong> la « cause », et, enfin, <strong>de</strong>rnièrement,<br />

quand, cependant, l'opinion commençait à<br />

voir clair, Jaurès, pour détourner les soup-<br />

çons, dénonça Azeur, dont il était le soutien<br />

la veille, comme ayant assassiné <strong>de</strong><br />

Plœhve pour le compte <strong>de</strong> la police ; et nos<br />

» bons journaux » marchent !!!<br />

Criminels en Russie, criminels en France,<br />

criminels en Espagne, lâches toujours com-<br />

me <strong>de</strong>s hyènes, les chefs socialistes s'arran-<br />

gent pour faire commettre par d'autres les<br />

meurtres individuels ou collectifs qui ou-<br />

vrent les voies à leurs entreprises privées<br />

et politiques.<br />

Quand les coups ratent, comme lesdits<br />

chefs socialistes sont organisés en une<br />

ban<strong>de</strong> internationale merveilleusement sty-<br />

lée et disciplinée, ils font appel au con-<br />

cours <strong>de</strong> la presse bourgeoise, qui s'em-<br />

presse <strong>de</strong> les tirer d'affaire.<br />

Jaurès nomme cette ultime opération :<br />

l'appel aux Poires.<br />

Pierre BIÉTRY.<br />

d'amortisseurs convenablement disposés à<br />

l'avant <strong>de</strong> l'appareil, <strong>de</strong> même que les lo-<br />

comotives sont munies do tampons. Plu-<br />

sieurs dispositifs <strong>de</strong> ce genre ont été pro-<br />

posés, mais hélas ! U faut dire que les cons-<br />

tructeurs ne portant pas suffisamment leur<br />

attention sur ces moyens <strong>de</strong> sécurité, peu<br />

encouragés qu'ils sont par les aviateurs,<br />

dont la vaillance va jusqu'à la témérité.<br />

» Il y a encore un point <strong>de</strong> détail sur le-<br />

quel, en examinant les appareils, je me suis<br />

souvent entretenu avec mon ami Paul Bé-<br />

gnard, l'ingénieur qui m'a succédé à la<br />

prési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> la Société française <strong>de</strong> navi-<br />

gation aérienne. J'entends parler ici <strong>de</strong>s or-<br />

ganes <strong>de</strong> comman<strong>de</strong> pour transmettre le<br />

mouvement <strong>de</strong>s leviers d'action aux gouver-<br />

nails <strong>de</strong> profon<strong>de</strong>ur et <strong>de</strong> direction ou en-<br />

core aux ailerons qui doivent rétablir l'équi-<br />

libre latéral.<br />

» Dans le cas du malheureux Lefôvre, je<br />

suis porté à croire qu'avec son audace or-<br />

dinaire, il a voulu raser le sol, qu'il n'a<br />

pas pu manœuvrer assez rapi<strong>de</strong>ment le<br />

gouvernail pour se relever.<br />

» Un <strong>de</strong>s tirants en cor<strong>de</strong> à piano, qui re-<br />

lient le levier au gouvernail <strong>de</strong> profon<strong>de</strong>ur,<br />

a'est-H rompu, ou, mal guidé, n'a^t-il pas<br />

coincé, et ainsi Immobilisé, empêché le dé-<br />

placement du gouvernail ?<br />

» En résumé, et c'est l'opinion générale,<br />

comme on peut s'en rendre compte par<br />

l'inspection du monoplan avec lequel Blé-<br />

riot a traversé la Manche, les appareils<br />

d'aviation doivent être construits avec plus<br />

<strong>de</strong> soin qu'ils ne le sont, surtout en ce qui<br />

concerne les organes <strong>de</strong> comman<strong>de</strong> qui doi-<br />

vent permettre <strong>de</strong> transmettre avec la plus<br />

gran<strong>de</strong> docilité les mouvements réflexes<br />

<strong>de</strong>stinés à assurer l'équilibre et la stabilité<br />

<strong>de</strong> l'appareil. »<br />

Que les intéressés méditent ce bon avis.<br />

iêSëi<br />

L'Irresponsabilité Judiciaire<br />

L'AVIATION<br />

Un <strong>de</strong> nos confrères parisiens a <strong>de</strong>mandé<br />

à M. Armengaud, qui a assisté à tous les<br />

concours <strong>de</strong> la semaine d'aviation <strong>de</strong><br />

Reims, ce qu'il pense au sujet du terrible<br />

acci<strong>de</strong>nt qui a causé la mort du jeune avia-<br />

teur Lefebvre.<br />

Je vous avoue, lui a-t-il dit, que<br />

j'avais considéré comme un véritable bon-<br />

heur qu'aucun acci<strong>de</strong>nt grave ne se fût pro-<br />

duit au camp <strong>de</strong> Tîétheny au moment do<br />

l'atterrissage <strong>de</strong>s aéroplanes. C'est, en ef-<br />

fet, l'instant le plus critique, comme pour<br />

les'ballons, <strong>de</strong>s évolutions <strong>de</strong> l'appareil. Lo<br />

commandant Renard a démontré avec rai-<br />

son qu'il était préférable <strong>de</strong> planer à une<br />

., celle<br />

qui nest pas « vendue » d'institut aux<br />

mauvaises cuises, doit se désintéresser du<br />

sort du protégé <strong>de</strong> VHumanitt.<br />

Tout d'abord, j'ignore absolument si Fer.<br />

rer est, comme lo dit l'accusation, l'auteuf<br />

principal, ou même le complice, <strong>de</strong>s abor<br />

minables excès qui ensanglantèrent la CataT<br />

logne et. mirent Rarcclone à feu et à sang,<br />

U y a quelques semaines.<br />

Ce que Je sais, avec tout, lo monda, c'est<br />

que Ferrer a monté, à Barcelone, une offt<br />

narâchute, et vienne toucher le sol ayant<br />

perdu sa vitesse, et par conséquent sans<br />

brusque contact. ,<br />

» Malheureusement, il faut prévoir le cas<br />

où par une circonstance quelconque, soit<br />

un! coup <strong>de</strong> vent, soit l'arrêt instantané du<br />

moteur, soit encore une défaillance <strong>de</strong><br />

faviateur, l'appareil animé d'une énorme<br />

vitesso vient comme une catapulte heurter<br />

le sol. Selon moi, c'est ce choc violent qu'il<br />

faudrait éviter ou atténuer au moyen<br />

Nos co<strong>de</strong>s prévoient et répriment mille et<br />

une iniquités, mille et un abus ; ils en ou-<br />

blient cependant un qui est très certaine<br />

ment le plus grave, celui commis par le<br />

juge. Grâce à cette omission, nos magistrats<br />

peuvent prétendre que pour eux la justice<br />

n'est pas <strong>de</strong> ce mon<strong>de</strong>. Celle qu'ils ren<strong>de</strong>nt<br />

n'est qu'une pauvre justice humaine qui<br />

n'est pas faite à leur usage. Et ils appli-<br />

quent la loi commune avec d'autant plus<br />

d'indifférence et <strong>de</strong> sérénité qu'ils savent<br />

qu'en tout ce qui concerne l'exercice <strong>de</strong><br />

leur profession on ne la leur appliquera<br />

pas<br />

D'ailleurs, si on la leur appliquait, peut-<br />

être se trouveraient-Us fort aises qu'on le<br />

fît d'une manière toute différente <strong>de</strong> la leur,<br />

De grâce, diraient-ils, jugez-nous un peu<br />

mieux que nous ne vous avons jugés...<br />

Qui donc, a-t-on <strong>de</strong>mandé malicieuse<br />

ment, jugera le juge 7- Est-il sage, est-il<br />

simplement pru<strong>de</strong>nt d'investir ainsi un<br />

homme qui, <strong>de</strong> quelques impressionnants<br />

attributs qu'on le revête, n'en saurait per-<br />

dre tous ses défauts d'homme, d'un pouvoir<br />

aussi étendu, aussi absolu, sans aucun con<br />

trôle ni contrepoids ?<br />

U n'est pas <strong>de</strong> conscience, si haut placée<br />

soit-elle, qui soit capable <strong>de</strong> résister tou-<br />

jours et sans jamais la moindre défaillance<br />

aux menus et grands entraînements qui sol-<br />

licitent et pressent si impérieusement et si<br />

fréquemment un tribunal. Jusqu'à quels<br />

écarts, jusqu'à quelles capitulations peut<br />

aller une conscience qui ne se sent liée par<br />

aucun frein, par aucune responsabilité pré-<br />

cise et formelle ? Dès lors, les intérêts <strong>de</strong> la<br />

justice sont en échec. Et, comme le dit Pla-<br />

ton, le plus grand, le véritable crime contre<br />

l'Etat, n'est-ce pas l'injustice t<br />

Voilà une question capitale. Tout le<br />

mon<strong>de</strong>, comme nous l'avons dit, doit être<br />

responsable. Mais s'il <strong>de</strong>vait s'établir dans<br />

l'Etat une sorte d'échelle <strong>de</strong>s responsatjili-<br />

tés, n'est-ce pas au magistrat, qui assume la<br />

tâche redoutable <strong>de</strong> juger ses semblables,<br />

que <strong>de</strong>vrait revenir la responsabilité la plus<br />

lour<strong>de</strong> ? Lui donner le premier rang dans<br />

la République, comme le veut Platon, n'est<br />

qu'une question <strong>de</strong> protocole d'importance<br />

tout à fait secondaire. C'est le premier rang<br />

dans l'ordre <strong>de</strong> la responsabilité qu'il im-<br />

porte avant tout <strong>de</strong> lui donner, et cela pour<br />

lo plus grand bien <strong>de</strong> tous et <strong>de</strong> lui-même,<br />

pour la meilleure justice toujours souhaita-<br />

ble, dont l'avantage, au nom du bon sens,<br />

et, qui mieux est, au nom <strong>de</strong> l'intérêt, est<br />

incontestable.<br />

La magistrature est aujourd'hui ce qu'elle<br />

est parce qu'elle est irresponsable. Il est<br />

aisé <strong>de</strong> le démontrer. Elle est, avant tout,<br />

expéditive, et elle tend à l'être <strong>de</strong> plus en<br />

plus, aussi bien au civil qu'au criminel.<br />

Périsse la justice, sinon la magistrature,<br />

mais, pour Dieu, qu'on lève l'audience! C'est<br />

une façon assez discutable <strong>de</strong> suivre le<br />

rrmuvement social. I>e juge, ne voyant pas<br />

(lans le prévenu un honune qui pourra lui<br />

<strong>de</strong>man<strong>de</strong>r compte <strong>de</strong> sa sentence, ne le con-<br />

sidère plus que comme un dossier, un nu-<br />

méro, dont il importo <strong>de</strong> se débarrasser au<br />

plus tôt. Etre juge, ce serait le paradis, se<br />

disent beaucoup <strong>de</strong> magistrats, sans les<br />

audiences ! Voilà la mentalité que l'irres-<br />

ponsabilité leur a faite.<br />

Co serait peut-être assez plaisant si tous<br />

les justiciables sortaient in<strong>de</strong>mnes <strong>de</strong> leurs<br />

mains. Mais il est loin d'en être ainsi. Nos<br />

juges, qui se savent, en tant que juges, au<br />

<strong>de</strong>ssus <strong>de</strong> tout jugement, sont le plus sou-<br />

vent sans bienveillance et sans pitié. Us ont<br />

l'esprit répressif, par tradition et par rou-<br />

tine, parce qu'il est plus commo<strong>de</strong> et tou-<br />

jours plus rapi<strong>de</strong> <strong>de</strong> frapper indistincte-<br />

ment les prévenus qui leur sont amenés ;<br />

étudier scrupuleusement une affaire sous<br />

toutes ses faces, la pénétrer, l'approfondir,<br />

<strong>de</strong>mou<strong>de</strong>-rait du temps et <strong>de</strong>s efforts. L-s-<br />

mœurs professionnelles ne lo leur permet-<br />

tent pas ; elles déforment tron les esprit.'*.<br />

Un <strong>de</strong> nos confrères, qui connaît bien la<br />

magistrature, M. Gaston leroux, a pu sou-<br />

tenir qu'on <strong>de</strong>vrait écrire un livre sur le<br />

rôle do l'estomac au Pillais <strong>de</strong> Justice.<br />

« U serait d'un grand secours, ajoutait-il<br />

pour les stagiaires, mes jeunes confrères,<br />

qui apprendraient à ne se présenter que<br />

vers trois heures <strong>de</strong> relovée <strong>de</strong>vant les di-<br />

gestions récalcitrantes et au début <strong>de</strong> l'au-<br />

dience... <strong>de</strong>vant les digestions lour<strong>de</strong>s et<br />

somnifères... » Et il leur donnait encore ce<br />

conseil : « Ne jamais réveiller le Juge qui<br />

dort... Prolongoz votre plaidoirie jusqu'à<br />

la minute du réveil... Ne vous apercevez do<br />

rien... Terminez Immédiatement par ces<br />

» tribunal. » I>e juge n'est point méchant<br />

qui a bien dormi. »<br />

Un bon sommeil du juge serait donc la'<br />

seule chance <strong>de</strong> justice du prévenu. Evi-<br />

<strong>de</strong>mment, notre spirituel confrère exagère-.<br />

Il no faudrait pourtant point toutefois re-<br />

pousser toute son argumentation. Nous<br />

connaissons <strong>de</strong>s magistrats à qui il est ar-i<br />

rivé, après avoir lu les articles du Co<strong>de</strong> né-<br />

cessaires, <strong>de</strong> condamner à <strong>de</strong>s peines dé-<br />

passant le maximum, d* changer dans<br />

l'écriture d'un jugement, <strong>de</strong> la meilleure<br />

foi du mon<strong>de</strong>, <strong>de</strong> la prison en réclusion.<br />

Sont-ce là <strong>de</strong>s effets <strong>de</strong> leur attention sou-<br />

tenue, <strong>de</strong> leurs soins constants dans l'exer-<br />

cice consciencieux <strong>de</strong> leurs fonctions ?<br />

Le juge, nous le répétons, parce qu'il est<br />

irresponsable, perd rapi<strong>de</strong>ment toute pru-<br />

<strong>de</strong>nce et toute réserve. Combien <strong>de</strong> déten-<br />

tions préventives arbitraires en fournissent<br />

"a preuve et dont procureurs, substituts et<br />

juges d'instruction n'ont jamais eu à ren-<br />

dre raison parce qu'on ne les a jamais mis<br />

dans cette obligation !<br />

Eh bien, nous prétendons qu'il ne doit'<br />

pas aj>partenir à un juge, qui n'est, en<br />

somme, qu'un homme comme un autre, et<br />

souvent ne présentant aucune garantie<br />

d'aucune sorte, sa nomination dépendant<br />

du bon plaisir d'un député influent ou d'un<br />

ministre, <strong>de</strong> prononcer, sans responsabilité,<br />

sur la nécessité <strong>de</strong> la détention et <strong>de</strong> la li-<br />

berté. L'intérêt <strong>de</strong> la justice doit passer<br />

avant les petites commodités du juge. Or,<br />

en France, cela est si peu fréquent que<br />

lorsqu'on se voit, sous n'importe quel pré-<br />

texte, consigné à la disposition <strong>de</strong> la jus-<br />

tice, il est préférable d'attendre une con-<br />

damnation définitive pour démontrer son<br />

innocence, si l'on veut avoir droit à une<br />

réparation.<br />

On voit bien qu'il faut en finir avec ce<br />

déplorable système <strong>de</strong> l'infaillibilité <strong>de</strong> la<br />

fonction et <strong>de</strong> la non-responsabilité du juge,<br />

qui ne fait que <strong>de</strong>venir chaque jour un peu<br />

plus scandaleux. Mais on ne changera rien<br />

dans nos mœurs judiciaires si l'on se borne<br />

à fixer pour le juge une responsabilité <strong>de</strong><br />

principe et impersonnelle. Nous sommes<br />

tous responsables <strong>de</strong> nos fautes, <strong>de</strong> celles<br />

