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Seaside _République Dominicaine

Escapades nautiques

au pays de Colomb

La République Dominicaine surprend toujours agréablement le touriste, séduit par

autant d’authenticité et de générosité. L’île, discrète, a su préserver son identité,

ses richesses et son histoire. Une balade nautique dans ses parcs naturel côtiers, un

farniente dans le paradis de l’une de ses îles ou une escapade apocalyptique sur le

fleuve, l’île révèle un autre aspect d’elle même, en bateau.


Seaside _République Dominicaine

Sandrine Moirenc Camille Moirenc

7h00 du matin. Le petit port de pêche de Bayahibe

s’éveille dans la douceur des premiers rayons du soleil,

révélant discrètement les excès de la nuit. Bouteilles

de Présidente, bière typique de l’île, paquets de cigarettes

vides, coquilles de lambis, moitiés d’oranges…

sont nonchalamment balayés avant d’entamer la

nouvelle journée. Seule la table de dominos posée

sur deux parpaings, au milieu d’une rue, attend

l’équipe du matin pour réanimer le coin. Quelques

bruits de moteur signalent le départ tranquille d’une

poignée de pêcheurs, puis c’est le grand rush. Le village

paisible se fait assaillir de touristes venus de

Punta Cana, de Santo Domingo et d’autres villes

côtières de la République Dominicaine pour s’embarquer

vers la fierté toute immaculée du pays, l’île

de Saona. Ce confetti de paradis se trouve à une

bonne demi­heure de traversée de Bayahibe, dans

le grand parc national Del Este. La République Dominicaine

a, depuis très longtemps, adopté une politique

de préservation de son patrimoine historique,

de sa faune et de sa flore, en créant de nombreux

parcs nationaux. Ils représentent à eux seuls plus de

10 000 km 2 , soit environ 20 % de la surface du pays.

Après un passage obligatoire au kiosque du parc

national pour s’acquitter d’une modeste taxe, le flot

de touristes remplit voiliers, catamarans et grandes

barques, direction le paradis blanc.

Une excursion de rêve

Les réfractaires aux déplacements de masse pourront

toujours réaliser le rêve de poser le pied sur

Saona en empruntant une route secondaire: les pêcheurs

du coin se métamorphosent volontiers en

guides, moyennant quelques pesos dominicains, pour

ceux qui préfèrent la tranquillité. Autre avantage non

négligeable de la formule: le choix des horaires et

des sites d’ancrage. Les pêcheurs ont l’avantage de

bien connaître tous les recoins du parc et c’est en

longeant la luxuriante forêt côtière, subtropicale,

que la balade marine commence. Un bref passage –

en principe interdit ­ dans les palétuviers, et c’est

un concerto en stéréo d’innombrables sifflements

d’oiseaux qui vous inonde. Le maquis de feuilles et

de racines s’éclaircit ensuite pour révéler une splendide

piscine naturelle aux eaux cristallines, une invitation

au bonheur de se fondre harmonieusement

dans ce décor exceptionnel. Puis c’est la traversée

vers Saona. L’île abrite de nombreuses plages paradisiaques,

dont quelques­unes sont encore vierges

de touristes, et deux petits villages de pêcheurs. De

loin, la plage de sable blanc contraste avec une explosion

de couleurs, à l’arrière plan. Ce sont des

cases. Rouge, orange, jaune, vert et bleu éclatent

dans ce décor qui a inspiré les autochtones, à en

croire le nombre de peintures naïves exposées sur la

_L’île de Samana offre tout ce que

l’on peut imaginer trouver au paradis.

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Seaside _République Dominicaine

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Un bref passage – en

principe interdit - dans

les palétuviers, et c’est

un concerto en stéréo

d’innombrables sifflements

d’oiseaux qui vous inonde.

plage. L’accueil n’est pas en reste et se révèle chaleureux.

Le touriste en mal de clichés sera, ici, comblé:

paradis blanc pointillé de couleurs, de noix de coco

fraîches, de cigares dominicains, de pina colada et

d’autres trésors suggèrent le rythme de vie et la quiétude

qui règnent sur l’île. Pas très loin, une plage

déserte a étendu sa grandenappe blanche et nous

invite à pique­niquer.

Le décor est idyllique, mais une discussion avec le

guide excite notre curiosité: il est possible de faire

également une expédition sur le fleuve Chavon à partir

de son embouchure et nous ne voulons pas poursuivre

notre voyage sans avoir vécu l’expérience…

Direction la Romana, ville côtière pas très éloignée

de Bayahibe. La traversée est un peu mouvementée

et, par prudence, nous demandons au pêcheur de se

rapprocher de la côte… on ne sait jamais, le vent pousse

plutôt vers le large et le moteur, qui n’est pas de toute

jeunesse, s’encrasse volontiers. L’embouchure se

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Golfe

de la Gonâve

Ile de la

Gonâve

Ile de la Tortue

Canal de Saint-Marc

Canal du Sud

présente, et la remontée commence dans un décor

naturel fantastique, bordé de villages, de grottes

autrefois habitées, et de cocotiers. Le calme et la

paix qui règnent sur le lit du fleuve sont envoûtants,

pourtant avec un peu d’imagination, on pourrait

aisément entendre la charge des hélicoptères du film

Apocalypse Now. C’est en effet ici qu’a été tournée

la célèbre scène. Mais il est temps de rentrer, et si la

nostalgie s’empare du promeneur, le magnifique

coucher de soleil sur la baie de Bayahibe prolonge la

douceur de l’expédition, jusqu’à l’arrivée dans le petit

port.

