LETTRE DE VEILLE Septembre 2011 - Maison de la France

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LETTRE DE VEILLE Septembre 2011 - Maison de la France

Edito

LETTRE DE VEILLE Septembre 2011

Les 6 premiers mois de l’année ont été décevants pour l’économie américaine en raison des

prix élevés du pétrole, de la rigueur budgétaire et des difficultés financières que connait

l’Europe. Cependant, le pays voit le niveau d’endettement des ménages s’améliorer, le taux de

chômage légèrement diminuer et certains secteurs tels que celui de l’automobile repartir.

La conjoncture touristique se présente donc en contradiction avec cette fébrile reprise de

l’économie comme en témoigne l’augmentation des dépenses touristiques des Américains de

2010 à 2011 (cumul annuel). Ces dernières ont progressé de 8% atteignant $63.7 milliards. Les

professionnels du tourisme continuent de voir une progression de leurs réservations pour ce

second semestre ce qui laisse présager un bilan positif de l’année 2011 à hauteur de plus de

3%.

Anne-Laure Tuncer

Directeur USA


CONJONCTURE ECONOMIQUE

AFFAIBLIE, LA CROISSANCE EST SUR LE FIL DU RASOIR

A) Croissance économique

Avec une croissance du PIB de 1% au deuxième trimestre 2011 (+0,4% au premier

trimestre), l’économie américaine maintient avec fébrilité sa reprise. En effet, depuis le

printemps cette reprise semble connaître un trou d’air, sur fond de grosses instabilités

financières.

B) Marché de l’Emploi

Malgré cela le taux de chômage, en repli de 0.1 point, atteint 9,1% en Juillet et reste élevé

même pour un pays ayant une forte flexibilité du travail. En Août, le taux de chômage

stagne à 9,1%. Ces chiffres, décevants, sont imputables en partie à la suppression d’emplois

dans les services publiques (39, 000 en Juin et de 37,000 en Juillet). Les créations d’emplois

dans le secteur privé sont trop faibles et irrégulières en Juin (57,000 emplois) et en Juillet

(154,000 emplois) pour impacter notablement le taux de chômage.

C) Consommateurs U.S

L’indice de confiance des consommateurs a augmenté de 3,3% en Juillet, taux supérieur aux

attentes, passant de 57,5 à 59,2, mais chute en Août à 44,5 points. Parallèlement la

consommation des ménages est freinée depuis plusieurs mois par la hausse des prix

des produits alimentaires (baisse de la consommation des ménages de 0,2% en Juin, la

première depuis 2009, et stagnation en Juillet). En effet la crise Japonaise, l’augmentation des

coûts intermédiaires et les incertitudes qui planent sur le dollar ont engendré des tensions

inflationnistes depuis le début de l'année (taux d’inflation annuel en Mai et en Juin de

3,6% et progression de 0,5% en Août).

D) Cours du baril

En progression constante depuis un an, le cours du baril s’est affaibli depuis les 3 derniers

mois (-15% depuis Juin). En cause, une instabilité politique et économique dans les pays du

pourtour méditerranéen (Libye, Syrie), mais aussi une reprise économique aux U.S et dans

le monde plus lente que prévue. Cette dernière devrait limiter l’appréciation du baril de

brut dans les mois à venir (86,33$ en Août 2011).


E) Taux de change €/$

Une balance des transactions courantes qui creuse son déficit en Mai, en Juin et en Juillet et

une croissance intérieure amorphe tirent le cours du dollar vers le bas, malgré l’accord sur le

plafond de la dette fin Juillet et le statut de valeur refuge du dollar en temps de crise

européenne. Ainsi de Juin à Août, un euro s’est échangé contre en moyenne entre 1,40 et

1,45 dollars. Cependant la crise européenne permet au dollar de se redresser et de passer

sous la barre des 1,40 depuis deux semaines.

F) Marché de l’immobilier

Le marché de l’immobilier reste quand à lui toujours morose et ne laisse pas entrevoir de

signes de reprise dans les mois à venir. Les ventes de logements anciens ont baissé en

Juillet de 3,5% (contre 0,6% en Juin), de même que les ventes de logements neufs (-0,7% en

Juillet).

Le taux de change euro/dollar et le maintien de la croissance, même faible, seront les

indicateurs à garder en vue dans les semaines et les mois à venir.