<strong>de</strong> nos préposés, <strong>de</strong> nos domestiques, et mô-<br />

me <strong>de</strong> nos animaux. I/e patron est respon-<br />

sable <strong>de</strong>s acci<strong>de</strong>nts du travail survenus à<br />

se9 ouvriers même impru<strong>de</strong>nts. Et tous<br />

nous sommes responsables en fait, <strong>de</strong> !a<br />

manière la plus directe et la plus person-<br />

nelle. Il faut que le juge le soit pareillement<br />

<strong>de</strong> ses fautes, qui engagent la liberté, l'ho-<br />

norabilité, les biens <strong>de</strong> tous.<br />

Dès que les juges se sentiront responsa-<br />

bles, ils regar<strong>de</strong>ront d'un peu plus près les<br />

problèmes qui leur seront soumis, et le<br />

nombre <strong>de</strong> leurs victimes décroîtra rapi<strong>de</strong>-<br />

ment, d'année en année, nous en sommes<br />

persuadés.<br />

On écarterait enfin toutes contestations<br />

entre magistrats au sujet <strong>de</strong> cette respon-<br />

sabilité en composant d'un seul prési<strong>de</strong>nt<br />

nos 377 tribunaux d'arrondissement, sui-<br />

vant un vœu <strong>de</strong>puis longtemps émis par<br />

nombre <strong>de</strong> bons esprits. Seul, un magistrat<br />

ne pourra plus, quand il-aura prononcé<br />

une sentence trop légèrement étudiée, se<br />

dire : après tout, je ne suis qu'un tiers <strong>de</strong><br />

juge. Personne ne saura jamais si j'ai, ou<br />

non. été d'avis <strong>de</strong> consacrer telle iniquité<br />

ou telle sottise.<br />

.Seul, responsable et in^irpendant tel doit<br />

être le juge. Ajoutons imméd internent cpie la<br />

corollaire <strong>de</strong> cette réforme doit être l'aug-<br />

mentation importante da traitement du<br />

juge qui. seule, permettra à notre réforma<br />

<strong>de</strong> pouvoir exister. Henri COULON,<br />

Avocat a la Cour,<br />

Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Ijfrue pour la défensa<br />

do la Liberté individuelle.<br />

mots l u S'ûi confiance dans la sageas* du<br />

Par fii Spéc^i<br />

DÉPÊCHES<br />

LE DIC DES ABIU71ES K H IMILK<br />

Marseille, 12 septembre,<br />

le duc <strong>de</strong>s Abruzzes, <strong>de</strong> retour <strong>de</strong> son axié-<br />

dstion, <strong>de</strong> l'Himalaya, est arrivé ce matin H<br />

Marseille à bord du paqueilHn. Ocêania.<br />

A sa <strong>de</strong>scente d-ui paqueiK)t, le duc a été reçu<br />

par le comte GheraMo Piodl Savoia, consul<br />

général d'Italie A Ma.rsei.lle, et les membred<br />

du bureau <strong>de</strong> la Société do g^oigraphle.<br />

Il a donné quelques détails intéressants sm<br />

son ascension du Bry<strong>de</strong>i Peayk où, en déipit


Lundi i3 septembre tî39<br />

,mmm<br />

rf un regard tow te terrain perdu <strong>de</strong>puis te<br />

vj4 jiuiin 18


Lui di <strong>13</strong> <strong>Septembre</strong> 1939<br />

, 1(* dis position a prises par oux pBndaKt<br />

111 inin iniinu'i 'S '1rs ex e.rcu:etu,rc | II-<br />

K'M H* proie,sial ions qui se produisirent contre<br />

tour résultat ; sa décision luit déférée au oon-<br />

d'Ltai.<br />

Le pourvoi étant suspensif, les candidate<br />

proclamés furent Installe» et tirent choix du<br />

maire «., clca.Hï.é et par<br />

" ' ! «Hl^.a 'bu^MMWH don,; U s'«4tl«-<br />

jouis mai ueleiidu.<br />

IM. ^usi,,» et <strong>de</strong>lpéchisme vont donc en-<br />

tore une luis se rencontrer «n champs clou<br />

, rov°on U ! FIX<br />

( ADE - Z Lu « , ' 8 » u PréUt.'-Nou.<br />

' "-, " ' '-.avoir qu'un» lettre a


lundi <strong>13</strong> SeptcmbreJJO^^<br />

Coursas do chevaux<br />

i LOJiGCHAMP<br />

Paris 12 septembre.<br />

Prix <strong>de</strong> la Prairie, a réclamer, 4,000 francs,<br />

56,000 mèu-es environ . —L Ascalpn, par Le<br />

©amartubi et Andouillette, à M. ^Pi^f^Llrt'<br />

Stern) ; 3. Donna-Mobile, à M. A . Veu^icard<br />

fihwella) ; 3. Madrigal II, à M. G. Aubry<br />

Non placés : Cayuga. Pierrot III, Monte-Car-<br />

lo, Turbin, Disdain. Mon-Chéri, Circee Dia-<br />

mant-Jaune. Cavero, Souletin II, La Brearet,<br />

Égmerée, Stella, La Bohémia.<br />

Une coûte tête. Une courte tête.<br />

Mutuel : Gagnant 75 50; placés : Ascalon 27,<br />

Ponna-Mobile 140 50, Madrigal II 19 50.<br />

Prix <strong>de</strong> Sablonville, 10.000 francs, 1.100 mè-<br />

tres environ. — L Cerda. par Ajax et Lucie, à<br />

|M. Kdmond Blanc (G. Stern) ; 2. Oui, à Mme<br />

Clieremetef (Ch. Childs) ; 3. Maboul II, à M.<br />

M- CaUlault (M. Henry).<br />

Non placés : Boléro LU, Mont-Boran, Aza-<br />

(ûonna<strong>de</strong>, Brie.<br />

Deux longueurs. Deux longueurs.<br />

Mutuel : Gagnant 28; placés : Cerda <strong>13</strong> 50,<br />

Oui 17, Maboul II 20.<br />

Prix Royal -Oak. 50,000 francs, 3,000 mètres<br />

environ. — 1. Aveu, par Simonian et Alliance^,<br />

à M. A. Aumont (Ch. Childs) ; 2. Négofol, à<br />

M. VV.-K. Van<strong>de</strong>rbilt (Bellh«use) ; 3. Rebelle,<br />

a Mme Cheremetef (J. Childs).<br />

Non placés : Verdun, Méhari, MérouvaL<br />

I>emi-longueur. Demi-longueur.<br />

Mutuel : Gagnant 208 ; placés : Aveu 67, Né-<br />

gofol 43 50.<br />

Prix <strong>de</strong> la Gelle-Saint^Cloud, 5,000 francs,<br />

B,00 mètres environ. — 1. Gar<strong>de</strong>-Mala<strong>de</strong>, par<br />

Saint-Damien et Monitress, à M. Sydney Platt<br />

(O'Connor) ; 2. Asmodée, à M. F. C. Schenkel<br />

(J. Childs); 3. Pasta, à M. le baron M. <strong>de</strong> Roths-<br />

child (Barat).<br />

Non placés : Freya, Gallilée, Hermine.<br />

Mutuel : Gagnant 48 50; placés : Gar<strong>de</strong>-Ma-<br />

la<strong>de</strong> 34 50, Asmodée 58.<br />

Omnium, handicap, 25,000 francs, 2.400 mè-<br />

tres environ. — 1. Margarite, par Boudoir et<br />

(Marchioness, à M. J. Trarieux (O'Neil) ; 2. Ro-<br />

Bo<strong>de</strong> -Flandre, à M. E. VeiKPicard (Jennmgs);<br />

3. Messaoudah, à M. Edmond Blanc (G. Stern).<br />

Non placés : Hag-To-Hag, Hisxnld, Lovelace,<br />

Jtalus, Daybréack. Jacobi, Dona-Sol, Valseu-<br />

se, Maurienne, Lézard, François-Joseph Char-<br />

ming-Lily, Coco<strong>de</strong>tte, Oriens, Toupie.<br />

Une longueur. Une longueur.<br />

Mutuel : Gagnant 78 ; placés : Margarite 26,<br />

Rose-<strong>de</strong>-Flandre 39, Messaouda 24.<br />

Prix <strong>de</strong> Glatigny, 6,000 francs, 2,200 mètres<br />

environ. — 1. Silver-Stréak. à M. W.K. Van-<br />

<strong>de</strong>rbilt (O'Neil) ; 2. Chatou, à M. J. Pratt (G.<br />

Stern) ; 3. Kunamoto, à M. le baron <strong>de</strong> Roths-<br />

child (Barat).<br />

Non placés : Phoci<strong>de</strong>, Cortado.<br />

Demi-longueur. Deux longueurs.<br />

Mutuel : Gagnant 32 50 ; placés : Silver-<br />

Streak <strong>13</strong> 50, Chatou 20.<br />

A SAINT-&AUDEKS<br />

Saint-Gau<strong>de</strong>niS, 12 septembre.<br />

Réunion supcœbe, affluen«e considérable.<br />

Prix <strong>de</strong> la vffle, première épreuve au tirot attelé<br />

en partie liée, 1,300 francs, distance 1,800 mètres,<br />

6 engagements, 5 'partants. — 1. Serpolette, à M.<br />

Montajié ; -2. Elégant, à M. Dumas.<br />

Non placés : Drapeau, Bdypile, Déesse.<br />

Mutuel : gagnant 21 fr. ; pjacés : 9 90, 14 francs.<br />

Prix <strong>de</strong> la Société Sportive d'Encouragement (ara-<br />

bes et .anglo-arabes) <strong>de</strong>uxième groupe, 2,750 fr.,<br />

distance 1,800 mètres, 8 engagements, 5 partants.<br />

— 1. Btaet, à M. Dutoois-Godin ; 2. Jaxu, à M. <strong>de</strong><br />

SainWayme.<br />

Non placés : L'Idéal, Gantelet, Rosière.<br />

Mutuel : gagnant 04 fr., 9 fr., 7 tr.<br />

Prix <strong>de</strong> la vallée, (<strong>de</strong>uxième épreuve au troit atte-<br />

lé en partie liée-)), 1,400 francs, 1,800 mètres, 5 en-<br />

gagements, 5 partants. — 1. Serpolette, à M. Mon»<br />

itané ; 2. Hdypile.<br />

Non placés : Elégant, Drapeau, Déesse.<br />

Mutuel : gagnant. 9 fr., placés, 8 fr, 7 fr.<br />

Quatrième prix <strong>de</strong> liste Daulna<strong>de</strong> (prix <strong>de</strong> la So-<br />

ciété d'Encoulragement, 1,500 fr. '; distance 2,000<br />

mètres, 8 engagements, 6 partants. — 1. Roi du<br />

Môdoc, M. GuestieT ; 2. Le Nain, à M. <strong>de</strong> Mon-<br />

beL,<br />

Non. placés : Gentleman, Peurio, Original, Bailot-<br />

ïiAmbaue (Jlobbsj ; Eastman (M. Barat) ; Vol an<br />

V«Tli Cûto)Tortaé (Ch. Ohilda) ; Le UuWcon<br />

^Ptex^<strong>de</strong> SaiBWMlcbel. - Dalml«aYie (Si. Barat);<br />

Miss Miuul (G. Baxtholomew ; Tyche on Miss Matu-<br />

da (Cm. Childs) ; Iakoutsk (O. NeU) ; Vataraeor n<br />

(Rtan) ; Moskowa înSL Phw.naofon da 1" o/asss, Lauréat da £ £* 0 j'".?'<br />

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CHEMIN DE FER D'ORLEANS<br />

Billets <strong>de</strong> libre circulation pour les plagts <strong>de</strong>s<br />

côtes Sud <strong>de</strong> la Bretagne<br />

Pour répondre au désir <strong>de</strong>s touristes qui se pro-<br />

posent, soit <strong>de</strong> faire un voyage d'excursion sur les<br />

côtes Sud <strong>de</strong> Bretagne sans programme arrêté d'a-<br />

vance, soit <strong>de</strong> s'installer sur une <strong>de</strong>s plages <strong>de</strong> la<br />

côte et <strong>de</strong> rayonner <strong>de</strong> da sur les autres localités <strong>de</strong><br />

cette région si variée et si intéressante, la Compa-<br />

gnie d'Orléans délivre chaque année, du jeudi qui<br />

précè<strong>de</strong> la fête <strong>de</strong>s Rameaux, au 31 octobre Inclusi-<br />

vement, au départ <strong>de</strong> toute gare du Téseau, <strong>de</strong>s<br />

billets d'abonnement pour bains <strong>de</strong> mer et excur-<br />

sions sur les plages <strong>de</strong>s côtes Sud <strong>de</strong> Bretagne, dont<br />

les prix sont fixés ainsi qu'il suit :<br />

V Au départ <strong>de</strong> Paris et <strong>de</strong> toute gare du Téseau<br />

située à 500 kilomètres au plus <strong>de</strong> Savenay, premiè-<br />

re classe, 100 fr. ; <strong>de</strong>uxième classe. 75 tr.<br />

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Dépôt : ROBIN, 2, boulevard Carnol-<br />

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<strong>de</strong> cfaaimbre ou ménage, la<br />

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S*ï»din«=eer au bureau <strong>de</strong><br />

1' t Express du Midi ». Inutile<br />

<strong>de</strong> se présenter sans bonnes<br />

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Touiouso<br />

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réseau d'Orléans.<br />

1" Billets d'aller et retour individuels. Ces bit<br />

tets <strong>de</strong> toutes classes, valables 33 jours, avec faculté<br />

<strong>de</strong> prolongation moyennant supplément, sont déli-<br />

vrés du jeudi qui précè<strong>de</strong> la fête <strong>de</strong>s Rameaux au<br />

31 octobre à toutes les stations du réseau d'Orléans<br />

pour les stations suivantes :<br />

Saint-Nazaire, Pornichet, Escoublac-la-Baute, Ls<br />

Pouliguen, Batz, Le Croisic, Guéran<strong>de</strong>, Quiberon,<br />

Saint-Pierre-Quiberon, Plouharnel-Carnac, Vannes,<br />

Lorlent, Qulmperlé. Concarneau, Quimper, Pont-<br />

l'Abbé, Douarnenez et Chateaulin.<br />

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parcours.<br />

2" BDtets d'aller et retour collectifs <strong>de</strong> famille,<br />

en première, <strong>de</strong>uxième et troisième classes, déli-<br />

vrés aux familles d'au moins trois personnes, <strong>de</strong><br />

toute station du réseau à toute station du réseau<br />

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Jardin-Royal. <strong>Toulouse</strong>.<br />

BULLETIN AU JOURNAL<br />

Pour faciliter les souscriptions aux abonnements au Journal dane les localités<br />

où r^ous n ayons pas <strong>de</strong> ven<strong>de</strong>ur nous établiesons ce bulletin, qu'il suffira te déta-<br />

cher - après l'avoir complété et signé -, et d'envoyer à l'ao^mistraUon du iour-<br />

nal, sous enveJeppe affranchie. "iour*nou au jour<br />

M. ,<br />

<strong>de</strong>meurant à<br />

déclare souscrire un abonnement <strong>de</strong> , a dater Au<br />

Le soussigné s'engage à payer la somme <strong>de</strong> contre un mandal> qui<br />

sera recouvré par les soins <strong>de</strong> Vadministration <strong>de</strong>s Postes, quelques jours après la<br />

souscription.<br />

(Signature <strong>de</strong> Vabonné.)<br />

Aux renseignements que nous avons déjà donnés rancernant natta nn,sratiAn „„„„ „„„ ^^^^^S^^""""* " llJJ >- l «^<br />

aura, très probablement, lieu le 12 OCTOBRE PROCHï N^ et portera sur * ^ K^T^ « 1 é *issloo<br />

lion. (Communiqué par IW. CH. TrIUE JX banauiîr 3 rua Ba vit ri Tm.ïï<br />

tS ' dant Six d un mil "<br />

versement préalable, les inscriptions en vue.rieffaftrbéiiôricie^NfînîntAi'a àa n^tA^ qui accepte d'ores déjà, sans<br />

Plus value qu'on ne manquera pas d'attribuer à ^m^ntlVZa£1^^T , ^ *'* * ^ ,a<br />

32 Feuilleton du i3 septembre <strong>1909</strong><br />

PAR<br />

Le Capitaine DANRIT<br />

(Comm' D RIANT)<br />

CHAPITRE VIII<br />

A TRAVERS LA BRUME POLAIRE<br />

^Dépêche au « Roi du Cuivre ». — Procès-<br />

verbal <strong>de</strong> record. — Pour dominer le<br />

browMard.— Montée à 'È.000 mètres. —<br />

LinsvsprKntable froid. — Coup <strong>de</strong> sou-<br />

pape fatal. — Pour enrayer la chute. —<br />

L'aérostat <strong>de</strong>vient aéroplane. — Fuite<br />

<strong>de</strong> Vhydrogène. — L'intervention <strong>de</strong><br />

Bob Midy.<br />

Mistress Elliot répondit à cette triom-<br />

>hale constatation par un cri perçant.<br />

Jaas la gamme <strong>de</strong> ses cor<strong>de</strong>s vocales, ce<br />

cri donnait la note do la joie la plus in-<br />

tense.<br />

Ils avaient gapné leur pari !<br />

Leur pan i... ils l'avaient un peu perdu<br />

He vue, <strong>de</strong>puis le départ ; tant <strong>de</strong> imsa.<br />

ttons nouvelles s'étant interposées<br />

Il n en constituait pas moirw uxîe an<br />

baine formidable d'un million <strong>de</strong> dot'ia<br />

nlfîtV'v" * T*M UX auxquels sV coSÎ:<br />

Pi a , le hasard, c'était à peu prés au mo-<br />

ment <strong>de</strong> la rencontre du Patrie avec la<br />

nise -le Peterseu que l'aérostat avait<br />

franchi la minute du méridien qui éta-<br />

blissait le record du Pôle : 87° 7'.<br />

Le célèbre navigateur Peary, avec ses<br />

87° 6', était dépassé.<br />

Cinq millions <strong>de</strong> francs, c'était évi-<br />

<strong>de</strong>mment un beau <strong>de</strong>nier, même pour un<br />

<strong>de</strong> ces potentats que la démocrate Améri-<br />

que a baptisés Empereurs ou Rois, mais<br />

la confusion <strong>de</strong> sir Hobson, Roi du Cui-<br />

vre, <strong>de</strong>vant son pari perdu, serait encore<br />

meilleure à déguster.<br />

Une <strong>de</strong>s clauses <strong>de</strong> ce pari était que sir<br />

Elliot <strong>de</strong>vait tenir lui-même son adver-<br />

saire au courant <strong>de</strong> tous ses déplace-<br />

ments, par T. S. F. quand il serait au<br />

large ; par les bureaux télégraphiques,<br />

quand il relâcherait dans un port quel-<br />

conque.<br />

Conformément à cette clause, une dépê-<br />

che avait été envoyée, viâ Hammerfest,<br />

I au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York<br />

j l'avant-veille, et, à cette heure, sir Hob-<br />

i son se frottait les mains, en constatant<br />

i que Y Etoile-Polaire n'avait plus que qua-<br />

I tre mois <strong>de</strong> répit, dont un d'été seule-<br />

i ment, et qu'elle était à l'ancre dans un<br />

! port norvégien.<br />

Evi<strong>de</strong>mment il considérait son pari<br />

comme gagné.<br />

Et la dépêche qu'il allait recevoir par<br />

le T. S. F. le plongerait dans une indici-<br />

ble stupéfaction.<br />

L'Américain la rédigea <strong>de</strong> suite, aussi<br />

complète et aussi claire que possible, et<br />

elle fut expédiée par Georges Durtal,<br />

pendant que le savant remplaçait, pen-<br />

dant quelques instants, l'Américain <strong>de</strong><br />

quart au baromètre et a, la direction<br />

l^icdomat^n^^<br />

— Aoh , protesta Cornélia scandalisée. !<br />

A peine les <strong>de</strong>rnières étincelles <strong>de</strong>s on- ,<br />

