nº 43 - Cinémovida

cinemovida.com

nº 43 - Cinémovida

LE MAGAZINE DE VOS SALLES ART ET ESSAI • du 7 octobre au 10 novembre 2009

Tivoli et Lapérouse ALBI • Cinémovida César APT • Cinémovida ARRAS • Cinémovida-Palace BÉZIERS • Cinémovida-Lido CASTRES

Cinémovida CHATEAUROUX • Pathé COGNAC • Tanneurs DOLE • Forum LAON • Lido MANOSQUE • Clovis SOISSONS

www.cinemovida.com

LE SYNDROME DU TITANIC

MADEMOISELLE CHAMBON

À PROPOS D’ELLY

LES HERBES FOLLES

43

CINÉMOVID’ART

LE RUBAN BLANC

NOUVEAUTÉS, RÉPERTOIRE, JEUNE PUBLIC, DOCUMENTAIRES... TOUS LES FILMS ART ET ESSAI DANS VOTRE SALLE !


infos pratiques

2

films

A propos d’Elly................................p. 10

L’armée du crime ..........................p. 11

Le dernier pour la route ..................p. 6

Fish Tank ..........................................p. 9

La grande vie ................................p. 13

Les herbes folles ............................p. 13

Hôtel Woodstock ..............................p. 5

Humpday ..........................................p. 4

Je suis heureux que ma mère soit

vivante ..............................................p. 8

London River ..................................p. 9

Mademoiselle Chambon....................p. 7

Mary & Max ..................................p. 12

Mères et filles ..................................p. 7

La nana ..........................................p. 10

Number One......................................p. 6

Panique au village ..........................p. 12

Pierre et le loup ............................p. 12

Les regrets ......................................p. 6

Rien de personnel ............................p. 8

Le ruban blanc ..............................p. 11

Singularités d’une jeune fille

blonde ............................................p. 13

Le syndrome du Titanic ..................p. 5

Thirst, ceci est mon sang ................p. 4

Tu n’aimeras point ........................p. 10

Programme ............................p. 14 - 15

0,34 €/mn

HORAIRES AU 08 92 68 75 14

CINÉMOVID’ART est une publication

de la SAS CINÉSYMPA

18 avenue Voie Domitienne

Immeuble Le Forum - 34500 Béziers

direction.beziers@cinemovida.com

Réalisation : BIG SKY - www.bigsky.fr info@bigsky.fr

32 av. Georges Clémenceau 34000 Montpellier

Rédaction : Aysegül Algan, Julien Darve, Bertrand

Morane, Cécile Vargoz - PAO : Cécile Vargoz

(© BIG SKY. tous droits de reproduction réservés)

Impression : ROTIMPRES, (Espagne)

ALBI

àà voos caarrtees ! les salles

Le Tivoli : 2 rue Pierre Gilles 81000 ALBI

Le Lapérouse : 60 rue Séré de Rivières 81000 ALBI • tél : 05 63 54 62 89

APT

Cinémovida César : Rue Scudery 84400 APT • tél : 04 90 74 16 46

ARRAS

Cinémovida : 48 Grand Place 62000 ARRAS • tél : 03 21 15 54 39

BÉZIERS

Cinémovida Le Palace : 7 av Saint-Saens 34500 BÉZIERS • tél : 04 67 77 52 76

CASTRES

Cinémovida Le Lido : 24 quai Miredames 81100 CASTRES • tél : 05 63 71 23 65

CHÂTEAUROUX

Cinémovida : 86 av. Charles De Gaulle 36000 CHATEAUROUX • tél : 02 54 22 55 80

COGNAC

Le Pathé : 57 av Victor Hugo 16100 COGNAC • tél : 05 45 32 37 98

DOLE

Les Tanneurs : 12 rue du 21 Janvier 39100 DOLE • tél : 03 84 82 63 75

LAON

Le Forum : 17 av Carnot 02000 LAON • tél : 03 23 79 09 59

MANOSQUE

Le Lido : 2 av St Lazare 04100 MANOSQUE • tél : 04 92 72 00 85

SOISSONS

Le Clovis : 12-14 rue du Beffroi 02200 SOISSONS • tél : 03 23 59 31 42

> Tous les horaires et actualités de vos salles sur :

www.cinemovida.com

DOLE - LAON - CHATEAUROUX - SOISSONS : Cinémovid’ carte : 12€

> tarif réduit (4,50€) pour les films Art et Essai,

une place gratuite lors de son achat (carte valable un an.)

CASTRES : Carte Les cinglés du cinéma : 12€

> tarif réduit (4,50€) pour les films Art et Essai

> tarifs préférentiels pour séances spéciales.

ALBI : Ciné Forum carte : 12€

> tarifs réduits (4.50€ films d’actualité, 3.00€ répertoire,

2.50€ films d’animation)

> tarifs préférentiels pour les week-end cinéma et festival “Les ŒIillades”.

COGNAC : Carte EuroCiné-Cinémovida : 12€

> tarif réduit (4,50€) pour les films Art et Essai

> 3€ pour week-end thématiques, une place gratuite lors de l’achat.

MANOSQUE : Carte Repérages-Cinéma Lido : 12€

> tarif réduit (3,80€) pour les films Art et Essai soutenus par l’association

A l’affiche, une place gratuite lors de l’achat.

BÉZIERS : Carte Les amis du Palace : 15€

> tarif réduit (4,50€) pour les films Art et Essai

> tarifs préférentiels pour séances spéciales.

ARRAS : Carte Plan Séquence : 15€

> tarif réduit (4,50€) pour les films Art et Essai

> tarifs préférentiels pour séances proposées par Plan-Séquence.

(une place gratuite lors de l’achat)

APT : Carte d’abonnement 10 places : 53€

> non nominatives, valables 1 an à compter de la date d'achat


dans votre ville

10 ème Festival International

du Film d’Arras

80 FILMS, 175 PROJECTIONS, DE

NOMBREUX INVITÉS...

10 JOURS INTENSES DE CINÉMA

> du 6 au 15 novembre 2009

Invité d’honneur : Patrice Chéreau

Rétrospective, leçon de cinéma et

Persécution (avant-première le 15/11)

Invité d’honneur : Pavel Lounguine

Rétrospective, leçon de cinéma et

Le Tsar (avant-première le 14/11)

Compétition Européenne

Une sélection d’inédits en présence des

réalisateurs. Jury professionnel présidé

par Philippe Lioret, prix du public et de la

presse

Découvertes européennes

Inédits et avant-premières, focus sur les

cinémas anglais et roumain

Avant-Premières, Cinémas du monde

Tous les grands films de l’actualité (A l’origine,

Bright Star, La Dame de trèfle,

Gamines, L’Imaginarium du docteur

Parnassus, Liberté, Moon, Tetro,

Vincere…)

Le Film musical des années 70

Rétrospective de films cultes,

soirées festives et musicales

Autour du Mur de Berlin

Grands classiques, films rares de l’ex-

RDA, table ronde, exposition

Le Festival des enfants

Invité exceptionnel : Jiri Barta (Drôle de

grenier), avant-premières (Loup, Jasper,

Kérity la maison des contes,…), rééditions,

documentaires, workshops…

Ciné-concerts

Le Fantôme de l’opéra (10/11),

Le Capitaine Fracasse (12/11),

Le Bonhomme de Neige (13/11)

Persécution

Programme complet disponible le 20 octobre

Renseignements au 03 21 59 56 30

www.plan-sequence.asso.fr

édito

Valeurs sûres

Les auteurs connus et reconnus sont présents pour ce mois d’octobre avec Alain

Resnais et Les herbes folles, autour d’André Dussollier et Sabine Azema, Manoel de

Oliveira nous raconte dans Singularités d’une jeune fille blonde la société, les femmes,

la poésie et la littérature. Ang Lee surprend une fois de plus en changeant de

registre : après Hulk, Brokeback Mountain, le voici à retracer Woodstock, non pas

sur le parcours musical mais sur l’organisation de ce festival. Mademoiselle

Chambon est de toute évidence un des films qu’il ne faut pas rater, car la force et

la beauté des silences, de la présence des acteurs (Lindon et Kiberlain) fait de ce film

un très beau moment de cinéma. Robert Guédiguian nous donne avec L’armée du

crime un devoir de mémoire sur l’histoire de ces hommes qui ont résisté face aux

nazis durant la 2ème guerre mondiale. Enfin Michael Haneke revient au cinéma avec

Le ruban blanc, récompensé par la Palme d’or au dernier festival de Cannes. Œuvre

superbe qui nous plonge en Allemagne à la veille de la 1ère guerre mondiale, et nous

montre que les germes du nazisme sont déjà dans l’éducation, la religion et le

manque d’amour.