CONJONCTURE TOURISTIQUE

L’INDUSTRIE TOURISTIQUE MALGRE LES INQUIETUDES ECONOMIQUES ET

FINANCIERES

A) Vue d’ensemble

Alors que les cours des bourses s’effondrent depuis mi-Août et que les économistes annoncent

une nouvelle crise financière, l’industrie du voyage se prépare à entrer dans une zone de

turbulences. Il est surprenant de constater néanmoins que peu d’acteurs du marché émettent

aujourd’hui des signaux de détresse et semblent plus préoccupés par l’entrée de Google dans

le secteur du voyage que par l’état de l’économie.

B) Prévisions

Toutefois, l’industrie du voyage pourrait être fortement impactée en 2012. En cause, une

hausse probable des coûts d’intermédiation qui pourrait engendrer une augmentation des prix

de 25% par rapport à 2011 pour les touristes américains due à deux variables : la variation du

prix des billets d’avion (liée au cours du kérosène et à la demande mondiale) et la parité

euro/dollar (un dollar faible est synonyme d’inflation importée pour les TOs, à mesure que le

dollar s’affaiblit, les achats effectués en $ en Europe sont de plus en plus coûteux).

C) Etat des réservations

Les réservations pour 2011 et 2012 ont continué à progresser en Juillet et en Août, au

plus fort du débat sur le plafond de la dette américaine. On observe une résistance

structurelle des réservations de voyages aux fluctuations financières et économiques de

court terme aux Etats-Unis. Les 4 prochains mois seront cruciaux pour déterminer l’impact de

cette nouvelle crise qui s’annonce.

ZOOM SUR : LES VOYAGES D’INCENTIVES

L’APRES « AIG EFFECT »

Quatre ans après l’ « AIG Effect *», l’activité a rebondi, mais n’égale toujours pas les niveaux

d’avant crise. Si les médias sont devenus moins virulents envers les voyages d’incentives, force

est de constater que le métier a changé. Les entreprises demandent plus que jamais de

quantifier précisément l’impact de voyages d’incentives sur la performance de leurs


employés. Le retour sur investissement (ROI) restera une des préoccupations premières des

entreprises.

L’évolution majeure à souligner depuis la fin de la crise concernant les voyages d’incentives

est qualitative. En effet, l’entreprise cherche à réduire les coûts liés au voyage tout en

conservant les atouts fondamentaux de l’Incentive; à savoir une expérience de bien-être, de

confort sur le lieu de destination. Dernière économie, les organisateurs proposent de réduire les

coûts de transports aériens en restant plus près des Etats-Unis. D’où une augmentation des

voyages d’Incentives à destination des Caraïbes et du Mexique, au détriment de l’Europe

par exemple.

La tendance dans un futur proche est toutefois un retour au voyage d’incentives de façon

plus régulière ainsi qu’un retour à l’Europe et à l’Asie, notamment pour les croisières

(nouveau segment de marché en hausse).

* L’expression est née en 2008, au plus fort de la crise, lorsqu’une semaine après avoir reçu 85 milliards de $ de

la FED, le leader mondial de l’assurance et des services financiers AIG, paya un voyage d’Incentives de

400,000$ pour ses 100 meilleurs agents d’assurances. Si le terme en lui-même a disparu des médias, les

conséquences pour les voyages d’Incentives furent terribles.

ZOOM SUR : LES VOYAGES D’AFFAIRES

Les volumes dans le secteur des voyages d’affaires sont restés constants au deuxième

trimestre 2011, se chiffrant à 62,2 milliards $, malgré le ralentissement de la reprise

économique. Cela représente une progression de 6,3% par rapport à l’année dernière. Le

segment devrait croitre de 6,9% sur l’année, selon la Global Business Travel Association

Foundation (GBTA).

Ainsi le Business Travel Index qui mesure l’état du tourisme d’affaires a augmenté lui aussi

pendant le deuxième trimestre 2011, continuant cette tendance positive. Les entreprises

reprennent leurs investissements dans le tourisme d’affaire et ce, malgré une inflation dû

à des hausses du prix du kérosène et à des prestations incentives.


TENDANCES DE CONSOMMATION

LE FUTUR DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE SELON GOOGLE, FACEBOOK, ET

TRIPADVISOR

A) Rohit Dhawan- Chef de produit chez Facebook

Pour Rohit Dhawan, le web est en train d’être remodelé par les réseaux sociaux. Le web

est centré sur l’individu et non plus sur la recherche d’information (ex : plus de pages de profile

facebook que de pages web). Ce web social fait de l’individu la cible première d’un

marketing ciblé, y compris dans le tourisme. Les entreprises de voyage utiliseront les outils

proposés par les réseaux sociaux (publicités, pages produits) pour créer un lien privilégié avec

leur clientèle potentielle à une toute nouvelle échelle. Le but est ici de mettre en place une

stratégie marketing dite de «bouche à oreille» en utilisant les habitudes de

communication sociale en ligne comme vecteur viral.