<strong>de</strong>s hertziennes venaient-elles <strong>de</strong> fulgu- j<br />

rer dans la brume, que le premier mot <strong>de</strong> j<br />

réponse <strong>de</strong> VEtoile-Polaire arrivait dans<br />

l'appareil du Patrie.<br />

C'était le mot : Hurrah f<br />

Willy Ha.rr.is faisait connaître qu'il ar-<br />

rivait en vue du Spitzberg, qu'il comp- 1<br />

'tait atteindre la banquise polaire le len-<br />

<strong>de</strong>main lundi dans la nuit, et qu'il ne<br />

cesserait d'y croiser, en attendant les dé-<br />

pêches avec une fiévreuse impatience.<br />

Sir Elliot pria Georges <strong>de</strong> télégraphier<br />

encore qu'il accordait double sol<strong>de</strong> à l'é-<br />

quipage du yacht, à partir du jour où il<br />

avait gagné son pari et qu'il donnerait<br />

une gratification <strong>de</strong> mille dollars à cha-<br />

que homme, s'il arrivait au Pôle.<br />

Ce fut pour les passagers l'occasion <strong>de</strong><br />

s'émerveiller à nouveau <strong>de</strong>s progrès fan-<br />

tastiques faits par la science <strong>de</strong>puis une<br />

trentaine d'années.<br />

Ainsi, les explorateurs précé<strong>de</strong>nts qui<br />

avaient risqué leur vie dans les solitu<strong>de</strong>s<br />

arctiques, étaient restés <strong>de</strong> longs mois,<br />

<strong>de</strong>s années même, séparés du reste <strong>de</strong><br />

l'humanité.<br />

Nansen, Cagni, Peary eux-mêmes,<br />

pour ne parler que <strong>de</strong>s trois <strong>de</strong>rniers,<br />

n'avaient pu faire connaître le point ex-<br />

trême atteint par eux qu'en regagnant, le<br />

premier la Norvège, et les <strong>de</strong>ux autres<br />

leurs quartiers d'hivernage.<br />

Pour l'expédition aérienne, le mon<strong>de</strong><br />

entier allait en connaître le résultat le<br />

len<strong>de</strong>main même du jour où il serait ob-<br />

tenu.<br />

Si le Pôle était atteint le dimanche, le<br />

New-York Herald ferait connaître au<br />

mon<strong>de</strong> entier cette sensationnelle arrivée<br />

le wn<strong>de</strong>rnain lundi.<br />

C'était inouï I<br />

Ul milliardaire eCt bien voulu célé-<br />

brer, la coupe en main, le gain <strong>de</strong> son<br />

pari ; mais Bob Midy expliqua, dans son<br />

sabir natal, que tout ce qui était liqui<strong>de</strong><br />

à bord, <strong>de</strong>puis l'extra-dry jusqu'au whis-<br />

ky, était solidifié, en même temps que les<br />

bouteilles étaient fendues.<br />

Il en était tout le premier dans le ma-<br />

rasme car ces longues fiasques exerçaient<br />

sur lui une véritable fascination.<br />

Il fallut donc se contenter d'établir,<br />

sans toast préalable, le procès-verbal re-<br />

latant le passage du 87" 7'.<br />

Le docteur Petersen en fut chargé, et,<br />

pour cela, admis sous la tente, où le poêle<br />

à pétrole élevait la température d'une 1<br />

quinzaine <strong>de</strong> <strong>de</strong>grés. Là, il rédigea au j<br />

crayon le document qui <strong>de</strong>vait faire foi 1<br />

[ au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York. '<br />

| Sur la rédaction détaillée qui en fut<br />

' lue et où il était question <strong>de</strong> l'île Peter-<br />

| sen, le lieutenant du génie fit remarquer !<br />

qu'il était peut-être impru<strong>de</strong>nt, dans un<br />

document officiel, où ne <strong>de</strong>vaient figurer<br />

que <strong>de</strong>s précisions géographiques, <strong>de</strong> I<br />

faire mention d'une terre que nul n'avait 1<br />

vue et ou l'expédition n'avait pas eu lo<br />

, loisir <strong>de</strong> s arrêter.<br />

| — Nous ne l'avons peut-être pas vue, 1<br />

fit la voix aigre <strong>de</strong> mistress Elliot, mais<br />

nous 1 avons sentie, et, pour mon compte<br />

;j ] en rapporterai une luxation à l'épaule'<br />

^aw cette afnrrnatioii pôremptoirc le<br />

! procès-verbal fut signé par les cinqMBÉE<br />

sagors, Bob Midy n'ayant aucune esiiece<br />

<strong>de</strong> valeur à bord comme facteur humain.<br />

T^^I 5 rr n -1 1 H ncha rapi<strong>de</strong>ment. Mistress<br />

EUiOt offrit à chacun un verre d'eau<br />

bouillante obtenue sur son fourneau<br />

après y avoir fait dissoudre quelques crisl<br />

teux <strong>de</strong> sherry-brandy, et il fallut se hA-<br />

ter <strong>de</strong> 1 absorber, car le froid avait aV<br />

• oin ) — 37 et on risquait, en s'attardant<br />

à dégueter l'excellente boisson une mi-<br />

nute, à no plus trouver qu'un petit bloc<br />

<strong>de</strong> glace colorée au fond <strong>de</strong> son verre.<br />

Pour être certain <strong>de</strong> l'exactitu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s<br />

aonnees qui servaient au docteur Peter-<br />

s«n à faire le point, Georges Durtal le<br />

pna <strong>de</strong> le faire à nouveau à dix heures<br />

précises.<br />

La latitu<strong>de</strong> trouvée fut 87°50\<br />

teur ? Ve ° quelle ék,ile opérez-vous, doc-<br />

h,r M £ iBten ant, toujours avec « Pol-<br />

oremiiW "^men-t c'est une étoile <strong>de</strong><br />

aut£ m!-' dans ^ ré s ion . avec un «<br />

Fétofl'o r ^ C01 ^ elle a au P rès d'elle<br />

oue 1 H < ,V aStOT 1 ,> ' <strong>de</strong> f^rne S<strong>de</strong>ur,<br />

mon ohio -rf 6 ^ * m la vois d ^<br />

mon objectif, et qui me sert <strong>de</strong> contrôle<br />

nn"^ pin ?<br />

l<br />

M<br />

dOI ÎS' le Pôle sorait P lus<br />

qu â ^40 kilomètres, la distance <strong>de</strong> Paris<br />

TW»i ° U i k Dunker( 3ue, fit Georges<br />

uunai en se tournant vers Ghristiane.<br />

1 msïrTt f 11 la smm nllo < i« suis sûre<br />

( maintenant que nous l'atteindrons t...<br />

' „ ~~ gardon, interrompit le savant, avez-<br />

i vous tenu compte du l'aplatissement po-<br />

, laire ?<br />

t '— Comment cela ?<br />

I — Vous n'ignorez point que, si un <strong>de</strong>-<br />

i gré du méridien vaut, dans la zone tem-<br />

! pôrée, ù Paris par exemple, 111 kiloniè-<br />

, très <strong>13</strong>2 mètres, il ne vaut pins que 110<br />

; kilomètres 5G0 mètres à l'Equateur mais<br />

revanche il mesure 111 kilomètres<br />

I 707 moires au Pôle 7<br />

| — Parfaitement, mais à vous dire vrai<br />

, cette fathle différence... 2 kilomètres aù<br />

t plus sur la distance qui nous reste à mr-<br />

1 courir... *^<br />

j Pardon ; j'ai la prétention, quand<br />

noirs arriverons au Pôle, <strong>de</strong> vous flxor ce<br />

point géographique à 300 mètres près ;<br />

*^^) roétres, vous enten<strong>de</strong>z : la rigoureuse<br />

précision <strong>de</strong> mon instrument le permet,<br />

"eux kilomètres donc ont une réelle im-<br />

portée, et ce n'est pas à 240," mais à<br />


DU MIDI<br />

LE NUMEKO 5CENTIMES<br />

Organe qpnoftcHen «te IXÇffrwwseï Sbctni*» «f Re1Iglem«<br />

RÉDACTION ET ADMINISTRATION: Toulour Rue Roquelaine, 25 LE RUHERO 5 CENTIME<br />

lUTB-flAaQMNE ET I»fePARTKM KNT» UHBK0PHX3 .<br />

|jI >AHïKMKNTE NON LTBrrRÛPUKS<br />

JWANliKR (Umoo poulain)<br />

6fc<br />

7 -<br />

43 -<br />

20-<br />

C» «a<br />

20lr.<br />

34 -<br />

«o -<br />

£e# Abonaamentd partent do» *>•«VIA 4* oh*qu* mol* «t «ont pa^mbloa d'avaao*<br />

ÉDITION?<br />

Lof, Aveyron, Corrèze, Cantal<br />

RÉGIONALES<br />

Tarn, Au<strong>de</strong>, Hérault, Pyr&nôos-Orienttlea<br />

Gers, H^-Pyrénées, Basses-Pyrénées, Lan<strong>de</strong>s<br />

Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne<br />

Haute-Garonne. Ariège<br />

Edition du matin spéciale a <strong>Toulouse</strong><br />

AKNONCKS fM pt^ ,<br />

KCLAMKS —<br />

BCUMKS (J. »*«.).<br />

HX i 1<br />

i . . . O f 80<br />

'• ï . — 1-50<br />

••••••••• il ; — 2-»<br />

- 8-»<br />

WD „„_ Annonooi «t Réclamas «ont roeuat d*ni<br />

oa Bureaux, ruo ftûnualala», Î5. à Toutous* «t okei Ituui OorraipondantiV<br />

-<br />

IL TÉLÉGRAPHIQUE SPECIAl Lundi <strong>13</strong> <strong>Septembre</strong> 191)9. -- 19" Année - N" ô,!5i: BUREAUX A PARIS: 26. RUE FEYDEAU<br />

Les Faits du J out<br />

M. Chôron a pressé, aux Sables-d'Olonne,<br />

le Congrès îles pêches maritimes.<br />

L'amiral <strong>de</strong> Lapeyrère, rentrant da sa tour-<br />

née en Corse et à Bizerte, a débarqué à Mar-<br />

seille, ig'où il est reparti pour Paris.<br />

On a Inauguré, à Malplaquet, le monument<br />

élevé à la mémoire <strong>de</strong>s combattants <strong>de</strong> 1709.<br />

Les employés <strong>de</strong>s tramways <strong>de</strong> l'Ouest-Pari-<br />

eien se tant m:s on grève.<br />

Le batiment-école <strong>de</strong>s mousses, • la Breta>-<br />

gne », en ra<strong>de</strong> <strong>de</strong> Brest, a été évacué, en rai-<br />

son <strong>de</strong> !a constatation <strong>de</strong> cas <strong>de</strong> méningite<br />

césébro-spinale.<br />

-©-<br />

Le colonel Couraud a achevé la pacification<br />

<strong>de</strong> TAdTCiT et télégraphié qu'il considère son<br />

rôle comme terminé.<br />

Le soldat Voiscet a été arrêté au Puy, pour<br />

meurtre cfun enfant d'un coup <strong>de</strong> fusil chargé<br />

d'une cartouche <strong>de</strong> tir réduit.<br />

—9-<br />

Les grancîe3 manœuvres du Bourbonnais<br />

sont entrées dans la pério<strong>de</strong> <strong>de</strong>s manœuvres<br />

da division contre division.<br />

On a saisi, chez Ferrer, <strong>de</strong>s documents d'où<br />

parait résulter sa participation aux émeutes<br />

da Barcelone, ce qui n'empêche pas les révolu-<br />

tionnaires et les dreyfusards français <strong>de</strong> mul-<br />

tiplier les meetings ds protestation contre son<br />

arrestation.<br />

Una attaque <strong>de</strong>s Marocains contre le camp<br />

Se SIdi-Amet-EI-Hach a échoué.<br />

Le duc <strong>de</strong>s Abruzzes, retour <strong>de</strong> l'Himalaya,<br />

est arrivé à Marseille.<br />

-&-<br />

Un inci<strong>de</strong>nt russo-allemand est survenu en<br />

Mandchourie, à propos <strong>de</strong> la perception <strong>de</strong>s<br />

Impôts à Kharbine.<br />

Aveu, à M. A. Aumont, a gagné le Prix<br />

Royal Oak (5Q.0Q0 fr.). et Margarite, l'Omnium<br />

(25.000 fr.). à Lotigchamp.<br />

d'or, avec le gilet blanc aux mêmes bou-<br />

tons. A la Cour et dans tous les bals<br />

donnés à bord, ces officiers portent cet<br />

habit qui est d'une élégance « copur-<br />

chic ».<br />

Quatre tenues ! C'est un peu beaucoup.<br />

Nos officiers n'en <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt certes pas<br />

tant..;, pour eux ce serait la ruine à bref<br />

délai. Mais est-ce donc qu'une « gran<strong>de</strong><br />

tenue » ne ferait pas leur affaire ? Qu'on<br />

le veuille ou non, le panache produit<br />

toujours une certaine impression à l'é-<br />

tranger. Il en produit également chez<br />

nous ; mais nous le disons tout bas, car<br />

c'est la raison pour laquelle nos bons ra-<br />

dicaux et sociaux l'ont en horreur. Le<br />

prestige <strong>de</strong> l'armée et <strong>de</strong> la flotte les met<br />

en rage. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas,<br />

croyons-nous, une raison suffisante pour<br />

mettre nos officiers <strong>de</strong> marine dans une<br />

situation inférieure et, parfois, gênante<br />

vis-à-vis <strong>de</strong>s étrangers.<br />

Les officiers mécaniciens ont reçu,<br />

comme les commissaires, la même tenue<br />

que nos officiers <strong>de</strong> marine, avec le pa-<br />

rement <strong>de</strong> leur spécialité. Ne serait-il pas<br />

bon qu'on donne quelque relief à ceux<br />

qui se dévouent tous les jours pour le<br />

pays, et qui, souvent, sont moins payés<br />

que certains ouvriers <strong>de</strong> l'Etat.<br />

Ne rions pas du « panache ». Encore<br />

plus que l'armée <strong>de</strong> terre, la marine, ap-<br />

pelée à se montrer à l'étranger et à jouer<br />

parfois un rôle diplomatique, a besoin<br />

d'être un peu « reluisante ».<br />

L'habit ne fait pas le moine, c'est en-<br />

tendu, mais il y ai<strong>de</strong> joliment. C'est ce<br />

que nous répétait ces jours <strong>de</strong>rniers un<br />

jeune enseigne.<br />

Commandant A. KUBAULT.<br />

lia jour le Jour<br />

L'Uniforme rhs Officiers <strong>de</strong> feUrina<br />

On sait que M. Camille Pelletan, en-<br />

nemi du « fla-fla », a supprimé, pendant<br />

Bon passage rue Royale, la gran<strong>de</strong> tenue<br />

<strong>de</strong>s officiers <strong>de</strong> marine.<br />

Cette tenue comportait l'habit galonné<br />

su brodé selon le gra<strong>de</strong>, le pantalon noir<br />

à ban<strong>de</strong> d'or, le « bicorne », le ceinturon<br />

<strong>de</strong> soie bleu et or.<br />

M. Pelletan supprima tout d'un geste...<br />

Simple histoire <strong>de</strong> « démocratiser » la<br />

marine.<br />

Dans la suite, et <strong>de</strong>vant les réclama-<br />

tions unanimes, il rendit peu à peu le<br />

bicorne et le ceinturon. Rien <strong>de</strong> plus ;<br />

pas ça l<br />

La tenue « moyenne » <strong>de</strong>s officiers <strong>de</strong><br />

marine fut, <strong>de</strong> ce fait, élevée à la dignité<br />

<strong>de</strong> « gran<strong>de</strong> tenue ». Pas belle cette te-<br />

irae : redingote noire fermée jusqu'au<br />

cou, sur <strong>de</strong>ux rangs <strong>de</strong> boutons d'or, <strong>de</strong>s<br />