Autre valeur sûre à laquelle notre cinéma d’Arras participe : le 10ème Festival

International du Film d’Arras, proposé par l’association paln Séquence du 6 au 15

novembre. Avec 175 projections, des invités prestigieux, et des événements pour

tous les publics, une manifestation qui, au fil des années, confirme son importance.

Bonnes projections à tous !

L’équipe Cinémovida

Le ruban blanc

infos pratiques

3


dans votre ville

4

ARRAS

Soirée débat

Dans le cadre de La Semaine de l’Eau organisée

à Arras par l’association “Eau Secours 62”

Un monde sans eau ?

documentaire de Udo Maurer, 2008, 1h23

débat animé par l’association “Eau Secours”

> lundi 12 octobre à 20h30

Littérature et Cinéma

Cycle proposé par le service culturel de

l’Université d’Artois, Plan-Séquence et

Cinémovida. Chaque film est présenté par

Guillaume Winter, enseignant à l’UFR de

Langues d’Arras.

Un tramway nommé désir

de Elia Kazan, USA, 1951, 2h02 (VOSTF)

> mardi 20 octobre à 20h30

(4€ - carte Plan-Séquence/étudiants : 3€)

CHÂTEAUROUX

Ciné senior

Désormais, chaque 1er vendredi du mois, le

rendez-vous convivial en collaboration avec

l'association "55 et plus"

Le petit Nicolas

de Laurent Tirard, France, 2009, 1h30

1 présentation, 1 film, 1 discussion autour

d'un café... toujours pour 5 € la place !

> vendredi 2 octobre à 14h15

Cycle VO

Cinémovida vous propose tout au long de l'année

une sélection de films en VO anglaise ou

espagnole à destination des jeunes (à partir de

13 / 14 ans). Séances scolaires sur réservation

au 02 54 22 55 80 ou 06 18 43 86 54.

La nana

de Sebastian Silva, Chili, 2009, 1h35 (VOSTF)

> du 14 au 20 octobre

Somers Town

de Shane Meadows, GB, 2009, 1h11 (VOSTF)

> du 14 au 27 octobre

Cycle scolaire

Nouveau rendez-vous à Châteauroux à destination

des collégiens et lycéens. Projections suivies

de débat, cette année autour du thème :

les jeunes au cinéma...

La journée de la jupe

de Jean-Paul Lilienfeld, France, 2009, 1h28

> mardi 20 octobre à 20h45

Humpday

de Lynn Shelton, USA, 2009, 1h35,

avec Mark Duplass, Alycia Delmore, Joshua

Leonard… (VOSTF)

Une nuit, alors qu’il est au dodo avec sa

tendre épouse, Ben est réveillé par Andrew,

un vieux copain qu’il n’a pas revu depuis

des années. Andrew est resté grande gueule,

fêtard et blagueur, et s’incruste bruyamment

dans la vie rangée de son pote. Le

lendemain, il l’entraîne dans une fête débridée,

où, bien allumés, les deux copains se

lancent un défi : participer au festival local

de porno amateur, en se filmant en train de

coucher ensemble. Pas tant pour l’expérience

sexuelle, mais pour la performance artistique.

Reste qu’il va falloir passer à l’acte, et

que nos deux potes n’en ont aucune envie,

mais ils ont trop d’orgueil pour renoncer…

Sous ses allures de film « indé » — images

approximatives, tournées en caméra portée

dans le milieu branché de la côte Ouest —

et derrière le comique de la situation, Lynn

Shelton porte un regard d’autant plus aigu

qu’il est féminin sur ces deux types, qui se

voudraient plus libres — et libérés — que ce

qu’ils sont vraiment. Ces deux trentenaires

un peu grassouillets, encore loin de la crise

de la quarantaine, mais restés dans une

certaine adolescence, refusent de voir ce

qu’ils sont devenus : l’un trop casé, l’autre

trop bohême, et chacun bien coincé dans

un conformisme et une hypocrisie qui les

rattrapent.

C.V.

> Manosque du 7 au 13 octobre

> Arras du 14 au 20 octobre

> Béziers du 21 oct. au 3 novembre

> Soissons du 21 au 27 octobre

> Cognac, Laon du 28 octobre au 3 novembre

> Castres du 4 au 10 novembre

Thirst,

ceci est mon sang

de Park Chan-wook, Corée, 2009, 2h13

avec Song Kang-ho, Kim Ok-vin, Kim Haesook,

Shin Ha-kyun, Park In-hwan… (VOSTF)

Prix du Jury, Festival de Cannes 2009

Ce pourrait être un film de vampire, mais

c'est aussi un film d'amour ; ce pourrait être

l'histoire sombre d'une rédemption, mais

c'est aussi une farce gore totalement déjantée...

Ce qui est sûr, c'est qu'avec Park

Chan-wook (Old Boy, Sympathy for Mr

Vengeance, Lady Vengeance), on n'est

jamais sûr de rien. Sang-hyun, lui, est sûr

de sa foi, de son amour pour Dieu et pour

son prochain. Jeune prêtre admiré de tous,

il se porte volontaire pour tester un vaccin...

qui le tue. Une mystérieuse transfusion sanguine

le ramène à la vie, et, les pèlerins

viennent se prosterner devant celui qu'ils

considèrent comme un Saint. Mais Sanghyun,

lui, est désormais assoiffé de sang. Et

pire, il brûle d'un désir nouveau pour la

femme d'un de ses amis...

Si c'est là le premier film coréen coproduit

par Hollywood, on est bien loin de l'image

du vampire « à l'occidentale ». Terriblement

humain au départ, Sang-hyun est gagné par

une fièvre qui contamine bientôt tout le film,

éclaboussant de sexe et de sang nos

regards de cinéphiles transis. C'est torride

et grotesque à la fois, constamment inventif

et... déstabilisant.

C.V.

> Béziers du 7 au 20 octobre

> Apt du 21 au 27 octobre

> Châteauroux du 28 octobre au 10 novembre

> Arras du 28 octobre au 3 novembre

> Manosque du 4 au 10 novembre

Avec la carte Plan-Séquence à 15 €

Bénéficiez de nombreux avantages au Cinémovida d’Arras

www.plan-sequence.asso.fr


Hôtel Woodstock

de Ang Lee, USA, 2009, 1h50

avec Demetri Martin, Emile Hirsch, Liev

Schreiber, Imelda Staunton… (VOSTF)

Hôtel Woodstock, ou comment un décorateur

d’intérieur frustré récupère l’organisation

du plus mythique des festivals rock…

Réponse par le plus international des

cinéastes taïwanais, Ang Lee, inspiré par

une histoire vraie. En cette année 1969, les

temps sont durs pour Elliot Tiber : obligé

de revenir vivre chez ses parents, dans une

bourgade perdue de l’Etat de New York, il

tente désespérément de sauver leur petit

motel familial de la saisie. Alors, quand la

ville voisine refuse d’accueillir un “festival de

hippies”, c’est l’aubaine pour les Tiber qui

invitent les organisateurs dans leur humble

établissement… et les champs attenants.

Woodstock aura bien lieu. Mais pas sans

encombre. Adaptation de Comic (Hulk),

western romantique (Le secret de

Brokeback Mountain), drame érotico-historique

(Lust, Caution)… Ang Lee récidive là

on ne l’attendait pas : une évocation de

Woodstock sans aucune image d’archives,

Jimi Hendrix ni Janis Joplin. Ici, le festival

ne sera vu qu’à travers son aspect organisationnel

et ses répercussions sur l’économie

locale et les mentalités. Hôtel

Woodstock raconte avant tout l’histoire

d’une transformation personnelle, d’une

éducation sentimentale et hume l’air du

temps de ce grand moment d’espoir, de

bonheur et d’enthousiasme. Entre la nostalgie

espiègle du Presque Célèbre de

Cameron Crowe et la douce folie d’un Wes

Anderson, Ang Lee conte les coulisses de

“la grande histoire”, un petit épisode de

bonheur inattendu, arrivé presque par accident.