B) Barbara Messing, directeur marketing chez TripAdvisor

Pour Barbara Messing, les liens entre internautes ont de plus en plus d’impact sur le marché du

voyage online. En effet, que ce soit par le bouche à oreille sur les réseaux sociaux ou bien par

le biais des avis des internautes, tout le monde influence et est influencé dans ses choix et

ses achats touristiques. D’autre part, le smartphone aura un impact croissant sur le

voyage, que ce soit en amont avec les réservations ou en aval avec les applications

personnalisées qui lui permetteront de s’informer et de s’orienter pendant son trajet. Les

coûts d’utilisation élevés de ces smartphones à l’étranger représentent toujours un frein,

même si les géants du secteur y voient déjà une niche marketing importante.

Dernier point, pour Barbara Messing les voyageurs seront de plus en plus sensibles à

l’écotourisme, au développement durable et aux engagements environnementaux des

hôtels dans lesquels ils vont séjourner.

C) Rob Torres, directeur du département voyages chez Google, Inc

Pour Rob Torres, les smartphones sont appelés à occuper un rôle clef dans la vente de produits

touristiques. En effet il estime que 18% des utilisateurs de téléphones mobiles feront des

réservations grâce à leur smartphone d’ici 2012.

Ces utilisateurs seront à la recherche du meilleur deal, ce qui devrait engendrer un

développement soutenu des sites de ventes flash/mobiles, spécialement dans le tourisme.


34% des utilisateurs U.S de smartphones utilisent leur outil pour des recherches liées au

tourisme.

De nombreuses innovations dans le processus d’achat du produit touristique sont à prévoir. Le

rêve et la recherche d’informations, deux étapes qui précèdent l’achat sont actuellement

sous-exploitées.

24% DES AMERICAINS ENVISAGENT DE PRENDRE PLUS DE VACANCES EN 2012

Une récente enquête de Mark Travel Corp affirme que malgré les catastrophes naturelles et les

bouleversements politiques, les voyageurs U.S augmenteront le nombre de vacances qu’ils

prendront en 2012.

En effet, 24% des voyageurs (contre 22%) en 2011 pensent prendre plus de vacances

l’année prochaine. L’enquête a été réalisée en Mai auprès d’un échantillon de 1000

voyageurs par Leede Research Group.

34% des sondés affirment qu’ils réduiraient d’autres postes de dépenses pour voyager

plus (32% par exemple prévoient de manger chez eux plus souvent). Cependant, 32% opteront

pour moins de voyages ou bien des voyages moins longs, moins onéreux parce qu’ils n’ont pas

les moyens de s’offrir les vacances dont ils rêvent.

L’étude montre du doigt une possible perte de parts de marché pour l’Europe et les

Caraïbes et une hausse de l’Asie Pacifique.

Par exemple, seulement 16% des répondants envisagent de prendre des vacances sur le

sol Européen cette année, contre 18% en 2010 et 19% en 2009. Parallèlement la part de

marché des Caraïbes en 2011 a chuté à 11% des intentions de voyage cette année, contre

16% en 2010 et 13% en 2009.

Inversement, les destinations locales telles que la Californie (11%) et Orlando (9%)

augmentent leurs parts de marché d’1% par rapport à 2010. Mark Travel souligne une forte

progression de ces destinations locales qui représentent la majorité des « Autres

destinations » du sondage, catégorie plébiscitée par 21% des sondés (seulement 16% en

2010 et 10% en 2009).

Pour les réservations, 12% des touristes pensent passer par des agents de voyage,

spécialement pour les Baby Boomers et les seniors. Toutefois, la propension des répondants

à passer par des agents de voyage augmente avec l’âge (10% des 25 et 44 ans sondés

pensent passer par un agent, contre 14% dans la tranche d’âge supérieure (45 ans et

plus)).


Parmi les américains choisissant l’intermédiation 24% pensent aller en Europe, 21% dans

les Caraïbes, 12% à Hawaii et 10% dans la région Asie-Pacifique (plus proche : 9% à

Orlando et à Las Vegas,4% au Méxique, 2% en Amérique Latine et 1% en Californie).