Direction le parc de Los Haïtises

Autre escapade, cette fois­ci, dans le nord de l’île,

sur la péninsule de Samanà. Le paysage a troqué les

immenses champs de canne à sucre contre de magnifiques

cocoteraies et de vastes rizières longeant

de grandes plages sauvages. A Las Terrenas, pas de

Port-au-

Prince

HAITI

Monte

Cristi

Pedernales

Isla Beata

Belladère

Lago

Enríquillo

San Juan

Barahona

Oviedo

Cabo Beata

Cabo

Isabela

Santiago

Puerto

Plata

DOMINIKANISCHE

REPUBLIK

Bahía

de Ocoa

Cabarete

San Francisco

de Macoris

tourisme de masse, mais uniquement de petites infrastructures

hôtelières de charme et un panel d’excursions

nautiques concrétisant votre plus cher désir

de glisser dans la peau d’un navigateur­explorateur:

balades en catamaran vers des plages frangées de

barques multicolores et cernées d’îlots de calcaire

corallien, pêche à la palangre dans de petites barques,

pêche au gros… puis, au sud de la péninsule, l’une des

plus grandes curiosités du pays, le Parc National de

Los Haïtises. D’une superficie de 200 km2, celui­ci

distille une riche diversité végétale composée de

plantes médicinales de mangroves, et d’autres îlots

coralliens au milieu de la baie, qui ne sont pas sans

rappeler, dans une moindre proportion, la baie

d’Along. De l’autre côté de la baie, d’étonnantes

«cuevas» couvertes de pétroglyphes révèlent la présence

d’indiens tanios, premiers habitants de l’île.

La faune n’est pas en reste dans ce sanctuaire naturel,

et Homère aurait été heureux d’apprendre que des

Bahía Escocesa

Samaná

Bahía de Samaná

Cabo Samaná

Miches

Navidad

Bank

Punta

S. Pedro

Cana

de Macoris La Romana Cabo

Baní Santo

S. Rafael

Domingo Bayahibe Bahía de

Yuma

Pta.

Palenque Isla Saona

M o n a P a s s a g e

_La pêche est, avec le tourisme, encore

et toujours la principale source de revenu

de la plupart des habitants.


Seaside _République Dominicaine

76 marina.ch_Décembre_2012/Janvier_2013

Informations pratiques

lamantins, ces chers mammifères marins qu’il prenait

pour des sirènes et dont il chantait les louanges,

élisent domicile dans le parc en compagnie de charmantes

tortues d’eau, de flamants roses et d’innombrables

autres espèces d’oiseaux. Et comme si cela

ne suffisait pas, la baie de Samanà accueille dans

ses eaux une incroyable locataire de 15 m de long

pesant à peu près 60 tonnes: la baleine à bosse. L’imposant

mammifère marin vient batifoler dans les

eaux dominicaines de février à mars pour se reproduire

ou mettre bas. De nombreuses excursions s’organisent,

à cette époque de l’année, pour observer

ces incroyables ébats amoureux en catamaran ou

hors­bord.

La visite se termine dans ce méli­mélo de paysages

qui auraient pu abriter Robinson Crusoé et qui,

léchés par les alizés, nous laissent imaginer des

fantômes de corsaires et flibustiers qui se lancent

encore à l’assaut du plus merveilleux trésor que les

Caraïbes aient caché.

_Voyage: Swiss assure un vol hebdomadaire de Zurich à Punta Cana. Au départ de Paris, Air France

(plusieurs fois par semaine) et Corsair assurent un vol direct ou avec escale à Pointe­à­Pitre, res pectivement

à St­Martin, puis Punta Cana, à Saint­Domingue.

_Monnaie: La monnaie locale est le Peso dominicain. Cours du change: 1 CHF = 42 DOP. Les prix sont

souvent arrondis au Peso ou le solde est rendu en nature (des bonbons par exemple). Le dollar américain

est également relativement courant sur l’île.

_Meilleure saison: De juillet à octobre

_Excursions: Plusieurs prestataires organisent des excursions sur l’île de Saona. Le bureau de l’agence

Tours Safari Acuatico se trouve dans la rue principale de Bayahibe et peut organiser des excursions pour

des groupes de toute taille. Les pêcheurs louent volontiers leurs services pour des excursions

individuelles.

Une remontée du fleuve Chavon se fera de préférence avec un pêcheur de Bayahibe. On trouve également

diverses offres dans la petite marina située à l’embouchure du fleuve.

Une visite du parc national de Los Haitises dure environ cinq heures. Le port de départ se trouve à Sanchéz,

au nord­est de l’île.

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