Et aussi éphémère qu’essentiel.

A.A.

> Cognac (VF), Castres du 7 au 13 octobre

> Châteauroux du 7 au 20 octobre

> Béziers du 14 au 20 octobre

> Manosque, Laon du 21 au 27 octobre

> Soissons du 28 octobre au 3 novembre

Le syndrome du Titanic

de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, France, 2009, 1h33

Pendant près de 20 ans, Nicolas Hulot a parcouru la planète pour nous en ramener des

“séquences frissons”. Pendant des années, il a filmé le rêve. Aujourd’hui, il nous montre les

réalités…

Flux humains liés au commerce, emballement des transports, globalisation, surconsommation,

inégalités du partage des ressources, surexploitation des matières premières… Le film de Hulot

(dans la continuité de son livre éponyme) n’est pas une succession de cartes postales dédiées

à la beauté de la nature sauvage. Pas un lourd pensum avec chiffres, cartes et graphiques non

plus. Juste un miroir tendu aux hommes pour leur renvoyer en pleine figure l’absurdité de leur

raisonnement et fonctionnement, une sorte de tract humaniste signé par un citoyen du monde

qui refuse de voir la planète qu'il a aimée disparaître sous les assauts des intérêts économiques

immédiats. Le film liste ainsi toute une série d'exemples d'agressions quotidiennes, illustrées

avec des images collectées à travers le monde, démontrant la démission des hommes face à

l'idée de pérennité, et opposant le durable à l'éphémère. Le syndrome du Titanic ressemble en

cela à une expérimentation poétique, accompagnée par un texte simple et pédagogique, qui

invite à changer les mentalités et donc les urgences de la vie quotidienne. C'est de l'écologie

politique au sens planétaire— et surtout pas politicien — qui ramène au premier plan un grand

absent (pourtant fondamental) de “l’écolo-wave” : l’Utopie. À travers des images incroyables…

et très, très loin des jolis clichés d'Ushuaïa.

B.M.

> Châteauroux du 7 au 20 octobre > Manosque du 21 au 27 octobre

> Apt du 14 au 20 octobre > Castres du 28 octobre au 10 novembre

> Albi du 14 au 27 octobre > Béziers, Dole, Laon du 4 au 17 novembre

> Arras du 21 octobre au 3 novembre

à CHÂTEAUROUX : (Contre) champs libres

Le syndrome du Titanic

de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre

Après le film, la discussion vous appartient : échangez vos

réactions, témoignages, remarques, analyses…

> vendredi 9 octobre à 20h30

Ecologie et politique : est-il trop tard ?

Et vous, qu'en dites-vous ?

nouveaux films

5


dans dans votre ville

6

DOLE

Rencontre

Number One

de Zakia Tahiri, Maroc, 2008, 1h26

avec Aziz Saadallah, Nezha Rahil, Khadija

Assad, Chantal Ladesou...

A Casablanca, Aziz est fier d'être le "number

one" de son usine. Terrorisant ses

employées, rabaissant sa femme et sa fille,

il abuse sans crupules de son statut de

mâle dominant. Mais quand son épouse

découvre que, face à une cliente française,

il sait se comporter en parfait gentleman,

elle décide de lui jeter un sort : Aziz devient

féministe malgré lui....

Si le nouveau code de la famille marocain

donne aux femmes un statut de citoyennes

à part entière, les mentalités, elles, ne

changent pas du jour au lendemain…

Zakia Tahiri a choisi de le montrer dans une

comédie populaire joyeusement rocambolesque.

Sa bonne idée est de faire porter

les revendications des femmes par un

homme spécialement hargneux — interprété

par Aziz Saadallah, star du petit

écran et du théâtre marocain — ce qui

rend sa fable d’autant plus efficace.

> Dole du 28 octobre au 3 novembre

vendredi 23 octobre à 20h30 :

séance en présence de la réalisatrice

Zakia Tahiri (sous réserve)

le film est également programmé à :

> Cognac, Châteauroux, Laon

du 7 au 13 octobre

Séance sénior

Victor

de Thomas Gilou, France, 2009, 1h35

Présentation du film en début de séance, discussion

autour d'un verre après la projection.

(4 € pour les + de 60 ans)

> Dole vendredi 9 octobre à15h00

Les regrets

de Cédric Kahn, France, 2009, 1h45

avec Valéria Bruni-Tedeschi, Yvan Attal, Arly

Jover, Philippe Katerine, François Negret…

S'il a filmé les corps et le désir dans

L'ennui, radiographié l'érosion d'un couple

dans son étrange Feux rouges, c'est la première

fois que Cédric Kahn signe un vrai

film d'amour. Un amour douloureux, dévorant,

impossible bien sûr... Un amour qui resaute

à la gorge de Mathieu, quand il retrouve

Maya, l'amour de ses 20 ans.

Aujourd'hui il en ont tous les deux 40, et

sont chacun mariés. Et si c'était à refaire, à

revivre, à recommencer... à regretter ? Elle

le rappelle, et Mathieu va devenir fou. Fou

d'elle, fou de cette envie de tout larguer,

pour re-partir au présent. Alors qu'on vient

de voir Yvan Attal, à travers les yeux d'une

femme, en minable mari trompé dans Partir,

il est troublant de le retrouver ici dans le rôle

de l'amant, prêt à tout larguer pour sa passion.

Valéria Bruni-Tedeschi, toujours idéale

dans les rôles un peu fêlés, semble effrayée,

égarée par l'urgence de ce retour de manivelle.

Et tous deux se croisent et se loupent,

se courent après, s'échappent et se rattrapent,

comme dans une course-poursuite

après le temps, où le plus fragile n'est pas

toujours celui qu'on croit. C'est un véritable

suspense, une tension fiévreuse qui se

dégage de cette histoire, qui au départ, est

la plus simple qui soit. Et c'est le mystère et

l'acidité des regrets, qui eux sont toujours

compliqués, qui finissent par nous serrer

les tripes...

C.V.

> Castres, Dole du 7 au 13 octobre

> Cognac du 14 au 27 octobre

Le dernier pour la

route

de Philippe Godeau, France, 2009, 1h47

avec François Cluzet, Mélanie Thierry, Michel

Vuillermoz, Maryline Canto, Anne Consigny,

Bernard Campan...

Hervé, journaliste et patron d’une agence

de presse, est un aventurier passionné.

C’est aussi un homme dominé par une

“maîtresse insatiable et destructrice” : l’alcool.

Alors, après des années d’addiction et

de souffrances infligées à lui-même et à sa

famille, il décide d’entamer une cure de

désintoxication dans un centre spécialisé,

au bord du lac Léman. Là, si l’ennemi est le

même pour tous, chacun doit faire face à

ses propres démons…

En 2004, Hervé Chabalier, patron de l’agence

Capa, publiait un premier livre osé : le

journaliste qui avait couvert toutes les guerres

du globe depuis plus de trente ans avait

choisi de raconter la sienne, contre l’alcool.

C’est donc le récit d’un combat très intime

que le producteur Philippe Godeau, pour

son premier passage derrière la caméra, a

décidé de transposer au cinéma, confiant

avec bon goût le délicat rôle principal au

grand François Cluzet qui fait ici preuve

(sans mauvais jeu de mots) d’une grande

sobriété. Evitant le pathos larmoyant, le

résultat est d’une véracité frappante : description

de la maladie, de ses conséquences

physiologiques, comportementales,

psychologiques… et l’importance de l’autre,

de la force du groupe pour y faire face. Le

dernier pour la route est avant tout le récit

d’un homme qui essaie de retrouver sa

dignité, son difficile cheminement vers la

guérison et les autres. Et nous rappelle que

la réussite dans la vie n’est pas de ne

jamais tomber, mais de toujours se relever.

B.M.

> Manosque, Castres, Laon, Soissons

du 7 au 20 octobre

> Béziers, Cognac du 21 au 27 octobre


Mères et filles

de Julie Lopes-Curval, France, 2009, 1h45

avec Catherine Deneuve, Marina Hands,

Marie-Josée Croze, Michel Duchaussoy...