Le projet « voyage » prenant de l’importance dans le cœur des américains 19%

réserveront leurs voyages plus de 6 mois à l’avance, contre 16% en 2010 (22% réservent

entre 4 et 5 mois à l’avance, contre 19% en 2010). Les voyageurs qui font leurs réservations

2 à 3 mois en avance ne représentent plus que 42% des répondants, contre 45% un an plus tôt.

Les voyageurs de dernière minute (réservations moins d’un mois à l’avance) sont passés de

20% à 17% en 2011.

COMBIEN LES TOURISTES AMERICAINS SONT-ILS PRETS A DEPENSER DEPUIS

LEURS SMARTPHONES ?

Selon une enquête menée par Mojiva (agence publicitaire centrée sur les mobiles), 64% des

consommateurs seraient enclins à faire des réservations de moins de 500$ depuis leur

smartphones/tablettes. L’enquête, a fait appel à un échantillon aléatoire de 180 utilisateurs du

réseau Mojiva.

Le sondage indique que 73% des répondants qui utilisent leurs mobiles pour faire des

réservations le font moins d’un mois à l’avance et 30% une semaine avant le départ. 79%

des utilisateurs d’appareils mobiles préfèrent voyager en été, contre 36% au printemps, 32% en

automne et 27% en hiver.

L’enquête souligne que non seulement les utilisateurs de mobiles n’hésitent pas à faire des

achats de plusieurs centaines de dollars sur leurs appareils, mais qu’ils utilisent ces derniers de

plus en plus pour faire du e-commerce.

Tony Nethercutt, directeur général de Mojiva, affirme que si les agences de marketing

développent les stratégies adaptées, ils pourraient profiter du fait que les utilisateurs ont

une confiance aveugle dans leurs appareils mobiles (bien supérieure aux achats en

ligne). Il ajoute que des applications ou fonctionnalités liées au voyage sur les

smartphones/tablettes représentent une opportunité pour les entreprises de créer des solutions

originales pour faire de l’appareil mobile un lien entre la marque et sa clientèle mais aussi une

source complémentaire de revenus.

42% des sondés seraient près à réserver leur hôtel depuis leurs mobiles, 31% à réserver

leurs billets d’avions, 28% à acheter des voyages organisés et 27% à louer des véhicules.


OFFRE ET DEMANDE

LE B&B BOOM

En 2010, seulement 12,5% des touristes américains ont passé une nuit dans un B&B/ Auberge.

En 2011, ils sont 80% à projeter d’aller dans un B&B/Auberge.

La désirabilité et l’attrait du Bed&Breakfast ne repose plus aujourd’hui seulement sur son image

romantique et traditionnelle. Une enquête menée par Ypartnerships sur un échantillon de 2000

américains étudie les raisons du succès grandissant du phénomène B&B. Derrière

« l’ambiance » des B&B on peut noter dans les motivations:

-l’attrait du côté calme et intimiste du B&B/ de l’auberge (64% de réponses),

-la soif de découvrir quelque chose de nouveau (56%),

-l’ancrage des B&B dans la culture locale (56%),

-le service personnalisé de l’hôte (54%).

De plus, les touristes américains attendent d’un B&B qu’il y ait une literie haut de gamme, le

confort est cité comme le critère le plus important (92% des répondants), une équipe

hôtelière accueillante (91%), un bon petit déjeuner (88%), un espace de détente et de repos

(à 87%) et un hôte intéressant (à 80%). Etonnement, seulement 63% des sondés répondent

qu’ils attendent une atmosphère romantique d’un B&B. Ainsi on en déduit sans surprise

que les B&B/chambres d’hôtes attirent par la qualité, le côté humain et culturel de leur offre.

TRAVEL INSTITUT SENSIBILISE LES AGENTS AUX LOCATIONS DE VILLAS

Une maison en bord de mer sur la grande ile d’Hawaï, une villa vieille de plusieurs siècles en

Toscane ou un appartement élégamment meublé parisien font de plus en plus office de

vacances de rêve. Mais ce peut être un marché difficile pour les agents faiblement formés.

Pour aider les agents sur ce segment en expansion, Travel Institut a créé un partenariat avec

Voyage Privé Trade Winds, société Californienne représentant 400 maisons de vacances,

pour créer depuis peu un programme de formation spécialisé dans les locations de

Villas. Judy Sweetland, manager de Private Trade Winds, déclare qu’il y avait plusieurs raisons

pour que les agents profitent de ce marché en pleine croissance et aussi partagent leur

expertise.