épou<strong>de</strong>ttes et un simple pantalon noir,<br />

tout noir ; pas même l'élégance du cadre<br />

noir <strong>de</strong> S au mur.<br />

La petite tenue, on le sait, se compose<br />

rîu même pantalon, d'un veston à <strong>de</strong>ux<br />

rangs <strong>de</strong> boutons et d'une casquette ga-<br />

lonnée. L'été, on permet le pantalon et<br />

le veston blancs avec les galons du gra<strong>de</strong>.<br />

Dans le temps, — si notre mémoire<br />

nous sert bien — nos camara<strong>de</strong>s <strong>de</strong> l'ar-<br />

môo <strong>de</strong> mer pouvaient porter la redin-<br />

gote déboutonnée avec un gilot noir ou<br />

blanc à boutons d'or et la cravate noire,<br />

mais cette tenue, qui se rapprochait<br />

ainsi du costume civil (le rêve <strong>de</strong> tous<br />

nos « égalitaires ») avait un immense dé-<br />

faut. Elle comportait un plastron <strong>de</strong> che-<br />

mise immaculée... Naturellement M. Ca-<br />

mille Pelletan ne voulut pas la rétablir.<br />

Lui, ministre <strong>de</strong> la marine, n'était pas<br />

pour le linge « blanc ». On a <strong>de</strong>s prin-<br />

cipes ou on n'en a pas. Donc pas <strong>de</strong> re-<br />

dingote déboutonnée.<br />

Rien, cependant, n'était plus séant ni<br />

plus élégant. Mais passons. Nous admet-<br />

tons, néanmoins, que le « veslon » actuel-<br />

lement en usage est plus pratique.<br />

Ce qu'il faut aussi admettre c'est que,<br />

<strong>de</strong>puis, chaque fois que <strong>de</strong>s réunions in-<br />

ternationales ont. mis notre personnel<br />

naval en présence <strong>de</strong>s états-majors étran-<br />

glera, il s'est senti gêné, il a souffert dc<br />

l'extrême simplicité do son uniforme qui<br />

peut sembler une incorrection vis-à-vis<br />

<strong>de</strong> ses hêtos. Les avertissements à ce<br />

ïujet n'ont pas manqué.<br />

Nos ambassa<strong>de</strong>urs Ke plaignent du pi-<br />

teux effet, produit à l'étranger par la pau-<br />

vreté <strong>de</strong> l'uniforme <strong>de</strong> nos officiers <strong>de</strong><br />

m ^7 110 ,' "u face <strong>de</strong>s marins étrangers.<br />

M. PalliiVw a pu, lui-même... cons-<br />

w»r cette différence choquante <strong>de</strong>vant<br />

» escadre 1,A hcnne, <strong>de</strong>vant les marins<br />

p TY*T 01 los ma,"i anglais. Et si M.<br />

rauieres a pu constater — commo on le<br />

mt — qno la tenue <strong>de</strong> « gala » do nos<br />

mneners <strong>de</strong> marine manque dc « chic »,<br />

c est que réellement elle on manque.<br />

Nos camara<strong>de</strong>s <strong>de</strong> 1' « entente cor-<br />

dttM » ont miatre tenues : le veston, la<br />

redingote, l'habit galonné et fermé pour<br />

la grando tenue, et une tonne, <strong>de</strong> « soi-<br />

rée » qui comporte- l'habit civil à boutons<br />

paito <strong>de</strong> tout rapport amical. Les mariages durs<br />

a ma éllan, d'amour très souvent impuJeii, com-<br />

me céda eo passe en Aonériquie, doraient itaeu<br />

à «ne féMcitê intense sur Je moment, mate trop<br />

souvent oo bonheur ne dure pas. Au coatraoïne,<br />

un mariage combiné avec réflexion par <strong>de</strong>s<br />

parente qui ont <strong>de</strong> l'expérience et du seiw pra-<br />

tique offrira aux époux un bonheur traiMpuiMe.<br />

» Absorbes par les affaires, les Américaine<br />

ont peu <strong>de</strong> temps à consacrer à leur tomme,<br />

tandis que mon mari, par exempEe, que ses af-<br />

faires oocijjpent et qui est membre du Parle-<br />

memit it&Mein, trouve toujonrs Je temps <strong>de</strong> dé-<br />

jeuner avec moi et <strong>de</strong> venir me trouver à plu-<br />

sieurs reprises dans la journée. Un Européen<br />

voit dams sa femme une codlanoratrice, alors<br />

qu'Hl n'en va pas <strong>de</strong> même en Amérique. Voità<br />

poiurquoi je ne cesserai d'exhorter les jeunes<br />

nUes <strong>de</strong> mon pays à chercher un bon mari en<br />

Europe. »<br />

—G— Sait-on que l'Etat se fait une petite<br />

renie d'une prise <strong>de</strong> iatac <strong>de</strong> Louis XVIII ?<br />

On ne sait pas. Voici donc l'histoire :<br />

Le roi prisait beaucoup, fait COOMMI. Un soir,<br />

comme il aililait citer un verts d'Honace A son<br />

emimOriier, il s'eperçoit qu'il a oublié sa taba-<br />

tière. Ii s'arrête ; 3e prélat ooiriipreind, s'incline<br />

et -.présente ici sienne.<br />

Sa Minjmto, rcocmïiaie«ajit«, nmd± le ver»<br />

Ble Io<strong>de</strong> Juwin'au bout et... «Homme A l'rwuno'-<br />

nier la concession d'un kiosque A joueJe et à<br />

frrâinKiiees dans le jartlfcn <strong>de</strong>s Tuileries, pour<br />

une da .ses nièces pauvres.<br />

Jusqu'en 1859, la niièce exploita son petit<br />

commerce. A sa mort, l'Etat reprit le kiosque,<br />

ot c'est cnlnj.l que l'on va prochainement mettre<br />

à radjud.iioation, stur une misa à prix <strong>de</strong> loyer<br />

ann/uol <strong>de</strong> q**3tre cents francs.<br />

Et la prise <strong>de</strong> tabac <strong>de</strong> Louis XVIII rapporte<br />

ainsi au Trésor au moin» vingt louis <strong>de</strong> rente.<br />

cine dite « Ecole Mo<strong>de</strong>rne », dans laquelle<br />

il professe, à <strong>de</strong>s pauvres d'esprit, à <strong>de</strong>s<br />

exaltés, et même â <strong>de</strong>s enfants, <strong>de</strong>s doctri-<br />

nes anarchistes et révolutionnaires, avec<br />

l'intention avouée <strong>de</strong> faire <strong>de</strong> ses élèves <strong>de</strong>s<br />

révoltés, qui se donneront pour mission la<br />

<strong>de</strong>struction <strong>de</strong> la société actuelle.<br />

Au point <strong>de</strong> vue moral et philosophique,<br />

au point <strong>de</strong> vue religieux, l'enseignement<br />

<strong>de</strong> I « Ecolo Mo<strong>de</strong>rne » n'est pas moins sub-<br />

versif que sur le terrain social. Or, le Fer-<br />

rer qui dirige cette officine, d'où sortent<br />

-<strong>de</strong>s malheureux dont la vie ne sera plus<br />

qu'un enfer, car rien <strong>de</strong> ce qui est ne pourra<br />

plus s'adapter â la folie meurtrière qu'on a<br />

ainsi allumée dans leurs cerveaux, ce Fer-<br />

rer dispose <strong>de</strong> ressources infinies, et qui ne<br />

sont pas justifiées par la fortune person-<br />

nelle dont il disposait quand il entreprit sa<br />

propagan<strong>de</strong> assassine.<br />

Ce que tout le mon<strong>de</strong> sait, c'est que le<br />

malheureux qui tenta, jadis, d'assassiner<br />

Alphonse XIII, avait trouvé, comme par<br />

hasard, chez Ferrer, un refuge après son<br />

crime, et les moyens <strong>de</strong> fuir. Ce que per-<br />

sonne ne peut ignorer, pour les faits qui<br />

«ont B.ctii*vll«nin« pas se poser<br />

sur la tête <strong>de</strong> nos femmes...<br />

—€>— Autre chapitre <strong>de</strong>s chapeaux.<br />

S'il faut en croire un journal <strong>de</strong> l'Obéir-<br />

ibijui bernois, un cliapeau <strong>de</strong> dame a faHlil/i<br />

interrompre, <strong>de</strong>rnièrement, la circulation <strong>de</strong>s<br />

touristes dams les gorges <strong>de</strong> l'Aar, près die<br />

MeLringcn. En certains endroits, les gorges se<br />

rôtrécitBont à tel point que l'on peut toucher<br />

<strong>de</strong> la Blato les <strong>de</strong>ux parois opposées <strong>de</strong> ro-<br />

chers. C'est on un endroit semblable qu'uniie<br />

lonigue caravane fut soudain arrêtée.<br />

Seule la tête <strong>de</strong> la colonne se rendit compte<br />

<strong>de</strong> ce qui se passait. Les ailes gganiesaues<br />

d'un chapeau <strong>de</strong> dams prises entre les rochers<br />

6'y étaient si follement ancrées que la pro-<br />

priétaire <strong>de</strong> ce monument ne put plus faire un<br />

pas. On dut la décoiffer, à sa très gran<strong>de</strong><br />

consternation, te même journal <strong>de</strong>man<strong>de</strong><br />

qu'à l'avenir on établisse un contrôle <strong>de</strong>s cha-<br />

peaux a Ventrée <strong>de</strong>s gorges, ou bien qu'on<br />

fasse sauter la roche...<br />

— — La .planète Mars est habitê.3 — ou,<br />

du .moins, haWitabUe,<br />

C'est un savarnt Américain, qui l'ai firme,<br />

En effet, <strong>de</strong>s observations faites pnr lo pro<br />

fjessour Percfvaî LoweiM indiquent ta présen-<br />

ce d'oxygène dans l'atmosphère <strong>de</strong> cette pûa<<br />

inAte. . L .,<br />

Venant après une déclaration d après Ia-<br />

que*e la présence <strong>de</strong> vapeur d'eau autour <strong>de</strong><br />

la pluwiète ne fait plus aucun doute, M récente<br />

découverte du professeur Ivowejil a soulevé Je<br />

plus vif intérêt.<br />

I„i théorie du professeur est qu «n censé<br />

qnenco la vie est possibflc dans la planète<br />

Mars.<br />

—€>- les mariages entre Européens et Amé-<br />

ricaines ont gK'fluéralement, aux Etats-Unis, ce<br />

an l'on appelle unie « mauvaise presse ». Les<br />

journaux du Nouveau Mon<strong>de</strong> s'accor<strong>de</strong>nt a<br />

répandre pn.nmi leurs lecteur» — et leurs lec-<br />

tekeg, — cette opinion que la jeune fiJJe yam-<br />

kee n'est pas un article r.: q n Ifi roinl. s: o le Fra' so IXmtioe,<br />

née Oorg'.na \V::lile, et originaire rte New-<br />

York dWftare hautement dans les 0896068 <strong>de</strong><br />

son pays qn'iJ v a lieu d'onrourager, nlieur que les maria-<br />

ges entre Américains. An contraire <strong>de</strong>s nuirts<br />

«iTopAcins, les maris .américains ne permet!*<br />

E FISC<br />

On se plaint beaucoup en ce moment-ci<br />

<strong>de</strong> ses procédés, et ils sont, en effet, parti-<br />

culièrement intolérables. Le principe en<br />

vertu duquel le contribuable, quoi qu'on lui<br />

réclame, doit toujours commencer par<br />

payer, n'est-il pas inouï ? Aiors, il suffira <strong>de</strong><br />

l'erreur ou <strong>de</strong> la malveillance d'un fonc-<br />

tionnaire ou d'une municipalité pour nous<br />

faire imposer d'une façon folle, et pour que<br />

nous <strong>de</strong>vions commencer par débourser une<br />

somme énorme, même si nous sommes dans<br />

l'impossibilité matérielle <strong>de</strong> le faire, pour<br />

être seulement admis à être écouté ? Nou9<br />

sommes dans la situation la plus mo<strong>de</strong>ste,<br />

on nous taxe fantastiquement d'une cote<br />

personnelle <strong>de</strong> trois cents francs, et nous<br />

serons traqués, vendus, jetés à la rue, sans<br />

y rien pouvoir, si notre percepteur n'est pas<br />

un saint Vincent <strong>de</strong> Paul ? Où voyez-vous<br />

un acte do piraterie plus abominable que<br />

cet acte <strong>de</strong> l'Etat ?<br />

On se rappelle peut-être la mésaventure<br />

fiscale qui provoqua un jour une question<br />

à la Chambre, mais à laquelle si nos sou-<br />

venirs ne nous trompant pas, la Chambre<br />

ne peut rien, sinon se tordre <strong>de</strong> rire :<br />

Un passant a le bras cassé par une auto-<br />

mobile, actionne le propriétaire <strong>de</strong> la voi-<br />

ture, et obtient quelques milliers <strong>de</strong> francs<br />

<strong>de</strong> dommages-intérêts. Immédiatement, le<br />

Fisc arrive, et réclame <strong>de</strong>ux ou trois cents<br />

francs <strong>de</strong> droits à la victime.<br />

— Mais, objecte l'homme au bras cassé,<br />

je n'ai encore rien touché, et mon adver-<br />

saire a fait appeJ... Atten<strong>de</strong>z au moins le<br />

résultat do l'appel !<br />

— Nous n'attendons jamais, répond le<br />

Fisc... Payez, et payez sur l'heure...<br />

Le malheureux pave, n'obtient plus rien<br />

en appel, n'arrive pas à se faire rendre les<br />

droits qu'on l'a indûment forcé <strong>de</strong> régler, et<br />

se trouve ainsi, en fin <strong>de</strong> compte, avoir dû<br />

sol<strong>de</strong>r trois ou quatre cents francs à l'Etat<br />

pour avoir eu le bras cassé par un particu-<br />

lier... Alors, un député qui était jeune, quoi-<br />

qu'il eût peut-être la barbe grise, veut sai-<br />

sir le Parlement <strong>de</strong> ee scandale. Mais il a<br />

à peino ouvert la bouche que l'affaire égaie<br />

"es plus graves, tant elle paraît drôle. On<br />

fait vite- entendre au député qu'il en arrive<br />

tous les jours autant à <strong>de</strong>s multitu<strong>de</strong>s<br />

d'honnêtes gens qui ne s'en plaignent pas.<br />

Tout M mon<strong>de</strong> se roule, et tout ast dit...<br />

Tout, le mon<strong>de</strong> ? Pas les victimes cepen-<br />

dant. Mais les victimes, vous savez, ça n'est<br />

pas Intéressant. D'abord, en fait <strong>de</strong> victi-<br />

mes, tl n'y a que celles du 2 Décembre qui<br />

comptent, sous la République...<br />

et u alité<br />

jamais à leurs femmes cette intimité <strong>de</strong> l'Jn-<br />

bdiigorvoe et <strong>de</strong> l'esprit qui est la base prlnic*-<br />

I/APPEÏ, Aï IX POIRES<br />

M. Maurice Spronck a souligné comme<br />

il convient dans la Liberté, l'appel <strong>de</strong> l'/fu-<br />

manité en faveur <strong>de</strong> Ferrer, l'anarchiste<br />

espagnol millionnaire.<br />

Avec son impu<strong>de</strong>nce ordinaire, quand il<br />

s'agit, d'arracher aux griffes <strong>de</strong> la justice<br />

un scélérat fortuné, le journal <strong>de</strong> Jaurès<br />

en appelle à la « conscience européenne »<br />

<strong>de</strong> l'attentat commis par les juges contre<br />

son protégé et client.<br />

Une autre fois, déjà, à la suite <strong>de</strong> l'atten-<br />

tat contre Alphonse XIII, Jaurès et sa ban<strong>de</strong><br />

réussirent à sauver le même personnage<br />

d'un châtiment imminent ; ils y déployè-<br />

rent une ar<strong>de</strong>ur d'autant plus gran<strong>de</strong>, qu'au<br />

moment <strong>de</strong> sa première arrestation Ferrer<br />

avait été trouvé porteur <strong>de</strong> la rno<strong>de</strong>iste<br />

somme <strong>de</strong> 312.000 francs (trois cent<br />

douze mille) en espèces trébuchantes, e t<br />

qu'il s'agissait, <strong>de</strong> rattraper le magot. « Na-<br />

tu Tellement », la presse libérale avait donné<br />

aux forbans du socialisme français le con-<br />

cours nécessaire pour dégager le pauvre<br />

innocent Ferrer, et c'est probablement la<br />

réussite <strong>de</strong> ce bon coup, fructueux soûl<br />

toutes ses formes, qui engage aujourd'hui<br />

Jaurès a recommencer.<br />

Nous verrons quels seront les journaux<br />

qm se feront ses complices.<br />

Il n'y a pas longtemps — à l'occasion du<br />

voyage <strong>de</strong> Falhèrcs à Nice - Jaurès et son<br />

Humanité livraient à la police <strong>de</strong>ux nihi-<br />

listes russes, réfugiés «n Franco. Jaurès<br />

n a donc pas une sympathie spontanée pour<br />

les propagandistes par le fait. S'il les « aou-<br />

Peut » en certaines circonstances, c'est an<br />

paremment quand ils peuvent payer<br />

Voyons donc ce qu'est Ferrer, et pourquoi<br />

il a <strong>de</strong>s amis h l'Humanité ; et pourquoi<br />

surtout, la presse, digne <strong>de</strong> ee nom collé<br />

qui n'est pas u vendue » d'instinct aux<br />

mauvaises muses, doit se désintéresser du<br />

sort du protégé <strong>de</strong> Vllnmanitâ.<br />

Tout d'abord, j'ignore absolument si Fer-<br />

rer est, comme le dit l'accusation, l'auteur<br />

principal, ou même le complice, <strong>de</strong>s ahc-<br />

miuables excès qui ensanglantèrent, la Cata-<br />

logne et mirent Barcelone à feu et à sang,<br />

I il y a quelques semaines.<br />

Ce que je sais, avec tout le mon<strong>de</strong>, c'est<br />

que F<br />

m„ il "ïï lffllt reprochés à Ferrer c'est<br />

que les troubles <strong>de</strong> Bnrcrfono, w attentats<br />

contre les couvents, los abominables viola-<br />

tions <strong>de</strong> sépulture, las incendies, les assas-<br />

sinats qui, <strong>de</strong> part et d'autre couchèrent<br />

dans la tombe <strong>de</strong>s centaines <strong>de</strong> victimes,<br />

coïncidèrent avec le retour subit, à Barce-<br />

lone, <strong>de</strong> Ferrer, venu exprès <strong>de</strong> I^ondres. On<br />

sait que, seules, les <strong>de</strong>ux localités où Fer-<br />

rer avait <strong>de</strong>s propriétés furent épargnées<br />

par l'émeute ; on sait, enfin, que Ferrer fut<br />

pris sous un déguisement et que toute sa<br />

fierté, jusqu'à son arrestation, était <strong>de</strong> re-<br />

vendiquer, pour lui et pour les siens, la<br />

gloire du mouvement révolutionnaire qui<br />

avait eu lieu.<br />

De quoi la « conscience européenne »<br />

a-t-elle donc à venger cet homme, et que<br />

nous veut l'hypocrite et lâche Humanité ?<br />

Cette plaisanterie a trop duré.<br />

Nous avons vu, en France, au moment<br />

<strong>de</strong>s attentats <strong>de</strong> Vaillant et d'Emile Henry,<br />