Audrey, designer trentenaire expatriée au

Canada, revient rendre visite à ses parents,

dans la petite ville de bord de mer où elle a

passé son enfance. Les retrouvailles avec sa

mère, médecin qui sait soigner les inconnus

mais pas prendre soin des siens, ne sont

pas faciles. Car Audrey, enceinte, a besoin

de revenir sur le passé, et de fouiller là où ça

fait mal. Elle trouve par hasard un cahier

ayant appartenu à sa mystérieuse grandmère

Louise, qui, dans les années 50, a

quitté le domicile conjugal alors que ses

enfants étaient encore jeunes, et n’a plus

jamais donné signe de vie. Ce journal pourrait-il

enfin expliquer son départ, et éclaircir

les non-dits qui altèrent depuis toujours les

relations au sein de la famille ?

La réalisatrice Julie Lopes-Curval construit

un film à géométrie variable entre trois femmes,

trois générations, où une époque en

répond à une autre, où le destin d’une

femme en interpelle une autre. Qu’est-ce

qu’une femme libre d’aujourd’hui fait de sa

liberté ? Qu’est-ce qu’une femme “prisonnière”

du passé pouvait-elle faire de sa prison

? Et que devient une femme qui a été

coincée entre ces deux générations ?

Avec l’insaisissable fantôme de Louise, la

grand-mère incomprise, Lopes-Curval nous

rappelle, sans démagogie, que la condition

de nos grands-mères hante toujours les

filles et petites filles d’aujourd’hui. Les amenant

à s’entre-déchirer parfois, mal se comprendre

souvent, et s’aimer, toujours, malgré

tout.

B.M.

> Arras, Albi du 7 au 20 octobre

> Apt du 14 au 20 octobre

> Castres du 21 au 27 octobre

> Châteauroux, Laon du 21 oct. au 3 nov.

> Cognac du 28 octobre au 10 novembre

> Manosque du 28 octobre au 3 novembre

> Béziers, Dole, Soissons 4 au 17 novembre

Mademoiselle Chambon

de Stéphane Brizé, France, 2009, 1h41

avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure Atika, Jean-Marc Thibault...

Dès la première scène, on est “dedans”, et l’on sait ce qui fera la beauté du film : ses comédiens,

aux visages pourtant connus, sont instantanément, plus que des personnages, de vraies

personnes. Un gamin, son père et sa mère, pique-niquant dans les bois, font ensemble les

devoirs du fils. Des gens peut-être pas très forts en grammaire, mais dont la chaleur et la complicité

disent tout leur amour. Et tout leur bonheur. Le mari, Jean, est maçon. Un bon artisan,

qui aime son métier comme il aime ses proches. Avec son père vieillissant, il a des gestes aussi

tendres qu'avec son fils, quand il va le chercher à l'école. Et c'est là qu'il croise le regard de

Mademoiselle Chambon, l’institutrice. Il ne voudrait pas, elle n'oserait pas, mais c'est plus fort

qu'eux, ils tombent amoureux...

C'est aussi simple que ça, c'est aussi fort qu'une Route de Madison, et pourtant, chez

Stéphane Brizé (Je ne suis pas là pour être aimé), tout passe par ce que l'on ne dit pas, ce que

l'on ne voit pas. Ici, le moins spectaculaire prend une ampleur épique sur la largeur du scope,

et un silence gêné prend la dimension d'une déclaration enflammée. La force tellurique de

Lindon avec sa truelle, la grâce discrète de Kiberlain avec son violon disent tout de leur personnalité

; la banalité d'une discussion au sujet d'un repas d'anniversaire, ou le message d’une

mère sur un répondeur, disent tout de la complexité d'une histoire familiale, et d’une solitude

inavouée. Pour jouer les amoureux malgré eux, on ne peut imaginer une seconde d’autres

comédiens que Lindon et Kiberlain. Non pas parce que le couple est séparé à la ville — ce qui

n'a pas motivé le choix de Brizé — mais parce qu'ils sont, tout simplement, extraordinaires.

C.V.

> Manosque du 14 au 20 octobre > Castres, Laon du 28 octobre au 10 novembre

> Albi, Châteauroux, Arras du 14 au 27 octobre > Béziers du 4 au 17 novembre

> Apt du 21 au 27 octobre > Soissons du 11 au 24 novembre

à Castres

avec la CARTE LES CINGLÉS DU CINÉMA

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• tarifs préférentiels pour les séances spéciales

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nouveaux films 7


dans votre ville

8

CASTRES

Les Cinglés du Cinéma proposent :

Good Morning England

de Richard Curtis, G.B., 2008, 2h15

En 1966 en Angleterre, Radio Rock est la

seule radio à diffuser de la pop 24h/24,

depuis un bateau sur la Mer du Nord. Mais

la joyeuse bande de DJ’s rebelles dérange

la morale d’un méchant ministre, qui va

tout faire pour interdire le piratage... Au son

des Beach Boys et des Kinks, un film drôle

et revigorant, signé Richard Curtis, l’auteur

de Quatre mariages et un enterrement et

Bridget Jones.

> du 7 au 13 octobre

Fados

de Carlos Saura, Esp/Portugal, 2008, 1h25

Après Flamenco (1985) et Tango (1998),

Carlos Saura raconte le Fado, ou plutôt les

Fados, en une symphonie d’images poétiques

qui vont bien au-delà de l’illustration.

En explorant les origines d’une musique

née à la fin du XIXème à Lisbonne, en suivant

ses influences jusqu’en Afrique, en réassociant

la danse au Fado, et en écoutant,

bien sûr, ses interprétations les plus

modernes, le cinéaste espagnol affirme

que le Fado est bien… actuel et universel.

> du 14 au 20 octobre

Fish Tank

de Andrea Arnold, GB, 2009, 2h04 (p. 9)

> du 21 au 27 octobre

Singularité d’une jeune

fille blonde

de Manoel de Oliveira, Portugal, 2009 (p. 13)

> du 28 octobre au 3 novembre

A propos d’Elly

de Asghar Farhadi, Iran, 2009, 1h56 (p. 10)

> du 4 au 10 novembre

Je suis heureux

que ma mère soit

vivante

de Claude et Nathan Miller, France, 2009,

1h30, avec Vincent Rottiers, Sophie Cattani,

Christine Citti, Yves Verhoeven…

L’effrontée, La petite voleuse, La classe de

neige, Un secret… Claude Miller s’est souvent

attaché à décrire des enfances meurtries,

ces petites ou grandes tragédies qui

font déraper les existences. Comme celle

de Thomas, ici, qui a été abandonné à quatre

ans par une mère, indigne mais chérie,

qu’il n’arrive pas à oublier. Lui et son petit

frère ont beau avoir une nouvelle famille

auprès de parents adoptifs attentionnés,

Thomas reste hanté par sa mère biologique.

A 12 ans, il retrouve sa trace. Puis, devenu

jeune adulte, il décide de franchir le pas :

frapper à sa porte, et s’immiscer dans sa

vie…

C’est avec son propre fils (Nathan) que

Miller (Claude) a coréalisé ce film au titre

explicite, qui suit le long parcours d’un personnage

(de ses 4 à 20 ans) inspiré par un

fait-divers sordide du début des années 90.

Au départ prédestiné au réalisateur Jacques

Audiard (Un prophète), le projet est devenu

une réalisation à quatre mains qui ose la

déconstruction du récit, à travers des flashbacks

sur des souvenirs d’enfance imprécis

et édéniques, tous ces moments cruciaux

qui habitent la mémoire du jeune homme et

vont nourrir son obsession. Les Miller dressent

au final le récit radical et naturaliste

d’un fascinant règlement de comptes œdipien

; porté par l’interprétation sans faute,

toute en violence contenue ou libérée, du

jeune Vincent Rottiers. Un talent à suivre,

résolument.

A.A.