« Les études marketing ont montré que les demandes de locations de villas sont en

hausse ». Une étude de 2009 sur les voyageurs « luxe », commandée par Trade Winds, révèle

que plus de 80% des voyageurs fortunés sont attirés par le concept de locations de villas, de


ésidence de vacances privée et ce nombre croît tous les ans. De plus, 97% des voyageurs

ayant loué une villa ont été très satisfaits de leur expérience, 63% déclarent même

préferer les locations aux hôtels.

Les agents vont trouver ici un marché lucratif, dit-elle. "La commission totale pour les villas étant

nettement plus élevée que celle faite avec les réservations d'hôtels. C’est donc un nouveau

segment à explorer pour les agents de voyages U.S." Les familles nombreuses ou les

couples sont eux aussi attirés par la location de maisons de vacances en raison de la

disponibilité des équipements tels qu'une cuisine complète ou qu’une piscine privée ditelle.


DISTRIBUTION

L’ENTREE DE GOOGLE DANS L’INDUSTRIE DU VOYAGE

Il y a un an, Google annonçait son entrée dans l’industrie du voyagea travers notamment

l’acquisition (à hauteur de 700 millions de $) du moteur de recherche et de réservation de

billets d’avions ITA Software.

Neuf mois plus tard, le département de la Justice donnait son aval sous conditions à l’opération.

Le géant du web commenta sa décision en affirmant que Google achetait ITA afin de

développer de nouveaux outils de recherche de tarifs aériens pour ses utilisateurs du moteur de

recherche Google search. Depuis 10 jours la technologie d’ITA a permis à Google de

lancer un moteur de recherche de tarifs aériens pour tous les vols (US pour l’instant).

Quelles sont donc les perspectives envisageables pour Google-ITA à l’international?

A) Développer le moteur de recherche d’ITA

Google pourrait allouer massivement des fonds à ITA afin que son moteur de recherche se

développe suffisamment pour être la référence des plateformes de comparaisons et d’achat de

billets en ligne. ITA n’aurait plus à dépendre de fournisseurs d’informations extérieurs comme

c’est le cas pour Kayak.

B) Créer un partenariat avec un autre moteur de recherche

En dehors des Etats-Unis, Google pourrait s’associer avec d’autres moteurs de recherche ayant

des connections directes avec les compagnies aériennes et une bonne couverture générale du

réseau aérien. Il n’est toutefois pas certain qu’un moteur de recherche accepte de lier un

partenariat, avec un concurrent direct comme Google. Ce n’est pas pour autant une option à

négliger car on se souvient que de nombreux moteurs de recherche souhaitent s’associer à

Google.

C) Créer un partenariat avec un GDS ou des moteurs de recherche émergents

Google est entré en contact avec au moins un GDS ces 6 derniers mois, mais jusqu’à

aujourd’hui rien n’a été signé officiellement. Les 3 GDS que sont Sabre, Travelport et Amadeus

ont tous trois des fonctionnalités similaires au moteur de recherche d’ITA, QPX.

Le géant du web, Google prend très au sérieux son entrée dans l’industrie touristique et si sa

stratégie reste méconnue, ses intentions sont très claires : devenir « le » comparateur de vols et


surement « la » plateforme référence d’achat de produits touristiques. L’achat d’ITA Software

ne rend pas pour autant la tache plus facile.

Le 21 Juillet, Google a pris une décision très controversée en éliminant de ses sites

Google Places et Google Maps les commentaires d’utilisateurs extérieurs. A présent,

lorsqu’un visiteur se renseigne à propos d’un hôtel (photos, adresse, liens internet, tarifs), il

n’aura accès qu’à une dizaine de critiques d’utilisateurs, membres de Gmail, Picasa et

autres Google+.

Avant, les « comments » émanant des sites tels que TripAdvisor, Yelp et Igougo étaient

automatiquement ajoutées aux pages Google des hôtels. TripAdvisor s’est longtemps plaint

du processus en arguant que ces critiques, mal présentées sur les sites de Google

faisaient plus de mal que de bien à l’industrie. Google a coupé court à ces reproches en

supprimant tout simplement les commentaires.