<strong>de</strong> misérables intellectuels, dont les res-<br />

sourças en argent étaient connues, les Fé-<br />

néon, les Bertheim, Cohen et autres Lévy<br />

ou Reclus, chauffer à blanc les cerveaux<br />

dja ces pauvres gens, armer les bras <strong>de</strong><br />

ces enfants dévoyés qui payèrent <strong>de</strong> leurs<br />

têtes les consfils infâmes dont perfi<strong>de</strong>ment<br />

on les avait bourrés. Et nous avons vu,<br />

aussi, au procès <strong>de</strong>s Trente, les vrais cou-<br />

pables plai<strong>de</strong>r non coupables, s'abriter lâ-<br />

chement <strong>de</strong>rrière <strong>de</strong>s textes juridiques et<br />

les alibis <strong>de</strong>s mauvaises raisons. Toute la<br />

presse se fit complice <strong>de</strong> ces bas coquins, et<br />

leurs instruments, « leurs victimes », seuls<br />

furent frappés.<br />

Innocent ou coupable, dans l'affaire <strong>de</strong><br />

Barcelone, Ferrer est un <strong>de</strong> ces éducateurs<br />

d'assassins dont l'espèce est la plus misé-<br />

rable, et cela nous suffit pour nous inter-<br />

dire toute pitié.<br />

Ne voyons-nous pas, sous nos veux, tous<br />

les jours, Jaurès et son Humanité en appe-<br />

ler à la « conscience <strong>de</strong> l'Europe » pour ve-<br />

nir en ai<strong>de</strong> à un individu qui. en liberté<br />

est un ennemi déclaré <strong>de</strong> la civilisation eu-<br />

ropéenne présente ? Cette même Humanité<br />

n'excite-t-elle pas les Rouges contre les Jau-<br />

nes ? Ne prône-t-elle point l'assassinat <strong>de</strong><br />

ceux qui travaillent par ceux qui ne veu-<br />

lent pas travailler ? N'a-t-on pas vu. pen-<br />

dant la révolution russe, les socialistes<br />

français former <strong>de</strong> véritables syndicats<br />

d'assassins ?<br />

Dans son ouvrage sur la Révolution<br />

russe, un collaborateur du Petit Journal,<br />

qui signe Ular son livre, et qui, en réalité,<br />

n'est qu'un Juif nommé Ulmann, raconte<br />

comment UNE SOCIÉTÉ s'était formée, compo<br />

sée <strong>de</strong> gens <strong>de</strong> toutes qualités, en France et<br />

en Russie, au capital <strong>de</strong> <strong>de</strong>ux cent mille<br />

francs, pour préparer l'assassinat <strong>de</strong><br />

Plœhve ;et, en racontant ces hauts faits, le<br />

Juif Ular, alias Ulmann, se pourléche les<br />

babines, comme Jaurès le faisait le jour où<br />

il annonça, dans son journal, « l'exécution »<br />

du même <strong>de</strong> Plœhve.<br />

Les bandits « salariés », qui avaient fait<br />

le coup au profit du syndicat à 200.000<br />

francs, furent présentés comme <strong>de</strong>s martyrs<br />

<strong>de</strong> la « cause », et, enfin, <strong>de</strong>rnièrement,<br />

quand, cependant, l'opinion commençait à<br />

Voir clair, Jaurès, pour détourner les soup-<br />

çons, dénonça A»ew, dont il était le soutien<br />

ia veille, comme ayant assassiné <strong>de</strong><br />

Plœhve pour le compte <strong>de</strong> la police ; et nos<br />

« bons journaux » marchent 11!<br />

Criminels en Russie, criminels en France,<br />

criminels en Espagne, lâches toujours com-<br />

me <strong>de</strong>s hyènes, les chefs socialistes s'arran-<br />

gent pour faire commettre par d'autres les<br />

meurtres individuels ou collectifs qui ou-<br />

vrent les voies à leurs entreprises privées<br />

et politiques<br />

Quand les coups ratent, comme lesdits<br />

chefs socialistes sont organisés en une<br />

ban<strong>de</strong> internationale merveilleusement sty<br />

lée et disciplinée, ils font appel au con<br />

cours <strong>de</strong> la presse bourgeoise, qui s'em<br />

presse <strong>de</strong> les tirer d'affaire.<br />

Jaurès nomme cette ultime opération<br />

l'appel aux Poires.<br />

Pierre BIÉTRY.<br />

d'amortisseurs convenablement disposés à<br />

l'avant <strong>de</strong> l'appareil, <strong>de</strong> même que les lo-<br />

comotives sont munies do tampons. Plu-<br />

sieurs dispositifs <strong>de</strong> oe genre ont été pro-<br />

posés, mais hélas 1 il faut dire que les cons-<br />

tructeurs ne portent pas suffisamment leur<br />

attention sur ces moyens <strong>de</strong> sécurité, peu<br />

encouragés qu'ils sont par les aviateurs,<br />

dont la vaillance va jusqu'à la témérité.<br />

» Il y a encore un point, <strong>de</strong> détail sur le-<br />

quel, en examinant les appareils, je me suis<br />

souvent entretenu avec mon ami Paul Ré-<br />

gnard, l'ingénieur qui m'a succédé à la<br />

prési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> la Société française <strong>de</strong> navi-<br />

gation aérienne. J'entends parier ici <strong>de</strong>s or-<br />

ganes <strong>de</strong> comman<strong>de</strong> pour transmettre le<br />

mouvement <strong>de</strong>s leviers d'action aux gouver-<br />

nails <strong>de</strong> profon<strong>de</strong>ur et <strong>de</strong> direction eu en-<br />

core aux ailerons qui doivent rétablir l'équi-<br />

libre latéral.<br />

Dans le cas du malheureux Lefèvre, je<br />

suis porté à croire qu'avec son audace or-<br />

dinaire, il a voulu raser le sol, qu'il n'a<br />

pas pu manœuvrer* assez rapi<strong>de</strong>ment le<br />

gouvernail pour se relever.<br />

» Un <strong>de</strong>s tirants en cor<strong>de</strong> à piano, qui re-<br />

lient le levier au gouvernail d<br />

c oninia.ndant Renard a démontré avec mi-<br />

son qu'il était préférable do planer à une<br />

certaine hauteur pour avoir eu <strong>de</strong>ssous <strong>de</strong><br />

l'appareil ce qu'il appelle le matelas d'air ;<br />

il y a beaucoup <strong>de</strong> chances, en effet, pour<br />

cw tombant d'assez haut, l'aéroplane se<br />

comporte comme une flèche ou comme un<br />

narachutc, et vienne toucher le sol ayant<br />

perdu sa vitesse, et paT conséquent sans<br />

brusque contact.<br />

>i Malheureusement, il faut prévoir le cas<br />

où par une circonstance quelconque, soit<br />

un! coup <strong>de</strong> vent, soit l'arrêt Instantané du<br />

moteur, soit encone une défaillance <strong>de</strong><br />

raviatcur, l'appareil animé d'une énorme<br />

vitesse vient commo une catapulte heurter<br />

Je sol. Selon mol, c'est oe choc violent qu'il<br />

faudrait éviter, pu atténuer au moyen<br />

Si iêêëê<br />

L'Irresponsabilité Judiciaire<br />

Nos co<strong>de</strong>s prévoient et répriment mille et<br />

une iniquités, mille et un abus ; ils en ou-<br />

blient cependant un qui est très certaine-<br />

ment le plus grave, celui commis par le<br />

juge. Grâce à cette omission, nos magistrats<br />

peuvent prétendre que pour eux la justice<br />

n'est pas <strong>de</strong> ce monda Celle qu'ils ren<strong>de</strong>nt<br />

n'est qu'une pauvre justice humaine qui<br />

n'est pas faite à leur usage. Et ils appli<br />

quent la loi commune avec d'autant plus<br />

d'indifférence et <strong>de</strong> sérénité qu'ils savent<br />

qu'en tout ce qui concerne l'exercice <strong>de</strong><br />

leur profession on ne la leur appliquera<br />

pas.<br />

D'ailleurs, si on la leur appliquait, peut<br />

être se trouveraient-Us fort aises qu'on le<br />

fît d'une manière toute différente <strong>de</strong> la leur.<br />

De grâce, diraient-ils, jugez-nous un peu<br />

mieux que nous ne vous avons jugés...<br />

Qui donc, a-t-on <strong>de</strong>mandé malicieuse<br />

ment, jugera le juge ? Est-il sage, est-il<br />

simplement pru<strong>de</strong>nt d'investir ainsi un<br />

homme qui, <strong>de</strong> quelques impressionnants<br />

attributs qu'on le revête, n'en saurait per-<br />

dre tous ses défauts d'homme, d'un pouvoir<br />

aussi étendu, aussi absolu, sans aucun con-<br />

trôle m contrepoids ?<br />

U n'est pas <strong>de</strong> conscience, si haut placée<br />

soit-elle, qui soit capable <strong>de</strong> résister tou-<br />

jours et sans jamais la moindre défaillance<br />

aux menus et grands entraînements qui sol-<br />

licitent et pressent si impérieusement et si<br />

fréquemment un tribunal. Jusqu'à quels<br />

écarts, jusqu'à quelles capitulations peut<br />

aller une conscience qui ne se sent liée par<br />

aucun frein, par aucune responsabilité pré-<br />

cise et formelle ? Dès lors, les intérêts <strong>de</strong> la<br />

justice sont en échec. Et, comme le dit Pla-<br />

ton, le plus grand, le véritable crime contre<br />

l'Etat, n'est-ce pas l'injustice ?<br />

Voilà une question capitale. Tout le<br />

mon<strong>de</strong>, comme nous l'avons dit, doit être<br />

responsable. Mais s'il <strong>de</strong>vait s'établir dans<br />

l'Etat une sorte d'échelle <strong>de</strong>s responsabili-<br />

tés, n'est-ce pas au magistrat, qui assume la<br />

tâche redoutable <strong>de</strong> juger sas semblables,<br />

que <strong>de</strong>vrait revenir la responsabilité la plus<br />

lour<strong>de</strong> ? Lui donner le premier rang dans<br />

la République, comme le veut Platon, n'est<br />

qu'une question <strong>de</strong> protocole d'importance<br />

tout à fait, secondaire. C'est le premier rang<br />

dans l'ordre <strong>de</strong> la responsabilité qu'il im-<br />

porte avant tout <strong>de</strong> lui donner, et cela pour<br />

le plus grand bien <strong>de</strong> tous et <strong>de</strong> lui-même,<br />

pour la meilleure justioe toujours souhaita-<br />

ble, dont l'avantage, au nom du bon sens,<br />

et, qui mieux est, au nom <strong>de</strong> l'intérêt, est<br />

incontestable.<br />

La magistrature est aujourd'hui ce qu'elle<br />

est parce qu'elle est irresponsable. Il est<br />

aisé <strong>de</strong> le démontrer. Elle est, avant tout,<br />

expéditive, ot elle tend à l'être dc plus en<br />

plus, aussi bien au civil qu'au criminel.<br />

Périsse la justice, sinon la magistrature,<br />

mais, pour Dieu, qu'on lève l'audience! C'est<br />

une façon assez discutable <strong>de</strong> suivre le<br />

mouvement social. I>e juge, ne voyant pas<br />

dans le prévenu un homme qui pourra lui<br />

<strong>de</strong>man<strong>de</strong>r compte <strong>de</strong> sa sentence, ne le con-<br />

sidère plus que comme un dossier, un nu-<br />

méro, dont il importe <strong>de</strong> se débarrasser au<br />

plus tôt. Etre juge, ce serait le paradis, se<br />

disent beaucoup <strong>de</strong> magistrats, sans les<br />

audiences ! Voilà la mentalité que l'irres-<br />

ponsabilité leur a faite.<br />

Ce serait peut-êtro assez plaisant si tous<br />

les justiciables sortaient in<strong>de</strong>mnes <strong>de</strong> leurs<br />

mains. Mais il est loin d'en être ainsi. Nos<br />

juges, qui se savent, en tant que juges, au-<br />

<strong>de</strong>ssus do tout jugement, sont lo plus sou-<br />

vent sans bienveillance et sans pitié. Us ont<br />

l'esprit répressif, par tradition et par rou-<br />

tine, parce qu'il est plus commo<strong>de</strong> et tou-<br />

jours plus rapi<strong>de</strong> do frapper indistincte-<br />

mo.nt les prévenu* qui leur NUTI ! amenés ;<br />

étudier scrupuleusement une affaire sous<br />

toutes ses faces, la pénétrer, l'approfondir.<br />

lUMiKUidorait du temps et o&S efforts. Laf<br />

mœurs professionnelles ne lo .leur permet-<br />

tent pas ; elles déforment trou les esprits.<br />

Un <strong>de</strong> nos confrères, qui connaît bien la<br />

ma-'istrature, M. Gaston I^eroux, a pu sou<br />

tenir qu'on <strong>de</strong>vrait écrire un livre sur<br />

rôle do l'estomac au Palais <strong>de</strong> Justice.<br />

« U serait d'un grand secours, ajoutait-il,<br />

pour les stagiaires, mes jeunes confrères,<br />

qui apprendraient à ne se présenter que<br />

vers trois heures <strong>de</strong> relevée <strong>de</strong>vant los di-<br />

gestions récalcitrantes et au début <strong>de</strong> l'au-<br />

dience... <strong>de</strong>vant les digestions lour<strong>de</strong>s et<br />

somnifères... » Et il leur donnait encore ee<br />

conseil : « Ne jamais réveiller le juge qui<br />

dort... Prolongez votre plaidoirie jusqu'à<br />

la minute du réveil... Ne vous apercevez dc<br />

rien.„ Terminez Immédiatement par ces<br />

» tribunal. » Le juge n'est point méchant<br />

qui a bien dormi. »<br />

Un bon sommeil du juge eerait donc la<br />

seule chance <strong>de</strong> justice du prévenu. Evi-<br />

<strong>de</strong>mment, notre spirituel confrère exagère.<br />

Il ne faudrait pourtant point toutefois re-<br />

pousser toute son argumentation. Noua<br />

connaissons <strong>de</strong>s magistrats à qui il est ar-<br />

rivé, après avoir lu les articles du Co<strong>de</strong> né-<br />

cessaires, <strong>de</strong> condamner à <strong>de</strong>s peines dé-<br />

passant le maximum, <strong>de</strong> changer dans<br />

"'écriture d'un jugement, <strong>de</strong> la meilleure<br />

foi du mon<strong>de</strong>, <strong>de</strong> la prison en réclusion.<br />

Sont-ce là <strong>de</strong>s effets <strong>de</strong> leur attention sou-<br />

tenue, <strong>de</strong> leurs soins constants dans l'exer-<br />

cice consciencieux <strong>de</strong> leurs fonctions ?<br />

Le juge, nous le répétons, parce qu'il est<br />

irresponsable, perd rapi<strong>de</strong>ment toute pru-<br />

<strong>de</strong>nce et toute réserve. Combien <strong>de</strong> déten-<br />

tions préventives arbitraires en fournissent<br />

a preuve et dont procureurs, substituts et<br />

juges d'instruction n'ont jamais eu à ren-<br />

dre raison parce qu'on ne les a jamais mis<br />

dans cette obligation !<br />

Eh bien, nous prétendons qu'il ne doit<br />

pas appartenir à un juge, qui n'est, en<br />

somme, qu'un homme oomme un autre, et<br />

souvent ne présentant aucune garantie<br />

d'aucune, sorte, sa nomination dépendant<br />

du bon plaisir d'un député influent ou d'un<br />

ministre, <strong>de</strong> prononcer, sans responsabilité,<br />

sur la nécessité <strong>de</strong> la détention et <strong>de</strong> la li-<br />

berté. L'intérêt <strong>de</strong> la justice doit, passer<br />

avant les petites commodités' du juge. Or,<br />

en France, cela est si peu fréquent que<br />

lorsqu'on se voit, sous n'importe quel pré-<br />

texte, consigné à la disposition dc la jus-<br />

tice, il est préférable d'attendre une con-<br />

damnation définitive pour démontrer son<br />

innocence, si l'on veut avoir droit à une<br />

réparation.<br />

On voit bien qu'il faut en finir avec ce<br />

déplorable système <strong>de</strong> l'infaillilrilité <strong>de</strong> la<br />

fonction et <strong>de</strong> la non-responsabilité du juge,<br />

qui ne fait que <strong>de</strong>venir chaque jour un peu<br />

plus scandaleux. Mais on ne changera rien<br />

dans nos mœurs judiciaires si l'on se borne<br />

à fixer pour le juge une resnonsabilité <strong>de</strong><br />

principe et impersonnelle. Nous sommes<br />

tous responsables <strong>de</strong> nos fautes, <strong>de</strong> celles<br />