> Apt, Albi, Arras du 7 au 13 octobre

> Castres, Laon du 14 au 20 octobre

> Cognac, Soissons du 21 au 27 octobre

> Manosque du 28 octobre au 3 novembre

> Béziers du 4 au 10 novembre

Rien de personnel

de Mathias Gokalp, France, 2009, 1h31

avec Jean-Pierre Daroussin, Denis Podalydès,

Mélanie Doutey, Zabou Breitman, Pascal

Greggory, Bouli Lanners…

La société Muller, géant pharmaceutique,

organise une grande réception à l’occasion

du lancement de son nouveau produit. Au

cours de la soirée, les participants sont invités

à jouer à un jeu de rôle, qui va s’avérer

être un exercice de coaching pour les cadres

de l’entreprise. Or, progressivement, se

répand parmi les convives la rumeur du

rachat prochain de la société, et celle d’un

plan de licenciement. Les cadres présents

n’ont que quelques heures pour tenter, chacun

à leur manière, de « sauver leur peau ».

Pour son premier long-métrage, Mathias

Gokalp a construit un film en gigogne, alternant

les points de vue sur la même unité de

temps et de lieu : la soirée d’entreprise,

étrange petit théâtre des apparences qui se

transforme en grouillant vivarium d’étude

psycho-sociale. Entre le salarié exploité et

dépressif (Daroussin), le délégué syndical

dépassé (Denis Podalydès), le patron

cynique (Pascal Greggory) et bien d’autres,

les différentes perceptions de la soirée en

font bientôt émerger les véritables enjeux.

Quelques heures de vie mondaine pour tenter

de comprendre le fonctionnement d’une

entreprise moderne, dont Mathias Gokalp

dissèque les rouages et les mécaniques

d’oppression. Rien de personnel n’est pourtant

pas un film à thèse d’un pessimisme

complaisant, mais plutôt le constat rigoureux

d’un monde où chacun croit avoir une

place avant de la perdre subitement, où l’on

blesse et humilie l’autre sans le vouloir, par

simple réflexe de survie. Bref, l’éternelle

lutte des classes… et sa violence ordinaire.

A.A.

> Apt, Castres, Laon du 7 au 13 octobre

> Manosque, Cognac, Soissons

du 14 au 20 octobre

> Béziers du 21 octobre au 3 novembre

> Dole du 21 au 27 octobre


Fish Tank

de Andrea Arnold, GB, 2009, 2h04

avec Katie Jarvis, Michael Fassbender,

Kierston Wareing… (VOSTF)

Prix du Jury, Festival de Cannes 2009

Après Red Road en 2006, second Prix du

Jury cannois pour la Britannique Andrea

Arnold qui, avec moins d’effets, mais plus

de chaleur, raconte dans Fish Tank la cruelle

éducation sentimentale d’une ado racaille.

C’est en tout cas l’image que donne Mia : à

15 ans, elle distribue coups de boule aux

bimbos de sa cité, et coups de “fuck off” à

sa mère et sa sœur. Mais dans cette banlieue

du Nord de Londres, c’est la seule

façon de communiquer. Pas d’école, pas de

père, et même quand elle danse le hip hop

clandestinement, Mia est seule. Un matin

pourtant, au lendemain d’une énième teuf

alcoolisée de sa maman, Mia rencontre un

bel inconnu dans sa cuisine : c’est Connor,

un amant de sa mère, qui semble parti pour

durer un peu plus que les autres… Pour

Mia, il va devenir un ami qui l'encourage à

danser, un père qui l’emmène à la campagne.

Mais Connor, c’est aussi un homme, et

comme c’est Michael Fassbender — qui a

grossi depuis sa performance dans Hunger

et s’est aguerri chez les Inglourious

Basterds de Tarantino — n’importe quelle

fille craquerait... Il fallait bien toute la fraîcheur

et la fougue hargneuse de la jeune

Katie Jarvis pour porter à la fois le “no future”

et la soif d’amour qui transpire sous les

cagoules. L’actrice qui joue sa mère,

Kierston Wareing, découverte dans It’s a

free world, n’est pas le seul point commun

du film avec Ken Loach : Andrea Arnold

porte, elle aussi, un regard aigu sur la misère

sociale sans faire de “sociologisme”. Mais

elle sait, en plus, sonder le cœur des filles

sans faire la morale. Bouleversant.

C.V.

> Béziers, Albi, Laon du 7 au 13 octobre

> Cognac, Soissons du 14 au 20 octobre

> Dole du 14 au 27 octobre

> Castres du 21 au 27 octobre

London river

de Rachid Bouchareb, France/Algérie/Angleterre, 2008, 1h28

avec Brenda Blethyn, Sotigui Kouyaté, Roschdy Zem, Sami Bouajila… (VOSTF)

Ours d’argent du meilleur acteur pour Sotigui Kouyaté, Festival de Berlin 2009

Un téléphone qui sonne inlassablement, et qui ne répond pas… Et voilà Elizabeth Sommers,

respectable agricultrice de Guernesey et mère affolée, qui débarque à Londres. Nous sommes

en juillet 2005, et le premier attentat terroriste kamikaze de l’histoire du Royaume-Uni vient de

frapper sa capitale. Depuis, Elizabeth n’a aucune nouvelle de sa fille, étudiante. Son chemin va

croiser celui de Ousmane, Africain installé en France, lui aussi à la recherche de son fils disparu,

qui apparemment était un très proche ami de la fille d’Elizabeth…

Après sa grosse production historique (Indigènes en 2006), Rachid Bouchareb revient vers un

cinéma plus artisanal et improvisé, dans la veine de son Little Senegal (2001). Il en retrouve

d’ailleurs l’acteur principal : l’épatant Sotigui Kouyaté, griot africain devenu comédien international.

C’est dans l’assemblage incongru de ce grand gaillard filiforme, droit comme un arbre

et sage comme un moine, avec les rondeurs timorées de Brenda Blethyn (Secrets et mensonges)

que London River prend tout son sens. Car le sujet de Bouchareb n’est pas le terrorisme

; il s’agit avant tout de la rencontre de deux personnages que tout oppose, mais unis par les

mêmes angoisses et le même désir : retrouver leurs enfants. Au passage, le réalisateur d’origine

algérienne évoque la confrontation des cultures, la crise de la communication, le problème

de l’identité mise en faisceau avec la foi, et l’expérience de l’exclusion (autant pour Ousmane

le musulman que Elizabeth la chrétienne). Et, comme en réponse à tous les préjugés,

Bouchareb réalise un film non pas avec son intellect, mais avec son cœur. Et ceux de deux

comédiens formidables, qui battent à l’unisson.

A.A.

> Béziers, Cognac, Arras du 7 au 20 octobre > Dole, Soissons du 28 oct. au 3 novembre

> Castres du 14 au 20 octobre > Laon du 21 au 27 octobre

BÉZIERS

Quinzaine de cinéma britannique

Fish Tank de Andrea Arnold

London River de Rachid Bouchareb

Looking for Eric de Ken Loach >

> du 7 au 13 Octobre

nouveaux films 9


nouveaux films

10

A propos d’Elly

de Asghar Farhadi, Iran, 2009, 1h56

avec Golshifteh Farahani, Taraneh Alidoosti,

Marila Zare'i, Rana Azadvar, Shahab

Hosseini… (VOSTF)

La jeunesse iranienne bouge et bouillonne...

et le cinéma en témoigne aussi.

Avant de découvrir Les chats persans, qui

a secoué Cannes en mai dernier, ce très

beau film nous immerge au cœur d'une

bande de copains étudiants, issus de la

classe moyenne iranienne, partis en

vacances au bord de la mer. C'est

Sepideh qui tout a organisé, et elle a invité,

pour « consoler » son ami Ahmad, la

jolie et mystérieuse Elly. Tout commence

dans la joie et la bonne humeur, comme

dans tout film de potes, d'ici ou d'ailleurs.

Garçons et filles rigolent, improvisent un

campement... jusqu'à ce que leur virée

s'assombrisse, et le film avec. Alors que

sur la plage, un enfant est sauvé in extrémis

de la noyade, on s'aperçoit qu'Elly a

disparu. Est-elle partie ? S'est-elle

noyée ? En fait, personne ne la connaissait

vraiment... Et peu à peu, les interrogations

virent aux conflits, les différences

sociales, le poids des interdits reprennent

le dessus. Peu à peu, l'air du large devient

de plus en plus suffocant... Dans une

quasi unité de temps et de lieu, où les

couleurs et les remous de la mer annoncent

tous les orages, le cinéaste s'immisce

dans la petite troupe qu'il observe sans

jugement, et, tout en distillant un suspense

psychologique troublant, nous en dit

long sur son pays, aujourd’hui.