D’un point de vue stratégique, cette initiative de Google traduit un recentrage stratégique

de sa base de membres et fait écho au lancement de Google+ (réseau social). Il se

murmure aussi que cette suppression de contenu pourrait avoir pour objectif d’apaiser les

détracteurs antitrust de Google qui estiment que ce dernier récoltait gratuitement du contenu de

sites tiers pour ensuite privilégier son propre référencement.

65% DES ADULTES AUX ETATS-UNIS UTILISENT DES SITES DE RESEAUX

SOCIAUX LORSQU’ILS SURFENT SUR LE WEB (ENQUETE PEW INTERNET):

Alors que les jeunes adultes ont toujours été les plus susceptibles d'utiliser les sites de réseaux

sociaux, la fréquentation des autres classes d’âges augmente de façon exponentielle.

En effet au cours des deux dernières années, l'utilisation des sites de réseaux sociaux

parmi les internautes de 65 ans et plus a augmenté de 150%, de 13% en Avril 2009 à 33%

en Mai 2011. De même, pendant cette même période leur utilisation par les internautes de 50 à

64 ans a doublé, passant de 25 à 51%.

Deux tiers des internautes adultes (65%) affirment actuellement utiliser des sites de

réseaux sociaux comme MySpace, facebook or LinkedIn, contre 61% l’année dernière,

selon une enquête de Pew Internet.

La fréquence d’utilisation des réseaux sociaux par les internautes adultes de moins de 30 ans a

été stable tout au long de l’année précédente- (61% de cette classe d’âge utilisent

quotidiennement les réseaux sociaux). L’utilisation quotidienne des sites sociaux parmi les

baby-boomer a connu quant à elle une croissance de 60%(passant de 20% à 32%).

« La maturité des sites de réseaux sociaux continue, mais les seniors font toujours une

utilisation légère de ces outils» annonce Mary Madden, spécialiste de recherche sur les


seniors et co-auteur de l’enquête. «Alors que les seniors demeurent méfiants, de nombreux

baby-boomer intègrent les réseaux sociaux dans leur routine quotidienne».

Le cœur des utilisateurs des réseaux sociaux les femmes et les adultes de moins de 30 ans.

Les jeunes femmes de moins de 30 ans passent le plus de temps sur les réseaux sociaux.

En mai 2011, 83% des internautes âgés de 18 à 29 ans utilisent les réseaux sociaux, contre

70% des 30-49 ans, 51% des 50 a 64 ans et un tiers de ceux âgés de 65 ans et plus.

VIRTUOSO A ANNONCE A SES AGENTS UNE ANNEE RECORD

Les ventes de Virtuoso ont augmenté de 31.3% en 2011 par rapport à 2010, voici l’annonce

à la conférence annuelle de Mart Voyage de Virtuoso

Matthew Upchurch, le PDG de Virtuoso, a expliqué que cette forte augmentation montrait

l’évolution positive du tourisme et des voyages depuis l’après crise et la forte reprise du

segment luxe.

« Cette récupération a été presque spectatculaire », a confié Upchurch.

Virtuoso a également révélé qu’en 2010, son réseau personnel avait réalisé un chiffre

d’affaire de 9.6 milliards de dollars, beaucoup plus de ce que Virtuoso avait prévu

précédemment soit 5.0 milliards de dollars.


CONCURRENCE

L’ITALIE, DESTINATION REVEE DES AMERICAINS ?

Quand on demande aux américains quelle est leur destination de choix sans restrictions

de temps ni d’argent en dehors des Etats-Unis, ils répondent l’Italie. En fait, l’Italie

constitue une destination privilégiée depuis quelques temps pour les américains ; elle a

toujours été classée dans le top 3 des destinations ces 8 dernières années.

Ce sont les résultats d’une enquête online menée par Harris Interactive sur un échantillon de

2,183 adultes au mois de Juillet 2011.

Cette année, la Grande-Bretagne arrive en deuxième position, suivie de l’Australie (le pire

classement de l’Australie depuis la création de l’enquête en 1997). La France arrive en

cinquième position, derrière l’Irlande et devant la Grèce.

Sans surprise, les classements diffèrent en fonction de l’âge et du sexe. Pour les hommes, la

France arrive quatrième, ex-aequo avec l’Espagne. Les femmes, elles, maintiennent la

France en cinquième position, derrière l’Australie. Le classement établi par les Echos

Boomers (18-34 ans) et la génération X (34-46 ans) place l’Italie en pôle position alors que les

Baby Boomers (47-65 ans) et les seniors (66+ ans) préfèrent eux la Grande-Bretagne.

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