<strong>de</strong> nos préposés, <strong>de</strong> nos domestiques, et mê-<br />

me <strong>de</strong> nos animaux. le patron est respon-<br />

sable <strong>de</strong>s acci<strong>de</strong>nts du travail survenus à<br />

ses ouvriers même impru<strong>de</strong>nts. Et tous<br />

nous sommes responsables en fait, <strong>de</strong> la<br />

manière la plus directe et la plus person-<br />

nelle. Il faut que le juge le soit pareillement<br />

<strong>de</strong> ses fautes, qui engagent la liberté, l'ho-<br />

norabilité, las biens <strong>de</strong> tous.<br />

Dès que les juges se sentirait responsa-<br />

bles, ils regar<strong>de</strong>ront d'un petrplus près les<br />

problèmes qui leur seront soumis, et le<br />

nombre <strong>de</strong> leurs victimes décroîtra rapi<strong>de</strong>-<br />

ment, d'année en année, nous en sommes<br />

persuadés.<br />

On écarterait enfin toutes cont-îstations<br />

entre magistrats au sujet do celte respon-<br />

sabilité, en composant d'un seul prési<strong>de</strong>nt<br />

nos 377 tribunaux d'arrondissement, sui-<br />

vant, un vœu <strong>de</strong>puis longtemps émis paT<br />

nombre <strong>de</strong> bons esprits. Seul, un magistrat<br />

ne pourra plus, quand il aura prononcé<br />

une sentence trop légèrement étudiée, se<br />

dire : après tout, je ne suis qu'un tiers <strong>de</strong><br />

juge. Personne ne saura jamais si j'ai, ou<br />

non, été d'avis <strong>de</strong> consacrer telle iniquité<br />

ou telle sottise.<br />

Seul, responsable et indépendant tel doit<br />

être le juge. Ajoutons tmmédiatenMât que le<br />

corollaire <strong>de</strong> cette réforme doit Ct.ro l'ausç-<br />

mentation importante du traitement du<br />

juge qui. seule, permettra à notre réforme<br />

<strong>de</strong> pouvoir exister. Henri COULON,<br />

Avocat a la Cour,<br />

Prési<strong>de</strong>nt <strong>de</strong> la Ligne pour la défense<br />

<strong>de</strong> la Liberté Individuelle.<br />

Par Fiî Spécial<br />

le<br />

mots i o J'ai conflanco dans la nageaaa du<br />

DÉPÊCHES<br />

LE DÎC DES JMNtlZZES K OSEILLR<br />

Marseille, 12 septembre.<br />

Le duc <strong>de</strong>s Abruzzes, <strong>de</strong> reteur <strong>de</strong> son exipé-<br />

dllion <strong>de</strong> l'Himalaya, est arrivé ce matin à<br />

Maroeillo a.boni du paqu*il>ot Ocèania.<br />

A sa <strong>de</strong>scente du ipa-quabol, le duc a été reçu<br />

par le comte Gheraldto Piodl Savoia, consul<br />

général d'Italie, à Marseille, et les tumuÊbnâ<br />

du bureau dc la Société <strong>de</strong> jréographie.<br />

Il a donné quelques détails intéressants sur<br />

son ascension du Bryda Peayk où, en dépit <strong>de</strong><br />

Ti'oinbreuses difficultés, il put atteindre l'alti-<br />

tu<strong>de</strong>


Lundi iS <strong>Septembre</strong><br />

tf-un regard tout le terrain pendu <strong>de</strong>puis 1«<br />

;'4 Juin liS'JH, ol 'le mal est si profond que 3e<br />

(remè<strong>de</strong> n'est plus dans le retour pur et sim-<br />

ple aax hommes dont la chute fuit le signal <strong>de</strong><br />

Jouîtes les excentricités dtsriaib'ogiques-<br />

» Mais quelles que soient les transfomna-<br />

ïlons constitutionnelles, dont 'a réalisation<br />

s'impose pour rétablir l'équilibre national, le<br />

premier soin, lo premier <strong>de</strong>voir est <strong>de</strong> chasser<br />

du Parlement le radicalisme qui n'a gouverné<br />

iqu'en dOinutint <strong>de</strong>s gaffes au collectivisme et<br />

on abaisser* la France <strong>de</strong>vant l'étramser, jus-<br />

qu'au Jour où elle périrai! dans un cataclysme<br />

(européen.<br />

» si les éleo iuxis •proobAiuea ont une siguifl-<br />

«atkin et tm .brrt, ce sera d'achever sa défaite.<br />

» Douze ans d'un tel ré«i.me suîfts-ent pour<br />

,en avoir la nausée ; qu'il soit à jamais aboli<br />

Icornme il est discrédité- et méprisé pour tou-<br />

Ijours 1 » ....<br />

JOURNAUX BL0CA11DS<br />

De l'Action :<br />

« L'ordre nouveau qui s'.iirnpose à l'attention<br />

iûu. parti républicain tout entier, c'est celui<br />

qui dtoit taire un jour <strong>de</strong> l'ouvrier syndiqué<br />

l'égal du petit, propriétaire et du fonction-<br />

naire, et c'est par là que le syndicalisme pro-<br />

fessionnel, modifiant la ç-onudiion <strong>de</strong> vie <strong>de</strong>s<br />

.'citoyens, se rattache à la (politique générale<br />

<strong>de</strong> la cité. .<br />

» Les Débats eompxenment-ils maintenant<br />

pourquoi le minSstaW du travail d'un gouver-<br />

nement républicain- ne peut ni ne doit se tenir<br />

'là l'écart <strong>de</strong>s stenaturesi <strong>de</strong> contrats qui met-<br />

tent fin aux grèves et sou<strong>de</strong>nt -les accords <strong>de</strong>s<br />

tpatrons et <strong>de</strong>s ouvriers î »<br />

[Les accords <strong>de</strong>s patrons et <strong>de</strong>s ouvriers<br />

n'auront <strong>de</strong> sanction qu'autant que les Syndi-<br />

cats auront La faculté <strong>de</strong> possé<strong>de</strong>r. Pourquoi<br />

l'action, ne conimenee-t-elle pas par réclamer<br />

•cette nécessaire réforme sooiale 7]<br />

délégation du 1" <strong>de</strong> ligne (Picardie), une délé-<br />

gation du 145* <strong>de</strong> Maubeuge, une coinpagn»<br />

en arme du 2' bataillon d'artillerie à pied,<br />

les Sociétés musicales et les compagnies et<br />

subdivisions <strong>de</strong> sapeurs-pompiers.<br />

Hier, un service solennel avait été. célèbre<br />

dans la. petite épjlise <strong>de</strong> Malplaquet où, par les<br />

soins du Comité du monument, a été apposée<br />

une plaque <strong>de</strong> marbre portant les noms <strong>de</strong>s<br />

principaux officiers tués à la bataille du 11<br />

septembre 1709. '<br />

Ea l'Hinaeur la Jeasiie d'Arc<br />

Baauvais, 12 septembre.<br />

Une foule considérable <strong>de</strong> voyageurs s est<br />

rendue ce matin à Rimberlieu pour assister a<br />

l'inauguration d'une statue <strong>de</strong> Jeanne d'Arc<br />

dans le parc du comte <strong>de</strong> Bétbune, maire <strong>de</strong><br />

V illers-Surcoud u n.<br />

A 10 heures, Mgr Douais, évêque <strong>de</strong> Beau-<br />

vais, a présidé la grand/messe en musique au<br />

oouirs <strong>de</strong> laquelle <strong>de</strong>s artistes <strong>de</strong> Paris se sont<br />

fait entendre, ainsi que l'Harmonie <strong>de</strong>s Frères<br />

<strong>de</strong> Saint-Jean-<strong>de</strong>-Dieu.<br />

Mgr Douais a prononcé le panégyrique <strong>de</strong><br />

l'héroïne.<br />

Ourat (Charente), 12 septembre.<br />

La petite commune charentaise <strong>de</strong> Curât<br />

est toute pavoisée <strong>de</strong> drapeaux ; c'est en effet,<br />

l'inauguration dans l'église paroissiale d'une<br />

statue <strong>de</strong> Jeanne d'Aro, offerte par M. Paul<br />

Déroulè<strong>de</strong>.<br />

La bénédiction <strong>de</strong> la statue qui est une ré-<br />

duction <strong>de</strong> plus d'un mètre <strong>de</strong> la belle œuvre<br />

du sculpteur Vermare, placée <strong>de</strong>puis le 8 mai<br />

dans l'église Saint-Louis <strong>de</strong>s Français, à<br />

Rome, a été remise par M. l'abbé Alexandre<br />

Petit, du clergé d'Angoulême. qui a prononcé<br />

un panégyrique émouvant,<br />

sère <strong>de</strong>s I — maritimes, le sousaeefé- ! avec pru<strong>de</strong>nce t?»^^,^ s<br />

k<br />

ur<br />

l *o<br />

qu'il fallait faire l'^lion j [^'-^^J^^^ont^lés t<br />

Ci<br />

L.1<br />

ïLITft'iB<br />

Soldat meurtrier<br />

Le Puy, 12 septembre.<br />

Nous avons amnosseê qu'on avait relevé, au<br />

bas du rouir iotugeamt la caserne Romeuf, un<br />

KSDjTwrjt aneangi-aniié poutomt au Iront une bles-<br />

sure faite pair une a,nune à £eu. L'ençfuete a<br />

révélé les ïaiits suivants : Des gamine étaient<br />

mouMâs sur le nruir d'enceinie <strong>de</strong> la caserne et<br />

agaçaieiw, <strong>de</strong>s soudais <strong>de</strong> Leurs singeries, quand<br />

tout à coup <strong>de</strong>s dé-cnaticns .reteauimant. Ut<br />

jeune Auguste Meunèer, âgé -die 11 ans "<br />

à ;!ia tête fuit tué mm Je coup.<br />

De l'enquête ouverte, il résulte la cortii<br />

e-<br />

ImenX dos éeuieB <strong>de</strong> pèciive, qui doivent servir<br />

à la fois <strong>de</strong> piéparation A la marine marchan-<br />

<strong>de</strong> et <strong>de</strong> préparation aux spécialistes <strong>de</strong>s équi-<br />

pages <strong>de</strong> la motte.<br />

11 a dit qu'il apporterait tous ses efforts à<br />

organiser le irtus Kit possifcrte le l'onetionnie-<br />

imenit .du crédit maritimie,- si nécessaire pour<br />

parmettine aux pèclheurs <strong>de</strong> perteotionner leiuir<br />

matériel d'armement.<br />

M. Chéran a préconisé onsuiite l'insti.tiution<br />

<strong>de</strong> coopératives, powr rapprocher le pêcheur<br />

du consommateur et .assurer iûro'Utament dos<br />

produite <strong>de</strong> 8a pèche à <strong>de</strong> meillleiires condi-<br />

tions.<br />

Enfin, M. Gliénon s'est exipdiqué siur lies ques-<br />

tions d'bvgièoe dans la miariine marchan<strong>de</strong>,<br />

SOT oertaiin/as réifoimies à apporter dans la<br />

caisse <strong>de</strong> prévoyance ; il a parié du développe-<br />

ment <strong>de</strong> la mutualité et <strong>de</strong>s caisses .<strong>de</strong> clhô-<br />

anage.<br />

Ii a donné, enfin, quelques totlications sur<br />

île prochain règilement d'administration prabli-<br />

que relatef au régime <strong>de</strong>s pensions.<br />

En retour d'un dévouement qui ne se las-<br />

sera pas, je vous <strong>de</strong>man<strong>de</strong>, a dit M. Chéron<br />

en teirminaint, la discipline et la confiance<br />

dans l'esprit légal »-<br />

NOTRE MARINE<br />

Le sauvetage <strong>de</strong>s sous-marins<br />

La Rochelle, 12 septembre.<br />

Les catastrophes du Lutin et du Fortœatet ont<br />

fait .sentir ta. nécessité qu'il y avait <strong>de</strong> trou-<br />

ver le moyen <strong>de</strong> relever les sous-marins cou-<br />

lés Les inventeurs se sont mis en quête ; tous<br />

les essais ont été vains jus-qu'ici et on était<br />

réduit à .munir les petits navires d'incommo-<br />

<strong>de</strong>s crochets <strong>de</strong>stinés à faciliter,1e cas échéant,<br />

l'action <strong>de</strong>s cables.<br />

Or, un ouvrier <strong>de</strong> l'arsenal déclarait, il y<br />

a quelque temps, qu'il avait trouvé le moyen<br />

<strong>de</strong> faire .remonter à la surface <strong>de</strong> l'eau un<br />

sous-marin coulé.<br />

On assure qu'une expérience a été faite au<br />

moyen d'un petit sous-marin et que cette ex-<br />

périence a obtenu un très grand succès.<br />

Licenciement <strong>de</strong> la « Bretagne »<br />

Brest, 12 septembre.<br />

En raison du cas <strong>de</strong> méningite cérébro-spi-<br />

nale qui s'est déclaré à bord <strong>de</strong> la Bretagne,<br />

bâtiment-écolo <strong>de</strong>s mousses, l'ordre a été don-<br />

né, par ministre <strong>de</strong> -la marine, d'évacuer ce<br />

navire.<br />

Les mousses et apprentis marins qui ont pu<br />

être en contact avec les mala<strong>de</strong>s sont Isolés et<br />

mis en observation à l'hôpital maritime <strong>de</strong><br />

Brest ; on insialle les autres sur <strong>de</strong>ux bâti-<br />

ments en réserve ; <strong>de</strong>s mesures sont prises<br />

(pour assurer La désinfection du navire.<br />

Le bateau du frère <strong>de</strong> M. Jaurès<br />

Brest, 12 septembre.<br />

i,o cuirassé Gloire, qui ne compte .plus ses<br />

avatars, ne prendra pas part à La croisière sur<br />

les côtes <strong>de</strong> l'Amérique du Sud, que. doit pro-<br />

chainement entreprendre une division <strong>de</strong> l'es-<br />

cadre du Nord.<br />

L'amiral Aufoert, qui doit comman<strong>de</strong>r cette<br />

força navale, ne tient pas du tout à avoir avec<br />

lui un navire qui a continuellement <strong>de</strong>s ava-<br />

ries <strong>de</strong> machines, qui tire sur les navires et<br />

qui perd ses torpilles.<br />

La Gloire sera remplacée par le Dupetit-<br />

Thouars.<br />

La croisière qui <strong>de</strong>vait commencer dans les<br />

premiers jours <strong>de</strong> novembre pour se terminer<br />

à la fin du, mois <strong>de</strong> mars a été considérable-<br />

ment réduite pour <strong>de</strong>s raisons budgétaires ;<br />

elle ne durera que 45 à 50 jours.<br />

leur tranohe<br />

peint où<br />

tre» forte-<br />

TiSutte se poursuit ainsi très 1.^^<br />

Vnrlil crie <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ux cotés fait ««« . f "'•' 11<br />

1^1 "<strong>de</strong>Ton d,i..sh.,gue 1* crépitement par*<br />

Le* Riffaina el Moulai Hafld<br />

Orali, 12 wïpl.ni..)iT«.<br />

.. .. ... «.i m* -ite <strong>de</strong> 11 'kans,<br />

OUi' V*ï a 'ÏÏS continue .puisque<br />

,euennée il nTa dus d'heure pour qu'elle<br />

iU lé du f ' général Courbebaisson est<br />

HartJ,<br />

Pez.<br />

j leçon <strong>de</strong>s faits dont elle conserve la<br />

à apprendre d'eux à quelles ron^itinnl e '<br />

KM.«»ly?.Oe.«. ^Sfell^œ^ Se<br />

A l'OuesS-Parisien<br />

Les emipioyés <strong>de</strong> .la Compagnie <strong>de</strong>s tram-<br />

ways <strong>de</strong> l'Ouest-Parisien, lignes du Ohamp-<br />

<strong>de</strong>^iviars à Ba.gm.sux et Cbatenay, se sont mis<br />

(en grève, <strong>de</strong>mainidant Gio renivol d'un chef <strong>de</strong><br />

On ne signale aucun inci<strong>de</strong>nt.<br />

La grève agricole en Seïne-et-Oise<br />

Paris, 12 septembre.<br />

La grève <strong>de</strong>s ouvriers agricoles <strong>de</strong> la Haute-<br />

Borne, en Seine-et-Oise, se poursuit.<br />

Hier soir, une tentative <strong>de</strong> conciliation a<br />

été faite par le juge <strong>de</strong> paix ; elle n'a pas<br />

abouti.<br />

Les grévistes posaient, comme conditions<br />

<strong>de</strong> la reprise du travail, le renvoi d'un com<br />

mis <strong>de</strong> M. Lethias, la réintégration <strong>de</strong> tous les<br />

grévistes, le paiement <strong>de</strong>s ouvriers au mois et<br />

le versement au syndicat d'une in<strong>de</strong>mnité <strong>de</strong><br />