C.V.

> Dole du 14 au 27 octobre

> Manosque, Soissons du 21 au 27 octobre

> Apt, Albi, Arras du 28 oct. au 3 novembre

> Béziers du 28 octobre au 10 novembre

> Castres, Laon du 4 au 10 novembre

Tu n’aimeras point

Eyes wide open

de Haim Tabakman, Israël/France/Allemagne,

2009, 1h30, avec Zohar Strauss, Ran Danker,

Ravit Rozen, Tinkerbel... (VOSTF)

Père de famille dévoué et boucher consciencieux,

Aaron est un membre respecté

de la communauté juive ultra-orthodoxe de

Jérusalem : une communauté religieuse

refermée sur elle-même, où les règles de la

vie sont dictées par les innombrables “mitzvot”

de la Torah. Aaron vient d’enterrer son

père et de reprendre la boucherie familiale. Il

doit trouver un employé. Ezri, un jeune étudiant

paumé, rentre dans sa boutique,

Aaron l’embauche, et l’introduit parmi les

siens. L’impureté des corps, Aaron connaît,

lui qui est boucher, donc chargé de purifier

la chair pour la rendre propre à la consommation.

En même temps, un lent désir pour

Ezri commence à s’emparer de lui…

L’homosexualité dans un monde régi par le

dogme religieux : pour son premier long

métrage (tourné dans une quasi-clandestinité)

Haim Tabakman n’a pas eu froid aux

yeux. Le jeune réalisateur — qui a été monteur

sur le récent My father, my Lord de

David Volaeh — nous plonge à nouveau

dans l’ultra orthodoxie en Israël. Comment

un homme peut-il en désirer un autre dans

un monde où “l’homosexualité n’existe

pas” ? Comment s’affranchit-on des valeurs

d’une société où chacun veille, mais aussi

surveille son prochain ? Et comment fonctionnent

les pressions de cette communauté

sur l’individu ? Fort, subtil et maîtrisé, Tu

n’aimeras point interroge l’éternel conflit

entre croyance religieuse et épanouissement

personnel. Et, magnifique paradoxe, parvient

à donner toute sa dimension sacrée à

l’amour, quelqu’en soit l’objet.

A.A.

> Albi, Soissons du 7 au 13 octobre

> Béziers, Cognac, Laon du 14 au 20 octobre

La nana

de Sebastian Silva, Chili, 2009, 1h35

avec Catalina Saavedra, Claudia Celedon,

Alejandro Goic… (VOSTF)

Grand Prix du Jury et prix d'interprétation

féminine Festival de Sundance 2009

Prix du Public Festival Paris Cinéma 2009

Raquel fête son anniversaire chez ses

employeurs où elle travaille comme bonne à

tout faire depuis vingt-trois ans. Vingt-trois

ans qu’elle prend soin de la famille Valdez et

que la famille Valdez, qui la considère

comme « une des leurs », le lui rend bien.

Du moins, en apparence. Car lorsque sa

patronne lui annonce l’arrivée d’une autre

bonne (et en plus, péruvienne !) pour la soulager

dans ses tâches, Raquel se fige dans

la peur et la suspicion.

Le film du Chilien Sebastian Silva pourrait se

transformer en thriller, tant le parcours

psychologique de Raquel, et la pression

néfaste qu’elle commence à exercer sur son

entourage, deviennent oppressants. Mais

c’est sans compter sur le caractère pathétique

et enfantin des tentatives de Raquel

pour se « débarrasser » de l’ennemi. Par

une fine mise en scène, Silva équilibre les

tons et ambiances de cette maison de

bourgeois chiliens (justement, la propre maison

familiale du réalisateur). Une maison qui,

en fin de compte, n’est rien d’autre qu’une

prison pour Raquel, dont elle serait ellemême

la gardienne. Avec son air renfrogné

et ses yeux gonflés de paranoïa, la comédienne

Catalina Saavedra campe magnifiquement

un personnage vidé de son âme,

et désespérément seul parmi tant de

monde. On aurait pu croire au récit d’une

lutte des classes domestique ; c’est, au

final, la lutte d’une femme à la recherche de

son identité.

A.A.

> Châteauroux du 14 au 20 octobre

> Arras du 21 au 27 octobre

> Soissons du 28 octobre au 3 novembre


L’armée du crime

de Robert Guédiguian, France, 2009, 2h00

avec Simon Abkarian, Robinson Stévenin,

Grégoire Leprince-Ringuet, Ariane Ascaride,

Jean-Pierre Darroussin, Virginie Ledoyen…

1944. Dans Paris occupé, une affiche

rouge dénonce sur tous les murs de la ville

“L'armée du crime”, ces juifs polonais,

arméniens, italiens, hongrois... qui vont être

exécutés pour avoir défendu leur pays

d'accueil, la France. Pour Guédiguian, fils

d'un Arménien et d'une Allemande élevé

aux mamelles des idéaux communistes, il

était temps de rendre hommage à ces

résistants, à la fois mythiques et oubliés. Et

si l’on semble loin de l’univers de Marius et

Jeannette et autres contes de l’Estaque, le

cinéaste raconte, ici encore, la chaleur et la

solidarité d’une tribu, en reconstituant un

moment de l'Histoire à travers des destins

particuliers. Celui de Missak Manouchian,

poète amoureux et répugné par la violence,

mais qui, à la demande de l'Internationale

communiste, va former un groupe de combattants

; celui du jeune Marcel Rayman,

tête brûlée incontrôlable, ou de Thomas

Elek, lycéen idéaliste enflammé, pour qui

distribuer des tracts ne suffit plus... Ce qui

commence presque comme une chronique

sociale, s'approche peu à peu du document

historique. L'horreur de la torture par

la Gestapo, un bus qui se dirige vers le Vel

d'hiv', les discours haineux diffusés par la

radio collabo, un coup de feu en pleine rue,

une arrestation au petit matin... La violence

n'est pas occultée, mais jamais complaisante.

Comme pour ces hommes qui prirent

les armes au nom de leurs convictions,

Guédiguian montre ce qui doit l'être au

nom du devoir de mémoire. Et son film

résonne comme un hymne universel à la

résistance, un appel atemporel à la lutte

collective, et un hommage à toutes les

minorités qui composent la France…

C.V.

> Béziers, Laon, Soissons du 7 au 20 octobre

> Cognac du 14 au 20 octobre

> Castres du 21 au 27 octobre

> Dole du 21 octobre au 3 novembre

Le ruban blanc

de Michael Haneke, Autriche/All./Fr./Italie, 2009, 2h24

avec Ulrich Tukur, Susanne Lothar, Christian Friedel...

Palme d'Or, Cannes 2009

De Benny's video à Funny Games en passant par La pianiste, Michael Haneke n'a cessé d'ausculter

la violence contemporaine la plus ordinaire ou la plus tordue, nous laissant avec un malaise

d'autant plus grand que les “racines du mal” ne sont jamais clairement désignées. Pas

plus serein, Le ruban blanc nous plonge en d'autres temps, d'autres couleurs. Le film, palmé

rappelons-le, est d'abord un objet de toute beauté. C'est dans un noir et banc superbe, mais

plombé par le gris d'un ciel omniprésent, qu’est montré ce petit village d'Allemagne du Nord

protestante en 1913, à la veille de la première Guerre Mondiale. L'instituteur, qui dirige la chorale

des enfants de la paroisse, en connaît bien toutes les familles. Pourtant, il ne comprend

pas mieux que les autres qui se cache derrière les mystérieux accidents qui contaminent peu

à peu la communauté, comme pour la punir. Car ici, la peur de la faute hante les âmes, le châtiment

est impitoyable, et au nom de la loi de Dieu, l'autorité des plus puissants règne sur les

plus faibles. Celle du baron sur les paysans, du pasteur sur ses ouailles, des hommes sur les

femmes, et des adultes sur les plus jeunes. Le ruban blanc, c’est celui que le pasteur noue au

bras de ses enfants après les avoir fouettés, comme marque de pénitence, et signe d'une pureté

retrouvée. Et ce sont ces mêmes enfants qui, 20 ans plus tard, porteront un brassard avec

une croix gammée... Les origines du fascisme sont là, dans ce fondamentalisme glacial, dans

ce puritanisme obssessionnel, qui n'engendre que frustration et perversion. Car il ne s'agit pas

pour Haneke de nous désigner le coupable des crimes, mais d'observer, en anthropologue très

bergmanien, le poids de la culpabilité sur toute une société. Avec une rigueur implacable, le

cinéaste laisse la violence physique hors-champ, mais fait surgir la cruauté au détour d'une

phrase, jaillir la terreur dans un regard d'enfant... et les fureurs du Diable dans le silence des

cieux...

C.V.

> Apt du 28 octobre au 3 novembre > Manosque du 4 au 10 novembre

...et prochainement dans les autres villes.

séances scolaires à la demande

...pour tous les films du programme

renseignements et réservations auprès du cinéma de votre ville

(voir coordonnées en page 2)

nouveaux films 11


jeune public

12

Pierre et le loup

de Suzie Templeton, G.B., 2006, 33 mn

Oscar du Meilleur court métrage - Grand Prix

et Prix du public au Festival d'Annecy

en avant-programme : Le Loup blanc de

Pierre-Luc Granjon, France, 2006, 8 mn

Le conte de Prokofiev, où chaque personnage

est représenté par un instrument et un

thème musical, a, depuis 1936, enchanté et

fait trembler plus de cinq générations.

Aujourd'hui, c'est une jeune cinéaste anglaise

qui fait revivre l'œuvre à travers de magnifiques

marionnettes animées, entre réalisme

et poésie. Où le petit Pierre, bravant l’interdiction

de son grand-père, s’aventure dans

la forêt, et, avec l'oisesau et le canard, trouve

le courage de capturer le loup.

> Béziers du 7 au 13 octobre

> Manosque, Apt du 21 au 27 octobre

CHÂTEAUROUX

Fête du cinéma d’animation

Monsieur et Monsieur

> séance “Mes 1ers cinés”

samedi 17 octobre à 15h

Le fil de la vie

> séance “ciné miam

mercredi 28 octobre à 15h

Mission-G

Tempête de boulettes

géantes

Mary et Max

> du 16 au 31 octobre

ARRAS Plan Séquence

Brendan et le secret de Kells

film d’animation de Tomm Moore,

Fr/Belg/Irlande, 2008, 1h15 (à partir de 6 ans)

> du 14 au 20 octobre (ciné-goûter le 14/10)

La Montagne aux bijoux

de Mohammad-Reza Abedi et Abdollah

Alimorad, Iran, 1h01 (à partir de 2/3 ans)

> du 21 au 27 octobre

Le Petit chat curieux

film d’animation de Goda Tsuneo, Japon, 2006,

1h (à partir de 2/3 ans)

> du 28 octobre au 3 novembre

Les Enfants de Timpelbach

de Nicolas Bary, France , 2008, 1h37

(à partir de 7 ans)

> mercredi 4 novembre à 14h

Renseignements : 03 21 15 54 39

Tarif unique : 3,80 € pour tous

Panique au village

de Vincent Patar et Stéphane Aubier,

Belgique/Luxembourg/France, 2009, 1h16

avec les voix de Benoît Poelvoorde, Bouli

Lanners, Frédéric Jannin, Jeanne Balibar...

Quand le producteur de C'est arrivé près de

chez vous s'associe aux créateurs de Picpic

André, qu’ils ressortent de leur coffre à

jouets des petites figurines en plastique et

leur donnent une seconde vie, la panique

est… totale. Totalement belge, hilarante, trépidante.

Un cheval qui se fait voler les murs

de sa maison en briques par des monstres

sous-marins, un fermier qui mange de

(vraies) tartines au nutella, avec la voix de

Benoît Poelvoorde, des scientifiques qui

lâchent des boules de neige à bord d’un

pingouin géant… Bref, des histoires de

gamins complètement allumés, dont l’apparente

naïveté n’occulte pas la subtilité de

l’animation, et la poésie plutôt... rock’n roll.

> Béziers du 28 octobre au 10 novembre

Mary & Max

de Adam Elliot, Australie, 2009, 1h32

Grand Prix au Festival d’Annecy 2009

On sait depuis longtemps que le cinéma

d'animation n'est pas réservé aux sucreries

enfantines. Il n'empêche que l'univers désenchanté

d'Adam Elliot, et l'émotion qu'il

parvient à faire surgir de ses figurines en

pâte à modeler, sont une vraie surprise. Ses

personnages ne sont pas banals non plus :

Mary Dinkle, une petite australienne de 8

ans, qui s'ennuie dans sa banlieue de

Melbourne, et Max Horowitz, Juif new-yorkais

de 44 ans obèse et atteint du syndrome

d'Asperger, se mettent à échanger une

intense correspondance, qui va se transformer

en une amitié aussi longue qu'inattendue.

Pendant plus de 20 ans, ces deux solitaires

se racontent dans leurs lettres la folie

du monde qui les perturbe... et qui prend

vie sous nos yeux, en stop motion. Et derrière

la drôlerie et la stylisation à la « Wallace

et Gromit », Adam Elliot évoque des sujets

aussi graves que l'autisme, la taxidermie, la

psychiatrie, l'alcoolisme, l'origine des bébés,

l'obésité, la cleptomanie, les différences

sexuelles ou religieuses, la confiance... et

bien d'autres surprises de la vie.

> Albi, Châteauroux du 7 au 13 octobre

> Castres du 14 au 27 octobre

> Cognac du 28 octobre au 3 novembre

MANOSQUE

5 ème Rendez-vous du

cinéma d’animation

L’ours et le magicien

> “ciné goûter”mer. 21 octobre

Le petit chat curieux

Pierre et le loup

> “ciné goûter”sam. 24 octobre

Pleine Lune

Corto Maltese

Les Lascars

Un cadeau pour la vie

> du 21 au 27 octobre


La grande vie

de Emmanuel Salinger, France, 2009, 1h25

Avec Laurent Capelluto, Michel Boujenah,

Maurice Benichou, Hélène Fillieres, Bernard

Lecoq, Frédérique Bel, Emmanuel Salinger…

Le cinéma réserve des parcours insolites à

bien des artistes. A l’image de celui

d’Emmanuel Salinger, qui se rêvait réalisateur,

et qui s’est malgré lui retrouvé acteur

(et coscénariste) dans des films d’amis

(Desplechin, Lvovsky, Eric Rohmer et autres

Varda et Chéreau…). Aujourd’hui,

Salinger s’affranchit enfin de sa servitude

créatrice auprès des meilleurs du cinéma

français pour réaliser, lui-même, son premier

long métrage.

Prof de philo à Saint-Étienne, aussi discret

qu’intègre, Grégoire (Laurent Capelluto,

découvert dans Un Conte de Noël de…

Desplechin !) peine à enseigner les fonde-

ments de la sagesse à des lycéens somnolents.

Catapulté à Paris par un destin facétieux,

il se découvre un nouvel élève en la

personne de Patrick, un animateur vedette

de télévision (Michel Boujenah, décidément

de plus en plus inspiré dans ses choix

cinématographiques, depuis Les bureaux

de Dieu de Claire Simon). Au sommet de

sa gloire, Patrick n’est pas heureux. Il veut

apprendre, il veut changer, il veut Grégoire

pour coach. Troublé puis séduit, Grégoire

hésite, résiste, et cède… Il sera un Socrate

pour l’Alcibiade du petit écran ! Mais le jeu

du « Connais-toi toi-même » recèle des

surprises… De ces deux hommes que tout

oppose, finalement, qui sera l’élève et qui

le maître ? Une comédie populaire engagée,

dans laquelle Salinger explore le fantasme

de la « grande vie ». Pour mieux le

dynamiter.

B.M.

> Albi du 4 au 17 novembre

> Béziers, Châteauroux du 4 au 10 novembre

> Soissons du 11 au 17 novembre

Les herbes folles

de Alain Resnais, France, 2009, 1h44

avec André Dussollier, Sabine Azéma,

Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Anne

Consigny, Michel Vuillermoz…

Les herbes folles est un film fou ; celui d'un

maître de 86 ans, plus pimpant, plus

ludique et libre que n'importe quel jeunot, et

pourtant plus lucide et inquiet que jamais.