1.000 francs pour in<strong>de</strong>mniser les hommes à<br />

là journée.<br />

Ces propositions n'ont pas été acceptées.<br />

Les grévistes ont tenu ensuite une réunion<br />

dans laquelle ils ont voté la continuation <strong>de</strong><br />

la grève.<br />

LA ncmcttta DE rçMui<br />

Paris, 12 septembre.<br />

Après neuf mois <strong>de</strong> campagne, Je colonel<br />

Goiinra-ud, qui commian<strong>de</strong> Ha colonne <strong>de</strong> l'A-<br />

drar viiem d'aviser le gouverneur général <strong>de</strong><br />

l'Afrique occi<strong>de</strong>ai.taile française qu'il pensait<br />

pcuvoiiT bientôt lui annoncer que son rôle est<br />

terminé. Le coiomel, en effet, a infUigé <strong>de</strong> teis<br />

échecs au siuftae Qullaïdà et aux troupes <strong>de</strong><br />

Mae la mi m que la tribu <strong>de</strong>s Ammonis, qui a<br />

le privilège <strong>de</strong> nommer les émirs.Iul a proposé<br />

<strong>de</strong> remplacer OuF.aïda par notre protégé Sidi<br />

Ahmet, fils <strong>de</strong> l'ancien switan <strong>de</strong> l'Adrar, re-<br />

fiiigiié sur notre territoire <strong>de</strong>puis qu'il a été<br />

déarôné, en raison <strong>de</strong> ses bonnes relations<br />

avec M. Coippoteni.<br />

Siidl Ahmet. qui appartient à la famàllle <strong>de</strong>s<br />

Aheftasthman, jouit d'une gran<strong>de</strong> (xmsiaera-<br />

tion dans les tribus. C'est, d'autre part, un<br />

<strong>de</strong> nos sincères amis, paraît-il. Le marabout<br />

<strong>de</strong> Bouillirait, Cheik Sidia, nous est également<br />

dévoué, et son initlluence .dans l'Adrar, <strong>de</strong>puis<br />

nos succès, remplace celle <strong>de</strong> Maëlaïnim.<br />

A l'heure présente, toutes les tribus <strong>de</strong> l'A-<br />

direr sont soumises ; seules, quelques fractions<br />

<strong>de</strong> tribus se .sont retirées au Nord, attendant<br />

du Maroc un secours qui ne vient pas. Si ces<br />

secours n'arrivent .pas, comme on l'espère,<br />

presque toutes nos troupes pourront rentrer,<br />

pour la plupart, en octobre. Nous ne iaisse-<br />

irions guère qu'une compagnie <strong>de</strong> tiraitoun-s<br />

sénégalais â Atar et une outre à Chlnguetti.<br />

^ Ces compagnies ai<strong>de</strong>raient nos partisans <strong>de</strong><br />

iVAd.rar à se défendre contre les attaques pos-<br />

sibles <strong>de</strong>s pillards ou <strong>de</strong>s dissi<strong>de</strong>nts ; mais il<br />

est entendu que dès que la paix sera défini-<br />

tivement établie dans le pays seuls les mé-<br />

ihanstes visiteront la région <strong>de</strong>ux fois par an.<br />

iPour l'instant, le colonel Gouraud a investi<br />

4e nouvel émiir Sidi Ahmet, et H s'appaique a<br />

démontrer avec lui que les .musulmans peu-<br />

vent vivre en paix sous la domination die la<br />

l' ronce.<br />

Ces IAMUIUIU, aecomnOts avec une poignée<br />

<strong>de</strong> soildate, 1.500 hommes en tout, sont remar-<br />

quables.<br />

STRES m VOYAGE<br />

Le retour <strong>de</strong> l'amiral <strong>de</strong> Lapeyrère<br />

Paris, 12 septembre.<br />

Le contre-torpille mr La Jlirc, ayant à son<br />

bord l'ami-ral Boué do Lapeyrère, ministre <strong>de</strong><br />

la manne, est arrivé à 8 heures du matin à<br />

Ma.rseille.<br />

Le ministre se*», rendu à la gare, d'où i<br />

est parti à 9 h. 15 pour Paris<br />

M.<br />

aura te respect ••• : .lo.<br />

eûieè Ht'fttn «Kectnei i ,; • •' •• • •' • -dlu arls ' 12 septembre.<br />

tniniS A Pfllris Un t0TTl!I) ' s déplorable ; ta pluie<br />

KgrorïSr intormittCTC( * le ton-<br />

•v^jS^iS. lRS tam ways sont envahis ;<br />

"signale quelques caves envahies par les<br />

Avec auelaues hommes <strong>de</strong> cœur et <strong>de</strong> talent,<br />

qui honorent notre Gascogne et le Parlement<br />

vous l'avez flétri, hier, comme il le mente<br />

en <strong>de</strong>s accents que le département tout entier<br />

accueillera <strong>de</strong>main avec admiration.<br />

permettez-moi <strong>de</strong> vous en e.cpnmer ma plus<br />

respectueuse gratitu<strong>de</strong>.<br />

Si ma personne eût été seule en cause, je<br />

vous aurais supplié <strong>de</strong> l'ignorer Mais <strong>de</strong>r-<br />

rière moi vous avez vu voire Archevêque, ct<br />

à côté dc lui vous avez distingué tous ces pe-<br />

tite enfants gascons que ma foi <strong>de</strong> Pasteur et<br />

mon cœur dc Pire ont voulu défendre contre<br />

les odieuses profanations dc l'école mauvaise ;<br />

et vous avez, en ce meeting, qui fera époque<br />

dans l'histoire <strong>de</strong> notre département, crié vo-<br />

tre indignation en voyant cet Archevêque saisi<br />

comme un vulgaire banqueroutier et ses meu-<br />

bles abandonnes au plus offrant sur la place<br />

publique. —. .<br />

C'est plus qu'une cordiale sympathie qui<br />

vous a inspirés vous et vos amis ; vous avez<br />

entendu surtout accomplir un acte <strong>de</strong> foi,<br />

A ce litre, votre beau geste m'est doublement<br />

agréable.<br />

Je serais bien étonné si en notre terre gas-<br />

conne, dont vous êtes tous la gloire et l'espé-<br />

rance, on ne faisait pas écho à vos nobles<br />

protestations.<br />

Ce premier écho du reste ne l'avez-vous pas<br />

recueilli <strong>de</strong> ces trois mille poitrtnes qui ccla\<br />

laient en applaudissements frénétiques pen-<br />

dant que les orateurs leur parlaient <strong>de</strong> nos<br />

libertés violées et <strong>de</strong> la banqueroute moralt<br />

où nous a conduits un gouvernement d»<br />

malheur ?<br />

A/oiis sommes un pays où l'on aime la flerti<br />

ct où l'on applaudit à tout ce qui est l'indé-<br />

pendance. Votre geste, qui tient <strong>de</strong> l'une et<br />

dc l'autre, et qui, avec tant d'éloquence et <strong>de</strong><br />

solennité, a ponctué le mien, sera, soyez-en<br />

sûrs, compris <strong>de</strong> nos populations. Elles sau-<br />

ront faire leur choix entre les malheureux ex-<br />

ploiteurs qui ne les flattent que pour les asser-<br />

vir, et sas véritables amis qui n'ont ni trêve<br />

ni repos pour les consArver dans les saines<br />

traditions qui les firent gran<strong>de</strong>s et heureuses<br />

dans le passé.<br />

J'ai tenu à ce. que le premier témoignage cri<br />

vienne <strong>de</strong> moi comme l'expression non pas<br />

seulement <strong>de</strong> ma reconnaissam-e personnelle,<br />

mais <strong>de</strong> celle du diocèse tout entier, et comme<br />

le gage <strong>de</strong>s bénédictions que le premier Pas-<br />

teur du diocèse <strong>de</strong>man<strong>de</strong> d Dieu <strong>de</strong> faire tom-<br />

ber sur vous ct sur vos chères familles.<br />

Baignez agréer. Monsieur le Marquis. Vas*<br />

surance <strong>de</strong> mes sentiments respectueux et dé-<br />

voués.<br />

ERNEST, /lrchêueque d'Auch.<br />

LWGTION FRANÇAISE A IUM<br />

De notre correspondant particulier :<br />

Ro<strong>de</strong>z, 12 septembre.<br />

Une réunion d'Action française a eu lieu au-<br />

jourd'hui dimanche en présence <strong>de</strong> 400 audi-<br />

teurs sous la prési<strong>de</strong>nce <strong>de</strong> M. Charles Ebe-<br />

lot, qui a fait le procès du régime.<br />

M. Maurice Pujo a indiqué la nécessité do la<br />

Monarchie et montré Le péril national répu-<br />

blicain.<br />

M. <strong>de</strong> Bruchard critique la politique <strong>de</strong> con-<br />

ciliation, fait le procès du « Sillon » et do la<br />

juiverie.<br />

lies contradicteurs M. MoliiiTê, républicain<br />

patriote-, et un sillonniste, sont réfutés par lea<br />

orateurs.<br />

La salle acclame le Roi, conspue lo corres-<br />

pondant <strong>de</strong> la « Dépêche », qui tente vainement<br />

<strong>de</strong> défendre la République <strong>de</strong> Fallièrcs eï<br />

crie : « Vive Mattis I »<br />

Des journaux et brochures sont distribués à<br />

a nombreuse foule malgré la police, la gen-<br />

darmerie ct les commissaires mobilisés.<br />

Des sympathies nombreuses ont été acqui-<br />

ses, à la suite <strong>de</strong> cette belle réunion, à la causa<br />

royaliste.<br />

on<br />

eau?<br />

Collision entre omnibus et tramway,<br />

personnes blessées<br />

Huii<br />

» „ , , Paris, 12 septembre<br />

A quatro heures, cet après midi un In m<br />

Kt SA4S2 a tàtnpm<br />

Dans ta nuit du 11 au 12, les Maures essayé- I son ?m Sbn^c hliln^^:!: W" 1<br />

iront <strong>de</strong> surprendre Je camn <strong>de</strong> Kidi.Ahm^i iV, I «.mten "L u . "^ ^luare Mon-<br />

Hach<br />

pprendre le camp <strong>de</strong> Sidl-Alunedr-Et-<br />

ep mutilant à profit l'obscurité <strong>de</strong> la<br />

niuit .et la dustraction <strong>de</strong>s soldats qui chai?<br />

maient leurs loisirs en chantant <strong>de</strong>s ours ré-<br />

gionaux et en jouant do La mit. . S „<br />

i donŒ ftr^prL,.iés d,<br />

JM troutpes dwUaiées à la Fte»tfm~ _ ^T -<br />

irrve.-s aujoninriiiii. ' J ' ; '' : "'"' ' u '"<br />

IJB nuinoripiour parti htem ,i<br />

avo,; <strong>de</strong>s Mto ^iMta^<br />

mont arrivé ; les opératuii,, cosSn,^ S<br />

dourd'liui ; aucune nvnveSa AuH* n.<br />

n'est A signaser. ai«rruo «à s n > 2? viï,^<br />

•ftwir .te l'Kspagno et font ,1'ei îgi\j„ U eS<br />

Mannjii dont la untuMu. «,v^ «i« ^1<br />

l»U>uw U lmiiiBout.<br />

Arrestations <strong>de</strong> faux-monnayeun<br />

Paris, 12 sepicimbre.<br />

Des arrestatkins <strong>de</strong> faux-monaïaycurs ont<br />

eu lleni anjoiird'liiil à Paris.<br />

C'esit à la suite <strong>de</strong> l'arrestation à Dreux ces<br />

Jours (lortraeirs, do l'anarchiste Rour<strong>de</strong>t, )KMIV<br />

émisKi


Lmnli <strong>13</strong> S.-pie nlini 1999<br />

9)('.1V les disiKisilioiib pri<br />

ira_u.i.X'"<br />

ir eux peint n «I<br />

H, BOUC alUMU-<br />

^"troW Jmirnj»es «il*<br />

m1,111 v, ' : ' """ l,rl "- su!ii général Michel U pris «>IIKIM1«I lu parole,<br />

l! lie vtiul pais, a-t il dit, «e pi-ononrcr sur<br />

, ,,,.m.hU- d» u'pi'i al n.'n ii avant d'avoir pris<br />

. naissance dos Journaux do maniic <strong>de</strong>s dl-<br />

u«U corps ou dos étuU lua|ois. Il iio bornera<br />

V j,. 'pour l'heure, a | re vo.hter quoique* oh-<br />

m'viHion* d'ordre gémaral : la pNfnfère, c'est<br />

ne Dar la métho<strong>de</strong> qu'il a «rruployee dans le*,<br />

' ,,'IO'IIVIN'S actuelles, il n cherché â mettre<br />

__ trOlïD** rl lrUI '' Chai- dans uni' .situation<br />

aussi rapproché»' que possible, do colle <strong>de</strong> la<br />

8 i/pdchor.s du thème (réitérai illrlé, le premier<br />

inur aux oliefs <strong>de</strong> narti, ceux-ci n'uiiteu imur<br />

J' 'sglaner, ou effet, que l«m roiiHcigrieineiit*<br />

' b ,n Loir («d m r ' Mlpl " s l 1 '"' u '"lx-Avrll. tr .avrt<br />

• Ni a».,,,,,,. lh , ,. ARW. ;, ,M/. u-ans,K,r14 a „,„ u<br />

UIIOIKI p.,,- u-n snlii.s do l» polio*.<br />

K'SI-AltiTM.N I.a dame Maria Mays,'•'-'• 11 " "• '""> I>""'« en or, un<br />

bievialro ; a U. B«i-(f6. Céte I'av*«, 3 un paranlule<br />

7 l'anler ; ii Mlle. Mearle. KMHO Vern.'t avenue<br />

,ln »'""•aa les respecter est violer la<br />

Ai£TA n rV,m'Urn» n'twMMM nos qu'Us oirrl<br />

vie,m,,li hn tHeur d'un «Irak les sHtirs aux<br />

SriSS?,*' nifir.mes<br />

H. <strong>de</strong> R.<br />

Scus la bolto du préfet<br />

sii^p^ 1 ;!:' 1 ' 1 d-arbitmlre qnr- tiolts avons<br />

tin é n ù ••''•'"miMie «le Va -uu,.',-, con-<br />

t m ?u2.« v,mj'"'nre,nent les falls.<br />

ton^ H^' 01 .' 6 46 mé< c««itèrent. <strong>de</strong>ux<br />

' 7,,* ' >" «'"".leil <strong>de</strong> prcfec.tiu* JU-<br />

lour ^n7<br />

U f 4atl0 " s ,| ln sres.<br />

Dispensaire marin<br />

Consultations gratuites, les mercredi et ven-<br />

dredi <strong>de</strong> chaque semaine, <strong>de</strong> 3 à 5 heures<br />

(19, rue <strong>de</strong> la Chaîne, <strong>Toulouse</strong>).<br />

Le sérum <strong>de</strong> Quinton s'adresse A toutes les<br />

maladies qui <strong>de</strong>man<strong>de</strong>nt un relèvement da<br />

l'état général et A toutes les infections qui<br />

sont souvent causées par un affaiblissement<br />

do l'organisme.<br />

On traite au dispensaire les entérites, ga»<br />

tro-entôrltes, diarrhée verte, eczémas, neura*<br />

thénie. chloro-anémie.<br />

Apollo-Cristal<br />

Oe soir a 8 II. 3Ji, Vopéra-com iirue. en 3 actes, mu-<br />

slquc do rtossin.i, r.e iiarburr <strong>de</strong> .Véettie, sera Joué<br />

par la célèbre trou.po lu-iiit-niie Lirica I.UUputlana.<br />

Les principaux rôles seruia Interprétée )>ar Mlle<br />

Marzotl (Rosine), RenaliM rBerta), luect (pomto AI<br />

vlva), cmc^it.<br />

Enfin, à 6 h. 20. un superbe vol est exécuté par<br />

Paulhan qui fait trois tours do piste i 10 mètres<br />

<strong>de</strong> nauteur ; il s'élance par une trouée vers les<br />

champs et tcvter.t atterrir doucement sur la plaine<br />

six minutes après son départ ; 11 est l'objet d'une<br />

ovation in<strong>de</strong>scriptible <strong>de</strong> la part <strong>de</strong> la foule.<br />

L'ADRIATIQUE EN BAIiON<br />

Venise, 12 septembre,<br />

le ballon Jnles-Verne. ayant à bord les aérouauie»<br />

BorsaJm et Nlcoli. est parti pour tacher <strong>de</strong> traverser<br />

l'AdriaUque ; une gran<strong>de</strong> loulo assistait au dé-<br />

part.<br />

PETITES NOUVELLES<br />

<strong>13</strong> septembre.<br />

— r» Journal Offieu.l puMIc un décret aux termes<br />

diiou!''! I'inl4nidant ffénArRl Tomsnin est placé A<br />

dater du <strong>13</strong> si-pu-nUire t90«. élans la 2- section (rA-<br />

serve), du cadre (Tes Inl.


lundi <strong>13</strong> Septemhre 1203<br />

EC_r~SSSCIEE<br />

i_B_____-Tra-_--T^^^<br />

JPOl:<br />

Courses <strong>de</strong> chevaux<br />

A LONGCHÀMP<br />

Paris 12 septembre.<br />

IPrtx <strong>de</strong> îa Prairie, & •rétdamer, 4,000 franos,<br />

8,000 mètres environ . —1. Ascalpn, par De<br />

pîâarUaiXl et Andouilletto, à M. Bp_ru«_ (ry<br />

ÏO'aN'eil). . _<br />

Non pièces : Gayuga. Pierrot III, Monte-Oir-<br />

lo. Turbin, Disdain Monv est _alté pas mal d'affaires.<br />

a l fe_ B -_--_Wto à 1.300 tr,; moyens.<br />

AÏP2_a' l two ir.; dJ dressage, <strong>de</strong> «KJ à ouo tr ; va-<br />

e^<strong>de</strong> 900 A UÔO Ir.i génisses, <strong>de</strong> 600 à 900 Lr.. le<br />