C’est une histoire folle adaptée d'un roman

de Christian Gailly, L'incident, mais qui

pourrait aussi jaillir d'un rêve, guidé par les

idées saugrenues traversant notre inconscient...

et répondant à une logique propre.

Tout commence quand Marguerite Muir

(tiens tiens...) se fait voler son sac à main.

Un homme mûr, Georges, retrouve plus tard

son portefeuille dans un parking, et s’obsède

pour cette madame Muir, dentiste et

aviatrice... S'ensuit un drôle de thriller

amoureux qui suit les étranges pulsions de

Georges, où, comme toujours chez

Resnais, c'est la mise en scène plus que les

péripéties qui racontent une histoire. Et

sous les couleurs délibérément artificielles,

sous l'humour apparemment absurde des

répliques, le vieux maître revisite avec élégance

aussi bien les codes du cinéma de

genre que les thèmes de ses propres films,

interrogeant notre regard de spectateur et

nos questionnements intimes. La part de

hasard et d'indécisions de nos existences,

de soif d'amour ou d'envie de meurtre, de

rêve d'envol ou de crash (au sens propre),

sont ici incarnés par les fidèles du cinéaste

(merveilleux Azéma et Dussolier) et par une

“bande de jeunes” (Devos et Amalric,

Forestier et Duvauchelle, Edouard Baer en

narrateur). L'expérience et l'espièglerie, pour

un cinéaste qui continue à pousser... comme

une herbe folle.

C.V.

> Châteauroux du 4 au 17 novembre

> Soissons du 4 au 10 novembre

> Arras du 18 au 24 novembre

Singularités d’une

jeune fille blonde

de Manoel de Oliveira, Portugal, 2009, 1h03

avec Ricardo Trêpa, Catarina Wallenstein,

Diogo Doria, Julia Buisel… (VOSTF)

Dans un train pour l’Algarve, Macário raconte

à une inconnue les tribulations de sa vie

amoureuse. Tout juste embauché comme

comptable dans l’entreprise de son oncle

Francisco à Lisbonne, il tombe éperdument

amoureux d’une jeune fille blonde, et décide

de l’épouser. De façon inattendue, l’oncle

Francisco s’y oppose catégoriquement et le

chasse de chez lui. Macario réussit à faire

fortune au Cap-Vert et finit par obtenir l’accord

de son oncle pour le mariage. C’est

alors qu’il découvre les singularités du

caractère de sa fiancée….

Il est centenaire. Il est Portugais. Et il est

tout simplement incroyable. Manoel de

Oliveira, le doyen des cinéastes mondiaux,

signe un nouveau film empreint d’une vitalité

étonnante. C’est la première fois que le

cinéaste – qui fait des films avec une régularité

de métronome depuis 1931 – adapte un

auteur réaliste : Eça de Queiroz, consul du

Portugal à Paris à la fin du 19ème, qui

ramena le réalisme social jusqu’au Portugal.

Dans son adaptation, Oliveira parle pourtant

de la société actuelle, des femmes, de poésie

et de littérature… et fait du “Oliveira”.

A.A.

> Castres du 28 octobre au 3 novembre

> Albi 4 au 10 novembre

nouveaux films

13


le programme Sud

14

programme

MANOSQUE BÉZIERS APT COGNAC CASTRES ALBI

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

HUMPDAY

RIEN DE PERSONNEL

MADEMOISELLE

CHAMBON

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

HOTEL WOODSTOCK

LE SYNDROME DU

TITANIC

A PROPOS D'ELLY

5 ème Rendez-vous du

cinéma d’animation

JE SUIS HEUREUX QUE

MA MÈRE SOIT VIVANTE

MÈRES ET FILLES

LE RUBAN BLANC

THIRST, CECI EST MON

SANG

Sauf indication contraire et films “jeune public”, tous les films étrangers sont en version originale sous-titrée français.

(attention : programme sous réserves de modification)

LOOKING FOR ERIC

FISH TANK

LONDON RIVER

L'ARMÉE DU CRIME

THIRST, CECI EST MON

SANG

PIERRE ET LE LOUP

L'ARMÉE DU CRIME

TU N'AIMERAS POINT

LONDON RIVER

HOTEL WOODSTOCK

THIRST, CECI EST MON

SANG

RIEN DE PERSONNEL

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

HUMPDAY

RIEN DE PERSONNEL

HUMPDAY

A PROPOS D'ELLY

PANIQUE AU VILLAGE

JE SUIS HEUREUX QUE

MA MÈRE SOIT VIVANTE

MADEMOISELLE

CHAMBON

LE SYNDROME DU

TITANIC

MÈRES ET FILLES

LA GRANDE VIE

A PROPOS D'ELLY

PANIQUE AU VILLAGE

RIEN DE PERSONNEL

JE SUIS HEUREUX QUE

MA MÈRE SOIT VIVANTE

MÈRES ET FILLES

LE SYNDROME DU

TITANIC

MADEMOISELLE

CHAMBON

THIRST, CECI EST MON

SANG

PIERRE ET LE LOUP

LE RUBAN BLANC

A PROPOS D'ELLY

Festival de

cinéma africain

NUMBER ONE

HOTEL WOODSTOCK (VF)

LONDON RIVER

RIEN DE PERSONNEL

LONDON RIVER

FISH TANK

TU N'AIMERAS POINT

LES REGRETS

L'ARMÉE DU CRIME

L’ENFANT QUI VOULAIT

ETRE UN OURS

LES REGRETS

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

JE SUIS HEUREUX QUE

MA MÈRE SOIT VIVANTE

MARY ET MAX

MÈRES ET FILLES

HUMPDAY

RIEN DE PERSONNEL

LES REGRETS

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

HOTEL WOODSTOCK

GOOD MORNING

ENGLAND

LONDON RIVER

LE DERNIER POUR LA

ROUTE

JE SUIS HEUREUX QUE

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MARY ET MAX

FADOS

FISH TANK

MARY ET MAX

MÈRES ET FILLES

L'ARMÉE DU CRIME

MADEMOISELLE

CHAMBON

LE SYNDROME DU

TITANIC

SINGULARITÉS D’UNE

JEUNE FILLE BLONDE

MÈRES ET FILLES MADEMOISELLE

CHAMBON

LE SYNDROME DU

TITANIC

A PROPOS D’ELLY

HUMPDAY

JE SUIS HEUREUX QUE

MA MÈRE SOIT VIVANTE

FISH TANK

TU N'AIMERAS POINT

MARY ET MAX

MÈRES ET FILLES

MADEMOISELLE

CHAMBON

LE SYNDROME DU

TITANIC

MÈRES ET FILLES

MADEMOISELLE

CHAMBON

LE SYNDROME DU

TITANIC

A PROPOS D’ELLY

LA GRANDE VIE

SINGULARITÉS D’UNE

JEUNE FILLE BLONDE


du

7 au 13

octobre

du

14 au 20

octobre

du

21 au 27

octobre

du

28 oct au 3

novembre

du

04 au 10

novembre

horaires au 08 92 68 75 14

DOLE CHÂTEAUROUX ARRAS LAON SOISSONS

LES REGRETS MARY ET MAX

FISH TANK

A PROPOS D’ELLY

RIEN DE PERSONNEL

FISH TANK

L'ARMÉE DU CRIME

A PROPOS D’ELLY

NUMBER ONE

LONDON RIVER

L'ARMÉE DU CRIME

NUMBER ONE

LE SYNDROME DU

TITANIC

MÈRES ET FILLES

LE SYNDROME DU

TITANIC

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NUMBER ONE

MONSIEUR ET MONSIEUR

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MONSIEUR ET MONSIEUR

MÈRES ET FILLES

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THIRST, CECI EST MON

SANG

LE FIL DE LA VIE

THIRST, CECI EST MON

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LA GRANDE VIE

LES HERBES FOLLES

0,34 €/mn

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BRENDAN ET LE SECRET

DE KELLS

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LA MONTAGNE AUX

BIJOUX

LE SYNDROME DU

TITANIC

THIRST, CECI EST MON

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LE PETIT CHAT CURIEUX

Festival du Film d’Arras

et sur www.cinemovida.com

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