_2_J_^Î_.' Bœufs <strong>de</strong> *3 à 46 fr.; vaches, do 36 à<br />

SfîrSrkf__Sfc »0__ V_ veaux,' dc 0 90 à 1 fr.;<br />

66 te to_ifte <strong>de</strong>mi-__rix>lds vif; œuls, <strong>de</strong> 0 00 a<br />

1 Ir.'la douzaine.<br />

HAUTES PYRÉNÉES<br />

Caslelna u Magnoac .<br />

„ ,,„ ,„ .«nrembre — Le public est informé<br />

oK f^WSSni» se tiendra le dlman-<br />

SS U SS5_bre et n'est pas renvoyée a lundt^<br />

Marché du 9 septembre. - Voici les cours prati-<br />

qués au marché <strong>de</strong> quinzaine :<br />

Œufs, 1 20 la douzaine.<br />

S'j.!?^, 4 50; poules. 5 60. ie tout<br />

^ni-^ui'At «i tr • selele t5 à 16; maïs, 19; orge, _>;<br />

av_âe 11 50* _v_ntTl Ni l>ommes <strong>de</strong> terre, 4 50,<br />

k) tout l'hectolitre.<br />

MARCHE AUX FRUITS<br />

Duras, 10 septembre.<br />

Notre marché aux fruits du jeudi 9 a été très pe-<br />

titTa caus e<strong>de</strong> la pluie qui n'a cessé <strong>de</strong> tomber. Voici<br />

te pSd£_? T?T& les 50 kUos; brugnons. 8 à 10 fr.<br />

le quintàl; poires, 4 à 6 fr.; fraises, 0 25 le bol; to-<br />

mates, o 15 le kilo.<br />

MARCHES AUX PRUNES<br />

VlUeneuve-suir-Lot, 11 septembre.<br />

Apport au marché <strong>de</strong> ce jour, 4.000 quintaux; lé-<br />

gère baisse sur toutes les sortes.<br />

Voici tes cours : , „ .<br />

44-6 60 à 70 fr. ; 50-6 , 46 à SS fr.; 60 0, 84 à 36 f£.|<br />

70-6 28 a 30 fr.; 80 6, 25 à 26 fr.; 90 6, 20 à «1 fr.;<br />

100-6 14 à 15 fr.; 120-6, 10 à 12 f r. ; fretin, 5 à 6 fr.<br />

PorirSainte-Marie, 11 septembre.<br />

Marché très animé, avec hausse sur tes coulrs pré-<br />

Apport, 600 à 700 quintaux. Tout vendu aux cours<br />

suivants : . „,<br />

Les 60-4 , 35 tr.; 70-4, 26 à 28 fr.; 80-4, 28 à 24 fr-S<br />

90-4, 18 fr.; 100-4, 15 fr.; 110-4, 12 fr.; 120-4, 10 fr.,<br />

te tout par 50 kilos.<br />

MonUgnac-<strong>de</strong>-Lauzun, 11 septembre.<br />

Notre marché d'hier, malgré le mauvais temps,<br />

était bien approvisionné.<br />

Apport 300 quintaux. Tout vendu. — Vc4cl les<br />

28 tr.; TO-5, 24 fr. ; 80-5, 20 fr.; 90-5,<br />

16 fr." 100-5, 14 tr.; 110-5, 18 te.; 1905 , 9 te.; fretin,<br />

7 te., le tout les 50 kilos, selon grosseur et qualité.<br />

aUnée à<br />

BJ Saison<br />

son d été : l >a w J 1 *<br />

dite Jusqu'au 5 novembre . ^ lr()l5<br />

ReducUon <strong>de</strong>s aller « t W-« » la ,pia t,-.,..„. cl<br />

mlères personnes <strong>de</strong> ^ P- [ (mirantes.<br />

75 p. 100 pour a «M»l»2 ?L uptis _lu6o. sur<br />

Arrêt<br />

l'Itinéraire,<br />

l'acuité pour<br />

f__ûuùtt 'à toutes les gares<br />

le che-I <strong>de</strong> fnl "V^,,»r,m' 'iilrer Isolé-<br />

ment _ son poin\ <strong>de</strong> <strong>de</strong>pa,'^ 1<br />

plusieurs rambres ^ U ladi te NL A<br />

prix"- -n bl'iïët "militaire.<br />

GNIE D'ORLÉANS.<br />

une toPOIttfflM oroissu {aDr i qU es qu'aux<br />

en plus «^"^^ttetolW rapi<strong>de</strong>ment aux<br />

gSÊirtf»" *°«*» <strong>de</strong> prin -<br />

temps et ^"^"/^itrp ces difflcuiltés et les<br />

•_«!.""" M—BBm_~__f___K__HW_M___a<br />

Aux renseignements que nous avons déjà donnes concernant cett*» nnÀmtmn ^ , :—:<br />

aura, très probablement, lieu le 12 OCTOBRE PROCHÎ IN et nortera sur 2 tsn iïï?l?:Z a] T & l 1, UÔ J fission<br />

lion, (Communiqué par M. QH. THUEJX, banquier 3., rue _Crd T £ «<br />

verseme.it préalable, les inscriptions en vue <strong>de</strong> faire bénéficier sa clientèle <strong>de</strong> rin^graUté ^fid t dSta<br />

plus value quon ne manquera pas d'attribuer à ce titre dans le man<strong>de</strong> Financier.) * 303 aômand *» et <strong>de</strong> la<br />

32 Feuilleton du <strong>13</strong> septembre <strong>1909</strong><br />

PAR<br />

ÏJC Capitaine DAIVRIT<br />

(Comm' DRIANT)<br />

CHAPITRE VIII<br />

A TRAVERS LA BRUME POLAIRE<br />

'Dépêche au « Roi du Cuivre ». — Procès<br />

verbal <strong>de</strong> record. — Pour dominer le<br />

broaeillard.— Montée à 2.000 mètres. —<br />

L iiis-mrf>ortable jroid. — Cowp <strong>de</strong> sou-<br />

pape, fatal. — Pour enrayer la chute. —<br />

L'aérostat <strong>de</strong>vient aéroplane. — Fuite<br />

<strong>de</strong> Vhydrogène. — L'intervention <strong>de</strong><br />

Bob Midy.<br />

Mistress Elliot, répondit h cette triom-<br />

Miale constatation par un cri perçant,<br />

.ans la gamme <strong>de</strong> ses cor<strong>de</strong>s vocales, ce<br />

sri donnait la note do la joie la plus in-<br />

tense.<br />

Ils avaient gagné lotir jmri f<br />

teer.se -le Petersei, que racmslutTvaH<br />

franchi la minute du méridien qui éta-<br />

blissait te record du Pôle : 87' 7'.<br />

Le célèbre navigateur Peary, avec ses<br />

87° 6', était dépassé.<br />

Cinq millions <strong>de</strong> francs, c'était évi-<br />

<strong>de</strong>mment un beau <strong>de</strong>nier, même pour un<br />

<strong>de</strong> ces potentats que la démocrate Améri-<br />

que a baptisés Empereurs on Rois, mais<br />

la confusion <strong>de</strong> sir Hobson, Roi du Cui-<br />

vre, <strong>de</strong>vant son pari perdu, serait encore<br />

meilleure à déguster.<br />

Une <strong>de</strong>s clauses <strong>de</strong> ce pari était que sir<br />

Elliot <strong>de</strong>vait tenir lui-même son adver-<br />

saire au courant <strong>de</strong> tous ses déplace-<br />

ments, par T. S. F. quand il serait au<br />

large ; par les bureaux télégraphiques,<br />

quand il relâcherait dans un port quel-<br />

conque.<br />

Conformément à cette clause, une dépê-<br />

che avait été envoyée, viâ Hammerfest,<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York<br />

j l'avant-veille, et, à cette heure, sir Hob-<br />

. son se frottait les mains, en constatant<br />

i qu© YEtoile-Polaire n'avait plus que qua-<br />

I tre mois <strong>de</strong> répit, dont un d'été seule-<br />

i nient, et qu'elle était à l'ancre dans un<br />

i port norvégien.<br />

Evi<strong>de</strong>mment il considérait son pari<br />

comme gagné.<br />

Et la dépêche qu'il allait recevoir par<br />

j le T. S. F. le plongerait dans une indici-<br />

| blc stupéfaction.<br />

L'Américain la rédigea <strong>de</strong> suite, aussi<br />

complète et aussi claire que possible, et<br />

elle fut expédiée par Georges Durtal,<br />

pondant que le savant remplaçait, pen-<br />

dant quelques instants, l'Américain <strong>de</strong><br />

quart.au baromètre et à la direction.<br />

*TT'__to_!^n re .^ ^ brid * e ' flt k <br />

CercCŒ 11 ^ «I» au<br />

ce soi-a un cour» - u fleSme,<br />

]*viecle,i,a^l^<br />

^ Aoh , protesta Cornélia scandalisée, t brer, la coupe en main, te gain <strong>de</strong> son j<br />

A peine les <strong>de</strong>rnières étincelles <strong>de</strong>s on- , pari ; mais Bob Midy expliqua, dans son<br />

<strong>de</strong>s hert-iennes venaient-elles <strong>de</strong> fulgu- j sabir natal, que tout oe qui était liqui<strong>de</strong> .<br />

rer dans la brume, que le premier mot <strong>de</strong> j à bord, <strong>de</strong>puis l'extra-dry jusqu'au whis- !<br />

réponse <strong>de</strong> YEtoile-Polaire arrivait dans<br />

l'appareil du Patrie.<br />

C'était le mot : Hurrah !<br />

Willy Ha.rrds faisait connaître qu'il ar-<br />

rivait en vue du Spitzberg, qu'il comp-<br />

tait atteindre la banquise polaire le len-<br />

<strong>de</strong>main lundi dans la nuit, et qu'il ne<br />

ky, était solidifié, en même temps que les<br />

bouteilles étaient fendues.<br />

Il en était tout le premier dans le ma-<br />

rasme car ces longues fiasques exerçaient<br />

sur lui une véritable fascination.<br />

Il fallut donc se contenter d'établir,<br />

sans toast préalable, le procès-verbal re-<br />

cesserait d'y croiser, en attendant les dé- j latant le passage du 87°7<br />

pêches avec une fiévreuse impatience<br />

Sir Elliot pria Georges <strong>de</strong> télégraphier<br />

encore qu'il accordait double sol<strong>de</strong> à l'é-<br />

quipage du yacht, à partir du jour où il<br />

avait gagné son pari et qu'il donnerait<br />

une gratification <strong>de</strong> mille dollars à cha-<br />

que homme, s'il arrivait au Pôle.<br />

Ce fut pour les passagers l'occasion <strong>de</strong><br />

Le docteur Petersen en fut chargé, et,<br />

pour cela, admis sous la tente, où le poêle<br />

a pétrole élevait la température d'une !<br />

quinzaine <strong>de</strong> <strong>de</strong>grés. Là, il rédigea au ;<br />

crayon le document qui <strong>de</strong>vait faire foi J<br />

au « Club <strong>de</strong> l'Industrie » <strong>de</strong> New-York. '<br />

Sur la rédaction détaillée qui en fut<br />

lue et où il était question <strong>de</strong> l'île Peter-<br />

s'émerveiller à nouveau <strong>de</strong>s progrès fan- j sen, te lieutenant du génie fit remarquer<br />

tas-tiques faits par la science <strong>de</strong>puis une Qu'il était peut-être impru<strong>de</strong>nt dans un<br />

document officiel, *ù ne <strong>de</strong>vaient figurer<br />

que <strong>de</strong>s précisions géographiques, <strong>de</strong><br />

faire mention d'une terre que nul n'avait<br />

vue et où l'expédition n'avait pas eu lo<br />

loisir <strong>de</strong> s'arrêter.<br />

trentaine d'années.<br />

Ainsi, les explorateurs précé<strong>de</strong>nts qui<br />

avaient risqué leur vie dans les solitu<strong>de</strong>s<br />

arctiques, étaient restés <strong>de</strong> longs mois,<br />

<strong>de</strong>s années même, séparés du reste <strong>de</strong><br />

l'humanité.<br />

Nansen, Cagni, Peary eux-mêmes,<br />

pour no parler que <strong>de</strong>s trois <strong>de</strong>rniers, ! nous l'avons sentie, et, pour mon compte<br />

n'avaient pu faire connaître te point ex- ! j'en rapporterai une luxation à l'épaule<br />

trême atteint par eux qu'en regagnant, le ! Sur cette affirmation péremptoirc le<br />

premier la Norvège, et les <strong>de</strong>ux autres • Procès-verbal fut signé par les cinq pas<br />

sagers, Bob Midy n'ayant aucune espère<br />

-- Nous no l'avons peut-être pas vue<br />

fit la voix aigre <strong>de</strong> mistress Elliot, mais<br />

leurs quartiers d'hivernage.<br />

Pour l'expédition aérienne, le mon<strong>de</strong><br />

entier allait en connaître lo résultat le<br />

len<strong>de</strong>main même du jour où il serait ob-<br />

tenu.<br />

Si te Pôle était atteint le dimanche, le<br />

New-York Herald forait connaître<br />

<strong>de</strong> valeur à bord comme facteur humain.<br />

ruï* 11 ! 5 Joncha rapi<strong>de</strong>ment. Mistress<br />

EUiOt offrit à chacun un verro d'eau<br />

bouillante obtenue sur son fourneau<br />

après y avoir fait dissoudre quelques crisl<br />

.«era/rf forait connaître au , taux <strong>de</strong> filierry-brandy et il faJ ut se h\<br />

«J te^^te arrivée | ter <strong>de</strong> TabsorU, S'toMTSStt<br />

C'était inouï i * - ? _fj — 37 et °n risquait, en a'attardant<br />

U mi»iardai» , - (, bien TOU Iu ^ a dégueter l'excellente boisson une mi-<br />

nute, A D6 i>lu.s trouver qu'Un jKiI.it bloc<br />

<strong>de</strong> glace colorée au fond <strong>de</strong> son verre.<br />

Pour être certain <strong>de</strong> l'exactitu<strong>de</strong> <strong>de</strong>s<br />

données qui servaient au docteur Peter-<br />

sen a faire le point, Georges Durtal te<br />

pria <strong>de</strong> le faire à nouveau à dix heures<br />

précises.<br />

La latitu<strong>de</strong> trouvée fut 87*50'.<br />

teûr ? 60 quelle ék,ile opérez-vous, doc-<br />

i„r M £ inten ^nt, toujours avec « Pol-<br />

^'tentent c'est une étoile <strong>de</strong><br />

confondue, dans cette région, avec une<br />

VSSL n, £ ls .encore elle a auprès d'elle<br />

1 étoile « Castor », <strong>de</strong> troisième gran<strong>de</strong>ur<br />

que je <strong>de</strong>vine plus que je ne la vois dans<br />

mon objectif, et qui me sert <strong>de</strong> contrôle<br />

TT A, msi ., donc » le Pôle "e s ^ait plus<br />

qu à. 240 kilomètres, la distance <strong>de</strong> Paris<br />

a Verdun ou à Dunkerque, fit Georges<br />

Durtal en se tournant vers Christiane.<br />

—Oh 1 fit la jeune fille, je suis sûre<br />

maintenant que nous l'atteindrons 1...<br />

— Pardon, interrompit le savant, avez-<br />

vous tenu compte dc l'aplatissement po-<br />

laire ?<br />

, — Comment cela ?<br />

— Vous n'ignorez point que, si un <strong>de</strong>-<br />

, gré du méridien vaut, dans la zone tem-<br />

pérée, à Paris par exemple, lli kilomè-<br />

tres <strong>13</strong>2 mètres, il ne vaut plus que 110<br />

kilomètres t>60 mètres à l'Equateur, mais<br />

qu'on revanche il mesure ill kilomètres<br />

. 707 mètres au Pôle ?<br />

j — Parfaitement, mais à vous dire vrai<br />

cette faible différence... 2 kilomètres au<br />

plus sur la distance qui nous reste à par-<br />

courir...<br />

— Pardon ; j'ai la prétention, quand<br />

nous arriverons au Pôle, <strong>de</strong> vous fixer oe<br />

point géographique à 300 mètres près ;<br />

300 mètres, vous enten<strong>de</strong>z : la rigoureuse<br />

précision <strong>de</strong> mon instrument te permet<br />

Deux kilouiùlroi; donc ont une réelle im-<br />

oTo'T, 06, $ 06 " ,€st à 240, ma7s i<br />

242 kilomètres que nous sommes du ter-<br />

me <strong>de</strong> notre voyage.<br />

— Calmez-vous, mon oher docteur dit<br />

ensouriant l'Américain ; ces 2 kilomè-<br />

tres, le ballon vient do les franchir dai-<br />

le temps que nous avons mis à les dis-<br />

cuter.<br />

Le voyage s'accomplissait décidément<br />

dans <strong>de</strong>s conditions que nul n'eût osé es-<br />

pérer.<br />

Le traîneau automobile, dont on avait<br />

pu craindre la chute, semblait être main-<br />

tenu soli<strong>de</strong>ment par sa <strong>de</strong>rnière courroie<br />

et, a moins do nouveau choc, George*<br />

Durtal no redoutai!, plus l'énorme et subi'<br />

délestage <strong>de</strong> 380 kilogrammes, qui f" t<br />

précipité le PiUrie dans les abîmes da<br />

l'extrême froid. . ï<br />

Un seul malaise pesait sur ton? : il était<br />

dù au brouillard, qui semblait, s'épaissij<br />

encore.<br />

Si on arrivait au Pôle sans rien voir,<br />

sans pouvoir, par conséquent, dans la ''

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